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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-03-17, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0102A0317 A1 DIMANCHE 7LP0102A0317 ZALLCALL 67 00:32:38 03/17/02 B SAINT-EUSTACHE MONTRÉAL DIMANCHE 17 MARS 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 18e ANNÉE > NO 1 4 5 > 5 6 PA G E S > 4 C A H IE R S CUBA SUSPEND SES VOLS La violence frappe l'Église de Colombie L'archevêque de Cali assassiné par des tueurs à gages La police met tout en branle KARIM BENESSAIEH Après 36 heures de battues et d'interrogatoires sans résultat, les policiers en appellent à la population pour retrouver les meurtriers d'Yves Albert, ce travailleur sans histoire abattu par erreur jeudi soir.« Il s'agit d'une enquête de longue haleine et, vraiment, on a besoin de la collaboration du public, a avoué hier l'agent Gérard Carrier, de la Sûreté du Québec.Ça ne prend parfois qu'une seule information, pourvu que ce soit la bonne.» Yves Albert a été tué lors de ce qui devait être un règlement de comptes entre motards.Le père de 34 ans, camionneur chez Purolator et bénévole apprécié à Saint-Eustache, faisait le plein quand un tireur l'a atteint mortellement à plusieurs reprises.Voir POLICE en A2 Agence France-Presse BOGOTA \u2014 La violence en Colombie a frappé l'Église avec le meurtre hier de l'archevêque de Cali, Mgr Isaias Duarte, après l'assassinat de la sénatrice Martha Catalina Daniels et l'enlèvement de la candidate des Verts à la prochaine présidentielle, Ingrid Betancourt, ces trois dernières semaines.L'exécution du prélat par deux tueurs à gages dans sa ville, à la sortie d'un office dans un quartier populaire en début de soirée, a bouleversé le pays andin, de profonde tradition catholique.Une coupure géante d'électricité, d'origine inconnue, a frappé Bogota et plusieurs régions du pays andin peu après la nouvelle de cet assassinat.« Quelle tristesse! » s'est exclamé Alvaro Uribe, candidat indépendant de droite aux élections présidentielles du 26 mai, et grand favori du scrutin selon tous les sondages avec 60 % des intentions de vote.« C'est un crime affreux », a déclaré Horacio Serpa, candidat libéral au scrutin.Noemi Sanin, autre candidate indépendante ( centriste ) à ces élections, a qualifié ce meurtre de « profonde barbarie ».Mgr Isaias Duarte, 63 ans, a été abattu à coups de pistolet par deux tueurs à gages âgés d'une vingtaine d'années, a précisé un porte-parole de l'archevêché de Cali à la presse.L'archevêque de Cali, troisième ville de Colombie avec deux millions d'habitants, située à 480 km au sud-ouest de Bogota, venait de monter à bord d'une voiture après avoir célébré une messe et marié 70 couples à l'église du Bon Pasteur.Voir ÉGLISE en A2 PHOTO AP Le gouvernement cubain a interdit de vol la centaine de biplans Antonov-2 de fabrication soviétique en attendant les résultats de l'enquête sur les causes de l'écrasement de jeudi de l'un de ces appareils, dans lequel seize personnes, dont six Montréalais, ont péri.Le directeur de l'Institut de l'aviation civile cubaine, Rogelio Acevedo, montre une maquette de l'avion hier à Baez, près de 300 km à l'est de La Havane.À lire en page A3 Le mouvement pro-paix renaît de ses cendres « Sortons des territoires, revenons à nous », clament les manifestants «Ce n'est pas facile de manifester en ces jours sombres ».Ran Cohen, député à la Knesset, membre du parti de gauche Meretz, s'était joint hier à quelques centaines de pacifistes qui ont demandé au gouvernement israélien de se retirer des territoires occupés et de renouer le dialogue avec les Palestiniens.La manifestation avait lieu devant la résidence du premier ministre Ariel Sharon, rue Azza, à Jérusalem-Ouest.Une semaine plus tôt, un kamikaze a fait sauter une bombe dans un bistro voisin, le Café Moment.Les débris de l'explosion ont été nettoyés et le restaurant a cédé la place à un endroit vide.Mais les fantômes des disparus étaient présents à la démonstration d'hier et les manifestants, qui s'éclairaient aux flambeaux, ont tenu une minute de silence pour les victimes.Même s'il n'a attiré que quatre ou cinq cents personnes, le rassemblement était significatif, croit Ram Cohen.Celui-ci estime que le seul fait qu'un tel événement ait pu avoir lieu alors qu'Israël vient de connaître sa pire vague d'attentats, et qu'à Jérusalem, les gens ont peur de se rassembler dans les endroits publics, témoigne d'un virage dans l'opinion israélienne.« Après 18 mois d'Intifada, les gens commencent à réaliser que la terreur ne parvient pas à stopper la terreur.Il y a quelques mois à peine, le mouvement de la paix agonisait et de tels rassemblements étaient impensables.Puis, les groupuscules pacifistes ont décidé de s'allier sous le parapluie d'une Coalition pour la paix, qui a organisé une campagne de protestation sous le thème « Sortons des territoires, revenons à nous ».Coordonnée par le mouvement Paix Maintenant, la coalition tient des démonstrations tous les samedis soirs dans les grandes villes israéliennes.Au début, elles n'attiraient que quelques dizaines de personnes.Aujourd'hui, les manifestants se comptent par centaines, parfois par milliers.Voir CENDRES en A2 Arts et spectacles B6-B11 - télévision B6 À tire-d'aile B12 À votre tour A15 Bandes dessinées C7 Bridge C11 Décès C11 Éditorial A14 Êtes-vous observateur?C8 Feuilleton C7 Forum A13 Génies en herbe C6 Horoscope C10 La Presse Affaires A10 La presse d'ailleurs A12 Loteries A2, A9 Monde A9 Mots croisés C6, C7 Mot mystère E8 Petites annonces C8 - immobilier C8, C9 - marchandises C9 - emplois C9 - automobile C9-C11 - affaires C11 Politique A4 Sciences C12 Têtes d'affiche C6 Vos finances personnelles A11 M É T É O Voir S16 Passages nuageux Maximum 0 > minimum -8 Un regard provocant sur la Shoah N'y a-t-il pas une distinction claire entre le bien et le mal, entre les juifs et les nazis, entre la Shoah, l'extermination de six millions de juifs par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale, et l'Intifada, le soulèvement des Palestiniens contre Israël?Ces questions provocantes sont inspirées par une exposition qui prend l'affiche aujourd'hui au Musée juif de New York.Ça s'intitule « Refléter le mal: imagerie nazie/ art récent », et ça scandalise certains juifs aux États-Unis, qui considèrent l'entreprise d'art conceptuel comme une obscénité, voire une désacralisation.Le Musée juif, une institution sérieuse et influente, savait que l'exposition souleverait des réactions fortes, c'était même son but avoué en regroupant les oeuvres de 13 jeunes artistes \u2014 juifs et nonjuifs \u2014 qui utilisent les images de l'époque nazie « pour explorer la nature du mal ».Nés une ou deux générations après la Shoah, ces artistes dans la trentaine et la quarantaine posent un nouveau regard sur ce crime contre l'humanité, invitant le spectateur à entrer dans le monde des bourreaux plutôt que dans celui des victimes, comme le veut la tradition artistique autour de l'Holocauste.Une des oeuvres les plus controversées de l'exposition consiste en une série de bustes de Josef Mengele, ce médecin-tortionnaire qui avait conduit pendant 15 mois d'atroces expérimentations sur les déportés du camp d'Auschwitz.Qu'un musée juif se propose d'exposer six bustes de ce personnage a ulcéré plusieurs survivants et enfants de survivants de la Shoah, dont l'avocat new-yorkais Menachem Rosensaft, fondateur du Réseau international des enfants des survivants de l'Holocauste.« Le Musée juif place sur un piédestal le buste d'un individu qui a brutalisé ma mère et tué ma tante », a dit Rosensaft lors d'une conférence de presse à Washington, mercredi dernier, le jour de la présentation de l'exposition à la presse.« Pour les survivants de l'Holocauste et leurs familles, c'est comme si on plaçait un buste d'Oussama ben Laden à Ground Zero.» Voir REGARD en A2 Villes dortoirs, champs de HLM, les banlieues des grandes villes de France sont devenues des zones glauques et dangereuses où même les policiers ont peur d'y mettre les pieds.Et pour certains, ces ghettos sont aussi de parfaits incubateurs à terroristes.De plus, l'état de désagrégation des familles, poussées au désespoir, est si avancé que les enfants sont souvent abandonnées à eux-mêmes, raconte notre reporter dans le deuxième volet de sa série sur l'autre France.À lire en page A6.CE SOIR 21 h 3033144A RICHARD HÉTU 7LP0202A0317 A2 DIMANCHE 7LP0202A0317 ZALLCALL 67 00:34:07 03/17/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 7 MARS 2002 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Le Metro Star Bon an mal an, le Metro Star est le plus écouté des galas québécois.Ne manquez pas, demain, le compte rendu de la soirée, les réactions des gagnants et le commentaire de Louise Cousineau sur le gala télévisé animé par Julie Snyder et conçu par Stéphane Laporte.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Cinéma maison Sortie vidéo d'Une Jeune Fille à la fenêtre et L'Ange de goudron, demain dans Arts et Spectacles >Métier: domestique Montréal compte près de 10 000 employées de maison.À lire demain dans le cahier Actuel > Honda Civic Si Le retour très attendu d'une vieille connaissance toujours très pétillante.À lire demain dans la section Auto LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 3-6-4 > À quatre chiffres : 1-9-9-8 LOTO 6/49 > 2-17-24-26-35-47 Compl.: 41 > Extra : 0-1-1-3-0-3 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > La chronique linguistique de Paul Roux cyberpresse.ca/paulroux > Toutes nos critiques de livres cyberpresse.ca/livres > Tous les dossiers les plus chauds de l'actualité cyberpresse.ca/dossiers SUITES DE LA UNE ÉGLISE Suite de la page A1 Les deux meurtriers ont fait feu à six reprises en direction de l'archevêque, mort des suites de ses blessures peu après avoir été transporté dans une clinique de Cali.Un prêtre présent à ses côtés, Joaquin Cortés, également touché par les impacts de balles, est hors de danger, a-t-on appris de source policière.Mgr Isaias Duarte était connu pour ses positions contre la guérilla et le trafic de drogue dans le pays andin.Le prélat s'était notamment élevé contre l'enlèvement de plus de 150 fidèles en pleine messe par la guérilla de l'Armée de libération nationale ( ELN, extrême gauche ) le 30 mai 1999 à l'église La Maria de Cali.Les otages avaient tous été libérés par la suite.Lors du dernier scrutin du 10 mars pour la désignation d'un nouveau Congrès, Mgr Isaias Duarte avait mis en cause le rôle du trafic de drogue dans l'élection de certains candidats.Cette violence aveugle avait déjà fait une autre victime de marque, la sénatrice libérale Martha Catalina Daniels, assassinée le 3 mars huit jours après l'enlèvement d'Ingrid Betancourt, l'une de ses plus farouches adversaires au Congrès.Le 24 février, Ingrid Betancourt, candidate des Verts « Oxygène » au scrutin présidentiel du 26 mai, a été enlevée par la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie ( FARC, marxistes ), près de Florencia ( sud ).Ingrid Betancourt avait combattu sans relâche l'ancien président libéral Ernesto Samper pendant tout son mandat ( 1994-1998 ) pour un soutien financier présumé apporté à sa campagne électorale par le cartel de la drogue de Cali.POLICE Suite de la page A1 On croit que l'attentat visait en fait le chef de la section montréalaise des Bandidos, Normand Whissel, qui présente une vague ressemblance et conduit la même marque de voiture que M.Albert.La SQ et la Sûreté municipale de Saint- Eustache ont mis le paquet depuis jeudi soir en ratissant le secteur avec des hélicoptères et des chiens.Un poste de commandement mobile est installé jusqu'à ce soir sur les lieux du meurtre, tandis que 15 enquêteurs sont affectés à temps plein à cette affaire.Coïncidence ou choix symbolique, le Service de police de la Ville de Montréal avait affecté exactement le même nombre d'enquêteurs pour retrouver le meurtrier d'un policier, il y a deux semaines.Depuis jeudi, on n'a trouvé aucun indice déterminant.On ne dispose toujours pas d'une description satisfaisante des meurtriers et l'arme du crime n'a pas été retrouvée.Beaucoup de questions restent sans réponse, reconnaît l'agent Carrier.Yves Albert a été abattu à 18 h 20 devant l'une des pompes du Dépanneur Couche-Tard, situé au 505, Grande-Côte, à Saint- Eustache, en bordure de l'autoroute 13.Un homme est descendu d'une Plymouth Voyager rouge vin et a tiré à six reprises en direction de M.Albert.La fourgonnette, volée à Repentigny en juillet 2001, a été retrouvée incendiée à 10 km de là, dans le quartier Chomedey, à Laval, près de l'intersection des rues Carmel et Charlevoix.Tout ce qui s'est passé entre 7 h et 19 h jeudi dernier, sur le trajet reliant le dépanneur Couche- Tard à la rue Carmel, est susceptible d'intéresser les policiers, dit l'agent Carrier.« Est-ce qu'un véhicule attendait les suspects à cet endroit?Y avait-il une autre personne à bord?Peut-être que des gens ont remarqué un véhicule qu'on n'avait pas l'habitude de voir là, ou quelqu'un qui se déplaçait, qui rôdait, qui attendait.On espère recueillir les témoignages d'automobilistes qui auraient vu la fourgonnette rouge filer sur l'autoroute 13, ou des résidants qui auraient remarqué quoi que ce soit d'insolite dans ce secteur.De petites informations qui peuvent parfois paraître insignifiantes, mais sur lesquelles comptent énormément les policiers.« C'est une somme de petits pas qui font en sorte qu'on peut en faire un grand », illustre le porte- parole de la SQ.Les policiers souhaitent en fait que les citoyens se mobilisent comme ils l'avaient fait, entre autres, après le meurtre commis dans un restaurant Cage aux sports le 4 février.C'est grâce à des informations du public qu'on a mis le grappin sur le principal suspect dans cette affaire, Régis Tremblay, le 1er mars dernier.« On mise sur une offensive médiatique comme celle-là, où il y a eu une collaboration entre les médias, le public et les policiers qui a permis d'arrêter le présumé meurtrier », explique Gérard Carrier.Jusqu'à maintenant, les policiers ont reçu cinq appels téléphoniques et la visite de trois témoins au poste de commandement.On espère que le blitz qui se poursuivra jusqu'à ce soir amènera d'autres informations.Toute personne désireuse de communiquer avec les policiers peut appeler le 1-800-659-GANG ou en se rendre directement au poste de commandement mobile de la SQ, stationné au 505 Grande- Côte à Saint-Eustache, en bordure de l'autoroute 13.Toutes les informations seront traitées de façon confidentielle, assurent les policiers.CENDRES Suite de la page A1 Il y a un mois, des pacifistes israéliens et palestiniens ont tenu une manifestation conjointe à Tel Aviv.Il y a eu pas loin de 15 000 personnes.« Dans quelques semaines, nous serons 100 000 », a lancé hier soir un des leaders de Paix Maintenant, Tsali Reshef.Les organisateurs de l'événement d'hier ont inscrit, sur une affiche, le nombre de victimes de la dernière Intifada: 1055 morts chez les Palestiniens, 345 chez les Israéliens.« Malheureusement, le nombre augmente sans arrêt, nous avons dû ajuster nos chiffres au cours de la journée », a dit un militant propaix, Noam Hoffstater.Même si le Proche-Orient a connu une relative accalmie hier, après deux semaines de sanglante escalade, un Palestinien a été tué à Hébron, une ville du sud de la Cisjordanie, et trois autres ont été abattus par l'armée israélienne à Gaza.« Tous ces gens sont morts pour rien, s'indigne Noam Hoffstater.Aujourd'hui, même ceux parmi les Israéliens qui se fichent complètement des Palestiniens réalisent que nous n'arriverons à rien par la répression.« La société israélienne craque », dit Gershon Baskin, un politicologue engagé dans le dialogue palestino- israélien, qui participait à la manifestation d'hier.Selon lui, la renaissance du mouvement propaix, la vague d'objecteurs de conscience qui refusent de servir dans les territoires occupés et le fait que de plus en plus de sujets tabous soient discutés publiquement, témoignent d'une véritable vague de fond dans l'opinion israélienne.« C'est assez.La force militaire est une illusion.Nous devons nous retirer des territoires, évacuer les colonies, entreprendre des négociations et créer deux États se partageant Jérusalem comme capitale », a clamé Nomi Hazan, députée de Meretz, qui s'est adressée aux manifestants, hier soir.« Combien de morts, combien de tanks faudra-t-il pour arracher Israël à l'euphorie du pouvoir?s'est demandé Tzvi Maze, un militant de Netivot Shalom, un groupe religieux militant en faveur de la paix.Si nous voulons la paix, nous devons tous abandonner une partie de nos rêves.» Même s'ils sont souvent contradictoires, les plus récents sondages indiquent qu'après 18 mois de violence, les Israéliens comptent de moins en moins sur la répression pour assurer leur sécurité et mettre un terme au conflit israélo-palestinien.La dernière enquête de l'Institut Tami Steinmetz, qui tient mensuellement un « index de la paix », révèle que les trois quarts des Israéliens sont en faveur d'une évacuation partielle ou totale des implantations juives en Cisjordanie et à Gaza.Près de la moitié favorisent l'évacuation de la plupart ou de toutes les colonies, dont la population totalise 200 000 personnes.Autre changement: à peine 25 % des Israéliens favorisent un plus grand recours à la violence.En août 2001, il étaient plus de 40 %.Mais un autre sondage indique que près de la moitié des Israéliens souhaitent que les Palestiniens soient « transférés » à l'extérieur des territoires occupés.Selon le même sondage, quatre personnes sur dix hésitent à faire des concessions aux Palestiniens en raison de la vague de violence.À peine 10 % ont eu la réaction inverse.Sahar, une fillette blonde de 12 ans, était probablement la plus jeune parmi les manifestants d'hier.Que voulait-elle dire en suivant son père devant la résidence d'Ariel Sharon?« Je déteste la guerre.Je ne veux pas que mon pays soit un pays de conquérants.» REGARD Suite de la page A1 Le Musée juif choque aussi en montrant une célèbre photo de prisonniers émaciés du camp de Buchenwald avec en surimpression une photo de l'artiste, Alan Schechner, brandissant une ca nette de Coke Diet.Ça s'intitule It's the Real Thing: Self-Portrait at Buchenwald.Parmi les autres oeuvres les plus contestées, avant même l'ouverture de l'exposition: un camp de concentration construit en Lego; des grenades de gaz mortel ornées des logos de Chanel, Hermès et Tiffany; un vidéo établissant un parrallèle entre la publicité de Calvin Klein et les films de propagande nazie de Leni Riefenstahl.Face au tollé provoqué par l'exposition, le Musée juif a décidé d'apposer un avertissement devant les oeuvres dénoncées et d'aménager une entrée séparée pour les visiteurs qui voudraient se rendre dans l'établissement sans voir l'exposition.Mais les compromis s'arrêtent là.« Nous persistons à penser que toutes les oeuvres de l'exposition font partie du message difficile de Refléter le mal », a fait valoir Joan Rosenbaum, directrice du Musée juif, dans un communiqué, la semaine dernière.« Elles forcent chaque visiteur à examiner sa propre responsabilité par rapport à la société civile, et à rester vigilant sur le sectarisme et la déshumanisation qui continuent à avoir cours dans le monde, plus de 50 ans après l'Holocauste.» L'Intifada est évoqué dans un des essais du catalogue qui accompagne l'exposition.L'auteur, Sidra Dekoven Ezrahi, y fait la recension des pièces de théâtre israéliennes des années 80 et 90 dans lesquelles les juifs de l'État hébreu se voient en oppresseurs des Palestiniens et/ou adoptent des attitudes inspirées par l'imagerie nazie.Ezrahi mentionne notamment la pièce Tashmad, de Samuel Hasfari, qui porte sur les « fantaisies messianiques » d'un groupe de colons juifs en Cisjordanie.Faisant face au démantèlement de leur colonie à la suite d'un accord de paix entre les Israéliens et les Palestiniens, ces jusqu'au-boutistes embrassent alors deux symboles du nazisme, la croix gammée et le salut hitlérien.