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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-01-28, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0101A0128 Page A1/28janvier 1LP0101A0128 ZALLCALL 67 22:40:36 01/27/02 B MONTRÉAL LUNDI 28 JANVIER 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN 1 1 8e A N N É E > N O 9 7 > 6 8 P A G E S > 6 C A H I E R S SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ FLORI DE 1,75 $ U.S .Naissance d'un géant canadien du pétrole et du gaz RUMSFELD AU «CAMP RAYON-X » Les libéraux fédéraux prêts à se mettre au service de Charest d'après AFP et PC LE PLUS grand groupe indépendant de pétrole et de gaz dans le monde pourrait voir le jour dès le mois d'avril au Canada au terme d'un accord de fusion annoncé hier par deux sociétés canadiennes du secteur.Ces sociétés, la Pan Canadian Energy et l'Alberta Energy Corp (AEC), ont indiqué qu'elles voulaient fusionner leurs activités pour donner naissance à un nouveau groupe indépendant, En Cana Corporation, qui deviendrait le plus gros au monde par sa capitalisation boursière, ses réserves et sa production.Ce groupe, qui verrait le jour dans le cadre d'un échange d'actions entre ces sociétés, aurait une capitalisation dépassant les 27 milliards de dollars, disposerait de réserves prouvées en gaz et pétrole équivalant à 2,6 milliards de barils de pétrole, dont 700 000 barils seraient produits cette année.Cette annonce intervient alors que le Canada a vu l'an dernier une dizaine de ses compagnies pétrolières dévorées par leurs voisines américaines, alléchées par des ressources à portée de main que la faiblesse du dollar canadien et la chute du prix du pétrole rendent bon marché.L'accord annoncé hier n'a cependant pas pour but d'empêcher qu'une autre compagnie canadienne passe sous contrôle américain, a insisté le président de Pan- Canadian, David O'Brien.« Ce n'est pas pour empêcher quoi que ce soit, c'est vraiment un geste positif et la meilleure façon d'accroître la valeur du rendement pour nos actionnaires », a-t-il insisté au cours d'une conférence de presse téléphonique depuis Calgary, en Alberta.L'accord est d'autant plus « naturel », a-t-il ajouté, Voir GÉANT en A2 JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Les libéraux fédéraux du Québec piaffent d'impatience de mettre leur machine électorale au service de leurs cousins provinciaux afin de faire mordre la poussière au gouvernement du Parti québécois aux prochaines élections et ainsi éviter la tenue d'un troisième référendum sur la souveraineté.Le nouveau ministre de la Justice Martin Cauchon, qui est maintenant le lieutenant politique de Jean Chrétien au Québec, a rencontré le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, à Montréal, il y a 10 jours, afin de l'assurer de la pleine collaboration des libéraux fédéraux au prochain scrutin, qui pourrait avoir lieu au printemps ou à l'automne.Les relations entre les deux partis fédéralistes semblent maintenant au beau fixe, M.Cauchon désirant manifestement s'assurer que les frictions qui ont suivi la tenue du référendum en 1995 sont une chose du Voir LIBÉRAUX en A2 Autres textes en A7 Photo Reuters Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a visité hier le controversé «camp Rayon-X», dans la base de Guantanamo, où sont détenus 158 talibans et membres du réseau Al-Qaeda.Powell et Bush divergent d'avis sur les prisonniers de Guantanamo Martin Cauchon d'après AFP et AP WASHINGTON \u2014 Le vice-président Richard Cheney a reconnu hier qu'il y avait un débat au sein de l'administration américaine sur le statut des personnes détenues à Guantanamo, après la révélation par des médias américains de l'existence d'un différend entre Colin Powell et George W.Bush.Néanmoins, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, en visite à Guantanamo, a exclu avec force toute possibilité d'accorder le statut de prisonniers de guerre aux combattants talibans et membres présumés du réseau Al-Qaeda détenus sur cette base Voir GUANTANAMO en A2 Autres informations en A9 Au cours des dernières semaines, le dossier des sans-abri a soulevé la controverse à Montréal.Fait-on mieux à Toronto, Londres, New York et Paris ?Dans une série en quatre volets, La Presse propose un tour d'horizon de la situation dans ces grandes métropoles et capitales, histoire de nous situer par rapport à elles et de voir si elles ont trouvé des solutions au problème.À lire en pge A6.Actuel cahierB Arts et Spectacles cahier C - horaire spectacles C5 - horaire télévision C2 - cinéma maison C3 Auto D10-D13 Bandes dessinées C7 Bridge E6 Décès E7 Éditorial A12 Êtes-vous observateur E5 Feuilleton C7 Forum A13 Horoscope E6 La Presse Affaires D1-D9 Le monde A10, A11 Loteries A2, B5 Mots croisés C7, S10 Mot mystère C7 Petites annonces - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile E5, E5 - affaires D9 Quoi faire E8 Têtes d'affiche C6 M É T É O Voir page S16 Nuageux avec percées de soleil Maximum 6, minimum -3 Le décrochage touche une école sur cinq au Québec MARC THIBODEAU LE DÉCROCHAGE atteint un niveau très élevé dans près d'un cinquième des écoles secondaires du Québec, indique une récente analyse du ministère de l'Éducation dont La Presse a obtenu copie.Les données du ministère, qui portent sur chaque école secondaire de la province, précisent que plus de 75 des 500 établissements considérés comptaient plus de 50 % de décrocheurs parmi leurs élèves « sortants » en 2000-2001.Dans la moitié de ces écoles, la proportion de décrocheurs aurait même atteint 100 %, au dire du ministère, qui produit ces données pour supporter l'élaboration de plans de réussite.Luc Beauchesne, qui était responsable de l'analyse à la direction des études statistiques et quantitatives du ministère, a expliqué la semaine dernière que les écoles comptant trop peu d'élèves ou moins de 15 % d'élèves au second cycle du secondaire n'avaient pas été prises en compte.Une cinquantaine d'établissements ont ainsi été laissés de côté.Les appels effectués par La Presse ont permis de mettre à jour quelques anomalies dans la liste du ministère, particulièrement en ce qui a trait aux écoles présentant des taux supposés de décrocheurs de 100 %.Les données indiquent par exemple que l'école Lafontaine, un établissement secondaire de Chicoutimi comptant plus de 1400 élèves, se trouvait dans cette situation en 2000-2001.Le résultat n'a rien d'étonnant puisque l'école ne compte pas de second cycle et ne peut conséquemment avoir des « diplômés » parmi ses sortants.« Tous nos élèves font leur 4e et leur 5e secondaire ailleurs », note le directeur Réjean Tremblay, qui déplore la « malheureuse » bévue du ministère.D'autant plus, dit-il, que près de 98 % des finissants poursuivent leurs études après avoir complété leur secondaire 3 à Voir DÉCROCHAGE en A2 Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant à l'achat seulement sur la plupart des véhicules neufs 2002 en stock.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.\u0001Taux de financement de 0 % à l'achat disponible jusqu'à 36 mois.\u0001\u0001Conditions applicables à l'achat seulement sur la plupart des modèles neufs 2002 en stock.Premier paiement reporté de 90 jours.GM paie les intérêts pendant 90 jours.Voyez votre concessionnaire participant pour tous les détails.à l'achat\u0001 comptant mensualité pendant 90 jours\u0001\u0001 Gratos 0% 0$ 0$ à l'achat 3014397A 1LP0201A0128 Page A2/28janvier 1LP0201A0128 ZALLCALL 67 22:42:52 01/27/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 28 JANVIER 2002 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Aznavour le grand Il vient chanter pour nous régulièrement depuis plus de 50 ans et il fera bientôt, à 77 ans, sa « dernière » tournée (c'est en avril).Notre journaliste Alexandre Vigneault a interviewé celui qui est sans doute le dernier monstre sacré de la chanson française.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Automobile: tous nos essais cyberpresse.ca/automobile > De Disney à ben Laden:nos dossiers cyberpresse.ca/dossiers > Tous nos chroniqueurs cyberpresse.ca/chroniqueurs 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Montréal Dans le cahier Montréal, ne manquez pas mercredi la chronique urbaine de notre journaliste.> Arts Un point de vue qui ne laisse pas indifférent le jeudi dans le cahier Arts et Spectacles > Chronique Comme tous les vendredis dans le cahier A, lisez la chronique d'Yves Boisvert.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 9-1-4 > À quatre chiffres : 4-7-2-3 SUITES DE LA UNE LIBÉRAUX Suite de la page A1 passé.D'autant plus que le prochain rendez-vous électoral pourrait déterminer si les Québécois seront à nouveau appelés à se prononcer sur leur avenir politique au sein de la fédération canadienne.« Il est essentiel qu'il y ait une bonne relation entre les deux partis », a déclaré à La Presse hier M.Cauchon, qui a remplacé l'ancien ministre des Travaux publics Alfonso Gagliano comme responsable du Parti libéral du Canada au Québec.M.Cauchon a d'ailleurs déjà discuté de l'organisation du parti au Québec avec son collègue Denis Coderre, le nouveau ministre de l'Immigration, qui est reconnu depuis longtemps pour ses talents d'organisateur.« Ce n'est pas nous qui allons faire l'élection provinciale.Ce sont eux.Mais il est évident que nous avons une bonne relation avec l'équipe de M.Charest.Nous serons là pour les aider.Nous ferons ce qu'ils nous demanderont de faire pour les appuyer », a ajouté M.Cauchon, qui a participé hier à une rencontre du caucus du Québec avant la rentrée parlementaire d'aujourd'hui.En entrevue, le ministre Cauchon a fait valoir que les gains des libéraux de Jean Chrétien au Québec lors des dernières élections fédérales permettront aux forces fédéralistes d'occuper davantage de terrain lorsque le premier ministre du Québec Bernard Landry convoquera les Québécois aux urnes.Il aussi affirmé qu'il existe une tendance lourde au Québec qui favorisera les troupes de Jean Charest depuis les dernières élections fédérales qui ont vu les libéraux fédéraux remporter la pluralité des voix dans la province pour la première fois en deux décennies.Au dernier scrutin, les libéraux ont remporté 36 des 75 sièges au Québec, soit 10 de plus qu'en 1997.Le Bloc québécois a quant à lui fait élire 38 députés, six de moins qu'au scrutin précédent.Le Parti conservateur a conservé un siège.« Il est évident que plus nous avons de députés libéraux élus à Ottawa, mieux nous sommes organisés.Mais je crois qu'il y a une tendance de fond au Québec qui va sans aucun doute, du moins je l'espère, aider nos amis libéraux provinciaux.Aux dernières élections, nous avons fait des gains considérables.C'est à force de travailler », a fait valoir le ministre.Même son de cloche du côté du député libéral de Vaudreuil-Soulanges, Nick Discepola.« Il n'y a aucun élection facile.Mais c'est sûr qu'avec le nombre de députés que nous avons maintenant, nous pouvons être plus présents sur le terrain.Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que c'est une élection provinciale et ce sont eux qui vont mener la bataille.» Le ministre du Commerce international Pierre Pettigrew s'est dit prêt à faire campagne au Québec aux prochaines élections si le PLQ lui en fait la demande.« C'est une élection provinciale.Évidemment, c'est le Parti libéral du Québec qui est au bâton et qui mène.Mais je serai à leur disposition.Si je peux rendre service, je serai bien content car, comme vous le savez, je suis membre du Parti libéral du Québec et j'ai fait mes premières classes politiques au sein de ce parti.» Pour sa part, Denis Coderre a soutenu que les deux partis demeurent distincts, mais que l'organisation du PLC se tient prête afin de prêter main-forte à son allié à Québec.« Nous n'avons pas l'intention de nous immiscer dans leur plan d'attaque, Mais ce que M.Charest va nous demander, nous sommes prêts à le faire », a-t-il dit.Le Bloc québécois se prépare aussi à donner un coup de main à son allié souverainiste.Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a indiqué hier avoir discuté de cette question avec Bernard Landry.« Nous allons répondre à l'appel du Parti québécois.Ils ont leur stratégie.Nous avions la nôtre en 2000 et ils nous ont appuyés.Nous allons les appuyer de la même façon », a-t-il déclaré.GUANTANAMO Suite de la page A1 américaine à Cuba.« Il y a un problème juridique sur la question de savoir si elles doivent être traitées dans le cadre de la Convention de Genève, qui comprend une partie concernant les combattants illégaux, ou si elles doivent être traitées en dehors de la Convention de Genève », a déclaré Richard Cheney lors d'un entretien à la chaîne de télévision Fox.Selon la presse dominicale américaine, le secrétaire d'État Colin Powell serait favorable à l'application aux détenus de Guantanamo à Cuba des règles de la Convention pour les prisonniers de guerre sans pour autant formellement leur accorder ce statut.Pour M.Powell, cette position faciliterait un soutien international à Washington, fortement ébranlé par de multiples critiques, notamment d'Europe, sur les conditions de détention à Guantanamo.Le président George W.Bush refuserait de son côté toute application de la Convention de Genève, à en croire ces médias.« Nous sommes tous d'accord, Colin, moi et (Donald) Rumsfeld (secrétaire à la Défense ) sur le fait qu'ils ne sont pas des combattants légaux, qu'ils ne sont pas des prisonniers au regard de la loi », a affirmé le vice-président.« Le fond de la question est que ce problème juridique est examiné par des avocats.Il sera soumis au président et il prendra la décision », a-t-il précisé.Pour sa part, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, qui visitait hier la base américaine afin d'inspecter les conditions de détention des prisonniers, a affirmé qu'ils sont des « terroristes » ne méritant pas la qualification de « prisonniers de guerre ».« Ils ne sont pas des prisonniers de guerre et ils ne seront pas considérés comme des prisonniers de guerre », a affirmé M.Rumsfeld à son arrivée sur la base, accompagné du général Richard Myers, chef d'état-major interarmées américain, et de quatre sénateurs.Il avait affirmé, le 11 janvier, que les détenus n'étaient pas des prisonniers de guerre mais des combattants illégaux n'ayant aucun droit lié à la Convention de Genève, suscitant des critiques.« Nous avons là un groupe de terroristes talibans et d'Al-Qaeda.Ce sont des combattants illégaux », a insisté M.Rumsfeld, lors d'une conférence de presse à l'issue de la visite du camp, baptisé « Camp Xray ».Cent cinquante-huit prisonniers, membres présumés de la milice des talibans ou du réseau Al-Qaeda d'Oussama ben Laden, y sont actuellement détenus, dans de petites cellules grillagées en plein air, éclairées 24 heures sur 24.« Il existe une définition de ce qu'est un combattant légal.Il y a quatre ou cinq critères (.) et les caractéristiques des individus (capturés) est qu'ils sont des combattants illégaux.C'est pourquoi nous les appelons détenus et non prisonniers de guerre », a ajouté le secrétaire à la Défense.« Les membres d'Al-Qaeda faisaient partie d'un réseau terroriste et non d'une armée.Ils ne portaient pas d'uniformes, n'affichaient pas leurs armes en public, ni leurs insignes et ne se comportaient pas comme une armée se comporte.Ils agissaient en terroristes », a-t-il poursuivi.Le général Myers a indiqué de son côté qu'une décision sur le statut des prisonniers devrait être prise dans le courant de la semaine, après que le président George W.Bush aura tranché le débat.Aux termes de la Convention de Genève de 1949, les prisonniers de guerre ne sont tenus qu'à décliner leur identité, leur grade et leur numéro d'identification durant leur interrogatoire.La Convention prévoit qu'ils soient libérés une fois le conflit terminé.En cas de doute sur le statut d'un prisonnier, la Convention de Genève stipule qu'un tribunal militaire spécial de trois membres doit se réunir pour trancher.Mais, pour M.Rumsfeld, cette disposition est hors de propos dans le cas des détenus de Guantanamo car, selon lui, « il n'y a pas d'ambiguïté dans ce cas ».Un imam musulman de la Marine américaine, qui apporte un conseil religieux aux détenus de Guantanamo, a rapporté certaines inquiétudes exprimées par les prisonniers.