La presse, 6 avril 2002, B. Plus
[" 6LP0101B0406 b01 samedi 06 avril 6LP0101B0406 ZALLCALL 67 17:39:55 04/05/02 B Le développement économique vu par.Prochain test électoral pour Bernard Landry, l\u2019élection complémentaire dans la circonscription de Saguenay, le 15 avril, s\u2019annonce difficile pour le Parti québécois.De retour d\u2019une tournée de la circonscription, notre reporter a constaté que certaines décisions du gouvernement ont laissé des cicatrices dans cette immense circonscription de la Côte-Nord.SAGUENAY Un bastion péquiste menacé Louise Levasseur (PQ) « Je veux avoir des solutions applicables dès maintenant.J\u2019ai travaillé à la Société des traversiers du Québec et c\u2019est ce qu\u2019on a fait.Nous avons développé des protocoles avec les petites municipalités pour l\u2019expertise en matière de dragage, de rénovation ou de réfection des quais maritimes.(.) Nous n\u2019avons pas le choix, le fédéral pellette ici, il faut trouver des outils intelligents et développer des solutions.» Isabelle Melançon (PLQ) « Travailler à la création d\u2019emplois.C\u2019est la seule façon de prévenir l\u2019exode (.) Au cours des six derniers mois, il y a des dossiers importants qui ont été traités et il n\u2019y avait pas de représentant du gouvernement ici.Les gens ont été affectés et se disent que s\u2019ils avaient eu quelqu\u2019un, la tangente aurait été différente.» François Corriveau (ADQ) « La Côte-Nord a été méprisée et laissée de côté.Le dossier de l\u2019aluminium a été très significatif.Nous n\u2019avons pas du tout aimé le dossier de la vallée de l\u2019aluminium (attribuée au Saguenay).Favoriser une entreprise au Québec au détriment d\u2019autres entreprises et une région au détriment d\u2019autres régions qui étaient productrices d\u2019aluminium, les gens ont trouvé que c\u2019était un affront.» BAIE-COMEAU \u2014 Dans la circonscription de Saguenay, les pancartes de Louise Levasseur (PQ), d\u2019Isabelle Melançon (PLQ) et de François Corriveau (ADQ) s\u2019agglutinent sur les poteaux qui ne semblent pas assez nombreux pour les accueillir.La lutte s\u2019annonce chaude.Pourtant, Saguenay représente un bastion péquiste depuis bon nombre d\u2019années.Lors de sa dernière élection, le député péquiste Gabriel-Yvan Gagnon, qui a démissionné au mois de septembre, a obtenu une majorité de 10 000 voix.La circonscription a aussi voté à 73,3 % en faveur du Oui au référendum de 1995.Mais la ferveur semble s\u2019essouffler et certaines décisions du gouvernement Landry, notamment d\u2019attribuer la vallée de l\u2019aluminium à la région du Saguenay et le bloc de 500 mégawatts pour l\u2019usine de Sept-Îles, ont suscité des déceptions.Même le choix du nom de la circonscription, qui s\u2019appellera René- Lévesque à compter des prochaines élections générales, a provoqué du mécontentement.ADQ brouille les cartes L\u2019Action démocratique du Québec semble vouloir brouiller les cartes.Des jeunes qui fréquentent le cégep comme des électeurs plus âgés ont dit voir en l\u2019ADQ une alternative au PQ.« J\u2019aime la politique.Ce sont les élus qui nous gouvernent et au fil des ans, je pense que la région a été délaissée.Le parti de Mario Dumont représente du sang neuf.Il est jeune, il veut que ça change », lance Mathieu Roussel, qui aura 18 ans à la toute veille des élections et qui se promet d\u2019aller aux urnes.S\u2019il est difficile de prévoir l\u2019issue du scrutin, il est clair que les appuis au parti de Mario Dumont, particulièrement nombreux dans la région de Baie-Comeau, auront un impact le soir du 15 avril.« Les gens attendent du concret.Ils regardent les politiciens en se demandant ce qu\u2019ils ont de plus que les autres à offrir.Ils ne veulent pas de bonbon électoral et se servent des élections pour aller chercher ce à quoi ils ont travaillé au cours des trois dernières années », croit le maire du petit village de Godbout, Patrick Laroque.Au cours des dernières semaines, il a vu défiler les adéquistes et les libéraux, venus s\u2019engager à préserver l\u2019école du village menacée de fermeture.Les défis Les candidats, de leur côté, ne se font pas d\u2019illusions : les élections vont se gagner sur le terrain, disent- ils, et sillonner les 400 kilomètres qui séparent le territoire du nord au sud représente tout un défi.Âgée de 48 ans, la péquiste Louise Levasseur habite la région depuis près de 30 ans.Elle connaît bien le milieu de la santé, pour avoir siégé sur plusieurs conseils d\u2019administration, en plus d\u2019agir à titre d\u2019administratrice à la Société des traversiers du Québec depuis quatre ans.Elle se démarque comme gestionnaire.À 27 ans, la libérale Isabelle Melançon est la plus jeune des candidats et habite la région depuis 1998.Elle s\u2019est fait connaître dans plusieurs milieux, un peu partout à travers la circonscription, grâce notamment à son implication comme présidente d\u2019honneur de la campagne de financement de Centraide, l\u2019an dernier.Son allure dynamique et sa jeunesse rejoignent les jeunes électeurs.Quant à François Corriveau, père de famille de 32 ans, avocat et sculpteur, il est le seul qui est natif de la région.Son père a été juge et son grand-père, maire de Baie-Comeau.Dans son programme, l\u2019adéquiste met le doigt sur plusieurs problèmes.Il offre un nouveau souffle en promettant de remettre la Côte-Nord sur la carte.Toutefois, malgré les pancartes à l\u2019effigie des candidats, le porte-àporte, le pointage téléphonique et, surtout, le défilé des chefs des différents partis \u2014 le PQ envoie aussi plusieurs de ses ministres dont la vice-première ministre Pauline Marois \u2014 la campagne lève peu.Il est vrai qu\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019une élection complémentaire.« C\u2019est la prochaine élection générale qui va être cruciale pour la population de Baie-Comeau et de la région », croit d\u2019ailleurs le maire de Baie-Comeau, Claude Martel.À la fin du mois de mars, alors que les séries éliminatoires de la Ligue de hockey junior majeur du Québec battaient leur plein entre les Screaming Eagles du Cap-Breton et le Drakkar de Baie-Comeau \u2014 c\u2019était avant l\u2019élimination des favoris locaux \u2014, les discussions sur le hockey suscitaient davantage d\u2019intérêt que l\u2019élection complémentaire.Acceptant tout de même de causer politique, Guy Proulx, un résidant de Baie-Comeau, lance : « On vit dans une région oubliée.Juste pour les routes, on passe en dernier, après les Cantons-de-l\u2019Est, Montréal et Québec.Nos chemins sont maganés et on ne les arrange pas », dit-il en reflétant la pensée de plusieurs.Les routes constituent d\u2019ailleurs l\u2019un des enjeux sur lesquels les trois partis ont orienté leur campagne.Les résidants de la Côte-Nord n\u2019ont d\u2019autres choix que d\u2019emprunter la route 138 pour se rendre à Québec, une route nationale où circulent un flot important de voitures et de camions lourdement chargés, et où les dépassements sont souvent téméraires.À l\u2019approche du traversier reliant Tadoussac et Baie- Sainte-Catherine, certains prennent des risques, par crainte de manquer le bateau.C\u2019est le syndrome de la traverse.Des discussions pour la construction d\u2019un pont sont d\u2019ailleurs en cours depuis plusieurs années.La santé, l\u2019éducation et le développement économique font aussi partie des priorités communes des trois candidats.Voir autres textes en B2 6LP0202B0406 b02 samedi 06 avril 6LP0202B0406 ZALLCALL 67 00:02:45 04/06/02 B B 2 P L U S \u2022 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 A V R I L 2 0 0 2 YVES BOISVERT y b o i s v e r @ l a p r e s s e .c a Gang de patates Le bébé naissant est un animal charmant, mais très horizontal et même un peu patate sur les bords.Vers les 10-12 mois, après quelques hésitations, il pèse le pour et le contre de la verticalité, considère ses avantages et ses risques, et tranche finalement.Le voici qui marche.Les parents n\u2019en reviennent pas.Ils versent une larme, se frottent les yeux et quand ils les rouvrent, le bébé a disparu.Où est-il ?Il est parti.Il ne marche plus, il court.Il court, il saute, il roule.Le bébé devient à cet âge un animal quasi olympique.Cela lui fait perdre le rebondi du bras et de la joue, tellement qu\u2019il en perd jusqu\u2019à son nom.Ce n\u2019est plus un bébé.À ce qu\u2019on me dit, après quelques années de déchaînement, vers la fin du primaire, le début du secondaire, il recommence à marcher.Et de plus en plus lentement.Où s\u2019en va la jeunesse ?Dans le sous-sol, jouer au Nintendo.Soudain, une voix retentit du rez-de-chaussée.C\u2019est un parent qui crie, devant la télé, pendant la pause publicitaire.\u2014 Va donc jouer dehors ! \u0001 \u0001 \u0001 Je généralise, mais je ne caricature pas.C\u2019est ce que nous disent des études sérieuses depuis plusieurs années.En même temps qu\u2019on se demande où trouver de l\u2019argent pour les soins de santé, personne, apparemment, ne semble s\u2019inquiéter de voir: 1) l\u2019inactivité physique atteindre des sommets, notamment chez les jeunes ; 2) l\u2019obésité juvénile s\u2019installer à demeure ; 3) le nombre d\u2019heures consacrées à l\u2019éducation physique diminuer sans cesse dans les écoles du Québec.Et dans ce palmarès assez déprimant, le Québec semble faire pire que toutes les autres provinces.Selon une étude rendue publique jeudi, 70 % des enfants québécois ne sont pas suffisamment actifs pour demeurer en santé.Qu\u2019est-ce qu\u2019être « suffisamment actif » ?Pour un enfant, une demi-heure quotidienne d\u2019activité intense (du genre des arts martiaux) et une heure de marche, par exemple.La province qui obtient les meilleurs résultats est le Manitoba, où 47 % des enfants seraient trop inactifs.En même temps, on note que le quart des enfants et des adolescents québécois souffrent d\u2019un excès de poids.Le taux d\u2019obésité des jeunes garçons a augmenté de 92 % entre 1981 et 1996 au Canada, et de 57 % chez les filles.Une tendance, au fait, que l\u2019on constate aussi aux États-Unis.On n\u2019a pas fini de vendre du « low fat » et des appareils pour maigrir en se branchant l\u2019abdomen tout en regardant la télé.On n\u2019arrête pas le progrès.Pendant ce temps, que se passe-t-il dans les écoles du Québec ?Les professeurs d\u2019éducation physique nous annonçaient cette semaine que le temps consacré à l\u2019éducation physique passera probablement, un peu partout au Québec, à 60 minutes l\u2019an prochain \u2014 desquelles il faudra soustraire 15 minutes d\u2019éducation alimentaire.C\u2019était généralement deux heures par semaine dans les années 1980.Québec recommande toujours deux heures, mais ce sont les conseils d\u2019établissements qui en décident, et comme cette activité est en concurrence avec l\u2019anglais et les arts, il semble qu\u2019elle soit condamnée à l\u2019anorexie.Un prof d\u2019éducation physique cité par mon collègue André Noël, jeudi, disait que les enfants de 9 et 10 ans étaient en général capables de courir huit minutes, il y a à peine 15 ans.Et qu\u2019aujourd\u2019hui, sur 28 enfants, seuls quatre ou cinq arrivent en courant au bout de la période.Le temps consacré à l\u2019éducation physique est passé de 120 à 75 minutes pendant cette période dans son école de Laval.Où est la surprise ?Dans un domaine aussi réglementé que l\u2019enseignement, on se surprend de voir que ce qui devrait être une priorité soit laissé à la discrétion des écoles.Cela indique, précisément, que ce n\u2019est pas une priorité.La moyenne en Ontario est de 2,2 heures ; de 2,5 en France et de 3,25 au Japon.\u0001 \u0001 \u0001 Tout ça me rappelle une conversation avec Pierre Harvey, l\u2019ex-champion canadien de ski de fond et de vélo, cet hiver, à Salt Lake City.Il y a une telle chose que la « culture » de l\u2019activité physique.Les gens sont inactifs, « mangent comme des porcs » puis s\u2019écrasent devant la télé pour « chialer parce que le Canada n\u2019a pas assez de médailles », disait-il.On parlait de médailles, et donc de sport d\u2019élite.Mais cela vaut pour le sport « de masse ».Comment ne pas voir dans l\u2019empotement d\u2019une partie grandissante de la population d\u2019aujourd\u2019hui les problèmes de santé de demain ?Ces choses-là se préparent aussi très, très longtemps à l\u2019avance.Bien sûr qu\u2019il faudrait un nombre d\u2019heures d\u2019activité physique obligatoire d\u2019un niveau décent.C\u2019est une question d\u2019hygiène sociale.Mais comme pour la lecture, ce n\u2019est pas à l\u2019école que les choses commencent et finissent.Ce ne devrait pas être le cas.La faute au gouvernement ?La faute au manque d\u2019intérêt général.L\u2019école n\u2019est quand même pas là pour refaire tout ce qui se fait tout croche dans les familles.Notamment pour fournir l\u2019effort à la place des parents.Parce qu\u2019évidemment, cela suppose un effort.Ce n\u2019est pas pour rien qu\u2019on parle d\u2019entraînement.Ça prend quelqu\u2019un pour se faire « entraîner ».Ça aide, en tout cas, pour remonter un peu, sur la pente glissante de nos tendances naturelles.Autrement dit, on peut bien en appeler à une politique musclée de l\u2019activité physique au Québec.Mais y a-t-il seulement un « marché » pour une si belle idée ?Vie privée et hypocrisie (bis) J\u2019écrivais la semaine dernière que rien n\u2019avait transpiré de l\u2019enquête faite par la Commission d\u2019accès à l\u2019information sur les activités d\u2019enquête illégale présumément menées par la firme Mégaprobe au profit de la MIL Davie, et qui visaient un journaliste (au moins) et une concurrente.Si rien n\u2019a transpiré, c\u2019est que la commission a reçu le dossier du procureur de la Couronne (après enquête de la SQ) 17 mois après les faits.La loi prévoit une prescription d\u2019un an.La commission a travaillé « très fort », à ce qu\u2019on me dit, mais il était trop tard pour accuser.Elle a tenté de convaincre Québec de modifier la loi.Rien n\u2019a été fait.Une bonne nouvelle pour ceux qui violent la vie privée.De l\u2019eau, des forêts et du chômage.BAIE-COMEAU \u2014 Tantôt bleu vif sous le soleil, tantôt presque noir sous un rideau de neige, le fleuve Saint-Laurent surgit dans un détour de la route nationale qui serpente entre les conifères.Façonné par le temps, ce paysage est la constante qui unit la vaste circonscription de Saguenay.De Tadoussac jusqu\u2019à Baie-Trinité, le territoire avale plus de 400 kilomètres de littoral, avec de petites agglomérations parsemées où se dressent fièrement un clocher, un dépanneur, une école.Le territoire est riche en cours d\u2019eau, en forêts et en mines.Les populations se sont installées au cours du siècle dernier à l\u2019embouchure des rivières où l\u2019on charriait des troncs d\u2019arbres jusqu\u2019aux usines, tandis que des barrages étaient érigés pour fournir l\u2019énergie nécessaire à leur bon roulement.Encore aujourd\u2019hui, des usines comme la Boisaco, à Sacré-Coeur, celles de la Kruger, à Forestville et à Longue-Rive, d\u2019Abitibi-Consolidated, à Baie-Comeau ou l\u2019ancienne aluminerie Reynold\u2019s, achetée par Alcoa il y a deux ans, permettent de nourrir une part importante des 48 000 résidants de la circonscription, dont la moitié sont regroupés à Baie-Comeau.Coup de froid.Mais la prospérité économique s\u2019est essoufflée au fil des ans et l\u2019on sent parfois de l\u2019inquiétude chez les travailleurs qui redoutent des mises à pied.Au mois de février, lorsque le gouvernement Landry a alloué un bloc de 500 mégawatts au consortium Alcan-Alouette, la nouvelle a été durement ressentie à l\u2019usine d\u2019Alcoa.La possibilité de moderniser les vieilles cuves Sodeberg \u2014 en préservant les emplois \u2014 laisse cependant planer de l\u2019espoir.« Il y a aussi la construction du barrage sur la rivière Toulnustouk.On sent une relance, une confiance qui s\u2019installe depuis l\u2019automne.Cela représente cinq ans de travaux, donc de l\u2019emploi pour les gens de la Côte-Nord », explique le directeur général de la municipalité régionale de comté de Manicouagan, Michel Truchon.Une centaine d\u2019autochtones de la réserve amérindienne de Betsiamites travaillent d\u2019ailleurs sur ce chantier, ce qui aide la communauté, elle aussi affectée par la situation économique difficile.Le taux de chômage a dépassé 14 % en février et la région fait face à un exode important.L\u2019ensemble de la Côte-Nord a perdu 4,5 % de sa population en trois ans.Les jeunes doivent s\u2019exiler s\u2019ils souhaitent poursuivre des études universitaires et ne reviennent pas toujours dans la région par la suite.Parfois c\u2019est la ville qui les avale, parfois c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a tout simplement pas de travail sur la Côte-Nord dans leur domaine.Après s\u2019être installées dans la région pour travailler dans les usines, plusieurs personnes âgées choisissent elles aussi de la quitter pour retourner couler leurs beaux jours là où elles ont grandi.Innover Il faut innover, développer de nouveaux créneaux.Auprès des touristes par exemple, qui bien souvent s\u2019arrêtent à Tadoussac.Le maire de Godbout rêve de les attirer jusque dans sa municipalité, en plus d\u2019y voir s\u2019installer une usine, ce qui permettrait de relancer le petit village qui se vide depuis la fermeture de sa seule entreprise forestière, au début des années soixante-dix.Les décideurs parlent aussi de favoriser la deuxième et troisième transformation, comme le prône d\u2019ailleurs le premier ministre Bernard Landry.Un fonds d\u2019action de 11 millions a été mis sur pied par le gouvernement, la MRC et les entreprises.Les intérêts serviront à financer des études pour développer des projets viables dans la MRC de Manicouagan.« Il est primordial de travailler pour créer des emplois dans quatre ou cinq ans.Il est difficile de ramener nos jeunes ici une fois qu\u2019ils ont goûté à la ville et si en plus on n\u2019a pas d\u2019emplois, ce sera impossible », lance le maire de Baie-Comeau, Claude Martel.La bourgade de Sacré-Coeur, avec ses 2000 habitants, possède maintenant deux usines de transformation.L\u2019an dernier, la direction de Boisaco a notamment créé Sacopan, une usine spécialisée dans la fabrication de panneaux pour la construction de portes.Elle a réussi à recruter une vingtaine de jeunes qui s\u2019étaient exilés et les a formés.Malheureusement, a souligné le maire de l\u2019endroit, PaulÉtienne Deschênes, l\u2019usine fait face à certaines difficultés financières.« Ça peut prendre cinq ans, 10 ans, avant de réussir à mettre sur pied de nouveaux projets.On nous met tellement de bâtons dans les roues », rage de son côté le maire de Forestville, Gaston Tremblay.La compétition est même forte entre les municipalités de la même circonscription pour attirer les entreprises.