La presse, 2 mars 2002, D. Arts et Spectacles
[" 6LP0101D0302 D1 actuel 6LP0101D0302 ZALLCALL 67 19:58:18 03/01/02 B communiquez avec votre câblodistributeur ou votre fournisseur de service par satellite.© 2002 A&E Television Networks.Tous droits réservés.Photo : © Bonnie Schiffman/CORBIS OUTLINE, © Marc Baptiste/CORBIS OUTLINE, © Marc Baptiste/CORBIS OUTLINE.Tous ces gens que vous pensez connaître.Vous ne voudrez en manquer aucune.Biography.Tous les soirs à 20h Pour vous abonner à A&E, 3017938A 6LP0202D0302 D-2 samedi - ARTS 6LP0202D0302 ZALLCALL 67 22:30:54 03/01/02 B D2 .LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 2 MARS 2002 Gemeaux: TVA et TQS se font offrir un remaniement des jurys pour revenir TELEVISION l c o u s i n e @ l a p r e s s e .c a Pour sauver les Gemeaux, l'Academie du cinema et de la television a fait une offre exceptionnelle aux diffuseurs TVA et TQS qui ont decide de boycotter le gala cette annee.Ils ont jusqu'a vendredi pour l'accepter.Les emissions d'information ne seront plus soumises au vote d'un jury de pairs de l'Academie.Le nouveau jury sera nomme par les diffuseurs et par l'Academie a nombre egal.Le president du jury devra avoir l'assentiment des diffuseurs.Mieux encore, les decisions ne seront pas soumises au vote general des membres de l'Academie ! L'Academie craint que le vent de chicane qui souffle depuis une semaine sur le monde de la television donne un coup de mort au Gala des Gemeaux qui celebre la television de chez nous chaque annee.Cette proposition, de dire la presidente Suzanne d'Amours, pourrait calmer les apprehensions des diffuseurs qui croient que certains reseaux ont plus de membres votants que d'autres.Les diffuseurs prives ont quitte les Gemeaux parce que ce sont toujours les telejournaux de Radio-Canada qui raflent les prix.Le president de TQS Luc Doyon n'en est pas revenu il y a deux ans lorsqu'il a decouvert que L'Atlantique en direct etait en nomination et pas Le Grand Journal de Jean-Luc Mongrain qui etait en train de revolutionner les nouvelles tele.Si les diffuseurs reintegrent les Gemeaux, croit Claire Samson, presidente de l'Association des producteurs, les six producteurs qui ont aussi decide de boycotter le Gala lundi dernier pourraient revenir au bercail.Mme Samson a deplore que les six producteurs : Fabienne Larouche, Julie Snyder, Anne-Marie Hetu, Vincent Gabriele, Anne Boyer et Michel D'Astous (reunis dans Tabou) et Andre Dubois, choisissent de brasser la cage de l'exterieur de l'Academie.Ils auraient pu brasser tout ce qu'ils voulaient au conseil d'administration ou ils sont representes , de dire Mme Samson qui siege a l'Academie.Pour amadouer les six producteurs prives qui ont decide de ne pas envoyer d'emissions au gala de cette annee, l'Academie propose la formation d'un comite des gouverneurs qui aura pour mission de surveiller le systeme de votation.Le comite verifiera notamment la composition des jurys pour eviter les conflits d'interet.Il sera independant du conseil d'administration de l'Academie et ses membres seront proposes par les associations et les syndicats professionnels, ainsi que par les diffuseurs prives et publics.L'annulation du Gala des Gemeaux cette annee pourrait compromettre ce gala pour longtemps, a fait remarquer le comedien Louis- Georges Girard qui siege au conseil d'administration de l'Academie et qui espere que cette chicane ne fera pas oublier que le Quebec fait une des meilleures televisions au monde.D'ou vient ce grand vent de dissidence De la concurrence accrue, a dit Claire Samson.Fortier 3franchit le cap des 2 millions LE PREMIER EPISODE de Fortier 3, diffuse jeudi soir a TVA, est la premiere emission de la saison 2001-2002 a franchir le cap des deux millions de telespectateurs.Compte exact : 2 126 000 personnes qui ont repris contact avec la mysterieuse psychologue et son entourage.Le premier episode de la nouvelle serie Tabou du tandem Anne Boyer-Michel D'Astous qui ont ecrit Le Retour a attire 1 573 000 personnes une heure plus tot.Il s'agit de l'histoire d'une famille torturee par la disparition d'une de ses filles il y a sept ans.Ces chiffres sont ceux de Nielsen.Ceux de BBM sont plus bas .1 961 000 .dans le cas de Fortier, et plus hauts .1 624 000 .dans celui de Tabou.Par ailleurs, le deuxieme episode de Lance et compte a attire 1 331 000 spectateurs a TQS mercredi selon Nielsen.Quelque 200 000 personnes de moins que la premiere semaine, ce qui est un phenomene normal, la curiosite piquant plusieurs spectateurs lors du lancement.Les emissions concurrentes a TVA, Arcand et Les Poupees russes, ont peu souffert de l'arrivee de Pierre Lambert et sa bande.Par contre, Riviere-des-Jeremie, que Radio-Canada a demenagee le mercredi soir apres les Olympiques pour epargner Les Super Mamies de Lise Payette, n'a attire que 386 000 spectateurs.Quant aux Mamies, elles ont eu 732 000 fideles mardi dernier.Juste un peu moins que leur moyenne depuis leur entree en ondes le 8 janvier.Photo MICHEL GRAVEL, La Presse c Suzanne D'Amours, la presidente de l'Academie canadienne du cinema et de la television, et Francois Macerola, un des membres du conseil d'administration.3030063A VOTRE SOIREE DE TELEVISION Serge Theriault Louise Cousineau 18:30 a PARLEZ-MOI DES FEMMES Serge Theriault confesse sa vie sentimentale a Denise Bombardier.18:30 r TITANIC Le grand film de James Cameron avec Leonardo Di Caprio et Kate Winslet.Grande histoire d'amour accompagnant le plus celebre naufrage au monde.L'ecran de tele est un peu petit, mais qu'importe.20:00 \\ THEMA Si vous vous interessez au cinema des freres Coen, c'est pour vous.D'abord une emission ou ils expliquent leur art, suivie a 21h de Miller's Crossing, leur pastiche des films de gangsters des annees 30.20:30 P LA 27IE NUIT DES CESAR Les Oscars du cinema francais.Le Fabuleux Destin d'Amelie Poulain mene le bal avec 13 selections.Trois acteurs seront honores pour l'ensemble de leur oeuvre: Anouk Aimee, Jemery Irons et Claude Rich.21:55 a GRAND PRIX D'AUSTRALIE En principe, le hockey est fini.Sinon, on nous promet un decalage d'au maximum cinq minutes.Si c'est trop tard pour vous, RDS rediffuse a 8h demain matin.Mais il ne faut pas avoir ecoute les nouvelles.Cinema (23:50) 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Parlez-moi des femmes Hockey / Hurricanes - Canadiens Les Grands Prix de Formule 1 / Grand Prix d'Australie (21:55) Le TVA 18 heures Cinema / TITANIC (3) avec Leonardo Di Caprio, Kate Winslet TVA Sports (23:10) Loteries / Cinema (23:39) Zone Science Le National d'impro Juste pour rire Le Septieme Cinema / L'HONNEUR DES WINSLOW (4) avec Nigel Hawthorne, Jeremy Northam Cinema / LES CONVOYEURS ATTENDENT (4) avec Benoit Poelvoorde, Morgane Simon (21:48) Les Francstireurs (23:25) Les Simpson Cinema / LAC PLACIDE (5) avec Bridget Fonda, Oliver Platt Cinema / LA PACIFICATEUR (5) avec George Clooney, Nicole Kidman (20:15) Sex-shop (23:20) News The Habs.e Talk Exhibit A Mysterious Ways Cold Squad Open Mike with Mike Bullard CTV News News Reg.Contact Sat.Report Sat.Night Hockey / Sabres - Maple Leafs Hockey / Blues - Oilers News ABC News The Practice Cinema / DIAMONDS ARE FOREVER (4) avec Sean Connery, Jill St.John News Access.CBS News Entertainment this Week Touched by an Angel The Agency The District ER NBC News Stargate SG-I Cinema / U.S.MARSHALS (5) avec Tommy Lee Jones, Wesley Snipes Sat.Night .(17:00) A Tribute to Victor Borge R&B 40 Traveling Smart Lawrence Welk Milestones and Memories (17:00) BBC News Mountain.American Justice Law & Order Biography / Scott Hamilton Target Stars on Ice 2002 100 Centre Street Palmares d.Bebel Gilberto Thema / Les Freres Coen Palmares Arts, Minds StarTV The Gondoliers Elizabeth Taylor.(21:45) Sex & the City / .(23:45) Les Gags .pour rire Le Gout du monde / Pyrenees Yvon Deschamps en spectacle II Chasseur de tetes Biographies / Robert Cliche Cinema / QUAND LES.(4) Introduction a la gerontologie La Maternelle.Einblicke Capharnaum D'un parent Educational Psychology .substances psychotropes Planification de la retraite How'd they do that?Storm Warning! Battlebots High Tech.Planet Exhibit A Into the Unknown Connection High Tech.Travel Travel .l'aventure Avventura Vie de camp Aventuriers des iles oubliees .tendres Romantique Golfs de.Le Touriste Aventures asiatiques .(17:55) Lulu (18:40) .(19:05) Jett Jackson Honey, I Shrunk the Kids Cinema / PRIVATE BENJAMIN (5) avec G.Hawn, E.Brennan Cinema / HOUSE.(22:50) 3rd Rock.Drew Carey Seinfeld Cops America's most Wanted .Wildest Police Chases Mad TV Stargate SG-1 .News Special / War Stories Andromeda Mutant X Outer Limits Body & Health Sat.Night Enigmes.Pyramides Histoires d'alcool / Transport Tournants.1915 Cinema / CHACAL (3) avec Edward Fox, Michel Lonsdale Legends.Odysseys A Spy in Moscow Elizabeth: The Virgin Queen Cinema / HANNIBAL BROOKS (5) avec Oliver Reed, Michael J.Pollard Historylands Maroc-zine Le Nostre.Zoom Noir, monde Paysage.Palestine Parsvision Foco Latino The District Teleritmo .Adventure $100 Taxi.Wheels .Homes Zoo Diaries Dogs, Jobs The Lofters Matchmaker Mirror, Mirror How's my Hair Sexual Secrets Duo Benezra Chic Planete Le Top 20 Musi Max Musico.: Gloria Estefan Cinema / LES ROIS DU MAMBO (5) avec Armand Assante, Antonio Banderas Musicogr.Box Office Le Cimetiere Dans la.Fax Concert Plus / Party in the Park 2001 Groove Bouge BBC News Culture Shock Antiques Roadshow / Ottawa @ the End Sat.Report Venture.Rough Cuts / Lifers.Prison Antiques Roadshow Circuit PME Culture-choc Journal RDI La Facture Enjeux / Les Grands-parents Le Telejournal .artistes Pillage d'une nation Zone libre / Les Electrochocs Sports 30 .Canadiens Curling / Tournoi des Coeurs Scott Sports 30 Supercross de Bercy Au nord du 60e Saint-Tropez, sous le soleil Coroner Da Vinci Sexe a New York Loi & l'Ordre crimes sexuels Les Sopranos Clocking off Cinema / WHALE MUSIC (5) avec M.Chaykin, C.Preston Da Vinci's Inquest Cinema / ONE NIGHT STAND (5) avec W.Snipes, N.Kinski Tracker Robot Wars Relic Hunter Cinema / KING KONG ESCAPES (5) avec Rhodes Reason Cinema / KING KONG.(6) Hockeycentral Sportscent.Soccer: English Premier League / Bolton - Blackburn Wrestling: WWF Live Sportscentral Skiing: FIS Alpine World Cup Unique.Volt Jazz Collection / B.B.King La Guerre de 1812 Cinema / LES MEILLEURES ANNEES DE NOTRE VIE (2) Cinema / LE TESTAMENT.(22:50) Medical Detectives (17:00) Locked up / Getting out Junkyard Wars / Naval.Trading Spaces / Providence A Dating Story Junkyard Wars / Naval.(15:30) Sportscentre Scott Tournament of Hearts Formula One Auto Racing / Australie Cinema (17:00) Redwall Dilbert Scooby Doo Road.Simpson Henri, gang La Clique South Park Simpson Henri, gang Cultive.gourmet Journal FR2 Ecrans 2001 La 27e Nuit des Cesar Jrnl (23:03) .minuit Undersea.Great Rivers National Geographic / Hippo Cinema / THE MAN WHO WOULD BE KING (3) avec S.Connery, M.Caine Cinema / ROBIN AND MARIAN (3) Maigrir.Les Copines C'est mon choix Miracles, vie Les Anges.Eros et Compagnie .en vedette Medecine.Trauma / Vie a l'urgence Courrier tele de Louise / .echanges de couples?Maison.Rendez-vous avec.Vos finances La Filiere Phenomenes .TV (17:30) Sabrina.Unite 156 .(19:40) Roswell Buffy contre les vampires Nightmare.Vampire.Scariest Places on Earth Buffy the Vampire Slayer Vampire.Scary but.Scariest Places on Earth Chart Attack! Mission Zed Des histoires extraordinaires Aux frontieres de l'inexplique X Files/Anthologie X Files Aux frontieres de l'inexplique Le TVA (22:45) Le Grand Journal (22:50) 6LP0301D0302 6LP0301D0302 ZALLCALL 67 16:19:59 03/01/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 MA R S 2 0 0 2 D 3 La petite chicane BILLET m c a s s i v i @ l a p r e s s e .c a C'est une petite chicane comme on en a l'habitude.Avec des juges accusés d'incompétence, des artistes qui se sentent floués et de grandes gueules qui s'accusent de tous les noms dans les médias.Mercredi, dans La Presse, le cinéaste Philippe Falardeau ridiculisait les producteurs de télévision qui menacent de boycotter le prochain Gala des prix Gémeaux.« Le succès des cotes d'écoute et le privilège de voir ses oeuvres diffusées ne suffisent plus aux auteurs prolifiques, écrivait le réalisateur de La Moitié gauche du frigo.Il leur faut aussi des galas objectifs et justes qui récompensent leur génie.(.) À bien y penser, j'applaudis la décision de madame Larouche de retirer les textes de Virginie de la sélection.Ça devrait rehausser le niveau de la compétition.» Aïe ! Le lendemain, dans la même page, Fabienne Larouche destinait quelques flèches de son cru à ce « cinéaste engagé » qui « se met le pied gauche dans la bouche ».« Elle est déjà si bien faite, la tête de Philippe Falardeau, mais elle est déjà si grosse et si bien enflée de sa déception de ne pas être moi », répliquait l'auteure de Music Hall.« Que connaît-il des moeurs qui prévalent dans la confrérie ?Petit fantassin zélé, chair innocente, matière pour l'abattoir.(.) Si, par hasard, il en venait un jour à douter un peu de lui-même \u2014 ça peut arriver à tout le monde, une malchance \u2014 je lui offrirai le support de cette renommée qu'il m'envie pour lui permettre enfin de faire le film qu'il mérite.» Traduction : avec tout le poids que j'ai dans l'industrie, t'auras de la chance si t'arrives un jour à faire un autre film, petit moron.Bienvenue aux Jeux olympiques de la bêtise.À la droite de votre écran, celle qui vient de rater son quadruple Salchow, Fabienne Larouche, artiste flamboyante, efficace et populaire.Jamie Salé en plus coriace.À gauche, Philippe Falardeau, artiste idéaliste, un brin marginal et très frondeur.Anton Sikharulidze qui ne s'enfarge pas dans les fleurs du tapis.Ici comme ailleurs, il y a les favoris et les négligés.Le succès de Fabienne, qui lui monte curieusement à la tête, lui permet de se classer parmi les premiers.C'est vrai que La Guigne \u2014 qui n'est pas une juge française \u2014 s'acharne sur elle.L'an dernier, sa série Fortier, pourtant mise en nomination 15 fois, n'a remporté qu'un seul trophée (celui de l'interprétation féminine, attribué à Sophie Lorain) au Gala des prix Gémeaux.Dans ces moments durs, on fait comme les comités olympiques nationaux.On appelle au boycott.Loin du fair-play d'un David Pelletier, les récentes pirouettes de Fabienne Larouche nous la montrent sous un jour plutôt ingrat de « sore loser », comme disent les Biélorusses.Un peu plus d'humour et d'autodérision ne lui feraient pas de mal.Surtout que Fabienne Larouche demeure l'un des esprits créateurs les plus foisonnants de la télé québécoise.Et reste aussi, comme Philippe Falardeau, une artiste engagée qui ose dénoncer.Ce fut tout à son honneur dans l'affaire Cinar.La voir s'en prendre ainsi à un artiste qui s'insurge à son tour, en questionnant à sa façon l'ordre établi, est pour le moins paradoxal (même si Falardeau ne manque pas de l'écorcher au passage).Philippe Falardeau ne se met ni le pied droit ni le gauche dans la bouche en questionnant le bien-fondé du chichi des réseaux et producteurs mécontents de la formule actuelle des Gémeaux.Est-ce que quelqu'un s'étonne vraiment que TQS n'ait pas la faveur des jurés de l'Académie ?Faudrait-il décerner un prix de la meilleure émission soft porn ?TQS réclamant des prix Gémeaux, c'est un peu comme si Claude Jasmin exigeait le prix du Gouverneur général pour son dernier roman.Ce que dit Falardeau, c'est qu'il y a bien d'autres batailles, plus intéressantes à faire pour les gens de télévision.D'autres batailles qui ne concernent pas la couleur de médaille que chacun recevra pour récompenser sa dernière oeuvre un soir de gala télévisé.Je ne crois pas comme Fabienne qu'il soit nécessaire de connaître les dessous de « la confrérie » pour avoir une opinion générale sur le petit milieu de la télé québécoise.Mais je suis bien d'accord avec elle pour boycotter les Gémeaux.Mieux encore, boycottons tous les galas.Refusons net toute manifestation d'autocongratulation assortie d'un trophée, d'une médaille ou d'une prime de plus de 20 $.Qu'il n'y ait plus de médailles, plus de trophées, plus de gagnants et de perdants.Plus de petite chicane.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © La jeune auteure Geneviève Billette a l'impression d'avoir approfondi son exploration de la notion de pouvoir dans la pièce Le Goûteur, mise en scène par Claude Poissant.THÉÂTRE Le goût des autres ÈVE DUMAS « Comprendre l'être humain », voilà le vaste projet littéraire de Geneviève Billette.La jeune auteure de Crime contre l'humanité partage ses plus récentes réflexions sur le bipède sans plumes dans Le Goûteur, deuxième pièce de sa « période industrielle », également créée par le Théâtre PàP et son directeur Claude Poissant.Comme dans sa première pièce, mise en nomination dans la catégorie Meilleur texte original à la Soirée des Masques en 2001, puis dans la catégorie Texte dramatique des Prix du Gouverneur général, la dramaturge situe son Goûteur dans un cadre industriel.« Ce n'est pas que je sois intéressée par les relations de travail, mais, pour moi, l'entreprise est une image de notre temps qui a une incidence sur l'organisation sociale.Avec Le Goûteur, j'ai l'impression d'être allée plus en profondeur dans mon exploration de la notion de pouvoir, tout en éliminant le vocabulaire économique très présent dans Crime contre l'humanité.» Le style déjà très reconnaissable de Geneviève Billette en a peut-être gagné en couleur et en truculence.À preuve, cette réplique : « Morveux, j'ai entendu parler de tes manies.Inadmissibles.Tu ne vas pas te mettre le personnel, encore moins l'équipement, sous la dent.Bouche cousue, main tendue, j'attends de toi une impeccable tenue.» C'est ainsi que Moritz, chef comptable chez Odibé, fabricant de puces électroniques, reçoit le jeune stagiaire Nils.Ce dernier, petit génie qui goûte comme il respire, appréhende le monde par le biais des saveurs.Il mettra ses papilles au service de la compagnie et de Sheila, la présidente.Il découvrira (et transmettra) l'amour et l'art à ses collègues déshumanisés.Interviennent dans ce récit trois autres « humanoïdes » fort prenants : Sacha, gardien du caveau où sont enfermés les trésors de l'humanité, Juliette, séduisante médecin, et Octavie, analyste sacrifiée au profit de l'efficacité à tout prix.« Je suis toujours attachée à tous mes personnages.Des fois, c'est comme si je faisais un pacte avec eux.Je n'ai pas de code d'éthique à l'égard de mes personnages, mais je n'ai pas non plus envie de les traîner dans la boue.À un moment donné, tu sais ce qui appartient au personnage et ce qui est un volontarisme d'auteur.Surprenant, peutêtre, de trouver dans un univers aussi gris et impersonnel des créatures si colorées (à preuve, l'affiche éclatante du spectacle).« Je ne suis pas quelqu'un de sombre, je ne suis pas misanthrope.J'ai mes insatisfactions comme tout le monde, mais j'aime profondément l'être humain, je ne veux pas le trahir.» La jeune femme dit se sentir « honnête » avec Le Goûteur et ne craint pas le moment (très rapproché) où celui-ci sera montré au public.Il faut dire que Geneviève Billette a la chance d'avoir trouvé (ou d'avoir été trouvée par) un metteur en scène avec qui il s'est développé une grande complicité artistique.Claude Poissant semble très bien savoir comment recréer sur scène l'univers surréaliste de la dramaturge dont il nous faisait découvrir le travail en 1999.