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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-03-02, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0102A0302 A1 SAMEDI 6LP0102A0302 ZALLCALL 67 00:17:33 03/02/02 B MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA-MADELEINE 2,50 $ FLORIDE 2,60 $ U.S.Le port infesté de criminels Un comité du Sénat sonne l'alarme 1 18e ANN É E > NO 1 3 0 > 2 1 0 P AG E S > 12 C A H IE R S ENCORE! ENCORE! LES FERRARI La police multiplie les battues L'assassin du policier toujours en fuite KARIM BENESSAIEH Malgré plusieurs opérations policières spectaculaires aux quatre coins de la métropole, Stéphane Boucher était toujours en fuite hier soir.D'Anjou au centre-ville, les Montréalais ont pu voir des cohortes impressionnantes de voitures de police, gyrophares allumés, défiler entre autres sur l'autoroute 40 et le boulevard Notre-Dame.Les policiers, manifestement, ont pris tous les moyens pour vérifier la moindre information et coincer Boucher, le présumé meurtrier de l'agent Benoît L'Écuyer.« Ce fut une longue journée très occupée.», a confirmé André Durocher, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal.Au moment de mettre sous presse, trois opérations policières d'envergure avaient eu lieu.Le porte-parole a annoncé qu'il y en aurait encore d'autres dans les prochaines heures.M.Durocher s'est cependant fait discret sur le bilan de ces opérations.Dans le but de ne pas nuire à l'enquête, il s'est contenté de préciser qu'on avait « vérifié certaines informations ».Voir POLICE en A2 G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le Canada est un pays en danger, soutient un comité du Sénat, parce que ses points d'entrée sont de vraies passoires, ses ports sont infestés de travailleurs aux lourds antécédents criminels et son armée n'a pas les ressources pour protéger les citoyens contre le terrorisme.Dans un rapport de 247 pages déposé hier et intitulé L'État de préparation du Canada sur les plans de la sécurité et de la défense, le comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense a sonné l'alarme en soulignant que si le gouvernement ne faisait rien pour renverser rapidement la vapeur, le pays paierait un lourd tribut en ce qui concerne le bien-être économique et matériel des Canadiens.La situation des ports de Montréal et de l'aéroport de Dorval, en particulier, n'a rien de rassurant, selon les auteurs du rapport, qui se basent notamment sur des informations policières.Dans les ports de Montréal, Vancouver et Halifax où s'est portée l'enquête du comité, les organisations du crime organisé sont très actives principalement dans les domaines de la drogue, des véhicules volés, du tabac, de l'alcool, du vol de conteneurs et du trafic d'êtres humains.Dans ces ports, une proportion importante d'employés possèdent un casier judiciaire.Voir PORT en A2 PHOTO REUTERS La pluie a fait le jeu du Brésilien Rubens Barrichello aujourd'hui ( hier soir, heure de Montréal ) lors de la séance de qualification en vue du Grand Prix d'Australie.Quelques instants après qu'il a réussi le meilleur temps, une forte averse s'est abattue sur le circuit d'Albert Park de Melbourne.Du coup, Barrichello a décroché sa quatrième position de tête en carrière grâce à un chrono d'une minute 26,843 secondes sur le circuit de 5,303 km.Il a devancé son coéquipier chez Ferrari et quadruple champion du monde Michael Schumacher de 5 millièmes de seconde.Quant à Jacques Villeneuve, il partira ( ce soir ) en 13e position.À lire en pages G1 et G2 Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D17 - Télé-horaire D2 Avis E12 Bridge H23 Carrières cahier I - formation I13, I14 Décès G10, G11 Échecs H23 Éditorial A18 Encans E12 Êtes-vous observateur?F2 Feuilleton H21 Forum A19 Horoscope H21 Jardiner J19 La grille des mordus H14 La Presse Affaires E1-E12 Loteries A2, G12 Monde A16, A17, B8 Mon toit cahier J Mots croisés H21 Mot mystère H21 Ni bête ni méchant! H23 Petites annonces F2 - immobilier F2-F6 - marchandises F6 - emplois F6-F8, G8 - automobile G9, G10 - affaires E2 Philatélie H23 Plus B1-B7 Politique A4-18 Restaurants D18 Vacances-voyage cahier H Vin D19 Sports cahier G M É T É O Voir G12 Percées de soleil Maximum 0 > minimum -3 Les médailles ne garantissent rien Souvent, c'est un chanteur français de passage au Québec.Parfois, Marie Laberge, à l'occasion de la sortie de son plus récent roman.Depuis le début de la semaine, voici Marc Gagnon, partout, absolument partout, jusqu'à plus soif.La liste non exhaustive dressée de mémoire par son agent Érik de Pokomandy comprend des entrevues au Grand Blond avec un show sournois ( deux fois ), au Point, à Deux Filles le matin, au Petit Journal, chez Jean-Pierre Coallier, à Fun noir, à CKOI, CKMF, Maisonneuve à l'écoute, Jean-Luc Mongrain, Salut, Bonjour!, , Global, LCN, en plus des médias écrits.Et le marathon ne fait que commencer.On a beau lui prédire les plus mirobolants contrats publicitaires, dans les faits, c'est encore loin d'être gagné.« Le téléphone ne dérougit pas, mais pour l'heure, c'est surtout pour des apparitions médiatiques de toutes sortes.Aucune offre officielle de commanditaires », explique Érik de Pokomandy.Son poulain risque-t-il de ne ramasser que les miettes laissées par Salé et Pelletier?« Nos créneaux sont très différents.Le patinage artistique attire surtout les baby-boomers et leurs aînés, donc les entreprises comme Procter & Gamble et les grandes compagnies pharmaceutiques.Marc Gagnon, lui, évoque plutôt la jeunesse, la fraîcheur et je le verrais donc très bien représenter des entreprises spécialisées dans le plein air.Volkswagen, L'Oréal ou Clairol lui conviendraient aussi très bien.Il a les cheveux teints, Marc Gagnon et ces entreprises de cosmétiques se sont beaucoup attaquées au marché des hommes, au cours de la dernière année.» Le message pourrait difficilement être plus clair.Chose certaine, une médaille, voire deux ou trois, ne garantissent rien.La patineuse de vitesse Annie Perreault en sait quelque chose.Ses deux médailles d'or et sa médaille de bronze lui ont bien valu une commandite de Bombardier, mais sinon.« C'est vraiment un mythe qu'une médaille rapporte gros », dit-elle.Le fait que Gagnon ait connu la gloire aux États-Unis plutôt qu'à Nagano l'aidera peutêtre.« Dans mon cas, il faut croire que le Japon, c'était trop loin.Les Jeux de Nagano ont été moins suivis.» Il n'y a pas que ça.Il y a aussi et surtout que les entreprises optent de préférence pour d'éclatantes personnalités alors qu'Annie Perreault est, de son propre aveu, d'un naturel discret.D'être très jolie, comme la plongeuse Annie Pelletier ou la biathlonienne Myriam Bédard \u2014 ou comme Anna Kournikova, toujours en quête de sa première grande victoire en tournoi \u2014 ne nuit en rien.Vive les cuisses de béton et les chronos sans précédent, mais encore fautil avoir l'air féminine.À ce petit jeu, les hockeyeuses partent toujours perdantes.Certains sports ont tout simplement plus la cote que d'autres.« Le ski, par exemple, séduit davantage les commanditaires que des sports que l'on voit très peu entre deux Jeux, comme le kayak », note Luc Ouellet, conseiller chez National et agent de la kayakiste Caroline Brunet, de la judoka Catherine Roberge et de la nageuse synchronisée Julie Quirion.Voir MÉDAILLES en A4 Les dents sont déjà prises.Par Jamie Salé qui les a très droites et très blanches.Pas de Crest pour Marc Gagnon, donc, qui, lui, entend miser sur sa jeunesse, sur ses cheveux teints et sur sa personnalité affable.Ses médailles, décrochées sans controverse aucune, sauront-elles suffire?Ouvert le dimanche de 12 h à 20 h Permis du Québec (514) 858-0011 1 888 302-6221 Une chance sur 50.Si un des numéros de factures suivants s'avère être le vôtre au moment de l'achat de votre voyage.Vous ne paierez rien du tout Vols directs de Montréal Lisbonne Madrid Reykjavik Copenhague Tunis Rome Kingston Haïti Martinique Dakar Abidjan Réservez tôt et épargnez jusqu'à 1 020 $ par couple.Paris, Provence, Côte d'Azur 9 jours 1 295 $ France, Suisse, Italie 14 jours 1 919 $ Trésors Ibérique 15 jours 2 219 $ Allemagne, Suisse, Autriche 16 jours 2 099 $ Panorama anglais 16 jours 2 399 $ Corse, Italie 16 jours 3 599 $ La Grèce 16 jours 2 129 $ À partir de PPllaaiissiirrss dd''EEuurrooppee Circuits en français Golf au Portugal 7 nuits À partir de 1 789 $ Incluant : vol, hôtel - chambre vue sur mer, 7 déj.et 5 départs de golf préréservés.Escapade au Portugal 7 nuits 1 169 $ 14 nuits 1 489 $ Incluant : vol, hôtel et voiture (taxes, assurances et km illimité) # de factures 6LP0202A0302 A2 SAMEDI 6LP0202A0302 ZALLCALL 67 00:36:08 03/02/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Notre section spéciale sur la F1 et le Cart cyberpresse.ca/course > Toutes nos critiques de cinéma cyberpresse.ca/films > Les jeux interactifs de Gaboury cyberpresse.ca/gaboury 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE L'Effet Oprah Il y a un mois, le livre Fall On Your Knees, Un parfum de cèdre en version française, dormait sur les tablettes des libraires, ici comme aux États-Unis.Ce n'est plus le cas: les ventes du livre de la Canadienne Ann-Marie Mc Donald ont décuplé depuis que l'animatrice américaine Oprah Winfrey l'a choisi comme livre du mois pour son club de lecture.À lire demain dans le cahier Lectures 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Le Le Grand Prix Le compte rendu de la première course de la saison de Formule I en Australie, demain dans le cahier Sports > Élan Des réactions à la suite de la chronique sur la sédentarité et l'obésité des jeunes, demain dans le cahier Santé > La Suisse dans l'ONU?La Suisse tient un référendum pour décider si elle va adhérer aux Nations unies.À lire demain LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 5-1-7 > À quatre chiffres : 4-5-8-1 SUITES DE LA UNE POLICE Suite de la page A1 Jeudi soir, Boucher avait téléphoné à deux reprises aux policiers.Selon des informations non confirmées par les policiers, il aurait affirmé qu'il craignait d'être tiré à vue s'il se livrait.Il était à la recherche d'un avocat pour négocier sa reddition.On s'attendait, hier, à ce qu'elle survienne d'une heure à l'autre.« Il était agité et nerveux, rapporte André Durocher.On lui a conseillé de se calmer et de se rendre.L'homme de 24 ans, originaire de Lavaltrie, sera accusé de meurtre au premier degré, d'avoir utilisé une arme pour commettre un vol qualifié \u2014 la Pontiac Tempest dans laquelle il a pris la fuite \u2014 et de vol qualifié.Avant les tristes événements de jeudi, il était déjà recherché pour bris de probation dans une autre affaire de vol qualifié.Les deux passagers qui étaient aux côtés de Boucher jeudi ont comparu hier et retourneront lundi devant le juge pour l'enquête sur leur remise en liberté contre caution.Ils ne font face à aucune accusation relativement aux événements qui ont causé la mort du policier.Karine Fleurent, une Montréalaise de 22 ans, était recherchée pour une omission de se présenter en cour le 1er octobre dernier.La jeune femme, pâle et d'une maigreur presque cadavérique au moment de sa comparution hier, faisait face à des accusations de possession de marijuana, de vol et de recel.L'autre passager, Generoso Schiavone, également âgé de 22 ans, faisait face à des accusations plus graves.Il a été inculpé de vol qualifié, vol, séquestration et complot relativement au hold-up d'un bureau de poste, le 22 février dernier.Selon diverses sources, Schiavone et Boucher auraient commis ce vol ensemble \u2014 ce qui expliquerait le délit de fuite avec ses conséquences tragiques.Hier, Schiavone a comparu dans une combinaison blanche: ses vêtements lui avaient été retirés pour fins d'analyse.Tout a commencé jeudi à 10 h 04.Deux policiers, Benoît L'Écuyer et Michel Bilodeau, surveillent la vitesse des automobilistes angle Crémazie et Pie-IX.Une Infinity verte passe devant eux à vive allure : les deux agents engagent la poursuite.Celle-ci se termine abruptement quelques centaines de mètres plus loin : la fourgonnette des policiers emboutit l'arrière du véhicule des trois fuyards, qui se retrouve coincé contre un mur de ciment.Les trois jeunes s'extirpent de leur voiture et traversent les trois voies de l'autoroute 40 en direction est.Des coups de feu ont été échangés à ce moment-là \u2014 on ne sait toujours pas qui a tiré en premier.Benoît L'Écuyer a tiré quatre fois en direction de Stéphane Boucher, mais ne l'aurait pas atteint.Le collègue de M.L'Écuyer, Michel Bilodeau, a tiré cinq fois, lui aussi en vain.Stéphane Boucher, lui, a atteint l'agent L'Écuyer à la poitrine, à l'épaule, à la cuisse et au bras.À la pointe de son arme, il a ensuite forcé un automobiliste passant par là à s'arrêter et s'est emparé de son véhicule \u2014 une Pontiac Tempest qui a été retrouvée aux Halles d'Anjou le soir même.Les deux autres passagers de l'Infinity n'étaient pas armés: ils ont été rattrapés près des lieux du drame, boulevard Bourget.Malgré le gilet pare-balles qu'il portait, Benoît L'Écuyer est décédé à l'hôpital Santa Cabrini quelques minutes plus tard, à 11 h 25.L'autopsie sur le corps du policier de 29 ans, marié et père de deux enfants, sera pratiquée ce matin.Des funérailles officielles seront célébrées mardi à 14 h à la basilique Notre-Dame.Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a annoncé qu'il avait demandé que les drapeaux de la ville soient mis en berne.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Le sergent Claude Benoit, du poste 31 à Villeray, a signé comme des dizaines de ses collègues le registre ouvert hier en hommage à l'agent Benoît L'Écuyer.Des policiers et de simples citoyens ont défilé toute la journée hier au quartier général du Service de police, rue Saint-Urbain, pour offrir par écrit leurs condoléances à la famille du disparu.Le policier de 29 ans tué en service jeudi matin aura droit à des funérailles officielles qui seront célébrées mardi à 14 h à la basilique Notre-Dame.PORT Suite de la page A1 À Montréal, la police estime qu'environ 15 % des débardeurs ont des casiers judiciaires.Une compagnie qui a été engagée à contrat pour ramasser les ordures et effectuer des réparations mineures compte dans ses rangs 36,3 % des inspecteurs et 54 % des employés ayant un passé criminel, indique en outre le rapport.Actuellement, en raison des maigres ressources, seulement 3 % des conteneurs sont inspectés par les douaniers à leur arrivée au Canada, ce qui est déjà deux fois plus que ce que font les Américains, a expliqué M.Meighen, mais cela est encore insuffisant.Lors d'une visite du comité à Washington, les Américains ont bien fait comprendre aux sénateurs canadiens qu'il suffirait d'un seul conteneur avec à l'intérieur une arme de destruction massive pour que soit interrompu sur-le-champ le flot du commerce entre les deux pays, soit des échanges de 1,9 milliard de dollars par jour.« Il nous faut agir rapidement, a dit M.Kenny, prendre l'initiative avant que les Américains ne bougent.Cela est devenu une affaire commerciale.» La situation n'est guère plus reluisante dans les aéroports.À Dorval, par exemple, le comité a fait ressortir le fouillis qui régnait dans la distribution des laissez-passer, la facilité avec laquelle des employés ayant des laissez-passer côté piste ont accès aux zones à accès restreint, l'absence d'inspection approfondie pour les explosifs, le peu d'attention portée aux bagages enregistrés, la faible rémunération du personnel de sécurité, l'impossibilité de faire des inspections de sécurité des colis et du courrier expédiés par messageries, etc.« Ce que nous avons appris, souligne le rapport, ne nous a pas toujours rassurés.» Les sénateurs Michael Meighen et Colin Kenny, qui ont présenté le rapport à la presse hier, ont brossé un tableau plutôt sombre de la situation de la sécurité intérieure au Canada, insistant surtout sur l'incapacité actuelle des Forces armées à contrer ou à décourager les menaces militaires et terroristes visant le territoire canadien.Au seul plan des effectifs, le rapport unanime du comité recommande que les Forces canadiennes passent de 55 000 à 75 000 hommes de façon à maintenir le niveau d'opérations qui a été exigé d'elles au cours des huit dernières années.Le comité recommande également une hausse immédiate de 4 milliards de dollars du budget de base du ministère de la Défense nationale.À la suite de cette augmentation, a soutenu le président du comité, Colin Kenny, le budget de la défense correspondrait à environ 1,69 % du PIB canadien alors que le niveau actuel est de 1,2 %.« Le Canada, qui se situe actuellement au 17e rang parmi les 19 pays de l'OTAN, se placerait ainsi au 12e rang et notre pays se trouverait au moins au même niveau que les Pays-Bas et la Hongrie, mais il serait encore derrière des pays comme le Portugal, la Pologne, la Norvège et la République tchèque.» Au chapitre de la collecte de renseignements face aux menaces étrangères, les conclusions sont tout aussi accablantes: les agences de sécurité canadiennes ne disposent pas de la capacité de déceler, de traiter et d'éliminer les menaces externes ainsi que les menaces intérieures au sein d'une société de plus en plus hétérogène.« Si tout cela est vrai, a commenté le vicepremier ministre John Manley, qui est aussi responsable du dossier de la sécurité au pays, c'est plus que troublant.» Le comité a élaboré 19 grandes recommandations pour remédier à ces immenses failles.Selon Colin Kenny, sénateur libéral, il en coûterait 133$ de plus par Canadien par année pour corriger le tir.« Il en coûtera beaucoup plus cher à chacun d'entre nous, a insisté le sénateur Kenny, si on décide de ne rien faire.» Inscrivez-vous pour courir la chance de gagner 1000 $ en crédit sur votre liste de mariage En Plus.tous les couples qui s'inscrivent en 2002 participent au tirage du grand prix d'une liste de mariage de 10 000$! Le samedi 16 mars 2002 Linen Chest, magasin du centre Rockland Nouvel emplacement spectaculaire! de 10 h à 17 h Centre Rockland RSVP : (514) 341-7077, poste 234 nouvel emplacement spectaculaire! 3028091A 6LP0302A0302 A3 samedi 6LP0302A0302 ZALLCALL 67 23:50:55 03/01/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 MA R S 2 0 0 2 A 3 l a M é g a a g e n c e Ouvert le dimanche (514) 858-00111 888 302-6221 de 12 h à 20 h # de factures Une chance sur 50.Si un des numéros de factures suivants s'avère être le vôtre au moment de l'achat de votre voyage.Vous ne paierez rien du tout ACTUALITÉS Un référendum en même temps que des élections La Loi sur les consultations populaires sera modifiée Charest: «Les citoyens devront supporter les coûts des défusions» KARIM BENESSAIEH LES CITOYENS touchés par les fusions forcées devront supporter eux-mêmes les coûts reliés aux défusions.Soutenant que cette « précision » ne contredisait pas la position adoptée en octobre 2000, le chef libéral, Jean Charest, a déclaré hier que son parti s'engageait à « faire confiance aux citoyens du Québec, qui, eux, de toute façon, sont appelés à payer la note ».Invité en point de presse à clarifier ses propos, à savoir si la facture reviendrait à tous les Québécois ou seulement aux citoyens qui tenteront de défusionner, M.Charest a été plus précis.« Les citoyens dans leur communauté devront supporter les coûts reliés aux changements dans leur communauté.Ils auront cette information-là avant de faire leur choix, contrairement à ce qu'a fait le gouvernement du Parti québécois.Par la suite, en anglais, il a tenté d'atténuer la portée de ses propos : « Les citoyens vont supporter les coûts reliés directement aux services qu'ils reçoivent dans leur communauté.Plus tôt, devant quelque 400 personnes réunies à l'occasion d'un dîner-conférence organisé par la Chambre de commerce et d'industrie de l'est de l'île de Montréal, le chef libéral avait réaffirmé que la politique de son parti avait été défendue « avant, pendant et après les élections municipales (du 4 novembre dernier) ».« Si des gens pendant les n'étaient pas d'accord avec notre position, c'était le moment et l'endroit pour le dire.» M.Charest a réitéré le credo de son parti concernant les trois étapes du processus de défusion.Les citoyens pourront d'abord signer un registre demandant la tenue d'un référendum.Si le nombre de citoyens est suffisant, un gouvernement libéral s'engagerait ensuite à réaliser des études sur les conséquences de la défusion et, en bout de ligne, à tenir un référendum sur la question.Mais ce processus compliqué, et dont la facture reviendrait au citoyen, ne risque-t-il pas de décourager les velléités de défusion ?« Il s'agit d'être honnête, a répondu le chef libéral.Le minimum qu'on doit aux citoyens du Québec, c'est de leur dire quelles seront les conséquences pour qu'ils choisissent.» Montréal ne bénéficiera pas d'un traitement particulier, at- il assuré, précisant que ce débat concernait tout le Québec.Il n'a pas voulu commenter outre mesure les discussions qui auraient eu lieu le 7 février dernier entre plusieurs responsables libéraux et des représentants de l'administration municipale montréalaise.Selon ce que La Presse a dévoilé la semaine dernière, les libéraux auraient alors donné à leurs interlocuteurs municipaux la garantie qu'il n'y aurait pas de référendums sur la défusion dans les anciennes municipalités de l'île.La rencontre a eu lieu dans une loge privée du Centre Molson.« Notre politique n'est pas décidée au Centre Molson, elle est décidée au Centre des congrès.», a laissé tomber, laconique, M.Charest.« De la frime cynique » Selon Keith Henderson, chef du Parti égalité, le plan de défusion du Parti libéral ne sert qu'à « emberlificoter » les électeurs.« Les citoyens ont déjà exprimé leur opposition aux fusions forcées, a-t-il déclaré par voie de communiqué.Pourquoi les libéraux pensent-ils que nous avons besoin d'une autre série de référendums ?Parce qu'ils veulent faire perdre le temps du peuple.» Qualifiant de « frime cynique » la position des libéraux, M.Henderson s'insurge contre le fait que les citoyens touchés par les fusions devront assumer les coûts de défusion.« La province, agissant au nom de tous les contribuables québécois, a fusionné les villes contre leur gré.La province devrait supporter les coûts de défusion, puisque c'est elle qui a imposé la fusion.» Il estime que les libéraux, s'ils veulent appliquer une politique « honnête », devraient défusionner les villes dès leur arrivée au pouvoir.Notre dossier complet sur les fusions municipales à www.cyberpresse.ca/fusions DENIS LESSARD MONT-SAINTE-ANNE \u2014La Loi sur les consultations populaires sera modifiée pour permettre la tenue d'un référendum en même temps que des élections générales, a annoncé hier le premier ministre, Bernard Landry, au terme d'une réunion de deux jours du Conseil des ministres et du caucus des députés.Selon lui, la loi, adoptée il y a plus de 20 ans, mérite d'être « modernisée » pour permettre ce que font bien d'autres gouvernements : la Californie a consulté les électeurs sur la question linguistique, et le Nouveau-Brunswick l'a fait sur l'utilisation des vidéopokers, a rappelé M.Landry.« Plusieurs États américains, plusieurs pays européens peuvent le faire.Il est sain qu'on puisse consulter la population par voie référendaire et, pour limiter les frais, les coûts, qu'on le fasse à l'occasion d'élections générales », a-til expliqué.Un référendum sur le rapatriement de points d'impôt ou de taxe fédérale serait possible une fois l'amendement adopté, a-t-il reconnu.« La variété des sujets est infinie », a-t-il dit, refusant toutefois de préciser ses intentions.Déposée ce printemps à l'Assemblée nationale, cette loi devrait être adoptée à temps pour les prochaines élections.« Cela ne veut pas dire qu'il y en aura un en même temps que les prochaines élections, mais ce sera possible », d'expliquer M.Landry.Toutefois, la modification ne permettra pas de tenir un référendum sur la question de la souveraineté, « sur le destin national », en même temps que des élections, a-t-il insisté.Une telle question risquerait de « détourner » le sens des élections, convient-il, mais « sur les loteries vidéo on ne détourne rien du tout ».Il y a quelques années, alors qu'il était ministre dans le gouvernement Bouchard, M.Landry avait jonglé avec une consultation sur le concept de « nation québécoise ».L'automne dernier, les jeunes péquistes avaient obtenu que le conseil national du PQ appuie l'idée d'un référendum sur le rapatriement de points d'impôt en même temps que des élections générales.Charest opposé Le chef libéral Jean Charest s'est dit contre l'intention de M.Landry, annoncée sans les consultations habituelles sur des questions aussi fondamentales.« C'est sans précédent », a-t-il dit.Ce projet, « à l'orée des élections générales, a des allures de diversion, d'astuces », a-t-il dénoncé, soulignant qu'avec une telle manoeuvre M.Landry était loin des objectifs démocratiques de René Lévesque.Au bureau du directeur général des élections, Marcel Blanchet, on tombait des nues, aucun travail n'ayant été fait jusqu'ici pour préparer une telle modification.Simple en apparence, le changement envisagé par Québec suppose une revue en profondeur de la loi adoptée par le gouvernement Lévesque avant le référendum de 1980.Il faudra revoir notamment la mécanique des « comités parapluies » du oui et du non, une mécanique qui pourrait difficilement se mettre en branle en même temps qu'une campagne électorale.Marquant le premier anniversaire de l'arrivée au pouvoir de Bernard Landry, la réunion extraordinaire du Conseil des ministres et du caucus visait à discuter stratégie en vue de la rentrée parlementaire du 12 mars.M.Landry a soutenu qu'il n'avait pas pris de décision quant au déclenchement d'élections partielles mais a souligné que les sondages démontraient que les Québécois ne souhaitaient pas le déclenchement d'élections anticipées.Richard Nadeau, politologue, a d'ailleurs fait en ce sens une présentation à huis clos.M.Landry s'est aussi dit « satisfait » du règlement du contentieux avec Ottawa sur les paiements de péréquation, fruit d'une négociation entre Pauline Marois et Paul Martin.Charbonneau rabroué Le premier ministre n'a toutefois pas été tendre à l'endroit de son ministre des Affaires intergouvernementales, Jean-Pierre Charbonneau, qui avait vu dans ces compressions une manoeuvre délibérée d'Ottawa pour nuire aux chances du PQ.De leur côté, M.Landry et Mme Marois avaient dit croire que le ministre Paul Martin était de bonne foi.« La nuit porte conseil ; M.Charbonneau trouvait ce matin que ma position sur la bonne foi était la meilleure.C'est une bonne nouvelle.c'est mieux pour tout le monde que les ministres soient d'accord avec le premier ministre.» « M.Charbonneau est un nouveau ministre, il a peut-être besoin d'un peu d'entraînement.Cet événement va peut-être lui porter conseil aussi », a dit M.Landry.Rappelons que M.Charbonneau a été l'un des premiers, parmi les ministres, à réclamer le départ du directeur général du PQ, Raymond Bréard, ce qui a mis M.Landry dans l'embarras.« On peut donner à quelqu'un dans une nouvelle fonction la chance de faire une ou deux erreurs », a expliqué M.Landry.« Il faut lui donner le temps de s'habituer », a-t-il dit de M.Charbonneau, ancien président de l'Assemblée nationale, élu pour la première fois en 1976.Réclamé par plusieurs, le débat sur le mode de scrutin devra avoir lieu, a soutenu M.Landry, précisant immédiatement qu'il ne devait pas y avoir de geste précipité dans ces matières.« La société civile de plusieurs horizons a signifié au gouvernement que le temps est venu pour une bonne réflexion.On doit la mener, on ne doit pas reculer devant des choses pour l'instant parfaitement hypothétiques qui conduiront à l'action.» « Est-ce que le Québec, qui est une monarchie, pourrait être une république ?Faut-il un système proportionnel, à un tour, à deux tours, une Chambre des régions ?On va en parler, sans décider d'actions précipitées.Quand on veut changer les institutions, la dernière chose qu'on doit faire, c'est se précipiter », d'ajouter M.Landry.Bilan positif Quant au bilan du gouvernement, après un an, « sans dire que je suis totalement satisfait, je suis content d'un certain nombre de choses fondamentales », a-t-il dit.Il s'est amusé des commentaires de Jacques Parizeau, qui attribuait aux « communications » les déboires du gouvernement.« Le fait qu'il ne nous reproche que cela, pour un oeil aussi critique, je le prends comme un compliment », a dit le premier ministre.L'économie du Québec est en croissance, alors qu'ailleurs c'est plutôt le contraire.« On s'en est mieux tirés », at- il précisé, citant en exemple « la grande paix avec la nation crie ».Pour la première fois, on s'est servi de l'électricité comme levier pour forcer l'apparition d'emplois en transformation dans le secteur de l'aluminium.Québec a réglé avec les Orphelins de Duplessis, n'envoie plus de patients atteints du cancer se faire traiter aux États-Unis et met en place les groupes de médecine familiale.« En tenant compte des circonstances \u2014 le 11 septembre et le ralentissement économique \u2014, on est relativement contents de notre action », a conclu M.Landry.Photo PC Le premier ministre Bernard Landry a clôturé hier deux jours de réunion du Conseil des ministres et du caucus, marquant le premier anniversaire de son arrivée au pouvoir.PHOTOTHÈQUE La Presse © Jean Charest 6LP0401A0302 6LP0401A0302 ZALLCALL 67 22:49:57 03/01/02 B MÉDAILLES Suite de la page A1 Pub télé: pourquoi ils disent non Un kayakiste qui n'est pas champion du monde va assurément devoir trimer pour trouver des commanditaires.Et même Annie Pelletier, médaillée d'un sport spectaculaire, qui avait la parole facile et un beau visage n'a jamais vu pleuvoir sur elle la manne qu'on lui avait prédit.« Elle fait bien quelques pubs pour le Village des sports de Valcartier et travaille à RDS.Autrement, ce n'est pas le Pérou », fait remarquer Luc Ouellet.Peut-être lui manquait-il, comme à tant d'autres, un petit scénario hollywoodien.Une juge française ou une Tonya Harding dans les pattes, une petite inhalation « accidentelle » de marijuana dans un party.Salé et Pelletier auraient reçu ces derniers jours jusqu'à 200 offres ( mais comment vérifier ?), Nancy Kerrigan s'est fait quelques millions grâce à un téléfilm sur son histoire et une entrevue avec Harding en 1999, Ross Rebagliati a séduit Roots.« Une bonne controverse, il n'y a rien de tel parce qu'un simple résultat sportif, aussi glorieux soit-il, a tôt fait d'être éclipsé par un autre », fait remarquer Jean Gosselin, vice-président au marketing sportif chez National.Et qui se souvient aujourd'hui que Nancy Kerrigan n'a jamais été championne olympique ?« Avec les films, les entrevues et les tournées, elle a fait bien plus d'argent à l'époque qu'Oksana Baiul (qui a gagné l'or) », rappelle Jean-D.Legault, agent du canoéiste Maxime Boilard et de la skieuse Anne-Marie Lefrançois.Et les résultats dans tout ça ?« Une médaille représente une valeur ajoutée, mais une contre-performance n'est pas un drame, croit Jean Gosselin.Les entreprises ont habituellement la sagesse de ne pas trop miser sur les résultats des athlètes.Qu'elles remportent l'or ou pas lors d'une compétition donnée, des filles comme ( la kayakiste ) Caroline Brunet ou ( la skieuse ) Mélanie Turgeon demeurent des battantes, des championnes.Et dans le kayak, à Nagano, c'est tout le Québec qui ramait avec Caroline et tout le Québec, au fil d'arrivée, qui s'est senti triste pour elle, mais jamais déçu d'elle.» Comme au retour de tous les Jeux olympiques, à peine trois ou quatre athlètes canadiens recevront de bons contrats.« Et ces contrats ne rapportent pas toujours autant que l'on croit, nuance Jean-D.Legault.Combien croyez-vous que ça rapporte, d'avoir son visage sur une boîte de Cherrios, aux États- Unis ?Non, pas 500 000 $.Dix fois moins ! » Avec la collaboration d'Alexandre Pratt LOUISE LEDUC POURQUOI voit-on si rarement des hockeyeurs annoncer des produits à la télévision, si ce n'est Guy Lafleur avec le Viagra, ou Mario Lemieux avec la soupe Chunky ?« Un hockeyeur n'a que faire d'un petit contrat de 50 000 $ qui représente à peine son salaire d'une soirée de travail », avance Jean Gosselin, de National.Quand il leur arrive de faire une pub de désodorisant ou de soupe, c'est le plus souvent parce qu'ils connaissent quelqu'un dans l'entreprise, croit son confrère Luc Ouellet.Autrement, la cote des hockeyeurs, déjà très basse au sein de la population, est encore plus faible auprès des entreprises, « réticentes à faire affaire avec un joueur qui risque de faire la grève au moindre désaccord avec ses patrons ».Est-ce pour ces raisons que l'on voit encore si peu José Théodore ?Son agent, Bob Perno, signale que c'est plutôt une question de prudence.« Par exemple, si l'on acceptait d'endosser une entreprise provinciale de vêtements, ça nous obligerait à refuser de plus grosses commandites nord-américaines comme Nike.Il faut garder la porte ouverte.» Les amateurs, eux, sont au surplus empêchés de représenter certains biens.Ainsi, comme tant d'autres fédérations sportives, celle de patinage de vitesse interdit à ses athlètes de faire la pub de boissons alcoolisées.Enfin, qu'ils soient amateurs ou professionnels, les athlètes ont leurs propres scrupules.« Mes athlètes conservent toujours un droit de veto, insiste Jean D.Legault.Même lorsqu'ils sont liés par contrat à une entreprise, ils conservent leur droit de dire non.Par exemple, si Rossignol achetait Kimberley- Clark, Anne-Marie Lefrançois ne serait pas obligée de faire la promotion de papier hygiénique.» Et, foi de son agent, José Théodore ne donnera pas dans le Viagra.« Ce ne serait pas réaliste, de toute façon.Je le connais bien, mon José, et laissez-moi vous dire qu'il n'en a pas besoin.Ça, non ! » Photo PC José Théodore se repose pendant les pauses commerciales.Pourquoi ne promeut-il pas plus de produits ?Par prudence.«AOL est bon pour la diversité » Et la propriété étrangère de médias, souhaitable, avance un de ses dirigeants MATHIEU PERREAULT HIER MATIN, le site canadien d'America Online faisait la promotion du dernier livre de l'écologiste canadien David Suzuki et du pamphlet antimultinationales du cinéaste américain Michael Moore.Pour le vice-président aux politiques publiques internationales d'AOL Time Warner, Casey Anderson, cela montre que les empires médiatiques encouragent la diversité culturelle.