« Ce renversement des rôles dans lequel l'Arabe joue le juif et le survivant du nazisme son oppresseur a culminé dans le contexte de l'Intifada », écrit l'auteur de l'essai intitulé Acts of Impersonation.Le Musée juif de New York voulait faire réfléchir le public aux frontières ambiguës entre le bien et le mal, la publicité et la propagande, la victimisation et l'oppression.At- il relevé le défi?Si l'on en juge par les premières réactions des critiques new-yorkais, c'est raté.Selon Michael Kimmelman, du New York Times, « Refléter le mal » présente des oeuvres « triviales » qui laisseront une bonne partie du public « confus, exclu et finalement lassé, si ce n'est peiné et offensé, ce qui est bien sûr le but de l'exercice ».Comme d'autres critiques, Kimmelman s'est élevé contre le message implicite et condescendant de l'exposition, selon lequel « nous sommes tous capables du mal.nous aurions tous une part dans les crimes des nazis, que nous soyons des annonceurs de parfums ou des survivants de l'Holocauste ou des acteurs ou des femmes au foyer, ce qui mène à une question laissée en plan: qui sommes-nous donc pour montrer du doigt Hitler?» L'exposition est à l'affiche jusqu'au 30 juin. 7LP0302A0317 A3 DIMANCHE 7LP0302A0317 ZALLCALL 67 00:15:11 03/17/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 7 MARS 2002 A3 Les vols d'excursion cubains sont suspendus (514) 374-1818 1 877 573-3768 Permis du Québec Valide entre les 14 et 24 mars 2002 Fort Lauderdale Vol direct aller-retour298 $ taxes incluses Cayo Coco Gran Caribe 3 + 799$ TOUT INCLUS 1 SEMAINE 3034954 ACTUALITÉS SÉBASTIEN RODRIGUE Les autorités cubaines ont ordonné hier à la compagnie Aerotaxi et à toutes les autres compagnies d'excursion de cesser leurs vols pour une durée de 21 jours après l'écrasement d'un appareil dans lequel ont péri 16 personnes dont six Québécois.Jeudi dernier, un avion de type Antonov-2 s'est écrasé alors qu'il ramenait 12 touristes à Cayo Coco après une excursion à Cienfuegos.Jacques Lajeunesse, réalisateur au service des sports de Radio-Canada, à Montréal, a perdu quatre proches dans cette tragédie soit sa fille Héloïse, âgée de six ans, son fils Ludovic, cinq ans, sa bellemère, Alice Pagé, 77 ans, ainsi que sa belle-soeur, Louise Pagé, 37 ans.L'autre victime canadienne serait Nicole Brunet, 43 ans.Les noms des victimes ont été dévoilés par les autorités cubaines vendredi, mais le ministère des Affaires étrangères du Canada a refusé hier de divulguer quoi que se soit.Une erreur a d'ailleurs été commise puisque ce bilan faisait état de la mort de Brais Feeny, qui est toutefois bien en vie.La victime serait plutôt Louise Beauchamp de Montréal.La porte-parole du ministère, Mia Yen, n'a pas voulu commenter cette méprise, mais elle a précisé que le ministère refusait de divulguer les noms sans l'accord des familles pour éviter ce genre d'erreur.Selon toute vraisemblance, Mme Beauchamp a donné le numéro de chambre de Mme Feeny avant de prendre l'avion, d'où l'erreur des autorités cubaines.Depuis cet accident, de nombreux experts aériens ont souligné la vétusté de l'appareil impliqué dans l'accident qui a été fabriqué vers la fin des années cinquante.Parmi les agents de voyages, la réputation des avions cubains était déjà très mauvaise.« Nous leur déconseillons de prendre ces avions et s'ils le font, c'est à leur propre risque », confie Lise Micone, agente de voyages chez Multi- Voyages.Toutes les victimes séjournaient à l'hôtel El Senador, situé à Cayo Coco.Elles ont probablement acheté leur forfait dans cet établissement, mais la direction de l'hôtel précise qu'elle n'a aucun lien avec ces entreprises.« L'hôtel a demandé aux tours opérateurs de suspendre la vente des billets à nos clients », a précisé Louise Lortie, directrice de l'hébergement de l'hôtel El Senador, où séjournaient les victimes.Cuba a pour sa part cloué au sol les quelque 100 biplans de fabrication soviétique comme celui qui s'est écrasé, le temps que soient éclaircies les circonstances de l'accident, a fait savoir hier le dirigeant des services cubains de l'aviation civile, le général Rogelio Acevedo.L'enquête a jusqu'à présent permis d'établir que l'écrasement était survenu après que la partie supérieure de l'aile gauche se soit détachée de l'avion, sous le coup d'une bourrasque, le biplan étant ensuite descendu en vrille, a-t-il indiqué.« De la même façon qu'un oiseau sans ailes ne peut voler, un avion sans ailes ne peut voler », a déclaré le général Acevedo.Le responsable cubain a par ailleurs affirmé que l'écrasement, dans un secteur rural tout juste au sud de Santa Clara, capitale de la province de Villa Clara, au centre de l'île, était le premier accident d'un Antonov-2 à avoir été fatal en 41 ans, soit depuis que cet appareil est en service à Cuba.Pompiers et policiers, vedettes de la Saint-Patrick à N.Y.Agence France-Presse NEW YORK \u2014 Pompiers et policiers, avec leurs cornemuses et leurs drapeaux, sont traditionnellement populaires à New York lors du défilé de la Saint-Patrick, mais cette année, six mois après le 11 septembre, la foule leur a rendu hier un hommage particulier.Plus d'un million de personnes s'étaient massées le long de la 5e Avenue à Manhattan pour assister à la 241e présentation du défilé le plus populaire de l'année, dans une ville qui en compte tant, placé cette année sous le signe du souvenir des quelque 3000 victimes de l'attentat du World Trade Center.« Cette année nous célébrons la Saint-Patrick, mais nous célébrons cette fête dans la peine », a prêché, dans une homélie juste avant le départ du défilé, le cardinal de New York, Edward Egan, désigné cette année « Grand Marshall » de la fête traditionnelle irlandaise.Vague d'applaudissements Le Fire Department, au sein duquel les descendants d'immigrants irlandais sont nombreux, était présent en force, soulevant des vagues d'applaudissements sur son passage.En tête de leur cortège, 343 aspirantspompiers portant chacun un drapeau américain, un pour chaque soldat du feu tué dans l'effondrement des tours jumelles.Michael Kotula, 44 ans, a agrafé sur le revers de son uniforme bleu une photo de James Giberson, son ami de 20 ans, mort le 11 septembre.« Dans notre caserne, nous avons perdu 11 gars.Jimmy était l'un d'eux.Je ne suis pas irlandais, d'habitude je ne défile pas à la Saint-Patrick.C'était un jour de fête, mais maintenant il n'y a plus de jours de fête.Je suis là pour Jimmy.» Le long des barrières de bois, la foule brandit des pancartes de remerciements, des hommages.Une équipe de pompiers venus de Californie a déployé une banderole : « Le Fire Department du comté de Los Angeles soutient celui de New York.» Ils crient, sourient, lèvent le poing en l'air au passage de leurs collègues.John Cullif, 63 ans, immense en kilt écossais, cornemuse sous le bras, attend dans la 44e Rue le signal du départ.Fils et père de pompier, il n'a pas raté depuis 20 ans un défilé de la Saint-Patrick.« Quand les Irlandais ont immigré aux États-Unis, c'était un emploi que personne ne voulait, alors ils l'ont pris.Maintenant, vous avez des générations de pompiers.Et aujourd'hui, c'est un autre hommage aux gars qui ont été tués le 11 septembre.À 12 h 30, les quelque 150 000 participants se sont immobilisés, se sont lentement tournés vers le sud, en direction de l'emplacement du World Trade Center, et se sont recueillis.Pendant près de cinq minutes, un silence absolu, irréel, a régné sur cette foule estimée à 1,1 million de personnes.Sur l'ordre du cardinal Egan, un tonnerre d'applaudissements a retenti, puis les cornemuses ont résonné à nouveau et le défilé s'est remis en marche.Deirdre Kelly, 26 ans, yeux bleus lagon et boucles rousses, est venue avec ses petites danseuses en costume traditionnel irlandais de Montauk, tout au bout de Long Island.Le premier défilé de la Saint-Patrick a été organisée à New York en 1762, 14 ans avant l'indépendance américaine.Aujourd'hui, la ville et la région comptent des dizaines d'associations irlandaises, pour lesquelles le défilé la mi-mars est le grand événement de l'année.Photo AP Le pompier Dan Walker dévoile la photo du révérend Mychal Judge agrafé à l'intérieur de sa casquette.Le prêtre, qui était aumônier du Service d'incendie de New York, est mort durant les événements du 11 septembre dernier.Les Quinze libéralisent l'énergie Agence France-Presse BARCELONE, Espagne \u2014 Une immense manifestation a réuni près de 300 000 opposants à la mondialisation hier soir à Barcelone, quelques heures après la clôture d'un sommet européen qui a décidé d'accélérer la libéralisation des marchés du gaz et de l'électricité.Derrière une grande banderole « Contre l'Europe du capital, un autre monde est possible », la manifestation s'est mise en marche à 18 h et a lentement descendu le paseo de Gracia, les « Champs-Élysées » de Barcelone, pour arriver deux kilomètres plus bas au port.Point d'orgue de trois jours de mobilisation des opposants au « tout libéral », les organisateurs entendaient célébrer une manifestation « joyeuse et pacifique ».Cependant, des incidents ont éclaté lorsque des groupes de casseurs infiltrés dans le cortège, des militants anarchistes encagoulés, ont commencé à briser des vitrines de banques, au milieu du parcours, avant de se fondre à nouveau dans la foule, a constaté l'AFP.En fin de parcours, sur le port de Barcelone, au bas de la célèbre Rambla, la police anti-émeutes est intervenue pour disperser les manifestants par des tirs de grenades lacrymogènes et de balles de caoutchouc et des charges sélectives.Les policiers ont procédé à au moins une trentaine d'arrestations avant que le calme ne commence à revenir.Un quart d'heure plus tard, trois activistes antimondialisation ont fait irruption sur la pelouse du stade Camp Nou de Barcelone, interrompant le match phare du championnat d'Espagne de football, FC Barcelone - Real Madrid, à la deuxième minute de jeu.Deux d'entre eux se sont menottés au poteau des buts du Barça et le service de sécurité a mis six ou sept minutes à les déloger, sous les huées du public.Après quoi le match a repris comme si de rien n'était.Plus tôt dans la journée, les dirigeants européens, réunis dans un Palais des congrès placé sous haute surveillance, s'étaient mis d'accord pour une ouverture à la concurrence de plus de 60 % du marché européen du gaz et de l'électricité.À l'issue d'un sommet de deux jours à dominante économique, les Quinze ont décidé de libéraliser en 2004 la fourniture d'électricité et de gaz aux clients professionnels.« C'est un pas fondamental », a assuré le chef du gouvernement espagnol, Jose Maria Aznar, président en exercice de l'UE au premier semestre 2002.Ferme partisan d'une libéralisation totale, M.Aznar a dû se résoudre à voir repousser d'un an le débat sur la libéralisation de l'énergie pour les particuliers, en raison de la ferme opposition de la France sur ce dossier.De leur côté, les dirigeants français, le président Jacques Chirac et le premier ministre Lionel Jospin, se sont félicités de concert d'avoir obtenu le recul de la décision sur les consommateurs privés, un dossier hautement sensible en pleine période électorale.« Nous sommes favorables à l'ouverture, mais pas au détriment de nos services publics, qui constituent un fondement de notre pacte républicain », a déclaré Jacques Chirac.Sur le plan de la politique extérieure, l'Union européenne s'est prononcée en faveur d'une application « urgente » de la récente résolution 1397 de l'ONU, qui mentionne un État palestinien, et a réitéré son soutien aux propositions saoudiennes pour la paix.Pour la première fois, l'UE s'est également déclarée prête à envoyer sur le terrain (en Macédoine) sa toute nouvelle force militaire de réaction rapide.Mais l'engagement sur le terrain de la force européenne, après l'été, reste suspendu à la résolution d'un différend avec la Grèce sur l'utilisation par l'UE des capacités de planification de l'Otan.Les Quinze ont également adopté une série de conclusions de nature plus « sociale », se promettant par exemple d'augmenter les capacités en garderie pour les jeunes enfants ou de poursuivre la lutte pour faire reculer la pauvreté.Mais ces points ont été relégués au second plan par le débat sur l'ouverture des marchés, malgré la venue à Barcelone de dizaines de milliers de syndicalistes.« Les dirigeants européens mettent en place des projets et des directives qui sont uniquement des projets de libéralisation et d'attaque des droits des travailleurs », a estimé José Bové, le dirigeant du syndicat agricole français Confédération paysanne, présent sur place.Dès le 24 avril, le Cirque du Soleil présente son tout nouveau spectacle au Vieux-Port de Montréal.Réservez sans tarder votre place au soleil! Réseau Admission: (514) 790-1245 ou 1 800 361-4595 cirquedusoleil.com En avril, il fera très beau.® 7LP0402A0317 A4 DIMANCHE 7LP0402A0317 ZALLCALL 67 23:50:20 03/16/02 B Le Mouvement action justice se dissocie de la manif contre la brutalité policière La police a effectué 371 arrestations; des manifestants étaient armés de boules de billard, de billes, de pierres et de frondes Radio-Canada: grèves d'un jour à partir du 21 mars KARIM BENESSAIEH Des grèves de 24 heures pourraient perturber les activités des salles de nouvelles de Radio-Canada du Québec et de Moncton à compter de la semaine prochaine.Par une majorité de 88 %, les 1150 journalistes, annonceurs, animateurs et employés de production réunis hier au Centre Sheraton à Montréal ont donné hier à leur syndicat le mandat de recourir à des débrayages d'un jour et ce, à compter du 21 mars.En vertu des lois fédérales du travail, le recours à la grève ne peut être exercé que trois jours ouvrables après le vote, dans le but de laisser s'écouler une « période de refroidissement ».Plus tôt dans la journée, les syndiqués avaient rejeté dans une proportion de 68,5 % la proposition de convention collective présentée par la direction mardi dernier.« On a eu des appuis importants de nos membres, tout ce qu'un président de syndicat peut espérer dans les circonstances », a commenté Michel Couturier, président du Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC).La balle est maintenant dans le camp de la direction, selon M.Couturier, qui précise que les syndiqués n'ont pas voulu recourir à la grève générale illimitée pour ne pas « brimer les téléspectateurs ».« Si quelqu'un doit le faire, ce ne sera pas nous.» Le syndicat espère maintenant que les négociations vont reprendre.Mardi dernier, la direction avait déposé une offre qui se voulait « globale et finale ».En vertu du vote d'hier, la Société Radio-Canada dispose maintenant du droit de lock-out à compter du 21 mars.Plusieurs points majeurs séparent encore les deux parties.Le syndicat demande un certain contrôle sur la masse salariale accordée aux collaborateurs, qui représente 11 % des salaires globaux.On réclame également l'embauche de la moitié des employés réguliers qui ont un statut précaire.Un rattrapage salarial par rapport au reste de l'industrie est également exigé, de même qu'une application plus rigoureuse de la politique d'équité salariale entre hommes et femmes.Le contrat de travail des 1150 membres du SCRC est échu depuis juin 2001.RAYMOND GERVAIS Le Mouvement action justice (MAJ) a tenu hier à se dissocier complètement de la manifestation contre la brutalité policière qui a tourné au vinaigre vendredi soir dans le centre-ville de Montréal et qui s'est soldée par l'arrestation de 371 personnes.Yves Manseau, du MAJ, a expliqué que son groupe de protestataires n'avait pas participé à cette manifestation et que la vigile organisée au même moment devant le centre opérationnel Sud du Service de police de la Ville de Montréal à la mémoire de Michael Kibbe, s'était déroulée dans le calme.Hier matin, Yves Manseau, qui a apposé une plaque commémorative sur le mur de la centrale de police, a été arrêté et sera accusé par voie de sommation de méfait pour son geste.Le militant a été relâché immédiatement après que les policiers eurent procédé à son identification formelle.Il n'a pas été menotté, ni amené à l'intérieur du poste de police.Tout s'est fait sur le trottoir devant une dizaine de journalistes et photographes.Une preuve Le sergent Serge Germain, du SPVM, a par la suite dévissé la plaque d'acier afin de la présenter en preuve devant le tribunal.La plaque en question a été créée par l'artiste Armand Vaillancourt à la mémoire du jeune homme de 19 ans qui, il y a un an, a sauté d'une hauteur de près de 8 mètres du stationnement surélevé de la centrale de police de la rue Guy, menottes aux poignets.Même s'il y a eu une enquête indépendante de la Sûreté du Québec ainsi qu'une enquête du coroner sur les circonstances entourant la mort du jeune homme, le MAJ soutient que les policiers sont fautifs et exige une enquête publique.M.Manseau estime que la manifestation violente qui s'est déroulée devant le quartier général de la police rue Saint-Urbain, où six vitres ont été fracassées et deux véhicules de police endommagés, va à l'encontre des buts visés par son organisme.« La Journée internationale contre la brutalité policière est importante pour nous et l'on ne veut pas perdre notre droit de manifester à cause d'autres groupes.On trouve irresponsable le fait d'organiser des manifestations qui risquent de dégénérer en violence.Je pense qu'en tant que citoyen, on doit s'efforcer de les diminuer.Une manifestation se doit d'être percutante tout en évitant que des actes criminels puissent être perpétrés », a expliqué M.Manseau.Le porte-parole du SPVM, André Durocher, a dressé le bilan hier après-midi de l'opération policière qui a mené à l'arrestation de 371 personnes vendredi.Le policier a précisé que de 400 à 450 personnes se sont regroupées au square Berri pour ensuite se diriger par le boulevard de Maisonneuve jusqu'au quartier général de la police où des méfaits ont été commis.Selon la police, les manifestants étaient armés de boules de billard, de billes, de pierres et de frondes.Manifestants encerclés Les policiers ont alors ordonné aux manifestants de se disperser, mais ces derniers ont refusé.Ceux-ci ont alors été encerclés par les policiers dans un stationnement face au palais de justice, rue Saint-Antoine, coin Saint-Laurent.Au total, 268 adultes et 103 adolescents ont été arrêtés.Des masques à gaz, des boules de billard, des frondes, du poivre de Cayenne, des billes, des ampoules de peinture ainsi que des cannettes de peinture en aérosol ont été saisis par les policiers.Des accusations d'attroupement illégal et de méfaits ont été portées contre de nombreux manifestants.Sept d'entre eux ont été accusés de bris de condition, un autre d'avoir eu en sa possession une arme prohibée, soit du poivre de Cayenne, et un autre de possession d'arme, soit des billes.Tous les adolescents appréhendés, de même que les adultes accusés d'attroupement illégal, ont été libérés et seront appelés à comparaître par voie de sommation.Les personnes détenues comparaîtront en cour demain.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Yves Manseau a été arrêté hier matin et accusé de méfait pour avoir apposé une plaque sur un mur du centre opérationnel Sud de la police de la Ville de Montréal.2DERNIÈRES JOURNÉES 3018526A GRÉGOIRE PERRON, avocats Téléphone : (514) 285-6441 Sans frais : 1 888 285-6441 Télécopieur : (514) 285-8589 Courriel : gperron@videotron.ca COMPTES IMPAYÉS?Nous récupérons les créances de 100 $ et plus moyennant des frais de 20 % des sommes perçues sans recours aux tribunaux.Aucuns frais sans résultat Demandez notre documentation gratuite.Photo Reuters Salman Rushdie Rushdie ne pourra pas voyager sur les ailes d'Air Canada Presse Canadienne OTTAWA\u2014 La compagnie aérienne Air Canada a fait savoir hier qu'elle n'acceptait pas à bord de ses avions l'écrivain britannique Salman Rushdie car les mesures de sécurité nécessaires risqueraient d'entraîner des retards considérables pouvant atteindre trois heures.Salman Rushdie, dont le roman Les Versets sataniques avait soulevé un tollé dans le monde musulman et provoqué sa condamnation à mort par l'ayatollah Khomeini en 1989, est réapparu en public depuis que l'Iran a annoncé qu'il ne commanditerait pas son assassinat.Selon Air Canada, une directive américaine exige que des mesures de sécurité spéciales soient prises pour transporter l'écrivain d'origine indienne s'il doit se rendre aux États-Unis.Air Canada a considéré que des mesures similaires étaient indispensables si Salman Rushdie voyageait à l'intérieur du Canada et préfère donc ne pas l'admettre à bord de ses appareils.La directive américaine est apparemment antérieure au 11 septembre.La compagnie aérienne britannique British Airways avait banni Rushdie de ses vols jusqu'en 1998. 