La presse, 22 septembre 2002, B. Actuel - Santé
[" 7LP0101B0922 b1 22 sept 7LP0101B0922 ZALLCALL 67 15:52:22 09/21/02 B GALA-BÉNÉFICE mardi 1er octobre 2002 17 h à 21 h au profit de fondations pour la recherche sur le cancer du sein Une soirée mode unique, un grand défilé de célébrités, des offres spéciales, un grand tirage\u2026 585, rue Sainte-Catherine O.2e et 3e étages (514) 281-4614 donnant droit à 15 % de rabais à l\u2018achat de mode féminine à prix ordinaire ou de liquidation le 1er octobre, toute la journée.donnant droit à 30 % de rabais à l\u2018achat de mode féminine à prix ordinaire ou de liquidation le 1er octobre, toute la journée.Billet à 25 $ Billet à 50 $ La Baie remettra la totalité des recettes des ventes de billets à la Fondation du cancer du sein de Montréal et au Fonds corporatif pour la recherche sur le cancer du sein. 7LP0201B0922 b02 sant dim 22 septemb 7LP0201B0922 ZALLCALL 67 13:27:32 09/23/02 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2002 L'indéfinissable andropause HORMONES Suite de la page B1 « C'est qu'on en a beaucoup parlé dans les dernières années.Des articles qui ont fait les manchettes des journaux ou des grands magazines comme le Times ou le Newsweek, ont amené plusieurs hommes à croire qu'ils subissaient des baisses hormonales.Cependant, sur environ 100 hommes qui consultent, moins du tiers démontre un taux de testostérone insuffisant, la majorité souffrant plutôt de dépression ou de fatigue chronique », explique le Dr François Bénard.Le Dr Bénard reconnaît que tout n'a pas été clarifié au sujet de cette nouvelle approche.Mais selon son expérience, la thérapie livre la marchandise.« Chez les gens avec un niveau anormalement bas de testostérone, le remplacement d'hormones démontre les résultats escomptés », soutient-il.Une meilleure énergie, un désir sexuel renouvelé et des os plus denses ont, selon lui, été observés.Le Dr Valiquette, lui, est plus sceptique et dit agir avec grande parcimonie pour traiter à la testostérone un patient qui se pense en andropause.Mais il confirme aussi l'efficacité du traitement dans certains cas.« Oui, ils se sentent mieux et le traitement agit positivement sur leurs humeurs.» Mais les risques sont bien réels.On sait par exemple que la testostérone peut nourrir une tumeur cachée à la prostate.Ou alors, « on ne connaît toujours pas les dangers de nature cardiovasculaire », affirme en outre le Dr Valiquette.De plus, les recherches n'ont pas encore démontré si l'augmentation de la densité des os amenée par l'apport en hormones est suffisante pour prévenir les cassures.De plus, le traitement est contre-indiqué chez les hommes qui ont une hypertension mal contrôlée, une insuffisance cardiaque, une apnée du sommeil ou une prostate plus grosse que la moyenne.Le Dr Bénard reconnaît que l'incertitude est une réalité avec laquelle lui et ses collègues doivent composer.« L'hormonothérapie au masculin accuse 15 ans de retard sur la recherche concernant les femmes.On sait toutefois qu'à partir de l'âge de 40 ans, un homme perd en moyenne 1 % de son taux de testostérone chaque année.Par ailleurs, il semble aussi que chez certaines personnes, cette chute de testostérone soit plus importante que chez la moyenne.» « Du point de vue médical, deux grandes questions suscitent la controverse : à quel moment devrait-on recommander l'hormonothérapie de substitution et quel est le niveau de testostérone que l'on devrait viser », observe le Dr François Bénard.Il est normal que le taux de testostérone d'un homme de 60 ans en santé soit inférieur à celui de son fils de 30 ans.Inversement, certains hommes dans la vingtaine ont un taux hormonal très bas et doivent ainsi être traités en conséquence.Le problème est que, pour répondre à l'insistance de leurs patients, certains médecins auraient fait preuve d'un peu trop de laxisme dans leur recours au carnet de prescriptions.« La fenêtre des valeurs hormonales dites normales est très grande, ce qui laisse le champ libre à l'interprétation.De plus, les données accessibles par la littérature scientifique restent très floues.En prenant en considération ce qui est arrivé du côté des femmes, je pense qu'on devrait faire preuve de réticence », a constaté le Dr Valiquette.Entre une baisse d'énergie tout à fait naturelle et un taux d'hormone déficitaire, la ligne est parfois mince.« L'un des arguments des « pro-andropause » est de dire que la fatigue chez un homme est synonyme d'andropause.Or, à 65-70 ans, il est tout à fait normal d'avoir moins d'énergie », ajoute le Dr Valiquette.Le sexologue Yvon Dallaire dit avoir rencontré plusieurs hommes qui, faute de pouvoir se procurer des traitements hormonaux populaires aux États-Unis mais non autorisés au Québec, n'ont pas hésité à traverser la frontière pour se procurer l'élixir convoité.Yvon Dallaire qui a donné plusieurs conférences sur le sujet de l'andropause, trouve inquiétant que la plupart des traitements hormonaux n'aient pas fait leurs preuves en termes de sécurité.« La recherche dans ce domaine accuse beaucoup de retard », note-til.L'or de l'âge d'or « Il y a une pilule à vendre et les compagnies pharmaceutiques consacrent beaucoup d'effort à parler d'andropause », affirme le Dr Valiquette.Quel est le marché cible de la pilule en question ?Les baby-boomers, qui comptent bien profiter pleinement des années qui leur restent.D'imposantes campagnes de publicité parues dans de prestigieuses publications américaines (dont le lectorat est vastement constitué d'hommes dans la force de l'âge) sont des exemples des ambitions des sociétés pharmaceutiques.Il suffit de faire une recherche sur Internet sous le thème « andropause » pour s'en convaincre.Par exemple, le site www.andropause.com affiche clairement ses couleurs en faisant l'apologie des traitements à la testostérone, pour contrer certains symptômes associés au vieillissement.Conçu et commandité par la multinationale Organon, ce site maquillé sous forme de document informatif sur l'andropause, est en réalité un publi-reportage faisant la promotion de l'Andriol, l'un des quatre traitements d'hormonothérapie de substitution prescrits par les médecins québécois.Son principal leitmotiv : la testostérone est synonyme de santé, de jeunesse et bien sûr de vigueur sexuelle.Au Québec, le nombre de personnes âgées de 25 à 34 ans a diminué de 26 % au cours des 10 dernières années.En même temps, la population âgée de 45 à 64 ans a augmenté de 29 %.On prévoit que ce groupe d'âge connaîtra un autre gain de 21 % d'ici 2011.Face à ce vieillissement important de la population, qui s'observe un peu partout en Occident, les compagnies pharmaceutiques ont compris qu'il y avait une fortune à faire avec le fantasme de la jeunesse éternelle.« Évidemment, il s'agit d'une condition que l'on qualifie de industry driven », reconnaît le Dr François Bénard.Pour certains, il y a même lieu de se poser de sérieuses questions.