« La preuve qu'AOL est bon pour la diversité, c'est que nous faisons la promotion de deux livres antiaméricains, et anticapitalistes », a affirmé M.Anderson, qui était invité hier à une conférence sur la propriété des médias à l'École des Hautes études commerciales.L'ancien journaliste et avocat tenait à relativiser le désir d'AOL de distribuer le contenu de Time Warner.« Les Canadiens veulent entendre parler d'histoires canadiennes, d'artistes canadiens, et veulent discuter avec d'autres Canadiens, a dit M.Anderson.Si nous voulons avoir du succès, il nous faut tenir compte de ces préférences.C'est pourquoi nous avons des ententes avec le Globe and Mail et CTV, entre autres.Nous avons même un site spécial pour le Québec, uniquement en français, avec des ententes avec l'Agence France-Presse.» Il ignorait toutefois si AOL Québec a l'intention de conclure des ententes avec des fournisseurs de contenu québécois.AOL a deux bêtes noires au Canada : la difficulté d'accès aux lignes de câbles, et les limites imposées à la propriété étrangère des médias.Des négociations interminables avec les câblodistributeurs retardent l'offre de services Internet à large bande.AOL n'est pas intéressée à acheter un des câblodistributeurs canadiens, ce qui la fait dépendre de leur bon vouloir.Par contre, le géant américain aimerait bien mettre la main sur des médias canadiens.« J'hésite à appuyer les restrictions sur le contenu », les fameux quotas de contenu canadien, a expliqué M.Anderson à des experts et producteurs médias montréalais pour le moins sceptiques.« Mais on peut parfaitement régir le contenu sans restreindre la propriété étrangère des médias.L'Union européenne a un système de quotas visant à assurer 50 % de contenu européen dans les médias, mais aucune règle sur la propriété étrangère.» L'achat des médias canadiens par des géants américains est souhaitable, à la fois parce que les dépenses montent en flèche dans les médias traditionnels, et parce que les coûts modiques des nouvelles technologies assurent une certaine concurrence, selon M.Anderson.« Il existe au Canada un sain scepticisme sur la nécessité pour les médias d'accéder à des capitaux étrangers.Je crois que les médias ont besoin de ces capitaux : l'industrie du film, par exemple, a vu ses coûts augmenter de façon importante.En fait, la compétition de groupes étrangers va même diminuer la concentration, en autant que les lois antimonopole sont appliquées.De plus, les nouvelles technologies abaissent les coûts pour les nouveaux joueurs, ce qui augmente le choix des consommateurs.» Pour Casey Anderson, les quotas deconte nu canadien équivalent à des restrictions sur le contenu. 6LP0501A0302 A5 saturday 6LP0501A0302 ZALLCALL 67 22:27:33 03/01/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 MA R S 2 0 0 2 A 5 PIERRE FOGLIA p f o g l i a @ l a p r e s s e .c a L'huissier sonne toujours deux fois La première fois, il procède à l'inventaire de vos biens saisissables.Ce n'est pas la peine de lui dire que l'ordinateur n'est pas à vous, il n'en a rien à foutre.Tout ce qui est dans la maison est saisissable sauf une chaise, un lit, deux ou trois trucs, le minimum prévu par la loi.La première fois, il repart les mains vides.Il vous fait le gardien de vos propres biens, ceux-là mêmes qu'il vient de saisir.Il revient trois semaines plus tard.Entretemps il a fait paraître dans les journaux un avis public de saisie.Tel jour, telle adresse, vente de saisie.Le jour dit : Bonjour ! Avezvous l'argent ?Non ?Il procède à la liquidation.Avertis par l'annonce dans les journaux, les rapaces des reprises de saisies attendent dans leur pick-up devant chez vous.Des fois c'est pas un huissier, c'est une huissière.Bonjour ! Toute pimpante.Pas du tout décontenancée par notre présence.Vous êtes qui ?Je me suis présenté, journaliste à La Presse, mon collègue, photographe.Elle a cru qu'on était là pour elle, pas du tout, on était là pour la chatte et ses petits.Les Sylvain tenaient une galerie d'art rue Sainte-Catherine, près du parc Dézéry.Dans ce quartier gobe-tout où Montréal aimerait bien se prendre pour le Lower East Side, l'art actuel peut encore se payer un loyer pas trop cher.Molinari a son atelier juste à côté dans une ancienne banque.Les Sylvain ouvrent La Galerie 3273, quelques expositions très courues feront les manchettes des médias culturels, un volet didactique auprès des écoles défavorisées n'arrivera pas à attirer les subventions, et c'est très vite la dèche noire.Aucune expérience, pas de financement, la galerie ferme au bout de deux ans, les deux Sylvain \u2014 ils s'appellent tous les deux Sylvain Simard sans lien de parenté \u2014 en font leur appartement.Ils vivent là depuis.La galerie était constituée en organisme sans but lucratif, en principe exempte de taxes municipales, mais le règlement a changé, les Sylvain auraient dû se présenter en cour pour demander une exemption, ils ne l'ont pas fait, les voilà avec des arrérages de taxes professionnelle de 3000 $ pour l'an 2000 et encore de 3000 $ pour 2001.N'ont pas un sou.Vivent de l'aide sociale.Malades, le VIH tous les deux.Bonjour ! C'est madame Pilon.L'huissière.Toute pimpante.Bonjour Elle est accompagnée d'un personnage balzacien tout droit sorti du Père Goriot, avec une tête assez sinistre pour que tu te demandes s'il vient te saisir ou s'il vient t'enterrer.C'est lui qui a dressé l'inventaire de saisie : un ordinateur, une imprimante, un téléphone, un lot de cinq toiles, une table en bois, un escabeau en aluminium.Ils s'en vont.Doivent revenir en principe dans trois semaines pour la vente de liquidation.Mais reviennent, de fait, quelques jours plus tard.Avec le deuxième bref de saisie (pour le second compte de taxes).Bonjour ! La même petite madame pimpante flanquée du même croque-mort.Que croyez-vous qu'ils aient saisi, à quelques jours d'intervalle, chez des gens qui n'ont rien ?Forcément la même chose que la fois précédente : un ordinateur, le même ordinateur, une imprimante, la même imprimante, un téléphone, un lot de cinq toiles, une table en bois, un escabeau en aluminium.Comment peut-on saisir deux fois les mêmes biens pour liquidation ! On ne peut pas les vendre deux fois ! C'est comme ça.La loi est folle de même.Est-ce pour ajouter l'odieux à l'absurde que la petite madame et le croque-mort, à leur deuxième visite chez les Sylvain, ont ajouté les animaux de compagnie des Sylvain à l'inventaire des biens saisissables ?Une chatte noire et blanche.Un petit chaton noir.Un chien noir ?À la Chambre des huissiers, on me dit qu'il arrive que des chiens de race soient saisis \u2014 celui-là est un faux cocker \u2014, mais des chattes de gouttière enceintes ?Jamais.Il y a là un zèle franchement malveillant.Titite, la chatte saisie, a eu deux petits depuis.Elle doit être liquidée (comme une marchandise) avec les autres biens des deux Sylvain le 11 mars.Les deux bébés ?Ils se trouvent actuellement dans un vide juridique, si vous les voulez.Entre nous je ne suis pas très inquiet pour les bestiaux, on leur trouvera bien une niche avant que reviennent les huissiers, même si cela sera considéré comme un outrage au tribunal.Je suis plus inquiet pour les Sylvain.Ils n'ont volé personne.Se sont plantés dans un truc où ils ont mis tout ce qu'ils avaient.Ils n'ont fourré personne, même pas le système.Tout au plus ont-ils été négligents.N'ont pas un sou.Sont malades.Vont crever là si personne n'arrête la grosse machine.Est-ce que quelqu'un a un tournevis ?Est-ce qu'il y a un ombudsman dans la salle ?Une petite tendance à pleurer 5h30.Je me lève.Mes deux chiens demandent la porte.Je fais une brassée de lavage.Je les appelle.Un seul revient.Celui qui traîne d'habitude.Bizarre, l'autre, c'est pas son genre.Devrait être là.J'enfile un manteau sur mon pyjama, mes bottes.J'arrive au bord de la rivière, il est là.Je vois sa tête.Le bout des pattes sur la glace, le museau sur les pattes.Le reste du corps dans la rivière.Bouge pas.Pleure pas.Jappe pas.Ça fait combien de temps qu'il est là ?Est-ce que je peux le sortir de là ?La glace est-elle solide ?Le chien 130 livres, moi 115.Je crie pour réveiller mon chum.J'enlève mon manteau je sais pas pourquoi.Je rampe vers le chien.Je lui parle.Viens bébé, viens.Il ne bouge pas.Il n'est pas convaincu que c'est la chose à faire, faut croire.Je le tire par le collier.Je tire.Rien.Trop gros.Mon chum arrive enfin.Rampe à côté de moi.Tire le chien de l'eau.Le traîne sur la glace.Plus tard.le chien est couché à côté de moi enroulé dans deux couvertures.Fait dodo.Au-dessus de notre foyer il y a une tête de chien sculpté.L'histoire raconte que c'est le chien du premier propriétaire et qu'il aurait sauvé un enfant de la noyade.Devrait-on enlever la tête du chien pour mettre celle de mon chum à la place ?Je ris et des fois, quand je ris, j'ai une petite tendance à pleurer.(Caroline Arseneau).PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Titite, la chatte saisie, et ses deux bébés dans un vide juridique.CARTE À PUCE Le ministre Legault rabroue Monique Gagnon-Tremblay PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 Le ministre de la Santé, François Legault, se dit surpris et déçu d'apprendre que la présidente de la commission parlementaire sur la carte santé à puce, la libérale Monique Gagnon-Tremblay, considère que les travaux en cours sont une perte de temps.« Je me demande comment on va maintenant pouvoir mener la commission en sachant que la présidente pense qu'on perd notre temps.Comment pourra-t-on avoir des débats productifs ?C'est clair que nous allons interpeller le Parti libéral là-dessus », a déclaré M.Legault en entrevue à La Presse.Plus tôt cette semaine, la députée de Saint- François a lancé un cri d'alarme à propos du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke qui, comme plusieurs autres établissements, vit une situation difficile à ses urgences.« Au lieu d'être assis en commission parlementaire à discuter d'un projet de carte santé à puce qualifié de mort-né par à peu près tout le monde, le ministre François Legault devrait s'occuper des vraies priorités.Le réseau de la santé craque de partout ! » at- elle déclaré au quotidien La Tribune lors d'une entrevue à son bureau de comté.Jointe hier, Mme Gagnon-Tremblay a tenu sensiblement les mêmes propos, soulignant que la majorité des intervenants entendus lors des audiences sur la carte santé mettent en doute la viabilité du projet.La plupart soulignent qu'il est urgent d'investir de l'argent dans le réseau de la santé plutôt que dans un système de carte à puce dont les coûts réels ne sont pas connus, a-t-elle dit.« Beaucoup de personnes, y compris le Collège des médecins, parlent de la carte à puce comme de la troisième phase au niveau informatique alors que la plupart des hôpitaux n'ont pas complété la première phase », a ajouté Mme Gagnon-Tremblay, rappelant que bien souvent, les différents pavillons d'un même établissement ne sont pas reliés entre eux par un système informatique.Le projet aurait dû être retardé d'au moins un an, croit-elle.« Il s'agit de gros bon sens, de logique même.Si le gouvernement veut s'obstiner à aller de l'avant, c'est correct, mais je me dis que le ministre doit avoir d'autres priorités, d'autres choses à régler.» Le ministre François Legault n'a pas été tendre face à cette critique virulente, affirmant que la présidente de la commission fait preuve d'irrespect envers tous ceux qui ont préparé un mémoire.« Comme on l'a dit depuis le début, ce qu'on veut avec cette commission parlementaire, c'est enrichir le projet de carte santé.(.) Je ne sais pas si la position de Mme Gagnon- Tremblay est celle du Parti libéral, mais de dire que c'est une perte de temps que de faire avancer le dossier de la carte santé, c'est incroyable ! » a-t-il lancé, profitant de l'occasion pour rappeler que c'est le Parti libéral du Québec qui, le premier, a mis le projet de carte santé sur la table au début des années 1990.La sortie publique de la députée de Saint- François a également fait sourciller le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont.« Peut-être que je ne m'en souviens pas, a-t-il prudemment lancé, mais je ne me souviens pas d'avoir entendu Jean Charest et les critiques libéraux réclamer du gouvernement l'abandon complet du projet l'automne dernier, au moment de l'annonce de la commission parlementaire.Ils laissaient plutôt aller les choses.Cette position de reprocher au ministre de mener cette étude est relativement nouvelle », a-t-il déclaré.3031304A GRÉGOIRE PERRON, avocats Téléphone : (514) 285-6441 Sans frais : 1 888 285-6441 Télécopieur : (514) 285-8589 Courriel : gperron@videotron.ca COMPTES IMPAYÉS?Nous récupérons les créances de 100 $ et plus moyennant des frais de 20 % des sommes perçues sans recours aux tribunaux.Aucuns frais sans résultat Demandez notre documentation gratuite.A4 AVANT ARRIVÉE! Voyez les spécialistes 5441, rue Saint-Hubert, Montréal (514) 274-5471 LE DIMANCHE 3 MARS 2002 - ENCAN À 14 H, INSPECTION À COMPTER DE 13 H ENCAN PUBLIC AUTORISÉ Endroit: HOLIDAY INN POINT CLAIRE - 6700 TRANSCANADIENNE autoroute 20 Ouest jusqu'au boul.Saint John.Nord, à gauche sur ch.Holiday Inn.Chaque lot est adéquatement étiqueté.Catalogue officiel fourni.Identification exigée à l'inscription.Commission d'achat de 15 % en sus.Certains articles peuvent être sujets à des conditions.Sous réserve d'ajouts ou de retraits.Heritage Auctioneers, membre de la Certified Appraisers Guild of America.1 800 396-9236.MAGNIFIQUES BIJOUX OR ET DIAMANT : Bijoux de grande valeur comprenant bagues à solitaire 1-5 carats, bagues, bracelets tennis, colliers, boucles d'oreilles, etc., avec diamant, émeraude, saphir, perle, rubis, etc.ROLEX, CARTIER, PIAGET, GENEVA : Rolex President pour homme, or jaune 18 carats avec diamants, Rolex President pour dame, avec diamant, etc.MARCHANDISES SAISIES POUR DÉFAUT DE PAIEMENT TAPIS PERSANS ET ORIENTAUX NEUFS NOUÉS À LA MAIN : Tapis persans et orientaux de qualité exceptionnelle, noués à la main en Iran, Turquie, Russie, Inde, au Cachemire et au Pakistan, en pure soie, laine, coton, poil de chameau et autres fibres naturelles.Entre autres : Qum de soie de maîtres tisserands, Tabriz soie et laine de maîtres tisserands, Kashan, Isfahan, Mashad, etc.Plusieurs autres tapis persans traditionnels, en plus de : Surveillez la circulaire En vigueur jusqu'au 22 mars 2002, région métropolitaine seulement.Des rabais à ne pas manquer! à l'intérieur 3028216A 6LP0602A0302 A-6 samedi - ARTS 6LP0602A0302 ZALLCALL 67 23:51:53 03/01/02 B La présence syndicale reprend de la vigueur au Québec «Notre monde sait qu'on est capable d'apporter des solutions», dit Henri Massé ALBERTA Un juge annule l'ordre de retour au travail des 21 000 enseignants L I A LÉVESQUE Presse Canadienne Malgré la conjoncture économique, le taux de présence syndicale a regrimpé au-dessus du seuil de 40 % au Québec en 2001, en légère augmentation par rapport àl'année précédente.C'est ce que laisse voir le dernier relevé annuel de Statistique Canada, qui fait état d'un taux de présence syndicale de 40,4 % au Québec.En 2000, le taux était de 39,9 %.Le taux de présence syndicale est le rapport entre le nombre de salariés couverts par une convention collective et l'ensemble des salariés en emploi.C'est dire qu'au Québec, 48 000 salariés de plus étaient syndiqués en 2001, comparativement à l'année précédente, soit 1 216 000 personnes.Le Québec est, comme l'année précédente, la province canadienne qui affiche le plus haut taux de présence syndicale, devançant quelque peu Terre-Neuve, avec 40 %.L'Ontario vient au neuvième rang et le Nouveau-Brunswick au huitième.Pour l'ensemble du Canada, le taux de présence syndicale atteint 32,2 %.Des explications Il peut paraître surprenant que le taux de présence syndicale ait augmenté au Québec en 2001, dans un contexte de ralentissement économique, voire de pertes d'emplois dans des secteurs syndiqués comme l'aviation et l'aéronautique.En entrevue, le président de la FTQ, Henri Massé, a expliqué cette apparente contradiction par le fait que sa centrale, la plus imposante au Québec, avec un demi-million de membres, a « beaucoup organisé », c'est-à-dire recruté de nouveaux membres, compensant et dépassant ainsi les pertes.Et, dit-il, « les pertes d'emplois ne sont pas aussi importantes qu'elles l'ont déjà été », malgré le ralentissement économique de 2001.La FTQ, qui a obtenu ces statistiques, s'en réjouissait évidemment, elle qui représente 44 % des syndiqués québécois.La centrale surveille toutefois la situation aux États-Unis, où la tendance lourde est à la baisse.Le Québec, selon M.Massé, a déjà atteint les 45 % de présence syndicale il y a une dizaine d'années.Pourquoi une différence allant jusqu'à 15 % entre les provinces ?M.Massé l'explique par le fait que « les syndicats, au Québec, font un travail colossal » et que, grâce à la présence de plusieurs organisations syndicales, « il y a une certaine émulation » qui entraîne une combativité pour recruter de nouveaux membres.Il avance une seconde explication : au Québec, les syndicats « ont une approche sécurisante pour les travailleurs », avec des initiatives comme les fonds d'investissement, qui se préoccupent de la situation économique.« Notre monde sait qu'on est capable d'apporter des solutions.M.Massé suggère, comme troisième facteur, « la politique de présence » des syndicats, qui siègent au sein de plusieurs organismes, comme la CSST, ce qui accroît leur visibilité et démontre leur rôle actif dans la recherche de solutions.Presse Canadienne EDMONTON \u2014 Un juge a invalidé hier, le décret gouvernemental ordonnant le retour au travail de quelque 21 000 enseignants en grève de l'Alberta.Le gouvernement n'a pas réussi à démontrer qu'il existait une situation d'urgence causant un tort indu aux élèves, a déclaré le juge Allan Wachowich.Soulignant que dans certaines écoles, la grève avait débuté seulement un jour ou deux avant que l'ordre de retour au travail ne soit donné, le juge a conclu que les circonstances ne justifiaient pas la décision prise par le gouvernement.De plus, a-t-il ajouté, la province n'a pas tenu compte des circonstances particulières à chacun des 22 conseils scolaires, ainsi qu'elle devait le faire.Le magistrat a cependant différé l'exécution de son jugement au moins jusqu'à lundi midi \u2014 ce qui oblige les enseignants à poursuivre leurs cours d'ici là \u2014 afin de laisser aux avocats de la province et des conseils scolaires le temps de présenter leurs arguments pour faire prolonger cette période.« Je suis très déçu pour les élèves de l'Alberta », a commenté le ministre de l'Education, Lyle Oberg, ajoutant que les ministres allaient se rencontrer lundi matin pour discuter de la possibilité de porter la cause en appel.Le ministre a refusé de préciser si le gouvernement se préparait à adopter une loi spéciale pour obliger les enseignants à rentrer au travail.Le président de l'Association des enseignants de l'Alberta, Larry Booi, a accueilli le jugement avec satisfaction.Il a indiqué qu'il avait écrit au premier ministre Ralph Klein et avait demandé à le rencontrer ce week-end, afin de négocier un règlement rapide au conflit.Il a demandé aux enseignants de poursuivre leurs cours dans l'intervalle, soulignant que les deux parties devaient tenter de trouver des solutions aux questions des salaires et de la répartition des élèves dans les classes.Si l'association des enseignants n'obtenait pas satisfaction, elle songera à retourner en grève après avoir donné un avis préalable de 72 heures, a indiqué M.Booi.Les premiers enseignants à faire la grève ont quitté le travail le 4 février, et leurs collègues ont suivi peu à peu le mouvement jusqu'à ce que 350 000 élèves soient privés de cours.Lorsque l'ordre de retour au travail a été donné, certains enfants avaient manqué 13 jours de classe.L'ordre donné par le gouvernement donnait aux conseils scolaires et aux syndicats locaux jusqu'au 15 mars pour en venir à un règlement négocié, faute de quoi les conditions de travail des enseignants seraient déterminées par un arbitre.Photo PIERRE McCANN, La Presse © Feu vert aux nouvelles rotatives pour La Presse en 2003 Après plusieurs jours de négociations, les membres du Syndicat des métiers et de l'imprimerie (FNC-CSN) ont conclu une entente qui permettra à La Presse de se faire imprimer sur de nouvelles rotatives dernier cri, du Groupe Transcontinental, dès la fin de l'été 2003.Cette entente a reçu l'appui de plus de 70 % des employés consultés.Deux cent trente personnes sont affectées par les changements dans les méthodes d'impression du journal.La grande majorité de ces syndiqués prendront leur retraite avec des indemnités de départ.Une trentaine d'employés choisiront de poursuivre leur carrière à La Presse et seront affectés à d'autres tâches, principalement à la distribution.Sur la photo prise lors de la signature, cette semaine, on remarque, assis, de gauche à droite, MM.André Brouillard, président du syndicat; Jacques Tousignant, vice-président des Ressources humaines; Pierre St-Arneault, représentant des Immeubles; debout, dans le même ordre, Gilles Duguay, représentant de la FNC-CSN; Gilles Cardin, directeur des Ressources humaines; Daniel Daigneault, représentant de la Photogravure; Roland Cloutier, directeur de la Production; Christian Côté et Sylvain Rivard, représentants de l'Impression.Une pharmacie sur deux touchée par la pénurie de personnel KARIM BENESSAIEH IL MANQUE 2000 pharmaciens au Canada, un problème chronique qui a fait en sorte qu'une pharmacie sur deux au pays n'a pu combler ses postes vacants l'an dernier.Dévoilé hier, un sondage Ipsos-Reid fait auprès de 1050 pharmacies a permis d'apprendre que la situation s'était nettement dégradée entre mai et décembre 2001.Au début de l'étude, 76 % des pharmacies avaient eu recours aux heures supplémentaires pour remédier à cette pénurie ; sept mois plus tard, elles étaient 90 %.« Cette étude prouve que la pénurie de pharmaciens est un phénomène chronique dans le système des soins de santé, dit Monika Simon, présidente de l'Association canadienne des chaînes de pharmacies (CACDS).Les pharmaciens accumulent les heures supplémentaires et doivent s'acquitter d'une charge de travail beaucoup plus grande pour compenser cette pénurie de personnel.En moyenne, les pharmacies consultées par Ipsos-Reid affichaient une proportion de postes vacants de 10 %.Cette pénurie était cependant beaucoup plus criante dans les régions rurales, où le taux était de 38 %.Pour garder ou attirer les pharmaciens, les établissements ont proposé en 2001 une panoplie de primes et d'incitations de toutes sortes.Au moins la moitié des pharmacies ont ainsi offert des primes de rendement, des participations aux profits et une formation professionnelle continue.Ipsos-Reid, dans le cadre de cette étude pancanadienne commandée par la CACDS, n'a pas compilé de données particulières pour le Québec.Selon une étude du ministère québécois de la Santé, il manquait 400 pharmaciens en 2001, soit 300 dans les pharmacies dites communautaires (les Jean-Coutu et Pharmaprix) et 90 dans les établissements de santé.Québec a annoncé le 16 février dernier son intention de recruter des pharmaciens à l'étranger.L'augmentation des admissions dans les facultés québécoises de pharmacie ne se fera en effet sentir que dans quatre ans environ.Les essais d'armement laser peuvent rendre aveugles les bêtes sauvages MICHAEL MACDONALD Presse Canadienne SAINT-JEAN, T.-N.\u2014 Le ministère de la Défense nationale fait régulièrement voler à basse altitude des avions à réaction afin de chasser les bêtes sauvages de ses polygones de tir aérien, au Labrador, dans le but d'empêcher qu'elles ne perdent la vue lors d'essais d'armes à guidage laser.Cette pratique figure au nombre des recommandations d'un rapport de sécurité dans lequel il est indiqué que les caribous \u2014 entre autres espèces animales \u2014 peuvent devenir aveugles s'ils sont atteints par l'un des faisceaux lumineux à haute énergie de ces armements.« Ils survolent le secteur à très basse altitude afin de faire peur à tout animal qui pourrait se trouver dans le coin », a indiqué le capitaine John Pulchny, porte-parole de la base des Forces armées canadiennes à Goose Bay, quelque 120 kilomètres au nord-est des aires de tir, situées à proximité de la frontière entre le Québec et le Labrador.« Habituellement, les bêtes disparaissent lorsqu'elles entendent quelque chose de bruyant.Au deuxième passage, ils (les pilotes) exécutent leur mission.Ça semble fonctionner », a ajouté M.Pulchny.Bien que le risque de cécité soit mince, il n'en constitue pas moins une question hautement controversée, est-il indiqué dans le rapport, daté de janvier 1999. 6LP0701A0302 A7 SAMEDI 6LP0701A0302 ZALLCALL 67 22:10:50 03/01/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 MA R S 2 0 0 2 Q U É B E C A 7 Vol d'électricité : plusieurs anomalies décelées ANDRÉ NOËL Hydro-Québec a divulgué, hier, un rapport de son vérificateur général, Daniel Lafleur, faisant état d'anomalies dans la gestion des cas de vol d'électricité.Mais la société d'État a présenté le rapport, en conférence de presse, sans la présence de son auteur.L'année dernière, plusieurs reportages avaient révélé que des citoyens accusés d'avoir subtilisé de l'énergie recevaient des factures apparemment farfelues, par exemple plus de 40 000 $ pour un petit cabanon à l'extérieur d'une maison appartenant à une femme âgée de 80 ans.Le président-directeur général d'Hydro avait mandaté le vérificateur général de l'entreprise, M.Lafleur, pour qu'il procède à la vérification de l'activité de recouvrement pour subtilisation d'électricité et pour qu'il analyse les méthodes de calcul.Le bureau de M.Lafleur a procédé par échantillons.Il a analysé 352 dossiers sur un peu plus de 6000, une centaine de cas étant considérés comme « légers » et la majorité étant des dossiers « lourds ».« Pour les cas légers, nous pouvons maintenant affirmer.que le taux d'anomalie se situe à 20 %, écritil.En ce qui a trait aux cas lourds, nous pouvons affirmer avec le même niveau de confiance que le taux d'anomalie se situe à 28 %.» Au total, entre 1000 et 2000 dossiers comporteraient des anomalies de tous genres.Le vérificateur estime que « 15 % des dossiers lourds comportent de la surfacturation découlant d'erreurs de calcul, de jugement ou d'omission d'éléments pertinents dans le calcul ».Le vérificateur propose donc de « revoir en profondeur les aspects du logiciel traitant du calcul de la consommation d'énergie requise pour fins de chauffage ainsi que les paramètres qui supportent ce calcul ».Hydro-Québec utilisait un logiciel mis au point par un ingénieur d'une firme externe, qui a finalement été radié de l'Ordre des ingénieurs.Cet ingénieur ainsi que d'autres qui ont subi des critiques sévères de la part de leur corporation professionnelle étaient choisis par le contentieux d'Hydro.Or, on a appris dernièrement qu'un des avocats du contentieux d'Hydro a détourné pour plus de 850 000 $ en cinq ans.Cet homme de loi, qui a été congédié et qui aurait démissionné du barreau dernièrement, a été impliqué, entre autres, dans les mêmes dossiers que l'ingénieur radié par sa corporation.C'est le service de sécurité industrielle d'Hydro qui fait enquête sur cet avocat, qui encaissait des chèques d'Hydro dans son compte personnel à la Banque Royale, selon la version officielle.Le service de sécurité industrielle est dirigé par Me Gilles Marchand, directeur du contentieux d'Hydro et ancien patron de l'avocat fraudeur.Même si la fraude est bien documentée et date de plusieurs mois, aucune accusation criminelle n'a été portée contre cet avocat, dont le nom apparaît dans plusieurs requêtes et mises en demeure.La question qui est sur toutes les lèvres est de savoir s'il agissait seul, et si tel est le cas, comment il se fait qu'aucun mécanisme de contrôle n'ait détecté la fraude plus tôt.Le président d'Hydro-Québec Distribution, Yves Filion, a dit hier que le logiciel pour calculer les sommes subtilisées serait modifié.La société d'État embauchera aussi ses propres ingénieurs plutôt que de mandater des experts externes.Malheureusement, les journalistes se sont vu refuser le droit de rencontrer le vérificateur et de lui poser des questions directement.M.Lafleur ne rencontre pas les journalistes, nous a-t-on expliqué : « C'est une politique de l'entreprise.» Au gouvernement fédéral, au gouvernement du Québec, à la Ville de Montréal et dans les principales municipalités, c'est toujours le vérificateur lui-même qui présente ses rapports et qui répond aux questions.En septembre dernier, le vérificateur général du Québec, Guy Breton, a réclamé plus de pouvoirs afin de mieux surveiller la gestion des sociétés d'État comme Hydro-Québec.M.Breton a d'ailleurs manifesté son intention d'aller voir comment sont administrés ces joyaux de l'économie québécoise qui hésitent ou refusent de lui ouvrir leurs livres.« Il est reconnu que seul un vérificateur général désigné par le pouvoir législatif possède, en apparence et dans les faits, l'indépendance nécessaire pour examiner la qualité de la gestion des organismes et des entreprises du gouvernement et, surtout, pour en rendre directement compte à l'Assemblée nationale », a alors déclaré M.Breton.Québec assouplitson règlementsur les coupes à blanc NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne BEAUPRÉ \u2014 Le ministère des Richesses naturelles a décidé d'y aller plus lentement dans la réduction des coupes à blanc dans les forêts québécoises.« Il faut y aller plus progressivement, mais en maintenant en bout de ligne les mêmes objectifs », a expliqué vendredi le ministre François Gendron.Le plan original prévoyait atteindre dès l'année 2002 une proportion de 25 % des coupes de bois sous forme dite « en mosaïque », c'est-à-dire des coupes qui laissent en place un certain nombre d'arbres.Or, le nouveau règlement que le ministère va publier indique que cette proportion sera rabaissée à 10 % en 2002, mais toujours avec l'objectif original de ramener la proportion à 60 % en 2005.« Il ne se fait plus de coupes à blanc depuis 1986.Notre préoccupation demeure celle du développement durable.On ne recule pas devant les objectifs, mais il faut être pratique », a déclaré le ministre Gendron.Il a rappelé que seulement 10 % des industriels faisaient des coupes en mosaïque actuellement, mais qu'on voulait étendre cette pratique à tous les industriels.« On va y aller graduellement pour être certain que nous atteignons nos objectifs.On va évaluer les impacts sur l'économie et les impacts sociaux », a dit le ministre.M.Gendron a aussi mentionné qu'il « fallait tenir compte des disparités régionales », ce qui veut dire que les exigences pourraient être différentes d'un endroit à l'autre, selon la nature des forêts.Ce n'est qu'un projet de règlement que le gouvernement avait publié l'automne dernier pour fixer les normes de coupes forestières, a expliqué M.Gendron.Les projets de règlement sont soumis à la discussion publique et peuvent être modifiés avant d'être de nouveau publiés, cette fois de façon définitive et contraignante.Le projet de règlement publié l'automne dernier « n'était pas pratique et pas réaliste.Ses impacts n'avaient pas été évalués, et plus on fouillait cette question, plus on s'apercevait qu'on n'atteindrait pas l'objectif.Quand je vais appliquer une nouvelle mesure, j'évaluerai l'ensemble des impacts avant de la mettre en vigueur », a conclu M.Gendron.Offre en vigueur du 28 février au 10 mars ou jusqu'à épuisement des stocks.Les produits illustrés peuvent différer de ceux offerts en magasin.2159, rue Sainte-Catherine Est, Montréal H2K 2H9 Métro Papineau 2777, boul.St-Martin Ouest, Laval H7T 2Y7 près de l'autoroute 15 www.lacordee.com Tél.: (514) 524-1106 À 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Boisclair avait dit que 700 000 pneus seraient retirés de ces sites.Dans les faits, nous avons réussi à en soustraire 675 000, ce qui est très bien.Mais il nous en reste encore 150 000.Il y aura donc une prolongation du programme cette année », a indiqué en entrevue Ginette Bureau, vice-présidente des programmes chez Recyc- Québec.Cet organisme travaille de concert avec le ministère dans les programmes de recyclage.Quatre facteurs ont eu un impact non négligeable sur la prolongation de la collecte et, par ricochet, du programme : des demandes supplémentaires pour vider de nouveaux lieux d'entreposage, un nombre plus important que prévu des pneu surdimensionnés, l'inaccessibilité de certains lieux et un nombre important de pneus encore montés sur leur jante.« On croyait qu'on trouverait autour de 6 ou 7 % de pneus surdimensionnés, mais en réalité il y en a autour de 10 %.Or, ces pneus n'entrent pas tels quels dans les fours des cimenteries.Il faut les déchiqueter », a indiqué le président de Recyc-Québec, Alain Verreault.Rappelons qu'à la suite d'une entente conclue en août 2001, le ministère et Recyc-Québec ont signé un contrat avec les cimenteries Lafarge et Saint-Laurent pour la fourniture de 7,5 millions de pneus qui leur serviront de combustible.On croit qu'entre 25 et 40 millions de pneus usés « dorment » dans les entrepôts québécois, dont la plupart dans quelques gigantesques terrains, comme celui de Franklin en Montérégie.Outre le fait de servir de combustible, les pneus sont recyclés sous diverses formes : tapis, bitume, garde-boue, dos d'âne, etc.Recyc-Québec est également en pourparlers avec un entrepreneur privé afin de dénicher une technologie permettant de déjanter rapidement les pneus.Selon Ginette Bureau, c'est principalement dans les lieux difficiles d'accès pour la machinerie conventionnelle que les opérations du ministère seront concentrées cette année.« Par exemple, nous avons retrouvé des pneus surdimensionnés dans des fossés, là où il fallait une chargeuse pour les soulever.Dans ces cas-là, nous les avons laissés sur place et reviendrons les chercher cet été », assure-t-elle.À d'autres endroits, c'est le nombre réel qui dépassait la première évaluation.« À Stoke, dans les Cantons-de-l'Est, on nous avait dit qu'un petit lieu d'entreposage contenait 35 000 pneus.Dans les faits, il y en avait 80 000 », explique Mme Bureau.Pour qu'un terrain soit qualifié de « petit lieu d'entreposage », le MEF avait fixé à 50 000 le nombre maximal de pneus s'y trouvant.Par contre, on ne se formalise pas outre mesure par les dépassements constatés ici et là.Pour ce qui est des coûts, Mme Bureau assure que même s'il faut mettre de l'argent supplémentaire, le programme va continuer à s'autofinancer, tout simplement parce que sa source de revenus demeure la taxe spéciale de 3 $ qu'impose le gouvernement du Québec sur l'achat de chaque pneu neuf.