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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-10-11, Collections de BAnQ.

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[" 5LP0101B1011 B-1 Vendredi 5LP0101B1011 ZALLCALL 67 21:56:05 10/10/02 B Apportez votre vin «CREVETTES» EN VEDETTE 10 crevettes grillées «style papillon» Accompagnées de notre salade maison, riz, pommes de terre maison, citron et sauce à l'ail 999 $ Tous les jours excepté les jours fériés Maintenant ouvert à Châteauguay 104, boul.Saint-Jean-Baptiste (450) 699-3838 GRATUIT POUR LES ENFANTS du dimanche au jeudi enfants moins de 12 ans accompagnés d'un adulte (aux restaurants participants) MENU MIDIEXPRESS à partir de 595 $ incluant : soupe, dessert et café TABLE D'HÔTE Menu forfait pour 2 personnes 29 restaurants pour mieux vous servir ! 5LP0201B1011 b2 vendredi 5LP0201B1011 ZALLCALL 67 22:16:02 10/10/02 B B 2 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1 1 O C T O B R E 2 0 0 2 Webzine interlunaire LES PLUS ANCIENS navigateurs du Web se souviendront de la belle époque des webzines.Il y a six ou sept ans, le Web regorgeait de ces magazines électroniques qui poussaient aussi facilement sur le Net que des pissenlits dans les grands champs l'été.Aujourd'hui, ils se font beaucoup plus rares, alors quand on en voit un nouveau, on le remarque.Et c'est le cas du site français Over 23 (www.over23.com).Ce qui frappe dès le départ, c'est la mise en pages du magazine, le design de la page Web.Et puis, on prend le temps de lire les textes et on a droit à un mariage parfait entre le contenant et le contenu.Pour ce qui est de la parution du magazine, de sa mise à jour, elle donne le ton de l'endroit.On parle ici d'un magazine interlunaire, c'est-à-dire que la parution est aléatoire, selon les cycles de pleine lune.\u0001 \u0001 \u0001 APRÈS LES gens de théâtre (www.theatrequebec.com), c'est au tour des acteurs de l'industrie québécoise des nouveaux médias de mettre en ligne une vitrine de leur industrie.Le Guide de l'industrie des nouveaux médias et du multimédia (www.numeriqc.ca/guide) présente plus de 1500 entreprises du secteur.Si vous êtes à la recherche d'un répertoire de contacts, de partenaires, de fournisseurs ou d'un employeur potentiel dans le domaine, vous trouverez tout ça dans ce guide en ligne.\u0001 \u0001 \u0001 JE SAIS qu'il est encore tôt pour parler d'Halloween, mais bon.Le week-end arrive et si vous avez de jeunes enfants dans votre entourage, c'est probablement le bon moment pour aborder la question avec eux.Même chose pour ceux qui en profiteront pour aller au bal costumé à la fin du mois, vous le savez, il ne faut pas attendre à la dernière minute pour songer à son déguisement.Pour vous aider cette année, le site de la Cyberpresse vient de mettre en ligne une section spéciale consacrée à Halloween (www.cyberpresse.ca/halloween).Tout s'y trouve, des conseils de sécurité en passant par la sélection de films à louer pour se faire peur, par un beau soir d'octobre.Bruno Guglielminetti collaboration spéciale actuel@guglielminetti.com TECHNO ANTHROPOLOGIE Un ordi nouveau genre Toumai continue à diviser les scientifiques ANDRÉ MONDOUX collaboration spéciale À BIEN DES égards, l'appareil ressemble à un petit ordinateur blocnotes qui aurait les dimensions d'une feuille 8,4 x 11 conventionnelle.Mais en beaucoup plus léger, à environ 1,5 kg.L'ordinateur comporte également des caractéristiques bien à lui, principalement un couvercle qui lui sert d'écran ACL (affichage par cristaux liquides) tactile et un petit stylet électromagnétique.C'est le TabletPC, le tout nouveau concept d'ordinateur personnel.Conçu par Microsoft, mais construit et vendu par les fabricants d'ordinateurs, le concept de base du TabletPC est de permettre à l'utilisateur de littéralement écrire, grâce au stylet électromagnétique, des notes manuscrites.Une fois saisies, ces notes peuvent, en quelques clics du rongeur, se transformer en texte dactylographié et être ainsi prêtes à être traitées par les applications bureautiques usuelles.Malgré ces apparences, le TabletPC est plus qu'un simple calepin de notes.Alimenté par un puissant processeur Pentium, l'ordinateur roule sous une version « TabletPC » de Windows XP et peut mettre à profit une mémoire vive de 256 Mo.Certains modèles seront même équipés d'un module intégré leur permettant de se relier sans fil lorsqu'à proximité d'un réseau local.Les applications promises par le TabletPC sont certes grisantes : des professionnels qui pourront aisément rédiger à la volée des notes durant une conférence, des étudiants qui pourront se relier directement au contenu du professeur, des employés spécialisés effectuant leur saisie de données (inventaire) directement sur des formulaires électroniques reliés à un serveur central.et des prescriptions de médecins qui seraient enfin lisibles ! ! Voilà pour la vision à long terme.La réalité du moment est qu'avec un prix de vente variant entre 3500 et 4000 $, le TabletPC sera probablement le lot exclusif des grandes entreprises, des professionnels bien nantis et des premiers utilisateurs toujours prêts à dépenser pour être sur les premières lignes d'essai.Par contre, certains observateurs estiment que d'ici les trois ou quatre prochaines années, près de 30 % des ordinateurs blocs-notes seront des appareils du type TabletPC.Prenez-en note.mondouxa@videotron.ca Associated Press NEW YORK \u2014 Toumai, le crâne vieux de six à sept millions d'années découvert au Tchad et présenté comme le plus vieil ancêtre de l'homme, continue à faire débat.Dans un article publié dans la revue Nature hier, plusieurs anthropologues éminents affirment que le fossile n'appartient pas à la branche humaine de l'évolution.Le crâne, dont la découverte a été annoncée en juillet, a été mis au jour l'an dernier par la mission paléoanthropologique franco-tchadienne conduite par le Français Michel Brunet de l'Université de Poitiers.Deux fragments de mâchoire et trois dents ont également été retrouvés.L'équipe du Pr Brunet estime que Toumai est la trace la plus ancienne d'un ancêtre de l'homme.Mais dans un article publié dans Nature, plusieurs anthropologues dont Brigitte Senut, Milford Wolpoff et Martin Pickford affirment que le crâne n'appartient pas à la branche humaine de l'évolution des espèces.Selon eux, Toumai serait plutôt le crâne d'un ancien gorille ou chimpanzé femelle, ou d'une espèce disparue.« Il est difficile de dire ce que c'est, mais ce n'est pas humain », soutient M.Wolpoff, de l'Université du Michigan.Les contestataires se sont notamment penchés sur les marques laissées par les muscles du cou, un indice pouvant indiquer qu'il s'agit d'un bipède.« Ces marques montrent clairement que cet animal ne marchait pas debout de manière habituelle », affirme M.Wolpoff.