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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-08-05, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0102A0805 A1 LUNDI 1LP0102A0805 ZALLCALL 67 23:40:54 08/04/02 B MONTRÉAL LUNDI 5 AOÛT 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ 1 18e ANNÉE > NO 2 81 > 56P A G E S > 6CAHI E R S LA FIERTÉ GAIE FÊTE SES 10 ANS PROCHE-ORIENT La violence reprend de plus belle: 18morts et 79 blessés d ' a p r è s AFP e t AP JÉRUSALEM \u2014 Au cours des 36 dernières heures, Israël et la Cisjordanie ont été secoués du nord au sud par une série d'attaques palestiniennes \u2014 notamment trois attentats à la bombe et trois fusillades \u2014 qui ont fait 18 morts, dont six Palestiniens, et au moins 79 blessés.L'attentat le plus grave s'est produit au carrefour Meron en Haute-Galilée, dans le nord d'Israël, lorsqu'un kamikaze du Hamas s'est fait sauter dans un bus de la société publique Egged.Outre son auteur, l'explosion a fait neuf tués \u2014 quatre civils et trois soldats israéliens ainsi que deux Philippines \u2014 et 52 blessés.Le bus assurant la liaison Haifa-Safed transportait nombre de soldats rentrant de permission en ce début de semaine.Le bus, littéralement soufflé par la déflagration, s'est transformé en boule de feu, offrant encore une fois le terrible spectacle de cadavres déchiquetés, de métal brûlé, de blessés hurlants, d'ambulances et de volontaires ultra-orthodoxes ramassant les morceaux de chair.Selon la police, le kamikaze aurait prévenu de ses intentions deux étudiants arabes, qui sont alors descendus du bus, avant d'être interpellés.Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont revendiqué l'attentat, affirmant qu'il s'agissait d'une « nouvelle riposte à l'assassinat » de leur chef militaire Salah Chéhadé, tué le 22 juillet dans un raid aérien à Gaza avec 14 autres Palestiniens.Le Hamas avait également revendiqué l'attentat à la bombe perpétré mercredi à l'Université hébraïque de Jérusalem, qui avait fait sept morts.Quelques heures plus tard, à Jérusalem-Est, un Palestinien a ouvert le feu près de la porte de Damas sur une voiture de la compagnie Bezeq, provoquant la mort d'un garde de sécurité israélien avant d'être abattu par la police.Un passant palestinien a été tué et 14 personnes ont été blessées dans l'échange de tirs.Voir VIOLENCE en A2 PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Comptant quelque 2000 spectateurs en 1993, le défilé de la Fierté gaie et lesbienne a attiré plus de 500 000 curieux hier, sur les trottoirs du boulevard René-Lévesque à Montréal, à l'occasion de son 10e anniversaire.Une fois de plus, couleurs de l'arc-en-ciel et costumes éclatants étaient au rendez-vous.Des absents: les personnalités sportives TRISTAN PÉLOQUIN DES CENTAINES de milliers de curieux ont envahi les trottoirs du boulevard René-Lévesque hier pour assister au 10e défilé de la Fierté gaie et lesbienne, marqué par les récents acquis de la communauté homosexuelle québécoise.Dès midi, les chars allégoriques bruyants et colorés, bondés de danseurs armés de leurs traditionnels pistolets à eau et arborant les costumes les plus extravagants, ont fait hurler de joie les spectateurs, qui ne s'attendaient à rien de moins.D'autres festivaliers, vêtus de robes à paillettes aux couleurs de l'arc-en-ciel, d'une largeur démesurée, ont fait rire les plus petits qui accompagnaient leurs parents.Vibrant et dansant aux sons de la musique techno, la foule a réservé un accueil magistral à Roger Thibault et Theo Wouters, premier couple homosexuel québécois en union civile reconnue.« Nous avons fêté notre lune de miel il y a quelque jours, mais aujourd'hui ( hier ) c'est notre voyage de noces », a lancé M.Thibault, sourire aux lèvres.Derrière eux défilaient Michael Hendricks et René Leboeuf, tous deux vêtus d'un smoking, malgré la chaleur accablante.« C'est fantastique que la population nous appuie dans notre croisade pour obtenir le droit au mariage, a déclaré M.Hendricks.Pour le moment, nous sommes dans l'attente de la décision de la Cour suprême, mais avec l'appui incroyable que nous avons aujourd'hui, je suis certain que ce n'est qu'une question de temps.» Juchée sur de longues échasses, une « drag queen » vêtue d'une robe de mariée a aussi provoqué de bruyants vivats à son passage.Même les policiers qui assuraient la sécurité ont chaudement applaudi le cortège au passage de l'Association des policiers et pompiers gais et lesbiennes du Québec.« Ça aurait été difficile de s'afficher ainsi il y a 10 ans », a commenté Patrick Lavallée, policier au SPVM.De nombreux politiciens ont encore cette année pris part au défilé, dont Pauline Marois, Gilles Duceppe, Gérald Tremblay, Pierre Bourque et Nathalie Rochefort.Également présent, le ministre délégué aux Relations avec les citoyens et à l'Immigration, André Boulerice, a souligné que le Québec se trouvait à l'avant-garde en matière de respect des droits des gais et lesbiennes.Voir ABSENTS en A2 Un mythe qui ne s'éteint pas Marilyn Monroe aurait 76 ans aujourd'hui Arts et spectacles C1-C7 - Franco Folies C4, C5 - télévision C2 Avis C7 Bandes dessinées E8 Bridge E6 Décès E7 Éditorial A7 Êtes-vous observateur?E4 Feuilleton E8 Horoscope E5 La Presse Affaires D1-D7 Loteries A2, A4 Monde A4 Mots croisés E8, S10 Mot mystère E8 Petites annonces E4 - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile E5, E6 Têtes d'affiche E2 M É T É O Voir S16 Passages nuageux Maximum 27 > minimum 12 Associated Press LOS ANGELES \u2014 L'actrice aurait 76 ans aujourd'hui, mais le mythe n'a pas faibli.Il y a 40 ans, un abus de barbituriques emportait Norma Jean Baker et Marilyn Monroe entrait dans l'éternité.Au matin du 5 août 1962, l'actrice était retrouvée morte dans sa chambre à son domicile de Brentwood, en Californie.Deux mois plus tôt, l'équipe du tournage de Quelque chose va craquer de George Cukor lui avait préparé une fête surprise pour son 36e anniversaire.L'actrice ne devait plus réapparaître sur le plateau.Son trentième et dernier film resterait inachevé.« Il n'y en aura jamais une autre comme elle, et Dieu sait s'il y a eu beaucoup d'imitations », disait Billy Wilder, qui l'avait dirigée dans Sept ans de réflexion et Certains l'aiment chaud.Le réalisateur, disparu en mars dernier, avait prédit que Hollywood tenterait de fabriquer d'autres Marilyn sans jamais y parvenir.Quarante ans après, les sites qui lui sont consacrés pullulent sur Internet et Marilyn reste la plus éblouissante et la plus émouvante incarnation du sex-symbol.Elle aurait pu n'être qu'une starlette de plus, une énième blonde pulpeuse, une nouvelle charmante idiote, sans cette « indéfinissable magie ».Il y a ce physique, incroyablement sexy sans une ombre de vulgarité, « incroyablement séduisant malgré ses imperfections et d'une photogénie telle qu'il approche de la beauté surnaturelle », selon Lee Strasberg, qui cofonda l'Actor's Studio.« Cette fille avait quelque chose que je n'avais pas vu depuis les films muets.Elle avait une sorte de beauté fantastique comme Gloria Swanson et elle irradiait une aura de sexe comme Jean Harlow.Elle n'avait pas besoin d'une bande-son pour raconter son histoire », se souvenait Leon Shamroy, qui avait tourné ses premiers essais.Clark Gable, son partenaire dans Les Désaxés, y voyait une féminité ultime et unique.« Tout ce qu'elle fait est différent, étrange et excitant, de la façon dont elle parle à celle dont elle se sert de ce buste magnifique.Elle rend un homme fier d'être un homme.» Il y a cette façon dont « la plus phénoménale des déesses de l'amour », selon l'expression du photographe Philippe Halsman, paraît toujours presque totalement inconsciente de son pouvoir de séduction.« Elle semblait très timide et je me souviens que lorsque les ouvriers du studio sifflaient sur son passage, elle paraissait gênée », racontait Cary Grant, qui avait tourné à ses côtés dans Chérie, je me sens rajeunir.Il y a aussi les failles qui transparaissent derrière l'image de « bombe sexuelle », l'extrême fragilité et la gravité qu'elle dégage.La soif de bonheur de cette enfant confiée à cinq ans à une famille adoptive.Voir MYTHE en A2 PHOTO La Presse Marilyn Monroe, en 1953 dans le film Comment épouser un millionnaire. 1LP0202A0805 A2 LUNDI 1LP0202A0805 ZALLCALL 67 00:04:51 08/05/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 5 AOÛT 2002 1 > MERCREDI DANS LA PRESSE Culture et économie Même les petites villes et les villages du Québec veulent leur part de touristes et certains y vont d'efforts qui ont des retombées économiques et culturelles importantes.À lire mercredi dans Vacances/voyage.2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Venez discuter du Masters de Toronto avec Mathias Brunet à 13h cyberpresse.ca/clavardage > Bilan du Canada aux jeux du Commonwealth cyberpresse.ca/commonwealth > Les derniers modèles d'automobiles à découvrir cyberpresse.ca/automobile 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Spectacles Il y a 25 ans mourait le King.À lire samedi, l'article de notre chroniqueur sur Elvis Presley.> Tourisme Le Québec dispose d'un réseau de 22 parcs.Le dossier de samedi dans le cahier Vacances/voyage.> Affaires Ne manquez pas les propos éclairés de notre chroniqueur les mardis, jeudis et samedis.Cahier La Presse Affaires.