« Il est clair que l'industrie pharmaceutique fait de l'argent en inventant des traitements, écrivait récemment le journaliste Jerome Groopman, dans un long article du magazine américain New Yorker sur l'andropause.Certaines personnes se demandent aussi si elles ne contribuent pas désormais à inventer des maladies.» SYLVIE SAINT-JACQUES JADIS, ON PARLAIT du « démon du midi ».Cette appellation plutôt péjorative caricaturait les hommes qui, aux environs de la cinquantaine, se montraient plus irritables et commençaient à lorgner de l'autre côté de la clôture, histoire de se rassurer quant à leur virilité.Au cours de ses 10 ans de pratique, l'infirmière et sexologue clinicienne Francine Fiset a rencontré plusieurs hommes présentant des mutations physiques et psychologiques typiques au vieillissement.Pourtant, elle estime que la nature même de l'andropause demeure floue et surtout difficile à définir en des termes formels.« Je dirais que le fait de consulter pour des préoccupations qui les ramènent à des questions d'ordre identitaire, permet aux hommes de s'ouvrir sur la dimension de l'expérience masculine.Je me suis souvent interrogée sur la question de l'existence de l'andropause, sans aboutir à une réponse claire.À mon avis, cela reflète l'état du développement des recherches qui, contrairement avec ce qui est fait sur la question de la ménopause, est encore très peu avancé », observe la sexologue.Le psychologue et sexologue Yvon Dallaire, auteur de Homme et fier de l'être et conférencier commandité par la compagnie pharmaceutique Pfizer, n'émet quant à lui aucun doute quant à l'existence de l'andropause.« Ce n'est pas l'équivalent masculin de la ménopause, parce que les hommes demeurent fertiles.Certains vivent leur andropause à 40 ans, d'autres à 60.Je pense que les femmes ont un rôle important à jouer, en appuyant leur conjoint qui vit ces changements.« L'andropause est une condition reconnue par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi que par le Fonds de recherche du National Institute of Health, aux États- Unis.Ce qui n'en fait pas moins un sujet de grande controverse », ajoute le Dr François Bénard, urologue à l'hôpital Saint-Luc.Comme son collègue, le Dr Luc Valiquette, urologue du CHUM, ne remet pas en cause l'existence de l'andropause mais plutôt la notion d'universalité véhiculée par les compagnies pharmaceutiques.« Tous les hommes ne passent pas par là, croit-il.La baisse hormonale est différente de chez les femmes, qui subissent toutes un arrêt de production au mitan de la vie.Cela dit, les changements hormonaux associés au vieillissement existent aussi chez les hommes.» Les médecins et sexologues s'entendent tous pour dire que des changements et remises en question sont fréquents chez les hommes à la mitan de la vie.Combinaison de facteurs sociaux, psychologiques et physiologiques, il est douteux que le remède à l'andropause réside uniquement dans une solution chimique.« Les racines du désir ne sont pas qu'hormonales.Les hommes sont équipés pour le désir et je ne crois pas qu'on a besoin de les booster », croit Suzanne Fiset.« L'andropause coïncide à un moment de la vie où les hommes remettent en question leur carrière, leurs relations et leur identité masculine », évoque Yvon Dallaire.Le sexe, le nerf de la guerre?SYLVIE SAINT-JACQUES Suzanne Fiset, infirmière et sexologue clinicienne, a reçu en consultation plusieurs hommes qui subissent des changements associés au vieillissement.Presque la totalité de ceux qui viennent la consulter sont préoccupés par des difficultés érectiles, situation typiquement associée à l'andropause.« L'entrée en scène de médicaments motivent les hommes à consulter au sujet des changements qu'ils subissent.Jusqu'à récemment, on avait peu exploré ces questions.C'est peut-être parce que les hommes n'avaient pas pris l'habitude d'en parler.» Dans la perception populaire, andropause est synonyme de dysfonction érectile.Dans leur publicité, les fabricants d'hormonothérapie ont tablé sur la carte de la performance sexuelle pour vendre leur produit.Or, il ne faut pas mélanger les pommes avec les oranges.Les traitements de testostérone n'ont rien à voir avec le Viagra.Le premier agissant sur le désir et le second, surtout sur la « mécanique ».Mais le sexe joue un rôle majeur dans la commercialisation de l'hormonothérapie au masculin.Les publicités parues dans les grands magazines américains, qui font la promotion des traitements d'hormonothérapie de substitution, possèdent tous une caractéristique commune : celle de mettre l'accent sur les propriétés sexuellement vivifiantes de la testostérone.3081336 ALCOOLISME ET TOXICOMANIE FAMILLE ET ENTOURAGE: Inquiétudes face à la consommation d'un proche, impuissance, difficulté de communication, besoin d'aide.Àdomicile ou au bureau Isabelle Provencher, intervenante en toxicomanie 450-656-7749.AMAIGRISSEMENT MAIGRIR Vous avez vécu plusieurs échecs.Vous voulez comprendre pourquoi.VOUS VOULEZ RÉUSSIR.Une équipe de professionnels (médecin-psychothérapeute, diététiste, éducateur physique) vous attend.Clinique de Médecine et de psychothérapie (514) 252-0898 PHYSIOTHERAPEUTES ÉPINE DE LENOIR /CALCIFICATION: Fascéite plantaire, tendinite ou bursite calcifiée: traitement à l'iontophorèse.Remboursé par la plupart des assurances.Physio Extra Mtl: (514) 383-8389 /Laval: 450-681-3621 /Lachenaie: 450-964-1740 /Terrebonne: 450-964-5222.La bombe à l'ail.À l'ail Sulfo-Génik Place à l'ail Sulfo-Génik, souverainement riche en allicine.Nous avons isolé l'allicine et les dérivés sulfo-génik de cette bulbe d'ail, une bombe d'éléments soufrés.Nous avons concentré dans l'ail Sulfo-Génik une richesse d'éléments sulfo-génik (soufrés) puisés dans l'allium sativum et l'allium cepa.L'ail bio-complex Sulfo-Génik, issu de la conception SUR-ACTIF est une véritable mine d'éléments sulfo-génik.oui un bénéfice, un gain supranutritionnel allicino-actif un super-aliment, meilleur que l'ail frais coupé ou broyé.Capté sous vide, par lyophilisation de l'alliin et l'allinase qui génèrent une puissance de 4 000 mcg d'allicine.un gain thionique de premier ordre et supérieur qui vous procure un ail giganteum Sulfo-Génik, sans odeur.Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 RONFLEMENT CENTRE DU RONFLEMENT DE MONTRÉAL (514) 327-5060 TRAITEMENTS AU LASER PAR DES OTO-RHINO-LARYNGOLOGISTES www.ronflement.qc.ca Not Ready Not Ready 307827380 10X020.00 ANIMAUX LA.PRESSE.LTEE 14599.LLP 7LP0301B0922 22 septembre B3 7LP0301B0922 ZALLCALL 67 18:24:33 09/21/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2002 B3 EN BREF La vitamine de l'intelligence UNE CARENCE en vitamine K empêche les rats, et peut-être les humains, de bien apprendre, affirme Guylaine Ferland, responsable de la recherche clinique à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal.Mme Ferland veut maintenant mener son enquête auprès d'êtres humains.On trouve cette vitamine dans les légumes verts, le thé vert, les fines herbes, mais pas dans les comprimés de multivitamines en vente libre.Les rats, plongés dans un bassin, devaient s'orienter à l'aide de repères visuels afin de retrouver un « radeau » où ils pouvaient se reposer.Dès l'âge de 21 mois, les rongeurs soumis à une diète pauvre en vitamine K trouvaient moins facilement cette plaque immergée que leurs congénères qui avaient eu une diète riche en vitamine K.L'écart de performance était de 35 %.