La presse, 22 mai 2002, B. Actuel
[" 3LP0101B0522 b1 mer 3LP0101B0522 ZALLCALL 67 19:31:59 05/21/02 B Prothèses gratuites Si vous ou une personne de votre entourage souffrez de surdité, venez nous voir.Audioprothésistes Montréal, 525, rue Sherbrooke Est - (514) 849-4500 Longueuil, Saint-Hilaire, Saint-Jean, Laval, Granby - 1 800 422-6181 auditives Et si vous portez déjà un appareil dont vous n'êtes pas satisfait et êtes admissible au programme, nous pouvons améliorer votre situation.La Régie de l'assurance-maladie du Québec permet à TOUT Québécois, sans limite d'âge ou de revenu, de recevoir gratuitement une prothèse auditive. 3LP0201B0522 B2 MERCREDI 3LP0201B0522 ZALLCALL 67 21:45:10 05/21/02 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 22 MAI 2002 BANDE À PART Transgénique et virtuel! VOUS AVEZ encore deux jours pour participer aux sessions de clavardage du site Wanadoo en direct du Festival de Cannes.Des sessions qui sont ouvertes toute la journée pour permettre aux festivaliers et amateurs de cinéma de discuter.Ne soyez pas surpris de voir le nom d'un acteur apparaître sur l'écran, car à l'occasion, les organisateurs du site invitent des vedettes à faire un bref passage en ligne.Pour accéder à ces discussions en ligne, vous devez vous rendre à la section spéciale de Cannes que le fournisseur Internet français Wanadoo a mis en ligne pour la (cannes2002.event.wanadoo.fr ).Une fois sur place, vous aurez accès à toute l'info en direct de la Croisette en plus d'une série d'entrevues avec des acteurs et actrices présentent à Cannes.\u0001 \u0001 \u0001 TOUJOURS POUR les amateurs de cinéma, le site de Windows Media (www.windowsmedia.com) présente les bandes-annonces du tout dernier film d'Al Pacino, Insomnia, ainsi que le tout nouveau Austin Powers qui prendra bientôt l'affiche sur nos grands écrans.\u0001 \u0001 \u0001 APRÈS LE chat virtuel, le chien de pixel et le petit monstre numérique, voici le tour du tout premier petit animal virtuel transgénique: le Meta Pet.Si vous le désirez, vous pouvez dès maintenant télécharger dans votre ordinateur la future coqueluche du Net.En passant au site du Meta Pet (www.metapet.net), vous trouverez tout le nécessaire pour assurer la survie et le développement du petit Meta Pet, tout comme des millions d'enfants l'ont fait avant vous avec son ancêtre, le tamagotchi.Pour accueillir ce petit animal virtuel, vous devrez d'abord vous assurer d'avoir les lecteurs Macromedia Flash 5.0 et Shockwave 5.0 d'installés sur votre ordinateur.\u0001 \u0001 \u0001 APRÈS LE fabricant des bonbons M&M qui voulait avoir l'avis des internautes pour sa nouvelle couleur de bonbon, c'est au tour d'un fabricant de croustilles de demander conseil aux internautes.Aujourd'hui, à compter de 11 h, le site du quotidien USA Today (www.usatoday.com) organise une session de clavardage avec la Miss America, Katie Harman.Cette dernière veut savoir, au nom du fabricant Lay's, quelle saveur aurait le plus de succès auprès des mangeurs de chips.Le fabricant donne le choix entre le «San Antonio Salsa», «New Orleans Gumbo », «Coney Island Hot Dog», «Maui Onion» et le «Wisconsin Cheddar».Bruno Guglielminetti collaboration spéciale actuel@guglielminetti.com ÉCOTOURISME Suite de la page B1 Que le terme soit « énormément galvaudé », il ne le nie pas, mais les efforts de sensibilisation de l'industrie commencent selon lui à porter fruit.Jean Bédard, biologiste et fondateur de la Société Duvetnor (spécialisée dans la conservation de la faune et des milieux naturels de plusieurs îles de la région du Bas-Saint-Laurent), est loin d'être aussi optimiste.Pour lui, l'écotourisme renvoie nécessairement à des activités en nature qui sont respectueuses de l'environnement et minimisent les effets indésirables de la présence humaine.Il se classe lui-même dans la catégorie des « puristes » et affirme que « l'homme prend beaucoup trop de place dans la nature.On met l'homme avant la nature, alors que la découverte écotouristique devrait d'abord profiter à la nature elle-même, à sa faune et à sa flore ».Encore trop peu d'aires protégées Il est vrai que l'écotourisme n'a pas que de bons côtés.Malgré toute sa bonne volonté et l'instauration de normes précises (voir autre texte en page B3), cette nouvelle « tendance voyage » relance l'éternel débat sur la protection de notre environnement.Pour Élise Lauzon, récréologue, ex-directrice de la société Duvetnor et pionnière de l'écotourisme au Québec, c'est exactement là que le bât blesse : « Notre environnement n'est pas tellement protégé.Actuellement, le Québec n'a que 2,75 % de son territoire protégé et on est bien loin de l'objectif fixé par le gouvernement qui est de monter ce pourcentage à 8 % d'ici 2005 ».La moyenne internationale serait déjà de 10 % et le Québec est la province canadienne qui compte le moins d'aires protégées.Même l'Ontario, qui avait pourtant beaucoup de retard l'a rattrapé, avec près de 9 % de son territoire « protégé ».Pour Jean Bédard, « la situation est scandaleuse au Québec ».Pierre Gaudreault n'est pas très content lui non plus et il se demande bien comment le Québec pourrait atteindre son objectif de 2005.« C'est comme si l'on devait protéger, dit-il, tous les 11 jours d'ici trois ans un territoire grand comme l'île de Montréal ».M.Bédard milite aussi pour qu'on n'oublie pas les rivières qui ont un « haut potentiel touristique ».Elles aussi ont un grand besoin de protection, menacées qu'elles sont par les intérêts économiques et hydro- électriques.Et de citer l'exemple de la rivière Rouge, dans les Laurentides.