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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
F. Salt Lake 2002
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-02-25, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0101F0225 F1 lundi 1LP0101F0225 ZALLCALL 67 00:31:20 02/25/02 B 3024661A 3024682 1LP0201F0225 F2 lundi 1LP0201F0225 ZALLCALL 67 23:35:35 02/24/02 B F 2 S A L T L A K E 2 0 0 2 > A C T U A L I T É S L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 5 F É V R I E R 2 0 0 2 PHOTO AP États-Unis 1, Canada 0 \u2014 Tony Amonte marque le premier but lors d\u2019un deux-contre-un.PHOTO Reuters États-Unis 1, Canada 1 \u2014 Mike Richter plonge en vain pour capter le tir de Paul Kariya.PHOTO AP États-Unis 1, Canada 2 \u2014 Jarome Iginla dévie une passe de Joe Sakic dans le coin gauche du filet.HOCKEY Fleury, l\u2019homme qui n\u2019en revient pas Le bulletin des médaillés d\u2019or Presse Canadienne ATTAQUANTS Joe Sakic, A+ : Il a passé le match à voler sur la glace et a été une menace constante pour les défenseurs américains qui peinaient à le frapper ou à lui enlever la rondelle.Auteur d\u2019une superbe passe devant le gardien adverse pour préparer le but de Jarome Iginla, en première.On retient aussi sa grande vitesse qui lui a permis de filer seul en troisième et de battre Mike Richter d\u2019un joli tir du poignet.Jarome Iginla, A+ : Il s\u2019est amélioré à chaque match, en plus de gagner en confiance à chaque fois.Il n\u2019a pas hésité à foncer au filet, une stratégie qui a rapporté en première période lorsqu\u2019il a enfoncé la passe de Sakic pour un but.Son filet en troisième, sur une passe de Yzerman, fut également de toute beauté : un tir sans avertissement qui s\u2019est retrouvé derrière Richter.Paul Kariya, A : Il s\u2019est servi de sa grande vitesse pendant tout le match pour confondre la défensive américaine et créer un peu d\u2019espace pour ses coéquipiers.Mario Lemieux, A : Seul un joueur de ce calibre aurait pu imaginer de feindre une réception de passe pour finalement laisser passer la rondelle vers Kariya en première période, pour le premier but canadien.Mais Super Mario aimerait certes revoir ce filet désert qu\u2019il a raté lors d\u2019un avantage numérique en deuxième période.Steve Yzerman, B+ : A continué son bon travail défensif au sein du premier trio, en s\u2019assurant d\u2019être le premier attaquant sur chaque repli.Il a écopé d\u2019une pénalité avec six minutes à faire au match, une pénalité qui aurait pu mener au but égalisateur.Mais il est sorti du banc des punitions et a offert une magnifique passe à Iginla pour un but.Mike Peca, B+ : Encore une fois, du bon travail en infériorité numérique.Il n\u2019a jamais eu peur de se sacrifier.Simon Gagné, B+ : Avait l\u2019air fluide sur le trio de Sakic, donnant toujours une cible en mouvement à son joueur de centre.Un peu comme Iginla, sa vitesse a permis de confondre la défensive adverse.Owen Nolan, B+ : Plus dangereux que jamais autour du filet adverse, mais n\u2019a pu inscrire son premier but du tournoi.Solide en échec avant.Theo Fleury, B+ : A presque réussi un petit bijou de but en deuxième, est tombé sur les nerfs des Américains et a sauvé un but en plongeant pour dégager son territoire en troisième.Ryan Smith, B : Comme d\u2019habitude, il a su aller chercher la rondelle dans les coins, mais il a commis un revirement en zone neutre qui s\u2019est transformé en occasion de marquer pour les Américains en deuxième.Eric Lindros, B : Le gros E avait l\u2019air bien à l\u2019aise en frappant tout le monde et en effectuant du bon travail en échec-avant dans le territoire adverse.Mais il n\u2019a pas eu le genre de match qu\u2019il aurait voulu en attaque.Joe Nieuwendyk, B : Solide dans sa zone.C\u2019est tout ce qu\u2019on lui demandait pour ce match.Brendan Shanahan, B- : Ce n\u2019était pas son tournoi.Selon la rumeur, il jouait blessé.DÉFENSEURS Adam Foote, A+ : Qui aurait cru qu\u2019il allait être l\u2019un des deux meilleurs défenseurs de l\u2019équipe lors de ces Jeux ?Il a crémé le moindre Américain sur son passage et a forcé ses adversaires à y penser à deux fois avant d\u2019aller s\u2019aventurer de son côté.Rob Blake, A : Le meilleur défenseur canadien à Salt Lake a connu un autre gros match, d\u2019abord en se servant de son dangereux lancer frappé lorsque possible, et en offrant des passes précises lors des sorties de zone.Scott Niedermayer, B+ : Des passes précises et un appui de taille en zone adverse, ce qui a forcé les attaquants américains à jouer sur les talons.Al MacInnis, B+ : Solide dans les deux zones et auteur de quelques bons tirs en supériorité numérique.Chris Pronger, B+ : Une finale nord-américaine, c\u2019était parfait pour lui.Il s\u2019est bien servi de sa carrure et a su jouer à l\u2019intérieur de ses moyens.Ed Jovanovski et Eric Brewer, B : Ils n\u2019ont pas joué beaucoup, mais n\u2019ont pas commis d\u2019erreurs.GARDIEN Martin Brodeur, B+ : Il a laissé passer deux rondelles entre ses jambières, mais il a fait des arrêts incroyables pour protéger l\u2019avance de son équipe en troisième.Dont un de première importance avec le patin devant Brett Hull lors d\u2019une situation à quatre contre cinq.YVES BOISVERT SALT LAKE CITY \u2014 Il y a un an, il s\u2019en trouvait plusieurs pour penser que Theoren Fleury était fini.Il était en cure de désintoxication pour traiter ses problèmes de coke et d\u2019alcool.Il a été un des meilleurs joueurs des 15 dernières années, il a gagné une Coupe Stanley avec Calgary en 1989.mais là, ça n\u2019allait plus du tout.Il était à Santa Fe et se reposait, l\u2019été dernier.Le téléphone sonne : « C\u2019est Wayne ».Wayne qui ?C\u2019était pour dire qu\u2019il était invité au camp d\u2019entraînement d\u2019Équipe Canada.« Ça a changé beaucoup de choses pour moi », a dit le petit joueur teigneux, qui a connu hier un de ses meilleurs matchs, même s\u2019il n\u2019a pas marqué de point.« J\u2019ai gagné la Coupe Stanley il y a 12 ans, mais aujourd\u2019hui, c\u2019est le moment de ma carrière dont je suis le plus fier.J\u2019ai cherché du regard mes parents dans la foule, et je sais qu\u2019ils m\u2019ont aidé.Rien ne vient facilement, dans la vie.Aucune victoire n\u2019est facile.Il y a longtemps que j\u2019aurais pu lever le camp et arrêter de jouer, a dit le joueur de 38 ans, mais je me disais que peut-être, il y avait encore quelque chose d\u2019autre pour moi là-dedans.« J\u2019ai joué dehors quand j\u2019étais petit, je suis autant un fan que je suis un joueur de hockey ; pour moi d\u2019être assis à côté de Mario Lemieux, c\u2019est incroyable.Il y avait un peu du destin qui nous attendait ici, il me semble, avec Mario, qui est revenu jouer, avec Wayne.Et tous ces super joueurs, mais qui laissent tous leur ego à la porte.« Ce n\u2019est pas tout de bien jouer, quand j\u2019étais jeune, il y en a 100 qui jouaient mieux que moi.Ils travaillent dans des restaurants ou Dieu sait où.Il faut y mettre son coeur, sa détermination, tout.C\u2019est ce qu\u2019on a fait, c\u2019est pour ça qu\u2019on a gagné.« Nous produisons encore au Canada les meilleurs joueurs de hockey jusqu\u2019à preuve du contraire ; quand un pays fournira plus de joueurs à la Ligue nationale, on en reparlera.« Aujourd\u2019hui, après le match, j\u2019ai pensé à l\u2019endroit d\u2019où je viens, j\u2019ai pensé à ce que j\u2019ai vécu, et j\u2019étais tellement fier.» Qui l\u2019en blâmerait ?Ils se sont levés Wayne Gretzky a loué hier le leadership de trois joueurs en particulier : Steve Yzerman, Mario Lemieux et Joe Sakic.« Même quand les Suédois menaient 5-1, après la deuxième période, ils ont continué à jouer très fort, et ils ont envoyé un message au reste de l\u2019équipe.» Ils appellent ça « se lever dans le vestiaire ».Sport olympique.Sport LNH.« Ça va être très bon pour la Ligue nationale.Chaque équipe qui a joué dans ce tournoi a eu ses bons moments, j\u2019espère que nous avons attiré l\u2019attention de plein de gens.Qu\u2019ils puissent voir de quel genre de sport il s\u2019agit », a dit Martin Brodeur, qui a remercié Gretzky sur le banc.Tant mieux si c\u2019est le cas, mais qu\u2019arrivera-t-il si tous les nouveaux adeptes du hockey ouvrent leur télé sur un match de la LNH pour voir 10 joueurs coincés dans la zone centrale, sur une petite patinoire, où il y a plus de freins que d\u2019accélérateurs.et une ligne rouge au milieu pour empêcher les longues passes ?Ils risquent de s\u2019ennuyer des parties olympiques.Y a quelqu\u2019un ?Au cas où ça n\u2019était pas évident, Eric Lindros n\u2019est plus tout à fait lui-même.Sur la glace, plus hésitant.Hors la glace.Faudra demander aux amis.Mais hier, il avait l\u2019air absent.