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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-07-12, Collections de BAnQ.

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[" 5LP0101B0712 b1 12 juillet 5LP0101B0712 ZALLCALL 67 19:26:10 07/11/02 B 5LP0201B0712 B2 VENDREDI 5LP0201B0712 ZALLCALL 67 19:25:06 07/11/02 B B 2 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1 2 J U I L L E T 2 0 0 2 BANDE À PART MOSAÏQUE MONTRÉALAISE Elle danse ici les danses d'Écosse EMMANUEL TANI-MOORE QUAND ON DEMANDE à Sarah Feilders, une jeune femme portant fièrement sa tenue « Highland », ce qu'il faut pour devenir une bonne danseuse écossaise, elle répond sans hésitation : « Un bon professeur ! » Près d'elle, son entraîneur, Jennifer Stephenson, ne peut réprimer un timide sourire.Il faut dire que Mme Stephenson, avec ses 25 ans d'expérience en enseignement de la danse Highland, en connaît bien tous les rudiments.D'origine écossaise, elle est tombée amoureuse dès l'âge de six ans de cette forme d'art ancien et noble qui s'est pratiquée pendant des siècles en Écosse avant que des émigrés écossais ne l'étendent au reste de la planète.Après avoir été plusieurs fois championne québécoise et avoir participé à divers championnats canadiens, Jennifer a décidé de devenir professeur.Vice-présidente de l'Association de danse Highland de Montréal, elle enseigne aujourd'hui avec passion les pas de la danse traditionnelle écossaise à une cinquantaine d'élèves un peu partout à Montréal.Elle aussi de descendance écossaise, son élève Sarah Feilders s'est initiée à plusieurs danses avant d'opter pour le style Highland.Pour elle, c'est l'élégance et les exigences athlétiques qui font la richesse de cette danse que l'on doit exécuter en solo.« La danse Highland est extrêmement technique.C'est une danse très dynamique où toutes les parties du corps sont mises à contribution.Il faut beaucoup de pratique.Bien exécutée, elle est gracieuse et belle à regarder.» En Écosse, la danse Highland est un véritable sport.Des compétitions dans l'ensemble du pays ont lieu durant toute l'année.« C'est l'un des rares sports au monde où les hommes et les femmes sont directement en compétition, précise Jennifer.Les enfants commencent à la pratiquer très tôt et sont admis en compétition dès l'âge de quatre ans ! » Le Black Watch Le lieu de ralliement par excellence des adeptes de la danse Highland est sans contredit le manège militaire du régiment Black Watch du Canada, qui se dresse à l'angle des rues de Bleury et Président- Kennedy.« Ce vieil édifice peut passer inaperçu mais pour les Montréalais d'origine écossaise, il symbolise l'histoire et les traditions de leur communauté », explique Jennifer Stephenson.Créé en Écosse en 1739 dans le but de préserver la paix dans les montagnes (les « Highlands ») d'Écosse, le régiment Black Watch s'est établi à Montréal en 1862.Il est aujourd'hui un bataillon d'infanterie qui forme des soldats pour compléter les unités des Forces armées canadiennes.Le régiment jouit d'une grande renommée grâce à son corps de cornemuses, le plus ancien d'Amérique du Nord.Ses soldats, en plus d'apprendre la musique militaire, sont initiés rapidement à la danse Highland.Vêtus de leur plus beaux kilts, ils exécutent lors d'événements communautaires les danses traditionnelles, parmi lesquelles la Danse des épées (Sword Dance).« Cette danse réputée était autrefois exécutée sur des épées croisées placées par terre et l'on croyait qu'elle allait porter chance pour la bataille à venir, raconte Jennifer, qui connaît l'histoire du peuple écossais sur le bout de ses doigts.Une autre danse, le Highland Fling, marquait quant à elle les célébrations de la victoire.» Inutile de dire que ce n'est pas triste, du côté du Black Watch.« On y organise régulièrement des ceilidhs », explique Jennifer.Mot d'origine celtique, un ceilidh (prononcé « quai-li ») est une fête communautaire où l'on danse sur des musiques traditionnelles écossaises.Bien entendu, lors de ces rencontres sociales, le bon vieux whisky écossais coule à flot ! L'un des prochains ceilidhs aura lieu en plein air, lors des Jeux écossais (les Highland Games) de Montréal.Les 26es jeux se tiendront le 4 août au Centre sportif de Pierrefonds.On y célébrera le 140e anniversaire du Régiment Black Watch du Canada.Des centaines de musiciens, danseurs et athlètes seront sur place.L'année dernière, près de 20 000 spectateurs sont venus assister aux prestations de différents corps de cornemuses, aux concours athlétiques ainsi qu'aux compétitions de danse Highland.Bien sûr, Jennifer sera du rendez- vous.« Il s'agit chaque année d'une belle occasion pour toutes les personnes d'origine celtique, et plus particulièrement pour la communauté écossaise, de se rassembler, fêter et faire découvrir notre culture et nos traditions aux Montréalais.Durant l'été, La Presse vous invite à découvrir des lieux d'appartenance des communautés ethniques de la métropole à travers le regard de leurs membres.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Jennifer Stephenson et son élève, Sarah Feilders, devant le vieux manège militaire du régiment Black Watch du Canada, rue de Bleury, à Montréal.Accrochez-vous, ça démarre ! Pour s'y rendre, prenez le métro.Jean-Drapeau (autobus 167) Renseignements : (514) 397-2000 MD Pour les familles de mordus en vacances Avec Le Vampire et ses multiples attractions La Ronde, c'est du plaisir à cent pour sang! Cet été à La Ronde, les mordus de toutes tailles auront de quoi se mettre sous la dent! En plus des cascades, de l'animation, des spectacles de plongeons et des shows à tout casser, nos 36 manèges vous donneront des milliers de frissons\u2026 Sans oublier La Petite Ronde, pour le plaisir des tout-petits.Si vous avez la musique dans le sang\u2026 Les vendredis Live Molson Dry reviennent dès le mois d'août.3065030A INSOLITE Bienvenue à « Bibleland » MOSCOU \u2014 Des hommes d'affaires russes et israéliens affirmant avoir le soutien des trois confessions chrétienne, juive et musulmane en Russie, ont présenté mercredi un projet d'un parc d'attractions « oecuménique » recréant les lieux saints à Moscou, baptisé « Bibleland ».Le parc accueillera des maquettes à l'échelle 1 :10 des principaux lieux saints de Palestine « avec une prédominance des monuments chrétiens, car la Russie est un pays à majorité orthodoxe », a indiqué à la presse le directeur général de la société par actions Holyland Exhibition, Emile Pagis.Le parc, qui devrait occuper 32 hectares dans le nord-ouest de Moscou, et nécessitera de 40 à 60 millions de dollars d'investissements pour une ouverture en 2005, a indiqué cet homme d'affaires israélien d'origine russe, qui a fait fortune notamment dans le commerce des souvenirs des lieux saints en Russie.Le parc comprendra des jeux à thématique religieuse pour les enfants, et sera entouré de plans d'eau avec attractions aquatiques symbolisant notamment la mer Rouge, la mer Morte et le Jourdain.« Il s'agit de faire connaître aux enfants les textes sacrés que sont la Bible, le Coran, le nouveau testament, qui deviendront le livre de leur vie », a-til ajouté, tout en soulignant qu'il « n'était pas question d'interférences entre les religions » mais de favoriser « la paix entre les confessions ».« Ce projet est voué à contribuer à un monde meilleur », a ajouté M.Pagis.\u2014 AFP Trouvé mort chez lui.après un an COPENHAGUE \u2014 Un Danois de 86 ans a été découvert mort dans les toilettes de son appartement près d'Elseneur (40 km au nord de Copenhague) un an environ après sa mort, a rapporté hier le quotidien régional Helsingoer Dagbladet, citant la police de la ville.Les policiers avaient fait cette macabre découverte dimanche en forçant l'entrée de son habitation à Espergaerde (près d'Elseneur) à la suite d'appels intrigués de voisins qui n'avaient pas vu ce retraité depuis un an, selon le journal.Le défunt, qui avait de la famille, avait expressément refusé depuis quelque temps « tout contact avec ses proches, son voisinage et les services sociaux de la commune d'Elseneur », a expliqué le président de la commission sociale de la mairie, Jan Ewald.