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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-09-10, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0101A0910 A1 mardi 2LP0101A0910 ZALLCALL 67 23:27:33 09/09/02 B MONTRÉAL MARDI 10 SEPTEMBRE 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 1 1 8e A N N É E > N O 3 1 6 > 6 4 P A G E S > 6 C A H I E R S 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ Benjamin Netanyahu muselé Des manifestants sabotent la conférence du politicien israélien à Concordia Le juge Paul interrompt la parade des avocats AGNÈS GRUDA Un demi-millier de manifestants pro-palestiniens ont réussi à faire avorter la conférence controversée que l'ancien premier ministre d'Israël Benjamin Netanyahu devait prononcer hier midi à l'Université Concordia.Figure de proue de la droite israélienne, premier ministre de 1996 à 1999, M.Netanyahu est resté confiné une bonne partie de la journée dans son hôtel du centre- ville de Montréal, où il a rencontré la presse à deux reprises.Lors de sa première conférence de presse, il a appelé à une intervention militaire contre l'Irak avant que ce pays ne se dote de l'arme nucléaire.Durant la seconde, il a associé les manifestants pro-palestiniens au mouvement terroriste international qui menace, selon lui, les démocraties occidentales.Massés devant les entrées du principal pavillon du campus du centre-ville de l'Université Concordia, les manifestants scandaient « Netanyahu assassin » et « Free free Palestine ».Voir NETANYAHU en A2 > Le Moyen-Orient interdit de débat à Concordia, page A3 CHRISTIANE DESJARDINS UNE PREMIÈRE journée de choix du jury qui se révèle aussi fastidieuse que stérile en raison de l'attitude des avocats de la défense.Un juge qui sort de ses gonds et suspend la procédure jusqu'à lundi prochain.Décidément, le procès de 13 motards présumés membres et associés des Hells Angels et accusés de multiples meurtres commence d'une bien curieuse façon.Au-dessus de la tête du juge Réjean Paul, il ne manquait que l e chapiteau qu'on était au cirque plutôt que dans la salle 3.11 du palais de justice de Montréal.Chaque fois que les avocats de la défense (12 au total) devaient décider s'ils acceptaient ou refusaient un candidat juré, deux ou trois avocats du groupe, pas toujours les mêmes, trottinaient jusqu'à une cabine téléphonique dans la salle d'audience pour demander l'avis de leurs clients qui étaient, eux, au Centre des services judiciaires Gouin, et qu'on pouvait d'ailleurs voir par le truchement de la vidéo.On s'en doute, cela a pris un temps fou et a fait languir tout le monde, y compris les citoyens candidats qui attendaient leur tour dans l'antichambre.Les avocats semblaient trouver ce petit jeu très amusant, mais ils étaient bien les seuls.C'est ainsi que des 90 candidats jurés qui n'avaient pas demandé d'exemption et qui étaient donc somme toute disposés à faire le boulot, seulement 14 ont eu le temps de défiler devant la cour, hier après-midi.Après avoir répondu à une série de questions visant à démontrer leur impartialité, quatre ont été éliminés pour cause de partialité.Les 10 autres candidats, jugés aptes à faire office de jurés et manifestement disposés à le faire, ont tous été rejetés par les avocats de la défense.Voir PROCÈS en A2 Photo PC Vers 13 h hier, une vitre a volé en éclats au pavillon Hall, angle Maisonneuve et Bishop, où quelques centaines de manifestants protestaient contre la présence de Benjamin Netanyahu à Montréal.La Grande-Bretagne en état d'alerte LA GRANDE-BRETAGNE est en état d'alerte officiel à la veille du premier anniversaire des attaques terroristes contre New York et Washington.La sécurité a été resserrée à Londres et dans les autres grandes villes du pays, où le risque d'un attentat est « plus grand que jamais », selon les autorités britanniques.Le ministre des Affaires intérieures, David Blunkett, a prévenu ses compatriotes que la menace terroriste demeure bien réelle, un an après les attentats du 11 septembre.« Le Royaume- Uni et ses intérêts à l'étranger restent une cible pour les terroristes d'Al-Qaeda, qui vont presque certainement tenter de perpétrer de nouvelles attaques », a-t-il affirmé au journal dominical The Observer.« Une menace réelle plane toujours sur notre pays.C'est la vérité pure et simple.» Le triste anniversaire a déclenché une opération de sécurité sans précédent à Londres et dans les grandes villes du pays.Des barrages routiers sont érigés dans toute la capitale.Des patrouilles supplémentaires assurent la sécurité autour des ambassades, des institutions financières, des entreprises liées aux États-Unis, des stations de métro, des gares et des aéroports.Les forces armées se tiennent prêtes à intervenir, des avions militaires prêts à décoller.La compagnie aérienne British Airways a annulé le quart de ses vols transatlantiques prévus pour le 11 septembre.Dans tous les aéroports, les patrouilles armées seront renforcées et les passagers doivent prévoir des délais en raison des fouilles plus rigoureuses que mèneront les agents de sécurité.Le directeur de la branche antiterroriste de Scotland Yard, David Veness, a décrit la menace comme étant « plus grande qu'elle ne l'a jamais été, même au plus fort des activités de l'IRA dans les années 80 ».Il a conseillé aux Britanniques d'être vigilants, mais de poursuivre normalement leurs activités.Voir ALERTE en A2 Tout sur les procès impliquant des membres des Hells Angels à www.cyberpresse.ca/hells IRAK Chrétien montre à Bush le chemin des Nations unies Bandes dessinées E2 Bridge E8 Décès E7 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton E2 Forum A10-A11 Horaire spectacles C3 Horaire télévision C2 Horoscope E6 Loteries A2, A8 Mots croisés E2, S10 Mot mystère E2 Petites annonces - immobilier E4 - marchandises E4-E5 - emplois E5 - automobile E5-E6 - affaires D2 M É T É O Voir page S16 Généralement ensoleillé Maximum 29, minimum 14 MARTIN VALLIÈRES DETROIT \u2014 Le gouvernement américain doit passer par les Nations unies et son Conseil de sécurité s'il veut obtenir l'appui d'autres pays, dont le Canada, à une éventuelle action militaire contre le régime de Saddam Hussein en Irak.C'est le message que le premier ministre Jean Chrétien a dit avoir transmis au président George W.Bush hier, à Detroit, lors de leur rencontre de 45 minutes qui a précédé l'inauguration de systèmes de contrôle douanier au pont Ambassadeur.Ce pont qui enjambe la rivière Detroit pour mener à Windsor est le lien transfrontalier le plus encombré entre le Canada et les États-Unis avec une moyenne de 6000 passages de camion par jour.M.Chrétien a souligné que le président Bush ne lui a pas fait la demande spécifique d'une participation canadienne à une action militaire contre l'Irak.M.Bush ne lui a pas présenté non plus de nouvelles preuves contre Saddam Hussein et ses ambitions d'obtenir des armes de destruction massive.« Nous sommes d'accord avec les Américains (pour dire) que le leader irakien est un mauvais personnage au Moyen-Orient, a dit M.Chrétien.Quant à une action militaire, nous leur demandons de procéder par les Nations unies (ONU) afin d'obtenir une coalition internationale et forcer d'abord un retour des inspecteurs en Irak.» Selon M.Chrétien, le président Bush a dit qu'il en révélerait davantage sur les preuves américaines contre l'Irak dans son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, jeudi à New York.« Nous verrons à ce moment ce qu'il a de plus à dire », a dit M.Chrétien.Du point de vue de la Maison-Blanche, la discussion entre le président Bush et le premier ministre du Canada n'était qu'une autre étape de l'offensive diplomatique lancée la semaine dernière contre Saddam Hussein.Cette offensive s'est poursuivie hier par des conversations téléphoniques de M.Bush avec divers leaders : les présidents d'Égypte, de Turquie et de la Communauté européenne, le prince héritier Abdallah de l'Arabie Saoudite, les secrétaires généraux de l'OTAN et de l'ONU.Ces conversations suivaient les propos très médiatisés de membres importants de l'administration Bush contre l'Irak le week-end dernier, de même que la rencontre à Camp David entre le président Bush et le premier ministre de la Grande-Bretagne, Tony Blair.Voir CHRÉTIEN en A2 Photo AP Jean Chrétien et George Bush à Detroit, hier.VIILLE-MARIIE Au rythme de ta vie 2995, rue Hochelaga, Montréal Du lundi au jeudi, de 9 h à 21 h Vendredi, de 9 h à 18 h (été) 598-8666 www.villemariesuzuki.com XL7 JLX 2002 4 portes, 4X4 V6 - roues en alliage - automatique - lecteur de CD ensemble électrique - climatiseur VITARA 2002 4 portes, 4X4 389$(1) /mois 0$ comptant À partir de No 1 en Amérique, merci à tous nos clients 17 495$ 239$(2) ou mois 26 995$ ou À partir de Transport, préparation et taxes en sus.(1) 0$ comptant (2) 2350$ comptant location 48 mois Rabais comptant inclus. 2LP0202A0910 A2 mardi 2LP0202A0910 ZALLCALL 67 23:36:47 09/09/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 0 SEPTEMBRE 2002 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Actuel\u201411 septembre Demain, 11 septembre, le cahier Actuel sera entièrement consacré aux événements d'il y a un an et à ses conséquences.En plus d'une chronologie des événements, de témoignages de personnalités de tous les milieux et d'une analyse de l'impact du 11 septembre dans les médias, nos journalistes ont cherché à savoir comment ces événements avaient changé nos vies et à quoi ressemblera le monde dans 10 ans.À lire demain dans le cahier Actuel 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Irak-États-Unis: un conflit en marche cyberpresse.ca/irak > Les attentats du 11 septembre vus du ciel cyberpresse.ca/wtc > Tous les rendez-vous culturels de la rentrée cyberpresse.ca/culture 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > 11 septembre Les auteurs qui ont réagi dans La Presse l'an dernier reviennent demain dans le cahier Arts et Spectacles.> Cinéma Les attentats de l'an dernier marquent encore le Festival de Toronto.Demain dans le cahier Arts et Spectacles.> New York Pierre Foglia est dans la métropole américaine un an après les événements du 11 septembre.Demain et jeudi.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 2-4-4 > À quatre chiffres : 3-7-1-3 SUITES DE LA UNE PROCÈS Suite de la page A1 NETANYAHU Suite de la page A1 CHRÉTIEN Suite de la page A1 Ce n'est pas tant le fait de rejeter des candidats qui agace, puisque dans ce procès, compte tenu du nombre d'accusés et d'accusations, la défense a le droit de récuser péremptoirement 260 candidats, c'està- dire de les refuser sans donner de raison.Le problème, c'est le temps qu'il faut pour prendre une décision à cause de ces petits conciliabules avec les accusés.D'autant plus qu'il est très rare que les avocats consultent systématiquement leurs clients à ce sujet.De fait, l'avocat a habituellement beaucoup plus d'expérience qu'un accusé pour jauger un candidat juré.Il y a quelques mois, le choix du jury dans l'autre procès de motards (celui des 17 devant le juge Jean-Guy Boilard), s'était déroulé rondement en neuf jours, sous la pleine autorité des avocats.Le juge se fâche « Faut accélérer un peu.On en a 15 de passé en deux heures, a tonné le juge Paul à un certain moment, hier.Si vous continuez à faire cette ridicule parade, on va s'en aller à Gouin et je vous dis que ça va rouler, fiez-vous sur moi », at- il grondé, en rappelant aux avocats qu'ils étaient des officiers de justice et qu'ils devaient se comporter comme tel.Il leur a donné 15 minutes pour se consulter et trouver une meilleure façon de procéder.Au retour de cette pause, Me Léo-René Maranda a fait valoir que les avocats faisaient leur travail de leur mieux et que, pour sa part, il allait continuer dans la même veine.Il a demandé au juge de rendre une ordonnance de non-publication sur ses propos « désobligeants » à l'endroit des avocats, parce qu'ils pourraient causer un préjudice à leurs clients.Le juge a refusé net.« De tout ce que j'ai dit, je ne me dédis pas », a-t-il lancé avant d'annoncer que la procédure se ferait désormais au Centre des services judiciaires Gouin, plutôt qu'au palais de justice de Montréal, afin d'éviter la « parade ridicule » des avocats de la défense.Le juge Paul n'est manifestement pas disposé à distribuer à tout vent les ordonnances de non-publication.Hier matin, il en a refusé une à Me Gilles Doré, cet avocat qui est à l'origine du désistement du juge Boilard dans l'autre superprocès des motards.Hier, donc, Me Doré a présenté une requête visant à connaître certains détails sur les candidats jurés, alors que le juge Paul avait décidé qu'ils seraient simplement identifiés par des numéros.Dans le même souffle, Me Doré a demandé que cette requête ne puisse être rapportée dans les médias, pour ne pas causer de préjudice à la défense.« Tout peut être publié, a vertement répondu le juge.Me Doré, pensez aux conséquences de vos demandes la prochaine fois.» Données sur le choix du jury Ce sont 400 candidats qui ont été avisés par le shérif qu'ils avaient été sélectionnés dans le premier tableau de candidats jurés qui devaient se présenter le 9 septembre.Un peu plus de 200 ont obtenu d'être dispensés avant d'avoir à se présenter, si bien que ce sont 184 candidats qui étaient présents hier.De ce nombre, 94 ont demandé au juge \u2014 et finalement obtenu \u2014 d'être exemptés pour différentes raisons.Il restait donc 90 jurés potentiels.En fin de journée, le juge Paul les a tous libérés de leur assignation.Les autres tableaux de jurés prévus cette semaine devaient aussi être prévenus de ne pas se présenter au palais de justice de Montréal, d'autant plus que le choix du jury a été reporté au 16 septembre.Près de 300 d'entre eux ont réussi à déjouer le service de sécurité et à entrer à l'intérieur du pavillon Hall, à l'angle du boulevard de Maisonneuve et de la rue Bishop.Bloqués dans un escalier intérieur, les manifestants tentaient de forcer le cordon policier qui les empêchait d'accéder à l'auditorium.La situation a dégénéré peu avant 13 h, lorsque la police a arrêté un des manifestants et que la foule massée le long du boulevard de Maisonneuve s'est mise à marteler à coups de poing sur les fenêtres de l'édifice.