La presse, 7 juillet 2002, Cahier A
[" 7LP0101A0707 Page A1/7juillet 7LP0101A0707 ZALLCALL 67 22:36:20 07/06/02 B MONTRÉAL DIMANCHE 7 JUILLET 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 1 1 8e A N N É E > N O 2 5 2 > 5 4 P A G E S > 4 C A H I E R S 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ CHAUDE CARIFIESTA Assassinat du vice-président patchoune de l'Afghanistan AMIR SHAH Associated Press KABOUL \u2014 À peine deux semaines après son entrée en fonction, le gouvernement transitoire afghan doit faire face à l'assassinat du vice-président Abdul Qadir, figure- clé de la puissante communauté pachtoune.Le président Hamid Karzaï a convoqué d'urgence hier son cabinet, tandis que les États-Unis et leurs alliés européens se sont déclarés résolus à éviter que l'Afghanistan replonge dans l'anarchie et le bain de sang.Une journée de deuil national a été décrétée pour mardi, après la mort du vice-président Abdul Qadir, tué à Kaboul par deux tireurs armés de kalachnikov, qui ont ouvert le feu sur son véhicule alors qu'il quittait le ministère des Travaux publics.Son chauffeur \u2014 qui était également son gendre, selon la télévision afghane \u2014 a aussi été abattu, tandis que les assassins réussissaient à prendre la fuite à bord d'une voiture blanche.Après les coups de feu, le véhicule de Qadir, atteint d'une quarantaine de rafales, a percuté un mur de briques.Pour l'heure, aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité de cet assassinat.Abdul Qadir, l'un des trois viceprésidents choisis le mois dernier par le grand conseil traditionnel, la Loya jirga, faisait également office de ministre des Travaux publics.Voir ASSASSINAT en A2 Photo ROBERT SKINNER, La Presse La Carifiesta, la fête antillaise qui se déroule annuellement à Montréal, a été assombrie hier lorsque deux hommes âgés d'une vingtaine d'années ont été poignardés rue Saint-Antoine, en face de l'esplanade du Champ-de-Mars alors que la fête venait de prendre fin.Au moins quatre personnes ont été arrêtées et seront accusées d'agression armée, de voies de fait et d'avoir troublé la paix en rapport avec ces agressions.Plus tôt en après-midi, des milliers de personnes ont assisté au défilé de la Carifiesta dans les rues du centre-ville qui a vibré au son de la musique antillaise.Caractérisée par ses costumes multicolores, par ses orchestres de percussion et sa musique endiablée, la Carifiesta était aussi l'occasion pour certaines personnes d'afficher leurs couleurs en mémoire des victimes des attentats du 11 septembre, comme en témoigne notre photo.Photo AP Abattu hier par des inconnus armés de kalachnikov, le vice-président Abdul Qadir était une figureclé de la puissante communauté pachtoune.Les feux de forêt s'intensifient ANDRÉ DUCHESNE LES QUELQUE 46 feux de forêt en activité au cours de la journée d'hier au nord du Québec ont tellement pris d'ampleur que le panache de fumée dégagée par le brasier a voilé les cieux de plusieurs régions du sud de la province et des États américains frontaliers.Et la situation ne dérougira pas au cours des prochains jours, en raison du beau temps et des températures chaudes prévues dans les territoires affectés par ces incendies, estime la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).Résultat, le ministre québécois des Ressources naturelles François Gendron a décrété une interdiction de circuler en forêt dans deux régions situées au nord de Chibougamau et des Chutes-des-Passes ainsi qu'au sud du territoire de la Baie- James.De plus, l'interdiction de faire des feux à ciel ouvert est maintenue dans la plupart des régions du territoire québécois, sauf pour la Côte-Nord, l'île d'Anticosti, la Gaspésie et le sud de la province.« Sur les 46 incendies en activité, 11 sont considérés comme hors de contrôle, ce qui signifie que nous n'avons toujours pas réussi à les circonscrire dans Voir FORÊT en A2 Le bilan de Diane Wilhelmy Faut se rendre à l'évidence : dans les affaires du Québec, Diane Wilhelmy se trouve toujours là où l'action se passe.En août 1992, sous-ministre responsable du dossier constitutionnel, elle est au téléphone (cellulaire) avec le conseiller spécial du gouvernement Bourassa, André Tremblay, quelques heures après la fin de la conférence de Charlottetown.« On s'est écrasé », dit le conseiller.La sous-ministre, faisant allusion aux « demandes historiques » du Québec, parle pour sa part d'« humiliation ».Interceptée par un journaliste de Québec, la conversation privée devient publique, un « crime » qui a profondément marqué le haut fonctionnaire.Au milieu des années 90, après une sorte de purgatoire dans le monde de l'enseignement supérieur, la diplômée de Mc Gill est à la barre d'une autre grande messe, le Sommet sur l'économie et l'emploi, dont l'une des principales recommandations est de mieux faire connaître le Québec partout, et surtout aux États-Unis.En 2001, elle est donc en charge de la délégation générale du Québec à New York.Le 11 septembre, en se levant, elle pense aux derniers préparatifs de l'événement audacieux Québec-New York 2001, qui doit se mettre en branle deux jours plus tard, afin de confirmer la percée spectaculaire du Québec aux États-Unis.Et puis les deux tours du World Trade Center s'écroulent dans un attentat terroriste, une « horreur » qui a fait découvrir au mandarin devenu diplomate des choses positives, malgré tout.« Le bonheur nous fait du bien, mais il n'en demeure pas moins qu'on se renforce dans nos vies avec des choses dures », confie Diane Wilhelmy au cours d'une longue entrevue dans son bureau de déléguée générale, au 26e étage du Rockefeller Center.Attention : après un séjour de quatre ans à New York, la Jonquiéroise retourne à Québec, où elle rejoindra sa patronne actuelle, Louise Beaudoin, comme sous-ministre en titre au ministère des Relations internationales.« Je me trouve très chanceuse », dit Diane Wilhelmy, une femme vive et élancée qui s'excuse d'emblée d'être « un peu verbomotrice ».Disons qu'elle pourra rentrer au Québec la tête haute, au milieu de la cinquantaine, dix ans exactement après l'affaire qui porte son nom.Son séjour à New York aura coïncidé avec : 1) la transformation de l'image du Québec aux États-Unis ; 2) la multiplication des échanges commerciaux, scientifiques et culturels entre le Québec et les États- Unis ; Voir WILHELMY en A2 À tire-d'aile B12 Bandes dessinées C6 Décès C10 Êtes-vous observateur C7 Génies en herbe C5 Grille thématique C5 Feuilleton C6 Forum A12, A13 Horaire spectacles B9 Horaire télévision B8 Horoscope C9 Le bridge C10 Loteries A2, A5 Mots croisés C6 Mot mystère C5 Petites annonces - immobilier C7, C8 - marchandises C8 - emplois C8 - automobile C8-C10 - affaires C10 M É T É O Voir page S16 Nuageux en après-midi Maximum 28, Minimum 19 DEUX ans après l'adoption d'une loi interdisant la vente de billets de loto aux mineurs, il est toujours facile pour un jeune de s'en procurer.La preuve : l'an dernier, une ado de 15 ans a pu acheter des billets de loterie sans se faire demander son âge dans 33 détaillants sur 35.La Régie de l'alcool, des courses et des jeux clame qu'elle n'a pas assez d'inspecteurs pour faire des vérifications dans les 3800 bars ou restaurants qui possèdent des appareils de loterie vidéo.Loto- Québec, pour sa part, avec ses 11 500 points de vente, fait des observations à la suite de plaintes.En deux ans, elle a reçu 16 plaintes.Dans le deuxième volet de sa série sur le jeu, notre journaliste constate aujourd'hui en page A6 que la loi québécoise manque de dents.Une fraise «SANTÉ» non OGM, nutraceutique et riche en antioxydants Vaarriiééttéé Délicieuses, écologiques, et développées au Québec Chez les marchands LES FRAISES de l'île d'Orléans inc. 7LP0201A0707 Page A2/7juillet 7LP0201A0707 ZALLCALL 67 22:50:19 07/06/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 7 JUILLET 2002 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Le Grand Prix de Grande-Bretagne en direct cyberpresse.ca/course > Soirée de clôture du Festival de jazz cyberpresse.ca/jazz > Votre guide cinéma cyberpresse.ca/films 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Krall ou Chrysler ?À qui la pub de Diana Krall pour Chrysler a-t-elle le plus profité ?À lire demain dans le cahier Actuel.> Formule 1 Les réactions des pilotes à la suite du Grand Prix d'Angleterre, demain dans le cahier Sports.> Festival de jazz Notre journaliste fait le bilan musical du Festival qui se termine aujourd'hui.Demain dans le cahier des Arts.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 0-5-6 > À quatre chiffres : 6-8-4-2 LOTO 6/49 > 10-21-23-28-31-39 Compl.: 07 > Extra : 931068 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Vingt ans de rire Pour souligner les 20 ans du Festival Juste pour rire, La Presse publiera à compter de demain, et jusqu'à la fin de l'événement, les souvenirs d'humoristes et de comédiens qui l'ont marqué à leur façon.Pour bien lancer cette série, Isabelle Massé a interviewé le comédien français Jacques Villeret, bien connu des amateurs de cinéma, qui était monté sur la scène du théâtre Saint-Denis avant Charles Trenet lors du tout premier Festival Juste pour rire.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles SUITES DE LA UNE ASSASSINAT Suite de la page A1 Personnage controversé, Abdul Qadir Frère du légendaire commandant connaissait Oussama ben Laden rebelle Abdul Haq, il était l'un des plus influents Pachtounes nommés dans le gouvernement d'Hamid Karzaï pour essayer de calmer cette ethnie, majoritaire dans le pays, qui s'estimait lésée au profit des Tadjiks de l'ancienne Alliance du Nord.Ancien gouverneur de la province de Nangarhar, ce puissant chef de tribu pachtoune avait joué un rôle de premier plan dans la chute du régime taliban en fin d'année dernière.Mais cet homme haut en couleur avait également un passé controversé.Son assassinat a eu lieu vers 0 h 40 devant le ministère des Travaux publics, selon Taj Mohammed Wardak, le ministre de l'Intérieur.Les agresseurs, vêtus de costumes afghans traditionnels, se cachaient dans des buissons, a rapporté un responsable de la police Abdul Raouf Dad, qui a précisé que les hommes étaient toujours en fuite.Les dix gardes en uniforme de service devant le ministère ont été arrêtés pour n'avoir pas su réagir, selon le chef de la police de Kaboul, Din Mohammed Jurat.Dans la capitale, des troupes armées de fusils d'assaut et de lance-grenades se sont postées devant les ministères.Le ministère de l'Intérieur avait auparavant installé des barrages routiers dans la capitale et des fouilles des véhicules pour tenter de retrouver les assassins.À l'issue d'une réunion d'urgence convoquée par Hamid Karzaï, le gouvernement a parlé d'un « acte terroriste » perpétré par les « ennemis de l'État qui sont contre la paix dans le pays ».Il a annoncé la formation d'une commission spéciale pour traquer les auteurs de l'assassinat.Aujourd'hui, une délégation du gouvernement se rendra aux obsèques d'Abdul Qadir qui seront célébrées à Jalalabad.D'après le ministre de l'Agriculture Syed Hussain Anwari, Hamid Karzaï, qui s'était rendu à l'hôpital militaire de Kaboul pour s'incliner devant la dépouille d'Abdul Qadir, a exprimé sa « grande tristesse devant la perte d'un grand patriote et d'un héros de la nation ».« Nous sommes plus résolus que jamais à apporter la stabilité à ce pays pour que le peuple afghan puisse avoir paix et espoir », a pour sa part déclaré le président américain George W.Bush, qui n'a pas exclu que l'assassinat soit l'oeuvre de terroristes.La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont également condamné l'assasssinat d'Abdul Qadir et se sont déclarées résolus à oeuvrer en faveur de la paix et la stabilité afghanes.Abdul Qadir est le deuxième ministre assassiné depuis la chute des talibans.Le 14 février, le ministre de l'Aviation civile et du Tourisme Abdul Rahman avait été tué à l'aéroport de Kaboul par une foule de pèlerins musulmans rendus furieux par l'annulation de leur départ pour la Mecque.Hamid Karzaï avait alors accusé des membres de la police et des services de renseignement d'avoir organisé une vengeance personnelle, mais personne n'a été inculpé et certains de ceux qui ont été montrés du doigt sont restés au pouvoir.KATHY GANNON Associated Press ISLAMABAD \u2014 L'assassinat hier du vice-président afghan Abdul Qadir prive le tout nouveau gouvernement transitoire du pays de l'un de ses membres les plus importants, qui plus est un Pachtoune.Le président afghan Hamid Karzaï lui avait offert un poste de vice-président pour tenter de calmer l'ethnie majoritaire, qui s'estime victime de discriminations au profit des Tadjiks de l'ex-Alliance du Nord.Personnage haut en couleur au passé controversé, Abdul Qadir, autrefois puissant gouverneur de la région de Nangarhar, s'était attiré de nombreuses inimitiés au cours d'une vie parsemée d'événements controversés.Il s'était illustré, l'an dernier, en quittant la conférence de Bonn (Allemagne) sur l'avenir de l'Afghanistan parce qu'il jugeait insuffisant le nombre des délégués pachtounes participant aux délibérations.Abdul Qadir avait joué un rôle de premier plan dans la chute du régime taliban, fin 2001.Au mois d'octobre, à peine deux semaines après le départ des talibans de Kaboul, son frère Abdul Haq était capturé, tué d'une balle dans la tête par la milice fondamentaliste, alors qu'il s'était introduit en Afghanistan pour organiser une résistance pachtoune.Mais l'histoire personnelle d'Abdul Qadir était émaillée de nombreuses zones d'ombre, ce qui multiplie les possibilités de vengeance et le nombre de groupes capables d'avoir souhaité le tuer.Pendant l'invasion soviétique, dans les années 80, Qadir était un des chefs les plus importants de Hezb-e-Islami, une faction dirigée par le clerc islamique conservateur Yunus Khalis.La ferme de ce dernier, dans la région de Farmada, près de Nangarhar, a servi de base à des centaines de combattants d'Al-Qaeda sous le régime taliban.Gouverneur de la province de Nangarhar de 1992 à 1996, avant l'arrivée au pouvoir des talibans, Qadir avait accueilli le terroriste présumé Oussama ben Laden et ses 180 militants arabes à leur arrivée à Jalalabad, après un vol dans un avion charter en provenance du Soudan.Le chef du réseau Al-Qaeda et ses hommes avaient été salués par Qadir et son lieutenant, l'ingénieur Mahmood, l'homme qui a ensuite proposé à ben Laden de revenir séjourner en Afghanistan, après le refus du Soudan, sous pression américaine, de lui accorder l'asile plus longtemps.Durant la guerre contre l'occupant soviétique, Mahmood avait installé son quartier général à Tora Bora, cet ensemble de grottes qui a également servi de base à Oussama ben Laden.Le terroriste ex-saoudien et Mahmood y avaient d'ailleurs noué des relations d'amitié.Oussama ben Laden a passé plusieurs semaines à Jalalabad avant que Mahmood soit tué lors d'une dispute entre tribus.Il se trouvait encore dans la région lorsque les talibans ont marché sur Jalalabad, puis sur Kaboul en septembre 1996 pour prendre le contrôle du pays.Qadir, dont le fils a passé plus d'un an dans une prison talibane, s'est alors enfui en Allemagne, avant de retourner en Afghanistan \u2014 où il avait posté des hommes dans la vallée du Panchir \u2014 avec l'Alliance du Nord.En tant que gouverneur de Nangarhar, Qadir avait été souvent critiqué par le Programme des Nations unies pour le contrôle des stupéfiants (UNDCP) pour n'avoir pas suffisamment oeuvré à la réduction de la production d'opium dans la région.Il était également réputé pour diriger un trafic lucratif de produits manufacturés en provenance des Émirats arabes vers l'Afghanistan.FORÊT Suite de la page A1 un périmètre précis, raconte Chantal Drapeau de la SOPFEU.En fait, la moitié de ces 11 incendies sont à ce point intenses que nous ne les combattons même pas.Ils sont trop dangereux.» Hier, en après-midi, il n'était même pas question d'arroser les brasiers les plus virulents avec des avions-citernes, car l'eau servant à éteindre les flammes s'évaporait avant de les atteindre.Au sol, pas question d'approcher ; c'était non seulement une perte de temps mais on risquait davantage de mettre en péril la vie de sapeurs.