La presse, 18 novembre 2000, D. Arts et spectacles
[" 6LP0101D1118 d1 une arts 6LP0101D1118 ZALLCALL 67 10:37:55 11/20/00 B du jeudi au dimanche au Musée Juste pour rire (2111, boul.Saint-Laurent) 10$ (Tarifs de groupe et forfaits disponibles).Réservations : (514) 845-2322 / (514) 845-5105 présente Du 23 novembre au 23 décembre Spectacle familial (enfants de 4 à 11 ans) Les enfants sont ROIS au Spectacle f.erique sur la naissance de J.sus anim.de majestueux personnages en papier.Racont.et d.coup.par Claude Lafortune Mise en scne de Paul Buissonneau Marionnettiste Pierre R.gimbald FAITES VIVRE UN MOMENT DE RÊVEÀ VOS ENFANTS 6LP0201D1118 d2 samedi 6LP0201D1118 ZALLCALL 67 01:02:30 11/18/00 B D 2 L A P R E S S E MONT R E A L S AME D I 1 8 NO V EMB R E 2 0 0 0 La Viree a Vero pour remplacer le Bye Bye L'emission quotidienne de Julie Snyder disparaitra TELEVISION En changeant de siecle, Radio- Canada a du s'avouer que l'epoque des Bye Bye etait revolue et pour la deuxieme annee consecutive, elle offrira un spectacle de fin d'annee qui ne sera pas une revue humoristique plus ou moins ratee de l'annee.De toute facon, on sait que l'humour est en peril cette annee a Radio-Canada, qui a du reporter a plus tard le debut de la nouvelle serie On fait ca seulement le samedi soir avec Bruno Blanchet.Donc, ce sera Veronique Cloutier qui nous fera passer l'annee.Son spectacle, La Viree a Vero, rendra visite a Eric Lapointe, Sylvain Cossette et Ginette Reno chez eux.D'un party a l'autre, chacun quittant le sien pour aller rejoindre le suivant.Ca ne s'arretera pas la.Tout ce beau monde se retrouvera dans une grande salle de danse D le lieu n'est pas encore trouve D ou le public chantera et dansera du disco, du rock and roll et meme du ballroom dancing avec Fernand Gignac.Chansons a repondre et beaucoup d'entrain garantis.Comme le defunt Bye Bye, La Viree a Vero sera diffusee le 31 decembre a 23 h et reprise le lendemain a 20 h 30.Decidement, c'est l'annee de Veronique Cloutier dont l'emission La Fureur passe ce soir en France.Cette speciale intitulee Ma Fureur au Canada sera diffusee a Radio- Canada le lundi 18 decembre.Don Quichotte : un chef-d'oeuvre Rien n'est plus difficile a rendre televisuel qu'une piece de theatre.Et pourtant, c'est ce que Dominic Champagne a reussi avec son adaptation du Don Quichotte de Wajdi Mouawad, qui lui-meme l'a adapte de Cervantes.La longue errance du chevalier a la triste figure et son valet Sancho Panca se deroule dans les dunes de sable de Tadoussac, magnifiquement photographiees.La musique mele flamenco et Frank Zappa.Un personnage extraordinaire, ce Don Quichotte.Voila un homme en pleine andropause qui decide d'aller changer le monde.Il veut redresser les torts, reparer les injustices.Sauf que toutes ses tentatives se retournent contre les pauvres victimes et contre lui-meme.En visionnant l'oeuvre l'autre matin, je me suis mise a penser au ministre de l'Education et sa folle reforme scolaire.Ca part de bonnes intentions, et ca revole au visage de tout le monde.Don Quichotte, joue par Normand Chouinard, est accompagne dans son periple par Sancho Panca, son valet, interprete par Remy Girard.Le reveur et le terre- a-terre.Le reveur reviendra brise de toutes ses deconfitures.Pour Sancho, l'aventure aura ete somme toute profitable.Il aura decouvert ce petit coin en lui ou plus rien ne peut l'atteindre.Une superbe production, ou les etoiles filantes viennent des etincelles d'un immense feu de camp.Ou Rossinante, le cheval de Don Quichotte, est un etre imaginaire mais combien visible a nos yeux.Les mots sont magiques, le voyage fantastique.Et, a la fin, cette morale : mieux vaut etre fou et vivant que raisonnable et mort.Tele-Quebec fait demarrer cette oeuvre de pres de deux heures a 21 h 30, dimanche, ce qui est bien tard.Un cas de magnetoscope.Le Nuremberg du cineaste quebecois Yves Simoneau Historia presente ce soir et demain a 21 h la miniserie Nuremberg realisee par le cineaste quebecois Yves Simoneau qui travaille maintenant a Hollywood.Nuremberg, c'est la ou le nazisme est ne et la ou eut lieu apres la Deuxieme Guerre mondiale le premier proces pour crimes contre l'humanite.Simoneau a suivi rigoureusement le deroulement du proces, mais en a fait une oeuvre de fiction avec une flopee d'acteurs dont Alec Baldwin, Max Von Sydow, Charlotte Gainsbourg et Christopher Plummer.Parmi les rangs des nazis accuses, vous reconnaitrez des acteurs de chez nous : Benoit Girard, Roc Lafortune, Julien Poulin et Gabriel Gascon.La serie a ete tournee a Montreal au cout de 15 millions US et met aussi en scene Paul Hebert en juge.Le debut est lent.Mais lorsque le proces commence, avec ces temoins a charge qui racontent ce qu'ils ont vecu, vous etes rive a votre siege.La fin du premier episode montre des images de camp de concentration tournees par l'armee americaine.Un silence de plomb tombe sur le tribunal.C'etait les premieres images de la folie nazie a etre diffusees en public.On a beau les avoir souvent vues, la mise en scene nous les fait redecouvrir dans toute leur horreur.MICHEL DOLBEC Presse Canadienne PARIS D C'est fini.A moins d'un incroyable renversement de tendance, l'emission quotidienne de Julie Snyder sur France 2, incapable de trouver son public, disparaitra a la fin de l'annee.L'animatrice quebecoise ne quittera pas la chaine pour autant : on lui confiera sans doute, une fois par semaine, une deuxieme partie de soiree .France 2 ne l'a pas encore annoncee officiellement, mais de bonnes sources confirment que la decision est prise.D'ailleurs, chez les producteurs de l'emission, on reconnait que les choses devraient se passer comme ca .France 2 etudie des propositions de programmes pour janvier.Il est clair que la chaine prepare un plan B , explique-t-on, tout en soulignant que cela n'est pas dramatique .Il est acquis en effet que la premiere chaine publique francaise ne laissera pas tomber Julie Snyder.Un retour a Montreal n'est donc pas a l'ordre du jour.France 2 devrait lui demander d'animer d'ici quelques semaines ou quelques mois un talk-show hebdomadaire en deuxieme partie de soiree (apres 22 h), un creneau qui convient peut-etre mieux a son style tres americain .La Quebecoise, qui travaille presque jour et nuit depuis son arrivee a Paris, ne s'en plaindra surement pas : l'avant-debut de soiree, en debut de periode de forte ecoute qu'elle occupe depuis la rentree, est une tranche suicidaire.France 2 cherche en vain depuis des annees la formule miracle qui lui permettrait de faire de l'audience a cette heure-la.Pratiquement tous ceux qui s'y sont attaques, a l'exception de Michel Drucker, s'y sont casse les dents.Personne ne voulait y aller, a rappele recemment Yves Bigot, le patron des Varietes a France 2.C'est le creneau le plus difficile.Mais c'est une combattante.Elle n'est jamais venue pleurer en disant qu'elle voulait faire autre chose.C'est inoui ce qu'elle a fait depuis son arrivee.Une seule chose pourrait encore sauver la quotidienne de Julie Snyder : la fin de Charmed, diffusee sur M6.La serie americaine, qui attire pratiquement la moitie des adolescents assis devant la tele entre 19 et 20 heures, sera remplacee le 27 novembre par un jeu.Avec ce nouveau divertissement, M6 vient marcher dans les plates-bandes de TF1, qui propose a la meme heure son Bigdill (plus de 30 % de part de marche en moyenne).Normand Chouinard et Remy Girard dans Don Quichotte, une adaptation televisuelle de Dominic Champagne.VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Claude Charron Hockey / Canadiens - Maple Leafs Le Telejournal Sport Cinema / PAS BESOIN DES HOMMES (5) (22:48) Le TVA 18 heures Cinema / LA COURSE AU JOUET (5) avec Arnold Schwarzenegger, Sinbad Cinema / LE CINQUIEME ELEMENT (4) avec Bruce Willis, Gary Oldman Le TVA / Sports Documentaires - Sciences / L'Ocean, la derniere frontiere Cinema / LE BATEAU (3) avec Juergen Prochnow, Herbert Arthur Gruenemeyer Cinema / LA VIE REVEE DES ANGES (3) avec Elodie Bouchez, Natacha Regnier (21:26) Dream on (23:23) Les Simpson Cinema / LE LIVRE DE LA JUNGLE: LES NOUVELLES AVENTURES DE MOWGLI ET BALOO (6) avec Jamie Williams Cinema / LOS ANGELES INTERDITE (3) avec Kevin Spacey, Russell Crowe Cinema (23:45) Pulse Habs, Week Higher Ground Code Name: Eternity Ricky Martin: One Night Only Comedy Now CTV News Pulse/Sport News .Contact Wheel of.e Now Twice in a Lifetime News Sat.Report Sat.Night Hockey / Maple Leafs - Canadiens Hockey / Rangers - Flames College Football (15:30) News Spin City College Football / Florida - Florida State News NCAA Footaball (15:30) Seinfeld That's Life Walker, Texas Ranger The District News ER News Night.News Stargate SG-1 Cinema / TWISTER (4) avec Helen Hunt, Bill Paxton Sat.Night The Lawrence Welk Show .Minister .Served?Vicar, Dibley No Place.Ballykissangel Austin City Limits Cinema / MEET ME IN.BBC News Deviants TV The Editors Mc Laughlin Allo, Allo .Romance As Time.Red Dwarf Sessions at West 54th BBC News .Lens City Confidential / Rutton Behind Closed Doors.Biography / Hank Williams Columbo Sherlock Holmes Mysteries Arts, Minds .for Variety Pavarotti.The Lanza Sessions Cinema / THE STUDENT PRINCE (5) avec Ann Blyth Ed Sullivan Sex & the City Samedi PM .pour rire Gout du monde / La Belgique Familles celebres / Hanson Biographies / A.Lafortune Navarro / La mariee est en rouge Cinema Paysage afromonde Philippines tele-serie Horizons armeniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunesie Palestine.Prevention des toxicomanies Les Biotechnologies.un cegep Branche-toi.qc.ca Quartier.medias Etudes cine.Histoire des formes urbaines You Asked.Timeslot Storm Warning! How'd they do that?Vets in.Sex Files Into the Unknown Connection You Asked.Pret a partir D'Iles en iles Aqua Planet Travel.Aventures, Cecile Dechambre Carte postale de Floride Pret a partir Franklin Little Lulu Hoze.Mentors The Jersey Jett Jackson Cinema / READY TO RUN avec Krissy Perez Cinema / GREEN CARD (4) avec G.Depardieu Queen of Swords Drew Carey The PJ's Cops America's Most Wanted The X-Files Mad TV Tickling the Dragon's Tail Queen of Swords That's Life Andromeda The District A.Hitchcock Sat.Night Tournants de l'Histoire Histoires de trains La Face cachee de l'Histoire Cinema / NUREMBERG (4) avec Alec Baldwin, Jill Hennessy La Face cachee de l'Histoire Shogun (17:00) Great Train Stories Crown and Country Cinema / GUNS OF NAVARONE (4) avec Gregory Peck, David Niven TV Guide Flick The Tourist Pet Project Birth Stories Skin Deep Extra Specials: Christianity Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up.Musicographie / Duran Duran Cinema / BILLY AND THE VAMPIRE (5) avec Phil Daniels Musicographie / Duran Duran Box Office Le Cimetiere Buzze le quiz Fax Concert Plus: Serial Joe Live a M+ Combat des Boys Groove BBC News Culture Shock On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts @the end Canadienne Culture-choc Journal RDI Medias Gagner a en mourir Telejournal .artistes Culture.Canadienne Decision 2000 Sports 30 .Canadiens Football collegial AAA / Le Bol d'or Sports 30 .Canadiens Hors-jeu.martiaux La Boutique aux malefices Saint-Tropez, sous le soleil Frequence Crime La Firme de Boston Cinema / LES FRERES NEWTON (4) avec M.Mc Conaughey The Grafters Cinema / MODEL BY DAY (5) avec F.Janssen, S.Shellen Da Vinci's Inquest Cinema / JACKIE BROWN (3) avec P.Grier, S.L.Jackson Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinema / MORTAL KOMBAT 1 (6) avec Christopher Lambert, Bridgette Wilson Cinema (23:15) Gamenight Sportscentral Figure Skating / Skate America Wrestling: WWF Live Sportscentral Women's Tennis Association Grouille-toi Volt Cinema / EL CHE (4) (1/2) Duos: Session Jazz Cinema / SUR LA PISTE DE LA GRANDE CARAVANE (4) avec Burt Lancaster .(23:25) .Most Daring Robberies The Greatest Prisons .Ten Legendary Heists Daring Capers Undercover Stings .Ten Legendary Heists LPGA Golf (17:00) Sportsdesk PGA Golf / Franklin Templeton Shootout - 2e ronde Sportsdesk Dirt Bike.le chien A.Anaconda Redwall Ned.triton .le meilleur Drole, voyou Simpson Cybersix Surfer.South Park Simpson .le meilleur Vins.Jrnl suisse Journal FR2 Studio TV5 / Zachary Richard, Daniel Boucher Isabelle Boulay dans tous.Union libre / Julien Clerc Jrnl belge Soir 3/Invite Avventura.Great Parks National Geographic Cinema / THE THIN MAN (3) / The Interviews (21:50) Cinema / AFTER THE THIN MAN (4) avec W.Powell (22:10) .secondes Copines.Dos Ado Quand la vie est un combat Eros et Compagnie Sortie gaie Copines.Trauma City Mag Rendez-vous avec.Vos finances A notre sante, docteur! L'Actuelle Sur.colline Addam's.Grade Alien Worst Witch Buffy the Vampire Slayer Live through this Goose.Student.Syst.Crash Radio Active Au-dela du reel Star Trek: la nouvelle generation Battlestar Galactica X Files Highlander Le Grand Journal (23:15) Michel Rivard Louise Cousineau 19:00 A - LE BATEAU Quand on a suivi recemment l'horreur du naufrage du sousmarin Koursk, on voudra revoir ce film effrayant .Das Boot dans son allemand original .ou des marins sont coinces dans un sous-marin en panne durant la Deuxieme Guerre mondiale.19:30 P - STUDIO TV5 Michel Rivard recoit Zachary Richard, Daran et Daniel Boucher, qui venait de gagner deux trophees a l'ADISQ lorsqu'il a enregistre cette emission.20:30 K - LOS ANGELES INTERDITE Avant de triompher dans American Beauty, Kevin Spacey a tourne dans cet autre tres bon film noir et complexe sur les methodes utilisees par trois policiers qui enquetent sur une fusillade dans un snack-bar.21:00 P - ISABELLE BOULAY DANS TOUS SES ETATS Portrait de la belle chanteuse et des evenements marquants dans sa carriere.Duos avec Michel Rivard, Francis Cabrel, Serge Lama, Zachary Richard et France D'Amour.21:00 - NUREMBERG Miniserie en deux episodes .suite et fin demain .realisee par le cineaste quebecois Yves Simoneau, maintenant installe a Los Angeles.L'histoire du premier proces pour crimes de guerre dans l'histoire de l'humanite.Avec notamment Charlotte Gainsbourg, Alec Baldwin, Max Von Sydow, Christopher Plummer et des acteurs quebecois. 6LP0302D1118 d3 samedi 6LP0302D1118 ZALLCALL 67 01:07:43 11/18/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 8 NO V EMB R E 2 0 0 0 D 3 MARIE LABERGE À PARIS Une Nord-Américaine au Vieux-Colombier LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale PARIS Ð Une heure quinze avant le début de la pièce, Marie Laberge arrive pour notre interview dans le foyer du Vieux-Colombier, à grandes enjambées comme d'habitude.Même pas vraiment intimidée.Tout juste légèrement tendue : le trac habituel des grandes premières de théâtre.On a beau avoir à son actif 20 pièces de théâtre (dont 18 jouées au Québec, et quelques autres dans des pays étrangers), et de surcroît avoir abandonné l'écriture théâtrale depuis huit ans, apparemment, on ne se défait jamais de cette petite appréhension.Pas particulièrement parce qu'il s'agit de la Comédie-Française, mais simplement parce qu'on se demande, treize ans après la création d'Oublier à Montréal (et Bruxelles), « si la pièce a vieilli ou non, si elle va trouver son public ».Peu avant 23 h, Marie Laberge ressortait radieuse de cette salle mythique, somptueusement rénovée il y a quelques années et devenue l'annexe « moderniste » de la Comédie-Française.Un public de première, qui compte pas mal d'invités, dont deux bonnes douzaines de distingués fonctionnaires du Québec et du Canada, ambassadeur et délégué général en tête, ne constitue pas un test infaillible, mais il y a quand même des degrés entre la plus simple politesse et l'enthousiasme.Or, de toute évidence, les 300 spectateurs entassés au Vieux-Colombier ont fortement apprécié cette oeuvre au réalisme psychologique très nord-américain.Beaucoup de réactions pendant la pièce elle-même.Quatre rappels après le tomber de rideau.On a déjà vu des salles de première plus réservées, ou endormies, ou glaciales, pour d'autres pièces, qui étaient il est vrai plus difficiles.Avec Marie Laberge, on ne risque pas de tomber endormi, ne serait-ce que parce que ses personnages (quatre soeurs, réunies dans la maison de leur mère, invisible et atteinte de la maladie d'Alzheimer) ont tendance à vociférer, et que leur langage est extrêmement réaliste.Une affaire du passé Pour Marie Laberge, il serait très exagéré de dire que cette formidable invitation dans cette annexe de la maison de Molière arrive trop tard.Elle n'est tout de même ni à la retraite ni octogénaire.Mais, effectivement, pour des raisons qu'elle ne tient pas à exposer aujourd'hui, le théâtre est pour elle une affaire du passé.« J'ai arrêté en 1992, me dit-elle, et il est certain que je ne remonterai plus sur scène en tant que comédienne.Je ne pense pas non plus me remettre à écrire des pièces.même si dans ce domaine il est difficile de dire jamais.» En somme, elle serait un auteur en pleine possession de ses moyens, mais qui ne fait plus carrière dans l'écriture théâtrale, et qui ne cherche donc pas on ne sait quelle reconnaissance officielle.De se faire jouer au « Français » n'a pas la même signification, sans doute, que pour Normand Chaurette, en 97, avec Les Reines.« Je ne vais certainement pas bouder mon plaisir, dit-elle à une heure du début de la représentation, mais je ne vois pas du tout ça comme une consécration.Bien sûr, je connais l'importance du lieu, et ça me fait quelque chose, mais je n'établis pas de hiérarchie.L'Homme gris a été joué 250 fois à Paris et en province, Le Faucon environ 150 fois.Le Théâtre international de langue française m'a accueillie deux fois, L'Homme gris a continué sa carrière au petit Marigny.Pour moi, le principal, c'est que les pièces trouvent leur public.Ce qui est vrai en tout cas, c'est que le Vieux-Colombier fait partie de ces lieux privilégiés de Paris que les grands médias suivent fidèlement, ce qui n'est pas vrai de tous les théâtres en France, loin de là.En 97, Chaurette avait eu droit à quelques articles majeurs (et dithyrambiques) dans les médias importants.Avant même la première, marie Laberge avait « mis en boîte » une grosse demi-douzaine d'interviews pour la radio et la télé.On attend les critiques dans les dix jours qui viennent.Sans avoir la majesté impériale des interprètes des Reines en 97, notamment Hiégel et Fersen, les comédiennes d'Oublier ont à la fois la dextérité et l'autorité des actrices du « Français », et bougent efficacement à l'intérieur du décor et de la mise en scène sobres de Daniel Benoin.Préalablement, Marie Laberge, avec la complicité de Jacques de Decker, avait « aménagé » en français un texte au langage cru, et remplacé les surabondants « crisse » par de nombreux « putain », et les « pas fine », par « pas gracieuse ».Du coup, on se dit que si Michel Tremblay avait eu l'idée de faire « traduire » ses pièces en français, il aurait sans doute fait une glorieuse carrière à Paris, où depuis l'époque lointaine des Ionesco et Beckett, la scène manque de vrais auteurs, qui ne soient pas totalement éthérés ou alors boulevardiers.Bref, qui parlent de notre époque, et qui ne soient pas britanniques ou américains, mais simplement nord-américains et francophones.Pour les auteurs de théâtre québécois Ð une demi-douzaine ?Ð, il y avait une place à prendre.