La presse, 2 août 2002, Cahier A
[" 5LP0102A0802 a 1 vendredi 5LP0102A0802 ZALLCALL 67 00:33:41 08/02/02 B MONTRÉAL VENDREDI 2 AOÛT 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ Stante acquitté WORLDCOM: LA JUSTICE FRAPPE FORT PROCÈS DES HELLS Le juge tente d'éteindre les feux CHRISTIANE DESJARDINS SURPRIS PAR la réaction du jury qui s'indignait mercredi des délais de procédures trop longs dans le procès des 17 motards, le juge Pierre Béliveau a renoncé à la semaine de congé par mois qu'il souhaitait et a imposé un horaire strict pour les requêtes des avocats.Mais comme cet effort de concision ne permettait de gagner que quelques semaines sur l'échéancier, quatre jurés ont annoncé leur intention de quitter, et un l'a déjà fait.Quatre jours après la nomination du juge Béliveau en remplacement du juge Jean-Guy Boilard, le sort du procès est toujours incertain.On pourrait presque dire hier que les jurés ont joué au yo-yo entre la salle d'audience et leurs quartiers où ils étaient souvent renvoyés.Quand ils sont entrés dans la salle pour la première fois hier matin, à voir leur mine, ils s'en venaient manifestement dire qu'ils abandonnaient en raison de la longueur du processus.La veille, le juge leur avait dit qu'il était impossible de terminer le procès avant février prochain, et qu'ils devaient oublier le calendrier prévu par le juge Boilard parce qu'il n'était pas réaliste.Un membre du jury avait répliqué qu'il avait le sentiment profond qu'on allongeait le processus pour décourager les jurés de rester.Ayant refait ses calculs pendant la nuit, en y pratiquant des soustractions, le juge leur a donc annoncé hier matin le nouvel horaire qu'il avait concocté.Surpris à leur tour par ces faits nouveaux, les jurés ont dit qu'ils devaient rediscuter entre eux.Avant de sortir, un juré a toutefois demandé de combien de temps ce nouvel horaire pouvait raccourcir les délais.Le juge a répondu qu'on ne pourrait gagner que quelques semaines, en tenant compte du fait qu'il faudrait ajourner pour l'accouchement d'une jurée, prévu au début décembre, ainsi que pour le temps des Fêtes.Bref, le procès pourrait se terminer en janvier au lieu de février.Les jurés sont repartis en soupirant, et sont revenus vers midi pour annoncer leurs couleurs.Celles-ci avaient la forme d'une lettre coup de poing, que le juré numéro un a lu d'un ton non équivoque.La voici : Voir JUGE en A2 MARCEL LAROCHE Impliqué dans une arrestation qui s'est soldée par la mort violente d'un sans-abri, l'agent Giovanni Stante, de la police de Montréal, a été acquitté par un jury des accusations d'homicide involontaire, de voies de fait graves et d'avoir causé des lésions corporelles qui pesaient sur lui.Ce verdict a été prononcé à 16 h hier, à peine cinq heures après que les 12 jurés eurent amorcé leurs délibérations, au terme d'un long procès présidé par la juge Claire Barette-Joncas, de la Cour supérieure, au palais de justice de Montréal.Stante, 35 ans, policier depuis une dizaine d'années, faisait face à la justice à la suite de son implication dans l'arrestation de Jean-Pierre Lizotte, un sans-abri de 45 ans.Surpris alors qu'il se masturbait devant des clients du Shed Café, sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal, dans la nuit du 5 septembre 1999, Lizotte avait donné du fil à retordre aux agents Stante et Sylvain Fouquet.L'intervention devait mal tourné, Lizotte ayant reçu des coups de poing à la figure alors qu'il était retenu par le portier du bar, Steve Deschâtelets.Le procès de ce dernier doit d'ailleurs se tenir à l'automne relativement à cette affaire.Paralysé à la suite de son arrestation, Lizotte a été transporté à l'hôpital, où il est mort deux mois plus tard des suites d'une pneumonie.L'enquête devait révéler que l'agent Stante était celui qui a administré les coups de poing au visage de la victime lors de cette échauffourée.Même s'il estimait avoir agi dans les règles lors de cette tragique intervention, le policier a été accusé.Voir STANTE en A2 Photo AP © Les autorités américaines ont intensifié hier leur campagne contre les dirigeants d'entreprises indélicats en arrêtant et inculpant à grand renfort de publicité deux anciens dirigeants du géant des télécommunication World Com.Scott Sullivan, l'ex-directeur financier de World Com, aujourd'hui en quasi-faillite, et l'ex-contrôleur de gestion du groupe, David Myers (ci-dessus), ont été arrêtés après s'être constitués prisonniers hier matin auprès de la police fédérale américaine (FBI).Nos informations en page D1 Québec et Terre-Neuve relancent Gull Island 1 18e ANNÉE > NO 2 78 > 6 0 PA G E S > 6 C A H IE R S PASCALE BRETON HALIFAX \u2014 Québec et Terre-Neuve se disent confiants de conclure une entente d'ici deux mois pour le projet hydroélectrique de Gull Island, au Labrador.Le projet de 2000 mégawatts prévoit la construction d'un barrage hydroélectrique de quatre turbines et d'un réservoir d'une superficie de 200 kilomètres carrés à quelque 225 kilomètres des chutes Churchill.Ces travaux estimés à quatre milliards de dollars inonderaient un territoire d'environ 85 kilomètres carrés.« Les principes de base sont tellement solides et font l'objet d'un tel consensus qu'il n'est pas exagéré d'espérer une conclusion d'ici quelques mois », a déclaré le premier ministre du Québec, Bernard Landry, lors d'une annonce commune avec son homologue de Terre-Neuve, Roger Grimes, en marge de la conférence des premiers ministres provinciaux à Halifax.Les négociations officielles entre les deux provinces sur Gull Island avaient pourtant été interrompues il y a un an.Terre-Neuve se montrait davantage intéressée à conclure une entente avec Alcoa, qui souhaitait construire une aluminerie sur le territoire.« Nous avons réalisé une étude commune de faisabilité avec Alcoa et les résultats auxquels nous sommes arrivés ne sont pas économiquement et financièrement attrayants à ce momentci », a expliqué le premier ministre de Terre- Neuve, Roger Grimes.Le projet hydroélectrique annoncé hier s'ajoute à 13 autres déjà sur la table pour le gouvernement du Québec.Depuis qu'il est premier ministre, Bernard Landry a d'ailleurs annoncé deux projets d'envergure, l'un de quelque 2000 mégawatts avec les Cris et le second de près de 8000 mégawatts avec les Inuits.Voir QUÉBEC en A2 Un fossé de dizaines de milliards en A3 Le «Skategate» tourne au mauvais polar d'après AFP L'ARRESTATION, mercredi, d'un mafieux russe présumé, Alimzhan Tokhtakhounov, accusé d'avoir truqué les compétitions de patinage artistique des Jeux d'hiver 2002 de Salt Lake City, a provoqué l'émoi dans le milieu de ce sport, à peine remis des polémiques sur l'arbitrage nées lors la compétition olympique.À l'origine de cet inquiétant scénario aux airs de mauvais polar, un homme de 53 ans, Tokhtakhounov, arrêté, mercredi, à Forte dei Marmi (centre de l'Italie) avec l'aide de la police fédérale américaine (FBI) et accusé par les procureurs fédéraux américains d'avoir truqué les compétitions de Salt Lake avec l'aide des fédérations française et russe.Transféré et incarcéré à Venise, le mafieux présumé d'origine ouzbèke qui a également la nationalité israélienne, a été inculpé pour fraude et pour complot visant à truquer un résultat sportif.Son arrestation s'est effectuée dans le cadre de l'opération «East Money» (Argent de l'Est), enquêtant sur les membres du crime organisé russe sur le territoire italien, a expliqué le garde des Finances de Venise.Soupçonné d'appartenir à un groupe criminel international, Tokhtakhounov aurait, selon la police italienne, servi un dessein criminel «visant à altérer, probablement en corrompant certains juges sportifs, les résultats de certaines compétitions qui se sont déroulées dans le cadre des Jeux olympiques d'hiver» de Salt Lake City.Cette version des faits est étayée par des écoutes téléphoniques révélant des conversations entre Tokhtakhounov et, notamment, un responsable de la Fédération russe de patinage, ainsi qu'«une danseuse sur glace» qui serait, selon les autorités américaines, la championne olympique française d'origine russe, Marina Anissina.Un véritable choc pour la discipline, déjà fortement ébranlée par suite de l'attribution décriée d'une médaille d'or au couple russe Elena Berezhnaya et Anton Sikharulidze Voir SKATEGATE en A2 Bandes dessinées B6 Bridge E6 Décès E6, E7 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton B6 Forum A9 Horaire spectacles C4 Horaire télévision C4 Horoscope E6 Loteries A5 Mots croisés B6 Mot mystère B6 Petites annonces - immobilier E4, E5 - marchandises E5 - emplois E5 - automobile E5, E6 - affaires D2 M É T É O Voir page S16 Plutôt nuageux Maximum 29, minimum 18 Photo AP © Une unité de la police italienne spécialisée dans la lutte contre le crime organisé a révélé les détails de l'arrestation d'Alimzan Tokhtakhounov. 5LP0202A0802 a 2 vendredi 5LP0202A0802 ZALLCALL 67 00:34:52 08/02/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 2 AOÛT 2002 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Défense d'entrer Affrontement qui est pratiquement sorti des médias, la guerre en Tchétchénie tient encore occupés 70 000 soldats russes.Notre collaboratrice Laura-Julie Perreault s'est rendue aux portes de cette région du Caucase pour rendre compte des enjeux du conflit.À lire demain dans le cahier Plus.2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Les Francos battent leur plein cyberpresse.ca/francofolies > Succès canadiens aux Jeux du Commonwealth cyberpresse.ca/commonwealth > Procès des Hells: l'incertitude demeure cyberpresse.ca/hells 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Cinéma Par le réalisateur du Sixième sens, Signs est un autre film dont l'atmosphère baigne dans le surnaturel.> Sports Lisez les articles de notre collaborateur qui couvre sur place les derniers moments des Jeux du Commonwealth.> Course Notre journaliste assiste jusqu'à dimanche au Grand Prix de Trois-Rivières.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 9-8-6 > À quatre chiffres : 5-1-7-2 SUITES DE LA UNE STANTE Suite de la page A1 SKATEGATE Suite de la page A1 Prévu pour durer trois semaines, le procès amorcé en mai s'est plutôt poursuivi pendant près de trois mois.Debout dans le box des accusés, l'agent Stante est resté imperturbable à l'annonce du verdict, tout comme il l'avait été tout le long de son procès.Mais de leur côté, des membres de sa famille ont manifesté leur satisfaction par quelques sanglots et des accolades.Stante a tout de même salué discrètement les six hommes et six femmes qui venaient de lui rendre sa liberté.À sa sortie de la salle d'audience, le procureur de la Couronne, Michel Breton, n'a pas semblé surpris par le verdict d'acquittement.« Le procès a été long, le jury a eu tout le temps de réfléchir et il a tranché », a déclaré l'avocat, ajoutant qu'il n'avait pas de cause à gagner ou à perdre.Me Breton a également affirmé qu'il allait examiner tout le dossier à tête reposée avant de décider d'ici 30 jours s'il allait porter la cause en appel.Par ailleurs, l'avocat de la défense, Me Michael Stober, a rappelé que cette cause avait été difficile.Il a souligné que plusieurs témoins assignés par la Couronne avaient donné des versions contradictoires tandis que d'autres, selon lui, avaient carrément menti.