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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-04-20, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101A0420 A1 SAMEDI 6LP0101A0420 ZALLCALL 67 22:11:30 04/19/02 B L'oubli de Bush soulève l'ire des Communes MONTRÉAL SAMEDI 20 AVRIL 2002 LE PLUS GRAND Q UOTIDIEN FR ANÇAIS D'AMÉRIQUE 1 1 8e A N N É E > N O 1 7 7 > 2 1 0 P A G E S > 1 2 C A H I E R S 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA -MADELEINE 2,50 $ FLO RIDE 2,60 $ U.S.MON FILS ADORAIT L'ARMÉE JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le président des États-Unis, George W.Bush, a manqué de tact en omettant de transmettre publiquement ses condoléances aux familles des quatre soldats canadiens qui ont perdu la vie à la suite d'une bévue militaire d'un pilote américain à Kandahar, en Afghanistan, estime le vice-premier ministre John Manley.Le numéro deux du gouvernement Chrétien, plusieurs de ses collègues libéraux et les partis d'opposition digèrent mal que le président Bush n'ait pas daigné commenter les tragiques événements dans les heures qui ont suivi la mort des militaires canadiens.Une telle indifférence du président des États- Unis est carrément inacceptable, selon plusieurs d'entre eux, et démontre que les États- Unis tiennent le Canada pour acquis.« Il ne fait aucun doute qu'il aurait été réconfortant pour les familles d'entendre des mots de sympathie de la bouche du président, par l'entremise des médias », a déclaré hier M.Manley.Voir COMMUNES en A2 PHOTO REUTER Un soldat de la garnison d'Edmonton du régiment d'infanterie légère Princess Patricia salue au gardeà- vous à l'entrée de la garnison, où ont été déposées des fleurs à la mémoire de quatre militaires du régiment tués mercredi par une bombe américaine au cours d'un exercice de nuit en Afghanistan.« .Mais je suis fâchée contre Bush» ANDRÉ DUCHESNE « SI LE PRÉSIDENT Bush m'appelait aujourd'hui, je lui dirais à quel point je suis fâchée contre lui.Fâchée de l'avoir vu insister pour que des soldats canadiens aillent combattre en Afghanistan », lance entre deux sanglots Agatha Dyer, mère du caporal Ainsworth Dyer, un des quatre militaires de l'armée canadienne tués par erreur par un pilote de F-16 américain.Dans le petit appartement de Mme Dyer, situé dans l'arrondissement Saint-Laurent, l'atmosphère est lourde.Des amies de cette mère éplorée par la perte de son fils de 25 ans lui tiennent compagnie pour la réconforter, tandis que dans la cuisine, le téléphone sonne sans arrêt.Au centre du salon, une table basse est recouverte de photos de membres de la famille.On y voit entre autres celle d'Ainsworth en compagnie de Jocelyne Van Sloten, son amie de coeur.Voir BUSH en A2 PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Agatha Dyer, mère du caporal Ainsworth Dyer.Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D17 - Télé-horaire D2 Avis C10 Bridge H14 Carrières cahier I - formation I14, I15 Décès B10, B11 Échecs H14 Éditorial A18 Encans B8 Êtes-vous observateur?F2 Feuilleton H20 Forum A19 Horoscope H20 Jardiner J11 La grille des mordus H10 La Presse Affaires E1-E14 Loteries A2, F12 Monde A14-A20 Mon toit cahier J Mots croisés H20 Mot mystère H20 Ni bête ni méchant! H14 Petites annonces F2 - immobilier F2-F7 - marchandises F7 - emplois F7-F11 - automobile G10, G11 - affaires E2 Philatélie H14 Plus B1-B7 Politique A6, A7 Restaurants D18 Vacances-voyage cahier H Vin D19 Sports cahier G M É T É O Voir F12 Passages nuageux Maximum 11 > minimum -2 Les Montréalais appuient plutôt les musiciens dans l'affaire Dutoit Une émission record Le Mouvement Desjardins va de l'avant avec son émission record de capital de plusieurs millions de dollars.Le projet sera présenté aux assises annuelles du Mouvement Desjardins qui regroupent 2200 personnes à compter de ce matin au Centre des congrès de Québec.Selon le prospectus provisoire visé par la Commission des valeurs mobilières, le financement sera réalisé à partir d'obligations à long terme de 10 et 15 ans.Cette émission, a appris La Presse, serait plus importante que celle de débentures subordonnées, d'une valeur de 200 millions US, réalisée en 1995.Le véhicule financier utilisé est Capital Desjardins, filiale créée il y a sept ans pour emprunter au nom des caisses.Voir nos informations en E1 LOUISE LEDUC LE MUTISME de Charles Dutoit depuis son départ précipité n'a pas servi sa cause auprès des Montréalais.N'ayant finalement entendu que la version des musiciens dans le conflit qui les opposait à leur maestro, les citoyens, pourtant reconnaissants de la contribution de Charles Dutoit, lui donnent le mauvais rôle.C'est ce qui ressort d'un sondage éclair CROP-La Presse réalisé au cours des derniers jours auprès de 575 Montréalais, qui se sont répartis à peu près en parts égales entre ceux qui ont accordé une attention certaine à cet événement et ceux qui ne s'y sont pas intéressés.Parmi ceux qui se disaient assez familiers avec le débat pour se prononcer, 40 % ont dit être portés à appuyer les musiciens, contre 23 % pour Charles Dutoit.Plus prudentes, 37 % des personnes interrogées ont préféré ne pas répondre ou ont dit ne pas avoir d'opinion sur le sujet.En se basant sur ce qu'ils ont lu ou entendu sur la question, 58 % des Montréalais sondés croient que les musiciens ont raison de se plaindre du comportement de Charles Dutoit.Les médias ont fait grand cas ces dernières semaines des relations difficiles entre le chef et ses troupes qui lui reprochaient n o t a m m e n t d'avoir voulu rétrograder deux de ses musiciens.Les circonstances pénibles du départ de Charles Dutoit ne font cependant pas perdre de vue aux gens sa contribution, non seulement à l'égard de son orchestre, mais aussi de la métropole.Car selon 89 % des répondants, Charles Dutoit n'était pas qu'un maestro, mais aussi une sorte d'ambassadeur pour Montréal qu'il a fait rayonner sur la scène internationale pendant 24 ans.Sa démission n'est donc pas sans inquiéter un peu plus de la moitié ( 55 % ) des répondants qui disent que la chose aura, selon eux, un impact négatif sur l'avenir de l'OSM.Alors même que la direction de l'OSM attendait toujours un signe de Charles Dutoit, les personnes sondées, elles, n'y croyaient pas et considéraient qu'il valait mieux tourner la page tout de suite.« En dépit du respect qu'il leur inspire et du lien émotif qui les lie à lui, une majorité \u2014 58 % \u2014 ont dit qu'il fallait lui chercher un remplaçant », note Louis-Philippe Barbeau, vice-président de CROP.Voir DUTOIT en A4 > Le successeur de Dutoit arrive demain: un texte de Claude Gingras à lire en page D8 Permis du Québec Port-au-Prince dès le 13 mai, Rome et Tunis dès le 20 juin, assurera une liaison directe Moonnttrrééaall Meilleurs prix sur le marché Consultez votre agent de voyages de Guatemala et San Salvador dès le 30 juin Quito et Lima dès le1er juillet.Lisbonne et Madrid dès le 21 juin, Abidjan et Dakar dès le 25 juin, La première classe sur notre 747 qui reliera l'Europe et l'Afrique vous fera revivre la première classe translantique d'autrefois.12 couchettes en avant de la cabine avec un service inégalé.Du Beluga au Don Pérignon.Doté de 16 sièges en classe affaires défiant confort et service des plus grands transporteurs. 6LP0201A0420 A2 SAMEDI 6LP0201A0420 ZALLCALL 67 22:46:56 04/19/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 20 AVRIL 2002 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Bibliothèques en voie de disparition À l'approche de la Journée mondiale du livre, La Presse a visité quelques bibliothèques d'école pour voir si elles sont de nature à donner le goût de la lecture aux enfants.Constat général: ces bibliothèques sont en voie de disparition et leurs ouvrages sont vieux.Peut-on vraiment mettre la réforme en application dans ce désert?À lire demain dans le cahier Lectures 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Toutes nos critiques de films cyberpresse.ca/films > Dossier spécial sur les séries de LNH cyberpresse.ca/eliminatoireslnh > Le dernier jeu interactif de Gaboury cyberpresse.ca/gaboury 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Le livre s'épuise Les éditeurs publient plus de titres, mais le tirage moyen diminue.À lire demain dans La Presse Affaires.> Êtes-vous malade?Que faire avec un conjoint alcoolique?À lire demain dans le cahier Santé.> Stéphane Laporte Si l'ADQ double sa députation tous les huit ans, Mario Dumont deviendra premier ministre à 72 ans.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 5-0-0 > À quatre chiffres : 1-6-8-3 SUITES DE LA UNE COMMUNES Suite de la page A1 Le président du comité de la Défense de la Chambre des communes, le député libéral David Pratt, s'est montré plus lapidaire à l'endroit du chef de la Maison-Blanche.« Je crois qu'il aurait pu faire preuve d'un peu plus de délicatesse dans les circonstances.Il aurait pu prononcer quelques mots devant les journalistes qui lui posaient des questions », a déclaré M.Pratt.Mis au courant des critiques sévères à son endroit dans la capitale fédérale, le président Bush a tenté de réparer les pots cassés en fin de journée hier en exprimant publiquement ses condoléances aux familles éplorées.« C'est un accident terrible.J'offre mes plus sincères condoléances aux familles, aux proches et aux soldats.J'aimerais pouvoir les ramener à la vie, mais je ne peux pas », a déclaré M.Bush, qui visitait un centre d'entraînement des services de renseignement à Beltsville, dans le Maryland.M.Bush a téléphoné au premier ministre Jean Chrétien mercredi soir afin de lui exprimer ses condoléances après avoir été informé qu'un pilote américain avait largué une bombe de 227 kg à guidage laser sur des soldats canadiens, tuant quatre d'entre eux et en blessant huit autres.Mais le président des États-Unis n'a pas jugé opportun d'aborder le sujet jeudi bien qu'il ait fait cinq apparitions publiques.Interpellé au sujet des événements tragiques par un journaliste canadien à Washington lors de sa dernière apparition, M.Bush s'était borné à dire qu'il avait exprimé sa sympathie directement au premier ministre Chrétien.La Maison-Blanche avait par la suite diffusé un communiqué de presse déplorant la mort des soldats canadiens.C'est la deuxième fois que le président Bush soulève l'ire des parlementaires à Ottawa en sept mois.M.Bush en avait choqué plusieurs en septembre dernier quand il a oublié de nommer le Canada lorsqu'il a remercié les principaux alliés des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme dans un important discours devant le Congrès.Hier, M.Manley a indiqué à sa sortie des Communes que les déclarations du président Bush au premier ministre Chrétien avaient été « sincères » et provenaient « du fond du coeur », mais il aurait été préférable que les familles éprouvées puissent entendre aussi ses paroles de réconfort.Les partis d'opposition portaient aussi un jugement sévère à l'endroit du président avant qu'il ne décide de corriger le tir.Même l'Alliance canadienne, qui est d'habitude plutôt sympathique à l'administration Bush, cachait mal son agacement.« J'aurais aimé que le président dise quelques mots pour ces familles, mais je suis sûr qu'il se sent autant attristé que lorsque des soldats de son armée sont tués », a déclaré John Reynolds, chef intérimaire de l'Alliance canadienne.Mais les flèches les plus acérées sont venues de la leader du NPD, Alexa Mc Donough, qui s'est toujours opposée à l'envoi de troupes canadiennes sous commandement américain dans une zone de combat en Afghanistan.« Je crois que les Canadiens sont profondément frustrés et attristés de ne pas recevoir l'expression appropriée de condoléances pour la mort et les blessures infligées à 12 soldats », a dit Mme Mc Donough.« Nous sommes tenus pour acquis par nos voisins américains, nos supposés alliés.Ce n'est pas assez, ce n'est pas assez pour les Canadiens, et ce n'est certainement pas assez pour les familles qui pleurent la perte d'un être cher », a-t-elle ajouté.Le chef du Parti conservateur, Joe Clark, a minimisé toute l'affaire, se disant convaincu qu'il s'agissait d'un « oubli » du président.BUSH Suite de la page A1 Il s'était fiancé en février dernier, juste avant de partir pour l'Afghanistan avec les membres du 3e bataillon d'infanterie légère Princess Patricia d'Edmonton.Quatre soldats de ce bataillon ont été tués tandis que huit autres ont été blessés par l'explosion d'une bombe larguée par le pilote d'un chasseur F-16.Ce dernier, qui aurait agi seul, sans y avoir été autorisé, se croyait attaqué alors qu'au sol, les membres de l'unité canadienne participaient à un exercice à tir réel, à quelques kilomètres d'un territoire en mains ennemies.Jocelyne, c'était l'amour de la vie d'Ainsworth, assure Mme Dyer.« Ils étaient ensemble depuis quatre ans.Ils étaient venus me voir à l'Action de grâce.Si vous aviez vu mon fils comment il l'adorait, combien il était heureux avec elle.Il voulait l'épouser et avoir des enfants.» Né à Saint-Laurent de parents d'origine jamaïcaine, Ainsworth Dyer avait grandi et étudié dans cette ville maintenant devenue un des arrondissements de Montréal.Il a étudié tour à tour à l'école française et anglaise avant de partir pour Toronto, rejoindre son père, ses parents ayant divorcé.C'est là qu'il s'est enrôlé, à 18 ans.« Il adorait l'armée, il adorait son travail, poursuit sa mère.Parfois, il sautait en parachute et m'appelait par la suite pour me dire, tout excité, de quelle hauteur il avait effectué son saut.Avec son bataillon, il avait fait des séjours en Bosnie, en Écosse et sur des bases américaines.» Les risques du métier Mercredi, en écoutant les nouvelles de fin de soirée à la télévision, Agatha Dyer a appris que quatre soldats canadiens venaient de se faire tuer par erreur en Afghanistan.Elle a prié, prié et prié encore pour que son fils soit sain et sauf.« Je me disais: pourvu que rien ne lui soit arrivé.» Vers 2 h dans la nuit, lorsque le téléphone a sonné et qu'elle a entendu la voix de son ex-mari au bout du fil, elle a su tout de suite que son voeu n'avait pas été exaucé.« Son père m'a dit: Ainsworth est mort.Un officier de l'armée vient juste de quitter la maison », raconte-t-elle en essuyant une larme, alors qu'une de ses amies, agenouillée à ses côtés, lui tapote la main.Mme Dyer n'en veut pas à l'armée parce que son fils était heureux dans son travail et assumait les dangers associés à son métier, assure-t-elle.« Jeune, il voulait devenir policier.Il évoquait toujours l'idée de le devenir un jour.Moi, j'étais toujours inquiète, mais pas lui.Il n'avait pas peur de mourir et disait que si cela devait arriver, ça arriverait.» Sa colère, Agatha Dyer l'exprime contre le président des États-Unis, George W.Bush, qui, à ses yeux, a entraîné les militaires canadiens dans un conflit qui n'est pas le leur.« Nous sommes des gardiens de la paix, pas des guerriers », clame-t-elle.Frère de Steven ( 36 ans ), de Suzette ( 31 ans ), de Caroline ( 23 ans ), Ainsworth Dyer devait revenir au pays en juin prochain, une fois sa mission accomplie.Son corps, comme celui de ses trois compagnons d'armes, eux aussi morts en Afghanistan, sera rapatrié ce matin à la base aérienne militaire de Trenton, en Ontario.À Ottawa, les parents du sergent Marc Léger, 29 ans, lui aussi tué au cours de cette tragique attaque, ont déclaré qu'ils n'en voulaient pas au pilote du F-16, mais que les autorités canadiennes et américaines auront à répondre à des questions concernant la sécurité entre forces alliés.« Marc a toujours voulu aider les gens autour de lui.J'espère qu'on se rappellera de lui pour cela.Moi, c'était mon héros », a ajouté son père Richard en étouffant ses larmes.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Ainsworth Dyer et Jocelyne Van Sloten, son amie de coeur. 6LP0302A0420 A3 SAMEDI 6LP0302A0420 ZALLCALL 67 23:47:56 04/19/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 20 AVRIL 2002 A3 l a M é g a a g e n c e Ouvert le dimanche (514) 858-00111 888 302-6221 de 12 h à 20 h ROME 924$ TUNIS 924$ L E P R I X PEUT ÊTRE INFÉRIEUR.Sous certaines conditions DÈS L E 2 0 J U I N 2002 taxes incluses ACTUALITÉS Bush improvise des condoléances Les Canadiens doivent s'attendre à ce genre de tragédie, font remarquer des observateurs AVEC UNE JOURNÉE de retard, le président Bush a finalement exprimé de vive voix ses regrets à propos des quatre soldats canadiens tués par erreur en Afghanistan, dans la nuit de mercredi à jeudi.« Je veux dire publiquement à quel point je suis désolé que des Canadiens aient perdu la vie en Afghanistan lors de ce terrible accident.Les parents et amis des soldats ont ma plus sincère sympathie.J'apprécie beaucoup les sacrifices que font les Canadiens pour la guerre au terrorisme », a dit M.Bush.Mais ce commentaire effectué à la hâte durant une visite d'un lieu d'entraînement des services secrets, responsables de la sécurité présidentielle, a tout juste effleuré le voile de discrétion qui s'est étendu sur Washington à propos de cet incident.Au secrétariat d'État notamment, le chef-lieu de la diplomatie américaine, le porte-parole Richard Boucher a répondu très vaguement à une question sur l'impact diplomatique avec le Canada.« Nous sommes en relations étroites avec les Canadiens à différents niveaux, et nous nous assurons de maintenir ces relations.Nous avons aussi notre ambassadeur là-haut », a dit M.Boucher.Du côté du Pentagone, on est resté avare de détails à propos de l'enquête sur les causes de ce bombardement en Afghanistan.L'enquête chez les Américains est supervisée au Commandement central basé à Tampa, en Floride, celui qui dirige toute la campagne militaire en Afghanistan.Des enquêteurs de la police militaire américaine sont sur les lieux afin de faire les constatations d'usage.On n'a pu préciser toutefois quand le pilote serait soumis aux enquêteurs.Il a été interdit de vol jusqu'à nouvel ordre.Selon des indications préliminaires, un pilote de F-16 de la Garde nationale aurait largué une bombe par erreur sur un contingent de soldats canadiens qui faisaient des exercices de tirs nocturnes, à quelques kilomètres d'une base de la Coalition, à Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan.Le pilote aurait cru à des tirs ennemis contre son appareil et l'autre F-16 de son compagnon de mission.Il aurait largué George W.Bush une bombe de 227 kilogrammes comme mesure de défense, sans attendre une vérification de cible par le commandement de l'aviation américaine.Parmi les porte- parole du Pentagone, on tentait hier de corriger l'impression que l'erreur de ce pilote de la Garde nationale pourrait être attribuable à une formation et une expérience moindres qu'un pilote de l'aviation militaire.« Les pilotes de la Garde nationale ont le même entraînement que ceux de l'aviation.Une bonne partie d'entre eux sont même des ex-pilotes de l'aviation militaire, qui ont plus d'expérience de vol et de combat que la moyenne des plus jeunes pilotes de l'aviation », a insisté un porte-parole.Par ailleurs, des analystes et observateurs des relations entre le Canada et les États-Unis, à Washington, tentaient de soupeser l'impact de cette affaire.Les risques militaires « Les Canadiens ne doivent pas s'attendre à envoyer leurs soldats dans une situation de guerre sans qu'ils encourent le risque de blessures graves ou de mort, même par un accident de tir ami, ce qui est la pire chose pour un militaire », a commenté David Biette, directeur de l'Institut du Canada au Centre de recherche Woodrow Wilson, une organisation de chercheurs universitaires dans la capitale américaine.« Néanmoins, selon les circonstances connues de ce bombardement accidentel en Afghanistan, les Canadiens ne doivent pas non plus sous-estimer l'embarras du gouvernement américain et de ses dirigeants militaires.Ça pourrait expliquer à mon avis les commentaires minimaux de la part des officiels américains, en particulier du président Bush.» Par ailleurs, on s'interroge à Washington sur la suite de certains projets militaires auxquels l'administration Bush souhaite faire participer son voisin du nord.Entre autres, le bombardement erroné de soldats canadiens par un F-16 américain est survenu mercredi, quelques heures à peine après l'annonce au Pentagone de la création d'un « Commandement du nord » pour le continent, qui englobera pour la première fois le Canada et le Mexique.Selon les explications du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, et de son principal adjoint militaire, le chef d'état-major et général Richard B.Myers, ce Commandement du nord vise d'abord une meilleure gestion des moyens d'intervention militaire des États- Unis sur leur territoire même, ainsi que son voisinage immédiat.Il intégrera aussi le NORAD, l'organisation de défense aérienne qui est gérée conjointement par le Canada et les États-Unis depuis plus de 40 ans.Selon M.Rumsfeld, le nouveau Commandement du nord devrait faciliter la coordination militaire avec le Canada et le Mexique, et peut-être même ouvrir la voie à des équivalents terrestres et maritimes du NORAD.Tout sur les circonstances de l'erreur américaines, les précédents et les réactions à www.cyberpresse.ca/soldats Baril dispose de deuxmois JOËL-DENISBELLAVANCE OTTAWA \u2014 La commission d'enquête chargée de faire la lumière sur les événements tragiques qui ont coûté la vie à quatre soldats canadiens en Afghanistan remettra un rapport préliminaire au premier ministre Jean Chrétien d'ici trois semaines.Le président de cette commission, le général Maurice Baril, ancien chef d'état-major des Forces armées canadiennes, entreprendra ses travaux dès lundi.Un rapport final devra être soumis d'ici 60 jours.Le ministre de la Défense, Art Eggleton, a dévoilé hier le nom des quatre autres membres de la commission d'enquête qui aura non seulement comme mandat de recueillir toutes les informations permettant d'éclaircir les circonstances qui ont mené à la mort des soldats canadiens, mais aussi de formuler des recommandations afin d'éviter qu'une telle situation se reproduise.Les autres membres de la commission sont le brigadier général Marc Dumais, le colonel Mark Hodgson, le colonel Gregory Matte et l'adjudant-chef Denis Levesque.Le brigadier général Dumais siégera également à la commission d'enquête mise sur pied par les Américains afin d'assurer un meilleur échange d'informations entre les deux pays.« Nous nous engageons à faire toute la lumière sur les événements tragiques qui se sont déroulés à Kandahar mercredi.(.) Je suis convaincu que la commission dirigée par M.Baril sera en mesure de trouver une réponse aux nombreuses questions que nous nous posons tous », a déclaré le ministre Eggleton en conférence de presse.Présent à la conférence de presse, le général Baril, qui a pris sa retraite des Forces armées l'an dernier, n'a pu garantir hier que le pilote américain qui a largué une bombe de 227 kilos à guidage laser sur les soldats canadiens témoignera devant sa commission.Pourtant, le ministre Eggleton a affirmé jeudi que la commission aurait le pouvoir de convoquer tous les témoins qu'elle juge à propos, dont le pilote en question.Hier, le général Baril a indiqué que le pilote fautif témoignera devant la commission d'enquête américaine et qu'il compte sur la présence du brigadier général Dumais à cette commission pour l'interroger sur les circonstances qui ont coûté la mort à quatre soldats canadiens.« Un des membres de ma commission d'enquête fait également partie de la commission d'enquête américaine à la demande des États-Unis.J'ai donc un pied (sic) dans les deux enquêtes et je suis pas mal certain qu'ils partageront avec nous l'information qu'ils obtiendront selon les lois et les règles de leur pays », a déclaré le général Baril.Le président de la commission a toutefois indiqué qu'il invitera le pilote à témoigner s'il le juge nécessaire et s'il obtient la permission des Américains.« Nous allons certainement tenter d'avoir accès aux témoins à qui nous voulons parler.(.) Mais l'important, c'est d'obtenir toutes les informations pertinentes et crédibles, peu importe la façon dont on les obtient », a-t-il dit.Photo Presse Canadienne © Le ministre de la Défense Art Eggleton et le général à la retraite Maurice Baril ont rencontré les journalistes hier.Photo Presse Canadienne © Adrienne Clarkson au chevet des soldats Norman Link, âgé de 24 ans, a reçu la visite du gouverneur général du Canada, Adrienne Clarkson de son lit d'hôpital à Ramstein en Allemagne.Le soldat Link et cinq de ses collègues victimes du « tir ami » d'un F-16 américain sont maintenant hors de danger, de l'avis des médecins de l'hôpital militaire américain.Mme Clarkson, qui se trouvait par hasard, en Allemagne est allée spontanément auprès des militaires canadiens.Deux soldats sont demeurés à Kandahar et sont soignés pour des blessures mineures.Un médecin a précisé qu'un soldat risquait de perdre un oeil et se trouvait encore aux soins intensifs après avoir subi une intervention chirurgicale.Un deuxième était aussi aux soins intensifs après avoir été traité pour une blessure à la poitrine qui a causé une contusion pulmonaire.Les quatre autres militaires sont soignés pour des blessures aux mains, aux bras et aux jambes causées par des éclats d'obus.Les blessés ont fait l'objet d'une évaluation médicale, hier, afin de déterminer s'ils peuvent faire le voyage de retour au Canada.Edmonton pleure «ses» militaires Les soldats reviendront à Edmonton mardi ALEXANDRE S I R O I S envoyé spécial EDMONTON \u2014 Edmonton est en deuil.Il n'y a rien de plus cliché que d'écrire qu'une ville est en deuil après la mort tragique de plusieurs de ses citoyens.Mais force est de constater que le mot demeure encore celui qui correspond le mieux à l'état dans lequel se trouve la capitale albertaine depuis mercredi soir.Car Edmonton et ses habitants ont l'air hagard de ceux qui reçoivent une mauvaise nouvelle alors qu'ils ne s'y attendaient pas, et qui ont encore du mal à y croire.Onze des 12 victimes canadiennes faisaient partie du 3e bataillon d'infanterie légère, basé à Edmonton.Et deux des soldats tués habitaient la ville.Mais ce n'est pas tout.Si les habitants d'Edmonton sont si touchés, c'est qu'au cours des dernières années, ils ont développé une relation exceptionnelle avec la communauté militaire.