« Initialement, nous avions mis cinq millions de dollars de côté pour le programme des petits lieux d'entreposage et nous les avons dépensés.Un autre montant sera investi cette année », reconnaît Mme Bureau sans toutefois s'avancer sur un chiffre précis.Le ministre Trudel s'interroge sur la portée de sa récente chasse APRÈS avoir abattu 18 000 pigeons et tourterelles en six jours avec une bande d'amis, le ministre de la Population, Rémy Trudel, avoue s'interroger sur la portée de son geste.« Cela fait réfléchir, ce serait se buter de dire que cela ne pose pas de questions », disait hier le ministre Trudel dont la partie de chasse en Argentine défrayait la manchette du Journal de Montréal hier.« Ces parties de chasse sont monnaie courante en Argentine où les tourterelles foisonnent et causent des dommages importants aux récoltes.Les règles du pays, de l'Argentine, ont été respectées.J'ai fait ça dans le respect de l'environnement », de soutenir l'ancien ministre de la Santé.Atteindre ces oiseaux qui volent à 90 km/ h n'est pas une chose facile.« Il faut être agile et habile », de dire le ministre, qui chasseur invétéré, pratique le tir au pigeon d'argile.Mais l'ampleur de la chasse \u2014 le groupe de huit Québécois a tué 18 000 oiseaux \u2014 laisse perplexe, a reconnu hier le ministre.Toutefois ce gibier est retourné aux habitants, qui s'en nourrissent.M.Trudel se défend toutefois d'être un chasseur sanguinaire.« Pour la chasse à l'orignal, j'ai banni le télescope parce que c'est moins sportif.Quand on est de l'Abitibi-Témiscamingue, la chasse nous habite », dit-il. 6LP0802A0302 samedi A8 6LP0802A0302 ZALLCALL 67 23:53:00 03/01/02 B Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie pourrait fermer en 2008 Rouage essentiel de l'après-guerre dans les Balkans, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie mène deux luttes en même temps : sur le front juridique, d'abord, pour faire condamner les responsables des atrocités, mais aussi, et c'est plus insidieux, contre le temps, qui commence à lui manquer.LE TRIBUNAL PÉNAL international pour l'ex-Yougoslavie fonctionne sous pression.Le Conseil de sécurité, qui a signé son acte de naissance en automne 1993, lui demande d'accélérer ses travaux et de se préparer à fermer boutique.Mais, en même temps, il refuse de lui donner les moyens nécessaires pour aller plus vite et n'a toujours pas adopté son budget pour l'année en cours.« On nous demande d'appuyer sur l'accélérateur et on nous freine en même temps.C'est illogique », déplore le président du TPIY, Claude Jorda.Rencontré à La Haye à l'occasion du procès de l'ex-président yougoslave Slobodan Milosevic, M.Jorda a reconnu que le tribunal qu'il dirige doit amorcer « la stratégie d'achèvement de son mandat ».Mais cela doit se faire à l'intérieur de délais raisonnables qui lui permettront de réaliser sa mission.Avec ses 1200 employés et sa quinzaine de juges permanents, le tribunal de La Haye coûte un peu moins de 100 millions US par an.Récemment, il a demandé 20 millions de plus pour pouvoir passer à une vitesse supérieure, augmenter son bassin de juges et mener six procès de front.Mais le représentant américain au Conseil de sécurité a obtenu que le vote sur le budget du Tribunal soit reporté, ce qui a bloqué cette initiative.M.Jorda dit comprendre que la communauté internationale s'inquiète des coûts de la justice internationale.D'autant plus que les attentats du 11 septembre ont bouleversé le sens des priorités et que « l'énergie des nations civilisées est maintenant accaparée par la lutte contre le terrorisme ».Cela dit, il reste optimiste et espère que le budget 2002 sera finalement approuvé lors de la prochaine réunion du Conseil de sécurité, en mars.Si tout va bien, le TPIY devrait alors pouvoir finir tous ses procès de première instance d'ici 2008.Mais, pour y arriver, le Tribunal devra se délester de certains de ses accusés.Les pays nés des éclats de l'ex- Yougoslavie se sont démocratisés au cours des dernières années, et la volonté de juger leurs criminels de guerre y est de plus en plus forte, constate Claude Jorda.Mais, dit-il, ce délestage ne devrait pas se faire au prix de brader la mission du TPIY.Aussi, celui-ci pourrait donner de la formation aux juristes locaux pour les aider à tenir des procès irréprochables.Cela dit, le TPIY n'a aucune intention de laisser filer ses plus grosses prises.C'est à La Haye que doivent être jugés les principaux responsables des atrocités commises durant les années 1990 dans les Balkans.Plus encore : le TPIY ne mettra pas la clé sous la porte tant et aussi longtemps qu'il n'aura pas arrêté et jugé Ratko Mladic et Radovan Karadzic, accusés d'avoir orchestré un génocide en Bosnie entre 1992 et 1995.« Ce serait un très grave échec pour la justice internationale si nous devions fermer boutique avant que ces personnages aient été jugés », conclut M.Jorda.Photo AP Slobodan Milosevic au Tribunal pénal international.Bien que ses jours soient comptés, le TPIY ne mettra pas la clé sous la porte tant et aussi longtemps qu'il n'aura pas arrêté et jugé aussi Ratko Mladic et Radovan Karadzic, accusés de génocide en Bosnie.AFGHANISTAN Et si démocratisation équivalait à violence?De Washington à Londres, considérer qu'une nation en construction comme l'Afghanistan doit adopter une démocratie à l'occidentale est désormais un article de foi.Mais un nombre croissant d'experts font une mise en garde : trop de démocratie trop vite dans un pays ruiné peut être néfaste.MICHAEL MASSING New York Times News Service LES NATIONS industrialisées qui ont récemment promis de verser 4,5 milliards de dollars américains pour aider à la reconstruction de l'Afghanistan ont toutes présumé que le pays allait adopter des institutions politiques occidentales.Et les Afghans eux-mêmes ont accepté un plan politique prévoyant la mise en place d'un gouvernement de transition qui céderait sa place à la suite « d'élections libres et loyales » dans un délai de 30 mois.Mais est-ce vraiment la solution ?« Il existe un modèle de démocratie qui, une fois en place, vous force à concentrer des ressources sur des choses qui ne sont pas essentielles », avertit Thomas Carothers, vice-président des études de la Dotation Carnegie pour la paix internationale.Les élections, par exemple, « requièrent une somme phénoménale de travail », dit-il.« Vous devez alors vous concentrer très tôt sur la formation de partis politiques.Voilà qui prend énormément de temps et de formation.Et puis, il faut faire l'éducation des gens.Ensuite, on doit produire des messages à l'intention des médias et les diffuser à la radio.De plus, vous devez former de 10 000 à 15 000 observateurs pour les élections », précise-t-il.Cette approche, ajoute M.Carothers, détourne l'attention de la nécessité de fournir des services essentiels, de base, immédiats, qui rendent la vie des gens plus vivable au jour le jour.En plus de constituer une distraction de l'objectif premier, les élections sont susceptibles d'encourager les conflits, en particulier là où les armes demeurent omniprésentes.« Il existe une documentation abondante montrant que la démocratisation s'accompagne plus vraisemblablement de violence », souligne Susan Woodward, professeur de science politique à la City University of New York Graduate Center.Des élections qui se tiennent tôt, dit-elle, renforcent la position de ceux qui sont armés, comme les seigneurs de la guerre, car ils peuvent utiliser leurs armes pour affronter leurs adversaires et intimider les électeurs.Au Cambodge, des élections nationales ont eu lieu deux ans après la signature d'un cessez-le-feu sous les auspices des Nations unies en 1991.Mais les troupes de l'homme fort Hun Sen ont conservé leurs armes et, malgré sa défaite aux élections, Hun Sen s'est installé dans l'ombre comme premier ministre.En 1997, il s'est emparé du pouvoir à la faveur d'un coup d'État.Plus tôt cette année, au moment où le Cambodge se préparait à ses premières élections locales depuis des décennies, 20 candidats et militants de l'opposition ont été assassinés.Le parti de Hun Sen a profité de la campagne d'intimidation et a raflé la plupart des 1621 conseils communaux, n'en ratant que 20.Dans la nouvelle fédération russe, le gouvernement a consacré beaucoup d'énergies à tenir des élections, mettant sur pied des partis politiques et établissant un parlement en décembre 1991, à la suite de l'effondrement de l'Union soviétique.Mais les dirigeants ont négligé une tâche pourtant urgente : renforcer les institutions de l'État qui avaient dépéri sous le régime communiste, fait observer Stephen Kotkin, professeur à l'Université Princeton.« Le 1er janvier 1992, la Russie avait son propre drapeau, un système multipartite, des élections opposant divers camps et de nombreuses associations civiques, dit-il.Mais c'était un semblant de démocratie et non pas la réalité.Le pays comptait 6000 juges et 250 000 agents du KGB », explique-t-il.Ce dont la Russie avait vraiment besoin, ajoute- t-il, ce n'était pas d'élections ni de partis, mais d'un système judiciaire amélioré, d'une bureaucratie plus forte et d'organismes de réglementation plus actifs, « tous des éléments qui n'avaient plus la cote dans les années 1990 ».L'exemple du Mozambique Dans les années 1990, au moment où des crises éclataient en Somalie, en Haïti et en Bosnie, l'administration Clinton a continué de mettre l'accent sur la démocratisation.Ainsi, en Bosnie, un pays déchiré par de vives rivalités ethniques, l'accord de Dayton de 1995 prévoyait des élections dans un délai de 10 mois.Mais les groupes politiques existants se sont montrés habiles à exploiter la situation et, selon Morton Abramowitz, ancien ambassadeur des États-Unis et membre du conseil d'administration de l'International Crisis Group, qui a surveillé la mise en application de l'accord de Dayton, les élections ont servi principalement à « consolider le pouvoir des éléments les plus nationalistes ».L'un des pays où l'expérience a été le plus positive est le Mozambique.Là comme ailleurs, il était prévu que des élections se tiendraient peu de temps après la fin de la guerre civile.Mais, dans les deux années précédant leur tenue, on prit des dispositions pour convertir le Renamo, l'armée des rebelles, en une force politique.Terrence Lyons, professeur à l'University George Mason, fait remarquer que « la communauté internationale, les Italiens en tête, avait établi que, si le Renamo devait jouer un rôle politique, il fallait lui en donner les moyens.Alors on lui fournit bureaux, bénévoles, téléphones et télécopieurs.On offrit aussi aux membres du Renamo une formation pour tenir des rassemblements et produire des bulletins d'information ».Dans le même temps, il devint ardu pour le Renamo de continuer à vouloir s'emparer du pouvoir à la pointe du fusil en raison de la présence de 7500 Casques bleus dans le pays.Aujourd'hui, la démocratie au Mozambique est encore incomplète et l'État, faible, mais la paix règne.« Pendant de nombreuses années, les gens avaient peur d'aller rendre visite à leurs grands-parents à une quinzaine de kilomètres de chez eux à cause des bandits sur la route.Aujourd'hui, ils peuvent le faire, dit M.Lyons.Qu'il n'y ait pas d'anarchie ou que l'État ne se soit pas effondré constitue déjà un exploit remarquable.» De nouveau le chaos ?L'Afghanistan fait face à un défi semblable dans l'approche à adopter à l'égard des factions armées.Au cours d'un récent débat sur la reconstruction de l'Afghanistan à la Dotation Carnegie à Washington, Marina Ottaway, maître associée à la Dotation, a soutenu que l'empressement à embrasser un « modèle de reconstruction démocratique » pour l'Afghanistan était « dangereux » et que cela créait de grandes attentes irréalistes.Si bien intentionné soit-il, ditelle, le projet de tenir des élections hâtives fait abstraction de la puissance des seigneurs de la guerre.« Le système très décentralisé, presque médiéval » de l'Afghanistan, a poursuivi Mme Ottaway, appelle une approche plus « pragmatique » en vertu de laquelle la communauté internationale doit travailler de concert avec les seigneurs de la guerre pour distribuer l'aide dans les régions où le gouvernement central est faible.Ce n'est pas la bonne approche, a répliqué Paula Newberg, conseillère spéciale de la Fondation des Nations unies, qui s'est rendue fréquemment en Afghanistan ces dernières années.Les seigneurs de la guerre bénéficient d'un « soutien absolument minime », soutientelle, ajoutant que l'Afghanistan « mérite que la communauté internationale reconstruise le pays à un niveau le plus près possible de celui d'un État contemporain ».Ce monde de l'extérieur, dit-elle, « ne peut pas tolérer la corruption, les concessions aux seigneurs de la guerre ou le sacrifice des aspirations afghanes à la démocratie ».Jusqu'à un certain point, le débat sur la manière de s'y prendre avec les seigneurs de la guerre et sur l'accent à mettre sur la démocratie tient surtout à une question de détermination du moment où agir.Tant les pessimistes, telle Mme Ottaway, que les optimistes comme Mme Newberg s'entendent pour dire que, avant de réussir à obtenir une forme ou une autre de stabilité dans des pays déchirés par la guerre comme l'Afghanistan, il faut d'abord instaurer un climat de sécurité.« La loi et l'ordre doivent être la principale priorité », estime Morton Halperin, responsable du personnel de planification des politiques au Département d'État sous le président Clinton, et actuel directeur du bureau de Washington de l'Open Society Institute.« La principale tâche consiste à rassembler les moyens d'aider un pays à traverser une période transitoire d'une façon telle que le processus démocratique puisse prendre racine.Malheureusement, dit M.Halperin, il ne semble pas que cela se produise actuellement en Afghanistan.Par contraste avec le cas de la Bosnie, où 60 000 Casques bleus avaient d'abord été dépêchés, seulement 3500 ont été envoyés en Afghanistan, un pays 12 fois plus grand que la Bosnie.Le mois dernier, la CIA, dans un rapport classé secret, sonnait l'alarme et indiquait que l'Afghanistan pourrait plonger de nouveau dans le chaos si rien n'est fait pour freiner les ardeurs et désarmer les seigneurs de la guerre rivaux.Dans toutes les discussions à propos de la reconstruction des pays, le maintien de la paix est souvent perçu comme un ajout de dernière minute.Mais ce pourrait bien être une condition sine qua non rendant tout le reste possible, y compris la démocratie.Photo CP Selon certains spécialistes, avant de songer à des élections générales en Afghanistan, la communauté internationale doit travailler de concert avec les seigneurs de la guerre pour distribuer l'aide dans les régions où le gouvernement central est faible. 6LP0901A0302 A9 samedi 6LP0901A0302 ZALLCALL 67 22:49:22 03/01/02 B 5690, rue Sherbrooke Est :::: Près du stade Olympique :::: (514) 254-6041 :::: www.fillion.qc.ca ESPÈCES EN VOIE DE DISPARITION Grande liquidation jusqu'à épuisement des stocks.RÉCEPTEUR YAMAHA RXV-1000 799 $ 1499 $ RÉCEPTEUR YAMAHA RXV-3000 2200 $ 3299 $ AMPLIFICATEUR ARCAM A-65 759 $ 995 $ AMPLIFICATEUR NAD 317 599 $ 1100 $ LECTEUR C.D ARCAM CD-92 1499 $ 2195 $ LECTEUR À 5 C.D YAMAHA CDC-575 179 $ 299 $ RÉCEPTEUR DENON AVR-2801 799 $ 1300 $ LECTEUR À 5 C.D NAD 449 $ 650 $ ENCEINTES ACOUSTIQUES Mc Intosh SL-6 1699 $ 3750 $ ENCEINTE CENTRALE Mc Intosh 799 $ 1650 $ MINI-CHAÎNE SONY CMTEX-1S 379 $ 499 $ TÉLÉ STÉRÉO JVC AV-20220 319 $ 379 $ MINI-CHAÎNE JVC FSSD-990 399 $ 499 $ spécial régulier 3030667A Photo AFP C'est sous la pluie que le premier ministre Jean Chrétien a fait un tour de la ville de Coolum, en Australie, à la veille du sommet qui regroupe les dirigeants des pays membres du Commonwealth.Jean Chrétien hausse le ton face au Zimbabwe JIM BROWN Presse Canadienne COOLUM, Australie \u2014 Le Zimbabwe devrait être suspendu du Commonwealth si le président de ce pays africain, Robert Mugabe, ne parvient pas à y assurer la tenue d'élections justes, la semaine prochaine, a estimé le premier ministre du Canada Jean Chrétien, hier, en Australie.M.Chrétien a toutefois demandé aux autres dirigeants du Commonwealth de ne pas prendre de mesure hâtive à l'occasion de leur sommet, en fin de semaine, à Coolum, en Australie.« Même si nous devions suspendre ce pays aujourd'hui du Commonwealth, Mugabe poursuivrait sa campagne », a-t-il déclaré, proposant plutôt d'attendre l'issue du scrutin devant avoir lieu les 9 et 10 mars.Le président du Zimbabwe est accusé d'avoir défavorisé ses adversaires afin de se maintenir au pouvoir.Si ces allégations s'avéraient fondées, les 54 nations membres du Commonwealth n'auraient d'autre solution que de suspendre le Zimbabwe, a dit croire M.Chrétien.Par le passé, l'association des anciennes possessions de l'empire britannique n'a pas hésité à sanctionner de la sorte de nombreux pays s'étant rendus coupables de violation des droits de la personne.« Si les observateurs me disent que les élections ont été injustes (.) une suspension ne fait pour moi aucun doute », a déclaré le premier ministre, qui n'avait pas fait preuve d'autant de fermeté dans ses propos depuis que des doutes ont commencé à planer au sujet de la campagne électorale menée par Robert Mugabe, qui ne sera pas à Coolum.Can West veut un rôle restreint pour la SRC et plus d'argent pour le privé SCOTT EDMONDS Presse Canadienne WINNIPEG \u2014 Radio-Canada est comme le parc national Banff : on aime bien l'avoir, même si on ne l'utilise jamais, a déclaré hier le président de Can West Global Communications.Leonard Asper utilisait cette analogie pour illustrer ses propos, alors qu'il tentait de convaincre un comité de la Chambre des communes que Radio-Canada devait se contenter d'une programmation moins variée.M.Asper voudrait que le réseau de télévision de Radio-Canada ressemble davantage à la BBC et ne diffuse que des émissions portant sur les arts et le théâtre canadiens, en plus d'un bulletin d'informations nationales chaque soir.Il propose de faire disparaître les informations régionales partout au pays, ainsi que les sports et tout autre genre d'émission que le secteur privé pourrait exploiter avec profit.« Ils font baisser nos cotes d'écoute », a déclaré M.Asper au comité, qui tenait une audience publique dans le cadre de la révision complète de la Loi sur la radiodiffusion.La direction de Radio-Canada a refusé de commenter directement les propos de M.Asper, précisant qu'elle allait présenter son propre plan directeur, dans le cadre d'une audience du comité qui aura lieu à Ottawa à la mi-mars.« Comme la plupart des Canadiens, nous croyons que Radio-Canada joue un rôle important comme diffuseur public », a déclaré la porte- parole de Radio-Canada, Martine Ménard.Le président de Can West réclame de nouvelles sources de revenus pour les diffuseurs privés, et rejette les allégations selon lesquelles la concentration des médias serait un problème.Can West possède des stations de télévision et des quotidiens d'un océan à l'autre, mais selon M.Asper, la mise en commun des ressources ne signifie par que les Canadiens auront droit à des informations moins variées.« Cela veut dire qu'un plus grand nombre de gens auront plus de sources d'informations, et non le contraire », a-t-il souligné.Selon Jim Thompson, de Friends of Canadian Broadcasting, M.Asper veut plus d'argent, mais n'offre en retour rien qui serait susceptible d'améliorer la radiodiffusion au pays.M.Asper croit que si leurs revenus étaient augmentés, les diffuseurs privés pourraient consacrer plus d'argent au contenu canadien, sans cependant fournir plus de précisions.Les membres du comité ont questionné M.Asper au sujet des liens qui existent entre sa famille et les libéraux \u2014 son père, Izzy Asper, a déjà dirigé les libéraux du Manitoba \u2014 et se sont interrogés sur le bien-fondé de sa position sur l'impact de la concentration des médias.Christiane Gagnon, députée du Bloc québécois, a interrogé M.Asper au sujet des éditoriaux que Can West a demandé à ses quotidiens de publier.Cette directive a créé des remous au quotidien montréalais The Gazette, où certains journalistes ont refusé temporairement de signer leurs articles.Mme Gagnon a demandé si les journaux de la famille Asper accorderaient une place équitable au point de vue des souverainistes québécois.M.Asper a répondu que la politique des éditoriaux n'avait rien à voir avec les informations publiées, et que c'était une tempête dans un verre d'eau.« La plupart des Canadiens ne considèrent pas cela comme un problème et ne s'en soucient même pas », a-t-il commenté.LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI MARS 2002 A9 6LP1001A0302 A10 saturday 6LP1001A0302 ZALLCALL 67 22:38:55 03/01/02 B Columbia en orbite pour rénover le téléscope spatial Hubble d'après AP et AFP CAP CANAVERAL \u2014 La navette spatiale Columbia a décollé, tôt hier, de Cap Canaveral (Floride) avec sept membres d'équipage, pour une mission de mise au point du télescope Hubble.Columbia, dont le lancement avait été retardé de 24 heures dans l'attente d'un temps plus chaud, a quitté son pas de tir sans encombres à 6 h 22, heure locale, alors que Hubble survolait le golfe du Mexique.La navette devrait le rejoindre dimanche.Les astronautes effectueront au cours de cette mission de 11 jours cinq sorties dans l'espace, égalant ainsi un record en la matière.Ils remplaceront des éléments clés de Hubble au cours d'une mission qui sera suivie avec attention par les astronomes.Un échec pourrait en effet laisser le télescope dans un plus mauvais état ou même le rendre inopérant.Le lancement a été entouré de mesures de sécurité extrêmement strictes pour prévenir une éventuelle attaque terroriste.Des chasseurs F-15 ont ainsi patrouillé le ciel et une zone d'exclusion aérienne était en vigueur dans un rayon de 56 kilomètres autour du pas de tir.La plus vieille navette de la NASA, qui vient de subir une révision complète, n'avait pas volé depuis deux ans et demi.Une fois Columbia en orbite, une petite fuite de fréon a été détectée et une équipe d'ingénieurs a été réunie au sol pour examiner le problème.La situation était toutefois considérée comme acceptable.Les pièces qui doivent être installées sur le télescope, vieux de 12 ans, incluent des panneaux solaires plus solides, un mécanisme de direction plus fiable, un système de réfrigération pour réparer une caméra à infrarouge et une caméra de pointe qui décuplerait les capacités de découverte de Hubble.La NASA considère qu'il s'agit de la mission de maintenance de Hubble la plus compliquée à ce jour.Les systèmes de Hubble devront être éteints pour la première fois depuis que le télescope est en orbite, ce qui suscite une inquiétude compréhensible chez les scientifiques concernés.C'est la quatrième mission de maintenance de Hubble, la première ayant eu lieu en 1993 pour corriger la vision troublée du télescope.Une autre est prévue pour 2004, et si tout se passe comme la NASA le souhaite, Hubble sera ramené sur terre en 2010 pour être exposé dans un musée.Columbia doit revenir sur terre le 12 mars.Pas de retour d'urgence Il y a bien eu un problème de refroidissement qui avait amené l'Agence spatiale américaine a envisager un retour d'urgence, mais la NASA a décidé, hier soir, que la mission se poursuivra à moins d'avis contraire.« Lors d'une réunion des spécialistes de mission, nous avons décidé de poursuivre la mission pour 24 heures car les conditions ne sont pas réunies pour imposer un retour anticipé, il n'est pas dangereux de rester en orbite », a déclaré le directeur du programme de la navette spatiale, Ron Dittemore.Un des deux circuits de refroidissement de la cabine et de l'informatique de bord de la navette a subi une légère diminution de son flux de gaz fréon, a expliqué le responsable.Mais « nos premiers examens montrent que le système est stable », a-t-il ajouté.Une prochaine réunion des spécialistes pour décider de la poursuite de la mission a été fixée à midi, aujourd'hui, à Houston, a précisé M.Dittemore, qui s'est déclaré confiant.« Nous croyons fermement que l'analyse des données nous permettra de conclure qu'il est sans risque de continuer la mission pendant toute sa durée prévue », a encore indiqué le responsable.Les deux circuits de refroidissement de la navette sont particulièrement importants lors de sa rentrée dans l'atmosphère.Le fuselage est protégé des très fortes chaleurs par des tuiles spéciales, mais l'électronique et la cabine intérieure ont besoin d'un refroidissement supplémentaire fourni par le fréon.PHOTO AFP La navette spatiale Columbia a décollé du centre spatial Kennedy, à Cap Canaveral, tôt hier matin, pour une mission de 11 jours qui amènera les astronautes à effectuer cinq sorties dans l'espace, un record.3018509A Ariane 5 renoue avec le succès JEAN-MARIE GODARD Associated Press EVRY, France \u2014 Satisfaction et soulagement à Arianespace.La fusée Ariane 5 \u2014 clouée au sol depuis sept mois et demi après l'échec du 12 juillet 2001 \u2014 a renoué avec le succès, dans la nuit de jeudi à hier, en plaçant sur orbite le satellite européen d'observation de la Terre, Envisat.Avec ce lancement, c'est la fiabilité d'Ariane 5 qui était en jeu.« Je suis extrêmement heureux.Chacun a pu observer au cours de la soirée la tension particulière qui se lisait sur les visages (.) Avec la mise en orbite d'Envisat, Ariane 5 est de nouveau parfaitement opérationnelle », a déclaré le PDG d'Arianespace, Jean-Marie Luton, visiblement ravi quelques minutes après la confirmation du succès du tir.Lors d'un point de presse au Centre spatial de Kourou (Guyane française), hier, en milieu de matinée, les responsables d'Arianespace et de l'Agence spatiale européenne (ESA \u2014 la propriétaire du satellite) ont confirmé que tout s'était bien passé et qu'Envisat avait été « injecté » sur la bonne orbite.« C'est une orbite extraordinaire.Il n'y a aucune erreur d'injection à corriger », ont-ils déclaré.Il a été précisé qu'avant que le satellite soit totalement opérationnel, il faudra une soixantaine de jours pour effectuer les dernières manoeuvres, déployer antennes et mâts, mettre en route les instruments et vérifier qu'ils sont « propres », c'est-à-dire qu'ils ont tous été débarrassés d'éventuelles poussières qu'ils auraient pu « capturer » lors de leurs six jours sur la Terre.Passé ce délai, Envisat pourra commencer à travailler depuis son orbite à 800 km d'altitude et fournira pendant au moins cinq ans des milliers de données ultraprécises sur les courants marins et la hauteur des mers, l'évolution de la couche d'ozone, la vitesse des vents en altitude, les rejets de gaz dus à l'activité industrielle, ou encore le taux de végétation et l'occupation des sols.Véritable vigie, Envisat, le plus gros satellite jamais construit en Europe (il fait la taille d'un autobus et pèse plus de huit tonnes), pourra fournir une vue d'ensemble inégalée de notre planète à 750 équipes représentant quelque 10 000 chercheurs un peu partout dans le monde.Grâce à Envisat, on pourra surveiller l'évolution de notre environnement, des climats, et éventuellement prévenir leurs conséquences sur la vie terrestre.En ce qui concerne Ariane 5, le décollage de la fusée depuis la base de Kourou a eu lieu hier, à 2 heures 8 minutes et 6 secondes heure de Paris.Tout s'est parfaitement bien déroulé, y compris dans les derniers instants avant le décollage.Tous les voyants des écrans de contrôle de la salle Jupiter du Centre spatial guyanais (la « tour de contrôle » depuis laquelle le vol est suivi) ont affiché un « vert » rassurant jusqu'à la dernière minute du compte à rebours.Et comme prévu, 26 minutes et 51 secondes après son envol, Ariane 5 plaçait Envisat sur l'orbite visée.Une quinzaine de minutes plus tard, le panneau solaire du satellite était déployé.Il s'agissait du troisième lancement de l'année \u2014 et du troisième succès \u2014 pour une fusée Ariane, du 148e lancement depuis la mise en service du lanceur européen en décembre 1979, et du 11e tir d'une fusée Ariane 5.La réussite de cette mission était capitale pour Arianespace qui compte sur Ariane 5 pour conserver sa place de leader mondial du lancement commercial, marché où les satellites sont de plus en plus gros et la concurrence particulièrement rude notamment avec les Américains et les Japonais.Et après l'échec du 12 juillet dernier \u2014 Ariane 5 avait placé deux satellites sur une orbite trop basse à cause d'un défaut de propulsion du moteur de son étage supérieur \u2014, le lanceur lourd d'Arianespace n'avait pas droit à l'erreur, au risque de mettre sa fiabilité durablement en cause.Le prochain lancement d'une fusée Ariane \u2014 celui d'une fusée Ariane 4 \u2014 est prévu dans le courant de la deuxième quinzaine du mois de mars pour placer sur orbite deux nouveaux satellites de télécommunications.Coupon de participation Nommez l'auteur de la pièce Après la Pluie Nom Prénom Âge Adresse App.Ville CP Tél.rés.: ( ) ____Tél.trav.: ( ) ____ Pour être valide, le coupon doit être dûment rempli.Ce concours s'adresse aux personnes âgées de 18 ans et plus.Les règlements du concours sont disponibles aux bureaux de la Compagnie Jean Duceppe.Les fac-similés ne sont pas acceptés.La valeur totale des billets de théâtre est de 820,60 $ et la valeur du voyage est de 3000 $.Grâce à LA PRESSE et CKAC73O, courez la chance de gagner un magnifique voyage d'une semaine pour deux personnes à Varadéro offert par Voyage Vincent Hone, le Bureau de tourisme de Cuba et la ligne aérienne Cubana.Le voyage comprend le vol aller-retour en formule «tout inclus»: repas, transport et hôtel 4 étoiles.De plus, vous courez la chance de gagner une des dix paires de billets pour assister à la pièce Après la pluie! Les noms des gagnants de billets de théâtre seront dévoilés entre le 4 et 7 mars, sur les ondes de CKAC730 et ceux des deux grands gagnants du voyage seront annoncés le 8 mars 2002.Bonne chance ! Pour participer, retournez le coupon-réponse à : CKAC730, « Concours Après la pluie.Cuba! » C.P.7373 Montréal, Québec, H3C 4A5 CONCOURS Une comédie délirante sur les hauts et les bas de la vie de bureau Présentée au Théâtre Jean-Duceppe jusqu'au 30 mars Après la pluie.Cuba! Voyage Vincent Hone (514) 861-8222 3029983A 6LP1102A0302 A11SAMEDI 6LP1102A0302 ZALLCALL 67 23:53:56 03/01/02 B 1 371 000$ Le total des dons de toutes les composantes du Mouvement des caisses Desjardins incluant les dons de leurs employés à la campagne Centraide 2001 au Québec a atteint un nouveau sommet : Desjardins salue les donateurs et bénévoles de Centraide Chez Desjardins, il y a beaucoup de « gens qui aident des gens qui aident des gens » ! 3031763A Photo PC L'exploration pétrolière coûte de moins en moins cher, grâce aux avancées en télédétection sismique.Cihaut, la raffinerie Ultramar à Lévis.La multiplication de l'or noir MATHIEU PERREAULT BOSTON \u2014 Aux noces de Cana, Jésus a transformé des amphores de vin vides en fontaines de grand cru sans fond.Ailleurs, il a présidé à la multiplication des pains.De nos jours, le miracle continue.Mais la corne d'abondance est remplie d'essence plutôt que de vin.Et les miracles sont dus aux multinationales pétrolières, qui étendent sans cesse les limites des nappes d'or noir.De nouvelles techniques de détection à distance, par sonar et détection sismique, permettent de rejoindre des poches de pétrole à une profondeur insoupçonnée en mer du Nord et dans le golfe du Mexique, et d'en récolter une proportion toujours plus grande.Les réserves des nappes ne cessent d'être révisées à la hausse.Un pic de la production britannique en mer du Nord est annoncé régulièrement depuis 20 ans, mais n'est toujours pas survenu.Ces avancées ont été discutées en long et en large durant un symposium de la réunion annuelle de l'Association américaine pour l'avancement de la science, à la mifévrier à Boston.« Éventuellement, on pourra mettre sur la même image le relief sous-marin et la géologie du sous-sol de l'océan, en couplant les sonars et la détection sismique », explique le géographe Larry Mayer, de l'Université du New Hampshire.La description du relief des fonds marins par les sonars (qui mesurent le degré de réflexion des ondes sonores) sera aussi de plus en plus précise, diminuant d'autant les coûts de forage.Pétrole éternel Les experts en télédétection ne vont pas jusqu'à prédire que le pétrole est éternel, comme le proclamait voilà un an un analyste de l'institut Brookings dans le magazine américain The Atlantic Monthly.Mais ils reconnaissent que les perspectives à moyen terme sont plutôt encourageantes pour l'exploration pétrolière.Dans The Atlantic Monthly, Jonathan Rauch de Brookings faisait l'éloge de la « nouvelle vieille économie » : comme le prix des puces informatiques, les coûts associés à l'exploration pétrolière ne cessent de chuter \u2014 de 12-16 $ par baril dans les années 70 à 4-8 $ en 2000.La découverte de nappes géantes pétrolifères est chose du passé, mais chaque puits d'exploration donnait quatre fois plus de pétrole en 1998 qu'en 1980.Le pétrole est associé à la « vieille économie », pré-informatique, qui prévoit que les coûts de production augmentent au fur et à mesure que les ressources naturelles sont exploitées ; pourtant, l'exploration pétrolière coûte de moins en moins cher, grâce aux avancées de la télédétection sismique, qui permettent de dénicher avec précision des nappes de plus en plus profondes, et des techniques de forage multidirectionnelles, qui permettent de forer horizontalement et d'éviter de creuser de nouveaux puits verticaux.Tous ne sont pas aussi optimistes.L'Agence internationale de l'énergie prévoit que les pays ne faisant pas partie de l'OPEP ne seront responsables que de 30 % de l'augmentation de la production de pétrole entre 2000 et 2010, contre 80 % entre 1990 et 2000 ; cette proportion baissera même à 10 % entre 2010 et 2020.En décembre dernier, le magazine britannique The Economist rappelait que dans la mer du Nord, la plupart des grandes nappes sont de 70 à 90 % vides.