« Il n'avait pas de posture humaine, donc il n'était pas humain.» Malgré les propos de l'équipe du Pr Brunet affirmant le contraire, Brigitte Senut et ses confrères estiment que la taille et la forme des dents et du front ne sont pas nécessairement caractéristiques d'un hominidé.Dans une réponse publiée dans Nature, le Pr Brunet affirme que ses détracteurs ont tort sur l'interprétation des caractéristiques faciales et des dents de Toumai.Il observe qu'ils n'apportent pas la preuve que le crâne est celui d'un primate et « n'ont réfuté aucune caractéristique que cette espèce a en commun avec les hominidés plus évolués ».Une partie de leur argumentaire est « désinvolte », conclut-il.Brigitte Senut, du Muséum national d'histoire naturelle à Paris, avait déjà contesté que Toumai soit un hominidé après l'annonce de la découverte il y a trois mois.Codécouvreur en 2000 d'une espèce d'hominidé, l'Orrorin tugenensis, âgé de quelque 6 millions d'années, elle avait estimé que Toumai n'était « pas un hominidé mais un grand singe ».Photo MARTIN TREMBLAY, La Presse Jason Gauthier, de la compagnie View Sonic, montre le TabletPC Donnez à des gens qui aident des gens qui aident des gens Merci aux amis de Centraide qui ont assumé les coûts de cette annonce.www.centraide-mtl.org (514) 288-1261 3083879A ANIMAUX Pour cette offre spéciale, aucun changement ne peut être apporté au texte original en cours de publication.On peut annuler après la première parution, cependant la facturation s'établira obligatoirement pour le nombre de jours de parution démandé lors de la réservation.Payables avant publication.987-VENDU 1 866 987-VENDU La parution sur ÇAPRESSE.CA est incluse dans le prix LES PETITES ANNONCES APPLICABLE À L'ACHAT DE NOURRITURE CHEZ QUANTITÉ LIMITÉE 4 jours consécutifs pour seulement 30,48 $ pour 3 lignes 2,54 $ par ligne additionnelle par jour taxes en sus ET OBTENEZ ANNONCEZ DANS LA RUBRIQUE ANIMAUX 10$ UN CHÈQUE-CADEAU DE 3086322A 5LP0302B1011 b3 vendredi 5LP0302B1011 ZALLCALL 67 00:34:09 10/11/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 1 OCTOBRE 2002 B3 ALIMENTATION À bas les « restaurants à l'italienne» ! Un ministre italien dénonce les fausses trattorias de par le monde MATHIEU PERREAULT ROME \u2014 Adolfo Urso en a assez des pâtes trop cuites ou sans sel, et des fautes d'orthographe dans les menus.Le sous-ministre italien de l'Agriculture veut certifier les restaurants italiens à l'étranger, pour démasquer les « usurpateurs » qui n'ont d'italien que le nom ou le drapeau tricolore.« J'ai beaucoup habité à l'étranger, et je sais que seulement 15, 20, au maximum 25 % des restaurants italiens font réellement de la cuisine italienne, a expliqué M.Urso lundi dernier en conférence de presse.Le reste, ce sont des restaurants « à l'italienne ».Je me suis déjà fait demander comment on appelait la pizza en Italie.» Les 55 000 restaurants italiens recensés hors péninsule par un comité dirigé par M.Urso, dont 15 000 en Amérique du Nord, rapportent chaque année 27 milliards d'euros (40 milliards de dollars canadiens), dont l'Italie aimerait bien avoir une partie grâce à la vente de produits du terroir.La certification RInM (Ristoranti italiani nel mondo) sera testée en Belgique l'an prochain, et un marché de produits italiens et de cours de cuisine sera mis sur pied pour les restaurateurs américains et japonais avant 2004.Si le projet pilote fonctionne bien en Belgique, la certification sera étendue au reste du monde, et périodiquement renouvelée.Outre des « recettes italiennes » et des « produits de provenance italienne ou de fournisseurs locaux qualifiés », la norme régira la langue du menu, l'apparence de la salle (qui devra exposer des produits du terroir et des informations touristiques), alors que les serveurs devront pouvoir proposer des vins adaptés aux plats et expliquer « les plats, les produits et les lieux d'ou ils viennent ».L'hygiène est aussi au menu.« Nous voulons créer un circuit gastronomique de qualité internationale de marque italienne, auprès duquel il sera possible de trouver des protuits, des recettes, du style, de l'émotion et de la culture italiens », a expliqué M.Urso, qui truffait son allocution d'expressions comme « Made in Italy », ou « Italian Life ».« La certification des restaurants s'inscrit dans la proposition italienne à l'Organisation mondiale du commerce de protéger les produits d'origine contrôlée.Il y a déjà des vins italiens cultivés en Californie, au Chili.Il faut protéger les restaurants.» Le ministre de l'Agriculture, Gianni Alemanno, s'est fait encore plus dur que M.Urso.Il a accusé les faux restaurants italiens de « concurrence déloyale ».« Il est temps de se réapproprier notre patrimoine culturel.» Devant le défi de la mondialisation, la seule arme de l'Italie est sa culture, a ajouté Giorgio Billè, président de l'association Ristoranti d'Italia.« Nous n'avons pas de matières stratégiques ou la puissance atomique.Si nous ne passons pas à l'attaque, nous serons colonisés et devrons adopter l'éducation culinaire américaine, a dit M.Billè.Les restaurateurs italiens se sont imposés dans des pays autrement plus concurrentiels que l'Italie.Nous devons les aider.» La popularité de la cuisine italienne a été bâtie sur la vigueur des émigrés, qui se rencontraient souvent dans leurs restaurants, a rappelé M.Billè.« Contrairement à la cuisine francaise ou chinoise, les deux premières au monde en termes de restaurants, la cuisine italienne n'a pas été réglementée, a précisé M.Billè.Il est temps de le faire.Les chefs francais sont vus comme des ambassadeurs de leur culture et respectent les principes de l'Escoffier.Les restaurants chinois doivent partir d'ingrédients souvent cultivés en Chine.Le fait que les jeunes Américains pensent que la pizza a été inventée aux États-Unis devrait nous inquiéter.M.Urso s'est permis de lancer une flèche sur la cuisine anglaise.« La raison pour laquelle nous avons une cuisine supérieure à des pays ayant autant d'histoire que nous, comme l'Angleterre, se retrouve dans les produits.L'Angleterre n'a pas accès à des produits aussi riches.Bien sûr, notre histoire est aussi bien plus longue.» Photo NEWSCOM De la vraie pizza, dans une vraie trattoria romaine.MÉDIAS 15 millions $ soins recherche enseignement Bérengère Cyr, traitée en ophtalmologie, soutenue par Nicole Ménard de la Banque de Montréal, Stephen T.Molson de la Fondation Molson, François Duffar du Groupe Cossette Communication inc.et Laurent Beaudoin de Bombardier inc.De toutes nos forces, nous voulons donner à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont les moyens de grandir au rythme des besoins de la communauté montréalaise et de la population québécoise.Et de s'engager pour la vie.