La presse, 4 septembre 2002, B. Actuel
[" 3LP0101B0904 b1 mer 3LP0101B0904 ZALLCALL 67 17:38:55 09/03/02 B L'inspiration de Florence, la touche de Rockland.Angle L'Acadie et Métropolitain 3034266A 3LP0201B0904 B2 Mercredi 3LP0201B0904 ZALLCALL 67 17:35:01 09/03/02 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2002 BANDE À PART MAL Suite de la page B1 MODE Jeunes créateurs au musée! « De plus en plus de travaux nous montrent que, dans le cas de l'Holocauste par exemple, il y avait beaucoup plus de femmes tortionnaires qu'on l'avait cru au départ, explique Waller.Des milliers de plus.Depuis la chute du mur de Berlin et l'ouverture de l'Europe de l'Est, de nombreuses archives nous sont accessibles.Il faudra encore beaucoup de temps pour les analyser, mais je peux vous dire que jusqu'ici, ces dossiers nous montrent que les femmes étaient très impliquées dans l'organisation nazie et qu'elles étaient aussi brutales et sadiques que les hommes.Anatomie du tueur Dans les années 1980, Patrick Meney s'est lui aussi intéressé aux mécanismes régissant la folie des peuples.Correspondant de l'AFP à Rome et à Moscou, il s'est entretenu pendant des dizaines d'heures avec Marwan, un jeune homme de 26 ans formé dans les combats au Liban.Le résultat : un livre fascinant, Même les tueurs ont une mère, publié aux éditions La table ronde en 1986.Dans un des entretiens accordés au journaliste, le jeune tueur expliquait entre autres : « Je venais de réaliser pour la première fois de ma vie que j'avais la possibilité matérielle et immédiate de tuer.(.) J'aurais pu poser le fusil et partir.Mais les choses ne sont pas aussi simples dans la réalité, sans cela personne ne commettrait jamais d'erreurs.» L'auteur du livre interviewe par la suite le professeur Yves Pélicier, de l'hôpital Necker, à Paris.« On peut expliquer ce comportement par la fragilité des consciences et des lois, affirmait-il.La fragilité explique le déchaînement de l'instinct de violence ou de destruction, même si le risque n'est pas le même pour tous.» « Le détonateur est un engagement purement émotionnel », poursuit le professeur Pélicier.Dans le cas du tueur libanais, c'est la vue des mères de son quartier blessées ou tuées par balles qui avait tout déclenché, selon Patrick Meney.Autopsie d'un génocide Comment une communauté se transforme- t-elle en meute meurtrière ?Peut-on, comme dans le cas du jeune Marwan, identifier un déclencheur.Dans son livre, James Waller énumère les conditions préalables à ce type de folie collective : premièrement, un sentiment de méfiance par rapport à l'autre, quel qu'il soit (autre ethnie, autre race, autre langue) ; ensuite, la prédisposition d'un peuple à se soumettre à l'autorité ; enfin, la capacité de déshumaniser la victime en la voyant comme un insecte nuisible dont on doit se débarrasser.Selon James Waller, le meurtre des Tutsis par les Hutus répond à ce modèle, à cette évolution psychologique.Mais comment peut-on tuer quelqu'un qu'on connaît, avec qui on a cohabité pendant des années ?« C'est la partie la plus décourageante, répond James Waller.C'est étonnant de constater avec quelle facilité les individus peuvent rapidement mettre de côté une relation lorsqu'ils sont motivés à le faire.Dans le cas du génocide rwandais, il aura suffi d'une incitation au meurtre sur les ondes de la radio communautaire.L'Histoire a montré que c'était plus facile qu'on le pense.Et malheureusement, je crois que ce potentiel de violence est présent en chacun de nous.» Pour expliquer la folie meurtrière, Waller, et Meney avant lui, a eu recours aux travaux du sociologue Gustave Le Bon (auteur de Psychologie des foules, paru en 1895), encore pertinents aujourd'hui.« L'individu pris dans une foule, écrivait Le Bon à l'époque, n'est pas conscient de ses actes, il est comme hypnotisé, son esprit critique est en veilleuse, sa capacité d'exaltation est poussée au paroxysme.» Le Bon ajoutait : « La foule confère une puissance exceptionnelle et dilue ou supprime la responsabilité individuelle.» Impossible d'analyser les génocides sans parler de la passivité des individus, qui rend possible des actes d'une telle violence et d'une telle ampleur.« Si des génocides se sont produits, affirme l'auteur de Becoming Evil, c'est parce que des gens ont regardé sans rien dire.De tels actes de violence n'auraient pu avoir lieu sans cette indifférence.» Même son de cloche de la part de Patrick Meney : « Quand des citoyens ordinaires restent impassibles face au viol collectif d'une jeune femme par plusieurs voyous, dans un train de banlieue où il suffirait de tirer l'alarme, la société est malade et en danger, écrit-il.Pour que la barbarie s'installe, nul besoin de majorité.Une minorité peut imposer ses lois, soit par la crainte, soit par la contrainte ou encore par la contagion.La sauvagerie peut prendre racine par simple indifférence du plus grand nombre.» Agence France-Presse PARIS \u2014 Une quarantaine de jeunes stylistes internationaux s'installent du 6 au 18 septembre au musée Galliera à Paris à l'occasion du deuxième « Modes à suivre », une manifestation biennale destinée à offrir une vitrine exceptionnelle à leurs créations.« Deux conditions étaient requises pour être sélectionné : des modèles à forte valeur esthétique, technique ou innovatrice, mais aussi être commercialisé depuis au moins deux ans », explique Laurent Cotta, commissaire de cette exposition gratuite pour laquelle chaque créateur présente deux modèles ou des accessoires.Parmi cette génération montante figurent des « habitués » des présentations des collections parisiennes comme la Française Anne-Valérie Hash, l'Espagnol Jose Enrique Ona Selfa \u2014 par ailleurs styliste de la griffe Loewe (groupe LVMH) \u2014, le Brésilien Alexandre Herchcovitch ou encore le duo français Vava Dudu- Fabrice Lorrain.Mais il y a aussi des jeunes talents encore moins connus du grand public comme le duo féminin allemand Bless, dont le terrain d'action englobe tout aussi bien l'art et le design, le Belge Cristof Beaufays avec ses vêtements en polyuréthane ou autocollants ou le grec Ioannis Guia, un historien d'art et anthropologue qui travaille sur le masculin/féminin.« Avec la nouvelle génération, il n'y a plus de séparation nette et brutale entre mode et art », constate Laurent Cotta qui a fait appel justement pour la scénographie à l'artiste plasticienne Martine Aballéa.Côté créateurs, Desiree Heiss (Bless) estime que l'exposition est surtout une « bonne opportunité pour montrer son travail au public ».En revanche, elle ne croit pas que la manifestation lui attirera de nouveaux acheteurs puisque ceux-ci « nous connaissent déjà ».\u2020quattro offerte de série sur la version à 225 ch.Taux de location-bail fermé offert par Audi Finance chez les concessionnaires participants.Location de 48 mois, taux annuel de location de 3,84 %, avec acompte de 10 019 $ ou échange équivalent, dépôt de garantie remboursable de 650 $, première mensualité de 599 $ et frais de transport de 555 $.Obligation totale découlant du bail : 28 752 $.Montant dû au début du bail : 11 823 $.Montant calculé en fonction du PDSF de 62 175 $ de la Audi TT Roadster 2002 de 225 ch, incluant le système quattro, une boîte manuelle à 6 vitesses, l'Ensemble audio et l'Ensemble supérieur.Autres options en sus.Immatriculation, taxes, inspection de prélivraison, frais administratifs et assurances en sus.Livraison avant le 4 septembre 2002.Frais de 0,25 $/km pour le kilométrage supérieur à 20 000 km par an assumés par le locataire.Contribution du concessionnaire requise, pouvant modifier la transaction finale négociée.Demandez les détails au concessionnaire.