La presse, 17 mars 2002, B. Lectures - Arts et Spectacles
[" 7LP0101B0317 B1 dim.7LP0101B0317 ZALLCALL 67 17:58:37 03/16/02 B Magazine GRATUIT MERCREDI dans Craquez pour nos plats de Pâques ! 380534645A 7LP0201B0317 b2 lectures 7LP0201B0317 ZALLCALL 67 18:08:36 03/16/02 B L'IGUANE Suite de la page B1 DECOUVERTE Il fait aussi le voeu de ramener La retraite a 35 ans des limbes la mere de son ami.Les incantations et les imprecations n'y peuvent rien : l'iguane au sourire inquietant et aux yeux presque vivants reste muet.Luc entraine donc le narrateur dans une commune interpretation de leurs reves.Ils choisissent ceux qui leur paraissent les plus prometteurs, les rejettent quand l'analyse ne donne rien, en privilegient d'autres et meme les suscitent.Leur acharnement reste vain, mais la charge lyrique de ces explorations est hors du commun.Le jeune narrateur finit par penser que les reves ne menent nulle part et que c'est son pere, parce qu' il n'a plus sa tete , qui retient Maman dans les limbes de l'inconscience.Faute de retrouver ladite tete lors d'une exploration parfaitement demente au Kilometre 54, l'enfant lui en fabrique une et, apres avoir exhume le cadavre, il la lui offre.Le gage est suffisant.Satisfait, le pere retourne dans le Soleil, son sejour de trepasse, et la mere peu a peu reprend parole et mouvement.La mere et la mer, le pere et le Soleil.La symbolique est puissante.Elle l'est d'autant plus que M.Theriault l'exploite discretement, a l'insu dirait-on de son narrateur.Tout se passe comme si l'enfant n'etait pas conscient de ce que ses mots savent arracher a l'univers qu'il invente et dans lequel il cherche a ne pas se dissoudre, ecartele entre les mirages oniriques et la cruaute du reel.Les analyses psychologiques du narrateur semblent tout a fait intuitives.C'est particulierement frappant dans la description qu'il fait de son ami Luc, de la fascination que le garcon exerce sur lui, du conflit entre sa fidelite absolue et sa peur d'aller trop loin.Voila une amitie amoureuse, malaisee et un peu inquietante, ce qui n'est pas rare a cet age.Une telle notion, etrangere a la culture de l'enfant, ne peut qu'etre suggeree.Avec un air de ne toucher a rien, le garcon investit absolument ce qui s'agite au plus profond de son etre.Ce n'est pas la moindre beaute de ce grand roman de la vie, de l'amour et de la mort.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 1.2 L'IGUANE Denis Theriault XYZ editeur CARLE COPPENS collaboration speciale Laurent Graff fait partie de ces romanciers discrets qui publient, en de discretes maisons d'edition, des livres qui meriteraient de faire plus de bruit.Il y a deux ans, il avait commis Il est des notres, une desopilante et desesperante serie de fragments romanesques sur le theme de la boisson.Ses antiheros, champions de l'ordinaire, recordmen du presque rien, se trouvaient confrontes aux vicissitudes de la vie d'employes de 40 ans avec pour fil conducteur leur rapport a ce qui se boit, que ce soit le cafe matinal, la bouteille de l'ivrogne ou le gros rouge de la cafeteria d'entreprise.Bien sur, Laurent Graff n'est pas le seul a s'attaquer au vaste sujet des desillusions et de la difficulte de trouver une place dans nos societes modernes, mais il le fait avec un regard decale, une malice qui dilue un peu le desespoir dont il question dans ces livres brefs.Et c'est bien la la maniere de Laurent Graff, cette facon de faire naitre l'humour dans le quotidien le plus plat, le plus sombre, de distiller un comique du malaise, de saupoudrer un peu de poil a gratter dans le trop large habit de la detresse humaine.Pour son deuxieme roman, Laurent Graff a eu l'idee ingenieuse de nous presenter un homme qui se considere avant tout comme un futur cadavre.A l'age ou l'on songe a s'acheter une premiere voiture, Antoine decide de rassembler ses modestes economies pour s'offrir une concession funeraire : A dix-huit ans, j'estimais que j'avais experimente tout ce qui, grosso modo, constitue une vie ordinairement remplie, de l'amour au travail, de la deception a l'ennui.J'avais connu, sous forme d'echantillons puerils, certes, mais significatifs, les joies et les desillusions de l'existence, qui me donnaient un apercu que je jugeais suffisant.Je decidai de vivre resigne, sans autre pretention, et de me preparer a ce qui devait advenir.Apres avoir, brievement, tente l'experience de la vie familiale, de temps a autre on allait sur ma tombe, armes d'un seau et d'une serfouette, pour enlever les mauvaises herbes, nettoyer ma pierre , Antoine decide de quitter femme et enfants pour s'inscrire a la maison de retraite Les Jours heureux et se consacrer entierement a son penchant pour l'ineluctable : Je voulais me laisser flotter doucement a la surface de la vie, faire la planche en attendant de finir entre quatre.Et le voila, finalement accepte par des pensionnaires qui ont parfois plus que le double de son age, a participer aux sorties organisees, aux ateliers de poterie, a descendre au refectoire a heures fixes pour avaler ses repas parmi les semi-valides , a regarder les feuilletons a la tele, toujours serviable et courtois, prenant la peine d'expliquer les infinies nuances de l'intrigue aux pensionnaires desarconnes par les subtilites de la serie Les Jeux de l'amour.Loin de s'etre resigne, en se placant hors la vie, Antoine devient ce capitaine d'inertie, cet observateur malicieux de la decheance humaine.Si l'existence est absurde, autant ne pas participer au grand malentendu et se retirer en pleine possession de ses moyens, pour secher la vie au soleil , comme on seche un cours ennuyeux, tuer le temps au jour le jour avec une patience de tortionnaire .\u0001 \u0001 \u0001 1.2 LES JOURS HEUREUX Laurent Graff Ed.Le Dilettante, 139 PAGES ECO Suite de la page B1 Un savant pastiche de Conan Doyle leste de tonnes d'erudition et de references historiques, aussi bien a l'intolerance du Moyen Age qu'a celle des terroristes-gauchistes italiens des annees 1970.Ca se lisait d'un trait.Et, malgre ma grande deception de constater que des millions d'autres lecteurs s'etaient egalement amuses comme des fous a la lecture de ce gros livre savant, je continue de croire que l'exercice etait extremement reussi et jubilatoire.Ayant fait la brillante demonstration de sa capacite a transformer l'essai romanesque, Umberto Eco aurait pu, sinon s'arreter la, du moins faire une pause prolongee, en attendant que se presente une nouvelle idee d'exercice romanesque, si possible aussi bonne et totalement differente.Mais comment resister a un tel succes a 16 millions d'exemplaires ?L'universitaire Eco, qui avait fait une incursion dans le roman, est donc devenu un romancier a part entiere.Cela ne l'a pas empeche de poursuivre une savante carriere universitaire, d'ecrire sur le faux et le reve d'une langue universelle, de prononcer des conferences sur les cinq continents et de publier quelques recueils de textes, du genre Comment voyager avec un saumon.Mais chez Umberto Eco, le romancier a tout de meme pris la premiere place.Plus qu'un romancier : un ordinateur a produire de gros romans erudits a la chaine.Avec un succes moindre que pour le Nom de la Rose .seulement quatre millions d'exemplaires pour L'Ile du jour d'avant ! .mais des tirages qui s'apparentent malgre tout a ceux des stars anglo-saxonnes du thriller.Baudolino Nous voila donc a Baudolino, quatrieme opus en 20 ans, deja acclame en Italie et en Allemagne, et en voie de l'etre en France.Un gros pave de 558 pages, consacre aux aventures picaresques d'un aventurier cultive et polyglotte, le ruse Baudolino, devenu le fils adoptif de l'empereur Frederic Barberousse au temps de la troisieme croisade, a la fin du 12e siecle.Il y est question d'un faux celebre, la Lettre du Pretre Jean, qui evoquait l'existence d'un royaume mysterieux et paradisiaque, tres loin a l'est du monde occidental, au-dela de l'univers musulman.Le roman d'Eco, dont Le Monde finit par admettre qu'il est ecrit avec un style qui n'a rien d'extraordinaire , constitue effectivement un habile etalage d'erudition sur le Moyen Age cher a l'universitaire thomiste.Il y a des morceaux de bravoure, des descriptions de batailles et d'innombrables references litteraires aux recits epiques de ce temps.C'est le Moyen Age historique et culturel comme si vous y etiez.A l'une des grandes emissions litteraires de la tele francaise, Umberto Eco se voyait reprocher .sans que cela le demonte .une absence quasi-totale de femmes dans son histoire.Sinon a titre d'image furtive.A vrai dire, il n'y a rien de vraiment personnel ou d'intime dans cette histoire, qui ressemble plutot a une aimable conference savante.Durant la meme emission litteraire, la jeune romanciere Fred Vargas .aujourd'hui fort en vogue .evoquait cette realite mysterieuse qui fonde les grands romans : chez Celine, Proust mais aussi John Fante, Dashiel Hammet et Georges Perec, il y a, quelque part en-dessous du roman, un soubassement, un sous-sol indefinissable, une nappe phreatique difficile a decrire, mais qui cree le charme et l'envoutement, Chez Eco, il n'y a rien de ce mystere : tout est en surface, tout est dit, tout est explique.Reste, comme le suggere astucieusement Eco, le simple plaisir de lecture, lui-meme correspondant au plaisir de l'ecriture et du jeu.Le plaisir, de toute evidence, on l'a eu au moment du Nom de la Rose.Depuis, il y a trop de repetition pour qu'on puisse se surprendre et s'amuser.Reste l'erudition incontestable.Qui explique peut-etre .meme chez ceux qui ne lisent pas l'oeuvre au complet .le succes persistant de notre auteur.Version un peu perfide de mon copain italien : Celui qui lit les 100 premieres pages d'un roman d'Eco se sent tres intelligent.Celui qui en lit 400 se sent tres, tres, tres intelligent.\u0001 \u0001 \u0001 BAUDOLINO Umberto Eco Grasset, 558 pages, 2002 Promouvoir le livre collaboration speciale Un de mes episodes preferes de Twilight Zone, un recit de science-fiction signe Charles Beaumont, s'ouvre sur cette scene inquietante a souhait.New York, 4h30 du matin : un jeune homme matinal attend le premier metro, en proie a des hallucinations auditives.Survient une fanatique religieuse, qui l'apostrophe en lui demandant s'il a lu la Bible.Excede par le bombardement de citations apocalyptiques, l'homme cede a un acces de rage incontrolee et pousse la vieille sous les roues du train qui entre en gare.Sans deconner, il m'arrive de me sentir comme cette bigote, qui vous harangue a propos de livres qu'il faut lire.Remarquez, il existe des moyens de gagner sa vie infiniment moins dignes que de faire la promotion de la litterature.(Par exemple, je pourrais animer un talk-show racoleur sur les histoires de couchette des stars en persistant a revendiquer un statut d'intellectuel !) J'appartiens a cette espece en voie d'extinction : les bibliophilus bibliophagus, par atavisme attaches a cet objet de culte qui contient parfois, entre deux couvertures, la sagesse d'une epoque.A ce titre, je ne reculerai devant rien pour vous vendre ma salade.Pour plein de raisons, honorables ou pas, l'ensemble de l'industrie n'hesite jamais a se plier en quatre pour colporter la bonne nouvelle.D'ou ce projet, fort controverse, de tenir en avril un gala pour honorer le livre et ses artisans.(Aux dernieres nouvelles, on aurait troque l'idee saugrenue de telediffuser la remise des prix Odyssee en tant que telle pour presenter en lieu et place une emission speciale ou la charmante Sophie Durocher s'entretiendra avec les laureats et laureates.) D'ou aussi la tenue annuelle dans les regions du Quebec de salons du livre, ou le grand public est invite a rencontrer ses auteurs et auteures fetiches.Ces dernieres annees, on a perore sur la necessite de repenser la formule des salons, qui avec le temps, se sont transformes en foires commerciales n'ayant plus grand-chose a voir avec la litterature, en megalibrairies denuees de tout ce qui fait le charme d'une vraie librairie.On s'est contente de perorer sur les changements souhaitables, sans jamais prendre de decision concrete mais en deplorant la baisse du chiffre d'affaires.L'automne dernier, un pas important a ete fait a Jonquiere, mon patelin, pour traduire de maniere tangible cette volonte de democratiser l'acces au salons du livre.En reduisant le cout d'admission au Salon du livre du Saguenay- Lac-Saint-Jean a un symbolique dollar, le directeur Richard Lafleur faisait un pari risque que ses collegues des autres regions voyaient d'un mauvais oeil.Par bonheur, l'experience s'est soldee par une hausse remarquable de sa clientele, beau defi lance aux autres manifestations du type.L'equipe du Salon international du livre de Quebec a decide d'emboiter le pas en ramenant l'entree a 2 $ pour tous des sa prochaine edition.Ce n'est pas sans fierte que le directeur general Philippe Sauvageau a annonce la nouvelle, au cours d'une conference de presse.Le pari est plus risque qu'au Saguenay, ou les revenus des guichets representaient une part moins importante du budget annuel.Cependant le jeu en vaut la chandelle.Le message en tout cas me semble clair : un salon du livre, avec des activites qui s'adressent aux lecteurs et lectrices de tous ages, n'est pas une simple foire ni une librairie demesuree.C'est un endroit accessible a tous et a toutes ou venir prendre contact avec cette part essentielle de notre culture et de notre identite que sont les livres.Et puis, j'en profite pour feliciter le Salon de Quebec pour le choix de sa presidente d'honneur, Clemence Des Rochers, une personnalite fort aimee du public et pas etrangere au monde du livre .l'heritiere du grand poete Alfred Des Rochers ayant ellememe signe plusieurs bouquins et ayant egalement anime un ephemere magazine litteraire a l'antenne de TQS, avant que le mouton noir de notre tele decide de choisir comme creneau specifique ce que le medium peut offrir de plus merdique.Cette presidence d'honneur offerte a Clemence honore l'equipe du Salon de Quebec, au contraire du choix de l'imbuvable Jean-Marc Parent comme parrain de la plus recente edition du Salon de Sept-Iles.Entre vous et moi, et sans une once de snobisme, Parent m'apparait mal comme un porte-parole indique en matiere de lecture : ce type a-t-il jamais ouvert un livre qui ne soit pas un album de photos de fesses ?Livre d'avenir ?Je me suis defini tantot comme specimen d'une espece en voie d'extinction.C'etait une boutade, pour sur.Gadgeteux comme pas un, je ne suis pas refractaire au metissage entre litterature et nouvelles technologies.Signe de ces temps ou le e-book fait de timides percees, on rencontre de plus en plus d'oeuvres litteraires auxquelles sont jumeles des cederoms ; je songe a la toute recente Suite mongole de D.Kimm, dont je vous ai dit le plus grand bien.Je songe aussi au Mur des planetes, etonnant deuxieme recueil de poemes d'Ollivier Dyens, qu'on avait connu il y a deux ans avec son vertigineux essai Chair et metal et avec le site Web du meme nom.Poete de l'ere numerique, Dyens signe ici des vers d'une sensualite diffuse, d'un lyrisme delicieusement charnel, une poesie eprise d'absolu, tournee a la fois vers la chair et le cosmos, qui s'accompagne d'une relecture multimedia en images et sons.Je ne suis pas prophete, je ne vous predirai pas que voila l'avenir pour le livre.Je me contenterai de vous assurer que ce recueil vaut le detour.