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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts + Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-03-14, Collections de BAnQ.

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[" 4LP0101C0314 C1 jeudi 4LP0101C0314 ZALLCALL 67 22:13:18 03/13/02 B 3017860A 4LP0201C0314 C-2 Jeudi 4LP0201C0314 ZALLCALL 67 22:57:00 03/13/02 B C2 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 4 MARS 2002 Une délicate succession s'annonce LOUISE LEDUC L'OEUVRE de Riopelle n'a pas fini de faire couler de l'encre, ne seraitce que par la délicate succession qui s'annonce.Déjà, en 1998, le célèbre peintre était l'objet d'une requête de mise en tutelle en Cour supérieure.Considérant que son père présentait « des déficits cognitifs significatifs » le rendant inapte à gérer son oeuvre, sa fille Yseult réclamait la création d'un conseil de tutelle.Discours décousu, cataractes, « destructions de cellules frontales du cerveau » : voilà en 1998 le sombre bilan de santé que dressait la requête, bilan que niaient d'autres proches.Jamais la cause ne s'est rendue à terme et c'est la conjointe de Riopelle, Huguette Vachon, qui continuait de veiller sur l'oeuvre de l'artiste.Depuis quelques années, les contacts entre Riopelle et sa fille Yseult étaient limités.« Toutes ces disputes ont coûté une belle petite fortune, déplore Champlain Charest, le meilleur ami de Riopelle.J'espère maintenant que son testament ne sera pas contesté.Les avocats ont déjà été suffisamment engraissés comme cela.» Totalement étranger à toute considération matérielle, Jean-Paul Riopelle n'avait, de l'avis de son ami Charest, « jamais signé un chèque de sa vie ! Avait-il besoin de 1000 $, de 2000 $ ou de 3000 $ qu'il s'adressait à l'un ou l'autre de ses amis et que nous nous empressions de les lui prêter.Il nous le re mettait tellement au centuple de par sa simple présence ! » De son oeuvre, Riopelle ne faisait pas davantage de cas, si ce n'est de la surenchère abusive dont elle était l'objet.« De voir ses tableaux qu'il avait vendus 50 $ ou 100 $ 50 ans plus tôt être revendus un million le chatouillait un peu.» En 1987, sa fille Yseult avait entrepris une oeuvre colossale : la rédaction du catalogue raisonné de Riopelle, qui pourrait compter 5000 oeuvres.« Mon père l'appelait plutôt le catalogue « déraisonné » tant la tâche lui apparaissait impossible, raconte-telle.Il faut dire que l'on était à mille lieues du cas de Matisse dont l'épouse faisait le strict inventaire des oeuvres avant même qu'elles ne sortent de l'atelier.Celles de Riopelle sont au contraire dispersées aux quatre vents.» Outre ses filles Yseult et Sylvie, Riopelle comptait aussi un fils, Yan, d'une quarantaine d'années, « qu'il avait eu avec une Française qui travaillait dans une galerie à Paris », poursuit Champlain Charest.De cette liaison, Riopelle n'avait jamais dit un mot à son bon ami.Champlain Charest n'a appris la chose qu'il y a quatre ou cinq ans, quand un groupe de touristes français s'est pointé à son restaurant et que l'une des voyageuses lui a révélé l'existence de Yan.Sans hésitation, Riopelle s'est soumis à un test d'ADN.« Après avoir vu Yan, personne ne s'est étonné du résultat du test.Les deux se ressemblaient comme deux gouttes d'eau ! lance M.Charest.Jean-Paul l'a alors sur-le-champ reconnu comme son fils.» « J'espère maintenant que son testament ne sera pas contesté.Les avocats ont déjà été suffisamment engraissés comme cela.» \u2014 Champlain Charest Photothèque La Presse © Jean-Paul Riopelle Riopelle a aidé le Québec à entrer dans la modernité Une inspiration pour plusieurs grands peintres canadiens G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Habitée d'une grande tristesse depuis l'annonce de la mort de Jean-Paul Riopelle, la gouverneure générale du Canada, Mme Adrienne Clarkson, a fait part hier de toute son admiration pour celui qu'elle considère comme « notre plus grand peintre ».« C'était un grand homme.C'est notre plus grand peintre », a en effet lancé Mme Clarkson à la fin d'un entretien avec La Presse.Celle qui fut animatrice à la télévision anglaise de Radio-Canada pendant de nombreuses années, et qui a connu l'artiste, a notamment souligné que Jean- Paul Riopelle était une inspiration pour plusieurs grands peintres canadiens dont les Jack Bush, Shadbolt et Grec Curnoe.« Ces gens ont beaucoup appris de Riopelle, affirme Mme Clarkson, et ils seraient les premiers à le reconnaître.» C'est en 1966 à Paris qu'Adrienne Clarkson fait la connaissance de Jean- Paul Riopelle.« À ce moment-là, il avait pour conjointe Joan Mitchell, cettte extraordinaire peintre américaine, qui est morte il y a trois ou quatre ans.Riopelle était très connu déjà en 1966 et j'étais très intéressée par lui en raison de ses liens avec Borduas et le Refus global.» Mais, aujourd'hui, c'est cette capacité qu'a eue Riopelle, au cours de sa vie, de renouveler constamment sa peinture qui fascine le plus Mme Clarkson.Elle évoque notamment le film de Pierre Tarte de l'ONF intitulé L'Île aux Oies où Riopelle est filmé pendant des heures dans son atelier alors qu'il travaille à ses oeuvres.« Je regardais à travers ce film la manière dont s'exprimait Riopelle, surtout dans son style des dernières années, raconte Mme Clarkson.Ce qui est incroyable chez lui, c'est qu'il a toujours évolué et cela avec la même force de caractère, la même force technique, la même force de créativité.Après tout, un artiste est un artisan aussi.Il a utilisé la spatule, les brosses et bien d'autres outils et matériaux sans jamais se lasser d'innover.» La gouverneure générale avoue cependant une affection particulière pour le Riopelle automatiste, alors qu'il était proche de Borduas, mais aussi pour le Riopelle qui a créé sa propre version de l'action painting à la Jackson Pollock, avant le début des années 60.Mais en voyant plus tard à Québec le fameux Hommage à Rosa Luxembourg, cette immense fresque désormais au Musée de Québec, Adrienne Clarkson tombe à nouveau sous le charme du peintre.« J'étais à la fois touchée par l'idée que cet artiste, à plus de 70 ans, pouvait encore se renouveler et changer.Il insistait en somme sur une autre manière de regarder les choses.Il ne pouvait pas s'asseoir sur ses lauriers.C'est pourquoi c'était un grand homme.» Dans un communiqué, Mme Clarkson a également souligné hier combien l'ensemble de l'oeuvre de Riopelle avait contribué à définir non seulement l'art canadien d'aujourd'hui mais aussi la société.Avec les automatistes, rappelle-t-elle, Riopelle avait signé le Refus global où les artistes étaient enjoints à « rompre définitivement avec toutes les habitudes de la société » et à « se désolidariser de son esprit utilitaire ».Hommage du premier ministre De son côté, le premier ministre Jean Chrétien a estimé hier que la mort de Riopelle était une grande perte pour tous les Canadiens.« Parce que c'est un des très grands peintres que nous avons eu ici au Canada, a-t-il dit aux journalistes avant une réunion de son aile parlementaire.J'ai eu l'occasion de le rencontrer à Paris.C'était un personnage extraordinaire et il était aussi un amoureux de la grande nature canadienne.Il aimait le Nord canadien.Nous avions même discuté de la possibilité de faire un voyage ensemble dans le Grand Nord, de parcourir les grands espaces, la nature.C'était l'un des artistes canadiens les plus connus dans le monde.C'est vraiment une grande perte.C'est un très grand talent.» M.Chrétien a confié par la suite qu'il avait suivi la carrière de Riopelle de très près, mais qu'il n'avait pas eu les moyens d'acheter de ses tableaux.Il se console néanmoins en contemplant le tableau qui se trouve à sa résidence officielle du 24 Sussex à Ottawa et qui appartient au gouvernement.Enfin, le député libéral de Bellechasse- Etchemin, Gilbert Normand, a connu personnellement Jean-Paul Riopelle et lui a rendu hommage hier.« C'est l'homme qui a toujours fait fi du politiquement correct, a dit M.Normand.Il s'est foutu des convenances.Il a été d'une indépendance extraordinaire.Tous les gens couraient après lui pour le rencontrer.Lui ne courrait après personne.Les plus grands de ce monde voulaient toujours le rencontrer.Ce qu'il faut retenir de cet hommelà, c'est sa simplicité, sa franchise, son indépendance et sa liberté.On peut dire à tous les jeunes aujourd'hui qui n'ont pas le goût de plier l'échine devant le politiquement correct qu'ils devraient le prendre comme exemple.» ANDRÉ DUCHESNE QUÉBEC \u2014 À Québec, la rentrée parlementaire a été teintée par la disparition de Jean-Paul Riopelle que beaucoup ont salué comme un homme libre, un homme de génie.« Le décès de Jean-Paul Riopelle provoque chez les Québécois une profonde tristesse.C'est un des plus grands citoyens du Québec, tous métiers et toutes créativités confondus, qui vient de disparaître », a déclaré le premier ministre Bernard Landry.Pour ce dernier, Riopelle fut un des grands ambassadeurs du nom du Québec et de la culture québécoise aux quatre coins du monde.Il s'est réjoui du fait que la valeur de l'artiste ait été reconnue par le gouvernement du Québec de son vivant.D'abord en 1981 avec l'attribution du prix Paul-Émile Borduas pour l'ensemble de son oeuvre, puis successivement en 1988 et 1994 alors qu'il a été fait Officier et Grand Officier de l'Ordre national du Québec.La ministre de la Culture, Diane Lemieux, a salué le grand homme qui, à ses yeux, a aidé le Québec à entrer la tête haute et avec affirmation dans la modernité.« Je retiens de cet homme le fait qu'il a contribué d'une manière marquée à nous aider comme peuple à défoncer les carcans dans lesquels nous étions, a-t-elle déclaré avant le début de la séance du Conseil des ministres.Non seulement dans sa discipline, mais également parce qu'il a fait partie de ce collectif du Refus global, un des éléments importants qui ont marqué le Québec au niveau de la pensée intellectuelle et politique.Peintre de renommée internationale, Riopelle était aussi un homme libre, retient la ministre.« C'était un homme libre.Véritablement libre.Dans son art, dans sa manière de créer et dans sa manière de voir le monde.(.) J'aimais son côté éclaté comme artiste.Mais j'avoue que la liberté de cet homme me touche particulièrement.La liberté qu'il s'est donnée et celle dont il nous a inspirés », a ajouté Mme Lemieux.Sur un plan strictement pictural, la ministre, qui s'est récemment procuré une reproduction de l'immense toile Hommage à Rosa Luxemburg, qualifie cette oeuvre de complexe, fouillée, pleine de détails qu'elle aime bien recenser un à un.La toile se trouve au Musée du Québec, dans la salle portant le nom du peintre.Le chef libéral Jean Charest a de son côté qualifié Riopelle de monument.« Homme de génie et flamboyant, il savait exprimer toute sa sensibilité et sa soif de liberté à travers la peinture et la sculpture », a-t-il soutenu.Lui aussi fait référence au Refus global, un manifeste précurseur de la Révolution tranquille.En ce sens, le peintre a été un visionnaire, soutient le chef libéral.