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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Lectures - Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-09-08, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101B0908 B-1 Dimanche 7LP0101B0908 ZALLCALL 67 17:48:22 09/07/02 B 7LP0202B0908 8 sept B2 7LP0202B0908 ZALLCALL 67 21:25:21 09/07/02 B B 2 L E C T U R E S L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 8 S E P T EMB R E 2 0 0 2 NEW YORK Suite de la page B1 Ève approchait de l'île quand un gros avion est passé dans le ciel, très bas.Elle s'est arrêtée un moment et l'a suivi du regard.Quand elle était petite, elle avait peur des avions qui, vus de proche, ressemblent à de grands requins.L'année de ses 20 ans, elle avait vécu la plus terrifiante expérience de sa vie : elle était à New York, le 11 septembre 2001, toute seule, dans le minuscule appartement où, étudiante en cinéma, elle venait d'emménager.Par la suite, pendant des années, elle ne pouvait voir un avion dans le ciel sans ressentir de l'effroi, de la peur, sans penser à l'horreur de ce 11 septembre, sans revoir les hautes tours du World Trade Center s'écrouler.La veille encore, la télé avait rediffusé ces images, comme chaque année à la même date, depuis 10 ans.Et tous les journaux avaient rappelé l'événement.Et les tragédies sans nom qui s'étaient produites par la suite dans le monde.\u0001 \u0001 \u0001 Mais ce matin, Ève a souri en voyant passer ce gros avion dans le ciel et en se remémorant les terribles événements du 11 septembre 2001, parce que derrière l'horreur évoquée, c'est son bonheur qui lui a été rappelé, toute la tendresse et toute la douceur du monde, ce moment inoubliable où elle a été frappée si violemment par cet amour qui depuis près de cinq mois illumine sa vie.C'est le visage de Ryu qu'elle a revu, le corps de Ryu, son amant, qu'elle va retrouver dans quelques heures.À Manhattan, justement, où elle a eu si peur autrefois, tellement que pendant des mois elle avait été incapable de faire l'amour, d'écouter de la musique, de lire un roman, de voir un film, de suivre et de comprendre une histoire inventée.La réalité lui était alors apparue infiniment plus puissante que l'imagination de tous les cinéastes et de tous les écrivains et de tous les musiciens du monde.Elle s'est plus tard rendu compte que cet événement du 11 septembre 2001 avait changé sa vie profondément, radicalement.Elle avait en effet réorienté ses études, se détournant du cinéma de fiction pour faire carrière dans le documentaire et le film d'actualité.Et ce métier la passionnait.Elle était mêlée plus intimement aux choses de la vie, de la vraie vie.Comme Ryu, le nouvel homme de sa vie, était mêlé aux plus terribles et aux plus fascinantes réalités de ce monde.Dans quelques heures, ils seront ensemble, à Manhattan, elle et lui.Et ils feront l'amour, l'amour qui ne change pas le monde, qui est indifférent au monde, mais qui est si bon, si incroyablement bon.Ryu a raison.Il n'y a que la guerre et la haine qui changent tout, qui brisent tout.Elles ont toujours de nouvelles armes, de nouvelles raisons.L'amour, lui, ne change pas.Et c'est ce qui est bon, se dit Ève.Ce qui est bon, c'est ce qui ne change pas, ce qui ne change jamais, nager, faire l'amour, de la musique.Ils marcheront demain dans les rues de New York, main dans la main.Ils s'embrasseront partout, sans cesse, insouciants, heureux.La peur n'est plus à New York.Tout le monde dit que cette ville n'a jamais été aussi paisible, douce, aussi belle qu'aujourd'hui.Mais Ryu, qui vient d'ailleurs, qui vit ailleurs, lui parlera des drames vécus à l'autre bout du monde.Ryu vit dans l'horreur, toujours dans le plus mauvais bout du monde.Partout où il y a de l'horreur, partout où la guerre est passée et a changé et ravagé le monde, il s'y est rendu, il doit y aller, c'est sa vie, son métier.\u0001 \u0001 \u0001 Ils se sont rencontrés, elle et lui, à Grozny, en Tchétchénie, au printemps de cette belle année 2011.Ève réalisait un documentaire sur ces firmes d'ingénieurs et d'architectes qui, tant bien que mal, avec des moyens parfois très limités, reconstruisent les villes dévastées par la guerre.Ryu était dans ce domaine une sommité mondiale.Depuis le début des années 90, il avait travaillé dans une quinzaine de pays, dirigeant des chantiers à Beyrouth, Dubrovnik, Téhéran, Pyongyang, Kaboul, Samarkand, Tbilissi, Islamabad.De grands magazines d'Europe, d'Amérique et d'Asie lui avaient consacré de longs articles qu'Ève avait lus pour préparer son entrevue avec lui.Il avait fait des études d'architecture, de droit, d'ingénierie, au Japon, en France, aux États-Unis, il parlait quatre langues, il était marié à une célèbre actrice japonaise, une beauté qu'on avait vue quelques fois dans des films hollywoodiens.Ils avaient d'abord pris rendezvous à Bagdad, la ville écrasée par les bombes américaines et six ans d'une guerre civile qui ne s'était achevée qu'en 2010.Mais quand Ève était arrivée dans la capitale irakienne avec son caméraman et son preneur de son, Ryu n'y était plus.Il avait laissé un mot d'excuse à son bureau, où on ne semblait pas savoir ou vouloir dire où il était.Ève était déçue.Sans une entrevue avec lui, son documentaire perdrait énormément en pertinence et en valeur.Elle a quand même fait des images de Bagdad, qui offrait un spectacle d'une fascinante désolation.Dans certains quartiers, les guerriers avaient systématiquement tout détruit, avec une patience et une minutie d'artisan.Le caméraman était exalté.Le spectacle de la guerre est tellement plus excitant et photogénique que celui de la paix ! Dans ce décor immonde, malgré l'incertitude, le doute, la perspective que son reportage soit un échec, Ève avait ressenti une étrange paix.Elle se sentait bien, sereine, heureuse.Elle a interviewé des archéologues.Ils arrivent toujours les premiers après les guerres, surtout dans de très vieilles villes comme Bagdad, sûrs qu'ils sont de trouver des trésors sous les décombres.Derrière eux s'avance l'invincible armée des promoteurs.Eux aussi, elle les a filmés et interviewés.Puis quelques habitants revenus sur les lieux de leur ancienne vie, exhibant des titres de propriété ou des baux en bonne et due forme.Mais l'immeuble qu'ils habitaient est démoli, il n'y a plus de rue, plus de témoins, ni d'archives, ni de preuves d'aucune sorte.Elle allait quitter Bagdad quand son producteur l'a informée depuis Montréal que Ryu se trouvait à Grozny, qu'il lui faisait ses excuses, qu'il aurait du temps à lui consacrer.Grozny, où on avait cessé de se battre depuis 2006, était déjà en bonne partie reconstruite.La firme de Ryu y avait établi son bureau régional, ses ateliers.Le temps était magnifique, très doux.L'entrevue devait se faire le matin, vers 8 h.« Où vous voudrez », avait dit le secrétaire de Ryu.Ève avait repéré un énorme cerisier en fleurs qui avait traversé la guerre miraculeusement intouché.Tout autour, les édifices avaient été troués, brisés, écrasés.Le contraste était saisissant.À 8 h 30, le secrétaire est venu prévenir que Ryu serait en retard d'une demi-heure ; il est revenu une heure plus tard, pour dire la même chose.Le soleil montait dans le ciel, le cerisier en fleurs tirait son ombre sous lui.La lumière si douce à 8 h, se faisait crue, tranchante.Ève s'impatientait.« S'il est pas là dans cinq minutes, on s'en va.» \u0001 \u0001 \u0001 Il était là, qui la regardait, qui s'avançait vers elle, souriant.Et déjà tout se passait comme au ralenti, chaque image se détachant, se fixant, immobile, indélébile, dans la mémoire d'Ève.Elle ne voyait que lui, comme s'il absorbait toute la lumière.Elle a eu toutes les misères du monde à conduire son entrevue, qu'elle avait heureusement bien préparée.Ce soir-là, seule dans sa chambre d'hôtel, elle a pensé que son amour pour son mari était fini, mort sur le coup au moment où Ryu était entré dans sa vie.Elle avait toujours attendu, peut-être sans y croire vraiment, que quelque chose sorte du monde et vienne la toucher, la transformer.Et ça lui était arrivé, le grand amour, le fracassant amour, le coup de foudre qui détruit toutes les certitudes, toutes les habitudes.Le lendemain, Ryu l'avait retrouvée alors qu'elle était en train de filmer les raffineries de pétrole qu'on achevait de reconstruire.Il l'a entraînée dans un café, puis dans un bar.Il lui disait qu'il voulait faire l'amour avec elle.Depuis sept ans qu'elle était mariée, Ève n'avait jamais trompé son mari.Le lendemain, c'était chose faite.Et sans remords, sans regrets.Que de la joie, que du bonheur ! « L'amour n'a pas de coeur », se disait Ève en nageant dans son lac, heureuse, se rappelant les gestes de l'amour, le corps de Ryu, comment il était entré en elle cette première fois, avec une douceur qui l'avait bouleversée.Ils avaient souvent évoqué ensemble ces premiers moments de leur rencontre, revoyant les mêmes images, les mêmes séquences fixées dans leur mémoire sous des angles différents.« Dès l'instant où je t'ai vue, avant même que tu te tournes vers moi, j'étais fou de toi.Tu étais si belle, tu souriais.\u2014 Je ne souriais pas du tout.J'étais fâchée après toi.\u2014 Tu étais si belle.Je m'étais dit que jamais une telle beauté ne serait à moi.Et tu es venue vers moi.\u2014 Non, c'est toi qui es venu vers moi.\u2014 Je me souviens de tes bras nus, de tes yeux, du silence.\u2014 Il n'y avait pas de silence, mon amour, mon preneur de son était catastrophé, on entendait des bulldozers, des chiens qui se chamaillaient, des enfants.\u2014 Tu étais tout en blanc et tes cheveux étaient défaits.\u2014 Tu portais un pantalon marine et une chemise bleu pâle.Je me souviens de tes yeux sur moi pendant cette entrevue.Je n'ai rien fait pour te plaire.Je voulais tout faire pour te plaire.Mais je ne savais rien faire.J'étais éperdument amoureuse de toi.» Ils étaient émerveillés tous les deux par ce qui leur était arrivé, par leur rencontre, leur histoire, fans d'eux-mêmes, éblouis, séduits par leur propre amour.Ils s'aimaient et se le disaient sans cesse.\u0001 \u0001 \u0001 Ève, cinéaste, était fascinée par le traitement que sa mémoire et son coeur faisaient des images de ce coup de foudre qui avait changé toute sa vie.Et c'est ainsi qu'elle a fait un jour un rapprochement avec l'attaque du World Trade Center et le souvenir qu'on en garde.« Les images qu'on voit souvent finissent par perdre tout mouvement, disait-elle.J'ai appris ça à l'école de cinéma.Plus on les voit, plus elles sont au ralenti, jusqu'à perdre toute mobilité.Moi, j'ai vu et revu, cent fois, mille fois, les images de ma rencontre avec toi.Comme j'ai revu, comme nous avons tous revu, les images de l'attentat du 11 septembre 2001, qui sont désormais fixées, figées dans notre mémoire, tatouées sur elle.» Le 11 septembre 2001, Ryu était à Hiroshima avec sa mère et sa soeur.Son père venait de mourir.« J'ai vu les images à la télé, les mêmes images que toi, en même temps que toi.Pendant des jours nous avons été ensemble, toi et moi, à New York, mon amour, nous avons vu les mêmes images, pendant des jours, en même temps.Tous les regards, toutes les pensées du monde étaient tournés vers New York.Les catastrophes rassemblent les gens.Beaucoup plus que l'amour.\u2014 Moi, j'étais à New York, ce jourlà.Pas seulement mes regards et mes pensées.J'étais à New York, corps et âme.J'étais en enfer.Je ne connaissais personne, le téléphone était coupé.Je suis restée deux jours et deux nuits enfermée dans ma chambre, sans boire, sans manger, tellement j'avais peur.\u2014 Tu étais amoureuse ?\u2014 Non.\u2014 Peut-être l'étais-tu et tu ne t'en souviens pas.\u2014 On n'oublie jamais qu'on a été amoureux.\u2014 C'est une illusion.On oublie qu'on a été amoureux dès qu'on cesse de l'être.L'amour, comme la peur, a sa propre mémoire qui n'est jamais plus grande que lui et qui meurt avec lui.Croire qu'on n'oubliera pas, tu sais bien que c'est une illusion, mon amour.Tu sais bien qu'on oublie toujours tout.\u2014 Tu crois que les gens de Grozny ont oublié la guerre ?\u2014 Les gens de Grozny vont oublier la guerre, comme ceux de Beyrouth, de Bagdad, de Pyongyang.Tôt ou tard, il faut savoir oublier le mal qu'on a fait et celui qu'on a eu, sinon plus rien n'est possible.Quand on pense à la guerre, elle arrive.Les gens vont oublier, parce qu'ils en ont assez.De toute manière, la guerre n'a plus rien à faire ici.Quand tout a été détruit, elle va promener sa rage ailleurs.» Ève lui avait alors rappelé cette paix étrange qu'elle avait ressentie à Bagdad et qu'elle retrouvait encore à Grozny.Et Ryu avait dit que c'était toujours ainsi.Quand la guerre est finie, vraiment finie, les villes sont extraordinairement paisibles.« Comme après l'amour », disait-il.Ève nageait autour de son île et pensait à son amant, qui se trouvait en ce moment même au-dessus de l'océan, à bord d'un avion qui l'emmenait vers New York, où elle irait le rejoindre dans quelques heures, New York où elle n'avait jamais fait l'amour, où elle n'avait connu que l'horreur et la peur.Et son amant pensait à elle à bord de cet avion, elle le savait, il lui avait dit qu'il pensait toujours à elle, il lui avait écrit, tous les jours de ce bel été, la plus belle saison de sa vie, de leur vie.Le tournage terminé, elle était restée deux semaines avec lui.Ils étaient allés passer quelques jours dans le Daguestan, sur la mer Caspienne, à deux heures de route de Grozny.À s'aimer follement, seuls au monde.Pendant tout l'été, à Montréal, Ève avait travaillé très fort au montage de son film, revoyant chaque jour le visage de Ryu, l'écoutant parler de son métier, des villes en ruines où il avait travaillé, des engins de guerre dont il voyait depuis plus de 25 ans les effets dévastateurs.« On pourra bientôt tuer des villes entières sans abîmer les infrastructures et le mobilier urbain.La bombe à neutrons, l'un des plus puissants engins de mort inventé par les hommes, ne détruit pas beaucoup.C'est une charge thermonucléaire dont le rayonnement a été augmenté, mais dont les effets de souffle, de chaleur et de radioactivité ont été très réduits, autrement dit, quelque chose qui tue les gens mais épargne les buildings, les machines, les ponts, les aqueducs.Après l'explosion, on n'aura qu'à sortir les morts de la ville, les enterrer, les brûler.Et laisser entrer des vivants qui prendront possession de lieux, qui vivront à la place des morts, dans leurs maisons, travailleront dans leurs bureaux, dormiront dans leur lit.» \u0001 \u0001 \u0001 Début août, le montage était terminé.Ève peinait à la rédaction du commentaire et des textes d'enchaînement.Le 6, comme chaque année, aussi loin qu'elle se souvienne, elle a vu au journal télévisé l'image du champignon nucléaire s'élevant au-dessus d'Hiroshima, où, 66 ans plus tôt, une forteresse volante américaine avait largué la première bombe atomique.Certainement l'acte le plus meurtrier de toute l'histoire du monde : 1 300 000 victimes en 9 secondes.Une ville entière soulevée de terre et retombée en cendres, morte.Dans le premier milliardième de la première seconde, 5000 personnes ont été sublimées, c'est-à-dire qu'elles sont passées directement, chair, viscères et os, cheveux et dents, de l'état solide à l'état gazeux.Le lendemain, Ève est allée acheter une copie du film qu'Alain Resnais avait réalisé en 1959, Hiroshima, mon amour.Elle espérait y trouver quelques idées pour achever son texte.Resnais et Marguerite Duras, à qui on avait commandé un documentaire sur les séquelles de la bombe atomique, avaient eu l'idée de l'intégrer à une fiction romanesque.Ils ont choisi d'évoquer l'hécatombe d'une ville en même temps que la tendresse d'un couple, l'horreur et le bonheur, la mort et l'amour, l'évidente nécessité de la mémoire et l'inévitable réalité de l'oubli.Ève a noté cette phrase, qu'elle mettra en exergue de son film.« De même que dans l'amour cette illusion existe, cette illusion de pouvoir ne jamais oublier, de même j'ai eu l'illusion devant Hiroshima que jamais je n'oublierais.Elle avait fait le tour de l'île et nageait maintenant face au soleil, qui versait sur l'eau des cascades de diamants.Le lac était encore très calme quand elle a atteint la petite plage déserte d'où elle était partie.Elle a marché un moment, le temps de sécher ses cheveux.Elle était détendue, heureuse.La journée sera belle.Elle va bientôt retrouver son mari.Il lui demandera, comme à chaque matin, à quoi elle a occupé ses pensées en faisant le tour de son île.Elle lui racontera peut-être qu'elle a rêvé comme toujours au grand amour, qu'elle avait vécu cette fois une torride aventure avec un architecte japonais qu'elle retrouvait parfois à New York, la plus douce, la plus heureuse des villes du monde.Son mari va sourire, comme d'habitude.Il adore ses histoires.Il va la prendre dans ses bras.Elle lui dira, comme d'habitude : « Moi aussi, je t'aimerai toujours ».Photo REUTERS Le dôme A-Bomb au parc commémoratif de la paix à Hiroshima.Photothèque La Presse © L'auteur, Georges-Hébert Germain. 