À l'intérieur, des manifestants ont alors commencé à lancer des chaises sur les policiers.Une vitre a volé en éclats.La police a répliqué en aspergeant les manifestants de gaz poivre et les manifestants ont été refoulés.Jugeant qu'elle ne pouvait plus garantir la sécurité de son invité, l'Université a décidé d'annuler la conférence.Le recteur de Concordia, Frederick Lowy, a annoncé la nouvelle aux 500 personnes qui attendaient M.Netanyahu à l'auditorium de l'édifice Hall, qui a été évacué et qui est resté fermé pendant le reste de la journée.La manifestation était organisée par la Coalition pour la paix et la justice au Moyen-Orient, qui promettait une manifestation pacifique.« Nous voulons passer un message de paix, dire que les Israéliens et les Palestiniens doivent coexister et que le processus de paix doit reprendre », a dit Atef Dabbesh, qui portait une banderole du groupe Alternatives, une des organisations qui ont répondu à l'appel de la Coalition.« Israël doit en finir avec l'occupation, nous voulons simplement que Netanyahu sente notre présence », a dit un manifestant juif antisioniste, Abraham Wizfeld.Mais l'atmosphère était très tendue autour du principal pavillon de Concordia au centre-ville.Il y a eu des escarmouches.Thomas Hecht, président du comité Canada- Israël, affirme qu'un manifestant lui a craché dessus et l'a frappé à deux reprises lorsqu'il tentait d'entrer à l'intérieur de l'édifice.« Ils m'ont frappé parce que j'étais avec un rabbin, un juif.C'est comme en Europe en 1939 », déplorait- il, scandalisé.En mai dernier, Benjamin Netanyahu a piloté une résolution rejetant tout État palestinien lors d'un congrès du Likoud, le parti d'Ariel Sharon.Il est le principal rival du premier ministre Sharon à la direction de ce parti.« Pour nous, Benjamin Netanyahu c'est comme Oussama ben Laden pour les Américains », a dit Mootaz Elmosaiy, qui participait à la manifestation et qui voulait expliquer la tournure violente des événements.Le voyage de M.Netanyahu est organisé par la Fondation Izzy Asper, mais c'est l'organisation d'étudiants juifs Hillel qui l'a invité à venir à Concordia.« C'est un jour triste pour l'Université, qui devrait être un lieu de liberté d'expression », s'est désolé le président de Hillel à Concordia, Yoni Petel.C'est aussi l'opinion du recteur de Concordia, Frederick Lowy.Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a lui aussi regretté, hier en conférence de presse, que « le droit fondamental de la liberté d'expression » n'ait pu être exercé hier à Montréal.« C'est une mauvaise journée pour la démocratie », a-t-il dit en promettant de tout faire pour que de tels incidents ne puissent se reproduire.Mais pour un des organisateurs de la manif, Chadi Marouf, du groupe Solidarité pour les droits humains palestiniens, Benjamin Netanyahu est un « criminel de guerre », coupable d'avoir orchestré des assassinats et des démolitions de maisons.« On ne peut pas donner la liberté d'expression à des fascistes.» Pour M.Netanyahu, la chose est claire : la manifestation d'hier montre bien ce qu'est la guerre au terrorisme.Ces « voyous et fanatiques » qui l'ont empêché de parler font preuve de la même « intolérance » et du même « extrémisme » que ceux qui sont pratiqués par les États totalitaires qui abritent des réseaux terroristes, comme l'Irak et l'Iran.« Il faut faire tomber Saddam Hussein », a martelé M.Netanyahu, qui admet que son pays sera le premier à souffrir d'une attaque contre l'Irak, puisqu'il risque à son tour d'être la cible de missiles irakiens.Contrairement à ce qui s'est passé lors de la guerre du Golfe, M.Netanyahu estime que cette fois, Israël ne se contentera pas de recevoir passivement des bombes et qu'il y aura des représailles militaires.Précédemment, M.Bush avait eu des conversations téléphoniques peu fructueuses avec les présidents de la France, de la Russie et de la Chine.Hier, la Maison-Blanche a néanmoins accueilli « avec intérêt » la suggestion du président de la France, Jacques Chirac, en entrevue au New York Times, d'un plan en deux étapes contre l'Irak : une résolution de l'ONU ordonnant la reprise des inspections d'armement dans les trois semaines et, dans le cas contraire, une autre résolution de l'ONU autorisant une frappe militaire.Sécurité frontalière Par ailleurs, la divergence d'opinion à propos de l'Irak n'a pas empêché le président Bush de souligner hier la participation du Canada à la guerre au terrorisme, qualifiant même Jean Chrétien « d'ami indéfectible ».Le chef de la Maison-Blanche a fait ce commentaire après avoir assisté avec le premier ministre à une démonstration des nouveaux systèmes informatisés de contrôle douanier à Detroit.Ces systèmes, baptisés FAST (Fast and Secure Trade) pour les camions et NEXUS pour les personnes, devraient réduire les délais aux postes frontaliers en permettant le passage rapide des usagers fréquents qui sont préenregistrés auprès des autorités.Leur déploiement a été accéléré après l'accord canado-américain de « frontière intelligente » qui a été signé en décembre 2001, au moment où la circulation frontalière était encore très affectée par les contrôles resserrés après les attentats du 11 septembre.« Les États-Unis et le Canada font face à de nouvelles menaces à leur sécurité.Ces menaces doivent être interceptées à nos frontières, a dit le président Bush.La grande frontière pacifique entre nos deux pays doit être ouverte pour le commerce et les personnes, mais fermée pour les terroristes et les criminels.Implantés d'abord aux postes frontaliers de la côte Ouest, les systèmes NEXUS et FAST seront installés d'ici l'été 2003 dans le sud de l'Ontario.Leur arrivée dans les postes frontaliers du Québec, dont celui de Lacolle, au sud de Montréal, est prévue pour la fin de 2003 ou le début de 2004.Mais, selon des gens d'affaires de Windsor et Detroit, ces systèmes de contrôle douanier risquent d'être insuffisants pour réduire l'engorgement.Remo Mancini, vice- président de la compagnie américaine qui possède et gère le pont Ambassadeur entre Windsor et Detroit, a dit à La Presse que de nouvelles infrastructures routières étaient tout aussi pressantes.La situation est plus difficile du côté de Windsor, où de nombreux camions doivent faire la file sur un boulevard en pleine ville.Interrogé à ce sujet par un journaliste local, le vice-premier ministre du Canada, John Manley, qui avait signé l'accord frontalier de décembre dernier, a dit que des fonds fédéraux seraient débloqués « bientôt, après entente avec les autres niveaux de gouvernement ».Ces délais à la frontière risquent aussi d'avoir des effets économiques néfastes à moyen terme pour le Canada.Kevin Smith, directeur des activités douanières chez le géant de l'automobile GM, a confié en marge de la cérémonie d'hier à Detroit : « On ne peut exclure que les difficultés à la frontière influencent éventuellement nos décisions sur les mandats de production de véhicules et nos approvisionnements de pièces au Canada.» Photo PC Une manifestante pro-palestinienne devant le cordon policier qui tentait de protéger le pavillon Hall de l'Université Concordia, hier, dans le centre- ville de Montréal.ALERTE Suite de la page A1 Au cours des dernières semaines, les entreprises de la City de Londres ont reçu des directives sur la façon de réagir au pire en prévision d'un éventuel attentat le 11 septembre.Selon les détectives de Scotland Yard et du MI5, l'agence de contreespionnage britannique, il est possible que des kamikazes ou des tireurs isolés exploitent l'anniversaire pour perpétrer un attentat, de leur propre initiative, dans l'espoir d'obtenir une forte couverture médiatique.La principale menace proviendrait ainsi d'éventuels fanatiques inspirés par Oussama ben Laden plutôt que dirigés par lui.D'autre part, des musulmans radicaux se réuniront demain à la mosquée de Finsbury Park, dans le nord de Londres, où ils tenteront de justifier les atrocités de New York et de Washington.La rencontre est organisée par Abu Hamza al- Masri, l'imam intégriste de la mosquée.Recherché au Yémen pour y avoir planifié des attentats terroristes, l'imam borgne et manchot serait sous surveillance policière, bien que les services de sécurité britanniques jugent le polémiste et ses compères beaucoup moins dangereux que les agents dormants d'Al-Qaeda, qui font tout pour être particulièrement discrets.Le quotidien The Guardian a dévoilé jeudi qu'au moins 36 extrémistes liés au réseau de ben Laden sont sous haute surveillance policière en Grande-Bretagne.Les autorités pensent que ces intégristes n'attendent qu'un ordre pour perpétrer un attentat terroriste au pays.Malgré les suspicions des services de sécurité, aucun d'entre eux n'a été arrêté depuis le 11 septembre, par manque de preuves, ou parce que les inspecteurs pensent qu'il s'agit du meilleur moyen de poursuivre leur enquête.Les 36 suspects ne représentent qu'une mince portion d'extrémistes établis au pays et identifiés comme étant des sympathisants d'Al- Qaeda.La police estime qu'entre 500 et 600 musulmans vivant en Grande-Bretagne sont passés par les camps d'entraînement terroristes de ben Laden, en Afghanistan et au Pakistan, au cours des dernières années.Scotland Yard pense qu'un attentat est « inévitable » en Europe, et prédit que la méthode employée sera l'attentat suicide, semblable à ceux commis par les kamikazes palestiniens.Des policiers britanniques se sont rendus en Israël et au Sri Lanka pour apprendre à réagir à ce genre d'attaques.Enfin, une minute de silence sera observée demain d'un bout à l'autre du pays.Une messe commémorative sera célébrée à la cathédrale St.Paul, au centre de Londres.Le prince Charles, les familles des victimes britanniques et les ténors du gouvernement de Tony Blair assisteront à la cérémonie.La cathédrale sera plongée dans le silence à 13 h 46, l'heure (locale) exacte où, un an avant, le vol 11 d'American Airlines s'est écrasé dans la tour nord du World Trade Center.Au même moment, des millions de Britanniques observeront une minute de silence en mémoire des 3000 victimes du 11/09/2001, dans les bureaux, les usines, les magasins, les stations de radio et de télévision, les aéroports, les supermarchés, les gares, les écoles, les ministères, les églises, le London Stock Exchange et les autres places financières de la City. 2LP0301A0910 2LP0301A0910 ZALLCALL 67 23:24:28 09/09/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 0 SEPTEMBRE 2002 A3 ACTUALITÉS Une perforation du ventricule fermée sans véritable intervention chirurgicale Une première au Canada L I A LÉVESQUE Presse Canadienne Une équipe de cardiologues de Montréal vient de réaliser une première canadienne en réussissant à fermer une perforation qui s'était formée dans une paroi du ventricule du coeur, à la suite d'un infarctus, et ce sans véritable intervention chirurgicale.La patiente, une femme de 72 ans, avait subi un infarctus et, quatre jours plus tard, avait développé une perforation au coeur appelée « communication interventriculaire postinfarctus ».Habituellement, une telle perforation de la paroi du ventricule est corrigée par une intervention à coeur ouvert.Les médecins fixent alors une pièce sur l'ouverture.Toutefois, comme cette femme souffrait d'une maladie pulmonaire et ne pouvait être ainsi opérée, l'équipe de médecins de l'Institut de cardiologie de Montréal a procédé à une fermeture de la perforation sans véritable intervention chirurgicale.Ils ont posé une prothèse obturante en l'introduisant par un cathéter à travers la peau, a expliqué, hier, en entrevue le Dr Réda Ibrahim, cardiologue hémodynamicien.La prothèse proprement dite ressemble à un double parapluie, qui est replié dans un cathéter.Les médecins ont pratiqué une incision sur la peau, dans l'aine de la patiente et y ont glissé le cathéter.Le double parapluie a été alors poussé à l'aide du cathéter jusqu'au coeur, où il a été déployé.Les deux parapluies se sont alors plaqués de part et d'autre de la paroi perforée, obstruant ainsi l'ouverture.L'intervention n'a duré que deux heures.La patiente se porte bien et son état de santé est satisfaisant.De antibiotiques sont administrés pour faire face au risque d'infection.« Le risque d'infection est très minime », a signalé le Dr Ibrahim.Les complications possibles Parmi les complications à surveiller, maintenant, « ce qu'on craint le plus dans les premiers jours après la procédure, c'est que le trou s'agrandisse et que la prothèse devienne instable, de sorte que la prothèse pourrait se déloger et bouger », résume le Dr Ibrahim.La perforation des tissus étant due à la nécrose des tissus, cette affection des tissus peut continuer à évoluer après la pose de la prothèse.La communication interventriculaire postinfarctus est une complication relativement rare, qui survient dans seulement 0,2 % des cas d'infarctus.Un patient sur deux qui subit l'intervention traditionnelle à coeur ouvert n'y survit pas.Chez ceux \u2014 comme la patiente actuelle \u2014 qui ne peuvent être opérés, 90 % meurent à la suite d'une détérioration graduelle de tout leur organisme.Des prothèses similaires sont déjà utilisées pour des problèmes congénitaux au coeur.Le Dr Ibrahim souligne toutefois que la procédure est « beaucoup plus routinière » dans de tels cas, parce que « les tissus sont solides », contrairement aux patients qui ont subi un infarctus et qui ont un problème de communication interventriculaire.