« Je crois qu'il y a bien des hommes et des femmes aujourd'hui qui ressentent le choc de sa mort, un peu comme le fracas d'un géant qui tombe après avoir dominé de son immense stature le paysage artistique et culturel du Québec », a aussi déclaré la ministre Lemieux, un témoignage qui résume bien l'ensemble des nombreux hommages rendus hier au peintre disparu.RIOPELLE Suite de la page C1 Jean-Paul Riopelle a rangé ses pinceaux en 1993, après son imposant Hommage à Rosa Luxemburg.Gilles Gagné était parfois à ses côtés lorsqu'il peignait ses toiles.« J'étais son tueur à gages », dit-il en riant.C'est que M.Gagné allait chasser des oies et ramenait les bêtes à l'artiste qui les couvrait de peinture en aérosol.Riopelle était-il un bon chasseur luimême ?« Oui, répond l'expert.Sauf que depuis 1980, il chassait avec les yeux.On partait ensemble, on callait les oies, mais on ne les tuait plus.Il voulait seulement les regarder.Et plus tard, les oies qu'on avait vues se retrouvaient dans ses toiles.Selon Gilles Gagné, depuis Noël, Riopelle, était de moins en moins lui-même.« Il était fatigué », dit-il.Tellement que le peintre, qui avait toujours eu peur de la mort, qui ne voulait pas rester seul deux minutes parce qu'il craignait qu'elle arrive par surprise, en était venu à la demander.Selon son ami Champlain Charest, l'artiste voyait la mort différemment depuis que son corps n'arrivait plus à suivre ses impulsions.« Il se trouvait handicapé », confie Charest.Mais jusqu'à la toute fin, raconte Gilles Gagné, l'artiste avait des éclairs de lucidité surprenants.Assez pour mettre un sourire sur son visage lorsqu'il a appris que le Canada avait battu les États-Unis au hockey, aux Jeux olympiques de Salt Lake City.« Il n'a jamais perdu ces éclairs, raconte le garde-chasse.Juste avant qu'il meure, je lui ai parlé et il a ouvert les yeux, il m'a regardé.Il avait tout compris ce que je venais de lui dire.» Gilles a quitté la chambre de Riopelle un peu avant la fin, mardi soir.Il a laissé le peintre avec son infirmier, Robert, qui avait pris soin de lui au cours des derniers mois.Et avec Huguette.« C'est ce qu'il voulait, dit-il.Mourir dans les bras de celle qu'il aimait.» Jean-Paul Riopelle est mort à 18h15 mardi, 15 minutes après le coucher du soleil. 4LP0301C0314 4LP0301C0314 ZALLCALL 67 22:19:02 03/13/02 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 4 MARS 2002 C3 Riopelle: seul dans sa catégorie au Canada JOCELYNE LEPAGE JEAN-PAUL Riopelle est le seul peintre canadien qui soit monté si haut sur la scène internationale, a confirmé hier l'ancien directeur du Musée des beaux-arts de Montréal, Pierre Théberge, aujourd'hui directeur du Musée des beaux-arts du Canada.Bien que le peintre ait été associé à ce que l'on a appelé l'école de Paris et à la peinture dite informelle, son identité de Canadien faisait partie et du personnage et de l'oeuvre.« Quand il va la première fois à Paris (en 1946), Riopelle est tout de suite patronné par le poète André Breton et les surréalistes que fréquentaient quelques marchands d'art, rappelle M.Théberge.Il y avait chez Riopelle une espèce de furie qui correspondait à l'idéologie surréaliste.Breton, qui était venu au Québec pendant la guerre, a vu en lui un artiste qui apporte de l'énergie nord-américaine aux Français, une énergie nouvelle, quelque chose qui n'existe pas en Europe.Il faut dire que la période d'après-guerre en Europe est très dure, très triste.Riopelle arrive là comme une comète, un démiurge.» Il y a une parenté entre Jackson Pollock, le peintre américain du dripping, et Riopelle.Mais selon M.Théberge, Riopelle, contrairement à Pollock, n'est pas un expressionniste, sa peinture n'est pas violente, elle est lumineuse.« Il n'exprime pas ses sentiments par la peinture, il utilise ses forces intérieures non pas pour les faire se combattre entre elles, mais pour les magnifier.Riopelle est un de ces artistes qui ont fait le lien entre l'abstraction et la nature, la lumière.D'ailleurs, lui-même ne se considérait pas comme un abstrait.Il traduisait le sentiment de la nature par l'abstraction.» La mort de Riopelle marque la fin d'une génération, poursuit M.Théberge ; une génération qui a eu des vedettes dont Riopelle.Selon lui, les vedettes en arts visuels n'existent plus parce que les médias n'ont plus le même intérêt qu'avant.La culture populaire a pris la place.« C'est ce qu'Andy Warhol avait compris, dit-il.Et il s'est servi des médias comme d'un moyen d'expression.Pierre Théberge croit que la mort de Riopelle permettra de revaloriser son travail.« C'est un mythe, les années cinquante.L'une des oeuvres les plus importantes de l'art canadien c'est L'Hommage à Rosa Luxemburg, pourtant peint en 1992.Riopelle est un peintre extraordinaire qui a toujours su comment se renouveler.» Mais pourquoi Riopelle est-il monté si haut ?« Parce que c'était un peintre extraordinaire, dit simplement René Blouin, marchand d'art contemporain.Ce qu'il apportait à Paris était nouveau et inhabituel.On n'avait jamais vu ça ! C'est assez proche de Pollock, mais plus dans la tradition européenne, la tradition du plaisir.C'est le peintre canadien qui a eu la plus belle carrière.Mais il était là où ça se passait.Il faut aussi tenir compte des rapports humains.L'art est un système de connaissance, un ensemble.Riopelle était un artiste très éloquent.» John Porter, directeur du Musée du Québec, qui a hérité de L'Hommage à Rosa Luxemburg, acheté grâce à un montage financier de l'ordre de 13 millions, prépare un hommage à Riopelle pour l'automne.« Pour mieux faire connaître l'homme, dit-il.Et chasser ces images tardives de vieillard et de malade.Un homme plus grand que nature doté d'une capacité hors du commun.Intense en tout.En art comme en amitié.Il pouvait rester seul deux mois sans sortir de son atelier et passer les six mois suivants à fêter avec ses amis.Il était plein de vitalité, bon vivant, il aimait la nature.On va chercher à traduire cette dimension.Il était une torture pour les journalistes, y compris pour son amie Madeleine Arbour (qui a déjà été journaliste à Radio- Canada).Il aimait éluder les questions, amener les gens sur un autre terrain.À la fin de sa vie, avec des pochoirs, des bombes aérosol parce qu'il ne pouvait plus peindre, même là il avait conservé son invention et sa créativité.Le Musée a bâti un corpus de 300 oeuvres au cours des cinq dernières années.Nous pouvons montrer le parcours essentiel avec les oeuvres-phares que nous avons.C'est une oeuvre plus grande que nature.» Le directeur du Musée du Québec est étonné de l'amour que vouent les gens à Riopelle.« Après l'annonce de sa mort, dit-il, des gens ont commencé à apporter des fleurs à l'entrée de la salle qui lui est consacrée », dit-il, ému.L'Hommage à Rosa Luxemburg a été peint par Riopelle en 1992.Pour le directeur du Musée des beaux-arts du Canada, Pierre Théberge, cette oeuvre « importante » témoigne de la capacité de l'artiste à se renouveler.Le mal-aimé de New York REPRÉSENTÉ À New York de 1954 à 1989 par la prestigieuse galerie Pierre Matisse, Jean-Paul Riopelle n'est pas un inconnu dans la capitale mondiale de l'art, où ses oeuvres peuvent être admirées dans les collections de deux grands musées, le Museum of Modern Art et le Guggenheim.Mais l'artiste canadien n'y jouit pas de l'affection des amateurs de peinture.En fait, il y a une certaine hostilité entre New York et Riopelle.Cette hostilité refait surface aujourd'hui dans la réaction de la critique à une exposition présentée par la Morgan Library, intitulée Pierre Matisse and His Artists, qui regroupe des oeuvres des peintres parrainés à New York par le fils d'Henri Matisse, un vendeur d'art, de 1931 à sa mort, en 1989.On y retrouve des tableaux des plus grands artistes européens, dont Balthus, Giacometti, Miro, Dubuffet et Picasso.Jusqu'au 19 mai, on peut également y voir un dessin et un tableau de Riopelle, tous deux réalisés en 1955.L'exposition a été saluée par la critique, sauf pour un aspect, la présence des oeuvres de Riopelle.« Bien sûr, le goût de Matisse n'était pas infaillible », a écrit la critique du New York Times, Grace Glueck, le 22 février dernier.« Je m'interroge sur sa dévotion pour le travail de Jean-Paul Riopelle, expatrié canadien qui vit à Paris depuis 1947 (sic), dont les peintures monotones ont été surexposées » dans les 12 expositions que lui a consacrées la galerie Pierre Matisse de 1954 à 1989.Le New Yorker, de son côté, qualifie Riopelle de « talent mineur » dans son numéro courant.D'où vient cette hostilité ?De loin, plus précisément des années 1950, lorsque la peinture abstraite a éclaté à New York, avec les Pollock, De Kooning, Rothko.Ainsi, quand Pierre Matisse a présenté pour la première fois les grands tableaux de Riopelle dans sa galerie, les Américains n'étaient pas disposés à voir dans le « trappeur supérieur » un chef de file de l'expressionnisme abstrait.« Riopelle était un peintre majeur, et un peintre prolifique », dit Jennifer Tonkovich, conservateur de l'exposition Pierre Matisse and His Artists.« Mais quand vous faites face à des gens comme Pollock et De Kooning, qui ont été portés aux nues par les Américains, c'est difficile d'être apprécié à votre juste valeur.D'autant plus difficile que la réaction des Américains n'était pas seulement inspirée par des considérations artistiques, en cette époque d'après-guerre.« Il y avait aux États-Unis une sorte d'excitation nationaliste autour de l'expressionnisme abstrait », dit Mona Hadler, qui donne un cours sur l'histoire de la peinture moderne à la City University of New York (CUNY).« Il se passait quelque chose à New York dans un domaine culturel où les Américains s'étaient toujours sentis inférieurs aux Européens.» Représentant de l'école de Paris, Riopelle s'est donc buté à l'enthousiasme des Américains pour les peintres de l'école de New York.Il a même été boudé par les artistes new-yorkais, qui prétendaient avoir tout inventé, dont le dripping, technique picturale « développée » par Pollock.« Il y avait de l'hostilité de la part de plusieurs de ces artistes à l'endroit de Riopelle », confirme Tonkovich.Il y avait aussi peut-être de la jalousie.Dans le catalogue de son exposition, Tonkovich publie une lettre savoureuse datée de 1954 dans laquelle Pierre Matisse décrit à Riopelle sa colère en entendant les commentaires négatifs de Rothko et Rothwell sur la « technique » du peintre canadien.« Je suis devenu si irrité que j'ai décidé de mettre un terme à la conversation avec eux, écrivit le marchand d'art au peintre.Ils me faisaient penser à ces gens qui, en 1925, commençaient à se plaindre du pointillisme.» Copropriétaire d'une galerie d'art à New York depuis 17 ans, le Québécois Claude Simard estime que Riopelle a peut-être aussi souffert aux États-Unis de sa relation avec la peintre américaine Joan Mitchell, sa compagne pendant plus de 20 ans.« Plusieurs critiques américains pensent que Mitchell était le plus grand peintre des deux », dit-il.Mais Simard espère que la mort de Riopelle incitera les Américains à revoir son oeuvre, surtout ses tableaux plus récents.