\u2014 Forum Express, Recherches à l'Université de Montréal La compétition gêne les petites filles LES PETITES FILLES deviennent très nerveuses lorsqu'elles sont engagées dans un jeu compétitif.Deux chercheurs en psychologie appliquée de l'Université Mc Gill ont organisé des jeux avec des enfants.Dans le jeu compétitif, le gagnant était le premier qui ramassait un nombre déterminé de billes.Dans le jeu non compétitif, tous les participants pouvaient gagner s'ils ramassaient un certain nombre de billes dans un délai fixe.Les garçons de quatrième année du primaire rivalisaient même dans le jeu non compétitif.Les filles, elles, rivalisaient entre elles seulement si elles y voyaient un avantage.« Avant de prendre (une bille) à un autre joueur, elles regardaient cet autre joueur, rapporte un des chercheurs.Les sentiments de l'autre les préoccupaient manifestement.Elles renonçaient à la compétition dès qu'elles le pouvaient.» \u2014 Mc Gill Reporter Les élèves qui travaillent fument plus LES ADOLESCENTS canadiens qui travaillent plus de 10 heures par semaine tout en étudiant à temps plein fument beaucoup plus que les élèves qui ne travaillent pas.Les jeunes de 13 à 16 ans sont de deux à quatre fois plus nombreux à fumer que les autres s'ils travaillent de façon modérée (11 à 20 heures par semaine) ou importante (plus de 20 heures).L'écart est marginal s'ils travaillent moins de 10 heures.Les 17-19 ans qui travaillent de façon modérée ou importante sont de 30 % à 60 % plus susceptibles que les autres de devenir fumeurs.L'association entre le travail à temps partiel et le tabagisme est très significative : le fait de travailler beaucoup, pendant les études, pousse les jeunes à commencer à fumer.\u2014 La Revue canadienne de santé publique Un gêne prévient l'alcoolisme chez les juifs UN GÊNE, et non la religion, pourrait expliquer pourquoi les juifs souffrent en général moins d'alcoolisme que les autres blancs.Le gêne en question, l'ADH22, est une variante rare de l'ADH2, qui produit une forme active d'une enzyme qui catalyse les premières réactions alcooliques dans le métabolisme.Les chercheurs ignorent toutefois pourquoi cette variante semble décourager l'abus d'alcool.Ils ont seulement constaté qu'elle était très présente dans la population juive, où le taux d'alcoolisme est beaucoup plus faible que dans les autres populations occidentales.Les chercheurs ont recruté 75 juifs israéliens âgés de 22 à 65 ans.Ils ont détecté la présence d'ADH22 chez 68 d'entre eux : ces personnes avaient en moyenne très peu de dépendance à l'alcool.En fait, plusieurs d'entre eux réagissaient très mal à la consommation d'alcool.\u2014 Alcoholism : Clinical and Experimental Research La misère des (jeunes) riches LES ÉLÈVES des banlieues aisées sont soumis à des pressions qui les rendent susceptibles de devenir dépressifs, de fumer, d'utiliser des drogues et d'abuser de l'alcool.Des chercheurs ont tiré ces conclusions après avoir observé 302 écoliers de sixième et de septième année, âgés de 12 et 13 ans, dans une banlieue riche du nord-est des États-Unis, où le revenu familial moyen était supérieur à 100 000 $.Ils ont trouvé un taux anormalement élevé de symptômes dépressifs chez les filles et une utilisation plus forte d'alcool et de drogue chez les deux sexes.Un des facteurs : ces jeunes ont peu de contacts avec leurs parents, notamment à leur retour de l'école.De plus, les parents expriment à leurs égards des attentes exagérées : non seulement exigent-ils que leurs enfants obtiennent des notes très élevées, mais aussi qu'ils performent dans des activités parascolaires.La pression, trop forte, pousse les enfants à chercher des soupapes.\u2014 Health Behavior News Service Les vertus de l'ail L'AIL PRÉVIENT la formation des « nanoplaques » qui, avec le temps, s'accumulent dans les artères et causent l'artériosclérose.En présence de calcium, le cholestérol lié aux lipoprotéines légères (LDL) s'accroche aux molécules sécrétées par la couche intérieure des artères, ce qui forme de minuscules plaques qui peuvent s'accumuler et durcir.Le cholestérol lié aux lipoprotéines lourdes (HDL) \u2014 appelé aussi le « bon » cholestérol \u2014 entrave ce processus en absorbant l'excès de molécules formant la plaque.Une équipe de médecins de l'Université libre de Berlin a découvert que les extraits d'ail agissent comme le HDL, mais de façon plus efficace.Lors des tests, l'extrait d'ail s'est révélé de deux à deux fois et demie plus efficace que le HDL, et ce, dans des concentrations très acceptables pour l'être humain.\u2014 Journal of the American Medical Association Pour éviter les erreurs en médecine, rien ne vaut l'analyse exhaustive des erreurs commises par le passé d'après le New York Times LA PATIENTE gisait sur la table d'opération depuis une heure.Les médecins avaient pratiqué une incision à l'aine, piqué une artère et insinué un tube qui, en remontant l'artère, avait atteint son coeur.Maintenant ils stimulaient son coeur à coups de charges électriques pour y déceler des rythmes anormaux.Le téléphone sonne tout à coup : un médecin d'un autre service leur demande ce qu'ils font à cette patiente.Son coeur est en parfaite santé.Le cardiologue du bloc opératoire vérifie le coeur et découvre qu'il a commis une erreur terrible.Il effectue une procédure effractive \u2014 avec risque d'hémorragie, d'infection, d'infarctus et d'AVC \u2014 sur la mauvaise patiente.Cette affaire, décrite dans le numéro du 4 juin de Annals of Internal Medicine, s'est produite il y a plusieurs années dans un hôpital universitaire.Les médecins et administrateurs de l'endroit ont accepté, sous le couvert de l'anonymat, de discuter de l'incident et ouvert leurs dossiers à des experts de l'extérieur, qui ont aussi interviewé la patiente.Le texte qui en a résulté, signé par les experts, constitue le premier de huit rapports détaillés d'erreurs médicales que publiera le journal au cours de la prochaine année.(www.annals.org) Dans le numéro de septembre, on parle d'une patiente souffrant de problèmes cardiaques, chez qui des traitements complexes et coûteux se sont avérés inappropriés.Robert M.Wachter, directeur associé de la faculté de médecine de l'Université de Californie à San Francisco, et un collègue, Kaveh G.Shojania, ont lancé le projet en demandant à des médecins d'un peu partout aux États-Unis de parler de révéler leurs erreurs, en promettant de ne publier aucun nom.Les cas ont ensuite été analysés par des experts n'ayant aucune attache aux hôpitaux mis en cause.L'objectif, dit M.Wachter, est d'aider à prévenir les erreurs et expliquant comment elles se produisent.98 000 décès tous les ans ?La série a été inspirée, du moins en partie, par un rapport de 1999 de l'Institute of Medicine, qui révélait qu'entre 44 000 et 98 000 patients mouraient chaque année à cause d'erreurs médicales.Les différents services des hôpitaux se réunissent régulièrement pour décortiquer leurs erreurs, mais ces séances se déroulent à huis clos et les journaux médicaux ne publient pas de comptes rendus.Même les patients ne sont pas informés de ces réunions.Dans un éditorial sur la série d'articles, M.Wachter et ses collègues écrivent que la profession médicale \u2014 pour « des motifs qui incluent des questions de responsabilité et à cause d'une culture médicale qui a découragé la discussion ouverte des erreurs » \u2014ne met pas à profit toute la puissance éducative des erreurs.