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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Lectures - Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-02-24, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101B0224 B-1 Dimanche 7LP0101B0224 ZALLCALL 67 16:49:21 02/25/02 B La Racine carrée de Klonk Une nouvelle aventure qui ravira les amateurs de suspense et d'humour 9 ans et plus Illustrations de Pierre Pratt FRANÇOIS GRAVEL Cours la chance de gagner tous les romans de la série Klonk et 200 $ de livres.Demande le coupon de participation à ton libraire 10e titre de la série Klonk Concours www.quebec-amerique.com 3029662A 7LP0201B0224 b2 lectures dimanche 7LP0201B0224 ZALLCALL 67 16:18:39 02/23/02 B Choses à savoir sur Victor Hugo KATIA CHAPOUTIER collaboration spéciale Il porte le prénom de l'amant de sa mère « Ce siècle avait deux ans ».En 1802, à la naissance de Victor, le couple de Léopold et Sophie se conjugue déjà au passé.La jeune femme pense attendre une fille, et c'est d'ailleurs une bonne nouvelle car elle a déjà deux garçons : Abel et Eugène.Cette fille s'appellera donc Victorine en hommage à Victor Fanneau de La Horie, son amant (certains pensent même qu'il pourrait être le père mais rien n'est prouvé !).Rapidement, Sophie et son mari vivront séparés.Lui en Espagne, et elle à Paris, aux côtés de son amant.Celui-ci tiendra les rôles de parrain et de père spirituel auprès du jeune Victor.Malheureusement, les activités politiques de La Horie lui vaudront d'être arrêté et exécuté.Élevé en grande partie par sa mère, Victor lui voue une admiration sans bornes.C'est d'ailleurs pour elle qu'il écrit son premier poème.Elle croit en lui et le soutient dans son souhait de devenir écrivain.Au grand désespoir du jeune poète, elle mourra alors qu'il a tout juste 23 ans.Sa femme le trompait avec son meilleur ami Quand Victor se marie avec Adèle, il n'a pas connu d'autres femmes auparavant.Il est fou amoureux d'elle et compte bien sûr lui rester entièrement fidèle.Échaudé par l'échec du couple de ses parents, Victor rêve d'une famille élevée dans une atmosphère stable.À son grand désespoir, il découvrira qu'Adèle le trompe avec Sainte-Beuve.Célèbre critique et, à cette époque, un des amis les plus proches de Victor.La trahison est d'autant plus forte que Sainte-Beuve est d'une laideur affligeante.Cette liaison durera de nombreuses années.Juliette Drouet, sa maîtresse était sa copiste et sa première lectrice Le 2 janvier 1833, c'est un homme secrètement blessé qui rencontre la jeune actrice Juliette Drouet au cours de la lecture d'une de ses pièces.Le coup de foudre est réciproque.Il découvre les plaisirs de la chair dans ses bras le 17 février 1833.Date qu'ils célèbreront chaque année.Jaloux, il l'oblige à abandonner son métier d'actrice et décide de subvenir à ses besoins.En échange, Juliette devient sa copiste, sa première lectrice et sa plus grande admiratrice.Ils s'écrivent tous les jours et même plusieurs fois par jour, dans cette abondante correspondance (Juliette a écrit plus de 18 000 lettres), on trouve nombre de commentaires intelligents sur l'oeuvre de « son maître ».Victor Hugo n'était pas radin comme on l'a toujours dit Victor Hugo a toujours eu la réputation d'être un homme radin.Il n'en était rien.Il devait simplement subvenir aux besoins de deux, voire trois foyers.Le sien, celui de Juliette Drouet, mais aussi, à un moment donné, celui de Léonie Biard qui fut, pendant sept ans, sa troisième femme.Il avait aussi pour but de mettre ses enfants à l'abri du besoin au cas où il lui arriverait quelque chose.Ironie du sort, en 1885 à sa mort, trois d'entre eux étaient déjà décédés et la dernière, Adèle, était internée à l'hôpital psychiatrique.Il est passionné par le spiritisme et dialogue avec l'au-delà Il fut ravagé par le décès de sa fille Léopoldine.Et lorsqu'à Guernesey, un de ses invités lui parle de spiritisme, il y voit un moyen de soulager sa peine.Très vite, cela devient une véritable obsession, il dialogue alors avec Shakespeare, Galilée, Racine, Dante, Marat, Robespierre, Louis XVI, Aristote, Platon et.Jésus Christ.En exil, son fils traduit Shakespeare et sa femme écrit un livre Lors de l'exil de la famille Hugo à Guernesey, les loisirs ne sont pas légion.Aussi, son fils François-Victor se lance-t-il dans la traduction de William Shakespeare en français.C'est encore aujourd'hui cette traduction qui fait référence.De son côté, Adèle, qui s'ennuie tout autant, décide d'écrire également.Son livre, édité en 1864, s'appellera Hugo par un témoin de sa vie.L'oeuvre est alors traduite en plusieurs langues.D'un style nettement plus scolaire que celui de son mari, ce livre n'est plus édité de nos jours.Adèle et Juliette ont vécu sous le même toit à la fin de la vie de Victor Hugo Si Adèle connaissait l'existence de Juliette, elle était loin de l'accepter, surtout quand elle traversait des périodes de ruptures avec Sainte-Beuve.Pourtant, Juliette fut l'ombre de la famille Hugo, allant jusqu'à connaître les mêmes exils.Il faudra attendre qu'Adèle soit âgée et malade pour qu'elle invite l'ancienne actrice chez eux, et elles finiront même par partager le même toit.Lorsqu'Adèle mourra, Victor refusera de vivre complètement avec Juliette, ses aventures parallèles étant trop chères à son coeur.Victor Hugo a inventé la SPA (Société protectrice des animaux) Hugo était un véritable humaniste, mais aussi un idéaliste.Flirtant souvent avec la politique, il espère à plusieurs reprises des rôles de dirigeant.L'écrivain a des idées incroyablement en avance sur son temps.Il croit déjà à une Europe fédérale.Son exil à Guernesey préfigure le départ de de Gaulle en Angleterre 100 ans plus tard.Il se battra contre le travail des enfants et pour la reconnaissance de leurs droits.Il sera le premier à imaginer une société pour protéger les animaux.Il sera aussi un des seuls, à cette époque- là, à s'élever contre la peine de mort.Un révolutionnaire au grand coeur.« Un grand petit homme », comme l'écrivait Juliette Drouet.À lire : « Hugo, Victor pour ces dames » de Michel de Decker (aux Éditions Belfond) raconte les rapports de l'écrivain avec les femmes.Passionnant ! « Hugo, choses vues » (aux Éditions Gallimard) réunit des notes de l'écrivain provenant de son journal et de ses carnets.Une véritable mine d'informations qui donne l'impression de fouiller dans le bureau de Victor Hugo.« Victor Hugo, Le Bouffon », 9 juin 1867, un dessin de Georges Pilotell.HUGO Suite de la page B1 Je ne pouvais pas savoir non plus qu'un écrivain engagé pour cette race-là de monde est celui qui leur lèche le cul en ne disant rien de plus que ce qu'ils veulent entendre.Dans une bourgade colonisée autant que l'est la nôtre par son établissement politique et culturel, Victor Hugo n'a nul besoin de fuir à Guernesey, peu importe l'outrance de ses propos.On se fiche de lui et de l'exil intérieur auquel on le confine, avec la complicité de l'Église, de l'école et de tous ces gérants de salles de quilles qui sont devenus, ô victoire de la Révolution tranquille !, les gestionnaires de nos industries si hypocritement appelées culturelles.Voilà pourquoi le romantisme hugolien m'a autant fasciné, parce qu'il allait de pair avec la société de son temps, elle-même à l'écoute de ce que ses créateurs disaient de neuf.C'étaient des idées qui la devançaient, mais au moins en prenait- elle connaissance et acceptaitelle de les discuter.Lisez Les Combats de Victor Hugo que Henri-Pena- Ruiz et Jean-Paul Scot viennent de faire paraître chez Flammarion.Vous y comprendrez pourquoi les romans de Victor Hugo, ses poèmes et ses essais sont encore fort lisibles aujourd'hui.C'est qu'au creux des anecdotes qui les tissent sont posées de grandes questions et établis de grands principes, ceux d'un intellectuel qui a lutté pour le socialisme, contre l'esclavage et le travail imposé aux enfants, contre la peine de mort, pour la laïcité de la société, l'instruction publique, les États-Unis d'Europe, la souveraineté des peuples et la République universelle.Plus actuel que ce Victor Hugo-là, ça s'appelle la révolution.Les parasites S'il y a un problème Hugo, ce n'est pas sa faute, mais celle des parasites qui se sont jetés sur son oeuvre, pour en faire des films, des théâtres, des suites romanesques mercantiles et des spectacles délibérément expurgés de l'hénaurmité hugolienne.On n'y prend que quelques anecdotes qu'on attache avec la broche à foin de la sensiblerie et l'on persuade le bon peuple qu'il s'agit là de la quintessence des mots écrits par le plus grand écrivain du XIXe siècle.Je n'en veux pour preuve que le Notre-Dame de Paris de Luc Plamondon, que Lucien Bouchard a appris par coeur, convaincu que Plamondon et Hugo, c'est du pareil au même.Quand j'ai vu la représentation du Notre-Dame de Paris de Plamondon, les bras m'en sont tombés, non pas tellement à cause des chansons sirupeuses mais fort appropriées à l'époque où nous vivons, forte sur le désir infantile et la religiosité qu'on maquille en spiritualité, mais parce que l'esprit même qui fonde le roman de Hugo n'était pas seulement qu'escamoté, il était perverti.Le monde de Hugo, c'est le gothique, comme l'est la cathédrale de Paris, pleine de piliers et de flèches qu'on a ornementés pour échapper au monde roman fait principalement d'arêtes.Quand vous visitez la cathédrale de Paris, voilà ce par quoi vous êtes frappé : les racoins nombreux, les golurures, les gargouilles, les niches et les corniches qui foisonnent afin de donner de la rondeur à des formes trop ascétiques.Le Notre-Dame de Paris devenu spectacle nous présente un décor parfaitement roman, un mur de grosses pierres, plat comme galette, devant lequel s'exhibe le petit peuple des Miracles, des gueux en principe laids, mutilés et rebelles, mais qui, sous la houlette de l'habilleur et du metteur en scène, dansent comme s'ils sortaient des Grands Ballets canadiens, et dans des costumes qu'aurait dessinés Christian Dior ! Dans un tel saccage de l'esprit de Victor Hugo, comment s'étonner qu'on ne parle pas du drame qui sous-tend tout le roman, cette épineuse question du célibat des prêtres et, par ricochet, du conservatisme de l'Église et de la pensée totalitaire du pape, sujets de grande actualité en 1830 comme aujourd'hui Toujours fidèle à Hugo Un mot encore puisque ma ferveur hugolienne est aussi prégnante aujourd'hui qu'il y a 40 ans.Un mot pour dire que je ne cesse pas de découvrir un écrivain dont la complexité reste toujours exemplaire.C'est notamment dans William Shakespeare, cet essai éclaté que Hugo écrivit face à l'océan au commencement de son exil.Ce sont Choses vues, les articles d'un grand journaliste.Lisez celui du retour à Paris des cendres de Napoléon et celui de la mort de Balzac.Une précision cinématographique, une description pointue comme l'est la lame d'un kriss.Ce sont aussi Tas de pierres et Océan, qui montrent bien que la pensée moderne, débarrassée du totalitarisme dans lequel elle se tenait depuis Kant et Hegel, se conçoit comme d'innombrables fragments se fissurant sans cesse, comme l'est l'atome pourtant décrit longtemps comme indivisible, comme l'est la spirale, ce motfétiche de Hugo, qui ordonne la constitution des nébuleuses et celle des brins enroulés en double hélice de l'ADN.Je lis même de grandes petites choses qu'on ne sait même plus que Victor Hugo les a écrites, Le Pape par exemple (« Il faut que l'homme souffre afin que Dieu prospère »), La Pitié suprême (« Consentir au tyran c'est le faire »), ou L'Âne, ce formidable « J'accuse ! » dans lequel Hugo fustige tous les intégrismes, même les inversés comme l'est, dans notre langue de bois devenu, celui, bien de notre temps, de la tolérance.Je lis, et je regarde aussi \u2014 ces dessins, ces lavis, ces aquarelles et ces toiles, plus de 15 000 créations, comme les innombrables ventouses d'une pieuvre incapable de se reposer autrement qu'en travaillant encore.Des ectoplasmes, des goulatrombas carnavalesques, de formidables tempêtes d'océan, des débris de châteaux, des villes aveuglées par la lumière, des portraits d'hommes et de femmes interrogeant le ventre de la terre et la tête étoilée du cosmos, dans des couleurs fuligineuses comme le sont les métaphores que le génie visite.« Je suis un instrument », disait Victor Hugo.Et de pareils instruments, le monde ne peut s'en désempiler, même deux siècles après que ça soit souverainement né ! Victor Hugo est encore d'actualité.Mettre le feu aux poudres collaboration spéciale Depuis que j'ai soulevé l'épineuse question du faible lectorat de la littérature d'ici il y a deux dimanches, vos courriels n'ont cessé d'affluer.Un vrai torrent, vous dis-je, ce qui n'est certes pas pour déplaire à l'inconditionnel d'Anne Hébert que je suis.Et même si ce dialogue avec vous n'est pas dénué d'intérêt, bien au contraire, je propose de passer à autre chose, de changer sinon de sujet du moins d'angle d'abordage.Voyons voir.Vous ai-je déjà parlé de Gilles Pellerin, dont j'apprécie le commerce au moins autant que l'oeuvre, où la rigueur, la finesse se conjuguent avec l'élégance stylistique ?Je n'insisterai pas sur mes liens avec l'homme, de peur de donner à ce feuilleton des allures de carnet mondain.De toute façon, je ne crois même pas me rappeler ni le lieu, ni l'heure de notre première rencontre.Je me souviens toutefois d'un séjour à Bordeaux, où lui et moi avions été dépêchés comme ambassadeurs de la ville de Québec à l'occasion du Noël québécois, manifestation folklorique au coton à laquelle on avait cru bon ajouter un vernis littéraire en envoyant deux auteurs se joindre aux marchands de sirop d'érable et d'artisanat autochtone qui se les gelaient du matin au soir dans de petites cabanes en rondins installées sur une place, tout près de l'hôtel de ville.Je vous épargne le récit de cette soirée abondamment arrosée dans un bistrot de la capitale du grand vin, au terme de laquelle Pellerin et moi nous étions rendu compte que ni l'un ni l'autre n'avait de quoi payer l'addition.À lui de vous la conter, celle-là, dans un prochain ouvrage.Mon évocation de cette équipée bordelaise n'est pas aussi gratuite qu'elle pourrait le sembler, puisque Gilles Pellerin venait de publier un essai passionnant dont l'essentiel du propos avait bellement animé bien des débats avec nos hôtes français.Vibrant plaidoyer en faveur de la « langue de chez nous », Récits d'une passion : florilège du français au Québec évitait à la fois le ton moralisateur des pamphlets de feu Georges Dor sur la qualité du français d'ici (Anna brayé ène shot, Ta mé tu là ?, etc.) et la démagogie suintante de bien des réponses suscitées par les prises de position du chansonnier de La Manic.Se situant d'emblée en-dehors de « cette foire d'empoigne, ce crêpage de chignon », Pellerin avait choisi d'aborder la question linguistique en remontant au temps de la colonie, histoire de démontrer que ce « mal-à-malangue » (pour reprendre le mot savoureux du groupe rap militant Loco Locass) travaille l'identité québécoise depuis belle lurette.Au lendemain de la tenue controversée des États généraux sur la situation et l'avenir du français au Québec, Pellerin a réuni une série de conférences sous le titre emblématique La Mèche courte : le français, la culture et la littérature.Remaniés pour en éliminer les redites et fixer la cohérence du tout, ces textes trahissent chez l'écrivain une passion de la langue, de l'intelligence et de l'intelligibilité, déjà évidente dans son oeuvre de nouvelliste comme dans son travail d'éditeur.