À force de volonté, nous allons y arriver.Appuyez notre cause.Maintenant.Joignez-vous à ces quatre compagnons de Maisonneuve-Rosemont et à leurs collègues Jean-Claude Baudinet, de Lumigem Canada Inc., Claude Blanchet de la Société générale de financement du Québec, Robert Chevrier de la Société de gestion Roche inc., André Desmarais de Power Corporation du Canada, Pierre H.Lessard de METRO INC., Brian M.Levitt de Osler, Hoskin & Harcourt, L.Jacques Ménard de BMO Nesbitt Burns et Jean C.Monty, administrateur de sociétés.Votre don, c'est notre force.Faites comme nos médecins, employés et bénévoles et participez à notre campagne de développement en composant le : 514 252-3435 L'Hôpital Maisonneuve-Rosemont a été reconnu comme l'établissement le plus performant sur le plan financier à Montréal : (Source : comité Bédard, 2002) de toutes nos forces Grandissons On a encore besoin de votre soutien 3085663A Incertitude au National Post «Les rumeurs de notre mort sont grandement exagérées» NATHALIE COLLARD L'AVENIR INCERTAIN du National Post fait encore couler de l'encre dans la presse canadienne-anglaise.Dans le numéro d'hier du quotidien Toronto Star, la journaliste Antonia Zerbisias affirmait que la chute des actions de Can West Global, la semaine dernière, avait relancé les rumeurs de fermeture du quotidien, créant un véritable climat de panique dans la salle de rédaction.Dans une note de service envoyée aux employés du Post, l'éditeur Peter Viner a tenté de se faire rassurant, affirmant que les prédictions de ventes publicitaires étaient encourageantes.« Nous avons presque atteint notre objectif de tirage de 275 000 exemplaires, écrit-il.Les améliorations que nous avons apportées sur le plan éditorial et nos efforts promotionnels ont permis d'atteindre 271 000 copies pour le mois de septembre.» Peter Viner ajoute que le quotidien s'apprête à rendre publics les résultats d'une étude réalisée en avril dernier, au moment où le National Post tentait de « relancer » son édition torontoise.Cette étude annoncerait une augmentation du lectorat dans la grande région de Toronto Si c'est le cas, ces chiffres trancheraient avec les derniers résultats de l'étude Nadbank qui montrent que depuis le début de 2002, le National Post a perdu 22,6 % de ses lecteurs dans la région de Toronto alors que son compétiteur, le Globe and Mail, a vu son lectorat augmenter de 14,6 % pour la même période.L'étude Nadbank souligne aussi que le Post a perdu 25,5 % de ses lecteurs le samedi.L'éditeur du National Post termine sa note sur ces mots célèbres : « Les rumeurs de notre mort sont grandement exagérées.» Mais il ne dit pas qu'elles sont complètement fausses.Larry Flynt va ouvrir un club de strip-tease à Paris Agence France-Presse PARIS \u2014 Larry Flynt, le célèbre pornographe américain, magnat de la presse de charme et propriétaire du magazine Hustler, va ouvrir un club de strip-tease à Paris, à deux pas des Champs-Élysées, ont annoncé mardi ses représentants français.Larry Flynt dont la vie a été portée à l'écran par le cinéaste Milos Forman, présidera l'inauguration de son premier club européen le 31 octobre, à l'occasion de son 60e anniversaire.Après le « Hustler Club » de New Orleans, ceux de San Francisco et Saint Louis, le magnat importe à Paris sa célèbre formule de club d'« Adult entertainment ».Impulsions douloureuses de l'arthrite Trans-épidermique, la capsaïcine contribue à soulager la douleur causée par l'arthrite.Des tests en laboratoire ont démontré une diminution de la douleur après plusieurs applications par jour (3 à 4 fois par jour là où ça fait mal).La capsaïcine réduit les impulsions douloureuses en empêchant une substance hormonale (substance P) de relier la douleur au cerveau.La capsaïcine est un corps BIO ACTIF naturel extrait du piment rouge, il faut des centaines de piments rouges pour obtenir la quantité de capsaïcine contenue dans un seul tube de Flex-O-Flex.En vente libre, en pharmacies, Flex-O-Flex (extra fort) arbore le DIN 02238137 émis par Santé Canada.Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 5LP0401B1011 b4 vendredi 5LP0401B1011 ZALLCALL 67 19:43:03 10/10/02 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1 1 O C T O B R E 2 0 0 2 Arcand Lapierre BONJOUR MONTRÉAL, dès 5 h 30.LAPIERRE ET COMPAGNIE, dès 15 h 30.3082274A Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Louis L.Mêmeil, l'artiste taximan.MOSAÏQUE MONTRÉALAISE Taximan-troubadour MOUNTAGA FANÉ collaboration spéciale MONTRÉALAIS D'ORIGINE haïtienne, Louis L.Mêmeil cache derrière son label de taximan un immense réservoir de talents artistiques.À l'instar de la multitude de chauffeurs de taxi qui sillonnent Montréal tous les jours, il cherche tant bien que mal à gagner sa vie.Il travaille pour la compagnie Hochelaga et, comme tous ceux qui pratiquent ce métier, est tributaire de revenus aléatoires.Depuis sept longues années qu'il exerce dans ce créneau, cet homme originaire des Antilles est quotidiennement à l'oeuvre de 16 h à 4 h du matin.Tous ces détails seraient d'une poignante monotonie, si ce n'était de sa propension particulière à se singulariser.Car Mêmeil ne se contente pas seulement d'emmener ses clients à bon port.Il noue aussi avec eux des liens privilegiés \u2014 et inoubliables ?\u2014 en les gratifiant d'un show inattendu qui transforme leur humeur du jour en instants euphoriques.« Mes clients constituent en quelque sorte mon public et je choisis les chansons en fonction du client et de son humeur », dira-til.Il cite en exemple une situation où, pour égayer une cliente assez triste ce jour-là, il s'était fait le plaisir de lui fredonner un morceau de Jean-Jacques Goldman : « Il y a des jours où on rit, il y a des jours où on pleure, ainsi va la vie.» Et le miracle s'est produit : la cliente s'est mise à rire comme si elle n'avait jamais été triste un seul instant de son existence.C'est un lot d'anecdotes de ce genre que Louis L.Mêmeil sème sur son chemin les 365 jours de l'année à Montréal.Certains de vous auraient peut-être croisé, au hasard d'une randonnée en taxi, un certain chauffeur assez bronzé, qui se complaît à fredonner des airs plutôt lyriques ?Eh bien.Qui est en fait Louis L Mêmeil ?Originaire de Capotille, un petit village au nord-est d'Haïti, Mêmeil est installé à Montréal depuis 14 ans déjà.Il a derrière lui tout un parcours jalonné de voyages et d'activités diverses.De son village natal à ici, il a séjourné respectivement au Cap-Haïtien, à Port-au- Prince, en Guadeloupe et neuf ans à Paris.Depuis son établissement à Montréal, ce voyageur impénitent a exercé mille et une professions.Agent immobilier, propriétaire de buanderie, homme d'affaires faisant le vaet- vient entre Haïti et Montréal et finalement chauffeur de taxi : il fera de tout.sauf ce pour quoi il était venu dans la Belle Province.Car, il faut le dire, ce taximan