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Michael Junior et Helmut Lotti.Helmut, grand fou ! P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale POUR CERTAINS, un seul coup d'oeil sur la publicité-télé de son dernier disque (Out of Africa, en solde chez Jean Coutu) suffit pour couper l'envie d'écouter de la musique, n'importe laquelle, pour quelques jours.Mais pour tous ceux qui avaient rempli jusqu'au troisième balcon la salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts hier soir, c'était le summum du lyrisme, le meilleur de ce que le répertoire classique et de la chanson populaire internationale a à offrir, l'apothéose du romantisme fleur bleue.Bienvenue dans le paradoxe Helmut Lotti.Arrivé dans le havre de l'Orchestre symphonique de Montréal, j'avais les angoisses et appréhensions de celui qui ferme invariablement le téléviseur lorsque Lotti s'y égosille.Or désirant coûte que coûte avoir du plaisir (c'était tout de même vendredi soir), je laissai au vestiaire manteau et sens critique.Mon Dieu que c'était beau ! Une salle fébrile, surtout bondée de têtes blanches et grises.Un public vendu d'avance au phénomène flamand de 31 ans, propulsé au sommet des ventes de disques grâce à une judicieuse conversion aux grands airs connus de la musique classique.Accompagné des 45 musiciens de l'Orchestre philharmonique de Trois-Rivières, Lotti présentait pour la première fois au public québécois Ð et américain, puisque plusieurs d'entre eux avaient fait le voyage exprès! Ð le contenu de son plus récent et oh! combien essentiel album.Propret comme un servant de messe, Helmut sonna la charge avec la chanson titre dudit dernier disque.Racoleur et cabotin, le chanteur belge introduisait chacune de ses chansons en français (et avec de si drôles blagues!) et faisait ses trois petits saluts à la fin de chaque interprétation.Il est poli, en plus, celui qu'on présente comme un ténor, mais qui, de son propre aveu, n'en est pas un du tout.Poli et humble.Et son passé d'imitateur et de grand fan d'Elvis refaisait surface à chaque chanson.Il esquissait quelques pas de danse et déhanchements, chaudement applaudis, notamment pendant la magnifique Circle of Life que Elton John composa pour le film du Roi Lion.Entre ça, l'hymne scout Kumbaya, My Lord et The Lion Sleeps Tonight, on se serait vraiment crus en Afrique.Quelques instants plus tard, il nous fera visiter l'Amérique du Sud (avec Guantanamera, Eso Beso et Il Mondo, un hit de Paul Anka), tout en nous informant que son vrai dernier disque, Lotti Goes Latin, ne sortirait chez nous que l'an prochain.Lotti en espagnol, fallait y penser ! Ce qu'il est dans le coup, ce Helmut! Le plus touchant fut certainement la proximité qu'il établissait avec son cher public.Du début jusqu'à la généreuse fin, plus de deux heures plus tard, des dames se levaient pendant qu'il chantait pour aller lui remettre un bouquet de fleurs.Et le bon Helmut se penchait pour recevoir le bouquet et donner ses trois petits becs à la dame, sans jamais arrêter de chanter! Ce n'est rien: pendant Pata Pata, le stentor belge entreprit de saluer ses fans en faisant le tour de la salle, du parterre jusqu'au troisième balcon, où l'hystérie était à son comble (les gardiens de sécurité avaient les mains pleines de maris armés d'appareils photo).Au bout de 10 minutes de gambade imprévue, le pauvre chef d'orchestre ne savait plus où donner de la baguette! Helmut, grand fou.À la suite de quoi, Lotti nous présenta son jeune protégé de 14 ans, Michael Junior (affectueusement nommé Mini-mut à la salle de rédaction).Ce petit dernier, si mignon dans son pingouin, arborant unnoeud papillon, nous surprit par sa voix Ð plus belle que celle de Lotti lui-même, dixit une dame déçue croisée pendant l'entracte.Junior chanta La Spragnola, Dreamland et Edelweiss, et une dame alla lui donner des fleurs et un ours en peluche.Madame Laberge à mes côtés sécha alors ses larmes et remis son mouchoir chiffonné dans la manche de sa blouse, en prévision des émotions que le répertoire classique et romantique de la deuxième partie allait déclencher.Bref, je fus bien déçu de manquer cette seconde partie.Mais j'aurai la chance de me rattraper ce soir, toujours à la Place des Arts.Photo ROBERT NADON, La Presse © Avec Marie Laberge, on ne risque pas de tomber endormi, ne serait-ce que parce que les personnages d'Oublier (quatre soeurs, réunies dans la maison de leur mère, invisible et atteinte de la maladie d'Alzheimer) ont tendance à vociférer, et que leur langage est extrêmement réaliste.Du 7 novembre au 2 décembre Mise en scène: François Barbeau Avec Markita Boies, Monique Spaziani, Catherine Sénart, Jean Petitclerc, Gabriel Sabourin, Jean Asselin, Nicolas Canuel, François Longpré et Dominique Côté.Assistance à la mise en scène: Sabrina Steenhaut Concepteurs: Louise Campeau, François Barbeau, Luc Prairie, Pierre Moreau et Jasmine Dessureault.(514) 844-1793 - www.rideauvert.qc.ca 4664, rue Saint-Denis - métro Laurier P U B L I C I S Marivaux Stratagème L'Heureux Une présentation Les Noëls du monde 18 décembre à 20 h Les Lundis classiques Direction artistique: Francine Chabot CARBONE 14 TEATRO SUNIL VISITATIO du 14 novembre au 2 décembre Photo : S.Corriveau 521.4493 Admission 790.1245 « L'on sait que l'extraordinaire acteur suisse aime raconter des histoires graves avec délicatesse, humour et poésie.ce qui risque de faire de cette aventure l'une des plus attachantes de l'automne.» H.Guay, Le DEVOIR « On attend avec impatience une pièce qui fait littéralement le pont entre continents et dramaturgies\u2026 une coproduction entre la montréalaise Carbone 14 et le Teatro Sunil de Suisse qui nous a notamment donné l'infiniment touchant Icaro.» M.-C.Blais, La PRESSE maintenant à l'affiche LE DIMANCHE 19 NOVEMBRE 2000 À 11 H H I S T O I R E S D E M U S I Q U E Un voyage au coeur de l'univers des sons par les chemins détournés de l'humour et de la musique ! Danielle Hébert, basson ; Benoît Parent, hautbois Marie-Claude Parent, clarinette ; Vincent Magnat, comédien Denis Lavalou, texte et mise en scène Piano nobile de la Salle Wilfrid-Pelletier Muffins, jus et café servis gratuitement entre 10 h 20 et 11 h ADMISSION : 6 $, FAMILLE (2 adultes, 2 enfants) : 20 $ (taxes incluses) Renseignements et réservations : (514) 842-2112 6LP0401D1118 d4 samedi 6LP0401D1118 ZALLCALL 67 00:58:45 11/18/00 B D 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 8 NO V EMB R E 2 0 0 0 Hitchcock, l'original MARC-ANDRÉ LUSSIER SIR ALFRED HITCHCOCK, « maître du suspense » de son état, a signé quelques-unes des oeuvres les plus fascinantes de l'histoire du cinéma.Depuis des lustres, ses films sont étudiés, analysés, décortiqués, afin de tenter d'en expliquer l'essence et toute la symbolique.Quelques chefsd'oeuvre, plusieurs films marquants, réalisés pour la plupart après l'arrivée du grand Alfred à Hollywood en 1940 (dont I Confess, tourné dans la Vieille Capitale en 1952), ont jalonné les étapes d'une carrière qui s'est épanouie en une cinquantaine de films.Surtout, son sens exceptionnel de la mise en scène lui aura permis d'élaborer des scènes inoubliables qui ont fortement marqué l'imaginaire collectif.Au panthéon des classiques, la fameuse scène de la douche dans Psycho, sans doute l'une des séquences les plus étudiées de l'histoire du cinéma.Quarante-cinq secondes de pure terreur qui, à elles seules, devaient changer à tout jamais le « vécu » du frisson au cinéma.Janet Leigh, qui était justement de passage cette semaine à Montréal afin d'inaugurer l'exposition Hitchcock et l'art : coïncidences fatales au Musée des beaux-arts, fut, malgré la brièveté du rôle, identifiée à jamais au film.Lors d'une conversation conviviale après la projection de Psycho, le scénariste Charles Bennett (The Man Who Knew Too Much, The 39 Steps) avait d'ailleurs traité le grand Hitch de sadique.Ce sur quoi ce dernier lui répondit que Bennett n'avait aucun sens de l'humour puisque selon lui, cette scène en est une de comédie ! Cet « humour » particulier sera en outre à l'origine du lien particulier qui lie le cinéaste à ses héroïnes.Les préférant blondes (Janet Leigh, Kim Novak, Grace Kelly, Tippi Hedren), de préférence abusées sinon mortes, Hitchcock aimait martyriser ses belles à l'écran.D'autant qu'il est notoire que le maître se plaisait à traiter ses acteurs comme du bétail.Jusque-là apprécié pour son efficacité à concevoir des films à suspense à caractère populaire, Alfred Hitchcock fut consacré par la jeune critique française des années 50 (celle des Cahiers du cinéma) qui lui octroya un véritable statut d'auteur.La reconnaissance américaine est venue beaucoup plus tard.Hitchcock n'a d'ailleurs jamais reçu d'Oscar au cours de sa carrière active.Une récompense honorifique vint réparer cet oubli quelques mois avant sa mort en 1980.Il préparait alors The Short Night, un ultime film qui n'a jamais vu le jour.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Diane Dubeau, dans le décor de Pension vaudou.Saine monstruosité JENNIFER COUËLLE PERMETTRE aux monstres d'exister.Mine de rien, le consentement est salvateur.Si les ogres et autres dragons (pour rester gentil) peuvent s'éclater sur scène, on risque moins de les croiser dans la vraie vie.Sans compter que « ça fait un bien immense de fréquenter des monstres », dit tout sourire et avec beaucoup de conviction celle qui s'apprête à en diriger plus d'un sur les planches d'Espace Libre.La metteure en scène et directrice artistique du théâtre de la rue Fullum, Diane Dubeau, a scellé un pacte de sang avec l'auteure (et excellente comédienne) Louise Bombardier.La première porte à la scène le texte de la seconde.Un collage d'écrits, en fait, dont le coeur, L'Enfant, a d'abord été présenté, en 1998, à l'occasion du Festival de courtes pièces du Nouveau Théâtre Expérimental.Metteure en scène et dramaturge ont collaboré étroitement à la structure, onirique, de cette pièce en saynètes détachées.Construite à quatre mains, donc, à partir de l'écriture « profonde et puissante », selon Diane Dubeau, de Louise Bombardier, Pension vaudou prend l'affiche à compter de mardi.« Et si les débuts sont soft, prévient la metteure en scène, plus la pièce avance, plus elle se fait grinçante.C'est un peu comme lorsqu'on rêve, lorsque le cauchemar, tout à coup, s'installe.» Quelque part au Québec, quelque part surtout dans nos têtes, dans un pays qui appartient à nos nuits, un certain Hurleur, hermaphrodite de son état, tient une pension.Y vivent les monstres qu'il a engagés.Car le pervers, lui-même assez monstrueux, a décidé de faire de l'argent avec ses freaks.Des personnages, « pas tant caricaturaux, qu'extrêmes, dit Diane Dubeau, dans leur humanité.Et ça prend de sacrés bon acteurs, poursuit-elle, pour être capable de les incarner de façon à ce qu'on y croit, de façon à ce qu'on découvre leurs couches successives.» Pour donner corps au tréfonds de la Femme-cheval qui n'est plus cheval parce qu'elle s'est fait opérer, de Fanny Geste, la petite fille qui disparaît un jour avec la peau d'ours en lequel se cache son père et dont la mère est retrouvée assassinée, de l'enfant qui mange des souris, fume la pipe et écrit des lettres (à six mois.), pour nous faire croire à ces drôles d'êtres, donc, on aura droit aux monstruosités de Violette Chauveau, Marie-Josée Forget, Maxim Gaudette, Dominique Leduc et Jacques L'Heureux, en maître des lieux.Diane Dubeau y croit vraiment à notre côté obscur.Au besoin, surtout, de le visiter.« On a tous un peu de monstre en nous, affirme-telle, et dans nos vies nocturnes, il nous arrive d'en tuer quelques-uns, d'en manger quelques autres, de toucher à des interdits, à des tabous qu'on a appris à gentiment camoufler.Et question d'étoffer la logique onirique de ce concentré de contact avec l'autrement inacceptable, chacune des représentations sera précédée, en alternance, des performances cauchemardesques, et plutôt portées sur le son, de Marie Brassard, Éric Forget, Manon Labrecque et Nathalie Derome.Le 8 décembre, Espace Libre ira all the way.Les quatre performances seront présentées l'une à la suite de l'autre, suivies de la représentation de Pension vaudou, à minuit.De quoi se libérer de ce qu'on ne soupçonne même plus.PENSION VAUDOU de Louise Bombardier, mis en scène par Diane Dubeau.À Espace Libre, du 21 novembre au 16 décembre.HITCHCOCK Suite de la page C1 Du plaisir et non de la science.Car, comme l'ont rappelé plus d'une fois les concepteurs de cette expo moins grand public qu'elle ne se targue de l'être (ce sont les fans de Hitchcock qui seront surtout servis), il s'agit d'une exposition autour de Hitchcock, une présentation impure plutôt que normative.Pour ce qui est de ceux qui ne sont ni commissaires ni hitchcockophiles, l'expo se visite avec un intérêt variable, particulièrement prononcé en ce qui concerne la grande qualité des oeuvres d'art sélectionnées.Nombre d'entre elles, d'ailleurs, sont rarement montrées ; comme ce fascinant petit Magritte qui fait écho aux baisers des James Stewart et Grace Kelly, soit un couple aux têtes voilées s'embrassant anonymement (Duo, 1928).Un petit velours pour le musée qui a réussi à assurer ces prêts.Nouvelle tendance, que les expositions transdisciplinaires, que les expos transversales réfractaires aux lectures linéaires ?Déjà bien enclenchée.Au Musée des beauxarts, en tous les cas, nous en avons eu un avant-goût avec Cosmos, l'an dernier.Reste à surveiller la suite.1.HITCHCOCK ET L'ART : COÏNCIDENCES FATALES, au Musée des beaux arts de Montréal, jusqu'au 18 mars 2001.Prosperine, 1880 de Dante Gabriel Rossetti, collection privée, courtoisie de Peter Nahum, The Leicester Galleries 2.Kim Novak dans Vertigo, 1958 de Alfred Hitchcock, photographie de promotion, Universal City Studios Inc.3.Alfred Hitchcock dans Family Plot, 1976 de Alfred Hitchcock, photogramme, collection Cinémathèque Royale de Belgique, Bruxelles, Universal Studios Inc.Théâtre ESPACE GO 4890, boulevard Saint-Laurent, Montréal informations : www.espacego.com Billetterie 514.845.4890 ou Réseau Admission 514.790.1245 ou www.admission.com tteexxttee eett mmiissee eenn ssccèènnee ddee RReennéé-DDaanniieell DDUUBBOOIISS pprréésseennttee aavveecc llaa ccoollllaabboorraattiioonn ddee conception graphique : stéphane parent photographie : angelo barsetti avec Luc CHAPDELAINE, Patrick GOYETTE, Claude GAI, Nino MÉNARD, René-Daniel DUBOIS d u 1 4 N OV E M B R E a u 9 D É C E M B R E 2 0 0 0 aujourd'hui à 16 h et 20 h COMPLET 21, 22, 23, 28 et 30 nov.Dépêchez-vous! DU 10 NOVEMBRE AU 2 DÉCEMBRE les vendredis à 20 h et samedis à 16 h (Matinées et soirées scolaires en semaine, 10h30, 13h30 et 19h) AVEC : MARCEL SABOURIN, ÉVELYNE ROMPRÉ, SÉBASTIEN DELORME, ROBERT LALONDE, JACQUES ALLARD, DIANE OUIMET, ROLAND LAROCHE ET JEAN RICARD CONCEPTEURS : CLAIRE L'HEUREUX, ANICK LA BISSONNIÈRE, LINDA BRUNELLE, ANDRÉ RIOUX, CATHERINE GADOUAS, PATRICIA RUEL, FLORENCE CORNET de MOLIÈRE Mise en scène L'ÉCOLE DES FEMMES ALAIN KNAPP CE SPECTACLE EST PRÉSENTÉ EN COLLABORATION AVEC L'HISTOIRE TORDUE D'UN VIEUX MONSIEUR QUI VOULAIT ÉPOUSER UNE TOUTE JEUNE FILLE 4353, rue Sainte-Catherine Est Papineau ou Viau, autobus 34 Pie IX, autobus 139 «Un Molière sobre et efficace.Marcel Sabourin campe un Arnolphe admirable.» Sophie Pouliot, Le Devoir « (Marcel Sabourin.), drôle, pathétique, retors et naïf.Du bonbon! » Dominique Lachance, Le Journal de Montréal Du 15 au 26 novembre 2000 Un spectacle du Théâtre de l'Aubergine Un collectif mis en scène par Paul Vachon assisté de Josette Déchène Distribution : André Clérin, Sylvain Drolet, Géraldine Mosca, Denis St-Onge et Lina Vachon Éclairages : Jean-François Patoine Costumes : Luce Pelletier et Huguette Lauzé Musiciens : Christian Paré et Marc Vallée Recherche des personnages : Michel Dallaire 245, rue Ontario Est, Montréal www.maisontheatre.qc.ca Métro Berri Billets en vente (514) 288-7211 poste 1 514 790-1245 ou 1 800 361-4595 présente Offrez la magie du théâtre pour Noël ! Encore sept spectacles à voir à la Maison Théâtre : un monde d'aventures et de découvertes.14-19 novembre Matinées, samedi et dimanche Billets : Place des Arts (514) 842-2112 et Admission (514) 790-1245 Inclus dans la saison des Classiques de Broadway à la Place des Arts.Pour s'abonner, composer le (514) 842-2112 Théâtre Maisonneuve Place des Arts Voyez-le avant qu'il ne disparaisse! La Presse 18 novembre 2000 Page D5 manquante 6LP0601D1118 d6 samedi 6LP0601D1118 ZALLCALL 67 10:38:16 11/20/00 B D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 NOVEMBRE 2000 Janette persiste et signe JEAN BEAUNOYER Il faut croire qu'à l'âge plus que respectable de 75 ans, Janette Bertrand n'a pas encore fait le tour de son jardin.Dans le salon d'un riche building de l'ouest de Montréal, où elle habite, je remarque chez elle la même énergie, la même curiosité et la même verdeur qu'à l'époque où elle animait l'une de ses nombreuses émissions à la télé.Janette Bertrand est une passionnée qui observe et raconte les autres.Après avoir beaucoup observé, défendu et raconté les femmes, voilà qu'elle raconte l'homme québécois de 50 ans.Cette fois, pas de télé pour faire passer le message, mais la scène, les planches et le contact direct avec le public.Le Choix, sa troisième pièce, sera présentée au Théâtre Corona du 21 au 25 novembre et défendue par Michel Forget, seul en scène.Pourquoi cette incursion dans l'univers des hommes ?« Parce que Michel Forget me l'a demandé, tout simplement.Il faut toujours qu'on me demande d'écrire.Je n'ai pas confiance en moi.J'étais même impressionnée que ce grand comédien ait pensé à moi pour lui écrire une pièce.C'est lui qui m'a choisie.C'est lui qui a eu confiance.Et c'est en l'écoutant que l'histoire de base s'est structurée dans ma tête.Un homme fête ses 50 ans seul.À la fin de la soirée, impliqué dans un accident de voiture, il se retrouve dans le fameux tunnel de l'après-vie.Il devra choisir de vivre ou de suivre ses parents dans l'au-delà.J'ai écrit et réécrit ce texte pendant un an.» Mais j'insiste.Comment une femme peut-elle raconter ce que l'homme vit intérieurement, intimement, en récupérant son langage cru, ses réflexes, ses manières et ses obsessions ?« La nature humaine me passionne depuis toujours et il est aussi facile pour moi d'écrire sur les hommes que Michel Tremblay peut le faire avec des personnages féminins.L'homme de 50 ans m'intéresse parce qu'il a vécu une pér i o d e de grands rêves, quant à son pays, son travail, la consommation et l'amour libre.L'homme de 50 ans est touchant parce qu'il est tombé en bas de son rêve.Il n'a toujours pas de pays.Plusieurs ont perdu leur emploi.La consommation ne leur a pas donné le bonheur et, avec le sida, il n'y a plus d'amour libre comme avant.» Madame Bertrand a déjà décrit la femme de 50 ans dans une autre pièce, sa deuxième, Dis-moi-le si je dérange.C'est Juliette Huot qui lui avait demandé d'écrire un texte pour elle.La pièce racontait l'histoire d'un femme qui avait tout misé sur sa famille et qui se retrouvait seule, à 58 ans.L'histoire d'un suicide qui avait été fort bien accueilli par le public.Boudée par la télé Le Choix a déjà été jouée 70 fois à l'extérieur de Montréal.Encore une fois, avec beaucoup de succès.L'histoire de Janette Bertrand m'a toujours semblé être une longue série de succès, mais on dirait qu'elle ne l'entend pas tout à fait ainsi.