« Il était en bonne forme physique et mentale, et n'avait pas besoin d'aide.C'est pourquoi nous avions accepté son souhait de couper tout contact avec le monde extérieur », a-t-il souligné.Personne ne s'était alors étonné à ce jour de sa disparition.Il recevait sa pension sur son compte bancaire, et le facteur continuait à déposer son courrier dans la fente de la porte d'entrée de son appartement.\u2014 AFP De l'urine de vache comme remède ausida.CALCUTTA \u2014 La police a annoncé hier avoir interpellé deux personnes dans l'État indien du Bengale occidental (Est) qui vendaient de l'urine et de la bouse de vache comme remède au cancer et au sida.« Ils vendaient une bouteille d'urine de vache pour 500 roupies (10 $) dans un magasin », a expliqué la police, qui a interpellé les deux escrocs après avoir trouvé une réclame vantant les « vertus » de ces produits.Le prospectus précisait que les patients devaient signer une décharge, affirmant qu'ils prenaient volontairement ces « médicaments ».\u2014 AFP ALICE Suite de la page B1 7) L'ordinateur: indispensable si vous voulez, comme nous, partager (en temps presque réel) votre expérience avec les lecteurs d'un grand quotidien.\u2014 Autre chose, Alice?\u2014 Non, je pense que tu as tout couvert.\u2014 Dis bonjour aux amis, peutêtre.Elle est déjà partie.J'en profite pour vous dire que je retournerais camper avec elle demain matin! Euh, après-demain matin, mettons.Quant aux vacances d'Alice, elles se poursuivent jusqu'en septembre.Mais le reste ne sera pas pour publication.Fin. 5LP0301B0712 b3 vendredi 5LP0301B0712 ZALLCALL 67 17:27:13 07/11/02 B L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1 2 J U I L L E T 2 0 0 2 B 3 LE BONHEUR EST DANS LE POTAGER Une visite au potager biologique de M.Gonthier MARTHA GAGNON « EXCUSEZ L'ODEUR particulière, c'est mon purin de pissenlit », précise Oscar Gonthier en faisant visiter son petit potager biologique derrière son bungalow situé dans un quartier résidentiel à Sainte-Majorique, près de Drummondville.Malgré un soleil de plomb qui brûle les allées en briques aménagées autour du potager, le jardinier de 73 ans, chemise blanche et bretelles rouge cerise, s'arrête devant chaque plant pour conter une anecdote, faire une description ou simplement humer le basilic avec lequel il fait son pesto.Selon lui, mieux vaut une odeur de pissenlit fermenté que l'utilisation d'engrais chimiques.« Ça sent le diable, mais ça donne de la force en diable ! L'engrais de pissenlit stimule la croissance des légumes grâce à la potasse », dit-il.Sa recette : mettre deux kilos de pissenlit en fleur avec 200 ml de basalte (minerai broyé contenant plusieurs éléments nutritifs) dans un contenant de 20 litres rempli à moitié d'eau de pluie, couvrir avec une planche en bois et laisser macérer pendant 10 jours.Une fois filtré, vaporiser sur les plantes au besoin.Dans son congélateur, le jardinier écolo a aussi des bouteilles de décoction de prêle, plante considérée comme une mauvaise herbe avec laquelle il fabrique un fongicide contre certaines maladies.Dans un coin caché du potager pousse la vilaine ortie urticante qui se transforme en bienfaitrice et sert à préparer les pulvérisations contre les pucerons ou à stimuler les plants.Il y a aussi la consoude aux tiges velues.« En plus de favoriser la maturation des tomates, piments et concombres, la consoude est merveilleuse pour les bains de pieds.Finies les odeurs, croyez-moi ! » Oscar Gonthier est aussi fier de montrer sa vigne qui donne une profusion de grappes de raisin rouge « Sainte-Croix » et remplit plusieurs bouteilles de vin.« Il n'y a pourtant que quatre plants, mais voyez comme ils sont chargés ! Mon jardin c'est un mini laboratoire que j'ouvre à tous ceux qui veulent apprendre comment cultiver un potager urbain sans utiliser de produits chimiques et obtenir une récolte abondante.Je n'ai pas de variétés exotiques, seulement des légumes traditionnels, en plus des framboises, fraises, bleuets, rhubarbes, prunes et pommes.Tout ça dans un espace restreint.» Autodidacte, il donne à l'occasion des cours et des conférences sur la culture biologique.Dernièrement, il a fait un exposé devant une association anglophone, The Canadian Ecological Small Vegetable Gardener, qui désire établir des liens avec des regroupements semblables au Québec.En septembre, il donnera également un cours aux membres de la Société d'horticulture de Drummondville.« J'aime communiquer et le fais sans prétention.Je ne suis pas un scientifique, mais un homme de terrain dont la curiosité est insatiable.Trente minutes d'expérience valent parfois mieux que 300 heures de théorie.Et de l'expérience, j'en ai.Depuis plus de 20 ans, je note tous mes essais et observations dans des cahiers.À force de regarder la nature, on apprend à faire comme elle.La base de la culture biologique est de retourner à la terre ce qu'on lui prend.» Selon lui, on apprend beaucoup en observant.« Comme ce restaurateur de Québec qui, un jour, a remarqué que ses plants de tomates étaient plus beaux là où il jetait régulièrement le contenu de ses percolateurs.Le marc de café contient, en effet, du phosphore.Pour Suzanne Desautels, trésorière du Regroupement pour le jardinage écologique (RJÉ) du Québec qui compte 250 membres, Oscar Gonthier est une « source d'inspiration et de motivation, de même qu'une référence ».Il est l'un des piliers du mouvement dans la région de Drumondville.« Il en faudrait d'autres comme lui et Gisèle Boyce, plus discrète, mais passionnée par les fines herbes et plantes médicinales, pour nous aider à développer une plus grande conscience écologique.Ils sont, en quelque sorte, les grands-parents du regroupement.Nos sages.Heureuse coïncidence, le jour même de notre visite chez M.Gonthier, Québec dévoilait son Code de gestion des pesticides domestiques dont l'utilisation sera désormais restreinte.« Les politiciens n'ont plus le choix ; c'est une question vitale », explique le jardinier qui n'a pas toujours été de cet avis.À une autre époque Père de six enfants, il a passé une partie de sa vie dans le milieu de l'alimentation comme représentant commercial et propriétaire d'une compagnie.« À cette époque, je croyais uniquement dans les produits chimiques que j'utilisais d'ailleurs à ma ferme de loisirs.Pour moi, la culture écologique, c'était de la foutaise, une perte de temps qui attirait seulement des marginaux aux cheveux longs.Ma curiosité l'a toutefois emporté sur les préjugés.J'ai beaucoup lu, suivi quelques cours, profité de voyages d'affaires en Europe pour m'informer et réalisé mes propres expériences.Je me suis finalement converti.» S'il mange sainement, Oscar Gonthier reconnaît que la conversion n'est pas totale.Il y a encore un poison qu'il a de la difficulté à éliminer : la cigarette.« La perfection est difficile à atteindre.Je ne sais pas si c'est le potager ou les prières de ma femme qui s'occupe de pastorale, mais je suis en pleine forme physique et intellectuelle.Ma curiosité est encore plus grande qu'à 20 ans.» Pour mieux communiquer sa passion aux amateurs de jardinage, il a réalisé, avec l'aide de sa fille Claire, un coffret qui contient un guide illustré de 70 pages , des fiches de renseignements sur une trentaine de légumes et des calendriers pour noter et suivre minutieusement l'évolution de son potager.« C'est un outil de travail pour les débutants.Remplis de bonne volonté au printemps, plusieurs se retrouvent avec un fouillis dans le potager à l'automne parce qu'ils n'ont pas de méthode ou ne savent pas comment utiliser leur espace.Je veux leur transmettre bien humblement ma méthode, celle du vieux jardinier écolo », explique-t-il.Au début du guide, on peut lire : « Cinq fois moins d'espace.Cinq fois moins temps.Cinq fois moins d'efforts.et cinq fois moins d'argent.C'est la méthode Gonthier.» Il fabrique son compost et toutes ses préparations naturelles d'engrais, d'insecticides et de fongicides.Sans oublier les conserves, le ketchup, les confitures, le beurre à l'ail, la pectine, les tartes aux framboises noires, le vin et bien d'autres choses que les enfants et petits-enfants apprécient grandement.