7LP0301B0908 b3 lectures dimanche 7LP0301B0908 ZALLCALL 67 20:55:20 09/07/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 8 S E P T EMB R E 2 0 0 2 L E C T U R E S B 3 Autour du 11 septembre: entre réflexion et récupération MICHEL MAROIS Un an après les attentats du 11 septembre, le milieu de l'édition continue d'exploiter un filon d'autant plus riche que les conséquences des événements survenus cette journée-là toucheront l'ensemble de la planète pendant encore bien longtemps.Le premier anniversaire est évidemment une occasion parfaite.Après les ouvrages parus « à chaud », dans les jours et semaines qui ont suivi le 11 septembre, nous découvrons cet automne une série de livres plus « réfléchis ».Est-ce dire qu'ils seront plus intéressants ?Pas évident.Comme tout phénomène planétaire, les événements du 11 septembre ont été récupérés et transformés en objet de consommation.Vaste fourre-tout, la littérature 9/11 soulève de sérieuses questions éthiques.Entre la nécessité \u2014 l'obligation \u2014 de garder un témoignage documentaire et historique, d'une part, et la volonté mercantile d'exploiter des événements dramatiques, d'autre part, les livres portant de près ou de loin sur les attentats du 11 septembre sont très inégalement pertinents.Que penser, par exemple, de titres comme Bouillon de poulet pour l'âme de l'Amérique (Chicken Soup for the Soul of America) ou The September 11 Syndrome : Anxious Days and Sleepless Nights, des livres de pop-psychologie destinés à « réparer » l'âme blessée des Américains ?Quelle valeur donner au florilège d'analyses toutes plus profondes les unes que les autres des « racines du mal » ou aux publications « à répétition » de certains spécialistes ?Quel sérieux accorder à la réédition de To Reach the Clouds, l'autorécit de la traversée du funambule Philippe Petit sur un fil de fer tendu entre les deux tours en 1974 ?Il est donc bien difficile de faire le tri parmi les dizaines de publications qui envahissent nos librairies physiques ou virtuelles depuis quelques jours.Notre sélection très subjective est divisée en trois catégories : les témoignages, les analyses et ce qu'on peut appeler « les beaux livres », un mot qui caractérise bien l'ambiguïté des publications accordant la priorité aux images des attentats du 11 septembre.Témoignages Très attendu, le livre de Rudolph Giuliani, Leadership (Buchet-Chastel), nous amène au coeur des démarches politico-civiles entourant les attentats.L'ancien maire de New York, qui a redoré dans les heures et les jours suivant le 11 septembre une image très ternie par une série de démêlés, propose un récit personnel des événements qui ne manquera pas d'intéresser tous ceux qui ont été touchés par la qualité de ses interventions.Ce serait trop long d'énumérer tous les recueils de témoignages de « gens de la rue » \u2014proches des victimes, pompiers, secouristes, etc.\u2014, mais deux livres américains, Never Forget - an Oral History of September 11 et September 11 - an Oral History constituent des assemblages fort réussis de textes significatifs et souvent profondément touchants.Plus « patriotique », Among The Heroes rappelle l'intervention des passagers du vol 93 de United Airlines, qui s'est écrasé dans un champ de Pennsylvanie.En français, le plus pertinent des récits à la première personne est certes celui de Bruno Dillinger, World Trade Center 47e étage (Robert Laffont).Spécialiste en communication qui dirigeait un bureau localisé au WTC, Dillinger se livre dans son récit à un étrange strip-tease émotionnel qui en intéressera peutêtre plusieurs, mais qui devient un peu agaçant sur l'ensemble du livre.Dans un tout autre registre, Zacarias, mon frère, d'Abd Moussaoui (avec Florence Bouquillat) Denoël, offre le rare témoignage d'un proche d'un terroriste présumé.À souligner aussi, les nombreux témoignages d'artistes et d'écrivains afghans.Ainsi, West of Kabul, East of New York \u2014 an Afghan American Reflects on Islam and the West, de Tamin Ansary, traduit les déchirements que vivent la plupart des citoyens occidentaux d'origines afghane ou arabe.Aux États-Unis comme en Europe, les attentats ont provoqué une vaste réévaluation du terrorisme, de l'Islam et de l'anti-américanisme.Al-Quaida, au coeur du premier réseau terrorisme mondial, de Ronan Gunaratna (Autrement), est le résultat d'une enquête menée depuis plus de huit ans dans 15 pays par l'un des plus grands spécialistes mondiaux du terrorisme.Grâce à des entretiens avec 200 terroristes, entre autres, l'auteur trace un portrait précis et implacable de ce vaste réseau.The Cell \u2014 Inside the 9-11 Plot, de John Miller et Michael Stone, est surtout intéressant parce que Miller, journaliste à ABC, y raconte ses multiples enquêtes sur les réseaux terroristes, notamment un célèbre rendez-vous avec Oussama ben Laden.Militant Islam Reaches America, de l'historien Daniel Pipes (W.W.Norton), sert un avertissement sévère aux lecteurs américains qui méconnaissent la portée de l'islam.L'Islam mondialisé, d'Olivier Roy (Seuil), pose la question de l'intégration croissante et durable de minorités islamistes dans les pays occidentaux.Soulignant l'originalité de cette intégration et les défis de la « cohabitation », ce livre d'un des spécialistes de l'Afghanistan et de l'intégrisme musulman propose une réflexion nouvelle dans un secteur où la chose est assez rare.Deux recensions d'articles de journaux : 11 septembre, un an après (L'aube, Le Monde) regroupe les meilleurs textes parus sur le sujet depuis un an dans Le Monde ; Le jour où le monde a basculé (Ramsay) réunit les meilleures contributions de l'équipe allemande du Spiegel.Dans une perspective plus globale, le journaliste Alexandre Adler propose dans J'ai vu finir le monde ancien une réflexion sur la recomposition géopolitique survenue après le 11 septembre.Un peu décousue, l'analyse de l'éditorialiste du Monde n'en est pas moins intéressante par sa volonté de poser de nouveaux jalons pour l'évaluation des conflits.Au Québec, le dernier numéro de la revue Société est consacré à la « guerre au terrorisme », une composante essentielle de l'après-11 septembre.Rappelons aussi la publication, il y a quelques semaines, du collectif Les Tours de Babel, où 45 artistes et intellectuels d'ici prennent la parole.Beaux livres Paru très rapidement, World Trade Center \u2014 L'Architecture qui défiait le ciel (Hazan) se veut un recueil sur l'histoire des célèbres tours et du quartier qui les entourait.L'ouvrage, préfacé par le journaliste américain Mike Wallace, vaut surtout pour la qualité exceptionnelle des photographies.Encore plus que dans les textes, même les plus vains, la récupération du 11 septembre est toujours évidente dans la publication répétée des photogaphies des attentats.Les images terribles et pourtant magnifiques du choc des avions sur les tours dorées ont été reproduites dans tous les médias du monde.Les retrouver, encore, dans une publication bénéficiant d'une qualité d'impression parfaite crée un étrange malaise.Plus récents, The September 11 Photo Project et Here Is New York : a Democracy of Photographs présentent des photographies réunies dans différentes expositions new-yorkaises au cours de la dernière année.Combinant des documents réalisés par des professionnels des quotidiens et périodiques et des photographies plus personnelles des témoins des incidents, des proches des victimes, ces livres constituent de vibrants témoignages de l'humanisme qui s'est exprimé lors et autour du 11 septembre.Dans la même veine, Empty Sky - pèlerinage à Ground Zero (Stanké), de Steve Simon, est une oeuvre personnelle où les photographies témoignent d'une grande compassion.Un peu particulier, Les Écrits de septembre - New York 2001 (Textuel), de Béatrice Fraenkel, une spécialiste de la sémiologie, est une enquête photographique sur les traces écrites laissées un peu partout autour du World Trade Center après les attentats.À la fois impersonnel et profondément humain, ce livre, comme les précédents, nous ramène à la dimension essentielle des drames du 11 septembre.La fin d'un monde E L I A S LEVY collaboration spéciale Dans son dernier et incontournable livre, J'ai vu finir le monde ancien, qui vient de paraître aux Éditions Grasset, le politologue et journaliste français Alexandre Adler analyse avec brio les conséquences des attentats terroristes qui ont ébranlé l'Amérique le 11 septembre 2001.Dans ce livre brillant, mêlant l'analyse historique à l'analyse politique, l'auteur nous donne sa vision du nouveau monde qui a surgi des décombres fumants des tours jumelles pulvérisées du World Trade Center.Historien réputé, éditorialiste au journal Le Monde, directeur éditorial de l'hebdomadaire Courrier International, Alexandre Adler est un spécialiste chevronné des questions géopolitiques internationales.« Le 11 septembre fut une révélation, comme une espèce de coup de tonnerre qui subitement a éclairé d'une manière foudroyante un pan de la réalité, explique-t-il, dans une entrevue qu'il nous a accordée récemment.Une réalité amère qui nous a révélé que le XXIe siècle serait violent et que la mondialisation nous exposait à de grandes contradictions.Le monde ancien, c'était la mondialisation heureuse, les percées fulgurantes de la technoscience, le désir de partager les richesses des sociétés les plus nanties avec les peuples les plus pauvres de la planète.Puis, brusquement, nous sommes passés à la phase négative, celle qui se trouve enfouie dans tout projet humain et qui finit par poindre un jour.C'est le nouveau monde.Un monde désarçonné où il n'y a plus d'ancrage, plus de centre, plus de référence au passé.Depuis le 11 septembre, les amarres sont larguées, la terre n'est plus visible.Nous sommes ainsi entrés dans une navigation de l'humanité.» D'après cet analyste averti de l'actualité internationale, la première ligne de force de la nouvelle donne géopolitique engendrée par les événements tragiques du 11 septembre est une progression inéluctable de l'islamisme dans les contrées arabo-musulmanes.« Contrairement à ce qu'avaient prédit beaucoup de spécialistes français et américains du Moyen- Orient, dont l'islamologue Gilles Kepel, il n'y a pas de recul de l'islamisme.Bien sûr, Oussama ben Laden est à la tête d'une organisation de fanatiques relativement étroite, mais l'islamisme n'a absolument pas reculé dans le monde musulman.Au contraire, il avance à une allure effrénée.» Certes, ajoute-t-il, l'islamisme ne progresse pas partout uniformément.Il est en recul en Algérie, en grand recul en Iran parce qu'il exerce le pouvoir et que la jeunesse, qui constitue la majorité de la population iranienne, le rejette vigoureusement.« Mais il est nullement en régression dans un pays comme l'Égypte, où l'islamisme soi-disant modéré fait des progrès sociétaux quotidiens.Au pays de Naguib Mahfouz \u2014 prix Nobel égyptien de littérature \u2014 les procès d'homosexuels, qu'on juge les fers aux pieds devant des pseudo-tribunaux expéditifs, sont devenus monnaie courante.En Arabie Saoudite, où des homosexuels sont exécutés sur la place publique et où la majorité des jeunes sympathisent avec ben Laden, l'islamisme a aussi le vent en poupe.Il n'est même pas en recul dans un pays comme la Turquie.Donc, nous avons aujourd'hui dans le monde arabe un puissant mouvement islamiste dont ben Laden représente la tête terroriste extrême, mais en aucun cas coupée de sa base », estime Alexandre Adler, qui est convaincu que ben Laden n'a pas été tué au cours des bombardements de Kaboul par l'aviation américaine et se cacherait probablement à Karachi.« Je pense que ben Laden continue d'animer un réseau terroriste puissant et hiérarchisé s'attelant actuellement à planifier de nouveaux attentats.Il est vraisemblable qu'à un moment ou à un autre, ses sbires réussiront une autre attaque terroriste.Mais ça ce n'est pas le plus grave.Là où malheureusement ben Laden n'est pas vaincu, c'est surtout au niveau de sa capacité, qui n'a pas du tout été entamée, à destabiliser de grands États de la région et à conclure des alliances avec des groupes étatiques, comme il est en train de le faire avec l'Irak et l'Iran.La guerre contre ben Laden n'est pas gagnée, loin s'en faut.» Ben Laden et Hitler Alexandre Adler n'y va pas avec le dos de la cuillère ! Il compare sans détour la pensée et les desseins stratégiques d'Oussama ben Laden à ceux d'Adolf Hitler.« Je pense que cette comparaison vaut à tous les niveaux de la réalité, dit-il.Al-Quaeda est un mouvement extrêmement violent, nihiliste, destructeur, dévastateur.Il n'y a donc aucune impropriété morale à établir un parallèle avec le nazisme.Quand on voit les crimes ignominieux qu'ont commis les talibans et leurs associés arabes en Afghanistan, on comprend très vite qu'on a affaire à des gens ignobles, à une humanité qui est extrêmement très proche de ce qu'étaient les S.S.nazis exterminateurs.» Comme Hitler, poursuit Alexandre Adler, ben Laden est possédé par « une vision eschatologique, monstrueuse et folle », mais il met à son service des moyens parfaitement rationnels.On retrouve la même méchanceté jamais gratuite, la capacité à repérer le point faible de l'adversaire et à le frapper tout de suite, de toutes ses forces.« Tout comme Hitler, qui est le produit d'une société blessée et malade, ben Laden exprime aussi d'une certaine manière tout le malheur, l'angoisse, la désespérance et les nostalgies d'un monde arabomusulman en pleine crise.» « Tout comme Hitler, ben Laden est un tacticien sinon génial en tout cas très remarquable.Je dis bien tacticien et non stratège.En effet, il y a chez ces deux personnages diaboliques une faiblesse stratégique totale.Autant leurs opérations tactiques sont précises et bien exécutées, autant leur but final \u2014 pour ben Laden, la restauration du califat musulman, pour Hitler, la conquête et l'asservissement du monde \u2014 auraient provoqué des ruines épouvantables pour toute l'humanité.» D'après Alexandre Adler, l'« apocalypse » du 11 septembre a contraint le gouvernement de Washington à jeter les bases d'un New Deal américain qui concernera au plus haut point le Canada et les autres grands alliés des États-Unis.« Je pense que depuis les attaques du 11 septembre, ce constat s'élargit de jour en jour.On voit l'inadéquation des moyens du gouvernement américain d'aujourd'hui à un monde qui n'est pas celui que l'on nous avait prédit lors de la chute du mur de Berlin.Dans ces conditions, j'ai le sentiment que nous allons vers un remaniement profond de la société et de l'exécutif américains.Nous entrons dans une nouvelle phase de l'Histoire des États-Unis, qui sera ponctuée de graves crises internationales.La difficulté à laquelle se heurte en ce moment l'administration Bush pour mener une guerre contre l'Irak est le prélude de cette nouvelle phase.» \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 J'AI VU FINIR LE MONDE ANCIEN Alexandre Adler Éditions Grasset, 2002, 336 pages Alexandre Adler, politologue et journaliste français.SENSIBILITÉ Chaque événement de notre histoire, chaque tournant de l'actualité, chaque moment qui nous a fait vibrer : depuis 80 ans, une seule radio nous a fait vivre aussi intensément l'information.3077237A 7LP0401B0908 8 septembre B4 7LP0401B0908 ZALLCALL 67 20:59:20 09/07/02 B La rentrée en flashes CHANTAL GUY collaboration spéciale La question nationale chez VLB CHEZ VLB Éditeur, on se moque des sondages démontrant que les Québécois ne veulent plus entendre parler de souveraineté.Quatre titres révélateurs sont au catalogue : L'Histoire en trop : la mauvaise conscience des souverainistes québécois, de Jacques Beauchemin, Deux poids deux mesures, l'impact du vote des nonfrancophones au Québec, de Pierre Serré et Souverainistes, que faire ?de Michel Venne sont tout à fait d'actualité, tandis que Les Silences d'octobre, le discours des acteurs de la crise de 1970, de Manon Leroux, revisite à fond cette période mouvementée de notre histoire.La convention de la Baie-James UNE VINGTAINE de spécialistes soulignent à leur façon le 25e anniversaire de la première entente globale au Québec avec des autochtones.Regard sur la Convention de la Baie-James, un collectif dirigé par Alain G.Gagnon et Guy Rocher, sera disponible en quatre langues : français, anglais, cri et inuit.Chez Québec-Amérique.L'aigle à tête noire et la feuille d'érable ENTOURÉ du « départ-congédiement » de Normand Lester de Radio- Canada, le premier tome a fait fureur, franchissant jusqu'à présent le cap des 50 000 exemplaires vendus.Le Livre noir du Canada anglais 2 sera-t-il aussi populaire ?Mais le gros bouquin de la rentrée pour les Intouchables est Le Livre noir des États-Unis, de Peter Scowen.Ou pourquoi le ciel tombe sur la tête des Américains.Vertige et production VINGT-CINQ ans après Le Contrat d'inversion, l'essayiste Robert Morin publie ses plus récentes réflexions dans Vertige ! Et autres essais a-politiques, aux Herbes Rouges.Produire ou se produire, telle est la question de l'auteur.Pour en finir avec Internet Saviez-vous qu'un sondage Time/ CNN révélait, en 1995, que 57 % des Américains ne connaissaient pas le cyberespace mais que 85 % d'entre eux étaient persuadés qu'il avait amélioré leur vie ?Quel coup de pub ! Internet : La réalité après le rêve (titre provisoire) d'un ouvrage de Pascal Lapointe devrait nous renseigner sur les prophéties technologiques des années 90.et sur leurs prophètes.Aux Éditions Multi Mondes.J'ai peur de mon ordinateur TECHNOSTRESS, technophobie, maîtriser la technologie avec le sourire, n'est pas un livre pour les nuls, mais pour les peureux, concocté par un anthropologue et une psychothérapeute.Avant d'essayer de comprendre un logiciel, apprenez à croire que vous en êtes capables ! Aux Éditions de l'Homme.Pédostress COMMENT encourager ses enfants à la réussite sans les mener au surmenage ?Ces enfants que l'on veut parfaits (aux Éditions de l'Homme), écrit par une femme médecin et une mère inquiètes de l'épuisement des enfants, interroge les attitudes parentales face à la performance de leur progéniture.Touche pas à mon eau ! IL N'Y A PAS que les problèmes écologiques qui menacent les réserves d'eau potable, selon Maude Barlow et Tony Clarke.Il y a aussi la privatisation.L'Or bleu, comment la grande entreprise veut s'emparer de l'eau, traduit de l'anglais par Paule Noyart veut prévenir le citoyen de la main-mise de l'industrie sur la plus importante ressource de la planète.Chez Boréal.Marc Boilard lancera Le Code Boilard du vrai gars cet automne.L'ancien journaliste devenu politicien Jean-Pierre Charbonneau et le journaliste Michel Auger ont revu et corrigé La Filière canadienne.Une rentrée virile CHANTAL GUY collaboration spéciale Le féminisme manque-t-il de souffle ?Toujours est-il que les femmes \u2014 leur histoire, leur vécu, leurs problèmes et leurs réussites \u2014 ne seront pas au coeur des essais québécois de la rentrée 2002.Est-ce la modestie qui les étouffe ?Pour en finir avec la modestie féminine, de Pascale Navarro (chez Boréal), arrive à point nommé et devrait nous éclairer làdessus.