La presse, 2 avril 2002, Cahier A
[" 2LP0101A0402 Page A1/2avril 2LP0101A0402 ZALLCALL 67 22:33:28 04/01/02 B MONTRÉAL MARDI 2 AVRIL 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN 1 1 8e A N N É E > N O 1 5 9 > 8 2 P A G E S > 6 C A H I E R S SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ FLORI DE 1,75 $ U.S .Printemps chaud en perspective dans le monde du travail «ARAFAT N'EST PAS BEN LADEN» Le grand défouloir PARIS \u2014 On n'avait jamais vu une telle incertitude en France pour une élection présidentielle.À moins de trois semaines du premier tour \u2014 qui aura lieu le dimanche 21 avril \u2014, aucune tendance ne se dégage dans le duel qui opposera, le 5 mai au tour décisif, le président sortant Jacques Chirac et « son » premier ministre Lionel Jospin.Presque chaque jour, un nouveau sondage vient confirmer le mouvement de yoyo qu'exécutent depuis au moins une année les favoris de gauche et de droite autour d'un match nul, à 50-50.Entre février et avril 2001, l'IFOP annonçait Jospin à 51 %, et Chirac à 49 %.En juillet, les courbes se croisaient à 50-50.Après quoi, Chirac reprenait l'avantage, à 51 %, d'octobre à février.Laissait la place à Jospin à partir du 20 février pour un mois.Le sondage effectué les 23 et 24 mars vient de ramener les deux hommes à l'égalité parfaite.Situation qu'on a souvent retrouvée à certaines élections présidentielles américaines, mais jamais en France.En 1981, le président sortant Giscard d'Estaing paraissait imbattable à cinq mois du scrutin, mais voyait sa défaite se dessiner inexorablement en février : il fut battu.En 1988, le président François Mitterrand était favori en décembre, et archifavori en février : ce fut un triomphe.En 1995, la gauche ne pouvait pas gagner : Jospin plafonna à moins de 48 %.Dans tous les cas, les jeux étaient faits à la mi-février.Cette année, on arrive à la fin mars, et le suspense demeure intégral.Un peu comme aux États-Unis, la victoire pourrait se jouer in extremis, soit sur la performance personnelle des candidats, soit sur une faute majeure de l'un Voir DÉFOULOIR en A2 Autre texte en A6 KARIM BENESSAIEH e t SÉBASTIEN RODRIGUE LE PRINTEMPS 2002 sera vraisemblablement marqué par des conflits de travail « longs et durs » impliquant plusieurs milliers d'employés, estime le président de la FTQ, Henri Massé.Aux 1300 employés de Radio- Canada en lock-out depuis 10 jours se sont joints, hier, plus de 8000 travailleurs de Bombardier Aéronautique pour une grève de 24 h.Dans les deux cas, les négociations s'annoncent difficiles tant l'écart séparant les deux parties est important.Dans les prochaines semaines, d'autres bras de fer impliqueront près de 10 000 travailleurs, la plupart dans la région métropolitaine, et leur employeur.À la Banque Laurentienne et dans les trois usines de Bas Iris dans l'est de Montréal, les négociations impliquant quelque 4000 employés vont « plutôt mal », confient les responsables syndicaux.Du côté de Quebecor, les 850 employés de TVA et les 2500 de Vidéotron sont en processus de renouvellement de leur convention collective.Le récent déménagement du service des sports de TVA vers LCN et la menace de transfert de 664 techniciens de Vidéotron vers la firme Entourage n'ont évidemment pas rapproché les parties.« On dirait que nous sommes dans une deuxième vague de restructurations, dit M.Massé.On a de la part des patrons des discours très durs, ça faisait des années que je n'avais pas vu ça.» En ce qui concerne le secteur public, les 5500 travailleurs des centres de la petite enfance de la CSN s'apprêtent à tenir trois jours de grève à la mi-avril.Enfin, soulignet- on à la FTQ, tout le processus d'harmonisation des conventions collectives des 29 000 employés Voir TRAVAIL en A2 Photo AFP Scène symbolique hier dans les rues de Ramallah, en Cisjordanie : un soldat israélien gesticule du haut de son char d'assaut devant un immense portrait d'un Yasser Arafat au doigt accusateur.Le président de l'Autorité palestinienne était toujours assiégé dans son bureau par les troupes de Tsahal qui continuaient à ratisser la ville maison par maison.Israël refuse de jeter du lest malgré les pressions américaines d'après AFP, AP et La Presse WASHINGTON \u2014 Les États-Unis ont exercé hier une double pression sur le premier ministre d'Israël Ariel Sharon, qui poursuivait sa stratégie de cantonner le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat dans son fief de Ramallah, et d'étendre son offensive à d'autres villes, en tirant sur des pacifistes et en expulsant des reporters étrangers.L'armée a installé des sacs de sable et des barbelés autour de l'immeuble abritant les bureaux d'Arafat, selon un responsable palestinien.Les réserves d'eau du bâtiment sont épuisées.Trois fortes explosions et des tirs nourris de mitrailleuses lourdes ont été entendus en soirée près du QG d'Arafat.Deux colonnes de fumée s'élevaient du secteur.Arafat ne peut être assimilé au réseau terroriste Al-Qaeda, a dit le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer, notant que le président George W.Bush ne pouvait « accepter cette comparaison ».Aux yeux de Bush, Arafat reste « chef de l'Autorité palestinienne » et en raison de « sa capacité à influencer les événements sur le terrain, il est en mesure d'agir selon les engagements qu'il a pris, ce qui n'est pas le cas pour le (réseau) Al- Qaeda », a dit Fleischer, ajoutant que « la doctrine Bush de la guerre au terrorisme ne s'applique pas au conflit israélo-palestinien ».Peu après, le porte-parole adjoint du secrétariat d'État, Philip Reeker, indiquait que la résolution 1402 de l'ONU, adoptée samedi et demandant un cessez-le-feu israélo-palestinien et le retrait des forces israéliennes de Ramallah, soit appliquée « maintenant ».À New York, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est à nouveau réuni hier pour discuter de la situation, et le secrétaire général Kofi Annan a explicitement rejeté l'interprétation israélienne de la résolution 1402, selon laquelle un cessez-le-feu doit intervenir avant le retrait des troupes de Tsahal de Cisjordanie.Le porte-parole américain Philip Reeker n'a pas répondu aux questions lui demandant si le retrait devait, ou non, suivre un cessez-lefeu.« Ce sont des pas décisifs, ils doivent être entrepris maintenant », a-t-il déclaré.La situation a continué hier de se dégrader sur le terrain, avec des morts et blessés des deux côtés ainsi que chez des pacifistes étrangers venus en « boucliers Voir ISRAËL en A2 Suivez l'évolution de la situation au Proche- Orient d'heure en heure à: www.cyberpresse.ca/monde Actuel cahier B Arts cahier C - horaire spectacles C6 - horaire télévision C2 Bandes dessinées C8 Bridge E8 Décès E7 Éditorial A16 Êtes-vous observateur E5 Feuilleton C8 Forum A17 Horoscope E8 La Presse Affaires D1-D15 Le monde A14, A15 Loteries A2, A12, B2 Montréal Plus cahier E Mots croisés C8, S14 Mot mystère C8 Petites annonces - immobilier E5 - marchandises E5, E6 - emplois E6 - automobile E6, E8 - affaires D6 Politique A10 M É T É O Voir page S20 Ciel variable Maximum 7, minimum 0 Les Afghans vouent un véritable culte à Massoud KABOUL \u2014 Le commandant Ahmed Chah Massoud, qui menait les troupes de l'Alliance du Nord contre les talibans avant d'être tué dans un attentat en septembre dernier, fait l'objet d'un véritable culte dans la métropole afghane.Deux immenses photos du défunt combattant sont posées sur les fenêtres de l'aéroport de Kaboul.La plupart des intersections de la ville sont aussi décorées de la sorte.Les automobilistes ornent leurs voitures d'images du disparu, qui est aussi représenté sur des calendriers, des tapisseries et des dépliants, avec la bénédiction des soldats contrôlant la ville.Son nom est évoqué avec respect, voire avec vénération, par nombre de résidants.Autre expression de ce quasiculte : depuis des mois, des Afghans venus d'un peu partout se rendent dans la vallée du Panchir, dans le nord-est du pays, pour se recueillir sur le tombeau de Massoud, rebaptisé « commandant des martyrs » par ses partisans.Le voyage n'a rien d'une partie de plaisir, comme a pu le constater La Presse en se rendant sur place samedi.De Kaboul, il faut compter cinq heures de route à travers des régions dévastées par des années de conflit.L'entrée de la vallée apparaît après quelques heures à la sortie d'un village, où l'on se fait une fierté de souligner « l'invincibilité » des résidants de la vallée qui servait de base à l'Alliance du Nord avant la prise de Kaboul l'automne dernier.Ni les Soviétiques ni les talibans n'ont pu s'assurer le contrôle durant leur règne de ce territoire reculé qui constitue, par sa configuration géographique, une véritable forteresse.Les morceaux de tanks et les villages rasés témoignent des efforts des Russes, qui ont lancé une demi-douzaine d'offensives sanguinaires dans la vallée, tant par la route que par la voie des airs, sans obtenir de victoire déterminante.L'histoire tumultueuse de la Voir MASSOUD en A4 Photo AP Un combattant de l'Alliance du Nord tenant un portrait de l'excommandant Massoud.Dès le 24 avril, le Cirque du Soleil présente son tout nouveau spectacle au Vieux-Port de Montréal.Réservez sans tarder votre place au soleil! Réseau Admission: (514) 790-1245 ou 1 800 361-4595 cirquedusoleil.com En avril, il fera très beau.® FILL16 2LP0201A0402 Page A2/2avril 2LP0201A0402 ZALLCALL 67 22:42:10 04/01/02 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 2 A V R I L 2 0 0 2 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Les Expos contre Loria Le hasard fait parfois drôlement les choses.Les Expos entreprennent leur saison, ce soir, en accueillant les Marlins de la Floride qui appartiennent désormais à Jeffrey Loria et comptent parmi leurs employés tous les anciens instructeurs et recruteurs de l'équipe montréalaise.Un match d'ouverture pas comme les autres pour ce qui devrait être la (véritable) dernière saison des Expos.À lire demain dans le cahier Sports 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Notre section automobiles cyberpresse.ca/automobile > Suivez la performance de vos fonds cyberpresse.ca/fonds > Toutes nos galeries photo cyberpresse.ca/galeries 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > L'Afghanistan Ne manquez pas les reportages quotidiens de notre envoyé spécial en Afghanistan.> Vie urbaine Une chronique à lire demain et vendredi dans le cahier Montréal Plus.>La Fureur de Céline La conférence de presse de Céline Dion et l'enregistrement de La Fureur, dans La Presse de jeudi.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 5-8-3 > À quatre chiffres : 3-0-8-2 SUITES DE LA UNE TRAVAIL Suite de la page A1 municipaux de l'île de Montréal devrait être lancé dans les prochaines semaines.Chez Bombardier Aéronautique, la journée de grève d'hier se voulait une façon de forcer la main de l'employeur à la table de négociations.« Ils nous ont demandé de faire un recul et on ne reculera pas », lance Michel Lauzon, président de la section locale 712 de l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale (AIMTA).Ils étaient donc 6500 machinistes à braver la pluie et le froid hier matin pour manifester aux usines de Dorval, Mirabel et Saint-Laurent.Deux voitures ont tout de même forcé les piquets de grève, sans toutefois blesser les grévistes qui sont sans contrat de travail depuis le 30 novembre dernier.Aucune négociation n'était prévue hier et le syndicat voulait prouver la détermination des travailleurs.« On veut démontrer que les travailleurs sont prêts à nous appuyer à la table (de négociations) », dit M.Lauzon.Le 24 mars, les travailleurs avaient rejeté les offres patronales à l'unanimité et appuyé un mandat de grève dans une proportion de 98,2 %.Hier, le syndicat était même prêt à entreprendre une grève de plusieurs jours, mais les négociations reprendront finalement ce matin.Les employés de Bombardier Aéronautique rentreront donc au travail ce matin, mais ils continueront de boycotter les heures supplémentaires comme ils le font depuis une semaine.Le syndicat trouve trop lent le rythme des négociations qui se sont déroulées de lundi à jeudi la semaine dernière.La question du régime de retraite a tout de même été réglée, selon le syndicat qui a refusé de donner plus de détails.Les syndiqués veulent que l'âge de la retraite passe de 60 à 58 ans.Les négociations achoppent toujours sur les clauses concernant les vacances, la sous-traitance et le salaire.Le syndicat réclame un contrat de trois ans et une augmentation d'un dollar par heure pour cette période.L'employeur offre plutôt une convention de cinq ans avec une augmentation de salaire de 66 cents par heure.Présentement, les machinistes gagnent en moyenne 21,50 $ l'heure.Du côté de la direction de Bombardier Aéronautique, on admet que la grève a un impact sur les activités de l'entreprise sans toutefois donner plus de détails.La fabrication d'un jet régional de 50 places prend tout de même une journée et demie et plusieurs employés s'entendent pour dire que le boycott des heures supplémentaires et la journée de grève d'hier ralentissent la production.À la fermeture des marchés boursiers hier, l'action de la multinationale ne souffrait pas trop et s'échangeait à 14,28 $ à Toronto, en baisse de sept cents.Radio-Canada : « positif » La rencontre de jeudi dernier entre la direction de Radio-Canada et les représentants de ses 1300 employés en grève a été qualifiée de « positive » hier par les deux parties.Le porte-parole de Radio-Canada, Marc Sévigny, estime qu'établir un climat positif dans cette négociation, « c'est déjà quelque chose ».« Nous avons eu une rencontre courtoise qui a permis au syndicat de communiquer ses attentes, explique le président du Syndicat des communications de Radio-Canada, Michel Couturier.Nos échanges étaient sur une note philosophique : on a senti qu'il y avait de l'écoute et une volonté de trouver une entente.» Les représentants ont rendezvous ce matin pour fixer la date d'une nouvelle rencontre, pendant laquelle la direction devrait réagir aux offres syndicales déposées la semaine dernière.DÉFOULOIR Suite de la page A1 ou de l'autre.Le plus bizarre dans ce sur-place intégral, c'est que les mouvements à la hausse ou à la baisse des candidats du premier tour ne semblent avoir aucune incidence sur l'issue du second tour.On connaît le système français, à peu près unique au monde : lors du premier tour, le 25 avril, s'affronteront tous les candidats, du moins ceux qui auront satisfait à l'exigence des 500 lettres de parrainage signées par des élus locaux, essentiellement l'un des 36 500 maires du pays.Ces candidats devraient être une quinzaine cette année, mais il pourrait y avoir des surprises, car on ne sait pas avec certitude qui passera la barre des 500 signatures : le verdict sera connu vendredi par une annonce officielle du Conseil constitutionnel.De cette quinzaine de candidats du premier tour, seuls les deux premiers arrivés en tête demeurent en lice pour le tour décisif du 5 mai.Tous les autres, une grosse douzaine, donneront alors à leurs électeurs une consigne de vote, qui sera elle-même plus ou moins suivie.On s'attend à ce que la « trotskiste » Arlette Laguillier \u2014 aujourd'hui à 10 % des voix ! \u2014 prône l'abstention.Que le leader de l'extrême droite Jean-Marie Le Pen fasse à peu près la même chose au prix de certaines contorsions : son souhait, c'est d'abord de faire battre Chirac, mais il ne peut pas l'avouer crûment.Pour le reste, la plupart des autres candidats se répartiront, avec plus ou moins d'enthousiasme, entre Jospin et Chirac.Le communiste Robert Hue et le vert Noël Mamère pour le premier, le libéral Alain Madelin et le centriste François Bayrou pour le second.Le « républicain » Jean- Pierre Chevènement, de plus en plus inclassable, devrait se rallier à Jospin.Le problème, ce n'est pas seulement que le report des voix de beaucoup de candidats du premier tour paraît incertain et confus, c'est aussi que le vote du premier tour semble partir dans toutes les directions et paraît de plus en plus indéchiffrable.Il n'y a plus, comme c'était encore le cas dans une large mesure en 1995, un bloc de gauche et un bloc de droite qu'on pourrait comptabiliser au premier tour.Ce à quoi on assiste depuis cinq ou six semaines, c'est à la montée continue de candidats protestataires.Il y a d'abord le « phénomène Arlette ».La candidate de Lutte ouvrière, mouvement groupusculaire passablement sectaire, était déjà candidate en 1974.Avec un peu plus de 2 % des voix.Soudain, en 1995, à sa quatrième tentative, elle faisait l'événement en dépassant la barre des 5 % (ce qui donne droit à de généreux remboursements des frais de campagne).Et aujourd'hui, les sondages lui donnent près de 10 % en moyenne.À l'autre extrémité, Jean-Marie Le Pen, 74 ans et malgré la scission de 1998 au sein de son parti, semble parti pour s'approcher des 15 % d'il y a sept ans.Quelque part entre ces deux extrêmes, l'ancien ministre socialiste Jean-Pierre Chevènement, devenu à la fois « républicain » et « souverainiste », partisan d'un État fort et de la sécurité publique, a fait une percée inattendue qui l'a mené jusqu'à 12 %, avant de retomber aujourd'hui à 7 ou 8 %.Ces trois inclassables dépasseront peutêtre 30 % des suffrages le 21 avril.Comme dans un effet de vases communicants, on assiste parallèlement à une descente continuelle des deux favoris.En tant que président sortant et candidat de l'essentiel de la droite, Jacques Chirac devrait faire 26 ou 27 % : le dernier sondage lui en donne 20.Lionel Jospin devrait refaire au moins ses 23 % de 1995 : il est tombé à 19.Alors qu'ils n'ont plus de rivaux sérieux dans leur propre camp, ils totaliseront peut-être moins de 40 % de l'électorat au soir du 21 avril.C'est dire que pour eux, tout restera à faire.À une époque pas si lointaine, la gauche « de gouvernement » totalisait 40 % au premier tour, tandis que les deux candidats rivaux traditionnels de la droite constituaient un bloc comparable.Les résultats du premier tour donnaient des indications pour le second.Aujourd'hui, tout est sens dessus dessous.