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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-06-29, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101A0629 A1 SAMEDI 6LP0101A0629 ZALLCALL 67 22:03:05 06/28/02 B LA PATIENCE EST DE MISE AU «CAMP» DE LACOLLE LA BÉVUE DE KANDAHAR Les deux pilotes américains blâmés MONTRÉAL SAMEDI 29JUIN 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D' AMÉRIQUE 1 1 8e A N N É E > N O 2 4 5 > 1 7 2 P A G E S > 1 2 C A H I E R S 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA -MADELEINE 2,50 $ MARTIN VALLIÈRES WASHINGTON \u2014 Les sanctions qui seront imposées aux deux pilotes américains blâmés pour le bombardement erroné de soldats canadiens en Afghanistan, en tuant quatre et en blessant huit, pourraient tarder plusieurs semaines, sinon quelques mois.Et à moins que ces sanctions n'impliquent des procédures en Cour martiale, où l'information serait disponible, elles pourraient n'être jamais divulguées, de même que la confirmation de l'identité des pilotes fautifs.C'est ce qu'ont indiqué des officiels au Pentagone, hier, en marge d'une rencontre de presse par vidéoconférence de Tampa, en Floride, où est situé le quartier général du commandement militaire des États-Unis.Voir PILOTES en A4 PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Des demandeurs du statut de réfugié, venus du Pakistan, sont assis à l'ombre d'une roulotte en attendant que leur demande soit traitée par les agents d'immigration du poste frontière de Lacolle.Avec l'entrée en vigueur, hier à minuit, de la nouvelle loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, l'affluence record à la frontière canadienne a commencé à se résorber.Mais ce n'est qu'un répit: l'annonce d'une entente qui, une fois formellement conclue, permettra au Canada de refouler les demandeurs d'asile ayant transité par les États-Unis, risque de précipiter de nouveaux réfugiés vers la frontière canadienne.À lire en page A8 SCANDALES FINANCIERS AUX ÉTATS-UNIS L'héritage des apprentis sorciers de la nouvelle économie RÉJEAN BOURDEAU QUAND IL N'Y A PAS de police, il ne faut pas s'étonner qu'il y ait davantage de voleurs.C'est par cette boutade que Jacques Fortin, professeur de comptabilité à l'École des hautes études commerciales, explique la vague de scandales qui déferle sur les marchés financiers depuis des mois.Hier encore, on a appris que le géant Xerox a gonflé son bénéfice avant impôts d'au moins 1,4 milliard US entre 1997 et 2001 ( les détails en page E 1 ).Plus tôt cette semaine, c'est la société World Com qui était poussée au bord de la faillite à la suite d'irrégularités comptables impliquant une somme de près de quatre milliards US.Sans parler des scandales touchant Enron et le parfum de scandale entourant plusieurs autres entreprises.« C'est le prix à payer pour avoir discrédité le travail des vérificateurs comptables depuis dix ans », dit le professeur Fortin.Le rôle des vérificateurs est de donner un avis sur les états financiers des entreprises.La vérification doit fournir une assurance raisonnable que les résultats présentés reflètent une image fidèle de la situation financière.En ce sens, les vérificateurs sont les chiens de garde des actionnaires.Voir HÉRITAGE en A2 Actuel A23-A31 Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D19 - Télé-horaire D2 Avis G8 Bridge I8 Carrières cahier I - formation I7 Décès B6, B8 Échecs I8 Éditorial A20 Encans F8 Êtes-vous observateur?F2 Feuilleton H16 Forum A21 Horoscope H16 Jardiner J8 La grille des mordus H10 La Presse Affaires E1-E10 Loteries A2, B8 Monde A16-A19 Mon toit cahier J Mots croisés H16 Mot mystère H16 Ni bête ni méchant! I8 Petites annonces F2 - immobilier F2-F4 - marchandises F4, F5 - emplois F5-F7 - automobile F7, F8 - affaires E2 Philatélie I8 Plus B1-B5 Politique A4, A6 Restaurants D20 Vacances-voyage cahier H Vin D21 Sports cahierG M É T É O Voir B8 Passages nuageux Maximum 27 > minimum 17 PHOTO AP Le siège social du géant de la photocopie à Stamford, au Connecticut.«Le cancer de la Palestine» LONDRES \u2014Une barrière métallique protège l'entrée de la colonie juive d'Itamar, en Cisjordanie.Le gardien, mitraillette en bandoulière, n'a pas l'air commode.Non loin, un petit garçon fait mine de scruter l'horizon avec une paire de jumelles en boîtes de conserve, une main sur son fusil en bois.Aux aguets.Soudain, la barrière s'ouvre pour laisser sortir une femme et ses enfants.Elle s'arrête à notre hauteur, baisse la vitre de sa voiture et nous lance avec rage: « Partez, vous n'avez rien à faire ici, bâtards! » C'était en avril, pendant l'opération Rempart, la plus grande incursion militaire dans les territoires occupés depuis la guerre des Six- Jours de 1967, destinée à éradiquer le terrorisme qui sème la désolation en Israël.En deux semaines de reportages, dans les villes dévastées de Jénine, de Naplouse et de Bethléem, je n'avais jamais vu Youssef, mon chauffeur, se mettre dans un état pareil.Les yeux fixés sur la barrière, cet Arabe israélien, qui préfère disserter sur les femmes plutôt que sur la politique, a explosé: « Ces colonies sont le cancer de la Palestine! » Youssef n'avait pas tout à fait tort.Les quelque 150 colonies de la Cisjordanie et de la bande de Gaza sont au coeur du conflit israélo-palestinien.Leur expansion a largement contribué au déclenchement de la présente Intifada.Les Nations unies les considèrent illégales.Les Palestiniens ragent de voir leur futur État indépendant rétrécir à mesure que s'élèvent de nouvelles implantations.Voir PALESTINE en A2 > Le 20 juin, un tireur palestinien a fait feu dans la colonie juive d'Itamar, en Cisjordanie.Plusieurs personnes sont mortes, dont trois enfants d'une même famille.Retour sur l'événement, en compagnie de notre journaliste qui a visité cette colonie en avril dernier.Nombre de sièges limité Permis du Québec Offre de lancement Consultez votre agent de voyages ou Multi-Voyages tél.(514) 858-0011 ou 1 888 302-6221 ou par courriel à : i n fo@canadaairchar t e r.com à partir de vol aller-retour Londres Départs tous les 399 samedis 399$$ Offre spéciale Tunis 854$ à partir de 6LP0201A0629 A2 SAMEDI 6LP0201A0629 ZALLCALL 67 10:42:32 06/30/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 JUIN 2002 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 3-0-4 > À quatre chiffres : 7-5-1-8 SUITES DE LA UNE HÉRITAGE Suite de la page A1 « Avec l'arrivée de la nouvelle économie, des apprentis sorciers comme les analystes, les conseillers en placement et même certains comptables ont voulu faire croire que la comptabilité n'était plus adaptée à la réalité des entreprises », souligne Jacques Fortin.Pour expliquer la « performance » des sociétés, on a alors développé de nouveaux concepts.Parmi ceux-ci, on retrouve le fameux BAIIA, soit le bénéfice avant impôts, intérêts et amortissements.Ces outils à la mode ont servi à vendre des tonnes d'actions.Ils ont également permis à « des titres qui n'avaient intrinsèquement aucune valeur d'atteindre des prix qui n'avaient pas de bon sens et qui étaient en complète rupture avec leur situation véritable ».À tous ceux qui utilisent des indicateurs de rentabilité plus ou moins bidon, Jacques Fortin rappelle: « Quand il n'y a pas de profits, il n'y a pas de valeur.» C'est le nettoyage des livres comptables qui entraîne la vague de scandales à Wall Street.Entre autres, la firme de télécommunications World Com a révélé qu'elle aurait dû comptabiliser des dépenses au moment où elles ont été engagées plutôt que de les enregistrer comme des immobilisations comptabilisées à plus long terme, ce qui a surestimé ses profits de 3,8 milliards US.Toutes ces manipulations vontelles ternir à jamais l'image de la profession comptable?Au contraire, pense le professeur Fortin, c'est une bonne chose car le marché va enfin comprendre que la comptabilité est une affaire d'experts.« On va voir que le travail de vérification a plus de valeur ajoutée qu'on ne le pensait et qu'il y a un prix à payer quand le travail est mal fait », dit le spécialiste.Avec le temps, remarque-t-il, le travail de vérification est devenu une source de revenus moins importante pour les cabinets comptables.« Les actionnaires se sont dit: puisqu'il n'y a pas de scandale, ni d'accident, à quoi ça sert de payer le gros prix?» De fil en aiguille, la vérification à faible coût en est venue à servir d'entrée pour les comptables plus intéressés à offrir aux clients de lucratifs services de consultation.Pour redonner ses lettres de noblesse au travail des vérificateurs, Jacques Fortin pense qu'il faut généraliser l'obligation de vérifier les états financiers pour les petites et les grandes sociétés privées.« Elles ont aussi des dettes, des employés et des responsabilités sociales », souligne le professeur des HEC.Selon lui, le métier de vérificateur doit également rebâtir son indépendance.Pour ce faire, la rémunération des comptables ne doit plus être liée à la facturation de sa propre clientèle, mais à celle du cabinet.Aujourd'hui, plus un vérificateur génère des revenus auprès de ses clients, mieux il est rémunéré.Cette situation lui enlève son indépendance, car il ne peut se permettre de perdre ses clients.« Par contre, un cabinet qui a 2000 clients peut se permettre d'en perdre cinq, explique-t-il.Les vérificateurs doivent être solidaires entre eux et se transférer des comptes quand des confrères perdent des clients.» Le professeur Fortin pense que l'on devrait élargir cette pratique jusqu'à faire une rotation de clientèle entre les cabinets de comptables.« Pour éviter les conflits, on pourrait même limiter le nombre d'années durant lesquelles un cabinet aurait les mêmes grands clients », avance-t-il.À son avis, cette mesure entraînerait plus d'ajustements pour les cabinets, mais ne se traduirait pas par des baisses de revenus puisque le bassin de clients resterait entre les mains des mêmes firmes comptables.Enfin, Jacques Fortin souligne qu'il faudra être prêt à payer plus cher pour avoir des services de vérification de grande qualité.« Il faut être conscient qu'il faudra payer plus cher que 100 $ de l'heure, dit-il.Mais quand on voit les dégâts que l'on est en train de vivre, je pense que les actionnaires de World Com auraient été prêts à débourser un peu plus pour sauver des milliards de dollars.» La vague de scandales aux États- Unis pourrait bien traverser la frontière.« La malhonnêteté n'est pas une caractéristique territoriale et la même chose peut se produire ici », dit le professeur.Paradoxalement, la réglementation plus floue des organismes de surveillance provinciaux pourrait toutefois rendre la tâche plus difficile aux fraudeurs.L'organisme américain ( SEC ) a beau être plus vigilant que ceux du Canada, l'approche « légaliste » des États-Unis a permis de mettre en place une réglementation plus tatillonne, où chaque mot et chaque virgule comptent.Avec de bons avocats, il est alors possible de contourner les lois.Cela étant dit, le Canada est loin d'être à l'abri, estime le spécialiste Jacques Fortin.« Les chances que ça arrive sont proportionnelles à la taille de notre marché.» PALESTINE Suite de la page A1 George Bush a prévenu, dans son discours sur le Proche-Orient, que les « activités de colonisation doivent cesser ».Plusieurs Israéliens perçoivent les colons comme des extrémistes et réclament l'arrêt des constructions dans les territoires occupés.Mais qui sont ces gens prêts à défier le monde entier pour s'établir dans un univers hostile?Itamar est une colonie de 90 familles établie en 1984 au sommet d'une colline plantée d'oliviers, près de la ville palestinienne de Naplouse.En état de siège permanent.Les habitants s'y déplacent souvent en camionnettes blindées, protégés par une clôture de barbelés, des miradors et des troupes israéliennes.Un peu comme s'ils vivaient en cage.Lorsqu'ils en sortent, ils doivent parfois s'entasser dans des fourgons militaires, escortés par l'armée.Autour, les Palestiniens des villages pauvres sont convaincus qu'on leur a volé leur terre, leur eau et leurs oliviers \u2014 bref, que la colonie est la source de tous leurs maux.Ils détestent Itamar, parfois même jusqu'à en mourir.Moshe Goldsmith est l'un des membres fondateurs d'Itamar.Il y a 18 ans, sa femme et lui ont quitté le calme relatif de New York pour s'y établir et y élever leurs cinq enfants.Il habite, comme tout le monde ici, une maison modeste au toit rouge et à la décoration minimale.Seules les bibliothèques, remplies de livres religieux, ajoutent un peu de chaleur aux pièces.« Nous sommes en terre juive.Personne ne nous avait promis un jardin de roses.Mais la terreur ne nous fera pas partir », expliquait-il en avril.L'opération Rempart avait rendu la vie plus facile à la communauté.« Au lieu de tuer des Juifs, les Palestiniens essaient de se cacher.Mais ça va recommencer », prévoyait M.Goldsmith.Il n'avait que trop raison.Le 28 mai, un tireur palestinien s'est faufilé dans Itamar et a tué trois adolescents qui jouaient au football dans la cour de l'école.Le 20 juin, un autre militant a sectionné la clôture de barbelés pour s'introduire dans la colonie.Il a tiré sur les passants avant de s'engouffrer dans la maison de la famille Shabo.Dans la cuisine, Rachel, 40 ans, fut la première à tomber.L'homme s'est ensuite dirigé vers le salon, où trois garçons, âgés de cinq, 12 et 16 ans, regardaient la télé.Il les a tués l'un après l'autre.Une fille de 13 ans a reçu une balle en plein ventre alors qu'elle tentait de s'enfuir.Un garçon de 11 ans a été grièvement blessé.Un voisin, accourant pour leur porter secours, a reçu une balle dans la tête.Après deux attentats suicide à Jérusalem, l'horrible attaque était le troisième assaut palestinien sur des civils israéliens en autant de jours.La sanglante série, qui a fait 33 victimes \u2014 le pire bilan depuis le début de l'Intifada \u2014 a poussé le cabinet de sécurité d'Israël à ordonner la réoccupation des villes autonomes de la Cisjordanie.Au lendemain de l'attaque, 50 tanks ont roulé dans Naplouse, où l'armée a imposé un nouveau couvre-feu.Mais rien de tout cela ne ramènera la famille Shabo à Itamar.« C'était une famille fondatrice, comme la mienne, raconte M.Goldsmith en entrevue téléphonique.Dix membres de la communauté ont été tués depuis le début de l'année.Aujourd'hui, les enfants ont peur de jouer dans la rue.Mais personne ne songe à partir.Nous devons continuer, c'est notre mission.» Israël a sans doute encouragé l'implantation de colonies dans le but d'entraver la création d'un État palestinien sur ces territoires.Mais la mission dont parle M.Goldsmith provient tout droit des Écritures.Ce n'est ni la logique ni la politique qui anime sa communauté.C'est la ferveur religieuse.Les colons se voient comme des pionniers venus reconquérir la Terre promise, des héros du sionisme contre un État israélien séculier qui a perdu sa voie.Et les attaques dont ils sont victimes ne font que renforcer leurs convictions.« Dans l'Histoire, il n'y a toujours eu qu'un petit nombre de Juifs idéalistes pour faire avancer la nation juive.Nous luttons pour notre survie », affirme M.Goldsmith.Depuis les accords de paix d'Oslo, en 1993, le nombre de colons a augmenté de 54 %, malgré la promesse d'Israël de « geler » la colonisation des terres conquises après la guerre de 1967.Selon le groupe humanitaire B'Tselem, il est passé de 247 000 à 380 000, en incluant les quartiers de Jérusalem- Est.En Cisjordanie seulement, le nombre de colons a bondi de 100 500 à 191 600, une augmentation de 90 %.Les colonies occupent désormais 43 % de la Cisjordanie.En créant des zones tampons autour d'elles, Israël a illégalement saisi 20 % des terres, interdites aux Palestiniens.De plus, l'armée israélienne contrôle les quelque 400 villages palestiniens qui sont disséminés entre les colonies, couvrant un autre 20 % du territoire.Résultat, seulement 17 % de la Cisjordanie reste autonome, ce qui correspond aux huit villes palestiniennes dispersées sur le territoire.Les trois millions de Palestiniens doivent constamment se soumettre à l'un ou l'autre des 120 checkpoints établis par l'armée.« Les communautés palestiniennes sont devenues des colonies dans une Cisjordanie israélienne », disait récemment un analyste à l'Economist.Même le Mossad et l'armée d'Israël considèrent les colonies établies dans les coins les plus reculés des territoires palestiniens comme de véritables fardeaux et recommandent leur évacuation pure et simple.Depuis le début de l'Intifada, leur protection requiert trois fois plus de soldats et de réservistes.Mais les colons peuvent compter sur le soutien apparemment indéfectible du premier ministre d'Israël, Ariel Sharon, qui n'a pas l'intention d'ordonner l'évacuation des colonies.En fait, 34 nouvelles implantations ont été créées au cours de ses 15 mois au pouvoir.Bon nombre de «colons» sont des Israéliens ordinaires, qui ont profité des subventions offertes par le gouvernement pour s'établir dans les implantations construites autour de Jérusalem, où les maisons sont meilleur marché.Le 18 juin, un attentat suicide a fait 19 morts dans un autobus faisant la navette entre l'un de ces nouveaux quartiers, Gilo, et Jérusalem.Pourtant, les habitants de Gilo ne se considèrent pas comme des colons.Ils n'en partagent pas les coutumes, la foi, ni même le langage: alors que leurs enfants emploient le mot kvish pour désigner une rue, ceux des colonies disent tzir, le mot militaire pour « accès ».Mais pour les militants palestiniens prêts à mourir pour la cause, tous les colons sont des « cibles légitimes », en banlieue de Jérusalem comme sur les collines de Naplouse.Centre Rockland: (514) 341-7810 La Cathédrale (centre ville): (514) 282-9525 Place Portobello, Brossard: (450) 671-2202 Les Galeries Laval: (450) 681-9090 Magasin d'entrepôt Carrefour Langelier: (514) 254-3636 nouvel emplacement spectaculaire! de blanc Nous vous proposons la plus vaste sélection de marques de qualité et tout ce dont vous rêvez pour la maison\u2026 Vente de 3051595A 6LP0302A0629 A3 samedi 6LP0302A0629 ZALLCALL 67 22:03:16 06/28/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 JUIN 2002 A3 Permis du Québec Offre de lancement 399$ vol aller-retour Départs tous les samedis à compter du 22 juin Londres Consultez votre agent de voyage ou Multi-Voyages (514) 858-0011 ou 1-888-302-6221 ou à : info@canadaaircharter.com Si réservé aujourd'hui à partir de ACTUALITÉS LIGNE HERTEL-DES CANTONS Chronologie Janvier 1998 UNE TEMPÊTE de pluie verglaçante s'abat sur tout le sud-ouest du Québec.La région de la Montérégie est la plus touchée, particulièrement dans la zone surnommée le « Triangle noir » formée des villes Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint- Hyacinthe et Granby.Les pylônes s'effondrent, jusqu'à un million d'abonnés perdent le courant, certains ne le retrouveront qu'un mois plus tard.Devant l'urgence de la situation, le gouvernement de Lucien Bouchard adopte une série de huit décrets pour « sécuriser l'approvisionnement en électricité des citoyens des régions de Montréal, de la Montérégie et de l'Estrie » dès l'hiver 1999.Printemps-été 1998 Les citoyens du canton de Melbourne apprennent qu'Hydro-Québec a l'intention de construire une nouvelle ligne à haute tension de 735 kV entre les postes Hertel et Des Cantons (avec le poste Saint-Césaire entre les deux), ainsi que la construction d'un nouveau poste de transformation (poste Montérégie) au nord de Granby.Les citoyens doutent de la pertinence d'installer une telle ligne à haute tension seulement pour sécuriser le réseau et soupçonnent Hydro de profiter de « l'urgence » pour construire des lignes qui serviront à l'exportation d'électricité aux États-Unis.Insatisfaits des explications fournies par la société d'État, ils demandent une injonction pour stopper les travaux chez les expropriés.L'injonction est rejetée.Les citoyens décident de poursuivre le gouvernement et Hydro devant les tribunaux.Hydro entame la première phase des travaux entre les postes Des Cantons et Saint-Césaire.Février 1999 Jugement Rousseau : les décrets à l'égard du projet Hertel-Des Cantons « outrepassent les pouvoirs du Conseil exécutif et sont illégaux, inapplicables, inopérants et sans effet ».Le tribunal enjoint également Hydro-Québec « de cesser ou de faire cesser immédiatement tous travaux et interventions sur le terrain ».La décision survient alors que 100 km des 145 km du projet de la ligne sont déjà construits.La construction du dernier tronçon du projet est suspendue.Juin 1999 Au lieu d'en appeler du jugement Rousseau, le gouvernement adopte le projet de loi 42 pour légaliser les travaux qui ont été accomplis entre les postes Des Cantons et Saint-Césaire.Été 2000 Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) se penche sur le projet Hertel- Des Cantons.La Coalition des citoyens entreprend des démarches pour contester la validité de la loi 42 devant les tribunaux.Janvier 2001 Rapport du BAPE : la ligne Saint-Césaire\u2014Hertel, le dernier tronçon qui n'est pas encore construit, n'est « pas indispensable » aux yeux du BAPE.Le gouvernement reste muet.Août 2001 Jugement Denis : la cour rejette la requête de la Coalition des citoyens et des citoyennes du Val- Saint-François pour faire déclarer inconstitutionnelle la loi 42.Amèrement déçus et découragés, les membres de la Coalition décident d'abandonner la bataille juridique.Un seul couple de citoyens décide de poursuivre la lutte en appel.Juin 2002 Sans avoir jamais répondu au rapport du BAPE, Hydro-Québec et le gouvernement annoncent qu'ils amorceront enfin la dernière phase des travaux de la ligne Hertel-Des Cantons, des travaux considérés comme « urgents » quatre ans plus tôt.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Robert Beaulieu, de la Coalition des citoyens du Val-Saint-François, dit qu'avec le temps, les citoyens ont démontré qu'ils avaient raison.« Mais on est tellement tanné du mépris.C'est pour ça que certains ont décidé de se consacrer à autre chose.» Cynisme et désabusement L'annonce de l'achèvement des travaux a été accueillie avec un haussement d'épaules teinté d'amertume JUDITH LACHAPELLE Robert Perras est un peu comme le dernier des Gaulois qui résiste, encore et toujours, à l'envahisseur.Mais il est loin de se sentir héroïque.Il n'y a pas grand gloire à tirer d'être le dernier des citoyens de la région du Val-Saint- François (Cantons-de-l'Est) à poursuivre la lutte devant les tribunaux, dit-il.Les pylônes sont bien plantés dans sa cour depuis déjà quatre ans et il estime lui-même assez minces ses chances de renverser le plus récent jugement prononcé dans le feuilleton Hertel-Des Cantons.« Si je pouvais gagner, si je pouvais mettre le gouvernement et Hydro-Québec dans l'eau chaude, ce serait bien cocasse, dit l'homme avec un sourire triste.Mais je ne me fais pas d'illusions.Je poursuis la lutte par principe.» La centaine de kilomètres de lignes à haute tension reliant de poste Des Cantons (près de Windsor) à celui de Saint- Césaire est en place depuis l'été 1998, mais aucun courant n'y circule.Cette semaine, Hydro-Québec a annoncé qu'elle compléterait cet été les travaux qui ont été suspendus depuis le jugement Rousseau en février 1999.Il s'agit de terminer la construction du nouveau poste de transformation Montérégie, d'apporter des modifications à celui de Saint-Césaire et d'étendre les lignes à haute tension entre Saint-Césaire et le poste Hertel (près de La Prairie).D'autres lignes secondaires doivent encore être posées pour interrelier tous les postes, dont deux qui passeront sur le terrain de Robert Perras, à Roxton Pond.« Elles devraient passer juste au-dessus de la grange, montre M.Perras.Je n'ai pas envie de vivre sous les lignes à haute tension, on ne sait pas trop quels effets les champs magnétiques ont sur notre santé.» Ceux qui vivent tout près de la ligne ont vu la valeur de leur propriété chuter de 20 %, affirme Robert Perras.La ligne Hertel-Des Cantons est nécessaire pour sécuriser le réseau, a répété cette semaine Hydro-Québec.« Cette ligne- là ne servira pas à vendre de l'électricité aux Américains et n'amène aucune capacité additionnelle pour les interconnexions.Ceux qui prétendent que c'est pour faire des exportations, c'est faux », a déclaré Daniel Vaillant, d'Hydro-Québec.Mais les citoyens sont fatigués de se battre contre plus fort qu'eux.Et certains croient que s'ils gagnent le procès, le gouvernement va adopter une autre loi d'exception pour faire valider ses travaux, comme il l'a fait avec le jugement Rousseau.Robert Beaulieu, de la Coalition des citoyens du Val-Saint-François, dit qu'avec le temps, ils ont démontré qu'ils avaient raison.« Mais on est tellement tanné du mépris.C'est pour ça que certains ont décidé de se consacrer à autre chose.» La quinzaine de citoyens qui font toujours partie de la Coalition ont maintenant diversifié leur lutte.Certains voudraient faire connaître d'autres sources d'énergie plus « vertes », comme l'énergie solaire et les éoliennes.D'autres militent maintenant pour un renouvellement de la démocratie.C'est le cas de Monique Fournier qui a été, jusqu'à tout récemment, l'un des plus féroces combattants de la Coalition.Aujourd'hui, Mme Fournier s'est retirée de la Coalition, mais milite maintenant au sein du Mouvement pour une démocratie nouvelle qui réclame notamment la représentation proportionnelle au Parlement.« C'est une suite logique, dit-elle.Si le gouvernement a eu autant de pouvoir, c'est en partie à cause de ce mode de scrutin.Quand ils ont passé la loi 42, tous les péquistes ont voté pour et tous les libéraux ont voté contre.S'ils avaient été élus de façon proportionnelle, ça aurait peut-être été différent.Tous les travaux entourant la ligne Hertel-Des Cantons devraient être terminés pour 2004, prévoit Hydro-Québec, soit six ans après la tempête de pluie verglaçante et l'adoption des décrets.« On nous avait dit que c'était très très urgent à l'époque, rappelle l'avocat Franklin S.Gertler.On peut mettre en doute la crédibilité d'un projet quand on a bafoué les droits des gens sous prétexte d'une urgence nationale.» Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Robert Perras, le dernier des citoyens de la région du Val-Saint-François à poursuivre la lutte devant les tribunaux.Prenez un arc-en-ciel de couleurs pour mettre en valeur les saveurs de l'été, ajoutez une forme inusitée et assaisonnez le tout avec la résistance et l'éclat de la mélamine.Servir frais, chaque jour de beau temps, sur le patio ou la terrasse.Voilà la recette parfaite d'un été fraîcheur, avec les couverts de jardin de Précidio.MAIL CHAMPLAIN (450) 672-4537 CARREFOUR LAVAL (450) 682-4537 PLACE STE-FOY (418) 652-4537 CENTRE COMMERCIAL BAYSHORE, OTTAWA (613) 721-4537 LES GRANDS PROJETS LES AILES : Centre-ville Montréal mercredi 7 août 2002 et Fairview Pointe Claire 2003 CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PUCE-À-PORTER www.1000emplois.lesailes.com MODE DE VIE MODE DE PAIEMENT Fraîcheur garantie sur collections sélectionnées 25% de réduction 3021547A 6LP0401A0629 A4 SAMEDI 6LP0401A0629 ZALLCALL 67 21:51:06 06/28/02 B PILOTES Suite de la page A1 Urgences: négociations en vue avec les médecins Cette conférence avait lieu en même temps que celle des dirigeants militaires canadiens, à Ottawa, afin de présenter « officiellement » les conclusions des enquêtes menées de part et d'autre, qui attribuent toutes deux un blâme sévère aux pilotes américains.Quant au sort réservé à ces pilotes, et les sanctions possibles, les officiels du Pentagone ont refusé toute précision.Michael Delong Tout au plus, le numéro deux du commandement des États- Unis, le lieutenant- général des Marines, Michael Delong, a indiqué que les deux pilotes de F-16 « n'avaient pas respecté la discipline de vol appropriée ».C'est ce qui a mené au largage d'une bombe à guidage laser de 225 kilos sur un groupe de soldats canadiens qui s'exerçaient au combat nocturne dans une zone réservée à cet effet, près de la base de Kandahar, le 18 avril dernier.Ce bombardement fautif était décrit hier selon le jargon militaire du Pentagone comme « un usage inapproprié de force entraînant la mort ».L'enquête américaine a aussi constaté des failles dans les communications parmi ceux qui supervisaient la mission des deux pilotes.Mais là aussi, les officiels du Pentagone ont refusé tout détail sous prétexte que l'analyse du rapport et des actions subséquentes étaient désormais entre les mains des dirigeants de l'aviation américaine.On n'a pas manqué toutefois de souligner que l'enquête avait été présidée « à titre exceptionnel » par un officier canadien.Pendant ce temps, à Ottawa, le comité d'enquête a publié les grandes lignes de son rapport qui conclut à la « faute directe » des deux pilotes américains.Le rapport exempte aussi de tout reproche les soldats canadiens qui effectuaient un exercice de tirs « selon les procédures appropriées ».Maurice Baril Le directeur du comité, le général à la retraite Maurice Baril, a indiqué que les soldats canadiens avaient bien averti les Américains de leurs activités.En conséquence, a-t-il dit, les actions des deux pilotes américains constituaient « des erreurs de jugement et de procédures », ainsi qu'une « faille de leadership » de la part du pilote principal.Les dirigeants militaires canadiens ont évité tout commentaire sur les erreurs de supervision des deux pilotes qui ont été constatées par l'enquête américaine.En fin de compte, les commentaires des militaires américains et canadiens, hier, ont ajouté bien peu à ce qui fut révélé il y a 10 jours par le New York Times, qui avait obtenu des éléments du rapport américain.Et encore, au Pentagone, on refusait hier tout commentaire sur un élément clé de cette affaire : à quel moment les pilotes américains ontils été avertis de la présence de soldats canadiens ?Le communiqué officiel décrivait en quelques lignes un scénario laissant entendre que les deux pilotes étaient plutôt rapides sur la détente.Le pilote principal a relaté avoir aperçu des « feux d'artifice » qui semblaient être des tirs en leur direction.Il a ensuite été autorisé par l'équipage d'un avion patrouilleur AWACS à identifier la cible potentielle lorsque son compagnon d'escadrille, qui pilotait l'autre F-16, a demandé la permission de tirer au canon de 20 millimètres.L'équipage de l'AWACS lui a dit d'attendre.Mais ce pilote a déclaré qu'il devait agir en « autodéfense ».Il a largué sa bombe sur ce qui s'est avéré être un groupe de soldats canadiens du régiment d'infanterie Princess Margaret, originaire d'Edmonton en Alberta.Ce bombardement erroné qui a fait quatre morts demeure l'un des pires incidents de « tir ami » de toute l'intervention militaire alliée en Afghanistan.Il s'agissait aussi des premiers soldats canadiens tués en zone de combat depuis les 516 morts de la guerre de Corée, il y a un demi-siècle.Ces morts s'ajoutent aux 106 soldats canadiens disparus en missions de maintien de la paix pour les Nations unies depuis 1948.DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Des négociations intenses auront lieu au cours des prochains jours entre les fonctionnaires du ministère de la Santé et la Fédération des omnipraticiens du Québec pour empêcher les ruptures de services dans les urgences.Le premier ministre, Bernard Landry, a soutenu qu'il était prêt à rappeler l'Assemblée nationale pour adopter une loi spéciale, mais cette médecine de cheval ne sera vraisemblablement pas nécessaire.Au cabinet du ministre de la Santé, François Legault, on expliquait hier que 10 fonctionnaires relevant du sous-ministre aux affaires médicales, le Dr Luc Deschênes, étaient mandatés pour trouver une solution avec les médecins.Ils devront soumettre leurs recommandations d'ici deux semaines, au moment où le ministre Legault, actuellement en vacances en Europe, rentrera au pays.Présentement, on constate une « situation précaire », une « rupture de services » dans les urgences de 11 établissements de soins de santé au Québec où, à un moment ou à un autre, les urgences sont fermées.Plus grave encore, les urgences ferment carrément dans trois hôpitaux importants en raison d'un manque de médecins : à Shawinigan, à Jonquière et à Val-d'Or.Le décès de Claude Dufresne, survenu le 20 juin dernier à Shawinigan parce que les urgences de l'hôpital étaient fermées, a mis le feu aux poudres dans la région.Le député péquiste de Saint-Maurice, Claude Pinard, a rendu publique une lettre incendiaire à Bernard Landry où il souligne que cette situation est « totalement inacceptable ».M.Dufresne, mort d'une crise cardiaque, vivait à quelques centaines de mètres de ces urgences fermées, composantes d'un hôpital devant desservir 85 000 personnes.Pour le député Pinard, si la loi actuelle sur les services essentiels était insuffisante il faudrait la modifier « sans plus de délais pour assurer l'ouverture complète et définitive des services d'urgence de tous les hôpitaux du Québec ».Photothèque La Presse © L'hôpital de Shawinigan est l'un des 11 centres hospitaliers visés.CRISE DU LOGEMENT La FTQ s'oppose à la déréglementation ANDRÉ DUCHESNE LA FÉDÉRATION des travailleurs du Québec dénonce avec vigueur la proposition faite par l'Institut économique de Montréal de déréglementer le prix des loyers et l'industrie de la construction afin de solutionner la crise du logement.« C'est clair qu'une telle approche réglerait la crise, non pas en permettant à tous de se loger à coût abordable, mais en forçant un exode des locataires comme Vancouver et Toronto l'ont vécu et le vivent encore aujourd'hui », a fait savoir le président de la FTQ, Henri Massé, par voix de communiqué.Mercredi, l'Institut (IEDM) présentait une étude dans laquelle il propose de laisser les propriétaires d'édifices locatifs fixer eux-mêmes les prix des loyers et de remplacer la politique de logements subventionnés par une aide pécuniaire directe aux plus pauvres.On propose aussi de déréglementer l'industrie, ce qui aurait pour effet de susciter de nouvelles mises en chantier et ainsi réduire les coûts de construction.La centrale syndicale, qui représente 70 000 travailleurs de la construction, ne mâche pas ses mots à l'endroit des recommandations de l'IEDM, les qualifiant d'irresponsables, de fausses pistes, de macro-démagogie, voire d'être un « discours d'une certaine droite populiste ».« Quand les mêmes personnes prônent une libéralisation totale de la fixation des loyers en amputant la Régie du logement de ses pouvoirs, on n'a pas à réfléchir longtemps pour savoir d'où émane ce discours, d'une certaine droite populiste qui ne parle surtout pas des conséquences dévastatrices d'un tel laisser-aller sur le coût des loyers », poursuit le président de la FTQ.En cela, il s'en prend à la position prise par l'Action démocratique dans ce dossier.Plus tôt cette semaine, le chef de l'ADQ, Mario Dumont, avait publiquement endossé une partie des conclusions du rapport de l'IEDM et avait avancé qu'à ses yeux, le mandat et les règles de la Régie devaient être revus en matière de fixation des loyers, afin que l'organisme prenne en considération la rareté des logements.La FTQ argue également que l'industrie a été déréglementée durant un an par le passé sans qu'il y ait eu de changements significatifs dans le dossier.Elle préfère voir les ordres supérieurs de gouvernement continuer à investir dans le logement social, quitte à faire preuve d'innovation dans la mise en place de programmes pour sortir de l'impasse.20$ de rabais sur tout achat de 100$ ou plus chez Le Marché du StoreMD 50$ de rabais sur tout achat de 250$ ou plus chez Le Marché du StoreMD 100$ de rabais sur tout achat de 500$ ou plus chez Le Marché du 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Étiez-vous, oui ou non, en infraction madame ?Oui, mais.Mais quoi ?Ça aussi c'est les femmes.Toujours à ergoter.Elle est allée pleurnicher au poste de police, expliquer que toutes les places du stationnement réservées aux personnes handicapées étaient prises.Elle n'a pas pleuré mais c'était tout juste.Encore un peu et elle aurait raconté ses nuits à essuyer le vomi, ses angoisses, sa vie.Finalement elle a demandé à parler au constable Gabriel Gosselin.L'agent de service a rejoint son collègue par radio, mais ce dernier a refusé de s'expliquer, prétextant qu'il était sur un « call ».Laissez-moi votre contravention, je lui en parlerai quand il reviendra, a obligeamment proposé l'agent.Il devait rappeler la dame quelques jours après : désolé madame, le constable Gosselin maintient que vous étiez en infraction.Il faut féliciter le constable Gosselin.Combien, à sa place, auraient craqué ?Voyant arriver cette femme qui poussait son fils lourdement handicapé dans un fauteuil roulant, la voyant forcer pour le lever et l'installer dans l'auto, voyant la vignette sur le pare-brise, voyant que toutes les places du parking voisin pour handicapés étaient prises, combien auraient dit bof, et fermé leur grand livre à contraventions ?J'en connais même qui auraient aidé la dame, il y a des policiers assez moumounes pour cela, j'en connais.Imperturbable, le constable Gosselin, lui, s'est posé la bonne question : est-elle en infraction, oui ou non ?Oui.Amis lecteurs, nous vivons des temps de grande sensiblerie alors que la criminalité est partout, et que règne l'insécurité.Comment en sommes-nous arrivés là croyezvous ?Je viens de vous le dire : trop de sensiblerie.Résultats, les attentats suicide, les Hells, Enron, Word Com et maintenant les mères d'enfants handicapés qui stationnent leur camionnette n'importe comment dans les parkings des Wal-Mart.Merci constable Gosselin.Et que les bandits se le tiennent pour dit.JE VOUDRAIS MAINTENANT FÉLICITER LA TUQUE \u2014 Vous ne saviez évidemment pas que les prochains championnats du monde féminins de pétanque se tiendraient à La Tuque.Misère ! Des fois je me demande de quoi vous aurez l'air quand je ne serai plus là pour vous informer des vraies choses de la vie.Vous aurez l'air de troglodytes, et vos fiancées porteront la burqa, voilà.À La Tuque donc, dans quinze jours, du 11 au 14 juillet, il y aura des Africaines, des Hongroises, des Belges, 27 pays dont Israël.Et les Israéliens sont inquiets.Les gens de l'ambassade d'Israël à Ottawa ont appelé à La Tuque.Les bénévoles seront-ils armés ?Euh.Y'aura-t-il des chiens ?Euh.A-t-on prévu des détecteurs de métal ?Euh.Comment s'assurera-t-on qu'il n'y aura pas de bombes sous les voitures qui transporteront les joueuses ?M.Gaston Bolduc, qui a reçu l'appel, a été au moins capable de répondre à celle-là : il n'y aura pas de voitures.Les filles vont habiter à deux minutes à pied du lieu de compétition.Pour les autres questions, M.Bolduc a conseillé d'appeler au poste de police.Ce qui n'a pas vraiment rassuré les gens de l'ambassade.Et quel genre de visiteurs attendez-vous ?Surtout des amateurs de boules.Les Israéliens n'ont même pas ri.L'humour juif est très surfait, c'est pas comme le festival de l'humour chez nous.JE VOUDRAIS AUSSI FÉLICITER M.PÉAN \u2014 Logiquement, normalement, M.Stanley Péan devrait très prochainement être engagé au Devoir où, si j'ai bien compris, il compte de nombreux et fervents admirateurs.On s'est beaucoup ému dans les médias en général et au Devoir en particulier, du traitement ignominieux que La Presse a fait subir à M.Péan, sans prendre la peine de vérifier ce qu'il en était vraiment.Mais c'est pas grave, moi non plus je ne vérifie pas tout le temps, c'est long et surtout ça change les perspectives de vérifier, tu te fais une idée d'un truc, tu vérifies et paf, c'est pu ce que tu pensais, c'est chiant de vérifier finalement.Anyway.Heureux collègues du Devoir où l'indépendance des critiques est absolue, je lisais justement samedi dernier la critique que le collègue Robert Chartrand, du Devoir, faisait du livre de madame Bombardier qu'il trouve absolument délicieux.Je ne connais personne à part lui qui ait trouvé ce livre délicieux, les opinions vont de nul à pourri en passant par ridicule, mais justement, que le critique littéraire du Devoir ait trouvé délicieux le roman de madame Bombardier est la preuve de la grande indépendance des critiques du Devoir où, je vous le rappelle sans malice, c'est forcément un hasard, chronique aussi madame Bombardier.N'empêche que j'aime mieux ne pas penser à ce qu'on dirait dans les médias en général et au Devoir en particulier, si ce genre de hasard arrivait à La Presse.Tiens, vous voulez lire un bon truc, pour l'été ?C'est con de dire « pour l'été », mais c'est vrai que c'est un petit livre frais et léger, essayez Je l'aimais, Anna Gavalda, et de la même, des nouvelles, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part.Pour ce qui est de moi, ne m'attendez pas avant jeudi prochain.Chantal Renaud reste discrète sur sa relation avec Bernard Landry RICHARD THERRIEN Le Soleil MAIS QUI EST donc cette femme se montrant depuis plusieurs mois au bras de Bernard Landry ?Plusieurs l'auront remarquée au Grand Prix du Canada à Montréal, un événement qui ne manque pas de visibilité.Elle était là aussi pour accueillir les convives, lors de la réception annuelle du premier ministre au Musée du Québec, le 24 juin.De plus en plus, elle et lui s'affichent côte à côte, arborant une évidente complicité.Cette femme, au visage qui nous est familier, c'est Chantal Renaud.Scénariste reconnue en France et lauréate d'importants prix dans le milieu de la télévision, cette Québécoise fait surtout carrière en Europe.Peu témoins de son travail d'écrivaine, les Québécois se souviennent surtout de sa courte carrière de chanteuse à la chevelure blonde, dans les années yé-yé, et de son rôle dans le film L'Initiation, aux côtés de Danielle Ouimet.Une époque sur laquelle elle a fait une croix, et qu'elle préfère oublier.À propos de ses rapports avec Bernard Landry, Chantal Renaud se fait discrète, bien qu'elle ne tarisse pas d'éloges à l'égard du premier ministre, dont elle se dit très proche.Elle a tout de même accepté de nous accorder une entrevue et d'en dire un peu plus sur sa relation avec le chef du Parti québécois, qui refuse d'aborder la question avec la presse.La scénariste a fait la connaissance de M.Landry chez un ami commun, le parolier Luc Plamondon, il y a déjà plusieurs années.« Nous avions eu une longue discussion sur le marché de l'audiovisuel au Québec.J'ai ensuite rencontré sa femme, Lorraine, que j'ai tout de suite adorée.Tellement que Bernard Landry est devenu pour moi l'homme à côté de Lorraine ! J'ai fréquenté le couple durant les derniers mois de la vie de Lorraine.Ils sont venus dans ma maison en Provence.Rapprochement À la mort de Lorraine Laporte- Landry, en juillet 1999, Mme Renaud a voulu apporter son soutien à son ami Bernard.Elle comprenait sa souffrance, après avoir ellemême perdu son seul fils, il y a cinq ans.« Cet homme-là a eu tant de chagrin à la perdre, tout comme moi pour mon fils.C'est un guerrier de la politique, on n'imagine pas qu'il puisse à ce point souffrir.Cette chose-là nous a rapprochés.Je sais, par expérience, que trois mois après le décès de quelqu'un, plus personne ne vous en parle.Comme si la douleur disparaissait aussi rapidement.» Depuis, ils ont toujours gardé contact.Et les convictions politiques de Chantal Renaud, dont elle n'a à peu près jamais parlé, n'y sont certainement pas étrangères.« J'ai toujours été souverainiste, mes parents l'étaient et le sont toujours.J'ai braillé durant plusieurs nuits après le dernier référendum.C'était cruel, j'ai connu le résultat en Provence, à 6h du matin, après toute une nuit à croire que le OUI avait gagné.C'était affreux ! Du fait de mon attachement profond au Québec, c'est une fierté de partager l'amitié de son plus ardent défenseur.Il n'y a pas de limite à l'amitié de coeur.» Aussi bien dire que la période difficile que traversent Bernard Landry et son parti en ce moment ravive ses convictions les plus profondes.Pour défendre le premier ministre et ses idéaux, elle y va d'un plaidoyer vigoureusement passionné.« Je voudrais étrangler ceux qui le font souffrir.Je m'efforce de ne pas lire les journaux.Ça me scandalise de penser qu'on ne le perçoive pas comme un souverainiste.Je n'ai jamais vu un être humain tant brûler pour que le Québec soit un pays.» Pour sauver la nation, serait-elle prête à s'impliquer davantage, à réaffirmer ses positions, à la droite de Bernard Landry ?« Si j'avais, pendant une seconde, la conviction de pouvoir faire bouger les choses pour que le Québec soit indépendant, je n'hésiterais pas », affirmet- elle, sans ambages.Quand on lui demande jusqu'où vont ses rapports avec le premier ministre, elle répond, dans le plus grand calme : « La vie privée doit le rester.Autrement, on est privé de vie.» Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Bernard Landry, accompagné de Chantal Renaud lors du Grand Prix du Canada.Profitez de notre GARANTIE du meilleur prix! 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celle-ci est présentement en appel devant une cour de l'Ontario.L'appui de Duceppe Au cours de la conférence de presse d'hier, Mme Chiu était accompagnée du chef du Bloc québécois Gilles Duceppe venu exprimer son appui aux revendications de la communauté.« La taxe est entrée en vigueur au moment où la construction du chemin de fer transcanadien était pratiquement terminée, a-t-il fait remarquer.Le gouvernement fédéral a l'obligation morale de présenter ses excuses et d'ajouter une compensation.» M.Duceppe a ajouté que sous le gouvernement conservateur de Brian Mulroney, un tel geste de réconciliation avait été fait à l'égard des Canadiens d'origine japonaise emprisonnés durant la Deuxième Guerre mondiale.Il a de plus tiré un parallèle avec le présent, estimant que plusieurs segments de la nouvelle Loi sur l'immigration seront défavorables à l'entrée de réfugiés au pays et que les montants exigés de ces derniers sont trop élevés.On croit qu'il reste environ 800 Chinois vivant au Canada qui ont payé la fameuse « head tax » pour s'établir ici.L'un d'eux, James Wing, 90 ans, est venu raconter hier comment, à l'époque, les gens de sa communauté recevaient bien peu de considérations de leurs nouveaux concitoyens.« Nous avons vécu dans des conditions s'approchant parfois de celles d'animaux », a-t-il déclaré.G R A N D E estivale Nous payons la TPS et la TVQ ou ne payez rien avant un an.Nous vous accorderons une réduction de prix équivalente à la TPS et la TVQ.Nous avons les produits.L'offre ne s'y applique pas Choisissez parmi notre vaste sélection Fe n ê t r e s SILHOUETTE DUETTE LUMINETTE Duvets Débarbouillettes 99¢ Serviette de bain 495 Robes de chambre 3995 Draps de bain épais 37\u201dx65\u201d 1195 Serviettes E X C A L I B U R Notre prix Taies d'oreillers en percale Assortiment d'imprimés Légères imperfections.La paire 295 Couvre-matelas « Easy Fit » Ensembles de draps en percale 180 fils au pouce carré Nous n'avons pas tous les formats de chaque modèle.Tapis de bain 595 Ensembles complets Assortiment d'imprimés Oreillers de duvet blanc 2795 Essuie-main 195 Lits en laiton et en fer Aux plus bas prix.Garantis! 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Sealy Charmeur simple 19900 double 22900 grand 27900 Simmons Evasion simple 21900 double 34900 grand 36900 Sealy Posturepedic simple à partir de 34900 double à partir de 44900 grand à partir de 49900 très grand à partir de 79900 Simmons Beautyrest simple à partir de 49900 double à partir de 69900 grand à partir de 74900 tr.grand à partir de 106900 Invitation 3M Scotchguard 995 disponibles en 6 couleurs 52 x 70 po et 60 x 84 po T a b l e La Cathédrale centre-ville (514) 282-9525 Place Portobello, Brossard (450) 671-2202 Centre Rockland (514) 341-7810 Les Galeries Laval (450) 681-9090 Carrefour Langelier (514) 254-3636 Service à domicile GRATUIT 331-5260 Simple 995 Double 1295 Grand 1495 Oreiller 695 Assortiment de rideaux de douches en DPC 495 3060058A ACCORD AGRICOLE Ottawa ne veut pas négocier avec les provinces dissidentes MICHAEL TUTTON Presse Canadienne HALIFAX \u2014 Le ministre fédéral de l'Agriculture, Lyle Vanclief, a indiqué hier qu'il n'était disposé à faire aucune concession pour convaincre les trois provinces qui ont refusé de signer l'accord cadre agricole de 5,2 milliards $.Il a cependant souligné que les éclaircissements qui seront apportés devraient suffire à convaincre la Saskatchewan, le Manitoba et le Québec de se rallier aux autres provinces.« Je suis confiant qu'avec les éclaircissements offerts, nous pourrons réaliser bientôt l'accord », a déclaré le ministre au terme de trois jours de négociations avec ses homologues provinciaux.Jeudi, le Québec n'était pas présent à la cérémonie de signature.Le ministre de l'Agriculture, Maxime Arseneau, a déclaré qu'il était d'accord avec les grands principes de l'entente-cadre, mais qu'il n'avait pas réussi à obtenir des garanties de flexibilité de la part du fédéral, non plus que de données précises quant aux sommes supplémentaires impliquées et à leur répartition entre les provinces.La ministre de l'Agriculture du Manitoba, Rosann Wowchuk, est restée assise avec le public pendant que ses collègues provinciaux attendaient en file de signer l'accord controversé avec le ministre Vanclief.Au terme de la conférence, Mme Wowchuk a cependant déclaré qu'elle avait obtenu certaines réponses, et qu'elle allait soumettre les programmes aux agriculteurs avant de donner son consentement final.Le ministre de la Saskatchewan, Clay Serby, qui a aussi refusé de signer l'accord, a quitté discrètement la réunion sans faire de commentaires.Le gouvernement fédéral est prêt à investir 600 millions par année pendant deux ans, dans un fonds de financement pour venir en aide aux agriculteurs affectés par la sécheresse et les autres difficultés liées au marché.Il demande aux provinces de contribuer environ 480 millions par année.Le ministre Vanclief a indiqué que si les provinces dissidentes n'acceptaient pas l'accord, les agriculteurs auraient quand même accès à la portion fédérale du fonds.L'Ile-du-Prince-Édouard, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest ont fait part de leur intention de finaliser l'entente dès qu'ils auront reçu l'autorisation de leur gouvernement.L'Alberta et l'Ontario se sont engagés à contribuer au fonds à hauteur de 40%.Le ministre de l'Agriculture de la Colombie-Britannique a indiqué jeudi qu'il allait signer l'accord, mais que sa province n'avait pas les moyens de payer sa part.Premiers arrivés, premiers servis Samedi 29 juin - 13 h à 19 h Dimanche 30 juin - 11 h à 18 h Lundi 1er juillet - 11 h à 18 h Hôtel Ruby Foo's 7655, boul.Décarie Tapis persans Tapis persans et orientaux 100 % tissés à la main Liquidation Spéciale EMBARGO COMMERCIAL IRAN \u2014 États-Unis En raison de l'embargo commercial, une grosse cargaison de tapis destinée normalement aux collectionneurs de New York et Los Angeles a été confiée à Heriz Persian Rugs pour liquidation immédiate au public.Tous les genres (Qum soie, Tabriz, Nain, Kashan, tapis tribaux, etc.) et toutes les dimensions, de 2 pi x 3 pi à 12 pi x 16 pi et tapis de passage jusqu'à 22 pi de longueur.Tous les tapis vont de 100 $ à 1 800 $ 6LP0702A0629 A-7 Samedi 6LP0702A0629 ZALLCALL 67 23:36:10 06/28/02 B La vague Internet se dégonfle Un internaute sur huit décroche du réseau FRANÇOIS BERGER LA DÉCONFITURE du secteur des télécommunications, avec ses dizaines de milliers de mises à pied et ses milliards de dollars de pertes, est une conséquence de l'adoption plutôt mitigée de l'Internet, qui n'a pas vraiment « décollé » malgré les promesses du contraire.Une importante partie de la population ne voit encore aucun intérêt à se brancher au grand réseau électronique et même un internaute sur huit en décroche, montre une étude que vient de publier Statistique Canada.Presque la moitié de la population canadienne, et c'est la même chose aux États- Unis, n'utilise jamais l'Internet et n'a pas non plus l'intention de le faire dans la majorité des cas, révèle une analyse de l'agence fédérale montrant une résistance inattendue au nouveau média censé révolutionner les rapports sociaux.Parmi 6,9 millions de ménages canadiens où on a déjà utilisé Internet à un moment ou un autre depuis son émergence dans le grand public il y a huit ans, plus de 813 000, ou 12 %, l'avaient abandonné en 2000.Au Québec, les ménages «décrocheurs» seraient au nombre de 190 000, entre 1994 et 2000.Par ailleurs, un internaute actif sur sept, parmi ceux âgés de plus de 14 ans, fréquente le Web en dilettante en utilisant cette technologie seulement quelques fois par année.Ces « occasionnels » pourraient rejoindre les décrocheurs, dont la plupart ont indiqué qu'ils ne recommenceraient pas à se servir d'Internet au cours de l'année de l'enquête, même s'ils possédaient un ordinateur.L'étude note aussi que 42 % des Canadiens âgés de plus de 14 ans n'avaient jamais utilisé Internet en 2000.Et 78 % d'entre eux ont déclaré que cela ne les intéressait aucunement Décrochage En fait, les décrocheurs comme les nonutilisateurs n'ont tout simplement pas besoin d'Internet et n'en voient pas l'utilité dans leur vie, constate l'étude de Statistique Canada.Un ménage décrocheur sur trois a répondu qu'il n'en avait pas besoin.Aux États-Unis, une enquête menée en septembre 2001 a trouvé qu'un décrocheur sur cinq considère qu'il n'a pas besoin d'Internet.Quelque 3,6 millions de ménages américains ont mis fin à leur abonnement au réseau, soit 6 % des ménages branchés (les chiffres américains portent sur le branchement à l'Internet, et ceux du Canada sur l'utilisation du réseau).Le coût du service est jugé trop élevé par 17 % des décrocheurs canadiens et par 22 % aux États-Unis.Vient ensuite la perte d'accès à un ordinateur parmi les raisons invoquées pour décrocher d'Internet.Au Canada comme aux États-Unis, les décrocheurs et les non-utilisateurs sont plus âgés, moins bien nantis financièrement et moins scolarisés que les internautes qui persévèrent.Il s'agit de femmes en majorité et aussi de parents ayant de jeunes enfants.Les retraités sont également du nombre.Les auteurs de l'étude se demandent