La presse, 24 décembre 2000, Cahier A
[" 7LP0101A1224 A 1 dimanche 7LP0101A1224 ZALLCALL 67 00:40:44 12/24/00 B MONTRÉAL DIMANCHE 24 DÉCEMBRE 2000 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN 1 1 7e A N N É E > N O 6 6 > 6 4 P A G E S > 4 C A H I E R S SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ FLORI DE 1,75 $ U.S .À LA RECHERCHE DES « PETITES CHOSES QUI MANQUENT » Dur coup pour les ambulanciers Le Conseil des services essentiels leur interdit toute menace de grève Bethléem n'a pas le coeur à la fête Àla veille de son Noël noir, Bethléem pleure.Elle pleure ses morts, sa solitude.Pourtant, ce devait être une fête magnifique que ce Noël 2000.On y avait invité le monde entier et dépensé plus de 200 millions de dollars US, dans le cadre de l'ambitieux projet « Bethléem 2000 ».Mais tous ces projets, c'était « avant ».Avant l'Intifada, avant le bouclage israélien en Cisjordanie.« Nous, Arabes et Palestiniens, n'avons pas l'habitude de participer à des célébrations quand la famille vit un deuil, souligne, le regard ténébreux, Nabil Kassis, coordonnateur du projet Bethléem 2000.Or, plus de 300 Palestiniens sont morts depuis trois mois.Nous sommes en deuil.» Mais la nuit de Noël viendra, comme elle vient chaque année, ajoute M.Kassis.Et, malgré son chagrin, la ville de la Nativité relèvera un peu la tête, le temps d'une fête modeste et d'une messe, célébrée ce soir par le patriarche latin de Jérusalem, Michel Sabbah.Sur la place de la Mangeoire, rien ne laisse présager que c'est fête.Pas de décorations, pas de lumières.L'église de la Nativité est déserte.C'est la première fois depuis l'occupation israélienne de 1967 que ce lieu de recueillement est vide à Noël, a déploré le maire de Bethléem, Hanna Nasser.Tout au fond du majestueux monument, dans un coin, une seule présence humaine.Une dame âgée, vêtue de noir, les yeux soulignés par un large trait de kohl.C'est Sadiqa Hamida.La frêle dame, recroquevillée sur elle-même, est là depuis toujours, Intifada ou pas.Elle nous raconte qu'elle a sept soeurs et que, contrairement à elles, elle ne souhaitait pas se marier.« Mon père m'a dit : Va servir l'église.Et voilà.Je suis ici.» Sadiqa Hamida est « là », comme un roc, comme les murs et les colonnes de l'église millénaire, qui a survécu au temps et aux guerres.« Les temps sont durs, murmure-telle.Mais moi, je suis en paix.» Bethléem n'a pas l'habitude d'être si solitaire.Entre janvier et juillet 2000, elle accueillait 700 000 touristes du monde entier.En novembre, seuls 3000 pèlerins s'y sont rendus.« C'est moins que le nombre de visiteurs accueillis en temps normal lors de la plus mauvaise des journées », déplore Nabil Kassis.Voir BETHLÉEM en A2 Clinton ne parvient pas à arracher un accord, en page A14 ANDRÉ DUCHESNE Même si un débrayage a été évité de justesse dans la nuit d'hier à Urgences Santé, le Conseil des services essentiels a asséné un véritable coup de massue au Rassemblement des employés techniciens ambulanciers du Québec (RETAQ-CSN) dans le but d'annihiler la menace de grève générale illégale qui planait depuis quelques jours.Non seulement le Conseil a-t-il ordonné au RETAQ, à ses officiers et à ses membres de mettre fin à leurs menaces de grève, mais il leur intime de s'abstenir d'appliquer « tous moyens de pression ou actions concertées » jusqu'à la résolution du conflit.Il va même jusqu'à demander au président du syndicat, Yves Imbeault, « de déclarer publiquement son intention de se conformer à la présente décision du Conseil ».La réaction de ce dernier ne s'est pas faite attendre.« On va demander, tant qu'à cela, au Conseil s'il veut faire disparaître le syndicat.Nous n'agissons pas ici pour nos conditions de travail, mais pour offrir un service adéquat à la population.Nos membres sont écoeurés par l'attitude d'Urgences Santé et du gouvernement dans ce dossier.Si cela continue, on va se la fermer et les gens attendront le temps qu'il faut pour obtenir une ambulance.» Depuis des mois, l'employeur et le syndicat se crêpent le chignon sur la question des horaires de travail et sur le nombre d'employés permanents.Le RETAQ affirme que le manque d'effectifs se traduit par des temps de réponse trop long.À la fin de l'été, le conflit a dégénéré à la suite d'actes de vandalisme commis Voir AMBULANCIERS en A2 Photo BERNARD BRAULT, La Presse Un sondage réalisé le mois dernier a peut-être décrété le 23 décembre comme étant la journée la plus achalandée de l'année dans les boutiques, mais on avait bien du mal à le croire hier, dans deux centres commerciaux de la région métropolitaine.C'était certes l'une des meilleures journées de l'année, mais LA meilleure a été vendredi, de l'avis des commerçants.Que viennent acheter les clients ces jours-ci ?«Des petites choses qui manquent», répond Micheline Fortin, gérante de la boutique Le Rouet des Promenades.Les détails en page A3.Au Mexique, le Popo impose une météo du troisième type B R I G I T T E MORISSETTE collaboration spéciale MEXICO Ð Heureux les pays qui n'ont pas besoin de météo.Mexico était de ceux-là : les saisons changeaient à la date prévue, la capitale située à plus de 2240 mètres d'altitude vivait en hiver quatre changements climatiques quotidiens.Presque à heure fixe ! En plein centre de Mexico, à 5465 mètres d'altitude au-dessus du Palais national, flottait parfois la cime enneigée du Popocatépetl, comme une bouche éblouissante.La magie du spectacle s'accentuait en détectant l'autre volcan, Iztaccihuatl, à la robe immaculée.Le couple parfait pour cartes postales ! La fête est finie : le Popo est devenu un monstre rugissant, gâchant pour la deuxième fois en six ans les fêtes de Noël d'au moins 30 millions de Mexicains ! Quarante mille personnes sont condamnées au statut de réfugiés dans des écoles et centres culturels réquisitionnés.Les vulcanologues, leurs prévisions et anecdotes, occupent les ondes des dizaines de radios.Le monstre et son gigantesque glacier qui pourrait se détacher en morceaux sont sous perfusion grâce aux appareils sismiques et volcaniques les plus perfectionnés.Chaque matin, après le compte des particules (calculées en degrés Imeca) dans l'atmosphère de Mexico, les vulcanologues décrivent l'état du malade : stable, plus actif, calme, en passe d'une nouvelle explosion de colère.Mexico risque toujours quelque secousse sismique menaçante pour ses 20 millions d'habitants, ses vieux immeubles construits sur un lac desséché et ses milliers de monuments historiques.Une pluie de cendres nous est tombée dessus, la veille de l'éruption.L'air, vendredi, faisait pleurer et éternuer comme au temps du rhume des foins chez nous ! Une nouvelle alerte rouge est annoncée pour les prochaines 48 heures.Dimanche dernier, les vulcanologues ne se sont pas trompés en Voir POPO en A2 La grille de Harry Potter Connaissez-vous le prénom de l'oncle de Harry ou le nom de son ennemi juré ?Vous pourrez répondre à ces questions et à bien d'autres en remplissant la grille de Harry Potter en page C6.Arts et spectacles cahier B - livres B1-B5 - horaire spectacles B9 - horaire télévision B6, B7 Bandes dessinées C8 Consommation A21 Décès C10 Êtes-vous observateur C9 Feuilleton C8 Forum A22 Génies en herbe B11 Horoscope C11 Laporte Stéphane A5 La presse d'ailleurs A15 Le bridge C10 Le monde A14, A16 Loteries A13 Mots croisés C8 Mot mystère C10 Petites annonces C9 - immobilier C9 - marchandises C9 - emplois C9 - automobile C11 - affaires C11 Santé C1 à C4 Sciences B12 Têtes d'affiche C5 M É T É O Voir page S16 Faible neige Maximum -10, Minimum -20 1 3 4 6 Hillary en 2004 RICHARD HÉTU collaboration spéciale Pendant que les Américains complétaient leurs emplettes du temps des Fêtes, Hillary Clinton, sénatrice élue de l'État de New York, magasinait pour acheter une maison dans un des quartiers chics de Washington.Sa quête immobilière marque le point de départ d'une odyssée politique qui pourrait la mener à briguer la présidence des États- Unis en 2004.D'ici là, Hillary entend devenir l'hôtesse numéro un des démocrates dans la capitale américaine.La semaine dernière, elle a visité une imposante demeure victorienne ayant déjà appartenu à la mère de Jacqueline Kennedy, Janet Auchincloss.Elle y trouverait tout l'espace et le confort pour accueillir les personnalités de la politique, du showbiz, de la finance et du savoir.Situé dans le quartier Georgetown, la maison compte neuf chambres à coucher, sept salles de bains, 12 foyers, un garage pour trois voitures et de la place en masse pour une équipe de domestiques.L'affaire n'est évidemment pas donnée.La maison est évaluée à 4,4 millions.Mais Hillary s'est donné les moyens de son ambition.Peu après son élection, elle a mis aux enchères les droits mondiaux de ses mémoires sur ses huit années à la Maison-Blanche.À New York, les plus grandes maisons d'édition se sont précipitées à ses pieds.Simon & Schuster a enlevé le morceau en s'engageant à verser à la sénatrice désignée une avance de huit millions.Seul le pape Jean-Paul II a obtenu une plus grosse avance pour une oeuvre non fictive.En 1994, Sa Sainteté avait reçu 8,5 millions pour son testament spirituel, Entrez dans l'espérance.Hillary n'est pas une sainte, mais elle est «la femme la plus célèbre du monde», a déclaré un membre de son entourage, pour justifier le contrat mirifique.Elle est également l'auteure de deux best-sellers, It Takes a Village et Dear Socks, Dear Buddy: Letters to the First Pets, dont les profits ont été versés à des organismes de charité.N'empêche : tous les éditorialistes ont critiqué Hillary, lui reprochant de s'être placée en situation de conflit d'intérêts.À titre de sénatrice, la future ex-première dame des États-Unis aura à voter des lois qui affecteront le conglomérat Viacom, propriétaire de la maison d'édition new-yorkaise et de plusieurs autres Voir HILLARY en A2 Photo Reuters Hillary Clinton, sénatrice élue de l'État de New York. 7LP0201A1224 A2 samedi 7LP0201A1224 ZALLCALL 67 00:42:08 12/24/00 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 DÉCEMBRE 2000 DEMAIN DANS LA PRESSE Les nouveaux leaders Ils ont moins de 40 ans et ils sont totalement d'ici, francophones et anglophones, ouverts aux influences de la planète entière.Ce sont les leaders de demain, et pourtant vous avez déjà commencé à entendre parler de certains d'entre eux.Pour mieux les faire connaître, La Presse et The Gazette présentent conjointement à leurs lecteurs les portraits de 40 leaders de demain dans tous les secteurs de la société, des femmes et des hommes qui auront un impact sur leur environnement Ð et sur nos vies.La publication de ces portraits, préparés par des journalistes et photographes des deux quotidiens, débute le mercredi 27 décembre.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui andre.cloutier@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 0-2-9 > À quatre chiffres : 2-8-7-8 LOTO 6/49 > 11-15-24-30-31-33 Compl.: 25 > Extra : 829238 SUITES DE LA UNE AMBULANCIERS Suite de la page A1 compagnies médiatiques, dont CBS, Paramount Pictures, MTV et Showtime.Mais Hillary n'enfreint aucune règle du Sénat en empochant les millions de Simon & Schuster.Son entrée officielle dans l'auguste assemblée n'aura pas lieu avant le 3 janvier prochain.Et, de toute façon, Hillary en a assez bavé, dit-on dans son entourage.Il est temps qu'elle profite financièrement de son statut de célébrité.Aux États-Unis, des dizaines d'auteurs ont fait de l'argent sur son dos au cours des dernières années en écrivant des livres parfois vicieux à son sujet.Les mémoires de la première dame devraient paraître en 2003.En attendant, la présence des Clinton à Washington créera une situation unique dans l'histoire des États-Unis.De coutume, les ex-présidents et leur épouse rentrent dans leurs terres, laissant la capitale américaine aux nouveaux locataires de la Maison-Blanche.Mais Hillary se plaît à bousculer les traditions, encore plus que son mari.Elle est entrée dans l'histoire en se faisant élire au Sénat.Et elle entend créer un autre précédent en établissant à Washington un contre-pouvoir dont le siège se trouvera dans sa maison de la capitale nationale.Tous les observateurs prédisent déjà à Hillary un rôle prépondérant dans le camp démocrate au cours des prochaines années.Après la défaite d'Al Gore, elle est la personnalité la plus connue et populaire du parti.Aux États-Unis, les journalistes parlent sérieusement d'elle comme d'une candidate logique pour l'élection présidentielle de 2004.La principale intéressée a juré vouloir terminer son mandat de six ans au Sénat.Mais son mari n'a-t-il pas réussi, en 1992, à se soustraire à une promesse semblable pour briguer la Maison-Blanche?Il y a bien sûr loin de la coupe aux lèvres.Hillary devra faire ses preuves au Sénat, un club très sélect où l'ancienneté a préséance sur la célébrité.Elle trouvera sur son passage des adversaires acharnés.Mais pour l'heure, Hillary ne semble pas intimidée.Elle a déjà annoncé son intention de contribuer à la réforme du mode de scrutin présidentiel.À son avis, les Américains doivent abandonner le Collège électoral, cette institution du XVIIIe siècle, et passer au vote populaire direct.«Nous vivons dans un pays qui a changé depuis 200 ans», a-t-elle dit peu après son élection.Hillary échouera probablement dans cette quête, le Collège électoral ayant des défenseurs indéfectibles au Congrès et dans les États ruraux.Mais elle se gagnera la reconnaissance des démocrates, qui n'ont pas digéré le résultat de l'élection présidentielle.Et dans sa belle et grande demeure, elle organisera avec eux la revanche de 2004.par les syndiqués.Les discussions avaient repris la semaine dernière alors que le syndicat obtenait un nouveau mandat de grève, adopté à 73 % par ses membres.Mais vendredi, vers 17 h, les négociations étaient rompues.Le RETAQ reprochait à l'employeur de revenir sur sa promesse d'ajouter dix véhicules sur la route par quart de travail durant la période des Fêtes.De son côté, Urgences Santé affirmait que l'essentiel des discussions avait porté sur le remboursement par le syndicat des dommages causés à la suite des actes de vandalisme perpétrés en septembre et sur le congédiement de deux ambulanciers.La soirée de vendredi a été longue pour tout le monde.Les procureurs de l'employeur et du syndicat ont multiplié les négociations par téléphone.Finalement, à minuit moins une, une entente in extremis était conclue.Selon le RETAQ, l'accord portait sur l'ajout de personnel ambulancier, les horaires de travail et le congédiement d'un militant syndical.« Si le syndicat croit avoir fait des gains sur l'ajout de personnel, c'est tant mieux pour lui, mais c'est toujours le cas durant cette période de l'année, a déclaré le porte-parole de l'employeur, André Champagne.Quant aux horaires de travail, nous sommes d'accord pour fixer un cadre de discussion.Enfin, nous avons accepté, à la lumière de nouvelles informations, de réévaluer le congédiement d'un employé, ce qui ne veut pas dire que cette décision ne sera pas maintenue.» L'employé en question avait été congédié à la suite du vol du véhicule d'un cadre d'Urgences Santé dans la nuit du 8 au 9 septembre.La voiture avait par la suite été repêchée dans la rivière des Prairies.Conseil des services essentiels Les deux parties ont quand même comparu dans la nuit d'hier devant le Conseil des services essentiels.La scène était pour le moins surréaliste en cette nuit du 23 décembre alors qu'à 2 h, l'audience publique s'amorçait au 25e étage de la Tour de la Bourse, Place Victoria.Conseillère syndicale du RETAQ, Me Karine Lavoie a tenté de convaincre le Conseil qu'étant donné l'entente de dernière minute, aucune action ne serait entreprise d'ici le 11 janvier et qu'il était « hypothétique et spéculatif » de statuer sur la possibilité que le syndicat utilise son mandat de grève.Représentant l'employeur, Me Jean Leduc ne partageait pas cette idée.Il appuyait son argumentation sur un tract distribué un peu plus tôt dans lequel le syndicat réitérait que le mandat de grève existait toujours.Son point a porté, car dans sa décision, le Conseil estime que « la menace de grève était maintenue selon un document déposé pendant l'audience ».Par ailleurs, le porte-parole de la corporation, André Champagne, a tenu à préciser à La Presse que s'il est exact que l'entreprise veut revoir l'ensemble du dossier quant au temps de réponse parfois trop lent aux appels d'urgence (comme nous l'écrivions hier), les ambulances interviennent quand même à l'intérieur d'un délai de huit minutes dans plus de 80 % des cas, ce qui correspondrait aux exigences ministérielles.HILLARY Suite de la page A1 BETHLÉEM Suite de la page A1 Depuis, plus rien.Les dirigeants israéliens ont assuré l'Autorité palestinienne qu'ils n'empêcheraient pas les fidèles d'entrer à Bethléem pour la messe de minuit, ce soir.Mais certaines « restrictions de sécurité » devront tout de même être appliquées, dit-on.La coopération n'est pas à son mieux.L'IDF (Israel Defense Forces) soutient que l'Autorité palestinienne veut utiliser Bethléem pour mener une campagne internationale de relations publiques.Officiellement, les pèlerins ont accès à Bethléem.Mais le climat n'est pas des plus rassurants, à la veille de cette « nuit de Paix ».« Si les pèlerins viennent à Bethléem, ils seront en sécurité.À moins qu'Israël ne poursuive ses bombardements qui frappent les civils », a dit le coordonnateur de Bethléem 2000.Par ailleurs, contrairement à l'an dernier, Israël et l'Autorité palestinienne n'ont pas de plans communs pour évacuer les visiteurs, en cas de blessures ou d'incidents, souligne-t-on.Depuis 1995, Yasser Arafat et son épouse Souha, d'origine chrétienne, assistent à la messe de minuit à Bethléem.Mais on ne sait s'ils y seront ce soir.«On en a marre.C'est la guerre », dit un marchand chrétien, qui vend des souvenirs religieux tout près de l'église de la Nativité.« Évidemment, nos affaires ne marchent pas ! Il n'y a pas un seul touriste ! » poursuit-il, assis sur un tabouret au milieu d'un étal de figurines de l'Enfant Jésus en bois d'olivier.« Mais comment oserions- nous nous plaindre quand on sait qu'il y a des gens qui meurent toutes les heures ?» demande-t-il, irrité.C'est toujours le même scénario, se lamente le commerçant moustachu qui porte un keffieh (foulard palestinien) sur les épaules.« La guerre durant quelques mois.Puis, la paix pendant un an.Mais la PAIX, la vraie, en Terre sainte, oubliez ça.Moi, je ne m'accroche plus à l'espoir.» Et Noël, dans ces conditions ?« On garde ça pour l'année prochaine », laisse tomber l'homme qui dit vendre des petits Jésus en bois d'olivier depuis sa naissance.Même si Bethléem n'a pas le coeur à la fête, il faut faire un petit effort, souligne Ghaida Rahil, travailleuse sociale, qui ne manque pas d'allumer une chandelle pour la paix chaque fois qu'elle se rend à l'église de la Nativité.Oui, il faut faire un petit effort, insiste-t-elle, ne serait-ce que pour le bien des enfants palestiniens, qui ont la tête emplie d'images de guerre.« Moimême, je n'ai pas trop envie de célébrer cette année », dit la jeune maman qui habite le village dévasté de Beit Jala, tout près de Bethléem.