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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-10-01, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0101A1001 a1 mardi 2LP0101A1001 ZALLCALL 67 22:53:54 09/30/02 B MONTRÉAL MARDI 1er OCTOBRE 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 1 1 8e A N N É E > N O 3 3 7 > 7 2 P A G E S > 6 C A H I E R S 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ LA REINE DE LA POP À LA PREMIÈRE DE CINDY L'ADQ prépare une révolution infirmière MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 L'ADQ prépare une véritable révolution de la pratique et de la formation infirmières au Québec.Le parti de Mario Dumont songe à permettre aux infirmières de prescrire certains médicaments et d'effectuer des examens courants.L'ADQ veut aussi que plus d'infirmières soient formées, y compris dans une nouvelle spécialisation, les urgences.Selon les informations recueillies par La Presse, le document que rendra public aujourd'hui le Dr Stephen Morgan, membre du comité santé de l'ADQ, prévoit des responsabilités accrues pour des infirmières plus nombreuses et plus spécialisées.Ainsi, l'ADQ proposera à ses membres, en fin de semaine au cours de son congrès de Drummondville, « que la prescription de tests et de traitements, incluant la prescription de certains médicaments, fasse partie des responsabilités octroyées au personnel infirmier et à certains autres professionnels de la santé ».Voir INFIRMIÈRES en A2 DISCOURS DU TRÔNE Photo AP Céline Dion et René Angélil ont assisté hier soir à la première de Cindy au Palais des congrès de Paris, où Luc Plamondon, parolier de cette comédie musicale, les a accueillis avant le début de la représentation.Sans faire un triomphe, le spectacle a tout de même reçu un accueil chaleureux de la part des 400 spectateurs, dont plusieurs vedettes, rapporte notre correspondant Louis-Bernard Robitaille en page C1.Chrétien fidèle Une taxe pour refinancer Montréal à ses priorités Le maire Tremblay invite les Montréalais à «investir» dans leur ville G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien a fait le point hier sur les priorités de son gouvernement dans un discours du Trône de mi-mandat qui a essentiellement repris une brochette de promesses pour la plupart déjà énoncées dans des discours du Trône précédents et dans les trois livres rouges publiés par le Parti libéral depuis 1993.La gouverneure générale, Adrienne Clarkson, a en effet annoncé hier dans l'enceinte du Sénat et sous l'oeil de Jean Chrétien que le gouvernement allait s'attaquer à d'ambitieux projets sociaux qui vont de la réforme et du financement du système de santé à un vaste programme d'infrastructures urbaines échelonné sur 10 ans en passant par l'accroissement de l'aide à l'enfance, aux pauvres, aux sans-abri et aux autochtones.Le gouvernement Chrétien a également confirmé hier qu'il allait déposer d'ici la fin de l'année devant le Parlement un projet de ratification du protocole de Kyoto, qu'il allait assainir l'éthique gouvernementale et le financement des partis politiques et qu'il allait doubler l'aide internationale du Canada d'ici 2010 tout en révisant la politique étrangère du pays.C'est sans doute le chef du Nouveau Parti démocratique, Alexa Mc Donough, qui a le mieux résumé le sentiment général de l'opposition, après ce sixième discours du Trône de Jean Chrétien, lorsqu'elle s'est promenée dans les couloirs du Parlement avec un bac à recyclage bleu dans lequel elle avait placé les livres rouges du gouvernement libéral.« C'est un discours qui était totalement prévisible, a-t-elle lancé.On se demande comment le gouvernement pourra dégager les budgets nécessaires pour payer le genre de promesses recyclées que nous avons entendues aujourd'hui.» Malgré les coûts considérables que ces projets engendreront \u2014 de l'ordre de plusieurs milliards de dollars \u2014, notamment du côté des infrastructures, de l'environnement et de la santé, M.Chrétien a maintenu son engagement à ne pas faire de déficit budgétaire tout en ne donnant guère d'indices sur ses stratégies de financement.« Le gouvernement réaffectera ses ressources en fonction de ses priorités les plus importantes et de nouveaux objectifs », a-t-il écrit.Ce qu'a plus tard confirmé le ministre des Finances, John Manley, qui a affirmé que les Canadiens n'accepteraient pas de budget déficitaire.M.Manley doit présenter son premier budget en février prochain.Aujourd'hui, le premier ministre prendra la parole aux Communes afin de mettre un peu de chair autour d'un énoncé qui était plutôt maigre en détails.De toutes les mesures annoncées dans le discours, la seule qui soit vraiment nouvelle concerne un programme d'infrastructures destiné aux villes et qui doit s'étendre sur une période de 10 ans.On ne connaît pas encore la nature de ces investissements, mais elles ont d'ores et déjà le défaut de lier les mains de celui qui succédera à Jean Chrétien en février 2004.Le ministre de l'Industrie, Allan Rock, a précisé hier que le programme en question sera financé à 50 % par le gouvernement fédéral et que le reste sera réparti entre les provinces, les villes et le secteur privé.La nouvelle initiative parle d'un nouveau système de transport sécuritaire, respectueux de l'environnement, qui aidera à réduire l'encombrement dans les villes.Elle vise aussi à accroître les investissements en matière de logement abordable et en matière d'aide aux sans-abri.Voir TRÔNE en A2 > Kyoto sera ratifié, A3 > Landry indigné, A4 > Des promesses réchauffées, A5 > L'éditorial d'André Pratte, A14 ÉRIC TROTTIER « EST-CE QUE les Montréalais sont prêts à faire des sacrifices pour accélérer le développement de leur ville ?» Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, ne badinait pas quand il a posé la question, hier, devant une assemblée de gens d'affaires réunis au Cercle canadien de Montréal (Canadian Club).Montréal est plus pauvre qu'on le croit, a dit le maire, et il est temps d'envisager l'imposition d'une nouvelle taxe à la consommation qui permettra de relancer les investissements massifs dans la ville.« Nous sommes capables d'équilibrer les finances publiques, mais pas d'accélérer le développement de la ville », a dit le maire, en parlant de la situation budgétaire difficile de la métropole.« Alors, ce que nous disons aujourd'hui aux Montréalais et aux Montréalaises, c'est : êtes-vous prêts, collectivement, à investir dans la nouvelle ville pour qu'on puisse accélérer son développement, créer des emplois et améliorer la qualité de vie ?» M.Tremblay, qui tente de négocier un nouveau pacte fiscal (appelé « contrat de ville ») avec le gouvernement du Québec, a dit comprendre que le gouvernement ait ses propres problèmes budgétaires ; c'est pourquoi Québec, de qui relèvent les villes, n'a qu'à donner la permission à Montréal de lever une « nouvelle source de revenus ».Un exemple ?« On a déjà eu la taxe d'amusement et une partie d'autres taxes », répond le maire, qui se dit persuadé que les Montréalais seront en faveur de sa proposition.« Je sais que nous sommes trop taxés.J'en suis très conscient.Mais faisons au moins le débat.Si nous ne faisons rien, nous allons avoir de plus en plus de difficulté à équilibrer nos finances publiques », dit-il.En selle depuis neuf mois, le maire a eu le temps de comprendre LE problème vécu par ses prédécesseurs : les dépenses de la Ville croissent plus rapidement que ses revenus.Depuis des années, le budget de Montréal est à peu près demeuré le même \u2014 ce qui signifie que les dépenses ont dû être réduites dans bien des domaines \u2014 si bien qu'on se retrouve aujourd'hui avec un réseau d'eau potable et d'égouts à refaire, des logements sociaux à construire, des rues à asphalter, un réseau de métro à reconstruire.Parallèlement, a fait valoir le maire, la situation économique de la métropole n'est pas aussi rose qu'elle en a l'air.Voir TAXE en A2 La seule nouvelle mesure concerne un programme d'infrastructures destiné aux villes.Les écoliers peu sensibles aux enseignements de Raël Bandes dessinées E8 Bridge E6 Décès E7 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton E8 Forum A13-A15 Horaire spectacles C6 Horaire télévision C2 Horoscope E6 Loteries A2, A6 Mots croisés E8, S12 Mot mystère E8 Petites annonces - immobilier E4 - marchandises E4-E5 - emplois E5 - automobile E5-E6 - affaires D8 M É T É O Voir page S16 Ciel variable.Risque d'orages Maximum 27, minimum 15 MARIE-CLAUDE MALBOEUF LES ADEPTES de Raël \u2014 ce gourou qui clame que l'homme a été créé par des extraterrestres \u2014 recrutent dans les écoles et les cégeps, où ils ont entrepris une tournée devant les mener à Montréal, Trois-Rivières et Québec.Dans le Plateau Mont-Royal, hier, ils étaient quelques dizaines d'adultes et un chien bouclé à attendre les élèves de l'école secondaire Jeanne-Mance, qui entraient et sortaient de classes.Caisses de croix aux pieds et médaillon au cou, les raéliens ont oublié un instant leur plaidoyer en faveur de la liberté sexuelle et du clonage, préférant inviter les jeunes à remplir un formulaire pour « apostasier », c'est-à-dire se débaptiser et abandonner la religion catholique.Puis à se rassembler le dimanche pour brûler leur croix (le 6 octobre à Montréal et le 12 à Québec).« Les dirigeants catholiques sont accusés d'actes criminels, de pédophilie », explique Nicole Bertrand, qui se présente comme une « évêque raélienne ».Inondés d'appels de parents inquiets, le directeur de l'école Jeanne- Mance a vite appelé la police et utilisé l'interphone pour conseiller aux jeunes d'ignorer ces visiteurs.Ce qu'ils ont fait.Vers 15 h 30, un surveillant pressait la masse indifférente de grimper à bord de l'autobus, recueillant une à une les dizaines de croix abandonnées dans l'herbe.« Saviez-vous qu'ils disent qu'ils viennent de l'espace ?C'est insensé ! » commentait Jonathan Huberdeau, 15 ans.Voir RAËL en A2 Ne ratez rien.Seulement Créez votre propre programmation parmi plus de 275 chaînes Image et son de qualité numérique Guide horaire interactif à l'écran Détails en magasin www.bell.ca/expressvu 99$ Système Bell Express Vu 3100 3069185A 2LP0202A1001 a2 mardi 2LP0202A1001 ZALLCALL 67 23:43:02 09/30/02 B Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 A2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1er OCTOBRE 2002 DEMAIN DANS LA PRESSE Séjours d'hiver en Méditerran ée La paranoïa déclenchée par les événements du 11 septembre a considérablement affecté la demande pour les destinations du bassin méditerranéen l'hiver dernier.Au Maroc et en Tunisie, l'impact a été catastrophique.Cette année, les destinations évincées reviennent en force dans les brochures des grossistes qui lancent aussi plusieurs nouveautés, nous apprend André Désiront dans la page Vacances/Voyage.À lire demain dans le cahier Actuel AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Toutes les réactions au discours du Trône cyberpresse.ca/trone > Une nouvelle mission en vue pour la navette Atlantis cyberpresse.ca/atlantis > Relisez tous nos clavardages cyberpresse.ca/clavardage LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 2-5-7 > À quatre chiffres : 7-0-7-4 SUITES DE LA UNE TAXE Suite de la page A1 INFIRMIÈRES Suite de la page A1 RAËL Suite de la page A1 La ville du haut savoir, du multimédia et des laboratoires pharmaceutiques, qui a connu un véritable boom économique depuis une décennie, arrive au dernier rang des 26 plus grandes villes nord-américaines, lorsqu'on compare le produit intérieur brut (PIB) par habitant.Selon une étude réalisée par la Communauté métropolitaine de Montréal, le PIB de la métropole atteint à peine 26 000 $US par habitant, contre 73 500 $US à Boston.Il faut renverser la vapeur, soutient Gérald Tremblay, sans quoi Montréal est condamnée à péricliter.Une croissance économique de 5 % par année à Montréal (alors que cette croissance se situe présentement à 2 %) nécessiterait des investissements additionnels de 4,6 milliards par année.Tout le monde est invité à mettre la main à la pâte.Aux gens d'affaires, le maire demande de présenter des projets « intégrés », qui créent suffisamment de richesse pour qu'on puisse la partager et qui améliorent la qualité de vie des Montréalais.Aux 29 000 employés de la Ville \u2014 avec qui il s'apprête à négocier un nouveau contrat de travail \u2014 le maire demande de faire « un investissement » dans leur ville.Aux gouvernements, Gérald Tremblay demande de donner davantage aux villes comme la sienne.Ottawa, comme le discours du Trône l'a annoncé hier, doit investir encore plus dans les grandes villes et le gouvernement du Québec doit « partager le pouvoir » avec le gouvernement fédéral.Le maire demande par ailleurs au gouvernement québécois de payer toutes ses taxes à la Ville et de « régler la dette actuarielle » de Montréal, évaluée à 1,8 milliard, deux dossiers qui traînent depuis des années.Enfin, M.Tremblay attend de l'argent, beaucoup d'argent, du gouvernement Landry, avec qui il tente de négocier un contrat de ville.L'an dernier, durant la course électorale, Gérald Tremblay avait réclamé près de 600 millions par année du gouvernement.Le maire refuse cette fois de donner des chiffres, mais il insiste sur le fait que le gouvernement a lui aussi ses limites.« Québec a les mêmes problèmes que nous : ses dépenses augmentent plus vite que ses revenus.» « Une chose est certaine, a dit Gérald Tremblay, nous n'augmenterons pas le fardeau fiscal basé sur la taxe foncière, qui est déjà trop élevé.» L'idée de l'ADQ serait d'aller plus loin que l'actuelle loi 90 modifiant le Code des professions, adoptée le 14 juin dernier, en laissant, notamment, les infirmières des urgences évaluer et traiter des lacérations ou des brûlures, en permettant à celles qui travaillent en psychiatrie de renouveler des médicaments ou à des inhalothérapeutes d'entreprendre une thérapie à domicile.Mais l'ADQ ne s'arrêterait pas là.Devant les problèmes épineux et récurrents dans les services des urgences, le parti proposera de laisser les infirmières spécialisées dans ce secteur donner un congé aux cas stables ou « demander d'emblée la consultation du médecin spécialiste lorsque requise ».La semaine dernière, en entrevue à La Presse, Stephen Morgan, que certains voient déjà ministre de la Santé d'un gouvernement adéquiste, indiquait que les médecins devraient eux-mêmes « s'autocontrôler » pour assurer la présence d'urgentologues à l'hôpital.Il prône la création d'un CMDP (conseil des médecins, dentistes et pharmaciens) régional afin de régler les problèmes d'horaires aux urgences.Dans cet esprit, l'ADQ compte également demander aux infirmières spécialisées de faire oeuvre pédagogique auprès de la clientèle des urgences.« Une meilleure compréhension de la maladie est souvent le remède à l'anxiété qui pousse certaines personnes à utiliser le service d'urgence de façon répétée », croit-on à l'ADQ.Formation En outre, l'ADQ voudrait faire grimper en flèche le nombre d'admissions en soins infirmiers puisque la pénurie actuelle ne serait que la pointe de l'iceberg, selon le comité santé du parti.Le parti de Mario Dumont proposera donc de revoir la formation infirmière, en partie universitaire, et avec une possibilité de spécialisation.Avec les adéquistes au pouvoir, il y aurait donc deux types d'infirmières : spécialisées \u2014 deux ans de cégep et deux ans d'université \u2014, et généralistes \u2014 deux ans de cégep et un an d'université.Dans les deux cas, une partie de la formation aurait lieu en milieu clinique, mais seules les infirmières spécialistes pourraient prescrire des tests et des médicaments dans leur champ de spécialisation.Les infirmières spécialisées, pense l'ADQ, devraient notamment exister dans les domaines suivants : santé mentale, hémodialyse, salles d'opération, obstétrique, néonatalogie, soins d'urgence, soins intensifs et visites à domicile.No fault médical Par ailleurs, pour les usagers du réseau de la santé, l'ADQ étudie également, a appris La Presse, la possibilité de créer un régime juridique sans égard à la faute \u2014 ou no fault \u2014 pour assurer une indemnisation équitable des victimes d'erreurs médicales.Un peu comme dans le cas de l'assurance automobile, le programme adéquiste serait de simplifier la procédure qui coûte beaucoup de temps et d'argent aux contribuables qui cherchent à obtenir des compensations à la suite de prestations de services médicaux.Le principe aurait aussi ses avantages pour les médecins qui, estime l'ADQ, pratiquent une médecine défensive devant les coûts importants de leurs assurances-responsabilité.Toutefois, ce no fault médical n'enlèverait pas la possibilité de recours civils ou criminels, en cas d'erreur grave ou de manquement déontologique.Embarrassée, la Commission scolaire de Montréal a promis de fermer les portes de l'école au mouvement.« Mais avec la liberté d'expression, on ne peut pas les empêcher de distribuer leurs tracts sur le trottoir, a expliqué le commissaire Robert Cadotte.Leur façon d'agir est déplorable.Qu'ils aillent donc parler aux adultes à la sortie des églises ! » Les raéliens ont pourtant l'habitude de cibler les adolescents.En 1993, ils distribuaient des milliers de condoms aux portes des écoles montréalaises.L'année suivante, ils y donnaient des sacs devant servir à collecter de la nourriture pour Jeunesse au Soleil, mais qui leur a surtout permis de faire circuler des dépliants vantant leurs mérites.Au printemps dernier, le mouvement inondait de tracts les villes canadiennes, comme il l'avait fait en France un an plus tôt.Ne pas s'alarmer « Il ne faut pas trop s'alarmer.Tout ce que ça leur donne, c'est de la grosse publicité.Je n'ai jamais entendu dire que les jeunes s'enrôlaient ensuite », précise le directeur d'Info-Sectes, Mike Kropveld, beaucoup plus inquiet à l'idée de voir les raéliens manifester dimanche.