La presse, 22 février 2002, B. Actuel
[" 5LP0101B0222 B-1 Vendredi 5LP0101B0222 ZALLCALL 67 20:56:34 02/21/02 B Attachez-nous quelqu'un ! C'T'ENCORE DRÔLE PPiieerrrree PPaaggé MMiittssoouu MMiicchheell MMoorriinn 6h à 9h www.r a d i o e n e rg i e .c om 3017645A 5LP0201B0222 B2 friday 5LP0201B0222 ZALLCALL 67 22:27:44 02/21/02 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2002 BANDE À PART Rosa, rosa, rosam, ro quoi?Les jours du latin, la langue officielle de l'Église, sont en danger LOUISE LEDUC Si le latin se fait rare au Vatican, au Québec, il se meurt à petit feu.En fait, on ne l'enseigne plus que dans une trentaine d'écoles secondaires.« Et encore, le plus souvent, c'est de manière optionnelle, indique Patrick Letendre, professeur de latin à l'école secondaire Paul-Gérin-Lajoie et à l'Université de Montréal.L'espagnol fait une grosse concurrence au latin.» Jean-de-Brébeuf fait figure de grande exception à cet égard, ses élèves devant encore suivre obligatoirement des cours de latin pendant quatre ans, de la première à la quatrième année du secondaire.« Les professeurs sont cependant de plus en plus difficiles à recruter », note la porte-parole du collège, Diane de Champlain.Dans les églises, on n'entend plus de latin depuis Vatican II, cette grande réforme édictée par le Saint- Siège au début des années 60.Guy Saint-Onge, secrétaire général de l'Assemblée des évêques du Québec, fait remarquer que les messes en latin sont mêmes interdites sans l'accord préalable d'un évêque parce que « la prière eucharistique latine est aujourd'hui considérée comme théologiquement moins riche.Elle insiste par exemple davantage sur la mort que sur la résurrection du Christ ».Les évêques savent encore à peu près baragouiner le latin, précise M.Saint-Onge, mais seraient \u2014 comme le pape ! \u2014 bien en peine de l'écrire sans faute.Sauf peut-être Mgr Maurice Couture, de Québec, qui, lui serait très versé en latin, dixit son secrétaire personnel Jacques Côté.« Il l'a enseigné pendant de nombreuses années et il se débrouille très bien ! » indique- t-il.Mgr Couture ne doit cependant pas compter sur Rome pour entretenir son latin.À l'archevêché de Québec comme partout ailleurs, plus aucune note pastorale ne part du Vatican sans traduction.De la même façon, « toutes les réunions au sommet se tiennent dans les langues vernaculaires », ajoute M.Côté.Les nostalgiques qui garderaient un bon souvenir du latin peuvent encore l'entendre à Montréal chaque dimanche, en l'église Saint-Joseph, rue Dante.Le pape désapprouve, mais les disciples de Mgr Lefebvre continuent de n'en faire qu'à leur tête et à célébrer là les mêmes messes qu'au début du siècle, en latin, dos aux gens.Agence France-Presse CITÉ DU VATICAN \u2014 Les jours du latin, la langue officielle de l'Église catholique, sont comptés, va annoncer aujourd'hui un congrès consacré à Rome, à la langue des cesars et des papes.« Il n'y a plus d'élèves qui étudient sérieusement le latin dans les séminaires et dans les universités ecclésiastiques », a déclaré à l'AFP le salésien latiniste Cletus Pavanetto, 70 ans, président de la Fondation vaticane Latinitas qui fêtera l'année prochaine son demi-siècle de vie.« Le pape lui-même », a-t-il du constater, « n'est pas à l'abri des erreurs de latin ».Lors du synode en automne dernier, un seul évêque est intervenu en latin, rappelle-t-il amèrement : le cardinal lituanien Janis Pujats, archevêque de Riga.Et le pape de commenter en souriant : « Paupera lingua latina, ultimum rifugium in Riga habet » (Pauvre langue latine, elle a son dernière refuge à Riga).« Malheureusement les puristes ont dû lui reprocher deux erreurs.Cicéron aurait dit en effet : Pauperis lingua latina, ultimum rifugium Rigae habet ».« Mais cela peut arriver.Figurez-vous qu'il y avait une erreur même dans le décret très solennel en latin constatant à l'époque le schisme de Mgr Marcel Lefebvre », a avoué le père Pavanetto, qui vient de quitter pour raison d'âge la direction de la section latine de la secrétairerie d'État.Les six prélats de cette section, remplaçant l'ancienne Secrétairerie aux lettres latines, sont chargés de traduire dans la langue des Pères de l'Église les encycliques, les motu proprio, les constitutions apostoliques et les autres documents du pape.Selon le père Biagio Amata, doyen de la faculté de latin à l'Université salésienne, il y a des prêtres aujourd'hui qui ne savent même pas lire les plaques commémoratives dans leurs églises.Le père Amata, qui se considère le « don Quichotte du latin », a organisé le congrès à l'occasion du 40e anniversaire de la constitution apostolique de Jean XXIII, « Veterum sapientia », qui aurait dû relancer l'étude du latin dans les séminaires et dans les universités des prêtres.Dans sa relation, le père Pavanetto dénoncera aujourd'hui la méfiance de certains milieux épiscopaux à l'egard du « pouvoir romain », comme l'une des causes de la faillite de l'encyclique.Le latiniste du Vatican souligne que désormais le latin a parfois plus de succès en Allemagne ou même en Finlande, où la Radio publique diffuse une émission entièrement en latin, que dans les « pays latins ».Lui-même continue à organiser chaque année le concours de latin « certamen vaticanum » et à diriger la revue Latinitas qui renseigne régulièrement ses lecteur sur l'actualité, telle que « depressionem oeconomicam imminere » (une possible crise économique) ou qui évoque des épisodes regrettables, tels que « Talebani Buddhas delent » (la destruction des bouddhas de la part des talibans).PHOTOTHÈQUE La Presse © « Le pape lui-même n'est pas à l'abri des erreurs de latin », constate Cletus Pavanetto, président de la Fondation vaticane Latinitas.Intifada, le jeu vidéo AÏD Suite de la page B1 « C'est la fête des enfants, comme à Noël, dit France.Heureusement, explique-elle, que nous n'avons pas rangé nos lumières des fêtes de fin d'année.C'est une ambiance de grande fête en plein mois de février.Tête de mouton C'est dans la cuisine de Sid, qui habite la sympathique ville de Brossard, que les amis se sont donné rendez-vous pour monter et démonter quelques morceaux choisis du mouton acheté le matin à la ferme.Succulents tajines au safran, tête de mouton à la coriandre fraîche et baignant dans une juteuse constellation de pois chiches et, bien sûr, et pour les fins gourmets, le fameux melfouf dont tout le monde raffole, l'incontournable de l'Aïd.Il s'agit d'une grillade de brochettes de foie enrobées de crépine (d'agneau toujours)qui chatouille le fond du palais, un vin rosé, si Dieu dans son inégalable miséricorde veut bien pardonner leurs faiblesses à ses enfants pervertis par la gourmandise en ce jour béni.Sinon, pour les convives puritains qui désirent rester fidèles au rite, le thé à la menthe et les montagnes de gâteaux aux amandes et au miel sont au menu.Autres temps, autres moeurs.Comme Montréal n'est ni Ispahan, ni Tunis, ni le Caire, seule la chaude intimité des foyers compense la nostalgique liesse des rues de leur enfance.Ici ni enfants gouailleurs, ni fanfares, ni tambours, ni « chant » du muezzin comme dans les villes d'Orient ou du Maghreb, mais le coeur y est.La musique aussi.Il suffit d'un mouton, d'un caprice de calendrier et de la proximité de quelques amis pour donner à l'offrande destinée à Dieu et à ses prophètes des allures de fête.Le partage et la convivialité aident à oublier les bobos de l'hiver montréalais.Et demain sera un autre jour.Agence France-Presse DAMAS \u2014 Pour que les petits Arabes cessent de jouer aux jeux vidéo américains où les soldats de l'oncle Sam tuent des Irakiens ou des Afghans, une maison d'édition syrienne a lancé le premier jeu vidéo arabe inspiré du soulèvement palestinien.