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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-05-15, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0101B0515 B-1 Mercredi 3LP0101B0515 ZALLCALL 67 18:57:16 05/14/02 B 3LP0202B0515 B-2 Mercredi 3LP0202B0515 ZALLCALL 67 22:41:05 05/14/02 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 5 MAI 2002 BANDE À PART LA LECHE Suite de la page B1 Ses deux fistons, Julien, 2 ans et demi et Simon, un an, elle a choisi de ne les allaiter que quelques mois.« Par choix, pour pouvoir faire autre chose », affirme-t-elle, notamment laisser se développer un lien père-enfant.« Ce sont des préjugés, dit-elle, mais je vois la Ligue comme un groupe un peu fanatique, prônant l'allaitement à tout prix, dans toutes les conditions, le plus longtemps possible.» Cette image est d'ailleurs véhiculée par certains autres organismes d'aide à l'allaitement, notamment Nourri-Source, qui comme la Ligue, offre des rencontres mensuelles et du soutien téléphonique.« Nous ne sommes pas comme La Leche », précise d'emblée Sophie Poirier, marraine d'allaitement, quand elle rencontre les futures mamans dans le cadre de cours prénatals.Que veut-elle dire par là ?Nourri-Source serait « plus flexible », plus « ouvert face à l'allaitement et ses alternatives », explique- t-elle.Même si leur objectif, tout comme pour La Leche, est d'encourager les femmes à allaiter le plus longtemps possible, « nous vivons dans la réalité, précise-telle.Nous savons bien que toutes les femmes ne vont pas passer un an à la maison avec leur enfant.» La Ligue est-elle cet organisme diabolique traumatisant les femmes en leur ordonnant d'allaiter à tout prix, ou au contraire une oreille attentive capable de sauver les apprenties nourrices en détresse ?À voir Renée Landry, monitrice depuis plus de cinq ans, on a du mal à imaginer à qui la Ligue pourrait bien faire peur.La jeune femme, douce et souriante, a l'air de tout sauf d'une extrémiste pure et dure.Posée et réfléchie, avec ses réponses préparées à l'avance sur un petit bout de papier, elle ressemble plutôt à une sage écolière.L'allaitement à tout prix ?« Bien sûr que ça peut ne pas marcher, répond- elle.La plupart des problèmes peuvent être réglés, mais nous sommes pleinement conscients que cela peut ne pas marcher.» Mieux, ajoute-t-elle, la Ligue aide aussi un grand nombre de femmes à sevrer leurs enfants.« Cela arrive tout le temps.On entend dire que nous ne sommes pas souples, que nous n'aidons pas les mères à sevrer, pourtant le sevrage, c'est le sujet du plus grand nombre d'appels que nous recevons ! » Un organisme culpabilisant, tapant sur les doigts des mauvaises mères qui abandonnent l'allaitement ?« Ce n'est pas du tout ce que j'ai reçu comme message de la Ligue.Ce n'est pas ce qu'on m'a appris, dit-elle.Dans notre formation, on insiste beaucoup sur l'écoute et le respect des besoins de la mère.» Linda Gaboriaud, présidente du conseil d'administration de la Ligue La Leche, souligne quant à elle que l'organisme a bien changé depuis sa fondation.« En 1956, les conditions étaient différentes.Les sept mères fondatrices croyaient beaucoup en l'allaitement, et elles allaient à contre-courant.La pression sociale (contre l'allaitement) était très forte.Elles devaient certainement y mettre le paquet, ditelle.Aujourd'hui, si une femme n'allaite que quelques jours, les monitrices, au lieu d'insister coûte que coûte pour qu'elle poursuive davantage, la félicitent pour le chemin déjà parcouru, assure-t-elle.« Si un enfant n'a reçu qu'une tétée, c'est bien, deux tétées, tant mieux, et si cela a duré une semaine, c'est encore mieux.» Se pourrait-il que certaines monitrices appartiennent encore à la vieille école, prêchant avec un tantinet trop de ferveur l'allaitement ?La « durée de vie » d'une marraine n'étant que de quelques années, Linda Gaboriaud en doute.Suzanne Dionne, omnipraticienne au CLSC de la Haute-Yamaska, à Granby, est plus nuancée.« Dans n'importe quel domaine de la santé, quand on a un idéal de changement, oui, on peut avoir une attitude culpabilisante, reconnaîtelle.Certains individus, dans certains groupes, pourraient aller trop loin.» La solution ?Distinguer le message que l'on souhaite véhiculer à toute la société, à savoir les bienfaits de l'allaitement, du message communiqué à une maman dans le besoin.Une fois qu'une mère a pris une décision, qu'il s'agisse de cesser ou de poursuivre l'allaitement, le rôle des marraines d'allaitement, c'est de l'accompagner dans son choix.« On ne se trompe pas quand on valide (sa décision) ».Accompagner la mère, surtout quand le choix est de dire STOP, insiste Hélène David, professeure de psychologie à l'Université de Montréal et chercheure dans le domaine de l'allaitement.Quand on sait combien la prise d'une telle décision peut être douloureuse, vécue souvent comme l'un des premiers échecs de la maternité, il semble qu'une maman souhaitant mettre un terme à l'allaitement ait encore plus besoin d'une oreille empathique.« Est-ce que les marraines accompagnent autant celles qui allaitent que celles qui n'allaitent pas ?s'interroge-t-elle.Parce que ce sont celles qui n'allaitent pas qui en ont le plus besoin.» 5800 Mail Cavendish (514) 487-3010 Excluant les nouveautés sur commande.ROBES DE SOIRÉE - COSTUMES ROBES - VÊTEMENTS DE GOLF VÊTEMENTS SPORT TOUT DE 25% 50% DE RABAIS De +30oC à -30oC, nous avons ce qu'il vous faut.Une maison reconnue depuis 21 ans www.labonnebraise.qc.ca 2 salles de montre pour mieux vous servir MONTRÉAL 10307, boul.Saint-Michel, Montréal (514) 327-1717 WEST-ISLAND 15 E, rue Cartier, Pointe-Claire (514) 693-1117 ÉCOLOGIQUE ET DE GRANDE QUALITÉ Produit canadien Gaz propane ou naturel Garantie à vie Selon votre budget LAISSEZ-NOUS VOUS OFFRIR UNE BONNE BRISE\u2026 Spécialiste en climatisation murale, portative ou de plafond, avec ou sans conduit, pour un environnement sain et confortable 3LP0301B0515 mercredi B3 3LP0301B0515 ZALLCALL 67 20:28:08 05/14/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 5 MAI 2002 B3 Quand la vertu devient calvaire S I L V I A GALIPEAU NUL NE PEUT ignorer les bienfaits de l'allaitement, d'où l'importance d'encourager la pratique, s'entendent tous les spécialistes.Mais entre vanter les vertus du lait maternel pour bébé et imposer le cauchemar que cela peut devenir pour maman, l'équilibre est fragile, voire casse-cou.C'est ce qu'a découvert, bien malgré elle, Nadège Pouyez, jeune maman de la petite Macha, huit mois.