s'il est « raisonnable », pour les administrations publiques et les entreprises, de faire d'Internet un canal majeur de communication, alors que cette technologie est loin d'être adoptée uniformément dans la société.Les entreprises de télécommunications ont pour leur part répondu négativement à cette question.Statistique Canada prédit par contre un bel avenir à l'Internet lorsque la génération la plus jeune, qui utilise beaucoup ce média, aura « remplacé » la génération plus âgée davantage réfractaire aux nouvelles technologies.Ce « remplacement » n'aura cependant pas lieu avant quelques décennies, puisque les non-utilisateurs ont 54 ans en moyenne et les décrocheurs, 37 ans ! Reportage publicitaire Protégeons nos transporteurs Montréal, le 29 juin 2002 M.Jean Chrétien Premier Ministre du Canada Chambre des Communes Ottawa Je m'empresse de vous écrire à cause de sérieuses difficultés qui résultent de la décision de l'Office des Transports du Canada de refuser à notre compagnie le droit de continuer son programme de vols vers Haïti, que nous desservons depuis plus de 18 ans.En effet, depuis la disparition de notre fournisseur, en l'occurrence Canada 3000, certains transporteurs canadiens et étrangers en profitent pour nous saigner à blanc en doublant carrément leur prix.Nous avons décidé alors de nous prendre en main en tentant d'établir notre propre transporteur aérien.Pour ce faire et devant le refus des transporteurs canadiens de nous louer leur avions, nous nous sommes adressés à des transporteurs étrangers dont notamment European Aviation, une compagnie britannique détentrice d'une licence canadienne, afin de nous aider à réaliser notre programme dont l'objectif principal est de développer certains marchés et principalement le marché africain, que nous croyons prometteur.Faute de moyens, l'entente avec European Aviation vise surtout à nous aider à établir notre propre transporteur canadien, en embauchant des pilotes et des agents de bord canadiens tout en leur donnant une qualification et un entraînement adéquats, et en louant les avions de la compagnie European avec une option d'achat sur les appareils, comme cela se fait avec d'autres grands transporteurs.Notre étude démontre que durant un intervalle de 5 ans, nous disposerions d'une flotte de 19 appareils pour couvrir un large marché international non encore desservi par nos transporteurs, avec la possibilité de créer 6 000 emplois, parmi lesquels 200 sont déjà existants.D'ailleurs, une vingtaine de membres du personnel naviguant de cabine, très heureux et très motivés, sont partis à bord de notre vol inaugural du 22 courant à destination de Londres pour entamer leur période de formation.Ces derniers ont été engagés par le transporteur.Par ailleurs une autre tranche d'une vingtaine du personnel en formation partira ce soir pour Londres afin de compléter leur période d'entraînement.Or, nous avons étés confrontés à une difficulté insurmontable de la part de nos transporteurs canadiens, qui s'objectent devant certains vols en alléguant qu'ils peuvent assurer notre programme sans aucun engagement, dû au fait de la carence de disponibilité d'appareils en service.Et ceci se fait à la dernière minute pour indisposer l'Office.Seul Kelowna prétend pouvoir le faire alors qu'en réalité, ce transporteur n'avait pas la capacité nécessaire pour opérer les vols du 17 et du 18 juin derniers.Environ 5 tonnes de bagages ont été laissés à l'aéroport de Mirabel et nous avons dû les acheminer par cargo, ce qui a eu pour effet de nuire à nos opérations.Nos vols directs étaient prévus de Montréal.Face au délai de l'approbation, nous avons dû décider autrement.Cette situation nous a obligé à protéger des centaines de passagers à gros coûts sur différentes destinations, nous obligeant à faire face à tous ces inconvénients au lieu d'aller de l'avant.L'inquiétude de nos clients se répercute constamment sur nos lignes téléphoniques, tout en nous empêchant de progresser adéquatement.Monsieur le Premier Ministre, entre le 1er et 8 juillet, nous avons plus de 2 600 passagers à transporter en provenance de Montréal, d'Haïti et de la Martinique.Notre problème s'amplifie au fil des semaines puisque nous sommes en haute saison et que nous nous sommes engagés à transporter de nombreuses religieuses appartenant à des congrégations, à l'occasion de la visite du pape au Canada.C'est la raison pour laquelle nos vols en provenance d'Haïti sont remplis à pleine capacité, et il n'y a aucun transporteur canadien qui veut s'engager à transporter nos passagers.La seule possibilité qui s'offre à nous est de pouvoir assurer nos vols avec European Aviation, puisque notre programme était planifié sur un équipement de 440 sièges.Le 747 de European Aviation est déjà engagé pour assurer les vols dès le 1er juillet à destination d'Haïti et de la Martinique, et a été payé d'avance.Encore là, nous nous sommes heurtés à certaines dispositions de l'Office des Transports du Canada.Par exemple, ce lundi 24 juin, European n'a pu effectuer un vol faute d'autorisation, et nous avons dû utiliser un 727 d'une capacité de 151 passagers de la compagnie Kelowna.Une rotation le lundi 24 juin à 3 heures A.M., ainsi que deux autres le mardi 25 juin à 3 heures A.M.et à 15 heures, ont dû être effectuées.En tout, 3 rotations au lieu d'une, en créant une confusion totale chez nos passagers alors qu'un seul départ a été prévule lundi à 6 heures A.M.Ces rotations nous coûtent pratiquement deux fois le prix d'un 747.Alors, les passagers en général se posent des questions du genre : \u201c Pourquoi votre vol inaugural pour Londres est-il parti alors que nous pas?\u201d Et la réponse qu'on leur donne est insatisfaisante.Si aujourd'hui nous sollicitons votre appui, c'est parce que lors de ma dernière visite à l'Office le mardi 25 juin en cours, j'ai appris de vive voix des membres de ce bureau qu'il s'agit plutôt d'une question purement politique.Or déjà dans le passé nous avions opéré nos vols avec des compagnies étrangères dont notamment North America et Islander, et ceci de décembre 2001 à mai 2002.Pour nous, c'était une chose acquise et on ne s'attendait pas à ce que l'affaire devienne à la dernière minute une question politique.Sinon nous aurions agi autrement.Devant une telle situation, vous êtes donc notre dernier et seul recours à pouvoir nous aider à rencontrer nos engagements à l'endroit de nos passagers, dont la majorité sont des canadiens d'origine haïtienne.D'ailleurs, nous avons été avisés par les autorités aéroportuaires et l'office nationale de l'aviation civile d'Haïti nous demandant de régulariser la situation qui est devenue très préoccupante en Haïti.Même l'ambassade du Canada en Haïti a été saisie du dossier.Si nous ne recevons aucune aide, nous serons voués à disparaître parce que Haïti constitue la niche principale de la survie de notre compagnie.Monsieur le Premier Ministre, le fait que European Aviation engage notre personnel selon notre entente et qu'il crée de l'emploi chez nous, cela nous met au même titre que les transporteurs canadiens.Puisque ces derniers louent également leurs avions de l'extérieur, en plus que cette compagnie est détentrice d'une licence canadienne.D'ailleurs, j'ai toujours cru que l'entreprise est l'économie d'un pays.Par ailleurs, le capitaine de European Aviation, à son arrivée à Mirabel, m'a demandé pourquoi le centre de contrôle de Montréal était si heureux d'apprendre que nous sommes arrivés pour effectuer le programme de Canada Air Charter, en criant : superbe.Je lui ai répondu qu'il n'était pas le seul.Tout cela pour vous dire, Monsieur le Premier Ministre, que tout le monde attend avec impatience le démarrage de ce projet dans l'espoir de décrocher un jour un emploi.Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de notre plus haute considération.Steve Z.Nasra, Président-directeur général La direction de Multi-Voyages POURSUITES POUR AGRESSION Ottawa pourrait aider des Églis es Presse Canadienne EDMONTON \u2014 Ottawa pourrait accepter d'aider certaines Églises, afin de leur permettre de régler les poursuites intentées contre elles pour des agressions commises dans leurs internats.Citant une source non identifiée, le quotidien Edmonton Journal indique que le gouvernement fédéral pourrait accepter des compromis sur certains points importants que les leaders des Églises catholique, anglicane, unie et presbytérienne ont proposés l'an dernier, dans l'espoir de régler plus de 11 000 poursuites.Le gouvernement fédéral estime qu'il pourrait en coûter 1,3 milliard pour indemniser les anciens élèves qui affirment avoir subi des agressions sexuelles et des mauvais traitements dans plus d'une centaine d'écoles.Les Églises ont tenté de convaincre Ottawa de renoncer à sa décision d'exiger qu'elles paient 30 % de toute indemnisation payée aux victimes, alléguant qu'elles allaient devoir déclarer faillite.Shawn Tupper, directeur général du Bureau du Canada sur le règlement des questions des pensionnats autochtones, soutient que la politique du gouvernement n'est plus immuable.Ottawa, dit-il, est maintenant prêt à considérer l'idée de reconnaître le travail charitable que les Églises ont fait par le passé et pourraient faire à l'avenir, et à négocier une formule d'indemnisation permettant aux communautés religieuses de dédommager les victimes des internats, d'une façon qui ne les obligera pas à déclarer faillite.« Je ne veux pas que cette déclaration soit prise au pied de la lettre, a déclaré jeudi M.Tupper.Nous ne nous engageons pas à ce qu'aucune communauté religieuse ne déclare faillite (.) Mais nous voulons nous assurer que leur foi et leurs institutions continueront d'exister.» Les dirigeants des Églises ont déclaré n'avoir été informés d'aucune modification de la politique fédérale.Quelque 100 000 enfants autochtones âgés de six ans et plus ont fréquenté un réseau d'internats administrés par des communautés religieuses et le gouvernement, entre 1930 et 1996.180 millionsoubliésdorment à la Banque du Canada Presse Canadienne CRANBROOK, C.-B.\u2014 Des fonds en déshérence, totalisant quelque 180 millions, dorment à la Banque du Canada.Cette semaine, la banque centrale faisait état de 752 048 montants non réclamés.Le compte le plus ancien, provenant d'une caisse d'épargne de Cranbrook, affichait un solde de 737,29 $ au 29 novembre 1951.Les sommes de moins de 500 $, au bout de 10 ans, sont confiées au Receveur général du Canada tandis que celles de 500 $ ou plus sont gardées indéfiniment par l'institution fianncière.Les banques à charte et fiducies, rappelle Harry Ivey, directeur de l'exploitation à la Banque du Canada, vont tenir au frais pendant 10 ans des fonds qui paraissent avoir été oubliés, après quoi elles vont confier cet argent à la banque centrale.Dans plusieurs comptes, il n'y a plus que « 5 $, 7 $ ou 10 $, alors que certains soldes substantiels dépassent les 400 000 $ », note le directeur.La Banque du Canada rémunère ces montants au taux annuel de 1,5 %, pendant 10 ans.Les gens concernés peuvent consulter le site Internet de la banque, en soumettant leur nom à l'engin de recherche offert.Par ailleurs, quand quelqu'un a repéré le montant qu'il croit être le sien, il doit prouver également à l'institution qu'il en est le détenteur légitime.Départs depuis Montréal.Les prix indiqués valent pour un aller simple, sont pour de nouvelles réservations seulement et sont soumis aux règles d'attribution des sièges et peuvent varier selon les dates des départs.Taxes, redevances à NAV Canada, frais de sécurité, supplément d'assurance, FAA (frais d'amélioration aéroportuaire) et supplément pour carburant en sus.Aucune durée minimale de séjour requis.Les réservations peuvent être modifiées moyennant un supplément mais ne sont pas remboursables.Les tarifs indiqués sont des tarifs dits «Internet ».Des frais de 5$ par trajet sont exigés pour les réservations effectuées par l'entremise du centre d'appels de Jetsgo ou d'un agent de voyage.Les taxes, suppléments, frais et redevances susmentionnés s'appliquent à tous les passagers.Pour réserver les sièges les moins chers au Canada, contactezvotre agent de voyage, appelez-nous au 1 866 440-0441 ou visitez simplement jetsgo.net 10$ RÉSERVEZ EN LIGNE ALLER-RETOUR RABAIS Économique?Vraiment économique.Winnipeg 164$ Vancouver 244$ Toronto 89$ Prix Web par trajet à partir de 3049934A Prochaines sessions : 2 juillet (jour et soir) 29 juillet (jour) Anglais, Français Espagnol, Italien Centre-ville : (514) 849-8393, postes 709 et 719 www.ymcamontreal.qc.ca/langues Peel École internationale de langues 100 000$ chaque jour du 1er au 30 juin 2002 (numéros décomposables) Numéro du 29 juin Numéro complet 100 000 $ 5 derniers chiffres 1 000 $ 4 derniers chiffres 100 $ 3 derniers chiffres 30 $ 2 derniers chiffres 20 $ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.2002-06-01 2002-06-02 2002-06-03 2002-06-04 2002-06-05 2002-06-15 2002-06-16 2002-06-17 2002-06-18 2002-06-19 2002-06-06 959450 2002-06-07 311138 2002-06-08 450997 2002-06-09 507205 2002-06-10 266819 2002-06-11 686002 2002-06-12 524942 2002-06-13 887511 2002-06-14 126280 2002-06-20 281414 2002-06-21 577109 2002-06-22 947792 2002-06-23 451910 2002-06-24 469584 2002-06-25 686736 2002-06-26 182025 2002-06-27 956411 2002-06-28 165468 6LP0801A0629 A8 SAMEDI 6LP0801A0629 ZALLCALL 67 22:23:09 06/28/02 B Signature de l'entente sur les réfugiés Le Canada pourra refouler les demandeurs en provenance des États-Unis AGNÈS GRUDA Le vice-premier ministre du Canada, John Manley, et le directeur américain de la sécurité intérieure, Tom Ridge, ont signé hier à Niagara Falls une entente de principe qui permettra au Canada de refouler les demandeurs d'asile ayant transité par les États-Unis.En principe, cet accord est réciproque et les agents d'immigration américains pourront aussi refuser l'entrée aux États-Unis à des demandeurs d'asile venus du Canada.Mais en pratique, de tels cas sont rarissimes.Le mouvement se fait surtout en sens inverse : en 2001, près de 14 000 personnes se sont présentées à un poste frontière canadoaméricain pour réclamer l'asile politique au Canada.Cela représente le tiers de toutes les demandes d'asile reçues par le Canada au cours de cette année.Cet accord du « pays tiers » fait partie des 30 priorités touchant la gestion de la frontière canado-américaine sur lesquelles MM.Manley et Ridge s'étaient entendus en décembre, dans la foulée des attentats du 11 septembre.Il a été décrié par les groupes de défense des droits des réfugiés qui dénoncent les politiques d'accueil des réfugiés en vigueur aux États-Unis.Le texte de l'accord n'a pas été rendu public et les nouvelles restrictions ne s'appliqueront pas avant plusieurs mois.Les deux gouvernements veulent d'abord procéder à des consultations publiques, avant d'entériner formellement l'entente, dont plusieurs aspects demeurent forcément flous.Le ministre canadien de la Citoyenneté et de l'Immigration, Denis Coderre, a cependant dévoilé quelques points de l'accord, en conférence de presse hier à Montréal.Des exemptions Les demandeurs d'asile politique ne seront pas systématiquement renvoyés aux États-Unis, a expliqué le ministre Coderre.L'entente prévoit trois types d'exemptions.Le Canada pourrait décider d'accepter des réfugiés originaires d'un pays particulier.Il accueillera les demandeurs ayant de la famille au Canada.Et il ne refoulera pas les mineurs non accompagnés par des adultes \u2014 qui risquent la détention aux États-Unis.M.Coderre a insisté sur l'augmentation abrupte du nombre de revendicateurs réclamant l'asile au Canada, et a noté que 60 % de ceux qui font leur demande à un poste frontière arrivent directement des États-Unis.Selon les statistiques fournies par le ministère de l'Immigration, l'augmentation a été réelle, mais progressive.En l'an 2000, 37 000 personnes ont demandé l'asile au Canada.En 2001, il y en a eu 44 000.Mais depuis le début de 2002, le flot de réfugiés a ralenti.Au cours des trois premiers mois de l'année en cours, le Canada a reçu un nombre de demandes inférieur de 33 % à l'an dernier.Les États-Unis ont longtemps résisté à l'idée de cette entente, qui risque d'augmenter le nombre de demandes traitées par l'Immigration américaine.En revanche, Washington a demandé au Canada d'accepter chaque année un certain nombre de réfugiés désignés par les États-Unis.Selon le ministre Coderre, Washington avait dans un premier temps fixé sa demande à 2400 réfugiés par an.Les deux pays se sont finalement entendus sur 200.Mais le ministre Coderre insiste pour dire que ces réfugiés seront sélectionnés par les autorités canadiennes, en fonction des lois nationales.« Nous n'avons pas abdiqué de droits », affirme- t-il.L'accord du « pays tiers » correspond aux principes internationaux selon lesquels aucun pays n'est obligé d'accepter des réfugiés venant de pays où ils ne risquent pas d'être victimes de persécution.« Le Canada n'a pas l'intention de fermer la frontière », a déclaré le ministre Coderre.L'accord sur les réfugiés, et la nouvelle loi sur l'Immigration et la protection des réfugiés, qui est entrée en vigueur hier à minuit, visent à « assurer un meilleur équilibre entre l'ouverture et la vigilance », a-t-il fait valoir.La nouvelle loi comporte plusieurs mesures touchant les réfugiés.Par exemple, il sera dorénavant interdit de faire des demandes d'asile à répétition.Et les demandes en première instance seront entendues par un seul commissaire, au lieu de trois.Mais aucune de ces nouvelles dispositions n'aura autant d'impact que l'entente canado-américaine, qui risque d'empêcher des milliers de personnes d'entrer au Canada.Une entente inutile À court terme, l'annonce de cette entente qui n'entrera pas en vigueur avant plusieurs mois risque de créer un engorgement aux frontières canadiennes, s'inquiètent les organismes de défense des droits des réfugiés.Des personnes qui souhaitent obtenir l'asile au Canada pourraient se précipiter pour faire leur demande avant qu'il ne soit trop tard.Mais à long terme, l'accord risque de priver de véritables réfugiés de leur droit d'asile et de les exposer à des traitements contraires aux normes internationales.Il est impossible de juger l'entente avant d'avoir lu le texte, a convenu une porte-parole du Conseil canadien pour les réfugiés (CCR), Rivka Augenfeld.Mais elle a noté que l'accord risque de donner de gros maux de tête aux agents d'immigration, qui devront décider rapidement qui doit être refoulé, et qui a droit à l'exemption.Cela risque de prolonger le temps passé aux frontières.Plus inquiétant, Mme Augenfeld signale que des milliers de revendicateurs de statut de réfugié sont détenus aux États-Unis.Un document du CCR précise que « plusieurs demandeurs d'asile sont arbitrairement privés de liberté et détenus dans des conditions scandaleuses, en compagnie de criminels condamnés », et que des enfants figurent parmi les détenus.Des organisations internationales comme Amnistie internationale et Human Rights Watch ont dénoncé ces pratiques.Qui plus est, a noté Mme Augenfeld, les États-Unis rejettent souvent des demandes fondées.« Dans les années 1980, les réfugiés du Guatemala et du Salvador n'étaient pas acceptés aux États-Unis alors qu'ils l'étaient au Canada.C'est encore le cas pour d'autres pays aujourd'hui.» Selon Mme Augenfeld, le système actuel de sélection aux frontières fonctionne bien et elle ne voit aucune raison de le modifier.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Des gens qui veulent obtenir leur statut de réfugié attendent au poste frontalier de Lacolle.La situation s'améliore légèrement à Lacolle AGNÈS GRUDA DES HOMMES qui tuent le temps assis à l'ombre d'une roulotte, des femmes qui tentent de dormir appuyées contre leur compagnon, des enfants désoeuvrés qui courent entre les jambes de leurs parents : hier encore, le poste frontière de Lacolle avait des airs de salle d'attente d'aéroport aux heures de plus grande affluence.Mais l'encombrement causée par un flot ininterrompu de demandeurs d'asile commençait à se résorber.Depuis cinq semaines, plus d'un millier de demandeurs du statut de réfugié ont présenté leurs demandes aux agents d'immigration de Lacolle.La plupart arrivaient en autobus de Plattsburgh pour traverser la frontière à pied.La majorité sont originaires du Pakistan, d'autres viennent du Pérou ou de Colombie.Plusieurs s'étaient dépêchés de faire leur demande d'asile au Canada avant de tomber sous le coup de la nouvelle Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, qui est entrée en vigueur hier à minuit.Et dès hier matin, le rythme des demandes a ralenti : seulement 22 nouveaux demandeurs se sont présentés à Lacolle, contre plus de 80 les jours les plus occupés.Le poste frontière de Lacolle n'avait jamais été aussi débordé, a noté Robert Gervais, porte-parole d'Immigration Canada.Mais ce n'est pas étonnant selon lui : le Canada était sur le point de réformer de fond en comble sa loi de l'immigration et cela a créé un vent de panique chez les revendicateurs.« La dernière réforme de cette ampleur remonte à 1976.» Mais la panique était injustifiée, selon M.Gervais.Si elle modifie plusieurs aspects de la politique canadienne à l'égard des réfugiés, la nouvelle loi a un impact mineur sur le traitement des demandes formulées directement à un poste frontière.La modification la plus importante concerne les personnes dont la demande a déjà été rejetée par les autorités canadiennes, et qui viennent tenter leur chance une deuxième fois.Autrefois, les dossiers de ces demandeurs suivaient la procédure régulière et étaient référés à la Commission de l'immigration et du statut de réfugiés (CISR).Dorénavant, les « demandeurs en série » pourront réclamer la protection du Canada par une voie spéciale et leur demande sera examinée par un agent d'immigration spécialement formé à cette fin.Mais cette mesure concerne une infime minorité des demandeurs.Au cours des quatre derniers jours, il y a eu un seul cas de ce type à Lacolle, selon M.Gervais.En outre, les organismes de défense des droits des réfugiés craignent que la nouvelle loi n'élargisse le pouvoir discrétionnaire qu'ont les agents d'immigration de placer en détention des demandeurs sans papiers d'identité.Mais selon Robert Gervais, la nouvelle loi ne change rien à cet égard.Cela dit, la plupart des revendicateurs à qui La Presse a parlé hier disaient tout ignorer des changements législatifs qui venaient d'entrer en vigueur au Canada.Pas plus qu'ils n'avaient entendu parler de l'entente canado-américaine sur les réfugiés.« Je suis venu ici parce que contrairement aux États-Unis, le Canada est un pays libre », a dit un Pakistanais qui s'est présenté à Lacolle avec sa mère de 64 ans.Hier en fin d'après-midi, 150 personnes attendaient encore que leur dossier soit traité, certaines depuis trois ou quatre jours.Une soixantaine de personnes, dont des femmes avec enfants, ont été hébergées au centre communautaire de Saint-Bernard-de-Lacolle.La sécurité à l'aéroport Pearson confiée à des réfugiés Presse Canadienne TORONTO \u2014 Des demandeurs du statut de réfugié, dont certains ne sont au Canada que depuis quelques mois, sont embauchés pour assurer la sécurité et la vérification des passagers et leurs bagages à l'aéroport Pearson de Toronto.Selon des fonctionnaires des douanes et de l'immigration, ce recours à une main-d'oeuvre à statut précaire, travaillant pour des sous-traitants, nuit grandement à la sécurité du Canada.Ces fonctionnaires ont demandé, devant un comité du Sénat, que les autorités aéroportuaires mettent fin à cette pratique.« C'est un vrai problème, qui peut menacer la sécurité nationale, a affirmé le sénateur Colin Kenny, président du comité.Certains de ces réfugiés obtiennent un permis de travail temporaire en quelques semaines seulement ; leur candidature est alors soumise à des vérifications, avant qu'ils soient embauchés par l'aéroport.Comme gardiens de sécurité, ils sont responsables de l'examen des bagages et de la fouille des passagers ; ils vérifient aussi l'identité des officiers et autres personnes ayant accès à des zones restreintes de l'aéroport.Aux États-Unis, plusieurs employés chargés de la sécurité dans les aéroports ont été congédiés, après les attentats du 11 septembre, quand on a appris qu'ils avaient des antécédents criminels ou qu'ils étaient en situation irrégulière au pays.L'ensemble des employés faisant ce travail ont ensuite été titularisés comme fonctionnaires fédéraux, une mesure que refusait à l'origine l'administration Bush, la jugeant trop coûteuse.Au Canada, un organisme fédéral doit prendre l'an prochain la responsabilité de l'embauche et de la formation de ces personnels. 6LP0901A0629 A9 samedi 6LP0901A0629 ZALLCALL 67 20:37:07 06/28/02 B BACILLE DU CHARBON Des chercheurs dans la ligne de mire du FBI CHRISTOPHER NEWTON Associated Press WASHINGTON \u2014 Les lettres piégées au bacille du charbon ont terrorisé l'Amérique déjà traumatisée par les attentats du 11 septembre.Bien que ces courriers aient cessé, le FBI poursuit son enquête auprès d'une trentaine de scientifiques américains, soupçonnés d'être liés à la vague d'attentats de l'automne dernier.Parmi eux figure un ancien chercheur en défense biologique, le Dr Steven Hatfill, dont le domicile et les locaux professionnels ont été perquisitionnés cette semaine avec son accord, ont annoncé les agents fédéraux.Ce scientifique avait manifesté un intérêt particulier pour le bioterrorisme par le passé.Il a également attiré l'attention des enquêteurs par sa capacité à se procurer des spores du bacille, a précisé jeudi un responsable gouvernemental sous condition d'anonymat.Le Dr Hatfill n'est toutefois qu'une « personne intéressante » parmi d'autres, en l'occurrence une trentaine de chercheurs dont les compétences et l'accès au bacille du charbon auraient pu donner la possibilité d'envoyer des lettres piégées.Les domiciles de 25 scientifiques ont été fouillés, a précisé un officier de police, qui s'exprimait lui aussi anonymement.Selon lui, Steven Hatfill n'est pas considéré comme un suspect et rien ne le lie directement aux lettres piégées.Il a du reste nié toute implication dans ces attentats.Les enquêteurs estiment que la personne capable d'envoyer des lettres piégées au bacille du charbon sans tomber malade doit avoir une grande expérience dans la manipulation de cette substance mortelle.Bien que les investigations se concentrent principalement sur les chercheurs, le FBI continue d'exploiter la piste d'un terroriste qui ne serait pas lié aux recherches actuelles.Le Dr Steven Hatfill a supervisé en 1999 une étude sur une simulation d'attaque au bacille du charbon par courrier alors qu'il travaillait la société Science Applications International, sous contrat avec le département de la Défense, a expliqué Ben Haddad, porteparole de l'entreprise.La simulation, écrite par un expert en bioterrorisme, décrivait le cas d'une insertion de 2,5 g du Bacillus globigii, ersatz du bacille de charbon, dans une enveloppe classique, a rapporté le Baltimore Sun.Il a également travaillé au service de virologie de l'Institut médical militaire américain pour les maladies infectieuses jusqu'en septembre 1999.Il a ensuite rejoint l'entreprise Science Applications International.Un policier fédéral a précisé que le passe du Dr Hatfill pour accéder au département de la Défense avait expiré et qu'il n'a jamais été renouvelé.Les passes doivent être renouvelés tous les cinq ans.Selon ABC News, le FBI s'est intéressé à Steven Hatfill parce qu'il a vécu au Zimbabwe, près de l'école primaire Greendale.L'adresse « Greendale School » Franklin Park, New Jersey, était imprimée en lettres capitales sur les enveloppes au bacille du charbon envoyées à plusieurs personnes.Cependant, les enquêteurs n'ont pas d'élément prouvant que le Dr Hatfill ait séjourné à Trenton, dans le New Jersey, d'où les lettres avaient été postées.Le FBI continue toutefois d'exploiter la piste d'un terroriste qui ne serait pas lié aux recherches actuelles.Photo AP Hier, en conférence de presse, William Winkenwerder, sous-secrétaire à la Défense pour les questions de santé, a annoncé que les États-Unis entreposeront des millions de doses de vaccin contre la maladie du charbon afin de se préparer à d'éventuelles attaques bioterroristes.Par ailleurs, le FBI continue son enquête visant à arrêter le ou les responsables des envois de colis contaminés au bacille du charbon survenus l'automne dernier.Reprise des vaccinations pour les militaires Des millions de vaccins seront aussi gardés pour les civils Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le Pentagone a annoncé hier la reprise des vaccinations obligatoires contre la maladie du charbon dans les armées, mais en les réservant pour l'instant aux militaires exposés à des risques d'infection, comme dans le Golfe.Dans le même temps, la moitié des stocks de vaccins ainsi que des antibiotiques seront gardés pour les populations civiles en cas d'urgence aux États-Unis.