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 1-9-4 > À quatre chiffres : 0-9-6-1 SUITES DE LA UNE VIOLENCE Suite de la page A1 Près de Ramallah, en Cisjordanie, quatre soldats israéliens ont été blessés, dont trois grièvement, lorsque leur jeep a sauté sur une bombe placée sur le côté de la route près d'une base de l'armée d'Israël.Trois autres soldats ont été blessés par l'explosion d'une bombe alors qu'ils effectuaient des fouilles dans la ville de Naplouse.Quatre Israéliens ont été blessés dans une embuscade près d'Avnei Hefetz ( Samarie ).Peu après minuit hier soir, des Palestiniens ont ouvert le feu sur une voiture en Cisjordanie, tuant le couple d'Israéliens qui s'y trouvait et blessant deux de leurs enfants, a annoncé l'armée.L'embuscade a eu lieu sur la route principale qui traverse la Cisjordanie, entre Ramallah et Naplouse.Au nord de Naplouse, dans le village de Borga, des soldats israéliens ont également tué par balles deux Palestiniens, parmi lesquels un dirigeant local du Fatah, qui était en fuite, ont annoncé des membres de sa famille.Quatre autres personnes, membres des Brigades ont été arrêtées.Hier à l'aube, un Palestinien armé a été tué dans le nord de la bande de Gaza en tentant d'attaquer à partir de la mer la colonie de Dougit.Le Hamas a annoncé, lors d'une manifestation à Gaza, que le « martyr » était un de ses membres.Israël est « déterminé à se battre contre le terrorisme par tous les moyens possibles », a déclaré le premier ministre Ariel Sharon.« Il n'existe aucune pression internationale pour entraver cette lutte », a-t-il dit, soulignant que l'armée avait carte blanche pour maintenir sous couvre-feu les villes palestiniennes réoccupées en Cisjordanie.L'Autorité palestinienne a rejeté sur Israël la responsabilité de la vague de violence, tout en dénonçant l'attentat du bus et en critiquant la « tactique » du Hamas.« Le gouvernement Sharon porte la responsabilité de ces violences étant donné qu'il a poursuivi ses agressions contre le peuple palestinien et refusé de retourner à la table des négociations », a dit Nabil Abou Roudeina, conseiller de Yasser Arafat.« Toute forme de résistance est légitime, sauf lorsqu'on s'en prend à des civils innocents », a déclaré le ministre de la Coopération internationale, Nabil Chaath.« Personne ne demande aux islamistes de cesser la résistance.Mais ils pourraient arrêter de tuer des civils et au lieu de cela mener des opérations suicide contre des chars israéliens.Nous devons choisir une tactique qui nous place en position de supériorité morale, afin d'obtenir le soutien de la communauté internationale et d'une partie des Israéliens », a-t-il poursuivi.Durant la nuit, l'armée israélienne avait dynamité en Cisjordanie neuf maisons de familles de Palestiniens auteurs présumés d'attentats, appartenant à des groupes armés, dont le Hamas.L'armée a par ailleurs émis des ordres d'expulsion de Cisjordanie à l'encontre de trois Palestiniens, dont un frère et une soeur.Une commission militaire d'appel poursuivait hier ses débats sur l'expulsion à Gaza de deux d'entre eux, frères d'auteurs d'attaques.Plus de 10 000 partisans du Hamas ont défilé hier soir à Gaza pour manifester leur joie après l'attentat suicide contre le bus israélien.Dans un communiqué, les Brigades Ezzedine al-Qassam ont affirmé qu'elles n'allaient pas « révéler le nom de l'auteur pour des raisons de sécurité ».Selon ce texte, le Hamas veut ainsi préserver la famille du kamikaze de représailles israéliennes après l'application d'une nouvelle politique de destruction systématique par l'armée israélienne de maisons d'auteurs d'attentat en Cisjordanie.Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a dénoncé ces derniers attentats, les jugeant immoraux et politiquement contreproductifs, et exhortant les parties à mettre un terme aux représailles réciproques.« Nous devons échappé à cette spirale sans fin nous entraînant vers le bas », a-t-il ajouté dans un communiqué.« J'exhorte chaque partie à ne pas laisser un quelconque acte de l'autre partie l'éloigner de la recherche de la paix.J'exhorte les deux parties à se consacrer sans délai à travailler aux détails de la solution dont nous savons tous très bien qu'elle doit intervenir tôt ou tard, la solution demandée par le Conseil de sécurité, deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte à l'intérieur de frontières sûres et reconnues », a-t-il ajouté.« Pour le bien de l'humanité, que cela arrive plutôt tôt que tard.» Le président George Bush s'est dit pour sa part « bouleversé », tout en appelant à ne pas freiner les efforts de paix: « Il y a quelques meurtriers qui veulent interrompre le processus de paix que nous avons entamé.Nous ne devons pas les laisser faire.» Paris a également condamné ce nouveau crime, jugeant que, « pour arrêter cet engrenage meurtrier, les parties n'ont pas d'autre solution que de reprendre le chemin du dialogue.La communauté internationale doit y contribuer par une action urgente ».ABSENTS Suite de la page A1 « En autorisant l'union civile entre les conjoints de même sexe, nous sommes maintenant presque à égalité avec la Suède, le Danemark et les Pays-Bas.» Seules les personnalités sportives manquaient à l'appel, malgré l'envoi de plus d'une soixantaine de cartons d'invitation.« Nous sommes très déçus de leur refus de participer à cette célébration, a commenté Laurent Mc Cutcheon, président de Gai Écoute.La présence de personnalités publiques lors du défilé envoie un message positif à l'ensemble de la société et elle contribue de manière manifeste à la lutte contre les préjugés envers les gais et lesbiennes.» Symboliquement, une voiture vide représentant les sportifs professionnels absents roulait en tête du défilé.Un autobus scolaire vide faisait également partie du défilé, rappelant les nouvelles priorités des organismes de défense des droits des gais.« Les préjugés sont toujours très présents dans les écoles du Québec, souligne André Patry, président de la Table de concertation des gais et lesbiennes et lui-même enseignant.Le taux de suicide est six fois plus élevé chez les jeunes homosexuels que dans le reste de la population.Nous croyons qu'il faut s'attaquer au problème le plus tôt possible en intégrant cette problématique dans les programmes scolaires.» Néanmoins, le mot tolérance, mis de l'avant par les organismes de défense des homosexuels il y a maintenant 10 ans, est aujourd'hui remplacé par le mot acceptation, remarque fièrement Suzanne Girard, directrice générale de Divers-Cité, qui organisait le défilé.« Dans un avenir rapproché, j'espère que nous pourrons tout simplement utiliser le mot partage et oublier que nous avons dû nous battre contre les préjugés.À voir comment la société québécoise a évolué en 10 ans, je suis plus que confiante.» MYTHE Suite de la page A1 « Quand elle apparaît à l'écran, on a envie qu'il ne lui arrive rien de mal », notait Natalie Wood.« On veut vraiment qu'elle soit bien, heureuse.» « Elle était si effrayée et peu sûre d'elle-même.Je me surprenais à vouloir être un psychanalyste et qu'elle soit ma patiente.Cela n'aurait peut-être pas aidé, mais elle aurait été ravissante sur un canapé », disait encore Billy Wilder.« Elle était à la recherche passionnée d'une signification à donner à la vie.Et elle était plus viscérale qu'un estomac retourné », dira son troisième mari, Arthur Miller.Elle est « la plus fragile et la plus adorable des légendes », résumait le magazine Look.Il y a encore le talent de l'actrice que Hollywood ne prit peut-être pas assez au sérieux, préférant jaser sur ses retards ou ses trous de mémoire.« C'est un génie absolu comme actrice de comédie, avec un sens extraordinaire du dialogue comique.C'était un don de Dieu », assurait Billy Wilder.« Je crois qu'elle est une comédienne habile mais qu'elle pourrait aussi devenir la plus grande tragédienne qu'on puisse imaginer », estimait pour sa part l'écrivain Henry Miller, troisième mari de l'actrice, dont elle divorça en 1960 après quatre ans de mariage.« Elle est l'actrice de cinéma la plus authentique et la plus aboutie depuis Garbo.Elle possède ce même mystère indéchiffrable », renchérissait le réalisateur de Bus Stop, Joshua Logan.Il y a les petites phrases pleines d'intelligence ou d'humour que l'actrice savait distiller dans les interviews.« Ce que je porte la nuit?Mais.No5 de Chanel, bien sûr! » Son regard sans concession sur son milieu: « À Hollywood, on vous paiera un baiser 1000 dollars, et on donnera 50 cents pour votre âme.Je le sais, parce que j'ai très souvent refusé la première proposition, et très souvent mendié la seconde.Associated Press PARIS \u2014 Voici les principales dates de la vie de Marilyn Monroe: > 1er juin 1926: naissance de Norma Jean Mortenson, fille de Gladys Baker, monteuse aux studios de la RKO, remariée avec Edward Mortenson, qui l'a abandonnée avant la naissance de l'enfant; > 1931: elle est confiée à une famille adoptive à l'âge de cinq ans, sa mère souffrant de troubles mentaux; > février 1942: elle quitte le collège de Van Nuys, en Californie, avec de médiocres résultats scolaires; > 19 juin 1942: elle épouse à Los Angeles James Dougherty, salarié de Lockheed, puis policier; > juin 1945: elle commence une carrière de mannequin; > 2 octobre 1946: elle divorce à Reno, au Nevada; > 26 août 1946: elle signe un contrat avec la 20th Century Fox.Elle prend le pseudonyme de Marilyn Monroe, prénom de la danseuse Marilyn Miller et le nom de jeune fille de sa mère, Monroe.La scène de son premier film, Scudda-Hoo, Scudday-Hay!, est coupée au montage, mais elle apparaît dans le film; > 25 août 1947: son contrat avec la Fox s'achève.Elle signe avec Columbia et apparaît dans Les Reines du Music-Hall ( Ladies of the Chorus ).Plus tard, la Columbia mettra fin au contrat; > 27 mai 1949: elle pose nue pour un calendrier; > 1950: elle se fait remarquer par la critique dans Quand la ville dort ( The Asphalt Jungle ) et Eve ( All About Eve ).Elle signe un nouveau contrat avec la Fox pour 500 dollars par semaine; > 14 janvier 1954: elle épouse le joueur de baseball Joe Di Maggio à la mairie de San Francisco; > 1er octobre 1954: elle décide de divorcer; > mars 1955: elle prend des cours à l'Actor's Studio.Elle rencontre l'écrivain Arthur Miller; > 19 juin 1956: elle épouse Arthur Miller à White Plains, État de New York; > 1er août 1957: elle est hospitalisée pour une fausse couche; > 11 novembre 1960: elle annonce son divorce; > mai 1962: elle est renvoyée pour des retards répétés durant le tournage de Quelque chose doit craquer ( Something's Got to Give ), de George Cukor, puis engagée de nouveau.Elle se rend à New York pour chanter Happy birthday au président John F.Kennedy; > 1er juin 1962: elle assiste à une fête pour son anniversaire durant le tournage de Quelque chose doit craquer.Ce sera sa dernière apparition sur le plateau; > 5 août 1962: sa femme de chambre la trouve morte dans son lit; > 27 août 1962: un juge conclut à une mort par barbituriques. 