« C\u2019est la consécration d\u2019un fort travail d\u2019équipe.Ce sont mes troisièmes Olympiques, c\u2019est spécial, il y a tellement de bons joueurs dans cette équipe.J\u2019ai eu beaucoup de plaisir à représenter le pays.» Quelqu\u2019un lui a demandé ce qu\u2019il allait faire pour fêter.Il a dit : je vais aller me changer, ça danse mal avec ça.Et il avait l\u2019air loin, loin dans sa zone.DOPAGE PHOTO Reuters L\u2019Espagnol Johann Muehlegg (à gauche) et les Russes Larissa Lazutina (à droite) et Olga Danilova (au centre) ont été exclus des Jeux après avoir été convaincus de dopage.De plus, Muehlegg et Lazutina se sont vu retirer leur plus récente médaille d\u2019or.VOS COMMENTAIRES Michel Brisson, Laval > Je ne peux que me réjouir de la victoire canadienne en hockey aux Jeux olympiques.Quel match ! Et quelle performance de Joe Sakic ! L\u2019aspect négatif de cette victoire, c\u2019est qu\u2019on revient au hockey de la LHN et à ses interminables matches de trois heures.Carroll Roy, Lafontaine > Ça, c\u2019est du hockey ! Le hockey olympique est dans une classe à part.Merci à Brod\u2019Or, Sakic, Iginla, Gagné, Pronger et cie.sans oublier Patrick Roy, bien sûr.Maintenant, place au hockey plate de monsieur Bettman.Gérard Mongrain, Westmount > Félicitations à l\u2019équipe canadienne pour sa superbe victoire au hockey olympique.Joe Sakic nous a prouvé qu\u2019il est un très grand joueur et Mario Lemieux, un grand capitaine.André Capistran, Victoriaville > Félicitations à nos deux équipes de hockey pour leur médaille d\u2019or aux Olympiques.Je crois que la performance de l\u2019équipe féminine a inspiré les hommes.Ce sont des médailles qui reviennent au pays dont c\u2019est le sport national.Myrta Sanchez, Montréal > La deuxième médaille d\u2019or canadienne en hockey prouve bien que c\u2019est notre sport national.Elle prouve aussi que personne n\u2019est irremplaçable et Martin Brodeur a très bien fait devant le filet.Il faut prendre exemple de Mme Sauvageau qui avait déclaré qu\u2019il faut travailler et ne jamais lâcher.Mario Leblanc, Drummondville > Établissez un parallèle entre Aimé Jacques, sélectionneur de l\u2019équipe de France, championne du dernier Mondial, et Wayne Gretzky, sélectionneur canadien.Vous y trouverez facilement dix points de similitude : ils ont été critiqués pour leur sélection, ils ont eu une couple de matches ordinaires et chanceux et ils ont gagné.Robert Sansfaçon, Beaconsfields > Je tiens à féliciter Wayne Gretzky pour ses choix.On peut dire que ce furent de bons choix puisque l\u2019équipe a remporté la médaille d\u2019or.Sylvain Bourdeau, Laval > Vive le Canada et le hockey olympique ! C\u2019est terminé et c\u2019est plate car nous allons revoir l\u2019anti-hockey, l\u2019accrochage, les coups vicieux, les bagarres, etc.Deux champions sont privés de leur médaille pour dopage Une troisième fondeuse est aussi disqualifiée et renvoyée D\u2019après PC et AFP SALT LAKE CITY \u2014 L\u2019Espagnol Johann Muehlegg et la Russe Larissa Lazutina, convaincus de dopage hier, se sont vu retirer leurs médailles d\u2019or respectivement glanées dans le 50 km et le 30 km classiques des Jeux olympiques de Salt Lake City.Une troisième fondeuse, la Russe Olga Danilova, a elle aussi été contrôlée positive au même produit que les deux champions olympiques, la darbepoetine, et a disqualifiée du 30 km disputé hier.La darbepoetine est utilisée pour traiter l\u2019anémie.Les effets de ce produit stimulant la production de globules rouges sont très proches de ceux de l\u2019erythropoietine (EPO).Les trois athlètes ont été renvoyés des Jeux olympiques.Lazutina, qui avait égalé hier le record de sa compatriote Raisa Smetanina, dix fois médaillée olympique entre 1976 et 1992, en remportant le 30 km classique, devra rendre sa médaille d\u2019or, mais gardera ses deux médailles d\u2019argent remportées avant son contrôle positif.Muehlegg, triple médaillé d\u2019or à Salt Lake, a lui aussi reçu l\u2019injonction de rendre sa médaille d\u2019or du 50 km classique remportée samedi.Il sera autorisé à garder celles qu\u2019il s\u2019était adjugées dans le 30 km et la poursuite 10 km.« Je suis content parce que les deux ors sont valables.Cela a été une nuit longue et difficile mais je suis satisfait », a déclaré Muehlegg sur une radio espagnole.« Je ne comprends pas ce résultat.Je skie en Coupe du monde depuis 10 ans, et j\u2019ai passé 25 contrôles, il n\u2019y a jamais eu de problèmes .» « Une déclaration forte faite aux athlètes » Les délégations russes et espagnoles à Salt Lake ont émis des réserves quant à la validité des résultats des contrôles de leurs athlètes, tous trois testés positifs hors-compétition, jeudi.Un vice-président russe du CIO, Vitaly Smirnov, a déclaré que la Russie ferait appel de la décision du CIO devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), mais que la délégation russe participerait tout de même à la cérémonie de clôture des Jeux.Le président de la commission médicale du CIO, Arne Ljunqqvist, a déclaré hier que ces disqualifications constituaient un avertissement pour les athlètes qui pensent pouvoir utiliser de nouvelles drogues en toute impunité.La darbepoetine est arrivée sur le marché seulement au mois d\u2019octobre.« C\u2019est une déclaration forte faite aux athlètes, a-t-il déclaré.Cette substance n\u2019est pas sur la liste des produits interdits parce qu\u2019elle est très récente.C\u2019est une déclaration forte faite à tous ceux qui pensent que nous sommes loin derrière.Nous sommes sur leurs talons.» Après la disqualification de Lazutina, c\u2019est donc l\u2019Italienne Gabriella Paruzzi, deuxième de la course, qui hérite de la médaille d\u2019or, devant sa compatriote Stefania Belmondo, médaillée d\u2019argent.La Norvégienne Bente Skari s\u2019empare de la 3e place.La disqualification de Muehlegg profite à la Russie, qui échange l\u2019argent de Mikhail Ivanov pour une médaille d\u2019or, tandis que l\u2019Estonien Andrus Veerpalu monte sur la deuxième marche du podium, devant le Norvégien Odd-Bjoern Hjelmeset.Muehlegg était devenu la coqueluche de l\u2019Espagne, félicité par le Roi Juan Carlos après ses succès sur le parcours de Soldier Hollow.Avant Salt Lake, il avait déjà participé à trois Jeux olympiques pour l\u2019Allemagne.Brouillé avec la fédération allemande de ski, il avait quitté ses coéquipiers en 1998 avant d\u2019obtenir la nationalité espagnole.Âgée de 36 ans, Lazutina avait été disqualifiée jeudi du relais 4 x 5km pour un taux d\u2019hémoglobine trop élevé, et son équipe, quadruple championne olympique en titre, n\u2019avait pas pris le départ de la course.Elle a subi un nouveau test hier matin.Pour nous joindre La Presse apprécie vos commentaires clairs et concis sur l\u2019actualité sportive.Faites-nous-en part dans notre nouvelle boîte vocale.Accès direct par le 285-7343.Vous pouvez aussi nous envoyer vos réactions par courrier électronique à l\u2019adresse suivante : sports@lapresse.ca. 1LP0302F0225 F3 undi 1LP0302F0225 ZALLCALL 67 23:38:41 02/24/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 5 F É V R I E R 2 0 0 2 \u2022 S A L T L A K E 2 0 0 2 > A C T U A L I T É S F 3 PHOTO PC États-Unis 2, Canada 5 \u2014 Les joueurs canadiens ont exulté sur le banc après le deuxième but et quatrième point de Joe Sakic.PHOTO Reuters États-Unis 2, Canada 2 \u2014 John Leclair cache la vue à Martin Brodeur sur un tir de Brian Rafalski.PHOTO Reuters États-Unis 2, Canada 3 \u2014 Un tir dévié a raison de Mike Richter, flanqué de Joe Nieuwendyket Jarome Iginla.PHOTO Reuters États-Unis 2, Canada 4 \u2014 Jarome Iginla célèbre son but dans les bras de Steve Yzerman.HOCKEY Le meilleur pour la fin APRÈS AVOIR SUSCITÉ des inquiétudes lors de son premier match contre la Suède, l\u2019équipe canadienne de hockey a terminé le tournoi olympique dans une apothéose, défaisant les États-Unis, 5-2, pour mériter la dernière médaille d\u2019or des Jeux, hier aprèsmidi, au E Center.Menés à l\u2019attaque par Joe Sakic et Jarome Iginla, auteurs de deux buts chacun, et à la défense par le gardien Martin Brodeur, les hommes à la feuille d\u2019érable ont bousculé les Américains qui n\u2019avaient pourtant jamais perdu une partie sur leurs propres terres aux Jeux olympiques.Le Canada a toutefois connu un début de match plutôt laborieux, offrant quelques attaques en surnombre à ses adversaires.Tony Amonte a d\u2019ailleurs profité d\u2019une telle occasion pour déjouer Brodeur entre les deux jambières, jetant la frénésie dans la foule.Mario le ratoureux Ce but a semblé réveiller les Canadiens qui ont commencé à mettre Mike Richter à l\u2019épreuve.Peu de temps après, Mario Lemieux a réussi le jeu offensif de la rencontre.sans même toucher à la rondelle ! Cible d\u2019une passe du défenseur Chris Pronger, le 66 a feinté un lancer avant de laisser filer le disque jusqu\u2019à un coéquipier mieux placé, Paul Kariya, qui n\u2019a pas raté le filet désert.« La passe était très lente et j\u2019ai vu que Paul était à ma gauche.J\u2019ai simplement laissé passer la rondelle », a raconté Lemieux en conférence de presse d\u2019après-match.