La presse, 24 septembre 2002, Cahier A
[" 2LP0102A0924 A1 mardi 2LP0102A0924 ZALLCALL 67 23:50:59 09/23/02 B MONTRÉAL MARDI 24 SEPTEMBRE 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ 1 18e ANNÉE > NO 3 30 > 7 2 PA G E S > 6 C A H IE R S ARAFAT TOUJOURS ASSIÉGÉ Des centaines de classes vides au Québec DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 À cause de la diminution du nombre d'élèves, les commissions scolaires du Québec maintiennent chaque année deux millions de mètres carrés de classes inutiles.Une facture de 100 millions pour entretenir l'équivalent de 470 écoles primaires.« Quand le toit d'une école coule, on ne peut se contenter de refaire la partie qui est au-dessus de la tête des élèves », illustre André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires francophones.Problème identifié depuis longtemps, la réduction des effectifs scolaires mobilisera les travaux d'une commission parlementaire extraordinaire à compter de ce matin.Le Québec compte 348 écoles de moins de 100 élèves dont 99 fonctionnent avec moins de 50 écoliers.Pas moins de 583 écoles au Québec sont déjà la dernière école du village, et pas moins de 270 communautés sont déjà dépourvues d'école.Selon les prévisions de l'Institut québécois de la statistique, toutes les commissions scolaires francophones, hormis quatre, verront leurs effectifs baisser d'ici 2007, en particulier au Lac-Saint-Jean, en Abitibi et en Gaspésie.Entre 1993 et 2007 plusieurs commissions scolaires connaîtront une baisse de 30 % du nombre de leurs élèves.Voir CLASSES en A2 Photo REUTERS L'armée israélienne maintenait hier pour la cinquième journée son siège du quartier général de Yasser Arafat à Ramallah, exigeant la reddition de Palestiniens retranchés avec lui.Le président de l'Autorité palestinienne, assuré de l'appui de la population qui a manifesté en masse, refuse toujours de plier face aux exigences israéliennes.Nos informations en page A11.L'odeur du tabac allèche des PME Une guerre éclair menace l'Irak La guérilla diplomatique continue au Congrès et à l'ONU d'après AFP et AP WASHINGTON \u2014 Les dernières confidences de responsables et d'experts reprises par les médias américains parlent d'une éventuelle guerre éclair des États- Unis contre l'Irak, mais ni le Congrès américain ni le Conseil de sécurité de l'ONU ne semblent vouloir approuver avec élan et enthousiasme la stratégie de l'administration Bush.« Notre intérêt est d'intervenir très rapidement pour décapiter le régime et ouvrir l'accès à l'Irak de manière à montrer que nous sommes là comme des libérateurs et non pour occuper le pays », a affirmé un responsable américain au quotidien Washington Post.Le projet de résolution envoyé au Congrès par la Maison-Blanche sur l'Irak est trop ouvert et certains démocrates essaient de mettre au point une résolution de remplacement, a déclaré entre-temps la représentante Nancy Pelosi, de Californie, « whip » démocrate à la Chambre dominée par les républicains.Selon elle, le projet de résolution de Bush, qui entend obtenir du Congrès toute latitude pour utiliser au besoin la force contre Bagdad, est trop ouvert, notamment lorsqu'il évoque ce recours dans le but de « restaurer la paix internationale et la sécurité dans la région ».Maintenant son ton offensif contre son homologue irakien Saddam Hussein, le président George W.Bush affirmait, entre-temps, lors d'un déplacement à Trenton, au New Jersey, qu'il souhaitait que l'ONU adopte « une résolution forte » sur l'Irak, « une résolution qui demande des comptes à cet homme ».« Il n'est pas question de négocier avec lui pour savoir ce qu'il faut faire ou ne pas faire », a insisté Bush, selon qui le Conseil de sécurité de l'ONU « doit décider rapidement s'il doit être utile ou s'il doit être faible ».« Pour le bien de la paix, j'espère qu'il sera utile.Mais pour le bien de la paix et de la liberté, si les Nations unies n'agissent pas, les États-Unis et leurs alliés le feront », a ajouté Bush.Washington mobilisera « les forces suffisantes pour gagner » une guerre contre l'Irak et « se consacrera entièrement » ensuite à la reconstruction du pays, a affirmé Condoleezza Rice, conseillère de Bush, dans un entretien au Financial Times de Londres.Le premier ministre britannique Tony Blair, qui doit publier un « dossier noir » aujourd'hui sur l'Irak, a réaffirmé qu'il fallait « empêcher » Bagdad de poursuivre son programme d'armement.Au cours d'une réunion à huis clos avec ses ministres, Blair a dévoilé hier les grandes lignes du document d'une cinquantaine de pages qui doit être publié avant un débat extraordinaire aux Communes britanniques sur l'Irak.Voir IRAK en A2 LAURIER CLOUTIER UNE NOUVELLE industrie manufacturière du tabac, comprenant plusieurs PME du Québec, se lance à l'assaut des géants de la cigarette qui déjà doivent affronter de nouveau la contrebande.Et avis aux fumeurs invétérés : les marques de ces PME coûtent souvent jusqu'à 1 $ de moins que celles des grands manufacturiers.Soit 6,50 $ (taxes incluses) pour un paquet de 25 cigarettes, comparativement à plus de 7,50 $ pour les grandes marques connues.De taille lilliputienne par rapport à Imperial Tobacco, de Montréal, leader canadien du tabac, ces PME lui livrent tout de même une concurrence non négligeable « en Ontario et au Québec », déclare le porte-parole d'Imperial Tobacco, Yves-Thomas Dorval.Les PME du tabac du Québec vendent dans d'autres provinces et profitent d'une hausse de la demande puisque les fumeurs tentent de payer moins cher depuis la hausse de taxes de 50 % au Canada en mai dernier, à laquelle s'ajoute la hausse de 1,01 $ du prix de la cartouche des grands manufacturiers, hier.Dans certains cas, ces PME achètent de la nouvelle machinerie et embauchent du personnel.C'est le cas de Tabacs ADL, de la réserve autochtone de Mashteuiatsh, l'ex- Pointe-Bleue, près de Roberval, au Lac-Saint-Jean.Les producteurs locaux de cigarettes comprennent aussi Tabacs Tabec, Tabacs Lépine et Bastos, le plus important, mais qui n'a pas répondu à nos appels.L'Office des producteurs de tabac du Québec, à Joliette, compte parmi sa clientèle huit PME locales (surtout du tabac à rouler) et les trois grands (dont Rothmans Benson & Hedges et JTI Mac Donald), déclare le président de l'Office, Gaétan Beaulieu.L'Office fournit moins de 20 % du tabac consommé au Québec, déplore-t-il.Voir TABAC en A2 Marcel Dutil présidera la campagne de financement de l'ADQ PASCALE BRETON TORONTO \u2014 Le PDG de Canam Manac, Marcel Dutil, a confirmé hier avoir accepté le poste de président de la campagne de financement de l'ADQ qui se tiendra cet automne.« Il y a à peu près deux semaines, il (Mario Dumont) m'a demandé si j'étais prêt à m'impliquer.J'ai dit oui.La demande d'être président est venue.Je l'ai acceptée », a-t-il déclaré en soirée sur les ondes de Radio-Canada.M.Dutil accompagnait hier à Toronto le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, qui a passé avec brio son premier test au Canada anglais devant le public select du Canadian Club.Loin d'être perçu comme une menace, son discours a été accueilli comme une bouffée de fraîcheur.Outre Marcel Dutil, une brochette impressionnante d'hommes d'affaires québécois, dont Pierre Michaud, président de Provigo, et Léon Courville, président de la Banque nationale, accompagnait M.Dumont, qui a présenté en quatre points hier les objectifs d'un gouvernement adéquiste.Devant quelque 250 membres du Canadian Club de Toronto réunissant le gratin de la Ville reine, il a habilement manoeuvré pour ne pas s'embourber dans le marécage de la question constitutionnelle.Dans sa sortie officielle, le chef de l'ADQ a décrit sa vision de l'avenir du Québec comme celle « d'un partenaire solide, mais d'un féroce compétiteur », a-t-il répété à plusieurs reprises.« Le Québec serait un compétiteur fier, dynamique pour attirer les investissements et développer son économie de façon plus agressive que jamais.En même temps, il serait un partenaire qui s'impliquerait et s'occuperait de défendre ses citoyens », a par la suite expliqué M.Dumont devant une vingtaine de journalistes, autant du Québec que de l'Ontario.Il faut dire que cette première sortie officielle du chef de l'ADQ devant le Canada anglais était particulièrement attendue.Le président de la Banque Nationale du Canada, Léon Courville, de même que Marcel Dutil ont pris place à la table d'honneur, aux côtés notamment de l'ancien premier ministre du Canada, John Turner, ainsi que de l'éditeur en chef du National Post, Ken White, et de la chroniqueuse du Globe and Mail Margaret Wente.Voir DUMONT en A2 Bandes dessinées E8 Bridge E7 Décès E7 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton E8 Forum A13-A15 Horaire spectacles C6 Horaire télévision C2 Horoscope E6 Loteries A2, A9 Mots croisés E8, S12 Mot mystère E8 Petites annonces - immobilier E4 - marchandises E4 - emplois E5 - automobile E5-E6 - affaires D2 M É T É O Voir page S16 Généralement ensoleillé Maximum 19, minimum 11 6 Photo REUTERS Mario Dumont était hier au Canadian Club, à Toronto.3067137A 2LP0202A0924 A2 mardi 2LP0202A0924 ZALLCALL 67 00:21:17 09/24/02 B Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 A2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 24 SEPTEMBRE 2002 DEMAIN DANS LA PRESSE Ararat bientôt à Montréal Le Festival international du nouveau cinéma et des nouveaux médias de Montréal dévoile sa programmation aujourd'hui.En plus du film d'ouverture, L'Homme sans passé d'Aki Kaurismaki présenté le 3 octobre, du Ararat d'Atom Egoyan (notre photo), avec Charles Aznavour, et du Fils des frères Dardenne, ce festival nous promet bon nombre de films présentés à Cannes et à Toronto.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Suivez l'évolution de la crise au Proche-Orient cyberpresse.ca/monde > Pour ou contre la légalisation de la marijuana?cyberpresse.ca/marijuana > Toutes nos galeries de photos cyberpresse.ca/galeries LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 5-4-7 > À quatre chiffres : 6-7-1-9 SUITES DE LA UNE TABAC Suite de la page A1 IRAK Suite de la page A1 Tabacs ADL compte déjà 145 employés, mais embauchera 20 personnes cet automne après l'installation de nouvelles machines, et jusqu'à 50 personnes prochainement, souligne le président, Alain Paul.ADL vend les marques Suprême et Belize et s'attaquera à l'Ouest canadien « après les Fêtes », ayant déjà percé au Québec, en Ontario et dans les Maritimes, dit M.Paul.La clientèle comprend Couche-Tard, Costco, Zellers, Provigo, soit « presque tous les détaillants sauf Loblaws », dit-il.Provigo, Metro et IGA ont en outre leur marque maison, fabriquée par Bastos, ajoute-t-il.Outre Smoking et Fine, Bastos fabrique aussi les cigarettes de marque Gauloises et Gitanes.Tabacs Tabec, de Delson, emploie de 15 à 20 personnes pour la fabrication des marques Tabec et Pulsar, livrées pour la première fois aux grossistes il y a une semaine, déclare le président, Serge Perron.Tabec s'attaque aux Maritimes en octobre et à l'Ontario bientôt, dit M.Perron.Tabacs Lépine, de Sainte-Élisabeth, près de Lavaltrie, emploie 20 personnes pour fabriquer la Lépine, vendue à Provigo, Tigre Géant, Metro et Ultramar, indique le porte-parole, Joseph-Émile Plante.Différents niveaux de taxation Au total, le taux des taxes fédérale et provinciale sur le tabac atteint 75 % au Manitoba, 67 % en Ontario et 68 % au Québec, dit le porte-parole d'Imperial Tobacco, Yves-Thomas Dorval.Le prix de la cartouche de 200 cigarettes atteint 78,30 $ en Saskatchewan, 56,20 $ en Ontario et 56,70 $ au Québec, comparativement à une cinquantaine de dollars au Québec pour les PME du tabac, 22 $ sur le marché noir et même 14 $ sur certains des 100 sites Internet qui offrent la livraison à la maison, par Fed Ex ou UPS.Le coût de revient de la cartouche, sans taxes, atteint 14,82 $ chez Imperial Tobacco.La dernière vague de contrebande, en 1990-1991, « a fait perdre des centaines de millions de revenus » à Imperial Tobacco.La nouvelle vague mettra un an avant d'avoir tout son impact.« Détenant 66 % du marché canadien des cigarettes usinées, Imperial Tobacco souffre davantage de la contrebande », confirme M.Dorval.Le leader prévoit payer « de sept à huit milliards de taxes cette année », comparativement à 4,4 milliards l'an dernier.Ce dossier montre que le « problème grave et réel » du programme irakien d'armes de destruction massive s'est renforcé depuis le départ des inspecteurs de l'ONU il y a quatre ans, a expliqué Blair, cité par son porte-parole.« Il ne fait aucun doute qu'en dépit des démentis, des sanctions, des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, il (Saddam Hussein) poursuit son programme d'armes de destruction massive », a dit Blair.Blair ne devrait pas suivre les États-Unis dans leur politique d'impérialisme contre l'Irak, a affirmé hier le chef du troisième parti politique de Grande-Bretagne.« Je pense que les notions de frappes préventives et de changement de régime ont une connotation impérialiste inquiétante », a lancé Charles Kennedy, chef des démocrates-libéraux.« Nous ne savons pas vraiment sur quoi cela se fonde ».S'exprimait à la veille d'un débat extraordinaire sur l'Irak, il a ajouté que le président américain mettait en place une doctrine de « nouvel impérialisme en puissance », avec sa politique visant à changer le régime de Bagdad.Les démocrates-libéraux ont 52 sièges aux Communes, ce qui les place en troisième position sur l'échiquier politique derrière les 412 sièges des travaillistes et les 166 des conservateurs.Prononçant un discours à San Francisco, l'ancien vice-président démocrate Al Gore s'est déclaré hier « très inquiet » de la politique du président Bush vis-à-vis de l'Irak, estimant qu'une attaque contre Bagdad nuirait aux relations de Washington avec ses alliés.« Je suis profondément inquiet de la direction que nous prenons actuellement concernant l'Irak, qui risque potentiellement de nuire à notre capacité de remporter la guerre contre le terrorisme », a-t-il affirmé.Il a aussi mis en garde contre une résolution du Congrès qui accorderait trop de pouvoirs discrétionnaires à Bush pour agir contre l'Irak.« Cela créerait un précédent pour des actions préventives n'importe où, n'importe quand », a-t-il dit.À Copenhague, où s'est ouvert hier le 4e Sommet bisannuel Europe- Asie (ASEM), l'Union européenne et les 10 pays d'Asie participant ont aussi souhaité que toute intervention militaire contre l'Irak soit fondée sur des résolutions de l'ONU.Une guerre contre l'Irak consistera en une campagne aérienne et des opérations commandos pour décapiter le régime, neutraliser un éventuel arsenal d'armes de destruction massive et retourner les populations civiles, un scénario à peu de frais, mais cependant loin d'être assuré, rapportaient les médias américains.Pour le lieutenant-général en retraite Buster Glosson, de l'US Air Force, qui avait conçu la stratégie de frappes aériennes massives de 1991, un déploiement massif de troupes terrestres relèverait de l'inconscience face aux menaces d'éventuelles armes chimiques et biologiques.Il préconise des frappes aériennes continues et des opérations spéciales clandestines afin de créer le chaos, isoler Saddam Hussein de ses troupes et couper Bagdad des principaux bastions, notamment la ville portuaire méridionale de Bassorah.« Si notre avantage asymétrique dans la conduite de la guerre est maximisé, Saddam ne durera pas plus de 30 jours », prédit-il.Le premier objectif sera de s'assurer une parfaite maîtrise du ciel.« Si on y va, on va frapper dur et fort afin de détruire au maximum ses structures militaires avant qu'il n'ait la moindre chance de réagir », pense Jay Farrar, du Centre international d'études stratégiques et internationales (CSIS).Photo ROBERT SKINNER, La Presse© André Beaupré, directeur des ventes et du marketing de Tabacs Tabec, avec des cigarettes qui grugent des parts de marché aux grands manufacturiers.DUMONT Suite de la page A1 Partenaire chez Miller Thomson et directeur honoraire à vie du Canadian Club de Toronto, l'ancien premier ministre Turner est d'avis que M.Dumont a fait bonne impression.« Les gens étaient impatients de connaître son point de vue.Il s'est exprimé d'une façon franche et logique.Il veut renouveler le cadre au Québec.Il veut persister et prouver la capacité des Québécois, c'était très clair.Pour moi, il s'exprime comme la nouvelle génération », a déclaré M.Turner.Quant à savoir si le chef de l'ADQ est fédéraliste ou souverainiste, ce n'est pas important pour l'heure, a-t-il expliqué.« Il est Québécois avant tout.(.) Il veut que le Québec soit à la fois un partenaire et un compétiteur, ça me suffit pour le moment.» Il faut dire que sur cette question délicate, M.Dumont s'est donné hier une certaine marge de manoeuvre, mais sans parler du « plan de paix constitutionnelle » qui fait partie du programme du parti.Il reste encore beaucoup à faire pour que le Québec prenne sa place au point de vue de la richesse et de la prospérité, a-t-il dit de façon évasive en ajoutant que le Québec sera un acteur « proactif » et non un observateur silencieux dans les différents forums canadiens.« Nous voulons exprimer le point de vue de nos citoyens dans la recherche de solutions communes face aux défis actuels.» M.Dumont persiste à croire que son parti n'aura pas besoin de préciser sa position constitutionnelle dans l'avenir, mais qu'il lui faudra plutôt répéter son message.« Les gens qui votent pour l'ADQ ne se lancent pas dans un parti qui va remettre la question constitutionnelle en tête des priorités, ils ne se lancent surtout pas dans un référendum.Ils donnent leur confiance à un parti qui va tourner la page sur une approche politique et mettre sur la table un nouvel agenda politique.Avec son discours, M.Dumont a fait bonne impression et son âge \u2014 32 ans \u2014 ne semble pas poser de problème.« Notre orateur cet après-midi serait élu premier ministre du Québec si des élections avaient lieu aujourd'hui », a d'ailleurs lancé la présidente du Canadian Club, Nancy Lockhart, au moment de présenter M.Dumont.Dans son allocution, le chef de l'ADQ a d'ailleurs lui-même fait allusion à un gouvernement adéquiste à maintes reprises.Les Québécois doivent se prendre en main et il faut cultiver le sentiment qu'il est possible de compter sur soi, a-t-il aussi expliqué.« Nous ne devons pas perpétuer l'illusion que l'État peut statuer sur tous les problèmes.Un mot le résume : responsabilité », a déclaré le chef de l'ADQ en rejetant aussi l'idée « d'acheter maintenant et de payer plus tard », invitant chacun à assumer ses responsabilités en songeant aux générations futures.À forte saveur économiste, son discours a aussi traité du taux d'imposition unique préconisé par l'ADQ.« Nous devons stopper et renverser ce système de taxation sur mesure (.) Le taux d'imposition unique est un complément naturel pour éviter certaines échappatoires face aux lois fiscales.» Attaché politique au cabinet du premier ministre ontarien Ernie Eves, Paul Demers a assisté à l'allocution du chef de l'ADQ et, comme plusieurs, a bien aimé le discours.« Quand on regarde la télévision ou qu'on lit les journaux en Ontario, on entend toujours parler de fédéralistes ou de souverainistes.C'était donc très intéressant d'entendre un politicien du Québec parler d'économie.