La presse, 20 février 2002, Cahier A
[" 3LP0102A0220 Page A1/20février 3LP0102A0220 ZALLCALL 67 00:37:24 02/20/02 B MONTRÉAL MERCREDI 20 FÉVRIER 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 18e ANNÉE > NO 1 2 0 > 7 6 PA G E S > 6 C A H IE R S Pas de « miracles» au CHUM La direction reconnaît son incapacité à atténuer les effets de la pénurie d'infirmières DE LA GRAINE DE SKIP! La 30: une priorité «nationale », soutient Collenette ALEXANDRE S I R O I S LA SAIGNÉE se poursuit parmi les infirmières du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) et les professionnelles épuisées, qui réclament depuis plusieurs jours de l'aide à court terme, auront vraisemblablement bien peu à se mettre sous la dent.La direction du CHUM a présenté hier soir le rapport d'étape de son plan de main-d'oeuvre, en admettant qu'elle ne pourra pas faire de miracles pour les infirmières de ses trois établissements chez qui la colère gronde depuis une dizaine de jours.Le rapport a d'ailleurs démontré que les efforts déployés par la direction tardent à porter leurs fruits.Ainsi, le nombre d'infirmières recrutées par le CHUM au cours de l'année qui vient de s'écouler n'a même pas comblé le nombre d'infirmières qui ont quitté l'établissement au cours de la même période.Si bien que le CHUM aura enregistré un déficit de 70 infirmières en 2001-2002, qui s'ajoute au déficit de 113 infirmières de l'année précédente.La direction a affirmé avoir le bien-être des infirmières à coeur et a indiqué qu'elle avait mis la main à la pâte.Mais elle n'a pas de solutions rapides aux effets pervers de la pénurie d'infirmières.« Nous devons faire avec les ressources dont nous pouvons disposer.Nous tentons de les accroître, nous tentons d'améliorer les conditions dans lesquelles elles et ils oeuvrent, mais il y a des limites à ce que nous pouvons faire et nous devons le reconnaître », a déclaré le Voir CHUM en A2 CHARLES CÔTÉ Le ministre fédéral des Transports, David Collenette, affirme que la construction du tronçon de l'autoroute 30, qui permettra de contourner Montréal, est actuellement la priorité au Canada en transport routier, avec l'amélioration de l'accès au pont Ambassador à Windsor.« La A30 est la priorité, je le dis ici et aussi au Conseil des ministres, a affirmé M.Collenette en entrevue hier avec La Presse.Nous avons un nouveau fonds d'infrastructures et je suis plus optimiste aujourd'hui que jamais.» Dans son dernier budget, le ministre des Finances, Paul Martin, a annoncé la création d'un fonds de 2 milliards pour l'ensemble des infrastructures dans tout le pays.L'investissement fédéral requis pour achever la 30 est de 357 millions.Cependant, le ministre a indiqué qu'il voulait attendre le résultat d'études de circulation avant d'aller de l'avant avec le projet.Pourquoi attendre, s'il sait déjà que c'est la priorité ?« Avant de prendre une décision, il faut avoir toutes les informations », dit-il.Hier, le ministre politique responsable du Québec, Martin Cauchon, a affirmé aux Communes que le gouvernement allait respecter les engagements pris, mais que ces derniers ne totalisaient pas 3,4 milliards de dollars, comme le soutient le Bloc québécois.« Nous allons livrer (la marchandise), a-t-il lancé aux Communes en réponse à une question du Bloc québécois.Et on va livrer en collaboration avec l'ensemble des provinces.» M.Collenette affirme pour sa part qu'il rencontrera sous peu son homologue québécois, Serge Ménard, pour discuter de la question.Par ailleurs, M.Collenette s'est félicité du progrès accompli dans le domaine du rail au pays et conserve Voir LA 30 en A4 Photo AFP Ennuyeux, le curling ?Certainement pas pour le petit William Gustafson, deux ans, qui s'est amusé comme un fou à faire glisser cette lourde pierre de 44 livres, hier, sur la glace de l'aréna d'Ogden.Il a pu profiter des conseils de sa maman, Elisabet, qui est skip de l'équipe féminine suédoise.Un immense succès Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse David Collenette UNE organisation réglée au quart de tour, des compétitions qui commencent à la minute précise, un système de transport presque suisse, des foules compactes sur les lieux \u2014 superbes \u2014 de compétition, des gens en rangs serrés sur les trottoirs en ville, aux concerts et partout, des commerces qui ne désemplissent pas, un temps idéal comme pour faire exprès.Aussi bien le dire maintenant, s'il n'y a pas de drame d'ici la fin, les Jeux de Salt Lake City se dirigent dangereusement vers un immense succès.Ce n'est pas faute d'avoir cherché les problèmes.On annonçait une chute du tourisme à cause des craintes d'attentats.On annonçait un chaos dans la circulation.On annonçait une fête un peu réprimée par le supposé puritanisme ambiant de la ville « mormone ».On annonçait des files interminables à cause de la sécurité.C'est une tout autre histoire qui est en train de s'écrire.Les touristes sont venus et ils font la fête.Un collègue expulsé de son hôtel a dû chercher longtemps avant de trouver une chambre à 350 $, à moins d'aller dans la lointaine banlieue.Les lieux de Voir SUCCÈS en A2 Des séries d'articles et des hyperliens sur le travail des infirmières au Québec et dans le monde à: www.cyberpresse.ca/infirmieres Nouveau camouflet pour Gagliano L'ex-ministre fédéral des Travaux publics, Alfonso Gagliano, n'est pas au bout de ses peines.Il devra en effet démontrer devant le comité des affaires étrangères des Communes qu'il a les compétences voulues pour occuper son nouveau poste d'ambassadeur du Canada au Danemark.Francine Lalonde, députée bloquiste de Mercier, soutient que M.Gagliano n'est pas qualifié pour son nouveau poste et que sa nomination dessert la bonne réputation des services étrangers canadiens.Voir nos informations en A3 Actuel cahier B Arts cahier C - horaire spectacles C6 - horaire télévision C2 Bandes dessinées C8 Bridge E7 Carrières D8, D9 Décès E7 Feuilleton C8 Éditorial A16 Êtes-vous observateur Forum A17 Horoscope E5 La Presse Affaires cahier D Loteries A2, A15 Monde A16, A17, A20 Mots croisés C8, F9 Mot mystère C8 Petites annonces - immobilier D18, D19 - marchandises D19 - emplois D19, E4 - automobile E4, E5 - affaires D2 Vacances voyage B6 M É T É O Voir page E8 Nuageux avec faible pluie Maximum 3, minimum -2 Les misérables de l'opposition longueuilloise ÉRIC TROTTIER POUR les cinq élus de l'opposition, la nouvelle ville de Longueuil n'a de nouveau que le nom, parce que son fonctionnement démocratique, lui, a plutôt des allures archaïques.Ainsi, la troisième ville du Québec, après Montréal et Québec, estelle encore incapable de fournir un bureau à son chef de l'opposition, Marc Lachance.« On en rit presque.On le réclame depuis janvier, mais il semble qu'on n'ait pas encore trouvé d'espace », explique le leader de l'Équipe Pearson-Richard, qui prend son mal en patience.De la patience, M.Lachance en a à revendre.Non seulement doit-il travailler depuis son salon, mais la nouvelle ville ne lui fournit aucune ressource, pas de secrétaire, pas de cabinet du chef de l'opposition, pas d'attaché de presse, même pas de papier à lettres ! Comme la ville de 380 000 habitants ne lui a pas encore donné de numéro de téléphone, pour le joindre, il faut passer par le bureau du directeur général.Hier, le conseiller du Vieux-Longueuil a été joint dans un restaurant du boulevard Taschereau où il préparait ses interventions pour l'assemblée du conseil d'hier soir.« Bienvenue à Longueuil ! » a-t-il lancé sur un ton ironique, quand nous lui avons fait remarquer que l'opposition avait droit à un tout autre traitement, à Montréal.Plus tard, le greffier de la Ville, Daniel Carrier, a confié que le chef de l'opposition aura bientôt droit à un bureau.dans l'ancien hôtel de ville de Greenfield Park (devenu un arrondissement de la ville de Longueuil).Imaginez un instant que Gérald Tremblay installe Pierre Bourque et son équipe dans un bureau de l'ancien hôtel de ville de Montréal-Est ! « On ne pouvait pas l'installer à l'hôtel de ville de Longueuil, car c'est physiquement impossible ; on a même de la difficulté à y caser tous nos employés », explique la directrice de cabinet du maire Olivier, Renée Clermont.Pour le reste, Voir OPPOSITION en A2 Ouvert le dimanche jusqu'à 20 h Lisbonne Madrid Reykjavik Copenhague Tunis Rome Kingston Haïti Martinique Dakar Abidjan Permis du Québec (514) 858-0011 1 888 302-6221 jaibesoindevacances.com Vols directs de Montréal Ne manquez pas le bateau! Paradise Caraïbes de l'Est 999 $ Sensation Caraïbes de l'Ouest 909 $ Triumph Caraïbes de l'Ouest 1049 $ Spirit Alaska 1266 $ Les prix sont en dollars canadiens, en occupation double et incluent la croisière et les frais portuaires.Les prix sont sujets à changements et à la disponibilité au moment de la réservation.À partir de Voyagez maintenant.Ne payez rien après.Une chance sur 50 à l'achat d'un voyage de ne rien payer.Golf au Portugal 7 nuits 1 789 $ Incluant : vol, hôtel - chambre vue sur mer, 7 déj.et 5 départs de golf préréservés.À partir de Escapade au Portugal 7 nuits 1 169 $ 14 nuits 1 489 $ Incluant : vol, hôtel et voiture (taxes, assurances et km illimité) La magiie des croisières À partir de 3LP0202A0220 Page A2/20février 3LP0202A0220 ZALLCALL 67 00:25:09 02/20/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 20 FÉVRIER 2002 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Montréal en lumière Plusieurs grands chefs de ce monde ont rendez-vous à Montréal dans le cadre du festival Montréal en lumière.Ricardo Larrivée a fait la tournée de quelques bonnes tables et nous ramène des recettes des chefs participants.À lire demain dans le cahier Actuel 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Devenez critique de cinéma à La Presse cyberpresse.ca/oscars > Les Jeux se poursuivent cyberpresse.ca/saltlake > La façon Web de se trouver un emploi cyberpresse.ca/emploi 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Culture De retour de Berlin, elle reprend sa chronique demain dans le cahier Arts et Spectacles.> Salt Lake 2002 Notre chroniqueur aux Jeux d'hiver, tous les jours dans le cahier Sports.> Équipe Canada La mission commerciale canadienne en Allemagne.À lire demain.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 2-3-3 > À quatre chiffres : 8-6-0-8 SUITES DE LA UNE CHUM Suite de la page A1 SUCCÈS Suite de la page A1 d'administration du CHUM, Claude Benjamin.« Il faut comprendre que les pénuries de personnel étaient tellement considérables \u2014 et elles le sont depuis maintenant quelques années \u2014 qu'il n'est pas possible de corriger le tir en très peu de temps », a ajouté M.Benjamin.Le président du conseil d'administration a souligné que la rétention des infirmières avait progressé au cours de la dernière année, passant de 83 % par rapport à 69 % l'année précédente.Une bonne nouvelle qui s'ajoute à une diminution de 16,09 % des absences à court terme.Cela dit, les heures supplémentaires, mises en cause par les infirmières à bout de souffle, ont grimpé de 9,05 % en 2002-2002, alors que l'assurance-salaire augmentait de 1,19 %.Et le centre hospitalier n'a toujours pas les reins solides en matière de financement : son déficit appréhendé pour l'an prochain se chiffre à 51 millions, dont il espère retrancher 7 millions en se serrant la ceinture et 15 millions en réclamant une telle somme à Québec.La direction du CHUM compte pallier la pénurie d'infirmières en réévaluant les tâches qu'elles effectuent et en réorganisant leur travail au sein de chaque service.Ce qui ne se fera pas en l'espace de quelques mois.« Nous pensons, dans les rencontres que nous pourrons avoir avec des représentants des infirmières et infirmiers, que nous pourrons trouver quelques pistes de solutions.Ce ne sera pas le miracle, nous ne résoudrons pas tout, mais je pense que personne ne s'attend à ça », a précisé M.Benjamin.Seul changement à court terme à l'horizon, la direction semble plus encline à fermer des lits ponctuellement si le nombre d'infirmières est insuffisant.Mais les infirmières réclamaient plus.« Le plan que l'employeur a mis sur pied comporte des actions à moyen et à long terme.Mais on n'est pas capables d'attendre le moyen terme.On veut des actions maintenant et on veut des actions permanentes », avait indiqué plus tôt la présidente du syndicat des infirmières de l'hôpital Notre- Dame, Mireille Bélanger.Lundi, les infirmières de Notre-Dame ont entériné dans une large majorité le « plan d'action » préparé par leur syndicat.En vertu de ce plan, les infirmières refuseront de faire leur quart de travail si elles estiment ne pas être en nombre suffisant au sein de leur département.« Chaque fois qu'il manque du personnel, les infirmières vont évaluer si c'est possible de travailler.Et quand on dit personnel, ce sont toutes les catégories d'un département, autant les infirmières, les préposés aux bénéficiaires et les infirmières auxiliaires », a indiqué Mme Bélanger.Dans leur plan d'action, les infirmières privilégient une solution draconienne pour résoudre les problèmes persistants causés par la pénurie qui leur rend la vie si difficile.Elles demandent carrément à la direction de l'hôpital de fermer des lits.« Il manque présentement 200 infirmières pour fonctionner à l'hôpital Notre-Dame.On fait des heures supplémentaires obligatoires régulièrement, a dit Mme Bélanger.Faire des heures supplémentaires quand c'est planifié et qu'on veut le faire, ça peut être intéressant une fois de temps en temps.Mais que l'infirmière sache à quelle heure elle commence à travailler, mais ne sache pas du tout à quelle heure elle va finir, ça ne peut plus fonctionner.À la régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre, on disait hier privilégier les efforts de réorganisation du travail des infirmières comme ceux planifiés par le CHUM.« C'est une des formules à prioriser parce que des infirmières, on ne peut pas en avoir plus.On ne peut pas les cloner », a lancé la porte-parole de la régie, Lauréanne Collin.Le CHUM n'était pas le seul centre hospitalier à devoir faire face à la colère de ses infirmières hier.Les moyens de pression des infirmières de l'hôpital du Sacré-Coeur ont continué à faire vivre à l'établissement des moments chaotiques.Comme la veille, la majorité des infirmières des urgences qui devaient assurer le quart de soir ont refusé de travailler.Les infirmières du quart de jour ont dû demeurer en poste et des cadres ont été appelés en renfort alors que la direction de l'hôpital tentait de trouver une solution au problème.« La stratégie est de monter un maximum de patients aux étages », a expliqué la porteparole de l'établissement, Christine Daniel.Elle a précisé que l'hôpital « s'en va vers une plainte au Conseil des services essentiels » puisque les négociations avec les infirmières semblent avoir achoppé.Le malaise des infirmières de la région montréalaise a atteint un tel niveau qui la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) fera le point sur la question aujourd'hui.La porte-parole du syndicat, Micheline Poulin, n'a pas voulu révéler la teneur du point de presse, mais a insinué qu'il était temps de sonner l'alarme : « On veut presser le gouvernement et les employeurs de faire quelque chose.» compétition sont à peu près tous exceptionnels.L'anneau de patinage de vitesse est déjà classé meilleur au monde, et presque tous les records du monde y sont tombés depuis 10 jours.Les pistes de descente et de super-G, dessinées par un expert suisse, sont jugées exceptionnelles par les skieurs.Même à Soldier Hollow, au ski de fond, où les Américains sont encore loin de briller, les commentaires sont très élogieux.Hier, j'y ai rencontré un ancien champion suédois, Assar Roennlund, 65 ans (deux médailles d'argent, une d'or), maintenant commentateur pour la radio (car les courses de ski de fond sont décrites en direct et en entier à la radio nationale).Ses premiers Jeux ont été ceux de Squaw Valley, en Californie, en 1960.Il a eu un choc énorme de voir que son sport, tellement populaire en Scandinavie, n'attirait à peu près aucun spectateur aux États-Unis à l'époque.« Je suis très surpris et très content, aujourd'hui, de voir tant de monde à la compétition.» De fait, on avait vendu hier les 15 000 billets pour le sprint.Juha Mieto, Finlandais de 52 ans qui a remporté cinq médailles olympiques, a couru à Lake Placid, dans l'État de New York, aux Jeux de 1980.« Il y avait un peu de spectateurs, mais jamais comme maintenant, me dit-il.Ici, on peut voir presque toute la course des gradins.Et le parcours est le plus beau que j'aie jamais vu \u2014 à condition qu'il n'y ait pas de vent et de neige, auquel cas ce serait l'enfer russe ! Je suis très étonné de voir autant de spectateurs, et ils encouragent tous les athlètes.Je classe ces Jeux parmi les meilleurs des 30 dernières années.» Au ski alpin, c'était archiplein, au ski acrobatique, au surf des neiges, au bobsleigh, à la luge, presque partout, c'était plein, malgré tous les inconvénients.Chaque soir, la remise des médailles sur la Olympic Medal Plaza attire des milliers de personnes.Les spectacles en plein air \u2014 Alanis Morrissette y sera demain \u2014 se déroulent aussi à guichets fermés.La bière du commanditaire coule à flots dans ces lieux, où il y a plein d'animation.Il y a souvent une demi- heure, sinon 45 minutes d'attente, le soir, dans les meilleurs restaurants du centre.Les moins bons aussi, au fait.J'ai vu entre un et trois lieux de compétition par jour, et pas une fois on n'a commencé en retard.C'est à la minute près.Un des avantages de cette ville est d'avoir des rues d'une largeur presque ridicule.Ça permet d'y installer en enfilade des dizaines d'autobus.Quand un est plein, un deuxième arrive.Et allez, il faut que ça roule.Embouteillages ?Bof.Ralentissements en entrant dans la ville, au pire.On est loin du pont Champlain.Bien sûr, il y a eu des files à cause de la sécurité.Il y a même eu de nombreux spectateurs retardés à cause de cela.Mais tout de suite, le comité organisateur s'est adapté.On passe les gens beaucoup plus rapidement aux multiples détecteurs.Il y en a qui aiment jouer au policier zélé, mais sur 15 000 agents de la paix et plus de 20 000 bénévoles, soyons équitables, la moyenne est excellente.Bref, Mitt Romney, son comité organisateur et sa ville sont en train de démontrer que même sous haute surveillance militaropolicière, il est possible de réussir de très bons Jeux.Il faut dire que politiquement, il pesait sur les épaules de ces gens, et il pèse encore, une obligation de résultat, et qu'on leur a donné les moyens de la remplir.Ils n'ont pas encore dit « ouf », mais vus du milieu de la bulle olympique, ils s'approchent sérieusement du podium.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Claude Benjamin, président du conseil d'administration du CHUM.OPPOSITION Suite de la page A1 pas de secrétaire, pas de budget supplémentaire pour M.Lachance et les deux conseillers de son équipe : ils devront se contenter des 18 000 $ de « budget de recherche » alloués par la loi.Les trois conseillers du RCM qui formaient l'opposition dans l'ancienne ville de Montréal recevaient plus de 400 000 $ et Pierre Bourque aura droit à près du double cette année, si on tient compte de son budget de recherche.« C'est un peu triste, dit M.Lachance, car on est la troisième ville du Québec, et l'opposition a un rôle important à jouer.Avec 18 000 $ pour toute ressource, on ne pourra pas fouiller bien loin dans les dossiers, et il y en a plusieurs qu'on devra laisser tomber.C'est dommage, mais on n'a pas le choix.» L'administration Olivier a également une façon bien à elle de voir au respect des règles les plus élémentaires de la démocratie.Ainsi, il n'y a pas de période de questions réservée aux conseillers de l'opposition aux assemblées du conseil à Longueuil.Marc Lachance et les quatre autres conseillers d'opposition ne peuvent s'exprimer que sur des dossiers mis de l'avant par le maire Olivier et qui font partie de l'ordre du jour ; s'ils souhaitent dénoncer une situation nouvelle, comme l'opposition le fait si souvent à Montréal au début des assemblées, ils doivent le faire en dehors de la salle du conseil.