La presse, 17 octobre 2002, Cahier A
[" 4LP0101A1017 4LP0101A1017 ZALLCALL 67 22:47:36 10/16/02 B Lueur d'espoir chez Vidéotron Les négociations reprennent en présence de Lucien Bouchard et Henri Massé MONTRÉAL JEUDI 17 OCTOBRE 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 1 1 8e A N N É E > N O 3 5 2 > 7 6 P A G E S > 6 C A H I E R S 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ DES AVIONS MILITAIRES À LA RESCOUSSE De la prudence au camouflage Le ministère fédéral des Finances vient d'annoncer que l'exercice financier 2001-2002 a pris fin avec un surplus de 8,9 milliards.Cette somme a été entièrement dirigée vers le remboursement de la dette publique.Cette annonce survient alors que les provinces dénoncent le déséquilibre fiscal fédéral-provincial.Au Québec, la situation budgétaire 2002-2003 est sur la corde raide : zéro déficit, zéro surplus, zéro réserve.La situation de l'Ontario est presque aussi fragile : zéro déficit, zéro surplus, mais la ministre des Finances, Janet Ecker, a prévu une réserve d'un milliard.Ce précaire équilibre a été atteint en reportant d'un an des baisses d'impôts déjà annoncées.Dans les deux provinces, il suffirait de presque rien pour précipiter les finances publiques dans le rouge.En Colombie-Britannique, troisième province canadienne, c'est la désolation.Après avoir réussi à retrouver l'équilibre budgétaire de peine et de misère en 1999, le gouvernement de Victoria s'est retrouvé avec un déficit de deux milliards l'an dernier et les prévisions de l'exercice en cours font état d'un autre déficit de 4,4 milliards.En trois ans, la dette publique des contribuables britannico-colombiens est passée de 25 à 32 milliards.Ailleurs, le portrait n'est guère reluisant.Terre-Neuve et l'Île-du- Prince-Édouard sont en déficit.La Saskatchewan est en situation d'équilibre.Le Nouveau- Brunswick, le Manitoba et la Nouvelle- Écosse parviennent à dégager de microscopiques surplus : 32 millions en tout pour les trois provinces.Seule l'Alberta, avec 724 millions de surplus, réussit à tirer honorablement son épingle du jeu.Et voici qu'à côté de ce désolant tour de table, Ottawa annonce des surplus de 8,9 milliards ! Ce chiffre est d'autant plus étonnant que le ministre Paul Martin, dans son budget de décembre 2001, s'attendait à une année équilibrée : zéro déficit, zéro surplus.En fait, le budget Martin affichait un surplus de 1,5 milliard, que le ministre a camouflé, selon son habitude, dans une « réserve pour éventualités ».Voir PICHER en A2 Colère à Québec, en page A9 HÉLÈNE BARIL L'ancien premier ministre Lucien Bouchard et le président de la FTQ, Henri Massé, se sont assis face à face hier après-midi, avec le mandat de trouver une solution au conflit qui oppose Vidéotron à ses 2200 syndiqués depuis 162 jours.La reprise des négociations fait suite à l'intervention du premier ministre Bernard Landry, qui a encore une fois tenté mardi de rapprocher les parties.Au cours d'une conversation téléphonique qui a duré une dizaine de minutes avec Pierre Karl Péladeau, le président de Quebecor, les deux hommes avaient discuté de la façon de renouer le dialogue, selon Luc Lavoie, porte- parole de Quebecor.Afin d'y parvenir, Vidéotron a demandé à l'ancien premier ministre Lucien Bouchard de se joindre à son équipe de négociateurs.Le président de la FTQ, Henri Massé, s'est joint aux négociateurs syndicaux à la demande du premier ministre Landry, a fait savoir son bureau.Ni M.Bouchard ni M.Massé n'ont pu être joints hier.Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui regroupe les syndiqués de Vidéotron, a lui aussi respecté la consigne du silence et aucun de ses porte-parole n'a voulu parler aux médias.Le syndicat a toutefois réagi positivement à ce fait nouveau, le premier depuis la médiation extraordinaire de l'ancien juge en chef Allan B.Gold.