La presse, 29 juillet 2002, Cahier A
[" 1LP0102A0729 A1 LUNDI 1LP0102A0729 ZALLCALL 67 03:16:09 07/29/02 B MONTRÉAL LUNDI 29 JUILLET 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ Le pape exprime sa «honte » Face au scandale des prêtres pédophiles devant 800 000 fidèles à Toronto MATHIEU PERREAULT TORONTO \u2014 Le pape Jean-Paul II a pour la première fois mentionné hier pendant la messe de clôture de la JMC les scandales de pédophilie qui éclaboussent l'Église catholique, et sa santé chancelante, deux thèmes qui ont hanté la réunion de la jeunesse catholique mondiale à Toronto.« Le préjudice causé par certains prêtres et religieux à des personnes jeunes et fragiles nous remplit tous d'un profond sentiment de tristesse et de honte », a dit Jean-Paul II, après avoir appelé les jeunes à « choisir entre la vie et la mort, entre la vérité et le mensonge », et à rejeter les « parodies du bonheur ».Après une semaine où il a multiplié les apparitions imprévues, le pape a reconnu que son âge le rejoint.« Vous êtes jeunes, le pape est âgé et un peu fatigué », a-t-il dit, en écho aux multiples spéculations, ces derniers mois, que sa venue à la JMJ soit annulée.Toute la semaine, Jean-Paul II, 82 ans, a lu ses discours avec une relative clarté, malgré la maladie de Parkinson.Dans son premier discours adressé directement aux fidèles sur le sujet, le pape a avancé \u2014 en anglais \u2014 que la « communion » était l'antidote aux scandales de pédophilie impliquant des prêtres et des évêques aux États-Unis, qui ont diminué quelque peu la taille des délégations américaines.« Soyez proches et soutenez » les prêtres, a dit Jean-Paul II, qui avait revêtu une chasuble verte.« Pensez à la grande majorité des prêtres et des religieux qui vivent généreusement leur engagement », a-t-il dit avant d'inviter les jeunes à « suivre le Christ sur la voie royale de la Croix » s'ils entendent « l'appel au sacerdoce ».Voir PAPE en A2 PHOTOS AFP, PC, Reuters, AP Jean-Paul II donne la communion à l'un des quelque 800 000 fidèles qui ont assisté hier à la messe finale de la Journée mondiale de la jeunesse, dans un parc au nord de Toronto.Aux jeunes catholiques émus qui ont échangé l'accolade de paix, le pape a donné rendez-vous pour la prochaine JMJ à Cologne en 2005.Les centaines de milliers de pèlerins qui avaient participé à la vigile au parc Downsview avaient été réveillés à 6 h du matin par de véritables trombes d'eau.Mais le soleil est réapparu peu avant le début de la messe qui a été suivie avec grande dévotion, à l'image de soeur Blandine.1 18e ANNÉE > NO 2 74> 6 0 PA G E S > 6 C A H IE R S > Un dur réveil pour les pèlerins/page A5 Pour en savoir plus sur la Journée mondiale de la jeunesse: www.cyberpresse.ca/jmj > La messe de clôture en photos/page A6 Les caresses démystifiées Des chercheurs suédois et montréalais découvrent les nerfs responsables de cette émotion Sains et saufs Les neuf mineurs coincés dans un tunnel d'une mine de charbon effondré et inondé du sud de la Pennsylvanie sont sortis de leur cachot tôt hier matin.C'est dans une capsule que chaque homme a été hissé puis mis dans une chambre de décompression de la marine pour éviter des problèmes respiratoires.Ils ont été bloqués pendant 75 heures dans un boyau d'une longueur de quatre mètres et d'une hauteur d'un mètre à 91 mètres de profondeur.Après plusieurs tentatives infructueuses, les sauveteurs avaient réussi samedi à percer un conduit de 15 cm de diamètre jusqu'aux mineurs.Voir nos informations en A3 Arts et spectacles C1-C8 - Franco Folies C1-C3 - télévision C4 Bandes dessinées C7 Bridge E6 Décès E7 Éditorial A9 Êtes-vous observateur?E4 Feuilleton C7 Horoscope E5 La Presse Affaires D1-D10 Loteries A2, A5 Monde A7, A10 Mots croisés C7, S10 Mot mystère C7 Petites annonces E4 - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile E5, E6 - affaires D4 M É T É O Voir S16 Ciel variable Maximum 29 > minimum 20 SÉBASTIEN RODRIGUE DES CHERCHEURS suédois et montréalais ont trouvé une réponse à une question en apparence toute simple mais plutôt complexe: comment notre cerveau fait-il la différence entre un simple toucher et une caresse?La réponse est venue un peu par accident, alors que des chercheurs enregistraient des signaux nerveux chez des patients.Les universitaires ont en fait découvert les nerfs responsables du bien-être ressenti après une étreinte passionnée entre deux amoureux.« La découverte renforce l'importance de la peau comme organe émotionnel », a expliqué hier en entrevue téléphonique Hakan Olausson, de l'hôpital universitaire Sahlgrenska, à Göteborg, en Suède.Le mensuel Nature Neuroscience publie dans sa livraison de septembre les résultats de cette recherche effectuée en partie à Montréal.Hakan Olausson, Yves Lamarre, de l'Université de Montréal, et Catherine Bushnell, de l'Université Mc Gill, ont collaboré à ces travaux.M.Olausson a également séjourné à Montréal entre 1999 et 2001 pour étudier à l'Université Mc Gill et pour poursuivre ses recherches.Pour établir leur démonstration, M.Olausson et ses collègues ont toutefois rencontré quelques difficultés.L'étude des caresses et des contacts suaves entre amoureux s'avère difficile parce qu'il s'agit d'un sens qui active de nombreuses sortes de nerfs différents.Le groupe de chercheurs a pu surmonter cette difficulté grâce à la collaboration d'une femme montréalaise qui a totalement perdu le sens du toucher sur la plus grande partie du corps sauf pour un sousgroupe de nerfs spécialisés qui transmet des signaux lents au cerveau.En dépit de son handicap, elle a été capable de ressentir une sensation agréable et légère déclenchée par la caresse délicate d'un pinceau.En se servant de l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, les chercheurs ont découvert que les zones du cerveau impliquées dans le processus émotionnel s'activaient en réponse aux caresses agréables.La preuve a donc été faite que ce sous-groupe de nerfs est à l'origine des émotions causées par les câlins.Voir CARESSES en A2 1LP0202A0729 A2 LUNDI 1LP0202A0729 ZALLCALL 67 03:17:01 07/29/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUILLET 2002 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Spectacles Une entrevue avec le Français Yann Thiersen, à lire samedi dans le cahier Arts et Spectacles.> Sports Les Internationaux de tennis masculin se poursuivent toute la semaine à Toronto.La Presse est sur place.> Cinéma Samedi, notre critique de cinéma traite de La Chambre des officiers, un film de François Dupeyron.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 4-7-6 > À quatre chiffres : 4-9-5-8 SUITES DE LA UNE 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Jérôme Minière Dans le cadre des Franco Folies, Marie-Christine Blais rencontre Jérôme Minière, qui vient de lancer un nouvel album.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Faites le bilan du Tour de France avec Pierre Foglia à midi cyberpresse.ca/clavardage > La semaine Divers/Citécommence cyberpresse.ca/gais > Suivez Charles Côtéau bord de la Rupert cyberpresse.ca/rupert CARESSES Suite de la page A1 Les humains possèdent en fait deux types de fibres nerveuses, une catégorie dite rapide pour transmettre le toucher et une catégorie plus lente pour transmettre la douleur.« Les signaux des fibres lentes répondent particulièrement bien aux caresses lentes de la peau, ils ne répondent pas au toucher rapide », précise M.Olausson.En bref, plus l'on prend son temps, meilleures sont les émotions envoyées au cerveau.Curieusement, le sous-groupe de fibres nerveuses découvertes par les chercheurs se trouve dans la même catégorie que celles envoyant des signaux de douleur au cerveau.« Elles ( les fibres nerveuses ) sont peut-être impliquées dans le développement de la douleur chronique.Nous pensons que si nous stimulons ces fibres, peutêtre la douleur pourrait être réduite », a renchéri M.Olausson.Alors, les caresses diminuent-elles la douleur?« Peut-être », a répondu le scientifique.Avec l'Agence France-Presse.PHOTO AFP Jean-Paul II salue la foule immense des fidèles à la fin de la messe qui clôturait la JMJ, hier à Toronto.Les troupes rentrent au pays Presse Canadienne EDMONTON (PC) \u2014 Les arbres d'Edmonton étaient parés de rubans jaunes et les vitrines des commerces affichaient de nombreux signes de bienvenue, hier, afin de marquer l'arrivée des premiers soldats de retour d'une mission de six mois en Afghanistan.Toujours en tenue de camouflage verte, 280 des quelque 800 soldats dépêchés en Afghanistan ont débarqué de leur avion nolisé à l'aéroport où ils ont été accueillis par une foule de parents et amis débordants de bonheur.Après leur passage aux douanes, les applaudissements et cris de joie ont fusé de toutes parts.Quelqu'un dans la foule agitait un drapeau de Terre-Neuve pendant que d'autres essuyaient les larmes ou tenaient des bouquets de fleurs.