« Mais hier, j'ai quand même monté un arbre de Noël à la maison.Vous auriez dû voir mes deux petites filles, dit-elle, le regard lumineux.Elles dansaient comme des folles autour de l'arbre ! C'était si beau à voir.» POPO Suite de la page A1 prédisant dans les entrailles du Popo une activité dangereuse ! Lundi, une première éruption secouait les habitants de la région de Puebla Ð la ville coloniale distante d'une quinzaine de minutes du Popo.La Volkswagen, qui fabrique les Coccinelle vendues au Québec, a interrompu temporairement ses activités.Par crainte d'une nouvelle quinte de toux du volcan tout proche.Les réfugiés sont accourus vers Puebla et Cholula Ð la ville aux 1000 clochers.Fermez portes et fenêtres, ne laissez pas sortir les enfants sans un masque sur la bouche, prévenaient les animateurs.La cendre du Popo est corrosive.Le président Fox s'est déplacé pour visiter les refuges improvisés.Ces images ont fait le tour du monde.Un collègue à Montréal ironise : « Ici, une nouvelle tempête de neige nous menace.Tu auras du mal à nous émouvoir avec ces petits Mexicains qui dévorent mangues et avocats ! » Hélas ! une chute de cendres n'a rien d'une tempête de neige ! Le lendemain un quotidien de Mexico ironisait à son tour : « On a maquillé la misère dans les refuges pour la visite du président Fox.» Sévère démenti.Chose certaine, la vie d'une collectivité condamnée à dormir dans une salle de classe n'a rien de vacances au Mexique ! Le papier hygiénique, les couches jetables, la nourriture en abondance il y a une semaine, commençaient à manquer cinq jours plus tard.Les assurances d'un nouveau gouvernement démocratiquement élu ont fait néanmoins des miracles pour convaincre les gens de s'éloigner de Don Goyo Ð comme on appelle affectueusement le Popo.Fox a promis aux paysans de remplacer chaque kilo de maïs perdu à cause du volcan par une quantité égale de maïs sain.On le croit.Cette confiance est un sentiment nouveau au Mexique.Il n'empêche : l'air de Mexico, généralement le plus limpide de l'année en cette période des Fêtes, est empoisonné comme au plus fort des embouteillages de la rentrée.Retournez à vos refuges Samedi, l'ennui et l'impatience des réfugiés étaient à son comble.L'armée les prévenait de sa détermination à interdire les approches du Popocatépetl.Un hectare ou deux de maïs Ð qu'on devrait être en train de récolter en cette saison Ð, quelques animaux, voilà toute la richesse de ces gens qui respectaient le Popo comme un dieu.Les volcans sont-ils contagieux ?Il y en a déjà quatre en activité au Mexique.Quand les avions décollent de Mexico vers l'Amérique centrale, les pilotes préviennent leurs passagers : « L'avion s'engage dans la route des volcans .» Tout le monde se tournait vers les hublots pour admirer la bouche enneigée du Popocatépetl et de cinq ou six autres de ses congénères dont on souhaite aujourd'hui qu'ils ne soient vraiment pas contagieux ! Précisions Photothèque LA PRESSE Les volcanologues ont encore une fois prédit une activité dangereuse dans les entrailles du Popo.Contrairement à ce que nous affirmions hier en page B2 de La Presse dans un article intitulé Robert Libman et Yves Michaud, des vétérans du débat linguistique, ce n'est pas l'actuel maire de Côte-Saint-Luc, Robert Libman, qui avait fait adopter au conseil de ville une résolution en faveur de la partition du Québec, mais son prédécesseur.Par ailleurs, le reportage publié en page D1 intitulé Sur les traces de la Bottine., n'était pas d'Isabelle Massé mais bien d'Alain Brunet.2917774A M E R C R E D I D A N S L A P R E S S E La Presse 24 décembre 2000 Page A3 manquante 7LP0402A1224 a3 dimanche 7LP0402A1224 ZALLCALL 67 00:42:29 12/24/00 B A4 · LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 DÉCEMBRE 2000 ACTUALITÉS Des règles plus strictes pour les chasseurs étrangers RAYMOND GERVAIS À COMPTER du 1er janvier 2001, les chasseurs étrangers devront enregistrer leurs armes à feu à la frontière avant de pouvoir chasser au Canada.La ministre de la Justice et procureur général du Canada, Anne McLellan, a annoncé vendredi l'entrée en vigueur de nouvelles normes de contrôle des armes à feu qui entrent au Canada.Dorénavant, les chasseurs étrangers, qui désirent pratiquer leur sport au Canada et entrer au pays avec leurs armes à feu, devront signaler leurs armes aux bureaux des douanes situés aux postes frontaliers, remplir une déclaration d'armes à feu pour non-résidents, la faire attester par un agent des douanes et acquitter des frais de 50 $.La nouvelle mesure de contrôle pourrait selon certains pourvoyeurs, dissuader des chasseurs américains de se rendre au Canada pour chasser.« Les Américains sont très chatouilleux en ce qui concerne leurs armes, la nouvelle réglementation et le fait qu'il faille débourser une somme de 50 $ pour enregistrer ses armes, risquent d'en décourager plusieurs », a déclaré hier Michel Cleary, un pourvoyeur du Nord québécois.Par cette nouvelle réglementation, le ministre désire ainsi assujettir les visiteurs aux mêmes règles auxquelles sont soumis les Canadiens qui possèdent des armes à feu.Une fois attestée, et les droits payés, la déclaration servira de permis temporaire et de certificat d'enregistrement aux chasseurs étrangers lors de leur séjour au Canada et sera valide pour une durée de 60 jours.Le permis temporaire pourra être renouvelé pour une période de 12 mois, sans que des frais additionnels soient imposés.De plus, les non-résidents qui ne sont pas titulaires de permis et ont l'intention d'emprunter une arme à feu au Canada devront obtenir un permis temporaire d'arme à feu.Le coût de ce dernier permis est de 30 $ et le non-résident devra remplir le formulaire avant son entrée au pays.Une fois au Canada, les chasseurs étrangers seront assujettis aux mêmes règlements que les Canadiens en ce qui concerne l'entreposage sécuritaire des armes à feu ainsi que lors de leur transport.Donc, pas question d'accrocher la carabine dans la lunette arrière de la camionnette.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Les clients circulaient aisément, hier, à l'intérieur des Promenades Saint-Bruno, tandis que le stationnement était bondé.ACHATS DE DERNIÈRE MINUTE Une bonne journée, mais pas la meilleure SYLVAIN LAROCQUE En se baladant dans deux centres commerciaux de la région métropolitaine, on avait bien du mal à croire, hier, que le 23 décembre est la journée la plus achalandée de l'année dans les magasins, comme l'avait annoncé un sondage abondamment cité dans les médias.C'était certes l'une des meilleures journées de l'année, mais « la » meilleure a été vendredi, de l'avis des commerçants.« C'est sûr que c'est une bonne journée, mais c'était encore meilleur hier (vendredi), parce que nous fermions à 21 h, estime Micheline Fortin, gérante de la boutique Le Rouet des Promenades Saint-Bruno.Que viennent acheter les clients ces jours-ci ?« Des petites choses qui manquent », répond Mme Fortin, qui croit que les magasineurs s'y sont peut-être moins pris à la dernière minute cette année.Si le stationnement de l'immense centre commercial de la Rive- Sud était rempli à craquer hier, les clients circulaient aisément à l'intérieur.Au centre-ville, la matinée fut bien tranquille rue Sainte- Catherine et au Centre Eaton.Ce n'est qu'à partir de 14 h que la foule a commencé à se montrer imposante.« C'est sûr qu'on ne pourra pas battre hier (vendredi), la journée est moins longue, explique Germain Gosselin, qui s'occupe de l'emballage des cadeaux aux Promenades pour la Fondation de l'hôpital Saint-Justine.Les 14 bénévoles n'ont toutefois pas manqué de travail, au contraire.« Les gens sont de plus en plus pressés, ils n'ont pas le temps d'envelopper leurs cadeaux eux-mêmes, précise M.Gosselin.Ils ne sont pas difficiles, ils nous disent d'y aller selon notre goût.» Éric Blain, à l'instar de la plupart des consommateurs rencontrés hier, achète presque tous ses cadeaux à la dernière minute.Il dit ne pas être importuné outre mesure par l'achalandage dans les magasins.« C'est la même chose chaque année, je suis habitué », a-t-il lancé alors qu'il faisait la file pour payer des disques chez HMV.Danielle Sauvé, propriétaire de la boutique Fruits et Passion, confirme que les acheteurs s'y sont pris un peu plus tôt cette année, même si les Québécois demeurent des spécialistes des achats à la dernière minute, selon elle.« Hier (vendredi), dès l'ouverture à 9 h 30, ça été le vrai déclenchement du sprint final.Beaucoup de gens avaient congé et se sont rués dans les centres d'achats », dit-elle, en admettant que la journée d'hier était plus tranquille.Même constat à la librairie Garneau, où l'on faisait tout de même la file hier pour acheter les bestsellers de la saison : Harry Potter, Les Pinardises, la biographie de Maurice Richard et le petit dernier de Marie Laberge.La météo a joué un rôle positif pour quelques commerçants.« C'est beaucoup plus fort pour nous cette année, et je ne vois pas de différence entre hier (vendredi) et aujourd'hui (samedi) », souligne Karine Boilard, gérante du Sports Experts.Neige ou pas, certains magasins sont invariablement pris d'assaut à la toute dernière minute, quelques heures seulement avant le réveillon.C'est le cas des succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ).« Même si l'on essaie de stimuler les ventes par des soldes au début du mois, le vin et les spiritueux sont encore la dernière chose qu'on se procure », confirme Jérôme Soucy, directeur de la boutique des Promenades Saint-Bruno.Contrairement aux autres commerces, qui verront leurs clients rentrer tôt chez eux aujourd'hui pour se préparer à la fête, la SAQ fourmillera d'activité jusqu'à la fermeture.Un projet agrotouristique contesté dans Brome-Missisquoi ANDRÉ DUCHESNE APRÈS AVOIR investi près de deux millions de dollars dans un important projet agrotouristique, un couple de Brigham, petite municipalité située dans le comté de Brome-Missisquoi, vient de voir sa demande d'utilisation commerciale des lieux être refusée par la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).L'organisme gouvernemental estime que l'entreprise Dépendances du Manoir a ouvert au public, en août 1999, des aménagements (incluant un restaurant, une boulangerie, l'affinage de fromage, une cave à vins et un comptoir de vente) qui ne cadrent pas avec les activités permises en zone verte et ce, sans avoir obtenu son autorisation.Bien que la décision ait secoué les propriétaires Jean-Philippe Gosselin et Lucie Paulhus, ces derniers ont déjà interjeté appel dans ce dossier.« C'est sûr que cela donne un coup mais nous ne baisserons pas les bras.Notre entreprise est située sur une terre qui n'avait pas été exploitée depuis 25 ans.Si nous ne faisons pas de l'agriculture, je ne vois pas qui en fait », a indiqué Mme Paulhus jointe à son commerce hier.Au cours des dernières années, elle et son conjoint ont fait l'acquisition d'une terre, d'un verger, d'une résidence et d'une grange-étable qu'ils ont rénové en bordure du boulevard Pierre-Laporte à Brigham.Ils ont également planté des arbres fruitiers, aménagé un pâturage pour des animaux de ferme et des espaces pour la culture de fines herbes et l'affinage de fromages.Puis, en août 1999, ils ouvraient les Dépendances du Manoir afin d'offrir des repas de style table champêtre à base de produits de la région.Le hic, en dépit des nombreux appuis et même d'une subvention du ministère québécois de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation obtenus, est que le bâtiment rénové pour la tenue de ces activités ne bénéficiait pas d'un droit acquis.Quant aux activités proprement dites, la CPTAQ soulève à maintes reprises dans sa décision, qu'elles ont été amorcées sans son autorisation.L'organisme sourcille également devant la nature de certaines des activités tenues, comme un restaurant d'une centaine de places.« Que l'on utilise le vocable restaurant ou table champêtre, il s'agit d'une utilisation autre qu'agricole prohibée par l'article 26 de la loi », lit-on dans la décision d'une quinzaine de pages.Les commissaires estiment que les propriétaires font une interprétation plutôt large de ce que sont les activités agricoles et qu'ils ont minimisé l'impact de leurs activités à plusieurs égards.Ils notent par exemple qu'en mai 1998, la municipalité délivrait un permis qui « ne concernait qu'une rénovation de bâtiment agricole (.) destiné à la transformation de la pomme et à la promotion de ce produit dans le cadre d'un projet agrotouristique ».Or, dit la Commission, « l'agrotourisme ne doit pas devenir un moyen détourné pour implanter en zone agricole des usages incompatibles, comme un restaurant sélect de 100 places ».Hier, Mme Paulhus n'a pas voulu décrire les points de la décision qui la choquaient le plus mais a ajouté qu'elle entendait expliquer son projet aux médias en janvier ou février prochain.« En attendant l'appel, d'ici 12 à 18 mois, nous pouvons continuer nos activités », a-t-elle soutenu. 7LP0501A1224 a05 lporte dim 24 d cemb 7LP0501A1224 ZALLCALL 67 00:38:48 12/24/00 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 DÉCEMBRE 2000 A5 Vous avez dit joyeux ?collaboration spéciale Il y a ceux qui, comme moi, ont perdu quelqu'un qu'ils aiment cette année.Un parent, un enfant, un amour.Emporté par la mort.Et qui vont passer la soirée à le chercher.À le regretter.Il y a ceux dont le coeur a été brisé par quelqu'un qui les a laissés.Et qui vont passer la soirée à essayer d'oublier.À essayer de continuer.Il y a les enfants dont les parents se sont séparés et qui, ce soir, devront fêter avec l'un ou avec l'autre.Mais sans les deux.Il y a les enfants dont les parents vont se chicaner encore ce soir.Parce que le cadeau n'était pas beau.Parce que la dinde n'était pas cuite.Et qui vont tout gâcher.Et qui vont tout briser.Il y a les parents dont les enfants sont loin.Loin en distance.Ou loin du coeur.Et qui vont passer la soirée à se rappeler du bon vieux temps.Le temps où l'on avait besoin d'eux.Il y a tous ces gens dans les hôpitaux qui ce soir continueront de souffrir et d'avoir peur.Et qui demanderont au ciel de les aider.Il y a tous les gens seuls, chez eux, sans famille, sans amis, qui ce soir vont regarder la fête à la télé.Et qui vont s'endormir sans rêver.Il y a tous ces gens pauvres qui vont se sentir encore plus pauvres parce qu'ils n'ont pas ce que tous les autres ont.Il y a tous ces gens riches qui vont faire semblant d'être heureux, d'avoir du plaisir mais qui se sentiront mal parce qu'il leur manque quelque chose.Mais ils ne sauront pas ce que c'est.Il y a tous ceux qui ne sont pas bien dans leur peau.Et qui ce soir voudrait tellement l'être.Mais qui n'y arriveront pas.Tous ceux qui ne s'aiment pas eux-mêmes et qui ce soir vont s'aimer encore moins.Mais qui ne le diront pas.Pour ne pas déranger.Il y a tous ceux qui.Il y a tous ceux qui.Il y en a tellement.Joyeux Noël ! Joyeux Noël.Vous avez dit joyeux ?Estce possible ?Quand Noël remue tant de tristesse ?Oui, justement.Être content, c'est facile.Il suffit de gagner 100 dollars à la loto, il suffit d'avoir une semaine de vacances, il suffit de trouver une place de stationnement au centre-ville, et on est content.Mais être joyeux, c'est autre chose.J'ai été souvent content.Souvent satisfait.Souvent bien.Très souvent niaiseux.Mais joyeux, rarement.C'est pas tous les jours Noël.Pour éprouver de la joie, il faut un fond de tristesse.Comme l'Hymne à la joie de Beethoven.C'est joyeux et c'est triste à la fois.C'est pour ça que c'est beau.Je me souviens d'une fois où j'ai été joyeux.J'avais douze ans, ma grande soeur était partie tout l'été en France, et à son retour, j'étais allé la chercher à l'aéroport.Je sautais partout.J'étais joyeux.Parce que je m'étais tellement ennuyé d'elle.Parce que j'avais été tellement malheureux.La joie naît de la peine.C'est pour ça qu'on ne se souhaite pas un bon Noël, un beau Noël, un agréable Noël, un sincère Noël, mais un joyeux Noël.On veut que ce soit spécial.Pas juste en surface.On sait que Noël ravive les peines pour engendrer la joie.Et on a tous dans notre coeur une tristesse qui attend d'être changé en bonheur.Alors à tous ceux qui appréhendent cette soirée, dites-vous que c'est normal que vous soyez un peu triste, et que la meilleure façon de passer un joyeux Noël, c'est de laisser sortir votre peine.Ne la cachez surtout pas.Vivez- la.Elle vous rendra plus sensible aux autres.Et vous ne serez plus seul.Ce soir, ma mère et ma soeur viennent réveillonner chez nous.On va être les trois.Seulement les trois.Sans mon papa.Et je sais que le fait d'être si triste parce que mon père n'est pas là va faire en sorte que je vais être tellement heureux que ma mère et ma soeur soient avec moi.Avant quand mon père était là, c'était normal.Qu'on soit tous ensemble.Toute la famille.C'était comme ça.Il a fallu le départ de mon père pour que je réalise que ce n'était pas normal, que c'était fantastique d'être tous ensemble.C'est pour ça que ce soir je vais profondément apprécier la présence de ma mère et de ma soeur.Ça va être très simple.Elles vont arriver vers sept heures.On va manger.Puis on va se donner nos cadeaux.Puis on va porter un toast à Papa.Et ma soeur va se mettre à pleurer.Ça, c'est sûr.Comme les chutes du Niagara.Et je vais essayer de la consoler.Je vais dire plein de niaiseries pour la faire rire.Et ça va peut-être marcher.Puis ma mère va nous dire combien elle est heureuse que l'on fête Noël ensemble.Et ma soeur va se remettre à pleurer.Et je vais encore essayer de la consoler.Je vais redire les mêmes niaiseries.Ça risque de moins marcher.Puis vers une heure, elles vont s'en aller.Et je vais me coucher.Ça va être ça notre joyeux Noël.Et il sera joyeux, parce que tout au long de la soirée, j'aurai été conscient que je ne pourrai pas être entouré de deux personnes qui m'aiment plus et que j'aime plus que ma mère et ma soeur.C'est de ça qu'elle jaillira, ma joie.Voilà, mes biens chers frères et mes biens chères soeurs (!), je voulais juste vous dire de ne pas vous en faire si vous être triste en cette veille de Noël.Vous avez le droit.Un jour, de cette peine naîtra une joie.Ce sera peut-être ce soir.Ce sera peut-être demain.Dans un mois ou dans un an.Mais un jour ou l'autre, vous l'aurez votre Noël.Votre joyeux Noël.La première étape, c'est d'y croire.Évidemment.Joyeux Noël tout le monde ! Les paquets morbides font leur apparition SYLVAIN LAROCQUE De curieux paquets de cigarettes commencent à faire leur apparition dans les tabagies.La moitié de leur surface est occupée par des photos explicites et plutôt dérangeantes : gencives ravagées, poumons noircis, coeurs malades.De quoi faire peur aux enfants et aux âmes sensibles, mais pas aux fumeurs endurcis.« Ah, c'est dégueulasse », se sont exclamé tous les fumeurs interrogés par La Presse hier après-midi quand on leur a tendu un paquet montrant les fameuses gencives.Mais aucun n'a l'intention de cesser de fumer à cause de ces frappantes mises en garde.« Je sais déjà que c'est mauvais, mais je suis accro, explique Michael Leccese, rencontré à l'angle des rues Sainte-Catherine et University, une clope au bec.Mais je pense que c'est une bonne idée pour essayer de convaincre les jeunes de ne pas commencer à fumer.» Michael, qui a 22 ans, fume depuis 9 ans.Soraya Larivière, qui travaille à la Maison de la presse internationale, est du même avis.« Je suis déjà consciente des risques, ditelle.Ce ne sont pas des messages gouvernementaux qui vont me faire arrêter de fumer ; j'ai déjà décidé, par moi-même, d'arrêter après les Fêtes.Il faut que ça vienne de la personne.» « Mais c'est sûr que ça peut faire réfléchir des gens », ajoute la jeune femme.Warren Ng, un employé de la tabagie Extra Mag du Centre Eaton, prédit que ses clients vont se ruer sur les boîtes à cigarettes en métal pour cacher les photos embarrassantes.« Surtout celle où on peut voir un bébé intubé », dit-il.Les boîtes ne sont pas encore disponibles, mais M.Ng estime que ça ne saurait tarder.« Il y a là un marché, c'est certain.» Sheldon Gorman, qui recueillait de l'argent pour l'Armée du Salut à l'entrée de La Baie, ne fera certainement pas partie de la clientèle cible pour de telles boîtes.« Ça fait 27 ans que je fume et je ne suis pas capable d'arrêter, s'insurge-t-il.Ces messages sont une excellente idée, et j'espère que mes enfants les verront aussi souvent que possible pour comprendre les effets néfastes du tabac.» Tout en admettant que les photos puissent dissuader quelques jeunes de commencer à fumer, Marie- André Lussier, rencontrée aux Promenades Saint-Bruno, prévoit se procurer les étuis de carton qui permettent des remplacer la partie « compromettante » des paquets et qu'on trouve depuis peu dans les tabagies et les dépanneurs.« Il y en a des beaux, avec des animaux ou des fleurs, et ça coûte juste un dollar », lance-t-elle.Claire Perreault, qui fume depuis 35 ans, trouve les nouveaux paquets tellement hideux qu'elle fera tout pour les contourner.Elle prédit même une augmentation de la contrebande, car les paquets destinés au marché américain ne sont pas soumis au nouveau règlement ! On peut toutefois croire que la plupart des fumeurs, après une période de gêne de quelques semaines, se résoudront à laisser traîner leurs paquets sur les tables.« De toute façon, on sera pas les seuls », souligne Mélanie Fauteux, 24 ans.Laurence Payant et Cassie Giguère, toutes deux âgées de 13 ans, ne croient pas que les jeunes vont s'empêcher de fumer à cause des nouveaux paquets.« Il y en a qui vont dire ouache, je ne veux pas avoir ces maladies-là, mais il y en a beaucoup à qui ça ne fera rien », juge Laurence qui, contrairement à son amie, vient d'arrêter de fumer.Les paquets, avec des interdits qui prennent plus de place que jamais, pourraient-ils devenir cool auprès des jeunes, qui aiment défier l'autorité ?Marc-André Daoust, un fumeur de 18 ans, ne le croit pas.« On trouve juste ça stupide », dit-il.Toutes les photos ne sont pas choquantes.