(.) Son message semble se rendre.Il n'est pas une menace, c'est même plutôt rafraîchissant d'entendre parler d'économie et d'entendre que les gens ont une responsabilité à prendre face à leur propre sort.» \u2014 avec Karim Benessaieh NOTE AUX LECTEURS POUR DES RAISONS indépendantes de notre volonté, l'encart Spanner distribué dans La Presse d'aujourd'hui comporte des fautes d'orthographe et de syntaxe.Nous nous en excusons auprès de nos lecteurs.Datejust en acier et or jaune 18 carats.2020 rue de la Montagne, juste au nord de Maisonneuve (514) 845-4651 3018892A Marcel Dutil CLASSES Suite de la page A1 Mais c'est sur un fond de vieilles querelles que cette question sera discutée.La Fédération québécoise des municipalités demandera en commission parlementaire aujourd'hui que Québec impose un moratoire de quelques années sur toute fermeture d'école en région.Ce « temps d'arrêt » est perçu comme « une condition essentielle pour pouvoir poursuivre notre vision du développement », dit Michel Belzil, le président de la FQM.Cette sortie publique a toutefois mis le feu aux poudres.Car la FQM fait partie d'un comité mis en place par le gouvernement pour proposer des solutions à ce problème.« Si la FQM a déjà une solution toute faite, je me demande ce qu'elle fait dans ce comité », lance André Caron qui, avec Jacques Proulx, de Solidarité rurale, coprésidera le comité mis en place par Québec pour accoucher de propositions au sommet des régions de la mi-novembre.Pour M.Caron, le double langage de la FQM est inacceptable, et pourrait même entraîner sa démission, devant « ce coup bas ».Le moratoire, « c'est un cataplasme qui ne règle pas le problème », dit-il.Les commissions scolaires ont eu de vives frictions dans le passé avec le regroupement des municipalités régionales de comté qui souhaitait rapatrier la gestion du transport scolaire.Le ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, rappelait hier le mandat du groupe : « Avec la baisse du nombre d'élèves dans les régions du Québec, il est essentiel de trouver des solutions à long terme.» Dans les solutions qu'elle propose, la Fédération demande que Québec fasse des efforts pour valoriser les classes multiâges, qu'on aille de l'avant avec la mise en réseau des écoles et que le ministère de l'Éducation consente plus d'efforts dans les programmes de socialisation. 2LP0302A0924 a3mardi24 2LP0302A0924 ZALLCALL 67 23:53:59 09/23/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 24 SEPTEMBRE 2002 A3 ACTUALITÉS Les méthodes de Legault irritent les gestionnaires d'hôpitaux L'ADQ laisserait les médecins se contrôler eux-mêmes ALEXANDRE S I R O I S Les gestionnaires des hôpitaux du Québec ont été froissés par les propos du ministre de la Santé, François Legault, qui a dit vouloir leur offrir de la formation supplémentaire.« Ce que ça laisse comme impression, c'est que M.Legault s'est attaqué aux médecins et que la prochaine étape, ce sont les gestionnaires du réseau de la santé.Ce n'est pas une bonne façon de se faire des amis ! » a déclaré de viceprésident exécutif de l'Association des hôpitaux du Québec (AHQ), Daniel Adam.Hier, La Presse rapportait que le ministre prévoit bientôt proposer de la formation aux directeurs généraux, aux directeurs des services professionnels et aux chefs de départements des hôpitaux du Québec pour leur permettre, notamment, d'être « mieux organisés ».Les gestionnaires interrogés hier ne s'opposent pas à de nouvelles séances de formation, mais estiment que la façon dont le ministre a annoncé ses intentions a été pour le moins cavalière et donne l'impression que des problèmes de gestion sont à la source des troubles du réseau.M.Legault avait notamment affirmé que le réseau avait besoin de gestionnaires « en pleine possession de leurs moyens ».« Je trouve ça étonnant et démobilisant pour les gestionnaires de se faire resservir un discours sur la gestion.(.) Pour que les gestionnaires soient en pleine possession de leurs moyens, il faut leur donner les moyens », a répliqué M.Adam.Pourtant, les gestionnaires avaient été rassurés par le discours de M.Legault lors de la publication des bulletins de santé des hôpitaux la semaine dernière, a souligné le porte-parole de l'AHQ.Le ministre avait alors affirmé que les professionnels et les gestionnaires tiennent le réseau de la santé à bout de bras.« On pensait que c'était une forme de reconnaissance de la bonne gestion des hôpitaux dans des circonstances extrêmement difficiles », a déclaré M.Adam.Le directeur général du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), Denis Roy, a également déploré les propos du ministre.« Ce que je regrette, avec ce discours, c'est que ça nous ramène à un discours précédent où on semblait dire que les hôpitaux étaient mal gérés.Et malgré les (notes des) bulletins de santé, je ne suis pas prêt à dire ça.Ce n'est pas facile de gérer aujourd'hui et je pense qu'avec les moyens qui sont à notre disposition, on gère pas si pire », a-t-il affirmé.Le rôle du directeur général au CHUM, a expliqué M.Roy, est de maintenir un équilibre fragile entre les diverses priorités de l'hôpital, notamment le bon fonctionnement des urgences.« Est-ce que ça s'apprend sur les bancs d'école ?Ce n'est pas évident », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il n'estimait pas qu'un doctorat, en plus de sa maîtrise, lui permettrait de mieux gérer son établissement.Le directeur général de l'hôpital Charles-Le- Moyne à Longueuil, Yves Benoit, tenait un discours similaire.Il a rappelé que les divers cadres du réseau de la santé ont déjà une formation importante.Et les gestionnaires continuent, dans de nombreux cas, leur formation.Ce que Québec sait pertinemment, ayant récemment organisé des séances au sujet du guide de gestion des urgences.Au bureau du ministre, la porte-parole, Anne Marcotte, expliquait hier que M.Legault souhaite simplement donner un coup de main additionnel aux gestionnaires et qu'il discutera avec les associations concernées avant d'aller de l'avant.« Le ministre a entendu à maintes reprises de la part des directeurs généraux des hôpitaux que leurs tâches étaient de plus en plus complexes et qu'ils souhaitaient avoir plus de support, a-t-elle dit.C'est une des façons de mieux les supporter.» MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Un gouvernement adéquiste laisserait les médecins « s'autocontrôler » afin de régler le problème des urgences.Dénonçant l'utilisation de huissiers pour forcer les médecins à travailler aux urgences, l'ADQ proposera à ses membres, lors de son congrès des 5 et 6 octobre prochains, d'accorder cette responsabilité aux médecins euxmêmes.« L'erreur, c'est de donner ça à des fonctionnaires.On voit le résultat.L'ADQ va proposer un moyen concret de régler le problème et c'est entre docteurs que ça va se passer », explique l'un des penseurs adéquistes dans le domaine de la santé, le Dr Stephen Morgan.L'un des candidats éventuels au poste de ministre de la Santé dans un gouvernement adéquiste, comme d'ailleurs son collègue Réal Barrette avec qui il prépare le document de réflexion du congrès de l'ADQ, M.Morgan propose de créer des CMDP (Conseils des médecins, dentistes et pharmaciens) régionaux pour assurer le maintien des services d'urgences dans les hôpitaux.« Il faut que les docteurs se prennent en mains.Ils vont faire eux-mêmes la mise en place des services et les garantir », soulignet- il avant de préciser que, pour ce faire, les cabinets privés devraient être sous la férule des CMDP régionaux.« Si vous faites un simple déplacement monétaire du cabinet privé vers l'urgence, vous le réglez le problème.(.) Ça fait 35 ans que le système de santé fonctionne bien dans les hôpitaux parce qu'il y a des CMDP.Le problème, c'est que les médecins en cabinet privé ne sont pas sous l'autorité des CMDP.» Les CMDP représentent l'ensemble des médecins, dentistes et pharmaciens d'un établissement de santé.Ces conseils sont placés directement sous la responsabilité du conseil d'administration.L'ADQ a appuyé la loi 114 du ministre François Legault au mois de juillet.« On en connaît tous des médecins qui refusent de mettre l'épaule à la roue, qui sont dans leur petite clinique privée.Je ne suis pas en train d'absoudre Renald Dutil », a lancé le Dr Morgan.Le Québec a besoin d'un système qui s'assure que les services soient donnés à la population, reconnaîtil, mais le gouvernement fait fausse route avec la méthode forte : « la façon manu militari de M.Legault, non seulement ça ne marche pas, mais ça pourrait faire que plusieurs jeunes médecins quittent le Québec ».Afin de solutionner les pénuries de médecins en région, l'ADQ songe également, confie-t-il, à permettre plus d'admissions dans les facultés de médecine et à assurer une meilleure répartition des tâches.Quant au recours aux médecins étrangers, l'ADQ y est favorable, mais « ce n'est pas en haut de la liste des solutions ».Depuis près de 20 ans, de Thérèse Lavoie-Roux à François Legault en passant par Marc-Yvan Côté, le médecin adéquiste constate que les positions ministérielles à la Santé ne changent pas beaucoup à Québec.« Tout le monde parle de régionalisation, tout le monde la vend, mais personne ne la fait.L'ADQ régionalisera et ce sera concret.La semaine prochaine, les Dr Morgan et Barette présenteront donc aux membres de l'ADQ un volumineux rapport de plus de 100 pages devant servir de base au programme électoral du parti en santé.Ce document changera beaucoup de choses à l'actuel programme adéquiste, promet le Dr Morgan.Les grandes orientations resteront les mêmes, souligne-t-il, mais plusieurs solutions concrètes seront renouvelées.« Il y aura pas mal de nouvelles orientations.Il y aura des changements costauds.(.) Les gens à l'ADQ sont pragmatiques.Ils veulent régler les problèmes.» Le père de l'assurance-maladie, Claude Castonguay, sera d'ailleurs conférencier invité au congrès de l'ADQ à Drummondville.M.Castonguay a fait savoir hier que sa présence ne se veut pas un appui à l'ADQ, mais un moyen de faire valoir ses points de vue en faveur d'un meilleur partenariat publicprivé dans le réseau de la santé.PHOTOTHÈQUE, La Presse Les trois pavillons du CHUM, Notre-Dame, Saint-Luc et Hôtel-Dieu n'ont pas reçu un bulletin de santé très reluisant du ministère.Malgré celà, à l'instar de ses collègues d'autres établissements, son directeur général, M.Denis Roy, ne prise guère le projet du ministre de l'Éducation qui veut renvoyer à l'école les gestionnaires d'hôpitaux.La Fédération des omnipraticiens accusée d'avoir laissé le feu éclater ALEXANDRE S I R O I S LA FÉDÉRATION des médecins omnipraticiens n'a pas su prévenir la pénurie de médecins dans certaines urgences en province et est en partie responsable de l'adoption d'une loi d'exception par Québec et des problèmes qui en découlent.Ce constat critique sera présenté ce matin en conférence de presse par des médecins d'urgence qui ont formé un regroupement pour défendre leurs droits et éventuellement être en mesure de négocier directement leurs conditions d'exercice avec Québec.« Jusqu'à il y a six mois, la FMOQ était la seule responsable des médecins d'urgence.Le gouvernement est en droit de s'attendre à ce que cette fédération remplisse le premier mandat sanitaire des Québécois qui est de pouvoir les assurer d'une couverture et d'un accès à la salle d'urgence », a déclaré l'un des membres du nouveau Regroupement des médecins d'urgence du Québec (REMUQ), l'urgentologue Luc Bessette, qui pratique au Centre hospitalier de l'Université de Montréal.« La base de notre frustration est la suivante : si une fédération se fait octroyer des centaines de millions pour un contrat de santé, au moins qu'elle priorise les activités principales, a ajouté le médecin.Et celle d'avoir une urgence ouverte, c'est la première chose.Il faut éteindre le feu dans sa cuisine avant de planter des fleurs dans son jardin ! » L'une des raisons pour laquelle la FMOQ n'aurait pas réussi à éteindre le feu, c'est, selon le Dr Bessette, qu'elle n'a pas veillé à ce que la rémunération des médecins qui pratiquent aux urgences soit augmentée de façon à ce que de nombreux omnipraticiens soient intéressés à y travailler.La fédération avait pourtant été interpellée, en juillet 2001, par un coroner enquêtant sur la mort d'un homme s'étant buté aux portes closes des urgences de l'hôpital de Shawinigan.Le coroner avait aussi exhorté l'établissement, son conseil des médecins et dentistes ainsi que l'association régionale des omnipraticiens de la Mauricie, à veiller à ce que les urgences demeurent ouvertes en tout temps.En vain, a rappelé le médecin.« Pourquoi un médecin, qui est un être relativement libre au niveau de l'exercice, même s'il a la médecine d'urgence à coeur, la ferait en conditions difficiles, en s'appauvrissant par rapport à quelqu'un d'autre qui va faire une pratique beaucoup plus facile en bur responsabilités, de 9 à 5 du lundi au vendredi ?», a déclaré le porteparole du nouveau regroupement.Selon les estimations du Dr Bessette, à Montréal, un médecin dans une clinique sans rendez-vous peut obtenir un revenu net deux fois supérieur à un collègue qui pratique aux urgences d'un hôpital.« C'est aussi le mandat de nos fédérations médicales de s'assurer qu'il y ait des profils de pratique et, éventuellement, des grilles de rémunération qui fassent qu'on puisse retenir les effectifs et recruter des nouveaux médecins (aux urgences) », a-t-il dit.Le conseil d'administration de l'Association des médecins d'urgence du Québec (l'AMUQ, qui compte quelque 600 membres) a donné son appui moral au nouveau regroupement.Si celui-ci obtient de Québec le droit de devenir un organisme représentatif sur le plan syndical, les membres de l'AMUQ pourraient en octobre voter sur des propositions de renouvellement des conditions d'exercice.Le Dr Bessette pense que cette solution pourrait permettre de régler les problèmes plus aisément.« Si le ministre (de la Santé) est prêt à vouloir engager une discussion avec ceux qui offrent le service, peut-être qu'on va en arriver à négocier un contrat de travail, ou du moins des conditions de travail, qui vont être aptes à assurer la rétention et le recrutement des effectifs et remplir ce mandat social que la FMOQ ne semble plus pouvoir remplir.» 2LP0401A0924 A4 MARDI 2LP0401A0924 ZALLCALL 67 22:44:53 09/23/02 B Le docteur Martin Loranger n'ira pas à Jonquière ALEXANDRE S I R O I S Après s'être retrouvé sous les projecteurs pour avoir dénoncé la « conscription sauvage » dont il avait fait les frais, le docteur Martin Loranger a pu se soustraire sans difficulté à son assignation pour un quart de garde à l'hôpital de Jonquière.Le jeune médecin, qui travaille à temps complet aux urgences de l'hôpital Charles-Le Moyne à Longueuil, avait reçu la semaine dernière des mains d'un huissier une lettre le sommant de travailler neuf heures aux urgences de Jonquière, ce soir à partir de minuit.Il a toutefois fait connaître, tel que prévu, ses « observations » au sujet de son emploi du temps à la représentante de la régie régionale du Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean qui l'avait sommé de se présenter à Jonquière.Vendredi, elle lui a expédié un message par télécopieur à l'hôpital Charles-Le Moyne selon lequel ses services n'étaient plus requis.« J'ai confirmé aujourd'hui avec la directrice des services professionnels de l'hôpital et c'est clair.Ça veut dire qu'ils tiennent compte du fait que je fais de l'urgence à temps plein », a déclaré hier le Dr Loranger.« C'est un peu drôle de commencer par une assignation par un huissier pour finalement terminer en me relevant de cette assignation.Ça prouve qu'il y a peut-être une façon différente de faire les choses », a-t-il ajouté.« Comme dans le cas de toutes les assignations précédentes, la régie régionale s'est fiée à la bonne foi des médecins quand ils ont dit qu'ils n'étaient pas disponibles pour travailler en raison de motifs d'ordre professionnel ou personnel.Ce fut le cas », a résumé le porteparole de l'organisme responsable des assignations, Jean-François Saint-Gelais.La régie régionale avait initialement expédié des assignations à 11 médecins montréalais dont les noms figuraient sur la liste des médecins dépanneurs du Québec, y compris le Dr Loranger.Aucun n'aura donc accepté de se présenter à Jonquière afin d'assurer le quart de garde pour lequel on sollicitait leurs services.« Quelques-uns » auraient néanmoins offert des disponibilités pour le mois d'octobre.Les seuls médecins de l'extérieur du Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean ayant travaillé aux urgences de l'hôpital de Jonquière auront donc été Jean Ringuet et Georges Dufresne, urgentologues à l'hôpital de l'Enfant-Jésus de Québec.Ils avaient tous deux reçu leur assignation jeudi dernier alors qu'ils devaient y travailler vendredi et n'ont pas pu faire savoir qu'ils ne pouvaient pas s'y présenter.Un autre médecin de l'hôpital de l'Enfant-Jésus avait été convoqué, mais il aurait pu se désister à temps.La régie régionale n'a pas encore, jusqu'ici, fait appel à d'autres médecins de l'extérieur de la région.Si le Dr Loranger se dit aujourd'hui satisfait de son sort, il persiste à croire que la loi d'exception n'est pas le bon moyen pour s'assurer que les urgences demeurent ouvertes.« Ça prouve qu'une loi comme celle-là, appliquée par des fonctionnaires, ce n'est pas simple et que les fonctionnaires de la régie ne sont pas toujours au fait de ce qui se passe réellement dans les urgences au Québec, a-t-il dit.Et ce que je trouve triste, c'est que ce sont encore les régions qui perdent là-dedans.» Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse Le docteur Martin Loranger travaille à temps complet à l'hôpital Charles- Le Moyne de Longueuil.daimlerchrysler.ca Avec une offre comme celle-là, nos 2002 encore en stock disparaissent à vue d'oeil.Seulement chez votre concessionnaire Chrysler Dodge JeepMD 0% de financement à l'achat jusqu'à 60 mois sur toutes les Chrysler Intrepid, Concorde, 300M, Neon, Town & Country, PT Cruiser, berline Sebring, JeepMD Grand Cherokee, Dodge Durango, Caravan et Grand Caravan 2002 en stock.\u2020 Aucun paiement avant 90 jours au financement à l'achat sur les Chrysler Intrepid, Concorde, 300M, Town & Country, PT Cruiser, berline Sebring, Dodge Caravan et Grand Caravan 2002 en stock.\u2020\u2020 0 % de financement à l'achat jusqu'à 36 mois et aucun paiement avant mars 2003 sur toutes les Chrysler Neon 2002 en stock, 1,8 % de financement à l'achat pour 48 mois et 2,8 % pour 60 mois.Voyez votre concessionnaire pour d'autres offres de financement à l'achat exceptionnelles., \u2020, \u2020\u2020 Sous réserve de l'approbation de Services Financiers Chrysler Canada.Le concessionnaire peut devoir échanger un véhicule.Transport, immatriculation, assurance, droits sur les pneus neufs, taxe sur le climatiseur et taxes en sus.Offres d'une durée limitée, valables sur les modèles 2002 seulement, et exclusives, qui ne peuvent être combinées à aucune autre offre à l'exception de la remise aux diplômés et du programme d'aide aux handicapés physiques.Les offres peuvent changer sans préavis.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et les conditions.Photos à titre indicatif seulement.Selon la première éventualité.Des conditions s'appliquent.Garantie de 7 ans ou 115000 km en vigueur sur les modèles 2002 vendus à partir du 29 juillet 2002.Remise aux diplômés de 500$ à la location ou de 1000$ à l'achat d'un véhicule, à l'exception de la Chrysler Neon (750$).Cette offre exclut la Dodge Viper et la Chrysler Prowler.