« On est bâillonné, se plaint Marc Lachance.Si la nouvelle administration ne se rend pas compte du ridicule de la situation, je pense bien que je vais devoir m'inscrire à la période de questions réservée au public pour poser mes questions.» Il y a d'autres faits troublants dans la nouvelle ville créée par la ministre Louise Harel : par exemple, les règles de fonctionnement démocratique changent d'un arrondissement à l'autre.Dans le Vieux-Longueuil, les conseillers d'opposition ont un droit de parole réservé ; pas à Saint-Hubert, où les conseillers doivent plutôt adresser leurs commentaires par écrit, au lieu de les clamer haut et fort devant public.Comme le dirait le chef de l'opposition de la nouvelle ville de la Rive- Sud : « Bienvenue à Longueuil ! » Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Le nouveau chef de l'opposition de Longueuil, Marc Lachance, avec ses coéquipiers, se sont réunis dans un restaurant du boulevard Taschereau, pour préparer l'assemblée du conseil d'hier soir.Campss de vacancess ett campss de jjourr ASSOCIATION DES CAMPS DU QUÉBEC Ne manquez pas ce cahier spécial samedi dans REPORTAGE PUBLICITAIRE 3LP0301A0220 a3 mer 3LP0301A0220 ZALLCALL 67 21:44:06 02/19/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 20 FÉVRIER 2002 A3 ACTUALITÉS Nouveau camouflet pour Gagliano Le comité des affaires étrangères des Communes veut évaluer les compétences de l'ancien ministre pour représenter le Canada au Danemark G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Alfonso Gagliano, l'ancien ministre fédéral des Travaux publics, devra témoigner devant le comité des affaires étrangères de la Chambre des Communes afin de démontrer qu'il a les compétences voulues pour occuper son nouveau poste d'ambassadeur au Danemark.Cette décision, qualifiée de « routinière » hier par le vice-premier ministre John Manley, n'en est pas moins un camouflet pour l'ancien bras droit de Jean Chrétien qui a dû renoncer à faire partie du cabinet en janvier dernier en raison de soupçons de trafic d'influence.M.Gagliano a été accusé par d'anciens hauts fonctionnaires d'avoir exercé des pressions pour que ses amis et ses appuis politiques soient embauchés par une société de la Couronne dont il avait la responsabilité.Le comité, présidé depuis peu par la députée libérale d'Etobicoke- Lakeshore, Jean Augustine, a accepté à l'unanimité hier la motion de la députée bloquiste de Mercier, Francine Lalonde.Elle avait déposé cette motion immédiatement après que le premier ministre Chrétien eut annoncé par décret en janvier la nomination de M.Gagliano au Danemark.Mme Lalonde et plusieurs autres députés de l'opposition soutiennent que M.Gagliano n'est pas qualifié pour diriger la chancellerie canadienne à Copenhague et que sa nomination « politique » dessert la bonne réputation des services étrangers canadiens.Mme Lalonde a déclaré qu'elle n'était pas surprise de l'acceptation de sa motion par le comité, puisqu'il en a toujours été ainsi par le passé.Depuis 1986, soit depuis l'adoption des articles 110 et 111 du règlement, 20 personnes ont dû se présenter devant le comité à la suite de leur nomination par décret dont Jacques Roy (1996), l'ancien ambassadeur du Canada en France, Norman Spector (1992), ancien ambassadeur en Israël, et Sergio Marchi (2000), l'ancien ministre du Commerce international nommé ambassadeur par M.Chrétien auprès de l'OMC.« Les libéraux n'avaient pas le choix de voter en faveur de la motion », soutient Mme Lalonde.« C'est très clair que les libéraux vont nous empêcher de faire la lumière sur cette affaire, a commenté le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, à la sortie des Communes.Il n'en demeure pas moins qu'à travers les compétences de M.Gagliano, il y a un certain nombre de facteurs qui seront évoqués, dont ceux de la transparence et de l'intégrité.» « Je pense que sa nomination s'est passée dans des conditions un peu particulières, a ajouté M.Duceppe.C'est ça que l'on veut éclairer.Et je ne pense pas que ça donne une très bonne image au Canada d'avoir quelqu'un qui a dû quitter son ministère.On ne se fera pas d'illusions : on l'a mis à la porte et on lui trouve un refuge au Danemark.» Pouvoirs limités du comité Le comité des affaires étrangères des Communes interrogera donc Alfonso Gagliano sur ses compétences et ses qualités morales, mais il n'a pas le pouvoir de répudier l'ambassadeur.Le comité peut tout au plus rédiger un rapport et en faire part à la Chambre des communes.Il n'est jamais arrivé qu'il ait exprimé l'opinion qu'un candidat n'est pas à la hauteur du poste auquel il avait été nommé.« Il est clair que le mandat que l'on reçoit est limité à sa capacité et ses compétences pour assumer la fonction pour laquelle il est nommé par décret, a expliqué Francine Lalonde.Mais cette fonction est une fonction d'ambassadeur.Or, le futur ambassadeur Gagliano ne vient pas du corps diplomatique, alors on peut s'attendre à ce qu'on exige de lui autant que ce que l'on exige du corps diplomatique.Quand on parle de sa capacité et de sa compétence, on parle aussi de ses valeurs morales, de l'intégrité, de la transparence, de ce qui fait que le Canada veut être fier de son corps diplomatique à l'étranger.« C'est clair qu'il a été nommé dans des conditions où il y a des allégations extrêmement lourdes qui pèsent sur lui, a ajouté la députée de Mercier.Alors, dans le contexte où il va exercer des fonctions diplomatiques, il faut qu'il exerce ces fonctions avec toutes les qualités requises.Mais là il traîne lourdement une odeur nauséabonde.» John Manley, le vice-premier ministre, a tenté de dédramatiser le procès que veut faire l'opposition à l'ancien bras droit de Jean Chrétien.« Je crois que c'est normal que l'on demande que des personnes proposées comme ambassadeur soient convoquées devant le comité, a-t-il dit à la sortie d'une réunion du cabinet.Cela a été fait une dizaine de fois.Je crois que le président de la Chambre a délimité les questions que pourront poser les membres du comité.» M.Manley a exprimé de plus l'opinion qu'il ne serait pas bon, dans le cadre de notre système parlementaire, que les comités aient le pouvoir de rejeter les nominations du premier ministre, comme cela se fait aux États- Unis.Photothèque, La Presse © Jamais le comité des affaires étrangères de la Chambre des communes ne s'est opposé à une nomination du premier ministre.Alfonso Gagliano peut-il pour autant dormir tranquille ?3027658A 3LP0402A0220 a4 mercredi 3LP0402A0220 ZALLCALL 67 22:46:04 02/19/02 B LA 30 Suite de la page A1 Il n'y aura pas de lignes américaines dans le ciel canadien, croit Collenette l'espoir de voir un train de passagers à grande vitesse dans le corridor Québec-Windsor.Le gouvernement fédéral a débloqué 400 millions pour la réfection des voies et l'achat de nouveaux trains, des investissements qui sont une étape vers un éventuel service de train à grande vitesse, dit M.Collenette.« À l'automne, le trajet Ottawa-Montréal prendra 1 h 35.Notre objectif est d'en arriver à un trajet de 3 h 40 entre Montréal et Toronto.» « Le pire est derrière nous dans le transport sur rail, dit-il.D'ici quelques années, nous pourrions avoir un service aux heures entre Montréal et Toronto, via Ottawa.Et d'ici 2015 ou 2020, l'équivalent du TGV actuel entre Québec et Windsor.La construction du dernier tronçon de l'autoroute 30 a été promise par les candidats libéraux de la région de Montréal lors des élections fédérales de 2000.En particulier, le député de Beauharnois-Salaberry, Serge Marcil, qui avait battu le bloquiste Daniel Turp, avait adopté comme slogan de campagne « Les ponts, c'est officiel », en faisant référence aux deux ponts et à leurs voies d'accès, dont les coûts de construction (357 millions) doivent être assumés par le fédéral.Québec doit investir une somme équivalente pour le reste de l'autoroute, sur une distance de 17 kilomètres, entre Sainte-Catherine et Vaudreuil.Pour terminer l'autoroute 30, Québec doit en outre construire un autre tronçon de sept kilomètres entre Candiac et Sainte-Catherine.Président recherché Par ailleurs, M.Collenette est à la recherche d'un président pour la nouvelle agence de la sécurité aérienne.Depuis le 1er janvier, le gouvernement fédéral perçoit une taxe de 24 $ sur les voyages en avion pour financer de nouvelles mesures de sécurité dans les aéroports et à bord des avions, mais l'agence qui en sera responsable n'a même pas encore de président, a indiqué le ministre.« Nous essayons d'identifier des candidats », affirme-t-il.Cette nouvelle agence supervisera les nouvelles règles de sécurité, mais n'emploiera pas d'agents, contrairement au plan du gouvernement des États-Unis, a expliqué M.Collenette.« Tous les employés porteront le même uniforme, ils seront sous autorité fédérale, mais dans bien des cas, ils travailleront pour le privé.Dans d'autre cas, à Montréal, à Toronto et à Vancouver, nous pourrions exiger que les autorités aéroportuaires soient responsable des agents.» Les services privés d'inspection des bagages et des passagers ont été critiqués, surtout aux États- Unis, pour la pauvreté de la formation offerte et le haut roulement de la main-d'oeuvre, en partie à cause des bas salaires.À ce sujet, M.Collenette se dit convaincu que les salaires des agents « vont augmenter de façon significative ».CHARLES CÔTÉ Le ministre des Transports David Collenette ne voit pas comment pourrait se réaliser l'idée d'Air Canada d'ouvrir les lignes intérieures canadiennes et américaines aux transporteurs des deux pays.« Nous n'avons vu aucune intention de la part du Congrès des États-Unis en ce sens, a affirmé M.Collenette en entrevue à La Presse.La raison est simple : avec la faiblesse du dollar canadien, Air Canada est un concurrent trop bon marché pour les Américains.» L'idée de permettre le « cabotage » partiel de part et d'autre de la frontière a été lancée en décembre par Air Canada, mais avait été critiquée par son concurrent dans l'Ouest, West Jet.De toute façon, selon M.Collenette, l'arrivée des transporteurs aériens américains dans le ciel canadien n'aurait rien arrangé.« American et Delta ne vont pas desservir Chicoutimi », dit-il.Et il reconnaît que c'est précisément au Québec et dans les Maritimes que les problèmes de transport régional sont les plus aigus, avec le quasimonopole d'Air Canada et de ses filiales régionales.Toutefois, il n'a pas de solution à proposer pour le moment.« Peutêtre que les West Jet de ce monde vont aller un jour à Sept-Îles ou à Québec », dit-il.Ce qui est exclu, c'est un retour à la réglementation et aux subventions.« Il y aura toujours quelqu'un pour desservir des communautés, mais il faut s'enlever de la tête l'idée que toute les communautés ont le droit d'avoir des vols quotidiens, dit-il.Dans certains cas, le marché est suffisant pour deux ou trois vols par semaine.Il faut que les gens s'adaptent.» Par ailleurs, M.Collenette dit s'inquiéter de la situation d'Air Canada, qui déclarait ce mois-ci une perte de plus de 1 milliard pour 2001 et traîne une dette de 10 milliards.Cependant, il refuse de prendre le blâme pour les déboires du transporteur national, y compris dans la saga de Canadien.Il préfère souligner qu'Air Canada prévoit renouer avec la rentabilité cette année.« Air Canada doit régler ses propres problèmes, et ce n'est pas moi qui les a créés, dit-il.Il y a un mythe qui court selon lequel nous leur avons mis un fusil sur la tempe en leur disant : vous allez acheter Canadien.Ce n'est pas vrai.C'est une décision de leur conseil d'administration.« Nous étions devant la faillite de Canadien et la façon dont nous nous y sommes pris pour susciter une offre du privé a causé des problèmes et nous a valu des critiques.Mais Air Canada a toujours eu la possibilité de dire : nous avons repoussé Onex, nous allons laisser couler Canadien et le gouvernement n'aura d'autre choix que de nous donner les routes internationales.« Vous ne pouvez pas être une société privée et vous attendre à ce que le gouvernement vous tire du pétrin.Air Canada ne va pas faire faillite, mais va peut-être faire ce que d'autres sociétés font : se réorganiser.Photo MARTIN C.CHAMBERLAND, La Presse © Le ministre David Collenette NP0240302 Copyright 2002.Sears Canada Inc.PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU DIMANCHE 24 FÉVRIER 2002, SAUF AVIS CONTRAIRE CUISINIÈRE KENMORE À NETTOYAGE FACILE Dessus basculant.Dosseret à éclairage fluorescent.N° 62043.Rég.Sears 849,99.Supplément pour four autonettoyant.Prix en vigueur jusqu'au dimanche 10 mars 2002 LAVE-VAISSELLE ÉLECTRONIQUE KENMORE LAVAGE ULTRA Paniers de luxe en nylon.Insonorisation \u2018Quiet Guard II'.N° 15762.Rég.Sears 779,99.Aussi en biscuit ou noir ASPIRATEUR VERTICAL KENMORE 12 A Filtration HEPA.Brosse pour sol nu.N° 30490.Rég.Sears 349,99.Filtre particulaire à haut rendement RÉFRIGÉRATEUR KENMORE DE 20,5 PI3 À CONGÉLATEUR EN HAUT 3 tablettes en verre à rebord.2 hydrateurs à réglage d'humidité.N° 67152.Rég.Sears 1199,99.En blanc, biscuit et noir pour le duo DUO KENMOREMD Laveuse 3 pi3 à agitateur Dual-ActionMD.N° 22652.Rég.Sears 699,99.549,99 Sécheuse 6,5 pi3.N° 62652.Rég.Sears 549,99.449,99 Prix en vigueur jusqu'au dimanche 10 mars 2002 le choix gérant du Il y a des magasins Sears près de chez vous Gros appareils ménagers disponibles dans les magasins suivants: Amos Magasin-concession d'Amos (819) 732-6451 Deux-Montagnes Les Promenades Deux-Montagnes (450) 491-5000 Drummondville Les Promenades de Drummondville (819) 478-1381 Granby Les Galeries de Granby (450) 375-5770 Joliette 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Galeries Rive Nord (450) 582-5532 Rouyn-Noranda Place Rouanda (819) 797-2321 Sorel Les Promenades de Sorel (450) 746-2508 St-Hyacinthe Magasin-concession de St-Hyacinthe (450) 773-6601 St-Jean Le Carrefour Richelieu St-Jean (450) 349-2651 St.Jérôme Le Carrefour du Nord (450) 432-2110 Val d'Or Magasin-concession de Val d'Or (819) 825-3181 Valleyfield Magasin-concession de Valleyfield (450) 371-3050 Gros appareils ménagers en ligne au www.sears.ca Gros appareils ménagers de Sears: record de ventes au Canada D'après des sondages indépendants dans tout le pays, en vigueur au moment de la préparation de la publicité L'ADQ présente ses candidats L I A LÉVESQUE Presse Canadienne LE CHEF de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a présenté hier ses deux candidats en prévision des élections complémentaires dans les circonscriptions de Viger et d'Anjou, dont la date reste à être annoncée.Ces deux circonscriptions se trouvent dans l'île de Montréal.Dans Anjou, la candidate adéquiste sera Nathalie Proulx, une chimiste de 26 ans, militante depuis quelques années à l'ADQ.Celle-ci veut d'abord relancer l'économie du Québec, ce qui permettra, selon elle, de solutionner les problèmes en santé et en éducation, qui touchent plus directement la population.Les électeurs d'Anjou auront donc le choix entre trois candidates, puisque le Parti libéral du Québec y présente Lise Thériault et le Parti québécois, Aude Vézina.Dans Viger, le candidat de l'ADQ sera Gaetano Giumento, un père de famille de 55 ans, cuisinier de formation, qui travaille comme chef dans une résidence pour personnes âgées.M.Giumento s'intéresse à la politique, d'abord comme outil pour résoudre les difficultés des jeunes et des familles.Le Parti libéral du Québec a déjà choisi Mme Anna Mancuso comme candidate dans Viger et le Parti québécois y tiendra son assemblée d'investiture le 10 mars.M.Dumont, pour le moment seul élu de son parti à l'Assemblée nationale, a confirmé qu'il sera présent « à quelques reprises » dans les circonscriptions où se tiendront des élections complémentaires, mais son plan précis à ce sujet n'est pas encore arrêté. 3LP0501A0220 a5 mercredi 3LP0501A0220 ZALLCALL 67 22:21:19 02/19/02 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 0 F É V R I E R 2 0 0 2 Q U É B E C A 5 CARTE À PUCE «Qu'est-ce qui motive le gouvernement?» PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 Le début des travaux de la commission parlementaire sur l'implantation d'une carte santé à puce révèle plusieurs interrogations et réticences de la part des intervenants.La confidentialité du dossier des patients et les coûts du projet sont au coeur des interrogations, mais des doutes subsistent également sur les véritables motivations du gouvernement concernant cette carte à microprocesseur.Dans son mémoire présenté hier, la présidente du Comité de surveillance du projet pilote de la carte santé à puce dans la région de Laval, Marie-Claude Prémont, sonne l'alarme en affirmant qu'il s'agit des premiers pas d'une réforme en profondeur du système de santé québécois, voire même d'une ouverture vers le privé.« On parle de nouvel équilibre entre deux partenaires du privé et du public.Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les mémoires du gouvernement.Réveillons-nous, une fois que la loi sera changée, il sera trop tard », a déclaré à La Presse Mme Prémont, professeur de droit à l'Université Mc Gill.Le Collège des médecins s'interroge lui aussi sur les véritables motivations du gouvernement.Même si le ministre de la Santé et des Services sociaux, François Legault, assure le contraire, les médecins craignent que la carte ne devienne en fait un outil administratif supplémentaire pour surveiller leur travail.Affichant clairement sa lassitude et son scepticisme concernant un dossier qui traîne depuis plusieurs années, le président du Collège des médecins, Yves Lamontagne, exhorte aussi le gouvernement à ne pas investir d'argent s'il ne croit pas au projet.« Je souhaite que ça ne fasse pas comme en Ontario, au Manitoba et au Nouveau- Brunswick (où les projets ont été abandonnés).On est mieux de partir le projet comme il faut parce que sinon, j'aime mieux voir sept ou huit millions dans les urgences », a-t-il lancé.L'avant-projet de loi prévoit que le patient pourra gérer ce que contient le résumé de son dossier médical, ce qui soulève également de vives inquiétudes.« À partir du moment où le résumé est constitué, il faut le rendre le plus complet possible, sinon, on ne l'utilisera pas », a d'ailleurs prévenu le secrétaire général adjoint du Collège des médecins, le Dr André Garon.Le contrôle discrétionnaire du patient, de même que le dossier médical résumé constituent d'ailleurs deux des trois failles majeures relevées par le professeur Claude Sicotte, expert de la Régie de l'assurance- maladie du Québec (RAMQ) dans le projet pilote de Laval.Dans un rapport accablant qu'il a remis à la RAMQ au mois de janvier \u2014 mais qui n'a été rendu public que lundi \u2014, il affirme que ces trois failles mineront la viabilité d'un déploiement à grande échelle et qu'au niveau technologique, le projet est caduc.« Ce n'est pas la carte qu'on remet en cause, c'est le support qui est donné à cette carte, a répondu à ce propos le ministre Legault hier.Ce que tout le monde reconnaît, c'est l'importance d'avoir un système d'échange d'information pour permettre aux intervenants qui sont dans les différents établissements de notre réseau de santé d'avoir accès, avec la permission du patient, à son dossier.» Quant au contenu de ce résumé, M.Legault a ouvert la porte à une bonification de l'avant-projet de loi.« Il faut s'en tenir aux choses essentielles, mais rien ne nous empêche d'élaborer davantage.Pour l'instant, on suggère un résumé qui va permettre aux intervenants, aux médecins, de pouvoir connaître le passé de chacun des patients.On pense que c'est ce qui est essentiel, mais au niveau du contenu, on est ouvert à le bonifier.» De son côté, le président du Collège des médecins souligne l'importance de donner rapidement de meilleurs outils de communication informatisés aux professionnels.