« Je ne peux imaginer d'hôpital où vous pourriez aller et où quelqu'un pourrait vous regarder droit dans les yeux et dire : « Ça ne peut arriver chez nous » », déclare M.Wachter, « ça ne devrait pas de produire.Je ne veux pas faire peur aux gens.Ça n'arrive pas très souvent, mais c'est possible.» Les rapports d'erreurs \u2014 amputation de la mauvaise jambe, opération au mauvais hémisphère du cerveau, surdose mortelle de chimiothérapie à un patient souffrant d'un cancer \u2014 provoquent la colère et l'indignation au sein du public.Les gens sont souvent tentés de blâmer l'incompétence, l'imprudence ou la paresse d'une personne.Mais les causes sont rarement aussi claires, selon le rapport de 1999 et les chercheurs qui ont étudié les erreurs médicales.Bien plus souvent, une erreur grave résulte d'une série d'erreurs plus petites, faites dans des hôpitaux qui n'ont pas de système de prévention des erreurs humaines, ni de procédure correctives quand une erreur se produit.Trouver un bouc émissaire n'a pas pour effet de réparer les failles sous-jacentes du système qui permettent à des erreurs de se produire \u2014 différents médicaments avec des étiquettes similaires, ou des hôpitaux avec des dossiers si mal tenus que les médecins sont privés de renseignements essentiels sur les patents qu'ils traitent.Il existe peu de données sur des cas de procédures effractives sur le mauvais patient, comme celui évoqué dans le premier article de la série.« Il y a plus d'articles dans les quotidiens que dans les journaux médicaux », affirme Mark.R.Chassin, coauteur du premier article et vice-président principal de la qualité clinique à l'hôpital Mount Sinai, à New York.M.Chassin avait aussi cosigné le rapport de 199 de l'Institute of Medicine.Avec la coauteure Elise C.Becher, également de Mount Sinai, il a découvert dans une base de données volontaire 17 cas de nature similaire au cours des sept dernières années.Mais à New York seulement, où les hôpitaux sont tenus de rapporter de tels incidents, 27 cas d'interventions erronées ont été signalés entre avril 1998 et décembre 2001.Et même avec l'obligation de rapporter, dit M.Chassin, plusieurs incidents sont sans doute passés sous silence.L'effet conjugué de petites erreurs L'histoire de la patiente du premier article, dit M.Wachter, « c'est l'une de ces affaires où les lumières s'allument et où les gens disent : « Hé, je peux maintenant comprendre comme ça peut se produire.» Ce ne sont pas de mauvaises personnes faisant de mauvaises choses.C'est l'effet conjugué de petites choses.» 7LP0401B0922 b4 dimanche 7LP0401B0922 ZALLCALL 67 19:37:10 09/21/02 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2002 Un mal qui est là pour rester ÊTES-VOUS MALADE ! collaboration spéciale Q Pourriez-vous parler de cystite interstitielle ?Plusieurs femmes en souffrent encore sans le savoir.\u2014 Nicole P.Montréal R Dr Perreault : Il y a de ces affections, Madame, qui donnent carrément l'impression que le ciel nous est tombé sur la tête.Car, quand on parle de cystite interstitielle on parle d'un mal qui est là pour rester.La vessie peut être la cible de différents problèmes dont les symptômes peuvent se recouper.Une infection, par exemple, pourra provoquer une urgence urinaire, de la douleur à la miction et un besoin d'uriner beaucoup plus fréquent, de jour comme de nuit.La prise d'antibiotiques résoudra le problème rapidement.Mais si les symptômes persistent ou sont récurrents, une culture d'urine s'impose, chaque fois.Il faut s'assurer, d'abord et avant tout, qu'il ne s'agit pas d'une infection.Si ce n'est pas une infection, il faut considérer d'autres types de problèmes.La cystite interstitielle fait partie des diagnostics possibles.L'intérieur de la vessie est tapissé d'une couche protectrice de glycosaminoglycanes.Pour des raisons inconnues, cette couche peut s'amincir et disparaître.Directement exposée à l'urine, la muqueuse, désormais non-protégée, réagit.Des cellules très irritantes s'activent et pénètrent dans les couches plus profondes de la paroi de la vessie, y compris dans les couches musculaires.De vives douleurs sont provoquées par le potassium urinaire qui irrite les nerfs maintenant à découvert.« Plus la vessie se distend, plus la surface exposée est grande et plus la douleur s'intensifie » d'expliquer le Dr Jolivet-Tremblay, urologue à l'hôpital Maisonneuve- Rosemont.Ce qui caractérise donc cette condition, c'est la douleur dans le bas-ventre qui augmente à mesure que la vessie se remplit d'urine.Et cette douleur est soulagée quand la vessie est vide.Chercher à vider sa vessie des dizaines de fois par jour et par nuit est devenu un réflexe pour la personne affligée qui cherche à se soulager.Avec le temps, il peut se former des cicatrices, des ponts de fibres qui rendent la vessie rigide et limitent son expansion.On peut imaginer les inconvénients que cette condition peut provoquer, en particulier dans le milieu de travail.Le diagnostic Quand il suspecte cette affection, l'urologue vérifie les cultures d'urine et procède à une cystoscopie, c'est à dire à l'insertion d'une petite caméra dans l'urètre pour vérifier l'état de la vessie.Comme on sait que le potassium provoque la douleur caractéristique, il procède au « test KCl ».Ce test consiste à insérer une petite quantité d'une solution concentrée en potassium, dans la vessie.La patiente ressentira la douleur typique quand la solution de potassium remplacera la solution aqueuse.Par la suite et sous anesthésie générale l'urologue distend la vessie avec de l'eau (hydrodistension) ce qui permet une accalmie de quelques mois.Le traitement C'est ici que ça se corse.Il faut savoir que cette couche protectrice qui tapisse l'intérieur de la vessie aura toujours tendance à disparaître.Le traitement consiste à la reconstituer mais non à la rétablir définitivement.Les comprimés de Elmiron et des solutions médicamentées instillées directement dans la vessie comme le Rimso (entre autres) procurent une amélioration notable, chez 80 % des patients.Ces séries d'infiltration sont répétées habituellement tous les six mois et, dans certains cas, seulement une fois par année.Cette approche est offerte surtout dans des hôpitaux universitaires de Montréal, Québec et Sherbrooke.Cette maladie frappe neuf femmes pour un homme, surtout à partir de la quarantaine.Vous pouvez profiter du soutien de l'Association de la cystite interstitielle au site Internet suivant:« www.cystiteinterstitielle.org » À ne pas confondre avec la vessie hyperactive Les symptômes de la cystite interstitielle peuvent ressembler à ceux de la vessie hyperactive.Comme le terme le dit, il s'agit d'une vessie qui désire s'activer avant même d'être bien remplie d'urine : quelques millilitres d'urine et vous ressentez une urgence d'aller à la toilette, même la nuit.Ce qui distingue ce problème de la cystite interstitielle, c'est que les personnes affligées ne ressentent pas de douleur.Deux autres indices pour reconnaître la vessie