À toutes les élections depuis 1997, y compris les législatives, les voix additionnées de la droite et de l'extrême droite totalisent régulièrement les 54 ou 55 %.Logiquement, cela devrait se refléter pour cette élection présidentielle.Or on arrive actuellement au résultat inverse : en additionnant les voix estimées de Chirac, Le Pen et les candidats classables à droite, on ne dépasse pas 45 %.S'il y avait une logique à tout cela, Jospin devrait être élu triomphalement le 5 mai.Or, les sondages annoncent, à peu de chose près, les deux hommes à égalité.Comme si le premier tour n'était qu'un immense défouloir, et que la vraie campagne allait vraiment commencer au soir du 21 avril.Yacht-Master en or jaune 18 carats.2020 rue de la Montagne, juste au nord de Maisonneuve (514) 845-4651 3017365A ISRAËL Suite de la page A1 humains » protéger les Palestiniens : sept pacifistes étrangers et un caméraman palestinien ont été blessés par des tirs israéliens à Beit Jala, près de Bethléem, lors d'une manifestation contre les opérations israéliennes.Une Australienne de 26 ans a été atteinte à l'estomac par des éclats et un Français de 54 ans a été blessé à la tête, a précisé Solidarité internationale, ajoutant que les autres blessés étaient deux Britanniques, deux Américains et un Japonais.Un porte-parole de l'armée israélienne a accusé les manifestants étrangers d'avoir délibérément provoqué les soldats.Selon Jérôme Lallemand, de Campagne civique internationale pour la protection du peuple palestinien, « une soixantaine de personnes se trouvaient sur les lieux quand un char israélien leur a barré la route et des soldats à pied ont ouvert le feu dans leur direction ».Quelque 500 pacifistes européens se trouvent dans la région, a dit Lallemand.Ils sont à différents endroits, dont Ramallah, Bethléem et Beit Jala, « pour manifester contre l'occupation israélienne » et pour agir comme « boucliers humains auprès des Palestiniens ».Plusieurs ont été arrêtés, dont le militant français José Bové, qui attendait hier d'être expulsé.Le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, et ses homologues égyptien Ahmad Maher, allemand Joschka Fischer et espagnol Josep Piqué ont souligné hier la nécessité de « tout mettre en oeuvre pour arrêter la violence et le bain de sang » au Proche-Orient, dans des entretiens téléphoniques hier.Des diplomates des 15 pays de l'Union européenne vont tenter de rendre visite aujourd'hui au président Arafat dans son quartier général de Ramallah.Il s'agit de membres de consulats servant les territoires autonomes.Ils négociaient hier avec le gouvernement israélien pour obtenir l'autorisation de pénétrer dans la ville que l'armée israélienne a déclarée « zone militaire fermée », expulsant tous les journalistes, ainsi que dans le QG presque entièrement occupé par les soldats israéliens.Un attentat a eu lieu hier à Jérusalem- Ouest tuant son auteur et blessant trois personnes.L'attentat, revendiqué par les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, groupe lié au mouvement Fatah d'Arafat, est survenu au lendemain d'une attaque suicide à Haïfa, dans le nord d'Israël, qui a coûté la vie à 16 Israéliens.Dans les territoires autonomes et occupés, 13 Palestiniens, dont neuf soupçonnés de collaboration avec Israël, et un Israélien ont été tués hier.Ces décès portent à 1666 le nombre de personnes tuées depuis le début de l'Intifada, en septembre 2000, dont 1229 Palestiniens et 406 Israéliens.À Ramallah, huit soldats israéliens ont été blessés lors d'échanges de tirs avec des Palestiniens.L'armée israélienne a occupé entièrement les villes autonomes de Tulkarem et Kalkiliya, et a progressé jusqu'à la périphérie de Bethléem où elle s'est livrée à des rafles parmi la population.Les opérations israéliennes ont soulevé l'indignation des Arabes notamment en Jordanie, en Égypte, en Libye, au Maroc et au Liban, où des milliers de Palestiniens ont juré de mener des attaques dans le monde entier si Israël portait atteinte à Arafat.Au Caire, plus de 20 000 personnes ont affronté la police. 2LP0301A0402 a3 mar 2LP0301A0402 ZALLCALL 67 22:21:20 04/01/02 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 2 A V R I L 2 0 0 2 A 3 Fort Lauderdale Vol direct aller-retour298 $ taxes incluses (514) 374-1818 1 877 573-3768 Permis du Québec Valide jusqu'au 8 avril 2002 Cancun Las Perlas 2 798$ 3 repas + boissons 1 SEMAINE ACTUALITÉS La nouvelle taxe sur les billets d'avion entre en vigueur RAYMOND GERVAIS CE N'ÉTAIT PAS un poisson d'avril, mais bien la triste réalité hier dans les aéroports canadiens.Ainsi que l'avait promis Ottawa lors du budget Martin en décembre dernier, le prix d'un billet d'avion a été majoré de 12 $ pour un aller simple et de 24 $ pour un aller-retour entre deux destinations canadiennes ainsi que pour les vols internationaux.Pour ce qui est des vols à destination du territoire continental des États-Unis, les droits ont été fixés à 12 $.La TPS est incluse dans tous les cas.Cette taxe, qui est dorénavant incluse dans le prix du billet d'avion, servira à financer l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien, la nouvelle agence de sécurité créée par Ottawa à la suite des événements du 11 septembre dernier.Ottawa estime à 2,2 millions de dollars le coût du financement de cette agence aéroportuaire.La nouvelle agence est officiellement entrée en fonction hier mais, mis à part la nouvelle taxe, il n'y avait pas grand-chose de perceptible à Dorval hier.Comme il s'agit d'un plan quinquennal visant à resserrer les mesures de sécurité dans 89 des 352 aéroports canadiens agréés par Transports Canada, seulement deux des cinq mesures prévues sont en vigueur : la présence d'agents armés de la Gendarmerie royale du Canada à bord de certains vols à destination du Canada et des États-Unis ainsi que le renforcement des portes des cabines de pilotage dans les avions.Quant aux contrôles des passagers et de leurs effets personnels avant l'embarquement, au nouveau système de détection des explosifs (qui sera, dit-on, à la fine pointe de la technologie) et à la présence policière accrue dans les aéroports, autant de mesures financées par les nouveaux droits à la sécurité des passagers du transport aérien, il faudra attendre au moins jusqu'en décembre prochain pour en voir les effets à l'aéroport de Dorval.Hier matin, c'était le calme plat aux Aéroports de Montréal.Depuis les attentats terroristes, les mesures de sécurité ont été resserrées, les bagages à main sont fouillés et l'on ne peut plus monter à bord d'un appareil avec des ciseaux à manucure ou une lime en métal.Il faut aussi démontrer que les appareils électroniques, tels que les ordinateurs, caméras et téléphones cellulaires, fonctionnent.Mais aucune autre mesure n'est en vigueur pour le moment.hormis la nouvelle taxe.Ces nouveaux droits s'ajoutent à la surtaxe de carburant, à la taxe d'aéroport de 15 $ ainsi qu'à la TPS et à la TVQ déjà applicables sur le prix d'un billet d'avion.En guise d'exemple, un aller-retour Montréal- Toronto coûte 735 $.Si l'on y ajoute toutes les taxes, le coût du billet atteint 881,82 $.Hier matin à l'aéroport de Dorval, de nombreux passagers ont eu la mauvaise surprise de voir le prix de leur billet majoré, sans trop savoir pourquoi.D'autres, par contre, avaient été plus prévoyants et avaient acheté leur billet d'avion la veille.D'ailleurs, une préposée à la billetterie d'Air Canada a confié avoir vendu de nombreux billets au cours des derniers jours.Un passager a déclaré que ça n'avait aucun sens d'imposer autant de taxes : « On est rendu à payer des taxes sur des taxes au Canada.Ils vont tuer l'industrie du voyage à force de vouloir presser le citron.» Depuis les événements du 11 septembre, de nombreux pays ont resserré les mesures de contrôle aux aéroports.Aux États-Unis, où le gouvernement fédéral a repris la responsabilité de la sécurité dans les aéroports, une nouvelle taxe à la sécurité a été instituée, mais son coût est nettement moins élevé qu'au Canada.Depuis le 1er février, les voyageurs doivent débourser 2,50 $ de plus pour un trajet simple et 5 $ s'ils font une escale.Pour un allerretour direct, il en coûte 5 $, et 10 $ pour un aller-retour avec correspondance, comparativement à 24 $ pour les vols au Canada.Aux États-Unis, on s'attend à ce que cette taxe rapporte quelque 900 millions de dollars cette année à la nouvelle Administration de la sécurité des transports, qui remplace l'Administration fédérale de l'aviation pour la sécurité aérienne depuis le 17 février.Chez nous, le ministre des Finances, Paul Martin, a expliqué lors de l'énoncé de son budget que « si les recettes au titre des droits dépassent le coût des mesures de sécurité aérienne, les droits seront réduits ».Le ministre n'a toutefois pas précisé si, le cas échéant, le consommateur pourrait obtenir un remboursement.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Sylvie Lengyel, préposée à la billetterie d'Air Canada, explique que la nouvelle taxe de sécurité fait grimper de 22,43$ (plus TPS) le coût d'un billet aller-retour entre Montréal et Toronto.Sécurité dans les aéroports: des mesures insuffisantes LAURIER CLOUTIER MALGRÉ la volonté d'Ottawa d'améliorer la sécurité dans les aéroports canadiens, une dépense évaluée à 2,2 milliards de dollars, un terroriste pourrait toujours se faufiler à travers les mailles du filet, selon une compagnie canadienne de sécurité.« Il n'y a pas seulement des terroristes stupides comme Richard Reid » (celui qui avait des explosifs dans ses souliers), déclare Isaac A.Bettan, vice-président et directeur de IGS Sécurité inc.Cette compagnie décroche un plus grand nombre de contrats de garde du corps auprès de personnalités politiques ou de contrats de réévaluation de la sécurité des compagnies depuis le 11 septembre.Quand David Collenette, le ministre des Transports du Canada, dit qu'il veut « maintenir le leadership du Canada » et que « son programme respecte les normes de l'OACI et se classe parmi les meilleurs au monde », le copropriétaire d'IGS Sécurité salue les efforts du ministre, mais il doute qu'il suffise de vérifier les bagages à main pour décourager les terroristes.Les États-Unis ont constaté encore récemment la vulnérabilité de l'aéroport de Boston, où 20 travailleurs avaient en main des cartes d'accès obtenues grâce à de faux papiers.C'est pourtant de là que sont partis deux des avions du 11 septembre.Ottawa doit renforcer la sécurité dans les aéroports canadiens au moyen de la loi C-49.Parmi les mesures mises de l'avant, on compte la création d'un nouvel organisme sur la sécurité aérienne, l'embauche de personnel, l'augmentation des contrôles avant l'embarquement, une taxe de 24 $ sur les billets d'avion et des investissements de 2,2 milliards de dollars, dont un milliard en cinq ans dans des systèmes de détection d'explosifs.Les bagages de soute ne seront cependant soumis qu'à des fouilles aléatoires.Et hier, les mesures de sécurité n'avaient pas changé d'un iota à l'aéroport de Dorval (voir texte ci-contre).Ce n'est pas ainsi qu'El Al, le leader mondial en matière de sécurité parmi les transporteurs aériens, a pu contrer les attentats depuis 1968, souligne Isaac Bettan.Il faut tout vérifier.Les terroristes exploitent toutes les failles.Le pire est à venir si rien n'est fait, dit-il.À défaut de soumettre les voyageurs à quelques questions clés et de leur faire ouvrir leurs valises, il faudrait que tous les bagages passent aux rayons X.En 1968, un avion d'El Al a été détourné par une femme ayant deux grenades dans un soutien-gorge à armature métallique.El Al a par la suite investi à fond dans la formation du personnel pour mieux contrôler passagers et bagages.Seul El Al va aussi loin, à la connaissance de M.Bettan.Les transporteurs canadiens se sont sensibilisés au problème depuis le 11 septembre, mais ils laissent encore toute la responsabilité à Ottawa et ne font qu'une partie des vérifications nécessaires, dit-il.« Il n'existe pas encore d'appareils pour détecter les complots », souligne M.Bettan.Il faut vérifier à l'avance les antécédents des passagers grâce aux agences de renseignements.Mohammed Atta s'est présenté à la dernière minute à l'aéroport de Boston le 11 septembre, a payé comptant son aller simple et le préposé au comptoir n'a pas pris la peine de chercher son nom sur les listes de suspects de la CIA et du FBI.À quel prix ! « L'avion est un objectif payant pour les terroristes, car un attentat à bord est spectaculaire », déclare Isaac Bettan.Le Canada est une cible potentielle parce qu'il participe à la guerre en Afghanistan.Montréal est à risque notamment en raison des communautés culturelles qui y vivent et des intérêts américains qui s'y trouvent.« Les États-Unis se dirigent vers les procédures d'El Al.Air Canada devrait en appliquer une grande partie », conclut M Bettan.Climatiseur Groupe électrique Radio AM/FM avec lecteur CD Roues en alliage Freins à disque aux 4 roues avec ABS Nouveau moteur 1,7 litre VTEC Miroirs chauffants et tellement plus.Climatiseur automatique Moteur 2,0 litres i-VTEC de 160 chevaux Freins à disque aux 4 roues Roues de 15 po Groupe électrique Radio AM/FM avec lecteur CD Système d'entrée sans clé et tellement plus.L'Acura RSX 2002 Incluant Incluant L'Acura 1.7EL 2002 1.7EL 2002 21700$ /mois RSX 2002 24000$ Transport et préparation inclus P.D.S.F.de 21 700 $ pour l'Acura 1.7EL (modèle ES3562E) 2002 et de 24 000 $ pour l'Acura RSX (modèle DC5362PB) 2002 neuves.Transport et préparation (900 $), taxes, immatriculation et assurances en sus.Garantie Acura limitée de 5 ans/100 000 km.(1) Location de 48 mois, 24 000 km/année, transport et préparation inclus, taxes en sus, RSX 2002 comptant ou échange équivalent 3 995 $, 0 $ comptant disponible, 1.7 EL comptant ou échange équivalent 2 450 $, 0 $ comptant disponible, valeur résiduelle garantie.Les modèles offerts peuvent différer des photographies.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Les deux premiers services d'entretien sont compris.Assistance routière 24 heures Acura.BLAINVILLE Plus 255, boul.de la Seigneurie, Blainville SORTIE 25 DE L'AUTOROUTE 15 (450) 435-4455 (514) 875-6677 www.acuraplus.com Transport et préparation inclus 298$(1) 298$(1) /mois 3020978A Appui massif des Québécois au protocole de Kyoto KARIM BENESSAIEH LES QUÉBÉCOIS sont les champions au Canada en ce qui concerne l'appui au protocole de Kyoto : 83,1 % demandent sa ratification, alors que la moyenne au pays est de 77,9 %.Selon ce sondage, dévoilé hier par Greenpeace Canada, qu'on a réalisé auprès de 2008 Canadiens du 15 au 24 mars, c'est en Alberta qu'on trouve le moins d'appui, avec une proportion tout de même importante de 65,6 % des répondants en faveur de la ratification.Le protocole de Kyoto, entré en vigueur en 1997, prévoit une diminution des émissions globales de GES de 5,2 % d'ici 2010.Une trentaine de pays, mais non le Canada, l'ont signé jusqu'à maintenant.Après un préambule expliquant aux répondants qu'un traité international sur les changements climatiques existait et que le Canada avait donné son accord de principe pour le signer il y a cinq ans, on posait la question suivante : « Le Canada devraitil, oui ou non, ratifier officiellement le protocole de Kyoto sur les changements climatiques ?» Moins d'une personne sur 10 (10,4 %) a répondu par la négative.Le porte-parole de Greenpeace, Steven Guilbeault, estime que les conclusions de ce sondage montrent l'évolution « phénoménale » de la mentalité des Canadiens en moins d'une décennie.« Les gens ne comprennent pas nécessairement toute la subtilité du protocole de Kyoto, mais ils savent que le réchauffement de la planète est un problème important.Il y a eu beaucoup de conscientisation, un bon bout de chemin de fait.» Il s'est dit étonné que près des deux tiers des Albertains se soient dits en faveur de la ratification « malgré la campagne de peur du gouvernement et des compagnies pétrolières ».Le Québec et le Manitoba sont les seules provinces à soutenir ouvertement la ratification du protocole de Kyoto.En février dernier, les premiers ministres des autres provinces, celui de l'Alberta, Ralph Klein, en tête, ont demandé à Jean Chrétien de ralentir, voire de stopper le processus de ratification.« Il est temps que le gouvernement prête l'oreille à ce que les Canadiens ont à dire et ratifie plutôt que d'écouter Esso et Bush », dit M.Guilbeault.Ce sondage, réalisé par le Centre de recherche Decima, a une marge d'erreur de 2,2 points de pourcentage 19 fois sur 20 pour les résultats pancanadiens.Au Québec, en raison de l'échantillon plus restreint, la marge d'erreur est de 4,4 points de pourcentage, 19 fois sur 20.Photo REUTERS Le premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein (à droite), en compagnie de Jean Chrétien.En dépit des efforts de leur premier ministre pour empêcher la ratification du protocole de Kyoto, près des deux tiers des Albertains sont en faveur de sa signature. 2LP0402A0402 mardi A4 2LP0402A0402 ZALLCALL 67 22:24:06 04/01/02 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 2 AVRIL 2002 Les ventes de burqas en chute libre KABOUL \u2014 La burqa, devenue un peu rapidement aux yeux de nombre d'Occidentaux le symbole du triste sort que réservaient les talibans aux femmes afghanes, perd du terrain dans la métropole, où elle demeure néanmoins omniprésente.Les marchands du controversé voile rencontrés hier au marché central indiquent que leurs ventes ont chuté considérablement depuis la prise de Kaboul par l'Alliance du Nord en décembre dernier.« Nous en vendons environ 30 % de moins par mois », a déclaré Safeullha Barahrami, qui tient une boutique de burqas à cet endroit depuis 10 ans.De là à prédire leur disparition prochaine des rues de la métropole, il y a un pas énorme que seul un observateur mal avisé se permettrait de franchir.« C'est une tradition en Afghanistan.Ce n'est pas parce que les talibans sont partis que ça va disparaître.La burqa existait bien avant eux », note M.Barahrami, qui a introduit de nouvelles couleurs \u2014 comme le rouge et le vert \u2014 pour tenter de stimuler les ventes.Selon lui, seuls les étrangers achètent ces modèles en guise de souvenir, les résidantes continuant de préférer le bleu ou le blanc.