« Mon père est un gourmet gourmand passionné », mentionne Claire qui a travaillé avec lui à la conception du coffret qu'il fabrique et vend sur demande.C'est lui qui a payé pour l'impression du guide (1000 exemplaires) et des fiches.Il a même trouvé une façon ingénieuse de sortir rapidement la fiche de son choix à l'aide d'un bâtonnet qu'on insère dans l'un des trous perforés et numérotés de la carte.Seule la bonne fiche tombe dans le boîtier qui porte l'inscription suivante : « Un potager.pas comme un autre.» Il envisage aussi d'envoyer des recettes maison à ceux qui se procurent son coffret qu'il vend 40 $.« Ma femme m'a traité de fou, un peu avec raison, en apprenant que j'avais emprunté un bon montant d'argent pour réaliser mon projet auquel j'ai travaillé durant 19 mois.Malgré les ventes, je suis encore dans le trou de plus de 4000 $.Ça ne fait rien ! Je suis tellement heureux de l'avoir fait.C'est une satisfaction personnelle, un rêve que je voulais réaliser.Je sème ce que j'ai récolté au cours des années », explique-t-il un brin philosophe.Sa fille Claire est fière de lui.« Le vieux jardinier ne s'arrêtera jamais parce que sa curiosité est beaucoup plus grande que son jardin », dit-elle avec un regard admiratif.Lorsqu'il faisait la tournée des régions pour son travail de représentant en alimentation, il avait l'habitude de demander en arrivant dans un village : « Dites-moi où se trouve le plus beau potager ?» Aujourd'hui, des amateurs de jardinage s'arrêtent à Sainte-Majorique pour demander : « Où se trouve le jardin d'Oscar Gonthier ?» Photo PIERRE McCANN, La Presse Oscar Gonthier, 73 ans, de Sainte-Majorique, ne pourrait pas vivre sans son potager.Petit mais abondant.C'est à la fois son laboratoire et son lieu de ressourcement.« Ça me tient en forme physiquement et intellectuellement », dit-il.ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER 1 DES 2 FORFAITS-SÉJOURS POUR 2 PERSONNES : HILTON LAC-LEAMY À GATINEAU FAIRMONT LE MANOIR RICHELIEU À LA MALBAIE VALEUR TOTALE DES FORFAITS-SÉJOURS : 4 000 $ Déposez vos bons de participation dans les boîtes réparties sur le site du Festival.Votez pour votre spectacle de rue préféré\u2026 LE COUP DE OEUR LOTO-QUÉBEC C Répondez à l'épreuve mathématique : 5 + 5 + 5 + 5 = CE CONCOURS S'ADRESSE UNIQUEMENT AUX VISITEURS ÂGÉS DE 18 ANS ET PLUS.Le règlement complet du concours est affiché à la réception du Festival, 2101 boul.Saint-Laurent et est disponible à La Presse.Aucun achat requis.Les fac-similés, photocopies ou autres reproductions mécaniques ne sont pas acceptés.Date limite du concours : le 20 juillet 2002 à 18 h.Chaque gagnant doit bénéficier de son forfait-séjour avant le 1er août 2003.Le tirage aura lieu le 20 juillet 2002.Le nom du gagnant sera annoncé le 21 juillet lors du « Brunch de remise des prix » au VIP Platine.Parmi les spectacles de rue présentés lors du Festival, indiquez celui qui vous a particulièrement séduit et déposez le bon dûment rempli dans la boîte prévue à cet effet.Votre spectacle de rue préféré : Qui est le commanditaire principal du Festival?Prix à gagner Un des deux forfaitsséjours pour deux personnes au Hilton Lac-Leamy à Gatineau ou au Fairmont Le Manoir Richelieu à La Malbaie (incluant l'hébergement, deux repas par jour, jetons-cadeaux pour les casinos et activités à la carte).Valeur totale des forfaits-séjours : 4 000 $ Nom Prénom Adresse App.Ville Province Pays Code postal Téléphone ( ) Âge LE COUP DE OEUR C 3066272A Le dossier Anne Frank rouvert pour trouver celui qui a trahi sa famille Associated Press AMSTERDAM \u2014 À la suite de deux nouvelles théories soulevées par des biographes d'Anne Frank, l'Institut national néerlandais pour la documentation de guerre a annoncé hier qu'il avait décidé de rouvrir le dossier pour tenter de découvrir celui qui a livré aux nazis la cachette de l'adolescente et de sa famille.Le 4 août 1944, les polices allemandes et néerlandaises effectuaient un raid dans l'annexe du 263, Prinsengrach, à Amsterdam, quelques heures après avoir reçu un coup de téléphone décrivant l'entrepôt vide où se terraient huit personnes, dont la famille d'Anne Frank, des juifs allemands qui avaient émigré aux Pays-Bas pour échapper aux nazis.Anne et sa soeur Margot seront transférées à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, où elles mourront au printemps 1945 quelques jours avant la libération du camp par les soldats britanniques.Au lendemain de la guerre, la publication du journal tenu par l'adolescente durant ses 25 mois de confinement dans l'Annexe fera d'Anne Frank l'une des héroines de l'Holocauste.L'Institut national néerlandais sur la documentation de guerre, qui publie le texte officiel du journal d'Anne Frank, a annoncé qu'il allait mener une enquête, réexaminant les dossiers de police et les archives nationales.Selon la première théorie, soulevée par la Britannique Carol Ann Lee dans sa biographie d'Anne Frank publiée au début de l'année aux Pays-Bas, le traître présumé serait Anton Ahlers, un associé d'Otto Frank, le père d'Anne, seul membre de la famille à avoir survécu aux camps.Une autre théorie, ravivée par Melissa Mueller dans son ouvrage paru en 1998, met en cause Lena Hartog, qui nettoyait l'entrepôt du centre d'Amsterdam, juste sous l'annexe où la famille Frank se cachait.Pendant des années, la police néerlandaise a soupçonné Willem Van Maaren, un employé de l'entrepôt, d'avoir dénoncé les Frank.Il a fait l'objet de deux enquêtes, la première juste après la guerre et la deuxième dans les années 60 lorsque le traqueur de nazis Simon Wiesenthal retrouva le commandant de la brigade qui arrêta les Frank, Karl Josef Silberbauer, au sein de la police viennoise.Mais aucune preuve concluante ne fut trouvée contre Willem Van Maaren qui mourut en 1971 en clamant son innocence. 5LP0401B0712 5LP0401B0712 ZALLCALL 67 22:47:16 07/11/02 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 2 JUILLET 2002 FESTIVAL JUSTE POUR RIRE Le Festival Juste pour rire célèbre son 20e anniversaire.Pour souligner l'événement, La Presse propose une série d'entrevues avec des gens qui sont passés par le Festival.Et qui se souviennent.Il est fou, ce Magdane! SONIA SARFATI OÙ ÉTAIT-IL passé, Roland Magdane, depuis qu'il nous a fait le coup de « Allo, ici le foie ! » au Théâtre Saint-Denis ?Oh, il dit qu'il a bourlingué, qu'il est allé aux États-Unis pour explorer le stand-up à l'américaine.La vérité, c'est qu'il était à l'asile.Il le révèle en long, en large et en beaucoup de travers dans l'excellent spectacle qu'il présente ces jours-ci à la Maison Théâtre.Après le foie, l'estomac et autres organes vitaux, c'est donc sur le cerveau et uniquement le cerveau \u2014 avec toutes ses cases, parfois vides \u2014 qu'il s'attarde dans un monologue de 90 minutes où, multipliant les mimiques à la Gotlib, il livre une « rubrique-à-brac » hilarante ; et où, avec un doigté (de) fou, il fait crouler la salle de rire avant de la plonger dans un silence introspectif.Il y a folie et folie.La sienne, parfois douce, parfois amère, est aussi, parfois, comme un miroir.Dur, dur.Lorsque la lumière se fait, la scène n'est meublée que d'une table où se trouve un verre (important, le verre), et d'une chaise où se trouve un homme (important, l'homme).Raide sur sa chaise.Les genoux serrés.Les mains sur les genoux.Le balancement de l'autiste.Le regard.ah, le regard ! Il l'a expressif, Roland Magdane.L'oeil s'écarquille, louche, s'ahurit.S'allume.Et l'homme se met à raconter.Bien sûr, il prévient.Les visites ne sont permises qu'entre 14 h et 16 h parce qu'après, son cerveau est incapable de suivre une conversation.Alors, il préférerait qu'on revienne demain.Entre 14 h et 16 h.Mais, qu'est-ce que vous voulez, on est là, nous ! Il va donc faire avec.Après nous avoir (re)prévenus.Il a un cerveau, avec tout ce qu'il faut : « Un moi qui m'appartient à moi, et un surmoi qui est comme un petit studio \u2014 et je le loue.» Faudra donc faire avec.Et c'est tant mieux.Un régal, de le suivre évoquer Michel Drucker, un autre fou \u2014 « On ne fait pas 30 ans de télévision sans perdre des neurones.» De l'écouter parler de sa psychiatre à la libido débridée, qui se fait un plaisir de lui enlever sa camisole.de force.De découvrir le traitement qu'il réserve aux inconnus qui l'accueillent d'un trop familier : « Oh, mais c'est Roland Magdane ! » De l'entendre évoquer son voisin à l'asile, le vieux M.Ménard, tout recroquevillé.mais au poignet toujours alerte.De peser le pour et le contre de sa théorie sur la réincarnation \u2014 « Être un arbre, d'accord.mais pas en bouleau ! Si au moins il y en avait un qui s'appelait glandeur ! » De suivre ses exploits sportifs, tant à la boxe qu'au tennis ou au ping-pong.Et, surtout, de plonger dans ses déboires familiaux.Alors là, c'est la cerise sur un gâteau déjà très savoureux.Rire à en avoir mal au ventre, quand il parle de son fils de 17 ans (oh, la dégaine !) qui fait pousser du basilic (hum.) sur le balcon et élève des fourmis dans sa chambre (au septième étage à Paris, faut le faire !) \u2014 tout ça, même si ses parents ont potassé tous « les merveilleux livres de Laurence Pernoud » (Je m'acharne à élever mon enfant, J'élève un hamster, J'élève un âne, etc.).Et puis, il y a les vacances en famille en Normandie, où il pleut tout le temps (impayable, son explication de la manière dont on bronze, là-bas !) et où le voisin fabrique un alcool à 400 degrés.dont on croit pouvoir imaginer les effets \u2014 mais Roland Magdane fait plus.D'autant qu'il a pris le temps de mêler, avec intelligence et sans flagornerie, des ingrédients bien d'ici : quand il évoque ses cauchemars, il passe de Madonna à mère Teresa.au frère André ; quand il accepte finalement de donner un autographe à un fan, il le signe « Paul Buissonneau » ; quand il prend racine devant la télévision, c'est pour regarder un match de hockey.Et ainsi de suite, au fil d'un récit parsemé de gags récurrents, d'un monologue très maîtrisé qui, parfois, déroute en prenant le virage gravité.Mais Roland Magdane est un excellent conducteur.Il ne dérape pas.Du départ jusqu'à la ligne d'arrivée \u2014 qu'il franchit d'étonnante manière.À quelle heure, déjà, les heures de visite ?Parce que faudrait pas le rater.ROLAND MAGDANE, jusqu'au 21 juillet à la Maison Théâtre.NORMAND BRATHWAITE De l'herpès à Slava SONIA SARFATI « J'AVAIS PENSÉ à Liberté 45.mais ce sera peutêtre Liberté 47 », pouffe Normand Brathwaite quand on parvient à mettre la main sur lui et qu'on évoque un concept qui semble n'avoir qu'une lointaine résonance pour lui : les vacances.Bref, semblerait que quand il s'arrêtera, ce sera pour de bon.Mais, chose certaine, ce n'est pas pour cet été : il a animé le spectacle de la Saint-Jean à Québec, il répète pour son gala Juste pour rire (celui de demain).Et le (quasi) lendemain, il tombe dans le Gala des Gémeaux : « Tout doit être tourné et écrit avant septembre parce que quand je commence la radio et Fun Noir, je n'ai plus de temps.» Quoi, il aurait des limites ?! Passons.Son premier contact avec Juste pour rire, il l'a eu dès les débuts de l'événement.« Je faisais les Lundis des Ha ! Ha !, au même titre que Michel Rivard, par exemple.On était là parce qu'on est des amis de Claude Meunier.Moi, je présentais un numéro sur l'herpès.Ça fonctionnait bien.» Quelqu'un en doute ?Pas les gens de Juste pour rire.Qui l'ont invité à participer à un Gala.De fil en aiguille, il en est venu à en animer un.Puis un autre.Maintenant, c'est un rendez-vous annuel.Très attendu.Toujours le samedi soir.« Parce que c'est devant du vrai monde, qui a le goût de sortir, qui a payé pour être là et pour rire.» Ce qui n'est pas le cas de l'autre gala qu'il anime.Celui des Gémeaux.« Là, les gens sont là parce qu'il le faut.Si on veut faire une comparaison, l'animation des Gémeaux, c'est, pour moi, un peu comme quand un acteur qui est habitué à faire de la télévision va jouer au théâtre.» Et d'éclater d'un rire de mise.Mais, outre le public, l'animation à Juste pour rire lui plaît pour les accouchements (sans douleur, garanti !) auxquels il assiste à ces occasions.« Je me souviens de l'année où j'ai présenté Anthony Kavanagh.Je ne savais absolument pas qui il était.J'ai écouté son numéro et.j'ai senti que j'assistais à la naissance de quelque chose.» Un beau moment.Il y en a eu plusieurs du genre.Et, aussi, beaucoup de moments pas mal plus étranges.Les habitués de Juste pour rire le savent : les bizarres, c'est avec Normand qu'ils passent.Lui, l'accepte.Mais il y a des limites.« Il y a eu cette année où j'avais des Espagnols qui ne parlaient à peu près pas le français, des Japonais qui ne nous comprenaient dans aucune langue \u2014 et vice-versa.Les répétitions se passaient vraiment mal et moi, en répétition, j'ai besoin que ça soit très ordonné.» Ce ne l'était pas.Et ça allait s'empirer : Josée Fortier, la directrice des Galas, lui arrive avec une tuile.« Elle me dit : « On a un clown russe qui vient de débarquer et on n'a pas de place ailleurs.» Moi, je voyais juste qu'avec l'hostie de clown russe, on serait dans la marde.» Mais Normand Brathwaite est un bon gars.Et un gars vite, à part ça.Il a eu une idée : il bouclerait le show tel que prévu au départ, puis revenir sur scène et offrir au public « une cerise sur le sundae ».Cette cerise-là, ils l'apprécieraient tous : le clown russe, c'était Slava.« T'imagines, je suis passé à deux doigts de « clairer » Slava ?! » Il en rit encore.Il n'est pas le seul.Q Le Festival Juste pour rire a-t-il eu un impact sur votre carrière ?R (Rires.) C'est peut-être pas correct de dire non, hein ?(rires) Mais, bon.c'est le cas parce que je ne suis pas un humoriste.Ça, ç'a toujours été clair.Par contre, le Festival m'a fait découvrir des gens avec qui j'ai eu envie de travailler.Louis-José Houde, qui est sur Fun Noir, est le dernier en liste.Et puis, ça m'a permis \u2014 comme ça a permis au public \u2014 de découvrir d'autres formes d'humour.J'ai vu là des affaires pas mal intéressantes.Et, parfois, ben ben bizarres.Q Si je vous dis « Gilbert Rozon », vous me répondez.R Si je me fie à la première impression que j'ai eue de lui, c'est un fou.Je me souviens, en 1983, il m'appelle et il me dit : « On fait un hommage à Trenet.Il va y avoir Robert Charlebois et Julien Clerc.Et on a aussi pensé à toi.» Encore aujourd'hui, je ne comprends pas pourquoi ! Mais enfin.Je me revois, j'étais déguisé en Michael Jackson et je chantais Dans les pharmacies.Oui, Gilbert Rozon, c'est un fou \u2014 avec tout ce que ça comporte.Mais ce que je peux dire, c'est qu'il aime vraiment les artistes.Il est fort sur les compliments.même si on peut pas dire qu'il paie énormément Demain : Weird Al Yankovic Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Multipliant les mimiques à la Gotlib, Magdane livre une « rubrique-à-brac » hilarante.Sourires figés et colorés ÈVE DUMAS LA RUE SAINT-DENIS aura des airs de Rambla (mythique rue piétonnière de Barcelone) pendant le 20e Festival Juste pour rire, dont l'emplacement extérieur ouvrait hier soir.Huit estatuas humanas sont venues pratiquer l'immobilisme dans le cadre le plus dissipé qui soit.Mais l'incessant mouvement de foule n'a pas eu raison de leur concentration.M.Blanc a reçu son lot d'attention et de quolibets.Installé sur son trône (et pas celui du roi !), un livre à la main, il remercie ses généreux pourvoyeurs de grimaces très gratifiant e s .L e fonctionnaire sur son élan était aussi parmi les favoris, avec sa cravate et son imper jetés en l'air par un coup de vent permanent.Au passage, on a également aperçu un clown saxophoniste et un gladiateur dorés, un bandit armé recouvert de peinture argent, un cybercascadeur bleu métallique puis un danseur de flamenco vert rappelant Jim Carrey dans Le Masque.Le plus stoïque d'entre tous était certainement M.Jaune, qui ne bouge pas à n'importe quel prix.Figé dans son costume canari, accessoirisé d'un chapeau et d'un téléphone qui tiennent de peu, il s'écouler de très longues minutes (jusqu'à 30, environ) sans même cligner des yeux.