« Sous la cendre » (Underash) permet aux adolescents de se mettre dans la peau d'un jeune Palestinien, Ahmad, qui lance des pierres contre les colons et les soldats israéliens avant de rejoindre les rangs du Hezbollah dans le sud du Liban.« Nous avons voulu créer un contrepoids aux idées empoisonnées que transmettent les jeux vidéo américains à nos enfants », explique Hassan Salem, directeur exécutif du projet lancé par Dar al-Fikr, maison d'édition installée à Damas.« Nous avons un but pédagogique avant tout, et nous voulons que la nouvelle génération qui n'écoute pas les informations connaiisse la cause palestinienne », ajoute-t-il.Il a fallu un an et demi à l'équipe chargée du projet pour le terminer.Le jeu coûte environ huit dollars.« Il s'agit du premier jeu vidéo arabe en trois dimensions, et nous avons utilisé la même technologie employée par l'Occident dans les jeux qui font la guerre aux Arabes et aux musulmans », souligne Khaled Foudda, un membre de l'équipe.Les jeux circulant sur le marché sont souvent des missions de soldats américains qui tuent des terroristes arabes ou bombardent des objectifs au Moyen-Orient.« J'ai été choquée quand mon fils m'a dit qu'il jouait à tuer Saddam Hussein », dit ainsi Nada, une mère de famille.« Sous la cendre » a été mis sur le marché il y a un mois, et 10 000 exemplaires ont déjà trouvé preneur, mais de gros contrats sont en suspens en attendant que le jeu soit autorisé dans certains pays arabes.En outre, le jeu se vend sur un site internet mais « des Israéliens ont détruit à plusieurs reprises ce site et nous avons dû le reconstruire », dit M.Foudda.Le jeu, qui commence à avoir du succès en Syrie, consiste dans une première étape à parvenir à la mosquée al-Aqsa, troisième lieu saint de l'islam, à Jérusalem, en évitant les tirs des colons et en lançant des pierres sur les soldats.Une fois parvenu sur l'esplanade des Mosquées, fidèlement reconstituée, le joueur doit évacuer des blessés puis s'emparer de l'arme d'un Israélien et chasser les soldats du site.Puis il doit s'introduire dans une colonie juive et y hisser le drapeau palestinien, avant d'entrer dans un dépôt d'armes pour tenter de se procurer une mitraillette.Mais le joueur est fait prisonnier et doit s'évader.Enfin, Ahmad, le héros, rejoint les rangs de la résistance dans le sud du Liban et participe à l'attaque d'une position israélienne au cours de laquelle un radar est détruit et les soldats tués.Le joueur remporte la partie s'il réussit à franchir toutes ces étapes sans être blessé.Les promoteurs du projet soulignent que le héros du jeu n'attaque que « les forces d'occupation, soldats et colons israéliens, jamais les civils ».PHOTO PC Quel que soit le pays d'où l'on vient, les repas de famille célébrés se ressemblent tous.Sur la photo, des résidants du Caire s'affairent à dépecer le mouton, dont ils garderont les meilleurs morceaux.Campss de vacancess ett campss de jjourr ASSOCIATION DES CAMPS DU QUÉBEC Ne manquez pas ce cahier spécial demain dans REPORTAGE PUBLICITAIRE 5LP0302B0222 B3 VENDREDI 5LP0302B0222 ZALLCALL 67 23:48:08 02/21/02 B L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 2 2 F É V R I E R 2 0 0 2 B 3 Deux millions de musulmans rassemblés au mont Arafat, moment fort du pèlerinage OMAR HASSAN Agence France-Presse ARAFAT, Arabie Saoudite \u2014 Deux millions de pèlerins musulmans venus du monde entier ont commencé hier matin leur ascension du mont Arafat, près de La Mecque, avant de prendre part à une prière collective avec le grand mufti d'Arabie Saoudite.« Me voici répondant à Ton appel, Seigneur, me voici.Tu n'as pas d'associé, à Toi les louanges, de Toi les faveurs et la royauté n'appartient qu'à Toi », répétaient en choeur les pèlerins, vêtus de blanc, en marchant sur le mont Arafat, moment fort du pèlerinage.En autobus ou à pied, la foule de pèlerins avançait lentement pour parcourir les quelques kilomètres séparant le mont Arafat, de 70 mètres de hauteur, de la vallée de Mina où ils ont commencé mercredi les rites de leur pèlerinage.« Je prie pour la victoire des musulmans, pour leur unité et leur progrès », a déclaré à l'AFP Fakhri Basiouni, un pèlerin égyptien de 52 ans.Le Yéménite Ahmad Mohsen était plus sensible à la recrudescence de la violence dans les territoires palestiniens.« Je prie pour tous les musulmans dans le monde, mais notamment pour les Palestiniens pour que Dieu leur assure la victoire », affirme ce pèlerin, un expatrié vivant en Arabie Saoudite.Prière collective En milieu de journée les pèlerins participaient à une prière collective, au cours de laquelle le grand mufti d'Arabie saoudite, cheikh Abdel Aziz Ben Abdallah al- Cheikh, devrait évoquer la situation dans le monde islamique.« Toute manifestation et tout slogan à caractère politique sont interdits » durant le pèlerinage, a toutefois rappelé dans la presse cheikh Abdel Aziz.Le rassemblement sur le mont Arafat se poursuivait dans le calme.Aucun incident majeur n'a été signalé par les autorités saoudiennes, qui ont déployé des milliers de policiers le long des routes menant à Arafat pour assurer la sécurité des pèlerins, venus de plus de 120 pays.Des hélicoptères des forces de sécurité survolaient en permanence le secteur.Au total 101 pèlerins sont décédés au cours des derniers jours des suites de diverses maladies, a rapporté jeudi la presse saoudienne, précisant qu'ils étaient pour la plupart âgés de plus de 60 ans et originaires notamment d'Egypte, du Pakistan et d'Algérie.Quelque 570 autres fidèles ont été hospitalisés, selon les journaux.Les fidèles, dont près de 1,4 million sont venus de l'étranger, ont passé la nuit à Mina, une cité en toile dans une vallée inhabitée et entourée de montagnes arides à proximité de la Ville sainte de La Mecque, comme l'a fait le prophète de l'islam Mahomet il y plus de 1400 ans.Plusieurs fidèles ont fait le déplacement dans la nuit ou à l'aube à la faveur d'une température clémente tombant à 20 degrés centigrades, avant de remonter jusqu'à 35 degrés dans la journée.Les pèlerins doivent rester jusqu'au coucher du soleil à Arafat où le prophète Mahomet a prononcé son dernier sermon, il y a 14 siècles.Le stationnement sur le mont de la Miséricorde à Arafat symbolise l'attente des hommes le jour du Jugement Dernier.Les pèlerins devaient regagner par la suite la vallée de Mina pour immoler une bête en souvenir du sacrifice que faillit accomplir Abraham en voulant tuer son fils sur ordre de Dieu.Ils doivent passer trois autres journées sur la vallée de Mina pour lapider les stèles symbolisant Satan, selon la tradition.Tout musulman est tenu d'accomplir le pèlerinage au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens.Toute manifestation et tout slogan à caractère politique sont interdits durant le pèlerinage.PHOTO AFP Les pélerins accourent par milliers, au mont Arafat, près de la ville sainte de La Mecque, pour le pèlerinage annuel des musulmans.La Presse vous offre la chance de gagner Gibier à poil et à plume, un guide pratique et livre de cuisine de Jean-Paul Grappe, professeur à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec.Une valeur de 39,95 $ jour La bonne nouvelle du ! Jusqu'au 23 février 2002, nous publierons quotidiennement les noms de 10 gagnants abonnés à La Presse.La valeur totale des prix offerts est de 1 750 $.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.Les gagnants devront répondre à une question d'habileté mathématique pour mériter leur prix.Ces personnes recevront automatiquement leur prix par la poste dans un délai de 2 semaines.Voici les chanceux d'aujourd'hui M.Assaf de Dollard-Des-Ormeaux M.Gaboury d'Aylmer M.Corbeil d' Outremont M.Carrière de Lorraine Mme Légaré de Montréal M.Dininni de Laval Mme Boucher de Montréal M.Hamel de Lasalle Mme Brunelle de Laval M.Robert de St-Luc Abonnez-vous et vous pourriez être aussi parmi les chanceux du jour.Pour appels interurbains seulement : 1 800 361-7453 (514) 285-6911 3027767A 03000207070604A Sécurité renforcée à La Mecque TAREK A L - I S S A W I Associated Press DUBAI \u2014 Chaque année, sur un milliard de fidèles, quelque deux millions de musulmans font le voyage vers le lieu le plus saint de l'islam pour ce pèlerinage de cinq jours.Mais cette fois, les étrangers sont moins nombreux, à en croire les voyagistes.