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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-01-14, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0101B0114 B1 lundi 1LP0101B0114 ZALLCALL 67 18:50:32 01/13/02 B Alerte d'emplois : jardinière d'enfants 3014964A 1LP0201B0114 B2 LUNDI 1LP0201B0114 ZALLCALL 67 17:27:11 01/13/02 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 4 JANVIER 2002 BANDE À PART JULIENNE Suite de la page B1 Les fastes de l'Orient Dans cet univers de luxe et de piété, le chant des prêtres barytons est soutenu par l'écho d'une chorale féminine installée au-dessus du sanctuaire face à la nef.Le rite, réglé comme un ballet, rythmé par le cliquetis des encensoirs, devient subitement, prière et recueillement.Les gens se signent et prient.Les chants et le ballet reprennent de plus belle.L'assistance se lève.Les prêtres, habillés de capes brillantes d'or et d'argent, reprennent leur ronde.Nous sommes transportés vers un autre monde.L'Orient et ses fastes, un Orient lointain qui rappelle les empires de Byzance et, encore plus ce soir, celui des tsars de Russie.On ne peut ne pas s'émouvoir.Chaque geste, chaque parole, ici, s'inscrit dans la longue histoire d'une communauté qui communie avec Dieu, c'est sûr, mais aussi avec son passé.Le prêtre et ses assistants se prosternent face aux icônes illuminées et lumineuses, sous le regard de saint Nicolas.Silence.Le choeur entame un énième cantique.Quand la célébration prend fin, les fidèles se séparent, prenant au passage un bout de pain béni.Les sourires sont discrets et les salutations ne sont que murmures et chuchotements.Un repas végétarien, arrosé de champagne Alexandra est femme de diacre et membre de la chorale de l'église \u2014 car les prêtres orthodoxes peuvent se marier.Ses yeux brillent ; nous sommes dans un moment de ferveur mais aussi de piété.Elle m'explique le jeûne de 40 jours précédant Noël.« C'est pour purifier le corps.Le rite conseille de ne pas manger la veille de Noël, avant de voir apparaître la première étoile en hommage à celle de Bethléem, qui a annoncé la Nativité aux Rois mages.Dans la tradition, lorsque la première étoile apparaît, les gens se mettent à table et partagent de petites galettes de pain et échangent des voeux de bonheur et de joie.» « Pour Noël, la viande n'est pas au menu.Il faut préparer 12 plats végétariens, pour célébrer les apôtres.Après l'apparition de la première étoile, on peut manger de la viande, des gâteaux ou de la dinde.Mais dans ma famille nous privilégions le poisson », explique Alexandra.Comme pour toutes les fêtes religieuses, la primauté revient à la rencontre familiale.Noël orthodoxe ne fait pas exception.Éléna et Sacha, un couple de Saint-Pétersbourg vivant à Montréal depuis bientôt 10 ans, préfère s'en remettre à la tradition.Chez eux, le sapin est de mise, comme dans tous les foyers chrétiens.On ne parle pas du père Noël, mais d'un de ses lointains cousins, un personnage russe qui lui ressemble et qui serait le grand-père du gel ou du froid, ou bien encore, de saint Nicolas.Avec des amis, Éléna et Sacha concoctent un menu de Noël dans la pure tradition russe mais.arrosé quand même de champagne, avouent-ils.Toutes les célébrations se terminent le 19 janvier, jour du « baptême d'eau » où Jean-Baptiste a baptisé le Christ.En attendant, aujourd'hui 14 janvier, jour de l'An julien, chacun y va de ses voeux et de ses résolutions.Bonne année julienne Photo Reuters Le patriarche russe Alexis II officiant, à Moscou, la messe de Noël, le 6 janvier.L'Église orthodoxe utilise toujours le calendrier julien, en retard de deux semaines, par rapport à son « cousin » le calendrier grégorien, utilisé par les Occidentaux et institué par le pape Grégoire XIII.Photo EPA L'arrivée de la nouvelle année orthodoxe est souvent saluée de plusieurs festivités.Ces feux d'artifice ont été photographiés durant les fêtes du Nouvel An 2000 à Podgorica, au Monténégro.L'heure de la retraite sonne pour le chef de l'Église anglicane George Carey a joué un rôle clé dans l'accès des femmes à la prêtrise Agence France-Presse LONDRES \u2014 Chef spirituel de quelque 70 millions de chrétiens anglicans dans le monde, George Carey, qui a annoncé la semaine dernière qu'il prendrait sa retraite à la fin octobre 2002, a été un vrai « archevêque du peuple », tentant de s'adapter et répondre aux transformations de son temps.Son soutien à l'accession des femmes à la prêtrise restera le point marquant de ses 11 années à la tête de l'Église anglicane.Né le 13 novembre 1935 dans une famille modeste, George Carey a été élevé dans un quartier populaire de l'est de Londres.Il fut loin d'être un élève brillant, quittant l'école à 15 ans pour travailler dans une compagnie d'électricité avant de se convertir à la religion à 17 ans et de décider, à 20 ans, qu'il voulait recevoir l'ordination.Il occupa ensuite différentes fonctions \u2014 vicaire assistant, professeur de théologie, directeur dans une université \u2014 avant d'être nommé évêque de Bath et du pays de Galles.Quand il fut nommé 103e archevêque de Canterbury, primat de l'Église d'Angleterre, il accepta ce poste dont il avait autrefois dit qu'il ne le souhaitait pas même à son pire ennemi.Marié à 25 ans, père de quatre enfants, grand-père de 10 petits enfants, fidèle partisan du club de football d'Arsenal, dans l'est de Londres, George Carey a toujours été perçu comme un homme du peuple.Il fut d'ailleurs le premier archevêque de Canterbury à ne pas avoir étudié dans l'une des prestigieuses universités de Cambridge et Oxford, berceau des élites intellectuelles britanniques.« J'ai toujours été un évolutionniste plutôt qu'un révolutionnaire », avait-il répondu à une question sur ses origines sociales.« Il vaut mieux changer les choses de l'intérieur plutôt que les renverser », avait-il expliqué.L'occasion de prôner sa doctrine se pointe en 1992, date à laquelle il soutint ouvertement l'ordination des femmes, et donc leur accession à la prêtrise.Une décision indispensable selon lui pour « la crédibilité de l'Église anglicane ».En revanche, il était apparu plus conservateur en 1998 pendant la conférence de Lambeth \u2014 du nom de la résidence officielle de l'archevêque à Londres \u2014 quand il approuva la condamnation de l'homosexualité chez les prêtres, l'interdiction de leur ordination, rappelant au passage qu'avoir des enfants était « un devoir de mariage ».En octobre dernier, après les attentats du 11 septembre aux États-Unis, il s'était prononcé pour « un dialogue plus approfondi entre responsables chrétiens et musulmans en Grande-Bretagne ».Un mois plus tard, dans une interview à une chaîne de télévision arabe, il avait demandé aux musulmans de ne pas voir dans les opérations militaires contre les talibans et le réseau Al-Qaeda une guerre contre l'islam.À la demande de la reine Élisabeth II, George Carey ne partira pas à la retraite avant la fin des cérémonies du Golden Jubilee, les 50 années de son règne.Photo Reuters George Carey, qui prendra sa retraite en octobre comme primat de l'Église anglicane, ne déambulera plus paisiblement dans la crypte du palais de Lambeth, la résidence officielle de l'archevêque de Canterbury.Cette partie du bâtiment est la plus ancienne, construite au XIIe siècle. 1LP0301B0114 B3 LUNDI 1LP0301B0114 ZALLCALL 67 18:56:25 01/13/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 4 JANVIER 2002 B3 DES ADOS COMME LES AUTRES?Naître et grandir avec le VIH S I L V I A GALIPEAU Les jeunes nés avec le VIH vivent de plus en plus longtemps.On compte de moins en moins de cas de sida parmi eux, et autant de décès en moins.Et ces jeunes nés hier, au début de l'épidémie, entrent ces joursci de plain-pied dans l'adolescence.Une note d'espoir dans un monde pas toujours rose.C'est du moins ce qui ressort d'un article publié dans le numéro de mai dernier du Pediatric Infectious Disease Journal, un journal américain publié mensuellement, portant spécifiquement sur les maladies infectieuses touchant les enfants.L'article s'inspire d'une étude menée par le Center for Disease Control and Prevention (CDC), un organisme public spécialisé dans la surveillance de maladies diverses, dont le VIH-SIDA.Pour arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont suivi pas moins de 3674 jeunes nés avec le virus entre 1989 et 1997, des jeunes issus de neuf hôpitaux new-yorkais et d'un centre de transition.New York détient à cet effet la triste palme de capitale américaine du virus.En 2000 seulement, plus de 2000 cas de sida ont été détectés chez des enfants, un chiffre représentant 23 % du total national.Les résultats sont toutefois encourageants.Dépistage des mamans, traitement des enfants et accroissement de l'espérance de vie vont croissant.Ainsi, au début de l'étude, seulement 14 % des mères séropositives étaient identifiées comme tel.Six ans plus tard, la majorité (78 %) était diagnostiquée.Non seulement le dépistage des mamans à risque est de plus en plus systématique, mais le traitement des jeunes nés avec le virus semble aussi devenir chose commune.Ainsi, depuis 1990, 85 % des jeunes nés avec le virus reçoivent des médicaments dès leur première année d'existence.En 1998, plus de la moitié (58 %) des jeunes