(Je rappelle à l'intention de qui l'ignorerait que Pellerin est l'un des animateurs de L'instant même, une maison dont l'ensemble du catalogue porte le double sceau de l'exigence et de l'excellence.) Du chapitre d'ouverture présenté initialement aux audiences publiques de la Commission susmentionnée (« L'intégrité par la langue ») à la conclusion non dénuée d'un certain optimisme idéaliste, Pellerin nous interpelle sur des sujets tels que les législations linguistiques, la place du français, de la littérature et de l'histoire à l'école, la légitimité et l'autonomie de notre littérature, la glorification du registre populaire de la langue au détriment de tous les autres.Au coeur de son argumentation, comme un leitmotiv obsédant (ce qui n'étonne guère de la part d'un mélomane tel que Pellerin), il y a une équation fort simple, presque un truisme : l'identité d'un peuple est indissociable de sa langue, de son histoire et de sa culture, lesquelles trouvent leur expression suprême dans la littérature.Énoncée en ces termes, l'équation peut avoir des airs de lapalissade.Pellerin le sait pertinemment, lui dont la clarté des exposés n'exclut ni l'humour ni certaines inquiétudes.Car raisons de s'inquiéter, il y a, n'en doutons point.En cette ère de totalitarisme économique, où la mondialisation des marchés se donne pour synonyme l'anglicisation tous azimuts, inutile de s'appesantir sur le danger de louisianisation de la culture québécoise.Si nous ne voulons pas nous retrouver Cajuns de l'an 2000, pour citer Stephen Faulkner, il faudra apprendre et parler notre langue, fréquenter notre littérature et les donner en partage à ceux et celles venues de loin pour joindre leur destinée à celle du singulier petit peuple qui persiste dans l'audace de vouloir vivre, penser et rêver dans la langue de Rabelais et de Blais.Car la littérature est un humanisme, un appel à la transcendance, affirme le polémiste avec sa verve admirable.Comme toujours chez Pellerin, l'argumentation est brillante, sublimement tournée et nourrie d'érudition.De plus, elle risque de mettre de nouveau le feu à la poudrière linguistique, d'où le titre bien choisi.Tant mieux.Voilà un livre qui nous incite à nous réjouir à l'idée que Shawinigan n'ait pas engendré que Jean Chrétien, ce politicien folklorique qui manie avec la même maladresse ses deux langues secondes.À quand le prochain recueil de fictions, maintenant ?\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LA MÈCHE COURTE : LE FRANÇAIS, LA CULTURE ET LA LITTÉRATURE Gilles Pellerin L'instant même, 141 pages 7LP0301B0224 b3 lectures 7LP0301B0224 ZALLCALL 67 16:30:20 02/23/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 4 F É V R I E R 2 0 0 2 L E C T U R E S B 3 Pour Jean-François Kahn, Victor Hugo est un révolutionnaire moderne E L I A S LEVY collaboration spéciale Hugolâtre patenté, le journaliste et essayiste français Jean-François Kahn, qui nous a accordé une entrevue récemment, a toujours été fasciné par la puissance de subversion émanant de l'oeuvre universelle léguée par l'auteur des Misérables.« Pour prendre réellement la mesure de la puissance de subversion de l'oeuvre de Victor Hugo, il faudrait s'imaginer un mix d'Alexandre Soljénitsyne, de Pablo Neruda, de Salman Rushdie et du sous-commandant Marcos.Plus un côté Che Guevara qui aurait intellectuellement intériorisé sa propre Bolivie.Hugo est une puissance.Non point quoique solitaire, mais parce que solitaire.De Gaulle sans Churchill.Phénomène inouï.Presque inconceptualisable.Un poète est devenu à la fois un pouvoir temporel et un pouvoir spirituel », explique Jean-François Kahn.Victor Hugo, ajoute-t-il, fut un démocrate intempestif qui s'est érigé contre tous les conformismes et tous les conforts de la pensée.Ce pourfendeur infatigable combattit farouchement la logique politique qui engendre la tyrannie, la peine de mort, le fanatisme religieux, l'esclavagisme, le capitalisme sauvage générateur d'injustices sociales.Jean-François Kahn relate avec brio ces combats épiques menés par Victor Hugo, avec une opiniâtreté inébranlable, dans un texte inédit et passionnant, intitulé Un révolutionnaire (174 pages), ajouté, comme réflexion liminaire, dans la récente réédition par les Éditions Fayard d'une somme sur cinq ans de la vie de ce républicain fervent (1847-1851), L'Extraordinaire Métamorphose.Ce livre, publié la première fois en 1984 aux Éditions du Seuil, évoque les principales phases de la transformation progressive d'un vicomte, pair de France, monarchiste, député de Paris élu sur des listes de l'union de la droite, en un révolutionnaire invétéré.Un scandale contemporain Pour Jean-François Kahn, Victor Hugo fut avant tout, dans la deuxième partie de sa vie, un révolutionnaire pragmatique et lucide, considéré alors comme un « scandale contemporain ».« Victor Hugo était un révolutionnaire.Ce n'est pas du tout une interprétation personnelle, précise-t-il.On a toujours essayé d'occulter cette dimension du personnage parce que celle-là dérangeait beaucoup.Mais la vérité, c'est qu'à partir de 1851, quand il s'exile et ensuite lorsqu'il s'établit à Guernesey, Hugo se définit lui-même comme un révolutionnaire professionnel.Il se consacre alors totalement à la révolution.Il déclare la guerre à sa façon à Napoléon III, c'est-à-dire au régime au pouvoir en France, à l'empereur d'Autriche, à l'empereur d'Allemagne, au sultan de l'empire ottoman, au pape, aux colonialistes espagnols, aux esclavagistes aux États-Unis, à la peine de mort.Il consacrera une grande partie de sa vie à ces combats.Victor Hugo, rappelle Jean-François Kahn, « se reconstruit alors une oeuvre », notamment avec Les Misérables, Quatre-vingt-treize, Les Châtiments, La Légende des siècles.Mais, contrairement à la première partie de sa vie, où il était d'abord et avant tout un écrivain, cette fois il bâtit une oeuvre qu'il mettra entièrement au service de la révolution.« Pendant très longtemps, par rapport au marxisme et au bolchévisme, il est évident qu'Hugo était considéré comme un révolutionnaire utopique, complètement déconnecté des dures réalités socio-économiques qui sévissaient à son époque.Car, tout en se targuant d'être un révolutionnaire, ce démocrate impénitent récusait le dessein de renverser complètement la société pour la remplacer par une autre plus égalitaire.Hugo était très réfractaire aux systèmes de gouvernement où l'État dirige et contrôle tous les secteurs de la société.Il s'opposait aussi à l'instauration d'un système de collectivisation généralisée.Hugo n'était pas du tout un révolutionnaire au sens où on va l'entendre pendant toute une partie du XXe siècle.Mais, après l'effondrement de tous les systèmes révolutionnaires du début du XXe siècle, on a commencé à s'apercevoir que sa façon à lui d'être révolutionnaire était la plus moderne.En fait, Hugo était un réformiste au vrai sens du terme.Pour lui, la révolution doit être mise au service de la réforme pour améliorer la société et non pas pour la détruire ou la renverser.» Un des aspects les plus intéressants et originaux du texte Victor Hugo un révolutionnaire est indéniablement les parallèles provocants que Jean-François Kahn établit avec l'actualité la plus brûlante.Les pages qu'il consacre à la lutte tenace que l'écrivain a livrée aux fondamentalistes religieux et aux autorités ecclésiastiques, qui exerçaient alors une hégémonie implacable sur tous les secteurs de la société, sont saisissantes.« Au fond, Salman Rushdie n'a pas été aussi loin que Victor Hugo dans sa lutte contre les intégristes religieux, et Michel Houellebecq n'en a pas dit autant, lance sur un ton narquois le directeur du magazine Marianne.Anticlérical et mystique, Victor Hugo était bien conscient des conséquences délétères que la consolidation du pouvoir religieux allait avoir sur des sociétés désarçonnées subjuguées par une « morale obscurantiste, empreinte de superstitions » forgée de toutes pièces par les Églises.« Ce qui est considéré encore comme très subversif dans son oeuvre, dit Khan, c'est sans aucun doute son discours sur les religions.Aujourd'hui, si des gens écrivaient ce qu'il a écrit sur les religions et les Églises, ils seraient vitupérés et censurés.De nombreuses associations et groupes religieux porteraient plainte.Encore aujourd'hui, beaucoup de gens préfèrent continuer à ignorer ses discours sur le christianisme, le judaïsme, l'islam et l'ensemble des systèmes religieux.» Un anticapitaliste libéral Hugo était aussi un révolutionnaire échevelé lorsqu'il défendait avec alacrité l'idée « extraordinairement subversive » que la misère, qui ne peut être considérée comme une fatalité sociale, doit être décrite « pour que la conscience de son obscénité (.) préside à son inéluctable dissolution ».Libéral et anticapitaliste, le créateur de Jean Valjean aurait été aujourd'hui, d'après Jean-François Kahn, un fougueux opposant à la mondialisation économique.« Hugo était un libéral.Il était pour la concurrence, le libre accès au marché, la pluralité, la liberté d'entreprise.Cependant, il fut un des premiers à prendre conscience qu'à un certain moment la dynamique capitaliste laissée à elle-même se retourne contre ses valeurs.Si on laisse cette dynamique s'emballer de manière effrénée, on voit alors que le capitalisme se retourne contre la concurrence, contre le vrai accès au marché et finit par réduire le champ de la diversité.Hugo était anticapitaliste sur une base libérale.On pourrait dire aujourd'hui qu'il serait néo-libéral au nom du libéralisme authentique.Il y a 50 ans, le libéralisme anticapitaliste préconisé par Hugo était une position incompréhensible pour un homme d'extrême gauche ou de gauche.Aujourd'hui, cette posture idéologique est très à la mode.C'est une autre preuve éloquente de son grand génie visionnaire.» \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 VICTOR HUGO UN RÉVOLUTIONNAIRE SUIVI DE L'EXTRAORDINAIRE MÉTAMORPHOSE Jean-François Kahn Éditions Fayard, 2001, 960 pages Jean-François Kahn Hugo Inc.CHANTAL GUY collaboration spéciale On voit sa bouille partout, du portrait du jeune poète romantique jusqu'à la figure du patriarche barbu et du grandpère affectueux en passant par la célèbre photographie le montrant exilé sur le rocher de Guernesey.Le Figaro lui a consacré un très beau hors-série se voulant « l'album du bicentenaire » dans lequel on rappelle que Victor Hugo reste une mine d'or pour l'édition : « Depuis 1973, plus de 500 000 exemplaires des Misérables ont été vendus par Gallimard.Le magazine Lire de février ose poser la question : Hugo a-t-il trop écrit ?En fait, la question rate sa cible : on a peutêtre trop écrit sur l'homme ! Il faudrait une vingtaine d'années, à raison de 14 heures par jour, pour lire à la Bibliothèque nationale tout ce qui a été écrit sur Hugo, selon Jean-Marc Hovasse.Ça ne l'empêche pas de lancer son propre pavé dans cet océan de papier : seulement le premier tome de sa biographie Victor Hugo, 1.Avant l'exil (Éditions Fayard) fait 1400 pages ! Il ne s'agit pas d'une biographie romancée, accessible au grand public comme celle de Max Gallo (Je suis une force qui va (tome 1) et Je serai celui-là (tome 2) chez XO), mais d'une somme monumentale des moindres détails concernant l'écrivain, plus destinée aux hugoliens avertis qu'aux amateurs.Pointilleux et maniaque (presque fou !), Hovasse fait quasiment de la numérologie avec le nom de Hugo, décline toute sa généalogie et dessine les cartes de ses voyages.On n'est pas loin de l'adoration religieuse : « Sur quel euro sera gravé, comme un hommage bien mérité, avec ou sans barbe, le visage de Victor Hugo ?Sur aucun.Les euros de demain, comme les héros de notre temps, sont anonymes : l'Europe ne veut plus de grands hommes, à moins qu'ils ne soient footballeurs », s'indigne Hovasse dans sa préface.Il précise toutefois qu'il aurait pu faire plus court et cite Hugo lui-même : « Ma vie se résume en deux mots : solitaire, solidaire.Solidaire, Hugo l'a été sur tous les plans : artistique, politique, social et sentimental, même (et peutêtre encore plus) en exil.L'un de ses plus touchants et importants combats fut celui qu'il mena sans relâche contre la peine de mort, que les écoliers français découvrent avec Le Dernier Jour d'un condamné, mais dont on trouve les échos dans toute son oeuvre.C'est ce que l'on apprend en lisant Victor Hugo contre la peine de mort (chez Textuel) de Jérôme Picon et Isabel Violante, qui présente un grand nombre d'extraits concernant ce « crime public » dans les écrits de Hugo.Picon et Violante sont aussi les auteurs de Passion Victor Hugo, la légende et le siècle (toujours chez Textuel), sorte de biographie illustrée de l'écrivain et son temps comprenant photos, dessins, toiles, manuscrits, croquis et plus encore.Un bel ouvrage quelque peu disparate.Pour Victor Hugo contre la peine de mort, Robert Badinter, auteur de la loi abolissant la peine de mort en France, signe l'avant-propos.Un « must », puisque le sujet est toujours d'actualité et que nul mieux que Victor Hugo n'a su développer des arguments solides contre la loi du talion.En 1851, au procès de son fils journaliste accusé d'avoir décrit une exécution dans l'Événement, il dénonce avec passion la peine de mort et, pointant le crucifix au-dessus du tribunal s'écrie : « Tant qu'il me restera un souffle dans la poitrine, je la combattrai de tous mes efforts comme écrivain, de tous mes actes et de tous mes votes comme législateur, je le déclare devant cette victime de la peine de mort qui est là, qui nous regarde et qui nous entend ! » Plus qu'un combat, Hugo fit de sa lutte une vocation.L'amour, toujours l'amour Vocation : le terme n'est pas trop fort et s'applique aussi à Juliette Drouet, la grande amoureuse de Victor Hugo après Adèle Foucher, qu'elle devance cependant en passion : « Je suis très Juju ce soir et vous, êtes-vous très Toto ?» Ça dit tout.La jeune actrice de 26 ans se « donna entièrement » (c'est peu dire !) à l'écrivain déjà célèbre à 30 ans, dans la nuit du 16 au 17 février 1833, une date qu'ils vénéreront toute leur vie, malgré l'éloignement progressif de Hugo dont l'âme de Casanova fut ironiquement réveillée dans les bras de sa Juliette.Pendant qu'il court les jupons, Juliette, recluse, entretient son amour comme l'huître polit sa perle.Leur liaison dura 50 ans et ils s'écrivirent sans cesse, parfois plusieurs fois par jour.Les beaux morceaux de cette amoureuse correspondance sont réunis dans