« Brûler la croix, c'est comme brûler le drapeau canadien ou l'étoile de David.Il y a des lois contre ça aux États-Unis.Même ici, on peut se demander si le fait de s'en prendre à un symbole aussi puissant que cela n'est pas aller trop loin.Si ça ne ressemble pas à de l'incitation à la haine.» « On ne demande pas de renier Jésus ni son message.Seulement une organisation qui a elle-même trahi son message », rétorque Nicole Bertrand, néanmoins bien en peine d'expliquer les dérapages de son propre mouvement.Début 2002, en France, quatre raéliens (dont un « guide prêtre ») étaient condamnés à la prison pour avoir abusé d'adolescentes de 14 et 15 ans lors de conférences payantes sur « la méditation sensuelle ».Raël, de son vrai nom Claude Vorilhon, a lui-même épousé une fille de 16 ans.L'ancien journaliste sportif aurait aujourd'hui une fortune de plusieurs millions, qui lui permettrait notamment de financer un laboratoire de clonage humain à Abidjan, en Côte d'Ivoire.Le quinquagénaire dit avoir été enlevé par une soucoupe volante en 1973, avoir été alors opéré au cerveau et être devenu supérieurement intelligent.TRÔNE Suite de la page A1 Côté santé, le premier ministre a rappelé qu'il y aura une rencontre des premiers ministres au début de l'année 2003, tout de suite après la remise du rapport de la commission Romanow, afin de « jeter les bases d'un plan de réforme complet ».M.Chrétien a promis les investissements fédéraux à long terme « qui seront requis », et cela dès le prochain budget.Depuis les coupes dans les transferts sociaux aux provinces, estimées à 11 milliards entre 1995 et 2000 par l'Association médicale canadienne, les premiers ministres des provinces n'ont cessé de réclamer à Ottawa des fonds supplémentaires.Le discours du Trône reste silencieux sur l'ampleur du financement accru que le gouvernement fédéral compte verser aux provinces.Même chose pour la promesse d'accroître « de façon importante » la prestation fiscale pour enfants.On ne connaît pas l'importance de l'effort qui sera consenti et qui touchera aussi les initiatives favorisant l'apprentissage des jeunes enfants et l'accès à des services de garde de qualité, particulièrement pour les familles pauvres monoparentales.Peu sensible à la menace du premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein, de séparer sa province du Canada si Ottawa souscrit au protocole de Kyoto, le gouvernement fédéral a confirmé hier qu'il allait le ratifier très prochainement afin de respecter ses obligations en matière de réduction des gaz à effet de serre.Tout sur le discours du Trône et les réactions qu'il suscite: www.cyberpresse.ca/trone Enfin! Le Canada connaît la joie d'accueillir Attendre en valait la peine.les montres Lange.La Lange 1.Un symbole de l'ingéniosité novatrice du grand art horloger de Lange.La Lange 1 est dotée d'une platine trois quarts en maillechort naturel, de chatons en or vissés, d'une raquetterie de précision à col de cygne brevetée et d'un coq de balancier gravé à la main.La Lange 1 avec sa grande date brevetée, son rare double barillet pour une réserve de marche de trois jours et son indicateur de réserve de marche est disponible en or 18 carats ou en platine.montre.\"A.Lange & Söhne\" devint une légende.Pourtant, sitôt l'Allemagne réunifiée, Walter Lange, arrière-petit-fils d'Adolph Lange, retourna à Glashütte pour illustrer à nouveau l'art horloger Lange avec cet amour de l'innovation qui avait valu à son nom une réputation mondiale.Uniques, les montres Lange sont encore, comme par le passé, minutieusement terminées et assemblées à la main.Elles conserveront toujours leur exclusivité, à l'instar des très rares horlogers-joailliers qui représentent dans le monde les chefsd'oeuvre \"A.Lange & Söhne\".Lange Uhren GmbH, D-01768 Glashütte, Allemagne.A l'époque la plus glorieuse de la Saxe inaugurée par le règne d'Auguste le Fort, Dresde se développa en une capitale des arts et des sciences, très attachée à l'horlogerie.En 1845, Adolph Lange quitta cet environnement culturel et partit dans la région des Monts Métallifères pour fonder à Glashütte l'industrie de la haute horlogerie allemande.Avec un zèle infatigable, il commença à donner corps à sa vision du garde-temps parfait.Durant 100 ans, les montres \"A.Lange & Söhne\" furent parmi les plus prisées au monde, jusqu'à ce que la séparation de l'Allemagne fît disparaître le nom de la fière société de tout cadran de Montréal Le premier horloger Lange au Canada.Nous avons enfin le plaisir d'annoncer une bonne nouvelle aux amateurs canadiens d'horlogerie fine: chez eux, à Montréal, ils pourront désormais trouver les chefs-d'oeuvre Lange convoités dans le monde entier.L'adresse?Celle, exclusive, d'un des rares horlogers-joailliers capables de satisfaire au suprême niveau d'exigence de Lange: une atmosphère raffinée, un service compétent et un conseil à la clientèle de tout premier ordre.Château d'Ivoire 2020, rue de la Montagne Montréal tél: (514) 845-4651 fax: (514) 281-9925 Vous êtes chaleureusement conviés à visiter notre exposition spéciale \"A.Lange & Söhne\" du 11 au 17 octobre 2002.3076423A 2LP0302A1001 A3mardi 2LP0302A1001 ZALLCALL 67 23:43:16 09/30/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1e r OCTOBRE 2002 A3 LE DISCOURS DU TRÔNE Ottawa s'engage à ratifier Kyoto.pas nécessairement à le respecter CHARLES CÔTÉ LE GOUVERNEMENT canadien a réitéré hier, bien que dans une forme moins affirmative, son engagement àratifier le protocole de Kyoto contre les changements climatiques, mais il prévoit la possibilité de ne pas respecter la totalité de son engagement international de réduction des émissions de gaz àeffet de serre.« On a 240 mégatonnes à aller chercher, a affirmé à La Presse le ministre fédéral de l'Environnement, David Anderson.C'est possible qu'au point final, la réduction ne soit pas si grande.Il est prévu que certains pays ne réussiront pas à atteindre le niveau désiré (de réductions).C'est pour cela qu'il y a des mesures de pénalité dans Kyoto.» Le Canada a signé le protocole de Kyoto en 1997.Pour s'y conformer, le pays devra émettre 6 % moins de gaz à effet de serre (GES) qu'en 1990 pour la moyenne des années 2008 à 2012.Cela correspond à une réduction de 240 millions de tonnes de gaz carbonique par rapport à un scénario de laisser- faire.Le gaz carbonique (CO2) est le principal GES.Il est émis notamment lors de la combustion de carburants fossiles, comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel.Une fois dans l'atmosphère, les GES emprisonnent la chaleur du soleil.Selon le Groupe d'experts internationaux sur les changements climatiques, la hausse de la concentration de GES dans l'atmosphère due à l'activité humaine a mis en branle un processus de réchauffement global du climat.Des réductions d'émissions peuvent être obtenues par exemple en isolant mieux les maisons, en remplaçant les centrales thermiques au charbon par des centrales au gaz moins polluantes, ou en faisant en sorte que plus de gens utilisent le transport en commun.Dans le discours du Trône prononcé hier, le gouvernement fédéral affirme que relever le « défi » des changements climatiques « doit devenir un projet national ».« Vivant dans un pays nordique, les Canadiens subiront plus rapidement que d'autres certains des effets des changements climatiques, précise le gouvernement.En tant que pays prospère, le Canada doit faire sa part, et il n'y manquera pas.» Le gouvernement fédéral réitère par conséquent l'engagement annoncé par M.Chrétien au sommet de la Terre à Johannesburg à déposer « d'ici la fin de l'année.une résolution devant le Parlement portant sur la ratification du protocole de Kyoto sur les changements climatiques ».Toutefois, la forme de cet engagement constitue un « recul », selon le député Bernard Bigras, porte- parole du Bloc québécois en matière d'environnement.« On n'est pas assuré qu'il y ait un endossement d'ici décembre 2002, dit-il.À Johannesburg, M.Chrétien avait affirmé que la Chambre se prononcerait avant la fin de l'année.On peut déposer un projet, mais ça ne veut pas dire qu'il sera voté.Il se peut très bien que la Chambre ne soit pas appelée à voter, à cause du lobby pétrolier.» M.Bigras reproche en outre au gouvernement de rechercher des échappatoires, notamment en continuant d'inclure la possibilité d'obtenir jusqu'à 70 mégatonnes de crédits pour l'exportation d'énergie « propre » aux États-Unis, un concept rejeté jusqu'à maintenant par les autres signataires de Kyoto.« Mon interprétation, c'est que le gouvernement s'engage à respecter certaines obligations, mais pas le protocole dans son entier », dit-il.De leur côté, les groupes écologistes se sont réjouis du contenu du discours du Trône.« On se rapproche un peu plus de la ratification », dit Steven Guilbault, de Greenpeace.« Nous sommes heureux de voir qu'ils vont soumettre une résolution en Chambre, dit John Bennett, du Sierra Club.Ils n'ont pas l'obligation de le faire.Cela montre que les efforts de l'Alberta et de l'industrie n'ont pas fait dévier le gouvernement.La Chambre de commerce du Canada, qui a lancé une campagne publicitaire et une offensive politique contre la ratification de Kyoto, s'est déclarée « inquiète » et a exprimé ses « frustrations au sujet du peu de renseignements fournis par le gouvernement au sujet du coût de la mise en oeuvre du protocole de Kyoto ».En cela, les préoccupations de l'industrie rejoignent celles des écologistes.« On n'aura jamais les réponses à toutes les questions, mais on peut avoir une idée, un cadre de ce qu'on va faire », dit M.Guilbault.Hier, M.Anderson a indiqué que les provinces et les industriels ont tout les éléments en main pour convenir d'un plan avec lui.« On connaît l'analyse sur sept industries et sept régions, dit-il.C'est maintenant le temps de choisir.Évidemment, l'Alberta ne veut pas, mais c'est toujours possible.Nous avons trois semaines avant la réunion des ministres de l'Environnement et de l'Énergie.» Cette réunion aura lieu à Halifax le 21 octobre.Dix nouveau parcs nationaux Par ailleurs, le gouvernement a annoncé hier dans le discours du Trône la création de 10 nouveaux parcs nationaux d'ici cinq ans.La nouvelle a réjoui Christie Spence, responsable de la campagne pour la création de parc nationaux à la Fédération canadienne pour la nature.« Il y a un plan depuis 1988 au gouvernement, dit-elle.Il y avait des promesses dans les trois dernières campagnes libérales.Le problème depuis des années, c'est que Parcs Canada n'a pas d'argent.On attend pour très bientôt une annonce de fonds.On a calculé qu'il coûterait 165 millions pour créer huit parcs.» Toutefois, aucun de ces parcs ne sera créé au Québec.Selon Mme Spence, trois sont fin prêts : Ukkusiksalik (Wager Bay), au nordouest de la baie d'Hudson dans le Nunavut, les îles du Golfe (Gulf Islands) en Colombie-Britannique et les monts Torngats au Labrador.D'autres parcs pourront être créés à l'île Bathurst (Nunavut), au grand lac des Esclaves, au monts Mealey (Labrador) et dans la région d'Interlakes (Manitoba).Photo PC Des investissements en vue Le premier ministre Jean Chrétien écoute attentivement la gouverneure générale du Canada, Adrienne Clarkson, durant le discours du Trône.Parmi les points saillants du discours présenté hier à Ottawa, le gouvernement a annoncé un nouveau programme d'infrastructures pour les municipalités et des investissements fédéraux dans le logement social.Ottawa reconnaît ses devoirs en santé ALEXANDRE S I R O I S LES INTENTIONS d'Ottawa quant au lancement d'un plan de réforme complet du système de santé assorti d'investissements fédéraux à long terme plaisent aux acteurs québécois du réseau de la santé, qui souhaitent toutefois voir la couleur de cet argent frais au plus vite.Ainsi, pour le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Yves Dugré, les passages du discours du Trône d'hier sur la santé représentent carrément une « semi-reconnaissance du déséquilibre fiscal » de la part d'Ottawa.« Il y a eu un désengagement du fédéral en santé depuis les années 1990, de façon importante, qui a des conséquences dans toutes les provinces.Et ça touche davantage le Québec parce qu'on sait que le niveau de richesse est moyen par rapport à la moyenne canadienne », a déclaré le Dr Dugré.La directrice générale de l'Association des CLSC et CHSLD du Québec, Andrée Gendron, estime pour sa part que la proposition fédérale, qui prévoit des investissements en santé à la suite d'une rencontre des premiers ministres au début de 2003, est « intéressante ».Elle manifeste tout de même certaines inquiétudes quant au moment où les dits investissements seront annoncés officiellement.« Au Québec, on sait ce qu'on a comme priorités, a dit la directrice générale.C'est consensuel.Ce qui nous manque ce sont les sous.Donc, c'est un peu préoccupant quand on voit que le transfert (de fonds) pourrait peut-être prendre un an et demi ou deux ans.» Parallèlement, le Dr Dugré a semblé craindre que les intentions d'Ottawa ne prennent jamais forme.« On trouve que c'est une bonne nouvelle, mais ce ne sont trop souvent que des paroles.Ce n'est pas d'hier que les gouvernements disent que leur priorité, c'est la santé.Mais il va falloir qu'ils ouvrent les vannes un peu », a-t-il lancé.Le président de la Fédération des omnipraticiens, Renald Dutil, était encore plus circonspect.Pour lui, le discours du Trône demeure un « énoncé d'intentions », sans plus.« C'est très bref, on reste sur notre faim.Mais à tout le moins on annonce des investissements fédéraux à long terme.Est-ce qu'on va les augmenter ?Il est impossible de le conclure actuellement », a-t-il dit.Le Dr Dutil a lui aussi fait savoir qu'une augmentation « significative » de la contribution du fédéral en santé, qui a chuté radicalement au milieu des années 1990, est essentielle.« Les problèmes qu'on connaît ne sont pas étrangers, loin de là, à la réduction des transferts fédéraux pour ce qui est des programmes sociaux et de la santé, a-til expliqué.Là-dessus, je pense que Québec a parfaitement raison de parler d'un déséquilibre fiscal et de réclamer davantage d'investissements.Par ailleurs, le gouvernement fédéral a aussi précisé hier qu'il comptait aller de l'avant avec « un plan d'action dans les secteurs de la santé qui relèvent directement de sa responsabilité ».Une affirmation qui préoccupe Mme Gendron, qui a exhorté Ottawa à respecter les juridictions et les besoins du Québec en santé.Les maires réclament du concret KARIM BENESSAIEH MÊME S'ILS APPRÉCIENT l'annonce d'un programme d'infrastructures étalé sur 10 ans, les maires estiment que le discours du Trône manque nettement d'engagements précis.La gouverneure générale a consacré une importante partie de son allocution aux municipalités, promettant une dizaine de mesures pour « des villes compétitives et des communautés en santé ».Transport, logement abordable, immigration, autochtones, développement économique, drogue et, bien sûr, programme d'infrastructures tripartite : le programme, de toute évidence, ratisse large.« Satisfait ?Oui et non, dit le maire de Longueuil, Jacques Olivier.Oui, parce qu'on mentionne que les villes existent, qu'on a un programme d'infrastructures sur 10 ans, parce qu'on parle de croissance.Non, parce ce que je ne vois pas de chiffres.Des voeux pieux, c'est toujours bon, mais je suis sceptique.» Les infrastructures de la nouvelle ville de Longueuil, avec ses 385 690 habitants, représentent quelque quatre milliards de dollars, a-t-il rappelé.L'état des aqueducs, des égouts et des routes est loin d'être le même dans les sept anciennes municipalités qui ont fusionné.Depuis trois mois, la Ville a par ailleurs entamé le processus d'évaluation de l'état de ses infrastructures.La facture, de toute évidence, sera salée.Longueuil a récemment adopté son plan triennal d'immobilisations qui prévoit des investissements de 750 millions.Si les promesses se concrétisent, ce sont quelque 83 millions pendant trois ans qu'on attend d'Ottawa, le reste provenant de Québec et des coffres de la Ville.Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, se dit « déçu » de ne pas trouver dans ce discours une ferme intention d'investir dans les infrastructures municipales de base.Lui aussi dénonce le manque d'engagement précis à ce chapitre.M.Vaillancourt est président de la Coalition pour le renouvellement des infrastructures du Québec, qui regroupe 21 organisations et demande depuis 1999 une hausse des investissements dans ce domaine.« J'applaudis aux idées du discours sur le transport et le logement abordable, mais à quoi ça va servir si nous ne pouvons plus avoir confiance dans les infrastructures d'eau potable et sur notre voirie ?» Selon cinq experts universitaires consultés par sa coalition, le Québec a besoin d'investir un milliard par année pendant 15 ans dans ses infrastructures de base \u2014 égouts, eau et voirie \u2014 simplement pour arrêter leur dégradation.Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a fait savoir qu'il réservait ses commentaires jusqu'à ce qu'il ait pris plus ample connaissance des mesures annoncées hier. 2LP0402A1001 1er octobre A4 2LP0402A1001 ZALLCALL 67 23:44:00 09/30/02 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1er OCTOBRE 2002 LE DISCOURS DU TRÔNE Une occasion ratée, croit Landry Les phrases creuses G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 « (.) le gouvernement ira de l'avant avec un plan d'action dans les secteurs de la santé qui relèvent directement de sa responsabilité.» Quel plan ?Quels secteurs ?Combien cela coûtera-t-il ?Qui financera ce plan ?Les provinces ?Le gouvernement fédéral ?Quand ce plan sera-t-il mis en place ?Le discours du Trône d'hier est ainsi truffé de phrases mystères, creuses, qui ont certes fait bondir l'opposition \u2014 ce qui était prévisible \u2014 mais qui ont surtout apporté leur lot de nouvelles interrogations.En santé, par exemple, comme le soulignait le chef conservateur Joe Clark hier, M.Chrétien a annoncé une conférence des premiers ministres.« Il n'est pas nécessaire de mettre un terme aux travaux de la Chambre, a dit M.Clark, pour écrire un discours du Trône qui annonce une conférence des premiers ministres sur la santé.Il y a le téléphone pour ça.» Étant donné les traditions qui entourent les discours du Trône depuis 1295 et qui servaient surtout aux rois, jadis, pour réclamer de nouvelles taxes au Parlement d'Angleterre, on ne s'étonnera guère de la brièveté de l'exercice \u2014 14 pages hier \u2014 et du caractère pour le moins imprécis des énoncés de politique qui y sont contenus.Mais le discours d'hier était particulièrement fertile en énoncés creux, en litanies de bonnes intentions.En voici quelques-uns.> Sur l'équilibre budgétaire : « Le gouvernement réaffectera ses ressources en fonction de ses priorités les plus importantes et de nouveaux objectifs.» > Sur la réglementation des marchés : « Le gouvernement mettra en oeuvre une stratégie de réglementation intelligente pour accélérer les réformes dans certains secteurs clés afin de promouvoir la santé et le développement durable, de contribuer à l'innovation et la croissance économique et de réduire les tracasseries administratives pour les entreprises.» > Sur les valeurs mobilières : « Le gouvernement collaborera avec toutes les parties intéressées pour faire en sorte que le Canada possède le système moderne et efficace dont il a besoin pour régir les valeurs mobilières.» > Sur la pauvreté chez les autochtones : « Le gouvernement collaborera avec les provinces intéressées et étendra l'application des projets pilotes existants afin de répondre aux besoins des personnes autochtones qui vivent dans les villes.> Sur le développement des régions : « Le gouvernement ciblera ses activités de développement économique régional pour mieux répondre aux besoins de l'économie du savoir et permettre aux communautés urbaines, rurales et nordiques de faire face à des difficultés qui leur sont propres.» > Sur l'éthique gouvernementale : « Au début de la présente session, le gouvernement fournira une direction claire en matière de normes d'éthique pour les élus et les hauts fonctionnaires, y inclus de meilleurs mécanismes d'application.> Sur l'environnement : « Dans le cadre du protocole de Kyoto, le Canada s'est engagé à respecter d'ici 2012 certaines obligations en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.» TRISTAN PÉLOQUIN Le premier ministre du Québec, Bernard Landry, s'est indigné du fait que le dicours du Trône n'ait fait aucune mention du déséquilibre fiscal.« Je pense qu'une belle occasion a été ratée par le gouvernement Chrétien de reconnaître un problème aussi fondamental que celui du déséquilibre fiscal », a commenté M.Landry alors qu'il était de passage au marché Bonsecours, à Montréal.