1LP0301A0805 A3lundi 1LP0301A0805 ZALLCALL 67 21:51:01 08/04/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 5 A O Û T 2 0 0 2 A 3 ACTUALITÉS Ottawa songe à abolir les primes au bilinguisme MARIAGES GAIS Allan Rock fera pression sur ses collègues Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral se penche actuellement sur une recommandation formulée par la commissaire aux langues officielles, Dyane Adam, qui prône l'abolition des primes au bilinguisme offertes aux fonctionnaires, a rapporté hier le quotidien Ottawa Citizen.Selon le journal, Ottawa envisage de faire du bilinguisme une compétence de base pour plusieurs des postes à pourvoir au sein de la fonction publique.Mme Adam croit que le moment est venu de traiter le bilinguisme comme une habileté requise et de cesser de verser 50 millions en primes annuelles aux travailleurs de l'État afin de les récompenser pour leur maîtrise des deux langues officielles, le français et l'anglais.Après tout, on attend d'un ingénieur qu'il possède un diplôme en génie, et on ne lui accorde pas de prime s'il en a un, avance la commissaire aux langues officielles.Les recommandations soumises à Ottawa font partie d'une nouvelle approche linguistique proposée par Mme Adam afin de faire du bilinguisme un « engagement » et une façon de vivre dans les services gouvernementaux.Mme Adam suggère également que quiconque souhaitant occuper un poste bilingue au sein du gouvernement fédéral ait une connaissance du français et de l'anglais dès l'embauche.En vertu de la politique en vigueur actuellement, les ministères peuvent embaucher des anglophones et des francophones unilingues et leur offrir ensuite une formation linguistique \u2014 aux frais des contribuables \u2014 afin de leur permettre de maîtriser l'autre langue officielle.« Afin que les langues officielles aient la place qui leur revient dans un système moderne de gestion des ressources humaines, la connaissance du français et de l'anglais doit être considérée comme une compétence de base au même titre que les autres compétences professionnelles requises », a affirmé Mme Adam dans le résumé de ses propositions.La commissaire aux langues officielles a soumis ses propositions à la présidente du Conseil du Trésor, Lucienne Robillard, dans le cadre de la modernisation de la gestion des ressources humaines, en septembre 2001.Mme Robillard, qui doit déposer cet automne un projet de réforme de la fonction publique, a refusé de se prononcer sur ces recommandations.La prime au bilinguisme, de 800 $, a été instaurée après avoir été recommandée par la Commission sur le bilinguisme et le biculturalisme, en 1966, afin de renverser la domination de l'anglais au sein des services publics.Dyane Adam estime qu'elle n'a plus raison d'être.TRISTAN PÉLOQUIN ALORS QUE le gouvernement fédéral s'apprête à porter en appel la décision de la Cour divisionnaire de l'Ontario qui reconnaît le mariage de couples homosexuels, le ministre de l'Industrie, Allan Rock, entend faire pression auprès du gouvernement Chrétien pour que de telles unions soient autorisées.« Il est grand temps que le Canada autorise les unions légitimes entre deux hommes ou deux femmes, a affirmé M.Rock au Toronto Star.Je vais demander à mes collègues de reconnaître les mariages entre conjoints de même sexe.Il s'agit d'une étape importante sur le chemin menant à l'égalité », a-t-il ajouté, à la veille du défilé gai de Vancouver.Rappelons que, la semaine dernière, le ministre de la Justice du Canada, Martin Cauchon, a interjeté appel de la décision de la Cour divisionnaire ontarienne qui juge inconstitutionnelle toute tentative d'empêcher les mariages entre conjoints de même sexe.« À l'heure actuelle, ni les tribunaux ni les Canadiens ne s'entendent sur la nécessité de changer la loi ni sur la façon de le faire, avait alors justifié M.Cauchon par voie de communiqué.Le gouvernement estime qu'il lui incombe de demander de plus amples éclaircissements sur ces enjeux.Depuis juin, le Québec reconnaît l'union civile entre conjoints de même sexe, mais le mariage, de compétence fédérale, demeure toujours impossible.La sortie de M.Rock a reçu un accueil positif auprès des couples homosexuels.« Maintenant que le cabinet est divisé, nous croyons fermement que la reconnaissance des mariages homosexuels n'est qu'une question de temps », a déclaré Michael Hendricks, qui lutte depuis 1998 aux côtés de son conjoint, René Leboeuf, pour obtenir le droit de se marier.Soulignant qu'environ 10 % de la population canadienne est homosexuelle, les représentants des communautés gaie et lesbienne ont salué l'initiative de M.Rock.« Cela démontre que malgré tout, beaucoup de politiciens ont à coeur le respect des droits fondamentaux des homosexuels », a commenté André Patry, nouveau président de la Table de concertation des gais et lesbiennes.Plus critique, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a accusé Allan Rock de vouloir profiter de la fête de la Fierté gaie pour se faire du capital politique auprès des homosexuels.« M.Rock devrait rappeler publiquement à son collègue Martin Cauchon qu'il a fait une erreur monumentale en contestant la décision de la Cour divisionnaire ontarienne, a-t-il lancé.À mes yeux, sa sortie n'est qu'une tentative pour faire mousser sa popularité en pleine campagne de leadership.L'alcool au volant cache des surprises MATHIEU PERREAULT DEPUIS UNE VINGTAINE d'années, le problème de l'alcool au volant ne cesse de reculer au Canada.En 1980, près de la moitié des personnes mortes dans un accident d'automobile étaient ivres.La proportion est descendue au tiers en 1990, puis à moins du quart en 2000.Les psychologues et épidémiologistes qui étudient le phénomène de la conduite en état d'ébriété s'attaquent maintenant à des poches de résistance, notamment aux récidivistes.Cette semaine, la crème des chercheurs du monde entier se réunit à Montréal pour le congrès du Conseil international sur l'alcool, les drogues et la sécurité routière.En s'affinant, leurs études mènent parfois à des conclusions surprenantes.Dan Mayhew, vice-président de Traffic Injury Research Foundation, un institut de recherches d'Ottawa, analysera ce matin des données intrigantes : depuis une dizaine d'années, le nombre d'accidents dus à l'alcool diminue, alors que se font plus fréquents ceux où les conducteurs n'avaient pas bu.Le politologue ontarien, qui travaille depuis 20 ans en épidémiologie, avance une explication iconoclaste : les gens les plus susceptibles de conduire saouls sont à la base de mauvais conducteurs, qui ont des accidents même à jeun.« On peut considérer que cette tendance est due à une concentration des efforts concernant l'alcool au volant et la sécurité routière ou, plus généralement, à une diminution de l'attrait social de l'alcool, dit M.Mayhew en entrevue téléphonique.Mais il est aussi possible que les automobilistes susceptibles de conduire saouls mais qui répondent bien aux campagnes contre l'alcool au volant soient, à la base, de mauvais conducteurs.Les causes de l'accident ne sont plus l'alcool, mais la fatigue, un excès de confiance, l'inexpérience.Je pense qu'il faut plus de recherches sur la cause des accidents de voiture, pas simplement des lois contre telle ou telle pratique.» De 0,08 à 0,05?La conférence donnera lieu à un débat entre partisans et adversaires de l'abaissement de la limite légale d'alcoolémie de 0,08 à 0,05 milligramme d'alcool par millilitre de sang.Un groupe de pression canadien, Mothers against drunk driving, fait campagne pour son abaissement à 0,05 mg depuis quelques années et a reçu l'appui de l'Association médicale canadienne.D'autres organismes, comme l'Association canadienne de sécurité, qui réglemente notamment les jouets pour enfants, se sont prononcés contre.Traffic Injury Research Foundation s'est également prononcée en défaveur de cette mesure dans un rapport en juin, après avoir étudié les statistiques d'une brochette d'autres pays.« Une limite de 0,05 ne semble pas être liée à une baisse du nombre d'accidents dus à l'alcool, dit M.Mayhew.De plus, plusieurs provinces, dont l'Ontario, ont déjà des limites administratives, non criminelles, de 0,05.» D'autres conférences porteront sur le dépistage de drogues.Un programme européen de recherches, Rosita, a conclu récemment que les techniques de dépistage de drogues comme la marijuana dans la salive mettront encore plusieurs années avant d'être fiables.« Nous essayons d'avoir une solution de rechange aux prélèvements sanguins, la seule manière actuellement pour prouver qu'un automobiliste était sous l'influence de drogue », explique Alain Verstraete, de l'Université de Gand, en Belgique, qui faisait partie de Rosita.