« Un critique a déjà écrit dans un journal connu : Janette Bertrand n'est pas Pirandello.Et j'ai cessé d'écrire.Cette critique m'a démolie.C'est sûr que je ne suis pas Pirandello, mais j'ai écrit beaucoup de textes pour la télé et j'ai dirigé plusieurs comédiens.Je suis fragile ; pourtant, j'ai osé bien des choses.Je suis un être de contradictions, comme bien des êtres humains.» Mais Janette Bertrand n'écrit plus pour la télé même si elle en a terriblement envie.Elle écrit pour le théâtre et le cinéma.« Si ma dernière pièce est bien reçue à Montréal, je continuerai d'écrire pour le théâtre.Je vais écrire aussi pour le cinéma puisqu'on m'a demandé de rédiger le scénario d'un film de Roger Frappier, Le Party de famille.Il s'agit de ma première expérience du genre.» Et sûrement pas de sa dernière puisque Madame Bertrand ne semble plus intéresser les grands bonzes de la télé.Étonnant quand on connaît les cotes d'écoute qu'elle a obtenues durant sa longue carrière sur toutes les chaînes du petit écran.« La télé veut rejoindre les 25-35.Quand on rencontre les nouveaux directeurs de la télévision, on se fait dire qu'il faut oublier tout ce qu'on a fait durant notre carrière et répondre aux impératifs du marché.La télé est devenue commerciale et les baby-boomers n'achètent plus de maisons, conservent leur auto et leurs vêtements.Imaginez que le marché du vêtement s'adresse maintenant surtout aux jeunes filles de 14-15 ans.» Lucide, jamais amère, toujours curieuse, heureuse en amour depuis 18 ans, Janette Bertrand, malgré le commerce et la télé, semble encore avoir toute la vie devant elle.Et elle y croit vraiment.LE CHOIX, de Janette Bertrand, au Théâtre Corona du 21 au 25 novembre.www.duceppe.com Pr.sent.en collaboration avec JUSQU'AU 2 DÉCEMBRE de Tennessee Williams Rien à voir avec les rossignols mise en scène de Serge Denoncourt traduction de Michel Tremblay EN VEDETTE Normand D'Amour Michel Dumont Germain Houde Marie-France Lambert et 11 autres comédiens PREMIéRE MONDIALE EN FRAN.AIS « \u2026 Germain Houde est extraordinaire! » Salut Bonjour, TVA « \u2026 le meilleur spectacle de l'automne, voire de l'année \u2026 dirigé avec brio par Denoncourt \u2026 distribution parfaite \u2026 jeu remarquable de Michel Dumont .Grandiose! .À voir absolument.» VOIR « \u2026 spectaculaire.Enfin, voici un spectacle grand public qui \u2026 s'occupe de lui parler dans des termes qu'il entend.» LE DEVOIR « \u2026 C'est à voir! C'est l'événement de la rentrée théâtrale.Le principal spectacle de l'automne.» C'est bien meilleur le matin, CBF FM 95,1 Janette Bertrand : « Il faut toujours qu'on me demande d'écrire.Je n'ai pas confiance en moi.» La Presse 18 novembre 2000 Page D7 manquante 6LP0801D1118 d8 samedi 6LP0801D1118 ZALLCALL 67 00:53:48 11/18/00 B D8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 NOVEMBRE 2000 DANSE Paul Taylor, monstre sacré STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale À l'âge où la majorité des gens savourent une retraite bien méritée, le chorégraphe Paul Taylor, un des monstres sacrés de la danse moderne américaine, fête ses 70 ans en organisant une tournée mondiale de la Paul Taylor Dance Company.La compagnie, présentée par les Grands Ballets canadiens de Montréal, s'arrêtera dans la métropole du 23 au 25 novembre, à salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts.Le programme de The Best of Paul Taylor comprendra trois oeuvres créées entre 1987 et 1999 : Syzygy, un chaos organisé inspiré par le mouvement des planètes, Piazzolla Caldera, une oeuvre provocante et sensuelle dansée sur un bouillant tango d'Astor Piazzolla, et Cascade, une oeuvre lyrique et plus formelle qui se fond à la musique baroque de Bach.Taylor a concocté une soirée comme il les aime, c'est-à-dire composée d'oeuvres accessibles et variées.Mais attention aux apparences, car celui qui s'est déjà défini comme « un pessimiste plein d'espoir » laisse souvent filtrer le côté sombre des choses au travers de créations flairant la joie de vivre.Associé à de grands noms L'étoile de Taylor est associée à celle de plusieurs grands noms de la danse et des arts aux États-Unis.Sa carrière professionnelle s'amorce au début des années 50, au sein de la compagnie de Merce Cunningham, où il participe notamment à des expérimentations auxquelles s'associe le compositeur d'avant-garde John Cage.De 1955 à 1961, il est soliste au sein de la compagnie de Martha Graham et a la chance, en 1959, de danser dans Épisodes, une des rares collaborations entre la fondatrice de la modern dance américaine et le chorégraphe George Balanchine.Interprète remarquable, à la stature et à la fluidité impressionnantes, il sent néanmoins rapidement le besoin de donner libre cours à son imagination.Dès 1954, il fonde une petite troupe qui deviendra la Paul Taylor Dance Company en 1962.Emporté dans le tourbillon d'expérimentation qui souffle sur New York au milieu des années 50, il s'acoquine, entre autres, avec les peintres d'avant-garde Robert Rauschenberg et Jasper Johns pour créer des pièces caustiques et minimalistes qui suscitent l'étonnement.L'influence de Paul Taylor s'étend aussi à une génération plus récente de créateurs.Les chorégraphes américains Twyla Tharp et David Parsons, de même que la chorégraphe allemande Pina Baush et le Canadien Danny Grossman, furent tous interprètes au sein de la Paul Taylor Dance Company.Taylor a même dirigé le grand Rudolf Nureyev.Pourtant, l'entrée de Taylor dans le monde de la danse est le fruit du hasard et d'une vocation tardive.Né en 1930, en Pennsylvanie, au sein d'une famille modeste, qui, selon ses dires, n'était pas particulièrement portée sur la culture, il s'inscrit en beaux-arts à l'Université de Syracuse.Champion de natation à l'université, il a déjà 21 ans lorsqu'il lit un livre sur le grand Nijinski à la bibliothèque.C'est le coup de foudre : il sera danseur.En 1952, il obtient une bourse pour étudier au Connecticut College, auprès de José Limon, Doris Humphrey et de Martha Graham.« Graham a eu une grande influence sur mon travail, de même que tous les pionniers de la danse moderne américaine.J'ai hérité de ceux qui sont venus avant moi, soit pour suivre leurs traces, soit pour me rebeller contre eux », avoue-t-il.Voilà maintenant 45 ans que la Paul Taylor Dance Company sert l'inventivité quasi inépuisable du créateur.Chorégraphe attitré et quasi exclusif de la compagnie, il a créé au-delà d'une centaine d'oeuvres, au rythme de deux ou trois par année.Ses idées lui viennent de toutes parts, que ce soit de ses lectures, d'une visite au musée, ou simplement en observant les gens dans la rue.« Mes danses sont très différentes les unes des autres.Je sais qu'on aime caser les gens dans une catégorie, mais j'utilise une telle gamme de gestuelles et d'approches qu'il devient difficile de m'assigner un style précis, dit-il.Certaines de mes oeuvres sont narratives ; d'autres, des pièces de danse pure.Je fais des danses « jolies » et des danses plus brutes.En fait, la plupart d'entre elles sont un mélange de tout cela.Par contre, je ne crée jamais deux oeuvres similaires de suite, si ce n'est que pour me tenir réveillé », dit à la blague celui dont la qualité des oeuvres demeure relativement constante, au dire de plusieurs critiques, malgré cette approche variée.Pragmatique et doté d'un sens de l'humour qui transparaît jusque dans son travail, n'allez surtout pas lui parler d'inspiration : « Telle que je l'entends, il s'agirait d'une grosse dame juchée sur un nuage qui vous dicte tout à coup quoi faire.Moi, en tout cas, je ne l'ai jamais aperçue ! Je n'attends pas non plus après elle.J'avance, une danse à la fois, tout simplement.Je considère cela comme un travail parmi tant d'autres.Je crois que c'est l'attitude la plus saine à avoir.» THE BEST OF PAUL TAYLOR de la Paul Taylor Dance Company.Présenté par les Grands Ballets canadiens de Montréal.Les 23, 24 et 25 novembre, à la salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts.Des rencontres sont organisées avec les membres de la compagnie, une heure avant chaque représentation, dans le hall.Renseignements : 514 842-2112 ou au www.pda.qc.ca Le chorégraphe Paul Taylor, figure dominante de la danse moderne américaine, fête ses 70 ans.Créée en 1987, Syzygy (photo du bas) est l'une des trois oeuvres au programme de The Best of Paul Taylor.Piet Roelen présente 45 artistes sur scène Chef d'orchestre : André Walschaerts Avec invité spécial : Michael Junior, chanteur prodige belge de 14 ans Billets à la Place des Arts, aux comptoirs Admission, par téléphone au 514.842.2112 ou au www.pda.qc.ca Une soirée spéciale incluant ses plus grands succès classiques ainsi que des extraits de \"Out Of Africa\" HELMUT LOTTI \"Helmut Lotti - Out of Africa\" maintenant en magasins.PRODUCTIONS RUBIN FOGEL CE SOIR 20 H VENDREDI 17 NOVEMBRE 20H SAMEDI 18 NOVEMBRE 20H SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS PIERRE DESJARDINS PHOTOGRAPHE 514.790.1111 ATTENTION! UNE AUTRE MISE EN VENTE 5e SEMAINE DE SUPPLÉMENTAIRES ENCORE 4500 NOUVEAUX BILLETS du 17 au 21 avril 2001 Th.tre St-Denis en vente aujourd'hui dès midi La Presse 18 novembre 2000 Page D9 manquante 6LP1002D1118 d10 disques rec 6LP1002D1118 ZALLCALL 67 00:57:02 11/18/00 B D10 · LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 NOVEMBRE 2000 DISQUES Communion en direct LES MECS d'Oasis ne cassent pas grandchose par ici, mais là-bas, dans leur Angleterre natale, ils cartonnent comme c'est pas permis.À preuve, ce Familiar to Millions, enregistré devant public au regretté Wembley Stadium de Londres.Une bien bonne idée puisque tous les tubes y sont (Supersonic, Stand By Me et autres Wonderwall, en plus du Hey Hey, My My de Neil Young et du Helter Skelter des Beatles), emballés dans une réalisation juste assez solide, qui nous permet de goûter à cette ambiance de fête comme si on y était.La communion en direct, en quelque sorte.Et lorsque les quelque 70 000 fans entonnent le refrain de Don't Look Back in Anger, on a des frissons plein le dos.H H H H FAMILIAR TO MILLIONS Oasis Epic / Sony Richard Labbé Le Bashung des Maghrébins RACHID TAHA est un artiste profondément attaché à sa culture, mais aussi à une foule de références occidentales, antillaises ou africaines, qu'il cultive avec son fidèle producteur, Steve Hillage.Depuis Carte de séjour à Made in Medina, Taha a exploré rock, funk, reggae, techno, hip hop ou autres recoins de la culture occidentale sans jamais y perdre son identité.algérofrançaise.Made in Medina est à la hauteur des attentes: excellent.L'album démarre sur le chaos généralisé, sur la tristesse et l'insécurité qui règnent dehors Ð Barra Barra signifie «à l'extérieur ».Carrément incendiaire, cette fusion de cultures de facture rock, couchée sur un big beat tellurique.Ça s'enchaîne furieusement avec Foqt Foqt, puis le beat devient plus agile, enjoué et technologique sur Medina, une pièce d'inspiration arabo-andalouse.S'ensuit Ala Jankoum, ballade chantée de concert avec le Nigérian Femi Kuti.Et ainsi de suite.On parcourt une flore de références, reconstituée avec goût et discernement, ce qui n'enlève rien au caractère rebelle de son protagoniste.H H H H MADE IN MEDINA Rachid Taha Barclay / Universal Alain Brunet Le son du Pacifique DIRECTEMENT de Vancouver, un petit noyau de producteurs sème les grooves à tout vent et récolte les éloges.Y'a de quoi.Les onze titres concoctés par Telefuzz, E.D.Swankz et The Verbrilli Sound, réunis sur cette deuxième compilation (Headlands 2) de leur étiquette Upstairs Recordings, tâtent de tous les rythmes avec un sens de la profondeur ambiante que personne ne peut dédaigner.Que ces chansons soient d'allégeance deep house (Millionaire), breakbeat (Gazebo), dub (Riffing in the Nertherworld) ou drum & bass (la superbe Moonbeams), on y retrouve l'échantillon rêvasseur, le duvet de synthés et les sons cristallins qui s'imbriquent dans une boucle bien rigide.Comme pour Mixmaster Morris (qu'ils échantillonnent d'ailleurs sur Shampoo Tools) ou Nightmares On Wax, on sort de l'univers de Headlands ravis et repus comme après une bonne nuit de sommeil.H H H H HEADLANDS DEEPDOWN TEMPOS vol.2 Artistes variés Upstairs Recordings/ Fusion III Philippe Renaud collaboration spéciale Le calme après la tempête JORANE surprend encore.Après un premier album qui portait bien son titre (Vent fou), la chanteuse-violoncelliste la plus allumée du Québec (la seule, direz-vous.) revient avec un disque aux allures de trame sonore.16mm, 16 vignettes instrumentales, 16 pistes de violoncelle, une contrebasse, des percussions et quelques doux délires vocaux.L'influence de Tori Amos (By Foot From.) ou Loreena Mc Kennit (Film II) est encore perceptible, des échos d'Enya, Meredith Monk ou Enigma peuvent s'entendre ici et là, mais Jorane reste authentique parce que profondément Moins chanson que son prédécesseur, 16 mm est aussi plus facile d'écoute.C o m m e l e calme après la tempête, les compositions se font plus planantes, sorte de hardcore Nouvel Âge aussi mélodieux qu'intense.L'inspiration n'est manifestement pas un problème pour la jeune musicienne, dont l'originalité tranche net avec la production pop québécoise ambiante.Un bel exemple de liberté, qui n'a probablement pas fini de s'épanouir.H H H 1¤2 16mm Jorane Tacca / DKD Jean-Christophe Laurence Le pétrole de l'âme NOUS L'ATTENDIONS impatiemment, ce premier album dudit Freeworm, moins connu sous le nom de Vincent Letellier.D'emblée, dites-vous que la musique est aussi bonne que la pochette est belle.Des onze titres réunis sur ce premier disque (Vegetation= fuel, sur Hydrophonic), quatre ont déjà fait surface au courant de l'été sous la forme d'un mini-album.Les cinq titres inédits (ainsi que les remix, l'un du ver luimême, l'autre de ses chums Loco Locass) vont de soi: encore versés dans le breakbeat ou le drum & bass léger, aux contretemps rugueux, ambiances organiques, voix typée et chaleureuse (chapeau à la vocaliste Veruschka), emprunts à la musique africaine, brésilienne, jamaïcaine, sans jamais tomber dans la redite.Et c'est là, la force de Freeworm: l'ethnotechno est dans le vent, soit, mais sa mouture vient du coeur et ses techniques de montage lui confèrent une signature distincte (voire l'utilisation qu'il fait du didgeridoo).HHH 1¤2 VEGETATION=FUEL Freeworm Hydrophonic / Indica / Outside Philippe Renaud collaboration spéciale Un pas de géant POUR UN changement, en voici tout un.Exit, les guitares acoustiques, les progressions d'accords folk-rock, l'esprit seventies et granola sur les bords.Si Okoumé était un groupe des régions, il est maintenant urbanisé.Le résultat est tout simplement étonnant.L'influence d'America et Crosby, Stills & Nash a fait place à celle de Beck, Morcheeba ou Marc Déry.L'évolution ne semble pas opportuniste, ni forcée.Okoumé fait le bond avec un naturel surprenant et pas mal d'humour (voir la pochette, à assembler soimême!), tout en restant accessible pour la moyenne des ours avec de bonnes mélodies accrocheuses et un sens inné de l'harmonie vocale.La plus grosse faiblesse reste au niveau des textes, les carences littéraires faisant contraste avec le raffinement de la production.Plus de travail à ce chapitre et Okoumé pourrait devenir un groupe sans failles.Convaincant malgré tout, Plan B offre un bon équilibre entre vision musicale et potentiel commercial.H H H 1¤2 PLAN B Okoumé Musiart / Gam Jean-Christophe Laurence Feutré et chaleureux DEPUIS DEUX ans, Dorothée Berryman sillonne cabarets et clubs de jazz en interprétant des standards puisés en grande partie dans le répertoire des années 20, 30 et 40.Juste évolution des choses, la comédienne chanteuse nous propose aujourd'hui un disque éponyme sympathique, fort bien réalisé, dont les ambiances feutrées séduiront à coup sûr les amateurs.Uniquement guidée par le plaisir de la démarche, Dorothée Berryman nous propose une sélection de 14 chansons vibrantes, dont plusieurs sont d'ailleurs lancées en clin d'oeil au monde du cinéma.À cet égard, nous retiendrons la très belle Samba Saravah, une chanson brésilienne de Vinicius de Moraes et Baden Powell rendue célèbre en français par Pierre Barouh dans Un homme et une femme de Lelouch; de même que Night & Day de Cole Porter (The Gay Divorcee); et No Strings d'Irving Berlin (Top Hat).Magnifiquement appuyée par un trio dirigé par Sylvain Daigneault, Dorothée Berryman nous offre un disque à son image: chaleureux.H H H 1¤2 Dorothée Berryman PGC / Sélect Marc-André Lussier L'autre pop adolescente CETTE NELLY Furtado de Victoria, Colombie- Britannique, n'a pas 20 ans; sa petite voix un tantinet nasillarde en témoigne.Mais n'allez pas y voir l'émergence d'une autre poulette sans tête qui servira de modèle aux jeunes filles sexy.D'origine portugaise, la songwriter amorce sa vie d'artiste en embrassant la planète groovy; breakbeats, ragga, rock, funky soul, rythmes brésiliens et cubains sont parmi les ingrédients qui servent sa pop.Si, à cet âge, elle procède à un tel métissage, si elle fait état d'une telle culture (sans l'étaler) d'entrée de jeu, tous les espoirs sont permis.Voilà qui nous rassure sur la nouvelle génération pop qui ne comprend pas que des Britney Spears et autres Christina Aguilera parmi ses forces montantes.Une histoire à suivre, car miss Furtado a été repêchée par la toute puissante étiquette Dreamworks qui ne niaise pas avec la puck côté moyens.On a hâte de la voir passer le test de la scène.H H H 1¤2 WHOA.NELLY! Nelly Furtado Dreamworks / Universal Alain Brunet En panne DÉCIDÉMENT, le virage glam-rock de Marilyn Manson n'aura pas duré.Après l'échec de Mechanical Animals, l'antéchrist de notre génération revient s'abreuver aux sources du rock industriel et gothique, un genre qui l'avait propulsé au zénith en 1996, époque du très solide album Antichrist Superstar.Holy Wood nous ramène donc le Manson des beaux jours: textes noirs, voix d'outretombe, sons décapants, goût marqué pour la provocation.Aucun doute, l'homme a voulu refaire Antichrist Superstar, au point de piller son propre répertoire (Disposable Teens, par exemple, qui évoque fortement The Beautiful People).Une bonne idée?Dur à dire.On peut parler d'un compact qui, à 68 minutes, est un peu long.D'un compact qui, malgré quelques bons moments (The Nobodies, The Death Song) n'a ni la fraîcheur ni l'efficacité d'Antichrist Superstar.mais s'avère tout de même supérieur à Mechanical Animals.Les fans vont aimer, mais le constat est inévitable: Manson est en panne d'inspiration.H H H HOLY WOOD Marilyn Manson Nothing / Interscope / Universal Richard Labbé La recette s'use La plus grande qualité du dernier compact d'Offspring?Sa durée.À tout juste 37 minutes, Conspiracy Of One est assez bref pour nous éviter de tomber dans un profond sommeil.On aura compris que la plus récente galette de ce groupe californien n'est pas vraiment digne d'intérêt.Encore la même recette: un album rock aux accents punk, un truc linéaire et prévisible.On a beau écouter la chose à plusieurs reprises, on revient toujours devant l'inexorable: la recette Offspring s'use rapidement.H H CONSPIRACY OF ONE The Offspring Columbia / Sony Richard Labbé Arthur H vire émotif JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Jusqu'ici, Arthur H se déguisait plutôt bien.Méconnaissable sur les pochettes de ses six premiers disques, on le voyait soit masqué, soit dessiné.Avec Madame X, tout le contraire.Pour la première fois, le visage d'Higelin fils apparaît clairement sur une photo noir et blanc.Le mystère se dévoile-t-il enfin ?