7LP0501A0317 A5 DIMANCHE 7LP0501A0317 ZALLCALL 67 21:37:29 03/16/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 7 MA R S 2 0 0 2 A 5 C'est la faute de la télé! collaboration spéciale Oubliez tout ce que vous êtes en train de faire.Et ne pensez plus qu'à une chose : vous reproduire ! Tout de suite ! Ça presse ! On est en train de disparaître.Comme les dinosaures.Allez ! Allez ! Au lieu de lire cette chronique, multipliez-vous ! Vous la lirez après ! Ça urge ! Le Québec a l'un des plus faibles taux de fécondité au monde : 1,44 enfant par femme.C'est pas beaucoup, 1,44 enfant.C'est un enfant et demi.C'est pour ça que les enfants, aujourd'hui, n'ont plus de frère et de soeur.Ils n'ont que des demi-frères ou des demi-soeurs ! Plus exactement, ils ont des virgules quarante-quatre de frère ou des virgules quarante-quatre de soeur.C'est le fun de jouer avec ton virgule quarante-quatre de frère ! Il ne lance pas la balle ben ben loin, ton virgule quarante-quatre de frère ! On ne naît plus au Québec.Et comme on continue de mourir, vous savez ce que ça veut dire ?Ça veut dire que dans 100 ans, y'en aura plus de Québécois ! Finis.Disparus.Comme les Nordiques.Dissous.Comme les Expos.C'est ben beau la loi 101, mais s'il n'y a plus de francophones, qui va les lire les affiches en français ?À défaut de pouvoir se séparer du Canada, le Québec est en train de se séparer de la planète.Pourquoi cela ?Why is that ?C'est la faute de la télé ! Les Québécois ont toujours fait de plus en plus d'enfants, jusqu'au milieu des années 50.À partir des années 60, la natalité commence à baisser.Inexorablement.Que s'est-il passé durant cette période pour expliquer ce revirement ?La naissance de la télé.Imaginons la vie d'un couple de Québécois des années 40.À 20 ans, un gars et une fille se marient.Comme on ne divorce pas dans ce temps-là, il leur reste 50 ans à vivre ensemble.C'est long 50 ans.Ils s'installent dans leur maison.Au bout de deux semaines, ils commencent à s'ennuyer.Ils font des bébés.Pour s'occuper.Pour avoir quelque chose à faire.À regarder bouger.Aujourd'hui que fait un couple quand il commence à s'ennuyer ?Quand il a le goût de regarder quelque chose bouger ?Il allume la télé.Les deux télés.La fille regarde ses téléromans.Le gars regarde ses sports.Pas de problème.Pas de trouble.Quand on trouve que l'animateur parle trop fort, on baisse le volume.Essayez donc de baisser le volume à un bébé.Quand on est tanné, on éteint la télé.Essayez donc d'éteindre un bébé.Ou un ado.Ils ne l'ont pas ce piton-là.Les ados ont d'autres pitons.Mais pas celui-là.Voilà pourquoi les couples québécois ont désormais plus de télés que de bébés.Et le taux de natalité est inversement proportionnel au nombre de chaînes de télévision.En 1955, il y avait 10 enfants par famille et seulement une chaîne de télévision.Radio-Canada et CBC sur le même poste.Aujourd'hui, il y a 100 canaux de télévision, et 1,44 enfant par famille.Si les 10 nouvelles chaînes spécialisées entrent en ondes à l'automne, on va se retrouver avec 0,80 enfant par famille.Le jour où il y aura 200 chaînes de télévision au Québec, il n'y aura plus d'enfants.Ça va aller mal pour Télétoon Puisque c'est la télé qui est la grande responsable de la baisse de la natalité, c'est à la télé de s'arranger pour que ça remonte.D'autant plus que c'est dans l'intérêt des télédiffuseurs.Parce que la baisse de la natalité, c'est pas bon pour les cotes d'écoute.Quand la population du Québec va être rendu à 100 000 habitants, et que la cote d'écoute de Fortier va être de 30 000 personnes, Fabienne a sera pas contente ! Les BBM aiment les bébés La télé se doit donc de stimuler la fibre maternelle et paternelle du Québécois et de la Québécoise.Non seulement, il faut remplacer Simon Durivage au TVA 22 h par une femme, mais il faut le remplacer par une femme enceinte.Pour montrer aux femmes, qu'elles peuvent prendre la place des hommes, tout en étant des mères.Il faut cesser de cantonner les émissions pour enfants et les émissions avec des enfants sur les chaînes spécialisées.Il faut les ramener sur les chaînes généralistes.Parce que, maintenant quand t'as pas d'enfants, t'en vois pus d'enfants.Ça ne te donne pas le goût d'en faire.C'est pas en regardant La vie, la vie, Fortier et Arcand que t'as le goût de tomber enceinte ! Avant, il y avait Papa a raison, Quelle famille !, Huit ça suffit, La petite maison dans la prairie, Les Cadets de la forêt pour éveiller chez les téléspectateurs le désir d'avoir des mioches.Il faut remplacer toutes les émissions sur le sexe par des émissions sur les joies de la vie de famille.Au lieu de montrer des seins, parlez d'allaitement.Au lieu de montrer des vibrateurs, montrez des biberons.Moins de Je regarde, moi non plus, de Sexe et confidence, de Sex-shop, d' Éros et compagnie, et plus de J'accouche, moi non plus, de Fécondation et confidences, de Maternity shop, et de Nounours et compagnie ! Mais, faut pas se leurrer, la télé ne peut rien faire toute seule.Elle n'est qu'une fenêtre donnant sur la vie.Elle ne peut pas changer le paysage.C'est la société qui doit le faire.Rapidement.Car un pays qui perd le goût d'avoir des enfants, c'est un pays qui perd le goût de vivre.Un monde sans enfant.C'est un monde sans bonheur.J'espère que vous avez lu cette chronique en diagonale, pendant qu'à l'horizontale, vous étiez déjà en train de repeupler.Après tout, c'est si agréable à faire, repeupler.\u0001 \u0001 \u0001 C'est aujourd'hui la St-Patrick.La journée où l'on fête les Irlandais et où l'on regrette que Patrick Roy ne soit plus avec nous pour nous faire participer aux séries ! Bonne fête aux Irlandais ! Et bonne chance quand même au Canadien.\u0001 \u0001 \u0001 Merde pour ce soir, Julie ! Bon Métrostar ! Amuse-toi bien ! Ce fut un honneur et un bonheur que de travailler avec toi.Le défilé de la St-Patrick se met en branle à midi RAYMOND GERVAIS C'EST À MIDI à l'intersection des rues du Fort et Sainte-Catherine Ouest à Montréal, que se mettra en branle aujourd'hui le 178e délilé de la Saint-Patrick.La parade empruntera la rue Sainte-Catherine en direction est jusqu'à la rue Saint-Urbain.Le tout devrait se terminer pour 16 h.Il va sans dire que la circulation automobile sera passablement perturbée dans le centre-ville durant une bonne partie de la journée.Les automobilistes sont priés de ne pas s'approcher des rues perpendiculaires qui traversent la rue Sainte-Catherine entre du Fort et Sainte-Urbain.D'ailleurs, la Ville de Montréal prévoit remorquer à compter de 7 h, tout véhicule garé en bordure de la rue Sainte-Catherine ainsi que des rues avoisinantes de la rue du Fort, où le cortège se préparera.La meilleure façon d'accéder au site du défilé est d'utiliser le métro.Les automobilistes sont priés de noter que les voies en direction ouest du boulevard René-Lévesque entre Lambert-Closse et Peel, seront fermées de 11 h à 13h.La rue du Fort sera fermée de 11 h à 13 h et la rue Sainte-Catherine de 11 h 30 à 17 h entre du Fort et Saint-Urbain.Quant à la rue Saint-Urbain, elle sera fermée de 12 h à 16 h entre de Maisonneuve et René-Lévesque.Le défilé de la Saint-Patrick à Montréal, le plus ancien en Amérique du Nord, est le troisième en importance derrière New York et Chicago.Une quarantaine de chars allégoriques, des fanfares, des danseurs et des musiciens participeront au défilé.Une forte délégation de pompiers de la ville de New York, qui ont perdu de nombreux camarades de travail dans l'attentat terroriste du World Trade Center, participeront au défilé montréalais.Le 178e défilé montréalais de la Saint-Patrick se mettra en branle à midi rue Sainte-Catherine Ouest à l'angle de la rue du Fort, pour se terminer coin Saint-Urbain et Sainte-Catherine à 16 h.cyberpresse.ca / chroniqueurs Les dépenses des ministres deviennent publiques Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Les frais de déplacement, de réception et autres dépenses des ministres du cabinet fédéral et de leurs adjoints seront désormais rendus publics, vient de décréter le premier ministre Jean Chrétien.Annoncée aux Communes par la présidente du Secrétariat du Conseil du Trésor, Lucienne Robillard, cette mesure fait suite aux plaintes formulées tant par l'opposition que par les députés libéraux, qui craignaient que le gouvernement ne se serve de l'excuse des formalités judiciaires pour éviter de dévoiler ses dépenses.« Le principe (sur lequel repose cette décision) est que les dépenses gouvernementales devraient être rendues publiques, a par la suite expliqué Mme Robillard.Le premier ministre a clairement fait savoir que tous les ministres et leur personnel politique devaient dévoiler l'information.» Le député allianciste John Williams, président du Comité permanent des comptes publics, avait précédemment reproché aux libéraux d'empêcher la divulgation des dépenses en vertu de la Loi d'accès à l'information.« Je suis consterné que le gouvernement puisse tenter de cacher des dépenses discutables derrière le voile d'une nouvelle interprétation de la loi », avait déclaré M.Williams, en janvier, dans une plainte écrite.Photo à titre indicatif seulement.Paiements de location basés sur un contrat de 48 mois pour la SONATA GL 2002 à partir de 239 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 48 mois est de 11 472 $.Comptant de 1 995 $, dépôt de sécurité requis, transport, préparation, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 36 mois.L'offre d'aucun paiement pour 90 jours s'applique uniquement pour le financement à l'achat de véhicules 2002.Aucun frais d'intérêt pour les premiers 60 jours à partir de la date de prise de possession du véhicule par son propriétaire.Après 60 jours, les intérêts commencent à s'accumuler et l'acheteur doit payer ensuite mensuellement le capital et les intérêts sur une période de 36 mois.En sus, frais administratifs de 350 $ reliés au contrat de location pour les modèles 2002.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.Option d'achat au terme de la location.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Sujet à l'approbation du crédit.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Véhicules en inventaire seulement.Offre d'une durée limitée avec livraison d'ici au 29 mars 2002.GARANTIE 5 ANS L'UNE DES MEILLEURES GARANTIES DE L'INDUSTRIE : 5 ANS / 100 000 km (éléments importants) ASSISTANCE ROUTIÈRE 24 HEURES (3 ans / 60 000 km standard) Incluant : livraison d'essence changement de roue en cas de crevaison déverrouillage remorquage L'IMAGE DE LA RÉUSSITE.À UN PRIX SYMPATHIQUE! 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ans, et Mikael Hansson, 28 ans, qui ont été déclarés vainqueurs récemment, ce qui leur a valu un chèque de 50 000 couronnes.« Nous essayions d'avoir un bébé depuis l'été dernier, mais rien ne s'était passé jusque là », a souligné l'heureuse gagnante qui a affirmé ne pas avoir été sujette au stress en dépit de la forte concurrence.Spécialiste de chaussures athlétiques depuis 1985 2A B D 2E 4E 6579, rue Saint-Denis, Montréal (514) 272-9267 endurance.montrealplus.ca Métro Beaubien / Stationnement disponible MX 1004 Commencez vos exercices sur le bon pied 7LP0601A0317 A6 DIMANCHE 7LP0601A0317 ZALLCALL 67 19:38:16 03/16/02 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 7 MARS 2002 Les banlieues chaudes, terreau du terrorisme Villes dortoirs, champs de HLM, les banlieues des grandes villes françaises sont devenues des zones glauques et dangereuses ou même les flics ont peur de mettre les pieds.Pour certains, ces ghettos sont aussi de parfaits incubateurs à terroristes, raconte notre reporter Gilles Toupin dans le deuxième volet de sa série sur l'autre France.Ça se passait à la télévision française, un peu avant Noël, pendant l'émission quotidienne d'information d'une grande chaîne nationale.Ahmed, près de 30 ans, un habitant d'une banlieue chaude de la région parisienne, le visage masqué, raconte comment il s'est retrouvé un beau matin dans un camp d'entraînement d'Al-Qaeda en Afghanistan.« J'étais complètement à la dérive, se rappelle- t-il.Je n'avais pas d'endroit où dormir, pas de travail, pas d'argent et je ne faisais rien de ma vie.Je vivotais de petits larcins, ce qui me permettait de manger et de fumer ma chitte (drogue).Puis des gens qui fréquentaient la mosquée sont venus me trouver.Ils m'ont donné à manger, ils m'ont logé, ils se sont occupés de moi.Petit à petit, ils m'ont convaincu que je pouvais devenir quelqu'un, que je pouvais faire beaucoup pour l'islam.Ils m'ont donné du fric et je suis parti avec quelques autres au Pakistan.De là, on nous a conduits en Afghanistan où pendant des mois j'ai appris le maniement des armes et les techniques du terrorisme.À son retour en France, Ahmed a été interrogé par la police.Il a parlé.Il n'a pas voulu de cette vie-là, ce qui n'est pas le cas pour tous ceux qui reviennent du voyage.Le juge Jean-Louis Bruguière, l'un des quatre juges en France spécialisés depuis 20 ans dans la lutte antiterroriste, établit un lien sans équivoque entre les réseaux terroristes dans son pays et les banlieues sensibles.Il affirme que les banlieues peuvent bien souvent constituer des terreaux pour ces réseaux.« C'est une question importante, affirme-til à La Presse.On est devant une menace qui n'est pas une menace extérieure.La plupart des gens qui alimentent les réseaux terroristes, ceux qu'on appelle les moujahidines, proviennent en grande partie de nos cités.« Nous avons initié depuis 1995 une enquête spécifique de façon à pouvoir essayer de comprendre le fonctionnement en profondeur du recrutement dans les cités.Et ensuite le cheminement de l'Afghanistan, du Pakistan jusqu'au retour en Europe.Je ne peux pas vous donner de noms, mais l'enquête est assez conséquente.« Ce sont des individus qui appartiennent à la deuxième, à la troisième génération d'immigrants et qui sont marginalisés, désocialisés, désintégrés, et qui s'adonnent à la délinquance.Ils sont dans une espèce de désespérance de cette vie et ils trouvent soudainement un individu qui va être là, avec du charisme, de l'intelligence, de la séduction, et qui va leur donner, clé en main, un moyen de s'en sortir.» « Lorsque ces recrues reviennent, poursuit le juge Bruguière \u2014 et c'est important \u2014, on leur dit de continuer à faire ce qu'ils faisaient auparavant, d'avoir le comportement délinquant qu'ils avaient mais cette fois pour la grâce d'Allah.Donc nous avons des gens qui vont se convertir, qui vont totalement changer d'attitude dans leurs pratiques religieuses.Ils vont cesser de prendre de l'alcool, de la drogue et ils vont eux-mêmes se mettre à recruter.Cela se fait assez vite, en quatre, cinq ou six mois.Ce qui est encore plus inquiétant, c'est qu'il y a des Français de souche qui se convertissent.» Le juge Bruguière reconnaît qu'il y a pas mal d'individus dans les cités chaudes qui sont liés à ces réseaux terroristes.« À mon avis, dit-il, il y a en France plus d'une centaine de filières depuis 1996-1997.Je ne sais pas combien il y a de Français dans ces filières, plusieurs.Mais le phénomène n'est pas propre à la France.» Jean-Louis Bruguière estime, lui aussi, qu'il y a eu des manquements graves à la politique d'intégration de la France, ce qui explique en partie la situation dans les banlieues.« Nos pays, explique-t-il, la France comme d'autres, ont eu une politique mal maîtrisée et des politiques qui ont été mal évaluées, comme pour le terrorisme.On a eu une politique d'urbanisme en France, entre les années 50 et 60, très mauvaise.Ces cités complètement inhumaines ont constitué des ghettos.On n'a pas voulu, si vous voulez, maîtriser les flux Nord-Sud, ni en Europe, ni ailleurs, qui sont un vrai problème.On a jamais voulu s'attaquer à ces problèmes parce qu'on a été victimes de l'angélisme d'une gauche irresponsable à l'égard des problèmes d'immigration.» Le juge Jean-Louis Bruguière établit un lien sans équivoque entre les réseaux terroristes dans son pays et les banlieues sensibles.L'école et la famille ont perdu du lustre G I L L E S TOUPIN SAINT-DENIS \u2014 Famille et école, voilà deux réalités qui ont perdu de leur lustre dans bien des banlieues chaudes de la France.L'état de désagrégation de plusieurs familles poussées au désespoir par leurs conditions de vie inextricables, par le chômage surtout, est si avancé dans certaines banlieues des grandes villes de France que les enfants de ces familles sont abandonnés à eux-mêmes.L'école dans ces banlieues, même si le ministre délégué à la Ville Claude Bartolone clame que c'est « l'outil d'égalité des chances » pour les citoyens, est souvent pourvue de moins de moyens que les écoles des quartiers aisés.Et puis, dans certains quartiers-ghettos, qu'il soient peuplés d'habitants venus d'Afrique de l'Ouest ou du Maghreb, comment l'école peut-elle remplir son rôle de dernier rempart, de dernier service public devant les familles en difficulté, lorsque ces dernières logent à 12 voire à 15 dans des deux pièces, que les enfants n'ont pas de place pour travailler, qu'ils traînent dehors avec leurs bandes, tard le soir, qu'ils créent l'insécurité et qu'ils propagent cette dernière jusqu'en classe ?C'est l'échec scolaire.Après, c'est le chômage, les petits trafics, la transformation de l'espace urbain en espace de non-droit.Il y a 30 ans que l'époux de Fatma a quitté la Guinée pour s'installer à Stains.Stains et La Courneuve sont deux quartiers chauds dans le département de Seine-Saint-Denis au nord de Paris.Le mari de Fatma avait combattu contre l'armée nationale de son pays aux côtés des Français.L'armée française, après l'indépendance de la Guinée, lui a offert la citoyenneté française, une pension et la possibilité de s'installer en France.Il est venu avec ses deux épouses dont Fatma, ce que la loi française permet lorsque le fait est accompli et que la première épouse n'est pas de nationalité française.Dans les deux appartements contigus que la famille occupe dans une HLM de Stains, il y a une ribambelle d'enfants.Vues de loin, les copropriétés dégradées de Stains et du quartier voisin de La Courneuve ressemblent à s'y méprendre à des cités HLM ordinaires.Mais lorsque l'on s'approche de ces gigantesques immeubles, on réalise combien ils sont en déshérence, délabrés, en état de ruines avancé.Ces bâtiments sont comme de grands paquebots fantômes à la dérive au milieu d'espaces vides, des mastodontes urbains dont personne ne s'est occupé depuis 20 ans et qui sont morcelés entre les mains de centaines de propriétaires.Ceux-ci sont pauvres et endettés.C'est là, à La Courneuve, qu'ont été bâtis 4000 logements à loyer modique voici près de 30 ans.Ces tours et ces barres ont été plantées jadis là, en pleine campagne, sans que rien n'ait été pensé autour, surtout pas d'infrastructure économique.Fatma s'inquiétait depuis un certain temps des allées et venues de l'un de ses fils.Il débarquait à la maison en pleine nuit, les poches bourrées d'argent alors qu'il n'avait pas de travail, qu'il avait abandonné les études depuis longtemps.Il se levait à deux heures de l'après-midi, prenait un café et disparaissait sans rien dire de ses occupations, muet devant les questions de ses parents.Un jour, ce fils de 20 ans est retrouvé assassiné dans le quartier, une balle dans la tête.Un règlement de comptes, a raconté la télé, une affaire de drogue.Deux ans plus tard, c'est au tour de son demi-frère d'y passer.Même scénario, même âge : une balle dans la tête.Personne n'a rien vu dans le quartier.Il était, paraît-il, tombé entre les mains des caïds de la drogue, lui aussi.Le chômage est la principale cause de désespoir dans ces zones, où il dépasse souvent les 20 %, comme à Saint-Denis.Et ce chômage est bien souvent la conséquence d'une éducation déficiente.« Les classes sont si surchargées, raconte une enseignante de Saint-Denis qui veut taire son identité, les résultats si mauvais chez les garçons \u2014 les filles s'en tirent mieux \u2014 que les notes de passage sont fixées de façon différente d'une classe à une autre par les académies.On fait passer souvent des élèves qui n'ont pas assimilé la matière.Au bout du compte, ça donne des illettrés, des gens inaptes au travail.» Et puis, comme le soulignait à La Presse un administrateur municipal à la mairie de Saint-Denis, même si des jeunes réussissent, ils ne peuvent pas percer sur le marché du travail.