« Dans de telles situations, on doit établir une stratégie comme si on était en état de guerre, poursuit Mme Drapeau.Par exemple, on va se préparer à attaquer le feu tôt en matinée, car durant cette période, il est moins intense.C'est entre 13 h et 18 h que le cycle de brûlage est le plus fort.» Cela dit, ne vous imaginez pas que les gens de la SOPFEU regardent les brasiers les bras croisés.C'est tout le contraire ! Hier, ça bourdonnait visiblement dans les bureaux du quartier général, à Sainte-Foy comme sur le terrain.On comptait au total 500 personnes mobilisées, soit 300 pompiers forestiers et 200 personnes faisant partie de ce qu'on appelle la « main-d'oeuvre auxiliaire », pour la plupart des travailleurs de compagnies forestières formés pour lancer les attaques initiales contre les incendies.Il faut dire que ce sont justement ces compagnies forestières qui sont présentement les plus pénalisées par les incendies qui ont détruit 40 000 hectares (environ 400 kilomètres carrés) de territoire.Plusieurs feux brûlent en effet à l'intérieur de zones désignées Contrats d'aménagement forestier (CAF) que concède la Couronne aux compagnies.En tout, la SOPFEU dispose d'environ 1000 travailleurs de compagnies ayant suivi la formation adéquate.Foudre Rappelons que c'est la foudre qui est à l'origine de plusieurs incendies allumés au cours des derniers jours.D'ailleurs, ces derniers ont fait grimper de 6000 à 40 000 hectares en une petite semaine la superficie de forêt détruite.En moyenne, un 6 juillet, au cours des cinq dernières années, on dénombrait 463 incendies ayant détruit 26 700 hectares de forêt.Hier, il y avait moins d'incendies (346) répertoriés mais le nombre d'hectares détruits dépassait de loin cette moyenne.Outre la foudre, ces sont des causes telles les chemins de fer (étincelles et travaux en bordure des voies), les opérations industrielles, les résidants et des personnes se livrant à des activités récréatives qui sont à l'origine des incendies.Le feu qui menaçait vendredi les installations d'Hydro-Québec et de la Société d'énergie de la Baie-James dans ce secteur a finalement contourné les installations.La création d'un coupe-feu par les sapeurs, essentiellement en arrosant copieusement une bande de la forêt à proximité des installations, a donc donné de bons résultats.La même stratégie a été mise de l'avant dans le but de faire dévier les flammes qui se trouvaient à moins de deux kilomètres hier des résidences du village cri de Némiscau.Au total, 500 membres de cette communauté et travailleurs étaient toujours évacués.Aujourd'hui, la SOPFEU s'attend à ce que les vents, soufflant du nord au sud hier, virent d'ouest en est.De sorte que c'est tout le centre de la province qui risquera alors d'être enfumé.WILHELMY Suite de la page A1 3) la réalisation des atouts d'une petite société face au monde, et notamment au voisin géant.« On représente une économie, une société, une culture qui a appris à se confronter à l'international, qui est devenue compétitive, qui est réputée aux États-Unis pour sa fiabilité, son excellence, ses réseaux, sa créativité », dit Mme Wilhelmy dans une de ses envolées oratoires.« On peut travailler sur l'image avec d'autant plus d'audace qu'on sait qu'on ne pète pas de broue, pour utiliser une bonne expression saguenéenne.» Comme se plaît à le dire la déléguée en instance de départ, le Québec a pleinement profité du libreéchange, une voie encouragée par les gouvernements Bouchard et Landry.De 1988 à 2001, les exportations de la province vers les États-Unis ont triplé, alors que ses exportations vers les autres provinces canadiennes ont connu une augmentation beaucoup plus modeste et ont même, dans certains cas, décliné.L'an dernier, le Québec était au septième rang des partenaires commerciaux des États- Unis, devant des pays comme la France et l'Italie.Avec seulement sept millions et demi d'habitants, il est le cinquième client des États- Unis, ses importations attestant du niveau élevé d'intégration des économies québécoise et étatsunienne.Quand elle récite ces données devant des Québécois, Diane Wilhelmy est souvent frappée par « l'ignorance » de ses interlocuteurs.« Le mot ignorance est peut-être fort, disons méconnaissance, corrige- t-elle aussitôt.Les gens disent : « Hein ! Ça se peut pas d'être aussi important ! Je ne pensais pas qu'on était le septième partenaire commercial ! Je n'aurais jamais pensé qu'il y avait autant d'artistes qui font des affaires là-bas ! » Et d'ajouter : « Il faut savoir qui est aux États-Unis, ce qu'on y fait, et qu'est-ce que ça a comme impact sur notre quotidien, sur notre niveau de vie, sur notre culture et maintenant sur notre sécurité.Heureusement, il y a des choses qui changent, mais ç'a quand même pris des années.Il vient de s'ouvrir à l'UQAM un observatoire sur les États-Unis.en 2002 ! » Diane Wilhelmy s'ennuiera de l'énergie « débordante » de New York.Et elle n'oubliera jamais la « chaleur et la solidarité » des New-Yorkais, surtout après le 11 septembre.Cette journée marquée par la peur et l'incrédulité, la déléguée l'a passée à compter un par un tous les Québécois qui étaient descendus à New York \u2014 il y en avait 131 \u2014 pour participer au lancement de Québec-New York 2001, dont le site principal se trouvait au World Financial Center, à un pas du World Trade Center.En début de soirée, elle a pu confirmer avec un immense soulagement que tous les Québécois étaient sains et saufs, un constat qui ne diminuait cependant en rien sa tristesse face aux milliers de victimes.Le lendemain matin, Diane Wilhelmy est retournée à son bureau.Comme les autres employés de la délégation, elle a découvert dans sa boîte vocale et son courrier électronique de nombreux messages de New-Yorkais qui s'inquiétaient pour elle et ses compatriotes, qui offraient leur aide.« C'était émouvant, se souvientelle.Je me disais : ça, c'est la journée où on s'occupe de ses enfants, de son conjoint, de ses parents, et ensuite on fout le camp, on se protège.Qu'autant de gens aient pensé à leurs amis québécois, c'est un témoignage extraordinaire.Je disais à tout le monde : « Gardez ces messages- là, imaginez ce que ça dit sur la qualité des gens avec qui on est en contact dans la ville.» 7LP0301A0707 a3 actualités dim 7 juil 7LP0301A0707 ZALLCALL 67 22:16:23 07/06/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 7 J U I L L E T 2 0 0 2 A 3 Permis du Québec Offre de lancement 799$ vol aller-retour Départs tous les samedis à compter du 22 juin Tunis Consultez votre agent de voyage ou Multi-Voyages (514) 858-0011 ou 1-888-302-6221 ou à : info@canadaaircharter.com Si réservé aujourd'hui à partir de ACTUALITÉS Le Québec détient le record de noyades dans les piscines résidentielles RAYMOND GERVAIS L'été est à peine commencé, qu'on déplore déjà cinq noyades au Québec, dont deux enfants âgés de 1 à 4 ans.Ces noyades sont survenues dans des piscines familiales installées dans la cour arrière.Selon l'édition 2001 du Rapport national sur les noyades de la Croix-Rouge, c'est le Québec qui détient le triste record canadien des noyades en piscine résidentielle avec un taux presque deux fois supérieur à celui de l'Ontario.On constate que les enfants âgés de 1 à 4 ans font l'objet du taux de noyades le plus élevé.De l'ensemble des noyades survenues dans les piscines entre 1991 et 1999, pour cette catégorie d'âge, seulement 2 % se sont produites dans des piscines où l'on avait installé une fermeture à verrouillage automatique.Selon la Croix-Rouge, l'installation d'une clôture dont la porte est munie d'une barrière à fermeture et à verrouillage automatique est la mesure la plus efficace pour éviter une tragédie.Afin de sensibiliser les propriétaires de piscines creusées et hors terre à la sécurité en piscine résidentielle, la Croix-Rouge tient durant tout l'été une campagne de prévention intitulée Ma piscine et la sécurité.Ces séances de formation sont offertes gratuitement.Il s'agit tout simplement aux propriétaires de piscines de se regrouper et de communiquer avec la Croix-Rouge au 1 800 363-7305, poste 3004 pour recevoir la visite d'un agent de prévention qui viendra leur expliquer comment on rend sécuritaire une piscine.Le coroner Louise Nolet, coroner pour l'est de la province, a révélé des chiffres troublants hier.De 1990 à 2001, 73 enfants âgés de 1 à 4 ans se sont noyés dans des piscines résidentielles.Durant la même période, on signale 132 décès reliés à la noyade en piscine, tous âges confondus.Mince consolation toutefois, l'an dernier on a signalé 3 noyades comparativement à 10 en 1992 et 1993 et à 9 en 1996.Selon le coroner Nolet, les noyades sont des décès qui pourraient être prévenus la plupart du temps.La première chose à faire est d'aménager le pourtour de la piscine de façon sécuritaire pour tous les enfants.Il faut prendre des moyens physiques pour la protéger.« On parle ici de clôture ceinturant le terrain où la piscine est installée, d'une porte qui se verrouille automatiquement, d'éviter de laisser des objets dans la piscine lorsqu'on ne se baigne plus, lesquels peuvent attirer les enfants », a précisé le coroner.Le comportement des parents est aussi très important et ces derniers doivent exercer une surveillance constante des enfants lorsqu'ils se baignent.La sonnerie du téléphone, un plat qui mijote, un moment de distraction peuvent être à l'origine d'une tragédie que les parents ne pourront jamais oublier.Comme il y a plus de piscines hors terre que creusées au Québec, il y survient plus de noyades.Dans bien des cas, l'aménagement de ce type de piscine est fautif et il est possible d'accéder à la piscine directement par le patio, qui est souvent non protégé par une clôture.Hier matin, la Croix- Rouge a mené une campagne de sensibilisation dans le quartier Sainte- Dorothée à Laval.Des bénévoles de la société ont fait du porte-à-porte pour conscientiser les propriétaires de piscines à la sécurité.L'emplacement du filtre autour de la piscine est très important.Il doit être placé à 0,9 mètre de la piscine afin d'empêcher les enfants d'y grimper et d'enjamber la piscine.Les produits chimiques doivent aussi être entreposés de façon sécuritaire et être inaccessibles aux enfants.Line Vermette responsable du développement des services humanitaires à la Croix- Rouge, a expliqué pour sa part que la société s'était donné comme objectif de sensibiliser les propriétaires de piscines sur la prévention de la noyade chez les 0-5 ans, la catégorie d'âge où l'on retrouve le plus grand nombre de noyades dans les piscines résidentielles.Selon elle, la noyade type chez les jeunes correspond à un jeune de 2 ans qui sort de la maison par la porte-fenêtre, laquelle offre un accès direct à la piscine et dont le parent ne connaît pas les techniques de réanimation cardiorespiratoire.« Il faut donc limiter l'accès à la piscine, surveiller nos enfants, s'assurer d'avoir une clôture autour du terrain et limiter aussi l'accès à la piscine de façon directe de la maison, en ayant une barrière à verrouillage automatique », a précisé Mme Vermette.Ce type de ressort qui permet la fermeture automatique d'une barrière s'installe aussi bien sur une clôture en bois que de métal et coûte une dizaine de dollars.Photo IVANOH DEMERS, La Presse Un ballon resté coincé dans la porte menant à la piscine et des jouets qui flottent représentent une tragédie en puissance.L'odyssée de Johanne Marcellin Une mère célibataire avec trois enfants ne trouve pas facilement un logis Canada Air Char ter remboursera les clients SÉBASTIEN RODRIGUE LES CLIENTS malheureux de Canada Air Charter ont dû faire une croix sur leurs billets achetés avec le grossiste, mais ils seront néanmoins remboursés par l'administrateur provisoire du voyagiste, promet l'Office de la protection du consommateur (OPC).L'OPC a fait savoir dans un communiqué émis hier que les réclamations seront faites à partir de formulaires disponibles chez les agents de voyages.« La procédure détaillée des remboursements sera communiquée dans les prochains jours aux agences de voyages qui verront à en faire part à leurs clients », peut-on y lire.Tous les départs à compter du 5 juillet sont donc annulés.Les voyageurs coincés un peu partout dans le monde seront quant à eux rapatriés aux frais de l'administrateur provisoire.Il y aurait plusieurs milliers de personnes à l'étranger qui devaient revenir par l'entremise des services de Canada Air Charter, selon le président d'Univers Gestion Multi-Voyages, Steve Nasra.Univers Gestion Multi-Voyages, la société mère de Canada Air Charter, a cessé vendredi ses activités et a remis ses permis de grossiste et d'agent de voyages à l'OPC qui a nommé Yves Morin comme fiduciaire.L'entreprise a pourtant laissé paraître une publicité en page une de La Presse hier annonçant ses prix pour Londres et Tunis.M.Nasra, a toutefois indiqué que son entreprise avait bel et bien cessé ses opérations et qu'une soixantaine d'employés avaient été remerciés.Les aventures de Canada Air Charter se transporteront maintenant devant les tribunaux.L'avocat Paul Unterberg a déclaré vendredi sur les ondes de Radio- Canada qu'un recours collectif pourrait être organisé au nom des voyageurs lésés.Le propriétaire de l'entreprise, Steve Nasra, et son partenaire d'affaires britannique, European Aviation, ont pour leur part déposé des poursuites en cour fédérale à l'endroit de l'Office des Transports du Canada et des compagnies aériennes qui s'étaient opposés à ce qu'une compagnie étrangère assure une liaison entre le Canada et d'autres pays que son pays d'origine.Le 21 juin dernier, l'Office des Transports du Canada avait refusé une demande de Canada Air Charter pour assurer une soixantaine de vols prévus jusqu'à la fin d'octobre.La compagnie a ensuite tenté de faire renverser sans succès cette décision.Les clients de l'agence s'étaient donc retrouvés coincés à l'aéroport de Mirabel et en Haïti pendant plusieurs jours cette semaine.ANDRÉ DUCHESNE DEPUIS QUELQUES JOURS, de nouveaux clients se pointent le nez au restaurant Miracle Pizzeria, rue Notre-Dame, dans le quartier Saint-Henri.Créchant temporairement à l'école polyvalente voisine, les sans-logis de Montréal y font un saut entre deux visites dans leur quête en vue de se trouver un logement.Un miracle, c'est effectivement ce que souhaitent les quelque 45 familles, peutêtre un peu moins, qui tentent toujours de trouver confort et réconfort en circulant, en mangeant et en dormant entre les murs du bunker bétonné dans l'attente de se dénicher un nouveau toit pour la prochaine année.« Excusez-moi demande la serveuse du resto à Johanne Marcellin, une mère célibataire de trois enfants attablée avec La Presse sur une des banquettes.J'ai entendu que vous cherchiez un logement ?Je cherche à louer le mien.Un 4 1/2 dans un bloc de 16 logements à Verdun.On s'en va à cause des problèmes d'eau.Y'a pas de pression.Quand le gars au-dessus prend sa douche, on n'a plus de pression.» Johanne a décliné.Bon, le prix était correct mais l'état des lieux, sommairement décrit, ne lui a visiblement pas plus.Et puis, trois enfants dans un 4 1/2, c'est pas évident si on a bien compris.Et puis, il faut que Johanne se trouve, selon ce qu'elle affirme, un 5 1/2 dont le loyer ne dépasse pas 674 $ par mois pour avoir droit au programme de logement subventionné du gouvernement.C'est pour cela d'ailleurs qu'elle n'a pas renouvelé le bail de son 4 1/2 (385 $ par mois) situé dans Verdun en mars dernier.Elle a fait le calcul et croit qu'elle améliorerait un tant soit peu son revenu mensuel si elle pouvait adhérer au programme.Un 5 1/2 lui permettrait aussi de pouvoir loger ses deux plus vieux, Vicky, 10 ans, et Tommy, 8 ans, dans des chambres séparées.La plus jeune, Baby-Lee, n'a que quatre mois.Johanne Marcellin affirme avoir cherché dans plusieurs secteurs de l'île de Montréal : au Nord, dans Verdun, Saint- Henri, Côte-Saint-Paul et ailleurs.Nada.