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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-02-16, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101B0216 b01 samedi 16 février 6LP0101B0216 ZALLCALL 67 22:38:55 02/15/02 B Photo Journal l'Action, collaboration spéciale André Desroches, à gauche, et le député de Berthier, Gilles Baril, à droite.Une amitié qui l'a finalement conduit à quitter son poste de ministre et d'organisateur en chef du Parti québecois.Au centre, un militant péquiste non identifié.Branchés partout au gouvernement \u2014 trop branchés selon certains \u2014 quelques personnages influents dans l'entourage de Bernard Landry ont réussi à tisser une grande toile d'araignée dont on commence à peine à découvrir toutes les ramifications, écrit le chef de notre bureau de Québec.LIAISONS DANGEREUSES Les affaires de lobbying font très mal au PQ QUÉBEC \u2014 « Je l'ai fait pour toi, pour te protéger Bernard.» Dans les heures fiévreuses du récent conseil national du Parti québécois, Pauline Marois expliquait au premier ministre pourquoi elle s'était dissociée de la décision du conseil exécutif national du parti qui avait décidé de maintenir le directeur général Raymond Bréard en poste.Devant la fermeté de sa ministre, M.Landry avait eu l'air subitement d'un chef sans poigne, hésitant à condamner son collaborateur de longue date.Hésitation d'autant plus surprenante qu'en matinée, M.Landry et Mme Marois s'entendaient tous deux sur la nécessité pour le controversé ancien actionnaire d'Oxygène 9 de quitter ses fonctions.Contre qui Mme Marois comptait-elle protéger son patron ?Contre ses amis.Car Bernard Landry a toujours été perméable à l'influence de ses compagnons de route.Il a de la difficulté à juger des gens, dès que l'amitié entre en ligne de compte.C'est notamment en raison de cette amitié que Gilles Baril s'est retrouvé propulsé organisateur en chef de la prochaine campagne électorale.Il est sympathique, enthousiaste, mais en même temps « fragile », insiste-t-on chez M.Landry.Le jeune député était depuis des années dans le cénacle des adorateurs du premier ministre.Or un an après lui avoir confié la responsabilité de l'organisation, Bernard Landry se retrouve à la tête d'un parti exsangue, à l'effectif mal en point et avec une campagne de financement ardue devant lui, notent des sources au PQ.La déconfiture des partielles dans Jonquière et Laviolette en octobre était prémonitoire.L'organisation péquiste est loin d'être prête pour des élections générales.C'est aussi le tandem Baril-Bréard qui poussait le plus fort parmi les conseillers pour un vaste remaniement ministériel.Une opération qui a tourné au désastre, avec trois démissions imprévues dans les heures qui l'ont précédée.Le recrutement de candidats de l'extérieur, auquel même le lobbyiste André Desroches participait, fut durant tout l'automne une longue partie de pêche, aussi angoissante qu'infructueuse pour Gilles Baril.Seul David Levine a répondu à l'appel de son ami Bernard Landry.Devant les échéances qui se rapprochaient, la pression devenait intenable pour le jeune organisateur.Une pieuvre Cette semaine, après la démission de Gilles Baril, M.Landry a dû pour la première fois depuis son arrivée aux commandes essuyer un barrage de questions sur son leadership, sur son ascendant sur le PQ.La sortie de Pauline Marois, qui a tôt fait de capitaliser sur l'indécision de son ancien rival à l'endroit de son ancien chef de cabinet, a contribué à émousser davantage encore son autorité.Mais pendant que les analystes pérorent sur « un complot » \u2014 la revanche de la course au leadership ratée de l'an dernier \u2014, dans les rangs péquistes on sait qu'absolument rien de la crise qui frappe le parti depuis trois semaines n'a été téléguidé par la ministre des Finances.À l'été 1998, Raymond Bréard quitte subitement le cabinet de Bernard Landry, dans des circonstances inexpliquées.Vite il ira rejoindre une vieille connaissance, André Desroches, qui avait filé à l'anglaise du cabinet de M.Landry quand les médias s'étaient mis à déterrer ses antécédents.Dans une période troublée de sa vie, il avait plaidé coupable dans une affaire de moeurs.Généreux, Gilles Baril l'avait aidé à se réhabiliter.Il était son parrain chez les A.A., il en a fait son organisateur dans Berthier et l'a même nommé tuteur de sa fille, Frédérique.Bréard et Desroches forment Oxygène 9, une boîte de lobbyistes qui restera longtemps inconnue des grands cabinets de relations publiques.Ceux-ci \u2014 National, BDDS, à Montréal, Ducharme Perron à Québec \u2014 profitent depuis longtemps des « portes tournantes ».Dans chaque boîte, les attachés politiques de la veille sont embauchés pour téléphoner à leurs anciens collègues pour faire avancer les dossiers qui parfois se trouvaient sur leur propre bureau.Ce n'est pas l'apanage des relations publiques ; les bureaux d'urbanistes, les pharmaceutiques, les compagnies de télécommunications recrutent souvent qui un ancien chef de cabinet, qui un ancien sous-ministre pour passer des coups de fil stratégiques.Le copinage est généralisé, depuis longtemps.Mais à la différence de ces firmes, Oxygène 9 se fait notamment payer d'un pourcentage des subventions ou contrats obtenus, ce qu'interdira désormais la loi.Voir LIAISONS en B2 6LP0201B0216 b02 samedi 16 février 6LP0201B0216 ZALLCALL 67 22:16:58 02/15/02 B Projet de loi improvisé DENIS LESSARD QUEBEC \u2014 C'était le branle-bas de combat lundi dernier au ministère de la Justice.Paul Bégin, qui croyait pouvoir rendre publiques les grandes lignes d'un projet de loi sur le lobbying vendredi, a reçu une douche d'eau froide.Bernard Landry tenait à s'associer publiquement au dévoilement des intentions de Québec mercredi, avant son départ pour la Russie.En dépit des déclarations de M.Landry, pratiquement rien n'était prêt, a-t-on pu apprendre des légistes du gouvernement.Prestement, on a dû rapatrier une foule de dispositions, calquées pour la plupart sur la loi fédérale.On partait de loin.Après avoir amorcé des travaux à l'été 1998, la Commission des finances publiques concluait en novembre 1999 qu'elle «ne disposait pas des données suffisantes pour recommander un encadrement législatif contraignant pour cette activité (le lobbying)».L'engagement pris par le premier ministre Bouchard à l'époque avait été mis de côté par les libéraux de Jean Charest.Le chef libéral s'était retrouvé dans l'eau chaude pour avoir accepté un voyage au Mexique, payé par une association représentant des grosses firmes de construction et de génie civil.Chercheur à l'ENAP, le politologue Christian Dufour relevait cette semaine l'évidente improvisation de l'opération du projet de loi instantané, et sa parenté évidente avec la législation fédérale.Pressé par le scandale entourant Oxygène 9, Québec a voulu couvrir large, et bien des questions devront être précisées en commission parlementaire.Ancien député fédéral, Dennis Dawson, de Hill and Knolwton Ducharme Perron, connaît bien les pratiques du démarchage à Québec et à Ottawa.«Avant tout, aucun des cabinets importants de relations gouvernementales ne se fait payer au pourcentage d'une subvention ou d'un contrat comme Oxygène 9», explique-t-il.Ces boîtes reconnues fonctionnent sur la base d'heures facturables.Le projet de loi québécois en couvre grand, incluant les représentations faites auprès d'élus ou d'employés municipaux.Surtout, on appliquera cette obligation aux membres des corporations professionnelles, avocats ou ingénieurs qui tentent d'infléchir les décisions gouvernementales.La future loi québécoise a clairement un air de famille avec celle adoptée à Ottawa.Les deux préconisent l'enregistrement, mais la loi québécoise fait des distinctions entre «lobbystes conseils», des démarcheurs spécialisés, des salariés, ceux qui dans une grande compagnie sont chargés des relations avec le gouvernement et les lobbystes d'organisation, l'employé d'une centrale syndicale ou d'un groupe de pression.Dans la loi québécoise, on peut parler de lobbying quand on tente d'influencer un ministre, un député et leur personnel, des personnes nommées à la tête d'un organisme public, des administrateurs ou des fonctionnaires, ainsi que des élus municipaux ou les employés des villes.Quel type d'interventions sont visées?Toute intervention pour faire modifier une loi ou un règlement.Une intervention pour l'octroi d'une subvention, d'un programme, d'un contrat, d'un permis ou d'une certification entre aussi dans la définition du lobbying.Registre Le registre des lobbyistes devra contenir une foule de renseignements, en plus bien sûr de l'identité des démarcheurs.Comme à Ottawa ils devront identifier leur mandat et leur client, mais aussi préciser quelle organisation, quel élu ou haut fonctionnaire a été l'objet de représentations.Le lobbyiste devra aussi établir quel but il poursuivait, le mode de rémunération et le montant obtenu.Les honoraires à pourcentage d'une subvention sont interdits.En revanche, à la différence d'Ottawa, on semble muet à Québec sur une intervention qui consisterait à obtenir, pour un client, un rendez-vous auprès d'un décideur.Les sanctions sont musclées.Les contrevenants s'exposent à être radiés du registre des démarcheurs, ce qui les empêcherait de pratiquer ce métier, ils devront rembourser les honoraires perçus et sont passibles d'une amende maximale de 25 000$.Finalement, comme à Ottawa, les membres des cabinets politiques qui quittent leur patron devront attendre un an avant de pouvoir faire du lobbying.Le «purgatoire» sera de deux ans pour tous les élus.Photothèque La Presse Le Capitole, siège de la Chambre des représentants et du Sénat, accueille aussi des lobbyistes qui viennent là défendre les intérêts de leurs riches clients.Le lobbying à Washington: LIAISONS une industrie florissante Suite de la page B1 L'audace du duo laisse bien des entrepreneurs surpris.« Bréard (Raymond) avait quitté le cabinet depuis une semaine que déjà je recevais un coup de fil.Il s'offrait comme consultant pour le dossier qu'on avait présenté au gouvernement », confiait cette semaine un cadre d'une multinationale.Souvent, c'est par sa capacité d'obtenir avant d'autres des informations sur des investisseurs potentiels qu'Oxygène 9 se démarque.En entrevue à La Presse, un homme d'affaires vient même affirmer qu'il a dû payer Oxygène 9 la somme de 1000 $ comptant, simplement pour un souper somptueux avec le président d'une importante société d'État.Un magnat de l'immobilier était aussi à la table, un autre 1000 $ pour la compagnie de lobbying.Évidemment, l'homme d'affaires a dû aussi payer la note, très salée, du resto.Quand Gilles Baril s'occupait du fonds antitabac offert par Québec pour remplacer des commandites désormais interdites, Oxygène 9 s'est mis au service de la Société du Parc des îles et du Festival Juste pour rire : des honoraires totalisant 425 000 $.Quand le ministre des Finances, Bernard Landry, crée une dizaine d'organisations sans but lucratif dans son budget de la mi-mars 2000, Oxygène 9 est déjà toute prête à faire sonner la caisse.Elle percevra 1,5 % de certaines subventions versées à même un fonds de 30 millions destiné aux « événements majeurs » internationaux, comme le Festival de Jazz, le Grand Prix de Trois-Rivières et le Carnaval de Québec.Leur conviction quant à l'apparition d'un fonds est telle qu'ils signeront même leurs contrats un mois avant le dépôt du budget Landry.Avec l'arrivée de Gilles Baril au ministère de l'Industrie, les affaires d'Oxygène 9 prennent un nouvel envol.Les entreprises désireuses de frapper à la porte de la société d'État se voient présenter Oxygène 9 comme un passage sinon obligé, du moins « plus efficace ».Oxygène 9 devient un recours si automatique que Sylvain Simard, un autre proche lieutenant de M.Landry, ne peut s'empêcher de la recommander, même devant un député libéral.Dans leur audace, les pressions d'un André Desroches, d'un Gilles Baril et même de Raymond Bréard passé à la direction du PQ, feront même rouler la tête du président Louis Roquet.Ils tenteront, en vain, d'y placer un de leurs amis, l'ancien sous-ministre André Dorr.Forcé de quitter, lors d'une rencontre avec Pauline Marois, M.Roquet mit spécifiquement en garde sa patronne à l'égard des appétits d'Oxygène 9.Bien avant, alors qu'il était sous-ministre adjoint aux Finances, Jean St-Gelais, devenu par la suite secrétaire général du gouvernement, avait donné une consigne claire à ses employés « de ne pas parler » à Oxygène 9.Oxygène 9 était même dans l'antichambre du dossier de la « carte à puce », avec comme client CNC-Vital Edge, une compagnie qui proposait les logiciels nécessaires pour relier les établissements.« Je les ai payés 5000 $ par mois pendant 18 mois », raconte Albert Delmar, de CNC.Oxygène 9 est si certaine que la carte à puce a le vent dans les voiles qu'elle obtient l'engagement d'être rétribuée en capital-action de la compagnie.« Mais cela n'a pas marché, je ne suis pas le père Noël », conclut M.Delmar.Dans l'entourage de M.Landry, on a eu la puce à l'oreille quand on a vu LG 2 obtenir un mandat très stratégique pour la conception publicitaire de la campagne Agir, l'automne dernier.Oxygène 9 et LG 2 partagent les mêmes locaux dans un immeuble du 3575, boulevard Saint-Laurent à Montréal.Les deux boîtes ont même une porte communicante.André Desroches a suivi de très près le cheminement du contrat qu'obtiendra LG 2, pour préparer la campagne de 4,8 millions, un amuse-gueule car on vise à regrouper sous le même concept l'ensemble de la publicité des ministères, un pactole de 38 millions.Restera la publicité du ministère du Tourisme, des campagnes totalisant une vingtaine de millions, mais déjà Oxygène 9 a un accès privilégié auprès du ministre Richard Legendre.Son chef de cabinet, France Maltais, est une bonne connaissance d'André Desroches et le lobbyiste fut chargé du cocktail de financement du ministre dans Blainville.Mais le réseau d'Oxygène 9 avait ses entrées bien plus haut.À la fin de l'an dernier, Bernard Landry lui même se retrouvait au domicile d'André Desroches pour un cocktail avec plusieurs des clients du lobbyiste, tous très impressionnés, on le comprendra.