« Le nombre de pèlerins du sous-continent indien, particulièrement d'Inde et du Pakistan, recule de 25 à 30 %, surtout par manque de moyens : le coût a augmenté de moitié pour eux », explique Saeed Abdul Razzak, directeur de Haramain Pilgrimage Campaign (organisation du pèlerinage).Il estime que la moitié des Nord- Américains et Européens, qui étaient 90 000 l'année dernière, auront aussi renoncé.« Beaucoup d'étrangers ont encore peur d'attentats terroristes, mais ils sont hautement improbables », affirme- t-il.Selon l'agence de presse Arab News, 200 000 Indonésiens, 130 000 Pakistanais, 116 000 Indiens, 103 000 Turcs, 91 000 Iraniens et 88 000 Égyptiens sont sur place.La sécurité des pèlerins est l'une des priorités des autorités locales, particulièrement cette année.Selon des responsables qui ont requis l'anonymat, le nombre des officiers de renseignement en civil a été plus que doublé.Plus de 80 000 volontaires, policiers et soldats sont déployés dans la ville et les contrôles ont également été renforcés, avec reconnaissance des empreintes digitales et oculaires à l'aéroport international du Roi Abdul Aziz de Djeddah, par lequel transitent 80 % des pèlerins étrangers.Des caméras surveillent chaque rue tandis que guides et équipes médicales sont sur le qui-vive.Pour limiter l'afflux, le gouvernement saoudien a fixé un quota d'un pèlerin pour 1000 habitants dans chacun des 56 États membres de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), les autorisations étant délivrées au prorata du nombre de demandes pour les autres pays.La sécurité est toujours une préoccupation majeure pour les autorités confrontées à plusieurs drames par le passé.L'année dernière, 35 personnes sont mortes dans une bousculade, 270 avaient péri de la même façon en 1994 et 1426 en 1990, tandis que des incendies avaient coûté la vie à 340 pèlerins en 1997 à Mina, où se déroule une partie du rituel.Mais cette fois, selon Saeed Abdul Razzak, « les précautions prises sont plus qu'adaptées ».« Nous sommes parfaitement et fermement prêts à faire face à tout incident », assure le ministre de l'Intérieur, le prince Nayef.Normalement, tous les pèlerins doivent être arrivés depuis dimanche, mais des dérogations sont souvent accordées.C'est le cas cette fois pour les Afghans, dont 7000 ont obtenu un visa pour le voyage, selon la force internationale de sécurité.Un pont aérien a été mis en place à la dernière minute pour acheminer les milliers de personnes bloquées dans le pays faute d'avions.C'est d'ailleurs pendant une émeute de pèlerins furieux d'attendre un départ hypothétique que le ministre afghan de l'Aviation et du Tourisme a été battu à mort jeudi dernier.L'Arabie Saoudite a accepté de rouvrir son espace aérien et de prêter des avions.« Porte-pèlerins » à La Mecque, un métierdr ôlement difficile EZZEDINE SAID Agence France-Presse LA MECQUE \u2014 Au milieu de la foule compacte tournant autour de la Kaaba, des « porte-pèlerins » africains aident les fidèles âgés ou malades, assis dans des palanquins, à effectuer ce rite important du pèlerinage musulman.Chaque pèlerin est porté par quatre de ces brancardiers, des musulmans originaires de pays africains, qui se frayent, avec une grande dextérité acquise au fil des ans, un chemin parmi les dizaines de milliers de fidèles tournant jour et nuit autour de la Kaaba, édifice sacré au coeur de la Grande Mosquée de La Mecque.« Je suis ouvrier dans le bâtiment mais je fais ce métier pendant la saison du haj pour gagner un peu plus d'argent », dit Saleh Mohammad, un Nigérian de 40 ans.Pour faire les sept tours rituels de la Kaaba, dits « tawaf », chaque pèlerin débourse entre 250 et 300 rials (66 à 8O dollars) que ses quatre porteurs se partagent.Saleh, l'air épuisé après une longue journée de travail, attend son tour dans la cour de la mosquée avec des dizaines d'autres brancardiers saisonniers recrutés pour le haj.« On est trop nombreux, on fait tourner un ou deux pèlerins par jour seulement », déplore- t-il.Essoufflés et en sueur, quatre porteurs font descendre un pèlerin d'une forte corpulence.À côté, quatre vieilles Iraniennes, petites, recourbées et enveloppées de tenues blanches, prennent place sur des brancards surmontés d'un siège spécial à dossier.Se protégeant le crâne avec une épaisse étoffe, les porteurs posent les quatre bras du brancard sur la tête.« On ne peut pas les porter sur les épaules car cela fait trop mal », explique Saleh.Mohammad Abdallah fait ce métier depuis 20 ans.« Comme en témoigne mon crâne qui commence à se dégarnir à cause du poids », dit-il, souriant, en montrant un début de calvitie.« Si je n'avais pas besoin d'argent, je ne ferais pas ce travail difficile », assure ce Soudanais de 43 ans.Pour effectuer le rite du Saï, qui consiste à parcourir sept fois un trajet de quelque 500 mètres entre deux élévations dans l'enceinte de la Mosquée, les pèlerins physiquement inaptes peuvent louer pour 100 rials (27 dollars) des chaises roulantes « avec chauffeur ». 5LP0401B0222 B4 VENDREDI 5LP0401B0222 ZALLCALL 67 21:24:18 02/21/02 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2002 Diamants: les gemmes de la guerre LUDOVIC HIRTZMANN collaboration spéciale « SOYEZ LES premiers à entrevoir le nouveau monde de beauté des diamants De Beers.».Il est pour l'instant bien difficile de découvrir le monde des célèbres brillants à l'aide du site Internet du géant sud-africain du diamant, puisque ledit site ne fonctionne tout simplement pas.Pourtant, De Beers est la principale compagnie qui contrôle le marché du diamant à l'échelle planétaire.C'est d'ailleurs un symbole.L'univers du diamant est opaque et les transactions se font souvent sous la table.Lorsque le site Internet de la De Beers fonctionnait, Nicky Oppenheimer, le président de la société avait déclaré, le 22 décembre 1997 : « Ce qui est vrai, c'est que les diamants sont une affaire de famille et une totale anomalie dans le monde d'aujourd'hui.» Si les dames se pâment devant le diamant Étoile de la Sierra Leone, une merveille de 968,9 carats vieille d'un milliard d'années et de la taille d'un oeuf de poule, l'histoire quotidienne de la pierre chérie est beaucoup plus noire.Si l'on en croit les chiffres du Conseil mondial du diamant, la production de diamants bruts représente à l'échelle mondiale plus de 114 millions de carats et un chiffre d'affaires d'environ sept milliards de dollars américains.Toujours selon les données de l'organisme, les revenus du diamant pourraient augmenter de 30 % d'ici 2005.Grâce à un petit tableau, le Conseil mondial du diamant expose la liste des principaux producteurs de la planète.Si l'on en croit l'encyclopédie Quid (quid.fr), seules quelques nations produisent l'essentiel des diamants bruts.Ce sont le cas de l'Australie, du Congo, du Botswana, de la Russie et de l'Afrique du Sud.Le Canada, valeur montante parmi les États producteurs, reste encore loin derrière.Actuellement, environ deux millions de personnes travaillent dans l'industrie diamantaire.Si certains se contentent de placer dans leur belles vitrines quelques-unes des 67 millions de pièces de diamants vendues annuellement dans le monde, d'autres en revanche peinent comme des bêtes dans les mines de la Sierra Leone, du Congo ou de l'Angola.Diamants de sang Le diamant est devenu un objet de convoitise et une arme redoutable pour