« On m'a refusé pour toutes sortes de raisons : mes trois enfants, le fait que je suis monoparentale, que je n'ai pas d'endosseur.J'ai un enfant mulâtre et un proprio m'a refusé pour cela.» Dans l'intervalle donc, elle loge à la polyvalente Saint-Henri, avec trois autres familles dans une classe de français, au second étage.Lorsque Baby-Lee pleure pour avoir du lait la nuit, elle doit descendre d'un étage, acheter des berlingots dans une distributrice et en faire chauffer le contenu au micro-ondes avant de lui donner le biberon.Johanne estime que les services d'urgence mis sur pied par la ville depuis le début de la crise du logement sont déficients.Il fallait la voir hier poivrer un employé municipal sur la question de la disponibilité de logements à loyer modique.« Je ne peux pas croire que vous n'avez pas vu cela venir », lance-t-elle.« Écoutez madame, la Ville ne peut pas tout régler à votre place », rétorque l'employé.La Ville justement, fait ce qu'elle peut.Hier, on a ajouté de nouveaux services pour aider les familles.Trois animatrices ont été mobilisées pour s'occuper des enfants le temps que les parents aillent à la chasse aux logis.Des billets de taxi sont distribués pour faciliter les déplacements.La Ville a aussi acheté des liasses de quotidiens afin de leur permettre de dépouiller la section des annonces classées.Enfin, des employés municipaux, au volant de véhicules nolisés, amènent tout ce beau monde visiter des logements.Hier, dans l'émission de son bilan quotidien, la Ville annonçait que moins de 80 personnes ont passé la nuit à l'école alors qu'on s'attendait à un nombre oscillant entre 100 et 110.Ce qui laisse présager que la crise se résorbe lentement.Au moment où nous quittions par contre, certains couples revenaient vers l'école en échangeant sur leurs insuccès de la journée.Pour eux, comme pour Johanne, l'odyssée se poursuit aujourd'hui.« M'accueillerais-tu chez vous ce soir avec mes trois enfants ?Non, n'est-ce pas.Ben, je te comprends.C'est normal, lancet- elle.Moi, tout ce que je veux, c'est un logement qui a de l'allure.En attendant, mes enfants me posent des questions.Ils veulent savoir où ils vont se retrouver, où ils vont aller à l'école cet automne.Qu'estce que je leur réponds ?En attendant, je me demande aussi ce qu'ils peuvent bien penser de moi.» Consultez notre dossier fouillé sur la crise du logement à www.cyberpresse.ca/ logement Photo IVANOH DERMERS, La Presse Mère seule avec trois enfants, Mme Johanne Marcellin cherche un logis sans trop de succès.Les annonces du journal l'aideront peut-être. 7LP0401A0707 A4 DIMANCHE 7LP0401A0707 ZALLCALL 67 21:53:17 07/06/02 B Les cols bleus de Toronto s'opposent à la collecte des ordures par des firmes privées Presse Canadienne TORONTO \u2014 Les entreprises privées engagées afin de ramasser les ordures ménagères abandonnées illégalement dans plusieurs décharges improvisées, à Toronto, ont été confrontées hier à la colère de travailleurs municipaux en grève.Alors que les cols bleus de la Ville de Toronto en sont à leur deuxième semaine de grève, et que de plus en plus de gens se débarrassent de leurs détritus de façon illégale afin d'éviter les files d'attente qui se forment aux dépotoirs temporaires aménagés par les autorités, les services de santé torontois ont émis trois ordres de nettoyage, vendredi, afin de tenir les mouches et les rats à l'écart des amas de déchets.Des responsables municipaux, des bénévoles et des résidants d'un quartier torontois se sont regroupés et ont retiré les ordures déposées à l'une des décharges illégales.Toutefois, des grévistes se sont opposés hier à ce qu'une entreprise privée, engagée par la Ville, procède à une opération de nettoyage similaire.« Nous n'essayons pas de nous opposer à l'officier de santé, a expliqué Andrea Addario, porte-parole du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).Nous ne sommes pas opposés au nettoyage, mais à ceux qui le font.» Un représentant de la Ville a toutefois indiqué que le syndicat avait été invité à prendre part aux opérations, mais qu'il n'avait pas été en mesure de rassembler suffisamment de ses membres pour effectuer le travail.Hier, Toronto s'est adressée au tribunal et a obtenu une injonction interdisant aux grévistes de nuire au ramassage des ordures.Mme Addario a par la suite précisé que cette injonction ne concernait que les sites visés par les ordres émis par l'officier de santé, et qu'elle n'interdisait pas aux travailleurs en grève de faire du piquetage sur place.Par ailleurs, l'officier de santé n'a pas déclaré l'état d'urgence médicale, ce qui provoquerait l'adoption d'une loi spéciale de retour au travail.Quant à lui, le premier ministre de l'Ontario, Ernie Eves, a indiqué qu'il convoquerait les députés le temps d'adopter une telle loi si jamais les autorités de la santé publique déterminaient que les piles de déchets provoquées par la grève constituaient une menace à la sécurité publique.Le maire suppléant de Toronto, Case Ootes, a confirmé vendredi que son administration avait établi des contacts avec le gouvernement provincial pour déterminer si ce dernier devrait intervenir et à quel moment il le ferait.Cette grève des cols bleus et des cols blancs touche 24 000 travailleurs.La sécurité d'emploi et la soustraitance sont au coeur de la mésentente.PHOTO PC Des préposés à la cueillette d'ordures ménagères, relevant d'une entreprise privée, ont attendu sur un divan le départ des grévistes qui manifestaient contre leur intervention.Les Canadiens ne croient pas à la possibilité d'une attaque terroriste Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Plus des trois quarts des Canadiens ne croient pas à la possibilité d'une attaque terroriste contre le pays, selon un sondage mené par une firme proche du Parti libéral fédéral, dont le National Post a obtenu copie.En effet, 77 % des personnes interrogées par Pollara, le mois dernier, n'avaient pas le sentiment qu'un attentat puisse être perpétré par des terroristes au Canada.Quatorze pour cent estimaient quant à elles probable une telle attaque.Pollara a questionné 1700 Canadiens, entre le 28 mai et le 1er juin.Les résultats de son enquête d'opinion présentent une marge d'erreur de plus ou moins 3 %.Les Canadiens se préoccupent beaucoup moins du terrorisme, contrairement aux Américains qui demeurent en faveur d'une « action forte et décisive », a affirmé M.Marzolini, de Pollara.« Ce pays (les États-Unis) est toujours en guerre, et sa détermination demeure similaire à celle que les Canadiens ont connue en novembre, a-t-il écrit dans un document à l'intention du gouvernement libéral, le mois dernier.Nous nous sommes remis du choc, pas eux.» « Ils regardent encore nerveusement au-dessus de leur épaule, alors que nous doutons qu'une attaque terroriste puisse arriver ici », a-t-il ajouté.En tête des nouvelles priorités des Canadiens figurent la crise de la santé, les impôts et les dépenses du gouvernement, laissent entendre les résultats du sondage.« Les Canadiens se sont largement remis des événements du 11 septembre.Nous sommes optimistes au sujet de l'économie et de la croissance de l'emploi, fortement préoccupés par la santé et disposés à payer des impôts afin d'améliorer le système de santé », a déclaré M.Marzolini au National Post.« Une majorité de Canadiens sont très préoccupés par notre niveau élevé d'imposition et l'importance des dépenses effectuées par le gouvernement.Ils nous ont accordé un répit pendant la crise (subséquente au 11 septembre), mais ils ont recommencé à réclamer des mesures à ces niveaux.» La population canadienne se fait des illusions s'il elle croit que la guerre au terrorisme est terminée, a affirmé John Thompson, directeur de l'Institut Mackenzie, un organisme de réflexion de Toronto.« J'ai de petites nouvelles pour les Canadiens (.) nous sommes plongés dans le terrorisme jusqu'au cou, et nous l'avons toujours été », a-t-il déclaré.Darren Entwistle Le conseil de Telus accorde son appui à Entwistle Bombardier licencie 160 autres employés à Toronto Presse Canadienne TORONTO \u2014 Bombardier Aérospatiale a annoncé le licenciement de 160 autres employés, dont certains comptent jusqu'à 20 années de service, en raison d'un ralentissement des ventes de ses appareils.L'entreprise, qui est le troisième plus important fabricant d'avions au monde et le premier employeur industriel de Toronto, a confirmé qu'elle allait éliminer 130 emplois dans le secteur de la production et de la maintenance ainsi que 30 postes de supervision.C'est le troisième licenciement à se produire cette année à l'exploitation de Bombardier à Downsview, où la société a éliminé 660 emplois, soit 16 % de la main-d'oeuvre, depuis le 1er janvier.La demande d'appareils à turbopropulseur Dash 8 de série Q et d'autres appareils fabriqués à l'usine est encore en « mode de récupération » à la suite des attentats terroristes commis le 11 septembre dernier, a souligné la porte-parole de Bombardier, Shasta Townsend.Un représentant des Travailleurs canadiens de l'automobile a déclaré que même si certains licenciements étaient inévitables en raison des conditions du marché, l'entreprise avait délibérément éliminé le personnel de nettoyage de l'usine et confié ce travail à une entreprise non syndiquée.« Nous ne considérons pas cela comme un licenciement mais comme un congédiement », a déclaré Bob Hamilton, président du syndicat de l'usine.L'élimination du personnel de nettoyage non permanent et la décision de faire appel à des employés non syndiqués ont donné lieu à de brefs débrayages à l'usine, vendredi.Presse Canadienne VANCOUVER \u2014 Le conseil d'administration de Telus a accordé hier un appui « sans équivoque » au président et chef de la direction de la société, Darren Entwistle, ainsi qu'aux autres cadres supérieurs.Les membres du conseil ont pris cette décision après que le Syndicat des travailleurs des télécommunications eut réclamé la démission de M.Darren Entwistle et des autres cadres supérieurs de la société.« Nous appuyons sans la moindre réserve Darren Entwistle et la façon de procéder adoptée qu'il a mis de l'avant pour la société et nous sommes très préoccupés du climat négatif créé par le syndicat lequel pourrait nuire à la société », a déclaré Brian Canfield, président du conseil d'administration de Telus, par voie de communiqué.« Le conseil de Telus continue également à appuyer les efforts de la direction de Telus visant à en arriver à la signature d'une nouvelle entente collective qui prend compte du marché concurrentiel et du climat économique, tout en reconnaissant les besoins des employés ainsi que les exigences des clients », a ajouté M.Canfield.« Le conseil d'administration est d'avis que M.Entwistle et l'équipe de direction ont réalisé des progrès à l'égard de la stratégie de la société et qu'ils ont établi une culture de haut rendement indispensable à Telus pour demeurer concurrentiel.Le président du syndicat, Rod Hiebert, s'était dit préoccupé, jeudi, par la chute de la valeur des actions de l'entreprise.« Nous aimerions que le conseil d'administration relève immédiatement Darren Entwistle de ses fonctions et examine le salaire et le comportement des cadres qu'il a nommés depuis son entrée en fonction, il y a deux ans », avait déclaré M.Hiebert.M.Hiebert a soutenu que sa demande n'avait rien à voir avec les négociations pour le renouvellement de la convention collective en cours entre la société et le syndicat.Telus est l'une des principales sociétés de télécommunications du Canada.7335, BOUL.DÉCARIE 3213, AUTOROUTE 440 KIRKLAND, LE FAUBOURG, Chomedey, Laval en face du Carrefour Laval, à côté du Yellow Plus Angle Jean Talon, métro Namur Ste-Catherine Importateurs d'articles ménagers de qualité Autoroute 40 Ouest, sortie ch.Sainte-Marie Lun.-merc.10h-18h Jeu.et ven.10h-21h Sam.9h-17h Dim.10h-17h Faites vite pour profiter du meilleur choix.Promotions d'ouverture : limite de 1 par famille.Ens.de 3 poêles anti-adhésives \" Teflon \" 8 po, 10 po Plateau pliant en bois pour le lit / la télé 1299$ Cour.: 27,99 $ Ensemble 5 pièces pour pâtes Grand bol 12 po et quatre bols 8 po 1499$ Cour.: 59,99 $ Ens.de 4 boîtes étanches en verre avec couvercles en acier inoxydable 1999$ Cour.: 39,99 $ Ensemble à pique-nique Sac à dos, assiettes, chopes et coutellerie pour 4 personnes 1999$ Cour.: 79,99 $ Ens.3 pièces Verres en acrylique 199$ Cour.: 7,99 $ Ens.3 pièces 1799$ Cour.: 69,99 $ Design 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Tu dois être bien.Comme t'es chanceux ! » Maintenant, quand ils arrivent sur ma terrasse, ils disent : « Wow ! La belle piscine ! Ton voisin est chanceux ! » Et je sens même qu'ils préféreraient être chez le voisin que chez moi.Le temps d'une saucette.Maudite piscine ! Ça fait 15 ans que j'habite ici.Quinze ans que je suis heureux.Totalement satisfait.Sans eau ni chlore.Pourquoi ne pourrais-je pas continuer de l'être ?Parce que le ver est dans la pomme.Le ver, c'est l'envie.La pomme, c'est ma tête.C'est pas vrai la maxime : « Quand on se regarde, on se désole, quand on se compare, on se console.» C'est plutôt : « Quand on se regarde, on apprécie, quand on se compare, on meurt d'envie ! » Prenez le beau petit José Théodore.L'année dernière, on lui aurait donné trois millions de dollars US par année, il aurait été fou de joie.Aujourd'hui, si on lui donnait trois millions US, il se sentirait insulté.Bafoué.Pourquoi ?Parce qu'il se compare à son voisin.Si Curtis Joseph a huit millions, il ne peut en accepter seulement quatre.Et il a raison.Même si au fond, ça ne change pas grand-chose à sa vie.T'as beau avoir cinq Porsche, tu n'as seulement qu'un cul.Tu peux t'asseoir seulement dans une Porsche à la fois.Mais c'est une question de principe.On ne peut accepter que d'autres jouissent de ce dont on ne peut pas jouir.Si Joseph gagnait deux millions, Théo serait très heureux avec ses quatre millions.Si mon voisin n'avait pas de piscine, je serais très heureux avec ma terrasse.Mais il a une piscine, et tout mon équilibre émotif bascule.Pour la première fois de ma vie, je me sens atteint du syndrome du voisin gonflable.Le problème, c'est que je n'ai pas de place pour gonfler.La piscine du voisin est tellement proche de ma terrasse, que si j'étais Annie Pelletier, je pourrais y plonger, sans danger.Où voulezvous que je mette la mienne ?Bien sûr je peux faire démolir ma terrasse et mon garage.Et tasser ma maison d'une dizaine de pieds pour me creuser un bassin.J'y pense.J'en aurai pour quatre mois à entendre la pépine défoncer ma cour.Je le sais.L'année dernière, j'ai enduré durant quatre mois le bruit d'enfer de la pépine du voisin.Quatre mois à me réveiller au son de l'apocalypse.Et j'ai même pas pu me tremper un orteil.Admettons que je sois mentalement prêt à revivre ça.Et que je transforme ma tranquille demeure en chantier olympique, ai-je vraiment le goût d'avoir une piscine tellement proche de mes voisins que je risque à tout instant de les éclabousser dans leur salon ?Non, il n'y a vraiment pas de place pour deux piscines dans mon coin.Il fallait avoir l'idée en premier.C'est mon voisin qu'il l'a eue.Tant mieux pour lui.Maintenant qu'est-ce que je fais ?J'arrête de prendre du soleil sur ma terrasse pour ne pas être en contact avec l'objet de mon malheur.De toute façon, à quoi bon bronzer, je suis vert de jalousie.Je me fais bâtir un mur de Berlin pour ne plus voir la piscine.Et quand j'entendrai les cris de joie et le bruit de l'eau, je me ferai croire qu'ils sont en train de regarder des vieilles cassettes de Flipper.Ou j'opte pour la solution du téteux.Je deviens ami avec mes voisins.Et je m'invite chez eux, souvent.Pour me baigner.Pas évident.Ça fait quatre ans qu'ils habitent là, et on s'est dit trois mots.Ils me verraient venir de loin.Avec mon Vinier.Non, je préfère suer que de téter.Alors je n'ai pas le choix.Je dois essayer d'être grand.M'élever audessus de ma petite personne.Comme un moine tibétain.Être heureux du bonheur de mon voisin.Mieux que ça.Avoir tellement à coeur le bonheur de mon prochain qu'il faut que ça me fasse plus plaisir que mon voisin ait une piscine que si moi j'en avais une.J'en ai pour l'été avant d'atteindre ce niveau d'altruisme.