« André Desroches est un ami », expliqua-t-on alors à La Presse au cabinet du premier ministre.C'était d'ailleurs loin d'une première.M.Landry a participé plusieurs fois aux réceptions organisées par Oxygène 9, et c'était loin d'être la première fois que Gilles Baril prenait ses vacances au Mexique avec André Desroches.Mercredi, dans le huis clos du Conseil des ministres, Pauline Marois convenait rapidement que la sortie embarrassante où elle avait scellé le sort de Raymond Bréard avait été « malhabile ».Elle avait simplement voulu protéger Bernard Landry, contre ses amis, et contre lui-même.Le lobbying est un sujet controversé à Washington depuis les toutes premières années de la république américaine.Cela ne l'empêche toutefois pas d'être à peu près la seule industrie de la capitale des États-Unis, explique notre correspondant.La capitale des États-Unis n'a pas d'industrie véritable, à l'exception peut-être du lobbying, qui emploie plus de 20 000 personnes, soit près de 40 lobbyistes pour chaque membre de la Chambre des représentants et du Sénat.Suivant la tradition de Washington, la plupart de ces lobbyistes ont des bureaux sur K Street, l'artère où se trouvent les principaux cabinets d'avocats de la ville.D'où leurs surnoms : « K-Streeters ».Ils travaillent pour des banques, des syndicats, des compagnies pharmaceutiques, des hôpitaux, des universités, des tribus autochtones.Bref, pour tout individu ou toute institution qui souhaite influencer les lois et les politiques du gouvernement fédéral.En 1999, ils ont reçu près de 1,5 milliard de dollars pour leurs services, selon une étude du Center for Responsive Politics, un organisme indépendant qui dénonce l'influence de l'argent dans la politique américaine.Le lobbying est un sujet controversé à Washington depuis les toutes premières années de la république américaine.Déjà à cette époque, les citoyens mettaient en question la légitimité de l'accès des groupes d'intérêt particulier aux détenteurs du pouvoir.Ils auront cependant dû attendre jusqu'en 1946 pour que le Congrès approuve une première loi pour réglementer le lobbying.Comme cette loi était une passoire, le Congrès a dû s'y reprendre à deux fois.En 1995, les législateurs américains ont en effet adopté le Lobbying Disclosure Act, qui garantit le droit du public de savoir quelles sommes ont été payées, à qui et par qui, pour exercer des pressions, et à quel sujet.Pour la première fois, tous les lobbyistes professionnels étaient donc tenus de s'enregistrer et de révéler qui les payait, et combien, pour promouvoir leur cause auprès du Congrès et de la Maison-Blanche.Des gros noms La loi de 1995 n'a évidemment pas mis fin à la controverse.Aujourd'hui, plusieurs critiques dénoncent notamment les salaires faramineux qui sont offerts par des cabinets de lobbying et des compagnies aux ex-élus et aux ex-employés politiques qui ont des contacts très précieux au sein du gouvernement fédéral.Il y a trois ans, le New York Times racontait l'histoire d'un avocat républicain, Kenneth Kies, qui gagnait 132 000 $ par année comme chef de cabinet d'une commission de la Chambre des représentants sur la fiscalité.Après avoir quitté ce poste, la firme Pricewaterhouse- Coopers l'a embauché comme lobbyiste au salaire annuel d'un million.Pour attirer des clients, Verner, Liipfert préfère pour sa part embaucher des gros noms.Parmi ses lobbyistes, il compte Bob Dole, exsénateur et ex-candidat républicain à la présidence, George Mitchell, ex-leader de la majorité démocrate au Sénat, et Ann Richards, ex-gouverneure du Texas.Avec une telle écurie, le bureau a amassé la jolie somme de 19 millions en revenus reliés au lobbying en 2000, un sommet à Washington pour cette année-là.En principe, les ex-élus et les exemployés politiques doivent attendre un an avant de travailler comme lobbyistes à Washington.Mais ils contournent souvent la loi en travaillant comme « consultants » pour des bureaux ou des compagnies.Ils mettent ainsi sur pied des stratégies de lobbying, tout en laissant aux autres le soin de contacter directement leurs anciens collègues.Il va sans dire que les conflits d'intérêts foisonnent dans le merveilleux monde du lobbying.Une controverse récente a mis en cause Marc Racicot, ex-gouverneur du Montana et ami de George W.Bush, qui a accepté le poste de président du Parti républicain tout en travaillant comme lobbyiste pour Bracewell & Patterson, qui comptait la compagnie Enron parmi ses plus gros clients.Critiqué par les membres de son propre parti, Racicot a annoncé en janvier son intention de cesser ses activités de lobbying.Mais il ne renoncera pas pour autant au généreux salaire qu'il reçoit.Rendez-vous à « Gucci Gulch » La puissance relative des lobbying et des groupes d'intérêt change souvent avec le parti qui se trouve au pouvoir à la Maison- Blanche et au Congrès.Ainsi, en mai dernier, le magazine Fortune estimait que la National Rifle Association (NRA) était au sommet des 25 lobbies les plus puissants à Washington, suivie de l'American Association of Retired Persons et de la National Federation of Independent Business.La NRA, le lobby des armes à feu, a dépensé 35 millions il y a deux ans dans le cadre de ses campagnes politiques.Comme le lobby du tabac, la NRA se bat surtout pour prévenir l'adoption de lois qu'elle juge contraire à l'intérêt de ses quelque 4,3 millions de membres.À la fin des années 90, le lobby du tabac a pour sa part battu un record en dépensant 100 millions pour faire dérailler une loi antitabac parrainée par l'administration Clinton.Selon la dernière liste du magazine Fortune, le plus puissant bureau de lobbying à Washington est celui de Barbour, Griffith & Rogers, dont l'un des partenaires, Haley Barbour, a été président du Parti républicain dans les années 1990.Les causes qui font l'objet du lobbying le plus intensif sont toujours les mêmes dans la capitale américaine.Elles sont, par ordre d'importance : la fiscalité, le budget, la santé, la défense et la finance.Selon le folklore de Washington, le corridor menant à la salle d'audience de la puissante commission de la Chambre des représentants sur la fiscalité a été baptisé « Gucci Gulch ».Le nom fait référence aux vêtements luxueux et aux bijoux en or dont les lobbyistes, qui hantent le corridor, aiment se parer.On comprendra que les lobbyistes n'ont pas une très bonne image. 6LP0301B0216 b03 samedi 16 février 6LP0301B0216 ZALLCALL 67 16:54:45 02/15/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 F É V R I E R 2 0 0 2 P L U S B 3 Lobby or not lobby Dans les coulisses du vénérable Parlement britannique, tout ne fonctionne pas comme dans les manuels de sciences politiques.Notre correspondante à Londres nous rapporte que la fréquentation des lobbyistes s'avère parfois périlleuse pour les politiciens britanniques, dont les relations professionnelles ne sont pas toujours au goût de l'opinion publique et des gardiens de l'éthique.Novembre 1997.Six mois après son arrivée au pouvoir, Tony Blair croit sa dernière heure arrivée, sa carrière politique ruinée.À bout de nerfs, il voit s'écrouler, autour de lui, le monde qu'il avait mis tant d'années à construire.« C'est la fin », confie-t-il d'un ton désespéré à l'un de ses plus proches associés.« Ils vont avoir ma peau pour ça.» Quelques jours plus tôt, le premier ministre britannique avait ordonné d'exempter la Formule 1 de la nouvelle politique gouvernementale interdisant la commandite du tabac dans les événements sportifs.Cela, après avoir reçu la visite discrète du magnat de la course automobile, Bernie Ecclestone, dans sa résidence officielle de Downing Street.Tony Blair ne demandait qu'à être convaincu par le riche homme d'affaires, qui venait de verser un million de livres (2,3 millions CAN) au Parti travailliste, raconte Andrew Rawnsley dans son livre Servants of the People, une chronique décapante des coulisses du New Labour.Mais la plus grande erreur du premier ministre et de son entourage aura été de s'enfoncer dans le scandale en tentant désespérément d'étouffer l'affaire, à coups de mensonges et de demi-vérités.« Pourquoi Downing Street nous a-t-il trompés pendant des jours ?» demandait le Sun, un tabloïd considéré par le Labour comme un baromètre de l'humeur britannique.Le mal était fait.Les travaillistes, qui avaient fait campagne en dénonçant la corruption de leurs prédécesseurs, semblaient désormais tout aussi enclins à monnayer leurs principes.Le gouvernement Blair s'en est remis, mais jamais complètement.Et il y a eu des rechutes.Moins d'un an plus tard, en juillet 1998, éclatait le scandale du Lobbygate.Une enquête de l'Observer révélait que des firmes de relations publiques proches du Labour s'enrichissaient en vendant à leurs clients des rapports confidentiels, des postes au sein de comités chargés d'élaborer les politiques, des déjeuners à Downing Street et des rencontres avec des ministres et des conseillers politiques.Au centre du scandale, Derek Draper, ancien conseiller politique du Labour converti en lobbyiste.M.Draper était tombé dans le piège d'un journaliste de l'Observer, qui prétendait être un représentant d'une compagnie énergétique américaine planifiant investir en Grande- Bretagne.Alléché par le contrat, M.Draper s'était vanté de ses contacts au gouvernement, affirmant pouvoir organiser des rencontres avec des ministres et placer ses clients dans les bons comités parlementaires.Un autre lobbyiste, Karl Milner, ancien conseiller du ministre des Finances, avait offert un rapport gouvernemental confidentiel sur l'industrie de l'énergie au journaliste.« Nous avons beaucoup d'amis au gouvernement.Ils aiment nous transmettre des documents quelques jours à l'avance, pour avoir notre point de vue, peut-être pour qu'on leur suggère certains changements », avait confié M.Milner au prétendu homme d'affaires.L'enquête montrait aussi qu'on peut acheter l'accès aux décideurs du pays.Un journaliste avait contacté les responsables du financement du Parti travailliste en se disant lobbyiste pour le compte d'un client corporatif.Après avoir promis de verser 4500 $ au parti, il s'était fait dire que le « député approprié » serait assis à sa table lors du prochain dîner de gala du Labour.Le Lobbygate a coûté à Derek Draper son emploi et sa réputation.Il a sombré dans la dépression.Puis, il a compris que son départ forcé de Westminster était « la meilleure chose qui aurait pu lui arriver ».Aujourd'hui, il défend ardemment l'idée d'une législation pour encadrer son ancienne profession.« Rien n'a changé », disait M.Draper un an après sa chute.« Les lobbyistes se font encore payer 200£ (450 $ CAN) de l'heure, ils se mêlent encore aux ministres et aux conseillers et continuent de faire croire aux compagnies qu'ils ont quelque chose à vendre.» Selon M.Draper, il n'y a pas de corruption systématique dans le monde du lobbying professionnel en Grande-Bretagne.L'époque des enveloppes brunes est révolue.Ce qui est plus inquiétant et aussi plus insidieux : les relations privilégiées entre politiciens et démarcheurs, souvent d'anciens conseillers politiques très proches du Labour.M.Draper a suggéré, en vain, que tout employé du gouvernement subisse un purgatoire de deux ans avant de joindre une firme de relations publiques.Un lobbyiste professionnel gagne sa vie en procurant à ses clients des contacts et des conseils sur la façon de persuader le gouvernement de leur donner ce qu'ils veulent.Il fait partie du système démocratique.Mais le fil est parfois ténu entre le lobbying et l'amitié.Un mot soufflé à l'oreille d'un copain ministre peut être plus efficace que des dizaines de rencontres officielles.Et les confidences d'un fonctionnaire sur les futures politiques du gouvernement peuvent valoir leur pesant d'or pour une compagnie sur le point de poser ses prochains gestes stratégiques.Les effets pervers d'une législation Dans la foulée du Lobbygate, Tony Blair a demandé au comité d'éthique du Parlement de se pencher sur la question.Après de nombreuses consultations, le comité a décidé de ne pas recommander l'adoption d'une législation pour encadrer la pratique du lobbying.« Nous avons un système d'autoréglementation, explique Fiona Dick, porte-parole du comité.Les associations professionnelles ont leurs propres codes de conduite, nous ne leur imposons aucune règle.Le comité d'éthique a rejeté l'idée d'obliger les lobbyistes à s'inscrire à un registre public, comme c'est le cas au Canada, pour éviter de donner un « statut spécial » aux démarcheurs professionnels.« Nous craignions que ça donne l'impression que la seule façon d'approcher les élus soit par les lobbyistes enregistrés, explique Mme Dick.Nous voyions mal comment un simple citoyen voulant faire pression sur le gouvernement aurait pu s'intégrer dans ce système.Les ministres et les fonctionnaires doivent aussi se plier à un code de conduite \u2014 sous peine de sanctions disciplinaires, et même de renvoi.Les rencontres entre ministres et groupes d'intérêts doivent notamment être consignées \u2014 date et circonstances de l'entrevue, noms des participants et intérêts représentés.Mais il s'agit surtout de protéger leurs arrières : ces rapports ne sont pas accessibles au public.Les critiques réclament plus de transparence.Sinon, comment s'assurer que les élus respectent le code de conduite ?Le gouvernement réplique que la plupart de ces rencontres doivent rester confidentielles.Une discrétion qui, mêlée aux « scandales » qui continuent d'ébranler la crédibilité des politiciens, renforce l'impression généralisée qu'il y a quelque chose de pourri au sein du New Labour.En janvier 2001, Peter Mandelson, l'éminence grise de Tony Blair, a été forcé de démissionner de son poste de ministre après avoir fait pression sur son collègue de l'Immigration en faveur des frères Hinduja.Ces deux riches hommes d'affaires indiens, au centre d'une énorme affaire de corruption dans leur pays, avaient versé 2,2 millions de dollars CAN au Dôme du millénaire, cet éléphant blanc de l'est de Londres dont M.Mandelson était chargé.Les frères Hinduja avaient obtenu par la suite leurs passeports britanniques à une vitesse inhabituelle.Le gouvernement Blair a aussi été éclaboussé par la débâcle d'Enron.Le géant américain a donné au moins 80 000 $ au New Labour depuis 1997.Et un ancien dirigeant de la compagnie a admis qu'il avait acheté ses entrées dans les cercles travaillistes pour avoir accès aux ministres.Rien ne prouve que ce lobbying ait influencé les politiques énergétiques du gouvernement Blair, mais, aux yeux du public, l'effet est le même.Les Britanniques ont de plus en plus l'impression que la politique publique est une simple façade, que les véritables décisions sont prises en coulisses, dans les cocktails privés ou derrière des portes closes.Pas étonnant que le taux de participation lors des dernières élections ait été le plus bas depuis l'avènement du suffrage universel.Si les politiciens se plaignent souvent d'être perçus comme cyniques et corrompus, ils n'ont parfois qu'à s'en prendre à eux-mêmes.Un exemple ?Elizabeth Filkin, la commissaire à l'éthique du Parlement nommée en 1999 pour enquêter sur les agissements des élus, devra abandonner son poste cette année.Son successeur devra se contenter de travailler trois jours par semaine, avec un salaire et un personnel réduit.Dans les faits, Mme Filkin a été mise à la porte pour avoir mené ses enquêtes avec un zèle qui irritait plusieurs collègues.Elle affirme avoir été victime de « pressions remarquables » de la part des ministres en cause et de leurs fonctionnaires au cours de ses enquêtes.Elle faisait rapport à une commission formée d'une majorité de députés travaillistes, qui ont souvent rejeté ses conclusions du revers de la main.Son départ forcé soulève de sérieuses questions sur la capacité \u2014 et la volonté \u2014 du Parlement à s'autoréglementer.Si Westminster rechigne à adopter des mesures plus sévères, le Parlement écossais, lui, a choisi la voie de la législation, après avoir vécu son propre Lobbygate.L'Écosse a décidé de se doter d'un registre public, inspiré du système canadien, dans la foulée d'un « scandale » impliquant une firme de lobbying proche du pouvoir, qui offrait à ses clients des faveurs politiques et des accès privilégiés aux ministres.Au centre de l'affaire, le ministre des Finances, Jack Mc Connell, un ancien employé de la firme.Depuis, il a été blanchi de toutes les accusations.Il est même devenu premier ministre.Photo NEWSCOM Le magnat de la course automobile, Bernie Ecclestone.« Pourquoi Downing Street nous a-t-il trompés pendant des jours ?» Photothèque La Presse Westminster rechigne à adopter des mesures plus sévères pour encadrer les lobbyistes.Le Parlement a même congédié la commissaire à l'éthique, qu'on avait nommée en 1999, au moment où la Grande-Bretagne préparait les grandes fêtes du passage à l'an 2000, parce qu'on la jugeait trop zélée. 6LP0401B0216 b04 samedi 16 février 6LP0401B0216 ZALLCALL 67 16:59:53 02/15/02 B Concilier les mythes d'origine et d'exigence IL EST RARE que la traduction d'un livre paraisse trois ans avant la publication de la version originale.C'est pourtant ce qui est arrivé avec l'essai de Gregory Baum sur les fondements éthiques du nationalisme, qui vient tout juste de paraître en anglais.Peu importe les raisons de ce décalage, le retard de la version originale nous a valu un chapitre additionnel, un épilogue où l'auteur étale ses convictions personnelles sur le nationalisme québécois, un précieux ajout.Le coeur de l'ouvrage, identique dans les deux langues, est une quête de normes éthiques pour évaluer le nationalisme, une recherche des conditions requises pour que le nationalisme soit libérateur et non destructeur.Alors que le front nationaliste est plutôt calme, cédant le pas au vent de la mondialisation et à la tornade économique, il fait bon lire à tête reposée les réflexions éthiques d'un maître à penser de la trempe de Gregory Baum.Remarquable pédagogue, il a choisi de s'inspirer de quatre penseurs : le sioniste Martin Buber, qui insistait sur l'insertion des Palestiniens ; l'hindou Mohandas Gandhi, qui pestait contre le joug britannique tout en prêchant l'ouverture aux autres cultures ; le protestant Paul Tillich, qui refusait d'opposer les mythes d'origine et d'exigence ; le catholique Jacques Grand'Maison, qui voyait dans les années 1970 un temps propice, un kairos selon la terminologie biblique, pour l'affirmation des Québécois sans oublier « le soupçon préalable au nationalisme ».Il est important de revenir sur les mythes de Paul Tillich \u2014 dans les sciences humaines, mythe ne signifie pas fable ou fausse croyance, mais symbole représentant les valeurs profondes des gens \u2014 plus observateur qu'acteur engagé comme les trois autres témoins du professeur Baum : le mythe d'origine (d'où vient-on ?) nous reliant à la famille ou la nation par laquelle on entre dans l'humanité et le mythe d'exigence (où doit-on aller ?) par lequel on fait face aux responsabilités d'améliorer cette humanité.Tillich, qui dut fuir l'Allemagne devant la montée nazie, refusait pourtant de discréditer le nationalisme au nom des citoyens du monde, proposant plutôt de le soumettre au mythe d'exigence.