« Il faut se sentir en confiance.Il y a beaucoup de gens qui ont peur d'abandonner leur oeuvre, qui ne comprennent pas à quel point ça peut être un plaisir.Moi, je suis incapable de l'invention que ça prend pour faire le passage à la scène.S'ils (le metteur en scène et les comédiens) réussissent à continuer dans la voie que j'ai tracée, ça va être bien meilleur que ce que je pourrais faire moimême.En plus, j'aime qu'il y ait une contamination du plaisir.Mon rôle d'auteure, c'est d'être la gardienne du sens.Mais c'est tout.» Elle aime assister, en observatrice, à quelques étapes de la création, afin de mieux comprendre le processus.Elle a récemment pu voir la lecture publique d'un texte récent, Le Pays des genoux, grâce auquel elle a remporté la prime à la création 2001 du Fonds Gratien-Gélinas.À la suite de cet exercice tenu en décembre dans le cadre de la Semaine de la dramaturgie du CEAD, l'auteure a fait un brin de réécriture.La pièce pourrait éventuellement être produite par une compagnie de théâtre enfance/jeunesse de chez nous, cependant que d'autres textes de Mme Billette \u2014 elle a également écrit Les Éphémères et quelques fictions radiophoniques \u2014 se promènent en Europe à la recherche d'un metteur en scène.LE GOÛTEUR de Geneviève Billette, mise en scène de Claude Poissant, avec Annick Bergeron, Violette Chauveau, Patrice Coquereau, Robert Lalonde, Benoît Mc Ginnis et Hélène Mercier.Une production du Théâtre PàP présentée au Théâtre Espace Go du 5 au 30 mars.« Je ne suis pas misanthrope.J'ai mes insatisfactions comme tout le monde, mais j'aime profondément l'être humain, je ne veux pas le trahir.» Pour «TOSCA» de Giacomo Puccini Les 9, 11, 14, 16, 20 et 23 mars 2002 à 20 h Avec SUSAN PATTERSON, Floria Tosca - ERNESTO GRISALES, Mario Cavaradossi CHRISTOPHER ROBERTSON, Scarpia - JAMES PATTERSON, Angelotti T.STEVEN SMITH, Sagristano - TIMOTHY OLSON, Spoletta L'ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL sous la direction de LOUIS SALEMNO Mise en scène : RENAUD DOUCET Décors : MICHAEL YEARGAN En collaboration avec 3029304A 6LP0401D0302 6LP0401D0302 ZALLCALL 67 17:30:57 03/01/02 B D 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 MA R S 2 0 0 2 Succès d'une fusion danse et musique ALINE APOSTOLSKA collaboration spéciale LA COMPAGNIE Corps Secrets d'Isabelle Van Grimde nous revient au Studio de l'Agora, et nous offre une superbe soirée en deux parties.En ouverture, la reprise de deux solos créés sur commande pour Lina Malenfant (Lina, 1999) et Robert Meilleur (Graffiti pour une nuit blanche, 2000) qui nous permettent d'entrer de plain-pied dans son univers unique, dont la spécificité est de faire fusionner pureté graphique et sensualité charnelle.Chacun à leur façon, ces solos laissent éclater le talent des interprètes, talent qui est aussi dans la disponibilité et la malléabilité.Robert Meilleur est saisissant, d'autant plus que la chorégraphe écrit surtout pour des danseuses et semble penser à travers le corps féminin.Suit la nouvelle création présentée, Érosio, véritable quintette entre trois danseuses \u2014 Annie-Claude Coutu-Geoffroy, Lina Malenfant et Zoë Poluch \u2014 et deux musiciens \u2014 le saxophoniste Rémi Bolduc qui est d'ailleurs l'initiateur du projet, et le percussionniste Julien Grégoire \u2014 sans oublier la richesse et l'originalité de composition de Michel Frigon.Isabelle Van Grimde nous avait longuement expliqué son intention de faire fusionner musique et danse pour rendre ces éléments complètement interdépendants, et de rendre l'espace scénique également dépendant de cette interdépendance.Le moins que l'on puisse dire est qu'elle a honoré son intention première, et que l'idée, qui a germé dans l'esprit de Rémi Bolduc comme un nouveau défi, s'est véritablement incarnée, entraînant le spectateur dans un plaisir des sens global, comblant ses yeux, ses oreilles, ses membres et tout cela, bien sûr, par la sollicitation de l'imaginaire entraîné par les mouvements ondulatoires, les lignes parfaitement droites puis brusquement brisées, les contacts incessants entre musiciens et danseuses.Fusion, tension, frottements, étincelles provoquées par les contacts interactifs entre les différents éléments et interprètes de la pièce, offrent autant de précipitations chimiques, ou alchimiques, comme on le dit de matériaux qui, par leur mise en contact inattendue, en créent d'autres, inédits.Alors, en effet, Érosio parvient à ce brûlant, mais néanmoins subtil mélange entre éros et érosion.On notera que la chorégraphe, cette fois, a travaillé sur des formes et des lignes plus rondes, et a inauguré un travail sur les jambes et le bas du corps de ses interprètes, contrairement à ce qui constituait jusqu'ici sa marque de fabrique, la concentration sur le haut du corps, le buste, parfois dénudé, étendu, étiré, presque désarticulé à l'infini.Tandis que les pieds et les jambes restaient solidement ancrés dans le sol, la terre première.Avec ce nouveau travail sur les hanches et les jambes, on dirait que les corps se sont de fait mis en marche, que la création d'Isabelle Van Grimde prend ainsi, avec succès, un nouvel élan, et franchit une nouvelle étape.Bel hommage finalement à son amie Aline Gélinas, morte en novembre dernier, à laquelle Érosio est dédié.ÉROSIO, LINA et GRAFFITI, d'Isabelle Van Grimde, au Studio de l'Agora, ce soir, 20h; infos: 514 525-1500.La nouvelle création d'Isabelle Van Grimde, Érosio, est interprétée par trois danseuses, dont Zoë Poluch, et deux musiciens, dont le saxophoniste Rémi Bolduc.\u2039\u2039 Il y a trop de blanc au Québec! \u203a\u203a - Michel Mpambara 15-16 mars 1200 rue De Bleury, Mtl Billets à la salle du Gesù 514 861-4036 et Admission 514 790-1245 Place-des-Arts les productions Jean-Pier Doucet Gesu Les Salles du Félix 2001 Spectacle d'humour de l'année Enregistrement télé En nomination au GALA DES OLIVIERS 3030662A EMPLOIS DEMANDÉS 16,00$ 4JOURS 4LIGNES En prime, votre annonce sur cyberpresse.ca coeur SORTIES côté (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca Grandretour de Boris S.de SERGE KRIBUS Le DU 12 MARS AU 6 AVRIL Une collaboration de AVEC GÉRARD POIRIER BERNARD FORTIN Guy Vaillancourt MISE EN SCÈNE : DENIS BERNARD 3029891A Festival International du Film pour Enfants de Montréal du 2 au 1o mars 2oo2 SAMEDI 2 MARS 10 h Ludovic, un vent de magie + Bécassine, le trésor des viking 3 ans + 13 h Envoyez-nous des bonbons 7 ans + DIMANCHE 3 MARS 10 h Nico la taupe + Mlle Minou 6 ans + 13h La petite nouvelle + Miracle 8 ans + Centre cinéma Impérial 1430, de Bleury, Montréal (Qué) métro Place des Arts, sortie de Bleury (514) 848-0300.Pour la programmation complète, visitez www.cyberpresse.ca 3030186A 6LP0501D0302 D-5 samedi - ARTS 6LP0501D0302 ZALLCALL 67 22:22:56 03/01/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 MA R S 2 0 0 2 D 5 Le Dernier Chapitre n'a pas la magie d'Omertà, hélas! LOUISE COUSINEAU l c o u s i n e @ l a p r e s s e .c a IL Y A DES NOMS magiques.En télé, on entend celui de Luc Dionne et immédiatement on évoque l'excellente série Omertà dont il est l'auteur.Sa nouvelle oeuvre Le Dernier Chapitre, qui prend l'affiche mercredi prochain à 21 h à Radio-Canada, n'atteint pas la même magnitude, si on en juge d'après les deux premiers épisodes présentés aux journalistes.Pourtant une histoire de motards, présentée en ce moment où dans la vraie vie les motards sont très présents dans l'actualité, arrive au bon moment.Via une histoire inventée, on veut comprendre cet étrange univers macho de luttes de pouvoir et de crimes abominables.Mais encore faut-il que l'histoire soit très bien racontée.Le premier problème du Dernier Chapitre, c'est qu'il s'agit d'une coproduction.CBC et Radio-Canada se sont unis pour financer le tournage.Une première dans l'histoire, de dire Daniel Gourd, le directeur des programmes de Radio-Canada.Toute coproduction signifie qu'il faut faire des accommodements.À la fin, il y a toujours un perdant.Dans ce cas-ci, c'est nous.J'ai donc plus envie de voir la série en anglais qui commence à la CBC dimanche à 20 h.On a tourné chaque scène dans les deux langues officielles du pays.Si les acteurs Roy Dupuis, Marina Orsini, Céline Bonnier, Michel Forget, Maxim Roy et Frank Schorpion parlent couramment les deux langues, ce n'est pas le cas de Michael Ironside, qui joue le rôle principal, et qu'on a dû doubler en français.Doublage très mal fait.Le producteur Claudio Luca l'admettait au visionnement et promettait des retouches.Espérons qu'elles seront prêtes pour mercredi et qu'elles feront disparaître ce problème très dérangeant.Il y a aussi le fait que la série de six heures a été découpée en trois tranches de deux heures par la CBC.Nous, on la verra en six segments d'une heure, et le montage n'est pas fait pour ça.Il y a ensuite la façon de raconter une histoire complexe.Le réalisateur Pierre Houle, qui a fait Omertà, avait du génie et on déplore qu'il soit en congé de télé cette année.Le Dernier Chapitre est réalisé par Richard Roy, dont la seule série télévisée a été Le Masque, une des moins bonne séries de Réjean Tremblay.Allons-nous comprendre ce qui se passe dans le coeur du personnage d'Ironside quand il va descendre un caïd ?Pas du tout.Allons-nous comprendre à quoi carburent les différents méchants qui habitent cet univers ?Pas vraiment.Les personnages restent abstraits.Et en plus, l'histoire est difficile à cerner si on n'a pas le communiqué de presse pour se démêler.Les scènes les plus intéressantes sont celles où apparaissent les femmes.Marina Orsini est celle du caïd Ironside et Céline Bonnier, celle de Roy Dupuis, l'associé principal du caïd.Elles n'ont pas de pouvoir, sauf celui d'être utiles à leurs bandits de maris.Comme dans Les Sopranos, elles nous donnent une autre version de la personnalité de leurs hommes.Mais cet éclairage reste insuffisant.Un détail est délicieux : quand les motards de tout le Canada se réunissent pour voter oui ou non à l'installation en Ontario, les membres québécois votent en majorité non.Parmi les comédiens qui ont joué dans les deux langues officielles, on retrouve Céline Bonnier dans le rôle de la femme de Roy Dupuis, l'associé principal du caïd.L'acteur Michael Ironside, qui joue le rôle principal, a été doublé pour les scènes tournées en français.Mal fait, ce doublage devrait subir quelques retouches d'ici la mise en ondes.CHAPITRE Suite de la page D1 Les téléspectateurs trouveront aussi qu'il y a beaucoup de différence.entre Omertà et Le Dernier Chapitre.Oubliez les personnages hauts en couleur à la Scarfo, les réparties assassines du policier Pierre Gauthier (Michel Côté) ou le côté bon enfant du caïd Roger Perreault (Claude Blanchard).Oubliez même les quelques motards qu'on voyait dans Omertà II : « Je dirais même que mes motards dans Omertà, c'était Le Village de Nathalie, ça n'a rien à voir avec la réalité », reconnaît en riant Luc Dionne.C'est d'ailleurs le parti pris de Dionne et du réalisateur Richard Roy qui surprendra le plus : les motards n'ont rien de glamour, ils sont mariés, ils sont ordinaires, ils ne sont pas bavards, ils évoluent dans un univers mené par l'argent et le pouvoir.Et comme tout le monde, ils sont dévorés par l'ambition : « C'est comme dans n'importe quel secteur d'activités : il y a des stars ! explique Dionne.C'est la même chose dans la police \u2014 hey, à une époque, être membre de l'Opération Carcajou, c'était hot ! C'est comme dans le milieu culturel.Je regarde la chicane autour des prix Gémeaux, tout ça, c'est des affaires d'ambition, de pouvoir, de vedettes.C'est une maladie, le pouvoir.Et je me pose la question : Quand est-ce qu'assez, c'est assez ?» C'est une question qui semble turlupiner le personnage de Ross Desbiens, alias Roy Dupuis, conscient qu'il y a là un univers à manipuler avec soin.« Je ne te cacherai pas que j'ai essayé de savoir si le milieu des motards était au courant, explique Dupuis, pis aussi s'ils étaient d'accord.On m'a dit oui aux deux questions.Dionne, lui, ne leur a pas demandé leur opinion « parce que c'est à l'encontre de ce que je fais et de ce que je pense.Mon objectif, c'est de démythifier ce monde-là.Qu'est-ce que les motards ont de différent, qu'est-ce qui ne fonctionne pas dans cette guerre aux motards et pourquoi on n'en vient pas à bout.Sans prétention, je pense que de 70 à 80 % de la police communautaire va apprendre des choses en regardant la série.» Ce qu'on apprend, entre autres, c'est que le fonctionnement de la mafia et celui des motards, qui sont pourtant deux mondes complémentaires, sont à l'opposé.« La mafia fonctionne sur un mode pyramidal, avec un chef à la tête, des sous-chefs en dessous, etc.Les motards, c'est une structure horizontale : un motard, un vote.C'est.« démocratique », presque.Et chacun est responsable de son truc.C'est d'une simplicité déconcertante.C'est tellement simple en fait qu'on a l'impression de voir s'affronter les deux modèles dominants du Canada : d'un côté, le catholicisme des francophones avec le pape supposé infaillible et, de l'autre côté, le protestantisme des anglophones, où la responsabilité individuelle est telle que la rémission des péchés n'existe pas.La série se promène d'ailleurs constamment de Toronto à Montréal.« Tout Le Dernier Chapitre, c'est aussi le clash des cultures franco et anglo », confirme Dionne.Et ce clash est particulièrement bien incarné par le personnage peu sympathique du biker Roots, interprété avec beaucoup de talent par Dan Bigras.« C'est une idée de Richard Roy, faire appel à Dan Bigras, et c'était une très bonne idée », dit Dionne.Le cinéaste québécois Richard Roy a réalisé des longs métrages souvent sombres, tels Moody Beach (1990) et Caboose (1996).« Caboose était un film noir, et j'avais justement envie que Le Dernier Chapitre soit une série noire », explique Dionne.Plus noir que ça, tu t'appelles Tag, télésérie à laquelle Dionne a également collaboré.« Mais ça reste quand même et d'abord une fiction, c'est pas un documentaire.Et c'est de la télé, avec tout ce que cela implique, reprend le scénariste.C'est pas pour rien que j'avais envie aussi de travailler avec la CBC.C'était pour m'ouvrir le marché anglophone, parce que j'ai, moi aussi, mes frustrations de scénariste québécois, l'absence de moyens, etc.Mais j'assume.C'est ça, de toute façon, que j'essaie de dire dans tout ce que j'écris : il y a des conséquences aux gestes qu'on pose, il faut assumer ses choix.C'est pour cela que ça me fait rire quand les gens me disent que je vais me mettre à glorifier les motards après avoir glorifié la mafia et la police.Hey, dans Omertà, ils sont tous morts à la fin, en conséquence même de ce qu'ils font, et c'est ça qui arrive aussi dans Le Dernier Chapitre ! C'est-tu ça, la gloire ?» LE DERNIER CHAPITRE, à compter de mercredi, 21 h, à Radio-Canada.En anglais, sous le titre The Last Chapter, à compter de dimanche, 21 h, à CBC.En coproduction avec le Théâtre Niveau Parking Après la pluie de Sergi Belbel Mise en scène de Michel Nadeau Traduction de Jean-Jacques Préau Marie-Josée Bastien Paul-Patrick Charbonneau Lorraine Côté Danielle Lépine Normand Lévesque Véronika Makdissi-Warren Michel Poirier Linda Roy concepteurs Jean Hazel Anne Duceppe Denis Guérette Jean-François Pednô DU 20 FÉVRIER AU 30 MARS www.duceppe.com 3024065A Dès le 5 mars Une présentation Réservations 866.8668 www.tnm.qc.ca Traduction, mise en scène René Richard Cyr Tennessee Williams au TNM Un tramway nommé Désir Les concepteurs : Nicolas Rollin, Réal Benoit, François St-Aubin, Martin Labrecque, Michel Smith, Normand Blais, Angelo Barsetti, Rachel Tremblay Avec : Frédéric Bélanger, Norman Helms, Caroline Lavoie, Pierre Lebeau, Marie France Marcotte, Jean Pierre Matte, François Papineau, Marcela Pizarro, Christiane Proulx, Isabel Richer, Sébastien Rajotte Chaleur Désir Mensonge Cruauté Isabel Richer Stella François Papineau Stanley Marie France Marcotte Blanche Pierre Lebeau Mitch pour voir et entendre les artistes.d'Un tramway nommé Désir, visitez notre site Internet et inscrivezvous au cyber bulletin du TNM, le e coulisse, avant le 3 mars 2002.3028278A 6LP0601D0302 6LP0601D0302 ZALLCALL 67 17:01:33 03/01/02 B D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 THÉÂTRE Musique en boîte CHANTAL GUY collaboration spéciale COMMENT FAIRE découvrir aux enfants Béla Bartók, Bach, Beethoven ou Chopin ?À cet âge, ce ne sont pas des noms, des dates ou des explications qu'il leur faut.Ce qui importe vraiment, c'est la musique et l'émotion qu'elle suscite.Bref, établir un premier contact entre elle et l'oreille ou le coeur des enfants.C'est ce que la compagnie Le Moulin à Musique s'applique à faire depuis une vingtaine d'années auprès du jeune public.La troupe se spécialise dans la « théâtralisation musicale » pour les enfants et a monté au cours des dernières années les spectacles Un violon sur l'épaule ou Madame Violon, conférencière, Il était deux fois (contes musicaux) et Le collectif de la Maîtresse rouge.Sa dernière création, L'Aube, était présentée hier aux tout-petits à la maison de la culture Frontenac.Joël da Silva (génial créateur du Cabaret des Mystères) a mis en scène une idée de sa soeur, la musicienne et comédienne Marie-Hélène da Silva, vedette principale du spectacle en compagnie des musiciens-acteurs Jean-Luc Éthier (claviers) et Allan Sutton (piano).On sait à quel point les enfants aiment jouer avec des boîtes de carton, qu'ils transforment au gré de leur imagination fertile.Ce matériau devient plus inquiétant et change de sens quand il contient et trimballe tous nos souvenirs.C'est ce qui arrive à Sophie (Marie- Hélène da Silva) lorsqu'à l'aube, après un déménagement, elle se réveille dans une nouvelle maison remplie de boîtes contenant les musiques de sa vie.Sur scène, un empilement de cubes sur lesquels Sophie colle l'oreille pour entendre les sons familiers ou nouveaux.Heureusement, un piano est là pour aider la fillette à vivre sa transition.Sophie explore, exprime et explose grâce à l'instrument précieux qui, selon son humeur, crache, caquette ou chante les émotions de la petite fille.Il prête ses touches à la douceur ou à l'excitation de Sophie, qui le dénude de temps en temps (on voit les marteaux frapper les cordes du piano), permettant ainsi aux jeunes spectateurs de découvrir l'instrument tout autant que ses capacités musicales.Jean-Luc Éthier et Allan Sutton \u2014 discrets mais indispensables ! \u2014 passent tour à tour du piano aux boîtes, de musiciens à déménageurs.Piano, flûte, paroles chantées et rythmées, L'Aube présente une suite de tableaux presque sans textes où pullulent les trouvailles scéniques à partir d'accessoires dont on n'imaginait pas autant les possibilités.La sobriété du décor, en fait, laisse toute la place à la musique, et c'est le but visé.Grâce à la présence de Marie- Hélène da Silva, les enfants comprennent le sens qu'elle veut donner à ce qu'ils entendent, et c'est bien les notes qui, parfois, les font rire, plus que le jeu ! Un beau spectacle à voir et à entendre avant que la troupe ne parte bientôt en tournée.Il ne reste malheureusement qu'une seule représentation aujourd'hui à 14h ! L'AUBE, une production du Moulin à Musique pour les 4 à 8 ans.