Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2002-07-31, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 3LP0101B0731 b1 mer 3LP0101B0731 ZALLCALL 67 19:46:08 07/30/02 B Vente annuelle d'entrepôt à Blainville Du 1er au 8 août.50%à90% de rabais sur l'inventaire de meubles de jardin et accessoires Venez voir également nos soldes en magasin Montréal : 8128, boul.Décarie Tél.: (514) 342-8128 ENTREPÔT Blainville : 771, boul.Labelle Tél.: (450) 435-6046 3LP0201B0731 3LP0201B0731 ZALLCALL 67 19:08:04 07/30/02 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 3 1 JUILLET 2002 BANDE À PART Gaspiller ou se faire plaisir?d'après New York Times LE PROBLÈME avec la pensée de James Twitchell, c'est que notre perception de ce dont nous avons besoin pour vivre confortablement ne cesse d'évoluer, estime Robert Frank, auteur de Luxury Fever.Dépenser pour le luxe n'est pas mauvais pour les individus, mais apparaît plutôt mauvais pour la société en général.« C'est comme quand tout le monde se lève pour avoir une meilleure vue ; ça ne veut pas dire qu'on va mieux voir », conclut Robert Frank.Les dépenses somptuaires, ça signifie aussi beaucoup de gaspillage.Au lieu de construire des routes plus sûres ou d'investir dans le réseau de la santé, on choisit de dépenser pour des diamants encore plus gros et des autos de plus en plus rapides.Mais ces arguments ne suffisent pas à convaincre James Twitchell.En marchant dans la rue Church, artère de Burlington consacrée au magasinage, il désigne tout ce que la culture de consommation a apporté, selon lui, comme changement à sa ville natale.« Avant, on venait dans cette rue pour acheter ce dont on avait besoin ; maintenant, on y vient pour acheter ce dont on a envie.» La boutique de l'optométriste est partie, tout comme Sears ou JC Penney.Le professeur montre du doigt la boutique Ann Taylor, où se trouvait avant le temple maçonnique.Un magasin de vêtements pour enfants importés de France niche dans ce qui était autrefois une banque.« La clé du luxe moderne, c'est que la plupart d'entre nous peuvent en profiter, estime M.Twitchell.Je ne peux pas acheter une Lexus, mais je peux en louer une.Je ne peux pas passer l'hiver dans les Bermudes, mais je peux y passer un week-end.Je ne possède pas de yacht, mais je fais des croisières sur le Princess.» Cette démocratisation du luxe se reflète dans l'histoire de la famille Twitchell.Son arrière-grand-père a fait fortune en fabriquant des boîtes de bois.En empruntant une route en direction d'une montagne, où son arrière-grand-père a fait construire une somptueuse demeure en pierres rouges, James Twitchell passe devant le Country Club de la ville, que son grandpère a contribué à fonder.L'ancienne demeure de la famille est maintenant une résidence pour femmes, et le terrain de plusieurs hectares est occupé par le campus de l'Université du Vermont.À quelques mètres du sommet se trouve une maison blanche en bois plutôt modeste où James, fils de l'ophtalmologiste Marshall Coleman Twitchell Jr., a grandi avec ses soeurs.« À l'époque, le statut social était déterminé par la famille, se souvient- il.Aujourd'hui, ce statut est déterminé par les magasins et les sommes que l'on dépense.» Il dit ne pas regretter ce passé.« Même si j'en ai profité, je suis content que ça fasse partie de l'histoire.Il y a quelque chose de rafraîchissant dans le fait que Burlington soit maintenant ouverte au monde matérialiste.James Twitchell n'est pas le seul à défendre un tel point de vue.Gary Cross, historien à l'Université publique de la Pennsylvanie, soutient que « la culture de consommation, en un sens, est devenue le meilleur accomplissement de la démocratie parce qu'elle apporte la signification et la dignité là où l'emploi, la solidarité ethnique et même la démocratie représentative ont échoué ».Néanmoins, comme Gray Cross l'a écrit en 2000 dans son livre An All-Consuming Century : Why Commercialism Won in Modern America : « La plupart d'entre nous, peu importe nos convictions politiques, sont outrés par la société conçue comme un marché où les choix individuels sont dictés par le magasinage.Pour M.Twitchell, ces détracteurs ne comprennent pas les caractéristiques essentielles des dépenses de luxe.Selon lui, le luxe a peu à voir avec l'argent ou les objets.« Le luxe, c'est une histoire qu'on raconte.Et c'est cette histoire que l'on cherche.Autrement dit, les achats que nous faisons sont imprégnés de récits de vies que nous voulons vivre.» « Les publicitaires et les manufacturiers donnent une signification aux objets en inventant des histoires, dit M.Twitchell.Et c'est cette signification que nous désirons, autant que l'objet.On n'a qu'à penser aux fantasmes élaborés par Ralph Lauren et Martha Stewart, deux génies du marketing.» Cette philosophie s'applique à tout produit, que ce soit du Jimmy Choo, du Birkenstock ou des souliers Payless.Quand James Twitchell, qui adore fréquenter les magasins d'entrepôt, montre sa carte de membre à la caisse, il éprouve de la fierté : « La beauté de la chose, c'est non seulement d'économiser, mais aussi de penser que je suis plus futé et raisonnable que les autres, que je trompe ceux qui trompent.» M.Twitchell s'est adonné à une expérience sur quelques-uns de ses collègues.Il a fait croire à quelques professeurs d'anglais qu'il dépenserait 9000 $ pour acheter un exemplaire du livre Prelude du poète anglais William Wordsworth, datant de 1850.Tout le monde a trouvé l'idée géniale.Quelques jours plus tard, James a affirmé aux mêmes collègues qu'il avait changé d'idée et qu'il dépenserait plutôt cet argent pour acheter une BMW usagée.« Les gens étaient tellement choqués ! C'est comme si j'avais décidé d'acheter une collection de bandes dessinées Beanie Babies ou une bague en diamant pour mon petit doigt.» Les pourfendeurs de la culture de consommation soutiennent qu'il font une déclaration morale, d'après James Twitchell.« Mais, souvent, ce que l'on condamne comme étant du luxe, c'est simplement une question de goût.» M.Twitchell prédit que tant et aussi longtemps que l'être humain sera attiré par l'excitation, il continuera à désirer les biens matériels, voire luxueux, peu importe les scandales qui secouent Wall Street.« Cette année est peut-être celle d'Enron ou de World Com, mais, il y a quatre ans, c'est Long-Term Capital Management qui chutait », fait-il observer.Les récessions passent, mais la consommation reste.Et comme le disait si bien le slogan (et le film de James Bond) : « Les diamants sont éternels.» Photothèque La Presse Un vice, s'abandonner au plaisir de conduire une Celsior ou de fleurer un parfum à 100 $ ?Pour James Twitchell, c'est plutôt une façon de s'inventer une autre vie.LUXE Suite de la page B1 Dans The Affluent Society (L'Ère de l'opulence), John Kenneth Galbraith met en garde contre les excès qui affligent la génération d'aprèsguerre.« Sans s'en rendre compte, dit-il, les consommateurs tombent dans les pièges des publicitaires et des vendeurs en dépensant de l'argent pour des biens dont ils n'ont pas besoin.» Dans son étude publiée en 1970, The Cultural Contradiction of Capitalism, Daniel Bell écrit que « la culture n'a plus rien à voir avec le travail et l'accomplissement, mais avec la dépense et la satisfaction.Cette tendance, poursuit-il, finit par ébranler l'éthique du travail qui a fait que le capitalisme a fonctionné.