« Célébrer l'esprit cosmopolite ou l'humanisme universel et affirmer que nous sommes tous citoyens du monde, c'est un message qui vise à couper les gens de leurs racines culturelles pour les amener à se fondre dans une certaine conscience de soi de style occidental.Nos quatre auteurs seraient d'accord pour dire que tout universalisme indifférencié est un particularisme arrogant qui aspire à devenir la norme pour toute l'humanité.Nos quatre auteurs croient que pour surmonter la tentation d'étroitesse et d'arrogance qui guette les mouvements nationalistes, mieux vaux reconnaître le caractère plurinational de l'humanité », lit-on aux pages 164 et 166 de la version française de l'essai de Baum.Avant le référendum de 1980, les évêques du Québec avaient publié deux lettres pastorales reconnaissant le droit du peuple québécois à l'autodétermination et stipulant certaines conditions pour que le nationalisme soit acceptable.Gregory Baum revient souvent sur cet apport, très important selon lui, des évêques du Québec.« À mon avis, nos quatre auteurs auraient été d'accord avec les quatre critères proposés par les évêques catholiques du Québec : un mouvement nationaliste n'est acceptable au plan éthique qu'à condition de défendre une société plus juste, de respecter les minorités, d'avoir l'intention de collaborer avec les pays voisins et de refuser d'ériger la nation en valeur suprême », lit-on en conclusion de l'essai du professeur émérite.Le nationalisme : perspectives éthiques et religieuses, Gregory Baum, traduction de l'anglais par Albert Beaudry, Éditions Bellarmin, 1998, 196 pages.Nationalism, Religion and Ethics, Gregory Baum, Mc Gill- Queen's University Press, 2001, 165 pages.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse Gregory Baum, son livre sur le nationalisme sous le bras, à l'entrée du pavillon des sciences religieuses de l'Université Mc Gill.Gregory Baum «Il est presque impossible pour le Canada de comprendre ce que représente le statut de nation pour le Québec» Né à Berlin en 1923 d'un père protestant et d'une mère juive, Gregory Baum s'est converti au catholicisme, a abandonné des études prometteuses en mathématiques pour devenir théologien, s'est réfugié au Canada, où il fut d'abord interné durant la guerre, a été professeur pendant 28 ans à l'Université de Toronto et enseigne à Montréal depuis 1986.C'est presque injuste de dire son âge, tellement cet homme au sourire inébranlable porte bien les 78 ans qui ne l'empêchent aucunement de donner ses cours à l'Université Mc Gill, de donner des conférences à travers le monde \u2014 en allemand, en anglais et en français \u2014, de conseiller les évêques et d'écrire des livres.Son 21e livre, Nationalism, Religion and Ethics, est en vente depuis peu.C'est un essai sur les conditions requises pour que soit acceptable le nationalisme, cette réalité multiforme, tantôt impérialiste et tantôt anticolonialiste, tantôt libératrice et tantôt destructrice.Avant d'examiner cet important ouvrage, traduit en français sous le titre Le Nationalisme : perspectives éthiques et religieuses, il faut revenir à son auteur, un homme qui n'a cessé de jeter des ponts entre les religions et entre les hommes, tout particulièrement entre Canadiens et Québécois.« Tout le monde m'aime, c'est ma névrose », lance-t-il, avec son éternel sourire bon enfant, quand on lui demande comment il fait pour s'adapter sans cesse à de nouvelles idées et à de nouvelles gens.Depuis 16 ans à Montréal, il est un des rares intellectuels à circuler régulièrement des deux côtés de la frontière linguistique, enseignant à Mc Gill mais collaborant étroitement avec les équipes de la revue Relations et du groupe Justice et Foi.« To my friends at le Centre justice et foi », a-t-il justement dédicacé son dernier ouvrage.Montréal ou Toronto ?Inutile de demander au jeteur de ponts de choisir entre Montréal et Toronto, les métropoles du Québec et du Canada.« Quand je suis à Toronto, je suis bien.C'est la même chose à Montréal, car je découvre une ville à travers les amis que je m'y fais.À Toronto, je militais dans les groupes de gauche, la Canadian Civil Liberty Association et le Nouveau Parti démocratique.« À Montréal, où les francophones m'ont accueilli à bras ouverts, je me suis aussi retrouvé dans les milieux chrétiens de gauche, notamment à la Ligue des droits de la personne et chez les jésuites de la revue Relations.» Nationaliste à Toronto, Gregory Baum l'a aussi été à Montréal, mais a découvert ici une énorme différence entre les deux formes d'attachement à la nation.« Mes amis québécois, qu'ils soient libéraux ou péquistes \u2014 il ne voit pas de différence fondamentale entre la souveraineté-association et le fédéralisme renouvelé de ceux qui reconnaissent le Québec comme nation \u2014 étaient tous nationalistes.Je me suis donc penché sur ce courant, qui a fait tant de mal dans mon pays d'origine.C'est alors que j'ai étudié quatre grands penseurs religieux pour dégager les normes éthiques permettant de se retrouver dans ce courant complexe et polymorphe.» À Toronto, le nationalisme était, selon le professeur Baum, l'affaire des intellectuels et de quelques politiciens qui voulaient empêcher l'envahissement américain, tandis qu'au Québec c'est un mouvement populaire.« Le nationalisme québécois est profondément enraciné dans l'expérience d'un peuple, conscient que l'identité partagée par la plupart de ses membres ne trouve pas sa place dans l'espace que lui assigne la fédération canadienne », écrit-il dans l'épilogue de son dernier livre.Ce dernier chapitre a été ajouté à la demande de l'éditeur pour forcer l'auteur à se situer personnellement et à prendre position dans la lutte nationaliste qui secoue le Québec.Il en profite pour parler d'un peuple enraciné dans 300 ans d'histoire et désireux d'accueillir les autres comme citoyens à part entière.Un mouvement répondant, selon lui, aux normes édictées par les évêques en 1979 et que nous reproduisons en encadré.Gregory Baum aimerait mieux que le Québec reste à l'intérieur du Canada, mais aussi longtemps que ce dernier ne pourra reconnaître la nation du Québec \u2014 aussi celles des autochtones \u2014, il votera OUI aux référendums sur la souveraineté du Québec.Les Anglais ne peuvent comprendre Si les choses semblent si claires et si faciles à comprendre pour un citoyen d'origine allemande ayant vécu 28 ans à Toronto, comment se fait-il que la majorité des Anglo- Canadiens, et même des Anglo- Québécois, ne reconnaissent pas la légitimité des revendications linguistiques et nationales du Québec « Les immigrants, écrit-il, savent eux comment fragile est leur langue, mais j'ai découvert que les anglophones, dont la langue permet d'entrer en contact avec le reste du monde, ne saisissent que très difficilement la fragilité des autres langues.» Il ne faut pas, selon lui, y voir de la malice, mais une incapacité découlant du statut de la langue anglaise dans le monde contemporain, pour la première fois un outil universel de communication.« Il est possible, ajoute-t-il, de déménager à Montréal, d'y enseigner pendant 25 ans dans une université anglophone sans apprendre à parler le français.Ne connaissant pas la langue, ne côtoyant pas intimement les Québécois francophones et ne s'informant pas dans leurs médias, les Anglais ne peuvent pas comprendre l'importance du statut de nation pour les Québécois.« Je crois, ajoute-t-il, que la plupart des Anglo-Canadiens ne se rendent pas compte qu'en définissant le Canada comme un pays fait de 10 provinces égales, la Constitution de 1982 violait la conscience qu'a le Québec de former une nation distincte.« À moins d'avoir une expérience personnelle de ce caractère distinct et d'avoir été témoin de la conscience spontanée qu'en ont les Québécois, il est impossible pour le reste du pays de comprendre ce que représente ici le statut de nation du Québec.« Il est ironique et même dramatique, ajoute-t-il en entrevue, que ce soient des francophones du Québec, d'abord Pierre Trudeau puis Jean Chrétien et Stéphane Dion, qui aient convaincu les anglophones de la justesse de leur vision d'une seule nation au Canada.» Cette incapacité des Canadiens de se mettre dans la peau des Québécois est devenue tellement évidente pour Gregory Baum et sa femme, originaire de l'Ontario, qu'on évite de parler du Québec lorsqu'on visite la belle-famille.Le professeur Gregory Baum, 78 ans, est un des rares intellectuels du Québec à circuler des deux côtés de la frontière linguistique.À l'occasion de la publication de son dernier livre, Le Nationalisme : perspectives éthiques et religieuses, notre journaliste l'a rencontré. 6LP0501B0216 b05 samedi 16 février 6LP0501B0216 ZALLCALL 67 22:41:53 02/15/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 F É V R I E R 2 0 0 2 P L U S B 5 Photo PIERRE McCANN, La Presse Le ministre de la Santé et des Services sociaux, François Legault.Le nouveau ministre de la Santé à La Presse « Je veux un système gratuit, public et accessible » Pas question de laisser le secteur privé s'immiscer un peu plus dans le système de santé québécois, a tranché François Legault cette semaine, au cours d'une rencontre avec l'équipe éditoriale de La Presse.Le nouveau ministre de la Santé a plutôt l'intention de chiffrer la part des besoins essentiels qui ne sont pas comblés au Québec et de présenter la facture à Ottawa.En améliorant le financement et l'efficacité du réseau, M.Legault estime que l'éternel débat sur un système à deux vitesses deviendra futile.Quant à la viabilité du réseau à long terme, M.Legault songe à la création d'une caisse santé et veut s'assurer que la formation de deux méga-hôpitaux à Montréal comporte plus d'avantages que d'inconvénients.Q LA PRESSE : Comment peuton régler les problèmes financiers du système de santé québécois R FRANÇOIS LEGAULT : Il y a des surplus de plusieurs milliards de dollars à Ottawa.Et il faut être capable, parce que c'est la première priorité des Québécois et des Québécoises, d'investir cet argentlà en santé et services sociaux.Mais il faut expliquer à la population, un : qu'on sait où on s'en va, et deux : qu'on sait où on va investir cet argent qui doit venir d'Ottawa le plus rapidement possible.Ce sera pour régler les problèmes actuels.On fera connaître les besoins (financiers) de notre système de santé dans les prochaines semaines ou les prochains mois.Q Vous avez donc demandé à vos fonctionnaires d'évaluer les sommes qui manquent actuellement au gouvernement du Québec pour.R Pour donner des services de qualité aux Québécois et Québécoises dans notre système de santé.Pour rattraper le déficit structurel qu'on a connu au cours des dernières années parce qu'avec l'augmentation des crédits, on n'a pas réussi à soutenir la croissance des coûts du système, des impacts du vieillissement, des médicaments et des nouvelles techniques.On calculera ce rattrapage de façon sérieuse.Je pense aux soins à domicile, par exemple.Il y a du travail à faire si on veut compléter le virage ambulatoire ; il y a des montants à investir.Il faut établir les grandes catégories et dire : il y a un rattrapage à faire et ce rattrapage-là, il est possible de le faire avec les surplus qui sont à Ottawa.Mais qu'est-ce qu'on fait avec le problème qui va s'accroître dans les 20 prochaines années ?Il faut faire un débat.Il avait été proposé dans le rapport Clair d'avoir une caisse-vieillesse.Je pense que ça devrait plutôt être une caisse-santé.Parce que ça ne touche pas seulement les personnes en perte d'autonomie.Q Qu'est-ce que vous entendez par caisse santé ?R C'est voir comment on peut, ne serait-ce que par équité entre les générations, ne pas laisser ce fardeau s'accumuler et (pénaliser), dans 10 ans, ceux qui sont jeunes aujourd'hui (.) Donc, c'est être responsable.Je pense que, comme société, on ne peut pas se mettre la tête dans le sable et dire qu'on regardera ça quand on sera rendu là.Mais je suis d'accord pour dire que ça doit être fait dans un deuxième temps, une fois qu'on a d'abord réglé avec Ottawa le déficit qui s'est accumulé jusqu'à aujourd'hui.Q L'argent d'Ottawa ne réglerait pas tout à moyen et à long terme.Estimez-vous, alors, qu'il y aurait lieu de tenir un débat sur la place du privé ?R Non.Je pense qu'on doit avoir un système à une vitesse où les riches et les pauvres doivent avoir accès à des soins de santé.Quand on parle d'une opération qui coûte 10 000 $ ou 15 000 $, je ne pense pas que ça fait partie des valeurs des Québécois et Québécoises de dire qu'on laisse ce fardeau-là aux individus, donc que les riches pourront se permettre de payer et d'avoir accès à des bons services, mais que les moins fortunés ne pourront pas.Je pense que la vraie question ce n'est pas une question de privatisation, mais une question d'efficacité.Si on veut protéger notre système public, et je pense que c'est le souhait de tout le monde, il faut avoir l'appui de tout le monde, incluant les syndicats, parce qu'on va avoir bientôt une négociation de convention collective.Q Est-ce qu'on pourrait envisager, comme Michel Clair l'envisageait, non pas une privatisation, mais organiser un système où il y aurait concurrence avec des établissements privés, mais avec des soins financés par l'État ?Par exemple, qu'une régie régionale sollicite des soumissions pour un certain type de chirurgie.R Dans le fond, la vraie question c'est une question d'efficacité.Je fais le pari qu'on peut en faire un grand bout dans le public.On peut les comparer les établissements avec des indicateurs de performance.Être capable de dire à tel établissement : « Au niveau de vos coûts vous n'êtes pas dedans, mais l'autre établissement va bien.Alors qu'est-ce que vous faites chez vous ?» Et, à ce moment-là, les mettre en compétition au niveau de leur efficacité et non pas au niveau de soumissions.Par contre, est-ce que je suis ouvert, comme c'est prévu dans le rapport Clair, à avoir des cabinets privés affiliés à des hôpitaux et qu'on dise qu'il y a des opérations qui peuvent se faire dans ces cabinets-là de façon plus efficace que de le faire à l'hôpital même ?Je suis ouvert à ça, mais en autant que le système demeure public, c'est-à-dire qu'il soit gratuit.Q Il existe déjà des cliniques privées où les plus riches peuvent avoir accès aux soins sans délai.R Si je regarde les fameuses cliniques ou bien le docteur Duval (qui s'est récemment retiré du régime public), je pense que c'est marginal.Et ce n'est pas quelque chose que je veux encourager.Je veux qu'on ait un système gratuit, public et accessible.Donc, je ne souhaite pas aller dans cette direction- là.Q Qu'est-ce qu'il y a de mal à laisser les gens payer pour leurs soins de santé ?Quitte à en récupérer une partie pour le public.D'autant plus que ça existe, mais qu'on ne veut pas en parler.R À un moment donné, il faut voir où on trace la ligne.C'est ouvrir la porte à une médecine à deux vitesses.Pourquoi ça existe ?C'est parce qu'il y a un problème d'efficacité et un problème de financement de notre réseau public.Mais si on a un système public qui est efficace et qui fonctionne bien, ce genre d'ententes n'existera plus demain matin.Ce que je veux privilégier, c'est un système public efficace.Q Le gouvernement a adopté une loi pour rendre les déficits des hôpitaux illégaux.Néanmoins, cette année, il y a encore des hôpitaux qui ratent leur cible en disant que ce n'est pas gérable.R Il faut être capable de vivre selon nos moyens.C'est la première partie.La deuxième partie, c'est qu'il faut convaincre le gouvernement fédéral de transférer les points d'impôt.Jusqu'à présent, le débat sur le déséquilibre fiscal s'est fait de façon un peu théorique : les besoins sont à Québec, les ressources sont à Ottawa.Mais là, ce ne sera plus ça.D'abord, le déséquilibre va être documenté par le rapport Séguin qui va sortir d'ici deux semaines.Deuxièmement, notre plan d'action, à savoir quels sont les besoins du réseau de la santé et qu'est-ce qu'on fait avec ces fondslà, va aussi être documenté de façon très claire.Je pense que si on fait un bon travail de vulgarisation on va avoir l'appui de la majorité de la population pour dire : prenons ces surplus qui sont à Ottawa pour répondre à notre première priorité, la santé et les services sociaux.C'est d'ailleurs ce que les sondages prédisent déjà.Q Stéphane Dion a clairement dit qu'il n'est pas question de transférer les points d'impôt, que ce soit les péquistes ou les libéraux qui sont au pouvoir.R « Nous sommes unanimes, péquistes et libéraux du Québec, à dire qu'il y a un déséquilibre fiscal.Et ça n'a pas de bon sens ce que dit Stéphane Dion.C'est archifaux.Tous les chiffres que j'ai vus \u2014 et je suis comptable, j'aime ça regarder ça de près \u2014, démontrent qu'il y a un surplus.En plus, on est dans une période de ralentissement économique.Donc, si je reviens à mon analyse sur ce qu'on peut prévoir sur 10 ou 20 ans, il y a un surplus structurel à Ottawa.Il faut arrêter de dire qu'on va s'en servir soit pour rembourser la dette, soit pour investir dans Ressources humaines Canada, dans l'innovation ou dans des dédoublements comme on a vus avec les bourses du millénaire, qui ne sont pas nécessairement les premières priorités des Québécois et des Québécoises.Il y a des surplus et la première priorité c'est la santé.Un moment donné, il faut être cohérent.Q Il y a encore beaucoup de questionnements dans le réseau de la santé sur la création de deux méga-hôpitaux à Montréal.Avez-vous eu le temps de vous pencher sur ce dossier.R De façon très préliminaire, mais je veux le regarder de façon complète (.) Il ne faut pas se lancer dans des projets sans savoir où on s'en va.J'ai demandé une analyse complète, à savoir quels sont les budgets de fonctionnement actuellement et quels seraient les budgets de fonctionnement des deux centres hospitaliers universitaires qu'on veut créer.Je veux regarder le dossier de façon complète, m'assurer que ce soit fait de façon efficace et que ça amène quelque chose de plus au niveau de la qualité Je veux que ce soit performant. 