« Un joyau du Québec pour le canot et le kayak, mais dont l'intérêt écotouristique passe après les intérêts hydro-électriques.De telles rivières devraient, à son avis, être « classées comme patrimoine naturel », au lieu d'être sabotées par des barrages et des coupes sur berges.Jean Bédard ajoute que « l'écotourisme devrait avoir pour finalité la mise en valeur d'un milieu naturel peu ou pas perturbé.Or, ce qui est le plus navrant, c'est qu'il y a très peu de zones peu perturbées au Québec ».Un sommet pour le Québec ?Point culminant de l'Année internationale de l'écotourisme décrêtée par l'ONU, le Sommet mondial de l'écotourisme s'achève ce soir à Québec, après trois jours de conférences et de réflexion.Mis sur pied par l'Organisation mondiale du tourisme, le Programme des Nations unies pour l'environnement, la Commission canadienne du tourisme et Tourisme Québec l'événement devrait se conclure sur d'intéressantes résolutions.Les rapports de huit sommets régionaux tenus depuis mars 2001 sur différents continents \u2014 par exemple sur l'écotourisme en zones désertiques, dans les îles du Pacifique ou dans les Amériques \u2014 sont en train d'y être regardés à la loupe et le sommet devrait accoucher d'une Déclaration de Québec qui sera présentée en septembre prochain à Johannesburg, au Sommet mondial sur le développement durable.Pour le Québec en revanche, les attentes semblent plutôt divergentes.Jean Bédard n'en espère « absolument rien », jugeant l'entreprise « téléguidée » par l'Organisation mondiale du tourisme et les Nations unies avec une « participation restreinte de Canadiens » et une démarche qui vise davantage le développement touristique qu'une véritable philosophie écotouristique.Plus optimiste, Pierre Gaudreault exprime l'espoir que la tenue du Sommet aide le Québec « à se positionner comme destination écotouristique sur la scène internationale ».Louise Séguin croit aussi qu'il sera « stimulant » pour l'industrie, alors qu'Élise Lauzon pense que l'effet d'annonce du sommet au Québec a déjà « créé une synergie et fait bouger les choses en écotourisme, notamment au niveau gouvernemental ».Aussi optimiste, Michel Archambault estime qu'il marque surtout « le début d'un temps nouveau, en permettant à tous les intervenants de dégager un langage commun.C'est un premier pas, comme un phare qui sert à mieux se diriger ».Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 Un produit On se calme\u2026 Véritable baromètre de la nervosité, Décontrak-Tin ramène le calme et apaise.Il Décontrak\u2026 l'esprit.Il Décontrak\u2026 le corps.Il Décontrak\u2026 la pensée.Le principe actif du Décontrak-Tin est naturel à 100 %.Décontrak-Tin\u2026 Tension - Insomnie - Nervosité (TIN).Un produit triactif - triple détente - trois fois intelligent.Décontrak-Tin, une réponse aux agressions liées à l'environnement (bruit, transport, travail, habitat, etc.) qui empoisonnent le sommeil et risquent d'aboutir à la dépression.Les nerfs à vif.On se calme avec Décontrak-Tin.DIN 02239962 émis par Santé Canada.SPÉCIAL PRINTEMPS Montréal : 1832, Sherbrooke O.Tél.: (514) 935-6616 1 800 935-6616 Joliette : 445, Saint-Viateur Tél.: (450) 759-4222 Cliniques affiliées : Groupe médical Biotronics Montréal: 13000, Sherbrooke E.# 305 Tél.: (514) 642-7373 Laval : 1536, Curé-Labelle # 102 Tél.: (450) 687-0349 Offres en vigueur jusqu'au 30 juin 2002 Omnipraticiens Liposuccion 300$ de rabais Épilation au laser À partir de 39$/session Aucuns frais d'ouverture de dossier Consultation gratuite 3052965A Pédalez, souriez, pédalez, admirez, pédalez, dormez, pédalez, mangez, pédalez, relaxez, pédalez, découvrez, pédalez, rencontrez, pédalez, riez (nous nous occupons du reste).Les spécialistes du voyage à vélo Détenteur d'un permis du Québec PHOTO: MATHIEU LAMARRE Autriche Du 26 août au 10 septembre .3 395 $1 Lanaudière Du 13 au 15 juillet .375 $2 Mille-Îles Du 21 au 27 juillet .895 $2 Niagara Du 7 au 13 juillet .925 $2 Nouvelle-Écosse Du 7 au 20 juillet 21 juillet au 3 août .1895 $2 Saguenay-Lac-St-Jean Du 30 juin au 6 juillet 11 au 17 et 18 au 24 août .775 $2 Le Grand Tour Du 3 au 10 août .599 $3 Tous nos forfaits incluent le transport des bagages, l'encadrement professionnel sur route ainsi que les taxes.1 Forfait incluant l'avion, l'hôtel, le transport en autobus entre l'aéroport et l'hôtel, les petits-déjeuners et certains soupers.2 Forfait incluant l'hôtel, les petits-déjeuners et certains soupers.3 Forfait en camping incluant les repas.3052089A 3LP0301B0522 b3 mer 3LP0301B0522 ZALLCALL 67 20:37:53 05/21/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 22 MAI 2002 B3 QU'EST-CE QUE L'ÉCOTOURISME?Un secteur en plein essor ANNE PÉLOUAS collaboration spéciale À PEINE une centaine d'entreprises québécoises du secteur s'affirment comme « fournisseurs » de produits écotouristiques à l'heure actuelle.On y trouve, pêle-mêle, des groupes de plein air comme Détour Nature, la société Duvetnor, l'entreprise de croisières Éco Mer Tours, mais aussi des hôtels perdus dans la grande forêt québécoise.Dans le répertoire des fournisseurs d'écotourisme au Québec, réalisé il y a un an par la chaire de tourisme de l'UQAM et Aventure Écotourisme Québec, on constate que, sur 289 entreprises interrogées, à peine 10 % se considèrent comme « exclusivement écotouristiques » et 67 % comme « producteurs mixtes », offrant des activités d'aventure, de plein air et d'écotourisme.La majorité offrent un volet d'interprétation de la nature.Pour les producteurs qui sont exclusivement écotouristiques, le principal marché étranger est le continent européen.Le secteur est certes jeune, mais il est en plein essor, et de nombreux projets sont en cours.Michel Archambault, professeur à l'UQAM, cite la construction éventuelle d'un complexe de villégiature au bord de l'immense réservoir Baskatong, dans les Hautes- Laurentides.Dans le massif des Chic-Chocs, en Gaspésie, un écogîte devrait