À la regarder comme ça, on ne peut deviner que cette statue vivante importée d'Espagne a en fait été sculptée chez nous.Stéphan Wikaryjak est un Montréalais qui vit dans la capitale catalane depuis trois ans.Il a commencé à faire la statue après avoir vu quelques répliques particulièrement captivantes à Cracovie (Pologne), en 1998.Puis il a fait le voyage jusqu'à la Mecque de la sculpture humaine, Barcelone, dont la Rambla est jalonnée d'artistes pittoresques comme lui.Son travail a évolué avec le temps.Il a changé de costume et d'accessoires plusieurs fois.« Là, je ne me maquille plus le visage.Je trouve que le charme est dans la pose, dans la subtilité des expressions faciales.Ma statue n'est pas un monument, c'est une image colorée.» D'après lui, les artistes de sa trempe s'éloignent de plus en plus de la statue classique en marbre ou en bronze pour créer des personnages plus ludiques qui pourraient évoquer à la fois la poupée de cire et le mannequin.L'autodidacte de 32 ans réussit à vivre de son art.Il travaille parfois pour des agences et des producteurs culturels qui font appel à ses services dans le cadre de certains événements.S'il est de retour dans sa ville natale cette semaine, c'est qu'il avait justement suggéré à un de ces producteurs de contacter le Festival Juste pour rire.La première rencontre s'est faite lors du Festival de théâtre de rue à Tarraga, en Espagne.Puis des représentants de Juste pour rire sont allés arpenter la Rambla pour faire leurs choix.Comme en toute chose, il y a des poses et des manières qui intéressent plus que d'autres et qui encouragent les passants à délier les cordons de leur bourse.Alors que de nombreux artistes de la rue comptent sur leur sans-gêne pour attirer les foules, la statue possède un magnétisme plus discret.« Je dirais qu'il est beaucoup question d'énergie et de concentration, explique Stéphan Wikaryjak.Il faut savoir regarder ce qui se passe autour de soi sans que ça paraisse.Il faut aussi savoir gérer le stress causé par le public et développer sa patience.» Il y a tout naturellement un aspect spirituel à la chose, puisque la pratique de la statue, finalement, c'est un peu de la méditation.La qualité de sa prestation ne dépend pas tant du contrôle musculaire que de l'immobilité intérieure de l'artiste.Avec des milliers de festivaliers qui les fixent, les dévisagent et, souhaitons-le, se moquent d'eux un brin, l'exercice devient un défi que l'on devine à peine.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Stoïque dans son costume canari, avec son chapeau et son téléphone comme en apesanteur, Stéphan Wikaryjak avait tout pour méduser les passants, enfants ou pas.L'Affaire Sardines 5LP0502B0712 5LP0502B0712 ZALLCALL 67 00:53:02 07/12/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 2 JUILLET 2002 B5 FESTIVAL JUSTE POUR RIRE Michel Boujenah tient des auditions au Québec Son premier film doit sortir en février STÉPHANIE BÉRUBÉ MICHEL BOUJENAH a du pain sur la planche : en plus de présenter son spectacle dans le cadre du Festival Juste pour rire la semaine prochaine, l'acteur français est à la recherche de comédiens québécois pour compléter la distribution de son premier film, Père et Fils, une coproduction Québec-France.Si elle n'avait pas été occupée avec le tournage de la suite du Déclin de l'empire américain, Dominique Michel aurait décroché le gros lot, sans audition : le rôle d'une guérisseuse dans un film mettant en vedette Philippe Noiret et Charles Berling.L'actrice étant prise ailleurs, Michel Boujenah devra trouver sa guérisseuse, ainsi qu'une myriade d'autres interprètes, dans les jours qui viennent.Père et Fils est le premier film de Michel Boujenah en tant que réalisateur.L'histoire est celle d'un père qui veut ramener la paix dans sa famille et qui décide de le faire lors d'un voyage au Québec.D'où la coproduction, Max Films, la boîte de Roger Frappier, agissant à titre de producteur pour la partie québécoise.« C'est une histoire triste qui fait rire », prévient le nouveau réalisateur qui a accepté de parler un peu de son film, hier matin.« Je voudrais qu'en sortant du film, les gens se demandent : ça fait combien de temps que je n'ai pas vu mon père ?Ou ça fait combien de temps que je n'ai pas vu mon fils ?» dit le comédien, sur le ton de la confidence.L'idée originale du long métrage n'est pas de lui.On lui a envoyé un projet de scénario, il y a six ou sept ans.Six pages sur l'histoire d'un père et de ses trois fils.Or, au moment où Boujenah a reçu le scénario, il était précisément en vacances, avec son papa et ses trois frères.« C'était la première fois que nous étions en vacances tous les cinq.» La coïncidence a touché le comédien, l'a même ému jusqu'aux larmes.On lui avait demandé d'être un consultant pour l'écriture du scénario, il a voulu plus.D'abord en devenant coscénariste, puis en passant à la réalisation, pour la première fois.« Les premières répétitions avec les acteurs étaient terribles parce que je jouais tout, raconte-t-il.Noiret m'a arrêté et m'a dit : « Michel, on a compris.Ce n'est pas toi qui le joue, ce film.» » L'apprenti cinéaste a reçu le message.Il reste à voir si les conseils de Noiret-le-sage suivront Boujenah jusque sur le plateau de tournage.D'autant plus que l'humoriste a pour maître Coline Serreau \u2014 qui l'a dirigé dans Trois hommes et un Couffin \u2014, une cinéaste qui est reconnue pour être ultraperfectionniste.« Coline m'a appris à être exigeant », dit l'acteur qui avouera plus tard que la moitié de l'équipe de tournage était aussi prête à pendre Coline Serreau tellement elle était exigeante.Mais les résultats sont là.Et lorsque Coline Serreau crie coupé, c'est qu'elle est satisfaite de la scène, ce qui est très rassurant pour les comédiens, estime Boujenah.L'acteur avoue toutefois que pour la suite du Couffin, dont le montage n'est toujours pas terminé, la réalisatrice a accumulé 224 heures de pellicule.« Je ne me rendrai pas jusque-là », dit-il.Heureux soient ses comédiens.Reste à compléter la distribution, ce qui doit être fait rapidement, puisque les répétitions débutent en août, au Québec.Michel Boujenah pourrait remplir son film d'apparitions de ses nombreux copains, québécois et français, mais il ne le fera pas.« Si vous mettez Kavanagh dans le film, les gens vont se dire « Ah ! Tiens, c'est Kavanagh » et oublier le reste du film.» Michel Boujenah est aussi à la recherche d'un lac et de quelques lieux de tournage.La majorité du film devrait être tourné dans Charlevoix, dès la mi-septembre, et la partie québécoise du tournage devrait durer trois mois.« On m'a garanti par contrat qu'il n'y aura pas de neige avant novembre », rigolet- il.Ensuite, l'équipe plie bagage pour terminer le film en France.Père et Fils devrait être prêt pour février 2003.Boujenah craint-il les critiques, qui attendent ce premier film avec impatience ?