« Il existe d'autres programmes dont on pourrait se servir pour avoir des index thérapeutiques ou pour communiquer avec les pharmaciens afin d'échanger au niveau de la pharmacologie et des médicaments, a lancé le Dr Lamontagne.Mais comme on n'a rien, s'ils veulent nous donner ça par la carte santé à puce, bien on va suivre.« Ce n'est pas la carte qu'on remet en cause, c'est le support qui est donné à cette carte.» Photo PIERRE MCCANN, La Presse Le ministre de la Santé et des Services sociaux François Legault.Et cela, plus que jamais.Car le programme MBA des HEC est maintenant agréé par la prestigieuse Association of MBAs (AMBA), organisme du Royaume-Uni reconnu pour la rigueur de son processus d'agrément de programmes MBA.Pour HEC Montréal, accéder à ce groupe d'élite représente un gage supplémentaire du calibre international de son MBA.Pour ses étudiants, c'est une porte ouverte sur le monde.Un tremplin vers les plus hauts sommets de l'entreprise.Faites passer votre carrière au niveau supérieur.Obtenez tous les détails du MBA des HEC sur www.hec.ca/programmes/mba.Visitez l'AMBA sur www.mba.org.uk 3028323A Le magasin de Gloucester, 1980 Ogilvie Road (Ottawa), est un Centre des aubaines.La sélection peut varier d'un magasin régulier et peut ne pas inclure les spéciaux de cette annonce.En cas d'erreur lors de l'impression, l'(les) article(s) sera(ont) vendu(s) au bon prix.Les articles peuvent différer des photos et le choix peut varier d'un magasin à l'autre.Hâtez-vous pour un meilleur choix.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.Tous les prix de vente s'appliquent à la marchandise en inventaire seulement et non aux commandes sur mesure et au Service à Domicile.Pas de détaillants.ANJOU .(514) 355-4858 AYLMER .(819) 682-5982 BASELINE .(613) 820-6920 BEAUPORT .(418) 661-1345 BELOEIL .(450) 446-6634 BELVÉDÈRE .(819) 822-1046 BOUCHERVILLE 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ST-CONSTANT .(450) 635-8407 STE-DOROTHÉE .(450) 969-0281 ST-EUSTACHE .(450) 974-7500 STE-FOY .(418) 659-1014 ST-HYACINTHE .(450) 771-4294 ST-JEAN .(450) 348-1145 ST-JÉRÔME .(450) 569-0861 ST-ROMUALD .(418) 839-0806 TROIS-RIVIÈRES .(819) 376-8655 TROIS-RIVIÈRES OUEST .(819) 370-1717 VANIER .(418) 681-0644 VICTORIAVILLE .(819) 357-3007 73 magasins pour mieux vous servir! 1 800 Bou Clair 3021555A ce soir à Lance et compte : nouvelle génération 15 ans plus tard.que sont-ils devenus ?Dominic et Martin Une prise d'otages le jour de l'anniversaire de Martin ! Partis pour l'hiver Avec Chantal Lacroix et Les Mecs comiques ! Qui survivra ?19 h 30 20 h 30 21 h 3026691A 3LP0602A0220 A6 MERCREDI 3LP0602A0220 ZALLCALL 67 00:24:20 02/20/02 B FRAUDES À CITEC SECTEUR PUBLIC Début du procès de Mario Pépin La FTQ dit non à une prolongation d'un an Presse Canadienne SHAWINIGAN \u2014 C'est vraisemblablement parce qu'il posait trop de questions sur la découverte d'un compte non déclaré à la Banque de Montréal que le directeur général de l'Institut canadien du tourisme et du commerce électronique (CITEC) de Shawinigan, Richard Bourassa, a été démis de ses fonctions à la fin du mois de janvier 2000.C'est pour ces mêmes raisons que le président André Vallerand a dû quitter l'organisme qu'il dirigeait depuis avril 1998.C'est ce qu'a fait valoir M.Vallerand, hier, à l'ouverture du procès de Mario Pépin, ancien directeur général du Groupe Forces de Shawinigan et membre du conseil d'administration de CITEC, accusé de vols et de fraudes totalisant plus de 440 000 $ auprès des deux organismes.Le procès devant jury vise à démontrer que M.Pépin a touché des chèques et des honoraires auxquels il n'avait pas droit.Témoin important de la Couronne, André Vallerand a dit avoir été recruté par un chasseur de têtes pour poser sa candidature au poste de président et directeur général de CITEC.Le défi l'intéressait, puisqu'il avait déjà été ministre québécois du Tourisme.M.Vallerand avait cependant exigé que son bureau soit situé à Montréal afin d'être plus efficace.Chez CITEC, cela ne posait pas de problème.C'est Richard Bourassa qui avait été embauché pour occuper le poste de directeur général aux bureaux de CITEC à Shawinigan.Des « faits particuliers » Selon M.Vallerand, c'était un homme de grande valeur qu'on était allé chercher à Ottawa.« On avait réussi à le convaincre de s'installer à Shawinigan, même si cela représentait beaucoup de sacrifices pour sa petite famille », a dit l'ancien président de CITEC.En fait, CITEC était sur une véritable lancée lorsque des « faits particuliers » ont été découverts.« En septembre 1999, j'avais demandé à M.Bourassa d'obtenir des explications de Mario Pépin sur des constats faits par des comptables externes d'après lesquels des chèques avaient été faits à Paul Lemire et à Mario Pépin », a dit M.Vallerand en expliquant que Mario Pépin avait rétorqué qu'il fournirait les explications pertinentes.Deux mois plus tard, on découvrait par hasard l'existence d'un compte non déclaré à la Banque de Montréal faisant état de chèques faits à MM.Lemire et Pépin ainsi qu'à M.Vallerand.Dans ce dernier cas, il s'agissait de ses honoraires auxquels il avait droit en vertu de son contrat d'embauche.Une fois de plus, Richard Bourassa a été chargé d'obtenir des explications.Une fois de plus, Mario Pépin a promis d'en fournir.Le 26 janvier 2000, Paul Lemire, membre du conseil d'administration de CITEC, convoque André Vallerand à un dîner en compagnie de Mario Pépin.Selon M.Vallerand, la discussion a été plutôt virulente.Essentiellement, on trouvait que Richard Bourassa posait trop de questions.André Vallerand leur rétorque que le ministère fédéral des Ressources humaines, qui doit fournir plus de 7,5 millions de dollars en subventions à CITEC, est très pointilleux.A ce moment-là, une première tranche de 2,5 millions a déjà été versée à CITEC et on presse les gens du ministère de verser en même temps les deux autres tranches de 2,5 millions chacune.Mais les arguments du président André Vallerand ne semblent pas faire l'affaire.On fait savoir à ce dernier qu'on va remercier Richard Bourassa dans les jours suivants, et on veut même que ce soit André Vallerand qui en fasse l'annonce au principal intéressé.Le président s'oppose vigoureusement à ce congédiement.Mais on lui fait comprendre qu'une fois le directeur général parti, on exigera que lui-même vienne s'installer à Shawinigan.André Vallerand rétorque que ce n'est pas ce qui a été convenu et demande 48 heures pour y réfléchir.Mais, a précisé M.Vallerand hier, la décision de le démettre de ses fonctions était déjà prise depuis le 31 janvier 2000, au moment même où il réfléchissait à son avenir.Constatant la tournure des événements, André Vallerand a communiqué dans les jours suivants avec le cabinet du premier ministre Jean Chrétien à Ottawa pour faire état de la situation chez CITEC.La journée même, on demandait à la GRC de faire enquête.Cette enquête a débouché sur les présentes accusations contre Mario Pépin, soit d'avoir fraudé et volé des sommes totalisant 152 095,62 $ chez CITEC et d'avoir fait de même pour 290 781,90 $ au Groupe Forces.André Vallerand a fait remarquer à la Cour que cette affaire était malheureuse parce que CITEC avait déjà conclu des partenariats avec la Tunisie, l'Egypte et la Jordanie.« L'expertise de CITEC avait un potentiel extraordinaire », a-t-il mentionné en ajoutant que c'est Mario Pépin qui avait eu cette belle idée de développer ce support pour aider l'industrie canadienne et internationale du tourisme à utiliser le réseau Internet.André Vallerand avait même obtenu un siège comme membre du comité conseil de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT).« Mais cela n'avait pas plu à M.Lemire », at- il précisé.Ce procès pourrait durer deux bonnes semaines.C'est ce qu'a fait savoir le juge François Tremblay, hier, au terme du choix du jury qui est composé de sept femmes et cinq hommes.Le procureur de la Couronne, Me Jacques Mercier, prévoit faire entendre une vingtaine de témoins.Quant au procureur de Mario Pépin, Me Michel Lebrun, qui est assisté de Me Sylvie Roy, il n'a pas fait connaître le nombre de témoins qu'il entend amener à la barre.CLAUDE-V.MARSOLAIS LA FTQ et le Syndicat des professionnels (SPGQ) viennent de faire savoir au gouvernement du Québec qu'ils ne sont pas intéressés à prolonger d'un an la convention collective qui prend fin le 30 juin.Les deux autres centrales, la CSN et la CSQ, n'ont pas encore pris position de façon définitive.Officiellement, la FTQ, qui représente près de 50 000 employés dans le secteur public, estime que la hausse de salaire de 1,5 % proposée par le gouvernement à compter du 1er avril 2003 est difficilement présentable aux membres.Mais il y a d'autres raisons.Le coordonnateur de la FTQ, Gilles Giguère, mentionne les conditions périphériques et le fait que les équipes de sa centrale sont déjà au travail pour préparer le projet de convention.Parmi les conditions dites périphériques, il y a la demande des centrales de revoir le financement du régime de retraite.Le président du SPGQ, Renald Desharnais, a expliqué la position de son syndicat en disant que l'offre de 1,5 % représentait un gel de salaire de trois mois et qu'elle ne tenait compte ni de l'inflation ni de l'enrichissement collectif.CSN et CSQ Du côté de la CSN, Claudette Carbonneau, responsable des négociations dans le secteur public, déclare que la réflexion au sein de sa centrale n'est pas terminée.Cependant, elle ajoute que l'offre du gouvernement avec les paramètres qu'il a déposés ne constitue par une base sérieuse de travail.Mme Carbonneau note aussi que le gouvernement a signé en novembre dernier une lettre d'intention dans laquelle il s'engageait à en venir à une entente sur l'équité salariale au plus tard le 31 décembre prochain.« Le gouvernement doit respecter sa signature et à l'heure où on se parle, il y a beaucoup de choses à régler avant d'en arriver à une entente », dit-elle, en indiquant que sa présumée candidature à la direction de la CSN n'avait rien à voir avec la position de sa centrale.Du côté de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le conseil général des négociations, qui regroupe 400 personnes, devrait prendre position vendredi lors d'une réunion.Enfin, la Fédération des infirmières du Québec (FIIQ) devrait faire connaître sa position aujourd'hui.La FIIQ est pénalisée depuis l'adoption de la loi 172 qui mettait fin à sa grève illégale car les syndicats locaux ont perdu toutes leurs journées de libération.Photo PC L'accusé, Mario Pépin.L'an dernier, 18 391 étudiants ont choisi Concordia.Un choix déterminant Choisir votre université est une décision déterminante pour votre avenir.D'où l'importance d'être accepté à l'université de votre choix, une université qui vous propose le programme le plus apte à vous mener à la réussite, quelle que soit votre définition du succès.Un choix évident Choisir l'un de nos 230 programmes de baccalauréat, de certificat, de diplôme de 2e cycle, de maîtrise et de doctorat dans des domaines aussi diversifiés que les lettres et sciences humaines, les sciences sociales, les sciences naturelles, la gestion, le génie et l'informatique ou les beaux-arts, c'est choisir une formation reconnue au pays comme à l'étranger.Le choix de Concordia Les étudiants choisissent Concordia parce qu'ils savent qu'elle offre une formation pratique, ancrée dans la réalité du marché.Ils viennent aussi pour son ambiance chaleureuse et la disponibilité de ses professeurs, pour sa diversité culturelle et sa souplesse, garantes d'une expérience universitaire unique en son genre.Le choix pour l'avenir Grâce à la générosité de milliers de donateurs dont bon nombre sont diplômés de Concordia, l'Université a entamé un plan d'investissement d'envergure afin de moderniser ses installations au cours des trois prochaines années et d'offrir à ses étudiants des conditions d'apprentissage optimales.Pour vous aider à choisir Étudiants, parents, conseillers pédagogiques, vous voulez tous faire le bon choix ou donner de bons conseils.Nous aussi.N'hésitez pas à communiquer avec nous.Bien choisir pour bien réussir.Parlons-en ensemble.1455, boul.de Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3G 1M8 Tél.: (514) 848-2668 Téléc.: (514) 848-2621 Site Internet : www.concordia.ca 3028706A 3LP0701A0220 A7 wednesday 3LP0701A0220 ZALLCALL 67 22:19:05 02/19/02 B L'OACI à l'heure du terrorisme: oui au renforcement des cockpits mais non aux profils raciaux CHARLES CÔTÉ À LA DEMANDE pressante des États-Unis, l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) doit adopter, aujourd'hui, une nouvelle réglementation qui imposera à tous les pays un niveau de sécurité accru dans les aéroports et les avions, y compris le renforcement du cockpit des avions de ligne.Cependant, certaines autres mesures, dont l'utilisation par les polices de l'air de « profils raciaux et de stéréotypes » pour démasquer des terroristes, une mesure proposée par les États-Unis, suscitent une vive opposition, de la part des pays arabes, de l'Inde et de la Chine en particulier.« La pratique du profil racial ou « délit de faciès ».peut consister en de multiples motifs de discrimination », affirment ces pays dans un avis commun, dont sont également signataires l'Indonésie, le Mexique, l'Égypte et une douzaine d'autres pays.Le ministre canadien des Transports, David Collenette, s'est rangé de leur côté en entrevue éditoriale avec La Presse hier.« Nous ne voulons rien savoir des profils raciaux, at- il affirmé.Ce n'est tout simplement pas la manière canadienne.» Le Canada et les États-Unis ont déjà donné leur appui à un programme international de vérification des dispositifs de sécurité, au coût de 450 000 $ pour le gouvernement canadien et de 3 millions US pour le gouvernement américain.Le coût total du programme sera de 15 millions US.Le secrétaire américain délégué aux Transports, Michael Jackson, a affirmé hier que États-Unis « appuyaient fermement la conférence », qui réunit 660 délégués de 144 pays et 22 organisations.« Nos trois priorités sont le renforcement des portes des cockpit, la formation du personnel et l'amélioration des procédures, et les inspections pour aider les États à atteindre le plus haut niveau de sécurité », a affirmé M.Jackson en conférence de presse.Par ailleurs, les États membres de l'OACI semblaient disposés hier à aller de l'avant avec un projet d'assurance mutuelle pour les risques dus au terrorisme, un secteur abandonné par les assureurs privés après les attentats du 11 septembre.En outre, de nombreux pays pauvres demandent une aide financière pour mettre en oeuvre les nouvelles mesures.D'autres contestent la portée universelle de mesures proposées.En particulier, le Brésil demande que si l'on doit avoir recours à des redevances pour payer les frais d'amélioration de la sécurité, « la redevance ne devrait être imposée que sur les routes à destination des régions ou des États où il y a des niveaux élevés de menace ».M.Jackson a rejeté l'idée selon laquelle il est futile d'imposer ces mesures à toute la planète alors que les quatre avions utilisés dans les attentats du 11 septembre ont décollé des États-Unis.« Les terroristes vont viser le maillon faible de la chaîne », dit-il.Cependant, il disait hier ignorer le coût de ces mesures pour l'ensemble des pays du monde.« Nous en sommes encore à essayer de voir combien cela coûtera chez nous », at- il affirmé.Il a dit que les États-Unis étaient disposés à offrir une aide technique.Au Canada, une taxe de 24 $ par voyage a été imposée lors du dernier budget pour financer une nouvelle agence fédérale qui doit bientôt être mise en place.La réunion ministérielle, que le président du conseil de l'OACI, Assad Kotaite, a qualifiée de la plus importante de l'histoire de l'aviation civile, en termes de représentation, se conclut aujourd'hui.Hier, M.Kotaite a fait un bilan des impacts des attentats du 11 septembre sur l'industrie.Au total, les lignes aériennes ont enregistré des pertes de 10 milliards l'an dernier et licencié 120 000 personnes.Le ralentissement a touché aussi le secteur aéronautique, entraînant des pertes de 7,5 milliards et 170 000 licenciements.Il prévoit que malgré une légère reprise, le trafic aérien sera en baisse en 2002 par rapport à 2000.PHOTO PC Le président du conseil de l'OACI, Assad Kotaite, dressant son bilan des impacts des attentats du 11 septembre sur l'industrie aérienne.3027405A Sept femmes poursuivent ben Laden, Al-Qaeda, l'Iran.Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Sept femmes ayant perdu des proches dans les attentats du 11 septembre engagent des poursuites judiciaires aux États-Unis contre Oussama ben Laden, son réseau Al-Qaeda, ainsi que l'Iran et l'Irak dans le but d'assêcher les sources de financement du terrorisme.« Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour provoquer la banqueroute des terroristes, de ceux qui les protègent et ceux qui les soutiennent », a déclaré hier dans une conférence de presse à Washington Fiona Havlish, dont le mari Don est mort dans les attentats contre les tours jumelles du World Trade Center à New York.La plainte, la première en nom collectif depuis les attentats, a été déposée hier devant un tribunal fédéral dans la capitale.Elle vise à obtenir plus d'un milliard en réparations, ainsi que 100 milliards en dommages et intérêts exemplaires, dans le but de « saigner » les terroristes, a indiqué l'un des avocats représentant les sept familles, Thomas Mellon.Ces poursuites ont pour objectif de geler les avoirs que les terroristes pourraient utiliser et de les priver ainsi de tout financement, a précisé l'avocat.LE SAMEDI 23 F VRIER 2002 de 9 h 16 h H TEL NOVOTEL 1180, RUE DE LA MONTAGNE MONTR AL 3LP0801A0220 a8 mercredi 3LP0801A0220 ZALLCALL 67 21:48:41 02/19/02 B LIBRE-ÉCHANGE Après l'ALENA, Chrétien vise l'Europe MUNICH \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien souhaite donner un nouvel élan aux pourparlers visant à conclure une vaste zone de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne.M.Chrétien a profité de son passage à Berlin cette semaine afin de solliciter l'appui dans ce dossier du chancelier Gerhard Schröder, en qui le Canada voit le meilleur allié pour faire progresser le dossier du libre-échange en Europe.Le chef du gouvernement libéral avait déjà proposé, en 1995, lors d'un discours devant le Sénat français, de lancer des négociations entre le Canada et la Commission européenne afin de conclure un accord de libre-échange.Cette proposition n'a toutefois guère été prise en considération jusqu'ici par les pays membres de l'Union européenne.Mais M.Chrétien, qui est devenu un véritable apôtre du libreéchange depuis son accession au pouvoir en 1993, a confirmé hier avoir l'intention de relancer ce projet, qui permettrait au Canada d'avoir un accès privilégié à l'un des marchés les plus importants au monde après avoir conclu une entente de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique.« Les Allemands sont favorables.M.Schröder a montré un intérêt.S'il a une occasion d'en discuter (avec ses homologues européens), je suis sûr qu'il sera favorable à la position canadienne », a déclaré aux journalistes M.Chrétien avant de prendre l'avion en direction de Munich, capitale de la très prospère Bavière.En vertu des règles de l'Union européenne, les États membres ne peuvent plus négocier séparément des accords commerciaux avec des pays étrangers.Tant et si bien que le Canada aura comme vis-à-vis la Commission européenne, si des discussions sérieuses sont lancées.M.Chrétien, qui poursuit aujourd'hui le volet allemand de la mission commerciale d'Équipe Canada, devait évoquer la « ferme intention du Canada à développer les relations commerciales transatlantiques » lors d'un discours devant des gens d'affaires canadiens et allemands, hier, mais il a décidé d'omettre ce passage à la dernière minute afin de réduire la longueur de son discours, a-t-il expliqué.Signe que M.Chrétien est sérieux dans sa démarche, des fonctionnaires du ministère du Commerce international ont déjà préparé une étude sur les barrières tarifaires entre le Canada et l'Union européenne.Les résultats de cette étude, qui ont été présentés lors du dernier sommet entre le Canada et l'Union européenne, en juin dernier, démontrent que l'annulation des tarifs de part et d'autre ferait bondir les échanges commerciaux de 15 % par année, ce qui équivaudrait à des retombées de huit milliards de dollars.Une autre étude sur les barrières non tarifaires, qui sera déposée lors du prochain sommet à Madrid, est en cours de préparation.