« Il faut trouver des alternatives à nos industries.Nous n\u2019avons pas de bas de laine, nous avons été exploités au cours des 50 dernières années par des multinationales venues couper notre bois.Il faut développer de petits projets qui pourront se réaliser dans plusieurs régions de la Côte-Nord », ajoute le représentant de 4000 habitants.Malgré le sentiment d\u2019oubli généralisé qui se fait sentir, tous vantent les beautés de leur région, au coeur de la nature et de paysages magnifiques où, l\u2019été venu, il est possible d\u2019apercevoir les baleines qui s\u2019ébattent dans le fleuve.C\u2019est d\u2019ailleurs sur cette qualité de vie que les représentants locaux comptent miser pour relancer l\u2019économie de la région.Photo La Presse Pour Patrick Laroque, maire du village, il est primordial que cette école reste ouverte.L\u2019école de Godbout agonise PASCALE BRETON GODBOUT \u2014 Avec ses 350 habitants, le village de Godbout semble ancré dans une baie, un peu en retrait de la route 138.Dans les beaux jours, lorsque la compagnie forestière donnait de l\u2019ouvrage à une population alors beaucoup plus nombreuse, l\u2019école du village comptait huit classes complètes qui résonnaient de rires et de babillages.Aujourd\u2019hui, dans la petite école en briques rouges, deux enseignantes font la classe aux 16 enfants répartis de la première à la sixième année, en plus des deux jeunes inscrits à la pré-maternelle.Une école presque déserte, pourtant pleine de vie.Lorsque La Presse est passée, des bricolages de Pâques ornaient les fenêtres, des flocons de papier s\u2019accrochaient au plafond comme une ode à l\u2019hiver et quelques enfants participaient aux ateliers des Petits Débrouillards, dispensés après les cours par l\u2019une des enseignantes.Il y a un an, la commission scolaire de l\u2019Estuaire a envisagé la fermeture de six établissements sur son territoire, dont la petite école Monseigneur-Labrie.« Godbout est l\u2019une des municipalités qui a perdu le plus de population sur la Côte-Nord.Nous sommes passés de 37 écoliers il y a quatre ans à 16 cette année.La situation est très précaire », explique le directeur général de la commission scolaire, Jacques Saint-Pierre.Mais un comité de survie a été mis sur pied ainsi qu\u2019une campagne de mobilisation pour sauver l\u2019institution.L\u2019école est même devenue un enjeu pour les trois candidats à l\u2019élection complémentaire et le sujet a été abordé à l\u2019Assemblée nationale.En février, la commission scolaire a accordé un sursis et la situation devra être revue à la fin de l\u2019automne prochain.« Ça n\u2019avait pas de sens.L\u2019école, l\u2019église, le restaurant, ce sont les racines d\u2019un village », s\u2019exclame Édith Carrier, présidente du conseil d\u2019établissement et mère d\u2019un enfant de 7 ans.« Nous avons une population vieillissante alors nous voulons miser sur une politique favorisant l\u2019installation de familles avec des enfants.Il est primordial pour nous de garder cette école si nous voulons ramener une population et des emplois ici », affirme de son côté le maire de la municipalité, Patrick Laroque.Exode et éloignement Si les enfants peuvent fréquenter l\u2019école du village au primaire, les longs trajets en autobus sont inévitables une fois au secondaire, puis au collégial.À l\u2019université, les jeunes n\u2019ont pas le choix, ils doivent s\u2019exiler à Chicoutimi, Rimouski ou dans les grands centres.Au cégep de Baie-Comeau, la majorité des 600 élèves \u2014 1000 de moins qu\u2019au début des années 1990 \u2014 travaillent à temps partiel, en partie pour financer leurs études universitaires.Plusieurs avouent rêver de la métropole, des étoiles plein les yeux.« Je veux aller à Montréal.Làbas, il y a des programmes anglophones, des échanges entre les universités.En plus, à Baie-Comeau, il n\u2019y a presque pas d\u2019endroits où les jeunes peuvent se réunir », lance Mylène Viens, une dynamique brunette, reflétant l\u2019opinion de plusieurs de ses pairs.Animateur socioculturel depuis une quinzaine d\u2019années au cégep, Herman Lapointe croit cependant que les jeunes reviennent lorsqu\u2019ils en ont l\u2019occasion.« Au bout d\u2019un certain temps, il y en a beaucoup qui constatent que la ville n\u2019est pas leur bail.Lorsqu\u2019ils le peuvent, qu\u2019ils ont du travail ici, ils reviennent parce que leurs racines sont sur la Côte-Nord.Il y a sûrement des mesures fiscales à mettre en place, des crédits ou des retours d\u2019impôts pour les inciter à revenir.» Si l\u2019éducation subit les contrecoups de l\u2019éloignement, le domaine de la santé n\u2019y échappe pas non plus.L\u2019hôpital de Baie-Comeau fait face à un déficit de personnel, avec seulement 17 médecins spécialistes sur les 34 prescrits.Les besoins en médecine interne, psychiatrie, orthopédie et radiologie sont particulièrement criants.« En région, nous ne sommes pas obligés d\u2019avoir des médecins dans toutes les spécialités, par exemple la cardiologie, lorsque nous avons des médecins internes qui sont capables de tout faire.Malheureusement, c\u2019est une race en voie d\u2019extinction.L\u2019an passé au Québec, il en est sorti seulement que trois », lance Dr Sylvie Tremblay, directrice des soins professionnels et hospitaliers de l\u2019hôpital.Les crises surviennent par vagues.Après des années de vache maigre, la régie régionale a ainsi réussi à combler l\u2019an dernier les besoins en médecins omnipraticiens dans la région de Forestville et des Escoumins.« Le problème des petites équipes, c\u2019est que nous passons rapidement d\u2019une situation confortable à une situation de crise si un ou deux médecins quittent en même temps.C\u2019est une difficulté majeure », explique le directeur général de la régie régionale, Ivo Di- Piasa.Alors que même des grands centres comme Montréal et Québec font face à une pénurie de spécialistes, des hôpitaux comme celui de Baie-Comeau doivent user d\u2019astuce pour attirer les professionnels.« Ici, on mise sur la qualité de vie et on fait découvrir plusieurs activités à nos étudiants qui passent à l\u2019hôpital, comme le kayak de mer ou la motoneige.Ils doivent créer des liens avec la population pour désirer rester », déclare le directeur des communications de l\u2019hôpital de Baie-Comeau, Jean-Marc Archambault.Les régions disposent aussi de mesures incitatives, notamment des primes d\u2019éloignement, d\u2019installation et des salaires majorés. 6LP0301B0406 b03 samedi 06 avril 6LP0301B0406 ZALLCALL 67 16:14:34 04/05/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 A V R I L 2 0 0 2 P L U S B 3 JEAN BRAULT Le patron fantôme de Groupaction Aucune image de lui ne circule à la télé ou dans les journaux : Jean Brault est présentement l\u2019homme invisible du monde de la pub.« C\u2019est le président fantôme », dit un de ses anciens collaborateurs qui préfère ne pas être identifié.Jean Brault n\u2019a pas parlé aux médias depuis que la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, a ouvert une enquête sur trois rapports quasi identiques rédigés par sa firme à la fin des années 90.Ces trois rapports ont coûté 1 625 000 $ aux contribuables et portent sur la visibilité du Canada au Québec.Mais qui est donc Jean Brault ?À La Presse, la photo la plus récente de lui date des années 80, quand il animait une émission sur le marketing à la télé comunautaire.Sinon, rien.Comme le dossier de Groupaction est explosif, les personnes interrogées pour cet article ont presque toutes refusé d\u2019être identifiées.La réserve et la discrétion du patron de Groupaction ne datent pas d\u2019hier.Dans le milieu de la publicité, Jean Brault est plutôt effacé et n\u2019a pas l\u2019habitude de courir les 5 à 7, les cocktails ou les activités du Publicité Club de Montréal.Bref, il n\u2019est pas du genre flamboyant.« Il n\u2019est pas aussi visible que peuvent l\u2019être d\u2019autres présidents d\u2019agences.Il préfère être proche de ses clients plutôt que d\u2019être proche des gens de la pub.On le lui a parfois reproché, mais Jean n\u2019aime pas être sous les feux de la rampe », dit un autre ex-employé de Groupaction.Feuille de route Jean Brault est né en 1952, à Longueuil, où il vit toujours.Il a trois frères et soeurs.Son père était vendeur et entrepreneur.Son grand-père, un courtier en alimentation, a pris sa retraite du monde des affaires à l\u2019âge de 88 ans.Adolescent, Jean Brault a fréquenté le cégep Édouard-Montpetit de Longueuil et a entamé sa carrière professionnelle en 1975, peu de temps après avoir décroché un baccalauréat en administration des affaires de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM).C\u2019est la pétrolière Esso qui lui offre son premier « vrai » travail de conseiller publicitaire.Dix-huit mois plus tard, il est embauché par la Corporation Campeau, du financier torontois Robert Campeau, pour faire la promotion de deux projets domiciliaires.Il change ensuite d\u2019emploi et devient directeur de la publicité de l\u2019hippodrome Blue Bonnets qui est, à l\u2019époque, propriété du même homme d\u2019affaires.À la fin des années 70, Jean Brault fait le saut chez Biscuits David, où il est directeur du marketing.Il décroche le job en passant l\u2019entrevue finale vêtu de son « habit de noces », selon un article publié dans le magazine Suites de l\u2019UQAM.Trois ans plus tard, il occupe le même emploi, mais chez FBI Foods.En 1982, Jean Brault a 30 ans.Avec sa femme, Joane Archambault, il fonde l\u2019agence de publicité Groupaction.« Il a quasiment parti ça dans son sous-sol, à Longueuil, avec deux ou trois clients.Il est parti de presque rien », explique un ex-employé de Groupaction.Joane Archambault est décoratrice et détient des actions de Groupaction.À titre de directrice des projets spéciaux, c\u2019est elle qui a fait la décoration de l\u2019agence de pub, qui a ses bureaux au 69, 75 et 81 de la rue Sherbrooke Ouest, près du boulevard Saint-Laurent.À la fin des années 90, le 81, rue Sherbrooke Ouest était occupé par le Groupe Everest, une agence de publicité maintenant située au 600, boulevard de Maisonneuve Ouest.Des anciens employés ont décrit les locaux de Groupaction comme étant modernes et spacieux.« Jean est un gars généreux avec ses employés.Il traite bien son monde.Il sait reconnaître la loyauté et le talent », dit un ancien employé.Jean Brault et Joane Archambault ont deux fils : Simon et Alexandre, tous deux dans la vingtaine.Alexandre a occupé un emploi chez Groupaction, mais il a été impossible de savoir lequel.Simon a déjà travaillé pour le groupe Sirco, cette agence de détectives privés du boulevard Pie-IX, dans le nord de Montréal, qui a enquêté sur l\u2019ancien patron de la Société des alcools du Québec (SAQ), Gaétan Frigon.Joint sur son téléphone cellulaire, Jean Brault a tout d\u2019abord dit, sur un ton très calme, qu\u2019il ne ferait aucun commentaire, puis s\u2019est ravisé : « Mon fils (Simon) est majeur, il a quitté la maison et avec le genre de vie qu\u2019il mène, on a coupé les contacts, je ne sais pas toujours ce qu\u2019il fait », a-t-il commenté.Jean Brault a ensuite évité les autres questions portant sur l\u2019affaire Groupaction, expliquant qu\u2019il avait adopté la politique du « pas de commentaires ».Avant de raccrocher, il a précisé qu\u2019il se tenait en retrait « de la controverse actuelle pour des raisons de santé ».Son avocate, Danielle Barot, a rappelé La Presse peu de temps après pour confirmer que Simon avait effectivement été un employé de Sirco, mais qu\u2019il n\u2019y a « fait que du travail clérical, comme de l\u2019informatique, et n\u2019a jamais participé à des enquêtes ou de la filature ».Simon a quitté Sirco l\u2019an dernier et y aurait travaillé pendant un ou deux ans, indique Me Barot.Groupaction soutient n\u2019avoir jamais commandé à Sirco une enquête sur Gaétan Frigon et a acheté de pleines pages de publicité dans les grands quotidiens pour étouffer l\u2019histoire.Gaétan Frigon a menacé de poursuivre pour un million les responsables de l\u2019enquête.Selon Me Barot, Jean Brault n\u2019a cependant jamais nié qu\u2019il connaissait Claude Sarrazin, le patron de Sirco.C\u2019est d\u2019ailleurs GroupaXion, la filiale des communications digitales de Groupaction, qui a conçu le site Web de Sirco, site qui n\u2019est cependant plus en ligne depuis la semaine dernière.GroupaXion a aussi effacé toute mention de Sirco dans son portfolio.Sirco est un acronyme pour Sûreté industrielle et renseignements corporatifs.Claude Sarrazin n\u2019a jamais retourné les appels de La Presse.La semaine dernière, il séjournait au Costa Rica.Fier de sa réussite L\u2019an passé, Jean Brault a été terrassé par une crise cardiaque alors qu\u2019il était en vacances en Floride.Il s\u2019agirait de sa deuxième attaque en peu de temps et la cause de ses problèmes de santé.Rappelons qu\u2019il fête ses 50 ans cette année.Jean Brault aime les autos.Il conduit une Porsche et un Ford Expedition, qui est un véhicule sport utilitaire.Bon an mal an, il assiste au Grand Prix de Montréal.Il fréquente, à l\u2019occasion, les terrains de golf.« Il aime les beaux vêtements.Il aime bien paraître », souligne un ancien employé de Groupaction.Une autre source ajoutera que « c\u2019est le genre de gars qui a réussi et qui en est fier.Il aime montrer qu\u2019il a réussi ».On dit de Jean Brault qu\u2019il est ambitieux, aimable, près de son monde et travaillant.Une ou deux fois par année, il organise des lacs à l\u2019épaule, à l\u2019extérieur de Montréal, pour rassembler ses employés, pour discuter des mandats et faire le point.« Il ne gère pas sa boîte de loin.Il s\u2019organise pour être au courant de tous les dossiers.Il donne beaucoup de corde à ses gens », selon une source.Chez Groupaction, c\u2019est Jean Brault qui prend toutes les décisions importantes.« C\u2019est son show.C\u2019est lui qui décide », dit un ex-employé.S\u2019il est clair que Jean Brault a le plein contrôle sur son agence, il a tendance à s\u2019effacer quand les situations se corsent.Il s\u2019appuie beaucoup sur deux proches collaborateurs, Lucie Dumas, la viceprésidente exécutive de Groupaction, et Roger Desjeans, le chef des finances.« Jean a horreur de la confrontation, à moins d\u2019être vraiment acculé au mur.Quand c\u2019était le temps de congédier, il déléguait.Il n\u2019était pas là quand ça chauffait.C\u2019est un homme très opaque, on a de la misère à voir au travers, on a de la misère à savoir ce qu\u2019il pense vraiment », dit un employé qui a longtemps travaillé pour Groupaction.Professionnellement, Jean Brault a toujours été plus près du côté marketing que du côté publicité.« Il est perçu comme un entrepreneur, explique un ancien employé.Jean croit en la création publicitaire qui donne des résultats.» En 1999, Jean Brault a été mis en nomination lors du gala Personnalité marketing, organisé par l\u2019Association marketing de Montréal.Il n\u2019a pas gagné, mais a obtenu une mention spéciale du jury dans la catégorie entrepreneurship/ marketing.Au cours des dernières années, l\u2019agence de publicité de Jean Brault a crû à un rythme accéléré.En octobre 1998, Groupaction a acheté la boîte de communications Gosselin et a avalé, en janvier 2001, Lafleur Communication Marketing.Avec des revenus bruts certifiés de 15 millions, Groupaction occupe aujourd\u2019hui le sixième rang des plus importantes agences de publicité au Québec, selon le Guide annuel des entreprises de services en communication des éditions Info-Presse.Groupaction procure de l\u2019emploi à 120 personnes.À la mi-mars, l\u2019agence Groupaction a défrayé les manchettes après que les médias eurent découvert qu\u2019elle avait reçu pour 61,7 millions de contrats du gouvernement fédéral entre 1997 et 2001.Depuis 1993, Groupaction a versé 112 162 $ à la caisse électorale des libéraux de Jean Chrétien.Une enquête a aussi été ouverte sur les trois rapports produits par Groupaction sur la visibilité du Canada.Le haut fonctionnaire retraité qui a commandé ces contrats à Groupaction, Charles Guité, surnommé Chuck Guité, a refusé net de commenter.« Je ne travaille plus au gouvernement depuis trois ans.Bonsoir », a-t-il sèchement dit à La Presse, fin mars, lorsque qu\u2019il a été joint à sa maison d\u2019Orléans, en banlieue d\u2019Ottawa.D\u2019ailleurs, plusieurs ex-employés de Groupaction, dont des vice-présidents, qui travaillaient dans la boîte au moment où les rapports ont été écrits, ont refusé de parler à La Presse.Certains bossent aujourd\u2019hui dans des entreprises concurrentes.Jean Brault a également décliné les demandes d\u2019entrevue.Son nom circule abondamment dans les médias, mais Jean Brault, le président de l\u2019agence de publicité montréalaise Groupaction, se fait extrêmement discret depuis que son entreprise est plongée dans la tourmente.Il n\u2019a jamais pris la parole en public pour s\u2019expliquer et a aussi décliné toute demande d\u2019entrevue.PHOTO CAROLINE HAYEUR, Agence Stock Photo, collaboration spéciale Jean Brault, photographié au printemps 2001 devant l\u2019immeuble où loge son entreprise, rue Sherbrooke Ouest.La photo a été retouchée par La Presse. 6LP0401B0406 b04 samedi 06 avril 6LP0401B0406 ZALLCALL 67 22:26:33 04/05/02 B B 4 P L U S L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 A V R I L 2 0 0 2 Avignon la chiraquienne En vue des élections présidentielles françaises, nous amorçons ici la publication d\u2019une série de reportages effectués dans différentes régions du pays.Aujourd\u2019hui, notre correspondant nous écrit d\u2019Avignon, la cité des papes et coeur de la Provence de Pagnol.Rappelons que le premier tour aura lieu le 21 avril et le second, le 5 mai./tf/b/4PLUS AVIGNON \u2014 Si Jacques Chirac finit par gagner cette élection présidentielle, on dira que c\u2019est d\u2019Avignon qu\u2019est partie cette formidable épopée.Une partie de la population avignonnaise considérera que cette victoire est un peu la sienne.À commencer par l\u2019équipe municipale menée par la maire Marie-Josée Roig, petite femme début de la soixantaine, très méditerranéenne par le bronzage permanent prononcé et la vivacité de ton.Plus chiraquienne que nature, « Marie- Josée » : une fonceuse qui a le tutoiement facile, qui aime le contact, la tape dans le dos et la tournée des marchés.« Si elle entre dans une pièce, dit Alain Maniaci, le chef d\u2019agence avignonnais de La Provence, le grand quotidien du coin, vous pouvez être sûr qu\u2019elle ira serrer la main à tout le monde, et personne ne va y échapper.» C\u2019était le 11 février dernier, un lundi en fin de matinée.Jusque-là, Jacques Chirac avait pris le parti de demeurer président \u2014 et au-dessus de la mêlée \u2014 le plus tard possible, suivant en cela le modèle d\u2019un autre président sortant.François Mitterrand en 1988, qui se présentait contre son premier ministre, un certain Jacques Chirac ! Une stratégie payante \u2014 et démoralisante pour l\u2019adversaire \u2014 à condition qu\u2019on dispose soi-même d\u2019une solide avance et d\u2019une position forte en tant que chef d\u2019État sortant.Mais justement, dès le début du mois de février, il est apparu que Chirac, loin d\u2019apparaître au-dessus du débat, en semblait plutôt absent : et les sondages étaient dangereusement à la baisse.La grande demande Devançant soudain son programme de quatre ou cinq semaines, Chirac se trouve donc, comme par hasard à Avignon le 11 février, plus précisément dans le somptueux hôtel de ville qui domine la place de l\u2019Horloge, « la » place de la vieille ville, à deux pas du célèbre Palais des papes.Et, comme par hasard également, sa chère amie Marie-Josée lui pose, tout à fait incidemment, une question qui lui trotte dans la tête : « Puissseque tu es là, Jacques, tu pourrais peut-être réponnndre à une quesssetion que se posent tous les militants : seras-tu candidat ?» \u2014 Chère Marie-Josée, répond le président, à ta question amicale et directe, je vais répondre avec la même franchise : oui, je serai candidat.Comme le dit aujourd\u2019hui Henri Agu, chiraquien de la première heure (1976) et maire-adjoint d\u2019Avignon \u2014 l\u2019équivalent de président du comité exécutif à Montréal : « Jacques Chirac nous avait fait l\u2019honneur de quatre visites dans notre ville.Et c\u2019est ici qu\u2019il a décidé de proclamer sa candidature.» Difficile d\u2019être plus fier d\u2019un tel constat.Bien entendu, si le président sortant avait choisi la ville d\u2019Avignon pour se déclarer, il ne l\u2019avait pas fait au hasard.Non seulement Marie- Josée Roig incarne à la perfection l\u2019idéal chiraquien de la politicienne de terrain, provinciale, populaire, pragmatique, pas « intello- parisienne » pour deux sous, mais encore elle a réalisé aux municipales de mars 2001 un exploit digne de figurer dans les annales.Elle avait contre elle la députée socialiste élue en mai 1997, la numéro trois du gouvernement, ministre des Affaires sociales après avoir été à la Justice, Élisabeth Guigou.Une supervedette de l\u2019équipe Jospin, considérée alors comme une « première-ministrable » très sérieuse.