« Mario est ratoureux, a raconté Richter un peu plus tôt.J\u2019ai vu les deux joueurs et la passe se diriger sur le bâton de Mario.Mais il n\u2019a pas seulement laissé passer la rondelle, il a bougé son bâton avant de l\u2019enlever.C\u2019était un jeu magnifique, un jeu que le gardien ne peut ignorer.» Un peu moins de quatre minutes plus tard, Iginla, meilleur pointeur de la Ligue nationale, a compté le premier de ses deux buts, sur une superbe passe de Joe Sakic.Ce dernier avait d\u2019abord été bien alimenté par le Québécois Simon Gagné.En milieu de deuxième, l\u2019équipe canadienne a été incapable de profiter d\u2019une supériorité numérique de deux hommes.Prouvant qu\u2019il était humain, Lemieux a touché l\u2019extérieur du poteau alors que le but était complètement ouvert.Il a ensuite levé le poing, l\u2019air de se demander ce qui venait de se passer.« Ce n\u2019est pas une chose qui m\u2019est arrivée souvent au cours de ma carrière », a dit le joueur propriétaire des Penguins de Pittsburgh.Brodeur savait que Hull était là Les États-Unis en ont profité pour revenir dans le match grâce à un but du défenseur Brian Rafalski en avantage numérique.Mais avec moins de deux minutes à écouler, Sakic, choisi joueur du tournoi, a redonné une priorité d\u2019un but à son équipe.En troisième, Martin Brodeur a démontré pourquoi l\u2019entraîneurchef Pat Quinn lui avait fait confiance au détriment de Curtis Joseph, son gardien chez les Maple Leafs de Toronto.En désavantage numérique, le gardien de Saint- Léonard a étendu la jambière droite au tout dernier moment pour bloquer un tir sur réception du dangereux Brett Hull.« Je savais qu\u2019il était là.Ma jambière était à l\u2019intérieur du poteau et j\u2019essayais de la sortir le plus vite possible.J\u2019ai réussi alors que la rondelle était sur la ligne rouge.Iginla a ensuite compté.À partir de ce moment, on avait le sentiment qu\u2019on allait l\u2019emporter », a expliqué Brodeur quelques minutes après la partie.Sakic a mis fin aux espoirs du public américain en marquant sur une échappée avec 1:20 à faire en troisième.Les nombreux partisans canadiens ont ensuite pu entonner un triomphal Ô Canada.« Lors des 20 dernières secondes, tout m\u2019a passé dans la tête, a dit Brodeur, 29 ans.J\u2019avais les larmes aux yeux.C\u2019était vraiment spécial.Lorsque je vais me fermer les yeux ce soir, et probablement pendant plusieurs années, je vais repenser à ce moment.» PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse « Lors des 20 dernières secondes, tout m\u2019a passé dans la tête », a raconté Martin Brodeur après le match.« J\u2019avais les larmes aux yeux.C\u2019était vraiment spécial.Lorsque je vais me fermer les yeux ce soir, et probablement pendant plusieurs années, je vais repenser à ce moment.» Gagné: « Je pensais jouer une minute par match.» SOMMAIRE WEST VALLEY CITY \u2014 Plus jeune membre de l\u2019équipe canadienne de hockey, l\u2019ailier Simon Gagné, 21 ans, s\u2019imaginait occuper un rôle secondaire avant son arrivée à Salt Lake City.Très à l\u2019aise sur les grandes patinoires, le talentueux Gagné a plutôt été un facteur déterminant au sein du trio qu\u2019il formait avec Jarome Iginla et Joe Sakic, son idole de jeunesse.« Je pensais jouer une minute par match lorsque j\u2019ai été choisi, a raconté le patineur de Sainte-Foy qui a aussi fait sa part en infériorité numérique.J\u2019ai toujours eu l\u2019habitude de commencer lentement, mais plus ça va, plus je prends ma place.C\u2019est vrai que notre trio a bien joué.» Dans la zone mixte, Gagné avait peine à réaliser qu\u2019il avait une médaille d\u2019or accrochée au cou.« J\u2019en ai déjà gagné des tournois, mais il n\u2019y a rien qui vaut ça.C\u2019est dur à croire que c\u2019est nous qui ramenons l\u2019or après 50 ans.» Un journaliste a ensuite demandé au jeune homme si c\u2019était différent de joueur pour l\u2019honneur de son pays plutôt que pour l\u2019argent.« Ça fait trois ans que je réalise mon rêve de jouer au hockey », a répondu du tac au tac l\u2019attaquant des Flyers de Philadelphie.« Une bonne leçon » Choisi meilleur joueur du tournoi par un panel de représentants des médias, Sakic a vanté les mérites de ses compagnons de trio.« Gagné et Iginla sont jeunes et ils sont très rapides, a-t-il dit.Ils m\u2019ont permis de maintenir l\u2019allure.» Sakic a estimé que la première défaite de 5-2 contre la Suède fut le tournant du tournoi contre le Canada.« Se faire planter par les Suédois fut une bonne leçon.On savait qu\u2019on n\u2019avait pas beaucoup de temps pour s\u2019améliorer et chacun s\u2019est mis à travailler plus fort.On rêvait à ça il y a quatre ans et on a eu une nouvelle chance.On a joué notre meilleure partie du tournoi aujourd\u2019hui.» Pour sa part, Jarome Iginla, qui a marqué deux buts hier, affichait son sourire habituel lorsqu\u2019il a rencontré les journalistes.« C\u2019est effrayant ! Je n\u2019ai jamais fait partie d\u2019une telle aventure.Ce fut une expérience incroyable et j\u2019espère avoir la chance de revivre ça un jour.» De la façon dont le grand patron Wayne Gretzky l\u2019a vanté après le match, le porte-couleurs des Flames de Calgary peut dormir sur ses deux oreilles.\u2014 S.D.\u2014 DIMANCHE \u2014 CANADA 5 ÉTATS-UNIS 2 Première période 1.É.U., Amonte 2 (Weight, Poti).8:49 2.Canada, Kariya 3 (Pronger, Lemieux).14:50 3.Canada, Iginla 2 (Sakic, Gagne).18:33 Pénalités \u2014 Niedermayer Cda (obstruction) 3:03, Fleury Cda (double échec) 10:03.Deuxième période 4.É.U., Rafalski 1 (Modano, Hull) .15:30 (an) 5.Canada, Sakic 3 (Jovanovski, Blake).18:19 (an) Pénalités \u2014 Hull É.U.(bâton élevé) 9:27, Miller É.U.(bâton élevé) 10:19, MacInnis Cda (obstruction) 14:40, Roenick É.U.(trébucher) 16:30.Troisième période 6.Canada, Iginla 3 (Yzerman, Sakic) .16:01 7.Canada, Sakic 4 (Iginla).18:40 Pénalité \u2014 Yzerman Cda (trébucher) 13:43.Tirs au but CANADA.11 17 11-39 É.U.10 14 9-33 Gardiens Canada: Brodeur .(G,4-0-1) États-Unis: Richter.(P,2-1-1) Buts et avantages numériques Canada:.1-3 États-Unis: .1-4 Arbitre \u2014 Bill McCreary.Juges de ligne \u2014 Mike Cvik, Antii Hamalainen.Assistance \u2014 8599.Chelios: « Les Canadiens forment un groupe de joueurs très fiers » WEST VALLEY CITY \u2014 Le capitaine de l\u2019équipe des États-Unis, Chris Chelios, n\u2019a pas été surpris par la hargne démontrée par ses adversaires canadiens, hier aprèsmidi.« Ils ont une certaine fierté à propos du hockey, a raconté l\u2019exdéfenseur du Canadien en conférence de presse.L\u2019autre jour, j\u2019ai entendu une phrase de Mario Lemieux disant que le hockey était le sport du Canada.Il s\u2019agit peut-être du seul sport dans lequel ils sont bons, à l\u2019exception du curling et de quelques autres choses.Blague à part, les Canadiens forment un groupe de joueurs très fiers.Je crois cependant que les Américains sont aussi parvenus à ce niveau.On l\u2019a prouvé lors de la Coupe du monde de 1996, à Montréal.» Le joueur de centre Jeremy Roenick a été beau joueur dans la défaite, soulignant que le Canada venait de mettre un terme à une léthargie de 50 ans sans médaille d\u2019or olympique.« Je suis certain qu\u2019il y a beaucoup de gens qui dansent et qui chantent au Canada en ce moment.Ils ont attendu un long moment.Je suis heureux pour eux.» Tout en reconnaissant les mérites de l\u2019équipe canadienne, l\u2019entraîneur- chef Herb Brooks a estimé que ses équipiers avaient connu un parcours plus difficile en deuxième partie de tournoi.« Je ne veux pas passer pour un mauvais perdant, mais les Canadiens avaient de meilleures jambes aujourd\u2019hui », at- il dit.\u2014 S.D.BILL ZWECKER, FOX-TV « À VOIR! » À L\u2019AFFICHE LE VENDREDI 1ER MARS NOUS ÉTIONS SOLDATS (Version française de WE WERE SOLDIERS) 13 ANS + VIOLENCE TM & Copyright © 2002 Paramount Pictures.Tous Droits Réservés 3029938A 3029940 1LP0402F0225 F4 lundi 1LP0402F0225 ZALLCALL 67 23:38:25 02/24/02 B F 4 S A L T L A K E 2 0 0 2 > A C T U A L I T É S T É L É \u2022 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 5 F É V R I E R 2 0 0 2 Salt Lake 2002 terminé, vive Turin 2006 ANTENNES Les Jeux sontfait s Agence France-Presse SALT LAKE CITY \u2014 Le président du Comité international olympique, Jacques Rogge, a officiellement clos hier soir les JO 2002 et invité, selon la tradition, la jeunesse du monde à se retrouver dans quatre ans à Turin, pour les 20e Jeux d\u2019hiver.Il avait auparavant remercié ses hôtes et le « peuple américain » pour ces « deux semaines inoubliables ».Jacques Rogge a dit son admiration pour les « grandes performances » des athlètes, leur « esprit de fair-play et de fraternité ».Aux volontaires, aux organisateurs, aux forces de sécurité aussi, il a exprimé ses remerciements et sa gratitude pour « avoir offert au monde de superbes Jeux ».Le président du Comité d\u2019organisation de Salt Lake 2002, Mitt Romney, s\u2019était auparavant enthousiasmé.« Quelque chose de magique est arrivé pendant ces 17 jours.Nous n\u2019oublierons jamais ».collaboration spéciale «Il est collé à Lemieux comme un timbre à une enveloppe.y\u2019avait un peu de genou même s\u2019il s\u2019appelle Foote.» Le match était commencé et Claude Quenneville y allait de jeux de mots dont lui seul a le secret ! À la fin de la deuxième, c\u2019est 3-2 Canada : « Nous sommes à 20:14 d\u2019une médaille d\u2019or, mais ne vendons pas la peau de l\u2019ours avant de.» Sur NBC, Bill Clement se compromet : « L\u2019équipe qui commettra le moins d\u2019erreurs, le moins de revirements.» Sur CBC, c\u2019est Don Cherry, lui-même un cliché.