« Ils sont préoccupés par leur avenir, leur famille, comment communiquer avec elle, et des choses comme ça », a raconté le lieutenant Abuhena Saiful-Islam, d'origine bangladeshie, l'un des 14 religieux musulmans recrutés par l'armée américaine.« Ils s'inquiètent aussi un peu de ce qui va leur arriver, selon qu'ils seront reconnus coupables ou non coupables », a ajouté le lieutenant Saiful-Islam.« Je n'ai aucune réponse à leur apporter.« Par ailleurs, Dick Cheney est revenu hier sur le sort d'Oussama ben Laden et du mollah Mohammed Omar, ancien chef suprême des talibans afghans.Le vice-président pense que les deux hommes se trouvent toujours dans la région frontalière entre l'Afghanistan et le Pakistan.En tout cas, il s'est dit sceptique sur les informations faisant état de la mort de ben Laden.100 000 terroristes Le réseau d'Oussama ben Laden, jugé responsable des attentats du 11 septembre aux États-Unis, est implanté jusqu'à dans 65 pays et 100 000 terroristes ont été entraînés dans ses camps, a également affirmé M.Cheney.Il a notamment évoqué la découverte de cellules, grâce au travail des services de renseignement, « en Grande-Bretagne, en Italie, en Malaisie, en Indonésie et aux Philippines ».Selon le magazine Newsweek, qui cite des sources du FBI, la Malaisie a été une plate-forme opérationnelle pour les attentats du 11 septembre.Les services de renseignement pensent qu'un ancien capitaine de l'armée malaisienne, Yazid Sufaat, qui était un membre du groupe islamiste extrémiste Jemaah Islamiah, a aidé à développer un réseau de soutien à ben Laden en Malaisie et plus largement en Asie du Sud-est, selon le newsmagazine.L'effondrement du régime taliban et la déroute des combattants d'Al-Qaeda en Afghanistan n'ont pas pour autant stoppé le recrutement de candidats au jihad (guerre sainte) contre l'Occident.Selon le journal dominical britannique The Observer, une cassette vidéo, montrant des extrémistes islamistes tuant et mutilant des « infidèles », circule dans les mosquées britanniques comme matériel de recrutement pour Al-Qaeda.La vidéo, produite par un groupe extrémiste algérien soutenu par ben Laden, a été introduite en Grande- Bretagne quelques jours avant les attentats du 11 septembre, affirme le journal.En Somalie, pays soupçonné par les États-Unis d'abriter des bases terroristes, des membres des forces spéciales britanniques se sont infiltrés à deux reprises ces dernières semaines pour traquer des membres d'Al-Qaeda, selon le Sunday Times, citant des sources militaires.D'après le journal, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont déjà organisé trois opérations d'infiltration en Somalie depuis octobre dernier.GÉANT Suite de la page A1 DÉCROCHAGE Suite de la page A1 que les deux sociétés sont de taille semblable et leurs actifs complémentaires.« Nous avons décidé de nous associer en tant qu'égaux (.) afin que nous puissions nous assurer d'un avanir plus solide au sein de ce marché hautement concurrentiel, a expliqué M.O'Brien.Ensemble, nous profiterons de la taille, de la rentabilité, de la capacité financière et de la portée organisationnelle qui nous permettront de faire concurrence (aux autres entreprises) avec efficacité à l'échelle mondiale.» L'accord, soutenu par les conseils d'administration de chacune des sociétés, entrerait en vigueur au début avril après son approbation par les actionnaires et le feu vert de la justice de l'Alberta et des autorités réglementaires concernées.Les actionnaires d'Alberta Energy Corp obtiendraient 1,472 action de Pan Canadian pour chacune de leurs actions.Au terme de la transaction, les actionnaires de Pan Canadian posséderaient environ 54 % du capital d'En Cana, contre 46 % pour ceux d'AEC.Le PDG d'Alberta Corp, Gwyn Morgan, dirigerait le nouveau groupe, basé à Calgary, ville où les deux sociétés ont déjà leur siège social.En Cana deviendrait aussi la plus grande société pétrolière et gazière au Canada et le troisième plus gros groupe industriel au pays, avec un chiffre d'affaires annuel de l'ordre de 15 milliards de dollars, a souligné le PDG de Pan Canadian.Pour les neuf premiers mois de 2001, Alberta Energy Co a annoncé un bénéfice net en hausse de 65 % à 789 millions, tandis que celui de Pan- Canadian atteignait 1,2 milliard, en hausse de 75 % sur la même période de 2000.En Cana posséderait d'importants gisements de pétrole dans le golfe du Mexique, en mer du Nord, en Équateur et dans l'Ouest canadien, ainsi que de gaz dans cette même région, de même que dans les Rocheuses américaines et au large de la côte atlantique du Canada.Les deux sociétés estiment qu'elles pourraient économiser 500 millions en synergies diverses, un an après la fusion.Chacune des sociétés s'est engagée à payer à l'autre la somme de 350 millions dans le cas où l'accord ne pourrait être conclu.l'école.À Lévis, l'école Guillaume-Couture avait aussi, selon le ministère, un taux de 100 % de décrocheurs parmi ses sortants l'an dernier.Là aussi, le résultat s'explique par l'absence de second cycle.« Il semble que ce ne devrait pas être difficile pour le ministère de réaliser que l'on est une école secondaire de premier cycle », indique la directrice adjointe de l'école, Isabelle Vachon.D'autres écoles identifiées comme ayant des taux de sortants sans diplôme de 100 % accueillent des « clientèles » spéciales, souffrant de handicaps lourds ou de difficultés d'apprentissage considérables, note M.Beauchesne.C'est le cas notamment d'Irénée-Lussier, à la Commission scolaire de Montréal (CSDM).Le ministre de l'Éducation, François Legault, a refusé de commenter les données obtenues par La Presse.Sa porte-parole, Anne Marcotte, a indiqué qu'il le ferait, d'ici quelques semaines, lors du dévoilement d'un plan d'intervention sur le décrochage.En décembre dernier, M.Legault avait indiqué que le plan en question pourrait cibler entre 50 et 100 établissements durement touchés par le phénomène.Mme Marcotte a refusé d'identifier à partir de quel niveau le taux de décrochage des établissements devenait carrément inacceptable aux yeux du ministre.« Il le précisera lors du dévoilement du plan d'intervention », a-t-elle déclaré, après avoir relevé que les données étaient « préoccupantes ».Depuis la rentrée, le ministre a déjà entrepris de rencontrer plusieurs commissions scolaires afin de discuter de la situation des écoles éprouvant les difficultés les plus importantes.Une rencontre était notamment prévue vendredi avec des représentants de la CSDM, où plus d'une dizaine d'écoles ont eu plus de 50 % de décrocheurs parmi leurs sortants en 2000-2001. 1LP0302A0128 A3 LUNDI 1LP0302A0128 ZALLCALL 67 00:09:03 01/28/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 28 JANVIER 2002 A3 ACTUALITÉS La grande majorité des Québécois prônent l'agriculture biologique.mais le tiers la confondent avec les OGM JUDITH LACHAPELLE Près de trois Québécois sur dix ne savent pas ce qu'est l'agriculture biologique, mais ils sont plus de 80 % à dire que le gouvernement devrait encourager les agriculteurs à ne pas utiliser des engrais et pesticides chimiques.« L'agriculture biologique » et la « biotechnologie » semblent confondre bon nombre de consommateurs.Ces données sont tirées d'un sondage CROP-Équiterre, dont les résultats ont été transmis à La Presse.L'organisme écologique Équiterre doit dévoiler aujourd'hui l'ensemble des données du sondage mené en novembre dernier pour mesurer la connaissance du public sur l'agriculture biologique.Équiterre est cet organisme qui supervise, entre autres, le réseau de l'ASC (l'agriculture soutenue par la communauté).Le programme consiste à associer des citoyens avec un producteur agricole bio (ou en voie d'obtenir sa certification).Celui-ci s'engage en retour à leur livrer un panier hebdomadaire de ses produits pendant la belle saison.« Les résultats concernant la connaissance de la définition de l'agriculture biologique ne sont pas très surprenants, puisque le concept est relativement nouveau », dit la porte-parole de l'organisme, Elizabeth Hunter.Pour se conformer à la certification bio, le producteur doit notamment s'engager à ne pas utiliser d'engrais ou de pesticides de synthèse (il peut utiliser des substances naturelles, comme le fumier et le compost), ni d'organismes génétiquement modifiés (OGM).Les producteurs de viande bio doivent, quant à eux, nourrir leurs bêtes de grains bio et ne pas utiliser d'hormones de croissance ou de médicaments au cours de l'élevage.Le rendement étant moins élevé, les produits coûtent plus cher.En 2001, environ 2 % des agriculteurs québécois détenaient une certification bio.Si 28 % des répondants n'ont pu répondre à la question « Quelle est la principale différence entre l'agriculture conventionnelle et l'agriculture biologique », moins d'une personne sur cinq a pu donner une réponse correspondant précisément à la réalité.Ainsi, 18 % ont pointé l'interdiction des engrais et pesticides chimiques.À cela, on peut ajouter les 12 % qui ont répondu qu'il y en a « moins ».Les autres réponses plus subjectives : 11 % ont répondu qu'il s'agissait d'une agriculture « plus naturelle, plus proche de la nature », 7 % considèrent qu'il s'agit d'une agriculture « meilleure pour la santé » et 3 % sont d'avis que les aliments tirés de ce modèle sont de meilleure qualité.Elizabeth Hunter note qu'il y a encore du travail à abattre pour expliquer le terme « agriculture biologique » à la population.Le qualificatif « biologique » semble être confondu avec la « biotechnologie », qui est la science qui a donné naissance aux fameux OGM utilisés en agriculture conventionnelle.Ainsi, dans les commentaires recueillis auprès des répondants, on constate que certains croient que l'agriculture bio utilise plus de pesticides chimiques « mortels », qu'elle « modifie la structure génétique des graines », qu'elle « force la nature », bref, « que le conventionnel pousse naturellement dans la terre alors que le bio est pour ceux qui font du chimique ».Aide de l'État au bio Mais il suffit d'expliquer un peu les choses pour que le soutien envers l'agriculture bio soit clair.À l'énoncé « le gouvernement du Québec devrait donner un soutien financier pour aider les fermes à cesser d'utiliser des engrais et pesticides chimiques », 81 % des répondants se sont dit en accord avec le principe.Seuls 15 % étaient en désaccord et 4 % ne savaient pas.Les produits bio sortent de plus en plus de l'ombre.Deux répondants sur cinq ont déclaré qu'ils n'en avaient jamais acheté, surtout parce qu'ils ne connaissaient pas les produits (18 %), à cause du prix (15 %), qu'ils étaient satisfaits des produits conventionnels (15 %) et qu'ils ne croyaient pas en la meilleure qualité du produit (12 %).Ceux qui en avait déjà acheté \u2014 la majorité des répondants \u2014ont répondu l'avoir fait pour leur santé (20 %), par curiosité (9 %), pour la qualité des produits (5 %), et pour éviter engrais et pesticides chimiques (6 %).Le Québec importe encore près de 70 % des produits certifiés biologiques en vente à l'épicerie, surtout en ce qui concerne les produits transformés.Les producteurs québécois de viande bio ne répondent pas non plus à la demande.Par contre, dit Elizabeth Hunter, nos fruits et légumes bio sont exportés à l'extérieur de la province.Le sondage a été effectué du 15 au 25 novembre 2001 auprès de 1000 personnes à travers la province.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Les Québécois attachent une plus grande importance à l'agriculture biologique sans pour autant bien connaître comment se pratique ce type de culture qui contraint le producteur à ne pas utiliser d'engrais chimiques ni de pesticides de synthèse.Location de 48 mois pour la Maxima GXE 2002 (U4RG72 AA00).Acompte ou échange équivalent de 3 995 $.Limite de 24 000 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement et dépôt de garantie équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Assistance routière 24 h.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit.Taux de financement de 4,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.Offre d'une durée limitée.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.TOUJOURS PLUS LOIN et le logo NISSAN sont des marques de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissancanada.com 1 800 387-0122 Transmission automatique Sièges avant chauffés Radio AM/FM/CD avec 6 haut-parleurs, 120 watts Climatiseur avec régulateur automatique Freins ABS et à disque aux 4 roues Moteur V6 de 255 chevaux Système antivol et antidémarrage avec clé à puce 4,8% financement à l'achat ! 399$ /mois 0$ acompte disponible Transport et préparation inclus! CETTE ANNÉE, PROMETTEZ-VOUS DE MIEUX VOUS CONDUIRE 3014239A Les Jeux de Salt Lake City suscitent peu d'intérêt ROLLANDE PARENT Presse Canadienne UN SONDAGE RÉVÈLE que les Jeux olympiques d'hiver de Salt Lake City, qui se dérouleront du 8 au 24 février prochain, sont loin d'intéresser tous les Canadiens.Toutes provinces confondues, 41,7 % des personnes interrogées prévoient regarder les compétitions peu souvent ou pas du tout.Ce manque d'intérêt est particulièrement marqué au Québec où 20,9 % disent qu'ils ne regarderont pas du tout ces Jeux, tandis que 32 % prévoient les suivre peu souvent, pour un total de 52,9 %.Pendant ce temps, dans les Prairies, 30,9 % des gens prévoient regarder peu ou pas du tout les Jeux olympiques.Les plus mordus, ceux qui disent vouloir les suivre très régulièrement, se trouvent en Ontario avec 22,2 % comparativement à 12,6 % au Québec.Le sondage réalisé par Léger Marketing et dont les résultats ont été transmis à la Presse Canadienne montre que certaines disciplines seulement intéressent les Canadiens.Le hockey, chouchou des hommes Chez les hommes, le hockey sur glace arrive en première place (avec 46 %), suivi du ski alpin (12,7 %), du patinage artistique (6,7 %) et du bobsleigh (5,3 %).Toutes les autres disciplines recueillent la faveur de moins de 5 % des hommes.Chez les femmes, le patinage artistique arrive en première place avec 39,5 %, suivi du ski alpin avec 16,5 % et du hockey sur glace avec 9,4 %.Aucune autre discipline n'arrive à intéresser plus de 3,9 % des femmes.Le combiné nordique, qu'on soit homme ou femme, n'intéresse personne, montre le sondage.Le sondage a été effectué entre le 8 et le 13 janvier auprès de 1519 Canadiens de plus de 18 ans parlant français ou anglais, au moyen d'entrevues téléphoniques.Photo AP Les Jeux olympiques, qui débuteront le 8 février à Salt Lake City dans ce stade, ne soulèvent pas l'enthousiasme des Canadiens.Près de 42 % des gens interrogés n'écouteront que peu ou pas du tout les compétitions. 1LP0401A0128 A4 LUNDI 1LP0401A0128 ZALLCALL 67 22:20:00 01/27/02 B L'ACJ et la FPJQ réclament une enquête sur Can West 2002 proclamée année de l'écotourisme La ville de Québec accueillera le 19 mai le premier Sommet mondial de l'écotourisme NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Les Nations unies viennent de décréter l'année 2002 comme celle de l'écotourisme.Le ministre québécois du Tourisme, Richard Legendre, participe d'ailleurs aujourd'hui au lancement officiel de cette année au quartier général des Nations unies, à New York.Par ailleurs, la ville de Québec accueillera du 19 au 22 mai le premier Sommet mondial de l'écotourisme, a indiqué le ministre Legendre en entrevue téléphonique.Le sommet accueillera un millier de participants provenant d'une centaine de pays : des autorités politiques mais aussi des représentants de l'industrie, des promoteurs et des universitaires.Une vingtaine de conférences préparatoires ont été nécessaires pour la réalisation de ce sommet, dont on espère qu'il servira de tremplin à cette industrie.Richard Legendre a reconnu que l'écotourisme est une notion mal définie : c'est un loisir axé sur l'appréciation de la nature.Activités variées Il comprend des activités aussi variées que la raquette, la randonnée pédestre, l'interprétation de la faune et de la flore, la pêche, le vélo, l'équitation, mais aussi le tourisme d'aventure comme le kayak de mer ou le trekking.Le Québec compte se donner une politique de développement de cette industrie.Elle devrait être prête à temps pour le sommet de mai prochain, a indiqué le ministre.