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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-02-08, Collections de BAnQ.

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[" 5LP0101B0208 B1 vendr.5LP0101B0208 ZALLCALL 67 19:37:41 02/07/02 B Demain à surveiller, notre annonce au dos du supplément Salt Lake 2002 Prix sug.: jusqu'à 680 $ www.oberson.com 1355, boul.des Laurentides, Laval 8025, boul.Taschereau O., Brossard Le plus grand choix de skis et de planches à neige au Québec Lundi au mercredi 10h à 18h Jeudi et vendredi 10h à 21h Samedi 9h à 17h Dimanche midi à 17h 5LP0201B0208 b2 vendredi 5LP0201B0208 ZALLCALL 67 20:14:15 02/07/02 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 8 FÉVRIER 2002 BANDE À PART MAMAN Suite de la page B1 En Afghanistan, les mères ont mis sur pied un réseau d'écoles clandestines sous le régime taliban tandis qu'à Srebrenica, les mères manifestaient le 11 de chaque mois pour réclamer le châtiment des criminels de guerre.« Ce sont des groupes qui s'inscrivent dans un mouvement maternaliste, note Diane Lamoureux, professeur au département de sciences politiques de l'Université Laval à Québec.Ils sont moins menaçants que s'ils étaient ouvertement féministes.On imagine bien que des féministes de la place de Mai n'auraient pas suscité la même sympathie que les mères.Ces femmes perpétuent donc le stéréotype féminin \u2014 la mère est douce, pacifique, réparatrice \u2014 mais elles le transgressent aussi en quittant la sphère privée pour la place publique.Les « soccer moms » En Amérique du Nord, le lobby des mères revêt un caractère plus social.« On pourrait dire que les associations de mères sont les descendantes des ligues de tempérance, note Diane Lamoureux.Outre le Million Mom March mis sur pied par Donna Dees-Thomases, on compte des associations comme Mothers Against Drunk Driving (MADD) ou Mothers Against Violence in America (MAVIA).Fondées à l'origine par des mères en colère, toutes ces associations regroupent aujourd'hui des hommes.Pourquoi avoir gardé le nom de mères dans ce cas ?« Parce que le grand public nous connaît sous ce nom, explique Andrew Murie, l'homme qui dirige la section canadienne de MADD.Et parce que le symbole de la mère demeure très fort dans l'imaginaire des gens.» Si les mères n'ont pas l'influence du lobby du pétrole ou du lobby du tabac, leur poids politique commence tout de même à être considéré.Les analystes ont été unanimes à dire que le président Bill Clinton avait été élu pour un second mandat grâce aux votes des « soccer moms », ces mères de famille de banlieue issues de la classe moyenne (on les appelle ainsi parce que ce sont elles, avec leurs minifourgonnettes, qui vont conduire les enfants à leurs entraînements de soccer), l'équivalent des mères du 450 dans la région montréalaise.« Nous n'avons pas encore atteint le poids politique de la National Riffle Association (NRA), note Donna Dees-Thomases, dont l'association Million Mom March vient de fusionner avec la Brady Campaign, un autre puissant lobby en faveur d'un contrôle des armes à feu.« Mais, ajoute-t-elle, les candidats que nous avons appuyés dans certains États ont gagné grâce à nous, et nous avons bien l'intention de le leur rappeler.» Revendiquer son statut de mère pour faire bouger les choses est-il une bonne stratégie ou un piège qui risque de se refermer sur les femmes ?« Dans les années 1960, le slogan à la mode était : « Maman, libère-toi, tu es avant tout une femme », souligne José Cubero.Aujourd'hui, toutes les féministes n'appuient pas cette tactique.Elles craignent, avec raison, que ces mères militantes soient récupérées par le pouvoir et qu'elles soient transformées en symbole.» « C'est une position ambiguë, note pour sa part Diane Lamoureux.La grande conquête de la dernière vague féministe a été de dissocier le rôle de mère du statut de femme.Aujourd'hui, nous sommes face à la situation contraire, en face de femmes qui revendiquent ce rôle de mère.Toutefois, il faut reconnaître que cela peut s'avérer une stratégie ingénieuse dans des sociétés violentes ou machistes, car elles font appel à des valeurs que ces cultures reconnaissent.» Votez pour maman ?Patricia Gelin et Hélène Lepetit- Rontani ne craignent absolument pas la récupération.Au contraire, elles semblent bien décidées à s'imposer sur la scène politique française.Les deux femmes se sont connues à New York, alors qu'elles travaillaient toutes deux dans le domaine de la publicité.De retour à Paris, les deux jeunes mères de famille sont frappées par le décalage entre leur vie familiale américaine et la réalité quotidienne française.« Les États-Unis ont décidément une longueur d'avance sur nous, lance Patricia Gelin, jointe à son bureau parisien.En France, on ne reconnaît pas le rôle social de la mère.La maternité demeure dans le domaine du privé.» Les deux amies décident de mettre sur pied un site Internet pratique destiné aux jeunes mères de famille.Maman.fr voit donc le jour en septembre 2000 et reçoit aujourd'hui environ 30 000 visites par mois.Les deux créatrices sont conscientes du potentiel de leur site qui devient rapidement un outil pour faire entendre les voix des mères françaises.« Quand nous avons créé le site, nous avions déjà en tête le projet d'en faire un mouvement porte-parole des mamans, souligne Patricia Gelin.Aujourd'hui, Maman.fr soutient le mouvement de grève des gynécologues français et fait circuler sur son site une pétition destinée au gouvernement Jospin.» L'autre lutte défendue par maman.fr est une campagne pour sensibiliser la population française aux crottes de chien qui envahissent les trottoirs.Baptisée « Trottoirs nickels », la campagne prend des allures subversives puisque les mamans menacent d'envoyer les couches souillées de leurs bambins aux maires de France, si ces derniers ne font rien pour améliorer la situation.Les maires se sont empressés de répondre à maman.fr qui affiche volontiers leurs lettres sur le site.« Nous sommes le relais entre les mamans et les élus, remarque Patricia Gelin.Éventuellement, nous pourrions devenir une force de proposition.» Après les verts, les mamans ?Le 14 mai 2000, des milliers de femmes (et d'hommes) ont marché sur Washington pour exiger un resserrement du contrôle des armes à feu aux États-Unis.Le mardi 12 février de 12 h 15 à 13 h 15 (un goûter sera servi) de 18 h à 19 h Hôtel Delta Montréal 450, rue Sherbrooke Ouest Montréal Le mercredi 13 février de 12 h 15 à 13 h 15 (un goûter sera servi) de 18 h à 19 h Hôtel Holiday Inn 6700, route Transcanadienne Pointe-Claire L' E X E C U T I V E Classé au premier rang par le magazine Canadian Business en octobre 2001 et offert en anglais ici même à Montréal, le programme de maîtrise en administration pour gens d'affaires Queen's Executive MBA de la Queen's School of Business s'avère le seul au Canada qui permet d'établir des contacts avec des collègues d'un océan à l'autre.Nos centres de formation reliés par un système de téléconférence multipoint sont situés dans différentes villes du pays.En vous joignant à l'une de nos équipes d'apprentissage, vous évoluez dans un environnement stimulant qui privilégie à la fois une relation étroite avec l'enseignant et une interaction dynamique entre participants.En seulement deux ans, vous pouvez ainsi obtenir votre maîtrise en administration des affaires tout en poursuivant vos activités professionnelles.Pour en savoir plus, il suffit d'assister à l'une de nos séances d'information.En seulement 60 minutes, vous comprendrez pourquoi plus de gestionnaires canadiens préfèrent le Queen's Executive MBA à tout autre programme de maîtrise