« Il n'y a que le public qui compte, dit-il.Mais je n'ai aucun mépris envers les critiques.Surtout quand elles sont bonnes ! » Photos Martin Chamberland, La Presse © Surprise : enfin un numéro renversant.Merri qui ose nous présenter un prêtre vêtu de l'habit de messe, caressant les mains du jeune animateur et, hallucinant, relevant son saint habit pour nous faire voir ses jambes nues.Pour sa part, François Massicotte, l'animateur de la soirée, devait probablement terminer l'école maternelle, lors de la présentation du premier gala en 1983.Un gala sans émotions JEAN BEAUNOYER ALORS QUE LE premier gala du Festival Juste pour rire nous avait fait vivre l'un des meilleurs spectacles de l'histoire de ce festival, voilà que le gala du 20e anniversaire nous fait subir l'une des plus grandes déceptions de cette gigantesque entreprise.De quoi nous faire regretter la mémorable mise en scène de François Flamand, qui avait monté un show sans faille la veille avec l'animateur Patrick Huard.Hier, j'attendais l'émotion, les souvenirs des 20 années à « couvrir » l'événement et je n'ai pas revu les Dominique Michel, Yvon Deschamps, André-Philippe Gagnon, Daniel Lemire, Michel Barette, Jean-Guy Moreau et combien d'autres humoristes qui ont marqué ce festival.J'aurai aimé un mot, rien qu'un mot de Gilbert Rozon, rien qu'une toute petite histoire des débuts du festival, rien qu'un artiste qui était là au premier festival.Rien de tout ça.Un court vidéo et hop ! on revient à François Massicotte, l'animateur de la soirée qui devait terminer l'école maternelle en 1983.Je n'ai rien contre Massicotte qui a présenté un excellent monologue sur les terroristes à son entrée en scène, mais disons qu'il ne fait pas très rétro, très nostalgie.Normand Brathwaite aurait pu nous ramener à ses débuts, il y a 20 ans, mais il venait tout juste nous dire qu'il fêtait le 20e anniversaire avec d'autres humoristes et qu'il n'avait pas le temps de faire un numéro.Bon ! C'était un gag, mais Michel Boujenah et Magdane ont fait le même.Et les numéros de la soirée ?Imaginez que le seul artiste qui ait obtenu une ovation debout était un jongleur avec trois balles qui s'exécutait sur une musique des Beatles.Ce qui vous donne une idée de la qualité de l'ensemble du spectacle présenté hier.D'abord Yannick, un humoriste français qui présentait un numéro sur l'utilisation d'un suppositoire avec l'objet en main.Que dire ?Le jeune humoriste a un long chemin à parcourir avant de connaître la gloire.Jean Lapointe, lui, a parcouru un long chemin et a connu la gloire, mais sûrement pas avec l'un de ses pires numéros, celui de Hector Bédard, béret blanc.La nouvelle génération n'a jamais entendu parler des bérets blancs ni de Gilberte Côté-Mercier.Et pourtant le numéro du pianiste dans la tempête aurait sûrement amusé le public qui venait tout juste de sortir péniblement du suppositoire.François Morency, qui participait lui aussi au fameux party d'à-côté, a consenti à nous refaire le monologue de l'histoire du Canada que j'ai entendu quatre ou cinq fois.Surprise : enfin un numéro renversant.Merri qui ose nous présenter un prêtre vêtu de l'habit de messe, caressant les mains du jeune animateur et, hallucinant, relevant son saint habit pour nous faire voir ses jambes nues.Avec tout ce qu'on apprend sur la conduite des prêtres avec les jeunes hommes, l'Église ne devrait plus être à l'abri de ce genre de numéros.Michel Boujenah portant un masque, genre Bonhomme Carnaval en été, improvise de toute évidence un numéro avec François Massicotte qui ne passera sûrement pas à l'histoire.En deuxième partie, Magdane revient sur la scène montréalaise après une dizaine d'années d'absence et nous fait un nouveau monologue qui raconte l'aventure d'un homme qui va chercher des oeufs chez le voisin.Finalement, c'est Lise Dion qui aura sauvé ce spectacle avec son tour de chant assez particulier et son monologue sur les ordinateurs.Patrick Huard présentait un extrait de son spectacle de la veille.Un spectacle que plusieurs regretteront de ne pas avoir vu.Quant qu'à celui d'hier, vaut mieux oublier et fêter dans la rue.Dans les petits pots.ISABELLE MASSÉ DANS LES petits pots, on trouve parfois de très bons onguents ! Dans les petits studios également.Quel plaisir lorsqu'on peut vivre à fond son Festival Juste pour rire à mini prix.Avec les années, les spectacles qui composent la Série Club ont gagné en professionnalisme.On semble se soucier davantage de la qualité des numéros offerts au public prêt à tout découvrir.Plus question de lancer sur scène de jeunes humoristes sans filet.et sans talent.Prenez le spectacle Pas de classe, l'examen de fin d'année des finissants de l'École nationale de l'humour.Mais surtout, la première expérience professionnelle d'une quinzaine de comiques qui ont appris à faire rire pendant des années entre quatre murs.Il y a de quoi vouloir ramper jusque sous la jupe de maman quand vient le temps de tester ses talents devant des amis et des inconnus.qui ont payé (pas juste par charité) pour être divertis.Les nouveaux diplômés, qui ont plongé hier soiront déjà l'assurance des pros, du caractère, une présence, le sens du punch.Ne leur manquent maintenant que des punches ! Pour un Alexandre Barrette qui réussit sur un ton monocorde à nous traduire sa passion pour le jeu sur ordinateur Le Démineur, combien n'abordent leur sujet qu'en surface ou rattrapent au vol des thèmes trop souvent traités par leurs prédécesseurs ?Pas de classe a toutefois aujourd'hui moins l'allure d'un spectacle de fin d'année du genre « gymnase d'école secondaire ».Il s'avère, par ailleurs, une belle entrée en la matière pour la Tournée Juste pour rire, le show qui suit, à 21h, au même endroit.Cette année, il regroupe, sur une scène décoré sobrement et avec goût, Mike Ward, le duo chanté Crampe en masse (Ghyslain Dufresne et Mathieu Gratton), Dominic Paquet et Julie Caron.Des humoristes au style fort différent, mais qui ont le souci de former un groupe uni pendant les 80 minutes que dure le spectacle (sans entracte).Ce qui ne les empêchent pas de tout écorcher.En vrac : la maternité, le golf, les voyages, les ovnis, les Chinois dans les dépanneurs, les vols dans les dépanneurs, les fusils à eau qu'on peut acheter.dans les dépanneurs ! Une fixation joyeusement exploitée par le talentueux Dominic Paquet, aussi à l'aise dans la peau d'un beau gosse sûr de lui qu'en handicapé mental.Seul élément féminin du groupe, Julie Caron sait attirer l'attention et divertir même si on ne croule pas de rire à tout coup en l'entendant nous parler de son chum qui craint de devenir papa ou qui met 20 minutes avant de frapper une balle de golf.Elle s'avère néanmoins une bonne raconteuse.Si les fans du duo Crampe en masse ont pu entendre (encore) avec plaisir la Berceuse pour les pas fins, ils ont toutefois réservé leurs plus chauds applaudissements à Mike Ward.Est-ce son franc-parler qui fait moins sursauter avec les années ou l'expérience qui rentre dans le corps ?Toujours est-il que jamais l'humoriste n'a autant fait preuve de talent.Son amoureuse lui a brisé le coeur, il y a six mois, en le quittant pour un ami ?Tant mieux ! Il en a profité pour pondre un monologue sur le célibat des plus jouissifs en énumérant toutes les étapes par lesquelles il est passé avant la rédemption : le blâme, le jugement, la haine, les virées dans les bars.Et ce, sans jamais donner la chance au public de souffler.Les mots font aussi mal que plaisir à entendre.Qu'on lui donne maintenant une belle tribune à l'année longue ! Docteur Mailloux ?PAS DE CLASSE, les 12 et 13 juillet, à 19h, au Studio Juste pour rire, 2109, boul.Saint-Laurent, 514 790-1245 ou 514 845-2322.Billets : 14,95 $.LA TOURNÉE JUSTE POUR RIRE, les 12, 13 juillet et du 15 au 20 juillet, à 21h, au Studio Juste pour rire.Billets : 14,95 $.Photos ALAIN ROBERGE, La Presse © La relève se porte bien avec Julie Caron et Mike Ward. 5DU0601B0712 VENDREDIÀ 5DU0601B0712 ZALLCALL 67 17:22:14 07/11/02 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 2 JUILLET 2002 3066293A 5LP0701B0712 B7 12 juillet 5LP0701B0712 ZALLCALL 67 19:04:07 07/11/02 B LA PRESSE MONTREAL VENDREDI 1 2 JUILLET 2002 B7 SUR LE POUCE Le pari de La Poule L I L I A N N E LACROIX LE MATIN de l'ouverture, il y a huit mois, et sans publicite aucune a part une petite affiche dans la fenetre du restaurant, une file de clients attendait deja devant La Poule Fleury.Il faut dire que, dans ce coin de Ahuntsic ou la rue Fleury se donne des airs d'avenue du Mont-Royal et ou tout le quartier ressemble un peu au Plateau, avec ses petites boutiques in et ses restaurants sympas, il manque un peu de places pour dejeuner.Le pari etait tout de meme audacieux.Si elle avait deja travaille comme serveuse, Ginette Gosselin en etait a ses premiers pas comme restauratrice.Mais la chance jouait en sa faveur.J'ai achete l'equipement d'un restaurant de dejeuners qui fermait.L'ex-proprio, qui voulait m'encourager un peu m'a meme fait don de son menu.Du P'tit coquin pour les enfants en passant par