Ça va travailler fort sur la chaise longue ! Heureusement, l'été est vite passé.En espérant que le voisin ne se fasse pas bâtir un centre de ski dans sa cour cet hiver ! \u0001 \u0001 \u0001 Avis à tous les touristes.Les employés des hôtels de Montréal entament des moyens de pression.Soyez prudents, si vous mettez votre petite affiche « Ne pas déranger » sur la poignée de porte de votre chambre, ils vont entrer quand même ! \u0001 \u0001 \u0001 L'ADQ n'est pas en train de conquérir seulement le Québec.L'ADQ est en train de prendre le contrôle de l'Univers ! Nous avons constaté, dans cette chronique, il y a deux semaines, que les libéraux étaient rouges, les péquistes, bleus, et les adéquistes, beiges.Eh bien, sachez que le cosmos en entier est beige.La NASA révèle sur son site I n t e r n e t ( h t t p : / / antwrp.gsfc.nasa.gov/apod/ ap020702.html) que la moyenne des couleurs émises par les sources de lumière de l'univers est un beau beige.Mario is big ! (Merci à Monsieur Jean Vaillancourt de Mascouche pour m'avoir refilé cette étonnante information.) Accident inusité Un accident inusité s'est produit vendredi à l'embouchure de la rivière Richelieu à Sorel, lorsqu'un bateau a heurté le pont du chemin de fer qui enjambe la rivière Richelieu.La collision a eu pour effet de déstabiliser le pont de ses piliers, lequel a pivoté sur un autre pilier avant de tomber à l'eau.Personne n'a été blessé et la circulation maritime pour les petites embarcations n'est pas affectée.PHOTO ANDRÉ COURNOYER, collaboration spéciale Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NUMÉRO: NUMÉRO: Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): Participation gratuite Tirage du Complémentaire: 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS Complémentaire: Complémentaire: (22) 2002-07-06 2002-07-06 (07) 2002-07-06 2002-07-06 2002-07-05 2002-07-05 (27) 11 823 980 $ 7 500 000 $ 5 000 000,00 $ 219 878,40 $ 2 290,40 $ 150,00 $ 10,00 $ 10,00 $ Tirage du 3 4 2002-07-06 Secur: le débrayage se poursuit SÉBASTIEN RODRIGUE LES 900 SYNDIQUÉS de la compagnie Secur, une filiale du Mouvement des caisses Desjardins, vont poursuivre au moins jusqu'à ce matin le débrayage entrepris vendredi, alors que des cadres assurent à leur place l'approvisionnement en argent des institutions financières.Les employés ont décidé de mettre fin au transport de l'argent et à l'approvisionnement en billets des guichets automatiques vendredi après-midi.Ils souhaitaient ainsi s'opposer à l'utilisation des cadres et du personnel administratif dans la mise en place d'un « plan de contingence » par l'employeur.L'offre patronale a été déposée hier matin et le syndicat se prononcera sur celle-ci vers 8h ce matin.Il annoncera alors si le débrayage continue.Entre-temps, Secur a fait appel hier à une quarantaine de briseurs de grève.Les cadres et le personnel administratif de l'entreprise sont entrés au travail sous forte escorte policière et sous les huées des grévistes.Secur relève de la législation fédérale, c'est pourquoi l'entreprise n'a pas à se soumettre à la loi québécoise antibriseurs de grève.Selon la direction, le débrayage affecte peu les activités de l'entreprise qui contrôle plus de 80 % du marché du transport des valeurs au Québec.« On se concentre sur l'approvisionnement des guichets automatiques et des institutions financières », précise le directeur général de Secur, François Tremblay, qui soutient que les guichets automatiques ne se retrouveront pas à sec.De son côté, le Mouvement Desjardins ne signale aucun problème d'approvisionnement dans son réseau de guichets automatiques.« Nous n'avons pas d'inquiétudes particulières et si jamais les guichets sont en manque de billets, il y a d'autres façons de se procurer de l'argent », dit le porte-parole du Mouvement des caisses Desjardins, André Chapleau.Le syndicat a pour sa part dénoncé l'utilisation de briseurs de grève.« On trouve cette attitude arrogante face au conflit, mais ça ne nous empêche pas objectivement, comme comité de négociations, d'analyser le tout froidement », dit Jocelyn Tremblay, président provincial du Syndicat des employés de Secur.Le porte-parole syndical met d'ailleurs en doute la compétence des cadres et du personnel administratif pour accomplir leur travail.« Nos gens sont tous formés, ils ont obtenu des permis de port d'arme auprès de la Sûreté du Québec, ils ont été formés en simulation », réplique le directeur général de Secur.Les syndiqués avaient rejeté les offres patronales déposées le 21 juin dernier.Le syndicat tente notamment de faire passer le plafond salarial de 17,97 $ à 21 $ de l'heure.Leurs demandes portent également sur le régime de retraite, les horaires de travail et la proportion d'employés permanents à temps plein.Les deux parties n'ont pas voulu donner de détails sur les offres déposées hier.www.duvalauto.com Rabais de 750 $ aux diplômés 1540, Ampère, Boucherville, autoroute 20, sortie 95, (450) 449-7929 Votre voiture vous attend.Rabais de 750 $ aux diplômés MPV 2002 0,9% sur 36 mois Location 48 mois, 2 900 $ comptant, taxes, transport et préparation en sus; 1 095 $, peinture métalique 105$.Pas de dépôt de sécurité Facile de se vanter d'avoir les meilleurs prix et le meilleur service.Chez Duval Mazda, pas besoin de s'en vanter, puisque c'est la réalité! 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québécoise.Demain, dernier volet consacré au phénomène du jeu asiatique.Devant l'intérêt grandissant des jeunes pour les loteries, le gouvernement québécois avait adopté une loi en février 2000 pour interdire la vente de billets de loto aux mineurs, mais plus de deux ans après son adoption, son application s'avère quasi inexistante.Loto-Québec fait des vérifications auprès des détaillants quand des plaintes lui sont rapportées.Bilan : 16 plaintes en un peu plus de deux ans et quatre lettres d'avertissement.La Régie de l'alcool, des courses et des jeux (RACJ), qui s'assure entre autres que les bars respectent la loi avec les appareils de loterie vidéo (ALV), a servi de son côté un seul avertissement.Elle répertorie également quatre cas de mineurs qui se trouvaient près des appareils lors des descentes des policiers dans les bars.Selon le porte-parole de la Régie, Réjean Thériault, l'organisme n'a pas suffisamment d'inspecteurs pour faire des vérifications dans les quelque 3800 bars ou restaurants qui possèdent des ALV.Même rhétorique chez Loto-Québec, où l'ampleur de la tâche serait trop importante.« Loto-Québec a près de 11 500 points de vente ; si l'on voulait faire une véritable vérification approfondie, imaginez le travail.Ce qu'on fait, c'est de l'observation à la suite de plainte », dit Jean-Pierre Roy, porte-parole de la société d'État.Pour le reste, on s'en remet à la Sûreté du Québec et aux corps de police municipale.Au Service de police de la Ville de Montréal, la section de la moralité, de l'alcool, des stupéfiants et de l'intervention auprès des jeunes n'a jamais reçu de plainte pour la vente de billets de loterie à des mineurs.De son côté, la Sûreté du Québec ne répertorie pas ce type de plainte.Les services de police et la RACJ ont toutefois apostrophé à plusieurs reprises des tenanciers pour avoir toléré des mineurs dans leurs établissements.Quant à la vente de billets de loterie à des mineurs, il n'y a pas de poursuite enregistrée après vérification auprès du ministère de la Justice.Pendant ce temps-là, les commerçants peuvent vendre des billets de loterie à des mineurs en toute impunité, selon Sol Boxembaum, qui dirige un centre de thérapie et un lobby prônant le jeu responsable.La loi adoptée en février 2000 est pourtant claire.Un commerçant peut recevoir une amende de 300 à 2000 $ pour une première infraction et l'amende grimpe entre 600 et 6000 $ s'il récidive au même endroit.Loto-Québec possède aussi ses propres règles à l'encontre des détaillants fautifs qui vont d'un avertissement jusqu'à la suspension définitive du permis de vente.Il existe pourtant des preuves d'enfants et d'adolescents capables d'acheter des billets de loterie.M.Boxembaum a réalisé une enquête au cours des deux dernières années.L'année dernière, une adolescente de 15 ans a pu se procurer des billets de loterie sans se faire demander son âge dans 33 détaillants sur 35.Plus récemment, un de Johanne Prégent, montrait aussi des adolescents acheter des « gratteux » sans problème.Le porte-parole de Loto-Québec, Jean-Pierre Roy ne s'offusque pas du contenu de ce documentaire en répliquant qu'un autre reportage avait plutôt démontré le contraire.« Pour nous, l'important, c'est que la possibilité (de porter plainte) soit là.Chaque citoyen, chaque jour, chaque parent peut s'en prévaloir », dit-il.Pour le critique libéral en matière de services sociaux, Russell Williams, l'inefficacité de cette loi démontre que le rôle de Loto-Québec dans la promotion du jeu devrait être remis en question.« Je suis d'accord avec l'idée que l'État gère le jeu, mais quand on se charge de la promotion et du contrôle, il y a un conflit d'intérêts », souligne-t-il.Le député de Nelligan estime également que la mention « 18 ans et plus » demeure encore trop discrète chez les détaillants.Loto-Québec indique de son côté qu'elle fait le maximum pour limiter la vente de billets de loterie aux mineurs.« Ce qu'on fait, c'est sensibiliser le détaillant, de lui rappeler de respecter cette loi et de demander les cartes d'identité.On ne peut pas agir sur le public outre que de l'informer qu'il peut se plaindre », dit le porte-parole de Loto-Québec.Les spécialistes des problèmes de jeu chez les enfants et les adolescents s'entendent pour dire que l'interdiction de vente de billets de loterie est aussi importante que celle de l'alcool et du tabac.Les enfants d'âge primaire ne développent pas nécessairement de problème avec le jeu, mais tout peut se compliquer à l'adolescence.Selon des études réalisées par le Centre international d'étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes, entre 4 et 8 % des adolescents ont un grave problème avec le jeu et entre 10 et 14 % pourraient développer un problème.Phototèque La Presse © Les enfants d'âge primaire ne développent pas nécessairement de problème avec le jeu, mais tout peut se compliquer à l'adolescence.Le berceau du loto et du casino SÉBASTIEN RODRIGUE LES ADULTES aux prises avec des problèmes de jeu compulsif ont parfois goûté au jeu pour la première fois quelque part entre 10 et 19 ans.Mais de plus en plus de personnes développent des problèmes avant même d'avoir atteint la majorité.Selon des études réalisées par le Centre international d'étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes, entre 4 et 8 % des adolescents ont un grave problème avec le jeu et entre 10 et 14 % pourraient développer un problème.La génération montante est en fait la première à grandir dans une société qui encourage le jeu.« Ils ont grandi dans une société où le jeu est légalisé et très publicisé, les personnes de 45 ans n'ont pas grandi dans le même environnement », constate la psychologue Rina Gupta du Centre international d'étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes.Les enfants et les adolescents trouvent une source de sensations fortes dans le jeu.Les problèmes de jeu pathologique surviennent toutefois à l'adolescence.« Ils disent que c'est un autre monde où il n'y a pas de problème.Ils se sentent importants et bien respectés », dit Rina Gupta.Ce goût pour le jeu puise en partie son origine dans la popularité des jeux vidéo.Selon Mme Gupta, les jeunes considèrent que plus ils jouent, plus ils s'améliorent.Ils font alors la même déduction avec les jeux de hasard, mais plus ils jouent, plus ils risquent de devenir dépendants.Une autre source du problème repose sur les épaules des parents et des grands-parents qui banalisent les conséquences du jeu auprès des enfants.« Il n'y a pas assez de message de modération comme on le voit avec la drogue et l'alcool », dit Mme Gupta.Les adolescents développent également un goût prononcé pour le casino.Selon des données obtenues par le Centre international d'étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes, environ 10 % des étudiants du secondaire ont fréquenté le Casino de Montréal.Une soirée sur l'île Notre- Dame équivaut en quelque sorte à un rite de passage vers l'âge adulte, comme la première sortie dans un bar.Mais une dépendance au jeu peut nuire aux notes scolaires, entraîner le décrochage scolaire et compliquer les relations familiales à cause de mensonges ou de vols d'argent. 7LP0701A0707 7LP0701A0707 ZALLCALL 67 22:38:18 07/06/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 7 JUILLET 2002 A7 MONDE Un général américain fait amende honorable Des civils afghans ont bel et bien été tués par les frappes EXPRESS INTERNATIONAL États-Unis Fête de famille LE PRÉSIDENT des États-Unis George W.Bush a fêté hier en petit comité son 56e anniversaire, dans la propriété de bord de mer de ses parents à Kennebunkport (Maine, nord-est), en commençant la journée avec une partie de golf en compagnie de son père, l'ancien président George Bush.S'adressant à des journalistes, il a assuré qu'il ne savait pas quel cadeau lui serait offert.« Je suis surtout content que ma mère et ma femme se soient rappelé que c'était mon anniversaire », a-t-il dit.Il a déclaré qu'il se sentait « un peu plus vieux » et s'est reproché d'avoir mis deux heures et quart pour effectuer un parcours de 18 trous.\u2014 d'après AFP Pakistan Un décret électoral LE PRÉSIDENT du Pakistan, le général Pervez Musharraf, a émis un décret qui empêche dans la pratique tout retour au pouvoir des anciens premiers ministres Benazir Bhutto et Nawaz Sharif, a annoncé hier un responsable pakistanais.Aux termes de ce décret sur la qualification pour les fonctions officielles, toute personne qui a été premier ministre du Pakistan ou chef de l'un des gouvernements provinciaux pendant deux mandats « ne sera pas qualifiée pour occuper de nouveau cette fonction », a déclaré un haut responsable du gouvernement pakistanais.Cette disposition donne une valeur légale à l'affirmation répétée du président Musharraf que les deux anciens chefs du gouvernement ne seraient pas autorisés à obtenir de nouveau un pouvoir politique dans la mesure où, selon lui, ils ont pillé les ressources nationales et ruiné l'économie du pays.\u2014 d'après AFP Madagascar Barrage levé AU LENDEMAIN de la fuite de Didier Ratsiraka aux Seychelles, les troupes fidèles au président malgache Marc Ravalomanana ont levé hier l'un des barrages stratégiques sur la route menant au fief de l'ancien chef d'État.Didier Ratsiraka avait quitté Madagascar vendredi avec sa famille et ses proches alors que les forces de Ravalomanana approchaient du port de Toamasina, où il avait installé son gouvernement rival.Hier, les troupes du nouveau président se sont emparées du barrage de Brickaville, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Toamasina.\u2014 d'après AP Cachemire Quatre heures de fusillade LES VIOLENCES séparatistes ont fait dix morts et 38 blessés au cours des dernières 24 heures au Cachemire indien, a annoncé hier la police.Deux soldats indiens et deux séparatistes ont été tués, et un autre militaire blessé, hier au cours d'une fusillade qui a duré quatre heures à Kokernag, à 70 km au sud de Srinagar, capitale d'été du Cachemire indien (nord-ouest de l'Inde).Selon la police, les séparatistes étaient membres du groupe panislamiste Lashkar-e-Taïba, un des deux mouvements soupçonnés par New Delhi d'avoir organisé l'attentat meurtrier contre le parlement indien le 13 décembre.Lors de plusieurs autres incidents, quatre séparatistes ont été abattus par l'armée, un militaire a été tué et un autre blessé, un civil a été tué et un responsable syndical blessé, selon les forces de l'ordre.Par ailleurs, deux explosions non revendiquées ont fait 34 blessés, dans la nuit de samedi à dimanche au Cachemire sous contrôle indien.