« Pendant mes cours prénatals, on m'a convaincue à 100 %.J'allais allaiter, neuf mois s'il le fallait », raconte-t-elle.Cela avait l'air si bon pour bébé, bénéfique pour maman, si simple, si beau.Comment ne pas allaiter ?se demandait- elle.Pleine de bonnes intentions, elle a donc commencé à donner le sein à sa petite.Malheureusement, l'affaire s'est révélée moins simple et moins belle qu'il n'y paraissait dans les livres.La petite tétait près d'une heure et demie chaque sein, et la maman s'est épuisée.« Toutes les complications que je pouvais avoir, je les ai eues » : gerçures d'abord, mastite ensuite.Mais le plus dur, ça n'a pas été ses inflammations.« Psychologiquement, j'étais vraiment à terre.Je sentais que je n'étais pas une bonne mère.Ma fille était si facile, et la seule chose qu'elle me demandait, je n'étais pas capable de la lui donner.À fleur de peau, elle a tenté tant bien que mal de poursuivre, jusqu'à ce qu'elle abandonne pour de bon.Fini le sein, place au biberon.Une fois sa mastite guérie, elle n'a pas osé contacter une marraine d'allaitement : « Les filles à qui tu parles sont tellement pro-allaitement, je me sentais mal de leur dire que je pensais que moi, je ne serais pas capable », dit-elle.Même sentiment d'échec de la part d'Hélène Duchaine.À la naissance de Justin, il y a bientôt deux ans, « je voulais absolument allaiter, parce que je crois aux vertus de l'allaitement », raconte-t-elle.Mais après sa césarienne, la chose n'a pas été si simple.Fiston tétait mal, chaque infirmière avait son opinion sur la question, et sa marraine d'allaitement, rattachée à l'organisme MAM (marraines d'allaitement maternel), de Saint-Hubert, n'a rien pu lui suggérer qui aille.Le petit s'est mis à dépérir.« Votre fils crève de faim », a fini par lui dire un pédiatre, lui suggérant d'alterner entre biberons de lait maternisé et biberons de lait maternel.« Quand je suis allée chercher du lait maternisé à la pharmacie, j'étais gênée, raconte-telle aujourd'hui.J'ai vécu cela comme un échec.» Échec doublement ressenti, car elle a dû ensuite se justifier auprès de sa marraine d'allaitement.« J'ai tout essayé et mon enfant n'en veut pas, lui a-telle dit.Maintenant lâchez-moi.Ce n'est pas la fin du monde, mon fils va aller à l'université pareil ! » Depuis, le petit Justin « pète le feu », et son cadet, arrivé dans la famille il y a à peine cinq mois, tète le sein pour deux.Mauvaises mères ?Ces cas ne sont malheureusement pas uniques.« Les mères arrivent en pleurant dans mon bureau un peu trop souvent », constate Isabelle Verdy, pédiatre au Médiclub du Sanctuaire, à Montréal.D'après elle, la pression en faveur de l'allaitement est aujourd'hui très forte.Ce qui est bien, précise-t-elle, mais il y a des limites.« Il y a 20 ou 30 ans, personne n'allaitait, car cela faisait cheap.Quand on était moderne et qu'on avait de l'argent, on donnait du lait maternisé.Aujourd'hui, il y a un retour du balancier.Celles qui allaitent sont les plus éduquées.Mais comme tous les retours de balancier, il faut faire attention que ça n'aille pas trop loin.» Elle affirme aussi « préférer 100 fois une mère heureuse qui donne du lait maternisé à une mère malheureuse qui allaite ».En bout de piste, précise-t-elle, « l'enfant n'a besoin que d'une seule chose : que ses parents soient heureux ».Même son de cloche de la part de Michel Weber, professeur à l'Université de Montréal et pédiatre depuis plus de 30 ans à l'hôpital Sainte-Justine.Dans son livre La Santé de votre enfant, publié récemment, il écrit : « Dans la plupart des pays industrialisés, on redécouvre l'allaitement.On a créé des associations afin de le promouvoir et d'aider les mères qui allaitent ; il faut s'en réjouir.Par contre, on note parfois des excès ou même un certain fanatisme.» Fanatisme de l'allaitement ?« Le problème principal, c'est la culpabilisation des mères non allaitantes », explique-t-il en entrevue téléphonique.Si l'allaitement est présenté comme la seule et unique « planche de salut », les femmes incapables d'allaiter ou celles qui décident, pour une raison ou une autre, d'arrêter « réagissent avec un sentiment de culpabilité ».Implicitement, dit-il, certains organismes lient l'acte de nourrir artificiellement son enfant au fait d'être une mauvaise mère.Au contraire, ajoute- t-il, c'est « dans un climat où la liberté de choix demeure intacte » qu'il faut encourager l'allaitement.Hélène David, professeure de psychologie à l'Université de Montréal et chercheuse dans le domaine de l'allaitement, abonde dans le même sens.Elle soutient aussi que l'acte de l'allaitement n'est malheureusement pas fait pour toutes les femmes.« L'allaitement est un geste tellement chargé émotivement, c'est loin d'être un geste mécanique.Cela devient mécanique quand la mère tolère la symbolique de l'allaitement.» Quelle est-elle ?Toutes les femmes qui allaitent vous diront que c'est là l'un des actes les plus sensuels qui soient, répond-elle.Un enfant au sein, c'est un petit être qui ne vit qu'à travers le lait de sa mère.Celle-ci en devient pour ainsi dire l'unique responsable.Or, certaines femmes vont vivre cela comme « trop d'intimité, trop de responsabilité, trop de sensualité ».Elles vont se culpabiliser de passer tant de temps auprès de bébé, excluant ainsi le papa du cercle.Et si on leur répète à quel point l'allaitement est bénéfique pour leur enfant, les mères risquent de culpabiliser davantage.Elles risquent de se sentir « pourries dans leur façon d'allaiter », bref, pourries dans leur rôle de mère.Photo PIERRE McCANN, La Presse © « Je sentais que je n'étais pas une bonne mère.» Nadège Pouyez a trouvé très dur, psychologiquement, d'arrêter d'allaiter sa petite Macha,8 mois.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Sophie Lesiège et son petit Maxime.L'allaitement est bien sûr la chose la plus naturelle qui soit, mais il ne coule pas de source pour toutes les mamans \u2014 ni pour tous les bébés ! Baisser les bras, faute de soutien S I L V I A GALIPEAU LA MAJORITÉ des Québécoises sont gagnées à la cause.Elles souhaitent allaiter.Mais un très grand nombre abandonne en cours de route.Pourquoi baissent-elles les bras ?Faute de soutien adéquat.C'est la lecture que fait Micheline Beaudry, professeure au département des sciences des aliments et de nutrition de l'Université Laval, des dernières statistiques québécoises sur la question, lesquelles révèlent que 72 % des nourrissons de la province ont été nourris au sein à la naissance.Quatre mois plus tard, ils ne sont plus que 41 %.L'Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (1998-2002), réalisée par l'Institut de la statistique du Québec, indique que, outre les 28 % qui n'ont jamais été nourris au sein, 5 % des nourrissons l'ont été moins d'une semaine, 7 % entre une semaine et un mois, 19 % entre un et quatre mois, 41 %au moins quatre mois.Ces chiffres ne sont pas des plus rassurants quand on sait que la Société canadienne de pédiatrie, les diététistes du Canada et Santé Canada recommandent tous l'allaitement exclusif au moins jusqu'à l'âge de quatre mois.