« M.Chrétien, en tant que Québécois, aurait dû faire référence aux 50 millions par semaine que représente ce déséquilibre.» Selon lui, les trois principaux partis politiques du Québec ainsi que toutes les provinces canadiennes reconnaissent maintenant l'existence du déséquilibre fiscal.« Qu'est-ce qu'il faut à M.Chrétien pour qu'il comprenne que nos responsabilités sont énormes et qu'il retient de l'argent qui revient de droit aux provinces ?» Il a également rappelé qu'un grand forum sur la question aurait lieu la semaine prochaine.« J'espère que M.Chrétien profitera de cette occasion pour entendre le message que lui lancent les trois partis politiques québécois », a-t-il ajouté.M.Landry a aussi vertement critiqué l'intention du gouvernement fédéral d'en faire davantage en matière de santé.« S'il veut se mêler de santé, M.Chrétien devra respecter la constitution et se souvenir que la santé est de compétence provinciale », a-t-il indiqué.De son côté, le député libéral Benoît Pelletier, porte-parole de l'opposition dans les dossiers constitutionnels, s'est lui aussi dit déçu que le gouvernement Chrétien ait omis d'aborder la question du déséquilibre fiscal.« Cette question-là demeure entière, a-t-il avancé.C'est un enjeu majeur pour la fédération canadienne, alors le premier ministre a manqué une belle occasion de montrer un peu de souplesse et d'ouverture.» M.Pelletier s'est aussi dit inquiet de l'annonce d'investissements fédéraux dans le domaine des affaires municipales et urbaines.« Chaque fois qu'on voit les compétences provinciales touchées par des dépenses fédérales, ça nous préoccupe beaucoup », a-t-il déclaré.Du côté de l'Action démocratique, la députée Marie Grégoire suppute que ce n'est pas un « oubli » si Ottawa a évité d'aborder le sujet du déséquilibre fiscal.« M.Chrétien doit laisser le vent venir, a-t-elle commenté.Il y a une rencontre qui se prépare, alors il n'en fait pas un enjeu majeur, mais il doit savoir que c'est à l'agenda ».Avec la Presse Canadienne Photo CP Du neufavec du vieux Alexa Mc Donough s'est adressée aux médias hier armée d'un bac de recyclage où, selon elle, le gouvernement aurait repêchéle livre rouge des libéraux pour le transformer en discours du Trône.Le FRAPRU veut des engagements plus précis TRISTAN PÉLOQUIN TOUT EN SALUANT la volonté d'Ottawa d'augmenter ses investissements en matière de logement social, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) demande au gouvernement Chrétien de faire des gestes concrets dans son prochain budget.Le gouvernement Chrétien s'est engagé hier, par la voix de la gouverneure générale, Adrienne Clarkson, à augmenter ses investissement en matière de logement social, « particulièrement dans les villes qui où le problème est le plus aigu.» Il s'est également engagé à donner aux communautés les outils nécessaires pour « la mise en oeuvre de stratégies locales » visant à réduire la clochardisation.« Ces promesses manquent de précision, a commenté François Saillant, coordonnateur du FRAPRU, peu de temps après le discours du Trône.C'est bien beau qu'Ottawa s'engage à augmenter sa contribution à la construction de logements abordables, mais on veut maintenant entendre le ministre des Finances, John Manley, s'engager clairement à régler ce problème dans le prochain budget fédéral.» Selon les estimations du FRAPRU, Ottawa devra verser deux milliards supplémentaires par année pour s'attaquer sérieusement à la crise du logement.« Au Canada, ce sont 833 000 personnes qui consacrent plus de la moitié de leur revenu pour se loger.C'est une augmentation de près de 50 % depuis 1991.Le gouvernement doit consacrer des sommes substantielles à ce problème », a ajouté M.Saillant.En décembre, le gouvernement Chrétien s'était engagé à verser 680 millions dans un programme conjoint avec les provinces pour financer la construction de logements sociaux.Sur cette somme, 162 millions sont destinés au Québec et permettront la construction de 6500 logements, dont 5000 seront destinés aux personnes à faible revenu.« Le gouvernement fédéral doit clairement s'engager à investir directement dans la construction de coopératives d'habitation et de HLM.Une trop grande partie de cet argent sert à financer des logements dits abordables mais qui ne le sont pas.À 700 $ ou 800 $ par mois pour un logement de cinq pièces censé être abordable, on est loin d'aider les plus démunis à se loger.» Au cours des prochaines semaines, le FRAPRU entend multiplier les coups d'éclat pour convaincre le gouvernement Chrétien d'en faire plus en matière d'aide au logement.Une manifestation devant le Parlement fédéral est d'ailleurs prévue pour le 29 octobre.Plusieurs organismes canadiens de défense pour le droit au logement entendent également organiser une rencontre avec le ministre responsable de la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL), David Collenette.Il y a bel et bien de l'argent à Ottawa, selon la CSN L I A LÉVESQUE Presse Canadienne CE QUI N'EST PAS dans le discours du Trône, à savoir une modification des règles à l'assuranceemploi, mécontente les centrales syndicales du Québec.Tant à la FTQ qu'à la CSN, les dirigeants ont déploré ce silence, qui dure malgré le fait que le régime d'assurance-emploi affiche d'énormes surplus alors qu'un nombre limité de travailleurs en chômage ont accès aux prestations ou ont accès à des prestations insuffisantes.Quant à la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, elle s'est étonnée de voir tant d'investissements dans tant de domaines.« J'ai rarement vu un premier ministre nous annoncer qu'il a autant de ressources à distribuer, alors qu'il nous dit vouloir garder le cap sur l'équilibre budgétaire et le remboursement de la dette.Il a donc des surplus faramineux à redistribuer.Par ailleurs, il ne parle surtout pas de reconnaître l'existence du déséquilibre fiscal et de le corriger », déplore-t-elle.Par ses annonces d'investissements en santé et auprès des familles, le gouvernement Chrétien a fait la preuve que les besoins sont dans les provinces, alors que l'argent est à Ottawa, a lancé Mme Carbonneau.La présidente de la Confédération des syndicats nationaux signale aussi le silence du gouvernement fédéral sur le congé parental que Québec veut implanter et qui nécessite sa collaboration.Voilà une mesure qui aurait aidé les familles, note-t-elle, rappelant que le gouvernement Chrétien dit justement vouloir aider les familles, les enfants, et lutter contre la pauvreté.La dirigeante syndicale souligne qu'Ottawa a bien des projets dans la santé, une compétence provinciale, alors que, dans ses propres compétences, « c'est là où il a le moins de projets ».Elle n'en a pas contre des investissements en santé ou pour les familles mais préférerait qu'Ottawa verse les sommes requises aux provinces.Sourire en coin, Mme Carbonneau signale que, parmi les catégories d'exclus qu'il a mentionnés (autochtones, enfants pauvres), le gouvernement Chrétien a oublié les femmes.L'occasion aurait été belle, note Mme Carbonneau, pour annoncer une loi sur l'équité salariale pour les travailleuses.À la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, le président, Henri Massé, s'impatiente aussi de voir le gouvernement Chrétien annoncer qu'il attendra la publication du rapport de la Commission Romanow sur les soins de santé avant de réinvestir en santé.« On le sait déjà que ça prend plus d'argent en santé », clame M.Massé, rappelant que M.Romanow lui-même l'a déjà dit.Quant aux investissements annoncés en éducation et en matière de soutien aux familles et aux démunis, M.Massé y voit « une intrusion dans les compétences du Québec ».M.Massé ne s'attendait pas à en apprendre davantage dès maintenant sur le protocole de Kyoto et sa mise en oeuvre.« Redire qu'il va ratifier, ça nous satisfait », a-t-il conclu. 2LP0502A1001 a05 foglia mar 1er octob 2LP0502A1001 ZALLCALL 67 23:44:16 09/30/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1e r OCTOBRE 2002 A5 Dans mon casier, parfois, mais de plus en plus rarement, une lettre écrite à la main, comme celles qui m'impatientaient jadis, à la calligraphie incertaine, trois pages de pattes de mouche.Cher monsieur, j'ai cherché toute ma vie un sens à la vie, j'ai élevé une nombreuse famille, j'ai de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants (je suis octogénaire), l'autre dimanche je tenais dans mes bras un de ces arrière-petits-enfants, j'avais les larmes aux yeux et je sais bien ce qu'on pensait de moi dans la pièce où nous étions : pépère est ému.Pas tant qu'ils le croient.Pépère pensait que quelqu'un l'avait déjà tenu comme ça aussi quand il était petit, et puis tout de suite après la vie avait déboulé, aujourd'hui je suis très fatigué, je pense que je vais mourir d'épuisement, je pleurais d'épuisement cher monsieur.(ne mettez pas mon nom si vous parlez de moi, dites seulement que c'est un vieux camionneur retraité qui vous a envoyé ça).Il me semble qu'on ne pourrait pas écrire sur un écran : pleurer d'épuisement.Il faut du papier, je crois.Avant, je recevais une vingtaine de lettres comme celle-là par mois, aujourd'hui, deux ou trois par année.Et deux millions et demi de courriels stéréotypés par jour.Non, ce n'est pas vrai.Quand on fait le tri, je n'en reçois pas tant.Le tri ?Il y a d'abord toutes ces pubs qui, je ne sais trop comment, se fraient un chemin jusqu'à ma boîte de réception malgré les filtres pour les bloquer.Les compagnies de finance qui veulent me prêter de l'argent à des taux incroyables, aussi ces Africains qui aimeraient bien investir 20 millions à Saint- Armand et qui comptent absolument sur moi pour les conseiller (mon collègue Claude Piché a déjà chroniqué sur ces escrocs), et plus troublant encore, il y a ces gens qui, deux ou trois fois par semaine, me promettent que je serai le plus heureux des hommes quand mon pénis sera un pouce et demi plus grand.Ils ont une méthode infaillible pour l'étirer.Rassurez-moi, ditesmoi que vous recevez aussi ce genre de proposition, sinon, parano comme je suis, je vais croire à un complot, ou pire, que quelqu'un de mon entourage essaie de me passer un message.Les aigrefins éliminés, il ne reste plus qu'un million et demi de courriels dans ma boîte au lieu de deux, la presque totalité provenant de récidivistes, d'habitués, je veux dire.Je reconnais leur adresse électronique, ah ! non pas lui.L'habitude porte à la familiarité.Un quidam sur le bord de la route l'autre jour, comme je passais à vélo : c'est Foglia ?Ce n'est pas que je tienne tant au « monsieur », c'est que, toujours, la familiarité me poisse.Que disions-nous ?Ah ! oui.Ah ! non.Je ne sais plus.Toujours est-il qu'il fut un temps ou le poète et le littéraire abondaient dans cette chronique.J'ai su, avec délicatesse, le décourager de m'envoyer ses pouèmes et ses livres publiés à compte d'auteur, et, merci mon Dieu, il m'a entendu.Je cherche maintenant le moyen de me débarrasser d'une engeance plus redoutable encore que le littéraire : le maître d'école.Celui-là ne lit pas une chronique.Il lit la copie de l'élève Foglia et la commente dans la marge : bon travail.Ou le contraire : peut mieux faire.Explicite : le style laisse à désirer, mais les idées sont là.Ou le contraire encore : du style, mais pour les idées c'est n'importe quoi.Ça m'énarve.Je suis tombé l'autre jour sur cette citation de Nietzsche qui, après une légère retouche, me chausse bien le pied, je trouve : Ce que nous faisons n'est jamais discuté, mais seulement loué ou blâmé (1).Parlant de citation, savez-vous s'il y a eu récemment, dans les librairies du Québec, une liquidation du grand dictionnaire des citations ?En tout cas, on jurerait que vous l'avez appris par coeur.Ces temps-ci, vous saupoudrez vos courriels de Chamfort, Talleyrand, Pivot, Simenon, Malraux, Giraudoux, envoye donc, c'est pas de l'onguent ! Même Baudrillard, vous lisez Baudrillard, vous ?Je ne vous crois pas.Une pomme chaque matin, dit le proverbe, éloigne le médecin.surtout si tu vises bien, a ajouté Churchill.La première fois, je devais avoir huit ans, ha ! ha ! ha ! Mais depuis je l'ai entendue 237 654 fois, alors le ressort est cassé.Je l'ai faite dans ma chronique l'autre jour, par dérision, un clin d'oeil absurde puisque je visais un curé au lieu d'un médecin.237 654 joyeux lecteurs se sont dépêchés de me corriger.Vous êtes gentils de vous occuper de mon éducation, mais ce n'était pas nécessaire.C'est que, voyez-vous, j'ai été élevé dans un milieu populaire où le calembour et la citation tenaient lieu de culture.Fait que je suis incollable sur le sujet.En particulier Sacha Guitry.J'en profite d'ailleurs pour vous annoncer que je donne jeudi prochain à Saint-Hyacinthe, au centre culturel Jules-Gadouas, une soirée Guitry et fromages, je chanterai aussi quelques chansons militaires.L'entrée est libre pour les handicapés mentaux, prix spéciaux aux auditeurs des Refrains d'abord.Parlant de Saint-Hyacinthe, toutes mes excuses à l'évêque de l'endroit, Monseigneur Homère Gidouille, que j'ai appelé par erreur, dans la même chronique, Robert Laplante, ou était-ce Jacques Leblanc ?Anyway, je me suis trompé, ça arrive.Voilà.Puisque c'est un courrier, il faudrait que je le termine par le courriel d'un lecteur.Tirons celui-ci au hasard, voyons voir : le gagnant est Gérald Blanchet, qui m'écrit de Levallois, dans la banlieue de Paris.Je vis en France depuis deux ans, si possible j'aimerais avoir des nouvelles de la rue Fullum, y a-t-il encore des tournesols devant mon ancienne maison, et savezvous si Yolande Villemaire a publié un livre récemment ?Pour Mme Villemaire je sais, elle a publié l'an dernier Des petits fruits rouges (chez XYZ).Je ne l'ai pas lu.Pour les tournesols, la saison est passée.Et je ne saurais vous dire pour la rue Fullum précisément, mais pas très loin de là, rue de Bordeaux, je connaissais une dame délicieusement anachronique qui est morte à la fin juillet.Elle s'appelait Yvonne.Elle confectionnait des chapeaux.Elle a toujours refusé de me recevoir.J'ai fini par apprendre par une de ses clientes qu'elle était énorme, pachydermique.On lui avait même cousu (broché ?) l'estomac.Elle me racontait des histoires baroques et, une fois que je lui demandais mais enfin, c'est vrai ce que vous racontez ?Elle m'avait répondu : j'invente et je me souviens.Je verrais bien M.Charest en faire sa devise.(1) En fait, c'est une traduction assez libre de ce que Nietzsche a vraiment dit, les paroles exactes étant : ploc, ploc, fizz, fizz, oh ! what a relief it is (page 264, Le Gai Savoir).PIERRE FOGLIA p f o g l i a @ l a p r e s s e .c a N'écrivez plus au chroniqueur LE DISCOURS DU TRÔNE Un ramassis de promesses non tenues, clament à l'unisson les partis d'opposition JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Les partis de l'opposition aux Communes ont vertement critiqué les intentions du gouvernement Chrétien contenues dans le discours du Trône en soutenant qu'il s'agissait d'un ramassis de vieilles promesses non tenues par les libéraux depuis 1993.À l'unisson, les chefs des quatre partis d'opposition ont soutenu que ce « testament politique » du premier ministre Jean Chrétien ne passera pas à l'histoire comme un document audacieux et innovateur.« C'est très révélateur de ce gouvernement libéral quand les promesses faites en 2002 ressemblent si étrangement aux promesses faites en 1993 », a déclaré le chef de l'Alliance canadienne, Stephen Harper, qui a aussi dénoncé l'absence de plan, de détails et de prix.« Un grand nombre des initiatives annoncées ont déjà été mises à l'essai, sous une forme ou une autre, et ont misérablement échoué.Le soi-disant héritage du gouvernement libéral semble répéter les échecs passés », a ajouté M.Harper, qui doit répliquer plus en détails au discours du Trône aujourd'hui en tant que chef de l'Opposition officielle.La leader du NPD, Alexa Mc Donough, s'est montré tout aussi sévère, allant même jusqu'à se promener dans les couloirs du Parlement avec un bac à recyclage bleu pour illustrer ses critiques.« Les libéraux sont allés chercher leur livre rouge dans la boîte à recyclage pour nous répéter leurs vieilles promesses non respectées concernant la lutte contre la pauvreté chez les enfants et le renouvellement des infrastructures urbaines », a déclaré Mme Mc Donough.« Les Canadiens ne seront pas dupes de cette tactique car ils savent que les promesses des libéraux sont comme des fleurs fraîchement coupées.Elles ne durent pas longtemps », a ajouté la leader néo-démocrate.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a soutenu que le premier ministre Chrétien n'a pas modifié d'un iota sa « vision centralisatrice » du pays.M.Duceppe a dit craindre que, par le biais de programmes tels que celui touchant les infrastructures municipales et le logement social, le gouvernement fédéral n'empiète encore plus sur des champs de compétence des provinces.« Le discours du Trône est le testament politique de Jean Chrétien, un testament qui souligne les choix à faire pour le Canada.Toutefois, force est de constater que Jean Chrétien n'a pas couché le Québec sur son testament », a déclaré M.Duceppe.Le chef bloquiste s'est aussi insurgé contre le fait que le gouvernement libéral passe sous silence des questions importantes telles que le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces et le financement à long terme du régime des soins de santé.Il s'est dit déçu de voir qu'aucun plan pour venir en aide aux travailleurs et les entreprises du bois d'oeuvre durement touché par le différend commercial opposant le Canada aux États-Unis n'a été annoncé.« Avec son dernier discours du Trône, Jean Chrétien avait une occasion en or d'agir dans le sens des intérêts du Québec.Encore une fois, il a manqué sa chance », a martelé M.Duceppe.Photo PC Paul Martin rencontre les journalistes après la lecture du discours du Trône.Paul Martin craint un retour des déficits JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 L'ancien ministre des Finances, Paul Martin, s'est montré inquiet hier de voir le gouvernement fédéral retomber dans l'ornière des déficits devant la longue liste de projets coûteux que veut parrainer le premier ministre Jean Chrétien avant de tirer sa révérence en février 2004.Réagissant aux intentions du gouvernement Chrétien annoncées dans le discours du Trône, M.Martin a soutenu que les Canadiens veulent investir dans des secteurs tels que la santé, les infrastructures et la lutte contre la pauvreté et les changements climatiques.Mais ces projets ne doivent pas être financés en mettant en danger l'équilibre budgétaire des cinq derniers exercices financiers atteint après des années de compressions, a laissé entendre M.Martin, qui poursuit sa campagne au leadership.Attendu par une meute de journalistes à l'extérieur de la Chambre des communes, M.Martin s'est toutefois abstenu de critiquer directement le premier ministre Chrétien, son éternel rival qui l'a limogé du cabinet en juin.Mais il a tout de même tenu à prendre ses distances en affirmant qu'il s'agit de « leur » discours du Trône, faisant ainsi allusion au travail des troupes de Jean Chrétien.