certains pays africains en voie de développement.Si les pierres extraites dans ces pays ne représentent que 3,5 % de la production mondiale, les implications internationales sont en revanche immenses.En 1998, en Angola, cinq membres du personnel de la mine canadienne Diamond Works ont été froidement abattus par une cinquantaine d'hommes armés.Ces derniers portaient la tenue du groupe rebelle de l'UNITA, l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola.Sur son site Internet, Partenariat Afrique-Canada dénonce les trafics et les violences dues au diamant, comme c'est le cas en Sierra Leone : « Les rebelles du RUF, le Front révolutionnaire uni, échangent des diamants contre des armes et de la drogue par le biais d'opérations de contrebande ouvertes au Liberia et dans d'autres pays de la région.» Ian Smilie, coordinateur de Partenariat Afrique-Canada, rappelle que si de nombreux gouvernements et représentants de l'industrie font preuve de bonne foi afin d'assainir le marché, d'autres en revanche « ne semblent pas se rendre compte que l'on parle de la vie d'innocents en Afrique.Nous pouvons sauver une industrie qui a été envahie par les voleurs, les seigneurs de la guerre et les tueurs ».De plus, ajoute M.Smilie, « l'industrie, contrôlée par une seule grosse compagnie, n'est régulée en aucune façon.» Afin de mieux comprendre les enjeux du commerce illicite des diamants, Partenariat Afrique-Canada permet de télécharger un rapport, La Sierra Leone, les diamants et la sécurité humaine.Comme l'expose longuement l'organisme dans ces documents, le marché du diamant africain est lié à tous les coups tordus du continent.En novembre dernier, un article du Washington Post dénonçait les liens entre certains négociants du diamant et Al- Qaeda.L'un des rebelles du RUF de Sierra Leone, Ibrahim Bah, entretenait des liens avec plusieurs terroristes recherchés par le FBI.Une autre bonne source pour suivre l'évolution du marché du diamant en Afrique est la lettre de l'Africa Mining Intelligence, qui contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, est rédigée en français.Ce site de veille sur l'industrie minière propose de nombreux dossiers sur les diamants provenant des zones de conflit.Par ailleurs, Global Witness, une organisation non gouvernementale britannique, est l'une des premières à avoir dénoncé le commerce des diamants.« Global Witness travaille afin de montrer les liens entre l'exploitation environnementale et les abus sur les droits de la personne.» L'organisme britannique a réalisé un travail remarquable et conçu des dossiers étoffés que l'on peut télécharger gratuitement.Parmi ceux-ci, Conflicts diamonds et A w w w .o n e w o r l d .o r g / globalwitness/reports/Angola/ cover.htm) mettent en évidence les liens entre les multinationales du diamant et les trafics en tout genres.Peu de contrôles « L'industrie du diamant est vitale.Il est préférable qu'à travers notre initiative, l'industrie prenne conscience progressivement des droits de la personne.» Cette citation, de l'ancien président de l'Afrique du Sud Nelson Mandela est reprise par le site Internet du Conseil mondial du diamant.Ce dernier a été créé en juillet 2000 par la Fédération mondiale des Bourses de diamants et par l'Association internationale des fabricants de diamants.Son rôle est « le développement, la mise en place et le contrôle d'un système de surveillance pour l'importation et l'exportation de diamants bruts afin de prévenir l'exploitation de diamants pour des buts illicites tels que les guerres et les actes inhumains.Les intervenants dans le milieu des droits de la personne appellent ce type de diamants des diamants de sang ou de guerre ».En fait le Conseil mondial du diamant tente de mettre au point un système de certificat qui garantirait non seulement l'origine d'un diamant, mais exclurait également celui qui provient d'une zone de conflits.Cette tâche apparaît presque impossible.Selon Partnership Africa Canada, « une valeur comprise entre 350 et 420 millions de dollars américains de diamants de contrebande quittent l'Angola chaque année ».Dans un rapport, (http:// w w w .u n .o r g / D o c s / s c / committees/Angola/966e.pdf) l'ONU explique le mécanisme du trafic en Angola.Si le marché du diamant n'a jamais été transparent, la situation s'est rapidement dégradée dans les années 90.La De Beers a perdu son contrôle sur le marché africain et d'autres intermédiaires sont alors apparus.Un tiers du marché angolais serait contrôlé par l'UNITA, le reste par les contrebandiers.Les principaux clients du marché diamantaire sont les Suisses, suivis de très loin par les Américains et les Belges.Le principal fournisseur demeure la Belgique, talonnée par la Suisse.Le 1er décembre 2000, le représentant de la Belgique à l'ONU, André Adam prononçait ces paroles : « Nos travaux ne se termineront pas avec le débat d'aujourd'hui.Nous devons entamer dans les meilleurs délais une négociation intergouvernementale afin d'établir un système international de certification.» C'était il y a 14 mois.La richesse dans l'univers du diamant n'est pas pour tout le monde.Sachant qu'il faut 250 tonnes de minerais en moyenne pour obtenir une pierre d'un carat de 0,2 gramme, combien d'Africains laissent leur vie pour the « girl's best friend » ?Saisie Internet Véritable institution du monde diamantaire, le site Internet de De Beers est.non fonctionnel ! « Merci à tous ceux et celles qui ont participé.» Prévoyez un délai de 4 à 6 semaines pour la réception de votre prix.MME LILY AMANN LACHENAIE MME CLAUDETTE ARBOUR GRANBY M.YVES ARPIN VERCHÈRES MME ANNETTE BEAULIEU TRING-JONCTION MME DANIELLE BEAULIEU CAP-DE-LA-MADELEINE MME DIANE BÉLANGER CHICOUTIMI MME LOUISE J.BÉLANGER PONT-VIAU, LAVAL J.BELLEFLEUR MASCOUCHE MME GISÈLE BOULANGER MONTRÉAL MME LISE BOUTHILLIER GREENFIELD PARK MME KATHLEEN BRAULT SAINTE-JULIE MME SUZANNE BRAULT MONTRÉAL MME JULIETTE BRETON GREENFIELD PARK MME LOUISE CADIEUX SAINT-FAUSTIN-LAC-CARRÉ M.PAUL CANTIN LAVAL M.MARC CARDINAL MONTRÉAL M.JEAN-LOUIS CARON MONTRÉAL MME RITA CARON SAINT-CHARLES-BORROMÉE MME FRANCINE A.CHAMPAGNE SAINT-LAMBERT MME HÉLÈNE CHARETTE REPENTIGNY M.GUY CHAUSSÉ LAVAL MME GABRIELLE CLERMONT LAVAL MME MARIELLE COMTOIS SAINT-EUSTACHE M.NORMAND CÔTÉ VALLEYFIELD M.GERMAIN DESCHÊNES LAVAL MME LOUISE DION BELLEFEUILLE MME RITA DIONNE SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU MME NANCY DUBOIS CHUTE-AUX-OUTARDES M.GERMAIN DUFF ROXBORO M.MARC-ANDRÉ DUPUIS TROIS-RIVIÈRES-OUEST MME LUCETTE DURAND SHAWINIGAN MME LOUISE ETHIER MASCOUCHE M.DANIEL FAUST VAL-MORIN M.RODRIGUE FILTEAU LAVAL MME JACQUELINE GAGNON SAINT-BRUNO M.VITAL GAUDREAU SAINTE-THÉRÈSE MME PAULINE GÉLINAS VICTORIAVILLE MME HÉLÈNE GENDRON AYLMER MME FRANCINE GILBERT LONGUEUIL MME LOUISE GIRARDEAU CHÂTEAUGUAY M.PIERRE L`ALLIER SAINT-DONAT MME FRANCINE LAMOUREUX SAINT-HYACINTHE MME ANGÉLINE LANGLOIS SAINT-BRUNO M.LUC LAURIN BEAUHARNOIS MME FERNANDE LEFEBVRE HÉROUXVILLE MME MONIQUE LEFEBVRE LORRAINE MME MARIE LEMONDE SAINT-HYACINTHE M.ROLAND LÉONARD MONTRÉAL MME SOLANGE LINCOURT MONTRÉAL MME HÉLÈNE MAQUET ROXBORO M.JEAN-CHARLES MEUNIER MONTRÉAL MME LOUISE MONETTE REPENTIGNY MME DENISE MORIN L`ACADIE MME EVELYN MORIN MONTRÉAL MME LOUISE MORIN SAINT-LOUIS MONTRÉAL MME GISÈLE NADEAU LAVAL M.GUY NORMANDEAU LAVAL MME NICOLE PAQUETTE SAINT-ANTOINE MME MANON PARENT BROSSARD MME ANGELINE PAUZÉ MONTRÉAL M.CLAUDE PELLETIER FRELIGHSBURG M.DENIS PEPIN VICTORIAVILLE MME MARIE-PAULE PÉPIN LASALLE MME HUGUETTE PERREAULT MONTRÉAL MME CLAUDETTE PILON MONTRÉAL MME JOCELYNE POTVIN LEMAY SAINT-RÉMI M.GAETAN POULIN LAC MÉGANTIC MME LINA PROULX MONTRÉAL MME ODETTE REID BELLEFEUILLE MME ANDRÉE RONDEAU BOUCHERVILLE MME RÉJEANNE ROY LA BAIE M.JEAN-GUY SABOURIN MONTRÉAL MME MARIE SAINT-DENIS LAVAL MME BERNADETTE SAVOIE