« Le SCFP fait preuve d'un optimisme prudent, dit le communiqué syndical diffusé hier.Après plus de cinq mois d'un conflit de travail long et coûteux, les deux parties ne peuvent se permettre un nouvel échec.» Voir VIDÉOTRON en A2 Photo AFP© Margaret Alvarenga récite une prière à la mémoire de Linda Franklin, morte lundi soir, dans le parc de stationnement d'un Home Depot.Mme Franklin est la onzième victime du tireur qui terrorise la région de Washington depuis le début du mois.Neuf des victimes sont mortes et les deux survivants sont gravement blessés.Mais le tireur reste introuvable LE TIREUR FOU de Washington s'est tenu tranquille hier, mais n'en a pas moins hanté l'administration Bush.Revenant sur sa position de la veille, voilà que le président ne s'oppose plus d'office à l'idée de créer un fichier national sur les propriétaires de carabines et de revolvers.Cette ouverture à un contrôle partiel des armes tiendra-t-elle la route ou faut-il n'y voir qu'une volonté de séduire quelques partisans démocrates à l'approche des élections de mi-mandat ?Cette volte-face est pour le moins surprenante.Mardi, Ari Fleischer, porte-parole de la Maison-Blanche, faisait valoir que tout fichier national avec empreintes digitales de propriétaires d'armes était exclu.« Aucune loi ne saurait freiner les gens sans scrupules qui utilisent leurs armes pour tuer autrui.Il faut plutôt s'assurer d'appliquer la loi à la lettre pour que tous sachent qu'ils s'exposent à des poursuites et à des peines d'emprisonnement.Hier, l'administration Bush a annoncé qu'elle avait demandé au Bureau fédéral de l'alcool, du tabac et des armes à feu de se pencher sur la pertinence de créer un fichier national des propriétaires d'armes à feu.Voir TIREUR en A2 Autres textes en page A3 Pour en savoir plus sur le tireur de la banlieue de Washington, rendez-vous à www.cyberpresse.ca/washington L'historique du conflit de travail chez Vidéotron à www.cyberpresse.ca/videotron Irak : Bush tape du pied Le président George W.Bush a signé hier la résolution du Congrès américain lui donnant le feu vert pour attaquer l'Irak au besoin.Il a profité de l'occasion pour s'impatienter des lenteurs de l'ONU où la France, avec l'appui des 117 pays non alignés, lui refuse son aval.Recevant par ailleurs le premier ministre israélien Ariel Sharon pour la 7e fois à la Maison-Blanche, Bush a reconnu à Israël le droit de répliquer à une éventuelle attaque irakienne.Pendant ce temps, à Bagdad, le président Saddam Hussein était réélu triomphalement, pour un nouveau mandat de sept ans, avec 100 % des voix et 100 % de participation.Voir nos informations en A18 Les procureurs réclament un médiateur et refusent de reprendre le travail Bandes dessinées E8 Bridge E7 Décès E7 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton E8 Forum A15 à A17 Horaire spectacles C6 Horaire télévision C2 Horoscope E6 Loteries A2, A10 Monde A13, A14, A18 Mots croisés E8 Mot mystère E8 Petites annonces - immobilier E4, E5 - marchandises E5 - emplois E5 - automobile E5, E6 - affaires D2 Quoi faire D16 M É T É O Voir page S16 Nuageux Maximum 9, minimum 3 SOPHIE ALLARD e t G I L L E S NORMAND FORT MÉCONTENTS du projet de loi 119 présenté hier par le ministre de la Justice, Paul Bégin, à l'Assemblée nationale, les procureurs de la Couronne demandent maintenant au premier ministre Bernard Landry d'intervenir en nommant un médiateur.