« Pas parce qu'ils s'appellent Mohammed, non, parce qu'ils s'appellent Mohammed de tel quartier.Les employeurs font de la discrimination en fonction de la réputation des quartiers.» L'école dans les quartiers chauds reçoit ainsi de plein fouet toutes les détresses du milieu.Les professeurs, qui se sentent souvent impuissants et dépassés, poussés à bout, quittent pour des quartiers plus calmes.Au poste de police de la zone sensible du Val Nord à Argenteuil, Marinette, une agente de la paix dans la 20aine, raconte que de plus en plus il y a des agressions contre des professeurs par des gamins de huit ans qui donnent des coups de pied et des coups de poing à leurs institutrices.« C'est inquiétant, dit-elle.Les institutrices viennent déposer plainte, elles réclament l'aide de la police.Vous vous imaginez ?Pour se faire entendre dans sa classe, un instituteur a maintenant besoin de la police, ce qui n'a jamais été le cas autrefois.» Les journaux rapportent que le moral des enseignants du collège Victor-Hugo, à Noisyle- Grand (Seine-Saint-Denis) en a pris un coup depuis qu'un étudiant a lancé une agrafeuse à son professeur.Il a raté la cible mais, depuis cet incident survenu le 11 décembre, une large partie des professeurs sont en grève pour dénoncer la « violence diffuse » au sein de l'établissement classé en zone d'éducation prioritaire (ZEP).Ulcérés par le « harcèlement quotidien » des élèves, fatigués de constater que « deux tiers des classes » sont ingérables, ils ont écrit à Lionel Jospin (le premier ministre), demandé une audience au président de la République et exigé l'abandon de la politique éducative menée depuis 20 ans en France.Ils organisent des rencontres avec les parents d'élèves pour leur expliquer les raisons de leur colère.Ils ont expliqué les pressions subies, les « insultes », les « tentatives d'intimidation » À couper : et autres « pressions » subies.Non pas qu'il y ait eu des actes d'une particulière gravité, mais plutôt parce que « se développe un véritable sentiment d'impunité ».L'Éducation nationale a pris des mesures pour endiguer le problème de cette montée de la violence.Aux dernières nouvelles, les efforts semblent récompensés.Grâce à un nouveau logiciel de repérage des violences, l'Éducation nationale est en mesure de classer avec précision les types de violences à l'école.Les chiffres obtenus sont moins alarmants que prévus, la violence commence à diminuer dans les établissements scolaires.C'est que le gouvernement a mis en place un peu partout des équipes stabilisées de jeunes enseignants dans les zones difficiles.Ainsi, les règles ont pu être définies avant que les mauvaises habitudes soient prises.Et puis, signe des temps, le ministre de l'Éducation, Jack Lang, a présenté récemment le premier « manuel lycéen contre la violence ».Réalisé par et pour les 470 000 jeunes de l'Île-de-France qui y fréquentent les établissements publics et privés, ce manuel, présenté comme un guide pratique, recense toutes les manifestations de violence, du harcèlement moral aux discriminations racistes en passant par le racket ou les violences sexuelles.On y trouve des fiches pratiques pour aider les victimes ou les témoins de violences, ainsi que des conseils sur la façon de s'organiser à l'intérieur d'un lycée pour mobiliser l'établissement contre la violence.L'idée, c'est de changer l'école en France, de ne plus accepter qu'elle soit un réceptacle des maux de la société ; l'école doit influencer de son expérience la vie des quartiers.Si la gauche gagne les élections d'avril 2002, a prévenu le ministre de l'Éducation, Jack Lang, la « priorité nationale » accordée à l'éducation figurera « au premier rang des cinq années à venir ».Vues de loin, des copropriétés ressemblent à s'y méprendre à des cités HLM ordinaires.Mais lorsque l'on s'approche de ces gigantesques immeubles, on réalise combien ils sont en déshérence, délabrés, en état de ruines avancé.C'est l'échec scolaire.Après, c'est le chômage, les petits trafics, la transformation de l'espace urbain en espace de non-droit. 7LP0701A0317 dimanche A7 7LP0701A0317 ZALLCALL 67 21:59:09 03/16/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 7 MARS 2002 A7 Candide chez Voltaire ou un bûcheron à Paris Deux cadavres et une cache d'armes dans les souterrains d'al-Qaeda collaboration spéciale PARIS \u2014 Les Québécois qui fréquentent régulièrement la France \u2014 et qui appartiennent, en immense majorité, à l'espèce des francophiles purs et durs \u2014 pousseront peutêtre ici et là quelques hurlements s'ils lisent le livre (1) que vient de publier le journaliste Jean-Benoît Nadeau, boursier en France de l'Institute of Current Affairs de janvier 1999 à mai 2001.Le récit, qui se veut « loufoque », de ce séjour de 30 mois en France est pourtant, dans l'ensemble, positif.Avec ses défauts, et malgré plusieurs énormités, il fait partie des témoignages qui valent d'être versés à l'inépuisable dossier concernant la manière dont les étrangers (anglo-saxons pour commencer) considèrent la France.Certains passages, surtout dans le premier tiers, sont franchement désopilants.Nadeau a un style personnel amusant, un sens de l'observation naïve qui, à l'occasion, produit des trouvailles, beaucoup de verve (parfois un peu trop : ça produit de la mauvaise mousse) et très peu de complexes (parfois pas assez : il y a des moments où il faut savoir se censurer).De manière personnelle et vigoureuse, il a fini par exaucer un voeu très ancien de plusieurs éditeurs parisiens qui désespéraient se trouver le parfait indigène capable de dire leurs quatre vérités aux Maud'zits Français.Car l'éditeur parisien pense, non sans raison, que les Français adorent qu'on leur dise des méchancetés sur leurs innombrables travers.Avec Nadeau, ils ont trouvé leur homme, leur Vendredi, leur bûcheron.De toute évidence, JBN, comme il se surnomme lui-même, appartient à la catégorie, majoritaire au Québec, des Nord-Américains heureux de l'être, c'est-à-dire des non-francophiles, qui peut-être viendront une fois dans leur vie, et une seule, en France, peutêtre jamais.Bref, la France les indiffère totalement.Boursier prospère de ce mystérieux et américain Institute (CIA ?) qui envoie chaque année de (relativement) jeunes journalistes en terre étrangère, JBN a débarqué en France très exactement comme s'il était arrivé en Italie, en Russie ou au Tibet, c'està- dire dans un pays étranger dont il ne connaissait presque rien, et sur lequel, pratiquement, il n'avait aucune idée préconçue \u2014 seulement les vagues préjugés habituels qu'on peut avoir sur un grand pays connu dans le monde, comme l'Italie, l'Allemagne ou le Japon.Les Québécois habitués de la France sont forcément francophiles.Ils connaissent le mode de vie, l'histoire, la culture, l'actualité politique.Comme le dit Nadeau avec raison, ils sont certainement « complexés » vis-à-vis des Français.Et si des détails de la vie quotidienne les agacent ou leur paraissent absurdes, ils ne vont pas jusqu'à s'en surprendre.Après 22 visites à Paris, on ne peut pas faire comme si l'on y découvrait le manque d'espace.On ne saurait non plus commencer à se plaindre des crottes de chiens sur les trottoirs.Ni du lancinant problème du taxi parisien, introuvable quand on le cherche, lepéniste (à 721%) quand on l'a trouvé.Nadeau a fait l'économie du chapitre consacré au taxi parisien \u2014 mais n'a pas résisté à la fatale attraction de la diatribe anticanine, quand même un peu convenue.Encore plus étonnant : il y va d'un solide couplet sur la supposée répugnance du Français (du métro parisien) vis-à-vis du savon et du désodorisant, ce qui, honnêtement, me paraît totalement faux et idiot.Un dilemme insoluble se pose à quiconque ambitionne d'écrire un livre sur la France.Ou bien on fréquente le pays de longue date et on le connaît, et alors il devient extrêmement difficile de s'étonner de tout comme si l'on arrivait de la veille.Si, par malheur, on a fréquenté d'autres pays européens « compliqués », comme l'Angleterre ou l'Italie, il devient impossible de prétendre à l'innocence.Certes, on sait que la France est « bizarre », mais on ne s'étonne plus qu'elle le soit, et on a compris également qu'elle n'avait pas du tout le monopole de la bizarrerie.D'où la difficulté de jouer les bons sauvages.Ou bien alors l'observateur conscrit à cette étude est parfaitement ignorant du sujet, n'a jamais mis les pieds dans le pays \u2014 non plus qu'en Europe.Mais alors, comment écrire un livre entier sur un domaine qu'on ignore sans multiplier les contresens et les grosses conneries, ou alors sans retomber dans les clichés les plus éculés ?À noter que, selon moi, Peter Mayle était un gros malin d'Anglais qui a délibérément joué les gros naïfs de manière à servir exactement la soupe aux clichés débiles qui feraient plaisir aux Américano- Japonais, c'est-à-dire au monde entier.Je le soupçonnerais même de ne pas croire un mot des conneries éculées qu'il a complaisamment servies à son lectorat.Nadeau, lui, est le parfait Nord-Américain dans la trentaine, qui connaît mieux l'Amérique du Sud que l'Europe et n'avait mis les pieds qu'une fois en France dans sa vie.Qui profite de son séjour pour lire Le Père Goriot, « qui ne faisait pas partie des lectures obligatoires » pendant ses études au Québec, et cherche à en savoir plus dans l'article de l'encyclopédie Larousse consacré à Balzac.Contrairement au francophile, qui en sait déjà beaucoup et feint de connaître le reste, Nadeau s'étonne de tout et n'importe quoi : des toilettes à la turque et de la fameuse « douche téléphone », mais aussi des noms « à coucher dehors » des innombrables petits bleds français.Parfois, emporté dans son élan, il se met à reprocher aux Français.de ne pas être en tout point des Nord-Américains : d'élever les enfants dans une certaine discipline et avec le respect du savoir (?) ; d'écrire en toute circonstance beaucoup trop long et confusément et d'avoir depuis 1970 une littérature bien « plate » ; de ne pas avoir de police municipale à Paris, etc.Saisi par son sujet \u2014 et manifestement peu bridé ou relu par son éditeur \u2014 Nadeau, après la première moitié du livre, se lance parfois dans des considérations générales hasardeuses sur l'histoire, la société et la politique.Ce n'est pas toujours bête, mais il y a de grosses erreurs factuelles ou de dénomination.De même, l'utilisation de l'argot, surabondante, est souvent truffée de contresens.Mais notre JBN, qui se renseigne et s'informe sur ce pays aussi étrange que l'Ouzbékistan, fonce dans le tas sans se poser de questions métaphysiques.Parfois c'est drôle.Quand il n'appuie pas de manière excessive sur le trait, Nadeau est parfait pour camper certains personnages.Ainsi ce morceau de bravoure, extrêmement réjouissant, concernant la location de l'appartement, les complications infinies qui entourent cette opération, et les moeurs byzantines des locateurs et autres agents immobiliers.Nadeau, en débarquant, découvre donc spontanément « la France des rentiers », sans même avoir lu Balzac.Une vraie trouvaille d'écrivain-journaliste au début de ce livre, qui contient du meilleur et, parfois, du pas très bon.Mais, toujours, avec beaucoup de verve.1.LES FRANÇAIS EUX AUSSI ONT UN ACCENT, 324 pages, Payot 2002 STEPHEN THORNE Presse Canadienne AFGHANISTAN \u2014 Tout ce qui restait du passage des terroristes d'Al-Qaeda dans les montagnes de l'est de l'Afghanistan était une hutte de chaume contenant un peu d'argent et quelques notes, samedi, alors que les soldats canadiens passaient le secteur au peigne fin.Les militaires ont continué d'explorer les tunnels creusés à même les montagnes.Il n'y ont trouvé que peu de signes de la présence des membres du réseau d'Oussama ben Laden.Les Canadiens, que l'on pouvait voir descendre les périlleuses façades montagneuses, devaient quitter la région hier.Depuis que les combats ont cessé de faire rage dans le secteur, quelque 500 soldats canadiens et américains, épaulés par des membres d'unités spéciales ainsi que des combattants afghans alliés, ont fouillé les complexes souterrains.Menées de façon méticuleuse, bunker par bunker, les recherches étaient jugées essentielles par les autorités de la coalition internationale, qui souhaitent ainsi empêcher les derniers combattants talibans et d'Al-Qaeda de se regrouper tant en Afghanistan que dans les pays voisins.Bien que la semaine ait été ardue pour les soldats canadiens, elle s'est également révélée riche en enseignements pour ces derniers, qui ont dépassé en nombre les Américains dans une proportion de cinq contre un et ont démontré qu'ils pouvaient se tirer d'affaire haut la main.Les Canadiens ont découvert les cadavres de deux combattants de ben Laden de même qu'une cache d'armes, vendredi, après avoir tiré des roquettes à l'intérieur d'un complexe souterrain.Cette cache contenait des bombes, des grenades de même que des roquettes \u2014 dont une d'un calibre de 107 mm, d'une portée de 8,5 km \u2014 prêtes à être utilisées.Il y avait aussi un poêle à bois.Toutes les armes trouvées dans les cavernes ont été détruites.Jeudi, un peloton de reconnaissance canadien a repéré un important réseau de bunkers et de tunnels à l'extrémité sud des montagnes.Une attaque a alors été planifiée puis exécutée en compagnie des troupes d'assaut américaines.Trois membres d'Al-Qaeda ont perdu la vie au cours de ces combats, les Canadiens et Américains n'ayant quant à eux déploré ni morts ni blessés.3025406A Célébrités.Pour plus de renseignements 285-6999 ou 285-7274 Appels interurbains sans frais : 1-866-987-8363 Célébrités.UN PAS DE GÉANT Patrick Marty, je veux vous dire à toi et à tes musiciens que j'ai vécu un moment musical inoubliable et ce, grâce à vous et aussi grâce à Découverte Rock Détente le 18 janvier à Chicoutimi.Bravo aussi à ton équipe pour l'extraordinaire site officiel de Patrick Marty.Ton agent et choriste Yves Pednault.JOYEUX 80e ANNIVERSAIRE À CECILE BEAUCHEMIN (aura lieu le 22 mars 2002) Que cette journée soit mémorable et remplie d'amour.Bonne Fête Maman, Belle-Maman et Grand-Maman.De tes enfants Jocelyne, Doris, Sylvie, Bertrand, Sonia et Chantal, leurs conjoints et tous les petits-enfants.REPORTAGE PUBLICITAIRE Ne manquez pas ce cahier spécial mercredi dans La Presse 17 mars 2002 Page A8 manquante 7LP0902A0317 A09, dimanche, MONDE 7LP0902A0317 ZALLCALL 67 23:38:16 03/16/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 7 MARS 2002 A9 MONDE Attaquer l'Irak?Blair rencontre des Européens sceptiques O L I V I E R BAUBE Agence France-Presse BARCELONE \u2014 La Grande-Bretagne a commencé à sonder ses partenaires européens sur une éventuelle attaque contre l'Irak, mais les Quinze, réunis hier en sommet à Barcelone, sont encore loin d'un consensus.Les conclusions de ce sommet informel entre les Quinze ne font aucune mention de l'Irak, mais en coulisses le premier ministre britannique Tony Blair s'est fait l'avocat de Washington dont il est un des alliés les plus fidèles en Europe, selon des diplomates.Les États-Unis ont multiplié les menaces à l'égard de l'Irak qu'ils accusent de détenir et de disséminer des armes de destruction massive, au mépris des résolutions des Nations unies.Le secrétaire d'État américain Colin Powell a rappelé vendredi que les États-Unis n'avaient aucun plan d'attaque contre l'Irak, mais que cela ne les empêchait pas d'être « déterminés à ce que le monde prenne conscience du danger que ce régime (de Bagdad) représente ».C'est cette inquiétude américaine que Tony Blair a commencé à relayer auprès de ses partenaires européens, y compris dans des apartés en marge du sommet de Barcelone, selon un porte-parole britannique.Il a notamment abordé le sujet avec le chancelier allemand Gerhard Schroeder et d'autres dirigeants européens, selon ce porteparole, mais pour constater que les Quinze étaient encore loin d'une position commune sur ce sujet.« Nous ne sommes pas à un stade de décision sur ce sujet », a-t-il reconnu devant la presse à l'issue du sommet.La Belgique, soucieuse de préparer l'opinion européenne à une éventuelle opération militaire contre le régime de Saddam Hussein, souhaitait que l'Irak soit abordé par les Quinze au cours de leur dîner de travail hier soir.Le ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel plaidait notamment en faveur de l'envoi d'une délégation européenne de haut niveau à Bagdad.En vain, la question d'une intervention en Irak n'a pas été discutée, ont assuré plusieurs dirigeants européens.« Le sujet n'est pas mûr, et faute de consensus, il est inutile de porter les divergences des Quinze sur la place publique », a commenté un diplomate.L'Allemagne a fait savoir cette semaine qu'il n'était pas question pour elle de soutenir une nouvelle guerre du Golfe sans une résolution spécifique des Nations unies.Le premier ministre belge Guy Verhofstadt est sur la même longueur d'onde, et le président du Conseil italien Silvio Berlusconi a rappelé hier devant la presse qu'il ne souhaitait pas qu'un nouveau front soit ouvert dans la guerre contre le terrorisme.Interrogé sur l'attitude de la France à l'égard d'éventuelles frappes en Irak, le président Jacques Chirac a relevé que le sujet n'était pas d'actualité.« Les dirigeants irakiens seraient bien avisés de prendre au sérieux les prescriptions du Conseil de sécurité de l'ONU et les conseils du secrétaire général Kofi Annan », a déclaré M.Chirac devant la presse.Cela aurait l'avantage de rendre « vaines » toutes les spéculations sur une éventuelle attaque contre l'Irak, a-t-il expliqué.Ce point de vue est partagé par plusieurs pays européens qui redoutent les conséquences sur la stabilité régionale d'une attaque contre l'Irak.Le premier ministre turc Bulent Ecevit s'est fait l'écho vendredi à Barcelone de cette inquiétude d'une partie de l'Union européenne en estimant qu'il n'était « pas nécessaire d'engager » une nouvelle opération contre Saddam Hussein.Photo AP Le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat (second à droite), lors d'unbe cérémonie religieuse hier dans le camp de réfugiés d'El Amari, en Cisjordanie.PROCHE-ORIENT Le chargé de mission américain Anthony Zinni poursuit son périple dans une relative accalmie Tony Blair JACQUES PINTO Agence France-Presse JÉRUSALEM \u2014 L'émissaire américain Anthony Zinni a poursuivi hier sa mission pour un cessezle- feu au Proche-Orient, enchaînant les rencontres avec Palestiniens et Israéliens, dans un contexte de relative accalmie, pour la première fois depuis des semaines.M.Zinni, qui s'est entretenu pendant plusieurs heures à Ramallah, en Cisjordanie, avec les principaux responsables palestiniens, devait rencontrer de nouveau dans la soirée le premier ministre israélien Ariel Sharon dans son ranch, dans le Néguev (sud d'Israël).Il s'agit de leur deuxième rencontre en trois jours.M.Zinni, dont la mission a pour but d'amener les deux parties à s'entendre sur un cessez-le-feu, a rencontré à Ramallah le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat, le président du Parlement Ahmad Qoreï, le ministre de l'Information Yasser Abed Rabbo et le chef de la sécurité préventive dans la bande de Gaza, le colonel Mohammad Dahlan.Au cours de cette rencontre, les Palestiniens devaient demander aux États-Unis de leur apporter la garantie « que les Israéliens ne reviendront pas en zone » autonome palestinienne, a indiqué le ministre palestinien des Affaires parlementaires, Nabil Amr.L'armée israélienne s'est retirée vendredi de Ramallah et de plusieurs autres centre urbains palestiniens, mais elle continuait, hier, de les encercler.« Les discussions politiques avec les Israéliens doivent se tenir avant ou en même temps que des discussions sécuritaires », a déclaré de son côté Nabil Abou Roudeina, conseiller du président palestinien Yasser Arafat.En cas de telles discussions politico- sécuritaires, la délégation israélienne devrait être dirigée par le ministre des Affaires étrangères Shimon Peres, selon la radio israélienne.Par ailleurs, l'envoyé russe pour le Proche-Orient, Andreï Vdovine, a commencé en soirée des entretiens à Ramallah avec M.Arafat.Sur le plan diplomatique arabe, des pays arabes tentent de formuler un texte écrit portant sur l'initiative de paix saoudienne pour son approbation par le sommet arabe, fin mars à Beyrouth, a-t-on appris de source diplomatique arabe à Amman.