« Étant donné les événements mortels de l'an dernier et ce que nous savons de la menace du charbon comme arme biologique, nous agissons pour protéger les militaires les plus à risque, tout en partageant les stocks de vaccins disponibles » avec les agences civiles dans le pays, a indiqué le secrétaire adjoint à la Défense Paul Wolfowitz.À l'automne, cinq personnes sont mortes aux États-Unis des suites d'une attaque au bacille du charbon dont les germes avaient été envoyés par courrier, provoquant une psychose après les attentats terroristes du 11 septembre.L'enquête à ce sujet n'a toujours pas abouti.Selon la presse, la police fédérale (FBI) vient de perquisitionner au domicile d'une trentaine de spécialistes en armes biologiques aux É.-U.(voir texte ci-dessus).William Winkenwerder, sous-secrétaire à la Défense pour les questions de santé, a précisé à la presse que les piqûres seraient administrées aux militaires, membres du Pentagone et employés d'entreprises sous contrat quand ils seront déployés pour plus de 15 jours dans des zones à haut risque et quand ils sont essentiels à la réussite de leur mission.Le Pentagone n'a pas révélé combien de soldats recevraient le vaccin ni les régions du globe concernées.Précédemment, le ministère avait mentionné des menaces pour ses militaires dans le Golfe, en accusant l'Irak de Saddam Hussein de disposer de stocks d'armes biologiques au charbon, ainsi qu'en Corée du Sud, Pyongyang étant soupçonné d'avoir une telle arme.Près de 2,2 millions de militaires ont été immunisés depuis 1998.Le programme avait pratiquement pris fin l'an dernier en raison de l'épuisement des stocks disponibles, le seul producteur, Bio Port, s'étant vu retirer l'autorisation de fabrication pour raisons sanitaires.Toutefois, depuis que Bio Port, laboratoire proche de Chicago, a reçu en mars 2002 le feu vert des autorités fédérales, des centaines de milliers de doses ont été produites chaque mois, a indiqué M.Winkenwerder.Le programme initial de vaccination, en six doses, dans les armées avait cependant suscité une controverse : de nombreux soldats craignent des effets secondaires à long terme, rares, mais pouvant notamment provoquer des formes d'épuisement permanentes.Le département de la Défense note dans un communiqué que des efforts militaires et civils sont en cours pour produire « d'ici quelques années seulement » un nouveau vaccin plus facile à supporter et injectable en moins de doses.Apportez votre bicyclette pour seulement 5 $ par aller-simple Forfaits disponibles avec contactez votre agent de voyage (418) 694-2476 1-877-648-4499 www.dauphins.ca Québec-Montréal 69 $ aller simple à partir de 3064698A RAYURES NAUTIQUES Une économie de 33%.Jersey pur coton pour le tee-shirt encolure ronde, à rayures de différentes largeurs en combinaisons de marine et bleu ciel ou marine, rouge et jaune.P.m.g.tg.ttg.19.99 rég.29.95 NUMÉRO 32 Un style athlétique vedette de l'été à rabais de 50%.Jersey pur coton.Logo en contraste sur fond écru, marine, rouge, bleu pâle.P.m.g.tg.ttg.9.99 LOGO FOOTBALL Un prix Simons extraordinaire pour un tee-shirt en jersey de coton, exclusif au 31, avec appliqué filet thème sportif en contraste sur blanc, marine, rouge ou jaune.P.m.g.tg.ttg.9.99 rég.19.99 RAYURES JUMELLES Une économie de 25%, sur le polo en jersey pur coton, une poche plaquée, dans un jeu de rayures marquées en contraste sur fond blanc, 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environ huit mètres d'eau.Le véhicule de cinq tonnes reposait enfoncé dans un lit vaseux.Le travail des plongeurs était difficile en raison de la faible visibilité de l'eau.Poursuivant le travail entrepris la veille, les plongeurs ont d'abord glissé des tiges de métal sous le véhicule afin de ne pas endommager la structure.Ils ont ensuite soulevé la charge à l'aide de câbles ancrés à une barge.Une fois libéré de la vase, le Lady Duck, qui suivait sous la barge, a pris la direction du quai.À cet endroit, les opérateurs ont dû s'y prendre à deux reprises avant de finalement réussir à hisser le véhicule sur la plate-forme du camion.Puis, le Lady Duck a été recouvert d'une toile blanche, après quoi il a pris la direction du laboratoire du Bureau de la sécurité des transports du Canada.Normand Breton, du BST, a indiqué que le Lady Duck serait maintenant passé à la loupe par des experts afin de tenter de découvrir l'origine du terrible accident qui a coûté la vie à une religieuse, ainsi qu'à une mère de famille et ses deux filles.Les 12 autres passagers ont été rescapés par des plaisanciers.M.Breton a part ailleurs donné l'assurance que l'on n'attendrait pas la rédaction du rapport final pour aviser, s'il y a lieu, Transports Canada, les propriétaires du Lady Duck et les autres compagnies de véhicules amphibies de la découverte de problèmes nécessitant des mesures correctives immédiates.Rappelons que l'accident de dimanche dernier était le second en un an impliquant le Lady Duck.L'année dernière, personne n'avait toutefois subi de blessures.Photo PC Les curieux ont observé un moment de silence hier lors du renflouage du Lady Duck, à la marina de Hull.Derrière ses collègues Un des syndiqués en lock-out de Vidéotron, Garen Adjemian, a fait un peu d'exhibitionnisme hier devant les bureaux du Journal de Montréal qui est aussi la propriété de Quebecor Media.Après une manifestation devant l'immeuble de TVA mardi, une centaine de syndiqués de Vidéotron ont dressé un piquet de grève hier devant l'immeuble de la rue Frontenac.Les dirigeants du syndicat ont de nouveau dénoncé l'utilisation de « briseurs de grève » par leur employeur et déploré l'absence de négociation.EN BREF Camionneur incarcéré UN CAMIONNEUR américain de 31 ans, Thomas Francis Henry, de Troy, dans l'État de New York, passera le week-end en prison après avoir été arrêté hier matin au terme d'une poursuite policière.Henry, sans antécédent judiciaire connu, a enfoncé vers 4h45 hier une barrière du poste frontalier de Lacolle avec son tracteur routier, refusant de s'arrêter.La Sûreté du Québec a été avisée et une poursuite s'est engagée.Trois tapis cloutés ont été déployés dans l'espoir de freiner le fuyard, mais sans résultat.La chasse à l'homme s'est poursuivie sur l'autoroute 15, puis sur la route 132 jusqu'à Contrecoeur, où le camionneur a perdu la maîtrise du véhicule qui roulait sur les jantes des roues.Henry a comparu hier matin et a été accusé de méfait, de conduite dangereuse, de refus d'obtempérer à l'ordre d'un policier et d'entrave.La police ignore pourquoi le camionneur a refusé de s'immobiliser au poste des douanes.Le tracteur n'était pas volé et son employeur, une compagnie du Minnesota, a précisé que le camionneur avait été chargé de transporter une cargaison du Minnesota au Massachusetts et n'avait aucune raison d'entrer au Canada.Julie Boisvenu toujours introuvable PIERRE-HUGUES Boisvenu, le père de Julie, disparue depuis le 23 juin dernier au centre-ville de Sherbrooke, songe à offrir une récompense à toute personne qui détient des informations qui permettront de retrouver sa fille aînée.«Au début de la semaine, je vais entreprendre des démarches auprès de Jeunesse au Soleil pour offrir une récompense, afin de retrouver Julie.C'est une nouvelle avenue que nous allons explorer », a indiqué M.Boisvenu.Il n'entend pas entreprendre de recherches spéciales au cours de la fin de semaine laissant les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke (SPS) poursuivre leur travail.La jeune femme n'a pas été revue depuis qu'elle a quitté l'hôtel Ramada de la rue Wellington Sud vers 4h du matin dans la nuit du 23 juin.Photo IVANOH DEMERS, La Presse © À PARTIR DE SEULEMENT Modèle de base Quatre coussins gonflables Banquette arrière rabattable et divisée 60/40 Roues en acier de 15 pouces Freins ABS Système audio stéréo à huit haut-parleurs Système d'alarme antivol et antidémarrage j u s q u ' à 2 4 m o i s Taux valable aussi sur la Jetta TDI.Taux non valable sur la GLI.Taux de financement à l'achat de 2,9 % offert pour un terme jusqu'à 24 mois.Autres taux de financement offerts : 3,9 % pour un terme jusqu'à 36 mois, et 4,9 % pour un terme jusqu'à 60 mois.Sujet à l'approbation de crédit de Volkswagen Finance.Roues en alliage illustrées offertes en option.Offre en vigueur pour un temps limité chez les concessionnaires Volkswagen du Québec seulement.Et comme la Jetta est si précieuse, nous avons même buriné 25 de ses composantes.2,9% 3056906A La Presse 29 juin 2002 Page A11 manquante La Presse 29 juin 2002 Page A12 manquante La Presse 29 juin 2002 Page A13 manquante 6LP1401A0629 A14 samedi 6LP1401A0629 ZALLCALL 67 21:19:15 06/28/02 B AÉROPORT DE DORVAL Le Japon va tester le prototype d'un super-Concorde Le bruit diminue, mais des compagnies continuent à enfreindre le couvre-feu MARIE-FRANCE LÉGER LES PLAINTES contre le bruit des avions ont beau diminuer, des compagnies aériennes tenaces continuent à faire décoller et atterrir des appareils en dehors des heures du couvre-feu, entre 1 h et 7 h du matin, sans raison valable.Transports Canada a émis dernièrement pour 30 000 $ d'amendes à l'endroit de trois compagnies : Air Canada (12 500 $) en décembre et de nouveau en février (12 500 $), Air Cubana (5000 $) et US Airways (5000 $).« Nous enquêtons sur les infractions qu'ADM nous envoie.Nous pouvons dire aussi que les plaintes ont beaucoup diminué.On en a compté 559 en 2001 contre 1510 plaintes l'année précédente », de dire Madeleine Deshaies, de la direction générale de Transports Canada.D'autres chiffres montrent également une nette amélioration du climat sonore : en mai 2000, ADM recevait 82 plaintes, 69 en mai 2001 et 33 en mai dernier.Des citoyens continuent de veiller au grain comme Pierre Gauthier, résidant de Pointe- Claire, qui s'adresse encore à ADM de temps en temps quand il en a assez des vrombissements au-dessus de sa tête en dehors des heures réglementaires.Il laisse sur le répondeur le jour et l'heure de l'infraction.« On me rappelle le lendemain pour me dire qu'on a pris ma plainte en note », constate M.Gauthier.ADM mène une enquête dès que les infractions sont rapportées.S'il ne s'agit pas d'un bris mécanique ou de toute autre situation d'urgence, elle réfère le dossier à Transports Canada.D'ailleurs, sur son site Web (www.tc.gc.ca) la direction générale de Transports Canada fait état de ses efforts pour éliminer les nuisances.Pour ADM toutefois, les mesures de réduction du bruit ont porté leurs fruits.« Nous avons demandé aux avions qui vont vers le nord de rester sur l'autoroute 13 plus longtemps et à ceux qui partent vers le sud d'attendre plus longtemps au-dessus du lac Saint-Louis avant de monter », précise Mme Beaulieu, la vice-présidente marketing chez ADM.Elle ajoute que depuis avril, l'interdiction de décollage faite aux avions de type Boeing 727, 737 et DC9 a vraiment amélioré le climat sonore.J O J I SAKURAI Associated Press TOKYO \u2014 On dirait un javelot ailé.Le futur avion de ligne supersonique japonais volerait à 2000 km/h et aurait deux fois plus d'autonomie et trois fois plus de passagers que le Concorde tout en étant moins bruyant et polluant.Un prototype doit être testé le mois prochain dans le désert australien.Le Laboratoire national de l'aéronautique (NAL) prévoit de lancer le 11 juillet un prototype sans pilote et sans moteur, qui a 10 % de la taille qu'aurait le futur avion.Installé sur le dos d'une fusée, il sera propulsé à près de 2500 km/h.Après un vol de 14 minutes, il déploiera ses parachutes et atterrira.Le test vise à juger l'aérodynamique, qui a été élaborée grâce à des simulations informatiques pour réduire de moitié le bruit du vol supersonique.« Nous vérifierons lors de l'expérience si notre design a vraiment l'effet de réduction du bruit observé dans les simulations », a souligné le porte-parole du NAL Toshiharu Okuda.Les responsables du projet prévoient de mener d'autres tests dans les deux prochaines années et ne pensent pas que le futur surpersonique, baptisé NEXST, sera prêt pour des vols commerciaux avant 2012.Les sceptiques font remarquer que le Japon s'est peu illustré dans le domaine de l'aviation depuis la Seconde Guerre mondiale.« Il y a un manque d'expérience et de savoir- faire, deux facteurs qui comptent beaucoup dans ce domaine », souligne Hiromu Maeda, professeur d'aéronautique à l'Université de Kyoto.Hiromu Maeda se demande surtout si un tel avion pourra jamais répondre aux strictes normes de sécurité du transport aérien.« La sécurité est la considération suprême », souligne-t-il.Cela n'empêche pas des entreprises comme Boeing, qui travaille sur son projet de Sonic Cruiser (un avion destiné à atteindre en croisière une vitesse proche de celle du son), de prendre le vol d'essai du mois prochain au sérieux.« Nos partenaires japonais sont à la pointe de cette technologie », estime Wade Cornelius, vice-président de Boeing pour la stratégie mondiale.Interrogé sur le fait de savoir si un succès dans le désert australien pouvait conduire à un partenariat NAL-Boeing, M.Cornelius ne l'a pas exclu.Le futur supersonique nippon aurait des capacités très supérieures au Concorde.Le NAL affirme que des économies de carburant et une conception ultralégère permettraient à NEXST d'accueillir 300 passagers, contre 100 pour le Concorde, et lui donnerait une autonomie de 12 000 km, soit environ le double du supersonique francobritannique.Il polluerait également moins que le Concorde et ses réacteurs émettraient 75 % moins d'oxyde d'azote.Autre progrès annoncé, l'appareil serait aussi « silencieux » qu'un avion de ligne subsonique classique.Le NAL refuse de dévoiler le prix du projet, sur lequel il travaille en collaboration avec Mitsubishi Heavy Industries et Nissan Motor.Photothèque ROBERT MAILOUX, La Presse © Pour ADM, les mesures de réduction du bruit autour de l'aéroport de Dorval ont porté leurs fruits.Visionair pique du nez, mais n'abandonne pas ses passagers MARIE-FRANCE LÉGER DEVANT l'impossibilité de faire décoller ses trois premiers vols du week-end vers Paris, le grossiste Visionair tentait hier de « protéger » ses clients en les dirigeant vers d'autres transporteurs.L'aventure de Visionair risque donc de piquer du nez avant même son baptême de l'air.« On est en train de protéger 800 à 900 passagers », a dit Steve Robitaille, avocat consultant pour Visionair.Il ne cachait pas que tous les vols suivants, prévus jusqu'en octobre, étaient tous annulés jusqu'à nouvel ordre.Le nouveau grossiste avait affrété la compagnie aérienne française L'Air (de Lyon) pour des vols hebdomadaires assurant la liaison Montréal-Paris, mais cette dernière n'a pas obtenu le permis exigé par l'Office de transports national du Canada.(Voir texte en H2) Plusieurs passagers ont choisi de se faire rembourser, mais d'autres veulent absolument s'envoler comme prévu vers l'Europe.« C'était leur premier vol ce soir ! Moi, j'ai payé 835 $ et j'aimerais mieux être là-bas », a dénoncé hier Stéphane, un des passagers.Pour les passagers du week-end, Visionair essayait de les relocaliser sur un vol de Canada Air Charter, via Londres, ou encore un vol d'Air Transat dès lundi.« On n'avait pas de garanties du transporteur que les passagers reviendraient à bon port.On a opté pour le côté sécuritaire », a souligné M.Robitaille.Le grossiste montréalais a entraîné dans cette aventure un groupe de voyagistes dont Vacances Signature, Alio Tours et Néo Tours ainsi que le français Eurotel spécialisé dans la réservation d'hôtels parisiens.\u2020Visitez votre concessionnaire pour connaître tous les détails.\u2020\u2020Taux de financement annuel de 2,9 % offert par Audi Finance aux clients admissibles, à l'achat d'une A6 pour un terme jusqu'à 48 mois, ou d'une A4 ou S4 pour un terme jusqu'à 24 mois.Valable sur les années modèles 1997 à 2001 en stock chez les concessionnaires.Les mensualités et le coût d'emprunt varient en fonction de la durée du prêt, du montant de l'emprunt et de l'acompte ou de l'échange.Prix réels fixés par le concessionnaire.Demandez les détails aux concessionnaires participants.Offre d'une durée limitée pouvant changer sans préavis.« Audi », « quattro » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AUDI AG.« Audi Certifié » est une marque de commerce de Audi AG.© Audi Canada 2002.Pour en savoir plus sur Audi ainsi que sur les véhicules et la garantie Audi Certifié, composez le 1 800 367-AUDI ou visitez-nous à l'adresse audicanada.ca Inspection multipoints exhaustive Disponibles avec la légendaire traction intégrale quattroMD Luxueux intérieurs en tissu, cuir, bois et aluminium de qualité Innovations issues des normes rigoureuses fixées par la division des sports motorisés de Audi Une occasion exceptionnelle de rouler en Audi à un prix aussi abordable.Seul leur compteur sait qu'elles ne sont pas neuves.Couvertes par une garantie limitée Audi de 2 ans ou 160 000 km.\u2020 Visitez votre concessionnaire Audi, ou rendez-vous à l'adresse www.audicanada.ca pour trouver la voiture d'occasion qu'il vous faut.Taux de financement à l'achat à compter de 2,9% \u2020\u2020 AUTO STRASSE INC.5905, autoroute Transcanadienne Saint-Laurent (QC) (514) 748-6961 AUTOMOBILES E.LAUZON 1384, boulevard Labelle Blainville (QC) (450) 430-1460 LES AUTOMOBILES NIQUET 1905, boulevard Sir Wilfrid Laurier Saint-Bruno (QC) (450) 653-1553 LES AUTOMOBILES POPULAR 5441, rue Saint-Hubert Montréal (QC) (514) 274-5471 PARK AVENUE AUDI 8805, boulevard Taschereau Brossard (QC) (450) 656-4811 3058456A 6LP1501A0629 a15 samedi 6LP1501A0629 ZALLCALL 67 21:52:04 06/28/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 JUIN 2002 A15 L'agent Stante dit s'être débrouillé avec les moyens du bord «J'ai toujours été en avance sur mon temps » En assénant deux coups de poing au visage de Jean-Pierre Lizotte dans le but de le maîtriser et le mettre en état d'arrestation, la nuit du 5 septembre 1999, àla terrasse du Shed Café, le policier Giovanni Stante estime avoir agi dans les règles, compte tenu des circonstances.« S'il y avait eu plus de policiers ç'aurait été fantastique, mais on était deux.C'est arrivé très vite.Ici (en cour), on dissèque tout, mais c'est arrivé dans la rue.Je n'avais pas le temps de prendre le manuel, tourner à la page 10 pour voir la force à utiliser.Il fallait que je réussisse à contrôler cet homme.Il fallait que j'utilise les mesures qu'on m'a enseignées », a dit Stante, hier, alors qu'il était contre-interrogé par la Couronne.Le policier de 35 ans est accusé de l'homicide involontaire de Lizotte, un sans-abri de 45 ans.Pas maîtrisé ?Quoi qu'il en soit, Stante a maintenu hier que Lizotte n'était pas encore maîtrisé par le portier du Shed Café, Steve Deschâtelets, lorsqu'il lui a donné les deux coups de poing au visage.Selon Stante, Deschâtelets a surgi derrière Lizotte et l'a empoigné avec une prise full Nelson, qu'après le second coup de poing.Au cours du procès, toutefois, la majorité des témoins qui se trouvaient à la terrasse du Shed Café cette nuit-là, sont venus dire que Stante frappait, pendant que Deschâtelets tenait Lizotte.Stante a expliqué hier qu'il avait suivi la gradation des procédures dans les cas d'arrestations.Il avait d'abord invité Lizotte à le suivre, mais le sans-abri avait refusé et s'était mis à reculer dans les tables de la terrasse.Puis, en voyant l'agent Stante s'approcher de lui, Lizotte a commencé à lui donner des coups de pied.Stante a frappé.Il a indiqué, hier, qu'il ne pouvait pas utiliser le poivre de Cayenne parce que des gens attablés à la terrasse auraient pu être incommodés, et il était bien sûr hors de question qu'il utilise son arme de service.Il fallait donc qu'il intervienne à mains nues, et c'est ce qu'il a fait.Par ses multiples questions, le procureur de la Couronne, Me Michel Breton, a fait ressortir toutes les « erreurs » survenues au cours de cette arrestation musclée.Ainsi, ce n'est qu'une fois que Lizotte était en route pour l'hôpital, menotté, pas mal assommé, et couché sur la banquette arrière du véhicule de police, que Stante l'a avisé de sa mise en arrestation, et lui a donné ses droits.Hier, Stante a dit que s'il ne l'avait pas fait avant, c'est qu'il n'en avait pas eu le temps.Tout était arrivé trop vite.Le procureur a aussi questionné longuement Stante sur les « oublis » dans ses rapports.Stante n'avait pas parlé des coups de poing, et s'était contenté de remarquer que le suspect avait été maîtrisé.Le contre-interrogatoire de Stante se poursuit mardi.Rappelons que les policiers étaient intervenus cette nuit-là, parce que Lizotte et le portier du Shed Café se colletaillaient.Le portier tentait d'expulser Lizotte, qui se masturbait devant les clients.Le sans-abri est resté paralysé après son arrestation, et il est mort d'une pneumonie moins de deux mois plus tard.ISABELLE DUCAS Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Dans les hommages qui ont été rendus à la juge Claire L'Heureux- Dubé, à l'occasion de sa retraite de la Cour suprême du Canada, tous ont souligné qu'elle a été la championne de la dissidence au cours de ses 15 années sur le banc du plus haut tribunal du pays.Mais la juge, qui quitte ses fonctions le 1er juillet, s'empresse de préciser que ses vues dissidentes ont plus tard été acceptées, ont mené à des réformes judiciaires et ont fait évoluer le droit.Si elle était perçue comme rebelle à ses débuts, par sa défense passionnée des droits des femmes, des enfants, des gais, des minorités ethniques, des handicapés et des autochtones, raconte-t-elle, c'est qu'elle était en fait une visionnaire.« J'ai toujours été en avance sur mon temps, et c'est un drame, parce qu'on est alors voués à la dissidence », a souligné la juge, au cours d'une entrevue avec la Presse Canadienne, peu de temps avant sa retraite.Depuis 1987, à la Cour suprême, la juge L'Heureux-Dubé a entendu plus de 1200 causes et écrit 254 jugements, dont 40 % où elle était dissidente.Il faut du courage pour aller à contrecourant, et Claire L'Heureux-Dubé n'en a jamais manqué.Cette pionnière a l'habitude de faire face à des difficultés : tout au long de sa carrière, elle a dû se battre pour ses idées et ses ambitions.« J'ai été victime de discrimination à toutes les étapes de ma vie, à partir de mes études supérieures et aussi au sein de la magistrature », raconte-t-elle, sans aucune amertume.On a tenté de la décourager d'entreprendre des études supérieures, on lui a refusé des bourses, disponibles exclusivement pour les étudiants masculins, on a douté de ses capacités, mais elle a toujours foncé, « stimulée par les défis », ditelle.Mme L'Heureux-Dubé est née en 1927 à Québec et a grandi à Rimouski, où elle a commencé ses études.Elle s'est ensuite inscrite, en 1947, à la faculté de droit de l'Université Laval, où elle était l'une des deux seules femmes.Elle a été acceptée au Barreau en 1952 et a très vite commencé à s'intéresser au droit familial, une discipline qui n'était pas très respectée à l'époque, alors que la loi sur le divorce n'existait même pas.Son intérêt pour ce secteur l'amènera à participer à la révision du Code civil du Québec, au début des années 1970, en tant que présidente du comité sur le droit de la famille.En 1973, elle est devenue la deuxième femme juge à la Cour supérieure du Québec puis, six ans plus tard, la première femme nommée à la Cour d'appel de la province.Son ascension ne s'arrête pas là : en 1987, le premier ministre Brian Mulroney la nomme à la Cour suprême, où elle est la deuxième femme à siéger.Cette carrière florissante a cependant été marquée par le scepticisme de ses collègues masculins, qui se demandaient si elle serait en mesure d'abattre l'énorme quantité de travail qu'exigeaient ses fonctions.Pour clouer le bec au juge en chef de la Cour suprême Brian Dickson, qui lui avait dit, au moment de sa nomination, que ce travail exigeait que l'on s'y consacre 24 heures par jour, Mme L'Heureux- Dubé avait fait installer un lit pliant dans son bureau.« Comme ça je pourrai travailler jour et nuit », lui avait-elle lancé.Ce lit est resté là au cours des 15 années suivantes et la juge, connue comme étant un bourreau de travail, y a souvent passé de courtes nuits.Mais rendre la justice lui a apporté tellement de satisfaction que les longues heures de travail ne sont qu'un petit désagrément, dit-elle.Le seul épisode qui lui laisse un goût amer est celui de la controverse déclenchée par les critiques du juge albertain John Mc Clung à son endroit, en 1999.« Ç'a a été très douloureux parce qu'on est entré dans ma vie privée, c'est une attaque personnelle qui a fait très mal », reconnaît Claire L'Heureux-Dubé.En rendant un jugement à la suite d'une plainte d'agression sexuelle contre Steve Ewanchuk, le juge de la Cour d'appel de l'Alberta avait souligné que la plaignante, une mère de 17 ans, n'était pas « vêtue d'un bonnet et d'une crinoline » et que cette affaire était « moins de nature criminelle qu'hormonale ».Lorsque la cause a été portée devant la Cour suprême, la juge L'Heureux-Dubé, en renversant la décision du juge Mc Clung, a déploré ce langage « qui non seulement perpétue des mythes et stéréotypes archaïques sur la nature des agressions sexuelles, mais ne tient pas compte du droit applicable ».John Mc Clung n'a pas digéré ce revers.Il a répliqué en envoyant une lettre au quotidien National Post, un geste que les juges ne posent à peu près jamais.