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et les conditions.MD Jeep est une marque déposée de Daimler Chrysler Corporation, utilisée sous licence par Daimler Chrysler Canada Inc., une filiale à propriété entière de Daimler Chrysler Corporation.Portez toujours votre ceinture.La banquette arrière est l'endroit le plus sûr pour asseoir les enfants.Association publicitaire des concessionnaires Chrysler Dodge JeepMD du Québec ADIEU LES 2002 Chrysler PT Cruiser JeepMD Grand Cherokee Dodge Durango Dodge Caravan, Dodge Grand Caravan, Chrysler Town & Country Chrysler Neon Chrysler Intrepid Chrysler Concorde et 300M Chrysler Sebring berline Chrysler Dodge JeepMD JOURS AU FINANCEMENT À L'ACHAT 0% PENDANT 60 MOIS AUCUN PAIEMENT AVANT SUR TOUS CES MODÈLES 2002 EN STOCK Profitez d'offres imbattables sur tous les véhicules 2002 en stock, maintenant offerts avec une garantie de 7 ans ou 115000 km sur le groupe motopropulseur.\u2020 ET Ou 0%\u2020\u2020 jusqu'à 36 mois sur toutes les Neon 2002 en stock et aucun paiement avant mars 2003 au financement à l'achat 3078152A Les médecins de Terre-Neuve menacent de faire la grève Presse Canadienne ST-JEAN, T.-N.\u2014 Les médecins de Terre-Neuve et du Labrador pourraient faire la grève dès le 1er octobre si la province refuse d'augmenter leur salaire pour le rendre équivalent à celui de leurs collègues des autres provinces maritimes.Les 930 médecins de la province sont les plus mal payés du pays, même s'ils font les plus longues heures, affirme le Dr John Haggie, président de l'Association des médecins de Terre-Neuve et du Labrador.« C'est la stabilité et viabilité des services médicaux qui est en jeu.Nous ne pouvons pas conserver des normes de services acceptables pour les gens de la province tout en continuant à saigner les médecins.Si les médecins ne parviennent pas à s'entendre avec le gouvernement avant minuit lundi prochain, toutes les chirurgies non urgentes seront annulées, les cabinets privés seront fermés et les médecins refuseront de voir de nouveaux patients, sauf en cas d'urgence.Les urgences et les services d'obstétrique demeureront cependant ouverts et les traitements en cours \u2014 en oncologie, en psychiatrie ou en soins palliatifs, par exemple \u2014 ne seront pas perturbés s'il y a un risque que cela ait des conséquences néfastes.Les médecins négocient avec le gouvernement provincial depuis le mois de mai.C'est l'impasse depuis le rejet de la dernière offre patronale, le 12 septembre.Aucune date n'a été fixée pour la reprise des pourparlers.Le gouvernement, qui est confronté à un énorme déficit, affirme qu'il est trop pauvre pour répondre aux demandes des médecins.En plus des augmentations salariales, ces derniers réclament une amélioration de leurs conditions de travail.Selon le Dr Ronan O, Shea, chirurgien en chef à l'hôpital de Clarenville, plusieurs médecins surmenés mettent leur santé en danger pour répondre aux besoins de la population.Il a souligné que les médecins de la province travaillent en moyenne 56 heures par semaine, sans compter les heures pendant lesquelles ils sont sur appel.« Nous avons atteint le point de non-retour », a-t-il dit.Par ailleurs, d'autres provinces sont aussi aux prises avec des conflits de travail dans le domaine de la santé.Au Manitoba, un millier d'employés de l'hôpital de Saint-Boniface, près de Winnipeg ont entamé lundi une grève visant à convaincre le gouvernement de leur donner de meilleurs salaires.Environ 400 rendez-vous ont été annulés et 50 lits ont été fermés.En Saskatchewan, le ministre du Travail a demandé la reprise des négociations pour éviter l'escalade dans le conflit qui oppose l'État à 470 inhalothérapeuthes, travailleurs sociaux, ambulanciers et inspecteurs en grève. 2LP0501A0924 A5 MARDI 2LP0501A0924 ZALLCALL 67 22:28:50 09/23/02 B PIERRE FOGLIA p f o g l i a @ l a p r e s s e .c a La censure André Vanasse est un intellectuel fort sympathique, me dit-on.Écrivain (dont je n'ai rien lu).Ancien prof de littérature à l'UQAM (bon prof, je connais plusieurs de ses ex-étudiants qui le louangent).Directeur des éditions XYZ.Directeur aussi des Lettres québécoises, une revue littéraire consacrée exclusivement aux livres québécois.Il signe un éditorial dans le dernier numéro à la défense de Stanley Péan, ex-pigiste à La Presse.Bref rappel des faits : en juin dernier La Presse refuse une critique de Péan qui portait sur le dernier roman de Mme Bombardier.Péan se dit victime de censure.Il fait plus que le dire, depuis six mois il le clame, le brame, le rugit dans tous les micros, et l'écrit partout.Gros succès.Le voilà martyr de Power Corp., son avenir littéraire est assuré pour les cent prochaines années au moins.Tant mieux pour lui.Deux mots de la censure à La Presse.Cela fera 30 ans au mois de novembre que je travaille à La Presse, j'ai été censuré une fois.Je ne vous raconterai pas, c'était au temps de M.Lemelin, on ne réveillera pas les morts.Une fois, en 30 ans.Dieu sait pourtant que j'en ai écrit des folies en 30 ans, Dieu sait que je n'ai pas toujours été une vieille vache plus ou moins sacrée, j'ai déjà été un petit chien fou qu'on aurait facilement pu renvoyer à sa niche.Dieu sait que je ne suis pas aligné sur la politique éditoriale de la maison, Dieu sait que j'ai dérangé mes patrons comme jamais M.Péan ne dérangera les siens.Trente ans à La Presse, 30 ans de Power Corp., j'ai sacré souvent, mais la censure sous sa forme la plus primaire, le directeur de l'information qui dit : désolé on ne passe pas ton texte, cette censure-là, connais pas.Pour être totalement honnête je vous dirai que deux ou trois fois par année, je prends les devants, j'appelle le boss : Hey Marcel (ou Daniel, ou Paul ou celui qui est là) lis donc ma chronique de demain.Des fois, très rarement, mais cela arrive, d'un commun accord on ne le passe pas.Motif : c'est pas bon, juste pas bon.À ma connaissance, les textes refusés dans nos journaux sont presque toujours des mauvais textes, de forme ou de fond, ou les deux, ou contenant des informations à revérifier.Je ne vous dis pas que la censure n'existe pas.Je vous dis qu'elle se manifeste rarement à la remise d'un papier.La censure caricaturale, comme en Russie soviétique ou comme aux États-Unis en ce moment, patriotisme oblige, ou comme à The Gazette depuis la prise en charge par la famille Asper, je n'ai jamais connu ça.La censure que je connais, c'est celle, insidieuse, de toutes les sociétés démocratiques.D'abord la censure des sources, le filtrage presque clinique opéré par les gouvernements, les entreprises, les flics, etc.Et à l'autre bout, un lectorat ou un auditoire de plus en plus conditionné par la propagande et la pub, un lectorat qui nous réclame « des bonnes nouvelles ».Au milieu ?L'autocensure, si vous voulez.Ce que je fais quand j'appelle mon boss.Mais c'est pas ce que vous croyez.Je ne demande jamais l'autorisation de planter Chrétien.Je demande si, parlant de cul, je ne vais pas trop loin, ou si, défigurant quelqu'un, je n'expose pas le journal à des poursuites interminables.Je parle de défigurer.Je parle de tentative de meurtre.Je ne parle pas de jargonner quelques malveillances dans le dos de madame Bombardier.Se dire victime de censure à cause de Mme Bombardier ?À Montréal ?Aujourd'hui ?Voilà qui est d'un ridicule.Mais revenons à M.André Vanasse qui non seulement cautionne allègrement ce ridicule, mais y ajoute le sien dans un éditorial qui évoque la Grande Noirceur, rien de moins.J'ai appelé M.Vanasse.Avez-vous vérifié au moins, avez-vous appelé le boss qui a pris la décision de ne pas passer le texte de M.Péan ?Lui avezvous demandé pourquoi ?M.Vanasse n'a pas téléphoné à La Presse.Il a teni pour acquis que c'était de la censure.Il écrit : M.Péan n'a reçu aucune explication (selon ses dires) concernant cette censure.Que n'êtes-vous allé vérifier « ces dires », M.le professeur de littérature ?Réponse de M.Vanasse : c'est une erreur technique !!! Erreur ayant ici le sens et le poids de petit détail technique.C'est là que j'ai pété les plombs.M.Vanasse, je vous l'ai dit, fut un très apprécié prof de littérature, qui dirige une maison d'édition comptant quelques poids lourds de notre littérature (Kokis, Mistral, Villemaire), qui dirige aussi, donc, cette revue consacrée aux lettres québécoises, M.Vanasse est un intellectuel fort sympathique ai-je dit aussi plus avant, mais qui, comme tous les intellectuels de sa race supérieure, sympathiques ou pas, s'inquiètent terriblement, je cite du pouvoir que s'arrogent les journaux, surtout que ce pouvoir est entre les mains de monopoles qui nous dictent notre façon de penser.Outre qu'on jurerait un tract trotskiste des années 70, ce qui me trouble là-dedans, c'est qu'un intellectuel dénonce les monopoles de presse à partir d'un incident qu'il n'a pas vérifié, parce qu'il n'a pas jugé important de le faire, petite erreur technique, dit-il.Supposez un instant, M.Vanasse, que je sois le directeur des Lettres québécoises.Vous m'arrivez avec cet éditorial.Je vous le refuse.De la censure, croyez-vous ?Pas une seconde.Un, c'est un mauvais papier, mal foutu, plein de clichés, sans aucun intérêt.Deux, vous n'avez pas vérifié vos informations.C'est ce qui est arrivé, je crois, à M.Péan.Les automobilistes ne feront pas les frais de Kyoto CHARLES CÔTÉ LA RATIFICATION du protocole de Kyoto fera augmenter le coût du baril de pétrole produit au Canada de 3 à 13 cents, selon les projections du gouvernement fédéral présentées jeudi dernier au cours d'une conférence téléphonique avec des hauts responsables provinciaux.Le cours du pétrole oscille autour de 30 $US actuellement, soit environ 48 $, ce qui veut dire que Kyoto entraînera une augmentation de 0,04 % à 0,27 % de la matière première utilisée pour produire l'essence.Il faut savoir que le coût du brut ne représente que 36 % du prix total payé à la pompe, limitant d'autant les effets de cette hausse.Cette augmentation infime ne devrait avoir aucun effet sur les prix à la pompe, affirme Phil Kinsman, porte-parole d'Environnement Canada.« On sait que l'augmentation sera très, très petite, beaucoup moins grande que prévu, a-t-il confirmé à La Presse.Des chiffres ont circulé la semaine dernière.Nous les avons présentés aux gens du secteur industriel et ils étaient très surpris.Pour les consommateurs cela signifie probablement zéro augmentation, en tout cas pas plus qu'un pour cent.» En outre, M.Kinsman a indiqué que l'application de mesures pour ratifier le protocole de Kyoto entraînerait une hausse de 2 $ des coûts pour produire une tonne d'acier, qui sont d'environ 700 $, soit une hausse de 0,3 %.« Les impacts sont assez minimes », dit M.Kinsman.Ces résultats sont le fruit d'analyses réalisées pendant l'été par le gouvernement fédéral, après une tournée de consultation en juin.Les prédictions du gouvernement fédéral s'éloignent du ton alarmiste adopté par les opposants à la ratification de Kyoto.Le gouvernement albertain ainsi que la Chambre de commerce du Canada et ses composantes (associations industrielles de la chimie, des plastiques, du charbon, du pétrole, etc.) demandent au gouvernement fédéral de ne pas ratifier Kyoto.Elles jugent les objectifs de réduction hors d'atteinte et les échéances irréalistes.L'Association canadienne des producteurs de pétrole n'a pas rappelé La Presse, hier.Le gouvernement fédéral poursuit ses consultations avec les provinces et les représentants industriels en vue de présenter un plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) au pays.Le Canada a signé le protocole de Kyoto en 1997 et s'est engagé à le ratifier d'ici la fin de l'année.Pour s'y conformer, le Canada devra émettre 6 % de moins de GES qu'en 1990 pour la moyenne des années 2008 à 2012.Le protocole de Kyoto entrera en vigueur quand des pays représentant 55 % des émissions de GES dans le monde développé (OCDE et ancien bloc de l'Est) l'auront ratifié.Ce serait le cas si la Russie et le Japon donnent suite à leur engagement récent.Le principal GES est le gaz carbonique (CO2).Il est émis notamment lors de la combustion de carburants fossiles, comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel.L'effet de serre est un phénomène naturel sans lequel la température sur Terre serait beaucoup plus froide.Toutefois, les scientifiques notent une forte augmentation de la teneur en GES dans l'atmosphère depuis le début de l'ère industrielle, ce qui provoque un réchauffement global.Même en limitant fortement les émissions planétaires de GES, la concentration doublera d'ici 2100, ce qui entraînera une hausse marquée des températures mondiales.L'effet prévu du Protocole de Kyoto sur la concentration en GES dans l'atmosphère dans 100 ans sera négligeable, mais ses partisans affirment qu'il met en place des mécanismes politiques et économiques qui permettront d'intensifier l'effort de réduction au cours des décennies à venir.Les spécialistes estiment en effet qu'il faudra l'équivalent d'un Kyoto tous les cinq ans pendant 30 ans pour limiter l'augmentation des GES à un simple doublement.Si rien n'est fait, la teneur en GES de l'atmosphère pourrait quadrupler d'ici 2100, avec des conséquences incalculables selon les modèles climatiques actuels.Le rejet l'an dernier par les États- Unis, premier pollueur mondial avec un quart des émissions de GES, demeure la principale faille du protocole de Kyoto.Suivez le débat sur la ratification du protocole de Kyoto à www.cyberpresse.ca/kyoto QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE LE BAS-CULOTTE VOILE ITALIEN 4.99 ÉCONOMISEZ 25% sur un bas signé IBICI importé d'Italie, en tissage 15 deniers, fin et transparent qui a la propriété d'être résistant et durable.Sable, noir, fumée, argile, café.P.m.g.tg.Rég.6.95 3081145A 2LP0602A0924 A6 MARDI 2LP0602A0924 ZALLCALL 67 23:56:59 09/23/02 B L'autoexclusion efficace contre le jeu pathologique EN BREF Achat d'avions: des proches de Chrétienimpliqués ?LA CONTROVERSE autour de l'achat, pour 100 millions, de deux nouveaux jets d'affaires Challenger de Bombardier par le gouvernement fédéral a refait surface hier.En mars, le premier ministre Jean Chrétien avait été vivement critiqué pour avoir procédé à cette dépense majeure sans appel d'offres.Le quotidien The Gazette soutient qu'en janvier, quelques mois avant l'annonce de l'achat, des gens de l'entourage du premier ministre Jean Chrétien sont intervenus auprès de responsables du ministère de la Défense pour trouver des arguments pouvant justifier l'achat des deux avions.La réponse de la Défense avait plutôt démontré que l'ancienne flotte était en bonne condition, mais l'achat a quand même eu lieu.Le National Post, lui, révèle que cet achat n'est ni plus ni moins que le résultat d'une campagne de lobbying commencée en août 2001 par la firme Hill & Knowlton pour le compte de Bombardier.\u2014 Presse Canadienne Le déséquilibre fiscal avant les villes, réclame Boisclair LE GOUVERNEMENT fédéral ferait mieux de corriger le déséquilibre fiscal plutôt que de songer à fin municipalités, qui relèvent exclusivement du Québec, a déclaré le ministre des Affaires municipales, André Boisclair, hier.La rumeur d'un transfert massif de fonds fédéraux vers les municipalités circule à l'approche du discours du Trône, le 30 septembre.« On voit qu'il y a vraiment une tendance forte », a analysé M.Boisclair, qui rappelle que l'ex-ministre fédéral des Finances, Paul Martin, ainsi que le premier ministre, Jean Chrétien, ont tous deux évoqué cette possibilité au cours des derniers mois.Or, selon lui, « (le fédéral) ne peut pas, d'un côté, priver les provinces des sommes dont elles ont besoin pour financer le réseau de la santé et, d'un d'autre, utiliser ses surplus pour investir de nouveaux champs de compétence provinciaux, a-t-il dénoncé.Il y a quelque chose de choquant, d'odieux.» André Boisclair a soutenu qu'il serait « incompatible avec les priorités des Québécois que de voir le gouvernement fédéral investir des sommes considérables alors qu'il continue de nous saigner dans le domaine de la Santé ».\u2014 Presse Canadienne 150000$ dans la coopération francophone LE QUÉBEC et la Nouvelle-Écosse ont annoncé, lundi, qu'ils investiraient 150 000 $ au cours des 18 prochains mois pour financer des activités d'échanges et de coopération dans les secteurs de l'éducation, de la santé et de la culture.Il s'agira principalement d'échanges d'étudiants et de spécialistes médicaux, de bourses d'études offertes aux Acadiens pour venir suivre au Québec des programmes non disponibles en Nouvelle-Écosse et de subventions permettant à des artistes francophones des deux provinces de se rendre dans l'autre communauté.Ces premières activités donnent suite à l'accord intervenu, à la fin août, entre les premiers ministres du Québec et de la Nouvelle- Écosse dans les domaines de l'éducation, de la culture, des communications, de la jeunesse, de la langue française, de la santé, de l'économie et du tourisme.On dénombre quelque 36 000 Acadiens en Nouvelle-Écosse.En comparaison, on en retrouve environ 242 000 au Nouveau-Brunswick.\u2014 Presse Canadienne MATHIEU PERREAULT LE PROGRAMME d'autoexclusion des trois casinos du Québec a une efficacité « fantastique », selon une étude dévoilée hier au Forum mondial sur les drogues et dépendances, qui se tient au Palais des congrès.Les trois quarts des joueurs cessent d'avoir un problème de jeu et 30 % cessent complètement de jouer durant la période d'autoexclusion, un taux trois fois supérieur à des groupes de soutien comme Gamblers anonymes.« Pour un service aussi peu inclusif, aussi peu connu, un taux de succès de 30 % est assez fantastique », a affirmé l'auteur de l'étude, Robert Ladouceur, un psychologue de l'Université Laval et l'un des chercheurs les plus en vue dans le domaine du jeu compulsif.« Et ces joueurs ne vont pas non plus dans les vidéo-loteries.Nous n'avons pas mesuré combien achetaient des billets de loterie ou allaient aux courses, mais ces formes de jeu ont un impact assez mineur.Le quart des 220 participants n'allaient plus au casino, mais fréquentaient assidûment les vidéo-loteries, alors que 45 % d'entre eux jouaient de façon modérée, selon M.Ladouceur.Peu après sa conférence, M.Ladouceur a expliqué à La Presse que le taux de 30 % doit être comparé aux taux de 8 % de Gambleurs anonymes et de 85 % pour les thérapies professionnelles d'une quinzaine de semaines.Le psychologue de Québec a cependant indiqué que les participants rapportaient eux-mêmes leurs habitudes de jeu, ce qui peut entraîner une surévaluation.« L'autoexclusion a besoin d'être étudiée, a résumé M.Ladouceur.Elle doit faire partie de la panoplie de traitements du jeu pathologique, ne serait-ce que pour un petit pourcentage des cas.» Il n'y a aucun doute que les joueurs qui demandent leur autoexclusion ont des problèmes : leur score moyen à l'échelle de mesure du jeu pathologique, SOGS (South Oaks Gambling Screen), est à peine plus bas que les joueurs qui demandent de l'aide : 10 contre 12-13.Près de 95 % sont des « joueurs pathologiques probables » selon l'échelle SOGS, avec un score de plus de 5.L'autoexclusion n'est donc pas préventive, mais curative.Décision personnelle Fait encore plus important, près des trois quarts d'entre eux demandent leur autoexclusion de leur propre initiative \u2014 les autres subissent des pressions de leur conjoint ou de leurs proches.Le psychologue Ladouceur a été surpris de ce résultat.