La presse, 22 février 2002, Cahier A
[" 5LP0102A0222 A1 VENDREDI 5LP0102A0222 ZALLCALL 67 00:36:27 02/22/02 B MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 18e ANNÉE > NO 1 2 2 > 6 0 PA G E S > 6 C A H IE R S L'OSM aura sa salle en 2006 STÉPHANIE BÉRUBÉ e t DENIS LESSARD L'Orchestre symphonique de Montréal ( OSM ) aura finalement sa salle de concert au centreville et les conservatoires de musique et d'art dramatique du Québec, leurs nouveauxlocaux : le premier ministre du Québec Bernard Landry doit dévoiler ce matin les plans d'un complexe culturel de près de 300 millions de dollars.Il sera situé à l'îlot Balmoral, à l'angle des rues de Bleury et Sainte- Catherine, là où se trouvent deux édifices cités monuments historiques, ce qui risque de compliquer la tâche des architectes.En plus de la salle de concert et des classes des conservatoires, le complexe devrait abriter un immeuble de bureaux, la nouvelle maison de 2000 fonctionnaires provinciaux.Selon les informations obtenues hier par La Presse, les échéanciers prévoient que les conservatoires de musique et d'art dramatique seraient fin prêts pour la rentrée de 2005; les premiers concerts de l'OSM, présentés dans la nouvelle salle à l'été 2006 et les bureaux, terminés à l'automne de cette année-là.Tout indique que le complexe serait composé de trois bâtiments distincts: la salle de spectacle aurait 2000 places et les conservatoires disposeraient d'un espace de quelque 10 000 mètres carrés.L'ensemble du complexe devrait coûter environ 280 millions, dont la moitié servirait à l'aménagement des bureaux du gouvernement.Selon des sources bien informées, la salle de concert de l'OSM devrait coûter à elle seule environ 95 millions.La construction du complexe devrait commencer dès l'automne 2002.Il n'y aurait donc aucun dérangement pour les festivals qui se dérouleront à cet endroit l'été prochain.En revanche, en 2003, la rue Sainte-Catherine, près de la Place des Arts, sera un immense chantier de construction: en plus de l'îlot Balmoral qui sera en pleine transformation, l'Équipe Spectra doit aussi construire un complexe à vocation culturelle à deux pas de là, de l'autre côté de la rue Sainte- Catherine, autour du Spectrum.Voir OSM en A2 La Russie menace de se retirer YVES BOISVERT SALT LAKE CITY \u2014 La guerre des juges s'est poursuivie, hier, aux XIXe Jeux olympiques d'hiver, à Salt Lake City.Cette fois, ce sont les Russes qui ont lancé une offensive musclée, menaçant de plier bagage dès aujourd'hui et de gâcher la fin des Jeux.Les Russes doivent en effet disputer cet après-midi un match de demi-finale contre les États-Unis au tournoi de hockey, une reprise très attendue, 22 ans jour pour jour, de celui dans lequel les Américains avaient réalisé le « miracle » d'éliminer l'équipe la plus forte au monde, à Lake Placid.Pour rester, les Russes exigent que des enquêtes soient ordonnées au sujet du travail des juges dans trois domaines: le patinage artistique, le hockey et le ski de fond.Ils disent que les athlètes russes ont été traités « comme des jouets » par des juges « partiaux ».Voir RUSSIE en A2 PHOTO REUTERS La gardienne de but Kim St-Pierre et sa coéquipière Caroline Ouellette savourent à belles dents leur médaille d'or remportée hier aux Jeux olympiques de Salt Lake City dans le tournoi de hockey féminin.Négligées dans cette finale après huit défaites encaissées contre les Américaines durant l'hiver, les Canadiennes ont lutté courageusement pour finalement disposer de leurs éternelles rivales 3 à 2.À lire dans le cahier Salt Lake 2002, page F1.Le Sommet de Montréal selon la «méthode» Tremblay «Les dés étaient pipés», affirme Pierre Bourque ÉRIC TROTTIER UN DOCUMENT circulant à l'hôtel de ville de Montréal laisse entendre que l'Institut pour le progrès socio-économique ( IPSE ), un organisme fondé par le maire Gérald Tremblay, avait dès le 21 janvier été choisi pour participer à l'organisation du Sommet de Montréal.Or, l'appel d'offres public pour le contrat de 850 000 $ n'a été autorisé que neuf jours plus tard.« Les dés étaient pipés », a déclaré hier le chef de l'opposition, Pierre Bourque, en soutenant avoir reçu ce document des mains du maire Tremblay, le 21 janvier au matin.Intitulé Sommet de Montréal 2002, le dossier présente les détails du sommet, ses objectifs, sa philosophie, ainsi que la « Démarche du consensus-action », une « méthode » inventée par l'institut de Gérald Tremblay et qui sera au coeur du grand remue-méninges municipal du printemps prochain.À le lire, on jurerait qu'il a été coécrit par les fonctionnaires de la Ville et les penseurs de l'IPSE.Selon M.Bourque, le nouveau maire s'est « bel et bien placé en situation de conflit d'intérêts » en accordant le contrat de 850 000 $ à l'IPSE, organisme que M.Tremblay a fondé avec deux amis en 1999.« C'est évident maintenant: le maire avait des gens à récompenser et c'est ce qu'il a entrepris de faire.Il devrait au moins le dire », a dit Pierre Bourque, qui songe maintenant à réclamer une enquête.Nerveux, accompagné du nouveau président de l'IPSE, Claude Béland, Gérald Tremblay s'est présenté hier midi devant les journalistes dans l'espoir de se dépêtrer de cette controverse.Il a notamment admis avoir eu cette rencontre avec Pierre Bourque au cours de laquelle le nouveau maire a parlé de son « bébé », l'IPSE.Voir TREMBLAY en A2 Arts et spectacles C1-C10 - télévision C4 Avis E8 Bandes dessinées E3 Bridge E6 Décès E6, E7 Éditorial A10 Êtes-vous observateur?E4 Feuilleton E3 Forum A11 Horoscope E6 La Presse Affaires D1-D12 Loteries A2, A6 Monde A9, A12 Mots croisés E3, F9 Mot mystère E3 Petites annonces E4 - immobilier E4, E5 - marchandises E5 - emplois E5 - automobile E5, E6 - affaires D2 Politique A3-A5 M É T É O Voir E8 Nuageux Maximum 1 > minimum -9 Le projet Alcan-Alouette l'emporte L'usine de Sept-Îles pourra doubler sa capacité de production Québec dira OUI aux gais Le ministre de la Justice s'apprête à recommander au gouvernement une refonte du Code civil afin de reconnaître l'union civile et les droits à l'adoption aux couples de même sexe.Au chapitre de l'adoption, un sujet notamment très controversé, Paul Bégin a déclaré en conférence de presse hier à Québec qu'il lui fallait aller de l'avant en analysant chacune des options de parentalité, de filiation par le sang ou par voie de procréation assistée dans le cas d'un couple de femmes.« Nous devons répondre oui à l'adoption pour un couple gai ou lesbien en précisant les situations », a indiqué le ministre.Voir nos informations en A3 PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 En faisant miroiter la création de 1000 emplois dans le secteur de la transformation de l'aluminium, le consortium Alcan- Alouette a séduit le gouvernement du Québec et obtenu le bloc d'énergie de 500 mégawatts disponibles, l'emportant sur Alcoa.C'est ce qu'ont annoncé hier matin le premier ministre Bernard Landry et la ministre des Finances, Pauline Marois, mettant fin aux spéculations.Ce bloc d'énergie est vendu au tarif L, soit le tarif grande puissance de 3,7 cents le kilowattheure qui est consenti aux industries.Le consortium prévoit agrandir l'usine d'Alouette à Sept-Îles, sur la Côte-Nord, et utilisera une large part des mégawatts disponibles pour doubler sa capacité de production.Un investissement de 1,4 milliard est déjà prévu à cette fin.La puissance énergétique restante sera attribuée à divers projets de transformation de l'aluminium à Sept-Îles, au Saguenay\u2014Lac-Saint- Jean et ailleurs au Québec.Dans la proposition initiale qu'elle avait soumise au gouvernement, Alcan avait d'ailleurs visé la Vallée de l'aluminium, au Saguenay\u2014 Lac-Saint-Jean, pour établir une usine de transformation.Les détails des différents projets en ce sens ainsi que les investissements qui s'y rattachent seront annoncés la semaine prochaine.« C'est la proposition Alouette- Alcan qui est nettement plus avantageuse pour ce qui est du nombre d'emplois créés, particulièrement au niveau de la transformation.Les délais de réalisation des travaux sont également moindres et toutes les phases ont été franchies en ce qui a trait aux évaluations environnementales pour Alouette.De plus, ce projet nécessite une aide financière moindre pour le gouvernement », a expliqué hier Pauline Marois en dévoilant le projet sélectionné.Le volet production d'Alcan- Alouette permettra la création de 500 emplois permanents et de quelque 2000 autres pour la durée des travaux d'agrandissement qui débuteront au cours des prochains mois.Dès 2005, l'usine sera en activité.Le volet transformation prévoit par ailleurs la création de 1000 emplois permanents.Voir PROJET en A4 Dès le 24 avril, le Cirque du Soleil présente son tout nouveau spectacle au Vieux-Port de Montréal.Réservez sans tarder votre place au soleil! Réseau Admission: (514) 790-1245 ou 1 800 361-4595 cirquedusoleil.com En avril, il fera très beau.® 5LP0202A0222 A2 VENDREDI 5LP0202A0222 ZALLCALL 67 00:39:08 02/22/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2002 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Madonna, 20 ans plus tard En 1982, Madonna lançait Everybody, son premier enregistrement en carrière.Vingt ans plus tard, l'influence de Louise Veronica Ciccone, descendante d'ancêtres de Cap-Saint-Ignace, Québec et Sherbrooke, est incontestable: initiatrice de tendances, artiste d'avant-garde, figure de proue du féminisme des années 90 et femme d'affaires accomplie, elle est devenue une véritable icône de la culture populaire.À lire demain dans le cahier Actuel 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Préparez votre cinéma du week-end cyberpresse.ca/films > Venez « chatter » avec Natalie Choquette cyberpresse.ca/clavardage > Les Jeux d'hiver à la minute cyberpressse.ca/saltlake 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Luc Picard Coup sur coup, l'acteur incarne un tueur en série et un chef de secte.Demain dans le cahier Cinéma > Véronique Cloutier L'animatrice devient comédienne et danseuse dans Music Hall.Demain dans le cahier Arts et Spectacles > Salt Lake 2002 Qui s'affrontera en finale du tournoi de hockey masculin?À lire demain dans le cahier Sports LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 4-3-9 > À quatre chiffres : 8-6-3-0 SUITES DE LA UNE TREMBLAY Suite de la page A1 « Je lui ai dit qu'une firme ferait une proposition ( à la Ville ) et qu'elle s'appelle l'Institut pour le progrès socio-économique », a dit l'ancien ministre libéral.\u2014 Et le document?\u2014 Je ne l'ai pas vu, j'ai fait exprès pour ne pas le voir! a ajouté Gérald Tremblay en suggérant aux journalistes d'appeler Érik Ryan, le secrétaire du Sommet, pour avoir plus d'information.M.Ryan a refusé de répondre aux questions de La Presse.Claude Béland a pour sa part assuré qu'il n'avait eu aucune information privilégiée de la part du maire Tremblay pour l'obtention du contrat, mais il a été incapable d'expliquer pourquoi, dès le 21 janvier, le document annonçait que l'IPSE allait organiser le Sommet de Montréal, si ce n'est que l'organisme s'était « préparé à l'avance ».Quoi qu'il en soit, le cabinet Tremblay s'est rendu compte bien avant hier de la situation irrégulière, puisqu'une deuxième version du même document a été mise en circulation chez les conseillers municipaux à partir du 24 janvier.Cette nouvelle version contient mot pour mot les mêmes informations que celle du 21, sauf que le nom de l'Institut pour le progrès socio-économique, que l'on retrouvait à quatre reprises dans la première version, en a été enlevé.Le maire Tremblay s'est par ailleurs défendu en expliquant que la procédure habituelle avait été suivie à la lettre dans l'attribution du contrat de 850 000 $ à l'IPSE: « On a procédé en respectant toutes les normes dictées par la Ville », a-t-il dit.Pas toutes: l'appel d'offres public a été publié le 29 janvier dans les grands quotidiens, soit un jour avant qu'il soit autorisé par le comité exécutif de la Ville.Seize entreprises s'étaient montrées intéressées par le projet, demandant à la Ville de leur envoyer le cahier de charges.Or, les exigences étaient telles que seulement deux firmes ont cru bon envoyer une soumission à la Ville: Valorex, qui demandait 592 400$ pour accomplir le mandat, et l'IPSE, qui exigeait 858 600 $.Selon Gérald Tremblay, un « jury indépendant » de cinq personnes a analysé les deux soumissions, avant de préférer unanimement celle de l'IPSE.Sur le jury, on retrouvait le secrétaire du sommet, Érik Ryan, un proche de Gérald Tremblay qui a travaillé avec lui à son cabinet de ministre de l'Industrie au tournant des années 1990, avant de le retrouver plus tard au groupe Monitor.Selon une employée de l'IPSE, M.Ryan n'a jamais travaillé pour l'institut fondé par Gérald Tremblay.La Presse a d'autre part appris que la Ville s'attend à payer bien plus que les 850 000 $ annoncés cette semaine pour la tenue du Sommet.Durant les huit mois de son contrat, Érik Ryan recevra près de 160 000 $; la Ville prévoit aussi faire traduire l'ensemble des documents produits durant le Sommet.Coût de la facture prévu : 400 000 $.Enfin, cinq professionnels de la Ville, gagnant chacun près de 80 000 $ par année, vont travailler au sommet durant les prochains mois.Joint par La Presse pour commenter ces nouvelles informations, le chef de cabinet adjoint de Gérald Tremblay, Jean-Luc Trahan, est resté plutôt vague, expliquant que la Ville n'avait pas encore établi de budget détaillé du Sommet.Tout cela a fait dire à Pierre Bourque: « Ce sommet me semble bien mal parti.» Avec la collaboration de Denis Lessard PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Nerveux, accompagné de Claude Béland, nouveau président de l'IPSE, Gérald Tremblay s'est présenté hier midi devant la presse dans l'espoir de se dépêtrer de cette controverse.OSM Suite de la page A1 Heureusement, une solution de rechange est prévue: la construction d'un nouveau parc des festivals.La Ville de Montréal étudie présentement divers endroits où l'on pourrait reloger les festivals, toujours dans le même secteur.Le terrain de stationnement situé face à l'hôtel Windham, rue Jeanne- Mance, au sud de Sainte-Catherine, est envisagé comme solution de rechange.L'aménagement de cet espace devrait coûter environ 12 millions de dollars, une facture qui sera partagée entre les gouvernements municipal et provincial.Malgré ces inconvénients, Alain Simard, président de l'Équipe Spectra, organisateur du Festival international de Jazz et des Franco Folies, est ravi de la construction à l'îlot Balmoral, qui « va changer la face de Montréal.» Problème en vue En 1998, au moment où l'on avait parlé d'installer la Grande Bibliothèque du Québec à l'îlot Balmoral, plusieurs voix s'étaient élevées contre le projet.C'est qu'à l'intérieur de ce quadrilatère se trouvent deux édifices inscrits au Registre des biens culturels du Québec, l'édifice de la Banque Toronto-Dominion qui date de 1927 et l'édifice Blumenthal, un bâtiment en terre cuite de l'École de Chicago, achevé en 1910.Tout comme ce fut le cas pour la Grande Bibliothèque, un concours d'architecture sera lancé pour déterminer qui dessinera les plans du complexe culturel.Les lauréats devront certainement tenir compte de la présence de ces deux édifices cités monuments historiques.Dans le cas où l'on opterait pour leur démolition, on peut prévoir un vent de mécontentement.La Ville de Montréal vient d'annoncer la constitution d'un comité du patrimoine et le gouvernement du Québec promet l'adoption d'une politique du patrimoine depuis le dépôt du rapport Arpin, en novembre 2000.Ce matin, la ministre de la Culture et des Communications, Diane Lemieux, doit se rendre dans les locaux temporaires des conservatoires, rue Henri-Julien, afin d'annoncer la bonne nouvelle aux élèves.Depuis septembre, ils critiquent vertement l'attitude du ministère de la Culture qu'ils considèrent méprisante.Ils avaient même refusé de payer leurs droits de scolarité afin de protester contre les conditions « minables » de leurs locaux temporaires.Cette annonce les fera-t-elle renoncer à leurs moyens de pression?