À la maison de la culture Frontenac (2250, rue Ontario Est), aujourd'hui à 14 h.Infos : 514 527-7726.Erik Truffaz Ladyland Quartet MD Printemps 2002 Hancock-Truffaz-Rieu 49$ (rég: 69,50$) 30% de rabais TODAY'S BEST MUSIC en collaboration avec avec la participation de Herbie Hancock, Erik Truffaz, Yannick Rieu King - Baca - Primeau 79$ (rég: 107,50$) 25% de rabais B.B.King, Susana Baca, Bernard Primeau avec Hugh Fraser Les forfaits sont en vente uniquement au guichet du Spectrum.Certaines restrictions s'appliquent.Quantité limitée.Une rencontre entre deux musiciens d'exception ! Rendez-vous avec la splendeur, l'intensité et la sensualité Vendredi 12 avril, 20h Théâtre du Centre Molson Tournée The Look of Love Présentée par Première partie : Soraya Benitez Yannick Rieu Non-Acoustic Project Bernard Primeau et le Montréal Jazz Ensemble accompagné de Hugh Fraser et d'un quatuor à cordes Première partie : Eduardo Pipman Quartet Diana Krall avec l'Orchestre Métropolitain B.B.King Le « roi du blues » à la Place des Arts Première partie : The Mocking Shadows (Calgary) Susana Baca avec invité spécial Marc Ribot Une visite rare du Pérou Le nouveau projet du réputé saxophoniste montréalais Billets en vente au (514) 790-1245 et le Billets en vente (514) 790-1245 Aux comptoirs Admission, au Spectrum, au Centre Molson et à la Place des Arts.Abonnements-rabais disponibles au Spectrum En collaboration avec Cheb Mami Vendredi 19 avril, 20h 30 Métropolis Jeudi 2 mai, 20h Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts Renseignements : (514) 871-1881 montrealjazzfest.com Présenté en collaboration avec Deborah J.Cameron.Herbie Hancock Future 2 Future Première partie : The New Deal Dimanche 24 mars, 20h Métropolis L'audacieux projet qui allie les rythmes techno, hip-hop et world au jazz contemporain.Mardi 2 avril, 20h Spectrum Première partie : Yannick Rieu et Bill Carrothers Mardi 16 avril, 20h Maison de la Culture Frontenac Le prince du rai Mardi 30 avril, 20h Spectrum «La nouvelle coqueluche du public montréalais» Le Devoir, 2000 Vendredi 10 mai, 20h Spectrum Première partie : Daniel Thouin Quintette Dépêchez-vous, les billets s'envolent vite ! 3031491A Sophie (Marie-Hélène da Silva, avec le pianiste Allan Sutton), après un déménagement, colle l'oreille aux boîtes pour entendre les musiques de sa vie.d e C a r o l e Fréchette mise e n scène d e avec M a r i e - F r a n c e Lambert Normand D'Amour l e s concepteurs Raymond Marius Boucher F r a n ç o i s Saint-Aubin E t i e n n e Boucher Serge A r c u r i L u c Aubry une production d u T h é â t r e d'Aujourd'hui 3900, rue Saint-Denis (Métro Sherbrooke) (514) 282-3900 www.theatredaujourdhui.qc.ca Direction : René Richard Cyr, Jacques Vézina Jean et Béatrice du 12 mars au 6 avril 2002 3028382A PREMIÈRE CANADIENNE Handel «Gloria in Excelsis » Le 18 mars, avec Nathalie Paulin, soprano Boris Brott, chef Cette partition manuscrite fut découverte en mars 2001 dans la bibliothèque de l'Académie royale de musique de Londres.Germiniani : Concerto Grosso, Op.3 no 2, en sol mineur; Britten : «Variations on a theme» par Frank Bridge; Mozart : Air de concert à communiquer; Clifford Crawley : «A group of Seven»; Mozart : «Exsultate Jubilate»; Handel : «Gloria in Excelsis» NE RATEZ PAS la présentation de cette oeuvre fascinante, jamais présentée au Canada à ce jour! Les 4 concerts sont présentés à la Place des Arts, Théâtre Maisonneuve, 20 h (514) 842-2112 Billets et information : (514) 487-5190 présentés par: 8 avril, Karina Gauvin, soprano 13 mai, Clarinetissimo! Vincenzo Marriozzi, clarinette 3 juin, Bach! Lara St.John, violon solo à venir : EN VENTE À MIDI AUJOURD'HUI DE RETOUR À MONTRÉAL À LA DEMANDE GÉNÉRALE 23 & 24 août 20h 4, 5, 6 & 7 mars www.lordofthedance.com COMPLET 3031364A 6LP0702D0302 D-7 samedi - ARTS 6LP0702D0302 ZALLCALL 67 00:39:53 03/02/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 D7 MUSIQUE Schafer: regard en arrière CLAUDE GINGRAS L'HISTOIRE ne dit pas s'il est dans les intentions de R.Murray Schafer de composer autant ou même plus de quatuors à cordes que Beethoven (soit 17) et Chostakovitch (15).Rien ne serait moins étonnant de la part de l'ermite d'Indian River qui, à bientôt 70 ans, est rendu au chiffre 8.Schafer a composé son huitième Quatuor à l'intention du Molinari et à titre d'hommage indirect à l'ensemble montréalais qui fut le premier à jouer en concert et à enregistrer ses sept premiers quatuors.Prévue pour l'été dernier mais retardée en raison de la maladie d'un des membres du groupe, la création était inscrite au concert marquant hier soir le début de sa cinquième saison.L'oeuvre a été commandée \u2014 lire : la note a été payée \u2014 par un groupe de trois personnes de l'Ontario désireuses de célébrer un 50e anniversaire de mariage dans leur famille.Les commanditaires assistaient au concert hier soir, en compagnie du compositeur.La partition de 22 minutes est en deux mouvements.Selon les notes explicatives, le premier décrit « la jeunesse, avec sa fougue et son énergie » et le second est « une méditation lyrique qui évoque le regard en arrière des amoureux sur le chemin parcouru ensemble ».Autrement dit, voici Schafer composant de la musique à programme.Ce « regard en arrière » qu'il s'accorde à son tour s'étend d'ailleurs à l'emploi d'harmonies où une tonalité semble vouloir s'affirmer.Après les expériences parfois très sautées des sept premiers quatuors, ce huitième montre un Schafer plutôt sage et sera sans doute considéré en certains milieux comme un désaveu.Mon premier commentaire \u2014 favorable \u2014 sera celui-ci : on voudrait le réentendre, tant il s'y passe de choses, en même temps.Le premier mouvement est chargé d'effets sonores habituels en musique contemporaine mais produisant un kaléidoscope que le Molinari a rendu d'une façon spectaculaire.Par contre, le lyrisme promis au deuxième mouvement ne m'a pas paru très marqué et, question d'acoustique, peut-être, on n'était pas suffisamment conscient qu'une bande pré-enregistrée (par le Molinari) était utilisée à certains moments.Le Schafer venait entre deux quatuors du répertoire, le huitième de Chostakovitch et le premier de Bartok, lesquels avaient été quelque peu sacrifiés au profit de la nouveauté.Ainsi, les deux violonistes jouèrent assez faux dans les deux oeuvres, et ce durant de longues séquences, comme s'ils ne s'entendaient pas.La violoncelliste fut partout magnifique cependant.Le Chostakovitch bénéficia de quelques bonnes idées : par exemple, la violence inhabituelle du deuxième mouvement.Mais le Bartok de jeunesse, qui n'est déjà pas d'un très grand intérêt, reçut une simple lecture de routine.QUATUOR À CORDES MOLINARI - Olga Ranzenhofer et Johannes Jansonius (violons), David Quinn (alto) et Julie Trudeau (violoncelle).Hier soir, Redpath Hall de l'Université Mc Gill.(Radiodiffusion : CBC, 2 juin, 12 h 05.) Programme : Quatuor no 8, en do mineur, op.110 (1960) - Chostakovitch Quatuor no 8 (2000-2001) (création) - Schafer Quatuor no 1, op.7, Sz.40 (1908, rév.1956) - Bartok 1676 Ontario est 514-844-2172 LUC COUSINEAU NOUVEAU SPECTACLE «DE VIVRE EN AMOUR À J'LAISSE ALLER» LES 25-26 ET 30 MARS 20h au LION D'OR 3029371A Photothèque, La Presse © R.Murray Schafer DANIEL BÉLANGER R Ê V E R MI E U X 2-3-4-5 MAI 2002 APRÈS DEUX SEMAINES AU SPECTRUM À GUICHETS FERMÉS NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES AU THÉATRE OUTREMONT 1248 av.Bernard Ouest (514)495-9944 MÉTRO OUTREMONT Billets en vente au guichet du Théatre Outremont, sur le réseau Admission, au (514) 790-1245 et sur www.admission.com EN TOURNÉE AU QUÉBEC Magog 1 et 2 mars Ste-Thérèse 9 mars Gatineau 22 mars Trois-Rivières 23 mars Joliette 28 mars Québec 4-5-6 avril Chicoutimi 20 avril Jonquière 21 avril St-Jean 27 avril 28 avril L'Assomption 14 mai Laval 17 mai 19 septembre Valleyfield 18 mai Ottawa 18 novembre complet ! complet ! complet ! Déjà en vente ! SIÈGES RÉSERVÉS complet ! complet ! supplémentaire supplémentaire 3030956A Nouvelles supplémentaires.Théâtre St-Denis 2 Réseau Tel-Spec: 790-1111 Matte: 24 au 27 avril 2002 Huard: 8 au 11 mai 2002 2 Frais de service en sus 3022626A 6LP0802D0302 D-8 samedi - ARTS 6LP0802D0302 ZALLCALL 67 00:25:36 03/02/02 B Viva l'opéra! Le spectacle de ce soir évoquera des personnalités, des lieux et des événements qui ont marqué l'histoire lyrique du Québec GUY MARCEAU collaboration spéciale CE SOIR, Montréal en voix sera une grande fête de l'opéra.Une célébration où les chanteurs d'aujourd'hui rendront hommages aux chanteurs d'hier, en voix et en images.Quoi de mieux que l'opéra pour clore ce troisième festival Montréal en lumière axé sur l'art lyrique.« Montréal en voix se veut une évocation de la richesse de la tradition vocale montréalaise depuis ses débuts, explique Richard Turp, directeur artistique du spectacle.On débute avec l'ouverture de l'opéra Colas et Colinette de (1746-1809) et c'est certainement le premier opéra entièrement canadien à avoir été monté, et dont la création a eu lieu à Montréal en 1790.» À partir de là, le spectacle évoquera des personnalités, des lieux et des événements qui ont marqué l'histoire lyrique du Québec et plus particulièrement de Montréal.La distribution, entièrement canadienne, faut-il le préciser, réunit huit chanteurs bien connus du public montréalais.Les sopranos: Isabel Bayrakdarian, Manon Feubel, Martha Angeline Guth et Lambroula Maria Pappas, toutes deux lauréates du prix Joseph-Rouleau; les ténors: Richard Margison, entendu jeudi dernier, et Marc Hervieux, de la récente Traviata à l'Opéra de Montréal; les barytons: Gaëtan Laperrière, le dernier Nabucco, et Gino Quilico qui se passe de présentation.L'Orchestre du festival Montréal en lumière, dans la fosse, sera dirigé par Jacques Lacombe.Les 18 extraits d'opéra, airs et duos notamment de Verdi, Massenet, Puccini ou Bizet, et même d'opérettes de Franz Lehar, seront autant de pistes retraçant les faits d'armes et les grands rôles des chanteurs et cantatrices du passé.Dans un ballet de sons et d'images, des textes, extraits vidéo et films d'archives viendront ponctuer les prestations des artistes.« On verra, par exemple, un court extrait où le grand ténor québécois Raoul Jobin chante un air d'I Pagliacci de Leoncavallo, suivi sur scène de Richard Margison dans le O Souverain du Cid de Massenet.On a déjà comparé la voix de Margison à celle de Jobin.On annonce une scénographie sobre et plutôt dépouillée et quelques costumes aussi.Rien de tapeà- l'oeil donc, mais tout pour mettre en valeur le beau chant et la mémoire de nos artistes.Ainsi seront soulignées les carrières incontournables d'Emma Albanie, Edward Johnson, Wilfrid Pelletier, Lionel Daunais, Pierrette Alarie et Léopold Simoneau ; les institutions comme les Variétés lyriques et les lieux importants où s'est chantée l'histoire comme le Monument- National, le Majesty's, le Théâtre Orpheum, et la Place des Arts.Des surprises aussi, qu'évidemment on n'a pas voulu révéler.Les mélomanes auront plus d'une occasion de constater que les talents du passé sont garants de l'avenir.« On évoquera aussi madame Pauline Donalda, qui a eu une carrière internationale et qui a fondé en 1942 The Opera Guild of Montreal.Le premier opéra qui y avait été présenté fut Rigoletto, et l'extrait de ce Verdi sera chanté par Gaëtan Laperrière, qui fut l'élève de Robert Savoie, qui fut l'élève de Pauline Donalda ! » Mais Montréal en voix ne sera pas qu'un tableau animé des souvenirs du passé.Avec des chanteurs déjà professionnels et des plus jeunes de la relève, cet hommage s'inscrit plutôt dans la continuité d'une tradition lyrique bien ancrée chez nous.C'est en cela un très bonne raison de fêter.MONTRÉAL EN VOIX, concert de clôture du Festival Montréal en lumière avec huit chanteurs et l'Orchestre du festival, dir.Jacques Lacombe, ce soir à 19h30, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.Infos: 514 842-2112.La soprano Isabel Bayrakdarian.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Sans éclipser Daniel Taylor, James Bowman (à gauche)a tout de même réussi à s'imposer.Du grand Bowman GUY MARCEAU collaboration spéciale LE PASSAGE À Montréal du haute- contre anglais James Bowman était très attendu et le fait qu'il chante aux côtés du haute-contre canadien Daniel Taylor suffisait à créer l'événement, qui fut, hier soir, une grande réussite.Sans éclipser Daniel Taylor, James Bowman a tout de même réussi à s'imposer.D'une part, du haut de ses six pieds, il dépassait d'une tête son collègue Taylor, et du haut de ses 30 ans de carrière, il a démontré que même à 60 ans, sa réputation et sa voix n'avaient en rien pâli.L'intime Sanctuaire du Saint-Sacrement était d'ailleurs bondé et dès son entrée en scène, on sentait les applaudissements nourris et teintés de respect pour le réputé personnage.Car c'est un personnage, en plus d'un chanteur, qui nous visitait après plus de 30 ans d'absence à Montréal.Il fallait le voir, un brin désinvolte, d'une aisance peu commune et toujours complice avec Taylor, un sourire en coin, la mimique facile.Cet homme en impose par son grand métier de la scène, son charisme et aussitôt qu'il ouvre la bouche, la voix est belle, ronde, ample et puissante à remplir les lieux d'une simple poussée.La voix de Daniel Taylor est plus petite et flûtée, mais plus pure dans les aigus.Ainsi, les deux voix se mariaient très bien pour les duos de hautecontre d'Henry Purcell qu'ils ont chantés.Chacun s'était aussi réservé des airs en solo et les pièces instrumentales étaient assurées par un excellent octuor dont les musiciens du Theater of Early Music, fondé par Taylor l'an dernier.Les airs et duos au programme étaient tirés de ces odes pour diverses circonstances (anniversaires, funérailles).Musique souvent faste et toujours très expressive.Les airs sont tantôt animés, comme Sound the trumpet où les mélismes furent plus réussis du côté de Bowman, tantôt plus tendres comme In vain the am'rous flute malgré la fin ratée à la flûte, justement.Seul en piste, Bowman a démontré toute sa maîtrise vocale et du texte aussi dans Sweeter than Roses et nous rappelle que la pièce fut écrite pour le théâtre.Il joue, s'amuse, roucoule même ! Sylvain Bergeron l'accompagne à la guitare baroque qu'il alternera d'ailleurs avec le théorbe, dont il joue magnifiquement.Après une Ouverture et suite instrumentale aux accents anciens et richement ornementée (Purcell peut-il faire moins ?), Music for a while est remplacé par When I am laid in earth de Didon et Énée.Inspiré, Taylor offre ce beau Lamento à sa mesure, mais perd un peu de justesse quand il pousse sa voix.Ce commentaire prévaut pour tout le concert.Avec Bowman, tout est presque impeccable et son O Solitude est magique et touchant d'expression.Oui, il vole la vedette, sans vraiment vouloir le faire puisque je le soupçonne de ne pas tout donner, justement pour ne pas complètement éclipser son allié.Le tutti avait réservé un morceau de choix : l'Ode sur la mort de M.Henry Purcell de son ami et maître John Blow.Ce fut à mon sens le plus beau moment de la soirée.Dans cette véritable élévation vocale et musicale, aux épisodes gais et mélancoliques, Taylor assure les aigus et Bowman, les graves, mais ils se partagent les récitatifs.Le jeu n'est pas inutilement affecté parce que le propos est triste, mais le ton est juste et la retenue dans le final et les frottements des deux voix font presque mal.Chapeau aussi à l'orchestre qui mérite les éloges.Des éloges du public aussi qui les ont tous faits revenir pour deux rappels dans une bruyante ovation.Avec un aussi grand interprète, il fallait s'y attendre.Le baryton Gino Quilico.La soprano Lambroula Maria Pappas.MONUMENT NATIONAL DU 7 AU 9 MARS SUPPLÉMENTAIRES 5 ET 6 AVRIL (2 représentations le 6 avril: 18h30 et 21h30) Réservations: (514) 790-1245 www.francoismorency.net 4 NOMINATIONS AU GALA DES OLIVIER SPECTACLE D'HUMOUR DE L'ANNÉE NUMÉRO D'HUMOUR DE L'ANNÉE PERFORMANCE SCÉNIQUE DE L'ANNÉE AUTEUR(S) DE L'ANNÉE Monument National (514) 871-2224 1182, boulevard Saint-Laurent Billetterie Juste pour rire (514) 845-2322 Forfaits Groupes VIP FÉVRIER 23 STE-THÉRÈSE SALLE DU COLLÈGE LIONEL GROULX (COMPLET) 24 STE-THÉRÈSE SALLE DU COLLÈGE LIONEL GROULX (SUPPLÉMENTAIRE) MARS 01 ET 02 SHERBROOKE SALLE MAURICE O'BREADY (SUPPLÉMENTAIRES) 14 AU 16 QUÉBECS ALLE ALBERT-ROUSSEAU 22 VILLE LASALLE SALLE JEAN-GRIMALDI 23 SOREL THÉÂTRE DU CHENAL DU MOINE 28 ET 29 TERREBONNE THÉÂTRE DU VIEUX TERREBONNE (COMPLET) AVRIL 04 L'ASSOMPTION THÉÂTRE HECTOR CHARLAND (SUPPLÉMENTAIRE) 07 GRANBY THÉÂTRE PALACE (SUPPLÉMENTAIRE) 14 BELOEIL CENTRE CULTUREL DE BELOEIL (COMPLET) 19 DRUMMONDVILLE CENTRE CULTUREL (SUPPLÉMENTAIRE) 20 DRUMMONDVILLE CENTRE CULTUREL (COMPLET) MAI 04 ST-GEORGES DE BEAUCE AUDITORIUM BEAUCE-APPALACHES 12 ST-JEAN SUR RICHELIEU THÉÂTRE DES DEUX RIVES (SUPPLÉMENTAIRE) JUIN 14 ET 15 VALLEYFIELD SALLE ALBERT-DUMOUCHEL JUILLET-AOÛT-SEPTEMBRE 30 JUILLET AU 21 SEPTEMBRE MAGOG VIEUX CLOCHER 17 ET 18 SEPTEMBRE TERREBONNE THÉÂTRE DU VIEUX TERREBONNE (SUPPLÉMENTAIRES) 3000 NOUVEAUX BILLETS EN VENTE AUJOURD'HUI Miissee eenn ssccèènnee:: Guuyy LLéévveessqquuee COMPLET 3031426A EN BREF Party de clôture de Montréal en lumière AVANT DE RETOURNER à la grisaille d'une fin d'hiver hâtive, l'esplanade de la Place des Arts et ses environs s'animeront une dernière fois demain soir à l'occasion du party de clôture du troisième Festival Montréal en lumière.Le spectacle gratuit Le Feu du froid sera présenté deux fois (18 h 15 et 20 h) sur la grande scène.D.J.Akufen prend les commandes des platines de L'Espace Cube à compter de 21h, trente minutes après le spectacle pyrotechnique Les Feux du Canada, qu'on promet plus éclatant que les précédents.L'horaire des activités du festival Montréal en lumière à: www.cyberpresse.ca/lumiere 6DU0901D0302 ARTS SPECTACLES 6DU0901D0302 ZALLCALL 67 09:10:55 03/01/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 D9 DU LUNDI AU SAMEDI DANS 3027799A En tournée : Drummondville 8 mars, Rimouski 16 mars, Baie Comeau 18 mars, Québec 20 mars, Sherbrooke 22 mars, Gatineau 23 mars, Shawinigan 24 mars, Rouyn-Noranda 27 mars, St-Jean-sur-Richelieu 29 mars 9 MARS MÉTROPOLIS Billets en vente au guichet du Spectrum ou sur le réseau Admission au (514)790-1245 (www.admission.com).Prix des billets 26$ Un don de 2$ par billet vendu sera remis au Club des petits déjeuners du Québec et Ford doublera le montant final.Michel Pagliaro Les Respectables SAMEDI PROCHAIN ! Quelques billets encore disponibles 3030952A 3020755A DU LUNDI AU SAMEDI DANS Montréal en voix en collaboration avec et présente: Billets en vente Aux comptoirs Admission (514) 790-1245 www.admission.com À la Place des Arts (514) 842-2112 www.pda.qc.ca 2 mars à 19h30 Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts Isabel Bayrakdarian soprano Marc Hervieux ténor Lambroula Maria Pappas soprano (membre de l'Atelier lyrique de L'Opéra de Montréal) Gaétan Laperrière baryton Richard Margison ténor Gino Quilico baryton Martha Angéline Guth soprano (membre de l'Ensemble of the Canadian Opera Company) Colas et Colinette J.Quesnel La Donna del lago : « Tanti affetti » G.Rossini Hérodiade : « Vision fugitive » J.Massenet I Pagliacci : « Vesti la giubba » R.Leoncavallo Le Pays du sourire : « Je t'ai donné mon coeur » F.Lehár Il Barbiere di Siviglia : « Dunque io son » G.Rossini Le Cid : « Ô souverain, ô juge » J.Massenet La Traviata : « Un di felice » G.Verdi La Fille du régiment : « Salut à la France » G.Donizetti ENTRACTE Rigoletto : « Cortigiani » G.Verdi Il Trovatore : « Tacea la notte placida » G.Verdi La Bohème : « O Mimi tu piu non torni » G.Puccini Le Nozze di Figaro : « Dove sono » W.A.Mozart Otello : « Ave