SAINT-BASILE-LE-GRAND M.MARC THIFFAULT LONGUEUIL MME GILBERTE THUNUS SAINT-CÉSAIRE MME NICOLE TREMBLAY CHICOUTIMI MME JOANNE VALLÉE BLAINVILLE MME LISE VALLERAND LONGUEUIL M.PAUL VAN WASSENHOVEN REPENTIGNY MME DIANE VIAU SAINT-ALPHONSE-DE-GRANBY MME PIERRETTE VIEL RIVIÈRE-DU-LOUP M.MARC VILLAGGI MONTRÉAL MME CLAUDETTE VILLEMAIRE BOUCHERVILLE MME LOUISE VOISARD VIMONT, LAVAL M.ANDRÉ AUCOIN LAVAL M.FRANÇOIS BERNARD REPENTIGNY MME CHANTAL COMPARSI MONTRÉAL MME PATRICIA CONWAY SAINT-JÉRÔME MME HÉLÈNE COUTURE RIMOUSKI M.GASTON DUBÉ VAUDREUIL-DORION M.MARCEL DUSSAULT GRANDES-PILES MME LISE LECLAIR SAINT-LAMBERT M.AURÈLE LEDUC MONTRÉAL MME LIDE LEDUC SOREL-TRACY MME SYLVIE MARCHAND MONTRÉAL MME CLAIRE PROULX LASALLE M.ANDRÉ SAINT-ANDRÉ SAINTE-THÉRÈSE M.LOUIS THÉRIAULT MONTRÉAL MME SUZANNE TREMBLAY LONGUEUIL Voici les gagnants qui ont mérité le livre LE GRAND DRUIDE DES SYNONYMES, ou le cédérom ANTIDOTE, et un t-shirt La Presse.3026875A Photo Presse Canadienne © Le diamant canadien : de plus en plus convoité.La ruée vers le diamant s'étend à la baie James FRANÇOIS POULIOT Le Soleil LA PLUS IMPORTANTE ruée vers le diamant de l'histoire du Québec se poursuit et s'étend maintenant à la baie James.Ce n'est maintenant plus 5000, mais 33 400 demandes de titres qui ont été enregistrées au ministère des Ressources naturelles depuis la mi-décembre.« Les prospecteurs sont à présent à l'oeuvre sur un territoire qui fait l'équivalent de la Suisse.Il y a toutefois trois pôles d'intérêt », a indiqué Roch Gaudreau, chef de service du système de gestion des lois.Outre la région des monts Otish, à 250 kilomètres au nord de Chibougamau, celles de Wemindji, à l'est de la baie James, et de Nottaway-Ruppert, un peu plus au sud, sont désormais des zones en bousculade.La course au jalonnement s'est amorcée le 17 décembre avec la publication de résultats de forage dans la région des monts Otish.Le tandem Ashton Mining-Soquem a indiqué avoir découvert deux kimberlites diamantifères après seulement quatre forages.Bien que prudents, les experts expliquent que les teneurs en diamants s'apparentent à celles qui avaient été obtenues dans l'Ouest canadien, il y a quelques années.Ces teneurs allaient donner naissance aux mines Ekati et Diavik, aujourd'hui fleurons de l'industrie diamantifère canadienne.« Nous avons 10 fois plus de demandes de titres qu'en temps ordinaire, dit Roch Gaudreau.À l'heure actuelle, 153 sociétés ou personnes distinctes ont fait des requêtes.Et beaucoup de sociétés n'ont jamais exploré au Québec.» « Il va se dépenser de l'argent au Québec tantôt, ajoute André Audet, vice-président de la société Majescor.Plusieurs sociétés de Vancouver ont commencé à se financer.Elles ont des cibles au Nunavut, où se trouve une autre zone intéressante, mais elles s'en viennent aussi ici.» À l'instar de sociétés telles que Dios, Dianor, Plexmar, Oasis, Ditem et Strateco, Majescor a profité de l'engouement des dernières semaines pour regarnir ses coffres.La société travaille dans le secteur des monts Otish en partenariat avec le géant minier BHP.Mais elle est la principale société à l'oeuvre dans le secteur de Wemindji, un village cri situé près de LG2.« Nous allons forer de 12 à 15 trous dans deux semaines », dit le président de son conseil d'administration, André Gaumont.« En 1998, Monopros (un bras exploratoire du géant De Beers) avait trouvé des minéraux indicateurs.Ils ont fait neuf forages et n'ont pas rencontré de kimberlite.Ils ont ensuite laissé tomber, mais Majescor a repris la propriété », explique James Morehead, géologue au ministère des Ressources naturelles.L'engouement pour le secteur Nattaway- Ruppert, où Hydro-Québec songe à la construction d'une nouvelle centrale hydroélectrique, date quant à lui de peu.Le 2 janvier, la société Poplar Resources a publié un communiqué dans lequel elle indique avoir trouvé des indicateurs minéraux de kimberlite. 5LP0501B0222 B-2 Vendredi 5LP0501B0222 ZALLCALL 67 22:31:22 02/21/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2002 B5 Marie-José Girard, exploratrice du diamant LAMIA G R I T L I collaboration spéciale IL Y A 20 ANS, on ne voyait pas de femmes dans les mines, les mineurs disaient qu'elles portaient malheur.Aujourd'hui, Marie-José Girard, géologue de formation, est la première femme au Québec à la tête d'une des plus importantes compagnies diamantifères, Dios Exploration.Son objectif : dénicher et extraire ces pierres précieuses à mille lieues sous la terre.Il n'est pas difficile de l'imaginer portant un costume à la Indiana Jones.Dès l'âge de 20 ans, elle se découvre une passion pour la science et l'aventure; elle devient globe-trotter géologue et elle maîtrise son art depuis maintenant un quart de siècle.Avec Marie-José Girard, on est donc loin de la fiction hollywoodienne.Les voyages et les journées d'exploration à la recherche du diamant québécois sont une réalité quotidienne pour elle.Notre exploratrice partage son temps entre sa société, à Montréal, et le travail sur le terrain, loin de la ville.« L'automne et une bonne partie de l'hiver, je suis à Montréal, car c'est le temps des colloques et des rencontres avec les courtiers.Je travaille toujours avec mes associés.Je fais une tournée de plusieurs villes pour montrer aux inv multinationales, les résultats de nos recherches de l'été, et aussi pour amasser des fonds », souligne Mme Girard, derrière son bureau tapissé de cartes géologiques.Potentiel diamantifère À 46 ans, la présidente de la compagnie Dios Exploration \u2014 troisième intervenant majeur dans l'exploration du diamant au Québec et nouvellement inscrit en Bourse \u2014, mène principalement quatre projets.Trois à la Baie-James et un autre en Ontario.Les principaux projets, « 33 carats » et « Hotish » se développent dans un secteur fertile pour ce type de pierre précieuse et sont adjacents aux terrains du tandem Ashton Mining Canada et Soquem, les auteurs de la récente découverte de deux kimberlites (roches diamantifères), dans la région des monts Otish, au nord de Chibougamau.Cette découverte a déclenché une ruée vers le diamant dans le nord de la Belle Province (voir texte en page B4) ainsi que dans d'autres région du Canada.« Nous sommes tout près d'un boom d'exploration du diamant au pays.L'étincelle de ce boom va partir du Québec, la région la plus négligée du Canada qui présente un contexte géologique prometteur », affirme Marie- Josée Girard.Pour l'instant, mis à part les kimberlites découvertes récemment, aucun diamant n'a été « produit » au Québec.Ailleurs au pays, l'exploration a commencé il y a une dizaine d'années et une première mine, Ekati, près de Yellowknife dans les Territoires du Nord-Ouest est active depuis 1998 et produit annuellement pour 400 millions $ de diamants.Deux autres mines, dont celle de Snap Lake, propriété du géant sud-africain De Beers, toujours dans la même région, sont en développement.On estime qu'en 2003, le Canada générera 15 % des revenus mondiaux du diamant.Une femme dans un monde d'hommes Une fois sur les lieux de l'exploration, Marie-José Girard et son équipe procèdent à un travail de prospection et de compilation.« Ma journée commence vers 7h et se termine à 18h.Je dirige une équipe de 4 à 12 personnes.En général, je suis la seule femme.On effectue des levés de sol, il s'agit d'études systématiques visant à obtenir plus de données géochimiques ou géologiques d'un secteur ou d'une région.Pendant ce temps, pour ne pas se perdre dans la forêt, d'autres employés vont se charger de tailler des traverses qu'on retrace sur les cartes comme points de repère », explique Mme Girard d'une voix douce qui ne cache pas une certaine fougue.