en administration pour gens d'affaires au pays.Pour assister à l'une de nos séances d'information, il est préférable d'effectuer une réservation.Pour nous joindre sans frais, composez le 1 888 EXEC MBA (1 888 393-2622) ou rendez-vous au www.queensexecmba.com.Prochaines SÉANCES D'INFORMATION Pour en savoir plus, faites le 1 888 EXEC MBA.MBA NUMÉRO UN A U CANADA 3022842A CONCOURS QUÉBÉCOIS EN ENTREPRENEURSHIP Bénéficiant d'une étroite collaboration entre le milieu de l'éducation et celui des affaires, le Concours québécois en entrepreneurship couronne chaque année des dizaines d'entrepreneurs de tous âges.Les grands gagnants et gagnantes nationaux sont aujourd'hui la preuve que croire en ses aptitudes et réaliser un rêve sont choses possibles.Demain, apprenez tout sur leur réussite dans le cahier spécial du Concours québécois en entrepreneurship, publié dans 5LP0302B0208 vendredi B-3 5LP0302B0208 ZALLCALL 67 00:12:59 02/08/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 8 FÉVRIER 2002 B3 Les précieux débris du World Trade Center Architectes et muséologues cherchent dans les décombres les pièces qui iront dans les musées et autres monuments ERIC LIPTON e t JAMES GLANZ New York Times News Service NEW YORK \u2014 Enveloppées de plastique blanc, déposées sur des blocs de bois, les poutres d'acier du World Trade Center reposent sur la piste de l'aéroport international John F.Kennedy, à un endroit où les avions à réaction ne s'aventurent jamais.Disposées en rangs, les poutres de 40 tonnes qui formaient jadis la façade inférieure de la tour Nord sont alignées comme des cercueils de soldats.Derrière une clôture recouverte d'une toile et de fil barbelé se trouve une autre cache.Des éclats de l'antenne de télévision qui s'élevait à 1742 pieds au-dessus de New York \u2014 le point le plus élevé de la métropole \u2014 y sont adossés, à côté des restes troués et pleins de débris de la grande sculpture sphérique en bronze de Fritz Koenig, le décor central du square du World Trade Center et le symbole d'une paix fondée sur le commerce.Un objet tout à fait horrible s'appuie contre le globe de Koenig : une masse carbonisée, alvéolée et fusionnée de béton, d'acier, de mobilier et d'éléments moins reconnaissables, une espèce de météorite forgée par l'enfer de feu qui a accompagné l'effondrement des tours dans un.La collection semble assemblée au hasard, mais la sélection n'a rien d'accidentel.Les objets sont la matière première d'éventuelles expositions et d'un monument commémoratif qui n'existe pas encore.Dans ce coin isolé de Kennedy Airport, et aussi dans deux parcs à ferraille du New Jersey, au lieu d'enfouissement Fresh Kills à Staten Island et dans une poignée d'autres lieux à New York, des centaines d'objets, petits et grands, ont été rassemblés.Dans un climat de discrétion qui frise le secret, architectes, muséologues et dirigeants municipaux cueillent ces restes obsédants à la demande de la Ville et de l'autorité portuaire de New York et du New Jersey, constructeur et propriétaire des tours.La création de ces archives attise déjà l'intérêt de douzaines de musées et d'artistes, y compris l'Institut Smithsonian, un sculpteur de Greensboro (Caroline du Nord) et un musée de France.Elles serviront aussi de ressource aux universitaires, historiens et scientifiques qui étudieront le désastre.Les artefacts \u2014 c'est ainsi que les collectionneurs les appellent \u2014 auront une valeur inestimable, ne serait- ce que pour rappeler, à une échelle tridimensionnelle, l'ampleur inqualifiable du désastre survenu le 11 septembre.Pour le moment, à n'en pas douter, ce musée ad hoc ne ressemble à aucun de ses prédécesseurs.À mesure que la collection s'accroît, des questions peu familières font surface.Comment retirer l'amiante, les produits chimiques et les restes humains des camions d'incendie démolis sans détruire des articles ayant une valeur documentaire comme des gants, de petits outils et des lambeaux de vêtements ?Comment conserver ces bizarres météorites ?Et parmi les nombreux individus et institutions qui demandent déjà leur morceau du World Trade Center, qui devrait avoir accès aux objets retrouvés ?Un million et demi de tonnes de débris Ce travail intellectuellement et physiquement épuisant a été entrepris au moment même où les pompiers combattaient toujours les incendies et poursuivaient leurs fouilles dans des montagnes de débris.En conjuguant leur expérience professionnelle, leur jugement esthétique et une forte dose d'intuition, ils ont sélectionné des objets à conserver dans l'amas de 1,4 million de tonnes de décombres.« Votre maison brûle, vous y retournez en courant, que sauvezvous ?» demande Bartholomew Voorsanger, un architecte de Manhattan dont le cabinet a coordonné la collecte.« Vous n'avez aucune formation pour ça, alors vous vous fiez à l'instinct.» Le travail devait progresser rapidement parce que les objets, s'ils n'étaient pas ramassés rapidement, pouvaient être perdus à jamais dans l'effort de nettoyage accéléré, ou transportés à un site d'enfouissement ou de recyclage de ferraille.L'acier laissé aux rebuts se vendra 80 $ ou 100 $ la tonne, mais un objet sélectionné par un conservateur prend immédiatement une valeur incalculable.Certaines pièces, comme un morceau de l'avion d'American Airlines qui a heurté la tour Nord, ont été saisies dans le cadre des enquêtes policières, mais les conservateurs ont demandé que les objets leur soient remis à la fin des enquêtes.Le travail s'est poursuivi, affirme Voorsanger, sans idée préconçue au sujet de la forme éventuelle d'un monument commémoratif, sans savoir s'il comprendrait des objets récupérés, dont la façade à la fois horrible et élégante de la tour Nord.À la manière des saintes reliques conservées dans les cathédrales européennes, des cicatrices du blitz préservées dans des édifices de Londres et de l'ossature du dôme d'Hiroshima qui a survécu à la bombe atomique, les vestiges ont toujours eu le pouvoir d'attiser l'imagination et l'âme des visiteurs.Les collections à l'aéroport Kennedy et dans les autres endroits n'échappent pas à la règle.« Dans leur désolation, dans leur perte de perfection, ils incarnent d'une certaine façon ce qui leur est arrivé », dit John Fidler, directeur de la recherche et de la conservation des édifices à English Heritage, une agence britannique qui assure l'entretien des champs de bataille historiques.Mark Wagner, 33 ans, architecte chez Voorsanger, n'avait pas été préparé pour la tâche qu'on lui a confiée en septembre, soit de retirer des décombres les pièces ayant une capacité d'évoquer le désastre, une signification culturelle ou simplement une beauté terrible.Les pièces essentielles Originaire de Queens, Wagner devait passer les débris de Ground Zero au peigne fin tous les jours.Lors d'une première visite sur les lieux, Wagner, son patron et deux membres de l'autorité portuaire avaient dressé une liste d'articles essentiels.Les façades gracieuses et terrifiantes des tours, qui surgissaient des décombres comme une cathédrale gothique, devaient être sauvées, ainsi que le lampadaire qui avait symbolisé la bravoure et la persévérance des pompiers, qui l'avaient utilisé pour hisser un drapeau américain.Des camions et des taxis écrasés, certains tordus et comprimés au point d'être méconnaissables, ont été étiquetés et épargnés.Les oeuvres d'art \u2014 les sculptures de Koenig et d'Alexandre Calder \u2014 ont été ajoutées à la liste.D'autres choix résultaient de l'improvisation.Les premiers jours ont été les pires.Quand Wagner est arrivé à la fin de septembre avec son appareil photo numérique, prêt à croquer les pièces que l'équipe voulait protéger, un groupe de pompiers en colère a exigé des explications.