un joli coffret, Victor Hugo Juliette Drouet, correspondance (1833-1883) (Fayard), formé de deux livres, les lettres de Toto dans l'un, celles de Juju dans l'autre.C'est beau, touchant, drôle, romantique, osé et tragique.On trouve même « le livre de l'anniversaire », celui dans lequel, chaque année à la date du début de leur amour, Hugo écrit quelques lignes pour célébrer.Si on a beaucoup écrit sur Victor Hugo, Juliette, elle, lui a beaucoup écrit : environ 20 000 lettres ! Les nombreux biographes ayant tenté de cerner le grand homme ne seront jamais plus près de Hugo que le fut Juliette, qui, malgré sa vénération, le surnommait affectueusement « mon petit homme ».Si on a beaucoup écrit sur Victor Hugo, Juliette Drouet, elle, lui a beaucoup écrit : environ 20 000 lettres ! Les nombreux biographes ayant tenté de cerner le grand homme ne seront jamais plus près de Hugo que le fut Juliette, qui, malgré sa vénération, le surnommait affectueusement « mon petit homme ».24 au 27 avril 2002 Théâtre St-Denis 2 Réseau Tel-Spec : 790-1111 8 au 11 mai 2002 Théâtre St-Denis 2 Réseau Tel-Spec : 790-1111 Frais de service en sus Dates disponibles pour le forfait 8 et 9 mai 2002 Dates disponibles pour le forfait 92 24 et 25 avril 2002 7LP0401B0224 b4 lectures 7LP0401B0224 ZALLCALL 67 16:32:24 02/23/02 B LITÉRATURE QUÉBÉCOISE Comment VLB a remboursé sa dette à Victor Hugo RÉGINALD MARTEL regimartel@videotron.ca Victor Hugo était comme quiconque sensible aux témoignages d'admiration, sinon à la flatterie.Que penserait-il des fleurs que lui offre Victor- Lévy Beaulieu, d'abord en annexant à son prénom celui du grand homme, ensuite en écrivant Pour saluer Victor Hugo (Jour, 1971, Stanké, 1985 et Trois-Pistoles, 1996) ?L'essai est un dithyrambe, il en va ainsi quand l'admiration fait place à la vénération ; il apprendra sans doute peu de chose aux hugolâtres, s'il s'en trouve encore.Bien avant le déluge prévisible de biographies et de rééditions que provoquera le bicentenaire de naissance du poète, les documents étaient en effet innombrables.Il n'est pas certain que M.Beaulieu en a lu la moitié du quart, sa bibliographie signalant un intérêt tout particulier pour les travaux sur les rapports de Hugo à la sexualité, à l'ésotérisme, au Ciel et à l'Enfer.Bref, à ce qui a permis au poète de Besançon d'explorer ce qui était en lui dissidence et excès.L'essai de M.Beaulieu n'a d'ailleurs de rapports que très lointains avec l'histoire du Romantisme littéraire.Il ne s'agit pas non plus de tenter de se grandir en annexant le grand homme mais, plus simplement, de rembourser une dette.Le premier créancier aurait pu être autre.Des écrivains tels Melville et Thériault et Ferron ont mérité aussi une grande reconnaissance.Le hasard a fait que le jeune Lévy découvre Hugo d'abord et lui doive sa vocation d'écrivain.Pourquoi écrire ?Pour pallier la pauvreté de la vie.« Si nous avions été riches et heureux, me serais-je mis à écrire ?» Il y avait aussi l'ambition de réussir quelque chose et de réussir tout court, ce qu'il avoue volontiers.Lisant Hugo, dont Les Misérables, l'enfant du Bas-du- Fleuve puis de Montréal-Nord s'identifie d'abord aux personnages.Ils vivent des choses qui semblent impossibles ici, ils vont au bout de leur destin parce qu'ils en ont un.L'appel de l'écriture est là, il vient du désir d'inventer de nouveaux élus et damnés de la Terre.Pour cela, il faut sortir de l'impuissance : « .je voulais tant écrire, et j'étais si obstiné, et je croyais tellement qu'être silencieux, en un temps où j'avais un si grand besoin de crier, était une forme de sacrilège.» Décidément, on entre en littérature comme on entre en religion.Mû par une nécessité incoercible, puis par un sentiment de grande urgence quand la poliomyélite le frappe, le jeune Beaulieu écrit neuf romans.Neuf ! Il n'en pense pas grand bien, peu importe.Il fallait commencer et recommencer, pour mériter à ses propres yeux le titre d'écrivain.Plus tard viendrait la distance nécessaire entre vie et littérature, qui permet « d'être soimême et quelque chose de plus que soi-même ».Les risques du métier ne sont pas prévisibles, ils peuvent être terribles.L'oeuvre entier de Victor-Lévy Beaulieu n'a de sens que dans l'acquiescement à la descente résolue et désespérée dans la démence, seule issue pour qui veut s'extraire de la petitesse qui est la dimension ordinaire des humains.L'écrivain affirme sans détour : « Mais ce qui me rend Hugo si sympathique, c'est que brusquement il est devenu névropathe.Il ressemble un peu à Edgar Poe : il y a au fond de lui une épouvante qu'il n'a jamais totalement maîtrisée ; il a des peurs très enfantines, est superstitieux, croit à la métempsychose (sic).» Cet homme dérangé, détraqué souvent, qui n'en a jamais fini avec l'écriture, M.Beaulieu l'élit pour cela même : « Je l'aime parce qu'il était fou et qu'il serait mort si on l'avait empêché, pendant quelques jours, d'écrire.» Quand la littérature est une passion, au sens religieux du mot, il lui faut un credo et pas seulement le cabotinage auquel se livrent tant d'écrivains.Pour le cabotinage, Victor- Lévy Beaulieu n'est jamais en reste ; pour le credo, les plus belles pages de Pour saluer Victor Hugo s'ajoutent à beaucoup d'autres, non moins décisives, où domine toujours la figure du père qu'il faut s'inventer pour naître enfin et s'augmenter de « quelque chose de plus que soi-même ».L'admiration pour Hugo ou Kerouac ou Melville ou Ferron est en fin de compte pour M.Beaulieu une appropriation de soi-même, un passeport pour la liberté.Quand il lit et relit l'oeuvre de Hugo, il ne fait l'exégèse que de ce qui bouillonne en lui-même et cherche à exploser.En ce sens, il ne dit pas comment lire Hugo, il dit comment lire en soi-même.La deuxième partie de l'essai est consacrée à l'influence de Hugo au Canada français et plus généralement aux relations culturelles entre les Français et nous.C'est beaucoup dire : les oeuvres de Hugo étaient à l'Index, les échanges littéraires à peu près inexistants.M.Beaulieu apporte tout de même des aperçus intéressants, mais pas nouveaux, sur la petite histoire des idées et de leur censure chez nous.De sympathiques têtes croches tentaient de défier les interdits, tandis que la littérature nationale officielle pataugeait dans le discours politico-religieux le plus niais.Quelques écrivains ont pu échapper à la soumission ou au moins à la médiocrité, croit M.Beaulieu.Fréchette entre autres, qui fut reçu \u2014 fort mal \u2014 chez Victor Hugo et qu'il imita au point, selon Chapman, de le plagier.Il aurait même trouvé son picotin chez un compatriote, le frère Achille.L'original, qui trouverait encore à qui plaire, valait-il qu'on le plagiât ?Et toi, beau Canada, quand je lis ton histoire Ou que le souvenir rappelle à la mémoire Ce que Dieu t'a donné De sang pur et fécond, de vertus magnanimes Je m'écrie, admirant ces dévouements sublimes : « Terre de mes aïeux, tu fus prédestinée ! » La troisième et dernière partie est une « anthologie arbitraire ».On y trouve des prouesses de versification comme « Les djinns », des poèmes satiriques, une discussion assez lourde sur « L'utilité du beau », un texte en forme de reportage sur la mort de Balzac et enfin un essai où il est dit, certainement pour déplaire à Mgr Bourget, que « toute civilisation commence par la théocratie et finit par la démocratie ».Il n'est pas certain que ces pages, qui ont un intérêt surtout anecdotique, apporteront de nouveaux lecteurs à Victor Hugo.Mais si elles lui donnaient un nouveau fils ?\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 POUR SALUER VICTOR HUGO Victor-Lévy Beaulieu Éditions Trois-Pistoles, 284 pages Photothèque ROBERT NADON, La Presse © VLB LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE Treize aventures curieuses, drôles, sensuelles Londrescolorée S I L V I A GALIPEAU Elle a la mi-vingtaine.C'est un premier roman.Un premier roman qui a récolté plus de prix que n'oserait en espérer un écrivain accompli.Le Guardian du premier roman, le Withbread, et même l'approbation de Salman Rushdie, à son habitude avare de compliments, dit-on.C'est que Zadie Smith, issue d'une banlieue de Londres, d'un père anglais et d'une mère jamaïcaine, nous plonge ici tête la première dans le destin de trois familles mixtes londoniennes, avec une énergie débordante et un humour sans pareil.Le récit s'ouvre sur le suicide raté d'Archie Jones, Anglais moyen un peu raté, lui aussi.Le ton est donné.Vient ensuite Clara Jones, qui deviendra sa femme et la mère de sa fille, et qui serait une magnifique Antillaise si seulement elle avait ses dents du haut.Après cette mise en matière, entrent en scène le meilleur ami d'Archie, Samad Iqbal, musulman bengali rencontré lors d'un épisode peu glorieux de la Deuxième Guerre mondiale, et sa femme Alsana.L'amitié évolue, les anecdotes se suivent, sans jamais se répéter, pour nous faire pénétrer dans le quotidien somme toute bien ordinaire de ces deux familles, un quotidien toutefois raconté avec mordant.Viennent ensuite les enfants.Iris Jones d'un côté, et les deux jumeaux Iqbal de l'autre, Magid et Millat.Magid, qui sera envoyé au Bengladesh pour y renouer avec ses racines, mais qui reviendra plus british que les British eux-mêmes, et Millat, jeune rebelle qui finira au sein d'une organisation islamiste.Arrive enfin la famille Chalfen, des intellectuels anglais d'origine juive qui se prendront d'un amour fou pour les deux fils Iqbal, pour compléter ce tableau inusité du melting-pot londonien.Dans un tourbillon d'aventures, Zadie Smith nous fait pénétrer dans le destin de ses personnages, déchirés entre une foule de cultures, musulmane, athée, bengali, indienne, jamaïcaine, juive, ou anglaise.Bref, une Angleterre énergique, multiethnique et oh ! combien attachante, qu'on ne soupçonnait pas.Le roman souffre toutefois de certaines longueurs : la brique fait plus de 500 pages et traverse la vie de trois générations et autant de familles.Mais l'énergie est telle qu'on pardonne à l'auteure.Saluons au passage l'excellente traduction de Claude Demanuelli, qui permet aux francophones de plonger sans complexe dans cet univers anglais (anglais ?), un univers dont l'apparente légèreté cache néanmoins une profonde réflexion sur l'intégration et l'immigration.\u0001 \u0001 \u0001 SOURIRES DE LOUP Zadie Smith Gallimard, 533 pages JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Le style d'Italo Calvino est inimitable.On le reconnaît à la moindre phrase.Style coulé, sans aucune agressivité, et toujours un brin d'humour.C'est un regard critique, mais toujours amoureux, toujours épris des personnages.La tendresse de Calvino est absolue.On dirait qu'il promène une caméra, indiscrète mais légère, douce, afin de surprendre les mouvements les plus curieux des personnages qu'il a choisis toujours un peu ternes, falots, effacés, à la limite insignifiants, et qui se révèlent soudain, par une petite aventure qui leur tombe dessus, des délinquants.Ce style fluide et précis à la fois, ce style dont on ne s'aperçoit qu'après, lecture faite, livre refermé.Il s'agit avec Calvino d'une littérature qui se nourrit des multiples combinaisons d'un récit possible.Des changements continuels de point de vue, et surtout : des jeux avec le langage.Pas étonnant que Calvino ait été un grand admirateur de Queneau et l'ait même accompagné à l'Oulipo, cet « ouvroir de littérature potentielle » où se firent les plus curieuses expériences du langage.À cette époque, durant les années 1960, Italo Calvino, qui travaillait pour la célèbre maison d'édition Einaudi, dont il fut longtemps un des piliers, publia deux superbes romans, Le Vicomte pourfendu et Le Baron perché, qui déjà produisirent en Italie un choc, comme allait le faire en France le Nouveau roman.Un peu plus tard, Calvino s'éprend de Borges et de sa manière mystificatrice.Sous influence évidente de l'Argentin, il écrit un chef-d'oeuvre d'humour et de liberté de l'écrivain : Si par une nuit d'hiver un voyageur (1979), qui est un petit bijou que l'on conseillera à ceux qui pensent que la littérature peut, aussi, être un plaisir \u2014 ainsi qu'à ceux, tant qu'à y être, qui vénèrent son sérieux et son emmerdance (comme disait Valéry).Tous, ils y trouveront leur compte ; certains pourront même se convertir, qui sait ?Calvino, c'est l'Italie ouverte, celle de Turin où il vécut longtemps, bien qu'il fût né à Cuba, celle de la résistance, celle de la gauche communiste des premiers temps, et ensuite, le désabusement du Parti déchu aidant, la gauche (Calvino vécut aussi à Paris, où naquit son fils).L'Italie ouverte : la plus grande et la plus belle Italie.Des aventures piquantes Occasion d'y aller voir : parmi ses nombreux écrits, Calvino a laissé une série de contes, ou de nouvelles brèves si l'on veut, dans lesquelles surgit toujours une aventure \u2014 inattendue, forcément.Quelque chose de peu commun, une action exceptionnelle, une surprise qui vient bouleverser \u2014 ou simplement bousculer la vie d'une personne comme vous et moi, ainsi soudain plongée dans l'incongru (ou la délinquance).Et presque à tout coup, cet incongru vient d'une situation érotique.Ces nouvelles ont donc été publiées sous le titre Aventures.Et l'un des meilleurs illustrateurs, Yan Nascimbene, les a illustrées, sobrement, bellement.L'aventure d'un voyageur, celle d'une épouse, celle d'un skieur, celle d'un poète.L'aventure d'un lecteur, celle d'un photographe, celle d'un myope.Il y en a 13.Chaque fois, c'est un « arrêt sur image ».Un jeune soldat s e t r o u v e dans un compartiment de chemin de f e r , u n e veuve toute voilée dans sa dignité s'assied à côté de lui.Un jeu sensuel commence.Des doigts qui se rapprochent, une main qui se glisse sur la cuisse de la femme, qui arrange sa jaquette pour cette main si timide, qui progresse.Voilà, c'est le genre.Ce sont toujours des aventures un peu scabreuses.Par exemple celle où trois hommes vont dormir dans le lit d'Amanda, une pute généreuse, mais l'un d'eux est le bandit recherché par l'autre, le troisième étant le « régulier » de la dame.Par exemple l'aventure de madame Barbarino qui avait perdu son maillot en nageant, et de ce qui lui advint \u2014 ou celle d'un employé qui a passé une excellente nuit (et ne s'en remet pas).Tout cela est impossible à raconter.Tout cela est excellent.