« Le Québec est naturellement bien perçu sur la scène mondiale en matière d'écotourisme, compte tenu des immenses espaces naturels qu'il met à la disposition de visiteurs », a déclaré M.Legendre.Une récente étude de la Chaire de tourisme de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) montre que l'industrie de l'écotourisme est encore jeune et en plein développement.Quelque 289 entreprises se sont regroupées au sein d'une association appelée Aventure et écotourisme Québec.Il s'agit de très petites entreprises.Leur clientèle provient du Québec à 65 %, mais se développe du côté de l'Europe d'où arrivent 27 % des clients.Plusieurs entreprises qui développent l'écotourisme se sont donné des codes de conduite sévères, incluant la récupération des déchets par les visiteurs, l'interdiction de causer la panique ou la dispersion chez les animaux sauvages observés, ou l'interdiction de cueillette de plantes et de fruits.Presse Canadienne LES DEUX PLUS IMPORTANTES associations professionnelles de journalistes au Canada ont réclamé samedi une enquête parlementaire exhaustive sur les effets de la concentration de la presse entre les mains du plus grand propriétaire de journaux du pays, Can West Global Corp.Dans une lettre à tous les députés et sénateurs de tous les partis de la Chambre des communes, l'Association canadienne des journalistes (ACJ) et la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) dénoncent « le pattern de censure » et de répression des points de vue divergents chez Can- West.Le comportement du groupe de presse « menace nos traditions démocratiques », soutient la lettre signée par le président de l'ACJ, Rob Cribb et la présidente de la FPJQ, Anne-Marie Dussault qui se disent « alarmés par les actes de censure répétés des journaux de Can West à travers le pays ».La lettre exprime leurs préoccupations au sujet de la récente décision de Can West, qui détient une position dominante dans la propriété des journaux de plusieurs villes canadiennes, de dicter à partir du siège social la politique de la page éditoriale de ses plus importants quotidiens.« Nous sommes également très inquiets, poursuit la lettre, des menaces de mises à pied proférées par Can West contre ses journalistes qui ont dénoncé ces abus.» « La concentration de la propriété des médias d'information a atteint au Canada un niveau sans précédent.Il faut des mesures pour garantir la diversité des opinions dans les médias d'information, poursuit la lettre.Le temps est venu de mener une enquête parlementaire complète sur cette situation critique.» Siège social 8717, rue Berri Montréal Laval 1800, boul.Le Corbusier Bureau 117 Région de Montréal 1 800 567-FONDS www.fondsftq.com La valeur de l'action fluctue.Pour des renseignements détaillés sur les actions du Fonds, consultez le prospectus offert à nos bureaux.(514) 383-FONDS Crémazie Brossard 6300, avenue Auteuil Bureau 108 (au sud du boul.Taschereau) Kirkland 17085, chemin Sainte-Marie (Autoroute 40, sortie Saint-Charles) Centre-Ville Tour l'Industrielle-Vie 2000, avenue Mc Gill College (angle De Maisonneuve) Rez-de-chaussée, bureau GR-40 Pointe-aux-Trembles 13313, rue Sherbrooke Est (angle 36e avenue - Autoroute 40, sortie boulevard Tricentenaire) Mc Gill Pour récolter à la retraite, ça prend un REER qui pousse.Avec les crédits d'impôt supplémentaires de 30 % que vous procure une contribution au Fonds de solidarité FTQ, vous économisez beaucoup plus d'impôt qu'avec un REER conventionnel.Vous pouvez même maximiser votre rendement en réinvestissant ces économies! C'est un excellent véhicule de placement pour votre retraite.NOUVEL EMPLACEMENT NOUVEL EMPLACEMENT 3016137A Violations des droits de l'Homme dénoncées Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Divers groupes militants ont participé hier au rassemblement de la paix organisé par le Réseau international pour les droits humains (RIDH), dans une église de Québec.Une douzaine de Québécois originaires de neuf pays des Amériques ont profité de cette tribune pour dénoncer les violations des droits de l'Homme et les guerres à travers le monde.« Il est difficile de parler de paix en Colombie », a affirmé Julio Robledo, un Colombien qui a fui son pays il y a 10 mois après avoir été victime d'un attentat.« Parler de la paix en Colombie, qui est le troisième pays le plus violent au monde, c'est prendre un ticket pour la mort, c'est passer pour un terroriste.» Ce rassemblement a aussi été l'occasion pour des groupes sociaux de se mobiliser.« C'est de la naïveté de croire que nos dirigeants politiques vont protéger nos droits démocratiques, a déclaré Patrice Breton de l'Opération Québec Printemps 2001.C'est à nous d'y voir.» Le concept de la paix a été mis en lumière par Yves Carrier du Carrefour de pastorale en monde ouvrier.« La paix sans la justice, c'est un mot vide.Le résultat de l'injustice, c'est la violence.La paix, ce n'est pas que l'absence de guerre.Parfois, il n'y a pas de guerre et les gens se terrent chez eux quand même parce qu'ils ont peur.Ce n'est pas la paix », a-t-il dit.P L A C E B O N AV E N T U R E , M O N T R É A L 25 AU 28 JANVIER VENDREDI AU LUNDI : 12 h à 18 h Salon Épargne-Placements MÉRITEZ MIEUX VENEZ CHOISIR VOTRE CONSEILLER FINANCIER VOUS 3017785A 1LP0501A0128 A5 LUNDI 1LP0501A0128 ZALLCALL 67 22:06:04 01/27/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 8 J ANV I E R 2 0 0 2 A 5 QUÉBEC NÉGOCIATIONS ENTRE QUÉBEC ET LES CRIS La «paix des braves» serait signée sous peu S I L V I A GALIPEAU LES CONSULTATIONS avec les communautés quasi complétées, tout semble indiquer que la « paix des braves » entre Québec et les Cris pourra être signée sous peu.« Je pense qu'il va y avoir un consensus, a affirmé hier en entrevue téléphonique Bill Namagoose, directeur exécutif du Grand Conseil des Cris.L'ambiance est bonne, les gens semblent accepter l'entente.» Depuis la signature de l'entente de principe entre Québec et les chefs cris le 23 octobre dernier, le grand chef Ted Moses a entrepris une vaste tournée de toutes les communautés.Les consultations devaient prendre fin hier, mais à cause d'un décès survenu dans la famille de Ted Moses, les dernières rencontres ont dû être reportées.Deux doivent encore avoir lieu cette semaine, l'une demain, l'autre mercredi.Chaque communauté devra ensuite déterminer si elle accepte ou non l'entente.Quatre communautés ont déjà affirmé qu'elles procéderaient par voie de référendum.Une rencontre du Grand Conseil des Cris est prévue pour la semaine prochaine, afin d'établir s'il y a consensus ou non, avant d'aller de l'avant avec l'entente.Mais tout le monde s'attend déjà à un vaste consensus.La preuve, a signalé Bill Namagoose, c'est que lors de la rencontre dans la communauté de Mistissini, à laquelle assistaient quelque 300 personnes, 85 % d'entre elles se sont dites pour.L'entente, baptisée la « Paix des braves », entend accorder 3,5 milliards de dollars aux Cris sur 50 ans \u2014 soit 70 millions par année, une somme qui serait indexée au développement hydroélectrique, forestier et minier du territoire \u2014 contre l'abandon de poursuites contre Québec, évaluées à 8 milliards.Les Cris gagneraient donc un contrôle de leur territoire et de leur économie, en échange de quoi Québec pourrait aller de l'avant avec un projet hydroélectrique de 3,8 milliards, le long des rivières Eastmain et Rupert, projet toujours sujet à l'approbation des organismes de réglementation.« Nous allons gagner un accès substantiel aux ressources naturelles.Ce sera la première fois au pays qu'un groupe autochtone gagnera un tel accès aux ressources naturelles », a affirmé Bill Namagoose.Qui plus est, a-t-il ajouté, en gagnant un plus grand contrôle sur le territoire et sur l'économie, Québec transférera de facto certaines responsabilités aux communautés cries.« C'est un premier pas vers l'autogouvernement.La privatisation en santé, un « faux mythe » La Coalition des médecins pour la justice sociale ne lui voit pas d'atout significatif Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Pauline Marois expliquera à Munich les convictions du Québec en matière de diversité culturelle et de protection des acquis sociaux, les deux thèmes centraux de la conférence.Marois s'envole pour Munich à la place de Landry La recherche démontre son inefficacité, avance la Coalition des médecins pour la justice sociale S I L V I A GALIPEAU OTTAWA NE DOIT PAS laisser les provinces réformer d'elles-mêmes leurs systèmes de santé, encore moins flirter avec la privatisation des soins.C'est au contraire au gouvernement à assurer le financement du système.C'est du moins ce que croit la Coalition des médecins pour la justice sociale, un organisme qui regroupe une centaine de médecins au Québec.« Le gouvernement a la responsabilité de contrer ces développements, sinon il trahit la confiance des Canadiens, il met en péril le système de santé public, et il met en péril la santé des personnes âgées et à faibles revenus », a affirmé hier Paul Saba, coprésident de la coalition.Commentant la rencontre qu'ont tenue pendant deux jours les ministres provinciaux de la Santé à Vancouver, Paul Saba s'est dit très inquiet de voir resurgir ces « faux mythes » de la privatisation des soins de santé.Certaines provinces, notamment l'Alberta, ont ouvertement annoncé qu'elles entendaient laisser davantage de place au secteur privé.« La recherche prouve qu'il n'est pas vrai que la privatisation va améliorer le système de santé », a affirmé Paul Saba.S'appuyant sur des études américaines publiées dans des revues spécialisées, telles le New England Journal of Medicine et le Journal of the American Medical Association, il a souligné que le taux de mortalité observé dans les hôpitaux privés aux États-Unis était de 7 % supérieur à celui observé dans les hôpitaux publics.Dans les hôpitaux privés non universitaires, le taux de mortalité serait de 25 % supérieur à celui des hôpitaux universitaires publics.Vendredi, le premier ministre Jean Chrétien a tout de même mis en garde les provinces tentées par la privatisation, leur rappelant qu'elles devraient toujours se soumettre aux cinq principes de la Loi canadienne sur la santé, soit l'universalité, la gratuité, l'égalité, l'intégralité, et la transférabilité.Alors quoi faire ?Si les provinces ont la responsabilité de respecter ces cinq principes, Ottawa a également des responsabilités à respecter, a répondu Paul Sabba.« Le gouvernement fédéral a la responsabilité d'assurer un financement adéquat et à long terme de la santé.Le gouvernement fédéral ne peut pas se retirer de ses responsabilités.» Au lieu de se tourner vers la privatisation, les provinces devraient au contraire maintenir leur pression sur Ottawa, et exiger du gouvernement qu'il révise et augmente sa contribution annuelle en santé.« Si Ottawa refuse, ce n'est pas une excuse pour privatiser.Il faut mettre davantage de pression sur Ottawa », a-t-il insisté.Quant à la décision du Québec de ne pas souscrire à plusieurs ententes interprovinciales visant à rationaliser les dépenses en matière de médicaments, d'équipements chirurgicaux ultraspécialisés ou de ressources humaines, Paul Saba a affirmé que le Québec devrait y penser à deux fois, car peut-être de telles ententes lui seraient-elles profitables.« Parce que nous sommes dans une situation d'urgence, le Québec doit travailler sa situation interne.Mais il serait peut-être moins coûteux de travailler aussi avec les autres provinces », a-t-il conclu.MICHEL HÉBERT Presse Canadienne MUNICH \u2014 La vice-première ministre Pauline Marois s'envole aujourd'hui pour Munich, en Allemagne, où elle représentera le Québec à la Conférence des chefs de gouvernement en remplacement de Bernard Landry, rentré en catastrophe à Québec, vendredi.C'est à contrecoeur que le premier ministre a annulé in extremis ce voyage au cours duquel il devait rencontrer à nouveau le ministre- président de la Bavière, Edmund Stoiber, plus sérieux aspirant au poste de chancelier d'Allemagne.M.Landry sait fort bien qu'être proche d'un dirigeant politique de cette envergure peut être fort utile sur l'échiquier européen.Mais Bernard Landry n'avait pas le choix : absent depuis la fin décembre, il devait revenir pour ramener l'ordre dans son gouvernement.Les rumeurs d'un remaniement ministériel important ont exacerbé la sensibilité de quelques-uns de ses ministres, en particulier Guy Chevrette et Jacques Brassard, deux vétérans qui ne se sont pas gênés pour faire comprendre qu'ils refuseraient une rétrogradation trop abrupte.« Nous sommes tous très contents que M.Landry revienne », a confié un membre du personnel politique, vendredi.C'est donc la vice-première ministre qui expliquera les convictions du Québec en matière de diversité culturelle et de protection des acquis sociaux, les deux thèmes centraux de la conférence de Munich.Outre le Québec, on y retrouvera « cinq régions fortes sur quatre continents », à savoir la Californie, État le plus avant-gardiste des États-Unis, le Shandong, seconde province la plus peuplée de Chine, la Haute-Autriche, membre remarqué de l'Assemblée des régions européennes, le Cap occidental, une des plus riches provinces d'Afrique du Sud, et, bien sûr, la Bavière, plus grand et plus riche État de la République fédérale d'Allemagne.Mme Marois doit prendre la parole lors des assemblées plénières prévues demain et mercredi, mais c'est au cours des rencontres à huis clos prévues avec les délégations étrangères qu'elle pourra établir les contacts les plus fructueux.C'est souvent en marge de ces forums internationaux que naissent les projets de partenariat, économiques ou autres.Le Québec entretient des relations privilégiées avec la Bavière, surtout depuis la signature en 1989 d'une entente de coopération.Les exportations québécoises en Allemagne totalisaient 1,2 milliard de dollars en 2000.Pour commander ou pour obtenir plus d'information, communiquez avec le Service Fido Affaires au 1 866 282-FIDO (3436) ou arrêtez-vous dans un magasin Fido ou chez un détaillant participant.Un appareil Fido.Cinq continents.Fido fonctionne partout où vous faites des affaires, au Canada, dans 6000 villes aux États-Unis et dans plus de cent pays dans le monde.De fait, Fido est le seul fournisseur canadien à offrir une couverture internationale, vous faisant profiter du service le plus étendu que vous puissiez trouver.Gr âce à la technologie de pointe GSM, vous pouvez voyager aux quatre coins du globe et être rejoint au même numéro sans jamais changer d'appareil.Aucun contrat à signer Le monde vous appartient.3019897A 1LP0601A0128 1LP0601A0128 ZALLCALL 67 20:52:12 01/27/02 B Photo REUTERS Un sans-abri de Toronto tente de se rechauffer en s'asseyant sur une grille recouvrant un systeme d'aeration, lors d'une tempete de neige en 2000.Un confort tout relatif.Les nuits de cauchemar des sans-abri torontois Il n'y a pas de sans-abri a North York.C'est le controverse Mel Lastman, alors candidat a la mairie de Toronto, qui l'a dit en 1997.Le lendemain, une femme mourait dans une rue de North York.Gelee.Cinq ans plus tard, les chiffres parlent d'eux-memes.Nombre de sans-abri chroniques a Toronto : 5000.Nombre de personnes en attente d'un logement social : 65 000.Nombre d'annees d'attente pour en obtenir un : de 12 a 19 ans.Dans les refuges, la surpopulation et les conditions d'hygiene sont telles que 18 cas de tuberculose, dont deux mortels, ont ete recenses.De ca, les autorites de Toronto ne parlent pas volontiers.C'est tout a fait par hasard que nous, qui travaillons tous les jours avec les sans-abri, avons appris que des tests avaient ete realises et que la tuberculose etait bien presente, raconte, furieuse, Cathy Crowe, infirmiere de la rue depuis 30 ans.La Ville ne veut meme pas nous dire, a nous, quels sont les refuges touches.Tout ce qui entoure la tuberculose chez les sans-abri est tabou, secret.Que la tuberculose fasse des ravages n'est cependant pas de nature a l'etonner dans un milieu ou les bouteilles et les cigarettes .Hey, George, tu veux une gorgee, vieux ?.passent de main en main.Toutes les conditions sont reunies pour une propagation rapide, continue Mme Crowe, elle-meme atteinte de la maladie il y a quelques annees apres avoir ete exposee au bacille dans le cadre de ses fonctions.On entasse un soir 60 ou 80 personnes a l'hygiene douteuse dans des dortoirs et, le lendemain, faute de place, ils doivent reprendre leur baluchon et trouver a se loger ailleurs, dans un autre refuge ou dans le sous-sol de l'une ou l'autre de la trentaine d'eglises qui ouvrent leurs portes en alternance.L'incessant nomadisme de ces gens, leur incapacite a se soigner adequatement et l'attitude des autorites de la ville de Toronto nous font envisager