À moins que les femmes ne soient pas assez drôles.Dans Le Sexe de l'humour ou L'Humour au féminin (titre provisoire), publié chez Triptyque, Lucie Joubert nous expliquera, entre autres choses, pourquoi on ne trouve pas beaucoup de femmes dans notre industrie de l'humour, qui fonctionne pourtant à plein régime.Pendant cette période d'« accalmie », on pourra toujours se rabattre sur la réédition, chez Lanctôt, du classique Chronique de la vie en rose, d'Hélène Pedneault, paru chez VLB en 1988.Juste retour des choses ?Nouveau marché ?Nouvelle tendance ?Les hommes \u2014 leur histoire, leur vécu, leurs problèmes et leurs réussites \u2014 prendront pas mal de place dans les librairies cet automne.En commençant par les mauvais garçons et ceux qui les surveillent \u2014 et on ne parle même pas du 11 septembre.À venir, plusieurs titres sur l'univers du crime, les éditions Trait d'union en tête.Tous deux victimes d'attentats commandés par des organisations criminelles, l'ancien journaliste devenu politicien Jean-Pierre Charbonneau et le journaliste Michel Auger ont revu et corrigé La Filière canadienne, une encyclopédie du crime au Canada depuis les années 30.Le journaliste Peter Edwards, qu'on dit être le Michel Auger de l'Ontario, est l'auteur d'une autre somme, Frères de sang, Des Cotroni à Mom Boucher, toujours chez Trait d'union.D'Andrew Mitrovica, préfacé par Michel Juneau, un livrechoc sur les Services secrets canadiens qui devrait, selon la maison d'édition, faire scandale et révéler les dessous de l'espionnage au Canada.Testament d'un tueur des Hells, de Pierre Martineau (aux Intouchables), offrira le témoignage, que l'on dit très cru, du délateur Serge Quesnel.Sur un tout autre registre, les éditions Option Santé s'attaquent aux problèmes de la violence vécue par les hommes avec L'Homme battu, un tabou au coeur du tabou, de Sophie Bosshard-Torrent, et La Violence faite aux hommes, d'Yvon Dallaire, grand défenseur de la masculinité.D'autres pourront répliquer avec Moi aussi, je m'occupe de mon enfant, le guide du père de famille monoparentale, d'Armin Brott (adapté pour le Québec par Marie-Christine Tremblay), aux éditions Momentum.Les adeptes de la virilité pure et dure ou ceux qui voudraient s'en approcher pourront consulter quant à eux Le Code Boilard du vrai gars (Les Intouchables), de Marc Boilard, qu'on peut voir à l'émission Testostérone, à TQS.Avec un tel titre, Les Dérives et Dommages collatéraux du féminisme dans la société québécoise, d'André Gélinas (Varia), laisse supposer une critique qui en fera chialer plus d'une.Plus psychanalytique, Passer au rang du père, de François Ouellet (Nota bene), parlera probablement d'autre chose que de la société québécoise matriarcale.Et c'est d'un père et de sa fille en voyage dans une Westfalia qu'il est question dans L'Est en West, de Jean Pierre Girard, chez Québec- Amérique.Côté héros \u2014 de l'Histoire, de l'actualité ou de la vie quotidienne \u2014, la collection Les Grandes Figures, de XYZ accueille cette année trois hommes : Roger Lemelin (par Julie Royer), Samuel de Champlain (par Francine Légaré) et Antoine Labelle (par Pierre Couture).Chez Libre Expression, Pierre Cayouette signe la biographie du pilote Robert Piché, qui a fait les manchettes, comme on s'en souvient, en sauvant la vie de ses passagers lors d'un vol catastrophique.et en voyant son passé déterré par les médias.Enfin, n'oublions pas ces Paroles d'hommes, entretiens sur la vie, la mort, la société.et les femmes, du journaliste de La Presse Mathias Brunet, dont nous avons parlé la semaine dernière.Pierre Foglia, Guy A.Lepage, Richard Garneau, Denys Arcand et le père Emmet Jones (Pops) ont accepté de confier leurs pensées intimes.Le lectorat québécois n'est peutêtre pas si féminin que ça, après tout ! Photothèque, La Presse Frank Cotroni se retrouvera dans Frères de sang, Des Cotroni à Mom Boucher du journaliste Peter Edwards.LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Contre la pauvreté d'esprit RÉGINALD MARTEL regimartel@videotron.ca Mémoire qui invente la vie plus qu'elle ne la décrit, miroirs qui mentent autant que ceux qui s'y mirent, tiroirs qui s'ouvrent sur d'autres tiroirs, à l'infini.À partir de ces matériaux aléatoires, Jean-François Chassay a construit avec une vigueur et une rigueur exemplaires une oeuvre de roman de maturité.L'Angle mort n'est pas un roman conventionnel, qui retracerait selon une stricte diachronie l'histoire d'un ou de plusieurs personnages, jusqu'à la chute qui signerait leur destin.L'écrivain, qui est aussi universitaire, a préféré une voie plus risquée.Il s'est imposé une contrainte de temps étroite : tout se passe en un seul jour.Il a mis en scène trois protagonistes d'égale importance, liés par le sang ou déliés par un amour mort.À chacun il a donné un langage singulier, qui devient vite reconnaissable.Un langage parlé, puisque cette architecte, ce cuisinier et cet historien, sans l'aide d'un narrateur, disent à leurs interlocuteurs, qui d'ailleurs n'ont pas la parole, mais on les entend tout de même, ce qu'ils sont ou croient être, ce qu'ils ressentent et ce qu'ils pensent.Lire ne doit pas être une activité paresseuse, mais M.Chassay aurait épargné à ses lecteurs des efforts un peu vains s'il avait écrit en tête de chaque monologue le nom du locuteur.Coquetterie de professeur sans doute, qu'on pardonne bien vite quand on s'y retrouve enfin dans ces récits parallèles, rarement concordants.Ces dissemblances renvoient à la subjectivité essentielle des êtres, même ceux qui prétendent avoir une juste idée de tout.Ce n'est pas le cas des trois protagonistes, qui ont assez vécu pour ne pas trop s'illusionner sur eux-mêmes et sur les autres.Chacun a sa façon de voir la vie, en raison de son expérience singulière sans doute, mais aussi parce qu'il affiche sa prédilection soit pour le passé, le présent ou l'avenir.Ainsi le cuisinier, un peu revenu de tout et surtout de tous, n'en a-t-il que pour le présent : « La mémoire oui, pas le passé, cette lugubre illusion.» Il construit des listes de choses ou d'événements dont l'utilité est incertaine, ce qui fait leur intérêt.Il vit seul et ne fréquente personne, sauf obligation.Il ne se passionne que pour son métier.Il l'exerce semble-t-il avec une grande compétence, qui n'est pas étrangère à sa connaissance des sciences qui ont rapport avec la gastronomie.Il aime par-dessus tout les mots de son art, surtout ceux qui sont disparus, pour le plaisir d'en faire étalage et parce qu'ils signifient encore quelque chose.Camille, c'est son nom, est un intellectuel manuel, qui ne cache pas sa méfiance, et même son mépris, envers ceux qui font métier des choses de l'esprit.Pas très sympathique, à vrai dire, ou peut-être se sert-il de sa froideur un peu hautaine pour éloigner ceux qui prétendraient l'approcher, même la cliente improbable à qui il confie, comme un cadeau, ses idées et ses humeurs.Le temps favori de Stéphane, l'architecte, c'est l'avenir.Comment ne pas y croire quand on construit les lieux des humains ?Elle a un sacré tempérament.Elle vit difficilement la maladie de son fils hyperactif, mais ne se laisse pas écraser, surtout pas par les experts qui disent tout savoir et ne peuvent rien, qui en plus se permettent de la juger.Elle a une façon de parler de ses anciens amants \u2014 elle n'en a pas pour l'instant \u2014 qui n'est guère flatteuse.On comprend que Stéphane n'a pas peur de ses désirs, mais que le baratin des séducteurs, s'il l'a amusée, ne l'a jamais abusée.Un être fascinant, qui doit épuiser vite son entourage, ne serait-ce que par la verve et la verdeur de son langage.Voilà une femme qui va avoir quarante ans, qui a quelques bobos à liquider et qui se soucie peu de jeter au visage de quiconque les mensonges et impostures qu'elle lui prête.C'est sa vérité à elle, sa manière de substituer la raison à la déraison, la logique dure aux sentiments mous.Elle exagère ?« Oui j'exagère (.), mais les gens qui n'exagèrent pas sont des lâches.Si on refuse d'exagérer, rien ne nous porte et on finit par ne plus bouger.» Ouf ! Reste l'historien, Dominique, frère de Stéphane, dont le métier l'incline naturellement vers le passé.Il n'y cherche pas l'explication du présent ou l'invention de l'avenir.Plutôt que les grands mouvements et tendances, il s'intéresse aux détails.C'est sa manière de rejeter les théories globalisantes, les systèmes préfabriqués, les écoles si vite prêtes à diaboliser ou exclure les dissidents.On le soupçonne d'être le faire-valoir de M.Chassay, qui en se passant de narrateur pouvait plus difficilement glisser ici et là son grain de sel.Comme Camille et comme Stéphane, mais de façon plus polémique, il est le défenseur de la culture et le contempteur de ceux qui la méprisent.Selon lui, des valeurs peuvent et doivent encore exister et tout n'est pas indifférent ou interchangeable.Le monde de la politique et des communications peut en prendre pour son rhume.Ce qu'il déteste le plus, et en cela il ressemble à Stéphane et à Camille, c'est le pouvoir.Celui des autres et tout autant celui qu'on feint soi-même ne pas exercer.On dira qu'il tient un discours à la mode, ce qui n'est pas faux, mais c'est en même temps un discours contre la mode \u2014 et la pauvreté d'esprit qu'elle affiche sans vergogne.L'Angle mort ne ressemble à rien, sinon par ce qu'il emprunte à des domaines assez pointus de la connaissance, neurologie, architecture ou gastronomie.Les récits en forme de monologues, procédé connu, sont poussés ici à leur extrême et heureuse limite.On reconnaît aussi des traits oulipiens \u2014 M.Chassay a lu Georges Perec.Il dit d'autre part s'être inspiré, pour chacun des six chapitres, des Leçons américaines d'Italo Calvino.La culture convie à la culture, c'est la leçon de ce roman qui, tout compte fait, n'en défend aucune autre.\u0001\u0001\u0001\u0001 L'ANGLE MORT Jean-François Chassay Boréal, 336 pages 7LP0501B0908 b5 lectures dimanche 7LP0501B0908 ZALLCALL 67 21:06:19 09/07/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 8 S E P T EMB R E 2 0 0 2 L E C T U R E S B 5 RENTRÉE LITTÉRAIRE 2002 441 romans français en 90 jours! L'empire de l'autofiction LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale PARIS \u2014 Pour ne rien changer à de bonnes habitudes, la rentrée littéraire parisienne se déroule d'abord sous le signe de ce qu'on a un peu pompeusement baptisé l'« autofiction ».Un « genre » qui consiste pour l'essentiel à écrire dans le menu détail ce qui vous est arrivé l'année dernière, ou simplement ce qui vous arrive pendant que vous écrivez le livre en question.Sans hésiter à mettre dans le bain votre propre entourage, père incestueux ou mère incontinente, amants ou maîtresses, même s'ils ne vous ont rien demandé de tel.Puis, une fois cette « autonarration » terminée, à écrire le mot Roman sur la couverture.On pourra voir dans la prolifération de ces « autofictions » une manière sophistiquée de masquer une absence quasi totale d'inspiration et d'imagination.Jusqu'à tout récemment, la boîte postale des éditeurs regorgeait principalement de romans autobiographiques d'enseignants à la retraite, qui vous parlaient de leur enfance difficile ou des merveilleuses années cinquante.Aujourd'hui, il est plutôt question de jeunes femmes de (plus ou moins) 40 ans, qui racontent comment elles viennent de se faire plaquer par un vieux ou un voyou après avoir connu une intense liaison du genre SM, et ce qu'elles révèlent trois fois par semaine sur le divan à leur « psy ».En roman, il n'y a certainement pas de mauvais sujet, même pas l'autocontemplation ou le nombrilisme, pourvu que le livre soit génial.Après tout, comme nous le disait sans ambages Philippe Sollers, « Proust n'a jamais écrit que sur sa vie personnelle et deux ou trois rues du faubourg Saint-Germain ».Encore faut-il avoir du génie.Ou alors avoir vraiment beaucoup de choses à raconter comme Catherine Millet.Mais, ces jours-ci à Paris, le journal personnel rebaptisé roman est devenu une sorte de modèle dominant sinon unique, le genre noble à l'exclusion de tous les autres.Comme l'écrit de manière définitive Josyane Savigneau, à propos du dernier Angot, à la « une » du Monde des livres, ceux qui ne se conforment pas à ce genre noble sont de simples « raconteurs d'histoires ».Pour ne pas dire des auteurs de bas étage.Assez curieusement, la critique parisienne encense à tour de bras les grands romanciers anglo-saxons \u2014 Philip Roth ou Naipaul \u2014 qui ont pour premier principe de raconter une histoire à leurs lecteurs.Mais elle méprise volontiers les Français qui tombent dans ce mauvais travers.La rentrée 2002 \u2014 plus démentielle que jamais avec 441 romans français recensés entre le 1er septembre et la fin d'octobre \u2014 est donc dominée par ce genre intimiste, qui oscille entre le journal intime et le fragment autobiographique et jamais ne se salirait avec une vulgaire histoire inventée.Au sommet de la pyramide, objet de tous les éloges et de quelques démolitions, il y a bien entendu le dernier livre de Christine Angot, Pourquoi le Brésil ?(222 pages, Stock).Depuis deux semaines \u2014 avec Tigre en papier d'Olivier Rolin (Seuil, 266 pages) \u2014 le 11e ouvrage de Madame Angot fait pratiquement les manchettes de toutes les pages littéraires importantes dans ce pays, dont toute la première page du Monde des livres.François Nourissier, grand notable des lettres, l'encense dans Le Point et parle de « suffocation ».Exception notable : Pierre Assouline qui, dans son édito de Lire, parle du « spectacle pathétique d'un écrivain qui n'a rien à dire et le dit de toutes ses forces ».Même si on n'a pas beaucoup de sympathie pour le personnage Angot \u2014 exhibitionniste de ses amours avec son père, quasi-délatrice de ses proches, hystérique dans ses apparitions publiques \u2014, on est forcé de s'incliner devant une sorte de cohérence mégalo et frénétique.Elle avait osé intituler un récent « roman » Sujet Angot.Aujourd'hui, elle nous raconte sa rencontre et sa liaison actuelle ou récente avec un journaliste littéraire parisien \u2014 dont elle nous fournit le nom véritable et la fonction à la ville, en n'omettant que le numéro de cellulaire.Sur le fond, cet égocentrisme délirant \u2014 et légèrement destructeur pour l'entourage, nommément cité \u2014est plutôt exaspérant.À ce détail près qu'il y a une véritable écriture Angot, personnelle, haletante et décapante.Ce qui nous donne un grand livre.La jouissance d'exister Prophète de l'autofiction depuis Femmes (1983), Philippe Sollers est de nouveau de la partie cette année avec l'excellent L'Étoile des amants (Gallimard, 176 pages), un livre qui se veut apologie de « la jouissance d'exister », rien de moins.Il est question de vacances amoureuses avec une jeune femme nommée Maud.Comme dans les romans précédents, mais avec une indéniable légèreté, le narrateur, qui ressemble fort à Sollers, s'offre en toute liberté une balade au travers de la géographie, de l'histoire, des oeuvres de la littérature ancienne, chinoise ou arabe.Sans oublier ici et là quelques piques empoisonnées à l'endroit des Éditions Nocturnes ou P.A.L.( ! ), spécialistes de la littérature « blafarde ».Sollers, tel qu'en lui-même, déclare ouvertement sa candidature au Goncourt dans une interview au Nouvel Observateur.Au lieu de publier en janvier, comme d'habitude, « avec les éléphants », il a choisi de « faire le petit mouton modeste et de me fondre dans le troupeau de septembre » (troupeau à la recherche des prix littéraires, il va sans dire).« Jusque-là, dit Sollers, je touchais sur des tas de petits guichets de banques locales, cette fois on dira que je tente le casse du siècle.À moins d'un toujours possible retournement de la célèbre académie Goncourt, il faut constater, depuis la sortie mardi de la première liste des concurrents, que Sollers ne fait pas partie des candidats retenus pour le principal prix littéraire.En revanche, on y trouve le nom du grand favori de la saison des prix, Olivier Rolin, avec son Tigre en papier.Autre variante de l'autofiction, ce livre très littéraire raconte, sous la forme de la confession du Narrateur à une adolescente, fille d'un ami disparu, ce que furent les années soixante-dix des maoïstes parisiens (où, de fait, un certain Olivier Rolin dirigeait pendant quelques années la « branche armée »).Malgré les réserves qu'on pourra avoir sur certains maniérismes de l'auteur \u2014 déjà prix Fémina 1994 pour Port-Soudan\u2014 ce «roman » peut être considéré à juste titre comme une oeuvre emblématique pour la génération des « soixante-huitards ».En tout cas, la louange est universelle et sans bémol.Y a-t-il une vie littéraire en dehors de cette autofiction ?Oui, tout de même.Mais lorsque les écrivains \u2014 du moins les plus adulés \u2014 ne parlent pas de leur cure de psychanalyse par l'écriture, ils oeuvrent tout de même volontiers dans les hauteurs vertigineuses du formalisme et de la recherche.L'ouvrage dont parle et parlera le tout-Paris intello est le modeste triptyque (800 pages, Grasset) de Pascal Quignard, premiers jalons d'une « oeuvre absolue » intitulée Dernier Royaume, et qui a, semble-t-il, pour ambition, de recenser les différents règnes de l'univers.Au Seuil, Antoine Volodine, déjà lauréat du prix du Livre Inter 99 pour Des Anges mineurs, publie Dondong (366 pages).Et Jean-Philippe Toussaint, écrivain emblématique des Éditions de Minuit, sort Faire l'amour (180 pages).Les raconteurs La vie littéraire parisienne est ainsi faite que, dans les cercles dominants, les « raconteurs d'histoires » ont bien mauvaise réputation.Ce qui ne les empêche pas, d'ailleurs, de prospérer allègrement.Imperturbablement, Amélie Nothomb vient de sortir son roman annuel, Robert des noms propres (172 pages), déjà numéro un des ventes en librairie.Par ailleurs, un grand copain (et un peu clone) de Frédéric Beigbeder, Yann Moix, publie chez Grasset un roman qui, à défaut de broder sur les milieux de la pub, traite avec une ironie très amusante du monde des variétés \u2014 le héros de Podium (387 pages) est un sosie professionnel de Claude François.Un livre déjà promis aux records de vente et, sans doute, à un prix littéraire.Il y a 10 ans, les éditeurs, libraires et autres critiques s'arrachaient les cheveux face à la concentration éditoriale du mois de septembre : on en était à 190 romans français.Il y en a cette année 441.Tous publiés par de grandes maisons qui ont pignon sur rue.