« Stante a fait son devoir.Il a bien témoigné et il a dit la vérité.Aujourd'hui, il est soulagé et tout est fini », a déclaré Me Stober.Sans vouloir commenter l'acquittement de l'agent Stante, le directeur du Service de police de Montréal, Michel Sarrazin, a dit respecter le verdict prononcé par 12 citoyens, une décision rendue à partir des faits déposés au procès.Stante réintégré À la suite de ce verdict d'acquittement, le directeur du SPVM a convoqué les médias hier soir pour annoncer que l'agent Stante, suspendu sans solde depuis avril dernier, était réintégré dès aujourd'hui dans des tâches administratives en attendant que son dossier soit analysé en déontologie.au détriment des Canadiens Jamie Salé et David Pelletier, lors de l'épreuve olympique de couple.Ces derniers, après l'apparition du scandale mettant directement en cause la juge française Marie-Reine Le Gougne, accusée d'avoir favorisé le couple russe, avaient finalement eux aussi reçu une médaille d'or.Alors qu'elle n'avait soulevé à l'époque aucune contestation, la médaille d'or de l'épreuve de danse remportée par le couple français Marina Anissina-Gwendal Peizerat devant les Russes Irina Lobacheva et Ilia Averbukh nourrit, à son tour, la polémique.Le CIO choqué La secousse a été ressentie jusque dans les plus hautes instances sportives, le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, s'étant déclaré «choqué d'apprendre l'implication présumée du crime organisé» dans le patinage.La Fédération internationale de patinage s'est déclarée également «choquée».Si les responsables du Comité olympique russe et de la RSU nient toute relation avec Tokhtakhounov, la Fédération canadienne s'est dite elle aussi «choquée» après son arrestation.Le président de la Fédération française des sports de glace, Didier Gailhaguet, a affirmé, hier soir, dans un communiqué, n'avoir eu «aucun contact direct» avec M.Tokhtakhounov.Kafelnikov et Kournikova Le joueur de tennis russe Yevgueni Kafelnikov a qualifié, hier à Toronto, de «bon ami», son compatriote Alimzhan Tokhtakhounov, soupçonné de trucage dans les épreuves de patinage artistique aux JO d'hiver de Salt Lake City.«C'est un de mes bons amis, a déclaré Kafelnikov après son élimination au troisième tour du Masters Series de Toronto, ajoutant: Je ne suis pas préoccupé par la situation, je suis sûr qu'il s'agit d'une erreur.» Selon certaines sources, le présumé mafieux était au volant d'une voiture prêtée par un autre joueur de tennis russe, Andrei Medvedev, ancien finaliste de Roland-Garros (1999), évoluant désormais sur le circuit challenger.«Je ne sais pas pourquoi il conduisait la voiture d'Andre, a déclaré Kafelnikov, insistant sur le fait que Tokhtakhounov «ne parraine aucun athlète russe».Son compatriote Marat Safin a été moins bavard sur le sujet.«Ce n'est pas notre problème, pas un sujet agréable à évoquer», s'est contenté de répondre Safin après sa qualification pour les quarts de finale, ajoutant toutefois qu'il connaissait Tokhtakhounov Enfin, Anna Kournikova, engagée au tournoi de San Diego, s'est montrée, quant à elle, réticente, voire un peu effrayée, à l'idée de parler de son compatriote Alimzhan Tokhtakhounov.«J'ai entendu parler de cette personne, a déclaré hier Kournikova après sa qualification en quarts de finale du tournoi de San Diego, répétant à plusieurs reprises qu'elle n'avait pas envie d'évoquer ce sujet.«Je ne pense pas que je devrais en parler, je suis désolée», a déclaré la Moscovite, expliquant sa réserve par un surprenant: «Je suis Russe et il me faudra retourner làbas (en Russie).» Quant à savoir si Alimzhan Tokhtakhounov pouvait être qualifié de mafieux, la starlette des courts a répondu du bout des lèvres: «On peut dire cela.» Photothèque La Presse © Me Michael Stober (que l'on voit ici tout au début du procès, en compagnie de son client, l'agent Giovanni Stante) était heureux du verdict du jury.QUÉBEC Suite de la page A1 M.Landry a d'ailleurs remis poliment les pendules à l'heure au sujet des propos tenus la veille par le premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein.Parlant du protocole de Kyoto, M.Klein avait souligné que les projets hydroélectriques de l'ordre de 21 000 mégawatts du Québec causent aussi du tort à l'environnement.« Dans le contexte énergétique mondial, un projet de 2000 mégawatts hydrauliques est une bénédiction du ciel.La façon de faire du courant énergétique a des impacts énormes sur l'environnement.À la satisfaction de Terre-Neuve et à notre grande satisfaction, ce projet assure au Québec un avenir énergétique vraiment resplendissant », a aussi indiqué M.Landry.Pas un second Churchill Falls Les premiers ministres du Québec et de Terre-Neuve ont souligné hier que le projet de Gull Island est beaucoup moins complexe que celui de Churchill Falls, annoncé en 1998.Ce projet de 10 milliards de dollars \u2014 sans compter les deux milliards qui étaient nécessaires à la construction d'une ligne de transmission \u2014 comprenait notamment la déviation de deux rivières au Labrador et avait fait l'objet de vives récriminations de la part des Inuits.Il n'est pas question de répéter l'erreur commise il y a quatre ans ; les Inuits ont participé dès le début aux discussions, ont déclaré les deux premiers ministres.« Le projet est moins compliqué parce qu'il n'y pas de détournement de rivières.Il y a simplement barrage et ennoiement dans des proportions modestes, donc plus facile à réaliser sur le plan de l'environnement, moins risqué à tous les égards et surtout, plus facile à discuter avec les Innus », a souligné M.Landry.Un projet trop compliqué « Le projet qui avait été présenté il y a quatre ans était beaucoup plus compliqué », a acquiescé son homologue de Terre-Neuve.Les installations de Gull Island seront entièrement construites sur le territoire de Terre-Neuve et lui appartiendront en totalité.Hydro- Québec en sera cependant le principal gestionnaire.La société d'État pourrait débourser la totalité des quatre milliards nécessaires à la construction.Une fois l'entente conclue, les deux provinces devront procéder à des études environnementales prévues pour trois ans.Si tout va bien, la construction pourrait être terminée dans neuf ans.Photo PC © Le premier ministre du Québec, Bernard Landry, et son homologue de Terre-Neuve, Roger Grimes, se félicitent de l'entente sur Gull Island.JUGE Suite de la page A1 « Avant de rendre un compte rendu final de nos opinions respectives, nous aimerions rappeler à la cour que le présent jury forme un groupe homogène de personnes intelligentes et de bonne volonté.« Par ailleurs, nous sommes pleinement conscients que plusieurs intervenants dans la présente cause veulent que le procès avorte sans en porter la responsabilité.« Cela étant dit, Monsieur le Juge, vous nous avez demandé de donner individuellement notre opinion pour vous éclairer dans votre décision finale.Alors en réponse à votre consultation voici les données définitives : « Cinq jurés désirent maintenant abandonner les procédures, les nouveaux délais étant pour eux inacceptables sur le plan professionnel.Ceux qui sont prêts à continuer sont au nombre de 7.Parmi ceux-ci, les jurés 4, 7, 8 et 11 désirent le souligner.« Il nous semblait important de vous exposer publiquement la présente réponse à votre requête en vous remerciant de votre offre conciliante.Cette nouvelle missive a encore entraîné des discussions, qui se sont évidemment déroulées hors de la présence du jury.Celui-ci a été invité à rester dans ses quartiers, sauf la jurée qui avait obtenu la permission de quitter définitivement le procès.En après-midi, de nouveaux points ont été discutés, et le seront encore dans les prochains jours.Les jurés restants ont été rappelés vers 15 h 30, pour être informés qu'ils devaient revenir mercredi prochain, en après-midi.Rappelons qu'il revient au juge Pierre Béliveau de décider s'il poursuit le procès là où le juge Jean-Guy Boilard l'a abandonné ou s'il recommence le processus au complet, devant un nouveau jury.Il ne reste plus que onze jurés, dont la femme qui doit accoucher au début décembre.Cette dernière a cependant annoncé qu'elle était disposée à rester si on accélérait le processus.La loi permet de continuer un procès avec 10 jurés, mais pas moins. 5LP0302A0802 A3 2 aout 5LP0302A0802 ZALLCALL 67 00:36:23 08/02/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 2 AOÛT 2002 A3 ACTUALITÉS Les médecins veulent casser la loi d'exception ALEXANDRE S I R O I S Aux grands maux les grands remèdes, estiment les médecins du Québec.Ils ont annoncé hier qu'ils contesteront devant les tribunaux la loi d'exception adoptée la semaine dernière par l'Assemblée nationale à la demande du ministre de la Santé, François Legault.En revanche, les médecins échaudés ont du même souffle tendu la main à M.Legault.Dans un communiqué, les fédérations des omnipraticiens, des spécialistes et des résidents ont affirmé vouloir discuter avec Québec.Elles misent sur la conciliation pour trouver des solutions aux problèmes du système de santé, notamment à la pénurie de médecins qui frappe certaines urgences en région.« On n'a d'autre choix que de contester la loi spéciale devant les tribunaux.Mais cette position ne veut pas dire que les médecins du Québec vont refuser de s'asseoir avec les représentants du ministère et de discuter des dossiers majeurs qui sont devant nous », a déclaré le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, Renald Dutil.« Les relations seront peut-être plus difficiles à cause de la façon de procéder du ministre, mais je pense que ce ne serait pas responsable de notre part de dire qu'on coupe les ponts », a ajouté le Dr Dutil, qui sollicite une rencontre « dans les meilleurs délais » avec les émissaires de M.Legault.La loi dans la gorge S'ils souhaitent relancer la discussion, les médecins ne semblent pas en voie de digérer la loi d'exception.Adoptée le 25 juillet, elle octroie aux régies régionales le pouvoir de contraindre les médecins à assurer l'ouverture, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, de toutes les urgences de régions sélectionnées par le ministère.Jusqu'ici, Québec n'a cependant pas eu besoin de recourir à cette loi.« Cette loi spéciale nous apparaît toujours inappropriée, inopportune, et on a mandaté nos procureurs pour la contester devant les tribunaux », a dit le Dr Dutil.Les médecins n'ont pas voulu indiquer sur quoi leurs avocats se baseront pour contester la législation, qui est normalement valide jusqu'à la fin du mois de décembre.À Québec, on n'a pas fait de commentaires sur l'initiative des médecins.On a cependant dit vouloir rencontrer leurs représentants « rapidement », a indiqué la porte-parole du ministre Legault, Caroline Barber.En fait, le sous-ministre Pierre Gabrièle aurait contacté les porte-parole des médecins hier matin, avant qu'ils diffusent leur communiqué commun.Les médecins ont plusieurs solutions aux problèmes vécus depuis le début de l'été par les urgences d'une douzaine d'hôpitaux au Québec, dont Shawinigan et Jonquière.Des solutions qui concernent entre autres le régime d'activités médicales particulières (AMP).Actuellement, les médecins qui travaillent en cabinet et qui ont 10 ans et moins de pratique sont forcés de consacrer une douzaine d'heures par semaine à ce type d'activités, qui comprennent le travail aux urgences.Le Dr Dutil suggère que dorénavant, tous les omnipraticiens mettent la main à la pâte au cours de leurs 10 premières années dans le système.Y compris les médecins qui travaillent en CLSC.