« C'est clair que le discours du Trône est le reflet d'un travail sérieux.C'est certainement la direction que les Canadiens veulent.Maintenant, lorsqu'on lit le document, ils ont dit que c'est leur intention de maintenir des budgets équilibrés, de rembourser la dette.Cela aussi est la priorité des Canadiens », a commenté M.Martin.Durant un point de presse, M.Martin a répété à au moins une autre reprise qu'il est « important » que le gouvernement fédéral continue à déposer des budgets équilibrés et à rembourser la dette accumulée, qui frise toujours les 541 milliards de dollars.Dans le discours du Trône, le gouvernement Chrétien s'engage à maintenir l'équilibre budgétaire au cours des prochains exercices financiers.« Nous ne mettrons pas en péril les réalisations accomplies au cours de la dernière décennie.Nous continuerons d'être prudents et de vivre selon nos moyens.» Mais du même souffle, Ottawa entend notamment investir davantage dans le régime de soins de santé, financer des mesures pour lutter contre la pauvreté chez les enfants, améliorer les perspectives d'avenir des autochtones, investir dans un programme d'infrastructures municipales d'une durée de 10 ans, et investir dans l'économie du savoir.Devant une telle liste de projets, les gens d'affaires du pays se sont également dits inquiets de voir le fédéral retomber dans les déficits.La présidente de la Chambre de commerce du Canada, Nancy Hughes Anthony, a souligné que le ministre des Finances, John Manley, avait déjà indiqué que le fédéral n'aurait pas une grande marge de manoeuvre au cours du présent exercice financier à cause du ralentissement de l'économie américaine dont dépend tant le Canada.« Compte tenu des propos de M.Manley, on se demande comment on peut se payer le luxe d'avoir cette grande liste de projets.Il faut éviter à tout prix de retomber en déficit », a déclaré Mme Hughes Anthony.M.Manley a, quant à lui, soutenu que les Canadiens ne pardonneraient pas aux libéraux s'ils devaient retourner à un budget déficitaire.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE LE BAS-CUISSARDE RAYURES GRAPHIQUES 8.99 ÉCONOMISEZ 25% sur le bas TWIK pure mode de la saison à porter avec toutes les jupes courtes.Tricot coton-lycra rayé en noir/blanc, marine/denim, indigo/lime, rouge/bleu, gris/bourgogne, magenta/indigo.Aussi en coloris unis de noir, blanc, marine.Taille unique.Rég.13.00 LA TUQUE COTON PÊCHEUR 9.99 ÉCONOMISEZ 33% sur une tuque TWIK exclusive qui fait la tête dans le vent avec son gros tricot pur coton au naturel, tout en câbles marins couleur écrue.Taille unique.Rég.15.00 Foulard à coordonner 25.95 3083284A 2LP0601A1001 2LP0601A1001 ZALLCALL 67 22:41:54 09/30/02 B Marie Deschamps fait son entrée à la Cour suprême Une intronisation sous le signe de l'humour ISABELLE DUCAS Presse Canadienne OTTAWA \u2014 La nouvelle juge de la Cour suprême du Canada, la Québécoise Marie Deschamps, a commencé hier sa carrière au plus haut tribunal du pays sous le signe de l'humour, en faisant rire ses collègues et le parquet de l'austère salle d'audience.Après avoir prêté serment, la juge Deschamps a commencé son discours, dans l'enceinte du tribunal, en disant qu'elle était honorée de se voir confier les responsabilités rattachées au poste de « juge en chef », une erreur qui a provoqué l'hilarité générale, y compris celle de Beverley Mc Lachlin, la véritable juge en chef de la Cour suprême et patronne de la nouvelle venue.« Ça doit être l'émotion ! » a expliqué Mme Deschamps en riant.Le ministre de la Justice, Martin Cauchon, qui a annoncé la nomination de Marie Deschamps il y a près de deux mois, y a vu « un lapsus qui reflète la capacité de tous les membres du tribunal.Les gens qui ont accès à la Cour suprême du Canada sont des gens qui sont tous sur la ligne de départ pour accéder un jour à la présidence du tribunal », a-t-il souligné.Mais avant de penser à une promotion, la juge Deschamps devra travailler dur, a noté le ministre, lorsqu'il s'est adressé aux juges et aux invités.M.Cauchon a rappelé que Marie Deschamps, qui aura bientôt 50 ans, est une grande sportive qui court des marathons.« On m'a dit que vous vous prépariez à courir un autre marathon cet automne, a-t-il dit.Mais maintenant, vous allez courir en double.Beaucoup de travail vous attend et chaque dossier à la Cour suprême du Canada est un marathon.» Inclassable Marie Deschamps est connue pour sa « capacité de travail qu'il est permis, selon certains, de qualifier d'acharnement », a souligné Michel Bouchard, sousministre de la Justice du Québec, qui remplaçait à la cérémonie le ministre Paul Bégin, retenu à Québec.Mais elle possède également une longue liste de qualités, autant personnelles que professionnelles, a fait remarquer la juge en chef Mc Lachlin, en faisant référence à sa jeunesse à sa vitalité, son rire sonore, son pragmatisme, son énergie, son intelligence hors du commun, ainsi qu'à sa rigueur, son souci du détail, son intégrité, sa discrétion et sa modestie.« La presse a dit d'elle qu'elle était inclassable, et cela est à mes yeux un très beau compliment », a ajouté la juge Mc Lachlin, qui a insisté pour dire que les magistrats ne sont pas au tribunal pour défendre leurs opinions ou faire avancer certaines causes.« Lors de ma nomination, on a essayé de m'accoler une étiquette, mais j'ai toujours refusé de collaborer à cet exercice, parce que selon moi, un juge doit aborder chaque dossier avec l'esprit ouvert, a expliqué Marie Deschamps.Je ne me sens donc pas investie de la mission de défendre un groupe ou un intérêt en particulier.Mme Deschamps remplace Claire L'Heureux-Dubé, qui a pris sa retraite cet été, à l'âge de 75 ans.La nouvelle juge occupera l'un des trois sièges réservés au Québec sur les neuf que compte le plus haut tribunal du Canada.Mme L'Heureux-Dubé était connue dans la communauté juridique pour ses opinions à contre-courant de la majorité et ses prises de position tranchées en faveur de minorités et des démunis.Marie Deschamps a souligné qu'il était trop tôt pour dire si elle allait suivre les traces de la « championne de la dissidence », mais elle n'hésite jamais à aller à l'encontre des opinions de ses collègues lorsqu'elle le juge nécessaire, a-t-elle dit.« Au nom de la justice et de la raison, Marie Deschamps ne craint pas d'innover, de se dissocier parfois de l'opinion générale et de faire évoluer le droit », a confirmé Christiane Alary, présidente de la division Québec de l'Association du Barreau canadien.Marie Deschamps siégeait auparavant à la Cour d'appel du Québec, depuis 1992, après un passage de deux ans à la Cour supérieure.Mme Deschamps est originaire de Repentigny et mère de deux enfants, Maxime, 12 ans, et Valérie, 14 ans, présents à la cérémonie à la Cour suprême.Son conjoint Paul Gobeil, également présent, a été ministre provincial dans le cabinet de Robert Bourassa à la fin des années 80.Photo CP « Lors de ma nomination, on a essayé de m'accoler une étiquette, a délaré la juge Marie Deschamps, mais j'ai toujours refusé de collaborer à cet exercice, parce que selon moi, un juge doit aborder chaque dossier avec l'esprit ouvert.Je ne me sens donc pas investie de la mission de défendre un groupe ou un intérêt en particulier.» LE SOLDE SANS TRACAS DE SATURN Transmission manuelle Deux sacs gonflables à l'avant Banquette arrière à dossiers rabattables divisés 60/40 Radio AM/FM stéréo avec lecteur de disques compacts Panneaux de polymère Saturn Coupé 3 portes SC1 2002 14 765$ Prix d'achat comptant.Transport en sus (750$) ou Location Partez sans payer 224$ /mois/48 mois 0$ comptant ou Transmission manuelle Deux sacs gonflables à l'avant Banquette arrière à dossiers rabattables divisés 60/40 Panneaux de polymère Saturn SL 2002 4 portes 12 245$ Prix d'achat comptant.Transport en sus (750$) Location Partez sans payer 207$ /mois/48 mois 0$ comptant Louez une SL avec transmission automatique et climatisation pour 32 $/mois de plus ou 14 570$ Prix d'achat comptant.Transport et taxe d'accise en sus (850$) Chaque Saturn 2002 comprend une garantie limitée de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe propulseur.Nos offres de location comprennent les frais de transport, la préparation à la route et la taxe d'accise, lorsque cela s'applique.Achetez en ligne à saturncanada.com ou appelez au 1 888 4SATURN Ces offres sont d'une durée limitée et ne peuvent être jumelées.Elles s'appliquent aux nouveaux modèles de la série S ou L 2002 de Saturn en inventaire.Le prix d'achat comptant inclut un crédit de livraison et ne peut être jumelé à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location.L'immatriculation, l'assurance et les taxes ne sont pas incluses.Le transport et la taxe d'accise ne sont pas inclus dans le prix d'achat comptant.Pendant la durée du bail, le kilométrage qui vous est alloué est de 80 000 km et chaque kilomètre supplémentaire ne vous coûtera 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Faites l'expérience d'une envolée en réalité virtuelle, soyez témoin de tempêtes de poussière en Afrique et de panaches de fumée lors de feux de broussailles au Mexique.Dans sa présentation multimédia, le Dr Hasler illustre bien comment la télévision à haute définition (HDTV) est en train de révolutionner les communications scientifiques.BIODIVERSITÉ - QUELLES SONT LES ESPÈCES, OÙ SE TROUVENT-ELLES ?19 h 30 - 20 h 30 La Presse 1 octobre 2002 Page A7 manquante 2LP0802A1001 A8mardi 2LP0802A1001 ZALLCALL 67 00:08:27 10/01/02 B Le CHUM souhaite embaucher 300 infirmières ALEXANDRE S I R O I S LE CENTRE hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) lancera sous peu une campagne de recrutement « sans précédent » visant à embaucher pas moins de 300 infirmières.Le nombre d'infirmières qui travaillent au CHUM est en chute libre depuis quelques années car les jeunes recrues ne comblent plus les départs des professionnelles à bout de souffle.Actuellement, environ 2500 infirmières pratiquent dans les trois hôpitaux du CHUM (l'Hôtel- Dieu, l'hôpital Notre-Dame et l'hôpital Saint-Luc).« Pour pouvoir maintenir la qualité des soins et l'améliorer, on se doit de compléter notre équipe.Et la façon de la compléter, c'est d'aller chercher d'autres infirmières qui seraient intéressées par le défi du CHUM, défi qui est très intéressant », a déclaré le porte-parole du CHUM, André Ménard.M.Ménard n'a toutefois pas voulu dévoiler les moyens prévus par le CHUM pour convaincre les infirmières de venir gonfler les rangs des troupes déjà sur place.Un plan de recrutement a été élaboré et la direction de l'établissement en fera connaître les principaux éléments au cours d'une conférence de presse demain.Les syndicats des infirmières étaient eux aussi discrets, hier.« On aurait souhaité ça beaucoup plus tôt, mais il ne faut pas dire qu'il ne faut pas le faire.Parce qu'il faut continuer d'offrir les soins à la population et un moment donné, ça commence à être difficile de le faire », a déclaré la présidente du syndicat des infirmières de l'Hôtel-Dieu, Marjolaine Marcil.Celle-ci a précisé que les syndicats des infirmières des trois établissements feront connaître leur position officielle sur les intentions du CHUM à l'issue de la conférence de presse de demain.Chose certaine, recruter 300 infirmières, « c'est beaucoup ».C'est ce qu'a confirmé la porte-parole de l'Ordre des infirmières, Sylvie Vallières, qui tenait néanmoins à saluer les efforts du centre hospitalier pour pallier les effets de la pénurie.« Si on se fie aux chiffres de l'année passée, il faudrait qu'ils recrutent la moitié de la cohorte de février.C'est beaucoup d'infirmières », a-t-elle indiqué.Car le CHUM tentera vraisemblablement d'attirer les infirmières qui quitteront les bancs d'école en février prochain.Or, il y a toujours moins de finissantes en début d'année qu'à l'automne.L'an dernier, quelque 2400 jeunes étaient inscrites à l'examen de l'Ordre des infirmières, dont 658 en février, et 1749 en septembre.Généralement, environ 90 % des finissantes passent le test avec succès.La direction devra déployer des efforts d'autant plus importants que les départs d'infirmières se sont poursuivis au cours des derniers mois.En 2001-2002, de nouvelles recrues ont été embauchées, mais le nombre de départs a été si important que le CHUM a déclaré un déficit de 70 infirmières pour les 12 mois.Le président du conseil d'administration du CHUM, Claude Benjamin, avait lui-même reconnu ne pas pouvoir fournir de solutions rapides aux effets pervers de la pénurie d'infirmières dans son établissement.« Nous devons faire avec les ressources dont nous pouvons disposer, avait-il dit à la fin du mois de février.Nous tentons de les accroître, nous tentons d'améliorer les conditions dans lesquelles elles et ils oeuvrent, mais il y a des limites à ce que nous pouvons faire et nous devons le reconnaître.» Consultez notre dossier sur la crise des urgences à www.cyberpresse.ca/ urgences.Photo PC Le docteur John Haggie, président de l'Association des médecins de Terre-Neuve et du Labrador.Les médecins de Terre-Neuve déclenchent la grève MICHAEL MACDONALD Presse Canadienne SAINT-JEAN (T.-N.) \u2014 Les médecins de Terre-Neuve et du Labrador sont entrés en grève aujourd'hui malgré les déclarations alarmistes de leur ministre de tutelle, selon qui ils mettent la vie des citoyens en péril en refusant de fournir des services d'urgence adéquats.« Nous devons cesser de jouer avec la vie des citoyens », a déclaré hier soir le ministre de la Santé, Gerald Smith, alors qu'il devenait évident que les 930 médecins de la province allaient mettre à exécution leur menace de grève pour faire valoir leurs demandes salariales.« C'est la vie des citoyens qui sera en jeu si les médecins ne fournissent pas des services adéquats », a ajouté le ministre Smith.Mais le président de l'Association médicale de Terre- Neuve-et-Labrador, le Dr John Haggie, a affirmé que les services d'urgence allaient être assurés, même si les détails n'en étaient pas connus lorsque les négociations entre les parties ont été suspendues.« Il y aura peut-être des ratés, mais nous allons tenter de limiter l'impact de la grève.Nous tenons compte de la santé des citoyens.La différence, c'est que nous en tenons compte 365 jours par année », a-t-il déclaré.Le Dr Haggie croit que le temps d'attente dans les urgences de Saint-Jean pourrait atteindre 24 heures pour les gens nécessitant des soins de routine.À compter d'aujourd'hui, tous les médecins de la province auront fermé leur cabinet et tous les patients ne requérant pas des soins d'urgence seront refoulés.« Nous sommes obligés d'adopter de telles mesures », a expliqué le Dr Haggie, selon qui le gouvernement est « beaucoup plus intéressé par son équilibre budgétaire à court terme que par la stabilité à long terme du système de santé ».Les médecins de Terre-Neuve et du Labrador sont les moins bien rémunérés au pays.Ils demandent un salaire équivalent à ceux versés dans les autres provinces de l'Atlantique, mais le gouvernement affirme ne pas avoir les moyens de les satisfaire.La dernière offre patronale, évaluée à 15 % en trois ans, a été rejetée par les médecins le mois dernier.Un acide aminé peut rendre les fritures cancérigènes HELEN BRANSWELL Presse Canadienne TORONTO \u2014 Deux équipes indépendantes de scientifiques européens ont confirmé la découverte de Santé Canada, sur ce qui fait que des niveaux élevés d'un agent présumé cancérigène apparaissent lorsqu'on fait frire des pommes de terre ou d'autres aliments riches en féculents.Le journal Nature a dévoilé les observations des deux équipes, l'une d'Angleterre, l'autre de Suisse, hier.Nature a devancé de deux jours la parution de l'article après que des médias américains eurent rapporté que Santé Canada avait révélé avoir découvert pourquoi des aliments frits riches en féculents, comme des chips et des frites, contenaient des concentrations élevées d'acrylamide.Santé Canada a soumis ses conclusions à l'attention de la communauté scientifique lors d'une conférence sur l'acrylamide à Los Angeles, la semaine dernière.Le coupable : un acide aminé appelé asparagine.Quand des aliments contenant de l'asparagine sont cuits à haute température, soit frits ou au four, l'asparagine interagit avec le glucose, un sucre naturel, et forme de l'acrylamide.La cuisson des aliments par ébullition ne semble pas déclencher cette interaction.La communauté scientifique mondiale a fait de ce dossier une priorité depuis qu'on a appris, au printemps dernier, que les chips, les frites et d'autres aliments populaires contenaient de l'acrylamide, qui cause le cancer chez les souris.Santé Canada a informé l'industrie alimentaire de sa découverte à la mi-septembre, estimant qu'elle était trop importante pour attendre qu'un journal scientifique vérifie et confirme son hypothèse.Ce faisant, on espérait que l'industrie puisse utiliser ces informations pour trouver des façons d'inhiber la formation d'acrylamide par ce mécanisme.Cependant, ni Santé Canada ni l'Organisation mondiale de la santé n'incitent pour le moment les consommateurs à éviter les aliments susceptibles de contenir de l'acrylamide.On ignore notamment si l'acrylamide constitue un facteur cancérigène chez l'humain.De plus, les études menées sur des souris de laboratoire impliquaient des quantités d'acrylamide nettement supérieures à ce que consommeraient des humains qui mangeraient des quantités normales de frites, de pain ou d'aliments cuits au four.3081289A 2LP0901A1001 A9mardi 2LP0901A1001 ZALLCALL 67 22:38:05 09/30/02 B L'espérance de vie a nettement progressé au Québec Les modèles de série FDX avec Magic Focus comptent 8 détecteurs qui permettent la convergence automatique de l'image au toucher d'un seul bouton.En quelques secondes vous obtenez la meilleure image possible.Magic Focus 8 Système de lentilles à 5 éléments à haute luminosité Nouveaux tubes à image à haute luminosité VirtualHD avec interpolation adaptée au mouvement en 8 points Cinq modes de remplissage d'écran 5 3 F DX 2 0 B 43FDX20B TÉLÉVISEUR À PROJECTION DE 43 PO 2 799,99 $ 3 499,99 $ MEUBLE EN OPTION BRAULT ET MARTINEAU MEUBLES DOMON DUMOULIN ELECTRONIQUE STEREO PLUS AUDIOTRONIC CENTRE HI FI 3073273A ALEXANDRE S I R O I S LES QUÉBÉCOIS figurent parmi les Canadiens dont l'espérance de vie progresse le plus rapidement, mais la province a des efforts sérieux à déployer en ce qui concerne la prévalence du diabète, les maladies cardiovasculaires et le tabagisme chez les jeunes.C'est ce que démontre, entre autres, le volumineux rapport comparatif sur la santé de la population québécoise et sur la performance du système, publié hier par Québec.Parallèlement, chacune des provinces canadiennes rendait public un rapport similaire, alors qu'Ottawa regroupait l'ensemble des indicateurs de la santé des Canadiens dans un même document.Ces études reprennent en général des données déjà publiées ailleurs au cours des dernières années.Elles ont été publiées en vertu d'une entente ratifiée entre Ottawa et les provinces en septembre 2002 dans le but de créer des indicateurs comparables en santé d'un bout à l'autre du pays.À la lumière des données, on constate que le Québec est l'une des provinces où l'espérance de vie a progressé le plus rapidement au cours des dernières années, ce qui a permis à la province de se hisser au cinquième rang en la matière.En 1999, l'espérance de vie à la naissance a grimpé à 78,5 ans au Québec, soit 81,5 ans pour les femmes et 75,4 ans pour les hommes.« Il y a eu un gain de 4,4 années en 20 ans pour les deux sexes au Québec », a déclaré Johanne Labbé, agente de recherche au ministère provincial de la Santé.