« Le but est de formuler les idées saoudiennes dans un document simple et clair qui constitue un message de paix à la communauté internationale et israélienne, sans abandonner aucun des droits arabes », selon cette source.Sur le terrain, la journée d'hier a été marquée par une accalmie relative, après une nuit de calme dans les territoires palestiniens, la première « depuis plusieurs semaines », selon l'armée israélienne.Néanmoins, un civil palestinien a été tué par des tirs israéliens à Hébron (sud de la Cisjordanie), alors qu'il circulait en voiture dans un secteur sous contrôle sécuritaire israélien placé sous couvre-feu.Un autre Palestinien, blessé dans la vague de violence sans précédent qui avait commencé le 28 février, a succombé dans la bande de Gaza.Ces morts ont porté le nombre de personnes tuées depuis le début de l'Intifada en septembre 2000 à 1541, dont 1193 Palestiniens et 343 Israéliens.À Netanya, au nord de Tel-Aviv, une Palestinienne âgée de 17 ans a été arrêtée alors qu'elle tentait de s'emparer de l'arme d'un gardien israélien dans le but de perpétrer une attaque dans un centre commercial, selon la radio militaire.Le 9 mars, deux Israéliens avaient été tués à Netanya lors d'une attaque à l'arme automatique et à la grenade, perpétrée par deux Palestiniens qui avaient été tués.Dans une interview au quotidien français Le Figaro, le roi Abdallah II de Jordanie a estimé que la sécurité d'Israël dépendait de l'ensemble du monde arabe et que l'État hébreu devait chercher à s'intégrer au Proche-Orient.« L'intégration d'Israël dans la région est une nécessité incontournable, » a-t-il affirmé.Cibles : Ingénieurs Dessinateurs Directeurs Techniciens Acheteurs Rechercheurs Educateurs Venez voir des milliers de produits à la fine pointe de la technologie Composantes électroniques Semiconducteurs Equipement d'essais 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ENTRÉE GRATUITE Pour les membres de l'industrie et les utilisateurs d'électronique STATIONNEMENT GRATUIT COMMERCE SEULEMENT! Heures d\u2018exposition : De 10 h à 17 h La présence des étudiants est limitée.Présenté par Pour plus d'information, composer le (905) 624-8100 Courriel : info@ept.ca Site Web : www.ept.ca Salon de l'électronique professionnel MONTREAL le 20 mars Hôtel Sheraton Laval 2440 Autoroute des Laurentides Laval, QC H7T 1X5 Tél: (450) 687-2440 3034392A Le secrétaire au Trésor des États-Unis critique la Maison-Blanche sur l'acier d'après AFP WASHINGTON \u2014 Le secrétaire au Trésor américain Paul O'Neill a publiquement critiqué cette semaine la décision du président George W.Bush d'imposer des droits de douane sur certains aciers importés, a rapporté hier le New York Times.Selon plusieurs participants à une conférence du Conseil sur les relations internationales, organisée mercredi à New York, M.O'Neill a déclaré à titre personnel, en marge d'un discours, qu'il persistait à penser que cette décision portait atteinte à l'image de défenseurs du libre-échange des États-Unis.« Le secrétaire au Trésor a fortement fait valoir ses vues, selon lesquelles la décision de l'administration risque de coûter plus d'emplois aux industries utilisatrices d'acier qu'elle n'en protègera dans l'industrie sidérurgique », selon plusieurs participants à cette conférence interrogés par le quotidien.M.O'Neill aurait également expliqué qu'il avait tenté de convaincre l'administration d'aider la sidérurgie à se restructurer pour réduire les problèmes de surcapacité et de surproduction au niveau mondial.M.O'Neill est coutumier des prises de positions de franc-tireur, souligne le quotidien, alors que l'administration Bush exige une grande loyauté de ses membres.Elle a déjà limogé un responsable du Pentagone ayant critiqué les options budgétaires présentées par le président, rappelle le quotidien.Le président George W.Bush a annoncé le 5 mars l'imposition de droits de douane allant jusqu'à 30 % sur certains aciers importés aux États-Unis à compter du 20 mars.Cette décison a provoqué la colère de plusieurs partenaires commerciaux des Américains, en particulier l'Union européenne.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Le jeu doit rester un jeu 364 1998 NUMÉRO: 504257 07 12 13 23 27 NUMÉRO: 2002-03-16 Tirage du 2002-03-16 Tirage du 2002-03-16 Tirage du 2002-03-16 Tirage du 2002-03-16 Tirage du 2002-03-15 Tirage du (41) 11 153 996 $ 7 500 000 $ Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): Participation gratuite 2002-03-15 Tirage du Complémentaire: (28) 5 000 000,00 $ 50 679,00 $ 2 217,20 $ 144,20 $ 10,00 $ 10,00 $ 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS Complémentaire: Complémentaire: (10) Le secrétaire au Trésor des États- Unis, Paul O'Neill La réélection de Robert Mugabe continue de diviser Africains et Européens d'après AFP HARARE \u2014 À la veille de sa prestation de serment, le président zimbabwéen Robert Mugabe a reçu hier des signaux contradictoires sur sa réélection, entérinée par la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), mais condamnée par l'Union européenne.Selon les résultats officiels, M.Mugabe a été réélu avec 56,2 % des voix contre son principal opposant Morgan Tsvangirai (41,7 %), qui a rejeté l'issue du scrutin en dénonçant des fraudes massives et des violences politiques systématiques.Le chef d'État du Malawi Bakili Muluzi, au nom de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) qu'il préside, a au contraire estimé que le scrutin du 9 au 11 mars avait été « largement libre et juste » sur la base de la mission d'observation ministérielle de la SADC.Les pays occidentaux « devraient oublier la question de savoir si le scrutin a été libre et juste, et commencer à soutenir le Zimbabwe pour permettre une reprise économique », a estimé M.Muluzi avant de partir pour Harare.Rejoignant les conclusions d'une mission du Commonwealth, d'autres observateurs de la SADC, des parlementaires, avaient pris le contre-pied en estimant que l'élection « ne pouvait pas être déclarée conforme aux normes et règles » de l'organisation.L'UE, qui avait retiré sa mission d'observation en février après l'expulsion de son chef Pierre Schori, a cité hier les rapports « très négatifs » des parlementaires de la SADC et des observateurs du Commonwealth pour justifier sa position : « cette élection ne peut pas être considérée comme libre et équitable ». 7LP1001A0317 a10 DIMANCHE 7LP1001A0317 ZALLCALL 67 20:03:13 03/16/02 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 7 MARS 2002 L'entrepreneur en rénovation, une perle rare Vous venez d'acheter une maison ou vous vous apprêtez à le faire, si vous parvenez à en dénicher une.Le « si » a son importance, puisque la demande ces jours-ci excède l'offre sur le marché de la revente résidentielle.Compte tenu de la faiblesse des taux hypothécaires, vous vous laisserez peut-être même séduire par l'achat d'une maison neuve qu'un promoteur promettra de vous livrer le 1er juillet, terrassement et moult accessoires non inclus, ça va de soi.Là encore, il faudra frapper le gros lot, à moins d'avoir la certitude que les heures d'attente sur les ponts pendant les prochaines années ne vous exaspéreront pas.De guerre lasse, vous risquez de vous rabattre cette année du moins sur votre habitation actuelle, quitte à la rafraîchir, voire à la rénover.Dans tous les cas, il vous faudra faire affaire avec un, sinon plusieurs entrepreneurs.Le bel aria ! Jusqu'à 1999, l'aventure était plutôt aisée malgré les aléas propres à cette industrie.Ce n'est plus le cas avec la reprise des mises en chantier qui occupe tous et chacun.La main-d'oeuvre est devenue rare, recherchée.Tout le monde convoite les services d'un entrepreneur au printemps pour que sa maison soit fin prête le 1er juillet.Voilà le hic principal, quasi incontournable, lié à notre société distincte qui a transformé la fête du Canada en Journée des déménagements.On serait en mesure pourtant de livrer des maisons à tous les mois de l'année, comme cela se fait ailleurs, souligne Michel Fournier, président de la CSD Construction.De surcroît, beaucoup de travailleurs chôment pendant les mois d'automne ou d'hiver.L'industrie reste hautement saisonnière, dans le secteur résidentiel à tout le moins.N'allez pas croire pour autant que vous pourrez engager facilement un charpentier-menuisier pour finir votre sous-sol, un électricien pour convertir votre système de chauffage ou un plombier et un carreleur pour refaire votre salle de bains.Bien des ouvriers aujourd'hui disponibles en principe sont déjà engagés pour le printemps depuis plusieurs mois déjà.En consultant les offres d'emploi sur les sites ou rubriques spécialisés, on repère vite d'ailleurs plusieurs employeurs à la recherche, qui d'électriciens, qui de couvreurs, qui de plâtriers.De moins en moins d'ouvriers Le problème est d'autant plus aigu qu'on compte environ 10 000 travailleurs de moins dans la construction qu'il y a dix ans (107 224 en 1991 contre 97 324 en 2000).Depuis 1994, creux de la déprime dans l'industrie du bâtiment, les investissements en rénovation supplantent ceux réalisés dans la construction neuve.Or, la reprise dans les mises en chantier n'a pas ralenti les investissements dans l'amélioration des propriétés.Cette année, les deux secteurs devraient attirer 4 milliards chacun, soit le double de ce qui avait été consenti en 1995 alors que la rénovation damait le pion à la construction neuve pour la première fois depuis des lustres.Quand la construction reprend dans les autres secteurs (commercial, industriel ou génie civil), beaucoup de travailleurs sont tentés de quitter le résidentiel au profit de chantiers plus payants.En 2000, 58 % des ouvriers qui faisaient du résidentiel travaillaient aussi sur d'autres chantiers, souligne Richard Goyette, directeur général adjoint du Conseil des métiers de la construction (FTQ), qui regroupe 70 % des syndiqués de l'industrie.Pour l'an dernier, les chiffres ne sont pas encore disponibles, mais à eux seuls les chantiers du Palais des congrès, du siège administratif de la Caisse de dépôt et placement ainsi que de l'usine de plastiques Interquisa en attirent plusieurs à coup sûr.Traditionnellement, c'est dans la construction résidentielle où les salaires et les avantages sociaux sont les plus faibles de l'industrie.Le taux horaire moyen y était en 2000 de 23,30 $ contre 26,86 $ pour l'ensemble des salariés.Dans le secteur industriel, le taux horaire moyen s'établissait à 31,02 $.Dans la rénovation, marché non couvert par les conventions collectives de l'industrie, les salaires sont encore moins élevés.Cela est dû en bonne partie à la nature du secteur où l'écrasante majorité des entrepreneurs ont moins de cinq employés.Plusieurs embauchent des gens qu'ils préfèrent former sur le tas plutôt que de rechercher les détenteurs d'un diplôme d'études professionnelles (DEP).C'est la fameuse carte de compétence qui requiert, selon le métier, un certain nombre d'heures de formation (600 par exemple pour un couvreur contre 1800 pour un électricien ou un mécanicien d'ascenseur).Cette tendance est confirmée par une consultation de l'Association provinciale des constructeurs d'habitation du Québec (APCHQ) auprès de ses membres.Près des deux tiers d'entre eux (63 %) ne croient pas que la détention d'un DEP doive demeurer la principale voie d'accès à l'industrie.L'APCHQ s'inquiète aussi que les recrues ne soient pas légion, à mesure que s'animent les chantiers, ce qui peut exercer des pressions à la hausse sur les salaires dans la rénovation puisque les autres secteurs sont couverts par des conventions collectives valides jusqu'en 2004.Elle constate que la construction est en concurrence avec d'autres secteurs comme le meuble, l'aérospatiale, la métallurgie ou la transformation des matières plastiques pour attirer les jeunes, autant de secteurs souvent moins bien payés que la construction mais qui offrent une meilleure stabilité d'emploi, d'après des données récentes de Statistique Canada.Bref, la main-d'oeuvre vieillit : l'âge moyen est de 40 ans, toutes activités confondues.Pour certains métiers, c'est critique : 48 ans chez les grutiers, 47 chez les soudeurs.Retraités et décrocheurs C'est dire que plusieurs travailleurs ont plus de 55 ans, l'âge où il devient possible de toucher des prestations de retraite, sans pénalité.Or, les aînés ont tendance à faire moins d'heures que les plus jeunes, ce qui aggrave la pénurie en période d'effervescence.Dans la construction résidentielle et la rénovation, le problème du recrutement se double d'un fort taux de décrochage : 35 % des recrues de 2000 avaient quitté l'industrie l'an dernier.Le gros des décrocheurs avait été embauché sans DEP.« Ils lâchent parce qu'ils ne savent pas à quoi s'attendre, contrairement à celui qui a un DEP, opine M.Fournier, Quand on pense qu'on va aimer ça poser des briques et qu'on se retrouve à brasser du ciment, on se décourage.Celui qui a sa carte par contre a appris qu'il faut être apprenti avant de devenir compagnon.» En revanche, il n'est pas rare qu'un individu retourne sur les bancs d'école pour obtenir un DEP, après avoir tâté mille et un métiers.L'âge moyen du diplômé est de 26 ans alors qu'une attestation de secondaire III, IV ou V suffit pour suivre une formation spécialisée.La situation actuelle perdurera quelques années, selon toute vraisemblance.Si les écoles ne satisfont pas la demande, l'industrie devra se résoudre avant longtemps à faire comme dans l'agriculture : importer de la main-d'oeuvre.Si vous cherchez un entrepreneur, prenez votre mal en patience et ne vous fiez pas à n'importe qui.Les pénuries profitent souvent aux fraudeurs et aux hâbleurs.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Bien des ouvriers aujourd'hui disponibles en principe sont déjà engagés pour le printemps depuis plusieurs mois déjà.Sur la photo, Donald Fortier, un installateur d'armoires de cuisine, en pleine action.La tentation du noir RUDY LE COURS Ici, on ne parle ni de café, ni de chocolat, mais bien sûr de contrat bâclé par une poignée de mains, après une conversation vite fait, bien fait.Qui n'a pas entendu parler en effet que la meilleure façon de rénover, c'est de s'arranger avec quelqu'un qu'on vous dit fiable et qui vous proposera un tarif horaire raisonnable en vous laissant en outre miroiter que « vous sauvez les taxes » en le payant cash.avec des bruns et des rouges, de préférence.Quelqu'un de fiable, ça se résume souvent à des recommandations du type : « Prends mon beauf, il est capable et puis, il a un peu besoin d'argent.» Selon une enquête faite l'an dernier par le Secrétariat de la construction de l'Ontario, environ 56 % de la rénovation résidentielle est faite au noir.« Compte tenu que les taxes sont plus élevées au Québec, on peut présumer que c'est plus élevé encore ici », opine prudemment Joseph Jetten, économiste à la Commission de la construction du Québec (CCQ).Il n'existe pas d'enquête équivalente pour le Québec sinon peut-être celle réalisée en 1996 pour le compte du gouvernement qui estimait à 25,8 % ou 1,8 milliard de dollars la part de la construction et de la rénovation dans l'ensemble de l'économie souterraine de la province.Pour la seule rénovation chez le propriétaire occupant, la Régie du bâtiment, qui a droit de contrôle des permis des entrepreneurs, évalue à 900 millions par année l'activité au noir, ce qui représente un manque à gagner fiscal de 300 millions pour Québec seulement.Compte tenu que le secteur de la rénovation échappe depuis 1987 à la loi cadre de l'industrie de la construction et par conséquent aux conventions de travail qui la régissent, « on y retrouve toutes les conditions déviantes et un certain type de petit entrepreneurship », renchérit M.Goyette, du Conseil des métiers de la construction (FTQ).Les combines abondent : après avoir travaillé le nombre de semaines réglementaires pour toucher ses prestations d'assurance-emploi, un menuisier-charpentier sera tenté d'arrondir ses mois avec un p'tit sous-sol à finir, deux ou trois balcons à remplacer.Les occasions sont d'autant plus nombreuses que les entrepreneurs hésitent à mettre en chantier des maisons à l'automne, de sorte qu'un gros bassin de travailleurs se retrouve désoeuvré quand reviennent les temps froids.Certains finauds proposent même l'achat des matériaux au noir : encore autant de taxes qu'on n'aura pas à payer.Tout peut très bien se passer et les deux parties y trouvent souvent leur compte.Survient cependant un accident sur le chantier et c'est bonjour les emmerdes ! Qui est responsable ?Vous argumentez et l'entrepreneur vous dit poliment : « Si c'est comme ça, trouve-toi quelqu'un d'autre pour finir l'ouvrage.» Et de prendre la poudre d'escampette non sans avoir claqué la porte.si elle est installée.Survient un problème électrique, un dégât d'eau ?L'expert en sinistres de votre assureur aura tôt fait de vous demander de produire les factures de vos rénovations.Faute de quoi, vous devrez débourser et vous trouver d'urgence.un entrepreneur.Bref, le noir c'est bien beau, mais ça reste risqué.« C'est comme acheter un véhicule dont on ne connaît pas la marque », illustre M.Jetten.En outre, le travail au noir s'est répandu dans les années 1990 à la faveur de deux incitatifs : l'entrée en vigueur de la TPS, perçue par tout le monde comme une taxe qui s'ajoute, alors qu'en fait elle remplaçait celle sur les produits manufacturés, plus élevée bien qu'invisible, et la récession qui a durement frappé l'industrie de la construction au point où Montréal a été sans grue (donc chantier important) pendant cinq ou six ans.Pour survivre, les travailleurs de l'industrie ont vécu d'expédients et de débrouillardise, suffisamment pour qu'une culture du noir s'installe à un degré endémique.Avec la reprise de la construction résidentielle toutefois, plusieurs sont tentés de régulariser leur situation.Cela vaut tant pour le travailleur que pour l'entrepreneur qui n'est plus obligé de maquiller sa tenue de livres.Au lieu de proposer un règlement en espèces comme naguère, plusieurs accepteront que seulement 25, voire 30 % soient au noir.S'il y a des extras en cours de route, il y aura peut-être aussi moyen de moyenner.La reprise des affaires pousse par ailleurs un bon nombre à préférer travailler dans le commercial ou l'industriel, où les salaires sont plus élevés et les conditions plus avantageuses de façon générale.Au bout du compte, cela signifie que dans la rénovation resteront ceux qui en ont fait une spécialité et qui n'ont pas de difficulté à remplir leur agenda et ceux qui n'arrivent pas à se trouver de meilleures conditions ailleurs.À moins d'être très chanceux, votre choix est donc le suivant : réservez les services d'un entrepreneur reconnu et compétent quitte à ce qu'il réalise vos travaux après le 1er juillet, ou touchez du bois. 7LP1101A0317 a11 fin.personnelles 17 7LP1101A0317 ZALLCALL 67 17:30:12 03/16/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 7 MARS 2002 A 1 1 De bonnes raisons de se mettre le nez dans sa caisse de retraite Les malheurs des employés d'Enron ontils éveillé vos craintes face à votre propre régime de retraite ?Pourrait-on imaginer une telle débâcle au Canada ?Rappelons que la caisse de retraite des employés d'Enron a perdu environ 850 millions de dollars américains dans la faillite du courtier en énergie.Mais il faut dire qu'environ les deux tiers de la caisse étaient constitués d'actions d'Enron.