hyperactive : le besoin d'uriner est impérieux (urgent) et le sujet est sensible au son de l'eau qui le porte à uriner.S'il n'y a pas de cause précise à cette vessie hyperactive, on l'appelle vessie instable.Si elle est reliée à une maladie neurologique connue comme la sclérose en plaques ou la maladie de Parkinson, on l'appelle la vessie neurogénique.Nouveauté: un timbre cutané contraceptif Prendre un comprimé de contraceptif par jour est une habitude que plusieurs femmes, peu importe leur âge, n'arrivent pas à intégrer, sans oublis occasionnels.Il y a quelques années le Norplant, un bâtonnet qu'on insère sous la peau et qui offre une contraception constante pendant cinq ans, n'a pas eu le succès escompté.Accepté récemment par Santé Canada (mais pas encore disponible en pharmacie) le timbre Evra, qu'on doit remplacer une fois par semaine, a des chances de plaire à plusieurs femmes.On en faisait état dans la Lettre médicale de février 2002.C'est une publication qui analyse les pour et contre des médicaments en se basant sur les études disponibles et en conservant son indépendance face aux compagnies pharmaceutiques.Selon la revue donc, l'efficacité du timbre serait semblable à celle des contraceptifs oraux, soit une grossesse pour 100 utilisatrices.Mais, fait particulier, l'échec contraceptif se produisait surtout chez les femmes de 90 kilos ou plus.Deux effets secondaires étaient plus souvent rapportés qu'avec les contraceptifs oraux : un inconfort aux seins (18,7 % contre 5,8 %) et davantage de douleur lors des règles (13,3 % contre 9,6 %).Le timbre peut aussi parfois se détacher dans 4,7 % des cas.Son prix ?Espérons qu'il sera semblable à celui des autres contraceptifs oraux.On peut joindre le Dr Danielle Perreault à l'adresse suivante : C.P.63082, Ile-des- Soeurs, H3E 1V6 Courriel : perreaultmd@videotron.ca Qu'est-ce qu'on mange après le sport ?LA NUTRITION collaboration spéciale Avant de commencer une activité physique, il est important de faire le plein d'énergie.Cela fournit à nos muscles la matière première nécessaire pour produire des réserves de carburant (glycogène) et permettre la contraction.La plupart des gens comprennent ce concept et l'appliquent religieusement.Quand l'heure du repas remonte à trop longtemps, on avale un yogourt, une barre granola ou un fruit avant d'initier l'effort physique.Il est très fréquent, toutefois, qu'on oublie de s'alimenter et de boire après une activité physique.Cet oubli peut affecter non seulement la récupération musculaire, mais aussi les performances à venir.Conscient de l'importance de l'alimentation dans l'activité sportive, un lecteur, José Daniel Martinez, s'interrogeait sur le type d'aliments qu'il faut ingérer après une activité physique d'intensité basse à moyenne.Ne faites pas attendre vos muscles Pour savoir comment faire le bon choix alimentaire, il faut songer aux réserves de glycogène, d'eau et de sodium qui ont été épuisées au cours de l'exercice.Le glycogène est la première source d'énergie utilisée par nos muscles au moment d'une activité physique.Semblable à de l'amidon que l'on retrouve dans les pâtes, le pain, le riz, la pomme de terre, etc., le glycogène est formé de longues chaînes de glucose.Au besoin, ces chaînes sont graduellement décomposées en unités de glucose pour générer de l'énergie.L'eau et le sel sont les deux éléments évacués par nos pores de peau pour maintenir notre température corporelle.L'eau est évaporée à la surface de la peau et le sel suit afin de ne pas causer de déséquilibre osmotique sanguin (une concentration trop élevée de solides dans le sang).Suite à un exercice d'une intensité moyenne, effectué pendant au moins une heure et demie, il faut sans attendre rétablir les réserves musculaires de glycogène.Cela permet de minimiser la fatigue musculaire souvent associée à l'entraînement quotidien.Manger après un exercice permet à notre corps de profiter du fait que la circulation sanguine est encore élevée, pour diriger plus de glucose vers les cellules musculaires.Celles- ci, d'ailleurs, sembleraient plus sensibles à la présence d'insuline après un exercice, ce qui favoriserait l'absorption du glucose et la synthèse de glycogène.Après un effort physique, il faut aussi s'assurer d'ingérer suffisamment d'eau et de sel pour favoriser une réhydratation complète et rapide de notre corps.Il n'est pas indispensable de consommer un breuvage commercial d'eau additionné de sucre et de sel.Il faut tout simplement que l'eau ne soit pas consommée seule, car cela dilue les composantes de notre sang et accentue les pertes hydriques.Si vous êtes à la recherche d'une collation « après-sport », un aliment riche en hydrates de carbone (fruits, yogourt, muffin, céréale, petit sandwich, craquelin, etc.), accompagné d'un grand verre d'eau devraient faire l'affaire.Vivre avec une intolérance alimentaire Quand une maladie affecte la digestion d'aliments ou l'absorption de nutriments et que certains groupes alimentaires doivent être éliminés, les risques de carences nutritionnelles augmentent de façon significative.Mais bien sûr, ces risques de malnutrition varient selon le stade de la maladie.Pendant une crise aiguë, il est souvent difficile de s'alimenter convenablement.Le recours aux suppléments nutritionnels devient très salutaire.Ces suppléments aident à rétablir l'équilibre hydrique et à remplacer les électrolytes (potassium et sodium) qui ont été perdus à cause des symptômes de la maladies (diarrhée, vomissements, nausée, etc.).Une fois la crise passée, cependant, tous les aliments que l'on soupçonne être tolérés devraient être réintroduits, un à un.Même avec des modifications majeures apportées au régime alimentaire, il est possible d'atteindre et maintenir un équilibre nutritionnel sans la prise de suppléments nutritionnels.En effet, quand les aliments qui provoquent des symptômes sont éliminés, les carences nutritionnelles sont souvent évitées.Il faut seulement s'assurer que la combinaison des aliments tolérés permet de répondre à tous les besoins nutritionnels en calcium, en fer, en vitamine A, en potassium, etc.Gare au gluten Monsieur Berichon, diagnostiqué comme étant intolérant au gluten, se demande s'il peut répondre à tous ses besoins nutritionnels à travers une alimentation saine, variée et sans gluten.Son problème de santé, communément appelé la maladie coeliaque, se caractérise par une réaction intestinale violente suivant l'ingestion de gluten présent naturellement dans certains aliments.Pour ce monsieur, la consommation de gluten peut lui occasionner de nombreux désagréments : selles malodorantes, diarrhée, vomissements, crampes abdominales, anémie, fatigue et perte de poids.C'est pourquoi elle est à éviter à tout prix.Tous les produits alimentaires doivent donc être inspectés pour s'assurer qu'ils ne contiennent pas de gluten.Cette tâche n'est pas aisée quand on sait que le gluten se retrouve dans tous les produits à base de blé, de seigle et d'orge et que la plupart des produits alimentaires préparés commercialement en contiennent des quantités variables.Il faut donc faire attention à la soupe crème, la purée de légumes, la crème glacée, les biscuits, le pain, les