hilare et inspiré est en réalité un vrai artiste et c'est sous le label d'auteur-compositeur et chorégraphe qu'il a obtenu son visa d'établissement au Canada après avoir été enregistré comme tel à la SACEM (Société des auteurscompositeurs et éditeurs de musique) à Paris où il s'est beaucoup produit.Et souvent avec des grands noms de la musique des Caraïbes dont Sonia Mad et Martha Jean-Claude.C'est donc par nécéssité que ce virtuose est devenu aujourd'hui taximan.Peut-être pas pour longtemps d'ailleurs.Car Louis L.Mêmeil vient de sortir son premier album de neuf titres chantés en français, en créole et en.espagnol ! Et les genres et les rythmes s'y côtoient.Quelques-uns de ses tubes feraient déjà un ravage en Haïti et en Républque dominicaine.N'ayant pas jugé indispensable de signer avec une maison de distribution de disques (mais ceci est une autre histoire) le taximantroubadour assure lui-même l'écoulement de ses produits auprès de ses clients qu'il charme à longueur de journée avec ses shows improvisés.Comme quoi l'adage a bien souvent raison d'enseigner que l'habit ne fait pas le moine.Un taximan à Montréal peut réceler un artiste talentueux et bien d'autres surprises.INSOLITE Le plein.d'huile de cuisson Agence France-Presse LONDRES \u2014 La police d'une bourgade du Pays de Galles a mis en place une unité spéciale chargée de traquer la dernière fraude inventée par les automobilistes : remplacer le gazole par de.l'huile de cuisson, pour réduire leurs dépenses de carburant.Cette pratique, accessoirement considérée comme nocive à long terme pour la mécanique, est surtout interdite par la législation, qui veut que tout automobiliste circulant sur la voie publique paie toutes les taxes sur les carburants.Taxes qui sont, en Grande-Bretagne, parmi les plus élevées d'Europe.Dans la région de Llanelli (ouest du pays de Galles), plusieurs propriétaires de voitures diesel ont eu l'idée de mélanger de l'huile alimentaire à du méthanol : pour 32 pence (75 cents canadiens), ils obtiennent ainsi un litre de carburant bien meilleur marché qu'à la pompe, où il coûte en moyenne 73 pence (1,80 $ CAN).Le bouche à oreille a rapidement fonctionné et la pratique est apparemment en pleine expansion dans la région, selon la presse.Certains mettent l'huile de leur cuisine, d'autres se contentent d'huile de friture récupérée dans les restaurants de « fish-andchips ».La police de Dyfed Powys a déjà arrêté en une seule journée six automobilistes, trahis par l'odeur de leur échappement qui apparente leur voiture à un « magasin de fishand- chips ambulant », selon des témoins.Les fraudeurs ont été sanctionnés d'une amende de 500 livres (1200 $) payable surle- champ.Les récidivistes risquent jusqu'à sept ans de prison, selon le Times.Les supermarchés de la région ont de leur côté noté une hausse des ventes d'huile alimentaire ces derniers temps.« Il faut reconnaître que nous vendons beaucoup d'huile de cuisson dans notre magasin de Llanelli », a concédé un porte-parole de la chaîne de supermarchés Asda.Repas complet pour l'Action de grâces\u20141,97$ NOTRE 110e ANNÉE DE SERVICE À MONTRÉAL Nous avons besoin de votre aide pour servir notre repas de l'Action de grâces et procurer des repas chauds additionnels ainsi que d'autres services essentiels cet automne aux personnes démunies, sans abri et qui souffrent dans la région de Montréal.Pour seulement 1,97 $ vous pouvez procurer un repas chaud ou un abri sécuritaire et une aide qui pourraient être le point de départ pour une nouvelle vie.S'il vous plaît, aidez-nous à donner de la nourriture et des soins à ceux qui ont faim, aux sans-abri et à ceux qui souffrent en postant votre don dès maintenant.\u000119,70$ pour aider 10 personnes \u000139,40$ pour aider 20 personnes \u000159,10$ pour aider 30 personnes \u000178,80$ pour aider 40 personnes \u0001197$ pour fournir 100 repas ou des services essentiels \u0001 $ pour aider autant de personnes que possible Pour facturer votre don sur votre carte de crédit, veuillez composer le (514) 523-5288.VEUILLEZ JOINDRE ET EXPÉDIER AVEC VOTRE DON DÈS MAINTENANT Les montants mentionnés sont des coûts moyens et comprennent les frais de préparation et de service des repas.Un reçu d'impôt sera émis pour tout don de 10$ et plus.Nom Adresse Ville/Prov./Code Postal Téléphone ( ) Courriel Veuillez faire votre chèque payable à: LA MISSION BON ACCUEIL C.P.894, Succursale St.-Jacques, Dépt.54579 Montréal QC H3C 2V8 Situé au: 1490 rue Saint-Antoine ouest www.mbawhm.com Le numéro d'enregistrement de la Mission Bon Accueil, un organisme de charité, est le BN10819 5215 RR0001.App.3077732A 5LP0501B1011 b5 vendredi 5LP0501B1011 ZALLCALL 67 20:52:08 10/10/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 1 OCTOBRE 2002 B5 CITÉS COSMOPOLITES: MONTRÉAL Photo PIERRE McCANN, La Presse Sur les bancs du parc Athéna, rue Jean-Talon, des hommes qui auraient pu être hier encore à Delhi ou à Islamabad égrènent le temps, observent les passants.MONTRÉAL Suite de la page B1 La diversité qui enchante Émilie enchante beaucoup moins son voisin, Gabriel Dugas Dallaire, technicien de son de 22 ans.Originaire de Québec, Gabriel est aussi une minorité bien visible dans ce quartier.Et ça ne lui plaît pas nécessairement.« Je sors du métro Parc et je me sens dans un autre pays.Je ne me sens pas chez nous, dit-il.C'est sale dans les rues.C'est dur d'avoir des contacts avec les gens.Ils sont paranoïaques.Je sens dans leur attitude qu'ils tiennent pour acquis que j'ai des préjugés.» Le monde à l'envers Le monde à l'envers dans Parc- Extension ?D'une certaine façon, oui.Les Québécois pure laine y sont vus comme des étrangers.Et les étrangers s'y sentent un peu comme à la maison.Le quartier a les pieds ici, mais la tête ailleurs, comme en font foi les antennes paraboliques qui poussent comme des champignons sur les toits des maisons.« Ici, je me sens chez moi », dit Dimple Seth, jeune femme d'origine indienne, qui vient rue Jean- Talon pour retrouver un peu de Bombay.« Je peux marcher dans la rue sans que personne ne me regarde.Alors qu'ailleurs dans la ville, je suis constamment dévisagée.Nasim Sanker, originaire du Bangladesh rencontré devant le parc Athéna, trouve qu'il n'y a pas meilleur quartier que Parc-Extension pour un immigrant.« C'est un des quartiers les plus pauvres du Canada.Mais c'est aussi le meilleur.Ici, je n'ai pas le mal du pays, les gens sont solidaires.On peut même écouter le cricket à la télé ! » Certains parleront de Parc-Extension comme d'un ghetto.Pour le sociologue Alain Médam, qui vient de publier un essai sur ces « labyrinthes de rencontres » que sont les villes (1), l'image du ghetto est réductrice.Car lorsqu'on dit « ghetto », on met l'accent sur l'aspect exagéré et négatif des quartiers ethniques.