Maria » G.Verdi Carmen : « La fleur que tu m'avais jetée » G.Bizet Aida : « O terra addio » G.Verdi Les Pêcheurs de perles : « Au fond du temple saint » G.Bizet Don Carlo : « Dio, che nell'alma infondere amor » G.Verdi CE SOIR! 55 musiciens Manon Feubel soprano avec l'Orchestre du Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE sous la direction musicale de Jacques Lacombe, direction artistique et mise en scène de Richard Turp Programme de la soirée Événement de clôture qui rend hommage aux plus grands artistes lyriques d'ici Billets en vente à la porte Les Événements Spéciaux Stella Artois 3031628A Les Envolées musicales Air Canada Soirée viennoise avec l'OSM 12 MARS, 19 h 30 ROLF BERTSCH, chef d'orchestre YEGOR DYACHKOV, violoncelle LOUISE MARCOTTE, soprano Schubert, Rosamunde, ouverture Bartók, Concerto pour violon no 2 Haydn, Concerto pour violoncelle no 2 OEuvres de J.Strauss (fils) et Lehár OSM 5148429951 Place des Arts 5148422112 514-790-1245 1-800-361-4595 présente l'Orchestre symphonique de Montréal Charles Dutoit, Directeur artistique l'émotion fortissimo Tigre et Dragon 7 et 8 MARS, 20H TAN DUN, chef d'orchestre DENYS BOULIANE, chef d'orchestre MAYA BEISER, violoncelle OEuvres de Jean Lesage, Denys Bouliane et Tan Dun, dont le Crouching Tiger Concerto tiré de la musique du film Tigre et Dragon DES EXTRAITS DU FILM SERONT PROJETÉS SUR GRAND ÉCRAN PENDANT L'INTERPRÉTATION DU CONCERTO Salle Pollack de l'Université Mc Gill Présenté dans le cadre de Musi Mars en collaboration avec la SMCQ et l'Université Mc Gill Les Matins symphoniques Metro Au gré des vents 13 MARS, 10 H 30 ROLF BERTSCH, chef d'orchestre DENIS BLUTEAU, flûte STÉPHANE LÉVESQUE, basson OEuvres de Wagner, Mozart et Williams Tan Dun Yegor Dyachkov Rolf Bertsch TAN DUN Gagnant d'un Oscar et d'un Grammy 2002 pour la musique du film Tigre et Dragon 3031492A 6LP1001D0302 D10 sam.6LP1001D0302 ZALLCALL 67 16:16:42 03/01/02 B D10 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 2 MARS 2002 DISQUES Koop, nujazz suedois MALGRE LEUR TRIP numerique (endosses par l'etiquette allemande Compost, repris par tous les DJ ouverts au nujazz tels Gilles Peterson ou Kruder & Dorfmeister), les compositeurs et arrangeurs suedois Magnus Zingmark et Oscar Simonsson s'averent d'authentiques jazzmen.Generalement construites sous forme de chansons (pour ce, on a recrute des voix inconnues : la tres aerienne Cecilia Stalin, sans compter Mikael Sundin, Earl Zinger et Yukimi Nagano), ces musiques sont facile d'acces bien que substantielles.Si certaines plages sont plus proches d'un nujazz deja previsible, si cette facon de faire s'inscrit parfaitement dans l'ere numerique, Koop reste connecte a la tradition.Les references du tandem sont west-coast, cool, latin-jazz, funky a la Horace Silver ou jazz fusion, leurs greffes electroniques ne trahissent en rien leur allegeance resolument jazz.Les machines leur permettent des arrangements plus considerables (quel jeune musicien, au fait, peut se payer des sections de cuivres ou de cordes ?), la facture d'ensemble s'en trouve enrichie.\u0001\u0001\u0001\u0001 WALTZ FOR KOOP Koop Compost / Fusion III Alain Brunet Songes electroniques 1998, SURPRISE en la demeure electronique : le duo ecossais Boards of Canada (Marcus Eoin et Michael Sandison) sert discretement un majestueux disque en forme d'accolade chaleureuse, Music Has The Right to Children.Aussi experimental que leur son ambiant et electro puisse etre, il s'en degageait un cote humain touchant, naif et triture.Geogaddi, l'attendu deuxieme album, est aussi artisanal dans la confection de ses boucles sonores, aussi erafle sur le plan des textures, aussi gouteux des saveurs sonores.Moins joliment melodique, plus sombre et lourd, Geogaddi s'ouvre sur Ready Lets Go, laquelle fait le lien avec Music Has The., puis se dissipe dans des ambiances repetitives, abstraites, mysterieuses et psychedeliques.Les echantillonnages vocaux tissent encore une fois la trame narrative de cet album genereux (23 chansons) et apaisant, soulignant que le souci du detail est au premier plan de la musique de Eoin et Sandison.Donnez-vous quelques ecoutes avant de vous laisser completement submerger par les horizons sonores complexes, mais desarmants de candeur, de Boards of Canada.\u0001\u0001\u0001\u0001 GEOGADDI Boards of Canada Warp / Outside Philippe Renaud collaboration speciale Techno Issa PAYSAN du Wassoulou transplante dans la capitale malienne ou il a longtemps survecu en conduisant des autocars, ce quadragenaire manie habilement le kamale ngoni, harpe luth a six cordes montee sur une tige de bambou et une calebasse.Sa voix n'a rien d'exceptionnel, ses musiques n'en demeurent pas moins obsedantes, hypnotiques, puissantes en groove .non sans rappeler le travail de Oumou Sangare.Qui plus est, Issa Bagayogo est l'un des rares artistes d'Afrique de l'Ouest a avoir actualise sa lutherie.Techno Issa, comme on le surnomme a Bamako, a ainsi apporte de sobres ornements numeriques aux chants typiques du Wassoulou, pays des chasseurs maliens.Les chants et motifs orchestraux sont ainsi preserves, les nouvelles technologies renforcent le lien avec la tradition plutot que de l'affaiblir.Le resultat plait non seulement a la generation montante en Afrique de l'Ouest, mais encore suscite-t-il beaucoup d'interet en Europe depuis le debut de l'hiver.\u0001\u0001\u0001 1.2 TIMBUKTU Issa Bagayogo Six Degrees / Outside Alain Brunet Revoici Idol VOUS L'AVIEZ oublie ?Nous aussi.Et pourtant, Billy Idol, ex-leader de Generation X, ex-vedette du MTV des annees 80, ex-fini de Sunset Strip, est encore la, un peu ride mais bien vivant.La preuve ?Ce concert acoustique, enregistre pour la serie Storytellers du reseau americain VH1.Avec un menu surtout compose de titres qui ont au moins 20 ans, on aurait pu croire a une autre operation nostalgie pour faire la passe.Mais non.Idol est encore bien en voix, parvient a depoussierer ses vieux tubes avec beaucoup de panache.A ses cotes ?Le toujours solide Steve Stevens, maitre de la six-cordes, dont le jeu permet ici a l'entreprise d'atteindre a l'occasion des sommets inesperes.Pour tout dire, on ne s'attendait strictement a rien.Mais le vieux guignol a manifestement encore un peu de feu dans les yeux.Oui, on est surpris.\u0001\u0001\u0001 1.2 BILLY IDOL-STORYTELLERS Billy Idol Capitol / EMI Richard Labbe Quete africaine d'harmonie AU FIL DES DERNIERES annees, Lokua Kanza s'est demarque pour sa quete de magnifiques harmonies vocales, pour ses elegants motifs de guitare, pour ses melodies aussi accessibles qu'inspirees.Majoritairement chantees en lingala (parlee en Republique democratique du Congo), parfois en wolof, en bambara, en francais ou en anglais, ces rimes sont empreintes d'un humanisme presque candide, humanisme double d'une quete spirituelle ouverte.Il chante les miserables qui s'accrochent a leurs croyances, il chante toute la fragilite du meteque qui a perdu ses reperes, il chante la reconnaissance de l'enfant lorsqu'il quitte le foyer familial, il chante l'espoir d'un monde meilleur, il invite son compatriote Passi (d'origine congolaise comme lui) a balancer un rap sur la frustration de l'immigre qui n'a pas choisi sa condition.Si les moyens mis en oeuvre sont hautement professionnels voire occidentaux (cordes symphoniques bulgares a l'appui), Toyebi Te (personne ne sait ou l'on va) m'apparait comme le plus africain des quatre albums de Lokua Kanza.\u0001\u0001\u0001 1.2 TOYEBI TE Lokua Kanza Yewo / Universal Alain Brunet Rechauffe.NON, JOEY RAMONE n'a jamais fait dans le tres complique.En 25 ans de carriere punk-rock chez les Ramones, le chanteur aux verres fumes a toujours a peu pres chante les memes textes, sur le meme fond musical a trois accords, quatre quand venait le temps d'impressionner.On appelle ca de l'integrite, mesdames et messieurs.En ecoutant Don't Worry About Me, on se dit que le regrette Joey aura ete integre jusqu'a la fin.Enregistre l'an dernier, quelques mois avant sa mort, le compact solo du chanteur pourrait tres bien etre un album des Ramones.On y retrouve les memes qualites, les memes defauts, les memes tics (cette manie de reprendre a la sauce punk un vieux classique, What A Wonderful World dans ce cas-ci), les memes sujets, le meme son, bref, rien de neuf.Moyen ?Un peu.On cherche et on cherche, mais la piece qui tue ne se pointe jamais, comme si monsieur Ramone avait manque un peu d'inspiration en cours de route.Dommage.\u0001\u0001 1.2 DON'T WORRY ABOUT ME Joey Ramone Sanctuary / EMI Richard Labbe Entre La Chicane et Noir Silence COMMENT j'pourrais te dire, de Marie-Chantal Toupin, c'est lui.Tu m'manques, de La Chicane, c'est encore lui.Apres avoir ete bassiste invite au sein du groupe rock abitibien et avoir place des chansons au sommet du palmares en empruntant la voix des autres, Dany Bedar a decide de monter au front et de chanter lui-meme.L'idee n'etait pas mauvaise, le gars a une bonne voix et une maniere proche de son protecteur et ami Boom Desjardins.Rien d'etonnant, dans les circonstances, a ce que son folk-rock joue dans les plates- bandes de La Chicane.Sourire et Faire la paix avec l'amour sont efficaces, mais convenues.L'Ours (Samedi soir) evoque un mariage entre Noir Silence et Zachary Richard, tandis que Ton hommage, ma reverence rappelle que le grand chevelu a trippe sur Metallica avant de renouer avec ses racines folk, country et traditionnelle (Pour le temps qu'il nous reste, polyphonie vocale a cappella).Ca sent le talent, mais surtout la recette.\u0001\u0001 1.2 FRUIT DE MA RECENTE NUIT BLANCHE Dany Bedar Boom Box / DKDD / Select Alexandre Vigneault La resurrection de Sam Moore P H I L I P P E RENAUD collaboration speciale Fascinante histoire que celle qui nous conduit a interviewer Sam Moore, du duo soul americain Sam & Dave qui a fait les belles heures du label Stax dans les annees 60.Imaginez : on a retrouve, enfoui dans les voutes d'Atlantic, l'unique album solo de Moore, realise par le saxophoniste, arrangeur et chef d'orchestre King Curtis peu avant sa mort en 1971.Plenty Good Lovin', un album de pure musique soul trempee de blues, n'avait jamais vu le jour commercialement.Plenty Good Lovin', c'est un tresor de fureur funky.Une veritable perle.Pour quelqu'un de ma generation qui n'a pas vecu les annees d'or de Stax (1965 a 1968), le label des Sam & Dave, Isaac Hayes, Otis Redding, Rufus Thomas et plusieurs autres, c'est une joie de decouvrir cette musique en meme temps que tous les fans de l'epoque.La carriere de Sam n'a pas ete de tout repos.Au moment ou Sam et Dave (Prater) joignirent les rangs du jeune label Stax, en 1965, leur reputation sur scene n'etait plus a faire (on les surnomme Double Dynamite, d'ou le titre de leur album de 1966).C'est vrai, admet-il, nous etions de veritables betes de scene.En spectacle, on etait tres energiques, on donnait toujours le maximum de nous-memes.Une presence scenique qui devait entrer dans la legende grace au film The Blues Brothers : les deux protagonistes, interpretes par Dan Ackroyd et John Belushi, sont directement inspires de Sam & Dave (Jake et Elwood, les personnages aux lunettes noires, reprennent d'ailleurs Soul Man dans le film, avec les musiciens originaux de Stax).L'histoire dit qu'Otis Redding etait l'artiste le plus important de Stax, souleve Moore, mais en verite, et c'est triste, Otis est devenu une grosse vedette apres sa mort.Si tu regardes les hits et les chiffres de vente, les plus gros, c'etait ceux de Sam & Dave ! Des chansons incontournables, telles que Hold On I'm Coming (et l'album du meme nom), Soul Man, Soothe Me, I Thank You.ont marque la musique pop americaine a jamais.Mais voila, la suite des choses n'a pas ete heureuse pour Moore et son collegue.Apres la vente de Stax en 1968, le duo est contraint de travailler avec Atlantic (qui distribuait le label) et une toute nouvelle equipe : exit, les Isaac Hayes, Steve Cropper et David Porter, qui assuraient la majorite des succes du label.La dependance aux drogues dures commencait a miner la condition physique et morale des artistes.En 1968, Dave Prater est accuse .puis blanchi faute de preuves .du meurtre de sa femme.Des lors, Sam et Dave ne pouvaient plus se regarder en face.D'ou l'interet de propulser Sam Moore dans une nouvelle carriere solo.King Curtis prend en charge la realisation de l'album.Mais, quelques mois apres avoir termine l'enregistrement a New York, Curtis est poignarde a mort devant chez lui.Aretha Franklin perdait son nouvel arrangeur ; le rock, perdait l'un de ses grands promoteurs.Quelle que soit la raison exacte pour laquelle Atlantic n'a pas voulu faire paraitre cet album, ils ne m'en ont jamais fait part, deplore Sam Moore.C'a seme le doute en moi : peut-etre qu'ils avaient raison, que je n'etais pas bon, que ca n'allait pas sans Dave.Mais, je devais continuer a vivre, je n'etais pas riche.Ca m'a oblige a retourner avec Dave.Bonjour l'ambiance.Les drogues aidant, Sam Moore a raye de sa memoire l'enregistrement de cet album (auquel participent le grand batteur Bernard Purdie, Aretha Franklin, Donny Hattaway et King Curtis au sax).Je ne me souviens plus ou j'etais, ou je me trouvais lorsqu'on a enregistre ces chansons.Zero souvenir.Vous le devinez heureux, comme le pape de la soul qu'il est, avec cet album qui parait enfin : Quand j'ai recu les bandes, j'ai ecoute et.oh shit ! j'ai trouve ca bon.La musique etait bien faite, ca sonnait bien, on voyait clairement ce que King avait en tete.J'etais tres impressionne, plus j'ecoutais, plus ca me fascinait.Va falloir que je mette des pantalons serres pour chanter ca a nouveau ! Car cette voix a la fois criarde, suave et energique, il promet de nous la faire entendre.On parle d'une tournee canadienne : Tu te rends compte ?Ce sera la premiere fois que je vais monter sur scene, pas comme Sam & Dave, mais comme Sam Moore.Oui, il y a une justice en ce bas monde.Hold on, il revient ! Ca s'ecoute le sourire aux levres, cet album- prodige du grand Sam Moore.Passez vite sur la premiere chanson, Plenty Good Lovin' (une composition de Moore, ordinaire) avant de tanguer au son de la ballade bluesee de Tennessee Waltz.Le party commence avec Shop Around, comique et funky a souhait.Cordes, orgues et le sax de King Curtis mettent du corps a la ballade gospel If I Lose Your Love, Get Out My Life Woman evoque le Son of a Preacher Man de Dusty Springfield.et ainsi de suite jusqu'a la fin de ce court album (10 chansons, moins de 40 minutes).La voix de Moore y est encore tres solide malgre tout, et la direction musicale de King Curtis, ses envolees de saxophone et la performance du batteur Bernard Purdie injectent une bonne dose d'energie a Plenty Good Lovin'.L'album patit un brin en comparaison avec les succes de Sam & Dave chez Stax, on ne l'erigera pas en un classique qu'il a ete peche de nous cacher pendant 30 ans ; mais l'album est fort honnete, et l'on juge que Moore aurait bien debute sa carriere solo avec une telle galette.\u0001\u0001\u0001 1.2 PLENTY GOOD LOVIN' Sam Moore Swing Cafe / Fusion III Sam Moore promet de nous faire entendre sa voix a la fois criarde, suave et energique.On parle d'une tournee canadienne. 6LP1101D0302 D11 sam.6LP1101D0302 ZALLCALL 67 16:18:01 03/01/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 D 1 1 LA FÊTE DE LA LUMIÈRE HYDRO-QUÉBEC Gratuit HORAIRE DES ACTIVITÉS DU FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈRE POUR TOUT SAVOIR SUR LA PROGRAMMATION COMPLÈTE DU FESTIVAL CONSULTEZ LE PROGRAMME GRATUIT ! DISPONIBLE AUX POINTS D'ACHATS DES BILLETS, AUX SALLES DE SPECTACLE ET AUX RESTAURANTS PARTICIPANTS 3e édition Jusqu'au 3 mars 2002 AUJOURD'HUI! DEMAIN! Renseignements et Billetterie: LA FÊTE DE LA LUMIÈRE HYDRO-QUÉBEC Gratuit LES ARTS DE LA TABLE SAQ Tout au long des heures d'ouverture Dégustation de vins et portos à votre table Le Café du Nouveau Monde 10h La cuisine en fête, à 13h parents et enfants Atelier avec Pierre-Guy Bluteau Académie culinaire 12h Brunch le tour du monde en 80 plats Ritz-Carlton Montréal 13h 30 Foie gras dans tous ses états à 16h ITHQ 18h Soirée impériale à 21h 30 Holiday Inn Select à partir Festival gastronomique de 18h 30 espagnol Hilton Montréal Bonaventure 18h 30 Les vins font le festin ! Hôtel Inter-Continental 19h Chocolat et vins en folie La Chronique 19h Soirée spéciale libanaise Best Western Ville-Marie 19h 30 L'Alsace et sa choucroute avec Antoine Westermann Gare Windsor COMPLET DERNIER WEEK-END ! LES ARTS DE LA TABLE SAQ Tout au long des heures d'ouverture Dégustation de vins et portos à votre table Le Café du Nouveau Monde 10h Brunch chocolat\u2026historique ! à 12h 30 Musée Pointe-à-Calière 10h 30 Brunch aux parfums et 15h de Provence Delta Centre-Ville 11h Brunch de nos provinces et 13h 30 Hôtel Inter-Continental 11h 30 Brunch Réjouissances européennes Ritz-Carlton Montréal 11h 30 Brunch et démonstration à 14h sous la pagode Holiday Inn Select 12h Brunch nordique et piscine Alaska Hilton Montréal Bonaventure 14h 30 La cuisine mijotée à 16h avec Antoine Westerman 3 étoiles Michelin Académie culinaire COMPLET COMPLET COMPLET présente ACTIVITÉS SPÉCIALES Party de clôture Gratuit 13h30 Symphonie portuaire à 14h15 Pointe-à-Callière Le site de La Fête de la Lumière Hydro-Québec sera fermé à compter d'aujourd'hui, dimanche.MERCI à tous les Montréalais.Grâce à vous, le Festival a connu un succès extraordinaire ! MERCI à tous nos partenaires pour cette programmation exceptionelle, à nos commanditaires et à nos partenaires gouvernementaux et médias qui ont contribué à la réussite du Festival.LES ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX STELLA ARTOIS 18h 30 Petru Guelfucci Voce di Corsica Lion d'Or 19h Cendrillon Salle Claude-Champagne 19h 30 Spectacle de Clôture Montréal en Voix Théâtre Maisonneuve COMPLET en collaboration avec présente: Encore quelques bons billets disponibles.Billets en vente à la porte 17h Les 5 à 7 SAQ (2 pour 1) à la Place Braseros et Bistro Hydro-Québec 18h 15 Le Feu du Froid et 20h grand spectacle avec la troupe Zakouski à la Grande Scène Hydro-Québec en collaboration avec 19h Spectacle des artistes de rue à l'Amphithéâtre Hydro-Québec 20h 30 Les Feux du Canada spectacle de pyrotechnie urbaine devant la salle Wilfrid-Pelletier présentés par le gouvernement du Canada Représentation spéciale 21h Les D.J.Stella Artois Akufen (Perlon, Hautec, Trapez) À l'Espace Cube avec Isabel Bayrakdarian, Marc Hervieux, Lambroula Maria Pappas, Gaetan Laperrière, Manon Feubel, Richard Margison, Gino Quilico, Martha Angeline Guth RENDEZ-VOUS l'an prochain du 13 février au 2 mars pour la 4e édition 3031633A DISQUES Dominique A.tout simplement ALAIN BRUNET PARIS \u2014 Un jour, un homme s'est remué.Brisant l'inconfortable cocon à l'intérieur duquel il déployait un génie certain, il s'est libéré.Puis, il a laissé sortir de lui un rock puissant, dépressif, d'une contagieuse misanthropie.Remué en 1999, le chanteur s'est calmé de nouveau.sans retourner dans son cocon pour autant.Calme et souriant dans ce local vitré des bureaux de Labels (sousétiquette de Virgin France), revenu de toutes les hécatombes (en incluant sa séparation avec sa compagne Françoiz Breut), Dominique A.ne souscrit pas tout à fait à ce récit qui le concerne.S'en fout, à la limite.« Je ne me suis jamais senti timoré sur scène », lance-t-il à son corps défendant.Cela étant, les nuances viendront assez vite dans la conversation.