« Que diable faites-vous ?Cet endroit est un cimetière ! Nos frères sont là », lança l'un d'eux.Incertain de l'issue, Wagner hésita, puis essaya poliment d'expliquer sa mission.« Nous devons commencer à penser à créer des archives, un monument.Des pièces doivent être conservées pour que les générations futures puissent comprendre ce qui s'est passé.» Sur ce, les pompiers ont compris et, en un rien de temps, tout le monde était devenu conservateur.Même les employés de parcs à ferraille téléphonaient pour rapporter la découverte d'objets étranges.Le tissu social Au milieu d'octobre, le travail de collecte a changé d'orientation quand un représentant du musée de la Ville de New York a informé Voorsanger que l'institution désirait préserver des pièces qui évoquaient le tissu social des deux tours.Des vélos toujours cadenassés à un support métallique, des panneaux indicateurs du métro et du World Trade Center, des claviers d'ordinateur, des pages de calendrier, un classeur et des douzaines d'autres objets ont été mis de côté à cause de leur lien avec l'histoire culturelle, comme les souliers rouges de Judy Garland dans Le Magicien d'Oz.Ces objets, « c'était ce que les gens voyaient dans le complexe, dans leur train-train quotidien », affirme Sarah M.Henry, viceprésidente des programmes au musée municipal de New York.Le travail de collecte ne s'effectue pas seulement à Ground Zero.Sur les quais à Metal Management Northeast, à Port Newark, dans une cour à ferraille avec une vue parfaite de la silhouette édentée de Manhattan, des débris du World Trade Center sont déversés dans un cargo.Dans l'air, il y a l'odeur et le goût de l'effondrement des tours.La fumée âcre des chalumeaux se mélange à l'odeur savonneuse et métallique des poussières rouillées qui se détachent de l'acier des décombres.Certaines des pièces sélectionnées par Wiedermann ou d'autres sont étiquetées et empilées à une extrémité du parc boueux \u2014 des morceaux d'acier tordus, une autre météorite, dont l'extérieur révèle les platelages d'acier de quatre étages comprimés sur moins d'un mètre et imprégnée de ressorts de mobilier et de morceaux de bureaux ou de classeurs.« Que Dieu vienne en aide à toute personne qui se trouvait près de ça ou au-dessus », dit Warren Jennings, directeur général du parc à ferraille.Personne n'aurait pu les aider, bien sûr.Mais il n'est pas trop tard pour récupérer les objets qui immortaliseront son voeu.Photo Reuters Parcs à ferraille, lieux d'enfouissement, dépotoirs : des tonnes de débris attendent d'être récupérés.«Nous devons commencer à penser à créer des archives, un monument.Des pièces doivent être conservées pour que les générations futures puissent comprendre ce qui s'est passé.» Photo archives La Presse © Sarah Ferguson, duchesse d'York, tient une poupée de chiffon retirée des décombres du WTC.Un objet qui pourrait fort bien se retrouver dans un musée.CE SOIR À LES CHOIX DE SOPHIE 19H30 Pierre Harel nous parle d'Offenbach à l'Oratoire, diffusée en direct sur nos ondes dimanche.DROIT DE PAROLE 20 H Après 50 ans, sommes-nous bons pour la poubelle ?LES PIEDS DANS LES PLATS 21 H Au menu : choucroute, roesti au saumon et salade à la viande des Grisons\u2026 Réalisation : Gaëtan Lavoie 3025998A 5LP0401B0208 B4 Vendredi 5LP0401B0208 ZALLCALL 67 20:57:26 02/07/02 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 8 FÉVRIER 2002 Des films à un dollar sur Internet PENDANT QUE les grands studios de cinéma américains surveillaient le troc de fichiers vidéo par logiciels d'échanges gratuits, ils n'ont pas vu venir sur leur gauche un service de location de vidéo «made in Taiwan».C'est sous le couvert de la loi des droits d'auteur en vigueur en République de Chine que le site Movie88 (www.movie88.com) vient de lancer son service de prêt en ligne.Pour un dollar américain pièce, vous pouvez regarder des milliers de longs métrages américains, chinois et japonais dignes des meilleurs clubs vidéo en ville.Et pour attirer la clientèle, Movie88 présente tous les jours un film américain et un film asiatique gratuitement.À ma première visite, j'ai vu un extrait de Mambo Kings avec Antonio Banderas et le lendemain, le film Jennifer 8 avec Andy Garcia.Et il n'y a pas que du vieux.En regardant la liste des nouveaux titres, on peut voir des titres comme Legally Blonde, 15 Minutes ou Shrek.Cela dit, selon les lois canadiennes, ce site est tout à fait dans l'illégalité.Le reste est affaire de conscience.\u0001 \u0001 \u0001 POUR CEUX qui n'ont plus le temps de lire, mais qui ont déjà aimé lire en anglais, une suggestion: le site Chapter a day (www.chapter-a-day.com), un site qui offre le service d'envoi d'extraits de bouquin par courriel.Chaque jour, vous recevrez un extrait d'une histoire qui peut être lue en moins de cinq minutes.Après l'envoi de deux ou trois chapitres d'un titre, le service passe à un autre livre.Au fil des courriels, vous reprendrez peut-être goût à la lecture en anglais et pourrez découvrir de nouvelles oeuvres.\u0001 \u0001 \u0001 NOSTALGIQUES du bon vieux heavy metal des années quatre-vingt?Des collants en spandex et des cheveux platine qui volent au vent?Ne manquez la session de clavardage cet après-midi à 14h de Ripper Owens et KK Downing, deux membres du groupe Judas Priest's.Ce voyage dans le temps vous est offert par le site du journal USA Today.(www.usatoday.com/community/mb/ index.htm) \u0001 \u0001 \u0001 CE QUI NOUS AMÈNE finalement à l'art du vidéoclip.Avis aux apprenti cinéastes: il est maintenant possible de s'amuser avec les images de groupes connus comme les Backstreet Boys ou les Beach Boys.Il faut d'abord se rendre au site du Videolab (videolab.mp3.com) et ensuite suivre les instructions du site Web en anglais.Vous verrez: en moins de deux, vous serez capable de faire votre propre version d'un vidéoclip sur l'air d'une chanson connue.Bruno Guglielminetti collaboration spéciale actuel@guglielminetti.com AFGHANISTAN Les cavités des bouddhas géants de Bamiyan, comme une blessure dans la ville DEBORAH PASMANTIER Agence France-Presse BAMIYAN, Afghanistan \u2014 Sur la falaise ocre qui surplombe Bamiyan (centre de l'Afghanistan), les sourires sereins des deux bouddhas géants, symboles de l'histoire hazara dynamités par les talibans, ont fait place aux visages désespérés des familles réfugiées dans les inombrables grottes jadis habitées par les moines.Les deux immenses cavités qui ont remplacé Sorkhbot (Statue rouge), le bouddha mâle haut de 55 mètres, et Shah Mama (Mère des rois), le bouddha femelle haut de 38 mètres, font dans la ville l'effet d'une blessure grandeur divine.Les statues, vieilles de plus de 1500 ans, ont disparu le 10 mars 2001 sous les coups de mortiers et d'explosifs lancés par les mollahs, essentiellement pachtouns sunnites, qui avaient interdit toute représentation humaine et accusaient les Hazaras chiites de vénérer des idoles, suscitant un émoi international.À leur place, il ne reste que quelques gravats de grès recouverts de bâches de l'Unesco, des traces noires de dynamitage et un verset du Coran inscrit par une main talibane victorieuse : « Le juste remplace l'injuste.» « Les talibans étaient très joyeux, ils criaient on tue votre Dieu », se souvient Barat, 18 ans.Mais comme toutes les personnes interrogées, le jeune homme explique que les Hazaras, musulmans depuis le milieu du 9e siècle, n'ont pas perdu un dieu, mais un symbole de leur histoire, bouddhiste depuis le 3e siècle avant J.-C.jusqu'à leur conversion.