« Le levé effectué, poursuit-elle, on se sert de cartes qui nous indiquent les sources possibles pour avoir des roches diamantifères contenues dans les sables glaciaires.Une fois ces roches détectées, on extrait des échantillons qui seront décrits, classifiés et numérotés.Les échantillons sont envoyés dans un laboratoire spécialisé à Jonquière pour voir s'ils contiennent des minéraux indicateurs de diamants.Cet automne, on a prélevé 200 échantillons de sables glaciaires de 25 à 30 kg chacun.Les résultats devraient être disponibles en mars », explique la présidente de Dios Exploration.Faut-il être un as des maths ou de la chimie pour réussir dans ce genre de métier ?Affirmatif, répond Marie-José Girard : « Il faut aimer les sciences pour faire ce métier.Pour moi, la géologie, c'est une vieille passion.C'est une science qui n'est pas exacte, alors il faut faire preuve d'imagination et s'informer continuellement.Il faut être capable de faire des parallèles entre les différents modèles et emplacements de mines et les mettre en application.Par exemple, l'Afrique du Sud, le Québec et le Canada ont le même sous-sol », précise- t-elle.Et, au-delà des idées et des projets, l'exploration diamantifère exige de l'esprit d'équipe et de la débrouillardise.« Il faut aimer vivre en société pour pouvoir travailler durant des semaines avec les mêmes personnes, loin de chez soi.Nous sommes livrés à nous-mêmes, il faut donc savoir marcher en forêt, pouvoir allumer un feu de camp, affronter le froid et avoir le sens du partage.L'été dernier, nous étions une petite équipe, on se faisait livrer les denrées par hydravion et comme j'aime cuisiner, je concoctais souvent des mets exotiques épicés et on se partageait la nourriture », lance Marie-José Girard.Il y a 20 ans, se rappelle-telle, les compagnies minières n'engageaient pas les femmes de peur qu'elles ne tombent enceinte et que cela n'entrave leur boulot.« Être enceinte, c'est quelque chose qu'il ne fallait pas dire, souligne cette mère de deux enfants.En 1976, après mes études, je devais commencer le travail sur le terrain.Et bien, les femmes ne pouvaient descendre dans les mines : les mineurs voyaient en elles le mauvais sort ! En 1982, j'ai été nommée chef analyste dans un laboratoire de métaux dans une usine de traitement de minerais à Val-d'Or.J'ai été la première femme à entrer là.» Et elle est aujourd'hui la première femme au Québec à la tête d'une entreprise diamantifère.Quelque chose qu'on aurait cru impossible il y a un quart de siècle.Comme les temps changent.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Marie-José Girard : « Il y a 25 ans, les femmes ne pouvaient descendre dans les mines : les mineurs voyaient en elles le mauvais sort ! » 3027509A 5LP0601B0222 b6 actulweb ven 22 fevri 5LP0601B0222 ZALLCALL 67 20:35:18 02/21/02 B B 6 L A P R E S S E MONT R E A L V END R E D I 2 2 F E V R I E R 2 0 0 2 Rene Levesque en vedette ON EN parle cette semaine dans l'actualite, le grand periple du pelerinage vers La Mecque en Arabie Saoudite se deroule en ce moment pour des millions de musulmans de partout dans le monde.Depuis 14 siecles, des centaines de millions de musulmans y ont converge pour prendre part au Hadj et se recueillir sur les lieux memes de la naissance de l'islam.Il est dit que chaque musulman doit s'y rendre au moins une fois dans sa vie pour accomplir un des cinq piliers de l'islam.Et c'est ainsi que chaque annee, a ce temps-ci et pendant cinq jours, on y retrouve un ocean de pelerins qui viennent des quatre coins de la planete avec un seul but, realiser le reve d'une vie.Pour mieux comprendre ce rituel, je vous conseille le site de Islami City (www.islamicity.com) qui vient de mettre en ligne un recit intitule Hajj : The Journey of a Lifetime (www.islamicity.com/mosque/ jlthajj/hajj.htm).\u0001 \u0001 \u0001 LUNDI PROCHAIN, la Premiere Chaine radio de Radio-Canada entame la diffusion d'une grande serie documentaire sur Rene Levesque.Dix heures de documents inedits, de temoignages encore jamais entendus sur l'homme et son action politique.S'inspirant probablement des grands reportages de la PBS, le documentaire a son site Web (radiocanada.ca/radio/renelevesque) qui est lui deja en ligne.Question de nous faire saliver, on peut y trouver la presentation de tous les episodes et meme y voir des extraits video, exclusifs au site.\u0001 \u0001 \u0001 DANS CETTE CHRONIQUE, il est parfois question de longs et courts metrages que l'on peut voir en ligne.La plupart de ces documents etant pour un public de 16 ans et plus, force est de constater que les plus jeunes internautes sont pour le moment tres mal servis en fait de cinema en ligne.Mais ici et la, on voit apparaitre des initiatives pour les plus jeunes.Je veux donc souligner l'initiative d'un site Web quebecois pour jeunes de 6 a 12 ans.Le site Izzigo (www.izzigo.com) vient d'ajouter une section Cineclub pour faire decouvrir le 7e art aux enfants du primaire.Pour ce faire, il utilise des films des Productions La Fete, la boite de films pour enfants de Rock Demers.Au programme : plein de confidences et d'informations inedites sur les tournages de la serie des Contes pour tous.On a pense aux enseignants et dans une section qui leur est destinee, on retrouve des activites qui peuvent etre realisees en classe et qui ont ete concues pour repondre aux exigences de la reforme scolaire quebecoise.Bruno Guglielminetti collaboration speciale actuel@guglielminetti.com L'Internet gagne du terrain Gout de fraude dans les vins de Bordeaux Agence France-Presse NEW YORK .Quelque 446 millions de personnes utilisaient l'Internet a la fin de 2001 dans le monde, dont environ un quart aux Etats-Unis et un tiers en Europe, selon une etude rendue publique mercredi.Pour parvenir a ces conclusions, le groupe de recherches e Marketer a analyse les donnees collectees par quelque 100 organismes de recherche et instances gouvernementales.Ils seraient ainsi, selon l'etude, 133,4 millions d'internautes en Amerique du Nord (Canada et Etats-Unis, soit 30 % du total), 139,3 millions en Europe (31 %), 145,9 millions dans la region Asie- Pacifique (32 %), 22 millions en Amerique latine (4 %) et 5,3 millions en Afrique (1,2 %).Pour les seuls Etats-Unis, e Marketer a travaille sur 15 etudes differentes.La fourchette la plus basse estime les internautes americains a 82,7 millions, la plus haute a 142,8 millions.Apres recoupement, eMarketer estime ce nombre a 119 millions (26 %).Agence France-Presse BORDEAUX .Deux affaires de fraude et de tromperie sur des vins indument etiquetes sous des appellations de la region de Bordeaux jettent le soupcon sur un des plus prestigieux vignobles francais.Mercredi, un negociant de la region, Jacques Hemmer, a comparu devant le tribunal de Bordeaux (Sud-Ouest) pour avoir vendu a d'autres negociants du Medoc (une appellation controlee) coupe avec du vin de table, de 1994 a 1997.Je l'ai fait car je n'avais pas le volume de vin correspondant a ce que je vendais , a reconnu froidement le prevenu, precisant que la tromperie portait sur de 10 a 12 % des 16 000 hectolitres vendus.Dixhuitmois d'emprisonnement, dont neufavec sursis, ont ete requis contre lui.Six negociants sont egalement poursuivis pour tromperie, publicite mensongere et infraction a la reglementation sur l'etiquetage.Les bouteilles qu'ils achetaient a M.Hemmer, portaient la mention mis en bouteille au chateau alors que l'embouteillage n'avait pas ete effectue sur le lieu de production.Des peines d'un a trois mois de prison avec sursis, assorties d'amendes, ont ete requises contre elles.Le ministere public a souligne que M.Hemmer est l'acteur principal et central de cette affaire et qu'il a porte un prejudice a un secteur d'activite dans lequel on a l'honneur d'offrir la garantie de la qualite.Au meme moment, la police francaise s'interesse aux pratiques suspectes du groupe belgo-neerlandais Geens, maison mere