« Riopelle était un peintre super important, dit-il.C'est malheureux que les Américains ne le connaissent pas davantage.Une réévaluation s'impose.» Le souhait de Simard sera peutêtre exaucé.Selon le professeur Hadler, de la CUNY, les étudiants d'aujourd'hui montrent un vif intérêt pour les peintres européens de l'après-guerre.« Je pense que les gens sont plus ouverts à ce qui vient d'ailleurs », dit-elle.C'est quand même bizarre.À Paris, Riopelle était perçu comme un peintre américain.À New York, son américanité est occultée.Photo DIDIER DEBUSSCHÈRE Deux visiteuses admirent Espagne, le plus ancien grand format de Riopelle, réalisé en 1951 et acquis par le Musée du Québec en mai 2001.Riopelle a la cote universelle JOCELYNE LEPAGE « C'EST SIMPLE », dit l'historien d'art et sergent Alain Lacoursière, de la police de Montréal, chargé de retrouver les oeuvres volées et de dépister les faussaires.« Riopelle est le plus vendu et le plus vendable de tous les peintres canadiens et de tous les temps, le seul qui peut être vendu n'importe où dans le monde, dans les grandes enchères Christie's, Sotheby's, Drouot.à New York, Paris, Londres, Berlin, Tokyo, Genève.» En 1989, chez Sotheby's à New York, une toile datée de 1954, Composition, s'est envolée pour 1,4 million de dollars US en moins d'une minute.« Il y a eu 862 oeuvres de Riopelle qui ont été vendues depuis 1987 à ces enchères, précise Alain Lacoursière.Parmi ces oeuvres, un tableau de cinq pieds sur cinq pieds a atteint 496 000 $ US à Paris en 1990.Un tableau de 89 cm sur 130 cm s'est vendu 128 000 $ US en 1994.Une toile de 44 po.sur 63 po., faite en 1954, est partie pour 170 000 $ US en 2000.Ce que les collectionneurs recherchent, ce sont les huiles ou les acryliques sur toile.Dans les années 1980, Riopelle a surtout fait des multiples et des gravures rehaussées.Elles intéressent moins les collectionneurs et valent entre 5000 $ et 25 000 $.» Il y a des faux Riopelle pour toutes les périodes, poursuit-il, mais les gens qui sont prêts à payer 500 000 $ pour un tableau demandent des garanties, des preuves d'authenticité et ne sont pas faciles à berner.Alors, il y a surtout beaucoup de copies des multiples.Les acheteurs ne vérifient pas.Alain Lacoursière a rencontré Riopelle à quelques reprises.Il se souvient du jour où il lui a rapporté les tableaux qui avaient été volés chez lui à Sainte-Marguerite-du- Lac-Masson.« Quand il a retrouvé son petit Ozias Leduc et un Suzor- Côté, des tableaux qu'il avait sur les murs et qu'il regardait tous les jours, les larmes lui sont venues aux yeux.Je garde aussi un bon souvenir de la fois où j'ai emmené Serge Lemoyne chez Riopelle.Lemoyne était tellement saisi qu'il est devenu blanc et n'a pas été capable de dire un mot.Il a fallu le dégeler avec une couple de verres de vin.» François Odermatt est collectionneur d'art et copropriétaire de la maison de Riopelle dans l'île aux Oies.C'est lui qui finance la réalisation du catalogue raisonné de l'oeuvre de Riopelle, dont les recherches sont faites par Yseult Riopelle.« Il y a un marché pour toutes les périodes de Riopelle, dit-il, mais, évidemment, les tableaux des années 1949-1955 sont les plus recherchés et les plus rares, dit-il.Il y en a beaucoup dans les grands musées.La plus grande collection privée de Riopelles appartient à Power Corporation », rappelle-t-il.Selon lui, parmi les peintres de l'école de Paris, Riopelle est le meilleur vendeur avec Nicolas de Staël et Poliakoff.Michel Tétreault est le galeriste qui a beaucoup travaillé au dossier de Rosa Luxemburg et produit Le Cirque, coffret comprenant gravures de Riopelle et textes de Gilles Vigneault \u2014 la dernière oeuvre de Riopelle, finalement, tirée à 75 exemplaires vendus 25 000 $US chacun.Il ne croit pas que la cote de Riopelle dans les enchères changera rapidement.« Il faudra six mois, un an.dit-il.Mais on parlera beaucoup de Riopelle, de l'importance de son art.on dira combien c'était un homme généreux, un bouffeur et un donneur d'énergie.» 4DU0401C0314 JEUDI 4DU0401C0314 ZALLCALL 67 21:17:49 03/13/02 B C4 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 4 MARS 2002 Jean-Paul Riopelle, L'Hommage à Rosa Luxemburg (détail), 1992.Acrylique et peinture aérosol sur toile, 155 × 4039 cm (ensemble).Coll.: Musée du Québec.Don de l'artiste.sans frontières à un géant Hommage Jean-Paul Riopelle (1923-2002) Le Québec vous dit merci.Le premier ministre du Québec, Bernard Landry 3035033A 4LP0501C0314 C-5 Jeudi 4LP0501C0314 ZALLCALL 67 22:31:37 03/13/02 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 4 MARS 2002 C5 Quand Riopelle rencontre Maurice Richard CURIEUX, les mots et les couleurs se mêlent dans mes souvenirs.Les deux fois, j'accompagnais Maurice Richard.Avec Félix Leclerc, c'était des mots.Pendant le repas du midi, Félix avait récité un poème qu'il avait écrit tout spécialement pour le Rocket.Et Maurice avait rougi.Avec Jean-Paul Riopelle, c'était des couleurs.D'abord, les mille nuances de jaune dans toutes les toiles de Riopelle accrochées sur le grand mur couvrant trois étages de sa maison du lac Masson.Riopelle était dans une période de « soleils » et la grande majorité de ses nouvelles oeuvres étaient des soleils tous plus étincelants les uns que les autres.Maurice avait été impressionné par toutes ces peintures qui occupaient tous les espaces libres de la grande maison.Il y en avait autant que de buts marqués par Maurice dans ses meilleures saisons.Maurice était à cent lieues de Félix Leclerc.Maurice était à mille lieues de Riopelle.Et pourtant, les deux grands artistes avaient fait les premiers pas pour le recevoir.Leclerc avait senti le coeur du Québécois dans la solide carcasse du Canadien.Riopelle avait toujours été un fan du Rocket.D'ailleurs, je me rappelle que Riopelle, la tête penchée, racontait ses plus beaux souvenirs du Rocket d'une voix rauque et faible.Les yeux avaient la vivacité d'un jeune homme, le dos était arqué, la voix comme brisée.C'est lorsque nous sommes descendus au sous-sol que l'hommage du grand peintre au simple joueur de hockey avait pris toute sa dimension.Une grande porte était couchée sur des chevalets.Et Riopelle avait presque complété son oeuvre.Un thème de hockey mêlant peinture et collage.Si ma mémoire est bonne en tous les cas.Il manquait quelque chose à l'oeuvre.Riopelle avait pris la main de Maurice et l'avait posée sur la porte.Puis, il avait pris une bonbonne de peinture et avait tracé le contour de la solide main du Rocket.Maurice était un peu éberlué et avait connu les plaisirs de la térébentine avant de remonter à l'étage pour poursuivre la soirée.Quand était venu le moment de quitter les Laurentides, Maurice s'était approché de son ami et gérant, Jean Roy.Il avait les yeux inquiets et le front plissé.La maudite porte, qu'allait-il faire avec ?Et comment la ramener à Montréal.Quand même pas attachée sur le toit de la voiture ?Les jours ont passé.Les spécialistes se sont penchés sur la valeur de la porte et on a eu droit à quelques vigoureux échanges.Finalement, quelques mois plus tard, le Rocket remettait la porte offerte par Riopelle au Musée d'art contemporain et s'en tirait avec un généreux reçu d'impôt.Curieux, disais-je.Félix Leclerc a conquis la France et le Québec en étant toujours conscient de qui il était et de ce qu'il représentait pour ses concitoyens.Riopelle, à partir du Refus global, a mené sa carrière tambour battant, en grand seigneur.Conscient qu'il était un génie.Les deux grands hommes étaient comme des enfants devant Maurice Richard.Qui lui n'a jamais voulu accepter ce qu'il représentait pour son peuple.Félix est mort, Maurice est mort, Riopelle est mort.Reste un journaliste et un photographe.Photothèque La Presse © Jean-Paul Riopelle a toujours été un fan du Rocket.Et Maurice Richard a été impressionné par toutes ces peintures dans la grande maison du lac Masson au cours d'une rencontre entre les deux hommes en mars 1990.Riopelle, la tête penchée, a raconté ses plus beaux souvenirs du Rocket d'une voix rauque et faible.Les yeux avaient la vivacité d'un jeune homme, le dos était arqué, la voix comme brisée.Un peintre admiré, sans être influent La vie, la mort, rien d'autre UNE SIMPLE note dans un agenda de 1993 : 6 avril, 18h15, rencontre avez Jean-Paul Riopelle à Sainte-Margueritedu- Lac-Masson.Sans adresse aucune : rendez-vous sur le parvis de l'église.Pas de nom, pas d'adresse, une simple indication : une fois sur place, le photographe et moi devions rouler derrière une BMW qui se pointerait à l'heure dite.Si l'invitation ne m'avait pas été précédemment transmise par Yvon Martin (patron d'une entreprise de publicité ayant alors récemment acquis une vénérable galerie d'art montréalaise), j'aurais vraiment cru à un canular.Sa voix est encore claire dans mon esprit : Raymond, j'ai passé la soirée d'hier avec Riopelle, je lui ai parlé de toi.Jean-Paul aimerait bien te rencontrer.Il vient de peindre un tableau très particulier.Il voudrait le faire connaître et si La Presse pouvait lui accorder de l'espace pour cela, ça lui ferait un immense plaisir.Le temps de transmettre le message à la direction des Arts et Spectacles et tout était ficelé.La Presse était de fait honorée et ne demandait pas mieux que d'établir dans les meilleures conditions un lien entre ses lecteurs et le plus grand peintre canadien vivant.Quelques minutes à sinuer sur la petite route, et la BMW se garait devant un chalet en pleine nature.Sa conductrice, ne devions-nous pas tarder à apprendre, était Huguette Vachon, la compagne de Riopelle.La lumière printanière était d'autant plus éclatante qu'une fois la porte poussée, elle semblait en bonne part absorbée par les matériaux revêtant les murs de la vaste tanière.Un homme était là qui attendait.Bien qu'âgé et sombre de prime abord, une force étrange émanait de son corps courbé lorsqu'il se mettait en mouvement à grandes enjambées.Une force tranquille Cette force me semblait assimilable à celle de l'orignal majestueusement calme, mais néanmoins prompt à mener la charge si d'aventure son humeur changeait ; ou à celle de l'eau retenue par les gorges, mais capable de remplir l'océan d'un coup une fois en rase campagne.On ne s'installait pas devant un Riopelle empanaché de gris en brassant l'air de toute la fougue de sa jeunesse et en bombant le torse en sa présence.Robert-Guy Scully, qui a fait profession de chasser des têtes à piquer au petit écran, a subi son assaut et son mépris dans semblables circonstances.C'est le dieu chasseur Riopelle qui s'est plutôt payer la sienne en jouant magistralement le sénile pour rendre indiffusable cet enregistrement malgré tout diffusé.Pourquoi avoir agi ainsi, lui ai-je demandé, lors de notre rencontre du 6 avril 1993.