« On a aussi proposé au ministère de réduire la marge de manoeuvre des régies régionales de la santé dans la confection de la liste des AMP pour toujours s'assurer que l'urgence figure en tête de liste », a précisé le porte-parole des omnipraticiens.Le Dr Dutil dit également disposer d'idées pour une meilleure répartition des effectifs médicaux au Québec.Le statut menacé Par ailleurs, les médecins s'inquiètent des modifications envisagées par Québec à leur statut actuel.« Le statut de travailleur autonome, c'est une qualité.Ce n'est pas un défaut.Il y a moyen de l'encadrer, de l'adapter, de l'améliorer et de le rendre conforme à la pratique médicale d'aujourd'hui », a dit le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Yves Dugré.À la fin de la semaine dernière, le ministre Legault a soutenu qu'il voulait mener une « petite révolution » en santé.Il a donné l'impression que le statut actuel du médecin, « c'est comme si c'était la huitième plaie d'Égypte », a estimé le Dr Dugré.Ce dernier affirme que la vérité est toute autre : « Il faut préserver les acquis et les garanties que donne ce statut, grâce auquel le médecin est capable de prendre des décisions axées sur le soin de son malade et non pas axées et basées sur une approche budgétaire, comptable.» Par ailleurs, l'Association des radiologistes du Québec aussi a maille à partir avec Québec.Elle envisage de fermer temporairement toutes les cliniques radiologiques de Montréal et Québec dès l'automne, en guise de moyen de pression.Depuis plusieurs années, les radiologistes exigent une augmentation des tarifs techniques que leur verse la Régie de l'assurance-maladie lors de chaque acte.Cette somme est dévolue à l'entretien des appareils d'imagerie médicale.Les radiologistes estiment que les discussions à ce sujet avec le ministère de la Santé sont au point mort.Avec la Presse Canadienne Tout sur les enjeux de la loi spéciale adoptée par Québec à www.cyberpresse.ca/urgences Un fossé de dizaines de milliards entre Ottawa et les provinces d'ici 20 ans PASCALE BRETON HALIFAX \u2014 Le rapport du Conference Board du Canada dévoilé hier indique sans ambiguïté l'existence d'un déséquilibre fiscal entre le fédéral et les provinces.C'est un argument important pour les premiers ministres provinciaux qui exigent d'Ottawa plus d'argent en santé.Au terme des discussions sur ce secteur névralgique, qui ont occupé la majeure partie de leur journée, les participants réunis à Halifax pour la 43e Conférence des premiers ministres provinciaux ont d'ailleurs réclamé unanimement un nouveau partenariat financier pour les soins de santé.« Il faut que le gouvernement fédéral assume sa juste part des responsabilités en se joignant à nous dans un nouveau partenariat financier qui nous permettra d'apporter les améliorations nécessaires au maintien des soins de santé », a déclaré fermement le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, province hôtesse de la Conférence, John Hamm, lors d'une conférence de presse de tous les délégués.Il faut dire que les conclusions du rapport du Conference Board amènent de l'eau au moulin des premiers ministres provinciaux qui souhaitent une rencontre avec le premier ministre du Canada, Jean Chrétien.Commandée en mai dernier par les ministres des Finances des 10 provinces et trois territoires du pays, l'étude de cet organisme de recherche indépendant démontre que d'ici 20 ans, le fédéral disposera d'un surplus de 85,5 milliards de dollars.Les prévisions laissent même entrevoir que le gouvernement du Canada sera en voie d'éliminer complètement sa dette dans deux décennies.À l'inverse, la dette accumulée des provinces augmentera de 54 % en 20 ans, pour atteindre près de 387 milliards de dollars.L'organisme arrive donc à une conclusion similaire à celle qu'il a déjà établie lors de sa participation à la commission Séguin sur le déséquilibre fiscal, présidée par l'ancien ministre du Revenu dans le gouvernement Bourassa, Yves Séguin, réalisée pour la seule province de Québec au printemps 2002.Le rapport du Conference Board démontre aussi que le secteur de la santé sera celui qui continuera d'engloutir le plus d'argent au cours des deux prochaines décennies.Les perspectives démographiques montrent clairement que la courbe de la population vieillissante continuera de s'accentuer.Les dépenses des provinces en matière de santé pourraient atteindre 166,5 milliards en 2019-2020, alors qu'elles étaient de 63,5 milliards en 2000-2001.Il s'agit d'un taux de croissance moyen de 5,2 % par année.Le rapport dévoilé hier va cependant encore plus loin, affirmant que « la pression exercée sur les dépenses en santé risque d'être encore plus grande après 2020.En effet, en 2020, les baby-boomers ne seront pas encore au sommet de la pyramide d'âge, car ils auront moins de 74 ans.» Il faut préciser que le rapport du Conference Board détaille les dépenses en santé selon l'âge de la population.Ainsi, les provinces dépenseront 33 600 $ annuellement par personne âgée de 85 ans et plus, comparativement à 18 800 $ en 2000-2001.À l'inverse, un enfant de moins de 14 ans coûtera 1500 $ annuellement à l'État dans 20 ans, comparativement à 950 $ en 2000-2001.Si la santé continuera de gruger les budgets, l'éducation en nécessitera légèrement moins d'ici 20 ans, puisque les élèves se feront moins nombreux avec le vieillissement de la population.De 19,5 % en 2000-2001, la portion du budget alloué à l'éducation diminuera à 18,8 % en 2019-2020.Pour le premier ministre Bernard Landry, il n'existe maintenant aucun doute quant à l'existence d'un déséquilibre fiscal, et le fédéral ne pourra continuer de le nier.« Quand vous avez toutes les provinces unies, en plus de la population canadienne, c'est le temps pour Jean Chrétien et Stéphane Dion de s'asseoir sérieusement à la table et j'espère qu'ils vont le faire », a-t-il commenté.Parmi les solutions imaginées par les provinces pour éliminer le déséquilibre fiscal, les premiers ministres ont suggéré hier, comme ils l'avaient déjà fait dans le passé, de faire disparaître le plafond de la péréquation et de rétablir la contribution du fédéral à 18 % en ce qui a trait au financement de la santé.Ils suggèrent aussi d'examiner le transfert de points d'impôts.Les dernières nouvelles de la Conférence des premiers ministres à Halifax à www.cyberpresse.ca/provinces Photo PC © Les participants réunis à Halifax pour la 43e Conférence des premiers ministres provinciaux ont réclamé unanimement un nouveau partenariat financier pour les soins de santé.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Le pilote Gilles Prégent, libéré mardi après 102 jours de détention dans la forêt colombienne, que l'on voit ici accompagné de son épouse Carmen Gloria Torres, assure que ses gardiens ne l'ont pas rudoyé.« Ils nous ont donné le nécessaire.Mais le nécessaire pour des Colombiens, ce n'est pas tout à fait le nécessaire pour des Canadiens.» Gilles Prégent veut continuer à voler.pour l'imprévu! KARIM BENESSAIEH SES 102 JOURS de captivité n'y ont rien changé : Gilles Prégent assure vouloir continuer à piloter son hélicoptère.« À 50 ans, c'est tout ce que je sais faire, c'est mon métier.J'aime les voyages, le fait de rencontrer les gens.et l'imprévu ! » C'est un homme amaigri de 40 livres, fatigué mais visiblement soulagé qui a rencontré les médias hier soir, à son retour à Montréal.Manifestement plus à l'aise devant les commandes d'un hélicoptère que devant des journalistes, il a d'abord précisé qu'il allait prendre des vacances avec sa femme et ses deux filles.« Ça fait 102 jours que je rêve de revenir à l'aéroport et revoir ma famille, mais je ne pensais pas qu'il y aurait autant de gens ! J'espère que vous allez respecter notre intimité », a-t-il affirmé.Le pilote, qui a été capturé avec deux collègues en avril dernier, précise que ses geôliers des Forces armées révolutionnaires de la Colombie (FARC) ne les ont jamais rudoyés.Les deux Canadiens et le Français ont été attaqués alors qu'ils venaient d'effectuer un atterrissage d'urgence peu après Cali, à cause de ce que M.Prégent qualifie de « petite tempête tropicale ».« Il y avait 25 personnes avec des AK-47, ils nous ont mis les mains sur la tête et nous ont dit de nous coucher.Ils ont fouillé l'hélicoptère et ils nous ont dit qu'ils nous détenaient parce que nous avions atterri sur leur territoire.Moi, je n'avais aucune idée de la guerre ou des FARC.» Laver et relaver Les trois prisonniers étaient gardés dans une petite cabane en bois très humide, à peine éclairée par une fenêtre et une entrée.Le camp où ils se trouvaient, au coeur de la forêt colombienne, était pratiquement dans la pénombre 24 h sur 24.« Il y avait des arbres de près de 100 pieds de haut qui cachaient tout.Nous avions une bougie pour nous éclairer la nuit.et pour nous éclairer le jour, tellement il faisait sombre », a-t-il souligné.Quant à la nourriture, « ils nous ont donné le nécessaire.Mais le nécessaire pour des Colombiens, ce n'est pas tout à fait le nécessaire pour des Canadiens.» Plusieurs fois pendant la conférence de presse, M.Prégent mentionnera la seule activité qui leur permettait de se changer les idées : laver leurs vêtements.« Quand on est trois pris dans une cabane pendant tout ce temps, les journées sont monotones.On s'occupait à laver notre linge pratiquement tous les jours, on se faisait nous-mêmes à manger, ce qui est une chance, puisqu'on n'a pas attrapé de maladies.Il fallait s'occuper avec de petites choses.» Il était autorisé, tous les jours, à prendre une longue marche de 90 minutes.Le pilote montréalais a pris des notes quotidiennes, scrupuleusement, dans un agenda.Les prisonniers ont été déplacés de camp trois fois, se rappelle-t-il.À une occasion, ils ont convaincu leurs gardiens que l'hélicoptère devait être entretenu, l'humidité risquant de l'abîmer rapidement.C'est pendant cette séance d'entretien qu'ils ont réussi à envoyer un signal d'alarme, qui a été capté par un avion commercial.C'était le 28 mai dernier.Puis, mardi dernier, est arrivée de façon imprévue la libération.La seule explication que les otages ont reçue, c'est qu'il s'agissait de « faire un geste humanitaire ».On estime que les FARC auraient ainsi tenté de refaire leur image, eux qui ont été récemment placés sur la liste des organisations terroristes par des pays de l'Union européenne.« Le plus difficile, pendant tout ce temps, c'était de ne pouvoir faire savoir à ma famille que j'étais vivant, explique M.Prégent.Et j'ai également réalisé à quel point toutes ces choses, voiture, maison, n'avaient vraiment aucune importance.Un journaliste, taquin, a demandé à M.Prégent et à son épouse assise près de lui ce qu'ils comptaient faire dès ce soir.« Prendre une bière », a répondu le pilote sous les rires des scribes. 