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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-11-27, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0102A1127 A1 LUNDI 1LP0102A1127 ZALLCALL 67 00:56:15 11/27/00 B MONTRÉAL LUNDI 27 NOVEMBRE 2000 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.LES ALOUETTES ONT LUTTÉ JUSQU'À LA TOUTE FIN 1 17e ANNÉE > NO 39 > 7 4 PA G E S > 6 C A H IE R S Bush se déclare vainqueur Al Gore va contester les résultats de la Floride «C'était trop peu trop tard » RÉJEAN TREMBLAY CALGARY- Deux petits points.Deux petits points, à cinq verges des buts avec une transformation de deux points à réussir, et les Alouettes pouvaient encore gagner la Coupe Grey.Le score était de 28-26 pour les Lions de la Colombie-Britannique avec 44 secondes à jouer et les increvables « Oiseaux » venaient de marquer un touché.Anthony Calvillo s'est reculé et a lancé un lob que Thomas Haskins pouvait aller cueillir.Il a perdu l'équilibre en étant touché par un joueur des Lions et le ballon a touché le sol.Calvillo et l'entraîneur Charlie Taaffe ont crié à l'obstruction mais en vain.La victoire des Lions était assurée.ou presque.28-26 devant plus de 43 000 spectateurs témoins d'un match passionnant au stade Mc Mahon de Calgary.« C'était trop peu trop tard », ont dit Charlie Taaffe, Anthony Calvillo, Pierre Vercheval et la plupart des joueurs des Alouettes.« Les Lions ont gagné mais dans le fond, c'est nous qui avons perdu le match.Pour une raison que j'ignore, ça fait plusieurs matchs où nous tardons à nous mettre en marche.En deuxième demie, on a enfin haussé notre niveau de jeu et nous sommes revenus de l'arrière.À deux points.mais ça n'en prend qu'un pour gagner », a dit le vétéran Pierre Vercheval dans le vestiaire désolé des Alouettes.Les Lions méritaient bien leur victoire.Ils ont dominé les Alouettes en première demie.Les deux puissants demis, Robert Drummond et Sean Millington, ont enfoncé la défense montréalaise pour de longues courses.Voir TARD en A2 RICHARD HÉTU collaboration spéciale NEW YORK Ð Retournant à l'avant-scène d'une bataille politique historique, la secrétaire d'État de la Floride, Katherine Harris, a certifié pour la deuxième fois les résultats de l'élection présidentielle dans le Sunshine State et déclaré George W.Bush vainqueur, hier soir.Deux heures et demie après la fin des décomptes manuels en Floride, Harris a attribué 2 912 790 voix à George W.Bush contre 2 912 253 à Al Gore, une différence infinitésimale de 537 votes, soit moins de 0,01 % des six millions de suffrages exprimés.« Je déclare George W.Bush vainqueur des 25 grands électeurs de la Floride pour la présidence des États-Unis », a déclaré la républicaine de 43 ans, vêtue d'un tailleur écarlate, au cours d'une cérémonie à Tallahassee, capitale de la Floride.Deux heures plus tard, à Austin, capitale du Texas, Bush a chanté victoire sans toutefois se proclamer président des États-Unis.« L'élection a été serrée », a dit Bush, encadré par deux drapeaux des États-Unis.Voir BUSH en A2 PHOTO CP Le quart-arrière Anthony Calvillo des Alouettes de Montréal a un moment de déprime de retour dans le vestiaire après la défaite de 28-26 subie par son équipe devant les Lions de Colombie-Britannique dans le 88e match de la Coupe Grey.Plus de 20 millions de Canadiens vont aux urnes Les règles d'or de l'électeur ANDRÉ DUCHESNE LE VRAI SONDAGE, le seul qui compte réellement se plaisent à répéter les hommes et les femmes politiques, commence ce matin à 8 h 30, heure de l'Atlantique, alors que 20 367 534 électeurs sont appelés aux urnes d'un bout à l'autre du pays afin d'élire le 37e Parlement canadien.Après une campagne électorale de 36 jours, après avoir parcouru des milliers de kilomètres, serré des milliers de mains, prononcé des dizaines des discours et réalisé d'innombrables entrevues et points de presse, les chefs du Parti libéral, de l'Alliance canadienne, du Bloc québécois, du Parti conservateur et du Nouveau Parti démocratique sont rentrés dans leurs terres pour attendre le verdict des Canadiens.Ceux-ci se rendront aujourd'hui dans les 55 082 bureaux de scrutin fixes et 2473 bureaux itinérants répartis à travers les 301 circonscriptions des dix provinces et des deux territoires.Plus de la moitié de ces comtés sont situés au Québec ( 75 ) et en Ontario ( 103 ).Au total, 1808 personnes, dont 375 femmes, se portent candidats pour l'une ou l'autre des onze formations politiques enregistrées ou comme indépendants.C'est 136 personnes de plus qu'aux élections du 2 juin 1997 alors que 1672 candidats ( dont 408 femmes ) briguaient les suffrages, mais 347 de moins qu'aux générales de 1993 où 2155 individus avaient sollicité l'appui du peuple.Au terme de cette campagne que d'aucuns ont qualifié de morne, plusieurs questions demeurent en suspens.Ainsi, s'il est favori dans tous les sondages pour l'emporter ce soir, le Parti libéral de Jean Chrétien formera-t-il un gouvernement majoritaire ou minoritaire?Des gouvernements minoritaires, le Canada en a eu cinq au cours des 40 dernières années, dont le dernier fut celui des conservateurs sous Joe Clark en 1979.De plus, quel sort attend les libéraux dans les Maritimes, eux qui tentent par tous les moyens de reprendre des sièges dans cette région où ils avaient subi une raclée en 1997?Les néo-démocrates et les conservateurs réussiront-ils à conserver le minimum de 12 sièges nécessaires pour avoir le statut de parti officiel à la Chambre des communes?La grogne dans le monde municipal contre les fusions imposées par le gouvernement du Québec se traduira-t-elle par un vote de protestation contre le Bloc québécois?Voir CANADIENS en A2 Les chefs mettent un terme à «un long et difficle voyage » Votera-t-on rouge ou bleu au Bifthèque?L'est du Québec votera sous la neige pages A6 à A9 Arts et spectacles C1-C6 - télévision C2 Auto D9-D13 Bandes dessinées C8 Bridge E7 Décès E7 Économie D1-D7 Éditorial A12 Élections A6-A9 Êtes-vous observateur?E4 Feuilleton C8 Forum A13 Horoscope E5 Loteries A2, B3 Monde A10, A11 Mots croisés C8, S14 Mot mystère C8 Petites annonces E4 - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile E5-E7 - affaires D5 Quoi faire C7 M É T É O Voir S20 Pluie ou neige Maximum 1 > minimum -1 Où voter?En campagne en famille.Ya-t-il plus dur métier que la politique?Je n'en vois aucun, sinon peut-être celui de mineur de fond ou de sous-marinier.Entre la terrifiante obscurité où travaillent ces derniers et la lumière aveuglante où oeuvrent les premiers, il n'y a somme toute que des différences de statut social.Aussi les chefs de parti engagés dans le terrible sprint que constitue une campagne électorale ont-ils de plus en plus tendance à s'entourer de leur famille.Comme à chaque élection, tous les conjoints ont été de la partie du début à la fin.Aline Chrétien et Val Day sont des figures publiques, et même Yolande Duceppe est apparue plus souvent que ne le veut la tradition péquisto- bloquiste.Mais la caractéristique de cette campagne, ce fut la présence des enfants.Logan Day, l'un des trois fils du chef allianciste, était responsable de l'«advance» Ð autrement dit, la vérification du « terrain » prévu au programme du chef.France Chrétien-Desmarais, la fille du chef libéral, était aux côtés de ses parents durant une grande partie de la tournée du premier ministre.Catherine Clark a accompagné son père durant toute la campagne du chef conservateur, remplaçant devant les caméras sa mère Maureen Mc Teer dont la loyauté conjugale est notoirement limitée.( Au début de la campagne, elle déclarait qu'elle serait fort ennuyée si son mari prenait le pouvoir.Qu'elle se rassure! ) Pour ne pas être en reste, Alexa Mc Donough a fait sortir ses deux fils de l'ombre vers la fin de la campagne, même si Justin, un analyste financier de 30 ans, et Travis, un chiro de 29 ans, ont passé l'âge de suivre maman au bureau.Voir FAMILLE en A2 n L'emplacement de votre bureau de scrutin est indiqué sur la carte d'information de l'électeur, que vous avez reçue il y a quelques semaines déjà.Si vous n'avez pas reçu de carte, ou si vous l'avez perdue, vous pouvez consulter le site Web d'Élections Canada ( www.elections.ca ) ou appeler au 1-800-463-6868.À quelle heure?n Au Québec, les bureaux de vote sont ouverts de 9 h 30 à 21 h 30.Mon nom n'est pas sur la liste n Si votre nom n'est pas inscrit sur la liste électorale, il n'est pas trop tard.Vous pouvez vous inscrire en vous rendant à votre bureau de scrutin.Deux possibilités s'offrent à vous.Ou bien vous présentez une preuve d'identité valide ( exemple: un permis de conduire ), ou bien vous prêtez serment.Dans ce dernier cas, vous devez être accompagné d'un électeur déjà inscrit sur la liste électorale de votre section de vote, qui répondra de vous sous serment.Taux Tard ou 0,9%de financement à l'achatu Rien à payer avant 1an Offres d'une durée limitée.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Taux de financement à l'achat de 0,9 % disponible jusqu'à 48 mois sur la plupart des véhicules 2001 et 2000 en stock.Pas de versement initial, pas d'intérêt, pas de paiement avant 90 jours.L'offre est disponible avec un taux de financement à l'achat de 9,9 % jusqu'à 48 mois sur la plupart des véhicules 2001 et 2000 en stock.Pas de versement initial, pas d'intérêt, pas de paiement avant 1 an.Certaines exceptions s'appliquent.Détails chez votre concessionnaire. 1LP0202A1127 a2 LUNDI 1LP0202A1127 ZALLCALL 67 00:55:58 11/27/00 B A2 · LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 27 NOVEMBRE 2000 DEMAIN DANS LA PRESSE Un spécial Élections En plus d'être présents auprès de quatre des cinq chefs de parti, les journalistes de La Presse analyseront dans le numéro spécial de demain les résultats du vote dans la grande région de Montréal, au Québec, en Ontario et ailleurs au pays.Également à ne pas manquer les chroniques de Lysiane Gagnon, Pierre Foglia, Louise Cousineau, Claude Picher et Yves Boisvert, de même que les résultats comte par comté.Demain dans La Presse, un spécial Élections.À lire demain dans le cahier A.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 0-2-6 > À quatre chiffres : 1-2-2-2 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui andre.cloutier@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE BUSH Suite de la page A1 « Mais ce soir, après un troisième décompte, le secrétaire ( Dick ) Cheney et moi-même sommes honorés d'avoir gagné l'État de la Floride, qui nous donne le nombre de grands électeurs requis pour gagner l'élection.Nous allons donc commencer à nous préparer à servir à titre de président et vice- président des États-Unis.» Près de trois semaines après le scrutin du 7 novembre, la validation des résultats floridiens est une victoire importante pour Bush.Le gouverneur du Texas vient de recevoir les clés de la Maison-Blanche.Mais il n'a pas encore franchi le seuil du 1600 Pennsylvania Avenue, l'adresse la plus importante de la planète.Comme prévu, Gore a refusé de concéder la victoire.Ses avocats iront dès aujourd'hui devant les tribunaux de Tallahassee pour contester les résultats du scrutin dans trois comtés de Floride: Palm Beach, Miami-Dade et Nassau.N'en déplaise à Bush, qui a prié Gore d'accepter la défaite, l'extraordinaire élection n'est pas finie.Ce qui s'est passé hier soir n'est qu'un chapitre dans un feuilleton politique qui pourrait se prolonger jusqu'en 2001, s'il faut se fier à la détermination du vice-président des États-Unis et de son colistier, Joseph Lieberman.« La secrétaire d'État a décidé de certifier un résultat incomplet et inexact des votes en Floride », a déclaré Lieberman, peu après la validation des résultats, lors d'une brève allocution à Washington.« Il est dans l'intérêt de notre pays que le vainqueur de la Floride soit vraiment la personne ayant récolté le plus grand nombre de votes.Le camp Gore estime que plus de 10 000 bulletins de vote n'ont pas encore été dépouillés dans le comté de Miami-Dade, où les responsables électoraux ont abandonné en cours de route le décompte manuel réclamé par les démocrates et autorisé par la Cour suprême de la Floride.Ces bulletins de vote, mal perforés, pourraient facilement permettre à Gore d'effacer l'avance de Bush.Les démocrates demanderont également un nouveau dépouillement de quelque 10 000 bulletins litigieux dans le comté de Palm Beach.Selon eux, les responsables électoraux de la circonscription ont établi des critères trop rigides pour déterminer la validité d'un vote.« N'oubliez pa: le vice-président a remporté le vote populaire dans le pays », a déclaré David Boies, le principal avocat de Gore, hier après-midi, en conférence de presse.« En excluant la Floride, il mène également dans la course aux grands électeurs.Il est donc de la plus grande importance de s'assurer que tous les votes soient comptés de manière complète et précise.» Gore prononcera une llocution aujourd'hui à Washington afin de justifier sa décision de contester en justice les résultats de l'élection présidentielle, une première dans l'histoire des États-Unis.Le vice-président est confiant de ne pas taxer indûment la patience des Américains.Il sait que la Cour suprême des États-Unis doit tenir une audition vendredi matin sur la légalité des décomptes manuels en Floride.Les républicains espèrent que les citoyens finiront par crier: assez, c'est assez.« À un moment donné, il doit y avoir une fin », a déclaré James Baker, l'émissaire de Bush en Floride, hier après-midi.« À un moment donné, la loi doit prévaloir et les avocats doivent retourner chez eux.Ce moment est arrivé.» À noter que la secrétaire d'État de la Floride n'a pas tenu compte, dans ses résultats officiels, du décompte manuel effectué par le comté de Palm Beach.Les responsables électoraux de la circonscription ont raté de peu l'échance de 17 h fixée pour la fin des dépouillements à la main.« C'est une gifle en plein visage », a déclaré le président de la commission électorale du comté, Charles Burton.Seuls les résultats du décompte manuel effectué dans le comté de Broward ont été certifiés.Gore a engrangé 567 votes supplémentaires dans cette circonscription.Il aurait réalisé un autre gain d'au moins 180 votes si le décompte manuel du comté de Palm Beach avait été complété à temps.PHOTO AFP Le candidat républicain à la présidence George W.Bush salue ses supporters venus le fêter devant la résidence du gouverneur du Texas, à Austin, après que la secrétaire d'État de la Floride l'eut proclamé vainqueur en théorie par une avance de 537 votes de l'élection présidentielle.TARD Suite de la page A1 C'est la première fois de l'année que la défense se fait traverser par une attaque au sol.Et puis, le vétéran Damon Allen a été bien meilleur que son vis-à-vis des Alouettes.Calvillo s'est fait intercepter sa toute première passe du match et il a été hésitant toute la première demie.Il avait la tête basse dans le vestiaire, perdu dans sa déception : « Je ne peux pas expliquer pourquoi nous avons été si longs à démarrer.Pourtant, je sentais bien moins la pression que la semaine dernière contre Winnipeg.Mais on a échappé une passe, j'ai raté quelques receveurs et ainsi, nous avons permis aux Lions d'établir leur attaque.C'est extrêmement décevant.Les joueurs des Alouettes n'étaient pas abattus.Ils étaient déçus mais convaincus qu'ils pourraient affronter les Lions demain et les battre.« J'espère seulement que nous serons au Stade olympique la saison prochaine pour la revanche.Nous saurons bien comment entreprendre le match », a répété le gros Scott Flory.« Nous allons former une meilleure équipe.Nous avons appris beaucoup ce soir », a ajouté Pierre Vercheval.Les Alouettes reviennent à Montréal aujourd'hui.Ils ont perdu un match âprement disputé et se sont donnés corps et âme jusqu'à la fin.Mike Pringle a même refusé de se faire « geler » sa cuisse blessée pour ne pas perdre d'efficacité.Il a préféré endurer la douleur et est allé gagner 115 verges en 20 portées.Le hic, c'est que Drummond et Millington en ont gagné plus de 200 à eux deux.Après le match, Pringle est revenu au vestiaire par un long corridor sous les gradins.Il frémissait de colère et tempêtait contre le choix d'un jeu.« Ne me demandez pas ce que j'ai dit, je ne le dévoilerai pas », a-t-il dit après coup.Mais lui aussi a trouvé que l'équipe avait mis beaucoup de temps à vraiment se mettre en branle.« Ça n'a pas cliqué avant la deuxième demie.Mais on n'a jamais lâché et on aurait pu gagner », a-t-il dit d'une voix sombre.Une saison exceptionnelle qui a pris fin contre une excellente équipe.Les Lions n'ont pas joué pour 500 cette saison, mais après le changement d'entraîneur à la mi-saison, ils ont repris le rythme qui leur avait permis de finir la saison 1999 avec une fiche de 13 victoires et cinq défaites.Hier, la meilleure équipe de la journée a gagné.Les Alouettes ont perdu le match.Ils ont sauvé l'honneur.Ils ont encore gagné de nouveaux partisans dans la bataille.Les fans ont déjà hâte à l'an prochain.CANADIENS Suite de la page A1 L'Alliance canadienne réussira-telle à faire une percée en Ontario, percée essentielle pour la mener jusqu'au pouvoir?Autant de questions auxquelles les Canadiens commenceront à avoir des réponses à compter de 21 h 30 ce soir, alors que les bureaux de scrutin fermeront au Québec.Depuis 1997, la Loi électorale a changé afin que l'ensemble des électeurs du pays aient accès aux résultats en même temps.Ainsi, en raison du décalage horaire, les citoyens des Maritimes votent de 8 h 30 à 20 h 30, ceux du Québec de 9 h 30 à 21 h 30 et ceux du Pacifique de 7 h à 19 h.Quel intérêt?Au-delà de toutes les questions de nature politique, une autre inconnue demeure.Quel pourcentage de Canadiens se présenteront aux urnes aujourd'hui?En 1997, seulement 67 % des personnes inscrites sur les listes électorales avaient voté, ce qui constituait le troisième plus bas taux dans l'histoire électorale canadienne.Un faible taux de participation serait révélateur du peu d'intérêt qu'a suscité cette campagne et pourrait jouer un tour aux candidats dans certains comtés où ils doivent «faire sortir le vote» pour s'assurer de la victoire.Lors des élections du 2 juin 1997, le Parti libéral avait formé un deuxième gouvernement majoritaire de justesse avec 155 sièges ( il en faut 151 pour obtenir cette majorité ) alors que le Parti réformiste devenait l'opposition officielle avec 60 députés élus.Le Bloc obtenait 44 sièges, le NPD 21, le Parti conservateur 20 et on comptait un indépendant.Le 22 octobre dernier, à la dissolution de la Chambre, les libéraux avaient 161 députés, l'Alliance canadienne 58, le Bloc 44, le NPD 19, le Parti conservateur 15 et quatre députés siégeaient comme indépendants.Précision FAMILLE Suite de la page A1 Une erreur s'est glissée dans la publication en page A2 de notre numéro d'hier des chiffres gagnants de l'Extra de Loto-Québec.Il aurait fallu lire: 3-8-8-6-8-8.Nos excuses.L'entrée en scène des enfants répondait à des motiva tions bien différentes selon les camps.Logan Day était déjà un professionnel de la politique bien avant que son père accède au leadership ( il était recherchiste pour un député réformiste ).Catherine Clark en est à sa première expérience politique, mais pas à sa dernière.La jeune femme de 24 ans, qui semble douée pour la politique, est instantanément devenue le chouchou des médias et des caméras, avec ses longs cheveux blonds, son joli minois et son sourire permanent.Sa participation avait été très évidemment planifiée pour ajouter un zeste de jeunesse et d'érotisme ( subliminal, s'entend ) à l'image terne du chef vieillissant.C'est en fonction du même calcul électoral que Mme Mc Donough a copié la formule Clark en appelant ses deux fils en renfort vers la fin de la campagne.Ces deux beaux jeunes hommes compensaient pour l'image tristounette du NPD, un parti rempli de bons sentiments mais sans guère de piquant.La présence, au demeurant fort discrète, de leur fille unique auprès de M.et Mme Chrétien, était d'une autre nature, plus personnelle que politique.Il s'agissait, à l'évidence, de renforcer le soutien affectif dont tout chef a besoin au moment de l'épreuve suprême que constitue une campagne électorale.La famille ( quand elle fonctionne, évidemment! ) est en effet le premier réconfort des politiciens dont l'ego est chaque jour massacré.La direction d'un gros parti politique est une tâche si dure, émotionnellement, qu'il est presque impensable qu'une personne puisse se rendre au sommet sans l'appui militant des membres de sa famille immédiate Ð les seuls dont l'amour soit totalement inconditionnel, les seuls dont la loyauté soit entièrement désintéressée.L'on sait à quel point le tandem qu'il forme avec sa femme a été déterminant dans la carrière de Jean Chrétien.Qui dit que Stockwell Day aurait pu traverser sans flancher une campagne aussi éprouvante si sa femme n'avait pas été sa compagne de tous les instants?Sur ce terrain, les femmes ne jouent pas à armes égales, car les politiciennes de carrière sont très souvent des femmes seules, ou alors mariées à des hommes qui ne mettront pas leur propre carrière en veilleuse pour soutenir celle de leur femme.Ce soir, en tout cas, tout le monde ne suivra pas de la même façon la soirée des élections.Pour le grand public et les analystes, ce sera l'équivalent d'un match sportif.Pour les salariés des partis politiques, ce sera une étape dans leur plan de carrière.Pour les députés sortants et les candidats, ce sera une plongée dans l'enfer ou un moment d'exultation.Mais les chefs de partis arriveront au fil d'arrivée exténués, vidés et angoissés.Et quand tomberont les résultats, ils recevront chaque défaite locale comme un coup au coeur, tant il est vrai que le pouvoir, c'est aussi la responsabilité. 