« Nous pensions qu'il s'agissait de pressions du conjoint.Le taux de succès est peutêtre dû à ce fait.Par analogie, un traitement a plus de chances de succès si la décision est personnelle que si le patient est forcé par la famille et les parents.» Les joueurs qui réclament l'autoexclusion sont pour la plupart réfractaires aux groupes de soutien et aux thérapies, selon M.Ladouceur.« Pour toutes sortes de raisons, qui vont de la négation du problème au fait qu'il s'agit de modes de traitement inadéquats pour certains, il y aura toujours des joueurs pathologiques qui ne voudront pas suivre ces deux avenues.» Sans l'autoexclusion, ils seraient donc livrés à eux-mêmes face à leur démon.L'autoexclusion peut durer jusqu'à cinq ans, quoique les responsables des programmes dans les casinos préfèrent une durée d'entre un et deux ans, renouvelables évidemment, selon M.Ladouceur.Les deux tiers des participants à l'étude réclamaient moins d'un an, et le quart cinq ans.M.Ladouceur a récemment commencé une étude sur les effets des différentes durées d'exclusion.« Nous voulons savoir quelle proportion va retourner jouer de façon contrôlée, et si les joueurs qui retournent au casino en cachette sont plus susceptibles de recommencer à avoir un problème.PHOTO ROBERT NADON, La Presse La reine Noor de Jordanie était au Forum mondial sur les drogues pour présenter la Fondation Mentor, une organisation non gouvernementale dont elle est l'ambassadrice et dont le but est de contrer l'usage abusif de drogue par les jeunes.À ses côtés, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et le premier ministre du Québec, Bernard Landry.3076705A (514) 843-YOGA(9642) L'INSTITUT DE YOGA ET DE MÉDITATION COURS CONTINUS & ATELIERS DE YOGA PROGRAMME DE FORMATION ET DE CERTIFICATION DE PROFESSEURS DE YOGA 3080146A Composez le : (514) 489-8900 pour une estimation gratuite à domicile Sans frais : 1 800 436-1319 LE SPÉCIALISTE DE L'AUVENT RÉTRACTABLE SPÉCIAL D'AUTOMNE RABAIS DE 30% AUVENT La meilleure garantie 5513, CHEMIN QUEEN MARY Horaire : lundi au vendredi de 9 h à 17 h Livraison immédiate ou au printemps Visitez notre salle d'exposition 2LP0702A0924 24 sept.A7 2LP0702A0924 ZALLCALL 67 23:58:02 09/23/02 B Les riches boivent de plus en plus MATHIEU PERREAULT LES RICHES sont responsables de l'essentiel de l'augmentation de la consommation d'alcool au Québec depuis le milieu des années 90, selon une étude dévoilée hier au Forum mondial sur les drogues et dépendances, qui se tient au Palais des congrès.La fréquence des cuites chez les plus pauvres a même diminué pendant cette période.L'immense majorité des adultes de plus de 15 ans qui font partie des 20 % plus riches de la société québécoise boivent au moins un verre par an : 95 %.La proportion de buveurs chute du tiers chez les 20 % plus pauvres : moins des deux tiers boivent au moins un verre par an.Malgré cela, la proportion de buveurs augmente plus rapidement chez les riches : trois points de pourcentage depuis 10 ans, contre un ou deux chez les plus pauvres.Andrée Demers, sociologue à l'Université de Montréal, dirige le Groupe de recherche sur les aspects sociaux de la santé et de la prévention.Elle a présenté hier sa dissection des statistiques sur l'alcool entre 1992 et 1998.La consommation augmenté au Québec selon quatre des cinq indicateurs qu'elle a utilisés : le pourcentage de buveurs, la fréquence de consommation, le volume d'alcool pur par semaine et le pourcentage de buveurs qui dépassent les normes canadiennes de faible risque (neuf verres par semaine pour les femmes, 14 pour les hommes).Seule la fréquence de consommation importante, plus de cinq verres à la fois, reste stable.« Mais pas chez les plus riches, où elle est en augmentation, précise Mme Demers.Chez les plus pauvres, elle a même baissé légèrement.» Seuil critique Par son analyse, Mme Demers a pu constater la pauvreté des statistiques sur l'alcool au Québec.« À part l'alcool au volant, on n'a aucune donnée sur les impacts de la consommation sur la santé publique, sur les comportements à problème comme la violence ou les crises conjugales.Il est possible que l'augmentation de consommation s'accompagne d'un changement de culture de l'alcool.Mais nous n'avons pas le moyen de savoir si les gens boivent effectivement plus en mangeant.Oui, on sait qu'ils boivent plus de vin et que le vin se boit davantage aux repas, mais il n'y a aucune donnée précise à ce sujet.» Entre 1992 et 2000, la consommation des buveurs québécois est passée de 9,8 à 10,7 verres par semaine.« Nous nous approchons dangereusement d'un seuil critique, si on se fie aux données scientifiques établies, dit Mme Demers.Et nous faisons l'autruche.» Les normes canadiennes de consommation à risque ne sont-elles pas mal adaptées à la culture québécoise vis-à-vis de l'alcool, différente de celle du reste du Canada ?La France, souligne Mme Demers, a fixé le seuil de consommation à risque à 21 verres par semaine, tant pour les hommes que pour les femmes.« Peut-être qu'on est effectivement en train de changer la culture de l'alcool.Mais il faudrait le vérifier et fixer de nouveaux seuils avec de nouvelles études épidémiologiques, comme cela a été fait pour les seuils canadiens.» La sociologue lie le manque d'argent pour les études sur l'alcool à la séparation des mandats de prévention et de promotion.« Maintenant, la SAQ ne s'occupe que de marketing.Dans les années 1960, quand son ancêtre s'occupait aussi de prévention, le financement de la recherche était adéquat.Dans les années 1990, deux équipes de recherches en toxicomanie de l'alcool ont été créées, mais c'est insuffisant.Légaliser la mari est impossible, maintient Cauchon L I A LÉVESQUE Presse Canadienne IL SERAIT PRATIQUEMENT impossible de légaliser la marijuana au pays, comme le suggérait le comité Nolin, à cause des engagements internationaux du Canada.C'est ce qu'a fait valoir le ministre de la Justice et procureur général du Canada, Martin Cauchon, dans le cadre du Forum mondial sur les drogues et les dépendances, qui a commencé hier à Montréal pour se prolonger toute la semaine.Interrogé par les journalistes après son allocution, le ministre Cauchon a expliqué qu'il fallait distinguer la légalisation de la décriminalisation de la marijuana.Il ne serait pas vraiment possible pour le Canada « d'aller aussi loin » que le recommande le comité du sénateur Nolin, en légalisant carrément la marijuana, a-t-il déclaré en anglais.Il explique cette difficulté pratique par le fait que le Canada a signé trois conventions internationales dans ce domaine, dont une remonte aussi loin qu'en 1961.Ces conventions ne permettraient pas à un pays signataire de légaliser purement et simplement la marijuana.Le Canada doit donc respecter son engagement, a-t-il soutenu.Le ministre n'a pas indiqué s'il penchait pour une décriminalisation ou pour le statu quo.Avant de livrer la position gouvernementale, il a dit attendre un second rapport, celui d'un comité de la Chambre des communes, après le premier, du Sénat.Ensuite seulement, le gouvernement se penchera sur la question.Il envisage tout de même de faire connaître la position du gouvernement du Canada « dans un avenir très rapproché ».Le ministre Cauchon a insisté sur le fait que l'idée de décriminaliser devait elle aussi « s'inscrire dans un contexte plus global de santé publique ».Assis à ses côtés, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux du Québec, Roger Bertrand, a renchéri : « Il y a une dimension de santé publique qui est importante dans une telle décision.» Si une légalisation ou une décriminalisation avait pour conséquence d'augmenter la consommation dans la population, le gouvernement du Québec n'apprécierait guère, a-t-il laissé entendre.Le ministre Bertrand a formulé le souhait que le gouvernement fédéral consulte les provinces avant d'aller de l'avant dans un sens ou dans l'autre.Le premier ministre du Québec, Bernard Landry, a inauguré ce Forum mondial en compagnie d'autres dignitaires, dont la reine Noor de Jordanie.Il a rappelé que partout dans le monde la consommation inappropriée ou abusive de drogues augmente, ce qui « pose un défi majeur ».Chez les jeunes, a-t-il rappelé, la consommation abusive de drogue est souvent associée au décrochage scolaire, au comportement délinquant.Chez les adultes, les drogues « font perdre plus de journées de travail que n'importe quelle maladie », a déploré le premier ministre du Québec.Le ministre Bertrand doit d'ailleurs annoncer demain un plan d'action sur le jeu pathologique ainsi que le « cadre de référence » d'un plan d'action de lutte contre les toxicomanies.Quant à la reine Noor, elle est venue présenter la Fondation Mentor, une organisation non gouvernementale dont elle est ambassadrice et qui oeuvre dans plusieurs pays dans le but de contrer l'usage abusif de drogue par les jeunes.« Près de 5% des gens consomment des drogues illégales », a-telle mentionné dans son allocution.Selon la documentation fournie par sa fondation, la valeur marchande de l'industrie de la drogue serait estimée à 500 millions de dollars américains par an, n'étant dépassée que par les ventes d'armes.Malgré tous les efforts des corps policiers, « 90% des drogues finissent par trouver leur chemin » jusqu'à la rue, a déploré la reine Noor.Tous les conférenciers jusqu'ici ont fait l'éloge d'une approche qui puise à la fois dans la prévention, l'éducation et le traitement, en plus de la répression.\u2020Le prix d'achat d'une Saab 9-5 Linear 1SA avec option R6J est de 42 800$.Le paiement de location est basé sur un bail de 36 mois.Pendant la durée du bail, le kilométrage qui vous est alloué est de 60 000 km et chaque kilomètre supplémentaire ne vous coûtera que 12 cents.Les offres de location et de financement sont sujettes à l'approbation de crédit.À la signature du bail, un dépôt de garantie remboursable et un premier versement mensuel vous seront demandés.Certaines conditions s'appliquent.Ces offres ne peuvent être jumelées à d'autres offres.Le transport, la préparation à la route, la taxe d'accise, l'immatriculation, l'assurance et les taxes ne sont pas inclus dans ces offres.Les détaillants peuvent fixer un prix ou des mensualités moindres.Voyez votre détaillant Saab pour plus de détails.Photo à titre indicatif seulement.Tous nos véhicules Saab 2002 sont assortis du plan Orientation et dépannage On Star pour une durée d'un an.Composez le 1 800 ONSTAR-7 pour plus de détails.Initialisation requise.Le système On Star s'appuie sur des fournisseurs de services reconnus ainsi que sur des technologies existantes en matière de communication cellulaire et de satellites.Les systèmes électriques doivent être en bon état de marche pour que le système fonctionne correctement.Saturn Saab Isuzu de Blainville\u0012 249, boul.Seigneurie Ouest?Blainville?(450) 437-6317?www.saturndeblainville.saturncanada.com Gravel Saturn Saab Isuzu\u0012 1, Place Ville-Marie, # 11 180?Montréal?(514) 861-2000?www.gravelauto.com Saturn Saab Isuzu de Laval\u0012 2800, boul.Chomedey?Laval?(450) 681-0028?www.bourassaauto.com?Mondial Saturn Saab Isuzu\u0012 9415, Papineau?Montréal?(514) 385-7222?www.mondial-ssi.com?Saturn Saab Isuzu de Brossard\u0012 5950, boul.Marie-Victorin?Brossard?(450) 672-2500?www.gravelauto.com Décarie Saturn Saab Isuzu\u0012 6100, boul.Décarie?Montréal?(514) 342-2222?www.decariesaturn.com West Island Saturn Saab Isuzu\u0012 9775, route Transcanadienne?Ville Saint-Laurent?(514) 332-4424?www.westislandsaturn.com Les sensations sont en solde Ceux qui essaient une SAAB, d'habitude l'achètent.LOUEZ UNE SAAB 9-5 LINEAR 2002 AVEC GROUPE PREMIUM 0% taux de location 0$ comptant 622$ / mois pour 36 mois PRIX D'ACHAT 42,800$\u2020 0,9% FINANCEMENT À L'ACHAT PLUS QUE 63 SAAB 9-5 EN INVENTAIRE.3067112A Les omnipraticiens aussi contre la loi d'exeption Presse Canadienne APRÈS LES MÉDECINS spécialistes, c'est au tour des membres de la Fédération des médecins omnipraticiens de se pencher sur la Loi d'exception sur les urgences et sur l'intention du ministre de la Santé de modifier le statut professionnel des médecins.Le président de la Fédération, le Dr Renald Dutil, trouve inacceptable que l'on traite des médecins comme des hors-la-loi, notamment en les informant par huissier de leur nouvelle obligation de pratiquer dans les urgences.Il demande de nouveau le retrait de la loi spéciale, rappelant que la Fédération avait indiqué au ministre de la Santé, François Legault, que la loi aurait des effets pervers, tel le recours au huissier.Les médecins discuteront aussi du projet du ministre de signer des contrats d'engagement individuel, ce qu'ils refusent de faire. 2LP0801A0924 A-8 Mardi 2LP0801A0924 ZALLCALL 67 19:58:55 09/23/02 B Le Bloc veut faire retentir les trompettes de la souveraineté Libre-échange, environnement et déclin démographique sont aussi au programme G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui affirme que sa formation politique a plus que jamais un rôle à jouer à Ottawa, n'entend pas rendre la fin du règne de Jean Chrétien des plus faciles, si l'on en juge d'abord par le plan politique qu'il a présenté hier et ensuite par son intention déclarée de faire retentir à nouveau les trompettes de la souveraineté du Québec.« Trop souvent, a affirmé M.Duceppe, lorsque des choix de société font consensus au sein de la population et l'unanimité à l'Assemblée nationale, les Québécois se font dire « non » par le gouvernement du Canada.» Le chef de la formation souverainiste a estimé que de plus en plus et peu à peu les Québécois perdaient leur capacité de mettre en oeuvre les décisions qui touchent leur avenir collectif.En rendant publique hier en compagnie de la vice-présidente du Bloc, Hélène Alarie, ce qu'il appelle la Proposition principale de sa formation, Gilles Duceppe a insisté sur « l'érosion de la démocratie, de la capacité des Québécois à mettre en oeuvre leurs choix démocratiques ».Il a cité les échecs subis par le Québec sur l'union sociale, le déséquilibre fiscal, la loi sur les jeunes contrevenants, les bourses du millénaire et les congés parentaux.« Notre appartenance au Canada, souligne le document de travail du Bloc, nous empêche de mettre sur pied des programmes adaptés et sur mesure pour notre société.» La Proposition principale du Bloc québécois, a expliqué hier la viceprésidente Hélène Alarie, est un document qui servira dorénavant de base de discussions aux membres du parti qui participeront aux congrès de circonscriptions de l'automne, aux assemblées régionales de l'hiver et au Congrès national qui aura lieu à Montréal du 4 au 6 avril prochains.« De tout ce processus de réflexion, a ajouté Mme Alarie, découleront les lignes de force qui orienteront l'action politique du Bloc québécois au cours des prochaines années.» M.Duceppe a particulièrement insisté hier sur le phénomène de la mondialisation et sur les nombreux accords signés entre les États souverains dans les domaines social et économique.« Il y a actuellement de multiples accords internationaux qui privent les Québécois de leurs capacités de faire des choix en matière de santé, d'environnement, de politique sociale, culturelle et commerciale.» À ce chapitre, le chef du Bloc québécois s'est insurgé contre la rencontre qui doit avoir lieu vendredi prochain entre les différents pays de la future Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) et qui doit porter sur l'éducation, un domaine de compétence réservé aux provinces et qui ne devait nullement faire partie des discussions de la ZLEA.« À maintes reprises, a dit M.Duceppe, Ottawa avait dit que l'éducation ne serait pas traitée au niveau de la ZLEA.Pourtant, cela sera fait.En ce sens, comme le Québec n'est pas aux tables de négociation de ces grands dossiers, nous devons conclure que la question de la souveraineté du Québec prend de plus en plus d'importance.» Les grands enjeux examinés par la Proposition principale du Bloc québécois donnent déjà un aperçu des combats qu'entend mener la formation politique dès l'ouverture de la session parlementaire lundi prochain.M.Duceppe a mis l'accent sur un certain nombre de dossiers chauds dont celui du déclin démographique au Québec qui réduit de façon inexorable son poids politique au sein du Canada.À cet égard, a-t-il dit, le refus d'Ottawa de négocier avec le Québec la question des congés parentaux n'est pas sans nuire à la croissance démographique du Québec.Sur Kyoto, il entend bien marteler aux Communes la nécessité pour Ottawa, lorsque le moment sera venu de faire payer la facture aux provinces, de tenir compte des efforts avantgardistes faits par le Québec dans l'utilisation de ressources énergétiques renouvelables et non polluantes.Sur la vie économique des régions, le chef du Bloc s'en prendra à la politique fédérale qui refuse de reconnaître l'importance des travailleurs saisonniers dans les industries de la pêche et du tourisme ; une politique, expliquera-til, qui favorise l'exode des populations vers les villes.Enfin, le Bloc québécois n'entend pas lâcher le morceau sur le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces et l'augmentation subséquente pour ces dernières des coûts de la santé.Pour Gilles Duceppe, la présence du Bloc québécois est plus que jamais nécessaire dans le contexte des grands consensus qui se sont formés au Québec et à l'Assemblée nationale sur les questions des congés parentaux, du déséquilibre fiscal, des jeunes contrevenants et de la ratification de Kyoto.« Il n'y a pas d'autres véhicules que le Bloc québécois, a-t-il dit, pour défendre à Ottawa les intérêts du Québec.N'oublions pas qu'il y a de 40 à 45 % des Québécois qui croient à la souveraineté.Si le Bloc n'était pas là, ces gens devraient-ils voter pour un parti qui contredit leurs espoirs et leur volonté ?» Photothèque La Presse © Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.Si vous ne l'avez pas en main, commandez-le.1 800 363-1363 www.gouv.qc.ca «Hier, mon patron s'est souvenu de mon nom.» Pour se former, pour réorienter sa carrière, pour changer de métier ou pour améliorer son sort, le secret, c'est de trouver les bonnes ressources.Pour connaître les services disponibles, consultez le guide «Au service de l'emploi» que vous recevrez à la maison.Besoin de ressources?Suivez le guide ! 3079833A 2LP0901A0924 A9 MARDI 2LP0901A0924 ZALLCALL 67 22:37:54 09/23/02 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 2 4 S E P T EMB R E 2 0 0 2 MOND E A 9 ALLEMAGNE Schröder a du pain sur la planche DUR LENDEMAIN de veille en Allemagne pour la coalition rouge-verte du chancelier Gerhard Schröder.Réélu dimanche avec une mince majorité de neuf sièges au Bundestag, le prochain gouvernement aura la lourde de tâche de remettre l'économie du pays sur les rails et de réchauffer des relations plus froides que jamais depuis 1945 avec les États- Unis.Après une nuit remplie de suspense, les deux principales formations de gauche et de droite ont terminé la course au coude à coude, en remportant toutes deux 38,5 % des voix.L'éclatante victoire des verts, alliés naturels du Parti social démocrate (SPD) de M.Schröder, a fait pencher la balance en faveur de ce dernier, en lui assurant un second mandat à la chancellerie fédérale.En chiffres absolus, le SPD n'a obtenu que 8864 voix de plus que les Unions chrétiennes CDU-CSU d'Edmund Stoiber, et seulement trois sièges supplémentaires (251 contre 248).Mais au bout du compte, grâce au jeu des coalitions, l'équipe SPD-verts a gagné 47,1 % des voix et 306 sièges, alors que la coalition CDU-CSU- FDP (Parti libéral) a remporté 45,9 % des voix et 295 sièges.Les résultats étaient si serrés, dimanche soir, que les chefs ont, à un certain moment, tous deux revendiqué la victoire.M.Schröder n'a guère de quoi se réjouir de ces résultats, lui qui doit mener de toute urgence des réformes majeures pour sortir l'Allemagne de sa léthargie économique.