« Non », répond Jean-François Nadeau, président de l'Association des étudiants en art dramatique qui est très content de la tournure des événements, mais qui affirme que cela ne change en rien les conditions atroces dans lesquelles se sont donnés les cours.« Notre position est maintenue », dit-il.Diane Lemieux a toujours affirmé qu'elle ne paierait pas les droits de scolarité à la place des élèves puisque « les cours ont été donnés ».Jean-François Nadeau fait partie d'un comité consultatif mis sur pied par le gouvernement afin d'aiguiller les concepteurs des nouveaux conservatoires sur les besoins des étudiants.Nicolas Croze-Orton, président de l'Association des étudiants du Conservatoire de musique, a aussi été consulté.Contrairement à leurs collègues de théâtre, les futurs musiciens ont finalement accepté de payer leurs droits de scolarité.« J'espère qu'à l'avenir, nous allons être des alliés plutôt que des adversaires », dit-il.Nicolas Croze- Orton note toutefois que les élèves inscrits actuellement à l'un ou l'autre des conservatoires auront le temps de terminer toute leur scolarité avant l'inauguration des nouvelles écoles.RUSSIE Suite de la page A1 Les Russes n'ont pas apprécié la façon dont on a réglé en deux temps trois mouvements l'affaire Salé- Pelletier, en attribuant une deuxième médaille d'or et en laissant entendre que la fédération russe avait trempé dans une entente secrète avec les Français.Ils se plaignent aussi de l'arbitrage lors de la partie de quart de finale qu'ils ont remportée 1 à 0 contre les Tchèques.Mais ce qui a vraiment mis le feu aux poudres, c'est la disqualification hier de l'équipe féminine russe de ski de fond, largement favorite pour remporter le relais 4x5 km.Le matin, les autorités de la Fédération de ski s'étaient contentées d'annoncer que l'équipe russe ne participerait pas au relais, non plus que celle d'Ukraine, sans plus d'explication.On ne devait apprendre que bien plus tard que l'on a découvert un taux trop élevé d'hémoglobine dans le sang de la grande championne russe, Larissa Lazutina.C'est non seulement une énorme déception, mais une affaire qui risque d'être hautement embarrassante pour les responsables russes.« S'il y a une médaille d'or, une seule, que nous étions certains à 100 % de remporter, c'était celle du relais féminin au ski de fond », dit Alexander Ratner, qui travaille pour Olympic Panorama, un organe de la Fédération olympique russe.Lazutina, 36 ans, a remporté déjà l'argent deux fois à Salt Lake ( 15 km et poursuite ), médailles qui s'ajoutent à sept autres remportées depuis 1992.En fait, avec le relais, elle aurait égalé le record absolu pour le nombre de médailles obtenues aux Jeux d'hiver, 10.Les Russes ont remporté tous les relais depuis 1992.Sa disqualification a donc eu un écho immense en Russie.En fin de soirée, le CIO a convoqué une conférence de presse en catastrophe pour tenter de calmer le jeu.Devant 500 journalistes, interrogé à savoir si la menace russe n'était pas une tentative de masquer un scandale de dopage, François Carrard a dit que l'affaire Lazutina n'en était pas une de dopage, mais de « test sanguin de santé ».« Ce test est administré par la Fédération internationale de ski, et il a visé une représentante par pays participant.Et selon les règles de la Fédération, un taux trop élevé disqualifie une athlète.C'est tout.» L'hémoglobine transporte l'oxygène dans le sang.Une présence trop élevée peut être un indice indirect de dopage aux produits qui améliorent l'endurance, comme l'EPO.Parallèlement à ce test « de santé », un autre test de dopage \u2014 au hasard, apparemment \u2014 a été administré à une autre athlète russe, ainsi qu'une série d'athlètes.Les résultats ne sont pas encore connus, mais cela a fait dire chez les Russes que l'on visait injustement leurs athlètes.« Les enjeux sont élevés et les émotions très fortes, a dit François Carrard, qui marchait sur des oeufs; quand il y a des jugements humains, il y a parfois des contestations.Le président ( du CIO ) Jacques Rogge a communiqué avec le président Poutine, il a dit comprendre les inquiétudes du peuple russe et l'a assuré, après avoir communiqué avec les présidents des fédérations concernées ( hockey, patinage, ski ), que les décisions prises ont été absolument correctes.Le porte-parole du CIO a répété plusieurs fois que les Jeux sont « des grands jeux qui se déroulent formidablement bien », et a attribué les déclarations russes aux « grandes émotions ».Il n'a pas répondu directement à la demande d'enquête dans ces trois domaines, condition posée par les Russes pour rester et jouer la fin du tournoi de hockey.Au moment de mettre sous presse, la décision définitive de la délégation russe n'avait pas été annoncée.Mais Vitaly Smirnov, vice-président du CIO, a dit que cette menace ne devait pas être prise à la légère.« Sans la Russie, les Jeux olympiques seraient perdus », a-til dit, ajoutant qu'il n'en avait pas contre les Américains, mais uniquement contre ces juges « partiaux ».Il a rappelé l'impact terrible souffert par le mouvement olympique à cause des boycotts passés.Mais une lettre demandant une enquête aux trois fédérations concernées le satisferait.Le président du Comité olympique russe, Leonid Tyagachev, est allé plus loin en disant que la Russie a été « humiliée », mais aussi la Chine, l'Ukraine et la Corée.Cette dernière a d'ailleurs porté en appel la disqualification de Don-Sung Kim, qui a terminé premier au 1500 mètres chez les hommes, au patinage de vitesse courte piste.« C'est plutôt Apolo Ohno ( à qui l'on a remis l'or ), un patineur américain, qui a fait un geste bizarre, comme s'il avait été bloqué injustement et volontairement, quand il a vu qu'il ne serait pas capable de dépasser Kim», disent les Coréens.Du côté de l'Association olympique canadienne, on était trop occupé à fêter la médaille d'or de l'équipe féminine de hockey pour commenter l'affaire, a-t- on fait savoir.Avec l'argent remportée hier en patinage artistique, la délégation russe a jusqu'à maintenant 14 médailles, dont cinq d'or, ce qui la place en quatrième position au classement général pour le nombre de médailles. 5LP0301A0222 a3 vendredi 5LP0301A0222 ZALLCALL 67 22:14:54 02/21/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2002 A3 ACTUALITÉS Québec reconnaîtra les droits parentaux des gais et lesbiennes PIERRE APRIL Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Le ministre de la Justice, Paul Bégin, s'apprête à recommander au gouvernement de permettre la refonte du Code civil afin reconnaître l'union civile et les droits à l'adoption aux couples de même sexe.« De la même façon que l'union civile sera offerte aux couples hétérosexuels, elle le sera aussi aux couples homosexuels », a déclaré hier le ministre au cours d'une conférence de presse à l'issue des travaux de la commission parlementaire sur l'union civile des personnes de mêmes sexe.Au chapitre de l'adoption, un sujet plus controversé, le ministre a convenu que, même si la question est évidemment plus complexe, il lui fallait aller de l'avant en analysant chacune des options de parentalité, de filiation par le sang ou par voie de procréation assistée dans le cas d'un couple de femmes.« Nous devons répondre oui à l'adoption pour un couple gai ou lesbien en précisant les situations, et c'est ce que je vais proposer au gouvernement », a dit M.Bégin.Puisqu'avec l'adoption surgissent les droits fondamentaux des enfants, le ministre a décidé de s'y attarder et a promis de prendre toutes les précautions utiles et nécessaires.« Le message clair et net que nous avons reçu au cours des consultations, a-t-il dit, nous demandait d'accorder aux enfants les mêmes droits, qu'ils soient nés dans un mariage ou une union de fait hétérosexuel, ou dans une union civile de couples gais ou lesbien.C'est aussi le message que je vais transmettre au Conseil des ministres dans mes recommandations.« Il faut surtout que les enfants n'aient rien à voir avec la façon dont leurs parents ont choisi de vivre », a soutenu M.Bégin.« La société québécoise a évolué de façon considérable, a-t-il ajouté, et à l'égard de cette question fondamentale de la relation entre les enfants et les parents dans les couples homosexuels, il est clair que les gens ne veulent plus entendre parler de discrimination, malgré certains témoignages marginaux entendus.Sans présumer des conclusions des juristes qui auront à rédiger les modifications au Code civil, le ministre a aussi retenu les arguments des représentants de groupes et organismes favorables à l'union civile de personnes de même sexe qui lui ont demandé de remplacer le mot partenaire pour désigner les membres des couples homosexuels.« J'en suis venu à la conclusion, a-t-il dit, que le terme conjoint civil ou conjoint de droit rejoindrait substantiellement l'opinion de tout le monde.» Dans les faits, tous les droits et obligations reconnus aux couples hétérosexuels seront accordés aux couples gais.L'union civile, comme le mariage, assurera entre autres la vocation successorale, l'obligation alimentaire, le régime patrimonial choisi par contrat notarié, la résidence familiale, le patrimoine familial et le consentement aux soins du conjoint et de l'enfant.D'autre part, la dissolution d'une union civile, dans le cas d'un couple de personnes de même sexe, pourra se faire devant un notaire, s'il y a entente, ou devant les tribunaux, s'il y a désaccord ou si le sort d'un enfant est en jeu.Photo PC Le ministre de la Justice du Québec Paul Bégin Pauvres Mégane! LOUISE LEDUC VOUS VOUS APPELEZ Éric, votre conjointe se prénomme Nathalie.Si vous souffrez de devoir partager votre identité avec tant d'autres Québécois, évitez le même sort à vos enfants.Pour un prénom un peu recherché, en 2002, mieux vaut oublier Samuel et Mégane, les plus populaires de tous en 2001.Le palmarès des prénoms les plus fréquemment donnés aux bébés, patiemment compilés chaque année par le démographe Louis Duchesne, de l'Institut de la statistique du Québec, dénote cette année encore l'engouement tout particulier des Québécois francophones pour les prénoms bibliques.Gabriel arrive au deuxième rang chez les garçons et au sixième chez les filles.Et les Jérémie, Zacharie, Raphaël et Jacob sont tous en très bonne position.« On remarque beaucoup plus de mouvement chez les prénoms masculins, note par ailleurs Louis Duchesne.Les principales hausses sont celles de Gabriel, Zacharie, Raphaël \u2014 un autre archange ! \u2014, Xavier, Jacob et Justin.On voit apparaître Mathis, qui nous vient de France.À l'inverse, Alexander, Maxime, Michael et Kevin s'essoufflent.Quelques nouveautés, chez les filles ?Alicia, en 25e position, de même que Juliette et Océane, qui figurent parmi les 50 prénoms les plus communs en 2001.Les parents semblent continuer à se creuser davantage les méninges pour les prénoms féminins.Alors que la moitié des bébés mâles nés en 2001 portent l'un ou l'autre des 25 prénoms les plus populaires, la réciproque est vraie pour seulement le tiers des filles.Mais ce qui surprend surtout \u2014 et désole ! \u2014 Louis Duchesne, c'est ce qu'il qualifie de « fantaisie orthographique ».« Que penser de Rozaly et de Laetcia ?» demande-til.Pourquoi William et Emy (Amy) chez des francophones ?En cela, les Québécois ne se distinguent pas particulièrement.Kevin n'a-t-il pas longtemps été le prénom le plus souvent donné en France aux garçons Statistique Canada ne faisant pas la liste des prénoms les plus populaires, il est impossible de savoir lesquels sont les plus couramment donnés aux bébés ailleurs au Canada.C'est donc par sondage que le National Post a procédé pour le savoir.En interrogeant 2000 parents, le quotidien a déterminé qu'Alexandre et Emily étaient les plus populaires.Suivaient, pour les garçons, Benjamin et Matthew et, pour les filles, Emma et Sarah.Au Québec, Louise demeure le prénom féminin le plus porté (par 56 000 filles) et Michel, le plus répandu, commun à 85 000 garçons.En France, Michel est aussi le prénom de garçon le plus populaire, tandis que les Nathalie ont récemment détrôné les Monique.Photo PC Le premier ministre de l'Ontario Mike Harris, accompagné ici des premiers ministres du Canada et du Nouveau-Brunswick, Jean Chrétien et Bernard Lord, a participé à une conférence de presse d'Équipe Canada à Munich, hier.En l'absence de Bernard Landry, rentré à Québec, M.Harris a critiqué les politiques québécoises en matière de mobilité de la main-d'oeuvre.Harris critique le Québec.en l'absence de Landry JOËL-DENIS BELLAVANCE MUNICH \u2014 Le premier ministre de l'Ontario, Mike Harris, a fait une sortie hier contre le Québec devant ses homologues provinciaux et une délégation de gens d'affaires canadiens.Il a profité de l'absence du premier ministre Bernard Landry pour critiquer les politiques québécoises en matière de mobilité de la main-d'oeuvre et dénoncer la force des syndicats.Cette sortie intervient au moment même où le gouvernement conservateur de M.Harris s'apprête à appliquer la loi 17 qui fermera dès le mois de mars la frontière ontarienne aux entreprises du Québec oeuvrant dans le domaine de la construction.L'Ontario veut ainsi forcer le gouvernement du Québec à modifier le système de cartes de compétence en vigueur dans la province qui limite l'accès aux chantiers de construction aux travailleurs qui en possèdent.Récemment, la Cour suprême du Canada a reconnu au Québec le droit constitutionnel de maintenir un tel système.M.Harris a formulé ses critiques lors d'une rencontre à huis clos d'Équipe Canada réunissant les premiers ministres et les gens d'affaires ayant participé à la mission commerciale de 10 jours en Russie et en Allemagne.Lors de cette rencontre, un des participants a fait valoir qu'il était illogique de chercher à conclure des traités de libre-échange avec d'autres pays au moment où des barrières interprovinciales limitant la circulation des biens existent toujours au Canada.