« Le ministre Bégin ne comprend pas du tout les enjeux du dossier, a indiqué en conférence de presse Claude Girard, président de l'Association des substituts du procureur général (ASPGQ).Nos appréhensions se sont concrétisées et nous demandons au premier ministre de donner son veto.» De passage à La Presse la semaine dernière, Bernard Landry affirmait cependant rejeter la demande des procureurs de la Couronne et appuyer la position du ministre Bégin.Le projet de loi 119, dont le texte reconnaît expressément le pouvoir de l'ASPGQ de négocier avec le gouvernement et prévoit un mode de résolution des litiges en cas de mésentente, sera étudié dès aujourd'hui par la Commission des institutions.Ce projet de loi prévoit aussi le prélèvement d'une cotisation obligatoire à être versée à l'ASPGQ.La Commission procédera à une consultation particulière à compter de 10 h 30 aujourd'hui.Ainsi, après que le gouvernement et l'opposition auront fait part de leurs remarques préliminaires, l'Association des substituts du procureur général sera invitée à présenter ses commentaires.Les procureurs de la Couronne entendent bien y exprimer leur mécontentement.L'ASPGQ déplore, entre autres, que le recours à l'arbitrage ne soit pas prévu dans la loi et que le gouvernement laisse la porte ouverte à la reconnaissance d'une autre association, même si l'entente conclue au printemps 2001 lui accordait une reconnaissance exclusive.« Ce projet de loi n'est pas conforme à l'entente et nous sommes outrés par la mauvaise foi du ministère de la Justice », déclare Claude Girard.En déposant son projet de loi, le ministre Bégin a indiqué qu'il constatait qu'il y avait une « incompréhension » relativement à l'intention du gouvernement de mettre en oeuvre l'entente de principe intervenue avec l'Association des substituts, en mai 2001.« J'espère donc par ce geste, a-t-il dit, apporter l'éclairage nécessaire au rétablissement du dialogue.» Voir PROCUREURS en A2 Pour renseignements, appelez ( 5 1 4 ) 3 3 6 - 4 4 4 4 Sans frais 1 877 667-2020 Examen de la vue Verres de contact Grand choix de montures exclusives V o Voioirri rd édéttéaatiiallssil see ne n ss uscuccccucrurssraasllaeele www.greiche-scaff.com RRR eeeiiiigggnnneeezzzz-vvvvooouuussss ssssuuurrrr nnnooottttrrrreee Offre spéciale pour la rentrée Lunettes complètes (Verres et monture) 5900$ Plan de protection contre les bris, la perte et le vol.Nouveau 4LP0201A1017 a 2 jeudi 4LP0201A1017 ZALLCALL 67 22:48:37 10/16/02 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 7 O C T O B R E 2 0 0 2 DEMAIN DANS LA PRESSE L'Expérience Solide récit fondé sur une expérience menée auprès de volontaires jouant aux détenus et aux gardiens dans une prison fictive, L'Expérience (Das Experiment) a raflé l'an dernier un prix important au Festival des films du monde.Cette récompense et le succès obtenu en Europe \u2014 deux millions d'entrées rien qu'en Allemagne \u2014 placent son réalisateur, Oliver Hirschbiegel, en bonne position pour une nouvelle carrière à Hollywood.Luc Perreault l'a rencontré.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Venez clavarder avec le « père » de l'assurancemaladie au Québec, Claude Castonguay, à 13 h cyberpresse.ca/clavardage > Faites vos pronostics dès 10 h pour la saison de la NFL cyberpresse.ca/nfl > Suivez en direct les rencontres de la LNH cyberpresse.ca/lnh Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 940 > À quatre chiffres : 5609 LOTO 6/49 > 02-14-23-36-46-47 Compl.: 25 > Extra : 918864 SUITES DE LA UNE VIDÉOTRON Suite de la page A1 PICHER Suite de la page A1 Lucien Bouchard et Henri Massé tenteront donc de réussir là où le juge Gold a échoué.Les deux hommes se connaissent bien, et ce n'est pas la première fois qu'ils se retrouvent face à face.C'est d'ailleurs grâce à l'appui de M.Massé que le premier ministre Bouchard avait réussi à imposer son objectif de réduire à zéro le déficit de la province, au Sommet économique de 1996.Lucien Bouchard, qui travaille maintenant pour le cabinet de juristes Davies Ward Phillips & Vineberg, connaît bien l'état déplorable des relations entre les dirigeants de Vidéotron et les syndiqués.Il conseille la Caisse de dépôt et placement du Québec, partenaire de