« Ce qui équivaut environ à une année gagnée par cinq ans », a précisé son collègue Pierre Patry.Le Québec peut parallèlement se targuer de figurer premier au pays pour ce qui est de l'espérance de vie sans incapacité (70,2 ans à la naissance), qui « constitue un bien meilleur indice de la santé d'une population que l'espérance de vie », précise le rapport.Ce résultat doit toutefois être interprété avec prudence, indique-t-on à Québec.« La mesure de l'incapacité est une mesure auto-évaluée par questionnaire.Elle est donc influencée par la perception que les gens ont de leur santé, qui peut être influencée par différents facteurs dont les différences culturelles.C'est possible que pour cette raison les Québécois ne rapportent pas l'incapacité de la même façon que les gens d'autres provinces », a souligné Mme Labbé.L'espérance de vie progresse aussi ailleurs au pays.Un Canadien vivra en moyenne 79 ans, selon des données datant de 1999, contre 74,9 ans en 1979.« Même pendant les années 1990, nous avons observé une augmentation de l'espérance de vie des Canadiens.Ça reflète le fait que beaucoup de choses vont bien en santé, en dépit des controverses au sujet du système », a affirmé le directeur général de la recherche appliquée à Santé Canada, Cliff Halliwell.Cela dit, tout n'est pas rose en matière de santé au pays.Par exemple, si le Québec se situe au premier rang au Canada avec le plus bas taux de mortalité lié à un accident vasculaire cérébral, il a l'un des taux les plus élevés pour la mortalité attribuable aux crises cardiaques.« Il y a une baisse au niveau de la mortalité pour les maladies cardiovasculaires tant chez l'homme que chez la femme, mais ça demeure quand même la première cause de mortalité.Sur 100 décès, 37 sont attribuables aux maladies cardiovasculaires » au Québec, a indiqué M.Patry.Parmi les autres nombreux constats, le nombre de fumeurs de 12 à 19 ans est plus élevé au Québec que dans la majorité des provinces canadiennes, alors que la province détient le triste record du plus haut taux de cancer du poumon chez l'homme.Par ailleurs, les chiffres publiés hier viennent corroborer le taux de satisfaction élevé envers le système de santé québécois manifesté par les usagers du réseau dans le récent bulletin de santé des hôpitaux publié par le ministère.Ils fournissent notamment des détails sur la notion d'attente.Près de neuf personnes sur 10 se disent satisfaites des délais pour rencontrer un omnipraticien au Québec, par rapport à huit sur 10 s'il s'agit d'un médecin spécialiste.Et plus de 85 % des patients des hôpitaux sont satisfaits des délais d'attente pour ce qui est de l'admission.Asseyez-vous.Appelez-nous.www.tdcanadatrust.com/francais CPG de 5 ans remboursable : Maximisez votre taux grâce à une stratégie éprouvée de placements échelonnés.Il faut une stratégie efficace pour atteindre ses objectifs.CPG DE 5 ANS REMBOURSABLE Il suffit d'avoir une stratégie.Je devrais peut-être lancer une entreprise de déménagement.L'échelonnement rehausse mon CPG.\u2020La mise de fonds minimale est de 2 500 $ à l'intérieur d'un RÉR et de 5 000 $ hors d'un RÉR.Non disponible à l'intérieur d'un FRR.L'intérêt est calculé et versé annuellement.\u2020\u2020Remboursable après la date du premier anniversaire à un taux d'intérêt prescrit fixé au moment de l'achat qui est plus bas que le taux de 5 ans.Le montant minimum du remboursement est de 500 $ à l'intérieur d'un RÉR et de 1 000 $ hors RÉR.Sujet à changement.Un taux plus bas pourrait s'appliquer si une tranche ou la totalité du CPG est remboursée avant 5 ans.4% Vous êtes à la recherche d'une façon astucieuse de bâtir votre portefeuille tandis que l'incertitude plane sur le marché?TD Canada Trust peut vous aider à échelonner vos placements grâce à son CPG de 5 ans remboursable\u2020.Ce produit convient à l'investisseur qui recherche les avantages des taux à long terme\u2020\u2020 sans les inconvénients d'un engagement à long terme.C'est simple.Plutôt que d'immobiliser votre argent, vous pouvez échelonner votre placement sur cinq ans.Comment?Chaque année, vous pouvez accéder à vos placements pour réinvestir au meilleur taux possible ou libérer votre actif à d'autres fins.Vous avez le choix.Nous vous aiderons à établir une stratégie vous permettant d'atteindre vos objectifs.Pour en savoir plus, il suffit de nous appeler dès aujourd'hui.1 888 660-5967 3081885A Un gène relié à une grave maladie oculaire est découvert Presse Canadienne HALIFAX \u2014 Après avoir retracé l'histoire d'une famille de Nouvelle- Écosse, une équipe de scientifiques du Canada et des États-Unis a isolé le gène responsable d'une maladie grave des yeux qui entraîne la cécité chez de jeunes enfants et des adolescents.Des chercheurs de l'hôpital IWK, à Halifax, ont identifié le gène de la rétinopathie exsudative familiale.Selon eux, cette découverte pourrait conduire au développement de traitements et de méthodes de prévention non seulement contre cette maladie rare, mais contre plusieurs troubles de la vue plus courants, comme la rétinopathie diabétique et la rétinopathie des prématurés.La maladie, qui afflige surtout les enfants et les jeunes gens, est causée par le développement inadéquat des vaisseaux sanguins dans la rétine, qui engendre des problèmes de vision comme les cataractes et la cécité.Certaines personnes peuvent être porteuses du gène et n'éprouver aucun symptôme, mais la majorité connaîtront de graves problèmes de vision.Cette découvert devrait permettre aux gens qui croient être vulnérables à la maladie de passer des tests de dépistage et d'entreprendre un traitement précoce.J'suis mort de fatigue! 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L'affaire a beau dater de 15 ans, sa divulgation dans le Times de Londres a eu l'effet d'une bombe.C'est que les révélations de Mme Currie ont rouvert les blessures causées par la campagne Back to Basics lancée par M.Major en 1993 \u2014 une véritable croisade pour le retour aux valeurs morales dans la vie publique qui avait déchiré le Parti conservateur en forçant le départ de 11 ministres impliqués dans des « scandales » sexuels.Premier ministre de 1990 à 1997, John Major a longtemps été considéré comme un politicien terne et sans panache.Les médias se sont beaucoup moqués (et se moquent encore) de ce jour malheureux où le défenseur des valeurs morales victoriennes avait enfilé son pan de chemise à l'intérieur de son sous-vêtement.Jusque-là, c'était la pire frasque du politicien.C'est dire l'émoi provoqué par la divulgation des infidélités de ce champion supposé de l'intégrité et des valeurs familiales.L'hypocrisie du politicien n'a échappé à personne, surtout pas aux 11 ministres que M.Major n'a pas hésité à sacrifier au nom de la moralité.Sa liaison avec Mme Currie, une ancienne députée connue pour son franc-parler, a duré quatre ans, de 1984 à 1988.M.Major y a mis un terme lorsqu'il a commencé à grimper les échelons du cabinet Thatcher.Si cette affaire avait été rendue publique à l'époque, il est fort probable que M.Major n'aurait jamais succédé à Margaret Thatcher en 1990.Il n'aurait pas été premier ministre pendant sept ans.La politique britannique s'en trouverait complètement transformée : les tories auraient-ils perdu les élections de 1992 ?Après un long purgatoire, seraient-ils de retour au pouvoir aujourd'hui ?Dans les journaux de Londres, les spéculations se succèdent, toutes plus inutiles les unes que les autres.Les tabloïds sont d'autant plus excités par cette histoire que, en 1994, Mme Currie a publié un roman, A Parliamentary Affair, où elle décrit en termes crus les ébats illicites entre une députée et le whip du gouvernement, un poste occupé par John Major à l'époque de leur liaison.Certains passages font état de fruits, de crème au chocolat et de performances du whip que la femme de ce dernier « ne lui laisserait pas faire ».M.Major, 59 ans, marié et père de deux enfants, a déclaré dimanche que l'affaire constituait « l'événement le plus honteux de (sa) vie » et que sa femme, Norma, lui avait pardonné « depuis plusieurs années ».Mme Currie, 55 ans, s'est dite « indignée » par cette remarque.« Il n'était pas très honteux à l'époque, je peux vous le dire », a-t-elle souligné.La députée a éclaté en sanglots à plusieurs reprises en révélant son histoire au Times et a confié que « le plus douloureux avait été de constater que (son nom) ne figurait même pas dans l'index de son autobiographie ».Les alliés de M.Major accusent Mme Currie d'avoir révélé son secret par esprit de revanche, l'ancien leader l'ayant écartée du cabinet après sa victoire électorale de 1992.D'autres pensent que les indiscrétions tardives de Mme Currie n'ont pour unique but que de pousser les ventes de ses mémoires, dont le Times publie de larges extraits en exclusivité.La principale intéressée justifie son nouveau livre en affirmant que l'affaire fait partie de l'histoire politique, et elle laisse entendre qu'elle a contribué à mouler l'homme qui allait ensuite gouverner le pays.Le scandale risque de faire mal au Parti conservateur, balayé par un raz-de-marée travailliste aux élections de 2001 et qui cherche toujours à s'inventer une nouvelle identité.« Iain Duncan Smith (le chef du parti) se plaint souvent à ses collègues, avec raison, qu'il paie encore pour les erreurs commises par John Major, constate le Daily Telegraph.Le fantôme gris est de retour pour hanter le parti qu'il a quitté en ruine.» Photo AP Premier ministre de 1990 à 1997, John Major a longtemps été considéré comme un politicien terne et sans panache, jusqu'aux récentes révélations d'Edwina Currie.3080435A 2LP1101A1001 a11 2LP1101A1001 ZALLCALL 67 22:18:19 09/30/02 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 1e r O C T O B R E 2 0 0 2 MOND E A 1 1 L'ONU enregistre des progrès dans ses discussions avec l'Irak d'après AFP VIENNE \u2014 L'ONU a dit, hier, enregistrer des progrès dans ses discussions techniques avec l'Irak pour préparer la reprise des inspections de désarmement, mais les États-Unis s'efforçaient toujours de faire voter une « résolution dure » par le Conseil de sécurité.Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont préparé un projet de résolution qui durcit les règles du jeu et négocient avec les trois autres membres permanents du Conseil de sécurité \u2014 France, Russie et Chine \u2014 qui refusent ce texte en l'état.Au Congrès de son Parti travailliste à Blackpool, Tony Blair a eu un appui conditionnel sur l'Irak : les délégués ont voté un texte soutenant l'usage de la force contre le régime de Saddam Hussein, mais seulement si l'ONU donne son feu vert et en cas d'échec de toutes les autres options.Les Irakiens « font de leur mieux pour satisfaire nos exigences en vue des inspections mais nous ne touchons pas encore au but », a annoncé le chef des inspecteurs de l'ONU, Hans Blix, après deux séances de discussions au siège des Nations unies à Vienne.Les Irakiens « viennent avec un désir de parvenir à un accord », a déclaré Mohamed El Baradei, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), chargé d'empêcher l'Irak de redémarrer un programme nucléaire militaire.El Baradei a dit que la délégation irakienne s'était engagée à fournir, à la reprise des discussions ce matin, les déclarations semestrielles sur l'état de son arsenal, que l'Irak avait cessé de livrer après le départ des inspecteurs en 1998.De même, a-t-il dit, elle s'est engagée à donner des informations sur les modifications apportées aux sites et installations que les experts de l'ONU n'ont plus visité depuis quatre ans.L'objectif des négociations est de « prévenir tout incident en Irak une fois que les inspections auront commencé, si elles commencent », a expliqué Blix.Les deux parties passent en revue tous les sujets pratiques qui ont posé problème par le passé.Ainsi, l'Irak considérait les ministères de la Défense, du Renseignement, et les bases de la Garde républicaine comme des « sites sensibles » auxquels les inspecteurs n'avaient accès que dans certaines conditions.« Nous aimerions restaurer un accès sans restriction, à tout moment, et n'importe où », a déclaré El Baradei à des reporters, indiquant que ce problème n'avait pas encore été résolu.Les délégations doivent aussi régler un grand nombre de questions logistiques comme la délivrance de visas, le passage du matériel en douane, l'utilisation de téléphone satellitaire, les droits d'atterissage et de survol, et la sécurité du personnel de l'ONU.L'Irak a affirmé entre-temps n'avoir reçu que 31 des 60 milliards de dollars que représentent les recettes générées par ses ventes de brut depuis le lancement en 1996 du programme « pétrole contre nourriture ».« L'ONU a prélevé 20 milliards de dollars américains pour ses propres dépenses et les compensations » des victimes de la guerre du Golfe en 1991, a déclaré le ministre du Commerce Mahdi Mohamed Saleh, cité par l'agence INA.« Loin d'alléger les souffrances du peuple irakien, le programme humanitaire s'est transformé en un moyen de couvrir les besoins de l'ONU », a-til accusé.Trois parlementaires américains opposés à la guerre ont appelé hier, de Bagdad, leur gouvernement à donner une chance à la diplomatie pour résoudre la crise avec l'Irak et à ne pas s'ingérer dans les futures inspections en désarmement.« Il y a un moyen de résoudre cela (la crise) : si ni les Irakiens ni les États-Unis ne s'ingèrent dans les inspections qui doivent commencer dans deux semaines », a déclaré David Bonior, membre de la Chambre des représentants pour le Michigan.Jim Mc Dermott, représentant de l'État de Washington, a suggéré que le bon déroulement des inspections soit supervisé par des personnalités tels les anciens présidents sud-africain Nelson Mandela et américain Jimmy Carter.Photo AFP Le candidat du Parti des travailleurs à l'élection présidentielle, Luiz Inacio Lula da Silva.Lula croit à la victoire d'après AFP SÃO PAULO \u2014 À moins de huit jours de l'élection présidentielle des 6 et 27 octobre, Luiz Inacio Lula da Silva, du Parti des travailleurs (PT, gauche), a pour la première fois dit croire désormais à une victoire, peut-être même dès le premier tour.« Je suis sûr que nous allons gagner les élections », a clamé Lula dimanche soir devant 30 000 personnes au centre de Sao Paulo, son fief électoral, et poumon économique du Brésil, où il fut leader syndical à la fin de la dictature militaire dans les années 1970.« Pour la première fois dans l'histoire, nous avons l'occasion de voir le peuple élire un ouvrier métallurgiste à la présidence du Brésil », a ajouté le candidat de 56 ans.Jusqu'ici, Lula accueillait les résultats des sondages, qui le montrent en avance depuis des mois, avec la plus grande prudence.Samedi encore, il déclarait que « la tendance est favorable, mais il faut prendre les résultats avec humilité et se garder de tout triomphalisme ».Un sondage Datafolha venait de lui attribuer 45 % des intentions de vote, un point de plus que lors du précédent sondage du même institut.Selon Datafolha, ce score équivaut à 49 % si l'on tient compte les projections de votes blancs et nuls, ce qui placerait Lula à un point et une voix de la victoire au premier tour.Le tout dernier sondage, publié hier par l'institut Vox Populi, lui attribue en revanche un peu moins, 43 %, mais confirme son avance, puisqu'il gagne deux points par rapport au dernier sondage du même institut.Dans tous les cas, son rival le plus proche, le candidat du gouvernment José Serra, 60 ans, du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB, centre gauche), reste loin derrière, entre 18 et 19 %, selon le sondage.Lors d'une conférence de presse réservée à la presse étrangère à Sao Paulo, Lula a durement critiqué « les banques qui spéculent », parlant de « terrorisme économique ».« Le Brésil n'est pas en faillite et nous sommes déjà sortis de crises bien pires », a déclaré le candidat de gauche.« Si j'en connaissais les auteurs, je les ferais incarcérer », a lancé Lula en évoquant le « terrorisme économique », à l'origine des opinions selon lesquelles l'éventualité de sa victoire serait la cause des graves turbulences financières qui agitent les marchés et font dégringoler le real.Lors du meeting, Lula a fait une entrée triomphale sous les acclamations de la foule brandissant des affiches où l'on pouvait lire : « Lula a 49 % des voix, Lula est à un point de la victoire au 1er tour ! » « Ce n'est pas le plus grand meeting que j'ai fait, mais c'est le moment le plus important de ma vie », a lancé Lula, ému face à la marée de drapeaux avec l'étoile rouge, symbole du PT.Sur l'estrade se tenaient à ses côtés le président de la Centrale des travailleurs d'Argentine (CTA), Victor de Gennaro, l'ancien candidat à la présidence du Mexique et ex-maire de Mexico, Cuauhtemoc Cardenas, et le pasteur américain Jesse Jackson.Photo AFP Des manifestants en faveur de la paix tiennent des banderoles, lors d'un point de presse à Rustumiyeh, de deux représentants parlementaires démocrates à la Chambre des représentants, David Bonior et Jim Mc Dermott, en visite en Irak.Le salaire minimum augmente DES QUESTIONS?Communiquez sans frais avec la Commission des normes du travail.De Montréal : (514) 873-7061 D'ailleurs au Québec : 1 800 265-1414 www.cnt.gouv.qc.ca Environ 230 000 personnes au Québec bénéficieront d'une augmentation du salaire minimum à compter du 1er octobre de cette année\u2026 et d'une augmentation additionnelle le 1er février prochain.UN RAPPEL IMPORTANT\u2026 L'employeur est tenu de verser le salaire de ses employés à intervalles réguliers ne dépassant pas 16 jours et doit leur remettre un bulletin de paie qui permet de vérifier le calcul du salaire.LES TAUX DU SALAIRE MINIMUM À compter du À compter du 1er octobre 2002 1er février 2003 Taux général 7,20 $ l'heure 7,30 $ l'heure Salariés au pourboire 6,45 $ l'heure 6,55 $ l'heure Domestiques résidant 288 $ par semaine 292 $ par semaine chez leur employeur 3083462A 2LP1201A1001 A12 MARDI 2LP1201A1001 ZALLCALL 67 21:09:12 09/30/02 B Tentative de médiation en Côte d'Ivoire d'après AFP ABIDJAN \u2014 Un Groupe de contact composé de chefs d'État ouest-africains doit se rendre en Côte d'Ivoire pour tenter une médiation entre le gouvernement et des militaires rebelles, qui tenaient toujours hier Bouaké, 2e ville du pays, et une partie du Nord.La création de ce Groupe de contact a été décidée dimanche lors d'un sommet extraordinaire de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à Accra.Il sera composé des présidents du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Niger, du Nigeria et du Togo.En tant que président en exercice de l'Union africaine (UA), le président sud-africain Thabo Mbeki y sera associé.Les dirigeants réunis au sommet de la CEDEAO ont également décidé d'envoyer une force de paix en Côte d'Ivoire pour s'interposer entre les deux parties.Les pays qui soutiennent les 15 États membres de la CEDEAO, dont la Côte d'Ivoire fait partie, vont fournir une aide logistique, dont de l'équipement et des moyens de transport.L'armée française, qui a effectué en une semaine trois opérations d'évacuation de ressortissants étrangers, se prépare désormais à soutenir la future force de paix africaine en Côte d'Ivoire.Les militaires français, qui disposent d'un contingent de 600 hommes dans ce pays, risquent ainsi de se retrouver malgré eux impliqués dans ce que le ministère de la Défense qualifie de « crise interne » entre les mutins et les forces loyalistes.Le président sénégalais Abdoulaye Wade et son homologue ghanéen John Kufuor ont souligné que la force de paix ne soutiendrait pas les troupes nationales ivoiriennes dans leurs offensives contre les rebelles.Les troupes ouest-africaines auront pour mandat de stopper les combats et de faciliter les négociations.Le Rassemblement des républicains (RDR, opposition) d'Alassane Ouattara, ancien premier ministre ivoirien réfugié à la résidence de l'ambassadeur de France depuis le 19 septembre, a lancé un « appel pressant » à des négociations en vue de résoudre la crise.Le couvre-feu en vigueur depuis le 19 septembre a été prolongé jusqu'au 7 octobre.Il est instauré sur l'ensemble du territoire de 20 h à 6 h locales, mais de 18 h à 8 h dans les régions de Bouaké et Korhogo, toujours aux mains de militaires rebelles.La ligne de front était maintenue hier à Tiébissou où mutins et Forces armées nationales de Côte d'Ivoire (FANCI) sont engagés dans un face à face depuis le 27 septembre au soir.Du côté humanitaire, l'organisation Médecins Sans Frontières a décidé d'envoyer 10 tonnes de matériel médical et logistique en Côte d'Ivoire et devrait renforcer son équipe « pour se préparer à intervenir dans les zones de conflit ».L'incapacité apparente des rebelles qui contrôlent d'importantes localités depuis plus de 10 jours à formuler des revendications précises est d'autant plus surprenante qu'ils font preuve sur le terrain d'une organisation et d'une discipline impressionnantes.Déterminés, bien équipés et très entraînés, ils utilisent parfois un langage codé et parlent peu aux médias, ou alors seulement par le biais de sous-officiers autorisés à s'exprimer officiellement.Autant d'éléments qui entretiennent la confusion sur leurs motivations réelles et la nature de leur mouvement.Soldats mutinés pour protester contre la démobilisation, comme ils l'avaient affirmé au premier jour de l'insurrection, le 19 septembre ?