« Les convictions personnelles de la juge, émises de son siège, pourraient expliquer de façon plausible le nombre important et croissant de suicides signalés parmi la population masculine de la province de Québec », avait écrit le juge albertain.Le choix des mots était cruel : le mari de la juge, Arthur Dubé, un professeur de métallurgie, s'est suicidé en 1978.Le juge Mc Clung a été blâmé par le Conseil de la magistrature et s'est excusé par la suite.Claire L'Heureux-Dubé dit en avoir fini avec cette histoire, mais elle ne l'a visiblement pas tout à fait digérée.« Je n'accepte pas qu'on tente de s'attaquer à l'indépendance des juges, que l'on cherche à les intimider », affirme-t-elle, soulignant qu'une telle chose ne se serait jamais produite si l'un de ses collègues masculins avait écrit le jugement.« Les femmes juges sont toujours plus attaquées, on écrit contre moi tout le temps », déplore-t-elle.Claire L'Heureux-Dubé, qui aura bientôt 75 ans, l'âge de la retraite obligatoire pour les juges, aura toujours un emploi du temps très chargé, malgré son départ de la magistrature.Elle a accepté l'offre de l'Université Laval de devenir juge en résidence, veut écrire un livre sur la vie du juge Albert Mayrand et continuera à travailler pour les droits de la personne et l'éducation judiciaire, en acceptant les invitations de divers organismes aux quatre coins du monde.« Ce n'est pas la fin de ma carrière, c'est une autre étape seulement », souligne- t-elle.Le premier ministre Jean Chrétien doit annoncer d'ici la fin de l'été quel juge du Québec prendra sa place sur le banc du plus haut tribunal du pays.Les noms qui circulent le plus fréquemment dans les milieux juridiques sont ceux de Louise Otis et de Morris Fish, tous deux de la Cour d'appel.Photo Reuters Claire L'Heureux-Dubé Le monde vous appartient.Au Canada, dans 6000 villes aux États-Unis et dans plus de 100 pays, Fido fonctionne là où vous faites des affaires.Grâce à nos nombreuses alliances avec des opérateurs internationaux GSM, vous pourrez être joint au même numéro sans changer d'appareil : > 20 ¢ US la minute à partir des États-Unis, pour les appels aux États-Unis et vers le Canada > Tarifs avantageux dans chaque pays Un seul numéro, des services personnalisés qui vous suivent partout.Décidément, vous n'aurez jamais voyagé en aussi bonne compagnie.Un Fido.Cinq continents.Pour commander ou pour obtenir plus d'information, communiquez avec le Service Fido Affaires au 1 866 272-FIDO (3436) ou encore visitez un 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l'intention de détruire le reste du bâtiment dans les prochaines heures.Un porte-parole de l'armée israélienne a confirmé la destruction à l'explosif d'une partie de la moukataa.« Après avoir en vain appelé à se rendre les terroristes recherchés qui se trouvaient dans le bâtiment, une unité du génie a fait exploser une partie de la moukataa », a-t-il déclaré.Il n'a pas précisé ce qu'il est advenu des Palestiniens qui se trouvaient à l'intérieur du bâtiment.Selon des responsables militaires cités par la radio, une quinzaine de palestiniens recherchés par Israël, membres pour la plupart du Tanzim, présenté comme un groupe armé lié au mouvement Fatah du président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, devaient se trouver à l'intérieur de la moukataa, assiégée depuis mardi.Depuis le début du siège, le bâtiment avait été attaqué à plusieurs reprises par des hélicoptères de combat.Avant l'attaque d'hier, un ancien ministre palestinien, Talal Sadr, avait pénétré à l'intérieur de la moukataa et avait indiqué n'y avoir vu personne.Par ailleurs, dans la bande de Gaza, le fondateur du mouvement islamiste Hamas, cheikh Ahmad Yassine, officiellement assigné à résidence depuis lundi par Arafat, a participé à une manifestation pour protester contre le président des États-Unis, George W.Bush, qui, lundi, a exhorté les Palestiniens à élire un nouveau chef pour que Washington soutienne la création d'un État palestinien.Environ 1000 personnes prenaient part au rassemblement dans le centre de la ville de Gaza, dont des militants du Hamas, du Jihad islamique et des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, liées au Fatah.Ces trois groupes ont revendiqué plusieurs attentats suicide sanglants anti-israéliens.Trois Palestiniens ont été blessés par des tirs de l'armée israélienne dans un camp de réfugiés de Khan Younès (sud de la bande de Gaza) alors que l'armée nivelait des terres agricoles palestiniennes.En Cisjordanie, l'armée a arrêté 35 Palestiniens, dont des militants islamistes.Sur le front diplomatique, Israël a estimé que sa cause avait été entendue sur une mise à l'écart d'Arafat au sommet du G8 au Canada, même si le Canada, la Russie et les États européens n'ont pas suivi le président américain dans son appel à évincer le dirigeant palestinien.Les Palestiniens se sont félicités, quant à eux, de la déclaration du G8 affirmant sa « détermination à oeuvrer pour favoriser la paix au Proche-Orient sur la base de notre vision de deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte à l'intérieur de frontières sûres et reconnues ».Photo AP L'ancien ministre palestinien Talal Sadr ressort de la moukataa après avoir tenté en vain d'y trouver les 15 hommes recherchés par Israël, dont il devait négocier la reddition.La mission de l'ONU en Bosnie mise en péril Un attentat fait 13 morts à Alger d'après AFP ALGER \u2014 Treize passagers d'un autobus ont été assassinés et neuf blessés par balles hier soir par un groupe armé, aux Eucalyptus, dans la banlieue est d'Alger, a annoncé l'agence algérienne APS.Un autobus a été mitraillé vers 21 h par un groupe de cinq ou six islamistes armés, selon des témoins, dans un des attentat les plus sanglants de ces dernières semaines en Algérie.Le quartier populaire des Eucalyptus, non loin de l'aéroport, se trouve dans la Mitidja, la riche plaine agricole à quelques kilomètres d'Alger.Deux autres passagers d'un autobus avaient été assassinés par balles jeudi soir par deux islamistes armés à Bou Ismaïl, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest d'Alger.Les deux assassins, qui avaient pris place dans l'autobus à la station précédente, ont abattu leurs victimes en descendant à Bou Ismaïl.Depuis début juin, au moins 107 personnes ont été tuées et plus d'une centaine blessées en Algérie.Le nouveau chef du GIA, Rachid Abou Tourab, qui a succédé à Antar Zouabri, tué le 8 février dernier par les forces de sécurité, avait affirmé dans un communiqué annonçant sa nomination comme «émir» (chef) qu'il poursuivrait la ligne radicale et violente de son prédécesseur et des autres dirigeants du GIA jusqu'à l'établissement d'un État islamique en Algérie.«Ni trêve, ni dialogue, ni réconciliation, ni sécurité, mais le sang, le sang, la destruction, la destruction », affirmait ce texte, menaçant tous les Algériens qui ne suivraient pas sa ligne des pires sévices.«Nous continuerons à détruire leurs récoltes, à prendre leurs biens, à violer leurs femmes et à les décapiter dans les villes, les villages et les déserts», a affirmé le nouveau chef, s'engageant également à «tuer et à égorger sans aucun répit ».Fidèle à sa ligne intransigeante, le GIA a rejeté la politique de réconciliation nationale du président Abdelaziz Bouteflika.Ce radicalisme lui a valu de nombreuses dissidences.d'après AFP NEW YORK \u2014 La mission des Nations unies en Bosnie était prise en otage hier par les États-Unis, qui conditionnent le renouvellement de son mandat à l'adoption de dispositions mettant leurs ressortissants à l'abri de toutes poursuites par la justice internationale.Le mandat de la Mission des Nations unies pour la Bosnie-Herzégovine (MINUBH) expire demain à minuit.Seule contre les 14 autres membres du Conseil de sécurité, la délégation américaine exige l'introduction d'un paragraphe qui exempterait l'ensemble du personnel des Nations unies \u2014 Casques bleus ou autres \u2014 de poursuites devant la Cour pénale internationale (CPI).Ce tribunal, issu du traité de Rome signé par 139 pays et ratifié à ce jour par 71 d'entre eux, entre en fonction après-demain.En fin d'après-midi hier, le conseil de sécurité a suspendu jusqu'à demain ses consultations sur la Bosnie.Le non-renouvellement, demain, du mandat signifierait la fin immédiate de la MINUBH, une mission des Nations unies essentiellement chargée de la formation de la police et du maintien de l'ordre en Bosnie.Quarante-six ressortissants américains figurent dans l'effectif global de la MINUBH, qui compte 1536 policiers, trois militaires et 1747 civils.Elle devait être relevée à la fin de l'année par une force de l'Union européenne.Les autres membres du Conseil ont souligné hier être disposés à chercher un compromis acceptable par l'administration américaine actuelle, qui voit dans la justice internationale une atteinte à la souveraineté des États-Unis.Les diplomates de ces pays soulignent cependant qu'il n'est pas question d'accepter une disposition qui irait à l'encontre de la Cour pénale internationale, qu'ils se sont engagés par traité non seulement à respecter, mais aussi à promouvoir.La menace des États-Unis ne pèse pas seulement sur la mission en Bosnie, mais sur l'ensemble des opérations de maintien de la paix, comme l'avait indiqué dès la semaine dernière un diplomate américain.Un peu plus du quart du financement de ces opérations est assuré par la contribution américaine.Le porte-parole de l'ONU, Fred Eckhard, a fait valoir hier que la police bosniaque n'était pas encore prête à lutter contre le terrorisme et le crime organisé, endémique en Bosnie.Légère opération chirurgicale pour Bush d'après AFP WASHINGTON \u2014 Le président des États-Unis George W.Bush a annoncé hier qu'il subirait aujourd'hui une coloscopie et qu'il transmettrait, pendant le temps de l'intervention, ses pouvoirs au vice- président Dick Cheney.Bush, 55 ans, qui vient d'assister au sommet du G8 à Kananaskis, a souligné qu'il transmettrait les pouvoirs « parce que nous sommes en guerre ».« Je veux vraiment prendre toutes les précautions », at- il ajouté devant les médias avant de prendre l'hélicoptère pour se rendre à Camp David, la résidence présidentielle de campagne où aura lieu l'opération.Le médecin présidentiel, le Dr Richard Tubb, a déclaré que cette intervention était uniquement « préventive ».Des coloscopies précédentes avaient permis de détecter et d'enlever en juillet 1998 et décembre 1999 deux polypes bénins.Ce sera la deuxième fois qu'un président des États-Unis passera provisoirement ses pouvoirs à son vice-président.En 1985, le président Ronald Reagan, contraint de subir une opération d'une tumeur au côlon, les avait confiés pendant 48 heures à son vice-président, George Bush, le père du chef de l'État actuel.Bibliothèque, 29$ Si vous voulez dépenser plus, achetez-en deux ! IKEA Montréal, autoroute 40 et Cavendish.(514) 738-2167.Lundi à vendredi, 10 h à 21 h ; samedi, 9 h à 17 h ; dimanche, 10 h à 17 h.Fermé le lundi, 1er juillet.Limite de 2 bibliothèques par personne, jusqu'à l'épuisement des stocks.© Inter IKEA Systems B.V.2002.Certains articles doivent être assemblés.Le Solde d'été d'IKEA.Prend fin le 7 juillet.Jusqu'à 50 % de réduction sur articles choisis.BOOKCS.BIBLIOTHÈQUE.3062566A 6LP1701A0629 29juin A17 6LP1701A0629 ZALLCALL 67 19:40:12 06/28/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 9 J U IN 2 0 0 2 MOND E A 1 7 Karachi, la métropole mal-aimée JOONEED KHAN ANALYSE KARACHI \u2014« Pourquoi veuxtu aller à Karachi ?C'est une ville coupe-gorge », a lancé mon collègue (et patron) Gilles Paquin, qui a séjourné au Pakistan récemment, dans le cadre de l'offensive antitalibane en Afghanistan.« Achète-toi un shalwar-kameez, déguise-toi en Pakistanais, évite les taxis, ne porte sur toi que de petites coupures en roupies, surveille tes documents, ne te balade pas seul n'importe où, divise par cinq les prix qu'on te propose et reste en liaison étroite avec mes parents.» Tels furent les conseils empressés de mon ami Rafat Noor Khan, prof à Mc Gill et originaire luimême d'une grande famille de Karachi.Cette ville portuaire de 15 millions d'habitants et plus \u2014 les réfugiés afghans s'y entassent pas millions depuis 25 ans \u2014 produit les trois quarts des revenus du Pakistan, dont elle est la métropole et la place boursière.Mais Karachi a très mauvaise réputation : elle est synonyme de violences aveugles, de massacres sectaires, de terrorismes de toutes sortes, de trafics d'armes et de drogues, de contrebande, de rapines et d'enlèvements.Pas seulement parce que, ces dernières semaines, le journaliste américain Daniel Pearl y a été enlevé et exécuté, que des techniciens navals français ont péri devant leur hôtel dans un attentat suicide et que le consultat des États-Unis a été la cible d'un autre attentat qui a fait une douzaine de morts.Mais aussi parce que Karachi, qui fut la première capitale du pays avant la construction planifiée d'Islamabad, dans les années 1960, est le fief de la communauté mohajir, les musulmans parlant ourdou réfugiés, déplacés et exilés, qui émigrèrent de l'Inde au Pakistan à la partition, en 1947.Ils formèrent très tôt une élite administrative, commerçante et militaire (le général Pervez Musharraf est un Mohajir né à Delhi) qui, en l'espace d'une génération, entra en collision avec la nouvelle élite issue du Punjab, la province dominante, et avec ses voisins immédiats de la province du Sindh, dont Karachi est aussi la capitale.La culture djihadie engendrée par la guerre afghane à partir de 1979, avec son lot de réfugiés, de trafics d'armes et de drogues, aggrava la tension entre le pouvoir central et les Mohajirs, de plus en plus marginalisés.Leur nouveau parti, le Mohajir Qaumi Movement (MQM), bascula dans la lutte armée.Islamabad encouragea les scissions et les luttes internes, y compris entre milices armées sunnites et chiites.Les services indiens en profitèrent pour verser de l'huile sur le feu et ajouter à la déstabilisation.Une violence inouïe Le début des années 1990 connut une violence inouïe, comparable à Cali ou Bogota : massacres de civils jusque dans les cimetières et dans les mosquées, fusillades en pleine rue, autobus attaqués et détournés.Se rendre à l'aéroport sans prévoir de protection musclée sur place était un risque fou.L'aéroport est à une demi-heure de voiture du centre-ville.En cet après-midi de juin, le soleil tape très fort et la chaleur est accablante, saturée d'humidité venant de la mer d'Oman.Mais les récentes pluies ont dopé les arbres, arbustes et fleurs de jardin, vigoureux et resplendissants sous le vent.Les routes sont amples et bien entretenues, les quartiers pauvres et moyens ont meilleure apparence qu'ailleurs au Pakistan, à Lahore par exemple, où la misère est toute indienne.Même le secteur de Laloo Khet, bastion des masses MQM (rebaptisé Mottahida Qaumi Movement, ou Mouvement national uni, et revenu à des pratiques non violentes), baigne dans un calme digne et propre, quoique très pauvre par endroits.Les immenses complexes boisés et clôturés de haies abritant les locaux et les résidences de l'armée, de l'aviation et de la marine attestent la prépondérance des militaires dans la vie du Pakistan.La police a ses installations propres.Les vieux locaux de l'administration coloniale britannique, qui abritaient le premier gouvernement du Pakistan, servent aujourd'hui au gouvernement provincial du Sindh.« Mais le Parlement est vide, suspendu comme tous les autres Parlements par le général Musharraf », souligne Azam Farooqi.Une tournée dans l'immense quartier de Clifton montre un Karachi moderne et bien entretenu de tours à bureaux, d'immeubles résidentiels, d'édifices commerciaux, d'hôtels cinq étoiles et de villas, avec de beaux parcs aménagés le long des plages et des lagunes, qui rappellent davantage la Floride que l'Asie du sud.« Karachi, c'est le Bombay du Pakistan, mais en mieux », dit Azam Farooqi.Des barricades de police ont été érigées devant l'hôtel Sheraton, où les Français furent tués, et sur la route toute proche menant au consulat des États-Unis, mais la circulation ne ralentit pas.Dans le quartier résidentiel de Gulshan-e-Iqbal, au nord, le journaliste Ahmad Altaaf est pessimiste.Pas pour Karachi : pour le Pakistan.« Nous avons le choix entre les militaires et les féodaux ; il n'y a pas de gauche organisée ni même de société civile qui vaille, alors les élections promises par le général Musharraf ne donneront pas le grand déblocage dont le pays a besoin », dit-il.Altaaf s'inquiète des résistances islamistes au virage anti-djihadi imprimé au Pakistan par le général Musharraf.Mais dans sa résidence de PECHS, quartier voisin, la poétesse Fahmida Riaz s'émeut davantage de la montée de l'intégrisme hindou en Inde.« J'ai écrit un poème contre tous les intégrismes.Il est très populaire chez les libéraux indiens.J'étais récemment à une conférence à l'Université Nehru, à Delhi, et les organisateurs m'ont prié de le réciter.Mais les hindouistes ont provoqué une émeute et il y a eu de nombreux blessés.Quel espoir peut-on alors entretenir pour le Pakistan ?» demande- t-elle.Dimanche matin, les rues de Karachi sont quasi désertes.La grande ville inondée de soleil baigne dans un calme idyllique.Difficile d'imaginer que cette métropole moderne a vécu de telles violences dans un passé récent, et qu'elle est encore le théâtre d'attentats suicide et d'enlèvements horribles dans la foulée du 11 septembre 2001.Avec ce 14e et dernier article, notre envoyé spécial clôt aujourd'hui sa série de reportages au Pakistan.Jantes en alliage Béquet arrière Tuyau d'échappement à embout chromé Emblème «ST» Pour un temps limité, SENTRA ÉDITION ST! 219$ /MOIS 0$dépôt de sécurité Transport et préparation inclus ! Radio AM/FM stéréo 100 watts avec lecteur CD Siège du conducteur à 8 réglages Moteur 1,8 L de 126 chevaux Pneus toutes saisons 14 po Barres stabilisatrices avant et arrière Coussins gonflables Dossier arrière rabattable 60/40 199$ /MOIS Location de 48 mois pour la Sentra XE 2002 « Option Plus » et la Sentra édition ST (C4LG52 BK00).Acompte ou échange équivalent de 2 495 $.Limite de 19 500 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Assistance routière 24 h.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit.Offre de financement à 1,8 % jusqu'à 36 mois et aucun versement avant 90 jours (sur les termes jusqu'à 60 mois) valable sur les modèles Sentra XE et GXE 2002 seulement.Aucun intérêt ne sera calculé sur les 60 premiers jours suivant la date de livraison.Après 60 jours le calcul des intérêts débute et l'acheteur remboursera le capital et les intérêts mensuellement jusqu'à la fin du contrat.Exemple de financement: 20 000 $, à 1,8 % par année, équivaut à 571,11 $ par mois pendant 36 mois.Frais de financement de 559,85 $ pour une obligation totale de financement de 20 559,85 $.Offre d'une durée limitée.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.Le logo NISSAN est une marque de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissan.ca 1 800 387-0122 CLIMATISEUR INCLUS La Sentra XE adore ça.1,8% Financement à l'achat et AUCUN VERSEMENT AVANT 90 JOURS! 3056289A 6LP1801A0629 29juin A18 6LP1801A0629 ZALLCALL 67 20:16:08 06/28/02 B ÉLECTIONS EN BOLIVIE L'ambassadeur des États-Unis accusé d'ingérence d'après AFP LA PAZ \u2014 La polémique déclenchée par l'ambassadeur des États- Unis à La Paz, qui a menacé de supprimer l'aide de son pays si les Boliviens élisaient un président lié au trafic de stupéfiants, s'est amplifiée hier à la suite de la réaction de la Cour nationale électorale, qui lui reproche d'avoir violé la constitution bolivienne.À deux jours d'élections générales dont l'issue s'annonce de plus en incertaine et qui devraient se traduire probablement par une recomposition du paysage politique, le tribunal électoral a estimé que l'ambassadeur Manuel Rocha avait commis une ingérence qui ne peut qu'exarcerber les tensions.En outre, les magistrats demandent au ministère des Relations extérieures, dans une lettre qu'ils lui ont adressée jeudi, d'intervenir auprès de la représentation diplomatique américaine afin que «cela ne se reproduise plus».«En tant que représentant des États-Unis, je tiens à rappeler aux électeurs boliviens que, s'ils élisent quelqu'un qui veut que la Bolivie redevienne un exportateur important de cocaïne, cette situation mettra en péril l'avenir de l'aide américaine à la Bolivie», avait déclaré l'ambassadeur mercredi dernier dans une claire allusion à Evo Morales, le candidat défenseur des cocaleros, producteurs de feuilles de coca.Le diplomate a tenu ces propos dans le Chaparé, fief même de Morales tant sur le plan électoral que syndical, à l'occasion d'une cérémonie d'inauguration de deux oeuvres financées par son pays dans le cadre de son aide antidrogue.Dans cette région subtropicale, à 600 km à l'est de La Paz, quelque 34 000 hectares de cocaïers illicites ont été éradiquées en quatre ans sous la pression américaine, dans le cadre du programme «coca zéro» lancé par le défunt président, le général Hugo Banzer.Ce plan a été âprement combattu par Morales.Au côté de l'ambassadeur se trouvait le président Jorge Quiroga, qui s'est borné à rappeler que «les Boliviens sont libres de leur choix», ajoutant par la suite, en réponse à une interpellation de la presse, que «chaque pays est libre de fixer les conditions d'attribution de son aide».En revanche, le lendemain, presse et classe politique étaient unanimes dans leur réprobation de la menace agitée par l'ambassadeur.D'autant plus que celui-ci avait même laissé entendre que les exportations de gaz sur le marché californien, sur lesquelles la Bolivie fonde d'énormes espoirs pour donner à son économie une impulsion décisive, pourraient être subordonnées au choix du président que feraient les Boliviens.Un analyste a estimé que Rocha, qui est d'origine colombienne, avait commis une nouvelle maladresse qui ne pourrait que profiter à Morales, car elle renforce son image de candidat «hors du système» et «anti-gringo».Quant à Morales, il a répliqué jeudi soir, en quechua, lors d'un rassemblement de fin de campagne à Cochabamba (troisième ville du pays, à 400 km de La Paz).Kausachum coca, huagnuchu gringo («vive la coca, à mort le gringo»), a-t-il lancé, avant d'ajouter en espagnol: «Qu'il s'en aille, l'ambassadeur, avec son aide.Nous Boliviens ne voulons pas d'une aide destinée aux mercenaires, nous ne voulons pas une aide destinée à la corruption et la répression.» Les États-Unis allouent une aide à la Bolivie pour financer sa politique d'éradication de la coca et entretiennent, dans le Chaparé, une force de 1500 hommes, des militaires de réserve selon l'ambassadeur, des mercenaires selon les cocaleros.Le candidat indépendant populiste de droite à la présidence de Bolivie, Manfred Reyes Villa, a clos sa campagne jeudi soir à La Paz par une démonstration de force en rassemblant quelque 50 000 partisans, selon la presse, dans une ambiance de kermesse populaire.Photo AFP L'intervention de l'ambassadeur des États-Unis, qui a menacé mettre fin à l'aide de son pays si les Boliviens élisaient un président lié au trafic de stupéfiants, a accru les tensions à deux jours du scrutin.Les élections au Maroc reportées?d'après AP et AFP RABAT \u2014 Le Conseil constitutionnel marocain vient d'invalider plusieurs dispositions de la nouvelle loi électorale adoptée le 6 mai dernier, dont notamment un « quota » de 10 % de députés réservé aux femmes.Cette décision devrait techniquement entraîner le report des prochaines élections législatives, prévues pour le 27 septembre, a-t-on appris hier de sources gouvernementales.La haute juridiction a jugé inconstitutionnelle l'élection simultanée de 295 députés au niveau local et celle, au niveau national, d'un quota de 30 femmes.L'actuelle Chambre des représentants ne compte que deux femmes sur 325 députés.Le mécanisme qui devait permettre de réserver environ 10 % des sièges de la Chambre des représentants aux femmes au moyen d'une liste « nationale » séparée est rejeté parce que, selon le Conseil, les électeurs ne peuvent voter simultanément pour une liste nationale et une liste locale.Le Conseil, qui est composé de 12 membres, a rejeté deux autres dispositions qui concernent l'appartenance obligatoire à un parti politique pour être candidat et l'obligation faite aux députés de présenter leur démission pour pouvoir se porter candidats à la Chambre des conseillers (Sénat).Ces décisions entraînent l'adoption d'une nouvelle loi électorale qui devra reprendre intégralement le chemin de la navette législative (adoption en conseil de gouvernement puis par les deux chambres du Parlement).L'examen du nouveau texte ne pourra se faire avant la prochaine session parlementaire, en octobre prochain, soit après la date normale du scrutin, à moins que le gouvernement de coalition dirigé par le socialiste Abderrahamane Youssoufi ne décide de convoquer cet été une session extraordinaire pour tenter de respecter le calendrier électoral initial.Considérées comme une échéance politique cruciale, les premières élections législatives organisées au Maroc depuis l'accession au trône de Mohammed VI en juillet 1999 devraient alors être organisées avec « un léger retard », selon une source gouvernementale qui a requis l'anonymat.Le score de la mouvance islamiste, qui dispose déjà actuellement d'un groupe parlementaire, est l'un des principaux enjeux du scrutin.Qualifié par Abderrahmane Youssoufi de « premières élections transparentes » de l'histoire du Maroc, ce scrutin a déjà donné lieu à une importante campagne de sensibilisation invitant notamment les Marocains à s'inscrire sur les listes électorales pour « prendre leur avenir en main ».Le gouvernement s'était engagé à tenir le scrutin législatif à la date prévue, dans la transparence et à l'abri de toute fraude.L'actuelle Chambre des représentants est issue des élections législatives de novembre 1997, notoirement trafiquées par l'ancien ministre de l'Intérieur, Driss Basri, limogé en novembre 1999 par le roi Mohammed VI.TAPIS HERAWI CARPET Comptant VENTE PUBLIQUE VENTE PUBLIQUE VENTE PUBLIQUE VENTE PUBLIQUE VENTE PUBLIQUE VENTE PUBLIQUE VENTE PUBLIQUE 350, rue Saint-Paul est 325, rue de la commune est Vieux-Montréal Tél (514) 942-8449 Nous avons le plaisir d'offrir une sélection fabuleuse de tapis persans noués à la main, meubles italiens et artisanat, la plus belle jamais vue en Amérique du Nord, à une fraction de la valeur courante.Liste partielle : Qum en soie, Tabriz, Isfahan, Kashan, Heriz, Nain, Bijar, très grands 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morts et 70 blessés.Ils pensent que des talibans ont tiré une roquette sur le dépôt », a déclaré cette source, qui a requis l'anonymat.Des soldats qui gardaient le dépôt font partie des victimes, ainsi que des femmes et des enfants.L'explosion a été extrêmement violente, et l'armurerie a été totalement détruite.Une vingtaine de bâtiments situés à proximité ont été endommagés, dont une mosquée et un bureau des douanes locales, où des réserves de nourritures étaient entreposées.Une trentaine de blessés ont été évacués vers Chaman, la ville pakistanaise la plus proche.Les autres ont été soignés sur place ou transportés à l'hôpital de Kandahar.