d'une societe d'importation de vins pour les marches du Benelux.Une quinzaine de chateaux appartenant au groupe ont ete perquisitionnes dans le cadre d'une enquete sur la provenance et la qualite de vins commercialises sous differentes appellations bordelaises mais soupconnes de provenir d'autres regions.L'enquete porterait sur 700 000 hectolitres, selon la presse belge.La societe aurait egalement ecoule des surplus sous des marques sans existence historique.L'enquete va etre tres longue car il faut maintenant analyser les prelevements effectues dans les chais et analyser les livres , selon une source proche de l'enquete.Interroge mardi par l'AFP, Guillaume Berckmans, le directeur de Geens-Benelux, a dementi formellement toutes les accusations.D'ailleurs personne n'a ete arrete, personne n'a ete mis en garde a vue , a-t-il souligne.C'est une affaire lamentable et regrettable, deplore Eric Dulong, le president du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), qui compte se porter partie civile dans cette derniere affaire.Bien que negligeable au vu du travail qualitatif engage, elle met cependant a mal notre action , estime le president du CIVB, un organisme qui represente l'ensemble des 12 500 viticulteurs des 57 appellations du vignoble bordelais et les 400 negociants.Estimant que les instances chargees de controler la qualite des vins (Repression des fraudes et Institut national des appellations d'origine, INAO) n'avaient pas les moyens d'effectuer correctement leur travail , M.Dulong juge souhaitable que des moyens supplementaires soient attribues a des organismes comme le CIVB pour approfondir ce controle de qualite .De son cote, le Syndicat des appellations controlees Bordeaux et Bordeaux superieur, representant 58 % du marche des vins de Bordeaux, a deja renforce le controle des conditions de production.Il a ainsi obtenu, une premiere dans le vignoble, la creation de la certification ISO 9001 qui vise a penaliser les viticulteurs en etat de surproduction caracterisee .Le fonctionnaire nu dit NON Agence France-Presse LONDRES .Un jeune fonctionnaire britannique, Stephen Mc Pherson, qui est age de 24 ans, est devenu instantanement une vedette nationale apres que sa photo, en costume d'Adam, fut apparue sur le site d'un magazine masculin.Sarah Jay, une jeune femme de 23 ans qui pretend avoir ete sa petite amie pendant sept ans, a reconnu avoir mis la photo sur le site pour la Saint-Valentin, accompagnee d'une legende implorant les gens a convaincre Stephen Mc Pherson de l'epouser.Sous le titre Dites-lui de m'epouser , la legende ajoute : Voici Stephen, l'homme que je veux epouser.Le probleme, c'est qu'il n'est pas tout a fait d'accord, alors j'ai mis sa photo sur le Net et je vous demande de m'aider a le persuader de dire OUI.Le jeune homme .desormais baptise le fonctionnaire nu par les medias .affirme toutefois que Mlle Jay et lui ne sont que des amis et que la photo compromettante a ete prise au cours d'une seance de strip-poker.J'ai d'abord ete tres en colere, a explique M.Mc Pherson.Je ne comprends tout simplement pas le pourquoi de cette histoire.Mon sentiment, a-t-il dit, c'est que c'etait simplement une mauvaise farce pour la Saint-Valentin (.).Je n'ai jamais pense que je l'interessais et il n'y a jamais eu quoi que ce soit de romantique entre nous.Phototeque LA PRESSE Faudra-t-il desormais se mefier du vin que nous achetons ?C'EST LES VACANCES SCOLAIRES! 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À présent, je me suis attachée et suis fière du boulot qu'on fait, je ne suis pas prête à m'éloigner », précise celle qui nourrit un intérêt pour les langues et les voyages.Au Petit Alep, on vous offre des desserts, comme les baklavas, ou la mamounié, faite de semoule de blé sucré, de cannelle, clous de girofle, fromage ricotta et pistaches.Plaisir sublime avec un café arabe à la cardamome Le Petit Alep, 191, rue Jean Talon Est, 270-9361 Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © On retrouve au Rumi la grande famille bohème et spirituelle de ce mini village global qu'est le Mile-End.Pèlerinage épicé FRÉDÉRIC CHABOT collaboration spéciale Ce restaurant a emprunté le nom du grand poète soufi Mevlana Jalal-e- Din Mohammad Mevlavi Balkhi Rumi, un des plus grands mystiques persans du XIIIe siècle.Né en Afghanistan, il voyagea par Bagdad, La Mecque et Damas, pour aboutir à Konya en Turquie.Le menu du Rumi propose le même voyage au coeur de l'Orient avec quelques incursions en Méditerranée et en Afrique du Nord.Les portes s'ouvrent sur de grands rideaux rouges.Derrière, une grande salle au plafond élevé nous accueille dans une atmosphère chaleureuse empreinte de sérénité.Lampions, grands voiles translucides et tableaux de scènes moyen-orientales tentent de nous transporter au coeur des Mille et Une Nuits, plutôt pour son mysticisme que pour ses plaisirs charnels.Une cascade sur pierres faussement zen, l'abondance de matériaux naturels comme le bois, des sofas récupérés simplement drapés, une large sélection de thés et du café équitable nous renseignent sur les convictions des propriétaires.À l'occasion, des spectacles et des lectures viennent rompre la quiétude du lieu.L'exquis parfum de cette cuisine issue du berceau du commerce des épices flotte dans l'air.À l'époque où les épices commencèrent à voyager, elles étaient considérées comme un signe de richesse.Inutile d'être riche pour profiter de la cuisine du Rumi.Il est possible de cumuler ses meze à 3,50 $ comme des tapas pour faire un repas, ou de les accompagner de soupes plus que copieuses (3,50 $ à 6,95 $).Le midi, le menu propose des sandwiches.Le soir, boeuf, poulet, agneau et poisson se mélangent à des parfums riches en épices.Mais sachez que si l'islam signifie « soumission à la volonté de Dieu », ici nous sommes soumis à la volonté du chef.La soupe harira nous propose par exemple de l'agneau mijoté avec pois chiches, orge, tomate et coriandre.Le bouillon a le goût de la viande, mais pas de morceaux de la bête en vue.La tomate et la coriandre rehaussent la saveur de la viande, mais les pois chiches ont été remplacés par des haricots noirs, et l'orge par de la semoule de blé, sans autre préavis.Déjà très riche et savoureuse, cette soupe est accompagnée de quartiers de citron, de coriandre et de dattes pour que chacun puisse, à sa guise, ajouter du tranchant, encore plus de parfum ou davantage de rondeur.Bien des cultures du Moyen-Orient mélangent le yogourt au concombre.Rumi lui ajoute, du moins sur son menu, raisins, noix, eau de safran, herbes fraîches et pétales de rose.Les raisins dorés réhydratés ajoutent texture et douceur, tandis que les pétales de roses déshydratées ont perdu leur parfum.Mais aucune trace de l'eau de safran.Interrogé, le serveur propose de vérifier avec le chef s'il en a mis ce soir.Y aurait-il des soirs où il n'en met pas ?Inutile de le déranger, il est évident que ce meze ne porte aucune trace de ce pistil à la coloration puissante.La carotte serait originaire de l'Afghanistan où des variétés sauvages rouge et violette poussent depuis la nuit des temps.Elles étaient cultivées dans les jardins de Babylone au XIIIe siècle avant Jésus- Christ, pour l'arôme des feuilles et des graines.Ici, de jeunes carottes sont rôties avec du miel et du jus d'orange avant d'être relevées avec du ras el hanout, un mélange d'épices (de 15 à 24 selon les spécialistes) issu de la route des épices.Ce meknes aurait été extraordinaire s'il avait été assaisonné de la coriandre promise plutôt que de simple persil plat.Les plats principaux sont servis avec un choix de pommes de terre sautées ou de riz basmati.Mais peut importe ce que vous choisissez, du moins cette fois-là, c'est du riz qui est servi.Le parfum de ce riz accompagne parfaitement les plats issus du Moyen-Orient, d'autant plus qu'il est bien beurré et saupoudré de tranches d'amande grillées et de pistaches hachées.Dommage qu'il soit plutôt desséché.Le havig-o alu propose un poulet bien saisi et recouvert de jus de pruneaux caramélisé.Des morceaux de ce fruit et des carottes s'accordent à la cardamome quelque peu rarissime.Quant au safran, il est encore absent.