les Crepes Donalda (au sarrasin accompagnees de melasse), l'eggs-travagant, l'eggs-emplaire, l'eggsaltation et meme l'eggs-tase, rien de moins, le menu aguiche et amuse des le depart.Entierement concu par la proprietaire, le decor, tout en bleu et jaune tres mediterraneen, est particulierement tonique et bien reussi.L'accueil, meme aux grandes heures d'affluence, est absolument charmant.Que vous ayez envie de n'importe quoi pour dejeuner, gageons que la Poule, qui sert meme du balone aux amateurs, peut vous l'offrir.Mais le balone ne nous sourit guere.Le Galant, une assiette de fraises et cantaloup a 4,95 $, etait vraiment trop tentant pour qu'on l'ignore.Accompagnes de creme fouettee, legerement et servis dans une large coupe genereuse, les fruits etaient tres frais.Le pain dore, chaud et nullement mollasse, etait lui aussi irreprochable.Par contre, le toque , cette crepe jambon-fromage suisse (8,25 $), qui peut convenir aussi bien aux dejeuners qu'aux diners servis par la Poule Fleury .et quasiment aussi courus que ses dejeuners ., s'est malheureusement averee plutot decevante.Si la crepe salee, bien pliee et doree a souhait promettait, le fromage se faisait rare.Quant au jambon, le cuisinier aurait certainement eu avantage a choisir de fines tranches de jambon blanc plutot que cette tranche epaisse et carrement retive qui m'a rappele pourquoi je n'avais aucun penchant pour les steaks de jambon.Toujours aussi accueillant, le personnel de la Poule vous laisse gentiment vous attarder et meme un peu au-dela de l'heure de fermeture.La Poule Fleury, 1374, rue Fleury est, 381-6868 Ouvert du lundi au dimanche de 7h a 15h.Bienvenue aux femmes et aux enfants MARIE-CLAUDE LORTIE Pendant longtemps, bien des femmes n'ont pas eu beaucoup envie d'aller a la taverne Magnan.Vous rappelezvous ?La controverse n'est pas relatee dans le petit journal du resto qu'on laisse sur les tables, mais tout cela remonte a la fin des annees 1980.L'institution de Pointe-Saint-Charles s'opposait vivement a la mixite des tavernes et ce, peu importe ce qu'en disait la Charte canadienne des droits et libertes qui venait d'entrer en vigueur et qui obligeait les vieux bastions a dire adieu a leur politique pour hommes seulement .Quand l'etablissement a finalement capitule, en 1989, les femmes ont commence a frequenter le lieu, mais la marque de commerce est quand meme restee associee longtemps a toute cette histoire.Ah oui Magnan, la place ou les femmes n'ont pas le droit d'aller.Quelle ne fut donc pas notre surprise, recemment, quand au hasard d'une conversation a batons rompus avec des parents sur la qualite des terrasses montrealaises, ce nom est arrive sur la table comme une destination familiale fort sympathique.Magnan ?La taverne ?La famille ?Eh oui.Apres les femmes, voila que les enfants mangent chez Magnan (evidemment, pas dans la partie bar mais dans la partie restaurant, et surtout sur la terrasse) et qu'ils y sont tres gentiment recus.Il y a meme des chaises hautes, des petits bancs et des radiateurs suspendus au dessus de la terrasse, pour les dames et les bambins qui auraient froid, en mai ou en juillet.Pour etre franc, un peu de peaufinage dans la politique familiale reste encore a faire.Quand on sert le steak-minute a des petits, par exemple, on devrait laisser tomber la sauce au poivre, beaucoup trop piquante pour les papilles encore fragiles des bambins.Dans leur cas, cette tendre viande sera fort appreciee toute nue.Mais mis a part quelques details de ce genre, il s'agit bel et bien d'un endroit tres convivial pour la famille, ou l'on peut manger une cuisine costaude, sans facon, sur une terrasse bien abritee en cas de pluie.Et le tout est a deux pas de la piste cyclable du canal de Lachine et du parc qui la longe.On peut donc s'arreter chez Magnan pour faire une pause repas au milieu d'une balade en velo.Ou alors tout simplement profiter du parc, apres le repas, pour laisser les enfants courir et bruler leur trop plein d'energie avant le dodo.Autre plus : la qualite de l'aide-serveur, un atout que les parents sauront apprecier.Je ne sais pas si tous les busboy de Magnan sont aussi efficaces, mais celui qui veillait sur nous etait exceptionnel, comme s'il avait un sixieme sens pour flairer les dangers potentiels.Un verre d'eau est renverse ?Hop, il est la avec son chiffon.Une assiette a moitie vide ne sert plus a rien et est juste prete a etre jetee par terre ?Et le voila en train de debarrasser.Felicitations Festival du petoncle Les habitues du lieu vous diront qu'on ne peut y aller sans prendre le roti de boeuf au jus, la specialite de la maison, qu'on sert en portions de tailles variees, allant de 6 a 16 onces.Il est effectivement bien bon.La viande est de bonne qualite et tendre et la cuisson etait telle qu'on l'avait demandee.La sauce qui l'accompagne surprend aussi par sa finesse.On utilise en effet uniquement le jus de la viande releve au poivre.Aucun agent epaississant n'intervient.Bravo.Mais Magnan ne sert pas que du boeuf.On y mange aussi poissons et fruits de mer, mets que l'on vante aupres de la clientele en organisant des festivals .Nous avons malheureusement rate le festival du homard , qui avait lieu en mai et en juin, mais nous sommes arrives a temps pour le festival du petoncle , qui a cours en juillet.On sert ces coquillages revenus dans le beurre a l'ail, sur un lit de riz blanc (de type Uncle Ben's) sans assaisonnement particulier (a moins qu'il y ait peut-etre un petit peu de bouillon dans l'eau de cuisson) et accompagnes de quelques legumes tristounets cuits a la vapeur.Les petoncles sont donc en compagnie un peu banale.Mais est-ce a cause de cette comparaison qu'ils ressortent de l'assiette avec fierte, tendres (on les cuit doucement et peu) et nobles parce que seulement legerement ailles ?Ou est-ce tout simplement parce qu'ils sont effectivement de bonne qualite et qu'on les laisse s'exprimer simplement, seuls, sans artifice deplace Delice au chocolat Ces plats principaux ont ainsi reussi a sauver un repas qui avait commence sur une note un peu plus mitigee.Une assiette de hors d'oeuvre, composee de morceaux de cheddar industriel blanc et orange en triangle, de crudites plutot moches (une carotte mal epluchee en particulier) et de tete fromagee tres ordinaire (qui manquait serieusement d'herbes), nous avait en effet laisses songeurs.Entre les plantes en plastique des boites a fleurs bordant la terrasse et les chansons de Hugues Aufray et de Michel Pagliaro hurlees dans les haut-parleurs, on se demandait un peu comment allait tourner le repas.L'entree de saumon fume, elle, s'etait averee bonne, mais sans plus, probablement a cause des tranches un peu trop epaisses du saumon, de la quantite trop petite de capres servies en accompagnement et de la fraicheur douteuse de certains morceaux de salades.Cela dit, on ne va pas chez Magnan pour la verdure.On y va pour le boeuf.Et peut-etre un peu aussi pour le dessert puisque le gateau au chocolat, appele delice , y connait bien des adeptes.Forme d'une mousse riche au chocolat noir, depose sur une petite genoise tres simple, et couvert d'une bonne couche de chocolat fondant, ce gateau a de quoi satisfaire les gourmands a la dent sucree chocolatee.Et la densite de cacao du chocolat utilise est assez grande pour qu'on parle reellement de chocolat.Nous avons en revanche ete un peu decus par la tarte aux pacanes, ou on sentait trop la presence des proteines cuites, un peu grumeleuses, dans la garniture.Cela dit, les enfants ont devore le tout et ne se sont pas fait prier non plus pour piger dans leurs coupes de fraises a la creme glacee.Vous verrez qu'elles ne sont pas ainsi proposees au menu et qu'on sert habituellement ces petits fruits (elles viennent du Quebec et sont bien rouges et bien savoureuses) a la creme fouettee.Mais on vous les servira gentiment quand meme avec de la creme glacee, si vous le demandez, et on vous donnera l'impression que vous meritez bien ce petit special .Excellent marketing.2602 Saint-Patrick, Montreal (514) 935-9647 Boeuf au jus : de 12,95 $ pour 6 oncesa 25,95 $ pour 16 onces Assiette de petoncles : 14,45 $ Entrees : de 2,25 $ a 6,95 $ Buffet a volonte pour le petit-dejeuner : 6,25 $ Ouvert de 8h a minuit du lundi au samedi Ouvert de 8h a 23h le dimanche \u0001\u00011.2 Photo IVANOH DEMERS, La Presse c Elle-meme residante d'Ahuntsic, Ginette Gosselin a eu envie d'offrir des dejeuners substantiels et pas trop chers aux gens du quartier.Degustes pour vous >Cotes de Provence 99 Chateau La Gordonne: Curieux vin que celui-ci.Bien colore, son bouquet de petitsfruitsrougeset aux notes de noyau, de volume moyen, est intriguant.Relativement corse, il est tannique, et meme assez rude.S, 961165, 16,35 $, \u0001\u0001(\u0001) $ $, a boire, 2-3 ans.