« Le défi sera de trouver un juste équilibre entre le besoin d'être compétitif sur le marché mondial et celui de préserver l'État providence », explique Sabine von Oppeln, politologue à l'Université libre de Berlin.« Or, les réformes seront plus difficiles à faire en raison de la faiblesse de la coalition.» M.Schröder a admis que des « temps difficiles » étaient à prévoir, mais a tenté hier de confondre les sceptiques : « Il n'y a pas de temps à perdre », a-t-il déclaré, les traits tirés par une nuit éprouvante.« Nous devons continuer à gouverner le pays, et tous ceux qui croient que nous aurons des problèmes ont tort.» M.Schröder, qui a fait campagne en martelant son opposition inconditionnelle à toute intervention militaire en Irak, a déjà fait un pas vers la réconciliation avec les États-Unis, en annonçant hier la démission de sa ministre de la Justice, Herta Däubler- Gmelin.Cette dernière avait provoqué le courroux de la Maison-Blanche en comparant les tactiques de George Bush, en matière de politique étrangère, à celles d'Adolf Hitler.Mais ce sacrifice politique n'a pas empêché le secrétaire à la Défense des États-Unis, Donald Rumsfeld, d'ajouter son grain de sel à la controverse, hier, en affirmant que l'attitude de M.Schröder pendant la campagne avait « empoisonné les relations » entre les deux pays.Le président Bush n'a même pas encore félicité le chancelier pour sa victoire.Si les relations semblent plus tendues que jamais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale entre l'Allemagne et les États-Unis, M.Schröder les considère pourtant « si sûres que les anxiétés formulées pendant la campagne sont sans fondement.J'ai toujours dit qu'une divergence d'opinion ne doit jamais devenir une affaire personnelle ».Mme van Oppeln est du même avis : « Le principe fondamental de la politique étrangère allemande est la coopération multilatérale, mais cela ne nous interdit pas de discuter des stratégies à adopter.La position de l'Allemagne n'est pas antiaméricaine, c'est une position critique vis-à-vis d'une certaine stratégie américaine.» La politologue ne croit pas que Gerhard Schröder changera son fusil d'épaule à propos de l'Irak.« L'opposition aux frappes n'était pas seulement une stratégie électorale, dit-elle.Il s'agit plutôt d'une opinion solidement ancrée chez les verts et les sociaux-démocrates.» Mais Wolf Dieter Eberwein, professeur de relations internationales à l'Université de Leipzig, pense que Berlin, qui tente d'obtenir un siège au Conseil de sécurité des Nations unies, n'aura pas le choix d'assouplir sa position.« Si une résolution est adoptée par l'ONU, l'Allemagne devra se rallier, ne serait-ce qu'en offrant un soutien moral.» De tendance pacifiste, les verts ont failli faire tomber le gouvernement sortant à deux reprises, lorsque M.Schröder a envoyé des troupes allemandes au Kosovo, puis en Afghanistan.Cette fois, la faible coalition rouge- verte risque d'éclater si le chancelier ne joue pas ses cartes avec une extrême prudence au sujet de l'Irak, d'autant plus qu'avec 8,6 % des voix et 55 députés, les verts seront plus influents au sein de la future coalition gouvernementale.Mais les verts pourraient aussi se ranger derrière leur chef, Joschka Fischer, le très populaire ministre des Affaires étrangères du gouvernement sortant, à qui ils doivent en bonne partie leur victoire.L'enjeu de l'Irak a probablement gonflé les votes des sociaux-démocrates en ancienne Allemagne de l'Est.« Pendant des décennies, les États-Unis ont été présentés comme l'ennemi, et cela a encore un effet », estime le Dr Renate Köchler, de l'institut de sondages Allensbach.Les néo-communistes du Parti du socialisme démocratique (PDS), par contre, n'ont pas réussi à franchir la barre des 5 % pour la première fois depuis 1990.Selon Mme van Oppeln, « l'Allemagne est toujours divisée en deux sociétés et deux cultures différentes.Les Allemands de l'Est commencent peut-être à s'adapter au système politique de l'Ouest ».M.Schröder a admis qu'il était « très douloureux » de perdre une part du soutien de l'électorat, son parti ayant récolté 38,5 % des voix dimanche, comparé à 40,9 % en 1998.Malgré la défaite, la CDUCSU de M.Stoiber a fait des gains importants dans le contexte de la politique allemande, avec 38,5 % des suffrages, comparé à 35,1 % en 1998, quand Helmut Kohl avait dû s'incliner après 16 ans de règne.« Le gouvernement Schröder ne sera capable de gouverner que pour une très courte période », a prédit M.Stoiber, qui se croit en mesure de former son propre gouvernement conservateur d'ici un an.Mais les « grands perdants de cette élections », estime M.Eberwein, sont les libéraux de Guido Westerwelle, qui n'ont obtenu que 7,4 % des voix alors qu'ils en espéraient deux fois plus.Dimanche soir, le FDP a congédié son controversé vice-président, Jürgen Möllemann, qui pensait gagner des votes en critiquant le gouvernement israélien et certains dirigeants juifs d'Allemagne.Le parti d'extrême droite du pays n'a obtenu qu'un score négligeable d'un pour cent, et le PRO, populiste, a séduit un maigre 0,8 % de l'électorat.Slovaquie : quatre partis de centre droite formeront le gouvernement Magasinez en ligne à telusmobilite.com ou appelez-nous au 1 888 810-5555.Nouvelles mises en service seulement.Offre en vigueur jusqu'au 30 septembre 2002.© 2002 SOCIETE TELE-MOBILE.MCTELUS Mobilité, le logo TELUS Mobilité et telusmobilite.com sont des marques de commerce utilisées avec l'autorisation de TELUS Corporation.Le futur est simple et « Des téléphones qui en font plus.Ça c'est cool.» sont des marques de commerce utilisées avec l'autorisation de Clearnet Inc.BOUTIQUES TELUS MOBILITÉ ET DÉTAILLANTS AUTORISÉS ÎLE DE MONTRÉAL 950, rue Sainte-Catherine Ouest Carrefour Angrignon Centre Rockland Fairview Pointe-Claire Le Centre Eaton Les Galeries d'Anjou Place Alexis Nihon Place Versailles Place Vertu Montréal Communication Métropolitaine 8780, boul.Saint-Laurent, local 4 Verscell Communications 1485, rue Amherst Dollard-des-Ormeaux La Zone SCP 3349B, boul.des Sources Saint-Laurent D2 Technologie Inc.2119, boul.Marcel-Laurin La Zone SCP 785, rue Décarie PC Page Communications Inc.3832, boul.Côte-Vertu Saint-Léonard Communications Montel 9310, boul.Lacordaire LAVAL ET RIVE-NORD Carrefour Laval Centre Laval Place Rosemère Blainville Digital Radiocommunication 9, boul.de la Seigneurie, local 7 Laval Contact Com.D.L.Communications 1521, autoroute 440 Ouest Digital Radiocommunication Inc.1811, boul.Curé-Labelle Proxi Telecom Inc.1662, boul.Saint-Martin Ouest Saint-Eustache Contact Com D.L.Communications 465A, boul.Arthur-Sauvé Terrebonne SRAD Communications Inc.2292, ch.Gascon RÉGIONS Valleyfield D2 Technologie 108, rue Grande-Île Vaudreuil-Dorion Services Technologiques D.A.T.T.296, boul.Harwood, local 4 RIVE-SUD Les Promenades Saint-Bruno Mail Champlain Beloeil Cellulaire + 559, boul.Laurier Châteauguay D2 Technologie 247, boul.d'Anjou, local D Longueuil Cell-Bo Communications Inc.2449, ch.Chambly Varennes Xtrem Électronique 2069, boul.Marie-Victorin, local 108 Vous faites beaucoup plus que parler grâce à nos téléphones cool exclusifs.Entre autres, vous pouvez maintenant jouer à des jeux, échanger des messages textes avec vos amis et même vérifier la circulation.De plus, à l'achat de tout téléphone SCP, vous bénéficiez de 2 mois gratuits de messagerie textuelle illimitée.Pour en savoir plus, appelez au 1 888 810-5555 ou visitez telusmobilite.com.L'offre est valable dans toutes les boutiques TELUS Mobilité et chez tous les marchands et détaillants autorisés.Le futur est simpleMD.Des téléphones qui en font plus.Ça c'est cool.horaire des vols indications routières cinéma canada 411 courriel MC cotes boursières messages textes restaurants sports jouez à plus de 100 jeux renseignez-vous messagerie instantanée (MI) RÉGION MÉTROPOLITAINE 3068880A Associated Press BRATISLAVA \u2014 Les dirigeants de quatre partis de centre droite, qui ont obtenu une majorité de sièges lors des législatives de ce weekend en Slovaquie, ont conclu un accord de coalition pour former un gouvernement et devaient soumettre hier leur projet au président Rudolf Schuster.Le président slovaque devrait accepter ce projet et demander au premier ministre sortant Mikulas Dzurinda de former ce nouveau gouvernement issu du scrutin de vendredi et samedi derniers.« Les quatre partis ont signé un document qui prouve que nous avons une majorité parlementaire », a déclaré Mikulas Dzurinda dimanche soir à l'issue des négociations, ajoutant que le document serait présenté au président Schuster durant leur entrevue.Les résultats définitifs officiels ont été publiés hier.La Coalition démocratique de Mikulas Dzurinda (SDK, centriste) a remporté 28 des 150 sièges du parlement et son principal partenaire, le Parti de la coalition hongroise (SMK), 20 sièges.Le Mouvement chrétien démocrate (KDH) et l'Alliance du nouveau citoyen (ANO) de Pavol Rusko ont obtenu chacun 15 députés.La coalition de ces quatre partis donnera donc une majorité de 78 sièges à Mikulas Dzurinda.En barrant la route du pouvoir à l'ancien premier ministre autoritaire Vladimir Meciar, ces résultats ont ravivé l'espoir de la Slovaquie de rejoindre un jour l'OTAN et l'Union européenne.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2002-09-23 Tirage du 2002-09-23 Tirage du 2002-09-23 NUMÉRO: 188305 3081358A 2LP1001A0924 A10 2LP1001A0924 ZALLCALL 67 22:13:50 09/23/02 B La politique militaire des É-U inquiète Ottawa La nouvelle doctrine mondiale de Bush est en gestation depuis plus de 10 ans Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, affirme que la nouvelle doctrine militaire du gouvernement américain comporte des « éléments inquiétants », notamment la notion d'action préventive envers les pays menaçants.« L'élément inquiétant, c'est la notion que les États-Unis s'arrogeraient le droit d'attaquer un autre pays sans passer par la voie des Nations unies ou dans le système de droit international », a-t-il dit, faisant écho aux nombreuses critiques sur le sujet.« Nous aurions certainement des problèmes avec une déclaration unilatérale » d'un pays qui déciderait d'agir sans l'assentiment du Conseil de sécurité, a-t-il réitéré.Il s'est dit inquiet, entre autres, du fait que d'autres pays pourraient prendre exemple sur l'attitude américaine.M.Graham a tenu à préciser qu'il voulait étudier le document en question plus en profondeur, et qu'il aimerait en discuter avec son homologue américain, Colin Powell.Il a également fait ressortir que le document comportait des éléments qu'il a qualifiés « d'encourageants ».JOONEED KHAN LA STRATÉGIE de suprématie globale des États-Unis dévoilée par le président George W.Bush vendredi au Congrès américain n'est pas le résultat des attentats de septembre 2001, encore moins l'idée nouvelle de l'administration pour affronter « le défi Irak » : les racines de cet étonnant projet remontent à septembre 2000, donc avant même l'élection de Bush à la Maison-Blanche.C'est ce que révélait dès le 15 septembre, donc cinq jours avant l'envoi par Bush du document de 33 pages au Congrès, le Sunday Herald, édition dominicale du quotidien d'Édimbourg, en Écosse.« Un projet secret de domination globale par les États-Unis révèle que le président Bush et son cabinet songeaient à une attaque préméditée contre l'Irak pour y changer de régime avant même son élection en janvier 2001 », écrivait le journaliste Neil Mackay.Ce plan intitulé « Ressources pour un nouveau siècle », et visant à imposer une « Pax americana globale » selon Mac Kay, fut écrit pour Dick Cheney, alors colistier de George W.Bush, Donald Rumsfeld, devenu chef du Pentagone, Paul Wolfowitz, assistant de Rumsfeld, I.Lewis Libby, chef du personnel de Cheney, et Jeb Bush, alors un responsable de la campagne présidentielle de son frère.Préparé par un centre de réflexion néoconservateur nommé Project for the New American Century (PNAC), le texte montre, dit Mac- Kay, qu'un « cabinet Bush entendait prendre le contrôle de la région du Golfe, que Saddam Hussein fut au pouvoir ou non en Irak ».« Le conflit non résolu avec l'Irak fournit une justification immédiate, mais la nécessité d'une substantielle force américaine dans le Golfe transcende le sujet du régime de Saddam Hussein », écrit-il, citant le rapport.Le PNAC propose aussi « un plan stratégique (blueprint) pour maintenir la pré-éminence globale des États-Unis, prévenir la montée d'une superpuissance rivale, et modeler l'ordre mondial en fonction des principes et des intérêts américains propres ».Cette « Grande stratégie américaine » doit « être tournée aussi loin que possible vers l'avenir », et sa « mission centrale » en sera « de se battre et de vaincre de manière décisive sur des théâtres de guerre multiples et simultanés », avec les forces américaines à l'étranger comme « cavalerie sur la nouvelle frontière ».Selon Mackay, le PNAC fixe « le changement de régime en Irak » comme point de départ pour la reprise en main du Golfe, de l'Iran et de l'Asie centrale.Ce qui est visé éventuellement, avec la suprématie spatiale et cybernétique, c'est « le changement de régime en Chine ».D'ici là, il faut empêcher que l'Europe ou la Russie émergent en rivaux des États-Unis, quitte à les intéresser aux initiatives militaires américaines en leur faisant miroiter les profits à en tirer en s'y associant, postulent les auteurs du plan.L'article du Herald, repris par des listes électroniques, a bien circulé sur le web.Les plus motivés des internautes ont remonté jusqu'à deux articles du New York Times (les 8 et 10 mars 1992), faisant état d'un rapport Defence Planning Guidance (DPG) que le grand quotidien américain présentait alors par comme « la première formulation systématique d'une stratégie globale des États-Unis après la chute de l'Union soviétique ».Les auteurs du rapport : Paul Wolfowitz et I.Lewis Libby, qui en 1992 étaient d'obscurs nominés politiques de George Bush père au Pentagone, alors dirigé par Dick Cheney.Les objectifs définis dans ce rapport sont les mêmes que reprend l'étude PNAC en 2000.« Notre objectif premier est de prévenir la réémergence d'un rival nouveau, sur le territoire de l'ex-URSS ou ailleurs.Il nous faut donc empêcher qu'un quelconque pays hostile domine une région dont les ressources, sous contrôle consolidé, suffisent à générer de la puissance globale.Ces régions incluent l'Europe de l'ouest, l'Asie de l'est, le territoire de l'ex-URSS, et l'Asie du sud-ouest », déclare le rapport DPG.« Le document est frappant pour l'absence de toute référence à l'action collective des Nations unies », notait alors le New York Times.« Il maintient que l'Ordre mondial dépend ultimement des États-Unis, qui doivent être prêts à agir unilatéralement quand on ne peut orchestrer d'action collective », poursuit- il.Le site web du Nordic News Network note qu'à l'époque (en 1992), l'administration Bush père qualifia ce texte de « brouillon de bas niveau sans signification majeure ».Le rapport fut approuvé en fait par des membres senior du cabinet Bush père, dont Colin Powell, alors principal conseiller militaire du président, et Dick Cheney, alors secrétaire à la Défense, y lit-on.Reportage publicitaire Éric Boutié, président de L'Événement Carrières Le Salon carrières des professionnels de la santé Pour pallier le manque de personnel en santé Le réseau de la santé et des services sociaux manque de personnel, l'actualité nous le rappelle constamment.Et le ministère prévoit que plus de 15 000 nouveaux emplois par année seront disponibles.Augmentation de la demande de services en raison du vieillissement de la population et nombre grandissant d'employés du réseau ayant atteint l'âge de la retraite font en sorte que des milliers de postes s'ouvrent et s'ouvriront : infirmier(ère)s, infirmier(ère)s auxiliaires, pharmacien(ne)s, etc.D'OÙ LA TENUE DU PREMIER Salon carrières des professionnels de la santé, salon spécialisé présenté par workopolis.com qui réunira les 25 et 26 septembre, à la Place Bonaventure de Montréal, tous les intervenants du milieu : étudiants, jeunes diplômés, professionnels déjà en emploi et employeurs.Le défi que constitue le recrutement de professionnels dans le domaine de la santé n'est plus à démontrer.Infirmières et infirmiers sont devenus des perles rares que tout le monde s'arrache ! Dans ce contexte de forte compétition, le Salon carrières des professionnels de la santé se présente comme un salon de l'emploi qui offre de l'information d'une part, mais qui permet surtout aux employeurs présents de recruter le personnel dont ils ont besoin.À qui le Salon s'adresse-t-il ?Salon spécialisé, il s'adresse exclusivement aux étudiants dans le domaine de la santé de niveau collégial et universitaire, aux jeunes diplômés et aux professionnels du milieu déjà en emploi mais qui désirent relever de nouveaux défis ou changer de milieu de travail.Il est gratuit et il suffit tout simplement de se présenter avec son CV à jour pour y avoir accès, le mercredi 25 septembre et le jeudi 26 septembre, à la Place Bonaventure de Montréal (métro Bonaventure).Les postes qui sont offerts On s'attend à ce que quelque 2 000 postes soient offerts, dont 200 par le Centre hospitalier de l'Université de Montréal.Une grande partie des emplois visent les infirmier(ère)s mais l'on retrouvera également des emplois dans ces spécialités : infirmier(ère)s auxiliaires pharmacien(ne)s psychologues technicien(ne)s physiothérapeutes travailleur(euse)s social(e)s ergothérapeutes cadres intermédiaires orthophonistes audiologistes et plusieurs autres Les employeurs qui sont présents Ce qui frappe dans cette liste de près de trente établissements, c'est leur grande diversité - centres hospitaliers, régies régionales, CHLSD, ordre professionnel - et leur localisation à travers tout le Québec, d'aussi loin que la Baie James, la Côte-Nord, l'Outaouais, le Nunavik.jusqu'en Ontario et au Nouveau-Brunswick, dont le ministère de la Santé et du Mieux-être occupe un emplacement.