« La première explosion, dont l'origine est inconnue, a eu lieu peu après minuit et des explosions se sont poursuivies jusqu'à 4 h du matin, provoquant un important incendie », a dit le porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM), Alejandro Chicheri.Des explosions sporadiques ont été entendues hier jusqu'en milieu de journée, sans faire de blessés supplémentaires.Le dépôt d'armes et de munitions a été soufflé par les multiples explosions des roquettes, cartouches, obus de mortier.Hier matin, de nombreuses munitions qui n'avaient pas explosé jonchaient les alentours du dépôt, notamment des roquettes, selon Chicheri.Des démineurs sont arrivés sur les lieux pour évaluer les dégâts et établir un périmètre de sécurité.Ils commencent aujourd'hui à neutraliser les munitions éparpillées sur un large périmètre dans les rues poussiéreuses de la ville.Les bâtiments et des véhicules du Haut- Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), du PAM et d'autres ONG ont eu leurs portes et fenêtres détruites par l'explosion.Un chauffeur et un garde ont été légèrement blessés.Spin Boldak, située dans une plaine désertique et poste-frontière sur la route menant de Kandahar à Quetta, dans le nord-ouest du Pakistan, est un centre de commerce illicite entre les deux pays.La ville, située à 500 km au sud-ouest de Kaboul, s'est transformée ces derniers mois en point de passage pour les réfugiés afghans revenant du Pakistan.Environ 100 000 d'entre eux sont passés par cet endroit depuis la chute des talibans.Selon Jennifer Clark, porte- parole du HCR à Genève, cette explosion pourrait retarder le retour d'environ 32 000 personnes installées dans cinq camps de réfugiés des environs.Photo AP Des résidants de Spin Boldak arpentent les ruines de la mosquée Abu Bakkar, soufflée par l'explosion du dépôt d'armes voisin.Du 24 juin au 22 août 2002, faites le plein dans une station Shell participante, accumulez des milles de récompense AIR MILES et courez la chance de gagner l'un des 10 prix quotidiens de 10 000 milles de récompense AIR MILES.Présentez-vous chez votre détaillant participant préféré ou visitez le site shell.ca pour de plus amples détails.Concours Shell de milles de récompenseAIR MILESmd 10 gagnants de 10 000 milles de récompense AIR MILESmd chaque jour.Du 24 juin au 22 août, la carte d'adhérent principal associée au numéro de compte AIR MILESmd sera automatiquement inscrite une fois au concours lorsqu'un client fera un achat admissible AIR MILESmd d'au moins 20 $ comprenant n'importe quel carburant automobile dans toute station-service SHELL, TURBO, PAYLESS et BEAVER participante du Canada.Environ 1860 stations-service participent au concours.Au total, 10 gagnants seront sélectionnés chaque jour du concours à partir de toutes les inscriptions reçues le même jour.Les chances de gagner dépendent du nombre d'inscriptions reçues dans l'ensemble du Canada chaque jour du concours.Il y a 600 prix de 10 000 milles de récompense AIR MILES à gagner.La valeur de chaque prix dépend de la date et de la méthode d'échange choisie.Aucun achat n'est requis.Vous pouvez participer au concours en inscrivant vos nom, adresse postale et numéro de téléphone sur une feuille de papier et en l'adressant à : « CONCOURS SHELL! - 10e anniversaire du programme AIR MILESmd », Globel Direct, 1324 - 36 Avenue NE, Calgary (Alberta) T2E 8S1.Limite de un bulletin de participation par client par jour.md/mc Marque déposée/de commerce d'AIR MILES International Trading B.V., employée en vertu d'une licence par Loyalty Management Group Canada Inc.et Produits Shell Canada.3064127A Colombie: les têtes des chefs de la guérilla mises à prix BOGOTA \u2014 Le président de la Colombie, Andres Pastrana, a promis des récompenses allant jusqu'à 2 millions de dollars américains pour toute information permettant l'arrestation des chefs des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes), en réplique aux menaces de la guérilla contre des maires colombiens.Un total de 73 maires viennent de présenter leur démission sous la menace des FARC, lesquelles, fortes de 17 000 hommes implantés dans 22 des 32 départements, avaient donné un ultimatum aux maires et conseillers municipaux avant d'être déclarés « objectifs militaires ».Depuis le début de juin, 203 maires et 4000 conseillers municipaux ont été déclarés « objectifs militaires » par les FARC.Le président colombien a également annoncé qu'il avait préféré ne pas décréter l'état d'urgence national réclamé par les maires et d'autres agents de la fonction publique ayant reçu des menaces.Pastrana a expliqué que l'état d'urgence national était « efficace pour un pays en paix », et non dans un pays où l'État est aux prises avec « des organisations terroristes qui ne connaissent aucune limite ».\u2014 d'après AFP BESOIN DE REPOS dans le calme, le silence et la nature Vacances-retraite à l'ERMITAGE 70 $ /jr/pers.(hébergement, nourriture, activités) Brochure disponible site : www.ermitage.ca 1905, 60e Avenue, Ste-Agathe.(819) 326-6121 LE BATEAU LES JEUNES DU MONDE POUR Cet automne 12 jeunes Canadiens vivront une expérience extraordinaire.Un échange culturel au cours d'une croisière sur le pacifique, tous frais essentiels payés par le gouvernement du Japon.Pour information et inscription: WWW.VACANCESTRAVAIL.CA 3064237A C'EST LA FÊTE DU CANADA TOUS LES JOURS À CPAC.(MÊME SI NOS FEUX D'ARTIFICE SONT PLUTÔT DU GENRE POLITIQUE!) Diffusion en continu sur Internet : www.cpac.ca CPAC est financée par les entreprises canadiennes de câblodiffusion.CPAC, c'est votre source quotidienne de couverture télévisée originale du paysage politique canadien.Le 1er juillet, ne manquez pas la programmation spéciale de la Fête du Canada, un véritable hommage aux Canadiennes et Canadiens.3060101A 6LP2001A0629 A20 sam., Edito 6LP2001A0629 ZALLCALL 67 22:01:16 06/28/02 B A20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 JUIN 2002 Réforme plutôt que révolution.m r o y @ l a p r e s s e .c a Le projet africain du premier ministre Chrétien, en partie entériné par les autres leaders du G8, signale bel et bien un changement de cap à la fois à l'intérieur et vis-à-vis de ce continent.Mais la question demeure entière de savoir si, à terme, une mécanique d'une telle fragilité pourra fonctionner.Car la marge de manoeuvre laissée aux pays africains d'une part, aux pays développés qui se proposent de les assister d'autre part, est considérable.De sorte qu'on peut, à la condition d'être suffisamment pessimiste, redouter toutes les dérives, dont la pire : le lent retour à un inefficace statu quo.En somme, Jean Chrétien souhaitait la révolution, il n'aura eu que la réforme.\u0001 \u0001 \u0001 Essentiellement, ce qu'on a baptisé à Kananaskis le Plan d'action pour l'Afrique du G8 avalise et met des chiffres sur le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD).Il s'agit du plan d'origine conçu par les chefs d'État africains eux-mêmes et qui, un an avant le G8, mettait vraiment au monde une volonté de nouveau départ pour le continent.Le noeud philosophique, pour ainsi dire, de toute l'affaire se trouve là.Et il n'est pas négligeable.Car, parmi l'effroyable ribambelle de maux dont a souffert le continent, figurent tous les sombres héritages laissés par la colonisation, la décolonisation et la guerre froide.Des fonctions publiques pléthoriques et corrompues.Des circuits commerciaux dévastés.Des champs de bataille nourris par les concurrences impériales.Une grande tolérance à la tyrannie et au sang.Enfin, en conséquence de tout cela, une lourde culture du secours direct.Or, le NEPAD propose bel et bien de rompre avec cet héritage, de résoudre par l'économie les problèmes économiques, par la démocratie les problèmes de dictature, par la bonne gouvernance les problèmes de corruption et de déliquescence sociale.Cela paraît évident.Mais on sait depuis longtemps qu'en Afrique, rien ne l'est.Dans ce cadre, donc, le Plan d'action pour l'Afrique du G8 dirigerait vers le continent une aide au développement supplémentaire de plus ou moins 6 milliards, en liant le niveau d'intervention à la bonne gouvernance de chacun des pays concernés.Des provisions additionnelles sont prévues en matière d'éducation, d'effacement de la dette, d'accès à l'investissement privé, d'accès à la mondialisation du commerce.Le hic, c'est qu'aucune de ces intentions ne possède la moindre rigidité, en particulier sur trois points précis.Un.Sous l'impulsion des États- Unis, mais aussi du Japon, on a laissé à chaque membre du G8 le soin de déterminer la taille exacte et la destination de l'enveloppe de l'aide au développement.Avec le risque inhérent de brouiller ou de politiser les priorités.Le mécanisme de réduction de la dette est à peu près semblable.Deux.L'évaluation de la bonne gouvernance est laissée aux pays africains eux-mêmes.Généreux, certes, mais angélique.Au nom de l'unité africaine, le continent a en effet tendance à s'absoudre luimême.Ainsi, en mars dernier, tous les leaders africains ont pudiquement regardé ailleurs lorsque Robert Mugabe a, dans la terreur et le sang, volé l'élection au Zimbabwe.Trois.L'éventuelle abolition des barrières interdisant aux produits du Sud de pénétrer les marchés du Nord demeure tributaire du long processus de négociation entamé à Doha (Organisation mondiale du commerce, novembre 2001).Un bon point, ici, pour le Canada, qui éliminera dès janvier prochain les tarifs et contingentements touchant la plupart des produits en provenance de 34 pays africains.\u0001 \u0001 \u0001 Dans l'environnement sauvage de Kananaskis, les huit leaders du monde développé avaient, certes, bien d'autres.bêtes à fouetter.Conflit au Proche-Orient, économie, sécurité des armes de destruction massive : le dossier africain n'a pas été le plus difficile, ni le plus encombrant.Mais il a été le plus annoncé et c'est donc là-dessus que les puissants devaient s'attendre à être jugés.Or, ils ont fait mieux que ne le concèdent leurs critiques \u2014 certaines ONG, par exemple, ou les médias africains qui parlent du « Club des vautours ».Mais ils n'ont pas saisi l'occasion qui leur était offerte de faire l'Histoire.Il n'existe toujours pas de plan Marshall pour l'Afrique.serge.chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Un petit 25 minutes LA SEMAINE dernière, je me suis rendue à Edmonton, en Alberta pour y travailler.Quelle ne fut pas ma surprise de constater que l'aéroport était à 25 minutes du centre-ville.On y prend un minibus qui coûte 13 $ pour un passage ou 20 $ à l'achat de deux trajets.Il y a plusieurs de ces « Sky Shuttle » qui transportent environ six passagers et leurs bagages et les conduisent à leur destination respective, soit à l'un ou l'autre des six hôtels situés le long de leur itinéraire.Pourquoi donc, me suis-je demandé, le gouvernement n'a-t-il pas misé sur l'aéroport de Mirabel au lieu de Dorval, qui n'offre aucune facilité aux voyageurs, car ils sont toujours coincés dans les allées d'attente étroites et que la circulation avec les chariots est incroyablement difficile ?Pourquoi donc au Québec sommes-nous si retardataires dans l'évolution de nos moeurs ?Trop loin, l'aéroport de Mirabel ?Un petit 25 minutes du centre-ville ! CHRISTIANE LAURIN Montréal Faillite intellectuelle UNE PANCARTE libérale de la dernière élection dans Vimont proclamait : « Changer pour un système de santé à l'américaine, jamais ! » Voilà qui explique tout le côté dogmatique et stérile des vieux partis (PQ et PLQ).Plutôt que de se « creuser les méninges », on y va avec des déclarations démagogiques ou des agissements vides de sens comme le chef Jean Charest qui nous montre sa carte soleil.WOW !!! Les grands penseurs péquistes et libéraux ont-ils déjà pensé qu'il y avait peut-être d'autres systèmes de santé entre le nôtre et le système américain.Il faudrait peut-être regarder du côté des systèmes de santé en vigueur dans les pays qui nous ressemblent, par exemple la France, la Belgique et les Pays-Bas.Il importe de savoir comment sont dispensés (et payés) les soins de santé dans ces pays.Il est impératif de se renseigner pour savoir comment la santé est vécue dans le monde social-démocrate parce que nous ne pouvons rester immobiles.Ce qui se passait en 1960-970 n'est plus nécessairement valable en 2002.(Messieus les bonzes, S.V.P.sortez de la Révolution tranquille !) Cependant, tant et aussi longtemps qu'on aura un gouvernement et une opposition en faillite intellectuelle et créative, rien ne changera.MICHEL-ÉRICK FOURNELLE Dieu et mes droits SI LES ÉTATS-UNIS ont constitutionnalisé la séparation de l'Église et de l'État, il en va tout différemment au Canada.En effet, le préambule de la Charte canadienne des droits et libertés (partie intégrante de la Constitution de 1982) déclare : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit : (.) ».En plus d'être inconditionnellement athée, le serais-je inconstitutionnellement ?Que non ! puisque la Charte reconnaît parmi les libertés fondamentales la liberté de conscience, donc celle de ne pas adhérer au premier principe fondateur du pays.Un droit de retrait, en somme.MICHEL BRÛLÉ Montréal Ras-le-bol LA RUBRIQUE de Louis-Bernard Robitaille nous apprend que le gouvernement péquiste a autorisé un budget pour l'implantation d'une super-délégation de la province de Québec à Paris, un « imposant Centre Québec- Europe ».Le budget annuel de fonctionnement devrait se situer entre 3 et 4 millions, et l'investissement initial demeure un secret d'État, mais notre journaliste ajoute l'observation suivante : « .ce projet de vitrine québécoise en Europe.ne semble pas de nature à provoquer de levées de bouclier chez les partis d'opposition, même s'il implique un investissement initial de plusieurs dizaines de millions.» Il a probablement raison.Nos partis d'opposition se rangent derrière le parti péquiste pour dénoncer le déséquilibre fiscal mais ne disent pas un mot quand le bon gouvernement provincial de Bernard Landry fait semblant d'être un État souverain qui multiplie les quasi-ambassades à l'étranger à même un Trésor public qui ne suffit pas pour régler les problèmes dans les dossiers de la santé et de l'éducation.M.Robitaille ajoute que la délégation actuelle ne fera pas partie intégrante de ce projet, sauf la bibliothèque.C'est dire que nous payons non seulement pour l'ambassade de notre pays, mais aussi pour la délégation de notre province, et encore une fois pour ce nouveau centre, cette vitrine qui éclipsera sans doute tous les sites Internet mis sur pied par le gouvernement provincial.On a perçu un ras-le-bol de l'électorat récemment, se pourraitil que le payeur de taxes s'est aperçu que nos partis politiques provinciaux sont tous d'accord, consensus oblige, quand vient le temps de dépenser nos impôts pour créer des emplois sexy pour les amis du parti au pouvoir à Paris, New York, Boston, Chicago, Los Angeles.Avant d'invoquer un déséquilibre fiscal avec Ottawa, regardons de plus près les dépenses autorisées par un gouvernement provincial qui refuse d'accepter le verdict populaire après deux référendums qui ferment la porte à leur projet souverainiste.Peut-être qu'une région éloignée aurait les sous pour attirer quelques spécialistes, peut-être que des urgences seraient ouvertes un peu plus longtemps.JEAN-CARLE HUDON Saint-Sulpice Aussi des terroristes JE CONSTATE avec stupéfaction que la Bourse mondiale subit probablement l'une des pires crise de confiance de son histoire.Je crois que les dirigeants de ces entreprises, et les participants à ces scandales, sont aussi coupables que les terroristes.Ils détruiront la confiance en notre système financier, pousseront beaucoup d'investisseurs vers la faillite, des retraités vers la misère, des familles complètes vers la ruine, etc.Allons-nous continuer à tolérer ces personnes qui souvent s'enrichissent avec des salaires inacceptables, des bonis, des options, etc.Le tout au détriment des investisseurs.Il est ridicule que ces personnes s'en tirent avec de simples pénalités.Nos lois devraient être assez sévères pour faire disparaître à jamais ces gens du monde des affaires.Je ne crois pas que l'autoréglementation réglera ce genre de problèmes.RENÉ MONTREUIL, C.A.Du pareil au même BUSH ET BLAIR qui se retrouvent avec la même cravate au cou lors d'une conférence de presse ! Ça doit être ça, la mondialisation.JACQUES NOËL Québec Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca Photo RÉMI LEMÉE, La Presse Une file d'attente à l'aéroport de Dorval.Gare aux chips! a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Les chips sont devenues cette semaine, à l'issue d'une réunion d'une vingtaine d'experts internationaux, une source de « préoccupation majeure » pour l'Organisation mondiale de la santé.Enfin, pas les chips en tant que telles, mais la présence d'une substance « probablement cancérigène » l'acrylamide, qu'on retrouverait dans plusieurs aliments frits, rôtis ou grillés.En particulier, les croustilles.Les chips cancérigènes ?En ces temps où les nouvelles concernant l'alimentation et la santé pullulent, il est tentant d'ignorer cette dernière dépêche en concluant que, de toute façon, « tout est cancérigène ».Comme le souligne le plus sérieusement du monde la Food Standards Agency britannique, « manger n'est pas une activité dépourvue de risques ».Dans le cas de l'acrylamide pourtant, s'il n'y a pas lieu de paniquer, on est peutêtre en présence d'une découverte importante.Des chercheurs suédois ont découvert par hasard, en avril dernier, que des produits riches en hydrates de carbone, lorsqu'ils sont frits, rôtis ou grillés, produisent de l'acrylamide.Crus ou bouillis, ces aliments n'en contiennent pas.Cette découverte a été confirmée par d'autres équipes.Les concentrations d'acrylamide sont particulièrement élevées pour les chips.Suivent les frites, les biscuits, les céréales, les pains.Les concentrations mesurées, dans les croustilles en particulier, sont-elles dangereuses pour l'être humain ?On l'ignore.Administré durant des longues périodes à des rats, l'acrylamide s'est révélé cancérigène.Pour ce qui est des humains, les études épidémiologiques sont peu nombreuses et ne permettent pas de tirer des conclusions.\u0001 \u0001 \u0001 La découverte des chercheurs de l'Université de Stockholm ne signifie pas nécessairement que les risques de cancer ont augmenté avec la popularité des croustilles.Si l'acrylamide est effectivement cancérigène, les aliments qui en contiennent après avoir été frits, grillés ou rôtis posent des risques depuis que l'homme.frit, grille et rôtit.Cette découverte constitue même une bonne nouvelle.Si elle s'avère, elle expliquera un certain nombre de cancers dont on ne connaissait pas la cause.Et elle permettra peutêtre de les éviter.Pour l'instant, les chercheurs en sont encore aux tâtonnements, et ne peuvent pas vraiment répondre aux questions des consommateurs.Faut-il rayer les chips des partys ?Comme toujours en ces matières, les réactions excessives n'ont pas leur place.Acrylamide ou pas, il n'est évidemment pas recommandé de faire des chips la base de son alimentation (avis aux ados !).Par contre, un sac de temps en temps.Les gouvernements de plusieurs pays, dont le Canada, ont pris la chose au sérieux et ont rapidement entrepris leurs propres recherches.Mais c'est l'industrie alimentaire qui devrait prendre les devants et lancer des programmes de recherche intensifs, avec pour objectif de transformer ses méthodes de cuisson.Dores et déjà, c'est une question de santé publique.Et de survie.pour les chips. 6LP2101A0629 A21 samedi, Edito-Forum 6LP2101A0629 ZALLCALL 67 21:35:13 06/28/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 JUIN 2002 A21 Le meilleur esclave de l'homme La stérilisation des animaux: un cercle vicieux infernal LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a L'esprit de Rambouillet CHARLES DANTEN Diplômé en agronomie et en médecine vétérinaire, Charles Danten est l'auteur du livre Un vétérinaire en colère, Éditions VLB, 1999.Ne se reconnaissant plus dans les valeurs de sa profession, il a abandonné la pratique de la médecine vétérinaire pour se consacrer à la promotion de relations plus saines avec les animaux et la nature.BIEN QUE LE contrôle des populations animales par la stérilisation soit une nécessité, cette intervention n'a aucun impact sur le nombre d'abandons et d'animaux errants.Au contraire.Ces problèmes sont essentiellement un avatar du consumérisme et de la promotion très agressive d'une industrie peu scrupuleuse, notamment des vétérinaires et des zoothérapeutes qui véhiculent des notions franchement mensongères sur les vertus thérapeutiques des animaux.Par exemple : « Les animaux et plus particulièrement le chien (ce candidat « sic » à l'humanité !) ont une formidable valeur thérapeutique individuelle et collective », écrit François Lubrina dans sa chronique du 9 mars 2002, intitulée « Aimer un animal serait-il le huitième péché capital ?» ; « Vivre sans un animal ?Vous n'y pensez pas ! Un animal, c'est indispensable ! En leur compagnie, tous les jours, les gens esseulés retrouvent un peu de vie, de joie et d'affection.Les animaux sont bons pour nous », affirme dans son dépliant promotionnel Zoothérapie Québec un groupe de vétérinaires et de psychologues spécialisés.« Cette relation est très saine », déclare Christiane Gagnon, présidente de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ).Résultat : les animaux sont désormais perçus comme « une solution à de nombreux problèmes de société, une solution qu'il faudrait inventer si elle n'existait pas », affirme Michel Pépin, de l'Académie de médecine vétérinaire du Québec.Ce n'est pas pour rien qu'il y a aujourd'hui au Québec plus de 2 millions de chiens et de chats et un nombre équivalent d'animaux exotiques (les Nouveaux Animaux de compagnie).En Occident, une personne sur deux possède au moins un animal.Les animaux sont certes magiques et à leur contact nous ressentons souvent de bons sentiments, mais de là à penser qu'ils peuvent régler nos problèmes de société, que cette relation est saine et bénéfique pour les humains, les animaux et la collectivité en général, il y a tout un pas à franchir.En fait, si les animaux ont « une formidable valeur thérapeutique individuelle et collective », il n'y a pas une seule étude scientifique digne de ce nom pour le démontrer.En effet, sur plus de 1000 « études » révisées par l'épidémiologiste américain David T.Allen, aucune ne compare la magnitude des effets des cas cités avec un groupe témoin ou avec le public en général.Selon le Dr Allen, les conclusions sur les bienfaits des animaux s'appuient uniquement sur des études descriptives et sur des opinions anecdotiques ; elles sont par conséquent à ranger dans une catégorie complètement en bas de l'échelle des critères de validité scientifique.(.) La stérilisation : un traitement pour la fièvre La stérilisation est un traitement pour la fièvre et non pour la maladie.Paradoxalement, cette mutilation fait partie d'un mécanisme social dont la fonction non avouée est de cautionner la consommation en soulageant et en adoucissant les sentiments de culpabilité qui pourraient l'accompagner.En accomplissant son devoir, en faisant stériliser son animal et en adoptant un animal « usagé » dans un refuge, en faisant du « recyclage », le consommateur a l'impression trompeuse d'avoir fait sa part.Il peut ensuite céder à son plaisir, la conscience en paix.C'est la même problématique que pour le recyclage des déchets domestiques.En 30 ans, nous sommes passés d'un taux de recyclage de 7 % à 28 %.Aux États-Unis par exemple, entre 1970 et 1994, le taux de recyclage du papier est passé de 15 % (6 millions de tonnes) à 35 % (28 millions de tonnes).A priori, cela semble extraordinaire.N'est-ce pas ?Où est le problème ?me direz-vous.Il est dans ce qu'on ne nous dit pas.Dans la même période, on a jeté 14,7 millions de tonnes de papier de plus qu'en 1970.Autrement dit, la stérilisation et le recyclage des animaux, c'est comme aller à l'église tous les dimanches pour mieux pécher pendant le reste de la semaine ; c'est une forme de sentimentalisme, c'est-à-dire une façon de continuer à aimer les animaux sans avoir à en payer le prix : arrêter de consommer et ne plus les exploiter pour son seul plaisir et son seul confort.En fait, mine de rien, la stérilisation contribue vicieusement au problème qu'elle est censée prévenir.Entre-temps, la maladie ne fait que s'aggraver.Curieusement, ces faits sont ignorés par les vétérinaires et les sociétés humanitaires qui étudient le problème des abandons et de l'euthanasie grâce à l'aide financière des fabricants de moulée et de médicaments.Je vous laisse tirer vos propres conclusions.Il faut dire aussi, et c'est sans doute son but véritable, que la stérilisation sert bien les besoins du maître qu'indispose une sexualité beaucoup trop manifeste.Cette mutilation facilite le contrôle des animaux en éliminant les comportements naturels qui dérangent.Les odeurs de l'urine, l'agressivité des bêtes non castrées, leur besoin inné d'explorer le territoire ne sont pas compatibles avec la vie en société.La masturbation des animaux qui s'ennuient et de ceux qui cherchent à s'accoupler avec leur maître, les saignements de la chienne en chaleur, les continuelles vocalises de la chatte en chaleur incommodent le maître qui, avec la bénédiction et l'aide du vétérinaire, choisit de transformer son enfant en une « forme » plus civilisée.La cruauté envers les animaux est profondément ancrée dans notre tradition et elle ne se manifeste pas seulement par des actes de brutalité évidents.Pour en prendre conscience, il faut plonger sous la surface et les apparences.On s'aperçoit alors que, dans l'ensemble, le sort des plus privilégiés, des plus adulés, ceux qu'on bichonne amoureusement comme nos propres enfants n'est pas plus enviable que celui des tigres et des rhinocéros pourchassés et massacrés inlassablement par l'industrie de la médecine orientale.Il n'est pas non plus différent de celui des millions d'animaux, des milliers de singes sacrifiés inutilement pour la science, l'industrie cosmétique et l'enseignement.Il est en réalité semblable à celui des millions de reptiles dépecés vivants (pour ne pas abîmer la peau) par l'industrie de l'habillement et à celui des veaux qu'on égorge dans les abattoirs du monde entier.Ce lien est plus difficile à établir, car l'exploitation des animaux de compagnie se fait d'une façon subtilement perverse, sous le couvert des bonnes intentions et des bons sentiments.Cette forme d'exploitation est même beaucoup plus cruelle que les autres par son hypocrisie et son raffinement.L'amour se traduit souvent dans notre monde par affection, plaisir, satisfaction, possession, exploitation et domination gratuite.Ces valeurs sont celles de l'esclavagisme et notre civilisation, par tradition, a fait de cette forme d'exploitation une vertu.Elles sont inculquées aux enfants qui en viennent à croire qu'il est normal de séparer les bêtes de leur communauté, de leur écosystème, d'interférer avec leur évolution, de leur enlever la liberté et qu'il est normal d'exploiter ceux qu'on aime, d'en faire des esclaves pour son seul plaisir et son seul confort.Bref, la valorisation de la domination, du pouvoir et du plaisir qu'on en retire contribue à la perpétuation d'une insensibilité envers les animaux qui s'étend à notre propre espèce, à notre bio-communauté et à la Terre.Les mots apprivoiser, domestiquer, servilité, dompter, contrôler, collier, laisse, couché, reste, viens ici, ne bouge pas, sale bête, au pied, fait le beau, possession, mutilation, captivité, cage, affection, confinement, dépendance, dressage, exploitation, vétérinaire, zoothérapie, domination gratuite et stérilisation sont marqués au sceau de la violence, et ce sont ces règles que nous léguons aux enfants par la tradition.Le Sommet de Kananaskis a en quelque sorte renoué avec l'idée de départ de ces rencontres.En paraphrasant l'infect slogan que feu Pierre Péladeau avait inventé pour ses journaux \u2014 KISS, pour Keep It Simple and Stupid \u2014, on pourrait dire que celui de Kananaskis fut Keep it Simple and Serene : une affaire simple et sereine.