« Nous sommes très proches des militaires, ici à Edmonton, et dans la région.En fait, de toutes les villes au Canada où il y a des bases des Forces armées, c'est probablement nous qui sommes les plus proches des militaires », a expliqué hier le maire d'Edmonton, Bill Smith.Au milieu des années 90, les Forces armées ont décidé de consolider leur présence à Edmonton.On a transféré, vers la base située au nord de la ville, des soldats qui étaient à Calgary, à Winnipeg et en Colombie-Britannique.En 1995, sitôt après avoir été élu, M.Smith, a contacté les autorités militaires pour leur offrir de créer des liens plus étroits avec les nouveaux venus.« Avec toutes les municipalités de la région, nous avons travaillé pour accueillir les militaires, leurs familles, leurs enfants, leurs amis.Si bien qu'ils ont été impliqués dans de nombreux événements de la communauté.Et nous sommes devenus une grande famille », a raconté le maire.Les citoyens de la capitale albertaine, dorénavant membres de cette famille élargie, sont donc eux aussi en deuil.Dans le hall d'entrée de l'hôtel de ville d'Edmonton \u2014 un bâtiment moderne du centreville construit autour d'une pyramide vitrée similaire à celle du Louvre \u2014, on a installé un registre pour permettre aux citoyens d'offrir leurs condoléances.Hier, lorsque La Presse y était, plus d'une dizaine de personnes faisaient la queue pour pouvoir écrire quelques mots aux militaires.« Ils font partie de la communauté.Presque tous les habitants d'Edmonton connaissent quelqu'un qui fait partie des Forces armées ou qui a un proche dans les Forces armées.Je pense que nous devons montrer du respect pour des gens comme eux qui sont prêts à risquer leurs vies pour nous », a déclaré Darlene Woodham, qui s'apprêtait à offrir ses condoléances.« Je ne connais personne dans les Forces armées, mais j'ai grandi tout près de la base militaire.J'ai été touchée », a pour sa part indiqué Amber Paradis, qui elle aussi faisait la queue à l'hôtel de ville.D'autres étaient aussi tristes qu'en colère.« Je suis enragée.Nos soldats canadiens vont aider les Américains et ils se font tuer par des Américains ! C'est quoi ça ?» a lancé Luce Beaupré.Même Harry Sawisky, un militaire à la retraite de 74 ans qui dit bien connaître les risques d'erreurs de ce genre, était choqué.« C'est vrai, on doit s'y préparer quand on s'enrôle.Mais comment quelqu'un peut-il commettre une pareille erreur ?Avec toutes leurs technologies.Ne savaient-ils pas que des Canadiens s'entraînaient là ?» « Les habitants d'Edmonton sont atterrés, a résumé le maire.La réalité vient de les frapper de plein fouet.C'est une chose de lire au sujet des événements qui se déroulent dans le monde ou de les voir à la télé.Mais ça devient très personnel quand cette réalité vient frapper à votre porte.» ALEXANDRE S I R O I S envoyé spécial EDMONTON \u2014 Les familles des soldats canadiens les plus sérieusement blessés en Afghanistan ont appris hier qu'elles n'ont plus que quelques jours à attendre avant le retour des leurs.Les porte-parole des Forces armées canadiennes ont annoncé hier à Edmonton que les six soldats qui sont actuellement traités dans un hôpital militaire en Allemagne seront de retour dans la capitale albertaine mardi.« C'est sûr qu'en raison de leurs blessures, la situation pourrait évoluer.Mais c'est certain qu'il s'agit d'une bonne nouvelle », a déclaré le colonel David Barr, chef d'état major du secteur Ouest des forces terrestres, au cours d'un point de presse, hier après-midi.« Lorsque les blessures (des militaires) sont trop graves pour qu'ils puissent retourner sur le champ de bataille, c'est certain que nous voulons qu'ils reviennent ici », a précisé le colonel Barr.Les autorités militaires ont indiqué que la cérémonie en l'honneur des victimes aurait lieu le dimanche 28 avril.L'événement se déroulera à Edmonton, et sera organisé en collaboration avec la Ville.L'armée canadienne mettra tout en oeuvre pour soutenir les familles des soldats, a expliqué le colonel Barr.« Notre priorité est de fournir tout ce que nous pouvons pour aider les familles à traverser cette période.Des officiers ont mis de côté leurs autres tâches pour mettre l'accent uniquement là-dessus.Veiller à ce que les familles aient les meilleurs conseils, de l'aide financière, etc.Ils vont s'occuper de tous les détails.» 6LP0401A0420 samedi A4 6LP0401A0420 ZALLCALL 67 22:23:00 04/19/02 B DUTOIT Suite de la page A1 Les pères qui fument ont moins de chances de concevoir un garçon « En revanche, 34 % souhaitaient qu'on le dissuade de quitter », a précisé M.Barbeau.Un tournant dans l'histoire de l'OSM La démission de Charles Dutoit, précipitée par les charges des musiciens de l'OSM et celles d'Émile Subirana, président de la Guilde des musiciens, survient à un moment crucial de l'histoire de l'orchestre.Après des années de lobbyisme, mené par Charles Dutoit, l'institution montréalaise s'était enfin fait promettre pour 2006 par Québec une salle adaptée à ses besoins, non loin de la Place des Arts.Sitôt cette annonce faite, en février, Clément Richard, président de la Place des Arts, claquait la porte, jugeant que le projet de 281 millions risquait de donner lieu à un gaspillage éhonté et à la transformation de la Place des Arts en coquille vide.La course à la succession de Charles Dutoit est lancée.Des chefs d'orchestres ont été rappelés en renfort pour les prochains concerts qu'il devait diriger.Agence France-Presse PARIS \u2014 Les couples qui fument pendant la période de conception diminueraient leurs chances d'avoir un garçon, selon une étude publiée dans le journal médical britannique The Lancet.Une information particulièrement susceptible d'intéresser des pays d'Asie où les hommes fument beaucoup, comme la Chine, qui représente un tiers du marché mondial, avec plus de 300 millions de fumeurs essentiellement de sexe masculin.Le Dr Misao Fukuda, de Hyogo (Japon), avec des collègues japonais et danois, a répertorié le sexe de 11 815 bébés nés entre décembre 2000 et juillet 2001 dans sa clinique.Dans le groupe des parents ne fumant pas du tout, 121 garçons sont nés pour 100 filles.Chez les parents fumant plus d'un paquet par jour, cette proportion est de 82 garçons pour 100 filles, selon l'étude.La proportion de naissances de garçons est également réduite (98 % filles) quand seul le père fume et plus d'un paquet par jour.« Selon notre hypothèse, les spermatozoïdes porteurs du chromosome Y, qui détermine le sexe mâle, sont plus sensibles aux effets défavorables de la fumée », commente l'un des auteurs, le professeur Anne Grete Byskov, du laboratoire de biologie de la reproduction de l'hôpital universitaire de Copenhague.« Le nombre de pères qui fument durant la période périconceptionnelle est suffisamment grand dans l'étude pour montrer que le tabagisme paternel réduit significativement le sexe ratio », estiment les auteurs.3041473A 6LP0501A0420 SAMEDI 6LP0501A0420 ZALLCALL 67 22:44:54 04/19/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 20 AVRIL 2002 A5 PIERRE FOGLIA p f o g l i a @ l a p r e s s e .c a J'ai neuf chats On se trompe de guerre avec le kirpan, on se trompe d'ennemis en Afghanistan, la Palestine agonise, je crois décidément que la journée est particulièrement bien choisie pour vous parler de mes chats.D'autant plus qu'un lecteur \u2014 M.Guy Pisapia \u2014 m'écrit cette semaine : « Je vous apprécie dans ce genre de chroniques (le kirpan, les Palestiniens, Dutoit), mais j'appréhende celles qui vont parler de vos chats.» C'est fou le nombre de lecteurs qui me prennent pour Jo Finger Ledoux.Joue-nous du kirpan, joue-nous de la Palestine.Joue-nous le Boléro.C'est fou le nombre de gens qui confondent chronique et piano-bar.Faites-nous du sens, M.Foglia, jouez du tambour s'ils vous plaît.C'est assez pour que je ferme mon ordinateur et que j'appelle Lola.Lola ! Viens ma pachtoune d'amour.Viens mon oursonne.Viens ma Lola-pas-de-queue.Viens, que nous fassions tous les deux une chronique sans queue ni tête.Je l'installe sur mon épaule.Elle me ronronne aussitôt dans le cou.Tu me chatouilles, pachtoune.Je la mène au bout du champ dans un paradis de mulots.Voilà qu'elle en a déjà un dans ses griffes.Joue avec un instant en le lançant haut dans les airs.Elle ne le tue pas, mais il meurt quand même, allez savoir pourquoi.Elle me regarde, déçue : il ne veut plus jouer avec moi ?Quand je dis aux gens que j'ai neuf chats, ils se représentent un troupeau indistinct, un pullulement, une Chine de chats.Mais non.J'ai neuf chats, c'est vrai, mais un à la fois.Et puis, les chats ne sont pas comme les humains, ils savent être nombreux sans envahir.J'ai neuf chats, c'est vrai, mais si vous veniez à la maison vous diriez : où chat ?J'ai neuf chats qui m'ont appris plein de choses, entre autres, celleci : la paix est au prix d'une douce misanthropie.Ils m'ont appris aussi un mot temporalité.Dit autrement, les chats m'ont beaucoup aidé à ne croire à rien, sauf à la mort évidemment.Les chats, dans tout ce qu'ils font, nous disent qu'il faut se dépêcher de faire ce qu'on aime.La plupart des maîtres que j'ai eus, ces cons, ne m'en ont jamais appris autant.J'ai neuf chats.L'une s'appelle Mimine.Un autre le Gros matou jaune.Un autre encore, Ramon.Un autre Bardot.Un autre, Picotte.Picotte est arrivé un jour de la rue Marquette, à Montréal, où il vivait avec mon collègue Yves Boisvert.Je vous parle d'il y a une dizaine d'années.Les Noëls qui ont suivi cette adoption, Boisvert préparait un petit cadeau pour Picotte.Une bébelle, une carte.Averti par je ne sais quel instinct, dès la midécembre, Picotte guettait mon retour de Montréal dans la fenêtre et je n'étais pas sitôt entré dans la cuisine qu'il se frottait le dos sur mon cartable.Cela finissait par arriver.Tadam ! Le cadeau de Boisvert, la petite carte, la bébelle.Picotte faisait le fier devant les autres minous.Des fois, Boisvert passait à la télé ou à la radio.J'appelais Picotte, viens vite, c'est Yves.Picotte se mettait presque au garde-à-vous devant la télé, et si les autres faisaient du bruit ou se couraillaient, il les regardait d'un air mauvais : vos gueules, c'est mon mononcle de Montréal qui cause.Un Noël, il y a trois ou quatre ans, Boisvert a oublié la carte et le cadeau.Pauvre Picotte.Il en a fait une petite dépression.Je lui ai expliqué que Boisvert avait trois enfants, et aussi, tu sais, maintenant, il est devenu chroniqueur, il a moins le temps qu'avant.Picotte m'a regardé avec cette dignité qu'affectent souvent les chartreux : pis ?toi aussi tu chroniques, ça t'empêche pas d'être gentil.Ben oui, je sais bien.Des fois, Boisvert passe encore à la télé.Viens vite Picotte, c'est Yves.Il ne se réveille même pas.Des fois il soupire.Des fois il se réveille, mais c'est juste pour se laver le cul.\u0001 \u0001 \u0001 Je l'appelais Bine-Bino le nono pour la rime, mais il n'était pas bête du tout.Si j'en parle à l'imparfait c'est qu'il n'est plus vraiment là.Il n'est pas mort, il est seulement très vieux et un peu confus.C'était l'amant de ma fiancée, toujours couché sur son ventre, toujours à l'attendre à la porte de la salle de bains, à la couver d'un regard éperdu comme un asticot qui contemple un soleil.À ce point que j'en étais parfois jaloux et d'autres fois je le prenais en pitié : Bino, mon Bino pour aimer l'autre comme du monde, il faut s'aimer soi-même un peu.Et puis regarde comme elle te traite par-dessus la jambe, dans le volcan de ton amour, elle se fait griller des guimauves, la salope.Depuis qu'il est confus, elle le bouscule avec une tendresse bourrue.Bino, ôte-toi.Bino, va dehors un petit peu, allez, lâchemoi.Et tout à coup, j'ai bien peur de vieillir moi aussi.\u0001 \u0001 \u0001 Joséphine est sortie du bois l'an dernier avec sa maman et ses deux petites soeurs.Va me porter ça tout de suite chez le vétérinaire.C'est ce qu'a fait ma fiancée.Mais quand elle revenue j'ai deviné, bien avant qu'elle me dise : devine quoi ?T'en as ramené une.R'garde, a fait pitié.C'était Joséphine.Qui, huit mois plus tard, ne fait plus pitié du tout.Elle vient de me piquer mon stylo, joue au hockey avec à travers le salon, le perd sous le gros bahut jaune, saute sur le piano, y trouve mon compteur de vélo, le fait tomber.Joséphine, arrête ! Laisse-là jouer, c't'un bébé, la défend ma fiancée.La petite sacramante se renverse sur le flanc, elle a pris son museau dans ses pattes, me fixe de ses yeux verts qui sourient, je vous jure, qui sourient.Lalalèreuh, c'est moi la reine de la maison et à part ça, sourient ça s'écrit même pas comme ça.\u0001 \u0001 \u0001 C'est l'été.Je suis en reportage.J'appelle à la maison.Je ne dis pas : Allo, comment vastu ?Je dis allo, est-ce que Zézette est là ?Elle passe l'hiver à dormir en haut d'une armoire.Quand elle se réveille, c'est pour se lécher furieusement à s'en peler le ventre et les flancs.Dès qu'arrive le beau temps, elle prend le chemin du bois, y reste trois-quatre jours d'affilée, revient boire un gallon d'eau et repart aussitôt.Zézette est là ?Névrosée.Irascible.Un regard noir plein de petits meurtres clandestins, elle ne nous aime pas.Moi si.Mais ce n'est pas de l'amour.C'est une sorte de foi.Moi qui ne crois pas en Dieu, je crois en une chatte noire névrosée et irascible.Je crois au malheur.Faut bien, pour être heureux parfois.Une jour, je le sais, elle ne reviendra pas.J'attends ce moment et le redoute à la fois.Je crois à s'arracher le coeur comme on dégoupille une grenade (Philippe Léotard).VACHE FOLLE Premier cas de forme humaine suspecté aux États-Unis Pour vous qui voulez devenir infirmier infirmière ! Programme accéléré de 22 mois débutant dès le mois de juin 2002 Un programme adapté aux personnes ayant complété la formation générale requise de niveau collégial.514.254.7131, poste 4800 514.457.6610, poste 5902 3800, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) Locaux : D-2675 (23 avril), B-4420 (25 avril) Métro Pie IX www.cmaisonneuve.qc.ca (formation en anglais) 21 275, Lakeshore Road Ste-Anne-de-Bellevue (Québec) Locaux : P-107 (23 avril), H-422 (25 avril) www.johnabbott.qc.ca Inscrivez-vous au programme accéléré en SOINS INFIRMIERS (DEC) 180.01 Des rencontres d'information et d'admission auront lieu le mardi23avril à 14 h et le jeudi25avril à 19 h 3042619A 3045240A AFP et La Presse UNE BRITANNIQUE de 22 ans vivant aux États-Unis souffre probablement de la forme humaine de la maladie de la vache folle, ce qui serait le premier cas de cette maladie aux États-Unis, ont annoncé les responsables de la santé de Floride.« Nous n'avons aucune indication ni raison de penser qu'elle a attrapé cela aux États-Unis », a déclaré jeudi soir le secrétaire à la santé de la Floride John Agwunobi, jugeant plus probable que la jeune femme ait contracté la maladie en Grande-Bretagne.Les centres pour la prévention des maladies (CDC) ont alerté les autorités de Floride sur ce cas mercredi, mais M.Agwunobi a indiqué que le diagnostic ne serait pas définitif avant toute autopsie.La variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) est une maladie neurologique incurable, qui serait due à la consommation de viande infectée par l'encéphalopathie sopongiforme bovine (ESB) ou maladie de la vache folle.L'ESB n'a jamais été diagnostiquée dans le bétail américain.Location de 48 mois pour la Sentra XE 2002 « Option Plus » (C4LG52 BK00).Acompte ou échange équivalent de 2 495 $.Limite de 19 500 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Assistance routière 24 h.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit.Taux de financement de 2,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.Offre d'une durée limitée.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.Le logo NISSAN est une marque de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissan.ca 1 800 387-0122 SOURIEZ, VOUS EN AVEZ TOUJOURS PLUS AVEC N I SSAN 2,8% Financement à l'achat! 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présenté comme la préface d'un grand livre, avait pour but de résumer la preuve qu'elle entend présenter aux six hommes et six femmes chargés de juger 17 accusés, que l'on croit membres des Hells Angels ou associés à ce gang.Ils font face à des accusations de complot de meurtres, complots de trafic de stupéfiants, trafic de stupéfiants et gangstérisme.Me Giauque a signalé qu'elle entendait prouver que chacun des accusés a été ou est toujours membre des Nomads ou des Rockers.« Ces deux groupes forment un seul gang.Les Nomads sont les maîtres absolus, on leur doit respect et obéissance.Entre eux, ils s'appellent des frères.Pour les Rockers, ils sont les « mon onc' », ils les appellent comme ça.Les Rockers reçoivent des ordres des Nomads et assurent leur sécurité.« Les Rockers ne sont pas des chiens, ils aspirent eux aussi à devenir Nomads.» Le jury sera amené à découvrir le monde des motards, leur hiérarchie, leurs règles, leurs devoirs, leur code vestimentaire \u2014 ou plutôt leur uniforme, dont l'essentiel est la patch \u2014, leurs surnoms, leur système de promotion, « comme toute bonne compagnie », a précisé Me Giauque, en ajoutant que la raison d'être de cette compagnie était de faire des profits avec la vente de stupéfiants.Le jury découvrira aussi leur langage par signes (pour déjouer les pièges de l'écoute électronique), leurs « messes », ces réunions où l'on prend de grandes décisions.On parlera aussi de la guerre pour le contrôle des territoires de vente de drogue que livraient les Nomads et Rockers à leurs ennemis, les Rock Machines, qu'ils avaient surnommé « les canards ».« La vie quotidienne des Nomads et des Rockers est de commettre des actes criminels », a résumé l'avocate.Délateurs, agents-sources, et vidéos Pour prouver tout cela, la Couronne entend produire quantité de preuves, où la technologie et les témoignages de délateurs et d'agents sources (cinq au total) sont prédominants.Parmi ces délateurs, on retrouvera Stéphane Godasse Gagné, un ex-Rocker.« Entre autres choses, on l'a sur vidéo alors qu'il achète des clous pour faire une bombe destinée au local des Rock Machine », a expliqué Me Giauque.Serge Boutin, vendeur de drogue indépendant qui s'est joint aux Rockers, témoignera également.« Un homme de business, qui avait plus de 100 personnes qui travaillaient pour lui », a précisé l'avocate.Stéphane Sirois, ancien Rocker full patch, qui a délaissé l'organisation en 1997 et qui l'a réintégrée pour les besoins de ses nouvelles fonctions d'agent-source, apportera lui aussi de l'eau au moulin, affirme la Couronne.Entre autres, il lui arrivait de porter des body packs, si bien que des enregistrements seront présentés.Témoignera aussi Peter Paradis, un ex-Rock Machine, donc ennemi des Nomads et des Rockers, qui viendra livrer sa perception des choses et de la guerre que se sont livrée les deux organisations.Enfin, le jury prendra connaissance d'un témoignage posthume, celui de Dany Kane, un autre Rocker devenu agent-source, qui s'est suicidé en août 2000.« On va pouvoir lire ses notes », a expliqué Me Giauque, en ajoutant qu'il était le chauffeur du Nomad Normand Robitaille et qu'il a porté des body packs pendant de longues périodes.Des rapports de filatures, de perquisitions, de surveillance électronique, des listes, des cartes, des photos, des documents comptables, des disquettes viendront compléter le tableau.Il sera question de la guerre des motards, des explosifs placés dans un bureau d'avocat (Me Thibault) où devaient se rendre des Rock Machine, de ceux placés devant le local de ces derniers, de la trêve (de courte durée) entre les deux gangs, d'armes, de coke et de beaucoup de millions de dollars.C'est la grande histoire des Nomads et des Rockers que Me Giauque veut raconter, aidée par trois de ses collègues de la Couronne et d'une poignée de policiers.Leur font face une dizaine d'avocats, qui assurent la défense des accusés.Ce mégaprocès, dont la durée prévue est de six mois et qui se déroule dans ce nouveau palais de justice relié à la prison de Bordeaux par un tunnel et équipé à la fine pointe de la technologie, est présidé par le juge Jean-Guy Boilard.La Couronne doit commencer à présenter sa preuve lundi matin, avec des rapports de perquisitions.Le déroulement des procès des motards et l'ensemble des révélations qui y sont faites à www.cyberpresse.ca/hells SÉBASTIEN RODRIGUE LES PRINCIPALES commissions scolaires de Montréal ne connaissent ni le nombre d'élèves sikhs ni le nombre d'élèves portant le kirpan dans leurs écoles, mais il est hors de question de se lancer dans une chasse aux sorcières pour superviser le port du poignard traditionnel.Le retour en classe d'un sikh de 12 ans à l'école Sainte-Catherine-Labouré de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) après une ordonnance temporaire de la Cour soulève l'inquiétude de plusieurs parents depuis quelques jours.De son côté, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) accueille aussi des élèves sikhs, mais aucun cas d'enfant portant le kirpan traditionnel n'est survenu par le passé, selon la porte-parole de l'organisme, Claudette Lechasseur.Elle précise que les arrangements entre les familles et la commission scolaire ont fait leur preuve.Plusieurs sikhs acceptent de porter, au lieu du kirpan, un pendentif le symbolisant.« On n'ira pas regarder s'ils le portent ou non.Les accommodements raisonnables fonctionnent », souligne Mme Lechasseur.Même son de cloche à la CSMB, où l'idée de recenser les kirpans en circulation est exclue.« Il est hors de question d'instaurer un climat de chasse aux sorcières.Les élèves sikhs sont présents dans nos écoles depuis plusieurs années, mais c'est la première fois qu'une famille refuse un accommodement raisonnable », rappelle Brigitte Gauvreau, porte-parole de la commission scolaire.Les deux commissions scolaires francophones de Montréal ne sont donc pas en mesure d'évaluer le nombre d'élèves sikhs fréquentant leurs écoles qui portent le kirpan, mais elles estiment que la plupart acceptent de porter un pendentif symbolique.Le 16 mai prochain, la question du port du kirpan à l'école sera néanmoins jugée au fond en Cour supérieure.Mathieu Boisvert, professeur au département des sciences religieuses de l'UQAM, mentionne pour sa part que le port du kirpan est une tradition en perte de vitesse chez les sikhs vivant dans des pays occidentaux.