5LP0402A0802 A4 2 aout 5LP0402A0802 ZALLCALL 67 00:35:32 08/02/02 B Le pape rentre chez lui VICTOR SIMPSON Associated Press MEXICO \u2014 Avec des centaines de milliers de Mexicains venus lui démontrer leur affection, Jean-Paul II a bouclé hier une tournée épuisante de 11 jours en béatifiant deux Amérindiens du Mexique en la basilique Notre-Dame de Guadalupe.Pour son troisième et dernier jour, une foule énorme a encore encadré les 18 kilomètres empruntés par le pape à bord de sa papamobile blindée à travers Mexico jusqu'à la basilique.Des chefs d'entreprise en costume trois pièces avaient fait fi de leur journée de travail pour se joindre aux pèlerins, qui avaient parfois fait plusieurs centaines de kilomètres pour apercevoir le souverain pontife.Si le pape a choisi d'accomplir un geste important en canonisant la veille Juan Diego Cuauhtlatoatzin, pilier de l'évangélisation des Amérindiens et premier d'entre eux à être fait saint par l'Église catholique, la béatification des martyrs Juan Bautista et Jacinto de Los Angeles a montré un autre visage de l'Église.Les deux hommes étaient en effet des inspecteurs de l'Église coloniale espagnole, un terme qui désignait en réalité des informateurs chargés de traquer l'immoralité et le paganisme chez les amérindiens.En septembre 1700, ils avertirent leurs autorités de la tenue d'une cérémonie religieuse autochtone.Furieux de la descente de police et de cette trahison, les villageois tuèrent les deux hommes en les pendant, les décapitant, ouvrant leurs flancs et arrachant leur coeur pour le donner aux chiens.En guise de représailles, les autorités chrétiennes devaient ensuite décapiter et écarteler 15 hommes.C'est sans doute la raison pour laquelle le pape, qui portait une étole amérindienne brodée, a exhorté dans son homélie à mieux traiter les Amérindiens et a appelé les Mexicains « à soutenir les légitimes aspirations des peuples autochtones, à respecter et à défendre les valeurs authentiques de chaque groupe ethnique ».Lors de la cérémonie de béatification, des danseurs en costume aztèque et coiffe en plumes agitaient des grelots et soufflaient dans des coquillages, alors que les portraits des martyrs étaient transportés vers l'autel.Des femmes ont également brûlé des herbes en signe de purification et pour éloigner les mauvais esprits.Les prélats présents ont même lu des passages de la Bible en nahuatl, la langue des Aztèques.Sur le chemin qui l'avait conduit de la nonciature à la basilique, le pape avait fait le signe de croix pour bénir la foule venue le saluer.La veille, plus d'un million de personnes avaient fait le déplacement.« Nous voulions ressentir un peu de sa présence.Nous aimerions qu'il ne nous quitte jamais », a confié Maria del Carmen Hernandez, une femme au foyer de 47 ans vivant à Naucalpan, une ville au nord-ouest de Mexico.Le pape, âgé de 82 ans, est apparu voûté et fatigué dans ce qui a été la dernière ligne droite de sa tournée qui a débuté au Canada avec la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ), avant de se poursuivre au Guatemala et au Mexique.Il y a pourtant prononcé tous les discours programmés, tenté de faire quelques pas et parlé dans une voix plus claire qu'elle ne l'avait été ces derniers mois.Après la cérémonie de béatification, le pape a quitté le Mexique, à 13h46 pour regagner Rome.«Mexico, plein de joie et de tristesse, te dit au revoir», a déclaré, la voix nouée par l'émotion, le président Vicente Fox.La foule, tout au long du parcours de la basilique jusqu'à l'aéroport, a fait au pape un adieu bruyant et émouvant, en criant, chantant et pleurant.Le souverain pontife voyage à bord d'un avion spécial de la compagnie locale Aéromexico.Photo AFP Lors de sa messe à Mexico, le pape, qui portait une étole amérindienne brodée, a exhorté dans son homélie à mieux traiter les Amérindiens.L'Aspirinmd donne des maux de tête à Santé Canada Une faillite attribuée à la mauvaise personne en Beauce KARIM BENESSAIEH L'ASPIRINmd se retrouve au coeur d'une chicane entre Santé Canada et Bayer, le fabricant de la pilule centenaire.La multinationale pharmaceutique a en fait été un peu trop enthousiaste en utilisant l'organisme fédéral pour vanter les vertus de son produit vedette.Selon un communiqué diffusé cette semaine par Bayer, et largement repris par les quotidiens canadiens, Santé Canada aurait en effet recommandé l'Aspirinmd pour la prévention d'une première crise cardiaque et d'un premier accident vasculaire cérébral.Selon ce communiqué, un traitement quotidien d'Aspirinmd pourrait sauver des milliers de vies au Canada.Chaque année, quelque 75 000 Canadiens subissent une crise cardiaque et 22 000 en décèdent.Or, le moins qu'on puisse dire, c'est que l'entreprise a pris quelques libertés avec la recommandation de Santé Canada.« Disons que Bayer fait un peu de désinformation, estime le Dr Guy Beaulieu, chef de la division cardio-rénale à Santé Canada.L'entreprise a outrepassé notre indication et elle nous a assuré qu'elle allait envoyer une lettre d'excuses dès demain (aujourd'hui).La fameuse indication de Santé Canada, dont La Presse a obtenu copie, recommande d'abord l'acide acétylsalicylique \u2014 l'ingrédient principal de l'Aspirinmd \u2014pour la réduction des risques liés à un premier infarctus « non fatal ».La nuance est importante, estime le Dr Beaulieu.« Il n'y a aucune preuve que la pilule diminue les risques d'un premier infarctus fatal.J'ai rédigé moi-même cette indication et j'ai passé en revue la documentation disponible.» Cette indication révisée ne change en rien le fait que la prise quotidienne du comprimé est toujours recommandée aux personnes ayant déjà eu une crise cardiaque.Plus important, Santé Canada estime que l'Aspirinmd n'aide en rien la prévention des accidents vasculaires cérébraux, fatals ou non, contrairement à ce qu'assure le communiqué de Bayer.L'entreprise a reconnu hier son erreur et a promis d'apporter des corrections dans un deuxième communiqué.« C'est une erreur qui s'est glissée », précise le Dr Christian Constance, cardiologue à l'hôpital Maisonneuve- Rosemont et porteparole de Bayer.Le médecin ajoute cependant que de nombreuses études ont démontré l'efficacité du médicament dans la diminution des risques de crises cardiaques.Hier en fin de journée, le deuxième communiqué corrigé de Bayer a été publié.et contenait toujours une erreur.On y avait bien retiré les affirmations concernant les vertus d'Aspirinmd dans la prévention des accidents vasculaires cérébraux.Cependant, aucun changement n'avait été apporté concernant la prévention des premières crises cardiaques.MARIE-FRANCE LÉGER UN CLIENT d'une caisse populaire de la Beauce, à qui on imputait à tort une faillite de 90 000 $, a dû embaucher une avocate et menacer la compagnie Équifax d'une poursuite de 50 000 $ pour atteinte à sa réputation avant de voir son dossier de crédit blanchi et de recevoir.une lettre d'excuses.« La compagnie me dit que je n'ai pas droit à une compensation.Mais moi, je dois quand même payer des frais d'avocat », déplore Mario Poulin, infirmier à Beauceville.Or, la compagnie Équifax, une firme de vérification de crédit qui centralise les données sur la solvabilité des consommateurs, affirme que ce sont les créanciers \u2014 comme les banques et les institutions financières \u2014 qui lui livrent l'information.Dans le cas des faillites, c'est la Société québécoise d'information juridique (SOQUIJ) qui lui transmet les jugements.« L'information appartient aux créanciers.Notre base de données est aussi précise que ce qui nous est fourni.On peut faire des erreurs et c'est à nous de rectifier.Chaque cas est bien particulier », a souligné hier Jean-Pierre Chabot, vice-président aux opérations chez Équifax.Mais dans le cas de Mario Poulin, la demande d'enquête \u2014 verbalement et ensuite par écrit \u2014 n'a rien donné puisqu'on lui a assuré qu'il était bel et bien le Mario Poulin libéré d'une faillite de 90 000 $ en 2001.Tout commence en mai dernier quand Mario Poulin, infirmier dans un CLSC, se rend à la caisse pour augmenter sa marge de crédit.Il a la surprise d'apprendre, à la caisse populaire Desjardins de Beauceville, qu'il a à son nom une faillite de près de 100 000 $ remontant à 1999.Tout coïncidait : le nom, l'adresse, la date de naissance, le numéro d'assurance sociale.Heureusement pour cet homme originaire d'une agglomération de 5000 habitants \u2014 qui abrite pas moins de sept Mario Poulin \u2014, la caisse avait confiance en lui et l'a cru.au lieu de croire Équifax.M.Poulin a donc pu augmenter sa marge de crédit pour bénéficier d'un meilleur taux.Remontant la filière, notre infirmier a réussi à se faire confirmer par le syndic qui avait réglé la faillite qu'il ne s'agissait pas de lui, mais d'un autre Mario Poulin.N'ayant obtenu aucune réponse à sa lettre recommandée enjoignant à la compagnie de modifier son dossier sous peine de poursuite, il décide de prendre le taureau par les cornes en allant consulter une avocate.Celle-ci prépare une mise en demeure contre Équifax, les menaçant d'une poursuite de 50 000 $ si les modifications ne sont pas effectuées.Après enquête, la compagnie envoie finalement une lettre d'excuses expliquant qu'il s'agit d'une erreur administrative.M.Poulin s'interroge maintenant sur la conduite à suivre.Il conseille en tout cas aux gens de vérifier leur dossier de crédit auprès d'Équifax avant toute transaction importante.Et du côté de la compagnie, on nous assure qu'en cas d'erreur, on offre \u2014 gratuitement \u2014 de rectifier tout dossier erroné.On peut consulter leur site Internet à www.equifax.ca.Baisse importante en vue du nombre d'étudiants en région LAMIA G R I T L I UNE NOUVELLE étude du ministère de l'Éducation (MEQ) indique que le nombre d'étudiants en région diminuera sensiblement au cours des 15 prochaines années, la baisse pouvant atteindre jusqu'à 20 % dans certaines universités.Parmi les plus touchés figurent plusieurs établissements du réseau de l'Université du Québec, dont ceux de Chicoutimi, de Rimouski et d'Abitibi-Témiscamingue, où les baisses seront respectivement de 19,4 %, 11 % et 10,7 %.L'Université Laval accusera pour sa part une baisse de 10,6 %.Pour l'ensemble de la province, le nombre d'étudiants à temps complet qui fréquenteront les universités québécoises en 2015-2016 ne sera malgré tout que légèrement inférieur à celui de 2001-2002, la diminution prévue étant de 0,6 %.À l'égard de l'effectif de 1992-1993, la baisse atteindra cependant 5, 3 %, ce qui représente 8850 étudiants de moins.Le Ministère explique ces changements par des facteurs démographiques.« On note une diminution de la population de jeunes adultes dans les régions due à un mouvement migratoire vers les grands centres comme Montréal », explique Robert Maheu, directeur des statistiques et des études quantitatives au MEQ.Il ajoute qu'à long terme, la baisse de la natalité aura aussi une incidence majeure sur le nombre d'admissions.Cette baisse devrait être palliée en partie par l'évolution du taux de scolarisation, note M.Maheu, puisque les transformations du marché du travail font en sorte que les gens ont intérêt à entreprendre des études supérieures.Les universités les plus touchées ne se disent pas alarmées par ces statistiques.« Ce n'est pas la première fois qu'on nous sert des chiffres pareils.On réussit toujours à maintenir notre clientèle en allant chercher du côté des collèges des autres régions et des grands centres, soutient Mario Bélanger, agent d'information à l'Université du Québec à Rimouski.On recrute de plus en plus d'étrangers.On offre des programmes originaux qui s'adaptent à la réalité.» Même son de cloche à l'Université du Québec à Chicoutimi.