Étonnant, n'est-ce pas ?Pourtant, au moins deux douzaines d'autres caisses de retraite d'importantes sociétés américaines ont une proportion encore plus grande de leur actif investi dans des actions de l'employeur.Dans certains cas, comme Procter & Gamble ou Coca-Cola, plus de 80 % du magot sur lequel les employés comptent pour leur retraite, est composé uniquement d'actions de l'employeur.Mais, rassurez-vous : au Canada, une loi empêche les régimes de retraite traditionnels d'être composés de plus de 10 % d'un même titre.Cela dit, il existe toutes sortes d'autres bonnes raisons pour que les bénéficiaires de régimes de retraite privés, offerts par des employeurs ou des syndicats, se plongent le nez dans leurs affaires.Même si votre employeur vous donne droit à un régime à prestation déterminée (où le montant de votre rente est déterminé à l'avance, peu importe les rendements de la caisse), vous pourriez avoir intérêt à vous pencher sur votre régime de retraite.Il est vrai que dans ce type de régime, qui couvre encore 85 % des participants à des caisses privées au Canada, tant que l'employeur est en bonne santé, les employés peuvent dormir en paix.Si la caisse tombe en déficit, c'est l'entreprise qui est responsable de la regarnir en augmentant ses contributions.L'employé n'a pas à absorber le choc.La seule situation où l'employé risque d'être pris au dépourvu est la faillite de l'employeur au moment précis où la caisse n'est pas solvable.Cela survient lorsque l'actif de la caisse est inférieur à son passif (soit tous les engagements pris pour assurer la retraite des employés).« C'est très rare que cela se produise.Et quand on doit réduire les rentes, la baisse de prestations que les retraités doivent encaisser n'est pas si grande (plus ou moins 10 %) », dit Benoit Dufresne, de la Régie des rentes du Québec.L'usage que l'on fait des surplus dégagés par la caisse est un autre élément qui devrait retenir l'attention.Les surplus peuvent être accumulés.Mais ils peuvent aussi permettre à l'employeur de prendre des congés de cotisations, ou encore, à améliorer les caractéristiques du fonds de pension de toutes sortes de façons.Coup dur pour les régimes à cotisations déterminées Un oeil sur les comités S de retraite i vous avez un régime de retraite à cotisations déterminées, les rendements anémiques de votre fonds auront un impact direct sur le montant dont vous disposerez à la retraite.« Dans ce genre de régime, c'est l'employé qui est au bâton.Il est important de suivre les rendements, car c'est ce qui déterminera avec combien d'argent on se retirera », dit Nicolas Morissette, conseiller principal au Groupe-conseil Aon.Ces régimes qui permettent aux employés « d'accumuler » du capital en vue de leur retraite sont en croissance constante.Ces régimes, moins lourds pour l'employeur d'un point de vue administratif et législatif, regroupent les REER collectifs, les régimes à cotisation déterminée (gérés par l'employeur ou l'employé), les régimes de participation différée aux bénéfices et les régimes de participation aux bénéfices.Ils ont connu une vague de popularité dans les années 1990, alors que les employés voulaient goûter aux surplus des caisses de retraite.Mais connaîtront-ils, maintenant, un ressac à cause de la morosité des marchés financiers Au cours des 12 mois terminés en juin 2001, l'actif des régimes de retraite d'accumulation de capital, à travers le Canada, a baissé à 56,9 milliards, soit un recul de 5,6 %, le plus important depuis au moins neuf ans, selon le Benefits Canada.Et pourtant, au cours de cette période, ces régimes ont attiré de nouveaux participants.C'est donc dire que les rendements obtenus ont été encore plus négatifs.« Cela pourrait avoir tout un impact sur le niveau de vie des gens qui approchaient de la retraite », estime Richard Béliveau, associé chez Morneau Sobeco.À l'intérieur des régimes de retraite d'accumulation de capital, les employés sont de plus en plus appelés à investir eux-mêmes leurs économies, plutôt que de laisser la gestion aux soins de l'employeur, constate la Commission des valeurs mobilières du Québec, qui se soucie de leur degré d'information et de protection.D'ailleurs, un forum conjoint, regroupant de nombreux organismes du milieu financier, se penche sur ces questions.Entre autres, il faudra éclaircir quelle est la responsabilité exacte des employeurs en matière de formation.« Il n'y a pas encore eu de poursuites au Canada contre des employeurs, intentées par des employés insatisfaits des rendements dans leur régime de retraite.Mais c'est peut-être une petite bombe à retardement », pense M.Morissette.Lorsque l'employeur délègue la gestion de la caisse, dans les régimes à cotisations déterminées, les employés doivent avoir au moins trois choix de placements, comportant différents niveaux de risque.Mais souvent, l'éventail des produits offerts est beaucoup plus large.Or, les participants aux régimes de pension à cotisations déterminées n'ont pas un degré de connaissance très élevé en matière de placements, selon un sondage mené par Morneau Sobeco.Par exemple, seulement 8 % d'entre eux ont répondu correctement à cinq des six questions de base qu'on leur a posées sur la finance.Près du tiers des répondants ont indiqué qu'ils n'étaient pas certains de savoir comment s'y prendre au juste pour atteindre leurs objectifs financiers.Et seulement 45 % des personnes ont dit que leur employeur leur avait fourni suffisamment d'information pour planifier leur retraite.« La loi oblige les promoteurs des régimes à donner de l'information mur à mur pour aider les employés à établir leur profil d'investisseur et pour expliquer les choix disponibles, dit Claude Di Stasio, vice-présidente adjointe aux affaires québécoise de l'Association canadienne des compagnies d'assurances de personne.Sauf que les gens auront toujours besoin d'un spécialiste pour les aider à déterminer si les sommes accumulées dans le régime leur permettront d'atteindre leurs objectifs de retraite.» «Les gens n'en sont peut-être pas conscients, mais les rôles liés à l'administration des caisses de retraite ne sont pas nécessairement attribués clairement.Dans bien des cas, le comité de retraite a délégué ses tâches au conseil d'administration de l'entreprise », dit André Dionne, conseiller principal à la Société conseil Mercer.« Or, si je porte deux chapeaux en même temps, il y a des moments où je peux être torturé.Certaines décisions avantagent plus les bénéficiaires du régime de retraite ou l'entreprise.Les conflits d'intérêts potentiels sont omniprésents », ajoute M.Dionne Par exemple, si une caisse de retraite adopte un style de gestion plus audacieux, elle peut obtenir des rendements plus élevés.Ainsi, les contributions de l'employeur seront moindres, mais les risques seront plus élevés.Un membre de comité de retraite, qui est lui-même bénéficiaire du régime, peut également se retrouver en conflit d'intérêts, car les recommandations du comité peuvent favoriser un groupe de travailleurs particulier.Par exemple, un comité de retraite pourrait prôner l'adoption de règles pour déterminer l'âge de la retraite qui seraient plus avantageuses pour les travailleurs à l'emploi de la société depuis très longtemps.Si on décide d'accorder la retraite à tous ceux dont l'âge et le nombre d'années de service totalisent 80, les personnes de 55 ans qui sont en fonction depuis 25 ans seraient admissibles.Mais les personnes qui sont entrées en poste à 40 ans seraient défavorisées.Source : Groupe-conseil AON 10 ANS 5 ANS 3 ANS 2 ANS 1 AN > Portefeuilles diversifiés 10,6% 8,7% 7,3% 4,7% 0,1% > Titres à court terme 5,5% 4,8% 5,2% 5,2% 4,8% > Titres à revenu fixe 9,1% 7,2% 5,7% 9,3% 8,1% > Actions canadiennes 11,9% 10,5% 12,9% 7,1% -3,2% > Actions canadiennes à petite cap.14,0% 11,1% 14,0% 10,3% 7,4% > Actions américaines 16,1% 12,3% 0,9% -3,4% -4,9% > Actions internationales 10,4% 7,6% 1,2% -11,7% -14,5% > Actions globales 13,1% 9,7% 2,8% -6,3% -9,6% N.B.Enquête AON sur les gestionnaires de caisses de retraite canadiennes.Rendements annuels composés (médians) pour la période se terminant le 31 décembre 2001.LES RENDEMENTS DES CAISSES DE RETRAITE ONT FONDU AU COURS DES DERNIÈRES ANNÉES VOS FINANCES PERSONNELLES Illustration : ANTHONY BAKER, collaboration spéciale 7LP1201A0317 7LP1201A0317 7LP1201A0317 ZALLCALL 67 22:51:51 03/16/02 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 7 MARS 2002 L'unilatéralisme de Bush joue d'audace Toutes les passions politiques s'assouvissent: des tarifs sur le bois d'oeuvre ou sur l'acier, à terre, jusqu'au pouvoir ésotérique du nucléaire militaire, en l'air On soupçonnait anguille sous roche, l'an dernier, lorsque l'administration Bush, à peine installée, annonçait une dénonciation du pacte qui régit l'équilibre nucléaire sur cette planète depuis 1972.L'anguille sort de son trou depuis deux semaines et, à coups de scoops savamment calculés, montre sa tête : le Pentagone envisage désormais non seulement de pointer ses armes nucléaires en direction de sept pays bien identifiés, mais aussi \u2014 plus grave \u2014 d'élargir les motifs de recourir à ces armes.Ce qui a fait dire au New York Times, en éditorial, empruntant au langage même de la Maison-Bush, que les États-Unis peuvent être accusés de se muer, à leur tour, au chapitre nucléaire, en État voyou.Et on apprenait finalement, il y a 48 heures \u2014 tout se tient \u2014 que cette quincaillerie nucléaire, puisqu'on pourrait bien devoir s'en servir un jour, est devenue un peu obsolète.Washington s'apprêterait donc en conséquence à dénoncer le moratoire sur les essais nucléaires et s'adonner éventuellement à quelques tests.Autant d'étapes nouvelles sur la voie de l'unilatéralisme tous azimuts de l'Amérique de M.Bush, qui ne font que confirmer d'autres initiatives de même caractère, comme la détermination croissante de porter la guerre en Irak.Et pourquoi ne pas profiter d'autres occasions, qui se présentent dans la vie la plus ordinaire, pour bien faire sentir qu'on est là : imposer au passage une sorte de « taxage », toujours vulgaire, aux amis, canadiens, européens ou autres alliés, dans leur gagne-pain, qu'il s'agisse de bois d'oeuvre ou d'acier.Acier, avez-vous dit ?Oups ! Là, la bonne grosse presse de droite britannique, qui a à peu près tout gobé de la bouche de George W.Bush jusqu'ici \u2014 le prestigieux Telegraph de Conrad Black en tête \u2014 commence à faire la gueule.Ça donne froid, l'acier Sont durs, les États-Unis.Le premier ministre Jean Chrétien a dû aller faire le pied de grue à la Maison- Bush, la semaine dernière, pour supplier les Américains de permettre à nos marchands de bois d'oeuvre d'écouler des planches chez eux.Bois d'oeuvre ou acier, quand les Américains, qui se voient bien par ailleurs champions du commerce international, jouent dans les échelles tarifaires, ça va chercher sans gêne des gifles de 30 % sec et ça fait mal.Ça peut même rompre les os si on n'y prend garde, dit-on.Les grands journaux londoniens de droite, tant le Sunday Times que le Sunday Telegraph, ont eu la bouche sure, dimanche dernier, dans leurs commentaires sur la décision américaine concernant l'acier.Une première, en 14 mois de régime bushien.Un chroniqueur du Telegraph, Mark Steyn, avoue, contrit, en gros titre de page éditoriale, que « le président des États-Unis vient de perdre un fan », l'auteur se sentant victime d'une « grave tricherie ».Mais peut-être le chef de la Maison- Blanche a-t-il simplement voulu, dans le cas de l'acier comme dans celui du bois-d'oeuvre, s'amuser à tester ses interlocuteurs.Jouer avec leurs nerfs.Les placer en situation de devoir faire des concessions dans d'autres dossiers.C'est que les temps sont chauds, notent volontiers les analystes, de partout sur la planète.Dans le cas de la Grande-Bretagne de Tony Blair \u2014 pays qui a déjà beaucoup-beaucoup donné dans le sens des intérêts planétaires des États-Unis ces derniers temps \u2014 peut-être Washington veut-il simplement, par des négociations bilatérales éventuelles, s'assurer par le froid acier le maintien d'une chaude fidélité, se disent des commentateurs.Peut-être, se demandent certains, les Américains vont-ils à la pêche car tout le monde ne mord pas à l'appât de George W.Bush.Dans le dossier irakien en particulier.Irritant Irak L'hebdo britannique The Observer évalue, amer, à rien moins que 25 000 hommes l'apport militaire que souhaite obtenir le Pentagone de la Grande-Bretagne dans cette problématique Phase II de la guerre au terrorisme débutant par un grand coup asséné à l'Irak.Washington paraît vouloir faire passer le message partout où il le peut : la guerre contre l'Irak, ça va être du sérieux.« Préparez-vous à une vilaine (nasty) guerre contre l'Irak », commente Daniel Byman, de la Rand Corporation, dans l'International Herald Tribune.« L'Europe doit faire preuve de sérieux contre l'Irak », renchérit Christoph Bertram, patron d'une boîte d'analystes à Berlin, dans le même journal.Plein d'analystes pourtant sont loin d'être sûrs de la puissance que Washington attribue à l'Irak.Mais les rares alliés qui paraissent y croire sérieusement, pour l'instant, ce sont les Britanniques, sous Blair.Washington en tire les profits de circonstance : d'où le fait que c'est de Londres que sont parties, en outre- Atlantique, les grandes manoeuvres atuelles du vice-président américain Dick Cheney destinées notamment à convaincre les pays arabes du bien-fondé d'une intervention en Irak.Ce qui, dans ce dossier, agace beaucoup d'Européens, beaucoup plus près géographiquement de l'Irak que ne le sont les Américains \u2014 voire les Anglais \u2014 c'est l'atmosphère trouble, assez ressentie médiatiquement quand même en pays anglosaxons, dans laquelle baigne le projet Irak, et plus généralement la Phase II.« On veut savoir ! » comme disait un vieux raconteur de chez nous, Trépanier de son nom.Mais à peine a-t-on réussi à nous intéresser à ce débat que Washington donne en pâture, à l'Occident, aux autres, et à leurs médias, une nouvelle matière à réflexion qui nous ramène un peu à la phase I de la politique internationale de George W.Bush : le nucléaire.« La situation actuelle est trop grave : nous, le nucléaire, on est à revoir tout ça ! » dit en substance Washington.Bon.Ça fait dans le ton « Mon manège à moi, c'est toi ! », mais on n'a pas le choix du crooner, même si on n'aime pas la toune.Le manège nucléaire Il y a deux semaines déjà, l'important Washington Post du dimanche nous prévenait en manchette de page une : « Des craintes conduisent le gouvernement des États- Unis à renforcer (beef up) la détection antinucléaire.» Deux reportages justifiaient la manchette : l'un sur un savant pakistanais qui a déjà rencontré Oussama ben Laden et qui aurait mal répondu aux tests américains de détecteurs de mensonges ; l'autre sur les renifleurs d'armes nucléaires, multipliés ces derniers temps aux frontières des intérêts américains un peu partout dans le monde, à commencer par « Washington, D.C.», cela va de soi.Surprise : six jours plus tard éclate, dans le Los Angeles Times, l'information, dominante dans cette séquence médiatique, indiquant que les États-Unis tiennent désormais dans leur mire nucléaire sept pays (Chine, Russie, Irak, Corée du Nord, Iran, Libye et Syrie).Ça paraît un samedi.C'est merveilleux : le lendemain, dimanche, c'est, un peu en reprise, le grand titre hebdomadaire de l'ensemble de la grande presse anglo-saxonne dans le monde.Et ça va plus loin que les « sept pays » visés : «Les États-Unis s'arrogent le pouvoir de premier attaquant nucléaire contre sept pays» titre, avec une nuance additive importante, le Sunday Telegraph, en super- lettrage.Plein de détails et de commentaires suivent durant la semaine, puis vendredi il y a deux jours, nouvelle révélation, conséquence logique de tout ça : au fait, s'il y a un tel danger nucléaire dans l'air, faudrait peut-être penser à tester de nouveaux instruments nucléaires de survie, non ?Bref, nouveau test, médiatique ici : ne faut-il pas jeter par-dessus bord le moratoire international sur les tests d'armement nucléaire ?Rendu là, le message n'avait même plus à prendre la forme du coulage à un média ; suffisait de le faire fondre dans Internet, par le biais d'un tout nouveau venu, Global Security.org, dit l'Agence France- Presse, qui précisait sobrement, vendredi : c'est partiel, mais à destination du public.Ça vient d'où ?God knows, sans doute.Photomontage JEAN-SÉBASTIEN MERCIER, La Presse Milices Libre-service Délices Caprices ELLES MEURENT au rythme d'une à toutes les deux semaines, les langues parlées dans le monde.C'est une dramatique perte d'acquis de civilisation, affirme l'UNESCO ; pas grave, répliquent des critiques, ça veut dire plus de gens sur cette planète capables de se parler et de se comprendre.Nul champ de connaissance n'offre de débat qui frise davantage.la Tour de Babel.L'UNESCO estime que d'ici la fin du présent siècle, pas moins de 5500 des 6000 langues actuellement parlées seront devenues des langues mortes, au même titre que le latin ou le grec ancien.« Un massacre », dit ce bras culturel des Nations unies.Mais dans le Wall Street Journal, un chroniqueur du National Review, John J.Miller, voit mal en quoi les 820 langues parlées en seule Papouasie puissent constituer « un modèle » auquel d'autres civilisations devraient se plier.Il note que le téléphone ne rejoint qu'un pour cent de cette population et il ne saisit pas ce que « nous » avons à retirer de ce que ces gens savent.Les linguistes conservationnistes répliquent que ces langues peuvent, par exemple, nous révéler des connaissances biologiques dont leurs locuteurs ont seul le secret.Mais M.Miller voit mal pourquoi il troquerait, à l'heure du lunch, un « Big Mac contre des larves de coléoptères ».IL FALLAIT s'y attendre : l'indice de confiance exceptionnel dont jouissait le président des États-Unis commence à fondre, sous l'effet d'un effritement de discipline au sein de l'administration, et des nécessaires compromis qui s'imposent dans le fragile équilibre du pouvoir au Congrès, estime le New York Times.Ce qui n'a pourtant pas empêché la Maison-Blanche, la semaine dernière, de gagner à sa cause le Sénat, à majorité démocrate, contre une réglementation plus sévère sur le rendement énergétique des moteurs des véhicules courants.Plutôt qu'une loi en ce sens qu'appelaient de leurs voeux les sénateurs démocrate John Kerry et républicain John Mc Cain, le Sénat lui a gentiment préféré une mesure qui accorde deux ans au ministère des Transports pour mettre au point de nouvelles normes de rendement énergétique, en tenant compte de leur impact sur la sécurité et l'emploi.C'est une nouvelle victoire, tant pour le lobby du pétrole que pour celui de l'automobile, ce dernier se voyant contraint de concevoir et produire rapidement des moteurs à meilleur rendement énergétique.Les milieux ruraux et les États dotés d'usines d'assemblage d'automobiles auront forcé leurs sénateurs à faire échouer un projet qui devait réduire la pollution de l'air.PERPÉTUELLEMENT en quête d'énergie propre et abondante, les scientifiques nous replongent périodiquement dans le rêve que constitue la fusion nucléaire.C'est reparti.Cette fois à partir d'expériences en cours à l'Université du Michigan et au laboratoire du gouvernement des États-Unis à Oak Ridge.Contrairement à la fission nucléaire, qui anime les centrales actuelles, la fusion nucléaire est dépourvue des dangers de radiation que présente l'autre.Mais sa production jusqu'ici, à des températures extrêment élevées, entraînait des coûts exorbitants.Ce que l'on paraît être en voie de mettre au point, c'est un merveilleux procédé de fusion simplifié, à froid, réalisé en modeste laboratoire.Le projet a retenu l'attention du prestigieux magazine Science (numéro du 8 mars), cité par Business Week.Plusieurs espoirs de cette nature s'étant évanouis par le passé, nombre de scientifiques demeurent sceptiques sur les mérites des nouvelles trouvailles, mais la portée éventuelle de pareilles découvertes est tellement considérable pour tout le genre humain qu'on ne peut pas ignorer ce qui se passe à ce niveau.La nouvelle technologie à l'essai, appelée sonofusion, fait intervenir des jets d'ultrasons dans le processus de fusion.QUEL ÉTÉ peut bien nous réserver, on se demande, l'hiver singulièrement doux qui s'achève ?On l'ignore mais ce qu'on sait, c'est qu'un modèle El Niño prend forme dans le Pacifique, où on a registré le mois dernier, au large de l'Amérique du Sud, un réchauffement jugé brusque de 4 degrés F., indique le New York Times.Le coup de chaleur aquatique présente tous les symptômes des El Niños connus, avec fortes précipitations côtières et déplacement massif d'une faune aquatique en quête de climat idéal.Un Niño se produit à tous les quatre ou cinq ans et peut durer 18 mois, entraînant des excès de tout ordre un peu partout, y compris dans le lointain Atlantique.Le plus récent, en 1997-98, a produit des inondations très graves au Pérou et en Équateur, avec une contrepartie non moins sévère de sécheresse en Australie, en Indonésie et aux Philippines.Bilan : des milliers de morts et des millions de personnes déplacées.Pour l'Amérique du Nord, El Niño peut signifier de plus fortes précipitations dans ses parties sud et ouest, mais de la sécheresse plus au nord.L'Europe et la Grande-Bretagne doivent s'attendre, elles, cet été, aux plus fortes précipitations en 10 ans, estime le Times, de Londres.D'année en année, on en vient à préciser l'impact de ces vagues cycliques de réchauffement du Pacifique, l'océan le plus important et le plus profond de notre chère planète. 