\u2014 d'après AFP Irak Farrakhan et l'embargo LE CHEF DU MOUVEMENT musulman noir américain Nation de l'Islam, Louis Farrakhan, a évoqué hier avec deux ministres irakiens à Bagdad l'embargo imposé à l'Irak depuis 1990, a annoncé l'agence officielle irakienne INA.Le ministre de la Santé, Oumid Medhat Moubarak, et celui des Waqfs et Affaires religieuses, Abdel Moumen Ahmad Saleh, ont exposé à M.Farrakhan « les conséquences de l'embargo imposé à l'Irak qui a provoqué la mort de 1,6 million de personnes jusqu'à présent, en raison de la grande pénurie de médicaments et de vivres ».M.Farrakhan a réaffirmé sa solidarité avec le peuple irakien et souligné la nécessité de la levée de l'embargo, le qualifiant d'« acte inhumain ».« Le peuple musulman américain prie pour la victoire de l'Irak, sous la direction du président Saddam Hussein », a-t-il dit.\u2014 d'après AFP Espagne Gel des avoirs de Batasuna LE JUGE MADRILÈNE Baltasar Garzon a ordonné le gel de tous les comptes bancaires appartenant au parti basque Batasuna, considéré comme la branche politique de l'organisation séparatiste ETA.C'est la dernière initiative visant Batasuna, que le gouvernement espagnol se dit déterminé à interdire.Le ministre espagnol de l'Intérieur Mariano Rajoy s'est d'ailleurs félicité hier de la décision du juge Garzon qui a ordonné vendredi à l'Association des banques espagnoles et à celle des caisses d'épargne de geler les avoirs du parti.Le chef du mouvement Arnaldo Otegi a confirmé hier à la radio nationale que les comptes bancaires avaient été bloqués bien qu'ils n'aient pas reçu de notification officielle sur la raison de ce gel.Cette semaine, Baltasar Garzon a demandé à Batasuna de verser 24 millions d'euros de dommages pour la guérilla urbaine menée par les jeunesses basques pro-ETA ces dernières années au Pays-Basque.\u2014 d'après AFP Australie Tournée européenne LE PAPE Jean Paul II a accordé hier une audience à John Howard à l'occasion d'une tournée européenne de deux semaines du premier ministre de l'Australie.Après un déplacement en Grèce, John Howard est arrivé en Italie tard vendredi.Outre son audience avec le souverain pontife, il doit rencontrer mardi le président du Conseil italien Silvio Berlusconi.La tournée de John Howard, comprend également des visites en Allemagne et en Belgique.Ce voyage vise à renforcer les liens entre l'Australie et son plus important partenaire commercial, l'Union européenne.\u2014 d'après AFP Associated Press KABOUL \u2014 Soucieux de ménager ses alliés afghans, le commandant des forces américaines en Afghanistan, le général Dan Mc Neill, a reconnu hier que des civils afghans avaient été tués cette semaine lors d'une frappe américaine et il a promis de trouver des moyens de ne pas répéter de telles erreurs tragiques.Le président George W.Bush, en vacances dans le Maine, s'est pour sa part adressé hier au peuple afghan : « Je dirais au peuple afghan exactement ce que j'ai dit au président Hamid Karzaï, chaque fois qu'une vie innocente est perdue, nous sommes tristes.Notre pays chérit la vie, toute vie, et nous découvrirons ce qui s'est passé.» Le général Mc Neill s'est exprimé lors d'une conférence de presse commune avec le ministre afghan des Affaires étrangères, Abdullah Abdullah, en réponse aux accusations afghanes selon lesquelles 48 personnes ont été tuées et 117 autres blessées lors d'un raid aérien lundi dans la province d'Uruzgan.Parmi les civils décédés figurent 25 membres d'une famille qui célébrait un mariage dans le village de Karakak, selon des sources afghanes.Le général Dan Mc Neill, commandant des forces américaines en Afghanistan, a annoncé au cours de la même conférence de presse qu'une enquête préliminaire avait été effectuée sur l'attaque contre le village de Kakarak et quatre hameaux voisins.« À la suite de l'opération nous avons déterminé qu'il y avait des victimes civiles, a-t-il reconnu.Nous allons lancer une enquête plus officielle pour déterminer la raison des victimes civiles et faire ce que nous pourrons pour nous assurer que cela ne se reproduise pas.Si des civils sont morts, c'était un accident.Ce n'est pas notre politique que de viser des innocents.» De son côté, le chef de la diplomatie afghane, Abdullah Abdullah, a déclaré que la campagne militaire contre les combattants talibans et d'Al-Qaeda continuerait malgré la mort de civils cette semaine dans les bombardements américains dans le centre du pays.Toutefois, le ministre a estimé qu'il fallait trouver des moyens de poursuivre l'offensive sans mettre en danger des innocents.« La question n'est pas de continuer ou non les opérations contre Al-Qaeda, a lancé Abdullah Abdullah.Nous devrions trouver le moyen de prévenir des tragédies.» Viol collectif au Punjab: des arrestations Après Abdul Khaliq, qu'on voit ici, un deuxième suspect, Faiz Bakhsh, a été interpellé en rapport avec le viol collectif, le 22 juin dernier, d'une jeune fille sur ordre d'un conseil tribal à Mirwala, dans la province du Punjab (est du Pakistan).La victime, âgée de 18 ans, a été violée sur ordre du conseil tribal au motif que son frère âgé de 11 ans avait vu été vu en compagnie d'une autre jeune fille appartenant à une tribu rivale, les Mastoi, d'un rang jugé plus élevé.Le conseil tribal, composé de représentants de cette tribu, a estimé que le viol collectif permettrait de laver l'affront ainsi infligé selon eux aux Mastoi.Photo AP L'Irak impute à Washington l'échec de son dialogue avec l'ONU Agence France-Presse BAGDAD \u2014 L'Irak a imputé hier aux États-Unis l'échec de son dialogue avec l'ONU, les accusant de chercher l'escalade pour justifier leur plan destiné à renverser le régime de Saddam Hussein.« L'administration américaine est responsable du manque de progrès à Vienne », a déclaré à l'AFP Saâd Kassem Hammadi, un responsable du parti Baas au pouvoir.Au terme de deux jours de pourparlers à Vienne, le ministre irakien des Affaires étrangères, Naji Sabri, et le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, ont dressé vendredi un constat d'échec sur la perspective d'un retour des experts internationaux en désarment en Irak, d'où ils ont été retirés fin 1998.« Un ou deux États en sont responsables (.).Avec leur droit de veto, ils empêchent le Conseil de sécurité de s'acquitter de son devoir envers l'Irak », a déclaré M.Sabri à la télévision irakienne de la Jeunesse.Il se référait aux États-Unis et à la Grande-Bretagne, partisans d'une politique dure à l'égard de l'Irak au Conseil de sécurité.Les résultats de la rencontre de Vienne, la troisième depuis la reprise en mars du dialogue entre les deux parties après un gel d'un an, « n'a pas été une surprise pour nous, car les pressions américaines sur la délégation de l'ONU étaient connues d'avance », a indiqué M.Hammadi, secrétaire général de la conférence des forces populaires arabes, organisme basé à Bagdad.Par leurs pressions, les États-Unis cherchent à « empêcher la satisfaction des demandes légitimes de l'Irak (.) en prélude à une escalade contre le pays en application du complot américain », a-t-il estimé.Dans son édition de vendredi, le New York Times a affirmé que l'armée américaine avait mis secrètement au point un document prévoyant une attaque massive contre l'Irak impliquant les trois armées, des centaines d'avions de combat et quelque 250 000 hommes.L'administration du président George W.Bush, qui a placé l'Irak dans « un axe du mal », exige le retour des inspecteurs de l'ONU dans ce pays, qu'elle soupçonne de développer des armes de destruction massive, sous peine de s'en prendre militairement au régime irakien.L'Irak, qui affirme avoir désarmé avec le démantèlement de son arsenal militaire prohibé sous la supervision de l'ONU après la guerre du Golfe en 1991, exige un règlement « global » des questions en suspens avec les Nations unies, dont une levée de l'embargo le frappant depuis 12 ans.« Nous n'accepterons jamais un règlement partiel, comme le réclament les États-Unis (.).Nous avons clairement expliqué cela avant et durant le dialogue » de Vienne, a répété le chef de la diplomatie irakienne, hier, sur la chaîne de télévision Al-Jazira du Qatar.Des agents de sécurité en civil armés dans les aéroports américains d'après Associated Press WASHINGTON \u2014 L'Administration de la sécurité des transports ( TSA ) a annoncé hier que des agents de sécurité armés seront désormais postés en tenue civile un peu partout dans les endroits publics des aéroports américains.Cette décision a été prise par la nouvelle agence fédérale responsable de la sécurité aérienne américaine en réponse à la fusillade de Los Angeles où trois personnes, dont le forcené Hesham Mohamed Hadayet, ont trouvé la mort jeudi.« L'incident, même s'il est isolé et quel que soit le mobile, montre que nous ne pouvons pas nous contenter des mesures de sécurité que nous avons mis en place dans nos aéroports et sur tous les autres moyens de transport », a indiqué l'agence dans un communiqué.« Si cet événement était arrivé au comptoir d'une autre compagnie aérienne sans agent de sécurité armé, la situation serait malheureusement pire aujourd'hui », précise le communiqué.Selon la TSA, les agents de sécurité travailleront en accord avec la police locale et patrouilleront dans tous les endroits publics des aéroports, dont les comptoirs des compagnies aériennes.Cette présence sera étendue au-delà des points de contrôle de la sécurité des aéroports.L'agence fédérale n'a communiqué aucune information quant au nombre d'agents de sécurité employés ni quant à la date de l'application de cette décision.La TSA est entrée en fonctions le 19 février dernier et a pour mission de mettre au point et d'installer de nouveaux équipements de sécurité aux États-Unis.Mohamed Hadayet, un homme discret Hesham Mohamed Hadayet, l'Égyptien de 41 ans qui a ouvert le feu jeudi devant le comptoir d'El Al à l'aéroport de Los Angeles, ne s'était pas fait remarquer durant son séjour de dix ans aux États-Unis.Les services de l'immigration avaient cependant refusé en 1996 de lui accorder un visa permanent.En Israël, joie et larmes se sont mêlées pour le retour hier matin à l'aéroport de Tel Aviv d'une cinquantaine de rescapés de la fusillade de Los Angeles.Selon les services de l'immigration américaine (INS), Hesham Mohamed Hadayet était entré légalement aux États-Unis le 31 juillet 1992 avec un visa de six mois.À l'expiration de ce visa, il avait fait une demande de visa permanent, une requête rejetée en février 1996 par l'INS pour des raisons non précisées. 7LP0802A0707 A8 DIMANCHE 7LP0802A0707 ZALLCALL 67 23:45:07 07/06/02 B A8 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 7 JUILLET 2002 SOLDE D ' É T É Vos concessionnaires du Québec 21698$ à bord LA PLUS FAIBLE CONSOMMATION D'ESSENCE DE SA CATÉGORIE ET SÉCURITÉ 5 ÉTOILES\u0001 249$/Location 48 mois ou mois L'Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant au véhicule neuf sélectionné 2002 en stock suivant : Venture Maxi Valeur (1UN16/R7A).Photo à titre indicatif seulement.À l'achat, préparation incluse, transport (995 $), immatriculation, assurance et taxes en sus.Le prix d'achat inclut un crédit de livraison et ne peut être jumelé à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois avec un versement initial de 4 126 $ ou échange équivalent, dépôt de sécurité de 300 $ exigé à la livraison.À la location, transport et préparation inclus, immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12¢ du km après 80 000 km.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Sujet au financement et à l'approbation du crédit de GMAC.Données fournies par le ministère des Ressources naturelles dans le Guide de consommation de carburant 2002.\u0001Sécurité 5 étoiles pour le conducteur lors des tests d'impacts latéraux.Tests effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.-U.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.3063604A Une victime de Roch Thériault s'opposera à sa remise en liberté Presse Canadienne Une victime de Roch Moïse Thériault, Gabrielle Lavallée, confrontera son tortionnaire jeudi dans le but de s'objecter à sa remise en liberté.Il s'agira de la troisième confrontation entre les deux depuis l'explosion de la secte.La Saguenayenne s'est donnée comme mission de s'objecter à sa remise en liberté devant la Commission nationale des libérations conditionnelles, chargée de rendre une décision prochainement.« Je m'oppose catégoriquement à sa remise en liberté », a-t-elle déclaré en qualifiant Roch Thériault de psychopathe incurable et de monstre d'une espèce rare.Seule dans cette nouvelle épreuve, elle aurait aimé bénéficier de l'appui public.Elle n'a cependant pas eu l'occasion de faire circuler une pétition, comme elle le souhaitait de prime abord.Il y a plusieurs années, elle a pourtant exigé par écrit d'être informée de tout changement concernant l'ancien gourou et ce, six mois à l'avance.« J'y vais toute seule, comme une grande, explique-t-elle.Je n'ai été convoquée au centre de détention que très récemment et je n'ai pu avoir le temps de mettre en branle mon plan original.» C'est au pénitencier de Dorchester, au Nouveau- Brunswick, que l'ancienne disciple de Moïse exprimera ses craintes advenant un retour de Thériault dans la société.« Je n'ai plus peur de lui et de son endoctrinement, affirme-t-elle avec conviction.Son pouvoir sur moi est bel et bien réduit en cendres.» Elle avoue cependant vouloir assurer sa propre protection, celle de ses proches ainsi que celle des personnes qui pourraient un jour souffrir des sévices du sadique personnage.« Il a d'extraordinaires facultés de manipulation, autant sur les hommes que sur le système.Il a aisément réussi à obtenir un transfert de Port-Cartier à Dorchester, où il lui est plus facile de rencontrer les trois femmes qui sont toujours sous son emprise.» Dans ces cas particuliers, elle croit fermement que l'on devrait interdire tout contact entre elles et Roch Thériault.Selon elle, c'est la première étape pour leur permettre de se libérer du manipulateur hors pair.« C'est tout à fait aberrant de constater qu'il lui est permis de voir ces femmes.Il en était de même pour leurs enfants avant qu'ils ne soient enfin récupérés par la Protection de la jeunesse.La polygamie est interdite au Canada mais parce que c'est lui.», conclut-elle en ajoutant que sa foi n'est pas dans le système mais en Dieu.Le premier livre de Gabrielle Lavallée, qui s'est vendu à près de 250 000 exemplaires, lui a permis d'exorciser ses démons.« L'écriture est le plus merveilleux moyen d'évacuer le négatif.Ça prend beaucoup de courage et d'honnêteté pour se livrer à un tel exercice.Surtout qu'on avance très lentement lorsqu'on est attaché à un boulet.Mieux vaut confronter ses problèmes que d'attendre qu'ils surgissent », résume-t-elle.3062042 Une conférence internationale sur le sida s'ouvre aujourd'hui Agence France-Presse BARCELONE (Espagne) \u2014 La XIVe conférence internationale sur le sida s'ouvre ce soir à Barcelone, en Espagne, avec 15 000 participants, dont des personnalitéscomme Bill Clinton et Nelson Mandela.Pendant cinq jours, les conférenciers se pencheront sur l'état d'avancement de la recherche scientifique en matière de médicaments, les nouveaux traitements et la simplification des thérapies antirétrovirales, mais la réunion pourrait prendre des allures de tribunal dans lequel les gouvernements \u2014 des pays riches en particulier \u2014 remplaceront visiblement la place des laboratoires pharmaceutiques au banc des accusés.La société civile se réunira aujourd'hui lors d'une Marche pour la vie organisée par l'organisation AIDS Therapeutic Treatement Now (ATTN), pour exiger la réduction des prix des médicaments antirétroviraux dans les pays développés et l'accès universel à des produits génériques dans les pays en voie de développement.L'industrie du médicament qui, pendant 20 ans, a subi la colère des malades et des activistes a fini à consentir des baisses de prix de ses traitements pouvant aller jusqu'à 90 %.Et les copies de ces médicaments commencent à arriver dans les pays qui les demandent.Pour combattre sérieusement ce fléau dans les pays qui en ont le plus besoin, « il faudrait 10 milliards de dollars chaque année uniquement pour le sida, pendant 10 ans », a souligné à l'AFP le Dr Peter Piot, directeur exécutif d'ONUSIDA (le programme commun des Nations unies pour le VIH-SIDA).Cette réunion débute alors que jamais les nouvelles n'ont été aussi mauvaises : progression toujours plus rapide de l'épidémie mondiale, absence quasi totale de traitement dans les pays pauvres qui comptent plus de 90 % des cas de sida, absence de vaccin.Le sida tue actuellement une personne toutes les 11 secondes.Et une nouvelle contamination intervient toutes les six secondes. 