(Dit-il en se tenant loin de la rame de metro.) \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LES MURS DES PLANETES Suivi de LA CATHEDRALE AVEUGLE Ollivier Dyens, 90 pages + 1 CD-ROM J'appartiens a cette espece en voie d'extinction : les bibliophilus bibliophagus.A ce titre, je ne reculerai devant rien pour vous vendre ma salade.Phototheque La Presse c Le Salon du livre de Quebec a confie sa presidence d'honneur a Clemence Des Rochers, une personnalite fort aimee du public et pas etrangere au monde du livre : l'heritiere du grand poete Alfred Des Rochers a elle-meme signe plusieurs bouquins et a anime un ephemere magazine litteraire a l'antenne de TQS. 7LP0301B0317 b3 lectures dimanche 7LP0301B0317 ZALLCALL 67 23:01:23 03/16/02 B L A P R E S S E MONT R E A L D IMANCHE 1 7 MA R S 2 0 0 2 L E C T U R E S B 3 Ying Chen: de ladifficulte de faire simple ESSAI Politique et crime organise: des liens pas si lointains STEPHANIE BERUBE sberube@lapresse.ca Son cinquieme roman, Le Champ dans la mer, arrive en librairie ces jours-ci.Pour elle, il appartient deja au passe.Ying Chen travaille actuellement a son sixieme roman.Et aussi a son troisieme, car pour la toute premiere fois, l'auteure traduit l'une de ses oeuvres.Sous sa plume protectrice, L'Ingratitude passera du francais, sa langue d'ecriture, au chinois, sa langue maternelle.L'Ingratitude a ete tres bien recu a sa sortie et est meme passe tout pres de rafler le prix Femina en 1995.Il a deja ete traduit en italien.Il devrait l'etre bientot en anglais et en espagnol.Ying Chen a accepte de laisser son livre entre les mains de gens pour qui traduire est le metier.Mais pour la publication chinoise, il n'est pas question de confier la tache a quelqu'un d'autre.L'exercice est neanmoins difficile.Il lui demande de renouer avec son livre vieux de sept ans et avec la langue chinoise, qu'elle avait volontairement mise a l'ecart depuis son arrivee au Quebec, il y a une douzaine d'annees.Traduire mot a mot serait facile.Je pourrais le faire tres vite, en quelques heures.Mais un texte qui est traduit, ca se voit tout de suite quand on connait les deux langues et je ne veux pas que mes textes aient l'air de traductions.Et ca, c'est tres difficile , raconte l'auteure, au telephone.Ying Chen se trouve a Paris pour quelques mois.En residence de travail , dit-elle.C'est la qu'elle mijote son prochain roman en meme temps qu'elle travaille sur la reecriture chinoise de L'Ingratitude.Pourquoi avoir choisi L'Ingratitude pour la premiere traduction ?Parce que les autres livres ne sont pas bons, tranche-t-elle d'un coup.Les deux premiers, je ne les aime plus.L'auteure avoue du meme souffle que Les Lettres chinoises, l'un des deux bouquins repudies, serait surement plus populaire en Chine.Ces lettres chinoises sont une correspondance entre deux amoureux separes, Yuan et Sassa.Lui est a Montreal, elle est en Chine.Il y a plein de productions de ce genre en Chine actuellement parce qu'il y a plein d'immigrants et plein de gens qui vont ailleurs.S'ils ne sont pas au Canada, ils sont ailleurs.Ce genre de sujet interesse les gens, mais je pense que sur le plan litteraire, L'Ingratitude est plus fort.Simplicite volontaire Ying Chen aspire a la purete dans ses romans.Moins de details ecrits, plus de sous-entendus, meme si cela complique la lecture.Pas etonnant dans ce cas de l'entendre dire que le roman qu'elle prefere, parmi les cinq qu'elle a deja publies, est Immobile, l'avant-dernier.Parce ce qu'il est tout en allusions, meme s'il a rallie moins de lecteurs.Selon elle, il est mieux que les autres, parce qu'il est moins facile .Pour Ying Chen, la facilite consiste a donner aux lecteurs la cle du mystere.Toutes les informations sur les lieux et les personnages qui font en sorte que, les yeux fermes, celui qui lit le livre a a peu pres la meme image des gens qui habitent l'histoire que celle qui l'a ecrit.Rien de tel avec Le Champ dans la mer.Les personnages, tout comme dans les deux livres precedents de Chen, n'ont pas de nom.Ils sont V.et A.Ils ont ete tous les deux les amoureux de la narratrice.Le premier, dans sa jeunesse, au moment de la mort du pere de la narratrice, qui elle aussi est morte.Ou vivante.On ne sait trop.Ying Chen non plus ne sait pas.Peut-etre que c'est un fantome , lance-t-elle comme une question.Les lieux dans Le Champ dans la mer ne sont pas plus precis que les protagonistes.Ce flou, l'auteure le cherit.Je voulais faire une fiction pure.Pas sociologique, meme pas philosophique.Juste raconter une histoire a ma facon , dit-elle.Et en francais.Ying Chen affirme depuis toujours que cette langue d'adoption lui est venue un peu par hasard.Elle vivait a Shanghai, s'interessait a la litterature francaise, mais aussi a la russe et a l'italienne.Au moment de poursuivre ses etudes, elle a envoye des dossiers a plusieurs endroits dans le monde, telles des bouteilles a la mer.L'Universite Mc Gill lui a repondu et elle est venue ici pour faire une maitrise en litterature francaise.Puis, elle s'est mise a ecrire en francais, exclusivement en francais pour s'impregner de la langue.Aujourd'hui encore, meme apres cinq romans, meme si parfois elle se surprend a rever en francais, Ying Chen dit avoir de la difficulte a ecrire dans la langue de Moliere.Elle buche sur chaque phrase, la charge de sens, la vide de tout superflu.Je fais encore beaucoup de fautes en francais, mais je me sens moins en danger , admet-elle, entre deux autocritiques decapantes.L'auteure prone l'esprit critique, mais a rebours.Je me permets d'etre critique de mon travail seulement plus tard, sinon tout se retrouverait a la corbeille.Je suis toujours tres enthousiaste envers ce que je suis en train de faire.C'est apres que je me dis que ce n'est pas bon.Le Champ dans la mer a toujours sa faveur, pour le moment.ANDRE CEDILOT Partout dans le monde, le crime organise prospere avec l'aide, consciente ou inconsciente, des gouvernements et des organismes publics.C'est ce que demontre Mafia S.A., les secrets du crime organise, du journaliste et ecrivain William Reymond, paru aux editions Flammarion En remontant jusqu'au debut du siecle dernier, Reymond decrit comment la Cosa Nostra americaine, ses allies siciliens et les autres grandes organisations criminelles sont devenus des puissances sociales, economiques et politiques.La tenacite, la chance, l'audace et la vision des mafiosi nord-americains ont joue un role important dans la progression du crime organise.En meme temps, affirme Reymond, les caids ont tire profit de l'aveuglement, de la negligence et, dans bien des cas, de la complicite tacite des gouvernements.Selon lui, la deportation du celebre chef de clan new-yorkais Lucky Luciano, en 1946, est non seulement un exemple criant, mais aussi le point de depart de l'expansion effrenee du trafic de drogue aux quatre coins de la planete.Plutot que d'etre emprisonne pour le reste de ses jours aux Etats- Unis, Luciano a ete simplement renvoye dans son pays d'origine.C'etait la sa recompense pour l'aide apportee aux services secets de la marine americaine lors du debarquement en Sicile, alors sous le regne fasciste de Mussolini, a la fin de la Deuxieme Guerre mondiale.Dix ans plus tard, en ouvrant en Sicile des laboratoires de transformation de l'opium venant de la Turquie, Luciano a ete l'un des hommes cles du developpement fulgurant du trafic d'heroine en Amerique du Nord.De la est nee, peu apres, la French Connection , qui a tenu le coup pendant pres de 20 ans, entre la France, le Canada et les Etats-Unis.Obsedees par ce celebre reseau qui a ses bases a Marseille, les autorites americaines avaient fourni argent et moyens a la Turquie pour enrayer la production de morphine- base.C'etait effectivement la bonne chose a faire.Helas, pas en 1973, mais dix ans plus tot , ecrit Reymond, la Turquie etant a ce moment un acteur marginal, loin derriere l'Iran et le Triangle d'or forme par la Birmanie, le Laos et la Thailande.Selon lui, si le president Nixon et ses experts avaient pris la mauvaise cible, c'est sans doute que l'Iran etait un important allie de son pays, cependant que le Triangle d'or etait un point strategique pour la CIA depuis l'amere defaite americaine au Vietnam.C'est aussi sous le regne de Nixon que l'ambitieux mafioso Santo Trafficante a connu ses heures de gloire.Pendant que les autorites pourchassaient Meyer Lansky et ses fournisseurs en Amerique du Sud, Trafficante faisait passer ses kilos d'heroine par Cuba et la Floride.Tout en etant moins connu du public, Trafficante avait un ami, Bebe Rebozo, qui etait le principal soutien financier du president Nixon.Sur plus de 400 pages, documentation a l'appui, Reymond fait ainsi des liens entre les gros bonnets de la drogue et les politiques des divers gouvernements et agences de repression du crime aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.Aucun pays, aucune organisation ne lui echappent.Que ce soit les cartels de Colombie, les Triades chinoises, les Yakusas japonais ou la plus recente pegre russe, ils y passent tous.Comme bien des experts, il place bien au-dessus la mafia sicilienne, dont on connait l'importance a Montreal et, de plus en plus, a Toronto.Il fait de ces gangsters passes maitres dans l'art de corrompre les hommes politiques les precurseurs de la globalisation du crime organise .\u0001 \u0001 \u0001 1.2 MAFIA S.A.William Reymond Flammarion 457 pages Ying Chen : .un texte qui est traduit, ca se voit tout de suite quand on connait les deux langues et je ne veux pas que mes textes aient l'air de traductions.Et ca, c'est tres difficile.Un passeur entre deux mondes, Francois Cheng ALINE APOSTOLSKA collaboration speciale Au telephone, sa voix est claire et posee.On le sent attentif a son interlocuteur, s'enquerrant de sa vie personnelle, proche, si proche par la pensee et l'empathie.C'est dire la qualite humaine qui se degage de la conversation.N'oubliez pas, dit-il, on vit juste pour quelques rencontres.Son amie, la poetesse Helene Dorion, qui se trouve-la a cet instant, s'empresse d'ajouter que c'est ce qu'on ressent en sa presence, cet etre attentif qui recueille la moindre parcelle du monde, cette sensation de recueillement, cette tension constante entre exterieur et interieur.Il capte le mouvement dans l'immobilite, insiste-telle, autant dans son ecriture que dans sa calligraphie.Toute sa vie semble une quete, une avancee par le dedans, et tous ses personnages sont comme lui, a la fois tendus vers eux-memes et vers les autres.Entre le plus intime de soi et la plus grande attention au monde, voila donc ce qu'il faut retenir et, en effet, la vie et l'oeuvre, indubitablement interdependantes, de Francois Cheng en sont l'efficace demonstration.Ne en Chine en 1929, il vit en France depuis plus de 50 ans.Progressivement, il a amalgame l'une a l'autre les visions orientale et occidentale du monde, l'orientale faite d'immobilite, d'attention, de concentration, l'occidentale synonyme de passion et de mouvement.Il est un passeur entre deux mondes , dit encore Helene Dorion.De cela son nom temoigne.Il a conserve son patronyme chinois Cheng, et choisit un prenom plus que francais, Francois, pour se placer sous le tres haut patronage de Saint-Francois d'Assise, le mystique ami des oiseaux, amoureux de la nature comme representation du temps.Philosophe, poete, traducteur des plus grands poetes francais, calligraphe de renom, il est l'auteur d'une oeuvre considerable et singuliere, recompensee par plusieurs prix prestigieux, dont le Prix de la Francophonie de l'Academie Francaise ainsi que le Femina pour son precedent roman, Le Dit de Tianyi.La phrase de Kipling selon laquelle l'Orient et l'Occident ne se rencontrent jamais est une grosse erreur, a dit l'academicien Claude Roy.Francois Cheng en est le vivant dementi.Son ecriture meme est fusion.D'un formalisme classique, les phrases y sont courtes, sans fioritures, le rythme lent tire vers l'interiorite.Ainsi, dans son dernier roman, pourtant ecrit a la troisieme personne du singulier, il nous semble entendre sans cesse la voix du personnage principal, un je qui est en realite le notre.Francois Cheng sait faire entendre la voix interieure de ses personnages et grace a cela, nous parler du plus profond de nous-memes.C'est beau, tres emouvant, parce que sans illusions.L'amour est l'exact contraire de l'illusion et du compromis : c'est cela que cette voix interieure nous murmure, et meme si on voulait encore croire le contraire, encore preferer l'ivresse a la verite, on sait qu'il a raison.La plus grande quete spirituelle L'Eternite n'est pas de trop se situe donc au croisement de la rencontre Orient-Occident et de l'amour comme principale voie spirituelle.En Chine, au 17e siecle, en plein declin de la dynastie Ming, Dao-Sheng, moine taoiste sur le point de prononcer ses voeux definitifs, decide d'y renoncer et, selon l'image allegorique qui constitue la premiere phrase du roman, descend de la montagne .On croirait qu'il laisse ainsi derriere lui la hauteur des sentiments spirituels.Mais il n'en est rien.S'il descend vers la vallee, c'est pour retrouver la femme que, 30 ans durant, il a tente d'oublier parce qu'elle lui etait deja interdite.Il retrouve en effet Lan-ying, devenue Dame Ying, mariee, triste et malade, tandis que lui est medecin et devin.Mais cet amour encore est impossible, il doit se transformer en une relation plus grande, plus absolue qu'un simple amour terrestre.La passion charnelle reste la plus haute forme de quete spirituelle, dit Francois Cheng, elle est un apercu d'eternite.C'est que passion charnelle et quete spirituelle sont d'identique essence.Ce moine, au moment ou il semble abandonner la voie spirituelle, en realite la commence.Et pour atteindre a l'essence de cet amour au loin, l'eternite n'est pas de trop, ainsi que le dit la fin mystique et lyrique ou les amants se rejoignent totalement dans la mort.Lanying, nous voila enfin ensemble.Bien sur, nous le sommes depuis longtemps mais il s'y melait encore, malgre nous, tant de troubles, de craintes, de blessures, de scories, de fausses joies, de vrais remords.Maintenant, nous entrons dans le mystere du pur jaillissement, du pur echange.Il a fallu pour cela traverser le tout.Nous aurons a vivre ce qui est appris, tout chagrin lave, toute nostalgie bue.L'eternite n'est pas de trop et je viens.On croirait a un renoncement, une vision trop orientale de l'amour pour etre perceptible en Occident mais bien sur, il n'en est rien, meme si nous avons perdu la notion de l'amour absolu depuis le 16e siecle.L'illusion est la forme vulgaire de l'amour, rappelle-t-il.Mais l'amour de loyn des Chevaliers du Moyen-age, Tristan et Iseult, Dante et Beatrice sans oublier le Cantique des Cantiques et la Princesse de Cleves, tout cela appartient a l'Occident.Comme l'idee centrale du christianisme, celle d'un dieu qui est Amour.Dans son roman, le taoiste Dao-Sheng rencontre deux missionnaires chretiens sur sa route, ce qui correspond en effet a la realite historique de l'epoque.Entre eux, le dialogue sur le divin semble totalement bouche, sauf lorsque les missionnaires evoquent ce dieu d'amour au coeur flamboyant.Alors, grace a sa propre quete amoureuse, le moine chinois comprend et le dialogue s'instaure.Il n'est obligatoire de mourir pour atteindre l'amour vrai, dit Francois Cheng, mais certainement de voir l'amour comme instrument de verite.Le succes mediatique et public du livre de Francois Cheng prouve en tout cas que les resonances sont fortes en Occident, ici et maintenant.Sur terre, seule l'ecriture permet de tendre vers le tout de son vivant , conclut-il.Il s'en va d'ailleurs commencer un autre roman, en residence d'ecrivain, a la frontiere belge, dans la maison de naissance de Marguerite Yourcenar, dont l'autobiographie ne porte nul autre titre que.Quoi ?L'eternite.Ne en Chine en 1929, Francois Cheng vit en France depuis plus de 50 ans.Progressivement, il a amalgame l'une a l'autre les visions orientale et occidentale du monde. 7LP0401B0317 b4 lectures dimanche 7LP0401B0317 ZALLCALL 67 20:28:19 03/16/02 B POÉSIE Michel Beaulieu: la voix du poète CLAUDE BEAUSOLEIL collaboration spéciale L'homme était plutôt trapu, un corps à la Guillevic, avec des yeux d'une grande limpidité, brillant de la lumière que produit la poésie sur ceux à qui elle donne et inspire la vie.Michel Beaulieu est mort tragiquement à l'été 1985.Son oeuvre abondante comprend à ce jour une quarantaine de titres depuis Pour chanter dans les chaînes paru en 1964, et a remporté les Prix Études française, du Gouverneur général et du Journal de Montréal.S'allumant inlassablement en enfilade de longues cigarettes tout en accentuant son discours d'énigmatiques « bien sûr », le poète pouvait disserter librement sur l'art poétique sans jamais perdre le fil de ce qui se disait, de ce qui s'échangeait.La poésie semblait être son habitat naturel.Fondateur des éditions de l'Estérel, aussi du Mouton noir, Michel Beaulieu concevait des ouvrages bibliophiliques avec la complicité attentive de Pierre Filion.Romancier « du Jour », il a publié Je tourne en rond mais c'est autour de toi (1969), La Représentation (1972) et Sylvie Stone (1974), romans modernes, au langage spiralé, formellement proche du nouveau roman, proposant en miroir à sa poésie, l'écriture comme scène centrale.Auteur dramatique, il a donné de nombreuses pièces radiophoniques et Jeudi soir en pleine face, jouée au Théâtre de Quat'sous (en 1976), toujours non publiées.Il était également traducteur et a signé des articles sur la poésie dans Livre d'ici et sur le théâtre dans Jeu et le défunt Perspective de La Presse.Bref, à 44 ans, Michel Beaulieu était l'auteur d'une oeuvre déjà vaste et touchant plusieurs genres.Mais c'est son oeuvre poétique, initiatrice d'un mouvement intimiste, qui a laissé le plus de traces dans la production poétique des 20 dernières années.L'aveu méticuleux d'une souffrance « en filigrane », la matière poétique comme épreuve dialoguant avec la vie, « se chargeant de rythmer devrais- je dire les mots », la poésie de Michel Beaulieu les dira de plus en plus de Variables (1973) à Kaléidoscope (1984), en passant par Indicatif présent (1977) et Vu (1989), pour ne citer que ses titres les plus percutants.Trivialités est un livre posthume, le poète y travaillait au moment de sa disparition.Sa parution rappelle l'importance de cette démarche dans l'évolution des formes poétiques au Québec.Michel Beaulieu a été le poète qui, au plus près des mots, scrutant le réel à la lettre, a fait entrer le quotidien dans le processus de l'écriture.On reste étonné que la réalité ainsi traitée devienne matière à fiction.L'énonciation imperturbable de banalités liées à la vie de tous les jours prend un statut de réflexion.Les tensions, les pulsions se révèlent à travers « le désir de partager dorénavant les lieux ».L'auteur déroule avec précision la toile de fond où circule l'angoisse d'êtres en quête d'amour « aménageant ce bon vieux hasard/d'une rencontre dans un restaurant » ou « regrettant parfois/d'être seul et ne le regrettant pas ».Dans cette suite d'une centaine de poèmes, l'écriture est contrôlée.Des strophes de 13 vers en décasyllabes se succèdent en un tableau régulier dans lequel le poète glisse des avatars du réel : « D'où j'écris je connais l'immédiat », dit-il.C'est la voix qui unifie l'ensemble, usant d'une tonalité qui s'adresse au lecteur avec une manière unique de dire « tu ».Un « tu » qui peut être l'auteur ou l'autre vers qui il tend.Le poème est fréquemment interpellé comme s'il était un personnage.Une dynamique surgit du dialogue entre l'écriture et la vie, variation sur ces deux axes en constante interrogation : « Tu ne t'imagines pas devinant/son rôle au sein de mythographie/qui t'habite.» En fait, le poème, pour le narrateur, est le confident ultime, qui entend la douleur, l'indifférence et la rugosité des circonstances issues de la réalité.La frustration comme l'espoir animent cette « poésie exprimée au coin/de Saint-Laurent et Laurier sous un feu/rouge en pensant celle-là je la veux ».Le temps passe, les prénoms (Marcelle, Claire, Francine, Nadia, Odette, Louise, Paul .) se profilent dans l'attente, se relayant à travers les saisons criblées d'incertitudes et de tracasseries.Des lectures et des incidents s'entrelacent au fil des mots : « Tu digresses sans arrêt poème », écrit Michel Beaulieu, vorace lecteur de poésie.Son écriture est donc empreinte de cette boulimie de lecture.Des poètes de tous horizons sont évoqués dans le cheminement du poème en devenir : Shelley, Crane, Pouchkine, Novalis, Lorca, Rimbaud côtoient le classique Catullus et les rénovateurs Trakl, Essénine et Maïakovsky.Les Québécois Saint-Denys Garneau, Marie Uguay et Nelligan s'inscrivent aussi dans la trame de cette synthèse s'opérant entre la poésie et d'autres dimensions sensibles de l'existence.Le poème, chez Michel Beaulieu, veut tout englober : les rues, les villes, les saisons, les climats, « le sens historique », sa propre gestation, le sport comme la guerre, les contraintes quotidiennes comme les amours.Sur un ton irrévocable, le poète affirme : « Et dans cet intervalle j'aurai vu », aussi, « et je sais que je suis à peu près seul/poème à vivre avec toi la passion ».Une voix se forme, « le temps d'entendre », elle scande une mémoire du vécu.Michel Beaulieu nous entraîne à l'écoute de cette voix vibrante, fidèle à une musique personnelle qui nous rejoint avec son calme accent de vérité.Dans les dédales de « ce qu'on appelle l'amour poème », on lit que la vie est une question sans cesse recommencée.Trivialités de Michel Beaulieu est un livre d'une émouvante intensité.