le pire , declare sans detour Mme Crowe.Dans une ville ou les 4 1.2 les plus miteux ne se louent pas a moins de 1000 $, le sans-abri type n'est plus necessairement l'alcoolique de 40 ou 50 ans.Des 5000 sans-abri de Toronto, on compte environ 2500 familles, note David Hulchanski, professeur et directeur du centre d'etudes urbaines de l'Universite de Toronto.C'est de ce cote que l'on note la plus grosse augmentation.Et vous imaginez ce que c'est, pour des enfants, que de vivre dans un refuge et de devoir l'avouer a leurs compagnons de classe ?Certains, de parents plus debrouillards, peuvent toujours deguiser un peu la verite et dire qu'ils habitent sur les chics rives du lac Ontario.Environ 80 personnes demunies y ont trouve refuge, dans des tentes ou des caravanes, en un campement semblable a celui des gitans, en Europe.Il restent la depuis bientot deux ans sur un terrain appartenant a Home Depot, empeche par la Ville d'y construire un magasin.Jamais Home Depot n'a telephone a la police pour evincer ses hotes illegaux.On soupconne d'une part Home Depot d'avoir une petite crotte sur le coeur contre la ville et d'avoir choisi ce moyen pour lui faire un pied de nez, note M.Hulchanski.D'autre part, vous imaginez la mauvaise publicite et les gros titres dans les journaux que vaudrait a Home Depot, au nom predestine, l'expulsion de sans-abri de son terrain ?Des gitans a Toronto La tent city , comme l'ont baptise les Torontois, reste donc bien en place pendant qu'au centre-ville, la chasse aux queteux bat son plein.En 1999, le Parlement provincial votait une loi qui rend la quete a peu pres illegale en Ontario, comme l'explique Peter Rosenthal, avocat qui defend pour trois fois rien des sans-abri et des activistes dans l'eau bouillante.Par exemple, les clochards n'ont pas le droit de queter s'ils sont souls.Pas le droit non plus de suivre un pieton pour le solliciter, meme s'il ne s'agit que de quelques pas inoffensifs.L'idee de la loi, c'etait de faire maison nette des squeegees, et des centaines de contraventions ont ete emises apres la promulgation de la loi.Les refuges debordent de partout, les sans-abri sont nombreux a ne plus avoir d'endroit ou aller, mais voila qu'on les criminalise, denonce a son tour Elan Ohayon, etudiant en neurologie de l'Universite de Toronto.Ils n'ont pourtant d'autre choix que de queter pour survivre.Pour denoncer l'indigence extreme de milliers de gens a Toronto, Ohayon, avec d'autres activistes tout aussi convaincus que lui, ont commence en aout 1999 a camper tous les vendredis soirs au parc Allan, en plein centre-ville de Toronto.C'est la toute l'ironie de l'affaire.Comment dormir la, a l'ombre de tours de 100 etages, fruits du plus haut genie architectural, et croire les autorites qui tentent de nous faire gober que notre ville, notre province, notre pays, n'a pas les moyens de garantir un toit a tout son monde ?Ils arrivaient donc la, le ventre plein, fort de six nuits de bon sommeil par semaine, et ca nous epuisait ! relate Ohayon.Etre sans-abri, ca signifie ne jamais, jamais avoir une bonne nuit de sommeil, que l'on couche dans les refuges ou dehors.Un an et plusieurs contraventions plus tard, l'escouade anti-emeute a finalement debarque dans le parc.L'affaire a degenere, les cameras video des activistes filmant la descente ont ete saisies et Ohayon, arrete.Parce que je refusais categoriquement de promettre par ecrit de ne plus coucher dans le parc, on m'a garde trois semaines en prison.Les prisons, comme les refuges, sont aussi surpeuplees, et laissez-moi vous dire qu'on y dort tout aussi mal.Depuis, la bataille se poursuit devant la Cour superieure de l'Ontario.Elan Ohayon et une poignee d'autres activistes poursuivent la police torontoise pour plus de 60 000 $, notamment pour violation de leurs droits garantis par la Charte canadienne des droits et libertes.Pour eux, mais surtout pour les sans-abri qu'ils defendent, ils reclament le retablissement de leur droit d'expression, d'association pacifique, mais surtout la reconnaissance du droit a la vie, a la liberte et a la securite de leur personne.Le droit a mieux que des contraventions, quoi.Au cours des dernieres semaines, le dossier des sans-abri a souleve la controverse a Montreal.Fait-on mieux a Toronto, Londres, New York et Paris ?Dans une serie en quatre volets, La Presse propose un tour d'horizon de la situation dans ces grandes metropoles et capitales, histoire de nous situer par rapport a elles et de voir si elles ont trouve des solutions au probleme.LOUISE LEDUC LA MAISON SEATON n'heberge que trois types d'hommes : le pere de quelqu'un, le fils de quelqu'un ou le frere de quelqu'un , peut-on lire dans le depliant de ce refuge pour sans-abri de Toronto.Ce slogan, qui joue a fond la carte de l'egoisme des familles, resume bien l'ambiance politique ontarienne, apres six ans de chasse aux BS sous Harris.Gord Beasley, responsable de la maison Seaton, adopte d'ailleurs le meme ton.Moi, quand j'etais a l'universite, je ne savais meme pas que ca existait, le BS, et c'est tant mieux.Autrement, peut-etre me serais-je aussi contente de me faire vivre par l'Etat.A la Maison Seaton, qui heberge 500 hommes chaque soir, la pitie ne semble pas etre de mise.Est-ce pour autant l'enfer decrit par les militants ?Les sans-abri, qui ont rebaptise l'endroit la Maison de Satan, exagerent-ils ?Les plus gros dortoirs comptent 80 lits.Quarante lits a deux etages.Quand tous les lits sont pris, ce qui arrive frequemment, des matelas sont ajoutes dans les salles de television et les aires communes.Le seul luxe de l'endroit se trouve du cote de l'infirmerie, qui compte quelques lits therapeutiques herites d'hopitaux qui ont du fermer leurs portes.Meme si, dans la journee, les chambres des dortoirs sont desertees, il se degage de ces endroits pourtant fraichement nettoyes une odeur de petits pieds qui vous laisse facilement imaginer le tableau, a minuit.Et, fait a noter, contrairement aux refuges montrealais, la Maison Seaton n'oblige pas les sans-abri a prendre leur douche.Autre particularite : a la Maison Seaton, tenue par la ville et non par une institution religieuse, les sans-abri peuvent sacrer et insulter les employes tant qu'ils le veulent.Ils me font rire, les autres gites qui expulsent les clochards au premier gros mot lance.Moi, on m'envoie promener toute la journee, mais est-ce que ca me derange ?lance Gord Beasley.Mais ce qui distingue vraiment la Maison Seaton, ce qui la rend vraiment unique, comme le resume crument le portier, c'est qu'on y a deux options : boire ou rester sobre .En fait, les residents peuvent y suivre une cure de desintoxication, la refuser ou meme obtenir de l'alcool sur place.Les sans-abri consomment beaucoup de Listerine et de vin de cuisine chinois, qui rend malade comme pas un, explique Gord Beasley.Certains de nos residents permanents boivent depuis 40 ans.S'ils n'ont pas leur dose quotidienne, ils souffrent d'hallucination et risquent de tomber en crise.Nous croyons qu'en leur donnant une faible quantite d'alcool, nous limitons au moins les dommages.Des 5000 sans-abri de Toronto, on compte environ 2500 familles.Les loyers exorbitants n'aident pas.Photo PC Un sans-logis et un policier en viennent aux poings, pendant une manifestation a Toronto, en 1999.Gite, soins et.alcool 1LP0701A0128 A7 LUNDI 1LP0701A0128 ZALLCALL 67 21:23:05 01/27/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 8 J ANV I E R 2 0 0 2 A 7 CANADA Un député allianciste se joint aux libéraux Pour Joe Peschisolido, de la Colombie-Britannique, l'avenir de l'Alliance s'assombrit de jour en jour JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Estimant que l'avenir de l'Alliance canadienne s'assombrit de jour en jour, le député de la Colombie-Britannique Joe Peschisolido claque la porte de son parti afin de se joindre aux libéraux de Jean Chrétien moins de 24 heures avant la reprise des travaux de la Chambre des communes.Le premier ministre Chrétien a présenté son nouveau député âgé de 37 ans hier à ses collègues libéraux à l'occasion d'une réunion de son caucus visant à préparer la rentrée parlementaire après un congé de six semaines.M.Peschisolido, qui déjà milité au sein du Parti libéral du Canada avant de se présenter comme candidat réformiste en 1997 et se faire élire comme député allianciste en 2000, devient ainsi le sixième député de l'opposition à faire faux bond à son parti et à endosser la bannière libérale au cours des trois dernières années.Le député d'origine italienne, qui parle couramment le français, a indiqué que les commentaires de l'un de ses anciens collègues alliancistes de la Saskatchewan, Roy Bailey, avaient été la goutte qui a fait déborder le vase.Il y a 10 jours, M.Bailey avait dénoncé la nomination de Ray Pagtakhan à titre de ministre responsable des Anciens combattants, estimant que ce dernier n'était pas compétent pour ce poste parce qu'il était un « type chinois ».De tels commentaires au sujet de M.Pagtakhan, qui est d'origine philippine, ont plongé l'Alliance dans l'embarras et relancé de plus belle les accusations voulant que le parti soit intolérant à l'endroit des immigrants.« L'Alliance canadienne n'est plus une option pour moi.(.) Ce dernier incident a cristallisé l'importance de traiter tous les Canadiens sur un même pied d'égalité.Je dois dire que j'étais très déçu de la réaction du parti à cet égard », a déclaré M.Peschisolido, qui représente la circonscription de Richmond où vit une large proportion d'électeurs d'origine asiatique.Le député, dont les parents sont nés en Italie, a indiqué que la réponse du gouvernement Chrétien aux attentats terroristes du 11 septembre l'a aussi convaincu de faire le saut.« Je connais M.Chrétien depuis plusieurs années et j'ai toujours eu beaucoup de respect pour lui.Lorsqu'on est jeune, on prend des décisions.J'étais peut-être impatient à vouloir changer le monde.Je crois que j'ai plus de maturité aujourd'hui », a déclaré le député en tentant d'expliquer son cheminement au cours des 12 dernières années.Devant les journalistes, M.Chrétien avait du mal à cacher sa satisfaction devant la tournure des événements.« Joe est un vieil ami.Je le connais depuis bien longtemps », a déclaré M.Chrétien, rappelant que M.Peschisolido avait été l'un des jeunes organisateurs de sa campagne à la direction du parti en 1990.« Après un séjour au sein du Parti réformiste et de l'Alliance canadienne, il a décidé de revenir au Parti libéral.Nous avons eu une bonne discussion vendredi.Je suis heureux de l'accueillir au sein de mon parti », at- il ajouté.Le chef intérimaire de l'Alliance canadienne, John Reynolds, s'est dit peu surpris de cette défection qui survient au moment où le parti est engagé dans une course à la direction.Il a soutenu que M.Peschisolido, qu'il a traité « d'opportuniste », brillait souvent par son absence lors des réunions du caucus au cours des derniers mois.M.Reynolds a aussi fait valoir que son ancien collègue devrait démissionner afin de forcer la tenue d'une élection partielle qui permettrait aux électeurs de Richmond de se prononcer sur sa décision de quitter l'Alliance.« S'il respectait ses principes, il renoncerait à son siège.Ce serait la chose honorable à faire.Mais il n'y a plus rien qui me surprend en politique.Je lui souhaite bonne chance sur les banquettes arrière en compagnie de Hedy Fry, qui a insulté tous les Canadiens », a déclaré M.Reynolds, faisant ainsi allusion à l'ancienne ministre qui a été écartée du cabinet après avoir été écorchée par de nombreuses controverses.Malgré cette défection, M.Reynolds a soutenu que le caucus de l'Alliance canadienne est uni et est prêt à affronter les libéraux aux Communes.Au cours des trois dernières années, tous les partis d'opposition, à l'exception du Bloc québécois, ont perdu au moins un député au profit des libéraux.Quelques semaines avant le scrutin général de 2000, les députés conservateurs du Québec André Harvey, Diane Saint-Jacques et David Price ainsi que le député néo-démocrate du Manitoba, Rick Laliberté, ont abandonné leur parti respectif afin de joindre les libéraux.En 1999, le député Bill Matthews de Terre- Neuve, qui avait été élu sous la bannière du Parti conservateur en 1997, a aussi fait faux bond à son parti afin de siéger comme député libéral.Ces derniers ont tous été réélus aux dernières élections.Photo PC Joe Peschisolido a déjà milité au sein du Parti libéral du Canada avant de se présenter comme candidat réformiste en 1997 et se faire élire comme député allianciste en 2000.Il devient le sixième député de l'opposition à rompre avec son parti et à endosser la bannière libérale au cours des trois dernières années.Jeunes contrevenants:Ottawa dit non à l'approche du Québec ISABELLE DUCAS Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le ministre de la Justice, Martin Cauchon, n'a pas l'intention de modifier le projet de loi fédéral sur les jeunes contrevenants pour accorder au Québec le droit de retrait réclamé par la province, lorsque la question reviendra aux Communes, cette semaine.Le gouvernement québécois estime que les changements préconisés par Ottawa vont à l'encontre de l'orientation développée par la province, axée sur la réhabilitation plutôt que sur la répression.Mais le ministre Cauchon, qui est également lieutenant politique du premier ministre Jean Chrétien pour le Québec, n'est pas d'accord.« Il y a bien des mythes qui ont été véhiculés au cours des derniers mois sur ce projet de loi, a-t-il expliqué hier, en marge d'une réunion du caucus de son parti.La nouvelle loi mise davantage sur le facteur de réhabilitation.Dans son ensemble c'est un bon projet de loi.« Le projet de loi a déjà été adopté par la Chambre des communes, mais le Sénat a demandé en décembre qu'un amendement soit apporté au sujet de la détermination des peines imposées aux jeunes autochtones.Le ministre Cauchon s'est dit en faveur de cet amendement, qui sera soumis aux députés cette semaine.Le ministre de la Justice du Québec, Paul Bégin, a cependant annoncé qu'il contesterait devant les tribunaux la mesure fédérale pour que la province ait le droit de conserver sa propre approche.Le gouvernement péquiste a obtenu l'adoption d'une motion unanime par l'Assemblée nationale à ce sujet.Le Bloc québécois avait souvent critiqué l'intransigeance de l'ancienne ministre de la Justice, Anne Mc Lellan, sur cette question.Avec la nomination de Martin Cauchon à cette fonction, lors du remaniement ministériel du 15 janvier, le parti souverainiste souhaitait un peu plus de flexibilité et la possibilité de voir la loi s'appliquer avec une « vision québécoise ».Mais le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a constaté que le changement de garde au sein du ministère de la Justice n'a pas eu d'effet sur cette question.Il a déploré le fait qu'Ottawa ignore le consensus atteint au Québec.« C'est la même position que Mme Mc Lellan, mais ce n'est pas la position du gouvernement du Québec, ni du Parti québécois, ni du Parti libéral (du Québec), ni de l'Action démocratique du Québec, ni des juges au Québec, ni des avocats de la défense et de ceux de la poursuite, ni des policiers, ni des travailleurs sociaux, a lancé M.Duceppe.J'imagine que M.Cauchon va nous dire que tout le monde ne comprend pas, sauf lui.« Le Québec, qui affiche le taux d'incarcération et de délinquance le plus bas au pays, attribue sa bonne performance à son approche axée sur la réhabilitation.Ottawa a apporté plus de 160 amendements à son projet de loi sur les jeunes contrevenants, mais tout ce que les provinces ont obtenu, c'est de pouvoir décider l'âge auquel s'appliqueront les peines pour adultes, lors de crimes commis par des adolescents. La Presse 28 janvier 2002 Page A8 manquante 1LP0902A0128 A9 LUNDI 1LP0902A0128 ZALLCALL 67 00:57:03 01/28/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 28 JANVIER 2002 A9 LA GUERRE AU TERRORISME Les Américains prennent d'assaut un hôpital où sont retranchés des membres d'Al-Qaeda Associated Press KANDAHAR, Afghanistan \u2014 Les forces spéciales américaines ont lancé une opération aujourd'hui, heure d'Afghanistan, contre un hôpital de Kandahar où plusieurs combattants d'Al-Qaeda sont retranchés depuis près de deux mois, menaçant de tuer quiconque tenterait de les déloger.Avec le soutien d'hélicoptères, les soldats américains sont entrés dans l'hôpital Mir-Wais vers 3 h du matin heure locale.