« Le masque ne tombe jamais vraiment, répond l'auteur-compositeur.Et il y a toujours une partie de moi qui reste dans l'ombre.Mais cette fois, j'ai voulu assumer le fait d'être dans la lumière.Pour que les gens sachent qu'il y a quelqu'un derrière.» Exposé au grand jour, Arthur H se veut aussi moins sibyllin dans ses chansons.À l'image de la pochette, son inspiration le pousse désormais vers des zones plus éclairées.Sur tous les plans, Madame X est selon lui un disque plus direct, parce que plus près du coeur.« Je voulais sortir un peu de l'onirisme et de mon imaginaire débridé.J'avais besoin d'être plus en contact avec moi-même, voilà tout.Et puis je voulais faire des chansons d'amour qui sont proches de moi, parce que pour moi, une chanson restera toujours une rengaine un peu sentimentale.» Une volonté d'honnêteté qui se traduit également dans la musique, plus simple et moins foisonnante que par le passé.« Avec Brad (Scott, basse) et Nicolas (Repac, guitare), par rapport au côté baroque de Trouble- Fête, on avait envie de quelque chose de plus sobre et nerveux.Plus proche de l'os aussi.Parce que je suis à la recherche de l'émotionnel et que cela implique moins d'emballages.C'est une quête que j'essaie de partager, mais c'est beaucoup plus difficile que ça en a l'air.Quand on veut faire de la musique émotionnelle, il est toujours dangereux de tomber dans la démagogie ou quelque chose qui dégouline.Chansons d'amour, rengaines sentimentales, recherche de l'émotionnel.On croirait presque entendre Isabelle Boulay.Mais qu'on ne s'y trompe pas.L'Arthur H nouveau n'est pas si différent de l'ancien.Si Monsieur H se veut plus romantique, son univers reste fantasmagorique.En témoignent des chansons aux titres énigmatiques comme Mystic Rhumba, Les Parures secrètes, Haka Dada, Ô Casino, Naïve Derviche ou Mystérieuses Colères.Tout aussi énigmatique est cette Madame X, qui a inspiré le titre du disque.Un autre nom pour la femme idéale ?« Plutôt toutes les femmes, rectifie le chanteur.Parce que je peux fourrer plein de choses dans Madame X.Je peux y mettre une amante, la Sainte Vierge, ma mère, ma femme, mes deux p'tites filles.» Tant qu'à y être, on pourrait aussi y mettre Lhasa, qui vit désormais en France et qui chante en duo avec lui sur la chanson Indiana Lullaby.Arthur H et Lhasa, ensemble sur disque.que voilà une surprenante nouvelle.« Lhasa est devenue une amie, presque une soeur, explique Monsieur H.On avait un projet de cirque ensemble, qui n'a pas marché.Mais je voulais vraiment faire quelque chose avec elle, et un jour dans la rue, j'ai eu une illumination.Cette femme qui a la fièvre et qui délire dans Indiana Lullaby, ça doit être Lhasa qui chante en espagnol.Comme je ne parle pas espagnol, c'était facile pour moi de faire quelque chose de délirant.» Tellement délirant d'ailleurs, que la chanteuse ne l'a pas eu facile pour l'enregistrement.« Elle avait vachement le trac.C'était la première fois qu'elle faisait une musique différente de la sienne.Donc, on a dû lui faire boire un peu de champagne.Quand c'est sorti, c'était super beau », raconte le chanteur, qui n'exclut pas Ð loin s'en faut Ð d'autres collaborations.Malgré un tube potentiel (Les Pieds-Nickelés), Madame X se situe clairement en marge de la pop française actuelle.L'étrangeté du personnage, les chansons aux motifs répétitifs, les influences musicales inhabituelles (Fela Kuti, le funk-jazz éthiopien des années 70, Moondog) et le surréalisme de certains textes excluent d'office toute chance de diffusion à grande échelle.La compagnie de disques (Polydor / Universal) n'a même pas jugé bon de produire une vidéo, la télé des clips française étant squattée à journées longues par le hip hop et la soupe dance ou R'n'B à digestion rapide.Idem pour les radios commerciales, qui continuent de voir Arthur H comme un extraterrestre de la chanson française.« Plus ça va, plus les stations sont réactionnaires.Plus elles ne passent que des tubes en excluant tout le reste.La télé, c'est pareil.On dirait que les gens ont la trouille et se réfugient dans des gros trucs populaires.Il y a dix ans quand j'ai lancé mon premier disque, il y avait plus de place pour tout le monde.Mais plus ça va, plus ça se réduit.« Ça ne m'empêche pas d'être heureux, remarque.Même qu'au contraire, je n'ai jamais eu autant envie de balancer des choses positives.L'Arthur H nouveau se veut plus romantique, mais son univers reste fantasmagorique. La Presse 18 novembre 2000 Page D11 manquante 6LP1201D1118 d12 samedi 6LP1201D1118 ZALLCALL 67 01:00:12 11/18/00 B D12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 NOVEMBRE 2000 Les détours de la vie Arbour Rosaces moroses JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale CE N'EST PAS un survol de l'histoire récente du Québec auquel nous convie le Musée du Québec avec Madeleine Arbour.Espaces de bonheur, mais c'est tout comme.Parce qu'en 60 ans de vie professionnelle, la designer montréalaise, signataire du Refus global, a touché à tellement de médiums, que son travail évoque nécessairement des moments clés de notre époque.Avec cette première immersion dans le design de l'environnement, l'institution sise sur les plaines d'Abraham offre à Madeleine Arbour sa première présence dans un musée.Il faut dire que son art est loin de se limiter à des oeuvres bidimensionnelles.Trains et avions, étalages de magasins, scènes de théâtre ou studios de télévision, résidences privées et publiques (celle du lieutenant-gouverneur à la Citadelle de Québec), sa griffe s'est vraiment posée partout.Dès 1940, alors qu'elle n'a que 17 ans, Madeleine Arbour se démarque par les nouvelles allures qu'elle donne aux vitrines de Birks, rue Sainte-Catherine, dont un audacieux accrochage de pipes flottantes.Aujourd'hui encore, Madeleine Arbour continue à jouer avec les volumes et les objets, à réaménager espaces privés et résidences.Le danger était d'en faire une exposition banale où photographies, meubles et autres souvenirs se seraient côtoyés chronologiquement.Plutôt que de se plier à un concept classique, la commissaire invitée Sophie Gironnay et les concepteurs montréalais de Bosses Design ont opté pour faire éclater la présentation et rendre ainsi hommage à la fantaisie créatrice d'Arbour.Le résultat ne donne pas une rétrospective, mais une installation multidisciplinaire.Le tout commence par une amusante reproduction, à l'échelle, d'un wagon du Canadien de Via Rail, avec les objets conçus en 1987 par l'artiste (sièges, luminaires et horloge).Les photographies des vitrines de 1970 pour la Maison du Québec à New York ont été décortiquées par ordinateur pour créer l'effet de profondeur.Puis, on passe de l'espace réservé aux années automatistes, avec ses bannières blanches pour illustrer le propos libérateur du groupe, à l'Espace de la découverte, celui de la télévision.Là, on découvre avec émerveillement Monsieur IXE et le Savant Monsieur Saitout (fusible, ampoule et fil électrique), deux des marionnettes créées et manipulées par Arbour en 1963.Finalement, l'Espace de complicité dévoile le travail (boîtes, tables aménagements résidentiels) que Madeleine Arbour a fait ces dernières années pour ses amis.Complicité exprime ici sa démarche : d'abord bien connaître ses clients.Le clou, ce sont les photographies de ces résidences, discrètement placées au fond de structures murales.Il faut oser, agir un peu en voyeur, pour entrer dans l'univers secret des Jean-Paul Riopelle ou Jean- Louis Millette.« Mon mandat n'était pas de faire une biographie de Madeleine Arbour, mais de traduire la diversité de son travail », explique Sophie Gironnay.Scénariste, accessoiriste, marionnettiste à la Boîte à surprises (1951-1969), chroniqueuse à Femmes d'aujourd'hui (1964-1981), Madeleine Arbour a été une formidable porte-parole des arts, invitant les gens à la créativité.« J'ai toujours refusé de répondre aux questions du genre quelle couleur agencer avec quelle autre, raconte la principale intéressée.Je voulais partager ce que je découvrais.Aux enfants, je disais qu'ils pouvaient faire mieux que moi.» Découverte, complicité, mouvement, l'exposition-installation les exprime habilement en exploitant l'espace de la petite salle du musée.Pour le bonheur des visiteurs, bien sûr, mais également pour celui de Madeleine Arbour.Bien qu'elle abhorre se tourner vers le passé (elle archive peu), elle a fini par accepter le projet du Musée « pour que les jeunes voient comment il est possible de créer dans une grande diversité.Une vie, ça prend toutes sortes de détours ».Autres expositions Parmi les autres expositions en cours au Musée du Québec, il ne faut surtout pas manquer Ulysse Comtois, 1931-1999, dessins inédits, une série de 80 oeuvres couvrant la large carrière du peintre et sculpteur québécois.Inédits, ces dessins le sont restés jusqu'à la mort de l'artiste, parce qu'il les considérait davantage comme des croquis vite faits.Et pourtant, ils reflètent toute son intensité, inspirés parfois par l'automatisme ou par la calligraphie orientale, proches sinon de l'art cinétique ou de la peinture de Mondrian.C'est grâce à la compagne de Comtois que le Musée peut les dévoiler, nous offrant ainsi une mini-rétrospective de cet artiste si polyvalent.Dans une tout autre époque, Henri Hébert, 1884-1950, un sculpteur moderne dévoile cet artiste québécois méconnu pour avoir vécu dans l'ombre de son paternel Louis-Philippe.Son héritage, massif et monumental, est pourtant visible, ornementant maints édifices publics québécois.À voir pour nous donner le goût de revisiter ces lieux.Ces deux expositions se poursuivent jusqu'au 7 janvier.MADELEINE ARBOUR.ESPACES DE BONHEUR, Musée du Québec, jusqu'au 8 avril.Info : 514 847-6226.JENNIFER COUËLLE IL Y A UNE TACHE sur le soleil de Marc Séguin.Et c'est la plus belle oeuvre d'une expo qui l'est moins.Tableau abstrait fait partie d'un ensemble récent de six grands tableaux de ce jeune artiste qui a choisi la rosace comme leitmotiv de sa première expo personnelle au Musée d'art contemporain.Une présentation qui, malgré l'envergure de ce peintre qui est aussi dessinateur et graveur, vous laisse peut-être pas de glace, mais un peu froid quand même.Et pourtant, tout concourait à ce que cette expo soit une réussite.Connu pour ses peintures mariant dans le dépouillement une kyrielle de contrastes, dont figure et abstraction, dessin académique et rendu expressionniste, factures peaufinée et inachevée, Marc Séguin se démarque depuis déjà quelques années comme un tenant articulé de la génération des artistes québécois ayant émergé au cours des années 1990.On l'aime.On aime ça, les jeunes talents synonymes d'avenir ; c'est rassurant.À chaque époque, faut croire, sa promesse.Celle-ci a entre autres pour nom Marc Séguin.Sauf que.Dans l'élan, dans l'effet d'entraînement, il arrive parfois qu'on (la critique et les musées surtout) crée un peu trop de mousse.Du hype, comme on dit dans l'autre langue.Puis, s'ensuivent généralement des attentes, une pression indue.La déception, alors, n'est jamais bien loin.C'est dommage, mais ce n'est pas sorcier.Ça arrive.Et ça vient d'arriver à Marc Séguin.Ses immenses peintures donnent à voir, à une exception près, des personnages seuls, en interrogation existentielle, contre des fonds monochromes, pour la plupart sombres.Des corps au dessin léché sont perdus dans de mornes univers de peinture savamment texturée.Chacun d'entre eux est accompagné d'une variation sur le thème de la rosace.Ici, comme motif graphique en noir et blanc, là, comme bijou démesuré incrusté de pierres précieuses, si ce n'est comme le rocher sur lequel est condamné à rouler Sisyphe.Et à travers cet échantillonnage statique de rosaces porteuses de lumière, on reconnaît ça et là des éléments formels ou des traitements qui rappellent tantôt la peinture de Pierre Dorion (les poses et la psyché esseulées des figures quasi photographiques, leur nature monumentale), tantôt le dessin de Betty Goodwin (l'ombre schématique, suspendue d'une figure instable dans Manifestare ou l'explosion empâtée qui sort comme un cri sourd de la tête d'une figure déchirée entre deux panneaux dans La Coloration du vide).Citation ?Emprunt ?Inspiration ?L'expo ne le dit pas.Tout comme elle ne dit pas pourquoi diable ces peintures sont à ce point gonflées, inutilement gigantesques, ce qui leur confère un petit look vain et disproportionné.Faut bien meubler le musée, non ?Heureusement pour ce soleil à la tache d'huile bien en vue ( ?), pour ses rayons qui se taillent dans la matière, pour sa chaleur décorative manière Gustave Klimt.C'est d'ailleurs la seule oeuvre qui ne fait pas une référence directe à la rosace.Et comme par hasard, on la sent, malgré sa surdimension (elle aussi), plus près de l'artiste que du concept série.On repassera pour la subtilité qu'exhibe d'ordinaire cet artiste.MARC SÉGUIN : LES ROSACES, au Musée d'art contemporain, jusqu'au 4 février.Photo DIDIER DEBUSCHÈRE, collaboration spéciale Madeleine Arbour a toujours adopté une attitude très humaine dans sa création.« Je ne voulais pas de frontières », dit-elle en parlant du petit écran où elle s'imaginait dans le salon des téléspectateurs.Fabiana Bravo Elizabeth Caballero Michele Capalbo Rebecca Copley Marc Hervieux Carmella Jones Stephen Kechulius Jonh Keyes Jeffrey Kneebone Joanne Kolomyjec Vitalij Kowaljow Aline Kutan Gianna Corbisiero Kathryn Day Sally Dibblee Guido Le Brón Luiz Ottavio Faria Jay Hunter Morris Susan Patterson Nathalie Paulin Valentin Peitchinoff Sonia Racine Gary Lehman Lyne Fortin Mika Shigematsu Dong-Jian Gong Linda Roark Strummer Stefan Szkafarowsky Peter Strummer Lily Zhang Michelle Sutton Philip Webb Joseph Wolverton Une grande fête Le Gala 5e édition Organisé par L'Opéra de Montréal, Le Gala réunira sur scène de nombreux artistes réputés qui interpréteront des airs et ensembles connus et aimés du public Le dimanche 10 décembre 2000 ~ 14 heures ~ Salle Wilfrid-Pelletier ~ Place des Arts / Billets : 125 $ ~ 60 $ ~ 40 $ ~ Tél.: (514) 985-2258 ~ (514) 842-2112 L'intronisation au Panthéon canadien de l'art lyrique de Monsieur Roger D.Landry, C.C., O.Q.L'Orchestre Métropolitain sous la direction de Yannick Nézet-Séguin avec la participation du choeur de Kurt Lehmann 6LP1301D1118 d13 samedi 6LP1301D1118 ZALLCALL 67 00:54:50 11/18/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 NOVEMBRE 2000 D13 NOUVELLES DU DISQUE L'Édition Celibidache Nouvel ajout à l'ambitieuse Édition Celibidache de Deutsche Grammophon : un coffret de quatre disques où le chef roumain mort en 1996 dirige l'Orchestre de la Radio Suédoise dans Sibelius (Symphonies nos 2 et 5), Chostakovitch (no 9), Richard Strauss (Don Juan et Till Eulenspiegel), Franck (l'unique Symphonie), Hindemith (symphonie Mathis der Maler) et Dvorak (Concerto pour violoncelle avec Jacqueline Du Pré).Des live de 1965-71.Daniels en Rinaldo Le haute-contre David Daniels tient le rôle-titre de la nouvelle version de Rinaldo, de Handel, chez Decca.Avec Cecilia Bartoli, Bernarda Fink, les Canadiens Gerald Finley et Daniel Taylor, le haute-contre Bejun Mehta et l'Academy of Ancient Music, dir.Christopher Hogwood.Orgues du Jura La marque K617 (dont la distribution au Canada est passée de Pelléas à SRI) lance une collection consacrée aux orgues du Jura franco- suisse.Le volume 1 (deux disques) permet d'entendre des instruments de Dole, Champagnole, Orgelet et Le Sentier.Les organistes : Étienne Baillot, Jacques Béraza, François Delor et Daniel Meylan.Encore Beethoven Une autre intégrale des 32 Sonates pour piano de Beethoven s'ajoute à la discographie : celle du Canadien Robert Silverman, enregistrée sur un Bösendorfer et parue en un coffret de 10 disques de la marque Orpheum Masters.Le dernier Thielemann Le dernier disque de Christian Thielemann chez Deutsche Grammophon : Pelleas und Melisande, de Schoenberg, et Siegfried-Idyll, de Wagner.Le « nouveau Karajan » dirige ici l'Orchestre de l'Opéra de Berlin.Claude Gingras À Laval ! Ce soir : 19h-21h30 Demain:13h30-16h THÉATRE CORONA 2490, rue Notre-Dame O.Billetterie 514/931-2088 Réseau Admission 514/790-1245 EN SUPPLÉMENTAIRES AU THÉÂTRE CORONA 25-26-27 JANVIER 2001, 20H «Spectacle splendide! Danseuse, diseuse, conteuse d'histoires.Spectacle soigné, solidité.(.) pas de compromis!» Valérie Letarte, CBF FM «Original, magnétique, voix magnifique (.)» Catherine Vachon, TVA «Corrosif! (.) une bête féroce de scène (.)Touchant, émouvant, authentique (.) Profondément original.Très, très beau spectacle!» Marie-Louise Arsenault, Flash TQS «Marie-Jo Thério, une artiste importante, un spectacle important.(.) Vous allez sortir du show remplis, la tête dans les nuages!» Marie-Josée Morin, CKMF FM «Passionnée, inspirée, mélancolique.Une certitude : voici bien un incontournable de la rentrée québécoise.» Jean-Christophe Laurence, La Presse UN SPECTACLE INOUBLIABLE Jean-Pierre Ferland Une présentation de 5e série de supplémentaires «(\u2026) des moments absolument superbes.J'ai beaucoup aimé.»Marie-Christine Blais, CBF FM «(\u2026) la mise en scène très dynamique (\u2026) un nouveau sens au concert musical.»Philippe Renaud, La Presse «C'est craquant, tout à fait.Les chansons sont vraiment charmantes.»Valérie Letarte, CBF FM «(\u2026) Formidables les chansons (\u2026) éblouissant d'intelligence.» Sylvain Cormier, Le Devoir «BORI, c'est la chanson qui triomphe dans un spectacle réinventé.»Marc-Yvan Coulombe, CKAC 1-2-3 MARS 2001, 20H www.bori.com 4e série de supplémentaires les 19,20 et 21 avril Le spectacle à voir c'est Bistro Le P'tit Bonheur Maintenant ouvert 514/931-0500 6LP1401D1118 d14 samedi 6LP1401D1118 ZALLCALL 67 00:55:02 11/18/00 B D14 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 NOVEMBRE 2000 HOLLY COLE avec invités spéciaux Mercredi 22 nov.20 h Théâtre Maisonneuve Place des Arts Billets : Place des Arts, Admission, par téléphone au 514.842.2112 et au www.pda.qc.ca PRODUCTIONS RUBIN FOGEL www.hollycole.com www.bet-e-and-stef.com DISQUES 32e édition Denis Vanier pour son recueil de poésie L'Urine des forêts publié aux éditions Les Herbes rouges Hommage posthume au LAURÉAT du Grand Prix du livre de Montréal 2 O O O Raconte-moi une histoire SONIA SARFATI Un enfant et un animal : le match fait habituellement des étincelles.Consciente de la chose, l'auteure Roxane Lapointe a pris sa plume (d'oie ?) et a écrit des fables (pas de La Fontaine).Illustré par Paule Cloutier et enregistré par le comédien Bernard Fortin, Fablanimo de la ferme a connu un succès tel qu'une suite était indispensable.Voici donc Fablanimo de la forêt, sur lequel on peut entendre la voix de l'acteur dont les cordes vocales sont aussi en vedette dans Les Simpsons, Henri pis sa gang, Les Télétubbies et dans les films de Tom Hanks Ð quand celui-ci s'exprime en français.Bernard Fortin, donc, qui semble avoir un plaisir fou à se glisser ici dans la peau du renard vaniteux (La Déconfiture), du castor en accident de travail (Salvador a mal aux dents), de la mouffette tendance (La Parfumerie de Chanelle), etc.Ainsi, dans un environnement sonore très réussi (la réalisation est signée Richard Bélanger), les animaux petits et gros se font servir quelques leçons Ð à la morale tantôt sérieuse, tantôt amusante.Les leçons de vie, c'est Macha Grenon qui les donne gentiment à travers Charlotte porte-bonheur, conte sur papier qui vient de passer au format audio dans la collection Coffragants des Éditions Alexandre Stanké.En compagnie de collaborateurs de prestige (Kim Yaroshevskaya, Garou, Marc Labrèche, Luck Mervil, etc.), la petite coccinelle qui parle avec la voix.de la voix de Pharmaprix, quitte bravement son champ de patates pour tenter de trouver sa raison d'être Ð qui est celle d'être un porte-bonheur.Dire qu'elle se croyait inutile, la petite ! Autres « transfuges », puisque cherchant à atteindre un public autre, les deux contes musicaux illustrés que viennent de lancer les Productions Arabesques dans une collection intitulée À la découverte des grands ballets.Voici donc Le Lac des cygnes et Casse-Noisette de Tchaïkovski, interprétés par l'Orchestre symphonique des jeunes de Montréal dirigé par Louis Lavigueur, et racontés par de grosses pointures : entre autres, Danny Gilmore et Isabelle Blais (qui ont été Roméo et Juliette sur la scène du TNM) pour le premier, Marie Tifo et Marcel Sabourin pour le second.Du beau, du très beau travail que celui-là.Une manière intelligente de porter la musique classique aux oreilles des enfants.Une manière qui est celle du conteur et de l'histoire, soutenus et enrobés par des oeuvres musicales qui ont passé l'épreuve du temps.et par une technologie nouvelle Ð puisque le disque se fait aussi CD-ROM.Voilà qui pourrait, une fois de temps en temps, remplacer papa-maman au bord du lit à l'heure de « raconte- moi une histoire ».Mais faudrait pas en prendre l'habitude : rien ne vaut le direct.