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 AVENTURES Italo Calvino illustré par Yan Nascimbene Seuil, Paris, 179 pages Pour plus de renseignements allez sur le site cyberpresse.ca/impro nom adresse ville code postal courriel téléphone télécopieur VOTEZ POUR VOTRE JOUEUR COUP DE COEUR ou sur cyberpresse.ca/impro À gagner 12 forfaits week-end du 20e Festival Juste pour rire d'une valeur approximative de 500 $ chacun.Question quiz : 18 x 4 ÷6 = Votre joueur coup de coeur Retournez à : Concours Impro - JPR, 2101 boul.St-Laurent, Montréal H2X 2T5 Tirage d'un forfait tous les mercredis.Règlements disponibles sur cyberpresse.ca ou à La Presse.Les fac-similés ne sont pas acceptés.radio énergie Ne manquez pas LA FINALE samedi à 18h30 et dimanche à 13h Rouyn Montréal Coach » Roger Léger Martin Héroux François-Étienne Paré Martine Francke Claude Legault Stéphane Mayer « Coach Charles Lafortune Stéphane Crête Sophie Caron Pierre-André Cardin Rouyn-Noranda vs Montréal Voir toutes les statistiques sur www.hahaha.com/impro 3026472A 7LP0501B0224 b5 lectures dimanche 7LP0501B0224 ZALLCALL 67 20:18:32 02/23/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 4 F É V R I E R 2 0 0 2 L E C T U R E S B 5 ENTREVUE Un double 10 pour François Gravel SONIA SARFATI «Si je dois relire ma phrase trois fois pour la comprendre, je ne conclus pas qu'elle est profonde, je conclus qu'elle est mal écrite.» Il la remet donc sur le métier, la retravaille, l'épure.Jusqu'à ce qu'il entende la petite musique simple, pure et sincère qu'il recherche roman après roman.François Gravel, chantre de la simplicité ?Depuis toujours.Et de plus en plus.En fait, c'est même le premier but qu'il s'est fixé en s'attelant à Je ne comprends pas tout, son 10e roman pour adultes qui arrive en librairie en même temps que La Racine carrée de Klonk, 10e titre de sa très populaire série pour enfants.Il lance donc un double 10.Probablement que ça se fête \u2014 mais, dans son cas, avec simplicité.« Je voulais écrire la chose la plus simple possible et je voulais qu'elle raconte une histoire d'amour.Évidemment.» Pourquoi, évidemment ?Là encore, le romancier se met en mode direct.N'emberlificote pas.« Parce que je n'avais jamais fait de roman d'amour.» Voilà, c'est dit.Un roman d'amour simple.Car cela se peut.« Quand je lis un livre ou que je regarde un film, ce qu'il y a souvent de plus beau est ce temps où le couple est sur le point de consommer, où tout les amène vers ce moment.» Il a décidé de jouer cette carte-là.Un homme, une femme.Une vie rangée, chacun de son côté.Tout, pourtant, les pousse l'un vers l'autre.Comment faire, alors, pour que le moment du désir dure le plus longtemps possible ?François Gravel s'est appliqué à le trouver.Prêtant sa voix à Marc-André Filion \u2014 le frère du narrateur de Filion et frères, mais ce n'est pas important \u2014 qui vit en banlieue dans un bungalow, avec son épouse et leurs deux enfants.Et amenant sa route à croiser celle de Josée, qui habite près de chez lui avec son mari et leurs deux enfants.« Je peux vous résumer toute l'histoire en deux minutes, si vous voulez : je l'ai désirée pendant sept ans, je l'ai aimée pendant trois jours et trois nuits, et j'ai ensuite passé sept ans à tenter de l'oublier.» Le roman s'ouvre sur cette phrase-hameçon.Le reste ne fait que ( ! ) la détailler.Peut-on toujours parler de simplicité ?L'auteur d'Ostende, lui, a en fait trouvé ce Je ne comprends pas tout « difficile à écrire, parce que c'est simple ».Or, il est plus facile d'être illisible que simple.Il le croit fermement, conscient que cette vision est loin d'être « celle de tout le monde dans le milieu de la littérature : pour certains, il faut écrire de la façon la plus compliquée possible pour s'élever vers.vers je ne sais pas quoi.Moi, je veux qu'on me comprenne, qu'on me lise.» Seulement.Simplement.Et cet amateur de musique \u2014 on se souvient des Black Stones vous reviendront dans quelques instants\u2014 de faire la comparaison entre un livre et une chanson, un auteur et un interprète : « Quelqu'un qui arrive sur scène, seul avec guitare, qui fait une chanson sur trois accords et, ainsi, parvient à séduire une salle.je trouve cela plus impressionnant qu'un gars qui arrive avec 50 trucks d'instruments et de spots.Bâtir une ambiance avec peu, séduire avec peu, l'exploit est là davantage que dans l'esbroufe.» Pour lui, en tout cas.Il l'a toujours cru.Il le sait maintenant davantage grâce à sa double vie \u2014 professionnelle.Qui pourrait même être qualifiée de triple, puisqu'il est toujours professeur d'économie au cégep \u2014 un temps partiel qu'il ne considère pas comme un temps perdu, mais alors là pas du tout.Bref, sa double vie d'écrivain est celle d'un homme qui écrit pour les grands (un roman aux deux ans, en moyenne) et pour les enfants.et là, on ne tente même pas de jouer de la moyenne.« Certains trouvent que j'écris beaucoup, admet- il.Mais moi, j'ai des problèmes quand je n'écris pas.Je suis en manque dès que je n'ai pas mes trois ou quatre pages par jour, mes trois heures d'écriture.Ça m'impressionne encore de voir apparaître des personnages, de leur entendre dire des choses que j'aurais pas mis dans leur bouche.J'éprouve là un plaisir incomparable.Qu'il peut, donc, d'autant renouveler grâce à la littérature jeunesse.Laquelle, il le voit maintenant, lui a d'une certaine manière débroussaillé la voie de la simplicité : « Quand je travaille pour les enfants, j'ai l'impression d'écrire un résumé d'histoire.Et c'est, en même temps, un récit pur.» Sans fla-fla.Ce qui n'en fait pas quelque chose de simple pour autant : « Il y a autant de travail au pouce carré dans mes livres jeunesse que dans mes livres pour adultes.» Et la satisfaction, au bout du compte ?« Je trouve que la plupart de mes romans jeunesse sont plus réussis que la plupart de mes romans pour adultes.Mais un jour, je vais réussir à en écrire un qui sera rond, lisse, plein.Qui aura le même degré de simplicité que Zamboni, par exemple.» Zamboni, qui est un grand roman, officiellement destiné aux enfants.Le deuxième roman jeunesse de François Gravel, qui en a depuis écrit une vingtaine.Tout avait commencé avec Corneilles, en 1989, pour répondre à un défi lancé par son fils.Un moment d'écriture qui lui a rappelé combien, entre 10 et 15 ans, « cette période où on va de Spirou à Victor Hugo en passant par Bob Morane », il avait aimé lire.Plonger dans les livres.Tout oublier entre leurs pages.« Imaginer que je peux, à mon tour, procurer un semblable bonheur de lecture à des jeunes, pour moi, c'est un privilège.Une chance.» Résultat : aujourd'hui, il cultive deux jardins voués à l'art du mensonge.Puisque conteur et auteur riment avec menteur.Et qu'aux premiers jours était un garçon qui trouvait sa vie bien ennuyeuse.« Ce que j'imaginais était plus drôle et mieux organisé.» Le mensonge comme façon d'arriver à l'écriture, quoi ! « J'avais 30 ans quand j'ai vraiment décidé que je voulais être un écrivain et, comme tous les aspirants écrivains, j'ai commencé à raconter ma vie.Pour me rendre compte que je n'étais pas assez menteur.Que je devais développer mon métier de menteur pour, ensuite, parvenir à mentir ma vie afin d'en tirer un roman.Il lui aura fallu cinq livres (dont Benito et Bonheur fou) pour y parvenir.Pour mentir sa vie, comme il dit, à travers les pages d'Ostende.Depuis, sa voix se confond si régulièrement avec celle de ses narrateurs \u2014 en particulier dans Je ne comprends pas tout \u2014 qu'il est facile de croire à ses mensonges.De fusionner l'homme au personnage.La réalité est autre.« Plus mes personnages sont proches de moi, plus je brouille les pistes.Et plus ils sont loin de moi, plus je me laisse aller.» Finalement, il se livre moins quand il se glisse dans le bungalow de Marc- André Filion que dans les aventures rocambolesques et fantaisistes de Klonk.Mais, au bout du compte, le lecteur croit aux deux.N'est-ce pas là l'art du mensonge ?Faire passer pour vérité ce qui ne l'est pas.« Il y a autant de travail au pouce carré dans mes livres jeunesse que dans mes livres pour adultes.Je trouve que la plupart de mes romans jeunesse sont plus réussis que la plupart de mes romans pour adultes.» Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © François Gravel : « Quelqu'un qui arrive sur scène, seul avec guitare, qui fait une chanson sur trois accords et, ainsi, parvient à séduire une salle.je trouve cela plus impressionnant qu'un gars qui arrive avec 50 trucks d'instruments et de spots.» EN DIAGONALE 3025822A CHANTAL GUY collaboration spéciale Michel del Castillo monte à l'assaut DANS Le Monde du 18 janvier, l'écrivain Michel del Castillo rend hommage à la culture musulmane d'Espagne (il est né à Madrid) et démolit le dernier livre d'André Glucksmann Dostoïevski à Manhattan.« L'accouplement par André Glucksmann de ces deux noms : Dostoïevski et Manhattan est, au mieux, une aberration, au pire, une indignité.(.) Transporter l'auteur des Démons dans la banquise newyorkaise, l'y faire dénoncer le nihilisme d'Oussama ben Laden et de son organisation, le tour de prestidigitation coupe le souffle.Ou André Glucksmann connaît mal Dostoïevski, ou il ne le comprend pas, à moins, hélas, qu'il ne le torde en connaissance de cause.(.) Citer Dostoïevski pour appuyer une incitation à liquider la bête, oser faire de la littérature la plus humaine, la plus compassionnelle, cet usage pervers.oui, tout est désormais permis.» La noblesse de l'amitié LE PRIX NOBEL de littérature 1993, la très talentueuse Toni Morrison, a travaillé près d'un an à exhumer le livre de son amie, l'artiste et activiste Toni Cade Bambara (décédée en 1995).Mille huit cent pages à décortiquer.Ça donne Those Bones Are Not my Child, un roman qui porte sur la série d'enlèvements et de meurtres d'enfants noirs en 1979 à Atlanta.(Le Monde des livres, 18 janvier 2002) Les internautes votent pour le site de Michel Tremblay SUR L'EXCELLENT SITE www.auteurs.net (« le meilleur du Web littéraire »), les internautes ont voté la semaine dernière pour le site de Michel Tremblay, qu'ils ont trouvé génial.L'adresse : www.multimania.com/ karmina/index.html LOUIS CARON Roman 432 pages 27,95 $ © Jean-Guy Thibodeau www.editionsboreal.qc.ca Boréal il n'y a plus d'amérique « C'est un homme à l'allure sereine qui tire sur sa pipe, les yeux plissés par les réflexions qui se suivent, jambes croisées, regard vers le haut, vers le beau.» Linda Corbo, Le Nouvelliste « Avec son style toujours très incisif et efficace, Louis Caron nous guide, haletants, dans une traversée du désert ou une vallée de larmes qui mène\u2026 vers les étoiles.» Chantal Guy, La Presse 3029745A Bureau 639 EMPLOIS DEMANDÉS 16,00$ 4JOURS 4LIGNES En prime, votre annonce sur cyberpresse.ca 7LP0601B0224 B6DIMANCHE 7LP0601B0224 ZALLCALL 67 19:54:39 02/23/02 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 24 FEVRIER 2002 LES UNS ET LES AUTRES Des instants de pure verite Ses photos d'adolescents marginaux ont influence Scorsese et Coppola et ses deux films, Kids et Another Day in Paradise ont meduse la critique et le public ; Larry Clark remet ca avec Bully, reflet monstrueux de la jeunesse americaine.Le point avec le magazine Cine Live.Q Vous vous interessez au monde des adolescents depuis les annees 80, vous l'avez vu evoluer.A quoi attribuez-vous leurs nouveaux comportements ?R Je crois que c'est la communication qui a change la donne.Maintenant, tout le monde sait tout sur tout de plus en plus tot.Aujourd'hui, ils ont acces a la pornographie vingt-quatre heures sur vingt-quatre.Il y a des emissions sur le sexe ou on explique tout sur le bondage, les pratiques sado-maso, le fetichisme sous toutes ses formes, la meilleure methode pour faire une pipe.Il suffit d'allumer la tele ! Moi, quand j'etais jeune, tout ca n'existait pas, mais rien qu'en l'imaginant, j'etais comme un fou, alors pensez a ces enfants qui ont tout ca a leur disposition, qui sont bombardes d'images en permanence.Q Si on vous dit que vous etes un John Cassavetes trash, vous etes d'accord ?R C'est le plus beau compliment que l'on puisse me faire : j'adore Cassavetes.J'ai regarde Le Bal des vauriens cinquante fois avant de tourner Kids.Quand j'ai decouvert Shadows en 1962, j'avais 19 ans, ca a bouleverse ma vie.Son cinema est reel, vrai et c'est ce que j'essaye d'obtenir dans mon travail : trouver des instants d'une pure verite auxquels les gens peuvent s'identifier, qu'ils ressentent comme faisant partie d'eux.Larry Clark ZOOM FLASH Des hommes donneurs Une tres forte proportion du courrier de Brad Pitt lui vient de fans masculins.En effet, pres de 60 pour cent de ses lettres proviennent d'hommes qui lui demandent des conseils pour seduire les femmes ou pour dire qu'ils sont fous de lui.Il recoit aussi regulierement des photos de ses admirateurs dans des positions avantageuses.Loin d'en prendre ombrage .et surtout que sa femme Jennifer Aniston n'en a cure .il fait volontiers parvenir a ses gays correspondants sa propre photo dedicacee.Godmother .TOUT LE GRATIN DU SPECTACLE et du cinema se precipite, sur invitation seulement, aux classes de maitre que Marlon Brando organise de temps en temps.La derniere fois, qu'il en a tenu une, les invites, de Michael Jackson a Sean Penn, ont ete renverses de le trouver deguise en femme, avec perruque blonde, rouge a levre criard et tout le tralala.Mais, la surprise passee, ils ont eu un peu de mal a comprendre ce que cette Godmother faisait la.De star a star MEME LES PLUS GRANDES vedettes peuvent etre eblouies par une autre vedette.C'est, par exemple, arrive a Renee Zellweger lorsqu'elle a croise Heather Locklear a une reception.Il y a longtemps que je meurs d'envie de vous rencontrer.Je suis une de vos plus grandes admiratrices, lui dit-elle.Toutes les femmes de Hollywood vous adorent.A la fois embarrassee et flattee, la vedette lui a gentiment accorde un autographe.Euthanasie C'EST PARCE QU'IL A VU son pere, Maurice Micklewhite, succomber a un cancer dans d'atroces souffrances, il y a de cela pres de 50 ans, que Michael Caine est devenu un fervent defenseur du suicide assiste.Si je me retrouve un jour dans une telle situation, a-t-il confie a Globe, j'espere que quelqu'un acceptera de m'aider a mourir.Venise ?Non merci ! UN EMISSAIRE DU GOUVERNEMENT italien est alle a New York pour proposer a Martin Scorsese de prendre la direction du festival de Venise.Pas juste la presidence ponctuelle du jury, mais la totale.Le realisateur, qui a recemment signe un documentaire consacre au cinema italien ( Il mio viaggio in Italia ), a refuse l'offre en expliquant que de telles responsabilites etaient incompatibles avec le reste de ses activites.E X P R E S S CRACK AUX ECHECS, Will Smith a retenu les services d'un maitre pour enseigner a son fils de neuf ans des trucs qui pourraient lui permettre de le mettre echec et mat.Apres avoir mis un terme a plusieurs annees de conflit avec son ex-compagne, Farrah Fawcett, Ryan O'Neal vient de se reconcilier avec sa fille, Tatum, qui ne lui parlait plus depuis de nombreuses annees.Tous les deux disent vouloir se battre desormais ensemble contre la leucemie de l'acteur.Apres Belphegor, Jean-Paul Salome a plusieurs films en tete.Le premier s'intitule Martine la fee qui devrait voir le jour en 2003.Le second est encore au stade du projet : l'adaptation de La Comtesse de Cagliostro, de Maurice Leblanc, qui relate les debuts du jeune Arsene Lupin.Premiere, Gala, Star, Studio, Globe Britney Spears Depuis quelque temps, les garcons m'abordent de moins en moins.Je ne sais pas vraiment pourquoi.Estce parce qu'ils sont intimides par le fait que je suis celebre, ou est-ce