6LP0601B0216 b06 samedi 16 février 6LP0601B0216 ZALLCALL 67 17:00:55 02/15/02 B Cour pénale internationale : phase finale du compte à rebours Le Canada participe activement à la création de la Cour pénale internationale, une étape déterminante dans l'évolution du droit.Il se bute cependant à des opposants de taille, peu désireux de voir cette institution mise sur pied.Parmi eux, la Chine, Israël et.les États-Unis, comme l'explique notre journaliste.Si l'ouverture à La Haye du procès de Slobodan Milosevic, premier chef d'État en exercice à avoir été inculpé de crimes contre l'humanité, a marqué cette semaine une étape majeure dans l'évolution du droit international, un autre pas de géant sera franchi dans les prochains mois avec l'entrée en fonction de la Cour pénale internationale (CPI).Pendant que les yeux du monde sont rivés sur le procès de l'ancien président yougoslave, le compte à rebours du lancement de la première instance pénale internationale permanente est entré dans sa phase finale.Avec les signatures du Portugal et de l'Équateur, annoncées le 5 février, il ne manque plus que huit ratifications \u2014 sur les 60 requises \u2014 pour que le Statut de Rome, qui a jeté les bases de la CPI en 1998, entre finalement en vigueur.Le Canada, qui a ratifié le Statut de Rome en juillet 2000, joue un rôle important dans le processus de création de la Cour pénale, dont les origines remontent à la Convention sur le génocide de 1948.Son ambassadeur en Suède, Philippe Kirsch, préside depuis 1999 la Commission préparatoire de la Cour, après avoir dirigé pendant deux ans les travaux de rédaction du Statut de Rome.Pour M.Kirsch, joint par La Presse à son bureau de Stockholm, il ne fait pas de doute que l'avènement de la CPI a été facilité par le « bon fonctionnement » \u2014 malgré « des difficultés compréhensibles au départ », reconnaît-il \u2014 du Tribunal pénal international pour le Rwanda et l'ex-Yougoslavie, mis sur pied par le Conseil de sécurité de l'ONU au milieu des années 1990.« Tout le monde s'est aperçu que ça n'allait pas s'arrêter là et qu'il y aurait d'autres conflits et d'autres crimes.On a compris que pour exercer non seulement une action de punition, mais aussi de dissuasion, il serait bon d'avoir une cour permanente qui ne soit pas limitée dans son action à certaines décisions du Conseil de sécurité », explique- t-il.La CPI, qui siégera à La Haye, aura compétence pour juger de quatre grands types de crimes : génocide, crime de guerre, crime contre l'humanité et crime d'agression.À l'origine, le terrorisme, tout comme le trafic de drogue, était aussi censé tomber sous la coupe de la CPI.Le mois dernier encore, le juge d'instruction espagnol Baltazar Garzon, à l'origine de l'arrestation en octobre 1998 de l'ex-dictateur chilien Augusto Pinochet, réclamait que le terrorisme « relève du principe de justice pénale internationale ».Mais de profondes divisions à Rome ont rendu la chose impossible.« Certains États estimaient que les conventions portant sur le terrorisme ne reflétaient pas le droit coutumier international au même degré que celles traitant des crimes principaux, dit M.Kirsch.D'autres faisaient valoir que le terrorisme recouvrait trop de crimes d'importance inégale, que la Cour pourrait se retrouver ensevelie sous une avalanche de procédures et qu'il valait mieux traiter le terrorisme par l'intermédiaire des mécanismes de droit interne.» Mais l'objection la plus fondamentale était de nature politique.Malgré des décennies d'efforts, la recherche d'une définition du terrorisme qui satisfasse tout le monde demeure vaine.L'obstacle que pose la distinction entre groupe terroriste et mouvement de libération nationale, en particulier, reste infranchissable pour l'instant.On n'a qu'à prendre l'exemple d'organisations palestiniennes comme le Fatah ou le Hamas pour s'en convaincre.La question sera réexaminée lors de la première conférence de révision du Statut de Rome, sept ans après l'entrée en fonction de la Cour.Mais rien ne dit que les attentats terroristes échapperont tous à l'emprise de la CPI d'ici là, nuance M.Kirsch.« Je crois que des actes de la magnitude de ceux du 11 septembre remplissent absolument et clairement toutes les conditions d'un crime contre l'humanité », dit-il.Selon le Statut de Rome, les crimes contre l'humanité sont ceux commis dans le cadre d'une attaque généralisée et systématique contre une population civile, dans la poursuite de la politique d'un État ou d'une organisation (Al-Qaeda, en l'occurrence).Il est toutefois exclu que les responsables de la tragédie du 11 septembre soient jugés par la CPI, car la compétence de celle-ci n'aura pas de portée rétroactive.Embûches Cent trente-neuf pays ont signé le Statut de Rome avant l'échéance du 31 décembre 2000.Cinquantedeux d'entre eux l'ont ratifié.Au rythme où vont les choses, estime M.Kirsch, le seuil des 60 ratifications sera franchi dans les prochains mois et la CPI sera prête à entendre ses premières affaires dès 2003.Mais pour la nouvelle Cour, la route vers la légitimité s'avère semée d'embûches.Le degré d'acceptation demeure très inégal d'un continent à l'autre.À l'heure actuelle, tous les pays d'Europe occidentale, sauf l'Irlande et la Grèce, ont ratifié le Statut de Rome.À l'opposé, aucune nation du monde arabe, et un seul pays asiatique (le Tadjikistan), n'a encore entériné le document.Philippe Kirsch se dit néanmoins optimiste, même s'il reconnaît que la Cour ne pourra être efficace sans un appui très large au sein de la communauté internationale.« Dans le cas de la Convention sur le droit de la mer (adoptée en 1982), on a mis 12 ans à obtenir les 60 ratifications requises, bien plus que pour la Cour pénale, dit-il.Mais une fois ce seuil atteint, un paquet de ratifications se sont soudain ajoutées, parce que les gens ne voulaient pas rester en dehors.» Il y a toutefois beaucoup de chemin à faire avant de convaincre le principal adversaire de la CPI : les États-Unis, l'un des sept pays à avoir voté contre le Statut de Rome en 1998, avec, notamment, la Chine et Israël.En décembre dernier, à l'instigation du sénateur républicain Jesse Helms, le Sénat américain a voté en faveur d'un projet de loi qui interdit aux États-Unis de coopérer avec la Cour.Le texte de loi, dont une version avait déjà été adoptée par la Chambre des représentants sous le parrainage du whip républicain Tom De Lay, menace de sanctions les pays qui ratifient le Statut de Rome, à l'exception des membres de l'OTAN et des autres « alliés majeurs » des États-Unis.Il interdit aussi la participation de soldats américains à des opérations de maintien de la paix de l'ONU, à moins que les Nations unies ne garantissent que ces troupes seront à l'abri de la juridiction de la CPI, et donne au président américain l'autorisation d'employer « tous les moyens nécessaires et appropriés » pour libérer un citoyen américain détenu par la Cour.(Les dispositions Helms-De Lay n'ont pas encore force de loi, les versions du Sénat et de la Chambre devant être conciliées avant de recevoir l'imprimatur présidentiel.) Selon l'accord adopté à Rome, la CPI pourra exercer sa compétence si l'accusé est un ressortissant d'un pays partie au Statut, ou si le crime a été commis sur le territoire d'un État qui y a adhéré.Un libellé qui laisse trop de latitude à la Cour aux yeux des Américains, qui craignent que leurs militaires soient traînés devant la justice internationale pour des actes commis lors de futures missions à l'étranger semblables à la campagne de l'OTAN au Kosovo, en 1999, ou à la désastreuse intervention en Somalie, en 1993.« À Rome, les États-Unis souhaitaient que le procureur de la CPI ou un État partie au Statut ne puisse saisir la Cour d'une affaire qu'après avoir obtenu le consentement de l'État de la nationalité de l'accusé », dit M.Kirsch.Aux yeux des autres participants aux discussions dans la capitale italienne, un tel veto était inacceptable.« Et pour des raisons évidentes, dit M.Kirsch.Si on traduit ça dans des situations concrètes \u2014 Cambodge, Yougoslavie, etc.\u2014, on voit que par définition les accusés ne pourraient jamais être jugés par la CPI, parce qu'ils seraient toujours protégés par le gouvernement en place.La Cour serait tellement faible que ça ne vaudrait même plus la peine d'en avoir une.» Pourtant, des garde-fous existent dans le traité, et ils auraient dû rassurer les Américains, pense M.Kirsch.Ainsi, selon le principe de « complémentarité », la CPI ne pourra être saisie d'un dossier que si la justice nationale compétente est incapable ou refuse d'exercer sa juridiction.Or, selon le diplomate, si un soldat américain est soupçonné d'un crime couvert par le Statut de Rome, « le système judiciaire des États-Unis va marcher, les tribunaux militaires internes vont s'en occuper, et la Cour pénale n'aura donc pas à intervenir ».C'est à voir.Rien ne dit par exemple que la CPI, si elle avait existé au début des années 1970, ne serait pas intervenue après que le président américain, Richard Nixon, eut commué en peine de trois ans de résidence surveillée la sentence d'emprisonnement à vie initialement imposée au lieutenant William Calley, responsable du massacre du village vietnamien de My Lai.(Il ne serait pas impensable non plus, si la CPI était déjà opérationnelle, qu'un État partie au Statut, dont l'un des ressortissants est présentement emprisonné à Guantanamo, demande à la Cour de porter des accusations contre certains dirigeants américains pour violation du droit des prisonniers de guerre à un procès juste et équitable.) Par-dessus tout, les États-Unis sont hantés par l'idée que la CPI soit utilisée, à leur détriment, à des fins politiques.Ils ont tort, assure M.Kirsch \u2014 et pas seulement parce que le Statut de Rome permet aux États de récuser, pour une période de sept ans, la compétence de la Cour en matière de crimes de guerre, une exception fort critiquée insérée à la demande de la France.« La Cour agira de manière beaucoup trop transparente et judiciaire pour qu'une manipulation politique soit possible, dit-il.Avant de lancer une enquête ou une poursuite, le procureur devra obtenir l'autorisation d'une chambre préliminaire et la décision de celle-ci pourra être portée en appel par l'État concerné.Des tas de contraintes sont aussi imposées pour le choix et le comportement des juges et pour le choix des procureurs.» En fait, craignent plusieurs, le principal risque que court la CPI est plutôt de manquer de dents.Selon le Statut de Rome, Saddam Hussein ne pourrait pas être traduit en justice pour le gazage du village kurde d'Alabja, en 1988, puisque l'Irak, État de nationalité du criminel et État où le crime a été commis, ne ratifiera vraisemblablement pas le traité.Et il en aurait été de même, sauf si le Conseil de sécurité avait décidé de saisir lui-même la Cour, pour Slobodan Milosevic à l'époque où le leader serbe dirigeait encore la République fédérale de Yougoslavie.Pour en savoir plus : Site du Statut de Rome www.un.org/law/icc/index.html Coalition des ONG pour la Cour pénale internationale www.igc.org/icc Photothèque La Presse Juillet 1998, à Rome, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, annonce la création de la Cour pénale internationale.Photo de gauche, Philippe Kirsch, ambassadeur du Canada en Suède, en préside la Commission préparatoire.La CPI en quelques lignes La Cour ne pourra être efficace sans un appui très large de la communauté internationale.>Création : 17 juillet 1998, à Rome.120 pays en faveur, sept opposants et 21 abstentions.>Signataires : 139 États avant l'échéance du 31 décembre 2000.52 l'ont ratifié jusqu'ici, dont le Canada.>Opposants : États-Unis, Israël, Chine et quatre pays non identifiés.>Entrée en fonction : Probablement en 2003, une fois que 60 pays auront ratifié le Statut de Rome.>Compétence : crimes contre l'humanité (meurtre, viol, apartheid, extermination, etc.) crimes de guerre, génocide, crime d'agression.La CPI n'interviendra qu'en cas de défaut des instances judiciaires nationales d'exercer leur compétence. 6LP0701B0216 b07 samedi 16 février 6LP0701B0216 ZALLCALL 67 17:02:58 02/15/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 F É V R I E R 2 0 0 2 P L U S B 7 Le cinéma russe au creux de la vague MOSCOU \u2014 Après le stalinisme, la mafia.Le cinéma russe bat sérieusement de l'aile.Mais, telle une grande famille unie dans l'adversité, les gens du cinéma se tiennent et persévèrent, comme le montrait, début décembre à Moscou, la fête du 13e anniversaire de la Guilde des acteurs.« Les acteurs de cinéma, de théâtre et de télévision se sont regroupés en guilde sous Gorbatchev, avec la perestroïka, pour revendiquer de meilleures conditions de travail certes, mais aussi et surtout la liberté artistique », explique Evgueni Zykov, ex-journaliste devenu consultant dans le milieu du cinéma.« Mais on n'a encore eu ni l'un ni l'autre », rétorque Manana Melkonian, jeune actrice en chômage.« On a échappé au contrôle de l'État communiste et au réalisme socialiste pour tomber sous la coupe du capitalisme sauvage et de la mafia : les gens qui investissent dans le cinéma depuis 10 ans ne connaissent rien au cinéma ; tout ce qu'ils veulent, c'est blanchir leur argent sale et faire des profits.La création, ils s'en foutent », dit-elle.La conversation se déroule dans le foyer du Dom Kino, la Maison du cinéma, en plein milieu d'un chaleureux cocktail où se mêlent avec joie et bonhomie de vraies icônes du grand écran russe, des réalisateurs, des techniciens et de jeunes espoirs.Il y a là un groupe d'actrices âgées, un vieil acteur qui en est venu dans la vraie vie à incarner la droiture russe, un qui a longtemps joué Brezhnev à l'écran, un autre qui est un sosie de Staline.Parmi les cinéastes montants, une jeune femme, Larissa Sadilova, réalisatrice de Bon anniversaire, petit film minimaliste en noir et blanc qui fit fureur il y a quatre ans.Elle achève ces jours-ci le tournage de Quand la pluie s'arrête, une histoire d'amour campée dans une petite ville et dont l'héroïne cherche le bonheur dans l'environnement limité qui est le sien.Film très attendu.Mais les frères Mikhalkov-Konchalovski brillent par leur absence.Le courant ne passe pas entre les gens de la profession et ces deux cinéastes, purs produits de l'appareil communiste (leur père signa l'hymne national soviétique), qui fondent maintenant leur fortune sur la dénonciation du communisme, tout en convoitant le pouvoir politique dans la Nouvelle Russie.