À L'Olympia Ce soir : 19 h Demain : 13 h 30 - 16 h SAINT-HYACINTHE : Auditorium de l'I.T.A./ 13 NOVEMBRE MONTRÉAL: Théâtre L'Olympia / 18 au 19 NOVEMBRE MONTRÉAL: Salle Pierre-Mercure / 20 au 24 NOVEMBRE MONTRÉAL-NORD: Cégep Marie-Victorin / 27 au 30 NOVEMBRE JEUDI 17 h : Jacques Lacoursière reçoit Louis Pronovost, Les godillots de feu (Septentrion) VENDREDI 16 h : Laurent Laplante reçoit Gérard Bouchard, Genèse des nations et des cultures du Nouveau Monde (Boréal) SAMEDI 14 h : Jacques Lacoursière reçoit Bernard Andrès (finaliste du prix Marcel-Couture), L'Énigme de Sales Laterrière (Québec Amérique) DIMANCHE 12 h : Jacques Lacoursière reçoit Paul Ohl, Black (Libre Expression) DIMANCHE 16 h : Gilles Archambault reçoit Louise Simard, Thana la Fille-rivière (Libre Expression) VENDREDI 16 h : Table ronde \u2014 Les femmes ont-elles une vision particulière de l'histoire ?Jacques Lacoursière s'entretient avec entre autres Micheline Dumont et Irène Frain.VENDREDI 21 h : Histoire à la une \u2014 Historia Enregistrement d'une émission qui sera diffusée ultérieurement.Claude Charron recevra entre autres Jacques Lacoursière et Denis Vaugeois.SAMEDI 14 h : Table ronde \u2014 L'Histoire vue par.Jean Fugère reçoit Pauline Gill, La Cordonnière (VLB), Jean O'Neil, Le Livre des prophètes (Libre Expression), Mathieu-Robert Sauvé, Les grandes figures (XYZ éditeur) et Éric-Emmanuel Schmitt, L'Évangile selon Pilate (Albin Michel).De plus, les librairies Olivieri et Paulines ont sélectionné pour vous plus de 3000 titres que vous pourrez feuilleter à loisir.Les Musées d'histoire de Montréal et la Confrérie de la librairie ancienne vous feront également partager leurs secrets.CARREFOUR DE L'HISTOIRE CRÉÉ L'AN DERNIER, CE CONCEPT REVIENT CETTE ANNÉE SOUS LA THÉMATIQUE DE L'HISTOIRE.En compagnie du porte-parole, M.Jacques Lacoursière, grand historien et écrivain, venez découvrir les secrets des temps anciens, venez vous régaler d'histoire sous les thèmes de l'Antiquité, du Moyen Âge, de l'histoire du Canada, de l'histoire amérindienne.Plusieurs animations, conférences, expositions sont proposées tout au long de l'événement.Entre autres : CONFIDENCES D'ÉCRIVAIN Jacques Lacoursière 6LP1501D1118 d15 samedi 6LP1501D1118 ZALLCALL 67 00:59:00 11/18/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 NOVEMBRE 2000 D15 LE SALON DU LIVRE L'ANNÉE CHAPLEAU Le making-of JOCELYNE LEPAGE « CE SNORO a déclenché les élections pendant que je préparais mon livre », dit Serge Chapleau en parlant de Jean Chrétien.Et comme Chapleau ne pouvait mettre les caricatures de la campagne électorale dans son Année Chapleau 2000, qui s'arrête à octobre en fait, il a décidé, envers et contre lui-même, de placer Jean Chrétien portant la cape et le grand chapeau de Trudeau sur la couverture du recueil qui vient de paraître.À temps, bien sûr, pour le Salon du livre.« Mais finalement, comme les élections sont plates, je ne regrette rien.C'est très rare que les politiciens soient plus drôles que les caricaturistes ! Mais c'est la dernière fois que Chrétien se retrouve là.» S'il n'y avait pas eu les élections, Jean-Pierre Ferland et Ginette Reno se seraient retrouvés en motards sur la couverture de ce best-seller annuel, populaire auprès des amis dans le temps des Fêtes.Parions que les deux chanteurs iront pieusement voter pour remercier le chrétien ciel de leur avoir épargné semblable disgrâce.« Jean- Pierre et Ginette, c'est l'événement de l'année ! » dit Chapleau, en précisant qu'il y a au moins trois dessins qui leur sont consacrés dans l'album.« Mais un running gag, ce n'est pas éternel ; je ne veux pas que Jean-Pierre se suicide.Soyons sérieux quand même, c'est juste une joke ! » En fait, le choix des caricatures retenues pour L'Année Chapleau 2000 Ð 110 dessins sur 250 environ publiés dans La Presse Ð est fait et par le caricaturiste et par Jean Bernier des éditions Boréal.« On passe tous les dessins en revue pendant une semaine.On élimine ceux qui étaient peut-être drôles quand ils ont paru, mais dont on ne sait plus aujourd'hui à quel événement ils se rapportent.On essaie de trouver les plus significatifs.Mais je me fais plaisir aussi.Chaque année, il y a un ou deux dessins dont je suis particulièrement fier.Ce ne sont pas nécessairement les plus drôles.Le choix de Chapleau s'est porté cette année sur le dessin d'une chaise électrique rendue dans tous ses détails.Sur le siège de la chaise, un autre siège, d'enfant cette fois.À côté, la coupure de presse racontant cette histoire d'un enfant de 11 ans accusé d'inceste et emprisonné.« Ces maudits Américains, j'ai poussé leur logique jusqu'au bout.Si on emprisonne des enfants, on est bien capable de les condamner à mort.» L'autre élu de Chapleau, c'est le dessin représentant le pape qui, depuis qu'il ne peut plus se pencher pour embrasser la terre des pays où il descend, se voit présenter une assiette remplie de terre en guise de substitut.Cette fois, il rencontre Arafat en Palestine qui lui dit, en lui tendant une assiette contenant une cuillerée à table de terre : « C'est tout ce qu'on a pour le moment.» Chapleau est plus « songé » qu'on ne le croit.Dans la vie quotidienne, il y a certains dessins de Chapleau refusés par la direction.Il ne s'en offusque pas trop dans la mesure où ses dessins, qu'il passe la journée à fignoler, sont d'abord soumis sous forme de « flashes ».C'est moins frustrant ainsi.Il y a un dessin inédit dans le recueil.Vous le trouverez aisément.Publié, il risquait d'attirer beaucoup de courrier.Parlant de courrier, depuis que Chapleau a une adresse électronique, le courrier qui lui est adressé est encore plus abondant.Les caricatures touchant les hommes et les femmes politiques attirent pour moitié des gens contents, moitié des gens furieux.Mais ce qui étonne Chapleau, c'est la réaction des jeunes.Par courriel, mais aussi les réactions des jeunes dans les salons du livre ou dans les classes quand il est invité à les rencontrer.« La plupart des jeunes ne comprennent pas vraiment la signification de mes dessins.Mais comme ces dessins sont soignés, appliqués, ils les aiment.Alors, c'est comme si je leur donnais une première initiation à la politique.» Disons que la série de caricatures de Chapleau inspirées de Star Wars, publiées récemment dans La Presse, a posé moins de problèmes aux jeunes qu'aux vieux qui n'ont jamais vu la série au cinéma ou à la télé.Les années se suivent et se ressemblent, dans la réalité comme dans la caricature, mais Serge Chapleau a tout de même remarqué qu'il faisait moins de caricatures politiques.« Et je suis plus social qu'avant, reconnaît-il.Au fond, je suis un peu la voix des lecteurs.Un caricaturiste qui n'est plus au diapason disparaît.Le vrai talent est là, dans le feeling beaucoup plus que dans la finesse du dessin », croit-il.Serge Chapleau est au stand 465 de Boréal aujourd'hui de 14 h à 16 h et demain, de 13 h à 15 h.Photo MICHEL GRAVEL, La Presse © Quino, le papa de Mafalda.QUINO AU QUÉBEC Une exception culturelle JOCELYNE LEPAGE APRÈS TINTIN ET ASTÉRIX, Mafalda est le personnage de bande dessinée le plus populaire au Québec.Le marché québécois, qui représente habituellement d'un à quatre pour cent du marché de la bédé européenne, grimpe à 40 % dans le cas de Mafalda dont on a publié L'Intégrale (chez Glénat) il y a un an.Le papa de Mafalda, le caricaturiste argentin Quino, de son vrai nom Joaquin Salvador Lavado Tejon, est à Montréal ces jours-ci, invité au Salon du livre qui se déroule à la Place Bonaventure.Dire que Quino, lui, ne s'intéressait même plus à Mafalda quand les Québécois, peu après les Latino- Américains, les Italiens et les Français, en faisaient la découverte au milieu des années soixante-dix ! Hier matin, en conférence de presse intimiste, le caricaturiste s'est posé lui-même la question que tout le monde lui pose toujours : pourquoi avoir quitté Mafalda ?Question à laquelle il a répondu dans un français fort acceptable, lui qui vit huit mois par année à Buenos Aires et quatre mois en Europe, surtout à Milan.« Je l'ai dessinée pendant dix ans, (de 1964 à 1974, ce qui donnera 12 albums en français) et je me suis lassé de dire que le monde ne va pas bien.On ne fait pas la même chose à 35 ans et à 68 ans (l'âge de Quino aujourd'hui).J'aimais beaucoup Peanuts.Je l'ai lu pendant dix ans, puis j'ai souhaité que Schulz change.Je ne voulais pas, moi, que ma bande dessinée soit lue par habitude.» Et pourtant, on peut relire Mafalda n'importe quand.La petite fille « allumée » qui pense et panse le monde, est toujours d'actualité.Peut-être encore plus que dans les années 80 avec la mondialisation et les problèmes de pauvreté de plus en plus aigus.Étrange aventure tout de même que celle de Mafalda.Inventée d'abord en 1964 pour une campagne commerciale d'électroménagers qui a raté, elle a été récupérée par Quino pour devenir un personnage de comics de gauche où il est souvent question de pauvreté.Elle devint si populaire de par le monde Ð surtout dans le monde latin Ð qu'elle fit de son auteur un homme riche.Le personnage préféré de Quino n'est pas Mafalda pourtant.C'est Manolito, l'apprenti capitaliste.Parce qu'il est le plus drôle.« Mais j'admets qu'il y a de plus en plus de Manolito dans le monde et de moins en moins de Felipe », le rêveur.Il souhaite néanmoins que le monde soit de plus en plus rempli de Mafalda.Quino se considère avant tout comme un caricaturiste.Et le prix dont il est le plus fier, dit-il, c'est celui qu'il a obtenu en 1982, au Festival d'humour de Robert Lapalme, comme caricaturiste de l'année.Parce qu'il avait été choisi par des confrères.« Je fais des planches d'humour depuis 54 ans, dit-il.Mafalda était une commande à l'origine.Aujourd'hui encore, je fais une planche d'humour par jour qui se retrouve dans plusieurs quotidiens hispanophones.» C'est cela que l'on retrouve ensuite sous forme d'albums chez nous, albums dans lesquels l'humour est plus noir que dans Mafalda « parce que la réalité est plus noire », précise-til.C'est vrai, admet-il, que Mafalda prend beaucoup de place aux dépens du caricaturiste qu'il est.Mais Quino comprend ça.« C'est normal, les gens s'identifient beaucoup plus facilement à un personnage.Et quel personnage ! Elle l'a fait beaucoup voyager.Jusque en Chine récemment, où après avoir été interdite, elle a été piratée.Quino veille là-dessus et découvre lui-même les Chinois, ces gens « qui n'ont plus ni frère ni soeur, n'auront plus ni tante, ni oncle (à cause de l'interdiction d'avoir plus d'un enfant) et pour lesquels, dit-il, il faudra réinventer la psychanalyse.Quino est au Salon du livre, stand 647 de Glénat, de 14 h à 15 h 30 aujourd'hui samedi et de 18 h 30 à 20 h 30 ; et dimanche : de 10 h 30 à midi et de 14 h à 15 h 30.L'Évangile selon Éric-Emmanuel Schmitt SONIA SARFATI C'ÉTAIT EN 1989.Éric-Emmanuel Schmitt, agrégé de philosophie, part pour un voyage dans le Hoggar, au Sahara.Il fait l'ascension du mont Tahat.Au sommet, l'euphorie.Puis, la descente.Éric-Emmanuel Schmitt prend à la tête du groupe.Il marche vite.Sent qu'il distance ses compagnons.Sent même qu'il est en train de se perdre.Ça ne le ralentit pas.Au contraire, il accélère le pas.Malgré lui.« Soudain, la nuit est tombée comme un couperet.La nuit et le froid.Je me suis retrouvé seul, en short et en t-shirt, à 300 km du village le plus proche, sans rien à boire ni à manger », se souvient-il.Panique ?Non.Il s'ensable pour se protéger du froid et passe la nuit ainsi.« Une nuit où j'aurais dû avoir peur.mais où j'ai été pris du sentiment de confiance.Je me suis senti inondé par le sentiment que tout est justifié, que tout a un sens.» Cette nuit-là, Éric-Emmanuel Schmitt l'appelle une nuit mystique.Une nuit qui a tout changé.Qui l'a changé.Sans cette nuit, il ne serait pas au Salon du livre de Montréal avec, sous le bras, L'Évangile selon Pilate (Albin Michel).Sans cette nuit, les pièces telles Le Libertin, Le Visiteur ou encore Variations énigmatiques n'existeraient pas.Sans cette nuit, Éric-Emmanuel Schmitt n'aurait pas publié.« J'avais besoin de penser que je n'écrivais pas que pour écrire Ð ce qui est très valorisant du point de vue narcissique, mais en même temps creux et vain.» Après cette nuit-là, il s'est senti non seulement le courage, mais la légitimité d'écrire.D'une écriture pleine de sens, donc.Parce qu'Éric-Emmanuel Schmitt est homme de sens.« Depuis que je suis enfant, je me pose la question du sens.Qu'est-ce qu'on fait sur cette terre ?Pourquoi est-ce qu'on existe ?Je suis obsédé par ces questions qui n'ont pas de réponses certaines.Le domaine du peut-être m'intéresse.» Or, la question de Dieu se trouve au premier rang du domaine du peut-être.Éric-Emmanuel Schmitt a fouillé ce peut-être là.Athée par induction familiale, il est devenu agnostique par la philosophie.Puis, croyant après « cette nuit-là ».Croyant, car confiant : « Je sais qu'il y a une justification à tout cela.Que nous sommes voulus en tant qu'hommes.Et qu'on a des dettes quand on est en vie.La vie est un don.On est comptable de cette vie.Il faut en faire quelque chose de bien.La rendre en la donnant.Et donner de la vie, c'est faire en sorte que les choses soient.C'est faire des enfants, des actes, des oeuvres.» Lui, a donné naissance à des enfants d'encre et de papier.Dont le dernier s'intitule L'Évangile selon Pilate.Un roman qu'il lui a fallu huit ans à écrire.« Pour méditer et poursuivre cette nuit, j'ai beaucoup lu dans toutes les religions.Et ce qui prolongeait le plus cette expérience, c'était la figure de Jésus.» Le romancier a voulu raconter le Christ.À sa manière.Il a lu, encore.« Il fallait, pour faire ce livre-là, lire 300 livres et oublier 300 livres.» Afin de créer un roman et non élaborer une thèse.« Mais cela aurait peut-être pu se passer ainsi », laisse- t-il tomber, malicieux.L'Évangile selon Pilate, donc, c'est une histoire en deux temps.Première partie : dans le jardin des Oliviers, un homme, juif, attend que les soldats l'arrêtent pour le conduire au supplice.Deuxième partie : un autre homme, Romain, enquête sur la disparition du corps du supplicié.Un roman policier, que cet Évangile ! Mené par un homme résolument moderne.Pilate.« Je l'ai choisi comme personnage central, car il est le plus proche de nous.C'est un type rationnel, qui possède une vision purement politique des choses, une approche terre à terre et non spirituelle des événements.Jusqu'à ce qu'il palpe l'épaisseur du mystère.Il comprend alors qu'il a de l'incompréhension.Il en a fini avec ses certitudes.» Le mystère Yechoua le hantera toute sa vie.Yechoua, oui.Yechoua, nom araméen de Jésus.Éric-Emmanuel Schmitt a fait ce choix « pour rendre Jésus à sa judaïté et au problème que lui posait sa façon de croire dans ce monde juif.Car c'est du type de foi qu'il avait que vient la racine de ses ennuis.» Et puis, l'écrivain souhaitait, avec cet Évangile, rendre le roman possible en évitant vingt siècles de clichés : « Si je vous dit Myriam, vous voyez arriver un personnage.Si je vous dit Marie, paf ! vingt siècles d'icônes vous tombent dessus ! » Entre les pages de son roman vivent donc Yohanân le Plongeur, Syméon et autres Yehoûdâh Ð celui dont l'histoire a fait un traître et Éric-Emmanuel Schmitt, le disciple préféré.jusqu'à la fin.Un livre qui aurait pu faire de lui le Salman Rushdie des églises chrétiennes, non ?« Je l'ai craint, avoue-t-il.Mais cela ne s'est pas produit.Il faut prendre ce texte pour ce qu'il est : un roman.Je ne cherche pas à convaincre.J'ai simplement signé un livre insolent, iconoclaste.mais qui exprime une vraie foi.Mon but, c'est de provoquer des échanges, pas des affrontements.» Et ainsi, poursuivre la discussion qu'il a amorcée, enfant, avec son père Ð à qui il dédie L'Évangile selon Pilate.Son père qui lui expliquait son athéisme simplement, pas de manière dogmatique.Son père à qui, aujourd'hui, il raconte sa foi.De la même façon.« Parce que la foi, conclut-il, est une grâce injuste.On peut en avoir besoin, on peut la mériter.mais l'avoir ou pas n'a rien à voir avec le besoin ou le mérite.En fait, on est encore plus respectable quand on ne l'a pas et qu'on se comporte bien.» Et ce n'est pas parole d'évangile, mais parole d'Éric-Emmanuel Schmitt.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Éric-Emmanuel Schmitt : « La foi est une grâce injuste.On peut en avoir besoin, on peut la mériter.mais l'avoir ou pas n'a rien à voir avec le besoin ou le mérite.» 