voir le jour en janvier prochain.La première de cette nouvelle vague d'auberges touristiques devrait ouvrir d'ici la fin de l'année dans la région de la Baie-James, à Lac-Matagami.Directeur d'Aventure Écotourisme Québec, Pierre Gaudreault en parle avec passion : « C'est une belle initiative qui accompagne tout ce qui s'est fait à l'échelle municipale pour créer à Lac-Matagami le premier village écologique du Québec ».Le projet a été lancé par Éco-Aventure, organisme qui met sur pied chaque hiver la traversée du lac Abitibi en ski de fond, en partenariat avec les autochtones et la municipalité.Les règles « écolodgiques » seront respectées : le bois de construction aura été coupé selon des pratiques respectueuses de l'environnement ; on utilisera l'énergie la moins polluante pour faire fonctionner le lieu ; on récupérera ou on recyclera le maximum de déchets.Surtout, on coupera le moins d'arbres possible dans l'emplacement choisi.Des avis partagés Reste que les sujets de controverse ne manquent pas dès qu'on parle de lieux « écotouristiques ».Deux exemples : la Station écotouristique Duchesnay, gérée par la SEPAQ, mérite-elle vraiment son nom ?Certains trouvent qu'elle ressemble plus à une colonie de vacances de luxe, avec un brin de conservation et d'interprétation dans un lieu de villégiature.Fausseté que de se prétendre écotouristique, dit la récréologue Élise Lauzon.D'autres jugent scandaleux que certains parcs provinciaux ou fédéraux au Québec puissent un jour revendiquer l'appellation.Le biologiste Jean Bédard montre du doigt le parc des Hautes-Gorges de la rivière Malbaie et ses récents investissements routiers.Selon lui, il s'agit d'un « véritable outrage à la nature ».Michel Archambault défend au contraire le projet d'aménagement, qu'il juge très « écotouristique », avec limitation des embarcations à moteur dans les gorges, construction d'un centre d'interprétation et de sentiers pédestres.Élise Lauzon croit aussi que les parcs provinciaux ou fédéraux « ont encore du chemin à faire, alors qu'ils devraient donner l'exemple et se soumettre comme les autres aux critères normatifs qui seront retenus ».Louise Séguin, de Tourisme Québec, pense pour sa part que les parcs du Québec ont déjà bien fait « le virage ».Elle cite en exemple le Parc marin du Saguenay, qui vient d'adopter un règlement très pointilleux pour les activités d'observation des baleines.Photothèque La Presse © Les récents aménagements « écotouristiques » autour du parc des Hautes-Gorges de la rivière Malbaie ne font pas l'unanimité.Un produit à normaliser ANNE PÉLOUAS collaboration spéciale AU QUÉBEC, le terme « écotourisme » est plutôt nouveau et encore peu utilisé.« C'est une chance, parce qu'on n'aura pas à détricoter ce qui aurait été mal tricoté », pense la récréologue Élise Lauzon, qui se définit comme une praticienne en la matière.L'idée d'une norme écotouristique a germé il y quelques années au Bas-Saint-Laurent, lorsqu'on a voulu y définir des critères de qualité pour l'observation des oiseaux, des phoques et des baleines.En 1999, un projet pilote était lancé pour mettre sur pied un programme de normalisation en écotourisme \u2014 une sorte d'assurancequalité.La région du Québec maritime, qui regroupe toutes les régions proches de l'estuaire ou du golfe du Saint-Laurent, a adopté l'idée d'un tel label de qualité pour toutes les activités reliées à l'observation et à l'interprétation sur le fleuve.En novembre dernier, Tourisme Québec embarquait aussi dans le projet pour définir une norme de l'écotourisme à l'échelle de la province, basée sur l'expérience du Québec maritime.Cette norme s'inscrira dans le cadre du programme de qualité que Tourisme Québec est à mettre au point, mais ce sera la seule « norme-produit », les autres touchant plutôt la qualité des services à la clientèle des entreprises touristiques du Québec.« Le précurseur en ce domaine, depuis 10 ans, est l'Australie », explique Louise Séguin, chef de produit, Aventure, écotourisme et tourisme autochtone à Tourisme Québec.Le programme de qualité de l'Australie a inspiré celui du Québec.« On est encore en plein dans le processus » avec le milieu et le Bureau de normalisation.En matière de normalisation de l'écotourisme, « le Québec n'est pas en retard », estime-t-elle.Michel Archambault, professeur titulaire à la chaire de tourisme de l'UQAM, considère pourtant qu'on n'en est encore qu'aux premiers balbutiements : « Beaucoup de recherches ont été faites sur le sujet depuis un an.L'objectif est de permettre aux entreprises touristiques qui veulent suivre cette tendance de bien doser leurs investissements.» Selon lui, le Québec a certes un fort potentiel comme destination majeure d'écotourisme, mais encore faut-il « sécuriser le consommateur ».Pour cela, une norme est « très incitative », mais elle ne fait que fixer les critères minimaux pour entrer dans la catégorie.Il faudrait aller au-delà.Michel Archambault serait davantage en faveur de l'adoption d'une norme graduelle avec classement, un peu comme les étoiles ou les fourchettes pour les hôtels et les restaurants, ou les épinettes pour les pourvoiries.À quand des bélugas, des eiders ou des harfangs pour distinguer les meilleures entreprises du secteur ?La norme sera de toute façon volontaire, mais elle servira à sensibiliser les gens, dit Louise Séguin.« Tout n'est pas parfait partout, note-t-elle.Il y a quand même une véritable effervescence dans le milieu à propos du produit écotouristique.» Les parcs s'en mêlent, le milieu du plein air aussi.