« Mais beaucoup de pays n'acceptent même pas la seule preuve sanguine : il faut alors prouver que la drogue rendait la conduite dangereuse, ce qui est très difficile.Seuls trois pays européens et huit États américains se contentent d'une preuve sanguine.Et j'ai entendu dire qu'aux États-Unis, il y a des problèmes d'application.» Le Canada, pour sa part, ne se contente pas d'une preuve sanguine.Photo AFP Sourire d'Édimbourg! Un artiste du Cirque des horreurs, de passage à Édimbourg, en Écosse, y est allé d'une performance surprenante pour dérider la foule.L'histoire ne dit pas si elle a apprécié le spectacle.Bienvenue à Sydney, Canada! Agence France-Presse UN COUPLE de Britanniques qui croyait débarquer à Sydney en Australie s'est retrouvé aux antipodes de leur destination de vacances, dans un petit port canadien du même nom.Les deux jeunes Londoniens ont acheté leur billet d'avion sur Internet en tapant Sydney comme mot-clef sans prendre garde aux différentes possibilités.Quand ils ont dû changer d'avion à Halifax, en Nouvelle- Écosse, les tourtereaux, âgés de 19 ans, ont pensé que leur vol avait été simplement dérouté vers le Canada, puisqu'ils entendaient d'autres passagers parler de Sydney.« Dès que j'ai vu la pancarte Sydney, Canada, j'ai compris que ça ne pouvait pas être une erreur », a raconté Emma Nunn à la chaîne anglaise de Radio-Canada (CBC).« J'ai pensé : Oh mon Dieu! On est au Canada », a-t-elle expliqué.Loin des kangourous, ils ont décidé d'explorer pendant une semaine la côte de la Nouvelle-Écosse, et de goûter au homard, la spécialité de la région. 1LP0402A0805 A04, lundi, MONDE 1LP0402A0805 ZALLCALL 67 00:04:39 08/05/02 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 5 AOÛT 2002 MONDE La Turquie presse l'UE d'ouvrir les négos sur son adhésion HANDE CULPAN Agence France-Presse ANKARA \u2014 La Turquie répond désormais à tous les critères politiques requis par l'Union européenne pour négocier son adhésion et attend de l'UE qu'elle fixe une date pour l'ouverture de négociations, a déclaré hier le premier ministre Bulent Ecevit.« La Turquie a répondu à tous les critères politiques avec cette série de réformes que nous allons mettre en oeuvre.Personne ne peut prétendre le contraire », a déclaré M.Ecevit à la presse.« La Turquie attend à présent de l'Union européenne son intégration dès que possible », a-t-il ajouté.Le premier ministre turc a tenu ses propos au lendemain de l'adoption par le Parlement d'une série de réformes démocratiques essentielles pour permettre à la Turquie d'obtenir un calendrier d'ouverture des négociations avant la fin de 2002 et la tenue du sommet européen de Copenhague consacré à l'élargissement de l'UE.M.Ecevit a paru confiant hier sur le fait que ces réformes permettraient d'offrir à son pays de meilleures perspectives pour l'ouverture rapide de négociations en vue de son adhésion à l'UE.« Nous n'avons aucune lacune en ce qui concerne le respect des critères politiques de l'Union », a souligné M.Ecevit, ajoutant : « Je ne doute pas que nos amis occidentaux le remarqueront eux aussi lorsqu'ils examineront en détail la série de réformes adoptées par le Parlement ».« Je ne veux même pas envisager cette possibilité, mais si nous échouons à fixer une date (pour les négociations), nous ferons ce qui est nécessaire pour y parvenir », a-t-il ajouté, sans fournir d'autres précisions.L'UE a salué l'adoption de ces mesures, mais a précisé qu'elle « surveillerait étroitement » la manière dont elles seraient appliquées.Mais deux des réformes \u2014 l'abolition de la peine de mort en temps de paix et l'usage du kurde dans l'enseignement privé et la diffusion de programmes audiovisuels \u2014 demeurent très controversées dans une nation traumatisée par une rébellion kurde qui a fait plus de 36 000 morts.Leur adoption s'est heurtée à l'opposition des ultranationalistes de l'Action nationaliste (MHP, première formation au Parlement).Le vice-premier ministre turc Devlet Bahceli et chef de file des ultranationalistes a ainsi fait état de son intention de saisir la Cour constitutionnelle pour faire annuler les réformes, a rapporté l'agence Anatolie.« J'ai demandé à mes homologues de se tenir prêts à saisir le Conseil constitutionnel pour annuler l'abolition de la peine capitale et le droit à l'éducation et aux programmes dans la langue maternelle », a déclaré samedi soir M.Bahceli, cité par Anatolie, faisant allusion à l'autorisation de l'usage du kurde.Le MHP craint que l'octroi de droits culturels aux Kurdes ne serve aux rebelles du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, interdit) qui ont mené pendant 15 ans une lutte armée en faveur de la création d'un État kurde dans le sud-est du pays et ne ravive les tensions ethniques dans cette partie du pays, à majorité kurde.Le MHP souhaite aussi l'exécution du chef des rebelles kurdes, Abdullah Ocalan, condamné à mort pour trahison et séparatisme.La réforme commue sa peine en une condamnation à perpétuité sans possibilité d'amnistie.« Ceux qui ont fait du zèle pour lui (M.Ocalan) épargner le châtiment qu'il mérite ont porté atteinte à notre pays », a déclaré M.Bahceli à ses partisans rassemblés dans la province centrale de Kayseri.Ces réformes vont « pulvériser l'unité et l'existence de la nation turque », a-t-il ajouté.Selon Anatolie, une trentaine de personnes, des proches de soldats tués dans des affrontements avec les rebelles du PKK, ont manifesté hier après-midi à Istanbul pour protester contre le fait qu'Abdullah Ocalan a échappé à l'exécution.Rassemblés sur l'un des deux ponts qui enjambent le Bosphore, ils ont fortement perturbé la circulation entre les deux rives, européenne et asiatique, de la ville.Pluies et sécheresse exceptionnelles dans l'Asie du Sud Cette bande d'enfants de Bhopal, en Inde, s'amusent follement des effets de la mousson qui frappe actuellement l'Asie du sud.Mais les précipitations saisonnières ont durement affecté le nord-est du pays, ainsi que le Népal et le Bangladesh, faisant 500 morts et des millions de sans-abri depuis le début du mois de juillet.Dans le seul État d'Assam, dans le nord-est de l'Inde, où 41 personnes sont déjà mortes noyées, 5,34 millions d'autres se retrouvent sans abri et 25 000 maisons, la plupart de terre séchée et de chaume, ont été emportées par les eaux gonflées du fleuve Brahmaputra, selon le gouvernement local.Les dégâts jusqu'à présent ont été évalués à 30 milliards de roupies (612 millions de dollars).Les autorités tentent à présent de limiter la propagation des maladies transmises par l'eau, qui ont fait au moins 119 morts.113 autres personnes sont mortes noyées dans l'État de Bihar, également dans le nord-est de l'Inde.Dans ces deux États cependant, les autorités ont indiqué que les fleuves montraient des signes de décrue.Pendant que le nord-est de l'Inde est envahi par les eaux, 13 États sur les 29 que compte le pays, notamment dans le centre et Photo AFP le nord-ouest, sont dévastés par une sécheresse exceptionnelle.EXPRESS INTERNATIONAL Irak-ONU Conditions d'inspection LE RESPONSABLE de la mission d'inspection de l'ONU a annoncé qu'il ne se rendrait pas en Irak pour des discussions techniques tant que Bagdad n'acceptera pas le retour des inspecteurs en désarmement.Dans des commentaires publiés hier par le quotidien Al Hayat, Hans Blix explique qu'une telle visite ne ferait qu'élever le niveau d'attente et pourrait provoquer une crise si les discussions étaient rompues entre luimême et les responsables irakiens.Le ministre des Affaires étrangères de l'Irak Neji Sabri, dans une lettre adressée jeudi au secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, laissait entendre que l'Irak pourrait accepter le retour des inspecteurs de l'ONU, qui avaient quitté Bagdad en décembre 1998 avant les frappes aériennes américaines.\u2014 d'après AP Irak Attaque bio bientôt ?UN DIRIGEANT de l'opposition irakienne, Ahmad Chalabi, a prévenu hier que le président irakien Saddam Hussein allait bientôt se servir d'armes de destruction massive.« Saddam possède des armes chimiques perfectionnées, ainsi que des armes biologiques, et il a produit des armes biologiques qui contiennent un mélange de virus tels que la variole ou l'Ebola », at- il déclaré sur la chaîne américaine Fox.M.Chalabi dirige le Congrès national irakien (CNI), une fédération d'opposants basée à Londres.\u2014 d'après AFP Colin Powell rentre d'Asie satisfait MATTHEW LEE Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le secrétaire d'État américain Colin Powell a regagné Washington hier, après une tournée de huit jours en Asie du Sud et du Sud-Est, au cours de laquelle il a reçu l'assurance d'une pleine coopération dans la lutte contre le terrorisme et repris le dialogue avec la Corée-du-Nord.M.Powell avait débuté sa tournée en Inde et au Pakistan \u2014 sa troisième visite en 10 mois dans ces deux pays \u2014 avant de se rendre pour la première fois en Thaïlande, en Malaisie, à Singapour, à Brunei, en Indonésie et aux Philippines.Le chef de la diplomatie américaine a obtenu des résultats mitigés dans ses efforts pour amener Islamabad et New Delhi à reprendre un dialogue sur la province contestée du Cachemire.Son appel à serrer les rangs face à la menace terroriste a en revanche été largement repris en Asie du Sud-Est, même quand il s'est doublé d'appels en faveur des droits de l'homme auprès des gouvernements de cette région, en particulier l'Indonésie et la Malaisie.La Malaisie accueillera un centre d'entraînement antiterroriste cofinancé avec les États-Unis, tandis que l'Indonésie recevra une aide de plus de 50 millions de dollars pour de nouveaux programmes de lutte contre le terrorisme.M.Powell a également déclaré que Washington était désormais prêt à reprendre sa coopération militaire avec Jakarta, près de trois ans après la rupture de la plupart des liens militaires entre les deux pays en raison de la répression au Timor Oriental.Le secrétaire d'État a toutefois prévenu que la restauration complète des relations militaires dépendait du comportement des forces armées indonésiennes en matière de droits de l'homme.Les responsables américains estiment que l'Indonésie, pays musulman le plus peuplé du monde, a un rôle crucial à jouer pour contrer la propagation d'un islam radical propice aux mouvements terroristes.