« Parce que Scully au lieu d'agir comme si Jean-Paul Riopelle avait consenti à s'entretenir avec lui, s'est comporté comme si Robert- Guy Scully avait accordé à Jean- Paul Riopelle la faveur de répondre à ses questions », a été la réponse.Information fort utile pour la poursuite d'un entretien fructueux en terrain potentiellement miné.C'est d'ailleurs avec la plus grande gentillesse qu'il nous a reçu chez lui, nous faisant voir l'immense pièce baignée de lumière lui servant d'atelier et de ce fait, l'oeuvre capitale récemment terminée à l'île aux Grues.Il s'agissait d'un hommage pictural de 45 pieds de longueur sur cinq pieds de hauteur, dont nous ne voyions qu'une partie, la disposition des murs ne permettant pas de l'admirer globalement.Elle témoignait de 25 années de grands moments partagés avec la femme peintre Joan Mitchell, décédée en octobre 1992.Il s'était à ce point dévoilé dans ce colossal Hommage à Rosa Luxemburg (ainsi se plaisait-il à surnommer sa Rosa confidente), qu'il lui a conféré la dimension d'une oeuvre testamentaire.Les lecteurs de La Presse devenaient les premiers à prendre officiellement conscience de l'existence de cette réalisation surdimensionnée.Pour reprendre les termes écrits le 10 avril 1993 : « La cosmogonie de l'univers de Riopelle se retrouve là avec ses oies en pleine envolée, les poissons des pêches d'antan dans les rivières du nord, les ronds de bûches, la neige, la forêt ».Tout ce que Jean-Paul Riopelle peignait déjà dans ses fascinantes Mosaïques des années cinquante \u2014, et que le commun des mortels ne percevait pas toujours \u2014 était cette fois hiéroglyphiquement observable sans être aisément décodable pour autant.En entrevue, Riopelle prenait un malin plaisir à dévoiler un peu de son flanc droit pour le mettre aussitôt hors d'atteinte.Il connaissait toutes les ficelles pour dépister et déstabiliser un interlocuteur sans rompre le lien avec lui, si tel était son bon plaisir.Et si, plutôt que de tourner autour du grand totem artistique, nous évoquions plutôt à fleur d'eau notre mutuelle passion pour la pêche, les randonnées en forêt et l'odeur du sapinage ?Ainsi fut fait.Aussi m'a-t-il parlé de ses amis, de ses compagnons de pêche et de chasse, de Jack Rabbit qui a été un familier de la maison, de Paul Marier en qui il reconnaissait un grand moucheur.Quel plaisir d'entrer ainsi dans le corps de ses tableaux.Pour faire bonne mesure, connaissant bien son monde, il laissait tomber quelques noms de peintres et d'artistes fort réputés, d'ailleurs et d'ici.Ainsi m'apprit-il que Miro était physiquement plus petit que moi.On pouvait donc être petit à ses yeux si seule la taille était en cause.Non aux médecins Excessif en tout, il ne semblait accepter que deux choses : l'état de vie ou l'état de mort.Il n'avait nul besoin du médecin, martelait-il.Handicapé par des carataractes, il préférait porter les verres d'un ami plutôt que de consulter un ophtalmologiste.Ainsi peignait-il.Le corps perclus d'ostéoporose, il refusait obstinément de consulter qui que ce soit.Son ami Diego Giacometti (le frère d'Alberto), m'a-t-il raconté, est mort alors qu'il était hospitalisé pour un problème de cataractes.Puis de déplorer que son très grand compagnon Jack Rabbit (en pleine forme jusqu'à 108 ans) soit décédé à 111 ans en milieu hospitalier des suites d'une grippe.« Alors ne me parlez plus des médecins et des hôpitaux », pour clore la discussion.Ayant appris il y a plusieurs jours déjà que la santé de Jean-Paul Riopelle était en grand déclin, je me suis pris à sourire en me demandant s'il avait dû ou non consentir à fréquenter quelquesuns des oiseaux de cette confrérie dans ces moments-là.Si tel a été le cas et s'il en a été conscient, Jean- Paul Riopelle ne se faisait sans doute plus d'illusion sur l'issue de son propre sort.SI LA MORT de Jean-Paul Riopelle n'a pas causé de remous dans les médias britanniques, les experts et les amateurs d'art moderne du pays ont pleuré, hier, la perte du grand peintre canadien.« Il n'était pas énormément connu du grand public, mais ceux qui fréquentent les musées et les galeries d'art connaissent sans aucun doute son nom et son travail », affirme Christopher Riopelle, conservateur de la National Gallery de Londres \u2014 et cousin du peintre québécois.« Dès les années 1950, un marchand très important à Londres, Arthur Tooth and Sons, a organisé plusieurs expositions des oeuvres de Riopelle.À l'époque, plusieurs collectionneurs ont pu acquérir ses tableaux, raconte le conservateur.Ainsi, Jean-Paul Riopelle est bien connu des amateurs d'art moderne.Par contre, les Britanniques l'associent beaucoup plus au tachisme français qu'à Refus global.» Les tableaux de Jean-Paul Riopelle ont été exposés tour à tour dans les plus grandes galeries de Londres.« On considérait qu'il jouait un rôle important dans la peinture d'avant-garde », expliquet- il.Aujourd'hui, la Tate Modern de Londres compte deux de ses oeuvres à sa collection permanente.Christopher Riopelle ne croit pas que son cousin ait eu une influence déterminante en Grande-Bretagne.« Je pense qu'il était admiré, sans être influent, parce que la première génération de peintres d'art abstrait britanniques préféraient suivre leur propre voie.Ils étaient peut-être un peu réticents face aux nouveautés des peintres français et nord-américains.Conservateur des oeuvres du XIXe siècle à la prestigieuse National Gallery de Londres, Christopher Riopelle dit avoir été, lui, fortement influencé par son cousin.« Je l'admirais beaucoup.Ses tableaux étaient très puissants, en particulier les grandes oeuvres des années 1950.Il a fait de la peinture, à mes yeux, une occupation passionnante.» Photothèque La Presse © Jean-Paul Riopelle au moment de son entrevue avec notre journaliste Raymond Bernatchez, le 6 avril 1993.On ne s'installait pas devant un Riopelle empanaché de gris en brassant l'air de toute la fougue de sa jeunesse et en bombant le torse en sa présence. 4LP0601C0314 4LP0601C0314 ZALLCALL 67 22:56:48 03/13/02 B C 6 L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 4 MA R S 2 0 0 2 RIOPELLE 1923-2002 Refus global : un manifeste qu'on fait semblant de connaître Les musées rendent hommage à Riopelle GÉRALD LeBLANC ON A SOULIGNÉ la notoriété de Jean- Paul Riopelle, le peintre québécois le plus connu à l'étranger, et l'excentricité de ce père qui attendit 38 ans avant de rencontrer son fils naturel conçu en Bretagne.L'on n'a surtout pas oublié de rappeler qu'il fut signataire de Refus global, document- culte que tout Québécois instruit fait semblant de bien connaître mais qu'à peu près personne n'a lu.Il s'agit d'un manifeste d'une quinzaine de pages, écrit par Paul-Émile Borduas, enseignant à l'École du meuble et chef de file des peintres « automatistes » de Montréal, lancé en 1948 à la librairie Tranquille, à l'angle de la rue Sainte-Catherine et de la rue Saint-Urbain.Un manifeste empreint d'un élan messianique comme on en publiait souvent en ces temps effervescents d'après-guerre, notamment Rupture inaugurale d'André Breton, publié à Paris en 1947 et signé par Jean-Paul Riopelle, qui aurait incité l'hésitant Borduas à publier le sien.Tel un tribun déchaîné, ce dernier pourfend dans Refus global les curés et les députés qui maintiennent le peuple dans la noirceur et l'empêchent de s'ouvrir aux grands courants du monde.« Un petit peuple serré de près aux soutanes restées les seules dépositaires de la foi, du savoir, de la vérité et de la richesse nationale.Tenu à l'écart de l'évolution universelle de la pensée pleine de risques et de dangers.Petit peuple issu d'une colonie janséniste, isolé, vaincu, sans défense contre l'invasion de toutes les congrégations de France et de Navarre.Petit peuple qui malgré tout se multiplie dans la générosité de la chair sinon dans celle de l'esprit.« Au diable le goupillon et la tuque ! Mille fois ils extorquèrent ce qu'ils donnèrent jadis.» Mêmes couplets enflammés sur le thème du refus : « Refus d'être sciemment au-dessous de nos possibilités psychiques et physiques.Refus de fermer les yeux sur les vices, les duperies perpétrées sous le couvert du savoir, du service rendu, de la reconnaissance due.Refus d'un cantonnement dans la seule bourgade plastique.Refus de se taire.» Bref, une litanie de blasphèmes en ces temps de contrôle et de pruderie au pays de Borduas, qui est immédiatement congédié de son poste à l'École du meuble.Il faudra cependant un certain temps pour que le manifeste, publié à 400 exemplaires, devienne un point de référence, un signe annonciateur de la Révolution tranquille.Dans un article publié en 1962 dans la revue Situation, sous le titre de La Ligne du risque, le syndicaliste et essayiste Pierre Vadeboncoeur fut un de ceux à faire de Borduas un « symbole du Québec moderne ».Contemporain de la plupart des signataires du manifeste, M.Vadeboncoeur rappelle « la situation de sclérose alors largement répandue au Québec ».Pour lui, Borduas a constitué un flash avantcoureur de la Révolution tranquille.« Borduas fut le premier à couper radicalement, à se reconnaître dans l'obscurité totale.Il fallait tout révoquer parce que chaque parcelle tenait dans un système.» « Il a brisé notre paralysie organisée.Il l'a anéantie d'un seul coup avec son refus global.L'histoire n'a pas encore adopté Borduas.Il n'en est pas moins sûr qu'il fut l'exacte réponse à notre problème séculaire de la liberté de l'esprit.» STÉPHANIE BÉRUBÉ LE MUSÉE d'art contemporain de Montréal installe ce matin une toile nommée Composition de Jean-Paul Riopelle dans son hall d'entrée, accessible à tous.Il s'agit d'une oeuvre de la collection permanente du musée, réalisée par le peintre en 1951.Du 19 juin au 29 septembre 2002, le Musée des beaux-arts de Montréal présente Riopelle, exposition mettant en vedette la collection enrichie du musée de la rue Sherbrooke Ouest.Entre 60 et 80 oeuvres seront exposées, couvrant toutes les périodes de création de l'artiste.Le Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa, compte accrocher dès aujourd'hui quatre toiles de Jean-Paul Riopelle à ses cimaises, en hommage à l'artiste mort mardi.Deux tableaux de Riopelle se trouvaient déjà dans les salles d'exposition du musée.Toutes les oeuvres datent des années 1950.À Québec, le Musée du Québec proposera des visites commentées de la salle Riopelle tous les mercredis, samedis et dimanches, du 16 au 31 mars 2002, à 13 h 30 et 15 h.De plus, en septembre, le musée compte mettre en avantage sa collection bonifiée des oeuvres de Riopelle.RIOPELLE À PARIS AUSTER Suite de la page C1 Souvenirs des premiers témoins En ville, les amis arrêtaient dans un café.« Moi, je prenais un café, mais lui commençait sa journée avec un petit verre », dit l'auteur qui raconte qu'un jour, Riopelle lui a avoué qu'il aimerait bien voir devant lui toutes les bouteilles de whisky qu'il a bues dans sa vie.« Juste pour voir une grosse montagne de bouteilles », s'amuse l'auteur.Paul Auster et Jean-Paul Riopelle sont restés en contact après leurs années de bamboche parisienne.Au mois de novembre 1975, Paul Auster a passé trois semaines dans la demeure de Riopelle, à Sainte-Marguerite- du-Lac-Masson.Il se rappelle l'automne, les feuilles qui tombaient, le lac qui gelait dans un bruit de tonnerre.Et la lumière de cette maison.Durant les années qui ont suivi, les copains se sont écrits, ont échangé des cartes, des livres.Paul Auster a aussi écrit sur et d'après Jean-Paul Riopelle.L'un des textes qui se trouvent dans son recueil Le Carnet rouge a été inspiré par son ami Jean-Paul.Auster a aussi collaboré à un essai sur l'artiste québécois avec Huguette Vachon, compagne du peintre, et François-Marc Gagnon.Fruit du hasard, ce livre, Riopelle : un lieu de liberté, était sélectionné hier parmi les finalistes des premiers prix Odyssée.