« Celui du tourisme d'aventure est très intéressé à modifier certaines de ses pratiques.Même les pourvoiries, à la recherche d'une diversification, s'y intéressent.Leur fédération travaille d'ailleurs à la rédaction d'un guide de bonnes pratiques pour les activités d'observation de la faune.» Un diagnostic sectoriel est en train de se faire pour dresser un portrait de la situation de l'écotourisme au Québec avant de définir un plan d'action au niveau gouvernemental.« Ce qu'on veut, dit Louise Séguin, c'est avoir des outils pour améliorer les pratiques environnementales ».Elle espère bien que, d'ici la fin de l'année, les premières entreprises pourront être certifiées en écotourisme.Ce label servira à « reconnaître l'authenticité d'une activité écotouristique » en lui apposant un sceau de qualité.Élise Lauzon, qui a largement participé à l'ensemble du processus, espère qu'ainsi on arrivera enfin à bien distinguer le « biocentrique », soit les activités axées sur le milieu, considérées comme un moyen de découvrir le milieu, qui n'ont rien à voir avec « l'homocentrique », les activités centrées sur la personne, sur le défi que celle-ci se donne en nature, par exemple dans des activités de rafting, de canot- kayak ou autres.Le label aura le mérite de « démêler tout le monde » en donnant des directives claires à ceux qui voudront l'obtenir afin qu'ils limitent l'effet de leurs activités sur les écosystèmes.On va aussi démythifier ce terme, ajoute Michel Archambault, et faire ressotrtir les entreprises ayant de bonnes pratiques.Biologiste et fondateur de la Société Duvetnor, Jean Bécard juge aussi l'ensemble de la démarche normative « très positive » et croit que la norme sera assez rigoureuse pour empêcher que n'importe qui obtienne sa certification.3053481A Dites-nous ce que vous Anjou Brossard Chicoutimi Laval Montréal Québec Sherbrooke St-Georges de Beauce Ste-Foy Trois-Rivières OUVERT 7 JOURS, 7 SOIRS, SAUF À MONTRÉAL.SARAH SLEAN NIGHT BUGS «.ette Canadienne tout à fait charmante nous livre un deuxième album des plus réussis.Eliot, My Invitation sont quelques chansons où l'on remarque l'influence de Tori Amos et Rufus Wainwright.Sa voix puissante mélangée au piano et au violoncelle vous comblera dès la première écoute.Night Bugs deviendra vite un essentiel.Sublime!» Stéphane Desforges - Acheteur-disques, Archambault Laval disque Faites plaisir en offrant un certificat-cadeau Archambault! 3053186A FILL234 3LP0401B0522 B4 mercredi 3LP0401B0522 ZALLCALL 67 21:31:59 05/21/02 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 2 MA I 2 0 0 2 Photothèque CP Cinebabies, un concept permettant aux nouveaux parents de Toronto d'aller au cinéma avec leur progéniture, sera à Montréal, au Colisée Kirkland, à partir du 19 juin prochain.Cinéma.cinémamans Le concept torontois Cinébabies débarquera à Montréal dès juin PETER KUITENBROUWER collaboration spéciale TORONTO \u2014 Pendant les séquences bruyantes et pleines d'action, on oublie qu'on est dans un cinéma pas comme les autres.On n'entend que le son du film et tout semble normal.Mais dès que surviennent les scènes plus romantiques, la réalité revient au galop.Alors que Leopold (Hugh Jackman) sert un petit souper à Kate (Meg Ryan) et que 100 bougies illuminent leurs langoureux regards, résonnent soudain.les cris d'une centaine de bébés.Partout, dans la salle, il y a des mamans, seules ou accompagnées, avec leur progéniture.Certains sont dans leurs sièges d'auto portables, d'autres sont accrochés au sein de leur mère.Et dans les allées, d'autres mères marchent en berçant leurs nourrissons enfouis contre leur ventre, dans un porte-bébé en tissu.Le plus surprenant, c'est que personne ne se plaint des enfants ou des bruits insolites.Bienvenue chez Cinebabies, la nouvelle mode chez les jeunes mamans de Toronto, un concept qui a beaucoup fait jaser et qui sera à Montréal, au Colisée Kirkland, à partir du 19 juin prochain.Quel est le public cible de cette singulière expérience cinématographique ?Ceux et celles qui sont à la maison avec des nouveaunés et désespérément à la recherche d'occasions pour sortir et avoir une vie loin de la table à langer.Naissance d'un concept Dans notre famille, c'était une occasion incontournable.En congé de maternité/ paternité depuis la naissance de Frits, nous n'avions vu que des couches, des Kleenex, la vaisselle et le lavage.Il était temps de sortir.Enfin, un mardi de pluie, après le retour de Tallulah (la grande soeur de 3 ans) de la garderie, l'occasion s'est présentée d'aller au cinéma.Le film Kate & Leopold n'était pas sur notre liste de films à voir, mais bon.Dans les circonstances, on était même prêts à aller voir cette comédie romantique dans un centre commercial au fin fond de nulle part et à manger chez Burger King et Mr.Greek.En arrivant, on aperçoit d'autres mamans, la plupart en groupes, qui attendent d'acheter leurs billets avec leurs poussettes (7,50 $ pour les parents, gratuit pour les enfants).À l'étage, Sandi Silver nous accueille avec le sourire.« Bienvenue chez Cinebabies, ditelle.Ici nous avons des échantillons de produits pour bébés.Et la table à langer est par là.» Mme Silver, qui a lancé ce concept pour le moins original, travaillait chez Lion's Gate Entertainment, une grosse boîte de production cinéma, avant de partir en congé de maternité.Quand, en plein congé, elle a eu envie de voir Blow, un film sur un trafiquant de cocaïne avec Johnny Depp, elle est partie au cinéma avec son fils de six mois.