Évidemment, le capitalisme ne s'est pas effondré.Si quelque chose s'est passé, c'est que les gens ont travaillé encore plus pour dépenser davantage.Dans The Overspent American, Juliet Schor remarque que les gens ne se comparent plus à ceux qui ont le même niveau de revenus.La vie des gens riches et célèbres présentée à la télé les pousse maintenant à dépenser au-delà de leurs moyens.Selon James Twitchell, ceux qui refusent ce mode de vie sont considérés comme des rabat-joie.« La plomberie, les machines à coudre, les lave-vaisselle, les micro-ondes, les voyages en avion ont tout d'abord été des objets ou des services de luxe réservés aux gens riches.» « Les consommateurs sont assez intelligents pour ne pas se faire avoir par les publicités sur des biens qu'ils ne veulent pas acheter, ajoute-t-il.Au contraire, ils adorent la sensualité d'une cravate en soie Hermès, la délicatesse saumâtre du caviar ou tout simplement l'excitation de se gâter.Ça n'apporte peutêtre pas le bonheur, mais s'en passer non plus, ça n'apporte pas le bonheur.» Le contexte actuel peut paraître mal choisi pour défendre le luxe.À la lumière des scandales Enron et World Com, qui ont rapporté des milliards de profits qui n'existaient pas, le boom spectaculaire des années 1990 semble bâti (du moins partiellement) sur un tour de passepasse.Le moment paraît propice pour revenir à une culture plus modeste, comme pour se faire pardonner.Peut-être les prochaines années seront- elles consacrées à réévaluer la façon d'acheter et de dépenser. 3LP0301B0731 3LP0301B0731 ZALLCALL 67 21:21:15 07/30/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 3 1 JUILLET 2002 B3 VIE URBAINE Dangereux, le hockey bottine?Des citoyens s'inquiètent de la sécurité des enfants dans les rues SYLVIE ST-JACQUES Jean Sylvain habite sur l'avenue Marlowe, à Notre-Dame-de- Grâce.Las de voir sa rue se transformer en piste de course le soir venu, résultat de la circulation abondante dans cette artère résidentielle, il lui arrive de placer des cônes en plein milieu de l'avenue.Une initiative bien modeste, mais qui est une façon d'exprimer son inquiétude.De fait, il craint, depuis quelques années, pour la sécurité de ses propres enfants et pour celle des petits voisins des environs.« Nous avons fait des pressions auprès des autorités policières pour qu'elles soient plus sévères dans leur attribution de contraventions pour excès de vitesse.Nous avons aussi demandé à la Ville d'envisager des changements de signalisation et l'installation de dos d'âne.Mais tout ça est demeuré lettre morte.» Selon lui, la circulation est beaucoup trop dense pendant les heures de pointe sur cette avenue parallèle au boulevard Décarie.« Puisqu'elle est en pente, les gens ont l'impression qu'ils doivent accélérer pour escalader la côte et roulent parfois à une vitesse allant jusqu'à 70 km/ h.» Soutenu par une poignée de citoyens du quartier, Jean Sylvain souhaite que l'accès à cette rue soit rendu plus difficile grâce à un réaménagement des carrefours.Par exemple, il prône l'autorisation du stationnement à angles en chicane, qui incite les gens à rouler plus lentement.Il considère également que l'installation de dos d'âne, ces longues bosses horizontales qui font faire du rodéo aux voitures lorsque amorties trop rapidement, serait une solution à envisager.Depuis la fin du mois de mai, Jean Sylvain sollicite l'appui de représentants municipaux.À ce jour, il avoue ne pas avoir trouvé l'écho qu'il aurait souhaité du côté des élus.« On nous a répondu que les dos d'âne nuiraient au travail des policiers, lors des poursuites », déplore- t-il.Armé d'études comparatives faisant état de formules appliquées dans certaines villes européennes (dont Amsterdam), Jean Sylvain a présenté ses propositions pour améliorer les conditions de circulation dans son quartier.« Il s'agit de voir s'il est possible de faire la même chose ici.Pour des raisons peu valables, la Ville hésite à entraver la circulation.Malheureusement, on doit généralement attendre qu'un accident ait lieu pour faire réagir les autorités.» Jouer au cowboy : un jeu d'enfant ?Jeremy Searle, conseiller municipal du district de Loyola, a fait de la sécurité des piétons montréalais son cheval de bataille.En mars 2002, il invitait d'ailleurs les citoyens à lui transmettre leurs suggestions de modifications à apporter.Le conseiller du district électoral qu'habite Jean Sylvain n'approuve pourtant pas tout à fait les moyens proposés par le citoyen de l'avenue Marlowe.« Les dos d'âne, c'est une méthode un peu archaïque qui ne respecte pas les automobilistes.Dans certaines situations d'urgence, qui demandent l'intervention des pompiers ou des ambulanciers, cela peut être carrément dangereux.Un automobiliste fâché à l'idée de devoir franchir des dos d'âne sera moins susceptible de respecter les piétons.Je pense qu'il existe des façons un peu plus efficaces de contrôler la circulation.» Jeremy Searle estime toutefois que Montréal a beaucoup de chemin à parcourir avant d'être considérée comme une ville où les enfants peuvent se promener en toute sécurité à pied, en patin ou en vélo.Les statistiques démontrent pourtant que le nombre de victimes d'accidents de la route est stable depuis les dernières années.En 2000, plus du quart des piétons québécois victimes d'un accident de la route y avaient perdu la vie (28).Un chiffre toutefois inférieur à la moyenne annuelle, qui serait de 36.« À Montréal, il y a moins d'accidents parce que les gens ont peur de traverser la rue ! La qualité de vie s'en trouve grandement diminuée », lance M.Searle.Le conseiller de Loyola considère qu'une plus grande fluidité de passage des véhicules pourrait contribuer à régler le problème.D'après lui, il faut encourager une circulation abondante et meilleure sur les grandes artères et arriver à une situation où les rues secondaires seront utilisées exclusivement pour accéder aux maisons.Pour décourager les automobilistes d'emprunter les rues résidentielles, l'élu suggère entre autres de changer la direction de certains sens uniques.Cette méthode a d'ailleurs porté ses fruits dans certaines rues secondaires du Plateau Mont-Royal qui servaient de voies de transit.Pendant les mois d'été, la rue devient le terrain de jeux de plusieurs enfants, puisque toutes les familles n'ont pas la chance d'avoir une vaste cour arrière.« Je trouve ça dangereux parce qu'il y a beaucoup d'automobilistes et de cyclistes qui vont très vite », observe Josée Plessis- Bélair, éducatrice à la garderie Harmonie, sur le Plateau Mont- Royal.Tous les jours, Mme Plessis-Bélair sillonne les rues de ce quartier avec sa troupe de bouts de chou âgés de cinq ans, pour se rendre à l'un ou l'autre des nombreux parcs des environs.Si, de façon générale, elle considère que l'aménagement des rues est relativement sûrpour les enfants, ses commentaires envers plusieurs automobilistes sont loin d'être élogieux.