« Il a été une grande lumière dans ma vie », avoue Paul Auster, un brin nostalgique, qui a amené un peu de cette luminosité chez lui, à New York, où cinq lithographies de Jean-Paul Riopelle ornent les murs de sa maison.RENÉ VIAU collaboration spéciale PARIS \u2014 C'est avec une immense émotion que Fernand Leduc et sa femme, Thérèse Renaud, deux signataires de Refus global établis eux aussi à Paris, ont accueilli la nouvelle de la mort de Riopelle.« L'énergie qui émane de ses tableaux est quelque chose de tellement extraordinaire, confie le peintre Leduc.Pour ma part, je suis pourtant toujours resté plus proche de ses aquarelles et de ses gouaches des années automatistes.» L'épopée automatiste montréalaise a conduit Riopelle, tout comme Leduc, dans le Paris de l'immédiate après-guerre.Leur peinture y apparaît comme totalement novatrice.« Je leur avais trouvé leur premier appartement, rue Jacob à Saint-Germaindes- Prés.J'étais allé chercher Françoise et Jean-Paul Riopelle à la gare », se souvient la poétesse Thérèse Renaud.C'est par l'intermédiaire de cette dernière que les automatistes, dont Riopelle et Leduc, exposent leurs oeuvres en juin 1947 à la galerie du Luxembourg.« Riopelle était très cultivé, mais aussi très instinctif, dit la poétesse, qui prépare un livre sur ces premières années.En réalité, il se foutait déjà, à cette époque-là, des étiquettes et des théories sur l'art.» Écrivain et poète, Michel Waldberg se rappelle une des premières expositions à laquelle sa mère, la sculpteur Isabelle Walbderg, participe avec Riopelle en 1952 à la galerie Niepce.« C'est à ce moment que le marchand d'art Pierre Loeb a commencé à s'intéresser au travail de Riopelle et à lui acheter des toiles.Jeune, Riopelle faisait surgir de sa toile des mondes en ébullition, comme un volcan.» Sa peinture a toujours eu, quelque chose de chamaniste, estime Waldberg.« Elle explore une sorte d'ailleurs, un « extramonde ».» Critique d'art, Pierre Schneider a consacré un ouvrage au peintre et a été responsable d'une grande exposition Riopelle au Centre Pompidou en 1981.Il a également rencontré Riopelle, à peine arrivé à Paris, au tout début des années 1950.« Une des grandes émotions d'art de ma vie est de l'avoir rencontré.Je suis entré dans son atelier.C'était le printemps.Les marronniers en fleurs débordaient par la fenêtre.Devant eux, j'ai vu pour la première fois la peinture de Riopelle.Il y avait de la couleur partout, sur la toile, le sol, le plafond.Avec les marronniers devant sa toile, je n'ai jamais eu autant le sentiment d'une confusion absolue entre la nature et l'art.Son art est comme un arbre qui donnait alors des fleurs.Avec le temps, le peintre s'est retourné vers ses racines.Il n'a jamais oublié ses sources que sont l'art des Indiens et le paysage de son pays.Riopelle a rencontré l'Europe au Québec.Il a retrouvé le Québec et le Canada en France.L'océan atlantique n'était pas un obstacle pour lui.Riopelle avait des racines partout.» SPEC (Groupe) 514 527-3644 www.lesdix.com pour la représentation du dimanche 31 mars à 20h Fêtez Pâques avec Les Dix Commandements Retournez-le à LE CONCOURS LES DIX COMMANDEMENTS, 1055, Beaver Hall, Bureau 400, Montréal (Québec) H2Z 1S5.Question : Quel personnage Boom Desjardins interprète-t-il ?Réponse : Nom : Prénom : Adresse : app.: Ville : .Code postal : Courriel : .Téléphone : .(.) .Coupon publié jusqu'au 16 mars.Tirage le 21 mars 2002 à 10h.Règlements du concours disponibles à La Presse.Une valeur approximative de 2 400.00 $.Fac-similés non acceptés.30 paires de { laissez-passer à gagner 3033511A 514-844-2172 «DE VIVRE EN AMOUR À J'LAISSE ALLER» LUC COUSINEAU 1676 Ontario est LES 25-26 ET 30 MARS À 20H au LION D'OR 3032848A 4LP0701C0314 C-97Jeudi 4LP0701C0314 ZALLCALL 67 20:59:54 03/13/02 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 4 MARS 2002 C7 RIOPELLE 1923-2002 NATHALIE PETROWSKI n p e t r o w s @ l a p r e s s e .c a Le disparu de l'île aux Grues «Il avait les yeux en amande des masques eskimo, le front haut, carré, le nez fort et busqué, la bouche pleine, le menton rond, la pomme d'Adam saillante, le teint mat et hâlé, la chevelure abondante et brune.Il buvait sec, fumait serré, conduisait vite et bien de puissantes automobiles, torturait parfois le volant de ces machines résolument célibataires que sont les Bugatti, voitures de rêve propices au rêve, dont les écrous se serrent à la clé des songes.» J'ai trouvé cette description de Jean-Paul Riopelle dans le tome 1 du Catalogue raisonné, un volume de près de 500 pages produit par sa fille Yseult et dressant l'inventaire intégral des oeuvres éparpillées de son illustre père.Le catalogue est paru en 1999.Cela faisait 15 ans qu'Yseult y travaillait.Affolée à l'idée que dans 100 ans, plus personne ne se souvienne de celui qu'elle n'a jamais appelé papa, mais toujours Jean-Paul, elle a décidé un beau matin de retracer les 5200 oeuvres de Riopelle éparpillées aux quatre vents et aux quatre coins du monde et de les rapatrier sous forme de catalogue.Elle n'a toujours pas terminé ce travail colossal qu'elle poursuit en cultivant l'abnégation avec autant de fureur que son père cultivait la liberté et l'insoumission.Je n'avais pas feuilleté le volume depuis le jour de son lancement au Musée des beauxarts, il y a trois ans.Je l'ai rouvert hier, histoire de présenter mes derniers hommages au disparu de l'île aux Grues.Dès les premières pages, j'ai été assaillie par la même intime conviction.Ce catalogue déraisonné, comme l'appelait affectueusement Riopelle, n'est pas un produit marchand pour consommation rapide, ni un objet décoratif pour épater la galerie ou meubler sa table à café.C'est un livre qui a été fait amoureusement avec le respect dévoué d'une fille pour son père.La notion de commerce est totalement absente de ses pages.De nos jours, c'est rare, pour ne pas dire inexistant.Aux photos et aux reproductions du catalogue s'ajoutent des textes et des extraits d'entretiens de Riopelle avec des critiques d'art.J'aime tout particulièrement ce passage où Riopelle se défend d'être un peintre abstrait alors que toute sa vie et même à sa mort, l'étiquette de l'abstraction lui a collé comme une sangsue à la peau.« À vrai dire, explique Riopelle, l'abstraction n'existe pas en peinture.Turner est passé tout près.Manet aussi.L'abstraction est impossible ; la figuration tout autant.Peindre le ciel ?Exclu, foutu d'avance.On pourrait s'y risquer à condition toutefois de n'avoir jamais vu le ciel.En ce sens, je l'ai déjà dit, je suis moins impressionniste que dépressionniste.Je m'éloigne juste ce qu'il faut de la réalité : je ne m'en sépare pas totalement.Je prends mes distances par rapport au réel.Quelle distance ?La bonne.Évidemment.» Depuis 1997-98 pourtant, Riopelle vivait de plus en plus séparé et détaché de ce réel qui l'avait tant fait vibrer.C'est du moins ce que m'ont raconté ceux qui allaient régulièrement le visiter à Sainte-Marguerite ou à l'île aux Grues.Incapable de peindre à cause de la maladie, cloué à un fauteuil roulant, le trappeur supérieur et Huron fulgurant, jadis célébré par Paris, n'était plus qu'un vieux monsieur amer dont les moments de lucidité et de bonheur étaient de plus en plus fuyants.À la fin de sa vie, Riopelle était en quelque sorte devenu le peintre abstrait qu'il avait toujours refusé d'être.L'abstraction n'était pas la seule étiquette qu'il rejetait.Riopelle refusait de se voir comme un produit des grands espaces canadiens.J'ai retrouvé à ce sujet un échange amusant entre Riopelle et un Français qui veut à tout prix lui faire avouer que sa peinture immense puise sa source dans l'immensité du pays de son enfance.Riopelle en est presque insulté.\u2014 La nature canadienne n'a rien à voir, s'obstine Riopelle.Je ne suis pas le peintre des forêts vierges et des prairies à l'infini.\u2014 Mais ce sentiment d'espace, alors tu le trouves dans.\u2014 Une feuille d'arbre.\u2014 Une feuille ?\u2014 Ça suffit.Une feuille, c'est toute la forêt.Le tout, évidemment, c'est de la voir.J'imagine la tête du type tentant de concevoir qu'une feuille puisse contenir une forêt entière.J'imagine aussi le sourire en coin de Riopelle, fier d'avoir une fois de plus torpillé un cliché.Fuir les étiquettes, refuser de rentrer dans la case prévue à votre intention, brouiller les pistes, faire la guerre aux idées reçues est une chose.Encore faut-il avoir les mots pour le dire.Riopelle avait les mots et mieux encore : les images.Mon passage préféré du catalogue demeure un texte de Michel Walberg, qui a connu Riopelle à 8 ans, âge idéal à mon avis pour fréquenter un monstre sacré et ne pas mourir d'admiration.Avec cette distance raisonnable si chère à Riopelle, Walberg réussit à mettre le doigt sur le coeur et le moteur de son oeuvre.« Riopelle a tôt compris, écrit-il, que l'académisme est une impasse et que toute novation tend à produire un poncif.De sorte que l'unique façon d'échapper à la pétrification de l'oeuvre dans un style consiste à remettre en cause, en jeu, quitte ou double, son propre langage, à le soumettre au féroce principe de l'incertitude.