« Audi », « quattro », « TT » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AUDI AG.« Suivre, jamais.» est une marque de commerce de Audi of America, Inc.« Avantage Audi » est une marque de service de Audi of De série : cuir, aluminium, soleil, clair de lune et poussière d'étoiles.Également disponible en superbe version Coupé Technologie moteur racé à cinq soupapes Puissant moteur turbo de 180 ch ou de 225 ch Traction intégrale quattroMDqui colle à la route aussi offerte\u2020 Système audio Audi Concert avec lecteur de CD intégré au tableau de bord LOCATION DE 599$ PAR MOIS AVANTAGE AUDI : SERVICES D'ENTRETIEN PÉRIODIQUE SANS FRAIS P E N D A N T 4 ANS OU 80 000 KM Lâcher, jamais.Être prévisible, jamais.Dormir sur nos lauriers , jamais.Se contenter d'être bon, jamais.SUIVRE, JAMAIS .MC AUTO STRASSE INC.5905, autoroute Transcanadienne Saint-Laurent (QC) (514) 748-6961 www.autostrasse.com AUTOMOBILES E.LAUZON 1384, boulevard Labelle Blainville (QC) (450) 430-1460 www.lauzon.qc.ca LES AUTOMOBILES NIQUET 1905, boulevard Sir Wilfrid Laurier Saint-Bruno (QC) (450) 653-1553 www.niquet.com LES AUTOMOBILES POPULAR 5441, rue Saint-Hubert Montréal (QC) (514) 274-5471 www.popular.qc.ca PARK AVENUE AUDI 8805, boulevard Taschereau Brossard (QC) (450) 656-4811 www.parkavenuevw-audi.com 3071057A 3LP0301B0904 B3 MERCREDI actuel 3LP0301B0904 ZALLCALL 67 19:05:48 09/03/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2002 B3 RELIGIONS Du Tibet à Verdun MATHIEU PERREAULT PEU DE GENS soupçonneraient Mao d'avoir aidé à la diffusion du bouddhisme tibétain.Et pourtant, l'invasion chinoise du Tibet, en 1959, a transformé les moines bouddhistes en missionnaires et provoqué une diffusion exceptionnelle de cette religion.En exil dans plusieurs pays occidentaux, les moines tibétains ont trouvé un terreau fertile pour leur enseignement charismatique.À Verdun, ce phénomène a transformé une ancienne Banque nationale de la rue de l'Église en un temple bouddhique.Tout a commencé en 1972 par une visite du premier ministre Pierre Elliott Trudeau en Inde, où des centaines de moines tibétains étaient réfugiés.« Trudeau a accepté de prendre 400 Tibétains comme réfugiés au Canada », explique Gary Young, un quinquagénaire qui s'occupe du temple de Verdun, qui a pour voisins un pawn shop et le bar Latour, qui affiche « bienvenue aux Madelinots ».« Il y avait beaucoup de moines dans leurs rangs.Mon maître faisait partie du groupe, et il s'est installé à Montréal.» M.Young a rencontré son « maître » en 1976 à Longueuil, où des fonctionnaires fédéraux l'avaient aidé à installer un temple.« En 1985, les membres du temple ont voulu qu'il déménage en ville, dit M.Young.Nous avons acheté cette ancienne banque, et avons réarrangé les pièces pour respecter l'architecture des temples tibétains.» La chapelle principale doit avoir une forme carrée, « pour représenter le palais céleste ».« Les statues représentent le corps céleste.L'autel est orné d'écritures pour représenter la parole céleste.L'esprit céleste est représenté par les stûpas, les tours carrées blanches qui sont sur l'autel.» Les stûpas font penser aux temples précolombiens d'Amérique centrale.L'un des deux stûpas contient les reliques du maître, qui est mort voilà neuf ans.L'une des deux chambres aménagées dans l'arrière de l'édifice est réservée aux lamas de passage, et contient un petit autel, tout aussi conforme aux canons du bouddhisme tibétain.La chapelle principale comporte un autel entouré de bannières aux tons rouge et or et est bordée de bancs où des tapis et des coussins attendent les fidèles.Une centaine de fidèles ont des liens avec le temple, dont une trentaine de Tibétains et une dizaine de Mongols.Il y a au total 35 temples bouddhiques dans la région de Montréal, dont une demi-douzaine sont tibétains.La liturgie suit le calendrier lunaire.« La prière de base est le lama chopa, la purification des habitudes négatives qui prépare à la méditation ; on la fait deux fois par mois, vers le 10 et le 25, dit M.Young.On doit méditer chaque jour une heure en public et cinq heures seul.Chaque matin à 5 h, je descends mettre de l'eau dans les bols sur l'autel en offrande.Les hommes sont avares, alors il leur est plus facile d'offrir de l'eau qu'autre chose.Ensuite, je prends la position du lotus pour signifier que je veux avoir le même corps, langage et esprit que Bouddha.Je me réfugie en lui.» Trois soirs par semaine à 19 h 30, le temple de la rue de l'Église accueille le public pour des sessions de méditation en français ou en anglais : le lundi et le mercredi sont consacrés à la méditation, le jeudi comporte davantage d'enseignement philosophique.Une fois par mois, il y a une retraite, qui commence le soir par une courte nuit et se poursuit par une journée de méditation commençant à l'aube, où on prend un seul repas.La prochaine retraite a lieu à la mi-septembre.Les fidèles prient les jambes croisées parce qu'il est impoli de montrer ses pieds aux dieux, explique Suzan Lumière, une fidèle qui s'est chargée de la visite pour La Presse, Gary Young se remettant d'une fracture de la jambe dans son appartement au-dessus du temple.Les moines tibétains ont jusqu'à 300 règles à observer, mais M.Young n'en suit que cinq : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas se « conduire mal sexuellement », ne pas mentir et ne pas prendre d'alcool, d'intoxicants et.« de cigarettes », ajoute-t-il après un moment d'hésitation.« Je ne suis pas un lama, parce que dans la tradition de notre école, tous les lamas doivent être moines, et donc prononcer les 300 voeux.Dans d'autres traditions, il suffit de trois ans de retraite solitaire pour devenir lama.Les voeux permettent de renforcer ses capacités de méditation.» Les toges des moines tibétains sont marron, alors que celles des bouddhistes chinois sont gris-bleu ; l'orange domine dans l'Asie du Sud-Est.« Ce sont les trois couleurs de Bouddha », dit M.Young, qui était en pantalon et en t-shirt à cause de sa convalescence.« Mais la principale est l'orange.Les Tibétains ont par exemple un châle orange.Mais une robe orange, c'est mieux quand il fait soleil qu'au Tibet, où il fait froid.» Cet été, le temple de la rue de l'Église se construit une retraite près de Lachute, un édifice de 42 pieds de large, qui compte 16 côtés.« Il n'y aura pas d'électricité, seulement des panneaux solaires pour l'eau.» Leonard Cohen Les 400 Tibétains invités au Canada par M.Trudeau se sont installés dans quatre régions canadiennes.Chaque ville a reçu des membres d'une des quatre écoles du bouddhisme tibétain, selon M.Young : les dge-lugs-pa à Montréal, les nyma-pa à Winnipeg, les sakyapa dans l'Ouest, en Alberta et en Colombie-Britannique, et les kajippa à Toronto (le suffixe « pa » signifie « les gens de »).« Toutes les écoles souscrivent à la doctrine bouddhiste, mais certaines mettent davantage l'accent sur la méditation ou le débat, dit M.Young.L'école dge-lugs-pa met l'accent sur la vie en monastère et le débat.Il faut comprendre la philosophie.Le charisme du maître est déterminant dans l'engagement de l'élève.