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 TRIVIALITÉS Michel Beaulieu Éditions du Noroît, 130 pages Michel Beaulieu est mort tragiquement à l'été 1985.Son oeuvre abondante comprend à ce jour une quarantaine de titres.CURIOSITÉS BEAUX LIVRES La grande famille nord-américaine L'art d'avoir l'air et la science du flop ALEKSI K .LEPAGE collaboration spéciale «Les gens qui réussissent réussissent exprès pour te faire chier », faisait dire quelque part Réjean Ducharme à l'un de ses ténébreux anti-héros.S'il est une dame du monde qui a réussi, c'est bien Nadine de Rothschild, dont le nom seul évoque tout de suite l'excellence et l'éminence.Quant à savoir si elle a réussi exprès \u2014 pour les raisons citées plus haut \u2014 c'est une autre affaire.Accordons-lui le bénéfice du doute ; après tout, est-ce sa faute si elle est riche et bien élevée ?Ainsi, Madame la baronne \u2014 qu'il serait insolent d'appeler Nad ou Nadie \u2014 se soucie-t-elle de la perpétuation des bonnes moeurs aristocratiques, c'est-à-dire avoir de l'allure et sentir bon.Selon les enseignements du Bonheur de séduire, l'art de réussir (nouvelle édition augmentée), non seulement s'agirait-il de savoir bien poser en général, mais il faudrait aussi savoir bien arriver, bien s'en aller, bien entrer et bien quitter une pièce (le troisième salon si on est chanceux), se tenir droit en toute circonstance, ne jamais fumer en marchant, ne jamais rire du nez comme ces cochons prolétaires, etc.La baronne conseille aux jeunes femmes de ne pas attendre des mois avant d'acheter un nouveau flacon de leur parfum favori, qui doit obligatoirement coûter cher, sinon ça ne compte pas.Mais l'ouvrage ne s'adresse pas qu'aux demoiselles.Les jeunes hommes y découvriront à leur plus grand étonnement qu'il faut porter des bas qui montent jusqu'aux genoux, et que ces bas doivent nécessairement être de couleur foncée.Non, la chaussette blanche n'a pas la cote chez les Grands.Semblable lecture donne tout de suite envie de sombrer une fois pour toutes dans le Nouvel-Âge, où il est généralement affirmé que l'Être l'emporte sur le Paraître, et que « l'essentiel est invisible pour les yeux ».On se dira même qu'il vaut mieux entrer dans une secte, souscrire aux philosophies du « jovialiste » André Moreau, ou carrément faire un gros Bukowski de soimême et aller se perdre illico dans les limbes de l'alcool ; tout cela plutôt que se plier à toutes les courbettes de ces chichiteux gens de la Haute.Dans le genre, L'Art de réussir atteint des sommets rarement frôlés.Soit il plaira sincèrement à quelques mondaines vieillissantes et nostalgiques, soit il ravira \u2014 au second degré s'entend \u2014les acheteurs de livres bizarres et amusants, si involontairement ridicules qu'ils en sont rares.Sachez rater votre vie Mais pourquoi imiter les aristocrates et jouer la réussite sociale dans son quatre et demi quand on peut rater franchement sa vie en véritable professionnel de l'échec ?Selon Dominique Noguez, auteur de Comment rater complètement sa vie en onze leçons (éditions Payot & Rivages), il est infiniment plus facile \u2014 parce que plus commode et plus enviable \u2014de réussir sa vie correctement que de la rater complètement.Beaucoup de gens la ratent avec tant d'éclat \u2014 les suicidés par exemple \u2014 qu'au fond ils meurent dans l'accomplissement.Il faut rater sa vie de façon plate et anonyme, somme Noguez ; la rater en toute mesquinerie ; vivre petit et longtemps, puis partir plus petit encore.Reprenant à l'envers toutes les recommandations optimistes des bouquins de conscience personnelle (et s'en moquant allègrement), Noguez, romancier et essayiste, grand ami de Marguerite Duras, nous livre ici les secrets d'une vie bien manquée.Son travail, celui d'un ironiste, n'a pas dû être trop harassant : les prophètes de bonheur ne manquent pas dans ce monde, ni les recettes de bien-vivre que chacun connaît à peu près par coeur.À chaque conseil bienfaisant, Noguez trouve l'équivalent opposé : « Jetez-vous dans la gueule de tous les loups », dit-il.Ou « cherchez à savoir ce qu'on pense de vous », « ne tirez jamais la leçon d'un échec », etc.Le plus grand principe du ratage absolu étant sans aucun doute le 36e (il y en aurait 43 en tout) qui se lit comme suit : « Ne vous intéressez à rien, ne faites rien, ne soyez bons à rien.» À la célèbre manière de l'Allemand Paul Watzlawick (Faites vous-mêmes votre malheur), Noguez pratique ici la technique Cioran (du Cioran comique des Syllogismes de l'amertume) comme d'autres pratiquent aujourd'hui la technique Boris Cyrulnik : à la lettre et avec entrain.Cyrulnik, armé de théories encourageantes, est en guerre contre le mal d'être ; Noguez propose, sourire en coin, de baisser les bras.Mais son livre agit tout de même comme un tonique : rien comme l'humour pour nous faire prendre conscience du ridicule de nos tourments, et rien comme le sentiment du ridicule pour aplatir notre souffrance.C'est une autre recette éprouvée, quoi qu'encore trop rarement enseignée.Il semble bien que l'ironie, par des détours compliqués, puisse parfois sauver des vies.LE BONHEUR DE SÉDUIRE, L'ART DE RÉUSSIR Le savoir-vivre du XXIe siècle Nadine de Rothschild Nouvelle édition, 2002, Robert Laffont, 436 pages \u0001 \u0001 \u0001 COMMENT RATER COMPLÈTEMENT SA VIE EN ONZE LEÇONS Dominique Noguez Editions Payot & Rivages, colection Manuels Payot, 2002, 233 pages GÉRALD LeBLANC Lors du tristement célèbre 11 septembre, 200 avions et quelque 20 000 passagers destinés à des aéroports américains ont été redirigés vers le Canada, d'un océan à l'autre, mais particulièrement vers l'aéroport internationl de Gander, à Terre- Neuve, qui a accueilli 50 avions et des milliers de visiteurs.C'est un peu l'histoire de ces moments de terreur et de chaleur que raconte l'album Journal d'une amitié, la version écrite du documentaire préparé pour la télévision par la Chaîne Alliance Atlantis, diffusé en français au canal D, le 10 mars, à 21 h.Le premier avion détourné vers Gander devait y atterrir 40 minutes après le début du drame de New York et les passagers furent dirigés vers le petit village de Lewisporte, à 45 kilomètres de l'aéroport.Touchés par l'accueil chaleureux de leurs hôtes terre-neuviens, les Américains ont créé des bourses d'études pour les finissants de l'école secondaire du village canadien qui tient désormais une place de choix dans leur coeur.D'émouvants témoignages et de saisissantes photos, entre autres de la cérémonie oecuménique de Montréal, signées Bernard Brault de La Presse, et des Mohawks de Kahnawake retournant comme secouristes sur les ruines des tours qu'avaient érigées leurs grands-pères monteurs de métal.« Ce dont j'ai été témoin ces derniers temps me rend fier d'être Américain.Mais ce dont j'ai été témoin de votre côté de la frontière me rend fier d'appartenir à l'espèce humaine », a dit Kenneth, de San Diego, en Californie.Dans la préface, le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, évoque « la véritable nature des liens entre voisins, entre amis et entre membres d'une même grande famille », et dans la post-face l'ambassadeur américain à Ottawa, Paul Cellucci, ajoute : « Voir le fier drapeau à la feuille d'érable mis en berne par solidarité avec notre bannière étoilée me touche profondément, d'une manière difficile à exprimer.» On a inscrit à la fin de l'album les noms des 25 Canadiens disparus à New York ce 11 septembre 2001.Un album porté par le vent continental qui balaie la frontière du 49e parallèle.\u0001 \u0001 \u0001 JOURNAL D'UNE AMITIÉ album publié au Canada par Mc Clelland and Stewart Ltd, 2002, 143 pages Pour plus de renseignements allez sur le site cyberpresse.ca/impro nom adresse ville code postal courriel téléphone télécopieur VOTEZ POUR VOTRE JOUEUR COUP DE COEUR ou sur cyberpresse.ca/impro À gagner 12 forfaits week-end du 20e Festival Juste pour rire d'une valeur approximative de 500 $ chacun.Question quiz : 18 x 4 ÷6 = Votre joueur coup de coeur Retournez à : Concours Impro - JPR, 2101 boul.St-Laurent, Montréal H2X 2T5 Tirage d'un forfait tous les mercredis.Règlements disponibles sur cyberpresse.ca ou à La Presse.Les fac-similés ne sont pas acceptés.radio énergie Voir toutes les statistiques sur www.hahaha.com/impro samedi à 18h30 et dimanche à 13h LES MEILLEURS MOMENTS DE LA SAISON 2001-2002 ! Les étoiles performances commentées par YVAN PONTON ET LUC SENAY NE MANQUEZ PAS LE PREMIER « BEST OF » 3026475A 7LP0501B0317 b5 lectures 7LP0501B0317 ZALLCALL 67 20:25:20 03/16/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 7 MA R S 2 0 0 2 L E C T U R E S B 5 Un lieu de liberté Les éditions d'art Le Sabord ont donné à La Presse la permission de reproduire ici des extraits de textes écrits par Huguette Vachon, la dernière compagne de Riopelle, dans Jean-Paul Riopelle, Un lieu de liberté, catalogue accompagnant une exposition organisée l'an dernier par le Centre d'art de Baie Saint-Paul et publié récemment.Ces extraits de ce qui semble être le journal de bord de Mme Vachon donnent une idée de l'ambiance qui pouvait régner dans l'entourage du célèbre peintre, mort lundi dernier et dont les funérailles auront lieu demain, à 14h, à l'église de l'Immaculée-Conception, rue Papineau, à l'angle de la rue Rachel.Estérel, février 1987 Jean-Paul lui, pêche bien.Anarchique.Son fil à pêche qu'il tire doucement, qu'il glisse entre les doigts, sera bientôt complètement chiffonné au creux de sa paume.Et sans effort, sans aucun geste brusque, il le libérera au prochain lancer.La pêche sur l'eau.La pêche sur la glace.Au printemps, il nous faut au moins 50 poissons par jour afin d'avoir assez d'oeufs pour faire notre caviar de truite.On mange le poisson cru, sur la braise ou vapeur au lavevaisselle.(Il faut au moins trois cycles de lavage pour un poisson de bonne taille.) Saint-Cyr-en-Arthies Janvier 1988 J'aime son atelier de Saint-Cyr-en-Arthies.C'est un ancien hangar de démolition de voitures.D'abord de grandes portes de métal sur toute la face, vertes, entourées de vignes vierges et qui donnent sur une impressionnante haie de genévriers.Portes immenses, pratiques pour entrer et sortir les tableaux.Pratiques pour les voitures aussi.Une bonne vingtaine, alignées, qui côtoient Plâtre et ficelles, une sculpture géante et tentaculaire.Qui trône.Et nous lisons Michel Tremblay.On a découvert un élevage de castors en Bretagne.On le sert grillé et fumé au four.Jean-Paul a pendu sur son ancien séchoir à linge, en bois, des maïs à sécher.Il les a attachés en faisant un noeud marin.Et le camembert est bon et le vin est abondant.On fait aussi la fête avec le sanglier aux marrons.Les cueillettes occupent une partie de la journée : pissenlits, champignons (on a vu une cueillette tellement prodigieuse avec Champlain qui était en visite, que le coffre de la Jaguar débordait.Les deux compères ont fait le tour du village pour en distribuer).Et le plus rare.Le plus étrange.Le champignon du maïs.Le consommer est un peu (mort en moins) comme de consommer du poisson globe.C'est l'apothéose ! Se jouer de la vie ! Au Québec, ils nous viennent tout droit du Mexique : par Alan Glass qui les donne à Pierre Boudreault, qui les remet à Pâquerette Villeneuve qui s'empresse de les livrer en personne sur la table de Jean-Paul.Et Jean-Paul adore ça.Et les champignons, et toute l'activité que ça génère.Février 1989 Je l'entends travailler dans son grand atelier.Il tape, du bout de son tube d'acrylique, son papier.Notes sourdes, plus hautes, sèches.Rapprochées.Ça s'arrête.Deux coups.Silence.Un autre coup.Encore silence.Deux ponctuations douces.J'entends son tableau se faire.Je me lève.Jean-Paul a déjà dessiné des dizaines de personnages à partir du Gaulois sur les paquets de cigarettes.Les personnages sont finalement minuscules.À peine un pouce et demi de hauteur.Je les découpe au ciseau.Et ce rituel durera des jours et des jours.Rien n'est trop compliqué, trop ardu.Ces minuscules acrobates, jongleurs, oiseaux étranges, qui viennent du monde du cirque seront frises autour des peintures.Dentelles fragiles.Tantôt en creux, tantôt en plein, toujours bleu gauloise où à la feuille d'or.Ils sont piqués sur le papier, bombés, contournés et font cette danse mystérieuse qui vient tout droit de l'imaginaire.Nous sommes au quatrième « Tabac » de la journée.C'est la cueillette embarrassante des cartons dans lesquelles arriveront les paquets de Gauloises.Un monde est né.Du casque de ce valeureux Gaulois, l'oeuvre imposante du Cirque de Riopelle éclatera.Par dizaines, ces boîtes seront transformées par le trait épais du feutre.Les personnages envahissent l'atelier.De grandes murales, des triptyques, des quadryptiques, en témoins, ou solitaires au milieu d'une feuille blanche.Ils sont là pour rester.Entre l'atelier et la cuisine, Jean- Paul a installé ses personnages au bout de fils.Il faut passer à travers eux pour changer de pièce.J'ai l'impression de vivre dans le plus grand tableau que Jean-Paul Riopelle n'aura jamais fait.Photo GASTON-PIERRE JULIEN, collaboration spéciale Jean-Paul Riopelle et Huguette Vachon 3025826A Lire sur Riopelle JOCELYNE LEPAGE Àla boutique-librairie du Musée des beaux-arts et à la librairie Olivieri du Musée d'art contemporain comme dans la plupart des grandes librairies généralistes de Montréal, on a reçu de nombreuses demandes d'ouvrages sur Riopelle, certaines venant des États-Unis, et l'on a passé des commandes auprès de toutes les maisons d'édition concernées pour regarnir les étagères qui se vident depuis quelques jours.Des ouvrages sur Riopelle, il y en a de toutes sortes, explique Johanne Lefebvre, de la Médiathèque du MAC, qui en a sorti quelques-uns des réserves, parmi les plus importants et les plus accessibles, pour nous.Ceux qui en ont les moyens ne devraient pas hésiter : le Catalogue raisonné de Riopelle pour lequel sa fille Yseult a fait les recherches, est l'ouvrage le plus complet, en tout cas sur le plan de l'iconographie.Le premier volume, paru en 1999, coûte 250 $.On y trouve aussi des textes de spécialistes de même qu'une liste des monographies, ouvrages généraux, catalogues et principaux articles consacrés à Riopelle.Autre ouvrage, plus accessible celuilà, bien illustré de photos et de nombreuses reproductions, accompagné de textes qui situent le peintre dans le contexte de l'histoire, de fiches chronologiques : c'est celui sous la direction de Robert Bernier, intitulé Riopelle des visions d'Amérique et publié aux éditions de l'Homme (155 pages, 64,95 $).Le catalogue de l'exposition présentée au Musée des beaux-arts de Montréal en 1991-1992 (222 pages) est épuisé dans la version française.Il en reste une vingtaine, en anglais, au musée.Mais on pourrait, en cherchant bien, en trouver dans les librairies d'échange.L'ouvrage contient les reproductions des oeuvres exposées et quelques textes dont celui de Gilles Vigneault intitulé La Fable du grand Chevaloie.La biographie Riopelle écrite par Hélène de Billy avait connu un certain succès au moment de sa sortie, en 1996.L'auteure entre dans la vie privée du peintre depuis son enfance.Le livre se lit agréablement.Certains ont des réserves sur les interprétations psychanalytiques de Mme de Billy (355 pages, aux éditions Art global).Une chose agréable à posséder : le livre tout en longueur où l'on déplie les pages pour retrouver L'Hommage à Rosa Luxemburg, un ouvrage publié par le Musée du Québec.Une trentaine de dollars.Autres titres : Entretiens avec Jean-Paul Riopelle, d'Erouart, éd.Liber (17 $).Jean-Paul Riopelle, de Michel Tétreault Art international (29,95 $).Lettre à Jean- Paul Riopelle, de Micheline Martineau, éditions Loup de gouttière (9,95 $), Riopelle tigre de papier, de Simon Blais (34,95 $).Les prix donnés ici sont ceux de la librairie Champigny, qui a commandé pour elle tout ce qui était commandable.Pourquoi pas une vidéo ?On peut se procurer celle produite par l'ONF, Riopelle, de Marianne Feaver et Pierre Letarte, d'une durée d'une heure (54 min.1990) à la librairie Olivieri du MAC, entre autres.cyberpresse.ca / chroniqueurs AVEZ-VOUS LU?L'histoire de Louis Braille Texte : Danielle Vaillancourt Illustrations : Francis Back Louis Braille est décédé il y a exactement 150 ans.Grâce à lui, des milliers d'aveugles peuvent lire, s'instruire et se divertir.Louis Braille, un destin fascinant.Le premier livre de Danielle Vaillancourt.80 pages / 7,95 $ Coll.ma petite vache a mal aux pattes pour les 6 à 9 ans.Soulières éditeur Mineurs et vaccinés Texte : Alain M.Bergeron Illustrations : Sampar Les vaccins\u2026 Qui n'a jamais eu peur d'une seringue?Relevez votre manche et nous verrons bien si vous êtes plus courageux que Dominic Abel.Alain M.Bergeron nous offre une histoire qui ne manque pas de\u2026 piquant! 