« On ne peut pas parler de ce sujet sans parler du Québec », a lancé le premier ministre Harris avant d'énumérer les politiques dites « protectionnistes » qui sont en vigueur au Québec, notamment dans le secteur de la construction.En l'absence de M.Landry, aucun représentant du Québec n'a pu répondre aux critiques de M.Harris compte tenu que la ministre québécoise déléguée à l'Industrie et du Commerce, Lucie Papineau, qui a pris le relais de son patron en Allemagne, n'a pas droit de parole lors des réunions formelles en vertu des règles protocolaires observées par Équipe Canada.Interrogé hier à savoir pourquoi il a choisi de critiquer le Québec en l'absence de son homologue québécois, M.Harris a soutenu avoir discuté de ce dossier controversé à Moscou avec M.Landry avant que ce dernier ne rentre au Québec dimanche.« Je l'ai soulevé pendant qu'il était du voyage.Je lui ai dit que j'étais prêt à en discuter avec lui et que nos fonctionnaires se penchaient actuellement sur le dossier », a-t-il déclaré aux journalistes lors de la conférence de presse clôturant la septième mission commerciale d'Équipe Canada.Or, vérifications faites auprès du cabinet du premier ministre du Québec, M.Landry n'a pas discuté avec son homologue ontarien de cet épineux problème qui empoisonne les relations entre les deux provinces.Manque de temps En fait, M.Landry a déclaré aux journalistes samedi, moins de 24 heures avant son départ, qu'il s'était préparé à discuter de la question, mais que le manque de temps l'en a empêché.« Non (nous n'avons pas discuté de la question de la mobilité de la main-d'oeuvre dans le domaine de la construction).J'avais mes notes à ce sujet et les circonstances ne l'ont pas permis », a-t-il indiqué.Durant la rencontre à huis clos, en matinée, le premier ministre Jean Chrétien et ses homologues provinciaux Ralph Klein et Bernard Lord ont aussi discuté des barrières interprovinciales qui existent toujours au pays.Les premiers ministres ont convenu de relancer les discussions visant à éliminer les obstacles qui nuisent à la libre circulation des biens et des personnes entre les provinces.« Il serait souhaitable qu'il y ait plus de libre-échange entre les provinces au Canada.Nous avons tous une responsabilité.Si nous voulons avoir le libre-échange avec les États-Unis, le Mexique, les Amériques, peut-être pourrions-nous en avoir avec le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse et l'Ontario qui sont des voisins », a déclaré M.Chrétien.À l'instigation de M.Lord, un comité fédéral-provincial coprésidé par l'Alberta et le Nouveau- Brunswick se réunira au cours des prochaines semaines dans l'espoir de faire des progrès.Les membres de ce comité ne se sont pas réunis depuis 18 mois.« C'est un problème qui existe depuis longtemps et il faut s'y attaquer.Le libre-échange est un avantage pour le Canada et nous devons en faire autant entre nos provinces », a dit M.Lord, précisant que ce dossier avait été abordé lors de la dernière rencontre des premiers ministres des provinces à Victoria.Le gouvernement fédéral et les provinces ont mis en oeuvre en 1995 l'Accord sur le commerce intérieur visant à réduire et enlever les obstacles au commerce au pays et à établir un marché intérieur ouvert, performant et stable.Mais des études ont démontré que la portée de cet accord a été limitée jusqu'ici. 5LP0401A0222 A4 vendr.5LP0401A0222 ZALLCALL 67 22:45:10 02/21/02 B A 4 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 2 2 F É V R I E R 2 0 0 2 PROJET Suite de la page A1 Chrétien et les premiers ministres vantent malgré tout les grandes missions à l'étranger La bataille des alumineries s'est ouverte l'automne dernier, lorsque à la demande du gouvernement Landry, Hydro-Québec a rendu disponible 500 mégawatts d'énergie à prix d'aubaine.À la date limite pour le dépôt des projets, le 31 janvier dernier, trois alumineries étaient en lice, soit Alcan, Alouette et Alcoa.À peine une semaine plus tard, Alcan a annoncé qu'il se portait acquéreur de 20 % des parts d'Alouette, auparavant détenues par la Société générale de financement, endossant par la même occasion le projet présenté par Alouette.Le gouvernement consent à Alcan- Alouette un prêt sans intérêt de 260 millions, remboursable dans 30 ans.Mais il a de son côté exigé une garantie afin qu'une part de l'énergie serve à transformer l'aluminium.Des mesures de pénalité ont même été mises en place si le consortium ne respecte pas son engagement.« Nous décaisserons les sommes au fur et à mesure que les investissements vont se faire et il y a une pénalité.Elle est de 100 000 $ par emploi non créé et pouvant aller jusqu'à 50 millions de dollars.Et en ce sens-là, ça peut amener à réfléchir quant à la nécessité de procéder », a ajouté Mme Marois en soulignant que la demande est croissante pour les métaux légers issus de la transformation.En faisant l'annonce du projet choisi, le premier ministre Bernard Landry a pour sa part tendu la main à Alcoa hier.« Il n'est pas question de gagnant ou de perdant dans l'opération présente, a-t-il d'abord lancé.Nous sommes prêts à entreprendre avec eux, aujourd'hui même, un dialogue fructueux conduisant à des implantations supplémentaires économiques et intéressantes pour Alcoa au Québec, dans diverses régions.Le dernier mot n'est pas dit.» JOËL-DENIS BELLAVANCE MUNICH \u2014 Même si la récolte en contrats de la mission commerciale d'Équipe Canada en Russie et en Allemagne est loin d'être reluisante, Jean Chrétien et ses homologues des provinces ont défendu bec et ongles hier l'utilité de ces grands voyages d'affaires à l'étranger.Cette première mission d'Équipe Canada en Europe a permis aux gens d'affaires canadiens de signer 133 contrats et lettres d'entente valant 583 millions de dollars (337 millions à Moscou, 70 millions à Berlin et 176 millions à Munich).Ces chiffres, qui comprennent toutefois 138 millions de dollars qu'a déjà investis Téléglobe Canada dans sa filiale allemande au cours des derniers mois afin de financer l'expansion de son infrastructure de télécommunications en Allemagne, sont loin des quelque 5 milliards de dollars en contrats et lettres d'entente signés en Chine l'an dernier.Hier, M.Chrétien a voulu devancer les critiques de ceux qui croient que cette formule lancée en 1994 est dépassée, annonçant d'ores et déjà qu'il compte diriger une huitième mission commerciale l'an prochain dont la destination n'est pas encore arrêtée.Le premier ministre a fait valoir qu'il est important de vendre les mérites du Canada et des provinces à l'étranger, disant craindre que les investisseurs empruntent le Mexique plutôt que le Canada comme porte d'entrée dans le marché nordaméricain.« C'est vrai qu'il y a des affaires qui se brassent déjà sans nous.Mais ce qui est important, c'est d'être en mesure de parler du Canada.Nous disons aux investisseurs de jeter un coup d'oeil sérieux aux avantages qu'offre le Canada », a déclaré M.Chrétien, qui s'envole aujourd'hui pour Stockholm afin d'assister au Sommet du progrès qui a lieu demain.« Si nous ne venons pas le dire aux investisseurs chez eux, ils ne seront pas au courant des avantages du Canada.Je suis convaincu que tous les gens à qui j'ai parlé, et c'est la même chose du côté des premiers ministres des provinces, penseront plus que jamais au Canada.C'est la raison pour laquelle nous sommes ici », a ajouté M.Chrétien.À tour de rôle, tous les homologues de M.Chrétien ont abondé dans le même sens en vantant les mérites de la formule d'Équipe Canada.« Il est vraiment que la mission est quelque peu différente ici que lorsque nous sommes allés en Inde, au Pakistan.Ici en Allemagne, j'ai eu l'occasion de rencontrer un grand nombre d'entreprises intéressées à investir en Ontario.Je suis un ardent partisan d'Équipe Canada », a déclaré l'Ontarien Mike Harris, qui a participé à sa dernière mission commerciale en tant que premier ministre.M.Harris, qui démissionnera officiellement de ses fonctions le 23 mars, a soutenu qu'il ne fallait pas mesurer les succès de ces missions commerciales en fonction de la valeur des contrats signés sur place.Le Manitobain Gary Doer a fait valoir que la présence de M.Chrétien et des premiers ministres des provinces décuple la force de frappe des gens d'affaires canadiens à l'étranger.« Le premier ministre du Canada ouvre des portes à des entreprises qui ne pourraient pas être ouvertes par un simple premier ministre d'une province.(.) Il est préférable d'être ici tous ensemble que de voyager chacun séparément », a-t-il dit.L'Albertain Ralph Klein a ajouté son grain de sel : « Nous avons découvert non seulement qu'il existe de grandes occasions d'affaire ici même en Allemagne, mais que l'Allemagne est en fait la porte d'entrée au marché européen.Et l'Europe d'aujourd'hui est différente de celle d'il y a 20 ans.» Les gens d'affaires ont aussi maintenu que la formule d'Équipe Canada est loin d'être dépassée.Jacques Bandet, le président de L'Art Inuit du Canada, une petite entreprise de Val-David qui a signé avec Fa.Fritz Gareis Canadische Spezialitäten une lettre d'intention pour la promotion et la distribution de produits artistiques et culturels inuits en Allemagne, a l'intention de participer à d'autres missions commerciales.« C'est mon premier voyage et ce ne sera pas mon dernier », a-t-il dit.La compagnie de M.Bandet, qui tente depuis trois ans de percer le marché allemand, a signé une autre lettre d'intention avec Geronimo, de Munich, afin de développer le marché des produits inuits en Bavière.« Si tout va comme prévu, et en étant très réaliste, j'entrevois que chacun des contrats devrait nous donner environ 500 000 $ de chiffre d'affaires par année sur une période de trois ans », a-t-il dit.« Les Allemands sont friands de l'art inuit et de la culture inuit.C'est un marché à développer.Il nous attend et nous sommes là ».La compagnie qu'il dirige compte actuellement neuf employés.Les ententes signées pourraient entraîner la création de trois autres emplois à Val-David.Photo PC Le premier ministre Jean Chrétien a donné le signal du début de la signature de contrats à Munich, hier, en soufflant dans une flûte bavaroise traditionnelle.La CSD et le SFPQ disent non à Québec À LEUR TOUR, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) et le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) viennent de refuser la proposition du gouvernement de prolonger d'un an la convention collective qui vient à échéance en juin en retour d'une hausse salariale de 1,5% à être versée le 1er avril 2003.1 800 210-2159 www.banquescotia.com/econocompte ® Marque déposée de La Banque de Nouvelle-Écosse.MC Marque de commerce de La Banque de Nouvelle-Écosse.Pensez-vous que si vous faites des placements réguliers, il ne vous restera plus qu'à passer vos fins de semaines à la maison ?Le service Éconocompte Scotia® peut vous aider à voir les choses différemment.Il dépose automatiquement des montants aussi peu élevés que 25 $ par mois - directement dans votre REER - c'est à peine si vous vous en rendrez compte.Et en investissant régulièrement, vous gagnez à la fois sur l'argent investi chaque mois et sur le montant que cet argent a généré.C'est ce qu'on appelle l'effet multiplicateur de la capitalisation des intérêts.Ce n'est pas plus compliqué que cela.Même si votre budget est très serré, nous pouvons vous aider à investir régulièrement.La croissance de vos placements sera plus rapide et vous pourrez vous concentrer sur des choses plus importantes.Profiter de la vie, par exemple.Confiez au service Éconocompte Scotia le soin de faire vos placements.Une sortie entre filles, c'est une sortie entre filles.Ce ne sont pas les placements qui vont changer ça.3024882A 5LP0502A0222 a5 vendredi 5LP0502A0222 ZALLCALL 67 23:51:16 02/21/02 B LOI DES LANGUES OFFICIELLES Air Canada menacée d'être mise à l'amende ISABELLE DUCAS Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Air Canada devrait être mise à l'amende chaque fois qu'elle viole la loi sur les langues officielles, selon le rapport d'un comité parlementaire, déposé hier.Les passagers qui veulent se plaindre du manque de services en français à bord des avions du transporteur devraient aussi pouvoir le faire plus facilement, demande le Comité des langues officielles, dans son rapport intitulé Air Canada : Les bonnes intentions ne suffisent pas.« Je m'étais toujours demandé comment on pouvait avoir une loi sur les langues officielles qui n'avait pas de dents, a souligné le député acadien néo-démocrate Yvon Godin, membre du comité.Là, une de nos recommandations c'est d'avoir des contraventions.(.) Aussi longtemps qu'il n'y avait pas de punition, il n'y avait aucune raison pour la compagnie de suivre la loi.» Le comité recommande également que la loi sur les langues officielles ait préséance sur la convention collective des employés de l'entreprise, ce qui pourrait vouloir dire que le personnel unilingue serait touché en premier, si Air Canada devait faire des mises à pied, précise le président du comité, le député libéral Mauril Bélanger.Le rapport, qui contient 16 recommandations, demande aussi l'adoption de mesures pour attirer plus de pilotes bilingues et le versement par le gouvernement d'une aide financière à Air Canada pour la formation linguistique, à la suite de la fusion avec Canadien, où les employés étaient moins nombreux à maîtriser le français.Le gouvernement devrait de plus préciser que la loi sur les langues officielles s'applique aux filiales régionales d'Air Canada, demande le comité.Air Canada présente depuis plusieurs années un dossier médiocre sur la question des services en français.L'entreprise se retrouve depuis plusieurs années en tête du palmarès de la Commissaire aux langues officielles pour le nombre de plaintes déposées par les citoyens et toutes les tentatives pour améliorer la situation sont restées vaines jusqu'à maintenant.Le Comité des langues officielles a donc décidé de proposer des « recommandations simples, concrètes et applicables », que le gouvernement se doit d'adopter si les services en français sont vraiment importants pour lui, a souligné le député Benoît Sauvageau, du Bloc québécois.M.Sauvageau a particulièrement insisté sur la disponibilité des formulaires de plainte dans tous les appareils d'Air Canada.« Aujourd'hui, déposer une plainte pour un passager d'Air Canada, c'est comme affronter les 12 travaux d'Astérix », a souligné le député, expliquant qu'il était difficile pour les clients insatisfaits de savoir à qui s'adresser.Lors des audiences du comité, l'ombudsman d'Air Canada, Michèle Perreault-Ieraci, avait expliqué qu'il aurait été trop coûteux et trop compliqué de mettre des formulaires de plaintes à la disposition de chaque passager.Pour vérifier ses dires, Benoît Sauvageau a donc conçu lui-même un formulaire de plainte et a demandé des soumissions à des imprimeurs pour vérifier les coûts.Conclusion : la production de 200 000 formulaires coûterait moins de 15 000 $, dit-il.