« On n'accepte pas ces chiffres, on ne veut surtout pas que les régions se vident.Ici, on réussit à garder notre clientèle entre autres par le biais de programmes variés, originaux, et par les échanges avec d'autres universités à l'étranger.C'est au gouvernement aussi de nous donner les moyens pour freiner ces pertes », souligne le porte-parole de l'établissement, Jean Wauthier.Le ministère de l'Éducation se dit sensible à cette problématique et fait valoir qu'il a déjà injecté 28 millions en subventions en 2001 en complément à la subvention de base que reçoit chacune des universités en région.« Notre priorité est d'atténuer l'effet négatif de la baisse de la clientèle et de garantir un minimum de services universitaires en région, précise Jean-Yves Desrosiers, de la direction du financement et de l'équipement du MEQ.Ces établissements ont une plus petite taille et des services qui coûtent plus cher.Les subventions supplémentaires permettent de couvrir les dépenses additionnelles.L'Internet compte aussi parmi les mesures prises au Ministère pour maintenir l'accessibilité des services éducationnels dans les régions.« Le Réseau de l'enseignement supérieur et de la recherche (RISQ) a été mandaté et financé pour faciliter la connexion des réseaux au niveau collégial et universitaire sur l'ensemble du territoire », d'ajouter M.Desrosiers.MOELLE ÉPINIÈRE Une équipe montréalaise fait une découverte majeure Presse Canadienne TORONTO \u2014 Une chercheuse montréalaise, Lisa Mc Kerracher, et son équipe ont découvert un moyen de bloquer les protéines qui freinent la régénération des nerfs de la moelle épinière.Une telle régénération, que l'on croyait jadis impossible, est nécessaire pour rétablir le mouvement et les sensations sous l'endroit où la moelle épinière a été sectionnée.Le travail de Mme Mc Kerracher et de ses collaborateurs permet d'espérer qu'à l'avenir, une blessure à la moelle épinière pourra avoir un impact moins dramatique sur la vie des gens.« Cela ne signifie pas que les gens vont quitter en courant leur fauteuil roulant, dit la chercheuse.Mais cela signifie que nous pourrons réduire les dommages de façon à ce que les gens soient moins handicapés ».Dans ce domaine, même le plus léger progrès est appréciable, ajoute Mme Mc Kerracher, qui est professeure de neurosciences à l'Université de Montréal.Ainsi, il peut être très important pour un quadriplégique de retrouver l'usage de ses doigts.À partir d'expériences menées sur des souris, Mme Mc Kerracher et son équipe ont découvert qu'il est possible de favoriser la régénération des cellules nerveuses en inactivant un système de protéines présentes dans le système nerveux central qui freinent la régénération après une blessure à la moelle épinière.Les découvertes de son équipe ont été publiées hier dans le Journal of Neuroscience. 5LP0501A0802 A5VENDREDI 5LP0501A0802 ZALLCALL 67 22:41:05 08/01/02 B L'entente sur les réfugiés est mal reçue aux États-Unis LA PRESSE À WASHINGTON L'entente conclue le mois dernier entre le Canada et les États-Unis à propos des revendicateurs du statut de réfugié aux postes frontaliers est vivement critiquée par des groupes américains impliqués dans ce dossier.Lors d'une séance de consultations hier au siège social du service américain de l'Immigration, à Washington, des représentants d'organisations d'aide et de surveillance des droits des réfugiés ont remis en question la teneur et l'utilité même de cette entente, alléguant qu'elle est « une faveur au gouvernement canadien en échange de son adhésion à des projets de sécurité nationale des États-Unis après le 11 septembre ».Selon cette entente dite « de pays tiers sûr », qui doit encore faire l'objet d'une version finale et de signatures officielles par les deux gouvernements, les arrivants qui se présentent à un poste frontalier canadien et demandent le statut de réfugié après être passé par les États-Unis seraient retournés aux autorités américaines de l'immigration pour présenter leur demande.Le processus serait inversé pour les arrivants qui demandent asile aux États-Unis en passant par le Canada.Seraient toutefois exclus les demandeurs pouvant démontrer qu'ils veulent rejoindre un ou des membres de leur famille dans le pays d'accueil.La forte augmentation du nombre de demandeurs d'asile au Canada ayant passé par les États-Unis est la principale raison invoquée par les autorités canadiennes de l'immigration pour conclure une entente de pays tiers sûr.Le gouvernement américain était peu intéressé à une telle entente jusqu'en décembre dernier, lorsqu'il a accepté de l'inclure dans l'accord de « frontière intelligente », négocié en hâte avec le Canada après le 11 septembre.Mais du point de vue d'organisations d'aide aux réfugiés aux États- Unis, l'entente de pays tiers sûr avec le Canada provoquera un reflux de demandeurs d'asile vers le système américain, déjà surchargé par des dizaines de milliers de cas en attente.« Pourquoi implanter un système qui forcerait des milliers d'arrivants à faire une demande d'asile dans un pays qu'ils n'ont pas choisi ?Ça risque de devenir un cauchemar bureaucratique », a indiqué Eleanor Acer, spécialiste des questions de réfugiés au Comité américain des avocats en droit de la personne.Le directeur de la division des demandes d'asile au service américain de l'immigration, Joseph E.Langlois, a fait part d'une prévision de 8000 demandes additionnelles par an qui résulteraient de l'entente avec le Canada.Cette prévision est toutefois bien inférieure au chiffre de 13 500 demandeurs d'asile au Canada qui auraient pu être renvoyés aux États-Unis l'an dernier, si l'entente avait été en vigueur.En contrepartie, seulement 200 demandeurs d'asile aux États-Unis auraient pu être retournés vers les autorités canadiennes.Par ailleurs, des représentants d'organisations d'aide aux réfugiés des États de New York et du Vermont en particulier, qui sont proches des postes frontaliers les plus utilisés par les arrivants, à Lacolle, au sud de Montréal, et à Buffalo, près de Niagara Falls et Toronto, ont dit craindre que la mise en place de l'entente avec le Canada surcharge gravement la capacité d'accueil des services sociaux dans leurs régions.Contrairement à l'aide sociale et juridique immédiate qu'ils obtiennent au Canada, les demandeurs d'asile aux États-Unis n'ont rien du gouvernement américain pendant le traitement de leur requête.Toute aide est laissée aux soins des autorités locales de services sociaux et humanitaires.Les représentants d'organisations d'aide dans les localités américaines proches de la frontière ont rappelé leur très mauvaise expérience de juin dernier, lorsque des centaines de demandeurs d'asile ont afflué aux postes frontaliers canadiens avant l'entrée en vigueur de nouveaux règlements de l'immigration.Christopher Owens, directeur à Buffalo de l'organisation « Vive » d'aide aux réfugiés, a fait état d'une « situation de crise » pour les services sociaux de la région, pendant que les agents canadiens d'immigration ne pouvaient traiter plus d'une vingtaine de cas par jour.Selon M.Owens, l'entente de pays tiers sûr avec le Canada provoquerait un reflux régulier de centaines de demandeurs d'asile qui risqueraient « d'errer sans ressources dans tout le nord-ouest de l'État de New York ».Patrick Giantonio, directeur du Projet d'aide aux réfugiés du Vermont, a fait part d'inquiétudes semblables par rapport au poste de Lacolle.« La situation est redevenue un peu plus normale après l'urgence de juin dernier.Pourquoi risquer de créer des problèmes permanents avec le reflux de centaines de demandeurs d'asile par les autorités canadiennes, avec une entente de pays tiers sûr dont nous n'avons aucunement besoin aux États- Unis ?» M.Giantonio a évoqué aussi le risque d'une hausse considérable des tentatives de traversée illégale de la frontière par des arrivants qui voudront faire leur demande d'asile à un bureau canadien d'immigration qui est éloigné de la frontière, et donc exclu de la zone d'application de l'entente de pays tiers sûr avec les États-Unis.Photo AP Des soldats de l'armée américaine qui avaient pour mandat d'aider à assurer la sécurité aux postes-frontières, notamment entre Detroit et Windsor, seront rappelés dès la semaine prochaine.Québec favorable à l'élargissement éventuel de la Transcanadienne EMMANUEL TANI-MOORE L'AMBITIEUX projet qu'aurait en tête le premier ministre Jean Chrétien d'agrandir l'autoroute Transcanadienne de deux à quatre voies d'un bout à l'autre du pays sera bien accueilli par le gouvernement québécois s'il se matérialise.Le ministère des Transports y voit une occasion en or de procéder à la réfection de la route 185, un tronçon d'une centaine de kilomètres de la Transcanadienne reliant Rivière-du-Loup au Nouveau- Brunswick qui a fait 90 victimes au cours des 10 dernières années.« Il s'agit d'une des routes les plus meurtrières au Québec, explique André Picard, conseiller spécial du ministre des Transports, Serge Ménard.Beaucoup de collisions frontales ont eu lieu sur cet axe routier.C'est pourquoi nous souhaitons construire, avec l'aide d'Ottawa, une nouvelle route qui a le gabarit d'une autoroute, avec des chaussées séparées.» Doubler les voies de la route permettrait d'éviter que les automobilistes se croisent à haute vitesse, indique M.Picard.Le projet global de réfection de la route 185 est évalué pour le moment à 600 millions.Québec a déjà confirmé l'injection de 225 millions et des discussions étaient en cours avec Ottawa avant que le projet des libéraux ne soit évoqué dans les médias.Des travaux se déroulent actuellement à quelques endroits précis qui sont jugés particulièrement dangereux.La route 185 serait le seul tronçon québécois de la Transcanadienne à être visé par le projet national puisque l'autoroute compte déjà quatre voies sur le reste du territoire québécois.Les travaux nécessaires pour l'élargir sur l'ensemble du territoire canadien s'étaleraient sur 10 ans et coûteraient une quinzaine de milliards de dollars.L'opposition officielle se réjouit aussi de la possibilité que le gouvernement fédéral injecte de l'argent pour refaire l'autoroute.Elle accuse cependant le gouvernement québécois de traîner la patte en ce qui a trait à la route 185.Le député libéral de Kamouraska- Témiscouata, Claude Béchard, qui représente l'un des comtés où passe la route en question, prévient par ailleurs que les coûts des travaux sont peut-être sous-évalués.« Le gouvernement parle de 600 millions de dollars, mais il pourrait facilement en coûter jusqu'à un milliard puisque l'échéancier et les tracés sont encore en préparation », déplore-t-il.Pour Normand Parisien, directeur général de Transport Québec 2000, le projet de M.Chrétien est « très discutable dans son ensemble ».Il croit que cette initiative ne viserait qu'à améliorer la visibilité du gouvernement fédéral dans les provinces.« Il m'apparaît justifié que la Transcanadienne soit élargie à certains endroits, mais pas dans sa totalité, a expliqué hier M.Parisien en entrevue téléphonique.L'effort devrait plutôt être mis sur les axes routiers urbains afin de corriger des problèmes de congestion persistants.L'Association canadienne des automobilistes (CAA) estime que le gouvernement fédéral aurait dû investir plus d'argent dans le réseau routier canadien au cours des années.Elle accueillerait donc positivement toute nouvelle injection dans ce secteur.