« Je suis complètement renversé, a déclaré le caporal Corey Bulmer, 28 ans, en contemplant la foule heureuse et excitée.Je ne m'y attendais pas.Je n'ai jamais vécu rien de tel de toute ma vie.» M.Bulmer a ajouté que ce qu'il voulait le plus en rentrant chez lui, c'était de manger un hamburger et d'aller au cinéma.Le soldat Scott Newing était plutôt pressé de voir son fils de deux mois, Austin, qui est né en son absence.« Je vais serrer ma femme et mon fils dans mes bras aussitôt après être descendu de l'autobus », a-t-il lancé en quittant l'aéroport.Dans un discours prononcé à l'aéroport, le major-général Richard Hillier s'est dit fier du travail des soldats canadiens dans la guerre contre le terrorisme.« Nous sommes fiers de la crédibilité qu'ils ont gagnée ( .) à la face du monde entier », a lancé le général.Pour sa part, le brigadier-général Ivan Fenton, responsable des forces armées de terre dans l'Ouest, a estimé que le retour des troupes canadiennes d'Afghanistan était bien différent d'un retour de militaires à l'issue d'une mission de maintien de la paix.PHOTO PC Des volontaires nettoient le parc Downsview des détritus laissés hier par les participants à la Journée mondiale de la Jeunesse.PAPE Suite de la page A1 Jean-Paul II n'a pas laissé le temps à la foule de réagir quand il a évoqué sa « honte » devant les prêtres pédophiles.Il a tout de suite enchaîné avec son évocation des « bons » prêtres, qui a été accueillie par une vague de hourras et d'applaudissements.« Nous ne sommes pas la somme de nos faiblesses et de nos échecs; au contraire, nous sommes la somme de l'amour du Père pour nous », a averti le pape.Depuis janvier dernier, l'Église des États-Unis traverse la pire crise de son histoire à la suite de révélations d'abus sexuels commis par des prêtres.D'autres cas ont ensuite été rendus publics en Allemagne, en Irlande et dans son pays natal la Pologne.Avant son intervention à Toronto, le souverain pontife ne s'était exprimé sur ce scandale qu'à deux reprises: dans une lettre aux prêtres avant les fêtes de Pâques et dans un discours devant les cardinaux convoqués au Vatican en avril.Avant d'aborder le scandale des abus sexuels déclenché en janvier dans l'archevêché de Boston, Jean-Paul II s'était longuement étendu sur les « deux voies qui sont en compétition pour s'emparer de votre âme ».« Il n'est sans doute pas de ténèbres plus épaisses que celles qui s'insinuent dans l'âme des jeunes lorsque de faux prophètes éteignent en eux la lumière de la foi, de l'espérance et de l'amour.La tromperie la plus grande, la source la plus importante de malheur consistent dans l'illusion de trouver la vie en se passant de Dieu, d'atteindre la liberté en excluant les vérités morales et la responsabilité personnelle.» Les jeunes doivent « humaniser le monde ».« Le monde dont vous hériterez est un monde qui a désespérément besoin d'un sens renouvelé de la fraternité et de la solidarité humaine », a dit Jean-Paul II, citant en exemple la Mohawk Kateri Tekakwitha, qui est en voie de canonisation.« Même si j'ai vécu des moments de profondes ténèbres, sous de durs régimes totalitaires, j'ai vu assez de choses pour être convaincu de manière inébranlable qu'aucune difficulté, qu'aucune peur n'est assez grande pour étouffer complètement l'espérance qui jaillit éternellement dans le coeur des jeunes.» Quelque 3000 prêtres ont célébré la messe avec Jean-Paul II.« On avait prévu initialement 2500 places, mais je pensais que ce ne serait pas assez », a expliqué, dans une entrevue la semaine dernière le père Oniel Godbout de Québec, qui était coresponsable de la liturgie de la messe.« On a préparé la communion pour 750 000 personnes.» Hier matin, d'autres pèlerins se sont joints aux campeurs qui ont été tirés de leurs sacs de couchage à l'aube par une pluie diluvienne, pour un total de 800 000 fidèles.La JMJ de Toronto a donc été plus fréquentée que celle de Denver, tenue en 1993 et dont la messe avait attiré 600 000 fidèles.Des petites scènes avaient été aménagées un peu partout sur l'immense site, où des animateurs encourageaient les pèlerins à chanter.« C'est très actuel, on encourage les gens à participer, a dit le père Godbout.Pour que les jeunes aient l'air d'apporter les offrandes de la communion en provenance de la salle, on les fait descendre derrière la scène et remonter par l'avant.Ils ne pouvaient pas venir directement de la foule pour des raisons de sécurité.» À la fin de son homélie, Jean-Paul II a salué la foule en français, anglais, espagnol, italien, portugais, allemand et polonais.Il a invité les jeunes à se rendre en masse à Cologne pour la JMJ de 2005.Le pape doit quitter Toronto aujourd'hui pour le Guatemala et le Mexique avant de regagner le Vatican vendredi matin après 10 jours d'absence 1LP0301A0729 a3 29 juillet 1LP0301A0729 ZALLCALL 67 03:02:22 07/29/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 9 J U I L L E T 2 0 0 2 A 3 ACTUALITÉS Enfin à l'air libre! Les neuf mineurs coincés dans une mine en Pennsylvanie sont sains et saufs Agence France-Presse Les neuf mineurs bloqués depuis mercredi soir dans un tunnel d'une mine de charbon de Quecreek, en Pennsylvanie, sont sortis de leur cachot tôt hier matin.Le dernier mineur est sorti peu avant 3h.Chaque homme a été hissé dans une capsule, puis immédiatement mis dans une chambre de décompression de la marine américaine pour éviter les problèmes respiratoires que pouvait causer une arrivée trop rapide en surface.Les mineurs, qui sont âgées de 30 à 55 ans, passeront ensuite 24 heures en observation dans un hôpital.Ils ont été bloqués pendant 75 heures dans un boyau de quatre mètres de longueur et d'un mètre de hauteur à 91 mètres de profondeur, à la suite d'un accident mercredi soir dans la mine de Quecreek, à 10 km au nord de la ville de Somerset.Bien qu'aucun signe de vie n'était perceptible depuis que les mineurs avaient signalé leur présence jeudi par des bruits de coups, les sauveteurs avaient toujours gardé espoir.Après plusieurs tentatives infructueuses, ils avaient enfin réussi samedi à percer un conduit de 15 cm de diamètre jusqu'aux mineurs.« Tous les neuf sont vivants », avait alors indiqué le gouverneur de la Pennsylvanie, Mark Schweiker, au cours d'une conférence de presse.« Ils ont tous l'air d'être en assez bonne condition », avait-t-il ajouté.Les responsables des secours avaient ensuite pu communiquer avec les mineurs en leur faisant passer un appareil de transmission radio, tandis qu'une caméra permettait de visualiser leur situation.Une fois le système de récupération mis en place, ils ont pu ensuite être sortis assez rapidement, un homme toutes les 15 minutes.L'eau présente dans la cavité où ils étaient bloqués a toutefois nécessité des pompages et l'envoi d'air comprimé.Le premier à sortir était un homme de 43 ans, Randy Fogel, qui souffre de douleurs à la poitrine mais qui semblait néanmoins en bonne forme compte tenu de ce qu'il a vécu.« Nous voulions le faire sortir le plus vite possible », a indiqué David Hess, responsable d'un organisme de protection de l'environnement.Photo AFP Ce mineur que les secouristes remontent à la surface a dû vivre pendant trois jours confiné dans un boyau de quatre mètres de longueur et d'un mètre de hauteur, avec huit de ses collègues.TRAGÉDIE AÉRIENNE Les militaires ukrainiens accusés Agence France-Presse KIEV \u2014 La haute hiérarchie militaire ukrainienne a été mise en accusation hier après le crash d'un avion de chasse qui a fait 83 morts lors d'un spectacle aérien, samedi.Le chef de l'état-major a été congédié, quatre officiers de l'armée de l'air ont été mis en garde à vue et le ministre de la Défense a démissionné.Une enquête judiciaire a aussi été ouverte contre les deux pilotes hospitalisés à la suite de la catastrophe, survenue près de Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine.Le président de l'Ukraine Léonid Koutchma, a limogé le chef d'étatmajor de l'armée, Petro Chouliak, mais il n'avait pas encore pris de décision hier soir quant à la démission présentée par le ministre de la Défense, Volodymyr Chkidtchenko.Le gouvernement a placé en garde à vue l'ex-commandant des forces aériennes, Viktor Strelnikov, et trois autres responsables de l'armée de l'air, car « les premiers éléments de l'enquête montrent que la catastrophe a été provoquée par de graves erreurs dans l'organisation des vols ».Les généraux Strelnikov et Sergueï Onichtchenko, ex-commandant de la 14e unité aérienne qui participait au spectacle aérien, « sont soupçonnés de négligence » professionnelle aux « conséquences graves ».En outre, le président soupçonne un commandant adjoint de la 14e unité et un autre officiel, responsable de l'organisation des vols, d'avoir « violé les règles d'exploitation » des avions.Selon la commission d'enquête gouvernementale, « une négligence des commandants des forces aériennes ukrainiennes » ou « une panne technique » pourraient être à l'origine de la catastrophe, mais « il est encore trop tôt » pour tirer des conclusions définitives.