« C'était un monument historique, un bienfait pour notre pays, un grand-père pour la population hazara », résume Mohammad Hossïn, 22 ans.Les bouddhas avaient été construits pour le peuple hazara par le roi Ghazan, à l'époque de la dynastie Cochoni, quand l'Afghanistan était un caravansérail cosmopolite sur la route de la soie, raconte Dad Mohammad Anobi, responsable culturel du parti hazara Hezb-i-Wahdat, dirigé par l'homme fort du Hazarajat Karim Khalili.Le temps et les guerres avaient mutilé leur visage, les caprices d'une reine avaient fait supprimer leur sexe, mais leur sourire serein, leur tunique grecque, les avaient rendus uniques.Jusqu'à l'invasion soviétique en 1979, Bamiyan est resté un haut lieu du bouddhisme et du tourisme, apportant à la ville une ambiance culturelle internationale et une manne financière que regrettent ses habitants.« Il y avait toutes sortes de visiteurs.Des touristes, des archéologues.L'un d'entre eux est venu 37 fois pour écrire un livre », poursuit M.Anobi.« Ils venaient du Japon, d'Inde ou d'Amérique, s'arrêtaient ici quelques jours pour prier ou faisaient halte sur leur route vers les eaux transparentes du lac Band-e-Amir.Cela apportait des dollars à la région », se souvient Morad Ali, 60 ans.La montée dans les escaliers, qui jouxtent les statues et débouchent sur des cavités où subsistent des traces de peintures et de sculptures, coûtait l'équivalent d'un dollar.Le vieil homme évoque l'échoppe qui vendait des souvenirs, le camping, les hôtels de luxe avec leurs restaurants.Tous détruits.Les habitants de Bamiyan et leur chef souhaiteraient revoir les faces géantes, également symboles de l'histoire afghane.« Mais je ne peux pas nourrir la population, alors reconstruire les bouddhas.» confie M.Khalili.De fait, aujourd'hui, ce qui frappe aussi en regardant la falaise de cette ville ravagée par la guerre ce sont ces hommes, ces femmes, ces enfants qui, comme un lit de sang sorti des cavités laissées par les bouddhas, ondulent le long des sentiers pour rejoindre les grottes où il y a si longtemps les moines bouddhistes tentaient d'atteindre la sérénité.Creusées dans la roche à des hauteurs parfois inaccessibles, elles entourent les statues par milliers \u2014 au total 13 000 dans la région.Minuscules, sombres, froides, elles servent d'abris à des centaines de réfugiés des villages détruits par les talibans dans la province.Le jour, on voit les femmes grimper sur la roche des seaux sur la tête, les hommes descendre chercher des fagots de bois, les enfants misérables errer dans la poussière au milieu du linge étendu sur des pierres.Le soir, Rezama, 20 ans, ou Mohammad Hossïn, 32 ans, qui chacun ont dû fuir leur village de Behsoud, rentrent s'enfermer avec leur nombreuse famille dans la roche humide quand la nuit il peut faire jusqu'à - 15°C.Quand on leur demande ce qu'ils pensent des bouddhas, eux, répondent : « Rien.» Photothèque Reuters et AFP Les falaises de Bamyian, avant et après le passage des talibans.3023640A Faux passeport juif pour Hitler, «cadeau» des services secrets britanniques Agence France-Presse LONDRES \u2014 Exercice pratique ou simple plaisanterie, les services secrets britanniques avaient fabriqué pendant la guerre un faux passeport pour le dirigeant nazi Adolf Hitler, le désignant comme juif.Le document, dont la première page intérieure porte la lettre « J » en rouge pour « Jude » (juif), présente aussi un faux timbre d'entrée délivré par « le gouvernement de Palestine » le 19 juillet 1941, accompagné de la formule : « Autorisé à résider de manière permanente en Palestine en qualité d'immigrant.» Ce passeport est l'un des documents fabriqués de toutes pièces par les Britanniques et contenus dans des archives officielles (Public Record Office/PRO) rendues publiques aujourd'hui, après plusieurs décennies de secret.Le faux passeport n'est malheureusement accompagné d'aucune note expliquant pourquoi ou quand il a été fabriqué.On est donc réduit à des suppositions, a indiqué une porte-parole du PRO.Le document n'était peutêtre qu'une plaisanterie, ou un exercice pratique montrant à quel niveau de sophistication on pouvait arriver dans la copie.Le passeport, numéroté 25840, comporte une photographie d'Hitler et une signature.Il est daté du 30 avril 1941 et porte l'autorisation du chef de la police de Vienne.La profession indiquée est « peintre », le lieu de naissance Braunau am Inn (Autriche), la date de naissance le 20 avril 1889 et le lieu de résidence Berlin.La description physique précise que le détenteur du passeport est de taille moyenne, a les yeux marron et les cheveux noirs.Le seul signe physique particulier relevé est une « petite moustache ».Outre le passeport d'Hitler, ce dossier inclut des cartes d'identité et des tickets de rationnement, probablement destinés aux agents secrets postés en Allemagne et aux prisonniers en cavale. 5LP0501B0208 B5 vendredi 5LP0501B0208 ZALLCALL 67 21:23:35 02/07/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 8 FÉVRIER 2002 B5 Sex and the City : portrait d'un phénomène NATHALIE COLLARD CE SOIR, à minuit, la chaîne de télévision canadienne-anglaise Bravo ! diffusera le premier de six nouveaux épisodes de Sex and the City, la série-culte qui est en train de laisser un profonde empreinte sur la culture populaire nord-américaine.Récemment couronnée de deux Golden Globes \u2014 le premier pour la meilleure comédie, le second pour la meilleure actrice dans un rôle principal \u2014 Sex and the City raconte les aventures amoureuses et sexuelles de quatre célibataires dans la trentaine vivant à Manhattan.L'actrice Sarah Jessica Parker incarne Carrie Bradshaw, chroniqueuse dans un journal hebdomadaire, qui écrit chaque semaine une chronique sur les moeurs sexuelles de ses contemporains.Le tout, en essayant de réussir sa propre vie sentimentale, en vain.Carrie est entourée de Charlotte, l'idéaliste à la recherche du prince charmant, Samantha, la relationniste nymphomane, et Miranda, l'avocate féministe en quête d'un homme qui ne craindra pas son autonomie financière.Sex and the City a d'abord vu le jour dans les pages couleur pêche du New York Observer, l'hebdomadaire pour intellos branchés de New York.Candace Bushnell y signait une chronique sur les moeurs sexuelles des célibataires new-yorkais.Les droits de ses chroniques, publiées plus tard sous forme de recueil, ont été achetés par le producteur Darren Star, protégé du célèbre producteur américain Aaron Spelling (celui qui nous a donné l'inoubliable Dynasty).C'est HBO, la chaîne télé la plus innovatrice de l'heure aux États-Unis, qui produit la série.Contrairement à Friends, autre série dont l'action se déroule à New York, Sex and the City n'est pas enregistré dans un studio de Los Angeles.Chaque épisode d'une trentaine de minutes est tourné dans les rues, les cafés, les bars et les boutiques de Manhattan.Résultat : les fans de l'émission prennent littéralement d'assaut les lieux fréquentés par les quatre personnages.On organise même des visites guidées de lieux fréquentés pour les vraies accros qui veulent avoir l'impression d'être dans les Manolo Blahnik de Carrie (des chaussures très chères qu'elle affectionne particulièrement et devenues en quelque sorte les mascottes de la série) pour quelques heures.Mais le phénomène ne s'arrête pas là.Dans le milieu de la mode, il existe bel et bien un effet Sex and the City qui se répercute dans les ventes au détail de certaines boutiques new-yorkaises.Une visite sur le site Internet de l'émission permet d'avoir un aperçu des looks de la saison.Concoctés par la styliste Patricia Field, personnage bien connu dans l'univers de la mode à New York, les looks de Sex and the City ont lancé de véritables tendances aux États- Unis.L'émission, par exemple, a propulsé les ventes de sacs « baguette », donc qui se portent sous le bras, lancés par la maison Fendi et ensuite maintes fois imités.Et qui avait entendu parler des marques de chaussures Jimmy Choo et Manolo Blahnik, avant que les personnages ne grimpent sur ces talons aiguillles vertigineux ?L'effet Sex and the City a également été remarqué dans les bars de Manhattan où les commandes de cosmopolitan, la boisson fétiche au jus de canneberge de Carrie Bradshaw, ont décuplé après le début de la série.Une série gaie déguisée ?Dès la première saison, Sex and the City avait déjà atteint le statut de série-culte aux États-Unis.Aujourd'hui, la comédie est distribuée dans plusieurs pays, dont la France et le Canada.Au Québec, Sex and the City (Sexe à New York en français) est diffusée sur Séries+, où elle est au nombre des cinq émissions les plus regardées par l'auditoire majoritairement féminin de la chaîne spécialisée.Mais Sex and the City ne plaît pas à tout le monde.