6LP1601D1118 d16 samedi 6LP1601D1118 ZALLCALL 67 00:57:55 11/18/00 B D 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 8 NO V EMB R E 2 0 0 0 Semaine du 19novembre CS 1 1 SHE BANGS Ricky Martin 2 2 THANK YOU FOR LOVING ME Bon Jovi 4 3 AGAIN Lenny Kravitz 5 4 HOLLER Spice Girls 7 5 MINORITY Green Day 8 6 SHAPE OF MY HEART Backstreet Boys 10 7 LADY (HEAR ME TONIGHT) Modjo 3 8 BEAUTIFUL DAY U2 11 9 SAD EYES Enrique Iglesias 6 10 THE WAY I AM Eminem 13 11 JUMPIN' JUMPIN' Destiny's Child 14 12 BOHEMIAN LIKE YOU The Dandy Warhols 9 13 WITH ARMS WIDE OPEN Creed 16 14 YELLOW Coldplay 18 15 ORIGINAL PRANKSTER The Offspring 19 16 DON'T MESS WITH MY MAN Lucy Pearl 12 17 WASTING TIME Kid Rock 20 18 EVERYWHERE I GO Shawn Mullins 15 19 MUSIC Madonna 22 20 IF I TOLD YOU THAT W.Houston et G.Michael 23 21 BLACK JESUS Everlast 27 22 WHY Collective Soul 24 23 STAN Eminem 25 24 AROUND THE WORLD ATC 26 25 BABYLON David Gray 28 26 WHO THE HELL ARE YOU Madison Avenue 29 27 AGAINST ALL ODDS Mariah Carey et Westlife 30 28 DON'T TELL ME Madonna Ð 29 JUST ANOTHER PHASE The Moffats Ð 30 I'M LIKE A BIRD Nelly Furtado avec Nadia Bilodeau CS 1 1 CHEVAL DE FER Okoumé 9 2 SEUL Garou 4 3 QUE TU M'AIMES Bruno Pelletier 5 4 PAGAYEZ Zachary Richard 7 5 TU PEUX PARTIR La Chicane 8 6 LA DÉSISE Daniel Boucher 2 7 UN JOUR OU L'AUTRE Isabelle Boulay 3 8 LA CHAMBRE Jean Leloup 6 9 LEBANESE BLONDE Thievery Corporation 14 10 TU CULO Yannick St-Arnaud 17 11 TANT DE MOTS Mario Pelchat 10 12 ÇA NE ME FAIT RIEN Wyclef Jean 13 13 JE VEUX VIVRE Jane Fostin 18 14 COMMANDO Vanessa Paradis 16 15 MONA LISA Sendiva 11 16 MA GUEULE Éric Lapointe 21 17 DANS TES YEUX Sylvain Cossette 19 18 TANNÉ Richard Petit 20 19 MOI.LOLITA Alizée 12 20 UN AUTRE JOUR Sko MUSIQUE DISQUES Les Prix Opus demain Bach sans son violoncelle CLAUDE GINGRAS C'EST DEMAIN, à 16 h 30, à l'Usine C, que sera proclamé le quatrième palmarès annuel des Prix Opus de musique classique décernés par le Conseil québécois de la Musique.Comme l'an dernier, il y a cette année 25 prix dont un dit « Hommage » dont on sait déjà qu'il sera remis à Maryvonne Kendergi pour ses 85 ans et son action dans le domaine de la musique contemporaine.Les Opus, qui englobent principalement les concerts et spectacles musicaux à Montréal, à Québec et en région ainsi que les disques et les livres, sont attribués par différents jurys qui demeurent anonymes jusqu'au jour du palmarès.Les noms des juges apparaissent alors dans le programme.La période considérée englobe la saison d'hiver et la saison d'été précédant le dévoilement du palmarès Ð dans le cas présent, la période comprise entre le 1er septembre 1999 et le 31 août 2000.Tous les événements et toutes les publications ne sont pas considérés cependant.Seuls sont étudiés les sujets (concerts, disques ou livres) soumis par les organisateurs ou les éditeurs, lesquels doivent débourser, pour chaque sujet, des « frais d'inscription » variant de 63 $ à 149 $ selon leurs chiffres d'affaires.À ces montants versés s'ajoutent un certain nombre de billets de concerts et d'exemplaires de disques ou de livres mis à la disposition des juges.Non décerné par les jurys, le « Prix du public » est déterminé par scrutin populaire.Comme par les années passées, chaque lauréat recevra un trophée conçu expressément pour l'occasion.De plus, deux prix en argent seront décernés : 10 000 $ au « Compositeur de l'année » et 5000 $ à la « Découverte de l'année ».CLAUDE GINGRAS L'ANNÉE DU 250e ANNIVERSAIRE de la mort de Bach, qui s'achève, a suscité de nouveaux enregistrements de la production complète du compositeur ainsi que de ses oeuvres majeures, mais également un certain nombre d'initiatives marginales.À cette catégorie appartiennent les transcriptions que des musiciens, soit compositeurs, soit exécutants, ont réalisées en se basant sur le fait que Bach lui-même transcrivit d'un instrument à un autre ses propres oeuvres ou celles de ses contemporains.Les six Suites pour violoncelle seul semblent avoir particulièrement fasciné les adeptes de ces transcriptions.La Japonaise Nobuko Imai choisit de les jouer à l'alto, comme d'autres l'ont fait avant elle.L'alto se rapproche du violoncelle par son timbre sombre et celle que nous écoutons ici est incontestablement une bonne musicienne.Néanmoins, cette adaptation n'apporte rien à l'original et n'intéressera finalement que les altistes, heureux d'enrichir leur répertoire limité.Même remarque pour le disque de l'Américain Edgar Meyer qui, lui, joue trois des Suites (les nos 1, 2 et 5) à la contrebasse.Si, dans certains passages, l'alto allège l'articulation et la sonorité propres au violoncelle, la contrebasse, elle, alourdit cette musique et la réduit au niveau d'une caricature.Au surplus, il n'est pas toujours possible de jouer parfaitement juste sur l'éléphantesque instrument, comme le concède lui-même M.Meyer dans ses commentaires.De la caricature, on passe au grotesque avec le Bach sur marimba du Français Jean Geoffroy (cette fois, les Suites nos 1, 3 et 5).Aux timbres « exotiques » déjà très éloignés du monde sonore de Bach s'ajoute ici un problème majeur : les vibrations de l'instrument à résonateurs affectent la justesse au point de rendre certains passages carrément méconnaissables.Célèbre pour ses transcriptions, Leopold Godowsky arrangea pour le piano trois des six Suites pour violoncelle seul (les nos 2, 3 et 5) et trois des six Sonates et Partitas pour violon seul (les Sonates nos 1 et 2 et la Partita no 1).Le pianiste américain Carlo Grante consacre un disque à chaque groupe.Ces oeuvres sont présentées ici comme étant « très librement transcrites et adaptées ».Elles le sont en effet.Godowsky en respecte la courbe générale, mais il surcharge la ligne de violoncelle ou de violon d'accords pianistiques aux deux mains où il est parfois difficile de reconnaître l'original.Le résultat n'est cependant pas sans intérêt.On dirait une série de très pianistiques inventions à deux ou plusieurs voix basées sur quelques idées de Bach.Concernant l'exécution : de légers problèmes ici et là, mais, pour l'ensemble, du bon travail.Une autre adaptation, cette fois non pas des cordes au clavier mais l'inverse.Faut-il jouer les Variations Goldberg au clavecin ou au piano ?Bernard Labadie tranche l'éternelle question en proposant, avec ses Violons du Roy, une transcription pour cordes, assortie de nombreux solos, qu'il accompagne d'une analyse très savante.Sans être pleinement convaincante, l'audition nous apporte un certain plaisir, celui de redécouvrir cette belle oeuvre loin des querelles d'instruments.BACH : oeuvres en transcription HHH Suites pour violoncelle seul nos 1 à 6 : Nobuko Imai à l'alto (Philips, coff.2 d., 462 798-2) Suites pour violoncelle seul nos 1, 2 et 5 : Edgar Meyer à la contrebasse (Sony, SK 89183) Suites pour violoncelle seul nos 1, 3 et 5 : Jean Geoffroy au marimba (Skarbo, D SK 1991) HHH Suites pour violoncelle seul nos 2, 3 et 5 : Carlo Grante au piano (Music & Arts, CD-1046) HHH Sonates pour violon seul nos 1 et 2 et Partita pour violon seul no 1 : Carlo Grante au piano (Music & Arts, CD-1039) HHH Variations Goldberg, pour clavier : Les Violons du Roy, dir.Bernard Labadie (Dorian, CD- 90281) Centre de formation professionnelle en cinéma et en télévision date limite d'inscription : Le 8 janvier 2001 PROGRAMME INTENSIF DE FORMATION PROFESSIONNELLE EN TÉLÉVISION De mars à juin SOIRÉE D'INFORMATION LE MERCREDI 6 DÉCEMBRE 2000, DÈS 18 H.PRIÈRE DE CONFIRMER VOTRE PRÉSENCE AU (514) 285-1840, # 201.PAYSAGES CONTEMPORAINS 18-28 novembre Oeuvres récentes de Paul Henry et Blair Paul Vernissage : samedi 18 novembre de 13 h à 17 h.Les artistes seront présents.Ouvert dimanche 19 et 26 nov.de 13 h à 17 h I I I GALERIE WEST END 1358, av.Greene Westmount (Québec) H3Z 2B1 Tél./téléc.: (514) 933-4314 Lun.au sam.de 10 h à 17 h courriel : fineart@westendgallery.com Faites le test officiel de qualification de la Dictée des Amériques qui paraîtra dans le d'aujourd'hui.Vous pourriez participer à la grande finale du 7 avril 2001 à l'Assemblée nationale du Québec.Partenaire majeur 6LP1701D1118 D17 sam.(Arts) 6LP1701D1118 ZALLCALL 67 00:52:36 11/18/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 NOVEMBRE 2000 D17 À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Rien à voir avec les rossignols, de Tennessee Williams.Mise en scène de Serge Denoncourt.Trad.de Michel Tremblay.Avec Normand D'Amour, Michel Dumont, Germain Houde, Marie-France Lambert, Stéphane Brulotte, Louis-Philippe Dandenault, Jean Deschênes, Pierre-Alexandre Fortin, Annette Garant, Sébastien Gauthier, Benoit Girard, Adrien Lacroix, Roger La Rue, Marc Legault et Blaise Trdif.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 2 décembre.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Don Juan, de Molière.Mise en scène de Martine Beaulne.Avec David Boutin, Benoît Brière, Isabelle Blais, Daniel Brière, Michel Comeau, Philippe Cousineau, Alexandre Frenette, Claire Gignac, Philippe Lambert, Raymond Legault, Fanny Mallette, Nathalie Mallette, Denys Paris, Alexandre Provencher, Dominic Bond et David Parent-Laliberté.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.Jusqu'au 3 décembre.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) L'Heureux Stratagème, de Marivaux.Mise en scène de François Barbeau.Avec Markita Boies, Monique Spaziani, Jean Petitclerc, Gabriel Sabourin, Catherine Sénart, Jean Asselin, Nicolas Canuel, François Longpré et Dominique Côté.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.Jusqu'au 2 décembre.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Le Colonel Oiseau, de Hristo Boytchev.Trad.de Iana-Maria Dontcheva.Mise en scène de Peter Batakliev.Avec Léo Argüello, Patrice Coquereau, Stéphane F.Jacques, Vénélina Ghiaurov, Alexis Martin, Miro et Paul Savoie: 20h.Jusqu'au 2 décembre.- Lun., 20h, Michel F.Côté.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Auj., 20h, La Nostalgie du paradis, de François Archambault.Mise en scène de Jean- Stéphane Roy.Avec France Castel, Yves Corbeil, Claude Despins, Jean-Louis Hébert, Denis Houle, Steve Laplante, Julie Ménard, Julie Perreault, Reynald Robinson, Marie-Hélène Thibault et Louise Turcot.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) L'École des femmes, de Molière.Mise en scène d'Alain Knapp.Avec Jacques Allard, Sébastien Delorme, Robert Lalonde, Roland Laroche, Diane Ouimet, Jean Ricard, Évelyne Rompré et Marcel Sabourin.Ven., 20h; sam., 16h.Jusqu'au 2 décembre.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (Salle Fred-Barry, 4353, Ste-Catherine E.) Auj., 19h30, Veillée funèbre, de Guy Foissy.Mise en scène de Manon Lussier.Avec Marie- Anne Alepin, Marie-Ève Breton Soutière, Marc François Blondin, Mélissa Des Landes, Pierre-Alexandre Fortin, Annie-Claude Gagnon, Émilie Gauvin, Annie Girard, Jean-Dominic Leduc, Marie-Pierre Leduc, Catherine Paré et Amélie Prévost.ESPACE GO (4890, St-Laurent) Being at home with Claude, de René-Daniel Dubois.Avec Luc Chapdelaine, Patrick Goyette, Claude Gai, Nino Ménard et René- Daniel Dubois.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h.Jusqu'au 9 décembre.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Dès mar., 20h30, Pension vaudou, de Louise Bombardier.Mise en scène de Diane Dubeau.Avec Violette Chauveau, Marie-Josée Forget, Maxim Gaudette, Dominique Leduc et Jacques L'Heureux.- Jeu., 18h, Je vous raconterai des images., avec Alexis Martin, auteur et comédien.LA LICORNE (4559 Papineau) Cyberjack, de Michel Monty.Avec Michel André Cardin et Stéphane Demers.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.Jusqu'au 9 décembre.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Auj., 16h (en français); dim., 20h (en français); auj., 20h (en anglais); dim., 16h (en anglais), Parlez-moi des tigres, de Robert Kastenbaum.Mise en scène de Brian L.Mishara.Avec Pierre Lenoir, Paul Doucet et une enfant.THÉÂTRE PROSPERO (salle intime, 1371, Ontario E.) Zany, de Yvan Zanetti.Mise en scène de Normand Vincent.Écriture de Pierre Röthlisberger.Du mar.au sam., 20h15.Jusqu'au 2 décembre.SALLE DU MAURIER DU MONUMENTNATIONAL (1182, St-Laurent) La Résurrection de Lady Lester, de Oyamo.Trad.de Michel Garneau.Mise en scène de Julie Vincent.Avec Jean L'Italien, Widemir Normil, Geneviève Rochette, Angelo Cadet, Mireille Naggar, Frédérique Pierre et Didier Lucien.Du mar.au sam., 20h30.Jusqu'au 2 décembre.GESÙ (1200, Bleury) Le Malade imaginaire, de Molière.Mise en scène de Yvon Bilodeau.Avec Jean-Pierre Chartrand, Marc-André Coallier, Francis Reddy, Isabelle Miquelon, Martine Francke, Thomas Gratton, Antoine Durand, Louise Laparé et Martin Lavigne: 20h.Jusqu'au 25 novembre.TAVERNE LE GRILLON (1950, Ste-Catherine E.) L'Homme des tavernes, de Louis Champagne.Avec Sylvio Archambault, Didtafari Bélizaire, Jean-Guy Bouchard, Gary Boudreault, Louis Champagne, Claude-Michel Coallier, Daniel Desputeau, Martin Fortier, Peter Gemmel, Marcel Leboeuf, François Marquis, Simon Meilleur, Jean-François Prud'homme, Éric Rathé, Benoît Rousseau, Luc Roy, Denis Trudel, Francis Vachon, Guy Vaillancourt et Valérie Le Maire.Du mar.au sam., 20h.Jusqu'au 25 novembre.CAFÉ-THÉÂTRE CCSE MAISONNEUVE (4375, Ontario E.) Auj., ven., 20h; dim., 19h30, Même heure l'année prochaine, de Bernard Slade.Mise en scène de France Paquin et Pierre Vaillant.Avec France Paquin et Pierre Vaillant.USINE C (1345, av.Lalonde) Visitatio, de Daniel Finzi Pasca.Présentation de Carbone 14 et Teatro Sunil: 20h.Jusqu'au 2 décembre.LA BALUSTRADE DU MONUMENTNATIONAL (1182, St-Laurent) Jeu et ven., 20h30, À force de compter sur quelqu'un ou quelque chose on en oublie ses tables de multiplication, avec François Étienne Paré.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) De mar.à ven., 20h, Le Choix, de Janette Bertrand.Avec Michel Forget.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Betrayal, de Harold Pinter.Mise en scène de Daniel Brooks.Avec Susan Coyne, Diego Matamoros et Albert Schultz: 20h.Jusqu'au 26 novembre.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Auj., 20h, Lettres d'amour, de A.R.Gurney.Trad.de Jean Leclerc.Avec Françoise Faucher et Gérard Poirier.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Auj., 20h30, Qui a peur de Virginia Woolf?, d'Edward Albee.Trad.de Michel Tremblay.Avec Raymond Cloutier, Pascale Desrochers, Louise Marleau.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Dim., 13h et 15h, NWOLC, idée originale de Paul Vachon et André Clérin.Mise en scène de Paul Vachon.Avec André Clérin, Sylvain Drolet, Géraldine Mosca, Denis St-Onge et Lina Vachon.Présentation du Théâtre de l'Aubergine.(6 à 12 ans) EX-CENTRIS (Ciné-Kid, 3536, St-Laurent) Géant de fer (Le).Dim., 11h.MAISON DES ARTS DE LAVAL Dim., 15h, Contes pour l'automne, avec Sylvi Belleau.(4 à 8 ans) Danse PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Jeu et ven., 20h, Cascade, Syzygy et Piazzolla Caldera, de Paul Taylor.Présentation des Grands Ballets Canadiens.SALLE PIERRE-MERCURE (300, de Maisonneuve E.) Auj.et dim., 20h, Strata (mémoires d'un amoureux), de Pierre-Paul Savoie et sa compagnie PPS Danse.AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Auj., 20h, Bone of Earth, solo de buto de Yukio Waguri, chorégraphe, danseur et directeur de la compagnie Kohzesha (Japon).ESPACE TANGENTE (840, Cherrier) Jeu.et ven., 20h30, Les deux mâchoires 11, de Sandra Parenteau et Nathalie Valiquette.Série des majeurs.ÉGLISE ST-MARK (310, St-Charles O., Longueuil) Auj., 20h, La Luna, chorégraphie de Ginette Prévost.Avec Johanne Madore, Heather Mah, Sophie Lavigne, Julie Labelle et Lucie Vigneault.THÉÂTRE DE LA VILLE (Studio A, 180, de Gentilly E., Longueuil) Mer., jeu., ven., 20h, Sur tes hanches comme montagnes, de Jacques Brochu et Marie-Stéphane Ledoux.STUDIO 303 (372, Ste-Catherine O.) Auj., 20h30, Vernissage-danse 89, chorégraphies de Marine Barrère, Stéphane Deligny, Karina Iraola, Julie Lebel et Victor Quijada.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Auj., 10 h, Concours OSM: piano.Finale.Dim., 15 h 30, Reginaldo Mordenti, pianiste.Schumann, Chopin, Granados, Albéniz, Villa-Lobos.Lun., 19 h, table ronde: l'enseignement vocal.Mer., 20 h., Marie-Hélène Trempe, pianiste, et Jérôme Ducharme, guitariste.Jeu., 20 h, Sven Meyer, violoniste, Benjamin Sutton, violoncelliste, Françoise Gadbois, pianiste.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 19 h, et dim., 20 h, Concours de concertos de Mc Gill.Finale.Dim., 15 h 30, American String Quartet, Setsuko Nagata, altiste, et Julia Lichten, violoncelliste.Quatuor op.51 no 1 et Sextuor op.18 (Brahms).Ladies' Morning Musical Club.Ven., 19 h 30, L'Elisir d'amore (Donizetti).Atelier d'opéra.CONSULAT DE POLOGNE (1500, des Pins O.) Auj., 19 h, Ensemble Con Brio.Dir.Mariusz Monczak, violoniste.Vivaldi, Bacewicz, Noskowski, Paderewski, Bach.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Auj, , 20 h, Ensemble Viva Voce.Dir.Peter Schubert.Bingen, Bach, grégorien.Lun., 20 h, Ensembles de musique de chambre de Mc Gill.Ven., 12 h 15, Jonathan Oldengarm, organiste; 20 h, Ensemble Arion.Monica Huggett, violoniste, Daniel Taylor, hautecontre.Extraits d'oratorios (Handel).UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (Faculté de Musique, salle B-484) Auj., 20 h, Les Mamelles de Tirésias (Poulenc).Atelier d'opéra.PLACE DES ARTS (Piano Nobile) Dim., 11 h, Théâtre Complice: conte musical.Sons et brioches.JARDIN BOTANIQUE Dim., 14 h, Chambristes du Conservatoire.Debussy, Arnold, Bozza.ÉGLISE SAINT-VIATEUR (Outremont) Dim., 20 h, Michèle Boucher, soprano, et Hélène Panneton, organiste.Cilèa, Puccini, Verdi.Entrée libre.BASILIQUE NOTRE-DAME Jeu., 19 h 30, Musiciens de l'OSM, choeurs et solistes.Dir.Martin Dagenais.Bach, Mozart, Tchaïkovsky, chants de Noël.Bénéfice, hôpital Saint-Justine.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Jeu., 20 h, Stéphan Sylvestre, pianiste.Klavierstücke op.11 (Schoenberg), Fantaisie op.17 (Schumann), Papillons et paradisiers (Martinu), Miroirs (Ravel).THÉÂTRE LA CHAPELLE Jeu.et ven., 20 h, Guy Pelletier, flûtiste, et Julien Grégoire, percussionniste.Deux par quatre (Blais, Larue, Plamondon, Rozankovic).CONSERVATOIRE Ven., 20 h 30, Chambristes du Conservatoire.Bach, Lutoslawski, Beethoven, Brahms, Dvorak.SALLE CLAUDE-POTVIN (Laval) Auj., 20 h, dim., 14 h, ven., 20 h, La Traviata (Verdi), en français.Théâtre d'Art lyrique de Laval.Variétés STUDIO-THÉÂTRE DE LA PLACE DES ARTS Auj., 20h, Pierre Létourneau; mer., ven., 20h, Trio Boris.PLACE DES ARTS (salle Maisonneuve) Auj.et dim., 14h et 20h, Phantom, de Maury Yeston et Arthur Kopit.CABARET (2111, St-Laurent) Auj., 20h30, Stephen Faulkner; de mar.à ven., 20h, Johanne Blouin.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Auj.et dim., 20h, Jean Leloup.MÉTROPOLIS (59, Ste-Catherine E.) Jeu., 20h, King Crimson.CASINO DE MONTRÉAL Pierre Lalonde.Mar., mer., jeu., 13h30.Supplémentaire, le 24 novembre à 13h30.Jusqu'au 7 décembre.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL British Invasion, revue musicale inspirée des années soixante, avec 14 musiciens, chanteurs et danseuses; 21h, sauf lun.THÉÂTRE ST-DENIS Auj.et dim., 20h, Grease, avec Serge Postigo et Caroline Néron.LE MEDLEY (1170, St-Denis) Auj., 22h30, Hommage aux Beatles, avec Help; mar., 20h, In Flames, Nevermore, Shadows Fall et Burn it down.LE NOUVEAU CLUB SODA (1225, St-Laurent) Auj., 22h, Thievery Corporation; dim., 20h, Quintette Marcio Faraco; mar., 20h, Richard Petit; jeu., ven., 20h, Dominic et Martin.LE PETIT MEDLEY Auj., 20h, Un bonheur pour emporter s-v-p, avec Étienne Langevin.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 20h, Glaz; dim., 20h, Alexandre Belliard.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Mer., 20h30, Willie Big Eyes Smith; jeu., 20h, The Dears et Julie Doiron; ven., 20h, Wide Mouth Mason.LA LICORNE (4559, Papineau) Dim., 16h et 20h; lun., 20h, Rien de trop, de et avec France Léa.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Auj., jeu., ven., 20h, Le Cahier jaune, avec Michel Vallières.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Auj., 21h, Assar Santana.