À l'échelle du pays, d'après l'enquête nationale sur la santé de la population réalisée en 1996-1997, ce sont 79 % des mères de 15 à 49 ans qui allaitent leurs petits.Les chiffres les plus élevés sont observés dans l'Ouest, atteignant 98 % en Colombie-Britannique, et rétrécissent comme une peau de chagrin à mesure qu'on se déplace vers l'est : les mères allaitantes ne sont plus que 67 % en Atlantique, avec un creux au Québec, établi à 60 %.« Pour la majorité des femmes, au Québec, on constate que l'allaitement, c'est ce qu'elles souhaitent.Mais elles ont de la difficulté, et le soutien n'est pas adéquat », affirme Micheline Beaudry.Elle souligne entre autres qu'une bonne partie du personnel de la santé n'est pas formée en allaitement.Résultat ?Après un accouchement, une mère épuisée se voit bombardée d'une foule de messages, parfois (souvent ?) contradictoires.« Allaite comme ci, allaite comme ça ».comment y voir clair ?Par ailleurs, dit-elle, en envoyant les nouveau-nés à la pouponnière et en ne les ramenant à leur maman qu'aux quatre heures, on empêche l'allaitement à la demande, ce qui ne facilite pas la production de lait ni la vie de la nouvelle mère.L'étude québécoise semble confirmer ces propos.Ainsi, parmi les femmes n'ayant pas allaité, 42 % ont fait ce choix pour des raisons physiologiques, 10 % affirmant avoir éprouvé des difficultés lors de précédentes grossesses.Parmi celles qui ont cessé de donner le sein à leurs petits, 78 % affirment aussi avoir abandonné pour des raisons physiologiques (bébé ne voulant pas téter, expérience trop douloureuse, etc.).Enfin, les mères qui arrêtent le plus tôt le font presque toutes pour ces mêmes motifs.Plus de 90 % de celles qui ont allaité durant moins d'une semaine (91 %) ou moins d'un mois (92 %) ont offert cette même explication : trop dur.Et si on leur avait offert un coup de pouce ?Dites-nous ce que vous Anjou Brossard Chicoutimi Laval Montréal Québec Sherbrooke St-Georges de Beauce Ste-Foy Trois-Rivières OUVERT 7 JOURS, 7 SOIRS, SAUF À MONTRÉAL.SÃO PAULO OU LA MORT QUI RIT RAPHAËL KORN-ADLER «.our son deuxième roman, Raphaël Korn-Adler aborde avec réalisme le quotidien des gens de São Paulo dans un thriller scientifique bien maîtrisé, où les grandes préoccupations sociales de la vie au Brésil sont abordées.Des grandes industries technologiques aux agglomérations du tiers-monde, des questions financières aux mouvements religieux douteux, São Paulo ou la mort qui rit est le roman d'une société habitée de contradictions.» Nadine Lauzon, Acheteuse - livres, Groupe Archambault livre Faites plaisir en offrant un certificat-cadeau Archambault! 3045030A 3LP0401B0515 mercredi B4 3LP0401B0515 ZALLCALL 67 11:55:52 05/15/02 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 5 MAI 2002 Santé et Jasmin au quotidien LE SITE Sympatico lance une nouvelle section sur la santé (www.sante.sympatico.ca).On y aborde les questions de santé des grands, des plus vieux et des plus petits.En plus des questions générales sur le sujet, le site aborde des questions plus circonstancielles comme la perte ou le gain de poids, ou encore l'arrêt de fumer.Le site donne également accès à une banque de données pour connaître les effets secondaires possibles d'un nouveau médicament que le médecin vient de vous prescrire.\u0001 \u0001 \u0001 PARLANT DE santé, je souligne la mise en ligne d'un nouveau site Internet au sujet de la schizophrénie (www.schizophrenie.qc.ca).Une initiative de la Société québécoise de la schizophrénie qui se veut une vitrine sur la maladie, les soins, les médicaments et la réhabilitation.Selon les chiffres de l'association, cette maladie touche environ 1 % de la population et fait des ravages particulièrement auprès des jeunes dans la vingtaine.\u0001 \u0001 \u0001 APRÈS L'AUTEUR Claude Jasmin (www.claudejasmin.com/journees.htm), c'est maintenant au tour du romancier français Michel Frapech de faire usage de l'Internet pour publier au sujet du quotidien.Je viens tout juste de recevoir par courriel le premier numéro de sa Gazette de Semoa, une sorte de chronique sous forme de courrier électronique à périodicité irrégulière.Et l'idée est originale puisque, pour rédiger cette gazette, l'auteur des romans Le Montage magique et Le Syndrome de Fredman laisse la plume à ses personnages pour traiter du quotidien, de la vie en général et des petits et grands malheurs du monde.Voici l'adresse de courrier électronique pour vous abonner à ces chroniques irrégulières : mfrapech@ noos.fr.\u0001 \u0001 \u0001 POUR UNE raison que j'ignore, je reçois depuis quelques jours de nombreux courriels de gens qui me demandent où ils peuvent « entreposer » leurs photos sur Internet.Comme le sujet semble d'intérêt, j'y réponds dans ma chronique d'aujourd'hui au profit de tous.Mes deux choix : Yahoo (photos.yahoo.ca) et MSN (photos.msn.ca).Deux services gratuits qui permettent d'organiser ses photos, de les afficher et de les partager avec la famille et les amis.\u0001 \u0001 \u0001 ET PUIS bonne nouvelle pour les fans du président Chirac ou de l'émission des Guignols diffusée à Canal+ en France.Une marionnette en latex à l'effigie de Jacques Chirac a été mise aux enchères sur e Bay France (www.ebay.fr) jusqu'à vendredi.Tous les profits iront à l'association d'entraide Solidarité Sida.Bruno Guglielminetti collaboration spéciale actuel@guglielminetti.com La technologie au service des enfants disparus d'après le New York Times LA SCÈNE se passe dans Silicon Valley.Une dame remarque deux petits garçons, qui sont arrivés dans son parc de maisons mobiles depuis déjà une semaine.C'est le mois d'avril, donc ce n'est pas la relâche scolaire.Pourquoi ne sontils pas à l'école ?Cette femme de Morgan Hill, en Californie, trouve tout ça très suspect.Elle réussit à se lier d'amitié avec l'un des garçons, celui qui a quatre ans.Tout ce qu'elle réussit à savoir, c'est son prénom : Jonathan.Spontanément, elle se branche sur Internet et trouve un site : www.missingkids.com.Elle lance une recherche pour trouver des photos d'enfants portant le nom de Jonathan et tombe sur une page complète de Jonathan portés disparus.Elle y trouve un bambin portant un noeud papillon, un adolescent à la beauté ténébreuse et, finalement, une photo du garçon qu'elle connaît.Neuf mois plus tôt, en juillet 2000, Jonathan Kenderes et son frère, Andrew, avaient été enlevés par leur père, qui avait perdu la garde de ses enfants au moment de son divorce.Ils déménageaient d'un parc à l'autre, ne restant jamais plus de quelques jours au même endroit.La femme, qui a demandé à conserver l'anonymat, a communiqué avec la police, laquelle a arrêté le père le soir même et l'a fait accuser d'enlèvement et de non-respect des droits de garde.La mère, Elizabeth Norton, a pris l'avion de New York le lendemain matin.