À l'opposé des téléromans tant aimés du public québécois, la série américaine n'est pas conçue pour toute la famille.Assise autour d'un verre, dans un bar, ou devant un oeuf au plat, au brunch du dimanche midi, Carrie, Charlotte, Miranda et Samantha peuvent aussi bien discuter de fellation que du dernier modèle de chaussure à la mode.Le langage est cru, les propos sont salés, le tout est présenté avec une bonne dose d'humour et beaucoup d'esprit.La série ne fait pas l'unanimité non plus chez les féministes.Alors que certaines saluent l'audace de Sex and the City \u2014 une émission de télévision qui n'a pas peur de présenter quatre célibataires autonomes à la sexualité débridée et assumée \u2014 d'autres s'inquiètent du message caché de la série qui illustrerait, selon elles, l'échec du féminisme en montrant quatre femmes qui, malgré leur autonomie professionnelle, sont toujours à la chasse au prince charmant.Et si Sex and the City était avant tout une série gaie déguisée ?C'est ce qu'ont déjà affirmé certains homosexuels, fans de l'émission, dans la presse américaine.Ils prétendent que le comportement et le vocabulaire des quatre héroïnes de la série se rapprochent davantage de celui des homosexuels que celui des femmes hétéros.Cette interprétation trouve écho jusque chez nous.« J'ai l'impression que les scénaristes de la séries sont des gais qui s'amusent à passer des messages dans leurs textes, affirme Yves Lamontagne, rédacteur en chef de la revue Fugues.Il y a plein de références et d'expressions codées que seuls les gais \u2014 ou quelqu'un qui connaît bien la culture gaie \u2014 peuvent saisir.» Gai ou hétéro, la série fait le bonheur de fans (certains organisent même des soirées pour regarder les épisodes en groupe) et demeure aussi pertinente après quatre saisons.Même les critiques de télé les plus aguerris comme Tom Shales, du Washington Post, assurent que Sex and the City est l'une des meilleures émissions de télé à l'heure actuelle aux États-Unis.Rien de moins.Début ce soir à minuit sur Bravo ! Et en français le 16 février sur les ondes de Séries+.De gauche à droite : Samantha, la relationniste nymphomane, Miranda, l'avocate féministe, Charlotte, l'idéaliste romantique, et Carrie Bradshaw, la chroniqueuse.3025894A Un curé s'attire les foudres de l'Église espagnole pour avoir rendu grâce à Dieu d'être gai ROLAND DE COURSON Agence France-Presse MADRID \u2014 « Je rends grâce à Dieu d'être gai.» La sortie du placard en couverture d'un magazine homosexuel d'un curé espagnol, José Mantero, a déchaîné sur lui les foudres de l'Église catholique qui l'a suspendu de ses fonctions en l'accusant de péché mortel.Barbe brune finement taillée et anneau à l'oreille, José Mantero, curé de Valverde del Camino dans la province de Huelva (Sud), s'est rendu célèbre en devenant le premier prêtre catholique espagnol à confesser publiquement son homosexualité, dans une interview à la revue gai madrilène Zero le 1er février.Dans ce magazine, qui s'est fait une réputation en faisant sortir du placard plusieurs célébrités (ainsi que le premier officier gai de l'armée), le père José, 39 ans, avoue également qu'il a cessé de respecter le voeu de célibat depuis qu'il est tombé amoureux d'un autre homme à l'âge de 31 ans.« Je rends grâce à Dieu d'être gai parce que cela m'a donné la capacité d'aimer », affirme le curé, qui déplore « le silence et la culpabilité » que l'homosexualité provoque au sein de l'Église, et admet qu'il a dû mentir sur ses tendances sexuelles pour entrer au séminaire à l'âge de 12 ans.La célébrité croissante de Don José, devenu vedette des journaux et des émissions de télévision, a fini par attirer sur lui la colère de ses supérieurs.Mercredi, l'évêque de Huelva, Ignacio Noguer, a annoncé qu'il suspendait le curé pécheur pour s'être « situé hors de la discipline de l'Église d'une façon grave et scandaleuse pour les fidèles », et l'invitait à revenir rapidement dans le droit chemin s'il voulait éviter davantage de sanctions.« L'Église n'admet pas la pratique de l'homosexualité.Elle considère qu'il s'agit d'un péché et d'un désordre mental », a précisé plus tard le porte-parole de la Conférence épiscopale espagnole, Juan José Asenjo.« Je n'ai pas l'impression de faire du mal à l'Église.J'aime l'Église et je me considère Église, a réagi José Mantero lors d'un débat télévisé.Je veux continuer à être prêtre, gai et pratiquant », a-til affirmé à la chaîne Telecinco.L'affaire a suscité un certain émoi à Valverde del Camino, petite ville de 10 000 habitants qui a été envahie par les caméras depuis la sortie du placard de son curé, mais n'a pas soulevé de vrai débat de société en Espagne, où la pratique religieuse est en chute vertigineuse depuis plusieurs années.Quelques personnalités ont toutefois volé au secours du prêtre gai, comme l'écrivain Antonio Gala, qui a rappelé que « l'Église a une longue histoire d'homosexualité tolérée plus ou moins en silence ».Au Parti populaire (PP), la formation de droite au pouvoir en Espagne, le président de la « Plateforme gai » du parti Carlos Alberto Biendicho a menacé de « révéler l'homosexualité de trois évêques », avec lesquels il affirme avoir eu des relations sexuelles dans les années 1980, si l'Église prenait des représailles contre le curé de Valverde del Camino.PHOTO AP « Je remercie Dieu d'être gai », a clamé le prêtre espagnol Jose Mantero Garcia.Ce qui lui a valu la page couverture de ce magazine gai.Quantité de laissez-passer limitée.Aucun billet ne sera mis en vente.Pour assister au spectacle écoutez CKOI FM, Luc Cauchon vous indiquera où le joindre pour échanger cette annonce contre une paire de billets.diffusé à Télé-Québec le 10 février prochain à 19 h 30 3024787A 5LP0601B0208 B6 vendredi 5LP0601B0208 ZALLCALL 67 20:52:21 02/07/02 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 8 FÉVRIER 2002 L'accouchement à la maison pas plus dangereux qu'à l'hôpital Nike condamné pour contrefaçon Presse Canadienne TORONTO \u2014 Il semble que l'accouchement planifié ayant lieu à la maison ne soit pas plus dangereux pour la mère ou l'enfant que l'accouchement à l'hôpital, et qu'il entraîne moins d'interventions comme l'accouchement provoqué, l'épisiotomie et la césarienne.C'est ce que révèle une étude des naissances à domicile effectuée en Colombie-Britannique.Mais l'impact des complications à la naissance peut être plus grave si elles se produisent lors d'un accouchement à la maison, note l'étude, publiée cette semaine dans le Journal de l'Association médicale canadienne.Ces complications incluent l'hémorragie