7LP0901A0707 A9 DIMANCHE 7LP0901A0707 ZALLCALL 67 18:18:12 07/06/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 7 JUILLET 2002 A9 FINANCES PERSONNELLES ILLUSTRATION ANTHONY BAKER, collaboration spéciale Téléphone, Internet, télé: comment y voir clair?Si les moyens techniques pour nous relier les uns aux autres ne cessent de s'améliorer, il est toutefois facile de s'embrouiller avec les diverses formules qu'offrent les fournisseurs de services téléphoniques, Internet et télé.Selon nos besoins, quel forfait choisir.et à quel coût ?Les possibilités de télécommunications sont multiples, surtout depuis l'avènement d'Internet dans nos chaumières à partir du milieu des années 90.Plus de 50 % des familles canadiennes ont désormais accès à Internet et plus de la moitié possède un téléphone portable.Le monopole de Bell étant chose de passé, choisir sa compagnie de téléphone résidentiel est désormais une aventure.Et l'offre de services est tellement large, de toutes parts, qu'il est difficile d'évaluer correctement les coûts des forfaits divers.D'autant que la transmission télénumérique (par câble ou satellite) concurrence maintenant l'analogique, où le signal voyage sous forme d'ondes.Cela embrouille encore davantage ! « Oui, les gens sont confus face à l'offre des produits de télécoms », remarque Jean-Paul Galarneau, directeur des communications de Vidéotron.Surtout quand la technologie est nouvelle.Par exemple, les gens plus âgés ne voudront pas de l'équipement numérique, jugé trop compliqué, selon M.Galarneau.Ou trop cher.Il est vrai que la facture peut atteindre des sommets vertigineux lorsqu'un ménage adopte les services haut de gamme.Selon les divers scénarios (voir notre tableau), les services de télécommunications \u2014 ligne téléphonique, Internet, télévision et portable \u2014 peuvent facilement coûter un peu plus de 100 $ par mois à près de 300 $, selon que l'on opte pour la formule la plus simple ou la plus luxueuse.Abonnement analogique contre numérique Pourtant, une fois amorti le coût de l'équipement, le prix forfaitaire mensuel des nouvelles technologies s'apparente au prix des anciens modes de télécommunications.Par exemple, après avoir payé l'équipement Illico interactif de Vidéotron (249 $), la nouveauté numérique dans le monde de la télé n'est pas beaucoup plus cher que l'abonnement au câble traditionnel (analogique), au coût de 23,27 $ par mois.Tout dépend ensuite du forfait choisi.Le coût des forfaits numériques de Vidéotron, une fois le tarif de base assumé, varie de 5 $ à plus de 70 $ par mois.Le service de base coûte 10 $ et donne accès à 21 chaînes, alors que le service régulier du câble donne accès à 33 chaînes.Pour 27 $, le service i Franco permet de capter plus de 36 chaînes alors que le forfait i Télémax à 37 $ donne accès à 58 chaînes et services interactifs.Le service interactif offre l'accès à Internet et la possibilité de communiquer par courriels via la télévision.Vidéotron assure que 10 % de sa clientèle totale de 1,45 million d'abonnés a déjà opté pour la télé numérique.Le signal numérique peut aussi être capté par satellite.C'est ce que vend Bell Express Vu, une des plus jeunes entreprises du groupe BCE, sur le marché depuis 1997.L'entreprise soutient desservir 1,15 million de clients partout au Canada.Elle a donc vendu autant de soucoupes et convertisseurs (un choix de trois modèles à 199 $, 474 $ ou 799 $) accompagnés de ses forfaits variant entre 5 et 68 $ par mois.Si les Québécois sont les plus gros consommateurs de télévision au Canada, il reste que le Québec est la province où il y a le moins grand nombre d'abonnés au câble, selon l'Association canadienne des télécommunications par câble, avec 67 % des ménages desservis.« Le Québec est la province où il y a le plus large accès gratuit à la télévision », explique M.Galarneau.Sans abonnement, les Québécois ont souvent le choix entre 13 à 15 canaux alors qu'ailleurs au Canada, 4 à 5 stations sont accessibles.Un téléspectateur moyen peut donc très bien se divertir sans câble relié à son téléviseur, ou sans coupole sur le toit.Sa facture sera d'autant plus réduite (scénario minimaliste dans notre tableau).Téléphonie et Internet Parlons.téléphone maintenant.Une ligne téléphonique coûte aujourd'hui 23 $ par mois.Mais pour plusieurs, il est désormais impossible de se passer du service intégré de boîte vocale, trop utile d'ajouter le service de ligne en attente et tellement tentant d'obtenir l'afficheur.Résultat ?Le service téléphonique peut coûter près de 60 $ mensuellement.Ce prix comprend la ligne, le plan Simplitel outre-mer de Bell, le forfait de six services à 24,95 $ et les plans d'entretien à 5,90 $.La moitié de la facture totale des services de télécommunications est toutefois composée des frais d'utilisation Internet et du téléphone portable (cellulaire).Deux outils dont personne n'avait besoin il y a quelques années ! Si les frais d'Internet restent abordables, à 22,95 $ par mois pour un accès illimité par voie téléphonique, ils grimpent dangereusement pour le service dernier cri.Par exemple, depuis le début du mois, Vidéotron offre le nouveau forfait haute vitesse Extrême à 59 $ par mois, sans compter les frais d'installation du modem câble de 99,95 $.« Ce service est conçu pour les joueurs en ligne, les amateurs de musique et de films qui téléchargent de grandes quantités d'informations », explique M.Galarneau.Les frais pour le téléphone cellulaire peuvent varier autant.Selon le forfait et la fréquence d'utilisation, la facture sera de 25 $ à plus de 300 $.Il faut aussi compter le coût du téléphone, du plus simple à 49 $, au plus complexe à 199 $ et plus.Un téléphone dernier cri est d'ailleurs requis pour profiter du réseau sans fil 1X AMCR (accès multiple par code de répartition), lequel procure la vitesse de transmission de données la plus élevée au Canada, selon Bell Mobilité.« Les prix baissent mais les gens utilisent de plus en plus leur portable, jusqu'à 300 minutes par mois, alors la facture totale ne bouge pas », soutient Almis Ledas, viceprésident, développement de Bell Mobilité.Selon lui, il en coûtait plus de 0,50 cents la minute pour parler dans un portable il y a cinq ans tandis qu'aujourd'hui, il en coûte 0,20 cents et moins.Encore peu d'effets de synergie GRÂCE AUX IDÉES de convergence que suivent tant bien que mal les groupes tels BCE et Quebecor, les entreprises offrent plusieurs services à la fois, et commencent, bien que timidement encore, à les jumeler.Par exemple, il est possible de choisir entre un forfait téléphone-Internet (44,95 $ chez Bell) et un autre regroupant le service Internet et de télévision numérique (57,94 $ chez Bell Express Vu).Mais ces forfaits ne sont encore offerts que de façon temporaire.Selon Dannu Hurtig, chef divisionnaire développement et déploiement de service à Bell Canada, il faudra attendre en 2003-2004 avant de voir sur le marché ces forfaits offerts de façon permanente, et des forfaits qui intègrent totalement les services de téléphonie, d'Internet et de télé numérique.« Jusqu'à tout récemment, les consommateurs aimaient mieux choisir leurs services à la carte mais nous remarquons une nouvelle tendance pour la simplicité, donc la demande pour un guichet unique offrant tous les services », affirme M.Hurtig.Un des avantages est d'obtenir une seule facture pour plusieurs services, même si elle paraîtra salée de prime abord.« Les gens peuvent avoir un choc, la première fois », dit un préposé au service à la clientèle de Bell.Peu connu, l'offre de Bell comprend l'accès Internet haute vitesse, le plan d'interurbain Simplitel outre- mer sans frais et deux heures d'interurbain incluses, pour 44,95 $.avec une seule facture.Vidéotron offre également un forfait intégré, qui consiste en un rabais de 10 $ sur la facture Internet pour l'abonné au câble télé.Mais la facture est distincte.« Nous étudions présentement la possibilité d'offrir de nouveaux forfaits comprenant les services Internet et la télévision numérique Illico, ou les services de vidéo sur demande », explique M.Galarneau.La vidéo sur demande (VDS) est une technologie qui permet de télécharger des films à distance. 7LP1001A0707 A10 samedi 7 juillet 7LP1001A0707 ZALLCALL 67 19:02:15 07/06/02 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 7 JUILLET 2002 LE PORTEFEUILLE DES LECTEURS LA PRESSE AFFAIRES Une question de confiance Depuis le début de l'année, les révélations sur les manipulations illicites des états financiers de très grandes entreprises américaines minent la confiance des investisseurs.Ils sont nombreux à bouder déjà les marchés boursiers, bien que se multiplient les données rassurantes sur la relance de l'économie américaine.Ces scandales ont fait perdre beaucoup d'argent aux investisseurs au deuxième trimestre.L'indice Standard & Poors 500, qui prend le pouls du marché américain, plongeait de 13,4 %, une fois converti en dollars canadiens.Quant à l'indice Europe-Asie- Extrême-Orient de Morgan Stanley qui sert à mesurer la performance des actions internationales non américaines, il a reculé de 1,94 %.Cet assez bon chiffre cache toutefois une réalité : les marchés européens ont été fort échaudés alors que l'anémique Bourse de Tokyo a étonné.L'indice TSX de la Bourse de Toronto a reculé pour sa part de 8,6 %.Les bons du trésor ont tout juste rapporté 0,58 % ; les obligations ont mieux fait avec une progression de 3,1 % de l'indice univers Scotia- Mc Leod.Voilà pourquoi ceux qui ont moins misé sur les actions au deuxième trimestre s'en sont mieux tiré.Dans le cadre de l'exercice trimestriel de répartition d'actif réalisé par La Presse Affaires en consultation avec trois experts, c'est Maxime-Jean Gérin de TAL qui a le mieux fait avec un rendement négatif de 4,6 %.Michel Lemieux vient ensuite avec moins 5,5 % tandis que Pierre Lapointe ferme le peloton avec moins 6,6 %.Au premier trimestre, M.Gérin qui avait aussi misé davantage que ses collègues sur les titres à revenus fixes, avait eu la main moins heureuse puisque le marché obligataire avait beaucoup moins bien fait.Après deux trimestres, le rendement du portefeuille de M.Gérin s'établit à moins 3,85 %, celui de M.Lemieux à moins 4,61 et celui de M.Lapointe à moins 5,82 %.À la décharge de nos experts, rappelons les règles de l'exercice : établir au début de chaque trimestre la pondération indicielle d'un portefeuille REER de 50 000 $ à partir de l'analyse de la conjoncture politique et économique.Il n'y a ni choix de titre ni rajustement de pondération en cours de trimestre.Or, le deuxième trimestre s'est déroulé avec plusieurs pointes insolites.Ainsi, c'est en juin seulement que le marché canadien s'est effondré ; il avait évolué de manière acceptable en avril et mai.En outre, la situation politique a donné lieu à des inquiétudes hors du commun avec l'aggravation dramatique des affrontements sanglants entre Palestiniens et Israéliens et des tensions entre l'Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires.Un parfum de scandale New York en particulier et les marchés en général en ont pourtant déjà vu d'autres ; pensons au 11 septembre ou à la crise asiatique de 1998.Cette fois-ci, c'est plus grave : la crédibilité minée de l'industrie de la vérification sème le doute, même parmi les investisseurs et les chefs d'entreprise qui auraient eu de bonnes raisons de se méfier par le passé, mais qui avaient jusque là témoigné leur foi profonde dans les marchés.« Après le 11 septembre, un grand nombre d'entreprises rachetaient leurs propres actions pour montrer qu'elles les considéraient comme un actif de première qualité, note Michel Lemieux, d'Élantis.Aujourd'hui, les chefs d'entreprise se cachent, plutôt que de défendre leurs pratiques.Il y en a très peu qui rachètent leurs titres.» « Si la confiance n'est pas là, rappelle Pierre Lapointe de la Financière Banque Nationale, il n'y a pas de marché sain.La confiance dans les entreprises, dans les vérificateurs, c'est primordial.» Maxime-Jean Gérin, de TAL, tempère les propos de ses collègues.À ses yeux les marchés ont déjà escompté la crise de confiance, de sorte que nous traversons « une correction dans un marché fondam e n t a l e - ment bon.Il ne s'agit pas d'un marché baissier ».M.Lapointe et M.Lemieux ne seraient quant à eux pas étonné si d'autres scandales éclataient après Enron, Worldcom et Xerox.En tel cas, la déprime boursière pourrait se prolonger « S'il fallait qu'on découvre d'autres fraudes majeures, note M.Lemieux, ça prendrait des mois pour que les investisseurs refassent confiance dans Corporate America.Or, il faut remonter 80 ans en arrière au moins pour voir une situation semblable à celle que nous traversons : une relance de l'économie qui n'est pas accompagnée d'un élan à la hausse des marchés boursiers.Voilà qui fait déborder d'optimisme M.Gérin, le plus lourdement pondéré en actions des trois, bien que tous n'apprécient guère le marché américain par les temps qui courent.Il faut dire qu'au premier trimestre, c'était la sixième fois d'affilée qu'on enregistrait un recul des profits qui aura été la grande singularité du récent ralentissement.Pour le deuxième trimestre, on s'attend au mieux à des résultats comparables à ceux du deuxième trimestre de 2001.si bien sûr on peut se fier aux chiffres qui seront divulgués à compter de la mi-juillet.Il y a trois mois à peine, on croyait ferme à la reprise des profits au deuxième trimestre que la dépréciation du billet vert va rendre plus difficile en exerçant des pressions sur les marges des fabricants.M.Gérin ne voit guère de potentiel dans le marché américain à court terme.La dépréciation du dollar occasionne de surcroît des risques de pertes de change à l'investisseur canadien.Il ne serait pas surpris si le huard s'échangeait contre 70 cents américains avant la fin de l'année malgré la semaine difficile qu'il vient de vivre.En revanche, il mise beaucoup sur les actions canadiennes et sur les Bourses en général.M.Lapointe fait remarquer que la majorité des titres canadiens ont fait deuxième trimestre.L'indice TSX reflète mal le rendement de 5 % obtenu par sa médiane.Même si les marchés exhalent toujours leur parfum de scandale, « ce serait le pire moment p o u r j e t e r l'éponge », renchérit M.Lemieux.Voilà pourquoi, nos trois experts ne se placent pas en touche car, quand ça va décoller, ça pourrait aller très rapidement, souligne M.Gérin.Malheureusement, personne ne sait quand.La crédibilité minée de l'industrie de la vérification sème le doute, même parmi les investisseurs et les chefs d'entreprise.Nos trois experts ne se placent pas en touche car, quand ça va décoller, ça pourrait aller très rapidement.De la surchauffe au roussi Quand la construction va.