78 pages / 7,95 $ Coll.ma petite vache a mal aux pattes Pour les 6 à 9 ans.Soulières éditeur www.quebec-amerique.com Son histoire est toute simple, comme l'écriture qui a su la rendre et qui appartient au registre de la meilleure littérature populaire.Réginald Martel, La Presse Une approche originale du triangle amoureux [.] Jean Vigneault, Le Courrier de St-Hyacinthe FRANÇOIS GRAVEL Je ne comprends pas tout 3034837A 7LP0601B0317 B-6 dimanche - ART 7LP0601B0317 ZALLCALL 67 20:24:26 03/16/02 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 1 7 MARS 2002 LES UNS ET LES AUTRES Le cinema francais sous l'occupation Dans Laissez-passer, Bertrand Tavernier raconte la periode trouble du cinema francais sous l'occupation.Une histoire, note le magazine Premiere, d'engagement, de resistance et d'aventure qu'il portait en lui depuis plus de vingt ans.Q Vous desiriez rehabiliter ceux qui travaillaient pour la Continental ?R Ce n'etait pas l'intention premiere.Parce que si vous voulez faire ca, vous ecrivez un article.Ce que j'ai pu constater, lors de la preparation du film, c'est que les hommes de cinema ont adopte a l'epoque une attitude qui n'etait pas si mal.En tout cas, si vous allez chercher parmi les scenaristes, vous n'en trouverez aucun qui ait fait la moindre declaration contenant un centieme de ce qu'ont ecrit Brasillach ou Drieu La Rochelle.Bon, vous avez Abel Gance qui dedie un film a Petain, vous avez les techniciens qui ont approuve les lois antijuifs.Mais, a cote de ca, vous avez l'attitude de Jenson, Bost, Aurenche, Prevert, qui sont impeccables.Des gens comme Christian-Jaque ou Delannoy, il n'y a pas une declaration a leur reprocher ! Les films d'Autant-Lara de l'epoque sont inattaquables, et en plus tout a fait formidables.Q Goebbels, le ministre de la propagande na zie, etait tres critique vis-a-vis de la Continental.R Il avait des rapports tres tendus avec Greven, le patron de la Continental.Il lui reprochait beaucoup d'avoir produit des films, comme La Symphonie fantastique, qui declenchaient des applaudissements dans les salles.Les spectateurs y voyaient une exaltation du genie francais.C'etait un film patriotique ! Goebbels disait a Greven qu'il ne l'avait pas nomme pour faire des films comme ca.Or, trois ou quatre mois apres une rencontre orageuse entre les deux hommes, Greven entamait la production du Corbeau, de Clouzot ! Bertrand Tavernier ZOOM FLASH Les stars devant Dieu Quels rapports les vedettes entretiennent- elles avec Dieu, a part de se prendre, dans certains cas, pour Lui ?Warren Allen Smith s'est penche sur la question dans un ouvrage intitule Celebrities in Hell dont voici quelques extraits.Au proces de son fils Christian accuse du meurtre de l'amant de sa demisoeur, Cheyenne, Marlon Brando a refuse de prononcer le serment .Et que Dieu me vienne en aide ! Non, s'est-il ecrie, je ne m'engagerai pas devant Dieu, parce que je ne crois pas en un Dieu traditionnel.Mais je m'engagerai sur la tete de mes enfants et de mes petits-enfants ! .George Clooney : Je ne crois ni au ciel ni a l'enfer et je ne suis pas sur de coire en Dieu .Nick Nolte : J'ai un peu de mal a croire en Dieu.On doit se poser la question : si Dieu a cree l'homme a son image et a sa ressemblance, quelle sorte de Dieu est-ce la ?.Katrine Hepburn : Je suis athee.J'estime qu'il n'y a rien en quoi on puisse croire sauf en cette regle voulant qu'on doive s'aimer les uns les autres.Liste noire JENNIFER LOPEZ n'est plus, a cause de ses extravagances, la bienvenue au chic The Ivy de Londres.Ses representants ont commence par telephoner au restaurant pour reserver une table pour six pour 22 h 30.Deux autres appels ont par la suite porte le nombre de convives a huit, puis a dix.Ensuite, trois gardes du corps de la vedette se sont presentes a l'etablissement pour une inspection des lieux.La, la direction a dit non, ca suffit ! Et lorsqu'un peu plus tard, on appela pour annuler la reservation, ce fut la cerise sur le sundae.Et c'est ainsi que Jennifer Lopez s'est retrouvee sur la liste noire du Ivy.Souvenirs aux encheres DEBBIE REYNOLDS et sa fille Carrie Fisher ont mis a l'encan sur Internet un certain nombre de leurs objets personnels.La collection ainsi offerte comprenait le jonc qu'Eddie Fisher a offert a Debbie qui l'a mis aux encheres avec une note ainsi libellee : Peu de temps apres notre mariage, Eddie descendait le Nil avec Elizabeth Taylor .Elle avait conserve l'anneau tout ce temps, esperant que Carrie ou son fils Todd en voudrait un jour, mais aucun des deux ne s'est montre interesse.E X P R E S S MAINTENANT QU'ELLE A REUSSI a s'imposer en jouant dans Pearl Harbor, et qu'elle a ramasse un bon paquet d'argent, Kate Beckinsale et son conjoint, Michael Sheen, lui aussi britannique, ont quitte les Etats-Unis pour rentrer a Londres pour eviter que Lily, leur fille de trois ans, ne prenne l'accent americain.Meme grain de beaute sur la joue, meme voix profonde.Lui, c'est Alexandre, fils unique de Claude Brasseur.Il joue a la television dans Maigret, une serie de France 2 et il tourne La Bataille d'Hernani pour la meme chaine.A 30 ans, il suit son chemin, sans piston, precise-t-il, sinon j'aurais tourne davantage .Apres les pates, le dessert.Gerard Depardieu qui vantait deja les spaghettis Barilla, sert aujourd'hui des iles flottantes et du moelleux au chocolat Senoble.Dans deux spots muets realises par Bertrand Blier, presentes sur les ecrans francais, on le voit deguster chacune des gourmandises pendant vingt secondes.Movieline, Star, Examiner, Gala Gene Hackman .Est-il exact qu'a vos premiers cours d'art dramatique, vous avez ete retenus, avec Dustin Hoffman, comme les deux jeunes comediens les moins susceptibles de reussir ?Ouais ! Je ne dirais pas que nous etions rejetes, mais nous etions vraiment differents de tous les autres.On nous evaluait sur une echelle de 1 a 5 et je ne crois pas avoir atteint plus de 1.5 dans quelque matiere que ce soit.J'etais vraiment destine a ne pas devenir acteur, ce que j'etais pourtant sur d'etre.Les gens vous prennent toujours pour le Popeye Doyle de French Connection.A vrai dire je m'adonne plutot a la sculpture, a la peinture.C'est vrai, que j'ai tres tot, et regulierement, incarne des personnages violents, ce qui a amene les spectateurs a croire que c'est ce que je suis vraiment.Premiere Marlon Brando VOUS DITES.POP-CORN Faire la navette >>> JE N'AI JAMAIS ESSAYE de seduire qui que ce soit.Meme quand j'avais 14 ans.Et il n'y a rien de plus seduisant que ca.Ca marche a tous les coups.Mes camarades de college me disaient : Mais tu te rends compte ! J'etais amoureuse d'Untel et tu me l'as chipe.J'avais horreur de voir mes copines se mettre dans tous leurs etats sitot qu'un mec arrivait.Moi, j'etais cool.Jeanne Moreau >>> MON PROCHAIN LIVRE sera un polar.Un homme et une femme dirigent une enquete qu'ils n'arrivent pas a mener a bien tellement ils sont distraits par leur vie quotidienne et materielle.Ils sont maries chacun de leur cote mais couchent ensemble.Je le publierai chez Gallimard dans le courant de l'annee.Philippe Djian UNE NAVETTE ( diminutif de nave ou nef vaisseau, a cause de sa forme en petite barque ) est l'outil du tisserand qui va et vient inlassablement sur la chaine du metier a tisser pour passer le fil de la trame.Le sens d'aller et retour constants parle de lui-meme, note Claude Duneton dans La Puce a l'oreille.VOTRE SOIREE DE TELEVISION Meryl Streep Louise Cousineau 15:00 a LA MISSION Pour reentendre la musique d'Ennio Morricone qui ponctue cette histoire de Blancs qui debarquent en Amerique du Sud au XVIIIe siecle pour s'emparer des territoires des autochtones.Avec Jeremy Irons et Robert De Niro.19:00 b 60 MINUTES Le Dr.John Nash, dont la vie est racontee dans A Beautiful Mind, dit qu'il n'est pas antisemite.Aussi: un portrait de Judi Dench.19:00 r L'ENTREE DES STARS Vos vedettes cheries arrivent pour leur couronnement.Serontelles bien habillees?19:30 r GALA METROSTAR La grande fete des vedettes de la tele elues au vote populaire.Julie Snyder anime.Parmi les surprises non confirmees: les patineurs David Pelletier, Jamie Sale et Marc Gagnon.19:30 0 MAISONNEUVE Francoise Lesperance Riopelle, la premiere femme du peintre, a rarement accorde d'entrevue.20:00 1 NEW YORK AT THE MOVIES Les amoureux de New York verront comment la ville a inspire plein de films.Meryl Streep anime.22:30 a RIOPELLE .SANS TITRE, 1999, COLLAGE Excellent documentaire de Pierre Houle qui retrace la carriere du grand Jean-Paul Riopelle.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Montignac de retour; les otaries en peril Les Beaux Dimanches / Cirque Eloize - Excentricus Beaux Dimanches / Asbestos - La Felure (3/6) Le Telejournal Riopelle - sans titre, 1999, collage Nouvelles du Sport (23:28) Le TVA 18 heures Un monde de fou L'Entree des stars Gala Metro Star Le TVA Sports (22:55) Pub (23:21) La Poudre d'escampette Phylactere Cola Boston Public Le plaisir croit avec l'usage / Guy Fournier Cinema / LEOLO (4) avec Maxime Collin, Ginette Reno Chasseurs.(23:24) Les Classiques de l'humour (2/2) Cinema / LE PORTEUR D'EAU (5) avec Adam Sandler, Kathy Bates Cinema / LE SIEGE (4) avec Denzel Washington, Annette Bening Planete Pub (23:50) News Travel, Travel The Notorious Mrs.Dick Alias Law & Order: Criminal Intent W-5 / Justin Trudeau CTV News News News Cinema (17:00) Emily of New Moon Last Chapter (3/3) Sunday Report Venture Reflections Paralympics News ABC News Cinema / SNOW WHITE: THE FAIREST OF THEM ALL (6) Alias The Practice News Pretender NCAA Basketball (12:00) 60 Minutes Education of Max Bickford Cinema / BEYOND THE PRAIRIE II: TRUE STORY OF LAURA.ER News NBC News The Weakest Link Law & Order: Criminal Intent Dateline NBC .Machine .(17:00) Andre Rieu: Royal Albert Hall A Tribute to Victor Borge Barns: Legacy of Wood & Stone One Stroke Painting Cinema / HONEYMOON IN VEGAS (5) (17:00) Cinema / SINGIN' IN THE RAIN (1) avec Gene Kelly, Debbie Reynolds (19:20) .Bloopers Classic.BBC News Wall Street Murder, she Wrote (14:00) Biography / Saint Patrick New York at the Movies Jackie Gleason: The Great One Jeunesse.Gueule de star Angelique Kidjo Ensemble Claude Gervaise L'Actors Studio Cinema / MIRAGE DE LA VIE (3) avec L.Turner, J.Moore Tom Cruise & Nicole Kidman Arts, Minds Birds in Art The Photographer Cinema / PATCH ADAMS (5) avec Robin Williams, Daniel London Cinema (23:15) Debout les comiques Hors Serie / A la recherche des tribus perdues Ground Zero: .nettoyage 11 Septembre: chronique.Cinema / GROS COUP.(4) .(17:30) Le monde.Tout ce qu'automobilistes.La Maternelle Quartier latin 2001 - CRM Odyssey Capharnaum .voyage Planete Terre How'd they do that?Sunday@discovery Discovery's Sunday Showcase / Engineering the Impossible Storm Warning! Sunday@discovery Travel.Debeur .au Canada Beaux Voyages.Yucatan Saveurs.de France Pilot Guides Le Touriste Plaisirs.l'hotel .(17:55) Lulu (18:40) .(19:05) .Heartbeat Your Big Break Cinema / LUCK OF THE IRISH avec R.Merriman Cinema / CLARA'S HEART (4) (22:25) Buffy the Vampire Slayer Futurama King of the Hill The Simpsons Malcolm in the Middle The X-Files No Boundaries Jamie Kennedy Global News Global Sunday No Boundaries The Practice Global News Sports Le Canada en guerre Hitler.Scientifiques Face cachee.Japonais.Cinema / LES CENTURIONS (4) avec Anthony Quinn, Alain Delon Legends.Odysseys St.Patrick: The Man, Myth.The Sea Hunters Cinema / ICE STATION ZEBRA (4) avec Rock Hudson, Patrick Mc Goohan From.Zoom 60 Minutes Armenie.Soul Call .tunisienne .Vietnam The Guardian Sportivi in diretta The Goods Fashion File .for Love .Families .Miracles Birth Stories Gay Dads Our House .Miracles Birth Stories Tom Jones Duo Benezra Generation 70 / Sport, Sexe.Musicographie / Elton John Presentation./ Meteor Ireland Music Awards Duo Benezra Musicographie / Elton John SPAM d.Michael Jackson: Ghosts Box Office Concert Plus / Alanis Morissette live a M+ M+ 15 ans Groove BBC News Foreign.CBC News: Sunday Sunday Report Venture Passionate Eye / An Ordinary Crime 5 sur 5 Journal RDI Maisonneuve Hommage a Jean-Paul Riopelle Le Telejournal Second Regard Enjeux / L'Homme en desarroi .gazelles Sports 30 Soccer Tennis Masters Series / Omnium Pacific Life Sports 30 Championnat universitaire de basketball Au nord du 60e Saint-Tropez, sous le soleil Brigade speciale L'Hopital Chicago Hope Sexe a New York Agents doubles Prime Suspect Cinema / PAINT CANS (5) avec Chas Lawther, Robyn Stevan Trailer Park Straight up The Corner Beastmaster Earth: Final Conflict Star Trek: Enterprise Cinema / THE COMPANY OF WOLVES (3) avec Sarah Patterson Cinema / GOTHIC (5) NCAA Basketball (17:00) Wrestling: WWF Heat Snowboarding: FIS Cup Cool Shots NHLPA's.Sportscentral Wrestling: WWF Heat Unique.Volt Panorama Un air de.Rendez-vous dimanche Cinema / LES INNOCENTS AUX MAINS SALES (4) Panorama Profils Without Warning / Menace Junkyard Wars / Off Road.Ten Mysterious Places Journey through the Valley.Unwrapped.of Mummies .Ten Mysterious Places Thrills &.Sportscentre CIS Men's Basketball / La Finale Dance Team Sportscentre LPGA Golf Sacre Andy! Dechiqueteurs Archie.Dilbert Tom & Jerry Road.Simpson Henri, gang La Clique Quads! Simpson Henri, gang Plein Sud, le grand voyage Journal FR2 Vivement dimanche / Annie Girardot Campus, le magazine de l'ecrit (21:35) Jrnl (23:03) .minuit It's a Living Vox The Tribe Next Wave Cinema / BENEFIT OF THE DOUBT avec David Jason Diplomatic.Imprint Les Anges.Les Copines Quand la vie est un combat Medecine.pour la vie Les Copains Maigrir.Femmes Le Virus de la violence La Filiere Cite Mag.Phenomenes Question Sante / Hyperactivite Les Carnets de l'emploi Parole et Vie Sur.colline Acces.com Cite Mag.TV (17:30) Sabrina.Gilmore Girls Dawson La Vie a cinq Brothers.So Little.State of.Screech.Saddle Club Zack Files Story Studio Final Cut Don't Lick.Syst.Crash Radio Active Big Wolf.L'Ange noir Farscape Alerte Meteo Science@Z / Avions du futur L'Odyssee de l'espace Highlander Le Grand Journal (23:20) .(21:05) Le Point / Michel Serreault 7LP0701B0317 B-7 dimanche - ART 7LP0701B0317 ZALLCALL 67 20:04:13 03/16/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 7 MA R S 2 0 0 2 B 7 ARTS ET SPECTACLES Théâtre du Québec et d'Irlande: des univers parallèles Un vent vert et mentholé d'Irlande souffle sur les théâtres québécois.En effet, la Manufacture créera à la Licorne Howie le Rookie, de Mark O'Rowe, deuxième pièce de sa « mini-saison irlandaise ».Celle-ci était lancée en septembre avec La Reine de beauté de Leenane, de Martin Mc Donagh.Presque au même moment, Christian Lapointe créait à Québec un montage de trois tragédies de William Butler Yeats.Le printemps sera marqué par The Cripple of Inishmaan au Centaur, une autre pièce de Mc Donagh.Le Québec francophone comme anglophone semble se reconnaître dans les univers tant urbains que ruraux des nouvelles générations d'auteurs de l'île verte.« Le théâtre qu'ils écrivent nous ressemble.C'est un langage qui parle directement aux gens », affirme Jean-Denis Leduc, directeur général et artistique du Théâtre de la Manufacture et de La Licorne, qui se défend bien d'être devenu ou de vouloir devenir un spécialiste de la parole irlandaise.Mais il ne cache pas son « goût féroce » de retourner à Dublin, de rencontrer des jeunes compagnies, de parler d'échanges éventuels.Il a envoyé des textes québécois à ses correspondants irlandais et souhaiterait poursuivre le dialogue.Pour l'instant, on fait plutôt dans le monologue, puisque la pièce du jeune Marc O'Rowe, dont Jean-Denis Leduc avait vu la plus importante production, du Bush Theatre de Londres, au Festival d'Édimbourg, présente une forme assez particulière.Deux personnages, le Howie (Claude Despins) et le Rookie (Maxime Denommée), se succèdent sur scène pour raconter, l'un après l'autre, leur histoire d'honneur, de vengeance et d'amitié.La langue, porteuse des quartiers populaires de Dublin, est crue et violente.Olivier Choinière en signe l'athlétique traduction.Le metteur en scène Fernand Rainville travaille pour la première fois sur un texte irlandais.Il n'en reconnaît pas moins une écriture très particulière et révélatrice d'une société en mouvement.