À Kuala Lumpur, M.Powell a toutefois prévenu le premier ministre Mahathir Mohamad que la guerre contre le terrorisme ne pouvait passer par la suppression des droits légitimes des personnes.M.Powell n'a pas fait de promesse concrète à la Thaïlande, à Singapour, à Bruneï et aux Philippines, mais il s'est fermement félicité de la coopération apportée par les gouvernements de ces pays après les attentats du 11 septembre.La réunion annuelle de l'association des pays d'Asie du Sud-Est (ASEAN) a permis aux 10 États membres de signer avec les États-Unis une déclaration conjointe sur la lutte antiterroriste, notamment sur le plan financier et la coopération policière.M.Powell a toutefois pris soin de souligner à chacune de ses étapes que cette déclaration n'ouvrait pas la voie à un stationnement permanent de forces américaines pour combattre les extrémistes islamistes, comme ceux présents aux Philippines ou en Indonésie.À Brunei, l'attention s'est également focalisée sur une courte rencontre mercredi avec le chef de la diplomatie nordcoréenne, Paek Nam-Sun, le plus important contact entre les deux pays depuis l'arrivée du président George W.Bush au pouvoir.La Corée-du-Nord, que M.Bush a placée en début d'année dans un « axe du mal », a assuré que cette rencontre avait permis de préparer une reprise du dialogue entre les deux pays sur les questions militaires.Les responsables américains ont toutefois assuré que cette conclusion était encore prématurée.Le règne d'Alvaro Uribe en Colombie débute sous le signe de l'austérité JACQUES THOMET Agence France-Presse BOGOTA \u2014 La Colombie s'apprête à se serrer la ceinture après l'investiture mercredi du nouveau président Alvaro Uribe (droite), pour faire face à la plus grave crise économique de son histoire.Décidé à aller vite pour empêcher le pays andin de rejoindre la liste des nations du cône sud en pleine déconfiture, comme l'Argentine et l'Uruguay, le successeur d'Andrés Pastrana a déjà annoncé une sévère politique d'austérité.Son programme, dont le détail sera connu dans les prochaines semaines, vise à réduire le déficit public, de l'ordre de 6 % du produit intérieur brut (PIB) contre 3,7 % en 1998, pour dégager un maximum de ressources afin de lutter contre la guérilla et réduire la pauvreté.Aux prises depuis 38 ans avec une guerre civile qui a fait plus de 200 000 morts, la Colombie a pour particularité d'avoir réussi à échapper à un total naufrage économique alors que quelque 5 % de son PIB de 80 milliards de dollars sont consacrés à la défense nationale, dans un contexte d'attentats permanents notamment contre l'infrastructure pétrolière.Malgré le dynamisme d'une population active travailleuse, les indices économiques clignotent désormais tous au rouge après les quatre ans du mandat du conservateur Andrés Pastrana, devenu le plus impopulaire des chefs d'État dans l'histoire du pays, avec moins de 15 % d'opinions positives selon tous les sondages.La croissance n'aura été que de 0,5 % durant cette période, faute d'une volonté de redressement fiscal dans un contexte de corruption politique dénoncée par tous les analystes.Le taux de chômage dans les 13 plus grandes villes est passé de 14,6 % en 1998 à 17,7 % en 2002, alors que dans le même temps la dette extérieure enflait de 30 à 42 milliards de dollars, au point de conduire Alvaro Uribe à envisager sa renégociation avec le Fonds monétaire international (FMI).L'austérité prévue par le nouveau président embrasse la levée de nouveaux impôts pour dégager un milliard de dollars par an afin de les consacrer au combat contre la guérilla, le licenciement de fonctionnaires, la suppression de ministères considérés comme inutiles, et la réduction du Congrès, composé de 166 députés et 102 sénateurs, à une seule chambre de 150 membres.L'indice de pauvreté ne cesse de progresser et touche aujourd'hui 64 % des 42 millions de Colombiens, dont plus de deux millions ont été contraints à un déplacement forcé depuis 15 ans face aux menaces des rebelles et des paramilitaires.Réputé pour son ardeur au travail et sa fermeté, Alvaro Uribe dispose d'un crédit considérable dans l'opinion, qui l'a élu dès le premier tour de la présidentielle avec 53 % des suffrages le 26 mai, pour tenter de gagner son double pari de mettre de l'ordre dans les finances publiques, et de trouver une issue à une sanglante guerre civile.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.2002-08-03 Tirage du 2 000 000,00 $ 85 179,50 $ 1 682,50 $ 62,60 $ 10,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire: (38) GAGNANTS LOTS 12 513 355 $ 2 000 000 $ Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): 2002-08-03 Tirage du 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire: (19) GAGNANTS LOTS Ventes totales: 541 837,50 $ 2002-08-04 Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du 2002-08-04 2002-08-03 2002-08-04 3 194 4 0961 NUMÉRO: 119128 NUMÉRO: 878473 Complexe Les Ailes, 677 Ste-Catherine Ouest, Montréal (514) 282-4537 Ouverture dans 2 jours 11h 3064320A 1LP0501A0805 a5 5 aout 1LP0501A0805 ZALLCALL 67 22:23:05 08/04/02 B Une toxine mortelle menace le lac Ontario Le virus du Nil encore méconnu Des Canadiens tomberont malades, estime un expert ANDRÉ NOËL Un des vétérinaires les plus réputés du Québec, Daniel Martineau, estime que le Canada devrait au plus tôt accorder des subventions pour effectuer des recherches sur le virus du Nil, alors que, selon lui, ce n'est qu'une question de temps avant que des Canadiens ne tombent malades.« L'apparition du virus aux États-Unis et au Canada représente une grande inconnue en Amérique du Nord, affirme M.Martineau, chercheur à la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe.Il est connu depuis longtemps en Europe et au Moyen-Orient, mais ici, c'est un phénomène nouveau.Il affecte de nouvelles espèces animales, en l'occurrence des corneilles et des geais bleus originaires d'Amérique (contrairement aux espèces animales qui viennent d'Europe).« En Europe et au Moyen-Orient, le virus ne cause en général aucun symptôme chez les humains.Quelques cas de grippe sont recensés et, plus rarement encore, des cas d'encéphalite.Mais qu'en sera-t-il ici ?On ne le sait pas.Ce virus peut connaître des mutations.C'est peu probable, mais pas impossible.« Il faut absolument faire des recherches.Pour cela, ça prend des fonds.Sinon, le Canada sera dépendant des recherches qui seront effectuées aux États-Unis, alors que la santé des Canadiens est en jeu.» Le vétérinaire a fait les manchettes, plus tôt cette année, lorsqu'il a établi un lien entre le taux élevé de cancers chez les bélugas, contaminés entre autres par des polluants de l'industrie de l'aluminium dans le Saguenay, et le taux élevé de certains cancers chez les habitants de la région du Saguenay- Lac Saint-Jean.Selon lui, il ne fait aucun doute que le virus du Nil affectera, tôt ou tard, des Canadiens.Les autorités sanitaires fédérales sont d'ailleurs très préoccupées.L'Ontario a débloqué un budget de neuf millions de dollars pour éliminer des moustiques porteurs du virus.Au Manitoba, les autorités de la santé attendent les résultats de tests menés auprès de 14 personnes.Au Québec, on a trouvé des oiseaux morts infectés par le virus, notamment dans l'ouest de l'île de Montréal et à Oka.Cependant, les moustiques capturés autour des lieux où on a trouvé ces oiseaux n'étaient pas porteurs du virus.Officiellement, les autorités sanitaires québécoises se font rassurantes.En Louisiane, l'état d'urgence a été décrété cette semaine après la mort de quatre des 58 personnes infectées par le virus.« Il y a quelque chose d'étrange en Louisiane, avec tous ces cas humains », a commenté Harvey Artsob, chef du service des maladies zoologiques au ministère fédéral de la Santé.« Il est important pour nous de comprendre pourquoi.Qu'y a-t-il de changé en Louisiane ?» M.Artsob, principal spécialiste du virus du Nil au pays, croit possible que des Canadiens aient été exposés à ce virus, qui a provoqué la mort de 22 personnes depuis son apparition en Amérique du Nord, en 1999.Presse Canadienne TORONTO \u2014 Des scientifiques du Canada et des États-Unis surveillent de très près le lac Ontario cet été alors que des milliers de poissons et d'oiseaux morts continuent d'être rejetés sur les rives du lac Érié.Pour la troisième année de suite, on trouve des poissons et des oiseaux sans vie sur les plages du lac Érié, des deux côtés de la frontière canado-américaine.L'épidémie semble se déplacer vers l'est.Elle devrait atteindre le lac Ontario d'ici l'automne, a indiqué un biologiste du ministère fédéral de l'Environnement, Jeff Robinson, qui y voit une menace sérieuse à toute forme de vie sauvage trouvant refuge dans les pays chauds l'hiver en passant par le lac Ontario.Au cours des deux dernières semaines, des oiseaux morts ont été trouvés sur la rive américaine du lac Ontario.Préoccupés, les scientifiques craignent que la situation n'empire.Les chercheurs croient que le problème pourrait être causé par le botulisme, une bactérie apparue il y a 10 ans, lorsque des navires en provenance de la mer Caspienne ont importé des espèces exotiques dans les Grands Lacs.Les espèces en question, en particulier la moule zébrée, ont amené avec elles le botulisme, producteur d'une dangereuse toxine.Selon les scientifiques, il est possible que le gobie, un poisson évoluant au fond des lacs, se nourrisse de moules zébrées et succombe à la toxine.Cette dernière ferait ensuite son chemin dans la chaîne alimentaire, passant à d'autres poissons, aux oiseaux mangeant des poissons, aux canards et même à un petit nombre d'aigles.