uniquement parce qu'ils se disent que mon coeur est deja pris et qu'ils n'ont aucune chance ?A moins que le probleme ne vienne de moi ( rires ).Quand je sors avec mes copines en discotheque, j'essaie de me faire belle et d'etre sexy.J'aime bien sentir que les garcons me regardent, mais j'ai parfois l'impression qu'ils m'ignorent totalement.Il m'arrive meme d'etre jalouse de mes copines.One Brad Pitt VOUS DITES.Bistrot LES SOLDATS RUSSES, provisoirement allies aux Prussiens et aux Autrichiens .la coalition qui defit Napoleon .envahirent Paris en 1814.Grands amateurs de vin et, surtout, de spiritueux, ils envahirent ( egalement ) les debits de boisson, probablement en criant bistro ! c'est-a-dire vite ! , l'etanchement de leur soif ne pouvant souffrir aucun retard.C'est sans doute la frequence et la repetition de ce cri, associe a l'idee de boire, qui a donne aux debits de boisson le nom tres francais de bistrot , note Robert Henry dans L'histoire surprenante et insolite de 322 mots.POP-CORN >>> COMME MERE, je suis plutot d'un naturel gai.J'aime apporter de la legerete dans la maison.Mais quand les choses deviennent trop lourdes pour moi, je ne le cache pas, je m'isole et je demande qu'on me laisse tranquille.Je n'escamote pas cette part fragile de moimeme.Marie-France Pisier >>> JE NE RESSEMBLE EN RIEN a David, mon personnage de seducteur dans Un ciel couleur vanille ; dans la vie j'ai une nature altruiste et genereuse.Mais je ne suis pas pour autant un homme parfait.Tom Cruise VOTRE SOIREE DE TELEVISION Le chanteur Jon Bon Jovi Louise Cousineau 11:00 a - 5 SUR 5 Un sujet interessant: pourquoi les films americains sont-ils doubles au Quebec dans les salles et en France sur les cassettes?15:00 a - HOCKEY OLYMPIQUE Le Canada affronte les Etats-Unis dans la finale pour l'or.Les Jeux ont fait redecouvrir le hockey a bien du monde, moi la premiere.18:30 a - JEUX OLYMPIQUES Reprise du gala des champions de patinage.19:00 - GILMORE GIRLS Nouvelle teleserie qui raconte l'histoire d'une jeune mere et de sa fille ado.20:00 r - A LA RECHERCHE DE ROMEO ET JULIETTE On va apprendre qui jouera les roles-titres dans la version quebecoise de la comedie musicale.Des potineurs disent que Hugo, le fils de Lisette Lapointe, sera Romeo.C'est ce qu'on verra.21:00 a - GALA DE CLOTURE DES OLYMPIQUES Plein de vedettes dont N Sync, Dianne Reevews, Bon Jovi, Christina Aguilera, Gloria Estefan, Josh Groban, Charlotte Church, Harry Konick et le groupe Kiss.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Salt Lake 2002 / Competitions; ceremonie de cloture Le Telejournal Cinema (23:32) Le TVA 18 heures Un monde de fou Les Forges du desert / Marcel Leboeuf, Luc Guerin A la recherche de Romeo et Juliette Cinema / L'EVEIL (4) avec Robin Williams, Robert De Niro La Poudre d'escampette Phylactere Cola Boston Public Le plaisir croit avec l'usage / Suzanne Lapointe Cinema / AU CLAIR DE LA LUNE (4) avec Michel Cote, Guy L'Ecuyer Chasseurs d'idees (23:07) Les Nouveaux Records Guinness Cinema / LA CREATURE (6) avec Craig T.Nelson, Kim Cattrall Le Grand Journal (22:33) Planete Pub (23:03) Auto Stop (23:33) News Travel Travel Degrassi, Next Generation 21C Alias Law & Order: Criminal Intent W-5 CTV News News News 2002 Olympic Winter Games Sunday Report Olympic.News ABC News Cinema / TARZAN (4) Dessins animes Alias The Practice News Pretender .Raymond 60 Minutes The Education of Max Bickford Cinema / THE ROSA PARK STORY avec A.Bassett, C.Tyson ER NBC News Dateline NBC 2002 Winter Olympics / Closing Ceremonies .(23:35) Cinema / DOCTOR ZHIVAGO (2) (16:00) Naturescene Nature / Wild Horses of Mongolia American Experience / Public Enemy # 1 Invisible Soldiers.Voices A communiquer BBC News Red Skelton Centennial Toast to.Hall Classic Yo-Yo Ma BBC News Cinema Cinema (17:00) 100 Centre Street Law & Order / Diffusion de 8 episodes.Jeunesse.Gueule de star Jacques-Henri Lartigue Les Grandes Voix bulgares.L'Actors Studio / John Hurt Cinema / LES AMANTS (4) avec J.Moreau, J.-M.Bory Robert Redford: Profile Arts, Minds Cinema / KARSH: THE SEARCHING EYE (4) Cinema / GLORY (3) avec Matthew Broderick, Denzel Washington .(23:15) Yvon Deschamps, spectacle Hors Serie / Charles Chaplin - L'Eternel Vagabond Filiere D / LE MONT RIGAUD - UNE COLLINE CHEZ LES HOMMES Cinema / SOLEIL ROUGE (4) .(17:30) Le monde.Tout ce qu'automobilistes.Kindergarten Quartier.2001 - CRM Odyssey Capharnaum .voyage Planete Terre Extreme Weather Marathon / Sea Twister - Inside Avalanches Travel Travel Guide Debeur .au Canada Beaux Voyages.Caraibes Saveurs.de France Pilot Guides Le Touriste Plaisirs.l'hotel .(17:55) Lulu (18:40) .(19:05) .Heartbeat Your Big Break Cinema / OH GOD! YOU DEVIL! (5) Cinema / WESTWORLD (4) (22:35) Buffy the Vampire Slayer King of the Hill The Simpsons Malcolm in the Middle The Simpsons Bernie Mac J.Kennedy Off Centre .your Love Global Sunday That '70s Show The Practice Global News Sports Le Canada en guerre Hitler.Auschwitz Face cachee.Kwai Cinema / LA BATAILLE DES ARDENNES (5) avec Henry Fonda, Robert Shaw Legends.Odysseys Disasters of the Century Secrets of the Dead Cinema / THE STRUMA (4) Documentaire Secrets of the Dead From Egypt.Zoom 60 Minutes Armenie.Soul Call .tunisienne Parsvision The Guardian Sportivi in diretta The Goods Fashion File .for Love .Families .Miracles Birth Stories Russian Love Connection Skin Deep Love is.Miracles Birth Stories The Tom Jones Show Generation 70 / 1977 Musicographie / Alanis Morissette Presentation Musi Max / Alanis Morissette Duo Benezra Musicographie / Alanis Morissette SPAM d.Specimen / Alanis Morissette Box Office Concert Plus / Billboard Music Awards 2001 M+ 15 ans Groove BBC News Foreign.Hot Type Salt Lake.Winter Olympics 2002 / Closing Ceremony Antiques Roadshow 5 sur 5 Journal RDI Maisonneuve Zone libre Le Telejournal/Le Point Salt Lake 2002 En equilibre Sports 30 Nascar Coupe Winston / Daytona 500 Sports 30 En forme .olympique Ski Mag Au nord du 60e Saint-Tropez, sous le soleil Brigade speciale L'Hopital Chicago Hope Sexe a New York Agents doubles Prime Suspect Cinema / LETHAL TENDER (6) avec Jeff Fahey, Kim Coates Trailer Park Straight up The Corner .(23:15) Beastmaster Earth: Final Conflict Star Trek: Enterprise Cinema / THE SHINING (2) avec Jack Nicholson, Shelley Duvall Sportscentral Wrestling: WWF Heat PGA Golf / Tucson Open - derniere ronde Sportscentral Wrestling Unique.Volt Panorama Un air de.Rendez-vous dimanche Cinema / JUSTE AVANT LA NUIT (2) avec Michel Bouquet Panorama Profils Understanding / Cyberworld Junkyard Wars / Car Jousting Medical Detectives Medical Detectives Locked up / Getting out Medical Detectives Golf / Match Play (17:30) Sportscentral Scott Tournament of Hearts Sportscentre Golf Sacre Andy! Dechiqueteurs Archie.Dilbert Scooby Doo Road.Simpson Henri, gang La Clique Quads! Simpson Henri, gang Plein Sud, le grand voyage Journal FR2 Vivement dimanche / Claude Brasseur .(21:05) Campus, le magazine de l'ecrit (21:35) Jrnl (23:05) C.Charron It's a Living Vox Next Wave Cinema / HOWARDS END (3) avec Emma Thompson, Helena Bonham Carter Interviews Diplomatic.Imprint Les Anges.Les Copines Quand la vie est un combat Medecine.pour la vie Les Copains Maigrir.Femmes Coup de.La Filiere Cite Mag.Phenomenes Question Sante / .Tourette Les Carnets de l'emploi Parole et Vie Sur.colline Acces.com Cite Mag.TV (17:30) Sabrina.Gilmore Girls / Debut Dawson La Vie a cinq Brothers.So Little.State of.Screech.Saddle Club Zack Files Story Studio Final Cut Don't Lick.Syst.Crash Radio Active Big Wolf.L'Ange noir Andromeda Alerte Meteo Monstres mecaniques Destination Mars (2/2) Highlander Le TVA (23:41) 7LP0702B0224 B6DIMANCHER 7LP0702B0224 ZALLCALL 67 00:17:10 02/24/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 FÉVRIER 2002 B7 LES ARTS DE LA TABLE SAQ présente 17h00 Les 5 à 7 SAQ (2 pour 1) à la Place Braseros et Bistro Hydro-Québec 19h00 Spectacle des artistes de rue à l'Amphithéâtre Hydro-Québec 19h30 Les Fabuleuses Fontaines et 22h d'un Royaume au Complexe Desjardins présentées par LA FABULEUSE HISTOIRE D'UN ROYAUME 20h00 Le Feu du Froid à la Grande Scène Hydro-Québec en collaboration avec 20h30 Les Feux du Canada devant la salle Wilfrid-Pelletier présentés par le gouvernement du Canada 21h00 Les D.J.Stella Artois Päss À l'Espace Cube 20h00 Le Toronto Consort et La Nef présentent La Madone noire Centre Pierre-Péladeau LES ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX STELLA ARTOIS La Madone noire POUR TOUT SAVOIR SUR LA PROGRAMMATION COMPLÈTE DU FESTIVAL CONSULTEZ LE PROGRAMME GRATUIT ! DISPONIBLE AUX POINTS D'ACHATS DES BILLETS, AUX SALLES DE SPECTACLE ET AUX RESTAURANTS PARTICIPANTS Renseignements et Billetterie: AUJOURD'HUI! LA FÊTE DE LA LUMIÈRE HYDRO-QUÉBEC Gratuit Tout au long des heures d'ouverture Dégustation de vins et portos à votre table Le Café du Nouveau Monde 10h30 Brunch aux parfums à 15h00 de Provence Delta Centre-Ville 11h00 Brunch de nos provinces à 13h30 Hôtel Inter-Continental 11h30 Brunch : Un soupçon de liberté, élucubration gastronomique Ritz-Carlton Montréal 11h30 Brunch et démonstration à 14h00 sous la pagode Holiday Inn Select 12h00 Brunch aux saveurs de la Belgique Hôtel Renaissance Montréal 12h00 Brunch nordique et piscine Alaska Hilton Montréal Bonaventure 12h00 Brunch des chefsà 19h00 Hôtel de la Montagne 15h00 Les secrets cachés à 17h00 de Fréchon et Lo Ré Ritz-Carlton Montréal 15h30 Un après-midi en « douceur » à 17h30 avec la chef pâtissière Sophie Ritz-Carlton Montréal à partir Bar de glace à vodka de 17h00 à la terrasse Restaurant Julien 19h00 Soirées festives dans la cave à vins du Latini Le Latini L'Orchestre métropolitain du Grand Montréal présente: Cosmos en collaboration avec et 3 oeuvres dédiées aux étoiles Les planètes de Holst L'Étoile Noire de Morel Symphonie no 6 de Hovhaness 25 février à 19h30 Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts L'Orchestre symphonique de Montréal présente: Ewa Podles 26 et 27 février à 20 h Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts Pologne Vendredi 1er mars à 18 h 30 et 21 h 30 Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts Taxes, redevances et frais de services ne sont pas inclus dans les prix.Billets en vente Aux comptoirs Admission (514) 790-1245 www.admission.com À la Place des Arts (514) 842-2112 www.pda.qc.ca SPECTACLES À VENIR! HORAIRE DES ACTIVITÉS DU FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈRE 3e édition Jusqu'au 3 mars 2002 LES ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX STELLA ARTOIS avec l'Orchestre du Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE dirigé par Gilles Bellemarre de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières en collaboration avec 10$ de rabais pour les enfants de 12 ans et moins applicable sur les billets achetés à la billetterie de la Place des Arts, spectacle de 18h30 Montréal en voix en collaboration avec présente: Soirée de clôture Samedi 2 mars à 19h30 Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts Isabel Bayrakdarian, Marc Hervieux, Lambroula Maria Pappas, Gaetan Laperrière, Manon Feubel, Richard Margison, Gino Quilico, Martha Angeline Guth Petru Guelfucci VOCE DI CORSICA 26, 27 et 28 février à 20h30 1er et 2 mars à 18h30 Lion d'Or Réservations: (514) 598-0709 COMPLET DEMAIN ! Un alliage inédit de musique, d'histoire, de littérature et de mysticisme ! La poésie du cirque et la puissance d'un orchestre symphonique s'unissent pour vous offrir une expérience inoubliable ! Crédit photo : Jean-François Leblanc, Agence Stock Lumière sur l'histoire de l'art vocal d'hier interprété par des grandes voix d'aujourd'hui.Des surprises et de l'émotion au rendez-vous! 3029539A Marie-Chantal Toupin : beaucoup de force CHANTAL GUY collaboration spéciale À LA SURPRISE générale de l'assistance venue écouter Marie- Chantal Toupin pour la première fois hier à Montréal, au Spectrum, l'animateur a présenté la chorale de l'Église du Christ de Montréal à un public qui n'était pas formé que d'enfants de choeur.« Marie-Chantal les a rencontrés lors d'une campagne de financement, elle voulait vous faire partager cette découverte », a-t-il expliqué, en gros.Choix singulier que celui d'une chorale gospel pour assumer la première partie d'un spectacle rock ! Une vingtaine de chanteurs et chanteuses ont entamé un air africain, puis un chant religieux, malgré le jacassement un peu impoli de la foule, loin d'être silencieuse comme dans une église.Mais tranquillement, le rythme s'est accéléré, et sous les « Ô mon Dieu, Ô seigneur », il n'était plus possible d'être indifférent.Et, comme tout spectacle gospel, la chorale nous a finalement dirigés vers la révélation ! Car c'en était une ! Atmosphère un peu moins pieuse à l'arrivée de la chanteuse : derrière un écran circulaire, nous regardions un corps souple et élancé se dandiner sur la musique sombre de Jusqu'à demain, croyant reconnaître Marie-Chantal Toupin.Ça ressemblait au début d'un film de James Bond.Elle est finalement apparue sur scène à la fin de la chanson \u2014 pendant que l'ombre poursuivait sa danse \u2014 vêtue d'un pantalon de cuir moulant et coiffée d'un chapeau de cow-boy rouge étincelant pour entamer d'une voix forte À l'abri.À partir de cet instant, il n'y a eu aucun temps mort dans ce spectacle comprenant, finalement, très peu de balades mais beaucoup de force.Marie-Chantal Toupin nous a servi les titres de son album éponyme avec énergie, quelques pièces de sa prochaine production (Le Chemin, Lac Éthier) plus quelques versions personnelles d'autres chansons, comme Je ne regrette rien d'Édith Piaf et Pour un instant d'Harmonium, qu'on avait rarement entendues aussi.heavy, disons ! La foule s'est emballée quand Boom Desjardins (de La Chicane) est venu interpréter Les faits contraires en duo avec la blonde chanteuse.C'était la première fois qu'ils la chantaient ensemble en public.« On la réservait pour Montréal », a crié Marie-Chantal.Le temps d'un changement de costume de Toupin, Boom s'est occupé des spectateurs en compagnie de Danny Bédard.Ensuite, c'est reparti de plus belle avec Lac Éthier, Piece of my Soul, Au son du Rock'n'Roll, la chanteuse réservant pour la fin ses gros succès, J'veux que tu saches et Comment J'pourrais te l'dire.À la regarder aller, il semble bien que la scène rock du Québec devra compter, qu'elle le veuille ou non, avec Marie-Chantal Toupin dans les années à venir ! Au moment de quitter, avant la fin, pour aller mettre sous presse, Marie-Chantal chantait toujours « au son du Rock'n' Roll ».Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Marie-Chantal Toupin au Spectrum.Baftas: Moulin Rouge et Le Seigneur des Anneaux favoris INGRID BAZINET Agence France-Presse LONDRES \u2014 Le Seigneur des Anneaux et Moulin Rouge partent grands favoris aujoud'hui pour la cérémonie britannique de remise des prix du cinéma, les Baftas, qui annoncent souvent la tendance avant la cérémonie américaine des Oscars un mois plus tard.Un parterre de stars, dont Nicole Kidman, Russell Crowe, Harvey Keitel, Halle Berry ou encore Kate Winslet, est attendu pour la 55e édition des Baftas (British Academy Film awards), présidée par Stephen Fry à l'Odeon Leicester Square de Londres.La comédie musicale Moulin Rouge de Baz Luhrmann part avec 12 nominations au coude à coude avec Le Seigneur des Anneaux, film fantastique tiré du premier volet de la trilogie du britannique John Ronald Reuel Tolkien.Tous deux concourent dans la catégorie « meilleur film », aux côtés de Shrek, A Beautiful Mind (Un homme d'exception) de Ron Howard et Le fabuleux destin d'Amélie Poulain.Le film français de Jean-Pierre Jeunet, rebaptisé Amelie en Grande- Bretagne et aux États-Unis où il connaît un grand succès, a reçu au total neuf nominations dont celle de la meilleure actrice pour la Française Audrey Tautou.Neuf nominations également pour le film de Robert Altman Gosford Park (Week-end à Gosford Park).Harry Potter à l'école des sorciers, film tiré des pérégrinations du petit sorcier né de l'imagination de la Britannique Joanne Kathleen Rowling, a reçu huit nominations.22, 23 et 24 mars Place Bonaventure Votre prochain départ Le salon qu'il faut voir! « Je vois mes projets se réaliser avec » Participez au concours Plus de 47500$ en prix à gagner ! au COUPON DE PARTICIPATION « Je vois mes projets se réaliser avec » NOM : PRÉNOM : ADRESSE : VILLE: APP.PROVINCE: CODE POSTAL : TÉLÉPHONE : ( ) COURRIEL : COMPLÉTEZ CETTE QUESTION MATHÉMATIQUE : (11 X 4) ÷ 2 + 1 = Déposez ce coupon dans les boîtes de tirage prévues à cet effet au Salon ou envoyez-le par la poste à : Concours «Je vois mes projets se réaliser avec Desjardins», 801, Sherbrooke Est, 10e étage, Montréal (Québec), H2L 1K7.Les coupons devront être reçus avant le vendredi 8 mars, à midi.Règlement disponible à La Presse ou au bureau du promoteur situé à l'entrée du Salon.La référence en habitation ! Du 1er au 10 mars 2002 au Stade olympique Du 1er au 10 mars 2002, rendez-vous au Salon national de l'habitation présenté par Star Choice et courez la chance de gagner : Un des 10 chèques-cadeaux de 2500$ chacun offerts par Desjardins Plus : Un spa de modèle Carabbean offert par Coast Spas Cinq systèmes de sécurité de Protectron Un fauteuil et un lit Niagara offerts par Ultrassage Comment participer : Remplissez le coupon ci-dessous.Tirage des chèques-cadeaux tous les jours à 18 heures au stand Desjardins.Tirage des autres prix le dimanche 10 mars à la même heure, au même endroit.Profitez-en pour rencontrer Mitsou et Pierre Pagé de CKMF, du 4 au 7 mars, entre 16 h 45 et 19 h au stand Desjardins.3029922A 7LP0801B0224 B8DIMANCHE 7LP0801B0224 ZALLCALL 67 21:33:25 02/23/02 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 4 F É V R I E R 2 0 0 2 Voix du monde et de Ben Jelloun LA PROCHAINE « Voix du monde » à se faire entendre au Théâtre Prospero, dans le cadre des lectures pour la paix du Théâtre de la Récidive, sera celle de l'écrivain marocain Tahar Ben Jelloun, premier Africain de langue française à recevoir le prix Goncourt, pour La Nuit sacrée (1987).Métaphore sur l'amour, sur l'eau et sur la femme, La Fiancée de l'eau sera lue demain, à 20 h.On y raconte comment les femmes d'un village s'insurgent lorsque le richissime Hadj Abbas détourne égoïstement le ruisseau qui approvisionne le village.Brigitte Haentjens dirige la lecture.Annie Berthiaume, Jean-Marc Dalphond, Denis Gravereaux, Hélène Loiselle, Luc Morissette, Christiane Pasquier, Blaise Tardif et Marthe Turgeon donnent vie aux personnages.Réservations : 514 526-6582.DANSE Karine Denault: le pouvoir du geste nu STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale LE GESTE pour le geste.Non pour ce qu'il signifie ou pour ce qu'il représente, mais bien pour ce qu'il est.Sa forme, sa vitesse, sa direction, son intensité, sa précision dans l'espace.Voilà ce que propose, avec force et conviction, la chorégraphe et interprète Karine Denault, définitivement une jeune artiste à surveiller.Sa dernière création, Échine Barricade (I m mobile), présentée à l'Espace Tangente jusqu'à aujourd'hui, déstabilise et fascine.Portée par la présence féline de cette interprète, la simple mécanique du corps humain se révèle tout à fait fascinante.Sur une scène vide, nu-pieds et habillée d'une petite robe noire ou d'une simple culotte blanche, la jolie jeune femme aux longs cheveux rouges bouge.Alors qu'elle se tient le plus souvent rivée en un point précis de la scène, ses bras, ses mains et ses jambes s'éloignent de son corps et fusent vers le haut, le bas, l'avant, l'arrière ou les côtés, sans aucune hésitation.Les gestes linéaires sont exécutés un à la suite de l'autre, de façon systématique, nette et précise, selon un rythme soutenu et régulier qui s'harmonise avec celui de l'assourdissante musique techno qui emplit l'espace.Chaque mouvement termine sa course et se « pose » avec force ou douceur pour une fraction de seconde, avant de se rétracter vers le corps pour mieux rebondir dans une direction nouvelle.Ce faisant, Denault modifie continuellement l'axe et la rigidité de sa colonne, l'angle de son bassin, s'approche ou s'éloigne du sol en pliant les genoux.La position de son corps dans l'espace, même si elle demeure le plus souvent fixée en un endroit précis du sol, varie ainsi à l'infini.La danseuse dirige jusqu'à son regard avec la même exactitude, et une détermination un brin frondeuse.Puis elle se déplace et recommence l'exercice qu'elle exécute avec un tel naturel et une telle intensité qu'il en devient tout simplement hypnotique, même lorsque le silence envahit l'espace.Denault partage la soirée avec la chorégraphe Jane Mappin, dont la dernière création, intitulée Rouge, s'insère dans la catégorie « je suis une bête.» À l'ombre d'une curieuse sculpture de tuyaux signée John Heward, Mappin et son acolyte Peter Troszimer, enveloppés de costumes vaporeux, se transforment peu à peu en de bien étranges créatures, mi-homme mi-oiseau.Leur danse élégante, fluide et sinueuse, d'inspiration ballet, s'effrite lentement pour faire place à une gestuelle saccadée et primitive, en une exploration qui oppose instinct à construit, sauvage à civilisé.L'oeuvre est confuse par moment et aurait avantage à être resserrée.Mais elle comporte tout de même de magnifiques images et donne voix, ou grognements et couinements dans ce cas-ci, aux danseurs, trop souvent muets.Troszimer est un danseur leste, aux lignes magnifiques, tout à fait à l'aise en humain ou en animal.Mappin par contre semble un peu perdue dans sa pièce.Sa présence y est beaucoup moins affirmée que dans le solo Esquisse, signé Serge Bennathan, qu'elle exécute avec brio en entrée de programme.Jane Mappin et Karine Denault dans la Série des majeurs à l'Espace Tangente.Jusqu'au 24 février.Info : (514) 525-1500.UNE TOUTE NOUVELLE AVENTURE PRÉSENTEMENT EN SALLES (Version française de Return to Neverland) GVISA GÉNÉRAL Achetez Peter Pan : Édition Spéciale sur DVD ou vidéo et recevez un billet d'entrée gratuit pour enfant pour Retour au Pays Imaginaire.Valable dans les cinémas participants aux États-Unis et au Canada du 15 février 2002 jusqu'au 31 mars 2002 là où la loi le permet.Pour connaître les détails du concours, référez-vous au DVD ou vidéo de Peter Pan : Édition Spéciale.©Disney Enterprises, Inc.« Voir c'est croire.» Joe Baltake, THE SACRAMENTO BEE « Revisitez votre enfance et redécouvrez l'innocence et l'émerveillement.» Loren King, THE BOSTON GLOBE « Irrésistible.» Bob Campbell, THE NEWARK STAR-LEDGER CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY CINEPLEX ODEON BIERMANS SHAWINIGAN FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES CINÉMA 9 GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE CINEPLEX ODEON ST.BRUNO FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.JACQUES-CARTIER 14.MEGA-PLEX GUZZO MEGA-PLEXM D GUZZO TASCHEREAU 18.LES CINÉMAS GUZZO MD TERREBONNE 14.STE.THERESE 8.GROUPE MATHERS MEGA-PLEXM D GUZZO ST.EUSTACHE.MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS PARISIEN.VERSION FRANÇAISE FAMOUS PLAYERS DORVAL 4.MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.FAMOUS PLAYERS MD COLISÉEKIRKLAND.FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8POINTE CLAIRE.LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18 FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL .CINEPLEX ODEON CAVENDISH.AMC THEATRES FORUM .VERSION ORIGINALE ANGLAISE À L'AFFICHE! PRÉSENTÉ EN SON THX CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS BANDE SONORE DISPONIBLE CHEZ DECCA/UMG SOUNDTRACKS « .UN HOMMAGE ÉMOUVANT DU COURAGE ET DE L'HONNEUR DES SOLDATS.» Bob Strauss, LA DAILY NEWS « INTRIGUE D'EXPERT.L'AUTORITÉ D'ACIER DE WILLIS EST L'ANCRE DU FILM.» David Ansen, NEWSWEEK « BRAVO!» Roger Ebert, EBERT & ROEPER « EXCELLENT.UN LABYRINTHE DE .TENSION, SUSPENSE ET SURPRISE.LA VEDETTE DE CE FILM MERVEILLEUX EST\u2026 LE FILM.» Gene Shalit, TODAY SHOW LE CARREFOUR 10 JOLIETTE.CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD.GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE MAISON DU CINEMA SHERBROOKE.CINEPLEX ODEON TERREBONNE 14 CARNAVALCHATEAUGUAY.BIERMANS SHAWINIGAN CINÉMA ST.LAURENT MEGA-PLEXM D GUZZO SOREL-TRACY.LES CINÉMAS GUZZO STE.THERESE 8 CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINEPLEX ODEON BROSSARD.CINEPLEX ODEON ST.BRUNO CINEPLEX ODEON JACQUES-CARTIER 14.BOUCHERVILLE MEGA-PLEXM D GUZZO MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 GROUPE MATHERS MD ST.EUSTACHE.LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6.CINEPLEX ODEON QUARTIER LATIN FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL.FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.VERSION FRANÇAISE MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.MEGA-PLEX GUZZO MD TASCHEREAU 18.CINÉMA PINE MD STE.ADELE.LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.CINEPLEX ODEON CÔTE DES NEIGES FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8POINTE CLAIRE.FAMOUS PLAYERS COLISÉEKIRKLAND.FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT.VERSION ORIGINALE ANGLAISE ANS + À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS PRÉSENTÉ EN SON THX BRITNEY SPEARS LE FILM No 1 AU CANADA! MAISON DU CINEMA SHERBROOKE.CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE.FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.CINEPLEX ODEON ST.BRUNO JACQUES-CARTIER 14 LES CINÉMAS GUZZO MEGA-PLEXM D GUZZO TERREBONNE 14 STE.THERESE 8 GROUPE MATHERS MEGA-PLEXM D GUZZO ST.EUSTACHE.MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL.AMC THEATRES FORUM .VERSION FRANÇAISE MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.FAMOUS PLAYERS MD COLISÉEKIRKLAND.LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10.LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18 FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT.VERSION ORIGINALE ANGLAISE À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS PRÉSENTÉ EN SON THX (Version française de The Count of Monte Cristo) GVISA GÉNÉRAL GVISA GÉNÉRAL CONSULTEZ LES GUIDES À L'AFFICHE! HORAIRES DES CINÉMAS « LE PREMIER FILM GÉNIAL DE L'ANNÉE! » Jim Svejda, KNX/CBS RADIO « UNE ÉPOPÉE D'AMOUR ET D'ACTION! » Richard Reid, NORTHWEST CABLE NEWS 3029316A À L'AFFICHE! Famous Players Paramount Montreal 977 rue Ste.Catherine ouest, Montreal BILLETS EN VENTE MAINTENANT! 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PRIX GOLDEN GLOBE MEILLEUR FILM ÉTRANGER L E MEILLEUR F I L M ÉTRANGER DES CRITIQUES DU CINÉMA DE LOS ANGELES EN NOMINATION POUR UN OSCARMD MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE GAGNANT! SOUS-TITRES FRANÇAIS VERSION O.ANGLAISE AMC THEATRES FORUM .CINEPLEX ODEON QUARTIER LATIN 13 ANS + 3029315A DU LUNDI AU SAMEDI DANS JOHN Q.(G) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 1:30, 4:30, 7:30, 10:30 LUN-JEU 1:30, (4:30), 7:30, 10:30 RETURN TO NEVERLAND (G) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 1:00, 3:00, 4:55, 7:05, 9:10 LUN-JEU 1:00, 3:00, (4:55), 7:05, 9:10 STORYTELLING (16+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 2:30, 4:45, 7:00, 9:15 LUN-JEU 2:30, (4:45), 7:00, 9:15 À LA CROISÉE DES CHEMINS (G) (Version française de CROSSROADS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 1:45, 4:50, 7:20, 9:55 LUN-JEU 1:45, (4:50), 7:20, 9:55 BIG FAT LIAR (G) DIM 1:00, 3:05, 5:20, 7:35, 9:50 LUN-JEU 1:00, 3:05, (5:20), 7:35, 9:50 BIRTHDAY GIRL (13+) DIM 1:50, 4:50, 7:45, 10:05 LUN-JEU 1:50, (4:50), 7:45, 10:05 DOMMAGES COLLATÉRAUX (13+) (Version française de COLLATERAL DAMAGE) DIM 2:10, 4:45, 7:20, 9:55 LUN-JEU 2:10, (4:45), 7:20, 9:55 BROTHERHOOD OF THE WOLF (13+) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 1:30, 4:30, 7:30, 10:30 LUN-JEU 1:30, (4:30), 7:30, 10:30 THE MOTHMAN PROPHECIES (G) DIM 1:40, 4:25, 7:15, 10:00 LUN-JEU 1:40, (4:25), 7:15, 10:00 LE COMTE DE MONTE-CRISTO (G) (Version française de THE COUNT OF MONTE CRISTO) DIM 1:35, 4:35, 7:35, 10:30 LUN-JEU 1:35, (4:35), 7:35, 10:30 (16+) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:25, 4:25, 7:25, 10:25 LUN-JEU 1:25, (4:25), 7:25, 10:25 www.Movie Watcher.com LE CLUB CINÉPHILE LE PLUS GÉNÉREUX EN VILLE ! 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NO MAN'S LAND (13+) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 2:35, 5:10, 7:40, 10:10 LUN-JEU 2:35, (5:10), 7:40, 10:10 IN THE BEDROOM (13+) (2 ÉCRANS) DIM 1:05, 2:00, 4:05, 5:00, 7:05, 8:00, 10:05 LUN-MAR 1:05, 2:00, (4:05), (5:00), 7:05, 8:00, 10:05 MER 1:00, 2:00, (4:00), (5:00), 8:00, 10:15 JEU 1:05, 2:00, (4:05), (5:00), 7:05, 8:00, 10:05 I AM SAM (G) (2 ÉCRANS) DIM 1:30, 2:30, 4:30, 5:30, 7:30, 8:30, 10:30 LUN-JEU 1:30, 2:30, (4:30), (5:30), 7:30, 8:30, 10:30 MONSTER'S BALL (16+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 2:30, 5:10, 7:45, 10:20 LUN-JEU 2:30, (5:10), 7:45, 10:20 GOSFORD PARK (G) (2 ÉCRANS) DIM 1:15, 2:00, 4:15, 5:00, 7:15, 8:00, 10:20 LUN-JEU 1:15, 2:00, (4:15), (5:00), 7:15, 8:00, 10:20 A BEAUTIFUL MIND (13+) (2 ÉCRANS) DIM 1:00, 2:00, 4:00, 5:00, 7:00, 8:00, 10:00 LUN-MAR 1:00, 2:00, (4:00), (5:00), 7:00, 8:00, 10:00 MER 1:00, 2:00, (4:00), (5:00), 8:00, 10:30 JEU 1:00, 2:00, (4:00), (5:00), 8:00, 10:00 AMÉLIE (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 1:40, 4:20, 7:05, 9:45 LUN-JEU 1:40, (4:20), 7:05, 9:45 www.christalfilms.com/collectionneur Version française avec sous-titres anglaise Remplissez ce bon de particpation et envoyez-le à l'adresse suivante: Nom: Adresse: Ville: Code postal: Téléphone (jour): Téléphone (soir) : Cette annonce est publiée dans La Presse du 19 au 24 février.Le tirage aura lieu le 28 février 2002.Les gagnants recevront leur prix par la poste.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Valeur totale des prix : 2 000 $.Règlements disponibles chez Alliance Atlantis Vivafilm.COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UN DES 100 LAISSEZ-PASSER DOUBLES POUR LA PREMIÈRE LE JEUDI 7 MARS.Version française de Men with Brooms MOLLY PARKER PAUL GROSS LESLIE NIELSEN invitent 200 personnes à la première À L'AFFICHE DÈS LE 8 MARS! QUATRE GARS ET UN BALAI / ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM, C.P.282, SUCCURSALE B MONTRÉAL, QUÉBEC H3B 3J7 Trame sonore disponible sur étiquette Lisez le roman publié aux éditions Mc Arthur et cie 3026414A CONSULTEZ LES GUIDESÀ L'AFFICHE ! HORAIRES DES CINÉMAS! 