Ç\u2019aura été les Jeux des clichés.Au hockey surtout : « Il a tout fait, sauf marquer.un match pour hommes.ils sont prêts à payer le prix.ils ont le vent dans les voiles.le momentum change de côté.ça fera du bien à sa confiance.c\u2019est un nouveau match.» Et le cliché par excellence en cette période : l\u2019important, c\u2019est de participer.Vraiment ?Les Jeux des chialeurs aussi.Nous les premiers, la Russie sur sa fondeuse, sur sa patineuse, sur l\u2019arbitre, la Corée du Sud sur son patineur disqualifié, les patineurs italiens, l\u2019Ukraine qui appuie les Russes, Gretzky paranoïaque, Fetisov qui l\u2019imite.De mauvais perdants ?J\u2019espère.Les bons perdants perdent la plupart du temps.Allez leur dire à eux que l\u2019important, c\u2019est de participer.Demandez à Marc Gagnon s\u2019il a savouré ses victoires samedi, ou si l\u2019important était d\u2019être là, sans plus.Les Jeux du chauvinisme.Sauf que le chauvinisme n\u2019est pas une exclusivité américaine, mais la tasse de thé de tous, nous inclus.Ç\u2019a été de bons Jeux pour la télé.Des auditoires qui justifient l\u2019investissement.Les chiffres qui suivent excluent les cérémonies d\u2019ouverture et n\u2019incluent évidemment pas les résultats de la fin de semaine que nous connaîtrons aujourd\u2019hui.Sur la SRC, la moyenne a été de 396 000 en après-midi, de 772 000 en soirée et de 436 000 en fin de soirée.Jusqu\u2019ici, Radio- Canada dénombre quatre soirées de 900 000 et plus, deux entre 800 000 et 900 000 et trois entre 700 et 800.En anglais, la moyenne en après-midi fut de 872 000, celle de la soirée, aux heures de grande écoute, de 2 272 000, et de 454 000 en toute fin de soirée et début de nuit.La finale du tournoi féminin de hockey entre le Canada et les États-Unis a attiré des auditoires records sur les réseaux canadiens, avec un sommet de 1,2 million sur la SRC et de 6 225 000 sur CBC.La finale masculine devrait cependant éclipser ces résultats puisqu\u2019on prévoit, au Canada seulement, total des deux réseaux, plus de 8 millions de téléspectateurs.Expérience positive aussi pour TSN avec une moyenne de 489 000 en soirée, et un sommet de 1,4 million lorsque Bourne et Kraatz ont patiné.Les commanditaires achètent des cotes d\u2019écoute et NBC les leur garantit.La dernière compilation indiquait une moyenne de 18,5, soit 19,6 millions de foyers américains.Jeudi dernier, NBC a obtenu 46 parts de marché avec le programme libre de patinage artistique chez les dames, son meilleur score.\u0001 \u0001 \u0001 Les Jeux d\u2019hiver comptent moins de disciplines que ceux d\u2019été.En proposant la même quantité d\u2019heures de reportages, il y a forcément « remplissage » quelque part, plus de reportages en différé, de plats préparés d\u2019avance.Du faux « live ».Quand c\u2019était le cas, CBC a mieux prévenu son auditoire que la SRC en inscrivant le mot « live » en haut de l\u2019écran ou encore par la voix du chef d\u2019antenne.NBC a encore une fois été le champion du différé, fidèle à sa façon de faire.Le réseau américain a aussi cédé à son affilié (CNBC) presque tous les sports « secondaires », le hockey surtout.En conséquence, une visibilité beaucoup moins importante pour la NHL.Jusqu\u2019à la finale d\u2019hier, NBC n\u2019avait diffusé que quatre périodes de hockey, dont à peine 15 minutes du match Russie/USA en préliminaire.Étonnant.Au Canada, les partenariats ont été mieux définis et les réseaux ne se considèrent plus comme rivaux pendant ces quelques jours.La SRC a utilisé plus de commentateurs de RDS que CBC de TSN, mais chaque réseau anglais indiquait en sur-imprimé ce que le partenaire diffusait au même moment.Plus facile à suivre.\u0001 \u0001 \u0001 DES NOTES DE 6,0.aux topos de Gilles Gougeon et Charles Tisseyre, et aux capsules zoolympiques.Trois médailles d\u2019or.Aux reporters Catherine Cano et Chris Cuthbert qui ont su fouiller les dossiers chauds et poser les bonnes questions.À Brian Williams (CBC),le meilleur chef d\u2019antenne, NBC inclus.Renseigné, excellent meneur de jeu et bon intervieweur.À CBC, puisqu\u2019on y est, pour la fréquence de ses reportages en direct, de ses caméras dans les coulisses des compétitions.Au site web de Radio- Canada pour son efficacité à retransmettre les résultats.À Salé et Pelletier, pour leur comportement.Guidés ou non par les faiseurs d\u2019image, ils ont été magnifiques.À Pierre Harvey pour sa pondération, Gaétan Boucher pour la précision de ses propos, Alain Goldberg pour ses émotions et ses commentaires concis, émis au bon moment.À Richard Garneau, pour avoir été Richard Garneau.À Jacques Rogge pour sa rapidité à répondre aux pleurnichards.À Claude Mailhot, pour ses résumés de la veille, le matin sur RDS.À la SRC pour sa rétrospective d\u2019hier midi, avec chacun des duos de commentateurs.Au skieur Peter Pen, aux patineuses Yang (A)Yang et Yang (S)Yang, au skieur français Richard Gay et à Chu Nanan en ski acrobatique, pour leur nom !.À Benoit Brière, comme patineuse et planchiste.À Kelly Hrudey, qui devrait remplacer Don Cherry au plus vite.À NBC pour ses initiatives technologiques.À vous tous qui devrez patienter quatre ans pour revoir du hockey aussi bien joué.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Les patineurs Jamie Salé et David Pelletier, médaillés d\u2019or en couple, ont porté le drapeau canadien lors des cérémonies de clôture, hier soir.AU BORD DU GRAND LAC SALÉ YVES BOISVERT Émeute à Salt Lake IL Y AVAIT des gens qui lançaient des bouteilles, il y avait des cris, il y avait des gens qui couraient dans toutes les directions, et toutes sortes de polices qui avaient l\u2019air pas mal mêlées.Eh ! Une émeute dans les rues de Salt Lake ! On voyait qu\u2019ils ne l\u2019avaient pas du tout.Des amateurs.Les voyous, comme la police.Il était dans les 1 h du matin, et pour défendre le droit inaliénable du public à une information complète et de qualité, quelques représentants de La Presse veillaient dans un établissement licencié de la capitale de l\u2019Utah.En sortant, nous avons demandé ce qui se passait.« Ben, il y avait des gars saouls qui fêtaient dans les rues, et la police s\u2019est mise à tirer ; moi je n\u2019ai rien fait, je regardais, et j\u2019ai reçu deux balles de plastique, une sur la jambe, une dans le dos ! » m\u2019a dit un gars saoul qui fêtait dans la rue.Ça fait mal ?« Je te dirai ça demain, là, je ne sens rien, je suis saoul », a-t-il dit en riant.À ses côtés, un copain qui en a reçu trois dans le dos.Il n\u2019était pas parti, il était installé sur le trottoir et sirotait une bière.Pas des cas d\u2019ambulance.Un peu plus loin, des agents du FBI avaient dressé une barricade et bloqué la rue où tout a commencé.« C\u2019est lui, le chien, qui tirait sur nous ! » a dit une fille, en désignant un grand gars en manteau noir où était écrit « FBI ».« J\u2019en ai reçu une sur la main ! » Selon ce qu\u2019un type du FBI a dit, tout a commencé au party Budweiser, un périmètre où il y a de l\u2019animation et beaucoup de bière.Les fêtards \u2014 des centaines, qui criaient souvent « USA ! » \u2014 se sont mis à se promener près de la ligne de tramway et à renverser les grands cônes aux couleurs des Jeux installés dans la ville.Ils lançaient leurs bouteilles et faisaient un peu de casse.Ils obstruaient aussi le passage des tramways.C\u2019est là que la police a commencé à tirer, sans trop d\u2019avertissement, ont dit plusieurs témoins.Au moment où nous nous promenions dans les rues pour comprendre ce qui s\u2019était passé et ce qui continuait à se passer, les polices arrivaient, des polices de toutes espèces, les unes après les autres.FBI.Police jaune des Jeux.Police de la ville.Police du comté.Toutes sortes de couleurs, toutes sortes d\u2019habit, et il semblait n\u2019y avoir aucune coordination, mais c\u2019était peut-être ça l\u2019idée.Tout d\u2019un coup, un hélicoptère volant à basse altitude s\u2019est mis à sillonner le quadrilatère où nous nous trouvions.Il projetait un puissant phare pour éclairer les rues.Ça commençait à devenir sérieux.Jusqu\u2019à ce qu\u2019une demi-douzaine de policiers-pompiers arrivent.