« Le kirpan avait deux buts, l'identification communautaire et la défense d'une minorité religieuse », note-t-il.De leur côté, des parents faisaient toujours signer une pétition hier « contre le port d'une arme blanche à l'école ».Selon le décompte de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, il y avait encore 23 enfants absents de l'école, alors qu'ils étaient 37 la veille.Les parents misent maintenant sur une rencontre d'information avec la direction de la CSMB dont la tenue n'a pas encore été déterminée.3036514AA Skis nautiques Wakeboard Wet Suits Tubes Planches à voile Beach Wear Kayak (vente & 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fin janvier, n'a toujours pas de siège à l'Assemblée nationale.Or l'humeur était passablement maussade dans la circonscription de la Rive-Sud.Chez Bernard Landry on a songé ensuite à la circonscription voisine, Marie-Victorin, un terreau plus fertile pour le PQ, mais la députée Cécile Vermette ne voulait pas céder sa place.C'est pourquoi les résidants de L'Assomption, l'ancienne circonscription de Jacques Parizeau, ont eu la surprise de se faire questionner par les employés du sondeur péquiste Michel Lepage la semaine dernière sur leur perception du ministre-sans-circonscription.Mais l'errance du ministre David Levine n'est pas terminée.Les dés sont loin d'être jetés dans cette circonscription où le député en place, Jean-Claude Saint-André, ne maîtrise plus son comité exécutif : un jeune avocat, Philippe Laurin, prépare depuis des mois la succession de l'ancien employé politique de Jacques Parizeau.En désespoir de cause, les stratèges péquistes examinent maintenant Masson qui, élection après élection, reste une des meilleures circonscriptions pour le PQ.L'ancien maire, Gilles Labbé, qui a succédé au regretté Yves Blais, ne raffole pas du tout d'une carrière politique qui l'éloigne constamment de sa région, et il serait tout disposé à céder sa place à David Levine qui, finalement aurait trouvé la piste l'assurant d'un atterrissage en douceur.Car avant l'été, le gouvernement Landry compte bien abattre une autre carte pour tenter de renverser la vapeur et stopper la chute de popularité du gouvernement dans l'opinion publique.Cruellement ressenti, le blanchissage 3 à 0 des complémentaires de lundi dernier n'a pas provoqué de déchirements importants au caucus des députés, mardi soir, ni au Conseil des ministres le lendemain \u2014 Pauline Marois était chaque fois absente.M.Landry a récolté des ovations de ses députés quand il a martelé qu'il comptait bien être là, à la barre du PQ, aux prochaines élections générales.Les gens sont « lucides », personne n'envisage d'élections générales avant le printemps 2003 « au plus tôt », on a évoqué la victoire imprévue de Pierre Bourque.en 1998, tous les observateurs le donnaient comme battu.Mais personne n'a cru bon de rappeler qu'il n'avait pu obtenir de troisième mandat.Hémorragie au Bloc Avec la cascade de sondages négatifs, le téléphone du directeur général du PQ, Martin Dubé, n'est pas mobilisé par les appels d'aspirants candidats.Bernard Landry a accepté de ravaler sa déclaration de décembre dernier où il prévenait que les députés du Bloc québécois à Ottawa n'étaient pas les bienvenus dans les assemblée d'investiture péquiste.Faisant fi des ordres, Stéphane Tremblay, député de Lac- Saint-Jean a pris la tête du comité exécutif péquiste et il se fait fort de succéder à Jacques Brassard.Dans Joliette, où l'organisation bat de l'aile depuis le départ de Guy Chevrette \u2014 la campagne de financement est carrément en panne \u2014, l'organisation péquiste attend Pierre Paquette à bras ouverts.L'ancien vice-président de la CSN viendra bientôt renforcer l'équipe à Québec assurent des proches du premier ministre Landry.Dauphin de l'ancien ministre Chevrette, et « seul candidat à pouvoir garder Joliette au PQ », admet- on en coulisses, le député bloquiste de Joliette a dit pendant longtemps qu'il terminera son mandat à Ottawa, mais, récemment, mettait de moins en moins d'énergie à nier qu'il fera le saut au provincial.Parce que « Laval change de couleur à tous les deux mandats », les péquistes ont déjà tiré un trait sur la circonscription de Vimont, laissée vacante par un David Cliche furieux d'avoir été écarté du dernier conseil des ministres.Au PQ, les apparatchiks constatent aussi avec inquiétude que les nombreuses annonces d'investissement découlant du budget de novembre dernier n'ont rien fait pour accroître la satisfaction à l'endroit du gouvernement.Passée subitement de 46 % à 41 % après les « affaires » de lobbyisme et les démissions du ministre Gilles Baril et du directeur général du PQ, Raymond Bréard, les deux plus proches lieutenants de Bernard Landry.Les partielles dans Joliette, Lac- Saint-Jean, Vimont et probablement Masson, restent la carte que Bernard Landry garde dans sa manche pour essayer de renverser la tendance et, surtout, secouer la torpeur qui s'est emparée de ses troupes.Après le match perdu 3 à 0 lundi, on pense pouvoir reprendre le contrôle de la série avec une victoire 3 à 1 avant les vacances de l'été.Mais le transfert de deux bloquistes d'Ottawa vers Québec mettra le Bloc québécois dans le pétrin.Une fois la porte ouverte, il sera difficile de dire non à d'autres élus fédéraux qui depuis longtemps lorgnent la scène provinciale.Gilles Duceppe et Bernard Landry avaient conclu un pacte pour ne pas faire de geste susceptible d'entraîner la fin du Bloc québécois aux Communes.Mais les meilleurs éléments du parti de M.Duceppe se sentent comme sur un iceberg en train de fondre.Yvan Loubier depuis longtemps habite dans la région de Québec et n'a plus de liens avec Saint-Hyacinthe qu'il représente pourtant aux Communes.Michel Belhumeur de Berthier-Montcalm tentera sa chance dans la circonscription que laissera vacante, aux prochaines élections générales, le ministre démissionnaire Gilles Baril.Pierre Brien, du Témiscamingue, Richard Marceau, de Charlesbourg, et Paul Crête, de Kamouraska, seraient tentés de faire le saut.Même Réal Ménard, d'Hochelaga-Maisonneuve, se prépare au cas où Louise Harel accrocherait ses patins.Cette hémorragie serait une catastrophe pour Gilles Duceppe, car le Bloc, prévoit-on déjà au PQ, n'aurait guère de chance de conserver ces circonscriptions à l'issue d'élections complémentaires.Photo d'archive, PIERRE McCANN La presse David Levine, champions administrateur d'hôpitaux devenu ministre dans le cabinet Landry, est toujours en quête d'une circonscription.Celle de Masson, au nord de Montréal, pourrait lui être offerte.L'IMMOBILIER TECHNIQUES ET STRATÉGIES D'INVESTISSEMENT ACCESSIBLES À TOUS LE SAMEDI 27 AVRIL 2002 de 9 h à 16 h HÔTEL NOVOTEL 1180, RUE DE LA MONTAGNE MONTRÉAL PRIX : 250 $ + TAXES (MATÉRIEL INCLUS) Réservez immédiatement : (450) 679-0261 Conférenciers : Jacques Lépine M.B.A.Ginette Méroz, Avocate GROUPE FORSYTHE INTERNATIONAL INC.www.forsythegroup.com DURANT CES 6 HEURES DE FORMATION VOUS APPRENDREZ COMMENT : Vous construire un plan et une stratégie d'investissement Vous établir un crédit impeccable Utiliser les techniques créatives de recherche d'immeuble Choisir les bons immeubles Déterminer la valeur d'un immeuble Identifier des immeubles jusqu'à 50 % de leur valeur marchande Faire son profit à l'achat Acheter avec un minimum de comptant Acquérir des reprises bancaires Faire du profit avec les propriétés en détresse Négocier les acquisitions Identifier les sources d'argent Comprendre le financement immobilier Maîtriser différentes techniques de profit Gérer ses immeubles Se construire une fortune avec l'immobilier Etc.Promotion en vigueur jusqu'au 28 avril 2002 ou jusqu'à épuisement de la marchandise.Les produits peuvent différer des modèles illustrés.2159, rue Sainte-Catherine Est Montréal H2K 2H9 Métro Papineau 2777, boul.St-Martin Ouest Laval H7T 2Y7 près de l'autoroute 15 www.lacordee.com Tél.: (514) 524-1106 L'ÉVÉNEMENT TROC Envie de renouveler votre équipement de plein air ?Venez déposer vos articles de plein air usagés à La Cordée, où ils seront mis en vente les 4 et 5 mai.Pour tous les produits vendus, nous vous remettrons un bon d'achat échangeable à La Cordée.Cueillette : du 19 avril au 1er mai À nos magasins de Montréal et Laval Vente : 4 et 5 mai À notre magasin de Montréal seulement GRATUITEMENT un casque Ukon de Bell (d'une valeur de 39,95 $) et obtenez 10% de rabais sur les accessoires vélo (installation comprise).À l'achat d'un vélo 2002, recevez 3033859A PIANOS PRESTIGE 6078, rue Sherbrooke Ouest Tél.: (514) 482-5304, extérieur de Montréal : 1 877 333-3232 www.pianosprestige.ca SOLDE DE PIANOS DU PRINTEMPS Plus que 100 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du village de Rumani s'appelle « shuhada », ou martyrs.Divisés en deux groupes représentant les Arabes et les Juifs, ils s'amusent à se faire la guerre, un peu comme nos enfants jouent aux cow-boys et aux Indiens.La seule différence, c'est que les gagnants, ici, sont ceux qui finissent entre quatre planches.Le jeu se termine par des funérailles grandioses.Nabir, 10 ans, exhibe fièrement la kalachnikov qu'il a fabriquée avec des bouts de bois.Un jour, espère- t-il, il pourra devenir un vrai martyr, comme ses trois cousins, Saleh, Sulaman et Abdel Karim, qui se sont transformés l'un après l'autre en bombes vivantes pour semer la terreur en Israël.Abdel Karim avait 20 ans.Au village, on dit qu'il était un jeune homme poli et amical.Le 5 mars, il s'est fait exploser dans un autobus de la ville israélienne d'Afula, tuant un passager et en blessant 11 autres.Le Jihad islamique a revendiqué l'attentat, qui se voulait une riposte aux raids perpétrés par l'armée israélienne dans le camp de réfugiés de Jénine, situé non loin de Rumani.La méthode musclée de l'armée pour démanteler les réseaux terroristes risque de se retourner contre Israël, estime Haijar, la mère du petit Nabir.« Tous les enfants maintenant rêvent de devenir des martyrs ! » Elle n'est pas la seule à croire que des dizaines de candidats au suicide émergeront des ruines de Jénine, de Naplouse et de Ramallah.En Cisjordanie et dans certains milieux israéliens, on prédit maintenant le pire.« On nous a dit que le but de l'opération militaire était de détruire l'infrastructure de la terreur.Ça n'a pas de sens : cette infrastructure existe dans les têtes de millions de Palestiniens et de dizaines de millions d'Arabes, dont les coeurs bouillonnent de rage », écrit Uri Avnery, chroniqueur au journal israélien Ma'ariv et fondateur de la coalition pacifique Gush Shalom.« Nous avons vu des laboratoires d'explosifs \u2014 des sacs de matériels disponibles dans n'importe quel magasin israélien.L'armée est fière d'en avoir découvert des dizaines.Bientôt, il y en aura des centaines.Fouad Abu Tahayneh, le père de Nabir, tripote des photos de ses trois neveux brandissant des kalachnikovs \u2014 bien réelles, cellelà \u2014 devant le Dôme du Rocher de Jérusalem.Les trois martyrs sont devenus des héros locaux ; les affiches à leur gloire tapissent les murs des villages de la région.En Cisjordanie, l'industrie du terrorisme bat son plein : on fabrique même des porte-clés et des t-shirts à l'effigie de ceux qui se sont sacrifiés pour la cause.M.Tahayneh ne croit pas que ses neveux aient été endoctrinés par le Jihad islamique.Ils étaient pratiquants, dit-il, mais leur ferveur religieuse n'explique pas tout.« Chaque jour, à la télé, ils voyaient des Palestiniens se faire tuer et se faire voler leurs terres.Ça les rendait très nerveux.» Confrontés au désespoir et à un avenir bouché, ils ont fini par croire que de finir en bombe humaine leur donnerait, pour une fois dans leur vie, l'impression d'avoir le dessus face à ceux qu'ils considèrent comme la cause de tous leurs maux.Il y a quelques années, quand les Palestiniens entretenaient encore des espoirs par rapport aux accords de paix d'Oslo, les militants islamistes avaient de la difficulté à recruter des kamikazes.Ils ciblaient les fondamentalistes à la sortie des mosquées, et devaient leur faire miroiter les joies que leur procureraient leur sacrifice au paradis.Aujourd'hui, les volontaires sont légion.« Nous n'avons plus besoin de faire d'efforts de recrutement », a récemment confié l'un des leaders du Hamas, Abdel Aziz Rantissi, au magazine Time.Les nouvelles télévisées font le travail pour nous.» Le stéréotype du kamikaze, un jeune homme fanatique, célibataire et sans instruction, ne tient plus.L'attentat qui a fait six morts dans un marché de Jérusalem, la semaine dernière, a été perpétré par une jeune femme, la troisième depuis janvier et dans toute l'histoire du conflit israélo-palestinien.L'an dernier, un père de huit enfants s'est fait exploser devant un hôtel de Jérusalem.Désormais, 76 % des Palestiniens appuient les attentats suicide contre Israël.Pour eux, ces attaques sont devenues normales.Elles sont même une source de fierté.Certaines familles annoncent le sacrifice de leurs enfants dans les journaux comme d'autres annonceraient un appartement à louer.Un geste d'« autodéfense » ?Comme la majorité des Palestiniens, Nader Anton Saca, de Bethléem, n'est pas prêt à condamner les carnages qui ont fauché jusqu'à maintenant près de 400 vies israéliennes.« Nous ne voulons pas mourir, mais nos corps sont nos seules armes, dit-il.Nous n'avons pas d'autre façon de nous défendre.Ce n'est pas du terrorisme, c'est de l'autodéfense contre l'oppresseur.» Vous ne pourrez jamais faire avaler une telle affirmation à Anna Maoz.Sa fille de 19 ans, Tehila, travaillait à la pizzeria Sbarro, en plein coeur de Jérusalem-Ouest.Le 9 août, à l'heure du midi, c'est ce restaurant bondé qu'un kamikaze de 23 ans a choisi pour poser son geste « d'autodéfense ».Bilan : 15 morts.Tous des civils, dont plusieurs enfants.Et Tehila.« Quand j'ai entendu la déflagration et les ambulances, je me suis dit qu'il y avait eu un attentat au coeur de Jérusalem, raconte Mme Maoz.Je me suis précipitée pour appeler ma fille, mais il n'y avait pas de réponse.Quelqu'un a ouvert la radio, et on a annoncé que l'attentat avait eu lieu dans le restaurant.J'ai compris que le téléphone ne répondrait plus.» Ensuite, il y a eu la panique, le sang, l'horreur.Tehila n'était nulle part parmi les blessés.Après cinq heures d'angoisse, Mme Maoz a reçu la confirmation que le pire s'était bel et bien produit.Mme Maoz, une Française qui s'est convertie au judaïsme et a émigré en Israël en 1969, appuie sans réserve les opérations militaires en Cisjordanie, qui ont réussi à freiner, selon elle, les attentats suicides contre Israël.« Aujourd'hui, au lieu d'avoir un attentat tous les jours, on en a un toutes les semaines ! » La destruction de Jénine ne l'émeut pas une seconde.« Les terroristes se sont protégés derrière les femmes et les enfants au lieu d'évacuer la population civile.Que vouliez-vous qu'on fasse ?On n'aime pas tuer des innocents, mais quand, derrière eux, il y a des gens bourrés d'explosifs.» Comme bien d'autres, Mme Maoz a été profondément choquée de voir des parents se réjouir des attentats commis par leurs proches à la télévision.Elle est convaincue que les Arabes n'aiment pas leurs enfants comme les Juifs.Faux, rétorque Fouad Abu Tahayneh, qui raconte que la mère d'Abdel Karim était inconsolable lorsqu'elle a appris la mort de son fils.« C'est impossible d'être heureux quand on perd un enfant.Nous pouvons être tristes tout en éprouvant de la fierté pour ceux qui défendent notre terre.» Et si, dans quelques années, le petit Nabir réalisait son rêve de devenir un martyr ?« Je serais très triste.Mon fils, c'est ce que j'ai de plus précieux au monde.Mais s'il se fait sauter, je pense que je le ferai aussi.» DEUX REGARDS SUR LE PROCHE-ORIENT Patricia Chetrit, son mari Shay et leurs enfants vivent dans un quartier résidentiel de Jérusalem-Ouest.Nedal Jayousi habite Ramallah avec sa femme Hoyda et leurs enfants.Les premiers craignent les attentats, les seconds les obus et les tanks.Surtout, les deux familles ont peur de l'avenir.La Presse entreprend la publication régulière d'articles qui suivront les événements par l'entremise de ces deux familles.Photo BRIAN HENDLER, collaboration spéciale © La famille Jayousi : les parents, Hoyda et Nedal.Et les enfants : Shereen, 5 ans, Leen, 3 ans et Rached, 6 ans.Photo BRIAN HENDLER, collaboration spéciale © La famille Chetrit : devant : la petite Eden 6 ans, entre ses deux parents, Shay et Patricia.Derrière : Ilan, l'adolescent de 16 ans, et Avigaïl, 18 ans, qui vient de commencer son service militaire.«Nous sommes tous des morts-vivants» «Comment poursuivre le dialogue après ça?» AGNÈS GRUDA QUAND ELLE A APPRIS que le photographe de La Presse devait se rendre à Ramallah après avoir pris un cliché de sa famille, la petite Eden, 6 ans, a eu peur pour lui.« Il faut pas qu'il y aille, il y a des terroristes qui vont lui tirer dessus », a-t-elle dit à Patricia, sa mère.Celle-ci a été très surprise par les propos de la fillette.« Dans notre famille, nous ne parlons pas en ces termes.Je dis toujours à mes enfants qu'il y a de bons Arabes et de mauvais Arabes, comme il y a de bons Juifs et de mauvais Juifs.» Mais Eden a vécu un grand choc le mois dernier.C'était le soir de la Pâque juive et la famille avait décidé de prendre le dîner du Seder dans un hôtel de Netanya.Soudain, il y a eu un gros « boum » dans l'hôtel voisin.C'était un attentat suicide.Eden a eu peur que « le monsieur » vienne la tuer elle aussi.Depuis, elle est terrifiée.« Presque toutes les nuits elle vient dormir dans notre lit », raconte sa mère.Patricia a peur elle aussi.Elle est inspectrice pour les services de garde en milieu familial administrés par la ville de Jérusalem.Son secteur, c'est Gilo \u2014 une colonie juive bâtie en Cisjordanie.Gilo est collée sur la municipalité palestinienne de Beit Jala.Depuis le début de l'actuelle Intifada, elle a été souvent exposée aux tirs palestiniens.« Il m'est arrivé trois fois d'être prise dans des tirs, en plein jour.Nous disons aux nourrices qui travaillent pour nous de ne plus sortir les enfants dans la rue.» Patricia et Shay, employé du ministère de l'Éducation d'Israël, s'inquiètent aussi pour leur fille aînée, Avigaïl, qui vient de commencer son service dans l'armée.Elle travaille dans un bureau et n'est pas aussi exposée que ses copines qui gardent des colonies juives en Cisjordanie ou à Gaza.Mais elle porte l'uniforme et cela en fait une cible pour les terroristes.Et puis, il y a Ilan, le garçon de 16 ans.Il veut vivre librement, aller dans les cafés.« Tous les jours, on se dispute.Tout ce que j'ai obtenu, c'est qu'il m'appelle toujours pour me dire où il est.» « Nous ne vivons plus normalement, nous sommes tous des morts vivants, raconte Patricia.Nous avons deux couples d'amis qui ont perdu leur fils dans l'armée.Les gens sont dépressifs, accablés.» Patricia assure qu'elle compatit avec la douleur des Palestiniens.Mais elle ne comprend pas pourquoi Yasser Arafat a rejeté le plan de paix qui lui a été présenté à l'été 2000.« J'aimerais bien qu'il me dise ce qu'est son programme.» Patricia a aussi des doutes sur les politiques d'Ariel Sharon qui, selon elle, gère la crise actuelle au jour le jour, sans aucun plan pour l'avenir.En plus, il a fait de Yasser Arafat un héros national.Patricia et Shay, tous deux dans la mi-quarantaine, ont grandi en Algérie.Quand les juifs ont été chassés des pays arabes, ils se sont établis en France.Puis en Israël.Patricia reste attachée à la France où vit toute sa famille.Les récents incidents antisémites à travers le monde lui font aussi peur.Elle juge durement les médias qui, selon elle, ont tendance à noircir Israël.Et elle ne croit pas que l'armée israélienne ait pu commettre des massacres à Jénine ou ailleurs.« Notre armée a un code d'éthique, nous ne sommes pas des sauvages, assure-t-elle.On nous fait passer pour des tueurs et des voleurs.Je me sens seule et détestée de tout le monde.» AGNÈS GRUDA NEDAL JAYOUSI n'a pas pu toucher sa paie depuis trois semaines.Cet éducateur de Ramallah, âgé de 41 ans, dirige un programme d'éducation à la paix dans une ONG israélopalestinienne.Ses bureaux sont situés à Jérusalem.Depuis trois semaines, ils sont hors d'atteinte.Aussi, quand le photographe de La Presse l'a contacté, hier, Nedal l'a prié de passer prendre ses chèques de paie.Plus tard, profitant d'une levée du couvre-feu, il a pu aller à la banque.Il a aussi fait quelques emplettes avant de rentrer en courant à la maison.« Personne ne nous avertit de la durée de la levée du couvre-feu.On sait que c'est fini quand l'armée se met à tirer », raconte-t-il.« Tout à l'heure, en allant chercher du yogourt, j'ai eu le coeur brisé en voyant une jeune femme se disputer pour quelques shekels.Moi, j'ai encore un peu d'argent.Mais il y a des familles qui n'ont plus rien et qui ne savent plus ce qu'elles vont manger.» La famille Jayousi vient de vivre trois semaines infernales.Tous les soirs, Nedal, sa femme Hoyda, et leurs enfants âgés de trois à six ans dorment sur des matelas étendus par terre dans une pièce de la maison.Des tirs incessants ponctuent leur sommeil.Nedal se dit très inquiet pour Rached, son fils de 6 ans.Depuis que le gamin a vu des F-16 à l'oeuvre, il a développé une « phobie des Israéliens ».Tous les jours, il se place à la fenêtre pour compter les tanks.Et il passe des heures à tirer sur des chars sur son ordinateur.« C'est le seul jeu qui l'intéresse.» En temps normal, Hoyda étudie l'informatique à l'université.Rached fréquente une école privée.Les deux filles, Shereen et Leen, vont à la garderie.Mais, depuis trois semaines, les Jayousi restent enfermés à la maison.Nedal a travaillé fort pour tisser des liens entre des pédagogues israéliens et palestiniens.Les tanks et les bombes ont tout fait voler en éclats, déplore-t-il.Et ils ont failli briser ses relations avec son propre père.Ce dernier est originaire de Jaffa, près de Tel-Aviv.Il a encore les clés de la maison dont il a été chassé en 1948.Aujourd'hui, il vit à Tulkarem.Il y a un mois, la belle-soeur de Nedal a tenté de se rendre à l'hôpital pour accoucher.Elle a été stoppée à un checkpoint.Et elle est morte en essayant d'atteindre la ville par les collines.Elle n'avait que 17 ans.« Mon père ne pouvait pas comprendre qu'après ça, je puisse continuer à parler avec les Israéliens », raconte Nedal.Même si cette histoire l'a anéanti, Nedal veut continuer à croire à la paix.Mais cela devient de plus en plus difficile.« C'est incroyable ce qui s'est passé ici.Ils ont tout détruit.Mais ce n'est pas la destruction matérielle qui m'inquiète le plus.» Et pour Nedal, les actions militaires des dernières semaines ont tué tout esprit de réconciliation chez les Palestiniens.Un des professeurs engagés dans le programme d'éducation à la paix que dirige Nedal est un prêtre palestinien qui se trouve enfermé dans l'église de la Nativité, à Bethléem.Une enseignante a vu sa maison détruite lors d'un bombardement.« Ce sont tous des gens de bonne volonté.Israël leur a imposé une punition collective », dit Nedal.Ce dernier est convaincu qu'on ne peut pas régler le conflit israélo-palestinien par la voie militaire.Et il se demande si Ariel Sharon ne tente pas de détruire intentionnellement tous les courants politiques modérés chez les Palestiniens pour se maintenir au pouvoir. 6LP0901A0420 a09 actus sam 20 avril 6LP0901A0420 ZALLCALL 67 22:03:49 04/19/02 B 3045699A Les ados dangereux de mieux en mieux contrôlés MATHIEU PERREAULT LE QUÉBEC est à l'avant-garde du traitement des adolescents délinquants, mais les coupes budgétaires et des différends entre psychiatrie et centres jeunesse menacent les acquis, a-t-on apris hier à l'issue d'un colloque provincial de deux jours qui soulignait les 30 ans de l'unité des adolescents de l'institut Philippe-Pinel.« À cause des coupes budgétaires, on a beaucoup misé sur la prise en charge par les milieux familial, social et scolaire », explique le psychiatre Louis Morissette.« Mais le milieu n'est pas apte à s'occuper à court et moyen terme des adolescents.Les coupes ont aussi miné la continuité, et favorisé les stratégies à court terme, comme en médecine.Mais en six-huit-dix semaines, tu ne peux pas traiter des jeunes qui ont un diagnostic psychiatrique de troubles de conduite.» La pression sur le personnel des centres jeunesse a conduit à la suppression de postes.« Au lieu de trois éducateurs avec un superviseur, on a souvent maintenant deux éducatrices de 23 ans, affirme le Dr Morissette.La question de la féminisation de la profession d'éducateur doit être posée : pendant les cinq ou six dernières années, il y a beaucoup plus de femmes que d'hommes qui étudient en éducation spécialisée, en psychologie et en criminologie.Ça pose problème, pas tellement en termes de force physique, mais parce que souvent ces garçons n'ont jamais eu de modèle masculin correct.Faut-il en arriver à une sexualisation des postes ?» La criminologue Cécile Toutant considère que le Dr Morissette a sur la féminisation « des positions plus extrêmes » qu'elle.« Je crois surtout qu'il y a des situations qui commandent de la force physique, dit-elle.Mais c'est vrai que la question des modèles masculins est aussi importante que celle de l'absence de femmes dans les pénitenciers des années soixante-dix.L'entrée de femmes dans les pénitenciers a adouci le milieu.» Au niveau psychiatrique, les traitements pharmaceutiques pour les adolescents se sont beaucoup affinés dans la dernière décennie.Mais les départements de psychiatrie hésitent encore à collaborer avec les centres jeunesse.« Les hôpitaux accueillent très peu d'adolescents avec des troubles de comportement », déplore Mme Toutant.Le Dr Morissette ajoute que les psychiatres dédaignent souvent ces cas comme « psychosociaux », mais précise que le personnel des centres jeunesse a souvent un biais antimédication qui les fait appeler le psychiatre en dernier recours, quand ils sont dépassés.« Là, ils attendent des miracles et sont souvent déçus », précise le psychiatre.Les connaissances ont tout au moins progressé.« On sait ce qu'il faut faire avec ces adolescents », explique Mme Toutant.Outre la médication, les progrès les plus marquants de la clinique concernent l'implication de la famille et des écoles, selon le Dr Morissette.« Souvent ces jeunes viennent de familles difficiles, mal ou pas impliquées, dit le psychiatre.On avait tendance à se replier sur le jeune.On sait qu'il faut travailler avec la famille, parce qu'inévitablement les jeunes y retourneront.» Entre 3 et 5 % des jeunes ont des troubles de conduite, avance le Dr Morissette, selon qui la réadaptation des adolescents difficiles permet au Québec de diminuer les crimes, mais pas la petite délinquance.cyberpresse.ca / monde ouvrez une fenêtre sur.FILL266 de remise en argent sur votre HYPOTHÈQUE Offrez-vous ce que vous voulez avec la remise en argent de 5% de la valeur de votre hypothèque que vous propose la Banque Laurentienne.Que ce soit pour une piscine ou tout autre projet que vous avez en tête, a ppelez-nous vite car cette offre exceptionnelle est d'une durée limitée.