« Des années de scène m'ont peutêtre forgé un caractère que je n'avais pas avant.Récemment, je me suis vu dans deux vidéos, un tourné 1996 et un autre en 1999 ; l'écart est effectivement énorme », admet l'interviewé.Dominique A.reste évidemment Dominique A., un artiste brillant, moins tourmenté mais encore tourmenté, parmi les voix les plus fortes de la nouvelle chanson française.Produit par John Parish (proche collaborateur de PJ Harvey, sans compter Goldfrapp et Giant Sand), Auguri, son quatrième album, se situe quelque part entre La Mémoire neuve (1995) et Remué.« Avec Remué, dit son créateur, j'étais un peu frustré de m'être éloigné de la mélodie pop.J'avais envie de faire un petit pas en arrière avec ce disquelà.« D'autant plus que j'aurais trouvé indécent de revenir vers les gens avec quelque chose d'aussi misanthrope que Remué.Sur le nouveau disque, remarquez, il y a quand même des chansons pas très gaies comme Où conduit l'escalier, Pour la peau ou Les Hommes entre eux.» Auguri, qui signifie meilleurs voeux en italien, serait donc un disque « intermédiaire ».« C'est un peu la somme des autres.Ce n'est peut-être pas le meilleur, mais c'est une espèce de fourre-tout où l'on trouve dedans mes disques précédents.» Même si ce disque peut être considéré comme un retour du chanteur à la chanson-chanson, Dominique A.n'en pense pas moins que les textes de Remué sont supérieurs à ceux d'Auguri.« J'avais vachement plus travaillé, j'étais derrière chaque mot.Là, j'ai tenu à ce que ce soit moins lourd au niveau du chant.Ce ne sont pas des textes qui ont des qualités en soi, quoi, ce sont des textes de chansons qui fonctionnent dans le cadre d'une chanson.Savez, la chanson dite « à texte » est un mal bien français.» Et paf dans le patrimoine.Sur Auguri, donc, le texte serait d'abord au service de son interprète.« Ce que j'ai voulu faire, c'était me placer dans l'optique de chanter devant les gens.Je voulais des structures simples et répétitives.Je voulais de nouveau chanter, être bien physiquement avec les mélodies et ce que les chansons racontent.C'était, d'ailleurs, la première fois que j'écrivais textes et mélodies dans le même laps de temps, pendant les mêmes deux heures.Je voulais un même état d'esprit pour les deux dimensions de chaque chanson.» Auguri n'est certes pas la chronique de sa séparation avec son excollaboratrice et mère de son enfant, mais.« On me demande si ce que je raconte est autobiographique, je réponds par la négative, mais.je pense que ça l'est quand même.» Au lecteur de rimes, on laissera le soin de débusquer le vécu de l'auteur.Dans bien des cas, en tout cas, ce n'est absolument pas le cas.Mon Antonia, par exemple, serait tiré d'un roman de Willa Sibert Cather qui aborde la migration de pauvres gens d'Europe de l'Est dans les plaines nord-américaines, « un texte énigmatique, une succession d'images ».Le Commerce de l'eau serait inspiré de lectures sur la prostitution à Tokyo \u2014 sans aborder le phénomène directement.On vous laisse travailler.Auguri, apprendra-t-on en outre, a été d'abord conçu comme un match chanteur-batteur.« Une fois les ébauches accomplies, Sacha (Toorop) s'est greffé au processus créatif.J'étais le seul à connaître les chansons avant d'arriver en studio, il n'y avait aucune maquette.J'avais vraiment envie qu'on soit face à face, je voulais le mettre au pied du mur.C'était vraiment un truc de spontanéité qui se voulait le plus proche possible d'une performance live.» Auguri, conclut son créateur, se veut un disque « très simple dans la forme avec plein d'exercices de style.» « Un flamenco ?Allez hop ! on en fait un.Du country ?Une chanson pourrait se prêter à ça.Je voulais être le plus conventionnel possible, pour ainsi voir ce qui pouvait se dégager d'expérimental dans un cadre super classique.Je ne ferais pas des pieds et des mains pour vendre des disques, mais j'aime bien l'idée d'être un peu original avec toujours ce souci de plaire au plus grand nombre.» PHOTOTHÈQUE La Presse Dominique A.: « On me demande si ce que je raconte est autobiographique, je réponds par la négative, mais.je pense que ça l'est quand même.» ACCLAMÉ PAR 500 000 SPECTATEURS EN EUROPE De retour à Montréal pour le 20e anniversaire de Juste pour rire THÉÂTRE MAISONNEUVE - PLACE DES ARTS DU 10 AU 20 JUILLET Réservations : (514) 842-2112 Billetterie Juste pour rire : (514) 845-2322 (Forfaits-groupes-VIP) Admission : (514) 790-1245 VIVA ARTURO 3031652A 6LP1201D0302 D12 sam.6LP1201D0302 ZALLCALL 67 16:21:58 03/01/02 B D12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 ARTS VISUELS Du théâtre technologique qui bouscule JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale Du théâtre technologique.Ou comme le dit le sous-titre, une « fantasmagorie technologique ».Les Aveugles, pièce de jeunesse de Maurice Maeterlinck présentée sous forme d'installation vidéo au Musée d'art contemporain, repose en effet davantage sur l'électronique que sur l'humain.Quoique.Pas d'interprètes en chair et en os, mais Céline Bonnier et Paul Savoie prêtent tout de même voix et faciès à cette forte aventure mariant texte et visuel.L'homme derrière tout ça, le metteur en scène Denis Marleau.Invité par le MAC dans le cadre du programme de résidence ouvert à des artistes hors du circuit de l'art contemporain, le fondateur du Théâtre UBU n'en est pas pour autant à ses premiers essais dans la vidéo.Autant sur scène (Les Trois Derniers Jours de Fernando Pessoa, 1997) qu'en dehors (participation à l'installation de Michel Goulet, Porter le mur comme un masque, 2000), Marleau projetait déjà des visages sur des écrans-masques.Pour Les Aveugles, il reprend et exploite à merveille le même exercice, d'où la fantasmagorie, procédé consistant « à faire apparaître des figures irréelles dans une salle obscure, à l'aide d'effets optiques » (Petit Larousse).Les « figures » sont ici au nombre de 12, six femmes et six hommes interprétés par le duo Bonnier-Savoie.L'effet est d'autant plus saisissant que ces têtes surgissent dans l'obscurité d'une salle autrement vide.Rien d'autre à voir, la douzaine de visages flotte dans l'espace telle une constellation étoilée.Si ce n'était de cette composition visuelle et spatiale, Les Aveugles se verrait comme une pièce de théâtre classique.Il y a bel et bien une scène et le texte est dit in extenso outre les quelques phrases que Marleau a retranchées, parce qu'elles « obligeaient, dit-il dans le catalogue de l'expo, un mouvement scénique ».Immobilité.Le mot semble maintenant indissociable à l'homme de théâtre.En ne faisant appel qu'aux têtes des comédiens, en excluant tout autre élément physique, il rend totalement statique l'art de la scène.Audacieux, puisque tout repose alors sur ce texte écrit il y a plus de cent ans et sur les seules expressions faciales.Il faut dire que Maeterlinck, qui cherchait déjà en 1890 à « écarter entièrement l'être vivant de la scène », propose avec Les Aveugles un univers propice à l'exercice, disons, antithéâtral.Le récit met en place 12 personnages souffrant de cécité, abandonnés dans le bois par leur guide.Isolés et laissés à eux-mêmes, ils tentent tant bien que mal de trouver une solution à leur désespoir.Jeux de mots et allusions aux cinq sens, le texte plonge le spectateur dans une profonde et sévère réflexion humaniste, basée sur les apparences et la confiance de l'autre.Que le metteur en scène ait choisi les mêmes comédiens pour interpréter six rôles chacun relève bien des paradoxes.Peut-on vraiment se passer de l'humain pour donner forme à un personnage ?Ils peuvent bien avoir les mêmes traits, chaque aveugle a une personnalité (l'aveugle de naissance, l'aveugle et sourd, la folle.), relevée avec brio par Bonnier et Savoie tant dans le timbre de leur voix ou la cadence de leur parler que dans leurs mimiques.L'absence de décor ne laisse d'ailleurs d'autre choix que de concentrer sur le duo d'acteurs.Dans ce sens, Marleau fait ici du théâtre minimal.Tout est à imaginer, de l'univers sombre et lugubre dans lequel se retrouvent ces pauvres gens à leur propre physique.« Où sommes-nous ?Est-ce le jour ou la nuit ?» ne cessent-ils de se demander, à l'instar du spectateur confronté à la noirceur de la salle.D'où la déception lorsque le choix sonore évoquant les bruits ambiants (mer, animaux, vent) vient perturber l'imaginaire.Ou, encore plus grande désillusion, celle de voir apparaître, vers la fin, un mannequin qui brise un certain charme instauré.On sort tout de même de ces 45 minutes de théâtre technologique bousculé et profondément bouleversé.LES AVEUGLES, de Denis Marleau, au Musée d'art contemporain, jusqu'au 24 mars, représentations à 14 h, 17 h et, le mercredi, 19 h.Places limitées.Info : 514 847-6226.Céline Bonnier et Paul Savoie prêtent voix et faciès aux Aveugles de Denis Marleau, une aventure qui marie texte et visuel.AU STADE DE FRANCE AUX BEAUX DIMANCHES DEMAIN 19h 6LP1301D0302 6LP1301D0302 ZALLCALL 67 17:01:20 03/01/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 MA R S 2 0 0 2 D 1 3 ARTS VISUELS Dix ans de Lacasse JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale Voilà une dizaine d'années que François Lacasse s'insère dans le paysage pictural québécois de manière fort intéressante, et voilà que le MAC le souligne par une « première » rétrospective.François Lacasse, peintures 1992-2002 jette un regard sur l'oeuvre de cet artiste attiré par « la matérialité de la peinture ».Une signature qui happe le visiteur.En 30 tableaux, des acryliques et encres sur toile, l'expo démontre, dans un accrochage sobre mais efficace, la logique évolution d'un travail à cheval entre la figuration et 1992-1996, voire celle allant jusqu'en 1999, repose sur la juxtaposition de deux langages.Superposition de plans, de motifs et de couleurs, l'ensemble joue sur la lisibilité et son contraire.Sous une composition de lignes ou de mosaïques surgit du fond une figure telle une anamorphose (Reliquat), telle une image fantôme (Prémisse I).Les dernières années tirent davantage dans l'abstraction pure, laissant la matière, encore plus dégoulinante et colorée, prendre toute la place.Sourdre se présente d'ailleurs comme un rideau de peinture derrière lequel il n'y aurait plus rien à voir.Vu à l'occasion comme un digne successeur de Pollock ou de Charles Gagnon, Lacasse n'en est pas moins un des principaux défenseurs de la peinture actuelle.Ses récentes expos à Plein Sud et René Blouin, comme ses participations aux plus importantes manifestations collectives (le Peinture peinture de 1998) en donnaient d'ailleurs la preuve.FRANÇOIS LACASSE, PEINTURES 1992-2002, au MAC, jusqu'au 28 avril.Charney photographique INAUGURÉE EN même temps que celle sur François Lacasse, la rétrospective Melvin Charney souffre peutêtre de la comparaison.Les attentes étaient élevées tant l'artiste architecte a laissé sa marque dans l'espace urbain montréalais.Beaucoup plus éclatée sur le plan de l'accrochage, la démonstration de l'importance de la photographie chez le concepteur du Jardin du CCA manque pourtant de mordant.À l'instar de Lacasse, Charney superpose images et plans.Mais son art est autrement plus narratif.Ses compositions, organisées à partir d'images de lui ou tirées de journaux, ne manquent pourtant ni d'intérêt ni d'imagination, jouant à la fois entre réalisme et fiction.L'expo, articulée autour de quatre thèmes (photos, photos assemblées, photos peintes, photos construites), semble coincée dans une présentation liée au support, et donc presque chronologique.S'il est vrai que la photo lui aura permis de voir la ville autrement, il aurait été intéressant de le voir exposé plus explicitement.MELVIN CHARNEY, au MAC, jusqu'au 28 avril.Brouhaha sans effet DERNIÈRE EXPO inaugurée en deux semaines au musée de la rue Sainte-Catherine, Dialogue(s) réunit trois peintres dont le vocabulaire plastique est censé les rapprocher.Pour Lise Boisseau, Michel Daigneault et David Urban, c'est l'occasion d'une première présence au MAC.Dommage pour eux, car l'événement, organisé en collaboration avec le Centre d'exposition de Val-d'Or, laisse plutôt indifférent.Est-ce la réunion de trois langages abstraits supposés semblables et uniques à la fois ?Est-ce que l'abstraction, point commun ici, est une raison suffisante pour en faire un thème unificateur ?Le genre semble manquer de souffle, pourtant on sait qu'il ne se meurt pas (voir François Lacasse).Dialogue( s).de sourds ?La chose, en tout cas, émet un brouhaha à peine dérangeant.DIALOGUE(S), MAC, jusqu'au 21 avril.Rétrospectives des oeuvres de François Lacasse (Schize, à gauche) et de l'artiste architecte Melvin Charney (Origins of the White City, à droite) au MAC, jusqu'au 28 avril.Gilles Vigneault Voyagements 26 et 27 avril, 20h00 Marie-Jo Thério Arbre à fruits.Arbre à fruits.23, 24 et 25 mai, 20h00 Laloux Soirée brésilienne 20 avril, 20h30 Quartango Macadam Tango 9, 12 et 13 avril, 20h00 Daniel Boucher 5e et dernière série de supplémentaires Dix mille matins.Le spectacle 21 mars, 20h30 22 mars, 20h30 24 mars, 19h30 Claude Gauthier L'homme qui passait par là 27, 29 et 30 mars, 20h00 Manon Lévesque Vertiges 3, 5 et 6 avril, 20h00 Yvon Deschamps Comment ça .2002?du 7 au 18 mai, 20h00 Prix-cinéma au balcon 12,50$ Le CORONA, 2490, rue Notre-Dame Ouest, Montréal Billetterie : (514) 931-2088 / (514) 790-1245 Accompagné de 7 musiciens sur scène Places limitées Mise en réalisation artistique : Louise Forestier et Pierre Séguin COMPLET En tournée avec le Réseau Centre: 1 er mars, Ste-Marie-de-Beauce, 2 mars St-Georges-de-Beauce, 8 mars Richmond, 9 mars East Angus, 15 mars Lac Mégantic, 16 mars Waterloo, 22 mars Coaticook , 23 mars Ste-Camille Album Vertiges disponible maintenant L'homme qui passait par là album disponible 3029889A SPEC (Groupe) 514 527-3644 www.lesdix.com Produit par BCBG Max Azria Entertainment et 7 Art 3030390A 6LP1401D0302 6LP1401D0302 ZALLCALL 67 17:57:44 03/01/02 B D 1 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 MA R S 2 0 0 2 EN BREF Neige, pas neige.Jam hivernal et portes ouvertes à Musique Plus Concert engagé L'AIDE MÉDICALE pour la Palestine, en collaboration avec les Productions Nuits d'Afrique, tiendra un concert-bénéfice au profit des enfants palestiniens vivant dans deux camps de réfugiés du Liban du Sud.Une dizaine de groupes montréalais issus de différentes cultures s'y produiront : Assar Santana (Brésil), Jab Jab (Trinidad et Tobago), Madou Diarra (Mali), Muna Mingolé (Cameroun), Patrick Ross (Haïti), Senaya (Guadeloupe), J'Tam (Québec), Wasobia (Ghana/Côte d'Ivoire), Koffi Koffiento et Pacha (République démocratique du Congo), Sun Roots (Cameroun), Syncope (Algérie) ainsi que la troupe de danse Dabké Jabali N a r (Palestine).Les profits financeront deux nouveaux centres éducatifs et créatifs dans les camps de réfugiés.Infos : 514 843-7875.Mort du violoniste Helmut Zacharias LE VIOLONISTE allemand Helmut Zacharias est mort à l'âge de 82 ans des suites d'une pneumonie dans une maison de retraite d'Ascona, dans le sud de la Suisse, a confirmé hier sa fille Sylvia-Christiane.Ce musicien de renommée internationale, également compositeur et chef d'orchestre, qui avait vendu 14 millions de disques durant sa longue carrière, souffrait depuis sept ans de la maladie d'Alzheimer.ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale LA NEIGE SE fait rare à Montréal.Qu'importe ! Pour la troisième année, Musique Plus convie tous les écoliers en semaine de relâche à son désormais traditionnel Jam des neiges.Encore une fois, l'événement se tient au stade Molson de l'Université Mc Gill, le 9 mars, de 14 h à 21 h.L'an dernier, 10 000 personnes ont assisté, bien emmitouflées, à des compétitions de sports extrêmes (planche à neige, ski) et au spectacle de Crazy Town.Au tour des Planet Smashers de faire vibrer le nid des Alouettes, à 19 h 30, samedi prochain.Les plus frileux pourront évidemment suivre le tout, en direct, sur les ondes de Musique Plus.Ou, s'ils le préfèrent, rencontrer leurs animateurs favoris, au chaud, quelques jours plus tôt, à l'occasion des portes ouvertes de la station musicale.Cette année, on fait le grand ménage pour accueillir, sur deux étages, des gens de partout (certains partiraient même de la Gaspésie !) les 5 et 6 mars, de midi à 19 h.Tous les VJ et animateurs y seront, dont plusieurs au stand de leur émission.C'est le cas de Denis Talbot \u2014 M.Net, pour les intimes \u2014 qui attend les férus de jeux vidéo, de Virginie Coossa, Malik Shaheed, Pierre Landry, Anne-Marie Withenshaw, Mike Gauthier, Nabi et Claude Rajotte.Le vénérable de la station attend, avec un plaisir diabolique, vos suggestions de destroy, dans son décor du Cimetière des CD.« Je ferai ensuite un décompte des cinq artistes les plus détestés », dit l'animateur.Ses oreilles seront évidemment grandes ouvertes pour renouveler sa façon d'anéantir les CD qu'il trouve insupportables.« Mais on me demande parfois des choses impossibles, comme d'aller à la NASA ou de remonter dans le temps pour m'en débarrasser.» Les visiteurs pourront également, les 5 et 6 mars, assister à des prestations de Dubmatique, Gabrielle Destroismaisons, Jean-François Breau, Philippe Berghella, Latitude Nord et Mistress Barbara, ainsi qu'à des entrevues avec Jacynthe, Dumas, Marie-Chantal Toupin, le patineur de vitesse Marc Gagnon (trois fois médaillé aux Jeux olympiques de Salt Lake City) et l'humoriste Peter Mac Leod.Plusieurs nouveautés attendent les téléspectateurs qui se déplaceront au 355, rue Sainte-Catherine Ouest, comme ce stand « Musique Plus 15 ans » où ils pourront regarder des extraits d'émissions, d'entrevues et de prestations musicales d'une autre époque.Certains attendent la semaine de relâche scolaire depuis longtemps, comme les participants du concours Le Défi Focus sur Plus.En janvier et février, les téléspectateurs étaient, en effet, invités à révéler, sur Internet, jusqu'où ils seraient prêts à aller pour gagner une Ford Focus ZX5.Les cinq idées les plus folles ont été retenues parmi.9000 ! Leurs auteurs donneront vie à leur fantaisie, devant la caméra, jeudi et vendredi.Un téléspectateur de Chicoutimi vendra des friandises en pleine rue Sainte- Catherine, vêtu d'un simple cache-sexe et d'une tuque, au nom d'une fondation bidon.Un autre de Laval se fera raser le crâne par Pierre Landry, et le torse par Claude Rajotte.Une concurrente de Val-d'Or léchera le crâne de Claude Rajotte recouvert, pour l'occasion, de crème fouettée.Un garçon de Lévis fera une demande de crédit à la banque.déguisé en poulet.Et la cinquième, de L'Île- Perrot, compte livrer un combat dans la boue contre une personnalité du milieu artistique.Il ne leur restera qu'à se plier à une série d'épreuves (que Musique Plus garde secrètes) pendant le Jam des neiges.L'un d'entre eux repartira en auto.« Les années passées, on invitait les gens à participer à un quiz musical, mais on décourageait ceux qui ne connaissaient pas Blink 182 », note Chantal Nolin, relationniste de Musique Plus.Désormais, on n'a qu'à être téméraire ou un peu cinglé pour espérer gagner une voiture ! Claude Rajotte attend les suggestions destroy.Claude Rajotte n'est plus à CHOM ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale DEPUIS TROIS semaines, les inconditionnels de Claude Rajotte et des nouvelles tendances musicales (électronica, down tempo.) sont en deuil.Le 11 février, de 21 h à minuit, l'animateur a animé la dernière de The Claude Rajotte Show à CHOMFM.Nouveau format rock classique oblige, la musique ambiante, planante et atmosphérique qu'il affectionne tant ne semblait plus avoir sa place dans la grillehoraire de la station montréalaise anglophone.