À l'origine, la burqa était portée par les femmes de riches familles et visait à les protéger de la convoitise d'autres hommes.Elle n'était pas portée dans les régions rurales.Au fil des siècles, la situation a cependant considérablement évolué.Rares sont les femmes dans les régions rurales visitées par La Presse au cours de la dernière semaine qui ne portaient pas la burqa de la manière la plus traditionnelle qui soit, en rabattant les pans sur le devant pour cacher entièrement leur corps.Les choses sont différentes à Kaboul, quoiqu'il soit rare de rencontrer dans la rue des femmes qui ne la portent pas du tout.Plusieurs laissent voltiger les pans de leur burqa derrière elles comme une traîne, tout en continuant de couvrir leur visage.Le vêtement, qui coûte 700 000 afghanis, somme considérable pour la plupart des familles, s'arrête désormais souvent au milieu du corps sur le devant, dévoilant jeans ou robe, alors qu'il était porté systématiquement jusqu'au sol sous les talibans.Dans certains espaces publics, comme à l'Université de Kaboul ou dans la cour des lycées, bien des femmes la relèvent et la portent sur la tête comme un foulard.Elles la remettent généralement au moment de retourner dans la rue.Rida Azimi, animatrice de télévision qui est apparue en ondes sans burqa au moment où les talibans quittaient la métropole, croit que la situation à Kaboul reflète le fait que les femmes se sont habituées à cette tenue.« C'est une habitude qu'il est difficile de renverser.Ça va prendre du temps, mais ça viendra », note Mme Azimi, qui ne porte plus la burqa depuis l'arrivée de l'Alliance du Nord.Elle affirme n'avoir pas eu le moindre accrochage à ce sujet depuis ce temps.Beaucoup de femmes se montrent plus craintives et évoquent l'insécurité relative qui règne encore à Kaboul pour expliquer leur décision de conserver la burqa.C'est le cas notamment de Shafeqa Nikhat, élégante mère de trois enfants qui porte, sous sa burqa, maquillage et bijoux.« La situation n'est pas encore assez stable », dit cette femme instruite, qui craint d'être prise à partie par des intégristes.La sévère répression exercée par les talibans, qui n'hésitaient pas à punir physiquement les femmes qui prenaient la moindre liberté avec la burqa, n'est évidemment pas étrangère à ces craintes.Mme Nikhat a encore bien en mémoire les coups de câble reçus lorsqu'elle s'est avisée il y a quelques années de relever brièvement sa burqa à bord d'un autobus.Initialement, nombre de femmes de la métropole affirmaient qu'elles retireraient la burqa à la fin du ramadan, en décembre.Sans résultat.L'entrée en poste à la fin du mois du nouveau gouvernement intérimaire, qui compte parmi ses ministres deux femmes se faisant un devoir de ne pas porter le voile, n'a pas eu non plus d'effet majeur sur la population.Bref, tradition, habitude ou crainte font en sorte que l'échéance est, pour bien des femmes, sans cesse repoussée.Nicolas Palanque, coopérant de Care qui a longtemps travaillé en Afghanistan, estime que la question de la burqa mobilise beaucoup trop d'attention dans les médias occidentaux.Cette pratique est certes troublante, mais elle ne devrait pas faire oublier que les femmes étaient victimes, sous le règne des talibans, d'interdits plus lourds de conséquence, note M.Palanque, en évoquant le droit au travail et à l'éducation.« Par rapport à ça, le port de la burqa est un faux problème », at- il indiqué au cours d'une entrevue réalisée de Montréal il y a quelques semaines.Faux problème ou pas, M.Barahrami ne voit pas venir le jour où il sera forcé de faire une croix sur son commerce de burqas.« Si j'en vends encore 15, 20 ou 30 par semaine, je vais continuer.Je changerai de produit s'il n'y a plus de profit à faire.Ce n'est pas le cas maintenant », lance-t-il avant d'interrompre l'entrevue pour venir en aide à une nouvelle cliente, couverte de la tête aux pieds.Photo AP Quelques Afghanes, si elles portent toujours la burqa (dont la tradition date de bien avant l'arrivée au pouvoir des talibans), la relèvent à la manière d'un simple voile.MASSOUD Suite de la page A1 région est illustrée d'emblée par le poste de contrôle qui marque son entrée, puisque la chaîne bloquant le passage est soutenue par deux énormes ogives que l'on suppose vides.Le tombeau de Massoud apparaît une centaine de kilomètres plus loin, après plusieurs heures de circulation pénible sur une route cahoteuse, sculptée à flanc de montagne, quelques dizaines de mètres au-dessus de champs verdoyants.Lors de notre passage, l'endroit était pratiquement désert.Seuls quelques soldats de l'Alliance du Nord veillaient à protéger le tombeau, une bringuebalante construction de briques et de bois rapidement aménagée au sommet d'une montagne remodelée par les bombes, au coeur d'un paysage époustouflant de beauté.Quelques enfants désoeuvrés, attirés par les étrangers de passage, couraient ici et là en tentant d'éviter les pierres lancées sans retenue par un des soldats pour les éloigner.Ces derniers affirment que plusieurs milliers de personnes viennent chaque semaine pour rendre hommage au combattant disparu en déposant de délicates fleurs sur la terre qui recouvre sa dépouille.La vénération dont fait l'objet le défunt commandant n'étonne pas le rédacteur en chef de l'hebdomadaire Kaboul Weekly, Fahim Dashty, ami et partisan de longue date de Massoud, qui était présent le 9 septembre dernier lorsque deux faux journalistes l'ont tué en faisant exploser une caméra truquée.« C'était un héros pour l'Afghanistan.Les gens veulent montrer l'affection qu'ils éprouvent pour lui en mettant sa photo partout où ils le peuvent », a-t-il indiqué hier lors d'une entrevue aux bureaux du journal.M.Dashty, qui a subi de graves blessures lors de l'explosion, peine aujourd'hui à refouler ses larmes lorsqu'il relate les circonstances de l'attentat, survenu deux jours avant l'attaque contre le World Trade Center.Les deux prétendus journalistes, dit-il, tournaient dans la vallée du Panchir depuis plusieurs semaines sans incident.Aucune précaution particulière n'a été prise pour contrôler leur équipement avant l'entrevue, l'une des centaines que Massoud, surnommé le Lion du Panchir, a accordées au fil des ans.Le faux caméraman est mort sur le coup.L'autre a été tué par l'un des gardes.« Toute la pièce a été détruite.L'explosion a été très puissante », rappelle M.Dashty, qui égrène son récit péniblement, avant d'accuser « les talibans, Al-Qaeda et le Pakistan » d'avoir organisé le coup.Transporté d'urgence à l'extérieur du pays, ce n'est finalement que 12 jours plus tard qu'il apprendra la mort de Massoud, autre moment douloureux.« C'était mon chef », lance-t-il pour expliquer sa tristesse.Le commandant Massoud, héros ou pas, est à l'origine de certains des plus féroces bombardements qu'a connus Kaboul durant la guerre civile qui a précédé l'émergence des talibans au début des années 90.Des dizaines de milliers de civils ont péri dans le processus.M.Dashty, qui accueille ce rappel avec un brin d'irritation, fait valoir que Massoud, alors chef des armées du gouvernement moudjahidine de Burhanuddin Rabbani, devait frapper durement pour défendre la métropole contre les assauts des factions dissidentes.Le journaliste pakistanais Ahmed Rashid, dans un ouvrage qui fait autorité sur le règne des talibans, note pour sa part que Massoud \u2014 stratège militaire « exceptionnel » \u2014 n'a jamais su sceller, sur le plan politique, les alliances qui auraient pu assurer la paix en Afghanistan.M.Dashty pense néanmoins que le pays aurait pu profiter de son expérience pour soutenir la reconstruction en cours.« C'était un grand homme, à la fois un leader et un ami.Il faut continuer son oeuvre », dit-il. 2LP0501A0402 a5 mar 2LP0501A0402 ZALLCALL 67 21:17:27 04/01/02 B Photos REUTERS © Le prince Charles, lors d'une allocution télévisée, hier : « Pour moi, elle (la reine mère) comptait plus que tout.Comme tant d'autres, j'ai craint ce moment, mais j'ai cru qu'il ne viendrait jamais, tant elle semblait impossible àarrêter.» Pendant ce temps, les 41 coups de canon d'une compagnie d'artillerie (àdroite) ont tonné hier dans le ciel londonien, alors que s'ouvraient neuf jours de deuil national, en hommage àla reine mère, morte samedi àl'âge de 101 ans.Coup d'envoi à neuf jours de deuil national LONDRES \u2014 Sur le coup de midi, noyé par les ultimes notes de cornemuse de la cérémonie de relève de la garde, le premier de 41 coups de canon a retenti dans le lointain, en provenance de Hyde Park.Dans la foule de touristes et de promeneurs massés comme d'habitude devant les grilles du palais de Buckingham, la longue salve d'adieu à la reine mère, morte samedi à l'âge de 101 ans, est passée pratiquement inaperçue.À quelques pas de là, le long du Mall, cette avenue bordée d'arbres qui relie Buckingham à Trafalgar Square, les bouquets de fleurs étaient nombreux devant le portail de Clarence House, où la reine mère avait établi ses quartiers londoniens après la mort de son mari, le roi Georges VI, il y a 50 ans.Mais l'ambiance tranquille qui régnait en ce magnifique lundi de Pâques était à des années-lumière du torrent d'émotions qui s'était déchaîné dans les jours suivant la fin tragique de la princesse Diana, en 1997.À l'époque, les gens faisaient la queue sur des kilomètres pour signer les registres de condoléances ouverts en mémoire de la jeune disparue.Hier, les longs corridors de barrières métalliques installés à la hâte à l'entrée du palais de Saint-James étaient désespérément vides et l'attente pour accéder aux livres d'or ne dépassait pas cinq minutes.« Je suis déçu que l'on ne soit pas plus nombreux pour dire au revoir à cette dame qui représentait tout ce que pays avait de bon \u2014 et je parle au passé », a commenté Tony Dixon, 43 ans, qui avait parcouru plus de 150 kilomètres en voiture avec sa femme et son petit garçon pour venir déposer une gerbe de fleurs.« Je pense que c'est parce que les médias ont créé une atmosphère destructrice envers la famille royale.» Les journaux britanniques, qui ne font pas relâche pour Pâques, ont pourtant rendu un hommage on ne peut plus respectueux à la reine mère depuis dimanche, multipliant les cahiers spéciaux en l'honneur de celle que plusieurs, à commencer par le premier ministre Tony Blair, ont qualifiée de symbole de l'unité de la nation.Qu'à cela ne tienne : comme le soulignait hier la une du Guardian (un journal qui ne cache pas son parti pris républicain, il faut bien le dire), « l'incertitude, plutôt que le chagrin et les larmes, semble avoir été la réaction du public » à la mort de celle qui était née Elizabeth Bowes-Lyon, le 4 août 1900.Alors que s'ouvraient neuf jours de deuil national, qui culmineront mardi prochain par des funérailles à l'abbaye de Westminster, c'est le prince Charles, particulièrement proche de la reine mère, qui a salué son départ avec le plus d'éloquence.« Elle était sage, aimante et irrésistiblement espiègle, mais aussi dotée d'une personnalité exceptionnellement forte, d'une grâce unique et d'un optimisme contagieux », a dit le prince de Galles, dans une allocution télévisée de quatre minutes de sa résidence de Highgrove.« Pour moi, elle comptait plus que tout.Comme tant d'autres, j'ai craint ce moment, mais j'ai cru qu'il ne viendrait jamais, tant elle semblait impossible à arrêter », a ajouté le prince.Il avait visité son aïeule pour la dernière fois jeudi dernier, juste avant de partir en voyage de ski dans les Alpes suisses, d'où il est revenu d'urgence dimanche, accompagné de ses deux fils, William et Harry.« Elle était la plus magique des grands-mères et elle avait ma complète dévotion.Son départ laisse un vide irremplaçable dans la vie d'un nombre incalculable de gens, mais Dieu merci ! nous sommes tous plus riches de la joie que nous a apporté sa présence.» De son côté, la reine, dont le visage aux yeux rougis par le chagrin ornait la une de la plupart des quotidiens hier matin, est demeurée à Windsor, où elle a fait une sortie à cheval en compagnie de sa fille, la princesse Anne.L'opération Tay Bridge, nom de code du plan élaboré il y a plus de 20 ans en prévision de la mort de la reine mère, s'est mise en branle sans anicroche, même si la période de deuil officiel, censée à l'origine durer 13 jours, a été raccourcie.Le cercueil de la reine mère, qui se trouve depuis dimanche dans la Royal Chapel of All Saints de Windsor, sera transporté aujourd'hui vers la chapelle du palais de Saint-James, où il restera jusqu'à vendredi.Un cortège officiel conduira alors la dépouille à Westminster Hall, où elle sera exposée solennellement jusqu'à la veille des funérailles, auxquelles participera notamment l'archevêque de Canterbury, George Carey.La reine mère sera ensuite conduite à son dernier repos, dans la chapelle commémorative Georges VI, à Windsor, près de son mari et des cendres de sa fille cadette, la princesse Margaret, morte le 9 février, à l'âge de 71 ans.Les drapeaux qui surmontent les édifices publics du pays demeureront en berne jusqu'à minuit le 9 avril.D'ici là, les athlètes participant à des compétitions sportives porteront un brassard noir, comme l'ont fait hier les jockeys lors de diverses épreuves hippiques (la reine mère était une fanatique des courses de chevaux).Les théâtres, cinémas et salles de spectacles ont été invités à souligner le décès de la reine mère par une minute de silence ou en faisant jouer l'hymne national.Les directeurs d'école ont carte blanche pour modifier l'horaire des cours le jour des funérailles afin de permettre aux élèves de participer à l'événement.Les députés britanniques et les membres de la Chambre des lords interrompront brièvement leur congé pascal, demain, pour rendre hommage à la défunte, tout comme le Parlement écossais et, jeudi, l'Assemblée du pays de Galles.En coulisses, certains députés travaillistes ont critiqué le rappel du Parlement, un geste que l'humeur du pays ne justifient pas, selon eux.C'est une attitude que déplorent les défenseurs de la famille royale, comme Mary Weldon, Londonienne de 48 ans rencontrée près du palais de Saint-James.« La reine mère a été une mère pour la nation et sa mort m'a laissé un sentiment de vide et d'angoisse.Dans le monde terrible dans lequel nous vivons, nous avons besoin de foi, de stabilité et de continuité et c'est ce que la monarchie nous apporte », a-t-elle dit.Juste à côté, parmi les fleurs, les messages d'affection et les animaux en peluche déposés au pied du mur d'enceinte du palais, quelqu'un avait apporté un cadeau spécial pour la reine mère, dont le goût pour le gin était bien connu : une bouteille de Beefeater.Sur la carte qui l'accompagnait, on lisait : « À cette bonne vieille Queen Mom : les fleurs c'est très bien, mais dans des moments aussi tristes, on a tous besoin d'un petit remontant.Dites bonjour à la princesse Diana \u2014 et à John et George ! Adieu ! » Le public anglais est venu déposé de nombreux bouquets de fleurs, hier, sur le terrain du château Windsor.PROMENADES ST-BRUNO, SHERBROOKE CARREFOUR D E L' E S T R I E sur un balconnet signé Triumph.Microfibre satinée, bonnets sans couture pour un décolleté irrésistible et un galbe impeccable même sous les vêtements les plus moulants.Noir, blanc, ivoire.32 à 36 A, 32 à 38 B, 34-36 C.Rég.31.00 40% D E R A B A I S 3039216A PROMENADES ST-BRUNO, SHERBROOKE CARREFOUR D E L' E S T R I E Les années peace nous reviennent en tête, l'époque inspire Twik et sa casquette ne la quitte plus.Denim foncé à surpiqûres rayons en jaune et rouge.Taille unique.AFGHANISTAN Les procureurs incapables de prouver que Lindh a tué des Américains Associated Press ALEXANDRIA, Virginie \u2014 Les avocats du ministère public ont reconnu hier qu'ils n'étaient pas en mesure de prouver que John Walker Lindh a tué des Américains en Afghanistan.Mais selon un juge fédéral, il ne sera pas nécessaire de prouver que Lindh a participé à un complot en vue de tuer des Américains, comme combattant taliban.Lorsque le juge de district T.S.Ellis a demandé si le dossier du gouvernement faisait état de prétendues tentatives de Lindh pour tuer des citoyens américains, le procureur adjoint David Kelly a répondu qu'il l'ignorait.Le procureur adjoint John Davis a précisé qu'il n'existait aucune allégation concernant l'implication personnelle de Lindh dans le meurtre de Johnny Michael Spann, un agent de la CIA qui a été assassiné lors d'une insurrection de prisonniers en Afghanistan, où Lindh était présent.Il ne s'agit pas de déterminer si l'accusé a participé à un meurtre spécifique, mais plutôt s'il aurait participé à un vaste complot fomenté par Al-Qaeda et les talibans, pour tuer des Américains dans différents pays, a déclaré le juge Ellis. 