« Grâce à la technologie, j'ai pu retrouver mes enfants, a-t-elle dit.Sans ça, qui sait où ils seraient maintenant ?» Tandis que les économistes se demandent si la technologie a bel et bien augmenté la productivité, les sociologues, eux, se demandent si la communication instantanée a amélioré ou non notre qualité de vie.Mais une chose est sûre : la technologie a eu un effet significatif dans au moins un domaine : la recherche de milliers d'enfants disparus, qui ont ainsi pu retrouver leurs parents.Au cours de la dernière décennie, le taux de résolution des disparitions d'enfants a monté en flèche, tendance que les experts attribuent en général aux progrès qui ont été faits dans les domaines des communications et de l'informatique.En 1989, environ 62 % des enfants kidnappés ou fugueurs dont la sécurité était considérée comme gravement menacée ont été retrouvés sains et saufs.Maintenant, ce taux de réussite grimpe jusqu'à 93 %, selon le Centre national pour les enfants disparus et exploités, qui a mis en ligne le site missingkids.com.Cette agence d'aide et d'information s'occupe annuellement de 6000 à 7000 cas aux États-Unis.Si l'on inclut tous les cas signalés à la police (y compris ceux où l'enfant n'a été séparé de ses parents que pendant quelques heures), le taux de succès grimpe à plus de 99 %.Dans les cas où le kidnappeur n'est pas un membre de la famille (5 %), l'amélioration est encore plus évidente.Avant 1990, le taux de réussite était d'environ 35 %.Mais depuis 12 ans, ce taux a grimpé jusqu'à 90 %, rapporte le Centre.« La technologie a joué un rôle important à tous les niveaux », dit Ernie Allen, directeur du Centre, qui est une agence privée établie en 1984 et financée par le ministère de la Justice ainsi que par des contributions privées.« La technologie nous aide à transmettre l'information au public.Elle nous permet de recevoir des renseignements que nous pouvons analyser et transmettre aux autorités », ajoute M.Allen.Progrès remarquables On peut utiliser la technologie de toutes sortes de manières.Le logiciel Adobe Photoshop, permet de modifier rapidement et facilement des photos pour refléter l'évolution de l'enfant en fonction de son âge.Cette technologie permet ainsi d'obtenir une image de l'apparence actuelle d'un enfant porté disparu depuis plusieurs années.Dans la plupart des cas, la rapidité fait toute la différence.Plus un enfant est disparu depuis longtemps, moins il y a de chances de le retrouver sain et sauf.En 1997, un rapport de la justice américaine a démontré que 74 % des enfants kidnappés et assassinés avaient été tués dans les trois heures suivant leur enlèvement.Il y a 10 ans, les photos d'enfants disparus devaient être envoyées par courrier rapide au bureau du Centre, situé près de Washington.Le Centre faisait ensuite imprimer des affiches, ce qui pouvait prendre une semaine.Les affiches étaient ensuite envoyées par la poste pour être distribuées dans la région où l'enfant avait disparu.« Il nous fallait donc 10 jours, parfois deux ou même trois semaines avant que les photos de l'enfant disparu ne soient distribuées au public », dit M.Allen, qui travaille au Centre depuis ses débuts.Aujourd'hui, on peut créer une affiche dans les 30 minutes qui suivent l'enlèvement.Il est possible de numériser la photo de l'enfant et de la faire parvenir par courriel seulement quelques minutes après le signalement d'un cas.Chercher un enfant, c'est une question de mathématiques : plus on transmet de détails, plus on a de chances de le retrouver.Voilà pourquoi il est important de travailler non seulement très vite, mais aussi de façon intense.Le 2 novembre dernier, une infirmière du Harris County Health Clinic, de Baytown, au Texas, a vu un adulte se présenter à la clinique avec un enfant.Elle a reconnu le kidnappeur dont elle avait vu la photo sur une télécopie envoyée aux organismes publics par le Centre national pour les enfants disparus.L'enfant avait été enlevé un mois plus tôt par un ami de sa mère.L'infirmière a appelé la police et le kidnappeur a été arrêté.Non seulement la technologie est-elle un outil efficace pour diffuser les photos, mais elle a également simplifié l'accès du public à ces photos.Le site Internet du Centre national pour les enfants disparus et exploités dispose de plus de 2500 photos et descriptions d'enfants disparus en provenance du monde entier.Avec le soutien de Sun Microsystems, de Computer Associates et d'autres commanditaires, ce site a permis de retrouver des centaines d'enfants.Souvent, les enfants fugueurs (ce genre de cas compte pour environ 75 % des cas traités par le Centre) finissent par voir leur photo sur le site et retournent ensuite chez eux.Des cas moins récents résolus Même plusieurs années après la disparition d'un enfant, la technologie peut permettre de rouvrir un vieux dossier.Dans un coin du deuxième étage du quartier général du Centre, les dessinateurs médicolégaux manipulent des photos.Pour créer une image qui représente l'apparence actuelle d'un enfant porté disparu depuis longtemps, ils combinent la photo de l'enfant avec celle d'un membre de sa famille plus âgé, ou encore celle provenant d'une photothèque (le Centre en a 23 000, données par des compagnies qui prennent des photos dans des écoles).Grâce à la technologie Il y a 10 ans, ce processus pouvait prendre plusieurs jours.Aujourd'hui, grâce à Adobe Photoshop, les artistes peuvent le faire en quatre heures.Sur leurs écrans, les visages numérisés se fondent l'un dans l'autre comme de la pâte à modeler multicolore.Jusqu'à présent, 320 enfants ont été retrouvés grâce à ces photos.Souvent, il suffit d'un petit trait caractéristique pour raviver la mémoire de la personne qui la voit.