7LP1301A0317 a13 dimanche 7LP1301A0317 ZALLCALL 67 12:34:54 03/18/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 7 MARS 2002 A13 PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Certains analystes estiment que l'expansion de la banlieue ne pose pas de problèmes importants.Quelques mythes sur la banlieue Quoi qu'on pense, une majorité de nos concitoyens préfèrent utiliser l'automobile et posséder une maison entourée d'un peu de verdure PIERRE DESROCHERS L'auteur est directeur de la recherche à l'Institut économique de Montréal (www.iedm.org).POUR SAUVER la ville, faut-il restreindre le développement de la banlieue ?C'est ce que soutiennent plusieurs politiciens, urbanistes et écologistes qui considèrent « l'étalement urbain » comme la cause d'une série de calamités allant de la destruction des terres agricoles à l'augmentation des charges publiques.Certains analystes croient cependant que l'expansion de la banlieue ne pose pas de problèmes importants.Il est utile de présenter sommairement leurs arguments, car on ne les entend à peu près jamais au Québec.(Pour une liste détaillée de ces chercheurs et de leurs travaux, voir le site Internet de l'Institut économique de Montréal à http://www.iedm.org.) Le mythe des coûts écologiques LA DISPARITION DE LA ZONE VERTE \u2014 L'agrandissement du périmètre urbanisé autour des grandes villes est indéniable, mais s'agit-il pour autant d'une catastrophe écologique ?Non, car l'augmentation soutenue des rendements agricoles au cours des dernières décennies a tellement réduit les besoins en terres que la superficie des forêts d'Amérique du Nord a augmenté depuis les années 1950.Il est vrai que la zone verte diminue autour de Montréal, mais la forêt reprend le dessus dans plusieurs autres régions.LA POLLUTION \u2014 Le nombre de voitures a augmenté substantiellement au cours des dernières décennies, mais l'on a observé simultanément une amélioration continue de la qualité de l'air dans nos villes, qui s'explique en bonne partie par les améliorations techniques importantes qui ont été apportées aux automobiles.Certains chercheurs notent également qu'un développement urbain plus compact ne génère pas de bénéfices importants à ce chapitre, car les mesures sévères de densification autour de certaines villes américaines n'ont pas amené de diminution du nombre d'automobiles.Le problème est que le niveau de pollution émis par une voiture dépend davantage de la nature des déplacements que de la distance parcourue.Une autoroute achalandée, mais où les véhicules circulent à une vitesse élevée et constante, cause beaucoup moins de pollution qu'un boulevard urbain où les véhicules roulent moins vite et s'arrêtent fréquemment.De plus, l'augmentation du trafic autoroutier résulterait davantage d'un « drainage » de la circulation des routes secondaires avoisinantes que d'une augmentation importante du nombre de véhicules, ce qui permettrait non seulement de réduire la pollution, mais de rendre ces routes secondaires plus sécuritaires.Le mythe des coûts économiques LA CONGESTION ROUTIÈRE \u2014 Plusieurs opposants au développement de la banlieue s'attaquent principalement à la congestion routière.Le temps moyen requis par les Nord-Américains pour faire la navette entre leur domicile et leur lieu de travail n'a cependant pas augmenté au cours des dernières années pour deux raisons.Premièrement, plusieurs entreprises se sont relocalisées près du domicile banlieusard de leurs employés.Deuxièmement \u2014 et paradoxalement \u2014 bon nombre de personnes utilisent maintenant l'automobile plutôt que le transport en commun pour se rendre à leur lieu de travail banlieusard, ce qui réduit souvent de façon substantielle la durée de leurs déplacements.LES INFRASTRUCTURES \u2014 Le développement de la banlieue entraîne évidemment des dépenses importantes pour la construction de nouvelles infrastructures (routes, égouts, etc.).Il serait toutefois faux de croire qu'à long terme l'étalement urbain entraîne des déboursés supplémentaires substantiels, car les coûts d'opération et d'entretien des infrastructures sont beaucoup plus élevés en milieu urbain qu'en banlieue.Plusieurs intervenants soutiennent que les banlieusards ne paient pas suffisamment de taxes municipales pour couvrir le coût des services qu'ils consomment en ville.Ceci est par contre tout aussi vrai pour les citadins.Dans les deux cas, la différence est couverte par les taxes sur les commerces et les industries, c'est-à-dire que les propriétaires d'immeubles non résidentiels paient beaucoup plus de taxes que la valeur des services qu'ils consomment.Et une ville comme Montréal a bien plus d'immeubles importants à taxer que les banlieues.LE TRANSPORT EN COMMUN \u2014 Malgré des subventions beaucoup plus importantes par déplacement que le transport automobile, la part du transport en commun ne cesse de décliner.Entre 1987 et 1998, le nombre de déplacements en transport en commun a diminué de près de 14 % dans la grande région montréalaise et il ne représente plus que 17 % des déplacements.Le principal problème est que le transport en commun n'est vraiment efficace que pour desservir une zone restreinte au centre-ville, tandis que la majorité des nouveaux emplois sont créés dans les banlieues.De plus, seulement 20 % des déplacements seraient directement reliés au travail, le reste étant attribuable aux emplettes et aux activités sociales qui sont bien mieux desservies par les automobiles.Les données américaines indiquent également que les trains de banlieue ne font jamais leurs frais et qu'UNE nouvelle voie autoroutière (je précise, pas une nouvelle autoroute, mais une voie sur une nouvelle autoroute) transporte en moyenne quatre ou cinq fois plus d'usagers quotidiennement que les trains de banlieue les plus achalandés.Pire encore, la plupart des nouveaux usagers des trains de banlieue ne seraient pas des automobilistes qui ont remisé leur véhicule, mais des individus qui utilisaient auparavant l'autobus ! Il serait donc beaucoup plus efficace et moins coûteux d'investir dans la construction de nouvelles routes et dans le transport par autobus que dans les trains de banlieue.\u0001 \u0001 \u0001 Certaines villes américaines ont instauré des mesures radicales pour contrer l'expansion de la banlieue depuis suffisamment longtemps pour que l'on soit en mesure d'en évaluer l'impact négatif.Les mesures de densification forcée dans la région de Portland, en Oregon, auraient ainsi causé une congestion routière accrue et une hausse importante du coût de la propriété et des taxes municipales, ce qui aurait mis l'achat d'une propriété hors de la portée de plusieurs familles.Force est de reconnaître qu'une majorité de nos concitoyens préfèrent utiliser l'automobile et posséder une maison entourée d'un peu de verdure.Si le développement futur de la banlieue semble donc inévitable, il n'aurait cependant rien d'un cauchemar économique et écologique.Il est vrai que le coeur de Montréal fait face à certaines difficultés, mais la solution à ces problèmes passe bien plus par une diminution du fardeau fiscal et réglementaire des Montréalais et par le relâchement des contraintes au développement résidentiel dans l'île que par un train de mesures inutiles et coûteuses pour contrer l'expansion de la banlieue.\u2014 FIN \u2014 Nous terminons aujourd'hui notre série de textes sur l'avenir des banlieues au Québec.« Le principal problème est que le transport en commun n'est vraiment efficace que pour desservir une zone restreinte au centre- ville, tandis que la majorité des nouveaux emplois sont créés dans les banlieues », note l'auteur.Compagnies d'assurances: un bien mauvais calcul JEAN BLAQUIÈRE L'auteur est l'avocat ayant représenté la bénéficiaire d'une assurance-vie ayant eu gain de cause dans l'affaire l'opposant à la Compagnie d'Assurancevie Transamerica.LE 8 MARS dernier, la Cour suprême a rendu une importante décision concernant le droit d'une bénéficiaire désignée à une police d'assurance-vie de toucher son indemnité d'assurance malgré que le décès de son conjoint soit survenu alors que celui-ci installait une bombe dans une automobile à l'aéroport de Dorval, le 22 janvier 1994.À première vue, cette décision a pu en surprendre certains.Elle repose cependant sur de solides principes juridiques que la Cour suprême a énoncés clairement dans son jugement.D'abord, la Cour a réitéré le principe fondamental voulant que l'assurance ne couvre que des événements accidentels, c'est-à-dire non intentionnellement recherchés par l'assuré.Selon la Cour, bien qu'il s'adonnait à une activité criminelle au moment de son décès, M.Roger Arbic n'avait pas recherché sa mort et donc, celle-ci demeurait un événement accidentel couvert par l'assurance.La Cour suprême a ensuite établi que le principe d'ordre public selon lequel « nul ne peut profiter de son propre acte criminel » s'applique en droit québécois des assurances.Il s'agit d'un principe qui fera dorénavant jurisprudence au Québec.Cette règle signifie que l'assuré ou le titulaire du droit à l'indemnité d'assurance qui commet un acte criminel ne pourra lui-même recevoir d'indemnité de la part de l'assureur.La Cour a cependant refusé d'étendre ce principe au bénéficiaire d'une police d'assurance-vie si celui-ci n'a rien à voir avec la commission de l'acte criminel.La Cour a considéré avec raison que ce bénéficiaire est un tiers par rapport à l'assuré et que de le priver de son indemnité d'assurance serait de punir un innocent.Pour qu'elles ne soient pas tenues de verser d'indemnité d'assurance au bénéficiaire innocent, la Cour indique dans son jugement que les compagnies d'assurances doivent avoir prévu à leur police d'assurance une clause excluant toute indemnité en cas de perpétration d'un acte criminel.Que la Cour suprême reconnaisse aussi clairement qu'il est tout à fait conforme à l'ordre public d'indemniser un bénéficiaire innocent à la suite du décès accidentel de l'assuré, bien que survenu à l'occasion d'un acte criminel, constitue une avancée importante en matière d'assurance.Au fond, ce principe reconnaît que l'assurance est une organisation de solidarité collective qui vise à soutenir financièrement les gens victimes d'un sinistre, quel qu'il soit.De nouvelles clauses ?Les commentaires formulés par certains représentants de l'industrie de l'assurance à la suite de cette importante décision laissent malheureusement présager que le jugement de la Cour suprême servira de prétexte aux assureurs pour ajouter à leurs polices d'assurance des clauses excluant toute indemnité d'assurance en cas de perpétration par l'assuré d'un acte criminel.Pourtant, l'ajout de telles clauses d'exclusion priverait les bénéficiaires innocents du droit à l'indemnité d'assurance- vie que la Cour suprême leur a formellement reconnu dans son jugement.Que l'industrie de l'assurance prétende vouloir ajouter des clauses d'exclusion pour préserver l'ordre public et les bonnes moeurs ne dupera personne.Le but recherché par l'ajout de ces clauses d'exclusion serait purement économique.On peut facilement imaginer que les montants d'indemnité versés annuellement à la suite des décès découlant d'actes commis par des criminels sont marginaux.Les quelques rares cas annuels de réclamation d'assurancevie découlant de circonstances aussi spectaculaires que le dossier étudié par la Cour suprême ne méritent pas tant d'attention de la part de l'industrie.À l'inverse, les assureurs savent bien qu'il en est tout autrement des décès liés à l'alcool au volant qui représentent de fortes sommes en indemnités annuelles, qu'ils aimeraient bien pouvoir économiser.Poursuivre un tel objectif mesquin serait pour l'industrie de l'assurance un bien mauvais calcul.L'ajout de clauses d'exclusion visant à priver les bénéficiaires innocents de leur indemnité d'assurance-vie lorsque le décès de leur proche, déjà éprouvant, découle d'un accident d'automobile en état d'ébriété ou de d'autres types de délits moins graves, comme la négligence criminelle, risque en effet de ternir encore davantage l'image déjà peu reluisante des compagnies d'assurances auprès du public.Il y a toutefois fort à parier que l'industrie de l'assurance, dans son désir sans cesse croissant d'augmenter ses profits, trouvera une solution pour surmonter ce problème de perception et qu'elle imposera aux futurs assurés des clauses d'exclusion qui permettront aux assureurs, encore une fois, de réduire leurs coûts d'indemnité annuelle et, malheureusement, l'utilité de l'assurance. 7LP1401A0317 a14 dimanche 7LP1401A0317 ZALLCALL 67 18:14:20 03/16/02 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 7 MARS 2002 Bébés sur mesure m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Elle voulait un enfant à tout prix mais elle savait qu'elle portait un gène responsable d'une forme précoce d'Alzheimer.De plus, le bagage génétique de sa famille est lourd : sa soeur et son frère ont commencé à perdre la mémoire avant 40 ans et son père, mort à 42 ans, avait souffert d'Alzheimer.Si elle décidait tout de même d'avoir un bébé, il avait 50 % de risques d'hériter du gène.Dilemme.La femme a décidé de prendre les grands moyens et d'utiliser une méthode sophistiquée, le diagnostic préimplantatoire.Elle a donc frappé à la porte d'une célèbre clinique de Chicago.Les médecins ont utilisé la fertilisation in vitro.Ils ont créé des embryons en laboratoire avec l'ovule de la femme et le sperme du mari.Lorsque les embryons ont eu trois jours, les médecins les ont analysés.Ils ont éliminé ceux qui étaient porteurs du gène de l'Alzheimer et ils en ont implanté quatre, sains, dans l'utérus de la mère.Un seul a survécu.Aujourd'hui, le bébé a 18 mois, il est pétant de santé et il n'a pas le gène fatidique.La fertilisation in vitro est une méthode de conception archiconnue depuis la naissance de Louise Brown en 1978.Ce qui est plus nouveau, c'est le diagnostic préimplantatoire qui permet d'éliminer les embryons « défectueux ».Il y a donc un choix.Cette percée médicale soulève de délicates questions éthiques.Jusqu'où peut-on sélectionner des embryons ?Quelle maladie doit-on éliminer, le cancer, la fibrose kystique, la trisomie ?L'élimination des maladies très graves fait à peu près l'unanimité sauf chez les groupes religieux qui s'opposent à toute forme de sélection, en commençant par l'avortement.Mais que fait-on des schizophrènes ?On les élimine ?Si oui, John Nash, le mathématicien qui a gagné un prix Nobel et dont le film Un homme d'exception raconte la vie, n'aurait pas existé.Jusqu'où peuton remettre en question l'homme tel qu'on le connaît depuis la nuit des temps, c'est-à-dire imparfait avec ses tares et ses maladies ?Le tri des embryons ouvre d'autres possibilités.Doit-on laisser les parents choisir le sexe de leur enfant ?Si oui, pourquoi pas la couleur des yeux ou celle des cheveux ?Et pourquoi, tant qu'à y être, ne pas fabriquer des hommes parfaits, des bébés à la carte, au risque de se retrouver dans le meilleur des mondes décrit par l'écrivain Aldous Huxley où tout écart à la norme est une hérésie ?Pour certains, la manipulation génétique des embryons conduit tout droit à la création de classes sociales génétiques avec des soushommes au service de surhommes.Mais les scientifiques sourient devant ces scénarios catastrophes qui frôlent l'hérésie.La science est beaucoup moins avancée que l'imagination débridée des prophètes de malheur, disent-ils.Pour l'instant, seules quelques maladies peuvent être localisées dans un gène et seul le sexe des enfants est manipulable.Le reste n'est que science-fiction.\u0001 \u0001 \u0001 N'empêche.La Grande-Bretagne vient de donner le feu vert à une femme qui veut donner naissance à un bébé qui pourra guérir son garçon de trois ans atteint d'une grave maladie sanguine.Les médecins vont faire le tri dans les embryons de la mère jusqu'à ce qu'ils en trouvent un compatible avec le petit frère.Un bébé sur mesure, quoi.Les scientifiques auront beau sourire, la société doit se protéger contre les dérives de la science.Il y a 10 ans, personne ne croyait au clonage.En juillet 1996, la brebis Dolly est née.Certains pays ont légiféré afin d'encadrer solidement le diagnostic préimplantatoire et tuer dans l'oeuf les inévitables dérives.La Grande- Bretagne et l'Espagne sont les plus permissives, tandis que les Allemands et les Suisses ont verrouillé cette porte.Le Canada n'a aucune loi.Du moins pour l'instant.Un avant-projet de loi agonise dans les cartons du ministère de la Santé depuis des années.Il autoriserait le diagnostic préimplantatoire mais au comptegouttes.Si cette méthode permet d'éliminer certaines maladies graves, on ne peut s'y opposer.Sinon, on le ferait au nom de quel principe, celui du respect intégral de la vie ?Que fait-on alors des avortements et des milliers d'embryons surnuméraires qui attendent, congelés, le bon vouloir des parents ?Mais le diagnostic préimplantatoire doit être solidement encadré.Car l'homme doit surveiller l'homme s'il veut éviter les dérapages.Paul Bordeleau, collaboration spéciale Droits réservés DANS LA PRESSE ANGLOPHONE Obéir au marché de la langue Nous vous présentons chaque semaine une sélection d'éditoriaux parus dans la presse anglophone du pays.La traduction est de La Presse.(National Post, 12 mars) LA PREMIÈRE école privée de langue anglaise de la ville de Québec ouvrira ses portes l'automne prochain.Plus de 200 élèves sont déjà inscrits, bien que l'école ait commencé seulement le week-end dernier à accepter les demandes d'inscription.Une telle demande peut en surprendre plusieurs.La loi québécoise sur la langue oblige tous les élèves du secteur public à fréquenter des écoles françaises à moins que l'un des deux parents ait été éduqué en anglais quelque part au Canada.On croyait donc que l'école anglaise était une industrie en déclin au Québec.En fait, au cours des 15 années qui ont suivi l'adoption de la loi 101 en 1976, les inscriptions dans les écoles anglaises ont chuté de plus de 40 %.Mais au cours des dernières années, les demandes d'inscription dans les écoles privées de langue anglaise sont à la hausse, de même que les requêtes pour des exemptions aux exigences du secteur public français.Pas de doute, le nombre d'inscriptions croîtrait encore plus vite si le gouvernement séparatiste de la province assouplissait les règles dans ce domaine et fournissait aux écoles anglaises des subventions justes.Jusqu'à deux tiers des Québécois, y compris près de 50 % des francophones, ont indiqué aux sondeurs qu'ils verraient d'un bon oeil leur gouvernement provincial renoncer à ses réglementations autoritaires destinées à préserver la culture et la langue françaises.Il se peut que le Parti québécois voit dans la langue et la culture des spécimens qu'il faut conserver sous verre.Mais il est clair que les parents, et en particulier les parents francophones, ont une vue plus pratique des choses.La génération actuelle ne craint pas que la culture québécoise sera détruite si leurs enfants apprennent le français et l'anglais.Ils savent aussi qu'une connaissance sommaire de l'anglais ne suffira pas à leur progéniture si elle veut connaître du succès dans une économie touchée par la mondialisation.