« Parachutée » douze ans plus tôt par le PS \u2014 car elle avait des attaches dans la région par mari interposé \u2014, Élisabeth Guigou avait décidé de se constituer un fief électoral à Avignon.En mai-juin 97, elle avait battu la députée sortante, Marie-Josée Roig, mais par la peau des dents, avec une centaine de voix de différence, et alors que le candidat d\u2019extrême droite s\u2019était maintenu et avait provoqué une triangulaire au second tour.Curieusement, Mme Guigou avait décidé de tenter le grand coup aux municipales suivantes, en mars 2001.Sans d\u2019ailleurs se rendre compte que les vieilles traditions avaient changé, et que l\u2019électorat appréciait moins qu\u2019auparavant le fait d\u2019élire un maire.qui soit en même temps ministre à plein temps à Paris.Ce ne fut pas une défaite : ce fut une débâcle.Au premier tour, la maire sortante frôla les 50 % de quelques voix.Au second, elle écrasa Élisabeth Guigou par près de 64 % des voix (le Front national n\u2019avait pas eu les 10 % nécessaires au premier tour pour se maintenir au second).Exit la vedette Guigou qui, dans le même élan, renonce à défendre son poste de député aux législatives qui suivront la présidentielle, et abandonne Avignon à sa suppléante au Parlement, Cécile Helle, 33 ans seulement, et professeur de géographie à l\u2019université.Guigou se présentera en banlieue parisienne, dans une circonscription sûre, occupée jusque-là par sa copine Véronique Neiertz.Mais sa défaite avignonnaise a été si cuisante qu\u2019elle a disparu de la courte liste des premier- ministrables.Marie-Josée, une héroïne Du coup, à l\u2019occasion de ces municipales où la droite, certes, avait eu de bons résultats \u2014 mais spectaculairement perdu Paris et Lyon \u2014 Marie-Josée Roig est devenue une héroïne de la droite, la petite « locale » qui avait abattu la vedette parisienne, une étiquette qui, bien entendu, a toujours collé à la peau de Mme Guigou, qui ne peut s\u2019empêcher d\u2019avoir l\u2019air d\u2019une bourgeoise de la capitale, alors qu\u2019elle est née dans une famille française.du Maroc.Un triomphe de Marie- Josée Roig qui annonçait, bien sûr, la « renaissance » chiraquienne de 2002.Sur le plan politique \u2014 comme sur le terrain sociologique \u2014, Avignon, avec ses 87 000 habitants, est en fait tout sauf une ville typique.Quand on pense à la Cité des papes \u2014 installés ici au treizième siècle dans ce monumental et fabuleux Palais \u2014 on pense d\u2019abord et avant tout à la culture.Avignon, c\u2019est un patrimoine architectural considérable, qui attire un tourisme plutôt culturel.Pendant trois semaines, chaque été, le célèbre festival de théâtre attire quelques centaines de milliers de mordus de la scène et de l\u2019avant-garde.La campagne avignonnaise, qui est par excellence la Provence de Giono et de Pagnol, a été depuis plusieurs décennies colonisée par la bourgeoisie intellectuelle parisienne.Journalistes, éditeurs, écrivains, hommes politiques : tout le monde a sa maison dans le Luberon voisin et les environs.Bien que tout ce petit monde ne vote pas du tout ici, dans le département du Vaucluse, cela crée une atmosphère aimablement cultivée et « de gauche ».D\u2019autant plus que, contrairement à une ville comme Aix-en-Provence qui respire la grande bourgeoisie et l\u2019argent, Avignon affiche des allures plutôt simples et populaires.Presque l\u2019image d\u2019Épinal colportée par Peter Mayle.Logiquement, Avignon devrait voter à gauche.Erreur.L\u2019endroit est plutôt très marqué à droite.Un rapport de force qui s\u2019est établi depuis plusieurs années aux environs de 60-40 en faveur de la droite.Et, comme partout ailleurs autour de la Méditerranée, l\u2019extrême droite du Front national fait ici de très bons résultats : autour de 15 % en moyenne, mais il lui est arrivé de frôler les 20 % des voix.Et l\u2019une des deux villes encore tenues par le FN en France est juste à côté : c\u2019est Orange, environ 30 000 habitants, où le maire Jacques Bompard a été réélu en 2001 dès le premier tour.Bien que le paysage se soit fortement urbanisé au cours des dernières décennies, le pays avignonnais demeure tout de même fortement rural.Il faut entendre le socialiste Joel Granier, maire de la petite commune voisine de Morières (6500 habitants) et suppléant de Cécile Helle aux prochaines législatives, faire une description des productions locales.« Il y a la vigne, bien sûr, dit-il, mais il y a aussi la culture maraîchère, les fraises, les asperges, les pêches, les pommes.En dehors du tertiaire, toute l\u2019activité tourne autour de l\u2019agroalimentaire.Une population paysanne généralement très prospère.» Dans ce contexte relativement épargné par la crise et les désordres urbains, comment expliquer cette forte poussée permanente de l\u2019extrême droite ?« Certes, il y a eu des apports de travailleurs marocains et le regroupement des familles.Mais, franchement, dit Joel Granier, il n\u2019y a pas d\u2019explication rationnelle : il y a du FN dans toutes les régions méditerranéennes, il y en a même en Alsace ! Quant à Orange, c\u2019est un cas spécial, car on y a regroupé des bases militaires, la Légion étrangère et des casernes de gendarmerie.» Mais, à Avignon même ou dans le reste du département du Vaucluse, on est très loin des tensions qui peuvent exister à Marseille ou dans les banlieues parisiennes à problèmes.Bien sûr, il y a des problèmes d\u2019insécurité, comme dans toutes les villes de plus de 50 000 habitants notamment.À l\u2019échelle d\u2019une ville moyenne de près de 100 000 habitants, on a, dans les années 60 et 70, recasé systématiquement les habitants des quartiers pauvres dans des cités d\u2019habitation, trop massives et peuplées, qui sont depuis longtemps devenues des ghettos pour immigrés.« À l\u2019époque, dit M.Granier, ces immeubles HLM avec toilettes et salles de bains, représentaient un progrès.Aujourd\u2019hui, ce sont des quartiers à problèmes, et tant qu\u2019il n\u2019y aura pas de mixité sociale avec les immigrés, notamment les jeunes, il y aura des problèmes.» Avignon a déjà eu la réputation d\u2019être une ville de gangsters.Mais cela appartient au folklore d\u2019une époque plutôt révolue, lorsque des condamnés pour hold-up ou proxénétisme dans le Gard ou les Bouches-du- Rhône y étaient interdits de séjour : ils s\u2019installaient à Avignon, qui a cette particularité de toucher les deux départements en question.Bars mal famés avec hôtesses montantes, rois de la gâchette, règlements de comptes entre truands : Avignon faisait partie des villes réputées dangereuses.« Aujourd\u2019hui, dit Alain Maniaci, de La Provence, il y a surtout le fait qu\u2019Avignon est situé sur le couloir rhodanien qui va à Marseille.Cela amène beaucoup de bonnes choses.Mais de moins bonnes aussi.» Quant au numéro deux de la municipalité, Henri Agu, il a tendance à minimiser la grande criminalité : « Le problème, ici, comme dans beaucoup de villes du sud, c\u2019est la petite délinquance, très mal ressentie par la population : vols de voiture, sacs à main arrachés des grands-mères, vandalisme, tags.Cela se passe autour des parkings ouverts aux portes de la ville, pas loin de la gare notamment.On vient de mettre en place un système de vidéo surveillance.Et la police municipale, avec 110 agents, est l\u2019une des plus importantes en France en proportion de la population.» Une police à pouvoirs très réduits, mais qui a essentiellement une mission de prévention et de surveillance.Contrairement à d\u2019autres villes moyennes françaises, qui se sont retrouvées sinistrées un jour pour des raisons économiques, Avignon se situe dans une honnête moyenne.D\u2019ailleurs, le taux de chômage, autour de 10 %, est dans la moyenne nationale.Ce qui fait d\u2019Avignon une ville plutôt atypique, ou difficile à classer simplement.Il n\u2019y a pas ici la grande fièvre marseillaise.Ou le côté bourgeois huppé de la Côte d\u2019Azur.Contrairement à ce qui a longtemps existé dans le Languedoc- Roussillon, plus vers l\u2019Espagne, Avignon n\u2019a jamais non plus fait partie du vrai Midi rouge.Ici, c\u2019était le berceau du vieux radicalisme de l\u2019entre-deuxguerres.Le grand homme d\u2019Avignon \u2014 il en a été le maire \u2014était Édouard Daladier, le signataire des accords de Munich avec Hitler en 38, et qu\u2019on appelait le Taureau du Vaucluse.Plus près de nous, le radicalisme avait connu un glorieux successeur, dans cette ville plutôt à droite, avec le socialiste Henri Duffaut, députémaire inamovible de 1965 à 1983.Duffaut, tel Gaston Defferre à Marseille, n\u2019était fâché avec personne dans sa bonne ville, même pas le représentant de l\u2019extrême droite, Raoul Colombe, qu\u2019on a vu pleurer à son enterrement.« Ah ! Duffaut ! c\u2019était autre chose qu\u2019aujourd\u2019hui ! dit Henri Agu, qui n\u2019était donc pas de son bord.Il a fait de bonnes choses.Et puis il gouvernait sans sectarisme.Bon, je ne vais pas défendre son bilan.Et puis, il était maire et député.Et quand on a une ville comme Avignon, il faut que le maire soit député à Paris pour veiller à ses intérêts.» À Avignon, les chiraquiens surveillent bien sûr avec plus que de l\u2019intérêt les péripéties de la présidentielle d\u2019avril-mai.Mais ce qui agite vraiment les esprits, ce sont les législatives de juin.Et où « Marie- Josée », comme de bien entendu, devrait prendre une revanche éclatante sur l\u2019accident électoral de juin 1997.Photo Agence France-Presse La maire Marie-Josée Roig, petite femme début de la soixantaine, et le président candidat à la présidentielle, Jacques Chirac, lors de son passage à Avignon, en février.Dès le début de février, il est pourtant apparu que Chirac, loin d\u2019apparaître audessus du débat, en semblait plutôt absent. 6LP0501B0406 b05 samedi 06 avril 6LP0501B0406 ZALLCALL 67 20:16:39 04/05/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 A V R I L 2 0 0 2 P L U S B 5 Photothèque La Presse Trois chefs prêts à faire la guerre électorale.Le premier, Bernard Landry, est premier ministre et compte bien le demeurer.À droite, le second, Jean Charest, veut le remplacer.Quant au troisième (photo du centre), Mario Dumont, il pourrait bien brouiller les cartes.La guerre sans général Les libéraux prêts pour une drôle de campagne QUÉBEC \u2014 «On constate pour la première fois que c\u2019est le cul-de-sac du côté des chefs, personne ne se démarque», observe, surpris, Grégoire Golin, de Créatec, l\u2019ancien sondeur du PLQ qui, depuis 1998, ne fait plus de sondages pour les partis politiques.Les enquêtes récentes montrent presque toutes que Bernard Landry et Jean Charest sont ex-aequo dans la faveur populaire.«Le PLQ a réussi à se démarquer, mais pas Jean Charest», observe Claude Gauthier, de CROP.Tant et si bien que, même à la tête d\u2019un tiers parti, Mario Dumont est parvenu à rattraper ses deux aînés en popularité.Débarqué d\u2019Ottawa quelques mois seulement avant les élections de 1998, Jean Charest n\u2019avait pas eu le temps de réaliser l\u2019arrimage avec le PLQ \u2014 un virage très net s\u2019est opéré avec le recrutement des vétérans de l\u2019équipe de Robert Bourassa, Pierre Bibeau et Ronald Poupart.Les conseillers en communication de Everest, firme qui avait pris son envol avec les conservateurs, à Sherbrooke, n\u2019ont plus l\u2019ascendant qu\u2019ils avaient en 1998.Mais l\u2019organisateur Bibeau mise désormais sur un nouveau «gourou » dans le décryptage des sondages, Marcel Proulx, un jeune issu de la firme aussi «bleue» que torontoise, Decima Research.Des tuiles Des tuiles inattendues se sont abattues sur l\u2019organisation libérale depuis le début de l\u2019année.Pierre Bibeau, l\u2019organisateur de Robert Bourassa, s\u2019était retrouvé comme directeur général de la Société du parc des Îles, à signer le chèque de 300 000$ pour la commission du lobbyiste péquiste André Desroches.Plus tard, Jean Charest a eu à patiner pour affirmer que les résidants des villes fusionnées auraient le droit de revenir en arrière, comme il l\u2019avait promis l\u2019an dernier.s\u2019ils paient la facture faramineuse du retour aux villes distinctes.Mais le pire restait à venir.Il y a deux semaines, on apprenait que Pierre Bibeau et Ronald Poupart avaient discuté avec un enquêteur privé qui s\u2019était fait fort de fournir des renseignements compromettants sur le nouveau président de Loto-Québec, Gaétan Frigon.Après avoir mis le gouvernement dans l\u2019embarras sur la question du lobbyisme, les libéraux ont fait sourire en exigeant une enquête.sur euxmêmes.Dans les coulisses du PLQ on estime que ces accidents de parcours n\u2019auront aucun impact sur l\u2019électorat aux moment des élections générales.Selon Pierre Bibeau, les élections complémentaires du 15 avril pèseront lourd dans l\u2019alignement de l\u2019organisation libérale pour les élections générales.La popularité de l\u2019ADQ dans Saguenay reste un élément central.«Avec une étincelle, l\u2019ADQ peut devenir un joueur déterminant dans une générale, et ce ne serait pas de bonnes nouvelles pour le PQ», précise Pierre Bibeau.Des campagnes en cours, M.Bibeau retient que la règle des deux mandats paraît toujours valable.«Même s\u2019ils ont eu trois chefs, deux mandats c\u2019est toujours un bilan lourd à porter», observe-t-il.«Il y a une volonté de changement palpable, comme en 1994», observe Pierre Bibeau.En dépit des signes qui s\u2019accumulent montrant que Bernard Landry reportera les élections générales à 2003, le gourou libéral reste convaincu qu\u2019elles auront lieu l\u2019automne prochain.«Si elles avaient eu lieu l\u2019automne dernier, on aurait eu de la misère à suivre.Plus on a du temps, mieux on sera préparé.Et M.Landry le sait», ajoute-t-il.S\u2019il attend au-delà de novembre 2002, «le PQ va perdre un comté par semaine», prédit l\u2019organisateur libéral.Au coeur du plan de match du PLQ, il y a la «crédibilité» tant des engagements que du chef.C\u2019est pourquoi la volte-face sur les défusions a suscité une si vive réaction du chef libéral.L\u2019égalité des trois chefs dans l\u2019opinion publique n\u2019est pas pour autant une mauvaise nouvelle.«En 1985, Robert Bourassa était 30 points derrière Pierre Marc Johnson », se souvient M.Bibeau.Nonobstant l\u2019équipe ou le programme, la prochaine campagne électorale, comme toutes les précédentes braquera le projecteur sur les chefs, précise-t-il.Les libéraux ont amassé deux fois plus d\u2019argent que les péquistes l\u2019an dernier et pensent rééditer l\u2019exploit cette année.Mais la conséquence la plus tangible des sondages favorables reste le nombre de candidats potentiels.Les aspirants politiciens continuent de frapper à la porte de la permanence de la rue Saint-Denis \u2014 on s\u2019est retrouvé à rencontrer un «Tony» Cannavino, qui n\u2019avait rien à voir avec le ténor des syndiqués de la SQ.Le PLQ cherche avant tout «des gens implantés dans leur milieu», d\u2019insister à l\u2019unisson l\u2019organisateur Pierre Bibeau et le président du PLQ, Marc-André Blanchard.Ce dernier flirte lui-même avec l\u2019idée de se lancer en politique dans la nouvelle circonscription de Soulanges, une terre fertile pour le PLQ.Mais il y a le gendre de Claude Ryan, chef d\u2019une toute jeune famille, qui soupèse encore les nombreux inconvénients de la vie publique.D\u2019ici l\u2019été, les libéraux auront tenu des assemblées d\u2019investiture dans une cinquantaine de circonscriptions.Chez les députés, des départs sont prévisibles, notamment Robert Middlemiss, dans l\u2019Outaouais, et Robert Benoît, dans les Cantonsde- l\u2019Est.À Montréal, PierreÉtienne Laporte libérera la circonscription convoitée d\u2019Outremont pour une vedette.En revanche, contre toute attente, l\u2019ancien ministre André Bourbeau compte solliciter un autre mandat.Il est tout près d\u2019avoir dans sa circonscription convoitée de Laporte les 1000 membres exigés par la permanence pour donner le feu vert à la tenue d\u2019une assemblée d\u2019investiture, au grand dam du vice- président du PLQ, Jean David, responsable du programme du PLQ, qui visait cette circonscription pour se lancer en politique.D\u2019autres noms connus sont dans l\u2019antichambre.François Macerola, candidat malheureux dans Vimont en 1998, tentera de nouveau sa chance, mais dans une autre circonscription.Il avait été échaudé par les querelles fratricides dans l\u2019ancienne circonscription de Benoît Fradet il y a quatre ans.Et les Finances?Soucieux de s\u2019assurer une crédibilité dans le secteur économique, la matière forte de l\u2019adversaire Bernard Landry, les libéraux maraudent ardemment le milieu des affaires.Gilles Taillon, qui a finalement fait sa place au soleil à la présidence du Conseil du patronat, sera de nouveau sollicité \u2014 il connaît Jean Charest depuis 15 ans.Il était à l\u2019époque directeur de la commission scolaire de Sherbrooke.Mais sa décision est loin d\u2019être prise.Le nom de Jocelyn Proteau, ancien vice-président du Mouvement Desjardins, circule aussi dans les cercles d\u2019affaires associés aux libéraux.Mais la vedette dont rêvent les stratèges de Jean Charest reste Pierre Brunet, l\u2019ancien patron de Lévesque Beaubien, désormais à la retraite.Chose certaine, dans la tête de Jean Charest, le prochain ministre des Finances n\u2019est pas l\u2019un des élus actuels du caucus libéral.Or, pour toutes ces «vedettes» la date des élections sera déterminante: six mois plus tôt ou plus tard peut faire toute la différence.«C\u2019était la même chose dans le passé, les candidatures de Paul Gobeil et Liza Frulla, en 1985 et 1989, étaient survenues parce que les élections étaient tombées au moment précis où ils pouvaient envisager un changement de carrière», explique Pierre Bibeau qui, catégorique, soutient qu\u2019il est beaucoup trop tôt pour se livrer à des spéculations sur la liste des futurs candidats vedettes.Surtout, plus question de «comité de candidature» dirigé par quelqu\u2019un sans expérience politique comme Charles Sirois il y a quatre ans \u2014 l\u2019ancien patron de Téléglobe avait sollicité des candidatures de sympathisants péquistes qui avaient embarrassé le PLQ.«On ne rééditera pas les erreurs de 1998», a dit M.Blanchard.Selon Pierre Bibeau, il est clair qu\u2019il y a quatre ans, «les libéraux avaient été pris de court par le déclenchement à l\u2019automne 1998 d\u2019une campagne qu\u2019on attendait pour le printemps 1999».Ce ne sera pas le cas pour la prochaine campagne, promet- il.Qu\u2019elle survienne cette année ou en 2003, la prochaine campagne électorale risque d\u2019être différente de toutes les élections précédentes.Pour plusieurs mois encore, péquistes et libéraux vont se toiser sur le champ de bataille.Mais les stratèges qui observent la drôle de guerre en perdent leur latin: ce sera un affrontement sans généraux.Le bras vengeur.QUÉBEC \u2014 Vous ne la trouverez nulle part, mais elle existe déjà.Même si personne ne peut prédire la date des prochaines élections, les stratèges libéraux ont déjà en tête leur hit, la série des postes de mandarins qui devront être comblés par des « hommes de confiance » si Jean Charest est élu.En tête de liste, Gaétan Frigon, le nouveau président de Loto- Québec qui vient de croiser le fer avec le PLQ dans l\u2019affaire de l\u2019enquête menée par Sirco.Les libéraux avaient déjà dans la mire M.Frigon et le dernier épisode n\u2019a pas amélioré les choses.Claude Blanchet, dont le mandat a été renouvelé pour cinq ans à la tête de la SGF, en janvier dernier, fait aussi partie des cibles, tout comme Louis Roquet que le gouvernement Landry vient de nommer à la tête de la Société des alcools.Bien sûr, personne du côté libéral n\u2019en parle ouvertement.