suivis recevaient au moins trois traitements.Conséquence ?VIH rime de moins en moins avec sida.Ainsi, chez les enfants nés entre 1989 et 1994, 25 % sont morts du sida avant de souffler leur première bougie.Chez ceux nés six ans plus tard (entre 1995 et 1998), seuls 13 % sont décédés la première année.Par ailleurs, sur une note encore plus positive, les jeunes nés entre 1989-1994 vivent dans 62 % des cas jusqu'à deux ans sans développer la maladie.Chez ceux né entre 1995 et 1998, ce sont les trois quarts qui demeurent en bonne santé, au moins durant leurs deux premières années.Et après ?Autre bonne nouvelle, l'espérance de vie est à la hausse.Ainsi, en 1989, seuls 5 % des jeunes suivis dans le cadre de l'étude avaient plus de neuf ans.En 1992, plus de 14 % dépassaient cet âge.Et en 1995, près d'un jeune sur trois pouvait espérer atteindre 10 ans.Ces résultats, franchement encourageants, ne sont toutefois pas sans conséquence.Ainsi, concluent les chercheurs, il faudra désormais tenir compte d'une foule de nouveaux enjeux, tant médicaux, sociaux, que psychologiques, qu'auront à affronter ces tous nouveaux ados.Photo d'archives PC Nkosi Johnson, né séropositif, décédé en juin 2001.Certains auront plus de chance que ce jeune Sud-Africain, symbole de la lutte contre le sida.En parler entre ados ADOS Suite de la page B1 Les jeunes nés entre 1980 et 1990 avaient, à 10 ans, une probabilité de survie évaluée à 43 %.Dix ans plus tard, les jeunes nés entre 91 et 2000 ont, au même âge, une probabilité de survie estimée à 80 %.Mais comment vivent ces jeunes ados ?Sont-ils au courant de leur maladie ?Légalement, au Québec, ils doivent en être informés dès 14 ans.« Entre 10 et 12 ans, nous travaillons la divulgation à l'enfant », explique Guylaine Morin.On tente, autant que possible, d'intégrer les proches dans la démarche, afin de favoriser le dialogue.Comment le prennent-ils ?Comme l'ont pris leurs parents.Si la mère a sombré dans la déprime, par exemple, le jeune risque de le vivre difficilement aussi.Mais si au contraire elle a pris sa vie en main, continue de travailler, bref, mène une vie quasi normale, le jeune a un modèle nettement plus positif sous les yeux.Sophie affirme pour sa part s'être doutée de la chose depuis plusieurs mois avant la formelle révélation.Quelques conversations captées en douce, les médicaments pris régulièrement, les indices s'additionnent vite.« Elle s'est dit soulagée de l'apprendre.Elle était alors fixée et n'avait plus de doutes », raconte son éducatrice Laura Bureaux.Mener une vie normale ?Une fois après avoir pris connaissance de leur maladie, les jeunes se posent tous les mêmes questions.Sera-t-il possible de mener une vie normale ?Avoir un travail comme tout le monde ?Une famille ?« Quand les jeunes apprennent leur diagnostic, ils nous demandent toujours s'ils vont pouvoir avoir des enfants », reprend Guylaine Morin.Bien sûr, leur répond-elle.Elle explique aux jeunes qu'il existe aujourd'hui des programmes pour aider les mères séropositives à passer au travers de leur grossesse.Une femme séropositive désirant porter un enfant peut toujours s'inséminer le sperme du papa.Aujourd'hui, avec les progrès de la médication, le bébé aura moins de 2 % de risques d'être à son tour infecté.Et si c'est le père qui est séropositif et qui souhaite à son tour une descendance ?Là aussi, même si la chose est plus compliquée, elle n'est pas irréalisable, quoique beaucoup plus controversée.Certains pays, notamment la France, l'Italie et l'Espagne, ont développé des techniques de « lavage de sperme », permettant de nettoyer le sperme infecté avant de l'inséminer dans la future mère.Une chose est sûre, quand le jeune approche l'adolescence, les éducateurs doivent aborder l'éventualité des futures relations sexuelles.On essaye de ne pas traiter la question seulement sous ses angles négatifs et dangereux, mais aussi sous un angle positif et plaisant.Dans tous les cas, il y a un incontournable : « tu as un virus et tu as la responsabilité de ne pas le transmettre, dit Guylaine Morin à ses ados.Ce n'est pas négociable.» Même si elle encourage les jeunes à dire la vérité, toute la vérité, à leurs partenaires, ce n'est pas obligatoire.Pas obligatoire de le dire, mais obligatoire d'être responsable, insiste-t-elle.En conséquence, les jeunes semblent avoir davantage d'inquiétudes à entrer dans une relation.Si les autres ados changent parfois de chum et blonde comme ils changent de chemise, les jeunes du sida sont nettement plus réservés, plus prudents, plus lents à s'engager.« Ils ont peur d'être rejetés alors ils ne se garrochent pas.» De son côté, Sue Chandwani, médecin pédiatre spécialisée dans les maladies infectieuses à New York, qui fréquente les jeunes du sida depuis maintenant 15 ans, aime montrer aux ados que la protection, dans une relation sexuelle, cela va dans les deux sens.« Sans protection, je leur dis que non seulement ils risquent la vie de l'autre, mais eux-mêmes pourraient attraper un virus, raconte-t-elle.Il n'y a pas qu'eux à être un risque pour les autres, les autres sont aussi un risque pour eux.» Autre difficulté à l'adolescence : la prise de médicaments.Il arrive souvent que les jeunes se rebellent, souhaitent être davantage comme les autres, et refusent de prendre leurs petites pilules.« Comme dans le cas de n'importe quelle autre maladie », précise Guylaine Morin.Quoi faire, quand on sait que la médication est ici proprement vitale ?De nouveau, on mise sur la responsabilité, en expliquant aux jeunes l'importance des médicaments, à quoi ils servent, comment ils fonctionnent, et quels sont les risques encourus s'ils ne sont pas pris.« Nous leur expliquons qu'il est important qu'ils prennent leurs médicaments.On les applaudit de le faire aussi bien, et on les félicite de si bien se porter, conclut Sue Chandwani.Nous aussi, nous souhaitons qu'ils aient une vie d'ado la plus normale possible.C'est un pacte qu'on fait avec eux.» S I L V I A GALIPEAU « MA COPINE est séropositive.Nous voulons coucher ensemble.Est-ce envisageable ?» « Un de mes meilleurs amis a le sida.Il approche de la fin.Comment lui dire que je suis avec lui ?» Voilà, entre autres, quelques questions postées sur le site Internet teen Aids.org, le premier du genre à s'intéresser uniquement à la problématique des adolescents et du sida.C'est John Chittick, médecin diplômé de l'Université Harvard, formé en éducation et en psychologie des adolescents, qui en a eu l'idée.« J'ai pris conscience, il y a quelques années, qu'il n'y avait aucune ressource pour les adolescents », raconte-t-il.Il a donc décidé de mettre sur pied un site Web, il y a de cela six ans.Le site a cela d'intéressant qu'outre les informations générales sur la maladie et la possibilité de poser des questions en ligne au médecin, il est aussi possible pour les jeunes d'interroger d'autres jeunes, formés par John Chittick luimême.« La meilleure information, c'est par les jeunes qu'elle passe », explique- t-il.Fin psychologue, il rappelle que les jeunes, tout particulièrement les ados, n'aiment pas particulièrement se faire dire quoi faire par les adultes.Entre eux, toutefois, ils discutent de tous les sujets chauds.« Les ados se parlent de toutes ces questions : l'amour, le sexe, la drogue.Ils en parlent ensemble, mais ne veulent pas en parler avec les adultes.» Ainsi, il est fort peu probable qu'un jeune ado ose demander à ses parents s'il peut coucher avec sa copine séropositive.Les parents, on l'imagine, grimperaient aux rideaux.Mais si d'autres jeunes le mettent en garde, lui expliquent comment se protéger, qu'aucune protection n'est jamais totale, quels gestes sont moins à risques, quels autres le sont, des petits trucs tout simples (ne pas se brosser les dents violemment avant une petite relation orale, pour ne pas faire saigner les gencives, par exemple), le message risque de bien mieux passer.John Chittick enseignait dans une autre vie à l'École de santé publique de Harvard.Il a un jour réalisé qu'il prêchait à des convertis.« Ce qu'il faut faire, c'est sortir dans la rue ! » s'est-il dit.Et depuis, il parcourt le monde pour informer les adolescents des risques du sida et les inciter à passer le message à leurs pairs.Il revient d'ailleurs d'une tournée de 40 pays.« Je ne dis jamais aux jeunes : voici comment te sauver la vie.Car psychologiquement, les ados n'aiment pas se faire dire : fait ci, fait ça.Je leur dis plutôt : voici ce que tu peux faire pour sauver un proche, un ami, etc.» Et son message risque bien de devenir de plus en plus nécessaire.En effet, d'après le Programme des Nations unies pour le VIH/sida (ONUSIDA) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les jeunes de moins de 25 ans représentent plus du tiers des 33,6 millions de personnes vivant avec le virus aujourd'hui.