« Il arrive souvent qu'on ait envie de prendre en note des numéros de plaque ! On voit souvent des gens, impatients de tourner, qui n'attendent même pas que les groupes d'enfants aient fini de traverser la rue.Lorsqu'ils voient que nous sommes sur le point de passer, certains ont le réflexe d'accélérer pour tourner avant nous.» Son quartier présente d'autres dangers potentiels, à ses dires.« L'intersection des rues de Lanaudière et Rachel, pour accéder au parc La Fontaine, est excessivement dangereuse, puisqu'il faut courir pour traverser à temps.Celle du boulevard Saint-Joseph et de la rue de La Roche, sur le chemin vers le parc Laurier, est aussi très rapide.» En 2000, la garderie Harmonie a demandé à la Ville d'étendre la durée du feu de circulation de l'intersection des rues Rachel et de Lanaudière, mais en vain.Selon Jean Sylvain, réduire la circulation dans les quartiers résidentiels serait, pour les instances municipales, une façon de démontrer qu'elle ont de la suite dans les idées.« Pendant longtemps, on a consacré beaucoup d'efforts pour convaincre les familles de revenir en ville.Maintenant qu'on a atteint cet objectif, il faudrait peut-être s'assurer qu'elles se sentent en sécurité.Photo PC Pendant l'été, la rue devient le terrain de jeux de plusieurs jeunes Montréalais.Mais les conditions de circulation restent à améliorer, car le danger d'accidents est toujours réel.Un dossier sur lequel la Ville tarderait à agir, de l'avis de plusieurs citoyens.SOLDE D'ÉTÉ RÉDUCTION FINALE 3069704 www.aquas cutum.co.uk EN BREF Céline aura sa gamme de parfum CÉLINE DION lancera sa gamme de parfum après avoir signé un accord exclusif avec le groupe de parfumerie américain Coty Inc., a annoncé ce groupe hier par communiqué.C'est la première fois que Céline Dion appose son nom à un produit de parfumerie.Présent dans 25 pays, Coty Inc., qui contrôle notamment Coty Beauty et Lancaster Group, dit réaliser un chiffre d'affaires de 1,65 milliard.\u2014 d'après AFP L'homme à la chevelure de 4,8 m n'est plus BANGKOK \u2014 Un Thaïlandais présenté par le Livre Guinness des records comme le titulaire de la chevelure la plus longue vient de mourir, un an seulement après son frère, qui détenait ce record avant lui.Yee Sateow, 82 ans, dont la chevelure mesurait 4,8 mètres, est mort lundi des suites d'une intoxication alimentaire, a affirmé Udom Pakdee, propriétaire d'une épicerie dans un village reculé.Yee a fait son entrée sous les projecteurs en 1997 lorsqu'il a failli battre le record du monde de son frère Hoo, doté d'une chevelure de 5,15 mètres.Hoo, médecin du village, est mort en août 2001 à l'âge de 90 ans.\u2014 d'après AP Comme dans un western.ULM (Allemagne) \u2014 Un homme de 49 ans, en manque d'argent liquide pour étancher sa soif, a sorti un pistolet pour tenter de convaincre le barman de lui servir une bière, hier dans un bistro d'Ulm (dans l'ouest de l'Allemagne), a indiqué la police locale.Après avoir en vain obtenu qu'on lui fasse crédit, le client aigri a sorti un pistolet.Mais le serveur a pu s'enfuir dans la cuisine et appeler la police.\u2014 d'après AFP 3LP0401B0731 B4MERCREDI 3LP0401B0731 ZALLCALL 67 19:17:09 07/30/02 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 3 1 JUILLET 2002 Faire-cuire-vos-restes.com DÉCIDÉMENT, le Web semble de plus en plus regorger de sites pratiques pour venir en aide aux pauvres célibataires qui ne savent pas encore faire cuire un oeuf.Dernière trouvaille, le site Recette facile (www.recettefacile.com) qui vient à la rescousse des gens sans trop de talent ou d'imagination pour utiliser les restes du réfrigérateur.Une fois sur le site, indiquez tout simplement ce que vous avez comme ingrédients dans le frigo ou l'armoire et le site vous trouvera quelques recettes rapides à concocter avec ce que vous avez sous la main.En fait, c'est un moteur de recherche qui arpente le Web à la recherche de recettes qu'il classe selon les aliments.On pourrait donc le qualifier de « Google de la cuisine ».\u0001 \u0001 \u0001 LES MÉSAVENTURES des World Com, Qwest et Enron ont envoyé une onde de choc au monde des affaires américains mais également à l'administration américaine qui essaie aujourd'hui de redonner confiance aux investisseurs en utilisant toutes sortes de moyens.Dernière initiative : le site de la Securities and Exchange Commission (www.sec.gov/rules/other/4-460list.htm) qui rend publique la liste de 945 entreprises qui doivent obligatoirement présenter de nouveaux rapports financiers revus et corrigés aux gouvernements.\u0001 \u0001 \u0001 LES 11es Nuits atypiques de Langon (www.nuitsatypiques.org), un festival emblématique des musiques du monde, lance sa programmation ce soir sur place et sur le Web.Pour l'occasion, le grand concert public en direct du théâtre des Carmes est diffusé sur le Net.Ici, on parle d'un festival où humain et artistique rime avec politique, esthétique avec éthique, identité avec pluralité, solidarité avec convivialité, local avec mondial.Plus engagé que ça, tu meurs ! Le concert débute en ligne à 14 h 30 au site de Radio- France (www.radiofrance.fr/chaines/ fip).\u0001 \u0001 \u0001 L'ACTEUR, cascadeur et réalisateur Jackie Chan est de retour au grand écran accompagné de l'actrice américaine Jennifer Love Hewitt dans son tout nouveau film intitulé The Tuxedo.Comme à l'habitude, Chan nous réserve son lot de sauts, de scènes de combat et, en prime, un peu de romantisme.Pour faire votre propre idée, vous pouvez déjà voir la bande-annonce sur le Web en passant au site Windows media (www.windowsmedia.com).Bruno Guglielminetti collaboration spéciale actuel@guglielminetti.com AFFAIRES Investissez dans un étudiant ! My Rich Uncle offre un nouveau moyen de faire fructifier son argent B R I G I T T E SAINT-PIERRE À L'HEURE où la Bourse connaît une période tumultueuse, My Rich Uncle, une filiale de l'entreprise new-yorkaise Iempower, offre une nouvelle option à ceux qui cherchent à faire fructifier leur argent : investir dans le capital humain des étudiants.« À notre connaissance, nous sommes la première entreprise à occuper ce créneau, lance Raza Khan.Les êtres humains créent de la richesse, et mon partenaire et moi avons décidé de tabler là-dessus.En 1999, nous avons fondé Iempower.» Depuis la création de My Rich Uncle au printemps 2001, un millier d'étudiants ont fait une demande de capital.Environ 100 personnes ont obtenu une réponse positive.Elles ont reçu en moyenne de 5000 $ à 10 000 $US, auxquels il faut cependant soustraire les 2,5 % que Iempower se réserve.