« Il n'y a aucun doute : un jour, on aura tout pompé le pétrole de la Terre », affirme M.Mayer, de l'Université du New Hampshire.Navigation Que le miracle de Cana s'applique ou non à l'or noir, les avancées en télédétection sont bien réelles.Et elles s'appliqueront à d'autres domaines, comme la pêche et la navigation de plaisance.Depuis les années 70, les sonars ont élargi de leur rayon d'action : au lieu de couvrir un point précis du relief océanique, chaque sonar peut couvrir plusieurs mètres carrés.« D'ici cinq ans, la superficie couverte par les sonars va augmenter d'un facteur de 10 », explique le capitaine Sam De Bow, de l'Administration océanique et atmosphérique américaine.Ces avancées ont été rendues possibles par la fin de la guerre froide, qui a permis aux militaires de lever le secret sur certains de leurs bijoux de télédétection.L'industrie de la défense a aussi pu transférer au civil des applications sous-marines des lasers.« Le son permet la meilleure transmission, la lumière la meilleure résolution, explique M.Mayer.À une profondeur de 10 mètres, la vidéo a un champ d'un demi-mètre, le laser de dix mètres.D'ici quelques années, les sonars arriveront à une résolution de cinq centimètres, essentielle pour analyser les habitats des poissons.Jusqu'à maintenant, la description fine des fonds marins dépendait d'équipes de plongeurs quadrillant les voies maritimes avec des caméras.« On ne pouvait pas étendre cette description au-delà des appareils expérimentaux.Mais d'ici quelques années, des lasers dragués par des bateaux pourront remplacer les caméras.On pourra remplacer les chiffres indiquant la profondeur sur les cartes maritimes, par un vrai relief, comme les montagnes sur les cartes géographiques.Pour illustrer son propos, M.Mayer a montré une présentation graphique qui remplacera les points et les lignes sur les écrans des sonars : le résultat a l'air d'un jeu vidéo, avec des images en trois dimensions du bateau, de la rive et des pics sous-marins, au-dessus et en dessous de la surface de l'eau.« On peut penser que les sonars pourront être remplacés, dans les ports et les fleuves, par des émetteurs GPS reliés à un logiciel ; le capitaine verra sur un écran son bateau et les fonds marins en trois dimensions.» Le système de positionnement global GPS donne la longitude et la latitude exacte, par rapport à des satellites.Les satellites joueront même un rôle dans les relations commerciales internationales.Un biologiste de l'Université d'État du Michigan a présenté au symposium de l'AAAS un projet d'« Observatoire global de la couverture forestière », des satellites qui pourraient détecter d'ici cinq ans la maturité et le type d'arbres des forêts.Les coûts ne dépasseraient pas 10 millions US.« L'observatoire serait très utile pour l'analyse du rôle que les forêts jouent dans l'effet de serre et le réchauffement de la planète, explique David Skole, de l'Université d'État du Michigan.Mais on pourrait aussi s'en servir pour la gestion forestière.» La gestion des forêts est justement au coeur du conflit commercial canado-américain sur le bois d'oeuvre.Les négociateurs canadiens feront sûrement bon usage des informations de l'Observatoire global de la couverture forestière.Viande transformée et diabète Associated Press WASHINGTON \u2014 Un régime aux hot-dogs, au saucisson de bologne et au bacon peut accroître de près de 50 % le risque de contracter un diabète de type 2 chez l'homme, estiment des chercheurs.Pour leur étude, dont les résultats sont publiés dans la revue Diabetes Care, les chercheurs de l'École de santé publique de Harvard ont analysé les habitudes alimentaires de milliers d'hommes, grands consommateurs de viandes transformées.Ils en ont conclu que ces derniers couraient 46 % plus de risque de contracter un diabète de type 2 que les hommes qui évitent ces produits.« Nous ne voulons pas bannir les hot-dogs.Nous voulons tout simplement encourager la modération », affirme le Dr Frank Hu, qui a dirigé la recherche.Selon M.Hu, la hausse la plus importante des cas de diabète de type 2 est survenue chez ceux qui consommaient de la viande transformée cinq fois ou plus par semaine.Dans certains cas, la consommation de tels produits était quotidienne.« C'est beaucoup trop, de dire M.Hu.Il faudrait abandonner une telle pratique.» La recherche du Dr Hu et de son équipe a été effectuée à partir d'une étude plus vaste connue sous le nom de Health Professionals Follow- Up Study, laquelle a été lancée en 1986 avec mission de colliger des renseignements sur les habitudes alimentaires de 42 504 hommes, âgés de 40 à 75 ans, ne souffrant d'aucune maladie comme le diabète, le cancer ou les maladies cardiovasculaires.Selon le Dr Hu, son groupe a tenu compte dans sa recherche de l'obésité, de l'usage de la cigarette et de l'activité physique.Ces facteurs étant connus, les chercheurs en ont conclu que la consommation de hot-dogs et autres viandes transformées s'accompagnait d'un risque réel de diabète.« Manger de la viande transformée cinq fois ou plus par semaine fait la plus grosse différente, de dire le Dr Hu.L'augmentation du risque est multipliée par l'augmentation de la consommation.En somme plus on en mange, plus le risque augmente.» Le risque peut aussi augmenter à cause des autres aliments accompagnant les repas à base de viandes transformées, conclut le Dr Hu, comme la mayonnaise, les croustilles ou les pommes de terre frites.Mais, pour le Dr Ruth Kava, directrice de la nutrition à l'American Council on Science and Health, de telles études comportent une faille fondamentale en ce sens qu'elles dépendent des informations fournies par les personnes mises sous étude.« Le problème avec ce genre de recherche, c'est que vous ne pouvez jamais avoir complètement confiance en la mémoire des gens, ajoute Mme Kava.En outre, une augmentation du facteur de risque de 46 % n'est guère significative d'un point de vue biologique ».D'autres études devront être faites pour confirmer ces résultats, conclut- elle.On estime à environ 16 millions le nombre d'Américains souffrant de diabète.De ce nombre, 90 % souffrent de diabète de type 2, c'est-à-dire une maladie apparaissant à l'âge adulte.La maladie est causée soit par une trop faible production d'insuline ou par une insensibilisation des cellules du corps à cette hormone.Quelque 200 000 Américains meurent du diabète à chaque année. 6LP1201A0302 A12 SAMEDI 6LP1201A0302 ZALLCALL 67 22:08:12 03/01/02 B EXPLOITATION SEXUELLE Les ONG se disent horrifiées par la situation MARIE-CLAUDE MALBOEUF LES ORGANISATIONS non gouvernementales (ONG) oeuvrant dans les camps de réfugiés en Afrique de l'Ouest se disent horrifiées d'apprendre que des coopérants locaux y agressent sexuellement des fillettes en échange de nourriture, de prêts ou de bourses d'études.Une situation dénoncée cette semaine par le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies, qui souhaite que les ONG revoient leurs méthodes en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia.« C'est épouvantable », s'exclame Berverley Carrick, directrice de Cause Canada, qui emploie 25 personnes en Sierra Leone.« On n'avait jamais entendu dire ça avant, mais la violence sexuelle ne me surprend jamais dans un pays en guerre.J'imagine que tous les habitants du pays ont été traumatisés par la violence et peut-être que certains continuent d'avoir des comportements inappropriés.« Nous avons justement des programmes pour lutter contre ça, notamment pour aider les jeunes filles qui se vendent pour aller à l'école », précise Mme Carrick, qui ignorait hier si Cause Canada faisait partie des 42 organisations dénoncées aux enquêteurs de l'ONU.« Mais nous avons indiqué à nos bureaux locaux d'aborder la question aux réunions hebdomadaires pour éliminer les mauvaises personnes qui pourraient faire ce genre de choses.» Hier, la soixantaine d'agents humanitaires dénoncés par les petites réfugiées et par leurs parents étaient toujours en poste.D'après le HCR, les témoignages se recoupent et doivent être pris au sérieux, mais les preuves sont encore insuffisantes pour sanctionner qui que ce soit.Pour la même raison, ni les noms des agents, ni ceux de leurs organisations n'ont été dévoilés.La directrice du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU, Catherine Bertini, a cependant admis hier que des membres de son personnel étaient visés et promis « une action immédiate » si les soupçons pesant contre eux se voient confirmés.À Montréal, le Centre canadien d'étude et de coopération internationale (CECI) promet pour sa part de collaborer à toute enquête pour « aller au fond de l'histoire ».« Nous avons un processus de sélection, notre personnel reçoit une formation et connaît notre code d'éthique, affirme Roch Harvey.Mais nous mettrons en place notre propre évaluation pour voir si nos contrôles ont été défaillants.» Le Centre a des programmes en Guinée.« Le problème, c'est que toutes les organisations n'ont pas la même politique quant à l'embauche ou la protection des enfants.C'est l'occasion de mettre en commun », commente de son côté Laurent Eyquem, porte-parole de Vision mondiale, qui emploie 276 personnes en Sierra Leone et 175 au Liberia.L'organisation se targue d'évaluer ses coopérants de façon très stricte et d'avoir été citée en exemple par l'ONU pour son programme de protection des enfants.Il reste que les contrôles sont parfois difficiles à exercer.Impossible, en effet, d'exiger une enquête policière dans des pays au système de justice encore embryonnaire.« Plus vous avez des barèmes stricts, moins vous avez de pays qui peuvent y répondre », prévient M.Eyquem.Quant à la possibilité d'embaucher plus de femmes dans les camps : « Le CECI a déjà un programme de discrimination positives, mais les conditions de vie dans les camps, la situation en zones très éloignées font que les femmes sont difficiles à recruter », souligne Roch Harvey.« On emploie dès femmes dès que l'on peut, mais il y a des travaux très physiques, renchérit M.Eyquem.Et ils ne faut pas tomber dans l'inverse et dire tous les hommes sont potentiellement des pédophiles.» Pour Mme Carrick, intégrer les femmes est néanmoins essentiel : « Il faut que les femmes aient accès aux postes d'autorité pour qu'elles aient le pouvoir de mettre fin à tout ça, puisque c'est elles que cela indigne le plus.» Notre dossier sur les allégations d'exploitation sexuelle d'enfants dans des camps de réfugiés à www.cyberpresse.ca/refugies Photo AP Un des problèmes, c'est que toutes les organisations n'ont pas la même politique quant à l'embauche ou la protection des enfants.C'est un problème de formation, dit l'ONU MATHIEU PERREAULT DEPUIS quelques années, l'ONU a entrepris de réviser la formation et les directives qu'elle donne au personnel de maintien de la paix et d'aide humanitaire.La tâche n'est pas terminée.Il n'est donc pas surprenant que survienne un scandale comme l'exploitation sexuelle d'enfants en Afrique de l'Ouest, estime la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence faite aux femmes, Radhika Coomaraswamy.« J'avais déjà entendu parler d'une situation semblable dans les camps de réfugiés à Peshawar au Pakistan », a indiqué Mme Coomaraswamy, au cours d'une entrevue avec La Presse dans un hôtel du centre-ville.« La situation rapporté en Afrique ne me surprend pas.L'ONU tente de mieux responsabiliser ses employés travaillant dans les zones de guerre ou en crise.Les formations pour les Casques bleus abordent maintenant la prostitution.L'avocate d'origine sri-lankaise se trouvait cette semaine à Montréal à l'invitation de Droits et Démocratie, pour une rencontre avec les rapporteuses sur les droits des femmes des commissions interaméricaine et africaine des droits de l'homme.« C'est la première fois que nous nous rencontrons pour établir un plan d'action commun.Depuis que j'ai été nommée en 1993, la violence faite aux femmes est passée à l'avant-plan des préoccupations des gouvernements.Mais l'application des nouvelles lois sur la violence conjugale est problématique.» L'Asie n'était pas présente à Montréal parce qu'elle n'a pas de commission des droits de l'homme, faute d'intérêt pour la question, selon Mme Coomaraswany.Les femmes ont vu leurs droits reculer en beaucoup d'endroits depuis 10 ans parce que le fondamentalisme religieux a remplacé le marxisme comme refuge des insatisfaits, selon la rapporteuse de l'ONU.« Pendant la guerre froide, la gauche canalisait la révolte.Dans les années 90, ceux qui s'opposent au capitalisme, aux riches et aux États-Unis sont plutôt passés au fondamentalisme.» Relativisme culturel Le relativisme culturel complique les choses.« Certains disent que les droits de l'homme, et ceux des femmes en particulier, sont une valeur occidentale imposée sous le colonialisme.C'est de l'hypocrisie : la plupart des pays qui ont signé la convention sur les droits de l'enfant dans les années 70, par exemple, étaient indépendants.Cette convention interdit explicitement l'excision.Ceux qui défendent maintenant cette pratique impliquent-ils que la culture de leur pays a changé depuis 1979 ?» Dans le droit familial, le relativisme culturel est plus difficile à contrer.« La douleur physique est plus facile à condamner, explique Mme Coomaraswamy.Mais la polygamie, les lois sur l'héritage, les droits de propriété, sont plus étroitement liées aux cultures locales.Ce qui ne veut pas dire que le droit familial ne pose pas problème : dans le sud de l'Afrique, par exemple, les guerres ont laissé des milliers de veuves, qui n'héritent rien si elles n'ont pas un fils.Je crois qu'on doit dans ce domaine encourager les solutions créatives.En Afrique du Sud, par exemple, un couple qui se marie peut choisir d'être régi par les coutumes ancestrales, ou par les lois nationales respectant les conventions internationales sur les droits de l'homme.» L'opposition de plusieurs Églises à la contraception ennuie aussi Mme Coomaraswamy.« Beaucoup de viols sont commis durant les guerres.Certaines victimes écoutent les prêtres et ne se font pas avorter.Ces « enfants de la haine » rappellent à tout moment à ces femmes leur traumatisme.J'ai été en présence de certains de ces couples mère-enfant en Indonésie ; on peut sentir la répulsion physique qu'éprouve la femme, même si elle essaie très fort d'aimer son enfant.» L'obsession religieuse pour les « crimes sexuels » comme l'adultère touche davantage les femmes que les hommes : la grossesse est une preuve impossible à nier, et les restrictions de déplacements imposées aux femmes rendent leurs comportements hors norme plus difficile à cacher.« Je ne m'oppose pas aux châtiments religieux comme tels, prévient Mme Coomaraswany.Seulement quand ils s'appliquent de manière disproportionnée aux femmes.Je pense aussi qu'il ne faut pas interdire des pratiques ancestrales comme le port de la burqa, comme une certaine partie du mouvement féministe, mais simplement laisser le choix aux femmes.» Du 8 au 10 mars 2002 au Palais des Congrès de Montréal Le coup de départ est donné au.Présenté par SALON DE ET VACANCES DE MONTRÉAL UN PROGRAMME EXCITANT POUR LES JEUNES! Les 500 premiers jeunes (5 à 15 ans) à se présenter chaque jour recevront GRATUITEMENT une balle de golf WILSON.Vos jeunes recevront des conseils et démonstrations de nouveaux bâtons de golf PROFITEZ DE LEÇONS DE GOLF GRATUITES PAR DES PROS DE L'AGPQ: Jean-Louis Lamarre Benoit Morin Marc Girouard Yvan Beauchemin Daniel Talbot AIRE SPÉCIALEMENT RÉSERVÉE AUX GOLFEUSES Variété complète de bâtons de golf pour femmes des plus grands manufacturiers Balles de golf pour les enfants Vendredi midi - 21 h Samedi et dimanche 10 h - 18 h Entrée: Adultes 10$ Aînés (65+) et jeunes (8-15) 8$ SPÉCIAL SOIRÉE 17 h - 21 h vendredi Adultes 7$ Aînés (65+) et jeunes (8-15) 5$ Visitez le Village Clublink Courez la chance de GAGNER un abonnement au Club de Golf Cedarbrook ou un quatuor au Club Le Maître.Une présentation de 130 soldats canadiens de plus en Afghanistan Presse Canadienne OTTAWA\u2014 Le Canada dépêchera en Afghanistan une autre compagnie d'infanterie, comptant approximativement 130 militaires, a fait savoir à Ottawa hier le ministre de la Défense nationale, Art Eggleton.Membres du 2e Bataillon canadien d'infanterie légère Princess Patricia, basé à Winnipeg, ces soldats seront déployés vers la mimars à Kandahar, dans le sud du pays.Ils porteront à environ 880 militaires l'effectif du groupement tactique canadien en Afghanistan.« L'ajout de ces troupes démontre notre engagement continu à l'opération Apollo », a indiqué par voie de communiqué le général Ray Henault, chef d'état-major de la Défense.Cette compagnie supplémentaire fera passer le groupement tactique à son armement complet de trois compagnies d'infanterie, augmentant ainsi sa capacité à remplir sa mission, a indiqué M.Eggleton.« Nous avions toujours prévu d'envoyer un bataillon complet, de trois compagnies, mais nous retenions la troisième compagnie jusqu'à ce que nous soyons installés, jusqu'à ce que nous soyons prêts à les absorber », a-t-il expliqué.Les troupes supplémentaires n'emporteront pas avec elles de véhicules blindés, a précisé le ministre.« C'est d'infanterie légère dont nous avons besoin là-bas.» Établie à six mois, la durée de l'engagement militaire canadien en Afghanistan n'a pas changé, a par ailleurs indiqué M.Eggleton.« Nous ne prévoyons pas y demeurer longtemps.» Une fois la nouvelle compagnie en Afghanistan, le Canada comptera dans la région quelque 2500 soldats, marins et aviateurs.En plus du groupement tactique déployé à Kandahar, six navires de guerre canadiens croisent dans la mer d'Arabie, tandis que trois avions de transport Hercules, un appareil Polaris et deux patrouilleurs maritimes à long rayon d'action Aurora assurent diverses tâches de soutien dans le secteur.Du 10 au 162m0a0rs2 Semaine québécoise de la déficience intellectuelle Membres de notre communauté ! Un cahier spécial à ne pas manquer samedi prochain dans 6LP1302A0302 a13 samedi 6LP1302A0302 ZALLCALL 67 23:54:52 03/01/02 B Cloner des boeufs sans corne Au moment où le débat sur la « fabrication » de bébés pré-programmées génétiquement fait rage, les chercheurs de Advanced Cell Technologies poursuivent leurs expériences sur des animaux dans leur laboratoire du Massachusetts.Au menu : boeufs sans corne, souris et bovins qui n'engendrent que des descendants du même sexe, vaches qui engraissent plus vite, et ce n'est qu'un début.À quand les modifications de l'être humain ?MATHIEU PERREAULT WORCESTER, Massachusetts \u2014 En novembre dernier, la compagnie américaine Advanced Cell Technologies créait tout un émoi en annonçant le clonage d'embryons humains.La nouvelle, publiée dans des magazines grand public, s'est avérée un peu forcée sur le plan scientifique.Mais l'affaire a démontré que le clonage suscite des intérêts commerciaux qui peuvent prendre de vitesse la réflexion éthique.ACT ne s'occupe pas uniquement de biologie humaine.Ses activités les plus prometteuses, à court terme, portent sur le clonage des boeufs.Dans sa besace, Cyagra, la division animale d'ACT, a des boeufs sans corne, qui n'engendrent que des mâles ou que des femelles, qui engraissent plus vite, et qui sont immunisés contre certaines maladies.« Le clonage aura pour les éleveurs un impact aussi important que la fécondation artificielle pour les fermes laitières », affirme Ron Gillespie, vice-président marketing de Cyagra, en entrevue dans ses bureaux, situés dans un parc industriel dédié aux sciences biologiques, en banlieue de Worcester, au Massachusetts.La fécondation artificielle permet d'améliorer la génétique des vaches laitières.La quantité de lait par vache a bondi de 21 %, à 8,27 tonnes par an, dans les années quatrevingt- dix aux États-Unis.Pendant ce temps, le poids moyen du bétail envoyé à l'abattoir augmentait trois fois moins vite, de 7 % à 545 kg.« L'insémination artificielle doit se faire quand les vaches sont en chaleur, explique M.Gillespie, dont le père et le grand-père avaient une ferme au Kansas.Dans les granges des fermes laitières, c'est facile de le savoir.Mais pas dans les pâturages où vit le bétail d'élevage.» Un comité de l'Académie nationale des sciences américaine décidera en mars, après un an de séminaires, si les clones de boeufs et le lait de clones de vaches pourront être vendus en supermarché, ou si seule la progéniture de ces clones aura le privilège de devenir steak ou de donner du fromage.Le ministère de l'Agriculture américain devra ensuite décider s'il entérine la décision de l'Académie.Il est aussi possible que l'Académie interdise le clonage animal agricole \u2014 hypothèse peu probable selon M.Gillespie, qui a répété plusieurs fois qu'il voyait mal comment on pouvait tomber malade en mangeant des clones.« Voilà une quinzaine d'années, une compagnie du Texas, Granada, avait fait quelques milliers de clones de boeufs en divisant des embryons.Les boeufs avaient été acceptés aux abattoirs et dans les supermarchés, mais Granada n'a pas réussi à faire assez d'argent et a dû fermer ses portes en 1991.» M.Gillespie est moins sûr que l'Académie des sciences autorisera la vente de clones transgéniques.« Ce n'est pas un processus naturel normal.On manipule des gènes.» Sexe unique L'Académie devra aussi établir la marche à suivre pour les animaux de ferme transgéniques.Cyagra travaille sur des « taureaux à sexe unique », qui n'engendreront que des femelles (pour le lait) ou des mâles (pour l'élevage).Dans les fermes laitières, les veaux valent 100 $, contre 2000 $ pour les femelles ; les éleveurs peuvent quant à eux tirer 140 kilos de plus d'un mâle que d'une femelle.« Notre laboratoire a déjà fait des souris à sexe unique, dit M.Gillespie.Nous avons aussi réussi à empêcher l'expression chez la souris d'un gène du prion, la particule protéinique responsable de la maladie de la vache folle ; mais il semble que ces souris avaient du mal à dormir.Les gènes peuvent avoir des usages insoupçonnés.» Les autres projets concernent l'élimination des cornes, dangereuses pour les fermiers, et le musellement d'autres gènes liés à des maladies.Ce n'est pas demain la veille qu'on mangera du boeuf transgénique.Mais le boeuf cloné est à nos portes : cette année, des clones de vaches se sont vendus environ 20 000 $, 25 % moins qu'il y a trois ans, parce qu'il faut implanter 15 embryons plutôt que 20 pour chaque veau en santé.M.Gillespie estime que les tarifs doivent baisser jusqu'à 5000 $ (d'ici cinq ans) avant que les éleveurs puissent faire leurs frais ; le taux de succès serait alors abaissé de 15 à 5, contre 1,8 pour l'insémination artificielle.Éventuellement, il pense que des échantillons de cellules seront prélevés sur chaque boeuf avant l'abattoir ; les carcasses exceptionnelles seront clonées.Mais M.Gillespie a déjà fort à faire : lors du passage de La Presse, Cyagra était en crise parce que les cellules bovines d'un client néerlandais étaient bloquées à cause des règlements antimaladie de la vache folle.La gestion de la banque de cellules bovines, qui regroupe 300 individus, nécessite un va-et-vient de commis voyageurs traînant des échantillons de seringues ou des thermos de glace sèche.Dans le couloir, une affiche du FBI indique la marche à suivre avec un colis suspect.Et les chercheurs d'ACT doivent régulièrement affronter des manifestants anticlonage.Un double de tous les échantillons congelés est d'ailleurs conservé dans un endroit secret.Cyagra ne recule pas devant les investissements : son équipe d'une vingtaine de chercheurs compte les pères des premiers clones de cochon, de souris, de primate, de vache et d'une espèce en voie de disparition, selon M.Gillespie.Crème de la crème Accessoirement, les recherches de Cyagra sur les boeufs aident aussi à la division humaine d'ACT.La production de médicaments, des protéines humaines par exemple, dans le lait de vaches transgéniques est aussi au menu.Mais la coexistence des recherches sur le clonage des humains et des animaux est malaisée : les avancées de la technique animale suggèrent automatiquement des applications humaines, beaucoup plus délicates sur le plan éthique.Ron Gillespie marchait donc sur des oeufs durant l'entrevue.Il répétait aussi souvent que possible que la mission d'ACT est de soulager la misère humaine, mais prenait bien soin de préciser qu'il travaille activement à briser l'association populaire entre clonage animal et humain.Ses talents d'équilibriste ont fait défaut une seule fois, à propos du projet de Cyagra de fabriquer des « taureaux à sexe unique ».Pourra-t-on appliquer la technique transgénique du sexe unique à l'humain ?« On ne m'a jamais posé la question », a bredouillé M.Gillespie, assis sous une image de saint George terrassant le dragon.« On peut déjà choisir une fille parmi plusieurs embryons fécondés.Alors je vois mal pourquoi on prendrait notre technique.Qui voudrait d'un fils qui donnera seulement des petits-fils ?» Soudainement, le vice-président de Cyagra s'est souvenu de la politique d'ACT.« En fait, on n'appliquera jamais cette technique à l'homme, parce que nous ne voulons pas faire de clonage reproductif.» Quand il s'attarde trop à la centaine de clones de boeufs qui gambadent dans les pâturages de Cyagra en Pennsylvanie, Ron Gillespie a tendance à oublier le grand débat éthique sur le clonage.Photo ACT « Le clonage aura pour les éleveurs un impact aussi important que la fécondation artificielle pour les fermes laitières », affirme Ron Gillespie, vice-président marketing de Cyagra, la division animale d'Advanced Cell Technologies.Sur la photo, Victoria, un clone normal de trois ans et demi, pose devant son veau, Vicky, qui s'alimente et grandit normalement.Lumières sur la ville Le gouvernement du Québec est heureux de s'associer au Festival Montréal en lumière et fier de voir la nouvelle métropole briller de toute sa splendeur.Du 14 février au 3 mars 2002, les nombreux visiteurs pourront découvrir, dans une atmosphère féerique, les beautés de notre patrimoine et la richesse de notre culture.Bon festival ! En collaboration avec : ministère des Affaires municipales et de la Métropole, Société des événements majeurs internationaux, Société de développement des entreprises culturelles et Tourisme Québec.3027979A Cellules souches: des chercheurs pourront être subventionnés Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Les scientifiques canadiens cherchant à produire des cellules souches à partir d'embryons humains seront pour la première fois admissibles à des subventions fédérales en vertu de normes devant être rendues publiques la semaine prochaine.Ces lignes directrices ne devraient toutefois pas permettre la création d'embryons dans le but spécifique d'en tirer de telles souches cellulaires, a appris la Presse Canadienne.Au lieu de cela, les cellules seraient obtenues à partir d'embryons non utilisés dans le cadre de traitements contre l'infertilité.La politique canadienne serait largement différente de celle adoptée par les États-Unis, où les chercheurs subventionnés par l'État sont tenus de travailler à partir de souches cellulaires sans en créer de nouvelles.Cette différence est significative parce que les cellules souches sont actuellement disponibles en nombre limité, et que leur qualité et les restrictions quant à leur utilisation s'avèrent problématiques.Approuvées par les Instituts de recherche en santé du Canada, les nouvelles normes mettront un terme à ce qui revient à un moratoire volontaire sur la recherche embryonnaire au pays.Ces lignes directrices, devant être dévoilées lundi, sont largement similaires aux principes déjà développés dans un document de travail sur la question, en août dernier.Moins de soleil, plus brillant.Poursuivez votre projet d'études cet été.600 cours offerts par ces facultés Aménagement Arts et sciences Droit Éducation permanente Études supérieures Médecine Médecine dentaire Médecine vétérinaire Musique Pharmacie Sciences de l'éducation Sciences infirmières Théologie École d'optométrie Mai à août 2002 CAMPUS CAMPUS RÉGIONAUX À DISTANCE Université d'été Renseignements 5143436090 1 800 3638876 www.universitedete.umontreal.ca 3031742A EN KIOSQUE DÈS MAINTENANT L'aventure MODE www.marie-claire.com 3031804A 5441, rue St-Hubert Tél.: (514)274-5471 popular@popular.qc.ca FINANCEMENT À PARTIR DE 3,9% Laurier Pour un temps limité sur nos Passat et Jetta en stock.Bon choix, livraison immédiate 6LP1401A0302 samedi A14 6LP1401A0302 ZALLCALL 67 21:51:27 03/01/02 B Important suspect arrêté à Alma L'homme soupçonné d'avoir commis un meurtre à Saint-Sauveur se terrait chez son frère Nouveau directeur général au CHUM MARIE-CLAUDE MALBOEUF DÉSORGANISÉ et affligé d'un énorme déficit, le Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) hérite enfin d'un nouveau directeur général, le Dr Denis R.Roy.Une nomination vue d'un très bon oeil par le président de la CSN, Marc Laviolette, représentant des citoyens au conseil d'administration du CHUM.« Je suis optimiste.Il est perçu comme un homme juste, à l'écoute, très ouvert au partenariat avec les syndicats et très engagé dans ses dossiers », a déclaré hier M.Laviolette, qui n'en demeure pas moins farouchement opposé au projet de construction du nouveau CHUM, qu'il juge totalement improvisé.Le Dr Roy dirigeait depuis 1998 les services professionnels et hospitaliers au Centre universitaire de santé Mc Gill (CUSM), lequel regroupe les cinq hôpitaux affiliés à cette université.Néphrologue et professeur à l'Université Mc Gill, il est titulaire d'une maîtrise en administration et a déjà été gestionnaire à l'hôpital Royal Victoria, à l'Institut thoracique de Montréal et au Centre hospitalier régional de l'Outaouais.Il a aussi fait partie de plusieurs comités ministériels, notamment sur la prévention des accidents médicaux, et se montre fort intéressé par l'intégration des nouvelles technologies.« Il semble apte à remplir toutes les grandes missions du CHUM », commente M.Laviolette.La présidente du syndicat des employés généraux de l'hôpital Notre-Dame, Christiane Robidoux, craint toutefois que le nouveau directeur ne s'intéresse qu'aux médecins et aux professionnels sans tenir compte des besoins du reste du personnel (le CHUM compte1000 médecins, 450 chercheurs et 10 000 autres employés).En novembre dernier, un rapport accablant déplorait le manque de leadership et de cohésion au CHUM, qui coûte de plus en plus cher tout en donnant de moins en moins de soins.Il a été impossible d'interroger le Dr Roy à ce sujet hier.Dans le communiqué diffusé pour annoncer sa nomination, le CHUM prend toutefois soin de le présenter comme « le gestionnaire rassembleur par excellence ».NORMAND BOIVIN Le Quotidien ALMA \u2014 Vaste opération policière, hier à Alma, où le groupe d'intervention de la Sûreté du Québec a procédé à l'arrestation du suspect principal du meurtre commis le 4 février dans un restaurant La Cage aux Sports, à Saint-Sauveur.Le suspect est un homme de 41 ans originaire d'Alma, Régis Tremblay.Il se cachait chez son frère, au 88 de la rue Dequen, lorsque les policiers l'ont épinglé hier, à 8 h 40.Transporté aussitôt jusqu'à l'aéroport de Saint-Hubert par hélicoptère, Tremblay comparaîtra aujourd'hui au palais de justice de Saint- Jérôme pour répondre du meurtre de Jean-François Deneault, 28 ans, le fils du propriétaire de la Cage aux Sports de Saint-Sauveur.Selon les policiers, le meurtre est survenu pendant une tentative de hold-up, et on croit pouvoir relier Tremblay à d'autres vols à main armée commis de la même façon en Estrie.Antécédents Régis Tremblay est bien connu des policiers.Il a notamment écopé une peine de six ans de prison, en novembre 1989, après avoir plaidé coupable de crimes commis à Montréal \u2014 vols à main armée, port de cagoule, utilisation d'une arme à feu et avoir fait disparaître un cadavre.À l'origine, il avait été accusé d'homicide.Le responsable des affaires publiques au quartier général de la Sûreté du Québec à Montréal, Gérard Carrier, précise que les enquêteurs suivaient la piste de Régis Tremblay depuis quelques jours.Il était devenu leur principal suspect à la suite de la publication d'un portrait-robot dans les médias, après laquelle plusieurs témoins s'étaient manifestés dans cette région des Laurentides.Les enquêteurs avaient pu recueillir une centaine d'indices qui leur ont permis de remonter jusqu'à Tremblay.L'agent Carrier n'a pas voulu préciser depuis combien de temps ils avaient Tremblay à l'oeil et a dit ignorer depuis quand il se terrait chez les siens à Alma.Il a confirmé que les policiers du groupe d'intervention sont arrivés à Alma par hélicoptère jeudi soir pour préparer, avec les équipes régionales, l'action d'hier matin.Une quinzaine de policiers, équipés pour faire face à un individu considéré comme dangereux et possiblement armé, ont donc surveillé la résidence du 88, rue Dequen et ont cueilli Régis Tremblay au moment où il en sortait.Selon Gérard Carrier, il n'a offert aucune résistance.3023777A Gauchistes tenaces à Concordia MATHIEUPERREAU L T EN OCTOBRE DERNIER, les étudiants de l'Université Concordia ont détrôné les dirigeants de leur association.Au fil de l'été, ceux-ci avaient éjecté les représentants de génie et d'administration du conseil d'administration de l'université, multiplié les prises de position anticapitalistes et pro-palestiniennes, publié un agenda glorifiant l'antisionisme et la désobéissance sociale, et découragé plusieurs entreprises de participer au salon des carrières de Concordia en les traitant publiquement de meurtrières et de criminelles.Après ce dernier épisode, les étudiants en administration, forts de leur nombre, ont forcé la tenue d'un nouveau scrutin pour novembre.Au beau milieu du scrutin, qui durait plusieurs jours, l'Union représentative, qui regroupait les centristes, a été disqualifiée pour fraude élecorale, puis réhabilitée avant d'être finalement jugée hors la loi après le dépouillement du scrutin.L'Union représentative avait au départ recueilli la majorité des voix.C'est finalement le recteur de Concordia, Frederick Lowy, qui a mis un terme au désordre.Le 25 janvier, il a déclaré les dirigeants de l'Association étudiante « illégitimes » et annoncé que l'Université verserait les cotisations étudiantes dans un fonds spécial auquel l'Association n'aurait pas accès.Hier, un nouveau directeur des élections a été nommé.Stephan Herman, un étudiant en sciences politiques de 27 ans, a annoncé un changement radical : toutes les décisions sur l'éligibilité des candidats et des partis se feront avant le scrutin.Au point où ils en sont, les étudiants attendront l'élection normale, en avril, pour décider s'ils conservent une association d'extrême gauche.Affirmant n'être affilié à aucun parti politique étudiant, M.Herman a été élu « sans problème » par le conseil étudiant.Et pourquoi s'est-il porté candidat ?