« J'ai rencontré mon maître à une retraite où un ami m'avait convié, vers 1975, dit l'homme de 53 ans.J'ai été frappé par son ouverture.Si tu voulais qu'il t'enseigne, il t'enseignait ; si tu voulais prendre le thé et des biscuits, ou parler de n'importe quoi, c'était correct aussi.J'ai grandi dans une famille d'héritage catholique et protestant.Mes parents m'ont toujours enseigné qu'il faut choisir ce qu'on veut.Quand j'ai vu que ce lama n'avait personne qui s'occupait de lui, lui préparait à manger, j'ai décidé de le faire.J'ai appris la cuisine du Tibet.J'avais déjà été apprenti pour des artistes, alors j'étais habitué à ce genre de relation.Après la mort de son maître, il n'a pas ressenti le besoin d'en avoir un autre.« On peut avoir plus d'un maître dans sa vie, mais personnellement je n'en ai pas senti le besoin.Gary Young connaît bien le bouddhiste le plus célèbre de Montréal, le chanteur Leonard Cohen.« Leonard ! » a répondu en riant M.Young, quand La Presse lui a demandé s'il avait déjà rencontré le maître de Cohen.« Leonard ! Il me demande si je connais Leonard ! » a-t-il ajouté à l'attention de Suzan Lumière, qui lui préparait son dîner dans la cuisine attenante.« J'ai déjà travaillé comme roadie pour Leonard, dit M.Young.Nous faisions de la méditation chez lui.Une fois, je lui fais rencontrer notre lama.Mais il avait déjà un maître, bouddhiste zen, en Californie.J'ai aussi rencontré son maître, qui est Japonais.J'ai entendu beaucoup de bien de la femme qui est le maître du temple qu'a ouvert Leonard près de chez lui.» Temple bouddhique tibétain 1870 de l'Église, Verdun 765-3515 Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © L'invasion du Tibet par Mao a entraîné la diffusion du bouddhisme tibétain dan le monde entier et notamment jusqu'à Verdun, comme en fait foi le temple de la rue de l'Église.Dites-nous ce que vous Anjou Brossard Chicoutimi Laval Montréal Québec Sherbrooke St-Georges de Beauce Ste-Foy Trois-Rivières OUVERT 7 JOURS, 7 SOIRS, SAUF À MONTRÉAL.LE PETIT DRUIDE DES SYNONYMES QUÉBEC AMÉRIQUE «.etit frère du Grand Druide des synonymes, Le Petit Druide des synonymes, c'est 300 000 synonymes et 40 000 antonymes puisant dans l'ensemble des répertoires de toute la francophonie, et ce, dans un format pratique qui plaira à la clientèle étudiante et à tout ceux qui veulent consulter avec facilité un ouvrage de qualité.Un ouvrage indispensable à garder dans sa bibliothèque!» Nadine Lauzon, Acheteur-livres, Groupe Archambault livre Faites plaisir en offrant un certificat-cadeau Archambault! 3045048A Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Cette statue est l'un des nombreux objets de culte présents dans le temple bouddhique de Verdun.NOUVEAU Une réalisation du Groupe Événements-Ciel Service à la clientèle Télémarketing Recouvrement Sondages Représentant des ventes Superviseur en centre d'appels Ventes internes Hôtesse (à l'accueil) Agent d'assurance Intervenant en centre d'appels Commis à la prise de commande Agent, soutien technique 5 et 6 septembre 2002 de 9 h à 18 h Apportez votre C.V.Bilinguisme un atout Salon des carrières en centres d'appels Plus de 2 000 emplois disponibles POSSIBILITÉS DE CARRIÈRE : Présentez-vous au Salon et recevez gratuitement votre profil de potentiel humain.Une chance supplémentaire de trouver un emploi.(les exposants y auront accès) Place-des-Arts Place-d'Armes EFFICOM et plusieurs autres employeurs Gouvernement du Canada ENTRÉE GRATUITE 3075050A 3LP0403B0904 b4 mer 3LP0403B0904 ZALLCALL 67 21:29:05 09/03/02 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2002 À la mode de chez nous POUR LA TROISIÈME Semaine de mode de Montréal, qui se tient jusqu'à vendredi, Liaison Mode Montréal s'associe au site Amabilia (www.amabilia.com) pour proposer un volet Internet à sa programmation.Toute la semaine, le site Amabilia présentera la préparation des défilés, la couverture des collections, des entrevues en direct avec des designers et des reportages de fond sur l'industrie de la mode de chez nous.\u0001 \u0001 \u0001 EN MARGE des grands lancements de la nouvelle programmation des chaînes télévisées de chez nous, les deux diffuseurs Radio- Canada et TVA font placent à la nostalgie sur leur site Web.Du côté de la télévision de Radio- Canada, le contraire aurait été étonnant, étant donné les festivités entourant le 50e anniversaire de la maison.Le diffuseur public nous offre un très beau site (www.radiocanada.ca/television/50) qui ravivera rapidement des souvenirs chez les visiteurs.Des souvenirs qu'on a classés selon le type d'émissions : dramatiques, variétés, culture et société, jeunesse, information et affaires publiques et sports.Sur le site de TVA ( t v a .c a n o e .c o m / g r o u p e - t v a / album-souvenir), vous aurez autant de plaisir si le nom du Clan Beaulieu ne représente pas à vos yeux une autre famille de déménageurs et si Les Berger, ça veut dire autre chose que des gardiens de moutons.TVA nous présente un site plus modeste que celui de Radio-Canada , mais tout aussi évocateur de l'histoire de notre télévision.\u0001 \u0001 \u0001 SI LA BOXE vous intéresse, vous ne voudrez pas rater la rencontre de clavardage organisée aujourd'hui par Cyberpresse (www.cyberpresse.ca/clavardage).Le site de La Presse nous permet à compter de midi de rencontrer Éric Lucas.Le boxeur a accepté l'entretien à l'occasion de son combat de championnat du monde de boxe (WBC) contre Omar Sheika au Centre Molson vendredi.\u0001 \u0001 \u0001 L'ÉGLISE ÉCOSSAISE, inspirée par des Églises aux États-Unis, a trouvé une solution pour ramener des croyants vers la pratique, de façon virtuelle du moins.Les internautes d'Écosse peuvent désormais prier à l'église sans bouger de leur domicile grâce à un service de prières en ligne lancé par une des plus anciennes églises du pays.Pour y arriver, il suffit de rédiger sa prière sur le site (www.scottishepiscopal.com) pour qu'elle soit ensuite imprimée et récitée dans la chapelle de Rosslyn, construite en 1446 près d'Édimbourg.Bruno Guglielminetti collaboration spéciale actuel@guglielminetti.com On abuse du Web au travail La consultation de sites pornos entraîne de nombreuses sanctions disciplinaires Reuters LONDRES \u2014 L'usage abusif d'Internet, notamment le téléchargement de documents pornographiques, constitue désormais l'une des principales fautes entraînant des sanctions disciplinaires dans les entreprises, devant les vols et les mensonges à la direction, selon une nouvelle étude.Il existe davantage de mesures disciplinaires pour violation des règles d'utilisation du courrier électronique de l'entreprise et de la vie privée que pour malhonnêteté, violence et autres infractions à la législation du travail, selon l'étude menée auprès de 212 entreprises britanniques par le cabinet d'avocats KLegal, qui dépend du groupe KPMG, et Personnel Magazine.L'étude, réalisée en juin, fait ainsi état de 358 sanctions disciplinaires entreprises pour utilisation abusive d'Internet et du courrier électronique contre 326 pour actes de violence ou malhonnêteté.En juillet, Hewlett-Packard a suspendu quelque 150 salariés en Grande-Bretagne et en Irlande et en a licencié deux pour utilisation inappropriée du courrier électronique de la société.Environ 20 % des entreprises interrogées ont déclaré surveiller quotidiennement les courriers électroniques et l'usage que leurs collaborateurs font d'Internet.Dans une étude similaire de KLegal publiée il y a 18 mois, ce chiffre n'était que de 11 %.Parmi les trois principaux abus relatifs à Internet figurent une utilisation exagérée à des fins personnelles de la connexion offerte par la société, l'envoi de messages pornographiques et l'accès à des sites pornographiques, précise l'étude.Un seul cas de harcèlement raciste par courriel a été recensé, faute qui s'est traduite par un licenciement.L'étude montre également qu'un employé risque quasiment 10 fois plus d'être licencié pour échange de courriels pornographiques que pour avoir révélé par courrier électronique des informations nuisibles à l'entreprise.Photo AP © Rudolph Giuliani Dess acs de soirée Giuliani NE092M102 © 2002.Sears Canada Inc.Achetez cette laveuse Kenmore et si vous trouvez, dans un délai de 30 jours, une laveuse d'une autre marque possédant les mêmes caractéristiques et annoncée au même prix ou à un prix inférieur, votre laveuse Kenmore est gratuite! 