\u0001 \u0001 \u0001 Tel était l'esprit initial de ces sommets.Quand, en 1975, Valéry Giscard d'Estaing eut l'idée d'inviter les leaders des puissances économiques à un week-end champêtre à Rambouillet, il ne s'agissait que de permettre aux cinq « grands » (ils étaient cinq à l'époque) de faire connaissance en dehors du protocole, sans les armadas d'experts de tout acabit qui alourdissent les rencontres diplomatiques.On a beau dire que les politiques naissent du complexe alliage de la bureaucratie professionnelle et des impératifs électoraux, il reste que la personnalité des hommes au pouvoir compte.Énormément.Et qu'ils ont intérêt à se parler sans intermédiaire ni témoin.(Un matin, à Kananaskis, Bush et Blair se sont rencontrés inopinément au gymnase de l'hôtel et ont passé une demi-heure à faire de « l'aérobie bilatérale ».C'est mieux que le téléphone.) Après Rambouillet, le cercle perdit de son intimité.Quand on décida d'y faire entrer l'Italie, les États-Unis y amenèrent le Canada, histoire de contrebalancer le poids grandissant de l'Europe.Puis, ce fut le tour de la Russie, non pas à cause de son économie en lambeaux, mais parce que son introduction dans le groupe avait une incontournable importance politique.Avec les années, les sommets devinrent d'immenses opérations.Et avec la mondialisation, l'occasion rêvée pour tous les manifestants professionnels de la planète de transformer l'affaire en cirque médiatique.Tous les « sommets » internationaux récents ont tourné au désastre comme à Seattle ou à Gênes, ou à la foire comme à Québec (rappelons-nous les reporters avec leurs masques à gaz qui parlaient gravement du « mur de la honte », comme s'il était odieux de protéger les leaders contre le risque de recevoir un cocktail Molotov par la tête !).La menace terroriste a aggravé le problème : il faut désormais se prémunir non seulement contre les fanatiques du Black Block, mais contre les fous d'Allah, et les impératifs de sécurité sont sans précédent.La réunion sous un même toit d'un président américain flanqué de sept autres leaders de grandes démocraties libérales, voilà qui représente la cible suprême \u2014 mieux, bien mieux que le Pentagone ou le World Trade Center.Dans ce contexte, le choix de Kananaskis \u2014 un endroit dont même ceux qui ont visité les Rocheuses ignoraient l'existence \u2014 a été un coup de génie.Un bled enfoncé au bout d'une unique route dans une vallée bordée de montagnes, à 80 kilomètres de Calgary, avec un hôtel assez grand et confortable pour que tous les leaders puissent habiter sous le même toit \u2014 mais pas assez grand pour leur permettre d'y amener plus d'une poignée de conseillers \u2014, et tout cela dans la province la plus conservatrice du Canada, voilà qui constituait un endroit de choix pour assurer à la fois l'intimité et la sécurité de la rencontre.La troupe ambulante d'opposants à la mondialisation, qui se promène d'un sommet à l'autre, a interrompu ses pérégrinations.Calgary était trop loin, trop cher, et Kananaskis inaccessible.Le périmètre était bloqué à des kilomètres à la ronde, les montagnes patrouillées par l'armée et les grizzlis, sans compter que Calgary n'est pas une bonne terre d'accueil pour les contestataires.On a vaguement tenté d'investir Ottawa, mais l'atmosphère n'y était pas, l'événement cible était invisible, la provocation inexistante.Le cirque s'est démantelé de lui-même.Finalement, la population n'a rien perdu au change.Le message global des groupes épars qui forment la soi-disant coalition antimondialisation est d'une telle incohérence, et tellement farci de contradictions et d'exagérations, que plus on l'entend, moins on le comprend.Les journalistes étaient furieux d'être écartés de l'action, la plupart d'entre eux étant relégués à Calgary, forcés de suivre les activités sur écran.Mais quand on a vu les conférences de presse auxquelles a donné lieu le sommet des Amériques à Québec, encore là on se dit que la population n'a rien perdu.Les questions étaient d'une platitude infinie, et une bonne partie de ceux qui les posaient étaient soit des militants à l'activité journalistique imprécise, soit des leaders de groupes de pression comme Matthew Coon- Come, le chef des Premières Nations, qui prétendait représenter un mensuel autochtone.« Depuis quand êtes-vous journaliste, Matthew ?» s'était exclamé M.Chrétien en le voyant s'amener au micro.Cela avait été l'un des rares moments comiques de la journée.En fait, il faut bien l'admettre, ces rencontres au sommet ne peuvent se faire qu'à huis clos, sous peine de devenir de purs exercices de relations publiques où chacun revient à sa langue de bois préférée.N'est-il pas normal que les leaders des démocraties aient, une fois par année, la possibilité de se rencontrer dans un cadre informel, sans être entourés d'une forêt de micros ?On se demande comment la France, l'hôte de l'an prochain, pourra répéter l'exploit de Kananaskis.Où trouver, dans ce pays si densément peuplé, un bel hôtel parfaitement isolé, mais à proximité d'un aéroport international ?Succès logistique, donc, Kananaskis le fut moins au chapitre du contenu.On en reparlera mardi.Selon Charles Danten, la cruauté envers les animaux est profondément ancrée dans notre tradition et elle ne se manifeste pas seulement par des actes de brutalité évidents.Il faut dire aussi, et c'est sans doute son but véritable, que la stérilisation sert bien les besoins du maître qu'indispose une sexualité beaucoup trop manifeste. La Presse 29 juin 2002 Page A22 manquante 6LP2301A0629 A23 samedi 6LP2301A0629 ZALLCALL 67 10:43:05 06/30/02 B Surveillez la circulaire En vigueur jusqu'au 23 août 2002, région métropolitaine seulement.Des rabais à ne pas manquer! à l'intérieur 3058897A 6LP2401A0629 A24 samedi 6LP2401A0629 ZALLCALL 67 10:43:35 06/30/02 B A24 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 JUIN 2002 Des telenovelas exportées partout dans le monde TELENOVELA Suite de la page A23 « Chez Televisa, l'apparence passe avant tout le reste.On ne te parle que de ça », renchérit son élève Rolf Peterson, qui vient de changer d'école.Eugenio Cobo hausse les épaules.« La télévision donne peu de temps pour se préparer et il faut arriver à un résultat, c'est un travail, dit-il.Évidemment, on leur montre à jouer.Mais s'ils doivent écarquiller les yeux en fixant une lumière pour pleurer, qu'ils le fassent.Quant aux cours sur « la coiffure, les vêtements et les couleurs qui leur vont bien, ça fait partie du métier, il faut projeter une image qui inspire », justifie l'ancien ingénieur chimiste, en jurant que les jeunes ne sont pas abandonnés à eux-mêmes.« On les intègre, on prend leur développement psychologique en charge.Ils suivent des cours sur l'anorexie, la boulimie, la toxicomanie.Le travail d'acteur est incertain et les longues périodes de chômage sont parfois mauvaises conseillères.» Du côté des enfants, le ciel semble sans nuage.Dans la salle d'attente, des mères débordant de confiance bichonnent leurs petites stars.« Papa ne voulait pas que je sois actrice, mais maman l'a convaincu en lui disant que j'étais jolie et que j'aurais beaucoup de succès », confie la petite Cristina Agwinaga, qui a déjà décroché deux rôles et ressemble à une poupée avec ses cils maquillés, son chignon gigantesque et son minuscule tailleur à paillettes.« Les jeunes adultes ont plus de mal avec leur famille.Ils se font souvent traiter de prostitués et de dépravés.Beaucoup de Mexicains trouvent la télévision amorale », se désole M.Cobo.Dans un pays où le manque d'emplois provoque un véritable exode et force des millions de personnes à vendre n'importe quoi dans la rue, l'attrait de la télévision reste néanmoins très fort.« Avec la télé, tout le pays va te voir, tu vas voyager, tu vas gagner un bon salaire pour un travail assez facile : pas de trac, pas de texte à apprendre.» expose Luis Ibar.D'après le comédien, un premier rôle peut rapporter 125 $ CAN par épisode.Un acteur expérimenté peut gagner 500 $ CAN.Quant aux stars (une centaine d'adultes et une quinzaine d'enfants), leur cachet se chiffrent en dizaines de milliers de pesos.« Le travail n'est pas constant.Il faut avoir une grande force psychologique parce que tu peux vivre cinq mois très intenses et puis te retrouver devant rien », prévient toutefois Luis Ibar.Bref, Televisa et TV Azteca ont beau dire que plus de 90 % de leurs élèves trouvent du travail, reste à savoir pour combien de temps.« On risque de te jeter comme un kleenex après usage », craint Elba Jimenez, une jeune fille de 20 ans qui suit sa deuxième année de cours chez TV Azteca.Pour Eugenio Cobo, mieux vaut donc avoir deux boulots : « La majorité des acteurs sont aussi vendeurs, ils lancent des disques, dit-il.On voit tellement de nouveaux visages dans ce milieu que le risque d'être oublié est très fort.Surtout que les acteurs avancent en âge tous les ans.pas les personnages.» MARIE-CLAUDE MALBOEUF MEXICO \u2014 Les États-Unis ont Hollywood.Le Mexique a Televisa.Depuis 23 ans, les telenovelas mexicaines éclipsent en effet les émissions locales dans près de 130 pays : Chine, Égypte, Inde, Italie, Maroc, Japon, Roumanie.« Les grandes stars de telenovelas sont aussi célèbres que les vedettes américaines.Thalia fait courir les foules en Indonésie et les Russes arrêtaient de travailler pour ne pas manquer Les riches pleurent aussi », affirme Omar Hernandez, professeur de communications à l'Institut technologique de Monterrey.Dix, 20 ans après les avoir tournées, Televisa recycle donc ses telenovelas jusqu'en Afrique et en Asie.Chaque année, elle en vend une vingtaine, soit deux fois plus que son concurrent local, TV Azteca.« Peu importe la religion, la culture, partout, les gens s'aiment », commente Eugenio Cobo, qui dirige l'école de l'entreprise.« Televisa a développé une formule gagnante », renchérit le professeur Hernandez.Mais elle était aussi idéalement placée pour prendre ses concurrents de vitesse.« Parce qu'elle a longtemps exercé un monopole, elle avait des milliers d'épisodes en banque et ces épisodes lui avaient déjà rapporté des fantastiques profits.L'exportation, c'est la crème sur le gâteau.Elle peut facilement offrir son produit à prix imbattable, comme les Américains avec leurs films.» Comme TV Azteca, Televisa tait jalousement ses profits.On sait toutefois que ses ventes sur le seul marché latino-américain lui rapportaient 350 millions de dollars américains en 1997.Et que l'industrie est une vraie mine d'or à l'intérieur du pays.Un succès comme Le Privilège d'aimer lui rapporte neuf fois plus que ce qu'il a coûté à produire (82 millions de dollars américains contre 8,5 millions).Des revenus publicitaires auxquels il faut ajouter la vente de produits dérivés : disques, poupées, t-shirts, affiches.« Les telenovelas font travailler beaucoup de gens », résume Luis Ibar, professeur à l'école de TV Azteca.« Chaque épisode peut mobiliser 50 acteurs, 100 techniciens, 20 créateurs.Il y a l'achat de câbles, de vêtements, de nourriture.Ça injecte des millions de pesos dans l'économie.» Dans le quartier San Angel, 5000 personnes font rouler les anciens studios de cinéma où sont tournées toutes les émissions de divertissement de Televisa.Un village fleuri avec ses ateliers de menuiserie, son gymnase, ses tiroirs débordant de moustaches, barbichettes et favoris.« L'industrie est là pour rester, estime le professeur Hernandez.Les Mexicains ont le goût du mélodrame.Avant les telenovelas, ils écoutaient déjà les radionovelas cubaines.Cela fait des décennies qu'ils développent un goût pour une certaine façon de raconter des histoires.» Ultime défi pour la chaîne mexicaine ?Le monde anglo-saxon.Car si l'on fait abstraction des États-Unis \u2014 où les immigrants latino-américains restent fidèles à leurs habitudes \u2014 les telenovelas n'y passent pas la rampe.« On le les verra jamais aux heures de grandes écoute au Canada, en Angleterre ni en Australie, observe M.Hernandez.Les Anglo-Saxons ont une sensibilité différente, analyse le professeur.Pour eux, les telenovelas sont destinées à la femme au foyer.» Le couple parfait des telenovelas, Francisco Gattorno et Laura Flores, dans Complices al rescate.Montréal : 1050, av.Laurier Ouest (514) 272-7791 Composez le 1-800-465-4249 pour obtenir un catalogue gratuit.n vérité, je vous le dis, le chapeau Tilley n'a rien d'ordinaire.Porté tant par les membres des forces armées que par les voyageurs, le Tilley est le résultat de l'acharnement d'un homme têtu dans sa quête de perfection.Cet homme, vous le connaissez, c'est Alex Tilley, qui a d'abord voulu dessiner un chapeau et qui a fini par créer une légende canadienne.Maintenant offert en six modèles tous aussi distinctifs les uns que les autres, le chapeau Tilley flotte, s'attache, résiste à l'eau et vous protège contre la pluie et le beau temps.Les modes passent, mais le chapeau Tilley reste.Garanti à vie par son créateur, Alex Tilley, homme obsédé par la qualité (qui fabrique aussi les meilleurs vêtements de voyage et d'aventure au monde).Quel autre chapeau est accompagné d'un manuel d'instructions de quatre pages?TILLEY.LES MEILLEURS CHAPEAUX ET VÊTEMENTS DE VOYAGE AU MONDE 3063202A 6LP2502A0629 A25 samedi R 6LP2502A0629 ZALLCALL 67 19:44:08 06/28/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 JUIN 2002 A25 Sérieuses telenovelas MARIE-CLAUDE MALBOEUF MEXICO \u2014 Les telenovelas, c'est très sérieux.Comptez sur le professeur de communications Omar Hernandez pour vous en convaincre, lui qui en a fait son sujet de thèse (A Case of Global Love) avant d'enseigner à l'Institut technologique de Monterrey.« Au Mexique, beaucoup de gens se lèvent et se couchent avec la télé.Or, les telenovelas dominent la programmation, c'est donc le produit culturel le plus consommé au pays.Cela ne peut qu'avoir un impact sur la façon d'être et de penser, sur les pratiques sociales », dit-il.Depuis 40 ans, Televisa inonde les Mexicains de telenovelas « roses » (Gens biens, Les riches pleurent aussi).« C'est l'éternel cliché de la fille pauvre qui rencontre un homme riche et de l'amour qui triomphe après 120 épisodes.Les valeurs qu'elles véhiculent sont très conservatrices.Les rôles sociaux sont très typés et les héros ont tous la peau claire », observe le professeur.L'impact ?Terrible, d'après les auteurs Claudia Fernandez et Andrew Paxman.Televisa « perpétue indirectement la division des classes à travers sa programmation condescendante », s'indignent-ils dans leur livre Le Tigre : Emilio Azcarraga et son empire.Le principal intéressé rétorque que les pauvres n'ont aucune chance de s'en sortir et que son rôle se limite à leur faire oublier leurs souffrances.Une approche « cruelle », estime Luis Ibar, qui enseigne chez la concurrence.« Le public s'attend maintenant à voir des héros beaux et à la peau claire.Mais le pire, c'est qu'ils changent leur propre image.Ils se maquillent, elles se teignent en blonde, imitent les stars.Ils ne sont plus eux-mêmes.» Depuis 10 ans, TV Azteca essaie de faire contrepoids \u2014 et de détrôner Televisa \u2014 en peaufinant la formule des telenovelas « sociales », nées au Brésil il y a plus de 30 ans.L'entreprise a confié leur production aux anciens journalistes de gauche et correspondants de guerre de la maison Argos.« Leurs telenovelas parlent aussi d'amour \u2014 sinon ce ne serait pas des telenovelas \u2014, mais elles essaient en même temps de dire quelque chose de sérieux sur la société mexicaine, de faire de la critique sociale, d'avoir des personnages plus variés », observe le professeur Hernandez.Regard de femme \u2014 l'histoire d'une quinquagénaire boulotte qui s'éprend d'un jeune homme après avoir été abandonnée par son mari \u2014 a été un formidable succès.« On n'aurait jamais pu voir ça à Televisa où toutes les femmes sont sculpturales, laisse tomber Omar Hernandez.Mais l'écriture plus intelligente et plus moderne a capté l'attention de la classe moyennehaute et les annonceurs ont suivi.» Les telenovelas de TV Azteca traitent aussi de corruption politique, de drogue, d'avortement.Des thèmes qui ont indigné les groupes conservateurs de Monterrey, la capitale industrielle, lesquels ont réclamé leur retrait des ondes.Mais d'autres, comme Tentations, n'ont pas eu besoin de cabale pour tourner à l'échec.Le public n'a pas apprécié cette histoire de prêtre amoureux d'une jeune administratrice (pourtant bien reçue dans d'autres pays).« La société mexicaine ne peut pas changer trop vite », conclut Luis Ibar.L'amour à la mexicaine : Susana Gonzales et Cesar Evora dans El Amor y el odio.Ce sont des vacances au soleil qui incluent presque tout vos repas, des spectacles, des activités à bord, un centre d'exercices, des escales tropicales et bien davantage.plus une garantie de vacances ! ÉCONOMISEZ JUSQU'À $660 Pour la plupart d'entre nous, le plaisir, c'est de faire ce qu'on veut, quand on veut, dans l'ambiance décontractée d'un centre de villégiature.Visitez www.carnivalcruise.ca/giants et découvrez pourquoi plus d'un demi-million de Canadiens ont choisi Carnival pour leurs vacances.partir de 1475 Par personne, occ.double, à partir de Montréal.Frais portuaires et taxes inclus.Forfait vol-croisière Pour des prix Internet spéciaux, des surclassements de cabines gratuits, des options en bonus, et plus d'informations.www.Carnival Cruise.ca/giants Ces vacances avantageuses commencent par une visite à votre agence membre du réseau GIANTS ou sur le site www.funship.ca/giants.Exprimés en $ CAN, par personne, en occupation double, dans une cabine de cat.4A.Les prix comprennent les droit portuaires, les frais et toutes les taxes (316 $ CAN).Les transferts sont en sus.Se fondant sur le programme Sun Waves, ces tarifs sont réservés aux résidents canadiens.Il faut réserver d'ici le 31 juillet 2002.Ce programme vol-croisière est offert et géré par (Americanada).Les places sont contingentées et offertes sous réserve des disponibilités.Immatriculation des paquebots: Panama et les Bahamas.Agence de Voyages Canora Marlo Inc.514-342-4880 Agence de Voyages N.D.G.Inc.514-489-7271 ARW Global Travel Inc.1-800-284-6330 Exodus Voyages .450-629-8055 General Tours .514-871-9600 Groupe Voyage Hone .514 878-1000 La Boutique de Voyages .514-748-6138 Mardi Gras Voyages .514-426-3686 Superior Travel .514-277-8677 Voyages à la Carte .800-778-3447 Voyages Bergeron Inc.1-877-651-9551 Voyages International Repentigny .1 888-581-0984 Voyages Jacqueline .514-990-2060 Voyages Kirkland Travel .514-694-7011 Voyages Le Village Hudson .450-458-7041 Voyages Lucie Longpré .450-682-2222 Voyages Orbite Travel Ltd.514-344-1202 Voyages Revisol Inc.514-288-4488 Voyages Via-Monde .1-866-VIA MOND \u2020Économies por cabines.Avez-vous eu du plaisir durant vos dernières vacances?$C 3064572A Des lettres de Charles et Diana bientôt vendues aux enchères Associated Press LONDRES \u2014 Une collection de missives royales, parmi lesquelles une lettre écrites par le prince Charles dans laquelle il se plaint des questions posées par des enfants lors d'une visite officielle qui le rend «fou», va être vendue aux enchères par une femme d'affaires américaine à la fin de l'année.Alicia Carroll a annoncé sur son site Internet consacré à la royauté qu'elle avait l'intention de vendre quelque 300 lettres de sa collection riche de 10 000 objets royaux.Elle a publié un courrier de Charles datant de 1981 et adressé à un ami depuis la Nouvelle-Zélande dans laquelle l'héritier de la couronne d'Angleterre dénonce les obligations dues à son rang lors d'une tournée officielle.«Le vrai problème est qu'il me faut conserver mon enthousiasme parce que je commence à en avoir marre du monceau de bêtises insensées que je supporte tous les jours, quotidiennement», écrit-il.Figure également une lettre de Diana à un ami, écrite après la naissance de son second fils Harry, dans laquelle elle se souvient que «la réaction à sa naissance nous a bouleversés et c'est à peine si nous pouvons respirer à cause des brassées de fleurs qui nous parviennent ».Sur Internet www.everythingroyal.com DONNEZ D U SANG.DONNEZ L A V I E .Info-collecte : 514 832-0873 1 800 343-7264 Collecte de sang Galeries d'Anjou 7999, boulevard des Galeries d'Anjou 2 au 6 juillet Mardi et mercredi 10 h à 17 h Jeudi et vendredi 13 h à 20 h30 Samedi 10 h à 16 h Place Montréal Trust 1500, avenue Mc Gill College Jeudi 4 juillet de 9h 30 à 15h30 Place Vertu 3131, boulevard Côte-Vertu, Saint-Laurent 4 au 6 juillet Jeudi et vendredi 11 h à 20 h Samedi 10 h à 16 h 3049113A 6LP2601A0629 a26 29 juin 6LP2601A0629 ZALLCALL 67 16:34:11 06/28/02 B A26 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 JUIN 2002 6LP2702A0629 A27 SAMEDI 6LP2702A0629 ZALLCALL 67 19:46:11 06/28/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 JUIN 2002 A27 Un baiser fait frissonner l'Indonésie d'après le New York Times DJAKARTA, Indonésie \u2014 Un couple à l'écran se livre à une passion dévorante.Le baiser dont tout le monde parle en Indonésie en fait foi.Tout un baiser : lèvres contre lèvres, ni trop exagéré à l'américaine, ni trop timide non plus.Le couple : une Indonésienne de 16 ans et son ami (mignon) dans un film 100 % indonésien, What's With Love, le succès commercial surprise de l'année dans ce pays musulman.Les adolescents aiment particulièrement le film.Les gars sifflent et les filles murmurent.À la surprise générale, même les adultes l'apprécient.Les recettes de ce film, tourné dans les rues animées de Djakarta et dans les corridors d'une école bourgeoise, ont dépassé en Indonésie Titanic et Le Seigneur des Anneaux, deux méga-succès hollywoodiens.« On voulait montrer des scènes qui se rapprochaient le plus possible de la réalité , dit Mira Lesmana, réalisatrice et scénariste de What's With Love.L'ancienne génération de réalisateurs fait preuve de trop d'autocensure.En plus, ils sont tellement habitués aux baisers américains.Je suis certaine que lorsqu'ils voient des baisers indonésiens, il disent que l'on projette une mauvaise image.Mais nous, de la nouvelle génération, on ne pense pas la même chose.» « Après tout, tranche Mme Lesmana, les Indonésiens savent embrasser ! » Le succès de What's With Love en dit plus long sur l'Indonésie d'aujourd'hui que l'émoi suscité par une seule scène.Jusqu'à maintenant, la plupart des films indonésiens avaient pour sujet les éternelles difficultés de la vie rurale.Or, le film en question, de même que Kuldesak, autre long métrage réalisé il y a quelques années par Mira Lesmana, ont pour toile de fond la ville et ses drames.What's With Love est l'histoire d'étudiants issus de la classe moyenne ou supérieure qui font face à des dilemmes similaires à ceux vécus par leurs homologues occidentaux.Bref, pour la première fois, les familles brisées et la violence familiale font leur apparition dans les films indonésiens.Les références américaines sont partout dans le film : la cafétéria de l'école sert des hamburgers et des frites.Sans compter les distributrices de Coca-Cola qui font partie de presque toutes les scènes.La plupart des étudiants conduisent l'auto dernier cri de leurs parents.Mira Lesmana et son équipe se sont fait les dents en dirigeant des messages publicitaires à Djakarta, surtout pour des produits occidentaux.Le film a d'ailleurs une facture moderne comme s'il s'agissait d'une pub américaine.La production a coûté plus de 600 000 $, soit moins qu'un message publicitaire tourné aux États-Unis.« On faisait des farces sur le plateau parce qu'on se disait que notre film allait coûter moins cher que la facture du traiteur sur un film hollywoodien ! » raconte la réalisatrice.Les personnages du film sont Cinta (qui signifie aussi amour en indonésien) et Rangga, le garçon avec qui elle tombe amoureuse.Elle est riche, il ne l'est pas.Il est studieux, elle ne l'est pas.Elle est sociable et vient d'une famille stable, il est plutôt solitaire.Les parents de Rangga sont divorcés, sa mère n'ayant pas accepté que son mari devienne un dissident politique.Ils se rencontrent à la bibliothèque de l'école.Il lit un livre, Aku, au sujet d'un célèbre poète indonésien.C'est ce livre qui leur permettra d'entrer en contact.Elle est follement amoureuse, mais il doit lui annoncer qu'il va déménager avec son père à l'étranger.C'est dans la scène finale qui se déroule à l'aéroport que l'on voit le fameux baiser.Influence américaine Mira Lesmana, qui est âgée de 37 ans, ne cache pas son admiration pour les films américains.Elle confie que La Guerre des étoiles et E.T.l'ont fortement influencée.Elle connaît par coeur Fiction pulpeuse.Le film Les Collégiennes de Beverly Hills (Clueless), film des années 1990, l'a inspirée pour son succès actuel.Elle attend avec impatience l'arrivée de Spider-Man.Des scènes dramatiques du film ont été puisées à même certaines de ses expériences.En 1979, son père, un musicien de jazz, avait décidé de déménager la famille à Sydney, en Australie, afin que son frère puisse étudier la musique au conservatoire.Mira, 16 ans, découvre rapidement qu'au lieu de fréquenter les boîtes de nuit à Djakarta, elle doit se soumettre à la culture très différente du collège conservateur qu'elle fréquente là-bas.Pour elle, l'uniforme scolaire, les bas épais et le fait que l'école est réservée aux filles constituent un véritable choc culturel.