« Il a commencé à déranger, dit-elle.Tout le monde dans la salle devait se dire : ne peut-elle pas trouver une gardienne ?Alors, j'ai quitté le cinéma et j'ai fait le tour du centre commercial pour la 368e fois.C'est alors que je me suis dit qu'avec toutes mes connaissances dans l'industrie du cinéma, je devais essayer de lancer quelque chose.» C'est ainsi qu'elle a créé Cinebabies.La réponse du public l'a surprise.Les médias, eux, n'ont pas manqué de souligner cette « curiosité ».Le concept a si bien marché, en fait, que Sandi vient de conclure une entente avec Famous Players pour multiplier les salles accueillant les bébés.Stationnement de poussettes Le stationnement de poussettes est installé à l'extérieur de la salle.Certaines mamans attendent en file pour changer une couche.Dans la salle, je ne vois qu'un autre papa.Ce sont toutes de femmes : mamans, gardiennes, grand-mères.Notre fils tète un peu et s'endort pour la duré du film.Il ne fait aucun bruit \u2014 on aurait pu aller voir n'importe quoi ! Mais, l'aventure est amusante.« Les gens sont accueillants, dit Mimi, ma femme.Et c'est correct de donner le sein au cinéma.Dans un monde d'adultes, c'est une place pour les bébés.» Après le film, une femme nous donne un sac de dépliants et des échantillons de couches Pampers.« On montre Harry Potter la semaine prochaine », nous explique-t-on.En attendant dans la queue pour la table à langer, je demande à une amie, qui est venue avec son fils, ce qu'elle a pensé du film.« C'était un film de filles », dit-elle, déçue.Doit-on être surpris ?JEUX VIDÉO La guerre de tranchées ANDRÉ MONDOUX collaboration spéciale L'AUTOMNE DERNIER, alors que Microsoft et Nintendo lançaient de nouvelles consoles de jeux vidéo, tous les observateurs prédisaient le début d'une véritable guerre.Les enjeux sont de taille : l'an dernier, le marché des jeux vidéo a supplanté celui des recettes des ventes de billet de cinéma.Au Canada, selon AC Nielsen, ce marché connaît une croissance annuelle de près de 60 % et franchira cette année le cap du milliard de dollars.Tous les ans, l'industrie des jeux électroniques se réunit à Los Angeles pour l'exposition du E3, vaste foire et présentation des produits qui seront offerts à l'automne et, surtout, à la prochaine et lucrative saison des Fêtes.Dès les premières heures hier, le E3 2002 a été le théâtre d'une intense activité de relations publiques de la part des fabricants de consoles.La lecture des communiqués de presse indique qu'une véritable guerre de tranchées est sur le point de s'amorcer.La première salve est révélatrice : les fabricants ont tous trois annoncé des baisses de prix sur leurs produits et la venue prochaine de services de jeux en ligne.Microsoft Bien qu'elle soit la dernière venue sur le marché, la Xbox a l'avantage d'être soutenue par la pleine puissance de Microsoft.Une des interrogations à propos de la nouvelle console était à savoir si elle réussirait à attirer les concepteurs de jeux.Microsoft a annoncé que plus de 200 titres seront offerts pour Xbox à Noël prochain, dont les titres vedettes Star Wars Knights of the Old Republic) et Unreal Championship.Microsoft lancera à l'automne prochain Xbox Live, un service de jeux en ligne qui mettra à profit le port réseau Ethernet de la console.Les amateurs pourront s'identifier et utiliser un communicateur pour parler entre eux.Microsoft a abaissé le prix de sa console de 460 à 300 $.Nintendo Délaissant l'approche des consoles « multimédias » (jeux, DVD, musique) des consoles Xbox et PSX2, Nintendo entend se consacrer exclusivement aux jeux vidéo.En plus des populaires jeux « cutes » pour jeunes, Nintendo tentera cette année d'attirer les plus vieux, avec des titres comme Resident Evil et Eternal Darkness.Le fabricant nippon lancera en juin prochain un contrôleur de jeu sans fil, Wave- Bird, qui assurera une liaison au Game Cube jusqu'à une distance de 6 mètres.De plus, Nintendo lancera cet automne un adaptateur de lien réseau (modem et connexion haute vitesse).Contrairement à Microsoft, Nintendo ne créera pas son propre service jeux en ligne.Elle laissera cette tâche aux concepteurs de jeux, comme Sega et EA, qui ont déjà manifesté leurs stratégies à cet égard.Le prix de la console Game Cube a été abaissé à 230 $.Sony Avec plus de 30 millions de consoles PSX2 vendues de par le monde, dont plus de 11 millions en Amérique du Nord, Sony est solidement ancrée dans le marché des jeux vidéo (plus de 250 jeux sont offerts en ce moment pour PSX2).La console continue donc d'attirer les « gros » titres, dont le populaire The Sims qui fera son apparition sur PSX2 cet automne.Logitech a mis au point un module de communication pour la PSX2 qui sera jumelé avec le jeu SOCOM : US Navy SEALs et qui permettra également de passer des commandes vocales au jeu.Restera à voir si d'autres éditeurs de jeux emboîteront le pas.Sony a également annoncé la sortie (cet automne) d'un module de connectivité (modem et connexion haute vitesse).Ce module ouvrira aux consoles PSX2 les portes de l'Internet aux et, Sony espère, à une nouvelle gamme de services qui jumelleront divertissements et communication.Enfin, Sony a signifié qu'elle abaissait le prix de la PSX 2 de 450 à 300 $. La Presse 22 mai 2002 Page B5 manquante 3LP0699B0522 Vacances B6 3LP0699B0522 ZALLCALL 67 10:09:39 05/22/02 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 22 MAI 2002 VACANCES/VOYAGE Le Québec, destination brassicole?LE POULS DU MARCHÉ collaboration spéciale Vincent Blair et Jeannine Marois, les coprésidents du Mondial de la bière qui se tiendra à Montréal du 29 mai au 2 juin, veulent faire du Québec une grande destination brassicole internationale.Le tourisme brassicole est un créneau très spécialisé, mais en pleine expansion.Les micro-brasseries et les brasseries artisanales prolifèrent dans tous les pays occidentaux et suscitent l'intérêt de dizaines de milliers d'amateurs qui participent à des salons et achètent des voyages axés sur la bière, comme d'autres courent les grands vignobles français, californiens ou italiens.Une étude réalisée il y a deux ans par le ministère de la Métropole révélait que sur les 50 000 visiteurs du Mondial de la bière, 5000 venaient de l'extérieur du Québec.Le Mondial de la bière organise une série de tournées en autocar du Québec « brassicole », en collaboration avec des journaux spécialisés du Midwest et de la côte est des États-Unis.