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Laurier Magasin-concession de Mont Laurier (819) 623-4100 Montréal Magasin de meubles et d'électroménagers d'Anjou Langelier et Jean Talon (514) 254-4213 Magasin de meubles et d'électroménagers de Brossard Boulevard Taschereau et boulevard Napoléon (450) 678-9066 Magasin de meubles et d'électroménagers de La Salle Boul.Newman et Boul.Shenkus (514) 365-5070 Carrefour Laval (450) 682-1200 Mail Champlain Brossard (450) 465-1000 Magasin de meubles et d'électroménagers de Laval Boulevard Curé Labelle et autoroute 440 (450) 682-0495 Les Galeries d'Anjou (514) 353-7770 Place Vertu (514) 335-7770 Promenades St-Bruno (450) 441-6603 Magasin de meubles et d'électroménagers de St.-Bruno Autoroute 30 et autoroute 116 (450)-653-4064 St-Jérôme (450) 432-2110 Pointe Claire Centre Fairview Pointe Claire (514) 694-8815 Magasin de meubles et d'électroménagers de Pointe Claire Boul.des Sources et autoroute Transcanadienne (514) 694-3984 Repentigny Les Galeries Rive Nord (450) 582-5532 Sorel Les Promenades de Sorel (450) 746-2508 St-Hyacinthe Magasin-concession de St-Hyacinthe (450) 773-6601 St-Jean Le Carrefour Richelieu St-Jean (450) 349-2651 St.Jérôme Le Carrefour du Nord (450) 432-2110 Val d'Or Magasin-concession de Val d'Or (819) 825-3181 Valleyfield Magasin-concession de Valleyfield (450) 371-3050 Victoriaville La Grande Place des Bois Francs (819) 357-4000 Gros appareils ménagers de Sears: record de ventes au Canada D'après des sondages indépendants dans tout le pays, en vigueur au moment de la préparation de la publicité RELEVEZ LE DÉFI KenmoreMD.3073409A Agence France-Presse NEW YORK \u2014 L'ancien maire de New York Rudolph Giuliani va mettre aujourd'hui aux enchères plusieurs sacs à main de femmes réalisés à partir d'un stock de ses anciennes cravates afin de recueillir des fonds pour une association d'aide aux familles des victimes du 11 septembre.Au cours d'une conférence de presse hier, celui qui a été surnommé maire de l'Amérique il y a un an à cause de son action à la tête de la ville de New York, a annoncé qu'étant grand amateur de cravates, il avait décidé de se séparer de nombre d'entre elles, transformées en petits sacs de soirée.Le bénéfice de cette vente ira au Twin Towers Fund, ONG fondée par M.Giuliani au lendemain des attaques contre le World Trade Center à l'intention des familles des pompiers et policiers tués en portant secours aux victimes.Le bon contrat ANDRÉ TRUDELLE LE BRIDGE a t r u d e l l @ l a p r e s s e .c a EN JUILLET dernier, avait lieu le tournoi ACBL Wide International Fund où les participants devaient atteindre le bon contrat avec la main qui suit.Comment gagez-vous ?En Est-Ouest d'abord, puisque Ouest est le donneur, en Nord-Sud ensuite, en présumant qu'Ouest ait ouvert les enchères à 1 Tr L'analyste, qui suggère le déroulement des enchères publiées plus haut, assure que, compte tenu de la vulnérabilité égale, le camp Est-Ouest peut réussir 3 Co, si le déclarant manie bien ses cartes et que le duo Nord-Sud devrait chuter d'une levée à 3 K.À 3 Co, Est et Ouest ne concèdent que deux Pi et deux K.À 3 K, Nord, le déclarant, perd deux Co et trois Tr, moins un.Est-ce ainsi que vous avez jugé la situation ? 3LP0501B0904 B5 MERCREDI actuel 3LP0501B0904 ZALLCALL 67 19:18:49 09/03/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2002 B5 0$ COMPTANT GM PAIE LA PREMIÈRE MENSUALITÉ ET LE DÉPÔT DE SÉCURITÉ (à la location) L'Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant au véhicule neuf sélectionné 2002 en stock suivant : Venture Maxi Valeur (1UN16/R7A).Photo à titre indicatif seulement.Paiement mensuel basé sur un bail de 48 mois.Aucun comptant requis.À la location, transport et préparation inclus, immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12¢ du km après 80 000 km.Conditions applicables à la location seulement, pour des termes de 24 à 48 mois.Premier versement mensuel (taxes incluses) et dépôt de sécurité payés par General Motors.Conditions applicables à l'achat seulement pour des termes allant jusqu'à 60 mois.Premier paiement dû après 90 jours.Le cas échéant, GM paie les intérêts pendant les premiers 90 jours.\u0001Taux de financement à l'achat de 0 % disponible pour des termes allant jusqu'à 60 mois.\u0001\u0001Rabais applicable à l'achat seulement.Données fournies par Ressources naturelles Canada, dans le Guide de consommation de carburant 2002.\u0001\u0001\u0001Sécurité 5 étoiles pour le conducteur lors des tests d'impacts latéraux.Tests effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.-U.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Sujet au financement et à l'approbation du crédit de GMAC.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.Vos concessionnaires du Québec PRIX de la GRANDE LIQUIDATION 327$ /mois Location 48 mois 0$ paiement pendant 90 jours (à l'achat) 0$ 0% financement à l'achat jusqu'à 60 mois comptant (à l'achat) LA PLUS FAIBLE CONSOMMATION D'ESSENCE DE SA CATÉGORIE SÉCURITÉ 5 ÉTOILES\u0001\u0001\u0001 CLIMATISEUR INCLUS 1000$\u0001\u0001 EN BONI (à l'achat) ET 3071963A PSYCHOLOGIE Le malheur des autres, source de réconfort d'après le New York Times KENNETH BOROVINA, un menuisier de 34 ans du New Jersey, aurait de bonnes raisons d'être très stressés ces jours-ci : sa grand-mère, qui vit dans un foyer d'accueil, a vu son bas de laine chuter en un an de 600 000 $ à 250 000 $ à cause de la chute de la Bourse.Pourtant, il n'est pas complètement morose.En fait, il est assez content : des grands patrons d'entreprise font l'objet d'une enquête ou mieux, en état d'arrestation.« Ils ont ce qu'ils méritent.J'en retire une grande satisfaction », dit M.Borovina, qui, comme beaucoup d'autres, s'adonnent à l'une des activités favorites des Nords-Américains par les temps qui courent : se réjouir du malheur des autres.Entre Martha Stewart, Michael S.Ovitz, John Rigas, Kenneth L.Lay, Jeffrey K.Skilling, Samuel D.Waksal et autres grands chefs d'entreprise en péril, il y a abondance de malheurs et par conséquent.de plaisirs.Selon John Portmann, professeur de religion à l'Université de Virginie et auteur du livre When Bad Things Happen to Other People, cette jouissance méchante est plus en vogue que jamais.