« Assaillants venus de l'extérieur avec de mercenaires anglophones », comme le répètent les autorités ivoiriennes ?La stratégie de communication adoptée par les rebelles est au moins claire sur un point : ils martèlent sans relâche qu'ils ne sont que des militaires dépourvus de tout soutien politique.Insistant auprès des médias pour être qualifiés de « mutins », les rebelles n'ont à ce jour pas exprimé de revendications d'ordre strictement militaire.hp.ca affaires © 2002 Hewlett-Packard Company.Tous droits réservés.Compaq, le logo Compaq et Evo sont des marques de commerce de Compaq Information Technologies Group, L.P.(une entreprise HP).HP est une marque de commerce de Hewlett-Packard Company.Microsoft et Windows sont des marques déposées de Microsoft Corporation aux États-Unis, au Canada et (ou) dans d'autres pays.Intel, le logo Intel Inside et Pentium sont des marques déposées de Intel Corporation ou de ses filiales aux États-Unis et dans d'autres pays.Offre valide seulement sur les achats effectués entre le 1er et le 7 octobre 2002 inclusivement.D'autres restrictions peuvent s'appliquer.La valeur des rabais est fondée sur les prix courants affichés sur le site Web de Compaq.Les revendeurs agréés de Compaq peuvent vendre à un prix moindre.Taxes et transport en sus.Offre nulle là où la loi l'interdit.En vigueur au Canada seulement.Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre offre.Compaq se réserve le droit de modifier ou d'annuler ce programme en tout temps, sans préavis.Quantité limitée.Maximum de 25 unités par client.Le remplacement de pièces majeures est limité à un remplacement par pièce majeure par année.Les pièces majeures comprennent l'écran (cristaux liquides), l'unité DVD/CD-ROM, la carte mère, le processeur, l'unité de disque dur, la batterie et la mémoire.Selon l'étendue des dommages, les réclamations au titre de dommage accidentel peuvent nécessiter un délai supplémentaire de réparation.Le vol, le feu, les dommages intentionnels et l'usure normale ne sont pas couverts.1Le prix de location est fondé sur un contrat de 36 mois.Location par l'entremise de la Société des Services financiers Compaq Canada aux clients commerciaux seulement (et non à des fins personnelles, familiales, domestiques ou agricoles), sur approbation de crédit.La première et la dernière mensualité sont payables d'avance, taxes applicables en sus.Le montant minimum de location d'équipement Compaq doit être de 500 $ pour être admissible à cette offre.Le prix de location réel est fondé sur le prix pratiqué par Compaq Canada ou le revendeur; il est conditionnel à la disponibilité, à l'approbation de crédit et à l'exécution des documents de financement standard.Option d'achat à la juste valeur marchande à la fin du contrat de location.Les modalités du contrat sont sujettes à changement sans préavis.L'offre de financement porte sur des produits Compaq spécifiques.Pour voir les autres offres ou pour obtenir de plus amples renseignements ainsi que les prix courants, veuillez consulter le site Web hp.ca/affaires.Les heures ouvrables du centre d'appels sont du lundi au vendredi de 8 h à 20 h 30 HNE.Le magasin en ligne est ouvert 24 heures sur 24, sept jours sur sept.Les PC Compaq utilisent une version originale de 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Mémoire SDRAM de 256 Mo Unité de disque dur SMART de 20 Go Modem 56K (V.90/V.92) et carte réseau 10/100 combinés sur carte Mini PCI de type III Contrôleur graphique ATI Mobility Radeon Microsoft® Windows® XP Professionnel Épaisseur de moins de 2,54 cm (1 po) Poids d'à peine 1,59 kg (3,5 lb) Garantie limitée de trois ans Cette semaine seulement : obtenez GRATUITEMENT la protection contre les dommages accidentels (une valeur de 245 $) Le bloc-notes Compaq Evo N1000v La solution de rechange pour l'ordinateur de bureau 2 399 $ Location : 85 $/mois1 Processeur Intel® Pentium® 4 à 2 GHz Écran XGA TFT de 14 po Mémoire SDRAM de 256 Mo DDR Unité DVD-ROM 8X Unité de disquette 3,5 po de 1,44 Mo Unité de disque dur SMART de 20 Go Carte réseau 10/100 intégrée Contrôleur graphique ATI Mobility Radeon 7500 Microsoft® Windows® XP Professionnel Garantie limitée d'un an Cette semaine seulement : obtenez GRATUITEMENT la garantie prolongée à trois ans avec protection contre les dommages accidentels (une valeur de 389 $) 3084552A Lesgorges de la discorde d'après AFP TBILISSI \u2014 Le président géorgien Édouard Chevardnadzé a estimé hier avoir réglé le conflit avec Moscou en repoussant vers la Russie les rebelles des gorges de Pankissi frontalières de la Tchétchénie.« Le prétendu problème des gorges de Pankissi n'existe plus », a-til déclaré sur la radio nationale, ajoutant que des combattants isolés pouvaient être restés sur le territoire de la Géorgie et faisaient l'objet de recherches actives.Des centaines de rebelles tchétchènes et de mercenaires sont toujours dans les gorges de Pankissi, contrairement à ce que dit Tbilissi, a répondu un responsable des gardes- frontières russes.« Un grand nombre de groupes rebelles sont toujours installés dans les gorges.Personne ne les a comptés, mais à en juger par les informations disponibles, il y a des centaines de rebelles et de mercenaires », a dit le chef de l'état-major de gardes-frontières du Caucase du Nord, Valeri Poutov, cité par l'agence Interfax.Les relations entre Moscou et Tbilissi se sont tendues depuis le début de la guerre de Tchétchénie il y a trois ans.Le président russe Vladimir Poutine a menacé au début de septembre la Géorgie d'une intervention militaire si ce pays ne neutralisait pas lui-même les combattants rebelles et terroristes sur son territoire.Le président Chevardnadzé a commis une « grave erreur stratégique » en entrant en conflit avec la Russie, a estimé l'ex-président soviétique Mikhaïl Gorbatchev dans une interview publiée hier par le magazine Novaïa Gazeta.« Il a commis une grave erreur stratégique en agissant comme si la Russie n'avait plus d'importance pour la Géorgie », a-t-il dit à propos de son ex-ministre des Affaires étrangères.par BIJOUX - DEPUIS 1954 2195, RUE CRESCENT, MONTREAL (514) 848-0595 PALM BEACH, FL.210 WORTH AVE.www.kaufmanndesuisse.com De notre collection «Callista» bracelet en or 18ct et acier, avec citrines, peridots, tanzanites, tourmalines, etc.à partir de 5 900 $ 2LP1301A1001 a13 mardi 2LP1301A1001 ZALLCALL 67 19:25:04 09/30/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1e r OCTOBRE 2002 A13 Pour un État fort Nous ne voulons pas d'un État honteux, s'excusant d'exister, sur la défensive LOUISE BEAUDOIN La ministre d'État aux Relations internationales et ministre responsable de l'Observatoire de la mondialisation fait part de sa réflexion à quelques jours de la tenue d'un colloque du Parti québécois sur la mondialisation équitable, le week-end prochain.PLUS D'ÉTAT ?Moins d'État ?Mieux d'État ?Voilà le Québec plongé dans un débat politique à mon avis essentiel.D'un côté il y a ceux qui, comme les libéraux de Jean Charest, veulent mettre l'État dans une camisole de force, en gelant tous les budgets sauf ceux de la santé et de l'éducation, puis en resserrer les courroies un peu plus chaque année car quand les coûts augmentent et que les budgets stagnent, il faut réduire les services.Cette cure d'amaigrissement a des conséquences.En Ontario, la réduction graduelle des ressources affectées à l'environnement a produit Walkerton.Les normes subsistaient, mais pas les ressources pour les faire respecter.Il y a ceux qui, comme Mario Dumont, affichent une méfiance profonde envers l'action de l'État et préfèrent, comme il l'a dit à Toronto, les « market-driven solutions », les solutions dictées par le marché.Ils croient que l'État devrait financer les individus, puis les laisser acheter les services, du public ou du privé, en santé, en éducation et ailleurs, sans trop se préoccuper des moyens ni des résultats.On le constate, les programmes des deux partis d'opposition se résument à réduire l'État en deçà d'un seuil minimal qui lui permettrait d'affronter les défis qui se posent sur notre territoire comme sur le plan international.L'État québécois, représentant la seule nation francophone d'Amérique du Nord, deviendrait sous leur gouverne l'ombre de lui-même, une grosse direction des affaires courantes, une municipalité sans le nom, une commission scolaire sans la vocation, une régie régionale d'un peu plus de 1,6 million de kilomètres carrés.Défenseurs du statu quo ?Puis il y a nous, du Parti québécois.Serionsnous les grands défenseurs du statu quo, d'un modèle québécois fixé une fois pour toute quelque part dans les années 1960 et qu'il faudrait vénérer comme une vache sacrée ?Loin de là.Car si nous avons réformé l'État avec autant d'énergie, de passion et parfois, il faut le dire, de courage politique, c'est parce que nous croyons qu'il nous est indispensable.Indispensable pour nos libertés individuelles.Indispensable pour notre force collective, dans le contexte de la mondialisation.Le chef adéquiste a annoncé à Toronto vouloir « en priorité que l'État s'enlève du chemin des hommes et des femmes et des entreprises qui créent de l'emploi avec leur propre argent ».Cette vision, c'est la vision dominante de la mondialisation en cours.Le principe moteur consiste à éradiquer, partout, les « entraves au commerce » et faire, partout, reculer les décisions collectives, l'État.Il faut lire les trois paragraphes consacrés à la mondialisation dans le discours où M.Charest a lancé son « réinventer le Québec ».Puisque, dit-il, « chaque nouvel accord commercial tend à réduire la capacité des États » à intervenir, les seuls gagnants sont les entreprises « qui font les meilleurs produits, au meilleur prix, dans les meilleurs délais ».Fin de la démonstration.Si on comprend bien, puisque la mondialisation réduit le rôle de l'État, l'État n'a plus qu'un rôle à jouer dans la mondialisation, celui de fabriquer des gagnants.Le Parti québécois a été à l'avant-garde du mouvement d'ouverture des marchés.Les barrières tarifaires qui étaient des entraves au commerce ont été levées, l'économie québécoise en a largement profité, et notre État en a, mieux qu'ailleurs, redistribué les fruits.(.) Terrain dangereux Il y a cependant un moment où la notion d'ouverture commerciale comme seule boussole de la mondialisation nous emmène en terrain dangereux.Car, à bien y penser, chaque fois que la collectivité intervient pour préserver, ici l'environnement ou le patrimoine, là, la justice sociale et l'égalité des chances, là encore, la diversité culturelle et linguistique, il s'agit d'une « entrave » au commerce.Éradiquer toutes ces entraves, « s'enlever du chemin » de la production, c'est réduire toute l'activité humaine à la seule recherche de profit.(.) L'accord multilatéral sur les investissements, l'AMI, était également une tentative pour affirmer la prépondérance des droits des entreprises sur les décisions des États.On constate aujourd'hui qu'une interprétation à notre avis abusive du chapitre 11 de l'ALÉNA obligerait les États à dédommager les entreprises étrangères chaque fois qu'un resserrement des normes environnementales, ou de protection du consommateur, ou des droits du travail, a pour conséquence d'augmenter les coûts pour l'entreprise.Certains voudraient reconduire ces dispositions dans la ZLÉA et à l'OMC.Cela rendrait hors de prix, partout sur la planète, le progrès social ou la protection de l'environnement.Le gouvernement québécois dit non à ce changement.Le gouvernement canadien dit oui.Plus largement, la mondialisation commande un rôle nouveau pour l'État au niveau mondial.Il faut renforcer les mécanismes de protection internationale des droits, de la personne et des travailleurs, bâtir une organisation mondiale de l'environnement, faire un « Kyoto de la culture », pour affirmer le droit des collectivités et des gouvernements à soutenir l'art et la création \u2014 un combat où le Québec est à l'avant garde et qui progresse de mois en mois.Il faut, finalement, que les États imaginent un autre lieu de décision, au-dessus de l'OMC et du FMI, plus inclusif que le G8 mais moins lourd que l'ONU, pour rendre les arbitrages nécessaires entre la création et la redistribution de la richesse, entre la logique des droits des citoyens du monde et la logique du commerce mondial, entre le capital et le social.Loin de devoir « s'enlever du chemin », les citoyens, principalement par leurs États, doivent occuper la place qui leur revient.Car si le marché, c'est certain, produit la richesse, il ne produit ni la justice, ni la solidarité, ni l'humanisme.La question posée par le débat sur l'État n'est donc pas vraiment une question de taille.Nous, du PQ, ne voulons pas d'un État plus grand ou plus gros.Nous le voulons souple, agile, efficace, en phase avec la société et plus proche des citoyens.Acteur lorsqu'il le faut, accompagnateur dans la plupart des cas, effacé si nécessaire.Il ne s'agit pas de taille.Il s'agit de force.Nous ne voulons pas d'un État honteux, s'excusant d'exister, sur la défensive, comme nous en préparent l'ADQ et le PLQ.Nous voulons un État fort, assumant sans complexe sa fonction avec dignité et fierté, efficacité et compétence, garant des libertés et de la justice.Seul porteur des intérêts d'un peuple francophone en Amérique du Nord, un peuple qui veut, qui peut, pas uniquement mais notamment grâce à son État, parler, agir, bouger.Pour défendre nos intérêts, nos droits et nos valeurs de Québécois dans le monde, il ne faut donc pas moins d'État au Québec, mais tout un État, souverain, pour aller dire non quand on veut dire non, et oui quand on veut dire oui.«Loin de devoir « s'enlever du chemin », les citoyens, principalement par leurs États, doivent occuper la place qui leur revient.» \u2014 Louise Beaudoin Des valeurs toujours actuelles Les valeurs libérales demeurent toujours jeunes et vivantes car elles puisent leur inspiration aux sources les plus riches non seulement de l'histoire du Québec mais aussi de l'histoire humaine CLAUDE RYAN Nous publions ici un extrait de la conclusion de l'ouvrage intitulé « Les valeurs libérales et le Québec moderne », écrit par Claude Ryan, qui a été chef du PLQ, puis ministre sous Robert Bourassa.LE PARTI LIBÉRAL est un parti profondément enraciné dans l'histoire et la réalité contemporaine du Québec.Il a des racines dans toutes les parties du territoire québécois.Tous les milieux sociaux y sont représentés et il accueille dans son sein une grande diversité d'opinions.L'avancement du Québec à l'enseigne des valeurs politiques les plus élevées est sa raison d'être.Loin d'être un obstacle à cet avancement, la participation lucide à l'ensemble canadien a contribué jusqu'à maintenant et peut encore contribuer dans l'avenir à le faciliter.Le Parti libéral a une conception foncièrement optimiste de la nature humaine.Tout en connaissant les faiblesses de celle-ci, il est convaincu de sa bonté fondamentale et croit en la capacité de dépassement de chaque individu.Mais ce développement ne peut se réaliser à ses yeux que si les personnes sont libres.Quand le Parti libéral parle politique, il ne pense pas d'abord à des contrôles, à des structures et à de grands schèmes.Il cherche d'abord à promouvoir le libre développement des personnes, des familles et des groupes.Le Parti libéral croit aussi que tous les membres de la société ont droit à une égalité raisonnable des chances dans la vie.L'égalité absolue est pour lui un mythe dangereux.Suivant le talent et l'effort de chaque personne, suivant aussi les circonstances de temps et de lieu, il existera toujours des inégalités de condition entre les individus.Il incombe néanmoins à la société d'assurer que tous ses membres puissent bénéficier d'une égalité raisonnable des chances à divers stades de la vie, surtout au point de départ.D'où l'importance que le Parti libéral accorde à la bonne marche de l'économie, génératrice d'emploi et de prospérité, et aux politiques sociales qui visent à procurer l'accès de tous aux services d'éducation et de santé et à protéger les personnes entre les pertes de revenu attribuables à la maladie, au chômage et au vieillissement.Ouvert au changement Le Parti libéral est foncièrement ouvert au changement et aux réformes.Le changement est pour lui la loi de la vie en société.Il faut être disposé à entreprendre en tout temps les réformes qu'il peut requérir.Ce qui était valable hier ne l'est pas nécessairement aujourd'hui.Si l'on demande à un militant libéral d'expliquer les motifs de son engagement, il répond la plupart du temps qu'il est là parce qu'il veut changer les choses.Sans toujours connaître la nature exacte des changements qui s'imposent, il sait, pour l'avoir constaté dans la vie de tous les jours, que des changements sont nécessaires.Il exprime par son engagement sa volonté de promouvoir, en collaboration avec d'autres, la recherche et la mise en oeuvre des réformes nécessaires.Le Parti libéral attache une grande importance aux valeurs de la raison et de l'intelligence.Les acteurs politiques doivent tenir compte d'une foule de conventions, d'idées reçues, de conceptions implantées depuis un temps immémorial, dont l'omission ou la remise en cause pourrait leur être fatale.La politique est remplie de ces idées reçues, de ces tabous inspirés par le souci exagéré de la rectitude politique.Le Parti libéral n'échappe pas toujours à ce travers.Quand il agit en harmonie avec ses convictions profondes, il n'hésite pas cependant à faire sauter certains mythes.Il tient de sa longue tradition une foi profonde dans les valeurs de raison et d'intelligence en politique.Il croit au rôle nécessaire de l'autorité et de la tradition, en politique comme dans les autres domaines.Mais le jugement qui doit entraîner l'action doit découler avant toute chose, selon lui, du libre exercice de la raison critique de chacun.Dans la même perspective, partis et gouvernement ne devraient arrêter leurs décisions qu'après s'être assurés qu'elles reposent sur une connaissance approfondie des faits et sur la meilleure expertise.Le Parti libéral croit enfin à la démocratie.Ayant souvent exercé le pouvoir, il est conscient de ses limites.Il estime en conséquence que les partis politiques doivent se garder de susciter dans la population des attentes qui ne pourront être comblées.Il est également conscient que le sort d'une élection se joue souvent sur des images et des impressions plutôt que sur des idées.Il est néanmoins convaincu que, de toutes les formes de gouvernement, le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple est la meilleure forme de gouvernement.Il croit aussi que cette forme de gouvernement se prête mieux que toute autre à des améliorations continuelles.Les valeurs libérales De cette identification à son milieu d'origine, de cette vision optimiste de la nature humaine, de cette foi envers la liberté, de cet engagement envers l'égalité des chances, de cette confiance envers les valeurs de raison, de cet attachement à la démocratie, se sont dégagées à travers le temps des valeurs permanentes auxquelles le Parti libéral, sans prétendre les avoir toujours servies de manière irréprochable, s'est généralement identifié et dont il éprouve le besoin de s'inspirer de nouveau chaque fois que le Québec et lui-même font face à des défis inédits.Ces valeurs, nous l'avons vu, sont la primauté des libertés individuelles, l'identification au Québec, le développement économique, la justice sociale, le respect de la société civile, la démocratie politique et l'appartenance canadienne.Les valeurs libérales ont bien servi le Québec à diverses étapes de son histoire, et particulièrement au cours du dernier demi-siècle.Elles demeurent toujours jeunes et vivantes car elles puisent leur inspiration aux sources les plus riches non seulement de l'histoire du Québec mais aussi de l'histoire humaine.Aujourd'hui comme hier, elles peuvent être pour le Québec une source très riche de nouveaux dépassements dans le maintien d'une nécessaire continuité.