1LP0301A1127 a3 lundi 1LP0301A1127 ZALLCALL 67 00:54:17 11/27/00 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 7 NO V EMB R E 2 0 0 0 A 3 ACTUALITÉS Saint-Bruno prête à scinder son territoire MARTHA GAGNON POUR ÉVITER une fusion globale, les citoyens de Saint-Bruno sont prêts à scinder leur territoire en deux afin d'exclure toute la partie résidentielle de la future grande ville de Longueuil et, en échange, céder le centre commerciaux Les Promenades et les terrains industriels aux limites de Saint-Hubert.Selon les résultats de la consultation référendaire qui se terminait hier soir, 7505 citoyens se sont prononcés en faveur de la scission du territoire, 877 contre et 49 bulletins ont été rejetés.La population devait répondre à la question suivante : « Accordez-vous au conseil municipal le mandat de négocier le retrait de Saint-Bruno de la nouvelle ville de Longueuil en excluant la partie du territoire à l'ouest de l'autoroute 30 (Les Promenades et le parc industriel) ?« Nous allons soumettre cette proposition au gouvernement lors de la commission parlementaire », a expliqué le maire, Marcel Dulude, qui s'est dit satisfait de la participation des citoyens.« Quarante-six pour cent se sont déplacés pour exprimer leur opinion dans un temps relativement court.C'est une plus grande proportion qu'à certaines élections.La Ville dispose maintenant d'un mandat clair pour négocier.Mais il est évident que la scission ne peut se faire à n'importe quel prix.Nous devons obtenir des compensations suffisantes pour les pertes de revenus et les investissements réalisés », a-t-il ajouté.Le centre commerciaux génère des revenus annuels de plus de trois millions de dollars.Pour le maire, c'est la « bourse ou la vie ».Si elle veut préserver son appartenance à la MRC de la Vallée-du-Richelieu et rester autonome, Saint-Bruno n'a pas d'autre choix que de faire cette proposition.Photo PC © La mairesse André Boucher s'est présentée sur la colline parlementaire coiffée d'un chapeau aux armoiries de Sainte-Foy.Transie par le temps humide, une grande partie de la foule a attendu le discours de clôture de la reine de la manifestation.Les fusions devant les tribunaux «On bloque le Bloc » 5000 opposants aux fusions se rassemblent DÉMOCRACITÉ, un mouvement de citoyens opposés aux fusions municipales, a déposé vendredi en Cour supérieure une injonction visant à suspendre l'adoption du projet de loi 170.L'article 125.4 de ce projet de loi, allèguent les citoyens, contrevient tant à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec qu'à la Charte canadienne des droits et libertés.Le groupe veut ainsi forcer Québec à consulter les citoyens sur la réforme municipale.« En analysant le projet de loi, nous avons réalisé que seuls les résidants des régions de Montréal, Québec et de l'Outaouais n'ont pas accès à un mécanisme de consultation populaire, soutient le porte-parole Raymond Proulx.C'est une démocratie à deux vitesses, discriminatoire selon nous.» Démo Cracité a participé récemment à l'organisation de manifestations antifusions telles celles de Pointe- Claire, le 19 novembre dernier, ou d'Outremont ce week-end.Le mouvement prétend regrouper des citoyens de tout le Québec et se dit non partisan.Il demandera aujourd'hui à la Cour d'être entendu d'ici 10 jours, ajoute M.Proulx.MICHEL HÉBERT Presse Canadienne QUÉBEC Ð Malgré le froid mordant, une foule de près de 5000 personnes s'est rassemblée sur la colline parlementaire à Québec, hier, pour protester contre les fusions muncipales.Munis de pancartes où on lisait « Non aux fusions forcées », les manifestants, dix fois plus nombreux qu'à Outremont, provenaient surtout des banlieues de Québec mais aussi de Gatineau, Pointe- Claire, Baie-d'Urfée, Dorval et Boucherville.En compagnie des maires opposés aux fusions, le chef libéral Jean Charest a profité de cette tribune pour exhorter à nouveau les Québécois à voter contre le Bloc.« Il faut dire au gouvernement que tous les citoyens du Québec n'accepteront jamais que le gouvernement du Parti québécois efface les villes et les villages du Québec.Il n'a jamais eu le mandat de faire des fusions forcées », a lancé le chef du PLQ.Jean Charest s'est moqué du lapsus commis samedi par le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui a prévu l'élection du candidat libéral, André Harvey, dans Chicoutimi-Le Fjord.« Il faut voter contre le Bloc québécois, le 27 novembre.Il faut que le lapsus de Gilles Duceppe devienne un consensus dans toutes les villes du Québec touchées par les fusions forcées », a clamé le chef libéral.« On bloque le Bloc, on bloque le Bloc », a spontanément scandé la foule en brandissant des pancartes aux slogans très durs envers le gouvernement de Lucien Bouchard : « Adolf Bouchard », « Gouvernement dictature », « Fusions Oui, Dictature Non ».Décriant la réforme Harel, les maires de Beauport et de Charlesbourg, Jacques Langlois et Ralph Mercier, ont sommé le premier ministre de tenir un référendum sur les fusions et de rendre publiques les études précisant les impacts qu'elles auront sur les taxes et les services.« Les gens ont le droit de savoir », a insisté le maire Langlois, qui craint l'alourdissement du fardeau fiscal des contribuables.« M.Bouchard, cessez de vous comporter comme un autocrate », a tonné Ralph Mercier.À son avis, les fusions ne visent qu'à régler les problèmes de Québec et de Montréal.« On ne veut pas de ce cadeau empoisonné », a renchéri la mairesse Andrée Boucher, affublée d'un chapeau aux armoiries de Sainte-Foy.Location de 48 mois pour la Sentra XE 2001 (C4LG51 AA00).Acompte ou échange équivalent de 1995$.Limite de 20 000 km par année avec 0,10$/km extra.Premier versement et dépôt de garantie équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit.\u2020Petites berlines japonaises de base année-modèle 2000.Taux de financement de 4,8% à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.www.nissancanada.com 1 800 387-0122 MISEZ SUR NOS 126 CHEVAUX GAGNANTS L A S E N T R A 2 0 0 1 MOTEUR 1,8 L DE 126 CHEVAUX \u2014 LE PLUS PUISSANT DE SA CATÉGORIE \u2020 DOSSIER ARRIÈRE RABATTABLE 60/40 PNEUS TOUTES SAISONS 14 PO TÉLÉOUVERTURE DU COFFRE ET DE LA TRAPPE DE CARBURANT PARE-BOUE AVANT ET ARRIÈRE PARE-CHOCS COULEUR CARROSSERIE ASSISTANCE ROUTIÈRE 24 H TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TOUJOURS PLUS LOIN.199$ LOCATION 48 MOIS OU FINANCEMENT À PARTIR DE 4,8% PAR MOIS ÉQUITÉ SALARIALE Des indemnités à rembourser ?Presse Canadienne EDMONTON Ð Des milliers de fonctionnaires fédéraux ayant obtenu d'Ottawa une indemnité en vertu de l'Entente sur l'équité salariale, l'été dernier, pourraient devoir en rembourser une partie.Ian Daykin, président local du Syndicat des employé(e)s de l'impôt, a fait savoir que son organisation « luttera contre le gouvernement » jusqu'en cour, si nécessaire.« Il est à espérer que nous puissions régler cela de façon logique, faute de quoi nous avons pleinement l'intention de nous y opposer.Le prix est sans importance », a indiqué M.Daykin, précisant que 27 de ses collègues du ministère du Revenu étaient touchés par la réévaluation du Conseil du Trésor.Dans une décision rendue en 1999, la Cour fédérale s'était rangée du côté des fonctionnaires, pour la plupart des femmes jugées sous-payées, forçant le gouvernement à leur verser une indemnité.Le montant de l'entente atteint 3,6 milliards $.« Certaines des personnes concernées ont obtenu davantage que ce à quoi elles avaient droit », a déclaré vendredi Edison Stewart, porte- parole du Conseil du Trésor.Ottawa était bien au fait de la situation avant de procéder à l'envoi des chèques, l'été dernier, mais avait néanmoins choisi d'aller de l'avant afin d'accélérer le processus de règlement, a expliqué M.Stewart.Susana Lefebvre est au nombre des fonctionnaires ayant reçu une indemnité trop élevée.« On m'a dit qu'à partir de décembre, ils enlèveraient 136 $ de mon chèque de paye pendant une période de 35 payes », a-t-elle indiqué.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Alouettes déplumées, fans déçus Les fans des Alouettes avaient le caquet bas, hier au Peel Pub de Montréal, après la courte victoire des Lions de la Colombie-Britannique sur leurs favoris.Jusqu'à la dernière minute de cette soirée largement arrosée et riche en rebondissements, les Montréalais ont vu la coupe Grey dans leur bière.Peine perdue : la parade des Alouettes est remise à l'an prochain, philosophait le partisan Jean-Sébastien Mercier (à droite) en dépit de sa déception. 1LP0401A1127 A4 - LUNDI 1LP0401A1127 ZALLCALL 67 00:49:12 11/27/00 B Les astronautes canadiens ne sont plus de simples passagers L'obésité à la hausse chez les enfants et les adolescents JEAN-FRANÇOIS BÉGIN L'OBÉSITÉ et l'excès de poids ont pratiquement doublé en quinze ans chez les enfants canadiens, selon une étude qui paraît aujourd'hui dans le Journal de l'Association médicale canadienne (JMAC).Les données frappent l'imagination : en 1981, 15 % des enfants de sept à 13 ans affichaient un surplus de poids.En 1996, cette proportion avait grimpé à 28,8 % chez les garçons et à 23,6 % chez les filles.La hausse est encore plus frappante en ce qui a trait à l'obésité : 5 % des enfants en souffraient au début des années 80, contre 13,5 % des garçons et 11,8 % des filles 15 ans plus tard.« Les enfants choisissent de regarder la télévision, de naviguer sur Internet et de s'amuser avec des jeux vidéo plutôt que de pratiquer des loisirs plus actifs », écrivent les auteurs, Mark Tremblay, de la faculté de kinésiologie de l'Université du Nouveau-Brunswick, et Douglas Willms, de l'Institut canadien de recherche sur les politiques sociales.« Ce genre de comportement peut entraîner une hausse de la prévalence de l'obésité et des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires », ajoutent-ils.Les résultats sont basés sur des enquêtes réalisées en 1981, 1988 et 1996 auprès d'échantillons de jeunes Canadiens.Ces enquêtes recueillaient notamment des informations sur la taille et le poids des enfants, grâce auxquelles il est possible de calculer l'indice de masse corporelle (IMC) de chacun.Plus l'IMC est élevé, plus le risque est grand que la personne dépasse un poids acceptable.Selon des normes reconnues par l'Organisation mondiale de la santé, on estime que, pour un âge donné, les personnes dont l'IMC se situe audelà du 85e percentile présentent un excès de poids, tandis que celles dont l'IMC est au-delà du 95e percentile sont obèses.En prenant les données de 1981 comme référence, les auteurs ont découvert que la proportion d'enfants affichant un surplus de poids avait augmenté de 92 % chez les garçons et de 57 % chez les filles.Quant à l'obésité, elle a plus que doublé, tant chez les filles que chez les garçons.« On constate une augmentation marquée de la proportion d'enfants canadiens qui dépassent les seuils antérieurs de surpoids et d'obésité, écrivent les chercheurs.Les résultats sont remarquables par leur magnitude et attirent l'attention sur l'escalade des problèmes d'obésité pédiatrique au Canada.» Dans un commentaire accompagnant l'article, le professeur Ross Andersen, de la faculté de médecine de l'Université Johns-Hopkins, de Baltimore, note que les résultats recoupent ceux d'autres études réalisées aux États-Unis, en Europe, en Chine et dans plusieurs pays en voie de développement.Au Québec, la proportion d'adultes ayant un excès de poids est passée de 20 % à 28 % entre 1987 et 1998, selon la récente Enquête sociale et de santé de l'Institut de la statistique.Les enfants obèses, souligne le professeur Andersen, courent un risque accru de souffrir d'obésité à l'âge adulte, ce qui augmente la probabilité qu'ils souffrent un jour de diabète, de maladies cardiaques, de problèmes orthopédiques et d'une multitude d'autres maladies chroniques.Selon lui, la hausse s'explique par une combinaison de deux facteurs : la disponibilité accrue d'aliments gras à forte teneur énergétique et la diminution de l'activité physique au profit de loisirs tels que la télé et les jeux vidéo.Une étude américaine démontre que les enfants les plus gras sont ceux qui font le moins d'exercice et qui regardent le plus la télévision.L'étude du JAMC comprend quelques limites importantes, que reconnaissent ses auteurs.Ainsi, les données de 1996 ont été fournies par les parents, sans qu'on sache si des mesures exactes du poids et de la taille ont effectivement été prises.« J'ai moi-même des enfants, mais j'aurais bien de la difficulté à évaluer leur poids, si ce n'est de manière approximative, souligne Marielle Ledoux, professeure au département de nutrition de la faculté de médecine de l'Université de Montréal.On n'a pas vraiment de bases identiques avec des méthodologies similaires pour les périodes qu'ils ont examinées.» De plus, même si l'IMC demeure un indicateur valable, on a maintenant tendance à le compléter par d'autres mesures, comme le tour de hanche, pour départager les personnes souffrant d'embonpoint de celles qui, par exemple, ont une musculature très développée.Pour plus d'informations : www.cma.ca/cmaj/vol-163/ issue-11/1429.htm.Presse Canadienne LES CHOSES ONT BIEN changé pour les astronautes canadiens depuis la première mission spatiale de Marc Garneau, en octobre 1984.« Nous sommes maintenant une équipe de sept spécialistes de mission, nous sommes tous des vétérans », a déclaré l'astronaute québécois dans une entrevue accordée il y a quelques jours, alors qu'il se préparait pour le lancement de la navette Endeavour, prévu pour jeudi prochain.« Nous avons prouvé que nous étions capables de faire le travail aussi bien que les astronautes des autres pays », a-t-il fait valoir.En 1984, les astronautes canadiens n'étaient pas des spécialistes de mission, formés pour faire fonctionner les systèmes de la navette spéciale.Ils étaient plutôt des spécialistes de charge utile, des astronautes entraînés pour effectuer des expériences scientifiques.« Du point de vue des Américains, ce n'était pas une classification vraiment d'astronautes, mais plutôt des scientifiques qui voyageaient comme visiteurs à bord de la navette », a déclaré M.Garneau.Certains astronautes américains n'étaient pas enchantés de voir ces « passagers » prendre la place de vrais astronautes.Pour aggraver la situation, Marc Garneau a été assigné à un vol quelques mois seulement après avoir été accepté au sein du Programme des astronautes canadiens.Certains Américains attendaient depuis 15 ans de partir dans l'espace et ce sont montrés plutôt froids à l'égard du Canadien.Maintenant, les astronautes canadiens sont formés comme spécialistes de mission et « font partie de la gang ».Marc Garneau, qui regardait avec un brin de jalousie l'astronaute américaine Sally Ride manipuler le bras canadien à bord de Challenger en 1984, a eu l'occasion d'utiliser le bras manipulateur lors de sa deuxième mission spatiale en mai 1996.Il le fera à nouveau au cours de sa troisième mission.Panneaux solaires L'astronaute québécois utilisera le bras canadien pour retirer de la soute de la navette une poutrelle à laquelle sont attachés des panneaux solaires pour la station spatiale internationale.Cette structure pèse 16 000 kilogrammes.Il s'agira d'une opération extrêmement délicate puisqu'il faudra éviter de frapper la navette ou la station avec la poutrelle.« La navette et la station se déplacent à une vitesse de 27 000 kilomètres à l'heure », a précisé M.Garneau.Deux astronautes américaines effectueront trois sorties dans l'espace pour fixer la poutrelle à la station.M.Garneau supervisera ces sorties de l'intérieur de la navette.L'astronaute québécois, qui songe sérieusement à mettre fin à sa carrière à la fin de cette mission, n'aura jamais effectué lui-même une sortie dans l'espace.« Ça aurait été quelque chose de très excitant et satisfaisant, mais en même temps, je me dis que j'aurai eu tellement de belles expériences avec ce vol que, vraiment, il faut s'arrêter à un moment donné et ne pas trop en demander », a-t-il déclaré.Chose certaine, M.Garneau a l'intention d'apprécier chaque instant de sa mission.En raison du poids important de la cargaison de la navette, les astronautes ne pourront pas vraiment apporter d'objets personnels avec eux, sinon quelques disques compacts.M.Garneau apportera donc des disques de jazz et, surtout, de musique classique.« Je trouve que la musique classique, en particulier la musique baroque, intensifie l'expérience de façon positive, a-t-il raconté.Quand on est là en train de contempler la planète de l'espace, en train de flotter, avoir de la belle musique dans les oreilles en même temps, c'est merveilleux.» De façon plus terre à terre, avant sa mission, M.Garneau aura quand même trouvé le temps de voter par la poste aux élections canadiennes.