« On n\u2019a pas d\u2019esprit revanchard », se contente de dire l\u2019organisateur Pierre Bibeau.« Bien sûr, si on était élu, c\u2019est pour adopter une nouvelle façon de faire, et certains pourraient avoir de la difficulté à incarner ce renouveau », précise-t-il.Mais dans les coulisses du PLQ, on signale que le chef de cabinet de M.Charest, Ronald Poupart, se souvient avec amertume de son purgatoire.Ancien haut fonctionnaire très proche de Robert Bourassa, M.Poupart avait été tabletté au ministère de la Métropole après l\u2019arrivée des péquistes en 1994.« Il avait une lampe et un téléphone, il a fallu qu\u2019il se batte pour avoir une télé.Et il s\u2019en souvient très bien », expliquent des proches.Le PLQ a même déjà identifié qui sera le futur secrétaire général du gouvernement, « quelqu\u2019un qui connaît très bien la machine », assure-t-on.À la Caisse de dépôt, Jean- Claude Scraire terminera son mandat, espère-t-on au PLQ, et l\u2019homme d\u2019affaires Jacques Ménard viserait sa succession.Claude Séguin, actuel prétendant au trône, n\u2019a guère d\u2019appui chez les apparatchiks libéraux qui ont déjà fait circuler que ses présentations comme responsable des finances de Téléglobe avaient provoqué des recours collectifs aux États-Unis (le courtier américain avait même accepté de rembourser ses clients).À Hydro-Québec, les parieurs du PLQ misent sur l\u2019ancien président de la commission politique, Thierry Vandal, pour chausser les bottines d\u2019André Caillé. 6LT0601B0406 b06-b07 samedi 06 avril 6LT0601B0406 ZALLCALL 67 18:00:22 04/05/02 B B 6 P L U S L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 A V R I L 2 0 0 2 P L U S B 7 CLAUDE MORIN ET LA GRC René Lévesque savait «Je vous en prie, demande René Lévesque à Loraine Lagacé, n\u2019en parlez à personne et surtout pas à monsieur Parizeau, cela va de soi.» Àl\u2019été 1981, la Commission fédérale d\u2019enquête sur les activités de la Gendarmerie royale du Canada, aussi appelée la Commission McDonald, publie une partie de son rapport.Loraine Lagacé, qui est alors directrice du bureau du gouvernement du Québec à Ottawa, en reçoit une copie d\u2019une source anonyme.Un passage du rapport, qui mentionne qu\u2019une source à l\u2019intérieur du Parti québécois informe la GRC, a été souligné pour attirer son attention.La Commission désigne l\u2019informateur péquiste par la lettre « M ».Loraine Lagacé ne saisit pas la portée du passage annoté.Elle en parle à son patron, le ministre des Affaires intergouvernementales (Claude Morin).À la même époque, le contrôleur de Claude Morin, Jean-Louis Gagnon, habite dans le même immeuble qu\u2019elle.Quand la jeune femme lui fait part de cette étrange coïncidence, Claude Morin en déduit que Loraine Lagacé a compris qu\u2019il était la personne derrière le « M », aussi surnommé « French minuet » ou encore « Q-1 ».Nous sommes en octobre 1981.Loraine Lagacé est furieuse : « Toi, le moins fougueux des indépendantistes, c\u2019est toi qui fais du zèle au point de te faire agent secret ?Si encore tu étais un pur et dur, mais non, ton Québec, c\u2019est celui de Bourassa.Toi qui nous as fait tourner en rond si souvent ?» Vers la mi-octobre, Loraine Lagacé se rend au bureau du premier ministre à Montréal, dans la tour d\u2019Hydro-Québec.Elle apprend à René Lévesque que son ministre, le grand stratège péquiste, rencontre depuis des années des agents de la GRC et qu\u2019il est rétribué pour les renseignements qu\u2019il fournit à la police fédérale.« Monsieur Lévesque, Claude Morin est sur le pay-roll de la GRC ! » René Lévesque pâlit et se précipite à la salle de bains afin de s\u2019asperger le visage.Il semble profondément ébranlé.Loraine Lagacé pense même qu\u2019il a eu un malaise cardiaque.Quand Jean-Roch Boivin entre dans le bureau du premier ministre, à la demande de ce dernier, il a la même impression : « Son visage est devenu gris comme de la cendre de poêle mort dont le feu est éteint depuis deux jours.Je n\u2019ai jamais vu Lévesque décomposé comme ça.» « Je vous en prie, demande René Lévesque à Loraine Lagacé, n\u2019en parlez à personne et surtout pas à monsieur Parizeau, cela va de soi.» Au dire de Loraine Lagacé, le chef du Parti québécois « savait très bien que cette révélation allait faire sauter le gouvernement, si des gens comme Jacques Parizeau venaient à apprendre la nouvelle ».Le premier ministre demande ensuite à son chef de cabinet s\u2019il est au courant de cette histoire : « Monsieur Boivin, madame Lagacé me dit que Claude Morin envoie des rapports à la GRC.Est-ce le cas ?» Jean-Roch Boivin demande à Loraine Lagacé de sortir.Seul avec René Lévesque, il lui répond : « C\u2019est vrai.» Le premier ministre apprend ainsi que Jean-Roch Boivin est au courant des activités secrètes de Claude Morin depuis un an, Marc-André Bédard lui en a parlé.René Lévesque fait venir son ministre de la Justice, qui lui confirme la nouvelle et lui dit du même souffle : « Claude Morin n\u2019a pas trahi les intérêts du Québec.Je demeure convaincu de sa loyauté.» « Lévesque n\u2019a pas cru que monsieur Morin « avait » desservi les intérêts du Québec, ajoute Jean-Roch Boivin.Cependant, il trouvait que Claude Morin avait fait preuve d\u2019une naïveté incroyable en se confiant à Loraine Lagacé.» Parmi les hommes de confiance de René Lévesque, seul Michel Carpentier doute de la loyauté du ministre des Affaires intergouvernementales.Craignant que René Lévesque ne donne aucune suite à ces révélations, il demande à Loraine Lagacé de recueillir une preuve en enregistrant les aveux de Claude Morin à son insu.Loraine Lagacé accepte, mais elle doit auparavant se consacrer à la préparation de la conférence constitutionnelle de novembre 1981.« Je me souviens de cette conférence et du climat de désorganisation.Claude Morin suait à grosses gouttes, il se doutait bien que j\u2019avais parlé à Lévesque.» Quelques semaines après la pénible nuit des longs couteaux, Loraine Lagacé enregistre Claude Morin.Le 18 novembre 1981, ces propos sont captés dans la chambre 519 de l\u2019hôtel Loews Le Concorde de Québec, dans l\u2019ascenseur, ainsi qu\u2019au restaurant l\u2019Astral au sommet de l\u2019hôtel.La cassette compromettante est remise à Michel Carpentier.René Lévesque en prend connaissance quelque temps après.Les jours de Claude Morin en politique active sont comptés.Le 26 novembre, Claude Morin est convoqué au bureau du premier ministre.René Lévesque confronte son stratège constitutionnel aux informations qu\u2019il possède.Claude Morin reconnaît ses torts.Le premier ministre exige alors sa démission, mais Jean-Roch Boivin lui demande auparavant de consigner ses aveux dans une lettre signée de sa main, afin de protéger René Lévesque.En exigeant la démission de Claude Morin, René Lévesque cherche uniquement à protéger son gouvernement, car il accepte, par ailleurs, la version de Claude Morin selon laquelle ce dernier n\u2019a pas trahi le Québec.Il faut dire que Marc-André Bédard et Jean- Roch Boivin encouragent fortement René Lévesque à penser ainsi.Les deux hommes, qui savaient depuis un certain temps que le ministre des Affaires intergouvernementales était rétribué par la GRC, pouvaient difficilement condamner Claude Morin sans se condamner eux-mêmes aux yeux du premier ministre.Quand maître corbeau laisse tomber le fromage Claude Morin soutient qu\u2019il a rencontré la GRC afin de prévenir les coups contre le Parti québécois.Or, quand il amorce cette nouvelle série de rendez-vous avec les services secrets, en 1974, il ne réussit pas à apprendre que le SSGRC a subtilisé les listes du Parti québécois en janvier 1973 (l\u2019opération HAM).Il semble qu\u2019il n\u2019ait rien découvert non plus sur les micros installés à la permanence du parti ou sur les autres informateurs de la GRC qui infiltrent le mouvement souverainiste.« On en a à peine parlé, résume Claude Morin.J\u2019ai établi comme règle que nous ne parlions pas des affaires internes.Nous ne parlions que des relations internationales.» Étrange procédé qui a pour effet de lui fermer la porte sur les agissements de la GRC envers son propre parti.Pourtant, en 1974 et 1975, Léo Fontaine ne se gêne pas pour lui poser des questions sur le fonctionnement « interne » du Parti québécois.« Il m\u2019interrompit à quelques reprises pour me parler de « l\u2019aile gauche » du parti, rappelle Claude Morin.Je crois avoir remis les choses en place, en lui faisant littéralement un dessin du fonctionnement du parti et de son mode de financement.» Puis, Claude Morin se montre également généreux en renseignements auprès de l\u2019agent de la GRC qui veut en savoir plus sur l\u2019idée de l\u2019étapisme référendaire qu\u2019il tente de faire accepter à son parti : « Je lui fis donc encore un topo sur ce que j\u2019avais expliqué la fois précédente, en lui exposant cette fois mon opinion sur le référendum », raconte-t-il, fièrement.Morin révèle des choses et en apprend Le père de l\u2019étapisme révèle donc des choses, mais il en apprend aussi : « J\u2019étais en train d\u2019apprendre qui les services de sécurité de la RCMP (GRC) soupçonnaient », écrit-il dans un document notarié datant de mars 1975.L\u2019agent Fontaine lui a dressé une liste des gens qui sont suivis par la GRC.Toutefois, Claude Morin ne prévient aucune des personnes concernées.Les amis du Parti québécois, les souverainistes qui sont sur écoute et qui sont filés par le SSGRC et, en particulier, les Français qui font de l\u2019activisme politique pour promouvoir la cause du Québec sur la scène internationale, ne sont à aucun moment mis en garde par Claude Morin.Il sait que Louise Beaudoin, qui travaille à ses côtés à l\u2019École nationale d\u2019administration publique et au sein du Parti québécois, est l\u2019objet d\u2019écoute électronique.« La seule chose que j\u2019ai sue, c\u2019est qu\u2019ils avaient (le SSGRC) essayé de mettre des micros chez Louise Beaudoin (.) Mais de toute façon, les micros n\u2019ont pas « fonctionné ».Je ne l\u2019ai pas dit à Louise Beaudoin.Je me suis dit : C\u2019est un piège, et puis si je lui dis cela, je la connais, elle va colporter ça partout ! » Louise Beaudoin, la future chef de cabinet de Claude Morin, n\u2019est pas seulement sous écoute.Elle est également la cible d\u2019un vol par les services secrets de la GRC : « Ils ont volé le sac à main de Louise quand elle est allée au Nouveau-Brunswick (elle y accompagnait le Français Philippe Rossillon).Il y a quelqu\u2019un là-bas qui a eu comme instruction d\u2019aller (.) Elle se fait voler son sac à main dans lequel il est supposé y avoir des listes, mais il n\u2019y avait rien.» Décidément, Claude Morin était bien informé.Si le ministre des Affaires intergouvernementales semble partager les confidences des services secrets de la GRC, il n\u2019en fait rien avec son parti : « Il a fallu que « le SSGRC » m\u2019explique certains des moyens qu\u2019ils prenaient pour savoir, mais cela je n\u2019en ai jamais parlé.Je l\u2019ai promis et je ne le ferai pas », jure Claude Morin.Léo Fontaine lui donne des directives à propos des renseignements qu\u2019il lui transmet : « Vous vous engagez, sur votre honneur, à ne jamais les divulguer.Il s\u2019agit de la sécurité nationale où le secret s\u2019impose.» Ce type d\u2019engagement semble profiter beaucoup plus à la GRC qu\u2019aux membres du Parti québécois.Et qu\u2019en est-il du réseau Parizeau ?Les souvenirs de Claude Morin à ce sujet sont nébuleux : « Je me demande si son nom a été mentionné une fois.OUI ! Il l\u2019a été pour l\u2019affaire du 300 000 $.» Il fait référence ici à la rumeur voulant que la France ait versé une importante somme d\u2019argent au Parti québécois.Qui a abordé cette question ?« Ça doit venir de moi, ça doit être moi qui ai posé le problème parce que.Ah ! Il me parlait de Rossillon.Non, je m\u2019en souviens pas, il faudrait que je regarde mes notes.» L\u2019analyse des notes de Claude Morin, celles qui ont été rendues publiques en 1992, permet de constater que la GRC a cherché à connaître l\u2019identité de celui qui avait alimenté le journal Le Jour, en avril 1974, et rendu possible la publication du plan Neat Pitch.Fort inquiet, l\u2019agent Léo Fontaine demande à son informateur comment, à son avis, le journal a obtenu le document : « Je lui répondis que je n\u2019en savais rien et que même si je le savais, je ne lui dirais pas.» Claude Morin ne le savait pas, parce que le réseau Parizeau n\u2019entretenait aucun rapport avec le père de l\u2019étapisme.Tromperie et chantage En rencontrant secrètement des agents de la GRC et en acceptant d\u2019être rémunéré par eux, Claude Morin ne semble pas réaliser qu\u2019il se place dans une situation d\u2019extrême vulnérabilité.À tout moment, il peut faire l\u2019objet de chantage.Élu député et nommé ministre en 1976, il devient une cible rêvée pour ses ennemis.Une simple révélation sur son comportement avec la GRC risque de précipiter René Lévesque et son gouvernement dans une crise majeure.Au début de l\u2019année 1975, quand il accepte de travailler pour la GRC, Claude Morin pose la question suivante à Léo Fontaine : \u2014 Quelle garantie aurai-je qu\u2019on ne me fera pas éventuellement chanter ?\u2014 La GRC ne fait jamais chanter personne, répond l\u2019agent Fontaine.Et de toute façon, comment faire chanter quelqu\u2019un sur qui il n\u2019existe aucune preuve ?« Je ne serais pas non plus photographié, puisque les rencontres auraient lieu dans une chambre d\u2019hôtel », écrit Claude Morin.Or, Léo Fontaine ment car Donald Cobb, le grand patron de la Section G, responsable des actions contre les séparatistes et les terroristes, décide de filmer Claude Morin en action dans une chambre d\u2019hôtel, au moment où il reçoit une enveloppe remplie de billets de banque.L\u2019agent Gilbert Albert est chargé d\u2019installer une caméra derrière le miroir de la chambre d\u2019hôtel du Concorde et d\u2019enregistrer ce qui devient un élément de preuve.Claude Morin a donc été filmé à son insu.En résumé, les activités de renseignement menées par Claude Morin auprès de la GRC, et ce, contre rémunération, lui ont permis d\u2019apprendre que certains souverainistes faisaient l\u2019objet de filature de la police fédérale et que des micros avaient même été installés chez certains d\u2019entre eux, mais il n\u2019en a rien dit aux personnes concernées.Il participe à une opération de contre-espionnage pour la GRC, afin d\u2019éviter que le Parti québécois ne soit infiltré par des éléments étrangers qualifiés de dangereux par la police fédérale, mais en contrepartie, il semble n\u2019avoir recueilli aucun renseignement lui permettant de mettre fin aux activités des services secrets fédéraux qui infiltraient l\u2019organisation péquiste.Quand René Lévesque découvre la situation, il accuse le choc et exige la démission de Claude Morin.Le premier ministre du Québec pose alors un geste étonnant.Dans les semaines qui suivent la démission du ministre Morin, René Lévesque lui offre le poste de délégué général du Québec à Paris, « une fois qu\u2019Yves Michaud aura terminé son mandat ».Claude Morin refuse, mais comment expliquer que celui qui a été jugé inapte à occuper la fonction de ministre des Affaires intergouvernementales se voit offrir le poste diplomatique le plus prestigieux et le plus important de l\u2019État québécois ?Qu\u2019est-ce qui a poussé René Lévesque à agir ainsi ?Il semble bien que le premier ministre du Québec en savait plus sur les rapports qu\u2019entretenait Claude Morin avec la GRC qu\u2019il n\u2019a voulu le laisser croire.Protéger le premier ministre Jean-Roch Boivin et Marc-André Bédard vouent une totale admiration à leur chef.Leur rôle consiste à protéger le premier ministre en toutes circonstances.Aussi, soutiennent-ils fermement que René Lévesque ne savait rien des rencontres que son stratège constitutionnel avait avec la GRC.Ils trouvent ridicules les déclarations répétées de Claude Morin selon lesquelles il aurait informé René Lévesque d\u2019une partie de ses activités d\u2019espionnage, dès la fin du mois d\u2019avril 1975.« J\u2019ai voulu lui dire et il a ri de moi », raconte Claude Morin.Yves Michaud se souvient de l\u2019épisode : « Claude m\u2019a parlé de la réaction de Lévesque.Il se foutait de ce genre de choses.Pour Lévesque, c\u2019était des vétilles.» Claude Morin soutient qu\u2019il en a parlé à nouveau à René Lévesque en 1979.« Monsieur Lévesque n\u2019a pas perdu confiance en Claude Morin.La preuve, c\u2019est qu\u2019il a continué à avoir des relations sociales avec le couple Morin », rappelle Jean-Roch Boivin.Mais René Lévesque savait-il tout ?Le premier ministre se doutait-il que son conseiller constitutionnel était payé par la GRC ?René Lévesque n\u2019a vraisemblablement pas voulu pénétrer davantage dans les marécages du renseignement politique, s\u2019en moquant même à l\u2019occasion.Il a laissé Claude Morin s\u2019y dépêtrer, sans trop faire de suivi, au même titre qu\u2019il avait permis à Jacques Parizeau de mener des activités semblables, quelques années avant l\u2019accession au pouvoir du Parti québécois.Nombreux sont les renseignements qu\u2019un chef de parti et futur premier ministre ne désire pas connaître.Des mois avant que Claude Morin fasse ses aveux dans une lettre confidentielle et démissionne, René Lévesque rencontre Denis Vaugeois.Nous sommes en avril 1981.Le Parti québécois a repris le pouvoir à la suite de l\u2019élection du 13 avril.Le chef du gouvernement a la pénible tâche d\u2019annoncer à celui qui occupe le poste de ministre des Affaires culturelles qu\u2019il perd son ministère.Denis Vaugeois, qui avait vu venir le coup, n\u2019est pas très surpris de redevenir un simple député.« J\u2019ai autre chose pour vous », lui dit toutefois René Lévesque.Il propose alors à Denis Vaugeois de devenir l\u2019adjoint parlementaire de Claude Charron, leader du gouvernement et ministre délégué aux Affaires parlementaires, ce que l\u2019historien de carrière s\u2019empresse d\u2019accepter.Puis, la discussion s\u2019engage sur l\u2019avenir du Parti québécois.C\u2019est à ce moment- là que René Lévesque confie à Denis Vaugeois qu\u2019il sait que son ministre des Affaires intergouvernementales entretient des rapports avec la GRC.