« Une compagnie qui a un chiffre d'affaires de 10 milliards ne devrait pas avoir trop de problèmes à appliquer cette recommandation », a noté M.Sauvageau.Air Canada prépare actuellement un plan d'action, dont le dévoilement est prévu au printemps, qui inclut certaines des recommandations contenues dans le rapport, a indiqué une porte-parole de l'entreprise, Renée Smith-Valade.Cependant, la compagnie n'a pas voulu faire de commentaires sur la possibilité qu'elle soit mise à l'amende.Les points saillants OTTAWA \u2014 Voici quelquesunes des recommandations soumises par le Comité parlementaire des langues officielles au gouvernement et à Air Canada: > Imposer des sanctions en cas de non-respect de la Loi sur les langues officielles.> Placer un formulaire de plainte, qui explique les obligations linguistiques d'Air Canada, dans la pochette derrière chaque siège.> Donner à la Loi sur les langues officielles priorité sur les conventions collectives des employés.> Recruter plus de pilotes bilingues.> Préciser que la Loi sur les langues officielles s'applique aussi aux filiales du transporteur.> Accorder une aide financière gouvernementale pour la formation linguistique des employés.> Mener des sondages et faire des rapports périodiques sur la qualité des services dans les deux langues officielles.La 30:un rapport d'ici trois semaines Collenette et Ménard s'entendent pour revoir le financement de plusieurs routes G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le ministre des Transports du Québec, Serge Ménard, a dû se rendre à l'évidence hier que le gouvernement fédéral n'était pas actuellement en mesure de remplir toutes ses promesses électorales quant à l'achèvement de plusieurs routes au Québec, dont le financement de sa part de l'autoroute 30.« C'est le gros problème », a lancé M.Ménard à l'issue d'une rencontre de travail avec son homologue fédéral, David Collenette, dans la capitale fédérale.« Les sommes que le gouvernement fédéral a à sa disposition sont très inférieures aux besoins.Il est certain que les 108 millions pour cinq ans qui sont actuellement disponibles à Ottawa pour le Québec, soit 20 millions par année, ne nous permettront pas d'aller bien loin.» Pour le seul achèvement de l'autoroute 30, le coût est estimé à 730 millions de dollars, dont 357 millions ont été promis par les libéraux lors de la dernière campagne électorale.Pour l'ensemble du Québec, les hommes de Jean Chrétien avaient pris avant les élections de novembre 2000 pour 1,5 milliard de dollars d'engagements fermes sur un ensemble de projets évalués à 3,4 milliards.Malgré ces trous béants dans le financement des grands axes routiers du Québec, le ministre Ménard a salué hier l'esprit de collaboration affiché par M.Collenette lors de leur rencontre, annonçant que les deux hommes s'étaient mis d'accord pour faire de l'autoroute 30 une priorité.Ils ont ainsi créé un comité spécial qui devra faire rapport sur cette question dans trois semaines.Quant aux autres projets routiers du Québec, la route 175 au Saguenay\u2014 Lac-Saint-Jean, la 185 dans le Témiscouata, la 35 dans la Beauce, la 25 et la 15 plus près de Montréal ainsi que la 50 vers Gatineau, ils ont été discutés par les deux hommes.MM.Collenette et Ménard ont annoncé que ces projets seront étudiés par un autre comité de fonctionnaires nouvellement créé afin d'établir l'ordre des priorités et afin d'élaborer un plan qui permettra de déterminer quelle sera la participation du secteur privé.La tâche s'annonce difficile, a encore répété Serge Ménard, en raison du manque de fonds fédéraux.Le ministre québécois des Transports a par la suite confié que son gouvernement voyait d'un bon oeil la volonté du gouvernement central de faire participer le secteur privé à la construction des infrastructures routières.« Je suis convaincu maintenant que nous ne pouvons pas remplir les besoins de nouvelles routes au Québec sans avoir recours à du capital privé, a-til dit.Cela a l'avantage que ce capital ne soit pas inscrit à notre dette collective et cela a l'avantage aussi de ne pas toujours faire courir les risques seulement aux gouvernements.Le ministre Collenette a pour sa part souligné, à la sortie des Communes, qu'il n'y avait pas seulement les 108 millions du Prog d'infrastructures routières (PSIR) qui servira à construire ces routes.Il a rappelé que le Programme d'amélioration des infrastructures frontalières (PAIF) pourrait être mis à contribution (670 millions) tout comme le nouveau Fonds canadien sur les infrastructures canadiennes (FCIS), annoncé par Paul Martin en décembre dernier (2 milliards).Québec reste quand même réaliste quant à l'importance de ces contributions.Outre les 108 millions du PSIR, la part du Québec (25 %) dans le PAIF ne serait que de 168 millions et ne pourrait servir qu'aux routes qui vont vers la frontière américaine, telles la 35 et la 15.Quant à la somme de 2 milliards du FCIS, elle n'a pas encore été votée par le Parlement et englobe les infrastructures routières, ferroviaires, le transport local, le tourisme, le développement urbain, le traitement des eaux usées et les infrastructures réglementaires.Québec émet l'hypothèse que la part de ce magot réservé au transport (40 %) sera d'environ 800 millions pour six ans pour tout le Canada, dont 200 millions pourraient lui être réservés.Au total, Ottawa n'a ainsi que 476 millions échelonnés sur six ans à offrir au Québec pour ses routes alors que l'engagement fédéral en ce domaine s'élève à 1,917 milliard.Le ministre Ménard a affirmé hier que le Québec dépensait pour ses autoroutes à peu près ce que les automobilistes donnent au trésor public en taxes sur l'essence.« Le fédéral est loin, loin de cela », a-t-il ajouté.Le député provincial de Salaberry- Soulanges, Serge Deslières, a qualifié de « peanuts » la contribution d'Ottawa à l'achèvement de l'autoroute 30.« On ne nage pas dans la transparence dans ce dossier- là, a-t-il dit à La Presse.On ne voit pas de volonté politique de la part du gouvernement fédéral.Quand le député libéral Serge Marcil clame que le dossier est réglé, je m'excuse, mais il n'y a rien de réglé.RUE SHERBROOKE, ANGLE DE LA MONTAGNE (514) 842-5111 WWW.HOLTRENFREW.COM Voici la toute première concentration de fourrures Jusqu'au 24 février, à notre magasin de la rue Sherbrooke seulement.Économisez de 40 % à 60 % sur le prix courant de splendides fourrures griffées Michael Kors, Vera Wang, Carolina Herrera, Bisang et plus encore! 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des fonds publics.La firme agissait à la fois comme intermédiaire auprès du gouvernement et comme dépisteur d'investisseurs étrangers pour le projet de réouverture du canal.Après avoir englouti 2,5 millions en subventions de Québec, le projet amorcé en 1994 est encore à l'état de maquettes.Les promoteurs \u2014 quatre municipalités de la région \u2014 veulent un complexe récréotouristique dont le coût pourrait atteindre 500 millions, mais qui nécessiterait au préalable des travaux d'infrastructures de près de 100 millions financés par le gouvernement du Québec.Président de la Régie intermunicipale, et maire de Côteau-du-Lac, Robert Sauvé a indiqué à La Presse que son organisation avait payé Oxygène 9 au tarif horaire de 240 $.La firme servait à « ouvrir des portes au gouvernement », ont expliqué à La Presse M.Sauvé et le vice-président de la Régie, Normand Ménard.Selon M.Sauvé, toutefois, la corporation en a eu pour son argent : fin janvier 2001, quelques jours avant que Bernard Landry ne s'assoie dans le siège laissé vacant par Lucien Bouchard, le ministre des Finances et son collègue au Tourisme, Maxime Arseneau, annonçaient une dernière subvention de 855 000 $ à la Régie intermunicipale du canal de Soulanges.À ce moment-là, l'ancien chef de cabinet de M.Landry, Raymond Bréard, travaillait à Oxygène 9, au dossier du canal de Soulanges, a confirmé M.Ménard.À la différence d'autres clients \u2014 la Société du parc des Îles et le Festival Juste pour rire notamment \u2014, la Régie intermunicipale du canal de Soulanges payait son lobbyiste sur une base horaire, et non au pourcentage des subventions dénichées.Dans les cabinets politiques à Québec, les signaux d'alarme s'étaient allumés à l'époque quand on avait « entendu » qu'Oxygène 9 se retrouvait « des deux côtés de la table », représentant à la fois les promoteurs du projet et un investisseur potentiel.M.Raymond Bréard a souligné cette semaine à La Presse qu'Oxygène 9 « travaillait pour la Régie du canal de Soulanges à la recherche d'investisseurs ».« On a travaillé avec Bouyges (un géant français spécialiste en grands travaux) ; on n'avait pas de contrat, mais un petit mandat (de Bouyges) et, à un moment donné, on leur a demandé s'ils étaient intéressés à investir dans le canal de Soulanges », a-t-il précisé.« Mais ce n'était pas les mêmes Bouyges.Il y avait plusieurs divisions, immobilier, hôtels, transports routiers.On n'était pas en conflit là-dedans », d'insister M.Bréard.Au printemps 2001 toutefois, lorsque Bouyges a annoncé son intention de s'installer à Montréal, la compagnie française a indiqué qu'elle était « en pourparlers depuis un an » avec Oxygène 9 et avec Montréal International.La petite boîte de lobbyisme était la bougie d'allumage de la création de Bouyges Bâtiment Canada, à Montréal.Pour le vice-président de la Régie, Normand Ménard, préfet de la MRC Vaudreuil-Soulanges, l'embauche d'Oxygène 9 avait un but : « Il fallait avoir certaines entrées au gouvernement pour que notre dossier puisse avancer.» Personne n'a exercé de pressions indues, « et on ne les a pas payés au pourcentage ».« Le travail d'Oxygène 9, de MM.Desroches et Bréard, était de faire cheminer le dossier à qui de droit, de trouver des subventions », explique M.Ménard.Jusqu'ici le projet n'a obtenu que des subventions de fonctionnement pour la Régie \u2014 près de 1 million par année essentiellement payé par Québec \u2014, mais rien n'est encore réalisé.Bernard Landry avait pris la peine de s'engager personnellement dans ce dossier, en désignant René Fortin, un fonctionnaire de Tourisme Québec, pour accélérer le projet, a ajouté M.Ménard.M.Fortin a mis le projet sur la « voie rapide » (fast track) en organisant un comité interministériel de hauts fonctionnaires pour abattre les obstacles qui se dressaient devant le projet.Or, selon le principal permanent de la Régie intermunicipale, Albert Daoust, c'est « Oxygène 9 qui était arrivée avec l'idée d'un comité interministériel » pour donner des réponses rapides aux questions des fonctionnaires.Selon M.Daoust, qui dit connaître le lobbyiste André Desroches « depuis des siècles et des siècles », le mandat d'Oxygène 9 a débuté en 1999.Oxygène 9 avait, selon lui, surtout le mandat de dénicher un « maître développeur », « une sorte d'Intra West » susceptible de financer le parc de villégiature pour plaisanciers.Contredisant M.Ménard, M.Daoust estime toutefois qu'Oxygène 9 n'avait pas à faire de démarches auprès de Québec.« C'est Tourisme Québec qui est notre parrain.On a utilisé Oxygène 9 parce qu'on savait qu'ils venaient des ministères.Au niveau économique, on a travaillé avec KPMG et Price- Waterhouse, mais Oxygène 9 nous a fait rencontrer des groupes très intéressants.Je ne veux pas chicaner M.Ménard, il n'est pas dans le « day to day » du projet », a-t-il affirmé.Mais d'après d'autres sources à la Régie, faute d'avoir trouvé des investisseurs intéressés au projet, Oxygène 9 a proposé, beaucoup plus récemment, à la Régie intermunicipale de se tourner vers la Société générale de financement, pour l'aider à finalement trouver des partenaires financiers.Proche de Raymond Bréard, la firme Mélicom s'était aussi retrouvée parmi les consultants employés par la Régie intermunicipale pour ses communications.Le mandat a duré quelques mois seulement.« On a reçu une facture d'environ 30 000 $ qu'on n'a pas payée parce qu'on estime ne pas avoir reçu les services », explique M.Sauvé.Nicole Adrienne Brodeur, de Mélicom, une bonne connaissance de M.Bréard, « avait menacé d'exercer des recours en justice » pour se faire payer, mais ces menaces sont restées lettre morte, a précisé M.Sauvé.En Ontario, on négocie ses contraventions Eggleton veut réformer la politique de défense avant la fin de l'année LOUISE LEDUC VOUS roulez 30 kilomètres au-dessus de la vitesse permise sur la 401, près de Toronto, et un agent vous colle une contravention.À quoi bon la payer en entier quand vous pouvez si bien marchander le montant de l'amende, parfois même avec l'aide de policiers à la retraite En Ontario comme ailleurs, les tribunaux sont engorgés.En 2000-2001 seulement, pas moins de 1,3 million de contraventions ont été distribuées chez nos voisins.Et plutôt que d'embourber davantage le système avec les habituels mensonges de chacun \u2014 « la lumière était jaune », « ma femme est sur le point d'accoucher », « j'ai une gastro-entérite » \u2014, les autorités ont mis au point un confessionnal fast-track où négocier des ententes à l'amiable avec des procureurs provinciaux qui ne sont ni juges ni nécessairement avocats.« Le cas le plus typique, est celui de la personne qui admet avoir roulé 10 kilomètres au-dessus de la limite, mais pas 20, explique Victor Lipnicki, directeur du bureau des infractions provinciales à Windsor.Au lieu de se lancer dans une coûteuse audience et d'obliger un policier à venir témoigner, on s'entend par exemple sur de moindres points de démérite ou sur une amende réduite.» Il n'est pas rare non plus que l'on consente dans ces antichambres de la cour à réduire de 25 $ ou 35 $ le montant d'une amende.Ou encore que la personne qui a roulé trop vite, brûlé un feu rouge et omis de porter sa ceinture de sécurité obtienne de n'avoir à payer que pour une ou deux de ces trois infractions.Fait à noter, on peut même obtenir clémence pour des infractions aussi graves que l'omission de s'arrêter derrière un autobus scolaire si l'on sait bien jouer du violon et que l'on spécifie, par exemple, que l'on vient de perdre son emploi.À quoi bon, alors, mener de grandes campagnes de sécurité routière si l'on coupe souvent la poire en deux ?« Nous avons tout de même le dernier mot et nous pouvons très bien refuser net de réduire l'infraction, répond M.Lipnicki.Et le seul fait de devoir se présenter à nos bureaux et de perdre ainsi une partie de la matinée sont en soi de nature à faire réfléchir les gens.» Le guide rédigé par le procureur général de l'Ontario à l'inprécise que les ententes à l'amiable du genre doivent prendre en compte quatre principes directeurs : l'intérêt des victimes, quelles qu'elles soient ; l'intérêt du défendeur ; la protection du public ; et enfin, « l'usage efficace de ressources limitées ».Cette façon de faire a engendré toute une industrie de la contestation en Ontario.Parmi la vingtaine d'entreprises qui en font leur pain et leur beurre : POINTTS (acronyme pour Provincial Offences Information and Traffic Ticket Service).Pas moins de 47 anciens policiers et trois anciens juges y travaillent, de l'autre côté de la clôture, à représenter des clients qui veulent échapper à leurs contraventions salées.