Évelyne Tremblay, 18 ans, s'est esclaffée à la vue du paquet qui montre une cigarette recourbée, à côté de laquelle on peut lire : « Le tabagisme peut vous rendre impuissant.La cigarette peut provoquer l'impuissance sexuelle car elle réduit la circulation du sang dans le pénis.Cela peut vous rendre incapable d'avoir une érection.» En tout, ce sont 16 photos et graphiques distincts qu'on retrouve sur les paquets des huit marques les plus vendues.Les autres marques devraient suivre dans six mois.Au dos des paquets, on trouve de l'information sur les maladies causées par le tabac ou des conseils pour cesser de fumer, de même que l'adresse d'un site Web qui précise la nature des risques encourus par les fumeurs, études universitaires à l'appui.Selon Santé Canada, qui est à l'origine des messages conçus par la firme Focus Strategy de Vancouver, le Canada est le premier pays au monde à imposer des normes d'étiquetage aussi strictes.Photo BERNARD BFRAULT, La Presse © Soraya Larivière, qui travaille à la Maison de la presse internationale, montre les nouveaux paquets de cigarettes.« Je suis déjà consciente des risques, dit-elle.Ce ne sont pas des messages gouvernementaux qui vont me faire arrêter de fumer ; j'ai déjà décidé, par moi-même, d'arrêter après les Fêtes.Il faut que ça vienne de la personne.» Le sang afflue à nouveau chez Héma-Québec ANDRÉ DUCHESNE HÉMA-QUÉBEC espérait recevoir 100 donneurs à sa collecte de la Place Greenfield Park hier ; il en est venu 135.On en souhaitait 100 au Centre Duvernay de Laval ; 172 donneurs ont pris le temps de s'arrêter.Et ainsi de suite.Résultat, à la fin de l'après-midi hier, les dirigeants d'Héma-Québec étaient soulagés.Après avoir annoncé une importante pénurie de sang au début de la semaine, l'organisme se félicitait maintenant d'avoir des réserves atteignant 110 % de l'objectif souhaité pour la période du temps des Fêtes.« Nous sommes vraiment très heureux, a confié l'adjoint au directeur général et responsable des affaires publiques André Roch.Pour la période des Fêtes, notre objectif est d'avoir en stock quatre jours d'unités sanguines.Nous en avons maintenant pour quatre jours PLUS 10%.» Une journée d'unités sanguines équivaut à la moyenne de la demande quotidienne pour l'ensemble des hôpitaux québécois.Outre les deux centres commerciaux nommés ci-dessus, les bénévoles et employés d'Héma-Québec étaient également à la Place Lasalle où 225 personnes ont fait un don de sang alors qu'on en espérait 185.À Québec, une collecte a permis d'obtenir 150 dons, exactement l'objectif fixé.« Pour l'ensemble de nos activités d'aujourd'hui (hier) l'objectif était de 535 dons alors qu'au total, nous en avons reçu 682 », poursuit M.Roch.Encore vendredi, les réserves n'étaient qu'à deux jours de stock, et à un seul jour pour les groupes sanguins A + et O +, les plus communs dans la population.Vendredi justement, Héma-Québec avait reçu quelque 900 dons, ce qui représentait une excellente journée compte tenu qu'on était à quelques jours de Noël.Avec l'ajout des dons d'hier, l'organisme affirme maintenant que la situation sera « très vivable » durant la période des Fêtes.2919846 7LP0601A1224 a6 dimanche 7LP0601A1224 ZALLCALL 67 00:38:11 12/24/00 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 DÉCEMBRE 2000 Jésus: vrai Dieu, vrai homme, vraiment ?Un raccourci théologique dangereux selon le professeur Richard Bergeron SOPHIE BROUILLET collaboration spéciale La question de la nature de Jésus a été controversée durant les six premiers siècles du christianisme, divers courants tendant à en faire tantôt un homme comme les autres, sans filiation divine particulière, tantôt un Dieu qui n'aurait eu d'humain que l'apparence.L'arianisme, le gnosticisme, le nestorianisme et le monophysisme ont ainsi ébranlé les esprits, souvent à l'intérieur même de la hiérarchie ecclésiale et chez les théologiens.Appelée à clarifier ses positions, notamment par la voie de conciles, l'Église primitive a toujours maintenu l'idée d'un Jésus à la fois « vrai Dieu et vrai homme », soutenue en cela par les masses populaires.Ce débat très ancien resurgit-il aujourd'hui ?À la lumière des sciences humaines, des théologiens poussent très loin leur réflexion sur l'identité de Jésus.À l'occasion de Noël, le théologien Richard Bergeron expose la sienne.M.Bergeron, professeur émérite à la faculté de théologie de l'Université de Montréal, vient de publier Les Pros de Dieu, un livre jetant un regard critique sur la prêtrise et les ordres religieux.Q La Presse : Comment exposeriez- vous les remises en question contemporaines de la personne de Jésus de Nazareth ?R Richard Bergeron : Depuis le 19e siècle et le développement des sciences humaines, la question du Jésus historique est dominante.Les progrès de l'archéologie ont permis d'établir des correspondances avec les récits évangéliques d'une part, des contradictions d'autre part.L'anthropologie et l'histoire nous ont permis une meilleure connaissance du milieu juif au temps de Jésus, et de la conception de la vérité dans les écrits anciens, spécialement religieux.On en est arrivé à la conclusion que les Évangiles étaient, non pas des récits historiques, mais un genre littéraire, un témoignage de foi.Q Mais que sait-on alors avec certitude du Jésus historique ?R Ce qui est le plus sûr à son sujet, c'est qu'il est mort crucifié par les Romains.Là-dessus, les Évangiles et les rapports externes (Suétone, Pline le jeune) convergent.Ce qui semble certain aussi, c'est qu'il y a eu derrière cette mort une prétention de messianisme qui a déplu souverainement aux autorités en place.Jésus a parlé de l'avènement du « règne », une catégorie très connue qui avait dans le milieu juif une connotation à la fois politique et religieuse.On attendait le nouveau roi David, qui sauverait son peuple de l'oppression romaine.Le messianisme dont se réclamait Jésus était-il d'abord politique ?Certains le croient.Je pense pour ma part que son discours n'était pas de nature politique, mais avait une incidence politique considérable.On sait aussi qu'il a parlé d'amour, parce que les apôtres ont tout bâti autour de cela.Enfin, c'était un thaumaturge, un guérisseur.Il est raisonnable de le penser parce qu'il doit s'être passé quelque chose pour que les gens le suivent et qu'il fasse peur aux autorités.Q Et que sait-on de l'historicité des miracles relatés dans les Évangiles ?R On ne peut pas aller plus loin, dans l'attestation historique, que de dire que Jésus était un thaumaturge.À mon avis, la plupart des récits de miracles sont symboliques, ils tiennent davantage de l'interprétation de l'oeuvre de Jésus que des faits.D'ailleurs, ils sont tous construits selon la même grille : il y a toujours une détresse, l'admission d'une impuissance, la reconnaissance que Jésus peut faire quelque chose et la confiance.Ce qui se passe n'est pas mécanique, objectif, mais intérieur.C'est la démarche qui est salvifique, la foi qui est source de salut.La référence à Jésus ne produit rien sans la confiance que quelque chose peut se passer.Q La résurrection est-elle à interpréter de la même façon ?R Il faut rejeter une vision matérialiste de la résurrection, éviter de l'interpréter comme la réanimation d'un cadavre.Les récits qui la présentent sont plutôt une théologie en images.Après la mort de Jésus, les disciples se sont rendu compte que quelque chose de neuf se passait en eux, qu'ils agissaient comme lui, que son esprit vivait en eux.La résurrection est une expérience qu'ont vécue les disciples eux-mêmes.Et à Jésus, est-il arrivé quelque chose après sa mort ?Il n'a pas sombré dans le néant, il est entré dans la vie, nous disent les textes.Q S'il n'y a rien eu de miraculeux à proprement parler, comment l'idée de la divinité de Jésus estelle advenue ?R On sait qu'elle est acquise au quatrième siècle, puisqu'elle est affirmée au concile de Nicée.Mais d'où vient-elle ?Jésus s'est-il lui-même désigné comme fils de Dieu ?Peut-être, dans des textes discutables.Selon moi, les Évangiles révèlent plutôt qu'il s'est senti élu, choisi par Dieu, qu'il a éprouvé un sentiment de proximité avec lui.Les disciples, de leur côté, ont eu l'impression de trouver Dieu en lui, et en ont parlé comme de quelqu'un qui leur avait fait faire une expérience divine.Paul lui a conféré des attributs d'ordre divin, mais pas selon moi dans une perspective ontologique.C'est lorsque la philosophie grecque et le monde chrétien se sont rejoints qu'on s'est mis à emprunter les catégories de la philosophie platonicienne pour expliquer Jésus aux gens.C'est à ce moment qu'il y a eu un phénomène de divinisation.Q Et une erreur ?R On voulait, pour que les gens fassent une expérience de salut, qu'ils mordent au mystère de Dieu, alors on leur a parlé dans des termes qu'ils connaissaient.Mais cette tentative de se dire a été congelée dans des dogmes, des catégories très abstraites.L'expression « vrai Dieu et vrai homme » est selon moi un résumé théologique extrêmement dangereux.Je m'insère dans une théologie plus transcendantale, où tout être humain a quelque chose de divin et où Jésus n'est pas quelqu'un d'unique en son genre, totalement en dehors du circuit.Il représente plutôt un absolu relationnel, non exclusif, à partir duquel structurer son existence.Si les catégories venues du monde grec ne veulent plus dire grand-chose, l'humble Jésus de Nazareth, lui, reste un bien culturel, un bien religieux pour le monde, et les gens exigent qu'on le leur redonne.Toutes les nouvelles spiritualités sont axées sur l'homme Jésus, qui est très respecté même dans les sectes.Q Mais si Jésus n'a été qu'un homme parmi d'autres, sans rien qui lui soit vraiment exclusif, comment expliquer l'étendue de son influence, son emprise sur toute une civilisation ?R C'est un mystère.Il n'y a rien qui puisse en soi expliquer l'impact de Jésus.Il n'avait vraiment rien de spécial, n'appartenait à aucune caste élevée, n'était pas un savant, s'est toujours tenu avec les petits, a été éjecté après un an et demi et condamné comme un faux prophète par le « pape » du temps, le grand prêtre.En plus, il reliait sa proclamation à sa propre vie, qui a été perçue comme un échec.Que s'est-il passé pour que de tout cela surgisse quelque chose d'aussi puissant ?On est ramené à la question : qui est cet homme ?Et toute réponse ne peut être que provisoire.Il faut rejeter une vision matérialiste de la résurrection, éviter de l'interpréter comme la réanimation d'un cadavre.Richard Bergeron, professeur de théologie à l'Université de Montréal : « Le messianisme dont se réclamait Jésus était-il d'abord politique ?Certains le croient.Je pense pour ma part que son discours n'était pas de nature politique, mais avait une incidence politique considérable.» Une conclusion nécessaire selon l'Église SOPHIE BROUILLET collaboration spéciale MALGRÉ de nombreux affronts venant parfois de l'intérieur, l'Église catholique a toujours maintenu l'idée d'un « Dieu fait homme » en la personne historique de Jésus.Comment l'a-t-elle défendue ?En invoquant l'ensemble des termes servant à désigner Jésus dans le Nouveau Testament, ainsi que les récits de la résurrection.Il semble que la foi populaire ait aussi eu un rôle important à jouer dans la transmission de cette croyance.« Il n'y a pas un endroit dans les écritures où on dit tel quel que `'Jésus est Dieu'' », rapporte l'abbé Louis-Paul Gauvreau, professeur de théologie au Grand Séminaire de Montréal.Mais les diverses prétentions à son sujet, prises dans leur ensemble, mènent à cette conclusion.» Pour l'Église romaine, si le Nouveau Testament ne parle pas explicitement d'un « Dieu fait homme », c'est que le vocabulaire de l'époque, hérité du monothéisme juif, ne disposait pas du vocabulaire et des concepts qui l'auraient permis.« Ce qu'il faut, c'est entrer dans l'expérience qu'ont eue les gens sans pouvoir l'exprimer exactement », croit l'abbé Pierre Murray, curé de la paroisse Sainte-Madeleine d'Outremont.Or les divers aspects de cette expérience, mis en parallèle, tendraient à l'affirmation d'un Dieu fait homme.L'Église a considéré l'Évangile de Saint-Jean, qui parle du « Verbe fait chair » et où Jésus affirme « Je suis celui qui suis », ainsi que les écrits de Paul où il est question du « fils de Dieu ».Elle a aussi relevé la constance avec laquelle Jésus se distingue de ses interlocuteurs, parlant par exemple de « mon père et votre père », sa manière de s'attribuer une autorité sur la loi juive conçue comme divine, et l'audace extrême qu'il a manifestée en pardonnant les péchés, pouvoir réservé à Dieu dans la tradition juive.« À de nombreux endroits dans l'Évangile, on cherche aussi à nous présenter Jésus comme venant d'ailleurs, souligne l'abbé Pierre Murray.Par exemple, le baptême où les cieux s'ouvrent et la transfiguration.» La tradition transmise chez le peuple croyant de génération en génération aurait aussi beaucoup contribué au dogme d'une double nature.« Déjà, dans la liturgie primitive, on chante « vrai Dieu et vrai homme », alors que les controverses n'ont pas encore commencé », dit Pierre Murray, qui considère les indications émanant de la « foi du peuple » comme une donnée théologique essentielle.Le jésuite Jean-Louis Daragon, ancien professeur de théologie, parle lui aussi d'une tradition « de vie et de pensée » assumée avant tout par les masses populaires.« À un moment, la majorité des évêques adhéraient à l'arianisme (selon lequel Jésus ne serait le fils de Dieu que par adoption).Ceux qui ont le mieux porté l'idée d'une filiation divine naturelle, ce sont les pauvres gens.» LE MARDI 26 DÉCEMBRE Rabais étincelants à la MARCHANDISES SÉLECTIONNÉES NOTRE CÉLÈBRE SOLDE DU 2905893A 7LP0701A1224 a7 dimanche 7LP0701A1224 ZALLCALL 67 00:41:59 12/24/00 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 4 D É C EMB R E 2 0 0 0 A 7 Deux chrétiens, un luthérien et une catholique, nous disent le sens de Noël pour eux L'incroyable compassion de Dieu Pasteur Eric Dyck, luthérien Lumière et mystère Pascale Lefrançois, catholique SOPHIE BROUILLET collaboration spéciale PASCALE Lefrançois parle de Noël avec de la lumière dans les yeux, mais aussi beaucoup de sens du mystère.« C'est Dieu qui a décidé de se faire homme, de descendre sur notre terre, près de tous nos problèmes », réfléchit-elle, perplexe.Ça me fait penser à la parole du centurion de l'Évangile, qui disait à Jésus qu'il n'était pas digne de le recevoir.» Pour Mme Lefrançois, jeune professeur en didactique du français à l'Université de Montréal et membre du conseil de pastorale diocésain de Montréal, Noël est comme un accent sur l'étonnante simplicité de Dieu.« Combien d'enfants naissent chaque année ?C'est un évènement en un sens commun, qui montre que Dieu a voulu prendre un chemin normal pour venir chez nous.C'est le pendant de la fête de Pâques, plus extraordinaire.« Autre aspect éblouissant, parce qu'il est difficile comme être humain d'en prendre la mesure : l'amour si grand manifesté à Noël.« Je peux dire que j'aime les handicapés, assez pour envoyer, par exemple, de l'argent à Jean Vanier, compare Pascale Lefrançois.Mais faire comme lui et aller vivre avec eux, c'est une autre histoire.C'est quelque chose comme ça que Dieu a fait.Et en ce sens-là, Noël marque un changement dans notre relation avec lui.» Que sait-on de plus sur la naissance de Jésus ?D'autres vérités entourées de mystère.Les récits évangéliques de la Nativité apparaissent crédibles à Mme Lefrançois.La jeune femme n'exclut pas qu'ils puissent être des allégories, mais trouve plausible que Dieu ait voulu se présenter à des gens simples, tels les bergers dans l'Évangile de Luc, en premier.Elle voit d'ailleurs en Marie et en Joseph des personnes « bien ordinaires » desquelles on ne connaît, au-delà des représentations grandioses, que quelques traits significatifs et éclairants.« Je pense que Marie n'avait rien de spécial sinon sa capacité de dire oui, et Joseph a tout l'air d'avoir été un gars simple qui a accepté l'extraordinaire dans sa vie.» Les phénomènes surnaturels entourant la naissance de Jésus chez Luc, par exemple l'ange apparaissant aux bergers et les rois mages guidés par l'étoile, pourraient bien, comme les autres miracles des Évangiles, être véritablement historiques, croit Pascale Lefrançois.« Dieu fait homme, c'est déjà bien plus extraordinaire, raisonne-t-elle.J'ai tendance à croire que les miracles sont vraiment arrivés, mais je ne me mettrais pas à pleurer si j'apprenais que non, parce qu'ils ne sont pas l'essentiel.« Pour Pascale Lefrançois, les incertitudes relatives à la naissance de Jésus ne sont que le début d'une existence et d'un enseignement pleins de défis pour la foi.Catéchète auprès des enfants de sa paroisse, elle tente de transposer le message exprimé dans des termes juifs et agricoles il y a 2000 ans en langage contemporain, et à concilier certains aspects apparemment contradictoires d'un message « riche et complexe ».N'empêche, le symbole de Noël demeure pour elle la lumière, « la fameuse étoile », « la bonne nouvelle ».SOPHIE BROUILLET collaboration spécial «Un party de Noël le 30 novembre, non merci.» Le pasteur Eric Dyck, de l'église luthérienne Saint-John, trouve étrange qu'il y ait autant de fêtes dans les jours précédant le 25 décembre.Il ne les boycotte pas toutes, à cause de leur sens social, mais serait bien plus à l'aise si on les reportait.« On célèbre le Christ avant même son arrivée, soulignet- il.On devrait attendre.» Les luthériens sont-ils plus sobres que les catholiques devant la fête de Noël ?Dans la tradition germanique, on n'installe la crèche et le sapin que le 25 décembre.Le temps de l'Avent est très accentué pour lui-même, avec des décorations et des chants qui lui sont propres.Mais cette retenue remonte plutôt à l'époque d'avant la commercialisation des Fêtes, à laquelle personne n'échappe complètement, qu'au luthéranisme spécifiquement, estime-t-il.Chose certaine, pour M.Dyck, Noël révèle avant tout une vérité sobre et profonde, celle de « l'incroyable compassion de Dieu », un thème sur lequel Luther insistait.« Cette fête-la signifie que Dieu nous aime au point de s'engager auprès de nous en devenant un être humain, dit-il d'une voix calme qui laisse passer une tendresse discrète.« Il a agi comme quelqu'un qui, au lieu d'envoyer une infirmière à un malade, irait le voir lui-même.Quand venait le temps de prononcer l'homélie de Noël, poursuit Eric Dyck, Martin Luther, un pasteur très terre-à-terre et sensible aux durs côtés de la vie, s'attardait à l'humanité revêtue par Jésus le 25 décembre, souvent en termes bien prosaïques.« Il lançait par exemple aux mères dans l'assemblée : « Vous savez ce que c'est que de donner naissance à un enfant, imaginez dans une étable ! » Un enseignement qui a traversé les siècles, et qui rend les Allemands particulièrement émotifs devant la fête de l'incarnation.« Vous n'avez qu'à entonner un chant de Noël pour les voir sortir leurs mouchoirs », relate le pasteur Dyck avec amusement.Mais bien avant Luther, rappelle- t-il, l'Église primitive a établi assez tardivement la fête de Noël, précisément pour lutter contre les hérésies voulant que Jésus n'ait eu qu'une apparence d'homme.« Noël est venu bien après des célébrations comme Pâques ou la Pentecôte, qui étaient là dès les tout débuts.On l'a instaurée pour lutter contre ceux qui disaient que c'était trop magique, que le Christ ne pouvait pas être vraiment humain.Le but, c'était d'établir un point théologique fondamental.« Comment le pasteur Dyck lit-il les récits évangéliques de la naissance de Jésus ?Il croit beaucoup à celui, très spirituel, de Jean.Dans celui de Luc, auquel on doit les personnages de nos crèches, il voit plutôt des symboles qu'un rapport historique, mais se dit convaincu que « chacun des messages signifiés est parfaitement vrai ».» Les bergers, à l'époque, étaient au plus bas de l'échelle sociale.C'étaient des gens pauvres et sales, vraiment pas le genre de personnes qu'on inviterait à dîner.Or Luc nous dit que c'est à eux que Dieu se révèle en premier.» Pour Eric Dyck, les épisodes évangéliques entourant l'incarnation, historiquement vrais ou non, demeurent « d'aussi bons véhicules du message que d'autres ».Il s'embarrasse peu de « détails », revenant plutôt à une phrase du fondateur du luthéranisme.« Luther disait que la chose vraiment miraculeuse au sujet de Noël, ce n'était pas que Jésus soit né d'une vierge, mais plutôt d'arriver à croire que Dieu nous aime à ce point.» Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Les phénomènes surnaturels entourant la naissance de Jésus chez Luc pourraient bien, comme les autres miracles des Évangiles, être véritablement historiques, croit Pascale Lefrançois, jeune professeur en didactique du français à l'Université de Montréal.Photo ROBERT NADON, LA Presse © Dans la tradition germanique, on n'installe la crèche et le sapin que le 25 décembre, précise le pasteur Eric Dyck.2919187 LUIGI BORMIOLI \u2022 LA CASA \u2022 SOLINGEN \u2022 PINTINOX \u2022 CHINA PEARL \u2022 RCR CRYSTAL \u2022 SILVERSTONE \u2022 GLASSWORKS INT \u2022 FARBERWARE \u2022 BIALETTI 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arrivés avec en poche une somme d'argent substantielle, que nous estimons entre 1,1 et 1,5 million », a par la suite déclaré une source au sein de la police.Tous deux âgés de 49 ans, les Koval sont soupçonnés d'avoir trempé dans une combine de vente de matériel médical ayant coûté, selon la police torontoise, pas moins de 100 millions $ aux investisseurs floués.Chaque membre du couple fait désormais face à deux chefs d'accusation de fraude de plus de 5000 $, auxquels s'ajoute une accusation relative à la perte de quelque 20 millions $ par une grande banque canadienne.En conférence de presse à Toronto, hier, la police a indiqué que les Koval avaient pris un taxi depuis un condominium de Savannah, où ils demeuraient, et avaient fait route jusqu'au pont Rainbow, à Niagara Falls.« Ils ont fait leurs valises et sont revenus afin de faire face aux tribunaux et au système judiciaire, a déclaré l'inspecteur Steve Burnham, de la section des fraudes de la police de Toronto.Ils ont finalement abandonné.»Une fois arrivés au milieu du pont, les Koval ont demandé au chauffeur de stopper son véhicule.Ils en sont calmement sortis avec leurs bagages et se sont présentés aux douaniers canadiens, a ajouté M.Burnham.« Je suis sûr qu'ils ont donné un bon pourboire (au chauffeur de taxi) », a lancé le policier, ajoutant que les Koval avaient pas mal d'« argent de voyage » sur eux.Actuellement incarcérés à Toronto, les Koval se sont entretenus avec deux avocats, vraisemblablement afin d'établir une stratégie en vue de leur procès.Les deux suspects pourraient faire face à d'autres accusations, notamment de fabrication de faux papiers ainsi que de possession de biens obtenus par des voies criminelles, a fait savoir M.Burnham.L'inspecteur a enfin reconnu que les fugitifs avaient fait courir la police partout pour rien, pendant leurs deux mois de cavale.En fait, ils n'ont jamais quitté le territoire américain, adoptant de fausses identités et mettant les enquêteurs sur de fausses pistes, en leur laissant croire qu'ils avaient pris la fuite en Jamaïque, au Panama ou au Costa Rica.La police cherche les restes d'un enfant disparu Presse Canadienne HALIFAX Ð La police recherchait hier les restes d'un garçonnet, porté disparu depuis la semaine dernière, dont le corps pourrait avoir été abandonné dans une benne à ordures de la région d'Halifax.La police a été prévenue vendredi matin qu'une femme, enceinte jusqu'à récemment, avait été vue sans son enfant au cours des derniers jours.Les agents ont décidé de procéder à l'arrestation de la jeune femme de 19 ans, peu avant minuit, ce même vendredi, sur la base d'un mandat d'amener relié à une autre affaire.« L'information dont nous disposons veut qu'elle aurait donné naissance récemment et qu'elle se serait ensuite débarrassée de l'enfant dans une benne à ordures », a confirmé la porte-parole policière Brenda Zima.Mme Zima a reconnu que la police ne savait pas exactement où chercher le corps de l'enfant.« Cela prendra du temps.Ce n'est pas comme si nous disposions d'information concrète.Beaucoup de gens nous disent beaucoup de choses différentes », a-telle insisté.« Nous savons où vit cette femme.Nous avons quelques idées, mais nous ne pouvons malheureusement pas les partager avec les médias à l'heure actuelle », a ajouté l'agent Zima.La police n'a pas non plus voulu divulguer, hier, le nom de la femme en question.Il n'a pas été possible de savoir si des accusations en lien avec la disparition de l'enfant serait portées, ni si le garçonnet était mort ou vif au moment de sa disparition.Brenda Zima a indiqué que la femme serait probablement examinée par des médecins, hier soir, afin de savoir hors de tout doute si elle a ou non donné naissance a un enfant.2918186A Not Found 2918186A 2918193 Missing files that are needed to complete this page: 2918186A 7LP1102A1224 A11, dimanche, AILLEURS 7LP1102A1224 ZALLCALL 67 00:42:35 12/24/00 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 4 D É C EMB R E 2 0 0 0 \u2022 A C T U A L I T É S A 1 1 Entente ratifiée à Mont-Tremblant VICTIMES DU VERGLAS DE 1998 Recours collectif possible contre les compagnies d\u2019assurances RAYMOND GERVAIS LES EMPLOYÉS de la Station Mont-Tremblant ont ratifié vendredi soir l\u2019entente intervenue mercredi entre la direction de la Station Mont-Tremblant et leur syndicat.La grève qui menaçait de paralyser la station de ski durant la période des fêtes est donc définitivement évitée.Les syndiqués membres du Syndicat des travailleurs de la Station Mont-Tremblant se sont prononcés en faveur du nouveau contrat de travail dans une proportion de 72,7 %.De son côté, c\u2019est avec beaucoup d\u2019enthousiasme et de soulagement que la direction a accueilli le résultat du vote.D\u2019une durée de cinq ans, la convention collective prévoit notamment des augmentations de salaire de 3 % par année.La convention prévoit de plus des améliorations sensibles quant à la sous-traitance compte tenu de l\u2019inquiétude qui planait quotidiennement au-dessus de la tête des employés de la station.Le syndicat a obtenu l\u2019assurance de l\u2019employeur que la tâche des syndiqués ne sera pas confiée à un soustraitant.Cette assurance a pris la forme d\u2019un engagement écrit de la part des trois parties en cause, soit le syndicat, Intrawest et l\u2019Association de villégiature du Mont-Tremblant.Une autre grande préoccupation du syndicat portait sur l\u2019augmentation des heures travaillées, quelques centaines de travailleurs de la station détenant des postes à temps partiel.Dorénavant les employés pourront occuper plus d\u2019un poste ce qui leur permettra de se rapprocher d\u2019une semaine de 40 heures de travail.Les 1745 travailleurs de la station touristique étaient sans contrat de travail depuis le 31 octobre.Pour la direction de la station, la nouvelle convention collective est résolument tournée vers l\u2019avenir et permettra aux parties de réaliser le plein potentiel de Tremblant.La direction de Tremblant estime que le taux d\u2019occupation variera de 90 % à 100 % d\u2019ici la mi-janvier.La station peut accueillir 12 000 skieurs et planchistes pas jour.RAYMOND GERVAIS UNE REQUÊTE afin d\u2019engager un recours collectif contre les compagnies d\u2019assurances des assurés victimes du verglas, au mois de janvier 1998, sera déposée le 27 décembre prochain dans le district judiciaire de Longueuil.Le recours collectif, s\u2019il est autorisé, cherche à obtenir un dédommagement de la part des compagnies d\u2019assurances, qui dans bien des cas, ont refusé de payer les frais de subsistance supplémentaires à leurs assurés, prétextant qu\u2019ils n\u2019étaient pas couverts pour ce type de sinistre, se limitant à défrayer le coût des réparations aux domiciles et à la couverture des denrées périssables dans les congélateurs.Les avocats Louise Denoncourt, Stéphane Charles-Grenon et Marie- Michèle Dion soutiennent au nom des personnes lésées, que la clause de frais additionnels de subsistance qui apparaît à la majorité des contrats d\u2019assurance, couvre les frais supplémentaires d\u2019habitation jusqu\u2019à concurrence de 50 $ par jour par personne ainsi que 25 $ par jour par personne pour les frais de nourriture.« Nous avons choisi d\u2019intenter le recours collectifs sous la forme de la réclamation individuelle, demandant à la Cour d\u2019ordonner au greffier, sur présentation de pièces justificatives soit un contrat d\u2019assurance, un certificat d\u2019une autorité compétente comme par exemple une municipalité ou Hydro-Québec démontrant le nombre de jours que l\u2019assuré a été privé d\u2019électricité, que soit dédommager les assurés selon les contrats en vigueur », a déclaré Me Denoncourt.Selon l\u2019avocat, très peu de compagnies d\u2019assurances ont indemnisé leurs assurés pour le verglas à la suite d\u2019une décision du Bureau des assurances du Québec qui précisait que les compagnies d\u2019assurances n\u2019indemnisaient pas pour la clause frais additionnels de subsistance pour la crise du verglas.« Selon nous, même si Québec a accordé une certaine compensation aux citoyens victimes du verglas, les compagnies d\u2019assurances ne peuvent se défiler de leurs obligations ».Toute personne possédant dans son contrat d\u2019assurance une clause de privation de jouissance, est invitée à s\u2019inscrire au recours collectif en composant le 450-448-8765 ou par courriel à l\u2019adresse : verglas1998@courriel.qc.ca EN BREF Collision mortelle UN AUTOMOBILISTE de 68 ans a perdu la vie vendredi soir vers 21 h à Valleyfield, lorsque le véhicule qu\u2019il conduisait a été heurté de plein fouet par une ambulance.« L\u2019accident s\u2019est produit sur le boulevard Mgr.Langlois à Grande-Île sur la route 201.Sans remarquer l\u2019arrivée d\u2019une ambulance qui circulait gyrophares allumés, un premier véhicule conduit par un résidant de l\u2019Ontario s\u2019est engagé sur le boulevard Mgr.Langlois, coupant la route à l\u2019ambulance.Le conducteur du véhicule d\u2019urgence a bifurqué de sa voie vers la gauche afin d\u2019éviter la collision.lheureusement, un autre véhicule ayant deux personnes à son bord et qui attendait pour s\u2019engager sur le boulevard Mgr.Langlois, a été frappé par l\u2019ambulance.Les deux véhicules ont terminé leur course dans un fossé qui sépare les voies rapides.L\u2019épouse de la victime a subi de multiples fractures, mais son état n\u2019inspire toutefois aucune crainte.Messe de minuit diffusée en Europe LES TÉLESPECTATEURS FRANÇAIS qui syntoniseront la chaîne Euro-vision le 24 décembre à minuit pourront visionner une messe de minuit qui aura été enregistrée à 18 h aujourd\u2019hui à la Basilique Notre- Dame à Montréal.La messe de 18 h pour laquelle des laissez-passer ont été distribués sera d\u2019abord diffusée sur les ondes du Réseau de l\u2019Information (RDI) à 19 h 30, puis reprise à 23 h sur les ondes de Radio-Canada.À minuit, c\u2019est Euro-vision qui a son tour diffusera la messe sur toute sa chaîne française en Europe.C\u2019est la première fois que la messe de minuit célébrée à la Basilique Notre-Dame sera diffusée en Europe.L\u2019équipe de Boulevard St-Martin désire offrir ses meilleurs voeux à tous ses clients ainsi qu\u2019à leurs familles à l\u2019occasion de la période des fêtes.B M W Laval VOLVOLAVAL 1436, boul.Saint-Martin Ouest Sortie 8 de l\u2019autoroute 15 Tél.: (450) 667-4960 (514) 343-3412 www.volvolaval.com 1430, boul.Saint-Martin Ouest Sortie 8 de l\u2019autoroute 15 Tél.: (450) 682-1212 (514) 990-2269 www.bmwlaval.com 2919402 2919402 \u2022 Vêtements prêts-à-porter \u2022 Vêtements techniques \u2022 Chaussures \u2022 Sacs à dos \u2022 Tentes \u2022 Sacs de couchage \u2022 Sacs de voyage \u2022 Skis 30% à 50% de rabais sur Dès le 26 décembre à 13h Du 26 décembre au 7 janvier 2001.Premiers arrivés, premiers servis ! *Sur les produits sélectionnés.QUANTITÉS LIMITÉES.Nombreux autres rabais en magasin.2159, rue Sainte-Catherine Est, Montréal H2K 2H9 Métro Papineau Tél.: (514) 524-1106 Économisez Spécial 14995$ Régulier 299,95$ 50% * MANTEAU NUPTSE THE NORTH FACE 2905718A EXPOSITION UNIQUE DE FINE PORCELAINE CHINOISE Capitale Porcelaine Arts 1008, rue Clark, bur.106A (coin Viger, Centre Kam Fung) Vases, cadres, statues, théières.Prix à partir de 2 $ 2919686 Finira le 31 décembre Ouvert tous les jours de 11 h à 19 h Tout doit être vendu.Épargnez jusqu\u2019à 80 % sur toutes les marchandises.Les marchands sont bienvenus.DERNIÈRE CHANCE Au fil du temps 8910, boulevard Lajeunesse Montréal (514) 388-5358 Crémazie 2916390 2916558 , La Presse 24 décembre 2000 Page A12 manquante 7LP1301A1224 a13 actus dim 24 d cembr 7LP1301A1224 ZALLCALL 67 00:41:45 12/24/00 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 4 D É C EMB R E 2 0 0 0 A C T U A L I T É S A 1 3 GAGNANTS LOTS 7/7 1 12 500 000,00 $ 6/7+ 3 136 159,50 $ 6/7 133 2 687,30 $ 5/7 8 905 143,30 $ 4/7 186 299 10,00 $ 3/7+ 168 912 10,00 $ 3/7 1 551 783 partic.gratuite 03 04 11 12 13 17 19 20 25 26 31 43 44 46 48 57 62 63 64 70 3 4 029 2878 829238 100 000 $ 972502 100 000 $ Ventes totales: 22 343 768 $ Prochain gros lot (approx.): 2 500 000 $ Tirage du 2000-12-23 Tirage du 2000-12-23 Tirage du 2000-12-23 Tirage du 2000-12-23 Tirage du 2000-12-23 Tirage du 2000-12-23 Tirage du 2000-12-22 Tirage du 2000-12-22 TVA, le réseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Le jeu doit rester un jeu.02 31 35 37 *Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion.04 07 09 29 31 36 44 Numéro complémentaire: 40 11 15 24 30 31 33 Numéro complémentaire: 25 01 14 15 20 33 42 Numéro complémentaire: 41 Photo ADRIAN DENNIS, AFP La cathédrale de Dornoch où le fils du couple célèbre a été baptisé jeudi.Madonna et Guy Ritchie mariés, Dornoch retrouve sa sérénité Agence France-Presse DORNOCH, Écosse Ð Le village de Dornoch, en Écosse, et les abords du château de Skibo, où la chanteuse américaine Madonna a épousé vendredi soir le réalisateur britannique Guy Ritchie, ont commencé hier à tourner l'une des pages les plus mouvementées de leur histoire.Le couple, qui avait pris un luxe de précautions pour préserver l'intimité de leur cérémonie, n'avait toujours pas donné signe de viehier après-midi.La confirmation du mariage luimême n'est venue que samedi en début de matinée, par la voix de la révérende protestante Susan Brown, qui a célébré leur union.La cérémonie a eu lieu vendredi soir dans la chapelle privée du château de Skibo, a-t-elle confirmé, sans plus de précisions.La révérende Brown a simplement indiqué qu'elle avait ensuite donné aux mariés deux rouleaux de papier toilette pour expliquer que comme ces rouleaux, le mariage doit être « doux, solide et très long ».Même le feu d'artifice qui salue traditionnellement les mariages célébrés au château de Skibo n'a pas été tiré, au grand dam des nombreux journalistes restés sur place toute la nuit.De nombreuses vedettes de la chanson et du cinéma figuraient parmi la cinquantaine d'invités triés sur le volet, notamment Gwyneth Paltrow, Ruppert Everett, Donatella Versace, Jean-Baptiste Mondino et Sting, le parrain de Rocco, le bébé de quatre mois du couple baptisé jeudi soir dans la cathédrale de Dornoch.Les invités ont commencé à quitter le château samedi dans la journée, sans toutefois rien révéler de cette soirée très confidentielle.Afin d'éviter le déchaînement médiatique qui avait accompagné son précédent mariage en Californie avec l'acteur Sean Penn, Madonna, 42 ans, avait en effet choisi l'isolement des Highlands pour épouser son promis, âgé de 32 ans.Selon des indiscrétions, la mariée portait une robe en soie de couleur crème incrustée de perles, créée pour l'occasion par la styliste Stella McCartney, fille de l'ex-Beatle Paul McCartney, et elle aussi invitée au mariage.Madonna arborait également un diadème en diamants qui a appartenu à son idole, l'actrice Grace Kelly.Le marié, fidèle à ses origines écossaises, portait pour sa part le traditionnel kilt.VÊTEMENTS DÉCONTRACTÉS ET D\u2019EXTÉRIEUR DE 20% À 50% DE RABAIS LE GRAND SOLDE D\u2019APRÈS NOËL HARRY ROSEN À COMPTER DE MARDI, DÈS 11H.PARDESSUS À PARTIR DE 44999 $ CHEMISES HABILLÉES À PARTIR DE 5999 $ CRAVATES À PARTIR DE 2999 $ VESTONS SPORT À PARTIR DE 19999 $ Centre Rockland (514) 735-6227, Fairview Pointe-Claire (514) 695-8921, Les Cours Mont-Royal (514) 284-3315 harryrosen.com Rabais offerts sur certains articles seulement.Service de retouche en sus pour les articles dont le prix est réduit de 50 % ou plus.Le mardi des lève-tôt : obtenez 100$ de rAbais additionnel à l\u2019achat de tout complet entre 11h et 13h COMPLETS JUSQU\u2019À 50% DE RABAIS 2912342A 2912344 7LP1401A1224 A14, dimanche, MONDE 7LP1401A1224 ZALLCALL 67 00:43:02 12/24/00 B EXPRESS INTERNATIONAL ONU L'écot des É.-U.baisse L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE de l'ONU a adopté à l'unanimité hier une résolution qui entérine la baisse de la contribution américaine de 25 % à 22 % au budget ordinaire de l'organisation.Mais les 189 États membres prévoient de faire éventuellement remonter ce taux en 2003 si les États-Unis n'ont pas réglé leurs arriérés de plusieurs centaines de millions de dollars.Dans une seconde résolution, l'Assemblée générale réforme les barèmes des contributions aux opérations de maintien de la paix qui n'avaient pas changé depuis 1973.Les deux textes ont été adoptés par consensus et sans vote.Ð d'après AFP USA Aide aux sans-abri LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN Bill Clinton a annoncé hier un plan d'aide d'un milliard de dollars pour permettre à quelque 200 000 sans-abri aux États-Unis de quitter les rues.« C'est la somme la plus importante jamais consacrée aux sans-abri américains pour reconstruire leurs vies », a déclaré le président américain.« Cette mesure devra aussi permettre de lutter contre les barrières liées à l'appartenance sociale ou à l'appartenance ethnique », a encore déclaré M.Clinton, lors de son allocution radiodiffusée hebdomadaire.Ð d'après AFP Tchétchénie Négos officieuses DES PARLEMENTAIRES libéraux russes ont eu des entretiens hier soir à Magas, la capitale de la république russe d'Ingouchie, avec une délégation tchétchène dirigée par un « ministre » du président indépendantiste Aslan Maskhadov, a constaté un correspondant de l'AFP.La délégation russe, conduite par le leader de la fraction libérale SPS Boris Nemtsov, a rencontré à huis clos un groupe de députés tchétchènes, élus au parlement local en 1997, dirigé par Hoj-Akhmed Iarikhanov, « ministre » de l'Éducation au sein du gouvernement de Maskhadov.Moscou ne reconnaît plus la légitimité du président Maskhadov, élu en 1997, depuis l'entrée des forces russes en Tchétchénie le 1er octobre 1999.Ð d'après AFP Iran Les intellos interviennent CENT TRENTE-CINQ écrivains et intellectuels iraniens ont demandé hier à la justice la libération « rapide » de Me Nasser Zarafchan, avocat de familles d'intellectuels assassinés en 1998, arrêté récemment.Ces écrivains, dont 25 femmes, ont lancé leur appel dans une lettre ouverte adressée au chef de la justice l'ayatollah Mahmoud Hachémi-Chahroudi et dont l'AFP a obtenu une copie.Les signataires expriment leur « préoccupation » à la suite de l'arrestation, il y a quelques jours, de Me Zarafchan, un membre du « Foyer des écrivains », sorte de syndicat des écrivains.Me Zarafchan était l'avocat des familles des écrivains Mohammad Mokhtari et Mohammad Pouyandeh, deux des cinq intellectuels, proches de l'opposition laïque, assassinés il y a deux ans.Ð d'après AFP A14 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 DÉCEMBRE 2000 MONDE Les alliés de Kostunica raflent les législatives serbes Les 18 partis d'opposition pensent avoir ainsi tiré un trait définitif sur les années Milosevic JEAN-EUDES BARBIER Agence France-Presse BELGRADE Ð Les alliés de Vojislav Kostunica ont annoncé avoir obtenu la majorité absolue au Parlement serbe, à la suite des élections législatives d'hier, et tiré un trait définitif sur les années Milosevic.L'Opposition démocratique de Serbie (DOS) de M.Kostunica a obtenu 176 sièges au Parlement serbe, qui en compte 250, selon les résultats préliminaires portant sur 62,5 % des bulletins, a indiqué Cedomir Jovanovic, porte-parole de la DOS.« Nous pouvons définitivement dire que la DOS a triomphé aux élections et qu'avec les deux tiers des sièges au Parlement, nous aurons la possibilité de changer notre société », a-t-il déclaré.Selon la DOS, le Parti socialiste (SPS) de l'ancien président Slobodan Milosevic a obtenu 37 sièges, le Parti radical serbe (SRS, ultranationaliste) de Vojislav Seselj 23, et le Parti d'Unité serbe (SSJ) de Branislav Pelevic 14.Il y a trois mois, la DOS avait porté Kostunica à la tête de la Fédération yougoslave, que composent la Serbie (10 millions d'habitants) et le Monténégro (650 000 habitants).M.Kostunica a déclaré ce matin que la victoire des réformistes permet la poursuite d'un processus de transformation démocratique de la Serbie.