« Parmi les nouveaux venus de cette saison, dit Assouline, 10 tireront leur épingle du jeu.» Pour ceux qui n'ont pas l'avantage d'être déjà connus par la télévision, ou qui ne bénéficieront pas d'un miracle médiatique exceptionnel, il reste la demi-douzaine de prix littéraires qui, à eux seuls, peuvent provoquer un raz-de-marée en librairie.À défaut de remporter le prix lui-même (Médicis, Fémina, etc.), il peut suffire parfois de faire partie de la liste des candidats retenus (entre cinq et 10 par prix) pour faire parler de soi et se faire un nom.Parmi les « couronnables » de cette rentrée infernale, on retiendra \u2014 entre une quinzaine d'autres \u2014 le nom de Gaétan Soucy.Par exemple pour le Renaudot.Philippe Sollers Christine Angot Olivier Rolin DICTIONNAIRES Les mots des images RUDY LE COURS Comment s'appelle ce truc, vous savez ce bidule qui ressemble à une roue d'engrenage, mais qui permet d'actionner des chenilles ?À moins de tout connaître des inventions de J.-Armand Bombardier, il est fort possible que vous ayez grand mal à trouver qu'il s'agit d'un barbotin.À moins, bien sûr, que vous consultiez le Dictionnaire Visuel de Québec- Amérique.Sa troisième édition enrichie, avec ses 6000 illustrations et ses 32 000 mots traite désormais à la fois de tous les objets petits et grands, vivants ou inertes, depuis la gamme de lecteurs numériques à la navette spatiale, en passant par les fruits et légumes tant indigènes qu'exotiques, sans oublier les merveilles plus anciennes comme la voilure des grands navires, jusqu'aux mille et un détails d'un château médiéval.Désormais s'ajoutent la thématique société, où sont représentés les lieux du culte, de la culture, du commerce ou de la santé, et de l'éducation.Les concepteurs, Jean-Claude Corbeil flanqué d'Ariane Archambault, ont pu compter sur une solide équipe de graphistes à la fine pointe des images de synthèse pour faire de cet ouvrage, bilingue de surcroît, un lieu de référence essentiel pour le professionnel en quête du mot juste ou l'autodidacte à l'insatiable curiosité et la source intarissable d'un divertissement instructif.Et quelle précision ! Le Visuel est un des très rares ouvrages à donner non pas seulement les couleurs et les motifs des drapeaux des nations mais aussi une idée précise de leur format.Ainsi, si le suisse est carré, le français et l'italien sont taillés dans un rectangle moins allongé que le canadien, l'américain ou le britannique mais davantage que le norvégien ou l'islandais.Le Visuel est facile à consulter avec sa table des matières thématique au début et les index alphabétiques français et anglais à la fin.Québec-Amérique fait un doublé pour la rentrée avec la présentation en petit format du Druide des synonymes.Si on l'a départi de l'ensemble des hyponymes qui faisait l'originalité de son grand frère paru l'an dernier, l'ouvrage collige quand même 300 000 synonymes et 40 000 antonymes, en faisant ressortir les différents sens d'un même mot.On notera à la rubrique chien tant la bête, la pièce d'une arme à feu que l'audace.En prime, à son féminin on précise qu'il peut s'agir d'une femme mauvaise.Chienne de vie ! Puisqu'il est question d'équivalences, les expressions idiomatiques représentent de vrais cassetête.L'ouvrage d'André Couture Sur le bout de la langue/On the tip of one's tongue permettra de surmonter bien des problèmes de traduction ou d'apprentissage de la langue seconde.À partir de 135 modules, l'auteur traite de pas moins de 3000 expressions qui font pas mal le tour des choses de la vie.En prime, on note les fautives apparues chez nous par l'effet trompeur des calques : ainsi, N'avoir que la peau et les os se dit To be a bag of bones dans la langue de Mordecai Richler.On aurait tort d'employer sac à os ou paquet d'os.Le Robert-Collins senior se veut pour sa part un dictionnaire bilingue à la page.Avec ses 300 000 mots et expressions, sa nouvelle mouture s'attarde au vocabulaire d'Internet, des biotechnologies et même du terrorisme.L'Internet donne lieu à une petite guéguerre entre la France et le Québec dont tiennent compte à des degrés divers les dicos de la rentrée.Si l'Hachette, le Larousse et le Robert ont adopté courriel que n'emploient pas les Français, seul le Larousse accepte clavarder et clavardage.L'Hachette et le Robert leur préfèrent chat, tout en précisant que la recommandation officielle serait causette.L'Hachette, qui se présente sous forme encyclopédique, tient compte du 11 septembre en acceptant deux entrées : Al-Quaida et Oussama Ben Laden, qu'ignore le Larousse.Les deux dictionnaires mentionnent la désintégration des tours jumelles à la rubrique New York.Le Petit Robert, qui s'en tient aux mots sans majuscule, innove cette année avec 650 encadrés étymologiques qui permettent une lecture transversale de certains mots clés.Ainsi, on peut voir comment détresse est passé à l'anglais qui l'a adopté, décliné et renvoyé au français sous forme de stress.Quant à mail dans le sens de courriel, qu'adopte aussi le Robert, souhaitons qu'il ait maille à partir chez nous.Car tel est l'apport des emprunts : ils permettent tantôt d'enrichir la langue, tantôt d'abrier, qu'accepte désormais le Larousse, la paresse bête.Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse © Des dicos et encore des dicos.Du lundi au vendredi à 11h Une production vous llez y goûter! 7LP0601B0908 b6 diman 7LP0601B0908 ZALLCALL 67 21:23:25 09/07/02 B LITTERATURE ETRANGERE ROMAN HISTORIQUE Un vieux flic desabuse De Grand'Anse a Grande Anse JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration speciale On attend le dernier Montalban comme on attendait naguere le Christie (Agatha) de l'annee.Et jamais elle ne nous decut, la vieille dame indigne des polars anglais.Et jamais non plus Montalban qui depuis 30ans et des poussieres nous regale avec ses personnages qui, tous, ont un point commun avec lui : le desabusement.Le desabusement de la gauche europeenne, evidemment.Particulierement la gauche espagnole, voire catalane, qui est revenue de tout (comme celle des pays voisins), et meme de plus loin que tout.A la mort de Fanco, horrible cancer plus horrible que Hitler et Mussolini .que ces deux-la me pardonnent, c'est difficile d'etre le champion de l'ignoble .qui devora l'Espagne et, de surcroit, pour faire bonne mesure, devora l'espoir.Alors la gauche des pays iberiques se mit a considerer le monde comme un panier de scorpions, meme a gauche, et ne crut plus a rien.Le fameux nihilisme, le nada espagnol, comble, s'endormit en eructant.C'est alors, dans les annees 70, que Manuel Vazquez Montalban inventa un personnage de detective prive auquel il allait coller tous ses malheurs a lui : desabusement, nihilisme, gauche decue, et meme (surprise) litterature decue .car ce monsieur denomme Pepe Carvalho a l'habitude de bruler des livres (sacrilege !) lorque l'envie l'en prend.Comme ca, pour rien.Justement : pour rien, nada, soit qu'il ait adore le livre qu'il decide de bruler dans sa cheminee, soit qu'il l'ait hai.C'est comme cela.Ce qui fait des romans de Montalban beaucoup plus que des polars.D'evidence, Pepe Carvalho traine avec lui d'autres personnages passionnants.Le premier, la premiere : Charo.Une madame qui gagne sa vie grace au plus ancien metier du monde, et qui aime Pepe, le bourru.Paradoxe, absurdite, melancolie.De l'amour demythifie.Ensuite, Biscuter.Le vilain, le nabot, le complice, le serviteur.Et la, il faut rappeler la gastronomie qui regne dans tous les livres de Montalban, car Pepe Carvalho est un fieffe gourmand, et gourmet, et gastronome, et cuistot.Un inventeur extravagant de recettes de cuisine que l'on trouve a travers l'action du roman, et Biscuter est son eleve, son emule, un genial gatesauce qui depasse souvent son Chef.Pas etonnant avec une telle panoplie d'acteurs que les romans de Montalban aient un succes enorme.Il y a des amateurs eclaires (un peu beaucoup gastronomes, qui ont essaye les recettes et se sont regales, puis inclines), il y a des maniaques du polar qui sort un peu des sentiers battus, il y a des trotskystes, des anars et d'anciens communistes decus.ce qui fait beaucoup de monde.Voici que les dernieres nouvelles de Pepe Carvalho sont bonnes, mais un peu tristes, tres nostalgiques, puisque le siecle se termine et que le flic a beaucoup vieilli, il atteint maintenant l'age de la retraite, Charo aussi, (qui revient d'Andorre ou elle a tenu une espece d'hotel absurde durant sept longues annees), et de meme pour Biscuter qui, lui, soudain s'interesse a des sectes un peu nationalistes et beaucoup bandites .tout en faisant tout de meme une cuisine succulente, ces choses-la c'est comme la bicyclette, cela ne s'oublie pas .et je vous recommande quelques-unes de ses creations.Le roman s'intiule L'Homme de ma vie.Cet homme, c'est evidemment Pepe Carvalho tel que vu par une ancienne beaute nommee Yes, personnage d'un des anciens livres de Montalban, Les Oiseaux de Bangkok.Voila la confusion des personnages, sinon des sentiments.Mais il n'est pas necessaire d'avoir lu ce livre pour appecier Yes, femme compliquee et amoureuse, qui fait l'amour avec Pepe sous l'oeil d'une video tenue par son mari.et bien d'autres choses que la decence comme le suspense interdisent de devoiler.L'essentiel, peut-etre, n'est pas la.Il est dans la decouverte par le lecteur du monde du renseignement international, avec ses intrigues compliquees et meme retorses, et ses activistes impossibles mais vrais.Bref, Montalban vieilli est encore meilleur que naguere.Pepe Carvalho aussi, puisque c'est le meme homme.L'auteur et sa creature se sont fondus, on ne sait plus de qui on parle.C'est peut-etre le reve de tout romancier ?\u0001\u0001\u0001\u0001 L'HOMME DE MA VIE Manuel Vazquez Montalban Christian Bourgois Editeur, Paris, 298 pages MARIO DUFRESNE collaboration speciale Louise Simard et Louise Lacoursiere ne partagent pas seulement le meme prenom.Les deux ont publie recemment le second tome de leur histoire ; chacune met en scene un personnage feminin hors du commun et enfin, l'action se deroule dans un lieu homonyme.La s'arretent les similitudes.Ce qui caracterise Louise Simard, c'est ce sixieme sens qu'elle possede pour debusquer des pans de notre histoire trop souvent oublies ou meme surtout trop souvent occultes.Ce fut le cas avec La Route de Parramatta qui faisait revivre le destin de patriotes quebecois exiles en Australie.Ce le fut egalement, un peu plus recemment, avec Thana, La Fille-riviere qui lui a valu le Grand prix litteraire Archambault et qui devait marquer le debut d'une saga inspiree du peuple Mesquakies, victime d'une campagne d'extermination de la part des Francais au XVIIIe siecle.Grand'Anse Grand'Anse se trouve en Martinique.Surnomme l'ile aux fleurs , c'est un lieu d'une grande beaute que Thana ne pourra apprecier qu'en de tres rares occasions.A peine debarques, elle et Kiala seront jetes en prison apres qu'on eut tente, en vain, de les vendre comme esclaves.Puis, par un concours de circonstances, Thana sera enfin achetee par la fille d'un riche planteur et envoyee a Grand'Anse.Il en ira cependant tout autrement pour celui qu'elle aime.Kiala devra demeurer encore longtemps prisonnier.Va pour l'histoire d'amour qui permet de surmonter bien des obstacles.Mais Thana, Les Vents de Grand'Anse, c'est avant tout l'histoire d'une quete, celle de la liberte et de son corollaire, la dignite.A ce point de vue, les deux tomes se ressemblent.Toutefois, ce qui etonne dans le deuxieme, ce n'est pas tant qu'aux yeux de l'auteure, tous les Mesquakies soient beaux, forts, courageux et braves .ceux qui ont lu La Fille-riviere, dont il s'est vendu 65 000 exemplaires en France seulement ., sont deja habitues a ce que l'on frole ici le mythe du bon Sauvage .Non, ce qui surprend, c'est l'approche adoptee par Louise Simard pour decrire les conditions de vie des esclaves noirs sur l'ile.Ces derniers apparaissent trop souvent comme resignes, voire dans certains cas heureux de leur sort, et la plupart du temps faisant preuve de mesquinerie les uns envers les autres.Bon, ca bascule a un moment donne, mais la encore, on se pose des questions.Pas qu'il faille absolument ajouter le mythe du bon Negre au mythe du bon Sauvage , mais on a l'impression d'etre en face d'une certaine injustice.C'est peut-etre ce que l'on pourrait reprocher le plus a l'auteure.Mais il faut tout de meme rendre justice a Mme Simard, le recit est captivant d'un bout a l'autre et qui sait si, sans elle, on aurait un jour entendu parler des Mesquakies Grande Anse On aurait pu croire le sujet epuise, tellement Louise Lacoursiere nous a decrit en long et en large et d'une maniere chronologique la vie d'Anne Stillman, tant a New York qu'a Grande Anse, en Haute-Mauricie, dans Anne Stillman : le proces, mais ce n'est pas le cas.Dans le premier tome, on misait a la fois sur ce qui fut baptise le proces du siecle parce qu'il mettait en presence James A.Stillman, president de la National City Bank et sa femme Anne qu'il accusait d'adultere et sur l'univers dans lequel chacun d'eux evoluait.Dans le deuxieme tome, l'auteure s'attarde davantage sur les protagonistes, sur ce qu'ils ressentent, a l'interieur.Louise Lacoursiere possede indeniablement le don de raconter une histoire.Si on a pu lui reprocher un style qui s'approchait du guide touristique dans sa premiere tentative, dans le cas present : oubliez ca ! Bien sur, elle nous donne une fois de plus l'envie de visiter cette Haute-Mauricie qu'elle affectionne particulierement et qu'elle habite, mais ca s'arrete la.Les nombreux personnages qui peuplent le bouquin prennent tout l'espace.On vit litteralement en leur compagnie durant les quelque 500 pages que compte Anne Stillman : de New York a Grande Anse.On les aime, on les deteste, on partage leur joie ou leur peine.Et surtout, on a hate de sa voir qui dit la verite et qui ment.Suspense a l'horizon ?Mets-en.Une derniere suite Les admirateurs de Fabienne Cliff seront heureux d'apprendre qu'elle vient de faire paraitre un troisieme tome du Royaume de mon pere relatant les aventures de Miss Mary Ann.A l'instar du deuxieme volume, l'auteure a choisi le cadre de la Deuxieme Guerre mondiale pour nous raconter les peripeties de son heroine qui est nulle autre que la fille non reconnue du duc de Windsor.Cette fois-ci, c'est a Winston Churchill en personne qu'elle devra la reconnaissance d'avoir pu, une fois de plus, mettre tous ses talents et ses charmes en valeur afin de sauver le monde libre, retrouver son nom veritable et.son amant.Ce Lady Belvedere vous en rappelle un autre ?Exact, car plusieurs personnages introduits dans Miss Mary Ann Windsor refont surface.Les lecteurs retrouveront avec plaisir Claude Foucault, le pianiste-agent secret et amoureux de Marianne, l'infame Axel Wenner-Gren et toute cette galerie de portraits et de decors extravagants qui sont la marque de commerce de Mme Cliff.Pour fans seulement.\u0001\u0001\u0001 THANA LES VENTS DE GRAND'ANSE Louise Simard Libre Expression, 402 pages \u0001\u0001\u0001 1.2 ANNE STILLMAN : DE NEW YORK A GRANDE ANSE Louise Lacoursiere Libre Expression, 500 pages \u0001\u0001\u0001 LE ROYAUME DE MON PERE LADY BELVEDERE Fabienne Cliff VLB editeur, 511 pages Tintin pour toujours JOCELYNE LEPAGE LA REVUE Science & Vie propose un numero special consacre aux liens entre les aventures de Tintin et les aventures de la science et des technologies.Il y a du p'tit debrouillard et du scientifique en herbe dans Tintin.Peut-etre certains savants d'aujourd'hui, au bord de la retraite, sinon carrement dedans, doivent-ils leur vocation a Herge.En tout cas, les savants que l'on y rencontre, en commencant par le professeur Tournesol, sont peutetre distraits, durs d'oreille, parfois un peu fous, ils ont neanmoins la chance de voyager beaucoup, ont du prestige et mettent de l'action dans les intrigues que Tintin doit resoudre.C'est ce qu'explique ce numero special, qui passe en revue non seulement les savants, mais aussi leurs inventions.Et pas seulement les inventions des savants, mais les trucs de Tintin pour se tirer d'un mauvais pas, les voitures que conduisent les differents personnages, les animaux qui peuplent ses aventures (souvenez-vous du serpent qui avale Milou, du perroquet qui mord Tintin et qui se reprendra plus avec le capitaine Haddock, du nasique, ce singe au pif qui ressemblait tellement a Rastapopoulos, du lama qui crache.Science & Vie n'a pas oublie, bien sur, la fusee a carreaux rouges et blancs qui a mene nos amis sur la Lune avant tout le monde.Un numero bien fait et fascinant, pour lequel la succession d'Herge semble avoir permis l'utilisation d'autant d'illustrations que possible.La rentree en flashes Les historiens de l'heure SELON LE chroniqueur Louis Cornellier, les historiens du Quebec prennent depuis quelques annees le risque d'une parole intellectuelle, polemique meme sur la place publique.Les Devoirs d'histoire, des historiens quebecois sur la place publique se veut une celebration des retrouvailles des historiens quebecois les plus originaux et de la question nationale .Chez Septentrion.Arguments pour Kyoto GAETAN LAFRANCE fait l'histoire et l'analyse de la consommation energetique de l'humanite dans La Boulimie energetique, suicide de l'humanite ?C'est un titre provisoire, mais il donne le ton de l'ouvrage.Aux Editions Multi Mondes.De beaux livres.AMOUREUX DE l'art ou des livres de table a cafe, vous serez servis par les Editions de l'Homme.Suzor- Cote, matiere lumiere, de Laurier Lacroix parle de l'oeuvre et du peintre, qu'on celebre par une expo au Musee du Quebec cet automne.Les Estampes de Betty Goodwin, de Rosemarie L.Tovell se veut un catalogue raisonne de son oeuvre gravee , que le Musee des beaux-arts du Canada promene en tournee.La Peinture au Quebec depuis les annees 1960, de Robert Bernier presente 170 artistes des 40 dernieres annees et Quebec sous la neige, de Claudel Huot et Michel Lessard rassemble des photographies de scenes hivernales dans la ville de Quebec.Tous des livres abondamment illustres, bien sur.Revolution ingrate ?UN NOUVEAU regard sur le laicisme et l'anticlericalisme de la Revolution tranquille.Et si la religion catholique avait joue un role tout aussi revolutionnaire au Quebec ?Sortir de la Grande noirceur , l'horizon personnaliste de la revolution tranquille, de E.