« Monsieur Lévesque me l\u2019a dit, révèle Denis Vaugeois.Il appelait ça les « folies à Morin ».Cela faisait longtemps qu\u2019il le savait.» Par conséquent, à l\u2019automne 1981, quand Loraine Lagacé révèle à René Lévesque que son ministre des Affaires intergouvernementales tient des rencontres avec les services secrets canadiens, « Lagacé lui a dit des choses qu\u2019il savait déjà », nous révèle Denis Vaugeois.La surprise de René Lévesque, qui se transforme alors en profond malaise, tient vraisemblablement au fait que le premier ministre ignorait les détails de l\u2019engagement liant Claude Morin à la GRC.Le fait d\u2019apprendre qu\u2019il était payé à titre d\u2019informateur de la police fédérale a visiblement perturbé le premier ministre du Québec.La naïveté condamnée « Lévesque n\u2019a pas cru que monsieur Morin ait desservi les intérêts du Québec, témoigne Jean- Roch Boivin.Cependant, il trouvait ça d\u2019une naïveté incroyable de s\u2019être confié à Loraine Lagacé « qui parle beaucoup ».Deuxièmement, il « trouvait » d\u2019une incorrection incroyable de faire une chose semblable, même s\u2019il le « faisait » de bonne foi.Dès que tu as la preuve qu\u2019un ministre parle « à la GRC », quand bien même il dirait des niaiseries, et qu\u2019il accepte de l\u2019argent, ne serait-ce que 100 $, bien c\u2019est lui qui est pogné, ce n\u2019est pas eux autres « à la GRC ».C\u2019est ça la grande naïveté.» Et c\u2019est cette naïveté que René Lévesque a condamnée.Denis Vaugeois ajoute que René Lévesque savait que son stratège constitutionnel rencontrait la GRC avant même qu\u2019il ne devienne premier ministre du Québec.« Claude Morin en « a parlé » à René Lévesque lorsqu\u2019il « a été » candidat en 1976.Il en a également parlé avec d\u2019autres, soutient Denis Vaugeois.Il en a parlé à Louis Bernard, c\u2019est sûr.» Rappelons qu\u2019au milieu des années 60, cet homme travaillait sous la direction de Claude Morin au ministère des Affaires fédérales- provinciales.Morin et Bernard se connaissaient donc très bien.« Dans ces années-là, Louis Bernard était l\u2019homme de confiance de Claude Morin, dit Denis Vaugeois.Louis Bernard est, par ailleurs, une vraie tombe lorsqu\u2019il s\u2019agit de garder des secrets d\u2019État.» En 1976, il a assumé les fonctions de chef de cabinet de René Lévesque, puis de secrétaire général du conseil exécutif.Quand le biographe a présenté à Louis Bernard certains éléments qui permettent d\u2019affirmer que René Lévesque était au courant des agissements de Claude Morin avant 1981, Louis Bernard a déclaré : « Est-ce qu\u2019il le savait ?Est-ce qu\u2019il ne le savait pas ?À mon sens, je ne le sais pas.Mais même s\u2019il l\u2019avait su de façon plus précise (.) je pense que ça ne l\u2019aurait pas trop dérangé.Il aurait peut-être dit : « Faites attention.», mais je pense qu\u2019il n\u2019y aurait pas attaché une grande importance.Moi, je pense que Morin, c\u2019est vrai, a fait des allusions « aux rencontres avec la GRC », puis il l\u2019a répété (.), « mais » d\u2019après moi, Lévesque n\u2019a pas attaché d\u2019importance à ça, « en se disant » :« Morin s\u2019amuse ».» Quant à l\u2019attitude de Louis Bernard sur la question du contre-espionnage, l\u2019anecdote suivante nous éclaire.Un jour, Jean-Claude Scraire, le chef de cabinet de Marc-André Bédard, va trouver Louis Bernard et il lui dit : « La GRC a un agent qui est un membre du cabinet ou très proche du cabinet.» Dans ces conditions, Scraire aimerait bien savoir ce que le conseil exécutif fait pour contrer l\u2019espionnage.Louis Bernard lui répond : « Moi, je n\u2019essaie pas de me battre contre l\u2019espionnage « fait » au nom du Canada.S\u2019ils veulent en faire, on n\u2019a pas les moyens, on n\u2019est pas équipés.Moi, je veux rien savoir de ça.Je fais comme s\u2019il n\u2019y en avait pas ou je fais comme s\u2019il y en avait.Pour moi, c\u2019est la même chose.Alors, qu\u2019il y ait quelqu\u2019un au cabinet ou qu\u2019il n\u2019y en ait pas, ça ne m\u2019intéresse pas.» Denis Vaugeois croit que René Lévesque a laissé Claude Morin agir ainsi parce que « c\u2019était correct ce qu\u2019il faisait.Morin n\u2019avait pas beaucoup le choix.Il fallait qu\u2019il fasse quelque chose de ce genre pour avoir de l\u2019information et pour en passer à Ottawa.» Ces révélations permettent de mieux comprendre l\u2019attitude de René Lévesque à l\u2019égard de Claude Morin et d\u2019expliquer pourquoi, au début du mois de janvier 1982, le premier ministre a proposé à son ministre démissionnaire la délégation générale du Québec à Paris.Denis Vaugeois était présent au moment où il en a été question pour la première fois.Jean-Roch Boivin et Corinne Côté-Lévesque n\u2019en ont pas été informés.Par ailleurs, René Lévesque a retardé le départ de Claude Morin jusqu\u2019en janvier 1982, afin de lui permettre de recevoir les sommes maximales de son régime de retraite.« Morin a démissionné, mais c\u2019était un gentleman agreement, confirme Jean- Roch Boivin.Lévesque « a attendu » pour lui permettre d\u2019avoir son fonds de pension en entier.» La démission Lorsque la démission de Claude Morin est rendue publique, personne ne se doute de la tragédie qui est à l\u2019origine de son geste.L\u2019opinion publique croit plutôt que c\u2019est la nuit des longs couteaux qui a épuisé et détruit le maître des négociations constitutionnelles.À la lettre de démission officielle de Claude Morin, René Lévesque répond : « Mon cher collègue (.) ai-je besoin de vous dire la peine très réelle que je ressens (.) L\u2019on verra de plus en plus clairement à quel point vous aurez contribué à faire avancer notre cause de façon durable (.) Il n\u2019est heureusement pas nécessaire d\u2019être au gouvernement pour avoir l\u2019occasion de se revoir (.) » De son côté, Jean-Roch Boivin prend les mesures nécessaires pour protéger son chef.Il s\u2019empresse de faire écrire une lettre à Claude Morin dans laquelle ce dernier reconnaît que c\u2019est en novembre 1981 qu\u2019il a parlé pour la première fois de ses agissements à René Lévesque.« Celui-ci tenait à ce que ma lettre mentionne les mots pour la première fois, parce que son souvenir de mes démarches antérieures était trop imprécis pour lui permettre de répondre correctement aux questions qu\u2019on lui poserait si le tout atterrissait dans les médias », écrit Claude Morin, en novembre 2001.À la suite de ces incidents, René Lévesque et Claude Morin continuent de se fréquenter.Ils prennent même des vacances ensemble avec leurs épouses.En 1984, René Lévesque nomme Claude Morin administrateur de la Société générale de financement.Malgré ses antécédents avec la GRC, le père de l\u2019étapisme continue d\u2019être consulté sur des questions de stratégie politique.À l\u2019automne 1984, il participe à une réunion devant pousser le gouvernement de René Lévesque dans la voie du « beau risque », une stratégie élaborée l\u2019été précédent.En 1986, Claude Morin fait parvenir à René Lévesque le manuscrit de son livre, L\u2019Art de l\u2019impossible : la diplomatie québécoise depuis 1960.Avant que le livre ne soit publié, René Lévesque lui fait part de plusieurs commentaires et il lui suggère même le titre de l\u2019ouvrage.Toujours en 1986, quand René Lévesque publie son autobiographie, les lecteurs constatent que le fondateur du Parti québécois ne critique Claude Morin à aucun moment.Au contraire, les passages concernant son ministre des Affaires intergouvernementales sont flatteurs.En septembre 1987, René Lévesque célèbre officiellement chez lui ses 65 ans, en compagnie d\u2019Yves Michaud, de Claude Morin et de leurs épouses.La soeur de René Lévesque, Alice, assiste également à la fête avec son mari.René Lévesque est donc incapable de condamner Claude Morin qui l\u2019a, en partie, tenu au courant de ses activités avec les GRC.Il s\u2019inquiète toutefois de la réaction de Jacques Parizeau.Il sait bien que celui-ci ne pourrait tolérer un tel comportement.La Presse publie aujourd\u2019hui en exclusivité un extrait de Jacques Parizeau \u2014 Le Baron, deuxième tome de la biographie en trois volets écrite par Pierre Duchesne et éditée par Québec/Amérique (en librairie mercredi).Dans le passage qui suit, l\u2019auteur apporte un éclairage inédit sur les liens particuliers de l\u2019ancien ministre Claude Morin avec les services de renseignement canadiens et, surtout, sur ce que René Lévesque savait sur son ministre.Photothèque La Presse Loraine Lagacé, Denis Vaugeois (1980), Jean-Rock Boivin (1983).Photo de gauche, René Lévesque et son fidèle collaborateur Marc- André Bédard (1981).Jacques Parizeau et René Lévesque (1982).Enfin, Claude Morin (1976) vient d\u2019être nommé ministre des Affaires intergouvernementales.1978 : René Lévesque, Claude Morin et Pierre Marois.Derrière ce dernier, Camille Laurin.Photo du bas, Claude Morin et Marcel Léger, en février 1973. 6LP0801B0406 B8 SAMEDI 6LP0801B0406 ZALLCALL 67 17:16:39 04/05/02 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 AVRIL 2002 PARTENAIRES D\u2019ICI ET D\u2019AILLEURS J\u2019aime ta couleur café JUSTINE LESAGE e t ÉRIC ST-PIERRE collaboration spéciale UNE COULEUR, l\u2019odeur d\u2019un café fraîchement torréfié, le cérémonial de la première tasse du matin.Bien au-delà de l\u2019éveil des sens, c\u2019est aussi un choix de consommation, un acte politique.Le café est devenu le symbole d\u2019un engagement dans la voie d\u2019un système commercial à échelle humaine : le commerce équitable.Cette alternative est doublement importante avec la crise qui secoue l\u2019industrie du café depuis cinq ans alors que les cours du marché sont à leur plus bas niveau des 30 dernières années.Entre 900 et 1600 mètres d\u2019altitude, dans la cordillère de Tilaran au Costa Rica, les 600 membres de la coopérative El Dos cultivent « l\u2019or vert ».Lundi matin, 7h.Roger Guzman Castro, sa femme Gladys et leurs cinq enfants, Vanessa, Randal, Eddy, Rubben et Doriams, se retrouvent sur la plantation familiale.Il y aura bientôt deux ans que Roger et sa famille ont quitté la ville pour acheter une ferme de 10 hectares.Après 20 ans à travailler dans une fabrique de ciment, ils s\u2019habituent peu à peu à la vie de campagne.L\u2019ambiance est décontractée.Cueillant les grains de café, tout le monde se remémore la fête du samedi soir et les talents de danseurs de chacun.Les commentaires fusent sur la performance de la « sélection nationale » du Costa Rica dans le tournoi de football de la Copa de Oro à Miami.Ce matin-là, ils reçoivent la visite de Christian Umana Salazar, l\u2019ingénieur agricole de Coocafé.Fondée en 1988, la coopérative Coocafé représente 3500 petits producteurs ayant une récolte moyenne de 1200 kilos de café chacun.Ces membres sont regroupés en neuf coopératives régionales, à l\u2019image d\u2019El Dos.Cette union permet la convergence des forces de chacun, de la production à la commercialisation.Production tout d\u2019abord, grâce à l\u2019expertise d\u2019hommes qui, comme Christian, mettent leur savoir-faire au service de la communauté.Commercialisation ensuite afin de devenir, ensemble, un acteur suffisamment important du circuit commercial, pour se permettre de négocier directement le produit avec les importateurs étrangers.Éviter de passer par les « coyotes », les intermédiaires locaux qui rachètent le café à des prix plus que dérisoires et parvenir, malgré la crise, à obtenir un prix juste pour leur café.Au total, 30 % du café de Coocafé est vendu suivant les principes du commerce équitable.Les sept piliers de l\u2019engagement Les petits producteurs, les gens du terrain, les pays du Sud sont au centre des préoccupations touchant le commerce équitable.Le principe fondamental est de leur garantir un prix juste en retour de leur travail.Et eux, de leur côté, doivent répondre à certains critères dans le mode de fonctionnement des coopératives et dans la manière dont leurs bénéfices sont réinvestis.> Le premier principe du commerce équitable est celui du commerce direct.Dans le système de distribution conventionnel, le prix d\u2019un paquet de café se répartit grossièrement comme suit : 86 % vont au torréfacteur, distributeur et détaillant, 2 % à l\u2019importateur, 4 % aux intermédiaires locaux, 4 % à l\u2019exportateur et 4 % au paysan.Avec le commerce équitable, ce système est réduit à quatre principaux intermédiaires : 84 % vont au torréfacteur, distributeur et détaillant, 2 % vont à l\u2019importateur, 2 % à la coopérative et enfin 12 % au paysan producteur.Oxfam-Québec, qui importe une partie de la production de Coocafé, est un des plus gros organismes distributeurs de café équitable au Québec.La distribution de ce café se fait directement au niveau corporatif et, pour le grand public, chez divers détaillants dont les magasins Provigo-Loblaws.Plusieurs autres endroits offrent ce choix à leurs clients, comme Café Rico.> Le deuxième principe est celui du crédit.Les organismes de commerce équitable fournissent bien souvent du crédit à taux d\u2019intérêt régulier aux coopératives de petits producteurs.Carlos Fayas, directeur général de Coocafé au Costa Rica nous en explique l\u2019importance : « Au Costa Rica, depuis le début de la crise l\u2019an passé, les banques ne veulent plus prêter au secteur du café.Certaines vont financer seulement avec l\u2019appui de contrats d\u2019exportation, avec des garanties très difficiles à atteindre et des taux d\u2019intérêt qui dépassent les 20 %.» Et pour souligner l\u2019apport de l\u2019organisation : « Une des fonctions importantes de Coocafé est le financement des coopératives.Nous avons un fonds pour les infrastructures, comme la construction de nouvelles usines.Nous avons également un fonds pour financer le cycle de la récolte et enfin un troisième pour des prêts à court terme sur des contrats d\u2019exportation afin de financer le travail avant que le café soit acheminé au port.» > Le troisième engagement est le long terme.Les importateurs donnent des garanties d\u2019engagement à long terme, ce qui permet aux producteurs de mieux planifier leurs récoltes.> Vient ensuite le principe du « prix juste ».C\u2019est conjointement que les producteurs et les organismes de commerce équitable fixent les prix.Ceux-ci doivent tenir compte des besoins des paysans producteurs et également de la réalité des marchés des pays importateurs.Il faut donc d\u2019une part couvrir les coûts de production et obtenir un profit permettant au travailleur de subvenir au minimum à ses besoins et, d\u2019autre part, parvenir à vendre le produit à des prix qui restent raisonnables.Le prix équitable garanti est de 1,26 US $ la livre alors que les prix de la bourse de New York oscillent actuellement entre 0,46 US $ et 0,48 US $, soit trois fois moins pour le même café.> Le cinquième point touche la protection de l\u2019environnement et le développement communautaire.Les producteurs soutenus par les organismes de commerce équitable doivent développer des pratiques agricoles durables.Cela aboutit fréquemment à des certifications de production biologique, qui permettent même aux producteurs d\u2019accéder à de nouveaux créneaux de distribution.En effet, les coopératives encouragent les membres à remplacer progressivement les pesticides et autres produits chimiques par des procédés naturels.Asdrubal Rodriguez Visquez, un des producteurs de Coocafé, raconte : « L\u2019année où j\u2019ai arrêté d\u2019utiliser des pesticides et des fertilisants, ma production a baissé de moitié.On arrêtait les produits chimiques, mais à part le compost, on n\u2019avait pas de solution de rechange.Coocafé m\u2019a appris à faire des mélanges avec les plantes que je trouve sur ma ferme, pour contrer les maladies des caféiers et pour engraisser les plantes.Avec les années, mes caféiers ont repris de la force.J\u2019ai même dépassé mon ancien volume de production.» N\u2019oublions pas, dans ce cinquième volet, l\u2019importance du développement communautaire, comme le souligne Juan Carlos Alvares, gérant de la coopérative El Dos : « Nous distribuons des bourses d\u2019études secondaires et universitaires, des petites bourses aux écoles primaires pour l\u2019achat de matériel scolaire.Nous appuyons aussi des rénovations dans les écoles et des travaux communautaires comme la réfection des routes, ainsi que des aides directes aux membres pour des soins de santé.Les fonds sont en partie reçus des programmes sociaux de Coocafé comme Hijos del Campo et la coopérative y ajoute ensuite sa part.» > Le sixième volet de l\u2019engagement dans le commerce équitable concerne au premier plan les organismes importateurs : l\u2019information du public.Ces derniers s\u2019engagent à diffuser un maximum d\u2019information auprès des consommateurs, autant sur les producteurs que sur la nécessité du commerce équitable.À cet égard, nous pouvons souligner le travail de certains groupes, comme Oxfam-Québec, Équiterre et Transfair, l\u2019organisme de certification équitable au Canada.> Enfin, le septième et dernier pilier : la gestion démocratique.Fidèle au cri de ralliement des opprimés, c\u2019est « un paysan, un vote ».L\u2019organisation des coopératives de producteurs de café participants au système équitable doit être démocratique.Du processus décisionnel à la répartition des profits, tous les travailleurs doivent avoir une voix et les bénéfices doivent être répartis équitablement.Antimondialisation ?Ultra libéralisme économique et mondialisation : une musique désormais familière et incontournable.Qu\u2019en est-il du commerce équitable dans le concert des protestations ?Victor Ferreira, président de l\u2019organisme Max Havelaar-France, à l\u2019origine du commerce équitable en Europe, explique : « Je ne sais pas si c\u2019est de l\u2019antimondialisation.En tout cas, il s\u2019agit de réagir à la mondialisation libérale telle qu\u2019on la connaît aujourd\u2019hui.C\u2019est en fait un outil concret, pragmatique, facile à utiliser pour chaque citoyen.On peut choisir d\u2019agir concrètement contre la misère, contre la pauvreté et c\u2019est une façon de participer à une autre forme de mondialisation.» Les réactions des acteurs de circuits conventionnels tendent à confirmer l\u2019importance que commence à prendre l\u2019équitable dans le commerce mondial.La part de marché de ce dernier tourne autour des 1 % chez nous où il commence tout juste à s\u2019implanter.Au Pays-Bas, en Allemagne, il faut parler de 5 %.Alvin Suissa, un des administrateurs de Ken Gabbay, l\u2019importateur de café le plus important au Québec, montre un vif intérêt envers l\u2019évolution de ce marché.