pâtes, les pâtisseries et les gâteaux préparés commercialement.Pour les personnes intolérantes au gluten, les produits à base de riz, de maïs, de pomme de terre, de quinoa, de sarrasin, de tapioca, de fève de soja et d'arrow-root ne devraient pas causer de problèmes.Et malgré les résultats de récentes études, la toxicité du gluten de l'avoine demeure toujours discutée.Cet ingrédient ne devrait donc pas être éliminé d'emblée.L'intolérance au lactose (sucre du lait de vache) généralement présente au moment du diagnostic de la maladie n'est que très rarement irréversible.Ainsi, le lait, le yogourt et le fromage devraient pouvoir faire partie du régime alimentaire.Pendant, ou immédiatement après une crise aiguë, quand la consommation d'aliments est quasi impossible, les suppléments nutritionnels peuvent s'avérer fort utiles pour aider à prévenir ou à rétablir l'équilibre nutritionnel.Mais, vu dans son ensemble, un régime restreint en gluten n'est pas déficient sur le plan nutritionnel et ne devrait pas justifier la prise de suppléments.Pour en savoir plus sur l'intolérance au gluten, la Fondation québécoise de la maladie coeliaque est une bonne source d'informations.Une fois par mois, la chronique nutrition porte sur vos questions et commentaires.Envoyez-les à : Chronique nutrition La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal, QC H2Y 1K9 Courriel : questiondenutrition @hotmail.com L'auteure de cette chronique hebdomadaire est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec.Faut-il être sévère, indulgent, ou entre les deux avec nos enfants?Comment parvenir à les encadrer tout en les incitant à développer leur autonomie?Un dilemme parfois difficile\u2026 Surtout quand nous savons que l'enfant est une machine à désirs et que le parent se doit d'être un modérateur, non pas autoritaire, mais soucieux de donner libre cours à l'expression, à l'expérimentation et à l'exploration\u2026 L'enfant gagne à trouver sa place, sans que les interdits et les restrictions représentent l'essentiel de son univers.Or, une bonne façon d'y parvenir, c'est de permettre à l'enfant de faire des choix à l'intérieur des limites, non négociables, que nous, les parents, aurons établies.Petit enfant, mini choix : il mange des céréales, mais il peut choisir entre trois sortes.Grand garçon, gros choix : il est libre d'aller jouer dehors en revenant de l'école, mais il devra faire ses devoirs après le souper et assumer le fait qu'il manquera son émission de télévision préférée, etc.Un autre conseil gagnant?Les règles devraient être élaborées en concertation avec les enfants.Plus l'enfant en saisit le sens, plus il y adhère et plus grandes sont les chances qu'il y demeure fidèle même si, au début, c'est\u2026 une fois sur deux! Rappelons-nous\u2026 Encadrer notre enfant, c'est le guider dans ses propres choix, sans pour autant nous transformer en capitaine d'armée ou\u2026en copain.Dimanche 9h30 rediffusion - Samedi 10h30 Jo Bocan ENCADRER NOS ENFANTS SANS LES ÉTOUFFER.Collaboration de 3077277A Une fleur de soufre Moi, je veux bien consommer de l'ail mais je n'aime pas l'odeur!\u2026 Eh bien, le comprimé d'ail sulfo-génik va demeurer une heure dans votre estomac sans se désintégrer puis par la suite se dissoudre très lentement dans votre intestin\u2026 tout ça pour augmenter l'assimilation de 4 000 mcg d'allicine (un produit soufré) et minimiser les odeurs.Une fleur de soufre.Une fleur sans odeur.Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 7LP0501B0922 b5 22 sept 7LP0501B0922 ZALLCALL 67 16:43:26 09/21/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2002 B5 7LP0601B0922 B6 DIMANCHE OXYGENE 7LP0601B0922 ZALLCALL 67 20:35:16 09/21/02 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 2 S E P T EMB R E 2 0 0 2 Une jolie route de vélo OXYGÈNE richard.chartier@lapresse.ca En sortant de chez André Bouchard, qui vit pour ainsi dire dans le bois à côté de son frère Claude, nous dévalons 300 mètres de garnotte pour parvenir à la route et faire une gauche.Le chemin du Lac-Supérieur longe le lac du même nom dans la municipalité du même nom.C'est un paysage que je connais bien pour l'avoir traversé mille fois, bien assis dans un char, en allant faire du plein air ailleurs.Nous voilà partis, cette fois à vélo, à la découverte d'une autre facette de la région de Tremblant.« Ça descend tout le long », jure André.Promesse de cycliste.Eh ! on connaît la chanson.Si ça descend, ça va forcément remonter.La route va quand même pas descendre en dessous du lac, André, faut pas nous prendre pour des gélinottes huppées ! Après une courte descente, une pas pire remontée nous attend.Puis une autre descente, suivie d'une autre remontée.Les Laurentides, c'est pas compliqué, ça monte pis ça descend.C'est plus près des montagnes russes que de la Hollande.« Ç'a ben changé », m'explique André dans une remontée.Forcément, pour ces gars-là qui ont déjà croisé Jackrabbit en personne dans les sentiers, ç'a changé.La nouvelle vedette du coin est, disons, une personne morale qui a pour nom Intrawest.Et on va voir aujourd'hui une partie des « trails » qu'elle a ouvertes dans le bois ! Le chemin du Lac-Supérieur mène à l'entrée du secteur La Diable du parc national du Mont- Tremblant.C'est la voie régulière, si l'on peut dire, des amateurs de plein air.Le chemin Duplessis, que nous prenons sur la gauche, là où s'annonce le versant nord de Tremblant, est une route mieux connue des fervents de ski alpin.« Avant qu'on la jalonne de poteaux pour alimenter la station en électricité », raconte André qui n'apprendra jamais la différence entre une montée et une descente (dans l'une ou l'autre, il continue de jaser.), « le chemin Duplessis était la plus belle route cyclable du Québec.» La chaussée est ancienne sans être trop mauvaise et l'alignement des poteaux de bois n'a quand même rien à voir avec l'horreur d'une servitude garnie de pylônes.Alors pour le coup de pédale, le chemin Duplessis a droit à la mention A, aucun doute dans mon esprit.Le fun de partir avec un guide, c'est qu'il vous emmène sans détour au bon endroit, voir la belle affaire.Justement, André m'indique un sentier qui s'enfonce dans le bois tout près d'un panonceau annonçant « sentier de pêche ».Absolument, complètement, joliment invitant ! Dans cette sente large d'à peine 40 centimètres, même des « boyaux » passeraient aisément tant la surface est impeccable et bien tapée.Le sentier nous amène en un rien de temps au bord de la rivière du Diable.Une table de pique-nique, quelques pierres pour le feu de camp, autrement c'est aménagement zéro, l'herbe est longue et la Diable est noire et blanche, au gré de ses eaux vives.« Quand j'étais jeune », poursuit André, je venais planter ma tente et je passais l'été ici.« On allait jouer au golf pas loin d'ici, ajoute Claude qui arrive enfin à placer un mot.