-Martin Meunier et Jean-Philippe Warren, chez Septentrion. 7LP0701B0908 b7 diman 7LP0701B0908 ZALLCALL 67 21:28:21 09/07/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 8 S E P T EMB R E 2 0 0 2 L E C T U R E S B 7 DIVERS La continuation poétiquede Miche l Chartrand MICHEL LAPIERRE collaboration spéciale « À 85 ANS, J'AI peut-être un pied dans la tombe, mais l'autre, je suis encore capable de le lever assez haut pour botter l'cul d'un ministre.» Il n'y a qu'un seul Québécois qui puisse parler de cette façon-là.Et il n'est même pas membre de l'Union des artistes ! Situé au-dessus des catégories habituelles, il fait partie d'un cercle très restreint où l'on retrouve Jos Montferrand, Louis Cyr, Maurice Richard et le frère André.Michel Chartrand est une légende.Il n'est que ça, mais c'est déjà beaucoup.Comme toutes les légendes, sa réputation ne tient qu'à une petite chose.Une petite chose unique, très simple, inimitable.On la sent dans chacun des propos lapidaires que Fernand Foisy a eu l'heureuse idée de rassembler sous le titre Sacré Chartrand ! (Lanctôt).Il s'agit d'un ton.Michel Chartrand se définit par un ton.Ce natif d'Outremont, cet ancien de Brébeuf, ce lecteur de Proust a curieusement les intonations mythiques de l'anarchiste du terroir.C'est si vrai qu'au cours de sa vie, la verdeur folklorique lui aura valu la prison plus souvent que bien des bandits.La France a les Pensées de Pascal ; il faut bien que le Québec se résigne à avoir les pensées de Chartrand.S'il n'y a rien de plus français que Pascal, on doit reconnaître qu'il n'y a rien de plus québécois que Chartrand.Comme Pascal, Chartrand est un mystique qui, libéré de toute scolastique et de tout jésuitisme, proclame qu'il n'y a qu'un choix à faire dans la vie, un choix entre deux extrêmes : tout ou rien.Michel Chartrand rêvait d'être moine.Au fond, il n'est jamais sorti de la trappe d'Oka.Je ris pour me sauver Quand ce gueulard affirme que le Parti québécois et le Parti libéral du Québec se ressemblent et sont tous deux remplis de « baveux », de « prétentieux » et de « parvenus », il y a certes dans ses propos de la simplification, de la grossièreté et de l'injure.Le PQ et le PLQ, « c'est comme une paire de fesses, précise Chartrand, tellement ils sont pareils.» « Et au centre, on a le p'tit trou de cul.Dumont.» Mais les vociférations expriment aussi une rage de pureté, une angoisse de la perfection.Chez Chartrand, c'est la profonde nostalgie de l'absolu qui provoque l'humour.Au nom de tous les Québécois, il ose dire : « Je ris pour me sauver.» Cette manière de voir l'humour comme un salut, le poète Nicolas Kis, né à Lanoraie en 1978, la partage sûrement avec Chartrand, malgré leur grande différence d'âge.Kis se voit comme une victime de la civilisation pharmaceutique de l'obésité et de la boursouflure que Chartrand stigmatise sous le nom plus traditionnel de capitalisme.Les Éditions Trois-Pistoles ont publié les Oeuvres posthumes \u2014 oui, posthumes ! \u2014 du jeune poète.Mais tout indique qu'il n'est pas encore mort de suralimentation.En proie, comme Chartrand, à un désir insatisfait de révolte, Kis rappelle, avec ironie, que « la pureté crée une demande », selon l'expression obscène des économistes qu'il déteste.« Qu'est-ce que la jeunesse, se demande-t-il, sinon un abcès de rage ?» On comprend vite que le « foie gras au ritalin millésime 2000 », ultime bienfait psychédélique légué par les baby-boomers, ne réussira jamais à calmer cette rage.L'énergie du désespoir Le jeune poète ne partage pas tout à fait la vision d'un représentant de la génération de Parti pris comme André Brochu.Dans La Grande Langue, subtil essai-fiction réédité par XYZ, Brochu, pincesans- rire, affirme que l'anglais, idiome de l'argent et du pouvoir, n'est plus l'anglais, mais la Langue absolue qui « est au français ce que la puissance est au désespoir ».Pour Kis, ce n'est pas tant notre langue qui compte que notre ton.Le jeune homme pense que le ton poétique peut, malgré la faiblesse du français, canaliser la surprenante énergie du désespoir pour changer la société.Voilà pourquoi la poésie de Kis, rap intériorisé, matière en fusion, comprend un « manifeste » et des « écrits politiques ».Kis apostrophe ceux qu'il dépeint comme les parvenus de la Révolution tranquille en usant d'un ton nouveau, riche, efficace, métallique.Les parvenus qui ne voient qu'envie, ingratitude et impatience dans le socialisme désespéré de la frange la plus rageuse de la jeunesse n'ont qu'à se bien tenir.Kis leur révèle que l'avant-garde de la génération du suicide perçoit en réalité sa révolte « comme une fuite de l'animal hors de son refuge ».Pour le jeune poète, orphelin des rêves des années soixante et soixante-dix, le but de la révolution n'est plus le partage des richesses, mais le partage du droit à l'existence.Les armes des contestataires ne sont plus les grèves, les manifs, les sit-in et les bombes, mais la poésie clandestine, le sida, l'overdose et le suicide.« Ce n'est pas une bombe que je place en vous mais un virus », lance Kis à la face de ses anciens professeurs.« Vos livres et votre enseignement puent les privilèges sociaux et les bons petits procédés.» Michel Chartrand, lui aussi, s'en prend aux bonzes honnis par Nicolas Kis.Selon l'ex-syndicaliste, les universitaires, ces « jeunes baveux » dont il aurait pu être le père, ont pris la place des curés et « assommé le Québec à coup de discours creux et arrogants ».Tandis que Chartrand, dans son dernier combat, réclame de l'État une allocation uniforme versée à tous pour éliminer la pauvreté, Kis exprime, au nom du « nouveau socialisme » qui « naît par désespoir », une « obscure envie de la nation ».Il y a, entre nos deux révoltés, une continuité de ton, plus profonde et plus chargée d'espoir que la continuité politique : celle de la puissante poésie populaire québécoise qui a réussi à créer la légende même de Michel Chartrand.\u0001\u0001\u0001 SACRÉ CHARTRAND ! Fernand Foisy Lanctôt, 128 pages \u0001\u0001\u0001\u0001 OEUVRES POSTHUMES Nicolas Kis Éditions Trois-Pistoles, 216 pages \u0001\u0001\u0001 LA GRANDE LANGUE André Brochu XYZ, 80 pages Photothèque La presse © Michel Chartrand LES CORRECTIONS Jonathan Franzen Boréal www.editionsboreal.qc.ca « Un passionnant roman familial.» Didier Jacob Le Nouvel Observateur « Une Amérique qui fait un peu peur et que Franzen a superbement résumée en quelque 700 pages dont toutes valent la peine d'être lues.» Caroline Montpetit, Le Devoir « C'est un livre choc, phare, événement.» Pierre-Yves Pétillon, Le Point 720 pages 29,95 $ Roman traduit de l'anglais (États-Unis) par Rémy Lambrechts 3076848A 3057721A La rentrée en flashes CHANTAL GUY collaboration spéciale À la poursuitede Louis Riel NOTRE COLLÈGUE Pierre Vennat, parti cette semaine en préretraite, publie un huitième livre d'histoire militaire en 12 ans.Voyageurs et carabiniers à la poursuite de Riel (aux Éditions du Méridien) aborde un aspect méconnu de notre histoire, soit l'aventure des militaires canadiens- français partis aux trousses de Louis Riel, en 1885.Il sera question de l'attitude ambivalente des francophones du Québec, à la fois favorables à Riel et fiers de leurs militaires.Parti pris UN ESSAI SUR la psyché des électeurs au Canada, ce n'est pas de refus, dans ce pays où un parti souverainiste a déjà été l'opposition officielle du gouvernement fédéral.Partis politiques et comportement électoral au Canada, de James Bickerton, Alain G.Gagnon et Patrick J.Smith (traduit par Dominique Fortier) dévoile, entre autres choses, les facteurs qui motivent l'attachement à un parti et les conséquences de cet attachement sur les stratégies électorales.Chez Boréal.Imagine.TRADUIT PAR le journaliste et écrivain Gil Courtemanche, Le Défi de l'imagination, comment résoudre les problèmes de l'avenir, de Thomas Homer- Dixon, se penche sur la nécessité pour les citoyens de réinvestir leur imagination afin de faire face, avec intelligence, aux problèmes complexes de notre époque, tâche que nous préférons abandonner aux « experts », que nous croyons plus inventifs.À tort, semble-t-il.Chez Boréal.Des hommes en colère JANETTE BIONDI signe Pierre Gauvreau, le jeune homme en colère chez Lanctôt, une biographie qu'on dit non censurée et « qui ne craint pas la controverse ».En compagnie du bouillant Gauvreau, on visitera 50 ans d'histoire culturelle, sociale et politique au Québec.Aussi chez Lanctôt, le quatrième tome des Écrits polémiques de Pierre Bourgault.Pierre Gauvreau, ici en compagnie de Charles Binamé, qui a réalisé un documentaire à son sujet. 7LP0801B0908 7LP0801B0908 ZALLCALL 67 21:40:13 09/07/02 B Louise Cousineau 12:00 r - LE BRUNCH DE MAMAN DION Bruno Pelletier inaugure la nouvelle saison de Therese Tanguay- Dion.Nouvelle formule avec visites d'auberges et diverses trouvailles.19:30 a - LES HA! HA! Avant La Petite Vie, il y a eu les Ha! Ha! a l'ancien Club Soda, ou on a beaucoup ri.La serie tele faisait tellement peur a Radio- Canada a l'epoque qu'on la diffusait a 23h.Les temps ont change.20:00 a - LA PETITE VIE Jean-Lou (Michel Cote) veut entrer dans l'armee et il veut avoir l'air plus homme.Gros contrat.Un episode extraordinaire.20:00 A - LE PLAISIR CROIT AVEC L'USAGE Marc Messier se fait donner l'aubade, notamment par Marina Orsini, qui lui chante Put your head on my shoulder.20:00 r - LE MARIAGE DE MON MEILLEUR AMI Un de ces films charmants dont Julia Roberts a le monopole.Une belle comedie romantique qui ne vous fera pas mal.Hasard: la version originale passe aussi ce soir, a 21h, a ABC.20:30 a - ICI LA RENTREE Emission de presentation de la nouvelle saison de Radio- Canada, animee par Chantal Fontaine et Jean-Rene Dufort.Plein de vedettes, mais la plus attendue est le chef de l'ADQ, Mario Dumont, qui presentera la serie Bunker, le cirque, une puissante satire de la politique.23:00 3 - IL ETAIT UNE FOIS LA REVOLUTION Pas aussi bon que dans l'Ouest, mais c'est quand meme un Leone acceptable.Comment des naifs se sont fait entrainer dans une revolution.Avec Rod Steiger et James Coburn.B8 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2002 LES UNS ET LES AUTRES Samuel L.Jackson: la classe! Samuel L.Jackson peut tout porter : la toge dans Star Wars, la bible dans Pulp Fiction, le requin dans Peur bleue ou le kilt comme dans Le 51e Etat.Ca doit etre ca la classe, conclut Cine Live qui l'a rencontre.Q Est-ce que comme Elmo, votre personnage, vous avez ressenti le besoin de vous liberer de quelque chose a une periode de votre vie ?R Disons qu'il m'a fallu du temps pour realiser que j'etais du mauvais cote de la route a un certain moment de ma carriere.A mes debuts, quand j'etais sur les planches, le theatre etait une combinaison entre l'art d'une part, et le sexe, la drogue et l'alcool d'autre part.Et j'avais tendance a me focaliser beaucoup plus sur le sexe, la drogue et l'alcool que sur l'art ! A un moment, j'en ai eu marre de me retrouver regulierement en cure de desintoxication ou chez les Alcooliques anonymes, et de perdre des roles.Il a fallu que j'apprenne a me passer de ces substituts une fois pour toutes.Apres, j'ai pu m'epanouir au plan de la creation et, plutot que de chercher l'oubli dans la drogue, j'ai appris a m'oublier dans mes personnages.Q On a l'impression, au vu de votre parcours, que vous avez du vous imposer d'abord comme acteur noir avant de pouvoir etre tout simplement acteur.La donne a change aujourd'hui R C'est vrai que pendant longtemps, les roles ont ete tres specifiques, tres types.Je me souviens avoir eu des discussions hallucinantes avec mon premier agent.Je tombais sur un bon script et je lui demandais pourquoi il ne m'avait pas mis sur le coup.Et il me repondait que le personnage n'etait pas noir.Je lui disais Comment tu le sais ?Il me retorquait Ce n'est pas ecrit dans le script.Meme aupres des producteurs, il fallait faire valoir le fait qu'un personnage pouvait etre noir sans que ca change la dynamique du film.Donc, oui, par la force des choses et des mentalites, j'ai du d'abord incarner des personnages typiquement noirs avant de pouvoir juste interpreter un personnage sans distinction raciale.ZOOM FLASH Petit portrait de Will Smith Que pense de Will Smith le realisateur des Hommes en noir 2, Barry Sonnenfeld ?Il l'a dit au magazine Studio : Will n'a pas beaucoup change depuis le premier Hommes en noir.Son ego est toujours aussi surdimensionne.Certes, il est tres malin, tres talentueux et tres beau gosse, mais c'est un peu ennuyeux parce qu'il en a conscience ! Il sait a quel point il est genial, drole et charmeur.Mais, paradoxalement, son ego est tel que je peux me permettre, sur le tournage, de rejeter 99 de ses idees, ce qui le pousse a en trouver une centieme, vraiment bonne, que j'accepte.Son enthousiasme est intact, il a toujours la meme energie incontrolable de cheval fougueux qui l'entraine a vous filer une grande claque douloureuse dans le dos quand vous ne vous y attendez pas ! Parfois, j'aimerais pouvoir engager un grand baleze qui le ligoterait a sa chaise et lui dirait : Tiens-toi tranquille ! Beau tintamarre MARIA SHRIVER a trouve une facon d'evacuer le stress qu'impose la vie avec un macho comme Arnold Schwarzenegger : elle a invite quelques-unes de ses amies, comme Jamie Lee Curtis et sa cousine Caroline Kennedy Schlossberg, a un party pour filles seulement au cours duquel elle a deballe quelques poupees d'hommes grandeur nature (gonflables ?).Puis, elle a encourage ses amies a les enguirlander tout leur soul.Beau tapage ! Ca ne coute presque rien et ca cree de solides liens entre les filles soutient-elle.La quete de James Franco JAMES FRANCO qui ressemble comme deux gouttes d'eau a James Dean .il l'a d'ailleurs incarne pour une biographie sur TNT .a passe quelques week-ends, tout depenaille, a queter dans les rues de Santa Monica et sur la plage de Venice.Et il a, parait-il, ramasse par mal d'argent.Ca lui a servi de mise en forme pour son role dans City by the Sea, ou il incarne le fils de Robert De Niro.Et l'argent qu'il a ramasse en quetant ?Il l'a remis a des oeuvres de charite.E X P R E S S DOUZE REALISATEURS italiens, parmi lesquels on note Ettore Scola, Mario Monicelli et Francesco Maselli, se sont retrouves dans les territoires occupes palestiniens pour filmer la vie quotidienne des Palestiniens et des Israeliens.Leur documentaire collectif s'intitulera Un giorno in Palestina (Un jour en Palestine).Trois ans apres Est-Ouest, Regis Wargnier prepare son nouveau film, Man to Man, qui nous conduira a la fin du XIXe siecle, alors que deux savants ecossais ramenent en Europe deux Pygmees qui deviennent des betes de foire.L'un des deux Ecossais s'acharnera a prouver que ces derniers ne sont pas des sous-hommes, contrairement a l'opinion de l'epoque.Harvey Keitel et Nick Nolte se sont engages sur le projet The Beautiful Country, un film sur le difficile retour au pays des soldats du Vietnam, ecrit et produit par Terrence Malick, le realisateur de La Ligne rouge.Elijah Wood, le heros du Seigneur des anneaux va tenir le role principal de Thumbsucker (suceur de pouce), une comedie noire tiree du roman de Walter Kirn sur une famille dysfonctionnelle, dont le fils est encore au stade oral.Premiere, Star, Cine Live, Globe Luc Besson .Etes-vous riche ?Oui.Je crois qu'il y a plus de un milliard de personnes qui gagnent moins de un dollar par jour.Ce chiffre me glace le sang.Et il y a des privilegies dont je fais partie.Je ne vole pas l'argent que je gagne.A moi d'en faire bon usage.J'ai deja 65 % de mes revenus qui vont aux impots.C'est un geste fraternel auquel je n'ai jamais tente de me soustraire.Je paie mes impots avec plaisir, meme si je ne suis pas sur qu'ils soient toujours bien utilises.Dans les 35 % qui me restent, j'essaie d'aider au maximum les gens qui sont autour de moi : ma famille et mes amis proches.Je participe a pas mal d'actions caritatives.Mais je n'en parle jamais, car ce ne serait pas sain.Je n'en tire aucune gloire.Paris Match Will Smith VOUS DITES.Far.ine DANS CERTAINES REGIONS de Bretagne, les boulangeries confectionnent encore un gateau fait de farine, de creme et d'oeufs appele far .Ce mot remonte aux Romains, qui broyaient sommairement le ble amidonnier, ce qui donnait le far, mouture grossiere dont on faisait le pain.Puis ils inventerent les meules paralleles, qui permirent d'affiner le far devenu ainsi farina, d'ou notre farine.Robert Henry .Petites histoires savoureuses des mots que l'on mange POP-CORN >>> C'EST TELLEMENT RIDICULE, ces histoires de rivalite entre actrices.Je peux etre un monstre de jalousie, si on s'approche de l'homme que j'aime, mais, dans mon metier, plus il y a de gens talentueux, plus ca sert le cinema.Beatrice Dalle >>> JE N'AI PAS D'AMIS acteurs.Oui, je rencontre des acteurs, tout se passe bien, mais je ne vais pas m'amuser a les sortir.La plupart du temps, les acteurs sont de vraies plaies.Mais, bien sur, tout le monde l'est ; moi aussi je peux etre une plaie.Anthony Hopkins VOTRE SOIREE DE TELEVISION 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO CABLE Le Telejournal Decouverte / Un singe pas comme les autres Les Ha! Ha! La Petite Vie Les Beaux Dimanches - Ici la rentree Le Telejournal Nouvelles du sport Cinema / ROMEO ET JULIETTE (2) (22:55) Le TVA 18 heures Les Gags Comicographie - Lise Dion Cinema / LE MARIAGE DE MON MEILLEUR AMI (4) avec Julia Roberts, Dermot Mulroney Le TVA Pub Les Enquetes.Garfield Seconde Chance / Une nuit decisive Le plaisir croit avec l'usage / Marc Messier Cinema / WILLIE BOY (3) avec Robert Redford, Robert Blake Chasseurs.(23:45) Changez de decor Ou est passee la noce?