« Ma vision est très positive.Le commerce équitable s\u2019implante tout doucement et il faut suivre l\u2019influence que cela va avoir sur les producteurs.Nous importons aussi leurs produits et nos principaux clients sont les petits détaillants, qui sont à l\u2019écoute de la clientèle.Les gros acheteurs, comme Procter & Gamble, ne suivent pas vraiment.Or, ils représentent 80 % à 90 % du marché.Mais cela dit, nous avons vraiment vu le marché progresser d\u2019année en année et s\u2019il n\u2019est pas plus important, c\u2019est sans doute uniquement par manque d\u2019information du public.» Parallèlement, les acteurs des circuits conventionnels, qui tiennent à profiter des élans de sympathie du public pour l\u2019équitable et qui y voient l\u2019occasion de redorer leur blason, tentent de récupérer une part de ce marché, à l\u2019image de Starbucks.Aux États-Unis, Starbucks est l\u2019équivalent de nos A.L.Van Houtte ou Second Cup.L\u2019entreprise américaine s\u2019est engagée à élaborer un code de conduite visant à l\u2019amélioration des conditions de travail de ses fournisseurs au Guatemala.Elle s\u2019est également engagée à consacrer 5 % de ses importations à l\u2019équitable.Depuis 1996 toutefois, année de ces engagements, les conditions des producteurs n\u2019ont pas changé et la part réservée au café équitable est restée infime.Ce non-respect des engagements a deux répercussions.Tout d\u2019abord la grogne des consommateurs qui ont pris l\u2019entreprise pour cible à travers les États-Unis et le Canada anglophone ; cela souligne également l\u2019importance des contrôles et des organismes certificateurs pour le respect des normes du commerce équitable.Plus près de nous, des entreprises comme A.L.Van Houtte réservent une part infime de leur distribution à l\u2019équitable, mais elles ne semblent pas avoir pris position dans le débat, comme le souligne leur refus de répondre à nos questions.Consom\u2019acteurs Quand le geste le plus banal devient une arme politique, quand le choix de consommation donne à chacun d\u2019entre nous, quotidiennement, plus de poids sur l\u2019échiquier économique mondial, la sensibilisation devient primordiale.Le développement du commerce équitable passe par l\u2019éducation du grand public, encore peu mobilisé par manque d\u2019information.Pourtant, déjà en 1998, un sondage CROP montrait que 41 % des Canadiens sont prêts à payer plus cher pour avoir du café équitable.C\u2019est donc à cette tâche que se sont attelés des organismes comme Oxfam-Québec et c\u2019est pour les soutenir dans leurs efforts que des entreprises, comme le Cirque du Soleil, les ont choisis comme uniques fournisseurs de café.Si la mondialisation reste un concept, les effets qu\u2019elle a sur les petits producteurs du Sud sont eux, bien réels, aussi concrets que les répercussions du commerce équitable sur ceux qui y participent, comme en témoigne Roger Guzman, à la coopérative El Dos : « C\u2019est un peu difficile avec la crise actuelle.Je ne peux pas dire que je rentre dans mes frais.Mais au moins, ma ferme n\u2019est pas endettée comme certaines fermes du coin.» L\u2019expérience de Coocafé au Costa Rica est exemplaire en ce sens.Les revenus plus importants générés par le commerce équitable ont permis l\u2019implantation de programmes sociaux solides, mais également le rachat de terres et leur distribution aux familles.Juan Carlos Alvares, gérant d\u2019El Dos, raconte : « En rachetant des fermes, là où subsistaient trois propriétaires et quelques employés, il y a aujourd\u2019hui 55 familles.Nous leur offrons le financement pour l\u2019achat des terres et l\u2019établissement d\u2019une plantation de café.Nous offrons ensuite un suivi et un soutien technique, mais les terres leur appartiennent.» Utopie ou réalisme ?« Les deux.Utopie parce que je vois que dans quelques années, le commerce équitable peut aller jusqu\u2019à devenir un véritable outil de régulation du commerce mondial et réalisme, parce que cette utopie, qui peut être considérée comme une idée complètement folle, est en fait utilisée concrètement aujourd\u2019hui et ça dépend des gens, de chacun d\u2019entre nous.Si chacun fait un effort en terme d\u2019achat, on peut aller très loin.Et cette utopie peut devenir réaliste.» Ainsi conclut Victor Ferreira, président de Max Havelaar-France.Ce reportage a été dirigé et rédigé par Justine Lesage avec le concours d\u2019Éric St-Pierre sur le terrain.Tous les textes de cette série sont disponibles sur le site Web d\u2019Oxfam-Québec : www.oxfam.qc.ca Pour en savoir plus sur les principes du commerce équitable: www.oxfam.qc.ca www.equiterre.qc.ca QUESTION 12 : Quelle entreprise québécoise a choisi Oxfam-Québec comme unique fournisseur de café équitable ?La Presse termine aujourd\u2019hui la publication de sa série de 12 articles conçue en collaboration avec Oxfam-Québec et portant sur des projets de coopération internationale.Dix jeunes journalistes et photographes québécois ont parcouru le globe afin de produire cette série qui met en relief la qualité du travail de plusieurs coopérants canadiens et souligne l\u2019importance de la solidarité entre populations du Nord et du Sud.Photo ÉRIC ST-PIERRE, collaboration spéciale Esdras Vega Gonzalez contrôle la qualité des cafés avant l\u2019exportation. 6LP0901B0406 B6 SAMEDI 6LP0901B0406 ZALLCALL 67 22:29:33 04/05/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 A V R I L 2 0 0 2 B 9 Renaissance intellectuelle à l\u2019Université de Kaboul KABOUL \u2014 Les talibans, en dignes intégristes, n\u2019appréciaient guère la pensée critique et l\u2019Université de Kaboul a grandement pâti de cette aversion.Durant leur règne, les femmes étaient tout simplement exclues.Et les hommes devaient consacrer, peu importe leur discipline, une large part de leur horaire à des cours de religion quotidiens.Certains professeurs ont été tués, d\u2019autres ont choisi l\u2019exil pour se soustraire à cet étranglement intellectuel.La situation aujourd\u2019hui paraît beaucoup plus encourageante sur le campus.Des centaines d\u2019étudiants défilent, livres à la main, en discutant avec intensité ou en rigolant.Des femmes, présentes, mais plus rares, vont et viennent en portant un simple foulard sur la tête ou une burqa relevée vers l\u2019arrière qui ne cache en rien leur visage.Ce vent de renouveau n\u2019efface pas le fait que l\u2019institution est isolée depuis plusieurs années sur le plan international.La venue hier dans ce contexte d\u2019un conférencier américain, Barnett Rubin, qui a écrit plusieurs livres sur l\u2019évolution de l\u2019Afghanistan, avait toutes les apparences d\u2019un événement.C\u2019est devant une foule compacte de plusieurs centaines de personnes que le directeur du Centre de coopération internationale de l\u2019Université de New York, venu parler de la reconstruction de l\u2019État afghan, a commencé son allocution, quelques minutes après que la séance eut été lancée par une lecture chantée d\u2019extraits du Coran, un signe de plus, s\u2019il en faut, de la place centrale de la religion dans la culture du pays.Interrompant son allocution à mi-chemin en voyant que le piètre travail de traduction de l\u2019interprète irritait la foule, M.Rubin a proposé aux personnes présentes de lui poser des questions.Il est urgent, a-t-il souligné à l\u2019appui de sa décision, que l\u2019Université de Kaboul renoue ses échanges avec la communauté universitaire internationale.« Commençons maintenant en nous parlant », a-t-il lancé.Délaissant presque entièrement le thème de sa conférence, les étudiants présents ont bombardé l\u2019invité de questions qui portaient le plus souvent sur la politique américaine en Afghanistan.Des questions si insistantes, à la limite de l\u2019agressivité, que le spécialiste s\u2019est senti obligé de préciser qu\u2019il n\u2019était d\u2019aucune manière un représentant du gouvernement américain, mais bien un universitaire.D\u2019autres questions ont suivi sur l\u2019ingérence politique du Pakistan dans les affaires intérieures du pays, la situation en Israël ou l\u2019aide internationale.Encouragée par M.Rubin et ses pairs, qui ont chaudement applaudi sa venue au micro, l\u2019une des seules femmes présentes dans la salle est même allée jusqu\u2019à demander où se trouvait Oussama ben Laden.« Je n\u2019en ai aucune idée.Les représentants du gouvernement intérimaire que j\u2019ai rencontrés pensent qu\u2019il est toujours en vie dans les régions tribales du Pakistan », a lancé le professeur, visiblement amusé par la question.L\u2019échange, au bout du compte, était vif et intéressant.Un signe encourageant dans un pays marqué par l\u2019obscurantisme taliban.Photo Reuters © Ces Afghans se préparent à passer leurs tests d\u2019entrée en préparation du prochain trimestre scolaire.Les femmes sont de retour sur les bancs d\u2019école, elles viennent parfois avec un simple foulard sur la tête ou une burqa relevée vers l\u2019arrière.AVIS LÉGAUX - APPELS D\u2019OFFRES - SOUMISSIONS APPEL DE PROPOSITIONS NO 02-501 ACQUISITION D\u2019APPAREILS DE PAIEMENT DE LOTS DE MACHINES À SOUS POUR LE CASINO DE MONTRÉAL CLÔTURE: 25 AVRIL 2002, 11 H, HEURE LOCALE Casiloc inc., filiale de Loto-Québec, désire recevoir des propositions relativement à l\u2019acquisition d\u2019appareils de paiement de lots de machines à sous (APL) pour le Casino de Montréal.Les fournisseurs peuvent obtenir l\u2019Information sur l\u2019appel de propositions en visitant le site Internet de l\u2019entreprise: www.loto-quebec.com ou en se présentant à: Direction de l\u2019approvisionnement de Loto-Québec 500, rue Sherbrooke Ouest, 18e étage Montréal (Québec) H3A 3G6 Du lundi au vendredi entre 9 h et 12 h et entre 13 h 30 et 16 h Émis le 6 avril 2002 3042010 3039953 TAPIS PERSANS ET ORIENTAUX ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC ENCAN Conditions : Prime d\u2019acheteur 10% sur tous les achats Afin de libérer de l\u2019espace, nous DEVONS VENDRE une grande quantité de tapis PERSANS ET ORIENTAUX, nominal ou sans mise à prix.Cargaison composée en partie de Kashan, Tabriz, Isfahan Nain, tapis tribaux d\u2019Iran, d\u2019Afghanistan et d\u2019Inde.Ne ratez pas cette occasion, dimanche seulement.DIMANCHE 7 AVRIL, 13 H 30 (Inspection à partir de 12 h 30) CENTRE DE FAILLITE : 5800, CHEMIN CÔTE-DE-LIESSE, MONT-ROYAL ENCAN Selon les instructions des administrateurs, AU CENTRE DE FAILLITE ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC ENCAN ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC Argent comptant 3041222 3041578 3041479 APPEL D\u2019OFFRES PARC NATIONAL DES HAUTES-GORGES-DE-LA-RIVIÈRE-MALBAIE Projet de développement La Société des établissements de plein air du Québec, dans le cadre du projet de développement du parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie lance un appel de candidatures sans prix pour des services professionnels dans les quatre disciplines suivantes: 4 ARCHITECTURE 4 GÉRANCE DE CONSTRUCTION 4 GÉNIE DU BÂTIMENT (STRUCTURE, MÉCANIQUE ET ÉLECTRICITÉ) 4 GÉNIE CIVIL Les documents de soumission peuvent être obtenus à compter du 9 avril 2002 au 801, chemin Saint-Louis, bureau 180, Québec (Québec) G1S 1C1 (téléphone (418) 686-4875), moyennant un dépôt, non remboursable de trente (30 $) incluant toutes taxes, en argent, sous forme de chèque ou de mandatposte, payable à la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq).Seules seront considérées les soumissions présentées par des personnes physiques ou morales ayant un établissement au Québec et qui ont commandé les documents d\u2019appel d\u2019offres au même nom que celui sous lequel ils soumissionnent.Les firmes de professionnels retenues précéderont, en collaboration avec le gérant de travaux retenu et sous la gouverne de la Sépaq, aux études et aux analyses préliminaires reliées au projet.Par la suite, la Société pourra leur confier la réalisation d\u2019un mandat de service dans leur discipline respective, le tout sujet à l\u2019approbation gouvernementale du projet.Les soumissions seront reçues dans les enveloppes fournie à cet effet jusqu\u2019au 24 avril 2002 à 15 h et seront ouvertes publiquement le même jour, à la même heure, au 801, chemin St-Louis, bureau 180, Québec (Québec) G1S 1C1 La Société des établissements de plein air du Québec se réserve le droit de n\u2019accepter aucune des soumissions, même la plus basse.Le directeur des immobilisations et des ressources matérielles.Gaétan Thibault, ing.3040954 Tous les appels d\u2019offres de la Société peuvent être consultés sur Internet http://www.sepaq.com/immo 3041228 APPEL D\u2019OFFRES RÉSERVE FAUNIQUE DES LAURENTIDES Construction de onze (11) chalets à Lac à Noël Projet no 0082 La Société des établissements de plein air du Québec dans le cadre du développement de la réserve faunique des Laurentides demande des soumissions pour la construction de onze (11) chalets dont six (6) chalets de type «A» à une chambre et de cinq (5) chalets de type «B» à deux chambres ainsi que leur installation sanitaire (Écoflo) au Lac à Noël.Les documents de soumission peuvent être obtenus à compter du 10 avril 2002 au 801, chemin Saint-Louis, bureau 180, Québec (Québec) G1S 1C1 (téléphone (418) 686-4875), moyennant un dépôt, non remboursable, de soixante-dix (70 $) incluant toutes taxes, en argent, sous forme de chèque ou de mandat-poste, payable à la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq).Les soumissions devront être accompagnées d\u2019un chèque visé au montant de 10% du montant de la soumission ou d\u2019un cautionnement établi au même montant, valide pour une période de quarante-cinq (45) jours de la date d\u2019ouverture des soumissions.Seules seront considérées les soumissions présentées par des personnes physiques ou morales ayant un établissement au Québec et qui ont commandé les documents d\u2019appel d\u2019offres au même nom que celui sous lequel ils soumissionnent et qui détiennent la licence requise en vertu de la Loi sur le bâtiment.Les soumissions seront reçues dans les enveloppes fournies à cet effet jusqu\u2019au 2 mai 2002 à 15 h et seront ouvertes publiquement le même jour, à la même heure, au 801, chemin Saint-Louis, bureau 180, Québec (Québec) G1S 1C1.La Société des établissements de plein air du Québec se réserve le droit de n\u2019accepter aucune des soumissions, même la plus basse.Le directeur des immobilisations et des ressources matérielles, Gaétan Thibault, ing.3040946 Tous les appels d\u2019offres de la Société peuvent être consultés sur Internet http://www.sepaq.com/immo 6CL1002B0406 DECES SAM 6 AVRIL 6CL1002B0406 ZALLCALL 67 22:18:35 04/05/02 B B10 \u2022 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 AVRIL 2002 INDEX DES DÉCÈS BAILLARGEON, Lyne-Marie St-Lambert BARBAUD, Katie BEAUDET, Père Gaston Québec BEAULNE, René Piedmont BERGERON, Jean-Jacques Montréal BOUTHILLIER, Paulette Montréal CHAMPAGNE, Francine Montréal CLOUTIER (Chandonnet), Gabrielle Boucherville COALLIER, Robert Montréal COUSINEAU (Morin), Marie-Paule Montréal DAOUST, Berthe Montréal DÉCARY, André DONOAS, Narsis DROUIN (Coutu), Madeleine Montréal GÉLINAS, M.Paul Trois-Rivières GOHIER, Mariette HOULE, Simon LANEUVILLE, F.Jean-Paul FIC Moncton, N.B.LAVENTURE, Guy Chambly LUSSIER, Donat Montréal MARTIN, Etienne Adonaï Montréal MARTIN BLONDIN, Suzanne Boucherville PAYETTE, Marcel Boucherville PÉRIARD, Madeleine Montréal SOULARD (Mandeville), Alice Montréal ST-LAURENT, Madeleine Montréal VILLEMAIRE, Jeanne-D\u2019arc St-Jérôme BEAULNE, René 1913 - 2002 De Piedmont, le 2 avril 2002, à l\u2019âge de 88 ans, est décédé M.René Beaulne, époux de Mme Madeleine Saucier.Outre son épouse, il laisse ses enfants Nicole, Guy (Nicole Gagné), Lise, Pierre (Maureen Kelly), ses petits-enfants Chantal, Nathalie, Marie-Claude, Julie, Michèle, Patrick et leurs conjoints, ses arrière-petits-enfants Maïka, Mathieu, Mikaël, son frère Jean- Paul, sa soeur Dorina, ses neveux et nièces et autres parents.Il n\u2019a pas été exposé.Les funérailles auront lieu le samedi 6 avril 2002, à 11 h, en l\u2019église de St-Sauveur des Monts.La famille recevra les condoléances à compter de 10 h 30, à l\u2019église même.Parents et amis sont priés d\u2019y assister sans autre invitation.Au lieu de fleurs, des dons pour la restauration de l\u2019église de St-Sauveur seraient appréciés.(Cartes disponibles à l\u2019église) ou à un organisme de votre choix.BERGERON, Jean-Jacques 1948 - 2002 À Montréal, le 26 mars 2002, à l\u2019âge de 53 ans, est décédé M.Jean-Jacques Bergeron.Il laisse dans le deuil ses parents M.Gilbert Bergeron et Mme Laurette D\u2019Auteuil, sa soeur Marie-France (Michel Trojani), ses oncles, tantes, cousins et cousines ainsi que plusieurs autres parents et amis.Exposé au Complexe funéraire Régional Guay inc.418, boul.Labelle angle autoroute 640, Rosemère Une réunion de prières aura lieu le dimanche 7 avril à 16 h au complexe.Heures des visites dès 14 h.BOUTHILLIER (née Dussault), Paulette À Montréal, le 4 avril 2002, à l\u2019âge de 87 ans, est décédée Paulette Dussault, épouse de feu René Bouthillier.Elle laisse dans le deuil son fils, Guy Bouthillier et sa bru Jocelyne Dion; ses petits-enfants, Guillaume (Julie Harvey) et Geneviève (Nicole Gonon); sa soeur Gaby Lafleur et sa nièce Renée Lalancette; autres parents et amis.La famille recevra les condoléances le samedi 6 avril de 17 à 22 h, le dimanche 7 avril de 14 à 17 h et de 19 à 22 h ainsi que lundi matin à compter de 9 h au salon Alfred Dallaire inc.1111, Laurier Ouest, Outremont Les funérailles auront lieu le lundi 8 avril, à 11 h, en l\u2019église St-Viateur (angle Laurier et Bloomfield) suivies de l\u2019inhumation au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Des dons à la Société St-Jean Baptiste de Montréal (82, Sherbrooke Ouest, Montréal H2X 1X3, (514) 843-8851) ou à la Fondation de l\u2019hôpital Sacré-Coeur de Montréal (hémodialyse), (5400 boul.Gouin Ouest, Mtl, H4J 1C5) seraient appréciés.CHAMPAGNE, Francine 1948 - 2002 À Montréal, le 2 Avril 2002, à l\u2019âge de 53 ans, est décédée Mme Francine Champagne.Fille de feu Marcel Champagne et feu Cécile Pelletier Raîche.Elle laisse dans le deuil sa fille bien-aimée Isabelle Pronovost (Eric), le père de cette dernière Paul Pronovost et son épouse France, son conjoint Robert Papillon et ses enfants: Denis, Michel et Robert, son beau-père Jean- Marie Raîche, son frère Jean-Claude (Ginette) et Suzy, sa cousine Danielle (Normand), plusieurs autres parents et amis ainsi que ses confrères et consoeurs de l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal.Les visites auront lieu au Complexe funéraire St-François d\u2019Assise Urgel Bourgie 6700 rue Beaubien Est, Montréal www.urgelbourgie.com Heures de visites vendredi 14 h à 17 h et de 19 à 22 h, samedi de 11 à 13 h.Les funérailles auront lieu le 6 avril 2002 à 13 h à paroisse Notre-Dame des Victoires 2700 rue Lacordaire, Montréal et de là au cimetière Repos St-François d\u2019Assise.CLOUTIER (Chandonnet), Gabrielle 1913 - 2002 Au Centre Jeanne Crevier, le 31 mars 2002, à l\u2019âge de 88 ans, est décédée dame Gabrielle Chandonnet, épouse de feu Maurice Cloutier.Elle laisse dans le deuil ses enfants Ronald (Jeanne), Richard (Lise), Normand (Monique), Danielle (André), Denis (Denise), Arlette (Jean-Pierre), Francine (André), Gilbert, sa belle-fille Jacinthe épouse de feu André, ses 15 petits-enfants et 10 arrière-petits-enfants, sa soeur Lucienne, ses beaux-frères et bellessoeurs, ainsi que neveux et nièces, et plusieurs autres parents et ami(e)s.Les funérailles, en présence des cendres, auront lieu le samedi 20 avril à 14 h en l\u2019église Ste-Famille, 560, boul.Marie-Victorin, Boucherville.L\u2019inhumation sera à une date ultérieure au cimetière Le Repos St- François d\u2019Assise de Montréal.La famille accueillera parents et ami(e)s à l\u2019église à compter de 13 h 30.Des dons à la Fondation Jeanne Crevier, 151, rue De Muy, Boucherville, J4B 4W7, seraient appréciés.Direction: Complexe Funéraire Pierre Tétreault inc.549, rue Samuel de Champlain Boucherville, Qc, J4B 6B6 Tél.: (450) 655-6036 Télec.: (450) 655-0941 COALLIER, Robert 1923 - 2002 À l\u2019hôpital Royal-Victoria, le 4 avril 2002, à l\u2019âge de 78 ans, est décédé Robert Coallier des suites d\u2019une longue maladie.Il laisse dans le deuil ses quatre enfants: François (Jennie Chang), Louis (Rosanne Grenon), Guilène (Roberto Camara) et Guy, ses huit petits-enfants: Philippe, Alexandre, Frédéric et Nicolas Coallier, Jeanne et Lucie Camara ainsi que Nathalie et Sophie Coallier.Il laisse également dans le deuil ses soeurs: Claire, Suzanne, Odette, Andrée et Danielle.