« NEVERMINGNE la Bourse, aurait dit le Survenant.Quand la construction va, tout va.» La sagesse du héros de Geneviève Guèvremont est rendue tellement d'actualité qu'on serait tenté d'écrire : c'est parce que la Bourse ne va pas que la construction va ou, mieux encore, c'est parce que la construction va que la Bourse ne va pas.Quel que soit le segment du chiasme que vous ferez vôtre, il vous conduira tout droit aux charmes inaliénables de l'économie réelle plutôt qu'au chic toc des gains spéculatifs.Plusieurs observateurs attribuent à la faiblesse des marchés boursiers la forte activité qui anime la construction résidentielle.En somme, l'immobilier sert de valeur refuge, surtout quand le billet vert n'a plus la cote.D'autres affirmeront en revanche que l'intérêt accru pour la propriété éclipse le clinquant boursier.Bref, c'est le cercle vertueux des saucisses Hygrade.On pourra s'en convaincre dès mardi, non pas pendant les interminables temps morts du match des étoiles de baseball, mais en regardant les chiffres des mises en chantier pour le mois de juin.On s'attend pour le plus beau des pays à un chiffre de quelque 200 000 unités, soit autant grosso modo qu'en mai, un mois en progression de 10,1 % par rapport à la même période en 2001.On surveillera avec intérêt le découpage par région.De janvier à mai, on a compté 8410 mises en chantier dans la belle ville unie de Gérald Tremblay, une progression de 46 % par rapport à 2001.Selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement, Montréal se dirige allègrement vers les 16 000 mises en chantier pour 2002.Il faut remonter à 1991 pour trouver un chiffre plus élevé.Paul Cardinal, analyste du marché à la SCHL, croit que la situation s'améliorera l'an prochain ou au pire cas restera au niveau actuel.Même si la Banque du Canada augmentera sans doute le loyer de l'argent lors de sa réunion du 16 juillet, la SCHL prévoit au moins 16 000 mises en chantier pour l'an prochain.Ces chiffres sont toutefois loin encore du record de 1987 où l'île s'était enrichie de 41 857 nouvelles unités résidentielles.C'était une conjoncture unique qui conjuguait des taux d'intérêts acceptables après les sommets himalayens du début des années 80 et l'entrée sur le marché de la dernière tranche des baby-boomers.On ne revivra pas de sitôt pareil contexte avec le taux de natalité actuel.Les baby-boomers sont toutefois toujours vivants, comme le chantait si bien feu Gerry Boulet.Et désormais actifs en grand nombre sur le marché de la revente.Les chiffres sur le nombre de transactions du marché résidentiel secondaire pour le semestre doivent être publiés aussi cette semaine par la Chambre immobilière du Grand Montréal.Ils sont en progression constante depuis 1996 tandis que le prix moyen de la maison unifamiliale croît régulièrement depuis 1997.Il s'établissait à 137 907 $ l'an dernier.Il devrait continuer de grimper puisque Montréal reste en rattrapage par rapport aux autres grandes villes canadiennes à ce chapitre.La spéculation foncière, déjà visible dans certains quartiers, n'est pas généralisée.Heureusement, sinon le Survenant serait tenté de lancer : «Nevermingne, la cabane, je retourne dans mon chenal.» Rudy Le Cours RUDY LE COURS IL Y A TROIS ANS à peine, la toute-puissante Réserve fédérale multipliait les hausses du loyer de l'argent afin de modérer la croissance d'une économie qui frôlait la surchauffe.L'an dernier, la même Fed y allait de baisses répétées totalisant 475 points centésimaux dans l'espoir de relancer une économie victime d'un coup de chaleur et des marchés boursiers dégonflés.Plusieurs indices, comme la croissance au premier trimestre et le faible taux d'inflation, semblent indiquer que la première économie du monde respire à nouveau normalement.Toutefois, les marchés boursiers ne sont pas au diapason, contre toutes attentes.« Ce n'est pas le premier décalage entre le monde réel et les milieux financiers », ironise Yvon Fauvel, professeur au département des sciences économiques de l'UQAM.Cela fait ressortir selon lui la non-infaillibilité des indicateurs financiers.M.Fauvel se dit quand même surpris par la lenteur des marchés à réagir aux signaux positifs lancés par l'économie réelle.Surpris certes, mais pas naïf.Comme bien d'autres, il montre du doigt les scandales sur la comptabilité des entreprises.« On va de surprise en surprise, soulignet- il.On veut comprendre l'ampleur du phénomène.S'il y a surévaluation, il y aura ajustement avant que le monde réel et le milieu financier reviennent à terme au diapason.» M.Fauvel croit que la chose sera faite dès l'an prochain, peut-être même d'ici la fin de l'année.Maurice Marchon des Hautes Études commerciales paraît moins certain.« Le pendule peut exagérer dans l'autre sens après avoir été trop haussier », dit le professeur d'économie.Il se réjouit que l'inflation reste à un faible niveau.En analysant les actions une à une plutôt que de regarder les indices de référence, surpondérés en titres technologiques, on voit bien que plusieurs entreprises vont bien.Toutefois, déplore-t-il, à son tour, la transparence financière doit avant tout prévaloir.« On a vu récemment de la frime parfois, de la fraude de temps en temps et des exagérations souvent.» La très crédible revue The Economist, adopte dans son édition de la semaine dernière un ton résolument plus sombre.Sous le titre «An economy singed» (Une économie roussie), elle soutient que les actions américaines restent très chères, malgré ce qu'affirment plusieurs analystes financiers.Elle s'inquiète, en outre, de la perte de confiance des consommateurs et de leur capacité à soutenir une économie qui a joui au cours de la décennie 90 d'une part importante de l'épargne du monde.Le déficit de la balance des comptes courants atteint maintenant 4 % du produit intérieur brut, un niveau insupportable pour toute autre économie qui n'a pas le privilège de financer sa dette en dollars.Mais par-dessus tout, la revue britannique rappelle qu'environ 1000 grandes sociétés ont révisé à la baisse leurs revenus et leurs profits depuis 1997.L'enquête lancée par la Security and Exchange Commission, la redoutable commission des valeurs mobilières américaine, pourrait en amener nombre d'autres à en faire autant.Au bout du compte, les profits faramineux déclarés dans les années 90 pourraient fondre, de même que plusieurs fortunes qu'ils sont censés avoir créées.Voilà de quoi faire fuir les capitaux étrangers et affaiblir davantage le dollar.En somme, résume la revue britannique, si l'économie américaine reste la plus puissante de la planète, elle va se faire chauffer de plus en plus.Quant à son modèle, il a perdu beaucoup de sa superbe.CETTE SEMAINE TAL GESTION GLOBALE D'ACTIFS FINANCIÈRE BANQUE NATIONALE ÉLANTIS Maxime-Jean Gérin Pierre Lapointe Michel Lemieux LES CHOIX DES GESTIONNAIRES Répartition de l'actif proposée au troisième trimestre 2002 Encaisse Obligations Actions canadiennes Actions américaines Actions étrangères (non américaines) 35% 40% 10% 15% 5% 25% 40% 20% Encaisse Obligations Actions canadiennes Actions américaines Actions étrangères (non américaines) Encaisse Obligations Actions canadiennes Actions américaines Actions étrangères (non américaines) 1% 31% 50% 4% 14% 10% La Presse 7 juillet 2002 Page A11 manquante 7LP1201A0707 A12 dim., Edito-Forum 7LP1201A0707 ZALLCALL 67 19:05:17 07/06/02 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 7 JUILLET 2002 Le retour des vacances m a u r i c e .j a n n a r d @ l a p r e s s e .c a Depuis le congé de la Saint- Jean et jusqu'au 10 juillet, sur les deux rives du Saint-Laurent, se déroulent les fêtes du Québec maritime.Cette heureuse initiative, qui englobe aussi les Îles-de-la-Madeleine, permet au visiteur d'ici ou d'ailleurs de se familiariser avec le milieu marin et l'héritage laissé par la mer dans 45 agglomérations du Québec.Il s'agit d'un projet parmi tant d'autres qui devraient permettre à l'industrie québécoise du tourisme de connaître une excellente saison estivale.L'État a un rôle à jouer dans ce secteur, mais il ne doit pas s'engager à fournir une assistance à tout groupe qui fait une demande.Les premières indications montrent que le secteur touristique a retrouvé un nouvel élan après la morosité dans laquelle il fut plongé après les événements du 11 septembre.Selon Statistique Canada, près de 1 million d'Américains ont visité le Québec au cours des trois premiers mois de l'année, une hausse de 12 % par rapport à la même période l'an dernier.Ces données coïncident avec celles fournies par Tourisme Québec.Le nombre d'entrées totales de visiteurs américains et internationaux s'est accru de 5 % au cours des trois premiers mois de l'année par rapport à l'an dernier.Le taux d'occupation des établissements hôteliers a augmenté dans plusieurs régions, notamment Charlevoix, le Bas-Saint-Laurent, Québec et les Cantons-de-l'Est.En revanche, il a reculé au début de l'année dans la région de Montréal, conséquence directe du traumatisme causé par les attentats du World Trade Center.Les informations récentes font voir par contre que le taux d'occupation à Montréal est en hausse pour mai et juin.Dans la métropole seulement, l'industrie touristique fait vivre 60 000 personnes.La région de Tremblant a bénéficié jusqu'ici d'investissements majeurs provenant du secteur privé.Dans plusieurs coins du Québec, l'entreprise privée est absente, toutefois.Compte tenu des problèmes liés aux régions-ressources (épuisement de la matière première), les gouvernements ne doivent pas hésiter à investir.Il ne s'agit pas d'une raison suffisante pour accorder à chaque village qui le demande un musée du fromage ou une salle de concert.Seuls les produits bien ciblés connaîtront du succès.C'est ainsi que Québec et Ottawa ont dépensé 25 millions de dollars pour agrandir la station de ski du Massif de la Petite-Rivière-Saint- François.Certains discuteront du droit du gouvernement fédéral d'intervenir dans un champ de compétence qui n'est pas le sien, mais le débat ne porte pas là-dessus pour l'instant.De même, les améliorations apportées au parc de la Gaspésie par le gouvernement québécois sont justifiées.Au fil des ans, l'offre de services dans le secteur de l'hébergement, de la restauration et des attraits touristiques a atteint la plus haute qualité et, aujourd'hui, peu importe son budget, le visiteur peut trouver satisfaction.L'aide de l'État est nécessaire au tourisme, oui, mais tout en se rappelant que les régions périphériques devraient recevoir priorité.Paul Bordeleau, collaboration spéciale Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Une nomination politique?L I S E CUSSON e t SERGE DULUDE EN TANT QUE présidente de la Commission médicale régionale de Montréal et chef du Département régional de médecine générale, nous désirons exprimer, d'une part, notre étonnement à l'égard de la façon avec laquelle le ministère de la Santé et des Services sociaux a agi dans le processus de nomination du président-directeur général de la régie régionale de Montréal- Centre et, d'autre part, notre inquiétude face à la politisation du poste de PDG de la régie régionale.Le réseau de la santé de Montréal est complexe : il dessert environ 2,1 millions de population grâce à la collaboration de milliers de travailleurs de la santé, des centaines de groupes communautaires, de 2000 médecins omnipraticiens et 3300 médecins spécialistes, d'environ 350 cliniques et cabinets médicaux, 29 CLSC, de nombreux centres de soins de longue durée et de réadaptation, des hôpitaux communautaires et des centres universitaires.Créer une synergie, partager une vision pour solidifier un tel réseau et assurer une complémentarité dans un contexte de pénurie nécessitent une bonne connaissance qui ne s'improvise pas.Nous croyons que le processus menant à la dotation d'un poste aussi important que celui de PDG de la régie régionale ne devrait pas être soumis aux aléas politiques.La direction du réseau de la santé des Montréalais doit être à l'abri des changements politiques.DANS LA PRESSE ANGLOPHONE La pile d'ordures monte, la frustration aussi Nous vous présentons chaque semaine une sélection d'éditoriaux parus dans la presse anglophone du pays.La traduction est de La Presse.(Toronto Star, 3 juillet) LES PILES d'ordures montent.Et le niveau de frustration des contribuables torontois aussi.La grève des 6800 membres de la section locale 416 du Syndicat canadien de la fonction publique est en vigueur depuis une semaine aujourd'hui.Mais le bât blesse non pas simplement parce que les ordures ne sont pas ramassées.La grève a considérablement diminué le plaisir à tirer de cette ville en été : le service de navette jusqu'aux îles a été interrompu, les piscines extérieures vidées, et l'ouverture des camps de jour et des programmes récréatifs destinés à 60 000 enfants a été remise à plus tard.En fait, les cris de joie lancés par les enfants dans les pataugeoires étaient le seul élément positif à percevoir dans cet exaspérant conflit de travail.Hier, les pataugeoires et 35 piscines dans des écoles ont rouvert après que la canicule eut amené les dirigeants de la Ville à « revoir » leurs priorités.Mieux vaut tard que jamais.Cependant, le temps chaud avait été prédit des jours à l'avance.Alors, pourquoi avoir fermé ces installations, privant les enfants et les adultes d'un soulagement rafraîchissant tout au long du brûlant week-end ?« Nous comprenons que ce sont des jours difficiles pour les résidants et les entreprises de Toronto », a indiqué hier Shirley Hoy, directrice municipale.Pas de doute là-dessus.Les lacunes du supposé plan d'urgence de la Ville n'ont fait qu'ajouter à une situation déjà pénible.Et la décision mal avisée de fermer les piscines, qui, autrement, auraient pu être ouvertes au cours du week-end, est la meilleure preuve de ces carences.Il faut aussi souligner le refus obstiné de la Ville de mettre à la disposition des résidants et des entreprises davantage de points de dépôt des ordures.Dans une ville de 2,5 millions d'habitants, il n'y a que 12 de ces points.C'est insuffisant.Pas étonnant que les détritus s'accumulent dans les parcs et le long des routes.On s'attend à ce que les responsables annoncent l'ouverture de nouveaux points aujourd'hui.Ceux-ci auraient dû être ouverts depuis le début.Les résidants sont à court de patience devant ce conflit de travail.Ils souhaitent qu'il y ait moins de rhétorique et d'accusations lancées de toutes parts.Ils veulent qu'on leur dise que les deux parties travaillent d'arrache-pied pour en arriver à un accord.Plus que tout, ils souhaitent que les employés de la Ville reviennent au travail, que les enfants participent à leurs camps et que cette ville à l'air minable soit nettoyée.Le Sud magnétique Le conservateur (The Sun, 3 juillet) JOE CLARK insiste pour dire qu'il reste à la tête du Parti progressiste-conservateur et bien que nous nous désolons à la vue du triste état dans lequel se trouve ce parti, nous ne pouvons pas dire que nous le blâmons.Sans un candidat notable en attente et, apparemment, en raison du peu d'intérêt manifesté par les Tories mécontents pour redonner au parti sa gloire passée, Joe fait aussi bien de rester exactement là où il est, le conservateur d'une institution politique qui a déjà eu ses heures de gloire.Bien sûr, nous changerons notre fusil d'épaule aussitôt qu'un candidat d'envergure se manifestera, un Mike Harris, disons, ou le major-général à la retraite Lew Mc Kenzie.En attendant, c'est le boulot de Joe, pour ainsi dire.À n'en pas douter, certains de ses dénigreurs sont convaincus que son départ permettrait finalement aux Tories d'unir la droite sous le même parapluie que l'Alliance canadienne.Franchement, même si nous souhaiterions qu'il en soit ainsi, ce raisonnement ne nous convainc nullement.À toutes fins utiles, l'Alliance et les Tories ont peu de choses en commun et si les Tories pliaient bagages demain, la plupart des supporters convaincus dériveraient probablement vers les libéraux et non pas vers l'Alliance.En outre, les Tories sont le seul parti qui pourrait survivre à l'heure actuelle à une scission à la suite d'une course à la direction.Ce qui nous déçoit, ce n'est pas de voir que M.Clark est déterminé à aller de l'avant et à survivre à un examen obligatoire de son leadership en août.C'est plutôt qu'il n'a pas réussi à articuler un projet clair pour reconstruire le parti sous sa houlette dans les mois à venir.Il incombe à M.Clark de répondre à une question toute simple : Pourquoi souhaitet- il rester ?Ce n'est pas suffisant de simplement vouloir l'emploi, il doit aussi avoir une raison de rester.Une raison qui va audelà du désir intéressé de continuer à travailler dans le seul secteur qu'il a vraiment jamais connu.Si Joe veut rester, il est évident qu'il se doit d'expliquer pourquoi.Possible que ce soit au-delà de ses capacités, mais Joe devrait peut-être songer à se lancer dans une ambitieuse mission pour attirer une nouvelle génération d'aspirants politiques à son parti.Ce pays rêve de nouveau leadership.L'Alliance a déjà changé de leader, le NPD s'apprête à faire de même et les libéraux sont engagés dans une horrible guerre civile déclenchée par des poids lourds du parti qui souhaitent bouter Jean Chrétien hors du pouvoir plus tôt que plus tard.Si cela se produit, alors Joe Clark sera le seul leader d'un parti fédéraliste à la Chambre des communes à avoir survécu à un changement de leadership.Il lui appartient d'expliquer pourquoi c'est une bonne chose.