« On sent la voix d'une génération qui veut régler ses comptes avec le passé.Il reste dans Howie le Rookie des vestiges d'une culture culpabilisante.La pièce est teintée d'une imagerie catholique et parle de rédemption.» Irlande et réalisme L'univers de Martin Mc Donagh, auteur de The Beauty Queen of Leenane et de The Cripple of Inishmaan, se rapproche davantage de l'image devenue cliché qu'on se fait du théâtre irlandais : décor de petit cottage en Irlande profonde, personnages écorchés par la vie rurale et ses valeurs rétrogrades.« Mais Mc Donagh joue avec la forme, ses pièces intègrent une forme de cruauté qui va au delà du réalisme », explique Gordon Mc Call, directeur artistique du Centaur Theatre Company à Montréal.L'auteur dans la jeune trentaine part donc de l'héritage des Synge, O'Casey, Friel et Mc Guinness pour mieux le détourner.« Le théâtre irlandais que je connais accorde encore une très grande importance au texte.Ce sera intéressant de voir ce que les nouvelles générations d'auteurs vont faire.Il y en a une en particulier, Marina Carr, qui possède une très belle écriture poétique, influencée par la mythologie grecque.J'espère présenter une de ses pièces bientôt », affirme M.Mc Call.D'autres branches de la dramaturgie irlandaise sont beaucoup plus expérimentales, que l'on pense à l'énorme contribution de Beckett (1906-1989) ou à celle du poète Yeats (1865-1939), auteur de pièces plus symbolistes et mythologiques que réalistes, bien qu'il ait également écrit du théâtre folklorique avant sa découverte de l'Orient.Le jeune Christian Lapointe est une référence en la matière.Avec le Théâtre Péril, qu'il a fondé à Québec avec la scénographe Danielle Boutin, tout aussi éprise de Yeats et d'Irlande, il prépare un deuxième spectacle, Le Seuil du palais du roi, que l'on pourrait voir à Montréal la saison prochaine.Cet automne, il initiait le public de la Vieille Capitale au théâtre rituel du Prix Nobel de littérature (1923) et fondateur de l'Abbey Theatre, par le biais de trois tragédies centrées sur le héros Cuchulain, Au puits de l'épervier, La Mort de Cuchulain et L'Unique Rivale d'Emer.Il s'agit d'un théâtre pratiqué avec masques, danse et musique, inspiré du nô, que Yeats a découvert au Japon plus avant dans sa carrière.« Ça se situe entre la tragédie grecque et le théâtre oriental.Ce n'est pas du nô pur.» Pourquoi monter un théâtre aussi hermétique au Québec ?Pour la simple raison qu'il s'agit d'un Prix Nobel que les francophones ne connaissent pas du tout, d'une pratique théâtrale différente et que Christian Lapointe et Danielle Boutin tiennent à transmettre leur passion et les découvertes qu'ils ont faites au cours de leurs pérégrinations irlandaises.C'est dans l'air, puisque Denis Trudel, des Zapartistes, a lu des poèmes de Yeats tout dernièrement, au café L'Aparté, chef-lieu de cette compagnie de théâtre et d'humour engagé.C'était dans le cadre de deux soirées portant sur l'Irlande et s'inscrivant dans un mois consacré au thème de l'indépendance telle qu'elle se présente dans différents pays du monde.D'abord au Centaur La renaissance du théâtre irlandais a d'abord été portée à notre attention par le Canada anglais.En 1998, par exemple, le World Stage Festival de Toronto présentait quatre pièces d'auteurs de la verte Érin, dont Disco Pigs (pièce de la jeune Enda Walsh que Wajdi Mouawad a par la suite montée en français au Théâtre de poche à Bruxelles) et deux oeuvres de l'incontournable Beckett.La Ville- Reine possède aussi ses Toronto Irish Players.À Montréal, le Centaur fait sa part depuis très longtemps en présentant les pièces de Brian Friel, Conar Mc Pherson, Frank Mc Guinness, Sebastian Barry, Tom Murphy et le jeune Martin Mc Donagh.Son directeur artistique Gordon Mc Call, en poste depuis cinq ans, a invité deux fois le metteur en scène dublinois Ben Barnes, qui a signé un excellent Waiting for Godot, et un Beauty Queen of Leenane, lauréat de deux Masques en 2001.Jamais deux sans trois.C'est le directeur artistique du Abbey Theatre qui fera la mise en scène de The Cripple of Inishmaan en mai.Il est également prévu que Ben Barnes travaille au TNM en 2002-2003 pour monter, vraisemblablement, la pièce à succès Dancing at Lughnasa de Brian Friel.Celui-ci déclarait d'ailleurs, lors de sa première visite en 1999, qu'il était juste de dire que la dramaturgie irlandaise connaissait une période très faste ces dernières années.Selon lui, la théâtralité et la qualité poétique de la langue faisaient la force du nouveau théâtre irlandais.D'après Gordon Mc Call, c'est le magnifique sens du récit qu'ont développé les auteurs irlandais et leur riche culture mythologique qui font de la dramaturgie irlandaise une expression artistique respectée de par le monde.« On comprend facilement qu'il existe un lien entre le Québec et l'Irlande.On a en commun la religion catholique, le fait d'avoir été des sociétés matriarcales et l'immigration irlandaise au Québec.Ce sont deux territoires assez petits, or il en sort de l'excellent théâtre reconnu un peu partout.Et justement, l'Irlande commence à découvrir le théâtre québécois.L'Abbey a tout récemment renvoyé l'ascenseur à Gordon Mc Call en l'invitant à monter avec des comédiens irlandais Encore une fois si vous le permettez de Michel Tremblay.C'était la première fois que ce théâtre national d'Irlande recevait une pièce canadienne et l'expérience, très positive, semble avoir ouvert des portes.Au Peacock Theatre, salle plus expérimentale du Abbey, la nouvelle directrice artistique, Ali Curran, serait très intéressée à établir une collaboration avec le Québec, selon le Centre des auteurs dramatiques.Le CEAD prévoit par ailleurs un échange Irlande-Québec, dans les années à venir, peut-être en 2003-2004.Celui-ci ferait suite (mais sans nécessairement en être la continuité) au projet Belfast/ Montréal/ Dublin de 1999, qui comprenait lectures publiques de textes québécois à Belfast et à Dublin, résidence de traduction au Québec et lectures publiques à la Licorne des textes traduits, dont ceux des deux Irlandais : Pol Mag Uidhir et Alex Johnston.Retrouvez nos critiques des pièces de théâtre à l'affiche à www.cyberpresse.ca/theatre Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse © Jean-Denis Leduc, du Théâtre de la Manufacture, et le metteur en scène Fernand Rainville, dans le décor de Howie le Rookie, de Mark O'Rowe.Expo sciences Bell TELKA GHOBADI ET SIBA GEORGES - RIVE-NORD Telka Ghobadi et Siba Georges participeront à l'Exposciences Bell, finale régionale de la Rive-Nord.Les deux jeunes femmes sont fières d'avoir été sélectionnées pour représenter leur institution scolaire, d'autant plus que la finale régionale se déroule à l'École secondaire Saint- Maxime où elles étudient toutes les deux.«Notre expérience a été réalisée dans le cadre de notre cours de T.M.S.(technique méthode scientifique) qui fait partie du bloc sciences en secondaire 5, mais nous avons vite eu envie de dépasser les limites du cours.Nous sommes heureuses de faire partie des participants à la finale régionale car notre expérience, et les résultats qui en découlent, touchent la population entière.Nous avons très hâte de partager nos découvertes avec les visiteurs », s'exclament-elles.« Te souviens-tu de ça?» est le titre du projet présenté par Telka et Siba.Il s'agit d'un projet d'expérimentation sur la mémoire sensorielle et la capacité qu'a le cerveau de garder les empreintes laissées par différents stimuli.« Nous voulions savoir quel groupe d'âge possède la mémoire sensorielle la plus efficace » explique Siba.« Pour obtenir la réponse, il faudra venir nous voir » ajoute Telka en riant.Les deux amies participent pour la première fois, ensemble, à l'Expo-sciences Bell, finale régionale.Telka, passionnée des sciences et future biologiste, présente des projets depuis plusieurs années, mais Siba en est à sa première expérience.« J'aime les sciences au point de prendre plaisir à les explorer, mais j'ai d'autres intérêts pour ma carrière » soutient-elle.Elle complète en disant que l'Expo-sciences lui a permis de développer des atouts qu'elle utilisera, peu importe le métier qu'elle choisira.«J'ai acquis une technique de recherche, des aptitudes communicationnelles et une confiance en moi essentielle pour réussir » termine-t-elle.Les deux jeunes femmes partageront les résultats de leur recherche à l'Expo-sciences Bell, finale régionale de la Rive-Nord.Venez les rencontrer les 21, 22 et 23 mars prochains, à l'École secondaire Saint-Maxime, située au 3680, boul.Lévesque à Laval.Pour connaître les heures d'ouverture et obtenir tous les détails concernant les Expo-sciences qui se déroulent partout au Québec, tout en suivant le cheminement des jeunes comme Telka et Siba, visitez le www.expo-sciences.sympatico.ca 3033736A AUTOBAINES 35,70$ 7JOURS 3LIGNES En prime, votre annonce sur cyberpresse.ca 3032496A Une ACURA 1.7 EL Valeur totale des prix offerts 30 000 $.Aucun achat requis.18 ans et plus.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Le règlement du concours est disponible 7100, boul.Métropolitain est à Radio-Canada.Anjou (514) 354-8811 ICI Radio-Canada Pour participer, regardez Virginie à 19h, notez l'indice de la semaine, remplissez le bulletin de participation le lundi dans La Presse.3029135A 7LP0801B0317 B-8 dimanche - ART 7LP0801B0317 ZALLCALL 67 18:59:11 03/16/02 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 7 MA R S 2 0 0 2 Le suicide d'Hubert Aquin SPECTACLES Salles de répertoire ALLEMAGNE, ANNÉE ZÉRO Cinémathèque québécoise: 20h30.APOCALYPSE NOW REDUX Cinéma du Parc (3): 15h15.FESTIVAL INTERNATIONAL DES FILMS SUR L'ART Cinéma ONF.IMAGINER LE RIEN Musée d'art contemporain: 16h.KILLING OF A CHINESE BOOKIE (THE) Cinéma du Parc (3): 18h50.LITTLE OTIK Cinéma du Parc (1): 14h40, 17h, 19h20, 21h45.PORNSTAR: THE LEGEND OF RON JEREMY Cinéma du Parc (3): 21h.ROME VILLE OUVERTE Cinémathèque québécoise: 18h30.STORYTELLING Cinéma du Parc (2): 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.Danse TANGENTE (840, Cherrier) Le Specquetacle, d'Alexandra L'Heureux.Avec Mélanie Castonguay, Pascale Coutu, Julie Labelle, Alexandra L'Heureux, Jean-Sébastien Lourdais et Maryse Paré: 19h30.Musique UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim., 15h30, Quatuor à cordes Auryn.Ladies' Morning Musical Club.CHAPELLE DU BON-PASTEUR Dim., 15h30, Catherine Todorovski, claveciniste.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13h, Ensembles instrumentaux.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Dim., 15h, Ensemble de cuivres de l'UdM.Dir.Albert De Vito.JARDIN BOTANIQUE Dim., 14h, Chambristes du Conservatoire.ÉCOLE VINCENT-D'INDY Dim., 14 h 30, Trio Kaffeehaus.AUDITORIUM LE PRÉVOST (7355, Christophe-Colomb) Dim., 14h30, Orchestre Baroque de Montréal.Dir.Joël Thiffault.Entrée libre.ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE Dim., 16h, Erik Reinart, organiste, Choeur Polyphonique de Montréal.Dir.Pierre Turcotte.ÉGLISE ST-NOM-DE-JÉSUS (4215, Adam) Dim., 16h, Ligue d'improvisation à l'orgue: participants de Montréal.Arbitre: Raymond Perrin, organiste.ÉGLISE ST.ANDREW'S (687, Roslyn) Dim., 16h, Ensemble de musique ancienne Estavel.BASILIQUE NOTRE-DAME Lun., 19h30, Orchestre Métropolitain du Grand Montréal et Choeur de l'OMGM.Dir.Yannick Nézet-Séguin.Frédérique Vézina, soprano, Michelle Sutton, mezzo-soprano, Marc Hervieux, ténor, Joshua Hopkins, baryton.(18h30, conférence pré-concert: Claudio Ricignuolo).PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Lun., 20h, Orchestre de chambre Mc Gill.Dir.Alexander Brott et Boris Brott.Nathalie Paulin, soprano.Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Après la pluie, de Sergi Belbel.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30; dim., 14h30.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Le Grand Retour de Boris, de Serge Kribus.Mise en scène de Denis Bernard.Du mar.au ven., 20h; sam., 14h et 20h; dim., 15h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Jean et Béatrice, de Carole Fréchette: 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (salle Jean-Claude Germain, 3900, St-Denis) La Bibliothèque de Constance, de Marie-Ève Gagnon.Mise en scène de Diane Dubeau: 20h.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Far West, d'Emmanuelle Roy.Mise en scène Josée Roussy.Création du Théâtre Face Public: 20h.SALLE JEAN-GRIMALDI (cégep André-Laurendeau, 1111, Lapierre, La Salle) L'Honnête Fille, de Carlo Goldoni.Mise en scène de Jean- Guy Legault.Trad.de Ginette Herry: 20h.MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN (185, Ste-Catherine O.) Les Aveugles, de Maurice Maeterlinck.Fantasmagorie technologique conçue et réalisée par Denis Marleau.Du mar.au dim., 14h et 17h; mer., 14h, 17h, 19h30.CÉGEP DE ST-HYACINTHE (3000, Boullé, St-Hyacinthe) Coups de coeur, Coups de théâtre; les scènes d'audition.Mise en scène de J.Rossi: 20h.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Maïta, d'Esther Beauchemin.Mise en scène de Robert Bellefeuille: 15h.(8 à 12 ans) CENTRE SARTO-DESNOYERS (1335, ch.Bord du Lac, Dorval) Un Autre Monde, de Réjane Charpentier: 13h30.(4 ans et +) THÉÂTRE DE LA VILLE (180, de Gentilly E., Longueuil) Conte du jour et de la nuit, de Suzanne Lebeau.Mise en scène de G.Gaudreault: 15h.(4-8 ans) Variétés CABARET DU CASINO Beat, créations de R.Thompson et R.Dethier: 21h.CASINO DE MONTRÉAL Fernand Gignac: 13h30.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Daniel Bélanger: 20h.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Ladies' Night, d'A.Mc Carten et S.Sinclair: 20h.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Paule Tremblay: 20h.LE PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Les Cravates (impro.): 20h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Spécial humour: 21h.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Black Oxyde, Rock Satan et Frozen: 21h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Friends: 20h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Le Dean-Turner Organ Quartet: 20h30.BIDDLES (2060, Aylmer) Géraldine Hunt et Trio Arnold Ludviq: dès 20h.ALIZÉ (900, Ontario E.) LIM(Ligue d'improvisation expérimentale): 20h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) La banlieue dans tous ses états, avec J.Bérubé, J.-M.Massie, J.Clément, A.Lemelin, Y.Robitaille, D.Gadoury et É.Gauthier: 19h30.SOUVENIRS - SOUVENIRS Il y a un quart de siècle aujourd'hui, le Québec était unanime à pleurer la mort du romancier Hubert Aquin, lequel s'est enlevé la vie, le 16 mars 1977, dans un parc de Notre-Dame-de-Grâce.Les réactions immédiates, aussi bien chez les éditeurs que chez les écrivains, pouvaient se résumer ainsi : « C'est navrant, accablant ; c'est une perte immense pour la littérature québécoise : Hubert Aquin était sans aucun doute l'un de nos romanciers les plus cultivés, les plus racés et les plus éblouissants.» Sa femme avait alors déclaré à Conrad Bernier : « Son départ des Éditions La Presse l'avait laissé complètement désemparé.Pour lui, cette affaire- là avait été un échec énorme, d'autant plus énorme qu'il y avait cru absolument.Si l'on excepte les trois heures de cours qu'il donnait chaque semaine à l'Université du Québec à Montréal, Hubert Aquin était effectivement en chômage depuis sa rupture avec les Éditions La Presse.Il est mort chômeur et désespéré.Restent son fils de 9 ans, ses livres, ceux qui l'ont aimé et qui, je l'espère, continueront de l'aimer en défendant ce qu'il a aimé, fait et réussi.» Et Conrad Bernier d'ajouter qu'aux dires des critiques chevronnés, Hubert Aquin a construit en moins de quinze ans l'oeuvre romanesque la plus singulière et la plus importante qui ait été entreprise au Québec depuis toujours avec Prochain épisode, Trou de mémoire, L'Antiphonaire, Point de fuite et Neige noire.Tandis que quelques jours plus tard, Réginald Martel écrivait pour sa part : « Il m'est arrivé de penser \u2014 pourquoi donc ?\u2014 que l'oeuvre d'Aquin est la première oeuvre géniale de notre littérature.» La magie de Charles Trenet JEAN O'NEIL n'avait pas trop aimé ses premiers contacts avec Charles Trenet.« On ne peut faire autrement que de se sentir mal à l'aise devant un adolescent en vacances dans la quarantaine », écrivait- il, le 19 mars 1962, après avoir été entendre Trenet au célèbre cabaret Chez Gérard, à Québec.« Mais à force de le voir gesticuler, à force de le voir rire, à force de le voir grimacer, à force de le voir évoquer, avec un brin de chanson, des souvenirs et des sentiments gros comme ça, on se souvient des clowns et de leur art qui se perd.Par bout, on souhaiterait ne pas le voir, ne garder que le contact de sa voix pour revivre le temps où les gramophones ne parlaient que de lui.Mais c'est là précisément la magie de Trenet : un des rares chansonniers qui soit encore populaire sans avoir évolué.La même faute ne serait pardonnée à personne : lui en triomphe.Pour ne pas vieillir, les clowns portent le masque.Trenet s'en passe et c'est merveille que le jeu réussisse quand même.Car il réussit bel et bien.» Les formes de Denise Darcel AUJOURD'HUI, la chanteuse française, immigrée à Hollywood, Denise Darcel, est depuis longtemps oubliée, mais il y a quarante ans, elle faisait tourner les têtes.