À l'échelle de la planète, la moitié des nouveaux cas d'infection sont observés chez des jeunes.En 1998 seulement, on a compté 8500 nouvelles infections chaque jour chez les jeunes et les adolescents.Aux États-Unis, d'après le Center for Disease Control and Prevention (CDC), un organisme fédéral spécialisé dans la surveillance de maladies infectieuses, 25 % des nouveaux cas de VIH/sida sont observés chez des jeunes de 13 à 19 ans.25 %, c'est un cas sur quatre.Pensez-y, souligne le médecin.Photo Fondation Fahra Guylaine Morin Teen Aids.org, premier site web à s'intéresser à la problématique des ados et du sida. 1LP0401B0114 B4 LUNDI 1LP0401B0114 ZALLCALL 67 20:34:20 01/13/02 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 4 J ANV I E R 2 0 0 2 Un portail pour la communauté gaie D'ABORD, une grande découverte, je ne connaissais pas ce site et ma foi, l'endroit a tout pour devenir un excellent portail pour les communautés gay, lesbienne, bisexuelle, transsexuelle travestie.L'initiative est montréalaise et offre l'équivalent en anglais et en français d'une Toile du Québec en présentant le contenu gay qu'on trouve sur le Web.C'est un coup d'oeil du Web pratique et tout y passe : culture, médias, commerce, finance, voyages, vie nocturne, santé, sports, société, communauté et les sites personnels.Le site Gay Crawler (www.gaycrawler.com) a fait un beau travail de recherche.On peut également consulter le site par région.Les villes de Los Angeles, New York, Montréal, Paris et Toronto ont chacune leurs bonnes adresses locales.\u0001 \u0001 \u0001 L'EAU FAIT partie de notre quotidien et malheureusement, la majorité de la population sait peu de chose à son sujet.Par exemple, connaissez-vous son histoire ?Eh bien, un site pourrait bien vous aider.L'Institut de l'eau, une création du groupe Perrier Vittel, présente en ligne un site Web sur le sujet.Des renseignements pratiques, l'actualité, des événements, son histoire et même des recettes « d'Aqua Cocktail ».Que diriez-vous d'un petit « Cuban Drink » ou d'un « San Strawberry » à la fin de la journée.Le site de l'Institut de l'eau (www.institut-eau.com), c'est tout ça.Ce site est l'extension Web de cet organisme scientifique privé.Le site s'adresse au grand public et aux professionnels de la santé.Un autre site qui a tout pour devenir la référence en matière d'information, de pédagogie et de conseil au sujet de l'eau.\u0001 \u0001 \u0001 RESTONS DANS l'eau pour souligner la bonne idée de Sympatico d'indexer sur son site Montréal Plus (www.montrealplus.ca/ section/sports\u2014loisirs) 30 piscines intérieures aménagées dans tous les secteurs de la ville de Montréal.Vous trouverez le lien vers cette page au bas de la section Sports et loisirs.\u0001 \u0001 \u0001 JE TERMINE avec un petit site français pour vous faire sourire.Dans la catégorie « inusité », je viens de découvrir rien de moins que le guide mondial des toilettes.Ceux qui apprécient les sites qui sortent de l'ordinaire vont apprécier ce site qui n'a rien de bien ordinaire.En fait, si les toilettes du monde devaient avoir un site portail, le site Baignade interdite (www.baignade-interdite.com) serait probablement le premier en liste pour remporter le titre.Et je vous rassure, ce n'est pas un site scatologique.Ici on fait le tour de la question de façon humoristique, question de sensibiliser les utilisateurs.On y trouve même des fonds d'écran et des icônes à télécharger pour son ordinateur.Si vous avez le goût de sourire aujourd'hui, voilà un bon endroit par où commencer votre session d'Internet.Bruno Guglielminetti collaboration spéciale Le cybersexe: activité récréative ou maladive?d'après USA Today EN CE DÉBUT du 21e siècle, à n'en pas douter, l'ordinateur est devenu un « jouet sexuel ».Inoffensif en apparence seulement, le cybersexe peut exploser comme une bombe, détruisant du même coup les vies privées et professionnelles d'un grand nombre de Nord-Américains, déclare la psychologue Kimberley Young.Contrairement aux croyances populaires, l'attachement maladif au cybersexe ne se limite pas à des individus minables dans les classes marginales.Young a servi de conseillère à des milliers de couples depuis sept ans à son Center for On-Ligne Addiction à Bradford, en Pennsylvanie.Sa clientèle regorge d'avocats, de médecins, de PDG et de politiciens élus.« Ce sont des gens qui vont à l'église tous les dimanches », dit-elle.Au moins 200 000 Américains souffrent de dépendance cybersexuelle, affirme le psychologue Al Cooper, du Marital and Sexuality Centre de San Jose, en Californie.Cet expert en comportement sexuel sur le Net fonde son appréciation sur les résultats récents de sondages nationaux réalisés sous sa gouverne.Alors, comment des individus tombent-ils sous les griffes du cybersexe ?Le nouveau livre de Young, intitulé Tangled in the Web : Understanding Cybersex From Fantasy to Addiction, en fait le récit.L'auteure indique aussi comment des victimes s'y prennent pour s'en sortir.Il y a quelques années, le cybersexe se limitait largement à jeter un coup d'oeil sur les pages pornographiques de sites Web.Aujourd'hui, il y a d'innombrables salons de bavardage érotiques, offrant des partenaires instantanés pour une fantaisie commune intensifiée par les webcams, qui permettent de voir le corps de l'amoureux virtuel.Des vidéos d'ordre sexuel sont largement disponibles et des spectacles pornographiques sont diffusés en ligne et en direct.Il est si facile de rencontrer un tel site par accident, dit Young, et après qu'on en a pris l'habitude, il est difficile de s'en défaire.« Le Net est le crack de la dépendance sexuelle », opine Young.Le nombre d'obsédés du sexe augmente, reconnaissent les thérapeutes aux États-Unis.Cooper attribue ce phénomène à l'effet combiné d'un accès facile et bon marché, et de l'anonymat.Vous n'avez pas à courir le risque d'être reconnu dans un bar ou dans un quartier mal famé.Environ 10 % des personnes qui s'adonnent à des activités de cybersexc souffriraient de dépendance même sans l'Internet, suggère les études de Cooper.Ils peuvent être pédophiles ou avoir un besoin compulsif de liaisons sexuelles.Un autre 20 % des individus commencent par butiner, puis deviennent accrochés.Ceux-là n'auraient pas développé une dépendance sans le Net, dit Cooper.Environ 70 % des gens se considèrent des usagers « récréatifs ».C'est un peu comme se rincer l'oeil dans un catalogue de lingerie ou dans un magazine Playboy \u2014 on y est attiré sans en ressentir un besoin.Les thérapeutes ne définissent pas l'attachement maladif en nombre d'heures passées devant l'ordinateur.Les obsédés ne peuvent se contrôler, et leur obsession perturbe leur vie personnelle et professionnelle.Des besoins non comblés Les obsédés du cybersexe ont normalement des besoins sexuels non comblés, même si leur vie peut sembler attrayante de l'extérieur.Ils ont souvent grandi dans des familles qui réprimaient sévèrement la sexualité, explique Young.Les adultes souffrant d'autres dépendances peuvent aussi être plus vulnérables.Et la quarantaine, l'âge du démon du midi, prédispose aux aventures sexuelles, dit-elle.Raymond, âgé de 58 ans et client de Young, occupe un poste de cadre supérieur dans une entreprise des Fortune 500.Il s'est engagé dans une cyberfantaisie en se faisant passer pour un collégien de 20 ans, affichant même une photo truquée.Il a attiré plusieurs femmes et affirme que les expériences vécues sur le Net le rajeunissent, même si son travail et sa vie familiale commencent à s'en ressentir.Craig, 53 ans, cadre supérieur en informatique, se sentait éclipsé par les jeunes vedettes de l'entreprise.Il a commencé à se « soigner » avec la pornographie cybernétique, qui réduisait son niveau de stress.Craig en est devenu tellement dépendante qu'il ne peut plus s'en défaire, et son rendement au travail continue de dépérir.Craig a combattu, rechute après rechute.Grâce aux conseils de Young, il a compris qu'il avait accepté l'opinion des parents, pour qui l'activité sexuelle se résumait au devoir de concevoir des enfants.Craig rejetait sa mère dominatrice et reprochait à son père sa faiblesse.Il jouait sur le Net ses fantaisies de domination féminine.« Le cybersexe l'aidait à se rebeller contre les messages religieux de sa jeunesse » et de déchaîner sa colère résiduelle contre les femmes, dit Young.Étonnamment, Craig a réussi à sauver son mariage et conserver son emploi.D'abord, il a davantage partagé ses besoins et ses sentiments avec son épouse, qui a réagi de manière positive.Il a aussi décroché des rôles en théâtre communautaire ; il avait toujours voulu être acteur, mais ses parents s'objectaient.Plus il comblait ses besoins dans la vraie vie, moins il avait recours au sexe sur le Net.Même si les conjoints mentionnent de plus en plus le cybersexe comme motif de séparation ou de divorce, « il s'agit plus d'un symptôme que l'élément déclencheur », dit Lindsey Short Jr., président de l'American Academy of Matrimonial Lawyers.« Les gens avec de merveilleux mariages ne retournent pas à la maison pour aller à la pêche sexuelle sur le Net », dit-il, tout en avouant qu'un problème peut être exacerbé par la disponibilité de partenaires virtuels.Et il ne faut pas postuler que les hommes sont des aventuriers grivois, ajoute Short.À partir de son expérience d'avocat à Houston, il en conclut que les femmes ont plus d'activités sexuelles en ligne que leurs maris.