« Riopelle y a si bien réussi, poursuit-il, que je connais peu d'oeuvres qui, si peu que la sienne, auront suscité d'imitations.» En d'autres mots, Riopelle ne savait pas se répéter ou du moins refusait obstinément de le faire.Sa création était unique et inimitable parce que toujours en mouvement, en rupture constante avec elle-même, en quête continuelle d'avancement.Lire ce passage en 2002, alors que la répétition et l'imitation semblent être les seuls principes qui régissent la culture d'aujourd'hui, donne le vertige.En même temps, c'est la plus belle leçon, sinon la seule leçon à tirer du disparu de l'île aux Grues.Le peintre est peut-être mort, mais sa façon d'envisager l'art gagnerait plus que jamais à être imitée.Pour une fois, je suis convaincue que Riopelle n'y verrait aucune objection.SOYEZ DE CEUX QUI SE MÉRITERONT UN ENREGISTREMENT DE TERFEL EN VOUS PROCURANT VOS BILLETS AVANT LE 20 MARS.QUANTITÉ LIMITÉE - GRACIEUSETÉ DE UNIVERSAL MUSIC BILLETS À PARTIR DE 50 $ 3011442A 3011444 Yannick Nézet-Séguin, chef d'orchestre 18 mars 2002 Basilique Notre-Dame BRUCKNER - Christus factus est BRUCKNER - Symphonie no 9 BRUCKNER - Te Deum Frédérique Vézina, soprano Michelle Sutton , mezzo-soprano Marc Hervieux , ténor Joshua Hopkins , baryton Choeur de l'OMGM Une expérience spirituelle inoubliable En tournée dans l'île 13 mars : Rivière-des-Prairies 19 mars : Saint-Laurent 22 mars : Pierrefonds 27 mars : Verdun Renseignements : 514.598.0870 Billetterie de la PDA : 514.842.2112 Réseau Admission : 514.790.1245 www.orchestremetropolitain.com Présente 3033156A 4LP0801C0314 4LP0801C0314 ZALLCALL 67 22:38:56 03/13/02 B C8 LA PRESSE MONTREAL JEUDI 1 4 MARS 2002 RIOPELLE 1923-2002 Pierre Houle ala isse Omerta pour tourner sur Riopelle TELEVISION l c o u s i n e @ l a p r e s s e .c a Le realisateur Pierre Houle venait de signer deux saisons palpitantes de la serie Omerta et tout le monde celebrait son immense talent.Quand est venu le temps d'Omerta 3, il a laisse la place a Georges Mihalka.Il avait un projet urgent a faire, un personnage a nous faire decouvrir, un art a nous reveler.Une passion a assouvir.Nous avons de la chance.Son documentaire sur Jean-Paul Riopelle intitule Riopelle .sans titre, 1999, collage repasse dimanche a 22 h 30 a Radio-Canada.Ce titre rebarbatif ne doit pas vous repousser : la creativite du documentaire est a la hauteur de celle de l'artiste.Ca foisonne de vigueur et d'appetit de vivre, de temoignages et d'images.Houle s'est meme permis de trouver un orignal dans un des tableaux de Riopelle et de l'animer.D'ou vient la passion de Pierre Houle ?Riopelle marque mon premier contact avec la peinture dans ma jeunesse.J'allais dans une ecole alternative et on nous avait amenes voir une exposition.Aussi, il voulait comprendre pourquoi le Quebec avait boude ce peintre que Paris a decouvert.Cette epoque ou le succes d'un artiste etait considere comme suspect.Des annees plus tard, le realisateur a enfin pu assouvir sa curiosite et nous faire partager ses decouvertes.Il a passe un an, en compagnie de la productrice Francine Forest, a interviewer des personnes qui avaient connu le peintre, a tout lire et a tout voir.La rencontre entre Houle, un workaholic, et Riopelle, un excessif en tout, allait donner une heure de television inoubliable.Une vie tout sauf drabe, dit le realisateur.A Paris, j'ai vu ses amis qui avaient garde un immense respect pour l'artiste, mais qui avouaient qu'il etait un homme pas facile a vivre.Lorsqu'il courait les bars avec Calder et Riberol, deux autres pieces d'hommes , le niveau de testosterone augmentait.Un excessif qui fumait trois paquets de Gitanes par jour et buvait beaucoup.Pourtant, un medecin affirmait que ses poumons et son foie etaient impeccables ! Pierre Houle me racontait hier qu'il s'est retrouve a l'ile aux Grues pendant le tournage.Riopelle m'a prete son chalet a l'ile aux Oies, qui se separe de l'ile aux Grues a maree haute.Un camp sans electricite ou il avait peint Rosa Luxemburg.Il y avait des milliers d'oies blanches qui criaient et je regardais la cote au loin.Quel endroit extraordinaire ! L'Hommage a Rosa Luxemburg, c'est un tableau de 35 metres que Riopelle a peint a 70 ans en apprenant la mort de Joan Mitchell, peintre americaine avec qui il a eu une relation tumultueuse durant des annees.Houle se rappelle de ses quatre rencontres avec Riopelle.De la difficulte de le faire parler de son art.Il adorait parler de chars, d'animaux, mais pas de peinture.Il n'aimait pas se faire filmer.Et il rigolait : Vous n'etes pas oblige de voir le canard que j'ai cache dans cette toile ! Sheila Copps s'attaque a la discrimination a Radio-Canada LA MINISTRE du Patrimoine Sheila Copps a affirme qu'il faut regler au plus sacrant la discrimination envers les employes du reseau francais face a leurs collegues du reseau anglais.Les salaires sont moindres pour les francophones, a denonce la deputee bloquiste Christiane Gagnon hier.L'ecart est de 11 % pour les hommes et de 20 % pour les femmes, alors que la cote d'ecoute du reseau francais est bien superieure a celle du reseau anglais.Mme Copps a repondu que, selon elle, tous les employes francophones de Radio-Canada partout au pays sont victimes de discrimination.Je suis contente que, pour la premiere fois, cette question soit mise de l'avant par le syndicat, a ajoute Mme Copps.Et j'espere que cette discrimination sera reglee au plus sacrant.Recemment, les femmes journalistes, lectrices de nouvelles et autres professionnelles de l'information au reseau francais ont denonce l'iniquite salariale dont elles sont victimes face aux hommes qui occupent les memes fonctions.La vice-presidente de la television francaise Michele Fortin a toutefois replique que la politique salariale au reseau francais n'est pas discriminatoire a l'endroit des femmes.Affirmation basee, dit-elle, sur une etude exhaustive de tous les postes.Le defunt peintre, dans le documentaire Riopelle .sans titre, 1999, collage.L'equipe feminine de hockey sur glace : des filles en or ! L'ECUYER CE SOIR 21h 3016698A VOTRE SOIREE DE TELEVISION Karine Vanasse Louise Cousineau 19:00 LA REVANCHE DES NERDZ Pour la jeune comedienne de 18 ans Karine Vanasse, qui prend son premier appartement, on experimente deux dispositifs de securite.20:00 r TABOU Pour voir si cette serie si bien lancee tient bien la route.Troisieme episode.20:00 1 BIOGRAPHY La vie de la legendaire Marilyn Monroe.21:00 r FORTIER Qui a tue Julie Doyle et disparu avec son foetus?On devrait le savoir ce soir.Mario (Frederick de Granpre) a-t-il assassine sa soeur?22:30 r LE GRAND BLOND Marc Labreche, qui annoncait un diner avec Denise Bombardier la semaine derniere, a remis la chose a ce soir.Ils vont manger froid, sans doute.Aussi: Marc- Andre Coallier, Lulu Hughes avec les Porn Flakes et, au club, Chantal Lamarre.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Ce soir q Estrie ce soir v La Region ce soir Virginie Un gars, une fille Fred-dy L'Ecuyer / Elise Guilbault, Marie-Chantal Toupin Le Telejournal/Le Point / La Situation du logement.Nouvelles du sport Gypsies (23:25) Le TVA 18 heures Ultimatum Mechante Semaine Surprise sur prise en.Tabou (3/8) Fortier (3/8) Le TVA Le grand blond avec un show sournois / Denise Bombardier Sports / Lot.(23:52) Macaroni tout garni Ramdam Tous contre un Les Choix de Sophie Grands Documentaires / Et si c'etait le mien Les 400 couts L'Effet Dussault Les Choix de Sophie Tous contre un Groupes parlementaires Grand Journal (17:00) Flash / Paul Rivard Fun noir / D.Filiatrault Hockey / Stars - Canadiens Le Grand Journal 110% Kama Sutra News Access H.Drew Carey Whose Line is it Anyway?CSI: Crime Scene Investigation ER CTV News News Wheel of.Jeopardy CBC News: Canada Now Country.Road Again Opening Night / Solidarity Song: A Portrait of Hans Eisler The National The National Paralympics News ABC News King of the Hill Frasier Whose Line is it Anyway?Primetime Thursday News Night.(23:35) News CBS News NCAA Basketball First Round: Kansas - Holy Cross / Duke - Winthrop News NBC News Jeopardy Wheel of.Friends Leap of Faith Will & Grace Just Shoot me ER News Tonight (23:35) Newshour Bus.Report German Americans Joseph Campbell & the Power of the Myth BBC News Bus.Report Newshour Suze Orman: The Road to Wealth Rock, Rhythm & Doo Wop Paralympics, #6 Law & Order Biography / Marilyn Monroe Cinema / THE MURDER OF ROGER ACKROYD avec David Suchet Law & Order Jeunesse.O Zone A la gloire de Gershwin Passion Theatre / Sarah et le cri de la langouste Gueule de star Auteur libre Metropolis Cult.Canada: Rawlins Cross Videos BookTV Cinema / SHIP OF FOOLS (3) avec Oskar Werner, Simone Signoret NYPD Blue La Mer de Cortez La Terre en peril Top Secret - Missions CIA Biographies / Saint Patrick La Femme bionique Cinema / DANS LES.(6) .voyage Inventer, toute une passion! Capharnaum Intervention aupres des.Introduction a la mecanique .medias Branche-toi.qc.ca Quartier.Crocodile Hunter @discovery.ca Wild Discovery / Shark Blue Planet Week Survival! / USS Enterprise @discovery.ca Billet Europuzzle Saveurs.Airport .de luxe Tendances.l'hiver Les Treks.Le sport.Motoneige Golfs.USA VR Amanda Sh.Stevens Jett Jackson Cinema / HONEY, I BLEW UP THE KID (5) Cinema / BLANK CHECK (6) avec B.Bonsall Cinema / GHOST DAD (5) avec Bill Cosby 3rd Rock.Drew Carey Seinfeld Family Guy King of the Hill Futurama Guide to Rock Stars Star Trek: Voyager News (17:30) National Bob &.E.T.Friends Leap of Faith Will & Grace Just Shoot me The Agency Body & Health Sports Histoires de trains L'Histoire a la une Trouvailles.Montreal Britanniques / XVIIIe siecle Cinema / LA BRIGADE DES COWBOYS (5) avec James Caan It Seems.Secrets.Tour of Duty Turning Points The Third Reich in Color The Untouchables 3rd Rock Atto d'Amore Friends Frasier .libanais Jase Cafe Sino-Mtl CHAI Mtl Armenie.Soul Call Algerie.King.(23:35) Pet Project Zoo Diaries The Goods Matchmaker Extra The Lofters Circus Opening.Wheels .Homes Extra .Homes Musi Max Collection (14:00) Max Musique Musicographie / Cher (2/2) Max Lounge / Emmanuelle Generation 70 / Sport, Sexe.Musicographie / Cher (2/2) Infoplus Dans la.M.Net Specimen Mode de rue VJ Virginie Coossa Megahitplus S Club 7 Party live BBC News Bus.News CBC News Sports Jrnl Disclosure The National the fifth estate >Play RDI Junior Cap.Actions Journal RDI Maisonneuve Heantos Le Telejournal/Le Point Maisonneuve Le Canada aujourd'hui Bulletin.Sports 30.Sports 30 Ski Mag Curling / Brier 2002 Sports 30 Direction: Sud Will & Grace Fou de toi Wycliffe Le docteur mene l'enquete Collection Vertiges F/X North of Sixty Two Fast Track Cinema / THE ICE HOUSE - PART 2 (4) avec Penny Downie The Lost World First Wave Buffy the Vampire Slayer Angel Star Trek: Voyager X-Files Sportscentral Last Word.Preview Sh.NCAA Basketball / Match de premiere ronde NCAA Basketball / Match de premiere ronde Au m@x Volt Panorama C'est mathematique Cinema / L'ILES AUX MOMES (5) avec Christophe Malavoy Panorama Daredevils / .the Limits Secrets of Forensic Science Lethal Swarms: Killer Bees Haunting across America Abominable Snowman Lethal Swarms: Killer Bees PGA Golf / Bay Hill Invitational - 1re ronde Off the Record Nokia Brier / Curling masculin Sportscentre La Classe.le chien Moumoutte .Mimi?A.Anaconda Mega Bebes Simpson Henri, gang .le meilleur Dechiqueteurs Simpson Henri, gang Des chiffres.Pyramide Journal FR2 Faut pas rever / S.Rinaldi Ecrans.On ne peut pas plaire a tout le monde Les Arts.Jrnl (23:03) Envoye.School Bus Big Band Fragile Nature / Shape of Life Studio 2 Down to Earth Allan Gregg Studio 2 Medecine.Les Copines Cinema / VOTE SOUS INFLUENCE (5) avec Andy Garcia Quand la vie est un combat Sortie gaie Les Copines Miracles, vie Les Anges.Au gout du jour Vos finances Phenomenes Cite Mag Quebec Vos finances Au gout du jour .galaxie Radio Enfer Real-TV Sabrina.Buffy contre les vampires .galaxie Vice Versa As Told.Yvon of.Spongebob Big Teeth.Dragon Ball Z Freaky.Worst Witch Addam's.Breaker.Student.L.Sullivan X Files/Anthologie .nerdz L'Arcade Star Trek / Deep Space 9 Au-dela du reel Zone extreme / Medecine.L'Ange noir 4LP0901C0314 C-9 Jeudi 4LP0901C0314 ZALLCALL 67 20:40:05 03/13/02 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 4 MA R S 2 0 0 2 C 9 SORTIR Le Festival international de jazz de Montréal Portés par le vent dévoile ses premiers gros noms QUAND Noir Désir a lancé Des visages, des figures, l'automne dernier, la rumeur voulait que Bertrand Cantat, Serge Teyssot-Gay, Denis Barthe et Jean-Denis Roy ne reprennent pas la route.Dans le passé, le groupe s'est souvent mis K.O.