« J'essaie de suivre, a-t-il affirmé.Je ne suis pas capable de suivre au jour le jour le progrès des élections, mais en général, je connais les grandes questions qui sont débattues.» www.bmw.ca 1 800 667-6679 Le plaisir de conduire.MC BMW de Série 3 à traction intégrale dynamique 325xi 330xi Préférant ouvrir la voie plutôt que de la suivre, BMW présente la traction intégrale dynamique de la Série 3, dotée du système de contrôle dynamique de la stabilité (DSC).Caractéristique de série sur les modèles xi et disponible pour tous les véhicules BMW, le système DSC contribue à une sécurité et à une maniabilité accrues en contrôlant la vitesse de rotation de chaque roue, l'angle du volant de direction et l'orientation du véhicule.Au moindre indice de survirage ou de sous-virage, le système DSC assure la maîtrise constante du véhicule en appliquant les freins de manière sélective ou en réduisant le régime moteur.Afin de maintenir une traction optimale sur toutes les surfaces glacées, enneigées ou non pavées, les ingénieurs de BMW ont mis au point un système sans pareil, qui distribue en permanence 62 % de la puissance aux roues arrière et 38 % aux roues avant.sans sacrifier la tenue de route et la performance légendaires de BMW.La traction intégrale dynamique de la BMW de Série 3.en trois mots : traction, contrôle et performance.© BMW Canada Inc.«BMW», le logo BMW et «Le plaisir de conduire» sont des marques de commerce de BMW AG, utilisées sous licence par BMW Canada Inc.On a toujours su que la traction intégrale servait à quitter la route en toute sécurité.Finalement, sa grande qualité consiste surtout à permettre d'y rester.Source: Agence spatiale canadienne Michèle Lecavalier - (PC) Né le 23 février 1949 à Québec Marié à Pamela Soame, père de quatre enfants Études primaires et secondaires à Québec, à Saint-Jean et à Londres Baccalauréat en génie physique au Royal Military College de Kingston, en 1970 Doctorat en génie électrique à l'Imperial College of Science and Technology, à Londres, en 1973 Fréquentation du Collège d'étatmajor et de commandement des Forces canadiennes à Toronto en 1982 et 1983 Officier de l'Ordre du Canada en Ingénieur des systèmes de combat sur le HMCS Algonquin de 1974 à 1976 Instructeur de systèmes d'armes navales à l'École de la flotte des Forces canadiennes à Halifax de 1976 à 1977 Ingénieur de projets pour les systèmes d'armes navales à Ottawa de 1977 à 1980 Promotion au grade de commandant en 1982 Choisi parmi le premier groupe de six astronautes canadiens en décembre 1983 Première mission spatiale à bord de la navette Challenger en octobre Deuxième mission spatiale à bord de la navette Endeavour en mai Troisième mission spatiale à bord de la navette Endeavour en novembre et décembre 2000 1LP0501A1127 A 5- lundi 1LP0501A1127 ZALLCALL 67 00:49:01 11/27/00 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 7 NO V EMB R E 2 0 0 0 A 5 Les hauts et les bas d'un (ex-)millionnaire RENCONTRE YVE LAVIGUEUR n p e t r o w s @ l a p r e s s e .c a Ces jours-ci, Yve Lavigueur, 34 ans, fils aîné de la célèbre famille du même nom, ne quitte jamais son logement du centre- ville sans deux choses.D'abord le chapelet en verre de sa défunte mère que son père Jean- Guy, gagnant du premier gros lot québécois de 7 millions, lui a offert dernièrement et qu'il porte religieusement autour du cou.Puis une petite boîte de boulons en carton brun à peine plus grosse qu'un paquet de cigarettes.La boîte vient de la United Bedding Company qui a fermé ses portes au milieu des années 80.Jean- Guy Lavigueur l'avait ramenée un jour à la maison et y avait inscrit à l'encre de Chine, 6-36 sur un côté et 6-49 sur l'autre.Il l'avait ensuite remplie de minuscules rondins de bois de la taille de petits pois sur lesquels figuraient des chiffres allant de un à quarante-neuf.Chaque semaine, selon un rituel sacré, tous les membres de la famille Lavigueur pigeaient un rondin.Les chiffres mis bout à bout formaient une combinaison que Jean-Guy allait alors jouer à la loto.C'est avec ce boulier artisanal qu'un jour en mars 1986, tous les Lavigueur, à l'exception de Louise, la cadette des filles, ont tiré le numéro magique 15-22-28-42-46 qui allait bouleverser leur vie et leur envoyer à la fois comme un cadeau du ciel et une malédiction, un chèque de 7 650 267,10 $.Jean-Guy Lavigueur a conservé précieusement la boîte.Il y a un mois, 24 heures avant d'être à nouveau hospitalisé pour son emphysème, il l'a remis à l'aîné de ses deux fils.Certains pères lèguent à leurs enfants une montre, un livre, un fusil, une médaille.Jean-Guy Lavigueur a, lui, préféré cette boîte de carton, semblable à des milliers fichées dans les rayons des quincailleries.Ceux qui y verront le signe d'une pauvreté d'esprit sans fond n'auront rien compris.Cette misérable boîte au carton usé par les années, couverte d'empreintes invisibles et chargée de songes est dans les faits un trésor, aussi précieux que la vieille couverture miteuse de Linus dans Charlie Brown.Elle est surtout le signe d'une résistance et du refus obstiné d'un homme de se soumettre à la dictature de l'argent.Depuis la sortie du livre Les Lavigueur, leur véritable histoire, un bouquin signé par Yve mais écrit par Daniel Bertrand, la boîte paternelle est la pièce maîtresse de la tournée de promotion d'Yve, qui ignore toujours pourquoi il n'y a pas de « s » à son prénom.À la fin de chaque entrevue, les journalistes sont invités à tester sa boîte magique.En tirant les numéros, je me suis demandé ce que je ferais si je gagnais.Est-ce que j'appellerais Yve Lavigueur pour le remercier ?Estce que je partagerais une partie du magot avec lui ?La question est absurde.Elle était pourtant au coeur des préoccupations des Lavigueur quand William Murphy, un distributeur de circulaires de IGA, a sonné à leur porte, rue Logan.Pour ceux qui l'auraient oublié, la saga des Lavigueur a commencé avec un billet de loto froissé glissé à l'intérieur d'un portefeuille perdu dans la rue.Mettez-vous dans leur peau deux minutes.Vous savez que vous venez de gagner et de perdre 7 millions.Vous êtes au bord du désespoir jusqu'au moment où un bon Samaritain sonne à la porte avec le billet.Le type sait ce que vaut votre billet.Il aurait pu l'encaisser, mais sa conscience le lui a interdit.Vous lui donnez quoi pour sa peine ?Une tape dans le dos ?Un chèque de 10 000 $ ?De 50 000 $ ?De 100 000 $ ?Jusqu'où seriez-vous prêt à étirer votre gratitude ?Et combien de temps prendriez-vous avant de vous brancher ?Un jour ?Une semaine ?Six mois ?Jean-Guy Lavigueur lui, n'a pas perdu de temps.Une heure après avoir récupéré le billet, il rendait son verdict.Murphy toucherait une part égale aux autres, soit 1,2 million.Adopté à l'unanimité et qu'on n'en parle plus ! Étrangement, ce geste fondateur, ce geste où se mesurait la profonde honnêteté des Lavigueur, a été oublié, égaré, anéanti dans la fureur médiatique qui s'est abattue sur la famille de la rue Logan.Pendant 15 ans, les Lavigueur ont été la risée de toute une province.Dès la minute où ils sont apparus sous les projecteurs de Loto- Québec puis en cour, poursuivis par Louise, les Lavigueur n'étaient déjà plus une famille ordinaire sauvée par la providence.C'était aux yeux des gens, une famille de ticounes et de BS, une bande d'ignares, d'incultes, de dégénérés et d'abrutis nés pour un petit pain et une grosse Mol, la preuve vivante que si l'argent change le monde, le pauvre monde ne changera jamais même avec beaucoup d'argent.Le portrait n'était pas entièrement faux.Les Lavigueur ne sont pas des gens chics, instruits ni cultivés.Jean-Guy Lavigueur est un analphabète.Sa seule ambition pour ses enfants étaient qu'ils sachent lire et écrire.Ces exigences minimales comblées, les quatre se sont empressés de décrocher.Avec ou sans argent, les Lavigueur ne sont pas des intellectuels, des visionnaires, ni des entrepreneurs.Leurs commerces Ð un salon de coiffure et un centre de conditionnement physique Ð les ont endettés.Idem pour leur fameux château de l'île aux Pruches payé comptant 850 000 $ et revendu à perte pour 600 000 $.Ce ne sont pas non plus des aventuriers.En dépit de leur fortune, ils n'ont pas été foutus d'aller une fois en Europe ni aux États- Unis.La Guadeloupe leur suffisait.Pas pour son exotisme.Parce que les menus de restaurants y étaient écrits en français.Les Lavigueur n'avaient pas le sens des affaires, mais ils avaient du coeur au ventre et un système de valeurs.Pas des valeurs bidons.Des valeurs de partage, d'entraide, de loyauté et de fidélité.« Nous étions une famille ordinaire, plaide Yve, une famille unie à qui il est arrivé un accident.Nous avons vécu ce que tout le monde rêve de vivre et on nous l'a fait payer : par jalousie, par envie, parce que ça faisait vendre des journaux et jaser les gens.C'était normal que les gens soient jaloux, je l'aurais été moi aussi dans leurs souliers, mais à la longue, c'est devenu invivable.» Assis à contre-jour dans le café, fumant à la chaîne, le sourire crispé, le corps tendu, les mains agitées comme des oiseaux en cage, Yve Lavigueur est un paquet de nerfs, une boule de pure énergie physique.Il bouge tout le temps, parle avec fébrilité et s'il n'était pas écrit noir sur blanc dans son livre qu'il ne consomme plus (de cocaïne), on jurerait que le sang qui coule dans ses veines est un fleuve de poudre blanche.Dans les faits, Yve Lavigueur est un repenti qui ne touche plus à la drogue, s'interdit de conduire et de trop traîner dans les bars, exception faite de l'Île noire, un bar spécialisé dans le scotch où il affirme se sentir chez lui.C'est aussi un homme qui s'est donné une mission : rétablir coûte que coûte la réputation d'un père qui demeure jusqu'à ce jour son idole dans la vie.Jean-Guy Lavigueur, une idole ?Un héros ?« Oui, tonne son fils, mon père est un grand homme malgré sa petite taille.C'est un gars courageux, droit, qui avait de l'autorité et qui a assumé jusqu'au bout.Quand maman est morte, il aurait pu nous placer, il a toujours refusé.Il s'est occupé de nous comme il a pu.J'ai rien à lui reprocher.Cette opinion n'était pas partagé par sa soeur Louise, la rebelle, qui a fui le clan à 17 ans, une semaine avant le gros lot.Estimant qu'elle avait droit à sa juste part, Louise a poursuivi son père devant les tribunaux avant d'abandonner les procédures au bout de 33 comparutions.Bien que Jean-Guy Lavigueur n'ait jamais accordé un million à sa fille, il l'a plus ou moins entretenue et même hébergée au « château » jusqu'à sa mort de complications pulmonaires en 1991.Contrairement aux hommes Lavigueur, les femmes ont été frappées par la maladie et fauchées avant leur temps.A l'exception de l'aînée Sylvie, les autres sont mortes prématurément ; Nancy et Manon en bas âge, Micheline la mère à 37 ans et Louise à 22 ans.Ces deuils successifs ont d'ailleurs fait croire à Jean-Guy Lavigueur que son gros lot était une forme de dédommagement du ciel, pour ne pas dire un prix de consolation.Malgré cela, Jean-Guy Lavigueur est demeuré un homme inconsolable.Il aurait pu fuir dans le fric et flamber son million par vengeance ou par compensation.Ce ne fut pas le cas.Pour ses enfants non plus.À l'exception du château de l'île des Pruches qui, dans les faits, n'a coûté que 283 000 $ à chacun des trois copropriétaires, les Lavigueur ne se sont pas lancés dans de folles extravagances.Pas de Mercedes, de villas dans le Sud, de placards remplis de fourrures et de tiroirs débordant de diamants.Pas même de virée compulsive dans les magasins.Les meubles du château ont été achetés en une matinée chez Pascal, les nouvelles autos chez un concessionnaire Honda.Les Lavigueur sont allés à quelques reprises au restaurant Hélène de Champlain, « parce qu'on avait le droit de se payer la traite de temps en temps », précise Yve.Pour les soirs exceptionnels, ils se sont payés des jéroboams de Moët et Chandon mais sans plus, comme si le goût du luxe n'avait jamais eu de prise sur eux et que leur morale (chrétienne et coupable) en avait fait un fruit moisi et défendu.Yve Lavigueur affirme d'ailleurs qu'il n'a jamais cessé de travailler.Après sa cure de désintox et un cours en science de la parole au Conservatoire Lasalle, il a fait mille métiers : opérateur de machine pour Signalisation Canada, paysagiste, photographe pour Hebdo-Vedettes, agent de recouvrement, électricien, soudeur.Lavigueur a même déposé son CV à TVA et à CKMF dans l'espoir de devenir animateur.On ne lui a jamais répondu.Il ne sait toujours pas ce qu'il fera quand il sera « grand », mais ça ne l'inquiète pas.« Mon avenir m'attend quelque part », affirme-til sans l'ombre d'un doute dans le regard.Quinze ans ont passé.Les millions ont fondu parfois dans la joie, parfois dans l'ennui et le désarroi.William Murphy a disparu sans laisser de traces.Louise n'est plus.Sylvie a vendu son centre de conditionnement et s'est séparée.Elle vit à Laval avec sa petite fille.Michel, le cadet, s'est marié, a fait un enfant et travaille à son propre compte à installer des ordinateurs chez les gens.Jean-Guy est retourné à l'hôpital où il a passé tout l'hiver dernier.Quant à Yve, il songe sérieusement à racheter le terrain de l'île aux Pruches pour y faire construire une nouvelle maison.Toutes les semaines, il achète des billets de loto en y rêvant.Bref, rien n'a changé même si tout n'est vraiment plus comme avant.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse Depuis la sortie du livre Les Lavigueur, leur véritable histoire, un bouquin signé par Yve Lavigueur mais écrit par Daniel Bertrand, la boîte paternelle est la pièce maîtresse de la tournée de promotion d'Yve, qui ignore toujours pourquoi il n'y a pas de « s » à son prénom.L'Ontario envisage de saisir les biens de criminels, même sans accusation Un projet de loi en ce sens pourrait être déposé cette semaine QUÉBEC PLACE STE-FOYGALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Signé Billabong LE BLOUSON SURFEUR HYDROFUGE 260.00 Nylon enduit Finetex® 5000mm d'imperméabilité et qui respire à 3000mvp Coutures stratégiques scellées Jupette pare-neige Poche-lunette avec chamois intégré Gris, ciment et bleu ou marine ciment et gris P.m.g.Pantalon à coordonner 195.00 COLIN PERKEL Presse Canadienne TORONTO Ð Un projet de loi ontarien, susceptible d'être déposé cette semaine, permettrait à la police de saisir, sans prévenir, les actifs de présumées organisations criminelles sans même que des accusations soient portées, a indiqué une source gouvernementale.Inspirée des dispositions civiles de la loi antiracket aux États-Unis, la loi ontarienne serait une première au Canada.Elle autoriserait aussi la police à saisir les biens de tierces personnes, telles des entreprises légitimes employées comme paravents pour dissimuler les fruits du crime.Les biens saisis seraient remis à l'État et serviraient à la création d'un fonds spécial pour aider les victimes du crime organisé, a ajouté la source.« Si vous étiez victime du crime organisé, disons d'une fraude par carte de crédit, ou ce genre de choses, alors vous auriez la possibilité de déposer une demande à ce fonds », a poursuivi la même source.Ce fonds serait également accessible à la police, qui pourrait demander des sommes afin de mettre sur pied des projets destinés à prévenir la criminalité.La province formera aussi une instance consultative, comprenant des enquêteurs, des avocats et des comptables légistes, qui rendrait des comptes au procureur général.« Ils vont recommander la façon dont nous devrions aborder tous ces cas, quelle serait la meilleure façon d'y arriver Ð au civil ou au criminel.» En vertu de l'approche civile, la police pourrait, avec la permission de la cour, confisquer tout bien présumé provenir d'une activité criminelle.Elle n'aurait à faire qu'une preuve selon la prépondérance des probabilités, plutôt que la preuve hors de tout doute raisonnable qui caractérise les procédures criminelles.En préalable, le procureur général, Jim Flaherty, prévoyait divulguer aujourd'hui un rapport sur une conférence portant sur le crime organisé, qui prouve que ce genre de saisies « fonctionne à merveille », a indiqué la source.M.Flaherty déplore depuis longtemps l'inefficacité des lois actuelles dans la lutte contre les organisations criminelles.Saisir les profits de ces organisations criminelles constitue, selon lui, le meilleur moyen de s'assurer que les activités des tueurs à gages, la prostitution, le passage de personnes en fraude aux frontières et le trafic de drogue ne paient pas.Des dispositions seraient incluses dans la législation afin de protéger les innocents de toute saisie arbitraire de leur propriété.Le procureur général de l'Ontario, Jim Flaherty, prévoit divulguer aujourd'hui un rapport sur une conférence portant sur le crime organisé, qui prouve que ce genre de saisies « fonctionne à merveille ». 