« Mais il y a aussi une positivité dans ces espaces-là.Ce sont des espaces qui donnent le temps de se mettre à l'endroit après la mise à l'envers migratoire.Le processus de migration bouleverse toutes les références.Tout ce qui était naturel devient artificiel.Et il faut s'habituer à une nouvelle naturalité.On se naturalise, comme on dit.» Ainsi, en étant d'une certaine façon « tout à l'envers », Parc-Extension donne le temps aux nouveaux arrivants d'acquérir les moyens de se remettre à l'endroit.Un processus pour lequel il faut une, deux et parfois même trois générations.Le temps de devenir vraiment citadin, puis citoyen.Le temps d'arriver à réellement « habiter » la ville, plutôt que de simplement y « loger ».Le temps de sortir de la marge.Les communautés grecque ou italienne, par exemple, en sont à cette étape, note Alain Médam.« Les gens de ces communautés prennent un droit à la parole qui n'est plus simplement grec ou italien, mais qui devient québécois ou canadien.» Grossière illusion À ceux qui clament que Montréal est une ville cosmopolite exemplaire, que tout va bien dans le meilleur des mondes, on répond parfois que c'est là une grossière illusion.Qu'à l'envers de la diversité carte postale, il y a ici des taux de chômage et de pauvreté effarants au sein de certaines communautés immigrantes.Qu'il y a des détenteurs de doctorat qui sont obligés d'être chauffeurs de taxi.Qu'il y a des étincelles entre pro-palestiniens et pro-israéliens à l'Université Concordia.Qu'il y a des gens qui grimpent dans les rideaux pour un kirpan.Tout ça est vrai.Cela dit, quand on compare notre situation à celle d'autres villes du monde, on se console.« L'équilibre qu'on trouve à Montréal, je ne l'ai vu nulle part ailleurs », constate Vincent Dumez, 32 ans, Parisien d'origine qui vit dans le Mile End, quartier hybride par excellence.« Tu te promènes dans le Mile End et tu vois des têtes différentes, des gens qui mangent différemment.Ici, un Italien peut être profondément italien et profondément québécois sans qu'il y ait une dualité.Une ville qui arrive à faire ça, c'est une ville qui va être tout le temps en mouvement, en évolution.Si on fait un comparatif, on est loin devant.» À Toronto, l'intégration passe plus par l'économie, note sa conjointe, Emmanuelle Simony, née à Montréal de parents juifs marocains.« Ce n'est pas le même rêve.Les gens sont fiers d'être torontois parce qu'ils ont pu prospérer.Alors qu'à Montréal, ça passe beaucoup plus par l'intégration culturelle et sociale.» Qu'est-ce qui fait que Montréal arrive mieux que d'autres à jongler avec toutes ses différences ?« Ce qui m'apparaît important à Montréal, c'est qu'il n'y a pas de centralité.Tout le monde devient l'étranger de tout le monde.Tout le monde est semblable en étrangeté », note Alain Médam.Pas de centralité, en ce sens que la ville est dans une situation d'entre-deux.Entre l'Amérique et l'Europe.Entre l'anglais et le français.« Alors, on se sent libre de ne pas avoir à choisir, de rester sur ses positions.Donc, ça renforce la dimension cosmopolite et la liberté cosmopolite.Toronto compte peut-être plus d'ethnies que Montréal.Mais d'une certaine manière, la Ville reine est moins cosmopolite que Montréal, croit Alain Médam.« Étant donné que les pôles d'intégration à Toronto, soit le dollar et l'anglais, sont beaucoup plus puissants qu'à Montréal, vous avez une sorte de pompe aspirante de la diversité vers une similitude faite par le dollar et l'anglais.On arrive et on ne pense qu'à une seule chose : avoir du pognon et parler anglais pour rentrer en Amérique.» Il y a des villes où les étrangers ne sont que des étrangers.À Montréal, non.Est-ce parce que, ici, nous sommes « tous des immigrants », comme on nous le répète souvent ?Dans un sens, oui, note Alain Médam.Car la société québécoise s'est constituée sans centre incontestable et arrogant.« Ce qui ne veut pas dire que c'est une société molle.Non.C'est une société forte sans centre.» Cela dit, la pluralité avec laquelle Montréal s'accommode si bien n'est pas toujours créatrice.Elle peut aussi être douloureuse.Et rien n'est gagné d'avance, souligne Alain Médam.« Pour moi Montréal, c'est une utopie concrète.C'est-à-dire que c'est un laboratoire d'expérimentation de quelque chose de nouveau.En ce sens, c'est une utopie, c'est-à-dire quelque chose qui se situe hors de l'espace habituel.Mais concrète, parce que hors de la sphère des idées.» Ce qui veut dire que, à tout moment, l'utopie peut se casser la gueule.« Ce n'est pas parce que ça se passe bien dans l'ensemble que ça se passera toujours bien et que ça ne risque pas de se passer mal de temps à autre.» (1) Alain Médam, LABYRINTHES DES RENCONTRES.Fides, collection Métissages, 2002.Photo PIERRE McCANN, La Presse Émilie Trahan : « Parc-Extension, ça ne sent pas le Québec.Ça sent bien plus le curry.Le rythme du quartier est différent.» Photo PIERRE McCANN, La Presse « Ici, je me sens chez moi », lance Dimple Seth, jeune femme d'origine indienne, qui vient régulièrement rue- Jean-Talon pour retrouver un peu de Bombay. 5LP0601B1011 b6 vendredi 5LP0601B1011 ZALLCALL 67 19:03:56 10/10/02 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 1 OCTOBRE 2002 3087434A Roger Auger, libraire PATRIMOINE La valeur de l'âge Vieux papiers, documents, papyrus: un marché en expansion pour les collectionneurs FRÉDÉRIC BASTIEN collaboration spéciale QUE CE SOIT pour faire de l'histoire locale ou par passion pour les vieilles choses, voire par simple envie de développer un passetemps, ils sont de plus en plus nombreux au Québec à s'intéresser aux vieux papiers.On les retrouve dans les bazars, les librairies spécialisés, les marchés aux puces, les encans et les expositions de collectionneurs en tout genre.« Il y a toutes sortes de gens qui collectionnent les livres et les documents anciens » explique Roger Auger, libraire de Québec spécialisé dans le domaine.« Pour certains, c'est le désir intellectuel de lire la version originale d'un livre ou le manuscrit.D'autres le font parce qu'ils aiment l'aspect des livres anciens et des éditions originales.» De la poubelle à la librairie Comment de tels objets finissent-ils dans nos librairies ou nos foires ?Des rabatteurs alimentent le marché.C'est le cas de Roland Arsenault, président de la Société d'histoire postale de Québec, et collectionneur de documents depuis 25 ans.« J'achète les vieux documents à la caisse dit-il.Quand il y a une succession, que quelqu'un déménage ou vide son sous-sol, il y a souvent de vieux documents qui traînent.Au lieu de les jeter, les gens me les apportent et je leur donne de l'argent.» Et quand les vieilleries prennent tout de même le chemin des ordures, elles sont souvent récupérées malgré tout.