« Les gens connaissent mal leurs droits et ne savent pas comment se défendre, dit le président de POINTTS, Brian Lawrie.En tant qu'anciens policiers, nous connaissons bien le système et nous pouvons les aider.En venant nous voir, les gens n'espèrent pas seulement s'en tirer sans amende, mais surtout, sans perte de points si coûteuse, ensuite, lors du renouvellement de l'assurance automobile.Par exemple, explique M.Lawrie, « une personne qui a brûlé un feu rouge n'est pas nécessairement coupable.Encore faut-il prouver que les feux de circulation fonctionnaient bien.De la même manière, les policiers doivent prouver qu'il n'y a pas eu erreur sur la personne.Qu'est-ce qui nous prouve, par exemple, que la personne prise en plein excès de vitesse n'avait pas emprunté le permis de conduire de sa soeur ?» JOHN WARD Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le ministre fédéral de la Défense, Art Eggleton, souhaite réformer la politique de défense d'ici la fin de l'année afin de concilier ce que les militaires doivent faire avec ce que les Canadiens sont prêts à payer.Les détails sont encore à l'étude, mais le ministre a indiqué, hier, qu'il espérait que les députés, les sénateurs et les Canadiens ordinaires auraient le mot à dire dans cette révision.M.Eggleton a également souligné que la révision devrait prendre en compte la politique étrangère, « au moins vis à vis des questions de défense et de sécurité ».Le ministre fédéral des Affaires étrangères, Bill Graham, a cependant fait savoir qu'il n'était pas sur le point d'effectuer une révision majeure de la politique extérieure du Canada.« Je ne suis pas prêt, au moment où l'on se parle, à dire qu'il y a un processus de révision formel en place », a déclaré M.Graham, qui a ajouté qu'il voulait étudier la question.« Laissez-moi du temps comme nouveau ministre », a plaidé le successeur de John Manley.Le dernier livre blanc sur la défense, un énoncé global de politique, a été publié en 1994.M.Eggleton a précisé qu'il pensait que les principes d'alors étaient toujours valides, mais que les détails devaient être révisés.« Nous devons nous assurer que la politique générale continue d'atteindre les objectifs nationaux et que nos planificateurs militaires aient un cadre qui leur permette de préparer les forces canadiennes à réagir adéquatement à un environnement mouvant », a déclaré le ministre dans son discours devant la conférence des Associations de défense.Il a ajouté plus tard qu'il souhaitait que la réforme soit terminée d'ici l'automne.« Je pense qu'alors que nous entrons dans un nouveau cycle budgétaire, nous avons besoin de savoir quelles ressources peuvent être mises à la disposition des militaires, a expliqué M.Eggleton.(.) Nous devons savoir combien les Canadiens sont prêts à affecter à leurs forces armées.« La révision prendra donc en considération « quelles capacités nous avons maintenant, ce que nous devrions maintenir, ce que nous devrions renforcer et ce que nous devrions diminuer », a-t-il précisé.Le livre blanc sur la défense de 1994 fixait des priorités générales pour les questions militaires, comme la défense du Canada, la protection de l'Amérique du nord en collaboration avec les États-Unis et le soutien à la paix et la sécurité internationales, en collaboration avec l'OTAN, les Nations unies et d'autres alliés.Ces énoncés sont encore valides, a déclaré M.Eggleton, mais certains détails doivent être retravaillés.Certains spécialistes de la défense ont notamment recommandé que l'armée soit remodelée pour faire de ses six bataillons d'infanterie mécanisée et de ses trois bataillons légers une force d'infanterie légère.PHOTO PC Le ministre de la Défense, Art Eggleton.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Le jeu doit rester un jeu 2002-02-20 Tirage du 2002-02-20 Tirage du 2002-02-21 Tirage du 2002-02-21 Tirage du 2002-02-21 Tirage du 2002-02-20 Tirage du 400 000,00 $ 61 744,50 $ 2 137,30 $ 69,60 $ 10,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire: (08) Complémentaire: (29) 439 8630 NUMÉRO: 302667 NUMÉRO: 728579 GAGNANTS LOTS GAGNANTS LOTS 13 125 985 $ 2 000 000 $ Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): Ventes totales: 694 544,00 $ GAGNANTS LOTS Tirage du 2002-02-20 781,25 $ 342,47 $ 268,82 $ Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion.3027511A 5LP0701A0222 a7 vendredi 5LP0701A0222 ZALLCALL 67 22:34:25 02/21/02 B PAKISTAN Ancien prêtre condamné à 10 ans Le journaliste américain de prison pour attentat à la pudeur enlevé a été tué Associated Press CAMBRIDGE, Massachusetts \u2014 Un ancien prêtre catholique de l'archidiocèse de Boston a été condamné hier à la peine maximale de neuf ou 10 ans d'emprisonnement, après avoir été reconnu coupable d'attentat à la pudeur contre un garçon de 10 ans.John Geoghan a profité de la position qu'il occupait dans l'Église pour s'en prendre à de jeunes garçons, a déclaré la juge Sandra Hamlin en annonçant la sentence.L'accusé, a-t-elle souligné, a reconnu avoir agressé d'autres enfants, et des évaluations psychologiques indiquent qu'il ne se préoccupe aucunement de ses victimes et a tendance à les blâmer pour les gestes qu'il a commis.Geoghan, âgé de 66 ans, pourrait être admissible à une libération conditionnelle dans six ans mais la juge a ordonné qu'il fasse l'objet d'une étroite surveillance après sa libération.Depuis 1995, plus de 130 personnes ont porté plainte contre Geoghan pour des gestes qu'il aurait faits au cours des 30 années où il a exercé son ministère dans des paroisses de la région de Boston.Il doit subir deux autres procès au criminel, et fait l'objet de 80 poursuites civiles.À la suite de la condamnation de Geoghan, le mois dernier, certains ont reproché aux dirigeants de l'archidiocèse de Boston d'avoir été au courant de la situation et de l'avoir tolérée.Depuis, le cardinal Bernard Law, archevêque de Boston, a ordonné que toutes les accusations d'agression sexuelle contre des mineurs soient signalées, même celles qui ont eu lieu dans le passé.Il a fourni aux autorités les noms de 40 prêtres accusés au cours des 40 dernières années ; neuf prêtres, toujours actifs, ont été suspendus.Lors du prononcé de la sentence, la victime de Geoghan, qui est aujourd'hui un collégien de 20 ans, a déclaré au tribunal que le visage impassible de son agresseur, tout au long du procès, lui avait donné la nausée.L'adjointe au procureur du ministère public, Lynn Rooney, a réclamé la sentence maximale pour Geoghan, qu'elle a qualifié de « pédophile prédateur ».Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le journaliste américain Daniel Pearl, enlevé au Pakistan le 23janvier, a été tué par ses ravisseurs, ont annoncé hier le Wall Street Journal, pour lequel il travaillait, et le département d'État.« Notre ambassade au Pakistan a confirmé aujourd'hui avoir reçu des preuves que le journaliste du Wall Street Journal Daniel Pearl est mort », a déclaré le porte-parole du département d'État Richard Boucher dans un communiqué.« Nous avons informé la famille de M.Pearl et lui avons exprimé nos sincères condoléances », a également déclaré M.Boucher, en ajoutant : « Le meurtre de M.Pearl est une atrocité que nous condamnons.» « Nous estimons maintenant, sur la base d'informations en provenance du département d'État et de responsables de la police de la province pakistanaise du Sind, que Danny Pearl a été tué par ses ravisseurs », a déclaré pour sa part un responsable du journal, Peter Kann, dans un communiqué.« Sa mort nous brise le coeur », a ajouté M.Kann.La femme de Pearl, Marianne, une Française, était enceinte de leur premier enfant.Marianne Pearl, elle-même journaliste pigiste, et son mari, étaient installés depuis un an et demi à Bombay (ouest de l'Inde), avant de venir au Pakistan il y a quelques mois.Le correspondant du Wall Street Journal, âgé de 38 ans, avait disparu le 23 janvier à Karachi, le grand port du sud du Pakistan, au cours d'une enquête dans les milieux islamistes.« Danny était un collègue remarquable, un grand journaliste, et un ami cher de nombreux collaborateurs du journal », a affirmé M.Kann.« Son meurtre est un acte de barbarie qui tourne en dérision tout ce que les ravisseurs de Danny prétendent défendre.Ils prétendent être des nationalistes pakistanais, mais leurs actes font sûrement honte à tous les véritables patriotes pakistanais », a-t-il ajouté.Les recherches policières semblaient piétiner depuis l'arrestation par la police pakistanaise du militant islamiste Sheikh Omar, né en Grande-Bretagne.Il avait avoué être l'instigateur de l'enlèvement et affirmé que l'otage était mort, lors de sa première comparution le 14 février devant un tribunal de Karachi, capitale du Sind.La police avait mis en doute la crédibilité de cette déclaration, mais reconnaissait ne disposer d'aucun indice permettant de dire si Daniel Pearl était mort ou vivant.Les ravisseurs étaient muets depuis le 31 janvier, date à laquelle ils avaient menacé de tuer leur otage si leurs revendications n'étaient pas satisfaites dans les 24 heures.Photo AFP © Après le prononcé de la sentence, hier à Cambridge, John Geoghan a été conduit en prison, menottes aux poings et chaînes aux pieds.3027805A 5LP0801A0222 a8 monde ven 22 février 5LP0801A0222 ZALLCALL 67 22:22:07 02/21/02 B «Vous avez brûlé trois femmes», lance un témoin à Milosevic Le Kosovo a subi une campagne de nettoyage ethnique intensive dès le début des frappes de l'OTAN Dans les jours qui ont suivi les premières frappes de l'OTAN, la police serbe et l'armée yougoslave ont attaqué l'un après l'autre plusieurs hameaux albanais dans le sud-ouest du Kosovo.Les villages étaient encerclés, puis soumis à d'intenses tirs d'artillerie.Ensuite, les soldats entraient dans le village, pillaient, mettaient le feu aux maisons et terrorisaient les habitants.Prise de panique en voyant brûler les villages voisins, la population prenait la fuite.Des dizaines de milliers d'habitants de la région ont été expulsés vers l'Albanie, après s'être fait confisquer tous leurs papiers.C'est ce scénario terrible et répétitif qui se dégage du récit des trois premières victimes de nettoyage ethnique à avoir témoigné au procès de Slobodan Milosevic, qui se tient depuis deux semaines à La Haye.L'un des trois témoins doit poursuivre sa déposition lundi.En contre-interrogatoire, l'exprésident de la Yougoslavie a tenté de faire admettre aux témoins que leurs villages avaient abrité des bataillons de l'UCK, l'Armée de libération du Kosovo.Et que les tirs provenaient d'échanges de coups de feu entre les troupes de l'UCK et l'armée yougoslave.Ses questions visaient aussi à faire dire que les victimes avaient péri sous les bombes de l'OTAN.Et que les Albanais du Kosovo quittaient leurs villages de leur plein gré.« Laissez-moi partir ! » Un des témoins, Agim Zeqiri, a refusé de poursuivre son contre-interrogatoire.Cet homme a eu les reins fracassés par un soldat serbe et il doit subir des traitements de dialyse.Lorsque Slobodan Milosevic lui a demandé, hier matin, s'il avait accueilli des membres de l'UCK chez lui, M.Zeqiri a affirmé qu'il n'avait plus rien à dire.« Je ne me sens pas bien du tout.Je ne suis pas en état de discuter.S'il vous plaît, laissez-moi partir », a-t-il supplié, quand le juge Richard May, qui préside le procès, lui a demandé de rester 10 minutes de plus.Mais un autre témoin, Fehim Elshani, a tenu tête sans broncher à l'accusé.Ce paysan de 67 ans a mis un complet trois pièces pour venir à la cour.M.Milosevic s'est appuyé sur un fragment du récit de M.Elshani, qui avait raconté avoir vu des soldats serbes tirer en l'air.« Donc, personne n'a souffert, puisque les soldats ne faisaient que tirer en l'air », a-t-il suggéré.« Mais le même jour, a rétorqué Fehim Elshani, trois vieilles femmes ont été brûlées par votre armée.Je le sais car j'en ai enterré une avec mon fils.Vous avez brûlé trois vieilles femmes ! » « D'après ce que vous dites, l'armée n'attaquait pas les civils, a aussi dit M.Milosevic.Est-ce exact ?» « Alors je vous demande qui a causé tous ces dégâts, s'est exclamé le M.Elshani.Comment puis-je être plus clair ?Vous la connaissez bien, la réponse.» Plus tôt, M.Elshani avait raconté comment il a été réveillé par des tirs d'artillerie, à l'aube du 25 mars 1999, quelques heures après le déclenchement des frappes de l'OTAN.Des tanks et des blindés étaient stationnés entre son village, Nogavac, et Celina, un hameau voisin.« J'ai entendu des tirs incessants en provenance de Celina, puis la fumée est arrivée jusqu'à nous.Il y avait une panique indescriptible », a raconté cet homme au visage émacié.En début d'après-midi, les tanks se sont dirigés vers Nogavac et Fehim Elshani s'est réfugié dans son sous-sol.Les tirs ont duré une heure.Quand M.Elshani est sorti dans la cour, tout le village était en flammes.« J'ai entendu un officier serbe ordonner à un soldat de retourner brûler une maison.» M.Elshani s'est retrouvé coincé à Nogavac, avec 20 000 réfugiés venus d'autres villages.Pendant plusieurs jours, tous ces gens ignoraient quel sort les attendait.Certains ont recueilli de l'argent, plus de 20 000 marks allemands, espérant qu'ils pourraient ainsi acheter leur sécurité.« Les militaires prenaient l'argent et les objets en or, ils rejetaient tout le reste », a relaté M.Elshani.Un jour, un militaire est entré dans la cave où Fehim Elshani s'était réfugié avec des proches.Il a brandi un couteau et menacé de l'égorger.Puis, le 2 avril, le village a été réveillé par deux puissantes détonations.Dans la cour de Fehim Elshani, il y avait sept morts et des blessés.Sa nièce Valentina, une fillette de 9 ans, a eu la jambe arrachée.Pendant le contre-interrogatoire, Slobodan Milosevic s'y est pris de plusieurs façons pour faire admettre à M.Elshani que les détonations avaient été provoquées par un bombardement de l'OTAN.Finalement, c'est la question d'un des trois « amis de la cour » assistant au procès qui a amené M.Elshani à dire que les restants d'obus qu'il a trouvés dans sa cour portaient des inscriptions en caractères cyrilliques.Le 2 avril, M.Elshani a conduit les blessés à l'hôpital.Puis il embarqué sa femme sur son tracteur et s'est dirigé vers la frontière de l'Albanie.Tout sur le procès Milosevic à La Haye à www.cyberpresse.ca/milosevic DIALOGUES POUR LA TERRE Gorbatchev en faveur d'une autre mondialisation ÉRIC CLÉMENT envoyé spécial LYON, France \u2014 Mikhaïl Gorbatchev, celui qui a provoqué la chute du mur de Berlin et la fin du communisme soviétique, veut faire tomber un autre mur : celui qui existe entre les acteurs économiques chantres du néo-libéralisme et des privatisations tous azimuts et ceux qui veulent « une autre mondialisation », plus humaine, plus sociale et dont les fruits seront partagés par tous les citoyens du monde.L'ancien président de la République soviétique et le Canadien Maurice Strong, président du Conseil de la Terre, inauguraient hier à Lyon, la conférence Dialogues pour la Terre, un événement portant sur la protection de l'environnement, la lutte contre la pauvreté et la promotion d'un développement économique au service de l'humanité.