Ça nous coûtait 100 $ pour la saison.Maintenant, ça coûte 100 $ par jour.» Je profite ici de l'occasion pour ne pas oublier Daniel, grâce à qui nous sommes quatre cyclistes.Si vous attendez une citation de lui, oubliez ça : il ne dit mot.Mais cet homme en âge de retraite, mais au coup de pédale impressionnant est la gentillesse même.Et puisque son nom complet est Daniel Rémi, sachez que les amateurs québécois de plein air lui doivent beaucoup, car c'est lui le fondateur de la revue Expédition Plein Air devenue Géo Plein Air.Merci, Daniel ! Nous remontons la sente pour aboutir non plus sur le chemin Duplessis, mais sur la piste cyclable aménagée par Intrawest sur une dizaine de kilomètres autour de la station Tremblant.Une beauté de première classe.Il s'agit d'un large couloir asphalté sillonnant la forêt à flanc de montagne, donc en constant « up and down », ce qui rend la sortie familiale à vélo plutôt sportive et limite la pratique du patin à roulettes aux seuls experts.On dit qu'il y a eu ici assez d'action et d'incidents pour justifier des modifications de tracé et la correction en particulier d'un virage combiné à une forte pente.L'embarras du choix Plusieurs jolis sentiers de vélo de montagne se connectent, en outre, à la piste multifonctionnelle et sont bien identifiés.L'embarras du choix.Tout cela pour vous dire que richesse ne rime pas obligatoirement avec mollesse.Cette piste cyclable et roulable bat en beauté et en qualité à peu près toutes celles que j'ai vues jusqu'ici.Ah ! quand je serai riche.Le charme de ce grand centre ludique, c'est sa diversité.L'ennui, évidemment, est que c'est plein de monde, en haute saison.La piste cyclable bien-aimée nous mène au village de Mont- Tremblant où nous faisons notre pause-lunch sur une table à piquenique avec vue sur la rue Principale.Lorsque nous remballons, la pluie commence à tomber sur ce jour jusqu'ici \u2014 j'avais oublié de vous le dire \u2014 nuageux et absolument confortable pour les petits efforts en montée que je déteste faire à la grosse chaleur.Mais en s'engageant sur la route 327 pour amorcer le retour, la pluie gagne en intensité et j'émets la possibilité que nous cachions les vélos dans le bois et que nous prenions un taxi.André rit de moi aux éclats.La pluie, lui, il s'en contrefout.Être dehors, c'est bien tout ce qui compte pour ce gamin de 68 automnes ! Je peux vous dire qu'on y goûte, et pas à peu près.Le parcours d'aujourd'hui est une jolie boucle de 50 km moyennement exigeante que je vous recommande chaudement.Il a cessé de pleuvoir lorsque nous avons atteint le chemin du Lac-Supérieur.À gauche toutes ! Une dernière épreuve nous attend : la côte après le chemin du Boulé.Une vraie, une face de singe qui nous met « la cerise sur ce dimanche ».Ben voilà.Si je deviens riche un jour, je ferai cette promenade au moins deux fois la semaine.Pour vivre aussi longtemps que mes amis de Lac-Supérieur ! LE PARCOURS (ENVIRON 50 KM) : Du village de Mont-Tremblant, prendre la 327 sud (Chemin du Village).Passé l'aéroport du Grey Rocks, tourner à gauche sur le Rang 8.Faire une gauche aux deux petits panneaux bruns annonçant Lac Gauthier et Lac à L'Équerre.Au bout, prendre à gauche le chemin du Lac-Supérieur.Après la grande côte, longer le lac Supérieur.Tourner à gauche au chemin Duplessis (suivre l'indication pour le Versant Nord de la station de ski Tremblant).Embarquer sur la piste multifonctionnelle de Tremblant vers la gauche ou vers la droite (c'est une boucle).Cette piste se rend jusqu'au village de Mont-Tremblant.LES CARTES : La Carte des sentiers de vélo et de randonnée pédestre, produite par le Centre de ski de fond Mont-Tremblant Saint- Jovite inc., est distribuée gratuitement dans plusieurs commerces de la région de même qu'aux bureaux touristiques secteur Mont-Tremblant (angle 327 et montée Ryan, 819-425-2434) et secteur Saint-Jovite (route 117, près de la 323, 819-425-3300) et à la station Tremblant 1-888-736-2526 ou 819-681-2000.Photo PIERRE McCANN, La Presse © Cette piste cyclable et roulable bat en beauté et en qualité à peu près toutes celles que j'ai vues jusqu'ici.Ah ! quand je serai riche.Photo gracieuseté Les Productions nord-toundra André Bouchard et ses copains dans le sentier de pêche.Tirage au profit des enfants handicapés et/ou défavorisés.La personne gagnante reçoît la Maison de Rêve, totalement meublée et décorée avec en prime, aucune taxe, ni frais de chauffage, d'électricité, de téléphone, de satellite et Internet pendant 5 ans.Consultez notre site Internet www.visitenet.com/maisondereve et participez au tirage hebdomadaire.Le tirage de la Maison de Rêve, d'une valeur de 1 million $, se tiendra le 14 octobre 2002 sur les ondes de LA MAISON DE RÊVE LES AILES DE LA MODE VISITEZ À COMPTER DU 1er JUIN 2002 Incluant une Passat W8 et une Jetta Familiale, gracieuseté de Au total, 16 prix à gagner! Située au 11, Duchâtel, dans le projet Candiac sur le Golf.Visites les lundi, jeudi et vendredi de 14 h à 20 h et les samedi et dimanche de midi à 17 h.GRÂCE À LA FONDATION LES AILES DE LA MODE ILLUSTRATION 3D : PLANIMAGE.COM 7LP0701B0922 b7 22 sept 7LP0701B0922 ZALLCALL 67 15:53:22 09/21/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2002 B7 7LP0801B0922 B8 DIMANCHE SCIENCES 7LP0801B0922 ZALLCALL 67 20:04:13 09/21/02 B SCIENCES B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 2 S E P T EMB R E 2 0 0 2 EN BREF Le triomphe des bombes intelligentes Le voleur de pluie LA POLLUTION des pays du Nord pourrait être responsable des plus grandes vagues de sécheresse de l'Afrique.Sécheresses qui ont notamment conduit, dans les années 80, aux famines dévastatrices de l'Éthiopie.L'hypothèse n'est pas neuve, mais les chercheurs qui l'avancent à nouveau ont désormais des modèles informatiques dans lesquels ils peuvent entrer davantage de données.Leon Rotstayn, de l'agence de recherche australienne, et sa collègue Ulrike Lohmann, de l'Université Dalhousie à Halifax (Nouvelle-Écosse), ont ainsi testé différents scénarios : il en ressort en particulier que davantage d'émissions de dioxyde de soufre, comme ce fut le cas dans les années 80, entraîne un refroidissement plus grand de la surface du sol au Nord, ce qui, tel un effet domino, envoie les pluies tropicales plus loin vers le Sud \u2014 et provoque donc de la sécheresse dans cette vaste région de l'Afrique appelée le Sahel.Tout cela repose sur un modèle théorique, reconnaissent les chercheurs, mais ces modèles constituent, pour l'instant, ce qui permet de s'approcher le plus de la réalité.