« Les automobilistes canadiens donnent 5,5 milliards chaque année au gouvernement fédéral en payant une taxe sur l'essence de l'ordre de 10 cents par litre, explique Claire Roy, directrice des affaires publiques chez CAA-Québec.Pourtant, Ottawa n'investit que 300 millions par an dans le réseau routier national.Il est temps qu'il passe véritablement à l'action ! » La falle basse Si on a la falle basse, notre train-train quotidien en est affecté et notre entourage aussi.Une carence en vitamines ou minéraux peut en être la cause, mais de quels minéraux ou vitamines sommes nous en manque?Voilà la question.Prévoir les carences, c'est à quoi Phytobec s'est obligé, avec une protection anticarentielle garantie par quarante ingrédients par 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priorité.2002-07-31 Tirage du 2002-07-31 Tirage du 2002-08-01 Tirage du 2002-08-01 Tirage du 2002-08-01 Tirage du 2002-07-31 Tirage du 2 000 000,00 $ 153 498,30 $ 1 416,90 $ 55,70 $ 10,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire: (25) Complémentaire: (04) 986 5172 NUMÉRO: 691011 NUMÉRO: 889093 GAGNANTS LOTS GAGNANTS LOTS 11 658 905 $ 2 000 000 $ Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): Ventes totales: 514 352,00 $ 6LP0601A0802 vendredi 02 aout 6LP0601A0802 ZALLCALL 67 22:15:13 08/01/02 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 2 AOÛT 2002 MONDE Palestiniens expulsés de Cisjordanie vers Gaza L'ONU exhorte pourtant Israël à ne pas prendre de mesures «comme le transfert forcé pour quelque motif que ce soit» JEAN-LUC RENAUDIE Agence France-Presse JÉRUSALEM \u2014 Israël, qui redoute de nouveaux attentats comme celui qui a fait sept morts mercredi à Jérusalem, a ordonné hier soir des expulsions de Cisjordanie vers Gaza de Palestiniens proches d'activistes.L'armée a annoncé qu'elle allait bannir pendant deux ans dans la bande de Gaza deux Palestiniens, frères d'auteurs d'une attaque contre une colonie qui avait tué le 16 juillet neuf Israéliens, selon le Centre de défense de l'individu, une ONG israélienne qui les défend.Kifah Adjuri, 28 ans, et Abdel Nasser Assidi, 34 ans, peuvent présenter un recours devant un tribunal militaire et, si celui-ci est rejeté, ils ont la possibilité de faire appel devant la Cour suprême israélienne, avant que la mesure ne soit exécutoire.Il s'agit des premières expulsions non négociées de Palestiniens à Gaza depuis le début de l'Intifada, il y a 22 mois.En mai, 26 Palestiniens avaient été envoyés à Gaza après un accord qui avait permis de lever le siège de la basilique de la Nativité à Bethléem, en Cisjordanie, où ils étaient retranchés.Peu avant l'annonce de ces ordres d'expulsion, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, avait exhorté Israël à ne pas prendre de mesures « comme le transfert forcé pour quelque motif que ce soit », et de ne pas infliger à la population palestinienne « de punitions collectives, qui sont contraires au droit international ».Les expulsions de proches d'activistes est l'une des mesures arrêtées par le cabinet de sécurité israélien pour lutter contre les attentats.En application d'une autre mesure, l'armée a détruit deux maisons en Cisjordanie, celles d'un kamikaze palestinien et d'un activiste du Jihad islamique arrêté récemment.Entre-temps, les autorités israéliennes se sont dites soulagées après la publication à New York d'un rapport de l'ONU sur les combats dans le camp de réfugiés de Jénine en avril, estimant qu'il lave l'armée des accusations palestiniennes de « massacre ».Le document, qui fait état de la mort de 52 Palestiniens, dont plus de la moitié étaient des civils, et de 23 soldats israéliens tués, n'a pas retenu les accusations de « massacre », mais affirme qu'Israël a retardé l'aide aux blessés et les secours humanitaires.Les Palestiniens, en revanche, se sont élevés contre ce document, affirmant qu'un « massacre » avait bien été commis pendant les dix jours de durs combats dans ce camp de réfugiés du nord de la Cisjordanie.Ils ont annoncé leur intention de s'adresser à l'Assemblée générale de l'ONU pour tenter d'obtenir une « condamnation » d'Israël.La Suède et deux organisations de défense des droits de l'homme, Amnistie internationale et Human Rights Watch, ont déploré qu'Israël n'ait pas collaboré à l'enquête et souligné les insuffisances du rapport.La police israélienne a été placée en état d'alerte dans la région de Tel-Aviv, face à la « ligne verte » séparant la Cisjordanie d'Israël à la suite de renseignements sur de possibles attentats suicide en préparation.La tension était également perceptible dans les territoires palestiniens où une fillette palestinienne de 9 ans a été tuée par des tirs de militaires israéliens, dans le sud de la bande de Gaza.Ce décès porte le nombre de morts depuis le début de l'Intifada, le 28 septembre 2000, à 2395, dont 1766 côté palestinien et 586 côté israélien.À Washington, le président des États-Unis, George W.Bush, s'est déclaré « furieux » de l'attentat de Jérusalem, dont cinq des sept victimes sont américaines, mais a ajouté croire que « la paix est possible ».Le département d'État a dit n'avoir aucun indice prouvant que l'attentat était dirigé spécifiquement contre des Américains.EXPRESS INTERNATIONAL Argentine Savais pas! L'ANCIENNE ÉPOUSE de Carlos Menem, Zulema Yoma, et sa fille Zulemita ont affirmé hier ignorer l'existence, reconnue la semaine dernière par l'ex-président de l'Argentine, d'un ou de plusieurs comptes bancaires en Suisse qu'il avait ouverts à leurs noms.Une enquête sur le patrimoine de l'ex-président (1989-1999) a été ouverte par les services anticorruption argentins après que Menem eut reconnu posséder en Suisse un compte bancaire d'un montant de 600 000 $ US qu'il n'avait pas mentionné dans sa déclaration de patrimoine.Si le délit d'«évasion fiscale aggravée» est retenu, Menem sera passible d'une peine d'emprisonnement maximale de 9 ans.Il a déjà lancé sa campagne en vue de la prochaine élection présidentielle de mars 2003.\u2014 d'après AFP ONU Mission en Angola LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL des Nations unies, Kofi Annan, a recommandé hier l'établissement dès la miaoût en Angola d'une mission de l'ONU pour aider à consolider la paix et à reconstruire ce pays d'Afrique ravagé par près de 30 ans de guerre civile.La nouvelle mission, dont Annan ne précise pas l'effectif, aura deux composantes: la première sera responsable des aspects politique, militaire et droits de l'homme, la seconde supervisera et coordonnera l'action des différentes agences des Nations unies impliquées dans l'aide humanitaire ainsi que l'aide au développement et à la reconstruction économiques.Le gouvernement et les rebelles se sont entendus en avril sur un processus de paix.\u2014 d'après AFP Kenya «Humanitaire» accusé UN RESPONSABLE kényan d'une organisation humanitaire partenaire du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a été inculpé, hier, à Nairobi, d'agressions sexuelles sur des garçons dans le camp de réfugiés de Kakuma, qui abrite 60 000 personnes.Edward Lisamula Milimu, responsable adjoint de la Fédération luthérienne mondiale (LWF) dans ce camp a été inculpé d'«actes contre nature», une expression désignant dans le code pénal kényan des actes de sodomie.Selon une étude publiée plus tôt cette année, près de 70 personnes, membres de plus de 40 ONG et agences de l'ONU, sont soupçonnées d'avoir accordé de l'aide en échange de rapports sexuels avec de jeunes réfugiées âgées de 13 à 18 ans dans plusieurs pays d'Afrique.\u2014 d'après AFP France Déchéance LE MINISTÈRE FRANÇAIS de l'Intérieur projette de renvoyer dans leurs pays d'origine des islamistes impliqués dans des affaires de terrorisme ou soupçonnés de l'être, quitte à les déchoir de leur nationalité française.La mesure viserait en premier lieu Kamel Daoudi, membre présumé d'un réseau islamiste qui préparait des attentats contre des intérêts américains en France.La naturalisation de ce Franco-Algérien le 14 juin 2001 avait fait grand bruit à Paris.Deux autres procédures seraient en cours, touchant deux autres binationaux, Omar Saiki et Karim Bourti.Après déchéance de la nationalité française, les personnes concernées devraient être «reconduites dans le pays dont elles possèdent l'autre nationalité», précisait hier le Ministère.\u2014 d'après AFP Immigrants clandestins victimes de la mer Treize cadavres d'immigrants clandestins, victimes probables d'un naufrage, ont été retrouvés hier matin sur la côte andalouse près de Tarifa, la ville la plus au sud de l'Europe.Huit des immigrants étaient d'origine subsaharienne, a indiqué un porte-parole de la Garde civile espagnole, et les cinq autres d'origine maghrébine.L'Association des travailleurs immigrés marocains en Espagne (ATIME) estime que 4000 clandestins se sont noyés depuis 1997.Photo REUTERS Moscoumenace la Géorgie d'une intervention armée d'après AFP MOSCOU \u2014 La Russie a laissé planer à nouveau hier la menace d'une intervention armée dans les gorges de Pankissi, un territoire géorgien limitrophe de la Tchétchénie, qui échappe au contrôle de Tbilissi, alors que la tension monte entre les deux pays.De telles déclarations de Moscou « sont une déclaration de guerre », a déclaré Kakha Imnadze, porte-parole du président géorgien Edouard Chevardnadze.Le commandant des forces aéroportées russes, le général Gueorgui Chpak, a assuré que ses hommes étaient prêts à intervenir dans les gorges de Pankissi, où sont retranchés, selon Moscou, quelques centaines de combattants rebelles.« Nous sommes des militaires et si on nous donne l'ordre d'intervenir, nous allons remplir notre mission », a assuré le général Chpak.Qualifiant la situation de « critique », il a estimé que le gouvernement géorgien et son armée étaient « impuissants » à déloger les combattants rebelles.Ces propos font écho à ceux du ministre de la Défense, Sergueï Ivanov, qui avait déclaré lundi ne pas voir « d'autre moyen pour régler définitivement le problème que de faire intervenir les forces russes ».Le chef du gouvernement tchétchène pro-russe, Stanislav Iliassov, a joint sa voix à celle du ministre russe, estimant qu'une intervention armée dans cette république ex-soviétique était nécessaire pour venir à bout de la guérilla tchétchène qui résiste depuis près de trois ans à l'armée russe.Or, le chef de la diplomatie géorgienne, Irakli Menagarichvili, a totalement exclu une telle éventualité dans un entretien avec le quotidien russe Vremia Novosteï.« Jamais il ne sera question d'une opération militaire russe ou conjointe dans les gorges de Pankissi », a-t-il dit.Les gorges de Pankissi pourraient servir de refuge à des « terroristes internationaux », selon les Américains qui ont pour cette raison dépêché des instructeurs en Géorgie et offert à ce pays des hélicoptères militaires.De retour de Washington, le commandant des garde-frontières géorgiens, le général Valery Chkheidzé, a affirmé hier que les États-Unis allaient verser 10 millions US supplémentaires à Tbilissi pour équiper ses unités.Surveillant de « très près » les événements dans le Caucase, le département d'État américain a défendu mercredi l'intégrité territoriale de la Géorgie après que ses dirigeants eurent accusé la Russie d'avoir bombardé les gorges de Pankissi, une information démentie par Moscou.Un expert indépendant des affaires militaires russes, Pavel Felguenhauer, a jugé « très sérieuses » ces menaces.