(2/2) Cinema / G.I.JANE (5) avec Demi Moore, Viggo Mortensen Cinema / LA CAGE DE MA TANTE (4) avec Robin Williams, Nathan Lane News Travel, Travel Golf: The Ridiculous Obsession My Wife & Kids According to Jim Law & Order: Criminal Intent CSI: Crime Scene Investigation CTV News News News Watership Down Life & Times / Juliette Show Vote Special CBC's All Star Comedy Homecoming Sunday Report Venture Reflections News ABC News Cinema / NOW AND THEN (5) avec Christina Ricci, Thora Birch Cinema / MY BEST FRIEND'S WEDDING (4) avec Julia Roberts News Pretender U.S.Open Tennis (16:00) 60 Minutes Looks at 9/11 .Raymond Becker CSI: Crime Scene Investigation ER News NBC News Dateline NBC Forensic Files Law & Order: Criminal Intent Law & Order .Machine Outdoor.Wildlife Stokes' Birds Naturescene Nature / Extraordinary Cats Frontline / Campaign against Terror National Geographic The Daniel O'Donnell (17:00) Dr.Wayne Dyer: Spiritual Solution to Every Problem / 10 Secrets for Success & Inner Peace BBC News Wall Street TVography / Wonders Years TVography / Raymond Burr Lathe of Heaven Un air de.Gueule de star Don Giovanni a l'Opera de Qc Henri Cartier-Bresson L'Actors Studio / S.Stallone Cinema / LA CRISE (3) avec Vincent Lindon, Patrick Timsit Melissa Etheridge: Profile Arts, Minds Victorian Nude Cinema / EYES WIDE SHUT (2) avec Tom Cruise, Nicole Kidman Gala Juste pour rire 2000 Hors Serie / Gianni Versace, victime de la mode Sans detour / .terroriste Top Secret - Missions CIA Cinema / IL ETAIT UNE.(3) Un nouveau souffle Centre.de l'automobile .apprendre Gilles Houde Artisans d'une psychiatrie.2/3 Monde.Dieppe: Don't Call it a Failure .anglais Frontiers of Construction Sunday@.ca .Clues Discovery's Sunday Showcase / Wild Africa Crocodile Hunter Sunday@.ca .Clues Le vent.Guide Debeur Eau.& Cie Travel Travel Route des arts Escales de.de France Pilot Guides Plan d'eau.Golfs de.camping .(18:15) .(18:40) Lulu (19:10) .(19:35) Your Big Break Cinema / CLARA'S HEART (4) avec W.Goldberg, N.P.Harris Cinema / MURDER.(23:05) NFL Football / Rams - Broncos (16:00) King of the Hill The Simpsons King of the Hill Malcolm in the Middle Charmed Off Centre Boston Public Global News Sports Canada en guerre Pare-chocs.sportives Face cachee.Staline Cinema / LE CRI DE LA LIBERTE (3) avec Kevin Kline, Denzel Washington Ghost.Journey.The Wilderness Man Flight 93: Am.New Heroes Cinema / CHINA BEACH (4) avec Dana Delany, Nan Woods Flight 93: Am.New Heroes Matchmaker Fashion File .for Love .Families .Miracles Birth Stories A Diary Between Friends Tall Ship Chronicles .Miracles Birth Stories Planete.Pop-up.Classic Albums / Paul Simon Musicographie / Barry White Presentation / Tony Bennett-Arena, Tony Bennett's New York Musicographie / Barry White SPAM Dans la peau Korn live Box Office Concert Plus / Beck live au Brixton Academy VJ Rajotte Drole de VJ Music Box Hellenic.Hellas Spectrum Luso Montreal Sino-Mtl .Vietnam Soul Call Sportivi in Diretta BBC News Foreign.CBC News: Sunday September 11: One Year.Sunday Report Venture Septembre 11: One Year Later / 9/11-Stories.Antiques.Le 11 septembre (17:30) Journal RDI Maisonneuve Zone libre / Les Recruteurs Le Telejournal/Le Point Maisonneuve Sec.Regard Enjeux Profil Sports 30 Tennis / US Open Sports 30 F1 Magazine Wakeboard Sydney Fox, l'aventuriere Saint-Tropez, sous le soleil Brigade speciale Profiler Sexe a New York Les Experts Prime Suspect Cinema / AVALANCHE (4) avec Michael Gross, Deanna Milligan Trailer Park This Hour.Take me Cinema / BATMAN RETURNS Tracker Star Trek: Enterprise Cinema / CHANCES ARE (5) avec Cybill Shepherd, Robert Downey Jr.Cinema (23:15) Sportscentral Wrestling: Sunday Night Heat Basketball / 2002 World Championship - finale Sportscentral Wrestling: Sunday Night Heat Special National Geographic Les Annees mode Panorama Cinema / LE RETOUR DE DON CAMILLO (4) avec Fernandel Franco-ont Cinema Medical Detectives Junkyard Wars While you were out While you were out / Illinois While you were out While you were out U.S.Open Tennis (16:00) Sportscentre NFL Primetime NFL Football / Cowboys - Texans Sportscentre Sacre Andy! Por Cite .le meilleur Baby Blues Bugs Bunny & Tweety Simpson Henri, gang La Clique Quads! Simpson South Park Chanter la vie Journal FR2 Passe-moi les jumelles Culture et Dependances / Islam.Matiere grise (22:10) Jrnl (23:03) .y penser Get a Life! Vox The Tribe Inquiring.Cinema / DAY FOR NIGHT (3) avec Jean-Pierre Leaud Cinema / TRUE CONFESSION Person 2.Imprint Coup de coeur Quand la vie est un combat .pour la vie 2e Peau Metamorphose Maigrir.medecine Sortie gaie Le sexe dans tous ses ebats La Filiere Le Guide.Phenomenes Question Sante Cap sur Qc .a bord Parole et Vie Sur la colline Traficomm S.T.A.R.S Taina Charmed Mix Mania La vie a cinq .Mummy 24/7 YTV's Hit List Treasure Live through this Guinevere.Weird .Mummy Don't Lick.Angel Farscape Andromeda Monstres mecaniques Lexx Highlander Aventures et.(23:15) Therese Dion 7LP0901B0908 8 septembre B9 7LP0901B0908 ZALLCALL 67 21:29:21 09/07/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 8 S E P T EMB R E 2 0 0 2 B 9 DANSE Odyssia ou l'histoire d'une renaissance ALINE APOSTOLSKA collaboration spéciale JEUDI PROCHAIN, la première mondiale d'une création d'Ireni Stamou lancera la nouvelle saison de l'Agora de la danse, délibérément placée sous le signe du métissage et des échanges internationaux.Pour la directrice, Francine Bernier, la saison 2002-2003 sera l'aboutissement de 10 années de découvertes et de collaborations, notamment avec la France et la Belgique.En 10 ans, Montréal est devenu une plaque tournante de la danse, grâce au Festival international de nouvelle danse bien sûr, mais aussi beaucoup grâce à Tangente et à l'Agora, au point que c'est presque banal de constater aujourd'hui combien les meilleures figures de la danse internationale sont présentes ici, combien les nôtres sont présentes outre-mer, combien notre danse locale est elle-même le lieu de croisements interculturels et interdisciplinaires.Avec la nouvelle création d'Ireni Stamou, le vent de l'ailleurs soufflera sur la scène de l'Agora.La chorégraphe québécoise d'origine grecque est à un tournant essentiel de sa vie, et donc de sa création.Avec Odyssia, à l'aube de la quarantaine, elle se détache de ses origines familiales et identitaires pour entrer dans une dimension plus universelle, issue d'une nouvelle disponibilité à la vie, à l'amour et à la communion avec la nature sacrée de l'homme et de son environnement.Sans éviter bien sûr la solitude, la douleur ni même la violence de ce détachement, elle veut nous dire qu'un jour, tous nous devons cesser d'être les enfants de nos origines pour boucler la boucle, évoluer et nous transformer.Toute sa pièce, un solo d'une heure dans une blancheur et une nudité absolues, tend vers cette transcendance, avec toute la dimension spirituelle qu'on lui connaît déjà mais qui, ici, atteint un paroxysme.Et plus que cela : un moment de grâce, un instant d'achèvement où tout est en parfaite harmonie, et où Ireni se sent pour la première fois si calme, si à l'aise dans une nouvelle maturité.« J'ai vraiment parachevé mon cheminement par rapport à mes origines, dit-elle, et maintenant je peux m'abandonner à la vie, au destin, à une nouvelle naissance.» Ce qui explique notamment qu'elle ait tant travaillé sur les mouvements du bassin et de la colonne vertébrale, lieux de naissance et de renaissance.Si on lui dit que tout ce blanc et ces ailes d'ange évoquent un côté carrément asexué, virginal, elle rit mais confirme : « Je suis retournée à une purification, un début, comme une redécouverte du corps, des relations, des rencontres, de la nudité.Comme si je voulais retrouver la nudité originelle de l'être.Et j'ai travaillé et vécu seule pendant tout le long processus de création, par choix personnel.Il le fallait.» Maintenant la pièce, construite en 12 tableaux entrecoupés de vidéos, est prête.Elle nous en avait montré trois courts extraits en novembre 2001 à Tangente, mais a depuis vécu dans trois autres résidences \u2014 une au Costa Rica et deux autres à Montréal, au MAI et à l'Agora \u2014 et se réjouit que le résultat ait acquis en profondeur et en densité.On a très hâte alors de retrouver sa finesse, son dépouillement et sa silhouette, et de découvrir aussi la nouvelle femme qu'elle est devenue.ODYSSIA, d'Ireni Stamou, à l'Agora de la danse, du 12 au 14 et du 18 au 21 septembre à 20 h ; infos : 514-525-1500.Ireni Stamou : « Je suis retournée à une purification, un début, comme une redécouverte du corps, des relations, des rencontres, de la nudité.» STAR WARS: EPISODE II - L'ATTAQUE DES CLONES \u0001 (G) Dim.au Mer.12:15,3:20,6:30,9:35 Jeu.12:15,3:20,9:35 LA MÉMOIRE DANS LA PEAU\u0001 (13+) Dim.au Jeu.12:35,3:15,6:30 RAPPORT MINORITIARE\u0001 (13+)Dim.au Jeu.12:10,3:15,6:20,9:25 L'ODYSSÉE D'ALICE TREMBLAY (G) Dim.au Jeu.1:10,4:10,6:50,9:10 VOIE DE PERDITION (13+) Dim.au Jeu.6:50,9:40 QUÉBEC-MONTRÉAL\u0001(13+) Dim.au Jeu.12:00,2:40,5:05,7:30,9:55 ESPIONS EN HERBES 2: L'ÎLE DES RÊVES ENVOLÉS (G) Dim.au Jeu.12:30,2:55 XXX \u0001 (v.française) (13+) Dim.au Jeu.12:45,3:30,6:20,9:10 DÉFI BLEU \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:20,4:20,7:15,9:45 LE BOULET \u0001 (G) Dim.au Jeu.9:05 SIMONE \u0001 (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:15,4:00,6:45,9:30 LE MARIAGE DE L'ANNÉE \u0001 (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:00,12:40,2:30,3:00,4:55,5:20,7:10,7:35,9:35,9:50 UNE VILLE PRÈS DE LA MER\u0001 (13+)Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:10,1:05,3:05,4:05,6:45,7:15,9:30,10:00 L'OBSÉDÉE\u0001(13+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:30, 2:40,4:50,7:10,9:20 LA TURBULENCE DES FLUIDES\u0001(G) Dim.au Jeu.1:10,4:10,7:00,9:45 8 FEMMES \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:00,4:05,7:00,9:40 SPIDER-MAN (G) Dim.au Jeu.1:05,7:05 2 pour 1 programme double w/ HOMMES EN NOIR 2 (G) LE PETIT STUART 2(G)Dim.Mar.& Mer.1:15,3:15,5:20,7:15 Lun.& Jeu.4:25,7:15 QUÉBEC-MONTRÉAL (13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:05,5:15,7:30,9:45 Lun.& Jeu.4:15,7:30,9:45 SIGNES (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:15,7:00,9:45 Lun.& Jeu.4:15,7:00,9:45 ESPIONS EN HERBES 2: L'ÎLE DES RÊVES ENVOLÉS (G) Dim.Mar.& Mer.12:30,2:55,5:00 Lun.& Jeu.4:30 XXX (v.française) (13+)Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.1:30,4:10,6:50,9:15,9:30 DÉFI BLEU (G) Dim.Mar.& Mer.12:40,3:00,5:15,7:30,9:50 Lun.& Jeu.4:15,7:30,9:50 SIMONE (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:25,4:05,7:00,9:40 LE MARIAGE DE L'ANNÉE (G) Dim.Mar.& Mer.12:40,3:00,5:10,7:25,9:40 Lun.& Jeu.4:30,7:25,9:40 SPIDER-MAN (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,7:05 2 pour 1 programme double w/ HOMMES EN NOIR 2(G) VOIE DE PERDITION (13+) Dim.au Jeu.7:15,9:40 L'OBSÉDÉE (13+)Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:50, 2:50,4:50,7:10,9:10 Lun.& Jeu.4:00,7:10,9:10 UNE VILLE PRÈS DE LA MER (13+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:50,7:00,9:35 Lun.& Jeu.3:50,7:00,9:35 SPIDER-MAN (v.française) (G) Lun.& Jeu.7:05 HOMMES EN NOIR 2(G) SPY KIDS 2: THE ISLAND OF LOST DREAMS\u0001(G)Dim.& Mar.12:30,2:35,4:40 XXX (v.o.Anglaise) (13+) Dim.& Mar.12:45,3:20,6:35 Lun.Mer.& Jeu.6:35 POSSESSION (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.4:00,9:10 Lun.Mer.& Jeu.9:10 MY BIG FAT GREEK WEDDING\u0001(G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.& Mar.12:35,2:40,3:00,4:45,5:10,6:55,7:25,9:05,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:55,7:25,9:05,9:30 BLUE CRUSH \u0001 (G) Dim.& Mar.12:50 SIMONE \u0001 (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.1:10,6:40 Lun.Mer.& Jeu.6:40 SUDDENLY NAKED(13+) Dim.& Mar.12:25,2:30,4:50,7:10,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:25 FEARDOTCOM (16+) Dim.au Jeu.9:15 CITY BY THE SEA \u0001 (13+) Dim.& Mar.12:55,3:35,6:50,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:20 ROAD TO PERDITION (13+) Dim.au Jeu.6:45,9:15 SWIMFAN\u0001(13+) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:40, 2:45,4:55,7:00,9:00 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:00 AUSTIN POWERS IN GOLDMEMBER (G) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:10,7:10 Lun.& Jeu.7:10 QUÉBEC-MONTRÉAL (13+) Dim.au Jeu.6:45,9:15 ESPIONS EN HERBES 2: L'ÎLE DES RÊVES ENVOLÉS (G) Dim.Mar.& Mer.1:25,3:40 SPY KIDS 2: THE ISLAND OF LOST DREAMS (G) Dim.Mar.& Mer.1:30,3:45 XXX (v.o.Anglaise) (13+) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:50,6:45,9:25 Lun.& Jeu.6:45,9:25 DÉFI BLEU (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:25,7:05 Lun.& Jeu.7:05 BLUE CRUSH (G) Dim.Mar.& Mer.1:10,9:20 Lun.& Jeu.9:20 SIMONE (v.o.Anglaise) (G) Dim.au Jeu.9:30 Dim.au Jeu.7:20,9:40 LE MARIAGE DE L'ANNÉE (G) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:05,3:40,5:10, 6:55,7:20,9:10,9:20 Lun.& Jeu.6:55,7:20,9:10,9:20 SPIDER-MAN (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,7:00 2 pour 1 programme double w/ MEN IN BLACK II (v.o.Anglaise) (G) SWIMFAN (13+) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:05, 3:00,5:00,7:30,9:30 Lun.& Jeu.7:30,9:30 L'OBSÉDÉE (13+) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:15, 3:15,5:10,7:25,9:45 Lun.& Jeu.7:25,9:45 UNE VILLE PRÈS DE LA MER (13+) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:00,6:50,9:20 Lun.& Jeu.6:50,9:20 LA TURBULENCE DES FLUIDES (G) Dim.Mar.& Mer.1:35,4:05,6:50,9:35 Lun.& Jeu.6:50,9:35 AMEN (v.française) (G) Dim.& Mar.1:30,4:05,6:35,9:10 LE PEUPLE MIGRATEUR (G) Dim.& Mar.1:50,4:10,7:20,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:20,9:30 QUÉBEC-MONTRÉAL (13+) Dim.& Mar.1:45,4:00,7:15,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:30 ASTÉRIX ET OBÉLIX: MISSION CLÉOPÂTRE (G) Dim.& Mar.1:45, 4:15,7:05,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:25 SIMONE (G) Dim.& Mar.1:30,4:05,7:00,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 LA POSSESSION (G) Dim.& Mar.1:50,4:20,7:15,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:30 LA TURBULENCE DES FLUIDES(G) Dim.& Mar.1:30,4:10,6:55,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:20 RAPPORT MINORITIARE (13+) Dim.au Jeu.9:15 SIGNES (G) Dim.au Jeu.1:20,4:10,7:00,9:15 LA CHAMBRE DES OFFICIERS (13+) Dim.au Jeu.3:15,9:25 QUÉBEC-MONTRÉAL (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:40,7:10,9:20 ESPIONS EN HERBES 2: L'ÎLE DES RÊVES ENVOLÉS (G) Dim.au Jeu.1:00,3:10,7:05 XXX (v.française) (13+) Dim.au Jeu.1:15,4:00,6:55,9:35 DÉFI BLEU (G) Dim.au Jeu.12:55,7:20 SIMONE (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:30,4:05,6:50,9:20 LE MARIAGE DE L'ANNÉE (G) Dim.au Jeu.12:55,3:05,5:15,7:15,9:30 UNE VILLE PRÈS DE LA MER (13+) Dim.au Jeu.1:25,4:00,6:40,9:30 L'OBSÉDÉE (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:05,3:15, 5:25,7:30,9:40 LA TURBULENCE DES FLUIDES (G) Dim.au Jeu.1:00,3:25,6:45,9:35 SIGNES (G) Dim.1:10,3:40,6:50,9:25 Lun.au Jeu.6:50,9:25 ESPIONS EN HERBES 2: L'ÎLE DES RÊVES ENVOLÉS (G)Dim.1:20,3:30 XXX (v.française) (13+) Dim.1:10,3:50,6:50,9:30 DÉFI BLEU (G) Dim.1:20,3:40,7:30 Lun.au Jeu.7:30 QUÉBEC-MONTRÉAL (13+) Dim.au Jeu.7:20,9:40 SIMONE (G) Dim.au Jeu.9:40 LE MARIAGE DE L'ANNÉE (G) Dim.1:30,3:45,7:10,9:35 Lun.au Jeu.7:10,9:35 L'OBSÉDÉE (13+)Laissez-passer refusés Dim.1:00,3:00,5:00,7:30,9:35 Lun.au Jeu.7:30,9:35 SPIDER-MAN (v.française) (G) Dim.1:30,7:00 2 pour 1 programme double w/ HOMMES EN NOIR 2(G) UNE VILLE PRÈS DE LA MER (13+) Dim.1:00,3:30,7:00,9:30 Lun.au Jeu.7:00,9:30 ESPIONS EN HERBES 2: L'ÎLE DES RÊVES ENVOLÉS (G)Dim.1:00,3:15,5:15 SIGNES (G) Dim.1:50,4:35,7:10,9:50 Lun.au Jeu.7:10,9:50 XXX (v.française) (13+) Dim.1:20,4:15,7:00,9:40 DÉFI BLEU (G) Dim.au Jeu.7:15,9:35 LE MARIAGE DE L'ANNÉE (G) Dim.2:00,4:45,7:30,9:55 Lun.au Jeu.7:30,9:55 SPIDER-MAN (v.française) (G) Dim.1:30,7:25 2 pour 1 programme double w/ HOMMES EN NOIR 2(G) UNE VILLE PRÈS DE LA MER (13+) Dim.1:40,4:25,7:05,9:45 Lun.au Jeu.7:05,9:45 L'OBSÉDÉE (13+)Laissez-passer refusés Dim.1:10,3:25,5:10,7:20,9:30 Lun.au Jeu.7:20,9:30 ESPIONS EN HERBES 2: L'ÎLE DES RÊVES ENVOLÉS (G) Dim.1:20,3:20 DÉFI BLEU (G) Dim.au Jeu.7:20,9:25 SPIDER-MAN (v.française) (G) Dim.1:00,7:10 2 pour 1 programme double w/ HOMMES EN NOIR 2(G) CITY BY THE SEA (13+)Dim.1:10, 3:30,7:00,9:20 Lun.au Jeu.7:00,9:20 L'OBSÉDÉE (13+)Laissez-passer refusés Dim.1:25,3:15,5:15,7:25,9:15 Lun.au Jeu.7:25,9:15 SERVING SARA(G) Dim.1:30,3:35, 7:30,9:35 Lun.au Jeu.7:30,9:35 SIGNS \u0001 (G) Dim.& Mar.1:25,3:50, 7:00,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:30 XXX\u0001 (v.o.Anglaise)(13+) Dim.& Mar.1:00,3:55,6:55,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:40 BLUE CRUSH\u0001(G) Dim.& Mar.1:20 FEARDOTCOM \u0001 (16+) Dim.& Mar.3:25,5:35,7:45,9:55 Lun.Mer.& Jeu.7:45,9:55 MY BIG FAT GREEK WEDDING\u0001(G) Dim.& Mar.1:10,3:10,5:10,7:10,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:10 SPIDER-MAN/MEN IN BLACK II\u0001 Dim.& Mar.1:05,7:20 2 pour 1 programme double w/ Lun.Mer.& Jeu.7:20 CITY BY THE SEA\u0001(13+) Dim.& Mar.1:20,4:00,7:05,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:35 SWIMFAN\u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:15,3:15,5:20, 7:15,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:15 SIGNES (G) Dim.au Jeu.1:15,3:35, 7:20,9:40 ESPIONS EN HERBES 2: L'ÎLE DES RÊVES ENVOLÉS (G) Dim.au Jeu.1:00,3:15 XXX (v.française) (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:50,7:05,9:30 DÉFI BLEU (G) Dim.au Jeu.1:05, 3:25,6:55,9:15 SIMONE (v.française) (G) Dim.au Jeu.7:15,9:35 LE MARIAGE DE L'ANNÉE (G) Dim.au Jeu.12:55,3:30,7:00,9:10 LA TURBULENCE DES FLUIDES (G) Dim.au Jeu.1:20,3:40,6:50,9:20 UNE VILLE PRÈS DE LA MER (13+) Dim.au Jeu.12:50,3:20,7:10,9:40 L'OBSÉDÉE (13+) Dim.au Jeu.12:55,3:10,7:20,9:25 ASTÉRIX ET OBÉLIX: MISSION CLÉOPÂTRE \u0001 (G) Dim.& Mar.2:15,4:35,7:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10 SCOOBY-DOO \u0001 (v.française) (G) Dim.& Mar.12:15,2:25,4:35 LA MÉMOIRE DANS LA PEAU \u0001(13+) Dim.au Jeu.9:05 HOMMES EN NOIR 2 \u0001 (G) Dim.& Mar.1:30,7:10 2 pour 1 programme double w/ Lun.Mer.& Jeu.7:10 SPIDER-MAN \u0001 (v.française) (G) LE PETIT STUART 2\u0001(G) Dim.& Mar.12:40,2:40,4:40 K-19: TERREUR SOUS LA MER\u0001 (G) Dim.au Jeu.6:45,9:30 AUSTIN POWERS ET L'HOMME AU MEMBRE D'OR\u0001 (G)Dim.& Mar.1:25,9:25 Lun.Mer.& Jeu.9:25 SIGNES\u0001(G) Dim.& Mar.12:00, 2:20,4:40,7:00,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 QUÉBEC-MONTRÉAL \u0001 (13+) Dim.& Mar.12:00,9:30 Lun.Mer.& Jeu.9:30 ESPIONS EN HERBES 2: L'ÎLE DES RÊVES ENVOLÉS \u0001 (G) Dim.& Mar.12:15,2:25,4:35,6:55 Lun.Mer.& Jeu.6:55 CRÉANCE DE SANG\u0001(13+) Dim.