(Calgary Herald, 3 juillet) RIEN D'ÉTONNANT à ce que les États-Unis soient un aimant pour les Canadiens.Avec une population neuf fois plus importante, nos voisins du Sud offrent naturellement une gamme d'occasions à saisir plus bien vaste.Mais le Canada attire des gens aussi, pas des Américains, mais des immigrants d'autres pays, en particulier d'Asie.L'exode des cerveaux avait fait les manchettes il y a plusieurs années lorsque le niveau de vie au Canada avait commencé à baisser par rapport à celui dont jouissaient les Américains.La stratégie d'innovation du ministre de l'Industrie Allan Rock, qui doit être dévoilée l'automne prochain, est la première admission par le gouvernement fédéral que la perte de Canadiens qualifiés au profit des États-Unis constitue un problème.À la vérité, une étude menée par l'Association d'études canadiennes et dévoilée cette semaine fait état d'une hausse de 66 %, entre 1999 et 2000, du nombre de Canadiens ayant déménagé aux États-Unis.Fait plus significatif encore, près de la moitié d'entre eux étaient des gestionnaires et des professionnels.Les meilleurs et les plus brillants sont élevés et formés au Canada, pour ensuite prendre la direction des États-Unis où ils exerceront leurs talents.Mais l'histoire nous enseigne que les Canadiens ont souvent lorgné au Sud pour y trouver des emplois.Cependant, puisque l'économie canadienne se porte relativement bien à l'heure actuelle, le plus récent mouvement vers le Sud, précise l'auteur de l'étude, tient davantage à des occasions qui s'offrent aux professionnels, occasions présentes aux États-Unis et non pas ici.L'un de ces aimants est la Silicon Valley, en Californie, où s'épanouit le secteur de la haute technologie.Qu'est-ce que ces faits soufflent à l'oreille du gouvernement ?Qu'il ne doit pas nuire à la croissance et à l'essor du secteur privé.Bien sûr, la taille même des États-Unis leur confère des avantages.Mais Silicon Valley s'est épanouie grâce au goût du risque, aux investissements, aux innovations et à la recherche du profit.Ce que l'on doit imiter ici, c'est le climat américain : bas impôts des sociétés, intervention minimale du gouvernement et pratiques favorables aux entreprises.Si le Canada perd des citoyens au profit des États-Unis, il en attire d'autres en nombres records.L'étude de l'Association démontre également que le Canada distance grandement les États-Unis pour ce qui est d'attirer les immigrants.Plus de la moitié d'entre eux viennent d'Asie, contre 3 % en 1961.Ottawa doit s'assurer que ces nouveaux arrivants sont capables de combler les vides laissés par ceux qui partent.Cela signifie qu'il faut faire des choix éclairés quant aux habiletés et à la formation de ces immigrants que nous accueillons.Il faut aussi assurer un soutien significatif et un suivi de leur intégration dans les collectivités canadiennes et une approche plus dynamique pour déceler les aptitudes professionnelles chez les immigrants. 7LP1301A0707 A13 dim., Forum 7LP1301A0707 ZALLCALL 67 19:17:19 07/06/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 7 JUILLET 2002 A13 Le nouvel opium du peuple?PATRICIA-ANNE De VRIENDT L'auteure habite Québec.LOISIR à première vue anodin, le cinéma commercial américain nous pousse à des extrêmes qui n'ont rien à voir avec notre quotidien.Les cinéplex ressemblent de plus en plus à la description qu'en fait Aldous Huxley dans Le Meilleur des mondes : de gigantesques centres de divertissement où foisonnent les sensations fortes.Le cinéma est devenu l'extraordinaire dans l'ordinaire de nos vies.Je ne dis pas que notre quotidien est plat et terne ! Et s'il l'est, mieux vaut peut-être ne pas le savoir.Je n'ai rien contre une petite évasion de temps en temps hors de la routine malheureusement presque inévitable.Le cinéma est alors là pour m'engourdir la lucidité pendant une heure et demie, et me faire vivre les paroxysmes de l'amour, de la haine, les brûlures des vies trépidantes que je ne vis pas.Je ne parle pas non plus du cinéma d'outre-mer, de qualité plus que souvent supérieure à ce que nous vendent nos voisins du Sud.Rien contre les festivals de films internationaux, qui sont une véritable porte sur le monde.Je n'ai rien contre le cinéma, quand celui-ci est vraiment un art qui peut m'apprendre quelque chose, et pas seulement une recette débilitante.D'accord donc, pour le cinéma \u2014 qui s'en passerait ?Mais l'abus du cinéma, non ! Quel est-il, cet abus ?Contrairement à ce qu'on pourrait penser, je ne m'en vais pas critiquer l'hyperréalisme \u2014 ou plutôt le sensationnalisme \u2014 violent, voire morbide, qui hante nos écrans.Ça, c'est un autre sujet.Je place plutôt l'abus du cinéma du côté des consommateurs qui dépensent jusqu'à 12 $ (et on se plaint de payer quelques dollars pour entrer dans les parcs nationaux !)pour assister à une représentation de ce qui ressemble à une vie par procuration.Le cinéma abusif, on le trouve dans ces entrepôts cinématographiques presque entièrement dédiés à Hollywood.Depuis 1997, Famous Players a ouvert plus de 40 nouveaux cinémas à travers le pays.Cette croissance de l'industrie ne révèle-t-elle pas un vide dans notre vie, une angoisse devant la denrée rare qu'est le temps libre ?Il me semble qu'on ne sait plus quoi faire hors du travail.En fait, on ne sait plus quoi faire du tout.Au travail, on pense à la fin de semaine.La fin de semaine venue, à quoi pense-t-on ?Que fait-on ?Peint-on ?Liton ?Est-ce qu'on se prélasse en observant les gens ?S'amuse-t-on à philosopher comme des grands du petit monde qui refont la carte géopolitique ?Explorons-nous quelques-uns de nos talents cachés qui croupissent dans l'ombre du lundi au vendredi ?Quelques personnes courageuses, excentriques, peutêtre idéalistes, des perles rares malheureusement, risqueront le ridicule face à elles-mêmes et testeront leur talent.en horticulture par exemple ! Oui, elles auront le courage, au risque de paraître \u2014 honte à elles ! \u2014 quétaines aux yeux des JUPE (Jeunes Urbains Professionnels Émancipés), de se dire : « En fin de semaine, je fais un herbier.» Mais beaucoup de gens ne font pas d'herbier la fin de semaine.Beaucoup vont au cinéma pas vraiment par choix, mais parce que, à force de battage publicitaire, le cinéma est devenu le loisir par défaut.Ce vers quoi on se tourne quand les rênes du travail se relâchent, ce vers quoi on se tourne pour, inconsciemment, rêver.Hm ! Cela m'amène à penser qu'avec l'affaiblissement de la religion, le cinéma est peut-être devenu le nouvel opium du peuple.Une nouvelle façon de vivre en espérance ce que l'on ne vit pas concrètement.L'abus du cinéma par le spectateur amorphe, sans visage, gonflé au pop-corn, est le principal danger ici en cause : le paroxysme émotionnel que nous fait vivre le cinéma n'a d'égal que le terne de nos vies routinières, dénuées d'imagination.Il faut garder en tête qu'un film nous présente, du moins la plupart du temps \u2014 il y a des exceptions \u2014 ce qu'il y a d'exceptionnel dans une vie, dans un événement.Un film est la plupart du temps le déroulement d'une intrigue, des conjonctures qui poussent un héros à devoir affronter le pire, ou à vivre l'inespéré.On s'identifie au héros parce qu'il agit et parle au nom de l'humanité en nous.Mais il ne fait pas pour autant de nous ce qu'il est : un héros.Après une heure et demie à 12 $, on doit évacuer les lieux du fantasme et retourner à nos vies, avec le sentiment d'avoir vécu quelque chose comme un grand moment d'humanité héroïque.Se joue alors toute la sournoiserie du cinéma, car en fait d'humanisme nous n'avons absolument rien accompli si ce n'est de.débourser quelques dollars qui encourageront l'industrie cinématographique.Reste à savoir si cela est un acte d'humanisme héroïque, ce dont je doute fort.Nous avons payé 12 $ pour prendre un raccourci vers l'exceptionnel, pour le vivre par procuration.Cet exceptionnel a exacerbé notre sentiment d'humanité héroïque.Cependant voilà : l'exceptionnel, dans la vie, se bâtit lentement, avec persévérance et imagination, tendrement et sous l'auspice d'aucun auditoire.Les conjonctures ramassées et ficelées en paquets d'une heure et demie par Hollywood peuvent s'étaler, dans la vie réelle, sur 15, 20, 50 ans ! C'est la trame de fond de l'héroïsme de tout un chacun : NOTRE vie.Héroïsme tellement humble qu'on répugne à s'y consacrer.Tellement humble qu'il a l'air d'un pou devant Hollywood.Les vrais héros, ce sont ceux qui, malgré le raccourci facile et sournois qu'est l'héroïsme de cinéma, se consacrent, la fin de semaine, à faire un herbier.À faire du camping d'hiver.À peindre.À écrire.À faire, juste pour voir, toutes les positions du kama sutra.À faire des randonnées.À observer, à jouer.Pour le plaisir.Pour apprendre.Simplement pour VIVRE LEUR VIE.Parce qu'ils n'ont pas peur du temps libre.Parce que le temps libre, chez eux, ne révèle en rien quelque chose qui serait comme la platitude de leur vie et qui les laisserait désemparés devant le téléviseur fermé.Parce que leur vie, tout simplement, ils ne la vivent pas par procuration.Les vrais héros sont ceux qui vivent et développent leur humanisme.Soit dit en passant, cette réflexion sur les cinémas pourrait bien s'appliquer au culte du téléroman, de même qu'aux jeux vidéo.À titre d'auteure de la lettre primée de la semaine, Mme De Vriendt recevra une copie laminée de cette page Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Beaucoup vont au cinéma pas vraiment par choix, selon Patricia-Anne De Vriendt, mais parce que, à force de battage publicitaire, le cinéma est devenu le loisir par défaut.Patricia-Anne De Vriendt Pour que cesse Thérapie par la réalité l'hécatombe CLAUDE RIVARD, M .D .L'auteur est chef du service de médecine d'urgence au centre hospitalier Pierre-Boucher à Longueuil.JE CROIS QUE beaucoup de nos décideurs auraient besoin ces temps-ci d'un peu de réalisme.Une urgence fermée, un mort.Il n'en fallait pas plus pour qu'on parle de « loi spéciale » pour forcer les hôpitaux à garder leurs urgences ouvertes en tout temps.La réalité est qu'il existe une attrition continue dans le nombre de médecins pratiquant à l'urgence.Pourquoi ?La réalité est que notre travail est un travail jour-soir-nuit dans des conditions de pénurie chronique de personnel nursing occasionnant délais et erreurs qui mettent en danger notre droit de pratique.La réalité pour les patients que nous traitons et que nous hospitalisons est une attente de plusieurs jours dans des corridors avant d'avoir un lit sur les étages.La réalité est que les médecins ne sont pas en train de faire des moyens de pression ou mal organisés, ils ne sont simplement plus là pour faire le travail décrit plus haut.Et il faut les comprendre un peu si on regarde la description des conditions actuelles de travail.La réalité était écrite en toute lettre dans votre version du 30 juin : « On compte autour de 90 urgences au Québec.Dans 29 cas on a réussi à colmater les brèches.Il reste 11 hôpitaux problématiques dont trois où les urgences ferment la nuit.» Lisez vos propres chiffres, ils font peur un peu non ?On va « colmater les brèches » combien de temps encore ?La réalité est que nous n'avons pas d'obligation de résultat dans notre pratique, seulement une obligation de moyens et que nous n'avons même plus les moyens de faire notre travail adéquatement.La réalité est que si les médecins d'urgence avaient des conditions de travail décentes, soit : 1) des infirmières en nombre suffisant et avec la formation adéquate, 2) des corridors qui ne servent pas de parking pour patients hospitalisés, 3) la parité salariale avec les médecins d'urgence des provinces « pauvres », on aurait probablement assez de médecins dans les urgences et la « loi spéciale » n'aurait nul besoin de voir le jour.La triste réalité est que si cette loi est votée cet été, les fermetures d'urgences vont toucher beaucoup plus que 11 urgences dès cet automne.Cette loi va affecter aussi les médecins qui font du bureau et qui ont une charge hospitalière à l'étage.Les régions ne peuvent pas perdre aussi ces médecins-là ! Compris ?L I N E MERRETTE L'auteure habite Longueuil.Monsieur le ministre Serge Ménard, ENCORE UNE FOIS, le 4 juillet, trois jeunes se sont tués dans un accident d'automobile.Les personnes de moins de 24 ans sont surreprésentées parmi les victimes des accidents de la route.Selon le journal La Presse, « trois jeunes gens ont perdu la vie tard hier soir dans une violente collision survenue dans une courbe de la route 221, à Napierville, en Montérégie.Les victimes sont le conducteur d'une voiture sous-compacte âgé de 18 ans, sa passagère de l'avant, qui avait 16 ans, et l'un des passagers de l'arrière, qui avait 17 ans.L'autre personne à bord, un adolescent de 17 ans, a été grièvement blessé.« Le conducteur de la camionnette impliqué dans la tragédie, âgé pour sa part de 39 ans, a aussi été blessé.Les deux survivants reposent dans un hôpital, à Saint-Jean-sur-Richelieu.L'accident est survenu vers 23 h 45, pour une raison encore inconnue.« Détectant des odeurs d'alcool, les policiers ont réclamé que des prélèvements sanguins soient effectués sur les deux conducteurs.» Je demande instamment que les règles régissant l'obtention des permis de conduire soient resserrées et rendues semblables à celles de Terre-Neuve (pas de passagers, obligation d'être accompagné et de conduire le jour seulement, tolérance zéro pour l'alcool, permis gradué selon l'âge et l'expérience, etc.Je sais que vous êtes une personne sensée et que ces drames ne vous laissent pas indifférent.Les parents ont besoin d'appui pour assurer la sécurité de leurs jeunes.D'autres lettres dans notre forum interactif www.cyberpresse.ca/lettres Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca La diplomatie avant la santé?LÉO BEAUDOIN L'auteur habite Montréal.AU MOMENT où, en réponse à une demande de consultation signée par mon médecin, je reçois du service de rhumatologie de l'hôpital Notre-Dame de Montréal une lettre m'informant que les listes d'attente « dépassent largement un an » et que je dois m'adresser ailleurs ; Au moment où un citoyen vient de mourir parce que des soins d'urgence ne sont pas disponibles ; Au moment où les hôpitaux et autres centres hospitaliers sont soumis à des contraintes budgétaires qui les obligent à restreindre les services aux patients ; Alors que, selon les médias, le gouvernement du Québec s'achemine vers un déficit de plusieurs millions de dollars pour l'année courante ; Malgré des déclarations pompeuses sur l'équilibre budgétaire ; Alors que les Québécois demeurent les contribuables les plus taxés en Amérique du Nord ; Alors que nous roulons sur des routes cahoteuses faute d'avoir été entretenues ; Au moment où 458 familles ne trouvent où se loger à Montréal, sans parler de celles de Québec et de Gatineau ; À ce même moment, je lis dans La Presse (mercredi, 26 juin) que notre ministre des Relations internationales s'apprête à doter le Québec d'une « vitrine européenne à Paris », dans un immeuble dont le coût d'achat peut « varier de 10 à 100 millions de dollars » et dont ceux de l'aménagement et du budget de fonctionnement sont à venir.À la télévision, la ministre ponctuait sa déclaration d'un commentaire hostile au gouvernement d'Ottawa que n'aurait pas désavoué Pierre Falardeau, les jurons en moins.Beaucoup de vos lecteursélecteurs jugeront sans doute, comme moi, que ce projet s'inscrit dans la longue liste des dépenses fastueuses d'un gouvernement décroché de la réalité dont la gestion rappelle l'attitude de ceux que nos pères appelaient « les quêteux à cheval ».Photothèque La Presse Au moment où les hôpitaux sont soumis à des contraintes budgétaires qui les obligent à restreindre les services aux patients. 7LP1401A0707 a14 7 juill 7LP1401A0707 ZALLCALL 67 18:37:15 07/06/02 B A 1 4 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 7 J U I L L E T 2 0 0 2 3058653A "]
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