« La bactérie du botulisme est en train de devenir plus mobile, a affirmé M.Robinson.Et on ne peut y faire grand-chose.» Des examens menés sur certaines des dizaines de milliers de carcasses de poissons et d'oiseaux trouvées dans et autour du lac Érié ont permis d'étayer la thèse de l'intoxication.Les toxines constituent un risque pour les consommateurs de poissons, qui pourraient devenir sérieusement malades s'ils ne font pas suffisamment cuire leurs aliments, a indiqué Bill Culligan, responsable du département de la Conservation environnementale de l'État de New York.Le ministère de l'Environnement du Canada a assuré que les baigneurs pouvaient toujours nager sans crainte dans le lac Érié.Profitez de notre GARANTIE du meilleur prix! 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Rendez-vous manqué avec un rebelle L«occasion était trop belle.Aller manger chez un ami tchétchène et rencontrer du coup son frère, un combattant qui croit à la séparation de la Tchétchénie d'avec la Russie.Un de ces hommes que l'armée russe a dans sa mire.Notre hôte, Aslan, tout au long du chemin qui allait nous mener jusqu'à cette rencontre, parle des antécédents de son frère : un gars comme les autres, qui a été témoin de la prise de son village par les Russes en 2000 et qui s'est levé un bon matin en se disant qu'il devait faire quelque chose.Un agriculteur éduqué en russe dans les écoles athées de la période soviétique, revenu à la langue tchétchène et à l'islam de son propre gré après la chute de l'Union soviétique, en 1991, et la déclaration subséquente d'indépendance.Un Tchétchène ordinaire, en somme.La porte de la maison s'ouvre.La femme d'Aslan est à la cuisine, attendant ses invités.Deux hommes qui viennent tout juste de terminer la prière du soir égrènent un chapelet en silence dans le petit salon pendant que la télévision fait le bilan des morts de la journée en Tchétchénie.Les troupes russes et les rebelles se sont affrontés dans le sud de Grozny.Les deux hommes écoutent sans sourciller.Les salutations sont brèves, courtoises.Puis le plus jeune des deux, celui que nous souhaitions rencontrer, se lève et part, enfilant sa coiffure tchétchène.Nous ne le reverrons pas.« Il existe presque une loi du silence parmi les combattants.Il y a des agents du FSB partout en Tchétchénie, au Daguestan, en Ingouchie.Ils ont tous peur de se faire repérer.Je suis désolé », dit notre hôte en regardant son frère nous poser un lapin.Les troupes de Maskhadov Mais le silence du combattant en dit long, à sa manière.Le frère d'Aslan fait partie de ces milliers de combattants sans voix qui se sont rangés derrière un des commandants de la guerre de Tchétchénie.La majorité d'entre eux se battent pour le président Maskhadov, élu en 1996 mais vite remplacé par un « administrateur » tchétchène, le mufti Akhmad Kadyrov, ami du Kremlin au début de la deuxième guerre, en 1999.Leur but : se battre jusqu'au retrait des Russes pour établir la république indépendante d'Ishkeria, le nom donné par les Tchétchènes à leur territoire.Parmi les fidèles de Maskhadov, il y a de tout : des adolescents énergiques, des professeurs, des journalistes, des médecins, des paysans.« Plus des deux tiers des combattants en Tchétchénie n'ont reçu aucun entraînement militaire et ne pensaient pas un jour prendre les armes.Mais quand ces hommes voient leurs villes assiégées, leurs villages encerclés, ils deviennent souvent des combattants malgré eux », raconte Aslan.Aslan était journaliste tout au long de la première guerre et au début de la deuxième.Il a vu les siens se serrer spontanément les coudes pour repousser l'« envahisseur ».« Même moi, j'étais caméraman quand les tanks russes sont entrés dans Grozny en octobre 1999, et je n'ai eu d'autre choix que de prendre les armes pour me protéger.Les balles venaient de partout.Les Russes disent qu'ils étaient là pour protéger les citoyens tchétchènes des rebelles, mais ils nous tiraient dessus.Nous sommes donc devenus les ennemis », conclut Aslan.Les rebelles dont il parle ne sont pas ceux qui font couler l'encre à Moscou.Le Kremlin dit en avoir surtout contre les terroristes islamistes et les bandits armés qui mettent en péril la sécurité de la Tchétchénie et de la Fédération russe tout entière.La montée des wahhabites Deux visages bien connus sont associés à la quête islamiste menée par le mouvement wahhabite.Le premier est celui de Chamyl Bassaiev, un musulman tchétchène qui a été très actif pendant la première guerre et qui est toujours une figure de proue.Il aurait organisé l'attaque armée dans les montagnes du Daguestan, attaque qui a précipité le début de la deuxième guerre de Tchétchénie.Bassaiev a réussi à conserver un mince appui parmi la population tchétchène en multipliant les actes de charité.Il a notamment financé plusieurs orphelinats.Le deuxième visage ennemi est celui de Ibn-al-Khattab, le commandant saoudien financé par Oussama Ben Laden, entre autres, et surnommé l'Arabe noir par les Russes.Cet ancien combattant d'Afghanistan aurait pénétré en Tchétchénie en 1995, au cours de la première guerre, et aurait dès lors infligé de lourde perte aux Russes.Il est notamment célèbre pour une embuscade près du village de Yaryshmardy, au cours de laquelle plus de 100 soldats russes ont été tués en 1996.Selon le FSB, il serait à la tête d'une armée comprenant plusieurs centaines de fanatiques prêts à mourir pour servir Allah.Mais voilà que, à la fin d'avril, les Russes ont dévoilé des cassettes démontrant qu'ils avaient tué Khattab à la fin du mois de mars.Les Tchétchènes ont confirmé la nouvelle le 25 avril.Carnage télévisé L'utilisation de vidéocassettes n'est pas que l'idée des Russes pour montrer leurs exploits en Tchétchénie.Khattab lui-même était un grand amateur de cette méthode de propagande.Il est en fait assez facile de se procurer une vidéocassette montrant les attaques armées des rebelles islamistes contre les troupes russes.Ces vidéocassettes, destinées à ceux qui financent ces groupuscules, ont été sous-titrées en arabe.Les scènes d'horreur se succèdent dans ces films macabres.Un homme barbu crie « Allah Akbar ! » (Allah est grand !) avant de faire exploser une bombe qui tue une dizaine de soldats russes.Des chansons du Hezbollah et du Hammas, deux des plus puissantes organisations islamistes du monde, servent de trame sonore à ces images de carnage perpétré au nom d'Allah.Après le 11 septembre, la Russie a utilisé à profusion des documents du genre pour justifier sa bataille contre le terrorisme.Aslan soupire en parlant des wahhabites, le nom donné à ces islamistes armés recrutés parmi les Tchétchènes, mais aussi venus de différents pays pour faire le Jihad.« Ils ne servent malheureusement pas la cause des Tchétchènes, déplore- t-il, et ils ont très peu d'appuis parmi la population.Beaucoup craignent que leur présence ne fasse que rendre plus violente l'action militaire russe.» Il tient le même discours au sujet des petits commandants de guerre tchétchènes qui utilisent la guerre pour faire de l'argent.Moscou a souvent attiré l'attention sur le commerce d'armes et de drogue, mais aussi d'esclaves qui a lieu en Tchétchénie.Plus de 2000 enlèvements de soldats russes, de civils et d'étrangers ont eu lieu entre 1991 et 2000.Souvent, ces prisonniers sont une utile monnaie d'échange ou une excellente source de revenus pour les petites troupes armées qui ne répondent aux ordres de personne.Mais aucun organisme, pas même le gouvernement russe, ne peut avancer d'estimation du nombre de ces bandits qui sévissent dans les montagnes de la Tchétchénie.Pas d'unanimité Parmi les civils tchétchènes interrogés, aucun des camps de rebelles ne semble faire l'unanimité.Seul Maskhadov, le président élu et dépouillé de son titre par les Russes, recueille quelque appui.« Nous en avons assez de cette guerre qui n'en finit plus.Nous en avons assez de voir nos enfants courir à la maison parce qu'ils ont vu un tank ou un commando de rebelles marcher dans le bois.Nous en avons assez de nous faire extorquer de l'argent tantôt par les soldats russes qui crèvent de faim, tantôt par les rebelles qui ne sont pas en meilleur état », s'exclame Sultan Narzaev, un ambulancier qui habite une étable avec sa femme et ses cinq enfants.« Nous en avons assez de toute cette politique, nous ne demandons pas mieux que de retourner en Tchétchénie et vivre une vie normale comme avant.Mais personne ne sait qui pourra nous apporter quelque chose d'aussi simple », se désole-t-il.Photothèque La Presse et Newscom Grozny, capitale de la Tchétchénie, ville martyre, presque entièrement détruite par les bombardements.Trois ennemis de la Russie : le président déchu de la Tchétchénie, Aslan Maskhadov, Ibn-al-Khattab, l'Arabe noir, mort en avril dernier, et le chef rebelle Chamil Bassaiev.Quant à Akhmad Kadyrov, c'est l'ami de la Russie nommé administrateur de la Tchétchénie par Vladimir Poutine. 