À tel point que le journaliste Roger Nantel, qui s'était d'ailleurs fait photographier avec elle dans nos pages, écrivait, le 14 mars 1962 : « Lorsque Denise Darcel fit son entrée dans le salon du Reine-Élizabeth où la compagnie Chrysler donnait une réception en son honneur, la tête des hommes présents pivota sur leurs épaules et leurs yeux devinrent légèrement embués.Les yeux des femmes, par contre, semblaient devenir pointus comme des lames de couteaux.Faut dire que la chanteuse, ex-parisienne et maintenant hollywoodienne, était drapée dans un Balmain qui, disons, ne camouflait pas ses formes relativement généreuses.Et qu'elle portait, de façon qu'il est convenu d'appeler « allègre », son plus-de-trente-ans.» 22, 23 ET 24 MARS Jouez au golf en France! Le voyage pour deux personnes comprend le transport aérien, l'hébergement pour 7 nuits à Biarritz, 4 rondes de golf et la location d'une voiture pour une semaine.Pour participer et connaître l'indice du jour, écoutez « Les amateurs de sports » avec Mario Langlois à CKAC730 dès 16 heures, du lundi au vendredi.Remplissez le coupon de participation ci-dessous et déposez-le au salon Expogolf La Presse ou faite-le parvenir à l'adresse indiquée avant 17 heures, le 21 mars 2002.Adresse postale: La Presse ltée, case postale 11054, Succ.Centre ville, Montréal (Québec) H3C 4Z1, Fac-similés refusés.Les règlements du concours disponibles à La Presse.Valeur totale du prix offert, 4 800 $.Nom : Prénom : Adresse : App .: ____ Âge .: Ville : Code postal : Tél.(rés.) ( ) Tél.(travail) : ( ) _ Date de l'indice: Nom du professionnel de golf: Je désire recevoir des offres promotionnelles de La Presse.3028352A 3035293A 7LP0901B0317 B-9 dimanche - ART 7LP0901B0317 ZALLCALL 67 22:00:28 03/16/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 7 MARS 2002 B9 EN BREF Jeu d'accents EN EUROPE, on ne s'étonne pas d'entendre, dans les spectacles de Peter Brook, d'Ariane Mnouchkine ou d'Alfredo Arias, des comédiens aux accents bigarrés.Mais au Québec, l'on est encore tout surpris d'entendre un accent russe ou même anglophone, que ce soit au Quat'Sous ou dans quelque petite salle marginale.La prochaine Entrée libre des Cahiers de théâtre Jeu s'intitule « Jouer avec des accents » et se tiendra demain, de17 h 30 à 19 h, au Théâtre d'Aujourd'hui.Serge Denoncourt, Françoise Faucher, Silvio Orvieto et Igor Ovadis tenteront de faire avancer le débat.Tragédie à la russe AVANT LA VENUE de la Française Émilie Valantin et de ses irrévérencieuses marionnettes, l'automne dernier à l'Espace Go, très peu de Québécois connaissaient l'auteuragitateur russe Daniil Ivanovitch (1905-1942).Voilà qu'une troupe montréalaise, Les Créations Diving Horse, présente une autre oeuvre de ce résistant, Élizaviéta Bam.Écrite en 1927, la pièce met en scène une femme assiégée par des personnages hostiles dont on ne sait s'ils sont réels ou imaginaires.Le spectateur est plongé dans un univers insolite que le metteur en scène Oleg Kisseliov explore tant par le biais du corps et de l'improvisation que par celui du langage.La pièce est interprétée par Caroline Binet, Jocelyn Caron, Gaétan Nadeau, Alexis Roy, Warren Williams et Phoebe Greenberg, fondatrice de la troupe.Au Théâtre La Chapelle, du 20 mars au 7 avril.Desfrais es.en anglais LA TRÈS JOLIE PIÈCE de théâtre d'Evelyne de la Chenelière Des fraises en janvier sera montée en anglais, dans une version traduite par Morwyn Brebner, au Centaur Theatre Company, du 28 janvier au 9 mars 2003.La pièce fait partie de la programmation 2002-2003 du beau théâtre situé dans le Vieux-Montréal.Également au programme : la plus récente pièce de Michel Tremblay, L'État des lieux, que le TNM créera dans une mise en scène d'André Brassard, du 23 avril au 23 mai.En anglais, dans la traduction de Linda Gaboriau, la pièce deviendra Impromptu on Nun's Island.Il s'agira d'une coproduction avec le Tarragon Theatre de Toronto.Une dernière nuit DERNIÈRE CHANCE de voir à Montréal le magnifique solo de James Hyndman dans La Nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès.Le comédien, dirigé par Brigitte Haentjens, reviendra dire ce texte fort, urgent et violent, sur la même scène improvisée, ancienne maison de chambres au-dessus du Lion d'Or.Il donnera 10 représentations, à compter de mardi et jusqu'au 30 mars, au 1680, rue Ontario Est.Ève Dumas Photo LOUISE LEBLANC, gracieuseté de la Maison Théâtre Dans Maïta, des marionnettistes manipulent des marionnettes, qui elles-mêmes s'adonnent à l'exercice avec d'autres petites marionnettes.Teinté d'humour, le texte d'Esther Beauchemin n'en révèle pas moins toute la dure réalité des enfants-travailleurs dans les pays du tiers-monde.THÉÂTRE LEFILMNO.1 AUCANADA EST «UNEAVENTUREÉPOUSTOUFLANTE.» BOB CAMPBELL, STAR-LEDGER BILL DIEHL, ABC RADIO NETWORK «UNE AVENTURE SUR LES VOYAGES DANS LE TEMPS SAISISSANTE ET REMPLIE D'ACTION.» BILL DIEHL, ABC RADIO NETWORK LA MACHINE À EXPLORER LE vveerrssiioonn ffrraannççaaiissee ddee TTHHEETTIIMMEEMMAACCHHIINNEE TEMPS CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants .SON DIGITAL «UNFILMINTENSEETREMPLID'ACTION.» JOHN GAUDIOSI, XENGAMERS.COM v.f.de « » DISTRIBUÉ PAR LES FILMS COLUMBIA TRI-STAR DU CANADA FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON .CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS DORVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .CINÉMA GALERIES AYLMER .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE .CINÉMA 9 GATINEAU .CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY .LE CARREFOUR 10 JOLIETTE .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉMA 9 ROCK FOREST .MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE .CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .FAMOUS PLAYERS VERSAILLES .CINÉMA LAURIER VICTORIAVILLE .CINÉMA PIXEL LOUISEVILLE .CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL .À L'AFFICHE! CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE .CINÉMA 9 GATINEAU .CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY .LE CARREFOUR 10 JOLIETTE .LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .LES CINÉMAS GUZZO PARADIS .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉMA 9 ROCK FOREST .MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE .CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .CINÉMA LAURIER VICTORIAVILLE .CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE VIOLENCE HORREUR ANS + .SON DIGITAL À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! RAY ROMANO JOHN LEGUIZA MO DENIS LEARY E©NT 2IE0T0H2 CTEWNTEUNRTYIFEOTXH CENTURY FOX ILS SONT VENUS ILS ONT DÉCONGELÉ ILS ONT CONQUIS version française de «ICE AGE» CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS DORVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .CINÉMAS AMC LE FORUM 22 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .LES CINÉMAS GUZZO PARADIS .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .LES CINÉMAS LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE À L'AFFICHE! LAISSEZ-PASSER REFUSÉS GVISA GÉNÉRAL CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! .SON DIGITAL REGARDEZ LA SOIRÉE DES OSCARS®, DIMANCHE LE 24 MARS! 3034728A Lesenfantsd'us ine racontés aux enfantsd'école CHANTAL GUY collaboration spéciale Est-il un sujet moins joyeux que celui du travail forcé des enfants ?Comment faire comprendre cette réalité, celle de l'enfance volée \u2014 malheureusement partagée par trop d'enfants dans le monde \u2014 à des jeunes pour qui la seule obligation de vie est d'aller à l'école, entre les nombreux congés pédagogiques et les sorties scolaires ?C'est à ce problème honteux que s'attaque Esther Beauchemin avec Maïta, sa première pièce de théâtre jeune public, créée au printemps 2000 et présentée à la Maison Théâtre jusqu'au 23 mars.Et, plutôt que de faire jouer son texte par des acteurs, elle a fait confiance au directeur artistique de la compagnie franco-ontarienne du Théâtre de la Vieille 17, Robert Bellefeuille, qui lui a proposé les marionnettes de Josée Campanale, la codirectrice artistique du Théâtre de Sable, dont Maïta est la cinquième production depuis 1994.On entre donc dans une usine de fabrication de jouets en Asie avec Maïta, une fillette dont le père marionnettiste a consenti au patron les services de sa fille pendant quatre ans afin de rembourser ses dettes.Il lui donne rendez-vous dans 1461 jours exactement, que Maïta pourra compter en enlevant une à une les perles brodées sur Issane, « princesse de la lumière », une marionnette que son père lui a donnée.Il fera de même de son côté avec les perles brodées sur son chapeau.Maïta se liera d'amitié avec deux compagnons de labeur, Naosin et Dengtsiao, et tiendra le coup grâce à Issane, qui sert autant de sablier que d'outil à raconter des histoires en ombres chinoises à ses amis, en cachette de Wunan, le patron malcommode et analphabète de l'usine.Dans un jeu de mises en abîme où l'on voit des marionnettistes manipuler des marionnettes qui elles-mêmes s'adonnent à cet exercice, le public est invité à partager l'espoir et les rêves de Maïta pendant les sept derniers jours de son interminable contrat.Si le texte d'Esther Beauchemin n'est pas exempt d'humour, il n'épargne pas aux jeunes spectateurs les détails affligeants du sort réservé aux enfants-travailleurs dans les pays du tiers-monde : la cadence trop rapide de la production, les conditions de travail inhumaines voire dangereuses, et surtout, l'absence de liberté.Sur la très belle musique originale et orientale de Louise Beaudoin, on regarde se mouvoir les superbes marionnettes de Josée Campanale, toutes blanches et construites pour respecter la taille réelle d'enfants.On a choisi de ne pas camoufler les marionnettistes (cinq en tout dont Esther Beauchemin) qui assument aussi les voix des personnages, ce qui crée une certaine confusion car parfois, ils sont plus nombreux que les marionnettes sur scène.Le récit est appuyé par de grandes ombres chinoises au fond de la scène, qui servent à illustrer les rêves de Maïta, mais aussi l'histoire qu'elle raconte, celle de la princesse Issane, prisonnière d'un labyrinthe.De bonnes trouvailles scéniques \u2014 particulièrement celle où l'on voit l'usine de jouets se désintégrer sous nos yeux \u2014 viennent renforcer le propos.Pour vraiment faire comprendre l'ampleur de cette tragédie aux écoliers, on devrait peut-être ajouter en épilogue le nombre de pays et d'enfants touchés par le travail forcé et préciser que ces jouets fabriqués par des mains trop petites sont souvent achetés chez nous.Mais des professeurs consciencieux y ont certainement vu.On l'espère.MAÏTA d'Esther Beauchemin, à la Maison Théâtre jusqu'au 23 mars, 245, rue Ontario Est, pour les 8 à 12 ans.Infos: 514-288-7211.©A.M.P.A.S.® IMAX® Imax Corporation ©Disney Enterprises, Inc.GVISA GÉNÉRAL écrite par le duo Howard Ashman et Alan Menken gagnants aux « Academy Awards® ».Présentant une nouvelle scène musicale avec la chanson « humain à nouveau » écrite par le duo Howard Ashman et Alan Menken gagnants aux « Academy Awards®».À L'AFFICHE! Famous Players Paramount Montreal 977 rue Ste.Catherine ouest, Montreal BILLETS EN VENTE MAINTENANT! POUR ACHAT DE BILLETS TÉLÉPHONEZ AU : (514) 878-9100 BILLETS POUR GROUPES TÉLÉPHONEZ AU : (514) 878-IMAX (4629) À l'écran IMAX9 Assistez à un nouveau spectacle laser en exclusivité dans les cinémas IMAX® de Famous Players avant la présentation de La Belle et la Bête.Horaire (Version anglaise) : Ven.16 h 30, 21 h Sam.14 h 30, 19 h, 21 h Dim.12 h 30, 16 h 30, 21 h Lun.& Jeu 12 h 30, 19 h, 21 h Mar.19 h, 21 h Mer.10 h 30, 19 h, 21 h Horaire (Version française) : Ven.10 h 30, 12 h 30, 19 h Sam.& Mar.& Mer.12 h 30, 16 h 30 Dim.14 h 30, 19 h Lun.& Jeu.16 h 30 AUCUN LAISSEZ-PASSER ACCEPTÉ ANS + VIOLENCE « DEUX FOIS BRAVO! » EBERT & ROEPER À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS UNE TOUTE NOUVELLE AVENTURE PRÉSENTEMENT EN SALLES ((VVeerrssiioonn ffrraannççaaiissee ddee RReettuurrnn ttoo NNeevveerrllaanndd)) ©Disney Enterprises, Inc.Achetez Peter Pan : Édition Spéciale sur DVD ou vidéo et recevez un billet d'entrée gratuit pour enfant pour Retour au Pays Imaginaire.Valable dans les cinémas participants aux États-Unis et au Canada du 15 février 2002 jusqu'au 31 mars 2002 là où la loi le permet.Pour connaître les détails du concours, référez-vous au DVD ou vidéo de Peter Pan : Édition Spéciale.GVISA GÉNÉRAL 3034701A .Faites parvenir le coupon-réponse à: Concours SE SOUVENIR DES BELLES CHOSES a/s Les Films Séville 147, St-Paul Ouest, 2 ième étage, Montréal H2Y 1Z5 Les Films Séville en collaboration avec Nom: Adresse: App.Ville: Code Postal: Tél.: ( ) Âge: Le concours débute le 12 mars 2002 pour se terminer le 28 mars 2002.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible chez Les Films Séville Inc.La valeur des prix offerts est d'environ 1800 $.et Un film de ZABOU BREITMAN ISABELLE CARRÉ BERNARD CAMPAN BERNARD LECOQ ZABOU BREITMAN ANNE LE NY DOMINIQUE PINON Scénario et dialogues ZABOU BREITMAN et JEAN-CLAUDE DERET Direction de la photographie DOMINIQUE CHAPUIS Cadre JEAN-PAUL MEURISSE Montage BERNARD SASIA Son MICHEL KHARAT, PAUL LAINÉ ERIC BONNARD, LUCIEN BALIBAR Costumes CHARLOTTE DAVID Décors MARC FLOUQUET Assistant réalisateur JEAN-CHRISTOPHE DELPIAS Musique FERENC JAVORI Direction de production CHRISTINE DE JEKEL Une co-production HUGO FILMS, FRANCE 3 CINÉMA, LES PRODUCTIONS DE LA GUÉVILLE, LES FILMS DE LA COLOMBE Avec la participation de CANAL+ et du CENTRE NATIONAL DE LA CINÉMATOGRAPHIE Produit par STÉPHANE MARSIL sont fiers d'inviter 225 personnes à une représentation spéciale le mercredi 10 avril à 19 h au cinéma Quartier Latin.3032805A ième Les Films Séville en collaboration avec Nom: et Un film de ZABOU BREITMAN ISABELLE CARRÉ BERNARD CAMPAN Scénario et dialogues ZABOU BREITMAN et JEAN-CLAUDE DERET Direction de la photographie DOMINIQUE CHAPUIS Cadre JEAN-PAUL MEURISSE Montage BERNARD SASIA Son MICHEL KHARAT, PAUL LAINÉ ERIC BONNARD, LUCIEN BALIBAR Costumes CHARLOTTE DAVID Décors MARC FLOUQUET Assistant réalisateur JEAN-CHRISTOPHE DELPIAS Musique FERENC JAVORI Direction de production CHRISTINE DE JEKEL Une co-production HUGO FILMS, FRANCE 3 CINÉMA, LES PRODUCTIONS DE LA GUÉVILLE, LES FILMS DE LA COLOMBE Avec la participation de CANAL+ et du CENTRE NATIONAL DE LA CINÉMATOGRAPHIE Produit par STÉPHANE MARSIL sont fiers d'inviter 225 personnes à une représentation spéciale le mercredi 10 avril à 19 h au cinéma Quartier Latin.3032805A RIMA ELKOURI CHAQUE LUNDI, MERCREDI ET SAMEDI. 7LP1001B0317 B-10 dimanche - ART 7LP1001B0317 ZALLCALL 67 23:10:11 03/16/02 B B10 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 7 MARS 2002 DANSE Soirée mitigée, gracieuseté des GBCM STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Que de bémols pour cette Soirée en trois mouvements offerte par les Grands Ballets canadiens de Montréal au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.Deux nouvelles créations inscrites au programme laissent quelque peu froid et même l'interprétation de la magnifique Symphonie de Psaumes, le chef-d'oeuvre du maître Jiri Kylian, manque de fini.Cela dit, la présence du choeur et de l'orchestre des GBCM ajoute profondeur et texture aux oeuvres.Le jeune chorégraphe américain Adam Houghland, découvert l'an dernier avec Beyond, impressionnante première oeuvre, nous revient cette fois avec Between Ashes and Angels, une oeuvre grave et solennelle, dédiée aux secouristes décédés lors de la tragédie du World Trade Center.Alors que le choeur entonne le saisissant Vox Patris Caelestis de William Mundy, place aux échines courbées, aux ailes brisés, aux corps en chute libre, mais aussi aux sauts explosifs et aux poings serrés.La structure chorégraphique se décline en de magnifiques cercles concentriques, symbole d'une communauté protectrice qui apaise en son sein les agneaux égarés.Si le thème est louable et que certaines images sont saisissantes, l'oeuvre verse un peu trop rapidement dans le mélodrame et la répétition.Dommage aussi que la présence des choristes en fond de scène empêche d'apprécier pleinement certains effets kaléidoscopiques.Soulignons que Hougland a toutefois eu la belle audace de faire taire le choeur un moment pour laisser s'épanouir, en un silence religieux, un touchant duo, interprété le soir de la première par Anik Bissonnette et Mario Radacovsky.Avec Possibly Six, la chorégraphe Didy Veldman nous entretient de ce jeu cruel qu'est parfois la vie.Mais voilà qu'elle se perd, et nous perd, dans une confusion consternante de gestes qui contrastent totalement avec la magnifique scénographie d'inspiration Mondrian, signée Miriam Buether, et la minutieuse construction de la Suite no 2 en ré mineur de Bach.La chorégraphe se rachète toutefois grâce à une intrigante étude sur le mouvement entravé par des élastiques, qui donne lieu à un solo tout simple, mais très efficace, de la part de David Bushman.La soirée se termine sur une note agréable, grâce à l'émouvante Symphonie de Psaumes de Jiri Kylian, qui semble cependant moins bien maîtrisée que lors de sa présentation en mai 2000.Symbole de notre quête d'absolu \u2014 dans la sérénité ou la révolte, l'oeuvre est habilement truffée de signes religieux (croix, génuflexions, corps courbés).Seize danseurs, toujours en scène, cherchent rédemption et réponses aux questions existentielles dans un recueillement solitaire ou dans le poids du nombre.On aurait aimé plus d'exactitude dans le minutage et un resserrement de certaines sections de groupe, mais voilà qui rachète bien une soirée un peu lourde.SOIRÉE EN TROIS MOUVEMENTS des Grands Ballets canadiens de Montréal.Au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, jusqu'au 23 mars.F O R U M 2 2 2313, rue Sainte-Catherine Ouest (514) 904-1274 THE SON'S ROOM (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 2:10, 4:45, 7:15, 9:50 LUN-JEU 2:10, (4:45), 7:15, 9:50 METROPOLIS (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 2:15, 5:00, 7:45, 10:20 LUN-JEU 2:15, (5:00), 7:45, 10:20 MONSOON WEDDING (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) VEN-DIM 1:45, 4:35, 7:20, 10:00 LUN-JEU 1:45, (4:35), 7:20, 10:00 JOHN Q.