« Les Européens nous ont dit de faire nos devoirs.C'est ce que nous sommes en train de le faire », a confié hier soir un haut fonctionnaire sous le couvert de l'anonymat.À l'heure actuelle, le Canada exporte 88 % de ses produits aux États-Unis, 5 % vers l'Europe et 5 % vers les pays de l'Asie.Aux yeux du gouvernement canadien, un accord de libre-échange permettrait de diminuer la dépendance de l'économie canadienne à l'égard de celle des États-Unis.Elle permettrait aussi au Canada de tisser des liens politiques plus forts avec les pays européens et de prendre ses distances face à Washington.M.Chrétien n'a pas voulu s'aventurer hier à donner un échéancier précis au sujet de la signature d'une entente de libreéchange, faisant valoir que ce dossier risque d'être compliqué, compte tenu que le Canada doit négocier avec la Commission européenne dans son ensemble.Il appert que certains pays sont plus enclins que d'autres à libéraliser leurs échanges avec le Canada.Mais les autorités canadiennes croient qu'il faut convaincre le moteur de l'économie européenne, à savoir l'Allemagne, avant de solliciter d'autres appuis.Sous le couvert de l'anonymat, des hauts fonctionnaires ont indiqué que le Canada pourrait faire pencher la balance en sa faveur en persuadant les « gros canons » que sont également la Grande-Bretagne et les pays scandinaves tels que la Suède.Le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, a déclaré que le Canada et les pays membres de l'Union européenne sortiraient gagnants de la conclusion d'un accord.« Il y a longtemps que le Canada a exprimé le désir de renforcer ses liens commerciaux avec l'Union européenne.Je suis content que le premier ministre profite de sa discussion avec le chancelier Schröder pour rappeler que le gouvernement souhaite améliorer l'accès commercial canadien en Europe », a-t-il dit.Photo AP Jean Chrétien a visité l'Institut de génétique moléculaire Max-Planck de Berlin, hier, à l'occasion du séjour d'Équipe Canada en Allemagne.3027495A 3LP0901A0220 a9 mercredi 3LP0901A0220 ZALLCALL 67 21:52:01 02/19/02 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 0 F É V R I E R 2 0 0 2 C ANA D A A 9 «Pas de problèmes à la frontière Canada-États-Unis » JOËL-DENIS BELLAVANCE MUNICH \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien a cru bon hier de rassurer les investisseurs allemands au sujet de la fluidité des échanges à la frontière canado-américaine, voulant ainsi contrer les effets négatifs des images de camions lourds arrêtés aux postes frontaliers qui ont fait le tour du monde au lendemain des attentats du 11 septembre aux États-Unis.Dans un important discours à forte saveur économique devant les gens d'affaires canadiens et allemands, hier, à Berlin, M.Chrétien a fait valoir que le Canada a fait ses devoirs en la matière afin de rassurer les autorités américaines et d'ainsi conserver le statut de meilleure porte d'entrée au marché nord-américain.Pour la première fois, le premier ministre a profité d'un discours à l'étranger pour vanter les efforts de son gouvernement afin de préserver tous les avantages découlant de l'accord de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique.« À la suite du 11 septembre, nous avons annoncé de nouveaux investissements stratégiques importants qui rendront notre frontière commune avec les États-Unis plus sûre », a déclaré M.Chrétien.« Ils permettront aussi de protéger et de favoriser le fort volume et la rapidité des échanges de produits et de services qui font du Canada la porte d'entrée idéale du marché de l'ALENA », a ajouté le premier ministre.Dans son dernier budget, le gouvernement Chrétien a consacré la majeure partie de sa marge de manoeuvre budgétaire à augmenter les dépenses en matière de sécurité, notamment à la frontière, et hausser le budget de la GRC, du service du renseignement canadiens et de l'armée.Devant les journalistes, M.Chrétien a admis qu'il a cherché à contrer les images démontrant d'interminables bouchons de circulation à la frontière canado-américaine.Il a indiqué que personne n'avait évoqué cette situation en sa présence, mais il a tenu quand même tenu à donner l'heure juste aux gens d'affaires allemands.« Il y a des gens qui soulèvent le problème.Nous l'avons soulevé parce que nous avons fait des investissements.Et c'est très important pour les gens de savoir que la frontière fonctionne bien entre le Canada et les États-Unis », a-t-il expliqué.Les premiers ministres des provinces, qui avaient réclamé des mesures rapides et musclées afin d'assurer la libre circulation des biens et des personnes entre le Canada et les États-Unis, ont salué le discours de M.Chrétien, estimant qu'il importe de rassurer les investisseurs au sujet des avantages du Canada.L'Albertain Ralph Klein a indiqué que les premiers ministres se sont évertués à marteler ce même message lors de leur séjour en Russie la semaine dernière.« Il était très important que le premier ministre envoie le message que, nonobstant les terribles événements du 11 septembre, il existe toujours un très bon accès au marché américain à partir du Canada », a soumis M.Klein.Même son de cloche du côté de l'Ontarien Mike Harris, qui a estimé que les propos du premier ministre ne pouvaient mieux tomber.« Je crois que le discours du premier ministre visait à assurer que les avantages du libre-échange existent toujours malgré les événements du 11 septembre et de nouvelles mesures de sécurité sont en vigueur.» Sous le couvert de l'anonymat, un haut fonctionnaire a indiqué hier soir que la perception voulant que plus rien ne passe librement aux douanes était répandue dans la presse allemande dans la foulée des attentats.Cette perception s'est estompée depuis.« Nous croyons avoir résolu le problème à la frontière et nous voulons que tous nos partenaires commerciaux le sachent », a déclaré le haut fonctionnaire.Au lendemain des attentats, de nombreuses organisations représentants des gens d'affaires canadiens avaient pressé le gouvernement Chrétien d'adopter un train de mesures pour rassurer l'administration Bush, qui avait nettement resserré les mesures de contrôle aux divers postes douaniers, provoquant du coup des bouchons de circulation monstres.Le Canada risquait de perdre gros sur le plan économique puisqu'il exporte 88 % de ses produits vers son plus important partenaire commercial.L'Allemagne est actuellement le quatrième partenaire du Canada en matière de commerce.Les échanges bilatéraux s'élevaient à 11 milliards en 2000.Par ailleurs, la récolte d'Équipe Canada en Allemagne est plutôt maigre en dépit des efforts déployés au cours des derniers jours.Hier, les gens d'affaires canadiens et leurs partenaires allemands ont signé des contrats et des lettres d'entente équivalant à 70 millions de dollars.Les entreprises du Québec ont raflé plus de la moitié de cette somme.M.Chrétien et ses homologues provinciaux ont balayé toute suggestion voulant que la formule d'Équipe Canada était dépassée.18 ans et plus.Titulaires de permis, agences SAQ et Comptoirs Vin en vrac exclus.Achats non cumulatifs.Cette promotion est applicable à tous les achats à l'exception des chèques-cadeaux SAQ.2 JOURS SEULEMENT Les jeudi 21 e t vendredi 22 février ÉCONOMISEZ 10% SUR TOUT ACHAT DE 100 $ ET PLUS 3023147A 3LP1002A0220 A10 MERCREDI 3LP1002A0220 ZALLCALL 67 00:23:46 02/20/02 B A 1 0 C ANA D A L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 0 F É V R I E R 2 0 0 2 L'Alliance canadienne accuse Eggleton d'avoir menti à la Chambre Hausses de taxes en Colombie-Britannique Presse Canadienne VICTORIA \u2014 Après avoir, dans un premier temps, réduit les impôts sur le revenu de ses citoyens, le gouvernement libéral de la Colombie- Britannique a relevé la taxe de vente et la taxe sur le tabac dans son budget, déposé hier.La taxe de vente provinciale augmentera de 0,5 % pour se chiffrer à 7,5 %, et les fumeurs devront débourser 8 $ de plus pour une cartouche de 200 cigarettes, qui se vendra désormais 64 $.La taxe sur le tabac sera la plus élevée au pays.Dès leur première journée au pouvoir, en juin dernier, les libéraux avaient décrété une baisse générale de 25 % des impôts sur le revenu des particuliers.Les impôts sur les revenus des entreprises avaient été réduits par la suite.Le ministre a affirmé que le budget constituait le plan directeur d'une stratégie visant à équilibrer les comptes sur une période de trois ans, et à redresser l'économie de la province.Environ 11 700 postes au gouvernement seront abolis d'ici trois ans, et les budgets des ministères subiront des coupes de 25 % en moyenne.Mais aux yeux du président de la Fédération du travail de Colombie- Britannique, Jim Sinclair, ce budget va chercher 750 millions en hausses de taxes dans les poches des travailleurs.Non seulement l'avantage des réductions d'impôts s'envole-t-il, mais les soins de santé, l'éducation et les emplois disparaissent aussi, a-t-il déploré.JOHN WARD Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le ministre de la Défense, Art Eggleton, a menti au Parlement relativement aux afghans faits prisonniers par les soldats canadiens, selon le député allianciste Brian Pallister.Devant un comité des Communes, M.Pallister a affirmé hier que M.Eggleton avait « trompé sciemment » les parlementaires et les Canadiens et a demandé qu'il fasse l'objet de sanctions sévères.Les membres du comité doivent déterminer si le ministre Eggleton a effectivement menti à la Chambre quand il a appris que des soldats canadiens avaient fait des prisonniers en Afghanistan.Il a d'abord déclaré n'avoir appris que le 25 janvier l'existence de détenus ; par la suite, il a admis qu'il était au courant depuis le 21 janvier.Il n'a cependant fourni cette information au premier ministre Jean Chrétien qu'à la réunion du cabinet du 29 janvier.La veille, M.Chrétien avait refusé de dire quel sort serait réservé aux prisonniers faits par les soldats canadiens \u2014 seraient- ils remis aux forces américaines et obtiendraient-ils le statut officiel de prisonniers de guerre ?\u2014, prétextant qu'il s'agissait là d'une question hypothétique puisque aucun prisonnier n'avait encore été fait.Les détenus considérés comme des prisonniers de guerre doivent être traités conformément à la convention de Genève.La question à laquelle le comité doit répondre est celle-ci : le ministre a-t-il sciemment trompé la Chambre ou bien s'est-il tout simplement trompé dans les dates ?« Nous devons déterminer pourquoi il existe deux versions différentes », a indiqué le président du comité, le libéral Peter Adams.Selon M.Pallister, M.Eggleton a agi de la sorte pour éviter qu'une querelle intervienne entre les membres du caucus libéral à propos du sort réservé à ces prisonniers.Certains libéraux ont contesté le fait que les forces canadiennes entendaient remettre d'éventuels prisonniers aux soldats américains.Le ministre Eggleton témoigne aujourd'hui devant les membres du comité, et il entend bien les convaincre de son innocence.« Je vais répondre par un non sonore et sans équivoque aux accusations », a-t-il dit.Le comité prévoit remettre son rapport d'ici le 15 mars.Photo CP Le ministre de la Défense, Art Eggleton, témoignera aujourd'hui devant le comité des Communes chargé de trancher la question de savoir s'il a sciemment trompé la Chambre ou s'il a commis une erreur de bonne foi.3016580L Not Found AFFAIRE ENRON Les sociétés de la Couronne ne sont pas à l'abri LOUISE E L L I O T T Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le népotisme et le favoritisme pratiqués par Ottawa rendent les sociétés de la Couronne vulnérables à des scandales du type d'Enron aux États-Unis, a soutenu mardi le président du comité parlementaire des comptes publics.Le député de l'Alliance canadienne John Williams a tenu ces propos après le dépôt par le comité d'un rapport réclamant une plus sévère obligation de rendre compte au sujet des nominations aux conseils d'administration des sociétés de la Couronne et une compétence financière accrue de la part des membres des comités de vérification des mêmes sociétés.On ne peut faire confiance aux comités de vérification d'une quarantaine de sociétés d'État parce qu'ils n'ont pas une compétence suffisante en matière de vérification des comptes, affirme M.Williams.Il s'agit pourtant d'importantes responsabilités, très exigeantes, notet- il.Il est donc possible qu'une affaire à la Enron se produise, qu'un cadre haut placé fasse ce qu'a fait Enron, puisque le comité de vérification n'a pas la compétence pour poser les questions appropriées et s'assurer que ces choses ne se produisent pas, a-t-il dit.Le courtier en énergie Enron a connu la faillite la plus retentissante de l'histoire américaine à la suite d'accusations de fraude contre certains cadres supérieurs et de pratiques de vérification comptable laissant à désirer de la part de la firme de vérificateurs externes Arthur Andersen.Selon M.Williams, les membres des conseils d'administration des sociétés d'État sont nommés pour leurs relations personnelles au gouvernement, et non pour leur compétence.Le rapport du comité des comptes publics recommande que tous les membres d'un comité de vérification d'une société soient versés en finances et qu'au moins l'un d'eux soit qualifié comme comptable et gestionnaire financier.Il propose aussi que les chefs de la direction ne soient nommés qu'après consultation avec le conseil d'administration.Le vice-premier ministre, John Manley, a indiqué que le gouvernement libéral étudierait les recommandations du comité et préparerait sa réponse.Les sociétés de la Couronne génèrent des revenus de 68 milliards de dollars par an, emploient 71 000 personnes et ont des dettes de 47 milliards.Missingfiles that are needed to complete this page: 3016580L 30 6 80 80 08 200 00 SS CO C C S 68208 C 3LP1101A0220 A11 wednesday 3LP1101A0220 ZALLCALL 67 22:03:12 02/19/02 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 0 F É V R I E R 2 0 0 2 C ANA D A A 1 1 Le gouvernement Chrétien respectera ses engagements Le ministre Martin Cauchon nie toutefois que ceux-ci s'élèvent à 3,4 milliards; ils (les libéraux) se contredisent et nous mentent en pleine face, rétorque Gilles Duceppe G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le ministre responsable du Québec, Martin Cauchon, nie que le Parti libéral du Canada se soit engagé, lors de la campagne électorale 2000, à construire ou à achever au Québec autant de routes que le prétend l'opposition.M.Cauchon, qui est aussi ministre de la Justice, a cependant affirmé aux Communes, hier, que le gouvernement allait respecter les engagements pris, mais qu'ils ne totalisaient pas 3,4 milliards, comme le soutient le Bloc québécois.« Nous allons livrer (la marchandise), a-t-il lancé aux Communes en réponse à une question du Bloc québécois.Et on va livrer en collaboration avec l'ensemble des provinces.Martin Cauchon, au cours d'une brève entrevue avec La Presse, a expliqué que les 3,4 milliards en question englobaient la participation des provinces et des municipalités aux infrastructures routières.Il a également insisté pour dire que les engagements fermes faits par les libéraux fédéraux concernaient la 30 au sud de Montréal, la 175 au Lac-Saint-Jean et la 185 dans le Témiscouata.Il n'a pas parlé de la 50, que Québec souhaite prolonger jusqu'à Gatineau et il n'a pas non plus garanti que l'autoroute 35 vers les États-Unis ferait partie des priorités.Mais même si Ottawa devait fournir sa part prévue pour les trois projets restant, a expliqué le Bloc québécois \u2014 une part évaluée à environ un milliard de dollars \u2014, les maigres budgets prévus dans les programmes d'infrastructures depuis deux ans pour les axes routiers stratégiques sont nettement insuffisants.Lors du budget de février 2000, la part du Québec pour les routes était de 108 millions de dollars pour cinq ans.En décembre dernier, le ministre des Finances annonçait un fonds stratégique pour les infrastructures du Canada de 2 milliards.Si le Québec reçoit sa part de ce fonds, soit 25 %, il aurait droit à environ 500 millions.M.Cauchon estime que le gouvernement fédéral s'est donné des outils adéquats pour faire des gestes.Il dit ne pas comprendre « la réaction agressive de l'opposition », puisqu'il lui annonce de « bonnes nouvelles ».« Ils se cherchent du crédit politique », reproche- t-il.« Ce qu'il faut comprendre, ajoute- t-il, c'est que lorsque l'on prend des engagements électoraux, nous ne sommes pas tenus de livrer le lendemain matin.» Quant à la différence des coûts des projets et l'argent disponible, le ministre responsable du Québec assure que le fameux Fonds canadien des infrastructures, annoncé par Paul Martin en décembre dernier, est un fonds qui est renouvelable.Sans compter, précise-t-il, que les projets envisagés sont des projets qui se feront en collaboration avec le secteur privé.M.Cauchon rappelle que les coûts de ces travaux sont considérables.« On est en train de structurer le dossier qui va nous permettre d'intervenir et de pouvoir répondre à ces demandes-là, dit-il.Évidemment, les dossiers vont devoir faire l'objet d'analyses.Au sujet de la 30, je sais qu'il y a encore des études actuellement qui sont en train de se faire.Et tout ça va se faire correctement parce que la population canadienne et québécoise paie des impôts et elle est en droit de voir les fonds publics bien gérés.» Le Parti libéral du Canada a remporté en novembre 2000 le comté de Beauharnois-Salaberry, où régnait le député bloquiste Daniel Turp, en assurant qu'Ottawa allait financer la construction de deux ponts nécessaires à l'achèvement de l'autoroute 30.« Les ponts, c'est officiel ! » clamait le député Serge Marsil sur ses affiches électorales.« On s'est moqué de nous pendant les élections », a commenté hier le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.« C'est pas vrai qu'ils peuvent promettre de remplir leurs engagements en ayant seulement 108 millions de dollars, a-t-il lancé aux journalistes à la sortie des Communes.Ils ont promis 108 millions pour la 30, le même 108 millions pour la 175 et le même 108 millions pour la 185.D'autre part, M.Cauchon nous dit en Chambre, pendant que lui et moi on discutait amicalement., qu'il a deux engagements fermes, la 175 et la 30.Or, on oublie la 185 maintenant ?J'entendais le député libéral Jeannot Castonguay de Madawaska dire aujourd'hui à la radio qu'Ottawa s'était engagé fermement à construire la 185.Ils se contredisent et ils nous mentent en pleine face.» PHOTOTHÈQUE La Presse © Gilles Duceppe PHOTOTHÈQUE La Presse © Martin Cauchon 3016580R Not Found Du plomb, des insecticides et des traces de produits germicides dans nos oeufs.ANGELA PACIENZA Presse Canadienne TORONTO \u2014 Les oeufs, le miel et le sirop d'érable \u2014 des aliments que les Canadiens consomment régulièrement \u2014 ne répondent pas toujours aux normes sanitaires canadiennes, indiquent des données fédérales obtenues par un groupe écologiste.Défense environnementale Canada, organisation nationale dont les bureaux sont à Toronto, a révélé ces inquiétantes informations en conférence de presse, hier.On y apprend que du plomb, des insecticides et des traces de détergents germicides se sont retrouvés dans nos aliments.