2LP0601A0402 A6 MARDI 2LP0601A0402 ZALLCALL 67 18:49:13 04/01/02 B Le formidable aplomb de Jacques Chirac Il a trouvé in extremis une arme de campagne: l'insécurité Le premier tour des élections présidentielles françaises aura lieu le 21 avril.Aujourd'hui, dans le premier volet d'une série de deux, notre correspondant se penche sur une bête politique peu commune, le président Jacques Chirac.Demain, il nous entretiendra de son principal adversaire, le socialiste Lionel Jospin.Pratiquement tous les soirs de la semaine, juste avant 20 h et l'ouverture des deux principaux journaux télévisés (sur TF1 et France 2), Jacques Chirac peut se voir et s'admirer aux Guignols de l'info, la célèbre émission satirique de Canal Plus, l'influente chaîne pour abonnés.Plus précisément il peut voir sa marionnette, devenue la grande vedette de la saison : il s'agit de Super- Menteur, affublé du costume de Superman et qui descend régulièrement du ciel pour distribuer au bon peuple les promesses les plus délirantes, promesses intenables et qu'il n'a pas l'intention de tenir.Il y a quelques mois, il apparaissait plusieurs soirs par semaine, mais c'était avec les menottes aux poignets, allusion aux trois ou quatre épais dossiers pour corruption et financement illégal qui l'attendent.dès sa sortie de l'Élysée.Ces derniers jours, alors qu'il effectuait deux déplacements \u2014 risqués \u2014 dans des banlieues difficiles de la région parisienne, le président Chirac a ainsi été reçu aux cris de « Super-Menteur ! Super- Menteur ! ».Quelques jeunes ont même craché sur lui.Quelques semaines plus tôt, Chirac avait été conspué en province par des manifestants qui criaient au « voleur » ! Pour un président sortant, il y aurait de quoi être troublé, pour ne pas dire légèrement déprimé.Or, toute autre considération mise à part, il faut reconnaître cette qualité à Jacques Chirac, 69 ans et 40 ans de vie politique dans le corps : c'est une bête de combat.Cela ne suffit pas pour gagner : Chirac a souvent subi de vilaines défaites électorales, notamment aux présidentielles de 1981 et 1988.Mais quand tout semble se liguer contre lui et que le situation paraît désespérée, il fait face, sourire aux lèvres et ton affable.Le sourire est un peu automatique, mais ça passe quand même.Jacques Chirac, objectivement, se présente à cette élection de mai 2002 dans un état plutôt pitoyable.En juin 1997, il s'était ridiculisé en provoquant, contre la tradition de la Ve République, des élections anticipées, qui avaient tourné au désastre pour son premier ministre Alain Juppé : à la stupéfaction de tous les observateurs, l'écrasante majorité parlementaire de la droite tombait au profit du relativement terne Lionel Jospin.Par la suite, en cinq ans de cohabitation forcée, il n'est jamais vraiment parvenu à piéger son premier ministre ennemi, malgré des efforts assez soutenus.Alors que, dans la situation inverse, entre 1986 et 1988, le président Mitterrand avait réussi à empoisonner l'existence du premier ministre Chirac et à le faire dégringoler dans les sondages, Chirac a été forcé de subir pendant cinq ans le parcours plutôt réussi de Jospin.Contrairement à ce qui se passe lorsque le président ne gouverne pas, Chirac ne s'est même pas vraiment envolé dans les sondages (alors que Mitterrand, à partir de la fin de 1987, battait des records de popularité).Malgré cette cure forcée de non-gouvernement, il est arrivé en vue de l'échéance présidentielle de mai 2002 en très modeste forme, sans un seul instant se dégager de son rival Jospin.Jamais les sondages (lointains) concernant le duel présidentiel ne l'ont donné franchement gagnant.Cela se reflète aujourd'hui dans les innombrables sondages de campagne : alors qu'un président sortant jouit normalement d'une forte prime à la légitimité (Giscard a fait 28 % en 1981 et Mitterrand 34 % en 1988), Jacques Chirac se traîne assez lamentablement aux environs de 20 ou 22 % des intentions de vote, malgré l'incroyable faiblesse de ses rivaux de la droite non gaulliste, Alain Madelin et François Bayrou, bloqués à 3 ou 4 % des voix.Ajoutons à cela les impressionnantes « casseroles » (scandales) qu'il traîne avec lui.Même selon les standards français \u2014 fort tolérants en matière de financement illégal de la politique \u2014 Jacques Chirac a tellement d'affaires qui le menacent que, normalement, il aurait dû avoir des problèmes pour se présenter à sa propre succession.De l'automne 2000 à l'été de 2001, les révélations les plus embarrassantes se sont accumulées sur sa tête.On a eu droit à la cassette Méry, du nom de l'ancien trésorier parisien du RPR, le parti de Chirac.Il y était question du racket systématique des entreprises de travaux publics organisé autour de la mairie de Paris et de la région parisienne.Un système qui rapportait chaque année quelques dizaines de millions de dollars et qui, selon M.Méry (décédé depuis) était supervisé par Jacques Chirac en personne.Il était même question très précisément d'une mallette contenant 1,2 million de dollars canadiens ouverte en présence de celui qui était alors maire de Paris.Juste avant l'été de 2001, nouvelles révélations accablantes : pour les seules années 1991 et 1992, Jacques Chirac, alors maire de Paris, aurait payé une agence de voyages en liquide environ deux millions de francs (500 000 $) pour diverses vacances exotiques.Des témoignages font état, à ce sujet, d'un coffre installé dans son bureau, et où le maire puisait des liasses de billets de 500 francs.À noter que le paiement en liquide de ces voyages n'a jamais été démenti : Jacques Chirac lui-même, lors de la traditionnelle interview présidentielle du 14 Juillet, s'était contenté de noyer le poisson, d'une part en contestant vaguement le montant de ces voyages, d'autre part en soutenant que ces sommes en liquide provenaient.des fameuses primes en espèces touchées alors qu'il était premier ministre, de 1986 à 1988 ! Des explications qui, bien entendu, n'auraient pas vraiment convaincu la presse américaine ou canadienne.Mais on est en France, la trêve estivale est heureusement arrivée pour interrompre les activités politiques, et à la rentrée les médias ont changé de sujet.Il n'en reste pas moins que les innombrables affaires de financement illégal du RPR n'ont toujours pas été vidées (contrairement au Parti socialiste, où l'abcès judiciaire a été crevé en 1993 et 1994) et que trois ou quatre dossiers sur des affaires de corruption et de pots-de-vin attendent Jacques Chirac, intouchable par les juges tant qu'il est à l'Élysée.« Chirac ?Il est condamné à être réélu, nous disait l'un de ses grands « amis » politiques, car sinon il est dès le lendemain chez le juge d'instruction.» Beaucoup d'aplomb On conviendra que, dans les circonstances, il faut beaucoup d'aplomb pour faire campagne comme si de rien n'était.Or, de l'aplomb, c'est ce qui manque le moins au président sortant.On avait pu le voir, le 14 juillet 2001, s'expliquer avec une parfaite aisance à propos de cette affaire \u2014 accablante \u2014 de billets d'avion payés en liquide.« C'est une affaire qui fait pschitt ! » avait-il finalement conclu.Et, de fait, après l'avoir écouté une demi-heure ou trois quarts d'heure, on se sentait temporairement convaincu : au fonds il n'y avait pas grand-chose dans ce dossier ! Quitte à avoir de nouveaux doutes par la suite, une fois la télé éteinte.Ces jours-ci, Jacques Chirac mène sa campagne de cette manière.Avec une assurance imperturbable.Et un calme apparent jamais pris en défaut : qu'il affronte un groupe de manifestants hostiles, qu'il se défende contre des questions embêtantes de journalistes (ça arrive) ou qu'il attaque insidieusement Lionel Jospin, Chirac affiche un sourire perpétuel et joue à merveille d'une voix grave et veloutée qui rappelle un peu Ronald Reagan.Ce qui fait qu'en le voyant en direct à la télévision ou l'entendant à la radio, on a tendance à se dire : ce n'est pas possible que cet homme soit suspecté de fraudes diverses dans quatre affaires de corruption, il doit s'agir de quelqu'un d'autre.Bref, quel que soit le sujet de l'intervention, ou même s'il n'y a pas de sujet du tout, Jacques Chirac a cet avantage \u2014 assez reaganien \u2014 d'être, sinon convaincant, du moins passablement charmeur.Et naturellement sympathique.Un gros avantage sur son concurrent Jospin \u2014 comme on le verra demain \u2014 et dont la nature profonde est d'être réservé et austère.Jospin peut convaincre par ce qu'il dit ou ce qu'il a fait.Chirac charme, même si ce qu'il dit a peu de sens.D'ailleurs, notons-le au passage, l'électorat féminin (en partie âgé il est vrai) est très majoritairement chiraquien, contrairement à l'électorat masculin.Chirac a une voix qui charme et rassure.Comme il n'y a plus de différence radicale entre les programmes \u2014 sur l'Europe, l'économie, les retraites, etc.\u2014, les personnalités et la subjectivité jouent un rôle déterminant dans le choix des électeurs hésitants.En réalité, on pourrait même dire que, jusqu'à ces derniers jours, le candidat Chirac s'était contenté, depuis le début de la campagne, de tenir des propos rassurants et consensuels.et de ne rien promettre ou proposer, de manière à ne choquer personne.La stratégie de « rassemblement » sans programme avait admirablement réussi à Mitterrand en 1988 : Chirac semblait décidé à la reprendre, en prolongeant le plus tard possible les présidents sortants et les pères de la nation.et en laissant à Lionel Jospin le soin de l'attaquer et de s'agiter.Il y a deux ou trois semaines, cette stratégie de pur consensus a manifestement trouvé ses limites.Il a suffi que Lionel Jospin entre officiellement en campagne pour que le baromètre électoral parte dans le mauvais sens.Rien de vraiment décisif, puisque les écarts constatés dans les sondages restaient de l'ordre du 51/49.Mais indéniablement l'aiguille avait bougé, et cette fois c'était Jospin qui était donné gagnant \u2014 d'un cheveu \u2014 par tous les instituts de sondage.Une petite lumière rouge s'est allumée : Jacques Chirac ne pouvait plus se contenter de vagues propos lénifiants et d'une démarche rassembleuse et centriste.Il fallait qu'il propose et qu'il attaque.Des propositions, il en a fait.Ou plutôt des promesses, assez traditionnelles, de baisse des impôts.De ce genre de promesses que les Français, depuis pas mal longtemps, ont cessé même de prendre au sérieux.Une baisse de 30 % de l'impôt sur le revenu en cinq ans accompagnée d'une réduction massive des déficits publics ?Pourquoi pas ?Si Chirac avait proposé une véritable politique libérale \u2014 avec diminution réelle du nombre de fonctionnaires, modernisation de l'État et privatisations de certains services \u2014 on aurait sans doute fait un peu plus attention.Mais de promettre qu'on allait raser gratis ! et que chacun aurait davantage en donnant moins ! Disons que les propositions chiraquiennes n'ont pas remué l'opinion outre mesure.Mais, comme en face, Lionel Jospin faisait des promesses analogues, à peine moins démagogiques, tout cela est entré par une oreille du bon peuple et ressorti par l'autre.En revanche \u2014 et on est peutêtre à un tournant de la campagne \u2014 le président sortant s'est emparé, comme beaucoup le prévoyaient, d'un thème qui, pour le coup, préoccupe véritablement la France urbaine (et en partie rurale), c'est l'insécurité au quotidien, dans les banlieues, dans les cités HLM, dans le métro et les trains de banlieue.Après le carnage de Nanterre de mercredi dernier \u2014 qui n'a rien à voir avec la délinquance ordinaire \u2014 et l'inimaginable suicide du « tueur fou » dès le lendemain au Quai des Orfèvres \u2014 qui a beaucoup à voir avec un dysfonctionnement des services de police \u2014 Jacques Chirac se voyait offrir le dossier de l'insécurité sur un plateau d'argent.Comme on peut s'en douter, il n'a pas raté l'occasion.Et a commencé à attaquer, de la même voix veloutée et grave, sans trop entrer dans les détails, en se contentant de dire que c'était « intolérable ».Jacques Chirac, qui charme quand il parle, réussit-il à convaincre une fois qu'il a cessé de parler ?C'est ce qui reste à démontrer.Photo AP Il faut reconnaître cette qualité à Jacques Chirac, 69 ans et 40 ans de vie politique dans le corps : c'est une bête de combat. 2LP0701A0402 israelA7 2LP0701A0402 ZALLCALL 67 20:57:18 04/01/02 B Conflit au Proche-Orient : pessimisme à Montréal Seule une force multinationale pourra rétablir la paix entre les belligérants MATHILDE REGNAULT APRÈS UNE FIN de semaine particulièrement sanglante au Proche-Orient, les communautés juive et palestinienne de Montréal sont pessimistes : d'un côté comme de l'autre, on veut croire à la paix, mais on s'accorde pour dire qu'elle est impossible dans les conditions actuelles.Attentats suicide, incursion de Tsahal (l'armée israélienne) à Ramallah, confinement de Yasser Arafat dans un immeuble privé d'eau et d'électricité, attaques contre des synagogues en Europe : les événements se sont précipités ces derniers jours.À tel point que plusieurs dans les communautés juive et palestinienne de Montréal craignent un embrasement de toute la région.« Nous somme entrés dans une spirale infernale, commente Elie Benchétrit, directeur des relations publiques de la communauté sépharade de Montréal.Pour qu'une résolution soit possible, il faudrait que les États- Unis interviennent, que Yasser Arafat soit arrêté.On attend des gestes positifs de sa part.» De son côté, Reseq Faraj, coprésident palestinien de l'association Palestiniens et Juifs unis, est aussi persuadé que rien ne peut se régler dans les conditions présentes.« Soit la tuerie va continuer, soit une force multinationale va être envoyée, qui pourra peut-être rétablir le calme.C'est, bien sûr, ce que nous préconisons, sinon c'est toute la région qui va s'embraser.» Pourtant, à long terme, la plupart des personnes interrogées se disent optimistes, même si les raisons divergent.« Aujourd'hui, il y a un véritable mouvement de par le monde pour s'élever contre les crimes de guerre perpétrés par l'armée israélienne, affirme Janet Weinroth, 72 ans, qui a passé 18 ans en Israël.Même au sein de l'armée, plusieurs officiers et réservistes refusent désormais de servir dans les territoires occupés, au risque d'être emprisonnés.Cela constitue un véritable espoir.» « Je suis sûr qu'il va y avoir la paix, un jour, renchérit Saad Souaf, Palestinien chrétien, ancien professeur au collège Brébeuf, à Montréal.Comme au Liban, l'armée finira par se retirer, c'est une question de temps.» Sur les responsabilités des différents dirigeants, les opinions sont très partagées, même au sein d'une même communauté.« Les événements qui se déroulent présentement sont très tristes, mais le premier ministre Ariel Sharon n'a pas le choix, croit Joseph Gabay, président pour le Québec du Conseil juif canadien (CJC).Arafat a eu maintes fois la possibilité de faire cesser les attentats suicide.Il ne l'a pas fait, il fallait donc le maîtriser pour que Tsahal puisse faire elle-même le travail.» Selon lui, le gouvernement israélien fait même preuve de retenue, « parce que c'est un pays démocratique et avec une grande morale.Autrement, il y a longtemps que le conflit serait réglé ».Ce n'est pas l'avis de Robert Silverman, de l'Alliance juive contre l'occupation (AJCO), un mouvement qui organise chaque vendredi des manifestations devant le consulat d'Israël à Montréal pour protester contre la politique du gouvernement Sharon.« Je dénonce l'occupation de Tulkarem et de Ramallah dans les termes les plus sévères.Non seulement, il s'agit d'une punition collective injuste, mais en plus c'est totalement contreproductif.Plutôt que les éradiquer, cette méthode est la meilleure façon de fabriquer des terroristes.Face à cette purification ethnique, les Palestiniens n'ont plus rien à perdre.» Allen Gotheil, auteur du livre Les Juifs progressistes au Québec, est plus nuancé.Il croit que les torts sont partagés.« Le problème, c'est qu'il s'agit de religion.Qui dit religion dit passion et lorsque la passion s'en mêle, alors il n'y a plus beaucoup de place pour la raison.C'est valable des deux côtés.Je n'aime pas la politique de Sharon, mais c'est facile de dire qu'il faudrait vivre en paix.Ce n'est pas si simple et je ne sais pas quelle autre politique il pourrait mener.Il faut tout de même faire la distinction entre des kamikazes, qui tuent des innocents simplement parce qu'ils sont juifs, et l'armée israélienne, qui mène une politique d'attentats ciblés, même si elle ne prend pas toujours les précautions nécessaires pour ne pas nuire au reste de la population palestinienne.» Quant au récent soutien de George Bush, Allen Gotheil n'y croit guère.Pour lui, le président des États-Unis essaie juste de ménager les intérêts des États-Unis, en flattant une fois les États arabes, la fois suivante Israël, sans avoir véritablement envie de régler le conflit.« Sa politique est dictée par les lobbies juifs, les lobbies du pétrole, il n'a pas de marge de manoeuvre.» Et par conséquent, pas de réel poids ans la balance.Joseph Gabay, du CJC, voit les choses tout à fait différemment.« George Bush a compris qu'Israël a le droit et le devoir de vivre dans un État sûr.Il donne l'heure juste.Quant au gouvernement canadien, il défend une position démocratique similaire.» La plupart des personnes interrogées condamnent fermement les actes de vandalisme commis contre plusieurs synagogues en Europe, notamment à Marseille et à Bruxelles.« Malheureusement, c'était à craindre.Beaucoup de gens ne font pas la distinction entre Juifs, judaïsme et Israël, alors que cela n'a rien à voir, commente Bruce Katz, cofondateur de l'association Palestiniens et Juifs unis.C'est comme lorsque, après les attentats du 11 septembre, l'opinion publique associait les Arabes avec ben Laden.Ce genre d'amalgame est très dangereux.D'autre part, n'oublions pas que des milliers de Juifs sont contre la politique d'Ariel Sharon.» Des propos repris par Reseq Faraj, qui va plus loin.« C'est très grave, mais c'est la conséquence de la politique de Sharon.Je condamne toute forme d'antisémitisme, mais c'est sa politique de nettoyage ethnique qui conduit à de tels actes.» QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST, PROMENADES ST-BRUNO, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Bel effet moderne de la toile de lin et viscose subtilement texturée pour un veston informel coupé comme une chemise à col pointu.Couleur grège.2 à 16.Rég.225.00 Pantalon ceinture cordon coordonné 99.95 3038920A La Commission de consultation sur l'amélioration de la mobilité entre Montréal et la Rive-Sud invite le public à assister aux AUDIENCES PUBLIQUES qu'elle tiendra du 9 avril au 2 mai prochains.La première partie de chaque séance sera consacrée à la présentation des mémoires.En deuxième partie, le public pourra s'adresser à la Commission en s'inscrivant sur place au régistre prévu à cet effet.Les informations entourant les travaux de la Commission sont disponibles sur le site Internet à l'adresse suivante : www.mobilite-mtl-rsud.gouv.qc.ca Commission de consultation sur l'amélioration de la mobilité entre Montréal et la Rive-Sud MARDI 9 AVRIL 2002 MONTRÉAL - CENTRE-VILLE À compter de 9 h 00 Hôtel Delta, Salle Régence A 777, rue University JEUDI 11 AVRIL 2002 LONGUEUIL - À compter de 14 h 00 ARRONDISSEMENT VIEUX-LONGUEUIL Hôtel Radisson Salle Jacques-Cartier B-C 999, rue Sérigny LUNDI 15 AVRIL 2002 LONGUEUIL - ARRONDISSEMENT BROSSARD À compter de 14 h 00 Centre socioculturel de Brossard Salle Brossard 7905, rue San Franscisco MARDI 23 AVRIL 2002 MONTRÉAL - ARRONDISSEMENT MERCIER/ À compter de 14 h 00 HOCHELAGA-MAISONNEUVE Tour du Stade olympique Auditorium du pied de la Tour 3200, boulevard Viau JEUDI 25 AVRIL 2002 CHÂTEAUGUAY À compter de 14 h 00 Centre socioculturel Auditorium Jean-Pierre Houde 15, rue Maple MARDI 30 AVRIL 2002 MONTRÉAL - ARRONDISSEMENT DORVAL À compter de 14 h 00 Centre Sarto-Desnoyers Salle A 1355, chemin de Bord du Lac JEUDI 2 MAI 2002 MONTRÉAL - CENTRE-VILLE À compter de 9 h 00 Hôtel Delta, (au besoin) Salle Régence A 777, rue University AAuuddiieenncceess ppuubblliiqquueess 3036610A Le Grand Journal Une couverture fidèle de l'actualité locale, nationale et internationale Gilles Proulx 11 h 30 Jean-Luc Mongrain 17 h Jean Lapierre 22 h 3037941A 2LP0801A0402 A8 MARDI 2LP0801A0402 ZALLCALL 67 18:54:14 04/01/02 B Le blocus intérieur à Gaza Une grande arche qui s'élève au milieu de nulle part, quelques soldats et un parking vide : nous sommes à Erez, seul poste-frontière entre Israël et la bande de Gaza.