À quelques jours de la Conférence internationale de Monterrey, au Mexique, sur le financement du développement durable, et en prélude au Sommet mondial de Johannesburg, en septembre prochain, les participants au forum lyonnais, issus de la société civile, de groupes spirituels et religieux, des milieux politique, économique et financier, échangent leur point de vue sur la mondialisation.Reprenant les propos du pape selon lequel nous avons besoin d'un ordre mondial « plus juste, plus humain et plus stable », M.Gorbatchev a estimé, hier, lors de l'ouverture de la conférence, que « tout ne se résume pas à l'économie » ni à la seule lutte contre le terrorisme : « Si nous ne pouvons pas surmonter ces problèmes (de pauvreté), jamais nous ne surmonterons ce qui nous a assailli le 11 septembre.Si nous réduisons le problème à une action militaire, nous nous trompons car les racines du terrorisme international plongent dans la pauvreté et le retard accumulé par des milliards de personnes.Des millions d'enfants meurent parce que l'eau est polluée.C'est une honte pour la civilisation.Quand, à la fin des années 80, on a vu que le monde se dirigeait vers une catastrophe nucléaire, nous avons réagi, alors aujourd'hui, il faut ouvrir une étape nouvelle.» Les organisateurs de la conférence souhaitent que la contestation de la mondialisation telle qu'elle s'est exprimée à Seattle, à Prague, à Gênes et à Québec laisse la place à une véritable « force de proposition », comme elle s'est récemment dessinée à Porto Alegre, au Brésil.Ils en appellent à la communauté d'affaires du monde entier pour faciliter l'instauration d'une nouvelle éthique dans les échanges commerciaux et dans l'utilisation des ressources de la Terre : en un mot promouvoir le développement durable, cette notion dont la mise en oeuvre a débuté lors de la Conférence de Rio, en 1987, et qui s'est poursuivie avec le protocole de Montréal sur la biodiversité, en 1990, puis celui de Kyoto sur l'environnement, en 1992.« Le concept de développement durable sera un des concepts dominants du XXIe siècle, a martelé Raymond Barre, l'ex-premier ministre français de tendance libérale et ex-maire de Lyon.Je vous parle en tant qu'économiste.Ce ne sont pas des réflexions de tour d'ivoire.Il faut créer des inflexions à l'économie mondiale, mais ce n'est pas facile.Nous savons que les égoïsmes nationaux ne permettent pas d'en arriver à des progrès aussi rapides qu'on le voudrait.» Alexander Bessmertnykh, ancien ministre russe des Affaires étrangères, a estimé qu'il était nécessaire de réévaluer les responsabilités d'organismes internationaux tels que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.« Ces institutions créées il y a 50 ans doivent être modernisées pour être dédiées à la survie de la Terre, a-t-il dit.Les menaces à l'environnement sont beaucoup plus graves que les menaces à notre sécurité.» M.Gorbatchev a loué le concept de la taxe Tobin qui permettrait de recueillir des sommes gigantesques pour réduire la pauvreté mondiale en imposant les transactions financières internationales.« La Banque mondiale reste extérieure à cette initiative et les banques ne manifestent aucun intérêt pour ça », a-til regretté.Mais la communauté d'affaires, européenne en tout cas, ne semble pas fermée à des changements.Gérard Mestrallet, PDG de Suez, une multinationale de services née de la fusion entre Groupe Suez et Lyonnaise des eaux, a dit qu'il faudrait réduire les écarts entre « pays du Nord et pays du Sud, sinon, il n'y aura pas de croissance stable et d'économie saine » et affirmé que les entreprises peuvent être aussi « citoyennes du monde ».« On a opposé le monde de Davos à New York à celui de Porto Alegre.Nous appartenons au premier, mais nous vivons aussi avec le second.Les valeurs éthiques sont un ciment fondamental de la réconciliation entre ces deux mondes.Il faut concilier rentabilité et responsabilité.« Environ 30 000 enfants meurent chaque jour à cause de l'eau polluée, a ajouté l'homme d'affaires qui venait de signer le matin même une entente pour dépolluer du bassin de la Volga, en Russie.Quelque 180 milliards de dollars US sont nécessaires pour changer la situation (de l'eau polluée dans le monde) seulement de moitié d'ici 2015.» M.Mestrallet a dit être en faveur de partenariats public-privé dans les pays occidentaux pour gérer les réseaux d'eau, mais qu'il était opposé à la privatisation de l'eau comme produit.Il a fait rire l'assemblée quand il a dit : « Nous avons refusé de participer à la Bourse de l'eau américaine, une initiative d'Enron il y a deux ans.» Tous les jours de 13 h 30 à 17 h 30 7030 boul.Henri-Bourassa O./ www.rodimax.com (514) 832-0494/336-1811 .Et si vous payez plus de 900 $ de loyer, nous avons une très belle propriété pour vous! 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canadiens en Afghanistan ont participé la semaine dernière à une opération délicate, dans le désert afghan, une région fortement minée, en vue de retrouver et de fournir la protection à deux hélicoptères de l'armée américaine et leur équipage.Pour les soldats canadiens, il s'agissait de la première opération d'envergure qu'on leur confiait à l'extérieur des limites de la base militaire de Kandahar.Les soldats américains étaient à bord d'hélicoptères Chinook dans un territoire jugé hostile et où sévissait vendredi dernier une tempête de sable qui les empêchait de voler en raison de la trop faible visibilité.En pleine nuit, six soldats canadiens du régiment Lord Strathcona's Horse, d'Edmonton, ont donc pris la route du désert à bord de leurs véhicules blindés Coyote et munis d'un équipement de vision nocturne à la recherche des soldats américains.Ils devaient se rendre à environ 35 kilomètres de Kandahar, dans une région où les talibans sont encore actifs.Sachant que ce territoire était jonché de mines antipersonnel, les soldats canadiens ont d'abord dû étudier soigneusement le terrain avant de s'y aventurer et de se rendre à destination, où les attendaient leurs collègues américains.« C'était sans aucun doute une expérience excitante.C'était bien de sortir de la base et de pouvoir mettre à profit les habiletés acquises durant notre formation », a indiqué le capitaine canadien Trevor Cadieu.Le major américain A.C.Roper a fait remarquer pour sa part que la contribution des soldats canadiens avait été indispensable.« Le fait de savoir que la coalition s'appuie sur des partenaires aussi forts que les soldats canadiens assure notre succès, compte tenu de la grande qualité des soldats canadiens, de leur formation, de leur leadership et de leur équipement, particulièrement les véhicules Coyote.Et (vendredi dernier) ils étaient là quand on a eu besoin d'eux », a ajouté le major Roper, porte-parole des forces américaines à la base de Kandahar.La référence en habitation ! 23e édition Du 1er au 10 mars 2002 au Stade olympique Ne manquez pas ce cahier spécial demain dans 5LP0901A0222 a9 vendredi 5LP0901A0222 ZALLCALL 67 20:54:03 02/21/02 B L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 2 2 F É V R I E R 2 0 0 2 MOND E A 9 EXPRESS INTERNATIONAL Chine-É.-U.: Amélioration TRENTE ANS jour pour jour après la rencontre historique entre Richard Nixon et Mao Tsétoung, le président américain George W.Bush a entamé hier une visite de travail de deux jours en Chine qui a consacré la spectaculaire amélioration des relations entre les deux pays, en dépit de la persistance de désaccords, notamment sur la question de la prolifération des armements.Les deux hommes ont décidé d'intensifier leur coopération dans les secteurs de l'énergie et de la santé, notamment dans la lutte contre le sida, et « de conduire un dialogue sur des questions économiques et financières régionales ».\u2014 d'après AFP Soudan : Civils attaqués DIX-SEPT PERSONNES ont été tuées mercredi et de nombreuses autres blessées lors d'une attaque par un hélicoptère de l'armée soudanaise durant une distribution d'aide alimentaire à Bieh dans le sud du Soudan.L'hélicoptère s'est placé en vol stationnaire au-dessus du centre d'aide établi par le Programme alimentaire mondial (PAM) et a tiré cinq roquettes sur la foule qui attendait la distribution.Le 12 février dernier, l'aviation soudanaise avait bombardé le village d'Akuem peu après un largage d'aide alimentaire par un avion du PAM, tuant deux enfants et faisant une douzaine de blessés.\u2014 d'après AFP Indonésie : Crimes contre l'humanité SEPT RESPONSABLES, dont l'ex-gouverneur du Timor oriental, ont été inculpés hier à Jakarta de crimes contre l'humanité lors de l'accession de ce territoire à l'indépendance en 1999.L'Indonésie, soumise à des pressions en vue de traduire en justice les responsables des violences au Timor oriental, a créé le mois dernier un tribunal spécial pour les violations des droits de l'homme.Dix-huit personnes, dont trois généraux de l'armée et un général de police, ont au total été mises en cause.Des massacres et des destructions avaient été perpétrés par des milices pro-indonésiennes soutenues par les militaires indonésiens.\u2014 d'après AFP Sharon créera des «zones tampons» Nouvelle journée de violence; 10 morts du côté palestinien d'après AFP et AP JERUSALEM \u2014 Le premier ministre d'Israël Ariel Sharon a annoncé hier l'établissement de zones tampons et d'obstacles entre Israël et les territoires palestiniens pour amener « la sécurité par le biais de la séparation ».Le chef du gouvernement israélien n'a pas précisé si ces zones se situeraient du côté israélien ou palestinien de la ligne séparant l'État hébreu de la Cisjordanie.Et il a ajouté ne pas vouloir même évoquer la possibilité de supprimer les implantations juives.Le leader de l'opposition de gauche Yossi Sarid a, pour sa part, estimé que le discours à la nation de M.Sharon était dénué de sens et n'apportait rien de nouveau pour sortir le pays de la crise.Après 17 mois d'Intifada, M.Sharon a appelé les siens à l'unité et la fermeté dans cette confrontation, tout en promettant qu'il ferait « tous les efforts » possibles pour éviter une « guerre totale ».Pendant ce temps, l'armée israélienne a poursuivi ses opérations et ses bombardements dans les territoires occupés, une nouvelle journée de violence qui a coûté la vie à 10 Palestiniens.Se montrant très déterminé, M.Sharon a réaffirmé qu'Israël continuerait « à combattre le terrorisme avec toute sa force » et allait « intensifier (ses) activités » contre les militants palestiniens.« Dans le même temps, nous ferons tout ce que nous pouvons pour atteindre un cessez-le-feu qui conduirait à un règlement et à un accord de paix », a poursuivi M.Sharon.Peu avant cette allocution, le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat a renouvelé son appel du 16 décembre 2001 pour un cessez-le-feu.« Je renouvelle mon engagement à un cessezle- feu et au plan Tenet en vue d'un cessez-lefeu », a-t-il déclaré, en allusion au mémorandum établi par le chef de la CIA américaine, George Tenet, et jetant les bases d'un cessez-lefeu israélo-palestinien.Auparavant, des hélicoptères de combat israéliens ont mené deux raids contre Gaza et Rafah, dans la bande de Gaza, faisant 20 blessés.Réagissant à ce discours, deux hauts responsables palestiniens, Saëb Erakat et Nabil Abou Roudeina, ont estimé que M.Sharon voulait « détruire le processus de paix ».Par ailleurs, les forces de sécurité palestiniennes ont arrêté trois membres du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) dont deux accusés de l'assassinat en octobre 2001 du ministre du Tourisme d'Israël Rehavam Zeevi.M.Sharon a affirmé à plusieurs reprises qu'il ne permettrait pas à M.Arafat de quitter Ramallah, où il est confiné par l'armée depuis le 3 décembre, tant que les assassins de Zeevi ne seraient pas arrêtés.Six Palestiniens ont été tués à Rafah, dans la bande de Gaza, où l'armée israélienne a mené plusieurs incursions depuis la nuit précédente.Quatre Palestiniens ont été tués lors d'incidents en Cisjordanie : un Palestinien alors qu'il tentait de forcer un barrage israélien, deux autres lors d'échanges de tirs à un barrage près de la localité de Baka al-Charkiya et un quatrième à Hébron.Ces décès portent à 1270 le nombre de morts depuis le début de l'Intifada, fin septembre 2000, dont 972 Palestiniens et 275 Israéliens.Des hélicoptères ont aussi bombardé des installations des services de sécurité à Rafah, le commissariat central de la police à Naplouse (Cisjordanie), ainsi qu'un bâtiment proche des bureaux de M.Arafat à Ramallah.Le département d'État américain a appelé Israéliens et Palestiniens à « examiner leurs actions et leurs conséquences avec beaucoup de prudence », estimant que la période actuelle était « critique ».Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a déclaré que le Conseil de sécurité et la communauté internationale avaient un rôle « essentiel » à jouer dans le règlement du conflit du Proche-Orient.Le président de l'Autorité palestinienne a renouvelé son appel du16 décembre 2001 pour un cessez-le-feu Cette année, lors de la remise des trophées Pyramide de la CAA pour la satisfaction des propriétaires, les membres ont élu la Corolla des années-modèles 1993 à 1997 gagnante au classement général.De plus, des véhicules Toyota se sont classés six fois parmi les dix meilleurs.C'est plus que tout autre constructeur.Nous sommes ravis de constater que les automobilistes canadiens aiment Toyota.Fiers de votre appui, nous nous engageons à demeurer la norme d'excellence parmi les vrais experts.quels experts de l'automobile pensent tant de bien de toyota ?des gens comme vous.3027857A 5LP1001A0222 a10 vendredi 5LP1001A0222 ZALLCALL 67 22:44:43 02/21/02 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2002 Une histoire cousue de fil blanc m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Le maire Gérald Tremblay n'en menait pas large, hier, lors d'un point de presse où il a péniblement tenté d'expliquer pourquoi l'Institut pour le progrès socio-économique (IPSE), un organisme qu'il a fondé en 1999, a obtenu un contrat de 850 000 $ de la Ville de Montréal pour organiser le Sommet de juin.Plus M.Tremblay s'expliquait, plus il s'enlisait.Nerveux, il a été incapable de convaincre le parterre de journalistes qu'il n'était pas en conflit d'intérêt.Pourtant, Gérald Tremblay a respecté la loi.Il n'a plus aucun lien avec l'IPSE, il y a eu appel d'offres et il s'est retiré lorsque le comité exécutif a octroyé le contrat juteux.N'empêche, les apparences jouent contre lui.Pendant la campagne électorale, Gérald Tremblay a promis de tenir un sommet sur Montréal et il a décidé de confier une partie de son organisation à l'extérieur.C'est là que l'IPSE, un organisme à but non lucratif qui regroupe des universitaires, arrive dans le décor.Le 21 janvier, Gérald Tremblay a montré au chef de l'opposition, Pierre Bourque, un document de l'IPSE où tous les détails du futur sommet sont expliqués en long et en large.Le hic, c'est que l'appel d'offres n'avait pas encore été publié dans les journaux.Il le sera une semaine plus tard.Dans ce cas, pourquoi Gérald Tremblay se baladait-il dans les couloirs de l'hôtel de ville avec le document de l'IPSE sous le bras ?L'appel d'offres était-il bidon ?L'Institut a-t-il obtenu des informations privilégiées qui lui ont permis de décrocher le contrat ?Est-ce que les exigences de la Ville étaient tellement calquées sur la philosophie de l'IPSE, avec laquelle le maire Tremblay est en parfaite symbiose, qu'aucune rivale ne pouvait le concurrencer ?Hier, M.Tremblay a affirmé qu'il n'avait jamais vu ce document.Estomaqué, Pierre Bourque a juré que non seulement le maire le lui avait montré mais qu'il en avait feuilleté les pages une à une en se pâmant d'enthousiasme.Autre fait troublant, l'IPSE va donner en sous-traitance une partie du contrat à la firme Groupe Forest qui travaille en partenariat avec Plurimédia Communications.Cette dernière appartient à Pierrette Gagné et Michel Lefebvre, deux amis de Gérald Tremblay qui ont fondé l'IPSE avec lui et qui en sont toujours les vice-présidents.