À la fin de leurs études, plutôt que de rembourser un prêt et les intérêts courus, les personnes acceptées verseront un pourcentage fixe de leur salaire pendant 10 ou 15 ans.Ce pourcentage variera selon divers facteurs comme le domaine d'études, le dossier scolaire et l'expérience de travail.La somme à débourser ne dépassera pas 15 % du salaire, assure la compagnie.Si M.Khan refuse de dévoiler le rendement obtenu par les investisseurs de la première cuvée de My Rich Uncle, il affirme que ce type d'investissement est « compétitif ».Certaines personnes interviewées à ce sujet par des médias américains, dont le New York Times et le Financial Times, remettent en question le potentiel d'un tel investissement, arguant que les étudiants qui peuvent espérer un salaire élevé risquent de ne pas être intéressés par la formule.M.Khan répond qu'une telle inquiétude n'est pas fondée étant donné que cette clientèle n'aurait à payer aux investisseurs qu'un faible pourcentage de son salaire.Avantageux pour les étudiants ?Raza Khan estime que la formule de My- Rich Uncle n'est pas avantageuse que pour les investisseurs ; elle l'est aussi pour les étudiants.Selon lui, My Rich Uncle permet aux étudiants de maximiser leur potentiel et leur donne la chance de fréquenter l'établissement scolaire de leur choix plutôt que de se contenter de celui qui est à la portée de leur bourse.Il leur offre aussi une source supplémentaire de financement et leur permet de se consacrer davantage à leurs études plutôt que de travailler de longues heures pour en payer les coûts.Enfin, la somme à rembourser est fonction de leur capacité de payer une fois leurs études terminées.Pour sa part, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) se dit a priori très prudente face à un tel projet.« Les investisseurs risquent d'être plus enclins à financer les études dans des domaines susceptibles de mener à un emploi particulièrement rémunérateur.Or, la FEUQ soutient que le financement des études doit être égal pour tous les étudiants », déclare Benoît Riopel, vice-président de l'organisme.La FEUQ craint aussi qu'un tel programme n'encourage les étudiants à choisir des domaines qui ont de meilleures chances de financement.« Enfin, nous voyons un tel système comme une forme d'endettement, ce contre quoi nous luttons », dit Benoît Riopel.Photothèque La Presse À la fin de leurs études, plutôt que de rembourser un prêt et les intérêts courus, les étudiants acceptés (15 % au maximum)verseront un pourcentage fixe de leur salaire pendant 10 ou 15 ans.Une « déclaration des droits des internautes» en Chine Agence France-Presse PÉKIN \u2014 Dix-huit intellectuels chinois ont publié lundi une « déclaration des droits des internautes » pour protester contre une nouvelle loi obligeant les grands sites et les fournisseurs d'accès à s'autocensurer.Cette déclaration affirme notamment la liberté de créer des sites Internet et demande que seuls puissent être poursuivis les auteurs de diffamations « manifestes et réelles », de pornographie et « d'attaques et de comportements violents ».Ils exigent aussi une totale liberté pour ceux qui surfent sur la toile.« Le gouvernement menace la liberté d'expression dans Internet alors même qu'elle était déjà restreinte plus que nécessaire », a déclaré à l'AFP Liu Xiaobo, un intellectuel dissident qui vit à Pékin mais ne peut pas publier en Chine.Parmi les autres signataires figurent notamment l'économiste indépendant Mao Yushi, qui peut publier dans la presse officielle, ainsi qu'une jeune écrivain en vue, Yu Jie.Selon une liste diffusée par la Société de l'Internet en Chine, quelque 300 sites, dont la version chinoise du site américain Yahoo !, ont accepté de ne pas diffuser « d'informations nuisibles, susceptibles de mettre en danger la sécurité nationale ou de troubler la stabilité sociale », afin de répondre aux exigences de la nouvelle loi, qui entrera en vigueur demain.« Si les grands sites se soumettent à la volonté du gouvernement chinois, cela affaiblira considérablement les capacités de résistance pour les organisations non gouvernementales qui ont trouvé un espace pour s'exprimer dans Internet », selon M.Liu.Les précédentes mesures instaurées par le gouvernement chinois pour contrôler Internet avaient été prises dans la discrétion, mais le gouvernement a donné beaucoup de publicité à celle-ci, affirme encore M.Liu pour lequel Pékin « cherche à renforcer son contrôle sur l'opinion publique avant le 16e congrès » du Parti communiste, prévu à l'automne et au cours duquel l'actuelle direction doit passer le relais à des dirigeants plus jeunes.Avec plus de 45 millions d'internautes, la Chine serait devenue le numéro trois mondial des pays connectés à la Toile.Les chiffres rapportés la semaine dernière par la presse officielle, relèvent une augmentation de plus de 72 % par rapport à l'année dernière.La Chine se place ainsi juste derrière les États-Unis et le Japon. 3LP0501B0731 b5 31 juill 3LP0501B0731 ZALLCALL 67 19:36:06 07/30/02 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 3 1 J U I L L E T 2 0 0 2 B 5 HISTOIRE Carte du Vinland: le débat refait surface Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Une datation au carbone 14 du parchemin de la carte du Vinland, un document controversé considéré comme l'une des preuves que les Vikings ont débarqué en Amérique du Nord bien avant Christophe Colomb, a permis de fixer sa date à 1434, ont affirmé hier une équipe de scientifiques américains.« Plusieurs universitaires sont d'accord pour dire que si la carte du Vinland est authentique, elle serait alors la première représentation cartographique connue de l'Amérique du Nord et sa date serait un élément clé pour établir l'histoire de la connaissance européenne en ce qui concerne les pays qui bordent l'océan Atlantique occidental, a expliqué le chimiste Garman Harbottle.Si au contraire, il s'agissait d'un faux, alors le faussaire est certainement l'un des criminels les plus doués dans ce genre de tâche », a-til ajouté.Avec ses collègues du Laboratoire national Brookhaven, du département de l'Énergie, et d'autres chercheurs de l'Université de l'Arizona et de l'Institution Smithsonian, Garman Harbottle a analysé une petite bande de 7,5 cm du parchemin qui mesure 28 cm sur 41 cm.Grâce à une datation au carbone 14 réalisée à l'aide du spectromètre à accélérateur de masse de l'Université de l'Arizona, ils ont déterminé la date de sa fabrication à 1434 (avec une marge d'erreur de plus ou moins 11 ans), soit pratiquement 60 ans avant que Christophe Colomb n'aborde les « Indes occidentales ».Le détail de ces travaux est publié dans le numéro d'août de la revue américaine Radiocarbon.Étrangement, cette annonce coïncide avec la publication d'une autre étude réalisée par deux chercheurs britanniques qui affirment, eux, que la carte est un faux et que son tracé a été réalisé au XXe siècle car il contient un type d'encre qui n'existait pas avant 1923.« La carte du Vinland est l'une des cartes les plus importantes au monde », a expliqué Robin Clark, professeur de chimie à l'University College de Londres dont les recherches concluent à un brillant travail de faussaire.Les lignes, a découvert le chercheur, seraient en effet composées de deux couches : une ligne jaunâtre qui adhère fortement au parchemin, recouverte d'une ligne noire qui semble effritée.Certains chercheurs ont déjà mis en doute en 1972-74 l'authenticité de cette carte, affirmant qu'elle était l'oeuvre d'un faussaire du XXe siècle extrêmement ingénieux et parfaitement au courant des méthodes de l'époque.Ils montraient notamment du doigt le fait que le Groenland avait une forme bien trop moderne, alors que le reste de la Scandinavie était défiguré.L'étude des chercheurs britanniques publiée hier est la première à examiner l'intégralité du document et non des échantillons parcellaires.Selon M.Clark, il ne fait désormais aucun doute que la partie « vinlandienne » de la carte a été rajoutée au reste du document, dont l'authenticité n'est, elle, pas mise en cause.La datation au carbone 14 de l'équipe américaine semble toutefois contredire ces conclusions et le mystère demeure entier.La publication en 1965 de cette carte a fait sensation.Le philanthrope Paul Mellon, qui l'a acquise pour un million de dollars en 1958, en a fait don à l'Université de Yale et réclamé une étude à son sujet.La valeur de ce document, préservé à la bibliothèque de l'Université de Yale, est estimée à 20 millions.La datation à 1434 du parchemin constitue un argument de poids en faveur de son authenticité, affirment les auteurs de l'étude américaine.