« Nous, les Américains, nous adorons mettre des gens sur un piédestal et nous adorons les en faire descendre.» Des scientifiques a entrepris d'analyser le phénomène sous un regard clinique.Puisant dans la biologie et la psychologie, ils tentent de recréer les émotions, de les mesurer et de les analyser afin d'essayer de comprendre pourquoi les gens ne peuvent s'empêcher de ressentir un plaisir quand la guigne frappe les autres.« Nous voulons savoir ce qui alimente l'intérêt pour le désastre et le malheur », explique Richard H.Smith, professeur de psychologie à l'Université du Kentucky.Les philosophes ont de tout temps réfléchi sur cette question.Schopenhauer écrivait que la jouissance méchante dans le coeur d'une personne indiquait clairement la présence du mal.R.C.Trench, un archevêque britannique du XIXe siècle, opinait que l'existence même d'un mot pour une émotion si maudite constituait la preuve de la corruption d'une culture (en allemand, ce mot existe \u2014 on dit schadenfreude).Les savants qui étudient le phénomène aujourd'hui ont un regard moins sévère.L'humain, semble-t-il, serait programmé pour jouir du malheur des autres.C'est « la nature humaine », affirme M.Smith.Pour approfondir les causes de tels sentiments, M.Smith a invité deux groupes d'étudiants au baccalauréat à regarder une vidéo sur l'art d'accéder à la faculté de médecine.Un groupe a visionné un film dans lequel un acteur incarnait un étudiant privilégié : il avait une BMW, une copine attrayante, de bonnes notes sans se forcer, une famille riche.L'autre groupe a vu un jeune homme plus pauvre, sans copine, sans voiture, notes moyennes arrachées à de longues heures d'étude.Les questionnaires, sans surprise, ont montré que les étudiants enviaient le sort du premier candidat.L'envie et le ressentiment M.Smith a ensuite présenté aux deux groupes un épilogue où on apprenait que ni l'un ni l'autre ne serait admis à la faculté puisqu'ils avaient été arrêtés pour vol.Un second questionnaire permit alors d'apprendre que la chute d'un bel étudiant riche inspirait plus de joie que celle de l'autre.Ce test a démontré, dit M.Smith, que l'envie constitue un puissant déclencheur de schadenfreude.Un chercheur australien, Norman Feather, de l'Université Flinders, à Adelaide, adopte un point de vue différent.La clé, dit-il, ce n'est pas l'envie mais le ressentiment.Il a proposé à ses sujets une description écrite de trois étudiants imaginaires : un d'entre eux obtient des résultats moyens, un autre obtient des A en étudiant, et le dernier obtient des A sans effort.Selon M.Feather, les deux étudiants avec d'excellents résultats étaient enviés, mais seul celui qui réussissait sans effort provoquait l'apparition du ressentiment.Il montra enfin à ses étudiants un épilogue dans lequel tous trois avaient échoué à un examen.« Plus on trouvait que les étudiants ne méritaient pas leur statut, plus on retirait de plaisir de leur chute », affirme M.Feather.Ces réactions, estime-t-il, ont quelque ressemblance avec celles du public à l'endroit des scandales d'entreprise.Les dirigeants en disgrâce d'une société comme Enron évoquent l'étudiant qui obtenait d'excellentes notes sans effort.L'existence de pratiques douteuses entraîne un ressentiment : « vous ne les croyez pas méritants, et vous ressentez le schadenfreude.» M.Feather et d'autres psychologues fondent leurs travaux sur ce qu'ils appellent la théorie de la comparaison sociale.Ce champ d'études, développé dans les années 1950 par Leon Festiger, un psychologue, part d'une prémisse plutôt simple : les humains s'évaluent non pas en fonction de critères objectifs, mais en fonction des gens qui les entourent.Quand les gens autour de nous trébuchent, selon la théorie, notre estime personnelle augmente.Michelle K.Duffy, professeure adjointe de gestion au Gratton College of Business and Economics de l'Université du Kentucky et spécialiste du schadenfreude, croit qu'une partie du plaisir de voir chuter des dirigeants d'entreprise crapuleux provient de la supériorité morale qu'en retire le public.« L'individu moyen a la chance de se dire que ces dirigeants n'avaient pas mérité les avantages de leur position, qu'ils avaient eu recours à des moyens sournois.Et ils pourront conclure, au sujet de leur propre sort : « mon incompétence n'est pas en cause, c'est parce que je n'étais pas prêt à employer des méthodes contraires à l'éthique », dit Mme Duffy.Selon Aaron Ben-Ze'ev, professeur de philosophie à l'Université de Haifa, en Israël, et organisateur d'une conférence sur la jouissance du malheur des autres en 1997, les personnes que nous envions le plus sont parfois celles qui sont les plus proches de nous.« Vous jalouserez davantage un collègue qui gagne 1000 $ par année de plus que vous qu'un PDG qui fait un million de dollars de plus que vous », dit-il.Depuis l'homme des cavernes.John Tooby, psychologue évolutionnaire de l'Université de Californie à Santa Barbara, ajoute que depuis l'homme des cavernes, le cerveau humain est programmé en fonction de petits groupes sociaux.Il n'y a qu'une cinquantaine d'années, un clin d'oeil sur le plan évolutionnaire, que l'âge de l'information a compliqué les choses en nous rapprochant et en nous mettant en concurrence avec des personnes que nous ne connaissons pas vraiment.« Une partie de notre cerveau sait que nous n'avons jamais rencontré Martha Stewart, mais une autre partie croit qu'elle fait partie de notre petit monde social, dit M.Tooby.Vous la voyez à la télévision.Vous avez l'impression de la connaître.» « Il y a un vif désir de voir dans sa vie un événement qui abaissera son statut », ajoute-t-il.Quand cet événement survient \u2014 une enquête du Congrès sur de possibles délits d'initiés, par exemple \u2014 les gens ressentent les mêmes émotions que lorsqu'un collègue surpayé est rabroué par le patron.Bien sûr, tout le monde ne jouit pas de la même façon, ni avec la même intensité.Les études démontrent que l'intensité diminue avec l'augmentation de l'estime de soi.Certains jouissent sans arrière-pensée, d'autres se sentent coupables. 3LP0601B0904 b6 mer 3LP0601B0904 ZALLCALL 67 21:42:45 09/03/02 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2002 VACANCES / VOYAGE Les préférences des Québécois évoluent LE POULS DU MARCHÉ collaboration spéciale VOICI 15 ANS, Acapulco était la station balnéaire préférée des Québécois qui voyageaient dans le Sud.Et les Antilles françaises suivaient de près.Aujourd'hui, Acapulco est devenue une « destination secondaire » et le tandem Martinique/Guadeloupe se vend mal.Nos compatriotes leur préfèrent la Riviera Maya, Punta Cana ou Varadero.Pourquoi ce changement ?Nous avons demandé à deux grands voyagistes montréalais de nous expliquer sur quels critères repose le succès d'une destination.Yvon Michel, président de Tours Mont-Royal, second grossiste québécois en importance avec 120 000 sièges vendus pendant la saison d'hiver, connaît bien Acapulco et les Antilles françaises.« Lorsque je suis arrivé chez Tours Mont-Royal, en 1978, nous vendions 16 000 forfaits pour les Antilles françaises pendant l'hiver, se souvient-il.C'est beaucoup moins que ce que nous traitons aujourd'hui pour Varadero ou la Riviera Maya, mais pour l'époque, c'était considérable.Tours Mont-Royal exploitait chaque semaine trois charters \u2014 des DC8 allongés de 250 places \u2014 pour Fort-de-France et Pointe-à-Pitre.Aujourd'hui, ils sont trois grossistes (Tours Mont-Royal, Vacances Air Transat et Intair Vacances) à conjuguer leurs efforts pour tenter de remplir un seul avion vers les deux destinations.Selon Yvon Michel, la désaffection à l'égard des îles francophones est d'abord une question de sous.Les prix ont grimpé et le taux de change est défavorable au dollar canadien.