à vélo ! Ceux-là ont complètement gâché l\u2019effet.Oubliant un instant le guide déontologique de notre fédération professionnelle, je l\u2019avoue, nous avons éclaté de rire.Là, une bande de policiers en gris sont arrivés avec des matraques : 15 ou 20.Ils n\u2019avaient pas de casque.Les vrais anti-émeutes sont arrivés dans un petit pick up blanc pas très impressionnant.Eux avaient le casque, les matraques et l\u2019habit noir.Une voiture de police du Sheriff est arrivée en trombe, un gars en jeans en est sorti.Il bloquait une rue, mais les voitures continuaient à passer, ce qui l\u2019a un peu insulté et il a crié à une automobiliste indifférente que la rue était barrée.Plus bas, à la sortie d\u2019un bar où la bagarre avait éclaté, et où l\u2019on avait chassé les mauvais garçons, la bagarre continuait dans la rue, et en débarquant de leur pick up blanc, les flics en habit noir se sont mis à distribuer les coups de matraque sans poser de questions.Les dommages ?Quand nous sommes allés nous coucher, ils étaient minimes.Ces gens-là ne savent pas ce qu\u2019est une émeute, ou alors n\u2019était-ce que la générale pour ce qui se préparait pour la nuit dernière.Après la bulle LA VILLE EST ANIMÉE, on vous l\u2019a dit, à minuit on avait peine à circuler sur les trottoirs, samedi soir, au centre de Salt Lake, et je ne parle pas de l\u2019émeute.Mais après, après la bulle olympique, de quoi aura l\u2019air cette ville ?En gros, d\u2019une ville calme et tranquille, où tout est mort à 21 h.Une ville aux rues trop larges, où l\u2019âme se perd dans les courants d\u2019air.Une ville de gouvernement \u2014 mais aussi d\u2019industries de pointe \u2014 de 180 000 personnes, dont le centre n\u2019a pas de style.Une fois les immeubles dépouillés de ces photos géantes sur toile \u2014 sur 10 ou 15 étages \u2014 d\u2019athlètes représentant les différents sports olympiques, ils redeviendront d\u2019une insignifiante laideur.Pour l\u2019instant, ça plante un décor : on dirait des géants mauves qui volent sur la ville.Mais il faudra bien les rouler.Une ville qui compte des beaux quartiers, dans les hauteurs, mais qui est ceinturée d\u2019autoroutes et entourée d\u2019interminables parcs industriels.Une ville entre la montagne et le désert, qui sont deux bonnes raisons de venir ici.Mais qui sont des raisons.hors la ville.Le maire pense que ces Jeux vont transformer la ville à jamais, et la déniaiser pour de bon.Je pense qu\u2019il est optimiste.Sentra XE 2002 0$ DÉPÔT DE SÉCURITÉ \u2022 Transport et préparation inclus ! \u2022 Lecteur de D.C.\u2022 Climatiseur 777000111000,,,,,, boullllll.Heeenrrriiiiii-Bourrrassssssa Esssttttt,,,,,, Anjjjjjjou (514) 324-7777 *Sentra XE 2002 C4LG52-BK00, location 48 mois, 19 500 km/an Financement à partir de 2,8% / moiiss 221199$* COMPTANT SEULEMENT 998$$ 3024138 COMPTANT 0 $ 998 $ 1 498 $ 1 998 $ MENSUALITÉS 242 $ 219 $ 208 $ 196 $ 3024150 1LP0501F0225 f05lundi 1LP0501F0225 ZALLCALL 67 22:38:18 02/24/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 5 F É V R I E R 2 0 0 2 S A L T L A K E 2 0 0 2 > B I L AN F 5 Je vous embrasserai une autre fois Le visage de Giulio L\u2019affaire Salé-Pelletier aura été l\u2019événement dominant de ces Jeux.Un grand brouhaha, un grand gâchis qui a brassé la marmite olympique, mais pas seulement olympique.Bref rappel des faits.À l\u2019issue de la finale de patinage en couple, les Russes Berezhnaïa et Sikharulidze étaient déclarés vainqueurs, décision très mal accueillie par le public et par la presse.On, qui inclut ici la personne qui parle, on a eu le sentiment que le couple Salé- Pelletier avait effectué un parcours sans faute, proche de la perfection.Ce n\u2019était pas le cas des Russes.Une juge française reconnut qu\u2019elle avait subi des pressions des Russes, elle s\u2019en dédit aujourd\u2019hui, mais la controverse attisée par les médias américains et canadiens prit rapidement l\u2019allure d\u2019une tourmente.Toute l\u2019atmosphère des Jeux s\u2019en trouva polluée.Devant la colère du peuple, Jacques Rogge, président du CIO, lança un ultimatum à la Fédération internationale de patinage : vous me changez cette décision-là, et vite.Ainsi fut fait.Il fut décidé de laisser la médaille d\u2019or aux Russes et d\u2019en donner une aussi aux Canadiens.J\u2019ai écrit trois chroniques sur le sujet.Une première dans laquelle je partageais entièrement le sentiment d\u2019injustice du public et de mes collègues.Une seconde dans laquelle je prenais mes distances avec ce qui commençait à ressembler à un lynchage.Et la dernière pour dire que la décision du CIO était grave de conséquence, qu\u2019elle transcendait le sport, qu\u2019en cédant à la pression populaire, le CIO avait commis une faute plus grande que l\u2019injustice qu\u2019elle voulait réparer.Vous m\u2019avez écrit que j\u2019étais arrogant.C\u2019est vrai, mais je ne vois pas très bien le rapport.Et de toute façon, c\u2019est rien à côté de ce que je pourrais l\u2019être en concluant qu\u2019il est heureux que la démocratie (pas la directe, pas celle qui nie ses propres institutions, celle qui s\u2019en remet au droit) qu\u2019il est heureux disais- je que la démocratie ne soit pas du patinage artistique, vous auriez des 4.9 partout, tant pour l\u2019expression artistique que pour la technique.Je vous embrasserai une autre fois, je suis un peu grippé.Puisque vous tripez médailles, voici les miennes qui ne sont pas, vous vous en doutiez bien, celles qui figurent au tableau.ADORABLE CLARA \u2014 La médaille canadienne qui m\u2019a fait le plus plaisir, celle qui m\u2019a fait crier yessss dans le salon : la médaille de bronze de Clara Hughes au 5000 mètres longue piste.Je côtoie Clara depuis quelques années dans les courses de vélo \u2014 elle est l\u2019équipière et la grande amie de Lyne Bessette dans l\u2019équipe Saturn \u2014 c\u2019est la plus gentille fille du peloton, toute en douceurs, toute en rondeurs, l\u2019aspect général d\u2019une lune, on la croit un peu molle, mais c\u2019est une guerrière incroyablement dure à la souffrance.Elle vient de réaliser à Salt Lake, dans un des sports les plus exigeants qui soit, un exploit remarquable.Le sport comme j\u2019aime.BECKIE \u2014 L\u2019athlète des Jeux pour le Canada ?Il n\u2019y a pas à hésiter une seconde, la skieuse Beckie Scott, bronze au cinq kilomètres poursuite, sixième du cinq kilomètres classique, sixième du dix kilomètres, quatrième du sprint (1500 mètres).Le panache ?Catriona LeMay Doan au 500 mètres longue piste.La déception la plus douloureuse, pour lui surtout, Jeremy Wotherspoon, son accident après quatre foulées dans la première manche du 500 mètres, et sa totale déconfiture dans le 1000.Les médailles les plus dévaluées ?Celles du hockey féminin qui n\u2019a pas sa place aux Jeux tant qu\u2019il n\u2019y aura que deux équipes de niveau décent.Puisqu\u2019il est question d\u2019alléger le programme, le hockey féminin devrait être le premier sport à prendre le bord, avant même la balle-molle dont on dira ce qu\u2019on voudra, n\u2019empêche qu\u2019elle implique une demi-douzaine d\u2019équipes à peu près d\u2019égale force.Pour revenir au hockey féminin, je ne vois pas ce qui empêche les Canadiennes et les Américaines de s\u2019affronter dans une super série annuelle, qui nous serait montrée à Noël par exemple, qu\u2019ont-elles besoin d\u2019être olympiques ?FIN DE CARRIÈRE \u2014 Donald Farley était pas mal débiné de sa 41e place dans le 50 kilomètres.Attentionnée, Marie-José Turcotte lui a gentiment tendu la perche pour une excuse : « On sait que vous avez eu des problèmes avec votre fédération, est-ce que cela vous a dérangé dans votre préparation ?» Farley : « Rien à voir.Je n\u2019ai que moi à blâmer.» Autre tentative de Marie-José : « Cela doit être frustrant de savoir que parmi ceux qui ont fini devant vous, il y en a plusieurs qui sont dopés ?» Farley : « Si vous voulez dire que les 40 skieurs qui ont fini devant moi sont dopés, non.» Marie-José : « C\u2019est la fin de votre carrière, qu\u2019allez-vous faire maintenant ?» Farley : « Me chercher une job.» C\u2019est joli gris modestie, et cela repose du jaune tape-à-l\u2019oeil.SALT LAKE CITY \u2014 Vous savez comment je me suis senti quand mes patrons m\u2019ont commandé un texte pour le cahier souvenir des Jeux olympiques de Salt Lake City ?Comme un fondeur venant de frapper le mur à la 40e borne d\u2019un 50 km classique, à qui l\u2019on demanderait d\u2019élaborer sur le sens de la vie.« Simon, ne te casse pas la tête, ce qu\u2019on veut, c\u2019est un flash, un moment fort, une anecdote, ce qui t\u2019a marqué quoi », m\u2019a-t-on dit.Je pourrais vous parler de la médaille d\u2019argent-or de Jamie Salé et David Pelletier, des déceptions de nos Québécois en bosses, du triplé de Marc Gagnon, de Beckie Scott, de Clara Hughes, de la victoire surprise de Sarah Hughes, de Catriona LeMay Doan, de Janica Kostelic, des mormons, des fouilles après les longues randonnées en autobus, des vêtements Roots et tutti quanti.Mais je suppose que vous avez été inondés de ces sujets au cours de la dernière quinzaine et que vous en avez un peu marre.De toute façon, ce n\u2019est pas de cela dont je vais me souvenir de ma première couverture.Hormis les majestueuses montagnes Wasatch ceinturant cette ville autrement un peu drabe, les Jeux de Salt Lake seront pour moi marqués par un visage.Celui, défait, du bobeur montréalais Giulio Zardo, une demi-heure après sa belle cinquième place dans l\u2019épreuve du bob à deux.Je n\u2019avais jamais rencontré l\u2019animal en question.Une verte recrue, cinquième à ses premiers Jeux, je m\u2019imaginais qu\u2019il retirerait une certaine satisfaction de cet exploit.Pas du tout.Appuyé devant moi sur la clôture de la zone mixte, on aurait dit un chien battu.Ses yeux tristes fixaient le sol et ses lèvres tremblotantes ne laissaient sortir les m o t s q u \u2019 a u compte-gouttes dans un espèce de refus de craquer.Quatrième la veille, l\u2019ex-footballeur avait humé l\u2019odeur du podium.Il