« Les amateurs de bière américains adorent venir au Mondial, parce que nous sommes un événement qui a une véritable envergure internationale dans ce créneau, explique Vincent Blair.Ils ont des salons où on présente beaucoup plus de produits.À Denver, par exemple, ils alignent 1000 produits, alors que nous n'en présentons que 250 en dégustation.Mais nous avons beaucoup de bières belges et européennes, alors que là-bas, ils restent limités aux produits nord-américains.» Quand ils viennent, les amateurs de bière américains ne restent pas cantonnés à Montréal.Ainsi, le journal spécialisé Ale Street News, qui diffuse 100 000 exemplaires dans l'est des États-Unis, propose des forfaits de quatre jours au cours desquels les participants ont l'occasion de découvrir Mont- Tremblant, avec ses deux « broue-pubs », le Diable et le Saint-Arnoud, ainsi que Chambly où ils visitent les installations d'Unibroue et terminent la soirée au restaurant Fouquet Fourchette, qui sert des plats gastronomiques mijotés à la bière.« Nous travaillons à la mise au point d'une « route de la bière » qui inclurait, naturellement Mont-Tremblant et Chambly, mais aussi d'autres régions, notamment la Mauricie où la Seigneurie de la Nouvelle France, à Saint-Paulin, est une auberge-micro-brasserie, et le Suroît où les propriétaires de la ferme- brasserie Schoune se préparent à inaugurer un écomusée de la bière, près de Rigaud.» Cette route de la bière serait aussi commercialisée dans les régions du Québec.Cette année, plusieurs grossistes ont d'ailleurs affrété des autobus pour permettre aux gens des régions de venir passer une journée au Mondial de la bière.Les organisateurs, qui ont déjà coédité Le Petit Futé (brassé au Québec), projettent la publication d'une carte du tourisme brassicole dans la province.Avec une dizaine de micro-brasseries et une quinzaine de broue-pubs (des bistros qui brassent leur propres bières exclusivement pour consommation sur place), la province a encore beaucoup de chemin à faire pour pouvoir rivaliser avec des pays comme l'Allemagne ou la Belgique (160 brasseries), avec leurs traditions séculaires qui imprègnent la mentalité populaire.« Mais nos brasseurs gagnent des prix dans les grands concours internationaux, dit Vincent Blair.Ce fut le cas d'Unibroue, de Mc Auslan et des Brasseurs RJ, qui produisent la Belle Gueule.Au salon Eurobières, de Strasbourg, un des organisateurs a d'ailleurs déclaré publiquement que le Québec était en train de devenir la nouvelle Belgique de la bière.» Le Mondial de la bière, dans la Salle des pas perdus de la gare Windsor, du 29 mai au 2 juin.Le Québec deviendra-t-il la nouvelle Belgique de la bière?AUBAINES À SAISIR EN ATTENDANT les aubaines pour l'Europe qui se font rares (en fait, elles sont inexistantes), il faut se tourner vers les destinations-soleil pour trouver des voyages à prix réduits.Au cours des semaines qui viennent, les réductions flottent dans une fourchette de 15 % à 30 %.En voici quelques exemples : \u2014 Punta Cana (République dominicaine), départs des 25 mai et 2 juin pour une semaine au Hodalpa Caribe Club : 1098 $ avec Columbus Air Vacances (prix régulier : 1499 $).\u2014 Riviera Maya (Mexique), départs des 31 mai, 7 et 14 juin pour une semaine au Bravo Club El Mandarin : 998 $ avec Vacances Air Transat (prix régulier : 1329 $).\u2014 Varadero (Cuba), tous les départs du 31 mai au 16 juin pour une semaine au LTI Varadero Beach : 1098 $ avec Tours Mont- Royal (prix régulier : 1429 $).\u2014 La Romana (République dominicaine), départ du 1er juin pour une semaine, au Coral Canoa Beach Resort and Spa : 958 $ avec Vacances Air Transat (prix régulier : 1249 $).\u2014 Puerto Plata (République dominicaine), départ du 1er juin pour une semaine au Allegro Jack Tar : 1098 $ avec Vacances Signature (prix régulier : 1419 $).\u2014 Riviera Maya (Mexique), départs des 9 et 16 juin pour deux semaines au Karisma Akumal : 1698 $ avec Vacances Signature.Groupes avec spécialistes.Tout compris, hôtels de luxe (occ.2), tous les repas ou presque.Aussi départ individuel TTeerrrreess llooiinnttaaiinneess DÉPART GARANTI CHINE 10 octobre 21JOURS 4 680$ PRÉSENTATIONS SPÉCIALES par un expert 1er, 8 ET 22 JUIN 2002 THAÏLANDE, CHINE, VIETNAM - PRIX DE PRÉSENCE - CONTACTEZ RAYMOND BOUCHARD CHINE 21 JOURS à partir de 4 350$ CHINE 18 JOURS à partir de 3 210$ VIETNAM 20 JOURS à partir de 3 890$ Thaïlande Essentielle 19 jrs à partir de 3 295$ Thaïlande et Laos 19 JOURS à partir de 3 620$ www.gaby-travel.com VOY.MONY TOURS, MONTRÉAL (514) 733-5396 G S Reste 6 places accompagnateur Jules Nadeau MONTRÉAL .(514) 273-3301 LONGUEUIL .(450) 651-9551 SANS FRAIS .1 (866) 273-3301 1 (877) 651-9551 VOYAGES DE GROUPES ACCOMPAGNÉS ESPAGNE - COSTA DEL SOL Au populaire hôtel appartement Bajondillo, en studio Spécial départ 1er octobre - 3 semaines, pour le prix de 2 accompagné par Francine Corbeil 1 665 $ en occ.double, plus taxes de 149 $ Épargnez en tout temps : Club Med 200 $ de rabais par couple Voyages de noces Sandals, 200 $ de rabais par couple L'ITALIE 20 jours / 33 repas / 47 visites 25 septembre au 14 octobre, accompagné par Nicole Deschamps 3 600 $ en occ.double, plus taxes de 99 $ Réservations avant le 31 mai Minimum de passagers requis cyberpresse.ca / arts FILL304 3LP0701B0522 media B7 3LP0701B0522 ZALLCALL 67 20:28:51 05/21/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 22 MAI 2002 B7 La résurrection de Bust EN BREF NATHALIE COLLARD Wallpaper orphelin ?LA RUMEUR courait déjà depuis plusieurs mois, mais il