« Je voulais que l'élection soit supervisée par quelqu'un en qui je pourrais avoir confiance.Je me suis dit que j'étais tout indiqué.» 6DU1501A0302 SAMEDI 6DU1501A0302 ZALLCALL 67 17:34:53 03/01/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 A15 C L A U D E BLANCHARD VÉRONIQUE C L O U T I E R PAT R I C K HUARD S E R G E POSTIGO M I C H È L E BARBARA P E L L E T I E R R É A L I S AT I O N : A L A I N DESROCHERS 3024444A 6LP1601A0302 A16, samedi, MONDE 6LP1601A0302 ZALLCALL 67 21:25:17 03/01/02 B A 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 MA R S 2 0 0 2 MONDE Les États-Unis étendent leur action antiterroriste dans le monde JEAN-MICHEL STOULLIG Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Les États-Unis déploient, après la guerre en Afghanistan, des militaires dans le monde entier pour appuyer des gouvernements amis, suscitant des questions quant à une trop grande dispersion dans sa lutte antiterroriste.Des conseillers et instructeurs militaires sont aux Philippines, arrivent en Géorgie et sont attendus au Yémen.Et les Américains \u2014 toujours présents en Europe, en Extrême-Orient et dans le Golfe \u2014 établissent une présence durable en Asie centrale.Parallèlement, la menace d'intervention militaire contre Bagdad demeure.« Le monde se porterait bien mieux (.) sans le régime de Saddam Hussein », a déclaré vendredi Condoleezza Rice, conseillère présidentielle pour la sécurité nationale.L'assistance militaire pour stabiliser des alliés et traquer les hommes d'Al-Qaeda accusés des attentats du 11 septembre sera différente dans chaque pays, selon l'administration.Le général Tommy Franks, patron de l'opération Liberté immuable, l'a indiqué cette semaine au Congrès.« Nous ne répéterons pas le modèle afghan » avec guerre aérienne et combats directs, a-t-il dit en citant « plusieurs États préoccupants : Soudan, Somalie, Yémen, sans oublier Iran et Irak ».Au sud des Philippines, 660 soldats dont 160 commandos d'élite aident déjà l'armée locale à combattre le groupe rebelle islamiste Abu Sayyaf, soupçonné de liens avec l'organisation d'Oussama ben Laden.Le Pentagone a annoncé jeudi l'envoi prochain d'instructeurs \u2014 jusqu'à 200\u2014 et d'hélicoptères en Géorgie, alors que la présence de militants d'Al-Qaeda est soupçonnée dans une zone montagneuse hors-la-loi.La porte-parole du département de la Défense, Victoria Clarke, a confirmé hier des discussions avec le Yémen.Le président Bush a dénoncé la présence de terroristes d'Al-Qaeda, sans confirmer l'envoi imminent de plusieurs centaines de soldats américains.Enfin, Washington assoit une présence à long terme en Asie centrale, aux confins de l'Afghanistan avec des centaines de soldats stationnés sur des bases dans les exrépubliques soviétiques d'Ouzbékistan et Tadjikistan.C'est trop pour certains à Washington.Le chef de la majorité au Sénat, Tom Daschle, a estimé jeudi que la campagne contre le terrorisme de Bush « s'étendait sans direction claire » et risquait d'échouer si ben Laden et le leader des talibans Mohammad Omar ne sont pas retrouvés.Un autre sénateur, Robert Byrd, s'est exclamé : « Si nous voulons tuer tous les terroristes du monde, nous en aurons jusqu'au jusqu'au Jugement dernier.» Les analystes indépendants sont partagés sur le sens de cet engagement multiplié.« Il s'agit du déploiement le plus étendu, géographiquement, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », estime Dan Gouré, de l'institut de recherches Lexington.Selon lui, la présence en Asie centrale pour « représenter les intérêts américains » \u2014 une zone riche en pétrole, à portée du sous-continent indien, du Moyen-Orient, de la Chine et de la Russie \u2014 « est aussi significative que l'engagement du président Truman » après 1945 de maintenir des troupes en Europe face aux Soviétiques pendant la guerre froide.Il ne faut pas exagérer les risques des engagements actuels, répond Anthony Cordesman, expert en questions militaires au Centre d'études internationales et stratégiques (CSIS).Les Américains ont déployé des troupes 240 fois hors du théâtre européen entre 1945 et 1989 sans que la presse ne le réalise, indique-t-il.Selon lui, « chacun des conflits actuels a des similarités : des groupes idéologiques aux motivations diverses, alliant combats de faible intensité et terrorisme ».« Les États-Unis peuvent faire la différence avec des moyens limités en conseillers et des pressions politiques », estime M.Cordesman.Plus d'un millier de Palestiniens tués depuis le début de l'Intifada Un des plus récents: un garçon de sept ans IMADSAAD A Agence France-Presse NAPLOUSE, Cisjordanie \u2014 Six Palestiniens et un soldat israélien ont été tués hier au cours d'une offensive de l'armée israélienne qui quadrillait, après deux jours de combats, deux camps de réfugiés de Cisjordanie malgré les protestations internationales.Un septième Palestinien, un garçon de sept ans, a été tué devant sa maison dans la bande de Gaza, portant à 1308 le nombre de personnes tuées depuis le début de l'Intifada, fin septembre 2000, dont 1002 Palestiniens et 283 Israéliens.Le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, a appelé la communauté internationale à agir vite pour éviter « une explosion régionale en raison des crimes israéliens ».Washington a par ailleurs relativisé les conséquences immédiates de l'initiative de paix saoudienne, soulignant qu'il ne s'agissait « pas d'un plan de paix ou d'une proposition spécifique pour mettre fin à la violence ».L'Autorité palestinienne a décidé de suspendre tous les contacts avec le gouvernement du premier ministre israélien Ariel Sharon.« Il n'y aura aucun contact, ni de sécurité ni politique (avec le gouvernement israélien) tant que durera l'agression israélienne destructrice contre nos camps » de réfugiés, a déclaré le secrétaire du gouvernement palestinien Ahmad Abdelrahmane.Auparavant, la direction palestinienne avait dénoncé « la monstrueuse machine de guerre d'Israël et son terrorisme d'État ».L'opération israélienne, l'une des plus importantes en 17 mois d'Intifada, contre les camps de Balata et Jénine, considérés comme des bastions de la lutte armée, a fait depuis son lancement jeudi 21 morts, 19 Palestiniens, dont une fillette de huit ans, et deux soldats israéliens, et plus de 200 blessés palestiniens.L'armée a pris le contrôle de Balata, dans la région de Naplouse, où les échanges de tirs ont cessé et les militaires occupaient massivement le terrain.Les soldats fouillaient Balata maison par maison à la recherche de suspects, de caches d'armes et d'ateliers de fabrication d'armes.Selon des sources militaires, un atelier de fabrication de bombes artisanales a été découvert.À Jénine, au nord de Naplouse, les soldats occupent les deux principales rues du camp mais continuaient de rencontrer des poches de résistance.« L'objectif principal est de démontrer (aux Palestiniens) que les camps ne constitueront pas des sanctuaires pour des terroristes qui s'attaquent à des militaires ou des civils israéliens », a déclaré le chef des forces israéliennes en Cisjordanie, le général Gershon Yitzhak.La communauté internationale a appelé Israël à cesser son opération qui éloigne toute perspective de reprise du dialogue israélo-palestinien.Après le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, le haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU Mary Robinson a demandé un retrait israélien « immédiat ».depuis 1967.c'est à mongoût! Ça « Au Québec, on a des goûts que l'on ne retrouve nulle part ailleurs.C'est pourquoi on préfère les marques d'ici au bon goût de chez nous.Elles nous offrent des produits de qualité et des aliments qui nous ressemblent.» Exigez la qualité des grandes marques alimentaires du Québec.3023317A 6LP1701A0302 A17, samedi, MONDE 6LP1701A0302 ZALLCALL 67 23:10:56 03/01/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 MA R S 2 0 0 2 MOND E A 1 7 Les indépendantistes corses n'ont pas jeté l'éponge G I L L E S GAUTHIER BENJAMIN, à 41 ans, de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, leader de la formation indépendantiste Corsica Nazione, ne dénonce pas la violence qui affecte cette île méditerranéenne etque certains rendent responsable des maux économiques etsociaux qui la minent.« Je suis convaincu qu'elle est un symptôme et non pas la cause de la maladie », affirmait-il hier dans une entrevue à La Presse.« La cause, ce sont les difficultés et la situation créées par la France.» Il déplore notamment l'absence totale de politique de développement économique.Il affirme par ailleurs que les chiffres les plus récents (1994-1995) indiquaient que 55 % des dépenses du gouvernement français dans l'île étaient consacrées à la police, à la gendarmerie et à l'armée et 7 % à l'agriculture.« Cela dit, nous voulons que cette violence cesse.En nous associant au processus de Matignon (visant à accorder plus d'autonomie à la Corse, NDLR) nous sommes partie à une démarche de paix ».Les nationalistes ont présenté des candidats pour la première fois en 1985 et obtenaient 5 % des suffrages.En 1999, ils en recueillaient 17 %.« Et ils ne s'agit que des votes recueillis par le parti Corsica Nazione, qui ne regroupe pas tous les nationalistes », précise l'avocat de Bastia.Ce qui lui donne huit élus à l'Assemblée de Corse, comparativement à 17 pour la coalition de droite qui domine, sur un total de 51 députés.« Ce qui fait de nous le plus important parti homogène sorti des urnes.» Cette assemblée n'a pratiquement pas de pouvoirs \u2014 l'éducation, sauf la construction des écoles, la santé, la sécurité sociale et la police notamment relèvent du pouvoir central \u2014 et « le gros des impôts s'en va à Paris et revient sous forme de subventions ».Le chef nationaliste admet sans hésitation que d'obtenir l'équivalent du « statut du Québec constituerait un progrès considérable » et « nous conviendrait comme étape » vers l'indépendance.Il répond à des objections connues depuis fort longtemps au Québec avec des arguments qui ne le sont pas moins : « Voyons ce que nous pouvons faire avec les impôts que nous payons », « Faisons des comptes sérieux » de ce que qui est versé à Paris et de ce qui revient dans l'île, « 20 milliards (de francs) d'épargnes sont drainés par les banques en France », etc.« Le peuple corse existe.Ni meilleur ni moins bon que les autres peuples », dit la première ligne de son livre Ce que nous sommes.Ci che no simu.L'indépendance ne reçoit que 17 % d'appuis selon un sondage mené en août 2001 mais, note Talamoni, « nous avons 51 % dans la tranche des 18 à 24 ans.Les choses ne se présentent donc pas si mal ».Un certain sentiment d'urgence l'habite.Entre autres parce que nettement moins que la moitié de la population de l'île, qui compte autour de 260 000 habitants, parle le corse et que « le peuple est en passe de devenir minoritaire à cause des immigrants ».Une des raisons de son voyage au Québec cette semaine était d'en savoir plus au sujet de la loi 101.Paris refuse que l'enseignement du corse soit obligatoire et Talamoni s'intéresse aux mesures « draconiennes » mises en place au Québec (et en Catalogne).« Nous réclamons la même chose », et plus précisément « des mesures qui permettent de fabriquer des Corses assimilant les valeurs et la langue parlée, d'intégrer les immigrants ».Il a également établi au cours de son voyage des « contacts politiques », tout en étant conscient du fait qu'il devait être prudent pour ne pas nuire aux relations qu'entretient Québec avec Paris, et a discuté d'économie, notamment de tourisme.Bref, « nous avons mis en place un dialogue ».Il est venu, dit-il, à titre de président de la Commission des affaires européennes de l'Assemblée de Corse.Une Europe qui a dans ce cas le dos bien large.Photo AFP Pendant que le leader nationaliste corse Jean-Guy Talamoni venait rendre compte hier, à La Presse des mérites de l'indépendance, des lycéens et des étudiants manifestaient dans les rues d'Ajaccio en faveur de l'enseignement de la langue corse dès la première année.Les forces de l'ordre ont rétabli le calme en fin d'aprèsmidi.Photo MICHEL GRAVEL, La Presse Jean-Guy Talamoni, leader nationaliste corse, de passage hier à Montréal.Cette année, lors de la remise des trophées Pyramide de la CAA pour la satisfaction des propriétaires, les membres ont élu la Corolla des années-modèles 1993 à 1997 gagnante au classement général.De plus, des véhicules Toyota se sont classés six fois parmi les dix meilleurs.C'est plus que tout autre constructeur.Nous sommes ravis de constater que les automobilistes canadiens aiment Toyota.Fiers de votre appui, nous nous engageons à demeurer la norme d'excellence parmi les vrais experts.quels experts de l'automobile pensent tant de bien de toyota ?des gens comme vous.3027857A 6LP1801A0302 a18 samedi 6LP1801A0302 ZALLCALL 67 20:10:57 03/01/02 B A18 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 Un Stradivarius Nous publions aujourd'hui et demain deux éditoriaux sur le projet de construction d'une salle de concert à Montréal.m r o y @ l a p r e s s e .c a La musique, essentiellement, c'est du son.Pour un orchestre symphonique, une salle de concert est un instrument.La question est donc : Montréal peut-il, doit-il, s'offrir le luxe d'un.Stradivarius de 97 millions À moins que le projet ne sombre avant de quitter le port, comme en 1985, le dilemme a été tranché par Québec : on construira une salle pour l'Orchestre symphonique de Montréal.Flanquée des nouveaux conservatoires de musique et d'art dramatique, dominant un complexe de salles de cinéma et une Place des festivals, elle fera partie d'un véritable Quartier des spectacles, comme on le désigne déjà, complété en remodelant une zone grise : le quadrilatère compris entre les boulevards René-Lévesque et de Maisonneuve, les rues Jeanne- Mance et Bleury.Cette perspective est enthousiasmante.Seule la salle de l'OSM suscite encore quelques réserves.Or, celles-ci ne sont pas suffisantes pour que le projet soit boudé.\u0001 \u0001 \u0001 Il faut mettre de côté l'idée voulant qu'on s'apprête à ériger un monument à un homme, fut-il le plus grand directeur artistique que l'OSM ait connu.Les raisons militant en faveur d'une salle dédiée concernent en effet bien davantage le public de l'Orchestre que les rêves de son chef.Elles sont de deux ordres.D'abord, la nouvelle salle améliorera l'environnement dans lequel sont donnés les concerts.Parce que sa dimension, 2000 places au lieu des 3000 de Wilfrid- Pelletier, sera mieux adaptée à la nature du spectacle offert (la moyenne d'assistance aux concerts de l'OSM est de 2061 entrées).Et, surtout, parce que l'acoustique de la nouvelle enceinte sera probablement supérieure à celle de la grande salle de la PdA.Insistons : probablement.Car les réserves exprimées concernent notamment ce point.L'acoustique de Wilfrid-Pelletier n'est pas si mauvaise, disent plusieurs, surtout depuis les travaux de 12 millions effectués en 1990 ; alors que réussir le « son » d'une nouvelle salle relève du coup de dé.Néanmoins, on estime que les acousticiens ont fait de grands progrès depuis 20 ans, époque à laquelle ils connurent en effet des échecs (le Gasteig Kulturzentrum de Munich, construit en 1985, est souvent cité) et qu'ils sont aujourd'hui en mesure de garantir des résultats.La nouvelle salle, ensuite, permettra à l'OSM de jouer ses atouts : alors que ses ventes de disques diminuent, l'assistance à ses concerts a augmenté de 21 %, cette année, pour atteindre 180 000 places vendues.Des 80 prestations annuelles données à Wilfrid-Pelletier, on compte ainsi passer facilement à une centaine.En ajoutant des événements spéciaux (didactiques, par exemple, puisque nombre d'écoles sont en attente) ainsi que les répétitions, l'Orchestre occupera sa salle en 200 occasions, ce qui est évidemment hors de question à la PdA.D'autres possibilités s'ouvrent encore, notamment l'enregistrement de musique téléchargeable sur le Web, ce vers quoi l'OSM se dirige et qui serait difficile autrement.On cheminera ainsi vers une fréquentation plus grande et de meilleure qualité de la musique, ainsi que vers le développement de nouveaux publics, ce qui n'a rien d'accessoire, ni du point de vue du contribuable, ni de celui de l'amateur d'art.Néanmoins, deux problèmes se posent.Un : qui gérera la nouvelle salle, interrogation qui a provoqué la démission du président de la PdA, Clément Richard ?Deux : quel impact auront ces fauteuils tout neufs sur un parc déjà considérable et sous-utilisé : actuellement, 42 700 sièges sont consacrés principalement aux arts de la scène ?DEMAIN : Trouver l'harmonie Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES En attendant la carte à puce LORSQU'ON a annoncé le projet qui visait à munir les Québécois de la carte à puce résumant leur état de santé je me suis réjouie : enfin, en tant que médecin, je n'aurais plus à deviner quelle est la nature de la petite pilule blanche que prend la personne qui me consulte.Enfin, je saurais la nature exacte de la médication qu'elle consomme.Enfin je pourrais inclure dans le diagnostic différentiel des possibles effets secondaires de la médication.Enfin, je pourrais prescrire une médication complémentaire sans craindre des problèmes d'interaction médicamenteuse.Enfin, je n'aurais plus à appeler dans les pharmacies pour savoir ce que le patient prend comme médicaments.Il semble bien que la carte à puce va être mise aux oubliettes, du moins dans un avenir prévisible.Il semble que le souci de la confidentialité a préséance sur la sécurité.Je ne veux pas débattre de cela.Cependant, en attendant la fin de ce débat « de société », il faudra s'aider nous mêmes, les professionnels de la santé et les personnes susceptibles de prendre des médicaments, c'est-à-dire tout le monde.Je recommence à rêver, cette fois-ci à des personnes qui viennent voir le médecin munies d'une fiche.Celle-ci contiendrait la liste de médicaments qu'elles consomment, incluant le nom, la dose et la fréquence.On y trouverait également des médicaments en vente libre, ainsi que les produits « naturels » consommés.On pourrait y inscrire des allergies et pendant qu'on y est, des maladies et des chirurgies antérieures.Il y a, bien sûr, des gens qui font déjà ce genre de fiche et je les félicite de leur initiative.Maintenant, c'est aux autres de faire un petit effort.JANA HAVRANKOVA médecin, CHUM (Saint-Luc) Pus capable (bis) LES AFFAIRES Cinar, Enron, puis Global Crossing et bientôt peut-être IBM et Nvidia.Plus près de nous, l'affaire Cowpland, « les » affaires Gagliano, le dossier d'Oxygène 9 et leurs amis fonctionnaires, puis Les super fondations et autres organismes « sans but lucratif » de Vidéotron, du ministre Landry ou du maire Tremblay.Il ne se passe pas une seule journée sans que vous ne dénonciez une nouvelle rapine, une autre magouille, encore une autre fraude et un énième détournement de fonds publics.Et nous savons tous, à moins d'être de parfaits imbéciles ou d'illuminés jovialistes, qu'il ne s'agit là que de la pointe de l'iceberg.Bordel ! J'suis pus capable comme disais l'autre.Dites, arrêtez ce cirque et cessez de gaspiller le papier.Changez de job ! Devenez jardinier ! Tu sais Foglia, tu as raison, les fleurs poussent sur le fumier.Le seul hic, tu vois, c'est qu'au rythme où le fumier s'entasse, on ne pourra plus les cueillir ces fleurs.On sera enterrés dans la merde mon vieux.SERGE RIENDEAU Montréal Anguille sous roche IL FUT UN temps où la péréquation, dont les principes furent enchâssés dans la constitution rapatriée par Pierre Elliott Trudeau, figurait au nombre des freins qu'Ottawa imposait au développement du Québec, selon l'argumentaire souverainiste.Jacques Parizeau, ex-premier ministre péquiste, qualifiait même la péréquation de « taxe à l'initiative ».Bernard Landry crie maintenant à l'injustice quand les paiements de péréquation fédérale diminuent.Devrait-on le suivre dans ses lamentations et se plaindre du fait que le Québec soit moins « taxé » pour les initiatives qui l'enrichissent ?Il semble y avoir anguille sous roche, dans la réalité ou pour le moins contradiction dans le discours des souverainistes.N'était-ce pas justement de cet enrichissement, qu'un Jean- François Lisée, un autre souverainiste notoire, tentait récemment de nous convaincre dans une série d'articles publiés dans ce journal ?La péréquation, qui figure au nombre des politiques économiques et sociales de répartition des richesses au Canada, n'a jamais pesé très lourd dans les considérations souverainistes.Au-delà des querelles méthodologiques et des batailles de chiffres, la péréquation canadienne seraitelle devenue quelque chose de bénéfique pour les Québécois ?CLAUDE PÉCLET professeur d'économie Les plus vulnérables LE CAS des travailleuses québécoises à statut précaire privées de leur plein congé de maternité parce qu'elles ont obtenu un retrait préventif pendant leur grossesse, illustre fort bien les difficultés que rencontrent certaines femmes dans l'exercice de leurs droits.Cette situation nous fait dire que l'arrimage des nouvelles lois avec les lois existantes doit être faite systématiquement si nous voulons qu'elles atteignent leurs objectifs.Trop souvent, les effets pervers ne ressortent que dans la pratique, ce qui ne garantit malheureusement pas que les correctifs nécessaires seront appliqués immédiatement.De plus, seule une analyse systématique de genre permettrait d'évaluer les impacts des lois et règlements sur les femmes et sur les hommes, afin d'éliminer toute injustice à l'encontre des femmes.Malgré son efficacité reconnue, une telle pratique est fort peu utilisée.Encore une fois, nous constatons que les modifications de l'assurance-emploi pénalisent les travailleuses les plus vulnérables, celles qui auraient le plus besoin de la protection étatique.VIVIAN BARBOT Fédération des femmes du Québec D'autres lettres dans notre forum interactif : www.cyberpresse.ca/lettres Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca Arrivez en ville! m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Non seulement Jean Charest persiste et signe mais il en remet : si le Parti libéral est élu, a-t-il dit hier, lors d'un discours devant la Chambre de commerce, il y aura des défusions.Même à Montréal.Jean Charest ne prononce pas le mot défusion, il parle plutôt de démocratie.Les citoyens ont le droit de se prononcer, a-t-il expliqué.Le gouvernement leur a fait avaler de force les fusions.Les libéraux, eux, vont les laisser choisir et ils pourront recréer leurs anciennes villes.« C'est la démocratie, a-t-il conclu.C'est simple comme ça.» Eh bien non, M.Charest, ce n'est pas simple comme ça.Du moins, pas à Montréal où la moitié \u2014 ou presque \u2014 de la population est anglophone.Le chef libéral a peut-être passé trop de temps à Sherbrooke et à Ottawa.Visiblement, il ne comprend rien à la complexe situation montréalaise où un fragile équilibre linguistique permet aux francophones et aux anglophones de vivre en paix.Avec sa promesse, M.Charest brasse inutilement l'explosif dossier linguistique.Qui va vouloir défusionner ?Les anciennes villes riches et anglophones, comme Westmount, Baie d'Urfé et Senneville qui, faut-il le rappeler, se sont rendues jusqu'en Cour suprême pour se battre contre les fusions.Peut-on imaginer la grande ville se transformer en fromage gruyère, amputée de ses éléments riches et anglophones qui formeront des ghettos ?En refusant d'admettre cette réalité, M.Charest montre toute l'étendue de son insensibilité face à Montréal.La promesse de défusionner a été lancée lors du congrès du Parti libéral en octobre 2000.Écrite sur le bord de la table, elle a été adoptée à toute vapeur.Les libéraux n'ont pas pensé plus loin que le bout de leur nez.Aujourd'hui, ils sont coincés.Cette promesse crée un profond malaise chez les libéraux même si, ouvertement, ils refusent de l'admettre.Ils espèrent secrètement que les coûts très élevés d'une défusion feront reculer les citoyens.C'est mal connaître les gens du West Island qui sont prêts à tout pour fuir la grande ville, y compris écoper d'une facture salée.Si M.Charest était cohérent, son gouvernement ramasserait la facture.Mais le chef libéral a une notion bien particulière de la démocratie.Les gens veulent exercer leurs droits, eh bien qu'ils paient ! \u0001 \u0001 \u0001 Pendant que Jean Charest s'enlise dans sa promesse, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, reste étonnamment silencieux.Il refuse de se dissocier publiquement de l'épineuse promesse.Gérald Tremblay considère que ce n'est pas son problème mais celui du Parti libéral.Même s'ils viennent tous deux de la grande famille libérale, les relations ne sont pas au beau fixe entre les deux hommes.Jean Charest a mis de nombreuses pelures de banane sur le chemin de M.Tremblay pendant les élections.Gérald Tremblay était dans une position délicate.Plusieurs de ses candidats vedettes s'étaient battus bec et ongles contre les fusions et il faisait tout pour balayer cette contradiction sous le tapis.Une bonne partie de ses appuis provenaient des banlieues allergiques aux fusions.À chaque fois que le chef libéral se baladait à Montréal et relançait son idée de défusion, il jetait de l'huile sur le feu et plongeait l'équipe Tremblay dans l'embarras.Aujourd'hui, Gérald Tremblay défend Montréal du bout des lèvres et il prend une distance polie vis-àvis des libéraux.Ce n'est pas suffisant.Il doit aller plus loin et dire non à Jean Charest, haut et fort.Il doit défendre l'intégrité de Montréal et non se contenter de marmonner son vieux slogan électoral Ça va marcher ! Si lui ne le fait pas, qui le fera ?N'y a-t-il personne pour défendre cette ville ?15 000 X 5 $, ça vaut la peine.LE NOUVEAU président des Expos veut que ce soit la fête au stade pour cette dernière saison.Pourquoi pas ! Pourquoi pas des billets à cinq dollars, premier arrivé, premier servi ?Je ne suis pas expert comptable, mais 15 000 personnes qui se stationnent, mangent et boivent doivent rapporter beaucoup plus qu'un stade vide.Les Expos ont devant eux un défi de marketing et de communication colossal.J'espère qu'ils trouveront des solutions de qualité qui permettront aux Montréalais (qui ne le méritent peut-être pas) et aux autres Québécois (fans comme moi) de venir s'amuser une dernière fois à la « balle ».Quand un proche est mourant, on veut passer du temps près de lui.On perdra le baseball pour toujours ; allons le voir une dernière fois.en espérant que l'organisation nous stimulera à le faire.FRANÇOIS MOISAN Québec 6LP1901A0302 a19 samedi 6LP1901A0302 ZALLCALL 67 22:54:56 03/01/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 A19 Les accents ont toujours tort LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Le cha-cha-cha des libéraux ALAIN STANKÉ M.Stanké est éditeur.L'ANIMATEUR français Thierry Ardisson n'aime pas l'accent québécois.Devons-nous nous en indigner Pas sûr.Par les temps qui courent, l'indignation est un peu flétrie.On pourrait donc se contenter de réprouver.La moquerie n'est pas nouvelle.Elle est installée depuis des générations au musée des lieux communs de certains Français qui ne sont pas souvent sortis de chez eux.Si ce monsieur avait pris la peine de venir un jour au Québec, il aurait découvert sans peine, comme l'ont fait des millions de ses compatriotes, qu'en Nouvelle France, l'accent qui nous préoccupe est avant tout celui de la sincérité.Réflexion faite, le commentaire d'Ardisson n'a rien pour surprendre ceux qui s'intéressent le moindrement à la France, pays qui, comme on le sait, n'a pas de pétrole mais.qui a des idées.Il est vrai, pas toujours brillantes.Parfois même déroutantes.Des idées qui échappent souvent à toute analyse logique et suscitent, selon le cas, l'admiration ou l'agacement.Et puis, il faut admettre que les idées, même brillantes, contrairement au pétrole, lorsqu'elles ne demeurent que dans le domaine de la parlote improductive, n'ont jamais réchauffé personne.Étrange nation qui cultive fierté, orgueil, présomption, vanité et arrogance comme nous on cultive le blé.Et cette culture-là ne date pas d'hier.En effet, au XVIIIe siècle déjà, alors qu'on avait supplicié un homme sur la place publique, il s'est tout de même trouvé des gens pour s'indigner.Mais il s'en est trouvé un plus grand nombre encore pour défendre la sanglante exécution, avec, à la tête du mouvement nul autre que Voltaire lui-même qui eut cet éblouissant commentaire : « Pourquoi Français changerions-nous notre jurisprudence ?L'Europe se sert de nos cuisiniers, de nos tailleurs et de nos perruquiers.Donc, nos lois sont bonnes ! » On comprend mieux pourquoi, cent ans plus tard, le philosophe Schopenhauer se soit permis de dire : « Si les autres parties du monde ont des singes, l'Europe a des Français.Cela compense.» Doit-on trouver l'accent grave ?On trouvera peut-être étrange que je me porte à la défense de l'accent québécois, moi dont le mien est.français.La raison en est simple.Si je le fais, c'est parce que j'ai toujours été profondément convaincu qu'avoir un accent n'était pas.grave ! L'accent n'a jamais tué aucune vérité.Et puis, le bel « accent fronçais », tellement élégant, n'a jamais, à ma connaissance, valorisé aucune connerie.Lors du tournage du document La plage maudite (TQS), auquel il m'a été donné de participer sur les plages de Normandie, en novembre dernier, je fus témoin de la scène suivante : craignant que l'on se moque de son accent québécois, un membre de notre équipe de production a voulu prévenir le coup.Il demanda à un habitant de Bernières s'il pouvait le comprendre.Et l'homme de lui répondre : « Lorsque les Canadiens français ont débarqué en France pour nous libérer, nous avons bien remarqué leur accent.Mais cela n'a jamais dérangé personne parmi nous.Tout ce dont nous nous souvenons c'est ce qu'ils ont fait pour nous.Il y en a deux mille dans le cimetière tout près d'ici.» S'il m'arrivait un jour de rencontrer Ardisson, (qui, me dit-on, serait originaire de Provence), je me ferais un immense plaisir de lui lire ces vers du poète Miguel Zamucol Lorsque loin du pays le coeur gros on s'enfuit L'accent, mais c'est un peu le pays qui vous suit.Mon accent, il faudrait l'écouter à genoux ! C'est un peu cet accent, invisible bagage, Le parler de chez soi qu'on emporte en voyage.Avoir l'accent, enfin, c'est chaque fois que l'on cause Parler de son pays.en parlant d'autre chose.Ne pas avoir d'accent, pour nous, c'est d'en avoir ! C'était quoi déjà, la danse où l'on faisait trois pas en avant, trois pas en arrière ?Le cha-cha-cha, je crois.Cette version aseptisée de la rumba, heureusement tombée en désuétude, n'était simple qu'en apparence \u2014 séduisante lorsqu'elle était exécutée par de très bons danseurs, peu inspirante lorsque le commun des mortels s'y essayait.C'est dans cette dernière catégorie qu'entre le cha-cha-cha pratiqué par le Parti libéral du Québec sur la question municipale.Fusion, défusion, fusion, défusion, trois pas devant, trois pas derrière.