À partir de l'examen de 30 000 résultats de tests alimentaires qui n'avaient jamais été rendus publics auparavant, ce groupe qui milite pour la santé et la sécurité a constaté qu'un oeuf testé sur quatre contenait des quantités excédant les niveaux permis d'ionophore, un médicament utilisé pour contrôler les maladies parasitaires engendrées par les conditions d'élevage dans les poulaillers.Près de 50 % du miel importé des États-Unis contenait trop de phénol, un nettoyeur germicide.Plus de 50 % du sirop d'érable testé contenait des résidus de plomb.Enfin, les fraises et les poivrons rouges importés excédaient, dans un cas sur 20, les limites canadiennes de pesticides.Ces données sont basées sur des informations obtenues auprès de l'Agence canadienne d'inspection des aliments, à la suite de demandes soumises en vertu de la loi d'accès à l'information.Selon le ministère fédéral de la Santé, tout aliment s'avérant non sécuritaire est immédiatement jeté avant même d'atteindre les magasins.Les aliments contenant des ingrédients nocifs ne sont pas mis sur le marché, a déclaré Farah Mohamed, porte-parole de la ministre de la Santé, Anne Mc Lellan.Mais selon Rod Mac Rae, un analyste embauché par le groupe Défense environnementale, il est pratiquement impossible d'empêcher la contamination des aliments à cause des longs trajets que ceux-ci effectuent.L'aliment moyen « voyage » en moyenne 2000 kilomètres avant d'atteindre les consommateurs, a souligné M.Mac Rae.Les distances parcourues sont beaucoup plus grandes qu'avant.Les risques de contamination par inadvertance sont illimités.Des erreurs de calcul dans la préparation d'insecticides en pulvérisateur, et des métaux lourds qui demeurent dans les wagons de train à la suite de voyages précédents sont deux exemples de modes de contamination des aliments, a-t-il expliqué.Selon lui, les systèmes alimentaire et agricole sont devenus si incroyablement complexes que les outils gouvernementaux ne sont que partiellement efficaces.Missing files that are needed to complete this page: 3016580R Not Found 3016580R80 08X200.00 P-Promo.hiver ASS.CONC.CHRYSLER.682081PNCHR 3LP1201A0220 mercredi A12 3LP1201A0220 ZALLCALL 67 22:37:07 02/19/02 B L'affiche du dernier film de Costa-Gavras au banc des accusés BÉATRICE BRETONNIERE Agence France-Presse LA JUSTICE FRANÇAISE a examiné mardi une demande d'interdiction de l'affiche du dernier film de Costa-Gavras, Amen, qui, en associant croix gammée et croix du Christ, veut illustrer l'attitude du pape Pie XII (1876-1958) devant la Shoah.Le parquet de Paris s'est prononcé contre cette demande d'interdiction, déposée par l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (AGRIF).Le tribunal de Paris rendra son jugement jeudi.L'affiche, réalisée par le photographe italien Oliviero Toscani porte une « accusation monstrueuse », estime cette association catholique.Le film, présenté la semaine dernière au festival de Berlin, traite d'un sujet controversé : « La responsabilité du Vatican, du fait de sa passivité, lors du génocide des juifs et des tziganes par les nazis », indique le réalisateur Constantin Costa-Gavras.« L'affiche correspond au problème posé par le film et traité aussi par de nombreux historiens », ajoute le cinéaste, qui a suscité l'ire de la hiérarchie catholique de France, où le film sortira le 27 février.L'épiscopat français a vivement condamné l'affiche \u2014 « un fauteur de haine » \u2014, qui est déjà sur les murs à Paris, sans cependant se prononcer sur la thèse posée par le film.Celle-ci n'est pas nouvelle.Elle a déjà été défendue par des historiens.Le plus extrême d'entre eux, un Britannique catholique, John Cornwell a publié en 1999 Le pape et Hitler, livre dans lequel il soutient la thèse d'un pape antisémite « idéal pour la solution finale des nazis ».Les historiens juifs, plus modérés, accusent le pape Pie XII de « silence » et de n'avoir pas élevé sa voix pour protester contre la persécution des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.Pour le cinéaste d'origine grecque, « l'Église a accepté que la croix du Christ cohabite pendant plus de 10 ans avec le système nazi ».« Nous sommes là au coeur de l'Histoire, qui, certes, peut prêter à des interprétations divergentes, mais qui suppose une grande liberté d'expression », dit-il.Cette affaire prend une résonance médiatique particulière au moment où se poursuit à Rome le processus de béatification d'Eugenio Pacelli, le chef de l'Église catholique de 1939 à 1958.Vendredi dernier, le Vatican a annoncé l'ouverture de ses archives secrètes jusqu'en 1939, et ce, uniquement en ce qui concerne les rapports du Vatican avec l'Allemagne.L'objectif est, selon le Vatican, « de contribuer à ce que soit mis un terme aux spéculations injustes et ingrates » concernant le rôle de Pie XII pendant la Shoah.Le Congrès juif mondial (WJC) avait en effet suspendu en août dernier les travaux de la commission juive-catholique créée en octobre 1999 dans le but de mettre fin à la polémique sur Pie XII, après le refus du Vatican d'ouvrir ses archives aux historiens.Le film et l'affiche, dont la visibilité est plus immédiate, relancent donc une polémique mal venue pour le Vatican, qui a toujours soutenu le pape Pie XII.La première polémique contre ce dernier remonte à 1963, quand le dramaturge allemand Rolf Hochhuth avait publié une pièce, Le Vicaire, mettant en scène ces accusations.Photo REUTERS L'affiche controversée du film Amen, de Constantin Costa-Gavras, montre une croix chrétienne dont les extrémités se prolongent en croix gammée.VOTRE FORFAIT COMPREND l'hébergement pour une nuit, petit déjeuner buffet au Café de la Terrasse, billets de ski vous donnant accès, à votre choix, au Mont-Ste-Anne, à Stoneham ou au Massif.FORFAIT SKI À LA CARTE ! 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en occupation double.Non disponible à certaines dates.Taxes en sus.1 800 463-6888 www.ski-stoneham.com 421 2 adultes et 2 enfants Taxes en sus 511 2 adultes et 2 enfants Taxes en sus $ $ 1 888 311-7211 www.lacdelage.com 40, avenue du Lac, Lac Delage (Québec) G0A 4P0 FORFAIT GRANDES VACANCES Entrée à la station de jeux d'hiver « Village des Sports » Entrée à IMAX Ski Stoneham 2 NUITS 3 NUITS 3028001A »Offensive européenne dans la lutte antitabac RICHARD L E I N Agence France-Presse VARSOVIE \u2014 Les responsables de la santé en Europe ont appelé mardi à de vastes mesures anti-tabac à l'issue d'une réunion de deux jours axée sur les moyens d'arrêter de fumer et de sauver ainsi des millions de vies.Adoptée par les représentants des 51 États représentés, le texte de la déclaration finaledemande une augmentation des taxes sur les cigarettes, l'interdiction de la publicité sur le tabac ainsi que celle du parrainage et de la promotion d'événements par les cigarettiers.La déclaration réclame également l'interdiction de fumer dans les lieux publics et l'accès aux thérapies pour arrêter de fumer, un mal qui tue environ 1,2 million d'Européens par an.Organisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la réunion de Varsovie a également permis aux responsables présents de s'engager à appliquer dans les cinq ans des mesures plus restrictives dans ce domaine.Tandis que les pays européens sont passés à 30 % de fumeurs contre 45 % dans les années 70, peu de progrès ont été réalisés durant les cinq dernières années.Bien plus, les jeunes, en particulier les jeunes filles, se sont mis à fumer et sont plus accros que les adultes.Les participants ont également apporté un ferme soutien à l'adoption d'un traité anti-tabac.Le mois prochain à Genève se tiendra un quatrième round de négociations en vue du traité, qui pourrait être prêt dès l'an prochain.Mardi, le commissaire européen à la Santé, David Byrne, a pressé l'Europe de défier l'industrie du tabac et de tout faire pour en réduire la consommation.Avec 80 % de fumeurs déclarés avant l'âge de 18 ans, les gouvernements européens doivent agir pour empêcher l'industrie du tabac de séduire les mineurs, a-t-il dit.« Pour les jeunes que nous essayons de protéger, il n'est pas question de parler de choix du consommateur », a souligné M.Byrne.Les cigarettiers « rendent les jeunes dépendants en les ciblant », a-t-il déclaré aux journalistes.Un rapport de l'OMS rendu public la semaine dernière souligne que les pays européens enregistrent une hausse des jeunes consommateurs de tabac, dont les jeunes filles, qui fument aujourd'hui davantage que les femmes adultes.Quelque 25,5 % des filles de 15-16 ans et 28,3 % des filles de 16-17 ans fument.Ce taux est de 21,5 % pour les femmes, selon un résumé du rapport fourni par l'OMS.En tout, quelque 30 % des 15 à 18 ans en Europe sont des fumeurs, soit le même taux que celui enregistré pour les adultes.Réduire la consommation de tabac « ne passe pas seulement par la législation mais par un changement dans les coeurs et l'esprit des gens dans leur attitude envers le tabac », a déclaré le commissaire européen.La Commission européenne lancera prochainement une vaste campagne médiatique anti-tabac, axée en priorité sur les jeunes, avec des fonds initialement affectés aux planteurs de tabac européens. 3LP1301A0220 a13 mercredi 3LP1301A0220 ZALLCALL 67 22:08:59 02/19/02 B Le réchauffement de la planète pourrait causer davantage de morts au Canada Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Si rien n'est fait, le réchauffement de la planète pourrait accroître considérablement le nombre de décès reliés à ce phénomène dans une grande ville comme Toronto, selon les auteurs d'un rapport rendu public cette semaine.On estime actuellement que 19 personnes perdent la vie chaque année, à Toronto, en raison des changements climatiques, alors que ce serait le cas de 289 personnes d'ici 2010, affirment les auteurs du « Troisième rapport national sur les changements climatiques ».Le rapport indique que les changements climatiques entraîneront un accroissement important du nombre de zones inondées, affectant particulièrement les régions côtières du pays et l'Île-du-Prince-Edouard.Les changements du climat pourraient aussi provoquer des mouvements migratoires à l'intérieur du pays, prévoit-on.La publication de ce rapport survient au moment où les voix se multiplient dans l'ensemble du pays (certains gouvernements provinciaux, dont l'Alberta, et certains partis d'opposition à Ottawa) pour soutenir que le Canada ne devrait pas ratifier l'accord de Kyoto, qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre, tenus responsables des changements climatiques.Les auteurs du rapport rappellent qu'Ottawa a dépensé 2 milliards pour réduire la quantité d'émissions de gaz à effet de serre, au cours des cinq dernières années.Hier, aux Communes, le ministre fédéral de l'Environnement, David Anderson, s'en est pris aux députés de l'Alliance canadienne qui jugent qu'appliquer le traité de Kyoto serait trop coûteux.« Mais quel est le coût de la sécheresse qui sévit dans le sud de l'Alberta présentement, une situation causée par les changements climatiques ?C'est environ 5 milliards.Mais ils s'en foutent, ils se moquent complètement de ce type de problèmes », a conclu le ministre.Au Canada, le nombre d'émissions de gaz à effet de serre a augmenté de 15 % entre 1990 et 1999.En vertu du traité de Kyoto, le Canada est pourtant tenu de réduire ses émissions de 6 % d'ici 2008-2010, par rapport aux niveaux de 1990.BI RKS C A D E A U X .depuis 1879 1240, Square Phillips 397-2511 Fairview Pointe-Claire Centre Rockland Carrefour Laval Promenades St-Bruno 1 800 682 2622 www.birks.com D'une éblouissante beauté ?L'émotion en boîte.De notre collection Swarovski et tirée de l'édition annuelle 2002 de la Société des collectionneurs Swarovski, figurine de cristal \u201cIsadora\u201d, 510 $.Modèle réservé aux membres de la SCS.3028266A Des fuites de pesticides menacent le port de Djibouti, selonl'ONU Agence France-Presse ROME \u2014 Djibouti est menacé par une catastrophe écologique à cause de fuites dans le port de pesticides provenant de conteneurs arrivés de Grande-Bretagne, a indiqué hier à Rome l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).La FAO a appelé à une intervention urgente de la communauté internationale pour éviter une contamination supplémentaire du port et des personnes qui y travaillent.« On ne peut abandonner à ellesmêmes les autorités de Djibouti », a souligné un expert de la FAO, Kevin Helps, dans un communiqué.« Tout le port ne court pas un danger pour l'instant, mais nous sommes inquiets pour la zone de stockage.Le liquide continue à s'écouler des conteneurs.Une tentative d'en ouvrir un pour inspecter la cargaison a été abandonnée lorsque le liquide a commencé à se répandre », a-t-il ajouté.« En aucun cas les conteneurs ne doivent être ouverts jusqu'à l'arrivée d'un spécialiste de déchets toxiques équipé de tout le matériel de sécurité nécessaire », a-t-il mis en garde.Le risque est que les pluies propagent le produit, hautement soluble.S'il venait à se déverser dans la mer, l'impact sur la faune serait très grave, selon la FAO.L'emplacement actuel des conteneurs est déjà fortement pollué et le site le plus touché se trouve à une distance de 400 mètres d'un dépôt d'aide alimentaire, selon la même source.Le pesticide, de l'arséniate de cuivre chromaté, utilisé surtout pour la conservation du bois et des poteaux télégraphiques, est un produit cancérigène, dangereux pour l'environnement, selon la FAO.Les conteneurs devaient être livrés à l'Ethiopian Power Corporation, en Éthiopie.PERSONNE N'A MÉNAGÉ SES EFFORTS : LES INGÉNIEURS, LES CONCEPTEURS ET LES LUNATIQUES DE LA COMPTABILITÉ.VOLVO S40 2002 Le PDSF pour la Volvo S40 1.9T 2002 commence à 31 495 $, frais de livraison et de préparation, taxes, immatriculation et assurance en sus.Offre faite par l'intermédiaire des concessionnaires Volvo participants et des Services financiers Automobiles Volvo du Canada sur approbation de crédit et selon la disponibilité jusqu'au 28 février 2002.Le concessionnaire peut réduire le prix de location.Le prix peut varier en fonction de l'équipement ajouté.Paiement pour un bail de 48 mois à la location d'une berline Volvo S40 1.9T 2002 neuve.Premier versement mensuel de 448,85 $ effectué par Automobiles Volvo du Canada Ltée.Le coût total de location est de 21 544,80 $.Prix d'achat à l'échéance du bail de 13 500,90 $.Aucun dépôt de sécurité requis.Frais de livraison et de préparation de 1 050 $, taxes, immatriculation et assurance en sus.Kilométrage limité à 20 000 km par an (frais de 0,08 $ par kilomètre excédentaire).Tous les détails chez votre concessionnaire Volvo.©2002 Automobiles Volvo du Canada Ltée.\u201cVolvo pour la vie\u201d est une marque de commerce de Automobiles Volvo du Canada Ltée.Bouclez toujours votre ceinture de sécurité.Visitez notre site www.volvocanada.com.Montréal UPTOWN VOLVO 4900, rue Paré (514) 737-6666 Saint-Hyacinthe AUTOMOBILES CHICOINE INC.855, rue Johnson (450) 771-2305 Sainte-Agathe FRANKE VOLVO 180, rue Principale (819) 326-4775 Laval VOLVO LAVAL div.de: Boulevard St-Martin Auto 1430, boul.St-Martin Ouest (450) 667-4960 Saint-Léonard JOHN SCOTTI AUTO LTÉE 4315, boul.Metropolitain Est (514) 725-9394 Brossard VOLVO DE BROSSARD 9405, boul.Taschereau (450) 659-6688 Pointe-Claire VOLVO POINTE-CLAIRE 15, Auto Plaza (514) 630-3666 Acompte:.000.00 $ Dépôt de sécurité: .000.00 $ Premier paiement mensuel: .000.00 $ Montant dû au début de la location:.000.00 $ Frais de livraison et de préparation, taxes, immatriculation et assurance en sus.LE BAIL \u201cSIGNEZ ET CONDUISEZ\u201d.RIEN À DONNER SAUF VOTRE SIGNATURE.C'EST LE MOMENT DE PROFITER D'OFFRES VRAIMENT AVANTAGEUSES À L'ACHAT D'UNE NOUVELLE VOLVO, MAIS HÂTEZ VOUS CAR LES OFFRES SPÉCIALES DE FINANCEMENT ET DE LOCATION CESSERONT BIENTÔT.NE RATEZ PAS CETTE CHANCE UNIQUE.POUR LA SUITE, ALLEZ À 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ZEC (FQGZ) à l'occasion de son congrès annuel qui s'est tenu en fin de semaine dernière.Les ZEC souhaitent sortir du créneau dans lequel elles sont confinées depuis plus de 20 ans, qui consiste principalement à servir de terrain de jeu à des chasseurs et pêcheurs de moins en moins nombreux.Le message est clair : pour survivre dans un monde de plus en plus concurrentiel, les gestionnaires de ZEC doivent s'adapter et administrer leur territoire comme une entreprise.Et pour partir en affaires, les idées ne manquent pas : aménager des sentiers de randonnées, offrir de l'hébergement, attirer les amateurs de kayak.en tarifant les activités.Les ZEC pourraient aussi miser sur l'acériculture, ou encore le commerce des ifs du Canada, une espèce végétale exploitée au Québec pour ses vertus médicinales.Si les Zec ont soudainement besoin d'argent, c'est aussi parce qu'elles ne veulent pas laisser filer une main-d'oeuvre qualifiée qu'elles ont embauchée il y a deux ans grâce au Programme de création d'emploi pour les jeunes en région, offert par le gouvernement du Québec.Le programme de subvention touchant à sa fin, les ZEC doivent trouver la solution financière pour conserver une expertise technique de grande valeur.« Nous avons embauché 45 ingénieurs forestiers et géographes, explique Suzanne Saint-Amour, directrice de la FQGZ.Maintenant que nous avons ces experts, nous voulons absolument les conserver et vendre notre expertise.» Les ingénieurs forestiers embauchés par la FQGZ ont un rôle de conseil et de soutien technique auprès des entreprises d'exploitation forestière qui occupent en partie le territoire des ZEC.Ils veillent notamment à ce que les plans de coupe préservent les habitats fauniques.Les géographes sont chargés de planifier le zonage des ZEC, en vue d'accueillir sur le territoire des activités récréotouristiques autres que la chasse et la pêche.Ce virage commercial des ZEC n'est en rien incompatible avec leur statut juridique.Les ZEC sont des organismes à but non lucratif à qui le gouvernement du Québec a confié le mandat de conservation et d'exploitation des ressources fauniques sur le territoire public.Elles sont donc en droit d'utiliser leurs revenus pour la poursuite des objectifs non lucratifs de l'organisme.Par opposition aux pourvoiries, les ZEC ne peuvent cependant pas générer de bénéfices financiers.5441, rue St-Hubert Tél.: (514)274-5471 popular@popular.qc.ca FINANCEMENT À PARTIR DE 3,9% Laurier Pour un temps limité sur nos Passat et Jetta en stock.Bon choix, livraison immédiate LES REMBOURRAGES JIOLA Rajeunissez vos meubles 30% sur tous les tissus 50% sur tissu en stock Service rapide et de qualité Estimation gratuite à domicile Restauration de vos meubles Héritage Ébénisterie Meubles sur commande Propriétaire : Pierre Mancini 30 ans d'expérience dans le rembourrage Téléphone : (514) 253-1400 10983, rue Massé, Montréal Téléphonez avant le 28 février et sauvez la TPS (7 %) de Tissus en Stock GRANDE LIQUIDATION NOUVEAUTÉ ! 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qu'il existait « une probabilité raisonnable que si (les avocats de Williams) n'avaient pas fait d'erreurs professionnelles, les résultats du procès auraient pu être différents ».Ses défenseurs n'avaient fait aucune recherche sur le passé tragique de leur client, qui aurait pu amener les jurés à faire preuve de plus de commisération.Le report de l'exécution de Williams intervient alors que la Cour suprême américaine doit prochainement statuer sur la constitutionnalité de l'application de la peine capitale dans neuf États américains, un groupe dont ne fait pas partie la Géorgie.Les États-Unis font partie du club réduit de six pays ayant exécuté depuis 1990 des personnes mineures au moment des faits.Le jeu doit rester un jeu Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2002-02-19 Tirage du 2002-02-19 Tirage du 2002-02-19 NUMÉRO: 581849 Des tarifs imbattables > 10 ¢ la minute : tarif interurbain au Canada et vers les États-Unis.