« Dans les jours qui vont suivre, nous aurons un gouvernement qui aura la possibilité de créer des institutions démocratiques et une économie de marché orientée vers le social », a-t-il indiqué lors d'un entretien accordé à la télévision officielle serbe RTS.Le nouveau gouvernement devra « déclarer la guerre à la corruption et résoudre les problèmes hérités, tels que le Kosovo ou les relations avec le Monténégro », a-t-il ajouté.Zoran Djindjic, le nouveau premier ministre serbe, qui doit désormais former son cabinet, a indiqué après l'annonce des résultats que « le plus important est de former le gouvernement et de ne pas perdre notre temps (.) ce gouvernement doit être transparent, non-corrompu et honnête ».« Ce sera un gouvernement qui luttera pour le peuple, et non pas pour soi-même (.) les gens comprendront très vite qu'ils vivront mieux », a-t-il ajouté.La DOS, qui rassemble 18 partis et avait été constituée en août dernier, est « la seule solution pour la Serbie en quête d'une amélioration de son niveau de vie », a également déclaré, dans la journée, M.Djindjic, après avoir voté à Belgrade.Évoquant les grandes orientations du futur cabinet, M.Djindjic a souligné qu'elles seraient appliquées dans le cadre d'une politique de vastes réformes à tous les niveaux de l'État serbe.« Après 12 années d'isolement, nous devons trouver les moyens de nous assurer une vie normale, préparer notre économie à la compétition internationale, mettre en place une direction transparente, lutter contre la corruption et nous intégrer à l'Europe », a-t-il dit.La victoire de la DOS entraînera inévitablement le départ des derniers alliés de Milosevic encore en place à la tête des rouages de l'État, et notamment de la puissante police de Serbie (100 000 hommes).58,7 % des 6,5 millions d'électeurs ont participé au scrutin, a indiqué le Centre pour la démocratie et les élections libres (CESID), un organisme indépendant.Les résultats officiels définitifs doivent être publiés par la commission électorale centrale avant mercredi.La surprise de la soirée est venue du SSJ, formé par l'ancien chef paramilitaire Zeljko Raznjatovic, dit Arkan, assassiné dans un hôtel de Belgrade en janvier, qui a franchi la barre des 5 % nécessaires pour entrer au Parlement, alors qu'il ne figurait pas dans les sondages pendant la campagne électorale.« Il s'agit d'une réaction directe aux problèmes dans le sud de la Serbie et de la réponse tiède de la communauté internationale face à cette crise », a indiqué M.Djindjic, en référence à la sitution dans la zone de sécurité qui entoure le Kosovo, théâtre d'affrontements entre la police serbe et les séparatistes albanais.Le vote s'est également déroulé dans la province du Kosovo, où les Serbes ont voté alors que la majorité albanaise a de nouveau boycotté les élections organisées par Belgrade.Partout, au Kosovo comme dans l'ensemble de la Serbie, la consultation s'est déroulée dans un climat détendu, attesté par 12 000 observateurs du CESID, et 300 autres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), une première en Serbie.Photo AP La maison sous les arbres Voici la demeure où vivent le président-élu des États-Unis, George W.Bush, et sa femme Laura, dans un ranch du Texas.Le couple s'installera sous peu à la Maison-Blanche, où les attendent des occupations qui leur laisseront peu le temps de venir flâner dans la maison sous les arbres.Contrat multimilliardaire pour Boeing dans le cadre du bouclier antimissiles Agence France-Presse WASHINGTON Ð Le département américain de la Défense a attribué à Boeing un marché portant sur l'étude et la création d'un système de défense antimissiles (NMD) qui pourrait rapporter près de 13 milliards de dollars US à l'entreprise, a annoncé le Pentagone.« Le contrat pourrait atteindre 13 milliards de dollars, si l'ensemble de ses clauses sont concrétisées », a annoncé le Pentagone dans un communiqué diffusé vendredi soir.« Le contrat permet la continuité du développement et un programme d'essais, tout en éliminant les risques potientiels d'interruption d'essais planifiés », poursuit le département de la Défense.« Il laisse la possibilité, pour la prochaine administration (Bush), de déployer un NMD le plus tôt possible ».Colin Powell, nommé secrétaire d'Etat au sein de la future administration de George W.Bush, a déclaré il y a une semaine qu'il était favorable au NMD.Le président américain Bill Clinton, dont le mandat s'achève le 20 janvier, avait décidé de ne pas prendre de décision sur le déploiement ou non d'un système de défense antimissiles, laissant ce choix délicat à la future administration.Sur les trois principaux essais menés pour tester ce système d'interception, deux avaient échoué.Le projet est contesté notamment par la Russie, la Chine et certains alliés européens des États-Unis, qui craignent qu'il ne soit contraire au traité ABM et ne relance une course aux armements.Clinton ne parvient pas à arracher un accord israélo-palestinien BARRY SCHWEID Associated Press WASHINGTON Ð Les négociateurs israéliens et palestiniens présents depuis mardi dernier à Washington n'ont pu surmonter leurs divergences, notamment sur le statut définitif de Jérusalem, et se sont séparés sans accord.Les deux délégations ont pris congé de Bill Clinton hier sans se donner rendezvous pour un sommet.Cet échec constitue un revers pour Bill Clinton, qui a reçu hier pendant une demi-heure les deux délégations à la Maison-Blanche pour tenter d'arracher un accord de paix, si possible avant la fin de son mandat le 20 janvier prochain.Le président n'a toutefois pas renoncé à ce rêve.Après avoir transmis ses propositions aux deux camps, il attend une réponse d'ici le milieu de semaine prochaine.« La portée et la rapidité de cette action dépend des parties », a fait valoir le porte-parole de la Maison- Blanche, P.J.Crowley.À la tête de la délégation israélienne, le ministre des Affaires étrangères Schlomo Ben-Ami a affirmé à l'Associated Press que le premier ministre israélien Ehoud Barak et le président de l'Autorité palestinienne pourraient décider « d'ici mercredi » d'un déplacement à Washington pour y rencontrer séparément Bill Clinton.« Il est prématuré de parler de sommet avant d'obtenir de réels progrès », a tempéré M.Crowley après le départ des négociateurs, qui ont également rencontré le médiateur Dennis Ross, la secrétaire d'État Madeleine Albright et le conseiller pour la sécurité nationale Sandy Berger.Les deux chefs de délégation se seraient ensuite retrouvés dans un hôtel voisin de la Maison-Blanche sans que l'on sache si leur tête-à-tête avait fait évoluer la situation.À l'issue de son entretien avec le chef sortant de l'exécutif américain, le premier négociateur palestinien Saeb Erekat a précisé qu'un fossé continuait de séparer les deux parties sur Jérusalem, la sécurité, les réfugiés et les frontières.« Nous aimerions qu'un accord soit conclu durant la présidence de M.Clinton », a-t-il commenté, notant toutefois qu'en cas de poursuite du conflit, le nouveau président George W.Bush serait lui aussi amené à s'y impliquer.« Des divergences majeures subsistent », a poursuivi le négociateur palestinien.Interrogé sur l'éventualité d'un nouveau sommet israélo-palestinien sous l'égide du président Clinton, Saeb Erekat a affirmé qu'il n'en avait pas été vraiment question.Côté israélien, le ministre des Affaires étrangère Schlomo Ben- Ami a confirmé qu'« inévitablement, des différences demeurent » après presque une semaine de discussions.Saeb Erekat a déclaré qu'il allait rendre compte de ces derniers développements à son président Yasser Arafat.M.Ben-Ami devait faire de même avec le premier ministre Ehoud Barak.Tandis qu'échouait cette nouvelle tentative américaine pour ramener la paix dans la région, les Palestiniens enterraient leurs morts, à commencer par Nidal Hussein Abou Aoun, responsable de la défense civile palestinienne, mort des suites de ses blessures à Rafah, dans le sud de la Bande de Gaza.Un autre Palestinien, gravement blessé par balles voilà dix jours lors d'un opération militaire israélienne contre un militant du Hamas est mort hier dans un hôpital de Gaza.Abdullah Canaan, gardien de 40 ans, avait été touché à la tête alors qu'il voyageait dans un taxi à côté du militant recherché par Israël.Ces décès portent à 345 le nombre des personnes tuées dans les affrontements entre manifestants palestiniens et soldats israéliens qui ensanglantent les territoires palestiniens depuis 13 semaines.Pour arracher un accord de paix, le président Clinton envisage plusieurs « options », comme l'envoi d'un émissaire dans la région ou l'organisation d'une nouvelle série de pourparlers après une pause.Yasser Arafat a pour sa part affirmé que les Palestiniens ne feraient pas de concessions sur le droit au retour en Israël des réfugiés partis ou chassés de leurs foyers en 1948 et 1967.En visite à Amman pour y informer le roi Abdallah II de l'évolution des pourparlers, le président de l'Autorité palestinienne a expliqué que son équipe de négociations à Washington était confrontée à de « nombreux obstacles ».Le camp palestinien avait évoqué vendredi une nouvelle « crise » dans les discussions en cours, alors que les deux parties semblaient s'être rapprochées sur la question cruciale de la souveraineté de Jérusalem.Les Palestiniens ont accusé les Israéliens de revenir sur leurs positions, ce que ces derniers ont démenti.Schlomo Ben-Ami a ainsi déclaré par téléphone à des leaders de la communauté juive américaine que les discussions avaient porté notamment sur le Mont du Temple, lieu saint de la religion judaïque que les Arabes appellent Esplanade des Mosquées.Interrogé sur les concessions que l'État hébreu serait prêt à faire concernant la souveraineté de Jérusalem, Yasser Arafat a répondu qu'il s'agissait d'une « tentative pour semer la confusion ».« Notre position est claire, nous n'acceptons rien en échange de quelque chose d'autre.» 7LP1501A1224 A15, dimanche, AILLEURS 7LP1501A1224 ZALLCALL 67 00:39:49 12/24/00 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 DÉCEMBRE 2000 A15 La baisse des impôts, comme arme du succès Le président-élu Bush est tenté de servir le gros cadeau fiscal, histoire d'asseoir sa crédibilité Tous les populistes patentés des sociétés industrielles vous le diront : rien de tel qu'une baisse des impôts pour accéder rapidement au succès en politique, quoi qu'il advienne par ailleurs du fonctionnement ultérieur d'une société.Le président-élu des États-Unis, George W.Bush, le sait et n'y est pas allé avec le dos de la cuiller, promettant durant sa campagne une réduction des impôts de 1300 milliards de dollars US sur dix ans.C'est pas peu.Mais maintenant qu'au terme d'un scrutin bancal le président-élu s'apprête à s'installer à la Maison- Blanche avec une crédibilité douteuse, les observateurs s'interrogent : W voudra-t-il sauter sur sa promesse de réduire massivement les impôts pour faire rapidement le plein de crédibilité qui lui fait défaut, ou préférera-t-il se plier à l'appel d'une vaste portion de la classe politique américaine pour qu'il compose avec l'opposition démocrate et atténue ainsi les irritants contenus dans son programme ?Jeudi, deux ex-sénateurs républicains de premier plan, ainsi qu'un ex-sénateur démocrate et un exprésident du Comité national démocrate lançaient à leur tour un cri unitariste, dans une lettre collective publiée dans le New York Times.Dans le cas du programme fiscal ambitieux de M.Bush, il y va à court terme, disent les analystes, de la santé de l'économie américaine, et par voie de conséquence, de celle de ses voisins et du monde en général.Fortes pressions La pression est forte sur George W.Bush pour qu'il aille de l'avant avec une réduction rapide et substantielle des impôts.Des lobbies s'activent déjà pour le pousser dans cette voie, note le Washington Post.La Fédération nationale de l'entreprise indépendante est sur la brèche.De son côté, le mouvement Americans for Tax Reform, retient du premier discours de M.Bush, le soir où il fut acquis qu'il occuperait la Maison-Blanche, que W considère avoir été « élu et mandaté » pour accomplir son programme électoral.L'aile conservatrice de son parti au Congrès partage ce sentiment et en vient à souhaiter, au pire, que le « ton » du prochain président soit modéré, mais que son « action » aille dans le sens de l'application intégrale du programme.Une autre pression s'exerce sur le président-élu : la dette envers les grands bailleurs de fond de sa campagne, qui furent singulièrement généreux cette année.L'analyse du vote des Américains selon leurs revenus est d'une constance remarquable : plus le revenu est bas, plus on a voté démocrate, et au-delà d'un seuil médian, plus le revenu s'élève, plus on a voté républicain.Et c'est surtout de haut Ð et de très haut Ð que sont venues les souscriptions à la caisse.La tranche de 1 % des revenus les plus élevés aux États-Unis paye à elle seule 33 % des impôts dans le pays, note le chroniqueur économique James Flanigan, du Los Angeles Times ; le programme de George W.Bush prévoit que les réductions d'impôts toucheront un peu tout le monde, mais qu'elles gratifieront cette couche la plus privilégiée d'une baisse substantielle de 30 %.Bush donne des signaux Les premières apparitions publiques de M.Bush depuis qu'il est en selle donnent à penser que le président-élu voudra aller de l'avant avec l'application de son programme, plutôt que de le diluer au terme de compromis avec l'opposition démocrate, notait lundi le chroniqueur David S.Broder, du Washington Post.À sa première visite à Washington doté de son nouveau statut, George W.Bush avait, dans ses rencontres privées avec des groupes, la fière allure du « macho texan » débonnaire, plaçant ici et là quelques jurons du terroir, et complètement dépouillé de la chappe d'incrédulité qui recouvre son image, dans le pays et surtout à l'étranger.Ce même lundi dernier, le président- élu rencontrait pour la première fois le président de la banque centrale des États-Unis, la Federal Reserve, Alan Greenspan, dont on dit qu'il nourrit beaucoup de scepticisme, sinon d'opposition ferme, envers le programme de réductions d'impôts de M.Bush.Cette rencontre avec le grand patron de la politique monétaire américaine, signale le International Herald Tribune, n'a pas empêché le président-élu de rester sur ses positions fiscales et le reste de la journée, il s'est entretenu avec divers groupes Ð républicains et porteparole démocrates Ð pour essayer de les convaincre du bien-fondé de son programme.En fin de journée, interrogé par des journalistes sur son programme fiscal, M.Bush leur a répondu que cette mesure est populaire et que c'est principalement celle-là qui l'a fait élire.Commentaire du chroniqueur Jim Hoagland, du Washington Post: «M.Bush peut bien se faire un devoir de réaliser son programme, mais ce n'est pas une façon de gouverner.» L'émule Greenspan La rencontre Bush-Greenspan n'est pas anecdotique.La veille de cet entretien, l'économiste Kevin Phillips publiait dans le Los Angeles Times de dimanche dernier une longue analyse de la relation d'autorité qui existera à compter de maintenant entre George W.Bush et Alan Greenspan.L'auteur n'y va pas de main morte : le jour de janvier où George W.Bush deviendra officiellement président des États-Unis, le président de la Federal Reserve pourrait bien passer du second au premier rang de l'autorité suprême en matière économique aux États- Unis, dit-il.Déjà M.Greenspan, ajoute-t-il, inspire confiance partout dans le monde sur une foule de sujets comme la valeur du dollar, la portée d'une baisse radicale des impôts ou la proximité d'une récession alors que W incarne un gâteau d'idées à moitié cuit et une légitimité politique douteuse.L'auteur juge importante la façon dont le monde extérieur appréciera l'un et l'autre.Il évoque plusieurs situations de ces 40 dernières années où une présidence affaiblie pour toutes sortes de considérations a donné prise à des forces extérieures sur l'économie américaine : crise pétrolière dans la foulée du Watergate sous Nixon, chute du dollar américain sous le régime erratique de Jimmy Carter, nouvelle chute du dollar sous la gestion de George Bush père, etc.Semblables pressions contre le dollar ont montré le bout du nez lors du Monicagate, mais la confiance en Clinton-le-gestionnaire a résisté à son immoralité et le dollar s'est maintenu.Dans les circonstances actuelles, Kevin Phillips voit mal comment un George W.Bush faible pourrait faire plus qu'un terme, d'où l'importance d'un Alan Greenspan aux commandes de la Fed pour corriger les initiatives discordantes pour l'économie que pourrait prendre un gouvernement Bush durant quatre ans.Drôle de choix Chose qui étonne les observateurs toutefois, si George W.Bush tient à ce point à son programme de réductions fiscales massives, il pourrait bien s'être tiré dans le pied en désignant cette semaine Paul O'Neill comme secrétaire au Trésor, le ministre des Finances des États-Unis.Les premiers surpris furent les gens de Wall Street, qui s'attendaient à ce que quelqu'un issu de leur filière occupe le poste.M.O'Neill, qui connaît mal Wall Street, a principalement fait carrière à la International Paper, puis chez Alcoa, entreprise qu'il a remise sur les rails.Mais il a déjà fait un bout de chemin dans le giron de la Maison-Blanche, sous Gerald Ford, et il préside l'institut de recherche Rand, de Californie, versé en finances publiques.L'homme transpire suffisamment la modération, rapporte le Washington Post, pour faire dire au puissant président démocrate du syndicat des Métallos unis d'Amérique, George Becker, que l'homme aurait aussi bien pu servir sous Gore que sous Bush.Les pétrolières sont au pouvoir avec Bush, mais Paul O'Neill a déjà préconisé une hausse de taxe sur l'essence pour équilibrer le budget et réduire la consommation d'énergie.Enfin ceux qui le connaissent intimement prédisent qu'il froncera les sourcils lorsqu'il s'agira d'évaluer l'impact sur l'économie d'une baisse massive des impôts.Pas banal : Alan Greenspan fut dans une vie antérieure membre du conseil d'Alcoa et appuya la candidature de Paul O'Neill comme chef de la direction.Un bien petit monde finalement.Il n'en faudra pas plus pour que les mauvaises langues disent qu'Alan Greenspan vient de placer « son » homme au poste de ministre des Finances des États-Unis.Photo AP Faut-il voir un message dans cette photo captée lors de la première rencontre en début de semaine entre le président de la Federal Reserve (banque centrale) des États-Unis, Alan Greenspan (à l'avant-plan) et le président- élu, George W.Bush ?Si oui, lequel ?Aux abois Cellulaires rois Petits pois Désarrois LA PROCHAINE FOIS que vous mangerez des petits pois, regardez-vous : sans doute arriverez-vous à les saisir assez facilement, à main droite, avec fourchette en position concave.Si vous portez fourchette convexe à main gauche, vous aurez plus de mal à manger vos petits pois, même en les poussant du couteau à main droite.Or, drame en Angleterre : les enfants ne savent plus comment manger des petits pois.De plus en plus, ils mangent leurs « tv-dinners » à l'africaine, c'est-àdire avec leurs doigts.C'est toute une culture à refaire.Au point que des écoles se sont donné pour tâche de réapprendre Ð ou d'apprendre Ð aux enfants à manger avec ces ustensiles de toute bonne société que sont le couteau et la fourchette, révèle le Times, de Londres.Les études de marketing le confirment : le plus grand distributeur de Grande-Bretagne, Tesco, a découvert que les 30 000 tonnes de petits pois qu'il vend chaque année sont avalés désormais presque exclusivement par les adultes.Pour les burgers, pizzas ou autres cuisses de poulet, les mains suffisent.En conséquence de quoi la culture du fast food menace celle du petit pois.Tesco pour sa part ne demande pas à l'école d'enseigner la manipulation simultanée du couteau à main droite et de la fourchette à main gauche, mais envisage plutôt la conception d'un petit pois plus gros.