« Tôt ce matin, les soldats américains sont entrés.Les Arabes les ont vus et ils ont commencé à tirer », a dit Najabullah, un commandant afghan en rendant compte à l'administration de Kandahar.Au début du raid, deux fortes explosions et des coups de feu ont été entendus à l'intérieur de l'hôpital entouré de murs.Selon Najabullah, les assiégés ont jeté des grenades.Une explosion beaucoup plus forte a été entendue plus de cinq heures plus tard.Un incendie s'est déclaré tandis que cinq camions pénétraient dans l'enceinte de l'hôpital.Alors que les journalistes étaient tenus à l'écart par des barrages et des troupes armées afghanes et américaines, on ignore encore s'il y a des victimes ou si l'un des combattants d'Al-Qaeda a été tué.Des soldats afghans postés à l'extérieur de l'hôpital ont déclaré qu'aucun corps ou prisonnier n'a été sorti de l'établissement.Au dernier pointage, il y aurait cinq ou six hommes armés toujours retranchés dans l'hôpital.Ils se sont barricadés dans cinq ou six pièces du service de médecine interne et exigeaient que le personne hospitalier les nourrisse, interdisant à tout non-musulman de les approcher.Il y a deux semaines, la direction de l'hôpital avait coupé l'eau et les vivres pour tenter de les affamer.Selon des informations contradictoires, les assiégés seraient parvenus auparavant à stocker de la nourriture et de l'eau.Le 8 janvier, l'un de ces hommes armés a sauté d'une fenêtre du premier étage pour tenter de fuir avant de faire exploser une grenade alors qu'il était encerclé par des soldats afghans.Photo AFP Peu de temps après son arrivée sur le sol américain, le président du gouvernement intérimaire d'Afghanistan, Hamid Karzaï, s'est adressé à des membres de la communauté afghane de Virginie à la mosquée Mustafa d'Annandale.Karzaï rencontrera aussi le président Bush en plus de s'adresser aux membres du Conseil de sécurité de l'ONU pendant son séjour de trois jours.Karzaï entame sa tournée américaine Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le président du gouvernement intérimaire afghan Hamid Karzaï est arrivé hier à Washington pour sa première visite officielle aux États-Unis où il discutera de la lutte antiterroriste et de la reconstruction de l'Afghanistan.M.Karzaï devait rencontrer hier des membres de la communauté afghane, avant de s'entretenir aujourd'hui avec le président George W.Bush.Parlant sur Radio-Kaboul avant son départ d'Afghanistan, M.Karzaï a indiqué que « le plus important » pour son pays étaient la paix et la sécurité et que les 4,5 milliards US d'aide promis par les donateurs à l'Afghanistan devaient être utilisés « judicieusement ».Après sa rencontre avec le président américain, M.Karzaï doit s'exprimer mercredi devant le Conseil de sécurité de l'ONU à New York.Il a rencontré hier soir des responsables de la communauté afghane américaine dans une mosquée en Virginie et devait ensuite donner un discours sur la nécessité de promouvoir l'éducation en Afghanistan après des années de guerre.Parmi les sujets sensibles qui figureront à l'ordre du jour des entretiens de M.Karzaï avec les responsables américains figure la poursuite des bombardements en Afghanistan.Selon des diplomates, il souhaite apaiser la communauté internationale en assurant de sa volonté de lutter contre le terrorisme, mais aussi donner des gages aux Afghans, préoccupés par le nombre de victimes civiles des bombardements américains qui atteindrait, selon certaines estimations, plus de 4000 personnes.En public, Karzaï a déclaré que les États-Unis devaient continuer leurs bombardements tant que les dernières poches de résistance de l'organisation Al-Qaeda et des talibans n'ont pas été éliminées.Mais il a assuré aux chefs tribaux afghans, notamment ceux de l'est du pays, qui lui ont rendu visite qu'il va tenter d'obtenir la fin des bombardements.Un autre sujet de discussion va être une possible augmentation de la taille de la force de sécurité internationale actuellement déployée en Afghanistan, ont indiqué des sources diplomatiques à Kaboul.Selon les accords entre le gouvernement intérimaire afghan et la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), ses effectifs sont limités à 4500 soldats et son déploiement à la région de Kaboul.Des responsables des Nations unies en Afghanistan ont toutefois suggéré qu'au moins 30 000 soldats seraient nécessaires pour assurer la sécurité sur l'ensemble du territoire.Dans un entretien au magazine Newsweek, M.Karzaï indique être ouvert à l'idée d'étendre au reste de l'Afghanistan le mandat de la force cantonnée pour l'instant à Kaboul et ses environs.« Toutes les délégations du pays que j'ai reçues m'ont demandé d'envoyer la force de sécurité dans tout le pays et je ne vois pas pourquoi on ne le ferait pas ».Le président du gouvernement intérimaire afghan est notamment accompagné des ministres de la Construction, de la Condition féminine, des Travaux publics, ainsi que de l'Éducation et de la Santé.Il n'y aurait pas de filière tunisienne KARIM BENESSAIEH DE NOUVEAUX TÉMOIGNAGES sont venus confirmer hier les départs soudains d'Al Rauf Al-Jiddi et Faker Boussora peu de temps avant les attentats du 11 septembre.Les deux hommes, supposés membres du réseau Al- Qaeda, ont été vus dans différents commerces de Rosemont et de la rue Saint-Laurent jusqu'en août dernier.Ils ont laissé partout l'impression d'être des gens polis, bien habillés et surtout très discrets.Une description classique, selon Aïcha Bartakis, une sociologue enseignant au cégep de Saint-Jérôme.Elle s'est elle-même longuement intéressée aux groupes islamistes, particulièrement ceux qui ont sévi en Algérie.Sans présumer de la culpabilité d'Al-Jiddi et Boussora, qu'elle ne connaît pas, elle a constaté que les membres de ces groupes extrémistes étaient des gens instruits, posés, « capables d'utiliser leur matière grise ».« C'est une surprise chaque fois qu'on les découvre », dit-elle.L'autre élément surprenant est l'origine tunisienne des deux suspects.Selon Mme Bartakis, il n'y a pas de filière terroriste tunisienne.« Ça n'existe pas, c'est clair.» Il n'y aurait que quelques individus ayant peu de liens entre eux, et pouvant être recrutés par des groupes oeuvrant dans plusieurs pays.De fait, dans toute l'enquête sur le réseau Montréal du terrorisme publiée par La Presse l'automne dernier, on ne retrouvait qu'un seul ressortissant tunisien, Raouf Hannachi, sur quelques centaines d'acteurs.Avec une pointe d'humour, la sociologue \u2014 qui est elle-même d'origine tunisienne \u2014 souligne que les Algériens trouvent parfois les Tunisiens un peu « nouilles », peu agressifs.« Alors que les mouvements extrémistes algériens sont très durs, il n'existe rien de tel en Tunisie.» Étudiants nocturnes Al Rauf Al-Jiddi, 36 ans, a immigré au Canada en avril 1991 avec un visa émis à Rabat, au Maroc.Il a obtenu la citoyenneté canadienne en 1995.Plusieurs nuits par semaine, dans son appartement de la 22e Avenue à Rosemont, il recevait plusieurs hommes « costauds », a confié son voisin Carlos Jacobs au Ottawa Citizen.Il s'agissait vraisemblablement de compatriotes venus pour autre chose que la fête : il n'y avait en effet ni rires ni musique durant ces nuits de réunion, que des discussions.M.Jacobs en avait conclu à l'époque qu'il s'agissait d'étudiants étrangers.Les réunions nocturnes ont brusquement cessé en août dernier.Puis un nouveau branle-bas de combat a eu lieu vendredi dernier, le soir où les autorités américaines ont largement diffusé les photos d'Al-Jiddi et Boussora.Selon ce qu'a confié Stéphanie Babuseaux, la conjointe de M.Jacobs, environ cinq hommes d'origine arabe sont montés à l'appartement 6 et ont parlé d'une voix forte.Personne ne répondait hier à cet endroit.Dans un autre quartier, au coin du boulevard Saint- Laurent et de la rue Ontario, le présumé associé d'Al- Jiddi, Faker Boussora, avait ses habitudes dans un petit restaurant tunisien, Le Soleil.Selon ce qu'un des employés a déclaré aux médias, Boussora était poli, bien habillé et venait une fois ou deux par semaine.Faker Boussora, 37 ans, a immigré au Canada en 1992 en provenance de France avec un visa d'étudiant.Tout comme un témoin qui avait déclaré à La Presse avoir rencontré Boussora « à quelques reprises au centre- ville de Montréal », l'employé du restaurant se souvient de l'homme en raison de ses oreilles particulièrement proéminentes.« Il ne parlait jamais de politique, il n'a jamais dit quelque chose d'inhabituel ou de déplacé », a déclaré l'employé, précisant que Boussora prenait la peine de vider son plateau dans la corbeille avant de partir.Observateurs réclamés à Guantanamo KARIM BENESSAIEH « ON N'A MÊME PAS le droit de traiter les animaux de cette façonlà ! » Indignés par le traitement des 158 prisonniers talibans à la base américaine de Guantanamo, des groupes humanitaires demandent l'envoi d'une délégation québécoise d'observateurs.Cette requête survient au moment où l'administration américaine a reconnu, hier, qu'un débat avait lieu en son sein sur le statut de ces détenus.Le soutien international à Washington a été fortement ébranlé par les nombreuses critiques en provenance d'Europe et des pays arabes sur les conditions de détention des talibans.Le Comité québécois des citoyens pour les droits des prisonniers de guerre d'Afghanistan, lui, compte militer pour que ces détenus aient le statut de prisonniers de guerre.Leurs conditions de détention seraient alors assurées par la Convention de Genève signée en 1949.Ce qui est loin d'être le cas en ce moment, note-t-on.« Les prisonniers talibans à Guantanamo sont traités de façon dégradante, inhumaine et dangereuse, dit Amir Maasoumi, porteparole du comité.Ils sont enfermés dans de minuscules cellules grillagées en plein air et éclairées 24 heures sur 24.» Le collectif est appuyé par les sections locales d'Amnistie Internationale et de l'Association américaine des juristes, ainsi que par la Ligue des droits et libertés du Québec.On propose que la délégation soit composée d'une « brochette représentative » de la société québécoise : médecins, juristes et citoyens « ordinaires », explique M.Maasoumi.On compte sur la collaboration de parlementaires qui seront contactés et qui auront la tâche d'acheminer la demande officielle.Photo AFP Ces soldats espagnols qui patrouillent l'Afghanistan devront bientôt être appuyés par des troupes canadiennes, a soutenu le ministre de la Défense, Art Eggleton.Les troupes canadiennes en Afghanistan à la mi-février L I S A SCHMIDT Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le contingent militaire canadien devrait être en sol afghan à la mi-février, a affirmé, hier, le ministre de la Défense, Art Eggleton, précisant que les soldats et tout l'équipement nécessaire étaient fin prêts.« Il n'y a jamais eu de doute dans mon esprit que nos soldats participeraient à cette mission », a souligné le ministre Eggleton lors d'une réunion du caucus libéral.« Nous savions que nous allions nous y rendre.Maintenant nous avons un plan très clair.» Les premiers soldats, pour la plupart rattachés au 3e Bataillon canadien d'infanterie légère Princess Patricia situé à Edmonton, devraient partir vendredi.Le contingent comptera aussi des membres du Lord Strathcona's Horse (Royal Canadians) et du 1er Bataillon des services.Ils seront transportés en Afghanistan à bord d'avions militaires américains et canadiens ou par vols nolisés civils.L'unité canadienne aura pour mission de rechercher les talibans et les membres du groupe Al-Qaeda, tout en assurant la sécurité à l'aéroport de Kandahar.Elle participera également à des opérations de déminage et dirigera les convois d'aide humanitaire.L'annonce du départ, qui se faisait attendre depuis plusieurs semaines, a été accueillie avec enthousiasme et soulagement.« Nous étions impatients depuis longtemps, a commenté le lieutenant Luc Charron.Le moral est bien meilleur maintenant que nous savons que nous partons.» 1LP1001A0128 1LP1001A0128 ZALLCALL 67 22:37:06 01/27/02 B A 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 8 J ANV I E R 2 0 0 2 MONDE La Maison-Blanche refuse d'informer le Congrès de ses entretiens sur l'énergie avec Enron JEAN-LOUIS DOUBLET Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 La Maison-Blanche est prête à affronter une bataille juridique avec le Congrès plutôt que de communiquer les documents relatifs à ses entretiens avec des dirigeants d'Enron pour élaborer sa politique de l'énergie, a affirmé hier le viceprésident Richard Cheney.Lors d'entretiens sur des chaînes de télévisions américaines, le viceprésident a été très clair : il n'accèdera pas aux demandes du GAO (General Accounting Office, rattaché au Congrès) d'avoir accès aux textes des entretiens entre les membres de l'administration présidentielle et les dirigeants d'Enron.Richard Cheney avait été chargé par le président George W.Bush d'élaborer une politique américaine de l'énergie qui avait été présentée le printemps dernier.Il avait créé à cet effet un groupe de travail qui avait mené une vaste consultation, y compris avec les responsables d'Enron, le groupe de courtage d'énergie aujourd'hui au coeur d'un scandale financier.« Ce à quoi je m'oppose, et ce à quoi le président s'est aussi opposé, et ce que nous avons dit au GAO que nous ne ferons pas, c'est de faire en sorte qu'il soit impossible pour moi-même et tout autre futur vice-président d'avoir une conversation en toute confiance avec quelqu'un sans ensuite devoir dire aux parlementaires de quoi nous avons parlé », a affirmé Richard Cheney.David Walker, directeur du GAO, demande depuis plusieurs mois à avoir accès aux documents qui ont servi à la préparation de ce programme mais la Maison-Blanche refuse.Dans un entretien donné à plusieurs journaux et publié samedi, David Walker a menacé d'aller en justice s'il n'obtenait pas satisfaction.Cela serait la première fois que le GAO devrait aller devant les tribunaux pour obtenir des documents d'une entité administrative.« C'est une chose importante qui sera résolue devant les tribunaux car c'est une question de principe », a affirmé le vice-président sur la chaîne ABC hier.« Le débat est de savoir si oui ou non ils ont le droit d'obtenir des informations sur chacune des réunions que j'ai, sur les notes qui ont été prises pendant ces réunions, qui y a participé et quelles informations ont été communiquées.La difficulté est que nous pensons que l'autorité du GAO ne s'étend pas jusque là », a affirmé Richard Cheney sur ABC.Il a réaffirmé qu'il n'y « avait rien de secret » dans ces conversations que les membres du groupe de travail avaient eu avec les dirigeants d'Enron, dont le PDG du groupe Kenneth Lay, qui a démissionné la semaine dernière.Ce dernier passe pour un ami personnel de George W.Bush et de son père George Bush qui a été président des États-Unis de 1989 à 1993.Enron, qui réalisait encore l'année dernière un chiffre d'affaires de 100 milliards de dollars US, s'est effondré comme un château de cartes après la découverte l'automne dernier d'irrégularités dans sa comptabilité.Des milliers d'investisseurs et d'employés de l'entreprise qui avaient investi leurs fonds de retraite dans des actions du groupe se sont retrouvés ruinés et le groupe est en faillite virtuelle depuis décembre.Un ex-vice-président d'Enron a été retrouvé mort, à la suite apparemment d'un suicide, la semaine dernière.Le groupe était devenu avant sa banqueroute un symbole de la libéralisation du marché de l'énergie aux États-Unis dont il avait profité pour s'imposer comme le premier courtier mondial en contrats sur produits liés à l'énergie.Son siège est à Houston (Texas), État dont George W.Bush était le gouverneur avant de devenir président l'an dernier.La Maison-Blanche tente depuis quelques semaines de prendre ses distances avec le groupe qui fait l'objet d'enquêtes judiciaire, boursière et parlementaire.Vendredi, Mitchell Daniels, le directeur au budget de la Maison- Blanche, a demandé à l'administration fédérale de passer en revue tous les contrats signés par l'administration avec Enron et Andersen, la firme d'audit financier qui vérifiait ses comptes.Photo AP Le président Bush Scepticisme d'après le New York Times NEW YORK \u2014 Selon un sondage publié par CBS et le New York Times, 67 % des personnes interrogées aux États-Unis pensent que l'administration Bush leur cache quelque chose ou leur ment sur ses véritables relations avec Enron, soit 53 % de plus que la semaine précédente.Ce sondage a été réalisé entre lundi et jeudi derniers auprès de 1034 adultes.Il comporte une marge d'erreur de plus ou moins trois points.Cette faillite d'une société qui entretient des liens étroits avec le président George W.Bush et qui a été le plus gros contributeur de sa carrière politique, est la plus importante de l'histoire des États-Unis et le Congrès a ouvert une série d'enquêtes.Les Américains estime nt aussi que les républicains (45 %), beaucoup plus que les démocrates (10 %) entretenaient des rapports étroits avec Enron, pendant qu'un autre bloc de 10 % croit que les deux partis avaient des rapports égaux avec l'entreprise de Houston.Sur un autre plan, les Américains croient que l'économie constitue désormais un problème plus important que le terrorisme.Photo REUTERS Ryan Taylor, 15 ans, s'adonne allègrement à la planche à roulettes, à Houston, devant le siège social d'Enron, géant du courtage en énergie qui a entretenu de nombreux avec l'administration Bush et qui vient de déclarer la faillite la plus considérable de l'histoire des États-Unis.La Russie perd deuxgénérauxen Tchétchénie EXPRESS INTERNATIONAL Colombie Nouvel attentat UNE SEMAINE après son sauvetage de dernière minute, le dialogue de paix en Colombie est à nouveau malmené par l'intense vague de violence déclenchée par la guérilla des FARC, avec un nouvel attentat attribué par la police aux rebelles et qui a fait huit blessés samedi soir à Bogota.Une grenade à fragmentation a été lancée par un inconnu dans un magasin de la capitale, à moins d'un km du restaurant où un attentat à la bicyclette piégée avait fait 5 morts et 21 blessés vendredi, selon la police.