À droite, c'est la voie des VIP : les gens munis d'un passeport étranger, les coopérants ou les journalistes.Ils doivent d'abord demander un laissez-passer, puis marcher environ 300 mètres au milieu d'une autoroute à six voies ceinturée de murs de béton et de barbelés.Il ne faut pas oublier de présenter son carton jaune au militaire tapi dans un bunker au milieu de l'autoroute.Si on oublie \u2014 comme ce fut notre cas \u2014, une voix au mégaphone vous ramènera à l'ordre avec un « Stop ! » retentissant.Dans ce décor lunaire, le sentiment de vulnérabilité est tel qu'on ne peut pas s'empêcher de lever les bras en signe de reddition.Encore 500 mètres, puis on arrive au poste palestinien, où un policier écrira votre nom dans un cahier froissé.Quelques pas de plus et vous êtes à Gaza.Mais les Palestiniens qui circulent entre Israël et Gaza n'ont pas le droit d'emprunter cette voie royale.Ils doivent entrer dans un corridor étroit bordé par un mur de béton et des rouleaux de barbelés.Le couloir longe l'autoroute des VIP mais, de l'extérieur, il est impossible de voir ce qui s'y passe.Ces temps-ci, la bande de Gaza est bouclée, et ce couloir qui évoque un enclos à bétail est vide.Parfois, des soldats israéliens se hissent jusqu'en haut du mur pour lancer quelques phrases amusées aux rares passants VIP.« Welcome to Gaza », nous ont-ils crié sur un ton ironique.Erez n'a pas toujours été comme ça.Il y a huit ans, c'était un checkpoint bruyant et chaotique, rempli d'ouvriers palestiniens travaillant en Israël et de taxis à la recherche de clients.Il faut savoir que les voitures immatriculées en Israël ou en Cisjordanie ne peuvent pas entrer dans la bande de Gaza.Il faut donc trouver un chauffeur « de l'autre côté.» Mais aujourd'hui, pour atteindre les taxis de Gaza, il faut marcher un demi-kilomètre dans un no man's land.C'est le mur de Berlin.Le checkpoint Charlie.« Gaza, c'est une chambre avec une seule porte et un million de personnes dedans », dit Mazen Sheqoura, qui dirige la Commission palestinienne des droits des citoyens à Gaza.Une porte ?Plutôt un coffre-fort blindé.Et, depuis peu, séparé en petits compartiments.Gaza en tranches Depuis le début de l'Intifada, la bande de Gaza n'est plus seulement coupée de l'extérieur.Elle a aussi été coupée, du nord au sud, en trois tranches.Le passage d'un territoire à l'autre est devenu de plus en plus difficile.La bande de Gaza s'étire sur une quarantaine de kilomètres.Un tiers de sa population vit dans Gaza \u2014la ville.Mais beaucoup plus y travaillent.Depuis 18 mois, pour eux, la vie est devenue impossible.« Nous n'avons plus de cours depuis 45 jours.Notre vie est en lambeaux », dit Rena, étudiante en communications à l'Université Al- Aqsa, à Gaza.Sur les 900 étudiants de l'université, à peine une centaine habitent à Gaza.Beaucoup viennent de Rafah et de Khan Younis, les deux villes du Sud.Le blocus interne est tel qu'ils ne peuvent pas se rendre à l'université.Marwan Saaleh, directeur du département de Communications, vient tous les jours à l'université.S'il y a 15 étudiants, il donnera son cours.Mais ça n'arrive presque jamais.Le poste de contrôle qui donne accès à Rafah est ouvert de 9 h à 17 h.Les bons jours, l'attente est de trois heures dans chaque direction.Mohamed, ouvrier pour l'Autorité palestinienne à Gaza, vit à Rafah.Il attend son tour dans une file d'autos qui s'étire sur plus d'un kilomètre.« Ce matin, je suis parti à 7 h et je suis arrivé au bureau à 11 h.Je suis reparti à 13 h pour pouvoir rentrer à la maison.» Tout ça pour deux heures de boulot.Cette division interne a un impact considérable sur une situation économique déjà minée par le bouclage extérieur.« Toute notre vie dépend de la circulation nordsud », dit Issam Younes, du Centre Al Mezan pour les droits de l'homme.Résultat : la moitié des habitants de Gaza vit sous le seuil de pauvreté.La route de Rafah longe les plages sablonneuses de la Méditerranée.Paysage magnifique rompu par les indices de misère : un manège rouillé, des maisons à moitié construites, surmontées de tiges de métal qui pointent vers le ciel.Imprévisibles, les checkpoints intérieurs peuvent fermer pour plusieurs heures ou quelques jours.Le phénomène est nouveau.« Autrefois, des soldats dans des tourelles gardaient l'entrée des colonies juives.Maintenant, il y a des frontières territoriales et des routes parallèles auxquelles les Palestiniens n'ont pas accès », dit Jennifer, une Américaine qui travaille pour une ONG palestinienne.Car tout ce dispositif de sécurité vise surtout à protéger les 15 000 colons qui sont établis dans une quinzaine d'implantations à l'intérieur de la bande de Gaza.Tous les jours, des Palestiniens tentent de s'infiltrer dans ces colonies avec des armes et des explosifs.Parfois, l'armée les arrête.Parfois, non.« Pour protéger ces 15 000 colons, Israël a coupé Gaza en tranches et instauré un système d'humiliation quotidienne pour les Palestiniens », s'indigne Jennifer.Photo AFP Des Palestiniens font la queue devant le checkpoint à l'entrée de la région industrielle d'Erez, dans la bande de Gaza, pour aller ensuite travailler dans des usines israéliennes.P U B L I Q U E S La gestion de risque après le 11 septembre 2001 par M.Philippe Jorion, professeur Université de Californie-Irvine, Éditeur du Journal of Risk Le mercredi 10 avril 2002, à 16 h La conférence, donnée en français, se tiendra dans le cadre de l'activité Les conférences Gérard-Parizeau (www.hec.ca/fonds.gerard-parizeau/conferences).Prière de s'inscrire avant le 5 avril par téléphone au (514) 340-6299 ou, par courriel, à beatrice.mazard@hec.ca The Design and Calibration of the New Basel Capital Accord: Strengths & Limitations of a Ratings-Based Approach par Michael Gordy, Economist Division of Research and Statistics, Federal Reserve Board Le jeudi 11 avril 2002, à 17h30 La conférence, donnée en anglais, se tiendra dans le cadre d'une conférence internationale de deux jours sur la gestion du risque de crédit.(www.hec.ca/gestiondesrisques).La conférence est organisée conjointement par la Chaire de gestion des risques de l'École des HEC et l'Institut de finance mathématique de Montréal (IFM2), en collaboration avec la banque CIBC, la Banque Nationale du Canada et PRMIA.Prière de s'inscrire avant le 5 avril, par courriel, à claire.boisvert@hec.ca Amphithéâtre IBM - École des Hautes Études Commerciales 3000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal 3038013A Le pape appelle les fidèles àprier pour la Terre sainte Agence France-Presse VATICAN \u2014 Le pape Jean-Paul II a appelé hier les fidèles rassemblés place Saint-Pierre à prier pour Bethléem.Le pape a dédié toute sa prière à la situation en Terre sainte lors de son adresse, depuis sa fenêtre, aux dizaines de milliers de pèlerins assemblés devant la basilique Saint- Pierre en ce lundi de Pâques.« Il nous parvient des nouvelles tristes et préoccupantes qui ont perturbé l'atmosphère du jour de Pâques, qui devrait être une fête de paix, de joie et de vie, a dit Jean- Paul II.Avec grande appréhension et douleur, le pape est proche de ces frères et soeurs, de même que l'est l'Église tout entière, qui prie et travaille afin que prenne fin un calvaire aussi douloureux.» Dimanche, Jean-Paul II a lancé un appel aux responsables politiques et religieux pour que « la paix arrête la tragique spirale des injustices et des meurtres qui ensanglantent la Terre sainte ».« On a le sentiment que la guerre a été déclarée à la paix ! Mais la guerre ne résout rien, elle provoque seulement plus de souffrances et de morts », a déclaré le pape dans son message urbi et orbi, à la conclusion de la messe de Pâques.Spécialiste de chaussures athlétiques depuis 1985 2A B D 2E 4E 6579, rue Saint-Denis, Montréal (514) 272-9267 endurance.montrealplus.ca Métro Beaubien / Stationnement disponible La meilleure façon d'être à la course M 991 3036514AA cyberpresse.ca / arts FILL198 2DU0901A0402 MARDI 2DU0901A0402 ZALLCALL 67 21:35:49 04/01/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 2 AVRIL 2002 A9 C'est étrange.Prenez le volant d'une Saab et vous aurez soudain envie de faire des détours.Pourquoi rentrer tout droit à la maison lorsque vous pouvez profiter de caractéristiques innovatrices conçues pour augmenter votre plaisir et votre sécurité ?Comme ce puissant moteur turbocompressé à haut rendement exceptionnellement performant, le système de communications avancé On Star, des sièges avant et arrière chauffants ainsi que la climatisation automatique à deux zones.Pour en savoir plus, pr enez le chemin le plus court : saabcanada.com PDSF de 41 500 $ s'applique à la Saab 9-5 Linear 2002.Taxes, assurances, titre de propriété, immatriculation, dépôt de sécurité, transport, préparation à la route, taxe d'accise et équipement optionnel en sus.1 888 888-SAAB.Voici la nouvelle À partir de 41500$ CEUX QUI ESSAIENT UNE SAAB, D'HABITUDE L'ACHÈTENT 3038547A 2LP1001A0402 MARDI 2LP1001A0402 ZALLCALL 67 13:28:25 04/02/02 B Les douze travaux de Tom Ridge Six mois à peine après son arrivée, le Monsieur Sécurité de la Maison-Blanche a déjà prouvé qu'aucun défi ne le fait reculer LA CAPITALE américaine était incrédule et stupéfaite en apprenant, à la mi-mars, que le service de l'Immigration des États-Unis avait expédié à une école de pilotage située en Floride des visas d'étudiants pour deux des pirates de l'air ayant fracassé des avions contre les tours du World Trade Center.Surtout que l'envoi postal a eu lieu six mois après le 11 septembre, comme si rien ne s'était produit Cette gaffe du service de l'Immigration, malgré son énormité, tombait cependant à point pour Tom Ridge, l'ex-gouverneur républicain de la Pennsylvanie recruté par le président Bush pour diriger le « Bureau de la sécurité intérieure », créé à la Maison-Blanche peu après les attentats.Tom Ridge compte en effet parmi ses priorités le renforcement de la coordination et de la collaboration encore très déficientes entre les principaux services de sécurité frontalière des États-Unis : les douanes, l'immigration et la garde côtière, mais aussi des services éparpillés dans une trentaine d'agences et de départements, comme l'inspection des importations alimentaires au département de l'Agriculture.Avant l'affaire des visas, la complexité bureaucratique et politique d'une consolidation de ces services semblait insurmontable, même pour un adjoint immédiat du président.Après tout, ça fait au moins 30 ans, soit dès le début de la présidence de Richard Nixon, qu'une telle idée suscite des débats à Washington, mais sans suite concrète.Mais depuis quelques jours, le désir de relever ce défi constitue une priorité du président Bush, après qu'il eut qualifié d'« inexcusable » la gaffe de l'Immigration.À Washington, on affirme que le projet présidentiel irait jusqu'à la création d'un ministère de la Sécurité intérieure, avec Tom Ridge comme premier secrétaire.Pendant ce temps au Congrès, l'un des principaux membres de la majorité démocrate au Sénat, Joseph Lieberman, du Connecticut, dirige la préparation d'un projet de loi pour regrouper les services frontaliers des États-Unis.Bref, il n'y a plus de doute dans les corridors du pouvoir à Washington : Tom Ridge en mène large, six mois à peine après son arrivée à la Maison-Blanche.Pour le Canada, M.Ridge est aussi devenu un interlocuteur de premier plan dans le contexte de l'après-11 septembre.Alors que la situation frontalière entre les deux pays était encore en crise en décembre dernier, c'est Tom Ridge qui a signé un « Plan d'action pour une frontière intelligente » avec John Manley, alors ministre des Affaires étrangères du Canada.Quatre mois plus tard, voyant les résultats de cette entente spéciale entre le Canada et les États-Unis, le Mexique a réclamé et obtenu la sienne.Elle a été signée il y a quelques jours par les présidents Bush et Fox, en marge de la conférence sur l'aide au développement à Monterrey, au Mexique.« Le gouvernement du Canada a été rapide pour préparer des propositions afin de rétablir et d'améliorer la gestion de la sécurité frontalière.Pour sa part, Tom Ridge a su saisir l'occasion pour agir rapidement à propos d'un enjeu critique après le 11 septembre », résume Stephen Flynn, directeur du Programme d'études en sécurité nationale et frontalière au Centre de relations internationales, qui est établi à New York et Washington.« Cette réaction de Tom Ridge envers la proposition canadienne montre qu'il a le bon instinct et les compétences pour le mandat que lui a confié le président Bush.Cependant, son poste de directeur de la Sécurité intérieure, même tout près du président, n'a pas encore de juridiction suffisante face au pouvoir établi dans les services qu'il veut mieux coordonner.» Héros du Vietnam Tom Ridge s'est pointé à la Maison- Blanche en octobre dernier à la demande du président Bush, après avoir démissionné comme gouverneur républicain de la Pennsylvanie.À 56 ans, M.Ridge occupait ce poste électif depuis 1994.Durant cette période d'un peu plus de sept ans, ponctuée d'une réélection, il avait accumulé des accolades au niveau national pour ses réformes fiscale et sociale en Pennsylvanie.Auparavant, Tom Ridge avait obtenu cinq mandats consécutifs à la Chambre des représentants, à Washington.En fait, cet homme originaire d'une famille modeste de Pittsburgh, ex-soldat décoré au Vietnam et boursier de l'Université Harvard, a gagné toutes ses élections depuis son premier mandat en 1982 comme représentant républicain au Congrès.D'autant plus qu'il avait fait son entrée au Capitole en remportant un district de Pennsylvanie à majorité démocrate.D'ailleurs, la réputation de Tom Ridge comme étoile montante dans les rangs républicains lui avait valu d'être sur la liste finale de candidats à la vice-présidence aux côtés de George W.Bush en vue de l'élection de novembre 2000.Mais l'aile conservatrice des républicains s'est rebiffée.Elle doutait de la loyauté partisane de Tom Ridge depuis son opposition, à la Chambre des représentants, à des projets de l'administration Reagan comme la recherche sur des systèmes antimissiles de la « guerre des Étoiles » et le financement de la rébellion des contras au Nicaragua.Et comme gouverneur de Pennsylvanie, Tom Ridge a indisposé les républicains conservateurs en appuyant le droit à l'avortement dans son État, même s'il est très restreint.Cette prise de position comme catholique et père de famille lui avait aussi valu un interdit de discours dans les églises de la part du principal évêque de Pennsylvanie ! Avec un tel bagage politique, Tom Ridge a fait une entrée très surveillée à la Maison-Blanche en octobre dernier.Au-delà des considérations partisanes, le tout-Washington, encore traumatisé par le 11 septembre, s'interrogeait sur la portée du mandat que lui confiait le président Bush.L'importance de renforcer et de mieux coordonner les moyens de sécurité intérieure des États-Unis, à commencer par les frontières, ne faisait aucun doute.Mais comment y parvenir de façon cohérente, concrète et relativement rapide, en considérant la complexité bureaucratique de services publics qui s'étendent des corps de police locaux jusqu'aux douanes et la garde côtière ?Le mandat confié à Tom Ridge par le président Bush s'est avéré de première importance pour le Canada, considérant la dépendance de l'économie canadienne sur ses relations douanières avec les États- Unis.La fermeture des frontières le 11 septembre et leur réouverture progressive par la suite ont coûté cher à l'économie canadienne.Le 8 mars dernier, John Manley, devenu vice-premier ministre du Canada, était de passage à la Maison- Blanche pour faire le point avec Tom Ridge sur l'entente douanière signée en décembre.Les deux hommes en ont profité pour confirmer l'arrivée de douaniers américains dans les principaux ports canadiens de conteneurs, initiative appliquée au port de Montréal depuis peu.Vient aussi de débuter le déploiement de centaines de soldats de la Garde nationale près de la frontière canadienne, lequel résulte d'une entente spéciale entre les douanes américaines, le Pentagone et l'Association nationale des gouverneurs des États.À Washington, on attribue à l'intervention de Tom Ridge la mise en place rapide d'un tel projet malgré les embûches légales et administratives.La Garde nationale est en effet de la compétence des gouverneurs des États, qui ne la cèdent habituellement au président ou au Pentagone qu'en cas d'urgence.En outre, l'utilisation de la Garde nationale dans le cadre d'une opération fédérale pour appliquer des lois civiles, la sécurité douanière dans ce cas-ci, est à la limite de la légalité.C'est pourquoi les propos officiels font état d'un déploiement temporaire à la frontière, le temps que les douanes embauchent et entraînent des centaines d'agents.Aussi, les soldats de la Garde nationale ne sont pas armés et ils doivent déléguer les arrestations aux autorités civiles.Bref, une mesure de sécurité en apparence simple s'est avérée un dédale quasi constitutionnel pour le directeur du Bureau de la Sécurité intérieure.D'ailleurs, Tom Ridge se retrouve ces jours-ci au milieu d'un autre débat à teneur constitutionnelle, cette fois entre l'administration Bush et le Congrès.Invoquant les privilèges de l'exécutif, la Maison- Blanche refuse que Tom Ridge témoigne publiquement devant la commission du Congrès qui examine le budget fédéral de 2003, proposé récemment par le président Bush.Ce budget comprend la plus grosse augmentation de budget militaire depuis 20 ans.Quelque 38 milliards $ US sont aussi prévus pour des activités de sécurité intérieure, du renforcement du pouvoir d'intervention des autorités locales jusqu'aux activités de la garde côtière.Pour le leader de la majorité démocrate au Sénat, Tom Daschle, l'importance des responsabilités et des budgets placés sous la coordination de Tom Ridge justifie qu'il témoigne devant le Congrès.Commentateurs et éditorialistes de plusieurs quotidiens américains sont du même avis.Ils estiment que le refus de laisser témoigner Tom Ridge au Congrès est un autre exemple du manque de transparence de l'administration Bush sur ses prochains objectifs de la « guerre au terrorisme ».Photo Associated Press Il n'y a plus de doute dans les corridors du pouvoir à Washington : Tom Ridge en mène large, six mois à peine après son arrivée à la Maison-Blanche. La Presse 2 avril 2002 Page A11 manquante 2LP1202A0402 A-12 Mardi 2LP1202A0402 ZALLCALL 67 00:01:30 04/02/02 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 2 AVRIL 2002 CANADA Jean Chrétien parlera d'aide humanitaire en sol africain ISABELLE DUCAS Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien entreprend une tournée dans sept pays africains, non pas pour leur distribuer de l'argent, mais pour discuter avec eux de la meilleure façon de leur venir en aide.M.Chrétien commence sa visite de 10 jours au Maroc.Il se rendra ensuite en Algérie, au Nigeria, en Afrique du Sud, au Mozambique, en Éthiopie et au Sénégal.