« Il est étonnant de voir à quel point les gens portent attention aux petits détails du visage, comme la forme du nez ou le coin des lèvres », fait remarquer Joe Mullins, dessinateur médico-légal.Un aspect plus triste de ce métier, c'est la reconstitution du visage d'un enfant qui est mort en se basant sur les photos prises à la morgue ou sur le crâne retrouvé.L'an dernier, l'un d'eux avait reconstitué un visage à partir d'un crâne découvert dans un désert du Nevada.Une balle avait traversé la partie arrière du crâne.Après que l'image reconstituée eut été diffusée à la télévision, un homme dont le fils avait fui la maison plusieurs années plus tôt a appelé le Centre.Des tests d'ADN ont prouvé qu'il s'agissait bel et bien de son fils.« Il a pu enterrer son fils et continuer sa vie, dit M.Allen.Même si ça fait parfois mal, ce que la plupart des parents cherchent, c'est tourner la page.» Plus d'information :www.missingkids.com La technologie a eu un effet significatif dans au moins un domaine : la recherche de milliers d'enfants disparus.Avez-vous vu ce petit Jonathan, l'un des milliers d'enfants portés disparus dont le site missingkids publie la photo?Cette semaine seulement DÉSINFECTION 49 $ Notre prix ord.: 79 $ 1 800 818-7779 Pour les services de nettoyage résidentiel Hbc, faites le 1.Offre 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les jeunes percés de partout seraient plus à risque en ce qui a trait aux mauvaises fréquentations, aux relations sexuelles précoces, au tabagisme et aux problèmes scolaires divers.C'est du moins ce qui ressort d'une étude menée par le pédiatre Timothy Roberts, de l'Université de Rochester, dans l'État de New York, soumise à la revue scientifique Pediatrics.Après avoir souligné le lien qui existait entre les jeunes tatoués et divers comportements délinquants l'an dernier, le pédiatre revient ici à la charge avec un sujet tout aussi actuel : le body piercing.S'étant inspiré d'un sondage national mené en 1996 (le National Longitudinal Study of Adolescent Health), Timothy Roberts a ici recueilli les témoignages de quelque 4595 Américains, âgés de 12 à 21 ans, cherchant à déceler une relation entre le body piercing et divers comportements à risque.Résultat ?Les adolescentes sont plus nombreuses à se faire percer le corps que leurs congénères masculins : 7,1 % des filles interrogées ont affirmé avoir un anneau ailleurs qu'à l'oreille, contre 1,6 % des garçons.Parmi ceux-ci, ce sont les adolescents les plus âgés, vivant dans des familles monoparentales plutôt aisées, qui sont les plus susceptibles de se faire percer une narine, un sourcil, le nombril, la langue, un mamelon ou l'organe génital.Les jeunes percés sont aussi plus nombreux à avoir des fréquentations douteuses : 13 % ont reconnu que leurs meilleurs amis fumaient quotidiennement, buvaient un verre et se roulaient un petit joint régulièrement.À l'opposé, 30 % des jeunes non percés ont affirmé qu'aucun de leurs proches ne s'adonnait à ces divers vices : pas de cigarette, pas d'alcool, encore moins de pot dans leur entourage.En ce qui a trait aux comportements à risques, les garçons adeptes du body piercing sont cinq fois plus nombreux à sécher les cours de temps à autre ; chez les filles, les relations sexuelles précoces, la cigarette et la délinquance scolaire sont deux fois plus fréquentes chez ces demoiselles percées que chez leurs collègues qui ne le sont pas.Les jeunes filles percées sont aussi plus nombreuses que les autres à faire preuve de comportements antisociaux.Fait à noter, la recherche n'a démontré aucune corrélation entre le body piercing et l'échec scolaire.Les jeunes percés, même si leurs proches en font une consommation régulière, ne sont pas non plus davantage à risque de consommer alcool et autres drogues.Les études sont nombreuses à avoir démontré un lien entre body piercing et risques divers, au sein de populations bien spécifiques : comportements sexuels dits « alternatifs », risques de maladies transmissibles sexuellement chez les gais, etc.Plus farfelue, une étude a même trouvé une corrélation entre le piercing et le jeu, les adultes percés étant plus nombreux à apprécier la roulette ! Cette dernière étude a l'avantage d'être la première à sonder un échantillon aussi vaste et représentatif de la population adolescente américaine.« Ce n'est pas le body piercing en soi qui est un problème, souligne Timothy Roberts, en entrevue téléphonique.C'est la décision que le jeune prend qui est problématique.» Ainsi, si votre ado vous indique qu'il souhaite se faire percer le mamelon, qu'il discute de la question avec vous, que vous choisissez ensemble où l'opération sera faite, en vérifiez les normes hygiéniques, etc., il n'y a pas en soi de quoi s'inquiéter.Mais si, par contre, votre jeune prend la décision en cachette, sans consulter personne, a des amis dont vous ignorez l'existence et les habitudes, alors peut-être que, oui, il y a matière à s'interroger.Quoi faire ?Un body piercing, « c'est, pour un parent, un bon prétexte pour avoir une petite discussion avec son ado », résume le pédiatre.Pas la peine de l'enfermer dans sa chambre.Il suffit tout simplement de s'asseoir avec lui pour jaser, suggère-t-il : jaser de ses intentions, mais aussi de ses fréquentations, ses habitudes, l'école, sa vie, la vie.Richard Tremblay, titulaire de la chaire de recherche du Canada sur le développement de l'enfant, à l'Université de Montréal, n'est pas surpris de ces résultats.« Ça n'est pas surprenant du tout, dit-il.Les individus qui présentent des comportements à risque vont faire toutes sortes de choses, dont se mettre des boucles d'oreilles partout.» Mais attention, prévient-il, il ne s'agit pas là d'une relation de cause à effet.En un mot : ce n'est pas parce que votre jeune a un anneau au nombril qu'il aura des amis délinquants pour autant.Il sera seulement plus susceptible d'en avoir.Ce genre d'étude « ne renseigne pas, dit-il.Ne nous dit pas : qu'estce qui cause ce phénomène ?pour qui est-ce un problème, pour qui n'est-ce pas un problème ?» Certains ados à problèmes se font effectivement percer le corps partout.D'autres, sans histoire, aussi.Mais cela, cette étude ne l'explique pas.ACCENT GS DE SÉRIE : MOTEUR MULTISOUPAPES DE 1,5 LITRE TRANSMISSION MANUELLE À 5 RAPPORTS COUSSIN GONFLABLE DU COTÉ CONDUCTEUR TACHYMÈTRE DOSSIER 60/40 RABATTABLE À L'ARRIÈRE RÉTROVISEURS EXTÉRIEURS À COMMANDES MANUELLES ET BEAUCOUP PLUS! 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intérêts commencent à s'accumuler et l'acheteur doit payer ensuite mensuellement le capital et les intérêts sur une période de 36 mois.En sus, frais administratifs de 350 $ reliés au contrat de location pour les modèles 2002.