\u0001 \u0001 \u0001 A-t-on vraiment besoin d'une firme pour organiser le Sommet ?Le gouvernement du Québec, qui en a tenu plusieurs, s'est arrangé avec ses fonctionnaires.M.Tremblay a précisé que l'IPSE n'organiserait pas le sommet mais servirait plutôt « d'accompagnateur stratégique » ; 850 000 $, ça fait beaucoup d'argent pour se faire accompagner, même « stratégiquement ».Et pourquoi l'IPSE, qui n'a pas développé d'expertise dans ce domaine ?Les documents du Sommet préparés par l'IPSE trempent dans un jargon qui n'augure rien de bon.Le sommet s'est d'ailleurs transformé en une immense machine qui jongle avec des concepts abstraits nébuleux.Le sommet doit servir à établir les priorités.En voici deux.Et pas besoin de l'IPSE pour les comprendre.Premièrement, M.Tremblay doit être transparent et avoir le courage de dire la vérité, toute la vérité, au lieu de s'enliser dans une histoire cousue de fil blanc.Deuxièmement, il doit dégonfler la machine du sommet, la débarrasser de son jargon et, surtout, des « faiseux » de jargon.Paul Bordeleau, collaboration spéciale Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Jeux olympiques: faut-il être déçu?Une confession MON PÈRE, je me confesse d'avoir ressenti une terrible colère lorsque les juges de patinage artistique ont attribué une médaille d'argent aux patineurs Salé et Pelletier.Je m'accuse d'avoir été très heureuse lorsque la situation a été corrigée et qu'on leur a remis la médaille à laquelle j'estimais qu'ils avaient droit.Je m'accuse d'avoir ressenti une grande peine pour Marc Gagnon lorsqu'il a été disqualifié de l'épreuve de patinage de vitesse.Toute cette préparation en vain ; l'objectif de participer à la finale n'étant même pas réalisable.Je m'accuse d'avoir presque pleuré lorsque Kratz est tombé juste avant la fin de sa routine après avoir si bien tenu le coup pendant le reste de sa performance.N'est-ce pas le comble de la malchance ?Je m'accuse de n'avoir presque pas porté attention aux compétiteurs venant d'autres pays.Ce n'est pas pour m'excuser mais je ne connais pas beaucoup les autres.C'est sûr qu'au Québec et au Canada en général on entend plus parler des nos athlètes locaux ce qui fait en sorte qu'on s'identifie plus à eux.Est-ce que cela fait de moi une personne étroite d'esprit ?Est-ce que je suis bornée ?Je serais bien curieuse de voir combien d'Espagnols, d'Africains ou encore de Grecs ont suivi pas à pas la performance des athlètes canadiens.Pourquoi donc passons-nous tant de temps à nous auto-flageller dans les journaux québécois en tentant de nous culpabiliser de réactions somme toute tellement normales ?C'est une question que je vous pose, vous les éditorialistes, les grands savants des grands médias.Finalement, je ne me sens pas du tout coupable ; mes réactions ont été très normales pour quelqu'un qui suit les sports de très loin et qui s'y intéresse un peu plus pendant la période des olympiques.NICOLE JARRY Varennes Le Canada n'est pas une puissance sportive ÊTES-VOUS déçu des résultats de « nos athlètes » ?Pourtant, le Canada n'a jamais été une puissance sportive.Pourquoi exiger d'eux de meilleures performances ?Nous avons abandonné depuis 25 ans l'idée de développer le sport de participation malgré les beaux discours que tenait alors notre « élite politique » d'avant les Jeux de Montréal.La faible collecte de médailles aux Jeux olympiques est la conséquence de l'abandon de ce projet.Or, c'est justement en favorisant une participation en masse que nous parviendrons à développer une élite sportive.À l'heure actuelle, seuls les gens fortunés ou prêts à se saigner à blanc voient leur enfant accéder au sport de haut niveau.Difficile alors de développer une réelle élite sportive.Notre vie de consommateurs se déroule à un rythme si effréné qu'on oublie une grande maxime de la vie : développer et conserver un esprit sain dans un corps sain.Une population en santé ne perd pas son temps dans les urgences.Allons jouer dehors, comme le proposait jadis une publicité.Le Québec, qui détient un des plus hauts taux de suicide, voit l'obésité, la sédentarité et l'abandon des études s'accroître chez les jeunes.Voulons-nous une réelle société distincte en Amérique ?Commençons par le commencement, par un plan de relance en trois points : > favorisons un bon enseignement aux niveaux primaire et secondaire ; > guidons nos jeunes vers une saine alimentation ; > permettons une activité sportive soutenue (une heure par jour) dans TOUTES nos écoles.Nous pourrons alors voir poindre une véritable élite sportive.Penser autrement, c'est nous condamner à la répétition de résultats du même ordre.RENÉ LIVERNOCHE et DENIS LIVERNOCHE Montréal D'autres lettres dans notre forum interactif : www.cyberpresse.ca/lettres Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca Recentrer la carte à puce k g a g n o n @ l a p r e s s e .c a La carte à puce, un outil essentiel dans la réforme des soins de première ligne, soulève les passions : plusieurs opposent des réserves au projet, dont certaines sont valables et devraient amener la Régie de l'assurance-maladie à recentrer son projet sur les acteurs du réseau.Trois types d'argumentaires ont été présentés cette semaine à la commission parlementaire qui se penchait sur la question.Écartons d'emblée le premier, présenté par la juriste Marie-Claude Prémont.Cette dernière croit que la carte à puce est le départ d'une série de changements qui amèneront le réseau de la santé à se privatiser de plus en plus.Nous ne croyons pas à la théorie du grand complot de la part de la RAMQ.Des changements comme ceux qu'anticipe Mme Prémont sont majeurs et ne pourraient s'effectuer sans un immense débat, carte à puce ou pas.Le second type d'arguments a nettement plus de poids, puisqu'il émane de ceux qui seraient les principaux utilisateurs de cette carte : les médecins.Ils disent que la formule imaginée par la RAMQ pour intégrer les exigences de protection de la vie privée à son projet dénaturent la carte à puce.Le patient aurait en effet un droit de regard sur le résumé de son dossier médical, auquel la carte donnerait accès.S'il veut en exclure des éléments, le projet de la RAMQ l'y autorise.Ces dispositions n'ont pas de sens, disent les médecins, puisque ces derniers ne sauront plus s'ils doivent se fier à ce résumé.L'universitaire Claude Sicotte va encore plus loin.S'il juge que la sécurité d'une banque de données centralisée à la RAMQ ne fait aucun doute, il estime cependant que plutôt que de donner accès à un résumé de dossier médical qui se trouverait dans cet ordinateur central, la carte devrait plutôt agir comme un fureteur sur l'Internet, et retrouver, dans les divers sites du réseau de la santé, tout ce qui concerne le patient.Le médecin aurait ainsi accès à la totalité du dossier médical de son client.La RAMQ devra examiner rigoureusement ces observations, en remettant en question, s'il le faut, l'architecture technologique de son projet.Car il ne sert à rien de mettre en place un outil clinique qui ne sera pas utilisé par les médecins.Peut-être devrait-on, si on suit la démarche Sicotte, commencer le projet modestement, en reliant les établissements de santé au réseau informatique qui existe déjà chez les pharmaciens pour les médicaments et dans plusieurs laboratoires pour les résultats d'analyse.Les autres éléments des dossiers médicaux pourraient suivre au rythme de l'informatisation du réseau de la santé.L'autre réserve émise cette semaine concerne justement les coûts de cette informatisation.La RAMQ estime que la carte à puce coûtera 160 millions.Mais les ordinateurs, l'outil essentiel qui permettra aux acteurs du réseau de fonctionner dans ce nouvel environnement, ne sont pas inclus dans la facture.Or, le silence du gouvernement sur cette question inquiète les médecins travaillant en cabinet, dont la majorité ne sont pas encore informatisés.Si le gouvernement a le devoir d'être plus transparent sur cette question, en établissant la part des coûts qu'il serait prêt à assumer, les médecins eux-mêmes devront mettre l'épaule à la roue.Depuis des années, ils réclament davantage d'informations sur les patients et des aviseurs thérapeutiques pour les médicaments.Or, rien de tout cela n'est possible sans ordinateurs.Les médecins devront faire leur part s'ils désirent vraiment que le réseau de la santé fonctionne mieux.Ceci dit, on peut se féliciter qu'enfin, dans ce débat, on donne priorité aux enjeux de santé, plutôt qu'aux éternelles lamentations sur la protection de la vie privée.À ce chapitre, l'opinion d'un expert comme Claude Sicotte est rafraîchissante.« Le droit à la santé devrait occuper une place plus importante dans les débats publics », lui qui a été « subordonné », jusqu'à maintenant, aux exigences de confidentialité, dit-il.On ne saurait dire plus vrai.La course aux oeufs de Pâques LE CANADA veut gagner des médailles, mais à quel prix ?On se dit déçu des résultats de l'équipe olympique canadienne sur qui on avait fondé tant d'espoir de remporter plus de médailles qu'à Nagano et à qui on a imposé des objectifs démesurés, pire encore, absurdes.On semble ignorer le fait que chaque athlète, quelle que soit sa discipline, veut performer au maximum de ses capacités, surtout lors d'événements sportifs comme les Jeux olympiques.Chaque athlète va livrer sa passion avec effort, talent, acharnement et brio si tout va pour le mieux.J'en reviens à la quête de médailles, qui entache le sport et l'effort de ces athlètes de haut calibre.Comment peut-on se dire déçu des performances de nos athlètes qui, malgré les durs contraintes physiques, continuent avec acharnement leur entraînement quotidien dans le seul espoir de s'améliorer et bien sûr d'arriver premier en compétition autant de fois que possible, aux Olympiques ou ailleurs.La couverture des Jeux olympiques par nos médias nationaux démontre bien ce besoin avide de récolte de médailles.On présente les compétitions dans lesquelles des Canadiens sont supposés bien performer.L'influence médiatique est bel et bien portée par nombres d'athlètes connus qui avouent eux-mêmes sentir la pression de jouer « le rôle de modèle ».La course aux oeufs de Pâques, une épreuve et un parcours bien fragiles, qui n'a pas rapportée autant de cocos que « prévus ».Mais, on a quand même eu l'affaire Salé-Pelletier pour alimenter la soif des médias et le patriotisme canadien.Puis, on a aussi eu des « médailles surprenantes », non pas par la performance éblouissante des athlètes, mais « surprenantes » parce que bon nombre de gens ne savait pas qu'il y avait des athlètes participant à ces disciplines, dont le ski de fond.Des « médailles surprenantes » pour les filles en ski acrobatique, comme si elles étaient apparues au jeux par hasard, après un mois d'entraînement.Et le fameux hockey ; félicitations aux Canadiennes qui vont en finale et qui montrent la beauté du sport avec une finesse de jeu, du bon patin et de nombreux tirs au but.Dire que d'autres sont payés des millions.Enfin, l'important, au retour des athlètes, sera bien sûr de les féliciter parce qu'ils sont parmi les meilleurs au monde.Le gouvernement devra, pour sa part, apporter le support nécessaire au développement de ces athlètes en améliorant les infrastructures et programmes en place en faisait aussi preuve d'entraide et d'ouverture d'esprit.Et faisons gaffe à la pression médiatique.CHANTAL KOBEL PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Mathieu Turcotte posant fièrement avec sa médaille de bronze (patinage de vitesse, 1000 mètres). 5LP1101A0222 a11 vendredi 5LP1101A0222 ZALLCALL 67 13:25:22 02/22/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2002 A 1 1 Des libérations trop hâtives?> OUI Le moment est venu d'abolir le Club Fed ! GRANT OBST L'auteur est président de l'Association canadienne des policiers et policières (www.cpa-acp.ca).> NON Dans la grande majorité des cas, le programme donne de bons résultats JOHANNE VALLÉE L'auteure est criminologue, directrice générale de l'Association des services de réhabilitation sociale du Québec.DES INCIDENTS hautement médiatisés impliquant l'évasion et le classement d'auteurs de meurtres, ont mis en relief les problèmes très sérieux dont souffrent les systèmes de détermination des peines, d'incarcération et de libération conditionnelle au Canada.Non seulement les Services correctionnels du Canada (SCC) relâchent-ils des contrevenants condamnés trop hâtivement mais encore, ils offrent des programmes beaucoup trop laxistes aux contrevenants violents ! Les policiers et policières du Canada sont outrés des politiques et pratiques des SCC et ont décidé de solliciter l'appui du public pour obtenir des changements ! Le 7 octobre 1993, l'agent Joseph Mac Donald demanda à un conducteur de s'arrêter lors d'une patrouille de routine.Deux hommes sortirent du véhicule et s'engagèrent dans une altercation physique violente qui se termina par un échange de coups de feu.L'agent Mac Donald fut mortellement atteint derrière la tête alors qu'il gisait impuissant, ayant vidé son arme de service.Peter Pennet et Clinton Suzack furent tous deux accusés et reconnus coupables de meurtre au premier degré ; ils écopèrent d'une peine d'emprisonnement de 25 ans sans possibilité de libération conditionnelle.Lors du procès, le juge recommanda que Suzack purge sa peine entière dans un établissement à sécurité maximale en raison de la nature du crime et de ses antécédents.Déjà, il jouissait d'une libération conditionnelle au moment du meurtre.