À la vérité, ce sont des francophones, et non pas des anglophones, qui ont incité les dirigeants de la nouvelle école anglaise de Québec à s'établir dans la capitale provinciale.Ces parents cherchent à faire ce que de nombreux autres parents des milieux professionnels et parmi les nantis font déjà dans le reste du pays : plonger leurs enfants dans un milieu où règne l'autre langue officielle dans l'espoir qu'ils deviennent parfaitement bilingues.Les écoles privées ne sont pas touchées par la réglementation du Québec sur la langue parce qu'elles ne reçoivent pas de subventions provinciales.Mais les frais de scolarité oscillent entre 7000 $ et 15 000 $ par année, et sont donc hors de portée de la plupart des parents.Tant Jacques Parizeau que Lucien Bouchard, les deux plus récents anciens premiers ministres du Québec, ont envoyé leurs enfants dans de coûteuses écoles privées anglaises.Mais qu'en est-il des parents moins fortunés Tandis que des élections provinciales approchent, les parents rêvant de la liberté de choix dans les écoles publiques québécoises devraient exercer des pressions auprès des libéraux pour qu'ils promettent des « chèques éducation », avec choix de la langue, s'ils sont élus.Si les parents pouvaient confier les fonds publics réservés à l'éducation de leurs enfants à l'école de leur choix, le niveau approprié d'écoles françaises et anglaises se manifesterait bien vite, et chaque enfant pourrait profiter des occasions d'apprentissage que les hauts dirigeants du PQ recherchent pour les leurs.La loi québécoise sur la langue oblige tous les élèves du secteur public à fréquenter des écoles françaises à moins que l'un des deux parents ait été éduqué en anglais quelque part au Canada.Rien à déclarer?p g r a v e l @ l a p r e s s e .c a Peut-on sérieusement soutenir que la sécurité aux frontières est une question prioritaire quand la responsabilité de les surveiller devient un banal emploi d'été pour étudiants ?Poser la question, c'est y répondre.Et ce n'est pas parce qu'elle est formulée par le syndicat des douaniers qu'elle n'est pas pertinente.On pourrait effectivement être tenté de hausser les épaules devant cette révélation, par un leader syndical, de l'embauche d'étudiants pour prendre la relève de la moitié des 3600 douaniers canadiens qui prennent leurs vacances annuelles pendant l'été.Et se dire que ce problème ne se poserait peut-être pas si le syndicat suggérait à ses membres de ne pas être aussi nombreux à s'absenter en même temps.Surtout que, selon les conventions collectives en vigueur, tous ces étudiants travaillent à rabais puisqu'ils ne touchent que la moitié du salaire d'un employé permanent.De quoi, évidemment, être songeur quant aux motifs réels de ces protestations syndicales.On imagine aussi sans mal l'inquiétude de travailleurs réguliers à l'idée que, peut-être quelqu'un, au gouvernement, pourrait finir par croire qu'après tout, c'est un travail facile puisque des étudiants peuvent le faire aisément.Et qu'on n'a pas besoin d'avoir subi un entraînement chez les Marines américains ni même de sortir de l'Institut de police de Nicolet pour demander à un automobiliste revenant de Plattsburg s'il a quelque chose à déclarer.Si ce rôle se limitait à cette description simpliste, nul doute que les deux semaines de formation imposées à ces remplaçants suffiraient amplement.Et que l'on serait justifié de se demander pourquoi les agents permanents perdent leur temps \u2014 et notre argent \u2014 dans un entraînement beaucoup plus élaboré.Mais les événements tragiques survenus à New York le 11 septembre sont venus rappeler brutalement que la surveillance des frontières ne se limite pas \u2014 ou ne devrait pas se limiter \u2014 à voir si, par hasard, un voyageur n'aurait pas omis de déclarer un 26 onces d'alcool ou une cartouche de cigarettes américaines.Alors que les autorités font mine de s'indigner quand les États-Unis décrivent le Canada comme une passoire ouverte à tous les terroristes, on comprend mal ce choix de laisser des étudiants assumer d'aussi lourdes responsabilités.Et ce n'est pas parce qu'ils sont théoriquement sous la supervision d'un douanier expérimenté \u2014 auquel ils n'auront, dans certains cas, accès que par téléphone \u2014 qu'on peut conclure que le syndicat a tort de s'énerver pour rien.Dans le contexte international actuel, alors que le Canada affirme vouloir prendre ses responsabilités, il ne suffit pas de clamer haut et fort sa détermination dans la lutte contre le terrorisme.Il faut envoyer un message clair en ce qui a trait à la vigilance aux frontières.Or, même si le travail de routine d'un douanier pouvait être fait aussi efficacement par un étudiant, le recours à cette solution de facilité a toutes les apparences d'un signal opposé à ce qu'on assure vouloir faire.Un atout, pas un passif (Times Colonist, Victoria, 12 mars) L'INSTITUT DE recherche en politiques publiques, un groupe de réflexion établi à Montréal, estime que nous devons cesser de nous en faire à propos des coûts qu'entraînent le vieillissement de la population canadienne parce que le portrait n'est pas aussi sombre qu'on ne l'avait d'abord craint.Entre autres choses, l'Institut estime que les travailleurs plus âgés sont en fait plus productifs que les plus jeunes et ils comptent de l'expérience et des habiletés qui seront en demande.De plus, ils demeureront au travail pendant plus d'années que ne l'avaient anticipé bien des gens.Bien sûr, rien de bien nouveau ici à Victoria, où les aînés définissent le concept du vieillissement depuis, hum, plus longtemps qu'on peut encore se rappeler.Le rapport de l'Institut indique que le nombre de personnes âgées, celles ayant 65 ans et plus, pourrait constituer près de la moitié de la croissance de la population totale au cours du demi-siècle à venir.Il ne faut pas se surprendre que ce phénomène entraînera des hausses considérables des coûts de soins de santé et de pension.Mais de nombreux citoyens du troisième âge au Canada sont aussi bien préparés financièrement, grâce à des investissements dans des comptes d'épargne et des régimes de retraite et ce, à un taux inégalé dans d'autres pays.Alors, il existe moins de motif à débiter des sottises sur le compte des aînés qui constitueraient un fardeau pour le reste de la société.Au moment où les travailleurs plus âgés commenceront à quitter en masse la main-d'oeuvre régulière, ils laisseront la place à des plus jeunes.Les salaires vont augmenter, car les emplois disponibles redeviendront nombreux pour la première fois depuis des décennies.Voilà de bonnes nouvelles pour les personnes âgées, si elles souhaitent continuer à travailler, et aussi pour les autres qui n'ont pas encore atteint 65 ans.La population vieillit.Le phénomène sera moins perçu comme un problème si notre approche est positive, si nous percevons les aînés non pas comme un passif, mais bien comme un atout.Ce qu'ils sont réellement. 7LP1501A0317 a15 dimanche 7LP1501A0317 ZALLCALL 67 17:13:17 03/16/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 7 MARS 2002 A15 Tout un chemin parcouru! JACQUELIN ROBIN L'auteur habite à Gatineau.QUI D'ENTRE NOUS ne s'est jamais arrêté à penser, ne serait-ce qu'un court instant, que la vie pourrait être plus facile s'il n'y avait pas tant de changement dans notre milieu ?Il s'agit-là, bien sûr, d'une utopie car le changement social est au coeur même du processus de décision qui permet à la société de prendre les moyens les mieux adaptés pour réaliser ses objectifs, notamment en se qui a trait à la sécurité de ses membres et de son territoire ; à la production des biens nécessaires à la vie ; au renouvellement de sa population ; et à la satisfaction des besoins individuels de ses membres.L'organisation sociale doit également pouvoir s'adapter aux changements qui interviennent sans cesse dans son environnement externe, qu'ils soient de nature géophysique, technologique, idéologique ou sociétale.Ce double processus continu d'adaptation est absolument nécessaire à la survie même d'une société ouverte.Mais cela peut, paradoxalement, contribuer à la détruire si le processus en question se dérègle, devient débridé et anarchique.Il s'ensuit alors que les changements ne peuvent plus être assimilés adéquatement.Ils menacent sa cohérence, son identité et son intégrité.La société a peine alors à se reconnaître ellemême et ses membres en souffrent.Notre propre société n'échappe pas à cette logique même s'il fut un temps où l'on disait que rien ne changeait au Pays du Québec.Nous ne regardions pas vers l'extérieur mais cela n'empêchait pas le monde de changer pour autant et il a changé de plus en plus vite.Nous n'avons pu laisser les volets fermés plus longtemps et nous avons dû, depuis, accélérer la cadence continuellement.Changements profonds Ainsi, en quatre ou cinq décennies, sommes-nous passés : De la théocratie à la démocratie ; du droit divin au droit du peuple ; de l'obscurantisme à la liberté de pensée et d'expression ; de serviteur à l'égal du maître ; de la campagne à la grande ville ; d'un horizon limité et stable à la turbulence mondiale ; de la ceinture fléchée au pluralisme ; de l'intérêt collectif et communautaire à l'individualisme ; de la natalité la plus forte à la plus faible au monde ; de la crainte du châtiment éternel aux plus hauts taux de suicide au monde ; de la famille nombreuse et accueillante à la famille éclatée ; du père protecteur au père absent ; de la mère nourricière et soumise à la superwoman monoparentale ; de la ségrégation sexuelle dans le travail à l'uniformisation des rôles ; de la solidarité intergénérationnelle à l'aliénation de la jeunesse ; de l'analphabétisme au savoir de pointe ; du savoir approximatif à la connaissance expérimentale ; de coupeur de bois à ingénieur forestier ; de la ligne téléphonique partagée au cellulaire par satellite ; et, finalement, nous sommes passés du temps analogique marqué par le timbre des clochers au temps informatique qui passe à la vitesse de l'ordinateur.Ce ne sont là que quelques-uns des innombrables éléments d'une vaste transformation sociale qui a connu peu d'équivalent ailleurs au monde.La question qui nous confronte dorénavant est la suivante : notre société pourra-t-elle continuer à changer à un tel rythme et pour encore combien de temps ?Comment pourrons-nous lui redonner une certaine stabilité et de la cohérence sans toutefois la paralyser ?Il s'agit d'un défi considérable qui ne saura être relevé qu'à force de pédagogie, d'éducation, de formation et de sensibilisation auprès de nos concitoyens en ce qui a trait aux nouvelles valeurs et au chemin parcouru afin que nous puissions éviter la tentation des intégrismes ou du désespoir qui guette les sociétés épuisées et déroutées par le changement.Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse Véronique Bigras et son conjoint Marc Maulà ne désespèrent pas de trouver une propriété à acheter à Montréal, mais plus le temps passe, plus la banlieue se fait accueillante.Que le meilleur gagne.VÉRONIQUE BIGRAS L'auteure est une Montréalaise.LE MARCHÉ immobilier connaît une hausse sans précédent.Soit.Je ne vous apprends rien.Cependant, s'acheter une maison ou un duplex à Montréal, à mon avis, relève presque de la chance ! Faites vos jeux, rien ne va plus ! Je m'explique.Depuis six mois environ, mon conjoint et moi recherchons une propriété (maison, duplex, triplex) à Montréal.Jeune couple dans la fin vingtaine, début trentaine, nous tentons comme tout le monde de profiter des taux hypothécaires alléchants pour ainsi devenir propriétaires.Quelle ne fut pas notre surprise de constater que nous devions entrer dans un cirque où les acheteurs féroces s'affrontent.Imaginez.La maison en question apparaît sur le marché la première journée : quatre visites, quatre offres le même jour ! Et pire encore, le prix offert est beaucoup (et j'insiste), beaucoup plus haut que le prix demandé ! Quelle folie ! Je me dis bon, une fois c'est une exception.Le manège continue.Duplex à vendre.Quatre offres apparaissent dans la même soirée ; le prix offert est au-dessus du prix demandé et, pour contrer la compétition, les acheteurs n'exigent aucune inspection ! L'orgue de barbarie est loin de s'arrêter et le pauvre acheteur étourdi se sent presque à l'émission The Price Is Right ! Est-ce possible de choisir une propriété pour y habiter en moins de 24 heures ?Une visite : 200 000 $, 220 000 $, 250 000 $.Crache ton cash pour 25 ans d'hypothèque.Imaginez le scénario suivant.Votre agent immobilier vous appelle et votre conjoint est à l'extérieur de la ville.« Dommage madame, vous venez de manquer une occasion d'acquérir la propriété de vos rêves, elle vient tout juste de sortir sur le marché.Elle se vendra ce soir ou demain.J'ai quatre visites déjà », vous dira l'agent.C'est clownesque.Que le meilleur gagne ! Je suis déjà étourdie, épuisée.Toute cette frénésie me dépasse.De plus, mon conjoint et moi avons un salaire décent et nous avons l'impression qu'avoir accès à une propriété à Montréal est quasi illusoire ces temps-ci.La banlieue évidemment nous tend les bras.Faut-il attendre d'acheter ?Le marché immobilier cessera-t-il de rugir ?Des funambules, voilà ce que nous sommes.À titre d'auteur de la lettre primée de la semaine, M me Bigras recevra une copie laminée de cette page.Acheter une maison: un acte risqué BRUNO GIROUX L'auteur réside à Québec.ON L'A MAINTES fois dit ou écrit : devenir propriétaire d'une maison ou d'un appartement en copropriété est l'achat le plus important que la plupart des gens feront au cours de leur vie.Or, s'il est un secteur où la protection du consommateur est déficiente, sinon presque totalement absente, c'est bien celui du secteur résidentiel.Je m'en tiendrai ici aux constructions neuves.Il suffit de regarder quelques émissions de La Facture ou de JE pour constater le cauchemar que vivent plusieurs nouveaux propriétaires.Il s'agit également de connaître quelques amis qui sont devenus propriétaires pour apprendre tous les tracas qu'ils ont vécus au cours des mois ou des années qui ont suivi leur accès à la propriété.Dans la plupart des cas, la loi du silence règne, parfois parce que le litige entre propriétaires et promoteurs est sub judice, parfois, très souvent, parce que personne n'a intérêt à ce que les faits s'ébruitent afin que les propriétés en cause ne perdent pas de valeur.et d'éventuels acheteurs.Nonobstant les dispositions actuelles du code civil, une personne qui achète une propriété au Québec risque de se retrouver devant un cul-de-sac lorsqu'elle découvre des vices cachés qui affectent soit l'immeuble, soit le terrain sur lequel il est érigé.Elle n'a souvent d'autre choix que de se retrouver devant les tribunaux quitte à payer experts après experts, en plus des honoraires d'avocats et des frais juridiques.Sans compter que la cause peut prendre plusieurs années avant de se régler.Tout cela, si le propriétaire a de l'argent.Je trouve inacceptable que dans un secteur aussi important, le consommateur soit si mal protégé.« No fault » ?Le Québec devrait se doter d'un régime d'indemnisation sans égard à la responsabilité lorsque, après avoir acheté une propriété, il se retrouve avec des problèmes de toutes sortes.Des règles minimales devraient être prévues pour se prévaloir de cette garantie et un seul organisme devrait être responsable de l'indemnisation.Mais cet organisme ne devrait pas avoir que le devoir d'indemniser, il devrait également avoir le devoir et le pouvoir de récupérer les indemnités versées auprès des responsables (promoteurs, constructeurs, architectes, municipalités).Qui plus est, il devrait avoir le pouvoir de punir, soit par un blâme inscrit dans un dossier accessible à tous, soit en infligeant des amendes, soit en suspendant temporairement ou définitivement les permis de pratiquer de certains intervenants.L'acheteur est indemnisé, sans égard à la responsabilité, puis, si nécessaire, le processus judiciaire n'implique que le fonds d'indemnisation et les responsables de la construction.Il existe déjà certains organismes, tel l'Association des constructeurs d'habitation du Québec, dont le mandat pourrait être revu mais en ayant comme principal souci la protection du consommateur.Le nouveau propriétaire verse déjà des sommes pour les garanties : ces sommes devraient être versées dans le fonds d'indemnisation à créer auquel devraient également contribuer tous les intervenants dans le processus de construction et de vente de propriétés à défaut de quoi ils devraient se retirer du secteur.Il faudrait aussi revoir certaines règles se rapportant à la copropriété, telle celle qui permet au prometteur de détenir, directement ou indirectement, la majorité des votes pendant cinq ans, soit la durée de la garantie présentement offerte.Dans un deuxième temps, il faudrait voir à protéger les acheteurs de propriétés usagées.Une pratique qui n'a rien de rassurant JEAN-MARIE GAGNON L'auteur est professeur de chimie au cégep régional de Lanaudière à L'Assomption.LA CHRONIQUE « Dans votre assiette » du samedi 2 mars dernier a soulevé chez moi de grandes inquiétudes.J'y ai appris en effet que presque tout le saumon atlantique consommé au Québec est en fait un poisson d'élevage qui n'a jamais vécu en mer.Au lieu de consommer dans l'océan ses aliments naturels (crustacés, algues, petits poissons, etc.), ce poisson est nourri en bassin d'élevage avec une pâtée faite de : > farines et d'huiles de poissons ; > colorants qualifiés de synthétiques (astaxanthine et canthaxanthine), mais qui sont naturellement présents dans les algues consommés par les saumons en haute mer ; > farines de céréales, telle celle de soya.Cette dernière pratique est celle qui m'inquiète.Si on nourrit le poisson d'élevage (saumon, truite.) avec des céréales riches en gras polyinsaturés de type oméga- 6, ces mêmes gras se retrouvent donc dans la chair de ces poissons.You are what you eat, affirme le dicton.Or, plusieurs études récentes indiquent que notre régime alimentaire nord-américain contient trop d'oméga-6 (huiles de maïs, de tournesol et de soja) et pas assez d'oméga-3.Nous consommons jusqu'à 20 fois plus d'oméga-6 que d'oméga-3, alors que la proportion idéale serait de 6 pour 1.Comme on l'a appris ces dernières années, les acides gras oméga-3 ont des effets très bénéfiques pour la santé : ils préviennent les maladies cardiaques et les cancers (côlon, sein et prostate), soulagent les maladies inflammatoires de l'intestin, améliorent l'acuité visuelle, combattent les troubles de comportement chez l'enfant, aident les femmes enceintes à mener leur grossesse à terme, augmentent le quotient de développement chez les jeunes enfants, combattent la schizophrénie, l'épilepsie, la maniaco- dépression, les rhumatismes, l'arthrite et le psoriasis.La liste des bienfaits des oméga-3 s'allonge de mois en mois ! Et où trouve-t-on normalement ces substances miracle ?Dans les poissons gras : sardine, maquereau, thon, saumon et truite.Or, voilà qu'on nous informe que le délicieux saumon atlantique de notre assiette est probablement produit au Chili à partir d'une pâtée non réglementée ni contrôlée par aucun organisme officiel, et provenant peut-être en majorité de céréales riches en oméga-6 ! Cela explique, bien sûr, pourquoi les saumons d'élevage, selon une étude française, contiennent 10 fois moins d'oméga-3 que les poissons sauvages.Toutes les personnes qui, selon le Conseil des diététistes, consomment plus de saumon et de truite pour améliorer la qualité des gras ingérés apprennent donc que leur virage alimentaire n'a vraisemblablement pas les résultats escomptés.Quoi faire ?Bannir les poissons d'élevage et consommer plus de sardines, de maquereau et de thon, qui sont encore pêchés en mer ?Cette solution n'a pas d'avenir, car « la pêche est au bord de l'effondrement partout sur la planète », selon Daniel Pauly du Centre sur les pêcheries de l'Université de la Colombie-Britannique.D'ici quelques années, l'aquaculture sera notre seule source de consommation de poissons.Il importe donc qu'on investisse rapidement dans des recherches visant à améliorer l'alimentation de ces poissons d'élevage et que nos diététistes informent les consommateurs de la situation actuelle, pour qu'ils prennent des décisions éclairées.Ne faudrait-il pas aussi rendre obligatoire l'affichage de la provenance des poissons et celle de leur teneur réelle en oméga-3 ? 7LP1601A0317 A16 dim.7LP1601A0317 ZALLCALL 67 17:56:36 03/16/02 B A 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 7 MA R S 2 0 0 2 3021474A "]
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