(.) PHOTOTHÈQUE, La Presse À la demande du chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest (au centre), Claude Ryan, ancien chef du PLQ et ministre dans le cabinet de Robert Bourassa, a rédigé un document qui contient les lignes de force qui devraient guider la pensée libérale en vue des prochaines élections. 2LP1401A1001 a14 merdi 2LP1401A1001 ZALLCALL 67 19:54:53 09/30/02 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1e r OCTOBRE 2002 Le diable du discours a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Comme c'est généralement le cas pour ce genre d'exercice, le discours du Trône présenté hier par le gouvernement Chrétien est vague à souhait, gonflé de phrases creuses et de voeux pieux.Voilà un bien fade testament politique pour le premier ministre.On y trouve une préoccupation sociale marquée.L'énoncé foisonne d'engagements à l'égard des familles pauvres et des Autochtones.On y constate aussi un accent nouveau sur les besoins des villes, et une attention soutenue pour la formation et la recherche.Tout cela est fort honorable, mais il nous manque les modalités, les montants, les échéanciers.Il faudra donc attendre avant de se prononcer plus avant sur les initiatives annoncées.Car, comme disent si bien les anglophones, « le diable est dans les détails ».Le texte lu hier par la gouverneure générale contient une phrase rassurante, compte tenu de l'ampleur des objectifs annoncés, compte tenu aussi des rumeurs inquiétantes quant aux humeurs dépensières de certains ministres : « Le gouvernement maintiendra son engagement ferme à équilibrer ses budgets.» À court terme, le gouvernement fédéral ne dispose tout simplement pas des sommes phénoménales qui font saliver les provinces et les lobbies.La prudence n'est peut-être pas populaire, mais elle est aussi essentielle que par le passé.\u0001 \u0001 \u0001 Le gouvernement annonce la tenue au début de l'an prochain d'une conférence des premiers ministres « pour jeter les bases d'un plan de réforme complet » du système de soins de santé.Cette conférence suivra la publication, très attendue, du rapport de la commission Romanow.Le discours du Trône annonce aussi que le prochain budget comportera « les investissements fédéraux à long terme qui seront requis.» Tout le monde souhaite qu'Ottawa investisse davantage en santé.La manière la plus efficace de le faire serait de transférer des sommes additionnelles aux provinces, suivant une mécanique à long terme et stable, tenant compte évidemment de la situation financière du gouvernement canadien.Ottawa sera plutôt tenté de dicter sa propre vision du système de santé.C'est une tentation à laquelle il devra résister.Ce n'est pas une question de constitution, mais d'efficacité.La gestion du système de santé est déjà assez complexe sans qu'Ottawa, qui n'y connaît rien, vienne y mettre ses grosses pattes.\u0001 \u0001 \u0001 Le même raisonnement vaut pour le nouveau dada du gouvernement fédéral, les villes.Les affaires urbaines sont de compétence provinciale, mais comme le Canada est aujourd'hui un pays essentiellement urbain, il serait anormal que le gouvernement canadien se désintéresse de tout ce qui affecte la vie des citadins.Tout est dans la manière.Les municipalités et les provinces (y compris le Québec) se plaignaient du fait que les programmes d'infrastructures souffraient d'un horizon trop court ; Ottawa annonce un programme de dix ans.Bravo ! On devra toutefois s'assurer que, comme ce fut le cas dans le passé, les provinces sont partie prenante de la mise sur pied et de la gestion de ce programme.Encore là, ce n'est pas une question de chiffons rouges ou bleus, mais d'efficacité et de cohérence.Dans son « testament », M.Chrétien manifeste un regain d'intérêt pour la dualité linguistique.Il se donne comme objectif de « doubler d'ici dix ans le nombre de diplômés des écoles secondaires ayant une connaissance fonctionnelle du français et de l'anglais ».Bravo encore ! Mais ici, à moins d'une approche intelligente, respectueuse des compétences du Québec, le diable pourrait prendre la forme d'une guéguerre politicolinguistique que personne ne souhaite.La gestion du système de santé est déjà assez complexe sans qu'Ottawa vienne y mettre ses grosses pattes.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés OPINION Dumont: une saine présence RÉMI HYPPIA L'auteur est politologue.LA DÉCLARATION récente de Mario Dumont à propos de la permanence et de l'ancienneté dans la fonction publique québécoise a touché plusieurs cordes sensibles au Québec, tout comme ses remises en question en matière d'éducation et de santé.Certains ont encore reproché à Dumont d'être de « droite » et de vouloir donner l'appareil d'État à l'entreprise privée, tandis que d'autres, surtout les syndicats de fonctionnaires, ont perçu ses propos comme une attaque féroce contre des gains enlevés de haute lutte il y a plusieurs années.Pour le mouvement syndical québécois, il semble que la sécurité d'emploi et l'ancienneté soient des principes sacrés qui ne devraient jamais être remis en question, ni ne faire l'objet de débats.Révolution tranquille Un des grands mérites de la Révolution tranquille a été la mise sur pied au Québec d'un appareil étatique moderne, s'appuyant sur de jeunes professionnels dynamiques et faisant preuve de beaucoup d'initiative.À l'époque, ces jeunes fonctionnaires ont réellement contribué à l'essor de la société québécoise en mettant en place des politiques et en créant des organismes qui ont fait passer le Québec dans la modernité.(.) La permanence a aussi contribué au développement d'une fonction publique professionnelle et impartiale, pouvant prodiguer des avis et des conseils « neutres » aux dirigeants politiques dans le seul but de servir l'intérêt public et non celui du parti au pouvoir.Un des effets pervers de la Révolution tranquille a été pour plusieurs d'ériger en dogme le fameux adage « hors de l'État, point de salut » et à contribuer à son expansion, voire à son ingérence, dans presque toutes les sphères d'activités au Québec.Les gouvernements successifs québécois, tant libéraux que péquistes, n'ont jamais vraiment cherché à entamer un débat de fond sur le rôle et la taille de l'État québécois.Pourquoi ?Il est aussi intéressant de noter que les milieux d'affaires au Québec, qui se plaignent constamment de l'interventionnisme de l'État québécois (trop de réglementation, de normes, etc.), ont toujours été prêts à profiter de ses généreuses subventions (syndrome du « Corporate Welfare Bum »).Si l'on s'interroge, cependant, à savoir si ceux-ci paient leur juste part d'impôts, on risque de passer pour de dangereux « socialistes ».On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre.Un débat sérieux et complet sur le rôle de l'État au Québec devrait aussi aborder cette question.C'est très sain que Mario Dumont ait lancé un pavé sur les principes de permanence et d'ancienneté au sein de la fonction publique, comme il l'a fait pour la santé et l'éducation.Je souhaite que tout cela serve d'amorce à un vrai débat de société sur le rôle et la taille de l'État dans le Québec « post révolution tranquille ».LA BOÎTE AUX LETTRES Le carambolage de l'autoroute 10 Du favoritisme ?CE N'EST que lors d'un reportage du carambolage sur l'autoroute 10, jeudi dernier, que j'ai appris que la limite de vitesse des poids lourds sur les autoroutes du Québec est de 90 kilomètres à l'heure.J'en fus très étonné car, selon mon expérience sur les autoroutes 10, 20 et 40, la grande majorité des poids lourds circulent à 115-120 kilomètres à l'heure.Par contre, je n'ai jamais vu de policier donner une contravention à l'un de ces véhicules.Et je dois préciser que de 1988 à 2000, j'allais à Québec 24 fois par année et depuis ce temps une bonne dizaine de fois par année.Je pose donc la question au ministre de la Sécurité publique et au directeur-général de la Sûreté du Québec.Pourquoi ce favoritisme envers les conducteurs de poids lourds ?Et je suggère aux lecteurs de La Presse qui ont la même expérience que moi, d'inonder les deux personnages identifiés cihaut de lettres similaires à la mienne, avec copie aux ministre des Transports.RENÉ MIGLIERINA Montréal La distance en cause Monsieur Pratte ! COMME VOUS (« Les leçons d'un miracle », 27 septembre), je crois que la cause des accidents réside dans le fait de suivre de trop près la voiture qui nous précède.J'ajouterais que le fait de changer de voie est également une cause importante d'accrochage.J'irais même jusqu'à dire que, si tous les automobilistes (et camionneurs) gardaient une distance sécuritaire entre eux et évitaient de changer de voie, on pourrait rouler à 200 km/h en sécurité.Voici l'idée que je désire vous soumettre.Pourquoi n'y aurait-il pas, lors des périodes de pointe surtout, dans le cadre d'une campagne concertée à la radio, des rappels à la conduite préventive ?Il n'y aurait qu'un seul message : « Gardez deux secondes entre vous et celui qui vous précède » C'est tout.Ce rappel serait diffusé aux dix minutes, sur toutes les chaînes.On pourrait en faire un pilote qui durerait un mois seulement.Je suis persuadé qu'on verrait un fléchissement dans la fréquence des accidents de la route.PIERRE ROBERT Encore craintif UNE BRUME épaisse formant un mur, a-ton dit, s'est dressée à la vitesse de l'éclair sur l'autoroute 10, causant un carambolage historique quant au nombre de véhicules impliqués.Ce qui a donné lieu au déploiement d'une brigade d'experts en reconstitution.Tout un arsenal d'instruments sophistiqués était à la disposition de ces spécialistes sur terre et dans les airs pour colliger toutes les pièces utiles et pertinentes.Monsieur le ministre des Transports a déclaré ne pas reconnaître la nécessité d'indiquer par un panneau les risques de brouillard tellement la situation relève d'un élément fortuit et insolite.Il faut conjurer et prévenir le prévisible, rien à redire làdessus.Mais comment endiguer ces événements inopinés ?J'attends avec anxiété les résultats de toutes les expertises en cours.Là, et seulement là, je me sentirai rassuré quand j'emprunterai la 10.YVES DESLAURIERS Prévost Contre la vertu LORSQU'UN accident de la route fait la une, on nous sert la sempiternelle rengaine : la vitesse tue ! Ne pas être d'accord, c'est comme être contre la vertu.Alors soit : je ne suis point vertueux et, voici pourquoi.Primo : dès qu'un véhicule, pesant plus qu'un humain, est en mouvement la vie de celui-ci est en danger ; simple concept physique.Secundo : trouveriez-vous normal de faire jouer, dans la même équipe, des pee-wee et des adultes ?Certes non.Alors pourquoi, sur les mêmes routes, fait-on circuler des camions pesant 60 tonnes avec des voitures de 2000 lbs ?Réponse : on n'a pas le choix ! La société ne peut pas se permettre des réseaux routiers distincts.Le prix à payer, pour ce douloureux choix, se chiffre par des pertes humaines.Maintenant que l'on accepte le principe que les morts sont inévitables, on peut s'enguirlander sur le nombre qui serait acceptable.Si vous me suivez toujours, comment doit-on déterminer le nombre maximal de décès acceptables sur nos routes ?Réponse : il n'y a pas de nombre précis, il s'agit d'un choix de société.Je n'aime pas la vitesse personnellement, mais je n'ai absolument rien contre ceux qui veulent rouler plus vite que moi.Tertio : si la vie humaine est si précieuse, aux yeux de cette même société, pourquoi la loi permet-elle l'alpinisme, le parapente, le ski, le tabagisme, l'alcool, ou encore le loto qui a causé des centaines de suicides ! Qui osera prétendre qu'il possède la vérité ?ROBERT VALLÉE Brossard Plus de policiers QUI N'A pas entendu les critiques quant au dernier carambolage sur l'autoroute 10 ?Les gens roulent trop vite (c'est vrai) ; les gens roulent trop près (c'est vrai et particulièrement effrayant quant aux routiers).Que faire alors ?Nos bêtes à penser du gouvernement diront : faisons une campagne de prévention.C'est bien mais pas assez puisqu'elle ne rejoindra que ceux qui veulent bien en prendre conscience.Quant aux autres.Le seul incitatif qui aurait du poids vis-àvis un tel comportement, c'est la présence policière sur nos routes.Les policiers, pour leur part, diront qu'ils n'ont pas le temps d'être toujours sur la route et qu'ils ont d'autres chats à fouetter.Pourquoi ?Beaucoup de travail fait par les policiers au poste consiste à remplir des dossiers et des rapports.Pourquoi ne pas laisser ce travail à du personnel clérical et libérer ainsi les agents afin d'assurer une présence accrue sur les routes.CLAUDE GOSSELIN Montréal 2LP1502A1001 a15 mardi 2LP1502A1001 ZALLCALL 67 21:25:18 09/30/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1e r OCTOBRE 2002 A15 «Une époque d'incertitudes» Jean Chrétien présente son dernier discours du Trône LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Nous publions ici des extraits du discours du Trône lu hier après-midi à la Chambre des communes par la Gouverneure générale, Mme Adrienne Clarkson.NOUS VIVONS une époque d'incertitudes.Les événements du 11 septembre nous ont montré que des événements se produisant ailleurs dans le monde peuvent en un instant avoir des répercussions sur les progrès dans notre pays.Nous constatons l'agitation qui règne dans plusieurs parties du monde.Nous voyons encore beaucoup trop de pauvreté.Le gouvernement poursuivra sa collaboration avec ses alliés pour assurer la protection et la sécurité des Canadiens.Notre pays continuera d'oeuvrer au sein d'organisations telles que les Nations unies pour faire en sorte que les règles de droit international soient respectées et mises en application.Mais le gouvernement restera également vigilant et prêt à protéger les Canadiens contre les nouvelles menaces.Il travaillera avec les États-Unis afin de combler nos besoins communs en matière de sécurité.Nous pouvons cependant faire davantage.À de nombreuses reprises dans le passé, le Canada a contribué à trouver des solutions à des problèmes mondiaux.Chaque fois que l'occasion nous sera offerte, nous continuerons de promouvoir le pluralisme, la liberté et la démocratie, et contribuerons à réduire l'écart toujours croissant dans le monde entre riches et pauvres.Nous doublerons notre aide au développement d'ici 2010 et consacrerons au moins la moitié de cette augmentation à l'Afrique dans le cadre de notre participation au Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique.Le 1er janvier 2003, le Canada éliminera les tarifs et les contingents sur la plupart des importations provenant des pays les moins développés.La santé au XXIe siècle Aucune autre question ne touche les Canadiens d'aussi près que celle des soins de santé.Notre régime de soins de santé représente de façon concrète les valeurs qui nous définissent en tant que pays.Il représente aussi la volonté des Canadiens de s'entraider et d'assumer la responsabilité que nous avons les uns envers les autres.En 2000, tous les premiers ministres ont conclu un accord sur les soins de santé qui donne encore plus de poids à notre engagement collectif à respecter les principes de l'assurance-maladie, à travailler ensemble à réformer notre régime, à mesurer le progrès accompli et à en faire rapport.Des ressources furent prévues pour y arriver.Le travail est en cours et le premier rapport public est maintenant disponible.Pour continuer le travail entrepris dans ce domaine, une commission dirigée par Roy Romanow fut mise sur pied afin d'évaluer les perspectives à long terme du régime public canadien de soins de santé.Monsieur Romanow remettra son rapport en novembre.Au début de 2003, le premier ministre convoquera une rencontre des premiers ministres des provinces pour jeter les bases d'un plan de réforme complet comportant une imputabilité plus grande envers les Canadiens et prévoyant les investissements fédéraux à long terme qui seront requis ; ceux-ci seront inclus dans le prochain budget.Leschangementsclimatiques Les Canadiens savent que notre santé et celle de nos enfants, la qualité de vie dans nos communautés et le maintien de la prospérité économique de notre pays dépendent d'un environnement sain.