« Le premier ministre discutera de l'instauration d'un nouveau partenariat envers un continent qui, on le regrette, n'a pas fait les mêmes progrès que les autres régions du monde au cours de 40 dernières années », a expliqué la semaine dernière un haut fonctionnaire du gouvernement, au cours d'une session d'information pour les médias.Jean Chrétien effectue ce voyage à titre de président du prochain sommet du G8.La question de l'aide à l'Afrique est l'un des principaux sujets à l'ordre du jour de la réunion des huit pays les plus industrialisés, qui se tiendra à Kananaskis, en Alberta, en juin prochain.Au dernier Sommet du G8, qui s'est tenu l'année dernière à Gênes, en Italie, les leaders de certains pays africains ont proposé eux-mêmes un projet de Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NOPADA).Dans ce document, les dirigeants du continent le plus pauvre de la planète reconnaissent que l'aide accordée à leurs pays par les nations nanties ne peut être efficace, à moins que des changements ne soient apportés.Les gouvernements qui s'engagent à améliorer leur système de justice, à respecter les règles de la démocratie et à resserrer leur gestion financière seront récompensés, a souligné aux médias le haut responsable gouvernemental canadien.Les meilleurs pays.« Les pays qui ne font pas partie de la liste des meilleurs pays devront faire les changements nécessaires pour y accéder », a-t-il ajouté.Des pays comme le Mozambique, le Ghana, la Namibie, le Mali, la Tanzanie, la Zambie, le Botswana et l'Afrique du Sud sont considérés comme des exemples de pays où de réels efforts sont faits pour améliorer les conditions de vie de la population, a noté un porte- parole du ministère des Affaires étrangères.En entreprenant cette mission africaine, Jean Chrétien chercherait aussi, selon plusieurs, à laisser sa marque comme un défenseur des pays défavorisés, à l'approche de sa retraite de la vie politique.Mais ses porte-parole nient que le premier ministre soit à la recherche d'un héritage à laisser et rappellent qu'il a toujours été préoccupé par la situation de l'Afrique.Ce voyage s'inscrit dans la continuité des actions qu'il a déjà prises par le passé, soulignent-ils.« Tous les leaders (du G8) reconnaissent que la situation de l'Afrique est bien pire que celle de n'importe quelle autre région du monde, a souligné un responsable du ministère des Affaires étrangères.C'est le seul continent où la pauvreté augmente et où l'espérance de vie diminue.Mais des dirigeants ont maintenant un plan crédible et réaliste pour s'attaquer aux problèmes.» La semaine dernière, à la Conférence internationale des Nations unies sur l'aide au développement, au Mexique, M.Chrétien a annoncé que le Canada allait augmenter son aide aux pays pauvres de 8 % par année.Pour 2001-2002, le budget canadien pour l'aide au développement était de 2,43 milliards.L'annonce de la semaine dernière, qui était inattendue, signifie que cette somme passera à 2,63 milliards.Nouvelle collaboration Mais Jean Chrétien ne se rend pas en Afrique pour distribuer cet argent, ont souligné à plusieurs reprises ses porte-parole.Il veut plutôt redéfinir la collaboration entre les pays industrialisés et l'Afrique.Le premier ministre Chrétien se rend dans des pays qui sont à l'origine du NOPADA.Il rencontrera également une dizaine d'autres dirigeants africains.Le Mozambique et le Nigeria ont en effet invité certains de leurs voisins à participer aux discussions avec la délégation canadienne.Des invitations ont été envoyées à la Namibie, à la Zambie, au Botswana, à la Tanzanie, au Malawi, au Bénin, au Mali, à la Côte-d'Ivoire, à la Sierra Leone et au Ghana.Photothèque La Presse © Selon ses porte-parole, Jean Chrétien a toujours été préoccupé par la situation de l'Afrique.Ci-haut, le premier ministre du Canada en compagnie du leader sud-africain Nelson Mandela, en novembre dernier.Les libéraux retirent leur candidat contre Stephen Harper Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Comme on s'y attendait, les libéraux fédéraux ont renoncé à présenter un candidat à l'élection complémentaire qui aura lieu le 13 mai dans Calgary-Sud- Ouest, maintenant que le leader de l'Alliance canadienne, Stephen Harper, a fait part de son intention de s'y porter candidat.James Maxim, coordonnateur de la campagne libérale dans la circonscription, a déclaré hier que la décision avait été prise par courtoisie pour M.Harper, et pour respecter une tradition politique de longue date.Le premier ministre Jean Chrétien avait bénéficié de cette tradition, il y a plus de 10 ans, lorsqu'il avait brigué un siège aux Communes lors d'une élection complémentaire après avoir été élu leader du Parti libéral du Canada.Le gouvernement conservateur de Brian Mulroney, qui était alors au pouvoir, n'avait pas présenté de candidat contre lui dans Beauséjour, au Nouveau-Brunswick.« Il faut être équitable, a déclaré M.Maxim.Comme nous avons profité de cet avantage pour notre leader, je crois que nous devons rendre la politesse aux autres partis politiques lorsqu'ils se retrouvent dans la même situation.» Les libéraux avaient prévu de tenir une assemblée de mise en candidature cette semaine, afin de choisir un candidat pour s'opposer à Ezra Levant, qui a d'abord refusé de céder son siège à Stephen Harper.M.Levant s'est finalement laissé convaincre à la fin de la semaine dernière.Jim Prentice, candidat conservateur désigné dans Calgary-Sud- Ouest, a annoncé, durant la fin de semaine de Pâques, qu'il n'allait pas se présenter contre Stephen Harper.Les autres partis n'ont pas encore fait part de leur stratégie, mais la décision prise par les deux principaux rivaux de Stephen Harper l'assure pratiquement d'un siège aux Communes.On estime que plus de 1 600 personnes ont péri.Des milliers d'autres sont blessées et sans abri.Des enfants sont brûlés et souffrent de traumatismes.L'UNICEF a besoin de votre aide dès aujourd'hui pour fournir des trousses d'urgence, de l'eau potable, des installations sanitaires, des tentes, des pulls et des chaussettes aux enfants.Chèque à l'ordre de : Fonds d'urgence de l'UNICEF \u2014 Afghanistan .Visa .Master Card .American Express No de carte de crédit : Date d'expiration : Nom: Adresse : Ville : Prov.: Code postal : Téléphone : Oui, je veux aider les enfants de l'Afghanistan en danger.Voici mon don de : .50 $ .100 $ .200 $ .1 000 $ ou $ À retourner à : UNICEF Québec, 4474, rue Saint-Denis, Montréal, QC H2J 2L1 NOUS DEVONS AGIR MAINTENANT! Appelez le numéro sans frais 1 877 955-3111 www.unicef.ca LP 04/02 NOUVELLE TRAGÉDIE TREMBLEMENT DE TERRE EN AFGHANISTAN 3039397A POUR INFORMATION SUR LES COURS APPELEZ (514) 843-YOGA(9642) LE CENTRE EQUILIBRIUM PRÉSENTE L'INSTITUT DE YOGA ET DE MÉDITATION Le jeu doit rester un jeu Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2002-04-01 Tirage du 2002-04-01 Tirage du 2002-04-01 NUMÉRO: 797359 2DU1301A0402 MARDI 2DU1301A0402 ZALLCALL 67 21:59:10 03/30/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 2 AVRIL 2002 A13 L'Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l'adresse d'un concessionnaire près de chez vous, visitez le www.honda.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.Les offres de location-bail sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.Cette offre porte sur les berlines Civic DX 2002 (modèle ES1512PX), les berlines Civic DX-G 2002 (modèle ES1542PX) et les coupés Civic DX 2002 (modèle EM2112P) ou les coupés Civic LX 2002 (modèle EM2152P) neufs pour 48 mois.Échange ou comptant de 2 724 $ (berline Civic), 2 743 $ (berline Civic DX-G), 2 840 $ (coupé Civic DX) ou 2 958 $ (coupé Civic LX).Première mensualité et dépôt de garantie de 275 $ exigibles à la livraison.Programme 0$ comptant également offert.Franchise de kilométrage de 96 000 km; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Option d'achat au terme de la location offerte moyennant un supplément.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.P.D.S.F.de la berline Civic DX 2002 (modèle ES1512PX), de la berline Civic DX-G 2002 (modèle ES1542PX), du coupé Civic DX 2002 (modèle EM2112P), du coupé Civic LX 2002 (modèle EM2152P) neufs.Transport et préparation (850 $), taxes, assurance et immatriculation en sus.Le prix de vente des concessionnaires peut être inférieur.Offre d'une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Photo à titre indicatif.Les pneus sont gonflés.Pas le prix.Berline Civic LX illustrée Coupé Civic LX illustré 198$ Berline ou Coupé Civic DX 2002 À partir de 15 900$ À partir de par mois Incluant 96 000 km 0$ comptant disponible Transport et préparation inclus sur la location seulement Moteur 1,7 litre à SACT et 16 soupapes Coussins gonflables avant gauche et droit à 2 phases (SRS) Antivol immobilisateur Radio AM/FM stéréo/4 haut-parleurs GROUPE VALEUR PLUS Pour 24$ de plus par mois ou Pour 1600$ de plus à l'achat Air climatisé Lecteur de disque Déverrouillage à distance Antivol de la chaîne sonore Poignées de porte de couleur assortie Serrures électriques Berline Civic DX-G Civic LX-Coupé sport Pour 28$ de plus par mois ou Pour 2200$ de plus à l'achat Air climatisé Radio AM/FM stéréo avec lecteur de CD Déverrouillage à distance Régulateur de vitesse Groupe électrique Roues de 15\" Appuie-bras 3032043A 2LP1401A0402 mardi A14 2LP1401A0402 ZALLCALL 67 20:55:12 04/01/02 B EXPRESS INTERNATIONAL Népal Aide américaine recherchée LE MINISTRE népalais des Affaires étrangères, Madhu Raman Acharya, a quitté Katmandou hier pour Washington, où il demandera l'aide des États-Unis contre la rébellion maoïste.Acharya est le plus haut responsable népalais à se rendre aux États-Unis depuis le début, en 1996, de l'insurrection qui a fait quelque 2700 morts en six ans.Sa visite fait suite à celle du secrétaire d'État, Colin Powell, qui s'est rendu en janvier à Katmandou et a apporté son soutien à la lutte du gouvernement népalais contre une rébellion qualifiée de terroriste.\u2014 d'après AFP Algérie Les Kabyles résistent LA GRÈVE générale déclenchée dimanche se poursuivait hier en Kabylie, alors que des affrontements étaient signalés à Draa El-Mizan, Boghni et Tigzirt, près de Tizi Ouzou.À Tigzirt, un manifestant a été grièvement blessé, selon des sources locales.La grève a été décidée par la Coordination des âarchs (tribus kabyles), fer de lance de la contestation, pour protester contre des arrestations de plusieurs de ses membres et l'occupation de son siège à Tizi Ouzou par la police.\u2014 d'après AFP É.-U.-Cuba Des visas refusés LES ÉTATS-UNIS ont refusé des visas à 68 fonctionnaires cubains de l'entreprise d'État Alimport invités par des firmes agricoles américaines, a indiqué le porte-parole du secrétariat d'État pour l'hémisphère occidental, Chip Baker.« Nous avons des restrictions concernant la délivrance de visas à des fonctionnaires du gouvernement cubain et à des membres du Parti communiste cubain depuis le milieu des années 1980, et si nous avons levé ces restrictions quelquefois dans le passé, nous avons décidé de ne pas le faire cette fois-ci », a déclaré Baker.Il s'est refusé à donner les raisons du maintien de ces restrictions.\u2014 d'après AFP Corées Nouvelle rencontre DES RESPONSABLES des États-Unis, du Japon et de la Corée du Sud se retrouveront la semaine prochaine à Tokyo pour discuter de leur politique commune à l'égard de la Corée du Nord, a indiqué hier le secrétariat d'État.La rencontre est prévue pour le 9 avril, trois jours après une visite à Pyongyang d'un envoyé spécial du président de la Corée du Sud.\u2014 d'après AFP Zimbabwe Journaliste libérée PETA THORNYCROFT, correspondante du quotidien britannique Daily Telegraph, qui était détenue depuis le 27 mars, a annoncé hier avoir été libérée par la police zimbabwéenne, comme l'avait ordonné la Haute Cour cinq heures plus tôt.Mme Thornycroft a assuré qu'elle avait été traitée de « façon professionnelle » par la police.La journaliste était toutefois incapable d'expliquer les accusations portées contre elle.Elle avait été arrêtée à Chimanimani, dans l'est du Zimbabwe, alors qu'elle effectuait un reportage sur la violence politique dans cette région.\u2014 d'après AFP Moldavie Manif anticommuniste DE 15 000 à 20 000 Moldaves ont poursuivi hier leurs manifestations dans la capitale, Chisinau, pour réclamer la démission du président communiste, Vladimir Voronine, et du gouvernement.Selon des étudiants, des collèges ont fermé leurs portes pour deux jours afin de leur permettre de participer aux manifestations.Quelque 300 Moldaves ont par ailleurs installé des tentes dans un parc du centre-ville, où ils entendent poursuivre nuit et jour leurs manifestations contre le régime communiste de cette république autrefois soviétique.La veille, quelque 80 000 manifestants, selon l'opposition \u2014 mais la moitié moins selon la police \u2014, s'étaient rassemblés à Chisinau pour réclamer la démission du régime.\u2014 d'après AFP UKRAINE L'opposition s'impose de peu Les partis devront gouverner en coalition d'après AFP KIEV \u2014 L'opposition menée par le réformateur Viktor Iouchtchenko s'est imposée d'une courte tête aux législatives de dimanche en Ukraine face aux alliés du président Léonid Koutchma, a annoncé hier soir la Commission électorale centrale (CÉC).« Ce vote a confirmé la nécessité de changer le pouvoir en place », a relevé le Parti socialiste, estimant que cette poussée, plutôt inattendue, des forces libérales était un désaveu du régime Koutchma, affaibli par de récents scandales.Après dépouillement de près de 92 % des bulletins, la coalition de Iouchtchenko « Notre Ukraine » obtient 111 mandats sur les 450 sièges que compte le Parlement monocaméral.« Il ne faut plus s'attendre à un changement significatif de ces résultats », a dit une responsable de la CÉC, Galina Starovoïtova.Le bloc pro-présidentiel « Pour une Ukraine unie » suit avec 104 sièges.Chef d'un gouvernement réformiste entre décembre 1999 et avril 2001, Iouchtchenko avait réussi à remettre l'Ukraine sur la voie de la croissance jusqu'à sa destitution, organisée en sous-main par Koutchma.Mais sa capacité d'aller de l'avant avec les réformes reste incertaine dans un Parlement où aucun parti n'aura de claire majorité.L'un des chefs de file du bloc pro-présidentiel, Serguei Tiguipko, a estimé qu'il faudrait « nommer un nouveau gouvernement de coalition », alors que le président Koutchma a appelé « à former une majorité parlementaire stable ».Les communistes sont les grands perdants de ces élections avec seulement 67 représentants, contre 113 dans l'assemblée sortante.Une dizaine de petits partis ou coalitions seront représentés \u2014 dont les socialistes (21 sièges), le bloc de l'opposante Ioulia Timochenko (21 sièges, centre droite) et le Parti social démocrate uni (22 sièges, centre gauche).Enfin, 93 députés indépendants siégeront dans la nouvelle assemblée.Durant le scrutin, Iouchtchenko a dénoncé des fraudes en faveur du mouvement présidentiel mettant en cause « un pouvoir cynique ».« Il y a eu beaucoup de petites irrégularités, mais elles n'influenceront pas les résultats du vote », a soutenu un membre de la CEC, Olexandre Gachitsky.L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le Conseil de l'Europe et le Parlement de l'Union européenne se sont déclarés « encouragés » par les « progrès réalisés » tout en relevant des « imperfections ».Les États-Unis ont estimé que l'organisation des élections en Ukraine avait marqué « certains progrès » mais qu'il y avait toujours « d'importantes imperfections ».Un millier d'observateurs internationaux \u2014 un record \u2014 et 750 000 représentants des différentes forces politiques ont supervisé le scrutin, dont la campagne a été ternie par des assassinats et des abus de pouvoir.Vendredi, le candidat Mikola Chkrybliak, membre du Parti social démocrate uni, a été tué par balles à Ivano- Frankivsk.Par ailleurs, des représentants de l'opposition ont eu des difficultés à exposer leurs programmes dans les médias, et les employés du secteur public ont été invités avec insistance à voter en faveur des partis pro-présidentiels.Selon un sondage, 61 % des Ukrainiens n'attendaient des élections aucune amélioration de la situation dans le pays, en proie à une longue crise économique et sociale depuis la chute de l'URSS.Photo AFP Victor Iouchtchenko, chef de la coalition « Notre Ukraine » et ex-premier ministre de l'Ukraine, fête en compagnie de sa femme, Katerina, la victoire de son groupe contre celui dirigépar le président Léonid Koutchma.CACHEMIRE Les chefs séparatistes musulmans dans la mire de la police d'après AFP SRINAGAR, Inde \u2014 Une semaine après avoir arrêté le chef du Front de libération du Jammu et Cachemire (JKLF), la police indienne a appréhendé hier le numéro 2 du groupe, tandis qu'un autre chef séparatiste musulman était agressé par un hindouiste devant les caméras de télévision.Javed Mir, vice-président du JKLF (indépendantiste), a été interpellé à Srinagar, principale ville de la vallée du Cachemire indien, où des dons de sang étaient organisés au profit des victimes du conflit, ont indiqué la police et des témoins.À Jammu, l'autre grande ville de la partie indienne du Cachemire, un dirigeant de l'alliance des partis séparatistes musulmans a été bousculé et frappé par un responsable local de l'extrême droite hindouiste.Abdul Gani Lone était interrogé par la télévision dans le hall d'un hôtel lorsque Kalkiji Maharaj, président de la branche cachemirie du parti hindouiste Shiv Sena, l'a agressé à plusieurs reprises malgré la présence de policiers armés.« Vous êtes anti-Indiens.Vos gens sont responsables des tueries anti-hindoues à Jammu », a crié Maharaj, en référence à la mort de 10 personnes dans une attaque attribuée à des islamistes contre un temple de cette ville, samedi.