> 20¢ US la minute à partir des États-Unis, pour les appels aux États-Unis et vers le Canada.Des services indispensables toujours inclus > Appel en attente > Renvoi d'appels > Service conférence Aucun contrat à signer Pensez bien.Dépensez mieux.Pour obtenir plus d'information, communiquez avec le Service Fido Affaires au 1 866 282-FIDO (3436) ou arrêtez-vous dans un magasin Fido ou chez un détaillant participant.3029937A 3LP1602A0220 a16 mercredi 20 février 3LP1602A0220 ZALLCALL 67 00:25:24 02/20/02 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 20 FÉVRIER 2002 MONDE D'anciens responsables militaires israéliens en faveur d'un retrait des territoires palestiniens Sur le terrain, nouvelle éruption de violence: 31 morts en 36 heures d'après AFP JÉRUSALEM - D'anciens hauts responsables militaires et des services de sécurité israéliens sont sur le point de lancer une campagne publique en faveur d'un retrait important des territoires palestiniens et de l'abandon de colonies juives, apportant un soutien de poids aux pacifistes israéliens.Cette campagne s'articule autour d'une proposition élaborée par le Conseil pour la paix et la sécurité, organisme formé de 1000 anciens hauts responsables militaires et des services de sécurité, et plaidant pour que l'armée israélienne se retire immédiatement de toute la bande de Gaza (à l'exception d'un petite zone de sécurité à la frontière avec l'Égypte) et de la majeure partie de la Cisjordanie.Baptisée « Dire shalom aux Palestiniens », où « shalom » est utilisé dans le double sens de « paix » et d'« adieu », cette proposition, qui a vu le jour en novembre, plaide aussi pour le démantèlement d'une quarantaine d'implantations juives de la bande de Gaza et de la Cisjordanie abritant 15 % des colons israéliens, mais n'évoque pas la question de Jérusalem.Alors que l'Intifada entre dans son 17e mois, ce projet controversé préconise également la création immédiate d'un État palestinien et l'ouverture de négociations entre Israël et les Palestiniens sans conditions préalables.Sur le terrain, une éruption de violence a frappé hier les territoires palestiniens, faisant neuf morts, dans un nouvel engrenage que la diplomatie était impuissante à enrayer.Au total, ce sont 31 personnes, 21 Palestiniens et dix Israéliens qui ont été tuées en moins de 36 heures.Des navires de guerre israéliens ont attaqué tôt ce matin six cibles dans la bande de Gaza, dont le bureau du dirigeant palestinien Yasser Arafat, tuant quatre membres de sa garde personnelle et en blessant quatre autres.Simultanément, des F16 ont attaqué à l'aide de missiles le quartier général de la police palestinienne à Gaza.En outre, cinq policiers palestiniens ont été tués sur la lisière Est de la ville de Naplouse (Cisjordanie) au cours d'affrontements avec des chars israéliens.Dans la soirée d'hier, six soldats israéliens ont été tués lors d'une attaque palestinienne contre un barrage militaire israélien près de Ramallah (Cisjordanie).Le Hamas avait déjà menacé depuis le matin de se venger après un raid israélien qui avait visé un bâtiment abritant ses bureaux dans le camp de réfugiés de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, tuant deux de ses militants et en blessant une dizaine.En début de soirée, un Palestinien s'est tué en actionnant des explosifs qu'il portait au moment où il tentait de monter à bord d'un autobus israélien près d'une colonie juive de la vallée du Jourdain.Aucun passager n'a été blessé.Ces morts portent à 1250 le nombre de personnes tuées depuis le début de l'Intifada, en septembre 2000, dont 953 Palestiniens et 275 Israéliens.En Israël, la Cour suprême a sommé l'armée de suspendre au moins jusqu'à une audition, demain, son opération de démolitions de maisons dans le sud de la bande de Gaza, dans le secteur où trois Israéliens ont été tués lundi soir par un Palestinien qui s'est ensuite donné la mort.Onze maisons avaient déjà été détruites.L'armée israélienne a affirmé avoir uniquement « démoli un certain nombre de bâtiments non habités » dans le secteur.Pour le directeur général du Conseil pour la paix et la sécurité, Shaul Givoli, la campagne qui va être lancée a pour objectif de susciter l'adhésion publique autour de l'idée du retrait israélien des territoires et de certaines colonies.Selon lui, Israël « paie un prix élevé » en maintenant sa présence dans les territoires.En janvier, 52 officiers et soldats de réserve avaient annoncé qu'ils refuseraient dorénavant de servir dans les territoires palestiniens, pour ne pas selon eux participer à des opérations « d'oppression ».EXPRESS INTERNATIONAL Afghanistan Ben Laden encore vivant?LE TERRORISTE présumé Oussama ben Laden, son lieutenant Aymane al-Zawahri et le chef des talibans, le mollah Mohammad Omar, « sont encore vivants » et se trouvent en sécurité, affirmait hier le quotidien arabe Al-Hayat, basé à Londres, citant un groupe de militants islamistes basés dans cette ville.Le journal ne précisait pas où se trouveraient les trois dirigeants islamistes.Il n'a pas été possible de contacter les militants islamistes qui sont à l'origine de cette information et qui diffusent des communiqués de Londres au nom d'un « Centre des études et recherches historiques ».\u2014 d'après AFP Madagascar Deuxième tour reporté LE PRÉSIDENT Didier Ratsiraka et son rival Marc Ravalomanana se sont mis d'accord hier pour reporter à une date non précisée le second tour de l'élection présidentielle à Madagascar, initialement prévu pour le 24 février, a annoncé l'Organisation de l'unité africaine (OUA).La Haute cour constitutionnelle doit statuer demain sur ce report, selon un conseiller de Ratsiraka.Les deux camps ont convenu dans une déclaration commune, après six jours de pourparlers tendus, d'ouvrir « dans les prochains jours » un nouveau cycle de négociations.\u2014 d'après AFP Corée du Nord Le PAM à court LE PROGRAMME alimentaire mondial (PAM) a annoncé hier qu'il était, pour la première fois depuis le début de ses opérations en Corée du Nord en 1995, à court de vivres pour répondre aux besoins des personnes vulnérables dans ce pays.Pour nourrir 6,4 millions de Nord-Coréens sur un an, le PAM doit pouvoir distribuer 611 000 tonnes de vivres.Or il en manque 456 000 tonnes, les pays donateurs n'ayant répondu qu'à 25 % de l'appel du fonds du PAM.À ce jour, le PAM a seulement reçu des contributions de la Corée du sud (100 000 tonnes) et des États-Unis (55 000 tonnes).\u2014 d'après AFP Une Corée unie, passeport pour la liberté, selon Bush Associated Press SÉOUL, Corée du Sud \u2014 Le président des États-Unis George W.Bush a estimé hier qu'une Corée unie apporterait la liberté, la prospérité et la paix a un peuple dominé par le communiste et embourbé dans « la stagnation et la faim ».Les propos du président américain stigmatisant la Corée du Nord comme une partie d'un « axe du mal » ont été commentés dans toute la région, et George Bush semble vouloir convaincre la Corée du Nord et ses autres alliés qu'il ne compte par se précipiter dans une nouvelle action militaire.« Aucune nation ne devrait être une prison pour son propre peuple », devait déclarer le président lors de sa visite à la gare de Dorasan, qui ne se trouve qu'à une centaine de mètres de la zone démilitarisée qui sépare les Sud du Nord.« Ma vision est claire.Je vois une péninsule qui sera un jour unie dans le commerce et la coopération au lieu d'être divisée par les fils barbelés et la peur », a-t-il déclaré.« Les enfants coréens ne devraient pas mourir de faim, tandis qu'une grande armée est nourrie », a-t-il estimé, en évoquant la vie en Corée du Nord.L'évocation du désormais célèbre « axe du mal » a également eu des répercussions sur la vie politique sud-coréenne.Un député, bien vite réprimandé par le président Kim Dae-jung, a qualifié devant l'Assemblée nationale le président Bush d'« incarnation du mal ».Ces propos montrent comment les liens entre les États-Unis et la Corée du Sud, très étroits, apparaissent comme un dossier important dans la campagne pour l'élection présidentielle.Les propos de George Bush ont en effet agacé un gouvernement sud-coréen qui déjà bien du mal à défendre aux yeux de la population la politique de réconciliation péniblement mise en place par le président Kim Dae-Jung.Photo Associated Press Une centaine de manifestants agitaient des pancartes hostiles à la visite présidentielle près de l'aéroport militaire K-16, près de Séoul.Plusieurs drapeauxdes États- Unis ont été brûlés et les manifestants se sont violemment heurtés auxforces de l'ordre fortes de 15 000 hommes. 3LP1701A0220 mécwedi A17 3LP1701A0220 ZALLCALL 67 22:21:40 02/19/02 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 0 F É V R I E R 2 0 0 2 L E MOND E A 1 7 Désarmement nucléaire: négociations difficiles Agence France-Presse MOSCOU \u2014 Un deuxième round de négociations entre Moscou et Washington sur le désarmement stratégique a débouché sur la constatation de sérieux obstacles à la conclusion d'un accord à temps pour qu'il soit signé au prochain sommet Bush-Poutine, prévu en mai.« Les deux présidents sont très intéressés par l'obtention d'un accord, mais des choses surprenantes peuvent arriver même avec les meilleures intentions », a déclaré hier John Bolton, secrétaire d'État adjoint chargé du désarmement et de la sécurité internationale.Bolton s'exprimait à Moscou, à l'issue du deuxième round de négociations avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Gueorgui Mamedov.Le matin même, ce dernier espérait que cette rencontre déboucherait sur des « résultats tangibles et substantiels ».Mais, quelques heures plus tard, son supérieur immédiat, le ministre des Affaires étrangères, Igor Ivanov, a constaté que « pour l'instant les parties conservent des approches différentes » sur une réduction des armes stratégiques offensives et un nouveau cadre de relations stratégiques entre les deux pays.Moscou et Washington ont « une vision commune » du but à atteindre, a rappelé Ivanov, à savoir une réduction des arsenaux stratégiques des deux pays, actuellement de quelque 6000 têtes nucléaires chacun, jusqu'à un nombre se situant entre 1700 et 2200 têtes.La signature d'un tel accord serait le point d'orgue à la visite qu'envisage George W.Bush, attendu à Moscou du 23 au 25 mai prochains.L'enjeu est de taille, au point qu'Ivanov a suggéré hier qu'il pourrait entrer personnellement dans le vif des négociations.Le ministre des Affaires étrangères russe et son homologue américain, Colin Powell, « sont prêts à une rencontre afin d'arrêter ensemble des décisions mutuellement acceptables », a-t-il déclaré.Cette rencontre pourrait intervenir dès le mois de mars, au cours duquel doit se tenir un troisième round de négociations russo-américaines.Les négociations butent principalement sur deux points, a indiqué récemment une source diplomatique russe haut placée.La Russie s'est prononcée en faveur de la destruction des têtes nucléaires touchées par la réduction, alors que les États-Unis veulent en conserver une partie en réserve.« Les Américains veulent conserver un grand potentiel de retour, mais nous devons savoir quelle sera sa taille éventuelle », a-t-on indiqué de même source diplomatique.Bolton a confirmé indirectement cette divergence de vues en mentionnant seulement que Bush avait donné le feu vert à un accord « codifiant de grandes réductions dans le nombre de têtes nucléaires déployées opérationnelles ».Moscou souhaite par ailleurs qu'un accord sur le désarmement soit lié, par une déclaration, à celui de la défense antimissile, ce que refuse Washington.Les États-Unis ont dénoncé en décembre dernier le traité antimissile ABM, qui gêne leur projet de déploiement d'un bouclier antimissile.Selon la source diplomatique, « plus les réductions d'armes stratégiques sont grandes, plus il faut prendre en considération les autres facteurs affectant l'équilibre stratégique, notamment le projet américain de bouclier antimissile ».À cet égard, Bolton a déclaré que Washington « n'a pas l'intention d'entamer » des négociations sur d'éventuelles limitations à son projet de bouclier antimissile.Les obstacles à un accord sont de taille, à en croire Bolton.« Dans n'importe quelle négociation, il y a toujours un certain nombre de questions qui peuvent empêcher un accord d'être conclu à temps.Le mois de mai peut sembler une échéance lointaine, mais il sera bientôt là », a-t-il dit.« Nous avons un certain nombre de questions difficiles : le dénombrement exact des têtes nucléaires stratégiques, les mesures de transparence et de vérification » et une série d'autres points qui doivent être réglés, a-t-il ajouté sans autre précision.Chirac en campagne: la loi et l'ordre au programme Siège social 8717, rue Berri Montréal Laval 1800, boul.Le Corbusier Bureau 117 Région de Montréal 1 800 567-FONDS www.fondsftq.com La valeur de l'action fluctue.Pour des renseignements détaillés sur les actions du Fonds, consultez le prospectus offert à nos bureaux.(514) 383-FONDS Crémazie Brossard 6300, avenue Auteuil Bureau 108 (au sud du boul.Taschereau) Kirkland 17085, chemin Sainte-Marie (Autoroute 40, sortie Saint-Charles) Centre-Ville Tour l'Industrielle-Vie 2000, avenue Mc Gill College (angle De Maisonneuve) Rez-de-chaussée, bureau GR-40 Pointe-aux-Trembles 13313, rue Sherbrooke Est (angle 36e avenue - Autoroute 40, sortie boulevard Tricentenaire) Mc Gill Pour récolter à la retraite, ça prend un REER qui pousse.Avec les crédits d'impôt supplémentaires de 30 % que vous procure une contribution au Fonds de solidarité FTQ, vous économisez beaucoup plus d'impôt qu'avec un REER conventionnel.Vous pouvez même maximiser votre rendement en réinvestissant ces économies! C'est un excellent véhicule de placement pour votre retraite.NOUVEL EMPLACEMENT NOUVEL EMPLACEMENT 3016137A Agence France-Presse GARGES-LES-GONESSE \u2014 Le président français de droite Jacques Chirac a lancé hier sa campagne électorale sur le thème « impunité zéro » pour les délinquants, au moment où les Français font de la sécurité leur première préoccupation.À deux mois de l'élection présidentielle, et alors qu'il dispose d'une très mince avance dans les sondages d'opinion sur le premier ministre Lionel Jospin, candidat probable de la gauche socialiste, Chirac s'est érigé en gardien de la loi et de l'ordre à l'occasion de son premier discours de campagne, prononcé à Garges-les-Gonesse, une ville populaire de la banlieue parisienne.« Aucune infraction, si légère soit-elle, ne doit plus être laissée sans réponse, une réponse adaptée, proportionnée à la faute, juste, mais certaine, immédiate et dissuasive.C'est ce que j'appelle l'impunité zéro », a déclaré Chirac.Selon un sondage IPSOS/France 2 rendu public lundi soir, la sécurité publique est le domaine où le plus de Français (46 %) attendent des réformes du futur président, devant la justice, les retraites et les impôts.La délinquance a augmenté de 7,69 % en 2001 par rapport à l'année précédente, et le taux de criminalité se chiffre à 68,8 pour 1000 habitants, selon les derniers chiffres officiels.« Il y a urgence à agir et à réagir », a dit Chirac, car « la violence est en train de changer le visage de notre république ».« Plus personne en France n'est à l'abri.Plus personne ne se sent à l'abri », a-t-il affirmé.« Pour les serviteurs de la loi comme pour tous les citoyens, l'impunité de ceux qui bafouent la loi est aussi décourageante qu'insupportable », a estimé Chirac.« Organisons une justice de proximité, capable de traiter les petits délits, et chargée de prononcer, sous le contrôle des magistrats, des peines de réparation immédiates et effectives, des travaux d'intérêt général, des contraventions », a-t-il dit en évoquant l'exemple « des anciennes justices de paix ».Le président, qui dévoilait le premier pan de son projet électoral, a notamment proposé la création d'un grand ministère de la Sécurité intérieure ayant sous sa responsabilité police et gendarmerie, ainsi que la création de centres fermés pour les délinquants mineurs multirécidivistes.Les multirécidivistes seraient placés dans ces centres dans l'attente de leur jugement afin de « ne pas les laisser libres sur les lieux de leurs agressions ».Ces établissements seraient dotés d'« équipes éducatives spécialisées pour faire en sorte que ce temps de passage leur soit utile », selon le président.Selon un sondage IPSOS/Le Figaro paru hier, Chirac l'emporterait sur Jospin au second tour de la présidentielle par 53 % des voix, après l'avoir devancé au premier tour par 25 % contre 20 %.« Avec la montée de la violence, c'est la cohésion même de notre société qui est en cause, c'est notre modèle républicain qui s'affaiblit, c'est le lien social qui se distend, car la sécurité est à la racine même du pacte social », a également affirmé Chirac.« Pour être efficace, une politique de sécurité doit s'inscrire dans un cadre global, garantir à tous l'égalité des chances et rechercher en permanence la justice ».Les propositions de Chirac ne sont qu'un « catalogue de bonnes intentions », a estimé le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, cependant que Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l'Intérieur dans le gouvernement socialiste et lui-même candidat à l'élection, lançait à l'intention de Chirac : « Ce grand amnésique découvre aujourd'hui l'eau chaude.» 3LP1801A0220 a18 mercredi 3LP1801A0220 ZALLCALL 67 22:27:24 02/19/02 B A18 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 20 FÉVRIER 2002 Le terrible doute k g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Il y a quatre ans, le docteur Andrew Wakefield a lancé un énorme pavé dans la mare du monde médical, en remettant en question le dogme numéro un de la médecine moderne : la vaccination.Une étude réalisée par le gastro-entérologue britannique traçait en effet un lien entre l'autisme, le cauchemar de tous les parents, et le triple vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons.Les travaux du dr Wakefield ont alimenté un ouragan de controverse, installant un terrible doute dans l'esprit des parents.Dans certains pays, comme la Grande-Bretagne, les taux de vaccination ont diminué dramatiquement, chutant jusqu'à 65 % dans certaines régions.Et voilà que le premier ministre britannique, Tony Blair, ajoutait récemment à la paranoïa ambiante en refusant de dévoiler si son dernier-né, le petit Léo, avait reçu le vaccin RRO.Même si certains médecins y accordent du poids, les études du dr Wakefield ont depuis été contredites par des dizaines de chercheurs.Des associations médicales renommées, comme l'American Academy of Pediatrics, le Medical Research Council britannique, l'Institute of Medicine des États-Unis, ont tous conclu, après une revue des travaux publiés mondialement, que Wakefield avait émis une hypothèse qui n'avait aucun fondement scientifique.Le hic, c'est que les travaux du gastro-entérologue viennent conforter les observations de centaines de parents d'enfants autistes à travers le monde.Plusieurs disent avoir fait face à la séquence d'événements examinée par Wakefield : à la suite du vaccin, leur enfant, qui se développait de façon parfaitement normale, a souffert d'une gastro- entérite.Après cette maladie bénigne, il n'a plus jamais été le même.Des années plus tard, le diagnostic tragique est tombé.Autisme.On ne peut rejeter du revers de la main l'expérience de parents qui connaissent la réalité de leur enfant bien plus que des kyrielles de scientifiques.Mais faut-il pour autant mettre en péril la vaccination de millions d'autres, qui recevront les injections sans le moindre effet secondaire ?La vaccination est en quelque sorte victime de son succès.Comme les graves maladies qu'elle éradique n'ont plus de visage, on n'en voit plus que les désavantages.La rougeole, par exemple, perçue à tort comme une maladie inoffensive, a tué 800 000 personnes dans le monde en 1998.Dans les pays en voie de développement, 10 % des décès d'enfants sont reliés à la rougeole.Au Québec, la dernière épidémie de rougeole, survenue en 1989, alors qu'on n'administrait qu'une seule dose du vaccin aux enfants, a fait six morts.Dans la balance des avantages et des inconvénients, la vaccination l'emporte.Ce qui ne veut pas dire qu'il faut rester les bras croisés devant l'hypothèse soulevée par Wakefield.