« Bien qu'elle ne prouve pas l'authenticité en soi, c'est un nouvel élément de preuve important qui doit être pris en compte par ceux qui disent que c'est un faux, sans intérêt sur le plan cartographique », a estimé Jacqueline Olin, directrice adjointe des recherches archéométriques au Centre de recherche sur les matériaux du Smithsonian.Photo PC © C'est à bord de drakkars de ce genre que Leif Erickson aurait abordé, il y a 1000 ans, l'Anse-aux-Meadows, à Terre-Neuve.ACTUEL DU LUNDI AU SAMEDI.Complexe Les Ailes, 677 Ste-Catherine Ouest, Montréal (514) 282-4537 3064009A Le détournement éventuel de la rivière Rupert par Hydro-Québec divise la communauté crie et inquiète de nombreux Québécois, soucieux du sort de ce cours d'eau sauvage de 765km qui se jette dans la baie James.Notre reporter Charles Côté participe à une expédition de 10 jours sur cette rivière.On peut lire ses reportages quotidiens dans le cahier Actuel et sur Cyberpresse.ca.La Maison de Rêve 2002 FONDATION AILES DE LA MODE LES GAGNANTS DU TIRAGE DU 26 JUIN REÇOIVENT LEUR PRIX La Fondation Les Ailes de la Mode a pour mission d'amasser le maximum de fonds, à chaque année, afin de supporter des organismes oeuvrant principalement auprès des enfants malades, handicapés et défavorisés.Le tirage de la Maison de Rêve se déroulera le 14 octobre prochain.Le prochain tirage aura lieu le 21 août 2002.De gauche à droite, M.Pierre Hébert, de la Fondation Les Ailes de la Mode, Mme Caroline Hébert, de Palm Publicité Marketing pour Volkswagen, M.Michel Lafrance, gagnant d'une location d'une New Beetle GLS, pour 2ans et Mme Francine Fréchette, de la Fondation Les Ailes de la Mode.Mme Francine Fréchette, de la Fondation Les Ailes de la Mode, Mme Hélène Labrie de St-Nicolas, gagnante d'un certificatcadeau de 5 000 $ chez Brault & Martineau et M.André Grenier de chez Brault & Martineau Photo REGAN MORA, collaboration spéciale, La Presse © L'accord de la La Paix des braves prévoit, entre autres choses, la dérivation de la rivière Rupert.Un chef seul CHARLES CÔTÉ RAPIDE DE BEAR \u2014 C'est le troisième été de Robert Weistche comme chef de Waskaganish, le village cri situé à l'embouchure de la Rupert.Et malgré le soleil, son humeur est sombre.« Je n'aime pas cette période-ci, dit-il.Je ne crois pas que les gens comprennent l'impact que la dérivation de la rivière pourrait avoir.» Robert pagaie avec l'expédition depuis la route de la baie James.Comme c'est à cette escale que les quatre Cris qui nous accompagnaient jusqu'alors mettaient un terme à leur voyage, il est le seul Cri à parcourir la deuxième section.C'est la plus belle mais aussi la plus difficile avec ses portages de deux kilomètres et plus.« Parfois, dans les portages, il faut que je m'arrête parce que je suis trop triste, dit-il.Ce sont les sentiers que nos ancêtres utilisaient depuis des centaines d'années.J'ai le sentiment d'avoir perdu quelque chose, même si les travaux ne sont pas encore commencés.» Robert est l'un des seuls leaders cris à tenir ce discours.La Paix des braves, un accord politique qui règle tout le contentieux entre Québec et les Cris, en plus de prévoir la dérivation de la Rupert, interdit aux membres du grand conseil de participer à des activités antidétournement.Waskaganish, comme presque toutes les communautés cries, a voté en faveur de la Paix des braves en février dernier.Mais Robert est déçu.Il croyait que d'autres membres de sa communauté se joindraient à l'expédition.Il a été question un temps qu'un groupe d'une vingtaine de jeunes se joignent à nous, mais ils ont retardé leur départ.En attendant, Robert hésite à prendre la parole.Il a refusé de donner une entrevue radiophonique par téléphone satellite.« J'ai les mains liées », dit-il.Mais son nom ne sera jamais associé à la dérivation de la Rupert.C'est son adjoint, Steve Diamond, qui a signé l'accord. 3LP0601B0731 b6 mer 3LP0601B0731 ZALLCALL 67 17:21:10 07/30/02 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 3 1 JUILLET 2002 VACANCES / VOYAGE Destination danger! Attention à l'Afghanistan, la Turquie, l'Irak.et aux États-Unis! La Loi surles agents de voyages protège-t-elle encore les consommateurs?LE POULS DU MARCHÉ collaboration spéciale « LES DÉBOIRES de Sabena et de Swissair, l'automne dernier, ont démontré qu'aucune grande compagnie aérienne n'est à l'abri d'une catastrophe : nous savons maintenant que même Air Canada peut faire faillite, lance Bernard Beauchamp, président de l'Association des tours opérateurs du Québec (ATOQ \u2014 elle a préféré la dénomination anglaise employée dans le reste de la francophonie, plutôt que celle de grossiste ou de voyagiste, en usage au Québec).Si cela se produisait, les voyagistes qui font affaire avec Air Canada devraient fermer leurs portes et les mécanismes de protection prévus par la Loi sur les agents de voyages ne serviraient à rien.La loi est devenue désuète : elle ne protège plus les consommateurs qui achètent des voyages.» L'ATOQ demande que le gouvernement oblige les consommateurs à payer une somme de 1,50 $ par tranche de 1000 $ d'achat, pour alimenter un fonds d'indemnisation qui leur permettrait d'être remboursés en cas de faillite d'un transporteur comme Air Canada ou Air France.Encore une taxe \u2014 après toutes celles liées à la sécurité \u2014 de frais d'améliorations aéroportuaires et de transport qui alourdissent déjà considérablement la facture des voyageurs ?Pour le président de l'ATOQ, il ne s'agit pas d'une taxe, mais d'une « assurance » que bien des clients de Canada 3000, voire de Sabena ou de Swissair, qui ont perdu des centaines de dollars, l'automne dernier, auraient bien aimé détenir, rétrospectivement.Les responsables de l'Office de la protection du consommateur (OPC), qui régit les activités des grossistes et des détaillants en voyages, ont suggéré aux grossistes d'inclure la somme dans leurs prix, mais ceux-ci préfèrent la facturer à part.Pour eux, c'est une façon de rendre les consommateurs conscients qu'ils courent un risque et qu'ils ont intérêt à choisir un fournisseur « sérieux ».Autrement dit, à ne pas faire aveuglément confiance à n'importe quel nouveau venu.L'ATOQ demande également que les consommateurs puissent recourir directement au fonds d'indemnisation auquel ils auraient eux-mêmes contribué.Les mécanismes actuels sont lourds : huit mois après la fermeture de Vacances Canada 3000, plusieurs centaines de consommateurs lésés attendent encore des remboursements.La loi québécoise sur les agents de voyages oblige les