Quebecor, depuis le début du conflit de travail, le 8 mai dernier.Le mandat de Lucien Bouchard avec la Caisse a pris fin le 5 octobre et l'ancien premier ministre travaille depuis avec les négociateurs de Vidéotron.Le président de la FTQ, Henri Massé, a pour sa part travaillé fort pour que le conflit ne dégénère pas en affrontement direct.Il a notamment combattu la proposition d'appeler au boycott des entreprises de Quebecor, que plusieurs syndiqués réclamaient.Les négociations se déroulent en présence du médiateur Jacques Lessard, nommé par le gouvernement fédéral le 12 août dernier.Du pain sur la planche Depuis le dépôt des « offres finales » de Vidéotron le 13 août, et leur rejet massif par les syndiqués, aucune discussion n'a eu lieu entre les deux parties.Le coeur du conflit de travail reste la vente de 644 techniciens de Vidéotron à un soustraitant, Alentron, filiale de Entourage Solutions technologies, ce que la partie syndicale se refuse à accepter.Vidéotron veut réduire ses coûts d'exploitation de 30 à 40 millions par année, et la vente des employés qui s'occupent d'installer le câble représente à elle seule une économie de 15 millions de dollars.Selon les dirigeants de Vidéotron, il est impossible que l'entreprise survive à la concurrence de la télévision par satellite avec les conditions de travail actuelles, qui sont celles d'un monopole.Depuis le 1er janvier, le câblodistributeur affirme avoir perdu 55 000 abonnés, une perte qui s'accélère depuis le début du conflit marqué par de nombreux actes de vandalisme.Du côté syndical, on soutient que la perte d'abonnés aux services de câblodistribution est plus que compensée par l'augmentation des abonnés au service Internet, qui génèrent plus de profits pour l'entreprise.Un groupe de syndiqués de Vidéotron a marché de Montréal à Québec pour porter au premier ministre Bernard Landry une pétition de 73 000 signataires sensibles à leur cause.Depuis qu'ils sont dans la rue, les employés de Vidéotron ont vidé leur caisse de grève et ont dû faire appel à la générosité des autres camarades syndiqués, dont le Syndicat des métallos qui a prêté deux millions sans intérêt.Le premier ministre Jean Chrétien et le nouveau ministre des Finances, John Manley, affirment que cet énorme surplus découle d'une saine gestion des fonds publics.L'affirmation ne tient pas la route.Du cafouillis au ministère des Ressources humaines au scandale de Groupaction, en passant par les cinq millions de cartes d'assurance sociale délivrées en trop ou la monumentale erreur fédérale dans le calcul des remises d'impôts perçus pour le compte des provinces, Ottawa a donné suffisamment de preuves de laxisme et d'improvisation (ce qui n'absout pas les administrations provinciales, dont les catalogues d'horreurs sont également assez bien garnis).La réalité, c'est que le surplus de 8,9 milliards ne découle pas d'une gestion rigoureuse des fonds publics, mais d'un habile camouflage financier.Le ministre Manley a été nommé à son poste cet été ; il n'a donc rien à voir avec l'exercice qui a pris fin en mars 2002.Le surplus de l'exercice est essentiellement signé Paul Martin.\u0001 \u0001 \u0001 Comment le ministre s'y est-il pris pour transformer un surplus zéro en un surplus de 8,9 milliards Les prévisions budgétaires sont basées sur les prévisions économiques et sur l'évolution des taux d'intérêt.En période de ralentissement, les recettes budgétaires diminuent et les dépenses augmentent.Un recul d'un point de pourcentage du produit intérieur brut (PIB) creuse ainsi un trou de 2,4 milliards dans les finances publiques fédérales ; en revanche, si l'économie progresse d'un point de plus que prévu, cela apporte 2,4 milliards de plus à Ottawa.De la même façon, lorsque les taux d'intérêt augmentent d'un point de pourcentage, cela coûte 800 millions