À l'automne 2001, après n'avoir purgé que six années d'une peine « à perpétuité », Suzack fut transféré à l'établissement William Head.Situé à la pointe sud de l'île de Vancouver, William Head est qualifié de « prison sans barreaux » comprenant cinq communautés, constituées chacune de quatre duplex et d'un bâtiment communautaire.Les détenus de William Head peuvent s'adonner au golf, à la pêche, à la cuisine, au baseball et à l'observation des baleines à partir d'un cadre digne d'un centre de villégiature donnant sur le Pacifique.Des cas multiples Il ne s'agit que d'exemples parmi une foule d'autres préoccupations.En voici quelques- unes : > En novembre 2000, James Hutchinson a littéralement fait faux bond à son escorte civile alors qu'il jouissait d'une permission de sortir sous surveillance laxiste, étant détenu dans une institution à sécurité minimale.Hutchinson avait été condamné à l'emprisonnement à perpétuité pour avoir forcé deux policiers à creuser leur propre tombe avant de les abattre froidement.> En mai 2000, on découvrait que les deux femmes reconnues coupables de meurtre au deuxième degré pour avoir poignardé l'agent Bill Hancox, de la Police de Toronto, partageaient un petit « nid d'amour » derrière les murs de leur prison.> En mai 2000, Allan Mc Donald fut reconnu coupable de meurtre au premier degré pour avoir tiré froidement à bout portant sur l'agent Thomas Coffin, de la Police provinciale de l'Ontario, l'atteignant à la tête.Malgré qu'il fut condamné à l'emprisonnement à perpétuité pour ce crime crapuleux, il commença à purger sa peine dans un établissement à sécurité moyenne.> Le 3 novembre 1981, l'agent Michel Vincent, 26 ans, fut tué en intervenant lors d'une tentative de vol de banque à Longueuil.Son coéquipier, l'agent Serge Gagnon, fut blessé par balle et demeure handicapé.Randall Tabah fut reconnu coupable de ce meurtre en 1983 et condamné à l'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.Et pourtant, il fut remis en liberté sous condition après n'avoir purgé que 17 années d'une peine d'emprisonnement à perpétuité.Au début du mois, le 4 février 2002, il fut arrêté par la police de Victoria (C.-B.), soupçonné de vol avec effraction.En novembre dernier, nous avions prévenu le gouvernement qu'une autre tragédie surviendrait, à moins que des changements soient effectués au sein des SCC.Le 21 décembre 2001, ayant demandé à un conducteur de s'arrêter sur la route à Russell (Manitoba), le gendarme Dennis Strongquill voulait empêcher deux libérés conditionnels dangereux de prendre la clé des champs et fut tué d'un coup de feu.Le problème n'est pas seulement de savoir comment nous traitons les tueurs de policiers ; en réalité, c'est tout le système d'incarcération qui subit un dérapage.Les Canadiens ont été dégoûtés par la vue de la photo de Karla Homolka célébrant une fête dans son condo.Ces modes d'hébergement ne correspondent nullement aux attentes des Canadiens.Nos plaidoyers auprès du gouvernement du Canada sont, malgré tout, tombés dans l'oreille d'un sourd.Nous avons donc lancé une pétition d'envergure nationale, disponible sur notre site Web, pour solliciter l'appui des Canadiens respectueux des lois.Nous croyons que les changements suivants s'imposent : > Les auteurs de meurtres au premier degré devraient purger leur peine sans possibilité de libération conditionnelle pendant une durée minimale de 25 années en prison et non un Club Fed.> La suppression de la disposition désignée « clause du faible espoir » qui a permis à 80 % des tueurs qui l'ont invoquée d'obtenir une libération anticipée.> Lors de la détermination du niveau de sécurité à imposer au détenu qui purge une peine, ses antécédents criminels et le crime pour lequel il est condamné devraient constituer le facteur prépondérant.> Le Parlement devrait instituer une enquête publique indépendante sur les systèmes de détermination des peines, des services correctionnels et des libérations conditionnelles, dans le but de déterminer quelles mesures pourraient entraîner des conséquences significatives pour les contrevenants, renforcer la sécurité publique et regagner la confiance du public.> Accorder aux victimes un apport accru dans les décisions ayant une incidence sur la détermination des peines, le classement des prisons, la libération conditionnelle et la remise en liberté.> Resserrer nos lois et nos politiques carcérales pour protéger les Canadiens contre les criminels violents.Le moment est venu d'imposer des conséquences significatives aux contrevenants, de renforcer la sécurité publique et de restaurer la confiance du public dans notre système de justice pénale.AVEC L'ÉTUDE de l'avant-projet de loi sur le système correctionnel du Québec, lequel fait suite au drame d'Alexandre Livernoche, et suite aux articles publiés les 14 et 15 février dans La Presse, lesquels démontrent que des gens du crime organisé sont rapidement remis en liberté, il y a fort à parier qu'à la question ci-haut mentionnée, nous répondrons unanimement oui ! Mais, un examen de l'ensemble de la réalité entourant le processus de remise en liberté révèle que celleci est plus nuancée et dans ce contexte nous serions tentés de répondre à la même question : ça dépend ! Mais allons plus loin.D'emblée, on comprend que le citoyen a peine à comprendre le processus de mise en liberté, tellement celui-ci est complexe.Par exemple, lorsqu'on parle de sentences sous juridiction provinciale, soit deux ans moins un jour, nous faisons face à un processus de mise en liberté distinct de celui prévu pour les sentences de deux ans et plus.Ces dernières relèvent du fédéral.Il y a donc des lois et des autorités différentes, selon les juridictions.Là se situe le premier niveau de complexité.Nous nous attarderons aux sentences de deux ans et plus.La gestion de ces sentences relève du Service correctionnel du Canada.Mais lorsque les détenus deviennent admissibles à la libération conditionnelle, c'est la Commission nationale des libérations conditionnelles qui possède l'autorité de remettre les détenus en liberté, selon le pouvoir et les directives que lui confère la Loi.Voilà donc un deuxième niveau de complexité découlant, cette fois, de l'existence de deux instances décisionnelles.Et pour ajouter à la complexité, il y a finalement diverses mesures de mise en liberté sous la responsabilité des instances décisionnelles que sont le Service correctionnel du Canada (SCC) et la Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC).Le SCC s'occupe des mises en liberté appelées, dans notre jargon, permissions de sortir avec ou sans escorte et placement à l'extérieur.Ces mesures sont prévues pour des situations particulières, par exemple pour permettre à un détenu d'assister aux funérailles d'un membre de sa famille.Dans les deux cas, il est important de préciser que les détenus qui en bénéficient font l'objet d'une évaluation rigoureuse afin d'établir le risque de récidive et font également l'objet d'une étroite surveillance.D'ailleurs, le succès de ces mesures est appréciable, soit d'environ 99 %.Quant à elle, la CNLC exerce son pouvoir lorsqu'il s'agit du programme d'examen expéditif, de la semiliberté, de la libération conditionnelle totale et de la libération d'office.Pas d'automatismes De manière générale, on peut affirmer que le processus de mise en liberté en vertu de la semi-liberté et de la libération conditionnelle totale, est rigoureux et ne découle pas d'automatismes.Le détenu doit faire la preuve qu'il a changé.Également, lorsqu'un détenu est mis en liberté, il poursuit sa sentence dans la communauté.Il est soumis à différents contrôles et doit respecter à la lettre les conditions de sa mise en liberté.Contrairement à la croyance populaire, il n'est pas libre comme l'air.La mise en liberté n'est pas un droit mais un privilège révocable en tout temps.D'ailleurs, la révocation et la suspension de ce privilège sont souvent utilisées pour faire comprendre à un détenu que son comportement est inapproprié et qu'il doit faire davantage d'efforts afin de pouvoir reprendre un peu de liberté.Lorsqu'on côtoie ces derniers, plusieurs avouent qu'ils préfèrent « faire du temps en dedans » que d'avoir à subir ce contrôle car ils jugent que la pression qui repose sur leurs épaules est difficile à vivre pour eux et leurs proches.(.) Les problèmes entourant la mise en liberté sont ailleurs et au coeur même de ce qu'a décrit le journaliste André Cédilot.Il a mis en lumière le fait que des individus condamnés pour des délits liés au crime organisé, et dont les enquêtes policières coûtent une véritable petite fortune aux contribuables, sont parfois remis en liberté rapidement.Ils ont pu bénéficier de décisions favorables à cause de ce qu'on pourrait identifier comme un vice de la loi.Il y a donc lieu de s'interroger sur la logique de la loi.C'est en 1992 que ce vice a été introduit dans la loi.Lorsque le législateur fédéral a revu la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition, il a perdu de vue un principe fondamental en matière de réhabilitation et de réinsertion sociales, soit l'individualisation de la peine.Un vice de la loi À cette époque, la loi a fait l'objet d'une réforme importante et le législateur a décidé de « forcer » les instances décisionnelles à juger davantage les délinquants sur la base du délit commis plutôt que sur des facteurs « cliniques ».La question des délits violents et des délits non violents a donc pris une plus grande place dans la façon d'octroyer les mises en liberté.C'est dans ce contexte que le législateur a eu l'idée de créer une mesure de remise en liberté, plus rapide, pour les détenus ayant commis des délits dits non violents, et qui n'avaient pas d'antécédents criminels.Alors est né ce qu'on appelle l'examen expéditif qui a permis à certaines personnes du crime organisé d'être libérées car elles se qualifiaient selon les critères objectifs de la loi, soient l'absence de délit de violence, d'antécédents criminels et de risque de récidive contre la personne.La Commission nationale s'est ainsi retrouvée sans autres choix que celui d'appliquer la loi.Dès 1992, notre Association annonçait au législateur que cette procédure, qu'est l'examen expéditif, créait un automatisme dangereux.(.) L'histoire nous démontre que la mise en garde que nous avions formulée au législateur était fondée puisque les détenus libérés en vertu de l'examen expéditif font piètre performance.Les bris de conditions sont importants et le taux de récidive est plus élevé alors que les détenus qui obtiennent leur libération parce qu'ils l'ont méritée réintègrent la société avec plus de succès.Bien entendu, lorsqu'il s'agit de mise en liberté, on ne peut pas garantir un taux de succès à 100 %.Il s'agit d'humains et la nature humaine n'est pas parfaite.Cependant, nous avons le contrôle complet sur certains éléments qui peuvent accroître l'efficacité du système et sa crédibilité.Dans ce cas, il s'agit de la loi et son changement appartient au législateur fédéral.Le détenu doit faire la preuve qu'il a changé.Restaurer la confiance du public dans notre système de justice pénale.« Les citoyens ont peine à comprendre le processus de mise en liberté, tellement celui-ci est complexe », observe Mme Vallée. 5LP1201A0222 A12 friday 5LP1201A0222 ZALLCALL 67 19:57:06 02/21/02 B Colombie: l'armée envahit le territoire de la guérilla Les pourparlers ont été définitivement enterrés Agence France-Presse BOGOTA \u2014 La guerre a commencé dès l'aube, hier, en Colombie, avec le lancement de l'opération Thanatos (dieu grec de la mort) par l'armée et le bombardement de 85 cibles dans l'ex-zone démilitarisée de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes).Cinq mille hommes au moins participent à cette vaste offensive contre ce territoire grand comme la Suisse, cible hier de 200 missions accomplies par l'aviation militaire.Après avoir déclaré que le processus de paix était terminé, le président Andrés Pastrana a mis fin à minuit (dans la nuit de mercredi à hier) aux trois ans d'existence de cette enclave de 42 000 km2, à 700 km au sud de Bogota, abandonnée par Bogota aux FARC à la fin de 1998.Les pourparlers, engagés depuis janvier 1999 sans cessez-le-feu préalable avec les FARC, pour tenter de mettre fin à 38 ans d'une guerre civile larvée qui a fait plus de 200 000 morts, ont été définitivement enterrés.Les dialogues jusqu'ici stériles avec la principale guérilla de Colombie, forte de 16 500 hommes puissamment armés, n'avaient qu'un seul mérite, celui d'exister.Ils ont désormais fait place à la poudre.« Nous allons avoir des pertes, mais les troupes sont à l'oeuvre et l'opération a été mise en route dès l'ordre du chef de l'État », a déclaré hier matin le général Euclides Sanchez, commandant en second de l'armée de terre.Les missions aériennes ont été effectuées à l'aide d'avions et hélicoptères, y compris des Black Hawk de fabrication américaine, à partir de la base de Tres Esquinas (département du Caqueta), à l'ouest de l'ex-enclave démilitarisée.Le général Sanchez n'a donné aucune précision sur l'efficacité de ces premières frappes.« Pour le moment, nous n'avons pas de rapport officiel, mais nous informerons l'opinion publique de manière opportune et franche au gré de l'avancée des troupes », a-t-il déclaré.« Ce qu'il faut dire au monde, c'est que nous allons récupérer la Colombie et protéger la population civile » qui réside dans l'ancienne enclave, a-t-il conclu.Cent mille civils y vivent, pour la plupart des paysans, dont certains cultivent la coca pour la fabrication de cocaïne, dans les cinq municipalités de San Vicente del Caguan, Mesetas, La Macarena, La Uribe et Vista Hermosa, au coeur d'une région tropicale chaude et humide située à l'est de la cordillère orientale des Andes.Changement de stratégie De plus en plus accusé de faiblesse à l'égard de la guérilla par les 42 millions de Colombiens, le chef de l'État a brusquement opéré un changement de stratégie à 180 degrés mercredi soir dans une violente allocution télévisée.Avant d'annoncer la rupture du processus de paix et la fin du réduit guérillero, le conservateur Pastrana a dénoncé « l'hypocrisie » des commandants rebelles et s'est directement adressé à leur chef et fondateur, le septuagénaire Manuel Marulanda, « Tirofijo » (dans le mille).« Vous en avez fait un repaire de preneurs d'otages, un laboratoire de drogues illégales, ainsi qu'un dépôt d'armes », s'est insurgé le président, photos satellites à l'appui, en parlant de la zone et de sa militarisation par les rebelles.Changement de cap Ce changement de cap a été provoqué par le détournement d'un avion de ligne de la compagnie colombienne Aires mercredi, attribué par le gouvernement à cette guérilla, mais démenti par les FARC, qui ont dénoncé « la terreur d'État ».Un sénateur libéral (opposition), Jorge Eduardo Gechen, a été emmené comme otage par les pirates de l'air et les autres passagers ont été abandonnés sur place.Cet acte de piraterie aura été « la goutte d'eau qui a fait déborder le vase de la paix », a conclu le chef de l'État, selon lequel les FARC « ont opté pour le terrorisme et répondu par une gifle à (notre) volonté de paix ».PHOTO AFP Andrés Pastrana "]
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