« Ces femmes s'ennuient, elles sont insatisfaites », dit Short.Young croit que le phénomène touche à peu près également les deux sexes.Plus visuels, les hommes, dit-elle, recherchent les sites pornos, tandis que les femmes plus verbales préfèrent les salons érotiques de bavardage.Son livre propose un programme en sept étapes pour combattre la dépendance sur le cybersexe.Les victimes ont souvent besoin de thérapie, et certaines unions ne peuvent être sauvées \u2014 généralement celles qui avaient déjà de terribles problèmes avant qu'un conjoint ne s'aventure sur le Net.\u0001 \u0001 \u0001 Un attachement maladif ?Ce questionnaire pourrait vous renseigner.Quand l'activité sexuelle sur le Net devient-elle une dépendance maladive ?La psychologue Kimberley Young a créé un indice de dépendance du cybersexe pour aider les gens à comprendre leur degré d'attachement au sexe virtuel.Sélectionnez la réponse que correspond le mieux à votre comportement.0 ne s'applique pas 1 rarement 2 occasionnellement 3 fréquemment 4 très souvent 5 toujours 1.Négligez-vous d'autres responsabilités pour consacrer plus de temps au cybersexe ?2.Préférez-vous le cybersexe à l'intimité sexuelle avec votre partenaire 3.Consacrez-vous des périodes de temps importantes à des salons de bavardage et à des courriels personnels dans le seul but de rechercher le cybersexe ?4.D'autres personnes se plaignent- elles du temps que vous passez sur Internet ?5.Votre rendement au travail souffre-t-il à cause de vos activités de cybersexe au bureau ?6.Adoptez-vous une attitude défensive ou fermée quand on vous demande ce que vous faites en ligne 7.Devenez-vous anxieux, nerveux ou irrité quand vous avez de la difficulté à accéder à des sites Web à caractère sexuel ?8.Croyez-vous que la vie sans le cybersexe soit ennuyeuse, vide et sans joie ?9.Vous masturbez-vous en vous adonnant au cybersexe ?10.Êtes-vous en colère ou irrité quand quelqu'un vous dérange alors que vous êtes en ligne ?11.Réduisez-vous vos heures de sommeil à cause de sessions nocturnes de cybersexe ?12.Quand vous n'êtes pas en ligne, êtes-vous préoccupé par le cybersexe ou avez-vous des fantasmes au sujet du cybersexe ?13.Mettez-vous en signet ou vous abonnez-vous à des sites Web de nature sexuelle ?14.Utilisez-vous le cybersexe comme récompense après une réussite (fin d'une tâche, d'une journée stressante, etc.) ?15.Avez-vous recours aux communications anonymes pour vivre des fantaisies sexuelles qui sont normalement absentes de vitre vie ?16.Vous attendez-vous à retrouver un état d'excitation ou de plaisir sexuels lors de votre prochaine session sur Internet ?17.Dissimulez-vous vos interactions sexuelles en ligne, pour que votre partenaire n'en soit pas informé 18.Passez-vous du cybersexe aux rencontres par téléphone, ou même en personne ?19.Avez-vous des sentiments de culpabilité ou de honte après le cybersexe 20.Vous adonnez-vous à des comportements trompeurs ou déviants sur Internet ?Pointage : additionnez les chiffres sélectionnés pour chaque réponse pour obtenir le pointage final.Plus le total est élevé, plus votre degré de dépendance augmente.Degré de dépendance Nul : 0 - 30 points Modéré : 31 - 49 points Sérieux : 50 - 79 points Extrême : 80 - 100 points Danni Ashe dans son bureau de Culver.Elle est propriétaire et animatrice d'une émission très courue sur Internet.3016051A 1LP0501B0114 B5 lundi 1LP0501B0114 ZALLCALL 67 17:13:25 01/13/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 4 J ANV I E R 2 0 0 2 B 5 Un café et un massage, s'il vous plaît! À Paris, il n'est plus question de se contenter d'un express sur le zinc d'une brasserie.Pour être branché, on va dans les cafés à thème.Thérapie, bronzage, jeux de société, tout (ou presque) est envisageable.KATIA CHAPOUTIER collaboration spéciale PARIS \u2014 À Paris, ces temps-ci, le dernier chic quand on ouvre un bar ou un café est de le conceptualiser.Rien n'est meilleur pour le bouche-à-oreille que d'accoler au nom de l'établissement une activité.Est-ce dû à la vie parisienne si trépidante qu'on ne peut plus envisager de prendre nonchalamment un verre sans rien faire ?Peut-être est-ce le côté snob qui plaît bien, le « je-ne-vais-pas-dans-les-lieux-de-monsieur- Tout-le-Monde ».Allez savoir.Mais c'est fou tout ce que l'on peut faire dans un café ! Fatigué ?Envie de se détendre ?Le No Stress Café s'impose.À proximité de tous les bureaux des chaînes de télévision (c'est bien connu, les stars sont surmenées !), ce café propose de vous remettre sur pieds en un temps record.Pour cela, la chaise shia tsu trône au milieu de la salle mais aussi (et surtout) il y a les mains expertes du propriétaire.Un petit 12 $ pour 15 minutes de nirvana.Bon, bien sûr, ce n'est pas toujours très facile de se laisser tripoter devant 50 personnes, mais la gêne ne dure pas plus de 30 secondes et la relaxation persiste le reste de la journée.Comme un plaisir ne vient jamais seul, le No Stress Café propose également de sniffer quelques goulées d'oxygène pur, résultats moins flagrants.Après deux ans d'existence, ce lieu est devenu une adresse incontournable consignée dans les agendas de tous les surmené de Paris.Des vacances condensées.Être décontracté, reposé, n'empêche pas d'avoir pâle figure, surtout en cette saison de grisaille.Cette évidence n'a pas échappé aux créateurs du Sun Café.Idéal pour partir en vacances, une heure.Un petit tour dans l'une de cabines de bronzage, histoire de lutter contre la dépression d'hiver.On ferme les yeux, on s'imagine sur une plage des Antilles puis, deuxième étape, on s'installe dans la salle pour déguster un cocktail Florida ou Bora Bora.Déconnection assurée ! Les rencontres au café S'il semblait il y a quelques années, difficile de communiquer avec les gens dans les cafés sans avoir l'air d'un maniaque ou d'un pervers, la tendance est véritablement en train de s'inverser.Tout a commencé avec les cafés philosophiques.On se retrouvait dans un troquet et on parlait de problèmes fondamentaux.Qu'est-ce que la liberté ?Est-on responsable de ce dont on n'est pas conscient ?Des questions vitales.Les cafés philo ont donné l'idée des cafés littéraires où on venait déclamer quelques poèmes ou débattre sur les derniers romans.Peu à peu, la ville a vu naître les cafés des sciences, les cafés géo où chaque semaine on se retrouvait autour d'un verre pour échanger sur un thème précis.Méthode idéale pour rencontrer des gens avec qui, dès le départ, il y a un centre d'intérêt commun.Et puis le café Bastille a eu l'idée surprenante de lancer le « café-psycho ».Véritable thérapie de groupe, ces réunions permettent de poser des questions et de débattre avec un vrai psy sans se ruiner.Un véritable succès.Pour ceux qui, en revanche, ont envie de détente, il existe les cafés-jeux.À l'Apparemment Café ou à l'Oya Café, on rencontre des partenaires de Trivial Pursuit ou de Monopoly.Plutôt envie de lecture ?Le Fumoir est un pur bonheur.Avec un coin salon des plus cosy, doté d'une immense bibliothèque (style maison bourgeoise dans les films anglais) et de grands fauteuils en cuir où il fait bon rester.Non seulement, on peut fureter dans les étagères, lire un des livres, mais on peut aussi l'emporter à la maison, à condition d'en laisser un autre en échange.Et pour les pressés ou les débordés, il existe au centre de Paris le Café-Épicerie.Ambiance années 1950, il donne en plus la douce impression d'être dans Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain.Qui a dit que c'était difficile de faire des rencontres à Paris ?Les cafés parisiens classiques comme celui-ci ont maintenant de la concurrence très innovatrice.Kaboul veut bien importer du thé indien maisà un coût moindre l'école du voyage l'école du voyage l'école du voyage LEADERDE LA FORMATION DANS LE DOMAINE DU VOYAGE du ministère de l'Éducation: il s'agit d'un prêt remboursable sur 12 ans.Une formation rapide et pratique: après cinq mois de formation à temps plein, les étudiants obtiennent une Attestation d'Études Collégiales (AEC) et sont prêts pour le marché du travail.Les cours sont très pratiques et répondent bien aux attentes des employeurs.La formation dispensée par le Collège permet aux étudiants de travailler de façon plus efficace et d'obtenir rapidement des salaires supérieurs.Au niveau des horaires de cours, le Collège April-Fortier a adopté une approche non conventionnelle: en effet les inscriptions se font en tout temps et le Collège offre des sessions de jour qui débutent presque à tous les mois (11 fois par année en français et 3 fois par année en anglais) ce qui permet aux étudiants de débuter à la période qui leur convient e t aux employeurs de pouvoir recruter du nouveau personnel en tout temps.De plus, le Collège offre aux personnes qui désirent suivre ce cours tout en travaillant, une flexibilité d'horaire exceptionnelle: on peut en effet choisir parmi des cours de jour, de soir et de fin de semaine.On peut même suivre toute la formation uniquement en cours de soir ou en cours de fin de semaine; dans ces derniers cas, la formation s'étalera sur 8 ou 12 mois.Le Collège tient à rencontrer individuellement ses futurs étudiants et offre aux personnes intéressées par le domaine du voyage la possibilité de rencontrer gratuitement un conseiller pour mieux identifier ce que l'industrie peut leur offrir.Cette démarche est importante car elle permet au conseiller de connaître votre personnalité, votre vécu, vos goûts et vos objectifs et ainsi mieux vous orienter quant aux différentes possibilités