& Mar.4:00,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 XXX \u0001 (v.française) (13+) Dim.& Mar.1:00,3:55,6:50,9:35 XXX\u0001 (v.o.Anglaise)(13+) Dim.& Mar.3:30,6:50 Lun.Mer.& Jeu.6:50 LILO & STITCH\u0001(v.française) (G) Dim.& Mar.12:05,2:05 DÉFI BLEU \u0001 (G)Dim.& Mar.12:00, 2:15,4:35,7:00,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:30 SIMONE \u0001 (G) Dim.& Mar.1:20, 3:50,6:55,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 AU SERVICE DE SARA \u0001 (G) Dim.& Mar.12:10,2:20,4:30,7:05,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:15 LE MARIAGE DE L'ANNÉE \u0001 (G) Dim.& Mar.12:15,2:30,4:45,6:55,9:05 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:05 FEARDOTCOM \u0001 (16+) Dim.au Jeu.7:00,9:20 UNE VILLE PRÈS DE LA MER \u0001(13+) Dim.& Mar.12:05,2:25,4:45,7:10,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:35 LA TURBULENCE DES FLUIDES \u0001(G) Dim.& Mar.1:10,3:35,7:05,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:35 L'OBSÉDÉE \u0001 (13+) Dim.& Mar.12:35,2:30,4:25,7:05,9:05 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:05 LE PETIT STUART 2 \u0001 (G) Dim.1:00,3:00,5:00 XXX \u0001 (v.française) (13+) Dim.1:00,3:30,7:00,9:30,11:55 DÉFI BLEU\u0001 (G) Dim.1:05,3:10,5:15,7:20,9:25,11:30 Lun.au Jeu.7:20,9:25 SIMONE \u0001 (v.française) (G) Dim.7:05,9:25,11:50 SPIDER-MAN \u0001 (v.française) (G) Dim.1:00,7:00,11:30 2 pour 1 programme double w/ HOMMES EN NOIR 2 \u0001 (G) UNE VILLE PRÈS DE LA MER \u0001(13+) Dim.1:10,3:35,7:10,9:35,11:55 Lun.au Jeu.7:10,9:35 L'OBSÉDÉE \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.1:20,3:15,5:10,7:05,9:00,11:00 Lun.au Jeu.7:05,9:00 Appelez au cinénema pour les films à l'affiche et les horaires.Appelez au cinénema pour les films à l'affiche et les horaires.Appelez au cinénema pour les films à l'affiche et les horaires.K-19: TERREUR SOUS LA MER (G) AU SERVICE DE SARA (G) XXX (v.française) (13+) HOMMES EN NOIR 2(G) SIGNES (G) LE RÈGNE DU FEU (G) DÉFI BLEU (G) LA MÉMOIRE DANS LA PEAU (13+) SIMONE (v.française) (G) Jeu:AUSTIN POWERS ET L'HOMME AU MEMBRE D'OR (G) HORAIRE VALIDE DU SEPTEMBRE 8 AU SEPTEMBRE 12 3077042A Nom: Adresse: App.Ville: Code Postal: Tél.: ( ) Âge: Pour participer, faites parvenir le coupon-réponse à: Concours MONSIEUR BATIGNOLE a/s Les Films Séville 147, St-Paul Ouest, 2 ième étage, Montréal H2Y 1Z5 Le concours débute le 3 septembre 2002 pour se terminer le 12 septembre 2002.Tirage le 12 septembre à midi.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible chez Les Films Séville Inc.La valeur des prix offerts est d'environ 2080 $.À L'AFFICHE LE 20 SEPTEMBRE et ont le plaisir d'inviter 260 personnes à la première du film, le jeudi 19 septembre à 19h au cinéma Quartier Latin OLIVIER GRANIER DOMINIQUE FARRUGIA ET GÉRARD JUGNOT PRÉSENTENT JULES SITRUK GÉRARD JUGNOT JEAN-PAUL ROUVE MICHÈLE GARCIA ALEXIA PORTAL GÖTZ BURGER VIOLETTE BLANCKAERT DAPHNÉ BAIWIR ELISABETH COMMELIN HUBERT SAINT-MACARY DANIEL MARTIN PHILIPPE DU JANERAND AVEC LA PARTICIPATION AMICALE DE TICKY HOLGADO SAM KARMANN ET JEAN-MARIE WINLING SCÉNARIO GÉRARD JUGNOT PHILIPPE LOPES CURVAL DIALOGUE PHILIPPE LOPES CURVAL 1ER ASSISTANT RÉALISATEUR HERVÉ RUET SCRIPTE LAURENCE COUTURIER IMAGE GÉRARD SIMON CADRE NICOLAS HERDT DÉCORS JEAN-LOUIS POVEDA SON MICHEL KHARAT JEAN GARGONNE CLAUDE VILLAND COSTUMES MARTINE RAPIN MONTAGE CATHERINE KELBER CASTING FRANÇOISE MENIDREY DIRECTION DE PRODUCTION CLAUDE PARNET MUSIQUE ORIGINALE KHALIL CHAHINE UNE COPRODUCTION RF2K PRODUCTIONS / NOVO ARTUROFILMS / TF1 FILMS PRODUCTION AVEC LA PARTICIPATION DE CANAL + ET LE SOUTIEN DU CONSEIL RÉGIONAL DE FRANCHE-COMTÉ www.mrbatignole.com UN FILM DE GÉRARD JUGNOT Les Films Séville en collaboration avec 3075346A 3075293A 7LP1001B0908 8 septembre B10 7LP1001B0908 ZALLCALL 67 21:43:07 09/07/02 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 8 S E P T EMB R E 2 0 0 2 3072563Ä SPECTACLES GILLETT Cap sur la pop ALEXANDRE VIGNEAULT SUIVANT la logique du parcours de sa vice-présidente associée, Lise Richard, la branche du Groupe Spectacles Gillett consacrée à la production de disques et à la gérance d'artistes va principalement s'intéresser à la pop grand public francophone.Elle ne ferme toutefois pas la porte aux humoristes, aux artistes anglophones et aux projets destinés aux enfants.« J'ai travaillé avec Lara Fabian et Roch Voisine, j'aime beaucoup ce que fait Céline.Comme j'aime la musique pop, c'est sûr que je vais poursuivre dans cette direction », expliquait Lise Richard, au moment de prendre les rênes de la compagnie qui n'a toujours pas de nom et qui remplace la « division spectacles du Centre Molson », dissoute lorsque l'amphithéâtre a pris le nom de « Centre Bell » le 1er septembre.L'objectif de la nouvelle entité est d'offrir une sorte de forfait tout compris à l'artiste.La boîte veut en effet faire le management, produire les disques et les spectacles de ses protégés.« Personne ne fait les trois en même temps, alors nous voulons mettre sur pied et profiter de cette synergie-là, annonce Lise Richard.Je n'ai pas l'intention de mettre sous contrat 20 artistes.On va commencer par un ou deux.» La nouvelle étiquette se donne le mandat de découvrir de nouveaux talents mais ne risque pas de verser dans la musique expérimentale.Lise Richard, qui assurera la direction artistique, poursuivra dans la même voie que la défunte division spectacles du Centre Molson, engagée dans la tournée de Garou et auprès de l'humoriste Patrick Huard.Il sera question de pop grand public et non pas d'auteurs-compositeurs-interprètes.« Notre priorité va aux artistes francophones, mais on ne dirait pas non à un artiste anglophone du Canada », précise Lise Richard.Elle juge par ailleurs que la présence d'humoristes est compatible avec la vocation de la boîte puisque certains d'entre eux en viennent naturellement à faire des disques.Aucune entente n'a encore été conclue, mais Lise Richard dit avoir reçu beaucoup de propositions.Elle attend d'être séduite.« Signer avec un artiste, ça passe par un coup de coeur, dit-elle.Chaque fois que j'ai travaillé avec des gens, je le savais dès la première chanson.Lise Richard travaille dans le monde du disque et du spectacle depuis environ 25 ans.Elle a notamment touché au domaine de la distribution chez Trans Canada, Musicor et Sélect avant de se consacrer à la gérance d'artistes.Elle s'est occupé de Lara Fabian jusqu'à cet été.« Lara et moi avions signé un contrat qui se terminait cette année et, pour plusieurs raisons, nous avons décidé de ne plus continuer », explique-telle, sans vouloir entrer dans les détails.L'offre du Groupe Spectacles Gillett est tombée à point pour celle qu'Aldo Giampaolo, son président, qualifie de Wayne Gretzky de l'industrie du disque.F O R U M 2 2 2313, rue Sainte-Catherine Ouest (514) 904-1250 POSSESSION (G) DIM-JEU 2:05, 4:40, 7:10, 9:40 THE ADVENTURES OF PLUTO NASH: THE MAN ON THE MOON (G) DIM-JEU 2:20, 4:40, 7:35, 9:50 BLOOD WORK (13+) (2 ÉCRANS) DIM 2:10, 3:10, 4:50, 5:50, 7:25, 8:30, 9:55 LUN 2:10, 3:10, 4:50, 5:50, 8:30, 9:55 MAR-JEU 2:10, 3:10, 4:50, 5:50, 7:25, 8:30, 9:55 THE KID STAYS IN THE PICTURE (G) DIM-JEU 2:30, 5:45, 8:00, 10:15 FULL FRONTAL (13+) DIM-JEU 1:55, 4:25, 7:10, 8:10, 9:40 SIGNES (G) (Version française de SIGNS) DIM-JEU 2:00, 4:45, 7:15, 9:45 QUÉBEC - MONTRÉAL (13+) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM-JEU 2:10, 4:35, 7:05, 9:35 THE MASTER OF DISGUISE (G) DIM-JEU 2:30, 4:45, 7:45, 9:55 SPY KIDS 2: THE ISLAND OF LOST DREAMS (G) (2 ÉCRANS) DIM-MER 2:05, 3:15, 4:30, 5:35, 7:00, 8:00, 9:30 JEU 2:05, 3:15, 4:30, 5:35, 8:00, 9:30 TADPOLE (G) DIM-JEU 1:30, 3:30, 5:30, 7:30, 9:40 NEVER AGAIN (13+) DIM-JEU 2:15, 5:10, 7:40, 10:10 STUART LITTLE 2TM (G) DIM-JEU 1:30, 3:25, 5:25, 7:20, 9:20 LOVELY AND AMAZING (13+) DIM-JEU 7:40, 9:50 REIGN OF FIRE (G) DIM-JEU 2:10, 4:40, 7:15, 9:45 DEVDAS (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM-JEU 1:40, 5:20, 9:00 MR.DEEDS (G) DIM-JEU 1:45, 5:00, 7:25, 9:50 LIKE MIKE (G) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM-JEU 2:15, 4:50 LILO & STITCH (G) DIM-JEU 1:30, 3:30, 5:30 THE BOURNE IDENTITY (13+) DIM-JEU 1:50, 4:30, 7:15, 10:00 ABOUT A BOY (G) DIM-JEU 1:45, 4:10, 7:30, 10:05 (G) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM-JEU 2:00, 4:30, 7:00, 9:30 www.moviewatcher.com ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX = AUCUN LAISSEZ-PASSER ACCEPTÉ PRIX \u2018MATINÉE' POUR TOUTES LES REPRÉSENTATIONS JUSQU'À 18H.3076002A Version originale anglaise bon.mieux.le meilleur «Un des meilleurs films de l'année.Drôle à éclater de rire!» -Kevin Thomas, LOS ANGELES TIMES Venez rencontrer Miguel Arteta, réalisateur, qui vous parle de «The Good Girl» à www.foxsearchlight.com «THE BANGER SISTERS» - À l'affiche dès le 20 septembre CINÉMAS AMC LE FORUM 22 .SON DIGITAL À L'AFFICHE ! Tous les jours: 14h00 - 16h30 - 19h00 - 21h30 GVISA GÉNÉRAL version française de «SWIMFAN» VERSION ORIGINALE ANGLAISE 13 ANS + À L'AFFICHE! VERSION FRANÇAISE LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .LES CINÉMAS LANGELIER 6 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! LAISSEZ-PASSER REFUSÉS .SON DIGITAL 3076773A SPECTACLES Salles de répertoire ABOUT A BOY Cinéma du Parc (2): 15h15.ANYBODY'S SON WILL DO Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 20h30.ATANARJUAT, THE FAST RUNNER Cinéma du Parc (2): 17h.AUDITION Cinéma du Parc (3): 21h45.BASIC TRAINING Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 18h30.DOGTOWN AND Z-BOYS Cinéma du Parc (2): 20h15, 22h.GROSS MISCONDUCT Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Seguin): 19h.MONSOON WEDDING Cinéma du Parc (3): 16h45.MULHOLLAND DRIVE Cinéma du Parc (3): 19h.NINE QUEENS Cinéma du Parc (1): 15h, 17h10, 19h20, 21h30.TADPOLE Cinéma du Parc (3): 15h.Musique Variétés CASINO DE MONTRÉAL Les Crooners (Yoland Sirard et Yvan Pion) chantent Tom Jones et Engelbert Humperdinck.Du lun.au jeu.: 13h30.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Cinémashow, avec Geneviève Charest, Pascale Coulombe, Sylvie Desgroseilliers, Marie Dumouchel, Franck Julien, René Lajoie et Brigitte Marchand.Du mer.au dim.: 21h.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Charles Aznavour: 20h.LE PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Les Cravates (improvisation): 20h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Rocky Chouinard: 21h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Soirée humour: 20h.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Dave Turner Band: 20h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Soirée d'ouverture avec les conteurs du Sergent recruteur: 19h30.N'Y ALLEZ PAS TOUT SEUL.M E L G I B S O N GVISA GÉNÉRAL DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS VERSION FRANÇAISE CINE-PARC TEMPLETONGATINEAU CINÉMA PINE STE.ADELE.FAMOUS PLAYERS DORVAL 4.MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.FAMOUS PLAYERS MD COLISÉEKIRKLAND.LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10.LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18.FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL .CINEPLEX ODEON CÔTE DES NEIGES.FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT.VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉ-ENTREPRISE TRIOMPHE LACHENAIE MAISON DU CINÉMA CARNAVALCHATEAUGUAY.SHERBROOKE.CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP LOUISEVILLE.CINÉ-ENTREPRISE CINEMA PIXEL FLEUR DE LYS GRANBY CINEPLEX ODEON BIERMANS SHAWINIGAN CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE.FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES CINÉMA 9 ROCK FOREST.CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD.CINÉMA ST.LAURENT SOREL-TRACY.CAPITOL ST.JEAN.LE CARREFOUR 10 JOLIETTE.GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE CINEPLEX ODEON ST.BRUNO FAMOUS PLAYERS JACQUES-CARTIER 14.ANGRIGNON.MEGA-PLEXM D GUZZO MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18.LES CINÉMAS GUZZO MD TERREBONNE 14.STE.THERESE 8.MEGA-PLEXM D GUZZO CINE-PARC ST.EUSTACHE GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE.MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .AMC THEATRES À L'AFFICHE! FORUM .CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS PRÉSENTÉ EN SON THX STEVE COOGAN dans « ÉLECTRISANT! » Steven Rea, PHILADELPHIA INQUIRER «INCROYABLE!» Kevin Thomas, LOS ANGELES TIMES « MAGNIFIQUE!' Fabuleux.Un film qui vaut le déplacement ne serait-ce que pour l'interprétation de M.Wi.lson par M.Coogan.» Elvis Mitchell, THE NEW YORK TIMES VERSION O.ANGLAISE FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT.PRÉSENTÉ EN SON THX À L'AFFICHE EN EXCLUSIVITÉ! HORAIRE : VEN - SAM : 13 h 10, 17 h 05, 19 h 30, 22 h 05, 0 h 30 DIM - JEUDI : 13 h 10, 17 h 05, 19 h 30, 22 h 05 ANS + LANGAGE VULGAIRE ((Verrsiion orriigiinalle angllaiise)) « UN FILM MERVEILLEUX! » -NANCY DEWOLF SMITH « Un thriller surnaturel méticuleusement travaillé.» -RICHARD ROEPER « EFFRAYANT, REMPLI DE SUSPENSE ET DE SURPRISES.MEL GIBSON COMME VOUS NE L'AVEZ JAMAIS VU AUPARAVANT.» - DAVID SHEEHAN (Version française de Signs) 3076835A «BRAVO.UN DIVERTISSEMENT SENSATIONNEL.» Roger Ebert, EBERT & ROEPER «LE MEILLEUR FILM D'ACTION DE L'ANNÉE!» PPaatt CCoolllliinnss, , WWOORR-TTVV vveerrssiioonn ffrraannççaaiissee VIOLENCE ANS + CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! À L'AFFICHE! «\u2039TRIPLE-X\u203a EST UN FILM, DE PUR PLAISIR EXTRÊME.» Forrest Hartman, RENO GAZETTE-JOURNAL FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .LES CINÉMAS GUZZO PARADIS .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉMA 9 ROCK FOREST .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 .CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY CINÉ-PARC TROIS-RIVIÈRES CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .À L'AFFICHE! AUSSI À L'AFFICHE EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! .SON DIGITAL VERSION FRANÇAISE GVISA GÉNÉRAL GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants VOYEZ DEUX GRANDS FILMS.POUR LE PRIX D'UN HOMMES EN NOIR II version française de MEN IN BLACK II version française 3076757A 7LP1101B0908 B11 DIMANCHE 7LP1101B0908 ZALLCALL 67 21:32:24 09/07/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 8 S E P T EMB R E 2 0 0 2 B 1 1 TÊTES D'AFFICHE La famille Argento, du groupe Ercolé (Concordia restauration de béton, Entrepreneurs de construction Sept frères, Junon, et Industries Pirandello) a choisi de remettre les profits de son tournoi de golf annuel (20 477 $) au CHSLD Saint-Michel (ancien hôpital Saint-Michel).Ce sont les frères Argento (Tim, Alfonso, Elio, Charles, Gerlando, et Michel) qui ont présenté le don aux représentants de la fondation du CHSLD Saint-Michel, Luc Deschênes et Gérard Grégoire.\u0001 \u0001 \u0001 Jean Brunet Les familles de l'extérieur de la région métropolitaine dont un enfant doit être hospitalisé à Montréal peuvent compter sur les services d'hébergement du Manoir Ronald Mc Donald (implanté près de l'hôpital Sainte-Justine) qui est financé par des dons et des activitésbénéfice comme un tournoi de golf, placé cette année sous la présidence d'honneur de Jean Brunet, de la Fédération des caisses Desjardins.Celui-ci vient d'ailleurs de remettre les profits (40 000 $) de ce troisième tournoi de golf annuel, au président de la Fondation des amis de l'enfance (organisme responsable de la gestion du manoir), Gérard Martineau, et à la directrice générale du Manoir Ronald Mc Donald, Jacqueline Mallet, qui a profité de l'occasion pour souligner l'importante participation du Mouvement Desjardins au financement de ce service d'hébergement pour parents d'enfants hospitalisés à Montréal.\u0001 \u0001 \u0001 Un spectacle faisant revivre la très populaire Madame Bolduc, incarnée par Monique Jutras, acc0ompagnée du violoniste Pierre joyal et de Rachel Aucoin au piano, est présenté cet après-midi (14h30) au cloître du collège Gérald-Godin (15615, boulevard Gouin Ouest, Sainte-Geneviève), où on célèbre au cours de ce week-end (depuis hier) le souvenir des familles qui ont développé l'Ouestde- l'Île.Entrée libre.