1LP0601A1127 A 6 - Liste election 1LP0601A1127 ZALLCALL 67 00:52:30 11/27/00 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 27 NOVEMBRE 2000 MONTRÉAL-EST (9 députés) Ahuntsic (LIB 10 282) Antonio Artuso > COM xEleni Bakopanos > LIB Jessica Chartrand > PC Vincent Dorais > ML Fatima El Amraoui > BQ Mimi Ghosh > PV Steve Moran > NPD Eugenia Romain > AC Anjou-Rivières-des-Prairies (LIB 7 631) xYvon Charbonneau > LIB Gianni Chiazzese > AC Jacques Dagenais > BQ Hélène Héroux > ML Normand Néron > PM Michel Tanguay > PC Bruce Whelan > NPD Bourassa (LIB 8 952) Claude Brunelle > ML xDenis Coderre > LIB Umberto Di Genova > BQ Marcel Lys François > AC Richard Gendron > NPD Ulises Nitor > COM Marcel Pitre > PC Hochelaga-Maisonneuve (BQ 5 630) Pierre Bibeau > COM Christine Dandenault > ML Benoit Harbec > PC xRéal Ménard > BQ Milan Mirich > NPD Louis Morena > LIB Stephanie Morency > AC Alex Néron > PM Laurier-Sainte-Marie (BQ 15 392) Ginette Boutet > ML Richard Chartier > NPD Jean Philippe Côté > LIB xGilles Duceppe > BQ Dylan Perceval-Maxwell > PV Stéphane Prud'homme > AC Marc-Boris St-Maurice > PM Jean François Tessier > PC Mercier (BQ 10 588) Normand Biron > LIB J.Marc-Antoine Delsoin > AC Eric Duquette > PM Martin Gelgoot > PC xFrancine Lalonde > BQ Geneviève Royer > ML Richard Savignac > PV Nicholas Vikander > NPD Papineau-Saint-Denis (LIB 12 177) Yannis Felemegos > AC Boris-Antoine Legault > PV Peter Macrisopoulos > ML Hans Marotte > NPD Philippe Ordenes > BQ xPierre Pettigrew > LIB Emmanuel Préville > PC Mustaque.A.Sarker > IND Antoine Théorêt-Poupart > PM Rosemont-Petite-Patrie (BQ 7 361) xBernard Bigras > BQ Marc Bissonnette > PC Sébastien Chagnon-Jean > PV Noémi Lo Pinto > NPD Claude Messier > PM Etienne Morin > AC Joanne Pritchard > IND Dorothy Sauras > COM Claude Vigneault > LIB Saint-Léonard-Saint-Michel (LIB 27 631) Mostafa Ben Kirane > PC Daniel Champagne > AC Marcel Ferlatte > BQ xAlfonso Gagliano > LIB Yves Le Seigle > ML Sara Mayo > NPD Karina Néron > PM MONTRÉAL-OUEST (9 députés) Lac-Saint-Louis (LIB 31 320) Guy Amyot > BQ Garnet Colly > ML Elena d'Apollonia > PM Daniel Gendron > PC xClifford Lincoln > LIB William F.Shaw > AC Erin Sikora > NPD La Salle-Émard (LIB 19 364) David Bernans > NPD Gilles Bigras > LN Giuseppe Joe De Santis > AC Denis Martel > BQ xPaul Martin > LIB Deepak T.Massand > PC Irma Ortiz > COM Mathieux St-Cyr > PM Mont-Royal (LIB 15 172) Jean-Claude Balu > PV Judith Chafoya > COM Maria Pia Chàvez > NPD xIrwin Cotler > LIB Alex Gabanski > AC Stephane Gelgoot > PC Jean-Sebastien Houle > BQ Ena Kahn > LN Notre-Dame-de-Grâce Lachine (LIB 19 232) Darrin Etcovitch > AC Grégoire Faber > PM Katie Graham > PV Rachel Hoffman > ML xMarlene Jennings > LIB Kathy Megyery > PC Jeannine Ouellet > BQ Bruce Toombs > NPD Michael Wilson > LN Outremont (LIB 9 663) Robert Archambault > PC xMartin Cauchon > LIB Louise Charron > ML Josée Duchesneau > AC Peter Graefe > NPD Amir Khadir > BQ Huguette Plourde > PM Jan Schotte > PV Pierre Smith > COM Pierrefonds-Dollard (LIB 27 930) Sylvie Brousseau > BQ Neil Drabkin > AC Adam Hodgins > NPD Jean-François Labrecque > PM xBernard Patry > LIB John Profit > PC Saint-Laurent-Cartierville (LIB 27 737) Yves Beauregard > BQ Jean-Paul Bedard > ML Oscar Chavez > COM xStéphane Dion > LIB Ken Fernandez PAC Piper Elizabeth Huggins > NPD J.Pierre Rouleau > PC Kaddis R.Sidaros > AC Verdun-Saint-Henri Saint-Paul (LIB 6 271) Bernard Côté > PC Lorraine Ann Craig > PV Jacques Gendron > AC xRaymond Lavigne > LIB William Lorenson > IND Matthew Mc Lauchlin > NPD Marc-André Roy > PM Bill Sloan > COM Pedro Utillano > BQ Westmount-Ville-Marie (LIB 19 170) Saroj Bains > ML Willy Blomme > NPD Patrice Caron > PM Felix Cotte > AC Allen Faguy > LN Michel Laporte > IND Bryan Price > PC xLucienne Robillard > LIB Brian Sarwer-Foner > PV Marcela Valdivia > BQ LAVAL (3 députés) Laval-Centre (BQ 2 446) Julien Bernard > PV xMadeleine Dalphond-Guiral > BQ Jean-Yves Dion > NPD Guy Fortin > PC Pierre Lafleur > LIB Eric Marchand > AC Laval-Est (BQ 3 814) Mathieu Alarie > BQ Carole-Marie Allard > LIB Gabriel Cornellier-Brunelle > ML Sujata Dey > NPD Frédéric Gauvin > PV Christian Lajoie > PM Régent Millette > IND André G.Plourde > PC Rosane Raymond > AC Laval-Ouest (LIB 12 019) Luc Beaulieu > PV xRaymonde Folco > LIB Michael M.Fortier > PC Leo Housakos > AC Christian Patenaude > NPD Manon Sauvé > BQ Polyvios Tsakanikas > ML RIVE-SUD (12 députés) Bas-Richelieu-Nicolet Bécancour (BQ 12 480) Black D.Blackburn > PM Raymond Dorion > NPD Frédéric Lajoie > AC Roland Paradis > LIB xLouis Plamondon > BQ Gabriel Rousseau > PC Beauharnois-Salaberry (BQ 3 223) Elizabeth Clark > NPD Serge Marcil > LIB Roma Myre > PC Stephane Renaud > AC xDaniel Turp > BQ Brossard-La Prairie (LIB 7 334) Richard Bélisle > AC Normand Chouinard > ML Sylvia Larrass > LN Clémence Provencher > NPD xJacques Saada > LIB Sylvain St-Louis > PC Nicolas Tétrault > BQ Chambly (BQ 12 048) Denis Caron > LIB Sébastien Duclos > PM xGhislain Lebel > BQ Darren O'Toole > NPD Gaétan Paquette > AC Jacques Parenteau > PC Châteauguay (BQ 6 742) Robert Lanctôt > BQ Margaret Larrass > LN Robert Lindblad > NPD Ricardo Lopez > AC Carole Marcil > LIB Réjeanne Rioux > PC Longueuil (BQ 8 830) Stephane Chénier > ML David Fiset > PM Sophie Joncas > LIB Richard Lafleur > PC Michel Minguy > AC Timothy Spurr > NPD xCaroline St-Hilaire > BQ Saint-Bruno-Saint-Hubert (BQ 6 480) Otmane Brixi > PC Maryève Daigle > PM Marie Henretta > NPD Claude Leblanc > LIB xPierrette Venne > BQ Jean Vézina > AC Saint-Hyacinthe-Bagot (BQ 4 803) Jacques Bousquet > AC Rachel Dicaire > NPD Michel Gaudette > LIB xYvan Loubier > BQ Frédéric Mantha > PC Saint-Jean (BQ 9 202) xClaude Bachand > BQ Josée Coulombe > AC Joseph Khoury > LIB Gérald L'Ecuyer > PC Julien Patenaude > NPD Marc St-Jean > PM Saint-Lambert (LIB 978) Nic Leblanc > AC Katherine Léveillé > PM Christian Picard > BQ Walter Stirling > PC xYolande Thibeault > LIB Verchères-Les-Patriotes (BQ 17 359) xStéphane Bergeron > BQ Jonathan Bérubé > PM Charles Bussières > NPD Stéphane Désilets > AC Frédéric Grenier > PC Mark Provencher > LIB Vaudreuil-Soulanges (LIB 6 102) Éric Cimon > BQ xNick Discepola > LIB Dean Drysdale > AC Shaun G.Lynch > NPD Stratos Psarianos > PC QUÉBEC VILLE (4 députés) Charlesbourg Jacques Cartier (BQ 3 928) Françoise Dicaire > NPD Gérard Latulippe > AC xRichard Marceau > BQ Samuel Moisan-Domm > PV Dann Murray > PC Isabelle Thivierge > LIB Louis-Hébert (BQ 3 698) Karl Adomeit > NPD xHélène Alarie > BQ Gisèle Desrochers > ML Clermont Gauthier > PC Léonce-E.Roy > AC Hélène Scherrer > LIB Québec (BQ 6 755) Jean-Marie Fiset > NPD xChristiane Gagnon > BQ Marc Jalbert > PC Claude Moreau > ML Pierre-E.Paradis > PM Michel Rivard > AC Gilles Rochette > LN Claudette Tessier-Couture > LIB Québec-Est (BQ 4 706) Jean Guy Carignan > LIB Majella Desmeules > NPD Richard Joncas > PC xJean-Paul Marchand > BQ Robert Martel > AC QUÉBEC RÉGION (6 députés) Beauce (LIB 10 154) xClaude Drouin > LIB Louis Girard > LN Alain Guay > AC Pierre Malano > NPD Gary Morin > BQ Gérard Parent > PC Beauport-Montmorency Orléans (BQ 8 131) Jean Bédard > ML Lise Bernier > PC Mathieu Giroux > PM Robert Giroux > AC xMichel Guimond > BQ Eric Hébert > NPD Chantal Plante > LIB Bellechasse-Etch.Montmagny-L'Islet (LIB 47) Suzanne Lafond > PC François Langlois > BQ xGilbert Normand > LIB Jean-Claude Roy > AC Lévis (BQ 10 614) Shirley Baril > LIB Jacques Bergeron > AC André Cloutier > COM xAntoine Dubé > BQ France Michaud > NPD Réal St-Laurent > PC Lotbinière-L'Érable (BQ 3 007) Pierre Allard > AC Luc Dastous > LIB xOdina Desrochers > BQ Jean Landry > PC Dominique Vaillancourt > NPD Portneuf (BQ 5 941) Howard Bruce > AC Patrice Dallaire > BQ François Dion > PC Claude Duplain > LIB SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN (4 députés) Chicoutimi-Le Fjord (PC 317) Mauril Desbiens > IND xAndré Harvey > LIB Alain Ranger > NPD Douglas Schroeder-Tabah > AC Noel Tremblay > BQ Jonquière (BQ 4 607) Jean-Guy Boily > LIB Michel Deraiche > NPD xJocelyne Girard-Bujold > BQ Sylvain Néron > AC Lac-Saint-Jean-Saguenay (BQ 14 397) Yannick Caron > AC Claude Gagnon > PC Gilles Lavoie > IND Linda Proulx > NPD Jérôme Tremblay > LIB xStéphan Tremblay > BQ Roberval (BQ 8 031) Jean-Pierre Boivin > LIB Raymond A.Brideau > AC xMichel Gauthier > BQ Alain Giguère > NPD Marie-Christine Huot > PC ESTRIE (7 députés) Brome-Missisquoi (LIB 6 491) Heward Grafftey > PC Jeff Itcush > NPD André Leroux > BQ Jacques Loyer > AC xDenis Paradis > LIB Compton-Stanstead (PC 4 758) Marc Carrier > AC Mary Ann Dewey-Plante > PC Gaston Leroux > BQ Christine Moore > NPD xDavid Price > LIB Marc Roy > LN Drummond (BQ 3 800) André Béliveau > LIB Lyne Boisvert > PC Jacques Laurin > AC Julie Philion > NPD xPauline Picard > BQ Frontenac-Mégantic (BQ 465) Gérard Binet > LIB Olivier Chalifoux > NPD xJean-Guy Chrétien > BQ Pierre Luc Fournier > PM Nicole Massicotte > PC Stéphane Musial > AC Richmond-Arthabaska (PC 2 368) Philippe Ardilliez > AC xAndré Bachand > PC Aldéi Beaudoin > LIB André Bellavance > BQ Vincent Bernier > NPD Christian Simard > LN Shefford (PC 521) Michel Benoit > BQ Audrey Castonguay > PC Nicolas Cousineau > PM Elizabeth Morey > NPD xDiane St-Jacques > LIB Jean-Jacques Treyvaud > AC Sherbrooke (BQ 220) Joseph Bourassa-Lacombe > IND xSerge Cardin > BQ Daniel Jolicoeur > LN Eric L'Heureux > PC Serge Lachapelle > ML Mark Quinlan > AC Jean-François Rouleau > LIB Craig Wright > NPD B.-ST-LAURENT-GASPÉSI E - C .-NORD (6 députés) Bonav.-Gaspé I.-de-la-Mad.-Pabok (BQ 179) Raynald Blais > BQ Georges Farrah > LIB Linda Fournier > AC Fred Kraenzel > NPD Charlevoix (BQ 9 954) xGérard Asselin > BQ Joss Duhaime > NPD Marjolaine Gagnon > LIB Doris Grondin > PC Pierre Paradis > AC Kamou.-R.-du-L.-Témis.Les Basques (BQ 2 399) Elaine Côté > NPD xPaul Crête > BQ Normand Fournier > ML Helen Ouellet > LIB André Paquet > PC René Théberge > AC Manicouagan (BQ 1 532) Normand Caplette > NPD Laurette de Champlain > AC xGhislain Fournier > BQ Robert Labadie > LIB Gaby-Gabriel Robert > PC Matapédia-Matane (BQ 5 136) Marc Bélanger > LIB Germain Dumas > PC Karine Paquet-Gauthier > NPD Jean-Yves Roy > BQ Rimouski-Neigette et La Mitis (BQ 6 170) Lyse Beauchemin > LN Réal Blais > PC Gerard Gosselin > AC René Lemieux > NPD Réal Marmen > LIB xSuzanne Tremblay > BQ LAURENTIDES-LANAUDIÈRE (5 députés) Joliette (BQ 5 188) Bob Aubin > COM Eric Champagne > PC Clément Lévesque > AC Robert Malo > LIB Pierre Paquette > BQ François Rivest > NPD Laurentides (BQ 9 594) William Azeff > AC Dominique Boyer > LIB xMonique Guay > BQ Jacinthe Millaire > LN Brendan Naef > NPD Jacques Vien > PC Repentigny (BQ 20 788) Michel Carignan > PC Lise Dufour > PM Michel Paulette > AC Pierre Péclet > NPD xBenoït Sauvageau > BQ David Veillette > LIB Rivière-des-Mille-Îles (BQ 9 527) François Desrochers > AC Robert Fragasso > LIB Jonathan Paquette > PC xGilles-A.Perron > BQ Eric Squire > PV Stephane Thinel > NPD Terrebonne-Blainville (BQ 13 379) Normand Beaudet > NPD Diane Bourgeois > BQ Mélanie Gemme > PC Pascale Levert > LN François-Hugues Liberge > LIB Guylaine St-Georges > AC MAURICIE (4 députés) Berthier-Montcalm (BQ 17 634) xMichel Bellehumeur > BQ Jean-Pierre De Billy > NPD Sébastien Hénault > PM Jean-Carle Hudon > LIB Paul Lavigne > PC Réal Naud > AC Champlain (BQ 7 772) Julie Boulet > LIB xMarcel Gagnon > BQ Paul Giroux > PM Eric Labranche > AC Philippe Toone > NPD Saint-Maurice (LIB 1 602) Sylvain Archambault > COM Pierre Blais > PC Raymond Chase > NPD xJean Chrétien > LIB François Marchand > BQ Jean-Guy Mercier > AC Trois-Rivières (BQ 5 575) Alexandre Deschênes > ML Scott Healy > PC David Horlock > NPD Luc Legaré > AC Denis Normandin > LIB Gilles Raymond > LN xYves Rocheleau > BQ OUTAOUAIS (4 députés) Argenteuil-Papineau-Mirabel (BQ 3 554) Pierre Audette > PM Gilles Bisson > PV Lise Bourgault > LIB Didier Charles > NPD Laurent Filion > IND Francine Labelle > AC Mario Laframboise > BQ Marie-Thérèse Nault > LN Jean-Denis Pelletier > PC Gatineau (LIB 9 512) xMark Assad > LIB Ronald Bélanger > IND Stéphany Crowley > AC Samantha Demers > IND Carl Hétu > NPD Richard Nadeau > BQ Jean-Claude Pommet > LN Françoise Roy > ML Michael F.Vasseur > PC Hull-Aylmer (LIB 5 037) Rita Bouchard > LN Robert Brooks PAC Caroline Brouard > BQ Guy Dufort > PC Michel Geisterfer > AC Ron Gray > IND Alexandre Legeais > ML Aubert Martins > PM Peter Piening > NPD xMarcel Proulx > LIB Pontiac-Gatineau-Labelle (LIB 6 839) xRobert Bertrand > LIB Johanne Deschamps > BQ Judith Grant > AC Melissa Hunter > NPD Eleanor Hyodo > LN Benoit Larocque > PC Christian Legeais > ML Thomas J.Sabourin > IND Gretchen Schwarz > PV NORD-OUEST (2 députés) Abitibi-Baie-James-Nunavik (LIB 2 635) François Dionne > AC Daniel Fredrick > NPD Sylvain Gemme > PC François Lemieux > BQ xGuy St-Julien > LIB Témiscamingue (BQ 5 850) xPierre Brien > BQ Roch Charron > LIB Sébastien Héroux > PC Eric Larochelle > AC Anik-Maude Morin > NPD 1LP0701A1127 A7 mardi 1LP0701A1127 ZALLCALL 67 00:48:50 11/27/00 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 27 NOVEMBRE 2000 A7 Les règles d'or de l'électeur Ce qu'il faut faire pour s'assurer que son bulletin de vote ne sera pas rejeté KATIA GAGNON Les Américains ont beau rire du Canada, depuis leurs récents déboires électoraux, ils rient plutôt jaune.Une équipe du réseau CBS est récemment venue admirer l'efficacité du centenaire système de votation canadien, où le crayon est encore roi.Mais comme aucun système n'est parfait, les électeurs canadiens ne sont pas, eux non plus, à l'abri de l'erreur.Chaque année, des milliers de bulletins de vote sont en effet rejetés puisque les électeurs, mal renseignés, ont incorrectement marqué leur choix.Par suite des rocambolesques événements survenus aux États-Unis, où républicains et démocrates se chicanent encore sur la validité de certains bulletins, Sylvie Jacmain, une directrice de scrutin d'expérience Ð elle en est à ses cinquièmes élections Ð a bien voulu rappeler à La Presse les règles d'or de l'électeur.canadien.Avant de voter, vous devez d'abord décliner votre identité au scrutateur, qui vous repérera sur la liste électorale.Si vous n'êtes pas inscrit sur la liste, vous pouvez vous enregistrer sur place, mais vous devrez pour ce faire avoir en main deux pièces d'identité : une qui porte votre nom et votre adresse (comme le permis de conduire ou n'importe quelle facture) et une qui porte votre nom et votre signature (comme la carte-soleil).Vous pouvez aussi prêter serment et demander à un électeur déjà inscrit sur la liste électorale de votre section de vote de répondre de vous.Maintenant, vous êtes prêt à voter.Comment faire ?La loi électorale nous fournit certaines balises : le bulletin doit comporter une seule marque, faite à l'endroit approprié.Et cette marque ne doit pas être distinctive, c'est-à-dire qu'elle pourrait faire en sorte que le vote d'un électeur puisse être reconnu.En clair, lorsque le scrutateur vous remet votre bulletin plié et que vous vous retrouvez derrière l'isoloir, vous devez faire une croix, un crochet, une barre transversale ou un rond dans le cercle blanc qui suit le nom du candidat que vous avez choisi.Vous pouvez également noircir totalement ce petit cercle blanc.Les petits bonshommes souriants, soleils ou autres marques, bien qu'originales, ne sont pas acceptables et conduiront au rejet de votre vote.Vous ne devez pas non plus numéroter vos choix par ordre de préférence ou écrire quelque commentaire que ce soit près des noms des candidats : votre vote serait aussi rejeté.Vous repliez ensuite le bulletin, le donnez au scrutateur qui en détachera le talon numéroté et s'assurera que ses initiales figurent bien à l'endroit approprié (pour éviter la substitution de bulletins).Vous le déposez vous-même dans l'urne.Vous vous êtes trompé ?Pas de problème.Vous avez droit à une nouvelle chance, mais seulement une.Vous remettez votre bulletin incorrectement marqué au scrutateur, qui le placera dans une enveloppe avec d'autres bulletins rejetés.Il vous donnera un nouveau bulletin vierge et vous recommencez le processus.Avant, la loi électorale vous accordait trois fois le droit à l'erreur, mais les règles ont été resserrées dans la nouvelle législation.Et finalement, si vous trouvez le scrutateur de votre goût Ð une anecdote véridique, parole de Sylvie Jacmain Ð, ne lui laissez pas votre numéro de téléphone bien en vue sur le côté de votre bulletin de vote.C'est peutêtre efficace pour la séduction, mais cette « altération » conduira.au rejet de votre vote.Le fameux facteur humain Bref, le geste de voter est somme toute simple, mais bien peu d'électeurs sont conscients de la colossale organisation que cela suppose.Sylvie Jacmain, elle, en sait quelque chose.Les deux semaines qui précèdent le scrutin représentent une véritable course contre la montre, à tel point qu'elle peut à peine se permettre de dormir trois heures par nuit.Comment ses journées se trouvent-elles à ce point remplies ?Un exemple.Chaque modification à la liste électorale, (il y en a eu plus de 500 dans le comté de Papineau-Saint-Denis, que gère Mme Jacmain) doit être paraphée de la main de la directrice de scrutin.« Ça en fait des signatures ! » lance-t-elle.Elle doit former des centaines d'employés, louer des locaux, faire imprimer les bulletins de vote, envoyer la documentation sur le vote aux électeurs dans une quarantaine de langues différentes.Et c'est sans compter tous les incidents que doit gérer notre directrice de scrutin : c'est le fameux facteur humain, particulièrement difficile à contrôler dans une campagne électorale où tous les employés doivent être impartiaux, mais sont tout de même partisans, puisqu'ils sont nommés par les partis politiques.Il est d'ailleurs arrivé à Mme Jacmain de devoir aller calmer les esprits dans certains bureaux de vote où scrutateur et greffier (nommés par les partis politiques rivaux) en venaient presque aux coups.Il faut ajouter à cela l'impatience de certains électeurs, qui tapent du pied dès qu'une petite file d'attente se crée à leur bureau de vote.« Je trouve ça désolant que les gens renoncent à leur droit de vote parce qu'il faut attendre dix ou quinze minutes.J'ai participé à la première élection en Afrique du Sud et j'ai vu des électeurs attendre douze heures sous un soleil de plomb.Ils avaient mis leur plus beau costume, parce qu'ils avaient attendu ce moment durant toute leur vie », raconte Mme Jacmain.Toute une leçon de démocratie.photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Sylvie Jacquemin, directrice de scrutin dans Papineau-Saint-Denis, trouve «désolant » que des citoyens renoncent à leur droit de vote parce qu'il faut atteindre dix ou quinze minutes.Bientôt, le vote par Internet La démocratie à l'américaine, ou l'art de se compliquer la vie KATIA GAGNON DEHORS, il neige à plein ciel.Les souffleuses passent et repassent.Oups ! C'est l'heure d'aller voter.Oubliez la tuque et les mitaines.Nul besoin de quitter le confort de votre salon.Décrochez le téléphone ou ouvrez votre ordinateur portable : vous êtes prêts à faire votre devoir de citoyen.De la science-fiction ?Pas tant que ça.Le directeur général des élections, Jean- Pierre Kingsley, croit que dès les prochaines élections fédérales, les Canadiens pourraient expérimenter de nouvelles façons de voter.Élections Canada est d'ailleurs déjà à l'oeuvre.On a réalisé une étude exhaustive sur le vote et les nouvelles technologies, qui démontre que le vote par téléphone, par Internet ou par borne interactive (une sorte de guichet automatique de vote), bien que complexe à organiser, est parfaitement viable.La chose pourrait donc se passer ainsi : au téléphone, vous devriez d'abord composer un numéro d'identification personnel, qui assure à l'ordinateur que vous êtes bien admissible à voter et qui le renseigne sur votre identité.Vous seriez ensuite invité à effectuer verbalement la sélection de votre candidat en répondant par oui ou par non à chacun des choix.Le système vous demanderait ensuite de confirmer votre choix.La procédure par Internet serait sensiblement la même, sauf que vous sélectionneriez votre choix à l'aide d'une souris.Si ces nouvelles technologies offrent plusieurs avantages Ð le vote est notamment facilité pour les électeurs qui habitent en région éloignée Ð, ces nouveaux outils posent également plusieurs problèmes.Celui, entre autres, de la sécurité.Comment se prémunir contre ces cyberpirates qui sévissent sur Internet ?Comment éviter le vol ou le commerce des numéros d'identification personnels, qui seraient essentiels pour voter ?Comment éviter qu'un électeur qui fait son choix au téléphone ne le fasse pas sous la pression d'un tiers ?Élections Canada n'aura pas trop de quatre années pour résoudre tous ces casse-tête.KATIA GAGNON LES ÉLECTEURS canadiens ont probablement pris conscience de l'extrême simplicité de notre système de votation à la suite de l'incroyable saga des élections présidentielles américaines, où, près d'un mois après l'élection, Georges W.Bush et Al Gore se disputent encore les bulletins de vote incorrectement marqués par ces curieuses « machines à voter ».Le système de votation américain n'a en effet absolument rien en commun avec le nôtre.Au Canada, c'est un organisme fédéral Ð Élections Canada Ð qui est chargé de l'organisation de tout le processus électoral, prévu dans la loi électorale dans ses moindres détails.Le bulletin de vote, dont un exemplaire figure à la loi depuis près de cent ans, est le même dans tout le pays.Les électeurs font leur choix à l'aide d'un simple crayon à mine.