« Il y a des pressions très fortes de la part des militaires pour mener en Géorgie une opération dont les conséquences seraient, bien sûr, très malheureuses », a-t-il déclaré.« Elle permettrait aux militaires de réaffirmer le rôle de la Russie dans le Caucase et de refroidir les relations entre Moscou et Washington ».Le politologue géorgien David Dartchiachvili considère au contraire comme peu vraisemblable une opération russe.« Ces menaces sont seulement un moyen de pression sur Tbilissi.Moscou veut forcer la Géorgie à faire des concessions sur des questions clés, telles que le retrait des bases russes », a-t-il estimé.L'incursion en Tchétchénie de plusieurs dizaines d'indépendantistes venus des gorges de Pankissi a fait depuis samedi huit morts dans les rangs russes, selon Moscou.REPÈRES/ITALIE Justice sur mesure CHRISTIAN SPILLMANN Agence France-Presse ROME \u2014 Poursuivi pour corruption de magistrats et falsification de résultats financiers, le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, est à nouveau sous le feux des critiques à cause d'un projet de loi autorisant le transfert d'un procès en cours en cas de soupçons sur l'impartialité du juge.Le texte a été approuvé hier soir par le Sénat, où la droite est majoritaire.Il sera soumis à l'automne à la Chambre des députés, où la droite est également dominante avec 367 des 630 sièges, et deviendra loi s'il est adopté en des termes identiques.« Vergogna » (Honte), ont scandé hier soir devant les portes du Sénat plusieurs centaines de manifestants, reprenant le mot hurlé la veille par le cinéaste Nanni Moretti et plusieurs milliers de personnes venues dénoncer cette nouvelle disposition « taillée sur mesure pour le chef du gouvernement et certains de ses amis ».« Depuis son arrivée au pouvoir, Silvio Berlusconi légifère (.) pour se construire un sauf-conduit qui lui permette de se soustraire à la justice », affirmait hier Ezio Mauro, le directeur du quotidien La Reppublica, proche de la gauche.Pour étayer son accusation, il a cité la dépénalisation du délit de falsification de bilan, les obstacles sur les commissions rogatoires internationales « pour rendre inefficaces les éléments de preuve recueillis par le parquet de Milan sur les comptes bancaires ouverts à l'étranger ».Et la tentative de faire voter une loi accordant une immunité à tous les élus pendant leur mandat.Magnat des médias et homme d'affaires, Silvio Berlusconi, 65 ans, homme le plus riche d'Italie, est poursuivi depuis 1996 pour corruption de magistrats et falsification de bilan dans le rachat en 1985 de la société alimentaire SME par son groupe, la Fininvest.L'affaire est jugée par un tribunal de Milan et les avocats de Berlusconi ont déjà demandé le transfert du procès devant une autre cour, à Brescia, en dénonçant le parti pris des magistrats milanais.La sentence du tribunal de Milan est attendue pour le mois d'octobre.Les Italiens sont en droit de savoir si Silvio Berlusconi « est coupable ou non de délits graves (.) sévèrement sanctionnés à l'étranger (.) afin de mettre un terme à un soupçon intolérable pour un chef de gouvernement », a souligné Ezio Mauro.Silvio Berlusconi a assuré mercredi n'être pour rien dans le projet de loi contesté.« Il répond au droit de tout citoyen d'avoir la garantie de juges impartiaux », a-t-il affirmé.Mais le chef du gouvernement n'a jamais caché sa vindicte contre les magistrats de Milan, sa ville, accusés publiquement d'être des « communistes », des « juges rouges » faisant de la politique.Le projet de loi en discussion permet à tout justiciable d'invoquer une « légitime suspicion » sur l'impartialité du juge et de demander le transfert de son procès devant une autre cour.Tout est alors suspendu dans l'attente de la décision de la Cour de cassation (appel).Si la demande est jugée recevable, le procès reprendra à zéro.La loi entrera en vigueur au lendemain de sa publication au Journal officiel et s'appliquera aux procès en cours.Tous les leaders de l'opposition ont appelé à un grand mouvement national à la rentrée.« Nous nous retrouverons à Rome le 14 septembre pour une grande manifestation nationale pour la justice », a lancé mercredi soir Nanni Moretti à la fin du mouvement de protestation. 5DU0701A0802 VENDREDIÀ 5DU0701A0802 ZALLCALL 67 17:43:12 08/01/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 2 AOÛT 2002 A7 DATE PAYEZ À L'ORDRE DE 1OO DOLLARS n u l e t NON NÉGOCIABLE On fait ça à quel nom?-Quinze millions 15 000 000 2 août 2002 Ce soir, le gros lot boni est de 15 millions $.Dans l'éventualité où il y aurait plusieurs détenteurs de la sélection gagnante 7 sur 7, le gros lot boni serait partagé entre chacun d'eux.Si vous avez un problème de jeu.3069955A 5DU0801A0802 VENDREDIÀ 5DU0801A0802 ZALLCALL 67 17:51:15 08/01/02 B A8 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 2 AOÛT 2002 IKEA réinvente les maths ! + = Du 3 au 5 août, achetez n'importe quel article à prix ordinaire et obtenez-en un deuxième identique à moitié prix.Hâtez-vous avant que nous apprenions de nouveau à compter! 1995$ 35 + = 22350 Naviguez sur WWW.FR.IKEA.CA ou commandez par téléphone au 1800 661-9807.149 + TULLSTA Fauteuil SKENSTA Lampe de table 1995$ SKENSTA Lampe de table HACKAS Range-disques IKEA Montréal : autoroute 40 et Cavendish.(514) 738-2167.Lundi à vendredi : 10 h à 21 h ; samedi : 9 h à 17 h ; dimanche : 10 h à 17 h.Cette offre est valable pour tous les meubles et les accessoires, ainsi que pour tous les achats effectués au restaurant, au bistrot et à l'épicerie suédoise mais non pour la livraison à domicile, les frais d'assemblage et les cartes-cadeaux.Elle s'applique à tous les articles et à tous les composants de ces articles.© Inter IKEA Systems B.V.2002.Certains articles doivent être assemblés.$ 35 HACKAS Range-disques $ 149 TULLSTA Fauteuil $ $ 3067754A 5LP0901A0802 A9 vendr., Edito 5LP0901A0802 ZALLCALL 67 20:35:11 08/01/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 2 AOÛT 2002 A9 Un gâchis total! p g r a v e l @ l a p r e s s e .c a Quel gâchis ! Et dire que, jusqu'à hier midi, on pouvait encore croire que le désistement du juge Jean-Guy Boilard du procès des 17 membres des Hells Angels pourrait avoir au moins une retombée positive ! Une fois surmonté le désarroi causé par la réaction hautement émotive et tout à fait égocentrique du premier magistrat, à peu près tout monde, sauf bien sûr les accusés, s'était surpris à espérer que son successeur, le juge Pierre Béliveau, allait réussir à limiter les dégâts et à remettre le lourd paquebot à flot.On se consolait même de cet incident désolant en se disant qu'il avait, en tout cas, permis de mettre en relief non seulement l'importance d'un jury dans ce type de cause mais aussi l'ampleur des sacrifices demandés à ses membres, Et le côté ingrat de ce type de service public temporaire très exigeant mais forcément anonyme.À la limite, on a même imaginé que ces circonstances tout à fait spéciales avaient permis de dégager un rôle beaucoup plus actif que jamais auparavant pour des jurés.Ayant cru pertinent de créer un précédent en invitant ces derniers à faire connaître leur point de vue sur la suite possible des événements, le magistrat jouait un peu à l'apprenti sorcier.Or il avait reçu, mercredi soir, un avis presque unanime indiquant que, à certaines conditions, ces citoyens exemplaires étaient tout à fait disposés à finir le travail commencé.Et à faire leur part pour éviter un gaspillage considérable d'énergies et de fonds publics qu'entraînerait l'obligation de tout reprendre à zéro.Mais c'était probablement trop beau.Même cette toute petite possibilité de trouver malgré tout un beau côté à cette histoire allait très vite se heurter à la dure réalité.Hier midi, on constatait que, malgré toute la bonne volonté des parties et le désir sans doute sincère de chacun de faire son bout de chemin, il serait difficile d'en arriver à une situation qui pourrait satisfaire tout le monde.Avec le résultat que l'on ne saura que la semaine prochaine si le procès pourra se poursuivre et s'il faudra en venir à imposer de nouveaux et importants délais à des jurés qui en ont déjà ras le bol de cette interminable cause.Ou si, au contraire, il faudra tout recommencer avec les frais exorbitants qu'une telle décision entraînerait et le prix non moins désastreux qui en découlerait sans aucun doute pour l'image et la crédibilité de la justice.Sans parler du coût inhérent à toutes les procédures d'appel auxquelles on peut imaginer que ces précédents et ces rebondissements vont vraisemblablement servir de prétextes.On n'en serait évidemment pas là si le Conseil de la magistrature avait attendu la fin de ce procès pour faire celui du juge Boilard.Ou en tout cas pour lui faire part de ses conclusions et le semoncer.Mais la plus grande part de responsabilité incombe sans doute à ce dernier qui, s'il avait surmonté cette blessure à son ego et décidé d'en boucher un coin à ses critiques en restant à son poste, aurait évité ce gâchis où tout le monde, sauf peutêtre les prévenus, a beaucoup à perdre.Y compris, ça va de soi, les dernières impressions qu'on conservera de ce juge dont les impressionnants états de service auraient dû lui mériter une place beaucoup plus enviable dans les annales de la justice.serge.chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Obliger les juges à siéger ?FAUDRA-T-IL.une loi pour obliger les juges à siéger ?Après avoir eu l'« audace » de passer une loi pour obliger des médecins à être disponibles là où il le faut pour donner des soins et exercer la profession, faudrait-il amender le code pour obliger les juges à siéger ?Créer une infraction d'obstruction à la justice pour un juge qui compromettrait le cours d'un procès en se désistant pour des raisons qui seraient jugées légères et irrecevables par ses pairs ?N'en fait-on pas autant pour un juré considéré récalcitrant par sa seigneurie ?J'imagine maintenant un juge condamnant un médecin pour non disponibilité à une urgence pour laquelle ce médecin se considérerait circonstanciellement « inapte » ! PIERRE DESROCHES Montréal Bon service en français SI LES GENS veulent un bon service en français à bord des avions, ils n'ont qu'à faire comme moi : voyager avec Air France.JEAN SÉBASTIEN LEBRUN Petit message Monsieur Pratte, DÉJÀ EN LISANT le titre de votre éditorial d'hier (« Une histoire d'hormones »), je me suis demandé : Qui est-il pour traiter ce sujet ?Quelles sont ses compétences scientifiques pour commenter une telle étude ?J'ai eu ma réponse en lisant le texte, un homme moralisateur qui se sert d'un résultat de recherche pour passer son petit message.Mesdames, faites comme vos grands-mères et subissez en silence les conséquences de vos hormones.LOUISE DUBÉ Montréal Le sort des enfants pauvres Monsieur Martin, LE CONSEIL national du bienêtre social vient de rendre public son dernier rapport et il constate que ce sont les enfants qui sont les principales victimes de la pauvreté au Canada.Quelle est la position de Paul Martin sur le sort réservé aux enfants ?En vous recueillant sur le cercueil de Louis Laberge, un homme qui a lutté contre la pauvreté et l'injustice tout au cours de sa vie, qu'avez-vous élaboré, comme futur chef du gouvernement, pour lutter réellement contre la pauvreté des enfants ?On ne peut pas faire des gestes de reconnaissance envers un homme