semble que le départ de Tyler Brulé, l'éditeur-vedette du magazine Wallpaper, soit imminente.Dans son plus récent billet, qui sera publié dans le numéro de juin du magazine, l'éditeur originaire du Canada termine sur ces mots : « Quant à moi, gentils lecteurs, que dire de plus que merci et adieu.» Chez IPC Media, la compagnie britannique qui a racheté la bible du design branché d'AOL/Time Warner l'an dernier, personne n'a voulu confirmer la nouvelle.Mais depuis quelques mois, la presse spécialisée faisait ses choux gras des affrontements entre Tyler Brulé et IPC Media au sujet des goûts luxueux du jeune éditeur.Chef cuisinier en résidence, promenades en hélicoptère privé, il semble que les excès de Brulé ne correspondaient pas à la vision financière du nouveau propriétaire.Le magazine survivra-t-il à son départ ?La revue Nature recule POUR LA PREMIÈRE fois de son histoire, la revue Nature a reculé, admettant qu'elle n'aurait pas dû publier un article critique portant sur les OGM.En novembre dernier, deux scientifiques de l'Université de Californie à Berkeley, Ignacio Chapela et David Quist, signaient un article sur la contamination d'une souche de maïs mexicain par du maïs génétiquement modifié en provenance des États-Unis.La publication de l'article a soulevé un tel tollé que la rédaction du magazine a publié ce mois-ci une note éditoriale dans laquelle elle conclut que « les faits disponibles n'étaient pas suffisants pour justifier la publication de cet article ».La rédaction de la prestigieuse revue a-t-elle été victime de pressions de la part de l'industrie des biotechnologies et du lobby pro-OGM ?C'est ce que soutient le journaliste et auteur Andy Rowell dans The Big Issue.Rowell prétend que l'attaque a été lancée, par courriel, par deux employés d'une firme de relations publiques, Bivings Group, qui compte une douzaine de compagnies du groupe Monsanto parmi ses clients.Des scientifiques pro-OGM et des porte-parole de l'industrie des biotechnologies ont ensuite emboîté le pas.La question des OGM n'est pas seulement technique, elle est politique, a reconnu un porte-parole de Nature, rappelant que l'industrie des biotechnologies milite pour faire lever l'interdiction sur l'utilisation des grains et aliments génétiquement modifiés en Europe, au Brésil et au Mexique.Les revues scientifiques ont-elles les reins assez solides pour résister à de telles pressions ?Tout n'est pas perdu VOILÀ PEUT-ÊTRE une idée pour nos confrères et consoeurs en lock-out de Radio-Canada: cinq ex-employés de la compagnie en faillite Enron ont accepté de poser dans leur plus simple appareil pour le numéro de septembre du magazine Playgirl.Les femmes de Enron ne seront pas en reste.Le magazine Playboy a lancé un appel à toutes en mars dernier et les fameuses photos devraient être publiées dans le numéro du mois d'août de cette publication pour hommes, qui sera disponible dans les kiosques à la fin du mois de juillet.Une façon comme une autre pour les ex-employés lésés de prouver qu'ils n'ont pas TOUT perdu.Retour aux années 1950 ?SIX HEURES de route séparent les bureaux de Châtelaine à Toronto des bureaux de Châtelaine à Montréal et pourtant, on dirait que les deux publications vivent à des époques différentes.L'édition canadienne-anglaise du magazine féminin vient de lancer un concours qui rappelle un mauvais épisode de Papa a raison : « Mesdames, rebellez-vous contre la corvée de lessive et courez la chance de gagner un voyage dans le Sud avec trois de vos meilleures amies, expertes en lessive comme vous.» Le magazine invite en outre ses lectrices à démarrer une chaîne de lettres afin de maximiser leurs chances de gagner le grand prix.Deux solitudes, dites-vous ?SYLVIE ST-JACQUES collaboration spéciale Dans le vaste océan de la presse féminine américaine, le magazine Bust navigue à contre-courant des Cosmopolitan, Vogue, Glamour et autres Bazaar.Cette publication new-yorkaise rejette la réification de la femme en marchandise commerciale.Bust ne vend pas de la copie avec des mannequins ou starlettes en bikini.C'est un magazine féminin, féministe à sa façon.Sur les tablettes des kiosques à journaux, les nombreux magazines américains de mode qui affichent des beautés sulfureuses et ultra-sexy forgent à l'unisson une image de l'incarnation de la femme « belle, moderne et indépendante ».Bust, lui, offre un ton discordant et des cover-girls aux allures rebelles avec des grands titres qui encouragent l'affirmation du pouvoir des filles.Bref, Bust se démarque franchement du lot.Le magazine « for women with something to get off their chests » ne contient aucune pub de géants des cosmétiques.Anti-Cosmopolitan par définition, Bust dénonce les diktats de beauté imposés par la mode et le star system hollywoodien.Féministe sans donner dans l'intellectualisme pur, Bust s'intéresse à la mode mais en présentant des photos de femmes « de la rue » habillées de vêtements dénichés dans des friperies.On y parle aussi de sexe sans détour avec, là encore, une perspective visant la satisfaction des femmes.Sa section consommation comporte parfois des critiques de vibrateurs et autres objets conçus pour améliorer la qualité de la vie sexuelle féminine.Ses collaboratrices y vont aussi parfois d'une petite critique de film XXX pour femmes seulement ou d'une nouvelle érotique bien corsée.Mais il ne faut pas en déduire pour autant que le magazine ne pense qu'à « ça ».Bien au contraire.Dans son dernier numéro, le très new-yorkais Bust se penche par exemple sur le sujet de la présence féminine dans l'armée américaine.Le magazine consacre aussi plusieurs pages aux Tamil Tigers, un mouvement de résistance créé par des femmes sri-lankaises qui a produit plusieurs kamikazes.Bref, de la matière pour combler tous les intérêts des lectrices.