\u0001 \u0001 \u0001 La controverse autour du vaccin RRO n'aurait pu prendre cette ampleur si on avait éclairci le mystère qui enveloppe toujours l'autisme.Non seulement on ne connaît pas les causes de la maladie, mais on ne sait pas combien d'enfants sont affectés.Si le vaccin était effectivement en cause, le nombre d'enfants autistes aurait augmenté au cours des dernières décennies.Sur le terrain, les médecins sont formels.Il y a une hausse des diagnostics.Mais plusieurs sommités sont plus réservées : le nombre de cas n'augmente pas nécessairement.Il y aurait plus de diagnostics parce que les médecins sont davantage en mesure d'identifier la maladie, dont la définition s'est d'ailleurs élargie.Personne ne s'entend non plus sur la proportion d'enfants autistes qui le seraient devenus à la suite d'une régression, comme celle que décrit Wakefield.Certains affirment qu'on parle de moins de 5 % des cas d'autisme, d'autres parlent plutôt de 30 %.La première chose à faire serait donc de documenter de façon rigoureuse le nombre de cas d'enfants affectés.La seconde serait, pour les médecins, d'examiner sérieusement si, dans le cas de certains enfants, le vaccin RRO ne pourrait pas avoir d'effets pervers supérieurs à ses avantages.Mais ne nous faisons pas d'illusions : il sera difficile d'apaiser ce doute levé dans l'esprit des parents.Et c'est peut-être lui qui fera des ravages dans quelques années, en provoquant de nouvelles épidémies de rougeole, qui, comme la méningite l'an dernier, feront de malheureuses petites victimes.Paul Bordeleau, collaboration spéciale Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Une autre voie LE PASSAGE cette semaine de Bill Clinton à Montréal nous rappelle son passage à Mont-Tremblant en 1999 où, au grand plaisir des nationalistes canadiens, il était venu donner un coup de pouce à Stéphane Dion dans son combat contre les souverainistes.Revenons à 2002 ! Au moment où la classe politique canadienne ne cache plus son inquiétude pour l'avenir de la souveraineté du Canada, il est bon de se rappeler la question que la Société Saint- Jean-Baptiste posait dans ces pages au lendemain de la visite de M.Clinton : Quel prix devront-ils payer pour cet appui magistral ?(19 octobre 1999).À tout faire pour empêcher le Québec de prendre sa souveraineté, le Canada finira peut-être par se faire prendre la sienne.Il doit bien y avoir une autre voie.Pour eux comme pour nous.GUY BOUTHILLIER président Société Saint-Jean-Baptiste Pour sauver des vies LA SEMAINE dernière, on a beaucoup parlé du fléau du suicide à Montréal et on a cité particulièrement le métro comme un des endroits de prédilection des désespérés.On dit que les chauffeurs de rame sont très traumatisés par ces tragédies.Je propose que les rames de métro fassent un arrêt obligatoire en arrivant à une station puis redémarrent lentement pour entrer dans la dite station.Ainsi, la rame circulerait très lentement, ce qui aurait pour effet de décourager plusieurs désespérés.Évidemment, la STM va rétorquer que ce processus ralentirait la circulation du métro.Mais il faut se poser la question : veut-on la super efficacité ou sauver des vies et éviter des traumatismes aux conducteurs de rames ?Est-ce que le syndicat pourrait s'en mêler ?MICHEL PÉRIARD Exode des cerveaux ?ON APPREND à la fin de l'article sur le « vaccin de la controverse » que le dr Wakefield, mis à la porte du Royal Free Hospital de Londres, a été récupéré par des militants antivaccin RRO de la Floride (La Presse, 18 février).Vous rappelez-vous du dr Guylaine Lanctôt, qui militait ici contre la vaccination en général, prétendant entre autres dans un livre que la vaccination des enfants était responsable de l'épidémie de sida ?Eh bien, après avoir perdu son droit de pratique au Québec, elle a fondé en Floride cinq cliniques qui portent son nom, où on offre des traitements contre les varices, les rides et le vieillissement de la peau.Elle vend, entre autres, sur son site Web (www.guylainelanctot.com) une crème antirides « miracle ».Voici un extrait du texte ayant trait à la crème antirides (la traduction est de moi).« Le vieillissement de la peau est désormais considéré comme une maladie évitable par la communauté médicale.» Je déplore l'exode des cerveaux, mais dans son cas, le Québec n'a pas perdu grandchose.ROSANNE SAVAGE traductrice Insouciante jeunesse LA LETTRE de Gaétan Bouchard « Après mon bien, mon âme », publiée le 2 février dans La Presse, confirme ce sentiment d'éternelle jeunesse qui nous occupe quand nous avons 20 ans.Pourtant, l'existence nous fait vite comprendre que ces beaux jours durent beaucoup moins longtemps que l'on se plairait à le croire.Ces belles années d'insouciance deviennent bien vite des souvenirs de plus en plus lointains.Et c'est là où cette vie que l'on croyait devoir durer toujours s'émousse beaucoup trop rapidement, la santé que nous avons toujours crue inébranlable nous faisant maintenant faux bond.Les excès que nous avions toujours cru si inoffensifs viennent nous hanter et finissent par avoir le dessus.Gaétan Bouchard crâne lorsqu'il affirme qu'il fumera jusqu'au goulag.Il n'y aura pas de goulag pour les fumeurs.Cependant, le goulag n'est rien en comparaison à ce que ce jeune homme dans la force de l'âge s'expose en jouant à la roulette russe avec sa santé.Gaétan Bouchard apprendra sans doute trop tard qu'il est triste de souffrir inutilement, pire encore, de mourir prématurément quand on s'est moqué de manière aussi insouciante du péril qui guette les excessifs et les imprudents.Insouciance de jeunesse rime trop souvent avec inconséquence.ARMAND J.DORÉ Anjou D'autres lettres dans notre forum interactif : www.cyberpresse.ca/lettres Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca Savoir vivre?p g r a v e l @ l a p r e s s e .c a Deux cas de rage au volant \u2014 dont un qui s'est terminé tragiquement par la mort d'un des protagonistes \u2014 au cours du dernier week-end.De quoi frapper l'imagination et faire les manchettes.En plus de donner l'impression que ce phénomène serait en voie de prendre une ampleur sans précédent.Et qu'il conviendrait, si on en croit des interventions de participants à des tribunes téléphoniques, d'adopter des dispositions particulières pour le réprimer avant qu'il devienne complètement incontrôlable.Tout le monde admettra évidemment qu'une seule victime, c'est déjà beaucoup trop et que tout doit être fait pour empêcher que des drames semblables se multiplient.Or, il se trouve cependant que la réalité ne justifie nullement ce sentiment de panique.Et que les autorités policières ont, dans ce cas particulier, déjà fait ce qui s'imposait pour cerner le problème et en évaluer l'importance.Il en ressort que, à l'instar de ce qu'on peut observer dans maints autres domaines \u2014 harcèlement sexuel, violence conjugale, discrimination, etc.\u2014 il arrive qu'on en vienne à tout confondre.Et à considérer avec la même gravité des gestes qui dénotent un manque de savoir- vivre, une absence de jugement, des fautes de goût, des excès de langage ou un comportement grossier avec des crimes aux conséquences sérieuses qui justifieraient des sanctions sévères.Dans le cas précis de la conduite automobile, il est remarquable de noter que toute l'opération de sensibilisation, lancée en septembre dernier par la SQ, n'a finalement eu comme principal résultat que de montrer combien les conducteurs sont mal élevés.Ou, à l'inverse, très sensibles au manque de courtoisie des autres.Sur 4221 signalements de conduite jugée « dangereuse » par des automobilistes ayant attiré l'attention de la police, il s'est avéré que, dans la très grande majorité des cas, on ne pouvait parler que de mouvements d'impatience, de signaux agressifs et de manque de courtoisie.Dans une douzaine de dossiers seulement, il aura été question de voies de fait simples, méfaits ou agression.Loin de conclure qu'il faut baisser les bras et laisser faire, il s'impose au contraire de poursuivre le travail déjà amorcé.Mais pour s'attaquer au vrai problème et non céder à un sentiment d'inquiétude qui n'est pas vraiment fondé.Ce qui importe le plus, en effet, c'est de modifier le comportement des automobilistes impatients ou intolérants.Histoire de limiter les cas extrêmes de dérapage qui se transforment, eux, en authentiques drames dus à la rage au volant.Des incidents, heureusement limités, qui devraient toujours être sanctionnés par des peines rigoureuses pouvant servir d'exemple à tous ceux qui seraient portés à oublier que la route appartient à tout le monde.Pour le reste, rien ne remplacera une campagne de sensibilisation à des règles de courtoisie en matière de conduite.Idéalement, la tolérance zéro devrait régner au chapitre de l'impatience au volant.Mais ce serait comme rêver que tout le monde sait vivre.Contrats de performance: une stratégie inefficace MONSIEUR LE ministre Legault, fort de son expérience au ministère de l'Éducation où il avait négocié avec les institutions d'enseignement des contrats axés sur la « performance », vise à utiliser la même stratégie pour les établissements hospitaliers du Québec qui seraient ainsi rémunérés selon leur « performance ».Suite à cette nouvelle politique de monsieur le ministre, seront ainsi convoités pour de futurs emplois : comptables, administrateurs, gestionnaires, analystes financiers, agents planificateurs, techniciens de soutien bureaucratique, etc.Ces gens, qualifiés en administration et bureaucratie, seront en effet nécessaires aux hôpitaux pour décoder les nouvelles stratégies gouvernementales, colliger les multiples données, et préparer les rapports les plus favorables en réponse aux nouvelles exigences ministérielles.Le gouvernement aura lui aussi désespérément besoin de ces nouveaux effectifs, pour élaborer ses nouvelles politiques et contrôler leur mise en application.Tous ces gens nouveaux, avec dévouement et enthousiasme, travailleront, dans leur bureau, à améliorer la santé des Québécois.Sur le terrain, près des malades, cependant, ces dernières dépenses n'auront que peu d'impact.Les nouveaux crédits ne permettront pas d'engager de nouvelles infirmières (découragées par les conditions de travail qui les attendent), d'acheter du nouveau matériel diagnostique ou thérapeutique (bien nécess équipements vétustes des institutions de santé québécoises), ou de former de nouveaux médecins qui auront à coeur de développer des soins médicaux de pointe (dans un pays qui peine actuellement à offrir des soins de qualité dignes du monde occidental).Comme l'a si bien décrit le professeur Philippe Even dans son livre Scandales des hôpitaux de Paris et de l'hôpital Pompidou (Le Cherche Midi éditeur, 2001), « la mesure des activités médicales réelles des hôpitaux s'avère illusoire.Et inutile.Et effroyablement coûteuse » .« Les experts en réduction de coûts et les administrateurs de santé coûtent plus qu'ils ne contiennent les coûts ».PIERRE POITRAS chef du service de gastro-entérologie du CHUM, professeur titulaire de médecine Université de Montréal François Legault 3LP1901A0220 a19 mercredi 3LP1901A0220 ZALLCALL 67 22:29:04 02/19/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 20 FÉVRIER 2002 A19 Un débat incontournable La faiblesse du dollar canadien pose de plus en plus problème et le taux de change actuel constitue le premier facteur négatif au développement des entreprises G I L L E S TAILLON L'auteur est président du Conseil du patronat du Québec.Nous publions ce texte à l'occasion d'une séance de réflexion sur l'avenir du dollar canadien, qui se tiendra demain et qui est organisée par le Conseil du patronat en partenariat avec La Presse.INÉVITABLEMENT, l'intégration croissante des économies canadienne et américaine et l'adoption de l'euro dans la communauté européenne ont remis à l'agenda les avantages potentiels d'une union monétaire entre le Canada et les États-Unis.La fluctuation de notre taux de change actuel, par ailleurs, commence à irriter plusieurs dirigeants d'entreprises comme en ont témoigné les médias au cours des dernières semaines.Même si pour certaines entreprises la faiblesse du dollar constitue un avantage à l'exportation, le prix à payer au titre de l'importation des équipements, de la machine et des nouvelles technologies semble commencer à faire pencher la balance plutôt du côté des inconvénients que des avantages.Notre plus récent sondage semestriel auprès de ces entreprises membres révèle en effet que le taux de change actuel constitue le premier facteur négatif au développement des entreprises du Québec.Il s'agit d'une première dans l'histoire de nos consultations, et nous croyons que cela reflète l'importance de la question.Bref, la faiblesse du dollar pose problème.Mais avant de plonger tête première dans l'aventure de l'union monétaire, il convient de bien mesurer les impacts, de poser le pour et contre.D'abord sommes-nous prêts à renoncer à une certaine indépendance de notre politique monétaire au profit de la politique américaine ?La perte du contrôle de la politique monétaire dans une union Canada/ États-Unis voudrait dire que les changements dans le revenu et le taux d'emploi au Canada seraient synchronisés avec ceux des États-Unis.Nos interventions en matière de politiques monétaires seraient celles de la Banque centrale américaine sous large contrôle américain.Perte de contrôle Pour plusieurs nationalistes canadiens, la souveraineté économique du Canada passe par une indépendance de la politique monétaire.La perte de contrôle qui résulterait de la dépendance accrue pousserait, selon eux, vers l'assimilation du Canada aux États-Unis, mettant potentiellement en danger les différences politiques entre nos deux pays, principalement les avantages de nos programmes sociaux.Enfin les partisans d'un taux de change flexible soutiennent que ce taux constitue un bouclier contre les chocs économiques.Bien que cette protection soit rarement complète, un mouvement dans le taux de change peut aider à compenser les effets d'une perturbation économique temporaire.Ainsi, une baisse des prix internationaux affectant des produits canadiens, telle une baisse des prix des matières premières notamment, peut être contrebalancée par un taux de change à la baisse, permettant ainsi à ce produit de demeurer temporairement concurrentiel.À l'opposé, les partisans d'une union monétaire estiment qu'un taux de change flexible n'aide pas aux intérêts économiques du pays parce que, par sa nature même, ce taux possède le grand désavantage d'être instable et fluctuant, et ainsi crée de l'incertitude chez les importateurs, les exportateurs et les investisseurs.Plusieurs économistes considèrent que cette situation ralentit l'accroissement de nos échanges commerciaux et décourage l'implantation et l'expansion des entreprises au Canada puisque, en plus de créer de l'incertitude, le taux de change constitue une entrave au commerce et aux mouvements de capitaux, et génère des coûts de transactions pour les entreprises.Souvent, ces dernières se voient contraintes à recourir à diverses ressources afin de gérer l'évolution et les répercussions des taux de change sur leurs stratégies et sur leurs marchés.Selon les tenants de l'union monétaire, une faiblesse et une instabilité prolongées des taux de change détournent les investissements \u2014 dont auraient pu profiter les marchés canadiens \u2014 vers les marchés américains et exercent un effet dissuasif sur le développement d'industries particulièrement créatrices d'emplois.Les adeptes de l'union monétaire estiment dès lors que la libre circulation des capitaux, des biens et des services entre le Canada et les États-Unis permettrait un nivellement des taux d'intérêt et d'inflation.Cette situation engendrerait pour l'économie canadienne une meilleure stabilité des prix, une baisse des taux d'intérêt à long terme, une croissance des échanges commerciaux et, finalement, une augmentation de la richesse, personnelle et collective.Certains même soutiennent qu'une union monétaire améliorerait la concurrence, favoriserait une meilleure allocation des ressources et stimulerait la souplesse en matière de salaires au Canada, car les entreprises et les travailleurs seraient plus conscients de leur position concurrentielle en Amérique du Nord.Les partisans d'une union monétaire considèrent que la perte de souveraineté économique peut comporter des avantages si les bénéfices anticipés dans l'union qu'ils prônent, sont plus élevés que les sacrifices devant être consentis par les Canadiens.L'obligation de bien cerner les enjeux On le constate, les arguments ne manquent pas des deux côtés de la clôture.Ce débat qui est devenu incontournable dans un contexte d'un marché économique nord-américain de plus en plus intégré doit se faire en ayant à coeur de bien identifier les enjeux qu'il comporte.L'exemple récent de l'Argentine nous indique bien que la seule adoption du dollar américain n'est pas un gage de rentabilité absolue.Diverses conditions doivent s'y combiner : une inflation sous contrôle ; une dette raisonnable ; l'absence de déficit budgétaire.Bref, adopter la monnaie du voisin ne nous dégagerait absolument pas des autres contraintes qui pèsent sur nous actuellement.L'union monétaire suppose également des préalables, comme la mobilité de la maind'oeuvre et des mécanismes de transferts fiscaux entre les pays qui ne sont pas établis actuellement.La monnaie commune européenne a pu être réalisée parce qu'elle était soutenue par une harmonisation fiscale et par une certaine convergence des politiques sociales.Actuellement, les négociations concernant la création de la ZLEA, pourtant difficiles et complexes, n'abordent pas des questions d'une telle envergure.Dans la conjoncture actuelle, d'autres questions surgissent.Comment expliquer la force actuelle du dollar américain, inébranlable même en période de crise comme au lendemain du 11 septembre ?À combien se ferait la transition actuellement quant on sait, selon l'estimation qu'en fait The Economist, que le dollar canadien est sous-évalué d'environ 22 % ?En somme, tout en débattant la question, il apparaît inévitable que notre meilleure stratégie consiste à tenter de mettre les chances de notre côté en s'attaquent prioritairement au retard de productivité qui nous sépare des États-Unis, écart que le ministère de l'Industrie et du Commerce du Québec établit à quelque 30 % et qui pourrait bien constituer notre talon d'Achille dans l'adoption éventuelle d'une monnaie unique.«L'exemple récent de l'Argentine nous indique bien que la seule adoption du dollar américain n'est pas un gage de rentabilité absolue.» - Gilles Taillon, président du Conseil du patronat du Québec Le dollar canadien serait sous-évalué d'environ 22 %.Irak: pour une attaque préventive Même ceux qui s'opposent au bouclier antimissile devraient se réjouir de la stratégie américaine NORMAN SPECTOR L'auteur (enspector@hotmail .com) a été chef du cabinet de Brian Mulroney et ambassadeur du Canada en Israël.« L'AXE DU MAL.» En prononçant ces trois mots, le président George W.Bush a scandalisé les colombes et provoqué chez ses alliés une crise d'apoplexie.Le premier ministre français, Lionel Jospin, a parlé du danger de « succomber à l'unilatéralisme » et un de ses ministres a qualifié de « simpliste » l'approche de M.Bush.Au Royaume-Uni, l'allié le plus sûr des États- Unis, le ministre des Affaires étrangères a laissé entendre que M.Bush était motivé par des considérations électoralistes.Comme d'habitude, le Canada est tiraillé entre ses sympathies multilatérales et sa proximité géographique avec les États-Unis.Le premier ministre Chrétien, après avoir rencontré le président russe, Vladimir Poutine, à Moscou, a déclaré que toute opération militaire américaine devrait être approuvée par les Nations unies.