d'emplois avant de vous inscrire.De plus le conseiller pourra évaluer le montant d'aide financière auquel vous aurez droit et vous aider dans cette démarche.En général, les personnes qui travaillent à temps plein sont surprises d'apprendre qu'elles ont aussi la possibilité d'obtenir de l'aide financière car on croit généralement que ce service ne s'adresse qu'aux jeunes.Parmi les personnes intéressées à s'intégrer au domaine du voyage, on retrouve des gens qui reçoivent des prestations d'assurance-chômage; ces personnes peuvent obtenir la permission de suivre des cours tout en recevant des prestations; cependant souvent des conseillers d'Emploi-Québec refusent cette autorisation car les statistiques à leur disposition ne reflètent pas la réalité actuelle du marché de l'emploi dans le domaine du voyage; le Collège fournit alors à ces conseillers une liste des postes disponibles; en cas de nouveau refus les personnes intéressées à suivre la formation peuvent tout de même le faire en suivant le programme en cours de soir et de fin de semaine.Un élément important qui explique le succès du Collège April-Fortier, c'est son service de placement; depuis l'automne 1999, le domaine du voyage est en pleine ébullition et il y a un manque de personnel qualifié.Au service de placement, on reçoit d'une part les demandes des employeurs à qui le Collège offre un service de présélection et, d'autre part, les étudiants qui recherchent un emploi à qui le Collège offre un service d'orientation.Étant donné qu'il y a beaucoup plus d'emplois que d'étudiants, les étudiants ont vraiment un choix intéressant de postes disponibles selon leurs goûts et leurs objectifs.Avant le 11 septembre dernier, il y avait plus de 250 postes disponibles pour les étudiants du Collège dans la seule région de Montréal.Fait intéressant, les personnes de plus de 40 ans sont très en demande dans les agences de voyages détaillantes.Évidemment, à cause des événements du 11 septembre, la situation a dramatiquement changé.Cependant si l'on se fie à l'expérience vécue lors de la guerre de Golfe en 1991, on peut estimer que l'on fera face à une demande accrue au cours des prochains mois.Si vous désirez en connaître plus, n'hésitez pas à communiquer avec un conseiller du Collège April-Fortier au (514) 878-1414 ou 1-888-878-1414.Vous Pouvez consulter le site web du collège: www.april-fortier.com Le Collège April-Fortier est situé au 801, rue Sherbrooke Est, bureau 100, au coin de St-Hubert, à deux minutes de la station de métro Sherbrooke.Vous aimeriez travailler dans le domaine du voyage?Vous vous informez un peu partout, un nom revient constamment: le Collège April-Fortier.Pourquoi?Le Collège April-Fortier a été fondé en 1979 par les professionnels du voyage, Gisèle April et Normand Fortier, pour répondre aux besoins de cette industrie exclusivement.C'est une approche totalement différente de celle d'une maison d'enseignement ou d'une commission scolaire qui désire ajouter à sa gamme de cours une formation spécifique; ils doivent alors recruter du personnel dans un domaine qui leur est inconnu et, en général, n'offrent pas de service de placement efficace.Au Collège April-Fortier la différence réside dans le fait que nous sommes directement branchés sur l'industrie du voyage et notre grande force c'est le placement.Bien qu'étant la plus importante école dans son domaine, le Collège April-Fortier demeure une petite entreprise où l'administration reste à une échelle humaine et très accessible aux étudiants.Toute l'organisation est orientée vers le marché du travail dans le domaine du voyage; le contenu des cours évolue en fonction des besoins spécifiques de l'industrie.Le Collège a développé une forme de partenariat avec plusieurs employeurs tout en offrant un service de placement pour toute l'industrie.En moyenne, 30% des étudiants se dirigent vers les agences de voyages détaillantes, 60% vers les entreprises grossistes qui organisent les voyages vendus par les agences de voyages et 10% vers les compagnies aériennes.Le Collège s'est doté d'une équipe de professeurs exceptionnels; ses professeurs sont aussi actifs dans l'industrie, connaissent bien les exigences du marché du travail et enseignent dans leurs champs de spécialisation.Les étudiants aussi sont exceptionnels: le Collège n'étant pas subventionné, ce sont les étudiants qui paient pour leur formation; leur niveau de motivation étant très élevé, le Collège peut donc offrir une formation de qualité supérieure.De plus, on retrouve en classe des étudiants de tout âge entre 18 et 60 ans, avec des expériences très diversifiées, ce qui crée une dynamique particulièrement intéressante.Les étudiants ont accès à l'aide financière l'école du voyage l'école du voyage l'école du voyage BRYAN PEARSON Agence France-Presse KABOUL \u2014 L'Afghanistan est tout disposé à importer du thé indien, à condition que New Dehli baisse les prix de la boisson la plus populaire des Afghans, ont indiqué des membres du gouvernement de Kaboul.Les buveurs de thé et les tenanciers des innombrables chai khana (prononcer tchai), ces petits débits de thé qui bordent les rues de la capitale afghane, sont du même avis : certains d'entre eux boivent jusqu'à 50 tasses de tchai par jour.« Si le prix nous convient, nous essaierons d'acheter du thé à l'Inde », a indiqué à l'AFP le vice-ministre du Commerce, Zia Uddin Zia.« Nous avons des relations fraternelles avec l'Inde et leur thé est de grande qualité.Nous aimerions faire affaire avec eux », a-t-il dit.Il réagissait ainsi à une déclaration récente du secrétaire général de l'Association indienne du thé (ITA), M.D.Chakrabarti, qui espère relancer l'industrie du thé de son pays, frappée par la récession, en frappant à la porte d'un marché afghan assoiffé par des années de guerre.Pendant les cinq années du régime des talibans, le commerce entre l'Afghanistan et l'Inde a été complètement étranglé, mais les deux pays ont hâte de rétablir leurs relations depuis l'installation de la nouvelle administration afghane le 22 décembre.« Tout commerce est le bienvenu, en particulier avec l'Inde », dit le président de la Chambre du commerce de l'Afghanistan Mohammad Aiwaz Fidaai, notant qu'il n'y a actuellement « absolument aucun commerce avec l'Inde ».Mais, ajoute-t-il, le thé indien est hors de la portée des Afghans.« L'Inde doit baisser ses prix si elle veut concurrencer des pays comme l'Indonésie, le Sri Lanka, la Chine, le Vietnam et le Kenya », souligne-t-il.Sur le marché de Mandai à Kaboul, les marchands de thé proposent, dans des boîtes ouvertes et des grands sacs, de nombreuses espèces de thé venant du monde entier, les uns finement moulus, les autres en feuilles larges et vertes.« Nulle part, sur ce marché, vous ne trouverez du thé importé d'Inde », dit le marchand Baseer Zazi.« Nous n'avons pas eu de thé indien depuis six ans.» Les sacs de thé estampillés « India » qu'on trouve sur le marché viennent en réalité du Vietnam, dit Zazi.« Le vrai thé indien est très cher \u2014 environ trois dollars le kilo », esplique-t-il.« C'est le double du prix du thé des autres pays.Bien que la qualité soit bonne, personne ne peut se l'offrir en Afghanistan.» Zazi, qui boit lui-même « au moins 50 tasses, parfois 80 ou 90 » par jour, vend quotidiennent entre 100 kilos et 1,10 tonne de thé, principalement du Kenya et du Vietnam.« Les Afghans adorent le thé », dit-il.« Nous ne buvons pas de café ni d'alcool, seulement du thé.» Une tasse de thé est offerte à tout visiteur en signe d'hospitalité à chaque occasion, et presque toute la vie sociale se fait autour d'une théière.Les Pachtounes, en général, préfèrent le chai shabz (thé vert), tandis que les Tadjiks et les Ouzbecks préfèrent le chai seya (thé noir), selon ZAI.Dans une chai khana près d'un parc, des Afghans enturbannés sirotent une tasse de thé au soleil, affirmant qu'eux aussi seraient bien contents si on importait du thé indien.« C'est la meilleure qualité, mais c'est cher.L'Afghanistan est un pays pauvre », dit Mohammad Rafiq Sediqi, qui boit « au moins 30 tasses » de thé par jour.Son fils, dit-il, voyage souvent en Inde et lui rapporte une boîte de thé Palandoor.« Il est très noir et très bon.Je l'adore, » dit-il.« Nous en boirions tout le temps s'il y en avait et s'il était moins cher.» Selon l'Union du thé de Kaboul, l'Afghanistan importe en moyenne 683 tonnes de thé par mois, dont 256 tonnes du Kenya, 197,4 du Vietnam, 164,8 d'Indonésie, 45,6 de Chine et 18,4 du Bangladesh.Sediqi explique pourquoi les Afghans boivent autant de thé : « Nous n'avons pas de bons moyens de transport et nous devons marcher beaucoup.C'est pourquoi nous avons soif et nous devons boire du thé.Car ce n'est pas bon de boire de l'eau, ça fait gonfler l'estomac.» Chanceux ! Offrez-vous Charlevoix et sa tradition touristique riche de 200 ans de villégiature.Offrez-vous les plus beaux paysages et panoramas, un enneigement exceptionnel, la chaleur de l'accueil et le raffinement de la culture de Charlevoix.Découvrez nos opportunités de séjour en vous procurant notre nouvelle brochure hiver 2001-2002.Remplissez et retournez le coupon de participation présent à l'intérieur de la brochure et courez la chance de gagner une semaine au coeur du réputé réseau d'hébergement de Charlevoix.Bonne chance ! Association touristique régionale de Charlevoix 1-800-667-2276 www.tourisme-charlevoix.com Réserve mondiale de la biosphère 3011694A 1LP0601B0114 B6 LUNDI 1LP0601B0114 ZALLCALL 67 18:06:48 01/13/02 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 4 J ANV I E R 2 0 0 2 Des cadeaux, des cadeaux, des cadeaux.d'après USA Today LOS ANGELES \u2014 Jenny Mc Carthy fouille dans une pile de jeans Red Engine Company.