« À l'époque, on obtenait huit, voire neuf francs pour un dollar : presque deux fois plus qu'aujourd'hui.Mais les prix ne sont pas seuls en jeu.« La clientèle est devenue plus difficile et plus sophistiquée qu'auparavant, dit Sam Ghorayeb.président de Nolitour Vacances.Aujourd'hui, les Québécois aiment un type d'hôtel particulier et il faut qu'ils trouvent ce qu'ils recherchent dans les destinations que nous leur proposons.» Quel type d'hôtel exactement ?« Quatre facteurs sont importants : la plage, la catégorie d'établissement, la formule et l'arrière-pays, dit Sam Ghorayeb.La clientèle de l'Ouest canadien achètera une propriété située à 500 mètres de la plage, si le prix est intéressant, mais pas les Québécois.Ils exigent des établissements situés directement sur la plage.Quant aux « deux étoiles », qui ont connu tant de succès dans les années 1980, ils ne se vendent plus.La tendance lourde est aux quatre et cinq étoiles.« Voici 20 ans, un petit hôtel deux étoiles à Sosua faisait le bonheur des Québécois.Aujourd'hui, en plus de la plage, ils veulent des casinos, du golf, des activités sportives, de la plongée, de l'écotourisme.Et pas question d'un golf de neuf trous ! Il faut 18 trous ou plus.Nous avons encore quelques trois étoiles, notamment à Cuba.Mais 80 % des propriétés répertoriées dans notre brochure se situent aujourd'hui dans les catégories supérieures.« La formule Club est un must, poursuit M.Ghorayeb.Nous pensions que c'était une mode, mais contre toute attente, elle prend de plus en plus d'ampleur et les propriétés gérées en formule « tout inclus » deviennent de plus en plus sophistiquées : meilleure animation, meilleurs équipements sportifs, plusieurs restaurants avec des cuisines plus raffinées, chambres bien équipées.Enfin, il y a l'arrière- pays.La clientèle d'hiver recherche surtout le soleil et la plage, mais elle tient aussi à la possibilité de faire des excursions intéressantes.C'est ce qui contribue au succès de la Riviera Maya.» Ces propriétés à la mode occupent d'énormes superficies, parce que les tours de 30 étages ne plaisent plus.Du moins, pas auprès de la clientèle québécoise.Si la Riviera Maya se vend bien, la station de Cancun, qui partage le même aéroport, ne fait plus recette au Québec.Il n'y a guère qu'aux États-Unis et au Royaume-Uni qu'elle continue à se vendre.Les Canadiens et la plupart des Européens préfèrent des établissements de deux ou trois étages (pas plus hauts que les cocotiers) flanqués d'immenses piscines et de grands jardins.C'est cette évolution des goûts qui a entraîné la désaffection à l'égard d'Acapulco, une station où la zone hôtelière est essentiellement composée de grattesciel.« À Puerto Vallarta, le village est saturé, mais de grandes plages désertes se trouvaient à quelques kilomètres au nord, à l'endroit baptisé Nuevo Vallarta, dit Yvon Michel.Cela a permis de construire le Decameron, le Marival et plusieurs autres grands complexes qui ont relancé la destination.» C'est aussi ce qui a permis de lancer la Riviera Maya, où une grande plage s'étend sur 100 kilomètres entre Playa del Carmen et Tulum, ainsi que Varadero et Punta Cana, aussi bien pourvues en plages et en espaces.Aujourd'hui, les deux tiers des acheteurs de forfaits au soleil choisissent une de ces trois destinations que les grossistes appellent « le triangle ».L'engouement pour les grandes propriétés tout inclus et pour les trois stations balnéaires vedettes se perpétuera-t-il longtemps ?Nul ne se risque à le prédire.Les habitudes des consommateurs de voyages changent périodiquement et pas seulement en matière de destination.La durée est aussi affectée.Il y a 10 ans, les deux tiers des Québécois qui s'envolaient vers le Sud achetaient un forfait de deux semaines.Aujourd'hui, 70 % choisissent de ne partir qu'une semaine.« Par contre, ces gens qui ne partent qu'une semaine voyagent plus souvent et il n'est pas rare de voir des clients aller trois ou quatre fois dans le Sud chaque année, remarque Yvon Michel.Ce qui, dans un marché qui serait stagnant, voire décroissant, nous vaut une petite croissance de volume chaque année.» LA PLUPART des grossistes proposent des rabais intéressants pour les départs de la fin de semaine prochaine.En voici quelques exemples.> La Romana (République dominicaine), départ le 7 septembre pour une semaine au Coral Canoa Beach Resort : 998 $ avec Vacances Air Transat (prix courant : 1299 $).> Cayo Coco (Cuba), départ le 7 septembre pour une semaine au El Senador : 897 $ avec Nolitour Vacances (prix courant : 1269 $).> Varadero (Cuba), départ le 7 septembre pour une semaine au Tryp Peninsula : 948 $ avec Vacances Air Transat (prix courant : 1329 $).> La Romana (République dominicaine), départ le 7 septembre pour une semaine au Coral Canoa Beach Resort : 998 $ avec Vacances Air Transat (prix courant : 1299 $).> Punta Cana (République dominicaine), départ le 8 septembre pour une semaine au Gran Paradise Bavaro : 897 $ avec Nolitour Vacances (prix courant : 1239 $) > Punta Cana (République dominicaine), départ le 8 septembre pour une semaine au Occidental Gran Flamenco : 1078 $ avec Vacances Signature (prix régulier : 1779 $).> Varadero (Cuba), départ le 8 septembre pour une semaine au Breezes Varadero : 1098 $ avec Vacances Signature (prix courant : 1399 $).> Puerto Plata (République dominicaine), départ le 8 septembre pour une semaine au Allegro Resort Playa Dorada : 798 $ avec Vacances Air Transat (prix courant : 1049 $).> Cayo Guillermo (Cuba), départ le 8 septembre pour une semaine au Melia Cayo Guillermo : 898 $ avec Vacances Air Transat (prix courant : 1279 $).Signalons également que le Club Med annonce des rabais pour des départs de septembre et d'octobre vers deux de ses villages : Cancun et La Caravelle (Guadeloupe).Ainsi, tous les départs pour une semaine à La Caravelle, entre le 7 et le 21 septembre, sont offerts à 1390 $ au lieu de 1684 $.Pour les départs entre le 28 septembre et le 19 octobre, le prix est de 1450 $ au lieu de 1719 $.Photothèque La Presse © Varadero possède plusieurs atouts pour attirer les touristes québécois, dont ce terrain de golf.3064752A 3076196A FILL238 Cuba Permis du Québec Laurier Cliquez sur Plages ou Hôtels.5059, rue St-Denis Lun.au ven.: 9 h à 18 h; sam.: 11 h à 17 h (514) 982-3330 1 888 691-0101 DU 10 AU 18 OCTOBRE 2002 SPORTVAC VOUS INVITE À PARTICIPER À UNE SEMAINE DE GOLF EXCEPTIONNELLE EN FRANCE 1999 $ par personne LE FORFAIT COMPREND Le transport aérien Montréal-Bordeaux avec Air France Hébergement 7 nuits (4 nuits à Bordeaux, 3 nuits à Biarritz) Cinq rondes de golf Petits déjeuners Location d'une voiture Clinique de golf Cadeaux de départ En collaboration Présenté par Seulement INFORMATION ET RÉSERVATION : MTL.: 514-861-7587 EXT.: 1-888-776-7882 poste 225 3075688A PRO-AM EXCEPTIONNEL EN RÉPUBLIQUE DOMINICAINE PARTICIPEZ À UN LE FORFAIT COMPREND Le transport aérien 7 nuits d'hébergement 5 rondes de golf avec voiturette électrique Tous les repas Boissons locales Cadeaux et prix durant le jeu Clinique de golf quotidienne Près de 30 