À la soirée de gala qui suit dans la grande salle du Dom Kino, avec rayons laser, montage d'extraits de grands films russes, et spectacles de chants et de danses, l'assistance lance d'ailleurs à l'adresse d'Igor Maslinikov, bras droit de Mikhalkov venu sur scène présenter ses voeux à la profession : « Où est Nikita ?» ponctué d'un brouhaha général.Sergueï Zhigounov, le président de la guilde, siège désormais au Conseil présidentiel de Vladimir Poutine.Les acteurs peuvent espérer, a-t-il dit, qu'il fera du lobbying pour l'industrie du cinéma auprès du chef de l'État.Pour l'instant, c'est l'industrie britannique du tabac qui vole au secours du cinéma russe.La Guilde des acteurs a en effet célébré son 13e anniversaire sous la commandite de la compagnie Liggett-Ducat, le premier fabricant de cigarettes en Russie, acquis en 2000 de l'américaine Ligget par la britannique Gallaher.Cette firme, qui décrit la Russie comme « le quatrième marché de tabac au monde » y fabrique 40 milliards de cigarettes par an, s'est trouvée un « rôle social » en annonçant un soutien financier aux acteurs à la retraite « pour suppléer à leurs maigres pensions ».Le manque de fonds est tout aussi criant pour la production de bons films.Les réalisateurs russes misaient gros sur l'accord de coproduction signé entre la Russie et le Canada.« Mais rien n'a débloqué », se plaint Vladimir Levin, qui cherche 800 000 $ (40 % de son budget) d'un producteur canadien pour finir son film sur la guérison d'un alcoolique russe grâce à l'amour d'une Canadienne.« Mon film, qui a remporté un prix pour le meilleur scénario et qui est déjà cofinancé par la Russie, montre que l'alcoolisme, une épidémie en Russie, est une maladie de l'âme », affirme-t-il.La mission d'Équipe-Canada en Russie cette semaine a discuté de gaz et de pétrole, d'agriculture et de télécommunications, mais pas de cinéma.Les cinéastes russes misent aussi sur d'autres accords de coproduction analogues signés avec des pays comme la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, le Japon et la Grèce.À titre de comparaison, Le Barbier de Sibérie, dernier film de Nikita Mikhalkov, a coûté 45 millions US, dont 10 millions de subvention directe accordée par l'ancien premier ministre Viktor Tchernomyrdine.Fin 2001, le film avait rapporté seulement 7 millions US à l'étranger.Réalisateurs, acteurs, compositeurs, caméramen, techniciens de tous ordres se sont succédé sur scène durant la soirée de gala pour vanter malgré tout « la durabilité » du cinéma russe, l'un des plus grands au monde avec des noms comme Eisenstein et Tarkovski.Des délégués de Saint-Pétersbourg, d'Archangelsk, de Biélorussie ont exprimé leur solidarité et vanté leurs divers festivals de films.Et tout le monde a prédit des jours meilleurs au cinéma russe, malgré la croissance des salles multiplex, avec bowling et jeux vidéo, qui déversent sur la Russie l'omniprésente production hollywoodienne.Les arts, plus que la religion, passionnent les Russes par leurs explorations spirituelles et leur recherche de la Vérité.Aujourd'hui, le cinéma joue ce rôle, mais le cinéma russe est malade \u2014 du désarroi social, du vide politique, du manque de fonds, du règne de la mafia et de l'invasion de Hollywood.Une incursion révélatrice au Dom Kino de Moscou.Nikolaï Burlayev, une icône de l'identité russe DE TOUS LES HÉROS du cinéma dans la Nouvelle Russie, Nikolaï Burlayev est celui qui intrigue le plus.Fort de l'écrasante popularité amassée sur quatre décennies comme star des films d'Andreï Tarkovski, à commencer par son rôle du jeune espion-patriote dans L'Enfance d'Ivan (1962), Burlayev anime ces jours-ci un étrange mouvement de renaissance de l'identité russe.« C'est le chauvinisme russe à la voix douce et à visage humain.Les frères Mikhalkov opèrent à visage découvert.On connaît leur ambition politique.Mais Burlayev, lui, fonctionne dans l'ombre.On ne sait pas vraiment qui le manipule.Les gens du cinéma, et les Russes en général, s'en méfient », dit Evgueni Zykov, consultant du milieu du cinéma.Beaucoup de monde trouvent leur compte, en tout cas, à le soutenir.À preuve, son 56e anniversaire de naissance, que Burlayev fêtait début décembre en grande pompe au Dom Kino, la Maison du cinéma à Moscou, là même où, le lendemain, il brillait par son absence au 13e anniversaire de la Guilde des acteurs.Assistance attentive, mais clairsemée et plutôt âgée dans la grande salle.Ce qui n'a pas empêché des représentants de tous bords de défiler au micro, sur fond d'images extraites de la longue filmographie de Burlayev, pendant que son fils jouait du Rachmaninov au piano, pour rendre hommage à l'acteur et à sa campagne d'autopromotion et de renaissance de l'identité russe.« J'ai connu Nikolaï Burlayev quand il était encore un jeune garçon et tournait avec Tarkovski », a raconté le réalisateur Grigori Natanson.« Mais tout le monde l'appelait Staryk, le Vieux », a souligné Vadim Jozef, vétéran directeur de photographie.« J'ai toujours aimé le fait que Nikolaï Burlayev avait une vie de famille irréprochable », a confié l'acteur Evgueni Zharikov.« Nous devons améliorer la vie et apprendre la bonté aux gens », a-t-il dit.« Le jeune homme est devenu une forte personnalité, a dit le réalisateur Piotr Todorovski.Nous saluons en vous la noblesse de l'officier de la Garde blanche (les contre-révolutionnaires de 1917-18) qui a tenu parole », a-t-il ajouté.Que d'éloges.L'acteur Alexei Petrienko a récité, très éloquemment, un monologue du grand poète ukrainien Taras Chevchenko sur le patriotisme.Valentin Raspoutine, éminent écrivain de Sibérie, a carrément dénoncé « le Mal américain qui a reçu son châtiment le 11 septembre », ajoutant : « La vie a sa façon propre d'arranger les choses ».« Nikolaï Burlayev, lui, s'est choisi une voie différente, celle du Bien », a-t-il ajouté.Avec les spectacles de ballet, les danses folkloriques de lointaines régions et les intermèdes musicaux sur scène, dont plusieurs Ave Maria, les images projetées sur grand écran, et les éloges prononcés au micro, l'anniversaire de Burlayev ressemblait à un étonnant mélange de grand-messe évangéliste et d'intronisation d'un chef politique.Les politiques se ruaient d'ailleurs pour le soutenir.« Nikolaï Burlayev est le symbole vivant de la Russie », a dit Alexander Paramonov, assistant du président Vladimir Poutine pour la région de Moscou.« Les Russes adorent les personnages que vous avez incarnés sur le grand écran et la promotion que vous faites de l'identité slave russe », a-t-il ajouté.Discrétion, discrétion.« Nous aimons en vous le vigoureux symbole national du cinéma, le patriote qui se bat pour les principes et pour le triomphe du Bien sur le Mal », a dit Valeri Alexeyev, au nom du président de la Douma d'État, chambre basse du Parlement russe.Même le leader communiste Guennadi Ziouganov s'est mis de la partie.« Vous avez choisi de représenter à l'écran des personnages merveilleux et vous êtes resté pour nous le jeune premier des films de Tarkovski », a dit son porte-parole.« Le peuple russe vous aime comme les auteurs classiques de notre littérature, surtout en ces jours de dure réalité », a-t-il ajouté.Nikolaï Burlayev est resté assez discret tout au long de la fête, se contentant, dans son complet noir et noeud papillon, d'acquiescer avec un grand sourire à cette orgie d'adulation, d'embrasser ses louangeurs et, parfois, de lire un petit poème de son cru.« Aujourd'hui, c'est son anniversaire, ça va, mais il effectue de véritables tournées à travers la Russie, et c'est partout le même spectacle », s'inquiète Zykov.« Le pouvoir politique, l'Église orthodoxe, les empires financiers de la Nouvelle Russie, tout l'Establishment le soutient, et l'intelligentsia s'en méfie.On se demande tous à quoi rime son numéro.» « D'autres acteurs et actrices ont incarné les idéaux de la société russe, souvent mieux que Nikolaï Burlayev, mais ils n'en font pas un tremplin pour ce genre d'autopromotion éhontée », dit Zykov, qui reconnaît toutefois que « les Russes ont toujours cherché via l'art le chemin de la Vérité ».« Ses fans post-modernes semblent ressentir le besoin, maintenant plus que jamais, d'un ancrage culturel et Burlayev le leur fournit.Mais ça peut facilement déraper », dit-il.Photos La Presse Evgueni Zykov et Manana Melkonian, au 13e anniversaire de la Guilde des acteurs, au Dom Kino de Moscou.Et, photo ci-dessous, un groupe d'actrices fêtant l'anniversaire participant à la fête.Le réalisateur Vladimir Levin, qui tourne un film sur un alcoolique russe guéri grâce à l'amour d'une Canadienne.Il cherche désespérément un coproducteur canadien.L'acteur Sergueï Zhigounov, président de la Guilde.À droite, un acteur d'origine arménienne qui a connu la rénommée en jouant Staline au cinéma russe. 6LP0801B0216 B 8 samedi 6LP0801B0216 ZALLCALL 67 19:36:09 02/15/02 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 FÉVRIER 2002 PARTENAIRES D'ICI ET D'AILLEURS La FTQ s'implique au Mali Jusqu'au 7 avril 2002, La Presse publie chaque semaine en collaboration avec Oxfam-Québec un article portant sur un projet de coopération internationale.Dix jeunes journalistes et photographes québécois ont parcouru le globe afin de produire cette série qui met en relief la qualité du travail de plusieurs coopérants canadiens et souligne l'importance de la solidarité entre populations du Nord et du Sud, tout comme au sein même de ces sociétés.JUSTINE LESAGE collaborations spéciales Koulikoro, campagne malienne.À 60 kilomètres de la capitale, Bamako, un champ touffu de manguiers sert de rempart à une scène étonnante et fascinante.Le fleuve Niger est le théâtre d'un ballet quotidien, permanent et lancinant : des pirogues y fendent les eaux, transportant les « pêcheurs de graviers ».Ces hommes plongent sans relâche, arrachant aux entrailles du fleuve des seaux de sable qu'ils vident dans leurs frêles esquifs.C'est que l'expansion urbaine a des répercussions dans les campagnes.Pour construire, il faut du ciment.Pour le ciment, il faut du sable et du gravier d'une assez bonne qualité.La demande s'est alors tournée vers les réputées exploitations du fleuve.Mais l'augmentation de la demande n'a pas entraîné de grands changements dans les manières de travailler, celles-ci sont demeurées artisanales.Ce sont des hommes et des enfants qui extraient le sable.Très peu d'entre eux ont plus de 25 ans, quasiment aucun ne dépasse la trentaine.Lorsqu'ils prennent leur retraite, ce n'est pas en raison d'une fortune accumulée, mais plutôt à cause de la fatigue, des blessures, des maladies résultant de leur travail.Les pirogues et leur cargaison circulent du matin au soir, du soir au matin.Peu de repos pour les braves, qui se relayent aux commandes.Les plus forts, les moins fatigués, les plus courageux se fraient un chemin jusqu'au milieu du fleuve.Le gravier provenant de là est le meilleur, donc le plus cher.Il faut plonger et remonter à bout de bras de grands seaux métalliques pour remplir la pirogue.Quelques jours avant l'arrivée à Koulikoro de Brigitte Henry, notre photographe, un des plongeurs, en remontant de l'eau, a percuté les seaux métalliques.« Le corps a été retrouvé deux jours plus tard », raconte- t-elle.Et ce genre d'incident n'est pas rare.Quand les hommes faiblissent, ils restent plus près des berges.Ils ne plongent plus dans les fonds et doivent alors disputer leur espace de travail avec les hippopotames, souvent hostiles à leur présence.À cela s'ajoutent les maladies qui rongent peu à peu la peau de ces hommes.Il est vrai que la pollution du fleuve est un véritable fléau, dans cette région comme dans d'autres.En amont, on trouve l'avant-port fluvial de la région, le terminal de la voie ferrée, une station hydrométrique et plusieurs entreprises qui déversent sans vergogne leurs rebuts dans le Niger.Ce cocktail dangereux ne fait pas l'effet d'un baume sur les plaies des travailleurs.Sur la rive, une véritable petite communauté s'est formée.Autour des tentes où se reposent les travailleurs se trouvent des marchands, des femmes, qui nourrissent les pêcheurs, et d'autres qui trient le sable et le gravier à la main.Bamako 2002 À une heure de route : Bamako.La capitale.Partout dans la ville, un slogan s'affiche : Bamako 2002, championnat africain de football.En Afrique, où les crises sociales n'ont rien à envier à la crise économique, le sport est l'élément rassembleur par excellence.À l'approche de cet événement tant attendu, la fièvre monte et le pouls de la cité s'accélère.De gigantesques travaux ont été entrepris afin de se conformer aux attentes du public.Complexes sportifs et lieux d'entraînement, mais également hôtels, restaurants, bref, l'éternelle logistique accompagnant l'organisation des grandes rencontres internationales.Les entrepreneurs voient leurs caisses se remplir avec ce véritable boom de l'urbanisme.Pour mener à bien leurs chantiers, ceux-ci ont plus que jamais recours aux exploitations de Koulikoro.Ce sont des cohortes de camions qui viennent prendre livraison des récoltes quotidiennes des « pêcheurs de gravier ».Traditionnellement, c'est au cas par cas que se négocie le prix du sable.Chaque plongeur, travaillant à son compte, parvient à monnayer sa récolte pour une moyenne de quarante dollars par mois.À raison de 12 heures de travail par jour, le salaire moyen est donc de 11 à 12 cents de l'heure.C'est dans ce contexte peu réjouissant qu'un projet pour le droit des travailleurs a vu le jour.Depuis 1999 déjà, les travailleurs des exploitations de gravier tentent d'unir leurs forces.La population locale essaye en effet de se doter d'institutions et de nouveaux modes de fonctionnement afin de développer son autonomie économique et sociale.Parler d'une seule voix, négocier en bloc pour faire face aux entrepreneurs.La communauté a alors fait appel à la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), qui voit là un moyen d'appliquer ses mandats : lutte contre les violations des droits des travailleurs, information et prévention des populations locales, protection de l'environnement.Mais très rapidement, un problème se pose.Yaya Mallé, le responsable de l'éducation et de la culture de la CSTM le résume ainsi : « Malheureusement, les organisations syndicales africaines manquent cruellement de ressources pour la mise en place d'une véritable politique d'éducation et de formation syndicale qui prenne en compte les nouveaux besoins.L'éducation et la formation sont trop souvent tributaires des partenaires étrangers et pas toujours collées aux réalités régionales.» C'est en mars 2001 que le syndicat et les travailleurs de Koulikoro mettent en place un projet de partenariat avec la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).Celuici a pour objet de soutenir et d'encadrer la communauté, de la rendre plus autonome et plus forte face à la concurrence et aux entrepreneurs.Afin de ne pas tomber dans le piège de la distorsion entre les volontés et la réalité, toujours selon M.Mallé, cette coopération doit mettre l'accent « sur la recherche de terrains d'entente pour rendre les actions plus conformes aux besoins des membres et aux exigences de l'évolution sociale, économique et politique de la région ».Mais revenons à nos plongeurs de Koulikoro et à l'application concrète des mesures prises dans ce projet.Visant avant tout le développement des compétences humaines et de l'expertise des travailleurs, la FTQ cherche d'abord à mettre en place un programme de formation.L'acquisition de nouvelles connaissances pourrait permettre à ces travailleurs du gravier de mieux organiser leur travail, de maximiser leurs ressources, de mieux les contrôler aussi.D'autres aspects ne sont pas à négliger, comme la mise en place d'un cadre de travail plus sûr.Et l'éducation de base que ces travailleurs pourraient recevoir aurait d'importantes répercussions à très court terme : apprendre tout simplement à lire et à écrire pourrait donner les outils pour mieux comprendre les mécanismes de leur propre exploitation par un système qu'ils connaissent peu.Elle pourrait également leur donner les armes pour tenter de modifier cet équilibre, ou plutôt ce déséquilibre préétabli.Il est difficile de s'imposer lors d'une négociation quand on ne connaît pas l'état du marché et que de plus, on ne sait pas vraiment calculer.Mais, il est facile de remédier à ce problème.Pour y parvenir, la FTQ s'appuie sur des activités d'éducation syndicale auxquelles elle contribue depuis 1994.Il s'est ainsi développé un réseau de formateurs et de formatrices qui a permis à la fédération québécoise de resserrer ses liens avec les acteurs locaux.En outre, depuis février dernier, la FTQ travaille également avec la firme Focus International, de Bamako, pour l'élaboration du programme de formation des travailleurs.Dans une deuxième phase, le syndicat favorise l'esprit d'entreprise et les efforts déployés afin de trouver des modes de financement adéquats pour le regroupement et la production.Cette volonté de provoquer l'émancipation des groupes de travailleurs répond à une deuxième inquiétude exprimée par la Confédération syndicale des travailleurs du Mali.