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Manifestation anti-Netanyahu hier à l'Université Concordia.À Concordia, fini les débats sur le Proche-Orient AGNÈS GRUDA L'UNIVERSITÉ Concordia a peutêtre eu tort d'accepter d'accueillir un personnage aussi controversé que l'ancien premier ministre d'Israël Benjamin Netanyahu, a admis hier le recteur de l'institution, Frederick Lowy.Et pour empêcher que de telles erreurs ne se reproduisent, l'Université a décidé d'employer la méthode dure : jusqu'à nouvel ordre, tout événement public portant sur le Moyen-Orient sera interdit.Les professeurs pourront continuer à parler du Moyen-Orient dans leurs cours, a précisé M.Lowy lors d'une conversation téléphonique avec La Presse.Mais plus question de laisser des organisations étudiantes juives ou palestiniennes organiser quelque manifestation ou conférence que ce soit.Il n'y aura plus de ralliements publics et les affiches pro-israéliennes ou pro-palestiniennes sont dorénavant interdites.Conférence annulée Hier, des manifestants pro-palestiniens ont empêché le faucon de la droite israélienne de prononcer son discours.L'Université a répliqué en annulant la conférence de Norman Finkelstein, un juif antisioniste américain, qui devait avoir lieu jeudi, et qui était organisée par l'Union des étudiants de Concordia.Cette décision enrage la présidente de l'association étudiante, Sabine Friesenger.« C'est de la censure », s'indigne-t-elle.Jointe par La Presse, Mme Friesenger a critiqué le service de police de Montréal qui a chargé les manifestants avec du gaz poivre.« Faire ça, dans une institution publique, c'est incroyable », a-t-elle noté.L'association étudiante doit tenir une conférence de presse ce matin pour faire le point sur les incidents.« Ça ne peut pas continuer » Le recteur de Concordia nie qu'en décrétant un moratoire sur les événements publics liés au Proche- Orient l'Université ait fait preuve de censure.« Nous ne voulons pas empêcher la liberté d'expression.Des événements concernant le Moyen-Orient, il y en avait chaque semaine à l'Université.Mais jamais jusqu'à aujourd'hui nous n'avions connu de la violence.Ça ne peut pas continuer.Dans la conjoncture actuelle, nous exigeons un peu de paix », affirme-t-il.L'administration de l'Université compte entreprendre des discussions avec les leaders des associations étudiantes, musulmanes et juives, pour trouver une façon « plus équilibrée » de traiter le conflit du Proche-Orient sur le campus.Ce n'est pas la première fois que ce conflit se répercute sur la vie du campus universitaire.L'an dernier, l'Union des étudiants avait publié un agenda scolaire faisant l'apologie de l'Intifada, qui a créé un véritable tollé.Concordia est la plus multiethnique des universités montréalaises.Elle compte environ 5000 étudiants musulmans, et entre 1500 et 2000 étudiants juifs, selon le recteur Lowy.À plusieurs reprises, Concordia a été le théâtre de vives tensions entre les groupes pro-palestiniens et des étudiants juifs.Cette année, l'Union des étudiants a une direction moins propalestinienne.À la rentrée, des représentants des deux communautés se sont publiquement serré la main.Mais le conflit n'a pas été réglé pour autant.L'Université n'a pas l'intention de changer ses politiques d'admission à l'avenir, a assuré M.Lowy.Mais il se demande comment établir un équilibre entre la liberté d'expression et la sécurité.« Si on veut que notre université soit un endroit où on peut exprimer toutes les opinions, il faut prendre des risques », dit-il.« Mais peut-être bien que cette fois, nous n'avons pas établi un bon équilibre.Peut-être que nous avons commis une erreur », reconnaît-il.L'Université attend par ailleurs les rapports policiers pour décider si elle imposera des mesures disciplinaires à certains protestataires.Au cours de la manifestation, plusieurs fenêtres du pavillon Hall, à l'angle du boulevard de Maisonneuve et de la rue Bishop, ont été fracassées.Des manifestants ont aussi lancé des chaises sur les policiers qui venaient d'arrêter l'un d'entre eux.LA MARIJUANA, LE HASCHISCH ET LES FEMMES ENCEINTES De sérieux risques pour les bébés ANDRÉ NOËL LA CONSOMMATION de marijuana et de haschisch par les femmes enceintes augmente les risques d'accoucher avant terme et d'avoir des bébés trop petits ou mort-nés, a déclaré hier le Comité permanent de lutte contre la toxicomanie du gouvernement du Québec, qui craint la banalisation de cette drogue.Le comité a publié hier un rapport de 80 pages intitulé Impacts de la toxicomanie maternelle sur le développement de l'enfant, portant sur les effets de plusieurs substances pour le foetus, au premier chef l'alcool.À la dernière minute, il a été décidé de mettre l'accent sur le cannabis, le Sénat canadien ayant suggéré la semaine dernière de légaliser ce stupéfiant.« La consommation du cannabis, une substance considérée douce aux yeux de la société, augmente le monoxyde de carbone dans le sang de la mère, créant un manque d'oxygène qui a pour conséquence d'entraver la croissance du foetus », signale le comité consultatif dans son communiqué.« Il faut savoir que le cannabis traverse rapidement la barrière placentaire et prend 30 jours à se métaboliser, soulignent les auteurs du rapport, qui est essentiellement un compte rendu des recherches médicales effectuées un peu partout dans le monde.L'usage de cette substance durant la grossesse serait ainsi associé à la prématurité, un petit poids à la naissance et une augmentation de mortinaissances (morts à la naissance).Des effets sur le développement des enfants « Dans (une) étude, les enfants exposés à plus de cinq cigarettes de cannabis par semaine avaient un retard de croissance de 0,9 semaine comparativement aux enfants non exposés.Sans causer de malformations physiques, la consommation de cannabis aurait des effets neurocomportementaux sur le développement des enfants.» Selon certaines études, contestées par d'autres chercheurs, les nourrissons exposés dans l'utérus au cannabis ont de la difficulté à s'habituer à la lumière, ajoute le rapport.Ils ont aussi tendance à trembler et à sursauter.« Des anomalies visuelles telles une immaturité du système visuel et du strabisme ont été répertoriées chez les nourrissons exposés massivement au cannabis in utero.Par contre, la consommation d'alcool était aussi présente (chez les mères des bébés étudiés).« On observe une diminution du temps de sommeil lorsque le cannabis est consommé régulièrement tout au long de la grossesse et ce, même après le contrôle des autres substances impliquées.» Les pleurs des nourrissons Des chercheurs ont mené leurs enquêtes auprès de nourrissons en Jamaïque, où la consommation de cannabis est socialement acceptée et généralisée, même chez les femmes enceintes.Ils ont comparé les pleurs des nourrissons exposés aux pleurs de bébés non exposés.« Les pleurs reflètent l'intégrité neurophysiologique de l'enfant et peuvent être utiles dans la détection des problèmes de développement, expliquent les auteurs du rapport du Conseil permanent de lutte à la toxicomanie.Les résultats (des enquêtes) démontrent que les cris des nourrissons exposés, à quatre ou cinq jours de vie, étaient plus courts que ceux des enfants non exposés avec, en plus, un haut taux de dysphonie (trouble de la voix) et des pleurs de plus faible intensité.» Ce phénomène peut s'expliquer par des modifications à la configuration de l'appareil vocal, ce qui peut contribuer à un problème respiratoire.Il faut cependant considérer que les mères jamaïcaines sous étude consommaient de 15 à 20 fois plus de cannabis que la population nord-américaine.Et quand ils atteignaient l'âge d'un an, les bébés qui avaient été exposés au cannabis dans le ventre de leur mère répondaient aux tests de développement de façon normale.D'autres substances ont des effets beaucoup plus graves et durables, à commencer par l'alcool.La prise d'alcool, particulièrement lors du premier trimestre de grossesse, peut causer des anomalies congénitales chez le foetus.« Même à petites doses d'alcool durant cette période, il y a présence d'anomalies neurocomportementales chez l'enfant », notent les auteurs du rapport.Dans l'est de Montréal, jusqu'à 10 % des bébés sont affectés par des problèmes de consommation de leur mère pendant la grossesse.Des groupes de sensibilisation ont été créés dans plusieurs villes canadiennes, notamment le groupe SAFERA qui cherche à prévenir le syndrome d'alcoolisation foetale (SAF) chez les francophones (www.safera.qc.ca).Un des problèmes, c'est que bien des femmes peuvent prendre une cuite en tout début de grossesse, autrement dit à un moment critique, sans savoir qu'elles sont enceintes.Les internautes peuvent lire le rapport du Comité permanent de lutte à la toxicomanie en cliquant ces coordonnées sur le Web : www.cplt.com/cplt/cplt.2.a.php 2LP0402A0910 2LP0402A0910 ZALLCALL 67 00:05:06 09/10/02 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 0 SEPTEMBRE 2002 VIVA ITALIA HOLT RENFREW ET LA DÉLÉGATION COMMERCIALE D'ITALIE EN ASSOCIATION AVEC MASTERCARD PRÉSENTENT VIVA ITALIA DU 10 SEPTEMBRE AU 5 OCTOBRE 2002 VENEZ DÉCOUVRIR LE MEILLEUR DE L'ITALIE, DE LA MODE À L A GASTRONOMIE, E N PASSANT PAR L ' A R T DE VIVRE ET LE DESIGN, ET BEAUCOUP PLUS ENCORE.ABRUZZO CALABRIA CAMPANIA LAZIO LIGURIA LOMBARDIA MARCHE PIEMONTE SICILIA TOSCANA TRENTINO-ALTO ADIGE UMBRIA VENETO RUE SHERBROOKE, ANGLE DE LA MONTAGNE (514) 842-5111 CENTRE ROCKLAND (514) 738-3500 WWW.HOLTRENFREW.COM Viva Italia est là! Soyez des nôtres lors de cette célébration sans précédent consacrée au meilleur de l'Italie.Voici un avant-goût de la myriade d'événements qui auront lieu chez Holt Renfrew lors de Viva Italia.La crème de la mode italienne Célébrez le meilleur de l'Italie en matière de mode automnale pour hommes et femmes lors de présentations hors malle et de défilés impromptus.Le rouge à lèvres Viva Italia de Stila Jusqu'au 5 octobre.Procurez-vous le rouge à lèvres Viva Italia conçu exclusivement pour Holt Renfrew par Jeanine Lobell, créatrice et fondatrice de Stila.La prime chez Browns Jusqu'au 5 octobre.Achetez une paire de chaussures chez Browns et prévalez-vous d'une prime (une par personne, jusqu'à épuisement des stocks).Le lancement nord-américain exclusif de Peck Découvrez la célèbre gamme de produits gourmet milanais.Dégustation de fine cuisine italienne Succombez à la saveur exquise des produits gourmet italiens.Des rencontres exclusives pour souligner le meilleur de l'Italie Faites la connaissance de designers, artisans et chefs locaux qui partagent la même passion pour l'Italie.Un sac hors série Salvatore Ferragamo Confectionné exclusivement pour Holt Renfrew, ce demi-sac en cuir zippé sur le dessus est offert en quantité limitée.Notre ensemble fragrant exclusif Déclinant les meilleurs jus italiens pour hommes et pour femmes, nichés au creux d'un chic rouleau à bijoux.Des articles en nombre limité Des articles commémoratifs conçus exclusivement pour Viva Italia sont offerts dans tous les magasins Holt Renfrew du Canada.Et beaucoup plus encore! Découvrez la magie de Viva Italia.Rendez-nous visite dès aujourd'hui et procurez-vous votre exemplaire du Calendrier des événements esquissant les activités exceptionnelles qui se déroulent dans votre magasin Holt Renfrew.Les heures et les dates sont sujettes à des modifications.Veuillez communiquer avec votre magasin pour plus de renseignements.Sous les auspices du ministère italien de l'Industrie et du Commerce extérieur.3074658A PARTI LIBÉRAL DU CANADA Un congrès de direction en novembre 2003?Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le Parti libéral du Canada doit se prononcer, d'ici la fin de la semaine, sur un compromis prévoyant de tenir un congrès à la direction à l'automne 2003, soit un trimestre avant le moment choisi par le premier ministre Jean Chrétien.Mis au point la fin de semaine dernière par les 15 membres du comité de gestion du Parti libéral (PLC), ce compromis situe le moment d'un tel congrès entre le 4 novembre et le 7 décembre 2003.Le comité de gestion avait d'abord songé à laisser l'exécutif, constitué de 55 personnes, étudier la proposition à sa réunion de la mioctobre.Or, le président du PLC, Stephen Ledrew, a affirmé hier qu'il ne voulait pas attendre jusque-là : « Je veux que ce soit réglé.Alors j'ai envoyé des bulletins aujourd'hui et l'exécutif va voter ces jours-ci.» La date de ce congrès est l'objet d'âpres débats au sein du parti depuis que M.Chrétien, a annoncé, le 21 août dernier, son départ de la politique pour février 2004.Selon certains membres du PLC, des partisans de l'ancien ministre des Finances, Paul Martin, ont suggéré, en privé, la tenue d'un congrès à la direction dès juin 2003.Cette option a été rejetée par les partisans de M.Chrétien, puisqu'elle aurait pratiquement forcé le député de Saint-Maurice à quitter son poste un an avant le moment annoncé.Le camp Chrétien voulait que le congrès soit tenu en janvier ou février 2004, ce que le camp Martin trouve inacceptable.Sa tenue en novembre 2003 a été qualifiée de choix unanime du comité de gestion, à la suite d'un compromis des deux camps.L'armée canadienne, de plus en plus intégrée aux États-Unis La Presse prend le pouls de l'opinion canadienne et américaine sur quelques enjeux un an après les attentats du World Trade Center.Aujourd'hui : la défense.MARIE-FRANCE LÉGER LES ATTENTATS du 11 septembre n'ont pas renforcé l'image de l'armée auprès des Canadiens.Bien qu'ayant obtenu la faveur l'hiver dernier dans le budget fédéral après des années difficiles, les forces armées souffrent toujours de l'indifférence d'une bonne partie de la population.Chez les Américains, au contraire, les militaires restent toujours les sauveurs de la nation.Parmi les Canadiens interrogés dans le cadre du sondage sur les relations Canada / États-Unis de l'Institut Dominion, 43,1 % se disent fiers de leurs militaires, 40,7 % sont indifférents alors que 13,5 % s'avouent embarrassés.