« J'ai des gens comme ça qui font les poubelles, explique Roland Arsenault.Je reste surpris parfois de ce qu'ils peuvent m'apporter, comme de vieux contrats de prêt entre cultivateurs ou différents contrats d'achat.» À cet égard, plusieurs savent tirer profit de la gestion parfois surprenante que les bibliothèques québécoises font de leurs collections.Roger Auger se souvient très bien d'avoir vu des caisses de livres que la bibliothèque de l'Université Laval destinait aux poubelles.« C'était des dictionnaires biographiques du Canada.L'été suivant quelqu'un m'a proposé d'acheter ces mêmes bouquins à 35 $ l'unité.On en retrouvait partout dans la région de Québec, dans les foires les marchés aux puces, etc.» Qu'ils proviennent d'une benne, une poubelle ou un grenier, la récupération, l'entreposage et la restauration de milliers de documents ou livres n'est pas sans poser problème pour les collectionneurs.Ils n'ont ni l'expertise ni les moyens des bibliothèques ou des centres d'archives.Il faut se débrouiller avec les moyens du bord.« Une fois raconte Roland Arsenault, j'ai acquis des caisses de documents qui traînaient dans un grenier.Il y avait une épouvantable puanteur de moisissure.Je les ai mis dans l'entretoit du cabanon de mon chalet et j'ai réussi à les aérer.Une fois poursuit-il, j'ai déjà essayé avec de la litière à chat, mais ça n'a pas marché.Mais de quel genre de bouquins ou documents s'agit-il exactement ?On retrouve de tout.Des manuscrits originaux de grandes oeuvres (Alain Grandbois, Gabrielle Roy, Michel Tremblay), des encyclopédies et des récits de voyage.Certains collectionneurs recherchent des ouvrages édités au Canada avant 1800, et qui sont très rares.Pour d'autres, les originaux des récits de découvreurs, tels Bougainville, Mac Kenzie et Vancouver constituent les pièces de choix à acquérir.Pour ce qui est des documents, on trouve souvent des contrats de mariage, des certificats d'enregistrement, testaments et autres documents notariés.Certaines pièces ont une valeur indéniable pour le patrimoine.Dans sa librairie de Québec, Roger Auger exhibe fièrement l'acte d'enregistrement de la compagnie Molson, signé par John Molson luimême, ainsi que celui de la compagnie Dupuis frères.Et son acquisition maîtresse des dernières années a de quoi surprendre.Un marché en expansion « Le père d'un de mes clients avait en sa possession une vieille encyclopédie explique- t-il.À l'intérieur il y avait l'acte de nomination de Séraphin Margane de Lavaltrie, nommé Sieur de Lavaltrie, le tout signé par nul autre que Frontenac lui-même.» Combien peut valoir un tel document ?« Plusieurs milliers de dollars » répond notre libraire de façon évasive, refusant d'être plus précis sur la question.Depuis quelques années, il faut dire à cet égard que le marché prend de l'expansion.Il y a de plus en plus d'acheteurs et, naturellement, les prix montent.Certaines pièces qui valaient 1200 $ il y a 20 ans en valent aujourd'hui 10 fois plus.Les investisseurs découragés par les sautes d'humeur de la Bourse y trouveront peut-être un nouveau secteur pour spéculer.Mais l'argent n'est pas nécessairement ce qui compte le plus pour les collectionneurs.Pour tout l'or du monde, certains ne se départiraient pas de leurs plus belles pièces.À l'instar du marché de l'art, le troc est souvent une façon de faire des affaires.« Les collectionneurs souhaitent en premier lieu échanger plutôt que vendre ou faire de l'argent, explique Roland Arsenault.Moi, par exemple, j'ai récemment mis la main sur de vieux appareils photo et je vais les échanger contre de vieux documents.» Pas d'argent pour le patrimoine Si autant de documents ou de livres anciens circulent sur le marché des collectionneurs, c'est peut-être parce que les grandes institutions québécoises se sont pratiquement retirées de ce genre d'activité.« Le problème », explique Michel Roberge, président de Gestar, une entreprise spécialisée dans la gestion d'archives, « c'est que les Archives nationales ou la Bibliothèque nationale du Québec n'ont pas de budgets pour faire des acquisitions, elles n'ont pas les moyens nécessaires pour préserver notre patrimoine.» Il précise à cet égard que le phénomène n'est pas propre au Québec.D'autres sont moins tendres.« Nos bibliothèques et nos instituts d'archives sont dirigés par des gestionnaires qui ne connaissent rien dans le domaine », explique un évaluateur de fonds d'archives, qui préfère conserver l'anonymat.« Ils ont de l'argent pour l'informatique et les sites Web, mais la conservation, la restauration et l'acquisition de livres et documents anciens, c'est le dernier de leurs soucis.» Il faut noter à cet égard qu'Ottawa fait un travail salué par plusieurs.À l'instar de la correspondance de Wilfrid Laurier avec sa maîtresse, achetée pour 40 000 $ lors d'un encan à Montréal, les Archives nationales du Canada, de même que la Bibliothèque nationale du Canada, déboursent régulièrement de l'argent pour mettre la main sur des archives, des manuscrits ou des livres d'importance.Mais intervention ou pas du gouvernement, les passionnés de documents anciens n'en démordent pas.C'est le cas par exemple de la Société d'histoire de Saint-Basile de Portneuf, qui publie un journal quatre fois par année.« Nous recueillons et parfois achetons toutes sortes de photos et d'anciens documents que les gens nous apportent », explique Marie-France Alain, membre de la société.En 1997, ils ont publié un livre de 500 pages sur l'histoire de leur municipalité.Ils préparent actuellement un terrier, c'est-àdire un ouvrage sur toutes les transactions immobilières de Saint-Basile de Portneuf.Comme quoi la multiplication des amateurs et collectionneurs semble avoir un effet bénéfique pour la sauvegarde du patrimoine québécois. 5LP0701B1011 b7 vendredi 5LP0701B1011 ZALLCALL 67 18:20:55 10/10/02 B LA PRESSE MONTREAL VENDREDI 1 1 OCTOBRE 2002 B7 SUR LE POUCE Nouveau Systeme depuis 40 ans RODOLPHE DE MELO collaboration speciale OUVERT DEPUIS 1962, le Beaubien nouveau systeme est une veritable institution dans la Petite-Patrie.A part les prix des plats qui ont evolue avec l'inflation, rien n'a change depuis son ouverture.Le restaurant a ete rachete il y a 16 ans par deux restaurateurs d'origine grecque, John et George Giannaras, pere et fils, qui ont garde le tout tel quel, meme le nom .bien que George ne l'aime pas et ne puisse expliquer l'origine du nouveau systeme .Le Beaubien nouveau systeme ressemble a tous les diners de son epoque.D'un cote, on retrouve les banquettes avec les mini-juke-box accroches a un mur rouge et blanc ou seules des affiches de Coca-Cola et d'Ayrton Senna viennent briser la monotonie.De l'autre cote, un long comptoir et des tabourets pivotants font face aux cuisines, au-dessus desquelles un enorme tableau affiche le menu.On retrouve ici les bons vieux classiques de la restauration rapide : hamburgers, lasagnes, sous-marins, gyros, poutines, pizzas et autres, sans oublier les hotdogs a 59 cents, maintenus a ce bas prix grace a une guerre de prix avec le restaurant d'en face ! Le service est rapide et apprecie de tous les travailleurs qui n'ont que 30 minutes pour diner ou souper ; ce qui explique pourquoi l'endroit est frequente par des chauffeurs de taxi, pour qui le temps, c'est de l'argent.On remarquera aussi que les chauffeurs d'autobus (un garage de la STCUM est justement situe tout pres, rue de Bellechasse) en ont fait un de leurs endroits de restauration favoris.Mais s'il y a un mot pour definir cet endroit, c'est bien le mot fidelite : fidelite des employes, comme Linda et Monic qui comptent respectivement 23 ans et 12 ans de service, et fidelite de la clientele.J'ai un client qui habite Laval maintenant et qui vient me voir quand meme une fois par mois.Il y a aussi Lise qui vient depuis 40 ans et qui est la, tous les jours a sa table reservee dans le fond .Lise est effectivement la.George s'empresse de la saluer de la main et elle lui repond par un sourire.Bref, s'il fallait trouver un reproche a ce restaurant, ce serait peut-etre que malheureusement, il n'offre pas de service de livraison et ferme a 23h.Tant pis pour les couche-tard et ceux qui habitent loin ! Le Beaubien nouveau systeme changera-t-il encore de proprietaire ?George, qui est ne dans la restauration, est la depuis ses 18 ans et il pense peut-etre changer de profession dans un an ou deux.C'est un metier tres dur de tenir un restaurant, il faut etre present tout le temps.Je vais peut-etre m'acheter un cafe ou un cafe Internet , lance-t-il sans certitude, lui qui vient d'etre papa pour la premiere fois et qui a appele son fils John, comme son grand-pere.Qui sait, peut-etre representera-t-il la prochaine generation de restaurateurs chez les Giannaras ! Beaubien nouveau Systeme, 323, rue Beaubien Est.Tous les jours 6 h a 23 h.Tel : 273-3708.Photo MARTIN TREMBLAY, La Presse Les Infideles ont opte pour un decor aux lignes modernes et sobres.Peche de chair FREDERIC CHABOT collaboration speciale Ils ont quitte Les Heritiers et L'Entrepont pour ouvrir leur propre resto, mais ils sont restes fideles a la formule du petit bistrot ou vous apportez votre vin.Sur une section plutot sombre de la rue Rachel, les passants s'arretent devant la beaute de leur vitrine.Les curieux s'approchent, certains ouvrent la porte.Trop tard, c'est complet.Carte professionnelle a la main, ils repartent avec regret et l'envie certaine d'y revenir.Pour se demarquer, Les Infideles ont opte pour un decor aux lignes modernes et sobres, contrairement a leurs concurrents aux decors souvent vieillots et rafistoles.Sous une lumiere halogene tres nette, des miroirs, des bas-reliefs tout en noir et de grandes toiles sombres habillent les murs de facon presque severe.N'empeche, la clientele est heureuse et suffisamment bruyante pour couvrir la musique.La courte carte propose surtout des classiques : os a la moelle, chevre chaud, langue de veau, onglet et filet mignon.Et puisque le terroir quebecois ne demande qu'a se faire connaitre, la carte nous l'offre sous la forme d'une cote de veau de Charlevoix, d'un medaillon de caribou du Nunavut et d'un carre de cochonnet sauce au cidre.Une carte qui se tient loin des modernites et de l'exotisme, a l'exception d'un caramel de vinaigre balsamique et d'une sauce au cumin et a la coriandre.Au jour le jour, quelques nouveautes s'ajoutent a la carte.Dans tous les cas, la simplicite des assiettes permet a la cuisine d'eviter les egarements, de se concentrer sur l'essentiel, de maitriser ses techniques et, parfois, d'aller un peu plus loin.L'entree d'os a la moelle est a l'image de cette approche : un os au coeur de moelle, du sel et de fins toasts parfaitement dores et craquants.Rien d'autre.Mais contrairement a la classique rouelle d'os bouilli, l'os est ici plutot scie sur sa longueur pour permettre a la moelle exposee de roussir sous l'effet d'une chaleur intense et pour la rendre plus accessible a notre convoitise.Certains amateurs pourraient y perdre le plaisir de fouiller l'os a la cuillere, mais les recoins inaccessibles n'ont plus a etre inspires bruyamment par les gourmands.Une pincee de gros sel suffit pour allumer cette moelle fondante.Toute en delicatesse, la demi-caille confite se laisse desosser sans resistance du bout des dents quoiqu'on l'aurait prefere avec une peau moins palotte et plus craquelante.Par contre, la cuisson des pleurotes, bien saisis et moites, est parfaite.Pour marier la delicate amertume de ces champignons au sale du confit, le chef utilise une sauce au porto douce et charnue.Mais son caramel de vinaigre balsamique mele a la sauce rate l'occasion d'animer son oeuvre davantage.Une version plus pointue du caramel applique avec parcimonie aurait eu un effet plus tonique.Sur cette entree trone un bouquet de cerfeuil.Assisterions-nous au retour du persil des riches tel qu'on l'appelait au Moyen Age ?Cette herbe classique de la cuisine francaise a ete abandonnee au profit du persil, moins perissable, pour enjoliver les assiettes.La delicatesse de ses feuilles et son parfum legerement anise sans le cote verdoyant du persil le rendent pourtant plus interessant.Cochonnet rose La soupe, comme le cafe, est incluse dans le menu.Cette creme de carottes, de racines et autres tubercules devrait servir de modele a tous ceux qui se debarrassent nonchalamment de leurs vieux legumes dans un brouet fade et grumeleux.De facture simple, elle n'en est pas moins parfaitement lisse et savoureuse en plus d'etre servie chaude a souhait.Le mariage du porc avec la pomme et le cidre a fait ses preuves depuis longtemps.Les Infideles nous l'offrent sous la forme d'un carre, comme pour l'agneau, mais a deux cotes, la bete etant plus corpulente.Et comme l'ovine, le cochonnet est servi rose de facon a laisser a sa chair une texture encore vivante au lieu de l'habituel grain sec et fibreux.Une cuisson maitrisee allouant une courte periode de repos a permis aux jus de la viande de se repartir uniformement dans la chair.Ce savoirfaire nous laisse decouvrir la vraie saveur du porc signe porc naturel du Breton .Mais les amateurs de pommes caramelisees seront decus de les voir reduites a quelques des rarissimes.Contrairement a ce que l'on pourrait croire, le confit de canard aime bien se coucher ailleurs que sur la salade.Ici, la cuisse bien moelleuse repose sur une petite mare de lentilles tomatees qui laissent nos papilles perplexes.Ces dernieres profitent quand meme de l'acidite de la tomate en contrepoids avec la peau grassouillette qui aurait pu fondre plus a la cuisson.Une chaleur supplementaire aurait egalement donne a la peau une texture plus croustillante.Que ce soit pour le cochonnet ou le canard, les portions