« Vous n'avez pas ma taille », se plaint-elle.« Croyez-vous que nous sommes toutes anorexiques ?» Enfin, elle trouve un jeans qui lui convient.« C'est cool », dit-elle et sans payer, les glisse dans un fourre-tout Wilson de 300 $ en cuir italien, qu'elle emporte aussi sans payer.Non, Jenny n'a pas commis de vol à l'étalage.Il s'agit plutôt de la plus récente évolution des sacs-cadeaux.En effet, en plus de recevoir un panier-cadeau préemballé d'une valeur de plus de 5000 $, les célébrités participant à la soirée des American Music Awards étaient invitées à une session de magasinage gratuit dans une salle du Shrine Auditorium.L'événement était présenté par une compagnie appelée Backstage Creations.Les Michael Jackson, Lenny Kravitz, Alicia Keys, Cher, Kid Rock et Britney Spears pouvaient sélectionner une diversité de produits de cuir, de bijoux et de produits de beauté offerts à titre gracieux par leurs fabricants.« Vous pouvez choisir ce que vous voulez.C'est ce que je préfère », dit Mc Carthy, qui coanimait l'émission avec Sean P.Diddy Combs.Magasiner avant les autres Mc Carthy a pu faire son magasinage avant tous les autres participants à la soirée des AMA.Elle jubilait à chaque stand, en commençant avec Wilson's, qui proposait une vingtaine de styles de sacs en cuir.Elle a choisi le plus ample, question d'y fourrer ses cadeaux.« Je me sens comme un enfant », disaitelle, en examinant une montre suisse Maurice Lacroix de 925 $.Appelée The Retreat, la salle à l'éclairage tamisé, conçue par le W Hotel, contenait aussi un lit « king », des canapés blancs et des plantes vivantes.Les célébrités ont pu s'y rendre durant les répétitions et le jour même de l'émission.Lancé il y a deux ans par Karen Wood, ancienne coordinatrice des artistes aux American Music Awards, ainsi qu'aux prix Grammy, Emmy et MTV, Backstage Creations fait un malheur sur le circuit des soirées de prix.Wood participe à une douzaine de spectacles par année, y compris les People's Choice Awards en janvier, le Screen Actors Guild Awards au mois de mars et les Billboard Awards le mois dernier.Elle affirme que les vedettes n'en reviennent pas en voyant les étalages.« Il y a un échange d'énergie.Vous vous sentez tellement plus choyés quand quelqu'un parle du produit.» Photo Reuters L'actrice Jenny Mc Carthy Photo AFP Le chanteur Lenny Kravitz 3016991A Critiquer un ancien employeur sur le Net devient risqué d'après USA Today CES JOURS-CI, les employeurs remportent des victoires judiciaires importantes contre des anciens employés qui les critiquent sur Internet.Des jugements rendus dans les dernières semaines de 2001 pourraient refroidir les ardeurs des travailleurs qui ont choisi le cyberespace comme terrain de lutte, disent les défenseurs des droits civils.Et le combat pour la liberté d'expression sur Internet s'anime aussi, alors qu'un nombre croissant d'entreprises sévissent contre le bougonnement en ligne d'employés mis à pied.Quelques causes récentes se démarquent par : > l'importance des sommes adjugées.Au mois de décembre, un jury a accordé à Varian Medical Systems, de Palo Alto, en Californie, la somme de 775 000 $ pour diffamation et harcèlement sur Internet par d'anciens employés.La direction de l'entreprise alléguait que deux anciens employés avaient fait preuve de malice en affichant 14 000 articles sur une centaine de babillards électroniques.Les messages accusaient les gestionnaires d'homophobie et de discrimination à l'égard de femmes enceintes, selon les dirigeants de l'entreprise.Les anciens employés affirment pour leur part que le verdict étouffera la liberté d'expression en ligne.« Les entreprises ont toute liberté pour faire la promotion de leur organisation », déclare Michelangelo Delfino.« Un petit gars comme moi arrive et dit : « je ne suis pas d'accord » ou « le PDG est ignorant » et je suis écrasé.C'est une question de liberté d'expression.> de nouveaux précédents.Le mois dernier, une cour d'appel californienne a rendu jugement contre Ken Hamidi, un employé congédié par Intel.Il avait expédié des courriels à environ 35 000 employés pour expliquer ses griefs contre l'entreprise.Les dirigeants d'Intel ont entamé des poursuites seulement après lui avoir demandé de cesser.Le tribunal a jugé que les courriels de Hamidi constituaient une entrée illégale.« Nous sommes très heureux.Selon nous, il s'agissait d'un multipostage abusif », a déclaré un porte-parole d'Intel, Chuck Mulloy.« Nous avons toujours réitéré que cela ne concernait pas son droit d'exprimer des opinions.» Affirmant que le jugement étouffe la liberté d'expression, certains défenseurs des droits civils prédisent que d'autres compagnies utiliseront la décision pour empêcher des ex-employés d'envoyer des courriels à leur personnel.« Ça pourrait empêcher les anciens employés et le personnel actuel de s'organiser », déclare Ann Beeson, avocate à l'American Civil Liberties Union.« Ils ont permis à des centaines de courriels personnels de se rendre aux employés, mais ont ciblé ce type seulement.> une augmentation des actions en justice.De plus en plus d'entreprises entament des poursuites judiciaires pour démasquer des expéditeurs anonymes de courriels.Le fabricant de logiciels print Cafe, de Pittsburgh (Pennsylvanie), s'est adressé à la cour pour connaître l'identité de ceux qui ont attaqué l'entreprise sur un site Web.Selon les dirigeants de la compagnie, les messages étaient diffamatoires et violaient la confidentialité de renseignements internes de l'entreprise.« Cela ne concerne pas le premier amendement (liberté d'expression) », déclare Terry Bujold, l'avocat de print Cafe.« C'est pour arrêter des gens qui propagent des mensonges haineux.» Plusieurs tribunaux d'État ont jugé par le passé que l'identité d'expéditeurs anonymes ne pouvait être dévoilée à moins qu'une entreprise puisse démontrer qu'il existe un potentiel de diffamation ou de dommages- intérêts.Quel type de performance préférez-vous?P.D.S.F.24000 $ RSX 2002 P.D.S.F.21700 $ 1.7EL 2002 ACURA vos concessionnaires fiables P.D.S.F.de 21 700 $ pour l'Acura 1.7EL (modèle ES3562E) et de 24 000 $ pour l'Acura RSX (modèle DC5362PB) 2002 neuves.Transport et préparation (900 $), taxes, immatriculation et assurance en sus.Le prix de vente des concessionnaires peut être inférieur.Garantie Acura limitée de 5 ans/100 000 km.Les modèles offerts peuvent différer des photographies.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Les deux premiers services d'entretien sont compris.Assistance routière 24 heures Acura.L'Acura RSX 2002 Incluant : moteur 2,0 litres i-VTEC de 160 chevaux freins à disque aux 4 roues roues de 15 po groupe électrique climatiseur automatique radio AM/FM avec lecteur CD système d'entrée sans clé et tellement plus\u2026 L'Acura 1.7EL 2002 Incluant : nouveau moteur 1,7 litre VTEC freins à disque aux 4 roues avec ABS climatiseur groupe électrique radio AM/FM avec lecteur CD roues en alliage et tellement plus\u2026 ACURA BROSSARD 9100, boul.Taschereau O., Brossard (450) 659-1616 ACURA DE LAVAL 2500, boul.Chomedey, Laval (450) 682-4050 ACURA PLUS 255, boul.de la Seigneurie, Blainville (450) 435-4455 GALERIES ACURA 7100, boul.Métropolitain E., Anjou (514) 354-8811 ACURA GABRIEL 4648, boul.Saint-Jean, Dollard-des-Ormeaux (514) 696-7777 LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon O., Montréal (514) 340-1344 3015319A 1LP0701B0114 B7 lundi 1LP0701B0114 ZALLCALL 67 19:05:22 01/13/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 4 JANVIER 2002 B7 SPOTS ISABELLE MASSÉ La pub de viagra arrive au canada AUJOURD'HUI commence la diffusion d'une nouvelle campagne de publicité pour le médicament qui a eu droit au plus gros buzz depuis des années : on a nommé le Viagra.Mise au point avec l'agence Taxi, de Toronto, la pub entre en ondes dans les deux langues.Comme l'exige la loi, la pub ne fait pas référence directement au problème que le Viagra est censé soigner.Elle évoque plutôt le « bien-être » qui fait qu'un gars se lève du bon pied en se disant « quel beau matin ! » Il invite ensuite les gens à « parlez à votre médecin ».Pourquoi faire une campagne publicitaire pour un produit dont on parle constamment depuis son lancement ?« Nos recherches nous indiquent que les Canadiens ne connaissent pas tous les faits au sujet du Viagra », explique Sophie Mc Cann, porteparole de la société Pfizer, qui a inventé ce médicament contre l'impuissance.\u0001 \u0001 \u0001 Choisirson Levi's IL N'Y A PAS que les publicitaires et les annonceurs qui ont le monopole sur les publicités diffusées durant le Super Bowl.