À l'inverse, l'image des soldats américains brille toujours de mille feux : 81,2 % des citoyens américains sont fiers de leurs soldats, 15 % sont indifférents et seulement 2,2 % sont gênés face à l'action de leurs militaires.Les Canadiens semblent en outre s'en remettre aux forces américaines pour protéger leur pays.Ils estiment à 77,1 % que la responsabilité des postes de contrôle aux frontières devrait être assumée par les deux pays.Dans la foulée, ils sont une grande majorité de Canadiens à considérer que leur armée serait incapable de se défendre seule contre une attaque, c'est-à-dire sans l'aide des États-Unis : 79 % des répondants.L'image du soldat canadien trouve en fait la voie du salut \u2014 comme toujours \u2014 dans les missions pacifiques à l'étranger : 62,7 % des personnes interrogées croient que le contingent en mission de paix à l'extérieur du pays est fort de 5000 à 10 000 hommes.« Les Canadiens croient qu'il y a plus de militaires en mission de paix que dans la réalité.Ils sont environ 500 actuellement.Il y a donc toujours un mythe qui entoure les missions de paix », souligne le directeur administratif de l'Institut Dominion, Ruddyard Griffiths.D'ailleurs, quand on leur demande dans quelle direction on devrait diriger prioritairement les dépenses militaires, à savoir vers la protection des frontières, les missions de paix internationales ou la guerre au terrorisme, les Canadiens donnent un taux de réponse de 30 % aux trois.Sur le plan des dépenses militaires, les Québécois se détachent du lot.En effet, une majorité de Canadiens seraient en faveur d'une augmentation à 52,1 %, mais leurs concitoyens du Québec sont une majorité à rejeter cette option (48 % contre 44 %.) Le sondage a été réalisé entre le 8 août et le 15 août auprès d'un échantillon de 1048 Canadiens et 600 Américains.L'Institut Dominion et la firme Navigator ont posé 45 questions aux Canadiens répartis dans les régions habituelles, soit la Colombie-Britannique, les Prairies, l'Ontario, le Québec et les Maritimes.Les Américains ont pour leur part répondu à 25 questions.Les forces armées dans un état lamentable Presse Canadienne OTTAWA \u2014 L'apport des Forces armées canadiennes dans une possible attaque militaire contre l'Irak serait plus symbolique que pratique, affirme une nouvelle coalition qui presse le gouvernement d'augmenter ses dépenses pour améliorer l'état « lamentable » des troupes et de l'équipement de la défense.Selon Jack Granatstein, président de la campagne du Conseil pour la sécurité canadienne au 21e siècle et historien militaire, il revient au gouvernement de décider si le Canada appuiera un déploiement contre l'Irak.Si tel était le cas, « quelle serait notre contribution ?Pratiquement rien », a lancé M.Granatstein hier, au moment même où le premier ministre Jean Chrétien et son homologue américain, George W.Bush, discutaient du sujet.La mise en garde, lancée lors d'une conférence de presse, s'étend également à la défense du pays, puisque, selon la coalition, les troupes canadiennes seraient incapables de faire face adéquatement à une attaque terroriste majeure et, donc, d'assurer la sécurité nationale.« On sait que, par exemple, si c'était une attaque (terroriste) nucléaire, chimique ou biologique, les éléments des Forces armées canadiennes aptes à répondre à ces situations- là sont très restreints », a affirmé le général à la retraite Richard Evraire, président de la Conférence des associations de Défense.Pour renverser la vapeur et redorer le blason de l'armée, la coalition, qui regroupe des hauts gradés à la retraite et des experts du domaine militaire, estime qu'Ottawa devrait investir 1,5 milliard de plus par année, pendant cinq ans.Le budget annuel de la défense s'élève à environ 12 milliards. 2LP0501A0910 2LP0501A0910 ZALLCALL 67 22:04:10 09/09/02 B Les «pseudo-sciences » ont la part du lion dans les librairies L'ésotérisme, l'astrologie et le nouvel âge occupent sept fois plus d'espace que la science Robert Bourassa, source d'inspiration KARIM BENESSAIEH UNE IMPRESSIONNANTE brochette de personnalités politiques, de Brian Mulroney à Jean Charest en passant par Daniel Johnson, ont rendu hier un vibrant hommage à Robert Bourassa à l'occasion du lancement d'un livre consacré à l'ex-premier ministre du Québec.From Bourassa to Bourassa : Wilderness to Restoration, de L.Ian Mac Donald, chroniqueur au quotidien The Gazette, retrace le long et difficile parcours du politicien libéral, de sa cuisante défaite, un certain 16 novembre 1976, jusqu'à son retour le 2 décembre 1985.Lancé pour la première fois en 1984, le livre de Mac Donald a été enrichi de la suite du parcours de Robert Bourassa pour sa deuxième édition.Après le retour et la réélection, la carrière du politicien sera marquée par les accords de libre-échange et du lac Meech, la crise d'Oka et sa lutte contre le cancer.Hommages de Charest et Mulroney Le chef actuel du Parti libéral du Québec, Jean Charest, a tenu à souligner l'extraordinaire force morale de M.Bourassa « qui va inspirer pour bien des générations à venir les libéraux du Québec.y compris les chefs ».L'ex-premier ministre du Canada Brian Mulroney a quant à lui affirmé avec humour avoir pris bonne note du retour en politique de M.Bourassa en 1985.Il a déclaré à la blague vouloir l'imiter en se portant candidat à la direction du Parti conservateur.« Jean Chrétien a 69 ans, Paul Martin en a 65 et moi, je n'ai que 63 ans.Mon slogan sera : « Give youth a chance » (Donnez une chance à la jeunesse) ! » MARC THIBODEAU DEMANDE POPULAIRE oblige, les librairies du Québec accordent beaucoup plus d'importance aux « pseudo-sciences » qu'à la vulgarisation scientifique.Une nouvelle étude émanant de l'Université de Montréal indique en effet que les livres traitant d'ésotérisme, d'astrologie ou encore de nouvel âge occupent en moyenne sept fois plus d'espace sur les étagères.L'auteur de l'étude, Serge Larivée, professeur à la faculté de psychoéducation de l'Université de Montréal, a visité une soixantaine de librairies réparties dans sept régions de la province pour en arriver à cette conclusion.Il s'agissait en général d'établissements de grande surface.Le nombre moyen de centimètres consacrés aux ouvrages de « pseudo-sciences » était de 4896 alors qu'il était de 695 pour les ouvrages de vulgarisation scientifique, l'écart demeurant sensiblement le même dans toutes les régions considérées.« Comme on peut le constater, le marché de l'ésotérisme et de la parapsychologie se révèle partout florissant.Il couvrirait même près de 50 % des ventes de livres dans certaines librairies du Québec », écrit M.Larivée.Selon lui, l'espace accordé aux recueils de pseudo-sciences est en réalité encore plus important puisqu'ils se retrouvent souvent dans les présentoirs de nouveautés alors que les ouvrages de vulgarisation scientifique n'y figurent pratiquement jamais.S'il s'inquiète de la popularité de ces ouvrages, le chercheur se garde bien de jeter le blâme sur les librairies, qui veillent d'abord, dit-il, à assurer leur rentabilité économique.« C'est là qu'est la demande.Si j'étais libraire, je ferais sans doute la même chose », note le chercheur, qui s'est aussi penché sur le contenu des bibliothèques de la province pour évaluer l'importance des « pseudo-sciences ».Astrologie et astronomie Sur les 23 bibliothèques municipales considérées, cinq contenaient plus de recueils d'astrologie que d'astronomie.En moyenne, les deux types d'ouvrage étaient pratiquement en nombre identique.« Plusieurs des bibliothécaires municipales que j'ai rencontrées ont indiqué qu'elles déploraient la situation, mais qu'elles n'avaient pas le choix en raison de la demande populaire », indique M.Larivée.Les Sceptiques du Québec avaient relevé le phénomène au milieu des années 1990 en attribuant le prix « Fosse sceptique » aux bibliothèques de la Ville de Montréal.L'organisation déplorait alors que certains établissements présentent jusqu'à deux fois plus d'ouvrages d'astrologie que d'astronomie.Les ouvrages d'astronomie étaient proportionnellement beaucoup plus nombreux dans les bibliothèques collégiales et universitaires considérés par M.Larivée.Dans ces dernières, on trouvait néanmoins en moyenne 165 livres portant sur l'ésotérisme.Selon le professeur, ce nombre « élevé » pourrait s'expliquer par la présence d'ouvrages critiques sur le phénomène, une hypothèse qu'il n'a pu vérifier.Idem pour la télé et Internet L'omniprésence des « pseudo-sciences » est aussi évidente à la télévision et sur Internet, note le chercheur, qui a utilisé cinq moteurs de recherche pour répéter la comparaison réalisée dans les libraires de la province.Il a constaté, en utilisant des termes comme « ésotérisme », « astrologie » ou « nouvel âge », que le nombre de sites obtenus est 700 fois supérieur à celui que l'on obtient en introduisant « vulgarisation scientifique ».Le mot clé « science » donne un nombre beaucoup plus important de sites, mais ce résultat est tempéré par le fait que nombre d'entre eux sont destinés à des scientifiques plutôt qu'aux « profanes », indique M.Larivée.Le professeur estime qu'il y a lieu de « sonner l'alarme » relativement à l'importance des « pseudo-sciences » dans les institutions de diffusion de la culture et du savoir puisque c'est vers eux que la population se tourne pour s'informer et se divertir.« Les lecteurs ou les téléspectateurs de notre monde encouragent à leur insu leur propre sous-développement en redemandant toujours et encore, en raison de facteurs complexes et variés, des produits plus ou moins nocifs pour l'intelligence », prévient le professeur.Photothèque La Presse © Le marché de l'ésotérisme et de la parapsychologie compterait pour près de 50 % des ventes dans certaines librairies du Québec.1.Les Fonds Mutuels TD sont gérés par Gestion de placements TD Inc.(GPTD), filiale en propriété exclusive de La Banque Toronto-Dominion.Les placements dans les fonds communs de placement peuvent être assortis de commissions, de commissions de suivi, de frais de gestion et d'autres frais.Prière de lire le prospectus avant d'investir.La valeur des fonds communs de placement fluctue souvent et le rendement antérieur peut ne pas se répéter.Les placements dans les fonds communs de placement ne sont pas assurés par la Société d'assurance-dépôts du Canada ni par la Régie de l'assurance-dépôts du Québec, et ne sont pas garantis par La Banque Toronto-Dominion.Les Fonds Mutuels TD sont offerts par Services d'investissement TD Inc.(principal placeur), TD Waterhouse Canada inc.et des courtiers indépendants.2.TD Waterhouse Canada inc.(« TD Waterhouse ») est une filiale de La Banque Toronto-Dominion.TD Waterhouse - Membre du FCPE.\u0001Marque de commerce de La Banque Toronto-Dominion; GPTD est un utilisateur autorisé.\u2020Nos représentants en fonds communs de placement désignent les représentants de Services d'investissement TD Inc.Il est toujours intéressant de disposer d'un vaste choix.Mais faire le bon choix n'est pas de tout repos.En matière de fonds communs de placement, nous sommes là pour faciliter vos décisions.Actions ou titres à revenu?RÉR ou hors RÉR?Sectoriel ou indiciel?Que vous soyez un investisseur prudent ou audacieux, notre éventail d'outils professionnels et 1 888 458-4555 notre soutien vous aident à www.tdcanadatrust.com/francais/fondsmutuel Les Fonds Mutuels TD : Un soutien complet et des outils professionnels qui facilitent les investissements.déterminer vos besoins de placement et à comprendre et analyser vos options.Nos représentants en fonds communs de placement\u2020 avertis ont les compétences nécessaires pour vous aider à mettre en oeuvre ces stratégies.Nous vous aiderons à découvrir les placements qui conviennent à vos objectifs.Vous n'avez qu'à nous appeler dès aujourd'hui.Pour bien choisir, appelez-nous.Nous vous aiderons à trouver ce qui vous va le mieux.FONDS MUTUELS TD\u00011 Outils professionnels d'emploi facile Représentants en fonds communs de placement avertis Gestion experte des portefeuilles Offerts dans les succursales TD Canada Trust et TD Waterhouse\u00012 et par d'autres courtiers indépendants.3077057A Notre publicité du 9 septembre dernier comportait une inexactitude relativement au plan de financement de 5,8 %.Ce plan n'est plus offert.De plus, le texte légal aurait dû se lire comme suit : échange ou comptant de 3 334$ (Berline Civic DX) et 3 415$ (Berline Civic DX-G).Échange ou comptant de 3 334$ (Coupé Civic DX) et 3 523$ (Coupé Civic LX).Les concessionnaires Honda du Québec.ERRATUM QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR 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2,17 et 2,45 millions de tonnes de gaz carbonique (CO2) par année.