naviguent avec justesse entre l'exces et l'insatiabilite.Cette sagesse laisse quand meme peu de place dans les assiettes de petites dimensions.C'est pourquoi les legumes sont servis a part dans une composition qui reste la meme peu importe le plat choisi, au risque de creer des mariages forces.Qui aurait envie de manger de l'aubergine avec ses ris de veau sauce aux langoustines ?Mais cette petite aubergine est tellement exquise qu'on lui pardonnerait cette intrusion.Chez Les Infideles, le petit pot de creme prend la releve des cremes brulees ou caramel.Cette fois, la lavande parfume cette epaisse creme anglaise.Generalement, la lavande infuse la creme avant d'etre retiree a la passoire.Mais ici, elle erre en surface avant d'imposer sa texture fibreuse a une bouche pourtant rejouie du soyeux de la creme.Les amateurs de chocolat ne seront pas decus de la marquise.Les tranches de cette terrine de ganache au parfum tres intense sont couchees sur une creme anglaise moka ponctuee de grains de cafe en chocolat qui creent des variations de textures et de saveurs a chaque bouchee.Alors pourquoi nuire a ce mariage heureux avec une decoration de coulis de bleuets ?Avec un serveur de plus en salle pour nous verser du vin et quelques minimes imperfections culinaires resolues, on imagine qu'une clientele plus que fidele voudraleur donner une etoile de plus.771, rue Rachel Est (514) 528-8555 Entrees : 7 a 9 $ Plats (avec soupe et cafe) : 18 a 29 $ Lundi au samedi : 18 a 22h Dimanche : 18 a 21h30 Mercredi au jeudi : 11 a 14h \u0001\u0001\u00011.2 Photo REMI LEMEE, La Presse John et George Giannaras, proprios du Beaubien nouveau systeme.Degustes pour vous > Chianti Classico 2000 Fonterutoli.Vin rouge imposant, dense, concentre et corse, il est bati en force, avec de grosses epaules et un bouquet de grande amplitude, tres Sangiovese, profond, au boise marque.Mais il a toute la matiere voulue pour absorber ce bois, et nettement plus de puissance que de finesse.Savoureux.S, 856484, 26,90 $, \u0001\u0001\u0001(\u0001) $ $ $, 6-7 ans.> Chianti Classico 98 Castell'In Villa.Changement radical de style avec ce chianti a la robe peu soutenue, a reflets oranges, au bouquet de volume moyen, de fruits rouges et cuits.Assez peu concentre, sans qu'il manque de matiere, ses tannins, m'a-t-il semble, sont reches, astringents.S, 908228, 25,90 $, \u0001\u0001(\u0001) $ $ $, 2-3 ans ?> Chianti Classico 1999 Isassi Melini.De style semblable au precedent, avec des aromes a la fois de fruits rouges et cuits, il a plus de corps et de matiere, mais des tannins rudes et astringents lui aussi.S, 709832, 19,75 $, \u0001\u0001(\u0001) $ $ 2-3 ans egalement.> South Australia 1999 Cabernet Sauvignon Bin 407 Penfolds.Tres cher, et tres australien.Presque opaque, il vous en met plein la vue avec son large bouquet de fruits noirs, aux notes boisees et d'eucalyptus, sa bouche concentree et corsee, ses tannins aussi substantiels que gras.On aime.ou pas.S, 414987, 37 $, \u0001\u0001\u0001 $ $ $ $, 4-5 ans aumoins.Toujours plus rouge! LE VIN Pour les Chinois, le rouge est la couleur du bonheur, du plaisir, de l'amour de la vie.Pour l'amateur de vin, c'est aussi la couleur entre toutes ! On consomme aujourd'hui, en effet .du moins au Quebec .sept bouteilles de rouge, pour trois de blanc.Comment donc expliquer que le vin rouge ait pris une telle importance ?Qu'il surpasse a ce point, en termes de consommation, le vin blanc ?De nombreux facteurs jouent, de toute evidence.On avance souvent comme explication l'influence du French paradox, dont fit etat il y a une dizaine d'annees, avec le succes que l'on sait, l'emission de television americaine Sixty Minutes.En deux mots, et cela serait du a l'action protectrice et preventive des tannins des vins rouges : les Francais, meme s'ils mangent beaucoup plus gras que les Americains, sont beaucoup moins sujets que ces derniers aux maladies cardiovasculaires.A preuve, dit-on, c'est dans le Medoc, ou sont produits les vins rouges les plus tanniques de France, qu'on trouve le plus grand nombre de centenaires.Le retentissement de l'emission de television, les nombreuses etudes fort serieuses sur le sujet qui se sont accumulees depuis (elles tendent a prouver que l'action benefique des tannins est bien vraie), etc., ont de toute evidence contribue a la montee des vins rouges, partout sur terre.A cela s'ajoutent, en vrac, les raisons suivantes.Il y a d'abord le fait que le vin blanc, presque toujours, est, comme on dit, un vin d'entree.Entre autres parce que le blanc est depourvu de tannins, ce qui en rend la consommation plus aisee.En d'autres termes, on commence par aimer le blanc, apres quoi on devient davantage friand de rouges.Et, regle generale, plus on s'y connait, plus on aime le rouge.sans pour autant negliger le blanc.Car a cause de leurs tannins, les rouges ont une consistance, une epaisseur, quelque chose comme une troisieme dimension, que n'ont pas les blancs.C'est particulierement vrai des vins de qualite, dont les tannins sont percus sur le plan tactile, exactement comme on percoit les etoffes avec le bout des doigts.Pour prendre les choses par l'autre bout, on peut dire que l'interet des consommateurs quebecois pour le rouge est un signe de l'accroissement general des connaissances sur le vin.Il y a aussi le fait que notre cuisine fait une plus grande place aux viandes qu'aux poissons et aux fruits de mer.Or, a peu pres toutes les viandes s'accommodent fort bien des rouges.Et il y a la couleur elle-meme.Elle fascine.La couleur rouge du vin est certainement une de ses qualites les plus attractives, puisque le vin rouge represente le plus habituellement le vin , le vrai vin , a deja ecrit le grand oenologue bordelais Emile Peynaud.Un vin rouge Vin d'Espagne, le Carinena Reserva 1995 Monasterio de Las Vinas plaira immanquablement aux amateurs de vins boises et epices.D'un rouge bien transparent, son bouquet de petits fruits rouges se presente en effet avec un boise insistant, sans que ce soit choquant.Moyennement corse, souple et veloute, on retrouve en bouche les memes aromes boises et epices.S, 854422, 14,40 $, \u0001\u0001 $( $), a boire, 2-3 ans sans doute.Demain : qu'est-ce que la finesse ? 5DU0801B1011 VENDREDIÀ 5DU0801B1011 ZALLCALL 67 14:33:06 10/10/02 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 1 OCTOBRE 2002 encore plus Du vendredi 11 au dimanche 13 octobre Semaine Tommy @ la Baie Un chèque-cadeau de 25 $ vous attend chez Tommy Hilfiger Échangeable à l'achat de 100 $ ou plus d'articles Tommy Jeans, de mode pour homme, femme et enfant, de chaussures pour elle et lui, de sacs à main, de montres et de bijoux mode à prix ordinaire.Précisions en magasin.Jusqu'au dimanche 20 octobre.50 % de rabais chaussures en folie! 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