méritant sans avoir soi-même en tête des gestes à faire pour améliorer le sort des autres, surtout si on en a le pouvoir ! ANDRÉ MAINGUY Longueuil Un dimanche aux Promenades JE SUIS un anglophone du Québec, pure laine, qui aime le fait français.Quelle chance j'ai d'avoir l'occasion de vivre une partie de ma vie dans une autre langue ! C'est pour cela que j'ai trouvé déplorable une récente expérience aux Promenades Saint- Bruno.M'y étant rendu avec un ami afin d'y faire quelques emplettes et un peu de lèchevitrine, j'ai été consterné de voir à quel point on bafoue encore la langue française.Premièrement, toutes ces raisons sociales unilingues anglaises qui se trouvent partout dans le centre commercial.Dans la même allée, j'ai vu un La Senza Girl, Foot Locker, Fairweather, Radio Shack et un futur The Children's Place ! Je dirais qu'environ un tiers des commerçants affichent un nom anglais ! Par ailleurs, les écriteaux qui sont en français aux Promenades comportent souvent des fautes de grammaire et d'orthographe d'usage.J'ai vu un stand qui vendait des « lunette » (pas de s), un magasin qui offrait des « spéciaux » \u2014 je n'ai pas encore déniché un dictionnaire qui accepte l'emploi nominal de ce mot \u2014 et des boutiques qui affichaient des « ventes » (anglicisme) ! La question que je me pose est celle-ci : est-ce cela un Québec français ?Je pourrais commencer ma journée avec un bol de Corn Flakes en écoutant Cool-FM, pour ensuite traverser le pont Victoria (accès par la rue Riverside) qui débouche, rendu à Montréal, rue Bridge pour ensuite aller visionner un film au cinéma Paramount qui joue des films américains ! « Welcome to Montreal, we are so French !!! » Je ne sais pas quoi faire pour stopper cette situation.Tout ce que je peux dire, c'est qu'elle me contrarie énormément.J'aimerais qu'on respecte le fait français à Montréal comme on respecte le fait anglais à Toronto ! GEORGE JEFFREY D'autres lettres dans notre forum interactif : www.cyberpresse.ca/lettres Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca La tentation islamiste m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a À Istanbul, des jeunes musulmanes manifestent dans les rues pour avoir le droit de porter le foulard islamique à l'école.Le monde à l'envers ?Non, la Turquie à l'envers.Même si 90 % du pays est musulman, il possède une forte tradition laïque.C'est le leader Mustapha Kemal qui a révolutionné la Turquie dans les années 1920 en lançant un audacieux programme de réformes qui a viré le pays sens dessus dessous.Il a supprimé les tribunaux religieux, laïcisé l'État, aboli la polygamie, substitué les caractères latins aux caractères arabes et imposé le costume occidental et la lecture du Coran en turc.Bref, ce grand nationaliste voulait à tout prix moderniser la Turquie et pour lui, la modernité passait d'abord et avant tout par la laïcisation.Même si ces réformes ont provoqué un vent de révolte et heurté de front les éléments les plus conservateurs de la société, la révolution kémaliste a tenu le coup.Dans les années 1970-1980, pendant que les États musulmans donnaient une place de plus en plus grande à la religion et se laissaient séduire par l'intégrisme, la Turquie, elle, restait résolument laïque.Aujourd'hui, elle fait figure d'exception dans le monde musulman.Mais peut-être plus pour longtemps.L'histoire du foulard dans les écoles est devenue le symbole d'une Turquie partagée entre l'héritage de Kemal et la tentation islamique.\u0001 \u0001 \u0001 Depuis trois mois, la Turquie est plongée dans une grave crise politique.Le premier ministre, Bülent Ecevit, s'accroche à son poste.Malade, usé, manipulé par sa femme, le vieil homme de 77 ans n'arrive plus à diriger la coalition qui le maintient au pouvoir depuis 1999.Ses plus fidèles collaborateurs l'ont laissé tomber.Sept ministres et 63 députés ont claqué la porte de son parti.De plus en plus isolé, Ecevit a perdu sa majorité au Parlement qui a décidé, mercredi, de déclencher des élections anticipées devant avoir lieu le 3 novembre.Des élections que les islamistes pourraient remporter.Elles arrivent à un bien mauvais moment, ces élections.La Turquie traverse une crise économique majeure.Depuis 1999, un million de personnes ont perdu leur emploi et l'inflation oscille autour de 65 %.Écrasé par une dette énorme, le pays est rongé par la corruption.Déçus par les vieux partis politiques, exaspérés par la crise économique, de plus en plus de Turcs se laissent convaincre par le discours soi-disant modéré des deux partis islamistes qui contrôlent actuellement 101 des 550 sièges au Parlement.Après les ouvriers et les paysans, la classe moyenne pourrait basculer dans leur camp.Mais nombreux sont ceux qui doutent du vernis social-démocrate des islamistes.Peut-on leur faire confiance ?Pourront-ils respecter la démocratie, séparer l'Église et l'État, préserver l'héritage laïc de Kemal, ne pas appliquer la charia et traiter les femmes sur un pied d'égalité ?Les doutes sont permis.Face à Ergodan, ancien maire d'Istanbul et leader charismatique de l'AK, le principal parti islamiste, les choix sont limités.La coalition de Bülent Ecevit est en décomposition.Reste le tout récent Parti de la nouvelle Turquie, fondé par trois ex-ministres d'Ecevit, le seul capable de bloquer la voie au populaire Ergodan.Mais leur chef, Ismail Cem, qui rêve de créer un parti travailliste à la Tony Blair, est étroitement associé à l'actuel gouvernement qui a été incapable de résoudre la crise économique qui jette des milliers de Trucs dans les bras des islamistes.\u0001 \u0001 \u0001 Les États-Unis sont inquiets.Tiraillés par l'envie d'en découdre avec l'Irak, ils ont plus que jamais besoin de la Turquie, un pays ami qui leur a donné un solide coup de pouce lors de la guerre du Golfe en 1991.Pour les Américains, il n'y a rien de rassurant à l'idée de voir leur plus fidèle allié dans le monde musulman dirigé par des islamistes.La Turquie va-t-elle se laisser tenter par les démons islamistes ?Peut-être.Plusieurs observateurs affirment que le radicalisme ne marche pas dans ce pays.Reste à se croiser les doigts.J'attendrai le jour et la nuit.STATISTIQUE CANADA vient de dévoiler les résultats de sa première enquête sur l'accès aux services de santé au pays avec comme résultat qu'un Canadien sur cinq a connu des difficultés en ayant recours au système de santé.Le temps d'attente, bien entendu, ressort comme l'irritant numéro un chez les patients.Que ce soit l'attente d'être trié, examiné, traité, opéré ou même l'attente pour une civière ou un lit, chaque minute d'attente pour quelqu'un qui a besoin de soins nourrit et amplifie son mal et sa détresse.À qui revient la faute de cette attente interminable qui va jusqu'à tuer des gens qui auraient pu être sauvés ?À ceux et celles qui coupent dans les budgets, ferment des lits, imposent des quotas aux médecins, réduisent les effectifs ; bref à ces technocrates qui gèrent comme des pieds ! Seul un système de santé qui détient le monopole du marché et dont le coeur bat grâce à un puissant respirateur artificiel nommé « impôts des contribuables » peut se permettre de faire « patienter » ses clients des jours et des semaines avant de leur prodiguer les soins pour lesquels ils paient grassement.Seul un tel système peut se permettre d'entasser ses clients dans des corridors bruyants et les opérer dans des salles non stériles faute de budgets.Seul un tel système peut se permettre de faire signer plusieurs fois les même papiers à ses clients ou effectuer à maintes reprises les mêmes prises de sang par manque de communication et d'organisation.Seul un tel système se doit d'engourdir ses clients avec des injections de morphine et des somnifères pour éviter qu'ils ne posent trop de questions.Mais au fait, peut-on parler de « clients » dans ce cas-ci ?Pas vraiment, parce que les clients d'une entreprise ordinaire ont des droits et ils sont traités avec respect.C'est évident parce que, sinon, ils iraient ailleurs et l'entreprise fermerait ses portes.Or, pour obtenir des soins de santé, nous n'avons pas d'autres choix que notre bon vieux système dépassé où les clients ont été remplacés par des patients de plus en plus impatients.STEVE PILON Greenfield Park Chaque minute d'attente pour quelqu'un qui a besoin de soins amplifie son mal et sa détresse. 5DU1001A0802 VENDREDIÀ 5DU1001A0802 ZALLCALL 67 16:16:04 08/01/02 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 2 AOÛT 2002 Apprenez-en plus @ www.FUTURESHOP.ca/nouveauhp Lecteur optique couleur HP Adaptateur pour diapositives et négatifs 35 mm inclus Couleur à 48 bits 4 boutons pratiques Pré-visionnement de 10 secondes HP Q 2707A AZL CodeWEB: 10016152 Lecteur optique HP 3500 Balayage couleur à 48 bits 1200 ppp pour photos nettes Pré-visionnement de 10 secondes Comprend un adaptateur de transparents pour négatifs POLITIQUE PUBLICITAIRE: Là où des rabais ou crédits de programmation sont indiqués, toutes les taxes devant s'appliquer sont calculées et doivent être payées sur le prix avant rabais ou crédit.Les frais d'affranchissement appropriés doivent être payés pour les remises postales.Les remises payables en dollars américains sont sujettes aux fluctuations dans la valeur des devises et peuvent faire l'objet de frais de traitement par les banques canadiennes.Future Shop n'est pas responsable des remises postales des fabricants.La disponibilité des produits varie selon le magasin.© 2002, Future Shop Ltée.Tous droits réservés.Le présent document ne peut être reproduit ni en tout ni en partie, ceci incluant l'information sur les prix, sous quelque forme que ce soit et par quelque procédé que ce soit sans l'obtention préalable d'une autorisation écrite de Future Shop.Les prix, produits et offres annoncés par l'Inter Boutique de notre site web peuvent différer de ceux offerts dans les magasins Future Shop.Imprimante HP DJ3820 Jusqu'à 4800 ppp en couleur 12 pages par minute en noir 10 pages par minute en couleur Interfaces USB et parallèle pour PC et Mac HP C 8952B CodeWEB: 10016143 STYLE RENVERSANT Nouvelle conception très chic COMMODITÉ ÉPATANTE Boutons mono-touches pour copier, numériser et envoyer des courriels RÉSULTATS IMPRESSIONNANTS Résolution optimisée de 4800 ppp en couleur de qualité photo QUALITÉ ÉPOUSTOUFLANTE Technologie préservant l'éclat de la couleur jusqu'à 50 ans Papier photographique de 4 po x 6 po Premium Plus Idéal pour les prises de 4 po x 6 po Ressemblance remarquable aux vrais photos brillantes C6944A CodeWEB: 61745935 50 feuilles de papier photo de première qualité Séchage rapide, images remarquables Résultats de qualité photo C6979A CodeWEB: 61745404 Imprimante photo HP Photo Smart 7150 Facile à brancher à un appareil photo numérique Port USB sur le panneau frontal pour impression directe sans PC avec caméra HP Impression photo de 4 po x 6 po sans cadre sur papier photo Premium Plus de HP Cartouche d'encre noire supplémentaire pour impression rapide HP7150ENG CodeWEB: 10016214 Imprimante HP Deskjet 5550 Résolution optimisée de 4800 ppp en couleur 17 pages par minute en noir 12 pages par minute en couleur Impression photo de 4 po x 6 po sans cadre HPDJ5550 CodeWEB: 10016208 LA NOUVELLE GAMME D'IMPRIMANTES PHOTOS ET DE LECTEURS OPTIQUES DE Prix et produits en vigueur du 2 au 6 août 2002.3068310A "]
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