grossistes et les détaillants en voyages à alimenter un fonds d'indemnisation qui permet de rembourser ou de rapatrier les consommateurs affectés par la faillite d'un grossiste.Mais elle n'a aucune juridiction sur les transporteurs : il s'agit d'une loi provinciale et les compagnies aériennes relèvent du gouvernement fédéral, lequel n'a prévu aucun mécanisme de protection.La schizophrénie du système a été mise en relief en mai dernier.Alors que l'Office des transports du Canada diffusait un avis interdisant au grossiste Canada Air Charter de vendre des billets d'avion, parce qu'il ne détenait pas de contrat d'affrètement avec un transporteur, le porte-parole de l'OPC n'avait qu'un commentaire à formuler : « Nous sommes là pour veiller à ce que la Loi sur les agents de voyages soit respectée et, à notre connaissance, jusqu'ici, le voyagiste s'est conformé à toutes les dispositions prévues.» Le grossiste vendait des billets pour des vols qui n'existaient pas et l'OPC n'y trouvait rien à redire ! Sept semaines plus tard, Canada Air Charter fermait ses portes, laissant des centaines de clients (voire des milliers \u2014 on ne connaît pas encore l'ampleur du désastre) sur le carreau.C'est pour corriger des anomalies comme celle-là que l'ATOQ et ACTA-Québec (l'association des agents de voyages) réclament une révision complète de la loi et des mécanismes de protection qui datent de 1978.Les grossistes alimentent déjà un fonds d'indemnisation, mais il serait nettement insuffisant pour couvrir les pertes, en cas de faillite d'un grand transporteur.D'ailleurs, il est vide depuis belle lurette, siphonné par une série de faillites survenues entre 1994 et 1996, la plus retentissante étant celle de Tours Amigo, grossiste qui vendait des vols nolisés vers le Chili et qui a laissé une ardoise de 1 million.La fermeture de Vacances Canada 3000, filiale du transporteur Canada 3000 en faillite, s'est soldée l'automne dernier par une autre ponction de 2 522 820 $.Il manque actuellement 4,5 millions dans le fonds d'indemnisation.L'OPC a demandé aux détenteurs de permis de grossistes de le renflouer.L'organisme réclame à chacun une somme proportionnelle à son chiffre d'affaires.L'ATOQ prétend que tous ses membres ne font pas courir le même risque au fonds.Parmi les 131 voyagistes actifs au Québec, huit seulement affrètent des charters.Ce faisant, ils prennent des risques financier énormes.« Un grossiste qui nolise un Boeing 747 pour la route Montréal/Paris, par exemple, s'engage à écouler chaque semaine 350 places, observe Bernard Beauchamp.S'il les paie 600 $, chaque vol aller et retour lui coûte un total de 210 000 $.En supposant qu'il n'en vende que les trois quarts, il risque d'être confronté à un déficit de près de 1 million, seulement en deux mois.Et cela pour un seul vol, alors qu'on sait que les grossistes qui font du charter programment plusieurs vols, voire plusieurs dizaines de vols, par semaine.Les autres voyagistes ne prennent pas ces risques.En cas de fermeture, la ponction dans le fonds de compensation sera nécessairement beaucoup plus importante dans le cas d'un grossiste charter.» L'ATOQ demande que les grossistes qui affrètent des avions alimentent un fonds d'indemnisation distinct, et qu'un grossiste qui vend des vols nolisés mentionne le nom du transporteur dans sa publicité, de manière à permettre à l'Office des transports du Canada de vérifier si les contrats d'affrètement sont en règle, ce qui n'était pas le cas de Canada Air Charter.ANDRÉ DÉSIRONT collaboration spéciale QUELLES SONT les destinations les plus dangereuses de la planète ?L'écrivain américain Robert Young Pelton tente de répondre à cette question dans un ouvrage intitulé, comme il se doit, Dangerous Places.Le livre est en vente dans les librairies anglophones, mais on peut en trouver de larges extraits sur un site Web à l'adresse très évocatrice de www.comebackalive.com.L'auteur répertorie 31 pays dangereux.À côté d'incontournables endroits comme l'Afganisthan, l'Algérie, le Liberia, l'Irak et quelques autres paradis du conflit armé ou de la guerre civile, l'auteur montre du doigt plusieurs destinations populaires auxquelles on donnerait pourtant le touriste sans confession.Et toutes n'y figurent pas pour les raisons qu'on pense.La Turquie, par exemple ! C'est une destination très populaire, surtout en Europe.Robert Young Pelton lui fait mauvaise réputation d'abord à cause des attentats à la bombe perpétrés par les organisations clandestines qui luttent pour la libération du Kurdistan.Au-delà du terrorisme, le touriste voyageant en Turquie risque plus qu'ailleurs d'être blessé ou tué dans un tremblement de terre, parce que c'est une zone sismique très instable, mais aussi à cause de la mauvaise qualité des constructions.Le dernier grand tremblement de terre, en 1999, a affecté six provinces et fait 15 486 morts et 25 000 blessés.Mais c'est surtout le risque d'accident de la route qui a incité l'auteur à considérer ce pays comme dangereux.La route y fait deux fois plus de victimes qu'en Espagne, alors que le trafic est deux fois moins important.Autre pays touristique répertorié comme « dangereux » : le Mexique.N'annulez pas tout de suite vos réservations pour la Riviera Maya : ce n'est pas tout le Mexique, mais certaines régions du pays qui sont dangereuses ! À commencer par Mexico, où on ne compte plus les cas d'automobilistes dévalisés.Dans les hôtels de cette mégapole, on insiste pour que les clients ne prennent que des taxis appelés par le portier, qui enregistre soigneusement les numéros de permis, avant de les laisser filer avec leur cargaison de touristes.On notera que les agences de sécurité privées y emploient 37 000 personnes, alors que la police municipale compte sur 10 000 agents.Autres régions où il est périlleux de s'aventurer : certaines routes du nord, particulièrement dans la région de Durango, le Chiapas, les États de Jalisco (c'est là que se trouve Puerto Vallarta) et de Guerrero, dont la capitale est Acapulco.Robert Young Pelton précise qu'Acapulco n'est pas une ville dangereuse.Ce sont les routes de l'arrière-pays qui le sont.On pourrait en dire autant pour Puerto Vallarta.et les États-Unis ! Mais de tous ces pays, l'auteur note, non sans ironie, que le plus dangereux est probablement les États-Unis, où il se commet un crime toutes les deux secondes, un viol toutes les cinq minutes et un meurtre toutes les 29 minutes.Le FBI estime qu'il y a 200 millions d'armes en circulation chez nos charmants voisins et c'est au Texas et en Louisiane qu'on retrouve le plus haut taux d'incarcération dans le monde (respectivement 659 et 573 prisonniers par 100 000 habitants).On aura compris que la notion de danger est toute relative pour un voyageur.Le tout est de ne pas aller se mettre les pieds là où il ne faut pas.Notamment dans une voiture.Car on a 89 fois plus de risques de mourir dans un accident de voiture que dans un crash aérien.Parlant d'accident d'avion, c'est en Afrique qu'on court les plus gros risques : 21 accidents fatals pour 100 000 vols, contre deux en Amérique du Nord, continent le plus sûr à cet égard.Quant aux accidents de la route, les « champions » sont l'Inde, la Corée du Sud et.le Portugal.