>>>1800 BLC-1846 >>> www.banquelaurentienne.com Pourcentage de remise applicable au terme fermé de cinq (5) ans.La remise en argent est calculée en fonction du montant du capital emprunté.Par exemple, pour un emprunt de 120 000 $ la Banque Laurentienne vous remettra 6 000 $ en argent.Le maximum alloué de remise en argent est de 25 000 $.Cette offre d'une durée limitée s'applique uniquement aux nouvelles demandes de prêt hypothécaire et peut prendre fin en tout temps.Certaines conditions s'appliquent.Cette offre ne peut être jumelée à aucune 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Chaussez toute la famille à bon prix et profitez-en pour vous gâter.NOS MAGASINS : Galeries d'Anjou Anjou Mail Montenach Beloeil Centre Champlain Brossard Centre Régional Châteauguay Galeries des Sources Dollard-des-Ormeaux Jardins Dorval Promenades Drummondville Centre Duvernay Galeries de Granby Carrefour Angrignon La Salle Centre Laval Centre Jacques Cartier, Place Longueuil, 2239, boul.Roland-Therrien Longueuil Méga Centre Mascouche 802, rue Ste-Catherine Est, 1204, rue Ste-Catherine Ouest, Centre Forêt, Centre Le Domaine, Centre Eaton, Place Alexis Nihon Place Versailles, Plaza Côte-des-Neiges, Plaza St-Hubert, Promenades de la Cathédrale, 5510, rue Jean-Talon Ouest Montréal Carrefour de la Pointe Pointe-aux-Trembles Fairview Pointe-Claire Carrefour de l'Estrie Sherbrooke Promenades de Sorel Promenades St-Bruno Méga Centre Ste-Dorothée Place St-Eustache Galeries St-Hyacinthe Walmart St-Jean Carrefour du Nord St-Jérôme Place Vertu St-Laurent Le Boulevard St-Léonard Galeries Terrebonne Centre Les Rivières Trois-Rivières Centre Valleyfield L'offre s'applique à tous les modèles de chaussures et à tous les accessoires.Le deuxième article d'une valeur égale ou moindre est offert à la moitié du prix indiqué.En vigueur du 11 avril au 15 mai 2002.3045348A La Presse 20 avril 2002 Page A11 manquante 6LP1201A0420 SAMEDI 6LP1201A0420 ZALLCALL 67 21:34:25 04/19/02 B Les opposants à la ZLEA ont de nouveaux arguments Il y a un an, 34 dirigeants et chefs d'État des deux Amériques se réunissaient à Québec pour discuter d'économie, cependant que les rues étaient prises d'assaut par des milliers d'opposants au projet de Zone de libre-échange des Amériques.Notre journaliste trace un bilan de l'événement un an plus tard.Le mouvement d'opposition au projet de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) a trouvé des nouveaux arguments avec la débâcle de l'Argentine.Un an après le Sommet des Amériques à Québec, des liens étroits unissent des hommes et des femmes sur tout le continent, et ils ont un plan ambitieux pour faire échec à ce qu'ils voient comme une menace à la démocratie.Les plus fervents militants, dont plusieurs invités d'un peu partout en Amérique latine, sont de retour au pays pour participer au Sommet des Peuples +1, qui doit réunir aujourd'hui et demain à Québec quelques centaines de personnes.L'an dernier, 50 000 personnes avaient marché pour s'opposer au projet de ZLEA.Leur mot d'ordre n'a pas changé, mais l'échéance s'est rapprochée : « Nous avons deux ans et huit mois pour arrêter les négociations de la ZLEA », déclarait hier Kjeld Jakobsen secrétaire international de la Central Unica dos Trabalhadores (CUT), principale centrale syndicale brésilienne, de passage à Montréal, en route pour Québec.Depuis un an, les opposants à la ZLEA dans une trentaine de pays ont dressé un plan d'action qui sera mis en oeuvre au cours des mois qui viennent.Le plan prévoit une « consultation hémisphérique » en mars l'an prochain.Elle prendra des formes diverses (référendums, assemblées, pétitions) selon les pays.« Le résultat pourra être utilisé comme une démonstration de la volonté populaire », dit M.Jakobsen.D'ici là, l'Alliance sociale continentale, un regroupement d'organisations non gouvernementales, de syndicats et d'universitaires, responsable de l'organisation du Sommet des peuples l'an dernier à Québec, diffusera son projet alternatif d'intégration des Amériques.« C'est un projet qui reprend les grandes lignes du projet d'accord de ZLEA mais qui met l'accent sur le développement durable, les droits économiques et sociaux, explique Dorval Brunelle, professeur à l'UQAM et l'un des rédacteurs du document.On essaie d'introduire dans le processus d'intégration des obligations qui existent déjà dans des accords internationaux mais qui ne sont pas respectées.» Selon M.Brunelle, l'ouverture manifestée depuis un an, avec la publication du texte du projet en mai dernier et les consultations menées par les gouvernements auprès de la « société civile » n'ont pas pour autant conféré un caractère démocratique au processus de négociation de la ZLEA.« Les parlementaires sont tenus dans l'ignorance, alors que se poursuit un processus de libéralisation sans fin.» La mobilisation contre les politiques néolibérales a trouvé un nouveau souffle avec la débâcle en Argentine.Emilio Taddei, sociologue argentin, y voit « l'échec total du modèle néolibéral en Amérique latine.Cela illustre ce que seront les conséquences de la ZLEA ».Même le Chili, cité en exemple pour son intégration à l'économie de marché nord-américaine, ne peut servir de modèle, selon les militants.« Après 20 ans de libéralisation commerciale et de privatisations, l'image que l'on a du Chili, comme d'un succès du libéralisme, n'a aucun rapport avec la réalité, dit Coral Rey, de l'Alianza Chilena por un Commercio Justo y Responsable.La réalité, c'est le chômage, la flexibilité du travail, l'exclusion des services publics comme l'éducation.Les forces de la résistance au néolibéralisme peuvent maintenant considérer l'Équateur comme une source d'inspiration.Ce pays éprouvé par les réformes imposées par le Fonds monétaire international (FMI) a dû mettre au rancart son projet de privatisation des services publics d'électricité.De passage lui aussi à Montréal, Patricio Zhingri Tepàn a fait partie de la coalition de groupes d'indigènes et de responsables locaux qui a réussi la semaine dernière à faire échouer le projet.« Le gouvernement a dû faire marche arrière pour avoir des chances d'être réélu l'automne prochain, parce qu'au moins les trois quarts de la population étaient opposés à la privatisation.» Il portera maintenant ses énergies sur l'opposition au projet de ZLEA.« Mais le peuple ne connaît même pas l'existence du projet, ditil.Il faut que les gens soient informés.Les Équatoriens auront l'occasion de se familiariser avec la question, fin octobre prochain, quand aura lieu à Quito la réunion des ministres du Commerce des Amériques.L'Alliance sociale continentale y tiendra en même temps le Forum social des Amériques, histoire de donner la réplique.C'est le prochain grand rendezvous de l'aventure de la ZLEA.Pour consulter le projet de l'Alliance sociale continentale : http : www.web.ca/ comfront/alts4americas/fra/fra.html Photo, MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Les violentes manifestations ont donné lieu à quelque 400 arrestations.Fido vous attend aussi dans les points de vente participants de la grande région de Montréal : Place Rosemère Centre Fairview Pointe-Claire Carrefour du Nord, Saint-Jérôme Mail Champlain Les Promenades St-Bruno 1004, rue Sainte-Catherine Ouest Carrefour Angrignon Carrefour Laval Centre Rockland Place Versailles les magasins Offre valide jusqu'au 2 juin 2002.Détails en magasin.Abonnez-vous dès maintenant.Livraison gratuite.1 888 482-FIDO (3436) Fido voit gros.Nokia 3390 0 Après crédit Fido® de 200 $ Aucun contrat 1000 minutes les soirs et week-ends > 150 minutes en semaine > 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d'Amérique latine, qui ont tout à gagner de voir leurs entreprises gagner l'accès au marché intérieur américain, le plus riche de la planète.D'autant plus qu'aucune exigence en matière de droit du travail ou d'environnement n'est pour l'instant attachée au projet de ZLEA.Sur le plan politique, toutefois, le train de la ZLEA est resté en gare.Des populations importantes y sont plus opposées aujourd'hui qu'il y a un an.Les préceptes du néolibéralisme n'y ont pas la cote.Le peuple argentin n'est pas près de se relever de la crise qui l'a frappé.La crise argentine a fait réfléchir les Brésiliens, où le Parti des travailleurs demeure fermement opposé au projet, à l'approche des élections présidentielles d'octobre.En Équateur, le gouvernement a renoncé à privatiser les services publics d'électricité, devant le mécontentement populaire.Au Venezuela, la gauche a fait avorter une tentative de coup d'État appuyée par les milieux d'affaires.En outre, toute la négociation de la ZLEA demeure suspendue à la politique intérieure et extérieure des États-Unis.Là non plus, le projet n'a pas le vent dans les voiles.Le président George Bush n'a toujours pas obtenu du Sénat l'autorité de négocier \u2014 fast track \u2014 qu'il comptait avoir avant la fin de 2001.La Chambre des représentants, qui l'a accordée en décembre par une seule voix, y a attaché des conditions protectionnistes sur les textiles et les produits agricoles, ce qui déplaît aux partenaires latinoaméricains.« Le texte qui est en considération devant les États-Unis remet en doute leur capacité de s'engager dans une négociation réelle, surtout dans le domaine des produits agricoles », dit Antonio Simoes, coordonnateur des négociations de la ZLEA au gouvernement fédéral brésilien.En outre, le gouvernement américain a adopté le mois dernier des mesures protectionnistes sur l'acier qui ont envoyé un message contradictoire sur sa volonté de libéraliser les échanges.Donc, quand il est question de savoir si nous sommes plus proches aujourd'hui qu'il y a un an de la conclusion d'un accord, prévue en décembre 2004, et de l'entrée en vigueur de la ZLEA, au printemps 2005, les réponses divergent.« On est plus loin d'une conclusion aujourd'hui que l'an dernier, dit Rodrigue Tremblay, ancien ministre péquiste et professeur d'économie à l'Université de Montréal.Il y aura peut-être des libéralisations du commerce, mais ce sera bilatéral.Toutefois, la valse-hésitation politique, tant à Washington que dans les autres capitales, n'inquiète pas Charles Doran, professeur à l'École des hautes études internationales (SAIS) de l'Université Johns Hopkins, à Washington.« Dans ces négociations, il n'y a jamais vraiment rien d'important qui se passe avant l'ultime échéance, dit-il.Selon mon scénario, le président Bush va obtenir le fast track et les gens vont commencer à se parler sérieusement.» Il ne croit pas non plus que la gauche latino-américaine sera capable d'enrayer le processus.« Les élites économiques dans ces pays sont puissantes », dit-il.Reardon Roatt, collègue de M.Doran à SAIS, croit cependant que la politique conserve son influence sur le processus.« Les négociations techniques progressent, mais personne ne s'attend à un déblocage politique avant six mois, dit-il.Cela ne peut que repousser l'échéance.» Et encore, ajoute-t-il, il faudrait que les républicains reprennent le Sénat aux élections de l'automne prochain.Au Brésil aussi, « l'élection sera importante », dit M.Simoes.« Il y a un débat démocratique sur cette question, dit-il.C'est un sujet de la campagne, même si ce n'est pas le plus important.Notre gouvernement est très intéressé à en parler, pour obtenir un consensus de la société civile.» M.Doran concède que les conditions qui sont déjà attachées à la position de négociation américaine sont de nature à déplaire au Brésil, qui voudrait bien exporter aux États-Unis son jus d'orange, ses textiles et ses automobiles.Mais ce ne sera pas suffisant pour empêcher un accord, croit-il.Au Mexique, le projet de ZLEA de soulève pas encore de vagues, faute d'information, indique Tarcisio Navarete, vice-président de la Commission de relations extérieures de la Chambre des députés mexicains.« Il y a beaucoup de questions et de doutes, dit-il.Peu de détails ont transpiré sur la ZLEA.» Photo REUTERS Il y a un an, malgré les manifestations anti-ZLEA en marge du Sommet de Québec, le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, et ses homologues des États-Unis, George Bush, et du Mexique, Vicente Fox, affichaient un optimisme inébranlable.Location de 48 mois pour le Pathfinder édition Chilkoot 2002 (5CRG52 AA00) et l'Xterra XE 2002 (8CDG52 AA00).Acompte ou échange équivalent de 3 995 $ pour le Pathfinder édition Chilkoot et L'Xterra.Limite de 24 000 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement et dépôt de garantie équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Assistance routière 24 h.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit Taux de financement de 2,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois pour le Pathfinder édition Chilkoot.Offre d'une durée limitée.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Les modèles illustrés sont à titre indicatif seulement.Le logo NISSAN est une marque de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissan.ca 1 800 387-0122 SOURIEZ, VOUS EN AVEZ TOUJOURS PLUS AVEC N I SSAN Dispositif anti-blocage aux 4 roues avec capteur «G» Radio AM/FM/CD avec 6 haut-parleurs Régulateur de vitesse Moteur V6 de 170 chevaux Système antivol Climatiseur Différentiel arrière à glissement limité Barres stabilisatrices avant et arrière Et beaucoup plus ! 369$ /MOIS 0$acompte disponible Transport et préparation inclus! 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PATHFINDER 2 0 0 2 PDSF À PARTIR DE 33 900 $ ÉDITION CHILKOOT 3041396A 6LP1402A0420 A14, samedi, MONDE 6LP1402A0420 ZALLCALL 67 21:06:54 04/19/02 B A 1 4 MOND E L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 0 A V R I L 2 0 0 2 EXPRESS INTERNATIONAL Cuba Critique modérée LA COMMISSION des droits de l'homme (CDH) de l'ONU a adopté hier à Genève une résolution présentée par l'Uruguay, invitant Cuba « à réaliser des progrès dans le domaine des droits de l'homme, civils et politiques » et à autoriser la visite d'un représentant de l'ONU.La résolution a été votée par 23 pays sur les 53 que compte la CDH.Vingt et un ont voté contre et neuf se sont abstenus.La résolution « exhorte » également le gouvernement cubain à permettre la visite d'un représentant personnel du haut commissaire Mary Robinson, afin de faire appliquer ces réformes.La Havane a rejeté la demande de dialogue et la visite.\u2014 d'après AFP Venezuela Les coûts du coup LES SACCAGES, qui ont suivi l'éphémère coup d'État contre le président du Venezuela Hugo Chavez, ont fait pour plus de 227 millions de dollars US de pertes à Caracas, a rapporté la principale organisation de commerçants de la capitale, citée hier par la presse.Les pillages de magasins des quartiers populaires de l'ouest de Caracas ont également laissé sans emploi au moins 80 000 personnes, a déclaré Julio Brazon, président de l'organisation Consecomercio.\u2014 d'après AFP Irak Bombes anglo-américaines DES AVIONS américains et britanniques qui patrouillaient dans une zone d'exclusion aérienne au-dessus du nord de l'Irak, ont pilonné hier des batteries de la défense antiaérienne irakienne, en réponse à des tirs de DCA.Selon des responsables américains, les bombes ont été larguées après des tirs irakiens à l'est de Mossoul en direction d'une patrouille aérienne.Il s'agissait du premier bombardement dans le nord de l'Irak depuis février.\u2014 d'après AP Turquie Islamistes condamnés TROIS ISLAMISTES turcs ont été hier condamnés à mort et 29 à des peines d'emprisonnement par une cour de sécurité d'État pour avoir comploté afin de détruire le régime laïc de la Turquie, au terme d'un procès impliquant le Hizbullah turc, a annoncé l'agence Anatolie.Les accusés avaient été arrêtés il y a deux ans lors d'une vaste opération contre le Hizbullah, qui avait abouti à la découverte des corps de 68 victimes présumées de ce groupe islamiste dans des fosses communes à travers la Turquie.\u2014 d'aprèsAFP Russie Attentat en Sibérie UNE PETITE BOMBE artisanale a explosé hier près d'une synagogue à Krasnoiarsk, en Sibérie orientale, avivant les craintes de violences à caractère raciste et antisémite en Russie à la veille de l'anniversaire d'Adolf Hitler.On ignore si l'engin qui n'a pas fait de victimes, visait la synagogue.Une enquête est ouverte.\u2014 d'après AP PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE Un 1er tour énigmatique demain collaboration spéciale PARIS \u2014 La campagne pour l'élection présidentielle, dont le premier tour a lieu demain en France, s'est terminée sur une hypothèse totalement délirante : et si le leader de l'extrême droite, Jean-Marie Le Pen, arrivait demain soir en seconde position, devant le premier ministre sortant Lionel Jospin, et se qualifiait ainsi pour le duel final, le 5 mai, avec Jacques Chirac Bien entendu, le démagogue Le Pen serait écrasé par le président sortant, mais par sa seule présence au second tour, il obtiendrait sans doute huit ou 10 millions de suffrages.Ce qui constituerait une vraie catastrophe pour l'image de la France en Europe et dans le monde.Personne ne croit sérieusement à un tel scénario, mais disons que dans les derniers jours de la campagne, il a cessé d'être totalement inenvisageable.En six semaines, les deux super-favoris n'ont cessé de baisser régulièrement dans les sondages.Chirac a commencé aux environs de 26 % pour finir autour de 20 %.Parallèlement, Jospin est parti de 24 % pour descendre à 18 %.Un sondage, parmi tant d'autres, a même osé l'évaluer à 16,5 % des voix, alors que dans une élection moyenne, le Parti socialiste pèse environ 25 % de l'électorat ! « Jospin est en voie de rocardisation », a sombrement pronostiqué un baron socialiste : il faisait allusion à ces élections européennes de 1994 où, harcelé de toutes parts, Michel Rocard s'était finalement écrasé à 14 % des voix, ce qui avait mis un terme à sa carrière politique.La question qui se pose aujourd'hui : estimé en moyenne à 18 %, Lionel Jospin est-il sous-évalué \u2014 comme en 1995 \u2014 ou au contraire risquet- il de continuer à dégringoler, comme Rocard en 1994 ?Dans le même temps, on a assisté depuis six semaines à un phénomène inverse : Jean-Marie Le Pen n'a cessé de grimper dans les sondages, qui lui accordent volontiers 14 % des voix pour demain soir.Les maisons de sondage en perdent leur latin.Depuis l'irruption du Front national au milieu des années 80, elles ont toujours eu beaucoup de difficulté à « prévoir » Le Pen.Pour cette bonne raison que, de manière générale, les sondés répugnent à avouer leur vote pour l'extrême droite.Tous les sondeurs ont donc pris l'habitude de « redresser à la hausse » les résultats bruts concernant le Front national.Cela ne les a pas empêchés de sous-estimer sensiblement les résultats de Le Pen, aux présidentielles de 1988 et 1995 : on lui donnait 11 ou 12 %, il a fait 14,5, puis 15,5.D'où cette hypothèse un peu folle : et si Le Pen, de nouveau mal estimé par les sondages, montait à plus de 16 % des voix et battait d'un cheveu un Lionel Jospin tombé au plus bas ?Bien que le scénario soit hautement improbable, il est au moins révélateur d'un phénomène étonnant, même s'il est passé relativement inaperçu : c'est l'incroyable persistance de Jean-Marie Le Pen, à 73 ans, au devant de la scène politique.On croyait que la violente scission de l'automne de 1998 avait signé son arrêt de mort.Son bras droit Bruno Mégret \u2014 53 ans \u2014 était parti avec les trois quarts des élus locaux, emportant avec lui ce qui apparaissait comme la fraction la plus « présentable » de l'extrême droite.Le Pen apparaissait alors comme un vieux démagogue extrémiste isolé.De surcroît, il se trouvait alors privé par le tribunal de tous ses droits civiques pour avoir littéralement tabassé une candidate socialiste lors d'une précédente campagne électorale.Revoilà donc Jean-Marie Le Pen, certes soutenu par sa garde rapprochée.Et quelques troupes de partisans qui lui permettent, dans le meilleur des cas, de tenir des assemblées de 4000 personnes à Paris ou Marseille.Mais sans véritable parti structuré ou organisation électorale digne de ce nom.Par-dessus le marché, il subit la concurrence du même Bruno Mégret, qui risque de lui voler 2 % des voix ; celle de la catholique plus ou moins intégriste Christine Boutin ; celle de Jean Saint- Josse, du parti des « chasseurs », crédité de 4 % ; celle, pour finir, de Jean-Pierre Chevènement qui, tout « républicain » qu'il soit, tient un discours « national » et d'ordre qui empiète sur Le Pen.Même s'il ne parvient pas, comme il le claironne ces jours-ci, à dépasser Lionel Jospin, Le Pen aura tout de même réalisé un exploit pas banal dans ces circonstances s'il atteint les 14 % comme le disent les sondages.Est-ce dû au fait que, depuis le début de cette campagne, Jean-Marie Le Pen a soudain adopté un ton radicalement nouveau pour lui ?Ce n'est pas sûr.Pendant une bonne quinzaine d'années, l'ancien parachutiste et engagé volontaire de la guerre d'Algérie, au début des années 60, ne s'est jamais départi, à la télévision, en interview et dans les réunions publiques, d'une agressivité verbale à la limite de l'insulte.Il ne parlait pas, il aboyait.Pouvait aussi bien agresser grossièrement une journaliste arabe que lâcher des remarques sur Auschwitz, « point de détail de l'Histoire », ou faire des jeux de mots sur un homme politique d'origine juive, « Duraffour.crématoire » ! Le moins qu'on puisse dire, c'est que sa démagogie brutale et ses faux pas apparents ne lui ont jamais nui auprès de son électorat.Mais c'est un fait que, pour cette élection 2002, il a comme par enchantement changé de registre : poli, courtois avec les interviewers, le ton presque modéré.Tout au plus s'est-il permis de remettre au goût du jour la vieille devise pétainiste « Travail, famille, patrie », puis de justifier ce nouveau jeu de mots avec une mauvaise foi souriante.Mais pour le reste, et même si rien n'a changé sur le fond (immigration, peine de mort etc.), pas d'apostrophes brutales ou d'attaques ad hominem dans la vieille tradition de l'extrême droite.Cette nouvelle « modération », si elle n'explique peut-être pas du tout sa performance actuelle, dénote en tout cas un formidable talent d'acteur, et un parfait cynisme de politicien, dont ont témoigné tous ceux qui le connaissent personnellement.L'aboyeur Le Pen a soudain décidé de jouer les hommes de bonne compagnie et les vieux sages.On ne sait pas si c'est payant, mais en tout cas le numéro est convaincant et exécuté avec talent.Entre-temps, celui qui a frayé avec toutes les extrêmes droites européennes et pense aujourd'hui qu'Hitler est un personnage historique comme les autres, menace de rafler de nouveau quatre ou cinq millions de voix.Entre autres voix « extrémistes », de droite ou de gauche, qui s'exprimeront demain.La France est bel et bien une exception culturelle.Plusieurs portraits des candidats, analyses et sondages sur la présidentielle française sont regroupés à www.cyberpresse.ca/france BIJOUX RÉCUPÉRÉS DU MONTANT DU CRIME.EN PLUS DE: Chaque article sera adéqatement étiqueté.Federal Auction Service n'est pas une agence gouvernementale.Certaines réserves peuvent s'appliquer.Vente sujette à ajouts ou retraits.Les adjuticataires devront payer des frais de manutention de 15% plus TPS et TVQ.Paiement: comptant, cartes de credit, interac ou cheques certifié.Illustrations à titre indicatif seulement.Rens.(905)458-9509 ©2002 Federal Auction Service, Inc.ENCAN PUBLIC SANS RÉSERVE www.federalauctionservice.com Tout Original Montre Rolex 18K D'or pour homme avec saphirs Comme neuve, avec garantie de Rolex du Canada Dans la salle Federal Auction de l'Hôtel Omni Mont-Royal, 1050 Sherbrooke St.Ouest., Montréal.À rue Sherbrooke et rue Peel, près de l'Université de Mc Gill.Le dimanche 21 avril 2002 à 14 h précises Inspection publique et inscription à compter de 13 h.Montres de qualité Rolex Cartier Piaget Patek Philippe Belle sélection Or Rubis Emeraude Saphirs Diamant Colliers Bagues 3045188A www.federalauctionservice.com Belle sélection de bagues à diamants 1-5 carats.Belles montres suisses.Comme neuves.Bijoux en or et diamant Bague à diamant 2,00 carats Coupe ovale brilliant Certifiée GIA Bague à diamant 3,01 carats Coupe rond brilliant Certifiée GIA Bague à diamant 2,69 carats Coupe couer brilliant Certifiée GIA BIJOUX RÉCUPÉRÉS DU MONTANT DU CRIME.EN PLUS DE: Chaque article sera adéqatement étiqueté.Federal Auction Service n'est pas une agence gouvernementale.Certaines réserves peuvent s'appliquer.Vente sujette à ajouts ou retraits.Les adjuticataires devront payer des frais de manutention de 15% plus TPS et TVQ.Paiement: comptant, cartes de credit, interac ou cheques certifié.Illustrations à titre indicatif seulement.Rens.(905)458-9509 ©2002 Federal Auction Service, Inc.ENCAN PUBLIC SANS RÉSERVE Dans la salle Federal Auction de l'Hôtel Omni Mont-Royal, 1050 Sherbrooke St.Ouest., Montréal.À rue Sherbrooke et rue Peel, près de l'Université de Mc Gill.Le dimanche 21 avril 2002 à 14 h précises Inspection publique et inscription à compter de 13 h.3045191A Accord au meeting intercongolais d'après AFP SUN CITY, Afrique du Sud \u2014 Les travaux du dialogue intercongolais à Sun City sur l'avenir politique de la République démocratique du Congo (RDC) ont été clôturés formellement hier soir à l'issue de 52 jours de négociations ayant abouti à un accord partiel.Le dialogue « reprendra plus tard sous une forme ou une autre.(Le facilitateur du dialogue Ketumile) Masire a pris cette décision au moment même où nous clôturions » les débats, a déclaré à la presse un membre de la « facilitation », Bo Haeneback.L'accord entre le gouvernement et le MLC prévoit le maintien du chef de l'État Joseph Kabila à la présidence.Allo tango ! 