« Ça se fait toujours de façon très sauvage, affirme l'animateur du Cimetière des CD à Musique Plus.J'ai dû appeler deux fois pour savoir si j'avais encore mon émission.On m'a dit qu'on voulait encore travailler avec moi, mais ça ne m'intéresse pas de revivre mon adolescence une quatrième fois ! Je suis toujours aussi curieux en musique.» « Il n'y a aucune ouverture d'esprit à la radio.Résultat ?Le Québec est constamment en retard.On sort des disques de groupes comme la Chicane, de la musique qui sonne comme celle de 1974.Remarque qu'aux États-Unis, ce n'est guère mieux.» Le 15 février, la direction de CHOM revoyait, en effet, le style musical de la station.Led Zeppelin, AC/DC et The Eagles sont alors redevenus les maîtres des ondes.À ce retour au rock classique s'ajoutait celui de Terry Di Monte à la barre de l'émission matinale de CHOM.L'émission du lundi soir de Claude Rajotte s'est d'abord appelée Nu Musik (il y a 12 ans) et Rage, avant de porter simplement le nom de son animateur (depuis juillet 2000).Il a commencé à travailler à CHOM il y a 20 ans, bien avant d'entrer à Musique Plus, en 1986.« Je comprends le repositionnement de CHOM, qui ne s'en allait nulle part depuis quelques années, admet-il.Mais j'étais là pour l'amour de la musique plus que pour la paye.» L'animateur espère maintenant trouver rapidement une autre tribune pour diffuser de la musique « jouée nulle part ailleurs ».« J'ai fait quelques appels.J'aimerais travailler à la radio numérique, même si je n'anime plus.J'ai besoin de communiquer ce genre de musique.» ce soir à 18 h 30 Cinéma DOUBLE Lac Placide Bridget Fonda et Bill Pullman sur la piste d'un énorme reptile.20 h 15 Le pacificateur Un terroriste cherche vengeance à New York ! Avec George Clooney et Nicole Kidman ! PRIMEUR 3027729A 6DU1501D0302 ARTS SPECTACLES 6DU1501D0302 ZALLCALL 67 22:10:21 02/28/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 D15 UNE DISTRIBUTION INÉDITE 29 CHANTEURS et DANSEURS SUR SCÈNE vous proposent Avec HUGO, ARIANE GAUTHIER, MARIE-DENISE PELLETIER, RICHARD GROULX, MATT LAURENT, MANUEL TADROS, JOËL LEMAY, FRANÇOIS GODIN, CORINNE ZARZOUR, JOSÉE D'ORLÉANS, DANY VACHON, DAVID LEBLANC, MYRIAM BROUSSEAU, PAUL BISSON, KATEE JULIEN, MARTIN MOERMAN, TOMMY DEMERS Avec les danseurs LYDIA BOUCHARD, LIZA KOVACS, LUCIANE PINTO, ANNE PLAMONDON, ÉLISE VANDERBORGHT, NADINE VERNON, KARIM ANKOUCH, KHALIL CALDER, MICHAËL BRIDGE-DICKSON, BENOÎT LEDUC, NICHOLAS PEEL ET PETER TROZMER DU 30 JUILLET AU 4 AOÛT 2002 (514) 790-1111 ou 1 800 848-1594 INFORMATIONS: www.romeoetjuliette.ca Assistance à la mise en scène Julie Beauséjour Direction vocale Linda Mailho Costumes Dominique Borg Éclairages Yves Aucoin Décors Olivier Landreville Producteur Charles F.Joron Mise en scène et chorégraphie JEAN GRAND-MAÎTRE Conseiller artistique à la mise en scène et à la chorégraphie REDHA SUPPLÉMENTAIRES Le spectacle musical de GÉRARD PRESGURVIC d'après l'oeuvre de William Shakespeare 3031614A 6LP1601D0302 D16 sam.6LP1601D0302 ZALLCALL 67 21:18:02 03/01/02 B D16 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 2 MARS 2002 Les Sultans.Bruce un jour, Bruce toujours! JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE ON NE VOUS resservira pas l'histoire du groupe meconnu sorti des oubliettes.Avec les Classels et Cesar et ses Romains, les Sultans sont parmi les plus celebres des groupes quebecois des annees soixante, un repere absolu quand on parle yeye et Jeunesse d'aujourd'hui.Et pourtant.Il aura fallu plus de 30 ans pour que le beau Bruce et sa bande aient droit a une anthologie a la mesure de leur impact.Trois disques parus depuis peu donnent l'occasion de renouer avec cette formation majeure des premieres heures du rock quebecois.Mieux encore, ils offrent une plongee en sonorama dans la frenesie de l'epoque.Trois disques, mais on devrait plutot dire deux, le dernier volume etant tout specialement consacre a Bruce sans les Sultans.Une suite logique certes, mais des coins plus arrondis et une fenetre grande ouverte sur le folk-pop des annees soixante-dix.En ce qui nous concerne, surement la meilleure surprise de cette trilogie.D'autant qu'on y retrouve une huitaine d'inedits, destines a un album qui dormait sur les tablettes depuis 1974.Une carriere solo aussi courte (1969-1974) qu'honorable, disons-le.Outre de rares succes au palmares (L'Amour, l'amour, l'amour), on redecouvre ici plusieurs chansons aux melodies irreprochables, des petits bijoux pop emballes avec gout (cuivres printaniers, choeurs contagieux ) a ranger entre les Zombies, Simon & Garfunkel et.les Sultans.Bref, du soleil en canne a ressortir lors de la saison chaude.Les mauvaises langues ne manqueront pas de souligner la relative indigence des textes, ce cote un peu cucul la praline.On leur repondra qu'il y avait encore pire.Et puis cette voix, cette fameuse voix de velours qui en fit pamer plus d'une ne compense-t-elle pas largement ?Malgre ses racines rock, Bruce Huard etait avant tout un chanteur de charme.Et les chanteurs de charme ne refont pas le monde, c'est bien connu.Gaves de classiques, les deux premiers disques etonnent deja moins.On y retrouve pele-mele les grands succes des Sultans, de Tu es impossible a Angelique, passant par La poupee qui fait non, Tout le monde me dit qu'elle est belle, A toi que je pense et autres tubes graves entre 1964 et 1968.Pas fous, les gens de l'etiquette Merite ont disperse les grosses tounes sur les deux disques.Impossible d'avoir La poupee.et Tout le monde me dit qu'elle est belle sur un seul volume.A moins de se priver de l'un ou de l'autre, le double achat s'impose.A choisir, on suggerera neanmoins le deuxieme CD pour sa quinzaine de chansons en concert, repiquage integral de l'album Live en personne a Starovan, spectacle mythique puisque le groupe y fit ses adieux officiels.Ou la popularite des Sultans devient monstrueusement palpable, la plupart des chansons etant enterrees sous les hurlements de 8000 demoiselles hysteriques au bord de l'evanouissement.Electrique et rock'n'roll.La Beatlemania adaptee a la sauce Saint-Hyacinthe, le centre Paul-Sauve bonde et suffocant comme si on y etait.Ah, le vent des annees soixante ! Musicianship, sens melodique, jolis minois : force est d'admettre que Bruce, Denis Forcier, Claude Reid, Pierre Belanger et Ghislain Dufault n'avaient pas vole leur reputation.Bien qu'inegale, l'oeuvre demeure viable, echo de qualite a la British invasion, version bien a nous des Beatles, des Kinks et des Zombies reunis.Fallait-il, du reste, s'approprier aussi impunement les chansons de ses modeles ?Si La poupee qui fait non etait une reprise avouee du tube de Michel Polnareff, Tu es impossible et Il n'y a rien au monde que je ne ferais pas pour cette fille ont toujours ete attribuees aux Sultans, alors qu'elles appartenaient respectivement a Them (Can Only Give you Everything) et aux Kinks (Nothing in the World that I would'nt for that Girl).Cette anthologie eut ete l'occasion de rectifier les faits.Dommage.\u0001\u0001\u0001 LES SULTANS, vol.1 LES SULTANS, vol.2 \u0001\u0001\u0001 1.2 L'AMOUR, L'AMOUR, L'AMOUR Bruce Disques Merite Mail Champlain Toutes les ac tivi tes sont g ratu ites! Et plus encore! Pour informations: (450) 466-1066 Du 5 au 8 mars .Quiz Le Lait en fol ie avec de nombreux cadeaux-surprises .Defiles de mode .Roxanne Roy et la troupe de danse junior Mode Action .Spectacles de magie et Ecole de Harry Celebrez la relache scolaire ! Activites, ateliers et spectacles pour toute la famille ! 2151 boul.Lapiniere (angle Taschereau) Brossard .Atelier de bricolage - recyclage .Maquillage pour enfants .Special Adosle vendredi 8 mars de 18 h a 21 h avec une soiree Magasinage sans relache et la Troupe de rap Anonymat 3028334A PIE-IX dans la grande serre du Jardin botanique de Montreal 4101, Sherbrooke Est (514) 872-1400 www.ville.montreal.qc.ca/jardin www.ville.montreal.qc.ca/insectarium 22 fevrier au 1er avril 2002 .9 h a 17 h 3026549A Une presentation Un tramway nomme Desir Soyez le grand gagnant d'un voyage comprenant le transport aerien et trois nuitees dans un hotel de categorie superieur a La Nouvelle-Orleans.De plus, vous assisterez a une representation d'Un tramway nomme Desir, en compagnie de trois de vos amis.Pour participer, remplissez ce coupon-reponse et postez-le au TNM.Le tirage sera effectue le 11 mars 2002 au Theatre du Nouveau Monde.Ce coupon paraitra dans La Presse jusqu'au 6 mars 2002.Les reglements du concours sont disponibles au TNM et a La Presse.Valeur approximative du prix : 2 000 $ Grace a La Presse et Club Voyages Outremont, courez la chance de gagner un sejour pour deux personnes a La Nouvelle-Orleans et une soiree V.I.P.au TNM! Tennessee Williams Traduction, mise en scene Rene Richard Cyr Des le 5 mars 866.8668 en Louisiane! Un tramway vous mene Reponse : Retournez ce coupon-reponse des aujourd'hui par la poste a l'adresse suivante: Concours Un tramway vous mene en Louisiane, Theatre du Nouveau Monde, 84, rue Sainte-Catherine Ouest, Montreal (Quebec) H2X 1Z6 Nom : Age : Adresse : App.: Ville : Code postal : Tel.(res.) : Tel.(trav.) : Courriel : Un coupon-reponse par enveloppe.Les fac-similes ne sont pas acceptes.Repondez correctement a la question suivante : Quelle comedienne interprete Blanche Du Bois dans Un tramway nomme Desir, presente au TNM des le 5 mars ?OUTREMONT 3030139A 6LP1701D0302 D17 sam.6LP1701D0302 ZALLCALL 67 23:16:53 03/01/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 D17 À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Après la pluie, de Sergi Belbel.Mise en scène de Michel Nadeau.Trad.de Jean-Jacques Préau.Avec Lorraine Côté, Danielle Lépine, Normand Lévesque, Michel Poirier, Linda Roy, Marie-Josée Bastien, Paul-Patrick Charbonneau et Véronika Makdissi-Warren.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 30 mars.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Dès mar., 20h, Un tramway nommé Désir, de Tennessee Williams.Trad.et mise en scène de René Richard Cyr.Avec Marie-France Marcotte, François Papineau, Isabel Richer, Pierre Lebeau, Caroline Lavoie, Jean-Pierre Matte, Marcela Pizarro, Christiane Proulx et Sébastien Rajotte.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Auj., 20h, Blasted (v.f.), de Sarah Kane.Trad.de Anne- Marie Regimbald.Mise en scène de Stacey Christodoulou.Avec Henri Chassé, Gérald Gagnon et Isabelle Roy.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Auj., 19h30, Camélias, de Pascal Brullemans d'après l'oeuvre d'Alexandre Dumas, fils.Mise en scène d'Éric Jean.Avec Jean-François Beaulieu, Normand Daoust, Alexandre Frenette, Anne-Sylvie Gosselin et Josée Rivard.THÉÂTRE NATIONAL (1220, Ste-Catherine E.) Auj., jeu., ven., 20h, Les Gagnants, de François Archambault.Mise en scène de Louis Wiriot.Avec Patrice Bonneau, Martin Brisson, Andréa Carvajal, Sylvio Forest, Valérie Lallier, Jean-Sébastien Pilon et Marie-France Turcotte.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Dès mar., 20h, Le Goûteur, de Geneviève Billette.Mise en scène de Claude Poissant.Avec Annick Bergeron, Violette Chauveau, Patrice Coquereau, Robert Lalonde, Benoît Mc Ginnis et Hélène Mercier.Production du Théâtre PàP.LA LICORNE (4559, av.Papineau) Les 7Jours de Simon Labrosse, de Carole Fréchette.Mise en scène de Martin Faucher.Avec Philippe Cousineau, Daniel Parent et Sophie Vajda.Production du Théâtre de la Manufacture.Du mar.au sam., 20h; mer., 13h et 19h.Jusqu'au 9 mars.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC (2250, Ontario E.) Auj., 14h, L'Aube, d'après un canevas dramatique de Joël da Silva, idée originale de Marie-Hélène da Silva.Avec Marie-Hélène da Silva, Jean-Luc Éthier et Allan Sutton.CAFÉ FRAPPÉ (3900, St-Laurent) Auj., dim., jeu., ven., 21h30, Les Rêves de Katheryna, de Gregory Hlady.Avec Gabriel Gascon, Héloïse Depocas, Pierre-André Côté, Valentina Blagodatska, Jean-Félix Mailloux Desjardins, Ruey Wei How, Olenka Harasymowycz et Gregory Hlady.Présentation de Infinithéâtre.USINE C (1345, Lalonde) Auj., 20h30, Silences et Cris, une création de Gilles Maheu.Production de Carbone 14.LE NOUVEAU THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL (Temple maçonnique de Montréal, 2295, St-Marc) Les Gymnastes de l'émotion, de Louis Champagne et Gabriel Sabourin.Avec Stéphane Brulotte, Louis Champagne, Geneviève Rioux, Gabriel Sabourin.Du mar.au sam., 20h30; dim., 15h.Jusqu'au 9 mars.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Auj., mar., mer., jeu., ven., 20h, Ladies' Night, d'Anthony Mc Carten et Stephen Sinclair.Mise en scène de Denis Bouchard.Avec Serge Postigo, Sylvie Boucher, Michel Charrette, François Chénier, Marcel Leboeuf, Didier Lucien et Martin Petit.LION D'OR (1676, Ontario E.) Dim., 20h, 20 Heures.et j'en veux encore!.Metteurs en scène invités: Sébastien Maheux, Mathieu Marleau, Marianne Moisan et Isabelle-Marjorie Tremblay.Présentation de La Langue à Terre.CÉGEP DE ST-HYACINTHE (salle Léon-Ringuet, 3000, av.Boullé, St-Hyacinthe) Dès ven., 20h, L'Usine des poissons, de Israël Horovitz.Mise en scène et adapt.de Jean-Stéphane Roy.Avec les finissant (e)s de l'École de théâtre du cégep de St-Hyacinthe.THÉÂTRE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Auj., 20h, Antarktikos, de David Young.Trad.d'André Ricard.Mise en scène de Michel Monty.Avec Réal Bossé, Normand D'Amour, Stéphane Demers, Richard Fréchette, Michel Monty et Jean Turcotte.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Auj.et dim., 15h, Le Pingouin, Mise en scène de Gill Champagne.Texte Jasmine Dubé.Une création du Théâtre Bouches Décousues.(7 à 12 ans).MAISON DES ARTS (1395, boul.de la Concorde O., Laval) Dim., 11h et 15h, Les Petites Tounes, de Carlos Vergara et Claude Samson.(3 à 8 ans) MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRÂCE (3755, Botrel) Auj., 14h, Un autre monde, de Réjane Charpentier.Présentation du Théâtre de l'Oeil.(4 ans et plus) Danse TANGENTE (840, Cherrier) Auj., 20h30; dim., 19h30, Méduse ou la tête de Gorgô et Le Portrait, de Guylaine Savoie.Série des majeurs.Productions de la Gorgone.STUDIO DE L'AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Auj., 20h, Érosio.Présentation de la compagnie Van Grimde Corps Secrets.THÉÂTRE DES DEUX MONDES (7285, Chabot) Auj., 20h, De Julia à Émile, 1949, d'Estelle Clareton.Avec Hélène Loiselle, Maryse Carrier, Daniel Firth, Annik Hamel, Rachel Harris, Denis Lavalou, Danielle Lecourtois, Manon Levac, Mark Shaub et Daniel Soulières.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, John Wiens, ténor.Brahms, Britten.Dim., 13 h, Maria Piazza, soprano.Barber, Duparc, Puccini.Mer., 12 h 30, Gisèle Bol, violoniste, Donna Laube, pianiste.Ven., 20 h, Baroquen Voyces.CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (335, place d'Youville) Auj., 17 h et 18 h, Ensemble Super Musique.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Auj., 19 h 30, Montréal en voix.Isabel Bayrakdarian, Manon Feubel, Martha Angeline Guth, Marc Hervieux, Gaetan Laperrière, Richard Margison, Lambroula Maria Pappas et Gino Quilico, chanteurs.Orch., dir.Jacques Lacombe.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Auj., 19 h 30, Cendrillon (Massenet).Atelier d'opéra de l'Université de Montréal.Mise en scène: Yves Desgagnés.Dir.André Bernard.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Auj., 20 h, Richard Roberts et Marianne Dugal, violonistes, Élise Desjardins, pianiste.Mozart, Grieg, Debussy.Dim., 15 h 30, Claude Richard, violoniste, Suzanne Blondin, pianiste.Franck, Strauss.Mar., 20 h, Ensemble Moontide.Jazz.Mer., 20 h, Véronique Mathieu, violoniste, Geneviève Déraspe, flûtiste.Jeu., 20 h, Ian Parker, pianiste.Scarlatti, Bartok, Beethoven.Ven., 20 h, Jean- Guy Boisvert, clarinettiste.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Auj., 20h, Musica Camerata Montréal.Huit Pièces op.83 (Bruch), Quintette pour clarinette et cordes (Mozart), Ouverture sur des thèmes juifs (Prokofiev).Ven., 12h15, James Calkin, organiste; 20h, Agathe Martel, soprano, Kevin Mc Millan, ténor, Marc Bourdeau, pianiste.Schumann.GESÙ Auj., 20 h, dim., 15 h, Quand l'opéra bouffe.Anne St-Denis, soprano, Renée Lapointe, mezzo-soprano, Ronald Tremblay, ténor, Clermont Tremblay, baryton.UNITARIAN CHURCH (5035, de Maisonneuve O.) Auj., 20 h, Tea Mamaladze, pianiste.Prokofiev, Chopin.CHAPELLE BIRKS (Université Mc Gill, 3520, Université) Auj., 20 h, dim., 19 h, Ensemble vocal Choeurisma.ÉGLISE SAINT-NOM-DE-JÉSUS (4215, Adam) Auj.et ven., 20 h, Ligue d'improvisation à l'orgue: participants de Montréal.Arbitre: Raymond Perrin, organiste.ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE Dim., 16 h, Bernard Lagacé, organiste, et quatuor vocal.Bach, Brahms.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) De lun.à ven., Musi Mars 2002.Lun., 15 h 30, causerie: Alexina Louie; 20 h, table ronde.Mar., 14 h, causerie: Melissa Hui; 20 h, Ensemble de musique contemporaine de Mc Gill.Dir.Denys Bouliane.Frehner, Ye, Kagel, Louie.Mer., 15 h 30, causerie: Tan Dun; 20 h, Ensemble de la SMCQ.Dir.Walter Boudreau.Gougeon, Hui, Rea.Jeu., 15 h 30, causerie: Denis Gougeon; 16 h 30, causerie: John Rea; 19 h 15, interview: Tan Dun; 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Tan Dun et Denys Bouliane.Lesage, Bouliane, Dun.Ven., 11 h, master-class: Tan Dun; 15 h 30, causerie: Andriy Talpash; 19 h 15, interview: Tan Dun; 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Tan Dun et Denys Bouliane.Lesage, Bouliane, Dun.SALLE PIERRE-MERCURE Lun., 20 h, Jonathan Crow et Pascale Giguère, violonistes, Douglas Mc Nabney et Steven Dann, altistes, Brian Manker et Pierre Djokic, violoncellistes.Sonate pour violon et violoncelle (Ravel), Trio op.9 no 1 (Beethoven), Sextuor op.10 (Korngold).Concerts publics de Radio-Canada.Jeu., 20 h, Alain Lefèvre, pianiste.Tableaux d'une exposition (Moussorgsky), Six Moments musicaux (Rachmaninov), trois Études (Scriabine).ÉGLISE IMMACULÉE-CONCEPTION Mer., 20 h, Réal Gauthier, organiste.Bach, Liszt.ÉCOLE VINCENT-D'INDY Ven., 20 h, Ensemble Pentaèdre.Sérénade (Farkas), Quintette no 1 (Szervansky), Quintette op.93 (Foerster), Quintette op.10 (Haas).PAVILLON DES ARTS (Sainte-Adèle) Auj., 20 h, Matt Herskowitz, pianiste.Schubert, Liszt, Schumann, Rachmaninov.Variétés PLACE DES ARTS (Salle Stella Artois) Auj., 20h, André Tanguay.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Beat.Présentation des productions TGV.Coproduction de Sonia Guidotti et Normand Bouchard.Mise en scène de Sandro Thornton en collaboration avec André Pichettre Jr.et France Dionne, chorégraphe: 21h.THÉÂTRE OUTREMONT (1240, Bernard O.) Auj., 20h, Jorane.MÉTROPOLIS (59, Ste-Catherine E.) Auj., 20h, Amanda Marshall.LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Auj., 20h, Marlene, de Stephen de Oliveira et Alexandre St-Onge.ARITICIEL (4001, Berri) Auj., 22h30, Haute Viscosité, avec Alexandre Burton, Jimmy Lakatos et Julien Roy.SALLE PIERRE-MERCURE DU CENTRE PIERRE-PÉLADEAU (300, de MAaisonneuve E.) Ven., 20h, Dorothée Berryman et son trio.LE PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Auj., 20h, Pierrot Fournier chante Brel; ven., 20h, Dorice Simon.BALATTOU (4372, St-Laurent) Mar., Youssou Seck; mer., Zemes: 21h30.