professionnels Cadeaux de départ ( Valeur de 150$ ) 16 AU 23 NOVEMBRE SEULEMENT 1899$ INFORMATIONS ET RÉSERVATIONS : MTL.: 514-861-7587 EXT.: 1-888-776-7882 poste 225 OU VOTRE PROFESSIONNEL EN COLLABORATION AVEC : 3075693A AUBAINES À SAISIR 3LP0701B0904 B7 MERCREDI actuel 3LP0701B0904 ZALLCALL 67 19:41:52 09/03/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2002 B7 EN BREF Châtelaine fait peau neuve Concentration à la française LES MÉDIAS français n'échappent pas au phénomène de concentration.Ainsi, la compagnie Vivendi Universal vient de se défaire de son groupe de presse écrite, Express-Expansion, vendu pour plus de 300 millions d'euros selon le quotidien Libération.Socpresse, une division du groupe Hersant, propriétaire, entre autres, du quotidien Le Figaro possédera quelques grosses pointures de la presse magazine comme L'Express, Lire, Maison française, L'Expansion ainsi que le groupe L'Étudiant, spécialisé dans les publications éducatives.On s'attend à ce que la société des journalistes de L'Express exige des garanties sur l'étanchéité entre la rédaction, la publicité et l'administration en général.Avec cette transaction, la Socpresse, qui est propriétaire de plusieurs titres de la presse régionale française comme Le Courrier de l'Ouest et la Voix du Nord, devient une pièce importante sur l'échiquier médiatique français.Trop d'information À L'APPROCHE du 11 septembre, la National Mental Health Association (NMHA) recommande à la population américaine de se tenir loin du poste de télévision.Elle presse également les réseaux de télé de prendre en considération le bien-être du public en limitant l'étendue de leur couverture.On prévoit qu'à la télévision, une centaine d'heures seront consacrées à cet anniversaire.Les gens qui s'exposeraient à une trop grande quantité d'images et de témoignages tragiques risquent de se sentir dépressifs, irritables et apathiques.La NMHA suggère plutôt de faire une sieste ou du bénévolat ou encore, d'aller prier à l'église.Le Washington Times rapporte qu'une étude réalisée auprès de 2300 Américains par le Triangle Research Institute de la Caroline du Nord établit un lien direct entre les symptômes de stress post-traumatique et le temps passé devant le téléviseur à regarder la couverture du 11 septembre.LA NMHA conseille aux différents médias de mettre l'accent sur les différentes ressources mises à la disposition du public (lignes d'écoute téléphonique, etc.) Wallpaper, la suite LE SUCCESSEUR du célèbre éditeur-fondateur de Wallpaper a enfin été nommé.Celui qui hérite de la lourde tâche de remplir les chaussures (faites sur mesure) de l'emblématique Tyler Brûlé se nomme Jeremy Langmead.Le nouvel éditeur de la bible du snobisme et du design danois a dirigé la section Style du Sunday Times avant de devenir éditeur de Nova, en 2000.La publication, elle aussi propriétaire du groupe IPC, a fermé ses portes en mai 2001 et Langmead est allé superviser les pages « mode de vie » du London Evening Standard.On ne sait pas encore ce que le jeune homme compte faire avec Wallpaper mais une chose est certaine, il y aura davantage de pages consacrées à la mode au cours des prochains mois puisque le groupe IPC vient d'annoncer qu'il n'y aura pas de numéro de printemps de la revue Spruce, autre bébé du Canadien Tyler Brûlé.Chez IPC, on persiste à dire que cet arrêt est temporaire, mais il est rare qu'on suspende la publication d'un magazine quand il se porte bien.Le troisième (et peut-être dernier) numéro de Spruce sort ces jours-ci dans les kiosques.CNN : projet controversé refusé LA CHAÎNE AMÉRICAINE d'information continue s'est attiré les foudres en avouant avoir payé pour obtenir des bandes vidéo d'Al-Qaeda qui montraient l'entraînement de ses troupes ainsi que le meurtre, par gaz, de chiens-cobayes.Selon Washington Whispers, une rubrique du site Internet de l'hebdomadaire US News and World Report (une publication très crédible), la chaîne CNN serait entrée en contact avec la Maison- Blanche afin d'offrir au président Bush de visionner les bandes vidéo avant leur diffusion.Le visionnement aurait duré cinq minutes et se serait déroulé en présence du président Bush et de sa conseillère en matière de sécurité, Condoleezza Rice.Si la Maison-Blanche avait accepté l'offre, une équipe de CNN serait venue filmer leur réaction et l'aurait diffusée avec le contenu des vidéos.Information-spectacle, dites-vous ?La Maison-Blanche a refusé.\u2014 Nathalie Collard LE MOT CHANGEMENT est très à la mode dans le milieu de la presse magazine.Ainsi, quand Marc Blondeau, ex-vice- président de l'information au réseau TVA, a été nommé au poste de président des Éditions Rogers, il fallait s'attendre à « des changements ».Au nombre des défis qui attendaient Marc Blondeau : rafraîchir le magazine Châtelaine, un « mature product » pour employer le jargon de l'industrie, un terme qui signifie que le magazine stagnait.« Quand on dit ça d'un magazine, c'est qu'il va mourir bientôt », précise en riant son éditrice, Lise Ravary, qui n'a surtout pas l'air de quelqu'un qui se prépare pour un enterrement.Débusquée chez la concurrence où elle occupait le poste de rédactrice en chef de Elle Québec et Elle Canada, Lise Ravary a été nommée éditrice de Châtelaine en juillet 2001.Quatre mois plus tard, elle ajoutait le poste de rédactrice en chef.Lise Ravary est arrivée dans les bureaux du boulevard Maisonneuve \u2014 qu'elle connaissait déjà puisqu'elle avait été directrice des communications de L'actualité de 1989 à 1992 \u2014 précédée d'une réputation de personnage « flamboyant ».Sans être une Bonnie Fuller (la Canadienne qui dirige l'hebdomadaire US) Mme Ravary est connue pour son ton direct, son énergie débordante et ses opinions tranchées.Les billets qu'elle signe chaque mois, et dans lesquels elle s'est laissée aller à quelques confidences sur sa lutte contre l'alcoolisme et ses croyances religieuses, en ont irrité plusieurs mais lui ont valu l'admiration de bien des lectrices avec qui, dit-elle, elle entretient toujours une correspondance.Bref, Lise Ravary a ses fans et ses détracteurs.« Je suis high maintenance et je ne m'en cache pas, reconnaît la principale intéressée, qui compte bien occuper le poste de rédactrice en chef jusqu'en 2004.Je me plais toujours à dire qu'un magazine n'est pas une démocratie, mais plutôt une dictature.Il faut de la passion et de la personnalité pour diriger un mensuel.Les plus grands magazines ont été dirigés par des personnages hauts en couleur, qu'on pense à Hélène Lazareff (ELLE), à Anna Wintour (VOGUE) ou à Francine Montpetit (Châtelaine).Moi j'ai des choses à dire et c'est certain que ma personnalité va transpirer dans les pages de Châtelaine.» Avant de tout chambarder et de trouver la formule qui redonnerait à Châtelaine la place qu'il mérite, Lise Ravary a commandé une analyse approfondie de son lectorat.« Je crois que c'est la première fois qu'un magazine québécois consacre autant d'argent à la recherche », affirme l'éditrice qui ne donnera aucun montant, mais qui parlera d'un « gros six chiffres ».Rien n'a été laissé au hasard : outre les incontournables groupes de discussion, la firme de recherche a employé une technique inspirée de l'ethnographie.