« Tous les coupables doivent être sévèrement punis », a déclaré samedi le chef de l'État, qui a également pris la « décision de principe » d'interdire les spectacles aériens en Ukraine.M.Chkidtchenko, 52 ans, a été nommé ministre de la Défense en novembre 2001, son prédécesseur Olexandre Kouzmouk ayant démissionné après qu'un missile ukrainien eut accidentellement abattu un avion de ligne russe.Les 78 occupants de l'appareil, pour la plupart des citoyens israéliens, avaient été tués.Samedi, un chasseur Soukhoï Su-27 s'est écrasé sur l'aérodrome de Sknyliv près de Lviv, lors d'un spectacle aérien, faisant 83 morts, dont 19 enfants, et 199 blessés, selon le dernier bilan officiel.Les deux pilotes ont pu s'éjecter et, malgré des blessures à la colonne vertébrale, leur vie n'est pas en danger.Des experts ukrainiens considèrent que le crash du Soukhoï reflète une nouvelle fois l'état désastreux de l'armée ukrainienne, soulignant les graves problèmes de sécurité et de délabrement de son matériel.D'autres experts ont estimé que les organisateurs du spectacle aérien n'avaient pas respecté les règles de sécurité.RUSSIE Un avion s'écrase au décollage: 14 morts d'après AFP et AP MOSCOU \u2014 Au moins 14 personnes ont été tuées hier dans l'accident d'un avion gros porteur russe Il- 86, qui s'est écrasé dans une forêt au décollage de l'aéroport Cheremetievo 1 de Moscou, selon des sources concordantes.« Sur les 16 occupants de l'avion, 14 ont péri dans l'accident », a déclaré un représentant de l'aéroport.L'Iliouchine Il-86, qui peut embarquer 350 personnes, effectuait un « vol technique » sans passagers entre Moscou et Saint-Pétersbourg, selon la compagnie propriétaire Poulkovskie Avialinii.Les deux survivantes, deux hôtesses de l'air, ont été hospitalisées d'urgence, selon le représentant de l'aéroport.Elles ont survécu à la catastrophe et à l'incendie parce qu'elles se trouvaient dans la queue de l'appareil.Les corps des autres occupants ont été brûlés au point de rendre leur identification très difficile, selon le ministère des Situations d'urgence, cité par l'agence Itar-Tass.L'une des deux jeunes femmes, Tatiana Moïsseïeva, souffrant d'une commotion cérébrale, a été placée en réanimation.L'autre survivante, Arina Vinogradova, s'en est sortie avec quelques éraflures et contusions, et elle se trouvait simplement en observation.Les trois boîtes noires de l'Iliouchine, deux renfermant l'enregistrement de données techniques et une les conversations des pilotes, ont été retrouvées parmi les débris.Poulkovskie Avialinii a indiqué que 16 personnes se trouvaient à bord, dont six pilotes et ingénieurs de bord et 10 membres du personnel de cabine.Le fuselage endommagé du quadriréacteur émergeait d'une forêt d'arbres et de buissons située à quelques mètres d'une des pistes de l'aéroport.De la fumée était visible.Le terminal 1 de l'aéroport a été fermé pendant près d'une heure après l'accident, mais il fonctionnait de nouveau normalement hier après-midi. 1LP0401A0729 A4 LUNDI 1LP0401A0729 ZALLCALL 67 03:06:53 07/29/02 B D'autres provinces interdiront les coussins gonflables recyclés Une première depuis 13 ans: la marine canadienne se rend dans l'Arctique BOB WEBER Presse Canadienne EDMONTON \u2014 La marine canadienne a dépêché une patrouille dans l'Arctique, une première en 13 ans, dans le but de renforcer la souveraineté nationale dans la région et de parfaire la formation de son effectif.L'exercice Narwhal Ranger, mené conjointement avec l'armée et l'aviation, se veut la première d'une série d'opérations ayant pour objectif d'assurer à nouveau la présence de la marine dans le Nord et de faire travailler de concert les trois branches des Forces armées canadiennes, a indiqué le colonel Kevin Mc Leod, commandant du secteur du Nord des Forces canadiennes.Deux navires de défense côtière maritime, le NCSM Summerside et le NCSM Goose Bay, devraient atteindre Iqaluit vers la fin du mois, a précisé le lieutenant-commander Scott Healy.Les navires, transportant chacun un équipage de 49 membres des forces de réserve, ont rendez- vous avec un groupe de 25 Rangers canadiens et officiers des forces régulières, qu'ils mèneront jusqu'à l'île de Resolution, à la pointe sud de la terre de Baffin.« L'objectif visé est de mener une opération conjointe de souveraineté, de dire : oui, nous sommes ici, oui, nous pouvons nous rendre dans les coins reculés du Canada », a expliqué M.Mc Leod.À l'origine, l'opération devait être beaucoup plus importante, a reconnu le colonel.Une frégate, une compagnie entière de soldats et un certain nombre d'appareils de type Aurora devaient y prendre part.Toutefois, les déploiements de troupes en Afghanistan et dans les Balkans, de même que certains besoins au pays, notamment afin d'assurer la sécurité lors du récent sommet du G8 à Kananaskis, en Alberta, ont contraint les autorités militaires à revoir leurs plans, a expliqué M.Mc Leod.Cet exercice constitue pour le Canada une façon de faire valoir ses prétentions territoriales dans l'Arctique, a estimé Rob Huebert, du centre d'études militaires et stratégiques de l'Université de Calgary.« L'une des premières choses que les tribunaux vont demander est : « Assurez- vous une présence, non seulement par la population, mais au moyen de représentants de l'État ?» a-t-il affirmé.ALEXANDRE PANETTA Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Après le Manitoba et le Québec (à partir de jeudi prochain), l'Alberta et l'Ontario songent à interdire les coussins gonflables recyclés.Ces articles, recyclés à partir de pièces récupérées dans des voitures accidentées, sont susceptibles de répandre des éclats lors d'explosions potentiellement mortelles.L'an dernier, le gouvernement québécois a émis un avis de rappel des coussins de protection gonflables recyclés, à la suite d'études ayant démontré qu'ils étaient souvent remplis de poudre à canon et qu'ils pouvaient, en cas d'impact, causer la mort.« Ce sont des déchets rapiécés afin que les gens se sentent en sécurité alors qu'en fait ils ne le sont pas », a affirmé en entrevue Douglas Thwaites, porte-parole du groupe de pression Transport 2000, organisme à but non lucratif dont le but premier est la recherche, l'éducation publique et les recommandations aux consommateurs.Entre 1997 et 2001, quelque 7500 véhicules au Canada étaient équipés des coussins gonflables, vendus par des entreprises de Québec ayant depuis fait faillite.Les deux tiers de ces véhicules appartenaient à des Québécois.Aucun décès n'a été attribué à ces sacs, mais des blessures sont survenues lorsque certains d'entre eux ne se sont pas ouverts, a indiqué M.Thwaites.Néanmoins, certaines provinces ont décidé de faire en sorte que le recyclage des coussins gonflables soit interdit à tout jamais.Déjà, des représentants de tous les gouvernements des provinces et des territoires se sont mis d'accord afin d'interdire ces coussins il y a deux mois, lors d'une rencontre à Halifax du Conseil canadien des administrateurs en transport motorisé.Transmission automatique Climatisation Lève-glaces et verrouillage électriques Télédéverrouillage Radio AM/FM stéréo avec lecteur de disques compacts Béquet arrière et roues en alliage Panneaux de polymère Saturn intermédiaire L100 2002 Groupe valeur sûre Location Partez sans payer 325$ /mois/48 mois 0$ comptant 21300$ Prix d'achat comptant.Transport et taxe d'accise en sus (930$) ou ou Saturn SL 2002 4 portes 12 245$ Prix d'achat comptant.Transport en sus (750$) Location Partez sans payer 207$ /mois/48 mois 0$ comptant Transmission manuelle Deux sacs gonflables à l'avant Banquette arrière à dossiers rabattables divisés 60/40 Panneaux de polymère Chaque Saturn 2002 comprend une garantie limitée de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe propulseur.Nos offres de location comprennent les frais de transport, la préparation à la route et la taxe d'accise, lorsque cela s'applique.Achetez en ligne à saturncanada.com ou appelez 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Coupé 3 portes SC1 2002 Location Partez sans payer 224$ /mois/48 mois 0$ comptant 14 765$ Prix d'achat comptant.Transport en sus (750$) ou Saturn Saab Isuzu de Blainville\u0012 249, boul.Seigneurie Ouest\u0014 Blainville\u0014 (450) 437-6317\u0014 www.saturndeblainville.saturncanada.com Gravel Saturn Saab Isuzu\u0012 1, Place Ville-Marie, # 11 180\u0014 Montréal\u0014 (514) 861-2000\u0014 www.gravelauto.com Saturn Saab Isuzu de Laval\u0012 2800, boul.Chomedey\u0014 Laval\u0014 (450) 681-0028\u0014 www.bourassaauto.com\u0014 Mondial Saturn Saab Isuzu\u0012 9415, Papineau\u0014 Montréal\u0014 (514) 385-7222\u0014 www.mondial-ssi.com\u0014 Saturn Saab Isuzu de Brossard\u0012 5950, boul.Marie-Victorin\u0014 Brossard\u0014 (450) 672-2500\u0014 www.gravelauto.com Saturn Saab Isuzu de Terrebonne\u0012 705, boul.des Seigneurs\u0014 Terrebonne\u0014 (450) 964-1374\u0014 www.saturndeterrebonne.saturncanada.com Décarie Saturn Saab Isuzu\u0012 6100, boul.Décarie\u0014 Montréal\u0014 (514) 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se basant sur l'étude fédérale controversée, publiée par le Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs.Les Ontariennes qui souhaitent apprendre l'auto-examen des seins pourront encore se faire enseigner la technique, a expliqué