« C'est donc une panoplie incroyable de carrières, de défis et d'informations qui sont offerts », note M.Boutié qui ajoute que les établissements des régions éloignées en profitent pour faire valoir la qualité de vie dans leur coin de pays.La liste des établissements est disponible au www.ecarrieres.com Comment se passe une visite au Salon Votre CV vous sera demandé à l'entrée : c'est un salon spécialisé qui s'adresse au milieu de la santé.Une fois passées les portes d'entrée, une liste complète de tous les exposants au Salon, et des emplois offerts par chacun d'entre eux, vous sera fournie pour vous guider dans vos démarches.Vous pouvez alors rencontrer les représentants des établissements que vous sélectionnez et discuter avec eux.N'hésitez pas à poser toutes les questions qui vous viennent à l'esprit, notamment sur les conditions d'emploi et sur les perspectives de carrière.En bref.Le premier Salon carrières des professionnels de la santé se tient à la Place Bonaventure de Montréal les 25 et 26 septembre.Entrée gratuite.N'oubliez pas votre CV.Les horaires sont le mercredi 25, de 14 h à 19 h et le jeudi 26, de 11 h à 19 h.3081884A Taux de location-bail fermé offert par Audi Finance chez les concessionnaires participants.Location de 36 mois, au taux annuel de 6,72 %, avec acompte de 5 450 $ ou échange, dépôt de garantie remboursable de 450 $, première mensualité de 399 $ et frais de transport de 555 $.Obligation totale découlant du bail : 14 364 $.Montant dû au début du bail : 6 854 $.Montant calculé en fonction du PDSF de 34 155 $ de la Audi A4 1.8 T berline 2003, comprenant une boîte de vitesses variable continue multitronic.Autres options en sus.Immatriculation, taxes, inspection de prélivraison, frais administratifs et assurances en sus.Livraison avant le 3 octobre 2002.Frais de 0,20 $/km pour le kilométrage supérieur à 20 000 km par an assumés par le locataire.Contribution du concessionnaire requise, pouvant modifier la transaction finale négociée.Demandez les détails au concessionnaire.« Audi », « quattro », « A4 » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AUDI AG.« Suivre, jamais.» Passez voir l'excitante nouvelle A4 lors de La Première 2003 de Audi.Avec des caractéristiques comme un moteur de 170 chevaux issu de la course, une traction intégrale quattroMD offerte, une suspension arrière entièrement indépendante et qu'un prix si alléchant à la location, c'est l'occasion idéale d'acquérir une Audi.SUIVRE, JAMAIS.MC La Première 2003 de Audi est en cours.Comblez vos désirs sans vider votre portefeuille.LOCATION DE 399$ PAR MOIS AVANTAGE AUDI : SERVICES D'ENTRETIEN PÉRIODIQUE SANS FRAIS P E N D A N T 4 ANS OU 80 000 KM A4 1.8 T AUTO STRASSE INC.5905, autoroute Transcanadienne Saint-Laurent (QC) (514) 748-6961 www.autostrasse.com AUTOMOBILES E.LAUZON 1384, boulevard Labelle Blainville (QC) (450) 430-1460 www.lauzon.qc.ca LES AUTOMOBILES NIQUET 1905, boulevard Sir Wilfrid Laurier Saint-Bruno (QC) (450) 653-1553 www.niquet.com LES AUTOMOBILES POPULAR 5441, rue Saint-Hubert Montréal (QC) (514) 274-5471 www.popular.qc.ca PARK AVENUE AUDI 8805, boulevard Taschereau Brossard (QC) (450) 656-4811 www.parkavenuevw-audi.com 3078706A 2LP1101A0924 a11 mardi 2LP1101A0924 ZALLCALL 67 22:00:56 09/23/02 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 2 4 S E P T EMB R E 2 0 0 2 MOND E A 1 1 EXPRESS INTERNATIONAL Chine Répression accrue LE PARQUET suprême populaire de Chine a annoncé hier que la campagne « frapper fort » de lutte contre la criminalité avait été réactivée avant le 16e congrès du Parti communiste au mois de novembre, a rapporté l'agence Nouvelles de Chine.Zhang Qiong, le procureur général adjoint, a exposé cinq domaines dans lesquels le gouvernement doit agir, comme la lutte contre « les forces ennemies de l'intérieur », et notamment contre la secte interdite Falun Gong, la lutte contre le crime organisé, ou encore la mise en place d'un système de responsabilité pour débusquer les protecteurs des criminels au sein de l'administration.\u2014 d'après AFP Inde Rebelles abattus LES FORCES indiennes ont abattu 12 rebelles islamistes présumés depuis dimanche soir au Jammu et Cachemire tandis qu'un soldat et un policier ont été tués, à la veille de la seconde phase des élections régionales dans ce territoire disputé, a indiqué la police.36 personnes ont été blessées dans sept attaques à la grenade attribuées à la guérilla musulmane pro-pakistanaise depuis dimanche soir.Le Cachemire est divisé entre une partie administrée par l'Inde (deux tiers) et une partie contrôlée par le Pakistan.Depuis l'annonce du scrutin le 2 août, plus de 480 personnes ont été tuées au Jammu et Cachemire, dont 33 militants.\u2014 d'après AFP Indonésie Attentat à Jakarta UN HOMME a été tué hier par l'explosion d'une grenade près d'une résidence américaine à Jakarta, alors que Washington craint des violences contre les étrangers dans le premier pays musulman au monde.Cet attentat raté visait cette résidence appartenant aux États-Unis, qui était vide, selon le chef de la police Da'i Bachtiar.L'ambassade des États-Unis a indiqué ne pas avoir d'éléments sur le fait que des « bâtiments ou des intérêts américains étaient visés ».\u2014 d'après AFP Israël maintient le siège d'Arafat SOPHIE CLAUDET Agence France-Presse RAMALLAH \u2014 L'armée israélienne maintenait hier son siège du quartier général de Yasser Arafat à Ramallah, exigeant la reddition de Palestiniens retranchés avec lui, malgré une vague grandissante de protestations internationales.Le président palestinien, assuré de l'appui de la population qui a manifesté en masse, refuse toujours de plier face aux exigences israéliennes.Les États-Unis, principal allié de l'État hébreu, ont durci le ton à l'égard d'Israël, critiquant le siège du QG et la destruction de bâtiments.Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a appelé Israël et les Palestiniens à renoncer à une politique « qui a failli », visant à se forcer l'un l'autre à capituler.Les représentants de 35 pays, y compris les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU et le délégué palestinien Nasser Al-Kidwa, devaient prendre la parole durant une séance publique de cette instance à New York Israéliens et Palestiniens ont eu de leur côté un premier contact mais sans résultat.Les premiers exigent une liste nominale des quelques 250 personnes se trouvant dans la Moukataa (QG) et les Palestiniens refusent de la leur fournir.Israël réclame qu'une vingtaine de ces hommes accusés d'implication dans des « activités terroristes » se constituent prisonniers, mais ne cache pas que l'objectif de l'opération est de couper le président palestinien du reste du monde, de le pousser à l'exil ou du moins à quitter la Moukataa.« La situation est dangereuse, mais notre peuple peut faire face à tous les dangers.Le peuple palestinien a connu des situations pires que celle-ci et s'en est sorti », a déclaré M.Arafat, dans un message à 3 000 manifestants réunis à Bethléem pour le soutenir.« Nous, de même que le président Arafat, rejetons toutes les conditions israéliennes », a déclaré un haut responsable Saëb Erakat après avoir rencontré M.Arafat pour l'informer des discussions qu'il avait eues avec des officiers israéliens à Beit El, près de Ramallah.« Nous avons demandé à la partie israélienne lors de cette réunion de mettre un terme à l'agression et au siège, et de se retirer des bureaux d'Arafat.Mais cette réunion s'est terminée sans résultat.Elle a échoué », a déclaré M.Erakat.M.Erakat a été le premier dirigeant palestinien à rencontrer des officiers israéliens depuis jeudi et le premier responsable à être autorisé par l'armée à rencontrer M.Arafat.Le gouvernement israélien a rejeté une demande de l'émissaire européen au Proche- Orient, Miguel Angel Moratinos, qui souhaitait rencontrer M.Arafat.L'appel à la grève lancé par le mouvement Fatah en solidarité avec son chef, M.Arafat, a été largement suivi à Jérusalemest et dans la bande de Gaza, où près de 15 000 Palestiniens ont manifesté.En Cisjordanie, cinq des grandes villes palestiniennes (Ramallah, Naplouse, Jénine, Tulkarem et Kalkiliya) étaient sous couvre-feu, Ramallah ayant été déclarée zone militaire interdite dès jeudi soir.Photo Reuters Un soldat israélien repousse sans ménagement un garçon palestinien à Hébron alors que les troupes israéliennes faisaient le siège du quartier général d'Arafat.Achat: cette offre s'applique uniquement à un financement de 36 mois ou plus de Crédit Ford, sur approbation de crédit et ne peut être jumelée à l'offre 0% de taux d'intérêt à l'achat.Frais de transport et taxes applicables en sus.Location: cette offre s'applique uniquement à la location pour des termes allant de 24 à 48 mois de Crédit Ford, sur approbation de crédit.\u2020Focus est la marque de voiture la plus vendue dans le monde selon Top Three Global Car Sales by Nameplate de janvier 2002.\u2020\u2020L'offre de 0% de taux d'intérêt à l'achat ne peut être jumelée aux autres offres mentionnées dans cette annonce.Ces offres s'adressent uniquement à des particuliers.Immatriculation, assurances et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers en sus.Ces offres ne peuvent être jumelées à aucune autre offre, à l'exception de la remise aux diplômés pour laquelle certaines conditions s'appliquent.Ces offres de durée limitée peuvent être annulées en tout temps sans préavis.Voyez votre conseiller pour obtenir tous les détails.L'Allemande la plus vendue au monde est une Américaine.La Focus, de conception et de technologie allemande, est la voiture la plus vendue au monde\u2020.Mise de fonds Paiement pendant 90 jours Intérêt pendant 90 jours A C H A T 0$ Mise de fonds Dépôt de sécurité 1re mensualité payée par Ford L O C A T I O N VOTRE CONSEILLER FORD ford.ca 0$ de taux d'intérêt jusqu'à 48 mois, à l'achat de la plupart des modèles Focus 2002 neufs en stock.0%\u2020\u2020 3075935A 2LP1201A0924 a12 mardi 2LP1201A0924 ZALLCALL 67 20:34:56 09/23/02 B Côte d'Ivoire : les forces du gouvernement attaquent Bouaké Brésil : Lula s'approche de la victoire Le real a ouvert à 3,51 pour un dollar US, son plus bas niveau depuis 1994 ANA FERNANDEZ de l'AFP BRASILIA \u2014 À moins de deux semaines du premier tour de l'élection présidentielle du 6 octobre au Brésil, le candidat de gauche Inacio Lula da Silva, 56 ans, caracole toujours en tête des sondages, sur fond de dégringolade du real et de nervosité grandissante des marchés.Le dernier sondage Data Folha donnait Lula, fondateur et président d'honneur du Parti des Travailleurs (PT, gauche, principale force d'opposition du pays) en tête, avec 44 % des intentions de vote.Qui plus est, ce score le mettrait à deux doigts d'une victoire au premier tour, selon les spécialistes des instituts de sondage, si l'on tient compte des projections de votes blancs et nuls.Hier, le real a ouvert à 3,51 pour un dollar, son plus bas niveau historique depuis sa création en 1994.Il a perdu plus de 11 % depuis le début du mois et près de 33 % depuis le début de l'année.Depuis le début de la campagne, chaque sondage montrant l'avance de Lula est suivi de plusieurs jours d'agitation sur les marchés financiers, déjà sérieusement secoués depuis des mois au gré de la conjoncture internationale.La modération dans le ton, le peu de différences de fond entre son programme économique et celui des ces adversaires, son alignement sur les critères définis par le Fonds monétaire international (FMI), ses propos rassurants et son engagement à honorer le paiement de la dette et les accords souscrits avec le FMI par son prédécesseur n'y suffisent pas : quoi qu'il dise ou fasse, Lula continue d'effrayer les marchés qui n'ont pas oublié son passé de syndicaliste aux positions plutôt radicales.La pression croissante des marchés ne semble pas freiner l'apparente détermination des électeurs, qui, selon les sondages, continuent non seulement de placer Lula en tête, mais se prononcent à 80 % « pour le changement » et se déclarent en majorité « irrités » par cette pression.Face à lui, José Serra, 60 ans, candidat du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB, au pouvoir), dauphin du président Fernando Henrique Cardoso et favori des marchés, tente, non sans mal, d'être le candidat de la continuité économique et d'une politique plus sociale.Longtemps relégué en troisième position dans les sondages, il s'est hissé à la deuxième place grâce au début de la campagne télévisée (où il bénéficie du double de temps de ses adversaires), mais stagne maintenant à 19 %, loin derrière les 44 % de Lula.L'ancien gouverneur de l'État de Rio de Janeiro, Anthony Garotinho, 42 ans, candidat pour le Parti socialiste brésilien (PSB, populiste), arrive en troisième position avec 15 %.Ciro Gomes, 44 ans, candidat du « Front du travail » (FL), une coalition de petits partis, qui avait grimpé très vite dans les sondages en début, est retombé à la quatrième place, avec 13 %.Le président qui sera élu en octobre n'aura que peu de marge de manoeuvre : il sera pris dans la véritable camisole de force que constituent le paiement de la dette, évaluée à près de 62 % du PIB, et le respect des engagements draconiens pris avec le FMI en échange du prêt de 30,4 milliards de dollars pour quinze mois obtenus début septembre.Tous les candidats sans exception ont annoncé qu'ils respecteraient les engagements pris par le Brésil avant l'élection, en particulier avec le FMI.Mais la tenue de ces engagements supposera nécessairement des coupes dans les programmes sociaux annoncés par les candidats.Enfin, le prochain président devra encore trouver une majorité à la Chambre des députés, qui sera intégralement renouvelée lors de l'élection des 6 et 27 octobre.AFP, AP, La Presse LES FORCES gouvernementales ivoiriennes ont lancé hier soir une attaque contre les mutins qui tiennent depuis le 19 septembre Bouaké, deuxième ville du pays, ont indiqué des témoins et des sources militaires.Selon le ministère canadien des Affaires étrangères, 32 Canadiens se trouveraient présentement dans cette ville, « tous sains et saufs », selon le porte-parole Reynald Doiron.Dans ce groupe, on compte quatre jeunes élèves de l'International Christian Academy, une délégation de Témoins de Jéhovah dont on ne connaît pas le nombre exact et de simples visiteurs.Selon M.Doiron, on maintient un contact permanent avec ces Canadiens par le biais de « chefs d'îlots », des responsables chargés de relayer l'information diffusée par l'ambassade.De très violents tirs étaient entendus hier en début de soirée à Bouaké, laissant croire qu'une offensive plus importante venait de commencer, mais ils semblaient diminuer d'intensité à 19h30 (14h30 heure de Montréal), ont ajouté les mêmes sources.Photo Reuters Un négoçiant sur le parquet de la Bourse de São Paulo se cache le visage de dépit après que la monnaie du pays eut atteint sont niveau plancher face au dollar US.299$ par mois / location 48 mois1.Comptant de 4 652 $ Transport et préparation inclus.Option 0$ comptant également disponible à la location Sienna 2003 LE NOUVEAU par mois / location 48 mois1.Comptant de 4 389 $ Transport et préparation inclus.Option 0 $ comptant également disponible à la location ou obtenez 3,9% de financement à l'achat pour 36 mois2 sur toutes les Camry 2002 en stock 259$ 379$ Highlander 2002 par mois / location 48 mois1.Comptant de 4 560 $ Transport et préparation inclus.Option 0 $ comptant également disponible à la location ou obtenez 2,9% de financement à l'achat pour 36 mois3 sur tous les Highlander 2002 en stock 269$ Rav4 2002 par mois / location 48 mois1.Comptant de 3032$ Transport et préparation inclus.Option 0$ comptant également disponible à la location ou obtenez 2,9% de financement à l'achat pour 36 mois3 sur tous les Rav4 2002 en stock Camry LE 2002 Programmes de location au détail et de financement à l'achat de Toyota Canada inc.SUR APPROBATION DE CRÉDIT PAR TOYOTA CRÉDIT INC., immatriculation, assurances et taxes en sus.1 Offres de location au détail valables sur les modèles Camry LE 2002 (BE32KP AA), Rav4 2002 (HH20VM AA), Sienna 2003 (ZF19CS BA) et Highlander 2002 (HF21AP AA) neufs en stock.Premier versement de 297,91$ (Camry LE) / 309,42$ (Rav4) / 343,91 $ (Sienna) / 435,95$ (Highlander), taxes incluses et dépôt de sécurité de 300$ (Camry LE) / 325$ (Rav4) / 350 $ (Sienna) / 450$ (Highlander) exigibles au moment de la livraison.Franchise annuelle de 24 000 km.Frais de 10¢ (Camry, Rav4 et Sienna) et 15¢ (Highlander) du kilomètre excédentaire.2 Offre de financement à l'achat de 3,9% pour 36 mois valable sur les Camry 2002 neuves en stock, transport et préparation en sus.3 Offres de financement à l'achat de 2,9% pour 36 mois valables sur les Rav4 2002 et les Highlander 2002 neufs en stock, transport et préparation en sus.Le rabais aux diplômés (jusqu'à 1 000$ de remise) peut différer selon le modèle.Photos à titre indicatif seulement.Les offres se terminent le 30 septembre 2002.Détails chez votre concessionnaire Toyota participant.Toute bonne chose a une fin.3073734A 2LP1301A0924 a13 mardi 2LP1301A0924 ZALLCALL 67 18:52:04 09/23/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 24 SEPTEMBRE 2002 A13 Bravo pour les huissiers! La qualité dorénavant requise pour oeuvrer aux urgences, c'est d'avoir une adresse légale et de répondre à la porte ALAIN VADEBONCOEUR L'auteur est urgentologue à l'Institut de cardiologie de Montréal et président de la table des chefs d'urgence de Montréal.Monsieur François Legault, JAI REÇU ce matin, par huissier, une lettre m'obligeant à couvrir un quart de nuit, le 23 septembre prochain, à l'urgence de Jonquière.Devant alors me trouver à l'extérieur du pays, en congrès, j'ai failli m'étouffer avec mon café.Finalement, il s'agissait d'une blague.Mais jeudi soir, apprenant aux nouvelles qu'une douzaine de mes collègues urgentologues avaient reçu une lettre similaire, je ne riais plus.Plus personne ne riait.Le président directeur-général de la Régie de la santé du Saguenay Lac-St-Jean semblait tellement déçu, à la télévision, de n'avoir pu convaincre suffisamment de médecins à venir travailler à l'urgence de Jonquière en septembre.Je le serais aussi, à sa place.Un coin si charmant.Autre signe du manque flagrant de solidarité sociale des médecins, ne trouvez-vous pas ?Au fait, avez-vous une petite idée du pourquoi ?Est-il possible qu'il soit devenu plus préoccupant pour un médecin d'urgence de mettre les pieds en région En médecine, il existe un principe fondamental, exprimé par une maxime fort simple : avant tout ne pas nuire.Lorsqu'une urgence vitale survient chez un de nos patients, une action vigoureuse est souvent nécessaire, mais pour chaque décision thérapeutique, il faut peser le pour et le contre et s'assurer que les risques ne sont pas trop élevés.Soit, une urgence fermée est une urgence fermée de trop.Vous avez donc agi.Mais aviez-vous bien pesé le pour et le contre de votre action ?Bien sûr, il n'y a plus d'urgence qui ferme la nuit.Vous avez réussi, là où d'autres avaient échoué.C'est qu'aucun de vos prédécesseurs n'avait eu cette lumineuse idée : recruter les médecins à coups de visites d'huissiers.C'était pourtant simple, efficace.Il suffisait d'y penser.De la fierté À votre place, je serais donc fier d'avoir gardé l'urgence de Jonquière ouverte : vous avez fait du bon travail, les huissiers ont fait leur dur métier, les médecins d'urgence obtempéreront, les patients seront contents, les présidents de Régie aussi, tout ira bien.Vous aurez peut-être cependant, dans les prochains mois, à travailler un peu plus fort dans ce dossier, puisque des urgences comme Jonquière, qui commencent à avoir de la difficulté à convaincre des médecins de venir y travailler, ça risque de devenir fréquent.Et peut-être beaucoup plus fort, l'an prochain, si vous êtes toujours ministre de la Santé.Mais comme il est évident que le travail ni l'avenir ne vous fait peur et que vous ne manquez pas d'huissiers, il n'y a pas lieu de s'inquiéter.Au fait, le saviezvous, les médecins oeuvrant dans les urgences sont pétris de paradoxes : s'ils étaient vraiment raisonnables, ils n'y travailleraient pas.Il leur serait en effet beaucoup plus simple de pratiquer ailleurs, par exemple dans une clinique sans rendez-vous, où les responsabilités sont minimales, les revenus plus élevés et les horaires, de vraies vacances.Si donc ils continuent de vaquer à l'urgence, il ne peut y avoir qu'une seule raison, c'est qu'ils aiment vraiment le métier, ce qui est le propre d'une vocation.C'est peut-être un peu abstrait pour vous, mais il s'agit pourtant d'une donnée fondamentale du problème que vous prétendez avoir réglé.Si j'étais vous, j'aurais maintenant des doutes.