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Dim., 21h, Discocide, avec Woodstock in Val Viger et Jette Monnette; mar., 21h, Boomeko.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Mer., 21h, Dawn Tyler Watson, Michelle Willson, Angel Forrest, Carcole Vincelette et Roxanne Genest.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., Fusion tzigane, Romalen et Traky; dim., hommage à Père Gédéon, avec Robert Fortier et Marc Provost; lun., La Pena Flamenca: 21h.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 22h, Richard Lachapelle et Steve Labrecque.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., 22h, René Buisson.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., 20h, Karl Millette et Gilbert Lauzon.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., 20h, groupe Dany Pouliot et Duo Insomniak.QUAI DES BRUMES (4481, St-Denis) Lun., 21h, les Projectionnistes.BIDDLES (2060, Aylmer) Auj., dès 18h30, Duo Sophie Lapierre et Charlie Biddle; dim., dès 20h, Géraldine Hunt et Trio Arnold Ludviq.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., 22h, Coral Egan; dim., 20h30, Duo Jon Gearey.LION D'OR (1676, Ontario E.) Mer., 20h30, Mathieu Mathieu; jeu., 20h34, Marie-Jo Thério.ALIZÉ (900, Ontario E.) Auj., Diggit Jack; dim., LIM (Ligue d'improvisation montréalaise expérimentale): dès 20h.JILLIANS BLUE CAT LOUNGE (2313, Ste-Catherine O.) Auj., 22h30, Funktion.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 21h, groupe Carlos Veigas.AU SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, contes traditionnels et irlandais avec Bob Bourdon et Mike Burns.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange- Gardien, L'Assomption) Auj., 20h, les Cowboys fringants.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Auj., 20h30, Alain Caron.THÉÂTRE DE LA VILLE (salle Jean-Louis Millette, 180, de Gentilly E., Longueuil) Ven., 20h, Jim Corcoran.THÉÂTRE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Auj., 20h, Marie-Jo Thério.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Daniel Bélanger.THÉÂTRE DES DEUX RIVES (30, boul.Séminaire N., St-Jean-sur-Richelieu) Dim., 15h, les Baby Spice.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN (185, Ste-Catherine O.) Expositions Melvin Charney, François Lacasse: peintures 1992-2002 et Regards croisés.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (1380, Sherbrooke O.) Pavillon Jean-Noël Desmarais : Scultures portables.Exposition David Hoffos.Pavillon Michal et Renata Hornstein : Exposition Herbert List, flâneur romantique.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 11h à 21h.Jusqu'au 28 avril.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Exposition Mystère des Mochicas du Pérou.Jusqu'au 24 mars.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste- Croix) Expositions Trois pays dans une valise et Alfred Laliberté ou la volonté de conserver.jusqu'au geste.Du mer.au dim., de 12h à 17h.MUSÉE DU CHÂTEAU DUFRESNE (2929, av.Jeanned'Arc) Exposition Stanze Veneziane, les intérieurs vénitiens.Du jeu.au dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 14 avril.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Auj.et dim., oeuvres de Lyse Hébert.Oeuvres de Marc- Aurèle Fortin.MUSÉE DE LACHINE (110, chemin Lasalle, Lachine) Exposition La Maison Le Ber-Lemoyne: un site, un rêve.Du mer.au dim., de 11h30 à 16h30.ARTICULE (4001, Berri, suite 105) Oeuvres de Barclay Gellhaus et Michael Jolliffe.Du mar.au dim., de 12h à 17h.Jusqu'au 30 mars.ARTS N.D.G.(5800, Sherbrooke O.) Auj.et dim., de 12h à 17h, exposition Empreintes, oeuvres d'Ottilie Douglas-Fodor, Elizabeth Tsuk et Esther Williams.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière E., espace 401) Exposition Sensation du lieu, oeuvres de Violaine Gaudreau.Du lun.au ven., de 10h à 17h.Jusqu'au 22 mars.BORDUAS (207, Laurier O.) Sérigraphies de Danièle Rochon et eaux-fortes d'Ed Bartram et estampes de Riopelle.Du lun.au ven., de 9h à 18h; sam., de 10h à 17h.LA CENTRALE - GALERIE POWERHOUSE (460, Ste- Catherine O., espace 506) Oeuvres de Karilee Fuglem, Suzan Dionne et Kinga Araya.Du mar.au sam., de 12h à 17h.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Auj.et dim., de 11h à 18h, exposition Jeu d'aimants: une installation de Medium.CENTRE DE CRÉATIVITÉ - LES SALLES DU GESÙ (1200, Bleury) Expositions Séduction et cadence, oeuvres de Gilles Desmarais, Usure, utilité et continuité, oeuvres de Diane Tremblay, et Père Porteur.un instant, oeuvres de Laïla Foulon.Du lun.au sam., de 12h à 18h.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O., espace 444) Oeuvres d'Annette Merkenthaler et Ariane Thézé.Du mer.au sam., de 12h à 17h30.Jusqu'au 16 mars.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (pavillon de la Faculté de l'aménagement, 2940, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Exposition Visiter les entrailles de la terre, oeuvres d'Éric Demers.Mar., mer., jeu., dim., de 12h à 18h.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC (4247, St-Dominique) Oeuvres de Suzan Vachon et François Chalifour.Jusqu'au 8 mars.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Oeuvres de Françcois Cormier, Gwenaël Bélanger et Cartoon Logic.Du mar.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 16 mars.CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (335, Place d'Youville) Exposition Plus que parfaites - chroniques du travail en maison privée 1920-2000.Du mar.au dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 avril.ESPACE VOX (350, St-Paul E.) Auj.et dim., oeuvres de N.Baier, D.Berg, I.Grosse, M.Hoch, T.Kneubühler et Y.Sewraj.GALERIE B-312(372 , Ste-Catherine O., espace 403) Oeuvres de Sylvie Bouchard, Marie A.Côté, Chantal Goulet et Sylvie Readman.Du mar.au sam., de 12h à 18h.Jusqu'au 23 mars.GALERIE ROGER BELLEMARE (372, Ste-Catherine O., espace 502) Oeuvres de Marcel Marois.Jusqu'au 30 mars.0GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Exposition Voir rouge, oeuvres de Carol Bernier.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.Jusqu'au 30 mars.GALERIE DARE-DARE (460, Ste-Catherine O., espace 505) Oeuvres de Julie Andrée T.Jusqu'au 23 mars.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres d'Éric Demers.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de 12h à 17h30.Jusqu'au 11 mars.GALERIE S.DOUGLAS (460, Ste-Catherine O., suite 403) Oeuvres de Pierre Breault.Du mer.au ven., de 13h à 17h; sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 23 mars.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Auj.et dim., de 13h à 16h, oeuvres inédites de Kittie Bruneau.GALERIE ENTRE CADRE (4895, St-Laurent) Oeuvres des artistes de la galerie.Jusqu'au 16 mars.GALERIE GALA (5157, St-Laurent) Oeuvres de Marite Elizalde, Suzelle Levasseur et Manon Otis.Jusqu'au 31 mars.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Auj., de 12h à 17h, exposition Image, image-mouvement, mouvement, oeuvres de Martin Boisseau.GALERIE ICARI (55, Mont-Royal E.) Exposition Il pleut, oeuvres de Rock Lamothe.Jusqu'au 22 mars.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Oeuvres de Jan Delikat, David Schluss et George Eliopoulos.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Auj.et dim., oeuvres récentes de François Perras et Yvon Duranleau.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St-Paul E.) Oeuvres de Johanne Cullen, Donald Liardi et Andy Newman.Jusqu'à lundi.GALERIE LES MODERNES (372, Ste-Catherine O.) Auj., exposition Venise, oeuvres photographiques de J-C Lussier.GALERIE LIANE ET DANNY TARAN DU CENTRE DES ARTS SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte- Ste-Catherine) Oeuvres de Takahiro Fujiwara, Yuki Kimura, Hiroyuki Matsukage, Tsuyoshi Ozawa, Risa Sato et Saki Satom.Du lun.au jeu., de 9h à 21h; ven., de 9h à 15h; dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 10 mars.GALERIE LIEU OUEST (372, Ste-Catherine O., espace 523) Oeuvres de Léopold L.Foulem.Jusqu'au 23 mars.GALERIE OLIVIER MARTIN (1257, av.du Mont-Royal E.) Photographies de Jean Scheim, acryliques de Hélène Blondin et France Rhéaume.Jusqu'au 17 mars.GALERIE McCLURE (350, av.Victoria) Auj., de 10h à 17h, peintures de Michael Merrill.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Oeuvres de Nicole Payette.Du mar.au dim., de 11h à 17h.GALERIE MOLINARI (4855, Ste-Catherine E.) Oeuvres de Louise Pichette et Richard Poulin.Du lun.au mer., sam., de 10h à 18h; jeu., ven., de 10h à 21h.Jusqu'au 9 mars.GALERIE NORDHEIMER (383, St-Jacques O.) Peintures de Paul V.Beaulieu, Serge Lemoyne, Laurent Bonet et Roger Ricard.Sculptures de Liardi et Clément Lemieux.Jusqu'à lundi.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Dès dim., exposition Plût au ciel., oeuvres de Lise Gauthier- Beaulieu.Lun., de 13h à 21h; mar., mer., jeu., de 10h à 21h; ven., de 10h à 18h; sam., 10h à 17h; dim., 13h à 17h.GALERIE LILIAN RODRIGUEZ (372, Ste-Catherine O., espce 405) Exposition Babble (and Other Coded Language), oeuvres d'Antonietta Grassi.Du mer.au sam., de 12h à 17h30.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., espace 520) Oeuvres de Paul Bureau.Du mer.au ven., de 12h à 18h; sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 23 mars.GALERIE TURENNE INC.(1474, Sherbrooke O.) Oeuvres de Constantineau et tableaux anciens.OBORO (4001, Berri, suite 301) One Gargantuan Optimistic Metaphor, installation de Naomi London.Mar.au sam.12h, 17h.OBSERVATOIRE (372, Ste-Catherine O., espace 426) Exposition Misses and Misters Myth, peintures de Crystal Przybille.Jusqu'au 16 mars.OCCURRENCE (460, Ste-Catherine O., espace 307) Oeuvres de Lorraine Simms.Du mer.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 23 mars.OPTICA (372, Ste-Catherine O., espace 508) Oeuvres de Marcelino Stuhmer.Du mar.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 30 mars. 6LP1801D0302 D18 sam.6LP1801D0302 ZALLCALL 67 21:17:11 03/01/02 B D 1 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 MA R S 2 0 0 2 Le Maroc, à la bonne franquette Une bonne quinzaine FRANÇOISE KAYLER GASTRONOTES D'une certaine façon, ce festival des Arts de la table, à l'intérieur de Montréal en lumière, c'est un peu comme l'Expo 67.Il suffisait de traverser le pont pour avoir tous les pays du monde à sa portée.Pendant ces deux semaines de février, qui seraient bien mornes autrement, il suffit d'aller au restaurant, de suivre les démonstrations culinaires, d'assister aux conférences pour découvrir et goûter la cuisine de chefs chez lesquels on n'oserait pas toujours aller, chez lesquels on ne peut, tout simplement, pas aller.De l'Australie à l'Île-du-Prince-Édouard, en passant par la Corse, la France ou les États-Unis et, sans effort, les cuisines délient nos papilles.Et nos esprits.Le plaisir est dans la découverte de plats nouveaux.Mais aussi, comme pendant l'Expo, de mondes différents.C'est au hasard de ces rencontres, et parce qu'elles sont rapprochées dans le temps, que l'on se rend compte à quel point la cuisine peut être l'expression d'une culture.La culture d'un pays ou la culture d'un individu.Le style, c'est l'homme, dit-on, cela s'applique aussi au style culinaire.Les uns après les autres, qu'il s'agisse de Serge Dansereau, en Australie, dynamique pionnier dans son pays d'adoption, ou Jean- Michel Lorain, en France, créateur réfléchi, héritier d'une grande tradition et défenseur de nouveaux terroirs, ou Vincent Tabarani qui allie produits, cuisine, langue, musique, dans une même défense de la culture corse, chacun démontre la même fierté de son métier, la conscience de défendre un art noble.Et utile.Si nous apprenons de ceux qui viennent chez nous, eux apprennent de nous et.repartent.S'ils sont les ambassadeurs de leurs pays, ils deviennent, en quelque sorte, nos ambassadeurs.Or, on ne fait pas que recevoir ces chefs qui sont invités pour travailler.Ils entrent dans notre « intimité » puisqu'ils pénètrent dans nos cuisines.Toutes nos cuisines ne sont pas aptes à accueillir des « étoilés Michelin », tous nos établissements n'ont pas la souplesse requise pour bousculer la rigidité des « définitions de tâches » pour accueillir un étranger.La clientèle des restaurants a répondu avec enthousiasme à cette troisième présentation des Arts de la table.Plusieurs festivaliers ont pris des jours de congé et même des vacances, comme ils le font pour le Festival des films du monde, les cuisiniers hôtes bénéficient de l'expérience des cuisiniers invités.il ne faudrait pas se laisser éblouir par ce succès avant la tenue du quatrième festival.Montréal en lumière 2002 baissera le rideau demain soir.Il y a encore de beaux moments au programme.NOTE : Jean-Michel Lorain a publié Cuisine Émotion (Éditions Minerva).Son père, Michel Lorain, dit en préface : « Les plats qu'il a imaginés sont le reflet de son caractère et de sa personnalité.La rigueur dans le choix de chaque produit, la précision des cuissons, l'harmonie des couleurs, la justesse des saveurs.» Dans ce très beau livre, on retrouvera quelques-uns des plats présentés lors de son passage ici.Un livre à choisir.FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS Ce n'est pas la fumée des cigarettes qui intéresse les clients de ce petit restaurant.C'est celle qui s'élève des narguilés.Cette pipe à eau, cette chicha fait le bonheur d'une clientèle qui se détend en fumant et bavardant, puis en mangeant un sandwich autour de tables qui s'agrandissent petit à petit au cours de la soirée.Chez Badi est probablement un des rares restaurants à offrir aux fumeurs qui n'en possèdent pas la possibilité de fumer cette pipe traditionnelle.Fuyant l'idée de construire un décor pour touristes, le propriétaire de ce petit établissement a voulu, au contraire, faire vivre ses clients comme s'ils étaient au Maroc, dans un bistrot populaire.Pas question, évidemment, d'inviter une danseuse du ventre ! Le patron n'a d'ailleurs pas besoin de chercher ailleurs une occasion d'animation.Il s'en charge admirablement bien.Bavard, il l'est.Mais de la bonne façon.Un livre ouvert, sur son pays, sur sa vie, et sur la cuisine de sa soeur.Car c'est cette soeur qui fait la cuisine.Une cuisine de ménage plutôt qu'une cuisine de restaurant.Une cuisine traditionnelle, dira son frère, une cuisine qui montre la vérité aux clients étrangers et qui permet aux clients marocains de se souvenir, de ne pas oublier leurs traditions culinaires.Tout cet ensemble fait que Chez Badi n'est pas un restaurant au sens où on l'entend habituellement.C'est un « concept culturel », un café et un restaurant.On y est accueilli chaleureusement comme si on entrait dans une sorte de famille élargie qui ne se soucie pas de jeter de la poudre aux yeux.On entre, on parle, on sort, on revient, sous le regard amical du patron.Il y a des jours où le couscous est au menu.Ce soir-là, il n'y en avait plus.Pour être au courant de son retour.« téléphonez-nous ! » En fait, il n'y a ni carte, ni menu, ni prix affichés.La proposition est verbale.En entrée, une salade ou une soupe harira.Les deux sont très généreusement servies.La première pourrait être partagée.La deuxième a presque valeur de repas.Les deux ont les caractéristiques d'une cuisine simple et vraie, une cuisine faite avec générosité.La salade marocaine croquante et craquante, assaisonnée d'épices douces, embaume les herbes aromatiques fraîchement hachées.La soupe harira, dense, mêlant des saveurs multiples sur un fond de bouillon d'agneau, est servie avec un quartier de citron.Quelques gouttes de son jus font merveille.Deux tajines étaient proposées.L'une à l'agneau et aux artichauts, l'autre au poulet et aux olives.Ces deux plats mijotés étaient servis simplement et généreusement, dans des assiettes ordinaires et non dans le plat qui leur donne leur nom.Longuement mijotées dans leur jus de cuisson, leurs épices, leurs légumes, les viandes fondaient.Le poulet était accompagné de vraies frites.L'agneau avait du goût.Le thé vert à la menthe fraîche est la meilleure des fins de repas à proposer.On peut l'accompagner de ces petites pâtisseries typiques qui, Chez Badi, ont le goût du fait sur place.Chez Badi 1675, boul.de Maisonneuve O.932-6144 Ouverture : tous les jours de 10 h 30 à 2 h du matin Fumée : Chicha en tête Cartes de crédit : aucune Salade Chez Badi Soupe Harira Tajine poulet et olives vertes Tajine agneau et coeurs d'artichaut Pâtisseries Thé à la menthe Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 49 $ Dernier ouvrage d'un historien de l'alimentation FRANÇOISE KAYLER LIVRES Les livres qui traitent de l'histoire de l'alimentation, surtout lorsqu'ils se concentrent sur les manières de table, suscitent la curiosité.Le Moyen Âge, à ce point de vue, exerce une fascination dont est peut-être responsable Jeanne Bourin.De romanciers en vulgarisateurs, ce que l'on a mangé et comment on l'a consommé a donné lieu à plusieurs ouvrages.Jean-Louis Flandrin était un chercheur.Il n'a cessé de fouiller les manuscrits pour analyser, pour comprendre, pour pouvoir parler d'une « gastronomie historique ».Mort l'an dernier, il était professeur émérite à l'Université Paris- VIII et directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales.Il n'a pas eu le temps de terminer un ouvrage qui devait le consacrer comme « le maître de l'anthropologie historique ».Mais ce livre, L'Ordre des mets, paraît tout de même aujourd'hui grâce à ses anciens étudiants, qui n'ont pas achevé son livre à sa place, mais qui ont complété le manuscrit avec des textes déjà écrits sur le même sujet.Et comme pour tout sujet de recherche « ce livre, s'il construit quelques certitudes, ouvre aussi sur beaucoup de questions, suscite de nouvelles recherches ».Une entrée chaude ou froide, un plat de viande ou de poisson garni de légumes, puis la salade, les fromages, le dessert, c'est l'ordre de présentation des mets que l'on suit aujourd'hui.Sans se poser de question.Quoique la salade tende à apparaître en début de repas ou à disparaître complètement et que le fromage n'apparaisse pas toujours au bon endroit, comme ce chèvre chaud servi en entrée.L'ordre serait- il en train de changer, comme il a changé au cours des siècles.Et cet ordre, nous le constatons dès que nous changeons de culture culinaire, n'est pas le même pour les Chinois, les Italiens, les Étatsuniens.Pour le lecteur attentif, patient et passionné par ce sujet qui, en fait, ne parle d'alimentation que pour parler de notre histoire sociale et politique, ce livre pourrait être un livre de base, un ouvrage de référence précieux.La lecture doit être soutenue, mais elle n'est pas lourde.L'auteur passe du XIVe au XXe siècle pour montrer, avec de nombreux exemples à l'appui, comment l'ordre de présentation des mets, qui n'est ni naturel ni universel, s'est modifié en France, principalement, et dans d'autres pays.Comment d'un service complexe et très strict pendant l'époque classique, la France est passée au service à la russe en même temps qu'elle changeait de régime politique.L'ORDRE DES METS, de Jean-Louis Flandrin, Éditions Odile Jacob Le restaurant Les Sarcelles déploie ses ailes pour fêter ses 20 ans Menu découverte 1031, rue Victoria, Saint-Lambert Réservations : (450) 671-0946 www.montrealplus.ca 1 4 5 4 , r u e Pe e l , M o n t r é a l 51 4 .2 8 8 .510 5 Spécial choix du 4 entrées Alsaciennes 10 plats d'Alsace 3 desserts du Chef Chef invité, Le samedi soir exclusivement M.Buecher d'Alsace 4750$ 3027491A Filet mignon 7 oz.Rôti de boeuf au jus 12 oz.Inclus : bar à salade, dessert et café Autre spéciaux disponible Midi et Soir Peel 1430, rue Stanley (514) 842-4638 Pour réservation, voir notre annonce dans cette section.FESTIVAL DE LA PAELLA Le prix comprend le repas principal, le dessert, un café ou thé.Ces tapas sont combinés seulement avec le festival de la paella.Retrouvez-nous sur le web.www.casagaliciamontreal.com TAPAS AVANT LA PAELLA : Tapas pour deux 15,00 $ Fruits de mer gratinés 7,00 $ Escargots à la Gitana 7,50 $ Moules à la Valencia 7,00 $ Avocat aux fruits de mer 9,00 $ Salade du chef 6,00 $ Coeur de palmier vinaigrette 5,00 $ Jambon Serrano aux fruits de saison 8,00 $ Saucisse espagnole grillée 6,00 $ Bisque de homard 4,00 $ Calamars à la plancha 7,00 $ Crevettes à la plancha 10,00 $ CHOIX DE PAELLA : Paella aux légumes du jour 17,00 $ Paella au poulet et légumes 18,00 $ Paella \u201c Casera \u201d (morue, sardines, calmars, moules et saucisse) 20,00 $ Paella aux fruits de mer 21,00 $ Paella aux fruits de mer et poulet 23,00 $ Paella aux fruits de mer et agneau 24,00 $ Paella aux fruits de mer et lapin 26,00 $ Paella aux fruits de mer et trois viandes 25,00 $ Paella aux crevettes géantes 27,00 $ Paella aux fruits de mer et demi-homard 29,00 $ Paella aux fruits de mer et pattes de crabes d'Alaska 30,00 $ Paella aux fruits de mer et langoustines 32,00 $ Paella maison 35,00 $ Paella aux fruits de mer variés pour deux personnes 60,00 $ Paella avec pâtes, 1 $ de surplus du prix original GOÛTEZ À NOTRE SANGRIA.Toutes les paellas faites avec viandes ont de la saucisse espagnole.Sans saucisse sur demande (avec spectacle de FLAMENCO) 3026491A 3971, rue Hochelaga Tél.: (514) 257-9274 À 2 pas du Stade Table d'hôte du midi et du soir Dîner d'affaires & menu dégustation ~ Tous les jours de 11 h à 22 h ~ Sam.de 16 h à 23 h ~ Fermé le dimanche Cuisine française 295, rue Saint-Charles O.Vieux-Longueuil www.lerelaisterrapin.com (450) 677-6378 5 MINUTES À L'EST DU PONT JACQUES-CARTIER LONGUEUIL Très belle verrière grand brunch des sucres grand choix 12,99$ avec accordéoniste Chansonniers Superbe décor rustique Table d'hôte au choix 14 $ à 19 $ 2 musiciens Buffet : 16 $ Pâques dim.31 mars Réservez tôt! LE CÉLÈBRE BRETON vous propose vendredi et samedi soir : UNE TABLE D'HÔTE à partir de 1495$ Table d'hôte le midi à partir de 895$ Espaces fumeur et non-fumeur Stationnement facile et gratuit 1550, rue Fullum (coin de Maisonneuve) (514) 523-2551 www.armoricain.com Tous les vendredis soir Dîner dansant aux chandelles avec l'orchestre d'Yvon Limoge NOUVEAUTÉ Réservations : (514) 866-3175 39, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal www.restaurantduvieuxport.com 24$ p.p.Rôti de boeuf fruits de mer salades déjeuner desserts et plus! 1495$ p.p.