le docteur Verna Mai, directrice du programme de dépistage.Les changements, survenus plus tôt cette année, ont choqué certains experts médicaux, selon lesquels ces modifications entrent en contradiction avec les recommandations de la Société canadienne du cancer et de certaines autres provinces.La conclusion du Groupe d'étude sur les soins de santé préventifs, qui était basée sur une analyse d'études internationales, a suscité la controverse, l'an dernier.Depuis des années, les femmes se faisaient dire que l'auto-examen des seins était crucial pour le dépistage précoce de cette maladie fatale.Le Dr Johanne Blais, directrice sortante du programme de dépistage du cancer du sein au Québec, affirme que les travaux du groupe d'étude sont de qualité.Elle se dit néanmoins surprise que le programme ontarien ait cessé de demander à toutes les femmes si elles examinent leurs seins ou non.Comme c'est le cas en Ontario, le programme québécois n'enseigne la technique de l'auto-examen qu'aux femmes qui la réclament, a signalé le Dr Blais.Mais les médecins québécois doivent toujours demander aux femmes si elles examinent leurs seins, et les infirmières ont pour consigne de dire aux patientes de pratiquer l'examen au même moment du mois, tous les mois. 1LP0501A0729 A5 LUNDI 1LP0501A0729 ZALLCALL 67 03:14:20 07/29/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 9 J U I L L E T 2 0 0 2 A 5 LA JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE Sécurité exceptionnelle et programme allégé pour le Guatemala Un réveille-matin céleste HIER AU PARC Downsview, les 600 000 jeunes pèlerins qui faisaient une vigile avant la messe papale ont eu droit à un réveille-matin céleste.À 6 h tapant, les nuages ont crevé, interrompant la courte nuit des jeunes catholiques, dont beaucoup s'étaient couchés à 2 h du matin.Dès 6 h 30, les groupes de néocatéchumènes commençaient leur chant du matin.Ces groupes, qui permettent à des baptisés de redécouvrir leur foi, étaient nombreux à la vigile, notamment en provenance d'Europe.Comme la veille au soir, les pèlerins ont commencé à se rassembler le long des barrières de plastique blanc protégeant l'itinéraire de la papamobile une heure avant l'arrivée de Jean-Paul II.Une demi-heure avant son apparition, un choeur de femmes s'est mis à chanter, donnant un air solennel au petit matin gris.Le bruit des hélicoptères se mélangeait aux alléluias.Dans la foule, l'énervement des jeunes et les chants religieux créaient une ambiance apocalyptique.On aurait cru entendre le Stabat Mater.Confessions Donald Tremblay, le curé de Saint-Agapit à Deux-Montagnes, a réussi à apercevoir le pape avec quatre adolescents de sa paroisse : David, Alexandre, Jean-Cyrille et Christophe.« Je l'ai assez bien vu parce que je suis plus grand.Ça m'a donné chaud au coeur, d'autant plus que je ne le reverrai probablement pas », a dit Alexandre, qui met sur pied un site Internet de préparation à la confirmation pour le père Tremblay.Les quatre adolescents s'étaient confessés avant de se mettre en route vers un endroit d'où ils pourraient voir la papamobile.« Je ne suis pas allé à la messe depuis trois semaines, et un ami n'arrête pas de me dire que c'est un péché mortel », a expliqué Alexandre à David avant d'aller voir le père Tremblay, qui avait revêtu la chasuble des JMJ pour entendre les confessions.Ce dernier avait au départ pensé célébrer la messe avec le pape puis s'est ravisé.« Je vais rester avec mon groupe », a expliqué le père Tremblay en distribuant des pâtisseries juives qu'il avait apportées la veille de Montréal.David a dit que ce n'était pas nécessaire, et le père Tremblay lui a lancé sa casquette, faisant à la blague semblant d'être fâché.Les quatre ados et leurs deux amies, qui ont 16 et 17 ans et viennent de familles pratiquantes, ont fêté jusqu'au milieu de la nuit.« Dès que le prêtre a fini (les vêpres solennelles samedi soir), le monde a sorti des violons, des trompettes, des tam-tam, a dit David.Il y a eu un show jusqu'à 2h du matin.Il y avait des groupes d'Africains qui faisaient danser beaucoup de monde avec des chants religieux.» L'ambiance Woodstock était tempérée par l'absence d'alcool et de drogue et par l'extrême rareté des cigarettes.« On a senti une seule fois une odeur », a dit David.Alexandre était moins sûr qu'il s'agissait de marijuana.« C'était pas clair », disait-il, l'air contrarié à l'idée que l'image de la vigile soit altérée par un joint.Seule ombre au tableau : les déchets amoncelés un peu partout.Les organisateurs avaient disposé des boîtes de carton comme poubelles, mais les pèlerins s'en sont servis pour leurs bivouacs.Le réseau d'écrans géants a aussi connu des ratés.Quelques rangées plus loin hier matin, Karen Reich mangeait un muffin en miettes.À 26 ans, cette comptable torontoise espérait qu'une troisième expérience de JMJ \u2014 elle était à Denver en 1993 et à Paris en 1997 \u2014 raviverait sa foi, chancelante ces derniers temps.« J'ai du mal à me lever le dimanche matin pour la messe », expliquait- elle en début de semaine, en entrevue dans un café au collège St.Michael, à l'Université de Toronto.« Je ne pense pas que c'est seulement parce que je travaille beaucoup.J'espère trouver une réponse.Hier matin, Mme Reich, qui a grandi dans une communauté italienne pratiquante, n'avait toujours pas de réponse.Mais elle savait où chercher.« Je me suis rendu compte que je ne peux pas vivre ma foi seule.Je vais appeler ma paroisse pour savoir si je peux m'engager.Quand j'avais 16 ans, la JMJ représentait une occasion de faire la fête sans avoir à cacher que je suis catholique.Maintenant, c'est plus profond.J'ai participé à des séminaires, des catéchèses.» Un séminaire interreligieux avec des musulmans a beaucoup impressionné Mme Reich.« On a parlé des différences et des similitudes entre nos deux religions.Par exemple, j'ai appris que si les hommes prient devant les femmes dans une mosquée, ce n'est pas parce qu'ils se considèrent comme plus importants, mais parce qu'ils considéreraient impudique de voir le dos des femmes quand elles se prosternent.Surtout, j'ai été frappée par l'obligation qu'ont les musulmans de montrer qu'ils sont croyants en priant cinq fois par jour.Dans un groupe, on sait toujours qui est musulman, mais rarement qui est chrétien.Peut-être est-ce mal de cacher sa foi.» JACQUES LANUSSE-CAZALE Agence France-Presse GUATEMALA \u2014 Des mesures de sécurité exceptionnelles entourent la visite du pape Jean Paul II aujourd'hui et demain au Guatemala, où, 335 ans après sa mort, le frère Pedro de San José Betancourt, moine franciscain qui a consacré sa vie aux malades et aux pauvres, sera canonisé au cours d'une messe qui rassemblera plus de 500 000 fidèles.Quelque 20 000 policiers sont mobilisés depuis vendredi dans la capitale, où Jean-Paul II, en provenance du Canada, est attendu pour sa troisième visite dans ce pays d'Amérique centrale de 12 millions d'habitants.Les autorités disposent notamment de trois listes comportant les noms de 80 personnes suspectées d'appartenir à des organisations terroristes et ont exercé ces derniers jours des contrôles méticuleux aux frontières et aux aéroports.Pour cette halte de 24 heures qui précède deux jours de cérémonies au Mexique, l'agenda du pape a été réduit au minimum, avec quatre trajets courts en papamobile et une grande messe demain matin.L'état de santé du Saint-Père, âgé de 82 ans, qui souffre de la maladie de Parkinson et d'arthrose, ne lui permet plus de multiplier ses apparitions ou de voyager dans le pays comme ce fut le cas lors de ses deux précédents voyages au Guatemala en 1983 et 1996.Après son arrivée à l'aéroport international de Ciudad de Guatemala, où il sera accueilli par le président Alfonso Portillo, Jean-Paul II traversera deux quartiers de la ville en papamobile sur un parcours de moins de trois kilomètres pour rejoindre le siège de la Nonciature, où il demeurera jusqu'à mardi matin.Des centaines de milliers de personnes venues de toute l'Amérique centrale, principalement du Salvador et du Honduras, sont attendues au passage du souverain pontife dans une capitale où les signes de la misère qui frappe plus de la moitié de la population ont été gommés tant bien que mal par les autorités.Les organisations internationales dénoncent régulièrement les multiples violations des droits de l'homme dans ce pays où les communautés indiennes (60 % de la population) sont victimes d'une véritable « apartheid sociale » comme le qualifie la mission des Nations unies chargée de vérifier l'application des accords de paix signés en 1996, après 36 ans de guerre civile (150 000 morts et 50 000 disparus).C'est également en papamobile que le pape se rendra demain matin à la grande messe organisée dans l'enceinte de l'hippodrome et qui sera marquée par la canonisation du frère Pedro.De 500 000 à 700 000 fidèles assisteront à la cérémonie qui doit durer deux heures 30 et durant laquelle Jean-Paul II devrait appeler au dialogue et à la réconciliation dans ce pays meurtris par la guerre, selon des sources religieuses.Le