« Les syndicats africains doivent trouver des moyens de fonctionner sur leur propre base.Ils doivent s'affranchir le plus possible de la gestion axée sur la survie et mettre en place des stratégies permettant aux centrales de prendre en charge progressivement la réalisation des programmes avec leurs propres ressources humaines et financières.Les programmes d'aide ne devraient soutenir que des initiatives visant l'autonomie des organisations comme la formation des formateurs et formatrices amorcée depuis quelques années en Afrique francophone.» Mais en attendant que l'organisation du cercle des travailleurs de Koulikoro ne vole de ses propres ailes, un fond de roulement a également été mis en place.Celui-ci sert au développement, avec l'achat de nouveaux équipements, mais également à la réparation et à l'entretien du matériel existant, afin de maintenir un cadre de travail sûr.Ce petit coup de pouce permet tout de même à l'organisation de repartir plus facilement sur des bases nouvelles.Occuper le devant de la scène Aujourd'hui, le projet du gravier a fait des petits.Les demandes de partenariat affluent et d'autres programmes communs de la CSTM et de la FTQ ont vu le jour, comme celui de la Coopérative de commercialisation de poissons de Djicoroni- Para, à Bamako.Comme dans la plupart des pays en développement, le secteur informel représente la plus grande partie de la main-d'oeuvre.Ces emplois précaires sont ceux qu'occupent les membres de la communauté Bozo dans la capitale malienne, où une coopérative de 65 travailleuses s'autofinance depuis 1995.Ces femmes commercialisent les produits de la pêche, souvent pratiquée par des membres de leur communauté.Ici, le partenariat vise la consolidation des infrastructures et l'intégration de ces femmes au milieu syndical.« Les syndicats doivent lutter pour réduire les inégalités entre les personnes et notamment envers les femmes qui sont souvent victimes d'une double discrimination sur le marché du travail (pour ce qui est de l'accès et de la rémunération) », précise Yaya Mallé.En observant la logique mise en place et développée dans le cadre du projet des exploitations de gravier de Koulikoro, comme dans d'autres, il est facile de constater que l'échange et la réciprocité permet parfois une lutte plus efficace contre les violations des droits des travailleuses et des travailleurs.Encore faut-il pour cela trouver l'équilibre nécessaire à cette synergie.L'aide internationale, dans les milieux syndicaux comme dans les autres, est bien souvent enrichissante, grâce à l'échange et au partage.Mais les intervenants étrangers ne doivent pas oublier de s'effacer pour laisser le devant de la scène aux acteurs locaux.C'est ce que fait la FTQ dans ce projet qui n'apporte pas qu'une aide financière ponctuelle, mais bien un savoir faire et des compétences.C'est ce qui compte le plus, dit M.Mallé, « car il y a tellement à faire que les moyens financiers ne permettent pas de tout régler.De tout temps, les travailleurs ont eu pour priorité de survivre.Ils ne pensent pas à développer leur activité en vue d'atteindre un seuil de profit significatif.Ce reportage a été dirigé et rédigé par Justine Lesage avec le concours de Brigitte Henry sur le terrain.QUESTION 5 : Qu'est-ce que l'appui de la FTQ amènera comme changement dans la vie des travailleurs du gravier de Koulikoro ?Photo BRIGITTE HENRY, collaboration spéciale Les pêcheurs de gravier de Koulikoro arrachent aux entrailles du fleuve des seaux de sable.Photo BRIGITTE HENRY, collaboration spéciale Le Championnat africain de football qui se tient cette année à Bamako a commandé de gigantesques travaux dans la capitale malienne. 6LP0901B0216 B9SAMEDI 6LP0901B0216 ZALLCALL 67 21:22:38 02/15/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 FÉVRIER 2002 B9 Le franc tire sa révérence BERNARD GIANSETTO Associated Press PARIS \u2014 Six cent quarante et un ans après sa création, et après deux siècles d'existence sans interruption, le franc français s'en va sur la pointe des pieds, discrètement, sans marche funèbre ni requiem.Les commerçants ne seront plus tenus d'accepter les francs à partir de lundi, l'euro devenant à compter de minuit la seule monnaie en circulation en France.En fait, le franc a pratiquement disparu depuis la mi-janvier et la double circulation massive franc-euro n'aura duré qu'environ deux semaines.Jusqu'au 30 juin, les Français pourront continuer à échanger leurs francs contre des euros dans les agences bancaires et les bureaux de poste.Après cette date, l'échange sera encore possible dans les succursales de la Banque de France et du Trésor public, pendant trois ans pour les pièces, et pendant dix ans pour les billets.Une petite fête est prévue demain soir à Bercy, un spectacle visuel sur invitation étant organisé dans la cour d'honneur du ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.La transition monétaire la plus importante de l'Histoire s'est donc passée comme prévu, sans anicroche.Au début, le double étiquetage n'était pas prêt chez nombre de petits commerçants ou sur les marchés \u2014 le rendu de monnaie se faisait souvent en francs au lieu de se faire systématiquement en euros \u2014 mais ces transgressions paraissent bien minimes avec le recul.En tout cas, elles n'ont pas retardé la disparition du franc, même si de rares irréductibles se seront targués de l'utiliser jusqu'au bout.Les choses se sont-elles « trop bien passées » comme l'avancent certains psycho-sociologues ?Ces derniers soulignent que si la nouvelle monnaie a bien été adoptée, elle n'est pas encore assimilée.Le franc ne circulera plus à partir de la semaine prochaine, mais il aura encore cours un certain temps en effet dans les têtes, particulièrement pour les grosses sommes.Quant aux espèces, les Français, après un accès naturel de curiosité au début, n'ont semble-t-il pas eu le coup de foudre pour le graphisme un peu terne et sans relief des billets.Les pièces ont suscité des critiques car les petits centimes encombreraient inutilement les porte-monnaies, au point que certains ont déjà proposé de bannir tout ce qui était inférieur à cinq centimes d'euro.Dans les 12 pays de la zone Euro, seule la Finlande a opté pour arrondir les prix à zéro ou cinq centimes.Le ministère français des Finances n'a pas manqué de souligner qu'un tel arrondi ne pouvait que pousser les prix à la hausse.C'est en effet comme si l'on avait supprimé d'un coup les pièces de cinq, 10 et 20 centimes de franc.La question de la hausse des prix ne s'en pose pas moins.Car si, jusqu'à présent, les statistiques de l'INSEE n'ont pas fait ressortir de dérapage général des prix, de nombreux consommateurs, ainsi que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), ont constaté des hausses de prix substantielles, particulièrement dans la restauration, l'hôtellerie ou la réparation automobile.Geneviève de Gaulle-Anthonioz: une vie de résistante PIERRE-YVES ROGER Associated Press PARIS \u2014 Résistante de la première heure, déportée à Ravensbruck, puis militante des droits des plus démunis pendant toute sa vie, Geneviève de Gaulle- Anthonioz s'est éteinte jeudi soir à Paris à l'âge de 81 ans, des suites d'une longue maladie.Selon l'association ATD-Quart Monde, dont elle avait été la présidente pendant 24 ans, la nièce du général de Gaulle sera inhumée dans l'intimité en début de semaine prochaine aux côtés de son mari, décédé en 1994, dans un village de Savoie.Un hommage public doit avoir lieu à Paris un peu plus tard.À l'annonce de sa disparition, les hommages se sont multipliés dans le monde politique et la classe syndicale.Jacques Chirac, notamment, a salué son « esprit de résistance ».« Résistance contre tous les asservissements et notamment celui de la France, pour laquelle elle connut les souffrances de la déportation.Résistance contre toutes les misères, toutes les exclusions, toutes les injustices, qui la conduisit très tôt à faire sienne la lutte d'ATDQuart Monde », a souligné le chef de l'État.Pour Lionel Jospin, Geneviève de Gaulle-Anthonioz fut une « grande figure morale et politique ».Sa vie fut « un exemple de courage et d'engagement au service de la dignité de tout homme ».« Le seul hommage, c'est de continuer son combat, a de son côté sobrement déclaré le président d'ATD-Quart Monde Paul Bouchet.Nous ne sommes pas pour les hommages officiels mais pour la fidélité à son combat, c'est-à-dire l'égalité de tous les êtres humains, (.) et le respect des droits fondamentaux ».Née le 25 octobre 1920 à Saint-Jeande- Valériscle, dans le Gard, Geneviève est la fille de Xavier de Gaulle, frère du général.À 19 ans, elle devient résistante.Arrêtée le 20 juillet 1943, elle est déportée à Ravensbruck par les nazis début 1944, où elle devient le matricule F-27372.Elle en sortira vivante, mais tellement marquée qu'elle ne pourra en parler que de nombreuses années plus tard, dans un livre, La Traversée de la nuit, en 1998.Mais elle agit.Refusant que la dignité d'êtres humains soit bafouée comme dans les camps de concentration, elle veut s'engager aux côtés des plus pauvres pour défendre les droits de l'homme.Après son mariage en 1946 avec Bernard Anthonioz, dont elle aura quatre enfants, elle travaille quelque temps aux côtés d'André Malraux en 1958.La même année, elle rencontre le père Joseph Wresinski, le fondateur d'Aide à Toute Détresse qui deviendra ATDQuart- Monde.Il l'emmène à Noisy-le- Grand où 260 familles attendent un logement dans le plus grand dénuement.Cette misère aux portes de Paris la choque et décide de son avenir dans la lutte contre l'exclusion et la pauvreté.Élue présidente d'ATD-Quart Monde en 1964, elle occupe cette fonction jusqu'en 1988.Son expérience à la tête de l'association lui inspirera un livre intitulé Le Secret de l'expérience.Après près de 40 ans de combat pour les pauvres, Geneviève de Gaulle-Anthonioz parvient en avril 1996, à l'âge de 76 ans, à faire entendre sa voix au Parlement.Mais la dissolution de l'Assemblée en 1997 retardera une nouvelle fois cette guerre à la pauvreté.Il faudra attendre le 9 juillet 1998 pour que la loi sur la cohésion sociale soit adoptée.La NASA modernise Hubble Jean-Michel Anctil Yvon Deschamps Lise Dion Mario Jean Peter Mac Leod CONCOURS Bulletin de participation Nom Prénom Adresse app.Ville Code postal Téléphone résidence ( ) Téléphone travail ( ) Question d'aptitude : 3 x 5 - 10 = Grâce à et au votez pour votre humoriste préféré 20 000 $ et courez la chance de gagner Pour participer : choisissez votre humoriste préféré parmi les finalistes; remplissez le bulletin de participation disponible dans La Presse, dans toutes les éditions du mardi, jeudi et samedi publiées du 23 janvier au 21 février; déposez le bulletin de participation dans la boîte prévue à cet effet dans tous les Dunkin' Donuts participants.Vous pouvez également faire parvenir le coupon à : Concours Gala des OLIVIER a/s Beaudry Charbonneau, CA, Case postale 154, Succursale Saint-Martin, Laval (Québec) H7V 3P5 Le tirage aura lieu lors du Gala des OLIVIER le 10 mars 2002.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Réservé aux 18 ans et plus.Aucun achat requis.Règlements du concours disponibles dans tous les Dunkin'Donuts participants.Date limite de participation : le jeudi 21 février à 17 h.3020955A Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 La navette américaine Columbia doit être lancée à la fin février du centre spatial Kennedy à Cap Canaveral (Floride), pour une mission de 11 jours destinée à moderniser plusieurs éléments du télescope spatiale Hubble, a annoncé hier la NASA.Le lancement est prévu le 28 février à 6 h 48 pour Columbia, qui doit effectuer le quatrième vol d'une navette vers Hubble depuis la mise en orbite du télescope en 1990.Cinq sorties dans l'espace sont programmées pour sa modernisation, impliquant le remplacement de ses panneaux solaires et l'installation d'un nouvel instrument (Advanced Camera for Survey) permettant de multiplier par 10 les capacités de vision du télescope.Les astronautes doivent également remplacer le générateur de Hubble, lors d'une sortie dans l'espace de plus de six heures particulièrement complexe, impliquant de couper l'ensemble de l'alimentatio.« Remettre Columbia en orbite pour améliorer le télescope spatial Hubble est un départ bien trouvé pour ce qui sera une année chargée et vitale dans l'espace », a commenté le responsable du programme de la navette spatial, Ron Dittemore, en précisant que le nombre de sorties dans l'espace prévu en 2002 bat tous les records.Columbia, et son équipage de sept astronautes américains sous le commandement de Scott Altman, reprend du service après avoir subi d'importants travaux de modernisation, parmi lesquels l'installation d'un nouveau cockpit vitré, l'agrandissement de sa soute et le renforcement de son système de refroidissement.« C'est une mission de rêve », a commenté Scott Altman dont ce sera le quatrième vol à bord d'une navette et le premier en tant que commandant.Hubble a changé la façon dont nous regardons l'univers, Hubble c'est l'élite, et cette mission est faite pour le rendre encore meilleur », a-t-il ajouté.Le cockpit comprend 11 nouveaux écrans plats qui remplacent des instruments mécaniques.Il est également plus léger et moins gourmand en énergie.Campss de vacancess ett campss de jjourr ASSOCIATION DES CAMPS DU QUÉBEC Ne manquez pas ce cahier spécial samedi prochain dans REPORTAGE PUBLICITAIRE 6DU1001B0216 SAMEDI 6DU1001B0216 ZALLCALL 67 22:50:43 02/15/02 B B10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 FÉVRIER 2002 INDEX DES DÉCÈS ALARIE-LEBEAU, Andrée Montréal CARRIER, Jean-Noël Montréal CHARBONNEAU C.Gabrielle Ste-Thérèse COUTURIER, Eugénie Montréal de CARUFEL, P.Jacques, S.J.Lafontaine (Saint-Jérôme) DIXON (Ethier), Marguerite Verdun GARIÉPY, Lomer Montréal GENDREAU, Madeleine Repentigny GIROUX, Paul Jr GRANGER BROSSEAU, Marguerite Marieville GUAY, France Montréal HLADKY, Wasyl LACROIX (Rice), Mariette LE BLANC, Léopold Laval LEGAULT (Jamieson), Jeannine Montréal MATTAR (Sidarouss), Aïda Montréal MICHAUD, Sr Élianette, M.I.C.(Thomas-de-Jésus) MORIN, Daniel Montréal PÂQUET (née Girard), Suzanne PAQUIN, Claude Saint-Hubert PERREAULT (Préfontaine), Claire Montréal PLOURDE (Martineau), Jeannine RIENDEAU (Marotte), Blanche St-Benoit RIVARD, Jean B.Montréal SANSCARTIER, Marcel Châteauguay SÉVÉNO, Lucien Paul Montréal ST-CYR, Jacques Montréal TÊTU, Henri Montréal TREMBLAY (Tremblay), Louise Montréal TREMBLAY, Jeannine (Girard) Colombie Britannique TURCOT-de Granpré, Françoise DÉCÈS ALARIE-LEBEAU, Andrée 1914 - 2002 À Montréal, le 15 février 2002, à l'âge de 87 ans, est décédée paisiblement madame Andrée Alarie-Lebeau, épouse de feu Philippe Lebeau.Elle laisse dans le deuil ses enfants Pierre (feu Gisèle Breault), Denis (Pierrette Lussier), Nicole et François; ses petits-enfants Stéphane (Julie), Sophie (Waleed), Sébastien, Benoit (Gita), Sylvain (Bélinda) et Vincent (Anne); ses arrièrepetits- enfants Christopher, Olivia, Nicholas, Jonathan, Cédric et Maxime, ainsi que plusieurs autres parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire St-François d'Assise Urgel Bourgie 6700, Beaubien Est, Montréal www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le lundi 18 février à 11 h 30 en l'église Saint-Bonaventure (5205, St-Zotique Est, Montréal) et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Des dons aux Oeuvres du Cardinal Léger seraient appréciés.Heures des visites: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, lundi dès 9 h.CARRIER, Jean-Noël (1939 - 2002) A Montréal, le 14 février 2002, à l'âge de 62 ans, est décédé M.Jean-Noël Carrier, fils de feu Marie Ouellet et de feu Louis Carrier.Il laisse dans le deuil ses frères et soeurs Germaine, Octave, Rita, Eva, Rosaire, Gérard, Renald, Thérèse, Gilles, Cécile et Denis.Il laisse également dans le deuil ses beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, parents et amis.La famille recevra les condoléances au complexe funéraire : Urgel Bourgie St-François d'Assise 6700, Beaubien Est www.urgelbourgie.com Une liturgie de la parole aura lieu le vendredi 22 février à 16h, en la chapelle du complexe.Parents et amis sont priés d'assister sans autre invitation.Heures de visites: vendredi dès 14 h.CHARBONNEAU (CHARRON) Gabrielle 1918 - 2002 À Ste-Thérèse, le 12 février 2002, à l'âge de 83 ans, est décédée Mme Gabrielle Charron, épouse de feu Jérôme-Gérard Charbonneau.