« Depuis 1990, Hydro-Québec Production a évité des émissions de gaz à effet de serre et nous nous attendons à recevoir des crédits d'émission, a affirmé M.Tall.Nous allons par ce fait couvrir nos émissions du Suroît.» L'attribution de crédit d'émission de GES fait partie des scénarios envisagés par le gouvernement fédéral pour atteindre les objectifs du Protocole de Kyoto.Toutefois, personne ne sait actuellement qui recevra ces crédits et à quel titre.Hydro-Québec espère en recevoir pour ses exportations aux États- Unis depuis 1990, mais rien n'est moins sûr.L'annonce d'Hydro-Québec avait pour but de répondre aux nombreuses critiques qui se sont élevées à l'encontre du projet de centrale thermique depuis son annonce en octobre 2001.Une fois en service fin 2006, la centrale de 900 mégawatts émettra en moyenne autant de GES que 30 000 voitures parcourant 30 000 kilomètres en consommant en moyenne 10 litres aux 100 kilomètres.La centrale fera augmenter les émissions québécoises de GES de 2,8 %, alors que le protocole de Kyoto exige que le Canada réduise ses émissions de 6 % par rapport aux niveaux de 1990.On ignore pour l'instant comment cet effort de réduction sera réparti.L'annonce qu'Hydro-Québec se servira d'éventuels « droits de polluer » n'a pas convaincu les militants et citoyens venu assister à la première audience du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) hier soir à Beauharnois.Il demeure en effet que la centrale va contribuer à l'effet de serre.« Il est inacceptable qu'un gouvernement qui dit appuyer l'accord de Kyoto et qui possède un énorme potentiel éolien se borne à une filière conservatrice et passéiste de l'énergie thermique fossile, a déclaré Daniel Breton, du Parti vert du Québec.C'est un virage inadmissible qui poussera peut-être le Canada à renier ses engagements internationaux.» Par ailleurs, le ministère de l'Environnement, dans ses questions à Hydro-Québec en réponse à son étude d'impacts, rappelle les engagements du Québec et du Canada à l'égard des gaz à effet de serre et demande à Hydro de mettre de l'avant un programme de réductions équivalentes pour compenser les augmentations annoncées.En réponse à ces demandes, le porteparole d'Hydro-Québec s'est employé à faire la liste des investissements de la société d'État dans des projets comme le moteur-roue et la pile ACEP, sans préciser comment ces projets permettent de réduire les GES.Les représentants du ministère présents à l'audience ont aussi souligné le caractère totalement spéculatif des crédits d'émission.« Il n'y a rien de coulé dans le béton, rien n'est établi, on peut faire les spéculations qu'on veut, dit Renée Loiselle.On est dans les hypothèses les plus totales.On peut être dans le champ complètement.» Par ailleurs, les crédits pour l'exportation pour l'énergie propre sont un concept que les autres signataires du protocole de Kyoto refusent catégoriquement de considérer.En outre, dans le cas précis d'Hydro-Québec, les exportations sont allées aux États-Unis, qui ont renié le protocole de Kyoto.Qui dit crédit pour Hydro dit débit pour ses clients américains, ce qui est loin d'être envisagé dans le contexte actuel.Audio Vidéo CENTRE HI-FI Centrale Et chez tous les autres détaillants autorisés.chaînes de qualité numérique, ça demande de l'entraînement.99$ Seulement Système Bell Express Vu 3100 Créez votre propre programmation parmi plus de 275 chaînes Image et son de qualité numérique Guide horaire interactif à l'écran 1 87 SOUCOUPE www.bell.ca/expressvu Le prix indiqué exclut les taxes.Offre disponible jusqu'au 31 octobre 2002 et limitée aux nouveaux abonnés qui activent un récepteur de modèle 3100 ou 5100 et qui acceptent de s'abonner à l'un des forfaits Ultra, Ultimate, Super 7 Dragon ou Combo Maxi Plus avec LudiTV et le service Météo instantanée.Le montant total des crédits de programmation et des crédits de télé interactive combinés est de 100,98 $ et s'applique après toutes les taxes.Un crédit de programmation de 90 $ est disponible pour les nouveaux clients qui activent un récepteur non-compatible à la télé interactive.Un crédit de programmation de 15 $ sera appliqué chaque mois pour les six premiers mois de service.Un crédit de télé interactive de 5,49 $ sera appliqué chaque mois pour les deux premiers mois de service.Les crédits de programmation ne peuvent être appliqués à la programmation Vu!.Des frais de désactivation et d'autres conditions ou restrictions pourraient s'appliquer.Les prix, les forfaits, la programmation et l'offre peuvent être sujets à changements sans préavis.Détails en magasin ou au www.bell.ca/expressvu Bell est une marque de commerce de Bell Canada.Express Vu et Vu! sont des marques de commerce de Bell Express Vu, société en commandite.-199,98$A ntenne parabolique, récepteur et télécommande -100,98$Cr édits de programmation - 99,00 $Prix net 3072229A 3072654A 2DU0701A0910 MARDIÀ 2DU0701A0910 ZALLCALL 67 15:31:51 09/09/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 0 SEPTEMBRE 2002 A7 \u2020Le prix d'achat d'une Saab 9-5 Linear 1SA avec option R6J est de 42 800$.Le paiement de location est basé sur un bail de 36 mois.Pendant la durée du bail, le kilométrage qui vous est alloué est de 60 000 km et chaque kilomètre supplémentaire ne vous coûtera que 12 cents.Les offres de location et de financement sont sujettes à l'approbation de crédit.À la signature du bail, un dépôt de garantie remboursable et un premier versement mensuel vous seront demandés.Certaines conditions s'appliquent.Ces offres ne peuvent être jumelées à d'autres offres.Le transport, la préparation à la route, la taxe d'accise, l'immatriculation, l'assurance et les taxes ne sont pas inclus dans ces offres.Les détaillants peuvent fixer un prix ou des mensualités moindres.Voyez votre détaillant Saab pour plus de détails.Photo à titre indicatif seulement.Tous nos véhicules Saab 2002 sont assortis du plan Orientation et dépannage On Star pour 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massive et appelle les grandes puissances à élaborer une stratégie commune face à cette menace.Le document, publié trois jours avant un discours crucial du président des États-Unis George W.Bush sur l'Irak devant l'Assemblée générale de l'ONU, ne se prononce pas sur le niveau actuel des capacités de Bagdad en matière de destruction massive, ni sur le point de savoir si ce niveau justifie ou non une action militaire préventive.Dans son rapport, l'IISS, un centre de recherches indépendant, déclare que la possession d'un arsenal d'armes de destruction massive « est de toute évidence l'objectif central du régime » de Saddam Hussein.« Tôt ou tard, il paraît probable que les objectifs du régime irakien actuel seront remplis », a estimé le directeur de l'IISS, John Chipman, en présentant le rapport à la presse.Toutefois, « il n'existe aucune certitude sur l'étendue des capacités irakiennes actuelles », a souligné M.Chipman.Selon l'IISS, l'Irak n'a pas d'armes nucléaires, mais pourrait probablement fabriquer une arme nucléaire en quelques mois s'il obtenait à l'étranger la matière fissile qui lui manque.En revanche, « l'Irak dispose d'un large arsenal d'armes biologiques et d'un stock moins important d'armes chimiques », ainsi que de vecteurs, a déclaré M.Chipman.Pour l'IISS, « les gouvernements ont le devoir urgent de développer une stratégie pour faire face globalement à ce problème sans équivalent au plan international ».François Heisbourg, actuel directeur de la Fondation pour la recherche stratégique et ancien directeur de l'IISS, a souligné que le document ne constituait pas une invitation à attaquer l'Irak.« C'est un rapport factuel sur l'état des connaissances dans le domaine public sur les armes de destruction massive irakiennes », a relevé M.Heisbourg.« Ceux qui sont en faveur d'une opération militaire diront que c'est très inquiétant et que c'est un casus belli.D'autres diront que c'est inquiétant mais pas au point de constituer un casus belli.» À Bagdad, le quotidien officiel as-Saoura a rejeté les dernières accusations américaines sur les capacités de l'Irak.« C'est une masse de mensonges, d'allégations montées de toutes pièces et d'accusations infondées, orchestrée avec les sionistes », selon as-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir.L'Irak a en particulier démenti avoir repris des activités nucléaires dans des lieux inspectés dans le passé par l'ONU.Afghanistan Ben Laden revendique LE TERRORISTE présumé Oussama ben Laden a ouvertement revendiqué les attentats du 11 septembre aux États-Unis, dans une bande sonore diffusée hier par la chaîne arabe Al-Jazira à deux jours du 1er anniversaire de ces attaques qui ont fait environ 3000 morts.Selon la télévision qatariote, c'est la première fois que ben Laden revendique lui-même explicitement les attentats terroristes du 11 septembre.La chaîne a montré un portrait de ben Laden suivi immédiatement d'une bande sonore dans laquelle ce dernier cite les noms de certains auteurs des attentats, dont « Mohammad Atta d'Égypte qui a dirigé le groupe qui a détruit la première tour » du World Trade Center à New York.\u2014 d'après AFP Indonésie Ambassade fermée LES ÉTATS-UNIS ont fermé hier pour une durée indéterminée leur ambassade à Jakarta, ainsi que le consulat général des États-Unis à Surabaya à la suite de menaces terroristes, a annoncé le département d'État.À une journée de l'anniversaire des attentats du 11 septembre, revendiqués par Al-Qaeda, l'ambassade à Jakarta a adressé un message aux citoyens américains présents en Indonésie leur demandant d'être extrêmement prudents.Washington s'inquiète de ce que l'Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, puisse servir de refuge à des sympathisants d'Al- Qaeda.\u2014 d'après AFP Chine Jiang Zemin partira UN ÉCRIVAIN chinois qui a eu accès à des documents secrets du parti au pouvoir soutient que divers éléments de preuve indiquent que le président Jiang Zemin est prêt à abandonner son poste en dépit des rumeurs voulant qu'une lutte de pouvoir déchire le leadership chinois.Selon deux chercheurs américains qui ont travaillé avec cet auteur, Jiang Zemin cédera son poste de secrétaire général au vice-président, Hu Jintao, aucongrès du parti en novembre prochain.Cette information contredit ceux qui prédisaient que le vieux président de 76 ans allait s'accrocher au pouvoir.Le mandat de Jiang Zemin prend fin en 2003 et on ne sait toujours pas s'il renoncera également à son poste de président du comité de surveillance des forces armées.\u2014 d'après AP Une initiative conjointe de l'Agence métropolitaine de transport et des organismes de transport de la région.les transports collectifs vous avez le choix L'autobus, l'option pratique.Avec 449 lignes offertes par l'ensemble des organismes de transport de la région, il y a de fortes chances qu'un autobus se rende là où vous désirez aller.Et certaines lignes express vous emmèneront au centre-ville rapidement et sans correspondance, en empruntant des voies réservées.Le point d'accès à tout ce réseau ?L'arrêt d'autobus situé tout près de chez vous.Pour en savoir plus sur les services d'autobus offerts près de chez vous, communiquez avec l'organisme de transport de votre municipalité.3071929A 3071932 ( 514) 843-YOGA(9642) L'INSTITUT DE YOGA ET DE MÉDITATION COURS CONTINUS & ATELIERS DE YOGA PROGRAMME DE FORMATION ET DE CERTIFICATION DE PROFESSEURS DE YOGA 3073333A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2002-09-09 Tirage du 2002-09-09 Tirage du 2002-09-09 NUMÉRO: 197295 30 sept.(jour et soir) 28 oct.(jour) Composez le : (514) 489-8900 pour une estimation gratuite à domicile Sans frais : 1 800 436-1319 LE SPÉCIALISTE DE L'AUVENT RÉTRACTABLE SPÉCIAL D'AUTOMNE AUVENT La meilleure garantie 5513, CHEMIN QUEEN MARY Horaire : lundi au vendredi de 9 h à 17 h Livraison immédiate ou au printemps Visitez notre salle d'exposition 2LP0901A0910 A9 MARDI 2LP0901A0910 ZALLCALL 67 19:34:06 09/09/02 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 1 0 S E P T EMB R E 2 0 0 2 MOND E A 9 Élections anticipées en Autriche Arafat prêt à renoncer au pouvoir JAMIE TARABAY Associated Press RAMALLAH \u2014 Yasser Arafat se veut conciliant.Le président de l'Autorité palestinienne a condamné hier les attentats contre les civils israéliens devant le Conseil législatif palestinien réunis à Ramallah (Cisjordanie), tout en s'en prenant à l'État hébreu.Confirmant que des élections seraient organisées début janvier 2003, le leader historique de la lutte palestinienne a également déclaré être prêt à quitter le pouvoir, si les parlementaires palestiniens le lui demandaient.Il s'agit du premier discours, décousu, de Yasser Arafat devant le CLP au cours des 18 derniers mois.La lèvre inférieure tremblotante, le président de l'Autorité palestinienne a constamment cherché ses mots au micro et s'est perdu dans son texte, se lançant dans des apartés parfois incompréhensibles.Dans ce discours très attendu, considéré par beaucoup comme un test politique, Yasser Arafat a confirmé que des élections présidentielle, législatives et municipales auraient lieu début janvier 2003 dans les territoires autonomes.Il semblait ainsi répondre aux États-Unis, favorables à un report du scrutin présidentiel pour permettre la désignation d'un premier ministre responsable des affaires courantes.« Si vous souhaitez me remplacer dans mes fonctions exécutives, j'espère que vous le ferez, ce qui me permettra de me reposer », a-t-il glissé dans une incise, sans que l'on puisse déterminer si le président de l'Autorité palestinienne est réellement disposé à passer le relais ou s'il souhaitait narguer ses détracteurs.S'il a condamné « tous les actes de terrorisme contre les civils israéliens », Yasser Arafat n'a pas appelé explicitement à la fin des attentats suicide.Il a en effet estimé que ces attentats permettaient à Israel à détourner l'attention des souffrances du peuple palestinien soumis à l'occupation militaire.S'adressant directement aux Israéliens, il a tout de même appelé de ses voeux de nouvelles négociations de paix.