pape sera installé en hauteur, sous un chapiteau dressé pour l'occasion, à l'abri des orages si fréquents pendant la saison des pluies.La ferveur de la foule atteindra son sommet au moment de la canonisation du frère Pedro (1626-1667), à qui nombre de fidèles qui l'ont imploré dans leurs prières attribuent des guérisons miraculeuses.PHOTO PC De jeunes pèlerins se reposent sur le terrain mouillée du parc Downsview en attendant l'arrivée du pape.Les catéchèses des papabili MATHIEU PERREAULT TORONTO \u2014 Les JMJ ont amené à Toronto des évêques, des archevêques et des cardinaux de dizaines de pays.Parmi eux, trois cardinaux, Francis Arinze, du Nigeria, Camillo Ruini, d'Italie et Oscar Andrés Rodriguez Maradiaga, du Honduras, sont souvent cités parmi les papabili, les principaux candidats à la succession de Jean-Paul II.La Presse est allée entendre les catéchèses qu'ils ont données dans des églises de Toronto pour avoir une idée des choix au menu.D'une manière générale, Mgr Arinze s'est attardé sur la supériorité morale de l'Église, Mgr Ruini a suggéré de montrer plus clairement son identité chrétienne, et Mgr Maradiaga a mis l'accent sur les conversions.La catéchèse du prélat hondurien se déroulait vendredi matin dans une grande salle d'Exhibition Place.Des centaines de jeunes Sud- Américains, qui balançaient des dizaines de drapeaux, buvaient ses paroles, prononcées avec force et un sens rhétorique très dramatique.Par deux fois, il a chanté a cappella, prenant même le temps d'enseigner à la foule trois strophes au rythme vaguement salsa.Né en 1942, nommé cardinal en 2001, Mgr Maradiaga, qui prêche régulièrement la solidarité entre pays riches et pauvres, a déploré la « privatisation de la foi ».« La communauté nous sauvera », a-t-il scandé, proposant un chemin passant par la « conversion, la confession, le pardon et la réconciliation ».À une jeune Vénézuélienne faisant état de la division que le président de son pays (Hugo Chavez) avait causé dans l'Église nationale, il a suggéré de « donner l'exemple » et d'« éduquer à la communion ».Le sacrement du pardon est essentiel à une communauté unie, a dit Mgr Maradiaga.« À la différence du psychiatre, le prêtre ne se limite pas à s'accommoder du sentiment de culpabilité, mais à le dépasser.Le cardinal Arinze, qui donnait une catéchèse mercredi matin dans une église du nord de Toronto, prévoyait lui aussi donner un rythme coloré à sa célébration.Il avait emmené un choeur d'une dizaine de compatriotes, avec tam-tam et saxophone, pour la messe qui suivait la catéchèse.Mais le saxophone n'a pas réussi à jouer, et le tam-tam donnait du fil à retordre à l'organiste, lui aussi Nigérian.« La vérité ne dépend pas du vote de la majorité », a prévenu Mgr Arinze, qui a 70 ans et est cardinal depuis 1985.Même s'il est président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, qui s'occupe notamment des relations avec l'islam, il a affirmé que l'enseignement de l'Église primait sur toute autre morale.« Mais il faut proposer, pas imposer », a-t-il tempéré.Il s'est fait dur avec les « pécheurs », notamment les homosexuels, dont il a qualifié les pratiques d'« abomination » : « Un pécheur est une personne qui a construit une prison, puis qui s'est enfermée dedans.Maintenant, elle s'en plaint.Moi, je lui dit qu'elle est l'architecte de sa propre misère.» Il a fait l'éloge de la chasteté, rappelant que c'était le choix de « certains des meilleurs spécimens de l'humanité », comme Jésus, les apôtres Jean et Paul, sainte Thérèse de Lisieux et saint Thomas.Pour le prélat africain, qui s'exprimait en anglais, le baptême « nous sauve de vies vides ».« La vie est comme un terrain de soccer.Comment peut-on gagner si on n'y met pas des poteaux formant un but ?» Contrairement aux deux autres papabili, le cardinal Ruini a parsemé sa catéchèse de citations bibliques.Il a notamment parlé d'une scène du Nouveau Testament où les pharisiens reprochent son arrogance à Jésus : « Pour qui te prends-tu ?» Les catholiques affronteront la même hostilité s'ils affirment être « lumière du monde », mais cela ne doit pas les faire reculer, selon le prélat romain, qui a récemment déclaré que les attaques du 11 septembre visaient « l'identité et les valeurs chrétiennes ».Tout en appelant les jeunes Italiens de la paroisse qu'il visitait, au nord de Toronto, à « refuser la médiocrité et le cynisme », il a prévenu qu'il fallait « préférer la miséricorde à la justice ».« Nous serons jugés sur notre amour.» Une fois la catéchèse terminée, Mgr Ruini n'a pas demandé à l'audience de lui poser des questions.Les deux autres cardinaux en avaient pris une demi-douzaine chacun.Voyez les spécialistes 5441, rue Saint-Hubert, Montréal (514) 274-5471 A-6, 3 litres LIVRAISON IMMÉDIATE Le stress tue Créé par un ensemble de contraintes de tous les jours, le stress est le point de départ d'un grand nombre de maladies.Un \u201c coup de stress \u201d provoque une libération d'adrénaline, déclenche une demande de glycogène et fatigue l'organisme.Le stress chronique, lui, réduit les défenses immunitaires.Quant au stress oxydant produit par les radicaux libres, il expose notre corps à l'oxydation, tel un bout de fer qui rouille ou une pomme qui brunit à l'air libre.Ce stress est combattu par les antioxydants.Le stress \u201c brûle \u201d littéralement nos réserves de vitamines, principalement du groupe B.Durant une période stressante, voici deux tactiques anti-stress salutaires : A) L'exercice physique; B) Un supplément alimentaire à forte densité de principes anti-stress.Bio-Sirum-Formule-Stress, une toute nouvelle composition pour pallier les carences de nutriments provoquées par le stress, tant 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ZALLCALL 67 03:06:37 07/29/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 9 J U I L L E T 2 0 0 2 A 7 MONDE Cachemire: Powell demande en vain des mesures d'apaisement Ni l'Inde ni le Pakistan ne lui laissent espérer une réduction des tensions EXPRESS INTERNATIONAL Cachemire Cache d'armes L'ARMÉE INDIENNE a affirmé hier avoir découvert au Cachemire une importante cache d'armes, renfermant 550 grenades destinées selon elle à des projets d'attaque à l'occasion de la fête de l'Indépendance en août ou des élections régionales prévues en octobre.Le stock d'armes, a précisé un porte-parole de l'armée, comprenait 240 grenades et 296 grenades à fusil, appartenant au groupe séparatiste Lashkar-e-Taïba.Le Lashkar-e-Taïba est l'un des deux mouvements armés islamistes basés au Pakistan et accusés par l'Inde d'être à l'origine d'un attentat meurtrier contre le parlement de New Delhi, le 13 décembre 2001, qui avait ravivé les tensions entre l'Inde et le Pakistan.Islamabad avait interdit en janvier le Lashkar-e-Taïba ainsi que l'autre groupe, le Jaish-e-Mohammad.\u2014 d'après AFP Irak Dialogue proposé LA SEULE OPTION avec l'Irak, c'est le dialogue, a affirmé hier le roi Abdallah II de Jordanie à la chaîne de télévision CNN quelques jours avant une rencontre à Washington avec le président américain George W.Bush.« En Jordanie, nous avons toujours cru que le dialogue avec l'Irak est la seule option.Et quand je dis «'Jordanie», je peux parler probablement au nom de n'importe qui d'autre au sein de la communauté internationale, de la Chine à la Russie en passant par tous nos collègues de l'Union européenne », a déclaré le roi, qui a effectué récemment une visite officielle à Paris.« Nous avons toujours été préoccupés par le fait qu'un recours à la force pourrait créer une instabilité énorme au Proche-Orient », a-t-il ajouté.« Le problème, c'est d'essayer de traiter la question de l'Irak sans un mouvement positif entre Israéliens et Palestiniens, entre Israéliens et Arabes », ce qui « semble, à l'heure actuelle, quelque peu ridicule ».\u2014 d'après AFP Iran Appel de Khatami LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL du principal parti réformateur iranien, le Front de la Participation, Mohammad- Reza Khatami a espéré hier que les condamnations de 33 opposants à des peines de prison seraient allégées en appel, grâce à une « décision d'équité ».« Dans le climat actuel, nous avons besoin d'unité et de solidarité.Nous espérons que la Cour d'appel prendra une décision d'équité dans le dossier du Mouvement de libération d'Iran » (MLI, islamiste progressiste) dont cinq dirigeants ont été condamnés à des peines d'au moins huit ans de prison ferme, a déclaré M.Khatami dans un entretien avec l'agence officielle IRNA.« Il n'est pas bon qu'une partie du pouvoir puisse agir d'une façon qui blesse le prestige du régime, et mette en doute l'indépendance de la justice », a-t-il ajouté en allusion à l'appareil judiciaire, aux mains des conservateurs.M.Khatami, qui est vice-président du Parlement, et frère du président réformateur Mohammad Khatami, s'est dit « inquiet » de la façon dont les dirigeants du MLI « avaient été arrêtés, puis incarcérés », en mars 2001.