>Cotes de Castillon 99 Chateau La Gasparade: Bordeaux rouge au bouquet d'ampleur encore la moyenne, aux notesde feuillesmortes , de tabac.Avec aussi un boise faisant sciure de bois, mais qui s'estompe avec l'aeration.De concentration moyenne, il est peu tannique, et on retrouve les memesaromesen bouche qu'au nez.S, 976951, 17,25 $, \u0001\u0001 $ $, a boire, 1 an.Aussi en demi-bouteilles, 896134, 8,65 $.>Cotes de Castillon 99 Chateau Puy-Landry: Bordeaux rouge tenu, plutot leger, souple, au bouquet tres discret, marque par desaromesde fruitsrouges et cuits.On souhaiterait davantage de matiere et un bouquet pluspres ent.S, 852129, 15 $, \u0001(\u0001) $( $), a boire.Les levures nuisibles LE VIN Pas de levures, pas de vin !.C'est grace a elles, en effet, que le jus du raisin est transforme en vin.Champignons microscopiques unicellulaires, elles decomposent le sucre en alcool et en gaz carbonique , ecrit l'oenologue bordelais Emile Peynaud dans Connaisance et travail du vin (Dunod).Naturellement presentes sur les peaux des raisins, il en existe plus de 70 especes.(On utilise aussi en vinification des levures cultivees .selectionnees, dit-on .par des firmes specialisees.) Se developpant tres rapidement une fois la fermentation en marche, leur nombre peut atteindre jusqu'a 80 millions a 120 millions par centimetre cube de mout, note Peynaud.Or, il existe aussi des levures nuisibles, contaminant les chais, le materiel, et, ultimement, les vins eux-memes.Les Brettanomyces, appelees souvent la Brett , comptent parmi les plus connues, et peuvent communiquer des arriere- gouts desagreables (gout de souris) , ecrit l'oenologue.Elles peuvent se multiplier cependant que le vin est encore en cuves ou en futs.Mais egalement alors qu'il est en bouteilles, apres une periode de latence, chose que favorise un faible taux d'acidite, notait il n'y a pas si longtemps le directeur general du Saint-Estephe Cos d'Estournel, Jean-Guillaume Prats, au cours d'une degustation de plusieurs millesimes de son vin.Et, tout l'indique, ce n'est pas parce que des Brettanomyces se developpent tout a coup dans une bouteille donnee d'un vin donne que le meme phenomene se repetera dans toutes les bouteilles du meme vin.Regoutee recemment, la cuvee courante du Cabernet Sauvignon Napa Valley 91 Sterling Vineyard, de Californie, a la couleur toujours tres jeune, etait, a mon sens, tres marque par ces levures.Meme chose pour une bouteille .une .de ce merveilleux vin qu'est le Haut-Medoc 90 Chateau Sociando-Mallet.En fait, ce que Peynaud decrit comme le gout de souris peut etre egalement percu, au nez et en bouche, comme des odeurs (mais aussi des saveurs) animales marquees, legerement iodees.Elles font alors penser a des odeurs de viandes sauvages qu'on aurait gardees longtemps a la temperature ambiante, ou de cheval en sueur, par une chaude journee d'ete.Autre caracteristique du vin contamine par cette levure : les odeurs et les saveurs qu'elle lui a communiquees sont a ce point insistantes qu'elles masquent toutes les autres .la Brett a alors triomphe ! Il faut noter enfin que les opinions sur les aromes que les Brettanomyces communiquent au vin varient d'un degustateur a l'autre.Un vin de pays Vin tout simple, qu'on appreciera pour son fruit, le Vin de pays des Cotes du Condomois 2001 Prestige du Condomois, elabore avec du Merlot et du Tannat (c'est le principal cepage des Madirans), a aussi au nez des notes fruitees exuberantes rappelant les Beaujolais.Moyennement corse, souple, veloute, peut-etre un brin lourdaud, m'a-t-il semble, c'est un vin d'ete, a servir bien rafraichi.C, 608059, 10,95 $, \u0001(\u0001) $, a boire.Demain : le vin de Robert Parker 5DU0801B0712 VENDREDIÀ 5DU0801B0712 ZALLCALL 67 16:58:08 07/11/02 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 2 JUILLET 2002 Les rabais indiqués sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : articles « Nouvellement réduit », « Aubaine la Baie », Market Square et « Achat spécial » Ne peuvent être jumelées à d'autres offres.Tant qu'il y en aura.Pourquoi certains articles ne sont-ils jamais en solde?Parce que ceux de nos marques maison Market Square, Outline et Home Studio, ainsi que les articles « Aubaine la Baie » vous sont offerts aux meilleur prix, chaque jour.Les rabais indiqués sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : articles « Nouvellement réduit », « Atout griffé », « Achat spécial » et ceux des rayons concédés.Les accessoires déco ne sont pas offerts à la Baie : Galeries d'Anjou, Centre Boulevard, Carrefour Laval, Jardins Dorval, la Place Vertu, Place Versailles, Chicoutimi et Rivière-du-Loup.Les jouets ne sont pas offerts à la Baie : Promenades Saint-Bruno, Carrefour Laval, Jardins Dorval et Sherbrooke.pour femme 40 % de rabais soutiens-gorge et slips Wonder Bra et Warner's en boîte sélection mode féminine griffée 30 % de rabais tous les maillots et cache-maillot pour elle maintenant 2999 robes estivales tout-aller pour elle Ord.49 $ et 59 $.robes de détente et cafetans Ord.39 $ à 49 $.pour homme 30 % de rabais mode printemps-été à prix ordinaire pour lui Tommy Hilfiger, Chaps Ralph Lauren et Nautica 25 % de rabais pantalons et shorts Dockers® et Haggar® en sergé pour lui chaussettes et sous-vêtements pour lui Exceptions : Jockey, Calvin Klein, Tommy Hilfiger et promos « 3 pour.».30 $ à 50 $ de rabais chaussures de ville pour lui Florsheim®, Bostonian® et Nunn Bush® bijoux et accessoires 50 % de rabais bijoux Principles® en or à 10 ct, 14 ct et 18 ct 40 % de rabais collants fins Au Naturelle de Secret montres Timex® sélectionnées 40 % à 50 % de rabais tous les bagages sauf les modèles Outline, « Aubaine la Baie » et ceux à parois rigides.pour enfant 30 % de rabais tous les maillots pour enfant pour la maison 50 % de rabais duos-sommeil Simmons 20 % de rabais tous les meubles de séjour, salle à manger et chambre à coucher jusqu'à 150 $ de rabais gros électros GE et Whirlpool articles et linge de maison 40 % de rabais couettes et couvre-matelas Royal Velvet, Ralph Lauren, To Gomc Essentiel et Wamsutta 30 % de rabais tous les articles To Gomc du coin jardin Accessoires en tous genres, verrerie en acrylique, etc.25 % de rabais moules et plats à cuisson de Mantlesmc : service de vaisselle et ensemble d'ustensiles de table de24pièces coordonnés, accessoires et tapis de salle de bains, rideaux de douche, pèse-personnes, serviettes jacquard imprimées et de fantaisie 10 % de rabais toute la vaisselle Royal Doulton, Mikasa, Wedgwood, Noritake, Denby, Villeroy &Boch, Pfaltzgraff et Portmeirion appareils électriques de cuisine et d\u2018hygiène personnelle PLUS, VENDREDI ET SAMEDI SEULEMENT : 10 % DE RABAIS ADDITIONNEL PRESQUE TOUS LES DUOS-SOMMEIL, MEUBLES, APPAREILS ÉLECTRONIQUES ET GROS ÉLECTROS À PRIX ORDINAIRE ET DE SOLDE EN RÉGLANT AVEC VOTRE CARTE DE CRÉDIT HBC, LA BAIE OU ZELLERS Exceptions :meubles de jardin et tous les duos-sommeil, appareils électroniques, meubles et gros électros : modèles de rayon de fin de série et sans suite.D'autres exceptions s'appliquent, précisions en magasin.D'autres superaubaines en magasin! grande balayage en cours! jusqu'à 60 % de rabais partout en magasin pour femme pour homme et enfant pour la maison aubaines lève-tôt : 2 heures seulement! 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