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émis pour les services Tango par Air Canada ne peuvent être utilisés sur les services réguliers d'Air Canada et les conditions, modalités et tarifs peuvent etre différents.Les milles Aéroplan accumulés représentent 50% des milles parcourus et ne constituent pas des milles \u201cadmissibles.\u201d AeroplanMD et TangoMC par Air Canada sont des marques d'Air Canada.départ de Montréal tarifs aller simple à partir de 99$ Toronto 69$ Québec 129$ Charlottetown 109$ Thunder Bay 109$ Halifax 149$ Deer Lake Gander St.John's 169$ Winnipeg 199$ Régina Saskatoon 219$ Calgary 239$ Edmonton 249$ Abbotsford Kelowna Vancouver 3043949A 6LP1501A0420 A15, samedi, MONDE 6LP1501A0420 ZALLCALL 67 22:11:55 04/19/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 0 A V R I L 2 0 0 2 MOND E A 1 5 Un accord avec Belgrade divise le pouvoir au Monténégro Le premier ministre Filip Vujanovic remet sa démission au président Milo Djukanovic ALEN MLATISUMA Associated Press PODGORICA, Yougoslavie \u2014 Le premier ministre du Monténégro Filip Vujanovic a remis hier sa démission, sur fond de grave crise gouvernementale au sujet de l'accord d'union conclu en mars avec la Serbie.Dans une lettre adressée au Parlement, M.Vujanovic a souligné qu'il remettait son mandat au président Milo Djukanovic après avoir tenté en vain de préserver la coalition gouvernementale en proie aux divisions.Il a demandé au Parlement de confirmer la fin de son mandat, expliquant qu'il était contraint de remettre sa démission après le départ du gouvernement des indépendantistes de l'Alliance libérale qui protestent contre l'accord conclu avec Belgrade.Sous l'égide de l'Union européenne, le Monténégro et la Serbie ont conclu le 14 mars un accord entraînant une restructuration radicale de l'actuelle République fédérale de Yougoslavie (RFY) : l'alliance entre les deux républiques est préservée dans le cadre d'une nouvelle entité officiellement rebaptisée « Serbie et Monténégro ».Cette entité accordera à ses deux composantes semi-indépendantes une plus grande autonomie.Concrètement, les deux républiques auront une défense et une politique étrangère communes, mais leur économie, leur devise et leurs douanes respectives resteront séparées.Au bout de trois ans, chacun pourra décider par référendum de se séparer de l'autre.Le texte a déjà été ratifié par les parlements de Serbie et du Monténégro et les débats ont débuté jeudi au Parlement fédéral, le président yougoslave Vojislav Kostunica ayant exhorté les députés à approuver la nouvelle entité.Serbie et Monténégro ont jusqu'à juin pour mettre la touche finale à leur projet et proclamer une nouvelle Constitution.Au Monténégro, les membres de l'Alliance libérale ont dénoncé ce qu'ils considèrent être « une trahison » et claqué la porte du cabinet de M.Vujanovic, privant le gouvernement d'une majorité au Parlement.M.Djukanovic dispose de 60 jours pour désigner un nouveau chef du gouvernement, qui devra ensuite tenter de former un cabinet susceptible d'avoir le soutien du Parlement.En cas d'échec, des élections anticipées pourraient être organisées dans trois ou quatre mois.En attendant, M.Vujanovic assurera les fonctions de premier ministre par intérim.Les opposants du chef du gouvernement ont salué l'annonce de sa démission, qui pourrait déstabiliser la petite république de 600 000 habitants.Vesna Perovic, présidente du Parlement et membre de l'Alliance libérale, a ainsi jugé qu'il s'agissait d'un « pas positif vers les réformes démocratiques » et que la confirmation de sa démission par le Parlement n'était qu'« une simple formalité ».Le parlementaire Predag Drecun, du Parti national (opposition) a quant à lui souligné que des élections anticipées seraient « le moyen le plus honnête de résoudre la crise ».Même excellente voiture, nouveau prix formidable.SATURN SL 2002 Comprend : Transmission manuelle Deux sacs gonflables à l'avant Banquette arrière à dossiers rabattables divisés 60/40 Direction assistée Pour faire tout autrement.Comprend : 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$/MOIS/48 MOIS 2314$ comptant 3043461A La justice française souhaite entendre Kissinger Associated Press PARIS \u2014 Après la justice espagnole, c'est au tour de la justice française de demander aux autorités britanniques l'audition comme témoin de l'ancien secrétaire d'État Henry Kissinger attendu à Londres la semaine prochaine, a-t-on appris hier de sources judiciaires.La juge d'instruction Sophie-Hélène Chateau a demandé au Home Office de pouvoir entendre l'ancien chef de la diplomatie américaine dans l'enquête sur la disparition de cinq Français sous la dictature d'Augusto Pinochet au Chili, ajoute- t-on de mêmes sources.Le Home Office a confirmé hier avoir bien reçu les demandes des deux magistrats.En mai dernier, le prédécesseur de Mme Chateau avait formulé cette demande alors que l'ancien Prix Nobel de la paix en 1973 se trouvait à Paris.En des termes fort pesés, l'ambassade américaine avait fait savoir au juge d'instruction que des engagements pris de longue date empêchaient M.Kissinger, détenteur d'un passeport diplomatique, de répondre favorablement à cette convocation.Cette nouvelle demande d'audition porte sur les mêmes faits que la première.La justice souhaite entendre M.Kissinger sur plusieurs télégrammes ou dépêches émanant du département d'État américain.L'un de ces documents suggère aux ambassadeurs américains en poste au Chili, en Argentine, au Paraguay ou en Bolivie, de coopérer avec les services de renseignements locaux pour recueillir des informations au sujet des activités des communistes et autres opposants aux dictatures sud-américaines.À l'instar du juge Baltasar Garzon, la juge Chateau souhaite également entendre l'ancien chef de la diplomatie américaine sur ses liens présumés avec l'Opération Condor.De nombreux documents américains montrent que l'administration américaine a été informée très tôt de la mise en place du « Plan Condor ».Nom de code sous lequel les services secrets du Chili, d'Argentine, du Paraguay, de l'Uruguay, de Bolivie et du Brésil, procédaient à l'élimination des opposants.Le parquet de Paris a ouvert le 27 novembre 1998 une information judiciaire pour « séquestrations accompagnées ou suivies d'actes de torture » contre Augusto Pinochet, après les plaintes de familles de cinq Français disparus au Chili pendant les 17 ans de la dictature.Le juge a lancé deux mandats d'arrêt à son encontre qui ont valeur de mise en examen.Une douzaine de personnes, hauts militaires pour la plupart, sont visés par un mandat d'arrêt international.436, rue Victoria, St-Lambert (450) 465-8647 1269, rue Van Horne, Outremont (514) 277-5772 Reproduction de meubles d'époque (sur mesure) Armoire audio-vidéo Mobiliers de salle à manger et de chambre.Lampes et accessoires Ouvert 7 jours 6LP1601A0420 A16, samedi, MONDE 6LP1601A0420 ZALLCALL 67 22:26:56 04/19/02 B Photos AFP et REUTERS Un jeune Palestinien du camp de réfugiés de Jenine pleure les compatriotes morts lors de l'attaque déclenchée par l'armée israélienne, pendant qu'une femme et sa fille croupissent dans les décombres de leur maison détruite lors de cette attaque.Israël se retire de Jénine mais refuse une enquête SOPHIE CLAUDET Agence France-Presse CAMP DE RÉFUGIÉS DE JÉNINE, Cisjordanie \u2014 L'armée israélienne s'estret irée hier de Jénine en Cisjordanie, dontle camp de réfugiés restait au coeur d'une vive controverse, alors que dans le reste des territoires palestiniens, 10 Palestiniens ont été tués.Le président des États-Unis George W.Bush s'est déclaré favorable à une enquête sur les événements dans le camp de Jénine, mais Washington s'oppose à ce que cette enquête soit ordonnée par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, qui poursuit un débat public sur le Proche-Orient.Israël a immédiatement répondu qu'une enquête indépendante n'était « pas nécessaire » dans le camp, où les Palestiniens ont accusé l'armée israélienne d'avoir commis un « massacre » tuant des centaines de personnes, ce que l'État juif a démenti.Un conseiller du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, Nabil Abou Roudeina, a exhorté le Conseil de sécurité à envoyer une force internationale dans les territoires occupés et à former une commission pour enquêter sur les « crimes de guerre israéliens » à Jénine.L'armée israélienne s'est retirée dans la nuit de la ville de Jénine et son camp de réfugiés et devrait quitter d'ici à demain Naplouse, plus au sud, ainsi que la plus grande partie de Ramallah, selon le ministre de la Défense Binyamin Ben Eliezer.Ce dernier a estimé que l'offensive israélienne en Cisjordanie, déclenchée le 29 mars, avait « atteint ses objectifs » et qu'il fallait à présent « trouver une issue politique » au conflit avec les Palestiniens.L'armée occupait toujours trois zones urbaines autonomes de Cisjordanie : Bethléem, Naplouse et Ramallah, où M.Arafat est toujours assiégé dans les ruines de son quartier général.La Maison-Blanche a indiqué être à la recherche d'un compromis pour faciliter le retrait de Ramallah, affirmant que les cinq personnes suspectées de l'assassinat d'un ministre israélien en octobre qui se trouveraient dans le QG de M.Arafat devraient être au moins traduites devant un tribunal palestinien.M.Ben Eliezer a affirmé que l'armée israélienne avait trouvé à Jénine 48 corps, « dont 45 portaient des uniformes ».Deux d'entre eux portaient des ceintures d'explosifs, a ajouté le ministre.Le Croissant-Rouge palestinien a indiqué que près de 40 corps avaient été retrouvés depuis le 15 avril, dont ceux de quatre enfants, deux femmes et deux personnes âgées de plus de 65 ans.En revanche, un survivant a été retrouvé après avoir passé 10 jours sous les ruines d'une maison.L'Union européenne s'est dite « profondément bouleversée par les informations très graves sur la situation » à Jénine et a réclamé une « enquête internationale et impartiale ».Par ailleurs, une nette reprise de la violence a été enregistrée en Cisjordanie et à Gaza, où 10 Palestiniens ont été tués jeudi soir et hier par des tirs israéliens.Il s'agit là du nombre de morts le plus élevé depuis la fin des combats dans le camp de Jénine, le 12 avril.Sept sont morts dans la bande de Gaza, où les violences avaient diminué pendant l'offensive israélienne en Cisjordanie, dont trois à Rafah par l'armée israélienne lors d'une incursion.Un Palestinien s'est tué en faisant exploser sa voiture bourrée d'explosifs à un barrage israélien, blessant légèrement deux soldats.Deux Palestiniens déguisés en soldats ont été tués près de la colonie de Netzarim, qu'ils s'apprêtaient à attaquer.Cette dernière opération a été revendiquée par le Jihad islamique.Un Palestinien, transportant des explosifs, a été tué jeudi soir alors qu'il tentait de s'infiltrer dans la colonie de Douguit.En Cisjordanie, trois Palestiniens ont été tués, dont un enfant de neuf ans et un adolescent de 15 ans.L'armée israélienne a en outre fait prisonnier le chef pour la région de Bethléem de la branche armée du mouvement islamiste Hamas, Khaled Tafesh.Elle a, en outre, capturé à Bethléem deux Palestiniens, dont une adolescente, soupçonnés de préparer un attentat suicide en Israël.Par ailleurs, un Israélien a été tué et son corps retrouvé jeudi dans le désert égyptien du Sinaï.Selon les autorités égyptiennes, les motivations du meurtre sont toujours inconnues et la police poursuit son enquête pour vérifier s'il est lié à l'offensive israélienne en Cisjordanie.Suivez l'évolution de la situation au Proche- Orient d'heure en heure à www.cyberpresse.ca/monde 5805 Transcanadienne, Ville St.Laurent (Rond point côte-de-Liesse et Transcanadienne ) (514) 748-9500 Ouvert 7 jours par semaine jeu.et ven.: 9 h à 20 h; dim : 12 h à 17 h 6529 boul.Décarie Montréal (Coin Plamondon ) (514) 344-1400 Lun.- ven.: 9 h à 18 h Sam.: 10 h à 17 h; dim.: fermé Liquidation du printemps Nos plus bas prix à ce jour! 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d'État contre le président du Venezuela Hugo Chavez, et il y est resté jusqu'à la chute des séditieux le 13 avril, a affirmé hier à l'AFP une source proche de l'enquête.L'ambassade américaine à Caracas a « totalement démenti » cette information par la voix de son porte- parole, John Law, contacté par l'AFP.Selon la source proche de l'enquête, qui a requis l'anonymat, James Rodgers, assistant de l'attaché militaire de l'ambassade américaine au Venezuela pour les affaires terroristes, « se trouvait avec les putschistes au 5e étage du commandement général de l'armée de terre de jeudi soir vers minuit jusqu'à samedi vers 17 h locales, et est resté en contact permanent avec eux ». 6LP1701A0420 A17, samedi, MONDE 6LP1701A0420 ZALLCALL 67 22:10:57 04/19/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 0 A V R I L 2 0 0 2 MOND E A 1 7 3035819A KOSOVO Albanophones bientôt inculpés à La Haye GARENTINA KRAJA Associated Press PRISTINA \u2014 Carla del Ponte, procureur du Tribunal pénal international (TPI) chargé de juger les crimes en ex-Yougoslavie (TPI), a annoncé hier qu'elle allait délivrer cette année les premières inculpations contre d'anciens rebelles albanophones pour des atrocités commises au Kosovo.Au terme d'une tournée de trois jours dans les Balkans, Mme del Ponte a pu rencontrer les principaux responsables internationaux et locaux de la province, après avoir exhorté les gouvernements de Bosnie et de Serbie, tenus pour responsables de la mort de centaines de milliers de civils dans les guerres des Balkans, à livrer les suspects inculpés.Au Kosovo, Carla del Ponte a affirmé que ses enquêteurs dans la province espéraient finir leurs travaux d'ici la fin de l'année concernant trois affaires impliquant des suspects de l'UCK (Armée de libération du Kosovo), un mouvement rebelle qui s'est battu pour l'indépendance de la province yougoslave.« Je suis sûre que cette année, nous allons délivrer la première inculpation », a-t-elle déclaré à Pristina.Michael Steiner, l'administrateur civil de l'ONU au Kosovo, qui se tenait à ses côtés, a déclaré que ses services offriraient leur soutien total pour poursuivre les responsables de crimes de guerre, quelle que soit leur nationalité.« Il n'y a pas de nationalité quand il s'agit de crimes de guerre », a-t-il souligné.Ibrahim Rugova, le nouveau président du Kosovo, et Bajram Rexhepi, son premier ministre, se sont tous deux engagés à soutenir le travail du TPI au Kosovo.« Nous avons déjà dit que personne n'est au-dessus des lois, a assuré M.Rexhepi.Le tribunal a le droit d'enquêter partout où il y a eu des combats.Depuis le début du conflit au Kosovo en janvier 1998 et jusqu'en novembre 2001, 3276 Serbes et autres ressortissants non albanophones ont disparu, selon une commission yougoslave chargée de récolter des informations en matière de crimes contre l'humanité et de violations à la législation internationale.La majorité des victimes ont été tuées ou enlevées après la prise de contrôle de la province en juin 1999 par les soldats de la KFOR, la force de maintien de la paix dirigée par l'OTAN et les Nations unies.Dans le passé, le TPI a été critiqué pour son parti pris présumé contre les Serbes.La plupart des personnes inculpées pour des crimes dans les guerres en Croatie, en Bosnie et au Kosovo sont en effet des Serbes.Aucun albanophone n'a été inculpé publiquement jusqu'à présent pour des méfaits commis dans le conflit au Kosovo.L'expulsion d'un évêque catholique de Russie ressemble à une «campagne» d'après AFP MOSCOU \u2014 La thèse d'une « campagne organisée » contre les catholiques russes, avancée cette semaine par leur archevêque de Moscou, a reçu hier une confirmation de poids avec l'expulsion de l'évêque d'Irkoutsk qui, étant de nationalité polonaise, a été privé de son visa et renvoyé à Varsovie.Comme pour un prêtre italien à qui la même mésaventure était arrivée au début du mois l'évêque, Mgr Jerzy Mazur, a été informé qu'il figurait désormais sur la liste des personnes indésirables en Russie.La mesure a surpris d'autant plus que Mgr Mazur, un religieux verbiste de 48 ans, ancien missionnaire au Ghana, qui avait été nommé évêque en 1998, était réputé pour ses bonnes relations avec les autorités locales russes et ses confrères orthodoxes.Elle révèle l'adhésion de certains fonctionnaires russes à cette « campagne » dont on avait pensé jusqu'à récemment qu'elle resterait locale, sinon verbale, a déclaré à l'AFP un prêtre catholique à Moscou, qui s'est refusé à envisager que l'État russe puisse partager l'hostilité du patriarcat orthodoxe vis à vis de l'Église de Rome.L'archevêque catholique de Moscou, Mgr Tadeusz Kondrusiewicz, qui a dénoncé lundi dernier la « campagne organisée » contre son Église, affirmant que la liberté religieuse et les droits constitutionnels de ses fidèles, citoyens russes, étaient violés, s'est abstenu d'en désigner les auteurs, déplorant seulement l'inaction de l'État.Il a cependant désigné nommément l'archevêque orthodoxe de Pskov (Ouest), Mgr Evseviï, pour lui reprocher un appel adressé au président Vladimir Poutine.Soirée beauté Au programme Cadeaux avec achat Artistes-maquilleurs sur place qui offriront conseils et retouches maquillage Prix de présence Léger goûter.et beaucoup de plaisir! Billets : 10 $ En vente dès maintenant auprès de votre conseillère beauté ou en téléphonant au (514) 281-4985.Un montant de 9 $ sera déduit du premier achat de produits de beauté - avant taxes - de la soirée.La Baie remettra 2 $ par billet à la Fondation du cancer du sein de Montréal.JARDIN SECRET Le 24 avril 2002, 17 h à 21 h rue Sainte-Catherine O.À gagner Des prix fabuleux dont une magnifique croisière Carnival Cruise de 3 jours pour 2 personnes à bord du Fascination.Départ de Miami en direction de Nassau.Une valeur de 2 400 $ incluant vol, transfert et croisière.3043719A 6LP1801A0420 A18 sam.edito 6LP1801A0420 ZALLCALL 67 21:13:36 04/19/02 B A18 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 20 AVRIL 2002 Décrochage et mécénat Voici le premier d'une série de deux éditoriaux sur le décrochage scolaire.m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Gilles Fortin, le coloré propriétaire de Tristan et America, se cherchait une bonne cause.Il l'a trouvée au détour d'une conversation avec le directeur d'une école secondaire de Montréal, Honoré-Mercier.Il a décidé de mettre le paquet pour lutter contre le décrochage mais la bisbille a coulé son projet.Gilles Fortin, un ancien musicien, a décidé de se payer un kick (l'expression est de lui) pour fêter ses 50 ans.Il a rempli le Medley avec des gens d'affaires, il leur a demandé environ 5000 $ la table et il est monté sur scène pour leur chanter les tubes de sa jeunesse.Il a ramassé 200 000 $ qu'il a offerts à l'école mais à SES conditions.Il a concocté un programme de points bonis.Les élèves suivent leurs cours ?Cinquante points ; ils obtiennent plus de 65 % à un examen ?Cinquante points additionnels, etc.En échange de ces points, ils choisissent, en feuilletant un catalogue, un tour de limousine (10 000 points), des billets pour le ski (1000 points).Le directeur d'Honoré-Mercier était emballé mais il est parti car il a obtenu une promotion.Deux visions se sont alors affrontées, celle de l'homme d'affaires cowboy qui croit qu'on peut visser des élèves sur un banc d'école en leur faisant miroiter des bébelles et celle de la nouvelle direction horrifiée par cette vision mercantile.L'école voulait les sous mais sans Fortin et sa vision simpliste du décrochage.Fortin, lui, était prêt à jouer les mécènes mais il tenait mordicus à garder le contrôle.Gilles Fortin a raconté son histoire à la télévision.Le lendemain, il a été inondé de courriels.Des écoles aimeraient bien mettre la main sur son magot, peu importe les conditions.Aujourd'hui, le flamboyant propriétaire des boutiques Tristan se cherche une nouvelle école.Ce ne sont pas les candidats qui manquent.\u0001 \u0001 \u0001 Peut-on motiver des élèves en agitant sous leur nez un catalogue rempli de cadeaux, surtout dans un milieu pauvre ?L'école a-t-elle joué les vierges offensées en repoussant la proposition du riche vendeur de vêtements ?Non.Le décrochage est un problème complexe et il est étroitement lié à la pauvreté.Dans les écoles pauvres, les jeunes décrochent à pleines portes et les statistiques donnent froid dans le dos.En moyenne, à peine un jeune sur deux réussit à obtenir son diplôme d'études secondaires.Gilles Fortin ne connaît rien à l'éducation et ça parait.Il débarque dans une école avec ses gros sabots et il s'offusque parce que la direction boude ses beaux dollars.Peuton sérieusement imaginer toute une école obsédée par la course aux points bonis ?Il y a quelque chose d'odieux à brandir l'arme de la consommation pour accrocher des jeunes.Le projet de Fortin va à l'encontre des valeurs que l'école inculque aux jeunes qui, trop souvent, ne pensent qu'à consommer.De son côté, l'école voit des complots partout.Elle croit que Fortin \u2014 qui a un chiffre d'affaires de 100 millions par année \u2014 veut profiter de son projet pour « fidéliser » de futurs clients.\u0001 \u0001 \u0001 Le privé ou les groupes communautaires peuvent donner un coup de main mais leur intervention doit être solidement encadrée et elle doit respecter les valeurs de l'école.Il existe des projets intéressants comme celui du YMCA qui récupère les jeunes expulsés de l'école.Au lieu de traîner dans la rue ou de s'écraser devant la télévision, ils passent la journée au Y.Le matin, ils font leurs devoirs et l'aprèsmidi, ils suivent des ateliers sur la gestion de la colère ou sur leur relation avec l'autorité.Le privé peut donner de l'argent mais sans imposer un mode d'emploi.Est-ce que les hommes d'affaires accepteraient de se faire dire comment gérer leur entreprise par des enseignants ?Non, bien sûr.C'est ce que Gilles Fortin a voulu faire avec ses points bonis.DEMAIN : Décrochage, mythes et réalité serge.chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES On se dit civilisés IL Y A quelques jours, La Presse nous rapportait les paroles d'une mère palestinienne fière de ses enfants qui vont lancer des pierres aux soldats israéliens.En dehors de tout débat politico- religieux sur la crise qui sévit, les bons Québécois que nous sommes se disent qu'il est horrible pour une mère d'encourager ainsi ses enfants à haïr.On se donne une bonne tape dans le dos et on se félicite d'être de bien meilleurs parents.On se gargarise de notre belle « tolérance » et de notre désir profond d'enseigner, nous, les vrais valeurs à nos enfants chéris.Bref, on se dit civilisés.Aujourd'hui, La Presse nous apprend qu'ici même à Montréal plus d'une cinquantaine de parents se sont donné rendez-vous devant l'école de leurs enfants chéris pour « accueillir » le retour en classe d'un enfant sikh en le couvrant d'injures.En dehors de tout débat politico- religieux, les bons parents québécois que nous sommes oublient bien vite leurs vrais valeurs et la « tolérance » quand vient le temps, par leurs propres actions, d'encourager leurs propres enfants à haïr.Et on se dit civilisés ! ANNICK LANDREVILLE Élémentaire décence MAIS QU'EST-CE que je viens de lire ?Des parents furieux ont hué et insulté un élève à son retour à l'école ?Ils ont bloqué les portes de l'école pour empêcher l'entrée d'autres élèves ?Le journal me tombe des mains.Je tombe de ma chaise.Des adultes, supposément en âge de raisonner, qui forment une meute pour agresser un enfant de 12 ans ! Voilà une véritable honte.Non mais, ça ne va pas bien dans leur petite tête ?Ne se rendent-ils pas compte qu'ils sont en train de s'en prendre à celui qui est la plus grande victime dans cette histoire navrante ?Va-t-on laisser ce groupe d'imbéciles agir de la sorte impunément ?Ne voient-ils pas qu'ils devraient plutôt s'en prendre aux représentants du système qui refusent de mettre leur culotte et d'affirmer que, dommage pour les simagrées religieuses, mais certains droits priment sur d'autres ?Si on ne peut accuser ces parents devenus fous d'outrage au tribunal, on peut certainement les accuser d'outrage à la plus élémentaire décence ! ANDRÉ GIGNAC Montréal Qu'en pensent les élèves ?LA COUR supérieure a tranché : le jeune Gurbaj Multani pourra porter son kirpan à l'école.Mais avez-vous demandé l'avis aux principaux concernés : nous, jeunes qui côtoyons ces diversités religieuses au quotidien ?Le kirpan est interdit dans les avions pour la sécurité des passagers mais qu'en est-il de la sécurité des élèves ?La violence est de plus en plus présente dans les institutions scolaires, alors pourquoi en augmenter les risques en acceptant le port d'une arme blanche ?Bien qu'elle soit symbolique pour lui, cela n'élimine pas le danger qu'elle représente pour le jeune sikh et ses camarades de classe.Pensez-y, un étudiant pourrait le lui arracher et du même coup le blesser.