aurait tant aimé ramener « quelques chose » à la maison.Cinquième, tu veux rire, ça ne vaut pas un clou, semblait-il dire.Pas d\u2019excuses à la noix du genre la neige était trop dure, la piste ne convenait pas à mon style, je n\u2019étais pas prêt psychologiquement, les juges n\u2019ont rien compris, etc.Mettons que ça faisait changement.Seulement : « J\u2019ai perdu, voilà tout, et fichez-moi la paix ».Une émotion si brute, si forte, que ça m\u2019a remué.Que voulez-vous, moi aussi, je suis un gars sensible.PHOTO PC Beckie Scott s\u2019est révélée l\u2019athlète canadienne des Jeux de Salt Lake City : médaillée de bronze au cinq kilomètres, sixième du cinq kilomètres classique et quatrième du sprint.PHOTOTHÈQUE La Presse Giulio Zardo À l\u2019impossible ils sont tenus SALT LAKE CITY \u2014 Il n\u2019était pas nécessaire que Sara-Maude Boucher tombe à l\u2019entraînement, juste avant l\u2019épreuve de descente.Il n\u2019était pas nécessaire qu\u2019elle brise ses deux skis, qu\u2019elle se foule le cou et le genou.Mais certains tombent, trébuchent, cafouillent.Ce n\u2019est pas absolument nécessaire.Mais cela nous rappelle qu\u2019ils touchent toujours à la limite.Qu\u2019à l\u2019impossible ils sont tenus.Qu\u2019ils s\u2019y tiennent, en tout cas.Et quand elle est arrivée en bas de la piste, après avoir pris le dixième rang du combiné de ski alpin, deux jours après son accident, Sara-Maude Boucher pleurait.Elle a raconté aux journalistes la peur.Qu\u2019elle a eue et qu\u2019elle a vaincue.Si tu tombes, tu peux mourir.Si tu ne passes jamais près de tomber, peut-être ne gagneras-tu jamais.Et deux jours plus tard, tu remets tes skis.Ce n\u2019était pas un mince succès, une dixième place, ce jour-là.Il n\u2019était pas nécessaire que Jeremy Wotherspoon trébuche après quatre coups de patin au 500 m, et s\u2019écrase de tout son long sur la glace la plus rapide au monde.Ça ne lui était pas arrivé depuis l\u2019âge de 12 ans.Ce n\u2019était vraiment pas nécessaire, ce jour-là, mais peutêtre pas inutile.Parce qu\u2019il n\u2019est pas mauvais que de temps en temps, ils nous rappellent leur humanité.Juste au moment où on les croyait machines à transformer les espoirs en médailles.La machine s\u2019est enrayée, tout le monde a fait « hon ! » et l\u2019on a vu la faille.Il n\u2019était pas nécessaire que Janica Kostelic, une Croate de 20 ans, gagne quatre médailles, dont trois d\u2019or, au ski alpin.Elle aurait pu en laisser aux copines.Mais cela nous a dit qu\u2019il leur arrive parfois de ne pas se contenter d\u2019être excellent.Ils touchent à l\u2019impossible.« Plusieurs choses sont possibles aujourd\u2019hui parce qu\u2019un jour, des gens ont tenté des choses impossibles », a dit Max Weber.C\u2019était un sociologue, et ça n\u2019avait rien à voir avec les Olympiques.Il parlait politique.L\u2019école gratuite obligatoire, c\u2019était une chose impossible il y a 150 ans, la preuve, c\u2019était dans le programme du Parti communiste.Il faut des gens qui côtoient l\u2019impossible, qui repoussent les limites du possible, de l\u2019ordinaire, du banal.J\u2019en ai rencontré mille, ici, et il me semble que pour un moment, ils m\u2019ont amélioré.C\u2019est une possibilité.Et ça me donne le goût de leur dire merci.À la fois les meilleurs et les pires Ce ne furent pas des Jeux comme les autres.Comme la langue d\u2019Ésope.À la fois les meilleurs et les pires.Les meilleurs parce que ce furent les Jeux les mieux organisés que j\u2019ai couverts depuis Moscou en 1980.Et qu\u2019ils se sont terminés dans une pluie d\u2019or pour les athlètes canadiens et québécois avec les médailles de Marc Gagnon et d\u2019Équipe-Canada.Les pires parce que ce furent les Jeux les plus dépourvus de la fête olympique que j\u2019aie jamais vécus.Ben Laden aura réussi à faire de Salt Lake City une ville sous le siège.Bien sûr, on a fini par s\u2019y habituer, l\u2019homme s\u2019habitue à tout, mais les Jeux étaient présentés dans une nation officiellement en guerre et la bonne humeur des milliers de bénévoles n\u2019a jamais pu camoufler la présence des soldats, des policiers, des agents secrets, des militaires de tout acabit et des agents accompagnés de leurs chiens.Ce qui fait peur, c\u2019est que les Jeux de Salt Lake aient établi les nouvelles normes pour les Jeux à venir.Ce serait triste qu\u2019on retrouve à Athènes, en Grèce, et à Turin, en Italie, les deux pays qui ont donné naissance à la civilisation occidentale, donc à la démocratie, la même paranoïa qu\u2019à Salt Lake City.C\u2019est permis de triper parce que les sites étaient remplis de spectateurs, c\u2019est permis de trouver que les concerts de rock à la Place des Médailles étaient agréables, n\u2019en demeure pas moins que toutes les épreuves ont été présentées derrière des kilomètres de clôtures et des points de contrôle semblables à Check Point Charley, le poste de contrôle entre Berlin-Est et Berlin- Ouest pendant la guerre froide.\u0001 \u0001 \u0001 Mais les Jeux olympiques laissent toujours dans la mémoire des souvenirs impérissables.Mes premiers remontent à Montréal et à Nadia Comaneci.Lake Placid et le miracle de la victoire américaine.Sarajevo et Gaétan Boucher.Calgary et Katarina Witt, Albertville et la bande du patinage de vitesse courte piste, Lillehammer et Myriam Bédard.Nagano et la vue de Wayne Gretzky assis sur le banc pendant la fusillade contre les Tchèques.Je reviens donc de Salt Lake City avec plein de souvenirs qui vont encore s\u2019embellir avec la patine du temps.Jamais je n\u2019oublierai les quatre minutes et 25 secondes du programme long de Jamie Salé et de David Pelletier.Ni les cinq jours de folie qui ont suivi et que j\u2019ai passés enfermé ou presque dans le centre de presse à couvrir conférences de presse, points de presse et déclarations à la sauvette.Les Jeux, c\u2019est personnel.Vos Jeux valent mes Jeux.Vos souvenirs valent donc les miens.D\u2019ailleurs, pendant les Jeux, j\u2019ai reçu 750 courriels que j\u2019ai tous lus.Si ça vous tente de partager vos souvenirs, ne vous gênez pas.Je vais les lire en arrivant en Australie où je serai cette semaine pour le Grand Prix de Formule 1.Mes souvenirs dont je parlerai sans doute dans huit ans aux Jeux de Vancouver en 2010, passeront de Pelletier-Salé à Marc Gagnon qui est devenu l\u2019athlète canadien le plus médaillé des Jeux d\u2019hiver et à Isabelle Charest qui, à sa dernière épreuve aux Jeux olympiques, a fini avec une autre médaille.Mais qui donc oubliera la médaille d\u2019or gagnée hier par le Canada ?Personne et c\u2019est mérité.Mario Lemieux, Joe Sakic, Martin Brodeur et les autres ont été de grands champions.Et qui donc oubliera le désastre du premier match contre la Suède ?Et qui donc oubliera les déclarations outrancières de Wayne Gretzky après la nulle contre les Tchèques ?Mais tout le monde ! C\u2019est ce qui est à la fois merveilleux et injuste dans le sport.Les résultats font oublier et la victoire donne toujours raison.La leçon de hockey donnée par les Suédois est devenue un exercice de préparation et la crise paranoïaque de Gretzky un exercice de motivation et une tentative d\u2019enlever la pression sur les épaules des joueurs.Personnellement, et c\u2019est vraiment personnel, c\u2019était la première fois depuis Montréal que nous étions quatre à couvrir les Jeux pour La Presse.Ce fut un plaisir de tous les instants de travailler avec ce beau trio.Et merci au pupitre qui a sauvé tant de gaffes.Une nouvelle expérience d\u2019achat Traitez avec des conseillers formés par l\u2019Université Toyota.Divulgation intégrale, aucuns frais cachés.STE-THÉRÈSE Boul.Desjardins Blainville Toyota Autoroute 640 Autoroute Des Laurentides (15) Route 117 (Labelle) Martineau Brault BLAINVILLE TOYOTA 120 boul.Desjardins est, Sainte-Thérèse (450)435-3685 \u2039\u2039Nos clients» sont nos meilleurs vendeurs ! 3025221 Excellent choix de RAV4 et HIGHLANDER 3025231 1LP0601F0224 spread67 1LP0601F0224 ZALLCALL 67 22:17:44 02/24/02 B 1LP0802F0225 f08lundi 1LP0802F0225 ZALLCALL 67 00:04:16 02/25/02 B F 8 S A L T L A K E 2 0 0 2 > B I L AN \u2022 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 5 F É V R I E R 2 0 0 2 Ils gagnent et voilà qu\u2019ils triomphent.Lexique d\u2019hiver m b l a n c h a @ l a p r e s s e .c a J\u2019espère que vous avez aimé ?L\u2019équipe masculine de hockey qui remporte l\u2019or après une traversée du désert qui aura duré 50 ans, nos amis avaient bien raison de festoyer.Pas beaucoup de gens avaient prédit un podium à l\u2019équipe canadienne ; encore moins la croyait capable de mériter l\u2019or après la désastreuse défaite de 5-2 encaissée contre la Suède en début de tournoi.Mais de circonstances en circonstances, l\u2019équipe canadienne a fait son chemin.J\u2019espère que vous avez aimé parce que moi, j\u2019en suis resté sur mon appétit.Ce match a été disputé par des Nord-Américains et le style de jeu employé tout au cours du match ressemblait à s\u2019y méprendre à celui utilisé dans la Ligue nationale avant l\u2019invasion massive des joueurs européens.Si vous raffolez de ce jeu, tant mieux ; si, comme moi, vous trippez plus sur des confrontations qui opposent des écoles de hockey différentes, tant pis.Un mot sur Mario Lemieux.Le jeu qu\u2019il a effectué sur le premier but lorsqu\u2019il a délibérément laissé filer une rondelle entre ses patins pour permettre à un troisième joueur de la saisir, c\u2019était à mon avis du jamais vu dans le hockey.Au hockey, je dis bien, puisque cette feinte est souvent utilisée par les joueurs de soccer.