« Nous avons prêté un appareil photo à une trentaine de femmes âgées de 35 à 50 ans, explique Lise Ravary.Les femmes provenaient de trois groupes : des lectrices de Châtelaine, de la concurrence ou alors, des ex-abonnées.Elles devaient photographier leur environnement, leur garderobe, leur bouteille de parfum préféré.» Elles devaient également fournir une photo qui illustre le bonheur, acheter un livre, un disque et dépenser 10 $ chez Dollarama ! (Avouez que les publicitaires vous surprendront toujours).Ensuite, elles se soumettaient à une entrevue de trois heures.Les résultats, on s'en doute (à ce prix-là, on le souhaite presque) ont surpassé les attentes de Lise Ravary.« Il y avait un Grand Canyon entre la perception et la réalité, note l'éditrice, jamais à court de formules-chocs.Châtelaine était perçu comme un magazine de salle d'attente, un magazine lu par nos mères.Or une fois que les femmes le tenaient entre les mains, elles disaient découvrir autre chose.Il fallait donc s'attaquer à l'image de la publication tout en conservant notre crédibilité car Châtelaine est avant tout un média d'information, avec une importance accordée aux valeurs journalistiques.Alors, qu'est-ce que les femmes attendent d'un magazine féminin ?Voilà une question vieille comme le monde.Les femmes interviewées par Châtelaine, elles, ont répondu qu'elles souhaitaient être diverties, que leur magazine était avant tout une source de détente, qu'elles voulaient rêver, mais pas trop.« Je veux que ce soit moi mais en un petit peu mieux », résume Lise Ravary qui ajoute qu'avec leurs horaires surchargés, les lectrices souhaitaient des textes plus courts.« Elles nous ont également dit qu'elles voulaient moins d'experts et davantage de témoignages de vraies personnes.» Le Châtelaine revu et corrigé s'articule donc autour de trois adjectifs-clés : authentique, actuel, accessible.« C'est une évolution au niveau du contenu, mais une révolution au niveau du contenant », explique Lise Ravary.Authenticité oblige, Châtelaine adopte deux nouvelles règles d'or : pas de mannequins âgés de moins de 25 ans et aucune photo retouchée.Que les vendeurs du logiciel Photoshop se le tiennent pour dit.« Le secteur des magazines féminins est un milieu frileux et assez prévisible, affirme Lise Ravary.Les rédactrices en chef ne courent pas assez de chance.Nous, on a décidé de prendre un risque.Les gens payent 4,54 $ en kiosque pour acheter Châtelaine, je veux qu'ils en aient pour leur argent.» Son modèle : les magazines britanniques, pour leur ton irrévérencieux et audacieux.« Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas faire d'aussi bons magazines au Québec.La petitesse du marché n'est pas une excuse au manque d'originalité.» Le numéro de Châtelaine qui sortira dans les kiosques vendredi comptera 300 pages parmi lesquelles on retrouvera la signature de nouvelles chroniqueuses comme Josée Blanchette (Les femmes et l'argent) et Sophie Durocher (la vie des femmes de 30 ans).Il y aura plus de pages déco, plus de photos, une meilleure utilisation de la couleur et des éléments graphiques.Lise Ravary compte bien faire travailler davantage les photographes et illustrateurs de chez nous.Les lectrices seront-elles au rendez-vous ?En attendant la réponse, reste à souhaite que le vent de changement qui souffle chez Châtelaine se propage chez son voisin, le magazine L'actualité.Pour son 42e anniversaire, Châtelaine s'offre un face-lift.Son nouveau credo : « Moi, la vie, le monde », une autre façon de dire que le mensuel veut se rapprocher de ses lectrices.Nouveau logo, nouvelle présentation, nouvelles chroniques, Châtelaine veut rajeunir son image ET son lectorat.L'architecte de ces transformations : Lise Ravary, une femme qui n'en est pas à sa première refonte de magazine.Aperçu d'un changement.Photo Presse Canadienne © Tyler Brûlé, l'ancien éditeur de Wallpaper.Photo ROBERT NADON, La Presse © C'est à Lise Ravary qu'incombe la responsabilité de rafraîchir l'image du magazine Châtelaine.L'ancienne rédactrice en chefd' Elle Québec et d'Elle Canada en a vu d'autres. 3DU0801B0904 MERCREDIÀ 3DU0801B0904 ZALLCALL 67 16:10:46 09/03/02 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2002 Les concessionnaires Mazda du Québec « La voiture de l'année » Le Guide de l'auto 2002, Jacques Duval « Le meilleur achat de sa catégorie » Le Guide de l'auto 2002, Jacques Duval INFORMEZ-VOUS AU SUJET DU PROGRAMME MAZDA POUR LES DIPLÔMÉS.\u0001 Rapport de l'AIAMC, AAD.\u2020Financement consenti aux particuliers par l'entremise de la Banque de Nouvelle-Écosse.Sur approbation du crédit.Autres taux de financement disponibles.\u2020\u2020 L'offre aux particuliers de «aucun paiement avant 90 jours» s'applique au financement à l'achat seulement sur toutes les Mazda 2002 neuves et débute à la date de livraison du véhicule à l'acheteur.Le nombre de mensualités choisi par le client n'est pas réduit mais reporté de 3 mois.Aucun intérêt pendant les premiers 60 jours.Après cette période, le montant du capital ainsi que les intérêts devront être payés en fonction du terme prévu au contrat.Taux de location personnalisée Mazda : offres portant uniquement sur la location au détail des Mazda Protegé SE 2002 (modèle D4XM52AA00) et des Mazda Protegé5 2002 (modèle D5TS52AA00).Comptant initial ou échange équivalent, premier versement mensuel et dépôt de sécurité de 250 $ (Protegé SE) et de 300 $ (Protegé5) exigés.Offres soumises à l'approbation de Crédit Mazda Canada inc.Limite de 80 000 km.Frais de 8 ¢ le km additionnel.Immatriculation, assurances et taxes en sus.Les modèles illustrés peuvent différer et sont utilisés à titre indicatif seulement.Certains équipements illustrés peuvent être offerts en option ou de série sur d'autres modèles.Les stocks peuvent varier selon les concessionnaires.Les concessionnaires peuvent louer à prix inférieur.Voir un concessionnaire participant pour les détails.Aucune combinaison d'offres possible.Offres d'une durée limitée à compter du 3 août 2002.Équipée pour le plaisir : Banquette arrière à dossier 60/40 rabattable et verrouillable Radio AM/FM stéréo avec lecteur CD et 4 haut-parleurs Volant inclinable Essuie-glace à balayage intermittent Deux coussins de sécurité avant à action atténuée Console centrale Bouches de chauffage aux places arrières Barres stabilisatrices avant et arrière Roues de 14 po avec enjoliveurs intégraux Et plus de 60 autres caractéristiques de série Puissant moteur de 2 L et 130 ch de série sur les modèles LX et ES Mazda Protegé SE OU Louez à partir de PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT INITIAL DE 1995$ Meilleure voiture économique Les Mazda Protegé.Les plus vendues au Québec.\u0001 Mazda Protegé5 OU Louez à partir de PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT INITIAL DE 1995$ Équipée pour l'action : Roues de 16 po en alliage Moteur 4 cyl.de 2L à DACT et 130 ch Compte-tours Radio AM/FM stéréo avec lecteur CD Ensemble GFX Régulateur de vitesse Phares antibrouillards Essuie-glace de lunette Freins antiblocage avec système de répartition de freinage électronique Console centrale Banquette arrière 60/40 Deux coussins de sécurité avant à action atténuée Sièges en tissu de type sport Glaces à commande électrique et télédéverrouillage Indicateurs du tableau de bord à fond blanc Et plus encore DE FINANCEMENT À L'ACHAT JUSQU'À 36 MOIS\u2020 PLUS \u2020\u2020 AUCUN PAIEMENT AVANT AU FINANCEMENT À L'ACHAT\u2020 3075661A "]
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