À l'église, oui, pensent d'autres sikhs, mais à l'école ce n'est pas nécessaire : c'est un lieu d'apprentissage et non de pratiques religieuses.De plus, nous sommes tout à fait en accord avec les parents qui ont retenu leurs enfants à la maison : peut-être qu'aucun cas de violence n'a été enregistré depuis 100 ans mais ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ?Nous ne dénions pas la diversité religieuse et ses libertés, mais nous croyons qu'il est toujours possible d'arriver à des compromis convenables.Des limites s'imposent et un bon jugement prévaut.L'école est un lieu d'enseignement et elle doit avant tout assurer le bien-être et la sécurité des enfants qui la fréquentent.Il n'y a pas de place pour quelque chose qui vienne perturber l'apprentissage des jeunes.Si nous laissons passer cette décision, qu'en sera-t-il la prochaine fois ?HÉLÈNE SYLVAIN et MARILINE V.DUFOUR Élèves du cégep régional de Lanaudière à l'Assomption Les cotes d'écoute, il n'y a que ça ! COMME PLUSIEURS, je déplore l'absence de commentaires durant les matchs de hockey.Cependant, s'il y « a un blâme que la population doit faire à la télévision d'État, c'est bien à propos du sort réservé à ses employés contractuels.Je suis tombé des nues en apprenant que ces gens n'avaient droit à aucune journée de vacances et ne pouvaient pas contribuer à la caisse de retraite.Quand on sait que des petites entreprises offrent de biens meilleures conditions de travail à leurs employés.S'il y a une chose que nous, payeurs de taxes, pouvons faire pour accélérer le retour au travail des employés en grève (incluant descripteurs et analystes sportifs), c'est boycotter purement et simplement la diffusion aphone de ces matchs de hockey.Je n'ignore pas le sacrifice que cela suppose pour les partisans du Canadien (surtout à l'aube des éliminatoires), mais je crois que c'est le seul message que la direction de Radio-Canada prendra la peine d'écouter.Les cotes d'écoute y'a que ça dans la vie ! SERGE TANGUAY Montréal Le jeune Gurbaj Multani Un peu d'air frais a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a La victoire de l'Action démocratique du Québec dans Saguenay pourrait présager, si le parti de Mario Dumont poursuit sur cette lancée, une sorte de révolution politique au Québec.Pour la première fois depuis 25 ans, un parti dont le point d'ancrage n'est pas la question constitutionnelle prendrait une place significative sur l'échiquier.On a vu cette semaine, à l'occasion du 20e anniversaire du rapatriement de la Constitution, combien le débat sur la place du Québec au Canada a peu évolué à l'Assemblée nationale.Combien, surtout, ce débat continue de définir des frontières partisanes infranchissables.Le Parti libéral et le Parti québécois regroupent des gens aux horizons idéologiques très divers.C'est la conviction fédéraliste des uns et la foi souverainiste des autres qui déterminent leur allégeance.Or, beaucoup de Québécois en ont assez de cette déchirure.Une décision ayant été prise en 1980, puis à nouveau en 1995, plusieurs souhaiteraient, sans abdiquer le moins du monde l'originalité du Québec, travailler à son avenir en laissant de côté les inimitiés anciennes.C'est cette volonté de réconciliation que pourrait véhiculer l'Action démocratique dirigée par Mario Dumont.Réagissant au scrutin de lundi, le premier ministre Bernard Landry s'est consolé de ce que « Saguenay va encore être représentée par un député souverainiste », François Corriveau ayant voté Oui en 1995.M.Landry appartient à une génération pour laquelle l'habit constitutionnel fait le moine : vous êtes avec nous, ou contre nous.OUI ou NON.Patriote ou vendu.La lunette est inversée, mais le processus est identique chez les libéraux du Québec.OUI ou NON.Séparatiste ou Ô Canada.L'ADQ propose de passer outre ce fossé.De réunir au sein d'un même parti des gens qui ont voté OUI et des gens qui ont voté NON, qui ont en commun d'avoir pris acte du résultat de 1995.Les militants adéquistes estiment qu'on doit donner priorité à d'autres questions, en particulier à la redéfinition du rôle de l'État.Pour ce qui est du problème constitutionnel, l'ADQ est certainement très nationaliste, et voudrait que le Québec obtienne une plus grande autonomie au sein du Canada (dans la foulée du rapport Allaire qui a mené à sa création).Mais l'ADQ souhaite remplacer la stratégie du couteau sur la gorge par celle de la main tendue.\u0001 \u0001 \u0001 À bien des égards, cette approche colle aux préoccupations actuelles des Québécois.Cependant, les fondations de cette coalition originale paraissent encore très fragiles.Elle sera menacée à tout moment soit d'excès de naïveté, soit d'incohérence, ou encore d'éclatement (rappelons-nous l'Union nationale de Rodrigue Biron.).Qu'arrivera-t-il à la bonne entente entre souverainistes et fédéralistes si une prochaine ronde de négociations entre Québec et le reste du Canada \u2014 sur le déséquilibre fiscal, par exemple \u2014 aboutit à un échec ?Les coalitions péquistes et libérales ont résisté aux nombreux chocs du dernier quart de siècle parce qu'elles étaient tenues par un ciment solide.Dans le cas de l'ADQ, on ne sait pas trop encore quel est ce ciment.« Le gros bon sens », dira l'un.« Le désir de modernité », dira l'autre.Il faudra plus que cela.Bref, l'avenir de l'Action démocratique est encore bien incertain.Mais, la politique québécoise ayant urgent besoin d'une bouffée d'air frais, il faut espérer que le parti de Mario Dumont réussisse une percée.Ben Laden doit rire dans sa barbe C'EST BEN LADEN qui doit rire en ce moment.Non seulement, la Défense américaine reconnaît son erreur de ne pas avoir envoyé assez d'effectifs au sol lors des raids sur Tora Bora, permettant à l'ennemi public numéro un de s'enfuir, mais quelques heures après qu'on ait appris la nouvelle, voilà qu'un F-16 bombarde des alliés canadiens.C'est le cas de le dire, il doit rire dans sa barbe.Pas besoin de l'attaquer, l'Amérique se tire dessus elle-même.DANIEL LABONTÉ D'autres lettres dans notre forum interactif : www.cyberpresse.ca/lettres Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca Oussama ben Laden 6LP1901A0420 A19, sam., edito-forum 6LP1901A0420 ZALLCALL 67 21:29:16 04/19/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 20 AVRIL 2002 A19 Laissez vivre! Les événements du 11 septembre nous apprendront-ils au moins la tolérance et le respect de tous les autres?LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a La terre des enfants-martyrs MICHEL DUMONT L'auteur est comédien.MONSIEUR Larousse définit la tolérance comme « le respect de la liberté d'autrui, de ses manières de penser, d'agir, de ses opinions politiques et religieuses ».En d'autres mots, bien faire et laisser vivre ! Avec les événements du 11 septembre, le terrorisme nous a frappés en plein coeur.Nous nous sommes tous rendu compte soudain que même en Amérique du Nord, sur ce continent qui semblait à l'abri des grands conflits, nous étions vulnérables et atteignables.Nous avons pris peur.Puis nous avons ressenti une grande colère.Et finalement, nous avons pris le parti de nous venger de façon exemplaire.Nous nous sommes armés jusqu'aux dents, nous sommes montés à bord de nos avions ultra-rapides et nous sommes allés porter la guerre et l'extermination à l'autre bout du monde.Nous avons été impitoyables, nous avons mené une croisade punitive que nous avons voulue terrible et définitive.Et petit à petit, nous quitterons ces pays que nous avons ravagés et nous reviendrons à la maison avec le sentiment du devoir accompli, certes, mais sans nous rendre compte que nous n'avons absolument rien réglé et que nous nous retrouvons aussi démunis, aussi vulnérables qu'avant, sinon plus.Vierges offensées Presque personne n'a cherché à comprendre pourquoi ces événements se sont produits.Chercher à comprendre implique un examen de conscience sérieux.Et un examen de conscience sérieux, ça va toujours dans les deux sens ! Au contraire, nous avons eu un comportement de vierges offensées, nous nous sommes précipités tête baissée dans l'inextricable piège des représailles en oubliant qu'un géant politique comme les États-Unis sème la pagaille partout sur la planète quand il sent que ses intérêts sont en péril.C'est ce que j'appelle le syndrome de la bonne conscience ! Bien sûr, le procédé n'est pas nouveau.Toutes les religions de la terre sont fondées sur la bonne conscience, et les croyances politiques aussi.L'Église a mené des croisades dévastatrices chaque fois qu'elle a cru que la foi catholique était en danger, elle a mis sur pied l'Inquisition, elle a dressé des bûchers, elle a torturé, elle a exterminé ceux qu'elle appelait les infidèles, tout cela au nom de la défense du Royaume de Dieu, et en toute bonne conscience.Quand on est convaincu envers et contre tous d'être dans son droit, quand on se targue de posséder LA vérité, on devient intolérant, et c'est l'intolérance qui est la mère du fanatisme.Et le fanatisme, quoi qu'on en dise, c'est la mort ! La mort des autres, bien entendu.Toutes les morts, les grandes comme les petites.La plupart du temps, les grandes sont des phénomènes historiques, alors que les petites, elles, font partie de notre vie de chaque jour ! Qu'il est difficile de laisser vivre ! Vigneault chantait avec ferveur : « Qu'il est difficile d'aimer ! » Si j'étais poète, je crierais partout qu'il est encore plus difficile de LAISSER VIVRE !!! Avec le temps, j'ai l'impression que nous sommes tous devenus d'incorrigibles geignards.Nous parlons sans cesse de nos droits, nous passons notre temps à « réclamer », nous exigeons toujours avec la dernière énergie qu'on nous rende justice, qu'on nous protège, qu'on nous couve et qu'on nous sécurise.Nous nous sentons sans cesse menacés, lésés, spoliés.Nous avons développé petit à petit ce que j'appellerais une mentalité de J.E.Nous avons le sentiment que le monde est rempli de crosseurs invétérés qui se tiennent constamment à l'affût dans le but de nous dépouiller.C'est pourquoi nous tirons à bout portant sur tout ce qui bouge, sur tout ce qui nous est étranger, sur tout ce qui nous dérange, sur tout ce qui nous contredit.Nous déclarons chaque jour la guerre à la différence.Et tout cela bien sûr avec cette insupportable arrogance que donne la bonne conscience.Nous oublions d'ouvrir les bras, d'accepter, de comprendre, de donner.Oui, donner ! Nous oublions ?Ou nous refusons carrément ?Comment pouvons-nous sérieusement penser évoluer en tant qu'êtres humains en nous refermant sur nous-mêmes, en nous ghettoïsant, en nous barricadant et en refusant d'ouvrir les yeux sur le monde ?La guerre du respect.Ici, à la maison, je vis avec deux chattes.et en pleine harmonie ! Elles n'ont envers moi aucun préjugé, elles ne me jugent pas, ne me condamnent pas, ne se liguent pas contre moi parce que je ne suis pas un chat ! Elles m'acceptent tel que je suis et je leur rends la pareille.Elles me respectent, et je les respecte.Je leur donne toute l'affection possible et, malgré leurs griffes acérées, elles m'en donnent en retour.Et quelquefois, en les regardant dormir, courir, se laver ou demander des caresses, je me prends à désespérer des humains.Je pense à ce film extraordinaire qui a fait scandale, La Dernière Tentation du Christ, et je revois cette scène où Jésus, ayant échappé à la mort, surprend Paul qui prêche devant une foule et lui rappelle qu'il n'a pas péri sur la croix.Et Paul lui répond que ça n'a aucune importance, que ce qui compte, c'est le message : aimez-vous les uns les autres ! Ça a l'air si simple ! Et pourtant ça suppose une humanité de coeur et d'âme dont nous sommes de plus en plus dépourvus.La tolérance ne consiste pas à tout accepter, à tendre les deux joues et à dire « amen » au tort que l'on peut nous faire.La tolérance n'a rien à voir avec la bonasserie.Mais elle a tout à voir avec le respect et c'est en ce sens qu'elle nous concerne tous tant que nous sommes.Le respect de soimême, le respect des autres, voilà la seule guerre que nous sommes autorisés et justifiés de mener.et nous devons la gagner, à tout prix.L'autre choix, qu'on le veuille ou non, c'est la mort des hommes.Intolérance ?Zéro ! «Nous aurons la paix avec les Palestiniens seulement lorsqu'ils aimeront leurs enfants davantage qu'ils ne nous haïssent.» Ces mots de Golda Meir résonnent douloureusement, à l'heure où des centaines, voire des milliers d'adolescents sont systématiquement entraînés à devenir des commandos suicide.Car ne nous méprenons pas.Ce n'est pas la misère qui explique le délire suicidaire des jeunes Palestiniens qui sèment la mort en Israël.Si c'était le cas, l'Afrique, le continent le plus pauvre de la planète, serait remplie de kamikazes.Ce n'est pas non plus l'humiliation.Si c'était le cas, l'Afrique du Sud, au temps de l'apartheid, aurait été le foyer par excellence des attentats suicide.\u0001 \u0001 \u0001 L'attentat suicide représente un changement de nature dans la sombre stratégie politique qu'est le terrorisme.Même là où il a été le plus virulent (en Algérie, au Vietnam, en Irlande du Nord, au Pays basque, etc.), le terrorisme n'a pas eu recours aux attentats suicide.Le terroriste s'enfuyait après avoir déposé sa bombe, dans l'espoir de sauver sa vie.Force est de constater que les racines du terrorisme suicidaire sont culturelles (ou religieuses) bien avant d'être économiques ou politiques.Comment expliquer autrement qu'à l'exception des Tigres tamouls, il n'est pratiqué que chez les islamistes radicaux ?Ces volontaires ne sont pas tous pauvres, loin de là.Mais ils sont tous jeunes.La plupart des auteurs des attentats du 11 septembre étaient dans la vingtaine ; au Proche-Orient, la moyenne d'âge a été singulièrement abaissée.Nombreux sont les peuples qui ont connu la misère et l'humiliation, rares sont ceux dont les chefs de guerre ont utilisé les enfants.Les seuls exemples qui viennent à l'esprit sont le Liberia, la Sierra Leone et l'Iran, lequel, durant la guerre contre l'Irak, envoyait des adolescents servir de boucliers humains aux soldats de carrière.Puis vint l'Intifada, cette guérilla dont de petits garçons furent à la fois les initiateurs et les victimes.Les ados masculins, c'est vrai, sont hyperactifs.Mais pour qu'ils quittent chaque jour l'école en si grand nombre afin d'aller attaquer à coup de roches des soldats armés jusqu'aux dents, il fallait qu'ils soient encouragés en haut lieu, à plus forte raison dans une société aussi autoritaire.Ce rituel quotidien, invariablement effectué sous l'oeil des caméras, fut un énorme succès de propagande pour la cause palestinienne \u2014 c'était la recréation du combat de David et Goliath \u2014, et tant pis si les petits perdaient une jambe, un oeil, ou la vie.À l'Intafada succédèrent les attentats suicide \u2014 une opération plus compliquée, car il s'agit ici de fabriquer des volontaires au suicide.D'où la nécessité d'un intense conditionnement psychologique.La jeunesse palestinienne n'est pas fondamentalement différente de la nôtre ; il faut un endoctrinement d'une puissance inouïe pour qu'un adolescent qui a de bons parents, des amis et des projets d'avenir, décide de se transformer en bombe humaine.\u0001 \u0001 \u0001 Ces bombes humaines sont fabriquées à partir non seulement des mosquées, mais aussi de l'école et de la télévision officielle, deux institutions qui sont sous le contrôle de ce « modéré » bien connu qu'est Yasser Arafat.Il y a le discours ambiant, empreint d'un antisémitisme qui n'a rien à envier à celui des nazis ; les manuels scolaires, qui répercutent la même idéologie, et surtout la glorification des kamikazes.Ce sont des « martyrs » qu'honore la société, des vedettes offertes à l'admiration des jeunes.Il y a trois semaines encore, dans un discours en arabe à la télévision, Yasser Arafat faisait l'éloge des « martyrs qui marcheront par millions sur Jérusalem ».Loin d'être une expression spontanée de désespoir, ces opérations suicide sont encadrées par toute une infrastructure animée par des adultes qui planifient froidement leurs coups.Une fois le jeune bien endoctriné, ils lui procurent les explosifs en même temps que les directives requises pour sa mission, ils le filment en enregistrant ses dernières paroles, pour ensuite distribuer ces vidéos qui serviront de modèles à la jeunesse.Le jeune qui se fait exploser rend en outre un fier service à ses parents, car \u2014 gracieuseté de Saddam Hussein \u2014 les familles des kamikazes reçoivent jusqu'à 25 000 $ pour chaque enfant qui est allé se faire exploser en Israël, deux fois plus que ce que l'Irak verse aux familles dont un membre a été tué dans des affrontements avec l'armée israélienne.En tout, le régime de Hussein aurait distribué plus de 10 millions de dollars depuis un an et demi en territoire palestinien.Et l'on n'est pas sexiste ! Grand progrès pour la cause des femmes, cette année trois jeunes filles ont été admises au martyre.La dernière, Ayat Akhras, venait d'avoir 18 ans, elle avait un petit ami, de bonnes notes à l'école et rêvait d'être journaliste.La taille ceinte d'explosifs, elle est allée se faire sauter dans un supermarché de Jérusalem, entraînant dans la mort quelques ménagères et une fille de son âge.Il y a trois semaines, un responsable des brigades Al-Aqsa (un mouvement lié au Fatah) se vantait d'avoir à Bethléem au moins 200 candidates au martyre.Mais au fait, que dit la communauté internationale sur ces enfants-martyrs ?L'exploitation de mineurs dans des conflits armés n'a-telle pas été condamnée par l'ONU ?Nous en reparlerons cette semaine.Photo ROBERT NADON, La Presse © De ses deux chattes, Michel Dumont dit qu'elles n'ont envers lui aucun préjugé, qu'elles ne le jugent pas, ne le condamnent pas et ne se liguent pas contre lui parce qu'il n'est pas un chat ! «Depuis 100 ans, aucun cas de violence relié au kirpan n'a été rapporté» La décision du juge Claude Tellier, de la Cour supérieure, d'émettre une injonction intérimaire permettant au jeune Gurbaj Singh de retourner à l'école en possession d'un kirpan a soulevé la controverse.Voici un extrait de cette décision.CLAUDE T E L L I E R LE TRIBUNAL retient que pour réussir dans une demande d'injonction intérimaire, où est soulevée une question constitutionnelle, la partie requérante doit rencontrer trois conditions : > La procédure qu'elle présente soulève des questions de droit qui peuvent faire l'objet d'un débat juridique sérieux ; > La partie requérante subit un préjudice ; > La balance des inconvénients est en faveur de la partie requérante.Avant de disposer de la première question, le Tribunal tient à préciser qu'il ne doit pas, à ce stade des procédures, se prononcer sur le mérite des questions de fond qui sont soulevées par le présent recours.C'est le juge du fond qui sera appelé à se prononcer sur ces questions.Il suffit que le Tribunal soit satisfait que la ou les questions soulevées soient sérieuses.Ceci étant exposé, le Tribunal doit se demander si la requête des requérants soulève une ou des questions qui peuvent faire l'objet d'un débat juridique sérieux.En effet, à la face même des procédures, il appert que le présent recours met en opposition deux notions de droit : > La liberté de religion telle que formulée par la Charte canadienne et la Charte québécoise inclut-elle le droit du port du kirpan en tout temps et en tout lieu, même à l'école ?> Le droit et le devoir d'une commission scolaire d'assurer la protection et la sécurité des élèves et du personnel incluent-ils le pouvoir de prohiber le port du kirpan sur les lieux de l'école ?Ce sont des débats qui ont été soulevés ailleurs au Canada et aux États-Unis et la jurisprudence soumise de part et d'autre permet de conclure que les questions de droit soulevées par les parties sont sérieuses.C'est ce que le juge du procès aura à évaluer et à décider et ce sur quoi le présent Tribunal n'a pas à se prononcer.Le Tribunal doit maintenant se demander si le requérant Gurbaj Singh subit un préjudice.Le Tribunal est d'avis que le préjudice est évident.En effet, ce requérant est un adolescent âgé de 12 ans inscrit dans une classe d'accueil pour lui permettre de non seulement suivre la scolarité régulière, mais aussi pour acquérir des connaissances de la langue française.L'exclusion de l'école pour une trop longue période peut signifier que son année scolaire peut être compromise.Or, il apparaît que la perte d'une année scolaire pour un jeune de cet âge constitue un préjudice évident.Les requérants ont donc rencontré la deuxième condition.Le Tribunal doit maintenant disposer de la troisième condition et évaluer la balance des inconvénients.Quels seraient les inconvénients subis par l'une et l'autre des parties dans l'éventualité où le Tribunal ferait droit à la requête pour une ordonnance provisoire Du côté des requérants, il apparaît que si l'ordonnance demandée n'était pas émise, les requérants père et fils subiraient des inconvénients certains : perte d'une année scolaire, un adolescent confiné à la maison et trop jeune pour travailler.Pour ce qui est de la commission scolaire intimée, la situation est différente.Celle-ci a pris un décision sur une question controversée et, on peut l'imaginer, dans un contexte de tension.Ceci est compréhensible car il s'agit d'une situation nouvelle pour ce milieu.Par contre, le Tribunal est d'avis que la commission scolaire ne subirait pas d'inconvénients majeurs si une ordonnance était rendue avec les modalités voulues pour assurer la sécurité du milieu.Le Tribunal ne croit pas que la sécurité du milieu serait compromise.Au cours des arguments, il a été affirmé que depuis 100 ans, aucun cas de violence relié au port du kirpan n'a été rapporté.En outre, dans un milieu scolaire, il y a normalement toutes sortes dinstruments qui peuvent devenir une arme et qui peuvent servir à un événement violent : compas, matériel à dessin, articles de sport, tel que bâton de « baseball », etc.Les requérants ont donc satisfait aux conditions requises pour obtenir une ordonnance interlocutoire, sujette aux modalités qui seront prévues dans l'ordonnance. 6LP2001A0420 a20 monde sam 20 avril 6LP2001A0420 ZALLCALL 67 13:52:48 04/22/02 B LE CRASH DE MILAN Un suicide, soutient un des fils du pilote TOM RACHMAN Associated Press MILAN \u2014 Au lendemain du crash d'un petit avion de tourisme sur la tour Pirelli à Milan, qui a fait trois morts, dont le pilote, et 36 blessés, hypothèses et spéculations allaient bon train hier.Principale interrogation des enquêteurs, la présence de l'appareil au-dessus de la ville, tandis que le fils du pilote affirme que son père, ruiné, s'est suicidé.Après avoir craint un attentat, et alors que l'Italie a cru revivre le cauchemar du 11 septembre, les enquêteurs ont désormais adopté la thèse d'un accident.Pour le président de la région lombarde, Roberto Formigoni, il s'agit d'un accident, mais « très, très étrange ».« Il est clair que l'avion n'aurait pas dû être là où il était ».Trois explications possibles ont été fournies par les enquêteurs : un problème technique, un malaise du pilote, ou un suicide.Et, selon le procureur de Milan, Gerardo D'Ambrosio, l'hypothèse du suicide est la moins crédible.Devant le Sénat, le ministre des Transports, Pietro Lunardi, estimait lui que le pilote pouvait avoir été victime d'un malaise, et ce en raison de son silence radio, et de l'absence de toute opération aux commandes de l'avion dans les deux minutes ayant précédé le crash.Auparavant, il avait estimé que « tout porte à penser qu'il y a eu quelque chose d'étrange : le type Luigi Fasulo de cible, la manière dont elle a été frappée, si directe, c'est bizarre ».Une enquête a été ouverte sur la santé du pilote, sa situation familiale et financ i è r e : u n e équipe de la police italienne est partie pour la Suisse.Jeudi en fin d'après-midi, au terme d'un vol de 20 minutes à partir Locarno (Suisse), Luigi Fasulo, aux commandes du Piper Rockwell Commander 112T dont il était propriétaire, avait entamé sa procédure d'approche sur Milan- Linate lorsque les contrôleurs l'ont alerté qu'il n'était pas dans l'alignement de la piste.Il a alors fait état d'un « petit problème » avec son train d'atterrissage.Les contrôleurs lui ont demandé de dévier sa trajectoire vers l'ouest le temps de le régler.Il a alors dévié, mais vers le nord, et la tour de contrôle a perdu le contact.À 17 h 54, son bimoteur s'écrasait contre le gratte-ciel de 30 étages, par ciel dégagé.Contrairement à ce qui avait été dit la veille, il n'a envoyé aucun signal de détresse, précise le communiqué de l'association des contrôleurs aériens.Marco Fasulo, l'un des deux fils du pilote de nationalité suisse, ne croit pas à l'erreur de pilotage.« C'était un suicide, un suicide, vous entendez ?Ils ont voulu le mettre à terre économiquement et il s'est tué », affirme-t-il hier dans les colonnes de La Repubblica.Marco Fasulo, lui aussi pilote, souligne que son père, pilote professionnel depuis 30 ans, était très expérimenté, avec 5000 heures de vol à son actif.Interrogé lui aussi par La Repubblica, un des amis du pilote vient étayer la thèse du suicide pour raisons financières.Cet ancien parachutiste qui vit désormais au Brésil raconte le dernier appel téléphonique avec Luigi Fasulo : « Je suis ruiné.Ils m'ont mangé tout ce que j'avais (.) Ils m'ont pris plus d'un d'un million de dollars.» Mais selon son neveu, Luigi Fasulo, il s'agit bien d'un accident : « Il n'y avait certainement pas d'intention de la part de mon oncle de s'écraser contre l'immeuble.Il aimait la vie », a-t- il déclaré à la télévision.Photo AFP Le président de la Lombardie, Roberto Formigoni, examine les dégâts de l'intérieur de la tour. 6LP2101A0420 a21 20 avril 6LP2101A0420 ZALLCALL 67 17:04:05 04/19/02 B 3045371A 6LP2201A0420 A22 SAMEDI 6LP2201A0420 ZALLCALL 67 19:31:22 04/19/02 B A22 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 20 AVRIL 2002 ITINÉRAIRE D'UN VIEUX T-SHIRT T-SHIRT Suite de la page A21 « C'est autant de tonnes de moins dans les lieux d'enfouissement ! » souligne alors Paul Bégin, ministre de l'Environnement à l'époque.Ne reste peut-être qu'à en informer le grand public.