\u0001 \u0001 \u0001 Après s'être engagé fermement en faveur des défusions, et après avoir mis au point une formule détaillée pour en régir le processus, le PLQ est aujourd'hui en phase de recul.encore que, tout dépendant qui parle, il fasse de temps à autre quelques pas en avant.Il y a plusieurs mois déjà que des proches de Jean Charest confiaient sous le manteau aux journalistes francophones que le temps venu, le PLQ saurait bien s'extirper de cette embarrassante promesse.Récemment, dans l'intimité d'une loge du Centre Molson, Pierre Bibeau, l'organisateur du parti, et Marc-André Blanchard, son président, en donnaient l'assurance à des adjoints du maire de Montréal, Gérald Tremblay.Ils allaient même plus loin : contrairement à ses intentions initiales, le PLQ écarterait les candidatures du champion de la croisade antifusion, l'ancien maire Peter Trent, et de l'ancienne présidente de la CUM, Véra Danyluk, histoire de bien montrer qu'un futur gouvernement Charest serait insensible aux pressions des nostalgiques de l'ancien régime.On en est maintenant au troisième acte, où l'on voit le PLQ faire deux pas en avant.Mais oui, dit le député Roch Cholette (celui qui a ouvert la boîte de Pandore), le processus promis suivra son cours.Mais le rythme du chacha- cha s'accélère.Tout de suite après M.Cholette fait deux pas en arrière.Car, comme disent les Anglais, le diable est dans les détails : les défusions seront possibles, mais très, très difficiles, prévient-il, et cela pourrait coûter cher aux citoyens.Enfin, dit-il finement, nous ne serions pas malheureux si personne ne signait le registre requérant un référendum.Sur ce, la députée Margaret Delisle, ancienne mairesse de Sillery, d'y aller d'un aveu candide : « Dans la pratique, personne n'a jamais pensé qu'on pourrait revenir en arrière ! » Jean Charest a redit hier midi à peu près la même chose que M.Cholette : les référendums, oui, mais aux frais des citoyens.Le cha-cha-cha continue, mais on sait déjà que le PLQ fera tout pour décourager la défusion, au moins à Montréal.tant il est vrai que ce qui était l'an dernier une question de principe \u2014 contre l'amalgamation forcée des municipalités, contre l'idée même des méga-villes \u2014 est devenue une affaire purement conjoncturelle : à Montréal, la défusion serait trop compliquée, mais au Saguenay ou en Mauricie, pourquoi pas, si c'est électoralement rentable \u0001 \u0001 \u0001 Que s'est-il passé entre la promesse de l'an dernier et le recul de cette année ?Deux choses : d'abord les élections fédérales et les élections partielles, où les Libéraux ont profité du mouvement antifusioniste à Québec et au Saguenay ; ensuite, l'approche d'élections générales, que le PLQ, selon les sondages, a de plus en plus de chances de remporter.D'où la nécessité de jouer de prudence, d'autant plus que l'opposition aux fusions s'est considérablement apaisée.Même dans l'ouest de l'île de Montréal, les candidats indépendants qui se présentaient sur une plate-forme antifusion ont tous été défaits sauf à Westmount.La Gazette, descendue des barricades, veut laisser à l'administration Tremblay la chance de prouver que la mégaville peut fonctionner.Les irréductibles, cependant, se sentent trahis \u2014 à bon droit, car c'est sans aucune équivoque que le PLQ avait pris leur parti l'an dernier.Cette semaine, le chroniqueur municipal de la Gazette, Henry Aubin, supputait les chances qu'un tiers parti aurait de faire mal au PLQ, quitte à lui enlever assez de voix pour redonner le pouvoir au PQ.Comme la souveraineté bat de l'aile, disait-il, quel risque y aurait- il pour les anglophones à ce que le PQ soit reporté au pouvoir ?Ce ne serait pas la première fois que l'électorat anglophone se vengerait du PLQ pour les avoir cyniquement laissé tomber à la veille des élections.En 1976, la fureur déclenchée par la loi 22, qui faisait du français la langue officielle, allait revivifier temporairement l'Union nationale et coûter le pouvoir à Robert Bourassa.En 1989, toujours sur la question linguistique, le vote de protestation anglophone avait fait élire quatre députés du Parti égalité.Mais à cette époque, l'avance du PLQ sur le PQ était beaucoup plus considérable qu'actuellement.Chose certaine, il ne serait que mérité que cette aventure fasse perdre des plumes au PLQ.Il y a tout de même une limite à exploiter le désarroi des électeurs, à leur faire miroiter des solutions illusoires, puis à les laisser tomber le jour où l'on n'en a plus besoin.On veut bien que les partis politiques soient pragmatiques \u2014 en fait, les politiciens pragmatiques sont toujours moins dangereux que les idéologues entêtés \u2014 mais pas au point de tomber dans les ornières débilitantes du cynisme et de la démagogie.Thierry Ardisson Proches collaborateurs?Dans le domaine du renseignement, les événements du 11 septembre auront sans doute contribué à rapprocher le Canada et les États-Unis BENOÎT GAGNON e t DAVID GRONDIN Les auteurs sont respectivement stagiaire et chercheur à la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, www.dandurand.uqam.ca.AU LENDEMAIN du 11 septembre dernier, la question était sur toutes les lèvres : que faisaient les services de renseignement américains ?Plusieurs se sont demandés pourquoi des attaques si spectaculaires n'avaient pu être prévenues.Les ratés des services de renseignement ont poussé les gouvernements canadiens et américains à penser et instaurer des mesures permettant l'échange plus facile d'informations entre les deux gouvernements.En définitive, quelles sont les failles et les perspectives d'une collaboration pour les services de renseignement des deux pays ?Les problèmes du renseignement aux États-Unis et au Canada De prime abord, il faut modérer les critiques hâtives : les services de renseignement ont probablement averti leur gouvernement d'une possibilité d'attentats avant les événements du 11 septembre.Cependant, ces services, disposant de plusieurs sources distinctes, produisent parfois des avis qui peuvent se contredire.Il est donc difficile pour les autorités de faire la part des choses et de filtrer ce qui est vraisemblable et probable de ce qui ne l'est pas.De plus, du côté des États-Unis, il faut considérer les méthodes de traitement de l'information comme un facteur parmi d'autres de la faillite du renseignement.Depuis quelques années, le gouvernement américain insère les hautes technologies dans les méthodes de surveillance.Évidemment, ce secteur a pu bénéficier de cette intégration technologique ; satellites et systèmes de détection sont maintenant des outils de travail standards servant aux services américains.Mais les États-Unis restent à la merci d'une poignée d'individus qui peuvent déjouer ces systèmes de surveillance et de détection, comme l'a réussi le réseau Al Qaeda.Nonobstant la multitude d'outils à la disposition des États-Unis pour l'élaboration de sa défense, un talon d'Achille demeure bien présent : les mailles du filet sécuritaire sont trop grandes et laissent passer les groupes terroristes qui s'organisent sur une base transnationale, rendant la détection d'autant plus difficile.Or, la faiblesse des mailles du filet est en partie liée au fait que l'utilisation des hautes technologies au sein des différents services de renseignement est relativement récente.De nombreux problèmes de coordination des techniques utilisées se présentent.Le personnel du renseignement doit travailler avec de nouveaux moyens et outils sans avoir établi complètement les réformes administratives permettant d'exploiter convenablement ces méthodes.Il y a donc une difficulté d'intégration des innovations tant au plan technique qu'intellectuel.Cela explique en partie les déboires des renseignements américains dans la prévision de l'attaque du 11 septembre.Les problèmes qui se sont échafaudés avec l'incorporation des hautes technologies dans les opérations de renseignement aux États- Unis sont de deux ordres.Tout d'abord, ces nouvelles technologies sont extrêmement onéreuses.Les diverses agences de renseignement ont donc dû faire des choix budgétaires, résultant en une baisse considérable des fonds destinés à tout ce qui touche de près ou de loin aux ressources humaines, allant de l'embauche à la formation.Ensuite, la masse d'information amassée est telle qu'elle devient très difficile à analyser, mettant ainsi en relief les lacunes au niveau du renseignement humain.Cercle vicieux Évidemment, en combinant le premier facteur au second, on prend rapidement conscience du cercle vicieux dans lequel les agences responsables du renseignement et de la sécurité sont plongées.Il y a moins de personnel pour effectuer l'analyse d'une masse de données plus grande et plus complexe.De surcroît, ces personnes profitent de moins en moins d'une formation efficace pour remplir leurs tâches.Or, ce qui fait la force d'un service de renseignement, c'est son personnel, non seulement son nombre mais, surtout, sa qualité.Il faut des éléments qualifiés et versatiles ayant des connaissances des milieux à infiltrer pour recueillir de l'information pertinente.Bref, le renseignement américain se trouve devant une situation où les instruments de pointe sont là, mais le personnel compétent pour les utiliser est manquant.C'est là une conséquence du haut degré de confiance investi par le gouvernement américain dans les technologies de l'information.Du côté canadien, la problématique de l'intégration des hautes technologies au niveau du renseignement se pose également, mais le problème semble plus profond : il est organisationnel, la défense souffrant des tergiversations politiques sur ses rôles et ses missions.La première difficulté des services de renseignement canadiens se situe au niveau du personnel : son effectif est réduit, voire insuffisant.Par exemple, au sein de l'armée canadienne, environ un pourcent des forces est consacré aux questions de renseignement.C'est très peu lorsque l'on considère le large éventail des engagements relatifs aux missions du renseignement.Subséquemment, avec la rationalisation des dépenses gouvernementales du début des années 1990, les services de sécurité du pays ont dû jongler avec des restrictions budgétaires, ayant pour conséquence que la qualité du personnel s'est quelque peu détériorée.Donc, la formation continue donnée au personnel du renseignement écope.Ces coupures budgétaires se répercutent également sur l'acquisition de matériel, le tout rendant le travail des services du renseignement plus difficile et les chances de réussite plus minces.Le renseignement et la collaboration canado-américaine Alors que des discussions sur une collaboration de sécurité continentale canadienne et américaine se dessinent à un niveau plus élevé, quelles sont les perspectives d'avenir dans le domaine du renseignement ?Une meilleure coordination et un meilleur partage du renseignement de sécurité entre les agences canadiennes et américaines devrait permettre un pouvoir d'action, de surveillance et de détection sur l'intégralité du continent nordaméricain.Le 11 septembre aura permis une réévaluation du fonctionnement des services de renseignement et une mise en relief de leur coordination déficiente.Leur potentiel critique demeurant, la collaboration canadoaméricaine envisagée à ce niveau par les accords de décembre 2001 sur la sécurité frontalière laisse présager un renseignement de sécurité plus efficace sur le plan continental.Toutefois, du côté canadien, la question des ressources insuffisantes devra être réglée pour que cette collaboration puisse être viable.PHOTOTHÈQUE, La Presse Le 11 septembre aura permis une réévaluation du fonctionnement des services de renseignement et une mise en relief de leur coordination déficiente, estiment les auteurs. La Presse 2 mars 2002 Page A20 manquante 6LP2101A0302 A21 actuel 6LP2101A0302 ZALLCALL 67 20:00:04 03/01/02 B 6LP2201A0302 A22SAMEDI 6LP2201A0302 ZALLCALL 67 21:37:33 03/01/02 B A 2 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 MA R S 2 0 0 2 Cyberathlètes en action.Alignés et.en ligne.Photo AFP « En organisant ces premiers championnats, la Corée du Sud se pose en capitale mondiale des cyberjeux », écrivait le quotidien francais Le Monde, le 22 janvier.CYBERATHLÈTES Suite de la page A21 Sur les marches du podium.Dans les 4500 cybercafés du pays, les jeux bruyants se font concurrence.Chaque soir après l'école, des jeunes en uniforme troquent leurs devoirs pour la gachette virtuelle.Plusieurs cybercafés sont ouverts 24 heures, comme ceux de la populaire chaîne Aztec.Selon le The Market Information Center (MIC) of the Institute for Information Industry, la valeur du marché des jeux en réseaux à Taiwan, qui était évalué à 50 millions de dollars NT (près de 2,3 millions de dollars CDN) en 2000, devrait passer à 4 milliards de dollars NT d'ici 2003.Pour Guillaume Patry, il est clair que ce n'est qu'une question de temps avant que le reste du monde suive la vague.« Le milieu des jeux en réseaux s'est développé plus rapidement en Asie qu'ailleurs.Je pense que c'est principalement dû à la mauvaise impression que les Nord-américains et les Européens ont des jeux vidéo en général.Mais le reste du monde va sans aucun doute suivre le chemin de la Corée dans les prochaines années ».Jean-Philippe Lahoussaye-Duvigny, président de Lan-Arena, qui a organisé les qualifications françaises des World Cyber Games, est du même avis.« La Corée illustre ce que la France deviendra bientôt, une fois que les lignes à haut débit seront plus nombreuses.La différence entre les jeux en ligne sur Internet et les jeux à console est que ces derniers favorisent l'interactivité.On ne joue plus contre un ordinateur, mais contre des adversaires réels aux quatre coins de la France ou du monde.C'est une ouverture formidable », a-t-il déclaré à Libération en décembre dernier.Quant aux organisateurs des World Cyber Games, ils voient beaucoup plus qu'une simple mode dans cet engouement pour les jeux en réseau : « Les cyberjeux sont devenues un nouveau langage universel pour la jeunesse, comme la musique », peut-on lire sur le site Web de l' événement.Le site Internet des World Cyber Ga Jeune star thaïlandaise du jeu vidéo.mes : www.worldcybergames.org Les extraterrestres préfèrent Vancouver et Ottawa.SCOTT EDMONDS Presse Canadienne WINNIPEG \u2014 Les rapports d'objets volants non identifiés ont connu une sidérante augmentation de 42 % l'an dernier au Canada, et les chercheurs ne comprennent pas la raison de cette hausse.« Peutêtre que plus de gens voient quelque chose qui est réellement là, ou que plus de gens savent qu'ils peuvent signaler leurs observations, et où », commente le chercheur Chris Rutkowski, l'un des auteurs du rapport annuel sur les signalements d'ovnis.La tendance s'est déclarée bien avant les attentats terroristes du 11 septembre aux États-Unis, qui ont donc été éliminés comme facteur possible de cette multiplication d'observations d'ovnis.Pour la première fois, les chercheurs ont aussi couplé les signalements et les villes.Ils ont constaté que Vancouver et Ottawa dominaient la liste, avec respectivement 17 et 15 signalements d'objets volants non identifiés.La Colombie-Britannique a enregistré à elle seule 123 des 374 signalements, conservant sa domination, qu'elle maintient depuis 1999.L'Ontario arrive bonne deuxième, avec 87 observations ; le Québec a recensé 34 ovnis, le Nouveau- Brunswick, 5.Environ 15 % des incidents sont restés inexpliqués.Les autres étaient explicables, ou alors les chercheurs ne disposaient pas d'informations suffisantes pour en faire l'évaluation.La liste des cas jugés inexplicables inclut un entonnoir de feu qui a laissé un cratère de plus de 30 mètres de largeur dans un champ en Alberta.Des astronomes et des experts en météorites ont examiné le cas et conclu qu'il ne s'agissait pas d'une météorite.De nombreuses observations inhabituelles ont eu lieu dans le Grand Nord.Un objet en forme de cigare qui sautillait en vol, plutôt que de se déplacer de manière régulière, a été vu au-dessus de Whitehorse, laissant derrière lui une traînée de vapeur.Des pilotes volant au-dessus du Nunavut ont observé une lumière immobile qui se maintenait au-dessus du sol en zone inhabitée, sans qu'ils puissent l'expliquer.Parmi les autres curiosités signalées, six objets orange ont été vus, volant en formation triangulaire au-dessus de Portage la Prairie, au Manitoba ; un objet lumineux a été observé, suspendu dans le ciel de Hull, au Québec, pendant deux nuits d'affilée, avant d'exploser ; des pilotes ont cru voir les feux d'un autre avion au-dessus de Craik, en Saskatchewan, mais ils se sont fait dire par la tour de contrôle qu'il n'y en avait aucun sur le radar ; enfin, trois points de lumière blanche semblaient jouer au chat, les uns avec les autres au-dessus de Richmond, en Colombie- Britannique.Photo PC Soucoupe volante ou phénomène naturel ?Caleb et Caitlin Bickford (8 ans et 13 ans), de Red Deer en Alberta, se posent manifestement la question. 6LP2301A0302 A23 saturday 6LP2301A0302 ZALLCALL 67 18:12:05 03/01/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 A23 CYBERATHLÈTES Grrr: superstar québécoise en Corée MARIE-JULIE GAGNON collaboration spéciale TAIPEI \u2014 Guillaume Patry habite Séoul depuis deux ans.Pour le jeune homme de 20 ans, impossible de sortir pour une balade sans casquette et verres fumés.Star du rock ?Étoile montante du 7e art ?Athlète olympique ?Non ! Guillaume Patry, alias Grrr, est gamer (joueur) professionnel.« Une fois, je suis allé dans un parc d'attractions avec des amis, raconte- t-il.Il n'y avait que des étudiants cette journée-là.Quand un premier garçon m'a reconnu, tout le monde autour de lui m'a regardé.Ce fut ensuite une réaction en chaîne.En quelques instants, j'avais 50 jeunes garçons qui m'entouraient et me demandaient des autographes.Ce genre d'événement s'est produit plusieurs fois par la suite.» Une cinquantaine de joueurs professionnels, dont les visages sont aussi connus que ceux des vedettes du showbizz, vivent de leur passion en Corée.Ils passent régulièrement à la télévision, participent à différents tournois et portent les couleurs de leurs commanditaires.Deux chaînes câblées de Séoul se consacrent spécifiquement aux jeux vidéo, principalement à Starcraft \u2014 le jeu dans lequel Guillaume excelle.Rare « non-Asiatique » à connaître autant de succès, Guillaume a son propre fan club, lequel compte 10 500 membres.« En comparaison, le groupe de musique le plus populaire de Corée a 100 000 membres dans son fan club, dit-il.Mes fans sont en général des gars de 10 à 20 ans, mais les plus dévoués de mes admirateurs sont des filles, un groupe de 10 de 18 à 19 ans.Elle viennent chaque semaine à mes parties, à la télé, aux expositions où je travaille.Tant que mon agent écrit mon horaire sur le site de mon fan club (cafe.daum.net/ g ), elles seront là où je vais.» Des pentes au salon Comment devient-on joueur professionnel en Asie quand on est né de l'autre côte de la planète ?L'histoire est aussi simple que fascinante.« À 15 ans, j'étais dans Skibec, l'équipe de compétition de Ski de Québec, raconte Guillaume.Vers la fin de la saison, j'avais décidé d'arrêter le ski.Je ne savais pas comment j'allais satisfaire mon besoin constant d'être en compétition.J'ai eu ma réponse la première fois que j'ai joué à Starcraft.» Trois mois après ses débuts, Guillaume se classe parmi les 10 meilleurs sur les sites Internet spécialisés.Et en novembre 1998, le premier tournoi professionel de Starcraft est organisé à San Fransisco, avec 25 000 $ US en prix.« Je ne pensais jamais avoir des chances à l'époque.Mais j'ai quand même participé aux qualifications et, à ma surprise, j'ai atteint les quarts de finale, ce qui me donnait un voyage payé à San Francisco pour les finales.Je me suis classé troisième à ce tournoi.» Victoire après victoire, Guillaume poursuit sa lancée à New York, Paris, Munich.Sans oublier le cyberespace, où sa notoriété est déjà grande.Vers la fin de l'année 1999, il participe à un tournoi où 80 000 $ sont en jeu, en Corée.À sa grande déception, il termine deuxième.C'est pendant ce premier voyage en Corée qu'il fait la connaissance de son agent.Au début de l'année 2000, il fait le grand saut.Il n'a pas encore 18 ans lorsqu'il fait ses valises.« Ce qui nous a fait accepter ce voyage \u2014 qui ne devait durer que trois à six mois au départ \u2014 raconte Claire Guay, mère du cyberathlète, c'est que Guillaume a toujours été très mûr.Nous savions que lorsqu'il faisait des compétitions de ski, il se couchait de bonne heure et sortait très peu.Quand il fait quelque chose qui lui tient à coeur, il met tous ses efforts pour réussir.Il n'est tout simplement pas capable de seulement participer.Il veut toujours être le meilleur et il agit en conséquence.» Au cours des trois premiers mois de son exil, Guillaume remporte trois tournois télédiffusés.C'est la folie.Les entrevues se succèdent.« Chaque jour qui passait, de plus en plus de gens me reconnaissaient et leurs réactions se faisaient de plus en plus fortes.» Du fric et des jeux Comme les sportifs, Guillaume est commandité, ce qui lui permet de vivre assez bien.« C'est mon agent qui a trouvé mon commanditaire, une compagnie américaine qui s'appelle American Micro Devices INC, (AMD), reconnue pour ses processeurs d'ordinateur Athlon.Outre les 25 heures par semaine qu'il consacre à l'entraînement, les entrevues et les tournois, il participe aussi à des expositions et événements publics, histoire de jouer quelques parties devant la foule.« Une source importante de revenus, après mon commanditaire et mes tournois », précise-t-il.Justement, ces revenus valent-ils vraiment le coup ?« Le salaire varie beaucoup d'un joueur à l'autre.Ça dépend des résultats et de la popularité du joueur.En trois ans, j'ai remporté un peu plus de 100 000 $ US en prix dans les tournois.Mon commanditaire paie 80 000 wons (96 675 $ CAN) pour mes services.Ensuite, je reçois environ 1000 wons (environ 1 200 $ CAN) pour une apparition de trois heures dans une exposition.» Les jeux.encore des jeux ?Même s'il joue « sérieusement », Guillaume Patry affirme éprouver toujours autant de plaisir devant l'écran.« Même si je n'étais pas payé, soutient-il, je jouerais avec la même passion et le même désir de gagner.» En plus du boulot, le jeune gamer étudie le coréen à l'université.« Je pense demeurer un joueur professionnel encore cinq ou six ans, jusqu'à 25 ans.Cette année, quand le jeu Warcraft 3 va sortir, il sera très populaire partout dans le monde entier simultanément, ce qui va permettre aux organisateurs de tournois d'organiser des compétitions internationales avec beaucoup d'argent en jeu.Ça n'a jamais été possible avec Starcraft puisque le jeu a été populaire en Amérique, puis en Europe, puis en Corée, et, maintenant il gagne en popularité en Chine.» Sans avoir le mal du pays, Guillaume s'ennuie parfois de son coin de pays.« J'aimerais bien pouvoir travailler de chez moi ou en Californie, mais pour l'instant je dois me contenter de deux semaines de vacances à Québec deux fois par année et d'un voyage à Los Angeles pour le E3 (NDLR : plus gros salon consacré aux produits interactifs de divertissement) une fois par an.Je suis convaincu que très bientôt, l'engouement pour les jeux vidéo va se mondialiser, aidé par la venue de nouveaux jeux qui vont être populaires à l'échelle mondiale instantanément.» Après Céline, notre prochaine vedette internationale sera-t-elle un cyberchampion ?« Je suis convaincu que l'engouement pour les jeux vidéo va se mondialiser très bientôt, affirme Guillaume Patry, gamer professionnel.« Vedette en Corée, le jeune cyberathlète s'adonne ici à une séance de signatures d'autographes.Taiwan pense offrir des crédits scolaires aux jeunes joueurs MARIE-JULIE GAGNON collaboration spéciale TAIPEI \u2014 Alors qu'on essaie d'éloigner les étudiants taiwanais des cafés Internet en interdisant les cybercafés à moins de 200 mètres des écoles, un jeune décrocheur de Taipei crée bien des remous, après avoir été sacré champion du jeu Age of the Empire II aux World Cyber Games de Séoul, en Corée du Sud.« Les écoles taiwanaises pourraient offrir des crédits pour les jeux vidéo », titrait le quotidien Taipei Times le 12 décembre dernier, trois jours après l'annonce de la victoire de Tseng Jeng-cheng, 17 ans.Dans cet article, on pouvait lire les déclarations prudentes du ministre de l'Éducation, Ovid Tzeng : « Les écoles ayant des départements d'architecture, de design 3D et de beaux-arts pourront décider d'elles-mêmes si elles veulent reconnaître les « habiletés spéciales » des joueurs et les intégrer afin de permettre aux étudiants d'obtenir un crédit.» C'est que la victoire du jeune Tseng Jeng-cheng a suscité un enthousiasme proche du délire dans la communauté des joueurs et dans les médias taiwanais.Le jeune homme de Taichung, qui affirme s'être entraîné pendant plus de cinq heures par jour les semaines précédant la compétition, est le seul joueur de l'équipe Chinese Taipei à avoir été de la ronde finale.Également champion mondial de la compétion Microsoft AOC et de l'Asia Pacific Cup International, il n'a pas pu savourer sa victoire en paix, étant assailli de toutes parts par les journalistes.La question du décrochage scolaire a été rapidement mise sur le tapis.D'abord par son père, qui s'est empressé de répondre pour sa progéniture quand les reporters lui ont demandé ses projets pour l'avenir : « Je continue de vouloir qu'il étudie », a-t-il declaré sitôt le micro sous le nez.Plusieurs universités auraient déjà promis des bourses à Tseng Jeng-cheng.Pas en manque d'argent (ses performances aux Cyber Games lui ont déjà valu quelque 30 000 $ CAN) le principal intéressé affirme de son côté vouloir retourner à l'école, « surtout pour apprendre l'anglais ».Dans les journaux, des textes d'opinion condamnent néanmoins l'attitude du père.« Pourquoi l'embêter en lui disant de retourner à l'école ?écrivait Chang Chiu-cheng dans le Taipei Times, le 19 décembre dernier.Une éducation de base ne peut pas nourrir les gens véritablement talentueux.Si l'on regarde l'histoire, combien d'athlètes, d'artistes, de designers et de joueurs d'échecs ont cultivé les habiletés qui les rendaient uniques à l'école ?» À Taiwan, 80 % des 6 millions d'utilisateurs d'Internet seraient mineurs, affirmait Yang Hsiaojong, de la School of Humanities de la Soochow University, dans un article publié dans le China Post, le 21 février 2001.Dans le même journal, on publiait les résultats d'un sondage sur les jeux vidéo mené par Chen Hsue-fen, conseiller à la ville de Taipei, dans 1002 écoles secondaires.Si l'on en croit les resultats, plus de 40 % des étudiants du collège consacreraient au moins trois heures par jour au jeu sur ordinateur.Pendant que le ministre de l'Éducation continue de se gratter la tête, certains députés émettent des idées pour tenter de satisfaire tout le monde : permettre aux écoles de laisser participer les jeunes joueurs talentueux aux compétitions internationales, donner le feu vert à l'intégration de cybercafés dans les campus.Le débat est loin d' être terminé.À l'avant-plan, un jeune Taiwanais s'exerce aux jeux vidéo, dans un cybercafé de Taipei. 6LP2402A0302 a24 actuel R 6LP2402A0302 ZALLCALL 67 20:03:22 03/01/02 B A24 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 6LP2502A0302 A-25 Samedi R 6LP2502A0302 ZALLCALL 67 18:37:00 03/01/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 A25 En Corée, les amoureux trouvent l'intimité au ciné-parc d'après le New York Times SÉOUL \u2014 En cette soirée du 15 février, un croissant de lune éclaire à peine le ciel, et à mesure que le crépuscule bleu s'assombrit, le stationnement se remplit de voitures aussi cordées que les couples qui les occupent.Au-dessus du ronronnement des moteurs dans la nuit hivernale, le grand écran s'illumine.Les images d'Ennemi public, un film d'action violent et sanglant, ne semblent déranger personne.D'une rangée à l'autre, les dossiers de fauteuils s'inclinent, et dans plusieurs autos, les ébats des couples font concurrence à la bande sonore du film.Le fait qu'il s'agisse de la fin de semaine de la Saint-Valentin ajoute aux ardeurs des amoureux.Ce soir, dans cette ville frénétique où l'espace privé vaut cher, le ciné-parc Club E0E4 \u2014 bâti à flanc de montagne \u2014 compte parmi les attractions de choix de la capitale sud-coréenne.Même par un soir ordinaire, les préposés à la billetterie du ciné-parc ne chôment pas, affirment les porte-parole de l'industrie.La vague de popularité des ciné-parcs déferle sur la Corée du Sud comme un effet à retardement des années 1950 \u2014 une époque où la guerre faisait rage et où le pays était envahi de troupes et d'influences américaines.La popularité des ciné-parcs fait écho à celle du cinéma, en général, qui est particulièrement apprécié ces temps-ci.L'industrie cinématographique est florissante en Corée du Sud et les productions locales, des plus professionnelles, n'ont rien à envier aux films d'Hollywood.Élan romantique En raison du côté bourru, presque macho, de la culture coréenne, les gens ont souvent de la difficulté à comprendre l'élan romantique qui alimente la popularité croissante des cinémas et ciné-parcs.Les manifestations publiques d'affection ont ici un caractère tabou.Mais quand on demande aux auditoires, notamment aux femmes, les raisons de leur présence au ciné-parc, on comprend rapidement que l'amour joue un grand rôle.Un client, Son Jong Mog, réagit avec un mouvement de recul quand on lui demande s'il est attiré par le cadre romantique du ciné- parc.« Dans les cinémas, il y a simplement trop de gens, et je préfère ne pas être ennuyé par le bruit », dit-il.Sa compagne, Kim Yong Im, vêtue d'un long manteau noir en laine avec garniture de fourrure, cède d'abord la parole à son ami, comme le font souvent les femmes coréennes.Mais elle ne peut s'empêcher d'affirmer son désaccord.« C'est vraiment très romantique pour moi, dit-elle avec enthousiasme.Nous n'avons presque jamais la chance d'être seuls, et c'est très agréable de se retrouver ensemble, dans la noirceur.» Un autre couple, Kim Han Wook et Jung Ryu Hee, a eu l'idée de passer la soirée de la Saint-Valentin au ciné-parc.Et pourtant, leurs explications comportent des divergences remarquables.« Dans une salle de cinéma régulière, nous sommes tous entassés, affirme l'impassible M.Kim, 34 ans, en tapant du pied pour se réchauffer.Parfois, les Coréens vont jusqu'à se battre pour l'usage des appuie-bras.Ici, au moins, on a la paix.» Pendant que M.Kim incline son siège et poursuit le visionnement du film, Mme Jung donne sa version.« C'est notre première véritable sortie ensemble », dit-elle en riant, avant de décrire les attributs romantiques de l'intérieur sombre de l'auto.« Je pensais que nous serions plus à l'aise ici que dans un restaurant ou un bar.Nous pouvons manger et boire ensemble sans déranger personne.Et bien sûr, si on veut, on peut se toucher un peu.» Une clientèle jeune La plupart des clients du ciné-parc sont relativement jeunes, entre la fin de la vingtaine et le début de la quarantaine.En Corée du Sud, il est inhabituel de posséder une voiture \u2014 et de pouvoir aller à un ciné-parc \u2014 avant la mi-vingtaine.Le gérant du ciné-parc Club E0E4, Junny Jung, est parfaitement conscient des attraits romantiques de son établissement.« Nous avons des préposés au stationnement qui guident les automobilistes pour qu'ils se stationnent en rangs serrés, à partir du centre du terrain, dit-il.« Mais il y a toujours des couples qui résistent et qui veulent stationner aux extrémités.Certains veulent même se garer dans l'aire réservée aux employés.» Selon M.Jung, la prolifération des cinéparcs a débuté en 1998, l'année où le sien a ouvert ses portes.Il ne comprend pas pourquoi cette vague déferle alors que la plupart des ciné-parcs américains ont disparu.Mais il affirme fièrement que les cinémas en plein air offrent plus à leurs clients qu'une occasion de se faire des mamours.« Il y a plein de choses que vous pouvez faire ici et qui ne sont pas permises dans une salle de cinéma intérieure, dit M.Jung.Vous pouvez fumer, vous pouvez manger et boire.Il y en a qui emmènent leur chien.D'autres apportent leurs bébés.Des vedettes de cinéma viennent même voir leur film ici, parce qu'elles peuvent s'y rendre sans se faire remarquer.Parmi les derniers arrivés, Lee Soon Hwan et Lee Ki Young prennent au passage maïs soufflé et boissons gazeuses à la roulotte qui sert de casse-croûte.Les images sanglantes captent l'attention de M.Lee, mais sa compagne a le goût de bavarder.« Il est difficile de trouver un endroit intime à Séoul, dit-elle, en expliquant qu'ils vivent tous les deux chez leurs parents.Quand j'ai proposé qu'on se rende au cinéparc, il a dit : C'est une idée merveilleuse.Je ne suis pas sûre que nous allons nous embrasser ou quelque chose comme ça, mais c'est agréable de se sentir libre de pouvoir le faire.» La vague de popularité des ciné-parcs déferle sur la Corée du Sud, où les amoureux y retrouvent une certaine intimité.Un avant-goût de l'été dans un camp DU 28 FÉVRIER AU 3 MARS Emmenez vos enfants, il y aura de l'action ! Grande scène d'animation Près de 35 camps accrédités présents Que des camps sur place ! Que du plaisir ! www.camps.qc.ca ASSOCIATION DES CAMPS DU QUÉBEC Information Animation Réservation Information Animation Réservation Information Animation Réservation Information Animation Réservation Cours lla cchance dde GGAGNER un sséjour ddans uun ccamp ccet éété !! Comment pparticiper ?Remplis le coupon de participation et dépose-le dans les boîtes La Presse / Rythme FM aux kiosques des camps participants de ton choix à La Foire des camps au Complexe Desjardins ou poste-le.Les tirages auront lieu à l'Association ddes ccamps ddu QQuébec à 116h00 lle mmercredi 66 mmars.Les réglements du concours sont disponibles à l'Association des camps du Québec.Valeur totale des prix : 4 138 $ Camps offrant des séjours Concours « GGagne uun sséjour ddans uun ccamp »» !! Nom Prénom Adresse Ville Code postal Téléphone Camp choisi Camp De-La-Salle Camp Jeune Air - Le P'tit Bonheur Camp Mariste Base de plein air Jean Jeune Camp Edphy International Base de plein air des Laurentides Base de plein air de Bellefeuille Centre de plein air Le Saisonnier Déposer dans une boîte à la Foire des camps ou faire parvenir à : Association des camps du Québec, 4545, ave Pierre-de Coubertin, C.P.1000, Succ.M, Montréal (Québec) H1V 3R2 3023278A 3023314 Regain de popularité pour la veste traditionnelle chinoise Agence France-Presse PÉKIN \u2014 La veste traditionnelle chinoise, version colorée de la veste à col Mao, a fait une réapparition remarquée à l'occasion des fêtes du Nouvel An chinois, quelques mois après avoir été popularisée lors du sommet de l'APEC à Shanghai.Parmi les nombreux visiteurs qui ont pris d'assaut les temples et les parcs de la capitale à l'occasion des congés du Nouvel An, beaucoup arboraient des vestes traditionnelles de couleur vive, frappées de motifs de pivoines.« Je trouve cela élégant » explique Wang Nan, une femme d'une trentaine d'années, vêtue d'une somptueuse veste en soie rouge, la couleur festive par excellence, en train de déambuler dans le temple taoiste Dongyue, situé au centre de Pékin.Outre le rouge, largement dominant en cette période du Nouvel an, associée au bonheur et à la chance, d'autres Pékinois, surtout des hommes, avaient jeté leur dévolu sur le bleu, symbole de puissance.« C'est un retour à la tradition en même temps qu'une façon d'être dans la fête » indique pour sa part un homme d'une cinquantaine d'années, vêtu d'une veste bleu électrique et coiffé d'un chapeau de cow-boy, en promenade dans le parc Ritan, en compagnie d'une bruyante cohorte de jeunes gens.Selon la presse chinoise, l'engouement pour les vestes traditionnelles chinoises dépasse largement la capitale, s'étendant désormais à la plupart des grandes villes du pays.Selon l'agence Chine nouvelle, les habitants de Lanzhou, ville située dans le nord-est du pays, ont eux aussi revêtu des vestes traditionnelles « comme jamais auparavant dans les temps modernes » afin de célébrer le Nouvel An.L'enthousiasme pour cette tenue traditionnelle a débuté à la fin de l'an dernier à Shanghai, dans la foulée d'une réunion annuelle du sommet de l'Asie-Pacifique (APEC) à l'issue de laquelle les 20 dirigeants présents étaient apparus en vestes traditionnelles chinoises multicolores.Le président chinois Jiang Zemin était ainsi apparu en veste satinée rouge, en train de serrer la main du président américain George W.Bush en veste bleue, portée sur une chemise en soie blanche à col montant.Pendant la Révolution culturelle (1966-1976), les vestes traditionnelles chinoises avaient été remplacées par des tenues unisexes et peu gracieuses, qui n'avaient conservé de l'original que le col, à l'origine appelé col Sun Yatsen, du nom du père de la République chinoise, avant d'être rebaptisé col Mao.Brigitte Bardot et les mangeurs de chien Agence France-Presse PARIS \u2014 Brigitte Bardot a appelé mardi à un boycottage des produits sud-coréens, à l'approche de la Coupe du monde de football, pour protester contre la consommation de viande de chiens et de chats en Corée du Sud.Dans un communiqué, l'ancienne actrice française dénonce à nouveau « les terribles conditions de détention et d'abattage des animaux qui sont entassés dans des cages puis vendus sur les marchés avant d'être battus à mort pour prétendument attendrir leur chair ».Elle invite les joueurs français qui ont remporté la Coupe du monde en 1998 à prendre « officiellement position contre ces tortures qu'aucune culture ne saurait justifier ».Brigitte Bardot, qui a lancé sa campagne contre les amateurs de viande de chien et de chat il y a plusieurs mois, a été violemment critiquée en Corée du Sud.Des sociétés et représentations françaises dans ce pays avaient déclaré en décembre être assaillies de milliers d'appels d'interlocuteurs furieux envers l'ancienne comédienne devenue protectrice des animaux.Photothèque La Presse © Un homme transportant des chiens pour les vendre à un restaurant, à Hanoi. 