« J'aimerais vous dire que nous voulons conclure la paix avec vous.Nous voulons la sécurité et la stabilité pour nous et pour vous, a-t-il lancé.Cette paix est toujours à venir.Raanan Gissin, conseiller du premier ministre d'Israël Ariel Sharon, a jugé le discours d'Arafat dénué de sens et estimé que les réformes palestiniennes ne marcheraient pas avec Arafat au pouvoir.« La paix et les réformes ne pourront se faire que lorsqu'il sera parti ».Depuis la bande de Gaza, Ismail Abou Chanab, un porte-parole du Hamas, a déclaré que ce discours était décevant et qu'il n'avait pas de stratégie claire pour affronter Israël.Plusieurs députés palestiniens ont également critiqué le discours d'Arafat déplorant qu'il n'ait pas demandé au Parlement l'approbation de son nouveau gouvernement, remanié en juin dernier, et qu'il n'ait pas mentionné de date précise pour les élections.Une nouvelle réunion du parlement était prévue aujourd'hui pour déterminer s'il fallait ou non voter pour le Cabinet.En marge de cette réunion parlementaire, un haut responsable palestinien a annoncé qu'Ariel Sharon rencontrerait dans les prochains jours le lieutenant d'Arafat, Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, pour tenter de trouver une issue aux violences.SUSANNA LOOF de Associated Press VIENNE \u2014 Le chancelier conservateur autrichien Wolfgang Schussel a appelé hier à la tenue d'élections anticipées « le plus vite possible » pour mettre un terme à la crise gouvernementale provoquée par la démission de quatre hauts responsables du Parti de la liberté (FPO, extrême droite).« L'Autriche a besoin d'un gouvernement stable.C'est ma responsabilité en tant que chancelier », a déclaré M.Schussel au cours d'une conférence de presse à Vienne.La vice-chancelière Susanne Riess-Passer, le ministre des Finances Karl-Heinz Grasser et le président du groupe parlementaire FPO Peter Westenhaler ont démissionné dimanche.Le ministre des Transports Mathias Reichhold a lui aussi exprimé hier l'intention de se démettre.Les quatres démissionnaires ont imputé leur décision au conflit qui les oppose au populiste Jorg Haider, gouverneur de Carinthie (Sud) et ancien chef historique du FPO, connu pour ses positions xénophobes et ses sympathies hitlériennes.Mme Riess-Passer, qui a également démissionné de la tête du parti, a expliqué que cette situation conflictuelle empêchait le FPO de travailler efficacement.« Ces désaccords internes paralysent le parti et mettent gravement à mal la confiance que nous accordent les électeurs, a-t-elle souligné.Mon opinion est que la seule façon d'agir honnête est de s'en aller.» Ce conflit a éclaté au grand jour avec la proposition gouvernementale de réforme du système fiscal destinée à favoriser les foyers à bas revenus.Le gouvernement, citant le poids des récentes inondations sur les finances publiques, a finalement renoncé à présenter ce plan en 2003, ce qui a eu l'heur de déplaire à Jorg Haider.Ce dernier a ensuite tenté d'éviter une dissolution de la coalition au pouvoir, mais les dissensions au sein du FPO étaient trop profondes.Photo AFP Yasser Arafat s'adressant au Conseil législatif palestinien hier à Ramallah.Programmes de location au détail et de financement à l'achat de Toyota Canada inc.SUR APPROBATION DE CRÉDIT PAR TOYOTA CRÉDIT INC., immatriculation, assurances et taxes en sus.1 Offres de location au détail valables sur les modèles Echo 2002 (BT123M AA), Rav4 2002 (HH20VM AA) et Highlander 2002 (HF21AP AA) neufs en stock.Premier versement de 182,89 $ (Echo) / 309,42 $ (Rav4) / 435,95 $ (Highlander), taxes incluses et dépôt de sécurité de 0$ (Echo) / 325$ (Rav4) / 450$ (Highlander) exigibles au moment de la livraison.Franchise annuelle de 24 000 km.Frais de 7 ¢ (Echo), 10¢ (Rav4) et 15¢ (Highlander) du kilomètre excédentaire.2 Offre de financement à l'achat de 0,9 % pour 36 mois valable sur les Echo 2002 neuves en stock, transport et préparation en sus.3 Offre de financement à l'achat de 2,9 % pour 36 mois valable sur les Rav4 et les Highlander 2002 neufs en stock, transport et préparation en sus.Le rabais aux diplômés (jusqu'à 1 000$ de remise) peut différer selon le modèle.Cotes de consommation (ville/route) basées sur l'année-modèle 2002 pour le moteur indiqué.Photos à titre indicatif seulement.Offres d'une durée limitée.Détails chez votre concessionnaire Toyota participant.par mois / location 48 mois1 Transport et préparation inclus Option 0 $ comptant également 379$ Highlander 2002 ou obtenez 0,9% de financement à l'achat pour 36 mois2 sur toutes les Echo 2002 en stock ou obtenez 2,9% de financement à l'achat pour 36 mois3 sur tous les Highlander 2002 en stock ou obtenez 2,9% de financement à l'achat pour 36 mois3 sur tous les Rav4 2002 en stock par mois / location 60 mois1 Transport et préparation inclus Option 0$ comptant également 159$ Echo 2002 0$dépôt de sécurité 269$ Rav4 2002 159$ 191,31$ 1 807$ 0$ MENSUALITÉ COMPTANT par mois / location 48 mois1.Comptant de 3032$ Transport et préparation inclus.Option 0$ comptant également disponible à la location 3073718A 2LP1001A0910 A10 mardi, Edito-Forum 2LP1001A0910 ZALLCALL 67 20:50:54 09/09/02 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 0 SEPTEMBRE 2002 La tentation américaine «Le spectre de l'isolationnisme rôde, même aux États-Unis, dont l'actuel élan vers le multilatéralisme n'est pas à l'abri, en cas de revers, d'un raidissement de l'opinion publique.» \u2014 Mario Roy, La Presse, 17 octobre 2001 m r o y @ l a p r e s s e .c a Se pourrait-il que la « tentation américaine », c'est-à-dire la tendance de la Maison-Blanche à diriger le pays vers un destin de lonesome cow-boy, soit davantage qu'une politique plus ou moins arbitraire pour plutôt correspondre aux impératifs d'une réalité nouvelle ?Autrement dit, les intérêts propres des États-Unis sont-ils en train de s'éloigner irrémédiablement de ceux de leurs alliés ?Autrement dit, encore, « est-ce que l'Ouest \u2014 au sens de communauté des pays démocratiques \u2014 est toujours un concept cohérent (.), la ligne de fracture ne se trouvant plus entre l'Ouest et Le Reste, mais bien entre les États-Unis et Le Reste ?» se demande Francis Fukuyama (auteur de La Fin de l'histoire), dans une conférence donnée il y a un mois.La volonté exprimée par le président George W.Bush de combattre seul contre l'Irak si nécessaire, le repli antimondialisation des États- Unis depuis quelques mois, leur refus de signer plusieurs accords internationaux.Nous étions bien audessous de la vérité en suggérant qu'en Amérique, le spectre de l'isolationnisme ne faisait que rôder.Dans tous les cas, que les raisons nourrissant la tentation américaine correspondent à la réalité ou ne soient que des lubies des faucons et des protectionnistes de Washington, cela ne change rien à l'affaire.La planète ne peut se permettre un divorce entre les États-Unis et Le Reste à quelque point de vue que ce soit \u2014 militaire, diplomatique, et moins encore économique.Les Américains y perdraient aussi, d'ailleurs, ce qu'ils ne semblent pas toujours entrevoir clairement.C'est pour ce motif, et non parce que la cause n'est pas juste, qu'une offensive unilatérale contre l'Irak serait désastreuse.Pour ce motif que la geôle économique créée par la renaissance des barrières américaines au commerce (acier, agriculture, bois d'oeuvre) est invivable.Pour ce motif qu'il faut trouver des accommodements afin de ramener la participation américaine aux grandes ententes internationales.Pour cela, des efforts seront nécessaires de part et d'autre.Un : Le Reste ne peut pas continuer de nier l'unicité des États- Unis.Militairement, le budget américain de la défense s'approchera en 2002 des 375 milliards (US).Alors qu'à eux tous, les pays de l'Union européenne ont volontairement fait fondre leurs ressources jusqu'au tiers de cette somme (130 milliards), abandonnant en pratique aux yankees le monopole de la sécurité internationale.Économiquement, les États- Unis font le chaud et le froid dans l'équilibre planétaire, en produisant à hauteur de 9960 milliards, en étant le plus important acheteur (1220 milliards), le plus important débiteur (862 milliards), le plus important donateur (6,9 milliards).Enfin, c'est particulièrement clair depuis le 11 septembre : les Américains ont sur le dos une cible peinte par l'hyperterrorisme et ont par conséquent une conception singulière de l'autodéfense.Quant à eux, les États-Unis ne doivent pas compter sur le fait que Le Reste renoncera à ce qu'il est et à ce qu'il désire pour se fixer comme seul objectif de « garder l'éléphant heureux » (keep the elephant happy, selon l'expression de l'historien canadien- anglais J.L.Granatstein).Des deux côtés, en somme, il faut éviter le glissement vers des positions en forme de cul-de-sac.serge.chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Les 1000 jours de Bernard Landry En 2005, ce serait un bon moment M.PRATTE, en réponse à votre éditorial intitulé « 1000 jours de trop », je suis parfaitement d'accord avec votre titre : 1000 jours, c'est beaucoup trop ! Par contre, nos idées sont plutôt différentes en ce qui concerne le fond de votre argumentation.Contrairement à vous, je ne crois pas que ce débat a accaparé les Québécois.Je crois plutôt que le débat sur la souveraineté est nécessaire ici, au Québec.Dans les plus mauvaises périodes face à l'option, 40 % des gens sont en faveur ce celle-ci.40 % des gens, M.Pratte, ce n'est pas négligeable.Cela veut dire que près de la moitié de la population (c'est le chiffre officiel de 1995) désire se démarquer par ce projet de société.Les gens ont encore le droit de choisir officiellement.En 2005, cela fera 10 ans depuis la dernière consultation, le moment serait bien choisi, je crois.Le fondement du Parti québécois est de donner, un jour, un pays aux citoyens du Québec.En ignorant complètement cet objectif, le PQ ne répondrait plus aux aspirations de ceux qui croient en lui depuis longtemps.Malheureusement, il se fait tard pour les supporters de Bernard Landry.Il sera difficile pour eux de gagner les prochaines élections, et ce pour trois raisons : la première, c'est qu'ils sont victimes de leurs décisions passées (fusions municipales, moins d'argent pour les hôpitaux), et ce malgré l'élimination du déficit et une création d'emplois favorables aux Québécois.La deuxième est qu'après un deuxième mandat, les gens veulent du changement (le passé parle par lui-même).Finalement, l'effet jeunesse de Mario Dumont renforce le deuxième argument.Pourquoi changer pour un Jean Charest qui n'attendait que de remporter une élection par défaut avant l'émergence de l'ADQ ?Les gens ne sont pas dupes DANIEL VANDAL Montréal Le peuple veut passer à autre chose BERNARD Landry et ses « brillants » militants péquistes ont concocté une formule de 1000 jours pour la souverainêté.C'està- dire toutes les excuses sont bonnes pour ne pas gouverner de bonne façon le gouvernement.Je crois sincèrement que les péquistes n'ont toujours pas compris le peuple.Le peuple veut passer à autre chose que la souveraineté.Quand on parle d'une idée arriérée qui ne colle plus à la réalité d'aujourd'hui, la souveraineté du Québec représente cela.Il est grand temps de remettre les pendules à l'heure et de se débarrasser du frein politique qu'est le Parti québécois.Il faut absolument passer à autre chose et faire bouger les choses pour améliorer la qualité de vie de nous tous.MICHEL DROUIN Westmount La lente création d'un pays M.Pratte, J'AI LU votre éditorial sur le conseil national du PQ.Vous affirmez que la question nationale a dejà été tranchée, deux fois plutôt qu'une.J'ai 22 ans et ne reconnaît pas le Canada comme étant mon pays.Tant qu'il y aura des Québécois, il y aura un problème, car le Canada ne reconnaît pas ma nationalité.Qu'est-ce que ça change ?Beaucoup de choses dans le coeur de milions de personnes et des perspectives d'avenir complètement différentes à tous points de vues.Un question comme celle-là ne se règle qu'après des changements.Le Canada ne veut pas en faire.1980 : 40 % 1995 : 49.5 %.Je ne peux pas voir ces chiffres autrement que comme le reflet de quelque chose de l'ordre de la lente création d'un pays.On fait rarement un grand saut du premier coup, on hésite, puis finalement (quand on a un brin de courage), eh bien, on saute.Un pays, j'en ai besoin, comme tout le monde.pour être reconnu.pour être libre.Et j'étais trop jeune pour voter en 1995, alors c'est à refaire.Rien n'est dépassé tant que rien n'est achevé.PIERRICK JASMIN «Écoeurentite aiguë » ENFIN des élections ! Dommage qu'il nous faille attendre encore 300 jours pour mettre le Parti québécois à la porte ! Ne trouvezvous pas que ce parti commence à ressembler à une didacture ?On nous oblige à entendre parler de référendum malgré les manifestations évidentes de notre « écoeurentite aiguë ».On oblige les profs et les infirmières à travailler dans des conditions souvent dommageables pour leur santé physique et mentale.On oblige les médecins à exercer leur profession à coups de loi matraque.Vivement qu'on s'en débarasse et qu'on les oblige à notre tour à assumer les conséquences de leur étroitesse d'esprit ! CLAUDIE ST-LOUIS Lorraine Un débat majeur M.Pratte, ( .) La question a été tranchée.Deux fois plutôt qu'une.Toute une affirmation.Je cite votre éditorial d'hier : ( .) La question a été tranchée.Deux fois plutôt qu'une.» Pourquoi croyez-vous la question tranchée puisqu'elle divise les Québécois en deux, presque exactement ?C'est tout le contraire ! Je ne dis pas qu'un référendum est souhaitable, ni que la discussion doit prendre un tournant plus aggressif, mais on ne peut pas dire que la question est réglée, loin de là.C'est de croire la question tranchée qui est le problème.Quelque chose DOIT être fait.Et plus rapidement serait apprécié pour que oui, le Québec passe à autre chose.