\u2014 d'après AFP Nucléaire Débat en septembre DES DISCUSSIONS russo-américaines auront lieu en septembre à Washington sur les modalités d'application du traité de désarmement nucléaire signé en mai par les présidents Vladimir Poutine et George Bush, a indiqué hier le ministre de la Défense de la Russie, Sergueï Ivanov.Au cours de ces premières discussions sur l'application du traité, les ministres de la Défense et des Affaires étrangères des deux pays devront « se mettre d'accord sur un échéancier concernant la diminution des potentiels nucléaires d'ici 2012 », a précisé M.Ivanov.Le ministre russe a fait cette déclaration à la presse alors qu'il était en visite dans le port militaire de Baltiisk, dans l'enclave de Kaliningrad, à l'occasion de la Journée de la Marine.\u2014 d'après AFP MATTHEW LEE Agence France-Presse NEW DELHI \u2014 Le secrétaire d'État américain Colin Powell a appelé hier l'Inde et le Pakistan à prendre des mesures d'apaisement au Cachemire, de nature à créer les conditions d'un dialogue, mais les deux pays ont refusé tout compromis qui laisserait espérer une réduction des tensions.Après deux jours de mission en Asie du sud, dont Colin Powell avait prévenu qu'il n'attendait pas de « percée », l'Inde a de nouveau accusé le Pakistan d'être de mauvaise foi sur la question des infiltrations de la guérilla musulmane vers la partie indienne du Cachemire, au coeur des tensions entre les deux pays.Islamabad a de son côté estimé ne pas avoir à faire de concessions supplémentaires, après s'être engagé début juin à mettre fin à ces incursions.Arrivé samedi à New Delhi, où il a rencontré le premier ministre indien, Atal Behari Vajpayee, et son homologue Yashwant Sinha, le chef de la diplomatie américaine a demandé à l'Inde d'oeuvrer pour une « désescalade », de libérer les « prisonniers politiques » au Cachemire avant les élections locales prévues d'ici la mioctobre, et d'autoriser la présence d'observateurs pour ce scrutin.« Des élections seules ne peuvent résoudre les problèmes ni effacer les cicatrices de tant d'années de conflits », a affirmé Colin Powell.À ces fins, il a notamment demandé la libération des prisonniers « qui peuvent jouer un rôle positif dans la participation » à ces élections, que les partis séparatistes veulent boycotter.Deux dirigeants de la principale alliance politique séparatiste, la Hurriyat, ont été arrêtés cette année : le modéré Yasin Malik et le radical Syed Ali Geelani.À l'adresse du Pakistan, où il a fait étape hier, Colin Powell a réclamé une nouvelle fois la fin des infiltrations.« Nous ne sommes pas encore capables de dire si les infiltrations ont cessé, mais elles ont diminué.nous allons continuer à observer cela attentivement et à soupeser les points de vue des deux parties », a dit Colin Powell, après des rencontres avec le président Pervez Musharraf et le chef de la diplomatie pakistanaise, Inamul Haq.Mais le général Musharraf lui a opposé une fin de non-recevoir, estimant ne pas avoir de nouvelles concessions à faire.« Je n'ai rien à faire car nous l'avons déjà fait », a dit le chef de l'État.« Notre position est très, très claire.Nous avons besoin de commencer un dialogue sur le Cachemire et sur tous les autres problèmes », a-t-il ajouté.À New Delhi, le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé que « les infiltrations continuent », et les propositions de Colin Powell ont aussi été accueillies fraîchement.« L'Inde est prête pour le dialogue, mais nous ne pensons pas que les conditions nécessaires soient réunies », avait dit samedi Jashwant Sinha.Ce dernier a également rejeté la proposition américaine de déployer des observateurs internationaux pour les élections à l'assemblée régionale du Cachemire, assurant seulement que des observateurs seraient bienvenus à titre « individuel ».L'Inde et le Pakistan ont depuis le mois de décembre massé environ un million de soldats le long de leur frontière commune, en particulier le long de la Ligne de contrôle qui sépare le Cachemire entre le secteur indien et le secteur pakistanais.L'Inde accuse le Pakistan d'alimenter la guérilla musulmane qui opère depuis 1989 au Cachemire indien, région de l'Himalaya peuplée en majorité de musulmans, ce qu'Islamabad dément, tout en admettant un soutien « moral et diplomatique » aux rebelles.Après une crise aiguë entre les deux pays, fin mai, le général Musharraf s'était engagé à mettre fin de manière permanente aux infiltrations, condition pour New Delhi d'une reprise du dialogue avec Islamabad.Les pressions internationales qui avaient à l'époque permis de réduire la tension n'ont pas, jusqu'à présent, réussi à débloquer le dialogue de sourds qui se poursuit entre Inde et Pakistan.Photo AFP Le président du Pakistan, Pervez Musharraf (à g.) a accueilli hier à Islamabad le secrétaire d'État des États-Unis, Colin Powell, qui arrivait de New Delhi.Le chef de la diplomatie américaine a tenté \u2014 sans succès apparent \u2014 de rapprocher les parties dans le délicat dossier du Cachemire. 1DU0801A0729 LUNDIÀ 1DU0801A0729 ZALLCALL 67 02:54:22 07/29/02 B A8 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUILLET 2002 ACURA PLUS ACURA PLUS EST MAINTENANT CERTIFIÉ ISO 9001.255, boul.de la Seigneurie, Blainville QC J7C 4N3 (450) 435-4455 Un autre exemple de performance Acura.Avec la certification ISO 9001, nous avons trouvé une nouvelle façon de satisfaire les conducteurs Acura.Système de gestion de la qualité globale chez un concessionnaire, le programme assure une efficacité optimale des opérations.Son but est de nous aider à surpasser vos attentes, en comptant sur les efforts conjugués de l'ensemble de nos équipes.Visitez votre concessionnaire Acura Plus dès aujourd'hui.Vous verrez, y a pas que nos moteurs qui tournent rondement ! 3068611A 1LP0901A0729 a9 lundi 1LP0901A0729 ZALLCALL 67 03:01:52 07/29/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUILLET 2002 A9 Leadership demandé m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Pendant que Montréal nageait en pleine crise du logement et que des familles étaient hébergées dans une polyvalente en attendant de se trouver un toit, 312 appartements vides pourrissaient \u2014 et pourrissent encore \u2014 sur le site de Benny Farm.Absurde.Le dossier Benny Farm traîne depuis 12 ans.C'est un nid de guêpes.Les gens du quartier se déchirent et personne ne s'entend sur la vocation de ces logements construits au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.Le site, immense et magnifique, est situé à deux minutes du centreville, en plein coeur de Notre-Dame- de-Grâce.Que faire de ces 15 acres de terrain qui valent une petite fortune ?Faut-il conserver et rénover les 52 immeubles inhabités depuis quelques années ou faut-il tout raser et reconstruire à neuf ?Et si on les démolit, commet-on un crime de lèse-patrimoine ?Et que faut-il bâtir ?Du logement abordable, le nouveau mot politically correct qui a remplacé le terme HLM, tombé en disgrâce ?Si oui, comment réagiront les gens du quartier qui ont peur d'une aussi grande concentration de logements sociaux ?Faut-il vendre le terrain à des promoteurs privés qui se précipiteront pour le tapisser de condos Une chose est certaine : il n'y a pas de consensus.Ce n'est pas pour rien que le dossier est bloqué depuis une douzaine d'années.\u0001 \u0001 \u0001 Au lendemain de la guerre, un entrepreneur a décidé de construire des logements pour les nombreux vétérans qui revenaient au pays, mais il a fait faillite.Le gouvernement fédéral a repris le projet.Ainsi est né Benny Farm.Au début des années 1990, Ottawa a décidé de déménager les vétérans, car les appartements étaient trop vétustes.La question s'est alors posée : que faire des vieux bâtiments ?Au fil des années et des consultations, le dossier s'est enlisé.Avec la crise du logement, ce piétinement grotesque est devenu indécent.\u0001 \u0001 \u0001 Benny Farm est à vendre et c'est la Société immobilière du Canada (SIC) qui est chargée de trouver un acheteur.Des gens du quartier ont créé un organisme sans but lucratif, le Fonds foncier communautaire Benny Farm, qui a accouché d'un ambitieux projet : acheter le site pour la coquette somme de 5,7 millions, rénover les 312 logements, en construire une centaine d'autres et transformer le tout en logements abordables.Mais le dossier du Fonds est mal ficelé et il a déjà été rejeté par le Conseil de quartier.La SIC a refusé de leur vendre le site.Raisons invoquées : le fonds n'a pas les reins assez solides et il suscite une forte opposition dans le quartier et chez les vétérans, qui ne veulent pas de HLM dans leur cour.L'architecte Phyllis Lambert appuie le Fonds.Pour elle, il est tout à fait « invraisemblable » qu'on songe à démolir les 52 bâtiments.Pourtant, ils sont en ruine.Ils n'ont aucune élégance, ils sont infestés de rats et les murs sont couverts de moisissure.Selon la SIC, rénover un logement coûterait 80 000 $, une petite fortune.Ca prend beaucoup d'imagination pour voir du patrimoine dans ces vieux blocs délabrés.Pendant que le Fonds brasse son vieux projet, un conseiller de l'Équipe du maire Tremblay, Jeremy Searle, mousse un autre plan, soit la construction d'un complexe récréatif avec une touche résidentielle.Il prétend jouir d'un appui solide dans le quartier.La SIC a décidé de mener une ultime consultation qui lui permettra d'accoucher d'un plan directeur qui suscitera, espère-t-elle, un minimum de consensus.Le plan sera soumis à la Ville de Montréal qui ira en consultation.Eh oui, encore une consultation.