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Bernard Beauchamp, président de l'association des grossistes québécois, croit que la Loi sur les agents de voyages est désuète et qu'elle ne protège plus les consommateurs.AUBAINES À SAISIR COMME il fallait s'y attendre, les départs de la fin de semaine prochaine sont complets chez la plupart des grossistes.Ce n'est donc qu'à partir de la fin de semaine du 9 août qu'on trouve quelques aubaines.Et encore ! Chez certains voyagistes, il n'y a pas de place avant la mi-août.Voici quelques exemples.> Cayo Coco (Cuba), départ de Dorval, via Toronto, le 11 août pour une semaine au Tryp Cayo Coco : 1079 $ avec Vacances Air Canada (prix régulier : 1229 $).> Punta Cana (République dominicaine), départ de Dorval, via Toronto, le 11 août pour une semaine au Hodelpa Caribe Club, en chambre supérieure : 1379 $ avec Vacances Air Canada (prix régulier : 1469 $).> Punta Cana (République dominicaine), départ du 10 août pour une semaine au Hodelpa Tropical Club: 1198 $ avec Vacances Air Transat (prix régulier : 1449 $).> Varadero (Cuba), départs des 9, 16, 17, 24 et 25 août pour une semaine au Tryp Peninsula: 1198 $ avec Vacances Air Transat (prix régulier : 1499 $).> Riviera Maya (Mexique), départ le 9 août pour une semaine au Cameleon Marival : 1158 $ avec Vacances Air Transat (prix régulier : 1449 $).> Riviera Maya (Mexique), départ du 18 août pour une semaine au Copacabana Riviera Maya : 1368 $ avec Tours Mont-Royal (prix régulier : 1679 $).> Cayo Coco (Cuba), départ du 19 août pour une semaine au El Senador : 1048 $ avec Tours Mont-Royal (prix régulier : 1459 $).Les enfants paient 498 $ pour le forfait.> Varadero (Cuba), départ du 18 août pour une semaine au Coralia Club Playa de Oro : 1048 $ avec Tours Mont-Royal (prix régulier : 1339 $).Le Club Med propose des soldes substantiels pour ses forfaits d'une semaine dans cinq villages (départs entre le 17 août et le 19 octobre).Une condition : réserver avant le 16 août ! En voici deux exemples.> Punta Cana (République dominicaine) : 1390 $ (prix réguliers : de 1695 $ à 1790 $, selon les dates de départ).> Cancun (Mexique) : 1110 $ (prix réguliers : de 1350 $ à 1550 $, selon les dates de départ).De son côté, le grossiste Flextours propose, en collaboration avec American Airlines, des aubaines pouvant atteindre 25 % pour des séjours dans huit destinations des Caraïbes entre le 17 août et le 14 décembre.Il faut réserver avant le 16 août.L'intérêt, c'est qu'il s'agit de vols réguliers : on peut donc partir pour quatre jours, neuf ou 10 jours.Parmi les destinations proposées : Aruba, Curaçao, Saint-Martin, Sainte-Croix, Antigua.Montréal-Québec en 4 heures 129 $ aller-retour NOUVELLES PROMOTIONS (514) 288-4499 1-877-648-4499 www.dauphins.ca Tarif étudiants 99 $ Tarif Âge d'or 99 $ Tarif Familial 399 $ 3069831A Voyages Optimistes inc.4943, boul.Rosemont, Montréal (514) 255-8833 1 877-255-8833 WWW.LOVETOCRUISE.COM Le spécialiste «CIRCUITS ET CROISIÈRES» ACCOMPAGNÉ EN FRANÇAIS Le spécialiste CROISIÈRES» 4943, boul.Rosemont, Montréal (514) 255-8833 1 877-255-8833 Inscrivez-vous sur notre site internet afin de recevoir tous nos spéciaux et promotions www.voyagesoptimistes.com 1 69 9$ Groupes accompagnés en français Escapade à Rome Du 7 au 14 octobre Inclus : vol, hôtel 3, petits-déjeuners, Croisière en Asie Regal Princess Du 6 au 27 nov.Inclus : 3 nuits à Beijing Croisière Australie/ Nouvelle-Zélande Regal Princess Du 18 jan.au 4 fév.Inclus : séjour à Auckland et Sydney Croisière congé scolaire Du 1er au 8 mars Sea Princess San Juan, Aruba, Caracas, Grenade, Dominique, Saint-Thomas Céline Dion à Las Vegas À compter du 27 mars, 4 nuits Croisière Zenith Amérique du Sud Du 26 mars au 9 avril Buenos Aires à Santiago Croisière Zenith Amérique du Sud + Canal de Panama Du 9 au 26 avril Santiago à New York Croisière transatlantique Millenium Fort-Lauderdale à Barcelone Du 27 avril au 11 mai Avec nous PAS DE SURPRISES! Nos prix incluent vols, transferts et taxes 4 999$ 4 599$ 1 89 9$ 999$ 3 499$ 3 499$ 3 249$ À partir de Par personne, occ.double H Ô T E L Val-des-Neiges 1-888-554-6005 Réservations et renseignements La nuit\u2026 $39.50 C'EST FAIT POUR ÉPARGNER ! Mais le jour dépensez-vous.il y a la beauté inouïe du Mont Sainte-Anne.ses sentiers pédestres, ses terrains de golf, du tennis, les excursions aux baleines .L'hôtel Val-des-Neiges vous offre en plus une table exquise, une garderie.et le calme imposant de la montagne ! Tout cela à 30 minutes du centre-ville de Québec. 3LP0701B0731 b7 mer 3LP0701B0731 ZALLCALL 67 19:21:06 07/30/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 3 1 JUILLET 2002 B7 EN BREF Le cybercerveau tue le journalisme Conçus pour lui.etça marche EN JUIN, nous vous parlions de FHM (For Him Magazine), magazine qui s'adresse aux jeunes hommes adultes avides de gadgets à la mode, de bière et de top modèles.Il semblerait que la formule marche : selon l'Audit Bureau of Circulation, FHM, suivi de près par Maxim et Stuff, est le magazine qui connaît présentement la croissance la plus rapide aux États-Unis.Ces magazines ont deux points en commun : 1) ils regorgent de plantureuses bimbos aux poses affriolantes ; 2) ils sont britanniques.Débarqué aux États-Unis il y a cinq ans, Maxim, le doyen de ces magazines, n'avait alors suscité que des haussements d'épaules chez les éditeurs américains, qui croyaient que les annonceurs seraient trop pudiques pour s'associer à cette revue quasi porno.Aujourd'hui, ces mêmes éditeurs admettent qu'ils ont manqué le bateau, si bien que la très sérieuse Time inc.songe maintenant à créer un nouveau magazine reprenant la même formule.À quand un spécial maillots de bain de L'actualité ?\u2014 Nicolas Bérubé Putsch chez AOL Time Warner LE MARIAGE entre AOL et Time Warner, célébré dans l'euphorie la plus totale au début de l'an 2000, est aujourd'hui en sérieuse difficulté.Il y a deux semaines, les dirigeants de Time Warner ont pris le contrôle de l'organisation, liquidant le numéro 2 d'AOL, Bob Pittman, et reléguant le grand patron, Steve Case, à un rôle de figurant.Puis, une semaine à peine après avoir pris le contrôle de l'entreprise, Richard Parsons, nouveau PDG, annonçait que la filiale AOL faisait présentement l'objet de vérifications comptables de la part de la Commission des opérations de Bourse (SEC).Certains analystes financiers pensent que ce n'est qu'une question de temps avant que le sigle AOL disparaisse du nom de l'entreprise.Signe du déclin : trois livres documentant la chute de l'entreprise fusionnée sont déjà en chantier.\u2014 Nicolas Bérubé Salon trouve du financement LE WEBZINE Salon vient de recevoir 714 000 $ US en financement, une somme qui lui permettra de poursuivre ses activités pour une période indéterminée.L'entreprise est présentement en train de négocier un nouvelle marge de crédit avec une banque commerciale, et a signé 24 contrats de publicité au cours des trois derniers mois.Le mois dernier, Salon avait laissé entendre que son avenir était menacé par la mauvaise conjoncture de la pub sur Internet.\u2014 Nicolas Bérubé Les fesses etles médias Le cul mis à nu.C'est le titre croustillant que nous offre le tout dernier numéro des Dossiers du Canard enchaîné.