À trois semaines de l'événement sportif le plus regardé sur la planète, le fabricant de jeans Levi's demande aux consommateurs de déterminer, parmi trois messages de 30 secondes, lequel devrait être présenté le 3 février.Il suffit de taper www.levis.yahoo.com pour le faire.Levi's paiera ensuite environ 2 millions pour le diffuser sur les ondes de Fox.Les trois publicités en compétition ont été intitulées « Crazy Legs », « Up and Down » et « Bull ».Dans le premier spot, qui fait la promotion du modèle Flyweight, un jeune homme marchant dans les rues de Mexico grandit à vue d'oeil.Dans la deuxième publicité, des femmes enfilent et enlèvent leurs jeans Super Low Stretch.Pour vous messieurs.Le troisième spot, rigolo et déjà en ondes, présente un autre jeune homme, courageux celui-là, qui fait un tour de cheval mécanique.Le message « Crazy Legs » remporte jusqu'à présent la faveur du public : 38 % contre 31 % pour « Up and Down », et 29 % pour « Bull ».Ceux qui votent peuvent gagner un jean Levi's.Ce n'est pas la première fois qu'un annonceur américain consulte le public pour le Super Bowl.Le USA Today rappelle que l'an dernier, Pepsi a demandé aux Américains de choisir le message qu'ils considéraient le meilleur à vie de la boisson gazeuse.Le choix s'est porté sur le livreur de Coke qui fait tomber une centaine de canettes de Pepsi dans un dépanneur.Il a été diffusé pendant l'émission d'après-match.\u0001 \u0001 \u0001 Les pubs alcoolisées de retour IL N'Y A pas qu'au Québec que les entreprises de vins et spiritueux doivent se soumettre à une réglementation sévère lorsqu'elles décident d'annoncer.Pendant plus de 50 ans, elles n'ont eu leur place que dans les magazines et les quotidiens.Depuis décembre, elles ont toutefois refait leur apparition à la télévision.Le réseau NBC a rapidement limité la diffusion des messages de vodka, rhum, gin et compagnie à ses émissions dont l'auditoire est composé au moins à 85 % d'adultes (21 ans et plus).Ce qui restreint leur présence à toutes les émissions de la grille de NBC ! Seul le Saturday Night Movie est rayé de la liste ! Si les autres réseaux américains généralistes (tels ABC et CBS) adoptent le même pourcentage que NBC, presque toutes leurs émissions vont également se qualifier, contrairement à celles sur des chaînes spécialisées, comme Fox, attirant un auditoire plus jeune.Le constat vient de la firme de recherche Nielsen.Pourquoi 85 % ?« Nous voulions être un peu plus restrictifs que l'Association des magazines qui, à l'époque, a établi que le lectorat d'une publication devait être constitué à 80 % de lecteurs adultes pour imprimer les pubs des compagnies de tabac », expliquait Alan Wurtzel, président, recherche et développement média, de NBC, au magazine spécialisé américain Advertising Age.C'est la vodka Smirnoff qui a lancé un premier message sur les ondes de NBC.En décembre, l'annonceur prônait une consommation modérée pendant la période des Fêtes et invitait les Américains à désigner un chauffeur avant de célébrer.La publicité, plutôt sobre et traditionnelle, a été conçue par trois anciens employés de la Maison blanche : Joe Lockhart, Carter Eskew et Mike Feldman, anciennement du clan démocrate de Bill Clinton.Ils ne travaillent en pub que depuis six mois et ont remporté le compte de la Smirnoff contre l'agence réputée J.Walter Thompson.La campagne du lait.Assez pour remettre Adamo au goût du jour.Des compositeurs au service de la pub La richesse d'un répertoire inusité P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale LA COMPILATION Pop Shopping, dont le deuxième volume est paru il y a peu de temps sur le label Crippled Dick Hot Wax, est un bien curieux objet.L'idée a germé dans la tête de deux collectionneurs allemands de disques et d'antiquités, Sir d'oeuvre et Senor 45 : retrouver des musiques de pubs, des jingles, de spots télé des années 60 et 70, pour en faire une compilation juteusement funky qui passionne aujourd'hui les DJ comme les mélomanes de tout acabit.Pourrions- nous en faire autant avec le répertoire publicitaire du Québec ?Depuis la banlieue de Cologne, Sir d'oeuvre (alias Stefen Becker), répond à nos interrogations quant à ce projet iconoclaste : « On part de vieux vinyles 7 pouces et flexidiscs (ces vinyles sur lesquels nous devions déposer un 25 sous pour les faire jouer.) que Senor 45 et moi conservions, raconte-til.La musique était bonne, et les messages hilarants.Alors, nous sommes entrés en contact avec les entreprises comme Nescafé, Opel (une filiale allemande de GM) ou Ford pour obtenir les droits d'en faire une compilation.C'était parfois difficile de retrouver les contrats, les compositeurs et surtout les bandes originales ! » Lorsque les bandes n'étaient pas disponibles, il leur a fallu nettoyer les supports vinyles pour en dégager la meilleure qualité sonore possible.Le résultat surprend : ces chansons de compositeurs reconnus tels que Gert Wilden (père de la fameuse bande originale du film Vampyros Lesbos), Klaus Doldinger ou Christian Bruhn (dont la musique pour la pub de la Ford Capri est irrésistiblement loufoque.Les Allemands ont dû en acheter, de ces voitures.).Mais ce qui étonne davantage, c'est la richesse de ce répertoire inusité.À tel point qu'on se demande, d'une part, si la publicité québécoise peut rivaliser avec un tel corpus publicitaire et, d'autre part, si cet art ne se serait pas perdu avec les époques.D'ailleurs, quelqu'un pourrait-il chanter une chanson d'une pub d'aujourd'hui ?Une pratique perdue « Je te dis, la chanson de François Dompierre pour la pub de Labatt On est 6 millions faut se parler, je pense que je pourrais te la chanter au complet ! C'était tellement beau », dit Jacques Labelle de l'agence Cossette, véritable livre ouvert sur l'histoire de la publicité québécoise.Le spécialiste nomme tout de go quelques autres exemples bien de chez nous : Ma brosse à dents, mon bikini (Air Canada), Pout pout pout St-Hubert B.B.Q, les annonces des cigarettes, Y'a de la joie, chantée par Serge Laprade pour Coca-Cola.Mais aujourd'hui, les choses ont changé.Plutôt que de confier à des compositeurs le soin d'écrire une chanson originale où le message est mis en évidence, on achète les droits de chansons connues ou on commande des musiques génériques qui ne se gravent pas dans la mémoire collective comme On est 6 millions.(1975) ou la chanson de Québec 84 (« Ohé Ohé.», chantée notamment par Normand Brathwaite).« Il y a une époque, explique Jacques Labelle, où ce qu'on appelle les jingles, les ritournelles, étaient très utilisé au Québec en publicité, ce qui nous a donné des années riches en publicités chantées.Les années 90 n'ont pas été très fortes sur les musiques, les chansonnettes, les créations musicales.Certaines mélodies, comme celle qui accompagnait Mr.B dans ses pubs (de Bell), on les fredonnerait que personne ne pourrait vraiment les reconnaître.» Selon lui, si la tendance ne s'est pas maintenue, c'est par souci de créer des messages publicitaires plus intelligents.« Il y a une fonction dans la pub qui est d'accrocher, par un jingle, disons.Mais ce n'est pas seulement ça : si tu n'établis pas une relation avec les gens, ça ne marche pas.D'où les messages plus « intelligents », plus songés.» De plus, le rapport avec la télévision n'est plus le même qu'il y a 30 ans, ajoute Jacques Labelle.« Avant, il y avait six ou sept postes seulement.Si tu voulais changer, fallait se lever ! D'ailleurs, c'est peut-être une raison pour laquelle on utilise des chansons connues : on veut que les gens restent et qu'ils ne zappent pas.Mais je pense plutôt que c'est un bon concept publicitaire qui va accrocher les gens.» La musique, hameçon publicitaire « La musique créé rapidement le lien émotif avec le public, croit Martin Beauvais de l'agence BBDO, l'un des concepteurs de la fameuse campagne Le Lait, qui a remis le chanteur Adamo au goût du jour.La musique est une façon rapide de créer un engouement pour une pub.» La campagne publicitaire du lait est le meilleur exemple de l'importance de la musique dans le message : toute la pub est élaborée à partir de la chanson, en plus du concept qui est très intelligent.Idem pour la récente campagne de Gap, ou des vedettes pop connues reprenaient en chaîne une chanson de Supertramp (Give a Little Bit).Dans les deux cas, il s'agit toutefois de chansons éprouvées et non de jingles originaux.Souvent, concède Martin Beauvais, la musique sert uniquement de toile de fond.Et trop souvent, c'est la même musique techno qui est utilisée à satiété.« Mais il y a parfois des cas, ajoute-t-il, où les chansons accrochent les gens et deviennent populaires : la chanson qu'on utilise depuis trois ou quatre ans pour la pub de Labatt Dry a déjà été jouée dans certains bars ! » Idem pour la pub de 7UP, utilisant une chanson des Respectables qui, incidemment, s'appelait L'Homme 7UP.Le phénomène de la popularisation d'une chanson à la base inconnue est devenu rare au Québec, mais il en va tout autrement en Angleterre, en France ou ailleurs en Europe, où certains messages publicitaires donnent encore de la notoriété à des compositeurs.« Aujourd'hui, indique Stefen Becker, certains publicitaires repèrent des jeunes artistes qui ont de l'avenir.Ils achètent les droits pour une de leurs chansons qui a du potentiel et, quelques semaines plus tard, la chanson se retrouve au sommet des palmarès ! » De l'avis de Martin Beauvais, le quasiabandon du jingle est aussi dû aux changements de la société.