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 3955, chemin Côte-de-Liesse, St-Laurent www.urgelbourgie.com La liturgie de la parole aura lieu le samedi 13 avril à 14 h 30 en la chapelle du complexe.Parents et amis sont priés d\u2019y assister sans autre invitation.Heures de visite: le samedi 13 avril à compter de 13 h 30.COUSINEAU (Morin), Marie-Paule 1909 - 2002 À Montréal, le 4 avril 2002, à l\u2019âge de 93 ans et 1 mois, est décédée Mme Marie- Paule Morin, épouse de feu J.Onésime Cousineau, de St-Laurent, fille de feu Adhémar Morin et de feu Marie-Laure Aubin.Elle était la belle-soeur d\u2019Yvonne, Germaine et Jeanne Cousineau, et de feu J.A.Cousineau (feu Jeanne Gratton); outre celles-ci qui lui survivent, elle laisse également ses neveux et nièces des familles de feu: J.Rémi (Hélène Desjardins), Paul-Émile (Blanche Gauthier), Berthe (Léonel Brisebois) et Alice Cousineau (Émile St-Onge); ainsi que des cousins et cousines, particulièrement des familles Morin, Aubin, Martineau, Brien et Jobin.Elle sera exposée à l\u2019église et la famille accueillera parents et amis le lundi 8 avril de midi jusqu\u2019au moment des funérailles à 14 heures en l\u2019église St-Hippolyte 1055, Tassé (angle Dutrisac), St-Laurent L\u2019inhumation suivra dans le lot de la famille Morin (N2705) au cimetière Notre-Damedes- Neiges.Direction: Complexe Funéraire Fortin Téléphone: (514) 386-9771 complexefunerairefortin@qc.aira.com Un grand merci au personnel du 1er étage du CH St-Joseph de la Providence; du 4e D gériatrie, du 3e D hébergement et de l\u2019urgence de l\u2019hôpital du Sacré-Coeur.DAOUST (Poirier), Berthe 1909 - 2002 À Montréal paisiblement et entourée de sa famille, le 5 avril 2002, à l\u2019âge de 92 ans, est décédée Berthe Poirier, épouse de feu Louis-Esdras (Tom) Daoust.Elle laisse dans le deuil ses enfants, Louis-Raymond (Françoise Gélinas), Lucie (Louis Lalande), ses six petits-enfants et six arrière-petits-enfants, neveux et nièces, parents et amis.Des dons à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 3860, boul.Décarie, Montréal www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le mardi 9 avril, à 14 h, en l\u2019église Notre-Dame-de-Grâce et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Parents et amis sont priés d\u2019y assister sans autre invitation.Heures de visite: lundi 16 à 20 h, mardi à compter de 13 h.DÉCARY, André À son domicile, le 4 avril 2002, à l\u2019âge de 77 ans, est décédé monsieur André Décary, époux de Gabrielle Décarie.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses trois filles, Claire (Yvon Turcot), Denise (Robert Dansereau), Marie-Thérèse (André Ferraris), ses petits-enfants, Geneviève Turcot (Guillaume), Mathieu Turcot (Caroline) et son arrière-petite-fille Flavie.Il laisse également ses frères et soeurs, beaux-frères, belles-soeurs ainsi qu\u2019autres parents et amis.Exposé à la résidence funéraire Lakeshoere Cardinal inc.560 Bord du Lac, Dorval Les funérailles auront lieu en l\u2019église de la Présentation de la Ste-Vierge, 665, de l\u2019Église, Dorval, le samedi 6 avril, à 13 h et de là au cimetière de Dorval.Heures de visite: vendredi de 14 à 17 h et de 19 à 21 h et samedi dès 10 h 30.DONOAS, Narsis est décédé après une courageuse lutte contre le cancer.Il était l\u2019époux bien-aimé de Sara.Il était le frère d\u2019Evelyn Yacobson (Israel) et ses enfants.Narsis Donoas laisse dans le deuil sa soeur et son beau-frère Maddy Nards et leurs enfants Reyan, Roxanne et Leon et leur famille ainsi que ses cousins Abby, Rachel Gomel et leur famille et de nombreux autres parents et amis.Le service aura lieu le dimanche, 7 avril 2002, à 14 heures au Complexe funéraire Mont-Royal 1297, chemin de la Forêt, Outremont (514) 279-6540 DROUIN (Coutu), Madeleine 1913 - 2002 À Montréal, le 5 avril 2002, à l\u2019âge de 88 ans, est décédée Mme Madeleine Coutu, épouse de feu Rosario Drouin.Elle laisse dans le deuil ses enfants Pierre (Francine) et Robert (Nicole), ses petits-enfants Christian, Caroline, Yan et Jonathan, ses frères Gérald, Jean et Paul, sa soeur Rita (Mike) ainsi que ses neveux, nièces et autres parents et amis(es).La famille accueillera parents et amis(es) au Complexe funéraire Magnus Poirier inc.6825, Sherbrooke Est, Montréal Une réunion de prière aura lieu à la chapelle du complexe le dimanche 7 avril à 14 h.Heures des visites: samedi de 19 h à 22 h et dimanche dès 13 h.GÉLINAS, M.Paul À Trois-Rivières, le 28 mars 2002 est décédé, à son domicile, Paul Gélinas.Il laisse son épouse Joan Pagé, la mère de ses enfants Barbara Henshaw, sa fille Claire (John), ses fils Paul (Suzanne), Philippe (Ruth), Patrick (Lyne) et Peter, ses neuf petits- enfants.Ses beaux-fils Robert et David Mc Dougall, ses soeurs Pauline (André Mackay), Suzanne (Raymond Cyr) et Andrée.Paul Gélinas était photographe, il a vu ses photos publiées dans de nombreux médias, il fut aussi parachutiste au 22ième Régiment.La famille recevra les condoléances le samedi 13 avril 2002, au 4625, rue Ste-Catherine Ouest, Montréal de 14 à 17 h (mess des officiers R.M.R.).Au lieu de fleurs, vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par des dons à la Société canadienne du cancer.GOHIER, Mariette (née DesRosiers) À sa résidence, entourée de sa famille, est décédée paisiblement Mariette Gohier, le mardi 2 avril 2002, après une courte maladie, à l\u2019âge de 83 ans.Épouse bien-aimée de feu Roch-Edouard Gohier.Mère aimée de Lucille (Robert Dennis), Claire (Brian Levitt), Madeleine, Georges et Pierre (Patricia Hanney) et belle grand-mère de Mark (Patsy) Dennis, Heidi (Steve) Oistad, Mike (Chris) Dennis, Mary (Steve) Collier et Katherine Levitt.Belle-soeur de Marielle Teryazos et Madelaine de Brantes.Elle restera en mémoire de ses nombreux proches et amis.La famille recevra les condoléances au salon funéraire Kane & Fetterly 5301, boul.Décarie (angle Isabella) le vendredi 5 avril 2002 de 14 à 17 h et de 19 à 21 h.Les funérailles auront lieu en l\u2019église de l\u2019Annonciation, 75, avenue Roosevelt, Ville Mont-Royal, le samedi 6 avril 2002 à 11 h.Remerciements particuliers au Dr Manuel Borod, Judith Marchessault, Francine Ledoux, Héloïse Simoneau et ses préposés, Danièle, Denise, Sue, Julisa, Sassa, Stephanie et Jacklyn pour leurs soins, gentillesse et dévouement.Au lieu de fleurs, des dons au Programme de soins palliatifs à domicile du Centre hospitalier Mont-Sinaï, 5690, boul.Cavendish, Côte Saint-Luc H4W 1S7 ou à VON Montréal inc., 1246, rue Bishop, Montréal H3G 2E3 seraient appréciés.Condoléances peuvent être transmises à www.kanefetterly.qc.ca HOULE, Simon 1937 - 2002 Après un dur combat contre le cancer et un courage exemplaire, le 4 avril 2002, à l\u2019âge de 64 ans, est décédé M.Simon Houle.Il laisse dans le deuil son épouse Micheline, ses filles, Marie-Élaine (Denis Cardin) et Sonia (Sylvain Munger), ses petits-enfants, Mathieu, Émilie et Anne-Sophie, ses frères et soeurs, Donaldson (Jeannette Lachance), Conrad (Françoise Ménard), Gertrude (Paul Lagacé), Marie-Paule, Alicia (Normand Lévesque) et Marc-André (Pauline St-Amand); sa belle-mère Mme Germaine Dussault, ses beaux-frères et belles-soeurs: Lise, Louis, Jean (Noëlla Robert), Marthe (Daniel Plante), Yvon Lecuyer (Marie-Paule) ainsi que ses neveux et nièces, parents et amis.La famille recevra les condoléances à: La Maison Darche 7679, boul.Taschereau, Brossard Les funérailles seront célébrées le lundi 8 avril 2002, à 14 h, en l\u2019église St-Thomas d\u2019Aquin (angle Queen et Alexandra, St- Lambert) et de là au crématorium Darche.Heures de visites: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h et lundi dès 12 h.LANEUVILLE, Frère Jean-Paul, FIC 1915 - 2002 Le 4 avril 2002, est décédé à Moncton (N.-B.), Frère Jean-Paul Laneuville, FIC, à l\u2019âge de 86 ans, dont 68 années de vie religieuse.Fils d\u2019Ernest Laneuville et de Berthe Champoux, il est né à Sainte-Gertrude (Nicolet), le 22 juin 1915.Il entra au noviciat de La Prairie en 1933 et fit profession perpétuelle en 1939.Sa carrière d\u2019éducateur au Québec fut complétée par un stage d\u2019enseignement en Haïti.Puis, arrivé au Nouveau-Brunswick en 1957, il enseigna à Rogersville, Shédiac, Saint-Léonard, Dalhousie, Edmonston et Saint-Jacques.Retiré à Grand-Sault, il fit travail d\u2019animation très apprécié auprès des personnes du 3e âge de la résidence Mont- Assomption.En plus de sa famille religieuse, il laisse dans le deuil son frère Robert (Gabrielle) de Granby, ses deux soeurs, Youville Champoux de Brossard et Jeannine Rhéault (Raymond) du Cap-de-la-Madeleine ainsi que de nombreux neveux et nièces.Les funérailles auront lieu à la maison mère des Frères de l\u2019Instruction chrétienne 870, chemin de St-Jean, La Prairie le mercredi 10 avril, à 14 heures.La dépouille mortelle sera exposée à 12 h 30, le jour des funérailles.Direction Urgel Bourgie LAVENTURE, Guy 1925 - 2002 De Chambly, le 2 avril 2002, à l\u2019âge de 77 ans, est décédé M.Guy Laventure, époux de Lucia Langlois.Il laisse dans le deuil ses soeurs Olivette (Yvan Lécuyer), Andrée, ses frères Dollard (Claudette Bergeron) et Ghislain, ses neveux, nièces, parents et amis.Selon sa volonté, il ne sera pas exposé.Une liturgie de parole sera célébrée en présence des cendres, le lundi 8 avril 2002 à 14 h au salon funéraire Yvon Desnoyers & Fils 20 rue des Carrières, Chambly tél: 450-658-8551, téléc.450-658-1146 courriel danieldesnoyers@videotron.ca LUSSIER, Donat 1912 - 2002 À Montréal, le 2 avril 2002, à l\u2019âge de 89 ans, est décédé Donat Lussier, époux de Juliette Perron.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants Jeannine et André (Kesaree); ses petits-enfants Danielle, Lorraine, Johanne, Guy jr; ses arrière-petitsenfants Olivier, Laurence, Benjamin, Thomas et Chanel ainsi que ses frères et soeurs.La mise en niche aura lieu le lundi 8 avril 2002, à 11 h, au cimetière Notre-Dame- des-Neiges, 4601, chemin de la Côtedes- Neiges.Direction: Centre funéraire Côte-des-Neiges Tél.(514) 342-8000 MARTIN, Etienne Adonaï 1910 - 2002 Paisiblement, à Montréal, le 4 avril 2002, à l\u2019âge de 91 ans, est décédé le Dr Etienne Adonaï Martin, L.Ph.D.Sc., époux de feu Charlotte Gelly Martin.Il laisse dans le deuil son fils Yves (Dronda Gardner), sa fille Louise (Jean-Claude Lavandier) et ses petits-enfants Stéphanie, Karine-Alexandra, Jérôme et Dominique, ses belles-soeurs Mme Alice Martin et Sr Irène Gelly s.m.a., ainsi que ses neveux et nièces.Le Dr Martin fut professeur de chimie à la faculté de pharmacie de l\u2019Université de Montréal pendant 25 ans.Il était originaire de Farnham.Il a d\u2019abord obtenu un diplôme de l\u2019École Normale, un bac ès arts et un bac en pédagogie.Il a ensuite enseigné aux écoles primaires et supérieures avant de s\u2019inscrire à la faculté des sciences de l\u2019U.de M.qui lui décerna la licence et la maîtrise ès sciences.Après quelques années d\u2019enseignement aux Écoles d\u2019Arts et Métiers, et à l\u2019Institut agricole d\u2019Oka, il s\u2019inscrivit à la faculté de pharmacie et obtint le bac et la licence en pharmacie ainsi que la Médaille d\u2019or de l\u2019université.Il a par la suite, en 1955, obtenu le grade de docteur ès sciences (chimie) de l\u2019Université de Montréal.La famille accueillera parents et amis au: Complexe funéraire Magnus Poirier inc.10526, boul.St-Laurent, Montréal le dimanche 7 avril de 14 h à 17 h et de 19 h à 22 h, lundi dès 9 h 30.Le service religieux sera célébré le lundi 8 avril en l\u2019église Christ-Roi, 9400, rue Lajeunesse, Montréal, à 11 h.MARTIN-BLONDIN, Suzanne À la Maison Victor-Gadbois, le 4 avril 2002, est décédée dame Suzanne Martin-Blondin, épouse de feu Pierre Blondin.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Jean-Pierre (Thérèse Audet), François (Louise Provost), Marie-Josée (Pierre-Luc Normandin), Christiane (Sylvain Brodeur), Danielle (Martin Archambault), Marie-Claude (Daniel Richard) ainsi que ses petits-enfants: Pierre-André, Marie-Christine, Philippe, Stéphanie, Simon, Émilie, Maxime, Mathieu et Nicolas, ses soeurs et frères, Fernande (Pierre Juneau), Denise (Francis Corbett), Yves (Louise-Marie Chouinard), Geneviève (Gilles Beausoleil), Françoise (André Lamy), Louis (Hélène Filion), Luc (Louise Bouchard) et Hélène (Michel Brûlé), ses beauxfrères et belles-soeurs, neveux et nièces.La famille accueillera parents et amis(es) le lundi 8 avril de 12 à 13 h 45 au Complexe funéraire Pierre Tétreault inc.549, Samuel-de-Champlain à l\u2019est de Montarville sortie 19 de la route 132 Boucherville Un service religieux sera célébré en présence des cendres le lundi 8 avril à 14 h en l\u2019église Ste-Famille, 560, boul.Marie-Victorin, Boucherville.La famille tient à remercier le personnel et les bénévoles de la Maison Victor-Gadbois.Des dons à la Maison Victor- Gadbois, 1000, rue Chabot, St-Mathieude- Beloeil J3G 9Z9 seraient appréciés.PAYETTE, Marcel 1920 - 2002 À Boucherville, le 4 avril 2002, à l\u2019âge de 81 ans, est décédé M.Marcel Payette, époux de feu Charlotte Larente.Il laisse dans le deuil ses filles Josée (Alain Panisset), Andrée (André Hébert), Lorraine (Yvon Michel) et sa petite-fille bien-aimée Marie ainsi que Benjamin, ses frères, ses soeurs, beaux-frères, belles-soeurs et autres parents et amis.Des dons pour la fondation des maladies du coeur seraient appréciés.Direction : Complexe funéraire Pierre Tétreault Inc.549 Samuel-de-Champlain Boucherville, J4B 6B6 Tél.: 450-655-6036, Fax : 450-655-0941 PÉRIARD, Madeleine 1929 - 2002 À Montréal, le 4 avril 2002, à l\u2019âge de 72 ans, est décédée Madeleine Périard, fille de feu Hector Périard et de feu Yvonne Martin.Elle laisse dans le deuil sa tante Lucille Périard.Elle sera également regrettée par ses cousins et cousines des familles: Martin, Théorêt, Bellefleur, Ducas et Périard, plus particulièrement Cécile Théorêt Zara.Les funérailles auront lieu le mardi 9 avril 2002 à 11 h, en l\u2019église St-Alphonse et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Direction Urgel Bourgie www.urgelbourgie.com SOULARD (Mandeville), Alice 1914 - 2002 À Montréal, le 4 avril 2002, à l\u2019âge de 87 ans, est décédé Alice Mandeville, épouse de feu Maurice Soulard.Elle laisse dans le deuil son fils Claude (Adèle) et sa fille Francine (Jean-Claude Grenier), ses petits-enfants et ses deux arrière-petits-fils.Exposée au Complexe T.Sansregret Ltée 3198 est, rue Ontario, Montréal Les funérailles auront lieu le lundi 8 avril à 11 h en l\u2019église Ste-Jeanne d\u2019Arc et de là inhumation au Repos St-François d\u2019Assise (cimetière de l\u2019Est).Heures de visite: lundi à compter de 9 h .DÉCÈS BAILLARGEON (Doucet), Lyne-Marie 1919 - 2002 De St-Lambert, le 4 avril 2002, à l\u2019âge de 83 ans, est décédée Lyne-Marie Baillargeon, épouse de feu Alphonse Baillargeon et mère de feu Sylvie Baillargeon.Elle laisse dans le deuil ses enfants, Reine (Colin Coole), Henri (Christiane Morin) et Claude (Brigitte Léger), ses beaux-enfants, Jacqueline, Guy, Lucille, Carmelle, Marguerite et Raymond, ses frères et soeurs, Cécile, Edgar, Louis et Yvette ainsi que soeur Aline Baillargeon, sa belle-soeur.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Jacques Cartier Urgel Bourgie 1025, St-Laurent Ouest, Longueuil www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le lundi 8 avril, à 11 h, en l\u2019église St-Anastase, 80 Churchill, Greenfild Park.Des dons à l\u2019UNICEF Montérégie seraient appréciés.Heures de visites: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h et lundi dès 9 h 30.BARBAUD, Katie Ce premier jour d\u2019avril 2002, Katie BARBAUD, épouse de feu Paul Barbaud, est décédée à l\u2019âge de 92 ans.Elle laisse dans le deuil ses deux enfants: son fils Philippe, époux de Francine Desjardins, sa fille Bernadette, ses deux petits enfants, Pascal et Caroline, son arrière-petite-fille Charlotte, ainsi que tous ses amis et amies de longue date.Conformément à ses volontés, aucune cérémonie ne soulignera sa disparition.BEAUDET, Père Gaston Au Pavillon Saint-Dominique de Québec le 5 avril 2002, est décédé à l\u2019âge de 90 ans, Père Gaston (en religion Raymond Marie) Beaudet, né à Charny, Québec, fils de feu Roméo Beaudet et de feu Marie-Amarilda Morin.Outre sa famille religieuse, il laisse dans le deuil 4 frères et 2 soeurs: Soeur Rita C.S.C., Thérèse, Gilbert, Albert, Paul, Gérard, beaux-frères et belles-soeurs, neveux et nièces.Exposé le dimanche 7 avril à 14 h au Grand Parloir des Pères Dominicains 2200, Girouard Ouest, Saint-Hyacinthe Funérailles le lundi 8 avril à 14 h en l\u2019église Notre-Dame-du-Rosaire, suivies de l\u2019inhumation au cimetière de la communauté.Licencié en droit civil, le Père Beaudet entre chez les dominicains en 1942.Profession solennelle en 1946, il est ordonné prêtre à Ottawa le 1er mai 1947.Il fut vicaire à la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire, curé à la paroisse Saint-Dominique de Québec et prédicateur de retraite.Il était résidant au pavillon Saint-Dominique depuis plusieurs années.Direction funéraire: Complexe funéraire Ubald Lalime Saint-Hyacinthe (450) 774-6417 6LP1101B0406 B11 samedi 6LP1101B0406 ZALLCALL 67 22:16:33 04/05/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 A V R I L 2 0 0 2 B 1 1 Une réserve mondiale dans le nord-est québécois: début des démarches ST-LAURENT, Madeleine 1918 - 2002 Après avoir vécu une vie riche d\u2019expérience, Madeleine St-Laurent est décédée le lundi, 1er avril 2002, à l\u2019âge de 84 ans.Elle était la fille de feu le Très Honorable Louis St- Laurent et de feu Jeanne Renault, mère de Michel (Diane) et Mary et grand-mère de Kim, Ashley, Meagen et Eaton.Elle était adorée de plusieurs neveux et nièces et de nombreux ami(e)s.Sa bonté et son amour de la vie, lui ont valu l\u2019affection de tous.Son décès crée un vide immense pour ses enfants et petits-enfants et aussi pour ses neveux et nièces, tel que Thérèse Laberge Samson, Marie Williamson (Garland), Jean Riley (Jérémie), Hélène Dussault (Rémi), Anne Marie Laberge (John Dunn), Richard Laberge (Isabelle Caron), Yvan Laberge (Caroline Gendron), Louise Migneault (Ivan) etc.Tous ceux et celles qui l\u2019ont aimée et ont partagé son amour de la vie sont invités.La famille recevra les condoléances le samedi 6 avril de 13 à 14 heures à l\u2019église St- Léon de Westmount, boul.de Maisonneuve.Une messe funéraire sera chantée à 14 heures.Pour tous ceux et celles qui le désirent compte tenu de la foi profonde de Madeleine, vous pouvez offrir une messe commémorative en son nom.Direction Alfred Dallaire inc.VILLEMAIRE-RIOPEL, Jeanne D\u2019Arc 1919 - 2002 À St-Jérôme, le 4 avril 2002, à l\u2019âge de 82 ans, est décédée Mme Jeanne D\u2019Arc Riopel Villemaire, épouse de feu Guy Villemaire.Elle laisse ses enfants, Nicole (Lucien Labelle), Chantal (Mario Loyer), Manon (Michel Casavant), cinq petits-enfants; sa soeur et ses frères, beaux-frèrres, bellessoeurs, neveux et nièces.La famille recevra les condoléances le samedi 13 avril de 13 heures à 15 heures, à la résidence funéraire: Desrosiers & Fils inc.676, boul.des Laurentides St-Antoine-des-Laurentides Une liturgie de la Parole aura lieu ce même jour, à 15 heures.Des dons à la Fondation Hôtel-Dieu St-Jérôme et à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.