\u0001 \u0001 \u0001 Montréal est coincée.Le maire Gérald Tremblay a déjà donné son appui au projet du Fonds foncier.Aujourd'hui, il est plus discret et il attend le plan de la SIC.De plus, ses conseillers sont divisés.Montréal s'est engagée à construire 5000 logements sociaux d'ici les deux prochaines années.Benny Farm représente une occasion en or mais la Ville doit résister à l'envie de transformer le site en parc de HLM à l'image des Habitations Jeanne-Mance au centre-ville.Pourquoi ne pas plutôt imiter la ville de Paris et encourager la mixité sociale avec un mélange propriétaires-locataires afin d'éviter que les logements sociaux deviennent des ghettos ?Il est temps de trouver une solution \u2014 et un acheteur \u2014 pour Benny Farm.Mais pour dénouer l'impasse, ça prend du leadership.Qu'attend le maire Tremblay ?Patrick Dea, collaboration spéciale Droits réservés DIALOGUE Caisse de dépôt: on tourne les coins rond Chaque semaine, nos éditorialistes répondent à vos questions et commentaires.M.Jannard, UN SIMPLE petit mot pour vous signaler mon désappointement face à votre analyse sommaire (La Presse, 22 juillet, « Des interventions coûteuses ») du rendement de la Caisse de dépôt, de la SGF et du Fonds de solidarité.Vous semblez tourner les coins passablement rond.Votre commentaire serait plus pertinent si, de prime abord, vous aviez comparé ces rendements avec d'autres institutions.(.) La firme Mercer Investment Consulting rapporte que la performance des caisses américaines a joué, en 2001, entre 7,0 % pour les meilleurs gestionnaires de l'année et -13,8 % pour les pires.La médiane : -4,7 %.C'est donc une médiane qui se rapproche de la performance générale de la Caisse de dépôt et de placement.Dans la revue internationale Pensions & Investments, on souligne que les caisses de retraite ont enregistré une contre-performance partout dans le monde, à l'exception de l'Australie, où la médiane de rendement a atteint +6,7 %.La médiane 2001 affiche une baisse de -10 % en Grande-Bretagne, de -6,4 % en Suisse, de -6,8 % au Japon.» Vous manquez carrément d'objectivité.DAVID MORIN Montréal-Nord Landry se comporte comme Parizeau M.Jannard, BERNARD LANDRY se comporte exactement comme son maître à penser, le pontife Parizeau.Il n'y a aucune intervention assez coûteuse lorsqu'il s'agit de protéger la fibre nationaliste.On n'a qu'à penser à l'achat à un prix exorbitant de Vidéotron, pour ne pas la laisser aller aux mains des Anglais ! Quel affront ! Payer presque deux fois le prix que ça vaut, il n'y a rien là.Et les petites faces étroites des Chagnon qui ont le front de patiner pour ne pas payer les impôts qu'ils devraient.Et tout ça, sans compter les courbettes et les subventions à tour de bras qu'on étale dès que quelqu'un fait semblant de créer quelques emplois ! Et ensuite on se pète les bretelles en se congratulant l'un l'autre en se disant qu'on est fin.Malheureusement, un jour ou l'autre, on se fait rattraper par la réalité.JEAN-MARC BÉLANGER Rivière-du-Loup Faire mieux que la moyenne Cet éditorial a suscité de très nombreux commentaires.Je voudrais remercier toutes les personnes qui ont fait parvenir des lettres.Je soulignerai que de se comparer n'est pas mauvais.Mais c'est au Québec que nous pouvons faire évoluer les choses.Pourquoi toujours chercher à se classer dans la moyenne ?LA BOÎTE AUX LETTRES Maurice Jannard Civisme et feux d'artifice QUEL PLAISIR que de voir la rue Notre-Dame, véritable artère de frénésie automobile, se transformer en vaste zone piétonnière.Un bonheur urbain gratuit qui s'offre à nous lors des feux d'artifice du Mondial SAQ.Mais cet esprit communautaire s'est récemment assombri à mes yeux.Les feux terminés, les couleurs éclatantes envolées, le terre-plein qui longe cette voie rapide se couvre de déchets multiples.Laissés sur place par de nombreux amateurs de pétarades, ils gagnent en nombre à mesure que la foule se disperse.À tous ceux qui bénéficient de cet espace situé pour un instant en dehors de l'agitation montréalaise, ayez le civisme de ne rien laisser derrière vous.ALEXANDRE SHIELDS Montréal Un champ de patates J'ARRIVE de deux semaines de vacances en Nouvelle-Écosse.Quelle différence entre nos routes et les leurs.Même les routes secondaires de la Nouvelle-Écosse sont en meilleur état que nos routes nationales.Ces routes secondaires datent de plusieurs années et on voit qu'elles ont été réparées à plusieurs reprises.Mais en revenant à la maison, aussitôt passée la frontière du Nouveau-Brunswick en entrant au Québec, la voiture se met à vibrer dans toutes les directions, comme si nous roulions dans un champ de patates.Pourtant, nous sommes sur une route nationale, la 185.J.A.ANDRÉ LAMARRE Îles-des-Soeurs Merci aux Montréalais AU MOIS de juin, mon mari et moi avons passé des vacances à Montréal.Nous avions un peu peur avant notre arrivée, car nous ne parlons pas le français, mais nous avons été agréablement surpris.J'aimerais que La Presse publie mon message.Je voudrais remercier les Montréalais de leur hospitalité.Que ce soit dans les restaurants, les bars, les hôtels, les sites touristiques ou tout simplement sur la rue, les gens nous parlaient en anglais pour nous aider et nous donner toutes les informations nécessaires.Nous envions tellement ceux qui sont bilingues.À plusieurs reprises, lorsque nous avons pris le métro, des personnes assises nous ont offert leur place.Encore une fois, voilà une preuve du respect pour les touristes à Montréal.Merci et à la prochaine visite.MARY MCPHERSON Parksville, B.C.Rendre l'école moins «plat» Mme Ouimet, DANS VOTRE éditorial du 14 juin sur la réforme de l'éducation, vous dites qu'il serait excellent d'éliminer les cours tels qu'économie familiale et initiation à la technologie.Pour avoir suivi ces cours, je dois affirmer qu'il ne faut pas se réjouir trop vite que ces cours soient supprimés.Le programme a besoin de cours plus « relaxants » pour permettre aux élèves de décompresser un peu en plus d'alléger la « tâche » qu'est pour certains, de venir à l'école.Une des multiples clés pour contrer le décrochage scolaire serait de rendre l'école moins « plat » aux yeux des élèves.Avoir des cours où l'on n'est pas obligé de mémoriser des dates ou d'apprendre des formules et où on peut vraiment apprendre en s'amusant rend la tâche d'aller à l'école moins lourde.En effet quel sera l'impact sur le décrochage si les cours se limitent aux matières de base ?Il n'est pas vrai qu'en ayant plus de cours de maths les élèves réussiront leur année scolaire.Peut-être qu'au contraire cette mesure ne va qu'augmenter l'écart entre les élèves forts et ceux qui en arrachent et qui « pochent ».L'économie familiale ainsi que l'IAT (initiation à la technologie) ne sont pas des cours inutiles.Ils nous permettent de réaliser des choses concrètes.Plusieurs parents n'ont pas le temps d'apprendre à leurs enfants à faire à manger ou à coudre.Il faut savoir réparer nos bas, faire l'ourlet de nos pantalons et savoir se préparer des mets sans compter sur nos parents.Le cours d'économie familiale ne se résume pas à la cuisiner et à coudre.C'est en fait quatre modules : vie familiale, alimentation, habillement et logement.Des notions banales et essentielles nous sont enseignées, mais plusieurs adolescents ne les auraient jamais apprises si ce cours n'existait pas.Quant à l'IAT et ses quatre modules : l'architecture, l'électronique, la mécanique et pour certaines écoles la robotique, je pense que ce cours permet aux jeunes de voir d'autres horizons et donne la piqûre à ceux qui pensaient opter pour une formation technique.Car, voyez-vous, notre système scolaire prône l'intelligence (ou plutôt l'aptitude) logico-mathématique et scientifique ainsi que linguistique.Ainsi, selon Howard Gardner, professeur en Sciences de l'éducation, à Harvard, et auteur de la célèbre théorie des sept intelligences, cela réduit terriblement les jeunes qui n'excellent pas dans ces domaines.Reste à attendre.Le ministère de l'Éducation va-til faire une autre gaffe ou cette nouvelle réforme va-telle vraiment donner les résultats escomptés ?Ne l'oublions pas, ce n'est pas une poignée de fonctionnaires enfermés dans un bureau qui, avec une réforme, vont résoudre le problème du décrochage.EVELYNE LAJOIE élève de troisième secondaire L'école n'est pas faite pour relaxer COURS relaxants, alléger la tâche, école moins plate.Oui, oui, je comprends tout à fait ce que vous essayez de m'expliquer.Mais l'école n'est pas faite pour relaxer et amuser les élèves.Elle doit, au contraire, être exigeante.Lire un texte de Zola ou de Garielle Roy est drôlement moins « plat » que de se taper les trop nombreuses insignifiances que l'école donne aux jeunes sous prétexte de les amuser.La société demande beaucoup aux écoles qui doivent faire la police, remplacer des parents trop souvent absents, bercer les élèves, les cajoler et les consoler, leur montrer comment faire cuire un oeuf, coudre des bobettes et « gosser » des coffres à bijoux.