(Pourquoi pas carré ?) C'EST PAS TOUJOURS drôle de devoir faire alternativement des affaires et de la politique, aux États-Unis comme ailleurs.Le correspondant de l'hebdo britannique The Observer aux États-Unis signale que le président-élu George W.Bush, par la voie d'un trust, le Crescent, détenait des actions dans une chaîne privée d'hôpitaux psychiatriques où des patients sont morts faute de soins et où les conditions étaient telles qu'on a dû ordonner la fermeture de plusieurs établissements.CBS avait déjà, il y a un an, fait des reportages sur cette entreprise, Charter Behavioral Health Systems, conduisant à des enquêtes criminelles qui se poursuivent.Ce qu'on apprend maintenant, c'est que M.Bush a été actionnaire de Crescent.Depuis longtemps, M.Bush était de mèche avec un milliardaire texan, Richard Rainwater, dans une foule d'opérations financières, dont Crescent.Rien n'indique que ni M.Bush, ni M.Rainwater étaient au courant de la dégradation dans le réseau d'institutions psychiatriques, qui a d'ailleurs déclaré faillite début 2000.Ce qu'on sait par contre, c'est que le vice-président-élu, Dick Cheney, milite activement lui pour la réduction de l'État dans les services de santé.Pour l'instant, le trust Crescent se défend d'avoir eu quoi que ce soit à voir avec les soins psychiatriques pratiqués par la maison Charter.IL Y A 25 ANS, il était fascinant en pays africains d'observer, en milieu plutôt démuni, la popularité du radio transistor.Le même phénomène se répète avec le téléphone cellulaire, qui envahit le tiers monde.En Haïti par exemple, signale le New York Times, c'est devenu chez ces gens pauvres l'objet de luxe par excellence.Et d'ailleurs à peu près le seul bidule qui fonctionne.Le téléphone cellulaire a augmenté de 24 % aux États-Unis l'an dernier, de 70 % en Europe et de 116 % en Afrique.Au Zimbabwe, la croissance est de 800 % et le cellulaire rejoint maintenant 174 000 clients.Dans des pays comme le Botswana, le Rwanda et la Côte d'Ivoire, le nombre d'usagers du cellulaire dépasse maintenant celui du téléphone de base.C'est que les modes traditionnels de communication sont tellement mal en point (j'ai vu en Guinée des gens couper des lignes téléphoniques parce qu'ils avaient besoin d'un bout de fil) que le cellulaire est devenu le summum de l'efficacité de la communication.Sans compter que les coûts d'installation de l'infrastructure cellulaire est en baisse constante, signale un fonctionnaire de la Banque mondiale.Et tout ça est possible parce qu'en général les autorités politiques ont été moins pointilleuses dans leurs exigences à l'égard des entrepreneurs en cellulaire, ne soupçonnant peut-être pas au départ à quel point la clientèle marcherait.C'EST NOËL dans quelques heures : le père Noël a de moins en moins bonne presse.Des féministes lui reprochent d'être un homme ; des Noirs d'être un Blanc ; des méridiens d'être un nordique.Des curés enfin lui reprochent d'exister tout court.En Grande-Bretagne, l'archevêque de Canterbury, le Dr George Carey, veut voir disparaître ce qu'il appelle « le culte du père Noël » et restaurer l'image de saint Nicolas comme symbole de ce jour de réjouissance, dit le Telegraph, de Londres.Le père Noël s'étant substitué à Jésus dans l'imaginaire des enfants, les gens de robe s'en avisent.Joignant les actes à la parole, on a créé la Société Saint-Nicolas dans le diocèse de Londres pour raviver l'image du saint donateur de cadeaux.Des pays comme la Belgique, les Pays-Bas et la Russie ont déjà réussi d'ailleurs à redonner priorité à saint Nicolas sur le père Noël.Le terreau britannique se prête bien à la démarche : l'Église anglicane compte déjà 450 temples portant le nom de saint Nicolas.Ce fut saint Nicolas qui, pendant des siècles, incarna le symbole du don de cadeaux : le père Noël est un usurpateur.D'autant plus condamnable qu'il aura contribué à séculariser l'événement Noël.Les clercs anglicans reprochent surtout à ce père Noël omniprésent dans les centres commerciaux d'inculquer aux enfants un commercialisme égoïste.On en est venu avec le père Noël à cultiver le sens du recevoir plutôt que le sens du donner.Joyeux Noël quand même dans l'intervalle. 7LP1601A1224 a16 dimanche 24 d cembre 7LP1601A1224 ZALLCALL 67 00:36:05 12/24/00 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 DÉCEMBRE 2000 Quand on circule en ville, des dizaines de « check points » jalonnent les grandes artères de Colombo, comme ici autour d'un hôpital, où chacun doit montrer patte blanche à des soldats armés jusqu'aux dents.MONIQUE DURAND collaboration spéciale COLOMBO Ð Galle Face Hotel, élégant édifice de style colonial en bordure de la mer, à deux pas du Parlement sri lankais.Le son de l'orchestre et des pas sur la piste de danse monte dans la nuit de Colombo et dans le chant des vagues qui roulent sur la plage.Il fait 31° Celsius.Les touristes, écrasés par le soleil de la journée, sortent de leur torpeur diurne pour se déhancher sur la piste.L'air est moite, la brise molle, tout ici porte à l'indolence béate.Les cuillères d'argent tintent au fond des tasses de thé, le plus exquis thé du monde, le thé de l'ancien Ceylan devenu en 1948, quand les Britanniques sont partis, le Sri Lanka.Rien, décidément, rien ne filtre de l'impitoyable guerre qui se déroule au nord du pays, rien ne laisse deviner ici, en cette torride nuit de Colombo, sous les palmiers bordant le Galle Face, les combats sans merci que se livrent l'armée cinghalaise et les combattants du LTTE Ð pour Liberation Tigers of Tamil Eelam ou Tigres de libération de l'Eelam Tamoul Ð dans la péninsule de Jaffna, tout au nord du Sri Lanka.Rien, sinon, quand on circule en ville, les dizaines de « check points » qui jalonnent les grandes artères de Colombo, où chacun doit montrer patte blanche à des soldats armés jusqu'aux dents.Rien, sinon ce sentiment d'insécurité oppressant comme un mal de ventre, qui rend la population de Colombo et de l'ensemble du pays parfaitement paranoïaque.« Chaque fois que j'entends une sirène, mon coeur s'arrête de battre, me dira Ranee, enseignante à Colombo.Je demande à mes élèves de prier.Je leur dis : C'est le sang de notre peuple qui coule.» 80 000 morts Le Sri Lanka.Population : 19 millions.Capitale : Colombo, principale ville du pays avec ses deux millions d'habitants, et principal centre d'affaires.Où se côtoient Cinghalais et Tamouls dans une relative harmonie.Le Sri Lanka, une île tropicale située juste au-dessous de l'Inde, comme une goutte de sang qui serait tombée dans l'océan Indien.Car y sévit, depuis 1983, une interminable guerre civile qui a fait jusqu'à maintenant près de 80 000 victimes.Cette guerre met aux prises la majorité cinghalaise et bouddhiste et la plus importante minorité du pays, les Tamouls, très majoritairement hindouistes.Les premiers parlent la langue cinghalaise et composent 75 % de la population de l'île.Les seconds parlent la langue tamoule et composent 12 % de la population.Depuis l'indépendance du Sri Lanka, en 1948, les Cinghalais dominent la politique, la justice, l'armée et l'économie.C'est du sentiment d'être injustement traités par les pouvoirs en place et plus particulièrement depuis le bannissement du tamoul comme langue officielle en 1956, qu'est née chez les Tamouls la volonté de s'affranchir de l'État central et d'affirmer leur autonomie.Le sentiment d'affirmation prend une nouvelle tournure à la fin des années 1970, quand le principal parti politique de la communauté, le Front uni de libération des Tamouls, demande la création d'un État indépendant dans les provinces du nord et de l'est du Sri Lanka.Le pays rêvé que les Tamouls appellent l'Eelam Tamoul.Cette volonté de sécession, exacerbée par les émeutes anti-Tamouls de 1983, où des milliers d'entre eux furent massacrés, est aujourd'hui portée par les Tigres de libération de l'Eelam Tamoul (ou LTTE), dont les actions se caractérisent par des attentats terroristes et des commandos-suicide.Les Tigres jouissent de l'appui indéfectible d'un large pan de la population tamoule, dont la plus grande concentration vit dans la péninsule de Jaffna, au nord du pays.Revati a 22 ans.Ses parents ont fui Jaffna et la guerre il y a quatre ans pour s'installer à Paris.C'est dans le modeste bureau de l'Association des Tamouls de France que notre rencontre a lieu.Son frère est mort en s'offrant comme bombe vivante pour la cause.« Mon frère est un saint.Il est devenu un Tigre noir, parce qu'il est parti en fumée noire pour sauver notre terre.Si je pouvais en faire autant, je n'hésiterais pas.C'est la personne que je respecte le plus au monde.» Menés par un leader qu'ils vénèrent, Velupillai Prabhakaran, les combattants de Jaffna sont parvenus à contenir les forces cinghalaises qui les pilonnent pourtant presque jour et nuit depuis des mois et n'arrivent pas à en venir à bout.Le chef du LTTE est réputé pour sa manière dure, autocratique, enrôlant s'il le faut hommes, femmes et enfants de force pour combattre au sein du LTTE.Ses méthodes qui, jusqu'à maintenant cconsistent en d'attentats- suicide commis contre des personnalités cinghalaises à Colombo, attentats-suicide souvent menés par des femmes, n'ont pas rendu sa cause particulièrement sympathique dans la communauté internationale.« Mais c'est le seul à nous défendre ! » s'écrie Revati.« Qui d'autre le fera ?» Un des plus grands avocats de la cause tamoule, le docteur S.J.Emmanuel, ancien vicaire général du diocèse de Jaffna, qui vit en exil en Allemagne, écrit : « Pourquoi le monde s'offusque-t-il et condamne-t-il une seule explosion de bombe à Colombo ou à Oklahoma et parallèlement reste-t-il silencieux face aux centaines de bombes terrestres et aériennes qui sont larguées sur les Tamouls ?» Plus d'un demi-million de Tamouls de Jaffna sont sur les routes de l'exode depuis 1995, habitations détruites à 80 % dans la ville même de Jaffna, pénuries de vivres, d'électricité et de médicaments, massacres, viols, enlèvements, torture, destructions : le docteur Emmanuel parle de génocide et d'épuration ethnique menés par les forces gouvernementales à l'encontre du peuple tamoul de Jaffna.Cette région, où la guerre est totale et la population soumise à un embargo économique lui aussi total, est complètement fermée au reste du monde.Censure complète imposée par le gouvernement de Chandrika Kumaratunga, élue présidente du Sri Lanka en 1994 avec la ferme intention d'arrêter la guerre.« Je me suis complètement investie dans la tâche de mettre fin à cette violence politique qui gruge notre société, une violence qui m'ahurit, me fait horreur.Je n'arrive toujours pas à comprendre comment une société civilisée comme la nôtre a pu devenir si animale, si bestiale.» Mme Kumaratunga me reçoit au palais présidentiel, véritable bunker au milieu d'un havre de verdure et d'oiseaux tropicaux, en plein coeur de Colombo, où elle se terre à l'abri des commandos-suicide.Elle a miraculeusement échappé à un attentat en décembre 1999, dans lequel elle a perdu un oeil.La violence, elle connaît, elle connaît bien.Âgée de 55 ans, elle l'a vécue dans sa chair.Père assassiné en 1959.Mari assassiné en 1988.Forcée de s'exiler à Londres avec ses deux enfants, de 1988 et 1991.Diplômée en sciences politiques de la Sorbonne, elle parle couramment français.« Je voulais en finir avec la guerre.J'ai tendu la main de l'amitié aux dirigeants du LTTE en 1995, en les invitant à des pourparlers en vue d'aboutir à la paix.Mais ils en ont profité pour s'armer de plus belle et ont recommencé la guerre.Ils nous ont trompés traîtreusement.» Ne rien faire à moitié Derrière le large sourire de Mme Kumaratunga, on devine une détermination de fer.« C'est apparemment une spécialité des femmes : ne rien faire à moitié.Ce que je fais, j'aime le faire fortement et parfaitement.Que ce soit la paix ou la guerre.Le LTTE ne veut pas la paix.Alors, s'il faut mener la guerre, on doit agir de la manière la plus efficace possible.On ne fait pas la guerre pour la perdre ! » « On ne peut pas douter de la sincérité de la présidente à vouloir mettre un frein à la guerre, explique Mangalika, une sociologue, qui me donne rendez-vous à son bureau du Centre d'études en sciences sociales de Colombo.Sous une immense reproduction du Guernica de Picasso et les larges palettes d'un éventail qui nous apporte quelque fraîcheur, elle poursuit : « Mais il lui manque le courage politique nécessaire pour unir les forces autour d'elle et créer un consensus parmi les Cinghalais en vue de négocier avec l'incontournable LTTE.Elle est l'otage de la hiérarchie bouddhiste, fermement opposée à toutes concessions aux Tamouls.Elle a d'énormes problèmes.» En pleine campagne électorale qui l'a reportée au pouvoir cet automne, Mme Kumaratunga a proposé un amendement constitutionnel prévoyant une importante dévolution de pouvoirs aux Tamouls.Le Sri Lanka, qui a su s'affranchir de siècles d'occupations successives, d'abord portugaise puis hollandaise et ensuite britannique, n'arrive pas à s'affranchir de cette guerre qui s'acharne sur son flanc nord comme une malédiction.Une guerre qui, en plus de ruiner les corps et les esprits, met un frein au développement économique du pays, même si le Sri Lanka demeure le pays le plus riche et le plus développé du sous-continent indien.Avec le plus haut taux de scolarisation de tous les pays en voie de développement, et un accès aux soins de santé meilleur que partout ailleurs dans le tiers-monde.(Sauf à Jaffna, bien sûr, traquée, bombardée, assiégée, privée de tous services, condamnée à survivre plus qu'à vivre depuis des mois, des années.) Officiellement une république démocratique et socialiste, dotée d'un système parlementaire saupoudré d'un soupçon de régime présidentiel à la française, le Sri Lanka fut le premier pays d'Asie à accorder le droit de vote aux femmes, en 1931.Il devint aussi, en 1959, le premier pays au monde à avoir à sa tête une femme première ministre.« Si la guerre se termine enfin, notre pays pourrait devenir un nouveau Singapour », expliquait récemment devant la presse Ken Balendra, président du plus grand conglomérat d'intérêts au Sri Lanka, John Keells Holdings.Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres.Et personne n'arrive à entrevoir la fin de cette guerre, parce que personne n'arrive à voir qui pourrait la gagner.Cette guerre « ingagnable » ni par un camp, ni par l'autre, obligera tôt ou tard les belligérants à négocier.Mais Dieu sait quand.Dans les maisons tamoules aussi bien que cinghalaises de Colombo, où la guerre au nord ne parvient qu'en écho lointain, on dit que cette guerre est, non pas celle du peuple cinghalais contre le peuple tamoul, mais celle de l'armée contre le LTTE.Une guerre, sur laquelle ils n'ont pas de prise, qui semble flotter au-dessus de leur tête comme un indélogeable nuage noir, comme une fatalité.Monique Durand est l'auteur d'une série radiophonique sur les femmes et la guerre diffusée cet automne sur la Chaîne culturelle de Radio-Canada.Elle faisait équipe avec l'écrivain Madeleine Gagnon qui vient de publier Les femmes et la guerre chez VLB Éditeur.Photos AP et Reuters La présidente du Sri Lanka, MmeChandrika Kumaratunga.Sri Lanka : la guerre oubliée Offensive malgré un cessez-le-feu Agence France-Presse COLOMBO Ð L'armée sri lankaise a lancé vendredi dernier une offensive contre les séparatistes tamouls, faisant 76 morts, malgré un cessez-le-feu unilatéral d'un mois décidé par les rebelles.Des centaines de soldats, appuyés par l'aviation et l'artillerie, ont repris environ 34 km2 d'une zone tenue par les Tigres de libération de l'Eelam Tamoul (LTTE) dans la péninsule de Jaffna, dans le nord-est de l'île, au cours de combats qui ont fait 76 morts, a confirmé un porte-parole du ministère de la Défense.Ving-cinq soldats ont été tués et 47 blessés, selon ce porte-parole.«Nous avons retrouvé les corps de 51 terroristes tués dans les combats, a encore déclaré ce porte-parole.«Nous avons maintenant le contrôle total de la région de Kaithady dans la péninsule de Jaffna» avait-il indiqué plus tôt, ajoutant que le pont de Kaithady qui relie cette zone au reste de la péninsule avait également été repris.Cette vaste opération militaire, dans la péninsule de Jaffna, enjeu depuis des mois de combats entre les rebelles et l'armée, a été lancée moins de 24 heures après un cessez-le-feu décidé par les Tigres tamouls.Ces derniers ont précisé qu'il s'agissait d'un «geste de bonne volonté» destiné à contribuer aux efforts de paix conduits par la Norvège.Cette trêve de Noël entrera en vigueur le 24 décembre pour une durée d'un mois, ont précisé les rebelles.La Norvège, qui a accepté de servir d'intermédiaire entre les deux parties en conflit, tente depuis plus d'un an de les réunir, mais aucun face-à-face entre des représentants du gouvernement de Colombo et des responsables des LTTE n'a pu encore avoir lieu. La Presse 24 décembre 2000 Pages A17-A18 manquantes La Presse 24 décembre 2000 Pages A19-A20 manquantes 7LP2101A1224 6du2101a1224 7LP2101A1224 ZALLCALL 67 00:36:58 12/24/00 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 DÉCEMBRE 2000 A21 CONSOMMATION Des activités familiales pour tous les budgets SYLVAIN LAROCQUE collaboration spéciale Le problème avec les Fêtes, bien sûr, c'est qu'elles coûtent cher.Surtout quand on a des enfants.qui veulent bouger pendant leurs semaines de congé.Voici donc des suggestions d'activités familiales abordables Ð et quelques-unes à prix plus corsé ! Ð qui vous permettront de sortir de la routine.Pour vous simplifier la tâche, nous les présentons en ordre croissant de leur coût pour une famille type (si cela veut encore dire quelque chose.) Ð deux adultes et deux enfants de moins de 13 ans.De 12 à 20 $ Il estoit une foys.à la manière d'Ubert.Un maître conteur, Ubert Sanspré dit Beloeil, vient raconter ses contes et légendes au musée Stewart du fort de l'île Sainte- Hélène, les vendredi 29 et samedi 30 décembre, de même que les 6 et 7 janvier, à 14 h.On peut également visiter l'exposition Oui ! La Terre est ronde, une collection de 47 globes terrestres et célestes anciens, accompagnés de cartes, de livres et d'instruments scientifiques.Le musée est ouvert du mercredi au samedi de 10 h à 17 h (fermé les mardis, le jour de Noël et le jour de l'An).Droits d'entrée : adultes 6 $, étudiants et aînés 4 $, gratuit pour les enfants de moins de 7 ans.Tarif familial : 12 $.Renseignements : 514 861-6701 Ciné-Kid.Le Complexe Ex-Centris du boulevard Saint-Laurent présente, les dimanches 17 décembre et 7 janvier, et du 24 au 31 décembre (sauf le 25), Cher père Noël, un film canadien de fiction et d'animation qui met en vedette des enfants qui écrivent au père Noël.Le moyen métrage (51 minutes) est précédé de Ludovic, une poupée dans la neige, un court métrage de 14 minutes.À partir de 6 ans.Le prix des billets est de 2 $ pour les enfants et de 6 $ pour les adultes.514 847-3536 Piscines à balles, etc.Les enfants de 1 à 10 ans s'en donnent à coeur joie dans les centres d'amusement qui ont été érigés pour eux peu partout en périphérie de Montréal.Murs d'escalade, labyrinthes géants, jeux vidéo, animateurs dynamiques et bien sûr les incontournables piscines à balles promettent des heures de plaisir.du moins pour les enfants ! Le prix d'entrée varie de 6 à 9 $ par enfant ; c'est gratuit pour les adultes.Jungle Adventure Laval (450 681-2144) et Saint-Léonard (514 955-1300), Exploration à Greenfield Park (450 671-1212), Mégadôme/Jungle à Côte Saint-Luc (514 735-4386), Récréathèque à Laval (450 688-8880).Dans le bois.Quand la neige reviendra, nombreux seront ceux qui ne pourront résister à l'attrait d'une journée en plein air.Le Parc d'Oka (450 479-8365) a un tarif familial de 17,50 $ pour le ski de randonnée, tandis que la randonnée pédestre et les activités d'interprétation sont gratuites.Pour la glissade et la raquette, il faut compter 2,25 $ par adulte et 1,25 $ pour les enfants (1,50 $ pour les étudiants).Au Parc du Mont-Saint-Bruno (450 653-7544), le ski de randonnée revient à un peu plus de 20 $ pour une famille.Dans les étoiles.Le Planétarium propose deux représentations spéciales pendant le temps des Fêtes : Une aventure de Noël, qui recourt au père Noël pour faire explorer l'univers des planètes aux enfants de 5 à 8 ans, et L'étoile des mages, qui s'adresse à toute la famille.Fermé les 25 décembre et 1er janvier.Tarifs : Adultes 6 $, jeunes de 6 à 17 ans 3 $, étudiants et aînés 4,50 $.514 872-4350 La Boule & cie.La Biosphère de l'île Sainte-Hélène présente jusqu'au 14 avril une exposition qui regroupe plus de 250 marionnettes fabriquées par des jeunes (dans le cadre d'une activité éducative à la Biosphère) et des professionnels de la scène Ð voir les photos ci-contre.Ouvert du mardi au samedi de 10 h à 16 h (fermé le 26).Droits d'entrée : adultes 8,50 $, jeunes de 7 à 17 ans 5 $, aînés et étudiants 6,50 $.Tarif familial : 19 $.Pour les détenteurs de billets de Casse-Noisette, il n'en coûte qu'un dollar.514 283-5000 De 20 à 40$ Poinsettias et bibittes.Dans le cadre de l'exposition L'arche de Noël, les poinsettias ont envahi la grande serre du Jardin botanique.Juste à côté, à l'Insectarium, c'est l'exposition Les carnets de voyages de Georges Brossard qui retient l'attention.De 9 h à 17 h (midi à 17 h les 25 décembre et 1er janvier).Tarifs pour le Jardin botanique et l'Insectarium : adultes, 6,75 $, jeunes de 6 à 17 ans 3,50 $, aînés et étudiants 5,25 $.514 872-1400 Cinéma écono.Les rabais se font rares au cinéma pendant le temps des Fêtes.