À Srinagar, aucune raison n'a été donnée à l'arrestation de Javed Mir.La police indienne avait arrêté le 25 mars le président du JKLF, Yasin Malik, l'un des principaux dirigeants du mouvement séparatiste musulman au Cachemire.Malik, 35 ans, souffre de problèmes cardiaques et il a subi plusieurs opérations depuis 10 ans, en Inde et aux États- Unis.Selon les autorités indiennes, il a été appréhendé en liaison avec la saisie d'une somme de 100 000 $US sur deux activistes qui ont « avoué » l'avoir amenée « illégalement » du Népal pour le dirigeant indépendantiste.Yasin Malik a déclaré qu'il n'avait rien à voir avec cette affaire « montée de toutes pièces » par l'Inde en raison du refus des séparatistes de participer à des élections régionales prévues dans six mois au Cachemire indien.Le JKLF a exprimé sa vive inquiétude à propos de la « dégradation » de l'état de santé de Malik, qui subit depuis une semaine des interrogatoires en détention.La police a qualifié hier ces informations de « pures rumeurs ».« Il va bien et rien ne lui est arrivé », a dit un porte-parole.La visite mouvementée d'Abdul Gani Lone à Jammu s'inscrivait dans le cadre de la campagne déclenchée en vue d'obtenir la libération de Yasin Malik.Un homme âgé a été tué et une adolescente blessée entre-temps au Cachemire pakistanais par des tirs indiens venus de l'autre côté de la ligne de contrôle qui sert de frontière de facto entre l'Inde et le Pakistan, a annoncé la police pakistanaise.Le bombardement indien dans le secteur de Samahni a été effectué à la mitrailleuse et au mortier « sans aucune provocation », a affirmé le responsable de police pakistanais, Raja Ghulam Sarwar.Selon lui, une autre jeune fille a eu le pied droit arraché par une mine dans un village frontalier de la vallée de Neelum, au nord-est de Muzaffarabad, capitale du Cachemire pakistanais.Allo tango ! Bas tarifs par trajet.Aucun achat requis à l'avance.Aucune obligation de séjour le samedi soir.Milles AéroplanMD Allo tango ! Voici le nouveau service aérien à petit prix offert par Air Canada.Faites vos réservations en ligne à www.voltango.com.Ou encore, consultez votre agent de voyages ou appelez-nous au 1 800 315-1390.Service aux personnes malentendantes (ATS) 1 800 361-8071.Quoi qu'il en soit, vous recevez de précieux milles AéroplanMD, à chaque tango ! dès le 1er avril : Thunder Bay dès le 1er mai : Kelowna dès le 1er juin : Abbotsford dès le 17 juin : Gander, Régina, Saskatoon dès le 13 mai : Québec dès le 16 juin : Deer Lake dès le 22 juin : Charlottetown Et n'oubliez pas qu'à compter du 1er avril 2002, des droits pour la sécurité des passagers du transport aérien de 12 $ par trajet seront perçus.Raison de plus pour réserver sans tarder ! Ne restez plus jamais un samedi soir de plus {à moins que vous ne le souhaitiez vraiment} tarifs aller simple à partir de 99$ Toronto 69$ Québec 129$ Charlottetown 119$ Thunder Bay 109$ Halifax 149$ Deer Lake Gander St.John's 169$ Winnipeg 209$ Régina Saskatoon 229$ Calgary 239$ Edmonton 249$ Kelowna 259$ Abbotsford Vancouver Tarifs basés sur un aller simple, applicables uniquement aux nouvelles réservations et non remboursables.Les taxes, les redevances de navigation NAV CANADA, les frais d'assurance, de carburant et d'aéroport ne sont pas inclus.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Les vols sont assurés sur des appareils d'Air Canada (faisant affaire sous le nom de Tango par Air Canada).Les billets émis pour les services Tango par Air Canada ne peuvent être utilisés sur les services réguliers d'Air Canada et les conditions, modalités et tarifs peuvent etre différents.Les milles Aéroplan accumulés représentent 50% des milles parcourus et ne constituent pas des milles \u201cadmissibles.\u201d AeroplanMD et TangoMC par Air Canada sont des marques d'Air Canada.3038912A 2LP1502A0402 pageA15 2LP1502A0402 ZALLCALL 67 00:01:18 04/02/02 B Les partisans de Ratsiraka détruisent deux ponts L'aide américaine à la Yougoslavie est reportée Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le secrétaire d'État américain Colin Powell a décidé hier de reporter à une date indéterminée une décision sur le déblocage de l'aide américaine à la République fédérale de Yougoslavie, a annoncé le département d'État.M.Powell « a décidé de repousser sa décision quant à savoir si la République fédérale de Yougoslavie répondait aux critères » pour le déblocage de ces fonds, a déclaré le porteparole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Philip Reeker, et l'aide reste donc gelée.Cette assistance de plusieurs dizaines de millions de dollars est bloquée depuis dimanche soir, en vertu d'une échéance fixée par le Congrès à une décision de M.Powell pour dire si oui ou non Belgrade coopérait pleinement avec le tribunal international pour les crimes de guerre dans l'ex-Yougoslavie (TPIY).« Bien que la Yougoslavie ait fait des progrès significatifs quant aux critères requis, le secrétaire d'État a estimé qu'il serait prématuré de lui donner la certification maintenant », a ajouté M.Reeker dans un communiqué.« Nous avons communiqué notre décision aux autorités de Belgrade et nous leur avons répété notre désir de voir plus de progrès réalisés pour répondre à ces critères », a-t-il encore noté.Quelque 40 millions de dollars d'aide bilatérale américaine, ainsi que le soutien américain à des crédits dans le cadre des institutions internationales, ont été gelés dimanche soir.Le gel de l'aide américaine ne concerne toutefois pas les fonds allant aux efforts humanitaires et à la démocratisation du pays.M.Powell s'est récemment félicité de la réponse de Belgrade à certaines demandes américaines, comme la libération de Kosovars albanais détenus, mais a en revanche déploré que les procureurs du TPI n'aient pu avoir accès à d'importantes archives militaires.Washington déplore également le manque d'efforts de Belgrade pour faire arrêter certains inculpés encore en liberté, en particulier le président serbe Milan Milutinovic, le chef de l'armée yougoslave Dragoljub Ojdanic ou l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic.La non-décision américaine met sous pression le pouvoir en RFY, où le président Vojislav Kostunica, bien qu'adversaire politique de Slobodan Milosevic, est réputé peu favorable au TPIY.Le gouvernement yougoslave a annoncé lundi qu'il allait « coopérer pleinement » avec le TPIY pour tenter d'éviter à la Yougoslavie (RFY/ Serbie et Monténégro) d'être replongée dans l'isolement international.Le gouvernement yougoslave a notamment décidé de soutenir la décision du gouvernement serbe de mercredi d'adopter un décret sur la coopération avec le TPIY, lui permettant de procéder à de nouveaux transfèrements à La Haye, siège du Tribunal.d'après AFP ANTANANARIVO \u2014 Deux ponts ont été détruits hier à Madagascar, contribuant à isoler davantage Antananarivo, fief du « président » autoproclamé Marc Ravalomanana, en proie à un blocus organisé par les partisans du président sortant Didier Ratsiraka, a-t-on appris de sources concordantes.Le premier pont a été dynamité à Miandriavazo, à 270 km au sud-ouest d'Antananarivo, sur une route nationale reliant le port de Morondava, sur la côte Ouest, à Antsirabe, à près de 200 km au sud de la capitale, rapporte la radio nationale malgache (RNM), contrôlée par les partisans de Ravalomanana.Le second pont a subi le même sort à Antanifotsy, à 250 km au sud d'Antananarivo, sur une route départementale utilisée par des véhicules pour contourner un autre pont dynamité vendredi à Fatihita, à environ 300 km au sud de la capitale, sur un axe important pour le ravitaillement d'Antananarivo, reliant la capitale à Fianarantsoa, à 600 km au sud, rapporte la radio.Ces deux ponts ont été rendus inutilisables, a confirmé l'état-major de la gendarmerie nationale à Antananarivo, qui n'a toutefois donné aucune indication sur la méthode utilisée ni sur les auteurs du sabotage.Toutes les routes principales en état de supporter le passage de camions pour ravitailler la capitale sont désormais inutilisables, soit à cause de barrages tenus par les partisans de Ratsiraka, soit parce que des ponts ont été détruits.Le port de Morondava était utilisé pour importer et acheminer du carburant en direction de la capitale qui en est aujourd'hui presque totalement dépourvue.La pièce maîtresse du blocus de la capitale est le barrage de Brickaville, sur la route reliant Antananarivo au plus grand port du pays, Toamasina, le fief de Ratsiraka, sur la côte Est.Brickaville est tenu notamment par des militaires fortement armés fidèles au chef de l'État sortant.Colin Powell Location de 48 mois pour la Sentra XE 2002 « Option Plus » (C4LG52 BK00).Acompte ou échange équivalent de 2 495 $.Limite de 19 500 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Assistance routière 24 h.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit.Taux de financement de 2,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.Offre d'une durée limitée.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.Le logo NISSAN est une marque de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissan.ca 1 800 387-0122 SOURIEZ, VOUS EN AVEZ TOUJOURS PLUS AVEC N I SSAN 2,8% Financement à l'achat! SENTRA XE 2002 CLIMATISEUR INCLUS 0$dépôt de sécurité Transport et préparation inclus! Acompte 0 $ 995 $ 1 995 $ 2 495 $ Mensualité 255 $ 233 $ 211 $ 199 $ Siège du conducteur à 8 réglages Moteur 1,8 L de 126 chevaux Pneus toutes saisons 14 po Barres stabilisatrices avant et arrière Coussins gonflables Dossier arrière rabattable 60/40 Radio AM/FM stéréo 100 watts avec lecteur CD 199$ /MOIS 3039313A 2LP1601A0402 a16 mardi 2LP1601A0402 ZALLCALL 67 19:04:16 04/01/02 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 2 AVRIL 2002 Le naufrage de l'espoir m r o y @ l a p r e s s e .c a En six jours, les limites extrêmes ont, des deux côtés, été franchies.D'abord, l'attentat qui a fait 22 morts \u2014 surtout des personnes âgées \u2014 dans un hôtel de Netanya a été non seulement le plus meurtrier depuis l'automne 2000.Mais, survenu le soir de la pâque juive, il a aussi eu un effet dévastateur au point de vue symbolique.Le siège du bureau de Yasser Arafat par l'armée israélienne, ensuite, met hors circuit \u2014 et de façon humiliante \u2014 le seul interlocuteur palestinien disponible.C'est peu de dire que tout cela a fait voler en éclats tout espoir placé dans la médiation américaine ou dans le plan de paix saoudien endossé, la semaine dernière, par la Ligue arabe.Pire encore, c'est la psyché collective qui, cette fois, est atteinte : les deux peuples se résignent maintenant au bain de sang.Près de la moitié des Juifs d'Israël (46 %) seraient prêts à envisager le « transfert » des Palestiniens hors du pays, effrayante hypothèse toujours demeurée tabou depuis un siècle, même chez les théoriciens du sionisme.« Je ne crois pas que les choses vont changer.Peut-être apprendrons-nous à vivre avec la violence, qui deviendra une partie de nous-mêmes », dit, désabusé, un adolescent de 14 ans de Jérusalem (à Newsweek).De leur côté, les deux tiers des Palestiniens appuient désormais les attentats suicide, ce qui indique un degré de désespoir tel qu'il annihile tout instinct de survie et toute rationalité.Ce week-end, on a fait un tour de plus dans cette spirale lorsqu'une dizaine de Palestiniens, soupçonnés de « collaboration », ont été exécutés par les leurs.Ailleurs dans le monde, où on est bousculé de diverses façons par l'incendie de cette poudrière, la foi s'est aussi évanouie.Et les vieux démons menacent.D'une part, les deux tiers des Américains croient que l'État d'Israël ne survivra pas dans sa forme actuelle.Quelque 18 % prévoient même que dans 50 ans il n'existera plus du tout \u2014 cela correspondant à peu près au souhait des extrémistes palestiniens, qui veulent voir les Juifs boutés à la mer.D'autre part, l'antisémitisme renaît, et pas seulement dans les pays arabes et/ou musulmans, où les plus délirantes mythologies n'ont jamais cessé de se répandre, atteignant le stade de la folie furieuse depuis le 11 septembre.En quelques jours, des synagogues ont été vandalisées ou incendiées à Lyon, Strasbourg, Marseille, Nice, Bruxelles ; des citoyens et des commerces juifs ont été l'objet de dizaines d'agressions.Ce qui constitue un lugubre rappel, à la fois, de la « nuit de cristal » nazie de 1938 ainsi que du fait que l'antisémitisme européen, des pogroms russes de la fin du XIXe siècle jusqu'à l'Holocauste, a été le déterminant majeur du retour massif des Juifs en Terre sainte.\u0001 \u0001 \u0001 Justement, l'élément majeur \u2014 mais occulté \u2014 de la conjoncture actuelle n'est-il pas le silence assourdissant de l'Europe ?Sommée \u2014 en particulier par ceux qui la détestent le plus \u2014 de régler le contentieux israélo-palestinien, l'hyperpuissance américaine a en effet fait la preuve de son impuissance.Liée de l'intérieur par des considérations électoralistes, elle a vu en outre sa médiation rejetée à la fois par les Palestiniens et les Israéliens.Cela étant : l'Europe, qui a de solides liens historiques avec Israël, la Palestine, le Liban, la Syrie, la Jordanie, l'Irak, n'a-t-elle rien de plus sérieux à faire au Proche- Orient que de déléguer à Ramallah l'inénarrable José Bové ?À ce stade (hier, l'armée israélienne accentuait sa pression et un nouvel attentat était commis à Jérusalem), il est clair qu'on ne peut placer aucun espoir en une résolution pacifique du conflit par ses protagonistes.Privés de leader fort et de vision, les Palestiniens, on l'a vu, s'enfoncent dans l'autodestruction, risquant d'entraîner avec eux tout le monde arabe, historiquement désorganisé et par conséquent imprévisible.Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, sombre pour sa part dans l'absurde de la loi du plus fort, consistant à croire que l'escalade de la violence (hier encore, des enfants palestiniens ont été tués ou blessés) puisse dans ce cas amener la paix.Au concert planétaire et plus que jamais, il manque cruellement une voix : celle de l'Europe, qui devrait pour une fois se soucier de ramasser ses dégâts.Paul Bordeleau, collaboration spéciale Droits réservés DIALOGUE «J'en perds mon latin.» M.Pratte, JE RÉPONDS ici à votre éditorial intitulé « Une alliance essentielle », publié le 28 mars.Pourriez-vous décrire la thèse centrale de cette option que vous dites bien vivante ?J'en perds mon latin à constater que des observateurs impartiaux de la scène québécoise soutiennent qu'il y a de la place pour le nationalisme québécois sur la scène canadienne.Passe encore que des politiciens n'aient pas le courage d'admettre l'évolution du nationalisme canadien, de vivre les contradictions que leur parti, le PLQ, a contribué à exacerber (Maître chez nous, Mon non est Québécois, etc.) et qui ont toujours été systématiquement dénoncées par les politiciens d'Ottawa.Même Charest, à l'époque, a proposé de réduire l'espace national québécois dans un cadre que la majorité nette des Québécois ont rejeté (Charlottetown).Maintenant à Québec, Charest est moins limpide sur ces questions.Il fait dans la tactique.la fatigue des Québécois.Mais vous, monsieur l'observateur, expliquez-moi cette assurance qui vous permet d'affirmer sans sourciller que (Stephen) Harper a tort sur le fond de rejeter les nationalistes fédéralistes québécois ?GILLES LATERRIÈRE Le nationalisme québécois mal compris Monsieur Laterrière, Il y a, entre Québécois, de profonds désaccords sur la meilleure façon d'assurer leur avenir collectif.Mais les Québécois savent qu'ils forment une nation, dans le sens sociologique et politique du terme.Nous sommes donc tous nationalistes, c'est-à-dire profondément attachés à notre peuple et à son avenir.De même, bien des politiciens fédéralistes n'hésitent pas à se dire nationalistes, et sont résolument engagés dans la défense des intérêts des Québécois.Cependant, ils estiment que ces intérêts sont mieux servis au sein du Canada.Cela dit, vous avez raison de dire que le nationalisme québécois est mal compris, voire dénigré, dans le reste du Canada.C'est ce qui explique que les deux peuples fondateurs ont été incapables de s'entendre, par un texte constitutionnel, sur la nature de ce pays.À long terme, cette mésentente symbolique devra être résolue.André Pratte Chaque semaine, nos éditorialistes répondent à vos questions et commentaires.Le silence coupable Deux poids, deux mesures m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Safiya Husaini, une Nigériane de 35 ans, ne sera pas lapidée.Poursuivie pour adultère, elle a été acquittée par un tribunal islamique.Si elle avait été reconnue coupable, elle aurait été enterrée jusqu'à la taille et les habitants de son village lui auraient lancé des pierres jusqu'à ce que mort s'ensuive.Barbare ?Oui, sans l'ombre d'un doute.Safiya vit dans un village du Sokoto, un État musulman situé dans le nord du Nigeria, en Afrique.Même si elle était divorcée, elle a donné naissance à une fille en février 2001.Il n'en fallait pas plus pour qu'elle soit arrêtée, traînée devant un tribunal et reconnue coupable d'adultère.Le Sokoto est régi par la charia, la loi islamique, et l'adultère est considéré comme un crime plus grave que le meurtre.La condamnation de Safiya a soulevé un vaste tollé.Le jugement a été en appel et le président du Nigeria, un chrétien, a déclaré que la charia, adoptée par 12 des 36 États du pays, était inconstitutionnelle.Craquant sous la pression, la justice islamique a fait preuve de clémence.Mais, pendant que Safiya échappait à une mort atroce, une autre femme, Amina Lawal, qui vit dans l'État voisin de Katsina, a, à son tour, été reconnue coupable d'adultère et condamnée à être lapidée.L'opinion internationale réussira-telle à sauver Amina ?Le monde devra-t-il se mobiliser chaque fois qu'un pays menace de lapider une femme ?\u0001 \u0001 \u0001 Ce ne sont pas les femmes qui devraient être lapidées, mais la charia, ce fatras de lois moyenâgeuses qui consacrent l'asservissement des femmes.La charia pénale est la plus spectaculaire.C'est elle qui édicte des châtiments comme l'amputation de la main pour les voleurs et la lapidation pour les femmes adultères.Mais peu de pays appliquent la charia dans toute sa rigueur.Par contre, la plupart des États musulmans adoptent la charia pour régir le droit de la famille.D'emblée, elle traite les femmes comme des êtres inférieurs qui ne jouissent pas des mêmes droits que les hommes.Le témoignage d'un homme, par exemple, vaut celui de deux femmes.La charia règle la vie quotidienne : la garde des enfants, le divorce, le mariage, la polygamie.Elle crée des situations aberrantes où les femmes doivent obtenir l'autorisation écrite d'un homme de la famille avant de faire des choses aussi banales que demander un passeport ou signer un contrat de vente.