À la tivi, il aurait été plaisant qu\u2019on le souligne.Dernière chose, après le match, Wayne Gretzky et Don Cherry ont rendu hommage à Martin Brodeur en disant que l\u2019arrêt affectué contre Brett Hull, dans la 16e minute de jeu de la troisième période, avait été le fait saillant de la rencontre.« Plusieurs nous ont reproché d\u2019avoir fait appel à Brodeur, a confirmé Gretzky.Mais, sans lui, je ne sais pas ce qui serait arrivé.» Ne vous reste plus maintenant qu\u2019à décoder.Cherry a aussi dit que la médaille d\u2019or remportée par le Canada signifiait qu\u2019il ne fallait rien changer au programme de hockey en vigueur au Canada.Voilà, suffit qu\u2019ils remportent l\u2019or pour qu\u2019ils se prennent maintenant vraiment pour les meilleurs.La tristesse de cette victoire, elle est là ! \u0001 \u0001 \u0001 Comment ont été vos Jeux ?À l\u2019exception de la saga Salé- Pelletier, interminable et insupportable saga, montée en épingle sans qu\u2019ils ne l\u2019aient demandé en plus, j\u2019ai passablement aimé les miens.Des Jeux de Salt Lake City, je sais déjà ce qui me restera en mémoire quand, dans deux, trois ans, juste avant les Jeux de Turin, au coin du feu, mes amis tenteront de se rappeler.Facile, je ne me souviens déjà plus que de l\u2019essentiel : une douzaine de flashes tout au plus qui n\u2019ont la plupart du temps rien à voir avec la performance des athlètes et la couleur des drapeaux.Il s\u2019agit de sourires, de bouts de phrases, de moments de grâce, de reportages intéressants comme celui diffusé samedi dernier à RDI quand Louis Hardy s\u2019est rendu dans l\u2019atelier de Pierre Harvey parler fartage.Du solide et de l\u2019inédit.Il s\u2019agit de gestes aussi, comme la spirale en quatuor que nous ont concoctée Elena Berezhnaya et Anton Sikharulidze en compagnie de Jamie Salé et David Pelletier, au Gala des Champions, vendredi.Un moment magique, une façon de dire au monde entier qu\u2019ils n\u2019en avaient rien à foutre des chicanes de bouts de chiffons.Sublime.Le sourire qui illumine mes Jeux, c\u2019est celui qu\u2019un caméraman de TVA a croqué quand il s\u2019est rendu à Sayabec le soir où le duo Salé-Pelletier nous a offert un sansfaute pas piqué des vers.On voit la caméra s\u2019approcher d\u2019une petite fille tout en boucles, sept, huit ans tout au plus, qui porte les deux mains au visage de peur de voir ses favoris chuter.Et qui, soudainement, en même temps que ses yeux s\u2019illuminent, pur instant de bonheur, hurle sa satisfaction.Salt Lake City, c\u2019est Jean-Philippe Roy qui skie comme un dieu dans les deux manches de slalom du combiné.Quel beau skieur que celui-là.Tout aussi beau sinon plus en entrevue.« En descente, ça brassait pas mal.Je n\u2019en avais pas effectué de l\u2019année.À 165 livres, ce n\u2019est pas évident.» \u2014 Déçu de ta 31e place en descente ?\u2014 31e?Je m\u2019attendais à pire.Écoutez, moi, j\u2019ai du plaisir.J\u2019ai rencontré plein de gens là-haut et c\u2019était agréable.On jase, on s\u2019amuse.Salt Lake, c\u2019est Jonathan Guilmette, de Montréal, qui raconte à quel point il est surpris d\u2019avoir pu arracher l\u2019argent dans le 500 mètres et qui est ébahi par la force et la résistance du corps humain.« Écoutez, il y a deux ans, j\u2019avais un fémur sectionné en deux.Je ne pensais jamais pouvoir renouer avec la compétition, encore moins terminer deuxième dans une épreuve de sprint aux Olympiques.Je veux dire merci à tous ceux qui m\u2019ont encouragé à ne pas abandonner.» C\u2019est Marie-Ève Drolet, 20 ans seulement, qui, bien candidement, sourire aux lèvres, à la suite de la quatrième place obtenue en finale du 1000 mètres, avoue, sans aversion aucune, avoir été piégée par les Chinoises qui « se communiquaient des informations en course alors que le règlement l\u2019interdit.» Salt Lake, c\u2019est le match de hockey de toute beauté qu\u2019ont disputé les filles aux Américaines sans jamais laisser paraître leurs frustrations face aux décisions biaisées d\u2019un arbitre acheté.C\u2019est Big Mac Gagnon.C\u2019est Janica Kostelic, 20 ans, triple médaillée d\u2019or en ski et médaillée d\u2019argent qui, au fil d\u2019arrivée, porte chaque fois ses bâtons audessus de sa tête comme pour s\u2019en faire des cornes, l\u2019air de dire qu\u2019elle parle au diable.Salt Lake, ce sont les Jeux sans incidents après les incidents que l\u2019on sait.Mais, Salt Lake c\u2019est aussi le scandale vite étouffé des dirigeants d\u2019équipes de la Ligue nationale de hockey qui ont défendu aux joueurs slovaques d\u2019aller représenter leur pays en matches de qualification.Un non-sens et une injustice flagrante.À mon avis, le plus grand scandale des Jeux, il est là.Bravo tout de même, Salt Lake City.Anniversaires \u2014 50 ans : dernière médaille d\u2019or du Canada au hockey olympique ; Radio- Canada qu\u2019on plante parfois parce qu\u2019on l\u2019aime ; 25 ans : mort d\u2019Elvis qui va quand même patiner aux Mondiaux à Nagano.Biélorussie 4, Suède 3 \u2014 Honte à « Salo Lake City », a écrit un journal de Stockholm.Carrière \u2014 Étape lucrative de la vie d\u2019un athlète, provoquée par un scandale olympique.Deutschland \u2014 Pays de l\u2019OTAN qui se maintient au sommet du palmarès olympique avec les méthodes du Pacte de Varsovie.EPO \u2014 Substance qui apparaît dans le sang des skieuses russes quand elles sont menstruées.FFSG \u2014 Fédération française (sports de glace) sur laquelle Le Gougne s\u2019acharne.Glace \u2014 Lieu de compétition olympique qui fait bouillir le sang et fondre en larmes.Hockey \u2014 Sport olympique féminin que les hommes canadiens regardent dans leur garde-robe.International \u2014 Caractère d\u2019une compétition où les résultats se décident entre amis.Jeux \u2014 Manifestation sportive se déroulant en marge des games politiques.Kilomètre \u2014 Distance entre les pharmacies dans un parcours classique de ski de fond.Larme \u2014 Liquide salé dans lequel on trempe un métal pour le changer en or.Mormons \u2014 Groupe religieux américain qui exploite un état.Neige \u2014 Eau congelée qui manque aux pays pauvres pour aspirer au G 7.Or \u2014 Médaille attribuée aux patineurs olympiques quand ils finissent deuxièmes.Peluche \u2014 Matériel dont sont confectionnés les oursons qui consolent les patineurs artistiques quand ils ont perdu ou gagné.Québec \u2014 Province canadienne (pendant les Jeux olympiques).Russe \u2014 Folklore d\u2019Europe dont l\u2019effervescence épisodique nous fait redécouvrir des classiques tels Tu le regretteras (Lénine/Dion), Okay d\u2019abord.(N.Khroutchev) et Ce soir, on rentre (traditionnel c.1972).Skeleton \u2014 Semblable à la luge mais en position du missionnaire.Turin 2006 \u2014 Lieu des prochains Jeux d\u2019hiver et nombre de gouvernements italiens depuis la Deuxième Guerre mondiale.USA \u2014 Pays de l\u2019Amérique du Nord où tout le monde est soit champion soit pompier.Vierge \u2014 Se dit d\u2019une skieuse de fond qui ne s\u2019est pas fait prendre avec un corps étranger.Wayne \u2014 Gretzky dit The Great One ; ancien hockeyeur canadien (Brantford, Ontario) résidant à Los Angeles ; surnommé le « Russe blanc d\u2019Amérique », à cause de son ascendance biélorusse.X \u2014 La grande inconnue de Salt Lake City 2002 : le but d\u2019Alain Côté était-il bon ?Yoyo \u2014 Sport olympique qui se joue entre deux marches d\u2019un podium.Zébrés \u2014 Surnom donné aux arbitres de hockey à cause de leur maillot rayé noir et blanc ; selon la région, ils sont dits « vendus » (Québec) ou « achetés » (France).La tendance se maintient Les Jeux de Salt Lake auront maintenu la tendance des Jeux précédents : un peu trop longs, très commerciaux, dictés par les Américains, dopés, avec beaucoup de sports de remplissage pour boucher les trous entre les grandes épreuves.On aura eu droit en plus à la mise à jour de la magouille qui sévit depuis toujours dans la discipline la plus populaire des Jeux d\u2019hiver : le patinage artistique.À suivre, d\u2019ailleurs.On a vu trop de dirigeants de fédérations et de comités olympiques à peine subtils dans leur sale besogne de vendeurs.Certains commanditaires, au moins, ont réussi à nous faire rire ou à nous émouvoir.Plus près de nous, la SRC nous a encore offert un reportage carrément faible, malgré cinq ans de préparations intensives, nous disait- on.Plusieurs descripteurs et analystes incompétents, mal choisis, mal préparés, paresseux.Samedi soir, 23 h 50, alors que les Jeux étaient terminés à 95 %, la SRC nous a présenté un reportagedocumentaire sur l\u2019importance du fartage.suivi d\u2019un autre sur le bobsleigh.