(G) VEN-DIM 1:30, 4:15, 7:05, 9:45 LUN-JEU 1:30, (4:15), 7:05, 9:45 RETURN TO NEVERLAND (G) DIM 1:15, 3:15, 5:10, 7:20, 9:25 LUN-JEU 1:15, 3:15, (5:10), 7:20, 9:25 BIG FAT LIAR (G) DIM 1:10, 3:20, 5:30, 7:40, 9:55 LUN-JEU 1:10, 3:20, (5:30), 7:40, 9:55 BROTHERHOOD OF THE WOLF (13+) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 1:25, 4:30, 7:30, 10:30 LUN-JEU 1:25, (4:30), 7:30, 10:30 BIRTHDAY GIRL (13+) DIM 1:05, 3:30, 5:45, 8:05, 10:25 LUN-JEU 1:05, 3:30, (5:45), 8:05, 10:25 Des soirées douces à prix doux, 6,00 $ (de 16 h à 18 h) en semaine Sauf vendredis et fériés Toujours 9,00 $ sur présentation de ta carte ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX = AUCUN LAISSEZ-PASSER ACCEPTÉ étudiant au moment de l'achat www.amctheatres.com www.Movie Watcher.com LE CLUB MOVIEWATCHER LE PLUS GÉNÉREUX EN VILLE ! IRIS (G) DIM 1:15, 3:30, 5:45, 8:00, 10:15 LUN-JEU 1:15, 3:30, (5:45), 8:00, 10:15 NO MAN'S LAND (13+) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 2:10, 4:45, 7:10, 9:35 LUN-JEU 2:10, (4:45), 7:10, 9:35 IN THE BEDROOM (13+) (2 ÉCRANS) DIM 1:00, 1:45, 4:00, 4:45, 7:00, 7:50, 10:00 LUN 1:00, 1:45, (4:00), (4:45), 7:50, 10:00 MAR-MER 1:00, 1:45, (4:00), (4:45), 7:00, 7:50, 10:00 JEU 1:00, 1:45, (4:00), (4:45), 7:50, 10:00 I AM SAM (G) (2 ÉCRANS) DIM 1:30, 2:15, 4:30, 5:15, 7:30, 8:15, 10:30 LUN-MAR 1:30, 2:15, (4:30), (5:15), 7:30, 8:15, 10:30 MER 1:30, 2:15, (4:30), (5:15), 8:15, 10:30 JEU 1:30, 2:15, (4:30), (5:15), 7:30, 8:15, 10:30 MONSTER'S BALL (16+) DIM 2:25, 5:05, 7:45, 10:20 LUN-JEU 2:25, (5:05), 7:45, 10:20 GOSFORD PARK (G) (2 ÉCRANS) DIM 1:15, 2:00, 4:15, 5:00, 7:15, 8:00, 10:15 LUN-MAR 1:15, 2:00, (4:15), (5:00), 7:15, 8:00, 10:15 MER 1:15, 2:00, (4:15), (5:00), 8:00, 10:15 JEU 1:15, 2:00, (4:15), (5:00), 7:15, 8:00, 10:15 A BEAUTIFUL MIND (13+) (2 ÉCRANS) DIM 1:00, 2:00, 4:00, 5:00, 7:00, 8:00, 10:00 LUN-MAR 1:00, 2:00, (4:00), (5:00), 7:00, 8:00, 10:00 MER 1:00, 2:00, (4:00), (5:00), 8:00, 10:00 JEU 1:00, 2:00, (4:00), (5:00), 7:00, 8:00, 10:00 AMÉLIE (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 1:35, 4:15, 7:05, 9:50 LUN-JEU 1:35, (4:15), 7:05, 9:50 (G) (2 ÉCRANS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:00, 2:00, 3:15, 4:15, 5:25, 6:30, 7:30, 8:45, 9:45 LUN-JEU 1:00, 2:00, 3:15, (4:15), (5:25), 6:30, 7:30, 8:45, 9:45 3031353A Les interprètes du Specquetacle de la chorégraphe Alexandra L'Heureux nous entraînent dans le monde en constante évolution de la danse électronique.Vous avez dit Specquetacle ?ALINE APOSTOLSKA collaboration spéciale EN L'AN 2000, Alexandra L'Heureux frappait deux grands coups \u2014 Les Dents, pipi, dodo et Un moment donné \u2014 sans oublier le vidéo-clip et la tournée européenne avec le groupe Les Jardiniers, prenant ainsi une place à part, à part entière, dans le milieu de la danse contemporaine montréalaise, et dans celui de la musique électronique qui, depuis sa jeunesse punk et ses folles nuits de rave, est devenu le lieu de canalisation de son énergie et de son imaginaire.Il y a dans la musique électronique ce « loop », cette cyclicité, et ce « oumpf », ce rythme répétitif, qui témoignent d'une certaine vision du monde contemporain.Pour que le corps, la danse, en témoignent également, Alexandra L'Heureux devait, avec son clan, parvenir à créer une danse électronique.Sacré enjeu donc que ce Specquetacle -là.On l'attendait au détour.Cette pièce est issue de l'idée de processus en cours, d'évolution sur le vif, et a exigé un an de préparation, après la présentation d'un extrait au Marathon du FIND à l'automne 2001.Le Specquetacle est en effet un laboratoire d'analyse sur le sens de la mise en représentation, sur l'idée même de faire un spectacle.Alexandra L'Heureux semble s'être surtout inspirée de ce projet, datant des années 70, du « processus constamment altéré ».Dans ce spectacle élaboré sur une période donnée \u2014 ici une première étape d'un an \u2014, on retrouve le sens du groupe et de l'interaction entre les membres du groupe (la « gang »).Les interprètes Mélanie Castonguay, Pascale Coutu, Julie Labelle, Jean-Sébastien Lourdais, Maryse Paré et la chorégraphe elle-même, auxquels il faut ajouter certaines influences du musicien Jean-Sébastien Roux, de la répétitrice Amélie Paquette et de l'éclairagiste Lucie Bazzo, sont autant de représentants de la société évoluant dans un espace libre et délimité d'objets familiers et rétro.Tout cela au son de musiques qui se suivent et rappellent les époques qu'elles ont marquées, et la manière dont elles ont influencé leur époque en même temps qu'elles ont témoigné de leur temps.Dans un espace ouvert, la lumière franche, crue, nous donne l'impression d'être dans un studio de télé, ou sur un plateau de tournage, puis sur une scène de spectacle disco, et finalement dans un party rave.Dynamique, nostalgique par les costumes, les évocations de certaines comédies musicales et des années 70 et 80, le tout est délicieusement léger avec néanmoins une force, une sauvagerie, dans la gestuelle qui n'empêche pas l'humour ni, sans doute, l'extrême attention des interprètes qui chaque soir doivent refaire un Specquetacle inédit, dont ils ont la trame mais qui reste en constante ré-évolution.Même si on ne peut empêcher l'impression de déjà vu à cause des pièces découvertes cet automne, on en repart après avoir feuilleté une sorte de catalogue des différentes versions possibles d'un spectacle.On se dit presque que Gene Kelly en avait plus dans les jambes que dans la tête, mais que c'était peut-être ça qui était bon.Si tous les goûts sont dans la nature, toutes les formes de spectacle sont valables dès lors qu'elles offrent du plaisir, ce que démontre bien ce Specquetacle-ci.LE SPECQUETACLE, par le Clan L'Heureux.Espace Tangente, ce soir.19h30 (Infos: 525 1500) TUNNEL (sous-titre français) (13+) Dim.au Jeu.12:45 UN CRÂBE DANS LA TÊTE\u0001 (G) Dim.au Jeu.1:15,4:10,7:10,9:35 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX\u0001(G)Dim.au Jeu.1:30,5:20,9:10 UN HOMME D'EXCEPTION\u0001 (13+) Dim.au Jeu.12:20,3:30,6:30,9:40 UN WEEK-END À GOSFORD PARK\u0001 (G) Dim.au Jeu.12:35,3:35,6:40,9:45 MÉCHANT MENTEUR \u0001 (G) Dim.1:00 LIBELLULE \u0001 (G) Dim.4:00,7:05,9:50 Lun.au Jeu.1:00,4:00,7:05,9:50 NOUS ÉTIONS SOLDATS\u0001(13+) Dim.au Jeu.12:20,3:30,6:30,9:30 40 JOURS ET 40 NUITS\u0001(13+) Dim.au Jeu.1:00,4:00,7:10,9:25 YELLOWKNIFE \u0001 (16+) Dim.au Jeu.4:15,7:00,9:40 LE MARIAGE DES MOUSSONS \u0001(G) Dim.au Jeu.12:45,3:45,6:45,9:30 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (G)Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:15,1:30,3:10,4:30,6:40,7:20,9:05,9:50 L'ÈRE DE GLACE (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:00, 2:30,5:00,7:20,9:45 LA CHAMBRE DU FILS (G) Dim.au Jeu.12:30,3:20,7:00,9:25 TANGUY(G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:30,1:20, 3:00,4:20,6:15,7:25,9:05,9:55 FLICS EN DIRECT (G)Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:00, 2:30,5:00,7:15,9:35 RESIDENT EVIL: CRÉATURES MALÉFIQUES (13+) Dim.au Jeu.12:10,2:45,5:15,7:30,9:55 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.12:30,4:30,8:30 Lun.& Jeu.8:30 UN HOMME D'EXCEPTION (13+) Dim.Mar.& Mer.4:00,9:40 Lun.& Jeu.9:40 MÉCHANT MENTEUR (G) Dim.Mar.& Mer.12:35 A LA CROISÉE DES CHEMINS (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:20,5:25,7:30,9:35 Lun.& Jeu.7:30,9:35 RETOUR AU PAYS IMAGINAIRE (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:00,5:00,7:00 Lun.& Jeu.7:00 LE COLLECTIONNEUR (16+) Dim.Mar.& Mer.1:00,6:55 Lun.& Jeu.6:55 LIBELLULE (G) Dim.Mar.& Mer.3:00,5:20,7:40,9:50 Lun.& Jeu.7:40,9:50 40 JOURS ET 40 NUITS (13+) Dim.Mar.& Mer.12:50,3:05,5:15,7:30,9:45 Lun.& Jeu.7:30,9:45 NOUS ÉTIONS SOLDATS (13+) Dim.Mar.& Mer.12:40,3:35,6:45,9:35 Lun.& Jeu.6:45,9:35 QUATRE GARS ET UN BALAI (G) Dim.au Jeu.9:00 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (G) Dim.Mar.& Mer.12:35, 3:00,5:15,7:20,9:30 Lun.& Jeu.7:20,9:30 L'ÈRE DE GLACE (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:15,3:15,5:15,7:15,9:15 Lun.& Jeu.7:15,9:15 RESIDENT EVIL: CRÉATURES MALÉFIQUES (13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:05,5:15,7:30,9:45 Lun.& Jeu.7:30,9:45 FLICS EN DIRECT (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:30,2:45,5:00,7:15,9:30 Lun.& Jeu.7:15,9:30 GOSFORD PARK (G) Dim.& Mar.12:40,3:25,6:30,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:15 A BEAUTIFUL MIND (13+) Dim.au Jeu.9:10 IN THE BEDROOM (13+) Dim.& Mar.12:45,3:30,6:25 Lun.Mer.& Jeu.6:25 WE WERE SOLDIERS (13+) Dim.& Mar.12:50,3:40,6:35,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:20 40 DAYS AND 40 NIGHTS (13+) Dim.& Mar.1:10,3:35,6:55,9:05 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:05 MEN WITH BROOMS(G) Dim.& Mar.12:35,2:50,5:00,7:15,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:30 THE TIME MACHINE (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:25,2:40,4:45,6:50,9:00 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:00 RESIDENT EVIL (13+) Dim.& Mar.12:55,3:50,7:00,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:25 ICE AGE (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:30,2:30,4:40,6:45,8:45 Lun.Mer.& Jeu.6:45,8:45 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,4:30,8:00 Lun.& Jeu.8:00 A BEAUTIFUL MIND (13+) Dim.Mar.& Mer.1:05,6:30 Lun.& Jeu.6:30 BIG FAT LIAR (G) Dim.Mar.& Mer.1:30 MÉCHANT MENTEUR (G) Dim.Mar.& Mer.1:10,7:00 Lun.& Jeu.7:00 JOHN Q (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.3:15,9:15 JOHN Q Dim.Mar.& Mer.3:10,9:10 Lun.& Jeu.9:10 LIBELLULE (G) Dim.Mar.& Mer.3:30,6:35,9:00 Lun.& Jeu.6:35,9:00 40 JOURS ET 40 NUITS (13+) Dim.Mar.& Mer.1:25,3:40,6:45,9:05 Lun.& Jeu.6:45,9:05 40 DAYS AND 40 NIGHTS (13+) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:25,7:05,9:25 Lun.& Jeu.7:05,9:25 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:20,3:35,7:10,9:20 Lun.& Jeu.7:10,9:20 RESIDENT EVIL: CRÉATURES MALÉFIQUES (13+) Dim.Mar.& Mer.12:30,2:45,5:00,7:15,9:30 Lun.& Jeu.7:15,9:30 L'ÈRE DE GLACE (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:50,2:50,4:50,6:50,8:50 Lun.& Jeu.6:50,8:50 RESIDENT EVIL (13+) Dim.Mar.& Mer.12:35,3:00,5:10,7:25,9:35 Lun.& Jeu.7:25,9:35 FLICS EN DIRECT (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:40,3:05,5:15,7:20,9:40 Lun.& Jeu.7:20,9:40 ICE AGE (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:55,2:55, 4:55,6:55,8:55 Lun.& Jeu.6:55,8:55 UN WEEK-END À GOSFORD PARK (G) Dim.12:45,3:35,6:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.12:45,3:35,6:30,9:15 Mer.6:30,9:15 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN (G) Dim.1:10,3:50,7:00 Lun.& Jeu.7:35 Mar.1:10,3:50,7:00,9:35 Mer.7:00,9:35 JE SUIS SAM (G) Dim.& Mar.1:15,4:00,6:40 Lun.7:30 Mer.6:40 SANS ISSUE (13+) Dim.12:55,3:40,6:45 Lun.& Jeu.7:35 Mar.12:55,3:40,6:45,9:25 Mer.6:45,9:25 LIBELLULE (G) Dim.12:50,3:05,5:10,7:20 Lun.& Jeu.7:40 Mar.12:50,3:05,5:10,7:20,9:40 Mer.7:20,9:40 40 JOURS ET 40 NUITS (13+) Dim.1:05,3:10,5:10,7:15 Lun.& Jeu.7:45 Mar.1:05,3:10,5:10,7:15,9:25 Mer.7:15,9:25 TANGUY (G) Dim.1:00,3:45,6:55 Lun.& Jeu.7:40 Mar.1:00,3:45,6:55,9:35 Mer.6:55,9:35 QUATRE GARS ET UN BALAI (G) Mar.& Mer.9:20 Jeu.7:30 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (G) Dim.1:00,4:30,8:15 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.2:30,7:00 UN HOMME D'EXCEPTION (13+) Dim.1:10,3:55,6:45,9:35 Lun.& Jeu.6:45,9:35 Mar.& Mer.2:20,6:45,9:35 RETOUR AU PAYS IMAGINAIRE (G) Dim.1:15,3:10,5:05 Mar.& Mer.2:00,4:00 LIBELLULE (G) Dim.4:05,9:50 Lun.& Jeu.9:50 Mar.& Mer.4:35,9:50 LE COLLECTIONNEUR (16+) Dim.1:20,7:05 Lun.& Jeu.7:05 Mar.& Mer.2:00,7:05 NOUS ÉTIONS SOLDATS (13+) Dim.1:05,4:00,6:45,9:35 Lun.& Jeu.6:45,9:35 Mar.& Mer.2:35,6:45,9:35 40 JOURS ET 40 NUITS (13+) Dim.1:20,3:25,5:25,7:20,9:30 Lun.& Jeu.7:20,9:30 Mar.& Mer.2:05,4:20,7:20,9:30 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (G) Laissez-passer refusés Dim.1:40,4:15,6:50,9:15 Lun.& Jeu.6:50,9:15 Mar.& Mer.2:25,4:40,6:50,9:15 SANS ISSUE (13+) Dim.au Jeu.6:55 QUATRE GARS ET UN BALAI (G) Dim.au Jeu.9:50 L'ÈRE DE GLACE (G) Laissez-passer refusés Dim.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.& Jeu.7:00,9:00 Mar.& Mer.2:15,4:15,7:00,9:00 FLICS EN DIRECT (G) Laissez-passer refusés Dim.12:55,3:00,5:05,7:15,9:20 Lun.& Jeu.7:15,9:20 Mar.& Mer.1:55,4:05,7:15,9:20 RESIDENT EVIL: CRÉATURES MALÉFIQUES (13+) Dim.1:25,3:35,7:10,9:25 Lun.& Jeu.7:10,9:25 Mar.& Mer.2:10,4:20,7:10,9:25 MÉCHANT MENTEUR (G) Dim.1:20 RETOUR AU PAYS IMAGINAIRE (G) Dim.1:00,3:00,5:00,7:00 Lun.au Jeu.7:00 LIBELLULE (G) Dim.3:20,6:50 Lun.au Jeu.6:50 LE COLLECTIONNEUR (16+) Dim.au Jeu.9:10 40 JOURS ET 40 NUITS (13+) Dim.1:10,3:30,7:10,9:20 Lun.au Jeu.7:10,9:20 NOUS ÉTIONS SOLDATS (13+) Dim.12:30,3:30,6:30,9:30 Lun.au Jeu.6:30,9:30 QUATRE GARS ET UN BALAI (G) Dim.au Jeu.9:00 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (G) Laissez-passer refusés Dim.1:30,3:40,7:20,9:35 Lun.au Jeu.7:20,9:35 FLICS EN DIRECT (G) Laissez-passer refusés Dim.12:50,3:00,5:10,7:20,9:35 Lun.au Jeu.7:20,9:35 RESIDENT EVIL: CRÉATURES MALÉFIQUES (13+) Dim.12:40, 2:50,5:00,7:30,9:40 Lun.au Jeu.7:30,9:40 L'ÈRE DE GLACE (G) Laissez-passer refusés Dim.12:30,2:30,4:30,6:30,8:30 Lun.au Jeu.6:30,8:30 MÉCHANT MENTEUR (G) Dim.1:10 RETOUR AU PAYS IMAGINAIRE (G) Dim.1:00,3:05,5:05 LE COLLECTIONNEUR (16+) Dim.7:05 Lun.7:30 Mar.au Jeu.7:05,9:40 LIBELLULE (G) Dim.3:30,7:20 Lun.7:35 Mar.au Jeu.7:20,9:55 40 JOURS ET 40 NUITS (13+) Dim.1:20,3:40,7:10 Lun.7:50 Mar.au Jeu.7:10,9:30 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (G) Dim.1:30,3:50,7:25 Lun.7:45 Mar.au Jeu.7:25,9:35 L'ÈRE DE GLACE (G) Laissez-passer refusés Dim.12:40,2:50,4:50,7:00 Lun.8:00 Mar.au Jeu.7:00,9:20 FLICS EN DIRECT (G) Laissez-passer refusés Dim.12:50,3:10,5:20,7:35 Lun.7:55 Mar.au Jeu.7:35,9:45 RESIDENT EVIL: CRÉATURES MALÉFIQUES (13+) Dim.12:30,3:00,5:15,7:30 Lun.7:40 Mar.au Jeu.7:30,9:50 40 JOURS ET 40 NUITS (13+) Dim.1:40,3:30,7:20,9:20 Lun.& Jeu.7:50 Mar.& Mer.7:20,9:20 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS(G)Dim.1:20,3:15,5:05, 7:05,9:05 Lun.& Jeu.7:45 Mar.& Mer.7:05,9:05 RESIDENT EVIL: CRÉATURES MALÉFIQUES (13+) Dim.1:00, 3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.7:00,9:00 L'ÈRE DE GLACE (G) Laissez-passer refusés Dim.1:30,3:20,5:10,7:15,9:10 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.7:15,9:10 FLICS EN DIRECT (G) Laissez-passer refusés Dim.1:10,3:10,5:15,7:10,9:15 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:10,9:15 A BEAUTIFUL MIND (13+) Dim.& Mar.1:00,3:45,6:50,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:30 40 DAYS AND 40 NIGHTS (13+) Dim.& Mar.1:00,3:10,5:20,7:30,9:50 Lun.Mer.& Jeu.7:30,9:50 MEN WITH BROOMS(G) Dim.& Mar.12:55,3:05,5:15,7:25,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:25,9:35 THE TIME MACHINE (G) Dim.& Mar.1:15,3:20,5:30,7:35,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:35,9:40 ICE AGE (G)Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:25,3:15,5:00,7:00,9:00 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:00 RESIDENT EVIL (13+) Dim.& Mar.1:10,3:25,5:35,7:45,9:55 Lun.Mer.& Jeu.7:45,9:55 SHOWTIME(G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:05,3:00,5:10, 7:15,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:20 HARRY POTTER À L'ÉCOLE DES SORCIERS \u0001 (G) Dim.& Mar.12:30,3:40 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX\u0001(G) Dim.& Mar.12:40,4:20,8:00 Lun.Mer.& Jeu.8:00 MONSTRES, INC.\u0001 (G) Dim.& Mar.12:05,2:10 UN HOMME D'EXCEPTION\u0001 (13+) Dim.& Mar.12:55,4:00,6:45,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:30 RESIDENT EVIL: CRÉATURES MALÉFIQUES \u0001 (13+) Dim.& Mar.12:10,2:30,4:40,7:00,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 JE SUIS SAM\u0001(G)Dim.& Mar.12:35,3:35,6:55,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:35 L'ÈRE DE GLACE \u0001 (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:15,2:20,4:30,7:05,9:05 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:05 MÉCHANT MENTEUR (G)Dim.& Mar.12:20,2:20,4:20,7:10,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:15 RETOUR AU PAYS IMAGINAIRE (G) Dim.& Mar.12:30,2:40,4:45,7:00 Lun.Mer.& Jeu.7:00 A LA CROISÉE DES CHEMINS (G) Dim.& Mar.12:25,2:40,4:45,7:00,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 JOHN Q (v.française) (G) Dim.au Jeu.7:00,9:35 LE COLLECTIONNEUR (16+) Dim.& Mar.4:10,6:50,9:40 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:40 FLICS EN DIRECT \u0001 (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:25,2:35,4:45,6:55,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:10 LIBELLULE (G) Dim.& Mar.12:00, 2:25,4:45,7:05,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:25 WE WERE SOLDIERS (13+) Dim.& Mar.1:10 NOUS ÉTIONS SOLDATS (13+) Dim.& Mar.4:00,6:55,9:40 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:40 40 JOURS ET 40 NUITS (13+) Dim.& Mar.12:10,2:15,4:20,7:00,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:10 QUATRE GARS ET UN BALAI (G) Dim.au Jeu.9:00 LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (G) Dim.