\u2014 d'après AFP Argentine Marche sur la capitale DES CHÔMEURS, mais aussi des enseignants et des fonctionnaires, ont entamé hier soir une marche d'une trentaine de km de la banlieue de La Matanza vers le centre de Buenos Aires, selon des sources syndicales.Cette marche, destinée à réclamer des emplois et dénoncer les restrictions bancaires appelées « corralito » est la première mobilisation syndicale organisée depuis l'arrivée au pouvoir du président Eduardo Duhalde début janvier.Elle devrait arriver aujourd'hui sur la place de Mai.\u2014 d'après AFP PIERRE CELERIER Agence France-Presse MOSCOU \u2014 Les forces russes ont perdu deux généraux hier dans l'explosion d'un hélicoptère au dessus de la Tchétchénie, où le mandat du président tchétchène Aslan Maskhadov, dont Moscou ne reconnaît plus la légitimité, expirait ce même jour.L'hélicoptère, qui transportait 1 personnes, a explosé en plein vol en fin de matinée, a indiqué le ministère russe de l'Intérieur.Une source citée par Itar-Tass a fait état de son côté de la mort de 14 personnes dans l'explosion.Elle est survenue à sept kilomètres du village de Chelkovskaïa (nord-est), selon les services du conseiller du président russe pour la Tchétchénie, Sergueï Iastrjembski, cités par la radio Écho de Moscou.Les passagers sont tous décédés et leurs corps ont été récupérés, selon cette source, qui a identifié au rang des victimes le vice-ministre de l'Intérieur russe et chef des forces du ministère de l'Intérieur pour le district fédéral du sud, le général Mikhaïl Roudtchenko, ainsi que le commandant adjoint de l'état-major des forces du ministère de l'Intérieur, le général Nikolaï Goridov.Les agences russes avaient mentionné initialement que ce dernier responsable était le général Davidov.L'hélicoptère transportait aussi un responsable des forces russes pour le Caucase du nord, le colonel Iouri Orlenko, et deux autres responsables des forces du ministère de l'Intérieur, les colonels Iouri Stepanenko et Alexandre Trofimenko.L'incident a coïncidé avec la fin du mandat du président indépendantiste Aslan Maskhadov, élu pour cinq ans le 27 janvier 1997.« Lors d'une opération bien organisée, un groupe d'intervention a abattu avec un missile sol-air un hélicoptère avec des officiers supérieurs russes dans la région de Chelkovskoï», a déclaré Islam Khassoukhanov, chef d'état-major des forces armées tchétchènes, dans une déclaration transmise à l'AFP à Slepsovtsk (Ingouchie).Une autre revendication de l'attaque par les rebelles a été recueillie par un site internet proche des indépendantistes (www.kavkaz.org).L'appareil a été abattu par un missile anti-aérien Igla de fabrication russe, selon cette source.Si cette information est confirmée, elle représenterait un échec majeur pour les forces russes, qui sont engagées depuis 28 mois dans leur deuxième conflit avec les indépendantistes.Les autorités russes ont apporté des explications contradictoires sur le sujet.« La raison exacte de l'explosion de l'hélicoptère n'a pas été établie », a déclaré un responsable des services secrets russes (FSB/ex-KGB) pour la Tchétchénie, le général Sergueï Babkine, selon Interfax.De son côté l'adjoint au représentant du président russe pour le district fédéral du sud, Nikolaï Britvine, a indiqué à Itar- Tass que « pour le moment rien n'indique que l'appareil a été abattu par un missile ».Mais selon l'administration de la région de Chelkovskaïa (nord-est), où a explosé l'appareil, l'hélicoptère a été abattu par un missile sol-air, a indiqué Interfax.L'incident a coïncidé avec la tenue dans la république voisine d'Ingouchie d'une manifestation de soutien de réfugiés tchétchènes au président Maskhadov, dont le mandat a expiré hier cinq ans après son élection.Moscou, qui a qualifié M.Maskhadov de « terroriste », ne lui reconnaît plus aucune légitimité. 1LP1101A0128 A11, lundi, MONDE 1LP1101A0128 ZALLCALL 67 22:42:31 01/27/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 8 J ANV I E R 2 0 0 2 MOND E A 1 1 Photos AP Décidément, la rue de Jaffa, au coeur de Jérusalem-Ouest, est devenue une cible de prédilection pour les Palestiniens qui ont opté pour l'attentat suicide.Hier un nouvel attentat, peu après midi, a fait plusieurs dizaines de blessés, et deux morts dont la femme qui portait les explosifs.C'est la première fois qu'une femme palestienne commet un attentat suicide.À gauche, la scène du drame, vue du pare-brise étoilé d'un bus.Au centre, un expert de la police de Jérusalem analyse les débris.À droite, des brancardiers transportent une blessée qui se tord de douleur.Premier attentat suicide commis par une Palestinienne Le drame fait deux morts, dans un quartier de Jérusalem déjà fortement éprouvé par la terreur DANIEL GRUSHKIN Agence France-Presse JÉRUSALEM \u2014 Pour la première fois, une Palestinienne a commis hier un attentat suicide, tuant un Israélien et blessant des dizaines de personnes, en faisant sauter une charge explosive à Jérusalem- Ouest.La femme a réussi à déjouer la vigilance de la police, pourtant sur le qui-vive, et fait exploser la charge qu'elle portait sur elle dans l'artère principale de la ville, rue Jaffa.L'explosion s'est produite à quelques mètres seulement de la pizzeria Sbarro, où un kamikaze du mouvement islamiste Hamas avait tué 15 personnes le 9 août 2001.Mardi, à quelques dizaines de mètres de là, un Palestinien avait ouvert le feu sur la foule tuant deux femmes et blessant une quarantaine de personnes avant d'être tué par des policiers.À Beyrouth, la télévision du mouvement chiite libanais Hezbollah a annoncé que la jeune femme était une étudiante de l'université Al Najah de Naplouse (Cisjordanie), d'où sont partis plusieurs kamikazes dans le passé.Un octogénaire israélien, Pinhas Tokatli, a été tué sur le coup par la bombe de forte puissance et une centaine de personnes ont été hospitalisées, dont trois blessés graves, selon des sources hospitalières.Ces décès portent à 1168 le nombre de personnes tuées depuis le début de l'Initfada, en septembre 2000, dont 886 Palestiniens et 251 Israéliens.Israël a immédiatement imputé la responsabilité de l'attentat au président palestinien Yasser Arafat.« Arafat est responsable, car il encourage des terroristes à commettre des actions suicide », a déclaré à l'AFP Raanan Gissin, porte-parole du premier ministre Ariel Sharon.Il faisait référence aux déclarations de M.Arafat samedi à Ramallah dans lesquelles il avait réaffirmé son voeu de finir sa vie « en martyr » pour Jérusalem.« Yasser Arafat est personnellement, individuellement et directement responsable, je n'ai aucun doute là-dessus », a déclaré pour sa part le maire de Jérusalem, Ehud Olmert.L'attentat s'est produit deux jours après une autre attaque à Tel- Aviv, qui avait fait 18 blessés et avait été revendiquée conjointement par le Jihad islamique et un groupe armé proche du Fatah de Yasser Arafat, les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa.La direction palestinienne a condamné, dans un communiqué, l'attentat et demandé le retour immédiat dans la région de l'émissaire américain Anthony Zinni, pour tenter de mettre fin à l'escalade de la violence.« La direction palestinienne condamne vivement l'attentat suicide contre des civils israéliens à Jérusalem et demande le retour immédiat de l'émissaire américain », a indiqué un porte-parole officiel.L'attentat a été précédé par des propos très durs de responsables israéliens et américains pour M.Arafat, qu'Israël a empêché, selon M.Gissin, de se rendre à Bruxelles pour une réunion européenne prévue aujourd'hui.M.Arafat est de facto assigné à résidence dans ses bureaux à Ramallah, en Cisjordanie, cernés depuis le 3 décembre par des chars israéliens depuis une série d'attentats sanglants en Israël.Le Haut Représentant pour la politique extérieure de l'Union européenne, Javier Solana, a exprimé sa « condamnation absolue de la violence », après l'attentat.Berlin, Amman et le Caire ont condamné l'attentat, mais les deux capitales arabes ont fait porter à Israël la responsabilité de la détérioration de la situation dans la région.Par ailleurs, une foule de plus d'une centaine de Palestiniens a réussi à libérer sept activistes, dont l'un des hommes les plus recherchés par Israël, d'une prison à Bethléem (Cisjordanie).La foule, constituée de proches et de partisans des détenus, les a libérés après que la majorité des gardes eut abandonné le bâtiment, craignant des représailles israéliennes à l'attentat suicide de Jérusalemouest.Parmi les activistes libérés figure Yahya Daamsa, membre du Fatah et, selon les sources sécuritaires palestiniennes, un des 33 activistes dont Israël avait exigé l'arrestation.Les six autres prisonniers sont membres du Jihad islamique.EXPRESS INTERNATIONAL Irak Soutien aux attentats LE PRÉSIDENT irakien Saddam Hussein a affirmé hier que son pays soutenait les attentats suicide contre Israël et a rendu hommage au président palestinien Yasser Arafat, rapporte la télévision d'État.« Nous soutenons la résistance palestinienne et les opérations de martyrs.Que Dieu pardonne à nos martyrs et envoie leurs morts (les Israéliens) à l'enfer », a déclaré le chef d'État irakien, en présidant la réunion hebdomadaire du gouvernement.« Nous sommes reconnaissants envers toute personne qui offre au peuple palestinien des armes et d'autres moyens pour exercer son droit à la défense », a-t-il ajouté.\u2014 d'après AFP Iran-Irak Échange de prisonniers LES QUESTIONS des prisonniers de guerre et des réfugiés irakiens, au nombre de plusieurs centaines de milliers en Iran, sont au centre des entretiens du chef de la diplomatie irakienne Naji Sabri à Téhéran.M.Sabri a examiné avec son homologue iranien Kamal Kharazi la question des prisonniers de guerre, qui n'a toujours pas été réglée 13 ans après la guerre qui a opposé les deux pays (1980-1988).Il a également rencontré le président Mohammad Khatami qui a affirmé que les deux pays devaient régler « leurs problèmes sur la base d'une entente mutuelle » \u2014 d'après AFP L'assassinat d'Élie Hobeika: 3e suspect Associated Press BEYROUTH \u2014 Un troisième suspect a été interpellé dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'ancien chef de milice chrétienne libanaise Élie Hobeika, a annoncé la police hier.Antoine Hannoun Ruhayem, vendeur de voiture à Jezzine (sud du Liban) a été interpellé pour interrogatoire concernant la vente de la voiture ayant servi à l'attentat après avoir été bourrée d'explosifs.Il a assisté à la transaction entre l'ancien propriétaire de la voiture et deux hommes l'ayant achetée sous une fausse identité, aujourd'hui activement recherchés.Élie Hobeika, 45 ans, ancien ministre et ancien chef des Forces libanaises, tenu pour responsable du massacre de centaines de réfugiés palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila en 1982, a été tué jeudi avec trois de ses gardes du corps.Cheney croit Arafat lié au trafic d'armes Associated Press WASHINGTON \u2014 Le vice-président américain Richard Cheney a affirmé hier que le président palestinien Yasser Arafat est impliqué dans l'affaire du trafic d'armes découverte début janvier sur le navire Karine A.« Nous avons vu des preuves de son implication dans cet effort pour importer 50 tonnes d'armes », a-t-il déclaré lors d'un entretien à la chaîne de télévision ABC.Jusqu'à présent, les autorités américaines avaient plutôt dénoncé une implication de l'Autorité palestinienne dans ce dossier, sans mettre en cause directement son chef.Interrogé sur une lettre envoyée par Yasser Arafat au président américain George W.Bush et démentant tout rôle personnel dans l'affaire, le vice-président américain a répondu : « Nous ne le croyons pas.» « Il est impliqué maintenant dans une opération qui le fait travailler avec des organisations terroristes, le Hezbollah, et l'Iran, un État voué à torpiller le processus de paix » au Proche-Orient, a affirmé Richard Cheney.Photo AP Le vice-président Dick Cheney MOTEUR TURBOCOMPRESSÉ INTÉRIEUR EUROPÉEN RAFFINÉ CARACTÉRISTIQUES DE SÉCURITÉ INNOVATRICES 68 PIEDS CUBES D'ESPACE UTILITAIRE\u2020\u2020 Le prix de détail suggéré du fabricant pour la Volvo V40 2002 commence à 32 495,00 $.\u2020Taux de location de 5,9 % offert sur tous les nouveaux modèles 2002.Offre temporaire faite par l'intermédiaire des concessionnaires Volvo participants et des Services financiers Automobiles Volvo du Canada sur approbation de crédit.À titre d'exemple, location d'une Volvo V40 2002: 398,74 $ par mois, pendant 48 mois avec dépôt de garantie de 3 875,00 $ ou échange équivalent.Le coût total de location est de 19 139,52 $.Prix d'achat à l'échéance du bail de 14 583,80 $.Le prix peut varier en fonction de l'équipement ajouté.Kilométrage limité à 20 000 km par an (frais de 0,08 $ par kilomètre excédentaire).\u2020Taux de financement de 3,9 % offert sur tous les nouveaux modèles 2002.Exemple de financement : Pour 25 000 $ à 3,9 % pendant 36 mois, le paiement mensuel se chiffre à 736,99 $.Coût total de l'emprunt: 1 531,64 $.Le concessionnaire peut réduire le prix de vente/location.Frais de transport et de livraison de 1 050,00 $, taxes, immatriculation et assurance en sus.Tous les détails chez votre concessionnaire Volvo.\u2020\u2020Parmi les voitures examinées dans le segment des berlines intermédiaires.©2002 Automobiles Volvo du Canada Ltée.