À force de l'ensevelir sous toutes ces tâches, l'école perd de vue sa mission première : enseigner.Et enseigner ne veut pas dire être « plat ».Michèle Ouimet 1LP1001A0729 A10, lundi, MONDE 1LP1001A0729 ZALLCALL 67 03:13:20 07/29/02 B Proche-Orient: la détente n'est que diplomatique Une Palestinienne de 14 ans a été tuée hier dans des affrontements à Hébron NASSER S h i y o u k h i Associated Press JÉRUSALEM \u2014 La détente amorcée entre Israéliens et Palestiniens ne suit pas sur le terrain.En marge du cortège funèbre d'un soldat israélien, des affrontements entre Palestiniens et colons juifs ont éclaté hier à Hébron, en Cisjordanie, provoquant la mort d'une Palestinienne de 14 ans, selon des témoins.Parallèlement, le ministre de Palestine des Finances a rencontré le numéro deux du ministère des Finances d'Israël avec lequel il a finalisé les détails du reversement à l'Autorité palestinienne de 15 millions de dollars de recettes fiscales gelées depuis janvier 2001, prévu pour aujourd'hui, ont annoncé les deux parties.Cette somme n'est qu'une partie des 600 millions de dollars retenus par Israël depuis la deuxième Intifada.L'Etat hébreu a accepté de débloquer l'argent s'il n'était pas employé pour financer les attentats mais pour aider les Palestiniens qui vivent dans des conditions économiques difficiles.Le gouvernement israélien envisage également d'alléger le couvrefeu en Cisjordanie comme l'a confirmé Shimon Pérès, ministre des Affaires étrangères de l'État hébreu, dans un entretien au journal allemand Der Spiegel.Le premier ministre israélien Ariel Sharon a pour sa part annoncé une série de mesures destinées à améliorer la vie quotidienne des Palestiniens dans les territoires.Ces mesures concernent l'augmentation des permis de travail en Israël de 7000 à 12000, l'allègement du couvre-feu et des restrictions imposées sur les associations à but humanitaire dans les zones palestiniennes, ainsi que le démantèlement de certains barrages militaires.Sur le terrain, les tensions ont cependant persisté hier, s'illustrant à Hébron par des affrontements entre colons et Palestiniens.Les incidents ont éclaté lors de l'enterrement d'un soldat israélien dont la dépouille était portée du tombeau des Patriarches jusque dans les ruelles étroites de la vieille ville d'Hébron.Les Palestiniens bien que confinés chez eux sur ordre de l'armée ont commencé à lancer des pierres contre le cortège funéraire, selon un photographe présent sur les lieux.Les colons juifs, armés de barres de métal, de pierres et de fusils, ont aussitôt répliqué en cassant les vitres des habitations et des voitures de Palestiniens, ont rapporté des Palestiniens.Nizin Jamjoum, une adolescente palestinienne de 14 ans, se trouvait sur le balcon de sa maison lorsqu'elle a reçu une balle en pleine tête tirée par les colons, a rapporté son frère Marouan, 26 ans, qui a été blessé.Au total, au moins six Palestiniens ont été blessés.Photos AFP Images de souffrance hier venues de la région d'Hébron, en Cisjordanie.À gauche, trois des neuf enfants de la famille Dickstein, colons juifs installés dans la région, pleurent la mort de leurs parentsd, Yosef et Hanna, tués vraisemblablement par des Palestiniens.Les funérailles d'un Israélien tué par des militants palestiniens ont amené les marcheurs à s'introduire dans un quartier palestinien, où la violence a éclaté.Sur la photo de droite, la jeune Nivin Musa Jamjoum, 14 ans, a été atteinte d'une balle à la tête, tirée par des colons juifs, selon son frère, et en est morte.Ces Israéliens qui vendent des armes aux Palestiniens GREG MYRE e t MOHAMMED DARAGHMEH Associated Press JÉRUSALEM \u2014 Certains Israéliens arment leurs ennemis.L'arrestation la semaine dernière de 10 ressortissants de l'État hébreu soupçonnés d'avoir vendu à des militants palestiniens des munitions volées a révélé au grand public un trafic qui a débuté avant même la deuxième Intifada.Malgré les profondes animosités nées du conflit au Proche-Orient, certains Israéliens motivés par l'appât du gain fournissent des armes et des munitions aux militants palestiniens tout en sachant que ces derniers pourraient les utiliser contre leurs compatriotes.Dans les deux cas révélés la semaine dernière, qui porteraient sur la vente de 50 000 balles volées, les hommes arrêtés appartenaient ou avaient appartenu aux forces de sécurité israéliennes et exploitaient leur accès aux réserves d'armes et de munitions.Selon le porte-parole de la police Gil Kleiman qui n'a pas pu fournir de chiffres précis, un certain nombre d'affaires similaires ont été découvertes au cours de ces dernières années.L'information a été confirmée à l'Associated Press par un trafiquant d'armes palestinien qui a expliqué avoir acheté des centaines de fusils M-16 israéliens volés et de grandes quantités de munitions au cours des huit dernières années.La plupart lui ont été vendues par des Israéliens.Le choc est d'autant plus grand pour les Israéliens que ces hommes vivent dans des colonies de Cisjordanie, souvent prises pour cibles lors d'attaques de militants palestiniens et qui abritent des colons hostiles à la présence palestinienne.« Cela ressemble à une trahison si vous admettez qu'un terroriste peut utiliser une arme ou les balles que lui a vendues un Israélien », commente Boaz Ganor, directeur de l'Institut international politique contre le terrorisme.« Ils n'ont pas de motivation idéologique.C'est un crime commis pour le profit.» L'armée et la police israéliennes soupçonnent les hommes d'avoir volé des caisses de munitions de M-16 de Tsahal et de les avoir vendues pendant trois ans à un membre des Tanzim.Cette milice armée liée au Fatah est soupçonnée d'avoir perpétré une dizaine d'attentats contre des civils israéliens.L'enquêteur de la police israélienne Avi Kalif, interrogé par le quotidien Maariv, a expliqué qu'un des suspects, Sela Amar, avait reconnu qu'il avait pu aider à armer les Palestiniens qui ont attaqué la colonie où il vit.« Je prends en compte que ce sont peut-être ces balles qui ont été utilisées par les terroristes lors de l'attaque contre notre colonie », a déclaré Sela Amar cité par Avi Kalif.« Je n'ai pas vendu de munitions, je n'ai pas traité avec les Arabes.Ils pourraient me couper un bras ou une jambe si j'avais fait une telle chose ».Ce colon figure parmi les trois hommes originaires de la colonie de Adora, située dans le sud de la Cisjordanie.Une colonie où trois Palestiniens ont tué quatre Israéliens dont une fillette de cinq ans au cours d'un raid le 27 avril dernier.Yitzhak Sevita, secrétaire de la communauté de cette implantation qui abrite environ 50 familles, a souligné combien les colons avaient été stupéfiés d'apprendre l'arrestation de leurs voisins.« Je les connaissais depuis qu'ils étaient enfants.C'est dur, très dur pour moi de croire ça », a-t-il commenté.Le principal suspect, Moshe Cohen, a affirmé avoir été contraint par les Palestiniens.« Ils connaissent notre adresse et ont dit que si nous ne leur fournissions pas de munitions, ils nous tueraient nous et notre famille », a déclaré Cohen aux enquêteurs, selon le quotidien Yediot Ahronot.Dans l'autre affaire, ce sont des soldats qui ont tenté de cambrioler une réserve d'armes de l'armée à Kfar Saba dans le but de les vendre aux Palestiniens.Quand l'État hébreu a accusé le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat d'importer des armes de l'étranger, ce dernier a rétorqué que ce n'était pas nécessaire car de nombreuses armes pouvaient être directement achetées en Israël.Dans le camp de réfugiés de Balata situé à Naplouse (Cisjordanie), un trafiquant d'armes palestinien a expliqué comment il avait utilisé ses relations de policier et de membre du Fatah pour acheter des armes aux Israéliens pendant près de huit ans.Lors de son plus gros achat, il aurait obtenu 60 fusils d'assaut M-16 payés 1500 dollars US pièce et aurait doublé le prix en les revendant aux Palestiniens.Son principal fournisseur Itzik vivait près de Tel Aviv et se déplaçait souvent à Naplouse.Il a été arrêté en 1997 pour vente d'armes aux Palestiniens.LA C L E DES C H A M PS AVEC LA CLE DU PLAISIR.Une expérience d'achat tellement plus sympa.Passez vite chez votre concessionnaire Accès Toyota pour découvrir une nouvelle expérience d'achat automobile.\u2020\u2020Optez pour le Groupe E, offert en option, et vous obtenez le panneau de toit transparent sans frais.jusqu'à 48 mois 299 3,9% $ location à partir de Taux de financement au détail de par mois, 48 mois Moteur de 148 ch à faibles émissions\u2020 Siège arrière divisé 50/50 Lave-glace / essuie-glace de lunette arrière Verrous de portières assistés Roues de 16 po stylisées en acier Radio AM-FM avec lecteur de disques compacts RAV4 Plans de location et de financement de Toyota 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