À 5000 $ le kilo, on pourrait penser que la cuisine tente de faire des économies.Ces économies serviraient-elles à financer le gigot d'agneau servi à la place de l'épaule moins chère proposée au menu ?C'est sans trop rechigner que l'on accepte cette substitution des plus tendres assaisonnée de cannelle, de safran (présent cette fois) et de raisins secs.Le tout est recouvert d'un savoureux mélange de bettes à carde rouge, d'oignon, de mange-tout et de raisins secs, la même préparation qui accompagne le poulet.Au dessert, des baklavas, bien sûr, très parfumés à l'eau de fleur d'oranger et au miel.Le miel est aussi mis en valeur avec une pomme rôtie, garnie de cannelle et d'amandes grillées.Les carrés à la noix de coco rappellent les desserts indiens à base de noix broyées et de lait aux belles couleurs pastel.Ils se démarquent de leurs voisins hindous par l'ajout de raisins secs dorés et de pacanes.Malgré sa densité, ce dessert est tout frais en bouche.Rumi offre un excellent thé marocain fait de menthe fraîche et servi brûlant.Une excellente source de réconfort.Sous prétexte de « l'inspiration du moment », explique le serveur, la composition des plats « évolue ».Si les changements se faisaient exclusivement par souci d'économie, le client aurait le droit de se sentir lésé.Ce n'est pas le cas ici.Le dimanche, le chef se donne toute la latitude nécessaire à sa nonchalance en limitant la carte à deux plats, un au poulet et l'autre végétarien, grâce à leurs descriptions verbales suffisamment sommaires.En fait, tout cela est plutôt bon enfant, parfois même amateur.Quelle importance ?On retrouve au Rumi la grande famille bohème et spirituelle de ce mini village global qu'est le Mile-End, prête à franchir l'avenue du Parc jusque dans Outremont afin de se ressourcer dans cette fusion de la Casa del Popolo, du Santropol et du Petit Alep.R U M I 5198, rue Hutchison (514) 490-1999 Meze : 3,50 $ Plats : 9,95 à 12,95 $ Mardi au jeudi : 10 h à 23 h Vendredi et samedi : 10 h à 24 h Dimanche : 10 h à 23 h \u0001\u0001\u0001 Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Chahla et Tania Frangié, copropriétaires, avec leurs parents, du Petit Alep.Blanc ou rouge ?Dégustés pour vous \u0002 Vin de pays des Cévennes 2000 Sauvignon Domaine du Lys.Assez délicat dans de précédents millésimes, et non sans distinction, c'est, du moins dans ce millésime, un vin très Sauvignon blanc.presque trop, avec des notes de fruits exotiques, et un petit quelque chose de sucré en bouche.Moins distingué qu'il n'était, il est toutefois plus généreux.C, 506287, 9,30 $, \u0001(\u0001) $, à boire.\u0002 Minervois 98 Cuvée prestige Château du Donjon.Bien malin qui devinerait à l'aveugle que c'est un Minervois.Car son bouquet de fruits rouges, d'assez bonne ampleur, est passablement épicé et boisé, sans être très intense.Moyennement corsé et même un peu plus, il est tannique, quoique sans dureté.S, 873794, 17,30 $, \u0001\u0001(\u0001) $$, à boire, 1-2 ans.\u0002 Haut-Médoc 99 Château Peyre-Labade.Assez peu coloré, un bouquet de volume moyen, bien bordeaux, avec des notes genre tabac et feuilles de thé.Peu corsé, ses tannins sont fins, serrés, et il a une belle texture.Mais.on souhaiterait plus de tout.S, 744722, 23,50 $, \u0001\u0001(\u0001) $$($), à boire, 2-3 ans.\u0002 Buzet 96 Château Balesté.Un vin grenat à reflets orangés, en cours d'évolution.Bouquet de fruits rouges et cuits, marqué par des arômes rappelant le café.Assez corsé, tannique, plutôt austère.S, 976886, 15,30 $, \u0001\u0001$$, à boire, 1-2 ans peut-on croire.LE VIN De nombreux amateurs, d'ici et d'ailleurs, préfèrent nettement les vins rouges aux vins blancs.Comment expliquer cela ?La première raison en est, de toute évidence, la couleur même des vins rouges, si attrayante, et dont il existe de multiples nuances.Du violet presque noir au rouge cerise, en passant par le pourpre, le grenat, le rouge pivoine, etc.« La couleur rouge du vin est certainement une de ses qualités les plus attractives, puisque le vin rouge représente le plus habituellement « le vin », le vrai vin.Cette couleur qui resplendit dans le cristal, mais aussi celle du vin répandu, de la tache ou de la petite flaque qui reste au fond du verre, expliquent bien le symbolisme populaire du sang de la vigne », écrit dans Le Goût du vin Émile Peynaud.Ce n'est donc pas un hasard s'il existe dans le langage courant une couleur \u2014 le rouge vin \u2014 attribuable à celle du vin.Dépourvus de tannins, les vins blancs donnent l'impression au dégustateur de n'avoir que deux dimensions.Ils glissent sur la langue comme une pellicule liquide.À cause de leurs tannins, qui leur donnent chair et texture, les rouges, eux, ont, pour ainsi dire, une troisième dimension.Ils possèdent une consistance, une épaisseur qu'on ressent sur le plan tactile, toutes choses absentes chez les blancs.De là les impressions de velouté, ou inversement de rugosité, que procurent les rouges.En quelque sorte, ils nourrissent.Entre aussi en ligne de compte, assurément, le fait qu'ils accompagnent à merveille les viandes.Lesquelles constituent, en général, la partie la plus substantielle, la plus satisfaisante du repas.Leur capacité à magnifier les viandes, à les mettre en valeur, est donc un autre motif de les préférer.Enfin, les meilleurs fascinent par leur potentiel de garde et l'incroyable complexité que, parfois, ils atteignent.« La première qualité d'un vin est d'être rouge », a déjà dit à ce sujet, avec un sens parfait de la formule, l'un des plus réputés viticulteurs d'Italie, le marquis Piero Antinori.Pour ce qui est de notre marché, enfin, tout se passe, depuis une vingtaine d'années, selon le mouvement du balancier.Il y a environ 20 ans, en effet, soit au début des années 80, les rouges dominaient de façon absolue, puisqu'ils représentaient plus des deux tiers de la consommation.Après quoi le blanc surpassa le rouge, mais de peu.En 1995-96, les ventes de vin blanc atteignaient ainsi 50 % du volume des ventes, contre 48 % en ce qui regarde les rouges.Nouveau déplacement du balancier depuis ce temps, les rouges comptant désormais pour 68 % du volume, comparativement à 30 % dans le cas des blancs.Un vin blanc Sans prétention, mais bien fait, le Bordeaux 2000 Maître d'Estournel est, à sa façon, un modèle du genre.Plutôt léger, avec juste ce qu'il faut d'acidité, ses saveurs sont franches, le bouquet dominé par des arômes de Sauvignon blanc, arômes.qui restent sages.C, 238196, 13,70 $, \u0001\u0001$($), à boire, 1 an.On le servira en apéritif, ou à table pour accompagner des fruits de mer ou une viande blanche, mais en évitant les sauces aux saveurs marquées.Demain : de Provence et du Languedoc 5DU0801B0222 VENDREDI 5DU0801B0222 ZALLCALL 67 14:38:08 02/21/02 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 22 FÉVRIER 2002 50 % de rabais toute la literie en sac collants fins Silks 1999 $ pulls Mantlesmc pour elle en laine de mérinos et acrylique prix originaux 45 $ à 69 $ Étaient 29,99 $ à 49,99 $ Maintenant 19,99 $ 55 % de rabais French White Rôtissoire blanche, 4 l Ord.44,98 $ Solde 19,99 $ 3999 $ toutes les bottes d'hiver pour elle et lui 99 ¢ slips To Gomc et Platinum à prix de liquidation, pour elle prix original 6 $ ch.Étaient 2,99 $ ch.Maintenant 99 ¢ ch.40 % de rabais tous les accessoires de temps froid pour lui Lot de gants, écharpes, etc.40 % de rabais 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