« Ne soyons pas faux-cul, parlons vrai.En matière culturelle, c'est la partie cul qui se taille la part la plus belle » écrit en éditorial Éric Emptaz, rédacteur en chef de ce numéro spécial à la couverture rose sexy.« Ces Dossiers démontrent à plaisir comment le sexe s'insinue partout, dans la presse, la télé, la chanson et même le théâtre ou la danse », ajoute t-on au Canard.Le cul mis à nu est une enquête sans concession sur les éditeurs et les médias qui ont du mal à vivre sans des sujets « sexe ».Le numéro hors-série passe au crible la « presse féminine : chaude devant ! » et la « presse masculine : fais moi mâle ! » Journal hebdomadaire politique décapant spécialisé dans le journalisme d'enquête, le Canard enchaîné, né en 1915, est un vétéran du paysage médiatique français.Le célèbre volatile défend son indépendance avec ferveur, se targuant de n'avoir jamais eu recours à la publicité.Cette parution spéciale du célèbre journal satirique est bien sûr agrémentée de caricatures salaces des dessinateurs Cabu ou Pétillon.Enfin, un lexique vous permettra d'apprendre qu'un « sexpert » désigne un expert de la chose.Les « sexperts » pouvant être des sexologues (aussi appelés mécanos du sexe) ou des prostitués.Jamais le bon mot de l'écrivain Jules Renard n'aura sonné si juste : « Si le mot cul est dans une phrase, le public, fut-elle sublime, n'entendra que ce mot.» \u2014 Ludovic Hirtzmann, collaboration spéciale LUDOVIC HIRTZMANN collaboration spéciale KUMANOVO, frontière du Kosovo.Mai 1999.« Dis aux hommes de bouger, avec un air un peu Rambo.Les journalistes aiment ça », ordonne un officier français à l'un de ses subordonnés.Surpris d'avoir été entendu par un des journalistes, l'officier ajoute : « Est-ce que je n'ai pas raison ?N'est-ce pas ce que vous voulez pour vos articles ?» Le soldat est on ne peut plus au fait du reportage moderne.Désormais, dans les conflits, les médias se contentent de l'information que veulent bien leur jeter les militaires.L'époque du Vietnam, où le journaliste errait là où bon lui semblait, est bien loin.Lors de la guerre du Kosovo, les envoyés des grands médias couvraient les hostilités depuis les corridors de l'hôtel Intercontinental de Skopje, capitale macédonienne, située à quelques dizaines de kilomètres de la ligne de front.Bientôt, les grands reporters pourront même faire appel à un robot, l'Afghan Explorer, pour les aider à enrichir leurs propos.« Depuis la guerre du Golfe, les reporters américains n'ont plus le droit de couvrir librement les événements.L'Afghan Explorer est une technologie pour aider à la compréhension de l'actualité internationale », explique Chris Csikszentmihalyi sur son site Internet.Fort de ce constat, ce professeur du Massachusetts Institute of Technology a fabriqué l'Afghan Explorer, robot qui se rend dans les zones de conflit à la place des journalistes.Cet androïde tout-terrain, muni de quatre roues motrices, de piles solaires et d'une caméra, intervient dans un « environnement physiquement ou politiquement trop dangereux pour que des reporters puissent faire leur travail », écrit Chris Csikszentmihalyi.Avec ses enregistreurs et son interphone qui permet d'effectuer des entrevues à distance, le robot est parfaitement autonome.Les informations recueillies sont transmises à la rédaction par satellite, qui n'a plus qu'à écrire l'article.Pascal Lapointe, président de l'Agence Science-Presse, estime que de tels automates « pourraient éviter à des journalistes d'aller se faire tuer sous une pluie d'obus ou de se faire abattre par un tireur isolé.Donc, de ce côté, c'est un progrès.Mais même en zone de guerre, de vrais journalistes qui auront des témoignages (de civils, en particulier) à recueillir, préféreront toujours y aller eux-mêmes.» De son côté, Alain Gerbier, président de l'AJIQ, l'Association des journalistes indépendants du Québec, est opposé à l'emploi de telles machines.« Le robot éliminera la peur, l'horreur, les émotions, le récit par un gars (ou une fille) marqué à jamais par ce qu'il a vu et vécu.Bref l'insupportable deviendra banal, une sorte de film hollywoodien.» Monsieur Gerbier, enseignant en journalisme à l'UQAM, déplore en outre qu'« on ne se déplace plus, on n'éprouve plus la vérité sur le terrain et on entretient une promiscuité incestueuse avec des sources en nombre de plus en plus limité.Le Columbia Newsblaster Mais l'Afghan Explorer n'est pas le seul à vouloir changer le visage du journalisme.Kathy Mc Keown, professeur en sciences informatiques à l'Université Columbia de New York, a conçu un redoutable logiciel capable de produire des résumés d'actualité à la manière des dépêches d'agences de presse.Le programme se nomme Columbia Newsblaster et puise dans une dizaine de sources accessibles sur le Web pour effectuer ses résumés.Parmi celles-ci, on retrouve Yahoo !, ABC News, CNN, CBC, Virtual New York, Washington Post, Wired, Fox News, NY Post, USA Today, Science Magazine, BBC News, Nature Magazine, MSNBC et Lycos.Le Columbia Newsblaster hiérarchise, synthétise l'information et fabrique une dépêche.Il est déjà possible de voir le programme à l'oeuvre sur le site Columbia Newsblaster.Chaque jour, ce rédacteur virtuel propose de nouvelles dépêches.Ce logiciel laisse de marbre le président de l'Agence Science-Presse.Pascal Lapointe y voit là les élucubrations des « utopistes de la technologie ».Selon ce dernier, « la plupart des articles comportent beaucoup trop de variables et reposent sur beaucoup trop d'éléments imprévus pour qu'un logiciel puisse tout prévoir.Il faudrait s'assurer que les textes que recrachent ces logiciels soient vraiment lisibles, qu'ils ne comportent pas d'erreurs monumentales ! ».Justement, le Columbia Newsblaster est incapable d'analyser une situation et se contente pour l'instant de synthèses.Le journaliste et auteur Pierre Sormany rappelle que « l'acte professionnel du journaliste repose d'abord et avant tout sur l'exercice du « jugement ».Les seules personnes qui pensent qu'on peut remplacer le jugement journalistique par une procédure (aussi « intelligence artificielle » soit-elle) ignorent ce qu'est le journalisme ou en méprisent la valeur.» Non sans humour, Alain Gerbier estime pour sa part que « ces logiciels sont à la profession ce que la malbouffe est à la gastronomie.Un logiciel ne peut être que réducteur.L'information manque déjà de profondeur et de rigueur ».Le professeur de journalisme conclut : « Tout cela a été imaginé par des gens qui ignorent tout ou presque du journalisme.Personnellement, je n'ai pas encore vu un logiciel qui doute.» Pour en savoir plus Le Massachusetts Institute of Technology http : compcult.media.mit.edu/afghan\u2014x/ Columbia Newsblaster www.cs.columbia.edu/nlp/newsblaster/frame\u2014top.html Voici l'Afghan Explorer, un androïde tout-terrain muni de quatre roues motrices, de piles solaires, de caméras vidéo, d'enregistreurs et d'un interphone qui permet d'effectuer des entrevues à distance.Les informations qu'il recueille peuvent être transmises par satellite à une salle de rédaction."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.