« C'est un système qui a fait ses preuves », souligne Pierre Blain, d'Élections Canada.Et c'est ce qui a permis au Canada de devenir un véritable leader mondial pour l'organisation de scrutins.Aux États-Unis, ce n'est pas le gouvernement fédéral, ni même celui des États qui s'occupe du processus électoral : ce sont les comtés.Le processus électoral change donc d'une ville à l'autre, tout comme le bulletin de vote, qui est partout différent.Non seulement le bulletin de vote change-t-il, mais également la façon de le marquer : alors que certains comtés se reposent encore sur le bon vieux crayon, certains ont installé des « machines à voter » qui perforent le vote de l'électeur à l'endroit choisi.Lors des élections, les Américains se prononcent également sur de multiples enjeux.Alors que les Canadiens ne choisissent tout bonnement que leur député, leurs voisins du Sud doivent élire, en même temps que le président, un sénateur, un gouverneur, un secrétaire d'État et une pléthore d'élus locaux, tels le procureur et le shérif du comté.Ils doivent également se prononcer sur plusieurs dizaines d'enjeux référendaires.Ce qui complique formidablement le bulletin de vote : aux dernières élections, certains bulletins étaient de véritables « livrets » de l'électeur.Certaines machines à voter sont cependant conçues de telle manière que l'électeur qui veut élire des démocrates ou des républicains à tous ces postes n'a qu'une commande à actionner.« Mais la plupart des Américains magasinent et votent à droite et à gauche.Voter devient donc extrêmement complexe », souligne Pierre Martin, du département de sciences politiques de l'Université de Montréal.La complexité de ce système expliquerait d'ailleurs, en partie, le faible taux de participation des Américains au processus électoral : moins de la moitié des citoyens votent, alors qu'au Canada, on tombe rarement sous les deux tiers pour des élections fédérales.photo AP Aux Etats-Unis, le décompte du vote, tout comme le vote lui-même, est loin d'être une sinécure, comme tend à le démontrer l'imbroglio de la présente élection à la présidence. 1LP0801A1127 A8 lundi 1LP0801A1127 ZALLCALL 67 00:54:03 11/27/00 B A8 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 27 NOVEMBRE 2000 Les chefs mettent un terme à «un long et difficile voyage » Hip! hip! hip! hourra! ÉLECTIONS CANADA a mis en garde les quelque 150 000 personnes qui doivent travailler aujourd'hui dans les bureaux de scrutin contre les dangers de célébrations excessives entourant le match de la Coupe Grey, qui opposait les Alouettes de Montréal aux Lions de la Colombie-Britannique.« Conscient des passions que soulève la Coupe Grey, Élections Canada rappelle à tous les travailleurs électoraux que, quelle que soit leur joie ou leur déception face au résultat final, les Canadiens ont besoin d'eux aux bureaux de scrutin à la première heure demain matin, jour des élections, pour exercer leur droit de vote », lit-on dans un communiqué émis par l'organisme.Autrement dit, défense de prendre un coup, de se bagarrer avec les partisans du club adverse ou de faire une dépression en cas de défaite.Le site est un hit! AVEC 25 000 connexions (hits en langage internaute) par jour depuis le début de la campagne électorale, le site Internet d'Élections Canada connaît un beau succès.Et, rappelons- le, ce site fournira, à compter de 22h ce soir, les résultats dans les 301 circonscriptions du pays.Ces résultats seront actualisés à toutes les deux minutes.La question est de savoir si le serveur d'Élections Canada tiendra le coup.« Nous sommes préparés pour recevoir 500 000 connexions en même temps », plastronne le porte-parole de l'organisme, Pierre Blain.On vous rappelle l'adresse : www.elections.ca.Les sans-abri dans 27 bureaux de vote ÉLECTIONS CANADA a par ailleurs établi une liste de 27 bureaux de scrutin où pourront aller voter les sans-abri aujourd'hui à travers le Québec.Des recensements ont été effectués ces derniers jours dans les refuges où les personnes sans domicile fixe peuvent trouver un lit et de la nourriture.Mais iront-ils voter ?Dans la ville de Québec, par exemple, une soixantaine de sansabri trouvant refuge à la maison Auberivière ont été inscrits sur la liste électorale.Or, rapportait hier le quotidien Le Soleil, ces derniers devront se présenter au bureau électoral numéro 221 situé dans l'église Notre-Dame-des-Victoires de la Place Royale.« Ceux qui n'ont pas l'habitude d'aller traîner de ce côté-là n'iront pas voter, rapportait le journaliste Marc Lestage, car ils ne sont généralement pas les bienvenus à la Place Royale, un des hauts lieux touristiques » de Québec.Les tatouages de Mme Mc Donough TRAVIS McDONOUGH, 29 ans, le fils d'Alexa Mc Donough, chef du NPD, porte un tatouage sur la partie supérieure de l'un de ses bras.Rien de surprenant là-dedans, direz- vous.Mais peu de gens savent que Mme Mc Donough en porte un elle aussi.Et même deux.La semaine dernière, en tribune téléphonique sur les ondes d'une station de radio de Winnipeg, la chef néodémocrate a avoué que c'était tout à fait exact mais n'a pas voulu révéler où se trouvaient les empreintes en question.Eh bien, elles sont sur ses.paupières.Inquiète des possibles infections que pourrait lui causer le maquillage ordinaire, Mme Mc Donough s'est fait tatouer un trait de crayon noir en permanence près des cils.Il paraît que c'est un procédé très connu en matière de maquillage, rapporte le Calgary Herald.André Duchesne G I L L E S TOUPIN e t ANDRÉ PRATTE Dernière journée de campagne pour les chefs des principaux partis fédéraux.Une journée assez calme, surtout si on la compare à celles qui l'ont précédée.« Ce fut un long, difficile et agréable voyage », a laissé tomber Jean Chrétien hier, en mettant un terme à sa douzième campagne électorale, dans son comté de Saint-Maurice.M.Chrétien participait avec son épouse, Aline, comme à la fin de la campagne de 1997, à un repas aux fèves au lard dans le petit village de Saint-Élie, où il a pris la parole pour la dernière fois de la campagne 2000 devant environ 300 personnes.Le député de Saint-Maurice, âgé de 66 ans, a demandé à ses électeurs de lui faire encore confiance, comme ils l'avaient fait pour la première fois en 1963, précisant que chaque jour depuis cette époque il s'était corrigé du défaut de la jeunesse et que maintenant il était devenu l'aîné des chefs de gouvernement du G7.Il a rappelé que sa première responsabilité avait toujours été de s'occuper de son comté, qu'il y avait créé de 800 à 1000 emplois ces dernières années, que le chômage était passé, sous son règne, de 19 % à 10 %.Infopub Le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, est resté fidèle à ses principes en ne faisant pas campagne le dimanche.Sauf qu'hier soir, les téléspectateurs du Canada anglais ont pu le voir, pendant 15 minutes, expliquer le programme de son parti.L'Alliance canadienne avait en effet acheté du temps d'antenne de chaînes de télévision privées.Il s'agissait d'une ultime tentative pour séduire l'électorat ontarien, resté jusque là insensible au message du politicien albertain.L'infopub, enregistrée la semaine dernière, a permis à M.Day de s'en prendre une dernière fois à Jean Chrétien : « Comme ancien ministre en Alberta, j'ai réduit les impôts, réduit la dette et réformé le bien-être social.À l'opposé, M.Chrétien n'a pas respecté les promesses du livre rouge, s'est livré au patronage et a manqué de transparence.Jusqu'à la dernière minute Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, était à Montréal pour le dernier jour de cette campagne.Fier d'une campagne menée sans erreurs importantes, M.Duceppe a prédit que le Bloc ferait élire plus que les 44 députés élus en 1997.Accompagné de son épouse, Yolande Brunelle, M.Duceppe a visité ses militants au quartier général du Bloc, rue Papineau.Il les a exhortés à travailler fort jusqu'à la fermeture des bureaux de vote : « Notre sort est entre vos mains.Je vous demande de continuer jusqu'à la dernière minute, je sais qu'on va gagner.» Le chef du Bloc a rappelé que, de son point de vue, ces élections n'étaient pas un référendum.« C'est une élection.Nous ne déciderons pas de la souveraineté demain (lundi).Mais je suis pas mal confiant que pour la troisième fois, les Québécois accorderont leur confiance aux candidats séparatistes », a-t-il dit en anglais.L'organisation bloquiste soutient avoir tout mis en oeuvre pour faire sortir le vote.Quelque 38 000 militants ont été mobilisés pour différentes tâches, dont 3000 téléphonistes, qui inciteront les citoyens à aller voter.Une lutte serrée Joe Clark, chef du Parti conservateur, faisait campagne hier dans sa circonscription de Calgary- Centre, où il mène une lutte serrée avec le député allianciste, Eric Lowther.Les sondages menés dans le comté indiquent que beaucoup d'électeurs sont indécis.C'était d'ailleurs le cas de plusieurs des électeurs que M.Clark a rencontrés hier, dans un centre commercial.M.Clark a refusé de spéculer sur son avenir, dans l'éventualité d'une défaite.Mais il a admis que sa décision de revenir en politique avait été un pari : « Je voulais démontrer que le Parti conservateur est encore un parti national, capable de faire élire des députés à travers le pays.» M.Clark demande aux électeurs de l'envoyer à Ottawa pour qu'il puisse forcer le gouvernement à rendre des comptes.Avec le coeur Le chef du NPD, Alexa Mc Donough, a prié les électeurs de voter « avec leur coeur » lors de ces élections « historiques », qui portent sur rien de moins que « le coeur et l'âme de la nation ».Devant quelque 200 militants réunis au Cap Breton, Mme Mc Donough a concédé qu'il était peu probable que le NPD forme le prochain gouvernement.Elle s'est engagée à pousser le gouvernement à consacrer les surplus budgétaires à la santé, l'éducation et l'environnement.« Vous vous devez à vous-mêmes, à vos familles, à vos communautés, de travailler plus fort que jamais pour éviter que votre comté ne soit représenté par un libéral aux promesses vides », a-t-elle dit à ses partisans.Avec la collaboration de la Presse Canadienne photo REUTERS Jean Chrétien, à Saint-Élie.photo PC Joe Clark, à Calgary.photo PC Gilles Duceppe, à Montréal.photo PC Alexa Mc Donough, à Halifax.Une dernière controverse dans Outremont La tragédie de Davis Inlet rejoint Chrétien dans son comté ANDRÉ DUCHESNE LA DERNIÈRE CONTROVERSE de la campagne électorale a éclaté hier dans le comté d'Outremont, représenté par le ministre du Revenu, Martin Cauchon.Son adversaire du Bloc québécois, Amir Khadir, l'accuse d'avoir versé une subvention de 5000 $ au club de patinage artistique d'Outremont en échange de la distribution d'un dépliant du Parti libéral à toutes les portes du comté.« Faux », tonnent en duo l'attachée de presse du ministre Cauchon et la présidente du club de patinage artistique d'Outremont, Mme Jeannette Harvey.Si la première affirme que le candidat du Bloc se livre à une campagne de « salissage », la seconde dit que « c'est des menteries ».« Jamais je n'aurais imaginé que les libéraux puissent exercer leur patronage jusqu'à exploiter de jeunes enfants.Contre une subvention payée à même les fonds publics, Martin Cauchon leur soutire un travail électoral partisan.C'est dégoûtant », lance le candidat du Bloc par voie de communiqué.C'est un des dirigeants de la campagne de M.Khadir, Jean-Sébastien Marineau, qui aurait eu la puce à l'oreille alors qu'il se trouvait à l'aréna d'Outremont, il y a quelques jours.« J'ai vu les gens du club de patinage artistique s'affairer dans leur local avec des dépliants à distribuer.Comme on est à Outremont, je pensais que c'était contre le projet Une île, une ville.Une membre du comité m'a dit que non et que le club était pris avec cette distribution », raconte-t-il.La présidente du club, Jeannette Harvey, était furieuse lorsque La Presse l'a jointe à son domicile pour lui demander sa version des faits.« Nous préparons un voyage à Vésinet en France, une ville avec laquelle Outremont est jumelée et on a besoin d'argent.Une compagnie nous a offert un certain montant contre la distribution de dépliants.Ça aurait pu être n'importe quel sorte de dépliant, mais cela s'adonnait à être celui- là.» Mme Harvey ajoute que la somme remise par cette compagnie est bien inférieure à 5000 $.Mais elle a refusé de dévoiler le montant, le nom de la compagnie, le nombre de dépliants distribués, ou le nombre de personnes qui ont fait cette distribution.Quant à l'attachée de presse du ministre Cauchon, qui n'a pas voulu être nommée, elle dit s'être renseignée auprès des organisateurs de sa campagne et que toute cette histoire était fausse.Dans son communiqué, Amir Khadir affirme que « depuis plusieurs années, le club de patinage d'Outremont reçoit une subvention de 500 $ à 1000 $ du député Cauchon tirée à même sa marge discrétionnaire ».Encore une fois, Jeannette Harvey rejette cette affirmation, disant n'avoir jamais rien reçu.L'attachée de presse de M.Cauchon affirme qu'à titre de député, il n'a pas d'enveloppe discrétionnaire.Et à titre de ministre ?Après un moment de silence, elle a affirmé ne pas le savoir.G I L L E S TOUPIN SHAWINIGAN Ð La tragédie humaine de Davis Inlet au Labrador, où quelque 150 enfants inuits ont développé une dépendance aux émanations d'essence, est venue confronter hier le premier ministre Jean Chrétien dans son propre comté de Saint-Maurice.Une délégation de sept Inuits de cette petite localité de 604 habitants est en effet débarquée à Shawinigan au dernier jour de la campagne électorale pour forcer une rencontre avec le chef du gouvernement.Poussés aux dernières extrémités, en butte à l'alcoolisme et à la drogue, à la désagrégation complète de leur tissus social, les gens de Davis Inlet ont tenté hier, par leur geste désespéré, de sensibiliser le premier ministre et tous les Canadiens au drame qui les accable.« Ce fut un long voyage.Ce fut un long voyage », a lancé aux journalistes le chef Siméon Tshakapesh dans un grand soupir.M.Chrétien a consenti à recevoir la délégation dans sa résidence du lac des Piles.Parmi eux se trouvait Nympha, une adolescente de 18 ans encore sous la dépendance des émanations d'essence et qui a déclaré ne pas savoir pourquoi elle aspirait de l'essence et des solvants.Elle a dit vouloir s'en sortir.« Si mes parents cessent de boire et si nous vivons dans une maison décente avec l'eau courante, où je pourrai prendre une douche, je cesserai », a-t-elle confié les larmes aux yeux.Un haut responsable du cabinet du premier ministre a affirmé que la rencontre de 40 minutes avec le chef Tshakapesh et sa suite avait été émouvante.Il a déclaré que le premier ministre était préoccupé par la tragédie et qu'il allait demander à ses ministres de la Santé, Allan Rock, et des Affaires indiennes, Bob Nault, d'agir le plus rapidement possible.« La rencontre a été productive », a confirmé après la rencontre le chef Tshakapesh.« Nous avons discuté de la crise en détail.Nous avons partagé les pierres de nos vies.Le premier ministre a posé plusieurs questions, dont des questions aux deux jeunes qui nous accompagnaient.Nous lui avons présenté notre plan à long terme et nous lui avons demandé son aide pour mettre ce plan en action.Le premier ministre du Canada est conscient de la crise et il nous a donné son assurance personnelle qu'il agirait le plus vite possible.» Siméon Tshakapesh s'est dit très fier de pouvoir rentrer chez lui pour porter ce message à son peuple, spécialement aux enfants.Des circonstances confuses Davis Inlet est une île isolée et aride du Labrador.Elle gèle tôt au printemps et coupe en permanence la population autochtone de leur principal moyen de subsistance, la chasse.Les Inuits de Davis Inlet ne sont pas des pêcheurs et ils étaient des nomades chasseurs qui se déplaçaient pour leur subsistance dans la partie continentale du Labrador et au Québec.Ils ont été installés sur l'île de Davis Inlet Ð tout à fait inadéquate pour leur mode de vie Ð en 1969 dans des circonstances encore confuses.Les gouvernements fédéral et terre-neuvien ont plus tard promis aux membres de la communauté de Davis Inlet de les déplacer à Shango Bay sur la terre ferme du Labrador, où ils pourront reprendre leur existence nomade de chasseurs.Cela aurait dû être déjà fait.Le vérificateur général, Denis Desautels, a d'ailleurs blâmé Ottawa pour son inaction à ce sujet dans son dernier rapport.Le chef Tshakapesh a présenté à M.Chrétien hier un plan en neuf points dont la grande priorité était la mise à la disposition de la communauté de facilités médicales pour les enfants accrochés aux émanations d'essence.Le premier ministre avait reconnu en point de presse plus tôt dans la journée que le problème de Davis Inlet était « une tragédie humaine ».« Même dans le meilleur pays au monde, avait-il admis, on a quelques problèmes.Je reconnais cela.Et ce fut une grande partie du débat dans cette campagne.» « Je lui ai dit, a aussi déclaré un autre délégué inuit, Luc Rich, en parlant du premier ministre, qu'il y a eu tant de promesses non tenues dans le passé que j'espère que l'on peut compter sur sa parole cette fois ».LES CHEFS AUJOURD'HUI Comme des millions de Canadiens, les chefs de parti iront voter aujourd'hui.> Le premier ministre et chef libéral, Jean Chrétien, vote à 10 heures, à Shawinigan, à l'École de Sainte-Flore.> Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, vote à 10 h15, à l'Église Notre-Dame de l'Assomption, à Montréal.> Le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, se rend au bureau de scrutin dès 7 h 30 le matin, dans une école de Penticton, en Colombie- Britannique.> Le chef du Parti conservateur, Joe Clark, se prononce à 9 heures, au Centre culturel chinois de Calgary.> La leader du NPD, Alexa Mc Donough, vote à 9h15, dans une école d'Halifax. 1LP0901A1127 A9 lundi 1LP0901A1127 ZALLCALL 67 00:53:32 11/27/00 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 27 NOVEMBRE 2000 A9 photo BERNARD BRAULT La Presse © Pierre Bruneau animera la soirée des élections à TVA.photo PC Bernard Derome, chef d'antenne à Radio-Canada.