\u0001 \u0001 \u0001 Pauvreté, religion, charia : un cocktail explosif qui condamne les femmes à vivre sur la corde raide.Mais comment changer les choses et qui doit agir ?Les pays occidentaux qui ont une longue tradition démocratique ?Peuvent-ils faire la leçon aux musulmans et les obliger à abandonner la charia et à donner aux femmes les mêmes droits qu'aux hommes ?Impensable sans se faire accuser de paternalisme, de racisme, d'impérialisme et tous les ismes de ce monde.Mais les musulmanes doivent protester et secouer des siècles de culture, aidées par les occidentaux qui n'ont pas le droit de s'en laver les mains en s'enfermant dans un silence coupable.Mme Katia Gagnon, C'EST AVEC beaucoup d'intérêt que j'ai lu votre éditorial du 22 mars sur la discrimination salariale à Radio-Canada.Comme vous, je suis indigné devant le traitement injuste de la SRC envers ses employées de sexe féminin.Je profite de l'occasion pour attirer votre attention sur un autre cas patent de discrimination salariale.En effet, depuis huit ans, je suis à l'emploi de la Commission scolaire de Montréal.J'ai toujours été très critique envers notre syndicat, l'Alliance des profs.Néanmoins, devant le ministre de l'Éducation de l'époque, François Legault, qui s'acharnait à réduire notre tâche à celle d'un quelconque technicien, j'étais en accord avec les moyens draconiens que nous avons utilisés l'automne dernier.De toute évidence vous ne partagiez pas mon point de vue.Voilà pourquoi j'ai été très surpris par votre prise de position.En effet, comment expliquer que, dans le cas de Radio-Canada, vous sentez une forme d'injustice alors que dans le cas des professeurs vous rejetiez, avec beaucoup de mépris, l'essentiel de leurs revendications ?Est-ce par solidarité professionnelle que vous appuyez les syndiqués en grève de Radio-Canada ou est-ce parce que vous appliquez la loi de deux poids, deux mesures ?RÉMI PORTUGAIS professeur d'histoire Oui à un reclassement J'AI TOUJOURS dit que les enseignants avaient droit à un réajustement salarial en vertu de la loi sur l'équité.L'ampleur de leur tâche requiert, et je l'ai écrit à plusieurs reprises, un reclassement dans l'échelle salariale du gouvernement.Là où je diverge d'opinion avec les instances syndicales, c'est sur la question des heures travaillées, l'enjeu principal de cette grève, qui, à mon avis, n'avait rien à voir avec l'équité.Pour moi, c'était et cela demeure toujours un enjeu de négociation, qui doit se régler à la table de négociation.Si légitimes que soient les demandes des profs sur la question de l'équité, on ne peut mettre toutes les revendications dans ce même panier.La suite des événements a d'ailleurs démontré l'inanité de la stratégie de grève : la CSQ a dû se rasseoir, comme tous les autres syndicats, à la table de négociation avec le gouvernement, qui a fait montre, à mon point de vue, d'une réelle ouverture.Qu'ont donc gagné les membres de l'Alliance avec leurs trois jours de grève ?Katia Gagnon De la récupération?Mme Gagnon, JE VOUDRAIS faire des commentaires sur votre éditorial du 28 mars portant sur les médecines douces.Il ne faudrait pas non plus que la médecine conventionnelle récupère les médecines alternatives pour les dénaturer ou simplement pour les contrôler et les diluer dans leur pratique.Certains médecins conventionnels suivent quelques cours d'acupuncture pendant cinq ou six weekends et pratiquent ensuite l'acupuncture.Il y a quelques années, devant la popularité des vitamines, les médecins ont demandé de placer ces vitamines sous ordonnance.Le prétexte : certaines vitamines seraient dommageables pour la santé.Comme si la plupart des médicaments n'avaient pas d'effets indésirables sérieux.Je crains davantage cette récupération que l'infiltration du « new age » en médecine.Les chiros, les ostéopathes, les massothérapeutes ont des corporations professionnels et font un travail rigoureux sans la supervision et le contrôle de la médecine.MICHELINE CARRIER Fâcheuse tendance LA MÉDECINE traditionnelle a en effet une fâcheuse tendance à vouloir coopter tout ce qui se trouve en travers de son chemin.Les sages-femmes, que les médecins ont longtemps voulu garder sous leur coupe, en auraient long à dire sur le dossier.Mais à mon avis, un rapprochement entre la médecine traditionnelle et les médecines douces est nécessaire pour le bien du public, qui devrait avoir droit au meilleur des deux mondes.En se fermant à toute collaboration avec une faculté de médecine, la médecine alternative n'adopterait-elle pas la même attitude de fermeture qu'elle a longtemps reprochée aux praticiens de la santé ?Katia Gagnon 2LP1701A0402 a93 mardie 2LP1701A0402 ZALLCALL 67 18:45:13 04/01/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 2 AVRIL 2002 A17 Une fausse bonne idée?Il y a peu de chances qu'un référendum sur le déséquilibre fiscal permette au Québec de commencer à sortir de l'impasse politique actuelle JEAN-FRANÇOIS L I S É E L'auteur est chercheur invité au département de science politique de l'Université de Montréal et au groupe CRITÈRES.Il a été durant les années 90 conseiller politique des premiers ministres Jacques Parizeau et Lucien Bouchard.PREMIER ACTE : Le rapport Séguin est déposé, sa démonstration fondée sur une étude du Conference Board fait autorité.L'évolution des dépenses publiques va replonger le Québec dans le cercle vicieux des déficits alors qu'Ottawa accumulera des surplus à ne savoir qu'en faire.Deuxième acte : Le gouvernement Landry se donne le droit de tenir, dès les prochaines élections, un référendum sur une question autre que la souveraineté.Sommes-nous prêts pour le dénouement : un référendum gagnant sur l'équilibre fiscal ?La question mérite d'être retournée dans deux ou trois sens.Il pourrait s'agir d'une fausse bonne idée.Il faut avant tout applaudir la flexibilité nouvelle affichée par le Parti québécois, prisonnier, il n'y a pas si longtemps, du dogme « aucun référendum sauf sur la souveraineté ».Une nation minoritaire sur la défensive ne peut se lier les mains ainsi.Parmi ses atouts essentiels, il y a la capacité de démontrer sa force dans la boîte de scrutin et l'agilité tactique.Le PQ se donne à lui-même le droit de réfléchir et fournit aux Québécois une plus grande marge de manoeuvre.En l'espèce, nous sommes dans une situation où des Québécois au pouvoir à Ottawa prétendent défendre l'intérêt du Québec, même lorsqu'ils adoptent une position contraire à celle exprimée, à l'Assemblée nationale, par la totalité des élus.Il n'est donc pas inintéressant que les Québécois eux-mêmes puissent dissiper cette confusion malsaine.Esprit partisan Oui mais, réplique-t-on, le gouvernement voudra utiliser le référendum à des fins partisanes ! Le contraire serait surprenant : comme si les outils n'étaient pas toujours créés par ceux qui veulent s'en servir.L'essentiel est qu'ils soient bien pensés et utilisables hors du contexte où ils ont été conçus.À l'avenir, un gouvernement se servira du tandem référendum/élection tantôt pour faire entériner un consensus face au pouvoir fédéral (ce serait le cas ici), tantôt pour chevaucher une idée populaire rejetée par son adversaire (sur une question linguistique, par exemple), ou encore pour crever un abcès sur une question difficile (l'euthanasie ou la légalisation de la marijuana) en s'engageant à respecter le résultat quel qu'il soit.Il y aura toujours un impact, prévu et voulu, du vote référendaire sur le vote électoral.Dangers tactiques Encore faut-il ne pas se tromper de calcul partisan.Si l'objectif était de déterminer si les Québécois appuient Ottawa ou Québec sur la question du déséquilibre fiscal, alors la réponse référendaire se suffirait à ellemême.Si l'objectif du gouvernement était de doper sa propre performance électorale à même l'appui que recueillerait sa proposition référendaire, il doit cependant froidement envisager l'effet boomerang.Le PQ n'en tirerait un bénéfice électoral que s'il était le seul des deux grands partis à faire campagne pour le Oui.Tenir cela pour acquis, c'est donner bien peu de crédit à Jean Charest.Certes, il dénonce l'idée même de la tenue du référendum, affirmant que c'est une mesure inutile, improvisée, désespérée d'un gouvernement qu'il juge au bout du rouleau.Mais ayant engrangé le fruit de ces attaques, il sera libre de faire volte-face.C'est ce qu'avait fait Mario Dumont en 1995, participant à un référendum qu'il avait jugé prématuré.M.Dumont avait expliqué qu'il n'était malheureusement pas maître de la décision et que, maintenant que le train était en marche, il fallait le prendre.Il n'eut aucun prix politique à payer pour ce revirement de bon sens.M.Charest pourrait s'en tirer mieux encore.Puisque ce référendum est inéluctable, pourrait-il dire, et puisque lui-même défend depuis des années l'idée de rééquilibrage fiscal, l'intérêt supérieur du Québec exige qu'il transforme « l'astuce » péquiste en victoire pour le Québec, ce que seul son ralliement peut assurer.Il ferait donc campagne pour qu'une vaste majorité de Québécois votent Oui et donnent à un fédéraliste réformiste, sur le bulletin électoral, le même jour, un mandat fort pour aller réformer le fédéralisme fiscal de la manière prescrite par le référendum.Jean Charest Jean Charest n'a encore jamais réussi à se définir comme un défenseur énergique des intérêts du Québec, surtout pas dans le dossier constitutionnel où il a pataugé sans entrain.Ce référendum lui permettrait de revêtir les habits du croisé du rééquilibrage fiscal et de centrer le débat sur la crédibilité du messager plutôt que sur le message.Avant, Jean Charest était la victime impuissante des libéraux fédéraux qui lui ont nui en 1998, puis l'ont snobé sur C-20 et l'Union sociale.Après, Jean Charest pourra contredire Chrétien, Dion et Martin pendant la campagne référendaire/électorale, et se positionner du bon côté de l'électorat nationaliste francophone dont il a besoin pour gagner.Le référendum envisagé donnerait d'ailleurs une police d'assurance à ces francophones, qui seraient plus enclins à élire Jean Charest s'ils étaient convaincus de sa capacité d'être ferme face à Ottawa.Ils pourraient faire le pari qu'un référendum gagnant l'y obligerait.Et si M Charest pouvait de surcroît annoncer que l'ancien ministre libéral Yves Séguin sera son candidat dans une circonscription sûre (c'est pure spéculation, mais est-ce vraiment impensable ?) pour être son ministre des Finances, ou deviendra plus simplement son négociateur en chef du rééquilibrage fiscal, l'effet boomerang serait maximal.Dangers stratégiques Plus fondamentalement, cette opération nous permettrait-elle de commencer à sortir de l'impasse politique québécoise ?Je crains qu'elle ne nous y enfonce davantage.Toutes les tentatives de réforme importante du fédéralisme (Meech, Charlottetown, même la coalition des 10 provinces pour le droit de retrait dans l'Union sociale) ont échoué.Les deux tentatives de réaliser la souveraineté (1980, 1995) ont échoué.Les Québécois, aujourd'hui, abordent la question nationale avec une crainte raisonnable de l'échec.Pourquoi disent-ils depuis deux ans au sondage automnal du Conseil pour l'unité canadienne qu'ils seraient 58 % à voter pour la souveraineté s'ils étaient certains de la réalisation du partenariat, mais ne seraient que 38 % à l'appuyer sans cette certitude ?Pourquoi la moitié de ceux qui entendent toujours dire Oui ne veulent-ils pas de la tenue d'un référendum souverainiste ?C'est qu'ils sont convaincus de la forte probabilité de l'échec : échec référendaire d'abord \u2014 il n'y aura pas de majorité pour le Oui.Échec de la négociation ensuite \u2014 le Canada va les torpiller, C-20 est là pour ça.Ce n'est pas tellement l'objectif qui pose problème, mais les obstacles sur le trajet.De même, l'absence de tout intérêt réel pour les projets de réforme du fédéralisme avancés par les libéraux provinciaux depuis Meech tient au fait, non que personne ne les veut, mais que personne n'y croit.Une majorité de Québécois veulent ces réformes, mais constatent lucidement que les libéraux fédéraux, le Canada anglais, ont fermé la porte.Fin de la discussion.C'est dans ce contexte que serait posée la question référendaire sur l'équilibre fiscal.On mobilise les énergies, les trois partis convergent.Que se passe-t-il ensuite ?Une réforme de la péréquation à coût quasi-nul pour le fédéral ?Peut-être.Une légère augmentation des transferts lorsque les surplus fédéraux redeviendront gargantuesques, à la veille de la prochaine élection fédérale ?C'est prévisible.Mais un transfert total et définitif de la TPS aux provinces ?Une réduction structurelle du pouvoir budgétaire fédéral \u2014 donc du pouvoir fédéral tout court \u2014 au profit des provinces ?Autant demander à Jean Chrétien de renier Pierre Trudeau et l'oeuvre de toute une vie politique.Donc, pour la première fois de leur histoire, les Québécois se seraient dit Oui, puis.rien ! Ou plutôt ce petit quelque chose : la démonstration que, même lorsque les Québécois sont unis dans un référendum, le résultat est toujours le même.L'échec.On aurait réussi à dévaloriser l'outil référendaire comme moyen de changement politique.On aurait rendu encore plus ardue la tentative suivante de sortie de l'impasse.La fin de l'histoire ?Certains souverainistes croient que ce ne serait pas la fin de l'histoire.Qu'il y aurait un rebond.Que le refus fédéral provoquerait chez les Québécois un mécontentement suffisamment fort pour se muer en volonté souverainiste.J'exposais cette hypothèse, parmi d'autres, dans Sortie de secours pour le cas d'un panier global des besoins québécois, dont la satisfaction est à mon sens indispensable pour enrayer l'actuel déclin démographique, politique, identitaire et, à moyen terme, linguistique du Québec.Mais je ne croyais pas alors et je ne crois pas aujourd'hui qu'un débat ciblé sur des milliards de dollars à venir, sommes qui seront ou ne seront pas transférées d'un budget à un autre, voire sur le principe noble d'équité ou d'autonomie fiscale, pourrait susciter une telle réaction.Surtout que le refus fédéral ne sera pas net.Il sera mou : « On verra, diront-ils.Si c'est vrai qu'on a des surplus, on les partagera.» Mais admettons même que Jean Chrétien soit particulièrement odieux et que les Québécois décident de tirer le trait.Encore faudrait-il que le gouvernement alors au pouvoir soit souverainiste.Qu'il ait survécu, donc, à l'effet boomerang.PHOTOTHÈQUE, La Presse Le premier ministre du Québec, Bernard Landry, en compagnie d'Yves Séguin, président de la Commission sur le déséquilibre fiscal.LA BOÎTE AUX LETTRES Une confession gênante.pour qui ?M.ANDRÉ CÉDILOT nous a gratifié (La Presse, 24 mars, « Une confession gênante ») d'un témoignage fort éloquent qui me rappelle ces temps anciens où la vérité ne devait jamais sortir du confessionnal.Ainsi, le journaliste se dit mal à l'aise à la lecture d'un livre dans lequel Josée-Anne Desrochers, victime de la guerre des motards qui a tué son fils en 1995, met son coeur à nu, osant enfin se libérer, non seulement de la terrible souffrance, de la désillusion et de la colère qui ont accompagné la perte tragique de son petit garçon, mais qui plus est, d'un silence dont elle portait le lourd fardeau depuis sa tendre enfance.Rencontrant Josée-Anne pour la première fois à l'automne dernier, j'ai immédiatement été émue.« Cette femme mérite qu'on la laisse s'exprimer, me suis-je dit, à voix haute et couleur d'encre ! » Car combien de gens, ayant vécu dans la pauvreté, le manque d'amour et la violence, ont-ils jamais eu l'occasion de se servir d'une plume « exorcisante » ?Voyez-vous, monsieur Cédilot, j'aurais sans doute préféré écrire une histoire à l'eau de rose, ne jamais voir mon amie pleurer, ne rien partager de ses peines, mais cela était impossible.Son cri est de trop, dites-vous, son cri est gênant.Pour qui ?Les motards ?La police ?Vousmême ?Votre article produit sur moi l'effet d'un pétard d'écolier tout juste bon à être entendu à l'intérieur des parois coincées d'un confessionnal.HÉLÈNE BARD Mme Bard est coauteur du livre Mon enfant contre une bombe, paru aux éditions Trait d'Union.Une occasion ratée EN LISANT votre lettre, je constate que vous avez très bien saisi l'essence de ma critique qui ne s'adressait pas à Mme Josée-Anne Desrochers, mais à l'auteur et surtout à la maison d'édition pour avoir livré un contenu misérabiliste, voire sensationnaliste.De mon point de vue, vous avez manqué une occasion en or, justement, d'aller au fond des choses en montrant réellement les jeux de coulisses de la police et des gouvernements.Mais cela aurait exigé beaucoup plus de travail et de rigueur.André Cédilot La Maison du Québec à Paris LA SEMAINE dernière, j'entendais un ministre important du gouvernement du Québec parler et se féliciter des relations France-Québec et en oubliant d'en attribuer la fondation et l'établissement à Georges Émile Lapalme.On trouve la relation de la Fondation de la Maison du Québec à Paris au volume III des Mémoires de Georges Émile Lapalme : Le Paradis du Pouvoir, pages 42 et suivantes.Page 42 le récit débute 2e paragraphe : « Les relations France-Québec, c'est moi ! Personne d'autres ! » et le mémorialiste Lapalme continue en racontant dans les pages qui suivent les faits de son entrevue avec Malraux, fin septembre 1960, où s'est décidée la fondation de la Maison du Québec à Paris.C'était trois mois après l'arrivée au pouvoir du gouvernement de Jean Lesage au pouvoir.Tout est parti de là et s'est poursuivi sous l'impulsion de Lapalme.Pourquoi n pas rendre à César.et à Lapalme ce qui lui appartient ?MAURICE RIEL Sénateur Contrat à terme UNE PETITE question me chatouille, résumée en une seule phrase, concernant l'idéologie assez singulière du maire de Longueuil, Jacques Olivier : comment un homme qui a passé des années à donner le moins possible au consommateur pour le plus d'argent, peut-il se transformer en un homme qui donnera le plus possible pour le moins d'argent ?La réponse, on la connaît déjà : il ne peut pas.Pas de bureau pour le chef de l'opposition, pas de droit de parole pour l'opposition, de gros contrats de communication à ses amis, au revoir la démocratie.Des magouilles de vendeur stéréotypé.Dès le moment où j'ai su que M.Olivier avait refusé aux membres élus de l'opposition de prêter serment à la même réunion publique que ses troupes, je savais alors que la population de la nouvelle ville de Longueuil venait de signer un contrat de location sans en avoir scruté les petits détails.Heureusement, ces contrats ont un terme ! DANIEL BASTIEN "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.