13 VIOLENCE ANS + SOUNDTRACK ON DECCA/UMG SOUNDTRACKS DIRECTEDRIDLEY SCOTT BY REVOLUTION STUDIOS AND JERRY BRUCKHEIMER FILMS PRESENT A RIDLEY SCOTT FILM A JERRY BRUCKHEIMER PRODUCTION IN ASSOCIATION WITH SCOTT FREE PRODUCTIONS PRODUCEDJERRY BRUCKHEIMER AND RIDLEY SCOTT BY EXECUTIVESIMON WEST MIKE STENSON CHAD OMAN AND BRANKO LUSTIG PRODUCERS MARK BOWDEN BASED ON THE BOOK BY KEN NOLAN SCREENPLAY HANS ZIMMER BY MUSIC BY STARRING: JOSH HARTNETT \u201cBLACK HAWK DOWN\u201d EWAN MCGREGOR TOM SIZEMORE ERIC BANA WILLIAM FICHTNER EWEN BREMNERAND SAM SHEPARD MEILLEUR RÉALISATEUR-RIDLEY SCOTT NOMINATIONS AUX OSCARS® 4 DONT v.f.de «BLACKHA WKDOWN» «UN TRAVAIL D'ÉQUIPE DRÔLE ET ANIMÉ.» -Peter Travers, ROLLING STONE vveerrssiioonn oorriiggiinnaallee ffrraannççaaiissee «DES TRUCS DRÔLES, DRÔLES, DRÔLES TOUT AU LONG DE CE FILM !» -Ain't It Cool News 13 À L'AFFICHE ! EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE SEULEMENT ANS + CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! 3029333A 7LP0901B0224 B9DIMANCHE 7LP0901B0224 ZALLCALL 67 21:14:14 02/23/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 4 F É V R I E R 2 0 0 2 B 9 100e anniversaire de John Steinbeck L'ombre de l'écrivain, un des plus célébrés du 20e siècle, plane toujours sur la péninsule verdoyante de Monterey d'après USA Today MONTEREY, Californie \u2014 « La Rue de la Sardine, à Monterey en Californie, c'est un poème ; c'est du vacarme, de la puanteur, de la routine, c'est une certaine irisation de la lumière, une vibration particulière, c'est de la nostalgie, c'est du rêve.» Du moins l'était-elle toujours en 1945, l'année où John Steinbeck publia cette retentissante introduction à Cannery Row (Rue de la Sardine), un roman dans lequel ses héros de la classe ouvrière, transformés par sa plume en archétypes littéraires, formaient une marée humaine de nobles imbéciles et de brasseurs d'affaires honorables.Aujourd'hui, Cannery Row ne sent plus la sardine.L'odeur piquante qui caractérisait l'artère riveraine a été remplacée par l'arôme du café au lait et de pâtisseries fraîches.Et le grincement des poissonneries a fait place à la symphonie agréable des vagues s'écrasant contre la plage, émaillée des cris de goélands et d'otaries.Cela dit, la péninsule de Monterey qu'embrassa Steinbeck \u2014 né il y a 100 ans, le 27 février 1902 \u2014 demeure un lieu ensorcelant de clarté divine, de paysages ondulants et par ci par là, d'ouvriers.Le tout continue d'inspirer le génie des artistes.Pour célébrer officiellement le centenaire de Steinbeck, une multitude de lectures, de conférences et de pièces seront présentées partout aux États-Unis tout au long de l'année.Plusieurs ont lieu sous les auspices du National Steinbeck Center à Salinas, chef-lieu du comté de Monterey, au coeur de l'empire agricole où Steinbeck a grandi.Officieusement, la plupart des amateurs de Steinbeck se rendront à Monterey pour retracer les pas d'un des auteurs les plus célébrés du XXe siècle, Prix Nobel, Prix Pulitzer, dont les oeuvres \u2014 Tortilla Flat, Les Raisins de la colère, À l'est d'Eden et bien d'autres \u2014 sont autant marquées par la région que celles de Dickens le sont par Londres, et celles de James Joyce par Dublin.Il n'a jamais «vraiment quitté» « Il peut avoir quitté cet endroit (quand il a emménagé à New York en 1942), mais il ne l'a jamais « vraiment quitté », affirme Thom Steinbeck, fils du romancier.Un autre fils, John Steinbeck IV, est mort en 1991 des suites d'une chirurgie au dos.« Quand mon père était jeune, la Californie était d'une beauté remarquable, luxuriante à l'excès, ajoute Thom.Ajoutez sa passion pour les thèmes classiques et vous avez un décor parfait pour son imagination.« Dans son esprit d'enfant, les montagnes Gabilan devinrent l'endroit où le roi Arthur réunissait la cour, et les paysans itinérants étaient tous des chevaliers errants.Plus tard, son génie lui permettrait de réduire à une dimension locale de grandes histoires morales », ditil.Tout séjour au pays de Steinbeck doit commencer au lieu de sa naissance \u2014 la chambre des maîtres d'une belle maison victorienne au 132, avenue Central, à Salinas.La maison a été transformée en restaurant mais on peut, en parcourant ses couloirs restaurés, imaginer un jeune John Steinbeck la tête enfouie dans ses livres préférés (Huckleberry Finn, Le Roman du roi Arthur, Leaves of Grass) ou encore pourchassant l'une de ses trois soeurs, une épée de fortune à la main.Quoique Steinbeck ait vécu les dernières décennies de sa vie à New York (il est décédé en 1968), « les paysages de son enfance l'ont profondément marqué », affirme Susan Shillingshaw, directrice du Center for Steinbeck Studies à la San Jose State University.« Arthur Miller blaguait que Steinbeck a composé quelques-uns de ses meilleurs textes alors qu'il demeurait en Californie, et qu'il n'aurait peutêtre jamais dû s'en aller.» L'amour de Steinbeck pour son coin de pays et pour son prolétariat a commencé dans la localité voisine de Spreckels, où, adolescent, il a travaillé dans un moulin à sucre aux côtés de ses futurs protagonistes.Il ne reste aujourd'hui de la jeunesse de Steinbeck que les maisons de compagnie et un magasin général où la propriétaire examine toujours les nouveaux-venus de la tête aux pieds.Les pâturages du ciel Mais dans la tradition de tout grand auteur de fiction, Steinbeck était passé maître en littérature d'évasion.À 15 minutes en voiture de Spreckels, sur la route 68 en direction de Monterey, se trouve une route secondaire appelée Corral de Tierra.Après quelques kilomètres sinueux sur ce chemin, le visiteur ne voit devant lui que le ciel et de grandes tranches de verdure baptisées « pâturages du ciel » par les explorateurs espagnols.Steinbeck se retirait là pour penser, pour s'émerveiller, pour imaginer, et éventuellement rédiger un recueil de douze nouvelles au sujet de la famille Munroe sous le titre Les Pâturages du ciel.Même en 2002, la magie du paysage a été préservée.Des ranches transforment les collines en piqués.On y voit parfois des moutons et des chevaux, mais surtout la verdure ensoleillée.C'est dans ces parages que Mack et les gars de la Rue de la Sardine venaient chasser les grenouilles.Et quoique Steinbeck ait toujours été fasciné par la beauté physique de l'endroit, il l'était encore davantage par les humains, qui constituent le moteur de ses romans.L'auteur trouverait cependant son âme et sa voix dans la ville et les environs de Monterey, un simple village en 1903 quand ses parents y bâtirent leur maison.En 1930, publié mais sans le sou, Steinbeck et la première de ses trois épouses, Carol Henning, emménagèrent dans une maisonnette à Pacific Grove, à quelques pas de la puanteur de l'avenue Ocean View (aujourd'hui Cannery Row), qui abritait une trentaine de conserveries et quelque 3000 travailleurs qui transformaient les sardines en nourriture et en farine de poisson.Le livre de Steinbeck, Cannery Row, a immortalisé l'endroit.L'auteur est demeuré là une douzaine d'années.Il y cimenta son amitié avec le biologiste marin Ed Rickets \u2014 le « Doc » dans plusieurs de ses romans \u2014 et y publia son premier grand succès, Tortilla Flat, en 1935.Ce serait la première, mais non la dernière fois qu'il évoquerait le côté idyllique de la pauvreté.« Mon père m'a jadis donné «la grande oreille», un jouet en plastique qui nous permettait d'entendre les choses à distance, se souvient Thom Steinbeck en riant.Eh bien, il me l'a volé.Dans les restaurants, il s'intéressait plus aux conversations aux autres tables qu'à la nôtre.Aujourd'hui, les organisateurs d'excursion empilent les visiteurs dans des fourgonnettes et les transportent aux maisons de Steinbeck.Les autres, il les a partagées avec sa seconde épouse, Gwyndolyn Conger.En 1950, il a épousé Elaine Anderson, qui vit toujours à New York.On passe devant le laboratoire de « Doc », une cabane branlante appartenant aux amis du regretté scientifique et fermée au public.Puis, devant la station d'essence de Red Williams, lui-même un personnage dans Rue de la Sardine.L'ombre de Steinbeck plane toujours sur la péninsule de Monterey, dans les cyprès éternels des pâturages du ciel, mais aussi dans quelques magasins délabrés qui rappellent le passé de Cannery Row.Si Steinbeck vivait toujours, il vous ferait un clin d'oeil.« Il avait toujours dit au sujet de Cannery Row : Pourquoi ne pas construire des hôtels ?», dit le fils de l'auteur.Après tout, à son apogée, durant la Seconde Guerre mondiale, on pouvait sentir ce kilomètre et demi de rue jusqu'à San Jose.» Steinbeck aurait également accueilli son « centenaire » avec indifférence.« Il aurait préféré que les mondes créés dans sa littérature vivent dans l'esprit, et non dans un endroit (physique).» Les amateurs de Steinbeck peuvent comprendre ce sentiment.Ce qui ne les empêchera pas de se rendre à Monterey Bay pour y vivre un brin de nostalgie et de rêve.PHOTOTHÈQUE La Presse © John Steinbeck en 1902.TUNNEL (sous-titre français) (13+) Dim.au Jeu.4:00,7:30 UN CRÂBE DANS LA TÊTE\u0001 (G) Dim.au Jeu.1:15,4:10,7:10,9:30 HARRY POTTER À L'ÉCOLE DES SORCIERS\u0001 (G)Dim.au Jeu.12:10,3:30 L'INCONNU DE LAS VEGAS \u0001 (G) Dim.au Jeu.7:05,9:40 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX\u0001(G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mer.12:30,1:30,4:30,5:15,8:30,9:15 Jeu.12:30,1:30,4:30,8:30,9:15 JIMMY NEUTRON, UN GARCON GÉNIAL\u0001(G) Dim.au Jeu.1:15 JE SUIS SAM \u0001 (G) Dim.au Jeu.12:15,3:15,6:15,9:20 UN HOMME D'EXCEPTION\u0001 (13+) Dim.au Jeu.12:50,3:50,6:50,9:50 UN WEEK-END À GOSFORD PARK\u0001 (G) Dim.au Jeu.12:35,3:35,6:35,9:35 LA CHÛTE DU FAUCON NOIR \u0001 (13+) Dim.au Jeu.9:05 WASABI: LA PETITE MOUTARDE QUI MONTE AU NEZ \u0001 (13+) Dim.au Jeu.12:15,2:50,5:10,7:25,9:45 MÉCHANT MENTEUR \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:10,3:30,6:45 BETTY FISHER ET AUTRES HISTOIRES\u0001 (13+) Dim.au Jeu.1:00, 4:00,7:15,9:40 LE COMBAT DU LIEUTENANT HART\u0001 (13+) Dim.au Jeu.1:00,4:05,7:00,9:45 JOHN Q\u0001(v.française) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mer.12:40,1:20,3:20,4:20,6:30,7:10,9:10,9:55 NO MAN'S LAND\u0001 (13+) Dim.au Jeu.12:25,2:45,5:05,7:15,9:25 REINE DES DAMNÉS Dim.au Jeu.12:00,2:30,5:00,7:30,9:55 LIBELLULE (G) Dim.au Jeu.12:00,2:30,5:00,7:25,9:50 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.12:30,4:30,8:30 Lun.& Jeu.8:30 UN HOMME D'EXCEPTION (13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,4:00,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 LE COMTE DE MONTE CRISTO (13+) Dim.Mar.& Mer.1:30,4:15,6:55,9:35 Lun.& Jeu.6:55,9:35 JE SUIS SAM(G)Dim.Mar.& Mer.4:20,9:15 Lun.& Jeu.9:15 MÉCHANT MENTEUR (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,7:20 Lun.& Jeu.7:20 A LA CROISÉE DES CHEMINS (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:20,5:25,7:30,9:35 Lun.& Jeu.7:30,9:35 RETOUR AU PAYS IMAGINAIRE (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.& Jeu.7:00,9:00 LE COMBAT DU LIEUTENANT HART (13+)Dim.Mar.& Mer.1:10, 3:50,7:05,9:45 Lun.& Jeu.7:05,9:45 JOHN Q (v.française) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:00,7:10,9:40 LE COLLECTIONNEUR (16+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:45,6:55,9:25 Lun.& Jeu.6:55,9:25 REINE DES DAMNÉS Dim.Mar.& Mer.12:35,2:55,5:15,7:35,9:45 Lun.& Jeu.7:35,9:45 LIBELLULE (G) Dim.Mar.& Mer.12:30,3:00,5:20,7:40,9:50 Lun.& Jeu.7:40,9:50 GOSFORD PARK (G) Dim.& Mar.1:05,3:50,6:35,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:30 A BEAUTIFUL MIND (13+) Dim.& Mar.12:55,3:55,6:45,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:35 IN THE BEDROOM(13+)Dim.& Mar.12:40,3:35,6:30,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:20 COLLATERAL DAMAGE (13+) Dim.au Jeu.9:25 BIG FAT LIAR (G) Dim.& Mar.12:50,2:50,4:50,6:50 Lun.Mer.& Jeu.6:50 MONSTER'S BALL (16+) Dim.& Mar.12:45,3:15,6:55,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:15 AMELIE (G) Dim.& Mar.1:00,3:40,6:25,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:25,9:10 RETURN TO NEVER LAND (G) Dim.& Mar.12:30,2:30,4:30,6:40,8:40 Lun.Mer.& Jeu.6:40,8:40 DRAGONFLY(G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:35,2:45, 4:55,7:05,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:40 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,4:45,8:45 Lun.& Jeu.8:45 UN HOMME D'EXCEPTION (13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:30,6:30,9:20 Lun.& Jeu.6:30,9:20 A BEAUTIFUL MIND (13+) Dim.Mar.& Mer.12:50,3:35,6:30,9:20 Lun.& Jeu.6:30,9:20 JE SUIS SAM(G)Dim.Mar.& Mer.12:35,3:20,6:35,9:20 Lun.& Jeu.6:35,9:20 BIG FAT LIAR (G) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:05,6:40 Lun.& Jeu.6:40 MÉCHANT MENTEUR (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:00,7:10,9:15 Lun.& Jeu.7:10,9:15 DOMMAGES COLLATÉRAUX (13+) Dim.au Jeu.9:10 SUPER TROOPERS (13+) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:05,3:20,7:15,9:30 Lun.& Jeu.7:15,9:30 JOHN Q(v.française) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:55,6:35,9:05 JOHN Q Dim.Mar.& Mer.12:55,3:45,6:50,9:35 Lun.& Jeu.6:50,9:35 DRAGONFLY(G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:30, 2:45,5:05,7:15,9:30 Lun.& Jeu.7:15,9:30 LIBELLULE (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:40, 2:50,5:00,7:30,9:45 Lun.& Jeu.7:30,9:45 REINE DES DAMNÉS Dim.Mar.& Mer.12:40,2:50,4:55,7:05,9:25 Lun.& Jeu.7:05,9:25 UN WEEK-END À GOSFORD PARK (G) Dim.12:45,3:35,6:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.12:45,3:35,6:30,9:15 Mer.6:30,9:15 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN (G) Dim.1:10,3:50,7:00 Lun.& Jeu.7:35 Mar.1:10,3:50,7:00,9:35 Mer.7:00,9:35 JE SUIS SAM(G)Dim.1:15,4:00,6:40 Lun.& Jeu.7:30 Mar.1:15,4:00,6:40,9:20 Mer.6:40,9:20 SANS ISSUE (13+) Dim.& Mar.12:55,6:45 Lun.7:35 Mer.6:45 IN THE BEDROOM(13+)Dim.3:40 Mar.3:40,9:25 Mer.9:25 Jeu.7:35 LE COMBAT DU LIEUTENANT HART (13+) Dim.1:00,3:45,6:50 Lun.& Jeu.7:40 Mar.1:00,3:45,6:50,9:30 Mer.6:50,9:30 LA VÉRITÉ SI JE MENS 2 (G) Dim.1:05,3:55,6:35 Lun.& Jeu.7:45 Mar.1:05,3:55,6:35,9:05 Mer.6:35,9:05 LIBELLULE (G) Laissez-passer refusés Dim.12:50,3:05,5:10,7:20 Lun.& Jeu.7:40 Mar.12:50,3:05,5:10,7:20,9:40 Mer.7:20,9:40 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (G) Dim.1:00,4:30,8:15 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.2:30,7:00 UN HOMME D'EXCEPTION (13+) Dim.1:10,3:55,6:45,9:35 Lun.& Jeu.6:45,9:35 Mar.& Mer.2:20,6:45,9:35 JE SUIS SAM(G)Dim.1:25,4:10,6:50,9:40 Lun.& Jeu.6:50,9:40 Mar.& Mer.2:35,6:50,9:40 MÉCHANT MENTEUR (G) Dim.1:40,7:15 Lun.& Jeu.7:15 Mar.& Mer.2:15,7:15 JOHN Q (v.française) Dim.1:15,3:50,7:00,9:45A LA CROISÉE DES CHEMINS (G) Dim.1:30,3:35,7:20,9:20 Lun.& Jeu.7:20,9:20 Mar.