À l'échelle internationale, les changements climatiques entraînent de nouveaux risques en matière de santé et d'environnement.Cela pourrait constituer le défi majeur qu'auront à relever plusieurs générations à venir.Vivant dans un pays nordique, les Canadiens subiront plus rapidement que d'autres certains des effets des changements climatiques.En tant que pays prospère, le Canada doit faire sa part, et il n'y manquera pas.Dans le cadre du Protocole de Kyoto, le Canada s'est engagé à respecter d'ici 2012 certaines obligations en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.De vastes consultations et du travail préparatoire ont suivi.Le gouvernement intensifie maintenant ses consultations auprès des Canadiens, de l'industrie et des provinces pour élaborer une stratégie de mise en oeuvre des engagements du Canada au cours des 10 prochaines années.D'ici la fin de l'année, le gouvernement déposera une résolution devant le Parlement portant sur la ratification du Protocole de Kyoto sur les changements climatiques.Relever ce défi doit devenir un projet national.Y travailleront et y contribueront les Canadiens de toutes les régions et oeuvrant dans tous les secteurs d'activité économique, producteurs et consommateurs, gouvernements et citoyens.Desbudgetséquilibrés Le Canada que l'on veut suppose une économie forte.Le gouvernement maintiendra son engagement ferme à équilibrer ses budgets, à contrôler ses dépenses, à baisser le rapport dette - PIB et à maintenir un régime fiscal équitable et concurrentiel.Prenant appui sur ses investissements, il poursuivra son action dans les domaines de la recherche, de l'alphabétisation et de l'éducation, ainsi que dans l'édification de villes compétitives et de communautés en santé.Il ajustera ses politiques de façon à améliorer le climat pour attirer les investissements et les talents.Le gouvernement réaffectera ses ressources en fonction de ses priorités les plus importantes et de nouveaux objectifs.Desvillescompétitives Nous devons pouvoir compter sur des infrastructures modernes pour assurer la prospérité de nos villes et la santé de nos communautés.De concert avec les provinces et les municipalités, le gouvernement instaurera un programme d'infrastructures s'étendant sur une période de dix ans de façon à permettre la mise en oeuvre d'initiatives stratégiques à long terme qui sont essentielles à la compétitivité et à la croissance soutenue.Dans ce contexte, il déposera une nouvelle stratégie portant sur un système de transport sécuritaire, efficace et respectueux de l'environnement qui aidera à réduire la congestion dans nos villes et les embouteillages dans nos axes commerciaux.PLQ: la menace comme aiguillon Une ombre, on devine laquelle, planait comme un vautour au-dessus du conseil général du Parti libéral du Québec.Mais paradoxalement, la menace adéquiste a eu pour effet d'aiguillonner les libéraux et de faire monter le niveau d'adrénaline de Jean Charest.Dans les plénières où les délégués discutaient du plan d'action du parti, chaque vote ou presque était inspiré par le besoin de se démarquer de l'ADQ en faisant valoir les valeurs de « justice sociale ».Quant à Jean Charest, il a livré dimanche peut-être son meilleur discours depuis son arrivée en politique provinciale : une envolée drôle, vigoureuse et passionnée, dont Mario Dumont était à la fois la cause et la cible, et qui lui a permis de s'installer dans le précieux créneau électoral que constitue « la défense des intérêts du Québec », face à un Mario Dumont qui les a « sacrifiés pour se faire applaudir à Toronto ».\u0001 \u0001 \u0001 Sur le plan des idées, le PLQ s'est solidement positionné à gauche de l'ADQ tout en restant à la droite du PQ, ce qui le place théoriquement au centre.encore qu'à vrai dire, ses orientations le situent beaucoup plus près du PQ que de l'ADQ.Ce qui n'a rien d'étonnant, compte tenu du fait que l'ADQ est une formation atypique \u2014 de loin la plus à droite au Canada.Le positionnement est bon, la substance l'est moins.Exception faite des engagements chiffrés, le plan d'action du PLQ se lit à plusieurs égards comme un catalogue de voeux pieux.Oyez ! Oyez ! le décrochage scolaire sera combattu, tous les élèves maîtriseront le français au terme du primaire, « chaque acteur du réseau de la santé intégrera à sa pratique une approche de prévention ».Mais bon, les rêves ne coûtent rien.Les délégués au conseil général en ont rajouté en termes de promesses \u2014 soins palliatifs à domicile, gratuité des médicaments, plan d'action sur l'Alzheimer, etc.\u2014 à tel point qu'on se demande comment le PLQ pourra baisser les impôts de 27 % tout en finançant ces nouveaux programmes étatiques qui ressemblent mot pour mot à ce qu'on lirait dans un programme péquiste.y compris cette « charte des droits du patient » qui entend garantir aux citoyens des services de santé parfaits sans que l'on sache ce qui se passera si ce n'est pas le cas, ni comment l'État fera pour en assumer seul les coûts.Sur la participation du privé, les délégués ont rejeté à grand renfort d'indignation et de hauts cris toutes les suggestions qui auraient accru, serait-ce timidement, la place du privé dans la santé.« On n'est pas l'ADQ, on ne veut pas de système à deux vitesses ! » Dans le domaine de la santé (que le PLQ juge pourtant primordial, puisqu'il en fait le premier chapitre de son plan d'action), les libéraux ne se sont pas creusé les méninges.Ils ne proposent rien de neuf, sinon cette « charte des droits du patient » et l'abolition des régies régionales au profit de « tables régionales souples et représentatives des milieux ».Qu'estce que cela veut dire ?Ce n'est pas clair du tout.Étrangement, les délégués ont adopté cette résolution sans le moindre débat.Le PLQ ne s'attaquera même pas aux multiples et coûteuses rigidités qui affectent le réseau de la santé, et qui tiennent essentiellement à la centralisation des négociations du secteur parapublic.Tout au plus veut-il réduire le nombre d'unités d'accréditation.Le PLQ promet d'augmenter le nombre de médecins et d'infirmières, ce qui est bien la moindre des choses, mais les délégués ont adopté à la vapeur un amendement complètement irresponsable en réclamant, sans nuance aucune, l'accréditation des médecins diplômés à l'étranger qui résident au Québec.Personne ne s'est demandé s'il serait bénéfique d'accréditer des médecins formés dans des pays où la médecine est moins avancée qu'ici ; on ne s'est pas demandé non plus si, même à supposer qu'ils aient fait leurs études dans de bonnes institutions, il serait prudent d'accréditer des médecins immigrés qui n'ont pas pratiqué depuis vingt ans.\u0001 \u0001 \u0001 Faute de projet mobilisateur, les libéraux essaient de présenter leur projet informatique comme une affaire emballante.Le PLQ veut en effet subventionner l'accès à Internet à haute vitesse pour tous les citoyens, histoire de leur permettre de communiquer rapidement, et à toute heure du jour, avec le gouvernement.Soit pour l'informatisation de l'administration publique et la facilitation de l'accès à l'Internet, mais pourquoi la haute vitesse pour tout le monde, et aux frais des contribuables par-dessus le marché ?Connaissez-vous bien des gens qui se réveillent la nuit saisis du besoin de clavarder avec un fonctionnaire ?Sans être cynique, on peut prévoir que le branchement servira plus souvent à accélérer l'accès aux jeux vidéo qu'au ministère de l'Éducation Le plan d'action libéral annonce un gouvernement sérieux, probablement compétent (l'expérience compte, après tout !), qui ne brassera pas trop la cage et gérera le Québec sans excès d'imagination, ce qui peut être tantôt une vertu, tantôt un handicap.Il est en tout cas bien exagéré de parler ici, comme le fait le PLQ, de la « réinvention du Québec » ! PHOTO PC Le premier ministre Jean Chrétien écoutait attentivement, hier à la Chambre des communes, la lecture, par la gouverneure générale Adrienne Clarkson, du discours du Trône.Une crise de confiance sans précédent PIERRE MARTIN e t ANTONIA MAIONI M.Martin est professeur agrégé au département de science politique de l'Université de Montréal (www.fas.umontreal.ca/pol).Mme Maioni est directrice de l'Institut d'études canadienne de l'Université Mc Gill (www.arts.mcgill.ca/programs/ misc), où elle est également professeure agrégée au département de science politique.DEPUIS QUELQUES années, un paradoxe domine les perceptions du système de santé.Comme le rappelait le ministre François Legault la semaine dernière, au Québec, 95 % des patients sont satisfaits des soins de santé qu'ils reçoivent.Pourtant, un sondage Environics récent souligne que 83 % de l'ensemble des Québécois croient que leur système de santé est en crise \u2014 un sommet parmi les provinces canadiennes.Pour l'ensemble du pays, la proportion est de deux-tiers (www.campbellinstitute.org).On peut mettre en doute le bien-fondé de cette perception mais, à notre avis, les partisans d'un système universel public ne peuvent pas se permettre de l'ignorer.La chute de la confiance des Canadiens envers leur modèle de soins de santé est reflétée de façon frappante par les études du Commonwealth Fund.En 1988, 43 % des Canadiens pensaient que leur système présentait des failles majeures ou fondamentales.L'an dernier, la proportion grimpait à 77 %.En 1988, seuls 5 % croyaient qu'il fallait tout jeter par terre et rebâtir à neuf.Ce sentiment est aujourd'hui partagé par plus du quart des Canadiens (www.cmwf.org).Cette perception de crise est-elle justifiée ?Pas nécessairement.Bien sûr, les ratés du système et les manchettes à leur sujet prolifèrent.Qu'il s'agisse des problèmes parfois surréels que vivent les urgences, des conditions de travail difficiles des travailleurs de la santé, ou encore des prises de bec fédérales-provinciales sur le financement, les nouvelles sont rarement encourageantes.Au milieu de tout ce pessimisme, les optimistes soulignent avec raison les résultats enviables du modèle canadien.Comparativement à leurs voisins du sud, les Canadiens s'en tirent assez bien sur la plupart des indicateurs de santé publique, pour une fraction du coût (9 % du PIB au Canada contre 14 % aux États-Unis).De plus, malgré les réserves qu'ils émettent à l'endroit de leur propre modèle de santé, très peu de Canadiens seraient prêts à l'échanger pour celui du voisin.Même si le modèle canadien est plus apte à contrôler les coûts d'ensemble que le modèle américain, ceci ne se fait pas sans heurts.Notamment, les listes d'attente sont devenues une préoccupation majeure partout au pays.En juillet dernier, Statistique Canada révélait que, sur les quelque 23 millions de Canadiens qui ont fait appel à des services en 2001, 18 % ont éprouvé des difficultés d'accès.Sur l'ensemble de la population, 11 % ont eu des besoins non satisfaits.Dans les deux cas, l'attente ou la non-disponibilité des soins sont pointées du doigt.L'attente.pas le seul obstacle En ce qui concerne l'attente, le Canada n'est pas le pire pays du monde industrialisé, mais les comparaisons inévitables avec les États-Unis assombrissent le tableau.En 2001, le Commonwealth Fund constatait que, parmi ceux qui avaient subi une intervention chirurgicale non urgente avant l'enquête, 37 % des Canadiens ont attendu moins d'un mois, contre 63 % des Américains ; 27 % des Canadiens ont attendu plus de quatre mois, contre 5 % des Américains.Comme l'attente est perçue comme le principal obstacle à l'accès, il est inévitable que certains Canadiens reluquent du côté sud à la recherche de remèdes miracles pour désengorger le système.L'attente n'est pourtant pas le seul obstacle possible à l'accès et les alternatives ne sont pas nécessairement préférables.Le modèle canadien rationne les soins en fonction de la nécessité médicale ; la rareté des ressources entraîne donc l'attente pour les cas jugés moins urgents.Aux États-Unis, l'accès aux soins est souvent déterminé par la capacité de payer.Si de plus en plus de Canadiens s'estiment, avec raison, lésés par des attentes exaspérantes, une proportion encore plus grande d'Américains se voient nier l'accès aux services parce qu'ils ne peuvent pas se les payer, ce qui entraîne de profondes inégalités.Privatisation ?Même si certains doutent de son bienfondé, il n'en demeure pas moins que la perception de crise qui prévaut au sujet des soins de santé au Québec et au Canada est une donnée incontournable que les tenants d'un système public et universel ne peuvent pas se permettre d'ignorer.Il s'agit d'une crise de confiance sans précédent et, malgré leur relative satisfaction envers les soins reçus, les citoyens sont de plus en plus anxieux quant à la capacité du système de répondre à leurs besoins futurs.La réflexion collective dans laquelle nous plonge cette perception de crise n'est pas terminée et il est encore tôt, du côté des tenants du modèle public, pour jeter la serviette.Quoi qu'il en soit, il y a une dissonance marquée entre le discours libéral dominant et les valeurs qui sous-tendent le modèle public et universel.Dans ce contexte, les options qui penchent vers la privatisation et les mécanismes de marché exercent un attrait indéniable sur ceux qui peuvent être portés à y voir une panacée pour soigner les petits et les gros bobos du système actuel, au risque de remettre en cause ses principes mêmes. 2LP1601A1001 A16 MARDI 2LP1601A1001 ZALLCALL 67 22:17:15 09/30/02 B Levée du siège d'Arafat: une «déconfiture » pour Sharon AFP JÉRUSALEM \u2014 La presse d'Israël était unanime hier pour taxer de « déconfiture » les 10 jours de siège imposé par le premier ministre Ariel Sharon au QG de Yasser Arafat et levé dimanche sans que les Palestiniens eurent rempli les conditions israéliennes.À Blackpool entre-temps, au congrès annuel du Parti travailliste, le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw déclarait que « toutes les résolutions de l'ONU sur le conflit israélo-palestinien doivent être appliquées ».« Le droit des Palestiniens à un vrai État indépendant est indiscutable, indivisible et dû depuis longtemps », a-t-il ajouté.Le premier ministre israélien réclamait la reddition de 41 hommes assiégés avec Arafat.mais ces « terroristes de premier plan » n'ont pas quitté le bâtiment où ils étaient retranchés, a affirmé la radio publique israélienne, citant des sources de sécurité.Dimanche, les premiers mots à la presse d'Arafat avaient été de répéter qu'il ne livrerait pas les hommes réclamés par Israël.Le ministre palestinien de l'Information Yasser Abed Rabbo a de son côté affirmé qu'il n'y a pas d'accord avec Israël à ce sujet.« La leçon à tirer pour l'avenir est que la clef de tout accord au Proche-Orient est entre les mains du président (américain George W.) Bush et de lui seul », écrit le Yédiot Aharonot.Le Haaretz estime qu'Israël « a totalement échoué dans (son) interprétation des intérêts de la politique américaine ».À Blackpool, Straw a affirmé qu'il « suffit de voir les humiliations endurées chaque jour par les femmes et les enfants aux barrages de l'armée dans les territoires occupés pour savoir que les Palestiniens ont souffert pendant trop longtemps ».« Israël a le droit de préserver sa sécurité », a-t-il dit, mais « il ne pourra jamais en profiter tant que la menace quotidienne, inimaginable, des attentats suicide se poursuit ».Le président palestinien a réitéré, lui, son intention de tenir des élections en janvier.À Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, un adolescent et un enfant palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, portant à 2541 morts le nombre de morts depuis le début de l'Intifada, en septembre 2000, dont 1876 du côté palestinien et 614 du côté israélien.À Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, une Palestinienne, blessée par des éclats d'obus de char israélien, était considérée comme cliniquement morte.Autour de Ramallah, la présence militaire israélienne persistait : les chars, stationnés dans les colonies juives alentour, ont effectué de brèves patrouilles, mais le couvre-feu a été levé hier dans la ville.Joignez-vous aux milliers d'employés de la Banque CIBC, ainsi qu'à leurs familles et amis partout au Canada, alors que nous courrons pour créer un avenir sans cancer du sein.Le dimanche 6 octobre 2002, marchez ou courez 5 km ou 1 km, et aidez-nous à atteindre notre objectif.P our qui courrez-vous?Joignez-vous à nous en vous inscrivant ou en faisant un don à www.la CoursealavieCIBC.com Pour qui courez-vous?Le logo CIBC est une marque de commerce de la Banque CIBC.3084187A EXPRESS INTERNATIONAL Haïti : ministre démissionnaire LE MINISTRE de la Justice, Me Jean-Baptiste Brown, a annoncé hier sa démission du gouvernement du premier ministre Yvon Neptune, en dénonçant un manque de moyens.Dans des déclarations à des radios de la capitale, Me Brown, avocat du barreau de Portau- Prince, a indiqué qu'il n'avait pas de « désaccord » avec le président Jean Bertrand Aristide, mais qu'il quittait ses fonctions parce qu'il n'avait pu « mettre en application le plan de réformes après six mois passés à la tête du ministère ».Il a imputé cet échec à un « manque de moyens » et à une réduction du budget de la Justice.Me Brown est le 2e ministre à démissionner en un mois : Marc Bazin, ministre chargé d'aménager un cadre propice pour des négociations avec l'opposition, a quitté ses fonctions le 18 septembre, disant avoir atteint le délai de sept mois qu'il s'était fixé.\u2014 d'après AFP Cachemire : mort et scrutin ONZE PERSONNES, dont sept rebelles, ont été tuées hier avant la 3e phase des élections controversées au Cachemire indien.Depuis l'annonce du vote le 2 août, quelque 600 personnes ont été tuées, dont 35 militants impliqués dans le scrutin.La guérilla active depuis 1989 a menacé de tuer ceux qui participeraient au scrutin, boycotté par l'alliance musulmane Hurriyat et qualifié de « farce » par le Pakistan.Quelque 1,81 million d'électeurs, dont 30 000 hindous déplacés, sont inscrits sur les listes pour le vote de demain.Trois Pakistanais ont été tués, cinq blessés entre- temps par des bombardements indiens au-dessus de la ligne de trève qui divise le Cachemire depuis 1948, a annoncé hier Islamabad.\u2014 d'après AFP Pakistan : objectifs du PPP LE PARTI du peuple (PPP) de Mme Benazir Bhutto s'est engagé hier à faire annuler les modifications de la Constitution imposées par le régime militaire et à chercher à faire la paix avec l'Inde au lendemain des législatives du 10 octobre.Les parlementaires du PPP, structure de campagne du parti, a lancé sa campagne à 10 jours des premières élections depuis le putsch du général Pervez Musharraf, en octobre 1999.Le chef des observateurs de l'Union européenne, John Cushnahan, est arrivé hier à Islamabad au moment où le Pakistan leur lançait un premier avertissement : s'abstenir de tout jugement avant le scrutin car « cela risquerait de mettre en cause leur neutralité », a dit le ministre de l'Information Nisar Memon.L'UE a envoyé 52 observateurs pour ce scrutin, l'un des plus gros déploiements de son histoire.\u2014d'après AFP Serbie : avantage Kostunica PAR UN VOTE reflétant la défiance des Serbes envers l'Occident, une majorité ont apporté leur soutien à Vojislav Kostunica, le chef d'un État yougoslave en voie de disparition et qui brigue la présidence de la Serbie.Il affrontera en favori l'économiste pro-occidental Miroljub Labus au second tour de la présidentielle le 13 octobre.Kostunica devrait bénéficier du report des voix de l'ultranationaliste Vojislav Seselj qui a fait un excellent score et qui bénéficiait du soutien de l'ancien président Slobodan Milosevic emprisonné à La Haye.Kostunica obtient 31,3 % des voix, le vice-premier ministre yougoslave Labus 27,4 %, et Seselj 22,6 %, a annoncé la Commission électorale.La participation a tout juste dépassé les 56 %, soit l'un des plus faibles depuis l'instauration du multipartisme en 1990.\u2014d'après AP "]
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