« Les gens n'ont qu'à demander aux organismes à qui ils donnent leurs vêtements ce qu'ils en font, et ils le leur diront », répond Robert Larue, directeur général du Centre de récupération et de recyclage du textile (Certex).Qui, à l'instar de Renaissance (organisme de réinsertion sociale et professionnelle qui gère six friperies) s'est lancé lui-même dans l'exportation des surplus.65 cents pour 100 livres de robes « Ce qu'on ne vend pas ici, on l'expédie là-bas, à coup de 57 000 livres », résume Jean Cayer, acheteur et agent de commercialisation de Renaissance.« Nous vendons les vêtements au poids, selon les commandes », indique pour sa part M.Larue.« On parle de qualité 1, 2 ou 3, dont le prix peut varier entre 2 cents et 2 $ la livre.C'est très complexe ! Les pays plus riches sont prêts à payer davantage pour la qualité, tandis que l'Inde ne nous donne presque rien.» Dans les faits, l'offre est aussi peu chère que variée.L'entreprise montréalaise BUC, dont le site Int e r n e t ( h t t p : / / home.talkcity.com/oceanblvd/ buccanada/) dit qu'elle exporte vêtements et chaussures usagées depuis 1970, annonce ainsi 100 livres de robes de coton pour dames à 0,65 $ US, 200 pantalons de coton pour hommes à 0,58 $ US ou encore 100 anoraks à 0,59 $ US.De quoi battre toutes les « ventes de garage » ! Au centre de tri de Certex, les vêtements destinés à l'exportation sont compressés sous 22 000 livres de pression, ce qui assure des fripes.fripées ! Une fois compressées, les fringues forment des ballots de 100 livres, « que les Africains appellent des téléviseurs, parce qu'ils sont très colorés », dit en riant M.Larue.Jean Cayer se rend quant à lui sur place pour surveiller l'arrivée de sa marchandise.« Je viens de rentrer du Bénin, du Togo et du Ghana où on a d'excellents clients, et cette tournée m'a impressionné », témoigne l'agent de commercialisation.« Voir des dames qui se mettent les ballots sur la tête et qui partent pour les vendre dans les villages, ça donne un sens à ce qu'on fait.» Le métier d'exportateur n'est pas de tout repos.« Depuis 1997, les récupérateurs ont constaté une baisse des prix sur les marchés internationaux », dit la Fiche d'information sur les textiles de Recyc- Québec (1998).« Plusieurs pays se font concurrence pour les mêmes marchés de revente de fripes.De plus, des problèmes de paiement dans certains pays d'Afrique et de l'ancienne URSS (.) font en sorte que la revente des fripes sur les marchés internationaux est de plus en plus difficile.» Moins cher d'exporter que de jeter Le message a été reçu par l'Armée du Salut et le Village des Valeurs, qui se contentent de fournir les exportateurs, sans expédier eux-mêmes leur marchandise outre- mer.« C'est un grand marché dans lequel nous n'avons pas d'expertise, et c'est pourquoi nous laissons d'autres s'en occuper », explique Nhung Nguyen, directrice générale de l'Armée du Salut, section Montréal et Ottawa.« La simple revente n'est par ailleurs pas très payante pour nous, les acheteurs ne nous donnant que 5 cents ou 6 cents la livre de vêtements », précise Charles Marois, directeur de la section québécoise du Village des Valeurs.« Cela reste cependant moins cher que de les envoyer aux ordures, où l'on nous charge 35 $ la tonne.» L'Afrique, une poubelle ?Et ça permet de s'épargner les critiques.« Alors que les marchands de textiles et de confection sont frappés de plein fouet de méventes implacables, les étals des fripes affichent une santé excellente », note ainsi la Panafrican News Agency (« Ruée sur les vêtements usagés au Congo-Brazzaville », 29 décembre 2000).Y a-t-il un lien entre le bonheur des uns (les exportateurs de vêtements usagés) et le malheur des autres (l'industrie locale du textile) ?Non, assurent les recycleurs.Texaid, un organisme suisse, a d'ailleurs demandé à l'Académie suisse pour le développement, de réaliser une étude sur le sujet.L'enquête, intitulée Vêtements usagés pour l'Afrique, tolérance sociale et degré d'acceptation dans la société « prouve que l'exportation de textiles et de chaussures usagées dans les pays en voie de développement est importante pour leur économie, dit Texaid.L'importation de vêtements usagés a atténué les effets des situations de crise, puisqu'elle a permis de réduire les dépenses consacrées à l'habillement et qu'elle a créé des perspectives positives en matières de revenus et d'emploi, dans le commerce et le secteur du retraitement.» Il n'en demeure pas moins que l'entreprise allemande R+S prend la peine de souligner, dans son site Internet (www.rs-textil.com), que « l'exportation se déroule d'une façon juste et honnête : les vêtements ne sont vendus que là où il en existe un vrai besoin, afin d'éviter d'endommager la production textile locale ».Un autre recycleur germanique, FWS, n'exporte que 10 % de sa marchandise dans les pays africains.« Une autolimitation volontaire », précise-t-on sur le site Internet de FWS (www.fws.de).Des initiatives que les recycleurs québécois semblent loin de vouloir imiter.« Le lobby des déchets est puissant et il tient à garder son marché », prévient Robert Larue.« Moi, je me dis qu'un enfant sur cinq est nu, et qu'il faut l'habiller ! N'est-il pas équitable que les Chinois, qui sont les plus gros producteurs de textiles au monde, mais qui ne peuvent se payer les vêtements qu'ils produisent, puissent au moins bénéficier de la post-consommation ?» « Nous pouvons être fiers des vêtements que nous envoyons : c'est du beau », assure pour sa part Jean Cayer.« Alors que l'Afrique a longtemps été considérée comme la poubelle du monde, aujourd'hui, une classe de gens d'affaires est en train de relever les critères des produits qui y sont exportés.Les vêtements usagés permettent aux gens de faire du commerce, d'établir des bases pour que dans 20 ou 30 ans, les choses commencent au moins à bouger.» Arrivée des vêtements en Afrique.Coup de pouce au développement ou poubelle pour Occidentaux ? 6LP2301A0420 A23 SAMEDI 6LP2301A0420 ZALLCALL 67 21:26:52 04/19/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 0 A V R I L 2 0 0 2 A 2 3 ITINÉRAIRE D'UN VIEUX T-SHIRT Le grand voyage desfripes MARIE ALLARD « MA FILLE DE 22 ans a 27 paires de souliers et elle trouve le moyen d'en emprunter d'autres à sa mère lors d'occasions spéciales ! » Robert Larue, directeur général du Centre de récupération et de recyclage du textile (Certex), situé dans l'arrondissement Saint-Hubert, n'est pas étonné d'avoir une Imelda Marcos en herbe dans sa famille.« Le Québécois moyen est fier, il a de l'argent, alors il achète beaucoup de chaussures, soit 3,5 paires par personne, par année », indique-t-il.La frugalité n'est pas non plus de mise au niveau des fringues, puisque d'après Recyc-Québec, ce même Québécois achète annuellement 23 kg de vêtements et d'autres produits textiles.Soit plus de 50 livres de t-shirts, de jeans, de chemises ou de chaussettes blanches, selon les cas.Comme si ce n'était pas assez, il met au rebut 21 kg de textiles chaque année, dont seul un petit pourcentage, 6,6 %, est récupéré (selon la Fiche d'information sur les textiles de Recyc-Québec, 1998).Pour que nos vieux vêtements échappent au triste sort de l'enfouissement, on les a longtemps donnés au bazar de la paroisse ou à l'Armée du Salut.Aujourd'hui, des organismes à but non lucratif comme Certex (dont la mission première est d'employer des personnes handicapées) et Renaissance (qui sert de centre de formation à l'emploi) attendent aussi les poches de vêtements d'occasion des particuliers.Quand ce n'est pas carrément l'entreprise commerciale qui reluque nos fonds de tiroirs, le Village des Valeurs en tête.« Nous sommes le magasin de détail qui connaît la plus grosse expansion, en ce moment », dit Charles Marois, directeur de la section québécoise du Village des Valeurs, dont les principaux fournisseurs sont des organismes à but non lucratif qui financent leurs activités grâce à la collecte et à la revente de fripes.« C'est à chacun de décider à qui il veut donner ses vêtements », fait remarquer Robert Larue.Le fabuleux destin de la robe de nuit jaune C'est une fois recueilli par le recycleur de notre choix que le morceau entame son long voyage.Prenons un cas concret.L'auteure de ces lignes a apporté au centre de tri de Certex (dont 72 % des 105 employés ont une maladie ou un handicap) une robe de nuit jaune, au coton un peu élimé.Quel sera le destin de notre nuisette fleurie ?Eh bien, après la collecte, qui se fait normalement par camion, vient le tri, qui se fait en plusieurs étapes chez Certex.Un premier employé, Alex, s'affaire à prendre de grandes brassées de linge et à les mettre sur un tapis roulant où deux de ses collègues, Martin et Daniel, font un examen sommaire.Sont alors enlevés du lot les articles contaminés par l'humidité, ainsi que le cuir et la fourrure.Ce qui reste de la marchandise (dont notre robe de nuit jaune) est hissé au premier étage du centre de tri, où plus d'une demi-douzaine d'employés sont chargés de répartir le butin en diverses catégories.Notre nuisette est rapidement happée par un employé, et jetée dans la chute réservée aux t-shirts de coton.Elle tombe un étage plus bas, en haut d'une montagne de cotonnades de toutes les couleurs.Il faut alors que notre « jaquette » jaune attende patiemment d'être chargée dans un chariot, puis poussée jusqu'à la table d'un dernier évaluateur.« Nous nous assurons que les articles n'ont ni trou, ni tache d'eau de Javel », explique Carole, une employée.Sous nos yeux, un mignon pantalon pour enfant de la compagnie Orage, troué au genou, a échoué au test de l'évaluatrice.Son sort ?Se faire transformer en guenille ou voir ses fibres être recyclées.Chez Certex, seul un tiers du volume reçu est réutilisé comme vêtement, les deux tiers restants étant transformés.Notre nuisette jaune n'ayant aucun défaut apparent, elle obtient sans difficulté son laissez-passer pour le réemploi.Une fois compressée avec ses semblables, elle sera vendue dans de gros ballots à un exportateur, puis vraisemblablement acheminée dans un pays du tiers-monde (voir notre texte de une).Seuls 2 % des vêtements qui passent par le centre de tri de Certex sont revendus à des friperies québécoises.« Le Québec est l'un des endroits où les critères vestimentaires sont les plus élevés », observe M.Larue.Quand « l'occase » est tendance De leur côté, les centres de tri de l'Armée du Salut, de Renaissance ou du Village des Valeurs sont plutôt là pour dénicher des perles qui seront vendues dans leurs magasins de la métropole ou d'ailleurs au Québec.« Il reste que nous ne gardons que la marchandise qui n'a aucun défaut », précise Jean- Claude Pellerin, gérant du magasin Fripe-Prix Renaissance de Pointeaux- Trembles.« Les gens s'imaginent qu'ils peuvent tout donner, même leurs vêtements sales ou troués, aux pauvres d'ici », fait remarquer Nhung Nguyen, directrice générale de l'Armée du Salut, section Montréal et Ottawa.« Or, ce n'est pas le cas.Ce qui n'est pas en bonne condition ne trouvera pas preneur au Québec.» La raison en est simple : dans notre société, la surabondance est telle qu'une personne démunie a à sa disposition des tonnes de vêtements usagés en excellent état.Dans ce cas, pourquoi débourserait- elle pour un t-shirt jauni aux aisselles ou un veston déchiré ?Il n'y a par ailleurs pas que les nécessiteux qui fréquentent les magasins dits d'économie.« Les mentalités ont changé énormément depuis cinq ans », indique Jean- Claude Pellerin, qui a travaillé pour le Village des Valeurs avant de se joindre à l'équipe de Renaissance.« Avant, les gens qui venaient dans nos magasins avaient honte de le faire ; ils ne voulaient pas nous parler, de peur qu'on les identifie.Au contraire, aujourd'hui, ils sont contents de dire qu'ils ont payé leur morceau Tommy Hilfiger 10 $ à la friperie, et non pas 200 $ dans une boutique.C'est devenu une mode de faire de bons achats.» Le Village des Valeurs, qui est implanté partout au Canada, mais aussi aux États-Unis et en Australie, a su exploiter cette nouvelle tendance.« La compagnie double le nombre de ses succursales tous les cinq ans », souligne Charles Marois.Son secret ?« Changer régulièrement la marchandise et n'offrir que des vêtements de grande qualité.Nous devons être conscients du fait que les chaînes comme Wal-Mart, Zellers ou Winners, qui vendent des vêtements neufs à très bas prix, nous font plus de compétition qu'auparavant.» Le résultat, c'est qu'au bout de quatre ou cinq semaines de sursis, la marchandise est retirée des tablettes des friperies québécoises.Chez Renaissance, ce sont 50 % des articles qui ne trouvent pas preneur.Le destin les emmène alors sur le chemin de l'exportation ou de la transformation, une histoire que vous pouvez lire dans le texte principal de ce dossier.Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Garde ou jette ?Chez Certex, on s'assure que les vêtements sont en bon état avant de leur donner une seconde vie.Portrait de cinq recycleurs L'Armée du Salut L'Armée du Salut est un mouvement international qui se rattache à la branche évangélique de l'Église chrétienne.Recycle les vêtements des Montréalais depuis environ 50 ans Reçoit 2 millions de livres (900 000 kg) de vêtements par année dans la région montréalaise, par ses 18 cloches de dons.Garde 25 % de ces vêtements pour les vendre dans ses huit magasins ou les donner aux démunis.Revend les surplus et les invendus à différents acheteurs.Se sert des profits pour financer ses activités.Certex (Centre de récupération et de recyclage du textile) Organisme à but non lucratif fondé en 1992, dont la mission première est d'être un centre de travail adapté pour handicapés.Son nouveau centre de tri de Longueuil (arrondissement Saint-Hubert) peut traiter 10 000 tonnes (22 millions de livres) de vêtements par an.Vend un tiers de son volume pour du réemploi, deux tiers pour de la tr>cs ansformation.Se sert des profits pour financer ses activités.La Fondation québécoise de la déficience intellectuelle Organisme à but non lucratif fondé en 1988.Récupère environ 1 150 000 pieds cubes (39 404 m3) de vêtements par année, auprès de particuliers qu'elle sollicite par téléphone.Tous les vêtements amassés sont vendus au Village des Valeurs ; il s'agit de l'unique moyen de financement (avec la revente de meubles et d'articles de maison usagés) de la Fondation.Renaissance Organisme à but non lucratif fondé en 1994.Vise la réinsertion sociale et professionnelle ainsi que la préservation de l'environnement Récupère 1,5 million de livres (680 000 livres) de vêtements par année, grâce à la collecte à domicile et à 75 boîtes de don.Garde 60 % de ces dons pour les vendre dans ses six magasins Fripe-Prix Renaissance.Exporte lui-même une partie de ses surplus et invendus dans les pays du tiers-monde.Se sert des profits pour financer ses activités.Le Village des Valeurs Entreprise commerciale implantée au Québec depuis 1998.A trois principaux fournisseurs : l'Entraide diabétique du Québec, l'Association des Grands Frères et Grandes Soeurs de Montréal et la Fondation québécoise de la déficience intellectuelle.Garde environ 5000 (62,5 %) des 8000 articles qu'elle reçoit chaque semaine, dans chacune de ses 12 succursales québécoises.Revend à des acheteurs québécois et ontariens ses surplus et ses invendus.Marie Allard 6LP2401A0420 A24SAMEDI 6LP2401A0420 ZALLCALL 67 20:32:54 04/19/02 B A 2 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 0 A V R I L 2 0 0 2 ITINÉRAIRE D'UN VIEUX T-SHIRT Les vêtements usagés vont en majorité aux ordures MARIE ALLARD À Trois-Rivières, Christian Girardeau, père de quatre enfants, a pris l'habitude de passer devant l'Armée du Salut les soirs de collecte d'ordures.Pourquoi ?Pour ramasser les sacs verts qui sont mis au chemin, pleins de vêtements.C'est ce qu'a révélé Le Nouvelliste, le 24 août dernier.De vieux vêtements à la poubelle en 2002, est-ce surprenant ?Pas tant que ça, quand on sait que des 166 000 tonnes de textiles dont se débarrassent chaque année les Québécois, seules 17 000 tonnes ont été récupérées en 2000 (selon le Bilan 2000 de la gestion des matières résiduelles de Recyc-Québec).« Les textiles occupent un volume non négligeable dans les lieux d'enfouissement », reconnaît le ministère de l'Environnement du Québec, dans son Plan d'action québécois sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008.« Les difficultés d'approvisionnement, le très grand nombre d'intervenants sur le terrain et le besoin d'une plus grande cohésion entre ces derniers constituent les principaux obstacles au développement de l'industrie de la récupération et du recyclage du textile », précise Recyc-Québec, dans son rapport annuel 1996-1997.Est-ce inquiétant ?Pas selon le ministère de l'Environnement.« La gestion traditionnelle par enfouissement ou incinération des résidus de textiles ne cause pas de problème particulier à l'environnement », peut-on lire dans son Bilan 2000.L'enfouissement problématique?Voilà qui fait bondir Robert Larue, directeur général du Centre de récupération et de recyclage du textile (Certex).« Il y a urgence : les lieux d'enfouissement sont presque pleins ! » s'exclame-t-il.« Au Québec, on ne fait pas d'effort pour se demander si ce dont on ne veut plus est un déchet, ou une matière recyclable.Résultat : on jette carrément l'économie à la poubelle.» Les entreprises ne doivent-elles pas débourser pour faire enfouir le textile ?« Oui, mais on leur demande 25 $ ou 30 $ la tonne, ce qui est nettement insuffisant », affirme M.Larue, qui rêve au jour où la récupération des textiles sera obligatoire pour les municipalités et les industries.Quelques nouvelles sont pourtant réjouissantes.« Depuis 2000, il y a eu une importante consolidation des organismes qui font la récupération des textiles », note Johanne Riverin, vice-présidente aux affaires institutionnelles et aux communications de Recyc- Québec.« Plus encore, entre 1998 et 2000, la quantité de textile récupérée est passée de 11 000 tonnes à 17 000 tonnes, soit une augmentation de 55 % », indique Mme Riverin.Pas de quoi battre le record établi en 1992 (22 000 tonnes de textile récupérés !), mais assez pour remonter tranquillement la pente, peuton espérer.Quelques faits.> Les textiles représentent 2 % de l'ensemble des résidus générés par les citoyens, soient environ 166 000 tonnes métriques par an.> 80 % du marché des matières textiles est occupé par des fibres synthétiques (polyester, lycra, nylon, polar, etc.) dérivées du pétrole.> Le coton, la laine et les autres fibres naturelles se partagent les 20 % qui restent.> Si le vêtement est trop endommagé pour être reporté, il est recyclé, c'est à dire qu'il est coupé en chiffons ou effiloché (pour servir de rembourrage ou d'isolant thermique ou acoustique).> Le Plan d'action sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008 prévoit un soutien gouvernemental de près de 6 millions de dollars par année, pendant cinq ans, aux entreprises d'économie sociale oeuvrant dans le créneau de la gestion des résidus (dont le textile).Source : Le Plan d'action québécois sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008 d'Environnement Québec et Recyc- Québec.Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Robert Larue NP0431602 Copyright 2002.Sears Canada Inc.rabais 35% Sacs à main de grandes marques À l'exclusion des modèles Guess et Nine WestMD.rabais 10$ Montres TimexMD IronmanMD et ExpeditionMC à prix ordinaires rabais 30% Shorts à prix ordinaires pour enfants, en tailles 2-18 À l'exclusion des articles Wardrobe EssentialsMD dont le prix se termine par 47 ¢ ou 97 ¢ rabais 30% Pantoufles à prix ordinaires pour hommes et femmes rabais 60% Tous les bagages de fins de série rabais 40% Vêtements de sport R & RMD Sport à prix ordinaires pour hommes À l'exclusion des articles dont le prix se termine par 97 ¢ maintenant 499 ch.ou paq.Serviettes HanesMD en coton Serviette de bain, paquet de 2 serviettes de toilette ou paquet de 4 débarbouillettes.Après le 21 avril.6,99.Pas de bons de garantie-réclame rabais 60% Sac de couchage HillaryMD à bourre 4 lb N° 40022.Rég.Sears 89,99.35,99 Articles de sport dans certains magasins seulement rabais 50% Abris 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Un jour seulement, le dimanche 21 avril 2002 dans la limite des stocks.Certains articles ont peut-être été soldés au cours de la semaine dernière.Achats sur place seulement.Les rabais ne peuvent être combinés à aucune autre offre.Le choix varie suivant le magasin 50% Toutes les parures de lit à prix de liquidation Comprennent douillette, juponnage, ensemble de draps et couvre-oreiller(s).Les ensembles de draps comprennent 1 drap plat.1 drap-housse et taie(s).Dans la limite des stocks.Pas de bons de garantie-réclame épargnez de plus 3039418A 6LP2501A0420 A25 SAMEDI 6LP2501A0420 ZALLCALL 67 19:51:50 04/19/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 20 AVRIL 2002 A25 Agence France-Presse GENÈVE \u2014 Une cinquantaine de lacs de l'Himalaya risquent de déborder d'ici cinq à 10 ans et d'inonder les vallées en aval, menaçant la vie de dizaines de milliers de personnes, a indiqué mardi à Genève le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).Les températures de la région sont en telle hausse que la fonte des glaciers qui alimentent les lacs de cette région s'accélère, souligne une étude scientifique réalisée par le PNUE et le Centre international de mise en valeur intégrée des montagnes (ICIMOD).Au Népal et au Bhoutan, 44 lacs risquent ainsi de déborder, indique cette étude.« Nous lançons un avertissement », a indiqué mardi Klaus Toepfer, directeur général du PNUE, au cours d'une conférence de presse à Genève.« Nous sommes ouverts à tous les développements scientifiques, mais en ce moment, nous avons la conviction que les changements climatiques sont réels.Ce n'est pas un pronostic, c'est un fait », a-t-il dit, précisant que le temps de l'action était venu.« Nos études indiquent que 20 lacs glaciaires au Népal et 24 au Bhoutan sont devenus potentiellement dangereux en raison des changements climatiques », a commenté Surenda Shrestha, coordinateur du PNUE pour l'Asie en matière d'alerte rapide.« Tout indique que, si aucune mesure urgente n'intervient, n'importe lequel d'entre eux pourrait déborder dans un délai de cinq à 10 ans, avec des résultats catastrophiques sur les populations et les biens, sur des centaines de kilomètres en aval », a-t-il dit.« Ces lacs se trouvent à des altitudes moyennes de 4000 m et si l'eau se déverse, elle prend de la vitesse, charrie des débris et emporte tout sur son passage », a-t-il ajouté.Actuellement des travaux sont en cours pour faire baisser le niveau d'eau du lac Tsho Rolpa qui alimente les vallées de Rolwaling et Tama Koshi, dans le district de Dolakha au Népal.La fonte d'un glacier voisin a gonflé le lac dont la superficie a été multipliée par six depuis la fin des années 1950.Un réseau ultramoderne de communications par capteurs et sirènes relie désormais le lac aux villages que les crues menacent.En outre, des travaux de génie civil sont en cours pour diminuer le niveau du lac d'une trentaine de mètres.Les experts estiment qu'il faudrait faire d'urgence des travaux similaires sur les autres lacs glaciaires de l'Himalaya pour prévenir toute catastrophe.D'autres pays sont intéressés par des études similaires, dont la Chine, le Pakistan et l'Inde.Plusieurs lacs de l'Himalaya risquent de déborder FORT PROBABLEMENT QUE NON.LE CERTIFICAT DE NAISSANCE EST NOTAMMENT UTILISÉ POUR Demander un passeport Réclamer vos allocations de retraite Obtenir un permis de conduire Inscrire votre enfant à l'école primaire ou secondaire Vous inscrire au cégep ou à l'université Le baptistaire n'est plus accepté par les bureaux des passeports canadiens.SOYEZ PRÉVOYANT! Procurez-vous le tout nouveau formulaire à l'un des bureaux du Directeur de l'état civil, dans les bureaux de Communication- Québec, dans les CLSC, dans les palais de justice et dans les caisses Desjardins.Vous pouvez aussi en imprimer une copie en visitant notre site Internet.Votre identité est précieuse.Il faut AGIR pour la protéger.Québec: (418) 643-3900, Montréal : (514) 864-3900 Ailleurs au Québec: 1 800 567-3900 www.etatcivil.gouv.qc.ca Et c'est normal.Cependant, le Directeur de l'état civil, lui, doit pouvoir identifier les personnes à qui il délivre des documents aussi importants que les certificats de naissance, de mariage et de décès.Voilà pourquoi de nouvelles mesures de sécurité ont été mises en place.TROIS CHOSES SONT À RETENIR : 1) La délivrance d'un certificat est restreinte aux personnes mentionnées à l'acte ou ayant un intérêt.2) L'identification au moyen de deux documents, dont l'un contient une photo, est obligatoire pour obtenir un certificat.3) Les demandes de traitement accéléré sont réservées à des situations particulières seulement.C O N N A I SS E Z-V O U S CETTE PERSONNE ?3038298A 81 centrales électriques tuent 6000 Américains par an Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 La pollution produite par 81 centrales électriques provoque chaque année la mort prématurée de près de 6000 personnes dans le sud et le centreest des États-Unis, selon une étude réalisée pour le Rockefeller Family Fund et publiée jeudi.Cette pollution induit par ailleurs à 140 000 attaques d'asthme et 14 000 cas de bronchite aiguë par an, ajoute l'étude de la société Abt Associates, un consultant du gouvernement pour la qualité de l'air.Les sociétés dont dépendent ces centrales sont American Electric Power, Cinergy, Duke, Dynergy, First Energy, SIGECO, Southern Company et la Tennessee Valley Authority.Elles avaient été accusées en 1999 et 2000 par le département de la Justice de violation des normes gouvernementales pour la qualité de l'air, rappelle la fondation Rockefeller.