Ça fait plusieurs décennies que l'on cherche, et on n'a toujours pas trouvé.Ça ne veut sûrtout pas dire d'arrêter de chercher ! Le débat sur la souveraineté est un débat majeur dans notre société.Il ne doit pas être passé sous silence, puisque ça reviendrait à réduire au silence une majorité de citoyens mécontents du système actuel.Qu'un éditorial de La Presse ridiculise la discussion est déplorable.PIERRE GRANGER Mauvais présage UN RÉFÉRENDUM dans 1000 jours.Je suis surprise du choix de ce slogan par le Parti québécois.Ça sonne peut-être bien, mais il y a au moins deux précédents à l'utilisation de cette expression : Anne of the Thousand Days», le film de Charles Jarott, relatant l'histoire de Anne Boleyn, l'épouse de Henri VIII, et A Thousand Days, le livre d'Arthur Shlesinger Jr., décrivant la présidence de John F.Kennedy.Quand on connaît le sort des deux personnages \u2014 Anne Boleyn a été décapitée et JFK a été assassiné \u2014 on peut trouver qu'il s'agit plutôt d'un mauvais présage.JANA HAVRANKOVA Saint-Lambert D'autres lettres dans notre forum interactif : www.cyberpresse.ca/lettres Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca Le vrai bunker Bernard Landry a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Dans notre petit milieu politico- médiatique, on reproche à Bunker, dont le premier épisode a été diffusé hier soir, de conforter les préjugés populaires au sujet des politiciens.Il faudra pourtant que le classe politique fasse un jour l'examen de conscience qui s'impose.Le problème, ce n'est pas Bunker.Le problème, c'est la politique d'aujourd'hui.Bien sûr, Bunker exagère, caricature, est cruelle.Mais la série ne prétend pas être fidèle aux faits : les téléspectateurs l'ont vu et compris tout de suite.Le plus désolant, le plus révélateur, c'est qu'une satire si grosse parvienne tout de même à ressembler à la réalité.Cela commence dès les premières secondes, lorsqu'un organisateur, assis sur le siège de toilette, confie : « Je ne mens jamais, c'est mon métier qui m'empêche de dire la vérité.» Combien de politiciens réconfortent leur sens moral en se répétant la même chose ?La série est particulièrement efficace dans son portrait du discours politique moderne.Lorsque Christophe Lacroix s'entraîne à répondre aux questions des journalistes, un de ses conseillers le réprimande : « C'est trop clair, ça ! » « Il ne faut pas qu'il dise : je veux être premier ministre, ça va avoir l'air d'un gars qui cherche le pouvoir, explique un autre conseiller.Il faut qu'il dise : je veux servir la population.Les formules vides des politiciens de Bunker \u2014 « le changement dans la continuité », « l'État doit repenser sa façon de faire à l'aube des années 2000 » \u2014 sont horriblement proches de celles dont nous sommes abreuvés depuis des années.« Il faut qu'on comprenne, mais pas tout à fait », lance l'organisateur Jacques Vinel (Rémy Girard).Un principe qui résume bien la stratégie des (trop) nombreux spécialistes en communication qui aseptisent le discours politique.L'un des principaux personnages de la série, Mathieu Prescott, encore jeune et idéaliste, rêve d'un politicien qui « mettrait ses culottes » et avancerait des idées claires, plutôt que de tenter de faire plaisir à tout le monde.Cela manque, en effet.Pour s'en convaincre, il suffit de voir aller les héros de l'heure, Paul Martin et Mario Dumont.Les électeurs auront- ils un jour l'honneur de savoir, précisément, ce que ces sauveurs proposent ?Bunker n'aurait pas de prise sur les téléspectateurs si nos politiciens faisaient « le pari difficile et courageux de la vérité », comme les y invitait la semaine dernière Joseph Facal.Il faut apprécier le caractère hautement original de la démarche du ministre.D'une part, il a réfléchi, couché ses idées sur papier, et les a fait publier, même si elles ne correspondaient pas tout à fait à la ligne de parti.Voilà une démarche assez rare de nos jours.Surtout, M.Facal propose qu'on cesse de bercer les citoyens à la musique des solutions miracles : « Pourquoi ne pas expliquer à nos concitoyens que l'État ne peut plus tout payer ni le privé tout solutionner, leur exposer les choix pénibles qu'ils devront inévitablement faire et leurs conséquences, et leur proposer un projet de modernisation exigeant et sincère ?» Pourquoi pas, en effet ?Évidemment, cela exigerait du milieu politique qu'il se passionne à nouveau pour les idées, pour les débats de fond.Qu'il abandonne ses stratégies démodées et insultantes, qui ne sont pas très loin des « quatre P » dont parlait hier soir l'organisateur Vinel : « Le panneau, la pancarte, le pamphlet, et la presse, c'est comme ça que tu gagnes une élection ! » 2LP1101A0910 A11 mardi, Forum 2LP1101A0910 ZALLCALL 67 21:13:52 09/09/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 0 SEPTEMBRE 2002 A 1 1 LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Où étiez-vous le 11 septembre?Pendant longtemps \u2014 depuis précisément le 22 novembre 1963 \u2014 il y eut une question rituelle : « Où étiez-vous quand John F.Kennedy a été assassiné ?» Chaque génération, partout, a ses dates charnières.Pour les baby-boomers français, ce serait : « Que faisiez-vous en mai 68 ?» Pour les Nord-Américains, c'est le meurtre insensé de Kennedy qui était devenu une sorte de balise marquant, pour les uns, la perte brutale des illusions, et pour d'autres, tout simplement un énorme choc.Mais pour tous, il s'était agi d'un événement si extraordinaire qu'on ne pouvait pas ne pas se rappeller ce que l'on faisait au moment où la nouvelle en provenance de Dallas avait envahi les ondes.Le président terrassé, le tailleur blanc de Jackie maculé de sang.\u0001 \u0001 \u0001 Depuis un an, la question a changé.Où étiez-vous le 11 septembre, entre 8 h 45 et 9 h ?Moi, j'étais dans ma cuisine, en train de finir la lecture des journaux en sirotant mon café, lorsque Christiane, la secrétaire de l'éditorial, a téléphoné.« Il y a un avion qui a percuté une tour du World Trade Center.» « C'est un accident, non ?» Commotion à l'autre bout du fil.Au bureau, tout le monde était suspendu à CNN.Christiane venait d'apprendre qu'un deuxième avion traversait à l'instant même l'autre tour.La scène avait quelque chose de surréaliste.La voix si douce de Christiane annonçant cette chose si horrible.\u0001 \u0001 \u0001 Il n'y a aucune commune mesure entre l'assassinat de Kennedy et cette spectaculaire manifestation du terrorisme islamiste qui pour la première fois visait notre continent.Kennedy fut remplacé, la politique américaine suivit son cours, il n'y eut aucune répercussion d'envergure sur la scène internationale.Les attentats du 11 septembre, au contraire, ont complètement bouleversé un monde qui, pour la première fois depuis des siècles, pouvait légitimement envisager un avenir relativement paisible.Le 20e siècle s'était achevé sur une victoire quasi totale contre le totalitarisme.L'URSS s'était écroulée sous le poids de sa propre corruption.La Chine s'ouvrait.L'Asie prospérait.Les dictatures latino-américaines tombaient les unes après les autres.D'abominables boucheries se produisaient ici et là, au Rwanda, dans l'ex-Yougoslavie, mais c'étaient des conflits localisés.Plus rien, croyait-on, ne pourrait embraser la planète.Ce sont ces fausses certitudes qui se sont écroulées le 11 septembre.Non pas que cette tragédie ait été pire que d'autres, sur le plan humain.Il y a des massacres bien plus meurtriers chaque année, dans diverses régions du monde.Ce qui fait la magnitude du « 9-11 », c'est sa dimension géopolitique.Pour le monde que l'on dit libre \u2014 et qui l'est, de fait, incommensurablement plus que toute autre société \u2014, l'ennemi, désormais, a un visage beaucoup plus terrifiant que naguère, et est infiniment plus difficile à combattre.Le marxisme s'avéra inefficace, mais c'était une idéologie en principe admirable, en tout cas parfaitement laïque et rationnelle.On faisait face à des gouvernements qui réprimaient impitoyablement leurs propres peuples, certes, mais qui étaient dûment constitués, que l'exercice du pouvoir forçait au pragmatisme, et qui, s'ils avaient l'arme atomique en réserve, ne recouraient pas à la terreur aveugle.Mais que peut faire une société démocratique devant des réseaux clandestins, à peu près impossibles à infiltrer ?Que peuvent faire les héritiers du siècle des Lumières (la plus belle avancée de l'humanité), face à cette vague d'irrationnalité délirante que constitue l'intégrisme islamiste ?Que faire devant ces fous d'Allah sortis du Moyen Âge qui n'aspirent qu'à s'immoler en tuant le plus d'innocents possible ?Un an après les attentats, l'avenir reste bouché, et la crainte s'est installée, dirait-on, à demeure, ravivée chaque fois que l'on entend dire que les réseaux ont repris leurs activités, ravivée par la paranoïa ambiante, ravivée maintenant par la perspective d'une guerre contre l'Irak dont nul ne sait vraiment si elle ne sera pas effroyablement contre-productive.\u0001 \u0001 \u0001 Il y a quand même des choses qui ne changent pas.Le jour de l'assassinat de Kennedy, j'ai croisé l'un de nos grands intellos de l'époque, marxiste bon teint, qui m'a expliqué péremptoirement que Kennedy ne méritait que son sort, de même que ce pays pourri qu'étaient les États-Unis.C'est le même discours, mutatis mutandis, que l'on entend aujourd'hui dans les salons huppés de la gogauche : paradoxalement, le 9-11 a déclenché un incroyable déferlement de haine contre les États-Unis.Le marxisme est disparu, il n'en reste que la lie, dont cet antiaméricanisme primaire et stupide.Personnellement, je marquerai cet anniversaire fatidique en.prenant un avion (je ne suis pas superstitieuse).C'est ainsi que je vous quitte, chers lecteurs, pour une douzaine de jours.Photo Agence France-Presse À Lahore, dans l'est du Pakistan, des membres de l'organisation religieuse Tanzeem-e-Islam ont manifesté leur opposition dimanche contre une possible attaque des États-Unis contre l'Irak.La myopie stratégique «Hier, clairement, on a fait erreur sur la menace.» Jean-Philippe Racicot, La Presse, 12 septembre 2001 JEAN-PHILIPPE RACICOT L'auteur est chercheur à la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'UQAM (www.unites.uqam.ca/ dandurand).AU LENDEMAIN des événements tragiques du 11 septembre, nous avions écrit en fin de commentaire : « Hier, clairement, on a fait erreur sur la menace.» Cette phrase faisait référence aux désirs incessants de l'équipe Bush à aller de l'avant avec le projet de bouclier antimissile, alors que la menace terroriste avait été reléguée à un second ordre de priorité stratégique.Nul besoin de préciser que les attentats du 11 septembre ont propulsé le terrorisme au sommet des priorités nationales.Les gestes faits par la superpuissance américaine qui suivirent confirmèrent que la « guerre au terrorisme » était bel et bien amorcée : gel et saisie des actifs des organisations terroristes, coopération renouvelée entre les services du renseignement américains et ceux des autres nations du globe, plusieurs opérations militaires d'assistance à la lutte contre le terrorisme de par le monde et, bien entendu, l'opération « Liberté immuable » en Afghanistan.De plus, les discours du président Bush exprimaient une volonté de mener cette « guerre » tant et aussi longtemps que cela serait nécessaire.C'était il y a près d'un an.Lot de difficultés L'année 2002 a amené son lot de difficultés pour l'administration Bush et graduellement le manque de succès tangibles de cette « guerre au terrorisme » semble miner la détermination des Américains en général.Il est vrai que la phase militaire de l'opération en Afghanistan fut un succès étonnant pour les États-Unis, mais la suite politique est loin d'être aussi rose.Quand les alliés pourront-ils se retirer d'Afghanistan ?Aussi, la lutte contre Al- Qaeda demeure problématique.L'organisation a été grandement affaiblie par les opérations américaines qui la traquent dans le monde entier, mais a-t-elle été mise hors de combat ?Y a-t-il une cellule, longtemps demeurée inactive et indétectable, qui s'apprête à lancer une nouvelle attaque ?Aucun officier du renseignement ne peut répondre à ces questions avec certitude.Le doute persiste aussi quant au sort d'Oussama ben Laden.Est-il toujours en vie ?Même si d'autres sont probablement aptes à le remplacer au sein d'Al- Qaeda, il demeure un puissant symbole que l'administration Bush cherche à éliminer à tout prix, soit en le capturant ou en confirmant son décès.En temps de guerre, puisqu'il s'agit de l'expression qui se retrouve sur les lèvres des élus américains, le moral d'une population et de ses dirigeants est une clé incontournable de succès.Pour maintenir ce moral, le public a besoin de résultats, d'une image précise du front et d'un bilan des gains accumulés ainsi que des pertes subies.