« Nous n'avons pas besoin d'en faire plus pour attirer la clientèle : elle est au rendezvous de toute façon ! » explique Isabelle Dessureault, porte-parole de Famous Players.Il y a toujours moyen d'épargner en se pointant les mardis et mercredis et tous les jours avant 18 h.Le coût de quatre billets (deux adultes et deux enfants) varie alors entre 20 et 26 $, selon le niveau technologique du cinéma choisi.Les soirs et les week-ends, la sortie au cinéma revient entre 27 et 36 $, maïs soufflé en sus ! Animaux faux et vrais.Le Biodôme aussi a son Arche de Noël.Ici, c'est une « charmante animation » de 20 minutes qui s'adresse aux enfants de 4 à 7 ans (à 13 h et 15 h, jusqu'au 7 janvier).Deux expositions sont également au programme : La planète est en jeu, qui présente des dizaines de jouets fabriqués par des enfants du monde à partir de matériaux récupérés, et Les zani-mots, une cinquantaine d'animaux fabriqués par le sculpteur Paul Girouard à partir d'ustensiles de cuisine et d'articles de quincaillerie.Ouvert tous les jours de 9 h à 17 h.Billets : adultes 9,50 $, jeunes de 6 à 17 ans 4,75 $, étudiants et aînés 7 $.514 868-3000 Festival de l'espace.Pour la deuxième année consécutive, le Cosmodôme de Laval organise un événement pour le temps des Fêtes.Jeux vidéo, aire de jeux gonflables pour les 3-7 ans, présentation théâtrale des planètes du système solaire, maquilleuses et coiffeuses « spatiales », simulateurs, ateliers sur l'espace.Jusqu'au 7 janvier (relâche les 25 décembre et 1er janvier).Droits d'entrée : adultes 12 $, enfants de 6 à 11 ans 4 $, étudiants et aînés 8 $ ; tarif familial 30 $.450 978-3615 La très belle histoire de Noël.Papier et ciseaux, voilà tout ce dont a besoin le magicien Claude Lafortune pour donner corps à des personnages.4 ans et plus.Jusqu'au 30 décembre au Salon rouge du Musée Juste pour rire.Les billets, au coût de 10 $, sont en vente au 514 845-2322 ou au 514 790-1245.Le Super Cirque.Sept tigres du Bengale, une dizaine d'éléphants et les frères Wynn qui se baladent à moto sur un fil de fer.Au Centre Molson, du 26 au 28 décembre.Le coût des billets varie entre 10 et 24,50 $.On peut économiser 4 $ par billet en formant un groupe d'au moins 15 personnes.514 790-1245 Plus de 40$ Tsuru, grue de papier et samouraï de paille.Une fable d'Anne- Marie Théroux sur l'éveil de l'enfant à la mort, mais qui donne le goût de vivre.À partir de 8 ans.Du 26 décembre au 6 janvier à l'Usine C.Billets : 15 $ pour les adultes, 10 $ pour les enfants.514 521-4493.Casse-Noisette.Le conte d'Hoffmann et la musique de Tchaïkovsky.une tradition du temps des Fêtes depuis 37 ans.Jusqu'au 30 décembre à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Prix des billets : de 19 à 99 $ pour les adultes, moitié prix pour les enfants.Rabais de 15 % pour les groupes de 20 personnes ou plus.514 842-2112 Blanche neige et les sept nains/Disney on Ice.Le dessin animé de 1936 servi sur glace, à la moderne.Du 4 au 7 janvier au Centre Molson.Billets : 15,50 $, 27,50 $ et 40,50 $ ; rabais de 3 $ par billet pour les groupes de 15 personnes ou plus et de 5 $ par billet pour les enfants de 12 ans et moins pour certaines représentations (celles des 4 et 5 janvier de même que celle du 7 janvier à 11 h).514 790-1245 Défi motorisé extrême.Les meilleurs pilotes du circuit canadien de karting à haute vitesse s'affrontent, les motos s'envolent audessus des hélicoptères et les camions sautent par-dessus des autos.Les 29 et 30 décembre au Centre Molson.Prix des billets : de 16 à 25 $.Rabais de 4 $ par billet pour les groupes de 15 personnes ou plus.514 790-1245 Le voyage de madame croquecerise.En compagnie de ses amis Ð le poisson Bulle, la chatte Charlotte, le tournesol Eugène Ð, la dame part à la recherche du Capitaine Archibald et de son équipage.Du 26 au 30 décembre au Théâtre Saint-Denis 2.Les billets coûtent 20 $ ; rabais de 25 % pour les groupes de 10 personnes ou plus.514 527-3644 Photo PIERRE McCANN, La Presse © La Biosphère de l'île Sainte-Hélène présente jusqu'au 14 avril une exposition qui regroupe plus de 250 marionnettes fabriquées par des jeunes et des professionnels de la scène.Les pittoresques personnages ci-dessus sont des vedettes de la pièce C'est la faute à la grenouille.EN BREF Retourner un cadeau DANS QUELQUES HEURES, vous déballerez le polo jaune éclatant que votre bellemère adorée vous aura offert en cadeau ou vous aurez la joie de découvrir la belle paire de mitaines de cuisine reçue de votre cousin Jules.Des gros mercis, des embrassades à la volée, des visages épanouis.qui cachent vos arrière-pensées secrètes : qu'est-ce que je vais faire avec ce cadeau ?Si vous songez à l'échanger ou à demander un remboursement, sachez ceci : rien n'oblige un commerçantà reprendre un bien à la suite d'une transaction, si telle n'est pas sa politique commerciale.On comprendra ici que le bien à retourner est en bon état et que le délai de retour est minimal.Toutefois, on prendra note de la difficulté de retourner certains articles, comme les logiciels, les disques et les cassettes, qui auront été ouverts.Demandez au commerçant de vous expliquer la politique d'échange et de remboursement en vigueur chez lui ; faites-la inscrire sur votre facture.Faites aussi indiquer que le bien est offert en cadeau, détail pouvant faciliter son retour après Noël.Méfiez-vous des commerçants qui ne peuvent vous expliquer leur politique de remboursement ou pire, qui n'en possèdent pas ! Souvenez-vous que c'est le commerçant, en accord avec sa politique de service à la clientèle, qui acceptera de reprendre ou non un bien ; à ce moment, il pourra selon sa politique, faire un remboursement, émettre une note de crédit ou encore échanger le bien rapporté.Bon nombre de marchands tiennent compte de la période des Fêtes pour « adoucir » leur politique en prolongeant la période où un bien peut leur être retourné.d'après l'OPC Un p'tit muffin aux canneberges avec ça?POURQUOI NE PAS TROQUER le traditionnel biscuit et le verre de lait destiné au père Noël pour un bon muffin aux canneberges ?Une recherche scientifique réalisée par le Dr Michèle Marcotte du Centre de recherche et de développement sur les aliments d'AAC, à Saint-Hyacinthe, en partenariat avec Canneberges Atoka, à Manseau, a donné lieu à la création d'un processus particulier de séchage de la canneberge.En effet, en immergeant le fruit dans un bain d'eau sucrée, l'équipe de recherche a réussi à réduire le processus d'oxydation et ainsi éviter que le fruit ne perde sa couleur.L'avantage de ce procédé naturel est qu'il permet de sucrer les fruits tout en les séchant et en conservant leur saveur lors de la période d'entreposage.Le produit à valeur ajoutée est par la suite acheminé vers des entreprises qui en font des gâteaux, biscuits et grignotines santé.Agriculture Canada 7LP2201A1224 a22 dimanche 7LP2201A1224 ZALLCALL 67 00:36:13 12/24/00 B A22 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 DÉCEMBRE 2000 p g r a v e l @ l a p r e s s e .c a De toutes les célébrations et événements périodiques qui jalonnent une année, Noël demeure sans aucun doute la fête qui a le plus d'impact sur tout le monde.Y compris sur ceux qui font mine de ne pas vouloir y attacher d'importance.Toute l'activité sociale, politique, économique ou culturelle de la plus grande partie de la planète en subit une influence à laquelle il est pratiquement impossible d'échapper.À moins de s'enfermer dans une bulle absolument hermétique dans laquelle on aura bien du mal à oublier qu'on tente justement de.ne pas penser au temps des Fêtes ! À lui seul, cet impact illustre le paradoxe d'un événement qui a perdu presque toute sa signification originale pour bon nombre de tous ceux qui le célèbrent néanmoins.Un anniversaire dont on peut très bien avoir rejeté l'objet initial mais dont on continue à être fidèle, dans une large mesure, aux valeurs profondes qu'il véhicule.Le phénomène sera, encore une fois ce soir, fascinant à observer.Les églises seront remplies par une foule de visiteurs dont la très grande majorité, du moins au Québec, n'y met autrement à peu près jamais les pieds.Et pour qui Noël se limite presque à n'être que la plus émouvante réminiscence de touchants souvenirs d'enfance.Ou une occasion assez exceptionnelle d'en fabriquer de non moins merveilleux pour ses propres enfants.En fait, en dépit de sa dimension religieuse pour ceux qui sont encore croyants, il faut se rendre à l'évidence : Noël n'est plus, pour bien des aînés, qu'un moment privilégié pour se laisser aller à quelque nostalgie.Et, pour les cadets ou leurs rejetons, le meilleur des prétextes à de belles réceptions, des échanges de cadeaux et des jours de congé.Mais le plus grand paradoxe de cette fête, dont l'origine même remonte à des choix arbitraires Ð la commémoration d'un événement dont personne ne sait ni la date exacte, ni le contexte véritable Ð, demeure sans nul doute son effet indéniable sur le comportement d'une multitude de gens.Même parmi ceux qui affirment ne pas y croire.Il suffit, pour s'en convaincre, de noter ces querelles familiales qui s'apaisent quand elles ne débouchent pas carrément sur une réconciliation à l'occasion d'un party de Noël ; ou tous ces conflits sociaux ou politiques tacitement mis en veilleuse le temps d'une paix suggérée par l'esprit des Fêtes.Mais ces démonstrations les plus éloquentes restent sans doute ces manifestations de solidarité et de générosité qui, au hasard des « guignolées » et autres opérations de soutien aux plus démunis, donnent soudainement à un monde le plus souvent assez inhumain, des couleurs rappelant un message maintes fois entendu depuis deux mille ans.Un message où, bien au delà des croyances, des cultes et des dogmes, il est surtout question de générosité, d'amour et d'accueil inconditionnel.Et si c'était ça, le véritable sens de la fête qui commence ce soir.La signification réelle de ce qui pourrait prendre l'allure d'une invitation à une joie profonde si on prenait le temps d'y penser à chaque fois que l'on se souhaite : Joyeux Noël ! Pascal Élie, collaboration spéciale Droits réservés FORUM Joyeux Noël ! ANDRÉ DESMARAIS > P r é s i d e n t du c o n s e i l d ' a d m i n i s t r a t i o n GUY CREVIER > P r é s i d e n t e t é d i t e u r MARCEL DESJARDINS > V i c e - p r é s i d e n t e t é d i t e u r a d j o i n t YVES BELLEFLEUR > D i r e c t e u r de l ' i n f o r m a t i o n A L A I N DUBUC > É d i t o r i a l i s t e en c h e f DANS LA PRESSE ANGLOPHONE Une brèche chez les anti-fusions m a r i e - c l a u d e .l o r t i e @ l a p r e s s e .c a Pendant qu'une bonne partie d'entre nous préparions frénétiquement la venue du père Noël (le National Post avait d'ailleurs le weekend dernier un cahier spécial : Comment survivre pendant les Fêtes), les journaux anglophones lus à Montréal n'ont pas manqué, cette semaine, de nous parler de l'arrivée au pouvoir de W aux États-Unis, de l'enquête sur la tragédie de l'eau à Walkerton et de l'affaire Michaud.Mais ce qui nous a frappés en plein front dès la fin de la semaine dernière, c'est une chronique parue dans The Gazette, qui défend un point de vue pro « Une île, une ville ».Est-ce qu'on vous avait dit que le quotidien anglophone montréalais est contre les fusions ?Jusqu'à présent, l'unanimité semblait être totale chez tous les commentateurs du quotidien, éditorialistes compris évidemment.Mais le journaliste Lyle Stewart a brisé le front commun.D'abord, comme plusieurs autres d'entre nous, le journaliste constate que les médias anglophones montréalais ont été jusqu'à présent remarquablement tous du même côté du débat.Et il se lance à contrecourant en disant que si la circulation à Montréal est mauvaise à cause de l'état des routes, du piètre déneigement, etc.(et cette constatation alimente furieusement les sentiments anti-fusion des banlieusards) c'est à cause des banlieusards eux-mêmes qui profitent des infrastructures sans les payer.Et ceci et toutes sortes d'autres injustices dont souffrent les Montréalais, c'est bien suffisant, dit-il, pour justifier ce que le Parti québécois a fait en forçant les fusions.« Qu'on habite Westmount ou Saint-Henri, nous sommes tous des citoyens de la même ville.Nous avons des obligations envers nos voisins.Et je trouve inacceptable que les taxes des quartiers pauvres financent les divertissements ou les intérêts économiques d'enclaves riches, simplement parce que cellesci ont été capables de s'incorporer en petites villes qui, à part la forme des panneaux de rue, sont impossibles à distinguer du reste de Montréal », écrit le columnist.Une première, en anglais.Ceci n'empêche pas le reste du journal de continuer à critiquer le projet.Mercredi, en éditorial, on s'est par exemple servi d'un dossier immobilier municipal montréalais mal géré dans Côte-des-Neiges pour dire qu'on a toutes les raisons de se méfier d'une extension des pouvoirs de la Ville de Montréal.Cela dit, il y a d'autres sujets plus croustillants qui intéressent les lecteurs anglophones.Par exemple.L'histoire de l'institutrice d'école primaire qui s'est retrouvée en cour parce qu'elle avait eu une aventure avec un étudiant de 17 ans (mais a été acquittée) continue de faire couler de l'encre.Les commentateurs anglophones trouvent pas mal tous qu'il est inconcevable que la dame se soit retrouvée en cour, en premier lieu.Ensuite, les journaux anglophones ont donné pas mal d'espace de premier choix à l'histoire d'un couple divorcé de Colombie-Britannique, où le père est allé devant les tribunaux pour empêcher son exfemme de fumer en voiture avec leur fils.Tout ça s'est passé à Victoria.La mère a finalement eu le droit d'emmener son fils en Arizona pour les vacances de Noël mais elle a promis de ne pas allumer en voiture et le père continue ses démarches pour que l'interdiction s'applique partout, pas juste en auto.Donna Laframboise, columnist au National Post, trouve que cette affaire montre à quel point les tribunaux peuvent envenimer complètement la vie des enfants de couples séparés ou divorcés, peut-être encore plus, à son avis, que deux parents qui se chicanent à la maison, mais qui sont toujours ensemble.The Gazette a en outre accordé sa manchette de une, cette semaine, à un couple qui n'a jamais eu le temps de fonder une famille et qui n'est probablement plus un couple, en fait, à l'heure où on se parle.Il s'agit de Claire et Brad, deux Britanniques qui ont eu une aventure.Claire, le lendemain d'une chaude soirée, envoie un courriel à Brad, plutôt coquin, le félicitant pour ses performances sexuelles.Brad s'en vante en redirigeant le tout à quatre de ses amis.Quelques jours et pas mal de clics plus tard, le message était rendu aux quatre coins de la planète.Claire est devenue une bête traquée par les médias anglais et tout le monde suivait le roman-savon en se demandant si Brad finirait par perdre son emploi pour s'être ainsi servi de son courrier électronique au bureau.Pourquoi on parlait de ça à la première page d'un grand quotidien ?Parce que ça soulève toutes sortes de nouvelles questions éthiques, évidemment.Louise Harel Une bataille pour l'âme du PQ Cet article est paru dans The Gazette, le mardi 19 décembre 2000 DON MACPHERSON Pour mettre feu à de la gazoline, on n'a besoin que d'une simple allumette.Et parfois, pour allumer une crise dans un parti politique, tout ce dont on a besoin c'est des gestes d'une seule personne, dans des circonstances inflammables.En 1987, quand feu Gérald Godin a demandé publiquement la démission de Pierre-Marc Johnson comme leader du Parti québécois, son appel est venu incarner tout le mécontentement du parti contre le successeur de René Lévesque.Johnson a démissionné abruptement, laissant ainsi la voie libre à Jacques Parizeau, de l'aile plus dure du parti.Godin était le député de Mercier, le comté du centre de Montréal où Yves Michaud a décidé de briguer l'investiture péquiste.Maintenant, Michaud joue le rôle que Godin a joué en 1987, en agissant comme catalyseur pour faire éclater au grand jour l'insatisfaction des purs et durs du parti à l'égard du leadership de Lucien Bouchard.Qu'on ne s'y méprenne pas.La crise qui s'étend actuellement au sein du PQ n'est pas uniquement reliée aux remarques antisémites et anti-immigrants que Michaud a faites la semaine dernière, ainsi Yves Michaud qu'à la réaction de la direction du parti à cet égard.Tout ça va bien au delà des questions de stratégie, de politique et même de leadership et plus profond encore.C'est une bataille au sujet de ce que défend le parti au sens le plus large, c'est une querelle au sujet du sens de son nationalisme.C'est une lutte pour son âme.Il est devenu évident que Michaud n'est pas isolé à l'intérieur du PQ, comme on aurait pu le croire après la condamnation de ses propos par l'Assemblée nationale et après que des députés aient dit qu'il ne pourrait être candidat pour le PQ à moins qu'il retire ses propos et qu'il s'excuse.Les appuis à Michaud, ou à tout le moins la sympathie que les gens ont pour lui, devant le traitement que lui a fait subir l'Assemblée nationale, semblent se propager au sein des rangs souverainistes, particulièrement chez les purs et durs.Le comité exécutif du PQ dans Mercier a répété qu'il endossait sa candidature.Après quelques jours d'hésitation, le président de la région de Montréal-Centre, qui inclut Mercier, a fait une sortie contre la motion de l'Assemblée nationale.Et tard (lundi) Parizeau, le leader spirituel en exil des purs et durs, est entré dans la mêlée, du côté de Michaud.Il est une des 30 personnalités, la plupart des militants de l'aile dure bien connus, qui ont signé la déclaration de « solidarité » avec Michaud, contre l'Assemblée, qui dit que ses droits ont été violés par cette condamnation, produite sans que Michaud ait pu se faire entendre.Certains souverainistes voient Michaud comme une victime de la rectitude politique et toute l'affaire comme une mise en scène dont Bouchard a tiré avantage pour se débarrasser d'un militant qui est radical au sujet de la langue et de la souveraineté.Mais Bouchard n'aurait pas eu cette occasion si Michaud n'avait pas lui-même montré du doigt les juifs et les immigrants, et ce à plusieurs occasions, pour les attaquer à cause de leur opposition à la souveraineté.En fait, Bouchard s'était montré mesuré à l'égard de Michaud.Il a résisté à ceux qui lui demandaient de rejeter la candidature de Michaud.Il a aussi offert à Michaud, au PQ et à lui-même, une porte de sortie en suggérant à Michaud de « clarifier » ses remarques.Mais Michaud a refusé de lire entre les lignes et à la place, il en a remis.Même après ce geste de défi, Bouchard ne voulait toujours pas mettre de côté totalement la candidature de Michaud.Il a dit que la décision revenait au comité exécutif du PQ, ignorant ainsi le fait que la loi électorale lui donne les pouvoirs d'agir unilatéralement pour bloquer la candidature péquiste de Michaud.Si quelqu'un a tiré un avantage politique de la situation, c'est l'opposition libérale, qui a bien piégé le PQ en présentant la motion condamnant les propos de Michaud.Ceci a forcé le PQ à choisir entre deux choses : avoir l'air de fermer les yeux devant de l'antisémitisme et de la xénophobie ou aliéner les partisans de la ligne dure qui appuient Michaud.Il a choisi la seconde option.Mais même après que le caucus du PQ eut condamné les remarques de Michaud, des députés du parti, incluant l'ami de Michaud, le puissant Bernard Landry, ont laissé entendre qu'il pourrait encore être candidat, s'il acceptait de revenir sur ses propos et de s'excuser.Au lieu de cela, encouragé par des critiques fusant de toutes parts contre le geste de l'Assemblée nationale à l'endroit d'un simple citoyen, Michaud a décidé de maintenir sa candidature et a forcé Bouchard et son parti à faire face à la situation.Il les a mis devant le même choix que la semaine dernière, avant le vote de l'Assemblée.L'heure du jugement est arrivée. 7LP2301A1224 a93 dimanche 7LP2301A1224 ZALLCALL 67 00:37:07 12/24/00 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 DÉCEMBRE 2000 A23 À VOTRE TOUR Des nouvelles d'Arthémyse LETTRE DE LA SEMAINE GUY HUOT L'auteur travaille au Centre d'interprétation de la nature de l'étang Burbank à Danville.En ce dimanche matin morne et sombre, la petite Mélodie regardait tristement par la fenêtre.Une fine petite neige tombait doucement de ce ciel gris sans éclat, sans lumière presque ; le soleil était étrangement absent depuis des « lunes ».Soudain, une étincelle jaillit dans les yeux de la petite fille.Elle se frotte les yeux à deux mains pour être certaine qu'elle ne rêve pas et que ses deux yeux ont bel et bien vu ce gros oiseau blanc dans la neige du terrain de jeux, face à la maison.