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Huguette, Yvon (Antonine Morin), Gérald (Michelle Comeau), Louise (Paul- Emile Tremblay), Jocelyne (Rodolphe Allain), Normand et France (Laurent Labelle), ses petits-enfants: Stéphane, Patricia, Patrice et Louis Desaulniers; Charles Charbonneau; Francis et Dominic Cayer; Stéphanie, Antoine et Amélie Charbonneau; ses 13 arrière-petits-enfants; sa soeur Aline Juteau, ses belles-soeurs: Marguerite Cécile, Françoise et Gisèle Charron; ses neveux et nièces, ainsi que de nombreux parents et amis.La famille recevra les condoléances lundi le 18 février de 19 à 22 h, mardi le 19 février de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, et mercredi dès 8h30 aux: Résidences funéraires Goyer Ltée 57 rue Turgeon, Ste-Thérèse Les funérailles seront célébrées mercredi le 20 février à 10h, en l'église Ste-Thérèse.Les gens qui le désirent peuvent compenser l'envoi de fleurs par un don à la Société canadienne de la sclérose en plaques, ou à la Fondation canadienne des maladies inflammatoires de l'intestin.COUTURIER, Eugénie 1910 - 2002 À Montréal, le 15 février 2002, à l'âge de 91 ans, est décédée Mme Eugénie Couturier (St-Gelais), épouse de feu Adrien Couturier.Elle laisse dans le deuil ses enfants Gérald, Jacquelin, Gaston (Suzanne), Micheline (René), Jean Pierre, ses petits-enfants, ses arrière-petits-enfants, sa soeur Berthe, ainsi que plusieurs parents et amis.Au lieu de fleurs, des dons à \"Ma maison St-Joseph\", 5605, Beaubien Est, Montréal, H1T 1X4, seraient appréciés.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 5650, Côte-des-Neiges, Montréal www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le lundi 18 février à 14 h en l'église Notre-Dame-des-Neiges et de là au cimetière Notre-Dame-des- Neiges.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Heures des visites: samedi et dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, lundi à compter de 12 h.de CARUFEL, P.Jacques, S.J.À Lafontaine (Saint-Jérôme), le 14 février 2002, à l'âge de 86 ans, après 69 ans de vie religieuse, est décédé le P.Jacques de Carufel, s.j.Né à Saint-Tite (Comté Laviolette) le 17 avril 1915, il entra chez les Jésuites en 1932.Ordonné prêtre en 1945, il travaille dans des collèges jésuites et fut aumônier d'hôpital.Outre ses confrères jésuites, il laisse dans le deuil des neveux et nièces.Il sera exposé à La Maison des Jésuites 175, boul.des Hauteurs, Lafontaine le dimanche 17 février à partir de 14 h.Il y aura réunion de prières à 20 h.Les funérailles y seront célébrées le lendemain, 18 février, à 11 h.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Au lieu de fleurs, des dons à l'Aide aux jésuites canadiens (25, rue Jarry o., Montréal, H2P 1S6) seraient appréciés.Direction: Maison funéraire Trudel inc.DIXON (Ethier), Marguerite 1917 - 2002 À Verdun, le 14 février 2002, à l'âge de 84 ans, est décédée Marguerite Ethier Dixon, épouse de feu Austen Francis Dixon.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Florence, Joan et Brian, ses petits-enfants: David et Morgan, sa soeur Thérèse.La famille vous accueillera le samedi 16 février en l'église Notre-Dame-de-Lourdes, 4949 rue Verdun, à Verdun, dès 12 h 30, suivi des funérailles à 13 heures.Au lieu de fleurs, des dons au Centre d'Accueil Réal Morel, a/s Yvon Ouellette, directeur, 3500, rue Wellington, Verdun, Qc, H4G 1T3, en la mémoire de Mme Marguerite Dixon, seraient appréciés.GARIÉPY, Lomer 1910 - 2002 À l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, le 5 février 2002, à l'âge de 91 ans, est décédé Lomer Gariépy, pilote sur le St-Laurent pendant plus de 40 ans.Son épouse adorée durant 66 ans, Bianca Thivierge, l'attendait au Paradis, tout comme ses parents, Alexandrine Doyer et Joseph-Arthur Gariépy; sa petite-fille, Julie Mc Cray; ses frères et soeurs, Roger, Rosaire, Rollande et Marie-Aimée; ses beaux-parents, Graciosa Bergeron et Wilfrid Thivierge; ses belles-soeurs et beaux-frères, Jeanne d'Arc, Lucette, Lucien, Raymond et Lionel Thivierge.Outre sa soeur Rachelle, il laisse dans le deuil ses enfants, Andrée (Gérard Fradet), Raymonde (Peter Rochester), Louis, Denise (Wallace Mc Cray), Renault, Jean (Danielle Despatis), Pierre (Nathalie Lagueux); ses petits-enfants, Pierre, Anne et Robert Fradet, Patrick Rochester, Joan Mc Cray, Marie-José, François et Martin Gariépy; ses arrière-petits-enfants, Pierre- Alexandre, Charles-William, Laurent et Mathieu Fradet, Tenaya Kensmoe, Novel Mc Cray, Antoine et Olivier Parent; ses belles-soeurs, Blanche et Jacqueline Thivierge; son beau-frère Léon-Philippe Langelier; de nombreux neveux, nièces, amis et amies.Une messe commémorative sera célébrée à une date ultérieure.Des dons à la Fondation de l'hôpital du Sacré-Coeur, au profit du département des soins palliatifs, seraient appréciés.GENDREAU, Madeleine 1921 - 2002 À Repentigny, le 10 février 2002, à l'âge de 80 ans, est décédée Madeleine Gendreau, fille de feu Joseph Gendreau et de feu Alice Bouchard.Elle laisse dans le deuil ses frères et soeurs, Roland, Jacqueline, Marcel (Irène Bellefleur) et Gisèle, ses neveux et nièces, ainsi qu'autres parents et amis.Les funérailles ont eu lieu le mercredi 13 février à 10 h en l'église Nativité de la Ste-Vierge, suivies de l'inhumation au cimetière Repos St-François d'Assise.Direction funéraire: T.Sansregret ltée GIROUX, Paul Jr 1938 - 2002 À l'hôpital Charles Lemoyne, le 14 février 2002, à l'âge de 63 ans, est décédé M.Paul Giroux Jr, époux de Mme Odette Leduc.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants Marc, Chantal et Vincent, son frère Pierre (Lisette Malouin) et sa soeur Nicole, beaux-frères, belles-soeurs, ses tantes de même que de nombreux parents et amis.Des dons à la société canadienne du cancer seraient appréciés.La famille recevra les condoléances dimanche de 14à 17 h et de 19 à 22 h, lundi jour des funérailles, à compter de midi.Les funérailles auront lieu le lundi 18 février à 14 h en l'église St- Romuald de Farnham, suivi de la crémation.L'inhumation aura lieu à une date ultérieure.Direction : Centre funéraire D.L.inc.1250, St-Paul Farnham, Québec Tél.: (450) 293-2410 GRANGER BROSSEAU, Marguerite Au Centre Rouville de Marieville, le 13 février 2002, est décédée Marguerite Brosseau, 88 ans, épouse de feu Alfred Granger.Elle laisse ses enfants: Thérèse (Claude Farley), Beatrice, Madeleine (Denis Juneau), Monique (André Pouliot), Michel (Manon Marchand), huit petits-enfants, frères, belles-soeurs.La famille recevra les condoléances le vendredi 22 février de 14 à 16 h et de 19 à 22 h, samedi à compter de 11 h 30 au: Centre funéraire Oligny & Desrochers 110, St-Georges, S-Jean-sur-Richelieu Yvon Desrochers, président Aimé Vézeau, directeur Funérailles samedi à 13 h à la cathédrale et inhumation St-Jean-sur-Richelieu.La famille exprime sa profonde reconnaissance au personnel du Centre Rouville de Marieville qui a créé un oasis de paix et d'amour pour notre mère.GUAY, France 1940 - 2002 À Montréal, le 7 février 2002, à l'âge de 61 ans, est décédée Mme France Guay, fille de Gérard V.Guay et feu Alice Gauthier.Elle laisse dans le deuil ses deux filles, Karine et Marick Jarry, son petit-fils Ludovick, ses frères et soeurs, Évangeline, Reine, Jean- Yves, Géraldine, Renée, Atala-Claude, Josée, Gabriel, Michel, André et Johanne, ses beaux-frères et belles-soeurs, neveux et nièces ainsi que parents et amis.La famille accueillera parents et amis(es) au Complexe funéraire Magnus Poirier inc.6825, Sherbrooke Est, Montréal Une réunion de prière aura lieu à la chapelle le dimanche 17 février à 19 h.Heures des visites: dimanche de 13 h à 19 h.Des dons en sa mémoire, à l'organisme de votre choix, seraient appréciés.HLADKY, Wasyl Paisiblement, le 11 février 2002, dans sa 79e année, est décédé Wasyl Hladky, époux bien-aimé de Maria, père chéri de Hanya (Michael) et du Dr Eugène Hladky, grand-père adoré de Lara et Christopher.Il laisse aussi dans le deuil son frère Ewhen en Ukraine et son cousin William Hladky.Il sera exposé au salon Alfred Dallaire inc.3254, Bellechasse (coin St-Michel), à Montréal de 14 à 17 heures et de 19 à 21 heures jeudi et vendredi.Panachyda à 19 h 30 les deux soirs.Les funérailles auront lieu le samedi 16 février à 10 heures en l'église Assumption of the Blessed Virgin Mary (angle 10e Avenue et Bellechasse) et de là au cimetière Notre- Dame-des-Neiges.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation Father Jean seraient appréciés.Qu'il repose en Paix \"Vichna Yomu Pamiat\" LACROIX (Rice), Mariette Après une très longue maladie, Mariette Lacroix s'est éteinte paisiblement le 15 février au Centre d'Accueil Marcelle-Ferron.Elle était l'épouse de feu Emé Lacroix.Elle laisse dans le deuil son fils François (Patricia Capitain), sa fille Liette (Patrick Kenniff), ses petits-fils Jacques (Christiane Thibault), Louis (Deborah Dus), son arrièrepetit- fils Justin Lacroix, et de nombreux neveux et nièces.Un service commémoratif aura lieu au Complexe funéraire Mont-Royal 1297, ch.de la Forêt, Outremont (514) 279-6540 le lundi 18 février 2002 à 11 h.Des dons à la société Alzheimer seraient très appréciés.Vos condoléances peuvent être envoyées à: www.everlastinglifestories.com et elles seront transmises à la famille.LE BLANC, Léopold 1921 - 2002 À Laval, le 15 février 2002, à l'âge de 80 ans, est décédé M.Léo Le Blanc, époux bien-aimé de madame Pierrette Meloche, père adoré de Monique (Taso), Diane (Michel), Elaine (Stephen) et Lise.Il laisse aussi dans le deuil ses petits-enfants, Christopher, Léopold, Mathieu, Daniel, Émélie ainsi que plusieurs frères, soeurs, autres parents et amis.La famille recevra les condoléances en présence des cendres, le lundi 18 février 2002, à 13 h 30, en l'église St-Léopold, 3827 boul.Ste-Rose, Fabreville, où le service funéraire sera célébré à 14 heures.Des dons à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.LEGAULT (Jamieson), Jeannine 1924 - 2002 À Montréal, le 14 février 2002, à l'âge de 77 ans, est décédée Mme Jeannine Jamieson, épouse de Édouard Legault.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants: Michel (Christiane Denis) et Francyne (André Vézina); ses petits-enfants: Mélanie, Mathieu et Marie-Andrée.Elle laisse également dans le deuil de nombreux neveux, nièces, autres parents et amis.Exposée au Complexe funéraire Alfred Dallaire inc.7200, boul.Newman, La Salle le dimanche 17 février de 14 à 17 heures et de 19 à 22 heures et le lundi 18 février dès 8 h 30.Les funérailles auront lieu le lundi 18 février à 11 heures en l'église St-Jean-de- Matha, 2700, Allard, Montréal.Veuillez compenser l'envoi de fleurs par un don à la Société canadienne du cancer.MATTAR (Sidarouss), Aïda À Montréal, le 15 février 2002, est décédée Mme Aïda Mattar, épouse de feu Zaki Mattar.Elle laisse dans le deuil son fils unique Galal (Nabila Mossad), ses petites-filles Brigide (Dan Silverman) et Doris, ainsi que ses neveux, nièces, cousins au Canada, États-Unis, Égypte, Liban, France et Portugal, les familles Sidarous, Bissada, Khouzam, Francis, Doss, Guiha, Farah, Baracat, Naccache, Nakhnoukh, Barsoum, Berzi, Matta, Morcos, Lazure et Fanous.Au lieu de fleurs, des dons à l'église Notre- Dame d'Égypte ou à la Fondation de l'Hôpital général de Montréal seraient appréciés.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 1255, Beaumont, Ville Mont-Royal www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le lundi 18 février à 11 h en l'église Notre-Dame d'Égypte, 3569, boul.Lévesque Ouest, Laval, et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Heures des visites: samedi de 19 à 22 h.dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h et lundi à partir de 9 h.MICHAUD, Sr Élianette, M.I.C.(Thomas-de-Jésus) Au Pavillon D.Tétreault, le 15 février 2002, à l'âge de 92 ans, est décédée Sr Élianette Michaud, m.i.c., fille de feu Thomas Michaud et de feu Alma Sirois.Outre sa famille religieuse, elle laisse dans le deuil son beau-frère André Girard (feu Juliette) et ses 2 belles-soeurs Hélène Michaud (Hervé) et Rolande Couture Michaud (Jean Berchmans) ainsi que des neveux, nièces, cousins, cousines et amis.Elle sera exposée à la Maison Les SS Missionnaires de l'Immaculée-Conception 100, Place Juge Desnoyers Pont-Viau, Laval (Qué) le 17 février de 14 à 17 h et de 19 à 21 h 30.À 19 h 30, temps de prières.Les funérailles auront lieu le 18 février à 14 h à la chapelle de la Communauté.L'inhumation se fera au cimetière à Pont-Viau.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Direction funéraire Charles E.Rajotte inc.MORIN, Daniel 1925 - 2002 À Montréal, le 14 février 2002, à l'âge de 76 ans, est décédé M.Daniel Morin.Il laisse dans le deuil sa compagne Mme Monique Meloche Borduas, ses enfants Danielle, Francine, Diane et Richard, leur mère Jeannette Trudel, ses petits-enfants Alexis et Laurence, sa soeur Hélène (René Legault), ses frères Clément (Jacqueline Fortin), André (Jeannette Meloche) et sa belle-soeur Claire.Il laisse également les enfants de sa compagne, neveux, nièces, parents et ami(e)s.La famille accueillera parents et ami(e)s au Complexe funéraire Magnus Poirier inc.6825, Sherbrooke E., Montréal Une réunion de prières aura lieu à la chapelle le samedi 23 février à 18 h.Heures de visite: à partir de midi (12 h).Des dons à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.PÂQUET (née Girard), Suzanne À la Résidence Laurendeau, le 14 février 2002, à l'âge de 78 ans, est décédée Suzanne Girard, épouse de Raymond Pâquet.Elle laisse également dans le deuil ses enfants, Suzanne (David Smeall), Jocelyne (Dennis Tallon) et Yves (Louise Dufour); ses petits-enfants, Mélanie, Mariève, Eric, Catherine, Vanessa, Kimberly et Charles; ses frères, Gilles et Mario ainsi qu'autres parents et amis.La famille accueillera parents et amis au Salon funéraire Rideau 4275, boul.des Sources Dollard-des-Ormeaux (514) 685-3344 Les visites auront lieu le lundi 18 février de 15 h à 16 h, suivies du service en la chapelle du salon à 16 h.PAQUIN, Claude 1945 - 2002 À Saint-Hubert, le 14 février 2002, à l'âge de 56 ans, est décédé M.Claude Paquin, époux de Mme Francine Lefebvre.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants Martine et Frédéric (Lyne), ses soeurs Jeannine (Roland Lemay), Jacqueline (Gilles Blanchette) et Denise (Réjean Delisle).Il laisse également la mère de ses enfants, Mme Francine Deschênes, ainsi que de nombreux parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 8145, chemin Chambly, Saint-Hubert www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le mardi 19 février à 20 h en la chapelle du complexe.Au lieu de fleurs, un don à la Fondation canadienne du Parkinson serait apprécié.Heures de visites: mardi de 14 à 17 h et de 19 à 20 h.PERREAULT (PRÉFONTAINE), Claire À Montréal, le 14 février 2002, est décédée Mme Claire Préfontaine, épouse de feu Gilles Perreault.Elle laisse dans le deuil ses frères Yves (Madeleine Cardin) et Claude (Louise Côté), sa belle-soeur Rita Grenier (feu Guy Préfontaine), son beau-frère Pierre Perrault (Thérèse Laurence), sa belle-soeur Christiane Perreault, nombreux neveux, nièces, parents et amis.La famille recevra les condoléances au: Complexe funéraire Urgel Bourgie 2095 De Salaberry, Montréal www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le mardi 19 février à 10h en l'église St-Joseph de Bordeaux et de là au cimetière Jardins Urgel Bourgie Montréal.Heures de visite: lundi de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, mardi à compter de 8h30.PLOURDE (Martineau), Jeannine À l'âge de 82 ans, le 14 février 2002, est décédée Mme Jeannine Plourde (Martineau).Elle laisse dans le deuil son mari Gérard, ses enfants: Monique, Pierre (Brigitte Gouin) et Marc-André (Jean); ses deux adorables petits-enfants: Thierry et Catherine.Elle laisse également ses soeurs Denise et Suzanne, ses belles-soeurs Yvette Charbonneau, Liette Plourde et Bertrande Plourde; ses beaux-frères Réal, o.s.s.t., et Roland Plourde, plusieurs neveux, nièces et autres parents et amis.Elle sera exposée le samedi 16 février de 19 à 22 h et dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h au Salon Alfred Dallaire inc.1111, Laurier O.(angle De L'Épée) Outremont Les funérailles auront lieu le lundi 18 février à 11 h en l'église St-Germain d'Outremont.RIENDEAU (Marotte), Blanche 1910 - 2002 À St-Benoit, le 14 février 2002, à l'âge de 91 ans, est décédée Mme Blanche Marotte, épouse de feu Rémi Riendeau.Elle laisse dans le deuil ses soeurs, Jeannette (feu Léo Léger), Fleurette (feu Armand Faubert) et Eugénie (Lionel Tessier) ainsi que plusieurs neveux, nièces, parents et amis.Exposée au salon funéraire Guay inc.3582, 24e Rue, Laval-Ouest Les funérailles auront lieu le lundi 18 février à 10 h en l'église St-Théophile de Laval- Ouest suivies de l'inhumation au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Heures des visites: dimanche de 14 h à 17 h et de 19 h à 22 h et lundi dès 8 h 30 RIVARD, Jean B.1924 - 2002 À Montréal, le 15 février 2002, à l'âge de 77 ans, est décédé Jean B.Rivard, époux de Dorothy Anderson.