& Mar.12:20,2:30, 4:40,7:05,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:15 TANGUY (G) Dim.& Mar.1:05,3:30, 6:50,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:15 HARRY POTTER AND THE PHILOSOPHER'S STONE (G) Dim.12:45,3:45 MÉCHANT MENTEUR (G) Dim.1:00,3:00,5:00 JOHN Q (v.française) (G) Dim.7:05,9:35,12:00 LIBELLULE\u0001 (G) Dim.1:05,3:10,5:15,7:20,9:25,11:35 Lun.au Jeu.7:20,9:25 LE RING INTÉRIEUR (13+) Dim.7:25,9:20,11:15 Lun.au Jeu.7:25,9:20 RESIDENT EVIL: CRÉATURES MALÉFIQUES (13+) Dim.1:00, 3:05,5:10,7:15,9:20,11:25 Lun.au Jeu.7:15,9:20 L'ÈRE DE GLACE (G) Laissez-passer refusés Dim.1:20,3:15,5:10,7:05,9:00,11:00 Lun.au Jeu.7:05,9:00 FLICS EN DIRECT (G) Laissez-passer refusés Dim.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00,11:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 HORAIRE VALIDE DU MARS 17 AU MARS 21 3034713A 7LP1101B0317 B-11 dimanche - ART 7LP1101B0317 ZALLCALL 67 22:52:41 03/16/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 7 MA R S 2 0 0 2 B 1 1 ROCK Sylvie Fréchette sort de l'eau Noir Désir: ici Montréal et plonge dansla vie P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale LEUR DERNIÈRE visite remontait à 1997, au Cabaret.Et les revoilà enfin, pour deux soirs par surcroît, au Métropolis : il n'y a pas à dire, le groupe rock français Noir Désir était attendu.Vendredi soir, près de 2000 fans sont venus rappeler au furieux quintette bordelais que ses chansons socialement éveillées, musicalement musclées, ont trouvé écho de l'autre côté de l'Atlantique.Pendant près de deux heures, Noir Désir a épluché ses albums \u2014 dont le plus récent, Des visages des figures, justifiant cette tournée mondiale.Il y en a eu un peu pour tout le monde mais, forcément, nourri de sept substantiels albums, chacun espérait sa favorite qui n'était pas au programme.Déplorons donc (ne serait-ce qu'un tout petit peu) l'absence des Lolita nie en bloc, Un jour en France et Ici Paris.Car pour le reste, ça frôlait le génial.Belle ambiance d'un public qui a, en partie, grandi avec le rock songé et libérateur de Noir Désir, des fans matures et fort attentifs à l'action qui se déroulait sur scène.La bande à Bertrand Cantat a mis du temps à embraser la foule, imposant un rythme tout en progression, faisant monter la tension jusqu'à la fin du concert, déchaînée.Après la courte première partie du Canadien Hawksley Workman (une recommandation de Noir Désir car Workman remporte un succès fou en France, au point qu'il a choisi de s'y établir), le groupe a débuté dans un éclairage diffus avec Rien ne bouge, tirée de Du Ciment sous les plaines.Seul, clairement visible sous son projecteur, cambré derrière son pied de micro, Cantat, de sa voix rude et perçante, devançait le son des guitares, déjà plus crispantes que sur Des visages des figures.On se doutait bien que le son était pour être lourd à souhait.Mais il nous a fallu attendre encore quelques chansons, les Ernestine et Septembre, en attendant (extraites de 666.667 Club) jusqu'à Les Écorchés, tirée de Veuillez rendre l'âme \u2014 l'album le plus visité de ce spectacle.Enfin, au grand bonheur des fans massés au parterre, le spectacle est passé à sa vitesse de croisière à l'aide de l'excellente One Trip One Noize (Tostaky), au rythme soutenu, lacéré par les envolées d'harmonica du chanteur.On s'énervait ferme dans les premières rangées.Noir Désir a aspergé la foule d'accélérant au moment d'interpréter Le Grand Incendie, prophétique chanson de catastrophes newyorkaises.La guitare de Serge Teyssot-Gay semblait ensorcelée tant il essayait d'en contenir les excès ; Cantant, aussi crispé puisse-t-il paraître, dégage énormément d'énergie dans ses coups de tête et ses envolées vocales.Une énergie que le public n'a pas eu de mal à capter.Le crescendo s'est poursuivi avec La Chaleur, Le Fleuve (encore de Veuillez.), Lost (deuxième extrait du dernier album) puis, « une vieille chanson » comme l'a annoncé le chanteur, À l'arrière des taxis (toujours de Veuillez.), auréolée d'efficaces guitares punk.Puissant.Malheur au critique d'avoir dû rater les généreux rappels, heure de tombée oblige.Car, selon des sources officielles, s'amenaient d'autres chansons du dernier album, peutêtre même la superbe Le Vent l'emportera qui tourne sur nos radios, en plus du classique Tostaky.SYLVIE FRÉCHETTE est sortie de la piscine où elle a passé plus de vingt ans de sa vie.Comme certains se mettent au vert, la double championne olympique (Barcelone 1992 et Atlanta 1996) s'est mise au sec.Comme coach de nage synchronisée du Cirque du Soleil, sur le bord de la piscine la plus hitech du monde, celle du spectacle Ô, joué deux fois par jour à guichets fermés au théâtre aquatique de l'hôtel-casino Bellagio de Las Vegas.« Je me suis blessée et j'ai eu un enfant.Après tout ça, j'ai demandé à mes boss s'ils voulaient que je me remette en forme ou s'ils me voyaient dans d'autres fonctions.Et je suis devenue coach, même si, officieusement, je le suis depuis le tout début.» Elle était de l'équipe originale d'Ô, rassemblée en 1996 autour du concepteur Franco Dragone ; le spectacle a pris l'affiche en octobre 1998.Sylvie Fréchette dans la vague de Julie Sauvé.« Oh ! non ! Mon travail ne se compare en rien à ce que Julie faisait avec moi dans le temps.Ici les nageurs ne passent pas 60 heures par semaine dans la piscine.Et il n'y a pas de notes d'enlevées si le bras n'est pas à 45 degrés ou si la tête est trop penchée.En plus de diriger le travail des dix nageurs et nageuses d'Ô \u2014 il y a quand même des répétitions et des ajustements à apporter.\u2014, Sylvie Fréchette s'est découvert une passion pour le trapèze.Disons que le Cirque s'avère une bonne place pour cultiver sa nouvelle passion.« J'aime explorer, découvrir de nouvelles choses.Me découvrir moi-même aussi.J'ai presque 35 ans et j'ai été nageuse toute ma vie.Là, je suis coach, je suis mère, j'ai un chum et j'ai le goût de faire des affaires ! » \u2014 Sylvie Fréchette et Las Vegas.?\u2014 C'était dur au début.Moi, je suis une petite fille de Rosemont, une fille de famille.Sylvie Fréchette Maintenant, ça va mais je m'ennuie toujours un peu de la rue Saint-Denis, de la chaleur des gens chez nous.Ici, quand on est en congé, on part explorer la montagne, le désert ; il y a des sites magnifiques.Mais pour les vacances, c'est direction Montréal ! Sylvie Fréchette explore aussi du côté de la création, de la télé surtout \u2014 « J'aimerais écrire un concept.» \u2014, un média qu'elle connaît bien pour y avoir donné des centaines d'entrevues avant de devenir elle-même animatrice.« Ça s'appelait Simplement Sylvie (TVA, 1993) et ce n'était pas très bon », se rappelle-t-elle en riant.« Je sais que je suis capable de mieux que ça.» En attendant, Sylvie Fréchette continue d'explorer le Cirque, le Nevada et la vie avec sa princesse qui n'a pas encore un an.Apparence qu'elle chante aussi, Ma'am Fréchette.Comme on pourra le voir ce soir au gala Metro Star.« From Las Vegas, Nevada.» CIRQUE ÉLOIZE - EXCENTRICUS Un spectacle qui a fait le tour du monde.19h30 cesoir ASBESTOS De l'amiante et.de l'amour dans l'air ! 21 h 3032150A 7LP1201B0317 B12 dim.7LP1201B0317 ZALLCALL 67 19:54:58 03/16/02 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 7 MARS 2002 Le Festival des oiseaux laisse la place à Ornithologie en fête À TIRE-D'AILE Le Festival des oiseaux de Montréal n'est plus.La relève sera assurée par une série d'activités ornithologiques qui auront lieu au Biodôme de Montréal, du 4 au 24 mai, un événement qui répondra au nom d'Ornithologie en fête.Le Festival des oiseaux en était l'an dernier à sa deuxième édition et avait connu un certain succès.Les diverses excursions avaient affiché complet.Le problème en est un d'organisation et de budget, indique le directeur du Biodôme, Jean-Pierre Doyon.« Le festival avait lieu au moment où la plupart des membres de clubs ornithologiques sont sur le terrain, ce qui nous privait de participants et de personnes ressources.Nous avions aussi investi beaucoup d'argent dans cette activité, des sommes qui aujourd'hui ne sont plus dans nos coffres en raison de compressions budgétaires.» Doyon mentionne par ailleurs que le terme même de festival laissait une perception de grandeur dans l'esprit de nombreux Montréalais qui s'attendaient à une très grosse organisation, ce que l'institution ne peut assumer.Il souligne aussi que l'impact de l'événement sur la fréquentation du Biodôme par rapport à l'énergie et à l'argent dépensés a été faible.Pour fins de comparaison, il donne l'exemple récent des visites spéciales à l'intention des jeunes avec le personnage Cailloux qui ont attiré à elles seules plus de 78 000 personnes en deux mois, une augmentation de 70 % par rapport à l'affluence normale.Voilà qui contribue d'autant au rayonnement du Biodôme, fait valoir le directeur.Ornithologie en fête permettra aux visiteurs d'assister à une série de courts métrages présentant chacun un oiseau différent.On pourra voir aussi l'exposition d'art animalier, Natur'Art, où les oiseaux seront en vedette (à partir du 11 mai).Aussi au programme, le montage de la Fondation de la faune du Québec, Faites la cour aux oiseaux, et une grande exposition de photos d'oiseaux.Comme ce fut le cas l'an dernier, les participants seront invités à participer au populaire Défi d'observation dans le but de découvrir tous les oiseaux évoluant dans les habitats du Biodôme, ce qui n'est pas toujours chose facile.Photo Robert La Salle En dépit de sa couleur éclatante, l'ibis rouge reste un oiseau relativement discret dans l'habitat tropical du Biodôme de Montréal.Ceux qui participeront à l'activité Ornithologie en fête seront invités à le découvrir.LE CARNET D'OBSERVATION Des becs-croisés auxmangeoires Un concours de photos LA PRESSE ET LE BIODÔME vous invitent aujourd'hui à participer à leur concours de photos qui devient cette année le plus important au Québec, du moins en ce qui regarde les prix offerts.Le concours est ouvert à tous et il suffit de compléter le coupon de participation cidessus.Comme ce fut le cas l'an dernier, plusieurs des photos sélectionnées seront publiées dans la chronique À tire-d'aile au cours de l'année.Quant aux clichés primés, ils seront présentés dans nos pages en avril en plus d'être exposées lors de l'événement Ornithologie en fête.Grand-duc, moyen-duc, petit-duc Eh oui ! Me voilà pris en flagrant délit d'erreur.Vous vous souvenez de la chronique illustrée par le magnifique hibou de la publicité Daimler Chrysler où je parlais de l'acuité visuelle et auditive des rapaces nocturnes.J'avais mentionné que la photo était celle d'un grandduc.En réalité, il s'agissait d'un hibou moyen-duc, mentionne Gaétan Duquette, un expert reconnu au Québec.« En gros plan, ces deux espèces se ressemblent beaucoup et la confusion est assez fréquente, écrit-il.La clé réside dans les aigrettes qui sont plus rapprochées chez le moyen-duc que chez le grand-duc.» Le plus ironique, c'est que j'avais consulté deux guides d'identification pour ne pas me tromper.Le moyen-duc est beaucoup plus petit que le grand-duc et sa taille, plus fine, ce que ne laissait pas voir la photo, évidemment.Ce rapace nocturne se tient souvent en groupe et il est habituellement très farouche.Jusqu'à tout récemment on pouvait en observer quelques- uns dans le petit bois de conifères à l'entrée du parc des îles de Boucherville où ils ont séjourné une bonne partie de l'hiver.Il existe aussi un autre « duc », le petit- duc maculé, un oiseau grisâtre, d'une vingtaine de centimètres de longueur, impossible à confondre avec ses deux autres cousins.Mes excuses pour cette erreur qui ne change en rien toutefois la teneur du texte.BEAUCOUP de courrier depuis le début de l'année au sujet des becscroisés bifasciés, la plupart du temps pour souligner leur grande beauté et leur présence inusitée dans le sud du Québec.Par exemple, Mario Chaussé, de Dunham, se demande si l'été chaud et sec de 2001 a pu diminuer la production de fruits de conifères, provoquant leur déplacement plus au sud.S'il est vrai qu'une très grande partie du régime alimentaire des becs-croisés est composée de graines de conifères, l'impact d'une baisse de production de cônes est assez difficile à mesurer.Pour la bonne raison que les conséquences d'une mauvaise saison pour les conifères auront des répercussions seulement 18 mois plus tard et parfois pas avant deux ou trois ans dans le cas des pins, explique Jacques Grenier, responsable de la qualité des semences au ministère québécois des Ressources naturelles (Forêts Québec).C'est en juin qu'un sapin ou une épinette amorcent leur future production de bourgeons qui ne seront visibles que l'automne venu.Au printemps suivant, une partie plus ou moins grande d'entre eux deviendront des fleurs qui seront pollinisées pour ensuite donner des graines à la fin de l'été ou au cours de l'automne.Ces graines se trouvent dans les cônes qu'on appelle familièrement des cocottes.M.Grenier explique qu'on avait connu une production exceptionnelle de cônes en l'an 2000, mais que l'an dernier, la récolte a chuté considérablement, des deux tiers.Le hic, c'est que la production de 2000 a probablement contribué à la hausse de la population des écureuils et des becs-croisés au cours de l'année suivante.Cette hausse de la population est toutefois survenue lors d'une mauvaise année pour les conifères.Les conséquences étaient inévitables.L'expert raconte d'ailleurs que les écureuils ont tellement décortiqué de cônes à la fin de l'été dernier que la récolte de graines a été suspendue à plusieurs endroits au Québec.On peut présumer que cette compétition pour la nourriture s'est aussi fait sentir chez certaines espèces d'oiseaux.Responsable de la compilation des oiseaux inusités à la Société québécoise de protection des oiseaux, Pierre Bannon explique pour sa part qu'au cours de l'hiver 2000-2001, les becs-croisés bifasciés étaient très nombreux en forêt alors qu'ils semblent avoir disparu cette année.Ces oiseaux sont devenus plus rares et ils se concentrent aux mangeoires, le seul endroit où ils peuvent trouver de la nourriture.La situation fait cependant le bonheur des propriétaires de postes d'alimentation comme en font foi plusieurs lecteurs, dont Jacques Léger, de Morin-Heights.« Dimanche dernier, 17 février, je regardais de multiples sizerins à mes mangeoires, écrit-il .Soudain s'y mêlent plusieurs couples que je n'avais jamais vus : des becs-croisés à ailes blanches.Après s'être gavés de tournesol, ils ont disparu.Quelle étrange impression faite d'éblouissement et de joie que de voir enfin une espèce dont on connaît l'existence et qui, furtivement, vient nous dire qu'elle existe vraiment.Depuis le début du mois, plus de 200 amateurs se sont déplacés pour voir ce pic à ventre roux qui s'est installé à une mangeoire du rang Potau- Beurre, dans le Village-de-Yamaska, non loin de Sorel.Cet oiseau qui réside dans l'est des États-Unis, nous visite habituellement une fois ou deux par année, d'octobre à avril.Mais il est habituellement signalé l'hiver aux mangeoires.Cette photo de Bob Roy illustrait le site des Oiseaux rares du Québec, de Louise Simard.(http : pages.infinit.net/ simardl/ lesoiseauxraresduquebec.htm) Même s'il est rare cette année en forêt, le bec-croisé bifascié, est plutôt abondant aux postes d'alimentation.Photo extraite de Les Oiseaux de l'Est de l'Amérique du Nord, de Roger Tory Peterson, éd.Broquet, avec l'autorisation de l'éditeur.L'ornithologie en fête! En plein vol ou au repos, du plus petit au plus gros, le Biodôme de Montréal vous invite à photographier vos oiseaux préférés! Toutes les photos d'oiseaux reçues seront affichées au Biodôme du 4 au 26 mai.Ce concours s'adresse à tous.Le bulletin de participation sera publié chaque dimanche jusqu'au 14 avril 2002.Nous n'accepterons que les photographies en couleurs copies papier, non montées, de format 4 X 6 pouces.Vous ne pouvez participer qu'une seule fois en envoyant un maximum de trois photographies.Trois gagnants seront déterminés dans chaque catégorie.Des prix seront également attribués au hasard parmi tous les participants.Nom : Prénom : Adresse : Ville : Code postal : Téléphone : ( ) Âge : Je m'inscris dans la catégorie suivante : .Oiseaux de compagnie .Oiseaux de ville et de banlieue .Libre Ce bulletin ainsi que vos photographies bien identifiées au verso (nom, no de tél.et catégorie de participation) doivent être déposés ou bien reçus au : Concours de photographie d'oiseaux, Biodôme de Montréal, 4777, avenue Pierre-De Coubertin, Montréal, H1V 1B3 AVANT LE 15 AVRIL 2002 À 17 h .Règlements complets du concours disponibles à La Presse, au Biodôme et sur son site Internet www.biodome.qc.ca Valeur totale des prix : 4 784,50 $.Les fac-similés ne sont pas acceptés.concours de photographie d'oiseaux bul let in de part icipat ion 1er Grand prix (toutes catégories confondues) Un voyage d'observation d'oiseaux à l'Ile d'Anticosti d'une durée d'une semaine pour deux personnes, transport (par avion et sur place), hébergement et repas inclus offert par Parcs Québec (Sépaq).Valeur : 2 800 $ 1er prix : Une croisière aux baleines pour deux personnes offert par les Croisières AML et un certificat-cadeau de la boutique l'Aventurier.Valeur : 200 $ 2ème prix : Un Altas officiel des oiseaux nicheurs du Québec offert par l'Association québécoise des groupes d'ornithologues.Valeur : 150 $ 3ème prix : Un certificat cadeau de la boutique L.L.Lozeau.Valeur : 100 $ 3032717A "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.