à la suite de longues tournées déchaînées.Six mois plus tard, Noir Désir débarque au Québec pour une mini-tournée (la première depuis celle de 1992, mémorable), avant de faire un bout de chemin en Europe (Amsterdam, Oslo, Varsovie), au Proche-Orient (Istanbul, Damas, Beyrouth) et en Europe francophone.Y'a que les fous qui ne changent pas d'idée.et ça fait bien notre affaire ! On s'attend à un concert plus lent et plus nuancé, à l'image de Des visages, des figures, mais quand même assez décapant.En concert à Musique Plus mardi soir, les Bordelais ont montré qu'ils n'ont pas l'intention de faire du surplace : plus de rythmes électroniques, une énergie toujours viable et des versions surprenantes (sortes de remix en direct) de classiques comme Si rien ne bouge, Les Écorchés et One Trip One Noise.Ça promet pour demain et samedi au Métropolis.(Info : 514 790-1245) Alexandre Vigneault Les Tableaux de David Jalbert DOIT-ON conclure que Moussorgsky est à la mode ?En moins de 10 jours, ses Tableaux d'une exposition sont programmés aux récitals de deux pianistes : Alain Lefèvre et David Jalbert.Si le premier est reconnu sur la scène internationale, le second est considéré, à 24 ans, parmi les pianistes les plus prometteurs de sa génération.Jalbert a pourtant quelques faits d'armes dans les concours internationaux.Plus près de nous, au Prix d'Europe 2001, il a remporté la bourse John Newmark et cette année, le prix de la Fondation Sylva-Gelber du Conseil des Arts du Canada.Samedi, à 20h, David Jalbert ouvre la série Piano des concerts de l'Université de Montréal à la salle Claude-Champagne.Avant de s'attaquer aux Tableaux d'une exposition de Moussorgsky, il jouera Etude Fantasy de John Corigliano (auteur de la musique du film Le Violon rouge), Scènes d'enfants op.15 de Schumann et la redoutable fantaisie orientale Islamey de Balakirev.Toute une exposition ! (Info : 514 343-6427) Guy Marceau, collaboration spéciale Léaud et les autres au FIFA UNE ICÔNE, un visage inoubliable et un nom associé au meilleur du grand écran.Jean-Pierre Léaud, alter ego de François Truffaut et enfant de la Nouvelle Vague, reste une, sinon la, figure mythique du cinéma français.Voire du cinéma d'auteur.D'Aki Kaurismäki (J'ai engagé un tueur, 1990) à Ming-liang Tsai (Et là-bas, quelle heure est-il ?, 2001), le monde entier voue un culte à celui qui, à 14 ans, éclatait dans Les 400 Coups de Truffaut.Avec Léaud, l'unique, présenté au FIFA demain et dimanche, Serge Le Péron mesure cet impact et brosse un intime portrait de l'acteur, mêlant entrevues, extraits et archives dont celui, précieux, du casting des 400 Coups.Parmi les autres films sur le cinéma à l'affiche du festival projetés d'ici dimanche, notons l'inégal mais judicieux Les Conteurs des vues animées, sur la situation du cinéma québécois et, en compétition, le captivant Art That Shook the World : Battleship Potemkin (sur Eisenstein) et le décevant parce que trop conventionnel Ingmar Bergman on Music.(Info : 514 874-1637) Jérôme Delgado, collaboration spéciale ALAIN BRUNET TRADITION OBLIGE, le Festival international de jazz de Montréal rendait publique hier sa première sélection de concerts en prévision de sa 23e présentation, prévue du 27 juin au 7 juillet prochains.Se retrouveront ainsi à Montréal le Brad Mehldau trio, le Wynton Marsalis septet, Dianne Reeves, Archie Shepp à la rencontre du Roswell Rudd Quartet, Omara Portuondo en programme double avec Miriam Makeba, Marc Ribot en solo sans compter J.J.Cale.Le Brad Mehldau Trio, le plus couru de tous les trios de jazz (qui comprend le contrebassiste Larry Grenadier et le batteur Jorge Rossi), ne montre pas encore de signes de fatigue, d'où l'intérêt de retourner l'entendre.en courant ! Le pianiste et ses fidèles collaborateurs se produiront le jeudi 27 juin, 18h, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.Le trompettiste et chef de file Wynton Marsalis donne congé à son grand ensemble et se produit cette fois en septuor : le samedi 29 juin, 20h30, la formation jouera à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Chanteuse d'expérience la Cubaine Omara Portuondo (dont la carrière a été relancée par le Buena Vista Social Club), partagera le même programme que la légendaire Miriam Makeba : ce concert aura lieu le lundi 1er juillet, 20h30, à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.La chanteuse Dianne Reeves, dont la notoriété a monté en flèche auprès des jazzophiles montréalais ces dernières années, revient parmi nous le lundi 1er juillet, 18h, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts .L'impétueux Archie Shepp, fameux porte-parole de l'avant-garde black des années 60, partage aussi un programme avec le quartette du tromboniste Roswell Rudd \u2014 ce dernier s'est déjà produit à Montréal aux côtés de Steve Lacy.Concert est prévu le jeudi 4 juillet, 21h, au Spectrum de Montréal .Fameux guitariste américain, ayant chaussé tant de pointures (de John Zorn à Tom Waits), Marc Ribot nous revient en solo : le samedi 6 juillet à 18h, au Gesù.Enfin, le grand maître du laid back, j'ai nommé JJ Cale, sera de retour parmi nous pour une autre fresque imaginée à l'intérieur des terres américaines.Cale se produira au Spectrum, le samedi 6 juillet, 18h.Ces sept programmes seront ainsi mis en vente ce samedi à compter de midi au Spectrum de Montréal, à tous les comptoirs du réseau Admission et à la billetterie de la Place des Arts.Cette pré-vente s'inscrit, comme chaque année, dans le cadre de l'annonce des forfaits touristiques du Festival, offerts pour permettre aux festivaliers venus de l'extérieur de Montréal de planifier leur été dès maintenant.Pour de plus amples information les numéros de la Ligne Info- Jazz Bell sont les suivants : (514) 871-1881 ; 1 888 515-0515.Sur Internet ?www.montrealjazzfest.com La programmation complète des concerts offerts cette année en salle de même que celle des concerts extérieurs seront respectivement dévoilées au début mai et à la mi-juin.Les Odyssées prennent le large SONIA SARFATI BIEN QUE critiqué et même boycotté par plusieurs éditeurs (dont Boréal et Lanctôt) avant même sa première présentation, le gala des prix Odyssée aura finalement lieu.mais ne sera pas un gala dans le sens Gémeaux-Olivier-et-tuttiquanti du terme : la fête du livre, qui se tiendra au Capitole de Québec le 23 avril \u2014 donc, pour la Journée mondiale du livre \u2014 fera l'objet d'une remise de prix hors caméra, à partir de 17h ; puis, dès 19h30, d'une émission spéciale de 90 minutes animée par Sophie Durocher et diffusée en direct sur les ondes de Télé-Québec et de TFO.Vingt-neuf prix seront alors remis dont un, décerné par le conseil d'administration de la Corporation les Odyssées du livre, à Michel Tremblay pour l'ensemble de son oeuvre.Le romancier et dramaturge occupera donc une place de choix dans ces Choix de Sophie.littéraires.« Nous y soulignerons le travail des gagnants par l'intermédiaire d'entrevues, de reportages tournés en extérieur, de flashes.Et puis, il y aura des numéros de variétés », a indiqué Daniel Beauchesne, président de Productions Pixcom, hier lors de la conférence de presse au cours de laquelle ont été annoncés les finalistes répartis dans trois catégories : littérature, métiers du livre, promotion et diffusion du livre.La catégorie Littérature compte à elle seule 18 prix dont Oeuvre de fiction (les finalistes : Dolce Agonia de Nancy Houston, Kaléidoscope brisé de Sergio Kokis, Là où la mer commence de Dominique Demers, L'Homme qui entendait siffler une baignoire de Michel Tremblay et Madame Perfecta d'Antonine Maillet) ; Première oeuvre littéraire (Putain de Nelly Arcan, La Mue de l'hermaphrodite de Karoline Georges, Le Silence des oiseaux de Michel Leboeuf, L'Iguane de Denis Thériault, Ni sols ni ciels de Pascale Quiviger) ; et Essai (Riopelle : un lieu de liberté de François-Marc Gagnon, Paul Auster et Huguette Vachon, Alain Robbe-Grillet, romancier alchimiste de Christian Milat, Américanité et Francité de Jules Tessier, Les Silences de l'histoire de Frédéric Charbonneau, Publicité, déchet culturel de Claude Cossette).Déterminés par des jurys de pairs totalisant 90 personnes, les finalistes seront maintenant soumis au vote des quelque 300 membres de la Corporation (la moitié sont des écrivains ; le tiers, des éditeurs et le reste, des bibliothécaires, des graphistes, des libraires, etc.) et des jurés.Tous recevront un bulletin et voteront dans les catégories de leur choix.Chose qui n'est pas sans inquiéter certains finalistes : « Le choix ne sera pas éclairé car les gens n'ont pas de compétences en tout », a noté l'un d'entre eux, qui préfère garder l'anonymat.Consciente de ce bémol très partagé, Lise Oligny, directrice de la Corporation, envisage déjà, pour l'an prochain, d'instaurer des catégories de membres qui feront écho aux catégories de prix.Traduction et mise en scène René Richard Cyr Tennessee Williams au TNM Un tramway nommé Désir Marie-France Marcotte, François Papineau, Isabel Richer, Pierre Lebeau Frédéric Bélanger, Norman Helms, Caroline Lavoie, Jean-Pierre Matte, Marcela Pizarro, Christiane Proulx, Sébastien Rajotte À l'affiche Réservations 866.8668 www.tnm.qc.ca Une présentation « D'amour, de compassion.et de bonheur.des instants de pure beauté.» LA PRESSE 3029391A SALON DU LIVRE ANCIEN DE WESTMOUNT le dimanche 17 mars 2002 au Selwyn House School, 95 ch.Côte St-Antoine, Westmount, de 10 h à 17 h - Entrée: 2$ Rens.: 935-9581 LIBRAIRES LADIES' MORNING MUSICAL CLUB AURYN QUARTETT HAYDN, SCHÖNBERG, BRAHMS Le dimanche 17 mars 2002 à 15 h 30 Salle Pollack - 555, rue Sherbrooke Ouest Renseignements : (514) 932-6796 Billets : 25 $ / Étudiants (22 ans) : 15 $ SUPPLÉMENTAIRES 5 ET 6 AVRIL (2 représentations le 6 avril: 18h30 et 21h30) MONUMENT NATIONAL Billetterie Juste pour rire: (514) 845-2322 Forfaits - Groupes - VIP Réservations: (514) 790-1245 Monument National (514) 871-2224 1182, boulevard Saint-Laurent www.francoismorency.net Miissee eenn ssccèènnee:: Guuyy LLéévveessqquuee MARS 14 AU 16 QUÉBEC SALLE ALBERT-ROUSSEAU 22 VILLE LASALLE SALLE JEAN-GRIMALDI (COMPLET) 23 SOREL THÉÂTRE DU CHENAL DU MOINE (COMPLET) 28 ET 29 TERREBONNE THÉÂTRE DU VIEUX TERREBONNE (COMPLET) AVRIL 04 L'ASSOMPTION THÉÂTRE HECTOR CHARLAND (SUPPLÉMENTAIRE) 07 GRANBY THÉÂTRE PALACE (SUPPLÉMENTAIRE) 14 BELOEIL CENTRE CULTUREL DE BELOEIL (COMPLET) 19 DRUMMONDVILLE CENTRE CULTUREL (SUPPLÉMENTAIRE) 20 DRUMMONDVILLE CENTRE CULTUREL (COMPLET) MAI 04 ST-GEORGES DE BEAUCE AUDITORIUM BEAUCE-APPALACHES 11 ST-FÉLCIEN SALLE DE L'HÔTEL DU JARDIN 12 ST-JEAN SUR RICHELIEU THÉÂTRE DES DEUX RIVES (SUPPLÉMENTAIRE) JUIN 14 ET 15 VALLEYFIELD SALLE ALBERT-DUMOUCHEL JUILLET-AOÛT-SEPTEMBRE 30 JUILLET AU 21 SEPTEMBRE MAGOG VIEUX CLOCHER 17 ET 18 SEPTEMBRE TERREBONNE THÉÂTRE DU VIEUX TERREBONNE (SUPPLÉMENTAIRES) Nouvelle série de supplémentaires à venir à l'automne 2002 PARTOUT AU QUÉBEC! 