1LP0701A0805 A7 lundi, Edito 1LP0701A0805 ZALLCALL 67 17:53:13 08/04/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 5 AOÛT 2002 A7 Le péril rouge a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a La rumeur veut que, pour consolider son leadership contesté par Paul Martin, le premier ministre Chrétien lance son gouvernement dans de nouveaux programmes de dépenses : amélioration des congés parentaux, programme national de garderies, hausse du budget des Bourses du millénaire, etc.Déjà, toute la machine fédérale est distraite par le combat de titans qui se prépare.Il ne faudrait pas qu'en plus, le rétablissement des finances publiques soit victime de cette chicane d'ambitions.Quoi qu'on en dise, Ottawa ne nage pas encore dans l'argent.Les économistes parlent de surplus annuels variant de 3 à 4 milliards d'ici 2005-2006.Un choc économique majeur aurait vite raison de ce coussin.Cela signifie qu'il n'y a pas de place pour l'orgie de dépenses à laquelle semblent rêver certains libéraux.D'autant plus que, au cours des dernières années, les programmes improvisés et partisans lancés par Ottawa se sont généralement transformés en fiascos (programme de commandites, subventions pour les coûts de chauffage, programmes de création d'emplois).Les projets dont il est question cet été \u2014 qui traînent dans les tiroirs des bureaucrates fédéraux depuis quelques années \u2014 ne sont pas nécessairement mauvais.Mais, dans tous les cas, il n'y a tout simplement pas urgence.Les Canadiens ont une priorité bien claire : la santé.Pas les bourses d'études, pas les autoroutes, pas les garderies, LA SANTÉ.Les besoins à cet égard vont augmenter de façon importante au cours des prochaines années, et les gouvernements provinciaux ne pourront pas assumer les coûts de cette évolution.C'est à cela que le gouvernement fédéral doit consacrer sa marge de manoeuvre.Et il ne doit pas le faire en se mêlant davantage de la gestion de la santé, domaine dans lequel il ne connaît rien.La commission Romanow, dont on attend le rapport l'automne prochain, lui fournira à cet égard toutes sortes de tentations et de prétextes.Le gouvernement fédéral doit y résister, et choisir la voie du fédéralisme bien compris, c'est-à-dire celle du respect des compétences des gouvernements provinciaux et de l'efficacité des services aux citoyens.Cela dit, les provinces ne doivent ni attendre ni exiger le pactole.À court terme, nous l'avons dit, les sommes dont dispose Ottawa ne sont pas énormes.Si, par exemple, le gouvernement fédéral augmentait l'an prochain ses transferts d'un milliard, cela ajouterait seulement 200 millions au budget de santé du Québec, qui est de 17 milliards.Une goutte d'eau dans un océan de besoins.Il est vrai qu'à long terme, les tendances de revenus et de dépenses favorisent les finances fédérales, comme le démontrent les travaux du Conference Board.Mais le gouvernement fédéral ne peut évidemment pas se baser sur des projections portant sur 10 ans ou sur 20 ans pour s'engager dans un transfert massif d'argent aux provinces.Comme le recommandait la commission Séguin, Ottawa doit revoir ses transferts aux provinces « en tenant compte de l'ampleur réelle des surplus budgétaires fédéraux ».(Il serait intéressant, d'ailleurs, de connaître le point de vue de Paul Martin sur cette question.) Depuis la démission de M.Martin, les fidèles de M.Chrétien ont insisté sur le fait que le ministre des Finances n'aurait pas pu sortir le gouvernement du rouge sans l'appui déterminé du premier ministre.C'est exact, la santé financière retrouvée du gouvernement fédéral est un héritage conjoint.À M.Chrétien de démontrer aujourd'hui que, Paul Martin parti, il est déterminé à préserver cet héritage dont dépend la prospérité du Canada.Patrick Dea, collaboration spéciale Droits réservés DIALOGUE Une nouvelle carrière Chaque semaine, nos éditorialistes répondent à vos questions et commentaires.M.Pratte, JE DÉSIRE répondre à votre éditorial « La revanche des vieux », publié le 30 juillet.Poussé comme bien d'autres vers la retraite il y a quelques années, je me suis demandé pendant deux ans à quoi j'étais encore bon.Puis tout à coup, on est venu me chercher pour m'occuper d'un mouvement de jeunes, puis d'un autre, si bien qu'aujourd'hui j'ai l'impression d'entreprendre une nouvelle carrière.Je travaille à mon rythme, espérant garder l'énergie nécessaire pour faire encore lontemps un travail que j'adore sans compromettre ma sécurité financière.Mais je sens bien qu'en dehors de ce milieu, je n'ai pas la cote.Quand un jeune m'a traité de « pépère à lunettes », j'en ai pris pour mon rhume, moi qui me sentais encore tout jeune de coeur et qui ne m'étais pas vu vieillir.À 60 ans, nous avons de la difficulté à suivre les jeunes.Mais je crois que nous n'avons pas à rivaliser avec eux, nous avons à trouver notre intérêt dans ce qui nous est offert, à condition que la société se rende compte aujourd'hui (comme elle a tout à coup compris le « pouvoir » des jeunes) que les « vieux » ont aussi des besoins et qu'elle nous les offre.Nous n'avons pas à enseigner aux jeunes quoi faire.Nous n'avons qu'à témoigner de nos valeurs et ils vont nous accepter.PIERRE COULOMBE Sensiblement du même âge M.Pratte, VOUS AVEZ ÉCRIT : « À une époque où on condamne pour vieillesse des politiciens dans la soixantaine, jamais on n'imaginerait élire un premier ministre de plus de 80 ans.Par contre, les Québécois envisagent sérieusement de placer à la tête de la province un homme de moins de 35 ans.» Voilà une affirmation passive et malhonnête.Jean Chrétien est à la tête du pays et il a 70 ans, Paul Martin cherche à prendre la relève et il en a 65.Personne ne dit péjorativement de Paul Martin qu'il est un vieux politicien, mais beaucoup remarquent le déclin de Jean Chrétien parce qu'il ne réussit pas à masquer sa sénilité.Et pourtant, les deux hommes sont sensiblement du même âge.CARL BERGERON Pas au même rythme Je ne suis pas convaincu par les arguments de M.Bergeron.L'une des raisons pour lesquelles l'entourage de M.Martin estimait que celui-ci ne pouvait attendre longtemps le départ de M.Chrétien, c'est justement que le ministre des Finances avançait en âge, et qu'il serait bientôt considéré comme trop vieux.Il me semble évident que de nos jours, les électeurs sont très rébarbatifs à l'idée de voter pour une personne de plus de 70 ans, alors qu'ils n'ont pas les mêmes craintes à l'égard d'un jeune, qui a la vertu de symboliser le changement par sa seule jeunesse.Comme nous le rappelle M.Coulombe, les personnes plus âgées ne fonctionnent généralement pas au même rythme endiablé que les jeunes (quoiqu'il y ait beaucoup d'exceptions chez les uns et les autres).Elles ont des attentes différentes, et souvent, les entreprises les trouvent encombrantes, parce que moins « flexibles » (c'est-àdire dociles.).Le tarissement de la main-d'oeuvre jeune forcera les patrons à trouver des façons nouvelles de profiter de la compétence des travailleurs âgés en répondant à leurs besoins.Sans quoi ils se les feront chiper par leurs concurrents.André Pratte Pour une poignée de millions m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a En 1999, Gilles Tremblay, un riche philanthrope, a cogné à la porte de l'Université Mc Gill avec 1,5 million dans ses poches.Il était prêt à donner cet argent, mais à une condition : que l'Université crée une chaire consacrée à l'étude de l'oeuvre d'Ayn Rand, une écrivaine connue pour ses idées de droite et son apologie du capitalisme et de l'individualisme à tout crin.Mc Gill a refusé, car Ayn Rand n'a pas suffisamment marqué son époque pour qu'une chaire lui soit consacrée.La décision a été prise la mort dans l'âme.On ne renonce pas à 1,5 million de gaieté de coeur, surtout quand on traîne une dette de 34 millions.Mc Gill a fait une contre-proposition : pourquoi ne pas élargir le sujet et consacrer la chaire aux auteurs contemporains, y compris, bien entendu, Ayn Rand ?Gilles Tremblay a refusé.C'est Ayn Rand ou rien du tout, a insisté le vieux mécène de 81 ans.Cette histoire, que The Gazette a dévoilée la semaine dernière en utilisant la Loi sur l'accès à l'information, soulève une question de fond.Jusqu'où les universités peuvent- elles flirter avec le privé et accepter l'argent des donateurs sans compromettre leur indépendance intellectuelle ?Mc Gill a résisté aux dollars de M.Tremblay.Bravo ! Pas question de vendre son âme pour une poignée de millions.Mais les universités font-elles toujours preuve d'une telle éthique ?\u0001 \u0001 \u0001 Les universités ne peuvent pas bouder l'argent du privé, elles n'en ont pas les moyens.Au milieu des années 1990, leurs budgets ont été passés à la tronçonneuse.Ces compressions massives ont laissé des marques.Aux abois, elles se sont torturé les méninges pour trouver de nouvelles sources de financement.Certaines sont tombées dans le ridicule, comme les HEC qui ont voulu faire commanditer leurs professeurs par des entreprises privées.Les universités se sont tournées davantage vers le privé.En 1999-2000, 65 % de leurs recettes provenaient du gouvernement et 10,4 % du privé.Dix ans auparavant, la part du privé était de 6,2 %, soit presque deux fois moins.Les universités ont aussi des fondations.Celle de Mc Gill a amassé 760 millions.L'Université de Montréal, elle, a 110 millions.Mais ces sommes sont minuscules si on les compare avec celles des universités américaines.Harvard a 19 milliards, Yale 10 milliards, Stanford 9, etc.Mais les universités doivent être vigilantes et veiller à ce que toute cette manne ne compromette pas leur indépendance.Et les risques sont réels.L'année dernière, l'Université de Toronto a été prise au milieu d'une controverse lorsque la promesse d'embauche d'un chercheur, David Healy, est tombée à l'eau parce qu'il avait affirmé que le Prozac pouvait conduire certains patients au suicide.La compagnie qui produit le Prozac était un important donateur.L'Université a tout nié.N'empêche.