6LP2602A0302 A26 saturday 6LP2602A0302 ZALLCALL 67 00:31:13 03/02/02 B A26 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 Un brin extraterrestre, Tokyo est la véritable capitale de la mode d'après le New York Times PAS PARIS, qui a porté le titre pendant des décennies.Pas New York, qui prétend à la première place en vertu de sa domination des marchés.Pas même Milan, où les industriels s'érigent en artistes de la mode.Ce qui définit la capitale de la mode, ce ne sont pas les boutiques ou les défilés ou les magazines de mode, quoiqu'ils abondent à Tokyo.Pour prétendre au titre de capitale de la mode, la mode doit tout dominer.Elle doit devenir une passion pour les masses et les connaisseurs.Elle doit devenir le premier mode d'expression, au-delà de l'art, du cinéma et de la musique.Dans une telle capitale, la mode est vue comme une nécessité, pas comme un luxe.Tout cela définit bien Tokyo, une ville où \u2014 à la porte des boutiques underground les plus obscures \u2014 le public fait la queue pour obtenir le plus récent t-shirt.C'est la seule ville au monde où le lancement de tendances est devenu un passetemps intellectuel.Demandez le nom du plus grand artiste à Tokyo et un nombre surprenant de gens ne mentionneront pas un auteur ou un peintre : ils diront Rei Kawakubo ou Junya Watanabe.Des créateurs de mode.« On prend la mode très au sérieux à Tokyo », dit M.Watanabe qui est, selon plusieurs, le plus grand technicien dans son domaine.« Les gens y pensent beaucoup.Ils croient vraiment que c'est la meilleure manière de s'exprimer et cela inspire les couturiers à innover et à innover encore.Il y aura toujours des conformistes, et c'est vrai ici comme ailleurs, mais il y a chez nous un plus grand nombre de personnes pour qui la tenue vestimentaire constitue une expression de soi.» Retenez bien ce mot : otaku Tokyo est la capitale de la mode parce que, des jeans bon marché au chef-d'oeuvre à prix outrancier, la mode inspire une « passion profonde » \u2014 otaku en japonais \u2014 au sein de la population.Sachez maîtriser ce mot avant d'aller à Tokyo.Il signifiait jadis « obsédant » et était associé à des gens obsédés par leur ordinateur qui perdaient contact avec la société.Mais on s'en sert maintenant pour dire tout simplement « passionné ».Pour n'importe quoi.« Chaque branché qui se rend à Tokyo en revient en ayant appris deux mots : Kwaiii, qui signifie mignon, et otaku », dit l'artiste pop conceptuel Tom Sachs.« Les deux en combinaison sont très intéressants.Ça donne Hello Kitty.» Collectionneurs maniaques John Jay, directeur de la création du cabinet publicitaire Wieden & Kennedy, à Tokyo, a aidé à créer une otaku pour les produits Nike.« Les maniaques des chaussures de sport connaissent l'histoire de chaque marque, modèle par modèle.Et les fanas de Levi's connaissent leurs Levi's par la couleur du tissu et l'année du lancement.» Les gens qui s'enorgueillissent de leur otaku peuvent déceler la plus légère modification dans un design, dit-il.Pour les concepteurs de mode, il s'agit du meilleur des mondes, puisqu'ils peuvent changer une bordure, de l'orange au bleu, et ainsi vendre le produit une seconde fois.Des files se sont formées pendant des jours pour l'ouverture du plus gros magasin Louis Vuitton de la planète.Au courant des obsessions japonaises, la marque française a décidé d'offrir une pièce en série limitée pour souligner l'événement.Les designers de Tokyo ont aussi développé des doubles, voire des triples marques de commerce.Yohji Yamamoto travaille chez Adidas, et Hiroshi Fujiwara chez Nike.Fujiwara, qui a introduit la musique punk et hip-hop au Japon comme disque-jockey et comme concepteur de mode, affirme que les Japonais ont inventé les magasins « sélect ».Les magasins « sélect » animent présentement le commerce mondial de la mode.Ces boutiques érigent en fétiche un article quelconque \u2014 de la meilleure chaussure de tennis au meilleur lecteur DVD.Les plus célèbres sont les Corso Como de Carla Sozzani, à Milan et la boutique Colette à Paris.« Mais quand je suis allé chez Colette, dit Fujiwara, j'ai trouvé l'endroit vieuxjeu.Ces magasins étaient populaires ici il y a 10 ans.» Ces sanctuaires de la consommation tatillonne seraient tout naturellement nés à Tokyo.Pas de rétro au Japon La mode est toujours sensible à la scène qui la présente, et Tokyo insiste plus que tout autre sur la modernité.La capitale japonaise est marquée par une absence de sentimentalité et par une agressivité crue.Aussi peut-on comprendre, dans un tel milieu, qu'aucun couturier \u2014 sauf Yamamoto \u2014 n'ait osé revisiter le kimono.À Tokyo, le rétro n'existe pas.Les vêtements en sont le reflet.Le stéréotype des années 1980 du bourreau de travail japonais était erroné.S'il existait une obsession, elle était centrée sur la mode.Pendant que New York était sous l'emprise d'un boum artistique, les Japonais se saoulaient de mode sous la direction de Kawakubo, Issey Miyake et Yamamoto.La fille de ce dernier, Limi, a mis sa griffe sur une des collections vestimentaires de l'entreprise.La tradition américaine des antiquités et des babioles héritées est impensable ici.Dans son livre sur le design intérieur, Kyoichi Tsuzuki a donné le nom « effet cabine de pilotage » à l'esthétique surchargée de l'appartement d'une chambre typique à Tokyo.La dernière tendance est d'acheter un terrain gros comme un espace de stationnement et d'y construire une micro-maison.Et tout le monde, dit Tsuzuki, abandonne les banlieues spacieuses pour retourner en ville.La mode change donc par nécessité.Les gens ne peuvent conserver leurs tenues mode dans un placard ; le plus souvent, ils n'ont pas de placard.Personnages de bandes dessinées Tous les jours, devant les boutiques bon marché comme Laforet à Harajuku ou alors devant l'édifice 109 à Shibuya, des dizaines de photographes croquent les tenues des filles, ce qui incite ces dernières à se surpasser quotidiennement, et à changer le jour suivant.Les revues de mode japonaises ne publient pas de séances de photo soignées.Qui en a besoin quand les jeunes filles de la capitale portent des tenues si inventives ?Les filles achètent des magazines comme Fruits, Mini et Jille parce qu'elles se retrouvent dans leurs pages.Ces magazines deviennent des journaux de leurs « modes » de vie, et sont vendus dans les magasins de vêtements.Ces jours-ci, les jeunes filles semblent avoir abandonné l'allure Ko-gals avec bronzages et cheveux blonds surréalistes qu'on voyait tant dans les rues branchées de Shibuya.Les jeunes Japonaises qui sont, c'est bien connu, passionnées de bandes dessinées (les manga) essayaient presque d'avoir l'air de personnages de leurs livres préférés.Maintenant, elles se tournent avec tout autant de passion vers une allure plus réaliste.Elles optent plutôt pour un style « garçon » plus terre à terre et utilitaire.On dit que le quartier Shibuya, avec ses néons nihilistes, a inspiré le réalisateur Ridley Scott pour son film Blade Runner, mais il est impossible de dire si ce sont les rues qui ont inspiré des milliers de jeux vidéo ou si ce sont les jeux vidéo qui influencent ce qui se passe dans la rue.La passion du shooto Actuellement, les jeunes plus cool délaissent les rues commerciales de Shibuya en faveur des boutiques plus discrètes de Naka-Meguro, le quartier où est située Arvage, la boutique de l'ancien adjoint du designer britannique branché Marjan Pejoski.Et le dimanche, les jeunes de moins de 30 ans se passionnent pour le shooto, un art martial extrême.Mais contrairement à la lutte à l'américaine où les participants ont l'air de personnages de dessins animés, les adeptes du shooto sont de jeunes hommes magnifiques, aux corps sculptés et aux visages de mannequin.Les jeunes dans l'auditoire délirent devant leurs idoles et achètent toutes sortes de produits dérivés.Ces personnages, en ce moment, jouent un rôle clé dans la culture populaire des jeunes.Mais ce sont des designers qui leur ont donné les vêtements qui ont fait qu'ils se sont ensuite retrouvés dans les magazines de mode, puis dans les revues d'arts martiaux.Et c'est ensuite que les groupes de musiques indépendants les ont appuyés.Ainsi se font les modes à Tokyo.Une mode apolitique Contrairement aux punks et mods de Londres, ou même les rappers de New York qui ont pourtant largement inspiré la mode dans les rues de la capitale nippone, les mouvements de mode japonais n'ont pas d'assise politique.Le mouvement punk, ici, ne concernait que la mode.Le mouvement hip-hop n'avait rien à voir avec la rébellion.Et le style « garçon » n'évoque d'aucune façon les droits des femmes.Si vous demandez aux filles pourquoi elles s'habillent ainsi, elle vous diront que « c'est mignon ».Pourquoi tous ces mouvements vestimentaires sans colère ?Parce que ce sont des vêtements heureux.Ils sont kwaiii.Toute leur signification a été amputée.Le seul sens qu'on peut leur donner, c'est qu'ils témoignent de l'amour pour la mode de la personne qui les porte.Même M.Watanabe s'inquiète que sa collection printanière de modes florales et de denims hippie ait été jugée réconfortante par l'auditoire d'après 11 septembre.Il aurait préféré que leur jugement ne porte que sur l'art de ses créations.À Tokyo, la mode vit depuis longtemps à l'extérieur de tout contexte politique.Il y a peu de criminalité, pas de prolétariat visible et seule la morale de travail pourrait provoquer une rébellion.On a critiqué la jeune génération à cet égard, mais les « défilés » de la rue se sont transformés en spectacle artistique.Les modes colorent le milieu qui les entoure et définit la culture japonaise plus que tout autre mouvement dans la capitale.Peut-être le ralentissement de l'économie aura-t-il un effet.Minoru Mori, président de l'entreprise de construction qui porte son nom et qui érige présentement un gratte-ciel de 54 étages au centre de Tokyo, affirme que l'économie chancelante marque le début d'une nouvelle ère au Japon.Le musée d'art qui coiffera le sommet de sa tour symbolise la nouvelle domination de la culture sur le commerce.S'il a raison, la mode devra céder sa position dominante aux arts.Ou peut-être les nouveaux visionnaires de la mode, comme le designer Jun Takahashi, d'Under Cover, pousseront- ils \u2014 si la chose est possible \u2014 la mode de Tokyo vers des sommets encore plus élevés.Si c'est possible.Les Japonaises aiment tellement la mode qu'elles n'ont pas peur de porter dans la rue les combinaisons audacieuses vues dans les défilés, comme cette juxtaposition jupe-pantalon.PHOTOS MARIE-CLAUDE LORTIE, La Presse © Les jeunes Japonais sont obsédés par la mode et les tendances dernier cri et tout ce qui est mignon.D'où la popularité de l'allure Petite Maison dans la prairie.Les jeunes Japonaises adorent ce qui est mignon et très petite fille, comme les babioles Hello Kitty, qui sont accrochées ici à un sac Louis Vuitton, autre obsession nippone.Les Japonaises s'habillent pour être vues et la mode des magazines est captée dans la rue.Cette jeune fille s'apprête à être filmée par une journaliste sillonnant les rues du quartier jeune et tendance Harajuku. 6LP2701A0302 a27 actuel 6LP2701A0302 ZALLCALL 67 19:45:05 03/01/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 A27 6LP2802A0302 A-28 Samedi 6LP2802A0302 ZALLCALL 67 00:32:29 03/02/02 B A28 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 Des soutien-gorge déclenchent les détecteurs de métal Agents de bord et passagers se plaignent de fouilles corporelles abusives d'après le New York Times BOSTON \u2014 Le 13 février dernier, à 6h30 du matin, l'agent de bord Sara Dela Cruz cachait mal son anxiété en s'approchant d'un contrôle de sécurité à l'aéroport international Logan, à Boston.Déclencherait- elle le détecteur ?Elle avait délibérément évité de porter un soutien-gorge à armatures, ce qui lui aurait valu à coup sûr un « bip ».Elle aurait alors été soumise à une fouille par lecteur, ou pire, à une fouille de corps par un agent de contrôle.Peut-être la barrette dans ses cheveux «irriterait-elle» le détecteur de métal ?Ou peut-être serait-elle tout simplement victime d'une fouille au hasard ?Quel que soit le motif, Mme Dela Cruz, qui avait déjà dû obtenir une mise à jour de son autorisation de sécurité à la suite du 11 septembre, espérait ne pas avoir à essuyer une fouille, en uniforme, devant des douzaines de passagers.Et bien que cela ne lui soit pas arrivé, elle avait entendu plein d'histoires d'autres agents de bord \u2014 et même de pilotes \u2014 qui avaient subi des touchers inconvenants aux mains d'agents ou agentes de contrôle.À sa 28e envolée en trois semaines, Mme Dela Cruz est passée sans délai au contrôle de sécurité.Avant le 11 septembre, elle n'avait qu'à affronter des clients grossiers et exigeants.« J'ai vu des hommes, grands et forts, qui s'attendaient que je range leurs sacs, dit-elle.Des passagers m'ont crié après parce que leur nourriture était froide, ou se vexaient parce qu'il n'y avait pas de choix de repas.Un passager s'est mis en colère parce que je suis allée aux toilettes.» Désormais, les problèmes commencent avant même de monter à bord de l'avion, quand on décide quel soutien-gorge ou quelle ceinture on va porter ! Le syndicat où Mme Dela Cruz milite, l'Association of Flight Attendants, a déposé une plainte auprès du secrétaire américain aux Transports, Norman Y.Mineta, alléguant que des agents de bord étaient victimes de harcèlement sexuel et d'un nombre abusif de fouilles de corps par les agents de contrôle.M.Mineta a déclaré que de tels comportements ne seraient pas tolérés et que la nouvelle surveillance fédérale des agents de contrôle des aéroports aurait pour effet d'améliorer le professionnalisme.C'est le début d'un monde nouveau, où les mesures pour combattre le terrorisme doivent inclure une multitude de procédures \u2014 y compris comment fouiller une femme quand son soutien-gorge déclenche un avertisseur.« La fouille de corps, malheureusement, fait partie du système maintenant, déclare Pat Orlandella, porte-parole de la Massachusetts Port Authority, à l'aéroport Logan.La plupart des agents de contrôle ne veulent pas le faire non plus.» En principe, les femmes doivent être fouillées par des femmes, et les hommes par des hommes.C'est ainsi que les choses se sont passées, ce 13 février, aux terminus d'United et de USA Airways à Boston.Mais il y a des exceptions.En théorie, un passager peut exiger un agent de contrôle du même sexe, mais cela peut provoquer un délai \u2014 et une envolée ratée.Tous les agents de contrôle doivent porter des gants.« Ils n'essaient pas de toucher les seins, dit M.Orlandella.Ils tentent de les contourner.Parfois le petit doigt glisse un peu.» Dans son bureau, où l'interview se déroule, M.Orlandella montre le dos de sa main « Vous prenez le dos de la main ainsi et vous descendez par le centre, ditil.Vous cherchez une arme cachée.Vous pouvez dissimuler un couteau dans votre soutien-gorge.» Puis, montrant la paume de sa main, il dit : « C'est illégal de le faire de cette façon.On pourrait juger que c'est du pelotage.» Mais il y a encore matière à confusion.La plupart des agents apprennent sur le tas.« Nous devons découvrir la source de l'alerte », dit Jessica Neal, porte-parole de Huntleigh USA Corporation, société responsable de la sécurité à 35 aéroports, y compris Logan.« Si la source de l'alerte se trouve dans la région du soutiengorge, vous devez toucher.» Mais, ajoute Mme Neal, « vous ne pouvez pas peloter.Vous ne pouvez pas mettre toute votre main sur (le sein).» Pour des raisons de sécurité, cependant, Mme Neal a refusé d'expliquer la manière précise de conduire une fouille.Même refus de Rebecca Trexler, porte-parole de la Federal Aviation Administration.Il vaudrait mieux, dit Mme Trexler, que les femmes ne portent pas de soutien-gorge à armature quand elles prennent l'avion.Huntleigh engage les agents de contrôle au terminus de United Airlines à Boston qui, après une observation de quelques heures, semblaient professionnels et minutieux.Parmi les passagers choisis au hasard pour des fouilles au lecteur ou des fouilles corporelles, il y avait des hommes et des femmes, jeunes et vieux, gens d'affaires et touristes.Quelques enfants aussi.Stephanie Pan, âgée de deux ans, qui se rendait en Chine avec son père, Fei Pan, 30 ans, et ses grands-parents, sanglotait sans retenue pendant que l'agent de contrôle passait le lecteur puis effectuait doucement une fouille manuelle, de la tête aux pieds.M.Fei tentait de rassurer l'enfant en montrant du doigt une autre fillette qui subissait calmement la même procédure.« Nous comprenons », devait-il dire en s'en allant avec sa famille à la porte d'embarquement.Plus tard, à l'heure de pointe, des dizaines de personnes faisaient la queue au poste de contrôle dans le terminus de US Airways.« Oui, nous recevons plusieurs plaintes », avoue Salova Houmairy, chef de permanence pour International Total Services, qui a la charge du poste.« Il y a des femmes qui ne veulent pas se soumettre à une fouille corporelle.» Plusieurs femmes \u2014 et même un homme \u2014 se sont plaints de touchers inconvenants lors de fouilles dans les aéroports américains.Lori Henderson, 45 ans, agente de contrôle au poste de US Airways et ancien facteur, essaie toujours d'agir de façon respectueuse.« Vous devenez très habitué, dit-elle.C'est comme si vous tapotiez votre voisin.» Pour sa part, Sara Dela Cruz a quitté un emploi d'enseignante il y a six ans pour devenir agent de bord.Elle comprend la nécessité de renforcer les mesures de sécurité.Elle a perdu sept de ses amis à bord des avions qui ont percuté le World Trade Center, le 11 septembre.Peu importe les désagréments, les problèmes et les frustrations, dit-elle, « je veux continuer à voler pour honorer leur mémoire ».Photothèque La Presse © Un médecin de Winnipeg a lancé un ultimatum à ses patients : ils cessent de fumer ou vont ailleurs.Un médecin refuse de soigner les fumeurs Photo AP © Dave Peterson, de Cedar Rapids en Iowa, doit se soumettre à un contrôle de sécurité en même temps que ses chaussures passent aux rayons X.Presse Canadienne WINNIPEG \u2014 Un médecin de Winnipeg a livré un ultimatum à ses patients : ils cessent de fumer ou ils se trouvent un autre médecin.Il y a trois mois, le docteur Frederick Ross a posé une note sur la porte extérieure de son cabinet annonçant qu'à partir du 1er mars, il ne soignerait plus les fumeurs.La décision a semblé injuste à certaines personnes, mais elle ne contrevient pas aux règles du Collège des médecins et chirurgiens du Manitoba.Un porte-parole de Collège, Robert Walker, a indiqué que les médecins du Manitoba avaient le droit de mettre fin à une relation médecin-patient s'ils en informent le patient dans un délai raisonnable.« Si un médecin choisit de terminer des soins, il doit en avertir par écrit le patient et doit lui assurer les soins d'urgence pour une période d'au moins 30 jours », a déclaré M.Walker.Selon les balises du Collège, un médecin peut refuser de continuer à suivre un patient s'il y a un conflit de personnalité ou d'intérêt avec lui.Les médecins du Manitoba peuvent aussi refuser de prescrire des médicaments si cela va à l'encontre de leurs croyances religieuses.« Un médecin peut refuser de fournir des pilules contraceptives sur la base de ses croyances religieuses, mais il devra donner des renseignement sur l'endroit où un patient pourra en trouver », a mentionné M.Walker.Selon lui, il n'est pas rare qu'un médecin cesse de traiter un patient, surtout si celui-ci est un intoxiqué qui refuse de suivre les traitements recommandés.Des vélos électriques pour les policiers britanniques Associated Press LONDRES \u2014 Après avoir assuré pendant des décennies leur mission avec des chevaux et des bicyclettes, les policiers de Sa Gracieuse Majesté chargés de la surveillance des parcs publics de Londres vont désormais circuler en vélo électrique.Les policiers du service des Parcs royaux utiliseront cette machine « high-tech » pour circuler rapidement dans les parcs de grande superficie tels Hyde Park ou Green Park en poursuivant d'éventuels suspects.Mue par trois batteries de 12 volts, la bicyclette baptisée « Hurricane » (Ouragan) pourra atteindre la vitesse de 24km/h sans le moindre coup de pédale.Elle ira encore plus vite si le policier pédale.Le « Hurricane » a été offert à ce service par un site Internet qui vend des vélos électriques.« Un voyage à travers le parc prend normalement une heure à un policier sur un vélo traditionnel.Il ne prendra plus que 10 minutes sur le « Hurricane », s'est enthousiasmé le commissaire Derek Pollock chargé de ce service responsable de la surveillance de sept parcs ainsi que d'autres espaces verts dans et autour de Londres.Des boîtiers électroniques pour retrouver des victimes de rapt ROB LEVER Agence France Presse WASHINGTON \u2014 Un nouveau boîtier électronique capable d'envoyer des signaux à un réseau satellitaire et qui pourrait un jour devenir une puce implantable sous la peau peut aider à retrouver les personnes victimes d'enlèvements, disparues ou égarées.Une entreprise de Floride, Applied Digital Solutions (ADS), commercialise ce qu'elle appelle « un système de localisation et de sécurité personnelles » qui envoie un signal au système de navigation satellitaire américain GPS (Global Positioning System), permettant d'organiser des secours.Cet outil, baptisé « l'Ange numérique », se présente comme une boîtier de la taille d'un paquet de cigarettes avec une montre capable d'envoyer des signaux à partir des réseaux sans fil jusqu'aux satellites du département américain de la Défense.Une personne portée disparue ou perdue peut ainsi être repérée sur le site internet de la compagnie auquel on accède grâce à un mot de passe.Le messager peut aussi mesurer et transmettre des informations biologiques ou médicales, telles que la température du corps ou le rythme cardiaque.Ce boîtier numérique est vendu sur l'Internet pour 299 $ avec un abonnement mensuel de 30 $.Il est également commercialisé dans certains pays d'Amérique latine.Le fabricant de Floride s'était fait remarquer l'année dernière après avoir obtenu une licence pour une puce électronique implantable sur une personne et capable d'envoyer des signaux au système GPS.L'idée avait suscité une levée de boucliers de la part de certains groupes chrétiens qui y ont vu la réalisation d'une prophétie biblique évoquant « la marque de la Bête ».La direction de la compagnie, déconcertée par ces affirmations, a dû vérifier le Nouveau Testament.« Nous avons été forcés d'examiner le Livre de la Révélation et nous n'avons rien vu qui parle d'une puce dans le corps », a affirmé un responsable de la firme Keith Bolton.Des militants de la protection de la vie privée se sont inquiétés également que l'usage d'une telle puce se répande et soit finalement exigé pour certains groupes de population comme d'anciens détenus ou qu'elle soit requise par des assureurs.« Beaucoup de nouvelles technologies sont présentées comme des options, mais si elles se répandent, elles deviennent obligatoires », affirme Chris Hoofnagle de l'organisation Electronic Privacy Information Center.M.Bolton pour sa part maintient que la puce n'a pas pour objectif de devenir une forme d'identification forcée, mais une possibilité d'aider des personnes en danger.Toutefois, la compagnie a choisi de se concentrer sur la production d'outil portable et non de puces implantables, un marché d'au moins un milliard de dollars, selon la direction.La commercialisation d'une puce implantable, notamment dans les pays d'Amérique latine où les enlèvements sont courants, n'est pas exclue.« Nous parlons avec des gens en Amérique du Sud qui craignent pour leur vie et il est difficile de ne pas les entendre », a souligné M.Bolton, directeur de la technologie chez ADS.Des accords de distribution ont été signés pour « l'Ange numérique » avec six pays d'Amérique latine, dont cinq ne veulent pas être identifiés, à l'exception du Brésil.Selon M.Bolton, « l'Ange numérique » peut être utile pour des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, des enfants égarés ou des animaux.Par ailleurs, la compagnie vend une puce de la taille d'un grain de riz et implantable sur une personne.Elle peut contenir une identification et des informations médicales.Implantée dans le bras ou la hanche, elle est ensuite scannée pour vérifier l'identité d'une personne ou lire des informations médicales (groupe sanguin, allergies.) si la personne est inconsciente.PIERRE FOGLIA CHAQUE MARDI, JEUDI ET SAMEDI 6LP2901A0302 a29 samedi 6LP2901A0302 ZALLCALL 67 23:03:00 03/01/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 MA R S 2 0 0 2 A 2 9 Quels noms donne-t-on aux petits Français en 2002?KATIA CHAPOUTIER Agence France-Presse PARIS \u2014 Lucas sera-t-il le premier euro-prénom ?Il convoite en effet la première place en France alors que le Lukas germanique, déjà en tête en Allemagne et en Autriche, progresse en Suède et que l'italien Luca s'épanouit.Une chose est sûre, l'Europe des prénoms est en marche.Quant à la mondialisation, elle devrait sûrement ouvrir de nouveaux horizons En France, le règne du prénom Léa devrait se poursuivre en 2002 malgré les ambitions de Chloé et d'Emma.Mais celui de Thomas s'achève.Alors qui de Théo ou de Lucas, tous les deux dans le peloton de tête, saura tenir la route ?Étonnant, le cycle des prénoms.Comme l'économie, ils connaissent de véritables cycle de vie.Au départ, un prénom est choisi par quelques parents pionniers.Il commence alors son évolution qui le fera passer d'avant-gardiste à populaire pour devenir carrément conformiste.Et la tendance s'inversera.Trop classique, le prénom va lasser pour devenir démodé.Mais qui sait, peut être que deux ou trois générations plus tard, il pourra redevenir « tendance ».C'est ainsi qu'on voit ces derniers temps réapparaître des prénoms de la fin du XIXe siècle.Longtemps considérés comme ringards, Alfred et Louise réapparaissent dans de plus en plus de maternités en France.Comme le souligne le quotidien français La Croix, Laetitia était un prénom excentrique avant 1957.Peu à peu, il est devenu dans le vent entre 1978 et 1984 pour amorcer sa chute en 1985 et être démodé de nos jours.Mais qui sait ?La renommée de Laetitia Casta pourrait lui donner un nouveau souffle.Il est surprenant de voir à quel point les stars influencent le choix des futures mamans.Ainsi dans les années 1950, la comédienne française la plus en vue était Martine Carol.Et on remarquera à cette époque-là que le prénom est à son apogée.Dans les années 1980 et 1990, les modes sont extrêmement influencées par les divers feuilletons qui envahissent les écrans français.Si on n'est pas allé jusqu'à appeler certains garçons J.R., la fin des années 1980 a connu un nombre assez incroyable de Pamela (sans Bobby) et de Kelly (Merci Santa Barbara !) On remarque l'arrivée du prénom Bixente chez les garçons, prénom basque du joueur de football Bixente Lizarazu.De la même manière les Zinédine ne se limitent plus aux familles nord-africaines.Les retombées de la France championne du monde de foot sont décidément sans limite ! Mais ce ne sont pas uniquement les magazines qui influencent les futurs parents.On remarque des différences selon les régions, les classes sociales et bien sûr les religions.Comme le souligne la philosophe Alice Chalanset, « choisir un prénom est un acte d'une liberté incroyable ! C'est une création qui s'accompagne de l'impression vertigineuse de baliser un destin ».Certains psychothérapeutes y voient l'expression des désirs des parents.Selon le psychanalyste Jean-Pierre Winter, « le choix d'un prénom mixte peut mettre en lumière la déception d'un des deux parents quant au sexe du bébé.À un autre niveau, Christian évoquant le Christ, dans une famille au patronyme hébraïque, peut être la marque d'une rupture ».Que dire alors de Vincent Van Gogh portant le nom de son frère décédé quelques années avant sa naissance (né le même jour que lui de surcroît) ?Un héritage difficile à porter Aujourd'hui, toutes générations confondues, le prénom le plus porté chez les hommes est Michel (Ils sont plus de 653 000) suivi de Jean.Côté filles, si le prénom Marie reste le plus donné à travers les siècles, les prénoms les plus courants sont Nathalie, 354 000, dont une grande majorité sont nées entre 1965 et 1972.En deuxième position, on retrouve Monique beaucoup plus marquée dans les années 1950.Tous ces prénoms ont été tellement utilisés qu'ils sont bien sûr tombés en désuétude.De plus, la tradition visant à ce que l'enfant hérite du prénom de ses aïeux ou de ses parrain ou marraine s'est perdue.Mais la fin de cette tradition a, de fait, donné un sacré coup de pouce aux différentes modes des prénoms.On remarque actuellement en France, cinq grand courants d'influence > la source antique, plus romaine que grecque avec des prénoms comme Maxime, Florian, Adrien, Quentin, Romain et tous les prénoms en « ien et « en » ; > la source rétro qui fait revenir les prénoms en vogue du XIXe siècle tels Pauline, Victor ou Jules ; > la source médiévale qui amène les prénoms anciens utilisés au Moyen Âge : Aymeric, Guillaume, Tiphaine.À cela s'ajoute une influence celtique ou bretonnante très forte avec Erwan, Morgane, Gaëlle, Tanguy ou Maïwenn ; > la source anglo-américaine qui introduit des prénoms inconnus en France comme Cindy, Jennifer, Melissa, Jordan ; > La source biblique qui propage des prénoms issus de l'Ancien Testament et d'usage confidentiel jusqu'alors : Nathan, Déborah, Salomé ou Sarah.Selon Philippe Besnard, chercheur au CNRS et auteur du livre La Cote des prénoms (aux Éditions Ballant), on peut d'ores et déjà évaluer la liste des prénoms les plus donnés en 2002 (voir encadré).Photothèque La Presse © La petite Léa Rousseau ne le sait peut-être pas, mais elle a un des prénoms les plus populaires en France actuellement.3027636A 6LP3001A0302 a30 samedi 6LP3001A0302 ZALLCALL 67 17:40:13 03/01/02 B A30 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 Trop peu de testostérone pourrait rendre l'homme triste et grincheux Agence France-Presse PARIS \u2014 Les animaux ont des variations d'humeurs et de comportement dues à l'effondrement saisonnier de l'hormone mâle qui pourrait toucher aussi les hommes stressés, selon des travaux de scientifiques écossais rapportés jeudi dans l'hebdomadaire britannique New Scientist.« Vous êtes devenu soudain grincheux et émotif à fondre en larmes ?Si vous êtes un homme, vous souffrez peut être du syndrome du mâle irritable », suggère l'hebdomadaire évoquant des travaux à paraître dans une revue spécialisée, Reproduction, Fertility and Development.Ce syndrome a été récemment reconnu parmi les mâles de la gent animale, dont le comportement triomphant à la Tarzan se frappant la poitrine, se transforme en celui d'individus maussades et repliés sur eux mêmes.Il y aurait « quelques » arguments laissant penser que ce syndrome, dû à une baisse soudaine de testostérone, touche aussi les hommes, selon Gerald Lincoln, d'Édimbourg (Medical Research Council's Human Reproductive Sciences Unit).Il admet cependant la faiblesse des preuves, même s'il est clair que la testostérone a un impact majeur sur le comportement humain.Selon lui, le syndrome peut affecter les hommes à n'importe quel âge, quand le stress provoque l'effondrement de la testostérone.Le stress, comme un deuil, un divorce ou une maladie menaçant la vie du patient, peut faire s'effondrer l'hormone, estime Gerald Lincoln qui déplore le peu d'études sur le stress et la testostérone chez l'humain.« Quand un type devient grincheux et irritable, on cherche uniquement à l'expliquer en termes de taux de cortisol (hormone du stress) et de dépression » en négligeant la baisse probable de testostérone, commente dans New Scientist David Abbott, spécialiste américain des hormones (Wisconsin Regional Primate Research Center, Madison).1- Successions non réclamées : Nom Domicile Date du décès ALLARD, Raoul 5551, boulevard Arthur Sauvé, app.106, Laval 2001-02-21 AUGER, Roger 659, rue Lacasse, Montréal 2001-06-26 AYOTTE, Jean-Paul 1145, rue Déry, Shawinigan-Sud 2001-04-11 BABIN, Robert-Philippe 687, avenue des Pins Ouest, Montréal 2001-06-24 BEAUCHESNE, Lise 124, rue Des Chênes, Victoriaville 2001-07-05 BEAULIEU, Marquisette 1501, rue Lavallée, app.405, Longueuil 2001-03-15 BÉGIN (GUAY), Lucie 107, 1ère rue Place Montmigny, Saint-Nicéphore 2001-09-28 BÉLANGER, Guy 484, rue Jacques-Cartier, app.6, Valleyfield 2001-06-29 BENADROUCHE, Yassine 1922, rue John F.Kennedy, Lasalle 2001-11-17 BENNY, Julien 105, rue Saint-Pierre Nord, app.9, Joliette 1999-12-20 BERGERON, Adrien 35, rue Notre-Dame, Saint-Chrysostome 2001-04-30 BERGERON, André 244, rue Saint-Marcel, app.3, Drummondville 2001-07-09 BERGERON, Paul 1560, rue Sherbrooke Est, Montréal 2000-06-27 BERGON, Paul 206, rue Brookfield, Ville Mont-Royal 2001-06-01 BERNIER, René 493, rue Principale, Ham-Nord 2001-03-01 BIRON, Charles-Auguste 105, rue Hermine, Québec 2000-12-28 BLANCHARD, Patrice 14895, rue Aumais, Pierrefonds 2001-09-08 BOLDUC, Denis 2368, rue De La Montagne, app.7, Jonquière 2001-08-08 BOUCHARD, Jeannine 95, rue Lalande, app.2, Sainte-Thérèse 2001-10-30 BOUDREAULT, Charles 2502, rue Des Bouleaux, Lyster 2001-06-05 BOUTHILLIER, Sylvain 1093, avenue Des Pins, Blainville 2001-08-31 BOUVIER, Adrien 3205, boulevard Marie-Victorin, Sainte-Catherine 2001-03-13 BRAZEAU, Martin 251, rue Sainte-Anne, Alma 1999-01-03 BRIÈRE, Gabrielle 6655, 38e Avenue, app.5, Montréal 2001-04-08 CARON, Alderic Jos 916, place Beloeil, app.4, Sainte-Foy 2001-04-25 CATUDAL, Yvon 2200, rue Joliette, app.6, Longueuil 2001-08-09 CHAPUT, Laurent 2628, rue Marquette, Longueuil 2001-05-19 CHARLEBOIS, Marcel 187, rue Willibrord, Verdun 2001-12-24 CLARKSON, Daniel 3525, avenue Parc, Saint-Hubert 2001-03-03 COLLINS, Alexandre 137, rue Jaculet, Chibougamau 2000-02-12 COLQUHOUN, Margaret 4445, boulevard Henri-Bourassa Est, Montréal-Nord 2001-12-19 CORMIER, Valmont 7, rue Desbiens, Chute-Aux-Outardes 2001-05-21 COURCHESNE, Denis 1591, rue Georges, Saint-Hubert 2001-08-21 COXON, Audrey 150, 15e Avenue, Lachine 2001-08-06 DALLAIRE, Oswald 55, rue Melançon Ouest, app.1, Alma 2001-08-09 DEMERS (FORGET), Léonne 1700, boulevard Shevchenko, app.306, Lasalle 2001-08-15 DESPRÉS, Stephan 274, 85e Avenue, Chomedey, Laval 2001-08-10 DESROSIERS, M.