À ce titre, la « guerre au terrorisme » ne peut livrer que des résultats mitigés.Comme la « guerre à la drogue » ou encore la « guerre à la pauvreté », l'enjeu dépasse la terminologie fréquemment associée aux opérations militaires.La lutte contre le terrorisme ne peut être menée à moins de s'attaquer à l'ensemble de la problématique (injustices sociales, répartition inégale de la richesse, revendications politiques.).Les « victoires » que représentent les opérations militaires et la récupération de quelques cassettes vidéo sont donc bien peu pour convaincre des progrès de la « guerre au terrorisme », surtout dans un contexte d'incertitude économique et financière qui sévit actuellement aux États-Unis.Nouvel ordre de priorité C'est à la lumière de ce constat que nous estimons qu'il faille interpréter le nouvel ordre de priorité des récentes semaines de la part de l'administration Bush face à la question irakienne.Si les éléments « faucons » du gouvernement américain parviennent à lier Saddam Hussein aux événements du 11 septembre ou encore à Al-Qaeda (ce qui semble peu probable jusqu'à maintenant), les États-Unis pourront de nouveau faire face à un ennemi qui convient mieux à la pensée stratégique des dirigeants actuels, soit une vision héritée de la guerre froide.La « guerre au terrorisme » aura alors cédé sa place à une guerre plus traditionnelle, plus facile à gérer et plus facile à expliquer à un public américain.Heureusement, le consensus sur cette question est loin d'être acquis à Washington.Il faudra probablement attendre aux élections législatives américaines de novembre avant une nouvelle (!) opération militaire contre l'Irak.Si elle devait survenir, l'administration Bush démontrerait une fois de plus sa myopie stratégique, malgré les enseignements acquis à prix fort lors du 11 septembre 2001.Une utilisation cynique de la tragédie «Dans ce contexte, ceux qui proposent une solution politique des conflits, et donc une remise en question de la politique américaine, seront alors perçus \u2014 et présentés \u2014 comme étant des défenseurs du terrorisme, une accusation dont la seule éventualité va réduire plusieurs au silence.» Rachad Antonius, La Presse, septembre 2001 RACHAD ANTONIUS L'auteur est chercheur invité au Centre d'études ethniques de l'Université de Montréal (CEETUM).« IL N'EXISTE aucune cause aux attentats de mardi dernier, il n'y a que de pauvres victimes et de sales meurtriers.« .» Inutile de chercher une logique, une séquence raisonnable à l'événement.Celuici s'enracine dans la haine et débouche sur l'« ab-sens » ».(Jocelyn Létourneau, titulaire de la chaire de recherche du Canada en histoire et économie politique du Québec contemporain, Université Laval, Le Devoir, 15 septembre 2001) L'année écoulée aura vu une polarisation croissante dans le discours sur le terrorisme et sur les situations politiques dans lesquelles il devient un mode d'expression.Certains ont cherché à comprendre pourquoi la violence politique a pris cette forme.Mais le discours dominant, le plus fréquent, celui auquel on fait le plus appel dans les médias, et qui provient de gens proches du pouvoir politique, ce discourslà est resté extrêmement simpliste et moralisateur : le terrorisme est le mal absolu, et nous combattons le mal.Qui n'est pas avec nous est contre nous, nous a dit George Bush fils.Dès lors, il suffit de qualifier une tendance politique de terroriste pour la neutraliser dans l'opinion publique.L'opinion citée plus haut est représentative d'un courant qui s'est renforcé durant l'année écoulée, et qui a fait un usage plutôt cynique de cette tragédie pour justifier certaines options politiques au Proche- Orient, et couvrir d'un voile de haute moralité publique une entreprise coloniale de contrôle de la terre et des ressources.L'indignation causée par les événements du 11 septembre a été transférée à la question palestinienne, pour justifier non seulement l'occupation des territoires palestiniens par Israël, mais aussi la violence extrême utilisée par Israël pour maintenir cette occupation.(.) Et voilà la lutte des Palestiniens pour obtenir leur indépendance réduite à une question de terrorisme.Cette approche réductrice a donné lieu à une indignation très sélective de la part de certains universitaires et de plusieurs chroniqueurs : on s'indignera du racisme supposé qu'on trouverait dans les manuels scolaires palestiniens sans parler du racisme ouvert inculqué aux enfants israéliens ; on s'indignera de la violence politique des « attentats suicide » en ignorant celle des « attentats homicide » pratiquée par l'armée israélienne ; on dira aux étudiants israéliens victimes de la violence : « Vous pouvez compter sur nous » et on se taira quand les missiles seront utilisés pour tuer des civils palestiniens.Peur de dire les choses Tout cela crée un climat où les gens ont littéralement peur de dire les choses comme ils le pensent dès qu'il s'agit de critiquer les politiques israéliennes.Cette situation de fait a été illustrée par la controverse suscitée par les déclarations autocensurées du ministre des Affaires extérieures, M.Bill Graham.Dans la version écrite d'un discours qu'il devait présenter en mai dernier, M.Graham avait écrit que « les incursions dans les camps de réfugiés ne font qu'exacerber la situation » et que « la poursuite des activités dans les colonies mine l'espoir des Palestiniens et nuit aux efforts pour parvenir à une paix juste ».Outre que ces assertions sont douces au point d'être presque insipides, elles sont tout à fait conformes aux principes énoncés de la politique étrangère canadienne, qui considère que les colonies de peuplement israéliennes sont illégales et contre-productives.Mais M.Graham s'est senti obligé de censurer lui-même cette affirmation des principes de la politique canadienne, et il n'a pas dit ces phrases.La pression était trop grande.(.) Ces tendances existaient évidemment avant le 11 septembre.Mais à présent elles s'affichent ouvertement et sans honte, sous couvert de lutte contre le terrorisme.(.) L'effet de ces pressions ?Face à l'entreprise de destruction sans précédent de toutes les infrastructures civiles de la société palestinienne, face à la violence extrême qui tue tous les jours plus de Palestiniens, un assourdissant silence.On préférera plutôt faire pression pour que le consulat israélien à Montréal reste ouvert en dépit des coupes budgétaires. 2LP1202A0910 A-12 Mardi 2LP1202A0910 ZALLCALL 67 00:02:11 09/10/02 B Ottawa en appelle d'un second jugement en faveur des mariages gais ISABELLE DUCAS Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le ministre de la Justice, Martin Cauchon, portera en appel un deuxième jugement en faveur du mariage entre conjoints de même sexe, rendu vendredi par la Cour supérieure du Québec.Dans sa décision, le tribunal québécois a donné raison au couple homosexuel Michael Hendricks et René Leboeuf, en déclarant « discriminatoire » la loi fédérale qui interdit le mariage aux gais et lesbiennes.« Le gouvernement va porter cette décision en appel », a révélé hier, en fin de journée, un porteparole du ministère de la Justice, Patrick Charette.Le ministre Cauchon avait déjà annoncé, à la fin de juillet, qu'il portait en appel un jugement similaire, rendu quelques jours plus tôt par la Cour divisionnaire de l'Ontario.Dans une décision qui a trouvé écho chez son collègue du Québec, le juge ontarien statuait qu'il était inconstitutionnel d'empêcher deux personnes de même sexe de convoler en justes noces.Ottawa invoque les mêmes raisons qu'en juillet pour expliquer sa décision d'en appeler de ce second jugement.« C'est un enjeu fondamental, on pense que c'est important d'éclaircir la portée de ces jugements, indique M.Charette.Les tribunaux invalident des dispositions de la Charte (des droits et libertés) et de la loi fédérale, alors on a besoin d'éclaircissements.» Décisions contradictoires Le gouvernement souligne également que des décisions contradictoires ont été rendues au cours des derniers mois.En 2001, la Cour suprême de la Colombie-Britannique concluait que le mariage était possible seulement entre un homme et une femme.Cette décision a aussi été portée en appel.Mais, parallèlement à ces démarches devant les tribunaux, le ministre de la Justice a annoncé, il y a un mois, qu'il consultera les Canadiens sur la pertinence de modifier la loi pour permettre le mariage des couples homosexuels.Martin Cauchon avait souligné que cet important débat de société ne devait pas se retrouver exclusivement entre les mains de la justice.Le gouvernement doit exercer « son leadership » sur cette question, avait-il dit.Justement, dans son jugement de vendredi, la juge de la Cour supérieure, Louise Lemelin, a souligné qu'elle suspendait pour deux ans l'application de sa décision qui invalide la loi fédérale, parce que « le tribunal préfère laisser l'initiative au législateur », explique-t-elle.Le ministre Cauchon souhaitait commencer les consultations publiques rapidement et déposer des recommandations au Parlement à ce sujet avant la fin de l'année.Mais le discours du Trône du 30 septembre, annoncé par le premier ministre Jean Chrétien, la semaine dernière, pourrait retarder cet échéancier.Les consultations seront en effet menées par un comité permanent de la Chambre des communes, qui doit être dissous puis reformé avant de commencer ses travaux.Le ministère de la Justice prépare, pour les prochaines semaines, un document de travail qui présentera les options étudiées par le gouvernement sur la question des mariages gais.Éric Duhaime veut être candidat de l'ADQ dans Deux-Montagnes Mario Dumont: La Presse « Le PQ tourne en rond » OTTAWA \u2014 Éric Duhaime, qui a été attaché de presse de l'ancien chef de l'Alliance canadienne Stockwell Day, compte solliciter l'investiture de l'Action démocratique du Québec (ADQ) dans la circonscription de Deux-Montagnes.M.Duhaime, qui a aussi été conseiller politique du chef du Bloc québécois Gilles Duceppe avant de grossir les rangs de l'Alliance canadienne en mars 2000, jouit de l'appui de Jean Allaire, l'un des fondateurs de l'ADQ avec Mario Dumont.M.Duhaime, qui a décidé de faire partie des troupes de Mario Dumont au printemps après que M.Day eut perdu la direction de l'Alliance canadienne aux mains de Stephen Harper, doit confirmer ses intentions aujourd'hui à Saint-Eustache en compagnie de M.Allaire.DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 C'est le PQ de Bernard Landry qui « tourne en rond », a dit hier Mario Dumont, à propos des attaques lancées contre lui par M.Landry lors du conseil national du PQ le week-end dernier.« Cela fait 2919 jours que le PQ a été élu.Depuis, la santé a reculé, les régions aussi.Ils ne sont pas capables d'implanter la réforme de l'éducation.Chaque jour, la population sera un peu plus prête à dire au gouvernement ce qu'elle pense de son bilan », a lancé le chef de l'ADQ.Mario Dumont a vite tourné en dérision les attaques de Bernard Landry qui l'accusait de s'être inspiré de Robert Bourassa et de proposer aux Québécois de continuer à tourner en rond sans prendre de décision.« S'il y a quelque chose au Québec qui s'appelle tourner en rond, une fin de semaine comme celle que vient de traverser le PQ ne peut pas mieux l'incarner.» « Une fin de semaine à s'ostiner, ils se font donner un nombre de jours (1000 jours avant la souveraineté) et s'excitent un petit peu.Au prochain conseil national ils vont revenir pour changer un mot.on ne voit plus le bout de cela », a ironisé M.Dumont, promettant que son parti sortira le Québec « des vieilles chicanes ».Selon lui, toute la stratégie de M.Landry de promettre la souveraineté d'ici 1000 jours « est essentiellement thérapeutique », un geste destiné à rassurer les troupes péquistes désemparées par la faiblesse de leur parti dans les sondages.« On connaît maintenant l'échéancier, on aura des élections au printemps », résume M.Dumont qui prédit que son parti sera prêt à des élections pour la présentation du budget le printemps prochain.« On va se préparer pour être prêt dans 230 jours », a-t-il soutenu.Il a tourné en dérision l'échéance de 1000 jours fixée par M.Landry pour que le Québec atteigne la souveraineté.« Il y aura une élection avant cela.Cela dit tout.Tout ce qui vient après devient très hypothétique pour le Parti québécois.C'est une goutte de plus dans la même mer, on patauge dans les mêmes affaires, les stratégies, les calculs, les traits d'union.On patauge dans les mêmes questions qui ont occupé les libéraux et les péquistes depuis près de quatre décennies », a lancé M.Dumont.Il prévient qu'inévitablement l'ADQ descendra dans les sondages, « ce sera en dents de scie ».Mais son parti aura des candidats dans toutes les circonscriptions.« On n'a pas de raison de ne pas envisager la campagne avec optimisme », a-t-il souligné.PHOTOTHÈQUE, La Presse Mario Dumont Magasinez en ligne à telusmobilite.com ou appelez-nous au 1 888 810-5555.Nouvelles mises en service seulement.Offre en vigueur jusqu'au 30 septembre 2002.© 2002 SOCIETE TELE-MOBILE.MCTELUS Mobilité, le logo TELUS Mobilité et telusmobilite.com sont des marques de commerce utilisées avec l'autorisation de TELUS Corporation.Le futur est simple et « Des téléphones qui en font plus.Ça c'est cool.» sont des marques de commerce utilisées avec l'autorisation de Clearnet Inc.BOUTIQUES TELUS MOBILITÉ ET DÉTAILLANTS AUTORISÉS ÎLE DE MONTRÉAL 950, rue Sainte-Catherine Ouest Carrefour Angrignon Centre Rockland Fairview Pointe-Claire Le Centre Eaton Les Galeries d'Anjou Place Alexis Nihon Place Versailles Place Vertu Montréal Communication Métropolitaine 8780, boul.Saint-Laurent, local 4 Verscell Communications 1485, rue Amherst Dollard-des-Ormeaux La Zone SCP 3349B, boul.des Sources Saint-Laurent D2 Technologie Inc.2119, boul.Marcel-Laurin La Zone SCP 785, rue Décarie PC Page Communications Inc.3832, boul.Côte-Vertu Saint-Léonard Communications Montel 9310, boul.Lacordaire LAVAL ET RIVE-NORD Carrefour Laval Centre Laval Place Rosemère Blainville Digital 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générer des emplois rapidement.«Nous avons regardé les diverses possibilités et nous avons eu confirmation du gouvernement du Québec, que l'argent disponible pour la reconstruction des Viandes du Breton sera disponible pour la relance du Témiscouata.Nous sommes en phase d'action.D'ici vendredi, certains dossiers créateurs d'emplois seront analysés», dit le préfet, M.Serge Fortin."]
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