chez la mère et l'aspiration de méconium \u2014 les premières selles \u2014 dans le liquide amniotique par le nouveau-né.Le nombre des cas de complications relevé dans l'étude était trop faible pour qu'on puisse en tirer des conclusions statistiquement valides, signalent les chercheurs, qui ont travaillé sous la direction du docteur Patricia Janssen, de la faculté de médecine familiale de l'Université de Colombie-Britannique.Les conclusions des chercheurs reflètent celles d'études antérieures menées en Nouvelle- Zélande, en Suisse, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, qui ont toutes constaté que les naissances à domicile planifiées, supervisées par des sages-femmes expérimentées, étaient aussi sûres que les naissances à l'hôpital.Et elles sont favorablement accueillies par le Dr Régis Blais, du groupe de recherche interdisciplinaire en santé de l'Université de Montréal.Selon le Dr Blais, l'étude de l'équipe du Dr Janssen fournit des informations valables sur la sûreté des accouchements à domicile dans le contexte canadien, et ces informations devraient aider les futurs parents à faire leur choix quant au type d'accouchement et au personnel qu'ils souhaitent à leurs côtés pendant l'accouchement.L'étude du Dr Janssen n'a pas examiné les coûts associés aux accouchements à domicile, mais le Dr Blais laisse entendre qu'en libérant des lits d'hôpitaux, cette méthode permettrait de faire des économies au chapitre du système de santé.Le Canada a été plus lent que la plupart des pays industrialisés à reconnaître la profession de sage-femme.Le Québec et l'Ontario ont été des pionniers.Ces deux provinces ont adopté un système de réglementation des sages-femmes en 1994.La Colombie-Britannique a suivi en 1998, et d'autres leur ont emboîté le pas.Seules les provinces atlantiques et la Saskatchewan ne réglementent pas la pratique des sages-femmes.Agence France-Presse MARSEILLE \u2014 Une petite société de Marseille a fait condamner, hier, pour contrefaçon, le géant américain Nike qui ne pourra plus utiliser la marque Presto et devra verser solidairement avec plusieurs groupes de la grande distribution 600 000 euros (plus de 800 000 $) aux copropriétaires de la marque.Le tribunal de grande instance de Marseille interdit à Nike et aux distributeurs Foot Locker France, Sport USA, Décathlon et Profida, notamment, l'usage de cette marque sur tee-shirts et chaussures sous astreinte de 1000 euros par infraction constatée, selon le jugement.Les trois copropriétaires avaient assigné la maison mère Nike Inc, son holding européen ainsi que les filiales française et néerlandaise et plusieurs distributeurs auxquels ils reprochaient d'utiliser la marque Presto, déposée le 12 juillet 1996 et portée sur de nombreux articles de la société Texto depuis la fin des années 1980.Selon l'un des copropriétaires, Bernard Fréville, c'est l'existence même de Texto qui était en jeu à terme.Bernard Fréville, « très satisfait », a cependant refusé de parler de victoire de la petite sur la grande distribution, et même du David français contre le Goliath américain, ravalant le jugement à une « péripétie commerciale ».La chaleur réveille les ours HELSINKI \u2014 Les ours, qui d'habitude hibernent au mois de février, ont été réveillés dans le sud de la Finlande à la suite du manque de neige et en raison d'importantes chutes de pluie, a annoncé hier l'agence de presse finlandaise FNB à Helsinki.Des ours, qui n'étaient plus en état d'hibernation, ont ainsi été observés la semaine dernière à Hyvinge (50 km au nord d'Helsinki) et à Vanda, la localité accueillant l'aéroport de la capitale finlandaise, situé à 20 km d'Helsinki.« Les ours sont réveillés à cause de l'humidité et de l'eau qui pénètrent dans leur lieu d'hibernation », a déclaré Taïsto Seppaenen, le président de la société protectrice des animaux sauvages de la localité de Nummi-Pusula (Sud).Celui-ci a rencontré deux ours, l'un au mois de janvier près de l'église de la paroisse de Kaerkoelae, et l'autre mercredi.« Les ours sont aussi gênés par les personnes ou les chiens qui circulent près de leur tanière », a-t-il estimé, ajoutant qu'ils allaient « rapidement quitter la région pour s'installer dans des endroits recouverts d'une profonde couche de neige et où ils pourront continuer à hiberner en paix ».La Saint-Valentin a la cote Agence France-Presse PARIS \u2014 Plus d'un Français sur deux célèbre la fête des amoureux et les jeunes sont les plus fidèles à la tradition, selon un sondage IFOP/Baileys-Möet-Hennessy rendu public hier.Plus de 60 % des 25-34 ans fêtent la Saint-Valentin.Plus de la moitié (53 %) des personnes mariées célèbrent cette fête.Pour 90 % des personnes interrogées, la fête des amoureux est l'occasion de s'offrir de petits cadeaux ou de partager en tête à tête une bonne table avec l'élu(e) de son coeur, au restaurant (60 %) ou à domicile (55 %).Johane Despins reçoit : Robert Charlebois en compagnie de Stephen Faulkner et Catherine Lambert Enregistrement devant public au SPECTRUM le 13 février à 20 h Diffusion à TV5 23 mars à 20 h 30 Paul Piché en compagnie de Nicola Ciccone et Gilles Valiquette Enregistrement devant public au SPECTRUM le 14 février à 20 h Diffusion à TV5 20 avril à 20 h 30 Premier arrivé, premier servi.Le détenteur du billet doit s'assurer d'être disponible le 13 février et/ou le 14 février à 20 h pour assister au spectacle présenté au Spectrum.à gagner 100 paires de billets par jour ! Pour obtenir une paire de billets, découpez cette annonce, et présentez-vous les 6, 7, 8, 11 et 12 février entre 9 h et 17 h à CITÉ Rock Détente, 1411 rue Peel, 6e étage.3023662A (514) 285-6911 Pour appels interurbains seulement : 1 800 361-7453 Abonnez-vous et vous pourriez être aussi parmi les chanceux du jour.M.Saint-Hilaire de l'île Bizard M.Roy de Saint-Lambert M.Stortini de Lorraine M.Brisebois de Saint-Bruno M.Sauriol de Mont-Royal La Presse vous offre la chance de gagner une paire de billets pour le tout nouveau spectacle du CIRQUE DU SOLEIL présenté au Vieux-Port.Une valeur de 82 $.il fera très beau.En avril, Dès le 24 avril, le Cirque du Soleil présente son tout nouveau spectacle au Vieux-Port de Montréal.jour La bonne nouvelle du ! Pour l'achat de billets : Réseau Admission au 790-1245 ou à cirquedusoleil.com La valeur totale des prix offerts est de 1 640 $.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.Les gagnants devront répondre à une question d'habileté mathématique pour mériter leur prix.Ces personnes recevront automatiquement leur prix par la poste dans un délai de 3 semaines.Jusqu'au 9 février 2002, nous publierons quotidiennement les noms de 5 gagnants abonnés à La Presse.Voici les chanceux d'aujourd'hui 3025010A 5LP0701B0208 VENDREDI B7 5LP0701B0208 ZALLCALL 67 19:04:38 02/07/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 8 FÉVRIER 2002 B7 P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale En prévision du Nouvel An chinois \u2014 qui annonce l'année du cheval, le 12 février prochain \u2014, jetons le voile sur une tradition gastronomique chinoise bien curieuse : le dim sum, tradition qui se poursuit jusqu'à Montréal, notamment au restaurant Asie moderne du boulevard Saint-Laurent, en plein Quartier chinois.En Chine même, on l'appelle également « yum sa », ou « là où on prend le thé », car la consommation du fameux thé au jasmin va de pair avec cette tradition qui se pratique généralement à l'heure du dîner.Il s'agit d'une tradition originaire de la province du Canton (Sud-Est) mais répandue dans tout le pays.Ici, c'est « dim sum », « préparé avec le coeur » (traduction libre).Le repas dim sum est constitué