« Si la tendance se maintient.» Une soirée d'élections hyper branchée ANDRÉ DUCHESNE Les élections fédérales, c'est comme le temps des Fêtes.Impossible d'y échapper.Heureusement, les élections fédérales et la soirée électorale qui en découle n'arrivent normalement qu'une fois tous les quatre ans.Et c'est ce soir que ça se passe.Donc, si vous n'aimez pas ce moment hautement démocratique et médiatique, mieux vaut débrancher le téléviseur et faire une première écoute de votre compilation de disques de Noël.Pour les autres, ceux qui veulent tout voir, tout savoir, tout entendre, la soirée qui s'annonce sera bien remplie, voire hyper-branchée.Pour vous, La Presse a fait une tournée non exhaustive de ce qui sera présenté à la télévision, à la radio et sur Internet.De quoi se gaver les neurones jusqu'aux petites heures du matin.Au Québec, les bureaux de vote fermeront à 21 h 30.C'est donc à partir de cette heure que l'on connaîtra les premiers résultats.Télévision Radio-Canada : 21 h Coiffée du titre Élections 2000 Ð La Soirée, la grande émission présentée à la télévision de Radio-Canada et sur le Réseau de l'Information (RDI), en direct de la Colline parlementaire d'Ottawa, débutera à 21 h.Le chef d'antenne Bernard Derome en sera à sa neuvième soirée électorale.Le journaliste Daniel Lessard sera en sa compagnie.Les résultats par région seront communiqués par des journalistes aux quatre coins du pays.De plus, des journalistes seront affectés dans les cinq quartiers généraux des principaux partis politiques fédéraux.Au fil de la soirée, Bernard Derome s'entretiendra avec des têtes d'affiche de ces partis.Stéphan Bureau animera quant à lui un forum d'invités où l'on retrouvera, entre autres, Luc Lavoie, vice-président de National, Josée Legault, chroniqueuse à The Gazette, et le sénateur Serge Joyal.Réseau de l'Information : 19 h 30 Les boulimiques d'informations doivent prendre note que RDI présentera de 19 h 30 à 20h une émission spéciale avec Pierre Maisonneuve où seront présentés des reportages sur le déroulement de la journée.Puis, de 20 h à 21 h, Élections 2000 en coulisses, une émission animée par Gregory Charles, traitera de la mécanique électorale.TVA : 21 h 30 Au réseau TVA, l'émission spéciale Résultats 2000 débutera à 21h30 et sera animée par Pierre Bruneau avec le concours de Pierre Jobin.Ils s'entretiendront régulièrement avec les analystes Jean-Marc Léger, de Léger marketing, et le journaliste Michel Vastel, du Soleil.Une douzaine de correspondants feront des reportages sur le terrain, incluant les quartiers généraux des partis, mais aussi dans des circonscriptions chaudes du Québec, tels Shefford et Chicoutimi/Le Fjord.Cette émission se poursuivra jusqu'à 23 h alors que Simon Durivage animera le bulletin de nouvelles TVA Réseau.Les résultats du vote continueront à défiler au bas de l'écran pendant ce bulletin complet de 30 minutes.Puis, à 23 h 30, Résultats 2000 reprend avec les discours des chefs politiques.Pendant ce temps, à LCN, la chaîne d'information continue de TVA, la programmation régulière se poursuivra.Par contre, l'animateur en ondes s'entretiendra régulièrement avec le journaliste Michel C.Auger du Journal de Montréal.TQS : pendant et après le hockey Du côté de TQS, on présente à 19 h 30 le match de hockey entre le Canadien et les Thrashers d'Atlanta.Des interventions de la salle des nouvelles seront diffusées avant le début de la rencontre et durant les deux entractes.Lorsque le match sera terminé, vers 22 h 15, une édition de 90 minutes du Grand Journal prendra l'antenne.L'animateur Denis Lévesque sera accompagné du journaliste Gary Arpin pour la présentation des résultats.Un analyste et des commentateurs devraient également les rejoindre en studio.Télé-Québec : 22 h 30 Télé-Québec accordera trente minutes de sa programmation à l'événement.L'émission L'Effet Dussault animée par Anne-Marie Dussault sera présentée exceptionnellement en direct à compter de 22 h 30.Mme Dussault s'entretiendra sur différents sujets avec l'historien André Champagne et les analystes politiques Gretta Chambers et Claude Ryan.À la radio Première chaîne de Radio-Canada : 21 h Ceux et celles qui passeront la soirée électorale à bord de leur voiture ne perdront rien au change.À compter de 21 h à la première chaîne (95,1 FM) de Radio-Canada, Raymond Archambault animera une émission en direct de la Colline parlementaire.Il sera entouré d'une équipe de sept journalistes qui communiqueront les résultats provenant de toutes les régions du pays.Des journalistes seront également en poste dans les quartiers généraux des partis.Michel Désautels s'occupera de la portion analyse.Info 690 : 21 h À la station radiophonique Info 690 AM, Jacques Camirand prend l'antenne à compter de 21 h, en compagnie de l'analyste Jean Cournoyer et des journalistes Catherine Lafrance, Guylaine Campion et Pierre Lindley pour la lecture des résultats.D'autres journalistes seront postés à des endroits stratégiques à travers la province, comme aux quartiers généraux du Parti libéral à Shawinigan et au Spectrum de Montréal où se rassemblent les partisans du Bloc québécois.CKAC : pendant et après le hockey La station CKAC (730 AM) diffuse également le match Canadien-Thrashers mais des interventions en ondes débuteront dès 21 h 30.Après le match, l'émission spéciale sera animée par Robert Fortin qui sera secondé de plusieurs journalistes en salle et sur le terrain.Vers minuit 30, lorsque l'issue du scrutin sera devenue claire, c'est l'animateur Jacques Fabi qui prendra l'antenne pour animer une tribune téléphonique.Les journalistes continueront d'apporter des résultats.Le soir du vote, il n'y aura pas d'analyses en ondes.Mais ce sera le cas mardi matin avec Paul Arcand de 7 h 45 à 8 h 15.Il recevra alors les anciens ministres libéral et péquiste Claude Ryan et Jean Garon.Sur Internet Cyberpresse : 22 h Avis aux Internautes : le nouveau site Internet de La Presse sera prêt pour la soirée électorale.Les résultats de toutes les circonscriptions à travers le pays seront disponibles en ligne et mis à jour à toutes les minutes.Il suffira de cliquer sur la province ou le territoire de son choix sur une carte du Canada en couleurs et de choisir ensuite la circonscription qui nous intéresse.C'est donc un rendez-vous à l'adresse www.cyberpresse.ca Élections Canada : 22 h Le site Internet d'Élections Canada (www.elections.ca) sera également à surveiller.Ici aussi, les résultats seront disponibles à compter de 22 h.Un conseil, allez explorer ce site immédiatement car il y a plusieurs façons de suivre la soirée et mieux vaut se familiariser avec les différentes options offertes : ensemble du Canada, par circonscription, par province, pour les chefs de parti, etc.On peut même créer son propre site personnalisé.Pour cela, accédez d'abord à la page d'entrée du site, choisissez la langue qui vous convient puis, cliquez sur la ligne orangée contenant les mots « Élection générale 2000 » qui clignotent en haut de l'écran.Ensuite, cliquez sur « Personnalisez vos résultats le soir de l'élection » et suivez les instructions.On pourra également suivre les résultats en consultant les sites de LCN (elections2000.InfiniT.com), de Radio-Canada (radio-Canada.ca), de CTV et de plusieurs autres médias nationaux à travers le pays.L'est du Québec Votera-t-on rouge ou bleu au Bifthèque?votera sous la neige Des bureaux de vote au restaurant, à la salle de quilles et au centre commercial ANDRÉ DUCHESNE LA POPULATION de l'est du Québec votera sous la neige aujourd'hui, prévoit Environnement Canada, alors que la grande région de Montréal devrait s'en tirer avec quelques averses de neige fondante.Des accumulations de 5 à 10 centimètres sont annoncées au Saguenay, au Lac-Saint-Jean, dans la région de Sainte-Anne-des-Monts et de Grande-Vallée, dans celle de Gaspé-Forillon-Percé et à Baie-Comeau, mentionnait hier après-midi le météorologue Gilles Labrecque.Dans Charlevoix, les précipitations pourraient atteindre 15 centimètres avec un risque de verglas tôt ce matin.Il faudra donc être extrêmement prudent dans toutes ces régions lorsque le moment sera venu d'aller voter.Cela dit, l'ensemble des régions de la province devraient recevoir des précipitations sous une forme ou une autre au cours des prochaines heures.En Estrie, on prévoit un peu de pluie, alors que de l'autre côté du fleuve, en Mauricie, les précipitations se feront sous forme de neige légère.Même chose à Québec ou un peu de bruine pourrait cependant s'ajouter à la neige.Les régions de Rimouski et de la vallée de la Matapédia doivent s'attendre quant à elles à recevoir 10 centimètres de neige et plus.Les régions de Sept-Îles, Port-Cartier et de la Minganie ont plus de chances d'être épargnées, car on prévoit un ciel nuageux avec des éclaircies et un risque de chute de neige d'à peine 30% en soirée.Nouveau-Brunswick Si on attend de la pluie passagère dans la région de Moncton et au sud du Nouveau-Brunswick, le temps sera beaucoup plus problématique dans le nord de la province.«Dans la région d'Edmunston-Madawaska, on attend de la neige, mêlée de grésil.Le tout pourrait se changer en pluie verglaçante durant la journée, ce qui arrive toujours à l'approche d'une masse d'air chaud», rapporte M.Labrecque.Ces prévisions sont similaires pour la région de Bathurst et la péninsule acadienne.Les nouvelles sont meilleures pour la Nouvelle Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard où le passage du système dépressionnaire devrait se traduire par des averses de pluie.De façon générale, on ne prévoit pas de systèmes majeurs en Ontario et dans l'Ouest canadien aujourd'hui, si ce n'est une petite dépression dans le sud de l'Alberta qui va se déplacer vers la Saskatchewan.ANDRÉ DUCHESNE LES ÉLECTEURS de la circonscription Verchères/Les Patriotes qui iront voter aujourd'hui au restaurant Le Bifthèque de Boucherville voteront-ils.rouge ou bleu ?Question juteuse, pardon, judicieuse pour ce lieu de scrutin retenu par Élections Canada pour desservir une partie des électeurs du Vieux-Boucherville.Chose certaine, quelle que soit leur allégeance politique, certains électeurs seront rouges de colère ou auront les bleus en se présentant sur place, selon l'hebdomadaire La Relève qui dessert cette municipalité.Dans son édition du 24 novembre, le journal rapportait que des électeurs étaient mécontents d'avoir à parcourir plusieurs kilomètres pour aller voter, aucun autre endroit n'étant disponible pour établir un lieu de scrutin.Pourquoi pas les écoles de quartier ?Tout simplement parce qu'elles n'étaient pas disponibles.« Les commissions scolaires ne sont pas obligées de nous louer leurs écoles.Nous n'avons pas juridiction là-dessus.Alors, on prend ce qui est accessible », explique Pierre Blain, porte-parole d'Élections Canada.Ainsi, dans Verchères/Les Patriotes, les électeurs se rendront voter, entre autres, au salon de quilles Volta de Boucherville (dans une salle de réception), au centre commercial Sainte-Julie, au buffet L'Entregent et au restaurant Le Bifthèque.Un des gérants de ce dernier établissement, Marc Hamelin, n'est nullement incommodé par cet achalandage inattendu, bien au contraire.« Il y avait une section de vote ici au référendum de 1995 et après avoir voté, les gens restaient pour manger.Le comptoir de boulangerie avait été pris d'assaut et les poulets barbecue s'étaient envolés.» En dépit des nombreux impairs signalés au cours des derniers jours quant au déroulement du scrutin, Pierre Blain estime que « tout s'est déroulé selon les prévisions ».Congestion Le million de personnes qui pourraient s'inscrire aujourd'hui et qui risquent de congestionner les bureaux de scrutin ?On a exagéré la chose, rétorque-t-il.« Aux élections de 1997, 417 000 personnes s'étaient inscrites le jour du vote et on s'est préparé à en recevoir le double, en embauchant du personnel supplémentaire.Si on divise une possibilité de 834 000 personnes à s'inscrire le jour du vote par les 17 983 lieux de votation (ne pas confondre avec les 57 555 bureaux de scrutin, ou polls) à travers tout le pays, on arrive à une moyenne de 46,4 électeurs par endroit.Et qu'en est-il du manque de personnel d'Élections Canada à Montréal, comme le rapportait la Presse Canadienne il y a quelques jours ?Une fabulation de journaliste paraît-il.« Il y a trois comtés à Montréal où il manquait de personnel et ça s'est réglé le lendemain, assure M.Blain.Il est vrai que nos besoins étaient plus importants à Toronto et Vancouver mais après avoir fait de la publicité dans les médias, tout est rentré dans l'ordre.» En 1997, des corrections correspondant à environ 3 à 4% de l'ensemble des électeurs avaient dû être réalisées durant la période de révision des listes électorales et ce, même si ces listes venaient à peine d'être faites.Le phénomène est normal, plaide M.Blain.Il rappelle qu'au début de la présente campagne, 300 000 corrections ont été apportées aux listes au Québec.« Bien sûr, il peut y avoir des erreurs, dit-il lorsque La Presse lui rappelle que des cartes d'électeur ont été envoyées à des personnes décédées, mais il faut les évaluer en fonction de l'ensemble des citoyens admissibles à voter.» Et selon lui, ce taux d'erreur demeure marginal.photo ALAIN ROBERGE La Presse © Au restaurant Le Bifthèque, on dresse la table pour.le scrutin d'aujourd'hui. 1LP1001A1127 A10, lundi, MONDE 1LP1001A1127 ZALLCALL 67 00:54:26 11/27/00 B Grave accrochage à la frontière israélo-libanaise BOUTROS WANNA Associated Press KFAR CHOUBA, Liban Ð Le Liban se rappelle au mauvais souvenir d'Israël.Pour la première fois depuis son retrait du Liban-Sud il y a six mois, Tsahal (l'armée israélienne) a envoyé hier ses chasseurs bombarder cette région, en riposte à un attentat meurtrier du Hezbollah contre l'une de ses patrouilles dans une zone frontalière contestée.L'explosion d'une bombe, posée en bordure de route, au passage d'une patrouille israélienne, a tué un soldat de Tsahal et en a blessé deux autres dans le secteur des Fermes de Chebaa, où se rejoignent les frontières d'Israël, du Liban et de la Syrie, selon l'armée israélienne.Dans un communiqué publié à Beyrouth, les combattants chiites pro-iraniens du Hezbollah libanais ont revendiqué cet attentat, qui s'inscrit selon eux dans leur « devoir de libération totale des territoires occupés ».Le Hezbollah estime que le retrait israélien du Liban-Sud sera incomplet tant que ce secteur restera sous contrôle israélien.Le Liban et la Syrie considèrent le secteur des Fermes de Chebaa comme faisant partie du territoire libanais.Israël et l'ONU estiment que ce secteur appartient au plateau du Golan, région conquise par l'État hébreu sur la Syrie lors de la guerre des Six Jours en 1967 puis annexée en 1981.Le premier ministre israélien Ehoud Barak a informé son cabinet de l'explosion de la bombe, ajoutant que Tsahal était en alerte pour faire face à d'autres attaques éventuelles du Hezbollah.En représailles à l'explosion de la bombe en début de matinée, deux chasseurs israéliens ont tiré six missiles lors de trois raids contre des positions présumées du Hezbollah dans des collines proches du village de Kfar Chouba, à deux kilomètres des Fermes de Chebaa, selon des responsables libanais.Au moins une personne a été blessée.L'artillerie israélienne a également pilonné des positions présumées du Hezbollah dans la même région pendant plus de trois heures, tandis que des hélicoptères de Tsahal tiraient des roquettes.Selon la force de maintien de la paix de l'ONU au Liban, plus de 100 obus ont été tirés par des chars sur les collines proches de Kfar Chouba.Dans les Territoires palestiniens, au lendemain de nouvelles violences qui avaient fait quatre morts samedi parmi les Palestiniens, la journée d'hier a été marquée par des heurts moins graves et la mort d'un Palestinien qui avait été blessé à la tête six jours plus tôt dans la bande de Gaza.En fait, depuis samedi soir, l'heure est plutôt aux efforts diplomatiques.Ehoud Barak a envoyé l'un de ses ministres, Amnon Lipkin- Shahak, dans la bande de Gaza pour une rencontre secrète samedi soir avec Yasser Arafat, rencontre qualifiée de « très importante » par Marwan Kanafani, porte-parole du président de l'Autorité palestinienne, qui a refusé d'en dire plus.Le premier ministre israélien a également dépêché au Caire son conseiller à la sécurité, Danny Yatom, pour tenter de dégeler les relations israélo-égyptiennes.M.Yatom a rencontré le président Hosni Moubarak pendant une heure mais, signe peut-être d'un climat toujours tendu entre les deux pays, aucun des deux hommes n'a fait de déclarations et la traditionnelle séance photo a été supprimée.L'émissaire israélien et le président égyptien ont probablement évoqué le rappel mardi dernier par l'Égypte de son ambassadeur à Tel Aviv pour protester contre le recours à la force par l'armée israélienne dans les Territoires palestiniens.M.Yatom, en tout cas, aurait remis à M.Moubarak un message de M.Barak et serait reparti avec une lettre du président égyptien destinée au premier ministre israélien.5,3 L/100 km (53m/g) La SLI 2001 Haïti : vote calme, participation faible DOMINIQUE LEVANTI Agence France-Presse PORT-AU-PRINCE Ð L'élection présidentielle haïtienne se déroulait hier à la mi-journée dans le calme mais avec une faible participation, notamment à Port-au- Prince, où un attentat à l'explosif artisanal a fait un blessé léger.L'attentat, non revendiqué comme les neuf autres qui l'ont précédé depuis mercredi faisant deux morts et 16 blessés, s'est produit dans la banlieue sud-ouest de la capitale.La police a annoncé vendredi l'arrestation de 19 personnes soupçonnées d'être impliquées dans ces attentats.Port-au-Prince, quadrillé par la police, avait été vidé ces derniers jours d'une partie de ses habitants des couches populaires qui avaient fui par dizaines de milliers dès les premiers attentats vers les provinces traditionnellement plus calmes.La capitale offrait hier le visage d'une ville morte, où seuls les partisans de l'ancien président Jean Bertrand Aristide (1991-1996) attendaient par petits groupes devant les bureaux de vote pour déposer leur bulletin de vote.À Port-au-Prince comme dans les autres villes de province, les opérations de vote auxquelles sont appelés à participer quelque 4 800 000 électeurs ont commencé avec retard en raison de l'acheminement tardif du matériel (bulletins, urnes en carton etc.).Dans les principales villes de province, Cap-Haïtien (nord), Cayes (sud), Jérémie (sud-ouest), Jacmel (sud-est), Gonaïves et Portde- paix (nord-ouest), le calme a régné et la participation semblait nettement plus faible que lors du premier tour des dernières élections législatives contestées du 21 mai, selon les radios haïtiennes et des correspondants locaux joints par téléphone par l'AFP.M.Aristide, en l'absence de l'opposition qui boycotte le scrutin, est assuré d'être élu et de succéder le 7 février 2001 au président René Préval pour un nouveau mandat de cinq ans pour lequel il a fait campagne avec un programme modéré, associant le patronat au développement du pays.L'opposition, dont les quinze principales formations se sont regroupées au sein de la Convergence démocratique, et la Famille Lavalas, le parti de M.Aristide largement vainqueur des dernières législatives contestées, n'ont pu trouver un compromis politique en dépit de trois missions de conciliation de l'Organisation des États Américains (OEA) à Port-au- Prince.La négociation a achoppé sur le problème des élections législatives contestées, dont la mission électorale de l'OEA ayant dénoncé le mode de comptage du Conseil électoral rovisoire (CEP) et réclamé en vain une correction.La communauté internationale s'est par conséquent abstenue de participer au financement des élections présidentielle et sénatoriales partielles et d'envoyer des observateurs.Seules quelques missions d'observateurs ont suivi sur place le déroulement du scrutin d'hier.ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 135 $ à 145 $ /semaine 1 à 7 fois/sem.I 195 $/30 h Mat riel p dagogique inclus, pas de taxes, d ductible d imp t, frais d inscri Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Mtl Laurier (514) 278-5309 www.converlang.com 1LP1102A1127 A11, lundi, MONDE 1LP1102A1127 ZALLCALL 67 00:56:30 11/27/00 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 7 NO V EMB R E 2 0 0 0 · MOND E A 1 1 Bisbille européenne au lendemain de La Haye Les É.-U.restent néanmoins montrés du doigt dans la presse comme fossoyeurs de l'accord sur le climat Agence France-Presse LA HAYE Ð Des responsables européens se sont rejeté hier la responsabilité de l'échec de la conférence sur le climat de la Haye, qui a provoqué une vive déception des défenseurs de l'environnement et des récriminations mutuelles chez ses participants.Le vice-Premier ministre britannique John Prescott s'en est pris personnellement hier à la ministre française de l'Environnement, Dominique Voynet, responsable selon lui de l'échec de la conférence de l'ONU sur le réchauffement climatique.Celle-ci s'est achevée samedi à La Haye et avait pour objectif de traduire dans les faits les engagements pris il y a trois ans à Kyoto pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.Mme Voynet « a pris peur, n'a pas été en mesure d'expliquer pourquoi, a dit qu'elle était épuisée et fatiguée et qu'elle ne comprenait pas le détail (des propositions) et puis elle a refusé de l'accepter », a déclaré M.Prescott sur la BBC-radio.