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.Option d'achat au terme de la location.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Sujet à l'approbation du crédit.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Véhicules en inventaire seulement.Offre d'une durée limitée avec livraison d'ici au 31 mai 2002.GARANTIE 5 ANS L'UNE DES MEILLEURES GARANTIES DE L'INDUSTRIE : 5 ANS / 100 000 km (éléments importants) ASSISTANCE ROUTIÈRE 24 HEURES (3 ans / 60 000 km standard) Incluant : livraison d'essence changement de roue en cas de crevaison déverrouillage remorquage UN ESSAI VOUS CONVAINCRA et ROULEZ SANS PAIEMENTS pendant 90 jours ACHETEZ 0% FINANCEMENT À L'ACHAT DISPONIBLE JUSQU'À 36 MOIS et ROULEZ SANS PAIEMENTS pendant 90 jours ACHETEZ 0% FINANCEMENT À L'ACHAT DISPONIBLE JUSQU'À 36 MOIS 0$ DÉPÔT DE SÉCURITÉ TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS 3050547A 3LP0699B0515 B6 Mercredi 3LP0699B0515 ZALLCALL 67 12:00:06 05/15/02 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 5 MAI 2002 VACANCES/VOYAGE Canada Air Charter dans la mire de l'Office des transports LE POULS DU MARCHÉ collaboration spéciale L'Office national des transports vient d'ordonner à Canada Air Charter de cesser de vendre « un service aérien ».Depuis plusieurs mois, ce grossiste commercialise des vols nolisés qui devaient être assurés par Air Atlanta, au départ de Montréal, vers une douzaine de destinations en Europe, dans les Antilles et en Amérique centrale.Les vols devaient débuter le 13 mai.L'agence fédérale lui reproche de ne pas être en mesure de faire la preuve qu'il détient effectivement des contrats d'affrètement.Ce à quoi le président de Canada Air Charter rétorque qu'il s'agit d'une question « de procédures administratives ».« Le décollage aura lieu le 20 juin, en attendant, les passagers sont protégés sur d'autres transporteurs », affirme-t-il.Canada Air Charter est la marque de commerce du grossiste de la compagnie Gestion Multi-Voyages, qui exploite également l'agence Multi-Voyages.L'automne dernier, ce voyagiste annonçait le lancement d'un nouveau service aérien nolisé au départ de Montréal.Les vols devaient être exploités avec deux gros-porteurs DC-10 loués à la compagnie islandaise Air Atlanta et repeints aux couleurs de Canada Air Charter.Destinations inscrites au programme : Lisbonne, Madrid, Tunis, Rome, Alger, mais aussi la Côte d'Ivoire, le Sénégal, la Martinique, le Pérou, l'Équateur, le Guatemala et le Salvador.Sans compter Port-au-Prince, la capitale d'Haïti, que le voyagiste dessert depuis 18 ans sous la marque de commerce « Haïti Air Charter ».Un vol « inaugural » de deux heures devait avoir lieu au-dessus du Québec le 9 mai, histoire de présenter la compagnie, l'appareil et le service à bord à une brochette de journalistes, d'agent de voyages et de personnalités du monde des affaires.Il a été annulé la veille.Le 7 mai, l'Office national des transports du Canada émettait un arrêté intimant au voyagiste de cesser la vente de billets d'avion.L'agence fédérale observe que Canada Air Charter est incapable de produire un contrat d'affrètement avec la compagnie censée assurer les liaisons annoncées, Flugflagid Atlanta H/F, mieux connue sous le nom d'Air Atlanta.Elle admet que le grossiste détient effectivement une entente, mais pas un contrat d'affrètement en bonne et due forme.Elle remarque également que si le transporteur détient le droit de relier le Canada à l'Islande, il n'a pas déposé de demande pour exploiter des vols vers d'autres destinations.Or, « la vente et l'offre publique de vente, au Canada, d'un service aérien sont interdites à moins de détenir pour celuici la licence requise », stipule l'agence.Air Atlanta devait assurer une liaison Montréal/Port-au-Prince, lundi dernier.« Comme nous n'avons pu obtenir les permis requis à temps, nous avons affrété deux appareils d'Air Columbus et tous les passagers ont voyagé comme prévu », dit Steve Nasra, président de Canada Air Charter.« Quant aux vols vers les autres destinations, qui devaient débuter ce mois-ci, nous avons retardé le lancement du programme au 20 juin.En attendant, tous les passagers ont été protégés : ils voyageront sur des compagnies régulières et personne ne sera lésé.» Le président du grossiste attribue ces déboires à des lenteurs bureaucratiques.« Les avions sont prêts et sont conformes aux normes de Transport Canada, dit-il.Nous avons embauché des agents de bord, des pilotes et tout le personnel requis pour assurer l'exploitation d'un service aérien.Ce sont 200 emplois qui sont en jeu ! » Il admet que les appareils n'ont pas encore été repeints aux couleurs de Canada Air Charter, comme prévu, en observant qu'il ne s'agit là que d'un détail.Il assure toutefois que tout sera rentré dans l'ordre pour le 20 juin.Quant à l'interdiction qui lui est faite de continuer à vendre des billets, il remarque que l'agence fédérale n'a aucune autorité sur les grossistes : seul l'Office de protection des consommateurs (OPC) peut lui ordonner de cesser ses activités, selon lui.À l'OPC, on constate que, jusqu'à présent, Canada Air Charter n'a commis aucune infraction.« Qu'ils aient des avions ou pas, cela ne nous concerne pas, dit le porte-parole, Georges-André Levaq.Nous sommes là pour veiller à ce que la Loi sur les agents de voyages soit respectée et, à notre connaissance, jusqu'à maintenant, le voyagiste s'est conformé à toutes les dispositions prévues.» La loi porte essentiellement sur la protection des sommes versées par les consommateurs, qui doivent être déposées dans des comptes en fidéicommis et ne peuvent être utilisées que pour payer les fournisseurs censés assurer le service requis.Photothèque, La Presse © Les vols de Canada Air Charter devaient être exploités avec deux gros-porteurs DC- 10 loués à la compagnie islandaise Air Atlanta.AUBAINES À SAISIR PAS D'AUBAINES à signaler en ce qui concerne les vols nolisés pour l'Europe.C'est normal : Air Transat et Corsair sont actuellement les seuls transporteurs en lice et personne n'a encore pris la relève de Canada 3000.Air Lib, qui devait d'abord décoller en mai, puis qui avait avancé la date du 7 juin, ne commencera finalement à relier Montréal à Paris que le 28 juin.Quant à Canada Air Charter, qui devait notamment livrer concurrence à Air Transat sur les routes de Lisbonne et de Rome, tout est reporté au 20 juin (voir texte cidessus).Ce n'est probablement qu'au plus fort de l'été que