& Mer.2:25,4:25,7:20,9:20 LA VÉRITÉ SI JE MENS 2 (G) Dim.3:40,9:15 Lun.& Jeu.9:15 Mar.& Mer.4:15,9:15 RETOUR AU PAYS IMAGINAIRE (G) Dim.1:00,3:00,5:00,6:45,8:30 Lun.& Jeu.6:45,8:30 Mar.& Mer.2:00,4:00,6:45,8:30 LE COMBAT DU LIEUTENANT HART (13+) Dim.1:05,4:00,6:55,9:30 Lun.& Jeu.6:55,9:30 Mar.& Mer.2:05,6:55,9:30 LIBELLULE (G)Laissez-passer refusés Dim.1:35,4:10,7:10,9:25 Lun.& Jeu.7:10,9:25 Mar.& Mer.2:40,4:55,7:10,9:25 LE COLLECTIONNEUR (16+) Dim.1:20,4:05,7:05,9:40 Lun.& Jeu.7:05,9:40 Mar.& Mer.2:00,4:35,7:05,9:40 UN HOMME D'EXCEPTION (13+) Dim.1:10,4:00,6:45,9:35 Lun.au Jeu.6:45,9:35 JE SUIS SAM(G)Dim.1:20,4:10,6:50,9:30 Lun.au Jeu.6:50,9:30 MÉCHANT MENTEUR (G) Dim.1:40,3:40,7:15 Lun.au Jeu.7:15 DOMMAGES COLLATÉRAUX (13+) Dim.au Jeu.9:20 A LA CROISÉE DES CHEMINS (G) Dim.1:30,3:30,7:20,9:25 Lun.au Jeu.7:20,9:25 RETOUR AU PAYS IMAGINAIRE (G) Dim.1:20,3:10,5:00,6:50,8:50 Lun.au Jeu.6:50,8:50 JOHN Q (v.française) Dim.1:30,3:50,7:00,9:35 LIBELLULE (G) Laissez-passer refusés Dim.12:50,3:00,5:10,7:30,9:45 Lun.au Jeu.7:30,9:45 LE COLLECTIONNEUR (16+) Dim.1:00,3:45,7:00,9:40 Lun.au Jeu.7:00,9:40 JE SUIS SAM(G)Dim.3:35 Mar.au Jeu.9:35 MÉCHANT MENTEUR (G) Dim.1:30,7:30 Lun.7:55 Mar.au Jeu.7:30 JOHN Q (v.française) Dim.1:10,3:45,7:10 A LA CROISÉE DES CHEMINS (G) Dim.1:20,3:55,7:20 Lun.7:50 Mar.au Jeu.7:20,9:30 RETOUR AU PAYS IMAGINAIRE (G) Dim.12:40,2:50,5:00,7:00 Lun.8:00 Mar.au Jeu.7:00,9:00 LE COLLECTIONNEUR (16+) Dim.1:00,4:05,7:05 Lun.7:30 Mar.au Jeu.7:05,9:45 REINE DES DAMNÉS Dim.12:50,3:10,5:25,7:45 Lun.7:45 Mar.au Jeu.7:45,10:00 LIBELLULE (G) Laissez-passer refusés Dim.12:30,3:00,5:20,7:40 Lun.7:40 Mar.au Jeu.7:40,9:55 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (G) Dim.1:00,4:30,8:00 Lun.& Jeu.7:25 Mar.& Mer.8:00 JE SUIS SAM (G) Dim.3:15,9:00 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.9:00 MÉCHANT MENTEUR (G) Dim.1:20,7:10 Mar.& Mer.7:10 JOHN Q (v.française) Dim.1:10, 3:25,7:00,9:20 LE COLLECTIONNEUR (16+) Dim.1:05,3:30,6:50,9:15 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.6:50,9:15 QUEEN OF THE DAMNED Dim.1:15,3:20,5:25,7:25,9:25 Lun.& Jeu.7:45 Mar.& Mer.7:25,9:25 A BEAUTIFUL MIND (13+) Dim.& Mar.1:25,7:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10 COLLATERAL DAMAGE (13+) Dim.& Mar.4:05,9:50 Lun.Mer.& Jeu.9:50 HART'S WAR (13+) Dim.& Mar.1:05,4:30,7:05,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:30 JOHN Q (v.o.Anglaise) Dim.& Mar.1:15,4:20,7:15,9:45 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:45 CROSSROADS (G) Dim.& Mar.1:10,3:15,5:15,7:20,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:20,9:20 SUPER TROOPERS(13+) Dim.& Mar.1:30,3:50,7:30,9:55 Lun.Mer.& Jeu.7:30,9:55 DRAGONFLY (G)Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:50,3:00, 5:10,7:25,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:25,9:40 QUEEN OF THE DAMNED Dim.& Mar.12:40,2:50,4:50,7:00,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:10 HARRY POTTER À L'ÉCOLE DES SORCIERS \u0001 (G) Dim.& Mar.12:30,3:40 LES BOYS 3 \u0001 (G) Dim.& Mar.2:20,9:30 Lun.Mer.& Jeu.9:30 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX\u0001(G) Dim.& Mar.12:40,4:20,8:00 Lun.Mer.& Jeu.8:00 JIMMY NEUTRON, UN GARCON GÉNIAL\u0001 (G) Dim.& Mar.12:10,2:05 MONSTRES, INC.\u0001 (G) Dim.& Mar.12:15 UN HOMME D'EXCEPTION\u0001 (13+) Dim.& Mar.12:55,4:00,6:45,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:30 LA CHÛTE DU FAUCON NOIR\u0001 (13+) Dim.& Mar.4:00,6:50,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:35 JE SUIS SAM\u0001(G)Dim.& Mar.12:30,3:30,6:50,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:35 LE COMTE DE MONTE CRISTO\u0001 (13+) Dim.& Mar.12:50,3:45,6:50,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:35 UNE PROMENADE INOUBLIABLE\u0001 (G) Dim.& Mar.4:50,7:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10 DOMMAGES COLLATÉRAUX(13+) Dim.& Mar.1:30,4:00,6:55,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:30 ROLLERBALL (v.française) (13+) Dim.au Jeu.7:00,9:15 MÉCHANT MENTEUR (G) Dim.& Mar.12:20,2:20,4:20,7:10,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:15 RETOUR AU PAYS IMAGINAIRE (G) Dim.& Mar.12:30,2:40,4:45,7:00,9:00 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:00 A LA CROISÉE DES CHEMINS (G) Dim.& Mar.12:25,2:40,4:45,7:00,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 LE COMBAT DU LIEUTENANT HART (13+)Dim.& Mar.1:15,4:00, 7:05,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:40 JOHN Q (v.française) Dim.& Mar.1:05,3:50,6:55,9:35 LE COLLECTIONNEUR (16+) Dim.& Mar.1:00,3:55,6:50,9:40 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:40 REINE DES DAMNÉS Dim.& Mar.12:10,2:30,4:50,7:05,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:30 LIBELLULE (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:00,2:25, 4:45,7:05,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:25 DOMMAGES COLLATÉRAUX(13+) Dim.7:10,9:30,11:55 Lun.au Jeu.7:10,9:30 HARRY POTTER AND THE PHILOSOPHER'S STONE (G) Dim.12:45,3:45 UN HOMME D'EXCEPTION (13+) Dim.1:00,3:50,7:00,9:40 Lun.au Jeu.7:00,9:40 MÉCHANT MENTEUR (G) Dim.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00,11:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 LE COMBAT DU LIEUTENANT HART (13+) Dim.1:10,3:45,7:10, 9:45,12:10 Lun.au Jeu.7:10,9:45 JOHN Q (v.française) Dim.1:05, 3:35,7:05,9:35,12:00 LIBELLULE\u0001 (G) Dim.1:00,3:05,5:10,7:15,9:20,11:30 Lun.au Jeu.7:15,9:20 HORAIRE VALIDE DU FÉVRIER 24 AU FÉVRIER 28 3029260A 7LP1001B0224 B10DIMANCHE 7LP1001B0224 ZALLCALL 67 21:27:11 02/23/02 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 4 F É V R I E R 2 0 0 2 Le peintre-barbier Villeneuve SOUVENIRS - SOUVENIRS Il y a trente ans, le Musée des beaux-arts de Montréal présentait à son public les oeuvres d'un « peintre-naïf » comme on avait coutume de l'appeler, Arthur Villeneuve, de Chicoutimi, un barbier qui s'est mis à peindre en bas âge et que le Québec découvrait alors.Le tout, comme l'expliquait La Presse du 26 février 1972 avait débuté en 1956, lorsque Villeneuve avait décidé de peindre sa maison de la rue Taché, à Chicoutimi.Il avait commencé à dessiner timidement en 1946, à l'âge de 36 ans.Peu instruit, Villeneuve disait : « Suis pas instruit, j'ai pas d'instruction, j'ai pas besoin d'instruction parce que j'ai des talents comme ça.» C'est comme barbier que Villeneuve est venu à la peinture.Pendant trois ans, il a peint ce qu'il considérait comme son « musée de l'artiste ».Il s'agissait de sa maison, où il avait peint des histoires sur les murs intérieurs et extérieurs (sauf deux) et sur les plafonds, n'épargnant ni les portes ni quelques fenêtres.La révélation de son talent au grand jour commença par lui causer bien des tracasseries car on se moqua de lui.On le traita de « fou » ou, ce qui vaut mieux dans notre parler, de « simple d'esprit ».Mais par la suite, des connaisseurs firent valoir que mieux valait être fier de ce talent local, qui allait contribuer au développement touristique de la région.Les esprits s'apaisèrent et Villeneuve put continuer en paix ses travaux pour finalement aboutir, en 1972, au Musée des Beaux-Arts.Jean Vallerand, compositeur Les lecteurs plus âgés de La Presse se souviennent sûrement des textes éclairés de Jean Vallerand comme critique de musique.Mais Jean Vallerand fut également un compositeur de talent et Marcel Valois l'avait révélé au public, le 25 février 1942, il y a déjà soixante ans, après un concert au Plateau où l'on avait joué une de ses oeuvres, Diable dans le Beffroi.« Le public a écouté avec une palpitante attention le scherzo, car c'en est un, du musicien de 20 ans, qui vient de se révéler.Les auditeurs ne pouvaient croire leurs oreilles que l'un des nôtres possédât déjà une connaissance générale des timbres de l'orchestre, des procédés d'écriture les plus variés, l'aisance la plus vraie dans ses harmonisations et le sens des proportions dans la composition de son oeuvre.« Si on songe aux pages des nôtres qui furent jouées aux Concerts Symphoniques en 1935 et 1936, elles ne paraissent pour la plupart que des travaux d'élèves à côté du Diable dans le Beffroi.Jean Vallerand s'étourdit un peu de certains procédés et manie malicieusement les surprises et les contrastes.Avec André Mathieu et Maurice Blackburn, il représente un avenir extrêmement prometteur pour le Canada tout entier.» La fin des Belles-Soeurs Il y a vingt-cinq ans, Michel Tremblay entrait dans une nouvelle phase de sa carrière.Mais comme il le confiait, le 27 février 1977, Martial Dassylva, après avoir écrit onze pièces en onze ans, Michel Tremblay avait l'impression d'avoir bien travaillé.« En tout cas, écrivait le journaliste, il est sûr d'une chose : le cycle des Belles-Soeurs est terminé et comme il n'a aucun sujet de pièce en tête, il s'accorde un répit de deux ans avant d'aborder une nouvelle étape dans sa carrière de dramaturge.» La première de sa dernière pièce, Damnée Manon, sacrée Sandra avait eu lieu quelques jours auparavant et Tremblay de rétorquer : « La première, ça fait partie du show.La fausse humilité des créateurs qui se cachent, moi je n'y crois pas.» Puis expliquant son oeuvre, il dira : « J'ai écrit onze pièces en onze ans.Et à travers ces onze pièces, j'ai essayé de faire un monde complet, avec deux pôles complémentaires, la famille d'un côté, avec ses limites et de l'autre, ceux qui ont essayé de s'en sortir, mais qui se sont trompés de culture, comme Carmen, par exemple.» Il enchaîna en disant qu'il n'avait jamais autant senti le besoin de se justifier que maintenant.« Car il n'y a pas un auteur québécois qui a été accusé autant que moi de se plagier et de se répéter parce que j'ai repris les mêmes personnages dans quelques-unes de mes pièces.On demande à nos auteurs dramatiques de ne pas se ressembler.Mais, on n'est pas capable de changer de style comme ça.Il faudrait d'ailleurs qu'on dise aux gens : A Dictionary of Birds, en collaboration ; éd.: Buteo Books.> Ornithology, par Frank B.Gill ; éd.: Freeman.> Secrets d'oiseaux, par Pierre Gingras ; éd.Du Jour.> Smithsonian Birds of North America, par Fred J.Alsop lll ; éd.: Dk Publishing > The Audubon Society Encyclopedia of North American Birds, par John K.Terres ; éd.: Alfred A.Knopf > The Sibley Guide to Bird Life Behavior, en collaboration ; éd.: Alfred A.Knopf.Même si elle est spectaculaire, l'annonce de Daimler Chrysler fait appel à des mythes tenaces au sujet des hiboux.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Le petit-duc maculé est le plus petit de nos hiboux.C'est un chasseur nocturne qui se met en quête de nourriture à la brunante.LE CARNET D'OBSERVATIONS Une collision à 11000 mètres d'altitude PARLANT DE COLLISIONS, si la chose semble se produire plutôt rarement chez les hiboux et les chouettes, en période migratoire, lors d'une tempête, il est arrivé que des volées entières d'oiseaux entrent en collision frontale entre elles, rapporte la littérature scientifique.Les accidents avec des avions se produisent régulièrement et certains ont déjà provoqué des écrasements.C'est d'ailleurs à la suite d'un incident semblable qu'on a déterminé l'altitude extrême à laquelle pouvaient voler certains oiseaux.C'était le 26 novembre 1975, au dessus d'Abidjan, en Côted'Ivoire.Un vautour de Rüppel, une espèce de l'est africain, est entrée en collision avec un avion.Un des moteurs étant endommagé, l'appareil a effectué un atterrissage d'urgence, mais personne n'a été blessé.La collision s'est produite à l'altitude incroyable 11 560 mètres.(Le mont Everest culmine à 8846 mètres).Même si l'air est raréfié en altitude, le système respiratoire complexe des oiseaux permet d'utiliser toute l'oxygène contenu dans chaque bouffée d'air, ce qui n'est pas le cas chez l'humain.Par ailleurs, l'énergie dépensée par le battement d'ailes des oiseaux suffit amplement à compenser le froid qui règne à ces hauteurs.Des brochures gratuites sur les oiseaux La fondation de la faune du Québec rappelle qu'elle offre plusieurs brochures gratuites sur la faune ailée dans le cadre de sa campagne Faites la cour aux oiseaux, qui avait été lancée à la suite du grand verglas.La dernière parution traite plus particulièrement de la nourriture et l'eau.Le document d'une trentaine de pages est fort intéressant.Il nous présente entre autres une liste des céréales mangées par nos principales espèces familières en insistant sur leurs plats préférés.Ce qui m'agace un peu, c'est que la Fondation se permet de qualifier certains oiseaux comme étant indésirables aux postes d'alimentation.C'est le cas du carouge, de l'étourneau, du moineau, du pigeon, du quiscale ou encore du vacher à tête brune.Il n'est reste pas moins que dans certains cas, c'est seulement aux mangeoires que l'on peut observer d'assez près ces oiseaux qui sont tout aussi intéressants que les autres.Les deux autres brochures traitent de l'art d'aménager une cour pour les oiseaux et des plantes qui leur conviennent le mieux.On peut obtenir ces documents en téléphonant sans frais à la fondation (1-877-639-0742) ou en visitant le site Internet : www.fondationdelafaune.qc.ca .Sauvés les canards Vous vous souvenez peut-être de ces trois canards installés sur un étang gelé au nord de l'arrondissement Anjou, au début de janvier.Les palmipèdes ont finalement été capturés pour être menés dans un lieu où plus propice pour passer l'hiver, a indiqué la dame qui avait signalé leur présence.Harfangs voyageurs Une communication sur un site québécois de discussion ornithologique signale que les harfangs des neiges qui avaient traversé l'Atlantique à bord de cargos cet automne ont finalement été accueillis par la Finlande.Les oiseaux qui avaient atterri sur les bateaux à la suite d'une tempête dans le Nouveau-Québec se sont finalement retrouvés en Angleterre, en Hollande, en Belgique et en France où ils ont été recueillis dans des centres de soins.Le hic, c'est que des centaines de parents d'émules d'Harry Potter ont réclamé une des grandes chouettes afin de l'adopter.On sait que le harfang des neiges était la mascotte du jeune héros.Un roman sur les oiseaux Ce n'est pas tous les jours que le sujet principal d'un roman est les oiseaux.C'est le cas du premier bouquin de Michel Leboeuf publié l'automne dernier chez Trait d'Union.Le silence des oiseaux tourne autour de la disparition massive de populations d'oiseaux, des oiseaux qui convergent tous vers le Pacifique, en face de Costa Rica.Pas moins de 200 espèces sont ainsi disparues sans laisser de traces.Les personnages partent donc à la recherche des oiseaux tout en tentant d'expliquer l'étrange phénomène.Le rythme est soutenu, la rigueur scientifique est de mise (l'auteur est naturaliste).Roman écologique pourrait-on dire.Les amateurs d'observation d'oiseaux devraient aimer.De nombreux harfangs des neiges ont immigré en Europe cet automne en voyageant comme passagers clandestins sur des cargos.Les rapaces nordiques ont été relâchés dans la nature finlandaise "]
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