« L'Union européenne parlait d'une seule voix à La Haye », a rétorqué Mme Voynet au cours d'un bref point de presse à Paris, en ajoutant que « John Prescott perd ses nerfs, perd son sang froid, ce n'est pas bien ».Selon elle, « nous étions quinze, nous avons arrêté nos positions à quinze ».Mais plus généralement M.Prescott a fait porter l'échec de la conférence sur le manque de courage politique des autres ministres européens de l'Environnement.« Il arrive un moment où les responsables politiques doivent montrer qu'ils ont des tripes et sont capables de juger par eux-mêmes », a-til lancé à leur intention.Le président de la conférence, le Néerlandais Jan Pronk, a fustigé de son côté la rigidité des positions de l'Union européenne face aux États- Unis.« L'Union européenne s'est mise à vraiment négocier trop tard », a-til dit en estimant que l'intransigeance européenne pourrait lui coûter cher si le républicain George W.Bush, plus sensible aux intérêts des compagnies pétrolières, devenait président des États-Unis.M.Pronk n'a pas été épargné pour autant par des responsables ayant participé à la conférence et ne souhaitant pas être identifiés.« On a perdu beaucoup trop de temps », selon l'une de ces sources, en engageant la négociation trop tardivement, alors qu'une autre source a reproché à M.Pronk d'avoir fait « la part trop belle » aux Américains.Les pays en développement ont mis l'échec de la conférence « sur le compte de l'égoïsme et le manque de volonté des pays du Nord », selon le ministre nigérian de l'Environnement qui présidait le groupe des 77 (pays en développement), Sani Zangon Daura.Plusieurs responsables se sont contentés d'exprimer leur amertume face à cet échec.Mme Margot Wallstrom, le commissaire européen à l'Environnement, a ainsi exprimé sa « déception » après la « suspension sans accord » samedi de la conférence, tandis que le directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), Klaus Toepfer, « choqué et déçu », a mis en garde contre un abandon de l'objectif de politique commune mondiale en matière de climat.« La nature va mal.Le fait que nous n'ayons pu dégager un accord politique pèse lourd », a renchéri le directeur de l'Office fédéral suisse de l'environnement, Philip Roth.Pour autant, « l'échec de La Haye ne doit pas empêcher que des mesures efficaces contre les émissions (de gaz à effet de serre) soient prises individuellement dans chaque pays », a indiqué la porte-parole du Parti vert suédois, Mme Lotta Hedstroem.Dans le même temps, la presse européenne n'a pas mâché ses mots, critiquant « l'intransigeance » des Américains.« Les États-Unis bloquent la lutte contre le changement climatique », a titré El Mundo (Madrid), pendant que le quotidien libéral italien La Stampa a expliqué l'échec de la conférence par le « vide du pouvoir aux États-Unis ».Un point de vue partagé par le quotidien des milieux d'affaires, Il Sole 24 Ore, qui a souligné que « le chaos de Floride a des conséquences particulièrement importantes ».« Les États-Unis étaient contre l'Europe » à La Haye, a écrit le Corriere della Sera (indépendant) en évoquant par ailleurs « Venise noyée sous les eaux » avant la fin du prochain siècle.À Londres, The Observer a mis en cause l'arrogance des États-Unis, qui pensent « apparemment qu'ils n'ont pas à être contrôlés pour la façon dont ils gèrent leurs technologies industrielles polluantes abandonnées depuis longtemps par l'Europe ».Archives AP Dominique Voynet, ministre française de l'Environnement.Querelle avec le vice-premier ministre de Grande-Bretagne.Tchétchénie : sept soldats russes tués EXPRESS INTERNATIONAL France Ramadan en expansion LE JEÛNE du Ramadan, qui doit commencer aujourd'hui en France, où vivent 4,5 millions de musulmans, est de plus en plus observé par les jeunes Français issus de l'immigration, a expliqué un spécialiste à l'AFP.Cette pratique témoigne d'une « recherche identitaire » dans une société en pleine crise de repères, a précisé le sociologue Saïd Bouamama, chargé de recherche à l'Institut de formation action-recherche (IFAR) de Lille (nord de la France).Ð d'après AFP Roumanie Iliescu en tête LE CHEF DE L'OPPOSITION de gauche Ion Iliescu, arrivé en tête au premier tour de l'élection présidentielle roumaine selon des sondages, s'est félicité hier du score obtenu par son Parti de la démocratie sociale (PDSR) devenu « la principale force politique du pays ».Le PDSR, qui a obtenu environ 38 % des voix selon des sondages concordants sortie des urnes, n'a cependant pas réalisé le raz-de-marée que prédisaient les analystes et ne disposera pas de la majorité absolue au Parlement.Ð d'après AFP Agence France-Presse MOSCOU Ð Au moins sept soldats russes ont été tués et douze ont été blessés dans les dernières 24 heures en Tchétchénie lors d'attaques lancées par des rebelles indépendantistes, a rapporté hier un correspondant sur place de la télévision privée NTV.Moscou n'a pas immédiatement confirmé ni démenti ce lourd bilan.Selon NTV, cinq soldats russes ont été tués et neuf autres blessés lors de deux attaques rebelles, l'une contre un convoi militaire russe près d'Argoun (10 km à l'est de la capitale Grozny) et l'autre contre un véhicule des forces du ministère de l'Intérieur dans la localité de Chali (25 km au sud-est de Grozny).L'armée yougoslave resurgit PETITE ENTREPRISE LAURENTIDES/LANAUDIÈRE Reconnaître l'excellence.Contribuer au rayonnement des entreprises d'ici.Depuis sept ans, c'est une question de priorité.Parce que nous croyons que les succès des uns, peuvent être pour les autres, une grande source d'inspiration.Félicitations aux gagnants du programme de reconnaissance Les PME de la Banque Nationale, région des Laurentides/ Lanaudière.BI-OP INC.Raynald Henry Président FERME C.D.LAJEUNESSE INC.Denis Lajeunesse et Chantal St-Georges Propriétaires PME AGRICOLE PME M.G.SERVICE ENR.Mario Giroux Président SKOPJE Ð Plus de 500 Albanais ont fui hier le sud de la Serbie pour la Macédoine en raison du déploiement de renforts de l'armée yougoslave, a-t-on appris de source officielle macédonienne.Les réfugiés, entrés en Macédoine au poste de Tabanovce près de Kumanovo (nord-est), ont indiqué qu'ils ne se sentaient pas en sécurité du fait du déploiement d'effectifs supplémentaires de l'armée yougoslave, selon le communiqué, qui laisse ainsi entendre, sans le préciser explicitement, que les réfugiés sont des Albanais.Ils ont fui la région de Bujanovac et Presevo, profitant du cessez-lefeu qui a suivi plusieurs jours de combats entre la police serbe et les séparatistes albanais, selon le communiqué, cité par la TV nationale macédonienne.Plus de 1500 Albanais ont fui depuis mercredi le sud-est de la Serbie pour se réfugier au Kosovo voisin, par crainte d'une riposte serbe aux attaques des séparatistes albanais dans cette région, avait indiqué plus tôt dans la journée le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) à Pristina.Kostunica renouvelle son appel au dialogue BELGRADE Ð Le président yougoslave Vojislav Kostunica a réitéré hier son appel au dirigeant modéré des Albanais du Kosovo, Ibrahim Rugova, à entamer un dialogue sur le statut de la province actuellement sous administration de l'ONU, dans une interview à la télévision d'État serbe (RTS).« En ce qui concerne le pouvoir démocratique yougoslave, il peut se déclarer prêt à, d'un côté respecter totalement la résolution 1244 de l'ONU et l'accord militaro-technique et d'un autre côté à entamer un dialogue avec la KFOR et la MINUK ainsi qu'avec les représentants des Albanais du Kosovo », a-t-il dit.DEPUIS 1959 192, rue St.Zotique est, au coeur de la Petite Italie 279-5585 La Bijouterie Italienne est fière de vous offrir la tradition d'excellence en horlogerie.Vous méritez ce qu'il y a de mieux au monde\u2026une Rolex. 1LP1201A1127 a12 lundi 1LP1201A1127 ZALLCALL 67 00:45:17 11/27/00 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 27 NOVEMBRE 2000 Deux poids, deux mesures m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a La synagogue de la rue Jeanne- Mance sera agrandie.Envers et contre tous.Encore une fois, l'administration Bourque n'a pas écouté les citoyens.Dans cette histoire, tout le monde a marché sur des oeufs et la question religieuse a brouillé les cartes.Mais reprenons l'affaire depuis le début.La Congrégation hassidim Belz a demandé la permission à la Ville de Montréal d'agrandir sa synagogue sur Jeanne-Mance, une rue tranquille et résidentielle située en plein coeur du quartier Mile- End.Fréquentée par 250 familles, la Congrégation est en pleine expansion.Elle occupe déjà trois duplex, situés côte à côte, et elle en a acheté un quatrième qu'elle pourra agrandir puisqu'elle a finalement obtenu un changement de zonage.En 1989, les hassidims ont obtenu une dérogation et construit un immeuble de 30 pieds de haut, planté dans la cour des duplex, une horreur architecturale qui défigure la ruelle.À l'époque, les résidants s'étaient plaints et les responsables de la Congrégation avaient promis qu'ils ne feraient plus de nouvelle demande d'agrandissement.Onze ans plus tard, ils reviennent à la charge.Ils veulent construire dans la cour un autre mastodonte de 30 pieds, collé sur le premier, et qui sera probablement aussi laid.Sur la rue, les duplex sont défraîchis et une grande affiche non réglementaire dépare la devanture.Les hassidims ont expliqué qu'ils manquent d'espace et qu'ils ne veulent pas quitter la rue Jeanne-Mance.Le jour du sabbat, ils doivent se rendre à la synagogue à pied, car ils n'ont pas le droit de prendre le volant.Les résidants, furieux, ont demandé à la Ville de rejeter leur demande, car la synagogue cause des problèmes de bruit et de stationnement.La demande des hassidims a été débattue devant la Commission de développement urbain (CDU) qui l'a rejetée après un vote très serré.Le service d'urbanisme de la Ville a aussi dit non à l'agrandissement, car il risque de rompre un « équilibre très fragile » et de « raviver et exacerber » les tensions, surtout que le Mile-End compte la plus forte concentration de lieux de culte à Montréal.Évidemment, les hassidims ont le droit d'agrandir leur synagogue.On ne refuse pas un tel droit à une minorité sans avoir de solides raisons.Et dans une ville multiethnique comme Montréal, les politiciens doivent faire preuve d'une grande tolérance.Mais de là à dire oui à n'importe quoi.La communauté hassidique aurait pu construire une annexe sur l'avenue du Parc qui a une vocation commerciale et qui est située juste à côté de Jeanne-Mance.Mais l'administration Bourque a dit oui aux hassidims.Cette décision est d'autant plus étonnante que la Ville venait d'adopter un moratoire pour stopper la multiplication des lieux de culte dans les zones résidentielles.Depuis quelques années, avec l'arrivée de petites communautés religieuses immigrantes, des églises de toutes sortes se sont multipliées.Il y en a environ 470 à Montréal.Le dossier a été compliqué par la présence de Saulie Zajdel, membre de l'équipe Bourque et responsable du développement urbain, de la CDU et des questions de zonage.M.Zajdel est intervenu pendant les audiences de la CDU pour défendre le projet de la congrégation Belz et il a pesé de tout son poids pour faire pencher l'administration Bourque du « bon » côté.À la fin des années 1980, il a été le « porteparole » de la communauté hassidique.C'est ce qu'on appelle porter deux chapeaux.Dans cette histoire, le maire Bourque s'est mis la tête dans le sable.En appuyant la demande de la congrégation, il a eu peur de heurter les hassidims tout en cédant aux pressions de Saulie Zajdel.Par contre, il n'a pas hésité à sacrifier encore une fois les demandes des citoyens.FORUM Pascal Élie, collaboration spéciale LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca Des amendes.trop tardives SELON LE rapport de la SQ, il serait approprié d'émettre des constats d'infractions contre Jeanne Auger (Nicolet) en vertu du Code de la sécurité routière.Trop tard ! À mon avis, les amendes devraient être dirigées contre le ministre des Transports, le ministre de la Sécurité publique et le syndicat des policiers de la SQ pour manque d'intérêt face à la sécurité du public et la non application des mesures correctives appropriées face aux abus des automobilistes.Alors que tous les fonctionnaires se traînent les pieds et tergiversent à propos de tout et de rien, les honnêtes gens et les enfants continueront de se faire tuer sur nos routes.LIONEL FISET Brossard Le livre et les médias Madame Agnès Maltais, ministre de la Culture et des Communications, NOUS AVONS appris avec intérêt qu'une commission parlementaire se penchera prochainement sur la concentration dans la presse au Québec.Comme vous le savez, le processus de concentration, qu'elle soit horizontale ou verticale, est aussi en action dans le domaine des entreprises culturelles et en particulier dans le domaine du livre.Où en est-on exactement aujourd'hui dans ce processus ?Quels en sont les effets, notamment sur la liberté d'information et la liberté d'expression ?Ne faudrait- il pas mettre en place rapidement des mesures pour encadrer ou définir les règles du jeu en cas de nouvelles fusions ou acquisitions dans le domaine de l'édition et de la librairie ?Autant de questions qui, à notre avis, demandent réflexion.C'est pourquoi nous vous demandons instamment, madame la ministre, d'élargir le mandat de cette commission parlementaire et d'y inclure le livre.Lorsque nous savons qu'un des enjeux majeurs des années à venir est la diversité culturelle sur le plan international, il nous paraît souhaitable de la garantir d'abord chez nous.PASCAL ASSATHIANY Au nom du conseil d'administration Les éditions du Boréal Davantage de biologique ON NE PEUT que difficilement faire abstraction d'un enjeu alimentaire majeur pour la plupart des Canadiens : la consommation de la viande de boeuf dont l'élevage utilise des hormones de croissance et des antibiotiques.Cette pratique est-elle vraiment inoffensive pour la santé des Canadiens ?Je ne tiens pas à faire le procès de l'industrie du boeuf, mais je m'interroge sérieusement sur le bâillon imposé aux scientifiques de Santé Canada.Si les scientifiques canadiens et européens émettent de sérieuses réserves quant à l'utilisation d'antibiotiques et d'hormones de croissance pour la production de viande, la population est en droit d'obtenir tous les éclaircissements sur les pratiques actuelles d'élevage du bétail.Quand je lis des réflexions aussi simplistes que celles d'un boucher (La Presse, 24 novembre) qui clame : « Y a-t-il déjà eu des morts au Canada à cause des hormones ?» je m'interroge sur la capacité des gens à retenir les leçons de l'actualité.Qu'on prenne l'exemple du tabagisme.Cela fait plus de 20 ans que la communauté scientifique clame à l'unisson, ou presque, que le tabac tue les gens et ce n'est que tout récemment que l'industrie du tabac, consciente dès le début du danger potentiel, à avoué ses torts.Pendant plusieurs décennies, les fumeurs ont été des victimes de la désinformation.Dans le cas de l'industrie du boeuf, il manque effectivement de données complètes et de suivis à long terme avant d'en arriver à une conclusion lourde de conséquence pour un pan de l'économie alimentaire.Pourtant, La Presse du 23 novembre nous apprend que les hormones de croissance, outre leur potentiel cancérigène, peuvent provoquer la puberté précoce.Or, deux semaines plus tôt (La Presse, 12 novembre), on apprenait sous la plume de Louise Plante qu'une étude menée en Grande-Bretagne, aux États-Unis et au Canada a confirmé que les enfants atteignent l'âge de la puberté plus rapidement que les générations précédentes ! Bien sûr, il n'y a pas nécessairement une adéquation directe entre les deux phénomènes.Mais comme dans le cas des OGM (organismes génétiquement modifiés), je préfère m'appuyer sur le principe fort légitime de précaution à défaut d'une preuve scientifique indiscutable.Pour ma part, mon choix est arrêté : à partir de ce jour je réduirai progressivement ma consommation de viande injectée d'antibiotiques et d'hormones pour acheter davantage de produits biologiques.PATRICK LEFORT Vaudreuil-Dorion De la compassion M.Chevrette, C'EST AVEC UN grand désarroi que j'écris ces quelques lignes.Le Centre communautaire Radisson (organisme sans but lucratif qui Guy Chevrette offre des activités éducatives, culturelles, récréatives, de soutien à la responsabilité sociale et communautaire une clientèle handicapée) vient de se faire refuser un transport de groupe sous prétexte d'un manque de fonds.L'activité que plus de trente membres s'apprêtaient à réaliser est notre deuxième tournoi annuel de quilles qui sert à amasser des fonds pour payer différentes activités durant l'année, dont la fête de Noël.Le 16 décembre prochain aura lieu le brunch de Noël, où plus de 100 personnes (bénévoles et participants) seront présentes.Aura-t-il vraiment lieu ?Je ne crois pas.M.Sicard, du transport adapté de la STCUM, mentionne qu'il n'aura probablement pas plus de minibus sur les routes qu'il n'y en aura le 26 novembre prochain pour notre tournoi de quilles.Le Centre communautaire Radisson a été créé afin de briser l'isolement social que peuvent vivre des gens qui sont lourdement handicapés physiquement.Saviezvous M.Chevrette, quel est le quotidien d'une personne ayant des limites fonctionnelles importantes ?Je ne crois pas, car si vous étiez juste un peu sensibilisé à leur quotidien, vous comprendriez que ces gens sont tributaires du transport adapté pour tous leurs déplacements.Vous n'avez pas idée à quel point vous isolez davantage une personne en la privant de transport.Il y a plus de 1,3 million de déplacements et plus de 14 000 usagers du transport adapté.De ce nombre, combien se font refuser un déplacement occasionnel.Imaginez une personne se déplaçant en fauteuil manuel, qui n'a rien dans son réfrigérateur et qui doit sortir faire l'épicerie, tout cela sans transport adapté alors que les trottoirs sont enneigés.Combien de jours restera-t-elle sans manger ?Le budget que vous allouez au transport adapté est nettement insuffisant puisque ces coupures budgétaires arrivent deux mois avant la fin de l'année financière.Qu'en sera-t-il l'an prochain à pareille date ?Noël, n'est-ce pas une fête d'amour, de partage, de rencontre et d'humanité ?Pour certains oui, alors que pour d'autres, le temps des Fêtes accentue le sentiment d'isolement.L'argent ne fait pas le bonheur.Cependant, pendant une journée, il égayerait la vie de gens souffrant d'importantes limitations fonctionnelles et qui dépendent du transport adapté pour sortir de chez-eux.STÉPHANIE LAVALLÉE Centre communautaire Radisson 'Leffet boeuf a g r u d a @ l a p r e s s e .c a Après avoir frappé l'Angleterre au milieu des années 90, la maladie de la « vache folle » s'étend maintenant en France.Transmise à l'homme, l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) provoque une affection mortelle : la maladie de Creutzfeld-Jacob.En France, la crainte de la contamination a déjà fait