+ IN MEMORIAM + ARCHEVÊQUE SLEIMAN HAJJAR L\u2019Archiprêtre Antony Gabriel et le conseil de la paroisse orthodoxe d\u2019Antioche St.George de Montréal offrira un tribut liturgique à un ami bien-aimé l\u2019Archevêque Sleiman Hajjar Èxarque de l\u2019Éparque Grecque-Melkite du Canada le dimanche 7 avril, 2002 à 10 h 30 +Que son âme repose Dans les bras de Jésus Que sa mémoire soit Éternelle 1er ANNIVERSAIRE À la mémoire de PATRICE LEVASSEUR décédé le 5 avril 2001 Déjà un an.Sa conjointe Michelle se souvient.Il laissait dans le deuil ses deux filles, deux frères, une soeur, belles-soeurs, beaux-frères, neveux et nièces, ainsi que de nombreux ami(e)s.Tous se souviennent.1er ANNIVERSAIRE MARC SYLVESTRE 1952 - 2001 Pour tes trois étoiles terrestres Tu seras le confident céleste L\u2019éclaireur d\u2019espérance Leur éternelle providence Parents et amis sont invités à poursuivre l\u2019engagement de Marc envers Oxfam-Québec par un don à sa mémoire.Un chaleureux merci à chacun de vous pour votre soutien fidèle depuis le 5 avril dernier.Andrée, Etienne et Emmanuelle \u0001 \u0002 5e ANNIVERSAIRE LECLERC, Josée Bonjour Josée.Je sais, tu dors.mais laisse-moi te réveiller juste un peu pour que tu puisses regarder comme il fait beau dehors aujourd\u2019hui.Peut-être pleut-il, peut-être neige-til, peut-être fait-il chaud, je ne suis pas certaine puisque c\u2019est un peu embrouillé, mais il fait tellement beau dehors.C\u2019est le printemps, ta saison préférée et le souvenir de cette journée qui est la tienne est doux comme la douceur du parfum des nouvelles fleurs et le chant des oiseaux qui reprennent pays.Ne chantes-tu pas toi aussi avec eux, libérée?Ou plutôt, ne ris-tu pas avec eux, oui, il me semble t\u2019entendre rire aux larmes.Et j\u2019emporte ce ricanement pour le partager avec moi pour le partager avec vous.Ton souvenir est une présence réconfortante maman \u0003 \u0004 REMERCIEMENTS DENIS ROY 1966 - 2001 Merci du fond du coeur à tous les parents et amis qui nous ont apporté la chaleur de leur sympathie par offrande de messe, carte ou présence aux funérailles lors du décès de Denis, survenu le 26 août 2001.Nous en avons été profondément touchés et tenons à vous exprimer notre gratitude.Les membres de sa famille soit: sa mère Esther Lajoie (feu Jean-Marcel Roy), son frère Steve Roy (Maryse Bernier), sa fille Jade, la mère de sa fille Sylvie Labelle, son filleul David et sa nièce Emilie.JOLIVET, M.l\u2019Abbé Gérard La famille tient à remercier Monseigneur Berthelet, les prêtres du Diocèse St-Jean Longueuil, les paroissiens de Napierville, parents et amis qui ont eu la délicatesse de manifester leur sympathie lors du décès de Monsieur l\u2019Abbé Gérard Jolivet, survenu le 27 janvier 2002.MELOCHE, Hector Suite au décès de M.Hector Meloche, son épouse, ses enfants, leurs conjoint(e)s, ses petits-enfants et arrière-petits-enfants désirent remercier tous les parents et amis qui leur ont témoigné des marques de sympathie et de réconfort.Veuillez considérer ces remerciements comme personnels.REMERCIEMENTS FRÉCHETTE, Suzanne 1953 - 2001 Nous voulons exprimer notre reconnaissance envers tous ceux qui nous ont témoigné leur sympathie et apporté leur soutien au moment du décès de Suzanne le 3 décembre 2001.Votre présence et vos mots réconfortants nous ont été précieux en ces moments si éprouvants et ils ont su nous accompagner dans notre peine immense.Ses parents Gilberte et Léo Fréchette, ses soeurs Louise, Carole et José ainsi que tous les membres de sa famille.REMERCIEMENTS PAUL-ANDRÉ FORGET 1931 - 2002 C\u2019est avec sincérité que nous tenons à remercier parents et amis, qui ont su si bien nous entourer lors du décès de notre père, Paul-André Forget, survenu le 25 janvier 2002.Tous ceux qui nous ont témoigné leur sympathie sous quelque forme que ce soit, veuillez considérer ces remerciements comme personnels.Merci profondément.Ses enfants, ses petits-enfants Et sa conjointe Simone REMERCIEMENTS FRANÇOISE GAGNON HEBERT 1919 - 2002 Pour avoir partagé notre chagrin lors du décès de Françoise Gagnon Hébert survenu le 30 mars 2002, à l\u2019âge de 82 ans, ses enfants, Chantal (André Corriveau), Christian, Maryse et Janelle (François Bédard) ainsi que ses petits-enfants, Ange, Etienne, Grégoire et Xavier, désirent remercier parents, amis et amies qui leur ont témoigné des marques de sympathie, soit l\u2019offrande de messes, dons, tributs floraux, cartes, visite et assistance aux funérailles.Que chacune et chacun trouve ici l\u2019expression de notre reconnaissance et considère ces remerciements comme personnels.DOMINIC HARDY Une coalition régionale entamera lundi prochain les démarches visant à faire reconnaître par l\u2019UNESCO le projet de Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan, englobant le massif encore intact des monts Groulx ; un territoire de 9000 kilomètres carrés convoité par l\u2019industrie forestière.La constitution de la Réserve mondiale de la biosphère de Manicouagan ferait de celle-ci la première en étendue au Québec devant Charlevoix, le lac Saint-Pierre et le mont Saint-Hilaire.La beauté et le caractère inviolé du massif Groulx, la présence du barrage Daniel- Johnson, le plus grand à voûtes et contreforts multiples au monde, et l\u2019astroblème de Manicouagan militent en faveur d\u2019une telle reconnaissance, fait valoir l\u2019Association touristique régionale (ATR) Manicouagan, le promoteur du projet.L\u2019astroblème de Manicouagan constitue un cratère exceptionnellement bien formé résultant de l\u2019impact d\u2019un astéroïde de 5 kilomètres de diamètre, il y a 214 millions d\u2019années .Il représente le deuxième cratère en importance sur la planète avec ses 100 kilomètres de diamètre.Parmi les participants invités par l\u2019ATR : les forestières Kruger et Uniforêt, Hydro-Québec, le conseil de bande de Betsiamites, la Fédération des pourvoyeurs, l\u2019Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), de même que des représentants municipaux et des gouvernements québécois et fédéral.Il y sera notamment question de la création d\u2019une zone centrale de conservation intégrale, d\u2019une zone tampon affectée à l\u2019écotourisme et au tourisme d\u2019aventure et d\u2019une zone de transition où les activités industrielles seraient admises à la condition d\u2019y appliquer les principes du développement durable.« L\u2019idée n\u2019est pas d\u2019empêcher les activités des exploitants industriels puisqu\u2019on ne peut pas.On leur offre par contre une association jamais vue dans le monde entre des compagnies forestières et une future réserve mondiale de la biosphère », plaide le coordonnateur du projet à l\u2019ATR, Jean-Philippe L.Messier.Le statut de Réserve mondiale de la biosphère s\u2019accorde avec trois autres projets de réserves régionales soutenus respectivement par des organisations écologistes, des autochtones et les MRC de Manicouagan, Caniapiscau et Sept-Rivières, souligne un document de l\u2019ATR.Le territoire visé constitue un patrimoine naturel unique.Une randonnée de quelques heures dans les monts Groulx permet d\u2019observer les deux tiers de la flore du Québec.On y trouve des plantes rares, menacées et des forêts anciennes.Elle serait aussi la seule des 12 réserves que compterait alors le Canada à inclure un écosystème nordique.L\u2019astroblème de Manicouagan présente enfin lui aussi des forêts anciennes et des espèces animales menacées.Le bois résidentiel ne sera plus traité à l\u2019arsenic en 2004 ANDRÉ FAUTEUX collaboration spéciale LES FABRICANTS canadiens abandonneront volontairement, d\u2019ici le 31 décembre 2003, l\u2019usage de l\u2019arséniate de cuivre et de chrome (ACC) dans le traitement du bois de sciage destiné au marché résidentiel.Leur accord conclu avec l\u2019Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada a été annoncé par celle-ci mercredi.Il est identique à celui récemment conclu le 12 février aux États-Unis.L\u2019ARLA vient d\u2019achever des examens accélérés sur deux produits de remplacement, soit le cuivre alcalin quaternaire (CAQ) et le cuivre d\u2019azote.Des petites quantités d\u2019arsenic et de chrome neurotoxiques et cancérigènes se lessivent du bois traité à l\u2019ACC, qui est classé déchet dangereux en Europe.Le gouverneur de la Floride, Jeb Bush, frère du président américain George W.Bush, a fermé plusieurs terrains de jeux de son État l\u2019année dernière, après avoir appris que des concentrations très toxiques d\u2019arsenic s\u2019accumulent dans le sol sous les équipements en bois traité avec cet insecticide.Ce bois verdâtre continuera d\u2019être utilisé en Amérique du Nord à des fins industrielles, dont la fabrication des poteaux de lignes électriques.L\u2019on ne pourra par contre plus l\u2019utiliser pour les structures de jeux, terrasses en bois, tables de pique- nique, aménagements paysagers, clôtures de maisons, patios et trottoirs de bois.Les stocks traités avant le 31 décembre 2003 pourront toutefois être vendus en magasin et utilisés dans la construction résidentielle.Les structures en bois traité déjà construites ne sont pas touchées par cette mesure.Les experts recommandent de les recouvrir tous les deux ans à l\u2019aide d\u2019une teinture à l\u2019huile.La présidente de la Coalition québécoise pour les alternatives aux pesticides, la botaniste Édith Smeesters, se dit très heureuse de l\u2019entente canadienne.« On reconnaît enfin que ces produits sont dangereux et qu\u2019il est aberrant de manger sur une table de pique-nique traité à l\u2019arsenic.» Toutefois, Santé Canada souligne qu\u2019il n\u2019a pas conclu que le bois traité à l\u2019ACC présente un risque « inacceptable » pour le public ou pour l\u2019environnement.Le ministère et l\u2019Agence de protection de l\u2019environnement (EPA) des États-Unis poursuivent leur réévaluation conjointe sur la toxicité de ce pesticide.Les conseillers scientifiques de l\u2019EPA ont recommandé en décembre de tester le sang des enfants qui touchent souvent à de l\u2019équipement en bois traité à l\u2019ACC, car ils peuvent ingérer de l\u2019arsenic en mettant leurs doigts dans leur bouche.Il n\u2019existe aucune dose sécuritaire d\u2019arsenic, poison clairement associé au cancer de la peau, de la vessie, du rein et du poumon.Les enfants ainsi exposés à l\u2019arsenic et au chrome pourraient même développer des problèmes d\u2019apprentissage et d\u2019hyperactivité.« Cela ne me surprendrait pas », explique un expert en la matière, le Dr Henry Peters, professeur émérite de neurologie à l\u2019Université du Wisconsin.« Des chiens ont perdu leur poil et sont devenus agressifs après avoir marché quotidiennement sur des nouveaux patios en bois traité et sans doute léché leurs pattes.» Plusieurs animaux sont morts en rongeant ce genre de bois ou en mangeant ses cendres.Le plus grand danger consiste à respirer la sciure et surtout la fumée de bois traité.En Illinois, deux employés du gouvernement américain sont rapidement tombés gravement malades, avec des saignements abondants, après avoir fabriqué des tables de pique-nique pendant deux jours à l\u2019intérieur, en hiver.« Comme ils utilisaient des scies électriques et qu\u2019ils travaillaient sous des chaufferettes, ils ont respiré des vapeurs d\u2019arsenic », explique le Dr Peters.Celui-ci se dit très déçu que l\u2019industrie et le gouvernement n\u2019aient pas averti les consommateurs des dangers, comme ils avaient promis de le faire il y a 12 ans.Des recours collectifs ont d\u2019ailleurs été intentés contre des fabricants et détaillants américains.PRIÈRES MERCI MON DIEU Dites 9 fois Je vous salue Marie par jour durant 9 jours.Faites trois souhaits, le premier concernant les affaires, les deux autres pour l\u2019impossible.Publiez cet article le 9e jour, vos souhaits se réaliseront même si vous n\u2019y croyez pas.Merci mon Dieu.C\u2019est incroyable mais vrai.L.G.PRIÈRE AU SAINT-ESPRIT Saint-Esprit, toi qui éclaircis tout, qui illumines tous les chemins pour que je puisse atteindre mon idéal, toi qui me donnes le don divin de pardonner et oublier le mal qu\u2019on me fait, et qui es avec moi dans tous les instants de ma vie, je veux pendant ce court dialogue te remercier pour tout et confirmer encore une fois que je ne veux pas me séparer de toi à jamais, même malgré n\u2019importe quelle illusion matérielle.Je désire être avec toi dans la gloire éternelle.Merci de ta miséricorde envers moi et les miens.La personne devra dire cette prière pendant trois jours de suite.Après les trois jours, la grâce demandée sera obtenue, même si cela pourrait paraître difficile.Faire publier aussitôt que la grâce a été obtenue, sans dire la demande.B.C.PRIÈRE INFAILLIBLE À LA VIERGE Fleur toute belle du Mont-Carmel, vigne fructueuse, splendeur du ciel, Mère bénie du Fils de Dieu assistez-moi dans mes besoins.Ô étoile de mer, aidez-moi et montrez-moi ici même, que vous êtes ma mère.Ô Sainte Marie Mère de Dieu, Reine du ciel et de la terre, je vous supplie du fond du coeur de m\u2019appuyer dans cette demande (formuler ici votre demande).Personne ne peut résister à votre puissance.Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous (3 fois).Sainte-Marie, je remets cette cause entre vos mains (3 fois).Faire cette prière 3 jours de suite et vous devez ensuite la publier, la faveur sera accordée.Y.B.Remerciements au Sacré-Coeur pour faveur obtenue.Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié, à travers le monde pour les siècles.Amen.Dites cette prière 6 fois par jour pendant 9 jours et vos prières seront exaucées même si cela semble impossible.N\u2019oubliez pas de remercier le Sacré- Coeur avec promesse de publication, quand la faveur sera obtenue.M.J.R.Remerciements au Sacré-Coeur pour faveur obtenue.Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié, à travers le monde pour les siècles.Amen.Dites cette prière 6 fois par jour pendant 9 jours et vos prières seront exaucées même si cela semble impossible.N\u2019oubliez pas de remercier le Sacré- Coeur avec promesse de publication, quand la faveur sera obtenue.F.M.Remerciements au Sacré-Coeur pour faveur obtenue.Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié, à travers le monde pour les siècles.Amen.Dites cette prière 6 fois par jour pendant 9 jours et vos prières seront exaucées même si cela semble impossible.N\u2019oubliez pas de remercier le Sacré- Coeur avec promesse de publication, quand la faveur sera obtenue.G.D.3038614 REMERCIEMENTS REMERCIEMENTS au Sacré-Coeur pour faveur obtenue.T.H.REMERCIEMENTS au Sacré-Coeur pour faveur obtenue.S.L. 6DU1201B0406 SAMEDI 6DU1201B0406 ZALLCALL 67 19:17:28 04/05/02 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 AVRIL 2002 SALON VACANCES ET LOISIRS D\u2019ÉTÉ - Plus de 300 exposants pour vous accueillir.- Les vingt régions touristiques du Québec présentent leurs nouveautés et leur guide 2002 en primeur.- Toutes les Maritimes et les plus belles régions des États-Unis et de L\u2019Ontario pour vous faire rêver.- Goûtez le Québec au Marché des produits régionaux présenté par le MAPAQ.- Des circuits à vélo, des centaines de nouveaux forfaits, les théâtres d\u2019été, l\u2019hébergement, le camping, l\u2019aventure, les réserves fauniques, un golf miniature de 9 trous pour s\u2019amuser gratuitement et plus encore\u2026 présenté en collaboration avec Tous les chemins mènent aux.» Du 12 au 14 avril 2002 à la Place Bonaventure Programmation de l\u2019Espace Info-Jardin présenté par le magazine Fleurs Plantes Jardins.Vendredi le 12 avril 2002 13 h Julie Boudreau 15 vivaces pour jardinier débutant 14 h Hélène Baril Intégrer les fleurs annuelles dans votre aménagement 15 h Julie Boudreau Trucs pour attirer les insectes utiles 16 h Bertrand Dumont Rosiers résistants aux maladies 17 h Marie-Claude Limoges Jardiniers internautes à vos pelles ! 18 h Hélène Baril Intégrer les fleurs annuelles dans Samedi le 13 avril 2002 11 h Julie Boudreau Trucs pour attirer les insectes utiles 13 h Larry Hodgson Annuelles à feuillages colorés 14 h Jean-Claude Vigor Êtes-vous vraiment écologiste ?15 h Larry Hodgson Annuelles à feuillages colorés 16 h Bertrand Dumont Rosiers résistants aux maladies 17 h Jean-Claude Vigor Êtes-vous vraiment écologiste ?18 h Larry Hodgson Annuelles à feuillages colorés Dimanche le 14 avril 2002 11 h Sophie Picard Table gourmande pour oiseaux et papillons 12 h Janine Ross Les symboles d\u2019un jardin Feng Shui 13 h Sophie Picard Table gourmande pour oiseaux et papillons 14 h Bertrand Dumont Rosiers résistants aux maladies Programmation de la Place de la Fleuristerie et de l\u2019horticulture, présentée par l\u2019École d\u2019horticulture de Sainte-Hyacinthe.Vendredi le 12 avril 2002 11 h 30 à 12 h 30 Bouquets de fleurs coupées 14 h 00 à 15 h 30 Arrangements pour occasions spéciales 16 h 00 à 17 h 00 Bouquets de fleurs coupées pour occasions spéciales 17 h 30 à 18 h 30 Pots, jardinières, boîtes à fleurs 19 h 30 à 21 h 00 Pots, jardinières, boîtes à fleurs Samedi le 13 avril 2002 11 h 00 à 12 h 00 Accessoires floraux 13 h 30 à 14 h 30 Accessoires floraux 15 h 00 à 16 h 00 Décorations florales 16 h 30 à 18 h 00 Propagation des plantes 19 h 30 à 21 h 00 Propagation des plantes Dimanche le 14 avril 2002 11 h 00 à 12 h 00 Taille des végétaux extérieurs 14 h 00 à 15 h 30 Taille des végétaux extérieurs 16 h 00 à 17 h 30 Information générale sur la formation professionnelle www.salonfleursplantes.com Programmation de la Place d\u2019animation Vendredi le 12 avril 2002 11 h 15 Ouverture officielle 12 h 00 Voyages au Québec 12 h 45 La Nota (salsa cubaine) 13 h 30 Chouette à voir ! (oiseaux de proie) 14 h 15 Savez-vous manger du Homard ?(Nouveau-Brunswick) 15 h 00 Les Gars des Îles (musique traditionnelle des Îles de la Madeleine) 15 h 45 Découvrez le Québec d\u2019une rive à l\u2019autre.16 h 00 Les Parcs Nationaux du Québec 16 h 30 La Chandleur (musique acadienne) 17 h 15 Cheikh Fall et ses Fallettes (musique, chants et danses sénégalaises) 18 h 00 Festival international country-western de Montréal 18 h 45 « One More Time » (comédie musicale) 19 h 30 Découvrez Lanaudière 19 h 45 Le Canyoning (Mont St-Anne) 20 h 15 Venez découvrir l\u2019Île du Prince Édouard Samedi le 13 avril 2002 11 h 00 Lié pour la vie (marine) 11 h 45 Extrait de la pièce La Mandragore 12 h 30 Docteurs, guérisseurs et fossoyeurs 13 h 15 Ensemble folklorique les Pieds Légers de Laval 14 h 00 « One More Time » (comédie musicale) 14 h 45 Jean François Breau et la Chandleur 15 h 30 Les gars des Îles de la Madeleine 16 h 15 Présentation du réseau de Parcs Canada au Québec 17 h 00 Festival international country-western de Montréal 17 h 45 Le groupe Geneviève et Mathieu 18 h 30 Le groupe Les Qu\u2019A-T 19 h 15 LA CHICANE Dimanche le 14 avril 2002 11 h 00 L\u2019Ouest canadien 11 h 45 Cheikh Fall et ses Fallettes (Musique, chant et danses sénégalaises) 12 h 30 « One More Time » (comédie musicale) 13 h 15 Ensemble folklorique les Pieds Légers de Laval 14 h 00 Mackinaw (ensemble folklorique de Drummondville) 14 h 45 Présentation du réseau de Parcs Canada au Québec 15 h 30 Jean François Breau et la Chandleur 16 h 15 Excursion dans les Basses-Laurentides 16 h 30 Les Gars des Îles (Musique traditionnelle des Îles de la Madeleine) 17 h 00 Tirage concours Salon La programmation est sujette à changement sans préavis.www.salonvacances.com Les conférenciers seront disponibles durant 30 minutes suivant leur conférence pour répondre aux questions des visiteurs au comptoir « Espace Info-Rencontre ».Ces horaires sont sujets aux changements sans préavis.» La télé des voyages Le célèbre groupe LA CHICANE vous invite à visiter l\u2019Abitibi-Témiscamingue.LA CHICANE donnera son spectacle à la Place d\u2019Animation, samedi le 13 avril de 19 h 15 à 20 h 00.Heures d\u2019ouverture Vendredi.11 h à 21 h Samedi .10 h à 21 h Dimanche.10 h à 18 h Prix d\u2019entrée Adultes.9 $ Étudiants et aînés.7 $ Enfants de 6 à 12 ans.3 $ La billetterie fermera une heure avant la clôture du Salon.Deux salons un seul billet ! » Une invitation de Bernard Fortin SALON FLEURS PLANTES JARDINS - Plus de 200 exposants pour vous accueillir - Visitez 25 jardins de rêves, pratiques et réalisables - De nombreux spécialistes pour répondre à toutes vos questions, sur les sujets de l\u2019heure - Découvrez les Innovations horticoles 2002 présentées par Hortipat! - Trucs et idées, conseils, nouveautés, bassins d\u2019eau, éclairage, engrais, pavés, ornements\u2026 - Apportez un échantillon de sol.La compagnie Nutrite l\u2019analysera gratuitement au stand 540.- Rencontrez Pierre Gingras de La Presse, tous les jours de 12 h à 16 h, au stand 515.présenté par 3038390A "]
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