(Enfants moins de 10 ans 7,95 $) Tous les dimanches de 10 h à 15 h MÉLANGE DE GRILLADES GRAND SPÉCIAL DE MARS Stationnement à l'arrière disponible BRUNCH DU DIMANCHE SOUPER DANSANT AU VIEUX PORT Chaque vendredi et samedi soir, venez souper et danser aux Rythmes fascinants du duo acclamé Goldie & Dr Sax.Voir votre serveur(euse).1 Médaillon de filet mignon, 2 côtelettes d'agneau et 3 crevettes fraîches servis avec riz et légumes frais Soupe du jour, salade maison et choix de desserts incluant : comptoir à salades, comptoir à desserts, soupe, crème glacée et fruits frais 2515, boul.Le Corbusier, Laval Tél.: (450) 688-5515 Table d'hôte à partir de1695$ Spécialités grillades et fruits de mer Musique \u201clive \u201d et danse 6LP1903D0302 D19 sam.6LP1903D0302 ZALLCALL 67 17:56:28 03/01/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 D19 Des remerciements aux garagistes.DU VIN La plupart des propriétaires des grands domaines du Médoc, dans le Bordelais, ne se gênent pas pour critiquer vertement, et même avec acrimonie, ceux qu'on appelle.les garagistes, qu'ils accusent de faire de l'encre plutôt que du vin.À cause, bien sûr, de la couleur profonde des vins dits de garage, de leur ampleur, de leur concentration, qui détonnent par rapport aux bordeaux rouges traditionnels.(Certains producteurs de ces vins, rappelons-le, les vinifient et les élèvent, précisément, dans leur garage.vu que leurs vignobles sont microscopiques et qu'ils n'ont même pas de chai.D'où ce nom dont on a affublé leurs vins.) Régisseur d'un des plus célèbres châteaux du Bordelais, Cos d'Estournel, dans l'appellation Saint- Estèphe, Jean-Guillaume Prats, lui, est, à l'opposé, « reconnaissant » aux vignerons de Saint-Émilion, qui furent les premiers à faire de tels vins.« Ils nous ont forcés à nous remettre en question », ajoutait-il à l'occasion d'une dégustation récente de ses vins, à Montréal.« Très pointues », les vinifications actuelles « sont inspirées des vins de garage », disait-il.L'initiateur de ce mouvement ?Ce fut, selon lui, le propriétaire du Saint-Émilion Château Angélus, Hubert de Boüard, longtemps très critiqué en raison de ses méthodes de culture et d'élevage, mais dont le vin, toujours d'une rare opulence, a été élevé au rang de premier grand cru lors de la plus récente révision du classement des Saint-Émilions.Voici quelques exemples de méthodes des garagistes qu'ont adoptées de grands châteaux du Médoc.À la vigne, d'abord, ces producteurs s'arrangent pour que leur rendement soit réduit, « dans les 20 hectolitres » (soit 200 litres) à l'hectare, selon Jean-Guillaume Prats.Alors que même des domaines très réputés produisent bien souvent dans les 45 à 55 hectolitres.Ils obtiennent ainsi des fruits aux saveurs très riches, très concentrés.Et pour qu'ils arrivent à la plus grande maturité possible, ils effeuillent autour des grappes, afin qu'elles soient davantage ensoleillées.Mais tout en veillant, en même temps, à ce qu'elles restent suffisamment protégées, afin d'éviter qu'elles rôtissent.Autre avantage de l'effeuillage, dit Jean-Guillaume Prats, les vendanges se font beaucoup plus aisément.Une fois les raisins récoltés et la fermentation en cours, les producteurs de ces vins \u2014 toujours dans le but d'obtenir davantage de concentration \u2014 saignent « à 40 % ».Ce qui consiste, dans les premiers jours de la fermentation, à retirer de la cuve ce pourcentage de jus, afin que s'en trouve augmentée d'autant la proportion de matières solides par rapport à la partie liquide.Autre technique : le délestage.On retire la partie liquide par le bas de la cuve de fermentation, et on laisse se déposer au fond les parties solides (appelées le chapeau) qui se sont agglomérées dans la partie supérieure.Après quoi, on réintroduit le moût, qui se mêle au chapeau, lequel remonte en douceur et se refait.Et puis, comme en Bourgogne, on fait du pigeage, ce qui consiste à disloquer systématiquement le chapeau, mais avec douceur encore là \u2014 ce que certains Bourguignons font avec les pieds et qu'on peut faire aussi mécaniquement.Grâce à ces méthodes, on obtient plus de couleur, plus de chair, plus de bons tannins, et donc dénués de rugosité.Plus tard, après la deuxième fermentation en cuves (dite fermentation malolactique au cours de laquelle l'acide malique, très agressif, se change en acide lactique, très tendre celui-là), le vin est mis immédiatement en fûts de chêne.Ainsi, les arômes boisés se marient mieux au vin, « la prise de bois est plus douce », note le directeur général de Cos d'Estournel.Pendant l'élevage en fûts, on change les vins de fûts à quelques reprises (c'est le soutirage), de façon à les débarrasser graduellement de leurs lies, lesquelles restent au fond des fûts qu'on a vidés.Or, pour que les vins soient « plus gras et plus exubérants », jusqu'au premier soutirage on bâtonne.On fait donc comme pour les vins blancs en Bourgogne \u2014 on remue les lies avec une baguette de métal pour les remettre en suspension dans le vin.Et à ce jeu, estime Jean-Guillaume Prats, les grands châteaux qui ont les meilleurs terroirs sont gagnants, alors que certains garagistes n'ont pas de tels terroirs.« On vend à des prix exorbitants, mais on n'a jamais autant investi dans la qualité », ajoutait-il ce soir-là, cependant qu'était dégusté, entre autres, un somptueux échantillon du Cos d'Estournel 2000.très coloré, très dense, très gras, lequel restera en fûts jusqu'à l'été.Un bordeaux rouge Ce n'est ni un vin de garage ni un grand vin, mais un bordeaux rouge qui rappelle, à mon sens, ce que pouvaient être beaucoup de ces vins autrefois.La couleur de ce vin, le Premières Côtes de Bordeaux 98 Domaine de Bouteilley, est assez peu soutenue, le bouquet de volume moyen, mais passablement nuancé (fruits rouges et cuits, avec des notes de feuilles mortes et de thé), et faisant penser à certains Saint-Émilions de niveau modeste.Moyennement corsé, assez tannique, il est plutôt austère et il nous ramène donc, par sa facture, me semble-t-il, quelque part vers les années 70.Fort honnête.S, 914259, 16,50 $, \u0001\u0001(\u0001) $$, à boire, 1-2 ans.Un Jurançon Vin blanc du sud-ouest de la France, le Jurançon sec 98 P.Bordenave a de quoi dérouter nombre de consommateurs.Bien coloré, il a un bouquet de grande amplitude, très mûr, aux notes de cire, de fruits jaunes confits, bouquet qui fait penser aux vins de vendanges tardives, élaborés avec des raisins extrêmement mûrs.Même présence en bouche, puisque ses saveurs sont très affirmées, avec toute l'acidité voulue.Néanmoins plutôt rustique, on le servira par exemple avec un poisson en sauce, du poulet rôti, etc.Particulier.S, 894907, 17,55 $, \u0001\u0001(\u0001) $$, à boire, 4-5 ans ?Une bête de concours Véritable bête de concours à la californienne, le Napa Valley 97 Bancroft Ranch Howell Mountain Merlot Beringer donnera.beaucoup d'émotions aux amateurs de vins puissants.Robe violacée soutenue, genre grand Médoc, un bouquet large, aux odeurs de petits fruits noirs à l'eau-de-vie, accompagnées de notes boisées percutantes, le tout suivi d'une bouche très riche, dense, puissante, aux tannins bien gras \u2014 tout y est, en effet, pour figurer dans les concours.Mais malgré tout, et fort heureusement, il n'a rien de lourd.S, 552877, 116 $ (!), \u0001\u0001\u0001(\u0001) , 6-7 ans aisément.À prix doux.C'est l'envers de la médaille que ce joli vin rouge du nord de l'Italie qu'est le Cabernet Sauvignon Friuli 2000 Ca'Vescovo, tout en fruit, plutôt léger, aux tannins tendres, et qu'on pourrait prendre à l'aveugle pour un rouge de la Loire à cause d'une note de poivron.À servir bien frais, dans les 14 degrés.C, 610212, 13,30 $, \u0001\u0001 $($), à boire.Enfin, les amateurs de Bourgogne ne pourront faire autrement que de se régaler en goûtant le Chorey-les-Beaune 97 François Gay au bouquet de bon volume, d'un fruité très pur.Et, sans que ce soit le plus distingué des vins de cette région, tout aussi réussi en bouche, grâce à sa chair et à l'éclat de ses saveurs.Que c'est bon ! S, 917138, 25,95 $, \u0001\u0001\u0001(\u0001) $$$, 3-4 ans.NOUVELLES DU DISQUE Le soleil de l'Italie vous fascine ?Découvrez l'Emilia-Romagna avec quelques unes de ses spécialités authentiques : le Prosciutto di Parma, le Parmigiano-Reggiano et l'Aceto Balsamico Tradizionale de Modène, présentées par deux grands chefs italiens.Sept menus, sept soirées, sept tables gastronomiques de Montréal vous feront apprécier les saveurs de cette région du 3 au 9 mars 2002 aux: Délégation commerciale d'Italie Maestro S.V.P.Dimanche, 3 mars 3615 boul.Saint-Laurent Tél.: (514) 842-6447 Sotto Sopra Lundi, 4 mars 6700 boul.Saint-Laurent Tél.: (514) 270-7792 Buona Notte Mard i , 5 mars 3518 boul.Saint-Laurent Tél.: (514) 848-0644 I l Mulino Mercre d i , 6 mars 236 St-Zotique Est Tél.: (514) 273-5776 Piccola Italia J e u d i , 7 mars 6701 boul.Saint-Laurent Tél.: (514) 270-6701 Bis Ristorante Vendre d i , 8 mars 1229 rue de l a Montagne Tél.: (514) 866-3234 I l Sole Samedi, 9 mars 3627 boul.Saint-Laurent Tél.: (514) 282-4996 3031083A 34e 2 nov.3 nov.4 nov.35e 1ermars 2 mars 3 mars Haydn en oratorio CHRISTOPH SPERING, à qui on doit le premier enregistrement de l'arrangement Mendelssohn de la Passion selon saint Matthieu de Bach, chez Opus 111, vient d'enregistrer pour la même marque la version chantée des Sept Paroles du Christ en croix de Haydn.L'oeuvre est habituellement jouée en quatuor à cordes.Cette fois, on l'entend sous forme d'oratorio par le Chorus Musicus, le Neue Orchester et quatre solistes.Domingo dirige PLACIDO DOMINGO revient au disque comme chef d'orchestre, accompagnant la jeune violoniste Sarah Chang dans la Fantaisie sur « Carmen » de Sarasate, Tzigane de Ravel et la Romance de Dvorak.Chez EMI, avec l'Orchestre Philharmonique de Berlin.Mahler-Carpenter POUR SON enregistrement de l'inachevée 10e Symphonie de Mahler, avec l'Orchestre Symphonique de Dallas, chez Delos, le chef Andrew Litton a choisi non pas la version complétée de Deryck Cooke mais une plus rare, de Clinton Carpenter.Debussy orchestré UNE ORCHESTRATION de 14 des 24 Préludes pour piano de Debussy, réalisée par Niels Rosing- Schow, vient d'être enregistrée chez Mandala par les Danish Chamber Players que dirige le chef français Jean Thorel.Aida en anglais DERNIER titre de la série des opéras en anglais de Chandos : Aida, de Verdi, avec Dennis O'Neill, Jane Eaglen et Rosalind Plowright.Comme toujours, David Parry au pupitre.ASSOCIATION QUé BéCOISE DES AGENCES DE VINS, BIÈRES ET SPIRITuEUX inc.3030895A 3031545A 6LP2001D0302 D20 sam.6LP2001D0302 ZALLCALL 67 16:31:09 03/01/02 B D20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 MARS 2002 THÉÂTRE Retrouvailles douces-amères ÈVE DUMAS Lorsque Un tramway nommé Désir passe en ville, mieux vaut ne pas le rater, surtout s'il y a aux commandes René Richard Cyr (pour son troisième Tennessee Williams) et des wagons remplis d'illustres passagers tels Marie-France Marcotte, Isabel Richer, Pierre Lebeau et François Papineau.Huit ans après la production du Théâtre populaire du Québec, dans une mise en scène de Claude Poissant, le TNM propose une nouvelle version de la plus marquante des pièces du grand dramaturge américain.C'est à Marie-France Marcotte que revient l'honneur (et le difficile labeur) d'incarner la belle du Sud, un rôle réservé aux grandes solistes qu'ont interprété Hélène Loiselle, Andrée Lachapelle et Louise Turcot.La comédienne fait une première incursion dans l'univers de Tennessee Williams.« Pour moi, c'est le même travail, que j'aborde un personnage de création ou de répertoire.Quand j'accepte un rôle, j'apprends le texte, j'essaie de trouver les résonances que ça a en moi.À répéter une pièce, on démythifie beaucoup les choses », affirme Marie- France Marcotte, qui ne semble pas du tout intimidée par l'aura de Blanche, mythique figure féminine immortalisée à l'écran par Vivien Leigh et Jessica Lange.Isabel Richer, qui interprétera le rôle de Stella, soeur de Blanche, y va un peu de la même méthode instinctive.« Je lis des mots, j'y vais tranquillement, j'apprends à rencontrer mon personnage.Quand j'étais encore à l'École, André Brassard nous avait dit : Quand tu dis Je vais faire un enfant, tu ne dis pas Je vais faire un docteur.Ça m'est resté.Je connais des acteurs qui sont bons à cerner tout de suite leur personnage.Moi, j'y vais graduellement.» Évidemment, ils ont un metteur en scène qui leur indique la bonne direction.Pour ce monumental morceau, ils peuvent se fier à René Richard Cyr.« C'était très rassurant de savoir, au départ, que c'était lui à la mise en scène.Il sait parler aux acteurs.Il ne travaille pas dans la douleur ni dans la terreur », assure Marie-France Marcotte.Isabel Richer y va également de quelques éloges : « C'est un homme extrêmement intelligent, sensible, avec un sens de l'humour incroyable.Ce n'est jamais ennuyant de travailler avec lui.» Personne ne s'en plaindra, surtout qu'avec Un tramway nommé Désir, on ne fait pas dans la comédie légère.La pièce sonde les zones d'ombre de l'âme humaine, notamment le désir, la sexualité trouble, la violence, et, surtout, cette progressive folie de Blanche, sur laquelle René Richard Cyr pose un regard très compatissant.« À la fin, j'aimerais qu'on dise de Blanche : « Elle a choisi le rêve » plutôt que « elle a sombré dans la folie », déclare le metteur en scène dans un entretien avec Anne-Marie Desbiens.Une approche qui témoigne d'un changement dans la perception qu'on a de la « maladie mentale », bien qu'il reste encore beaucoup de chemin à faire.À l'époque où Tennessee Williams écrivait ses personnages aliénés, bourrés de failles et de conflits intérieurs inexprimables, la moindre déviance, la moindre faiblesse de caractère vous valait un internement.L'auteur, pour sa part, avait la chance de se réfugier dans l'écriture pour exorciser ses angoisses.Il y aurait d'ailleurs une grande part de Williams dans le personnage de Blanche, de même qu'une part de sa soeur Rose, schizophrène qui fut une des premières patientes à subir une lobotomie frontale aux États-Unis.L'auteur ne fait de ses personnages ni des victimes ni des caricatures.Si Blanche a parfois des mots cruels pour sa soeur, elle n'est pas qu'une manipulatrice.Si Stella obéit au doigt et à l'oeil à sa soeur, cela n'en fait pas une femme soumise.Si Stanley (François Papineau) lève parfois la voix (et la main), il n'est pas qu'une brute finie.Le génie de cette pièce, et ce qui en fait une oeuvre réellement intemporelle, tient justement à la complexité des personnages, pris entre les pulsions de la chair et le désir d'atteindre une certaine grandeur d'âme.Chacun cherche une porte de sortie à ce qu'il y a d'insupportable dans son existence.Pour Blanche, c'est l'alcool et la nymphomanie.« Pour Stella, c'est le désir brut auprès de son Stanley, affirme Isabel Richer.On devine qu'elle vient d'une famille qui avait de l'argent, mais elle est partie vivre avec ces gens-là qui sont plus près de la vie.C'est une fille qui a un grand instinct de survie, mais qui ressent aussi beaucoup de culpabilité d'avoir abandonné sa soeur.» Entre les deux femmes, les retrouvailles seront douces-amères.Entre Blanche et Stanley, la rencontre sera teintée à la fois de fascination et de dégoût.Toute la palette des émotions humaines y est explorée et c'est aussi révélateur aujourd'hui qu'à l'époque où circulait, rue Saint-Charles à La Nouvelle- Orléans, un tramway nommé Desire.UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR de Tennessee Williams, traduction et mise en scène de René Richard Cyr, avec 11 comédiens dont Marie-France Marcotte, François Papineau, Isabel Richer et Pierre Lebeau.Au TNM du 5 mars au 4 avril 2002.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Marie-France Marcotte (Blanche) et Isabel Richer (Stella) dans le décor d'Un tramway nommé Désir.Robofolies Du 2 au 10 mars, au Centre des sciences de Montréal au Vieux-Port Ils sont de retour! Plongez dans l'univers insolite, étonnant et amusant des robots.Du plaisir pour toute la famille ! (514) 496-4724 ou 1 877 496-4724 www.Centredes Sciencesde Montreal.com Demandez le forfait Robofolies : zoo de robots à découvrir jouets robots à apprivoiser démonstrations et compétition de robots atelier de simulation atelier de programmation atelier de fabrication de costumes atelier de bricolage 3 salles d'expositions interactives (jeux et défis multimédias) animation théâtrale ciné-jeu Immersion : voyage dans le corps humain en 2020 Partenaires média : Aujourd'hui: En direct de New York, le robot Micro VGTV qui a effectué des fouilles dans les décombres du World Trade Center.3027408A "]
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