chuter de moitié les ventes de produits bovins.Au Canada, un seul cas de « vache folle » a été rapporté.C'était en 1993, quand le problème commençait à prendre des proportions inquiétantes en Grande-Bretagne.C'est de là que venait l'animal malade et Ottawa avait aussitôt fait abattre plus de 400 bovins importés d'Angleterre.Sans exclure le risque d'ESB au Canada, un rapport de la Commission européenne estime que le danger, ici, est infime.Voilà pour la bonne nouvelle.La mauvaise, c'est que les étals de nos boucheries ne sont pas inoffensifs pour autant.Comme les États-Unis, le Canada autorise les éleveurs à utiliser une vaste gamme d'antibiotiques et d'hormones pour améliorer leur rendement.Un boeuf nourri aux hormones grossit plus vite et donne une viande plus tendre.Mais s'ils ne tuent pas, les résidus d'antibiotiques ou d'hormones ne sont pas sans danger.C'est pourquoi le Canada impose des délais entre le traitement et l'abattage Ð le temps que le médicament soit éliminé de l'organisme de l'animal.En Europe, on estime que cette précaution est insuffisante et l'Union Européenne n'achète au Canada que des produits certifiés « purs ».Un comité scientifique de la Commission européenne a récemment fait une tournée au Canada et en a tiré un rapport accablant pour l'Agence canadienne d'inspection des aliments.Pendant plusieurs mois, celle-ci a négligé de procéder à des tests d'urine destinés à mesurer les niveaux d'hormones.Raison : son équipement était défectueux.En 98-99, sur une quinzaine d'échantillons de viande destinée à l'Europe, la majorité contenaient des résidus d'hormones.L'ACIA a omis d'en informer les autorités européennes.Globalement, ce qui en ressort, c'est que les produits destinés à l'Europe et certifiés « purs » ne le sont pas toujours.Et que la détection d'hormones et d'antibiotiques dans la viande qui se retrouvera dans nos propres assiettes n'est pas fiable non plus.Forcément, cela a remis sur la table le débat sur l'utilisation même de ces produits.Le carbadox, par exemple, antibiotique couramment utilisé, est cancérigène.On soupçonne les hormones de croissance de provoquer une puberté précoce.Et on craint que le recours généralisé aux antibiotiques n'affecte le système immunitaire des amateurs de boeuf.Des experts du Bureau des médicaments vétérinaires de Santé Canada recommandent une plus grande prudence à cet égard.Leurs patrons ont tenté de les réduire au silence.La Cour fédérale vient de leur donner raison en affirmant qu'ils avaient le droit de s'exprimer publiquement.Ces derniers jours, deux d'entre eux se sont vidés le coeur Ð avouant même qu'ils n'achètent plus leur viande que chez de petits producteurs « biologiques ».Tout ça n'est pas bien rassurant.Certains des effets appréhendés des antibiotiques et hormones ont beau ne pas avoir été démontrés à 100 %, l'expérience indique qu'en matière d'alimentation, la prudence est de mise.On n'a qu'à se rappeler le ministre de l'Agriculture britannique, John Gummer, qui nourrissait sa fille d'un hamburger juteux devant les médias, pour bien montrer que la maladie de la « vache folle » n'est pas dangereuse pour l'homme.Les premiers cas de Creutzfeld-Jacob sont apparus peu de temps après.Non seulement les autorités canadiennes rejettent-elles les avis de leurs propres experts, mais en plus, nos mécanismes de surveillance fonctionnent tout de travers sans que personne réagisse.Ça commence à ressembler à de l'incurie.Et ça coupe franchement l'appétit.Agnès Maltais 1LP1301A1127 a13 lundi 1LP1301A1127 ZALLCALL 67 00:45:37 11/27/00 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 27 NOVEMBRE 2000 A13 Tels parents, tels enfants.Les problèmes de comportement qui frappent les enfants trouvent souvent leurs origines dans l'enfance de leurs propres parents FORUM Depuis le début de l'automne, la télévision de Radio-Canada présente une nouvelle série, Tag, qui porte sur l'adolescence et la délinquance, la violence et l'exclusion.Nous profitons de l'intérêt que suscitent ces dramatiques pour poursuivre plus loin la réflexion et prolonger dans la réalité le questionnement amorcé dans l'univers de la fiction.MARK ZOCCOLILLO L'auteur est médecin, professeur de psychiatrie à l'Université Mc Gill et directeur du service pour adolescents avec troubles du comportement ou de toxicomanie de l'Hôpital de Montréal pour enfants.PLUSIEURS recherches ont démontré qu'un certain nombre de caractéristiques des parents augmentaient le risque de problèmes de comportement et de retards de développement chez leurs enfants.Parmi les plus importants on retrouve la jeunesse des parents, leur faible niveau d'instruction, le statut monoparental, la pauvreté relative, un comportement disciplinaire sévère et erratique, la dépression et la consommation abusive de stupéfiants.Il existe cependant un autre facteur de risque qui permet de prédire la présence de tous ceux déjà cités et de repérer de manière fiable les parents les plus susceptibles d'avoir des enfants manifestant des problèmes de comportement.Il s'agit de l'ampleur des problèmes de comportement qu'ont eus les parents pendant leur enfance et leur adolescence.Les plus courants de ces problèmes sont le vol, l'absentéisme scolaire, l'implication dans des bagarres, le mensonge, le vandalisme, la difficulté à respecter les règlements scolaires ou les règles des parents et, enfin, la fugue.Il n'est pas inhabituel que les enfants et les adolescents présentent occasionnellement certains de ces problèmes de comportement, mais lorsque ceux-ci reviennent avec persistance et deviennent envahissants, ils indiquent des difficultés d'adaptation qui conduisent à des problèmes plus sérieux à l'âge adulte, incluant le risque de reproduction de problèmes semblables chez les enfants de ces individus.Les études qui ont fait le suivi de sujets depuis l'enfance jusqu'à l'âge adulte ont en effet montré que les troubles du comportement fréquents dans l'enfance permettent de prévoir diverses évolutions indésirables, dont le faible niveau d'instruction, les condamnations criminelles, la violence interpersonnelle, la dépendance aux stupéfiants, le chômage ou l'instabilité au travail, les conflits conjugaux et le divorce, la dépression et enfin, la négligence et les sévices envers les enfants.Les problèmes de comportement dans l'enfance permettent surtout de prévoir la présence de problèmes multiples tout au long de la vie.Ces études montrent également que les problèmes de comportement chroniques chez les filles conduisent souvent à une grossesse à l'adolescence.Cette situation entraîne tout particulièrement un risque pour le développement des enfants de ces jeunes parents.La situation au Québec Un document intitulé Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ÉLDEQ) examine, à partir de la petite enfance, les facteurs de risque de comportements perturbateurs et d'inaptitude à entrer à l'école en fin de maternelle.La population cible est formée de 2223 enfants représentant les naissances au Québec en 1998.On a demandé aux parents de décrire les problèmes de comportement qu'ils ont eus avant de terminer leurs études secondaires.On a constaté une association entre le nombre de problèmes de comportement rapportés par les mères et divers facteurs de risque potentiels pour le nourrisson.Les nourrissons de mères présentant trois problèmes de comportement ou plus étaient plus susceptibles d'avoir une mère jeune et sans diplôme de fin d'études secondaires, un père biologique manquant, d'être pauvres, d'avoir été exposés à la fumée de cigarette avant et après la naissance et d'avoir une mère davantage susceptible de boire immodérément et de consommer de la drogue.Les mères présentant trois problèmes de comportement ou plus étaient également plus susceptibles de rapporter colère ou irritation à l'égard de leur nourrisson que les mères sans symptôme de trouble du comportement.Les nourrissons dont le père rapportait trois ou quatre problèmes de comportement étaient bien plus susceptibles d'avoir des pères qui faisaient état d'agressions ou de criminalité à l'âge adulte, de problèmes de consommation de drogue ou d'alcool, d'une paternité tôt dans la vie, d'une absence de diplôme de fin d'études secondaires ou de diplôme universitaire, de chômage et d'une exposition à la fumée de cigarette après la naissance.De plus, les enfants de ces pères étaient aussi plus susceptibles d'avoir une mère ayant deux symptômes de comportement ou plus.Comment aider les jeunes parents ?Il est important de noter que, dans l'ÉLDEQ, l'âge moyen des mères à la première naissance est de 25 ans et que les naissances de mères âgées de moins de 20 ans constituent seulement une petite proportion du total des naissances : seulement 3,3 % des nourrissons de l'étude étaient nés de mères ayant moins de 20 ans.Avoir un enfant avant l'âge de 20 ans est actuellement loin d'être la norme au Québec.D'après les résultats de l'ÉLDEQ, il est clair que la plupart des enfants nés de mères de moins de 20 ans lors de la première naissance sont très susceptibles (à 83 %) de faire l'expérience de la pauvreté ou d'avoir une mère qui n'a pas terminé ses études secondaires, ou les deux.Cependant, au sein de ce groupe de jeunes mères, la diversité est considérable.Les mères qui ont eu plusieurs problèmes de comportement avant la fin de leurs études secondaires représentent un sous groupe important.Leur nourrisson est exposé à des risques multiples dès la grossesse.Le second groupe cependant, celui des mères adolescentes sans ces graves antécédents, même s'il est caractérisé par la pauvreté, semble moins à risque des problèmes qui oblige l'intervention des services de protection de la jeunesse.Tous les jeunes parents bénéficieraient d'un soutien, en fait tous les parents peuvent bénéficier de soutien.Cependant, le niveau et le type d'intervention seraient considérablement différents selon les antécédents de problèmes de comportement des parents, leur niveau de formation et d'intégration sur le marché du travail.Les jeunes parents qui n'auraient pas eu de problèmes de comportement antérieurs bénéficieraient d'interventions visant à augmenter leurs occasions de réussite grâce à de meilleures possibilités de formation et d'emploi.Les mères qui ont une histoire de problèmes de comportement, demanderaient une intervention bien plus poussée, dans de multiples domaines.Ceuxci comprendraient, entre autre, l'amélioration des compétences parentales, une formation pour parvenir à maîtriser la colère, un traitement pour remédier à la consommation de drogues, y compris celle de cigarettes, et des interventions pour améliorer le climat familial et prévenir la violence familiale.Si les ressources sont limitées et qu'on ne peut pas offrir une intervention appropriée à tous les parents de jeunes enfants, il est clair que les nourrissons les plus à risque, et pour lesquels le risque peut être défini au moment de la grossesse (et non après que le facteur de risque se soit produit), sont ceux dont les parents ont eu des problèmes de comportement dans l'enfance.Du reste, aucune étude antérieure n'a ciblé spécifiquement les parents ayant de tels antécédents, bien qu'il soit probable que des études d'intervention antérieures aient inclus ces parents.En tant que telle, une intervention qui s'adresserait à ces parents représenterait une contribution importante au plan international.De plus, il est important de noter que les parents ayant eu des problèmes de comportement pendant leur jeunesse sont également bien plus susceptibles d'avoir eu affaire aux services de protection de la jeunesse, et que leurs propres enfants sont plus susceptibles d'avoir besoin, à terme, de ces services.Les interventions visant à briser ce cycle représenteraient potentiellement un grand avantage car elles réduiraient le recours futur aux services de protection de la jeunesse.De plus, les services d'intervention pourraient être effectifs même avant la grossesse avec des adolescentes qui auraient déjà affaire à la protection de la jeunesse.« Il n'est pas inhabituel que les enfants et les adolescents présentent occasionnellement certains problèmes de comportement, mais lorsque ceux-ci reviennent avec persistance et deviennent envahissants, ils indiquent des difficultés d'adaptation qui conduisent à des problèmes plus sérieux à l'âge adulte ».Un récit arrogant ?Enseigner le respect de la propriété G I L L E S JOURDAIN L'auteur habite Frelighsburg.LE 20 OCTOBRE dernier, La Presse publiait en page S-10 un texte signé par Richard Chartier, intitulé « La mémoire ligneuse ».L'auteur y racontait sa visite à la Fiducie foncière du mont Pinacle.En fin de texte, il rapportait les propos de la présidente de la Fiducie qui faisait état de manquements aux règles du civisme.Plusieurs quittent les sentiers de la Fiducie, « se perdent sur le chemin du retour et aboutissent sur la terre d'un voisin de la Fiducie qui, semble-t-il, n'apprécie pas, mais alors pas du tout ».Je suis ce malheureux voisin et pourtant je ne suis pas antisocial.Mais, au fil des ans, le vandalisme, le vol, l'irrespect de la propriété privée m'ont rendu moins tolérant.Quelques exemples : la destruction d'un mirador de chasse par des gens qui n'aiment sans doute pas cette activité.Le vol d'une caméra qui prenait automatiquement des photos des chevreuils, ce qui peina beaucoup le photographe à qui j'avais donné la permission de l'installer.La surprise de retrouver dans la remise un campeur qui, surpris par la pluie et ne retrouvant pas le chemin de la Fiducie s'y installa pour la nuit.Et que dire de ce feu de camp allumé au printemps alors qu'une étincelle peut embraser la forêt d'un seul coup.Sans compter toutes les bouteilles vides et autres déchets qui jonchent notre chemin forestier ce qui force mon épouse et moi à se transformer en éboueurs à chaque saison.Ces inconvénients, les autres voisins les partagent aussi.Ainsi, le mois dernier, on a vandalisé le sommet du mont Pinacle en y traçant des graffitis à la peinture rose.Un autre voisin habitant à l'ouest de la Fiducie s'est fait voler pour plus de trois mille dollars d'outils.Les traces laissées par les voleurs conduisaient directement au terrain de stationnement de la Fiducie.Terrain idéal pour voleurs et braconniers, puisqu'une auto, stationnée trop longtemps en bordure de la route, attire tôt ou tard l'attention des policiers ou des gardes-chasses.La solution ?Contrôler l'accès au terrain de la Fiducie comme on le fait ailleurs.À l'heure actuelle, n'importe qui peut se lancer sur ce terrain, vingt-quatre heures par jour, sept jours par semaine.Même s'il s'agit d'une région rurale, l'humain demeure le même.Qu'en serait- il si on faisait de même avec disons, pour l'exemple, le Musée des beaux-arts ?Et pas de surveillance par surcroît ?La Fiducie Foncière du mont Pinacle, disait l'article, est une grande salle de classe à ciel ouvert.Souhaitons qu'on en vienne aussi à y enseigner le respect de la propriété des autres ! ÉRIC DE SÈVE L'auteur est un ex-membre de Louise et les Gentils Meussieux.À LA SUITE de l'entretien de Nathalie Petrowski avec l'auteur- compositeur Daniel Boucher paru dans La Presse du 6 novembre, certaines explications concernant la rupture du chanteur avec son ancien groupe s'imposent.Dan est un gars de talent et d'idées.Sa forte personnalité et son sens de la répartie furent pour beaucoup dans le succès qu'a connu Louise et les Gentils Meussieux dans sa tournée des bars.Mais lorsque vint le temps de composer nos propres chansons, les divergences d'opinions et d'influences musicales rendirent la coopération et le partage d'idées laborieux.Dan voulait être Charlebois, nous voulions être Aerosmith.Malgré ce manque de communication musicale, nous avons tout de même remporté le concours Cégeps Rock en avril 1993.Ce n'est qu'en décembre de la même année, après l'enregistrement d'un CD promotionnel (l'un des prix du concours) et quelques jours avant le lancement, que Daniel décide de rompre les liens.Le CD est enregistré, le lancement est organisé, et le groupe n'a plus de chanteur, bref, un coup de maître.« Personne n'est indispensable » lui avait dit le guitariste quelque temps auparavant, ce que Daniel n'a pas manqué de lui rappeler lors de l'entretien téléphonique annonçant son retrait du groupe.Personne d'autre n'a été appelé.Les autres membres du groupe ont été avisés du départ de Boucher par le guitariste et ce fut, dans l'ensemble, une excellente nouvelle pour tous.Le groupe a tenu ses engagements, s'est remis à la composition et a continué à se produire sur scène jusqu'en 1996, date à laquelle le guitariste devint ce qu'il avait toujours voulu être : policier.Le récit des événements par Daniel Boucher est méprisant et conforme à la tradition de celui qui a toujours raison.Lorsque Dan nous plantait là en répétition, c'est parce que nous n'étions pas à la hauteur.Lorsque les tests de son se déroulaient sans lui, lorsque l'ambiance de la salle n'était pas celle escomptée ou lorsqu'un problème technique surgissait sur scène, nous étions explicitement responsables.J'ai malgré tout vécu des moments extraordinaires avec Daniel, mais en deux ans de fréquentations, je ne l'ai jamais vu porter le blâme sur quoi que ce soit ni avouer le moindre tort.Dan, que serais-tu sans tes roadies ?Daniel Boucher Le même mépris JEAN LAURENDEAU L'auteur est musicien.JE ME SOUVIENS d'avoir assisté, il y a dix ans, à un concert emballant donné par le Nouvel Ensemble moderne (NEM).Ce concert avait valu à ses artistes une critique de votre page culturelle coiffée du titre : « Le NEM : interminable.» Je viens d'avoir une expérience analogue, à propos d'un concert conjoint de l'Ensemble Pentaèdre et du Quatuor Molinari.Concert magnifique, très au point, reflétant à la fois le sens professionnel et l'enthousiasme de ses participants.De plus, toutes les oeuvres du programme étaient de nature à susciter, chez les auditeurs, un intérêt soutenu, ce qui fut d'ailleurs le cas.Les deux oeuvres de Kurtag et les deux oeuvres de Shaeffer présentées ce soir là étaient du plus grand intérêt.Les « Minnelieders » de ce dernier sont d'une grande beauté, malgré quelques longueurs.C'est une oeuvre de jeunesse tout à fait remarquable.« La belle et la bête » du même est un prodige d'invention musicale, sur un texte volontairement ingénu.Le quatuor « Hommage » et le Quintette à vent de Kurtag sont des oeuvres excellentes, qui furent excellemment jouées.Or votre critique musical coiffe son article du titre : « Le Molinari et le Pentaèdre : un programme à oublier ».Permettez-moi de rappeler qu'il peut y avoir des degrés dans la capacité d'un individu d'apprécier une oeuvre à sa juste valeur Ð degrés variables, d'un individu à l'autre, mais aussi chez un même individu, d'un jour à l'autre.Face à ces inévitables fluctuations, inhérentes à la nature humaine, et avant d' « oublier » ostensiblement un programme, un critique d'art ne devrait jamais oublier qu'il est fatal, pour lui comme pour les autres, de ne pas être excellent tous les jours, et qu'il peut lui arriver de se tromper.Face à ce danger, il devrait se faire une règle d'or du simple respect de la personne humaine, et en tenir compte dans sa manière d'évaluer publiquement ceux qui ont donné leur vie à l'art. La Presse 27 novembre 2000 Page A14 manquante "]
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