le jeu de la concurrence commencera à exercer des pressions à la baisse sur les prix.En attendant, même les transporteurs réguliers affichent complet et il faut se tourner vers les destinations soleil.En voici quelques exemples : > La Romana (République dominicaine), départ du 25 mai pour une semaine, au Casa del Mar : 1047 $ avec Vacances Nolitour (prix régulier : 1219 $) ; > Puerto Plata (République dominicaine), départ du 25 mai pour une semaine au Bahia Principe San Juan : 947 $ avec Vacances Nolitour (prix régulier : 1119 $) ; > Punta Cana (Mexique), départ du 26 mai pour deux semaines au Allegro Flamenco Bavaro : 1478 $ avec Vacances Signature (prix régulier : 1879 $) > Cayo Coco (Cuba), départ de Dorval, le 26 mai, via Toronto, pour une semaine au Tryp Cayo Coco : 929 $, avec Vacances Air Canada (prix régulier : 1129 $) ; > Cayo Guillermo (Cuba), départs des 26 mai, 2, 8 et 9 juin pour une semaine au Melia Cayo Guillermo : 998 $ avec Vacances Air Transat (prix régulier : 1229 $) ; > Punta Cana (République dominicaine), départ de Dorval, le 26 mai, via Toronto pour une semaines, au Barcelo Villas Bavaro Resorts : 919 $, avec Vacances Air Canada.(prix régulier : 1149 $).> Punta Cana (République dominicaine), départs des 26 mai, 2, 9 et 16 juin pour une semaines, au Hodelpa Tropical Club : 898 $, avec Vacances Air Transat.(prix régulier : 1199 $) ; > Cayo Coco (Cuba), départs des 1, 8 et 15 juin pour une semaine au El Senador : 1078 $ avec Tours Mont- Royal (prix régulier : 1279 $).Le Club Med annonce des réductions pour trois villages, au cours des prochaines semaines.Signalons la plus intéressante : > Paradise Island (Bahamas), tous les départs jusqu'au 22 juin pour une semaine : 1299 $ (prix régulier : 1790 $). 3LP0702B0515 B7 Mercredi 3LP0702B0515 ZALLCALL 67 00:26:46 05/15/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 5 MAI 2002 B7 EN BREF Trop-plein d'information Talk : la braderie LE MAGAZINE Talk est bel et bien mort, mais il est tout de même possible de lire les articles du dernier numéro (qui n'a jamais vu le jour) dans d'autres publications.Le New York Times expliquait en début de Tina Brown semaine que des extraits du texte de couverture, un portrait de la rockeuse Courtney Love, ont été publiés dans Entertainment Weekly ainsi que dans le magazine britannique The Face.De son côté, le magazine Rolling Stone s'est porté acquéreur des portraits de Marlon Brando et John Kerry, Details publie le portrait d'un lord du sexe à Miami tandis que Vanity Fair publie, dans son numéro de juin, un reportage consacré au Dr Sam Waksal.Pendant que les journalistes sauvent les meubles, l'ex-éditrice de Talk, Tina Brown, songe encore à son avenir.Un feuilleton à suivre.\u2014 Nathalie Collard Médias en temps de crise LES MÉDIAS peuvent-ils se préparer à offrir une couverture de qualité dans l'éventualité d'une catastrophe ?Cette question, tous les spécialistes de la communication se la posent au lendemain d'une tragédie, qu'il s'agisse d'un écrasement d'avion, d'une crise du verglas ou d'un attentat terroriste.Aux États-Unis, une quarantaine de dirigeants issus de l'industrie de la radio et de la télédiffusion ainsi que de la câblodistribution doivent se rencontrer vendredi afin de tracer les grandes lignes d'un plan d'urgence médiatique.L'objectif principal sera de dresser une liste des bonnes pratiques à adopter dans un tel contexte.Le comité sera présidé par Dennis Fitz Simons, président de Tribune Co.Le président de la Federal Communications Commission, (l'équivalent de notre CRTC) siégera également à ce comité.\u2014 Nathalie Collard Télévision britannique à vendre ?LES YEUX SONT tournés vers la Grande-Bretagne qui s'apprête à assouplir sa loi sur la propriété étrangère des médias.Pour l'instant, la participation d'une compagnie située à l'extérieur de l'Union européenne est Tony Blair limitée à 25 %.Si le projet de loi déposé la semaine dernière est adopté, cette limite disparaîtra, ce qui pourrait attirer des entreprises américaines comme AOL Time Warner, Disney ou, pourquoi pas, des entreprises canadiennes comme Quebecor et BCE.Un porte-parole du gouvernement Blair a déclaré que la télévision britannique avait besoin de l'expérience et des connaissances technologiques des Américains pour survivre.Ce même projet de loi \u2014 qui contient 263 articles \u2014 prévoit également lever l'interdiction qui limite la propriété d'une station de télévision commerciale par un groupe de journaux à 20 %.Cette disposition a soulevé la controverse : on accuse le gouvernement Blair de faciliter la vie de Rupert Murdoch (propriétaire entre autres du Times, du Sun et du Sunday Times) en lui permettant de mettre la main sur channel 5, une télévision qu'il convoite depuis longtemps.Afin de protéger la diversité des sources d'information, le projet de loi stipule que chaque communauté devra être desservie par un minimum de trois stations commerciales, locales ou régionales, en plus de la BBC.Le gouvernement britannique est le premier à assouplir sa loi sur la propriété étrangère des médias.Les autres vont-ils suivre ?À quand le Canada ?Nathalie Collard Sale temps pour la liberté de la presse TRENTE ET UN journalistes ont été tués en 2001 et 110 autres sont toujours emprisonnés, rapporte l'organisation Reporters sans frontières (RSF) dans son rapport annuel, qui dénonce la « nette dégradation » enregistrée en cette première année du troisième millénaire.« Sur tous les continents », l'exercice de la liberté de la presse « a subi de rudes attaques visant les médias et ceux qui les font », entre atteintes physiques ou lois répressives, lance RSF en exergue.À l'exception du nombre de journalistes tués, qui reste malheureusement stable (31 en 2001, 32 en 2000), tous les autres indicateurs sont en forte hausse par rapport à 2000 : 489 interpellations de journalistes (+50 %), 716 menaces et agressions (+40 %), 378 actes de censure à l'encontre des journaux (+28 %).Quant au nombre de journalistes embastillés pour avoir fait leur métier, ils étaient 110 à la fin de 2001, contre 74 un an auparavant, soit un accroissement de près de 50 %.\u2014 AP Nous sommes submergés par un flot continu d'informations formé d'images et de sons.