Écotourisme dévastateur MÊME ANIMÉS des meilleures intentions du monde, les touristes venus admirer la nature peuvent avoir un impact néfaste.Voilà que des chercheurs africains soupçonnent que trois épidémies de tuberculose apparues récemment chez les mangoustes du Botswana, un État du sud de l'Afrique, pourraient avoir une origine humaine.Et la situation pourrait empirer si des mesures sévères ne sont pas mises en place.Le problème, c'est que l'éclosion de ce qu'on appelle l'écotourisme, un tourisme à saveur davantage écologique, est une bonne affaire pour le Botswana : son deuxième parc national, où sont survenues deux de ces épidémies, a recueilli 1,5 million en droits d'entrée l'an dernier, évalue le Scientist, mais la possibilité que des micro-organismes (virus ou bactéries) originaires des humains puissent être transmis à certains animaux est de plus en plus réelle, comme en témoignent de plus en plus de recherches apparues aux quatre coins du monde ces dernières années.Ces plantes qui fleurissent plus vite LES CHANGEMENTS climatiques viennent de se manifester dans un nouveau domaine : les fleurs.La date de première floraison de 385 plantes britanniques a avancé de quatre jours et demi au cours de la dernière décennie, par rapport à leur floraison d'il y a 40 ans.D'autres études ont précédemment associé les comportements d'oiseaux et d'insectes aux changements climatiques : ils se lancent plus tôt dans leur migration, ou entament leur période de reproduction plus tard, etc.Or, de tels changements sont loin d'être innocents : toute espèce, animale ou végétale, qui modifie son calendrier affecte du même coup des tas d'autres espèces tout autour d'elle.Elle peut s'en trouver favorisée : par exemple, un oiseau qui arrive plus tôt dans son habitat d'été, à un moment de l'année où les prédateurs n'y sont pas encore.Ou au contraire davantage à risque : par exemple, une fleur dont le pollen est déjà prêt à être dispersé, alors que les insectes qui se chargeaient du travail ne sont pas encore arrivés.Le nom de la roche LES ASTRONOMES découvrent tant de nouveaux astéroïdes qu'ils ont un problème : ils n'arrivent pas à les baptiser assez vite.Le raison de ce problème, c'est qu'il existe un seul organisme autorisé à nommer les corps célestes : l'Union astronomique internationale.Et les 13 membres formant son Comité de la nomenclature des petites planètes sont débordés : en 2001 seulement, on a découvert 10 000 nouveaux astéroïdes.Résultat : il est devenu impossible de les baptiser au même rythme qu'on les découvre.À l'heure actuelle, à peine 22 % des astéroïdes ont un vrai nom : les autres se contentent pour l'instant d'un chiffre.Agence Science-Presse MATHIEU PERREAULT Durant les deux mois de la campagne de l'Afghanistan, l'an dernier, les bombardiers américains ont fait environ 12 000 sorties.En Irak, en 1991, ils en avaient effectué près de 100 000 en un mois.Dans les deux cas, le nombre de coups qui ont atteint leur cible a été le même.L'état-major des États-Unis a appris la leçon.Depuis un an, la production de « bombes intelligentes », mises au point en 1992 pour pallier l'inefficacité des bombardements en Irak, est passée de 600 à 2000 par mois, et devrait passer cet automne à 3000.Au lieu de souhaiter un arsenal de 90 000 bombes intelligentes d'ici 2008, l'aviation en veut 240 000 d'ici 2010.De l'efficacité « L'armée augmente la production de bombes américaines parce qu'elles sont plus efficaces que prévu », commente Rob Hewson, éditeur de Jane's Air-Launched Weapons, un magazine spécialisé.La campagne du Kosovo avait permis de constater l'efficacité de ces munitions, qui sont guidées par satellite, au lieu de suivre un rayon infrarouge.Les rayons sont plus précis, mais peuvent facilement être obstrués par des nuages ou de la fumée.Avec le système satellite Global Positioning System, ou GPS, la précision est toujours la même, mauvais temps ou pas.« Mais personne n'avait réalisé combien elles pouvaient l'être avec des pointeurs au sol », dit M.Hewson, en entrevue depuis l'Angleterre.« On parle d'une précision d'un pied.L'armée américaine s'est rendu compte qu'elle en avait besoin beaucoup plus que prévu.» L'armée américaine a lancé en Afghanistan « quelques milliers » de Joint Direct Attack Munition (JDAM), la bombe intelligente la plus courante.Selon M.Hewson, pour attaquer l'Irak, il faudra compter sur « plusieurs dizaines de milliers de JDAM ».« À terme, un arsenal de 240 000 devrait être suffisant pour combattre quiconque de la taille de l'Irak, sans préavis.» Au passage, la notion de « bombardement réussi » a changé.« Comme il est pratiquement impossible que ces bombes ne tombent pas là où on le voulait, l'erreur devient de plus en plus humaine.Prenez le bombardement de l'unité canadienne : concrètement, c'était un bombardement très réussi.Les bombes sont tombées là où le pilote le voulait.» En d'autres mots, la compétence des pointeurs et l'exactitude des informations devient de plus en plus cruciale si on veut éviter les « dommages collatéraux ».Production flexible L'aviation américaine s'est presque retrouvée à court de JDAM au Kosovo et en Afghanistan.Pour les spécialistes, il s'agit là d'une faiblesse cruciale.En mai, le magazine Foreign Affairs rapportait que l'armée américaine cherchait une manière d'augmenter rapidement sa production de JDAM en cas de guerre.Cette « production asymétrique » permettrait d'éviter les gros budgets en temps de paix, tout en préservant la capacité militaire américaine.M.Hewson n'est pas de cet avis.« Il n'y a rien de mal à se constituer un arsenal.S'il est assez gros, on passera au travers de n'importe quelle guerre.Après, on le remplit, tout simplement.Ça évite de devoir planifier des méthodes sophistiquées pour passer de la production de paix à la production de guerre.Et il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de l'argent : après l'Afghanistan, les budgets militaires américains ont été gonflés, et ils ont quadruplé la production de JDAM en six mois.En janvier, ils produisaient 600 kits par mois, en mai, 1500 et j'ai entendu qu'ils en étaient maintenant à 2000.D'ici peu, ils arriveront à 3000.» Dans le dernier budget de la Défense américaine, les JDMA ont reçu un milliard supplémentaire par année.Déjà, un demi-milliard devait y être consacré.C'est une augmentation supérieure à la moyenne : le budget militaire annuel total a augmenté de 16 % à 380 milliards, contre les 200 % d'augmentation des JDMA.Les JDMA sont produites dans une usine de Boeing, à St.Charles au Missouri.Au départ, en 1992, le prix devait être de 40 000 $ l'ensemble.Il a été réduit à 21 000 $ et, selon M.Hewson, devrait encore baisser à 10 000 $.Les exportations sont très faibles : quelquesunes à Israël et à Oman, selon M.Hewson.La Grande-Bretagne a lancé un appel d'offres pour des bombes semblables aux JDMA.« Éventuellement, une usine en Grande-Bretagne pourrait augmenter la flexibilité du système de production, dit M.Hewson.La production britannique ne devrait pas dépasser quelques centaines, mais ce sera assez pour prendre en charge les contrats d'exportation américains en cas de guerre, et ainsi enlever de la pression sur l'usine Boeing du Missouri.» Et les autres pays ?La Russie a la technologie requise, mais pas les moyens.Quant à la Chine, elle a les budgets et le savoir-faire, mais un système de formation déficient.« Tant que la Chine n'aura pas modernisé ses tactiques et la formation de ses officiers, elle ne pourra pas se servir de bombes intelligentes.Elles impliquent une grande autonomie des pointeurs au sol et des escadres d'aviation, alors qu'en Chine, tout doit être décidé en haut lieu.» Photo SAYED SALAHUDDIN, Reuters, Photothèque La Presse © En Afghanistan, grâce aux bombes guidées par satellite, les attaques américaines ont touché leurs cibles comme jamais auparavant.Photothèque La Presse © Les nouvelles bombes intelligentes américaines se sont révélées d'une précision inouïe, l'an dernier, durant la guerre en Afghanistan.Les deux photos ci-dessus montrent des cibles militaires afghanes avant et après les bombardements."]
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