Ça n\u2019aurait pas été mieux AVANT les compétitions ?Mais, comme toujours, les nombreux irritants ne sont pas arrivés à gâcher tout à fait le spectacle.Les Jeux olympiques demeurent un beau moment sportif.En plus des performances, les exploits des cuisses, des poumons et de la volonté, retenons les hommes et les femmes.David Pelletier, surtout, qui trônait au-dessus de la magouille comme un homme avec un grand H.« Finissons-en, je suis tanné de me voir à la télé.Je suis allé sur l\u2019Internet et les gens aussi sont tannés de me voir.Je n\u2019en veux pas de leur médaille.Je voudrais juste aller prendre une bière tranquille avec mes chums à Sayabec.» Un bien beau Québécois, celuilà.Pas de la fausse monnaie.Andrei Mezin, gardien miraculeux des Biélorusses : « Les Suédois sont bien meilleurs que nous.Mais nous avons gagné et nous allons faire notre possible pour donner un bon spectacle.» Marc Gagnon, qui a prouvé qu\u2019on n\u2019était pas obligé de se prendre au sérieux pour devenir grand champion olympique.et toute son équipe de joyeux presque ados.« On vit ensemble, on mange ensemble, on couche ensemble.Ha ! Ha ! Ha ! » Mélanie Turgeon, qui remet les reporters de la SRC à leur place et leur demande « ne pas en mettre trop ».Isolde Kostner, qui nous rappelle que la torture existe toujours à travers la planète.Jim Shea, le champion américain de skeleton : « Le plus important, c\u2019est d\u2019être ici tous ensemble et de s\u2019amuser.J\u2019aimerais qu\u2019on se souvienne surtout de moi comme d\u2019un bon ami.» Les athlètes norvégiens en général, qui accumulent les médailles sans écoeurer qui que ce soit et sans montrer une once de chauvinisme.Et puis nous avons vu du vrai hockey, sans pauses commerciales.Une pure merveille pour ceux qui aiment.On a même appris que si tout le monde nous déteste, le bon Dieu, lui, nous aime un peu, Wayne.PHOTO PC En plus des performances, retenons les hommes comme les patineurs David Pelletier et Anton Sikharulidze qui ont fraternisé lors de la remise des médailles.3019913A 3019932 1LP0901F0224 f9-25 1LP0901F0224 ZALLCALL 67 22:37:25 02/24/02 B 1LP1002F0225 F-10 lundi pt 1LP1002F0225 ZALLCALL 67 23:58:16 02/24/02 B F 1 0 S A L T L A K E 2 0 0 2 > B I L AN \u2022 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 5 F É V R I E R 2 0 0 2 OR ARGENT BRONZE TOTAL ALLEMAGNE 12 16 7 35 NORVÈGE 11 7 6 24 ÉTATS-UNIS 10 13 11 34 RUSSIE 6 6 4 16 CANADA 6 3 8 17 FRANCE 4 5 2 11 ITALIE 4 4 4 12 FINLANDE 4 2 1 7 PAYS-BAS 3 5 0 8 SUISSE 3 2 6 11 CROATIE 3 1 0 4 AUTRICHE 2 4 10 16 Classement des médailles SKI ALPIN SARA-MAUDE BOUCHER 10-03-1979 Saint-Denis-de-Brompton > Descente 43e 20e+ ABN > Super-G 43e 20e+ ABN > Combiné \u2014 5e \u2014 10e 10e \u0001 ANNE-MARIE LEFRANÇOIS 08-01-1977 Charlesbourg > Descente 24e 20e+ ABN > Super-G \u2014 20e+ ABN JEAN-PHILIPPE ROY 18-02-1979 Sainte-Flavie > Slalom 21e 1er \u2014 10e ABN > Slalom géant 25e 1er \u2014 10e ABN > Combiné \u2014 20e+ 8e \u0001 GENEVIÈVE SIMARD 05-11-1980 Val-Morin > Super-G 17e 1ère \u2014 10e 18e > Combiné \u2014 1ère \u2014 10e 7e \u0001 MÉLANIE TURGEON 21-10-1976 Québec > Descente 18e Podium 8e > Super-G 20e Podium 20e BOBSLEIGH PASCAL CARON 01-04-1972 Trois-Rivières > Bob-à-quatre 11e 1er \u2014 5e 9e YANNIK MORIN 04-07-1975 Montréal > Bob-à-deux 13e 1er \u2014 10e 24e GUILIO ZARDO 14-07-1980 Montréal > Bob-à-deux 2e Podium 5e > Bob-à-quatre 11e 1er \u2014 10e 9e \u0001 SKELETON PASCAL RICHARD 27-03-1972 Canmore, AB > Individuel 17e 1er \u2014 10e 15e PATINAGE ARTISTIQUE PATRICE ARCHETTO 03-12-1972 Montréal > Couples 11e 7e \u2014 10e 12e MARIE-FRANCE DUBREUIL 11-08-1974 Longueuil > Danse 11e 6e \u2014 10e 12e ANABELLE LANGLOIS 21-07-1981 Hull > Couples 11e 7e \u2014 10e 12e JACINTHE LARIVIÈRE 25-07-1981 Princeville > Couples 22e 7e \u2014 10e 10e \u0001 PATRICE LAUZON 26-11-1975 Longueuil > Danse 11e 6e \u2014 10e 12e DAVID PELLETIER 22-11-1974 Sayabec > Couples 1er 1er \u2014 2e Or \u0001 SKI ACROBATIQUE JEAN-LUC BRASSARD 24-08-1972 Grande-Île > Bosses 4e 1er \u2014 5e 21e NICOLAS FONTAINE 05-10-1970 Magog > Sauts 6e Podium 16e STÉPHANE ROCHON 15-03-1974 Saint-Sauveur > Bosses 3e Podium 15e HOCKEY (HOMMES) MARTIN BRODEUR 16-15-1972 Montréal > Équipe \u2014 Or Or \u0001 SIMON GAGNÉ 29-12-1980 Sainte-Foy > Équipe \u2014 Or Or \u0001 MARIO LEMIEUX 15-10-1965 Montréal > Équipe \u2014 Or Or \u0001 Nos experts avaient placé la barre haut.Et dans l\u2019ensemble, les athlètes québécois ont bien rempli les critères établis dans le cadre de notre « Projet performance ».Sur les 68 objectifs fixés, 29 ont été atteints, pour un impressionnant taux de réussite de 43%.On pense évidemment à nos hockeyeurs et hockeyeuses, à David Pelletier, à Marc Gagnon, gagnant de trois médailles en patinage courte piste, à ses coéquipiers Jonathan Guilmette, Mathieu Turcotte, François-Louis Tremblay et Éric Bédard ainsi qu\u2019à l\u2019équipe de relais féminin.Mais d\u2019autres athlètes, sans monter sur le podium, ont accompli de grands exploits si on tient compte de leur position au classement de la Coupe du monde.Le skieur Jean-Philippe Roy, avec une huitième place au combiné alpin, a largement dépassé les attentes placées en lui.Même chose pour la jeune Geneviève Simard, septième au combiné nordique, trois rangs devant Sara-Maude Boucher, deux autres belles surprises de ces Jeux.L E S QUÉ B ÉCO I S AUX J E U X DE BONS RÉSULTATS Lieu de résidence Nom de l\u2019athlète Épreuve Rang mondial Discipline Date de naissance Prédiction Classement final B O B S L E I G H PASCAL CARON 01-04-1972 Trois-Rivières > Bob-à-quatre 11e 1er \u2014 5e xe \u0001 > LÉGENDE ABN : abandon NQ : non qualifié pour la finale 1LP1102F0225 F-11 lundi pt 1LP1102F0225 ZALLCALL 67 23:57:11 02/24/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 5 F É V R I E R 2 0 0 2 \u2022 S A L T L A K E 2 0 0 2 > B I L AN F 1 1 CHINE 2 2 4 8 CORÉE DU SUD 2 2 0 4 AUSTRALIE 2 0 0 2 ESPAGNE 2 0 0 2 ESTONIE 1 1 1 3 GRANDE-BRETAGNE 1 0 2 3 RÉP.TCHÈQUE 1 0 1 2 SUÈDE 0 2 4 6 BULGARIE 0 1 2 3 JAPON 0 1 1 2 POLOGNE 0 1 1 2 BIÉLORUSSIE 0 0 1 1 SLOVÉNIE 0 0 1 1 HOCKEY (FEMMES) THÉRÈSE BRISSON 05-10-1966 Dollard-des-Ormeaux > Équipe 2e Or Or \u0001 ISABELLE CHARTRAND 20-04-1978 Anjou > Équipe 2e Or Or \u0001 DANIELLE GOYETTE 30-01-1966 Saint-Nazaire > Équipe 2e Or Or \u0001 CAROLINE OUELLETTE 25-05-1979 Montréal > Équipe 2e Or Or \u0001 TAMMY LEE SHEWCHUK 31-12-1977 Saint-Laurent > Équipe 2e Or Or \u0001 KIM ST-PIERRE 14-12-1978 Châteauguay > Équipe 2e Or Or \u0001 SURF DES NEIGES JASEY-JAY ANDERSON 13-04-1975 Mont-Tremblant > Slalom parallèle 14e Podium NQ BRETT CARPENTIER 03-06-1975 Mont-Tremblant > Demi-lune \u2014 Podium 22e DANIEL MIGNEAULT 16-02-1978 Québec > Demi-lune \u2014 1er \u2014 10e 26e JÉROME SYLVESTRE 11-07-1979 Bromont > Slalom parallèle 32e 1er \u2014 10e 12e PATINAGE DE VITESSE \u2014 LONGUE PISTE PATRICK BOUCHARD 24-04-1973 Cap-Rouge > 500m 14e 10e \u2014 15e 20e > 1000m 23e 10e \u2014 20e 19e \u0001 ÉRIC BRISSON 08-12-1973 Sainte-Foy > 500m 21e 10e \u2014 15e 24e PHILIPPE MAROIS 13-10-1980 Québec > 1500m \u2014 10e \u2014 20e 28e PATINAGE DE VITESSE \u2014 COURTE PISTE* ÉRIC BÉDARD 17-12-1976 Sainte-Thècle > Relais 5000m \u2014 Podium Or \u0001 ISABELLE CHAREST 03-01-1971 Montréal > 500m 17e 1ère \u2014 5e 48e > 1 000m 45e 1ère \u2014 5e NQ > 1 500m 41e 1ère \u2014 5e NQ > Relais 3000m \u2014 Podium 3e \u0001 MARIE-ÈVE DROLET 03-02-1982 Laterrière > 500m \u2014 Podium NQ > 1000m 28e Podium 4e > 1500m 25e Podium 6e > Relais 3000m \u2014 Podium 3e \u0001 MARC GAGNON 24-05-1975 Pointe-aux-Trembles > 500m \u2014 Podium Or \u0001 > 1000m 24e Podium NQ > 1500m 25e Podium 3e \u0001 > Relais 5000m \u2014 Podium Or \u0001 AMÉLIE GOULET-NADON 24-01-1983 Montréal > Relais 3000m \u2014 1er \u2014 5e 3e \u0001 JONATHAN GUILMETTE 18-08-1978 Montréal > 500m 20e 1er \u2014 5e 2e \u0001 > 1000m 18e 1er \u2014 5e NQ > 1500m 10e 1er \u2014 5e NQ > Relais 5000m \u2014 Podium Or \u0001 FRANÇOIS-LOUIS TREMBLAY 13-11-1980 Boucherville > Relais 5000m \u2014 Podium Or \u0001 MATHIEU TURCOTTE 08-02-1977 Montréal > 1000m 10e 1er \u2014 5e 3e \u0001 > Relais 5000m \u2014 Podium Or \u0001 TANIA VICENT 13-01-1976 Laval > Relais 3000m \u2014 Podium 3e \u0001 SKI DE FOND DONALD FARLEY 04-06-1970 Lorraine > 15 km classique 31e 20e+ 46e > 30 km libre 37e 20e+ 47e > 50 km classique \u2014 20e+ 40e * Le classement mondial de nos patineurs courte piste est trompeur : ils n\u2019ont pris part qu\u2019à une épreuve de la Coupe du monde.Conséquemment, les prédictions de Gaétan Boucher sont approximatives.> NOS EXPERTS DIFFUSEUR FRANCOPHONE des Jeux d'hiver avec le Réseau des sports, Radio-Canada a réuni une équipe de spécialistes pour analyser les différentes compétitions.C'est à eux que nous avons fait appel pour établir notre liste de prédictions.Dans l'ordre, ces spécialistes sont Peter Duncan (ski alpin), Jean-Paul Baert (bobsleigh et skeleton), Pierre Harvey (ski de fond), Alain Goldberg (patinage artistique), Dominique Laroche (ski acrobatique et surf des neiges), Michel Bergeron (hockey masculin), France Saint-Louis (hockey féminin) et Gaétan Boucher (patinage de vitesse)."]
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