d'une multitude de petits plats \u2014 tels des dumplings, servis dans des paniers de bambou, ou des crevettes panées \u2014 que l'on commande au cours du repas.Pour l'analogie occidentale, on pourrait croire qu'il s'agit d'une sorte de buffet chinois, à la différence (majeure) que le buffet vient à nous.L'expérience dim sum, c'est le spectacle dans la salle : pendant tout le repas, les serveuses s'agitent en un va-et-vient de chariots remplis de petits plats différents, qu'on choisit selon son humeur.L'ambiance est énergique, et le restaurent était, lors de notre passage, bondé de membres de la communauté asiatique, ce qui est toujours bon signe quant à la réputation de l'établissement.Il n'y a donc pas de menu proprement dit, et on ne commande pas les plats au début du repas.Les chariots se succèdent pendant tout le repas, un nouveau mets nous est constamment proposé.Une fois le choix arrêté, la serveuse inscrit notre choix sur une feuille laissée sur la table, et on règle la facture de nos plats à la sortie, lesquels se détaillent entre 1 $ et 5 $ environ.Monsieur Hong Heng, gérant de l'Asie moderne, confirme que le dim sum est particulièrement prisé le midi et à l'heure du brunch : « Les fins de semaine, c'est toujours très occupé, dit-il.On peut recevoir près de 250 personnes.Normalement, on commence dès le matin et on finit de servir les repas au courant de l'après-midi.Et les chariots sont remplis à pleine capacité ! » La qualité d'un restaurant dim sum se mesure également à la diversité des plats servis.La fin de semaine, le restaurant Asie moderne propose à sa clientèle un choix d'environ 90 mets différents ! Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Les banquettes au fini velouté réagissent toujours au moindre mouvement de votre voisin de derrière, celui avec qui vous ne mangez pas puisque vous partagez la même assise et le même dossier que lui.SUR LE POUCE La fièvre du dim sum! Carmel sucré FRÉDÉRIC CHABOT collaboration spéciale Le Bernard avait réussi à mettre en place un environnement unique.Lumière sombre et couleurs froides s'accordaient dans une ambiance feutrée et intimiste.De la rue, on distinguait à peine les petites flammes qui rayonnaient sur chacune des tables.Puis, un jour, elles se sont éteintes.Depuis maintenant près de trois mois, les voilà rallumées, comme celles du foyer, pour donner vie au Carmel.Cette salle à manger, probablement la plus cool de la ville, n'a presque pas été retouchée.Les murs semblent plus clairs, mais l'éclairage est toujours aussi obscur.Les rythmes se sont modernisés en une techno parfois jazzée, parfois down tempo.Les banquettes au fini velouté réagissent toujours au moindre mouvement de votre voisin de derrière, celui avec qui vous ne mangez pas puisque vous partagez la même assise et le même dossier que lui.Le menu est un étonnant recueil des tendances culinaires actuelles.Toutes les modes y sont regroupées : produits du terroir, fumage maison, figues, cuisine domestique ennoblie, champignons, ail rôti, risotto, jarret d'agneau, identification de la provenance des pièces de viande et petite touche asiatique.Faut-il craindre un tel ramassis La tartelette aux champignons sauvages et fromage de chèvre ne fait rien pour nous rassurer.Si les portobello imposent un peu plus leur saveur que les champignons de Paris, ils n'en sont pas plus sauvages.Carmel n'est d'ailleurs pas le seul restaurant à promettre des champignons sauvages qui n'ont jamais vu l'ombre d'une forêt.Une croûte d'une fine délicatesse reçoit le ragoût de champignons.L'ajout de haricots blancs et de fromage de chèvre affiné donne à celui-ci une carrure propice au climat hivernal, mais brouille davantage la déjà discrète saveur des champignons.La salade de betteraves repose elle aussi sur une tartelette, cette fois de fines feuilles de filo croustillantes.Cette finesse contraste durement avec la betterave coupée en énormes cubes disgracieux qui excèdent presque la bouchée.Les tailler plus petits n'aurait pas coûté plus cher.Des morceaux de pomme et une julienne de céleri- rave secondent la douceur de la racine, les premiers par leur acidité et la seconde par leur éclat.Une touche discrète de cannelle et de clou de girofle allume ce beau trio végétal.Le menu annonce du fromage Oka qui s'avère trop parcimonieux pour lui donner plus de corps.L'ensemble est enlacé par une préparation crémeuse, sans l'acidité nécessaire pour contrebalancer l'effet du miel qui parfume la coquille de filo.Cette touche de sucre supplémentaire transforme presque cette entrée en dessert.L'introduction des nourritures d'enfance sur les plus grandes tables américaines, à une époque où les adultes inquiets avaient besoin d'être réconfortés, n'a jamais eu le même impact au Québec.Mais cette tendance s'est traduite dans nos restaurants par l'apparition d'une cuisine domestique ennoblie.Prenez le hachis parmentier, déjà une appellation plus chic que le pâté chinois.Préparez-le avec du caribou, garnissez- le de portobello et couvrez-le d'une purée de patate douce.Donnez-lui une forme cylindrique et accompagnez-le d'une confiture de tomate épicée (lire ketchup).Pourquoi pas ?Le résultat est esthétique et la nature des ingrédients permet d'anticiper un équilibre juste.Alors pourquoi venir le gâcher avec des cubes de betterave sucrée pris en sandwich entre la viande et la purée ?Dans le saumon glacé à l'érable et au miso, la puissance de cette pâte de fèves de soya fermentées équilibre le dosage du sucre pour le plus grand bénéfice du poisson.Le chef pousse un peu sa chance en servant celui-ci sur la même purée de patate douce naturellement sucrée.D'un côté, il s'assure de garder nos papilles bien éveillées avec quelques feuilles de rapini bien amer, de l'autre, il risque de les endormir avec, une fois de plus, de la betterave dans l'assiette.Tout ce qui a été goûté jusqu'ici arrive garni de fines lanières de betterave et carotte frites.Eh oui, encore de la betterave.Une autre mode ?Bien sûr, celle qui a fait passer certains légumes de miséreux à chic.Celle aussi qui nous a permis de reprendre contact avec des saveurs oubliées.Mais l'omniprésence de la betterave ajoute constamment une note sucrée.Il suffit d'ailleurs de lire le menu pour conclure que le chef a une dent sucrée : du velouté de betterave pour le jarret d'agneau, une sauce à la poire pour le flétan, une compote de pomme pour le porc, une vinaigrette à l'érable pour la salade.Et la liste s'étire presque sur la moitié du menu, sans compter les desserts.Rien de surprenant donc que le Morgon, en importation privée, soit le vin vedette de la maison.À l'ouverture de la bouteille, il dégage des arômes très fruités (cerise, framboise et groseille) qui s'atténuent tranquillement au contact de l'air.Tout ce sucre en cuisine rend les desserts moins alléchants.Mais le gâteau au fromage se laisse manger aisément grâce à sa texture légère de panna cotta aérée.On se laisse tenter par sa garniture de pommes, mais on évite son fond au goût de croustade riche en sucre.Attention à la « mousse chocolat au caramel », elle a tout pour faire tomber vos papilles dans un coma diabétique.Le décor et l'ambiance de cet endroit continuent d'attirer une clientèle à la recherche d'un lieu moderne et décontracté où il fait bon oublier ses soucis et ses angoisses.