À court terme, vous avez eu raison.Mais qu'en sera- t-il demain, après-demain, l'an prochain ou dans dix ans ?Est-il possible qu'il soit de plus en plus difficile, dorénavant, de recruter des médecins pour l'urgence de Jonquière ?Que, depuis le 25 juillet, il soit devenu ardu de recruter des médecins d'urgence pour travailler dans les diverses régions du Québec ?Que, depuis cette date, peu ou pas de jeunes médecins soient dorénavant intéressés à besogner dans une urgence ?Que la vocation pour l'urgence soit devenue anachronique ?Vous aviez parlé d'une petite révolution, il faut croire que c'était vrai.Je ne suis pas totalement convaincu, cependant, que vous en ayez mesuré tous les effets.Et si j'étais vous, je craindrais surtout ceci, maintenant : que les médecins d'urgence redeviennent tout simplement des êtres rationnels, qu'« ils laissent s'éteindre en eux cette vocation les poussant à ouvrer dans un milieu professionnel aussi intense que difficile, puis qu'ils choisissent, avec leur famille, leurs proches, leurs collègues, sans embêter personne et sans le crier sur les toits, un métier plus raisonnable.Mais j'y pense, avec votre loi, pourquoi donc s'en inquiéter ?Avons-nous seulement besoin d'eux, alors que la seule qualité dorénavant requise pour ouvrer à l'urgence, c'est d'avoir une adresse légale et de répondre à la porte ?Ce que je voulais aussi vous confier, bien humblement, c'est que, comme chef d'urgence de carrière, les conséquences de certaines de mes décisions furent parfois pires que les problèmes que je voulais régler ; il s'agissait de mauvaises décisions, c'est humain.J'ai du parfois faire marche arrière, ce qui est difficile mais aussi une certaine preuve de sagesse, qui vient avec les cheveux gris.Il est peut-être temps pour vous de réaliser que la décision de proposer, de faire voter puis d'appliquer la loi 114 n'était pas votre meilleure décision.Il est encore temps d'abroger une loi, qui, en réalité, causera inévitablement des problèmes si complexes qu'aucune nouvelle loi ne pourra plus les résoudre.Je ne sais pas si la confiance va revenir, mais au moins nous cesserons de dévaler la pente à reculons.Les chefs d'urgence de Montréal et de Laval sont absolument unanimes sur ce point.Peut-être nous trompons-nous, peut-être pas.À vous de choisir, c'est vous le ministre.Les médecins oeuvrant dans les urgences sont pétris de paradoxes : s'ils étaient vraiment raisonnables, ils n'y travailleraient pas.PHOTO, La Presse M.le ministre : « Vous aviez parlé d'une petite révolution, il faut croire que c'était vrai.Je ne suis pas totalement convaincu, cependant, que vous en ayez mesuré tous les effets », avertit le Dr Vadeboncoeur.Il faut se débarrasser des bureaucrates Réparer d'abord les pots cassés YVES LAMONTAGNE L'auteur est président du Collège des médecins.NOTRE RENCONTRE avec le ministre Legault, le vendredi 6 septembre dernier, devait porter sur son plan de relance du système de santé.Il en a été tout autrement.En effet, pendant près de deux heures, nous lui avons expliqué les effets néfastes de la Loi visant la prestation continue de services médicaux d'urgence (« Loi 114 ») : démotivation, peur et colère des médecins en poste, et danger de pénurie encore plus grande dans les années à venir.Loin de réparer les pots cassés, une nouvelle loi imposant aux médecins des conditions de travail encore plus contraignantes ne ferait qu'envenimer la situation, déjà très difficile.Entre autres conséquences, ces mesures coercitives risquent d'aggraver la pénurie de l'effectif médical pour plusieurs raisons.Premièrement, comme leurs contemporains, la plupart des étudiants en médecine voyagent beaucoup et parlent deux ou trois langues ; puisqu'ils passent les examens du Québec, du Canada et des États-Unis, ils hésiteront bien moins que les médecins de mon âge à quitter la province.Deuxièmement, plusieurs médecins dans la cinquantaine, particulièrement essoufflés par leur importante charge de travail, pourraient décider de prendre leur retraite et de profiter de la « Liberté 55 ».Troisièmement, les congés attribuables à l'épuisement professionnel à cause de la surcharge de travail risquent d'augmenter ; d'ailleurs, le Programme d'aide aux médecins répond déjà à un nombre croissant de consultations à ce propos.Enfin, l'accès libre et gratuit aux soins et services médicaux pourrait en être affecté si d'autres médecins décidaient de se désaffilier de la Régie de l'assurance-maladie et d'oeuvrer entièrement dans le privé.Il est facile de s'imaginer que le résultat serait catastrophique.Qu'arriverait-il alors de la protection du public et de la qualité de la médecine, préoccupation première du Collège des médecins du Québec ?Nous sommes d'accord avec le ministre Legault pour dire qu'il existe trois grands problèmes dans notre système de santé : le financement, la pénurie de médecins et l'organisation du travail et des services.Là où nos opinions divergent, c'est concernant l'ordre des priorités ; comme le problème le plus criant est l'organisation du travail et des services, c'est, selon nous, sur ce plan qu'il faut d'abord intervenir.Le Collège des médecins du Québec a d'ailleurs proposé de nombreuses solutions au ministère au cours des quatre dernières années : mise sur pied rapide de groupes de médecins de famille avec une bureaucratie minimale, rationalisation des services (on ne peut plus avoir tout partout), corridor de services, création de cliniques affiliées pour les spécialistes, création d'équipes minimales (quatre médecins) pour les spécialités de base en région afin de ne pas épuiser l'unique spécialiste en place, mise sur pied de nouveaux stages en région pour les étudiants, développement de la télémédecine, et j'en passe.Toutes ces mesures aideraient sans doute à diminuer l'effet nocif de la pénurie actuelle, qui durera néanmoins quelques années.Enfin, quant au financement, c'est bien beau de toujours mettre la faute sur Ottawa, mais nous pourrions au moins suivre l'exemple de l'Alberta et regarder ce que nous pourrions nous-mêmes faire mieux avec la même enveloppe budgétaire ou par de nouveaux moyens de financement.Encore là, le Collège des médecins du Québec a proposé, entre autres, des recommandations précises au comité présidé par M.Roland Arpin sur le partenariat privé-public et dont on attend toujours les suites.Il faudra bien admettre un jour que si tout est important, tout n'est pas d'égale importance.Une grippe traitée à l'urgence n'a pas la même importance qu'un infarctus, tant sur le plan clinique que financier.Le Collège des médecins du Québec est bien conscient des difficultés de notre système de santé et a suggéré plusieurs solutions aux commissions Clair, Romanow et Kirby ainsi qu'aux nombreuses commissions parlementaires du gouvernement du Québec sur la santé.Quand passera-t-on des « commissions à l'action » et de la « division pour mieux régner » à « l'union pour mieux gérer » ?FRANCOIS-PIERRE GLADU L'auteur est médecin.LA RÉCENTE « crise des urgences », au cours de laquelle on ne pouvait garantir l'ouverture 24h/24 des salles d'urgences de TROIS hôpitaux sur 118, a donné lieu à de l'abus législatif à l'Assemblée nationale.Au lieu d'une loi spéciale « massue », dont la portée va bien au-delà des besoins réels en terme de couverture médicale, il aurait été plus pertinent de poursuivre la négociation qui allait pourtant bon train et, ensuite, de réévaluer la place qu'occupe l'administration de la santé dans les budgets afin de prévenir de futures crises.En effet, on dénombre 35 200 cadres et employés de bureau dans le réseau, cinq fois plus qu'il n'y a d'omnipraticiens pour assurer « la première ligne ».Les infirmières (53 000) et les médecins (14 500) ne comptent plus, respectivement, que pour 22,8 % et 5,8 % du personnel rémunéré par le « Réseau de la Santé ».Au 5e rang En proportion de la population, le Québec se situerait au 5e rang du G7 (tout juste devant le Japon) avec 2 médecins par 1000 habitants, soit environ un médecin de famille et un spécialiste.Or, cette statistique ne tient aucunement compte du fait que les médecins québécois travaillent moins d'heures que leurs collègues du G7, et qu'il y a donc moins d'« équivalents-tempsplein » qui pratiquent ici.Cette situation est due, entre autres, à la féminisation bien plus rapide de la profession médicale au Québec par rapport au G7.Justement, on peut argumenter qu'au contraire le Québec pourrait bien avoir besoin de se classer presque en tête de liste du G7, soit au 2e ou 3e rang comme l'Allemagne (3,5 MD/1000) ou la France (3,0 MD/1000) étant donné le vieillissement accéléré de notre population.D'ailleurs, la moyenne des pays de l'OCDE se situe à 3 médecins/1000 habitants.Au ministère, on en est encore à l'étape de nier la pénurie des médecins.Cette pénurie est d'autant plus criante chez les médecins de famille.Alors que les spécialistes ont vu leurs rangs se gonfler de 3 %/1000 habitants au cours des années 1990, le nombre de médecins de famille s'est réduit de la même proportion.Or, la population a augmenté de 5 % au cours de la même période, tout en accélérant l'image de la pyramide inversée au niveau démographique.Par comparaison, le nombre d'infirmières a augmenté de 13 %, celui des dentistes de 20 % et celui des pharmacienspropriétaires de 26 % dans la dernière décennie.Non content d'avoir sabordé le capitalsavoir des médecins avec les mises à la retraite des dernières années, le MSSQ vient aussi, avec la Loi spéciale des urgences, de gaspiller la volonté de coopération dont les fédérations médicales ont fait preuve depuis plus de 15 ans.Après le gel des tarifs du début des années 90, puis les clauses orphelins qui ont amputé les jeunes médecins de 42 % de leur revenu, la Fédération des omnipraticiens n'est allée chercher que des miettes en fin de décennie.Saviez-vous qu'en 10 ans, le salaire moyen des cadres du MSSQ s'est engraissé de 32 % et celui des syndiqués du « Réseau » de 25 % ?Pire, la charge totale payée en temps supplémentaire a triplé après le départ massif des employés envoyés à la retraite précocement en 1996-97.Belle gestion ! Une décennie de mauvaise gestion Saviez-vous que la visite de 15 minutes chez votre médecin lui garantit la rondelette somme de 32 $, alors que le même temps passé chez le dentiste vous coûte 75 $ au minimum ?C'est quand même ce 32 $ qui paiera la secrétaire, les infirmières, les fournitures médicales et les dépenses de bureau ! Il n'a droit à aucun avantage social, ni de caisse de retraite.Avec les « Grandes Réformes » des années 90, et la complicité, au moins tacite, des fédérations de médecins qui ont partagé le manque de vision du ministère en ne protégeant pas plus les intérêts des médecins, ces derniers se trouvent à porter le fardeau sans cesse grandissant des soins aux patients.Et ce sans pour autant qu'ils ne soient appuyés financièrement, tant au niveau personnel qu'au niveau de l'équipement et des infrastructures du réseau, dont le parc technologique est maintenant désuet, le résultat d'une décennie de mauvaise gestion.(.) « Si tout est important, tout n'est pas d'égale importance.» 2LP1401A0924 a14 mardi 2LP1401A0924 ZALLCALL 67 20:02:53 09/23/02 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 24 SEPTEMBRE 2002 À marche forcée vers le Bien m r o y @ l a p r e s s e .c a Est-ce qu'elle sera connue comme étant la « doctrine Bush » ?En tous cas, la nouvelle Stratégie de sécurité nationale des États-Unis d'Amérique constitue la feuille de route d'un nouveau rapport au monde que le pays cherchait depuis la fin de la guerre froide.L'énoncé est d'une franchise presque brutale.Les États-Unis préserveront leur hégémonie militaire.Ils interviendront préventivement à quelque endroit de la planète où se fera jour une menace à leur sécurité.Ils useront systématiquement de la carotte et du bâton afin de promouvoir et de récompenser le progrès des États dictatoriaux, ou instables, vers la démocratie politique, la bonne gouvernance étatique et l'ouverture économique ; pour ce faire, les Américains doubleront notamment leur budget de l'aide au développement.Les États-Unis feront tout cela dans un cadre multilatéral lorsque ce sera possible.Sinon, ils agiront seuls, en vertu de leur seul jugement et de leurs seules décisions.Avec un soupçon de cynisme, on traduira : le monde entier marchera vers le Bien, que ça lui plaise ou non.\u0001 \u0001 \u0001 Depuis sa fondation, au fil des « doctrines » ayant régi sa politique extérieure, la nation américaine a toujours défini celle-ci par rapport à l'Europe, ce qui ne faisait que refléter la puissance de celle-ci, son importance sur l'échiquier mondial.George Washington, déjà, recommandait une politique de non-implication dans ce qu'il considérait être le bourbier européen.La doctrine Monroe visait à contenir les impérialismes européens à l'époque du colonialisme.La doctrine Truman s'intéressa à la fois à la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale et à l'endiguement du plus puissant impérialisme européen, celui de l'URSS \u2014 cette politique sera rescindée sous Ronald Reagan en une politique plus dure.Aussi, ne serait-ce que de ce point de vue, la nouvelle position des États-Unis, centrée sur eux-mêmes, sur « les responsabilités, les obligations et les opportunités uniques » qui sont les leurs, représente certainement un virage important.Jamais les États-Unis n'avaientils aussi candidement « avoué » leur puissance et leur volonté de s'en servir, affirmé presque ingénument leur certitude d'être désormais les seuls à pouvoir peser d'un poids décisif sur les affaires du monde.Il s'agit bel et bien d'une forme d'impérialisme qu'on pourrait qualifier de soft.Lequel, pour être certainement sincère dans sa bonne volonté, n'en est pas moins agaçant et potentiellement dangereux.Il y a deux raisons à cela.Un.L'intérêt national des États- Unis a certainement été, au vu de l'histoire des puissances impériales ou néo-impériales, celui qui s'est montré le moins incompatible avec la démocratie, la liberté, les droits, la prospérité.Il n'en demeure pas moins l'intérêt national.Par conséquent, l'usage par les États-Unis de la force préventive sera toujours soupçonnée d'avoir glissé \u2014 ou pire, glissera effectivement \u2014 vers la satisfaction d'objectifs qui ne sont pas ceux affichés.\u0001 \u0001 \u0001 La seconde raison est que le Bien, tout simplement, ne s'impose pas.Certes, il n'y a plus beaucoup de gens sensés pour douter que la trilogie démocratie politique / stabilité étatique / libéralisme économique constitue le meilleur système d'organisation sociale qu'on ait inventé à ce jour.Mais il ne s'agit pas d'une grâce qu'on jette de haut sur le bon peuple comme les langues de feu du Saint-Esprit, cette Pentecôte fut-elle assortie d'une manne de dollars américains ! D'ailleurs, cet « impérialisme du Bien » est condamné à connaître bien des échecs.Parce qu'on ne bâtit pas de démocraties sans démocrates et que ceux-ci ne naissent pas par génération spontanée.Parce que la bonne gouvernance étatique ne s'impose pas non plus de l'extérieur \u2014 ou si peu.Parce qu'il est possible que le libéralisme économique tel que nous le concevons ne « prenne » pas en certains endroits \u2014 on songe notamment à quelques pays africains.La doctrine Bush, si c'est bien de cela qu'il s'agit, est la première véritable mouture post-guerre froide (et, bien entendu, post-Nine-Eleven) de l'organisation planétaire telle que la conçoivent les États-Unis.Or, en tout, entre doctrine et mise en oeuvre, il y a toujours une énorme différence.Il faut espérer qu'il y aura effectivement, dans ce cas, un tel décalage.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Au secours ! À LA SUITE d'un accident de voiture, je me suis rendue à l'urgence de la Cité de la Santé, pensant naïvement qu'un samedi soir de beau temps l'attente ne serait pas trop longue.À mon arrivée, on m'avertit d'un délai d'environ trois heures.Pas de problèmes, j'avais de la lecture.Au bout de quatre heures, je m'informe poliment, sans impatience, de ma place sur la liste d'attente.Le docteur me répond bêtement : « je suis tout seul ! » et l'infirmière grimpe dans les rideaux : écoutez, madame, votre cas n'est pas prioritaire, et bla, bla, bla.Finalement, j'ai attendu huit heures pour me faire tripoter le cou trois secondes et me voir refuser une radiographie ! À côté de moi, dans la salle d'attente d'une saleté repoussante, un couple a passé la nuit avec un enfant blessé dans les bras.Avant ce jour, je n'avais aucun préjugé envers les services hospitaliers, car j'avais vu ma grandmère, décédée récemment, se faire traiter comme une princesse à l'urgence de Saint-Eustache.Mais lundi matin, quand j'ai lu que l'urgence de Laval était un exemple de réussite de gestion, je me suis exclamée : AU SECOURS ! BRIGITTE CARON Des oublis ?Mme Morissette, COMMENT peut-on (La Presse, 21 septembre) sans broncher citer à la barre tous ces admirables polyglottes hollandais, danois et autres et omettre de dire qu'il sont tous issus d'un système d'éducation où l'apprentissage de langues étrangères ne se fait pas dans les premières années, mais plus tard (Pays-Bas, 7e année, Danemark, 4e année).Comment peut-on invoquer les linguistes, en particulier, « le plus célèbre », Claude Hagège, et omettre de rappeler la très solennelle mise en garde qu'il a adressée aux Québécois, il y a pourtant pas si longtemps : « L'enseignement obligatoire de l'anglais à partir de la première année serait une catastrophe totale.Si le Québec devait suivre cette proposition, je prédis la disparition du français.» Et comment peut-on établir un parallèle entre la méconnaissance des langues étrangères et l'esprit béotien, sans conclure sur cette lancée, que le plus béotien des peuples, dans ces conditions, n'est nul autre que le peuple des États- Unis, pays où le système d'éducation n'enseigne à peu près plus les langues étrangères.GUY BOUTHILLIER Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Des abstractions.QUAND j'écoute (télé, radio, journaux, livres) le consternant discours sur les relations entre les sexes, chaque fois qu'on profère les mots « les hommes », « les femmes », je tique.« Les hommes », « les femmes », ça n'existe pas.Quoi ?TOUS les hommes ?TOUTES les femmes ?Essayez, en commençant par ces mots, de dire quelque chose qui se vérifie dans la réalité.« Les hommes », « les femmes », ce sont des abstractions.J'ai entendu je ne sais plus quel penseur dire que l'hypertrophie de l'esprit d'abstraction favorise la violence, facilite la violence.Quand on entend les conversations ou entrevues ponctuées ad nauseam de « les hommes », « les femmes », force est d'admettre qu'il a raison : le message est souvent violent, méprisant, injuste et faux.PIERRE PHANEUF 18 Nobel de la paix ?M.CARON a raison, du moins en partie, de vanter l'accumulation de matière grise dans les institutions de haut savoir américaines (La Presse, 21 septembre).On pourrait ajouter, cependant, sans risques de se tromper, qu'à ce chapitre, ces institutions ont bénéficié de l'afflux de plusieurs personnalités étrangères attirées par les largesses de l'économie des É.