\u0001 \u0001 \u0001 Denise Bombardier Journée « Coiffure-bénéfice en compagnie de vedettes », aujourd'hui, plusieurs personnalités ayant accepté de shampouiner la tête des clients du salon de coiffure Alvaro, à l'occasion de cette activité marquant le 25e anniversaire de la maison Marguertie, un centre d'hébergement pour femmes en difficulté.Le tout est organisé par le salon Alvaro coiffure et se déroule de 10h à 16h, au 1185, rue Bernard Ouest, Outremont (entre les avenues Bloomfield et de L'Épée).Participeront à l'événement : la comédienne Danielle Lorain (porte-parole de la maison Marguerite), Denise Bombardier, Lise Dion, Guy Corneau, Danielle Ouimet, Claire Pimparé, Pierrette Robitaille, Bernard Voyer et bien d'autres.Renseignements : (514) 932-8872, www.maisonmarguerite.com \u0001 \u0001 \u0001 Dîner-bénéfice de l'organisme communautaire Partage-action de l'Ouest-de-l'Île, organisé en collaboration avec TD Canada Trust, le dimanche 15 septembre, au restaurant Au Vieux four (3636, boulevard Saint-Charles, Kirkland).Il y aura tirage au sort d'une paire de billets d'avion (aller-retour) offerts par Air Canada.Les repas seront servis à 12h15 et 13h15.Coûts : 12 $ ; enfants, 8 $.Les représentants de l'organisme de collecte de fonds et des organismes qui bénéficient du soutien financier de Partage-action, seront de la partie.Croisières rentables pour Pierre-Boucher La Fondation du centre hospitalier Pierre-Boucher (Longueuil) a tiré plus de 50 000 $ de profits de croisières sur le fleuve Saint-Laurent offertes à l'occasion de la tenue des feux d'artifice cet été.Ont participé à la remise du chèque symbolique : Richard Drolet (Banque Scotia), France Descôteaux (de la direction de l'hôpital), Pierre Bergeron (président du comité organisateur), Yves Lévesque (Banque Scotia), et Jean-Pierre Mercille, directeur général de la fondation hospitalière.Ce dernier a tenu à souligner les contributions financières de la Banque Scotia, de Scotia Mc Leod, des dépanneurs Couche-tard, d'ING et du consortium d'architectes Boudrias et Légaré/Lemay et associés.G É N I E S EN HERBE #1006 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A-RÉCOMPENSES 1 En quelle année s'est tenu le tout premier gala de l'ADISQ, récompensant la création musicale au Québec?2 Dans quel domaine s'est illustré César Baldacinni, qui a donné son nom aux trophées qui récompensent les films français?3 Quelle constellation donne son nom au trophée qui récompense les émissions de télévision canadiennes?4 Quel réalisateur de films de série B, dont la vie a été adaptée au cinéma par Tim Burton, est titulaire du Golden Turkey Award pour le pire film de tous les temps?5 Quel peintre et graveur a donné son nom à l'équivalent espagnol des Oscars?D-SANTÉ 1 Quel poison paralysant utilisé par les indigènes d'Amérique du Sud est aussi utilisé en médecine pour certaines anesthésies générales?2 Quel organe glandulaire de la gorge, qui joue un rôle immunitaire important, est appelé ris chez le veau?3 Quel nom donne-t-on aux substances comme la testostérone ou les oestrogènes déversées dans le sang par les glandes?4 Le nom de quelle variété de macaques Karl Landsteiner a - t - i l donné à l'antigène qu'il a découvert dans le sang de 85 % des humains?5 Quel groupe sanguin est appelé donneur universel?F-MOTS ESPAGNOLS 1 Sculpture en papier mâché remplie de bonbons, que l'on tente de briser avec un bâton, les yeux fermés.2 Terme qui désigne à la fois une grande exploitation agricole et la maison du maître de cette exploitation.3 Appareil de chauffage de fortune constitué d'un cylindre de métal rempli de charbon.4 Mot signifiant littéralement tube, utilisé pour désigner une gorge ou un ravin.5 À l'origine, usine construite à la frontière mexicaine par une compagnie étrangère, bénéficiant d'importantes réductions d'impôts.G-HISTOIRE 1 Quel acteur important lors des troubles de 1837-38 était le grandpère de Henri Bourassa, fondateur du Devoir?2 Pendant quelle décennie la majeure partie de la Prohibition s'est-elle déroulée aux États- Unis?3 Quel parti politique américain radical, qui voulait défendre les droits des Noirs, fut fondé par Huey P.Newton et Bobby Seale en 1966?4 Dans quel pays d'Asie est situé le site religieux de Pagan qui comprend près de 2000 temples?5 Quel nom portait la milice mise sur pied par la compagnie hollandaise des Indes Orientales pour défendre les intérêts des Boers, nom encore utilisé dans le vocabulaire militaire?B-LOUP 1 Quel animal est aussi appelé loup-cervier?2 Quelle maladie de la peau porte le nom latin du loup?3 Quel essayiste français du 16e siècle a dit que «l'homme est un loup pour l'homme»?4 Quel groupe interprétait la chanson Magic Carpet Ride?5 Quelle expression utilisant la forme archaïque du mot loup désigne une file de gens?E-TEMPLE DE LA RENOMMÉE DU HOCKEY 1 Dans quelle ville le Temple de la renommée du hockey est-il situé?2 Quel gardien de buts, trois fois récipiendaire du trophée Vézina, détient le record du nombre de jeux blancs, soit 103?3 Avec quelle équipe Mike Bossy termina-t-il sa carrière dans la LNH?4 Avec quelle équipe Frank Mahovlich remporta- t-il quatre coupes Stanley dans les années 60?5 Quel ailier doit originaire de la Saskatchewan était surnommé Mr Hockey?C-MUSIQUE 1 De quel pays sont originaires le chanteur Van Morrison et le groupe Altan?2 Quel compositeur français est l'auteur de Trois Gnossiennes, Trois Morceaux en forme de poire et Trois Gymnopédies?3 Quel groupe s'est fait connaître musicalement avec la chanson Ça rend Rap?4 Quel compositeur français est l'auteur de la Symphonie fantastique?5 Quel groupe fondé par Paddy Moloney s'est fait connaître dans les années 70 en participant à la trame sonore du film Barry Lyndon?Avec quelle équipe termina-t-il sa carrière?Écrivain américain SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES H-IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Écrivain américain né à Lachine au Québec en 1915.2 En 1913, ses parents, des Juifs de Russie, émigrent à Montréal.Lorsqu'il a neuf ans, sa famille déménage à Chicago.3 Il est l'auteur des Aventures d'Augie March et de Herzog.4 Il a mérité le prix Pulitzer et le prix Nobel de littérature en 1976.Du golf au profit de l'hôpital Douglas Le cinquième tournoi de golf de la Fondation de l'hôpital Douglas a connu un vif succès et une forte augmentation des profits qui ont atteint 65 000 $, grâce à la participation des gens d'affaires de la métropole.Parmi les golfeurs on retrouvait : Carmand Normand (Addenda capital), René Jarry (financière Banque Nationale), Daniel Johnson (Mc Carthy Tétrault), André Marsan, Jacques Nadeau (Yorkton valeurs mobilières) président d'honneur, Fernand Roberge, et Daniel Robert (TAL).La présidente du tournoi, Élaine Phénix (présidente de Phénix capital), a formulé l'espoir que les tabous qui entourent la psychiatrie soient abolis par les découvertes médicales et le travail du Centre de recherche de l'hôpital Douglas, affilié à l'Université Mc Gill. 7LP1201B0908 oiseaux dimanche 7LP1201B0908 ZALLCALL 67 18:10:25 09/07/02 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2002 Histoires de canards À TIRE-D'AILE Quand vient la mi-septembre, Renald Blouin a toujours un petit pincement au coeur.Aujourd'hui à la retraite, l'ex-professeur d'arts plastiques au collégial observe avec appréhension les caches s'élever un peu partout en bordure du Saint- Laurent.C'est un signe qui ne trompe pas.La saison de chasse aux canards s'en vient.Non pas qu'il soit contre la chasse.C'est que dans le passé, il a vécu très près des canards, une relation étroite qui a duré 17 ans.Au milieu des années 70, Renald Blouin s'installe à Léry, sur le bord du lac Saint-Louis, en face des îles de la Paix, un sanctuaire d'oiseaux.Il achète la maison du docteur Louis-Phillippe Hébert, le père du sénateur Jacques Hébert, une résidence plutôt étrange de style mauresque près de laquelle on retrouve un petit bâtiment composé de petites tours représentant autant de minarets.Une partie des fondations de l'immeuble avait été construite directement dans le lit du lac, si bien, rappelle M.Blouin, qu'on pouvait même pêcher la perchaude directement du balcon.« Et ça mordait.L'endroit était légèrement surélevé, un avantage important pour les canards lors des crues printanières.Ce printemps 1976, après avoir surpris un couple de colverts au pied de l'escalier de la maison, il découvre deux oeufs sur le sol.« Il n'y avait pas encore de nid proprement dit.Un peu de duvet, tout simplement, raconte-t-il.À tous les matins, à 5h pile, madame se faufilait dans le buisson au pied de l'escalier, et 30 minutes plus tard, elle quittait l'endroit en y laissant un oeuf.Et toute la journée, les oiseaux restaient sur le lac, indifférents à leur nid qui prenait forme.Je trouvais qu'ils n'avaient pas de coeur, abandonner ainsi leurs oeufs.Bien sûr, je ne connaissais rien aux canards.» Mais le professeur se met à l'étude des palmipèdes et à observer ses préférés avec passion, installant même un miroir sur le mur de la maison pour observer le nid sans avoir à les déranger.Comme il se doit, dès que les oeufs ont été tous pondus, la couvaison a commencé.Finalement, 28 jours plus tard bien comptés, un peu plus longtemps qu'en temps normal, l'éclosion commence.De l'apparition du premier caneton, il a fallu attendre 48 heures avant que la femelle décide d'amener la marmaille au lac.« Entre-temps, je l'ai vue transporter dans son bec jusqu'au bout du terrain, à 70 ou 80 mètres du nid, un des petits qui était mort sans raison apparente.» Le lendemain, la famille d'une douzaine de canetons se présente sur le terrain de M.Blouin et se dirige de nouveau vers son nid.Tout ce petit monde s'y installe durant quelques dizaines de minutes, après quoi ils quittent définitivement les lieux.L'observateur suit les allées et venues de la famille tout l'été.Tous les jeunes ont pu prendre leur envol à la fin de l'été.À partir de ce moment, et jusqu'à ce qu'il quitte la maison, 17 ans plus tard, des canards colverts ont niché sur son terrain chaque été.La même cane s'y est installé durant six années d'affilée.Non seulement donnait-il à ses protégés une moulée appropriée lorsqu'ils étaient petits, mais des dizaines de canards « sauvages » se joignaient à eux au cours de la belle saison pour profiter des kilos de maïs qui leur étaient offerts quotidiennement.Une année, le professeur a même installé un talkie-walkie dans un nid pour surveiller l'évolution de la couvaison afin d'éviter qu'un chat qui rodait dans les alentours ne fasse un mauvais parti aux canetons.Le bon Samaritain des canards gardait un oeil ouvert la nuit pour protéger la couvée afin d'intervenir au moindre bruit suspect.Certains souvenirs sont cependant moins heureux.Une année, la nidification avait été si tardive que les canardeaux ne volaient toujours pas à la mi-septembre.Les oiseaux grassouillets pataugeaient sur le bord de l'eau, à deux pas de la résidence du professeur, histoire d'éviter le large où la chasse battait son plein depuis quelques jours.Un matin s'amène une chaloupe conduite par deux hommes qui ne semblent pas s'intéresser à la chasse.Au contraire ! « Nous voulons ramasser les jeunes canards pour éviter que les « crisses » de chasseurs ne les tuent », expliquent- ils alors à un Renald Blouin intrigué par leur présence.Ils confient avoir un abri où mener les oiseaux qui seront relâchés dans deux ou trois semaines, une fois que la pression de la chasse sera moins grande et que les canards seront probablement en mesure de voler.M.Blouin est très heureux de l'initiative qu'il attribue alors à un pourvoyeur du coin.Doucement, sans trop apeurer les jeunes palmipèdes, l'embarcation navigue de façon à ce que les oiseaux se dirigent vers le large.Le professeur observe la manoeuvre à l'aide de jumelles.« Rendu à environ 500 mètres de la maison.Les choses se gâtent.Les deux chasseurs sortent chacun un fusil du fond de la chaloupe et se mettent à tirer les canardeaux presque à bout portant.J'en pleurais.Heureusement, deux oiseaux ont pu prendre la fuite.Dire que j'avais toujours cru que la chasse était une sorte de défi ! » Photo PC Les canards colverts cohabitent bien avec les humains, comme en fait foi le récit de Renald Blouin.Ci-contre une petite famille qui a décidé de visiter une piscine de banlieue.LE CARNET D'OBSERVATION Une cloche bien utile « EN RÉPONSE à la dame qui a des problèmes avec le dortoir d'étourneaux, j'ai expérimenté un truc qui a bien réussi, raconte Claude Lapointe.« J'avais un cerisier cultivé qui donnait de beaux gros fruits rouges.Dès que les cerises commençaient à mûrir, les oiseaux en grand nombre les mangeaient.J'ai essayé les assiettes d'aluminium et autres trucs du genre.Rien ne fonctionnait.J'ai accroché dans l'arbre une petite clochette (comme celle qu'on donne à un malade confiné au lit) reliée par une corde à la fenêtre la plus proche.Quand les oiseaux se présentaient, je tirais quelques coups sur la corde, la clochette sonnait et les volatiles partaient subito presto.Les oiseaux qui arrivaient changeaient immédiatement de trajet.C'est infaillible.Ils ne peuvent endurer le son de la clochette.Cette surveillance exige un peu de patience, mais les résultats en valent la peine.» Oiseaux rares en vue LES AMATEURS d'oiseaux rares ont été comblés ces dernières semaines puisqu'ils ont eu l'occasion d'observer deux nouveaux venus au Québec, une frégate superbe et un milan à queue fourchue.Lundi dernier, celui-ci était toujours en visite à Forestville, raconte Pierre Bannon, qui est allé à sa rencontre.Le responsable de la compilation des oiseaux inusités pour la Société québécoise de protection des oiseaux raconte que le rapace de la grosseur d'un goéland a attiré plusieurs dizaines d'amateurs jusqu'ici.L'oiseau de proie, qui vit habituellement au sud de la Caroline, en Floride et dans certains États du golfe du Mexique, s'est installé le long de la route 138, à 0,9 kilomètre à l'est de l'affiche du ministère des Transports indiquant « Baie- Comeau 89 km ».L'oiseau est habituellement observé en vol, en train de capturer des insectes dans ses serres, insectes qu'il dévore ensuite sous les yeux des observateurs.Plus tôt, du 15 au 19 août, c'est une frégate superbe, une femelle, qui nous a rendu visite.Le grand oiseau marin qui vit notamment le long des côtes de la Floride s'est aussi attardé une journée ou deux sur la Côte-Nord, à Pointe-des- Monts, pour ensuite visiter l'île aux Grues et l'île d'Orléans.Parlant d'oiseaux rares, les deux pélicans d'Amérique dont je vous ai parlé à quelques reprises cet été sont toujours dans les parages et au début de la semaine, ils se prélassaient dans le Saint-Laurent près de la pointe ouest de l'île des Soeurs.Quant au magnifique pic à tête rouge du parc Mercier, à Iberville, en face de Saint-Jean, il vous attend toujours.Pour en savoir plus long sur les espèces inusitées de passage, consultez l'excellent site Internet de Louise Simard, de l'Association québécoise des groupes pages.infinit.net/simardl/ lesoiesauxraresduquebec.htm Je vous signale par ailleurs que septembre est un excellent moment pour observer les oiseaux de rivage, surtout quand les eaux riveraines sont particulièrement basses, comme c'est le cas présentement.La piste cyclable en face de Longueuil vous permettra de faire sûrement des découvertes intéressantes.Pour sa part, Pierre Bannon suggère de se rendre au barrage de Sainte-Martine, quelques kilomètres à l'ouest de Châteauguay.De nombreux oiseaux limicoles ont l'habitude de se réunir sur les roches plates, au pied du barrage.En fin de semaine dernière on pouvait y voir une aigrette bleue.Pour découvrir les rapaces LE PARC DU Mont-Bruno vous invite en fin de semaine prochaine, les 14 et 15 septembre, à observer les rapaces en migration.Apportez donc votre chaise de jardin, vos jumelles et votre pique-nique.Au menu, petites buses, éperviers bruns, buses à queue rousse et urubus à tête rouge, tous en vol.Des naturalistes aidés de quelques spécimens naturalisés vous permettront d'identifier ces espèces, ce qui n'est pas toujours facile.À défaut de pouvoir observer des rapaces de passage, vous pourrez aussi participer à une excursion en vue de vous initier à la douzaine d'oiseaux du parc qui peuvent être facilement observés à ce temps-ci de l'année.Ces randonnées d'environ 90 minutes sont prévues vers 13h et vers 15h.Les guides disposent d'une quinzaine de paires de jumelles pour les prêter à ceux qui n'en ont pas.Et si vous souffrez encore d'hyperactivité, vous pourrez toujours visiter un verger tout près et y cueillir vos propres pommes (frais supplémentaires).L'an dernier, plusieurs centaines de personnes avaient participé à l'événement, mais le nombre de rapaces au rendez-vous n'avait guère dépassé la douzaine.Les frais d'entrée dans le parc national du Mont-Bruno sont de 3,50 $, ce qui inclut les frais de stationnement.Il y a un cassecroûte sur place.On se renseigne davantage au poste d'accueil (450) 653-7544.Accès par les autoroutes 20 et 30 et suivre la signalisation spéciale.Cette scène du film Le Peuple migrateur avait exigé presque un an de négociations avec les autorités américaines et celles du port de New York pour être tournée.Ces bernaches du Canada avaient d'ailleurs été élevées dès leur éclosion afin qu'elles deviennent familières aux humains et à leurs machines volantes, en l'occurrence, des ultralégers.Record d'assistance pour Le Peuple migrateur LE FILM Le Peuple migrateur a attiré plus de 170 000 personnes depuis son arrivée au Québec, ce qui représente des recettes de 927 658 $ pour la version française et 56 000 $, pour la version anglaise.On s'attend à ce que le million soit atteint d'ici quelques jours, ce qui constitue un record.« C'est la première fois dans l'histoire du Canada qu'un documentaire fait un million de recette », affirme Sylvain Gagnon, le responsable de la distribution chez Chrystal Films.Le film du producteur réalisateur Jacques Perrin a d'abord pris l'affiche au cinéma Ex-Centris le 3 mai.« Présenter le film dans une seule salle faisait partie de notre stratégie de marketing et représentait du même coup tout un défi, explique-t-il.Mais dès le premier week-end, les gens étaient refusés à la porte parce que la salle affichait complet.Voilà qui constituait un attrait d'autant plus grand pour le voir.» Cet hymne aux oiseaux (l'expression est de Jacques Perrin), a fait presque trois millions d'entrées en France et a aussi battu des records d'assistance comme documentaire, dans d'autres pays d'Europe.Il a coûté autour de 32 millions, a exigé trois ans de travail, l'élevage de plus de 1000 oiseaux d'une vingtaine d'espèces, des oiseaux entraînés dès leur éclosion par 120 personnes à côtoyer les humains et leurs machines à voler.Résultat, des images exceptionnelles.Les tonnes d'images réalisées lors du tournage doivent éventuellement donner une série télévisée.Le film est encore à l'affiche dans six salles, à Montréal (au Parisien) et en banlieue, ainsi qu'à Québec.Toutes ces copies sont d'ailleurs réservées jusqu'à la fin de l'année notamment par des institutions scolaires.Un dernier mot : ceux qui ont vu le film se souviennent sans doute de cette séquence où un groupe de canards atterrit au milieu d'un immense complexe industriel.Les oiseaux se fraient un chemin dans un milieu pollué à l'extrême et l'un d'eux tombe dans une nappe de pétrole gluant.La scène est renversante.Mais n'ayez crainte.La nappe de pétrole n'a pas avalé le canard.C'est du cinéma.Le palmipède a plutôt traversé une mare de chocolat.Il a été prestement nettoyé après sa prestation, a raconté Jacques Perrin lors de l'entrevue réalisée à l'époque avec La Presse.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse Septembre est particulièrement propice pour observer les oiseaux de rivages du Grand Nord qui sont de passage chez nous avant de se rendre dans les sud, parfois aussi loin qu'au sud de l'Argentine et du Chili.D'autant plus que les eaux sont particulièrement basses ces temps-ci dans la région métropolitaine.Et à défaut d'obtenir un rendez- vous formel avec ces oiseaux aussi nommés limicoles, vous aurez sûrement l'occasion de voir plusieurs autres espèces intéressantes comme ce grand héron."]
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