« Contrairement à plusieurs magazines féminins, on sent que Bust a une ligne directrice clairement établie », souligne Marie- Pier Paquette, une Montréalaise de 27 ans qui est devenue une fidèle lectrice du magazine, après avoir découvert le Bust par hasard en automne 2000.« Les magazines féminins proposeront par exemple aux femmes des articles de croissance personnelle où on leur explique comment cultiver leur estime personnelle.Quelques pages plus loin, on leur suggérera ensuite un régime pour perdre 25 livres en deux semaines ou un article sur comment séduire son patron, ce qui est complètement incohérent, juge-t-elle.À mes yeux, le Vogue ou le Cosmo sont l'équivalent du Playboy : je ne pense pas que les gens achètent ces magazines pour les articles.Ils sont faits pour admirer la pub, fantasmer sur des corps qui n'existent pas ou sur des fringues qu'on n'a pas les moyens d'acheter.» Frappé par le 11 septembre Allant à l'encontre d'une philosophie qui est la base de l'industrie où il cherche à se positionner, Bust n'a pas toujours eu de la facilité à s'installer solidement financièrement.Toutefois, le magazine survit tant bien que mal et a fait récemment un retour dans les kiosques de presse, après une pause et une tempête qui a failli lui être fatale.Bust, qui sera dorénavant un trimestriel, a failli périr avec le séisme qui a ébranlé le domaine de l'édition, aux lendemains des événements du 11 septembre.À la fin de l'été 2001, le magazine avait pourtant le vent dans les voiles et son éditeur comptait même le faire paraître 10 fois par année.Jusqu'à la section affaires, du New York Times qui avait fait sa une avec une photo des conceptrices du magazine pour illustrer un dossier portant sur l'ascension d'un nouveau courant de magazines « féministes ».Mais un mois après les attentats du World Trade Center, son éditeur a décidé de fermer boutique.Bust fut déclaré « cliniquement mort ».« À ce moment, le pays était en guerre et l'avenir d'un petit magazine apparaissait comme une préoccupation triviale.Ensuite, nous avons commencé à recevoir des lettres de nos lectrices qui nous priaient de ne pas laisser mourir Bust et nous demandaient comment elles pouvaient contribuer à sa survie.En réaction à leurs encouragements, nous avons trouvé la force intérieure pour nous battre pour garder en vie notre magazine », relate l'éditrice en chef Debbie Stoller, dans son éditorial de la dernière parution du magazine.En page couverture du numéro du printemps 2002, l'actrice Lili Tayler pose en jeans et chemisier blanc, légèrement maquillée et à peine décolletée.Dans une entrevue donnée à la journaliste Afarin Majidi, la star de I Shot Andy Wharol et icône du cinéma indépendant américain y fait entre autres le point sur la dictature de la beauté imposée par Hollywood.Elle y dévoile ses positions féministes, son opinion sur les décisions politiques du gouvernement Bush dans la guerre avec l'Afghanistan ainsi que sa lutte pour conserver son intégrité artistique dans un milieu qu'elle critique.« Ce numéro est consacré à la lutte, parce que nous avons dû trouver notre guerrière intérieure pour récupérer les droits de notre entreprise.Par ailleurs, nos sentiments face à la lutte, à la guerre et à la colère ont été amplifiés par les attaques du 11 septembre », a souligné Debbie Stoller.Sexe, mode, cosmétique et gants de boxe « Je pense que ça prendra encore 1000 ans avant que les choses changent pour le mieux.La répression des femmes dure depuis longtemps et je crois que même les hommes en souffrent, parce qu'ils rejettent cet état de fait », a déclaré Lili Taylor au Bust.Ce genre d'affirmation des porte-parole féminins qui s'opposent à l'hégémonie masculine alimente depuis presque 10 ans les pages du Bust.Brebis galeuses ou anti sex-symbol, Courtney Love, Janeane Garofalo et Sandra Bernhard ont été parmi celles qui ont fait la page couverture de ce magazine parallèle.Elles y ont souvent dénoncé l'exploitation sexuelle du corps de la femme, 30 ans après que les féministes eurent brûlé leurs soutiens-gorge sur la place publique.Qualifié de « féministe de troisième génération », Bust réclame la reconnaissance du travail domestique tout en revendiquant le droit à l'affirmation du pouvoir sexuel.« Nous ne devons pas nous assimiler dans la culture dominante masculine.Nous devons atteindre l'égalité des cultures féminines et masculines et définir une culture des femmes qui sera célébrée », a déclaré Debbie Stoller au webzine Ennui Magazine en fin d'année 2000.Marie-Pier Paquette qui dit aimer le Bust pour son côté « cynique et urbain » déplore le fait qu'il n'existe pas, au Québec, de publication semblable.« On sent que les magazines d'ici sont strictement axés sur la promotion.Les magazines alternatifs ne sont pas obligés de faire la critique du dernier album de Céline Dion », observe-t-elle.Marie-Pierre admet qu'elle n'aurait pas acheté le magazine si le mot féministe était imprimé en gros caractères sur la page couverture.« Je m'identifie plutôt à un courant de « post-féminisme ».Je trouve que souvent, le débat sur l'identité féminine manque de nuance : c'est comme si on avait seulement le choix entre être belle et émancipée ou être moche et chialer contre la beauté.Bust ne tombe pas dans ces extrêmes et propose plusieurs modèles de beauté », remarque-t-elle.Désormais indépendant, Bust survivra-t-il longtemps dans la très compétitive arène des magazines féminins ?Ses artisanes comptent bien s'armer jusqu'aux dents pour y arriver.Le magazine Bust se place en marge des autres publications destinées aux femmes en exploitant davantage le côté féministe de ses lectrices."]
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