À un point tel que nous souffrons, comme société, du syndrome de déficit d'attention.C'est du moins ce qu'affirme Todd Gitlin, professeur de journalisme à l'Université de New York.Dans Media Unlimited, il joint sa voix à celles de tous ceux qui prétendent que les médias déforment la réalité et engourdissent notre cerveau.Entrevue.Le citoyen moyen est-il en mesure de comprendre, digérer et analyser les événements qui forgent la société dans laquelle il vit?Peut-il seulement s'arrêter cinq minutes pour prendre le temps de réfléchir?Non, répond Todd Gitlin, professeur de culture, journalisme et sociologie à l'Université de New York.Dans son plus récent livre (son neuvième; il a entre autres écrit sur la télévision à heure de grande écoute ainsi que sur les années 1960), il tire à boulets rouges sur la trop grande place qu'occupent les médias dans nos vies.ainsi que sur les effets pervers de cette invasion.Combien de fois avons-nous lu ou entendu des penseurs nous dire que nous vivons dans une société où les médias occupent beaucoup trop de place.C'est devenu un cliché.Selon Todd Gitlin, nous avons toutefois franchi une nouvelle étape: d'accompagnement ou source de divertissement, les médias sont devenus l'expérience centrale de nos vies.L'auteur de Media Unlimited aime bien rappeler, chiffres à l'appui, que les adultes passent des heures prostrés devant leur téléviseur.Bien entendu, les enfants les imitent.Aux États-Unis, les deux tiers des jeunes posséderaient un poste de télévision dans leur chambre à coucher.Et ce mode de vie est intimement lié à la classe sociale dont l'enfant est issu: on permet plus facilement la télé dans la chambre dans les milieux défavorisés que dans les milieux plus instruits.Résultat: une exposition constante au flot télévisuel, avec pour conséquence directe que le téléspectateur risque d'éprouver plus d'empathie pour les crises que traverse son personnage de feuilleton préféré que pour l'épreuve que vit son voisin ou sa bellesoeur.Comme d'autres avant lui, Todd Gitlin prétend que la multiplication des chaînes d'information continue participe à ce phénomène.Assommés par les images de catastrophes qui nous dépassent (famine, guerre civile, inondation), nous serions devenus engourdis, incapables de ressentir une véritable émotion et surtout, incapables de réagir concrètement aux images qui nous bombardent.Le 11 septembre Tout de suite, une question surgit: ne pensez-vous pas que les émotions ressenties le 11 septembre et les jours qui ont suivi étaient bien réelles, qu'elles ont créé un grand mouvement de solidarité pour venir en aide aux victimes d'ici et d'ailleurs?«Oui, je crois que ce que les gens ont ressenti était bien réel, mais je crois aussi que c'était unique dans l'histoire, souligne Todd Gitlin.En général, les émotions suscitées par les informations télévisées sont superficielles et de courte durée.Tout est fabriqué pour faire en sorte que nous passions d'une réaction à une autre, de la joie à l'indignation à la colère à l'intérieur d'un très court laps de temps.Il ne faut surtout pas que la réaction suscitée provoque une critique des pouvoirs en place, ce n'est surtout pas l'effet recherché par les grands réseaux de télévision.» Selon l'auteur de Media Unlimited, le bulletin d'informations est construit pour susciter les mêmes réactions qu'une comédie.«Et c'est d'autant plus vrai depuis que l'information est devenue une source de revenus pour les grands réseaux de télévision, au même titre que le sport et le divertissement», ajoute-t-il.Selon lui, l'information télévisée est tout simplement condamnée à disparaître (une affirmation maintes fois entendue lorsque le réseau ABC a envisagé de mettre fin à l'émission d'information animée par Ted Koppel).«Bientôt, nous verrons apparaître des microstations de télévision consacrées à l'information, affirme-t-il.C'est la fin de l'information telle qu'on l'a connue.Si on voulait faire preuve d'un optimisme débordant, on pourrait cependant affirmer que l'information n'a jamais été aussi disponible qu'aujourd'hui.Sur ce point, Todd Gitlin est d'accord: «C'est vrai, reconnaît-il.Grâce à Internet entre autres, je peux lire les journaux de partout dans le monde et avoir accès à d'autres sources d'information.De la même façon, des réseaux comme CNN International ou BBC World accomplissent un très bon travail d'information.Le problème c'est que cette qualité ne profite pas à tout le monde.À part une petite proportion de citoyens instruits et aisés, la plupart des gens utilisent Internet pour les jeux et regardent FOX News.C'est ça, la réalité.» Or aux yeux de Todd Gitlin, Fox News et CNN, avec leur ton alarmiste, leur écran surchargé de sous-titres, de cotes de la Bourse et de bandes défilantes, ne sont rien de moins que l'incarnation du mal en information.«Au lendemain du 11 septembre, nous avions peut-être besoin de ces outils pour recevoir le maximum d'information, mais aujourd'hui, tous ces trucs sont devenus agaçants et inutiles.Ils polluent notre cerveau.» L'effet CNN Gitlin va plus loin et dénonce ce qu'il appelle l'effet CNN, c'est-à-dire la légitimation par l'image des actions du gouvernement américain.«Pourquoi permet-on aux caméras de filmer certaines images plutôt que d'autres?demande le professeur de journalisme sur le ton de celui qui a découvert une conspiration.Quand toute une population aura vu les images insoutenables d'une guerre civile dans un pays éloigné, les décideurs pourront dire: vous voyez, on n'avait pas le choix, il fallait agir.C'est, selon moi, l'effet CNN.» Gitlin est-il un critique allumé ou un vieux nostalgique antiprogrès?Après tout, son livre est une suite de complaintes à propos de tous les nouveaux moyens de communication: agenda électronique, téléphone cellulaire, téléavertisseur.«Ces outils ont apparemment été conçus pour libérer l'être humain, l'affranchir d'un lieu matériel (sa maison, son bureau), observe- t-il.Où est cet être nomade aujourd'hui?Sa course est constamment interrompue par la sonnerie de son téléphone.Le bruit et la vitesse sont des sources d'incertitude et d'agitation, pas des catalyseurs de réflexion.» Pas de doute, Todd Gitlin rejoint Noam Chomsky, Michael Moore et autres critiques (assez peu nombreux aux États- Unis) qui souhaiteraient changer la façon dont nous produisons et consommons les médias.Comment?Voilà la faiblesse du livre de Gitlin.Beaucoup de critique, peu de solutions.Bref, une goutte de plus dans la mer d'information qui nous submerge.Media Unlimited: How the Torrent of Images and Sounds Overwhelms our Lives, par Todd Gitlin.Photothèque AP Le 20 septembre 2001, des écrans géants diffusaient à Times Square un discours du président George W.Bush devant le Congrès, relativement aux attentats terroristes survenus neuf jours plus tôt."]
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