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Auj., 22h, François Marcaurelle; dim., 22h, Quintette The Shragge; lun., 21h30, Quatuor Sylvain Cossette.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Amalgam; dim., 20h30, Ess'N'Club; mar., 20h30, Manche de pelle.Présentation du Théâtre du Guéridon; mer., de 17h à 19h, Christian Marquis; 21h, John Mc Gale.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 21h30, Mario Fredette et Yan Parenteau; jeu.et ven., 21h30, Éric Desranleau et René Buisson.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Auj., de 21h à 23h, Tom Levitt, Denise Boulanger, Madeleine Royer, Samia Habou, Frédéric Nelli, Réal Legault et Yves Robitaille; lun., 19h, soirée philojazzique de Tom Levitt; jeu., 21h, Benoît Leblanc; ven., 21h, Cosmik Gitans.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Dim., 20h, flamenco; 22h, groupe de jazz; mar., 22h, les Misérats.JAZZONS (300, Ontario E.) Auj., 22h, Anam; dim., 22h, Skip et Tim; mer., 22h, Félix et Alexandre; ven., 22h, Michel Berthiaume avec Skip et Tim.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., 22h, The Howlin Hound Dogs.LE VA ET VIENT (3706, Notre-Dame O.) Auj., 21h, Tomas Jensen.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau et les Copains d'abord; dim., 21h, Jacques Rochon chante Reggiani, Vian; lun., 21h30, Tomas Jensen chante Renaud, Desjardins; mar., 21h30, Raphaël Torr chante Joe Dassin; mer., 21h30, Louis-Étienne.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, Dans mon village, il y a belle lurette., avec Fred Pellerin.BALATTOU (4372, boul.St-Laurent) Mar., Youssou Seck; mer., Madou Diarra: 22h.LE ZEST (2100, Bennett) Lun., 20h, Sculture du son, Karmad'aï et Exode.BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) Dim., Floating Widget, Mad King Ludwig et Sabbath Café; mer., WD-40 et Tony Mess: 21h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., dès 20h, Dany Pouliot et Michel Durocher.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., dès 20h, groupes Alain-François et Daniel Blouin.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., Trio Jeff Johnston; dim., Quintette Diviners: dès 22h.JAZZI'Z (4075B, St-Denis) Auj., Papo Ross, DJ Cobal; dim., Trio Davy Saks: dès 22h.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 21h, groupe The Unthinkables.McKIBBIN'S (1426, Bishop) Auj., 21h30, Town Pants.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., dès 21h30, Kobayashi.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., Johny Owen; dim., Open Mike et Ef; mer., Mick O'Grady: dès 22h.JINGXI CLUB (410, Rachel E.) Auj., dès 22h, duo Dino et Terry.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Dim., 20h30, Nicola Ciccone, Mario Chénart et Monica Freire; ven., 20h30, Chloé Ste-Marie.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Auj.et dim., 20h, Lynda Lemay.LE PUB (1000, boul.du Séminaire N.St-Jean-sur-Richelieu) Auj., 22h, The Ramblers.HÔTEL DE VILLE DE REPENTIGNY (435, boul.Iberville, Repentigny) Dim., 13h30, La Folle Histoire de la chanson (de la douce France au Québec), avec Myreille Bédard et Pier Noli.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Pierre Huyghe - the Third Memory, Muntadas - On Translation: The Audience, Marc Séguin - les Rosaces et Oeuvres- phares.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions De Dürer à Rembrandt: chefsd'oeuvre du quinzième au dix-septième siècle et Hitchcock et l'art: coïncidences fatales.Du mar.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Exposition Visio interior, sculptures d'André Armand Masson.Jusqu'au 25 novembre.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Exposition Africa Musica!.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu.et ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Exposition Finsdesiècle@amccord, Simplement Montréal: coup d'oeil sur une ville unique.Du mar.au ven., de 10h à 18h; sam., dim.de 10h à 17h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions Saint-Laurent, du village à la ville, La figuration en art contemporain, Éventails de dentelle et Arts anciens et traditions artisanales du Québec.Du mer.au dim., de midi à 17h.MUSÉE DE LACHINE (pavillon Benoît-Verdickt, 110, chemin de La Salle) Exposition Rêver en couleurs, oeuvres de Marcel Barbeau, Marcelle Ferron, Clarence Gagnon, Betty Goodwin, Adrien Hébert, Jacques Hurtubise, Arthur Lismer, Jean Mc Ewen et Claude Tousignant.Du mer.au dim., de 11h30 à 16h30.Jusqu'au 17 décembre.MAISON ST-GABRIEL (35, Notre-Dame O.) Exposition L'Empreinte du temps.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Oeuvres de Shelly Low.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 17 décembre.ARTOTHÈQUE DE MONTRÉAL (5720, St-André) Exposition La Vérité avec un grand V.Mer.au ven., 12h30 à 19h; sam., 11h à 17h.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière, espace 401) Oeuvres de Catherine Farish, Yves Archambault, Jacinthe Tétrault, Peter SS.Calvert, Suzanne Fortin, Richard Séguin et Jo-Anne Tremblay.Du lun.au ven., de 10 h à 16h.BORDUAS (207, Laurier O.) Burins de Christiane Roy et monotypes de Michel Lancelot.Du lun.au ven., de 9 h à 18h; sam., de 10h à 17h.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Exposition Réminiscence, oeuvres de Sybil Israelian et peintures de Gary Evans.Du lun.au jeu., de 9h à 21h; ven., de 9h à 15h; dim., de 10h à 17h.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O., espace 444) Expositions Aphélie et Périgée, oeuvres de Maria José Sheriff et Taïwan, oeuvres de Jean-Pierre Morin.Mer.au sam., 12h à 17h30.CENTRE DE CRÉATIVITÉ - LES SALLES DU GESÙ (1200, de Bleury) Exposition Art sacré, oeuvres de Robert Cadot, Jean-François Bégin, Nathalie Labrecque et Ginette De Lottinville.Du lun.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 20 décembre.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Exposition Lovely Ornament.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 16 décembre.CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM (1440, Sanguinet) Exposition Studio Dumbar Behind the seen.Du mer.au dim., de midi à 18h.GALERIE BELGO (espace 418, 372, Ste-Catherine O.) Exposition Impromptu, oeuvres de Monique Auger, Anne Mc Laughuin et Anne-Marie Pelletier.Du mer.au sam., de midi à 18h.GALERIE BERNARD (90, av.Laurier O.) Auj., 12h à 17h, peintures de Janine Carreau.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Oeuvres de Pierre Blanchette.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.Jusqu'au 9 décembre.GALERIE D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Exposition Investir dans l'art un plaisir, oeuvres de Riopelle, Borduas, Bellefleur, Bruneau, Knowles, Thibeau, Varley, Dallaire, Francis, Appel, Goodwin, Fortin, Hurtubise, Mc Ewen, Torres, Castelli.GALERIE D'AVIGNON (102, Laurier O.) Oeuvres de Suzanne Joubert.Jusqu'au 26 novembre.GALERIE DE L'ISLE (1451, Sherbrooke O.) Oeuvres de Georges Briata, Louise Cashens, Christiane Frenay, Urbain Huchet, Jean- Pierre Kolasinsky, Llado, Hélène C.Pichot, Pierre Pivet, Jean-Maxime Relange, Andrée Roumanet, Nicolay T.et Robert Vernet-Bonfort.GALERIE DES MÉTIERS D'ARTS DU QUÉBEC (marché Bonsecours) Meubles de Kino Guérin.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu'au 3 décembre.GALERIE BERNARD DESROCHES (2125, Crescent) Peintures, sculptures et oeuvres sur papier de Leo Schimansky.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Peintures de Michèle Drouin.Du mar.au ven., de 13h à 18h; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 26 novembre.GALERIE ENTRE-CADRE (4895, St-Laurent) Oeuvres des artistes de l'atelier du Frère Jérôme.Jusqu'au 15 décembre.GALERIE F.52 (4933, de Grand-Pré) Exposition Comix 2000 - l'Association.GALERI CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Oeuvres de Patrick Rodrigue.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 502) Exposition Le Phénix et la salamandre.Du mar.au sam., de 13h à 18h.Jusqu'au 30 nov.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Oeuvres de Jacques Hurtubise.Du mer.au ven., de 11h à 18h; sam., de midi à 17h.GALERIE KASTEL (1368, av.Greene) Auj., oeuvres de Michael Khoury.GALERIE KLIMANTIRIS (742, Décarie) Peintures de Kreso Cavlovic, Pierre Chevassu, Elisabeth Goujon et Ricard Hétu.GALERIE WALTER KLINKHOFF (1200, Sherbrooke O.) Auj., oeuvres de Chantale Jean.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de José Cuenca et Nicole St-Pierre.GALERIE ELENA LEE (1460, Sherbrooke O.) Oeuvres de Steve Heinemann.Du mar.au ven., de 11h à 18h.Jusqu'au 28 novembre.GALERIE L'EMPREINTE (272, St-Paul E.) Exposition Cent Titres.Jusqu'au 30 nov.GALERIE D'ART LEONARD & BINA ELLEN (1400, de Maisonneuve O.) Oeuvres de Manuel Pina, Edward Poitras, Jorma Puranen et Jin-Me Yoon.Du lun.au ven., de 11h à 19h; sam., de 13h à 17h.GALERIE LES IMPATIENTS (100, Sherbrooke E.) Dès mer., exposition Le Noël des autres.Mar.au ven., 11h à 17h; sam., dim., 13h à 16h.GALERIE LES MODERNES L'ANNEXE (372, Ste-Catherine O.) Peintures de Fatima Augusto.Du jeu.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 2 décembre.GALERIE OLIVIER MARTIN (4021, Dandurand) Exposition Vitrine d'automne 2000.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Oeuvres de Marcel Fecteau, Sylvie Larose et Henri Masson.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 21 novembre.GALERIE D'ART OPHÉLIE (1374, Fleury E.) Oeuvres de Patrice Ahrweiller, Léo Ayotte, Vivian Case-Fox, J.-Guy Desrosiers, John Hammond, A.Rousseau, Tex Lecor, N.Hudon, Roland Palmaerts, Jacques Poirier, Marc Siméon, S.Tremblay et Jacques Lisée.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Auj., exposition Au fil du temps, oeuvres de Suzane Langlois.GALERIE 418 (372, Ste-Catherine O., espace 418) Auj., de midi à 17h, exposition Meat.GALERIE LILIAN RODRIGUEZ (372, Ste-Catherine O.) Photographies de Margaret Lawther.Mer.au ven., 12h à 17h30; sam., 12h à 17h.GALERIE SOLEIL (207, Laurier O.) Auj., de 11h à 17h, oeuvres d'Areg Elibekian.GALERIE SOUS LE PASSE-PARTOUT (5276, av.Notre-Dame-de-Grâce) Oeuvres de Jane Low Beer.Du mar.au sam., de 11h à 18h.Jusqu'au 1er décembre.GALERIE SYMBOLE ART (2780, de Salaberry) Dès lun., oeuvres de François Faucher.Lun., mar., mer., 9h30 à 18h; jeu., ven., 9h30 à 21h; sam., 9h30 à 17h; dim., 12h à 17h.GALERIE 303 (372, Ste-Catherine O.) Peintures de Marie Lacourcière.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle et oeuvres de Maurice Domingue.GALERIE UQAM (1400, Berri) Oeuvres de Marian Dale Scott et Teofil Valeriu Ghetiu.Du mar.au sam., de midi à 18h.GAALERIE J.-P.VAILLANCOURT (9211, Lajeunesse) Peintures de Jean-Pierre Vaillancourt.Du mar.au sam., de 10h à 18h.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Peintures et sculptures des artistes de la galerie.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.Jusqu'au 23 décembre.GALERIE VOX (marché Bonsecours) Auj., exposition Les chambres précaires, oeuvres de Jacqueline Salmon.GALERIE WADDINGTON (1446, Sherbrooke O.) Oeuvres de Michèle Drouin.Jusqu'au 25 nov.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Oeuvres de Paul Henry et Blair Paul.GALERIE YERGEAU DU QUARTIER LATIN (2060, Joly) Exposition Amalgame, oeuvres de Melinda Pap.GALERIE ZEKE (3955, St-Laurent) Auj.et dim., peintures de Marcus Hildebrandt.GALERIE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART QUÉBEC (2025, Peel) Exposition Unmarked Lives.HAN ART CONTEMPORAIN (460, Ste-Catherine O, suite 409) Auj.et dim., oeuvres de Zhu Lan, sculptures africaines et oeuvres de Susan Lazar-Hart.MONTRÉAL TÉLÉGRAPHE (206, de l'Hôpital) Oeuvres de Monique Mongeau.Du jeu.au dim., de midi à 18h.Jusqu'au 26 novembre.OBORO (4001, Berri, espace 301) Oeuvres de Laurie Walker.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 10 décembre.OBSERVATOIRE (372, Ste-Catherine O., espace 426) Oeuvres de Marie-France Giraudon et Emmanuel Avenel.Jusqu'au 9 décembre.OCCURRENCE (480, Ste-Catherine O., espace 307) Auj., oeuvres photographiques de Maurice Alejo et Patricia Lagarde.OPTICA (372, Ste-Catherine O., espace 508) Oeuvres de Nestor Kruger et Nicolas Baier.Du mar.au sam., de midi à 17h.POS-ART (1326, Ontario E.) Exposition Métaphore.Mar., mer., ven., 13h à 18h; ven., 13h à 20h; sam., 13h à 17h.USINE C (1345, av.Lalonde) Photographies de Yan Giguère.Expo-vente d'artisanat canadien Le mardi 21 novembre, de 10 h .18 h Une s.lection d Õobjets-cadeaux canadiens offerts exclusivement au Mus.e Mc Cord.Entr.e gratuite pour tous finsdesicle@mccord Une exposition multim.dia qui vous fera voyager dans le temps.LÕart des ic.nes repr.sentant la Nativit.(atelier bilingue en deux parties avec Anka Elena Patru) Le samedi 18 novembre et le samedi 25 novembre, de 10 h .13 h.Lors de cet atelier, apprenez les techniques anciennes de l Õart religieux byzantin.Adultes 50 $, membres, .tudiants et a.n.s 40 $.Taxes, mat.riaux et accs aux expositions du Mus.e inclus.Au royaume des pantins (atelier bilingue) Le dimanche 26 novembre, .13 h 30 Les costumes de Casse-Noisette des Grands Ballets Canadiens de Montr.al sÕexposent au Mus.e Mc Cord.Au gr.de votre imagination, fabriquez des pantins de carton inspir.s des personnages du c.lbre ballet.Adultes 10 $, enfants de moins de 16 ans 5$.Taxes et admisison au Mus.e inclus.690, Sherbrooke O., Mtl.M.tro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca 6LP1801D1118 D18 sam.(Arts) 6LP1801D1118 ZALLCALL 67 00:54:08 11/18/00 B D 1 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 8 NO V EMB R E 2 0 0 0 Belle harmonie en noir et blanc La saison des livres FRANÇOISE KAYLER GASTRONOTES Ils arrivent en rafale.Salon du livre et fêtes de fin d'année en vue, la saison où les livres sont en vedette commence.Les livres de cuisine n'échappent pas à cette belle folie.Moins on cuisine, plus on mange au restaurant, plus on confie aux autres le soin de nous nourrir, et plus on publie de livres de recettes ! Huit cents recettes, c'est beaucoup et peut-être beaucoup trop.À moins que l'on choisisse ce livre pour en faire le seul et unique livre de sa cuisine.Bien cuisiner, du marché à votre table est une sorte d'encyclopédie présentant pour aujourd'hui des recettes d'hier et d'aujourd'hui.Le classique poulet au vinaigre est inscrit dans la catégorie « facile » ; le lièvre à la royale, recette mythique entre toutes, est classé dans le « spécial gourmet ».L'un et l'autre semblent ne présenter aucun obstacle d'exécution.Pas plus que la mousse aux avocats du « dîner copains ».Le livre est à la fois beau et pratique, et son prix de vente n'est pas excessif (39,95 $).Il est relié sous spirale et la seule crainte est que celle-ci cède à force d'être mise à contribution.Par contre, ce type de reliure a l'avantage de faciliter l'utilisation du livre en le pliant.La couverture est protégée et le papier utilisé est robuste et glacé.La division du livre suit le principe d'un classeur.À l'intérieur de chaque chapitre, les recettes sont classées par ordre alphabétique.Deux index permettent une consultation rapide de ces 500 pages bien remplies, bien illustrées, qui n'ont pas la prétention de présenter des recettes de « chefs », mais qui récapitulent à peu près tout ce que l'on veut savoir quand on fait la cuisine chez soi, pour soi ou pour recevoir des amis.Entre amis Voilà un livre d'images pour les petits qui sont devenus grands.un livre où le bricolage est devenu préparations culinaires et, surtout, petits plats à préparer pour les amis, entre amis.Cuisinez entre copains, qui s'adresse à de jeunes adultes amateurs de bonne cuisine sans être cuisiniers, n'empêchera pas les « vieux » de se l'offrir.C'est un livre bien fait, intéressant, vivant, qui donne le goût de jouer avec ses casseroles sans aucune gêne.Une centaine de recettes y sont réunies.Elles sont classiques au sens où leurs bases sont solides, mais elles se permettent d'être démodées.Elles le sont, parfois, simplement parce qu'elles reviennent aux modes anciennes, au roux dénigré par la nouvelle cuisine, par exemple.Sans en avoir l'air, le livre est un guide pour débutants.Un livre qui ne donne pas que des recettes et des « trucs pour réussir », mais qui explique le pourquoi des opérations et permet d'aller plus loin, sans avoir à simplement répéter sans comprendre.C'est un livre à offrir aux ados qui quittent la famille pour vivre en appartement, aux jeunes couples, aux personnes seules qui veulent s'engager dans un nouveau départ.BIEN CUISINER, DU MARCHÉ À VOTRE TABLE, Marie-Claude Bisson, Solar CUISINEZ ENTRE COPAINS, Sabine Salzer et Sebastian Dickhaut, Solar FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS Un grand marché très animé, un théâtre ancien revenu à la vie : c'est entre les deux qu'un nouveau bistro s'est installé.Une source d'approvisionnement d'un côté, une nourriture pour l'esprit de l'autre.Entre le marché Atwater et le théâtre Corona, Le P'tit Bonheur ne manquera pas d'atmosphère.Avoir un restaurant à portée de pas, c'est une bénédiction lorsqu'on va au théâtre.Avant ou après, pouvoir prendre un repas ou avoir le loisir de terminer la soirée en la prolongeant doucement, c'est un vrai « p'tit bonheur ».Et dans ce cas précis, le plaisir est double : le théâtre et le restaurant communiquent par l'intérieur.Délaissant le jaune et les miroirs sur les murs, ce nouveau bistro mise sur le blanc.Sur le blanc et le noir, deux couleurs qui n'en sont pas, mais qui sont traditionnellement attachées à l'hôtellerie.Par contre, Le P'tit Bonheur a conservé les banquettes.Elles sont remarquables.