-U.Toutefois, en tant qu'admirateur inconditionnel des Américains, il pourrait peut-être nous expliquer pourquoi, avec leurs 248 prix Nobel, et en particulier avec leurs 18 « génies de la paix », ils mettent la plus grande partie de leurs immenses ressources à faire la guerre plutôt que de les utiliser à promouvoir la paix, en éliminant les causes du terrorisme (au lieu d'en combattre les effets).De cette façon, l'évolution de l'humanité serait, à mon sens, beaucoup mieux servie.YVON CYRENNE Nos excuses C'EST par erreur qu'un exergue dans le texte intitulé « La médecine des femmes », publié dimanche, se lisait comme suit : « Cette année, près de 80 % des nouveaux étudiants en médecine sont des hommes.» Il aurait bien sûr fallu lire que ce sont plutôt les femmes qui constituent ce pourcentage.Nos excuses aux auteurs du texte et à nos lecteurs.Les 80 ans de CKAC Jacques Proulx, Émile Genest, le « prof » Lebrun, Louis-Paul Allard.Dimanche soir étaient réunis dans le Vieux-Montréal plusieurs anciens de CKAC, à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de ce grand poste de radio.Depuis 1922, CKAC a toujours su allier la qualité avec les exigences des cotes d'écoute.C'est surtout son rôle en information qui explique la place unique de CKAC dans la société québécoise.Deux décennies durant, à partir de la Crise d'octobre, les Montréalais syntonisaient 730 dès qu'un événement important se produisait.Ils y obtenaient des nouvelles en direct, bien sûr.Mais CKAC s'enorgueillissait surtout de livrer une information solide et crédible, livrée par les Jacques Morency, Raymond Saint-Pierre, Michel Viens, et autres grands noms.Ceux-ci étaient appuyés par un mélange parfait de journalistes d'expérience et de jeunes qui y ont fait leurs classes (dont l'auteur de ces lignes, qui avoue ici un biais évident !).L'information continue à la télévision a sonné le glas de cette grande époque.Mais l'anniversaire nous rappelle que CKAC conserve, malgré tout, un mandat d'information essentiel.Il s'appuie sur une riche tradition, et répond encore aujourd'hui aux besoins de centaines de milliers de Montréalais.Quelle que soit l'évolution de la propriété de l'entreprise au cours des prochaines années \u2014 La Presse est évidemment mal placée pour prendre part à ce débat \u2014 c'est un mandat qu'il faudra chérir et développer.André Pratte Tout à l'avantage de l'Ontario IL Y A quelque chose d'indécent de voir les présidents des TCA et de GM s'enorgueillir de la plus récente entente entre les parties.Alors que GM au Québec ferme son usine et profite du placement du prêt de 200 millions sans intérêts, en Ontario on a négocié une entente qui assure la sécurité d'emploi et des augmentations de salaires de 13 % au cours des trois prochaines années et surtout des investissements de 800 millions dans les usines de GM en Ontario.Y m'semble que j'ai manqué quelque chose.Suis-je idiot ou quoi ?Il y a sûrement quelqu'un quelque part, et j'inclus le représentant des TCA au Québec, M.Desnoyers, qui n'a pas fait son job ou encore qui n'avait aucune espèce de pouvoir dans la balance.On voit bien, que les TCA ont défendu du bout des lèvres l'usine de Boisbriand parce qu'ils négociaient pour l'Ontario.Ça sent très mauvais.Je crois que les syndiqués auraient dû être plus vigilants et se laisser moins aveugler par les chiffres déposés par GM et le représentant des TCA au Québec.Et, il y a toujours la sempiternelle ritournelle, qu'il va y avoir des retombés au Québec.Une farce de très mauvais goût.Mais ne vous y trompez pas, tant qu'à moi GM au Québec, c'est une bonne chose qu'elle soit fermée.Il n'y a plus aucune espèce de raisons pour ne pas la boycotter.Ce que je ferai et plusieurs de mes amis aussi.Boycottons GM pour son manque de respect envers le Québec ! Achetons asiatique.DENIS GAGNON Montréal L'homme de toutes les causes L'ancien ministre des Finances, Paul Martin, a déclaré dimanche à Montréal que le gouvernement fédéral devrait augmenter les montants qu'il consacre à la lutte contre le sida.Sans doute.Mais il se dégage de plus en plus de la tournée de « consultation » de M.Martin la désagréable impression qu'il promet tout à tout le monde (les députés, les villes, les Autochtones, l'Ouest, les communautés ethniques.), que toutes les causes sont bonnes et prioritaires à ses yeux.Paul Martin est accueilli en héros partout où il va.Cela reflète, bien sûr, la qualité du travail qu'il a fait comme ministre des Finances, de même que son incroyable disponibilité au cours des années.Comme M.Martin est un homme ouvert et à l'écoute, tous ceux qui discutent avec lui ont l'impression qu'il prendra leur part, le jour où il sera premier ministre.C'est une perception qu'il devra un jour ou l'autre dissiper.Gouverner c'est choisir, et M.Martin doit aux Canadiens de leur dire quels choix il fera.En somme, Paul Martin devra dire non.Sa popularité en souffrira peut-être un peu.Mais sa crédibilité, déjà considérable, y gagnera au change.André Pratte PHOTOTHÈQUE, La Presse L'usine GM à Boisbriand. 2LP1501A0924 a15 mardi 2LP1501A0924 ZALLCALL 67 18:52:19 09/23/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 24 SEPTEMBRE 2002 A15 Du grand ballet Des rebondissements multiples sont à prévoir cette semaine aux Nations unies alors que la diplomatie internationale se penchera sur la question irakienne JOCELYN COULON L'auteur est directeur du Campus de Montréal du Centre Pearson pour le maintien de la paix, basé en Nouvelle- Écosse.LA RÉCENTE offre irakienne d'accepter le retour inconditionnel des inspecteurs a provoqué une réelle tension chez les cinq Grands quant à la voie à suivre pour obliger Bagdad à respecter ses obligations en matière de désarmement.Washington et Londres ne croient absolument pas aux bonnes intentions de Saddam Hussein alors que Moscou, Pékin et Paris veulent le prendre au mot.Cette nouvelle situation révèle combien il sera difficile pour les Américains d'obtenir du Conseil de sécurité l'adoption d'une résolution musclée envers l'Irak.Il y a deux semaines, le président George W.Bush s'est présenté devant l'Assemblée générale de l'ONU pour inviter l'organisation internationale à prendre ses responsabilités face à l'Irak.Washington, a dit le président, est prêt à travailler dans le cadre de l'ONU pour forcer l'Irak à se débarrasser de ses armes de destruction massive comme le demandait de nombreuses résolutions adoptées sur cette question depuis 1991 par le Conseil de sécurité.Mais le président a aussi ajouté d'autres conditions à un dégel des relations entre l'ONU et l'Irak, conditions qui n'ont rien à voir avec le désarmement.Depuis quelques jours, la Maison-Blanche exige l'adoption d'une nouvelle résolution, plus détaillée sur les obligations irakiennes et sur les conséquences d'un non-respect, c'est-à-dire sur l'utilisation éventuelle de la force.L'accumulation de ces conditions ne facilitera pas la recherche d'un consensus entre les cinq membres permanents et les dix membres non permanents du Conseil de sécurité lors des débats sur l'Irak qui s'ouvrent aujourd'hui.Voyons un peu les positions de chacun.Les États-Unis et la Grande-Bretagne sont sur la même longueur d'onde.Pour eux, le régime de Bagdad est une tyrannie criminelle qui doit être éliminée.L'objectif annoncé par les deux pays de désarmer le pays n'est qu'un prétexte.Washington et Londres souhaitent donc obtenir une sanction onusienne pour justifier leur profond désir de changer le régime irakien.La Chine, la Russie et la France, ainsi que la plupart des dix autres membres non permanents, avec des couleurs différentes, ne partagent évidemment pas la position angloaméricaine.La Chine et la Russie estiment que le Conseil de sécurité n'a pas à dicter la nature d'un régime en place.Ils pensent aussi que le Conseil n'a pas à adopter une nouvelle résolution sur les inspections en Irak, encore moins une qui comporterait des attendus sur l'utilisation de la force.La France est plus prudente.Elle rejette le changement de régime et estime qu'une nouvelle résolution sur le retour des inspecteurs n'est pas indispensable.Toutefois, pour ne pas froisser les États-Unis, la France serait prête à voter pour une résolution qui rappellerait fermement à l'Irak ses obligations en matière de désarmement.Rien de plus.Ces trois pays s'entendent cependant pour revenir devant le Conseil de sécurité afin d'examiner un recours à la force si l'Irak faisait preuve de la plus mauvaise foi.Trois résolutions À partir de ces positions, trois résolutions se profilent à l'horizon qui forceront les cinq Grands, mais aussi les dix autres membres non permanents, à prendre position.Les États-Unis et la Grande-Bretagne veulent présenter une résolution en trois temps : rappel de la nature criminelle du régime, retour des inspecteurs, et utilisation de la force en cas de sabotage ou de refus.Si cette résolution était adoptée, il ne serait plus question de revenir devant le Conseil de sécurité pour débattre de la suite à donner à la crise irakienne.Washington et Londres se donneraient ainsi le droit de déterminer seuls de la gravité des violations et de la réplique militaire à y donner.Il ne fait aucun doute que le projet angloaméricain de résolution unique sera massivement repoussé.Pour qu'une résolution soit adoptée, elle doit obtenir neuf voix favorables sur quinze et aucun veto des cinq Grands.Le projet anglo-américain est en mesure d'attirer les votes de Singapour, un allié sûr, de la Colombie qui compte sur le plan américain de lutte antidrogue et antiterroriste pour rétablir son autorité sur le pays, et, peut-être, de la Bulgarie, qui brûle d'envie d'adhérer à l'OTAN et ne veut donc pas déplaire à Washington.La Syrie, furieuse de la dégradation de la situation au Proche-Orient et solidarité arabe oblige, votera contre.La Russie, la Chine et la France ne devraient pas utiliser leur veto pour bloquer la résolution et s'abstiendront.Tous les autres membres non permanents, l'Irlande, la Norvège, le Mexique, l'île Maurice, le Cameroun, et la Guinée s'abstiendront.Devant cette configuration diplomatique, il serait suicidaire pour Washington et Londres de présenter une telle résolution.Ils ne le feront pas.Scinder la résolution Washington et Londres devraient scinder leur résolution s'ils veulent obtenir un vote favorable.Un des scénarios évoqués à New York consisterait à laisser tomber l'aspect coercitif et de proposer plutôt une résolution très détaillée sur le rôle des inspecteurs et le renforcement de leur pouvoir d'inspection.L'Irak a toutefois annoncé samedi qu'il ne respecterait pas une telle résolution.Là, la division risque fort de s'installer au sein du Conseil.La Russie et la Chine vont s'abstenir.La France pourrait les suivre.Ces trois pays estiment qu'il existe déjà une résolution, la 1284 rédigée par les Américains et adoptée en 1999, qui encadre le retour des inspecteurs.Inutile donc de braquer les Irakiens, disent ces trois pays.Gardons nos munitions pour plus tard.La Syrie votera contre.Singapour, la Colombie et la Bulgarie voteront pour.L'île Maurice et la Norvège pourraient se laisser convaincre et voter pour.Les autres, l'Irlande, la Guinée, le Cameroun et le Mexique s'abstiendront.Toutefois, dans ce scénario, la France tient l'issue d'un vote favorable.Si, pour toutes sortes de raisons, elle décidait de voter oui, elle pourrait entraîner quelques abstentionnistes, dont les deux pays africains, donnant ainsi une majorité aux Américains et aux Britanniques.Reste à savoir si une résolution déjà rejetée par Bagdad saura ébranler le pouvoir irakien.Rien n'est moins sûr.Comme on peut le constater, la méthode dure empêche les anglo-américains de rassembler une majorité.Il reste une dernière option, celle que préconise la France : une résolution rappelant à l'Irak ses obligations en matière de désarmement, pas plus.Elle a le mérite de rallier la communauté internationale et de refaire l'unité du Conseil de sécurité.Tout indique que c'est autour de cette option que les débats s'articuleront cette semaine.Mais dans tout ce grand ballet diplomatique, une chose demeure certaine.Ceux qui refusent d'évoquer la manière forte avec l'Irak devront tout faire pour ne pas humilier Washington.PHOTOTHÈQUE, La Presse George W.Bush «Une chose est certaine, le Conseil de sécurité rejettera toute résolution musclée envers l'Irak.» Fonction publique: Dumont fait des vagues Un avenir sombre pour les jeunes EN DÉCLARANT, devant la Chambre de commerce de Québec jeudi dernier, que la sécurité d'emploi, l'ancienneté et les planchers d'emploi seraient abolis dans la fonction publique québécoise advenant que l'Action démocratique forme le prochain gouvernement, Mario Dumont prive les jeunes de la possibilité d'avoir un emploi stable et d'améliorer leur qualité de vie.De plus, tout en réduisant le personnel de l'appareil gouvernemental, M.Dumont suggère d'ouvrir la porte toute grande à la soustraitance (les PME) dans les organismes d'État et d'accroître la flexibilité des employés entre le public et le privé.La table est mise pour le retour du patronage.Ses idées rafraîchissantes, qualificatif utilisé par certains, sont plutôt rétrogrades car elles datent de 50 ans, c'est-à-dire du temps de la grande noirceur et du règne de Duplessis.Dire qu'on croyait cette époque révolue.Aussi, faut-il le rappeler, ce sont les gens d'affaires qui ont demandé que les fonctionnaires puissent bénéficier d'une sécurité d'emploi car ils étaient fatigués d'avoir à repartir leur dossier à zéro à toutes les fois que le gouvernement changeait.Contrairement à ce qu'en pense M.Dumont, la sécurité d'emploi ne constitue pas un boulet dans les services que l'État doit fournir aux citoyens.C'est plutôt la bureaucratie installée à grand coup de lois, de politiques et de directives, qui ralentit la livraison du service aux clientèles.En aucun temps un fonctionnaire peut se cacher derrière sa sécurité d'emploi pour refuser de fournir un service.Il est important de mentionner que ce sont les employés de la base de la fonction publique (les plus bas salariés) qui jouissent de la sécurité d'emploi.Les hauts fonctionnaires (les amis du parti) n'ont pas cet avantage.À part les fonctionnaires, peu de travailleurs ont la sécurité d'emploi de nos jours.Cependant, en retirant cet avantage aux employés de l'État, quel autre travailleur pourra revendiquer la sécurité d'emploi ?Pourquoi faut-il toujours enlever à certains ce que les autres n'ont pas ?Ne serait-il pas mieux de vouloir donner à tous ce que certains ont ?Définitivement, l'élection de Mario Dumont fera reculer la société québécoise au temps de Maurice Duplessis où le patronage était roi et maître dans la fonction publique et que tous les employés étaient congédiés au gré du parti au pouvoir.Au fait, ne trouvez- vous pas une ressemblance tant dans ses propos que dans son nom ?Je souhaite bonne chance à mes enfants et je leur promets de mettre ma croix à la meilleure place sur mon bulletin de vote pour faire en sorte que l'Action démocratique ne prenne jamais le pouvoir.Quant aux jeunes, qui sont en âge de voter, faites bien attention car Mario Dumont vous mettra les bâtons dans les roues plutôt que de vous aider.CHRISTIAN NANTEL Saint-Constant De la démagogie L'ADQ, a dit « vaguement » Mario Dumont, veut éliminer « toutes les structures qui étudient, qui conseillent et qui font du papier ».Or, cette simple phrase est d'autant plus intéressante qu'elle a été dite spontanément, ce qui révèle souvent la structure profonde de la pensée de la personne qui l'énonce.D'abord, on pourrait voir dans cette phrase le signe d'un mépris profond envers la réflexion et la recherche, ainsi qu'une ignorance de la valeur et de l'utilité de celles-ci.Qu'un gouvernement veuille être bien informé des différents aspects de la société dont il a la responsabilité de diriger, cela est plutôt le signe d'une gouvernance éclairée.Mais manifestement Mario Dumont ne veut rien ou peu savoir ; dans son esprit, les « forces du marché » feront autant ou même mieux.Ensuite, cette même phrase identifie nettement l'étude à du remplissage de papier.Bien sûr, il faut remplir du papier pour faire rapport ; mais tout remplissage de papier n'est pas un rapport d'étude.Or, Mario Dumont laisse entendre que c'est la même chose.Cela est un sophisme, qui excite et exploite l'ignorance, l'impression et le préjugé.Un tel discours a un nom : démagogie.SERGE LAPIERRE Montréal Des salaires inférieurs MARIO DUMONT voudrait s'attaquer aux clauses concernant la sécurité d'emploi et l'ancienneté chez les fonctionnaires du gouvernement du Québec.De plus, il souhaite réduire du quart les effectifs de la fonction publique.Je crois que Mario Dumont a tort de penser ainsi.Voici pourquoi.D'ici les 10 prochaines années, environ 30 % des fonctionnaires vont prendre leur retraite.Le défi principal de la fonction publique, au cours des prochaines années, sera de remplacer tous ses retraités par des gens compétents et fiers de servir la population du Québec.Le problème principal auquel aura à faire face le gouvernement sera de trouver des gens pour combler tous les postes rendus disponibles par les retraites et aussi de retenir le personnel actuel.Pourquoi ?Parce que les salaires dans la fonction publique québécoise sont de 10 à 40 % inférieurs aux salaires offerts dans la grande entreprise et au gouvernement fédéral au niveau des postes exigeant des connaissances universitaires.De plus, les possibilités d'avancement y sont très faibles.En s'attaquant au seul avantage (la sécurité d'emploi) de travailler dans la fonction publique du Québec, M.Dumont n'incitera pas les plus brillants fonctionnaires à y faire carrière.Si M.Dumont est élu, je lui suggère de diminuer les effectifs par attrition.En agissant ainsi, il pourrait couper de 25 % le nombre de fonctionnaires dont le nom est sur la liste de paie du gouvernement d'ici les 10 prochaines années.JEAN-FRANCOIS HOULE Gatineau D'autres lettres dans notre forum interactif : www.cyberpresse.ca/lettres Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca PHOTOTHÈQUE, La Presse Le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont. 2DU1601A0924 MARDIÀ 2DU1601A0924 ZALLCALL 67 18:36:02 09/23/02 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 24 SEPTEMBRE 2002 Lisez cette page avant qu'un scalpeur ne l'arrache.Pour remercier ses clients résidentiels, Bell leur offre 500 paires de billets.Vous aimeriez assister gratuitement au match inaugural des Canadiens au Centre Bell?Composez vite le 1 866-870-8000 et découvrez instantanément si vous serez de la partie pour l'événement le plus couru en ville ! 1 866-870-8000 Sous réserve de répondre à une question d'ordre mathématique.Aucun achat requis.Concours ouvert aux résidants du Québec âgés de 18 ans et plus possédant une ligne résidentielle de Bell Canada en date du 16 septembre 2002.Le concours se déroule du 24 au 28 septembre 2002 ou jusqu'à épuisement des prix, dont la quantité diminuera tout au long du concours, selon la première éventualité.Les appels gagnants seront déterminés au hasard de façon électronique au fur et à mesure des appels pendant la durée du concours.La valeur individuelle des paires de billets varie de 41,40 $ à 207$.Règlement du concours disponible sur www.bell.ca/reglement.3080300A "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.