« J'avais surtout vécu en compagnie de garçons, qui étaient aussi mes meilleurs amis, dit-elle.Quand vous allez dans une école de filles, elles parlent des gars comme s'il s'agissait d'une espèce complètement différente.Je me demandais vraiment ce que je faisais là.» Sa passion pour le cinéma la pousse à présenter une demande d'admission à la célèbre Australian Film and Television School à Sydney.C'est là que le réalisateur australien Peter Weir a fait ses débuts.Toutefois, elle est refusée car elle n'a pas assez d'expérience.C'est alors qu'elle décide de retourner en Indonésie pour étudier au Jakarta Institute of Arts.« J'étais contente de retourner chez nous, se rappelle- t-elle.J'ai aimé l'école et j'ai appris beaucoup.» Elle a obtenu son diplôme en 1988.L'industrie du film indonésien étant alors à la merci de la dictature de Suharto, elle a réalisé pendant une dizaine d'années des publicités.Quand les restrictions de l'ère Suharto ont été levées il y a quatre ans, elle était prête.Son premier grand succès a eu lieu l'an passé avec une comédie musicale pour enfants, Sherina's Adventure.Ce film mettait en vedette une jeune comédienne populaire, Sherina Munaf.Bien qu'il n'y ait actuellement pas de projet pour commercialiser What's With Love aux États-Unis, il est toutefois question de le présenter au Festival des films de New York.Une rencontre qu'elle a eue dernièrement dans un centre commercial illustre bien le succès remporté par son film.« Une jeune mère s'est approchée de moi.Elle portait le jilbab (voile qui recouvre les femmes musulmanes d'Indonésie).Elle m'a demandé si j'étais Mira Lesmana.Puis elle a ajouté qu'elle était tellement contente que j'aie réalisé le film.Elle m'a confié que non seulement ses enfants avaient été divertis, mais qu'ils avaient aussi appris sur la poésie.Puis, en terminant, elle m'a dit de ne pas m'en faire au sujet de la scène du baiser, qu'elle trouvait ça osé, mais important pour que nos enfants apprennent.Moi qui pensais qu'elle allait hurler son dégoût ! », conclut la réalisatrice.« On voulait montrer des scènes qui se rapprochaient le plus possible de la réalité , dit Mira Lesmana, réalisatrice et scénariste du film What's With Love.Nouvelles aubaines en ligne cool ! À Air Canada Jazz, le voyage simple et économique est notre raison d'être.C'est pourquoi nous lançons de nouveaux tarifs aller simple très alléchants au départ de Montréal.Réservez en ligne et bénéficiez de prix très avantageux - en tout temps.Et pour vous donner des ailes, nous n'appliquerons pas les suppléments pour carburant et assurance sur ces prix.Ça c'est cool ! 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6LP2801A0629 ZALLCALL 67 20:54:10 06/28/02 B A 2 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 9 J U IN 2 0 0 2 L'Association des concessionnaires Pontiac Buick GMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant au véhicule neuf sélectionné 2002 en stock suivant : Montana (2UN16/R7A).Photo à titre indicatif seulement.À la location, transport et préparation inclus, immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12 ¢ du km après 80 000 km.Aucun comptant requis, dépôt de sécurité de 425 $ requis à la livraison.Taux de financement à l'achat de 0 % disponible jusqu'à 48 mois,1,9 % pour 60 mois.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Sujet au financement et à l'approbation du crédit de GMAC.Données fournies par le ministère des Ressources naturelles dans le Guide de consommation de carburant 2002.\u0001Sécurité 5 étoiles pour le conducteur lors des tests d'impacts latéraux.Tests effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.-U.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.SOLDE D ' É T É 369$ à bord 0$ comptant 0% à l'achat Vos concessionnaires du Québec Location 48 mois /mois LA PLUS FAIBLE CONSOMMATION D'ESSENCE DE SA CATÉGORIE ET SÉCURITÉ 5 ÉTOILES\u0001 3063853A INSOLITE Voile et permis de conduire MIAMI \u2014 Une musulmane américaine a obtenu jeudi de poursuivre en justice l'administration chargée de délivrer les permis de conduire en Floride, qui exigeait qu'elle retire son voile pour être photographiée.Un juge d'Orlando, Ted Coleman, a refusé de rejeter la plainte déposée en janvier par Sultaana Freeman, 34 ans, qui avait fait valoir que cette exigence portait atteinte à sa liberté religieuse.Le rejet de la plainte avait été réclamé par l'État de Floride.Mme Freeman avait porté plainte après que les autorités lui eurent retiré son permis de conduire, parce qu'elle refusait d'être photographiée sans son « hijab », qui ne laisse que les yeux découverts.Selon l'un de ses avocats, Howard Marks, l'annulation de son permis de conduire violait sa liberté religieuse et sa liberté d'expression.Mme Freeman, de nationalité américaine, s'est convertie à l'islam il y a cinq ans.\u2014AFP Pauvre G.I.Joe NORFOLK (Virginie) \u2014 Appelez-le monsieur-Toutle- Monde, dites qu'il est un héros américain.Mais de grâce, n'employez pas le mot « poupée » pour parler de G.I.Joe.Cela lui enlève toute crédibilité.L'expression est du reste totalement proscrite chez Hasbro, le fabricant, mais également chez ses fans et collectionneurs qui se réunissent ce week-end à Norfolk (côte est des États-Unis) pour leur 6e congrès international.« Nous n'utilisons jamais le mot commençant par un P », souligne Paul Arnold, un entrepreneur âgé de 41 ans, originaire de Virginia Beach et heureux propriétaire de plus de 160 G.I.Joe des années 60 et 70.« Ce sont des figurines d'action », ajoute-t-il dans un sourire.Arnold figure parmi les quelque 500 inconditionnels qui se sont inscrits à cette convention, dont certains viennent du Japon, d'Angleterre, de Singapour, du Brésil et d'Italie.Le congrès a ouvert ses portes hier avec un événement à la mesure de son héros : un lâcher de 500 G.I Joe depuis le toit de l'hôtel de neuf étages où se tient le rendez-vous.Mais, action oblige, chacune des figurines haute de 9,5 cm était équipée d'un parachute lui permettant d'atterrir en toute sécurité.Sur le Net :www.gijoeclub.com \u2014AP Photo AP Paul Mc Cartney met à profit ses talents de peintre afin de lutter pour la suppression des mines antipersonnel.Sir Paul peintre LONDRES \u2014 Paul Mc Cartney ajoute une nouvelle corde à son arc.Il vient de peindre une série de timbres pour amasser des fonds pour l'association caritative qu'il préside avec sa nouvelle épouse, Heather Mills.Adopt-A-Minefield est une association de lutte pour la suppression des mines antipersonnel.La collection créée pour les postes de l'île de Man est mise en vente à partir de lundi.Le service des postes a précisé mercredi qu'il avait fait imprimer 170 000 exemplaires.La série de décor floral reflète les merveilleux souvenirs que conserve l'ex-Beatle de cette île située en mer d'Irlande et où Sir Paul allait lorsqu'il vivait encore à Liverpool.L'île de Man, qui ne fait pas partie du Royaume-Uni, est un territoire dépendant.Elle dispose de ses propres lois votées par son Parlement mais sa défense et sa diplomatie sont administrées par le gouvernement britannique.\u2014AP Unbébé pressé ALBANY (New York) \u2014 Shenna Williams commençait à ressentir les premières douleurs du travail.Mais elle et sa mère pensaient avoir suffisamment de temps pour acheter un appareil photo jetable avant d'aller à l'hôpital.Alors que sa mère, Katherine Williams, partait à la recherche dudit appareil, la douleur de Shenna a redoublé.« J'ai entendu quelqu'un crier.J'ai dit « Mon Dieu, c'est ma fille », a déclaré mardi Mme Williams.Le temps pour elle d'atteindre la caisse, celle-ci a retrouvé sa fille sur un banc se préparant à accoucher.Michael Jerrod Williams est né à 6 h 15 samedi dernier et a été accueilli par les employés et les clients du magasin.Plusieurs d'entre eux ont immortalisé l'instant avec des appareils jetables.Le magasin a offert des cadeaux au nouveau-né et à sa maman, et Shenna a choisi pour parrain.le responsable de nuit du magasin, Adrian Wright.\u2014AP 6LP2901A0629 A29 samedi 6LP2901A0629 ZALLCALL 67 10:44:41 06/30/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 JUIN 2002 A29 6LP3001A0629 A30 SAMEDI 6LP3001A0629 ZALLCALL 67 18:59:06 06/28/02 B A30 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 JUIN 2002 UNE VILLE, L'ÉTÉ Délice aux légumes?Wouf, wouf! «Ça arrive assez rarement que les gens demandent le service aux chambres pour les animaux, environ deux fois pas mois.Alors on n'a pas de réserves spéciales pour eux.Mais il serait hors de question de leur servir des restes ou des viandes avariés.Si quelqu'un commande le Délice au boeuf, je vais me servir d'un steak acheté pour du vrai monde » RAFAËLE GERMAIN collaboration spéciale AH ! MONTRÉAL L'ÉTÉ.le jetset, les terrasses, les grands événements.Formule 1, party du Cirque du Soleil, spectacle de Sheryl Crow.Et surtout, surtout, le déjeuner des maîtres annuels du Loews Hôtel Vogue, qui se tenait vendredi matin dernier, dans une salle de l'hôtel.Tenu dans le cadre du programme Loews aime les animaux, ce déjeuner rassemblait une cinquantaine de propriétaires de chiens (les maîtres et leurs pitous).Étant donné que Loews aime les animaux, Loews les accepte dans ses hôtels (deux étages sont réservés au Vogue, avec matelas et joujoux dans les chambres), et offre même de les nourrir, grâce à un menu conçu expressément pour pitou, et dont les chiens présents ont pu avoir un avant-goût.« C'est la troisième année qu'on fait ça, explique Linda Jalbert, directrice des opérations, ventes et marketing de l'hôtel.On a des réguliers, et on fait aussi de la publicité dans certains journaux.C'est toujours vers la même date, et les gens aiment beaucoup.» L'idée est tout ce qu'il y a de plus louable : l'argent amassé (le prix du déjeuner était de 30 $ pour les maîtres et « gratuit pour pitou ») allait entièrement à la Fondation Mira, qui entraîne des chiens guides et les met à la disposition des personnes handicapées visuelles.Johanne Gendron, agent de relations publiques pour Mira, est venue s'adresser à la foule, en compagnie de Mousseline, sa chienne guide, une bête extrêmement sympathique et à l'air beaucoup plus allumé que certains être humains.Les pitous étaient sages et les maîtres, entre deux croissants et une gorgée de jus d'orange, posaient plusieurs questions.Ils furent d'ailleurs tout aussi intéressés par Richard Goyette, de l'escouade canine du Service de police de Montréal, qui est venu les entretenir de son escouade, ainsi que des chiens qui en font partie.Malheureusement, le chien de M.Goyette, choisi entre autres pour son tempérament dominant, avait dû être laissé ailleurs, pour éviter une disgracieuse émeute canine.Mais le clou du spectacle venait ensuite : comme par enchantement, des serveurs en costumes sont entrés, portant très solennellement d'immenses plateaux argent, sur lesquels trônaient des bols tout aussi argents, remplis du déjeuner des pitous.On leur servait un extrait du « menu service aux chambres pour les animaux » de l'établissement, le « Délice au boeuf ».Le menu en question vaut le détour.Trois repas sont proposés : les délices au boeuf, au poulet, et aux légumes, pour 12 $ chacun, taxes et service en sus nous informe-t-on.Les plats sont servis dans les bols « appropriés », avec une bouteille d'eau Évian.Oui, une bouteille d'eau Évian.Le chef de l'hôtel, Yves Malenfant, un homme charmant, prépare les repas canins dans sa cuisine et était venu s'entretenir avec les invités, en habit, toque et tout.« Avec les mêmes aliments que pour les humains, dit-il.Ça arrive assez rarement que les gens demandent le service aux chambres pour les animaux, environ deux fois pas mois.Alors on n'a pas de réserves spéciales pour eux.Mais il serait hors de question de leur servir des restes ou des viandes avariés.Si quelqu'un commande le Délice au boeuf (décrit sur le menu comme un « délicieux repas de filet de boeuf haché avec des oeufs et du riz brun »), je vais me servir d'un steak acheté pour du vrai monde.» La raison pour cette faible fréquence de service aux chambres pour pitous ?« D'abord, explique M.Malenfant, il n'y a pas tant de gens que ça qui voyagent avec leurs chiens.C'est beaucoup des vedettes qui font ça.Et puis on ne recommande pas de changer les diètes des chiens.Par exemple ce matin plusieurs d'entre eux vont sans doute avoir des petits problèmes gastriques.» À voir l'empressement avec lequel s'empiffrent les bêtes, on peut croire que les problèmes gastriques sont le dernier de leurs soucis.Le menu nous prévient d'ailleurs de ne faire venir de délices que comme « friandises spéciales », pour ne pas troubler les intestins des pitous.Le plus extraordinaire : le délice au légumes, qui a été « spécialement développé pour aider votre animal à s'ajuster en cas de décalage horaire ».Bon.Force est d'avouer, cependant, qu'il y avait dans cet événement quelque chose de sympathique.Les maîtres (beaucoup de madames) étaient visiblement ravis, et les chiens aussi.Ces derniers se comportaient d'ailleurs avec calme, des petits lhassa apso aux deux gros et magnifiques bernois qu'avait emmenés quelqu'un.Un seul s'est laissé aller à pousser deux jappements, ce qui a provoqué l'hilarité générale.Seul un petit chien blanc surmonté d'une boucle rouge, apparemment un bichon maltais, n'a pu avoir sa part de délice : « elle ne mange que du roast-beef ».La propriétaire d'une toute petite chienne, un croisement entre un chihuahua et un fox terrier, en était à sa première visite.« Mais j'ai adoré ça.J'avais lu l'annonce dans La Presse.C'est vraiment une idée extraordinaire.Opinion partagée par tous les maîtres interrogés, qui ont eu « énormément de plaisir », et célèbrent cette initiative, « surtout qu'il y a tellement peu de choses qu'on peut faire avec un chien ».Propriétaires de chiens désoeuvrés du monde entier, vous savez maintenant où aller.Loews aime les animaux, accepte leur présence dans ses hôtels et offre même de les nourrir, grâce à un menu conçu expressément pour pitou.100 gagnants mériteront le livre DÉLICES EN CONSERVE de Anne Gardon et un t-shirt La Presse.EN JUIN, À SURVEILLER DEMAIN 3062518A La femelle antilope punit le mâle volage Associated Press WASHINGTON \u2014 Le mâle topi africain ferait bien de ne pas être surpris par sa femelle en mauvaise posture.Parce que s'il s'écarte du droit chemin, elle attaquera, donnera des coups de tête et frappera avec ses cornes acérées.Le topi, une grande antilope qui vit dans l'est de l'Afrique, est un des rares mammifères dont le système d'accouplement est basé sur ce que les biologistes appellent un « lek », c'est-à-dire une sorte de version animale d'un bar pour célibataires.Dans un « lek » antilope, les mâles et femelles topis se rassemblent et les femelles choisissent un compagnon.Une fois que son choix est fait, la femelle se battra jusqu'à l'épuisement pour protéger ses droits, selon une étude parue cette semaine dans les Annales de l'Académie nationale des sciences (NAS).Jakob Bro-Jorgensen, de la Société zoologique de Londres, a passé deux ans à étudier les méthodes d'accouplement des topis au Kenya et en Tanzanie.Il a découvert que les femelles sont prêtes à punir un mâle qui s'écarterait du droit chemin ou à attaquer toute femelle qui empiéterait sur leur terrain.Il explique que si une femelle dominante surprend son compagnon « en plein acte », elle attaquera tête baissée et stoppera toute idylle.La femelle trompée peut ensuite donner des coups de tête répétés contre le mâle ou tenter de chasser la deuxième femelle.Un tel comportement est rare chez les mammifères sauvages, précise Gordon H.Orians, professeur honoraire en écologie du comportement de l'Université de Washington.« On peut le retrouver chez de nombreux oiseaux qui interrompent souvent des accouplements, poursuit-il.Mais ceci est le cas le plus vif que nous ayons découvert parmi les mammifères ».Selon M.Orians, il est clair que c'est la femelle topi qui décide de l'accouplement.Chez de nombreux mammifères, cette méthode est complètement différente : ce sont les mâles qui combattent pour devenir le dominateur.Une position qui permettra au vainqueur d'avoir les femelles.Dans certains cas, pour les animaux qui vivent en troupeau, le mâle possédera un harem, qu'il protégera des autres mâles.Mais chez les topis, c'est la femelle qui domine.Elle se rend dans un « lek », choisit un mâle, l'encourage régulièrement à remplir son devoir conjugal, avant de le quitter pour élever sa progéniture sans son aide.Pour Gordon H.Orians, la femelle topi semble choisir ce qu'elle pense être le meilleur des mâles, avant de combattre pour l'empêcher de folâtrer avec une autre femelle.Le fait de vouloir préserver le sperme du mâle sélectionné est la raison la plus probable pour justifier ce comportement.Les femelles s'accouplent souvent avec le même partenaire pour s'assurer d'une naissance.Et elles peuvent combattre pour l'empêcher d'aller voir ailleurs afin d'être sûre qu'il soit à nouveau capable de s'accoupler.Si une femelle ne réussit pas à limiter les activités de son compagnon, ajoute M.Orians, le mâle pourrait être fatigué et son « sperme réduit », devenant ainsi inutile pour la reproduction.Sur Internet : Annales de l'Académie nationale des sciences : www.pnas.org/ La Presse 29 juin 2002 Page A31 manquante 6LP3201A0629 A-32 Samedi 6LP3201A0629 ZALLCALL 67 20:03:08 06/28/02 B A32 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 JUIN 2002 Les femmes prennent d'assaut un bastion masculin: la confection des sushis d'après le New York Times NEW YORK \u2014 Traditionnellement, la préparation des sushis a toujours été une chasse gardée des hommes et les chefs masculins ont toujours trouvé de bonnes raisons pour que les choses restent ainsi.« Ils disent que les femmes ne peuvent pas faire de sushis parce que leurs mains dégagent trop de chaleur et que ça gâche le poisson », raconte Yoko Ogawa, 30 ans, chef au restaurant Yamaguchi, à Manhattan.En tendant sa main, on se rend compte, au contraire, qu'elle est délicate et agréablement fraîche.Hiromi Suzuki a appris l'art du sushi de son père, Akira, chef-propriétaire de Mie, situé dans le quartier East Village, à New York.« C'est le genre d'arguments que mon père a déjà entendus : les femmes ne peuvent pas faire de sushis car elles portent du parfum et du maquillage et que ça affecte la nourriture.On lui disait aussi que les femmes ne peuvent se trouver derrière le comptoir à sushi, car c'est un endroit sacré et qu'en général, elles ne sont pas très intelligentes.Les femmes chefs ont pris depuis longtemps leur place dans les plus grands restaurants américains ou européens.Elles commencent lentement, mais sûrement, à occuper celle qui leur revient dans un domaine jusqu'à tout récemment exclusivement masculin : la préparation des sushis.À New York, au moins six femmes, dont Yoko et Hiromi, oeuvrent maintenant dans des restaurants.À titre de «chef sushi», elles transforment des filets de thon en parfaits triangles roses et modèlent le riz légèrement vinaigré.À Los Angeles, elles seraient environ neuf.Au Japon, il est plus difficile d'évaluer leur nombre, mais il est clair que là aussi on note une percée des femmes au royaume du sushi, jadis réservé aux hommes.« Je dirais qu'il y a environ 200 femmes chefs sushi au Japon », évalue Toshio Suzuki, chef-propriétaire du Sushi Zen, à Manhattan.Il a formé deux femmes à l'art du sushi : Takako Yoneyama, 52 ans, propriétaire du Taka, dans Greenwich Village, et Miho Tanaka, 43 ans, qui travaille au Sushi A-Go-Go, près du Lincoln Center.C'est beaucoup plus facile pour une femme de devenir chef sushi au Japon depuis 1999.Cette annéelà, le Japon a modifié sa loi en matière d'équité en emploi, rendant ainsi obligatoire l'égalité entre les sexes tant pour l'embauche que pour les promotions.Le gouvernement a aussi aboli un règlement qui interdisait aux femmes de travailler après 22h.Mais ce n'était pas seulement une question de législation.Briser la tradition « Il est temps de briser la tradition », dit Sumio Sone, propriétaire de Sushi Rose, à Manhattan.Elle a embauché une femme, Eri Sugimoto pour être l'un de ses chefs sushi.« La nouvelle génération de propriétaires et de femmes qui veulent devenir chefs, n'est pas attachée aux traditions.Ici, c'est l'Amérique.New York a l'esprit ouvert.Pourquoi pas des femmes chefs ?» Toshi Sugiura, qui a ouvert le restaurant Hama, en 1979, est aussi propriétaire de l'Académie du Sushi, à Venice, en Californie.Le nombre de femmes qui s'inscrivent à son cours de six mois a augmenté de 50 % cette année.Il croyait au départ que ses étudiants seraient surtout des immigrants asiatiques, « mais 70 % d'entre eux sont des Américains.Ma vision des choses a changé.J'ai réalisé que le sushi est en train de devenir un mets international.Pourquoi un Noir ne peut pas faire des sushis ?Pourquoi pas un Blanc ?» Les femmes qui deviennent chefs sushi sont prêtes à tout pour percer.Elles préfèrent travailler en public plutôt que cachées dans la cuisine.Et bien qu'elles soient plus attirées par le côté artistique de leur métier que par le salaire, l'argent est quand même important.Takako Yoneyama a ouvert son propre restaurant, Taka, à Greenwich Village.Son rêve a commencé en 1985.Elle a alors passé un an à pratiquer 11 heures par jour avec Toshio Suzuki, au Sushi Zen.De 1986 à 1993, elle a fait 400 boîtes de Bento (plateau-repas japonais) par jour pour la maison de traiteur qu'elle a fondée.Elle a ensuite acheté son propre restaurant en 1994.M.Suzuki a accepté de lui enseigner après l'avoir vue manier les couteaux avec agilité.« Je n'aurais jamais été un chef sushi si je n'étais pas passée par le Sushi Zen », reconnaît- elle.Photothèque La Presse © Les femmes ne travaillent plus seulement comme serveuses dans les restaurants japonais.Maintenant, elles sont aussi chefs, spécialistes de sushis, un bastion traditionnellement masculin.BOUTIQUES TELUS MOBILITÉ ET DÉTAILLANTS AUTORISÉS ÎLE DE MONTRÉAL 950, rue Ste-Catherine Ouest Carrefour Angrignon Centre Rockland Fairview Pointe-Claire Le Centre Eaton Les Galeries d'Anjou Place Alexis Nihon Place Versailles Place Vertu Montréal Communication Métropolitaine 8780, boul.Saint-Laurent, local 4 Expert Cellulaire 1019, rue Clark Instant Page 1682, rue Mont-Royal Est Proxi Télécom Inc.1020, rue Saint-Denis Verscell Communications 1485, rue Amherst Dollard-des-Ormeaux La Zone SCP 3349-B, boul.des Sources Saint-Laurent D2 Technologie Inc.2119, boul.Marcel-Laurin La Zone SCP 785, rue Décarie PC Page Communications Inc.3832, boul.Côte-Vertu Saint-Léonard PC Mondial 9310, boul.Lacordaire LAVAL ET RIVE-NORD Carrefour Laval Centre Laval Place Rosemère Laval Contact Com.D.L.Communications 1521, autoroute 440 Ouest Digital Radiocommunication Inc.1811, boul.Curé-Labelle Proxi Telecom Inc.1662, boul.Saint-Martin Ouest Saint-Eustache Contact Com D.L.Communications 465-A, boul.Arthur-Sauvé Terrebonne SRAD Communications Inc.2292, ch.Gascon RÉGIONS Saint-Hyacinthe Darsigny Communications 892, rue des Cascades Vaudreuil-Dorion Services Technologiques D.A.T.T.296, boul.Harwood, local 4 RIVE-SUD Mail Champlain Les Promenades St-Bruno Beloeil Cellulaire Plus 559, boul.Laurier Châteauguay D2 Technologie 247, boul.D'Anjou Longueuil Cell-Bo Communications Inc.2449, ch.Chambly Magasinez en ligne à telusmobilite.com ou appelez-nous au 1 888 810-5555.Les taxes, les redevances d'utilisation et les frais d'interurbain, de temps d'antenne additionnel, des services de qualité Net en main et des services d'urgence 911 sont en sus.Valeur annuelle totale.L'offre sur l'ensemble Tout-à-Parler est valable avec les nouvelles mises en service seulement et ne peut être jumelée à aucune autre offre de crédit sur le téléphone liée à un contrat.\u2020Valable du 1er au 30 juin 2002.©2002 SOCIETE TELE-MOBILE.MCTELUS Mobilité, le logo TELUS Mobilité et telusmobilite.com sont des marques de commerce utilisées avec l'autorisation de TELUS Corporation.Le futur est simple, AVANTAGES et Tout-à-Parler sont des marques de commerce utilisées avec l'autorisation de Clearnet Inc.RÉGION MÉTROPOLITAINE Le Tout-à-Parler.Tout est là, même les extras.MC Dans le nouvel ensemble Tout-à-Parler, tout est là : un seul prix, tout ce qu'il vous faut pour parler et les extras inclus pour seulement 199,99 $.\u2020 Un téléphone Samsung N150 trimode Un écouteur mains libres Quatre mois de temps d'antenne avec Parlez 25 (200 minutes d'appels locaux par mois) La messagerie vocale, l'appel en attente, l'appel conférence et Naviguez à l'essai Les offres du programme AVANTAGESMC (une valeur de plus de 100 $) Pour plus de détails, appelez au 1 888 810-5555 ou visitez telusmobilite.com Le futur est simpleMD.3058058A Chef sushi de père en fille d'après le New York Times NEW YORK \u2014 Au restaurant Mie, Hiromi Suzuki «s'entraîne » avec son père.Elle apprend comment apprêter une palourde géante.Il faut d'abord la tremper dans l'eau bouillante une seconde, puis dans l'eau glacée afin de pouvoir enlever la peau.« J'adore être chef sushi», dit Hiromi Suzuki, qui a abandonné ses cours dans une école privée d'East Side, pour paresser à la maison.Après deux ans, son père lui a demandé de venir l'aider au restaurant.« Mes parents ont dépensé tellement d'argent pour mon éducation.Je ne suis pas une très bonne fille », dit-elle.Bien qu'elle termine actuellement ses études secondaires à temps partiel dans un autre collège, elle se considère elle-même comme un chef sushi.« J'ai encore plein de choses à apprendre sur la consistance.Est-ce que ça se va tenir debout ?Est-ce trop gros ou trop petit ?» Les femmes chefs sushi ne sont pas toujours d'origine japonaise, bien sûr.Maria Roman avait 13 ans la première fois qu'elle a goûté à un sushi.Sa famille venait tout juste de déménager de la République dominicaine à Manhattan.« J'ai mangé un rouleau au thon et un rouleau californien, se rappelle-t-elle.C'était très différent de la nourriture dominicaine.C'était petit et très délicat.Et j'ai bien aimé.» À l'âge de 16 ans, Maria a commencé à faire des sushis, au Daikichi, dans le quartier Lower Broadway.Mais elle n'avait appris qu'à faire cuire du riz et à faire des rouleaux avec une machine.En 1995, elle est allée travailler au Kurumazushi.« Le chef propriétaire, Toshihiro Uezu, m'a tout montré », dit Maria Roman.« Elle m'avait été recommandée par des amis », confie M.Uezu.Maria, 27 ans, a travaillé aux côtés de Tatsuya Nagata, qui fait des sushis depuis 19 ans, d'abord à Tokyo, puis maintenant à Manhattan.Elle travaille à Kurumazushi depuis janvier et elle est la première femme à devenir chef sushi de l'établissement.À Venice, en Californie, Tali Sever, une Israélienne de 31 ans, est l'une des trois femmes chefs sushi du restaurant Hama.Les autres sont Masayo Ohnuki, 32 ans, et Ai Takayama, 28 ans.Les trois sont diplômées de l'Académie du sushi.Tali Sever dit que sur la quinzaine d'étudiantes diplômées, elle en connaît au moins six qui ont trouvé du travail.Avec l'humilité qui caractérise les débutantes, elle hésite à se décrire comme un chef sushi.« Ça prend des années pour devenir un bon chef sushi, dit-elle.Il faut que je soit plus créative dans mes combinaisons.J'ai besoin de deux ans avant d'être à l'aise.» "]
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