« Mais oui, je ne rêve pas.Maman ! Maman ! .Viens vite voir, une grosse oie blanche est coincée à l'intérieur des clôtures du terrain de soccer.» Incrédule, maman Josée sort lentement de sa cuisine, essuyant ses mains enfarinées sur son tablier déjà tout maculé des travaux du réveillon à préparer.« Qu'est-ce que tu me racontes-là, Mélodie ?Un oiseau enfermé dans le terrain de balles ?Quel oiseau au juste ?Où vois-tu ça ?» « Regarde, regarde maman.L'oiseau, il est blessé.Son aile gauche touche la neige ; elle pend lamentablement et on voit toutes les plumes noires du bout de son aile.» « Mais c'est bien trop vrai, ma petite.Vite, habille-toi, nous allons lui porter secours.» Mère et fille se précipitent donc bottes d'une main, manteau de l'autre et le temps de le dire (ou de l'écrire) elles sont dehors.Elles tentent de s'approcher du gros volatile enfermé, prisonnier derrière les clôtures entourant l'aire de jeu.« Oh ! Elle est fâchée, maman ! Elle siffle et crache ! » « Ne t'approche pas Mélodie.De son bec puissant, elle pourrait t'infliger une morsure douloureuse.Nous allons essayer de l'apprivoiser.Sa blessure à l'aile la rend agressive et elle se sent menacée, prise au piège dans cet enclos.Retournons à la maison lui chercher de la nourriture.Nous avons des graines de tournesol pour nos mangeoires d'oiseaux.Peut-être en voudra-t-elle ?» Et les deux gentes dames de se lancer vers le logis d'où elles reviennent sans tarder avec des petits plats pleins de grains mélangés.Mais, dès qu'elles s'approchent de l'oie, celle-ci les fuie.Peine perdue, après plus de dix minutes d'efforts, l'oiseau ne se laisse pas attendrir par leurs bonnes intentions.Les deux samaritaines sont désespérées.« Que va-t-on faire, maman ?On ne peut la laisser ici.Elle va mourir de froid » « Allons chercher quelqu'un qui peut nous aider.Je ne sais pas trop qui au juste pourrait nous aider Mélodie.On ne connaît personne ici qui s'occupe des oiseaux blessés.Il n'y a pas de centre de réhabilitation pour les oiseaux en détresse dans le village ou les alentours.C'est dimanche en plus, et personne ne nous répondra si on appelle « les agents de conservation de la faune.» Découragée, la jeune fille perdait petit à petit la flamme qui brillait tantôt dans ses beaux grands yeux.Puis soudain, miracle ! « Regarde maman.Le « jeep » rouge.Il a tourné en haut de la côte et il revient vers nous.» « Bonjour toi.Veux-tu courir en direction de l'oiseau.Je veux voir s'il est sérieusement blessé à son aile gauche.» Écoutant cet étranger salvateur, la petite fille s'exécute.L'oie des neiges étale son aile droite toute grande alors que, du côté gauche, le membre déformé a peine à se soulever, ne déployant pas toutes les rémiges de vol.« OK ; tu peux arrêter.Je vais aller lui chercher du maïs en épi et je reviens tout de suite.Empêchez-la de sortir du terrain et essayez de la diriger dans un coin.Ce sera plus facile de la prendre et de la transporter à l'abri ensuite.» Et le monsieur repart avec cet étrange petit véhicule rouge.Mère et fille, heureuses de cette aide providentielle exécutent les recommandations du monsieur.Bientôt, il réapparaît et, surprise, se sert de son « jeep » rouge pour coincer l'oiseau dans une encoignure de la clôture.À bonne distance de l'oie, il descend de son Kia et se dirige vers l'oiseau avec des épis de blé d'Inde.Il dépose le tout en avant de l'oiseau qui, cerné, n'en est par contre que plus stressé.Le monsieur aux cheveux poivre et sel retourne à son véhicule et en revient aussitôt, cette fois avec une couverture et une boîte de carton.Il jette la couverture sur la tête de l'oie qui s'immobilise instantanément.Il s'en empare délicatement et la place tout doucement dans la boîte à peine assez grande pour contenir la rescapée.« Voilà, c'est fait.Ne vous inquiétez pas.Je vais la garder dans le garage chez Gaston en haut de la côte.Après une journée de repos à la chaleur et dans le calme, elle récupérera bien et demain j'irai la relâcher avec les autres oies à l'étang Burbank.» « Merci monsieur de nous avoir aidés à sauver cette oie blanche.Tu vois, Mélodie, grâce à toi, l'oiseau aura la vie sauve puisque tu t'es souciée de sa sécurité.Tes prières ont été entendues et ton oiseau va retourner à la vie sauvage.» « Merci monsieur.Ma mère et moi sommes contentes que vous nous ayez aidées.» « Bye ! Je vous donnerai des nouvelles de votre oiseau bientôt.» Et justement, pour ces deux galantes dames de Danville, voici les dernières nouvelles.Votre oie des neiges, je l'ai baptisée « Arthémyse » et elle est actuellement à l'étang Burbank.Elle deviendra ainsi la mascotte du Centre d'interprétation de la nature de Danville.Au début, elle s'est mêlée aux 2000 autres oies blanches ; mais le 30 novembre, le voilier a quitté l'étang pour aller se nourrir dans les champs de maïs des environs et lorsque vers 13 h 45, elles sont revenues, la pièce d'eau était complètement gelée et elles ont rebroussé chemin.Seule Arthémyse, votre oie des neiges est encore sur place.Je vais lui porter de la nourriture régulièrement et M.Baker m'a même donné de la paille et du foin pour que je puisse lui aménager un emplacement où elle peut dormir plus confortablement et éviter ainsi de se geler les pattes.Arthémyse reprend des forces et commence même à courir, toutes ailes ouvertes, exerçant ainsi son côté amoché.Elle voltige quelque peu mais sans trop quitter le sol réellement.J'ai bon espoir qu'elle finisse par s'en sortir et que bientôt elle pourra voler à nouveau et se joindre aux Bernaches du Canada qui passent régulièrement leurs nuits sur la surface glacée de l'étang.Sa guérison semble en bonne voie.Pour terminer le tout en beauté, on espère bien la voir s'envoler le matin de Noël, renaissant à la vie en ce jour de la Nativité.Elle ira alors rejoindre les 800 000 grandes oies des neiges, dans la baie de Cheasepeeke, au sud du New Jersey.Et le printemps prochain, alors que l'on célébrera la réouverture officielle du Centre d'interprétation de la nature de l'étang Burbank, elle reviendra peut-être nous saluer.À titre d'auteur de la lettre primée de la semaine, M.Huot recevra un exemplaire de l'édition reliée de luxe de notre volume Les meilleures photos des photographes de La Presse et The Gazette.Arthémyse prend du mieux et elle est même devenue la mascotte du Centre d'interprétation de la nature de l'étang Burbank, à Danville.Ça s'est passé à Bethléem « Esprit de Noël, où es-tu?» MARGUERITE CÔTÉ L'auteure est une résidante du Cap-de-la-Madeleine.C'est dans une pub de Bell que Monsieur B.pose cette question ! Avec le sens de l'humour qui le caractérise, et le sens des affaires, c'est certain .Je retiens la question : « Esprit de Noël, où es-tu ?» Ce qui m'amène à une autre question : L'esprit de Noël pourrait-il nous animer tous les jours ?Après tout, ce Jésus que l'on se prépare à fêter, n'a-t-Il pas dit : « Je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la fin des temps ».Mais on dirait que c'est en décembre, je ne sais par quelle magie ou quel mystère, que les enseignements de Jésus sont plus véhiculés, plus présents dans notre quotidien.C'est comme s'il y avait plus d'animateurs sur la scène de la vie pour faire vivre l'Esprit de Noël.Je pense aux levées de fonds, aux campagnes de financement des organismes à but humanitaire ! On dirait que tout concourt à la générosité, à l'entraide, au partage et ce, afin de créer une ambiance plus féerique dans l'univers des moins nantis.Peut-être sommes-nous aussi plus conscients de notre sentiment d'appartenance à l'humanité et de notre propre responsabilité.On pourrait comparer ça à la politique ; on pense que notre vote ne pèse pas bien lourd sauf que les dernières élections nous montrent bien que chaque vote compte.Quelqu'un est élu de justesse, alors on compte, on recompte.et le pouvoir passe à un autre candidat.Donc, quelques petits votes, en plus ou en moins, ça peut faire toute une différence.Bref, on a plus de choix et de pouvoir qu'on se l'imagine ! Mais oublions ces votes qui mènent un parti au pouvoir et revenons aux anges de nos campagnes.de sensibilisation.Ceux qui nous rappellent que le pouvoir, on l'a déjà et on peut en tirer parti pour alléger le fardeau d'un autre être humain, pour mettre un peu de magie dans la vie d'un bout de chou que l'on ne connaîtra pas mais qui connaîtra, à cause d'un geste, ce qu'est l'espérance.« Esprit de Noël, es-tu là ?» Immanquablement ! Parce qu'au-delà de la valeur des dons et des cadeaux, il y a l'intention sur laquelle on ne peut étiqueter aucun prix mais qui a beaucoup de valeur.J'ai vu un panneau publicitaire près de l'autoroute sur lequel il n'y avait pas de pub.Non, il n'y avait rien à vendre sur cette pancarte ! Il n'y avait que cette phrase : « 2000 ans de Bonne Nouvelle ».Pas de pub, juste une invitation à se préparer le coeur à fêter le Divin Enfant, le Sauveur de l'Humanité.Ça se conjugue bien.l'Humanité et la Divinité de Jésus.Il a incarné tout cela ! Il a démontré que c'est la divinité en soi qui préserve notre humanité, qui la sauve et qui nous élève.Un auteur inconnu écrivait : « À l'intérieur de chacun d'entre nous, il y a un être à mettre au monde ».Tant qu'à mettre un être au monde, pourquoi ne pas s'inspirer de Jésus ?Après tout, si on le fête depuis 2000 ans, c'est qu'Il a dit des choses importantes.Qu'Il a transmis des valeurs qui traversent le temps, des valeurs qui ne fluctuent pas autant que les marchés boursiers, des valeurs immortelles.C'est pas comme les ordinateurs qui sont désuets après l'achat ou presque, ces ordinateurs qu'on redoutait tant l'an dernier, à la même époque.On s'en souvient du fameux bug de l'an 2000.et on l'a vite oublié.Jésus par contre, même après 2000 ans, on en parle toujours, on ne L'oublie pas.Les paroles qu'Il a dites sont transmises d'une génération à une autre, et elles font toujours autant de sens.Son Esprit, l'esprit de Noël, pourrait nous animer tous les jours si on laissait vivre en nous les valeurs qu'Il communiquait.Pour connaître ce que valorise Jésus, ce qui fait vivre Son âme, il n'y a qu'à comprendre Son credo, celui qu'Il nous a laissé en héritage, cette prière tant de fois récitée : le « Notre-Père ».Jean-Jacques Rousseau disait : « Ce n'est pas Dieu qui nous change, c'est nous qui changeons en nous élevant à Lui.» Ça peut sembler bien mystérieux mais pas tant que ça quand on y réfléchit.On a juste à penser à un être que l'on chérit et ça nous met dans une disposition d'esprit qui nous incite à poser des gestes d'amour.On est au diapason de l'être aimé en quelque sorte, attentif.Il y a tellement d'états d'esprit tournés vers la Lumière : des états à susciter en soi, autour de soi, à explorer, à valoriser : ouverture d'esprit, présence d'esprit, esprit de pardon, esprit d'équipe, esprit de famille, esprit de dévouement, de justice, de foi, de sacrifice, de charité.L'esprit de Noël les englobe tous ! Alors mon souhait pour Noël, c'est que l'esprit de Noël vive en chacun de nous tous les jours, afin de ne pas être réveillé un jour par cette question : « Mais où avais-je l'esprit ?.» RAYMOND DIONNE L'auteur habite à Saint-Romuald.L'histoire vraie que je vais vous raconter remonte aux années 60, mais elle est toujours d'actualité en cette période des Fêtes.Profondément scandalisé par l'extrême pauvreté qui sévissait parmi la population arabe de Nazareth près de 2000 ans après le passage du Christ Ð le père Paul Gauthier, un professeur de théologie de Dijon, décide d'y créer une coopérative de construction.Quelques centaines de familles, qui y participent, sont relogées dans les nouvelles maisons, qui poussent comme des champignons.Une jeune Française, Marie- Thérèse, qui avait répondu à l'appel du père Gauthier, fonde, en même temps, une coopérative de couture et de broderie, qui procure un gagne-pain honorable aux femmes de Nazareth.Les Compagnons et Compagnes de Jésus, Charpentier, viennent de naître.Forts de leur succès, ils décident de répéter l'expérience cette fois à Bethléem.Ils se lient d'amitié avec des réfugiés palestiniens, qui habitent dans des grottes, comme au temps du Christ.Le soir de la Noël orthodoxe 1962 (célébrée huit jours après la Noël catholique), soeur Marie-Thérèse est invitée à assister aux offices par un collègue de travail.Mais la basilique de la Nativité est pleine à craquer, et l'ambiance qui y règne est peu propice au recueillement.Elle décide donc de rendre visite à l'une des familles des grottes.Elle y arrive dans le bon temps, car l'un des enfants, couché dans la crèche Ð une banquette de pierre Ð , est en train de mourir.Il se prénomme Aïssa, qui veut dire Jésus en arabe.Après l'avoir veillé un moment avec sa mère, Maria, elle y retourne le lendemain, en compagnie d'un médecin.Ce dernier diagnostique une gastro-entérite, causée par une mauvaise nourriture.Il faut 1'amener d'urgence à l'hôpital.Un prêtre, qui est venu à Bethléem pour les enfants, 1es accompagne.À la porte de 1'hôpital, ils sont reçus par une soeur qui 1eur demande : Comment s'appelle l'enfant ?Qui est sa mère ?Ont-ils leurs cartes de réfugiés ?Le prêtre, excédé par toutes ces formalités, lui répond : « Ma soeur, écrivez donc ceci : Jour de Noë1 : 1'enfant Jésus et sa mère Marie sont entrés à l'hôpital, ça peut suffire ?Ils vont pouvoir avoir un lit ?La soeur est interloquée, puis après un moment d'hésitation, elle les rassure : Oui, vous avez raison.Entrez.Vous savez, on oublie quelquefois.Quelques jours plus tard, soeur Marie-Thérèse retourne dans la grotte.Le gamin est guéri, mais il s'en est fallu de bien peu pour que 1'enfant Aïssa, l'enfant Jésus, ne meure, cette nuit-là, dans sa crèche.Grâce à 1'initiative du père Gauthier, de ses collaborateurs et de nombreux bienfaiteurs, plusieurs de ces réfugiés on pu être relogés dans des endroits plus salubres.Mais, dans le climat d'hostilité qui règne présentement en Terre Sainte, il y aura sans doute des sans-abri qui souffriront du froid et de la faim, en cette nuit de Noël, à Bethléem.Comme d'ailleurs dans bien d'autres pays en voie de développement.Nous qui sommes en situation de distraction généra1isée, et qui nous laissons anesthésier par notre confort, comme nous le rappelait jadis le père Gauthier, que faisons-nous pour améliorer leur sort ?Si l'esprit de Noël nous habitait tous les jours de l'année, des situations malheureuses comme celle-ci disparaîtraient sans doute de notre paysage urbain. 7LP2401A1224 7lp2401A1224 7LP2401A1224 ZALLCALL 67 00:38:21 12/24/00 B A24 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 DÉCEMBRE 2000 Alain Doucet et Anik Jolicoeur JEAN-PAUL SOULIÉ Lui avait cinq ans et elle six quand ils ont commencé à danser.Mais Alain Doucet et Anik Jolicoeur ne devaient se trouver dans les bras l'un de l'autre qu'après huit années de pratique et de compétition en danse sportive.Lui s'entraînait sur la Rive-Sud et elle à Laval.Participant aux mêmes concours, ils se connaissaient depuis un an et demi quand la danse les a unis pour de bon.« On s'aimait beaucoup, raconte Alain, et un jour Anik a perdu son partenaire.» C'est Anik qui enchaîne : « Mes parents ont demandé aux parents d'Alain si on pouvait travailler ensemble.Les deux familles ont été d'accord.Alors nous sommes venus danser à Montréal, à La Clé de Sol, sur Beaubien, trois fois par semaine ».Ils avaient alors 13 ans et 11 ans.Aujourd'hui ils en ont 33 et 31, et le conte de fées se poursuit.Ils sont toujours ensemble, sont mariés, et ont eu des tas de trophées dans des concours à travers le monde.Les 8 et 9 décembre derniers, pour la deuxième année consécutive, ils ont remporté le titre prestigieux de champions du monde de danse sportive, au Mans, dans l'ouest de la France.La Presse salue leur victoire, qui réaffirme leur domination dans une discipline aux multiples facettes et nomme le couple Alain Doucet et Anik Jolicoeur laPersonnalité de la semaine.Le championnat mondial est constitué d'épreuves dans dix danses.On distingue deux catégories : la danse standard, valse, tango, foxtrot, quick step et valse viennoise, et la catégorie danses latines, qui englobe chacha, rumba, samba, paso doble, et jite.Le premier titre important que Anik et Alain ont remporté, c'était en 1986, le grand titre du championnat du Canada de danse standard.« Les deux premiers des championnats nationaux de chaque pays participent aux championnats du monde, explique Alain.Au Mans, il y avait un autre couple de Canadiens, des jeunes de Toronto qui ont terminé 16e.En tout, nous étions 30, les meilleurs de chaque pays participant.» Mais pour faire partie de ce gratin, le chemin parcouru a été long depuis les premiers cours de danse ! Et les champions du monde ont dû se plier à bien des sacrifices.Anik a commencé à danser dans le sous-sol de l'église Saint- Claude, à Laval.Alain apprenait ses premiers pas aux Loisirs Galaxia, à Longueuil.Elle dansait en même temps que sa mère et son père, policier au SPCUM.« Il travaillait dans les bureaux, rue Bonsecours ! ».Le père d'Alain vendait des portes et fenêtres en aluminium.« Pour nous faire prendre des cours de danse, nos deux mères ont dû travailler.» La maman d'Anik est devenue vendeuse de cosmétiques, et la mère d'Alain a travaillé dans une cafétéria.Mais les sacrifices et les efforts pour suivre des cours à Montréal, ce n'était pas suffisant.En 1990, les deux jeunes gens sentent qu'ils doivent aller à l'étranger pour travailler leur art avec d'autres spécialistes.Ils partent pour Londres.Anik a terminé ses études au cégep et a obtenu un diplôme en architecture.Alain a terminé son secondaire V, puis il a travaillé, un peu partout, pour pouvoir continuer à danser.« J'ai travaillé dans les vitres d'auto, dans des stations d'essence, dans le télémarketing, dans la rénovation.Tout ça pour arriver ! » Ils vont vivre quatre ans en Angleterre.Anik se souvient du régime de cette époque : « Nous étions très pauvres ! Il y avait des semaines où nous n'avions que du riz et des nouilles.» En 1996, leur carrière est déjà bien engagée.Ils disputent des championnats du monde depuis 1986, en amateurs, et ils décrochent une quatrième place.Passés professionnels, ils sont 3e en 1994.Ensuite, ils se rapprocheront continuellement de la plus haute marche du podium.Et c'est en 1996 qu'ils décident de se marier.« Nous étions un couple depuis que nous avions 13 et 15 ans, affirme Anik.Nous étions tout le temps ensemble ! » Et Alain insiste : « Anik et moi, en couple, nous sommes tellement forts ! Le curé a voulu nous faire prendre des cours de préparation au mariage.Nous lui avons dit non, merci ! Il y a quatre ans que nous vivons ensemble en Europe.Je connais Anik de A à Ð disons W ! » Le prochain but des champions du monde, ce sera de défendre et de conserver leur titre cinq années de suite.Ils seraient ainsi le premier couple nord-américain à réussir l'exploit.En attendant, ils vont reprendre la route, donner des cours, voyager entre leur condo de Calgary, leur maison de Sainte-Julie.Et toujours, continuellement, s'entraîner, pratiquer leurs exercices, tout en surveillant leur régime.L'an prochain, ils vont organiser une compétition à Calgary, et en attendant ils vont donner une trentaine de spectacles dans le monde, de Hong Kong à la Floride, où vit leur professeur Myriam Pearson.Ils se produiront ensuite à Jacksonville, puis à Montréal, les 10-11-12 février prochain, à l'hôtel Bonaventure.« Depuis un an, on a passé seulement trois mois chez nous, constate Anik.Pourtant, nous l'aimons, notre maison ! » Mais la vie des enfants de la balle, c'est ça.Toujours en voyage et à l'entraînement.Photo ROBERT NADON, La Presse © Annie Jolicoeur et son compagnon de danse Ð et de vie Ð Alain Doucet.B0P01PROMO Not Found Nouvelles Magazines Chat Contactez-nous Courriel gratuit Groupes de discussion Horoscope Météo Mots croisés Nécrologie Petites annonces Ados Automobile Hobbies & loisirs Sciences & techniques Tendances Actualités Arts & spectacles Nos dossiers Économie Éditorial Multimédia & Internet Le monde Politique Sports w w w .c y b e r p r e s s e .c a Chaque minute compte Outils et services 2913059A Missing files that are needed to complete this page: B0P01PROMO Not Found B0P01PROMO*80 10X054.00 PROMOTION.PERSONNALI ."]
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