À deux points de vue.Autant pour l'oeil que pour le confort.Longeant les murs ou arrondies pour recevoir les convives en les isolant, elles sont une pièce maîtresse du décor.Les banquettes sont rarement confortables.Mousseau, qui avait « meublé » des lieux où la banquette était importante, l'avait définie et mesurée avec précision.Celles de ce bistro respectent ses critères.La carte est de rigueur.Les grillades y sont à l'honneur et la bière ponctue les plats en s'identifiant.Il faut noter que les portions sont généreuses.Moulés en forme de quenelles multipliées par quatre, les cretons étaient accompagnés d'une gelée faite de betteraves et de bleuets et de tranches de citron qui relevaient la grisaille de la charcuterie.L'ensemble était agréable sans être particulièrement savoureux.Répétée à l'infini, mais toujours agréable, la salade au chèvre chaud était bien servie.Sur des feuilles de toutes les couleurs et de toutes les saveurs, aromatisées d'une vinaigrette légère pour laisser la vedette au fromage, le chèvre était de belle qualité, à peine chauffé sur de vrais croûtons.Le potage du jour prenait la forme d'un consommé au fenouil qui aurait eu toutes les qualités s'il avait été plus parfumé.Ce qui ressortait, c'était plus l'impression que laisse un sel aromatisé aux légumes.Les assiettes des plats principaux sont un peu théâtrales.Elles sont composées de beaux produits, chacun très bien traité, mais ne s'accordant pas toujours.La canneberge est un beau petit fruit que l'on redécouvre.Elle n'accompagne pas toutes les viandes avec bonheur.Et surtout pas le boeuf.La bavette, pas tout à fait une bavette d'ailleurs, grinçait sous la tombée acide.Les pignons ne jouaient aucun rôle.La côte de porc était plus heureuse, accompagnée d'une bonne sauce à la bière.Les légumes des deux garnitures auraient composé un plat intéressant à eux seuls.La carte des desserts est invitante.La génoise aux carottes était jolie, légère, sans aucune parenté avec le gâteau aux carottes traditionnel.Le P'tit Bonheur 2496, rue Notre-Dame Ouest 514 931-0500 Ouverture : du lundi au vendredi, de 11 h à 23 h ; samedi, de 17 h à 23 h Fumée : deux sections Consommé au fenouil Cretons, façon « Luc Plamondon » Salade au chèvre chaud Côte de porc, réduction « Eau bénite » Bavette, poêlée d'atocas et pignons Génoise aux carottes Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 56,25 $ LE PORTUGAL À MONTRÉAL AU Goûtez les spécialités du chef, directement de Lisbonne, tout en écoutant le son magistral du fado 111, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Tarif spécial pour stationnement Tél.: (514) 861-4562 Fax : (514) 878-4764 I Dîner d'affaires Bières importées I Tous les jours de 11 h à 23 h I Sam.de 16 h à 23 h I Fermé le dimanche vivant et votre recette.Réservez dès maintenant.Vous choisissez votre homard 403, Place Jacques-Cartier Tél.: (514) 398-9090 Salle de 50 à 100 personnes disponible Vue magnifique sur la Place Jacques- Cartier et sur tout le Vieux-Montréal .pour vos parties des fêtes! ENTRÉES Coeurs de palmiers et d'artichauts vinaigrette 5,95 $ Escargots provençale 6,25 $ TABLE D'HÔTE 1) Linguini panzoni 15,95 $ crevettes, champignons, ail, sauce rose 2) Pasta trio gratiné 16,95 $ penne, lasagne, cappeletti, crème 3) Combo : filet mignon et crevettes fradiavola 19,95 $ 4) Filet de sole amandine 17,95 $ Toutes nos assiettes sont servies avec soupe et dessert I I I MENU ENFANT 1) Spaghetti bolognese 5,45 $ 2) 1/2 poitrine de poulet et linguini napolitaine 6,35 $ Les assiettes pour enfants sont servies avec le dessert du jour et une liqueur douce.BON APPÉTIT! Réservez-tôt pour les parties des Fêtes.Pour réservations, voir notre annonce dans cette section Table d'hôte à partir de 17,95$ 6LP1901D1118 D19 sam.(Arts) 6LP1901D1118 ZALLCALL 67 00:52:50 11/18/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 NOVEMBRE 2000 D19 Un vin qui fait l'unanimité! DU VIN Il n'est pas rare que les opinions de dégustateurs expérimentés diffèrent à propos d'un même vin.Le grand oenologue bordelais Émile Peynaud Ð le maître entre les maîtres Ð a déjà écrit qu'il fut longtemps agacé par ces divergences.Jusqu'où jour où il réalisa que la confrontation des opinions était au contraire extrêmement utile, puisqu'elle permet de mieux comprendre les vins.C'est-à-dire d'en cerner toutes les qualités et les nuances, et, le cas échéant, d'en détecter également les défauts.Or, il arrive que certains vins fassent l'unanimité ! Pas plus tard que la semaine dernière, au cours d'une de ces nombreuses dégustations auxquelles est conviée la presse spécialisée, un bordeaux rouge recueillit ainsi les suffrages de tous les dégustateurs.« Très réussi », répétait-on d'un bout à l'autre de la table.Après avoir craché consciencieusement tous les vins dégustés (il y en avait 14), l'auteur de ces lignes ne put s'en empêcher : il cracha donc de nouveau, mais cette fois à l'envers, quelques gorgées du Premières Côtes de Bordeaux 98 Château Reynon ! C'est un bordeaux de charme, à la robe pourpre-prune, d'une teinte soutenue, et au bouquet séduisant, dominé par des notes de fruits rouges, nuancé, avec un boisé élégant, aux notes de pain grillé.Même plaisir et même satisfaction en bouche.Moyennement corsé, il s'agit d'un vin aux belles saveurs de fruits rouges, au goût délicatement torréfié, genre café et pain grillé (c'est le bois), et aux tannins tendres, caressants.Ce n'est pas donné, mais il ne coûte pas les yeux de la tête ! Vin de spécialité (S), 941187, 23,75 $, HHH $$($) 2-3 ans.Élaboré avec surtout du Merlot (60 %) et du Cabernet Sauvignon (40 %), il est élevé en fûts, dont le quart sont neufs.Vin de style résolument moderne, il est déjà prêt à boire, comme l'exige le marché actuel.Vin d'une appellation située au sud du Bordelais et où on cultive les mêmes cépages (Cabernet Sauvignon et Merlot, notamment), le Buzet 96 Baron d'Ardeuil, tout en offrant lui aussi un très bon rapport qualité-prix, est un vin de style plus traditionnel, un peu austère à cause de l'astringence de ses tannins, sans donc, si je puis dire, les rondeurs du précédent.Relativement corsé, il a un bouquet là encore de fruits rouges, bien mûr, et aux nuances subtiles.Produit courant (C), 446187, 16,75 $, HHH $$ 2-3 ans au moins.Un Cornas Petit domaine d'une des plus petites appellations de la vallée du Rhône (elle compte moins de 100 hectares), le Cornas 98 Les Eygats Domaine de Courbis enchantera les amateurs de ces vins corsés, parfois un peu carrés, et de très bonne garde.Violacé, très coloré, c'est un vin au riche bouquet, généreux, profond, et qui, avec l'aération, acquiert de très belles notes de mûres, d'une grande pureté aromatique.Corsé, ample, concentré, ses tannins n'ont rien de dur, et font plutôt penser à du velours à la trame très serrée.Très beau Cornas.S, 871848, 44,25 $, HHH(H) $$$$ 8-9 ans environ.Est-ce parce que le millésime 98 est si réputé pour ces régions ?Toujours est-il que certains viticulteurs du sud de la France, notamment du Languedoc, ont trop boisé leurs vins de ce millésime, comme s'ils avaient voulu.les faire plus grands que nature ! Vin d'une appellation modeste, mais qui a su s'élever bien au-dessus de celle-ci, le Costières de Nîmes 97 Cuvée Éole Rouge Château de la Tuilerie était, dans ce précédent millésime, un vin flamboyant, concentré, au fruit magnifique.Le vin du millésime 98, tout en étant très bon, n'a pas le même éclat, car dominent, au nez et en bouche, des arômes fumés qui masquent le fruit dans une bonne mesure.D'un grenat à reflets prunes, sa robe est profonde, à peine transparente, son bouquet est large, quoique assez retenu pour l'instant, avec ces notes fumées insistantes, et même de mine de crayon et de cumin (c'est le bois).La bouche suit, moelleuse, concentrée, les mêmes arômes s'imposant du point de vue gustatif, sur des tannins ronds, gras.S, 873620, 31,25 $, HHH $$$($) 4-5 ans.Fini ce temps où la Provence n'était connue que pour ses rosés, certes agréables, mais qu'on oubliait aussitôt bus ! À preuve, le Côtes de Provence 98 Domaine de la Courtade, au style très proche des vins de Bandol, et qui, lui, ne verse pas dans les excès pour ce qui est du bois.Élaboré avec essentiellement du Mourvèdre (à 97 %, plus 3 % de Syrah), c'est un vin corsé et qui en a le caractère, et donc assez sauvage, en raison de ses tannins carrés, plutôt rudes, mais qui ne feront pas peur aux amateurs du genre.Le nez est très mûr, également un peu sauvage, avec des odeurs de fruits rouges arrivés à leur pleine maturité et cette note iodée propre aux vins de Mourvèdre.On aime ou pas Ð j'aime ! S, 896373, 26,60 $, HHH $$$ 3-4 ans aisément.Des vins de Pinot noir Chose qu'on aurait sans doute cru impossible il y a une quinzaine ou même une dizaine d'années seulement, les Californiens maîtrisent de mieux en mieux la grande variété de Bourgogne, à savoir le Pinot noir, considéré comme le plus difficile et le plus capricieux des cépages rouges.On en a une preuve éclatante avec le Pinot noir Santa Maria Valley 98 Byron, vendu hélas ! uniquement au magasin Signature, rue Metcalfe, à prix correct.Rouge clair un peu prune, d'une couleur parfaitement caractéristique, il s'agit d'un vin.chat, aguicheur, au bouquet très typé Pinot noir, raffiné, intense.Plutôt léger, ses saveurs ont beaucoup d'éclat, sur des tannins fins, serrés.Impeccable ! 900340, 29 $, HHH(H) $$$($) 3-4 ans sans doute.Le Beaune 1er cru Les Epenottes Pierre Bourrée (comme le Baron d'Ardeuil 96 par rapport au Château Reynon 98) est de son côté un vin de style traditionnel, et même ancien, sans que cela lui enlève de ses qualités.Le bouquet est de bonne ampleur, fait d'odeurs de fruits rouges et cuits, relevé par un boisé épicé, un peu rustique, avec une bouche charnue, aux tannins assez anguleux, plutôt austère, mais qui donne l'assurance qu'il tiendra la route.S, 872366, 38,75 $, HHH(H) $$$$ 5-6 ans au moins.Enfin, et pour conclure par un blanc, le Premières Côtes de Blaye 98 Château Haut-Bertinerie fait une large place au bois, mais le fruit et les arômes pénétrants de Sauvignon blanc résistent Moyennement corsé, onctueux à cause de son gras, son boisé est tout aussi présent en bouche, mais le Sauvignon conserve sa place, sans qu'il s'agisse d'un vin très fin.Et son après-goût persiste un très long moment.S, 720854, 15,95 $, HH(H) $($) 2-3 ans.La valeur totale des prix offerts est de 1 997,50 $.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.Les gagnants devront répondre à une question d'habileté mathématique pour mériter leur prix.Ces personnes recevront automatiquement leur prix par la poste dans un délai de 4 semaines.jour La bonne nouvelle du ! La Presse vous offre la chance de gagner le livre : LE SAINT-LAURENT de Jean-François Hamel et Annie Mercier publié par Jusqu'au 18 novembre 2000, nous publierons quotidiennement les noms de 10 gagnants abonnés à La Presse.(514) 285-6911 Pour appels interurbains seulement : 1 800 361-7453 Voici les chanceux d'aujourd'hui Abonnez-vous et vous pourriez être aussi parmi les chanceux du jour.M.Bélanger de Laval Mme Bernier de Saint-Lambert M.Cochrane de Montréal M.Daoust de Les Coteaux Mme Dumont de Longueuil M.Khalaf de Montréal Mme Labelle de Saint-Hubert Mme Morissette de Dollard Des Ormeaux M.Peloquin de Tracy M.Tardif de Boucherville Mme Françoise Pageau de Montréal M.Courville de Châteauguay M.Claude Ruel de Laval Mme Johanne Gagnon de St-Rémi M.Rheault Gilbert de Ste-Thérèse Mme Diane Paquette de Longueuil M.Sylvie Lessard de Rosemère Solange Ferland de Montréal M.Yves Pilon de St-Télesphore M.Alain Alary de Montréal JEUDI, 30 NOVEMBRE 10h00 Danse Le Carré des Lombes (Canada) Virpi Pahkinen (Suède) Toronto Dance Theatre (Canada) Montréal Danse (Canada) Théâtre Maisonneuve (Place des Arts) 18h30 Danse Lanònima Imperial, Cuerpo de sombra y luz (Espagne) Salle Marie-Gérin-Lajoie (UQAM) 22h00 Vari.t.s Grand Dérangement (Canada) Eric Longsworth (Canada) Bévinda (France) El Hadj N'Diaye (Sénégal) Nouveau Club Soda VENDREDI, 1ER DÉCEMBRE 10h00 Th.tre The Old Trout Puppet Workshop (Canada) Hanspan Visual Theatre (Australie) Théâtre Le Clou (Canada) Theatre Smith-Gilmour (Canada) Moyse Hall (Université Mc Gill) MARDI, 28 NOVEMBRE 18h30 Arts multidisciplinaires Cirque Éloize, Cirque Orchestra (Canada) Théâtre Saint-Denis MERCREDI, 29 NOVEMBRE 10h00 Musique Arsenal à musique (Canada) Jasper Wood (Canada) Lucille Chung (Canada) Yegor Dyachkov (Canada) Salle Marie-Gérin-Lajoie (UQAM) 18h30 Th.tre Sémola Teatre, ¿Bailamos ?(Espagne) Moyse Hall (Université Mc Gill) 22h00 Vari.t.s Touré Touré (Sénégal/Mauritanie) David Gonzalez & D.D.Jackson Trio (États-Unis) Gérald Laroche (Canada) Claudia Martínez (Mexique) Nouveau Club Soda 18h30 Musique Arz Nevez (France) Moyse Hall (Université Mc Gill) 22h00 Vari.t.s The Arrogant Worms (Canada) Lisa Patterson (Canada) Susie Arioli Swing Band (Canada) Bob Walsh et le Quatuor à cordes Allard (Canada) Nouveau Club Soda SAMEDI, 2 DÉCEMBRE 10h00 Arts multidisciplinaires Dulcinée Langfelder (Canada) Smythe & Saucier (Canada) Do Jump (États-Unis) Cirque Éos (Canada) Salle Marie-Gérin-Lajoie (UQAM) Les spectacles au Nouveau Club Soda sont réservés aux personnes âgées de 18 ans et plus.Laissez-passer disponibles aux guichets des salles Développement économique Canada | Canada Economic Development Patrimoine canadien | Canadian Heritage Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international Department of Foreign Affairs and International Trade Ministère de la Culture et des Communications Ministère des Affaires municipales et de la Métropole Ministère du Travail et de l'Emploi Ministères des Relations internationales SALLE MARIE-G RIN-LAJOIE SALLE MARIE-G RIN-LAJOIE LE 9E MONDIAL DES ARTS DE LA SCÈNE DU 28 NOVEMBRE AU 2 DÉCEMBRE 2000 SALLE MARIE-G RIN-LAJOIE COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET ANNULÉ 6LP2001D1118 d 20 same 6LP2001D1118 ZALLCALL 67 00:53:06 11/18/00 B D20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 NOVEMBRE 2000 MUSIQUE Jorane en orbite JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE LE 5 NOVEMBRE dernier, Jorane est montée sur la scène du Théâtre Saint-Denis pour remettre un Félix.Pendant un instant, la jeune chanteuse- violoncelliste s'est demandé ce qu'elle faisait là.L'ADISQ, le showbiz, le glamour, ce n'est pas vraiment sa tasse de thé.Mais elle a fini par se trouver une raison : « Si j'y suis allée, c'était pour montrer que j'étais là à tous ceux qui sont dans le même trip que moi.» La phrase est courte, mais elle en dit long.Car Jorane, en effet, n'a pas passé beaucoup de temps au Québec ces derniers mois.On l'a bien vue sur les scènes de la Vieille Capitale au dernier Festival d'été, ou encore aux Franco Folies au mois d'août.Sinon, la jeune artiste de 25 ans a passé l'essentiel de son temps à tourner au Canada anglais, en France et plus récemment en Allemagne.Grosse année certes, mais ça ne l'a pas empêchée d'enregistrer un deuxième album.Un peu tôt, diront certains, Vent Fou étant sorti il y a un peu plus d'un an.Mais Jorane est en pleine période d'effervescence.La réception plutôt favorable de son premier album (20 000 exemplaires vendus au Canada) a donné des ailes à son violoncelle et c'est la caboche pleine d'idées que la musicienne a concocté ce 16 mm, lancé en début de semaine.Moins chanson et plus musique de film (d'où le titre), cette nouvelle galette est avant tout un « trip d'ambiances et de spontanéité », clame Jorane.La moitié des pièces a été composée sur le moment, pendant les séances d'enregistrement dans une chapelle de Terrebonne.Séances auxquelles ont également participé quelques amis musiciens, le violoncelliste James Darling, la vocaliste Geneviève Jodoin et les complices de Vent Fou, Thomas Babin et Alexis Martin.Malgré une certaine sophistication dans ses musiques, n'imaginez surtout pas que le processus de création fut complexe et sibyllin.Invitée à décrire sa démarche, Jorane se fait désarmante de simplicité.« Je prends mon violoncelle.Si je sens de quoi, ça veut dire quelque chose.Si je sens rien, je continue à chercher.Il faut que ça fasse tzttt à l'intérieur.» Instinctive et non rationnelle en quelque sorte.Guère plus radiodiffusable que le précédent, 16 mm est une suite apaisée à Vent Fou, suggère la musicienne.Si le premier album brillait par son éclectisme et son bouillonnement parfois incontrôlé, 16 mm suit une courbe relativement stable, presque douce malgré sa folie implicite.« Vent Fou était plus disparate.C'est comme si on avait visité plein de pays, de maisons, de châteaux.Cette fois, c'est un seul pays, un seul château, une seule maison, mais avec différentes pièces.Je crois que celui-là s'écoute mieux.Je le qualifierais de vin rouge, dans ce sens qu'il s'écoute en soirée, pour la détente, entre amis, ou même tout seul.Au fait, est-ce qu'il y a une section vin rouge chez Archambault ?» Petit sourire de Jorane, qui vous regarde avec ses grands yeux noirs de jeune fille mutine.L'atmosphère de son nouveau disque se prête bien à ce matin d'automne gris et humide, mais la conversation dévie bientôt sur le showbiz, un monde qu'elle apprend à découvrir depuis un an.Candidate au Félix de la Révélation de l'année (remporté par Daniel Boucher, rappelons-le), Jorane fait désormais partie de la grande famille de l'industrie du disque québécois.Pour le meilleur et pour le pire, puisqu'elle a également goûté à la médecine (dure) de quelques critiques locaux au cours de la dernière année.La fin d'un conte de fées ?Au contraire, répond celle qui n'avait même jamais envisagé faire ce métier.Avec du recul, la violoncelliste affirme en avoir tiré les meilleures leçons.« Je m'habitue.Que les critiques soient bonnes ou mauvaises, je te dirais qu'il y a une étape à franchir.Et ce mur-là, j'ai fini par sauter par-dessus.L'important, c'est de savoir pourquoi tu fais ce métier-là.D'en être conscient.De pouvoir justifier chacun de tes choix artistiques s'il le faut.» Pour le reste, Jorane continue de progresser sur la mince ligne qui sépare l'underground (musique plus exigeante que la moyenne) du commercial (elle est sur étiquette Tacca).Des ambitions ?Un idéal ?Des projets ?La musicienne a déjà un troisième et un quatrième albums en tête, mais rien de très précis pour le moment.« Ce que j'aimerais.oh et puis non, c'est trop abstrait ! » Percée en Europe Plus concrète est sa percée récente en Europe, un succès imprévu qui commence à avoir d'intéressantes retombées.Depuis quelques mois, le premier album de Jorane est distribué en France par la multinationale Universal.Après une dizaine de dates en régions (en première partie de M, John Hammond et Lenine) et deux concerts au Café de la Danse, la critique parisienne a flashé sur notre Tori Amos du violoncelle.On est encore loin d'Isabelle Boulay ou Lynda Lemay, mais on sait d'ores et déjà que ce succès médiatique a mis la puce à l'oreille aux gens de Universal en Allemagne, qui ont convié Jorane à un gros showcase à Cologne la semaine dernière.La musicienne s'est ainsi produite à la radio d'État allemande pendant 45 minutes, entre un groupe local et une formation polonaise ! Aucun contrat n'est signé pour l'instant, mais aux dires de son impresario Sébastien Nasra, les choses regardent plutôt bien.« Ce n'est qu'une formalité », assure-t-il, en ajoutant que Universal Hollande et Scandinavie seraient aussi intéressés par ces chansons en langue inventée, donc sans frontières et potentiellement exportables.Si le public québécois de Jorane est principalement constitué de jeunes ou de mélomanes marginaux, difficile de savoir dans quel créneau on tentera de la « vendre » en Europe.Paris étant une plaque tournante pour les musiques du monde, la chanteuse-violoncelliste pourrait s'inscrire dans le sillon de Lhasa, qui a connu un succès semblable il y a quelques années.Chez Universal-France, faute de mieux, on la classe pour l'instant dans la catégorie du « classique-crossover ».Mais Jorane, rebelle de nature, n'est pas non plus une Andréa Bocelli du violoncelle.« Il est clair qu'ils vont la pousser dans un créneau non commercial, affirme Sébastien Nasra.Je ne pense pas qu'on fasse Michel Drucker de sitôt.Chose certaine, l'inclassable retournera pour deux mois en Europe au printemps.Outre la Belgique et l'Allemagne, elle doit présenter des spectacles en solo à la Cigale et au Bataclan à Paris et peut-être au Printemps de Bourges.Pour une fille qui ne trippe pas trop showbiz, que voilà de bien tristes nouvelles ! Grands enjeux, grosse pression « Quand on angoisse, il faut savoir revenir à la source, conclut la musicienne.Mon job à moi, c'est de me concentrer sur la musique et donner le meilleur show possible.Si je réussis ça, c'est cool.L'idée au fond, c'est de ne pas faire d'ulcères.'i Lmportant, c'est de savoir pourquoi tu fais ce métier-là.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Jorane, qui a lancé l'album 16mm en début de semaine, continue de progresser sur la mince ligne qui sépare l'underground du commercial."]
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