« Ce rapport montre comment l'incapacité de l'administration (du président George W.Bush à faire respecter ces normes constitue une sérieuse menace pour la santé publique », souligne dans un communiqué Eric Schaeffer, un ancien responsable de l'Agence fédérale pour la protection de l'environnement (EPA) qui avait démissionné le mois dernier, en désaccord avec la Maison-Blanche.Déforestation: le monde divisé sur les moyens de lutte Agence France-Presse LA HAYE \u2014 Les ministres de l'Environnement de la planète jugent « alarmante » la disparition des ressources naturelles du globe, mais sont très divisés sur les actions concrètes à entreprendre pour préserver les forêts qui hébergent une grande partie des espèces d'animaux et de plantes dont l'humanité a besoin pour sa survie.Réunis à La Haye dans le cadre d'une conférence de l'ONU sur la « biodiversité », ils n'avaient pas réussi à se mettre d'accord jeudi soir, alors que la fin de leurs assises avait officiellement sonné, sur un « programme d'action » international pour sauver les forêts tropicales, menacées notamment par les coupes illégales de bois.D'après des sources concordantes, la déclaration ministérielle risquait de supprimer toute référence explicite aux forêts « primaires », des espaces vierges ou relativement intacts situés surtout dans les régions tropicales.Et il était tout sauf certain jeudi soir que les délégations se mettraient finalement d'accord sur la création d'un groupe de travail chargé d'impulser des actions prioritaires contre la déforestation et le commerce illégal du bois.À défaut d'engagements précis de la communauté internationale, le segment ministériel de la conférence de l'ONU aura permis quelques annonces au plan bilatéral.La France et l'Allemagne ont ainsi lancé mercredi une initiative commune pour préserver les forêts du Bassin du Congo.De son côté, la Grande-Bretagne s'est engagée, dans un accord signé jeudi à Londres avec l'Indonésie, à ne plus importer de ce pays du bois coupé illégalement.Les 125 ministres, qui s'étaient retrouvés mercredi à La Haye, étaient venus épauler leurs fonctionnaires qui discutent du suivi de la Convention sur la biodiversité du 7 au 19 avril.La Convention, signée au sommet de Rio (1992) est entrée en vigueur en 1993. 6LP2602A0420 a26 20 avril 6LP2602A0420 ZALLCALL 67 23:28:01 04/19/02 B A26 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 20 AVRIL 2002 6DU2701A0420 SAMEDI 6DU2701A0420 ZALLCALL 67 18:30:52 04/19/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 20 AVRIL 2002 A27 6LP2801A0420 SAMEDI 6LP2801A0420 ZALLCALL 67 19:37:54 04/19/02 B A28 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 20 AVRIL 2002 Le sushi américain à l'assaut du Japon d'après le New York Times TOKYO \u2014 Yoko Shibata, qui est japonaise, ne s'attendait pas à subir un tel choc culturel quand, il y a une dizaine d'années, elle a vu pour la première fois à Chicago de bruyants clients américains dans un restaurant manger des sushis en criant et en buvant des cocktails.La surprise de Mme Shibata n'a fait qu'augmenter lorsqu'elle a vu les commandes spéciales des clients réguliers de ce restaurant de sushi : plats combinés d'anguille, de concombre et de fromage à la crème, ou oeufs de poisson volant, piment rouge et mayonnaise.Mais revenue de sa surprise et après avoir vu Starbucks vendre des cafés aux Italiens et des cabernets californiens arroser les tables européennes, Mme Shibata a décidé d'exporter à Tokyo ce sushi à l'américaine.L'an dernier, elle y a ouvert un restaurant appelé Rainbow Roll Sushi.Et en dépit des difficultés économiques qui assaillent le Japon, les Japonais adorent son resto et les affaires prospèrent.Mme Shibata est devenue l'une des pionnières d'un croisement culinaire qui a récemment fait surgir plusieurs restaurants novateurs de sushi à Tokyo, particulièrement dans des quartiers huppés comme Azabujuban, où les jeunes professionnels cosmopolites se rassemblent.Ce retour foudroyant vers l'outre- Pacifique d'influences américaines et autres est d'autant plus remarquable que le sushi constituait en soi l'une des plus exotiques greffes nippones en Occident.Le décor du Rainbow, tout autant que son menu, reflète ce métissage mondial.Au Japon, les restaurants traditionnels de sushi, en particulier les restaurants haut de gamme, font montre d'une austérité très zen, sobrement rehaussée d'éléments de cèdre.Tout sauf banal Le Rainbow Roll Sushi, lui, a des murs tapissés et un long comptoir en marbre.Le jour, on entend de la musique hawaïenne, le soir, d'entraînants rythmes latins.Au Central Mikunis, un autre florissant resto de sushi nouveau genre situé près de la gare de Tokyo, le décor opulent marie Renaissance européenne et style contemporain de Los Angeles avec ses plafonds en voûte peints et ses murs recouverts d'aluminium brossé.Les mets au Central Mikunis sont servis sur un tapis roulant qui contourne la table, mettant ainsi toutes sortes de mets délicats à la portée de la main.Comme au Rainbow Roll Sushi, le menu s'écarte des traditions.Une des spécialités du Mikunis, par exemple, est un sandwich au sushi dans des croissants minuscules.Le Rainbow Roll a beaucoup de succès avec des clients aisés, cosmopolites, dans la trentaine, mais attire aussi des femmes au foyer curieuses.Le restaurant, cependant, est rarement fréquenté par des hommes âgés de plus de 40 ans, sauf s'ils y ont été emmenés de force par leurs enfants ou leurs copines.« Dans un restaurant japonais de sushi traditionnel, les gens doivent se lever de table et quitter les lieux une fois le repas terminé », dit Kinuko Sawayama, 23 ans, une de deux élégantes étudiantes d'université attablées au Rainbow Roll à l'heure du lunch.« Ici, il y a des divans et des fauteuils confortables, et beaucoup d'ambiance en soirée.« L'internationalisation du Japon se manifeste vraiment dans des endroits comme celui-ci, dit son amie Lisa Yanagisawa, aussi âgée de 23 ans.Et avec ces délicieuses combinaisons de saveurs, les jeunes, comme moi, voient d'un autre oeil la cuisine japonaise.» Traditions et ouverture De nombreux chefs sushi dédaignent ces nouvelles recettes et s'accrochent aux traditions.« Je ne suis pas en mesure de commenter, car chaque maître du sushi est différent, dit Shigeo Mori, le célèbre chef cuisinier qui dirige le syndicat japonais des chefs de sushi.Certains d'entre nous acceptent ces importations, mais d'autres ne les considèrent même pas comme du sushi.» Au fond, l'épanouissement de nouvelles formes dans l'un des domaines les plus prestigieux et traditionnels de la cuisine japonaise reflète les tensions entre deux traits profonds, mais apparemment contradictoires, de la culture japonaise : un attachement quasi religieux à des pratiques hautement ritualisées et un accueil chaleureux aux tendances venues d'ailleurs.Selon des experts, les consommateurs ne l'ont peut-être pas perçu, mais les méthodes de préparation du sushi ont bel et bien changé au cours des siècles.De nos jours, par exemple, le thon, gras et succulent, est tellement populaire dans la cuisine du sushi que pour la majorité des Japonais, manger du sushi signifie manger du thon.Or, selon M.Yanagihara, ce poisson n'était pas du tout populaire il y a un peu plus d'un siècle.« Depuis la Seconde Guerre mondiale, nos goûts et nos façons de cuisiner on changé de plus en plus rapidement, dit-il.Si l'on compare les mets d'aujourd'hui à ceux des années 1970, nous utilisons probablement deux fois plus de gras.De plus en plus, les jeunes veulent des plats gras.C'est pourquoi les cuisines étrangères sont à la mode.» Photo AFP Après une première offensive alimentaire lancée par Mc Donald's, voilà que les États-Unis attaquent les Japonais sur leur propre terrain en leur proposant des sushis à la mode américaine.Profitez du plus vaste réseau Internet mobile en Amérique du Nord.Offre de lancement 50$ par mois Directement de votre ordinateur portatif grâce à la nouvelle carte PC Fido Vous n'avez qu'à insérer la carte PC Fido dans votre ordinateur portatif et 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Pas de doute possible, les Français ont pris ce conseil au pied de la lettre, quitte à en abuser.Ils ont grandi de 10 centimètres en moins d'un siècle nous disent les statistiques officielles ! Et ce phénomène s'accélère.À titre indicatif, les hommes mesuraient en moyenne 1,70 m en 1950 puis 1,76 m dans les années 1990.Pendant la même période les filles ont pris, quant à elles, trois centimètres.Résultat des courses, les vêtements sont inadaptés.Et pour cause, les tailles sont inchangées depuis 1966.Les pantalons, par exemple, sont soit trop courts, soit trop larges.Pour répondre aux demandes des consommateurs, l'Institut français du textile et de l'habillement (IFTH) a décidé de lancer une grande campagne visant à remesurer les Français.Loin d'être une mince (ou petite !) affaire, cette étude devrait prendre une année entière et démarrera à l'automne 2002.Mais comment s'y prend-on pour faire le tour du Français moyen ?Tout simplement en utilisant une machine révolutionnaire le « body scanner ».Cette cabine d'essayage est équipée de caméras mobiles qui filment en trois dimensions.En huit secondes, le corps est (virtuellement) découpé en tranches ce qui permet, par la suite, de reconstituer les morphologies.Ces cabines vont être installées dans les centres commerciaux et les lieux de loisirs par les responsables de l'étude de l'Institut.Elles mesureront gratuitement les volontaires qui veulent bien se prêter au jeu.Les organisateurs de la recherche prévoient en installer quelques-unes à proximité des plages.Ils sont convaincus qu'il sera plus facile d'avoir des candidats s'ils n'ont pas à faire l'effort de se déshabiller.Ce type d'enquête a d'ores et déjà été réalisé en Finlande et en Allemagne.On envisage de s'intéresser aussi à l'Espagne puis à la Grèce.Il serait même possible à terme d'uniformiser les différentes tailles à travers la communauté européenne.Projet utopique ?Mettez un Portugais et un Suédois côte à côte.Il n'y a pas que pour s'habiller que les grands ont des difficultés.Voyager, se meubler, se chausser.Comme le chantait Jacques Dutronc « Tout est mini dans notre vie ! » Du coup les grands doivent, entre autres, voyager en classe affaire dans les avions, choisir les salles de cinéma les plus récentes.Face à ces nombreuses contraintes une association « Altitude » a vu le jour pour aider les femmes de grandes tailles dans leur quotidien et créer un réseau d'entre aide.Catherine, 28 ans, explique au magazine français Marie-France : « Quand on a des grands pieds, on est souvent obligé d'aller dans les magasins de chaussures pour travestis.On peut alors dire au revoir aux escarpins ! » Des revendications qui n'ont pas échappé à l'AFNOR (Association française des normalisation).Aussi ont-ils décidé de se pencher sur les différents standards de la vie quotidienne.Les bureaux, les lits, les cuisines, tout mériterait d'être réadapté.Certaines marques profitent de cette évolution.Ainsi la marque suédoise IKEA connaît un succès grandissant en France.Leurs cuisines surélevées et leurs lits de deux mètres de long sont pris d'assaut par tous les grands gaillards français qui ont fait des overdoses de soupe.3039908 6LP3002A0420 SAMEDI 6LP3002A0420 ZALLCALL 67 23:49:54 04/19/02 B A30 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 20 AVRIL 2002 Photo AFP George Blake, aujourd'hui octogénaire, reprend du service en donnant des cours aux collaborateurs du FSB (ex-KGB).George Blake, prof d'espionnage en Russie Agence France-Presse MOSCOU \u2014 Le célèbre espion soviétique George Blake, aujourd'hui octogénaire, reprend du service en donnant des cours aux collaborateurs du FSB (ex-KGB) à Voronej, a annoncé mardi le service de presse local des services spéciaux russes, cité par Ria-Novosti.Fils d'un Juif espagnol naturalisé britannique et d'une Hollandaise, élevé au Caire, ancien résistant aux Pays-Bas, puis officier de la marine britannique avant de devenir espion de Sa Gracieuse Majesté et de la trahir pour le compte du KGB alors qu'il était prisonnier en Corée du Nord, George Blake est l'une des célébrités de la guerre de l'ombre, avec les autres agents britanniques du KGB, Kim Philby ou Guy Burgess.Il a notamment informé Moscou de l'existence d'un tunnel creusé à Berlin par les Britanniques et les Américains et permettant d'écouter les communications téléphoniques des Soviétiques.Il a aussi donné aux Russes les noms de nombreux agents occidentaux.Condamné à 42 ans de réclusion, il s'est échappé d'une prison britannique en octobre 1966, aidé par deux pacifistes et, caché dans une camionnette, a gagné Berlin-Est, puis l'URSS où il a pu arborer \u2014 certes, bien à l'écart des salons moscovites \u2014 l'Ordre de Lénine et d'autres décorations soviétiques reçues pour services rendus.Il a épousé une Russe en 1968.Consultant des services de renseignement russe, il a enseigné à l'Institut de l'économie mondiale et des relations internationales à Moscou.Pour sa part, George Blake a déclaré mercredi qu'il « ne regrettait rien ».Il s'est dit « totalement heureux », en ajoutant que « dans les mêmes conditions, j'aurais fait la même chose ».Aujourd'hui, il continue à penser que « l'idéal communiste a toujours une perspective d'avenir », mais « il faut que passent plusieurs générations ».Certes, il aurait aimé se rendre en Grande-Bretagne, où vivent ses trois fils d'un premier mariage (il en a eu un quatrième avec sa femme russe), mais il y risque toujours la prison.Parlant russe avec un fort accent étranger, l'ancien agent double a évoqué ses souvenirs de ce qui est pour lui l'époque héroïque des années 50, tout en reconnaissant que le renseignement est devenu plus difficile pour Moscou depuis l'effondrement de l'idéologie communiste et de l'Union soviétique.Retraçant les débuts de son travail pour le KGB, Blake a dit son admiration pour le professionnalisme de son premier officier traitant, résident des services spéciaux soviétiques à Londres, dont il n'a pas donné le nom.« Ses fonctions étaient connues des Américains et des Britanniques, mais il était impossible de le coincer », a-t-il affirmé.ANIMAUX 30,48$ 4JOURS 3LIGNES En prime, votre annonce sur cyberpresse.ca ACURA vos concessionnaires 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Jacqueline Beer, possède près de la ville d'Alassio, sur la côte méditerranéenne, a précisé la famille.Les funérailles seront intégralement prises en charge par l'État norvégien.Thor Heyerdahl doit essentiellement sa renommée à l'expédition du Kon-Tiki, qu'il avait dirigée en 1947.Accompagné de cinq hommes, il avait traversé l'océan Pacifique, reliant le Pérou à la Polynésie, en 101 jours à bord d'un radeau de balsa baptisé Kon-Tiki, du nom d'un dieu solaire sud-américain.L'objectif était de prouver que les îles polynésiennes étaient habitées par des peuplades venues d'Amérique du Sud et pas seulement d'Asie du Sud-Est.Le film de la traversée de 8000 km lui avait valu un Oscar et son livre racontant l'expédition a été traduit en 67 langues.La prison à vie pour un trafiquant d'ivoire Agence France-Press PÉKIN \u2014 Un homme d'affaires de Hong Kong a été condamné en première instance à la prison à vie pour avoir introduit illégalement en Chine 295 défenses d'élephant pour un montant de plus de 73 millions de yuans (8,8 millions $), a rapporté hier un journal local.Liu Huasheng avait, avec l'aide des deux complices, voulu faire entrer par le port de Qingdao, dans l'est du pays, des défenses d'éléphants africains dissimulées dans une cargaison de bois pour le compte d'une société d'artisanat chinois n'existant que sur le papier, selon le Qilu Wanbao.L'affaire avait finalement mal tourné pour les trois hommes lorsque leur conteneur avait été inspecté par les douanes de Qingdao le 16 mai 2001, provoquant leur arrestation.Le journal ajoute que les deux complices de M.Liu ont également été condamnés, mais ne précise pas leurs sentences. 6LP3101A0420 a31 20 avril 6LP3101A0420 ZALLCALL 67 17:10:11 04/19/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 20 AVRIL 2002 A31 6LP3201A0420 SAMEDI 6LP3201A0420 ZALLCALL 67 19:29:57 04/19/02 B A32 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 20 AVRIL 2002 RWANDA Les chansons du génocide d'après le New York Times Simon Bikindi est un des musiciens les plus célèbres du Rwanda.L'été dernier, il est devenu un de ses accusés de crimes de guerre les plus connus.Arrêté en juillet 2001 dans un centre pour réfugiés dans les Pays- Bas, M.Bikindi vient d'être extradé vers la Tanzanie, où siège un tribunal sur les crimes de guerre au Rwanda.De quoi l'accuse-t-on?D'avoir, par ses chansons, incité ses concitoyens au génocide.Aujourd'hui âgé de 47 ans, Simon Bikindi était un musicien prodige enfant.Quand il avait 22 ans, le ministère de la Jeunesse et des Sports l'a embauché et il organisa à ce titre toutes sortes de spectacles de danses et de chansons pour les dignitaires en visite, y compris le pape.Il est devenu ainsi un compositeur populaire.Selon un représentant des Nations unies, il serait «le Michael Jackson du Rwanda».Son style combine les vieilles chansons folkloriques avec des idées et des rythmes modernes.Il a composé de puissants raps prononcés sur fond de mélodies traditionnelles dans un mélange de français, d'anglais et de Kinyarwandan.L'invasion de 1990 En 1990, l'armée du Front patriotique du Rwanda (FPR), dirigée par des Tutsis, a envahi le Rwanda à partir de l'Ouganda, occupant rapidement des territoires dans le nord du pays.Durant les quatre années suivantes, le FPR a poursuivi sa guérilla, ponctuée de massacres sporadiques de Hutus, et s'est lentement avancée vers la capitale, Kigali.L'invasion a eu pour effet de radicaliser l'Akazu, un corps d'élite hutu dans l'entourage du président Juvénal Habyarimana.Le point de vue Akazu est devenu rapidement la politique officielle du gouvernement: tous les Tutsis étaient devenus des agents du FPR et devaient être éliminés.C'est dans ce contexte qu'ont commencé à évoluer les chansons du meneur de claque gouvernemental, de ce chanteur qui avait célébré l'amour du mariage, le lac Kivu et la beauté des volcans du Virunga.Les deux chansons mentionnées dans l'acte d'accusation de M.Bikindi, qui ont mené à son accusation d'incitation au génocide, sont Bene Sebahinzi (les fils du père des cultivateurs) et Nanga Abahutu (Je hais ces Hutus).Cette dernière, composée en 1992, est la plus troublante.Il ne mentionne jamais les Tutsis comme tel mais il attaque les Hutus qui se désolidarisent: «Je hais ces Hutus, ces Hutus dé-hutuisés, qui ont renoncé à leur identité, chers camarades.Je hais ces Hutus, ces Hutus qui marchent aveuglément, comme des imbéciles.Ces espèces de Hutus naïfs qui embrassent une guerre sans en connaître la cause.Je hais ces Hutus qui peuvent être amenés à tuer et qui, je vous le jure, tuent des Hutus, chers camarades.Et si je les hais, c'est tant mieux.» «Pour un Rwandais, il est facile de comprendre la virulence du texte, dit Ephrem Rugiririza, un journaliste hutu.Renoncer à son identité signifie épouser un Tutsi et les Hutus naïfs évoquent un colonel d'armée qui est passé dans le camp des envahisseurs avec ses troupes.» Toujours un sens implicite Selon Alison Des Forges, principale spécialiste du Rwanda pour l'organisation Human Rights Watch, les chansons de Bikindi sont subtiles, combinant poésie et références obliques.«Il y a un proverbe rwandais qui dit: Un message est donné au grand nombre, mais ceux par qui le message doit être compris, comprennent.Il y a toujours un sens implicite au Rwanda.Vous n'avez pas besoin de recourir à un langage brutal.Les gens comprennent.» Quand le génocide rwandais a commencé en avril 1994, M.Bikindi était en Europe mais sa voix dominait la radio Mille Collines, qui dénombrait les cadavres comme on donne les statistiques de météo et exhortait les escadrons de la mort à se rendre aux villages où «le travail » ne progressait pas assez rapidement.Cette station a fait jouer la musique de Bikindi sans arrêt durant la tuerie de 100 jours.Au Rwanda, presque personne ne lit les journaux ou ne possède de téléviseur.La radio est reine.Selon des témoins oculaires, plusieurs des tueurs chantaient les chansons de M.Bikindi en massacrant des Tutsis.Photo REUTERS Quelque 800 000 Tutsis ont été massacrés en 1994 par leur compatriotes hutus extrémistes.ÉVADEZ-VOUS AU QUÉBECET ENONTARIO! 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marques de commerce de Sprint Communications Company L.P.utilisées sous licence par Sprint Canada Inc.© Sprint Canada Inc., 2002.3038880A 6LP3401A0420 a34 samedi 6LP3401A0420 ZALLCALL 67 19:16:05 04/19/02 B A34 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 20 AVRIL 2002 Du baseball comme expérience culturelle Le Musée d'histoire naturelle de New York fait l'anthropologie du sport national des États-Unis Associated Press NEW YORK \u2014 Le baseball n'est pas qu'une affaire de frappeurs, de lanceurs, de receveurs, ou d'hommes qui font tout leur possible pour courir autour d'un losange dessiné sur le sol plus vite qu'une balle.Le baseball, c'est aussi une expérience culturelle.C'est du moins ce que soutient le Musée américain d'histoire naturelle de New York, qui présente l'exposition Baseball in America jusqu'au 18 août.Par la suite, l'exposition entamera un périple de trois ans dans plusieurs villes.L'exposition se penche entre autres sur les nombreux rituels entourant non seulement les joueurs mais les partisans aussi.On y évoque les mythes, celui du héros soudainement apparu.Puis il y a l'aspect social, comme la ségrégation, l'intégration et l'acceptation des immigrants, qui ont été nombreux à faire leur marque dans ce sport.Pour les organisateurs de l'exposition, le baseball a rempli un besoin primordial dans la fabrication de la mythologie et des héros américains.L'exposition fait aussi le lien entre le baseball et le patriotisme.On peut ainsi voir la « Green Light Letter » écrite en 1942 par le président Franklin Delano Roosevelt et qui encourageait les joueurs à redoubler d'ardeur pendant la Deuxième Guerre mondiale, afin de remonter le moral des troupes.Il va sans dire que la galerie des héros est bien remplie.Lou Gehrig, « l'homme de fer », dans son uniforme des Yankees, dont on rappelle le courage sachant qu'il devait mettre fin prématurément à sa carrière, à cause d'une maladie qui porte aujourd'hui son nom.Jackie Robinson, dont on vente la ténacité et la bravoure, pour avoir enfin fracassé la barrière du racisme.C'est avec les Royaux de Montréal que Robinson se lança à la conquête du baseball majeur en 1946.Cette année- là, les Royaux et lui remportèrent le championnat des petites ligues.L'exposition donne également une bonne place aux objets sacrés, comme les battes de baseball de joueurs célèbres.Celles de Babe Ruth ayant servi à frapper un record de 60 circuits en 1927, de Roger Marris, qui a amélioré ce record (61) en 1961, et de Mark Mc Gwire (70) et de Sammy Sosa (66), qui ont fait mieux encore pendant la saison 1998.Au total, 500 objets divers sont offerts à la vue des visiteurs, affiches et documents divers qui sortent, pour la première fois, du National Hall of Fame Museum de Cooperstown.On peut également y voir des tableaux célébrant ce sport \u2014 incluant des oeuvres de Norman Rockwell dont Game Called Becaused of Rain et Tough Call (1949) et le portrait du lanceur des New York Mets Tom Seaver, peint par Andy Warhol en 1985.« Les anthropologues étudient les coutumes pour comprendre les différentes cultures du monde entier, et les sports font intégralement partie de ces cultures.Le baseball est comme une loupe qui permet de mieux étudier la nation américaine, ses coutumes, ses valeurs et ses rituels », explique Craig Morris, vice-président senior, doyen en science et conservateur de la section anthropologie du Musée d'histoire naturelle de New York.7335, BOUL.DÉCARIE 3213, AUTOROUTE 440 KIRKLAND, LE FAUBOURG, Chomedey, Laval en face du Carrefour Laval, à côté du Yellow Plus Angle Jean Talon, métro Namur Ste-Catherine Importateurs d'articles ménagers de qualité Autoroute 40 Ouest, sortie ch.Sainte-Marie $699 1499$ Au choix Verres sur pied importés de France Ensemble de 4 Hauteur 13 po Ens.de couteaux professionnel en acier inoxydable 18 /10 Jarre à biscuits européenne étanche, peinte main Soldede liquidation du PRINTEMPS Lun.-merc.10h-18h Jeu.et ven.10h-21h Sam.9h-17h Dim.10h-17h Faites vite pour profiter du 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