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants: Robert (Chantal Corbeil), Louise, Richard (Susan Matthews), Denis (Josée Vachon), ses 8 petits-enfants: Stéphanie, Geneviève, Jean- François, Frédéric, Philippe, Xavier, Samuel et Alexandre, sa soeur Renée Rivard et sa belle-soeur Marjorie Der ainsi que de nombreux parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 3955, ch.Côte-de-Liesse (angle Ste-Croix) St-Laurent www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le dimanche 17 février à 18 h 30 en la chapelle du complexe.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Au lieu de fleurs, des dons à l'Institut de cardiologie de Montréal seraient appréciés.Heures des visites: dimanche de 10 h à 18 h 30.SANSCARTIER, Marcel 1931 - 2002 À Châteauguay, le 14 février 2002, est décédé à l'âge de 71 ans, M.Marcel Sanscartier, époux de Mme Gisèle Brazeau.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses filles, France (Jean Léger) et José (Yves Quesnel), ses petits-enfants, Hugo, Maxime, Alexandre, Josiane et Marie-Ève, ses soeurs, Rachel et Huguette (Martial), sa belle-mère Cécile, sa belle-soeur ainsi que parents et amis.Il repose au complexe funéraire Alexandre Nicole Complexe funéraire Châteauguay 96, boul.St-Jean-Baptiste, Châteauguay le dimanche 17 février de 14 à 17 heures et de 19 à 22 heures, lundi à compter de 9 heures.Les funérailles auront lieu le lundi 18 février à 11 heures en l'église St- Joachim de Châteauguay.REMERCIEMENTS REMERCIEMENTS au Sacré-Coeur pour faveur obtenue.C.D.REMERCIEMENTS au Sacré-Coeur pour faveur obtenue.D.O. 6LP1101B0216 samedi B11 6LP1101B0216 ZALLCALL 67 22:57:41 02/15/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 F É V R I E R 2 0 0 2 B 1 1 Les DC-9 d'Air Canada au rancart REMERCIEMENTS LACOMBE-LAFLAMME, Louise 1951 - 2002 Suite au décès de Mme Louise Lacombe- Laflamme, survenu le 13 janvier 2002, la famille tient à remercier parents, collègues et amis qui ont témoigné leur chaleureuse sympathie sous quelque forme que ce soit.Veuillez considérer cette marque de remerciement de notre part à titre personnel.PASCALE TOHMÉ 1988 - 2002 Pascale nous a quittés accidentellement, Dieu l'a reçue dans son royaume, Nous avons été touchés par Votre sollicitude et par votre réconfort Lors de son départ.Tous les membres de la famille ont Grandement apprécié votre support Et vous remercient chaleureusement.Une messe commémorative sera célébrée Le dimanche 17 février 2002 à 12 h En l'église Notre-Dame-des-Anges, Située sur le boulevard Gouin (face à l'hôpital Sacré-Coeur).Veuillez considérer ces remerciements Comme vous étant adressés Personnellement.REMERCIEMENTS PELLERIN CARDIN, Madeleine Merci du fond du coeur à tous les parents, amis et connaissances qui ont témoigné leurs marques de sympathie lors du décès de notre mère, il y a exactement un an.Nous souhaitons exprimer notre profonde gratitude pour vos offrandes de messes, fleurs, dons, appels téléphoniques, cartes, courriels, visites au salon et assistance aux funérailles.Puisse-t-elle veiller sur chacun d'entre vous.Ses fils Michel et Louis TREMBLAY, Joseph-Henri 1915 - 2001 Suite au décès de M.Joseph-Henri Tremblay, survenu le 24 décembre 2001, sa compagne Mme Jeanne Morrissette, ses enfants, Nicole (André Meunier) et Daniel (Loren Thibeault); ses petits-enfants, Marc- André Meunier (Claire Cousineau) et Mathieu Meunier; ses frères, Arthur (Marie- Blanche Breton) et Mgr Gérard Tremblay p.s.s.désirent remercier très sincèrement tous ceux et celles qui les ont réconfortés par leur présence, leurs prières ou par toute autre expression.Tous les gestes posés ont été fort appréciés.Merci beaucoup.SÉVÉNO, Lucien Paul 1909 - 2002 À Montréal, le 11 février 2002, à l'âge de 92 ans, est décédé Lucien P.Sévéno, époux de feu Denise Vanlerberghe.Il laisse dans le deuil ses enfants Françoise (Pierre Gaillard), Paul (Ruth Coolidge), Pierre (Nicole Venière), Denise (Jacques Desjardins), Lucien T.(Carole Lussier) et Jean Pascal (Lucille Camacho), ses petits-enfants, arrière-petits-enfants, petites-cousines, petits-cousins, famille et belle-famille française et belge ainsi que de nombreux amis.Les funérailles auront lieu le samedi 16 février à 14 h en l'église Sainte-Madeleine, 750 ave.Outremont, Outremont.La famille recevra les condoléances dès 13 h 30 à la porte de l'église.Des dons à la Société Saint-Vincent-de-Paul de Montréal seraient appréciés.ST-CYR, Jacques À Montréal, le 15 février 2002, à l'âge de 82 ans, est décédé M.Jacques St-Cyr, époux de feu Mme Liliane Corbeil.Il laisse dans le deuil ses enfants Michel (Louise Laroche), Suzanne, Mireille, Nicole et Daniel, ses petits-enfants Louis-Philippe, Marie-Alexe et Julien, son beau-frère Victor Corbeil (Thérèse) et Roger Corbeil (Monique) et son amie Mme Yvette Foucher.Il sera exposé au Salon funéraire Alfred Dallaire inc.1111, rue Laurier Ouest, Outremont le lundi 18 février à 14 h.Les funérailles auront lieu le mardi 19 février à 11 h en l'église St-Viateur, 183 ave.Bloomfield à Outremont, suivi de l'inhumation au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Heures de visite: lundi de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, mardi à compter de 9 h.TÊTU, Henri À Montréal, le 4 février 2002, à l'âge de 75 ans, est décédé Henri Têtu, époux bienaimé d'Anita Lessard.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses filles Élisabeth, Odile et Catherine, son fils Stéphane, sa soeur Gaby, son frère Roger ainsi que ses neveux, nièces ainsi qu'autres parents et amis.Une rencontre commémorative aura lieu au Centre Funéraire Côte-des-Neiges 4525, chemin de la Côte-des-Neiges Montréal (Qc) H3V 1E7 le samedi 23 février à partir de 13 h.Une célébration est prévue à 15 h à la chapelle du centre.Une seconde réunion commémorative sera tenue à Rivière-du-Loup le 22 juin 2002.Au lieu de fleurs, des dons pour Médecins Sans Frontières seraient grandement appréciés.TREMBLAY (Tremblay), Louise 1936 - 2002 À Montréal, le 14 février 2002, à l'âge de 66 ans, est décédée Mme Louise Tremblay, épouse de M.Henri Tremblay.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants Chantal (Jacques), Yvon (Danielle) et Daniel (Marie-Claude), ses petits-enfants Gabriel, Éliane, Karine, Olivier et Marie- Hélène, ses soeurs, ses frères, beauxfrères, belles-soeurs, neveux et nièces ainsi que plusieurs autres parents et ami(e)s.La famille accueillera parents et ami(e)s au Complexe funéraire Magnus Poirier inc.6825, Sherbrooke Est, Montréal Une réunion de prières aura lieu à la chapelle du complexe, le lundi 18 février à 19 h 30 et de là au Repos St-François d'Assise.Heures de visite: lundi de 17 h 30 à 19 h 30.TREMBLAY, Jeannine (Girard) Décédée le 29 janvier 2002, épouse de feu Louis Tremblay, soeur de Pierrette (Ralph), fille de feu Germaine et Gérard Girard.Les funérailles ont eu lieu le 1er février à Kelowna, C.B.4e ANNIVERSAIRE 18 février 1998 CHEVRIER, Jean-Marc 1916 - 2002 Père très aimant et dévoué, nous pensons toujours à toi.Nous te demandons de nous protéger, d'être avec nous chaque jour.Tu es parti trop vite.Nous voulions te garder encore près de nous.Protège tes enfants, tes petits-enfants et moi qui t'aime.Une messe sera célébrée le 16 février à 17 h dans la Paroisse Ste-Claude 80, rue Meunier Ouest Laval, Qc Ton épouse, tes enfants et petits-enfants qui t'aiment.IN MEMORIAM DENIS P.LACHAPELLE 1940 - 1989 Toujours présent Jamais oublié Repose en paix \u0001 \u0002 IN MEMORIAM Denis Masse 1930 - 2002 ISTEN VELED DÖNI Tu resteras à jamais dans le coeur des réfugiés hongrois arrivés à Québec en 1956.\u0003 \u0004 IN MEMORIAM Monseigneur George Michel Coriaty Le dimanche 17 février 2002 à 10 h 30 Il y aura une liturgie commémorative Honorant sa dévotion à la Communauté Égyptienne Syro-Libanaise.L'Archiprêtre Antony Gabriel et Le Conseil des Paroissiens De l'église Orthodoxe d'Antioche St-George Offriront des prières d'action de Grâces Au Dieu Tout-puissant Qui a guidé toute sa vie et Pour son repos éternel L'église Orthodoxe d'Antioche St-George 555, Jean-Talon Est Montréal, Québec H2R 1T8 NELSON WYATT Presse Canadienne AIR CANADA a clos un autre chapitre de l'histoire de l'aviation canadienne, vendredi, lorsqu'elle a organisé une petite fête à l'aéroport de Dorval pour souligner le retrait de ses derniers avions de passagers DC-9.Le DC-9, qui bénéficiait d'une technologie d'avant-garde à son lancement, en 1966, doit maintenant céder sa place à un nouvel Airbus.Air Canada a déjà possédé jusqu'à 50 appareils DC-9, qui étaient affectés à la plupart de ses destinations nord-américaines.Ils succédaient à 44 avions à turbopropulseurs Viscount de Vickers, qu'Air Canada utilisait depuis 1955.Ensemble, les DC-9 de la flotte ont effectué plus de trois millions d'heures de vol et transporté plus de 250 millions de passagers.« Le DC-9 a permis à bien des Canadiens d'effectuer leur premier vol à bord d'un avion à réaction », a déclaré Rob Giguere, vice-président à l'exploitation d'Air Canada.Plusieurs pilotes d'Air Canada ont aussi fait leurs premières armes à bord d'un DC-9.« Cet avion est resté l'un des appareils préférés des passagers jusqu'à la toute fin », a déclaré Derek Clarke, chef pilote chargé des opérations aériennes à bord du DC-9.Les pilotes l'appréciaient également.Selon M.Clark, piloter un DC-9 \u2014 dont la technologie était moins perfectionnée que celle des avions actuels \u2014 c'était un peu comme « faire voler une voiture de sport ».Le commandant Ken Jones a piloté le dernier vol commercial d'un DC-9 d'Air Canada le 18 janvier, entre New York et Montréal, en compagnie du premier officier Sylvain Boucher.« Nous ne savions pas que ce serait la dernière fois, dit-il.C'était un vol de remplacement parce qu'il y avait un problème mécanique sur un Airbus.» La compagnie aérienne a avisé le commandant Jones que l'avion serait retiré alors qu'il revenait vers Montréal.L'arrivée s'est déroulée simplement.« J'ai donné une dernière petite tape sur le manche de commande, et j'ai pensé avec reconnaissance à toutes les heures que j'avais passées en sécurité dans cet appareil », a-t-il déclaré en souriant.Air Canada a fait don de l'un de ses DC-9 au Musée de l'aviation du Canada.L'appareil devrait arriver au musée d'Ottawa au printemps 2002.Deux Canadiens disent avoir été maltraités par la police chinoise Presse Canadienne VANCOUVER \u2014 Deux Canadiens adeptes du mouvement spirituel Falun Gong disent avoir été arrêtés et maltraités par la police chinoise alors qu'ils participaient à une manifestation sur la place Tienanmen, à Pékin, mercredi dernier.Adrian Sturdza, de Toronto, affirme qu'il était sur les lieux depuis à peine quelques minutes quand la police est intervenue et l'a emmené au poste.« Ils ont brisé mes lunettes.Je crois que j'ai des côtes cassées et j'ai de la difficulté à respirer », a-t-il dit hier lors de son retour au pays.Andrea Hayley, de Victoria, n'a même pas eu le temps de se rendre sur la place Tienanmen avant d'être arrêtée.Elle a calculé qu'il devait y avoir cinq policiers pour chaque manifestant.Elle aussi soutient que les personnes arrêtées ont été brutalisées par la police.Au total six Canadiens s'étaient rendus en Chine pour participer à cette manifestation, organisée par des adeptes du Falun Gong vivant à l'étranger.Le Falun Gong est un mouvement spirituel dont la pratique est interdite en Chine depuis 1999.Malgré cela, il compterait des dizaines de millions d'adeptes.Dans le passé, d'autres Canadiens ont été expulsés de la Chine pour avoir eux aussi participé à des manifestations du même genre.Les adeptes du Falun Gong qui vivent à l'extérieur de la Chine soutiennent que 358 adeptes ont été détenus, torturés et tués dans les prisons chinoises, une affirmation que les autorités chinoises ont cependant niée.1er ANNIVERSAIRE JEAN-JACQUES THERRIEN 27 octobre 1922 - 18 février 2001 Un souvenir, une prière.3e ANNIVERSAIRE SCOTT (Pietrograzio), Claudette Déjà trois ans que tu es partie.Quelle chance j'ai eu de t'avoir à mes côtés pendant vingt ans jour pour jour ! Je croyais que c'était pour toute ma vie.Je garderai en mémoire et dans mon coeur pour le reste de mes jours, les souvenirs de l'épouse et de l'amie extraordinaire que tu as été pour moi.Ta joie de vivre, ton grand coeur, ta générosité, ta passion pour nous deux et tes proches, font de toi, mon amour, un être inoubliable.Tu seras toujours dans mon coeur et je sais que tu continues de là-haut à veiller sur nous tous.Salut ma Nounou, Pierre TURCOT-de GRANDPRÉ, Françoise 1915 - 2002 Au C.A.Marcelle Ferron, le 13 février 2002, à l'âge de 86 ans, est décédée Mme Françoise Turcot, épouse de feu Jean de Grandpré, demeurant à Brossard.Mme Turcot-de Grandpré laisse dans le deuil ses enfants Louise (Paul Lévesque), feu Michel (Ghyslaine Baril) et Odette, ses cinq petitsenfants Sylvie, Luc, Katy, François et Michel, ses frères et soeurs ainsi que plusieurs autres parents et amis.Selon ses volontés, Mme Turcot-de Grandpré ne sera pas exposée.Les funérailles auront lieu le samedi 16 février 2002 à 11 h en l'église de St-Pierre de Sorel, 170 rue George, Sorel- Tracy.Inhumation au cimetière des Saints- Anges de Sorel-Tracy.Direction funéraire Mandeville & Mineau 80, Charlotte, Sorel-Tracy, Qc (450) 743-3607 PRIÈRES Remerciements au Sacré-Coeur pour faveur obtenue.Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié, à travers le monde pour les siècles.Amen.Dites cette prière 6 fois par jour pendant 9 jours et vos prières seront exaucées même si cela semble impossible.N'oubliez pas de remercier le Sacré- Coeur avec promesse de publication, quand la faveur sera obtenue.S.V.Remerciements au Sacré-Coeur pour faveur obtenue.Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié, à travers le monde pour les siècles.Amen.Dites cette prière 6 fois par jour pendant 9 jours et vos prières seront exaucées même si cela semble impossible.N'oubliez pas de remercier le Sacré- Coeur avec promesse de publication, quand la faveur sera obtenue.L.L. 6LP1202B0216 b12samedi16 6LP1202B0216 ZALLCALL 67 00:22:34 02/16/02 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 6 FÉVRIER 2002 L'ouverture des archives de Pie XII reportée Agence France-Presse CITÉ DU VATICAN \u2014 Les archives du Saint-Siège concernant la période du pontificat de Pie XII pendant le nazisme et l'Holocauste ne seront pas ouvertes avant trois ans, a annoncé hier le Vatican.Selon un communiqué diffusé par le service de presse du Saint- Siège, le pape Jean-Paul II a décidé d'ouvrir à partir de 2003 « une partie » des archives de la période 1922-1939, voire les Archives secrètes et la section des Archives de la Secrétairerie d'État, et ce uniquement en ce qui concerne les rapports du Vatican avec l'Allemagne.« On peut déclarer dès maintenant, ajoute le communiqué, que le souverain pontife a l'intention, une fois parvenu à l'ouverture complète des Archives du Vatican pendant le pontificat du pape Pie XI (1922-1939), de rendre accessibles, avec priorité, les documents sur les relations Vatican-Allemagne concernant le pontificat de Pie XII (1939-1958).» « Le pape a très à coeur cette ouverture ultérieure des Archives du Vatican pour des raisons évidentes, du moment que pendant le pontificat de Pie XII a eu lieu la Deuxième Guerre mondiale et avec elle la déportation des Juifs et la tragédie de la Shoah », souligne le texte.Le communiqué précise que seulement à partir de 2005 les recherches dans les archives du Vatican pourront s'étendre sur tous les documents jusqu'à 1939 « et, avec le temps qu'il faudra, même audelà ».Le Vatican prend acte des « inévitables déceptions des chercheurs qui s'attendaient peut-être à l'ouverture complète des sources vaticanes jusqu'en 1939 dans un court délai ».En août dernier, le Vatican avait dû constater officiellement l'« échec » des travaux d'une commission mixte d'historiens juifs et catholiques chargés d'examiner le rôle de l'Église catholique pendant cette période.Le Congrès juif mondial (WJC) avait annoncé à New York que les travaux de la commission \u2014 créée en octobre 1999 dans le but de mettre fin à la polémique entourant l'attitude du pape Pie XII pendant la Seconde Guerre mondiale \u2014 avaient été suspendus après le refus du Vatican d'ouvrir ses archives aux historiens.Le pape Pie XII MIRACLE Parfum d'un nouveau jour Découvrez le nouveau parfum de Lancôme.La fraîcheur du freesia radieux et une pointe de gingembre.La splendeur du magnolia et la rayonnante sensation de jasmin.Eau de parfum vaporisateur 50 ml - 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