« On est en 2002, pas 1972, et les groupes cibles à qui on s'adresse n'ont pas forcément de connexion à ces époques, d'où l'importance de la musique électronique instrumentale.Et pourtant, la musique dans la pub est extrêmement réfléchie.De plus, à mon avis, il s'agit du dernier bastion de créativité de la pub, car c'est l'élément le plus purement original et créatif du message.» Poppshopping 2 : le groove extra des pubs allemandes. 1LP0801B0114 B8 LUNDI 1LP0801B0114 ZALLCALL 67 19:37:13 01/13/02 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 4 J ANV I E R 2 0 0 2 ÉCOLOGIE Le paradis menacé de Michel Denis Les monts Groulx sont un véritable « Klondike » pour les amateurs de plein air, mais aussi pour les compagnies forestières et minières.Avec l'aide des Amis des monts Groulx, le guide Michel Denis souhaite toutefois faire reconnaître le massif comme Réserve mondiale de la biosphère de l'UNESCO pour protéger l'un des derniers écosystèmes intacts du Québec.Il entend frapper les multinationales de plein fouet en les dénonçant sur toutes les tribunes.collaboration spéciale Michel Denis a élu domicile au pied des monts Groulx où il guide des fondeurs dans cet environnement vierge de 5000 kilomètres carrés qui donne l'impression d'être encore inexploré.Les monts Groulx s'appellent en fait Uapashké qui signifie « montagnes blanches » en innu.Le chanoine Lionel Groulx n'y a jamais mis les pieds, « pas plus que dans la station de métro », lance Michel Denis à la blague.Les Innus ou Montagnais parcourent cette région depuis longtemps à la recherche de gibier.Il s'agit d'un formidable massif que le guide compare aux Highlands en Écosse.Le pourtour se constitue d'une forêt boréale bien touffue et l'énorme plateau ondule entre des sommets et des vallées ponctuées de centaines de lacs.L'altitude avoisine les 600 mètres en moyenne, mais trente sommets dépassent les 1000 mètres.« La forêt alpine domine le plateau comme on en retrouve au Yukon ou en Colombie-Britannique.On n'est pas habitués de voir ça dans l'est », précise-t-il.Cet îlot arctique dans la forêt boréale abrite ainsi une flore unique au Québec.Il tombe environ quatre mètres de neige par hiver et l'année dernière, le thermomètre est descendu jusqu'à -58 degrés Celcius.Michel Denis forme à lui seul le quart de la population humaine de cet imposant massif habité, entre autres, par des orignaux, des caribous, des loups et des ours.Sans boussole, les monts Groulx se transforment en cauchemar à cause du blizzard et du brouillard.« Si tu te perds, personne ne va te chercher.Si tu meures, personne ne va t'enterrer », prévient Michel Denis à demi-sérieux.Pour lui, cette absence de contrainte signifie toutefois la liberté lorsqu'on s'aventure dans le massif.Un atelier plus vaste Après avoir été potier pendant 18 ans à North Hatley, Michel Denis mettait le cap vers le nord en 1984, à Schefferville, pour guider des touristes européens.Les monts Groulx étaient peu fréquentés avant 1986, l'année où la route fut construite.C'est à ce moment qu'il décide d'installer ses pénates au kilomètre 335 de la route 389 qui relie Baie-Comeau à Fermont.Aujourd'hui, il habite au kilomètre 365 et passe environ neuf mois « en haut ».« La solitude n'est pas facile à vivre.Je ne suis pas un solitaire, mais ça s'apprivoise », confie- t-il.Même s'il habite à cinq heures de route de Baie-Comeau, Michel Denis se tient bien informé grâce à sa petite radio à ondes courtes.« Je ne me sens pas le citoyen d'un pays, mais plutôt de la planète.J'ai parfois l'impression d'être un satellite qui écoute des nouvelles en provenance de la terre », illustre-til.Il écoute les nouvelles de Radio France International ou de la BBC.« À la télévision, ce sont toujours les mêmes images et il y a un contrôle de l'information.C'est pour ça qu'il faut être branché sur le monde », dit-il.Michel Denis connaît bien les médias et il compte justement s'en servir pour défendre ses montagnes.Le guide, en effet, compte bien dire tout haut que les coupes forestières s'approchent de la montagne et que des compagnies minières s'intéressent au nickel que l'on trouve dans les monts Groulx.Il donne d'ailleurs de plus en plus de conférences pour sensibiliser la population à ces enjeux.Michel Denis ne veut pas faire des monts Groulx un parc gouvernemental.L'organisme « Les Amis des monts Groulx », qui est soutenu par des autochtones, des pourvoyeurs, des trappeurs et des guides, souhaite plutôt en faire une Réserve mondiale de la biosphère de l'UNESCO pour protéger le massif.« On ne veut pas bureaucratiser les monts Groulx, on veut qu'ils restent un lieu de liberté », souligne-t-il.Cette démarche auprès de l'UNESCO prendra toutefois plusieurs années.En attendant, Michel Denis veut pourchasser les entreprises minières comme la Falconbridge pour qu'elles nettoient leur site de carottage.Il espère aussi que la compagnie Kruger, qui exploite des forêts près du barrage de Manic 5, ne s'approche pas des monts Groulx.« Les gens de Kruger font des consultations publiques, mais ils nous montrent leurs plans et font davantage une campagne de relations publiques », déplore- t-il.Des droits de coupe ont été accordés à Kruger, Uniforêt et Donahue, ce qui pourrait leur permettre de raser les forêts adjacentes au massif.« Ils moissonnent la forêt comme un champ de blé d'inde et ils sèment ensuite le terrain en monoculture », dit-il.Un des joyaux de la forêt boréale, vieux de plusieurs centaines d'années, se trouve donc menacé selon lui.Les Amis des monts Groulx souhaitent protéger le massif du réservoir Manicouagan à l'ouest à la rivière Sainte-Marguerite, à l'est et de la rivière Hart-Jaune, au nord au lac Gabriel au sud.« La forêt n'a jamais été bûchée, l'écosystème est donc intact.Je suis pour l'exploitation forestière, mais contre la surexploitation », ajoute M.Denis.En attendant que le caractère unique des monts Groulx soit reconnu, il compte expliquer aux journalistes américains ce qui attend le massif.Pourquoi utiliser une telle stratégie ?Les Américains doivent le savoir parce qu'ils achètent le bois, précise-t-il.Michel Denis compte donc attaquer les compagnies là où ça fait mal.Ce scénario n'est pas sans rappeler la technique utilisée par les Cris pour s'opposer au projet hydroélectrique de Grande-Baleine.Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Michel Denis compte défendre les monts Groulx contre les compagnies forestière et minière qui s'intéressent aux ressources naturelles de cette région s'étendant sur une surface de 90 km sur 50 km.3016609A L'environnement, c'est aussi important que la guerre au terrorisme Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Autant d'argent devrait être consacré à la lutte contre la dégradation de l'environnement qu'à la guerre contre le terrorisme, a affirmé la semaine dernière l'Institut Worldwatch dans son rapport annuel sur l'état de la planète, largement consacré à un bilan des dix années écoulées entre le sommet de Rio et le prochain sommet de la Terre à Johannesburg.« Les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont grimpé de plus de 9 % et 27 % des récifs de coraux mondiaux sont maintenant sévèrement endommagés, contre 10 % à l'époque du sommet de Rio », constate l'association américaine de défense de l'environnement qui déplore l'aggravation de l'état de la planète au cours de la décennie écoulée.Le rapport, dont l'avant-propos est signé du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, s'attarde sur les modifications du climat et de la population de la planète, qui seront au coeur du sommet des Nations unies consacré au développement durable, du 26 août au 4 septembre en Afrique du Sud.« Le sommet de Johannesburg peut et doit mener à une reconnaissance mondiale de la nécessité d'atteindre un équilibre entre la nature et l'économie humaine », écrit M.Annan.La protection de l'environnement demeure trop bas sur la liste des priorités mondiale avec un budget annuel que l'ONU « a du mal à maintenir à 100 millions de dollars », enveloppe que l'institut Worldwatch compare à des dépenses militaires mondiales de plus de 750 milliards de dollars en 2000.Le Soleil composé surtout de fer LE SOLEIL est composé en grande partie de fer et non d'hydrogène, a affirmé lundi un chercheur américain en présentant les résultats de son étude lors de la réunion annuelle de l'American Astronomical Society organisée à Washington.Pour Oliver Manuel, professeur de chimie nucléaire à l'université du Missouri à Rolla, une partie de l'énergie du Soleil est produite par la fusion d'hydrogène en hélium à la surface de l'astre, mais l'essentiel de son énergie provient de son noyau riche en fer.Cette théorie controversée s'appuie sur l'hypothèse également minoritaire parmi les astrophysiciens que le système solaire est né de l'explosion d'une supernova et non de la formation d'une nébuleuse solaire, un nuage de poussière et de gaz (principalement d'hydrogène et d'hélium).« Nous pensons que le système solaire est issu d'une étoile et que le Soleil s'est formé sur le noyau d'une supernova » après un collapse stellaire, a expliqué le Dr Manuel.\u2014d'après AFP "]
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