3034242A 4LP1002C0314 C-10 Jeudi 4LP1002C0314 ZALLCALL 67 00:16:03 03/14/02 B C10 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 4 MARS 2002 Voyage jubilatoire ALEXANDRE VIGNEAULT Le grand rideau noir s'ouvre lentement.Daniel Bélanger apparaît, au beau milieu de cinq arcs de cercle, une structure au look métallique évoquant la charpente d'un module spatial.Le chanteur toise son public, venu très nombreux à ce premier de neufconcerts au Spectrum.Quelques notes s'élèvent, le spectacle commence avec Dans un spoutnik.Pendant que l'ambiance s'installe, les arcs de cercles placés à l'avant se déplacent sur les côtés.La structure s'ouvre en un geste accueillant.Dans ce détail de mise en scène, on trouve en quelque sorte le concentré de ce qu'est Daniel Bélanger : un gars un peu space qui invite les gens à entrer dans sa bulle, à partager ses petits et grands délires.Et qui y réussit admirablement.Très heureux de revenir au Spectrum, salle qui lui porte chance depuis ses débuts, le rêveur discret a largement comblé ses fans hier soir avec un concert chaloupé et tout confort, à la fois surprenant, audacieux et familier.En se basant sur les ambiances planantes et bleutés de Rêver mieux, on s'attendait à flotter pendant deux heures et des poussières sur un tapis volant de claviers, propulsé par une basse goguenarde et groovy.Le pressentiment était juste, sauf qu'il était bien incomplet ! Daniel Bélanger nous a fait planer, certes, mais jumelant ses douceurs actuelles à l'énergie du drôle de rockeur qu'il était à l'époque de Quatre saisons dans le désordre.La force de frappe s'est fait sentir dès Fous n'importe où, jouée et chantée avec beaucoup d'aplomb.Dès la troisième chanson, le chanteur semblait parfaitement confiant et le show était en orbite.Daniel Bélanger et ses musiciens avaient complètement repensé Sortez- moi de moi, les riffs de guitares électriques ayant été remplacés par des synthés et divers trucages électroniques, gracieuseté du maestro Carl Bastien et de sa complice Ariane Moffatt.Parfaitement à l'image de son dernier album, le concert a été un long mouvement ample, traversé de vagues fortes et d'accalmie.Tantôt les claviers prenaient les devants, tantôt la guitare acoustique reprenait le dessus.Comme pour Te quitter, magnifique chanson qui ouvre Rêver mieux.Jouant de sa voix comme d'un instrument à part entière, le chanteur a souvent laissé libre cours à ses délires, comme dans La voix lactée, qui aurait pu être rebaptisée « la voix actée ».Surtout, Daniel Bélanger, n'était pas toujours là où on l'attendait (c'est-à-dire derrière son micro, guitare en bandoulière), s'offrant un petit tour au xylophone et plusieurs grands tours à la flûte traversière.Comme dans Intouchable et immortel, qui a pris l'air, hier soir, d'un long jam enlevant et jubilatoire.Le public a apprécié et s'est levé d'un bond pour applaudir le populaire chanteur et ses musiciens.En parfait contrôle de son univers si singulier, si difficile à circonscrire et pourtant si attachant, Daniel Bélanger se paye un méchant beau trip sur scène.Rien qui décoiffe ou écorcher les tympans, mais une grosse vague de bien-être, chaude et communicative.Une bien belle et bien grande réussite, quoi.Bélanger au Spectrum : une bien belle et bien grande réussite.Faites parvenir le coupon-réponse à: Concours SE SOUVENIR DES BELLES CHOSES a/s Les Films Séville 147, St-Paul Ouest, 2 ième étage, Montréal H2Y 1Z5 Les Films Séville en collaboration avec Nom: Adresse: App.Ville: Code Postal: Tél.: ( ) Âge: Le concours débute le 12 mars 2002 pour se terminer le 28 mars 2002.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible chez Les Films Séville Inc.La valeur des prix offerts est d'environ 1800 $.et Un film de ZABOU BREITMAN ISABELLE CARRÉ BERNARD CAMPAN BERNARD LECOQ ZABOU BREITMAN ANNE LE NY DOMINIQUE PINON Scénario et dialogues ZABOU BREITMAN et JEAN-CLAUDE DERET Direction de la photographie DOMINIQUE CHAPUIS Cadre JEAN-PAUL MEURISSE Montage BERNARD SASIA Son MICHEL KHARAT, PAUL LAINÉ ERIC BONNARD, LUCIEN BALIBAR Costumes CHARLOTTE DAVID Décors MARC FLOUQUET Assistant réalisateur JEAN-CHRISTOPHE DELPIAS Musique FERENC JAVORI Direction de production CHRISTINE DE JEKEL Une co-production HUGO FILMS, FRANCE 3 CINÉMA, LES PRODUCTIONS DE LA GUÉVILLE, LES FILMS DE LA COLOMBE Avec la participation de CANAL+ et du CENTRE NATIONAL DE LA CINÉMATOGRAPHIE Produit par STÉPHANE MARSIL sont fiers d'inviter 225 personnes à une représentation spéciale le mercredi 10 avril à 19 h au cinéma Quartier Latin.3032805A ième Les Films Séville en collaboration avec Nom: et Un film de ZABOU BREITMAN ISABELLE CARRÉ BERNARD CAMPAN Scénario et dialogues ZABOU BREITMAN et JEAN-CLAUDE DERET Direction de la photographie DOMINIQUE CHAPUIS Cadre JEAN-PAUL MEURISSE Montage BERNARD SASIA Son MICHEL KHARAT, PAUL LAINÉ ERIC BONNARD, LUCIEN BALIBAR Costumes CHARLOTTE DAVID Décors MARC FLOUQUET Assistant réalisateur JEAN-CHRISTOPHE DELPIAS Musique FERENC JAVORI Direction de production CHRISTINE DE JEKEL Une co-production HUGO FILMS, FRANCE 3 CINÉMA, LES PRODUCTIONS DE LA GUÉVILLE, LES FILMS DE LA COLOMBE Avec la participation de CANAL+ et du CENTRE NATIONAL DE LA CINÉMATOGRAPHIE Produit par STÉPHANE MARSIL sont fiers d'inviter 225 personnes à une représentation spéciale le mercredi 10 avril à 19 h au cinéma Quartier Latin.3032805A TUNNEL (sous-titre français) (13+) Jeu.4:05,7:35 UN CRÂBE DANS LA TÊTE \u0002 (G) Jeu.1:15,4:10,7:10,9:35 HARRY POTTER À L'ÉCOLE DES SORCIERS \u0002 (G) Jeu.12:30 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX \u0002 (G) Jeu.1:30,5:20,9:15 JIMMY NEUTRON, UN GARCON GÉNIAL \u0002 (G) Jeu.12:15 UN HOMME D'EXCEPTION \u0002 (13+) Jeu.12:20,3:30,6:30,9:30 UN WEEK-END À GOSFORD PARK\u0002 (G)Jeu.12:35,3:35,6:40,9:45 MÉCHANT MENTEUR \u0002 (G) Jeu.1:00,3:20 JOHN Q \u0002 (v.française) (G) Jeu.1:20,4:20,7:10,9:55 NO MAN'S LAND \u0002 (13+) Jeu.12:25,2:45,5:05,7:15,9:25 REINE DES DAMNÉS \u0002 (13+) Jeu.7:00,9:40 LIBELLULE \u0002 (G) Jeu.1:15,4:10,7:05,9:40 NOUS ÉTIONS SOLDATS \u0002 (13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Jeu.12:00,12:50,3:00,3:50,6:15,9:15,9:50 40 JOURS ET 40 NUITS \u0002 (13+) Jeu.12:00,2:30,5:00,7:20,9:50 YELLOWKNIFE \u0002 (16+) Jeu.1:00,4:00,7:00,9:45 LE MARIAGE DES MOUSSONS \u0002 (G) Jeu.12:45,3:45,6:45,9:20 LE RING INTÉRIEUR \u0002 (13+) Jeu.2:50,5:10,7:20,9:30 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (G)Laissez-passer refusés Jeu.12:15,1:30,3:10,4:30,6:40,9:05,9:55 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX \u0002 (G) Jeu.12:30,4:30,8:30 UN HOMME D'EXCEPTION (13+) Jeu.4:20,7:00,9:40 MÉCHANT MENTEUR (G) Jeu.12:35,2:30 A LA CROISÉE DES CHEMINS (G) Jeu.1:15,3:20,5:25,7:30,9:35 RETOUR AU PAYS IMAGINAIRE (G) Jeu.1:00,3:00,5:00,7:00 JOHN Q (v.française) (G) Jeu.1:25,7:05 LE COLLECTIONNEUR (16+) Jeu.1:00,3:45,6:55,9:25 REINE DES DAMNÉS (13+) Jeu.4:15,9:40 LIBELLULE (G) Jeu.12:30,3:00,5:20,7:40,9:50 40 JOURS ET 40 NUITS (13+) Jeu.12:50,3:05,5:15,7:30,9:45 NOUS ÉTIONS SOLDATS (13+) Laissez-passer refusés Jeu.12:40,3:35,6:45,9:35 QUATRE GARS ET UN BALAI (G) Jeu.12:45,3:10,5:20,7:30,9:45 LE COMBAT DU LIEUTENANT HART (13+) Jeu.9:10 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (G) Laissez-passer refusés Jeu.12:35,3:00,5:15,7:20,9:30 GOSFORD PARK (G) Jeu.6:30,9:15 A BEAUTIFUL MIND (13+) Jeu.8:50 IN THE BEDROOM (13+) Jeu.6:25,9:05 RETURN TO NEVER LAND (G) Jeu.7:00 DRAGONFLY (G) Laissez-passer refusés Jeu.6:55,9:10 WE WERE SOLDIERS (13+) Jeu.6:35,9:20 40 DAYS AND 40 NIGHTS (13+) Jeu.7:05,9:25 MEN WITH BROOMS (G) Jeu.7:15,9:30 THE TIME MACHINE (G) Laissez-passer refusés Jeu.6:50,9:00 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (G) Jeu.8:00 UN HOMME D'EXCEPTION (13+) Jeu.6:40,9:30 A BEAUTIFUL MIND (13+) Jeu.6:30,9:15 JE SUIS SAM (G) Jeu.6:30,9:20 MÉCHANT MENTEUR (G) Jeu.7:00 JOHN Q (v.française) (G) Jeu.6:35,9:05 Jeu.6:50,9:35 DRAGONFLY (G) Jeu.6:55,9:20 LIBELLULE (G) Jeu.6:45,9:00 REINE DES DAMNÉS (13+) Jeu.9:10 40 JOURS ET 40 NUITS (13+) Jeu.7:15,9:30 40 DAYS AND 40 NIGHTS (13+) Jeu.7:05,9:25 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (G) Laissez-passer refusés Jeu.7:10,9:25 UN WEEK-END À GOSFORD PARK (G) Jeu.7:30 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN (G) Jeu.7:35 JE SUIS SAM (G) Jeu.7:30 SANS ISSUE (13+) Jeu.7:35 LIBELLULE (G) Jeu.7:40 40 JOURS ET 40 NUITS (13+) Jeu.7:45 QUATRE GARS ET UN BALAI (G) Jeu.7:40 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (G) Jeu.7:30 UN HOMME D'EXCEPTION (13+) Jeu.6:45,9:35 JOHN Q (v.française) (G) Jeu.9:15 RETOUR AU PAYS IMAGINAIRE (G) Jeu.7:00 LIBELLULE (G) Jeu.7:10,9:25 LE COLLECTIONNEUR (16+) Jeu.7:05,9:45 NOUS ÉTIONS SOLDATS (13+) Jeu.6:45,9:35 40 JOURS ET 40 NUITS (13+) Jeu.7:20,9:30 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (G) Laissez-passer refusés Jeu.6:55,9:20 SANS ISSUE (13+) Jeu.6:50,9:40 QUATRE GARS ET UN BALAI (G) Jeu.7:25,9:50 UN HOMME D'EXCEPTION (13+) Jeu.9:00 A LA CROISÉE DES CHEMINS (G) Jeu.7:20,9:25 RETOUR AU PAYS IMAGINAIRE (G) Jeu.7:00 LIBELLULE (G) Jeu.7:30,9:45 LE COLLECTIONNEUR (16+) Jeu.6:50,9:40 40 JOURS ET 40 NUITS (13+) Jeu.7:10,9:20 NOUS ÉTIONS SOLDATS (13+) Jeu.6:30,9:30 QUATRE GARS ET UN BALAI (G) Jeu.7:30,9:45 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (G) Laissez-passer refusés Jeu.7:20,9:35 MÉCHANT MENTEUR (G) Jeu.7:10 JOHN Q (v.française) (G) Jeu.9:25 A LA CROISÉE DES CHEMINS (G) Jeu.7:20,9:30 RETOUR AU PAYS IMAGINAIRE (G) Jeu.7:00 LE COLLECTIONNEUR (16+) Jeu.7:05,9:40 REINE DES DAMNÉS (13+) Jeu.9:20 LIBELLULE (G) Jeu.7:35,9:55 40 JOURS ET 40 NUITS (13+) Jeu.7:30,9:45 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (G) Laissez-passer refusés Jeu.7:25,9:35 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (G) Jeu.7:25 MÉCHANT MENTEUR (G) Jeu.7:35 LE COLLECTIONNEUR (16+) Jeu.7:30 40 JOURS ET 40 NUITS (13+)Jeu.7:40 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (G)Laissez-passer refusés Jeu.7:45 A BEAUTIFUL MIND (13+) Jeu.7:00,9:30 JOHN Q(v.o.Anglaise) (G) Jeu.7:15 DRAGONFLY(G) Jeu.7:00,9:20 QUEEN OF THE DAMNED (13+) Jeu.9:45 40 DAYS AND 40 NIGHTS (13+) Jeu.7:30,9:50 WE WERE SOLDIERS (13+) Jeu.6:50,9:25 MEN WITH BROOMS (G) Jeu.7:25,9:35 THE TIME MACHINE (G) Laissez-passer refusés Jeu.7:35,9:40 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX\u0002(G) Jeu.8:00 UN HOMME D'EXCEPTION\u0002 (13+) Jeu.6:45,9:30 LA CHÛTE DU FAUCON NOIR\u0002 (13+) Jeu.9:00 JE SUIS SAM \u0002(G) Jeu.6:55,9:35 LE COMTE DE MONTE CRISTO\u0002 (13+) Jeu.6:50,9:30 MÉCHANT MENTEUR (G) Jeu.7:10,9:15 RETOUR AU PAYS IMAGINAIRE (G) Jeu.7:00 A LA CROISÉE DES CHEMINS (G) Jeu.7:00,9:20 JOHN Q (v.française) (G) Jeu.7:00,9:35 LE COLLECTIONNEUR (16+) Jeu.6:50,9:40 REINE DES DAMNÉS (13+) Jeu.7:05,9:30 LIBELLULE (G) Jeu.7:05,9:25 WE WERE SOLDIERS (13+) Jeu.6:55,9:40 NOUS ÉTIONS SOLDATS (13+) Jeu.6:50,9:40 40 JOURS ET 40 NUITS (13+) Jeu.7:00,9:10 QUATRE GARS ET UN BALAI (G) Jeu.6:55,9:10 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (G) Jeu.7:05,9:15 DOMMAGES COLLATÉRAUX(13+) Jeu.7:10,9:30 UN HOMME D'EXCEPTION (13+) Jeu.7:05,9:45 JOHN Q (v.française) (G) Jeu.7:05,9:35 LIBELLULE\u0002 (G)Jeu.7:15,9:20 A LA CROISÉE DES CHEMINS (G) Jeu.7:10,9:10 LE RING INTÉRIEUR (13+) Jeu.7:05,9:00 HORAIRE VALIDE DU MARS 14 AU MARS 16 3033258A Adresse 3034287A "]
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