«Volvo.pour la vie» est une marque de commerce de Automobiles Volvo du Canada Ltée.Bouclez toujours votre ceinture de sécurité.Visitez notre site www.volvocanada.com.LA RÉVOLVOLUTION ELLE SE POURSUIT À VOLVOCANADA.COM ET CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE VOLVO.3,9%\u2020 Taux de financement.Montréal UPTOWN VOLVO 4900, rue Paré (514) 737-6666 Saint-Hyacinthe AUTOMOBILES CHICOINE INC.855, rue Johnson (450) 771-2305 Sainte-Agathe FRANKE VOLVO 180, rue Principale (819) 326-4775 Laval VOLVO LAVAL div.de: Boulevard St-Martin Auto 1430, boul.St-Martin Ouest (450) 667-4960 Saint-Léonard JOHN SCOTTI AUTO LTÉE 4315, boul.Metropolitain Est (514) 725-9394 Brossard VOLVO DE BROSSARD 9405, boul.Taschereau (450) 659-6688 Pointe-Claire VOLVO POINTE-CLAIRE 15, Auto Plaza (514) 630-3666 La Volvo V40.C'est le temps de changer votre façon de voir la vie dans une Volvo.Et vice versa.3016332A 1LP1201A0128 a12 lundi 1LP1201A0128 ZALLCALL 67 11:55:01 01/28/02 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 28 JANVIER 2002 Point.com: une valse à trois temps m r o y @ l a p r e s s e .c a La ruée frénétique.Puis la retraite en pagaille.Les « point.com » auront connu le sort qui a toujours été réservé à l'implantation commerciale des nouvelles technologies, du chemin de fer à la télévision.Le fol engouement et l'investissement massif, dans un premier temps.La dégringolade des titres et les faillites, dans un second, en vertu du principe voulant qu'une affaire irrationnelle ne sera jamais rentable, qu'elle porte sur une tonne de briques ou de pleins disques durs de giga-octets.Cependant, il existe un troisième temps à cette valse : c'est celui de la patiente reconstruction.En ce qui concerne le commerce électronique, ce spectaculaire jeu de montagnes russes masque une réalité : le marché virtuel a continué et continue à croître.Et le fait maintenant de façon plus rationnelle.Les bonnes nouvelles provenant d'Amazon.com confirment la chose.Le navire amiral du commerce électronique a en effet annoncé pour la première fois des bénéfices \u2014 5 maigres millions (US) \u2014 pour le quatrième trimestre 2001.Et ce, malgré le cratère de 25 à 35 millions creusé dans les ventes par les événements du 11 septembre.Presque sept ans après s'être mis en ligne, le géant de Seattle a atteint la rentabilité en se livrant à des ajustements d'opération guère différents de ceux qu'on connaît bien dans le commerce traditionnel : la réduction des coûts fixes et le développement de son marché international.Mais, en fait, la nouvelle n'est pas si inattendue.Les pertes amassées dans le passé par Amazon.com, qui ont totalisé 2,9 milliards depuis 1997, ont simplement fait oublier qu'il s'agit d'une entreprise solide dont le rôle de pionnier imposait, pour ainsi dire, une assez longue période de flottement.En réalité, les ventes du libraire virtuel n'avaient cessé de croître, pour atteindre 3,1 milliards en 2001.Pareillement, la plongée spectaculaire des titres technologiques ainsi que les nombreuses faillites \u2014 537 aux États-Unis en 2001 \u2014 de « point.com » ont fait les manchettes.Mais, dans le même temps, il y avait.déficit d'attention quant à l'inexorable progression des ventes sur le Web, ainsi qu'à la mondialisation réelle du commerce électronique.Par exemple, au cours de la dernière période des Fêtes, la somme des transactions a été, partout, beaucoup plus considérable que prévu.Les Américains ont dépensé entre 9,5 et 12,5 milliards en ligne.Les Canadiens, un milliard, presque quatre fois le chiffre enregistré en 1999.Parallèlement, on constate une activité en forte croissance dans les échanges virtuels entre entreprises, ce à quoi n'est peut-être pas étrangère la peur du déplacement physique instillée par le raid aérien contre les tours jumelles.Quoi qu'il en soit, les prévisions ont recommencé à être optimistes.Elles indiquent que la croissance sera forte aux États-Unis et au Canada, pour atteindre des ventes de l'ordre de 3200 milliards et 160 milliards en 2004, respectivement.Mais elle sera encore plus spectaculaire en Europe de l'Ouest, en Asie-Pacifique, en Amérique latine, si bien que la part de l'Amérique du Nord dans le commerce virtuel mondial devrait passer de 80 à 51 % dans le même temps.On connaissait les avantages économiques, sociaux, environnementaux, déjà inscrits au dossier du commerce électronique.S'ajoutent ici les effets bénéfiques possibles (mais non certains, car il faudra voir comment les choses évolueront) au point de vue de l'inclusion des pays émergents dans le réseau commercial mondial.Eux qui, on le sait, peuvent faire le meilleur usage des technologies légères, peu voraces en énergie, peu exigeantes en infrastructures \u2014 l'Inde est précisément un des pays progressant le plus rapidement dans tout ce qui touche l'informatique.Il faut juste y aller avec calme et pondération, a-t-on payé pour apprendre, en espérant que le monde entier aura retenu la leçon.Paul Bordeleau, collaboration spéciale Droits réservés DIALOGUE Lobby or not lobby.Chaque semaine, nos éditorialistes répondent à vos questions et commentaires.EN LISANT votre éditorial intitulé « L'affaire Baril », dans La Presse du 18 janvier, je me suis gratté la tête.Pourquoi tomber durement sur les tractations de quelques lobbyistes à Québec mais mettre la pédale douce sur le lobbying en général ?Je vous cite : « Personne ne conteste la légitimité du lobbying.» Je ne vois pas comment vous pouvez parler en notre nom de cette manière.L'affaire Baril, loin d'être une exception, confirme de nouveau que le lobbying est une pratique dont les objectifs sont plus souvent qu'autrement opposés au bien de la majorité, quoiqu'en disent ceux qui en tirent profit.N'oublions pas d'ailleurs que le lobbying permet essentiellement de contourner une contrainte légale : toute entreprise à charte représente une entité morale qui en tant que telle n'a pas de droit de vote.Ce n'est pas un hasard.Cette contrainte a pour but d'éviter que le citoyen ne soit politiquement noyé sous le poids d'une grande entreprise, qui se mêlerait de politique pour son propre intérêt et qui exigerait que son vote soit donné en proportion avec son chiffre d'affaires.Cette « pratique légitime » assure donc aux plus fortunés un accès direct et une visibilité complète auprès du gouvernement, et si au bout de l'exercice, la présence du lobbyiste n'a pas été suffisante pour influencer les décisions gouvernementales, tout au moins l'entreprise en ressort gagnante en sachant quelles mesures seront mises de l'avant, quand elles seront mises en chantier et comment en tirer profit.Ces informations n'ont pas de prix.LOUIS HORVATH Il faut réglementer la profession Cher M.Horvath, JE CONVIENS avec vous que les groupes de pression\u2014le milieu patronal, mais aussi les syndicats et une multitude de corporatismes\u2014occupent de nos jours une place démesurée dans le processus politique.L'électeur voit bien que ceux qui disposent de moyens financiers importants et/ou qui savent attirer l'attention des médias n'ont pas de mal à se faire entendre de nos gouvernants.Le démarcheur n'est que l'outil de cet accès privilégié.Si vous abolissez les lobbyistes, les groupes de pression et intérêts divers trouveront une autre façon de se faire entendre.Probablement, en intégrant des démarcheurs à leur personnel.Il me semble plus utile de réglementer la profession, qui peut être pratiquée fort honorablement, afin d'éviter les conflits d'intérêts.Je reste convaincu, par ailleurs, que la majorité populaire conserve une grande influence sur les gouvernements.L'importance que les politiciens accordent aux sondages en est la preuve.André Pratte La hache au lieu du bistouri a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Les mythes sont décidément tenaces.C'est sur le mythe de l'inefficacité crasse de l'État que se sont fondés les libéraux de Colombie-Britannique en préparant les compressions massives annoncées la semaine dernière.Or si ce mythe-ci repose sur une part de vérité, la dernière décennie a montré que l'État a toujours un rôle à jouer dans les sociétés libérales, qu'il est même souvent irremplaçable.On a aussi appris que lorsqu'on veut dégraisser la machine bureaucratique, il faut s'y prendre au bistouri plutôt qu'à la hache.Durant la campagne électorale du printemps dernier, les libéraux de Gordon Campbell avaient promis l'impossible : baisses d'impôts et déficit zéro.Les électeurs y ont cru.La mode étant de nos jours au respect des promesses, M.Campbell a annoncé une baisse d'impôt qui privera le gouvernement de deux milliards par année.Cela rendait très ardue l'atteinte du déficit zéro, après des années de dépenses plus ou moins folles des gouvernements NPD.Les nouveaux maîtres de Victoria ont donc décidé que, d'ici trois ans, les dépenses du gouvernement seront coupées de 8 %.Huit pour cent, ça n'a pas l'air gros.En réalité, c'est énorme.Les dépenses des deux secteurs les plus gourmands \u2014 la santé et l'éducation \u2014 sont gelées.Gelées, compte tenu de la croissance irrépressible des coûts, cela veut dire des compressions significatives.Tous les autres ministères verront leurs dépenses réduites de 25 % en moyenne.Le gouvernement, expliquent les libéraux, se concentrera désormais sur les services essentiels (« core services »).Des activités seront abandonnées, d'autres seront confiées au secteur privé ou communautaire.En lisant (entre les lignes.) les documents publiés la semaine dernière, on comprend que cela risque de faire très mal.Par exemple, le ministère de l'Enfance et de la Famille mettra désormais l'accent sur des programmes visant à aider les familles à s'occuper de leurs jeunes en difficulté.Ces familles en seront-elles capables ?Les enfants ne risquentils pas d'être les premières victimes de ce virage ?Dans trois ans, le ministère de l'Enfance comptera 1000 employés de moins.Doit-on en conclure que ces mille personnes ne faisaient rien pour les enfants ?En tout, la fonction publique de la province perdra jusqu'à 11 700 employés.À côté de cela, les compressions des années Bouchard sont de la petite bière.\u0001 \u0001 \u0001 Comme bien d'autres, le gouvernement du Québec a appris à la dure que les compressions arbitraires dans le secteur public entraînent des effets pervers.Pourquoi les libéraux de Colombie-Britannique font-ils comme si personne avant eux n'avait tenté la méthode Thatcher ?Il est vrai que la situation financière de la province se détériorait.Alors que tous les autres gouvernements provinciaux ont atteint le déficit zéro, la Colombie-Britannique menaçait de tomber dans le rouge d'environ deux milliards pour les deux prochaines années.Dans ces circonstances, ramener la province à l'équilibre budgétaire était déjà un exercice difficile.Comme, en plus, les libéraux voulaient faire de leur province le rival fiscal de l'Alberta, le gouvernement allait se retrouver avec un déficit catastrophique sur les bras.Il fallait mettre la hache dans les dépenses.Voilà une belle illustration des conséquences pénibles qu'entraînent des promesses électorales irresponsables.Avis aux libéraux du Québec.Autoroute ou boulevard?En réponse aux deux éditoriaux publiés les 19 et 20 janvier, intitulés « Le dinosaure et Dieu le Père » Contre L'IDÉE DE changer quatre trente sous pour une piastre (une voie urbaine plutôt qu'une autoroute en tranchée) ne mènera nulle part.Avez-vous déjà essayé de traverser le boulevard René-Lévesque à pied sur toute sa largeur ?L'équipe du maire Gérald Tremblay ne réussira qu'à couler un projet qui en était arrivé presque à terme.Pour le remplacer par quoi ?Et surtout quand ?Il faut être très naïf pour penser que tout cela ne sera pas à recommencer.La réalité c'est qu'outre les études d'impact auxquelles tout chantier doit nécessairement être soumis, il se trouvera aussi une multitude d'empêcheurs de tourner en rond pour venir en compliquer la réalisation.L'idée d'une fenêtre sur le fleuve n'est pas nouvelle, mais ce n'est pas en changeant une autoroute par une autre \u2014 fusse-t-elle en surface plutôt qu'en tranchée \u2014 qu'on y arrivera.Même dans son état actuel, la rue Notre-Dame ne permet pas cette visibilité tant souhaitée sur le fleuve.Elle est tout simplement trop loin pour que cela soit possible.Qu'on y projette d'y aménager à certains endroits stratégiques quelques parcs, me semble en fait la meilleure (ou moins pire, c'est selon) des solutions.ALAIN ROWE Pour POUR : Le projet de l'autoroute Notre-Dame est dépassé et nous ramène loin en arrière.Et ce d'autant plus qu'il empêchera pour toujours de profiter du Saint-Laurent.Imaginez Montréal au bord d'un des fleuves les plus beaux du monde ! Cela n'est pas qu'un rêve, Paris s'est déjà réappropriée une bonne partie d'un port qui niait l'accès à la Seine.Deux aspects rendent le projet d'autoroute encore plus intolérable que ce que vous décrivez.D'une part, l'appui du milieu au projet du ministère est beaucoup plus mitigé que ce que l'on veut bien faire croire.Ce que le CAUHM (Collectif en Aménagement Urbain Hochelaga-Maisonneuve) oublie de dire lorsqu'il se pose en représentant du milieu, c'est que le consensus établi dans le quartier à la suite des audiences publiques qui ont eu lieu en 2000 repose sur deux exigences fondamentales : 1) le réaménagement ne devrait pas augmenter le nombre journalier de véhicules sur Notre-Dame et 2) tout ajout de voies devrait être réservé au transport en commun.D'autre part, vous évoquez la réduction du bruit comme une des raisons de l'appui du milieu à ce projet.Or cette réduction promise par le ministère sera possible seulement si les véhicules roulent sur l'autoroute à 70km/h \u2014 c'est la vitesse pour laquelle l'étude d'impact a permis de calculer la réduction.Connaissez-vous une autoroute à Montréal sur laquelle les véhicules roulent à cette vitesse ?FRANÇOIS GAGNON Association Habitat Montréal 40 ans en arrière ON PEUT être pour ou contre le projet d'autoroute en tranchée du ministre Guy Chevrette.Dans le domaine des transports, personne n'a tort ou raison, tout est question de choix de vie.Ceux qui veulent une autoroute pensent qu'on peut régler les problèmes de circulation en multipliant les voies rapides : plus d'asphalte donc moins de congestion.On peut tapisser nos villes d'autoroutes mais il faudra en payer le prix : davantage de pollution, de bruit, de voitures et de béton.Ceux qui sont contre l'autoroute de M.Chevrette\u2014et j'en suis\u2014croient dans le transport en commun.Bon, d'accord, ce n'est pas tout le monde qui est prêt à troquer son auto pour le métro, l'autobus ou le train et j'admets qu'il faudra améliorer le transport en commun avant de persuader les accros de la voiture d'abandonner leurs bonnes vieilles habitudes.Mais c'est la tendance que suivent actuellement les grandes villes américaines et européennes.La solution du ministre Chevrette nous renvoie 40 ans en arrière.Montréal mérite mieux.Michèle Ouimet 1LP1301A0128 a13 lundi 1LP1301A0128 ZALLCALL 67 19:27:14 01/27/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 28 JANVIER 2002 A13 RÉPLIQUES Des installations essentielles RAYMOND LEMAY L'auteur est président du conseil d'administration du port de Montréal.VOTRE ÉDITORIALISTE Michèle Ouimet, en combattant bec et ongles le projet de l'autoroute Notre-Dame (La Presse, 19 janvier), fait valoir l'idée de créer une autre ouverture sur le fleuve en déménageant une partie du port de Montréal.Et elle tombe à bras raccourcis sur M.Dominic Taddeo, présidentdirecteur général de l'Administration portuaire de Montréal (APM), qui s'érigerait en « Dieu le Père » pour défendre le port.À titre de président du conseil d'administration de l'APM, je déplore vivement que, faute d'arguments, votre éditorialiste s'en prenne à la personne de M.Taddeo.Vous me permettrez donc de répondre à cette attaque ad hominem.La gestion du port de Montréal, une propriété du gouvernement canadien, a été confiée à un organisme autonome local.Son conseil d'administration est composé de sept membres de la communauté montréalaise, dont un est nommé par le gouvernement fédéral, un par le gouvernement provincial, un par la Ville de Montréal et quatre autres sur recommandation des utilisateurs portuaires.L'APM, qui est financièrement autosuffisante, a eu la bonne fortune d'avoir à son conseil des gens d'affaires chevronnés qui, au fil des ans, ont toujours fait preuve d'un très grand respect à la fois pour la vocation de l'organisme et les intérêts de la communauté.L'organisme ne vit pas en vase clos.L'APM est un partenaire actif de la communauté montréalaise, qui se soucie d'être à l'écoute.De par sa loi constitutive, elle consulte la communauté sur ses projets de développement.En plus, l'APM s'efforce de faire connaître les intérêts du port de Montréal dans les forums qui concernent le port et le développement économique en général.Cela ne veut pas dire que l'APM plie devant toutes les prétentions qui font jour.L'activité portuaire à Montréal ne fait pas que créer des milliers d'emplois et engendrer des revenus d'affaires considérables, elle contribue directement à la compétitivité des industries et des commerces, de la région de Montréal, du Québec et du Canada tout entier sur le marché mondial.Montréal est une ville portuaire d'envergure internationale.Si elle ne l'était pas, on ferait des pieds et des mains pour qu'elle le soit.L'Administration portuaire a maintes fois fait valoir, études à l'appui, qu'elle a besoin de tous ses espaces sur l'île de Montréal pour bien remplir sa mission qui consiste essentiellement à fournir des infrastructures portuaires capables de satisfaire les besoins croissants de sa clientèle : transporteurs maritimes, entrepreneurs en manutention, exportateurs et importateurs, industries et commerces.Tous ses espaces sont utilisés, y compris ceux situés juste à l'est du pont Jacques- Cartier.De plus, c'est dans ce secteur que l'on trouve le centre de correspondance ferroviaire du port, qui comprend pas moins de huit voies ferrées parallèles desservant le CN et le CP.Toutes les grandes orientations de l'Administration portuaire sont approuvées par le conseil d'administration.Et la décision de conserver et de mettre en valeur tous les espaces portuaires sur l'île de Montréal a été prise \u2014 à l'unanimité \u2014 par le conseil d'administration, dans le but de satisfaire les besoins de la clientèle et de préserver les retombées économiques présentes et futures du port.Au fil des ans, l'Administration portuaire a consenti bien des efforts et fait bien des compromis pour assurer une cohabitation harmonieuse entre l'activité portuaire et les secteurs résidentiel et récréotouristique, par exemple en cédant l'aire du Vieux-Port adjacent au Vieux-Montréal, de même qu'en prêtant des terrains pour la création de parcs, dont un est situé dans le prolongement de la promenade Bellerive dans l'Est.Quand, en juin 1989, l'Administration portuaire a soumis sa stratégie de développement Horizon 2010 à une commission environnementale, elle voulait entre autres choses faire désigner zone portuaire sa réserve foncière de Contrecoeur, constituée non pas pour y déménager les installations de Montréal mais pour assurer l'avenir à long terme du port.Or, les dirigeants politiques provinciaux et municipaux, la Chambre de commerce de Montréal et le Montréal Board of Trade, ainsi que d'autres groupes d'influence, se sont alors opposés à ce projet, voulant conserver à Montréal toute l'activité portuaire.Pour rassurer tout ce monde, nous avions même pris publiquement l'engagement d'utiliser au maximum les installations portuaires sur l'île de Montréal et même de les agrandir dans la mesure du possible.Depuis, sur la base de ce consensus communautaire ferme, l'Administration portuaire, les transporteurs maritimes et les entrepreneurs en manutention ont investi plus d'un milliard de dollars dans la place portuaire montréalaise.