\u0001 \u0001 \u0001 La question de l'indépendance suscite des débats passionnés dans le milieu universitaire.L'histoire d'Ayn Rand, par exemple, a provoqué des remous.Que cette auteure controversée fasse partie du programme, pas de problème, mais lui consacrer une chaire est lui faire trop d'honneur.Une chaire donne une respectabilité que Rand ne mérite pas.Shakespeare a une chaire, pas Ayn Rand.Et c'est bien ainsi.Mc Gill a 115 chaires.Elles ne sont pas distribuées au gré du vent, elles font plutôt l'objet d'un examen académique serré.Si M.Tremblay n'accepte pas les conditions de Mc Gill, il devra remballer son million et demi et se chercher une autre cause.Les universités n'ont pas à se faire dicter leurs champs de recherche par les donateurs.Il y va de leur crédibilité.Leur âme n'est pas à vendre, même pour quelques millions.Se débarrasser des médiocres Mme Ouimet, VOICI MA RÉPONSE à votre éditorial intitulé « Les monstres », publié le 30 juillet dans La Presse.Je pense que, pour maintenir l'équilibre, il faudra aussi se débarrasser de tous les médiocres triomphants qui nous encombrent et dont il faut perpétuellement ménager le petit ego fragile.Ceux-là ont de plus en plus de pouvoir dans notre société de moumounes.Ils étouffent tout autour d'eux et chassent les meilleurs.PAUL FAVRETTI Une société médiocre LORSQUE l'on met à la porte Dutoit, Boilard, de si grands talents, il faut se rappeler que notre société de plus en plus médiocre n'accepte pas la remontrance d'êtres supérieurs en leur domaine.Dommage de sacrifier les quelques phares dont notre société a tant besoin.Comme disait notre sage Félix : « Un coup de pied bien donné est vite pardonné.» Que les musiciens, les avocats et autres médiocres reçoivent les dures leçons qu'ils méritent.On accuse les forts d'avoir un ego trop grand, cela arrive.Moi, j'accuse les braillards et les sous-doués qui font de l'apitoiement.C.DANIS On n'excuse pas tout JE PARTAGE entièrement votre point de vue.Des articles de certains de vos confrères allaient plutôt dans le sens inverse, c'est-à-dire que la compétence ou l'expertise pouvaient excuser des attitudes ou des comportements.Peut-on faire l'apologie de gens désagréables ou méprisants avec les autres du seul fait qu'ils sont talentueux, intelligents, riches, beaux ?Poser la question, c'est y répondre ! MARCEL PEDNEAULT Sus à l'incompétence humaine JE SUIS CONTRE l'idée douteuse selon laquelle le « génie » excuserait l'irrespect des autres.Votre éditorial est clair : la compétence professionnelle ne justifie pas l'incompétence humaine.Vous avez tout à fait raison.LOUIS CORNELLIER Glorication de l'incompétence PERMETTEZ-MOI d'être en complet désaccord avec vous.MM.Dutoit et Boilard sont des perfectionnistes qui s'attendent à une certaine compétence et à une certaine somme de travail pour y arriver.Malheureusement, trop de gens sont comme vous et tendent à glorifier la paresse et l'incompétence.Avec une telle attitude, le Québec n'est pas sorti du bois.LOUIS ROUX On ne peut humilier son prochain Mon éditorial a suscité beaucoup de réactions, souvent émotives.Loin de moi l'idée de faire l'apologie de la médiocrité et de l'insignifiance ou, pire encore, d'encourager toutes les « moumounes » de l'univers à occuper des postes de commande.Je voulais seulement rappeler un principe simple et évident : rien n'autorise quelqu'un à humilier son prochain, ni le génie ni le grand talent.Rien.Point final.Les Dutoit et Boilard, du haut de leur prestige, ont dépassé une ligne.Ils ont été remis à leur place.Tant mieux.J'ai aussi posé quelques questions à la fin de mon éditorial : « Les hommes de grand talent doivent-ils nécessairement avoir un sale caractère ?Doit-on, au nom de ce sacro-saint talent, accepter de se faire écraser et humilier sans rouspéter de crainte que le grand Homme ne parte en claquant la porte ?Bref, est-ce que le talent excuse tout ?» Une lectrice a ajouté une question, ma foi très pertinente : « Les hommes et les femmes gentils et courtois sont-ils nécessairement incompétents ?» Je vous laisse le soin d'y répondre.Michèle Ouimet 1LP0802A0805 A8lundi 1LP0802A0805 ZALLCALL 67 23:54:28 08/04/02 B PRIX DE LA GRANDE LIQUIDATION 358$/mois Location 48 mois paiement pendant 90 jours (à l'achat) financement (à l'achat) comptant (à l'achat) LA PLUS FAIBLE CONSOMMATION D'ESSENCE DE SA CATÉGORIE SÉCURITÉ 5 ÉTOILES\u0001\u0001\u0001 MIEUX ÉQUIPÉE QUE JAMAIS EN BONI COMPTANT ET GM PAIE LA PREMIÈRE MENSUALITÉ (à la location) 0 (à l'achat) L'Association des concessionnaires Pontiac Buick GMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant au véhicule neuf sélectionné 2002 en stock suivant : Montana (2UN16/R7A).Photo à titre indicatif seulement.Paiment mensuel basé sur un bail de 48 mois.Aucun comptant requis et dépôt de sécurité de 425 $ exigés à la livraison.À la location, transport et préparation inclus, immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12 ¢ du km après 80 000 km.Conditions applicables à la location seulement, pour des termes allant jusqu'à 48 mois.Premier versement mensuel défrayé par General Motors jusqu'à concurrence de 500 $ (taxes incluses).Conditions applicables à l'achat seulement pour des termes allant jusqu'à 48 mois.Premier paiement dû après 90 jours.Le cas échéant, GM paie les intérêts pendant les premiers 90 jours.\u0001Taux de financement à l'achat de 0 % disponible pour des termes allant jusqu'à 48 mois.\u0001\u0001Rabais applicable à l'achat seulement.Données fournies par le ministère des Ressources naturelles dans le Guide de consommation de carburant 2002.\u0001\u0001\u0001Sécurité 5 étoiles pour le conducteur lors des tests d'impacts latéraux.Tests effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.-U.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Sujet au financement et à l'approbation du crédit de GMAC.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.Vos concessionnaires du Québec 0$ 0$ 0%\u0001 1000$\u0001\u0001 ET 3070225A Comment commémorer le 11 septembre?JENNIFER F R I E D L I N Associated Press NEW YORK \u2014 Les entreprises qui ont perdu des employés dans les attaques du 11 septembre contre le World Trade Center ne savent que faire et se posent la question : comment commémorer le drame, dont ce sera l'anniversaire dans environ cinq semaines ?« Tout comme nous ne savions que faire les 11, 12 et 13 septembre derniers, nous ne savons que faire aujourd'hui », confie Harvey Molotch, professeur de politique municipale à l'Université de New York.Selon lui, il manque un « script culturel » indiquant comment commémorer un tel événement.De nombreuses entreprises consultent toujours leurs employés et leur famille sur la façon de marquer le drame.« Il s'agit de déterminer le sentiment dominant sur ce que nous devrions faire : le contenu, le format et la durée », explique Al Orendorff, porte-parole de la compagnie Aon Corp., qui a perdu 175 employés dans les attentats.« Nous voulons être sûrs d'être aussi attentifs et sensibles que possible aux préoccupations des gens.» De leur côté, les dirigeants de la firme de courtage Cantor Fitzgerald, dont 658 employés sont morts, ont décidé, après des mois de discussions, d'organiser une cérémonie religieuse privée à Central Park.« Nous avons passé beaucoup de temps à joindre les familles et nos employés pour leur demander ce que nous devions faire ce jour-là », explique Amy Nauiokas, porte- parole de la firme.Les employeurs qui n'ont pas été touchés directement par les attentats essaient également de déterminer la façon la plus appropriée de commémorer le drame.« Que pouvons-nous faire pour nous prouver les uns aux autres que nous sommes sur la voie de la guérison et de la reconstruction ?» s'interroge Barbara Bryan, présidente de la New York Regional Association of Grantmakers, une association qui regroupe des philanthropes.Elle explique qu'elle a reçu de nombreux appels de ses membres qui s'inquiétaient du protocole à suivre.Comme elle ne savait pas quoi leur répondre, Barbara Bryan leur a demandé d'envoyer leurs idées sur le site du mouvement.De nombreuses personnes espèrent que le maire de New York, Michael Bloomberg, qui doit bientôt annoncer les projets de la Ville pour cette commémoration, pourra leur donner une ligne de conduite.La municipalité a demandé à ses administrés de lui adresser leurs idées.Elle a reçu 4500 réponses.Parmi celles-ci : faire sonner les cloches de la ville et faire flotter plus de 3000 bougies dans le port de New York.AIDE AU TIERS-MONDE Les Canadiens divisés Presse Canadienne PLUS DE LA moitié des Canadiens (58 %) sont d'accord pour que l'aide financière canadienne soit attribuée, en priorité, aux pays d'Afrique considérés démocratiques, ainsi que l'on récemment décidé les participants au Sommet des pays du G8, à Kananaskis, en Alberta.Un sondage réalisé par Léger Marketing, dont les résultats ont été communiqués à la Presse Canadienne, démontre cependant que 25 % des Canadiens sondés s'opposent à cette proposition pendant que 15 % disent ne pas être en mesure de se prononcer.Le sondage révèle que plus du tiers de la population (35 %) considère que les pays occidentaux en font juste assez à l'égard du tiers-monde.Une majorité, 45 %, trouve que l'aide aux pays du tiers-monde est insuffisante, pendant que 9 % croient plutôt qu'ils en reçoivent trop.Quant à savoir si l'on devrait effacer la dette des pays en voie de développement, 36 % des Canadiens sondés s'y disent favorables, mais la majorité (51 %) considère qu'on ne devrait pas le faire."]
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