à moins d'être diabétique.On sent le service désireux de bien faire, mais encore quelque peu maladroit.Et maintenant que l'hiver nous a rattrapé, le foyer du Carmel nous donne une raison de plus de s'y retrouver.C A R M E L 254, avenue Bernard Ouest (514) 276-6222 Entrées : 5 à 9 $ Plats : 15 à 26 $ Mardi à jeudi : 18h à 23h Vendredi et samedi : 18h à 24h Dimanche : 18h à 23h \u0001\u0001\u0001 Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © L'expérience dim sum, c'est le spectacle dans la salle.Une verticale de Sociando-Mallet Dégustés pour vous > Chianti Classico 99 Brolio.Un vrai chianti, au bouquet très Sangiovese, généreux, d'un fruité exemplaire.Et puis charnu en bouche, étoffé, corsé, tannique et passablement astringent \u2014 tels sont souvent les chiantis \u2014, et aux saveurs pures.C, 003962, 20,30 $, \u0001\u0001\u0001 $$, 6-7 ans.> Cahors 97 Le Paradis Côtes d'Olt.Vin au bouquet volumineux, de petits fruits noirs, très épicé-boisé, avecdes notes de truffes et d'encre bien Cahors qui finissent par percer.Beaucoup de matière, de corps, mais des tannins plutôt raides, et, m'a-t-il semblé, assez secs et donc durs.Trop de bois ?Très cher.S, 914457, 38 $, \u0001\u0001(\u0001) $$$$, 3-4 ans ?> Dao 99 Quinta da Ponte Pedrinha.Vin rouge portugais à la robe rouge clair, au bouquet nuancé (fruits rouges, aussi des notes fumées, de tabac, etc.) et distingué.Moyennement corsé, charmeur, ses tannins, quoique assez fermes, ont été arrondis par l'élevage en fûts.S, 883645, 24,80 $, \u0001\u0001\u0001 $$$, 3-4 ans environ.> Pessac-Léognan 97 Château de Rochemorin.Assez peu coloré, tirant sur l'orangé, il a un nez de volume moyen (fruits rouges et cuits, avec des notes de feuilles de thé et de tabac).Moyennement corsé, tannique, assez astringent.S, 743005, 23,65 $, \u0001\u0001(\u0001) $$($), à boire, 1-2 ans.LE VIN Il est « bâti pour vieillir d'une à deux générations », soutiennent les dégustateurs et journalistes français Michel Bettane et Thierry Desseauve au sujet du Haut-Médoc Château Sociando-Mallet, dans Le Classement 2002 des meilleurs vins de France.Une dégustation verticale récente \u2014 de huit millésimes, soit 86, 90, 91, 93, 95, 96, 97 et 98 \u2014 de ce vin réputé du Bordelais tend à démontrer.qu'ils ont raison.Les vins furent goûtés à l'aveugle, mais à bouteille découverte, les dégustateurs sachant en pareil cas quels sont les millésimes servis, tout en ignorant dans quel verre est chacun.Qu'il est déroutant, ce Haut-Médoc ! Car un seul millésime, à savoir le 91, à cause d'une petite note végétale rappelant les feuilles de thé, pouvait être assez aisément identifié.L'autre exception, sans doute : le 98, explosif au nez, avec un boisé très présent, mais que, personnellement, je n'ai pas reconnu, après l'avoir goûté au domaine même l'été dernier, où il était beaucoup plus retenu.Tous les autres restent jeunes, et même très jeunes, avec de beaux tannins substantiels, compacts.Mais nobles, comme on dit, bien mûrs, et ne laissant donc pas la bouche pâteuse.En voici de très brèves descriptions, dans l'ordre où ils furent dégustés.Les potentiels de garde, qui m'ont semblé difficiles à évaluer, sont approximatifs.Et.j'ai noté bien bas.\u0002 1986.Grenat, bien coloré.Bouquet discret, aux notes chocolatées.Serré, compact, encore bâti tout d'une pièce.Plutôt austère.\u0001\u0001\u0001(\u0001), 3-4 ans aisément.\u0002 1996.Également très dense, avec des tannins gras, tendres.M'a semblé plus expressif que le précédent, plus ouvert.\u0001\u0001\u0001(\u0001), 9-10 ans environ.\u0002 1991.Étonnamment coloré pour un vin de ce millésime modeste.Un bouquet nuancé, avec une petite note végétale.Bien en chair, des tannins un peu plus raides que ceux des 96 et 86.\u0001\u0001\u0001(\u0001), 1-2 ans.\u0002 1995.Retenu, serré en bouche.Fermé, comme on dit.\u0001\u0001\u0001(\u0001), 7-8 ans environ.\u0002 1998.Exubérant.Onctueux, un boisé très présent.Flatteur.\u0001\u0001\u0001\u0001(\u0001), 7-8 ans.\u0002 1990.Une mauvaise bouteille.Iodé au nez, des notes animales, des tannins rudes.(Dans une dégustation à l'aveugle de tous les plus grands vins de Bordeaux, il y a quelques années, ce vin prit la première place.) \u0002 1997.Le bouquet le plus complexe, et le plus charmeur.Superbe texture.J'ai cru que c'était le 90 ! Irrésistible.À se demander s'il ne faut pas le boire dès maintenant.\u0001\u0001\u0001\u0001(\u0001), 1-2 ans.\u0002 1993.Tout en nuances également.Une texture raffinée.Du velours.\u0001\u0001\u0001\u0001, 3-4 ans.Dégusté quelques jours plus tôt, mais à table avec des amis, le 1993 était encore plus beau, plus séduisant, avec beaucoup plus de panache.Façon de dire que les vins peuvent nous sembler passablement différents selon les circonstances où on les goûte.Enfin, cette dégustation du Château Sociando- Mallet avait été mise sur pied par Les Conseillers du vin, qu'anime Nick Hamilton.Demain : Mas des Chimères 99 5DU0801B0208 VENDREDI 5DU0801B0208 ZALLCALL 67 18:31:09 02/07/02 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 8 FÉVRIER 2002 30 % DE RABAIS ADDITIONNEL tout ceci à prix déjà réduit : bijoux mode, en argent fin, en or, bijoux fins et montres Sur nos derniers prix étiquetés.25 % DE RABAIS ADDITIONNEL tout ceci à prix de liquidation : tenues de nuit, lingerie de jour, peignoirs, soutiens-gorge et slips mode pour elle Sur nos derniers prix étiquetés.Le solde prend fin le dimanche 10 février JUSQU'À 50 % DE RABAIS mode griffée pour elle, signée Jones New York, Liz Claiborne, Bianca Nygård et Tommy Hilfiger JUSQU'À 75 % DE RABAIS chaussures, bottes, pantoufles et chaussures de sport pour toute la famille Sur nos prix ordinaires.1199 $ BLOUSES MANTLESmc POUR ELLE Prix original 49 $ 2999 $ VESTES MANTLESmc POUR ELLE Prix original 129 $ 999 $ LES PANTALONS RERUN, GLOBAL MIND® ET TOGOmc POUR FILLE Prix original 40 $ Les aubaines lève-tôt sont offertes tant qu'il y en aura.Exceptions : articles « Aubaine la Baie », Outline, Market Square et « Nouvellement réduit ».Le choix varie selon le magasin.Sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Tous les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Le choix et les marques varient selon le magasin.Exceptions : articles « Nouvellement réduit », « Achat spécial », « Aubaine la Baie », Outline, Market Square et ceux des rayons concédés.solde garde-robe : 2 articles ou plus : 30 %DE RABAIS un article : 20 % DE RABAIS mode pour elle Comprend un choix de marques griffées vaisselle et articles ménagers 50 % DE RABAIS ens.de vaisselle Royal Albert, 5 pièces 10 % DE RABAIS tous les petits appareils électriques de cuisine et de soin personnel, les rasoirs, etc.linge de maison 50 % DE RABAIS toutes les serviettes unies To Gomc, Wamsutta, Excalibur et Palatial 25 % DE RABAIS literie luxueuse griffée et signée To Gomc Essentiel, To Gomc Supérieur meubles, appareils électroniques gros électros et duos-sommeil : ne payez rien avant 2003 aucun intérêt, aucun acompte, aucun versement mensuel Précisions en magasin 10 %DE RABAIS tout ceci : minichaînes et microchaînes audio, chaînes audio portatives, téléphones, aspirateurs, micro-ondes, etc.20 % DE RABAIS tous les meubles JUSQU'À 60 % DE RABAIS meubles en liquidation Modèles en montre en liquidation et de fin de série pour lui 30 % DE RABAIS toutes les chemises de ville et les cravates Sur nos prix ordinaires.sauf les articles Nautica, DKNY, Tommy Hilfiger, Alexander Julian Mantlesmc et Outline® 25 % DE RABAIS sous-vêtements et chaussettes Jockey pour lui Le solde prend fin le dimanche 17 février bijoux et accessoires 50 % DE RABAIS bracelets, boucles d'oreilles et chaînes en or à 10 ct et à 14 ct 35 % DE RABAIS tous les collants fins Wonder Bra 30 % DE RABAIS tous les collants épais pour elle 25 % DE RABAIS montres choisies Dans le lot : Bulova, Cardinal, Geoffrey Beene et Hugo Maxx AUBAINES LÈVE-TÔT À NE PAS MANQUER! 2 HEURES SEULEMENT! 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