-Jeanne 555, rue St-Georges, Laprairie 2001-07-13 DORÉ, Cécile 6180, rue Jarry Est, app.404, Saint-Léonard 2001-05-17 DUFOUR, Carole 76, rue Perreault Est, Rouyn-Noranda 2001-10-05 DUGRÉ, Dominique 7618, rue Saint-Denis, Montréal 2001-11-05 DUNN, Anne-Marie 2420, boulevard Henri-Bourassa Est, app.5, Montréal 2001-08-28 DUPUIS, Thérèse 3195, rue Saint-Zotique Est, Montréal 2001-12-22 DUROCHER, Marguerite 15920, rue Notre-Dame Est, Montréal 2001-06-05 ÉTHIER, Léo 3, rue Parker, app.1, Gracefield 2001-07-18 ÉTHIER, Marc 112, 25e Avenue, Saint-Eustache 2001-06-25 FARKAS, Laszlo 880, rue Guy, Montréal 2001-09-02 FERRON, Jacques 315, boulevard René-Lévesque Est, app.205, Montréal 2001-07-07 FONTAINE, Raymond 543, rue Saint-Joseph Est, Lévis 2001-08-03 FORGET, André 2056, rue Florian, Montréal 2001-08-23 FORTIN, Dominique 3022, rue William-Stuart, Sainte-Foy 2001-07-18 FORTIN, Paul 1411, avenue Du Manoir, Alma 2000-03-18 GADBOIS, Pierre 27, rue Gosselin, La Pêche 2001-08-23 GAGNÉ, Rolland 850, rue de Beaujeu, Québec 2001-07-31 GAGNON, Gisèle 430, avenue Bourke, app.2d, Dorval 2001-07-16 GAGNON, Mélanie Québec 2000-12-26 GAMELIN, Gilles 2880, rue Des Rossignols, Bécancour 2001-08-07 GARON, Denis 768, rue Saint-Jean, Québec 2001-03-01 GERMAIN, Pierre 895, rue Beaudry, app.6, Saint-Jean 2001-08-13 GESLAIN, Jean-René 1835, monseigneur-Plessis, app.108, Québec 2001-08-27 GIGUÈRE, Jean-Marie 70, rue Des Récollets, Saint-Joseph De Beauce 2001-11-18 GINGRAS, Denis 772, rue De Norvège, app.1, Sainte-Foy 2001-12-07 GIRARD, Paul 741, rue Du Château, app.19, Sainte-Foy 2001-08-05 GODIN, Florence Marie 6850, boulevard Gouin Est, Montréal 2001-06-11 GOSSELIN, Raymond 111, rue Montmorency, app.13, Laval 2001-12-01 GOULET, Jean 8261, rue Des Bungalow, Laval 2001-06-04 GUINDON, Rollande 3175, rue Linton, app.2, Montréal 2001-10-31 HARRIS, Philip 275, avenue Brittany, Montréal 2001-02-18 HÉBERT, Maurice 100, rue Lionel-Groulx, Sainte-Thérèse 2001-05-18 HIRT, Josef 6, rue Rodrigue, Châteauguay 2001-10-09 HOUDE, Ghislain 2101, chemin Saint-Louis, Sillery 2001-07-19 HOULE, Louis 3124a, rue Bolduc, Montréal 2001-02-14 ISAAC, Henry 2839, chemin De La Côte-Vertu, app.212, Montréal 2000-12-19 JANCZAK (JANZER), Jutta 247, 27e Avenue, Deux-Montagnes 2002-01-24 JEAN, Rosaire 1850, rue Des Tricornes, Saint-Émile 2001-09-21 JOBIN, René 14241, avenue Victoria, Montréal 2001-05-09 JOHNSON, Allan (Alain) 373, rue Willodale, Montréal 2000-11-06 JUNEAU, Berthe 7331, rue Notre-Dame, Trois-Rivières 2001-02-26 KELLY, Donald (Don) 64, rue Eugène, Saint-Paul De L'Ile-Aux-Noix 2001-06-01 LABBÉE, Fernand 3450, rue Sainte-Marguerite, Trois-Rivières 2001-10-07 LABERGE, Suzanne 12, rue Pierre-Albert Picard, Wendake 2001-09-16 LAGUEUX, Marco 2495, chemin Hemming, Saint-Charles De Drummond 2001-07-09 LALANCETTE, Rosaire 2108, rue Dubuisson, Jonquière 2000-11-29 LARENTE, J.C.Henri 123, rue Des Prés, Saint-Stanislas De Kostka 1999-07-05 LAZERMAN, Anna Rachel 5500, rue Snowdon, app.102, Montréal 2000-01-18 LEDUC, Lucien 539, 2e Rue, Chibougamau 2001-10-12 LEFEBVRE, Francis 47, chenail du Moyne, Lac Des Plages 2001-12-17 LEFEBVRE, Jacques 325, place Mgr Nadeau, app.2, Sorel-Tracy 2001-10-20 LEFRANÇOIS, Étienne 19, rue Calvin, Candiac 2001-05-24 LEFRANÇOIS, Gilbert 2456, rue Lafontaine, Saint-Hyacinthe 2001-08-16 LEMAY, Jeanne 4625, avenue De Lorimier, Montréal 2001-11-21 LEMIEUX, Georges 175B, rue Notre-Dame, Saint-Jean-Richelieu 2001-03-18 LÉONARD, Gérard 1933, boulevard Le Skieur, Sainte-Adèle 2001-11-10 LESSARD, Serge 873, rue Saint-Charles, Chomedey, Laval 2001-07-05 LÉVESQUE, Yves 216, 6e rang Est, Sainte-Lucie 2001-03-10 LOCKHEAD, Patrick 5043B, rue Sainte-Catherine, Montréal 2001-09-13 MANCHERON, Gisèle 345, rue Crémazie Ouest, app.204, Québec 2001-08-25 MARTEL, Pierre 40, 4e Avenue, Melocheville 2001-09-05 MAZZONI, Gemma 8334, rue Saint-Gérard, Montréal 2001-03-01 NADEAU, Yves 6282, 24e Avenue, Montréal 2000-05-01 NADON, Yvon 1725, boulevard Gouin Est, Montréal 2001-09-12 NORMANDIN, Jacques 575, rue Du Roi, app.401, Québec 2001-03-19 O'CONNOR, Colette 8447, rue Réjane, Lasalle 1999-12-19 PAPA, Pierre 2140A, rue Dézéry, Montréal 2001-05-30 PAQUETTE, Alain 5205, 1ère Avenue, Montréal 2001-06-23 PARÉ, Marie 320, rue Saint-Jean, app.204, Québec 2001-10-16 PARÉ, Marie-Anne 7025, rue Rondeau, app.405, Anjou 2002-01-16 PATENAUDE, Pierrette 636, rue Garceau, Drummondville 2001-03-23 PATRY, Roger 473, rue Cherbourg, app.103, Longueuil 2001-05-15 PAVAN, Gilles 66, rue Des Caravaniers, Rawdon 2001-06-08 PELLETIER, Clément 11470, rue Garon, app.1, Montréal-Nord 1999-11-14 PEREIRA, Arminda 8343, rue Drolet, Montréal 2001-01-23 PINETTE, Aimé 2207, rue Wellington, Montréal 2001-07-05 POIRIER, Raymond 3370, rue Ovila Hamel, Saint-Hubert 2001-10-14 POIRIER, Réginald 9333, rue Lajeunesse, Montréal 2001-07-12 POULIN, Frédéric 24, rue Dollard, Waterloo 2001-05-08 POULIN, Marie-Colette 215, rue Des Chênes Est, app.03, Québec 2001-12-11 POZAR, Mirko Kazimir 4444, rue Clark, app.209, Montréal 2001-12-28 PRINCE, Marie-Rose 55, rue Chénier, Saint-Eustache 2001-08-14 ROBILLARD, Danielle 3451, avenue Du Mont-Royal Est, app.320, Montréal 2001-12-27 SAINT-MARTIN, Gérard 610, rue Bertrand, app.323, Granby 2001-02-23 SÉRAFIN, Daniel 1265, rue De Calais, Laval 2001-07-20 SIMARD, Thérèse 7100, 3e Avenue Est, app.3, Charlesbourg 2001-02-11 ST-AMANT, Marguerite 1386, rue Albert, Saint-Hubert 2001-07-28 SURPRENANT, Lise 3509, boulevard Du Souvenir, app.2, Laval 2001-08-30 TETENBURG, Gerrit 4965, rue Bourret, app.10, Montréal 2002-01-10 TÉTREAULT, Normand 1545, rue Westgate, app.12, Longueuil 2001-05-31 THIBERT, Charles 1066, chemin Chambly, app.5, Longueuil 2001-09-30 TREMBLAY, Francine 423-B, rue De La Côte, Sainte-Anne-De-Beaupré 2001-04-09 TREMBLAY, Marcelle 1051, rue Saint-Hubert, Montréal 2001-03-25 VALLÉE, Rollande 863A, boulevard Du Hâvre, Valleyfield 2001-10-23 VANIER, Roger 401, avenue Venise Est, Venise-En-Québec 2001-07-26 VEZEAU, Eddie 1668, rue Aylwin, Montréal 2001-06-21 VILLENEUVE, Emmanuel 3297, rue Monselet, Montréal-Nord 2000-08-24 VILLENEUVE, Gérard 4090, rue Martial, Montréal 2001-06-27 WARNER, Robert 244, rue Oxford, Otterburn Park 2001-06-28 ZARITSKY, Lawrence 730, boulevard Montpellier, Saint-Laurent 2001-03-05 2- Biens délaissés par les personnes morales dissoutes : Baron Films Corporation Les Huiles Therrien Inc.Immeubles Castonguay Realties Inc.Montreal St Constant Realty Corporation La Société d'informatique Oracle du Québec Inc.2760-1442 Québec Inc.Les fermes avicoles Malwa Inc.Les fermes Lussier et Mac Duff Inc.3- Biens situés au Québec dont les propriétaires ou leurs héritiers sont inconnus ou introuvables ou auxquels ils ont renoncé : Nom Domicile Date du décès ANGERS, Françoise part d'héritage dans la succession 1999-05-22 Marie-Paule Angers ANGERS, Gérard part d'héritage dans la succession 1999-05-22 Marie-Paule Angers ANGERS, Marcel part d'héritage dans la succession 1999-05-22 Marie-Paule Angers ATKINSON, Mary part d'héritage dans la succession 2000-03-22 Antonia Quick Monette BÉLAIR, François part d'héritage dans la succession Léonard Bélair 1988-02-10 DAIGLE, Georgette part d'héritage dans la succession 1995-08-09 Marguerite St-Onge EBERTS, Lorraine part d'héritage dans la succession 2000-03-22 Antonia Quick Monette FITCH-MALO, Mildred caisse des bénéficiaires des résidences Laurendeau Légaré JOB, Jean caisse des bénéficiaires de l'Hôpital Notre-Dame de la Merci LAKI, Paul caisse des bénéficiaires des résidences Mance-Décary LAVOIE, Simone caisse des bénéficiaires des résidences Mance-Décary OUELLETTE, Jeanne épouse de feu Benjamin Forget de Saint-Jovite WILLIAMS, Jean-Guy caisse des bénéficiaires de l'Hôpital Notre-Dame de la Merci Selon l'article 794 du Code civil du Québec, le Curateur public dresse un inventaire des successions non réclamées au paragraphe 1° du présent avis.Sur demande écrite de la part d'une personne intéressée (héritier, légataire, créancier possédant un document à l'appui), copie de l'inventaire pourra lui être transmise.Le Curateur public remettra les biens et les revenus produits aux héritiers qui se manifestent dans les dix ans de la date du décès ou en tout temps, dans les autres cas, sauf à l'égard des sommes dont le montant est inférieur à 500$ où le droit de les récupérer se prescrit par dix ans à compter de la remise au ministre des Finances.4-Avis de clôture d'inventaire : Conformément à l'article 795 du Code civil du Québec, prenez avis que le Curateur public, agissant aux termes de l'article 698 du Code civil du Québec, a procédé à la clôture d'inventaire pour les successions suivantes : Nom Domicile Date du décès AMYOT, Léopold 219, 5e Rue, Québec 2000-08-06 ANTAL, George 486, avenue Kenaston, Ville Mont-Royal 2000-09-07 ARCHAMBAULT, Denis 3308, boulevard Cartier ouest, app.203, Laval 2000-05-19 ARCHAMBAULT, Robert 1800, rue Saint-Thomas, app.301, Lemoyne 1999-12-30 AUBIN, François 4343, rue Jeanne-d'Arc, app.1, Montréal 2000-11-02 AUDET, Denis 111, 7e rue, L'islet 2000-05-04 BASQUE, Frédérick 4880, rue Messier, Montréal 2001-01-18 BEAULIEU, Roberge 4101, rue Saint-Denis, app.16, Montréal 2000-04-10 BÉDARD, Gérard 2601, rue de la Canardière, Beauport 1995-07-05 BÉDARD, Jean-Paul 11900, rue Grenet, app.104, Montréal 2001-06-20 BÉRIAULT, Albert 180, rue Lépine, Saint-Barthélemy 2000-10-19 BÉRUBÉ, Antoinette 5003, rue Saint-Zotique Est, Montréal 1997-06-09 BOND, Napoléon 534, rue Saint-Edouard, Saint-Urbain 1995-07-23 BOUCHER, Émilienne 547, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme 1999-11-17 BOUCHER, Yvon 3995, rue Saint-Denis, app.26, Montréal 2000-05-12 BOURGEOIS, Claude A.4255, avenue Papineau, Montréal 1999-12-19 CAUCHON, Léopold 196, rue Des Cèdres, app.118, Québec 2001-01-18 CAYER, Rosaire 6875, boulevard Lasalle, Verdun 1999-01-18 CAZES, Richard 552, rue Châteauguay, Québec 2000-08-03 CHARLEBOIS, Gaétan 499, rue Foster, Fabreville, Laval 1998-09-24 CHÉNIER, Pauline 125, rue Berri, app.302, Hull 1998-05-12 CHETOUANE, Aiachi 66, boulevard René-Lévesque Est, Montréal 2000-03-15 COLUCCI, Martin 9270, boulevard Perras, app.3, Montréal 2001-03-19 COURTEMANCHE, Pierre 7445, rue Hochelaga, Montréal 2000-07-22 DARANDAS, Maria 428, Baron Empain, Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson 1999-02-17 DELABARRE, Henriette 7445, rue Hochelaga, Montréal 1997-10-06 DESJARDINS, Daniel 819, rue Caillou, Hâvre Saint-Pierre 2000-09-23 DESROSIERS, Florido 4900, boulevard Lapointe, Montréal 1996-10-26 DIDRIKSEN, Knud-Erik 188A, avenue Sainte-Agnès, Donnaconna 2000-08-28 DORVAL, Marguerite 104, rue Victor-Hugo, bloc 1, app.104, Lévis 1995-10-27 DOUCET, Cécile 1274, rue Laviolette, Trois-Rivières 1994-12-03 DROUIN, Yvonne 1417, rue Principale, Saint-Gilles 1996-03-25 DUBEAU, Yves 1805, boulevard des Forges, app.5, Trois-Rivières 2000-09-07 DUBOIS, Gaston 2304, boulevard René-Gaultier, app.5, Varennes 2000-08-25 DUCHARME, Jeannine 3240, rue Joseph, Verdun 2001-04-25 DUCHESNE, Jean-Robert 387, rue Beaubien Est, app.209, Montréal 1999-09-17 DUFRESNE, Laura 7150, boulevard Marie-Victorin, Montréal 1994-10-24 DUPRÉS, Marie-Jeanne 151, rue Georges, Sorel 1994-03-24 DUPUIS, Michelle 3430, rue Jeanne-Mance, Montréal 1998-11-24 ÉMOND, Rodolphe 305, boul.Ancients-Combattants, 1995-12-12 Sainte-Anne-de-Bellevue FEDUN, Babyli 1800, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal 1999-09-09 FALARDEAU, Gérard 3769, rue Sainte-Catherine Est, app.1, Montréal 1996-08-08 FERLATTE, Adhémar 150, boulevard du Monseigneur Ross, Gaspé 1996-01-05 FESGIAN, Paul 6465, avenue Chester, Montréal 1996-01-05 FLEMING, Ernest 4255, avenue Papineau, Montréal 1997-10-03 FOREST, Claude 201A, boulevard Fiset, Sorel-Tracy 2001-02-12 FORTIER, Richard 7070, boulevard Perras, Montréal 1994-07-07 FOURNIER, Yvette 2601, chemin de la Canardière, Beauport 1995-03-26 FRAPPIER, Normand 2410, rue Principale, Sainte-Élisabeth 1998-06-12 FUGÈRE, Catherine 2300, rue Nicolet, Montréal 1999-01-24 GAGNÉ, André 6855, 21e Avenue, app.5, Montréal 2000-02-27 GAGNON, Gisèle 300, boulevard Wilfrid-Hamel, Vanier 2000-09-26 GALARNEAU, Marcel 4255, avenue Papineau, Montréal 1999-05-05 GARIÉPY, Antoinette 5300, avenue Courville, Waterloo 1999-06-11 GAUDREAU, Paul 5655, rue Sherbrooke Est, Montréal 2000-03-14 GAUTHIER, Émilia 1785, boulevard Cartier, Laval 1997-01-30 GAUTHIER, Jean-Denis 668, 10e Avenue, East-Broughton 1998-07-26 GERVAIS, Paul-Émile 825, croissant du Ruisseau, app.G4, Saint-Laurent 2000-11-05 GIGUÈRE, Marcel 2135, terrasse Cadieux, Beauport 1999-01-14 GILBERT, Normande 2641, rue Hogan, app.4, Montréal 2000-08-11 GODWIN, Ronald 7445, rue Hochelaga, Montréal 1994-05-16 GOLEMBFKA, Joseph-Max 30, rue des Pinsons, Saint-Basile-le-Grand 1995-07-11 GRAVEL, Émilia 1051, rue Saint-hubert, Montréal 1995-02-28 GRÉGOIRE, Gaétan 223, rue du Carrefour, Lévis 2000-08-22 GRONDIN, Conrad 5, rue Papineau, app.A, Hull 1999-08-30 GRUBERT, James 5155, rue Sainte-Catherine Est, Montréal 2000-02-28 GUAY, Marie 2135, terrasse Cadieux, Beauport 1996-01-21 GUIMOND, Suzanne 505, carré Frontenac, app.01, Blainville 1999-08-27 HAKIEL, Lukasz 7671, rue Charles-Poiré, app.303, Lévis 2000-10-04 HAMEL, Henri 4255, avenue Papineau, Montréal 2000-10-12 HAMILTON, Paul 8425, rue des Jacinthes, app.10, Tracy 2000-12-23 HANMER, Lillian-Maud 6465, avenue Chester, Montréal 1998-03-22 HENRY, Maria 1205, avenue Labelle, Montréal 1995-11-11 HERRERA, David 341, 6e Avenue, Laval 2000-08-20 HUARD, Philippe 914, chemin de la Baie, Rigaud 2000-11-29 HUNG, Hum-Wee 6875, boulevard Lasalle, Verdun 1997-03-17 IRÉNÉE, Joseph 1041, rue Cartier, Saint-Félicien 1996-05-11 JOBIN, Noël 2601, chemin de la Canardière, Beauport 1994-02-28 JOHNSON, Keith-D.1290, rue Panet, Montréal 2001-02-19 JOYAL, Jean-Louis 487, rue Saint-Pierre, Drummondville 2001-03-24 KALLO, Sandor 6085, rue Sherbrooke Est, Montréal 1995-01-21 KANITZ, Ernest 6875, boulevard Lasalle, Verdun 1994-12-11 KAUFMAN, Jon 5795, avenue Caldwell, Côte Saint-Luc 1999-02-12 KHOURRIR, Khalda 927, rue Du Buisson, Longueuil 1998-06-10 LABBÉ, Berthe 6850, boulevard Gouin Est, Montréal-Nord 1998-03-13 LABERGE, Pierre 10985, boulevard Lacordaire, app.7, Montréal-Nord 2000-08-21 LACHAPELLE, Domina 125, rue Lionel Edmond, Hull 1999-01-23 LAFFOLEY, Eugène 125, rue Émond, Hull 1999-09-08 LAHAISE, Joseph 350, 8e Avenue, Deux-Montagnes 1996-03-03 LAMÈRE, Benoit 1725, boulevard Gouin, Montréal 1998-03-07 LAPALME, Stéphane 495, chemin Grande-Côte, app.2, Saint-Eustache 2001-01-01 LAPOINTE, Roland 1051, rue Saint-Hubert, Montréal 1999-01-05 LAPORTE, Adrien 277, 24e Avenue, Ile Perrot 1999-10-28 LAVERDURE, Gérard 500, boulevard Balmoral, La Prairie 1998-08-29 LECLAIR, Willie 1440, rue Dufresne, Montréal 1996-11-15 LEFEBVRE, J.-Baptiste 896, rue Poliquin, Saint-Félicien 1997-11-06 LEFEVRE, Sylvia 3500, rue Chapleau, Montréal 2000-02-16 LÉTOURNEAU, Lucille 7401, rue Hochelaga, Montréal 1999-04-01 LEVASSEUR, Antoinette 4565, chemin de la Reine-Marie, Montréal 1998-03-24 LEVASSEUR, Clément 2601, chemin de la Canardière, Beauport 1995-08-29 LÉVESQUE, Robert 3555, rue Evelyne, Verdun 2000-06-15 LÉVESQUE, Serge 7095, rue Principale, Saint-Damien-de-Brandon 2001-02-28 LIAKOS, Théodore 305, boul.des Anciens-Combattants, 1994-05-25 Sainte-Anne-Bellevue LITALIEN, Émile 7070, boulevard Perras, Montréal 1995-07-02 MACGILLIVRAY, Joséphine 3835, rue Girouard, Montréal 1994-02-03 MALONEY, Geneviève 8686, rue Centrale, Lasalle 1998-02-12 MATTEAU, Pierre 141, rue Lac Bellemare, Saint-Mathieu du Parc 1997-04-19 MÉTAYER, Paul 2035, rue Rachel Est, Montréal 1995-10-13 MEYER, Helena 5655, rue Bélanger Est, Montréal 2000-07-15 MINKE, Olga 197, rue Thornhill, Dollard-des-Ormeaux 1996-05-02 MIREAULT, Jeannine 1205, rue Labelle, Montréal 1995-10-05 MOLEA, Victor 2601, chemin de la Canardière, Beauport 1996-02-17 MORIN, Grégoire 3420, avenue Duval, app.413, Québec 2001-02-14 MORRISON, Anne 5155, rue Sainte-Catherine Est, Montréal 2000-05-18 MZSZCZYSZYN, Kristina 5155, rue Sainte-Catherine Est, Montréal 1997-03-23 OUELLET, Raymond 70, rue Saint-Étienne, Saint-Gervais 1999-09-12 PAILLÉ, France 6920, chemin Brassard, Saint-Zénon 2001-04-24 PALARDY, Simone 1205, rue Labelle, Montréal 2000-10-16 PALUCH, Wanda 7445, rue Hochelaga, Montréal 1994-06-04 PARADIS, Gabrielle 7020, 8e Avenue, Montréal 2001-01-06 PARÉ, Raymond 920, rue Marie-Victorin, Nicolet-Sud 2000-02-22 PARENT, Cécile 5015, rue Barre, app.6, Montréal 1996-05-27 PELLETIER, Annette 7445, rue Hochelaga, Montréal 1997-03-24 PEPERKO, Englebert 5155, rue Sainte-Catherine Est, Montréal 1997-11-16 PERREAULT, Delcia 1901, rue Claude, Longueuil 1999-03-09 PICARD, Gracia 198, rue Châteauguay, Huntingdon 1994-11-14 PICARD, Pierre-Paul 7445, rue Hochelaga, Montréal 1997-03-21 PILOTTE, Fernand 1051, rue Saint-Hubert, Montréal 1996-02-06 POIRIER, Bernadette 510, boulevard La Vérendrye Est, Gatineau 1999-11-10 POIRIER, Germaine 225, rue Sherbrooke Est, Montréal 1994-09-23 POISSANT, Marie-L.7400, boulevard Saint-Michel, Montréal 1995-02-03 POISSON, Gaétan 3860, boulevard Lévesque, Laval 1998-04-14 PORTELANCE, Justine 350, 18e Rue, Québec 1997-05-27 POULIN, Marie-Anne 5500, boulevard Sainte-Anne, Boischâtel 1994-09-17 POULSON, Hilda 2069, boulevard Saint-Joseph, Lachine 1996-12-18 REISKIND, Murray 5725, avenue Victoria, Montréal 1998-10-08 RICARD, Paul 7150, rue Marie-Victorin, Montréal 1998-12-02 RICHER, Claude 10, rue de Deauville, Hull 1999-12-24 RIOUX, Gérard 828, rue Principale, Saint-Sylvestre 1999-06-01 RIVARD, Lucienne 2601, chemin de la Canardière, Beauport 1996-10-18 ROBERGE, Diane 11, rue Saint-Alexis, Valleyfield 2001-02-27 ROBERT, Marcel 7150, rue Marie-Victorin, Montréal 1996-01-11 ROBITAILLE, Antoinette 2601, chemin de la Canardière, Beauport 1996-01-13 ROMPRÉ, Paul 3450, rue Jeanne-Mance, Montréal 2000-09-12 ROSE, Marcel 2834, rue Préfontaine, Longueuil 2001-03-14 ROULEAU, André 2601, chemin de la Canardière, Beauport 1994-09-04 ROY-ALAIN, Irène 612, 5e Avenue Ouest, Amos 2001-01-10 ROY-MILMORE, Germaine 3591, rue Sainte-Catherine, Montréal 1995-09-13 ST-JEAN, Malvina 7445, rue Hochelaga, Montréal 1997-12-30 ST-LOUIS, André 758, rue Saint-Christophe, Trois-Rivières 2000-12-06 ST-PIERRE, Thérèse 2225, rue Rachel, Montréal 1996-11-06 ST-PIERRE, Yvon 723, rue Laurier, Trois-Rivières 2001-02-13 SALMI-NIELSEN, Ingrid 3430, rue Jeanne-Mance, Montréal 1999-03-20 SAVARD, Georgette 2300, rue Nicolet, Montréal 2000-02-05 SAVOIE, Pierre 5956, 13e Avenue, Montréal 1999-02-11 SCHWARTZ, Rose 5725, avenue Victoria, Montréal 1996-11-07 SMITH, Pauline 805, rue Noyer, Saint-Amable 2000-03-11 STAUFER, Freda 6875, boulevard Lasalle, Verdun 1994-02-01 THÉBERGE, Élise 11, avenue Beaupré, Mont-Joli 1999-02-21 THÉBERGE Odina 55, rue Chénier, Saint-Eustache 2000-04-02 THELLEN, Laurent 585, boulevard Manseau, Joliette 2000-05-28 TRÉPANIER, Cécile 2318, rue Des Nymphes, Laval 1999-12-16 TRUDEL-DÉRY, Lucille 325, rue Des Bouleaux Ouest, app.1, Québec 2000-09-16 TUCIC, Vujadin 4030, rue Dorchester Ouest, app.1, Westmount 1995-05-05 TURCOTTE, Émilien 1000, boulevard Sainte-Anne, 1999-01-15 Saint-Charles-Borromée VAUDRY, Jeannette 18083, rue Charles, Saint-Janvier 1999-06-01 VENUSIO, Luciano 8040, 9e Avenue, Montréal 1999-10-30 WEATHERBY, Kenneth 3179, boulevard Lasalle, Verdun 2000-06-17 WOELFLE, Ronald 1822, rue Saint-Christophe, Montréal 2001-05-20 WOSTYN, Valerie 40, rue de l'Hôpital, Métabetchouan 1999-12-31 5-Avis de fin de liquidation Conformément à l'article 700 du Code civil du Québec, le curateur public donne avis qu'il a terminé la liquidation des successions ci-dessous mentionnées.Tout héritier ou ayant-droit peut faire valoir ses droits auprès du curateur public dans les dix ans suivant la date où son droit s'est ouvert Nom Domicile Date de décès Reliquat APPLEBY, John-Carl 275, avenue Brittany, Mont-Royal 1998-09-01 5 337,15$ ARIAL, Georges 909, boulevard de la Vérendrye Ouest, Gatineau 1994-08-17 150 382,18$ AUCLAIR, Jacques 7445, rue Hochelaga, Montréal 1999-10-19 6396,04$ AUCLAIR, Paticia-Lucie 1525, rue Principale, L'Annonciation 1998-11-19 2 239,40$ AZIZ-MAHEU, Annie 6850, boulevard Gouin Est, Montréal-Nord 1995-09-01 5 107,18$ BARBEAU, Jeanne 1800, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal 1999-06-17 40 401,53$ BAUERFIEND, Robert 6875, boulevard Lasalle, Verdun 1994-08-01 26 714,22$ BÉDARD, Marie-Louise 259, rue Bagot, Québec 1995-04-07 114 343,85$ BÉLAND, Yvette 7401, rue Hochelaga, Montréal 1994-10-15 37 694,86$ BÉLANGER, Micheline 13926, rue Notre-Dame Est, Montréal 2000-02-17 2 585,68$ BILODEAU, Jean 12900, rue Notre-Dame Est, Montréal 2000-03-08 38 360,10$ BOISVERT, Jeanne 3345, boulevard Henri-Bourassa, Montréal 1997-09-19 1 356,74$ BOURASSA, Urgel 2225, rue Rachel, Montréal 1994-10-09 533,58$ BOYER, Thérèse 370, 5e Avenue, Iberville 1996-10-28 3 891,12$ CADIEUX, Jean 12900, rue Notre-Dame Est, Montréal 1996-02-22 2 417,51$ CARLAND, Marguerite 1051, rue Saint-Hubert, Montréal 1998-12-03 9 310,31$ CHARETTE, Élisabeth 1205, rue Labelle, Montréal 1995-09-16 2 756,28$ CHOMIGSH, Filka 9307, boulevard Lasalle, Lasalle 1997-03-02 16 559,96$ CHOQUETTE, Pauline 7905, rue Sherbrooke, Montréal 1999-01-20 6 769,59$ CLÉMENT, Marie-Claire 90, rue Maskinongé, Saint-Gabriel 1999-06-09 3 804,01$ COHAN, Francis 18465, boulevard Gouin Ouest, Pierrefonds 2000-01-22 6 448,06$ CRAIG, Mary-Geraldine 4040, rue Girouard, app.105, Montréal 1996-05-07 4 954,51$ CROWN, Jerrold 74, boulevard Fafard, Baie Saint-Paul 2000-05-01 8 219,29$ DAGENAIS, Bernadette 4900, boulevard Lapointe, Montréal 1996-10-05 1 052,19$ DANN, Molly-Mary-Jane 6465, avenue Chester, Montréal 1996-07-31 84 386,31$ DAOUST, Irène 7445, rue Hochelaga, Montréal 1997-01-25 23 837,83$ DESGROSEILLERS, Cécile 2, rue Croissant, Deux-Montagnes 1994-03-26 2 226,68$ DEVLIN, Rose 1717, rue Notre-Dame Nord, 2000-12-25 2 003,06$ Thetford-Mines DION, Richard 7445, rue Hochelaga, Montréal 1999-08-14 2 002,86$ DUPUIS, Ida 1800, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal 1995-10-14 1 729,98$ FLYNN-GARLICK, Alice 6465, avenue Chester, Montréal 1997-02-19 8 028,21$ FONTAINE, René 8600, boulevard Marie-Victorin, Brossard 1994-06-20 3 449,34$ FOURNIER, Adélaïde 2893, rue des Ancêtres, Mascouche 1999-01-20 11 085,35$ GAUDREAULT, Laurent-C.2601, chemin de la Canardière, Beauport 1997-11-07 11 557,64$ GODBOUT, Roland 1144, rue des Hêtres, Latuque 1996-08-21 10 702,22$ GUAY, Albert 1000, boulevard Sainte-Anne, Joliette 1995-02-24 32 875,52$ HARDY, Charles 305, boul.Ancients-Combattants, 1995-12-03 273 699,72$ Sainte-Anne HUNTER-ESSEX, M.-Claire 5155, rue Sainte-Catherine Est, Montréal 2000-06-13 56 515,53$ JOYAL, Fernand 7445, rue Hochelaga, Montréal 1997-09-28 1 144,47$ LABELLE, Albert 14, rue Saint-André, Saint-André-Avellin 1998-10-20 1 221,79$ LACOSTE, Aldéric 1525, rue Principale Nord, L'Annonciation 1995-07-12 1 743,77$ LAFLEUR, Armande 1800, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal 1994-08-15 63 975,21$ LAUZON, Ernest-David 2893, rue des Ancêtres, Mascouche 1996-07-24 13 559,17$ LECLAIRE, Rolland 1440, rue Dufresne, Montréal 1998-01-23 4 893,79$ LORANGER, C.-Isabel 1525, rue Principale Nord, L'Annonciation 1995-04-20 22 256,97$ MACIVER, Annabella 1800, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal 1998-10-12 1 090,81$ MAILLOUX, Marguerite 8040, 9e Avenue, Montréal 1999-07-25 4 248,12$ MALO, Gérard 9600, rue Saint-Denis, Montréal 1999-03-18 1 146,40$ MANZUCK, Katherine 6250, avenue Newman, Montréal 1996-02-10 1 042,64$ MORIN, Marie-Claire 1175, chemin Côte-Vertu, Saint-Laurent 1999-07-15 1 422,48$ O'DOWD, Claude 2135, terrasse Cadieux, Beauport 2000-10-23 583,24$ OLESKIW, Stephan 2601, chemin de la Canardière, Beauport 1996-11-30 6 015,26$ PAYETTE, Auréa 934, rue Saint-Sacrement, Terrebonne 1997-04-03 3 609,52$ PAZMANY, Julia 6565, chemin Hudson, Montréal 1994-11-13 20 384,09$ PICHÉ, Blanche 5500, boulevard Lasalle, Verdun 2000-08-07 4 468,54$ PIRKFOFF, Elisabeth 225, avenue de la Présentation, Dorval 1997-07-24 54 530,09$ PROULX, Marcel 1051, rue Saint-Hubert, Montréal 1997-06-17 3 889,41$ PROULX-PARÉ, Gabrielle 8388, rue Boyer, Montréal 1997-10-31 62 349,99$ ROBINEAU, Yvette 2110, rue Wolfe, Montréal 1997-12-25 3 365,47$ ROY, Marcel 7344, 1ère Avenue, Montréal 1999-02-06 14 158,26$ SÉVIGNY, Ovila 1051, rue Saint-Hubert, Montréal 1998-11-21 2 424,44$ THÉRIAULT, Lydie 455, rue Saint-Antoine, Latuque 1996-11-01 617,58$ TRUAISCH, Theresa-Grace 7445, rue Hochelaga, Montréal 1999-02-26 1 212,40$ VADEBONCOEUR, Irène 2225, rue Rachel, Montréal 1999-03-10 1 830,63$ WALLACE, William 521, rue Saint-Joseph, Laurentides 1998-10-21 47 013,65$ WYER-PRONOVOST, Solange 12835, de Montigny, Montréal 1998-04-09 1 406,33$ Le Curateur public du Québec Conformément aux dispositions de l'article 32 de la Loi sur le curateur public et de l'article 699 du Code civil du Québec, le Curateur public donne avis qu'il est administrateur provisoire des biens délaissés ou liquidateur des successions non réclamées pour les personnes ci-dessous mentionnées: Le Curateur public du Québec Service des biens non réclamés 600 boul.René-Lévesque Ouest, 10e étage Montréal (Québec) H3B 4W9 Tél.: 1-514-873-4074 1-800-363-9020 3032059A 6LP3101A0302 A31 samedi 6LP3101A0302 ZALLCALL 67 18:22:18 03/01/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 A31 PARTENAIRES D'ICI ET D'AILLEURS Photo ÉRIC ST-PIERRE, collaboration spéciale Depuis quelques années, plusieurs enseignantes québécoises à la retraite donnent des conseils pédagogiques dans certaines écoles du Vietnam, où le goût du français subsiste malgré le passé colonial.La passion du français àl'autre bout du monde MARTINE ROUX e t ÉRIC ST-PIERRE collaborations spéciales Une année à superviser le travail de professeurs de français au Vietnam.C'était au départ la mission confiée à des retraités québécois de l'enseignement, dont Dorothée Roy et Françoise Guay.Par goût de l'aventure et du contact humain, elles ont sauté sur l'occasion et profitent maintenant de l'expérience.pour raconter un peu le Québec aux Vietnamiens ! L'année est terminée depuis belle lurette, mais Dorothée Roy et Françoise Guay sont restées au Vietnam, où elles continuent d'agir comme conseillères pédagogiques dans des classes bilingues de français et de vietnamien.Recrutées par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ \u2014 alors la CEQ) en 1998 et en 1999, elles travaillent sous l'égide de l'Agence universitaire de la francophonie, une organisation internationale qui supervise l'enseignement du français dans plus de 600 classes du primaire, du secondaire et du lycée réparties dans une vingtaine de villes vietnamiennes.De jeunes enseignants belges et français participent aussi au projet, souvent sous la forme de stages, et le Québec est le seul membre de la francophonie à envoyer des retraités de l'enseignement.Dorothée Roy en est à sa quatrième année dans la capitale vietnamienne, Hô Chi Minh-Ville.« Le travail des Québécois en est un de conseil pédagogique, explique Dorothée Roy.Je travaille avec des professeurs vietnamiens, mais je n'enseigne pas.Ma tâche au quotidien consiste à me balader dans les classes, à observer et à rencontrer les enseignants une fois par semaine.Je peux aussi travailler à l'élaboration des programmes ou du matériel didactique.» À terme, des Vietnamiens prendront la relève des Québécois.« Certains le font déjà et nous les assistons.» « Nous sommes des coopérantes, dit pour sa part Françoise Guay.Nous n'enseignons pas, nous ne décidons pas, nous sommes là pour aider.Nous essayons d'adapter les programmes actuels de français, basés essentiellement sur un manuel français.Nous donnons notre opinion.» La nostalgie du français Ancienne colonie française, le Vietnam cultive toujours la nostalgie de son passé indochinois, analyse Mme Roy.Même si la plupart des élèves inscrits aux classes bilingues choisissent l'anglais comme langue seconde, plusieurs optent pour le français, qu'ils étudieront de la première année du primaire jusqu'au lycée.« Il y a une tendance chez les Vietnamiens à vouloir préserver le français comme langue étrangère, dit Mme Roy.Même si le Vietnam est un pays communiste, on voit émerger une classe moyenne qui tient à ce que les enfants apprennent le français, ne serait-ce que pour leur ouvrir d'autres horizons.Parler l'anglais ou le français, et encore mieux, les deux, est très valorisé au Vietnam.» Environ 10 heures par semaine sont consacrées à l'étude du français.Malgré tout, aussi doués soient-ils, les élèves n'accumulent souvent qu'une connaissance approximative de la langue de Molière.Même leurs professeurs sont loin de la maîtriser, expliquent les deux retraitées.« En dehors des exercices de français, les conversations se déroulent souvent en vietnamien, dit Mme Guay.Un élève peut par exemple demander un crayon dans sa langue.Et c'est seulement lorsque nous sommes dans la classe que les enseignants insisteront pour que l'élève formule sa requête en français.» La supervision d'une quarantaine d'enseignants vietnamiens n'est pas une mince tâche.Peuple discipliné, d'un naturel poli et réservé, les Vietnamiens sont rompus aux préceptes de l'éducation à l'ancienne.L'enseignant donne son cours ?Les élèves écoutent et écrivent sagement.Poser une question pendant la classe serait considéré comme un geste d'une grande impolitesse Résultat ?« Les élèves retiennent tout par coeur en prévision des examens ! dit Mme Roy.Mais ce n'est pas comme cela qu'on apprend une langue étrangère.Même au terme de plusieurs années d'étude du français à raison d'une dizaine d'heures par semaine, les adolescents ne maîtrisent pas la langue.» Quant aux enseignants, ils ne s'éloignent jamais du manuel.de peur que l'examen national de fin d'année ne s'attarde à un exercice qu'ils n'auraient pas vu en classe.Félix Leclerc au Vietnam À Da Nang, bourgade sise à michemin entre Hô Chi Minh-Ville et Hanoi, Françoise Guay a pour sa part trouvé un moyen original de mettre un peu de vie et d'improvisation dans les méthodes d'enseignement : elle raconte le Québec aux Vietnamiens ! « Le manuel d'enseignement est français à outrance, souligne-t-elle : les exercices montrent la place Vendôme, la tour Eiffel.Sans compter que des textes de Maupassant et de Molière pour apprendre le français, c'est un peu aride ! J'ai donc apporté mon dictionnaire d'expressions québécoises et des livres de chez nous.Tout en respectant les méthodes et les cultures vietnamiennes, mon objectif est de les sortir du livre, de leur montrer un peu la culture québécoise.» Le plus grand défi des retraitées fut de gagner la confiance des enseignants vietnamiens, disent Dorothée Roy et Françoise Guay.Elles ont dû faire la preuve de leurs compétences sans pour autant heurter la susceptibilité de leurs confrères.Elles estiment que c'est maintenant chose faite et en sont fières.« En arrivant ici, on m'a conseillé d'éviter trois sujets de conversation : la politique, la religion et les relations hommes-femmes, raconte Mme Guay.J'ai suivi ce conseil à la lettre, jusqu'à ce que je me rende compte que ce sont les enseignants vietnamiens qui les abordaient avec moi ! Nous étions devenus amis.» Plusieurs enseignants l'ont incluse dans leur cercle de fréquentations, dit-elle, et passent des week-ends chez elle.« Mais les conversations sont toujours un peu limitées, vu leur connaissance du français ! » Elles ont tenté l'expérience pour l'aventure et « le contact humain », soulignent-elles.Et n'osent pas penser au jour où elles devront faire leurs adieux au Vietnam ! « Chaque année, je crains que mon permis de séjour ne soit pas renouvelé », dit Dorothée Roy.L'expérience des deux ex-enseignantes est utile et appréciée au Vietnam, estime pour sa part le directeur du projet de classes bilingues au Vietnam, Serge Cao.« Vous, Québécois, avez développé une expertise dans l'enseignement.Lorsque nous avons cherché à recruter des assistants pédagogiques, nous avons pris contact avec les institutions québécoises.Nous ne nous sommes pas trompés : le travail des Québécois est très apprécié ici.» Tout repose sur une question d'attitude, conclut Dorothée Roy.« C'est un peuple qui a tellement souffert ! Nous avons réussi à gagner la confiance des enseignants et c'est peut-être là notre plus grande richesse.» Ce reportage a été dirigé et rédigé par Martine Roux avec le concours d'Éric St-Pierre sur le terrain.QUESTION 7 : Quel rôle jouent les conseillers pédagogiques de la CSQ au Vietnam ?Jusqu'au 7 avril 2002, La Presse publie chaque semaine en collaboration avec Oxfam-Québec un article portant sur un projet de coopération internationale.Dix jeunes journalistes et photographes québécois ont parcouru le globe afin de produire cette série qui met en relief la qualité du travail de plusieurs coopérants canadiens et souligne l'importance de la solidarité entre populations du Nord et du Sud, tout comme au sein même de ces sociétés.Photo ÉRIC ST-PIERRE, collaboration spéciale Françoise Guay a trouvé un moyen original de mettre un peu de vie et d'improvisation dans les méthodes d'enseignement : elle raconte le Québec aux Vietnamiens ! 6DU3201A0302 SAMEDI 6DU3201A0302 ZALLCALL 67 15:22:57 03/01/02 B A32 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 Le PDSF du modèle illustré (VUE 1SD TI V6 2002) est de 30 155$.Notre prix comprend le transport, la préparation à la route et la taxe d'accise.Tous les prix sont les prix de détail suggérés par le fabricant et n'incluent pas les taxes ni les assurances.Les détaillants peuvent fixer des prix ou des mensualités moindres Bondir sur place.Pousser de grands cris.Sauter de branche en branche.Voilà une réaction typique lorsqu'on découvre le nouveau VUE de Saturn pour la première fois.Faites un saut chez votre détaillant Saturn dès aujourd'hui pour le voir vous aussi.Le nouveau VUE de Saturn.Il est chez lui presque partout.À partir de 22495$ VOICI LE NOUVEAU VUE DE SATURN Le nouveau VUE de Saturn est arrivé! 3019248A "]
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