À l'instar des Européens, M.Chrétien confond la rhétorique et la réalité.Mettre dans le même camp l'Iran et la Corée du Nord n'est qu'une manoeuvre de diversion.La vraie et unique cible des Américains est Saddam Hussein.La racine du conflit qui s'annonce en Irak n'est pas la pauvreté, comme l'admettent implicitement les Européens, qui ne proposent ni une aide accrue au développement ni un accès plus large à leur marché commun comme voie de solution.Quant au problème palestinien, un autre des chevaux de bataille des Irakiens, personne n'est dupe.Pour Saddam Hussein, Israël n'est qu'un bouc émissaire et une cible facile.Depuis sa défaite lors de la Guerre de Golfe, Saddam Hussein rêve d'une revanche et cherche à se donner les moyens de menacer les États-Unis.Il aimerait pour cela ajouter à son arsenal des armes nucléaires, chimiques et biologiques.Et le temps joue en sa faveur.Voilà pourquoi George Bush fils se refuse à poursuivre la politique d'apaisement et de temporisation pratiquée sous la présidence de son père et de Bill Clinton.Et il est peu probable qu'il acceptera de se faire dicter sa conduite par l'opinion publique internationale, l'opposition des pays arabes ou les résolutions de l'ONU, au lendemain de quelques escarmouches prévisibles sur l'inspection des armes et les sanctions les plus appropriées contre l'Irak.Pour une attaque préventive Bien qu'ils soient militairement trop faibles pour faire partie de la solution, les Européens se sont empressés de rejeter l'approche préférée des Américains pour se défendre contre d'éventuels pays délinquants : le bouclier antimissile.C'est trop cher et ça ne fonctionnera pas, disent-ils.Qui plus est, pareil bouclier déstabilisera l'équilibre mondial et provoquera une nouvelle course aux armements.Même ceux qui s'opposent le plus au bouclier antimissile devraient se réjouir de la nouvelle stratégie américaine.Des attaques préventives préviendraient la menace posée par les missiles en les détruisant avant qu'ils ne se retrouvent sur la rampe de lancement.Le Canada devrait être le premier à appuyer cette approche préventive, car si la technologie antimissile fonctionne bien, les missiles abattus ou détournés pourraient fort bien retomber en sol canadien.Le principal devoir d'un président américain est de protéger son peuple.Le Canada ne peut pas se permettre de s'opposer à ce qu'un fou comme Saddam Hussein (son fils et successeur putatif, Uday, est plus fou encore) soit écarté du pouvoir avant qu'il n'acquière les moyens de frapper ou de menacer le monde.Si nous n'appuyons pas l'idée d'une attaque préventive, les Américains trouveront difficile de garder la frontière ouverte avec un Canada qui ne partage pas leur évaluation du risque mais n'en constitue pas moins la porte d'entrée arrière de leur pays.L'avantage canadien À vrai dire, les Américains n'ont pas besoin de notre aide militaire, en Irak ou n'importe où dans le monde.Et les Européens nous ont fait savoir dernièrement que nous n'étions pas indispensables non plus au chapitre du maintien de la paix.À elle seule, l'augmentation de 48 milliards $ que M.Bush vient de proposer pour les dépenses militaires américaines équivaut à plus de 150 % du budget annuel total que le Royaume-Uni consacre à sa défense.Même si nous pouvions nous permettre de dépenser aussi généreusement que la Grande-Bretagne \u2014 et même si le Canada avait un premier ministre aussi articulé que Tony Blair \u2014 tout ce que nous obtiendrions en retour serait un rôle de porte-étendard dans une guerre américaine.Une meilleure stratégie pour le Canada serait d'investir dans nos services de renseignements, y compris leurs opérations à l'étranger.Bien que le métier d'agent de renseignements soit dangereux, notre fort bassin d'immigrants, notre passeport respecté et notre bonne réputation internationale nous procurent un avantage comparé en ce domaine.Avec quelques milliards en dépenses, nous pourrions apporter une importante contribution à la guerre contre le terrorisme en nous spécialisant dans une niche où les Américains ont lamentablement failli.Cela nous donnerait plus d'influence dans nos relations avec eux.Ce serait aussi une bonne façon d'affirmer notre souveraineté, et de prévenir d'autres atteintes à notre fierté nationale, comme cela se produira fatalement si nous continuons de pratiquer la politique actuelle.PHOTOTHÈQUE, La Presse La racine du conflit qui s'annonce en Irak n'est pas la pauvreté, comme l'admettent implicitement les Européens, qui ne proposent ni une aide accrue au développement ni un accès plus large à leur marché commun comme voie de solution, observe l'auteur. 3LP2001A0220 mercredi A20 3LP2001A0220 ZALLCALL 67 22:34:04 02/19/02 B A20 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 20 FÉVRIER 2002 LE MONDE Milosevic contre-interroge un premier témoin «Étiez-vous un communiste convaincu?» lui demande-t-il « VOUS AVEZ DIT que des Albanais étaient emprisonnés pour des motifs politiques.Moi je dis que nous n'aurions jamais permis cela.Mais si ce que vous dites est vrai, avez-vous soulevé la question dans les ambassades occidentales où vous alliez assister à des réceptions ?Répondez par oui ou non, je vous prie.» C'est sur ce ton directif, parfois persifleur et généralement agressif que Slobodan Milosevic a contre-interrogé hier le premier témoin appelé par l'accusation, le député kosovar Mahmut Bakalli.Vêtu de son habituel costume marine et de sa cravate rayée, l'ancien président yougoslave paraissait en pleine possession de ses moyens.Très concentré, il a passé point par point toutes les déclarations faites la veille par M.Bakalli.À deux ou trois reprises, il a accusé le témoin d'avoir menti et lui a rappelé solennellement qu'il se trouvait sous serment.Quand M.Milosevic estimait avoir marqué un point, il disait « excellent », avant de passer à la question suivante.Mahmut Bakalli est un ancien leader du Parti communiste serbe au Kosovo.Il a claqué la porte du Parti en 1981, lorsque Belgrade a durement réprimé des manifestants albanais au Kosovo.Il est aujourd'hui affilié à l'Alliance pour l'avenir du Kosovo.M.Bakalli a témoigné pendant 90 minutes, lundi.Il a reproché au régime Milosevic d'avoir placé la majorité albanaise du Kosovo dans une situation d'apartheid après avoir imposé une réforme constitutionnelle en 1989.Et il a raconté comment une tentative de trouver une solution politique à la crise du Kosovo a abouti à une impasse, au printemps 1998.Le contre-interrogatoire a duré trois heures.M.Milosevic a voulu miner la version de l'histoire présentée par M.Bakalli.La nouvelle Constitution, qui privait le Kosovo de son statut de province autonome, a été imposée par Belgrade, avait expliqué le témoin.« Est-il vrai que le Parlement serbe n'aurait jamais pu adopter ces changements sans l'approbation de l'Assemblée du Kosovo ?» lui a demandé l'accusé Milosevic hier matin.Les députés kosovars n'avaient pas eu le choix, selon M.Bakalli.« Il y avait des tanks autour du Parlement.» « Vous êtes le seul à avoir vu ces tanks », a ironisé M.Milosevic, ajoutant que seulement 14 députés albanais avaient voté contre la Constitution.« Certains députés ont eu ce courage », a rétorqué M.Bakalli.« Veuillez vous concentrer sur la réponse », a exigé l'accusé.Les échanges entre les deux hommes étaient tellement vifs que les interprètes du Tribunal pénal international de La Haye ont dû les prier de ralentir le débit.Le juge qui préside le procès, Richard May, a souvent pressé M.Milosevic de passer à la question suivante.Et il a incité le témoin à donner des réponses plus brèves.Quant aux procureurs, ils n'ont pas fait la moindre intervention, même quand les questions de M.Milosevic semblaient peu pertinentes.Certaines de ces questions contenaient de lourdes accusations.« Saviez-vous qu'on l'avait surnommé « la vipère » parce qu'il a empoisonné tous ses opposants politiques ?» a-t-il demandé au sujet de Hashim Thaqi, leader de l'UCK.Au sujet de Ramush Haradinaj, président de l'Alliance pour l'avenir du Kosovo, dont fait partie M.Bakalli, il a demandé : « Savez-vous qu'il a été blessé en lançant des bombes dans la maison de ses compatriotes albanais ?» Réponse négative dans les deux cas.« Étiez-vous un communiste convaincu ?» a aussi demandé Slobodan Milosevic sur un ton accusateur.« Oui ou non ?» M.Bakalli, qui est âgé de 66 ans, a eu du mal à parer certaines attaques et il a semblé décontenancé à quelques reprises.Mais il lui est aussi arrivé de répondre avec aplomb.M.Milosevic a tenté de démontrer que les Albanais du Kosovo avaient fait preuve de mauvaise foi, en 1998, parce qu'ils avaient refusé de rencontrer une délégation de Belgrade qui s'est rendue 11 fois à Pristina.« Votre délégation n'est pas venue négocier une solution pacifique pour le Kosovo, mais faire des discours contre le terrorisme », a rétorqué M.Bakalli.D'autres questions de Slobodan Milosevic étaient des affirmations politiques.« Pouvezvous citer un seul pays au monde où les minorités ont autant de droits que les Albanais du Kosovo ?» a-t-il demandé d'un air triomphant.Les deux hommes ont eu un échange sur le système éducatif du Kosovo.M.Milosevic tentait de démontrer que les enfants pouvaient très bien étudier en albanais dans les écoles publiques.« Oui, mais nous n'avions pas le droit d'adopter nos propres programmes », a déploré M.Bakalli.Réaction de M.Milosevic : « Considérezvous qu'il y a une physique albanaise, une chimie albanaise ?Est-ce que Platon, Aristote, Galilée, Giordano Bruno étaient albanais ?En quoi le programme des enfants albanais devrait-il se distinguer du programme dispensé en Serbie ?» « Ça, c'est le vrai Milosevic, a commenté une journaliste de la télévision de Belgrade pendant un ajournement de l'audience.C'est cette démagogie que nous avons connue pendant 13 ans.» Ce long contre-interrogatoire pose un problème à la Cour, qui demande aux procureurs d'avoir terminé d'exposer leur preuves dans le dossier du Kosovo au plus tard début juillet.Mais si les 90 témoins prévus par la procureure Carla Del Ponte doivent être questionnés aussi longuement, ce délai sera difficile à respecter.Slobodan Milosevic est accusé de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et de génocide.Il risque la prison à vie.Photo AFP Le député kosovar Mahmut Bakalli, âgé de 66 ans, a été longuement interrogé hier par Slobodan Milosevic, qui assure lui-même sa défense àson procès pour crimes de guerre et génocide devant le Tribunal pénal international de La Haye.« Bonjour, camarades» Pour Milosevic, ce n'est pas la galère AGNÈSGRUDA LA HAYE \u2014 Lorsqu'il sort de sa cellule le matin, vers 8 h, Slobodan Milosevic a l'habitude de saluer ses voisins de détention en leur disant : « Bonjour, camarades.» Ceux-ci lui renvoient sa salutation.Il y aura bientôt huit mois que l'ex-président yougoslave vit dans la prison de Scheveningen, un complexe pénitentiaire situé dans une banlieue cossue de La Haye, à deux kilomètres du tribunal.Lorsqu'il régnait sur Belgrade, M.Milosevic avait l'habitude d'un gros train de vie : résidence officielle, voiture de fonction, cigares de luxe.Avec son transfert à La Haye, son style de vie est devenu forcément beaucoup plus modeste.Mais ce n'est quand même pas la galère.Les 44 détenus du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie se partagent quatre étages d'une aile de la prison.Ils ne rencontrent jamais les détenus des autres sections du pénitencier.M.Milosevic dispose d'une cellule de 15 mètres carrés.On y trouve un lit simple, un bureau de travail, une penderie et des étagères.Le plus célèbre de tous les prisonniers de La Haye dispose aussi d'une douche et de toilettes ainsi que d'une cafetière et d'une télévision, laquelle lui donne accès à CNN et à la BBC, mais aussi aux chaînes de Belgrade, de Zagreb et de Sarajevo.Il n'a pas de téléphone et doit utiliser un appareil public pour appeler à l'extérieur de la prison.Mais il n'a pas le droit de s'en servir pour donner des entrevues à des journalistes.Il a bravé cet interdit à une occasion.Les accusés qui sont défendus par un avocat peuvent recevoir des appels sur une ligne spéciale.Ce n'est pas le cas de M.Milosevic.À chaque étage, les 12 cellules donnent sur un hall où les détenus peuvent se rencontrer pendant toute la journée.Les portes des cellules ne sont fermées que la nuit ou aux heures de repas.Selon un porte-parole du TPIY, Jim Landale, Slobodan Milosevic est traité exactement comme tous les autres prisonniers du tribunal.Seule exception : comme il reçoit une volumineuse documentation du tribunal, on lui a aménagé une pièce spéciale pour stocker les papiers de la Cour.M.Milosevic peut accéder librement à sa « bibliothèque » personnelle, mais il n'y va jamais : comme il ne reconnaît pas la légitimité du tribunal, il refuse de lire ce que celui- ci lui envoie.Hier, il s'est plaint de ne pas avoir été informé de l'identité du premier témoin, Mahmut Bakalli.Pourtant, la Cour lui a acheminé des informations à ce sujet dès le mois de janvier.« Si j'étais tenu de lire tous ces documents, ça me prendrait deux ans, il y a de quoi remplir deux camions », s'est exclamé M.Milosevic hier à la fin de son contre-interrogatoire.Mais que fait donc l'ancien chef d'État de ses temps libres ?La prison offre des installations sportives et un gymnase doté de nombreux appareils de musculation.Les détenus peuvent consulter un instructeur qui leur établit un programme d'exercice.La prison leur propose aussi des cours d'anglais et d'arts plastiques.Mais à 60 ans, M.Milosevic n'est pas un grand sportif ; il préfère lire ou jouer aux cartes.Il peut recevoir des visiteurs, dont les membres du comité qui le soutient, mais ces rencontres se déroulent sous surveillance.Une heure par jour, les détenus peuvent se promener dans la cour du pénitencier.Et lorsque sa femme lui rend visite, le couple Milosevic peut se rendre dans une « chambre intime », réservée aux conjoints officiels.Mira Markovic, l'épouse de l'ancien leader serbe, a passé une semaine à La Haye avant le procès.Ils ne se sont pas vus depuis.Les prisonniers du TPIY sont logés sans égard à leurs origines.Les Serbes, qui sont majoritaires, peuvent voisiner des Croates ou des Musulmans.En général, cela se passe bien, assure M.Landale.Mais lorsqu'il y a des frictions, les détenus changent d'étage.Dernier détail : en prison, M.Milosevic porte un survêtement, parce qu'on lui a confisqué ses ceintures et ses bretelles.Un détenu du TPIY a réussi à se suicider.Et Slobodan Milosevic a une hérédité chargée : ses deux parents ont mis fin à leurs jours.Guerre à l'Irak: indécision à Washington MARTIN VALLIÈRES WASHINGTON \u2014 Avec ses commentaires persistants sur l'« axe du mal », en particulier contre le régime de Saddam Hussein en Irak, le président George W.Bush a suscité une vague de spéculations parmi les pays alliés, dont le Canada, sur l'imminence de l'ouverture d'un autre front de la « guerre au terrorisme ».Mais, alors que M.Bush et son secrétaire d'État, Colin Powell, répandent ces jours-ci leur message dans les capitales asiatiques, leurs principaux conseillers à Washington demeurent en fait très indécis sur la pertinence d'une autre action militaire, notamment contre le régime irakien, après la campagne en Afghanistan.Selon les informations qui circulent à Washington, l'administration Bush est certes encouragée à agir rapidement dans la foulée de ce qu'elle considère comme une réussite militaire décisive contre le régime taliban en Afghanistan.La coordination de bombardements ciblés avec des armes dites « intelligentes », ainsi que la mobilisation et l'appui à des forces d'opposition armées déjà sur le terrain se sont révélées une stratégie qui, de l'avis de membres de l'équipe Bush, serait aussi la plus efficace pour se débarrasser du régime de Saddam Hussein.Cette perception est également partagée par plusieurs élus au Congrès.À la Chambre des représentants, le président du sous-comité de la politique étrangère pour la région du Moyen-Orient, Benjamin Gilman, républicain de l'État de New York, rappelle que « la politique officielle des États-Unis est de changer le régime irakien depuis la Loi de la libération de l'Irak adoptée en 1998 ».« En conséquence, avant même que nous puissions crier victoire contre le terrorisme, nous devons tourner notre attention au plus tôt vers un régime que nous aurions dû démanteler depuis plusieurs années.Les attentats du 11 septembre ont montré ce qu'il peut en coûter d'être complaisant », estime M.Gilman.Par contre, certains membres de l'administration Bush ainsi que des analystes externes appréhendent une situation militaire plus complexe et une résistance plus grande en Irak qu'en Afghanistan.De plus, le déclenchement d'une autre guerre en Irak sans un appui ferme des principaux alliés des États-Unis risque de provoquer une situation encore plus délicate pour les intérêts américains.L'administration Bush est particulièrement préoccupée par ses appuis au sein des pays du Moyen- Orient.Le vice-président Richard (Dick) Cheney prépare d'ailleurs pour la mi-mars une tournée d'au moins 10 des principales capitales de la région.Le numéro deux de l'administration Bush est considéré comme son porte-parole le plus influent auprès des chefs de gouvernement au Moyen-Orient.M.Cheney était d'ailleurs le secrétaire à la Défense au moment de la guerre du Golfe de 1991, sous la présidence de George Bush père.Par ailleurs, au cours des derniers jours, la multiplication des critiques et des mises en garde, de la part de gouvernements proches des États-Unis, dont le Canada, contre une action militaire unilatérale en Irak a fourni des arguments aux membres modérés de l'administration Bush.Même celui qui est considéré comme le plus favorable à une intervention prochaine en Irak, le sous-secrétaire à la Défense, Paul D.Wolfowitz, a donné des indices de modération au cours des derniers jours.Il a admis devant les médias l'importance pour l'administration Bush de consulter les pays alliés avant de décider de la suite des événements.Même apparente modération affichée par la principale conseillère du président Bush en matière de sécurité nationale, Condoleezza Rice.« Nous ne sommes pas encore dans une situation où le président doit prendre une décision immédiate en ce qui concerne l'Irak.Nous examinons encore toute une gamme d'options, y compris, par exemple, de changer la nature des sanctions (de l'ONU) contre l'Irak », a indiqué Mme Rice au Washington Post, en début de semaine.C'est d'ailleurs en mai prochain que les Nations unies devraient adopter une nouvelle série de sanctions contre le régime de Saddam Hussein, qui ont été largement influencées par l'administration Bush.Néanmoins, parmi les analystes indépendants à Washington, certains doutent que les appréhensions exprimées par les pays alliés soient suffisantes pour freiner l'administration Bush.« Si les gouvernements amis et alliés des États-Unis veulent les dissuader d'attaquer unilatéralement l'Irak, ils devront faire plus que simplement souligner les dangers d'une telle intervention », estime Philip Gordon, principal analyste en politique étrangère au Moyen-Orient à l'Institut Brookings, un organisme indépendant et réputé à Washington.« Notamment, ces alliés et amis devront prendre des actions concrètes pour ralentir ou stopper la prolifération d'armes de destruction massive en Irak, dissuader directement Saddam Hussein d'appuyer le terrorisme et démontrer leur intérêt pour l'avènement d'un nouveau régime en Irak.» Photo AP Le président des États-Unis, George W.Bush, a quitté Tokyo hier en direction de la Corée du Sud, en compagnie de sa femme Laura, àl'occasion d'une tournée d'une semaine qui le mènera dans trois pays d'Asie."]
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