À tout bout de champ, des personnes bien intentionnées proposent de gruger des parties plus ou moins importantes du territoire du port pour les vouer à de nouvelles vocations.Madame Ouimet cite en exemple les villes de Milwaukee et de San Francisco qui auraient « sacrifié » leur port au profit d'autres vocations.La réalité est que ces ports n'ont pas l'envergure internationale du port de Montréal qui, par exemple, manutentionne dix fois plus de marchandises que celui de San Francisco.L'APM cherche à exercer sa mission de façon respectueuse et responsable pour la communauté qu'elle dessert.Le président-directeur général exerce ses fonctions en tenant compte des orientations et des décisions prises par le conseil d'administration, dans un cadre rigoureux de régie d'entreprise.Au nom des administrateurs de l'APM, je puis vous assurer que nous sommes fiers du leadership éclairé que M.Taddeo exerce à l'avantage de la collectivité montréalaise et de ce très important moteur économique qu'est le port international de Montréal.Le texte suivant est cosigné par Serge Langlois, président-directeur général de l'Association Diabète Québec, Céline Huot, pédiatre et présidente du Conseil professionnel de l'Association Diabète Québec, Raymond Bouchard, porte-parole de l'Association Diabète Québec, Gaston L'Heureux, porte-parole de l'Association Diabète Québec, et Jean-Hugues Brossard, président de l'Association des médecins endocrinologues du Québec.L'ÉMISSION de télévision Enjeux diffusée sur les ondes de Radio-Canada le 15 janvier et en reprise à RDI a semé un vif émoi chez les personnes atteintes du diabète.Ce document empreint d'un sensationnalisme consternant laisse croire que les personnes atteintes de diabète sont colériques, causent mille tourments à leurs proches, ont des réactions intempestives incontrôlables et inexplicables et qu'ils nécessitent des soins constants 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.Si l'on en croit cette émission (il ne saurait être question de reportage dans ce cas), une personne atteinte de diabète se retrouve à l'hôpital à chaque épisode d'hypoglycémie et est une source incessante de préoccupation pour son entourage qui doit la surveiller et la retrouver régulièrement inconsciente en raison d'un coma causé par un manque de sucre dans le sang (hypoglycémie).Et pour renforcer les perceptions farfelues et dangereuses à plusieurs égards, on a truffé la chose d'interventions triées sur le volet d'un psychologue de l'Hôtel-Dieu, Monsieur Charles Tourigny, qui se retrouve dans l'embarrassante situation de sembler confirmer ces prétentions fantaisistes.(.) Nous sommes d'avis que cette émission a causé un préjudice considérable à toutes les personnes diabétiques, qu'elle a déformé la réalité au point de favoriser la discrimination envers ces dernières et les ramener à une perception collective de tarés et de parias de la société.Un pareil étiquetage des personnes atteintes de diabète est d'une telle gravité qu'elle exige de la Société Radio-Canada et surtout, des responsables d'un tel ravage humain, de rendre des comptes.Discrimination La discrimination causée par un tel document télévisuel ne doit point être banalisée.Son impact est considérable.Les téléphones des centres hospitaliers qui ont des centres d'enseignement en diabète, des associations régionales de diabète et de l'Association Diabète Québec ont été littéralement pris d'assaut suite à la diffusion de cette émission.Les médecins spécialistes du diabète, les endocrinologues, ainsi que les équipes d'éducateurs sur le diabète, soit notamment des infirmières, des diététistes, des psychologues et des pharmaciens, se sont soudainement retrouvés devant un soulèvement des parents d'enfants atteints de diabète qui avaient l'impression d'avoir été trompés.Ils croyaient tout à coup que ces derniers leur avaient caché la vérité et que la réalité, affolante à souhait, venait de leur être dévoilée.Pourtant, tout ce que l'on avait enseigné dans ces centres était vrai, vérifié, scientifiquement documenté et constituait une référence sûre pour le traitement de leurs enfants.(.) Le Service d'enseignement Diabétaide de l'Association Diabète Québec et les différents centres d'enseignement dans les hôpitaux et les CLSC travaillent depuis plus de 20 ans à fournir de l'information juste et sérieuse aux personnes atteintes, mais offrent en plus aux conjoints et aux parents de participer à ces cours.Des recherches rapportées par des revues prestigieuses comme Diabetes Care et Diabetes de l'Association américaine du diabète ainsi que le British Journal of Medicine montrent à quel point l'apprentissage des connaissances et l'apport d'aide psychologique peuvent être la clé à une meilleure acceptation de la vie.Nous souhaitons donc que les personnes interviewées dans cette émission se tournent vers les ressources qui se trouvent dans leurs milieux, afin qu'elles puissent espérer une vie meilleure.(.) Lorsque la journaliste Sophie Gagnon et le réalisateur Jean-Claude Le Floch ont approché l'Association Diabète Québec pour faire un reportage sur l'impact du diabète sur la famille, le directeur des communications de l'Association Diabète Québec leur avait demandé de traiter le sujet avec doigté et d'éviter le sensationnalisme.On lui avait assuré que l'éthique journalistique serait une priorité.C'est malheureusement tout le contraire que nous avons pu voir.(.) Du sensationnalisme à Radio-Canada À tout bout de champ, des personnes bien intentionnées proposent de gruger des parties plus ou moins importantes du territoire du port pour les vouer à de nouvelles vocations, soutient M.Raymond Lemay.Postes Canada aime mieux prévenir.L I N E BRIEN L'auteure est porte-parole de Postes Canada.J'AI LU avec intérêt et étonnement les commentaires de M.Robert Laliberté (La Presse, 19 janvier) concernant la carte postale de Postes Canada « Les fusions municipales.trop tôt pour changer d'adresse ».Je désire d'abord rappeler, pour le bénéfice de M.Laliberté et celui de tous les lecteurs de la La Presse, que le moratoire sur le nom des rues de la nouvelle ville de Montréal, n'est pas une initiative de Postes Canada mais bien une recommandation du Comité de transition de Montréal.Cette recommandation est le fruit de consultations effectuées avec plusieurs partenaires tels la Communauté urbaine de Montréal-911, Bell Canada, le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, Urgence Santé, le Service du développement économique et urbain de la Ville de Montréal et Postes Canada.Je vous invite à consulter le site du Comité de transition pour plus de détails à ce sujet.http : www.transitionmontreal.org.De plus, M.Laliberté, vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a beaucoup de rues ayant des désignations identiques dans la nouvelle ville de Montréal.Le Comité de transition en a dénombré 3158 sur le territoire et cette situation pourrait causer de la confusion, autant pour les services d'urgence lors d'appels à l'aide que pour la livraison de votre courrier.La rue de l'Église se retrouve à 9 reprises dans la nouvelle Ville de Montréal et la 1ère avenue à 6 reprises pour ne citer que ces deux exemples.Les lecteurs optiques de Postes Canada utilisent les toponymes et odonymes en vigueur présentement pour traiter le courrier.Alors, on peut facilement imaginer ce qui pourrait se produire si certains résidants ou entreprises décidaient de leur propre chef d'apporter des changements à leur nom de ville ou de municipalité avant que les bases de données n'aient été modifiées.Soixante-six fusions municipales sont présentement en cours dans la province de Québec et toucheront directement plus de 400 municipalités.Puisque Postes Canada souhaite continuer à bien desservir toute la population, c'est donc par mesure préventive qu'elle a entrepris une vaste campagne d'information à l'échelle du Québec.Comme le dit si bien le vieil adage, mieux vaut prévenir que guérir ! LA BOÎTE AUX LETTRES Déséquilibre fiscal QUELLE JUSTICE avons nous ?Les avocats obtiendront 1500 $ par jour pour produire leurs effets de toge, tandis que les jurés ne recevront que 25 $.Et dire que M.Landry nous parle de déséquilibre fiscal.Lui qui cache des millions dans les fiducies ontariennes.Et pourquoi le malade québécois n'aurait-il pas droit à son infirmière privée à 1500 $ par jour pour prendre soin de lui ?ARTHUR DOUVILLE Victoriaville De quelle équité parle-t-on ?JE NE SUIS pas un spécialiste du droit mais il me semble que la décision du juge Jean-Guy Boilard quant à la tarification applicable aux avocats représentant les Hells pose un sérieux problème de perception sur le plan de l'équité dans le domaine de la justice.Dans l'ordonnance du juge Boilard, on semble en effet postuler que la justice ne peut être bien servie que dans le contexte d'une tarification « adéquate » des services fournis par des avocats.Est-ce à dire que plus le délit est grand, plus on doit se donner des conditions pour que la justice soit bien servie ?Sur le plan juridique y a-t-il un « dosage » informel qui différencie des conditions préalables à une justice bien servie dans le cas d'un petit vol ou d'un grand vol ?Peut-on penser qu'un individu qui fait appel à un avocat de l'aide juridique diminue par le fait même ses chances d'obtenir une justice équitable ?Comment un individu, fut-il un juge, peut-il évaluer le niveau de la tarification adéquate permettant d'embaucher des avocats susceptibles d'assurer que la justice sera bien servie.Pour les spécialistes du domaine, il y a bien d'autres questions qu'il faut se poser quant au contenu de l'ordonnance du juge Boilard et à son impact.Je ne pense pas que ce seront les avocats qui en prendront l'initiative.Qui le fera au nom des citoyens et des contribuables ?Que l'on cesse d'invoquer le cas spécial de la cause pour justifier de telles décisions.Comme ce « happening » d'avocats a pour effet d'amplifier le cynisme des gens quant à la nature de l'équité dans le domaine de la justice, il est heureux que le ministre de la Justice, Paul Bégin, ait décidé d'en appeler.La justice est vraiment une activité en marge de la société.Quand verra-t-on un responsable du domaine de l'éducation ou de la santé décréter unilatéralement le niveau de rémunération nécessaire pour que la formation donnée ait des chances de succès ou que les actes médicaux soient bien servis ?MAURICE FORTIN Beloeil 1DU1401A0128 LUNDI 1DU1401A0128 ZALLCALL 67 23:36:11 01/25/02 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 28 JANVIER 2002 Ford Windstar 2002 Le Windstar a obtenu la plus haute cote de sécurité attribuée par le gouvernement américain dans les essais de collision frontale et latérale - la quadruple cote cinq étoiles.VOS CONCESSIONNAIRES FORD DU QUÉBEC Ford Focus 2002 La voiture la plus vendue dans le monde.\u0001 Une des dix meilleures voitures de l'année 2002 selon la revue Car and Driver.ford.ca D'après les ventes de véhicules portant le logo Ford, par comparaison à tous autres modèles de véhicules portant un même logo, de janvier à novembre 2001.Pour une durée limitée, obtenez pour un terme allant jusqu'à 48 mois à l'achat de certaines voitures, camions, minifourgons et utilitaires sport 2001 et 2002 neufs en stock.Ford Série F 2002 La gamme de camionnettes la plus vendue au Canada depuis 36 ans.\u0001 Ford Explorer 2002 « Le meilleur choix » selon l'Insurance Institute for Highway Safety (É.-U.).\u2020\u2020 Ford Taurus 2002 La Taurus a obtenu la plus haute cote de sécurité attribuée par le gouvernement américain dans les essais de collision frontale - la double cote cinq étoiles.\u2020L'offre de taux de financement de 0 % jusqu'à 36 mois s'applique à l'achat au détail des modèles 2002 neufs en stock suivants : Focus, Cougar, Mustang, Grand Marquis, Ranger, Explorer 4 portes, Explorer Sport Trac, Expedition, Excursion, Série F de PBV inférieur à 8 500, Série F Super Crew et tous les modèles 2001 neufs en stock suivants : Escape et Série F de PBV supérieur à 8 500.L'offre de taux de financement de 0 % jusqu'à 48 mois s'applique à l'achat au détail des modèles 2002 neufs en stock suivants : Taurus, Windstar, Explorer Sport et tous les véhicules 2001 neufs en stock suivants : Focus, Taurus, Mustang, Cougar, Grand Marquis, Ranger, Windstar, Explorer, Expedition, Excursion, Série F de PBV inférieur à 8 500, Série F Super Crew.L'offre de financement à 0 % ne s'applique pas aux modèles suivants : Thunderbird 2002, Focus SVT, Mustang SVT Cobra, Econoline Club Wagon, Econovan, F-150 Harley-Davidson, F-150 SVT Lightning.Sous réserve de l'approbation du crédit.Une mise de fonds ou un échange équivalent peut être exigé.L'offre de financement à 0 % ne peut être combinée avec aucune autre offre.Offre d'une durée limitée.Cette offre peut être annulée en tout temps.Certaines conditions s'appliquent dans le cas du Programme de reconnaissance pour diplômés.Pour plus de détails, voyez votre concessionnaire Ford.\u0001 D'après les données de ventes au détail les plus récentes.\u2020\u2020Dans des essais de collision frontale à 64 km/h (40 mi/h), l'Explorer a surpassé tous les principaux véhicules concurrents de sa catégorie.Une performance qui lui a valu la cote « Meilleur choix » attribuée par l'Insurance Institute for Highway Safety (É.-U.).Modèles construits après le 29 octobre 2001.Les principaux concurrents comprennent : Chevrolet Trail Blazer/Blazer, Jeep Grand Cherokee, Dodge Durango, GMC Envoy et Toyota 4Runner.La quadruple cote de sécurité cinq étoiles est la plus haute cote attribuée par la National Highway Traffic Safety Administration du gouvernement américain lors d'essais de collision frontale (côtés conducteur et passager) et latérale (sièges avant et arrière).La cote de sécurité cinq étoiles en cas de collision latérale s'applique uniquement aux véhicules équipés de sacs gonflables latéraux, de série sur les versions Windstar SEL et Limited et en option pour les versions Windstar LX et Sport.(www.NHTSA.com) La double cote de sécurité cinq étoiles est la plus haute cote attribuée par la National Highway Traffic Safety Administration du gouvernement américain lors d'essais de collision frontale (côtés conducteur et passager avant).(www.NHTSA.com) 3019052A "]
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