au gouvernement ; s'ils baissent d'un point, Ottawa épargne 800 millions.Ce que le ministre Martin a fait (et ce n'est pas la première fois), c'est de fonder ses prévisions budgétaires sur des prévisions volontairement pessimistes.Le tableau ci-dessus est éloquent.Il nous montre que le ministre a sous-estimé ses revenus de deux milliards et surestimé ses dépenses de 3,8 milliards.La combinaison de ces deux « erreurs » lui rapporte près de six milliards de plus que prévu.En outre, le ministre a surévalué le service de la dette publique de 1,5 milliard, et mis de côté sa réserve de 1,5 milliard.Voilà comment on transforme un surplus zéro en un surplus de 8,9 milliards.Comme ministre des Finances, M.Martin a laissé derrière lui une image de très grande prudence.Cela lui a d'ailleurs valu l'estime de tous les spécialistes des finances publiques.Même s'il a profité en partie des mesures adoptées par son prédécesseur Michael Wilson, il n'y a aucun doute que Paul Martin a été le véritable architecte du redressement des finances publiques canadiennes.C'est lui qui a sorti le Canada du cul-de-sac financier où il s'était enfoncé.Sa légendaire prudence a joué un rôle clé dans ce redressement.Or, pour l'exercice 2001-2002, le ministre savait pertinemment que ses prévisions étaient trop pessimistes.Il est d'ailleurs extrêmement intéressant de noter que les prévisionnistes du secteur privé s'attendaient, pour l'exercice en question, à des recettes de 174,8 milliards et à des dépenses de 128 milliards.Un simple coup d'oeil sur le tableau montre que ces chiffres, que M.Martin connaissait au moment où il a déposé son budget, sont beaucoup plus proches de la réalité que les prévisions du ministre.La prudence de Paul Martin a bien servi les contribuables à un moment critique.Mais avec l'exercice 2001-2002, on a dépassé la limite de la saine prudence pour entrer sur le terrain beaucoup moins noble du tripotage de chiffres.PROCUREURS Suite de la page A1 Le projet de loi vient compléter le règlement adopté par le Conseil des ministres le 2 octobre, lequel contient les autres éléments de l'entente de principe, plus précisément les conditions de travail, une augmentation salariale de 9 % et une somme forfaitaire additionnelle de 3,25 %.Le ministre précise que les procureurs ont reçu les bénéfices découlant de cette entente depuis l'an dernier.« Quant aux demandes d'ajustement de salaire de 35 %, je comprends qu'un mécanisme de discussion est déjà en place avec un représentant du Conseil du Trésor.Les autres demandes constituent de nouvelles demandes, comme la situation du personnel occasionnel, l'arbitrage des différends, l'ajout de personnel supplémentaire.En collaboration avec le Conseil du Trésor, nous sommes prêts à négocier avec l'Association sur ces questions », a soutenu le ministre.Des sanctions se traduisant par la perte d'une journée supplémentaire de travail ont, entre-temps, été imposées aux procureurs de la Couronne en grève pour les journées de mardi et d'hier.Qu'à cela ne tienne, l'ASPGQ entend poursuivre ses moyens de pression.Les procureurs de la Couronne, qui en étaient hier à leur quatrième journée de débrayage, excluent la possibilité de retourner au travail.« Le gouvernement a le pouvoir de nous écraser, mais nous sommes décidés à aller de l'avant, affirme Claude Girard.Dès le départ, il était entendu que, s'il y avait impasse, nos moyens de pression iraient en crescendo.Nous avons reçu un mandat unanime de grève générale illimitée et nous étudions toutes les possibilités.» Photo RÉMI LEMÉE, La Presse© « Le gouvernement a le pouvoir de nous écraser, mais nous sommes décidés à aller de l'avant », affirme le représentant des substituts du procureur général, Claude Girard.TIREUR Suite de la page A1 Pendant ce temps, la Chambre des représentants, à majorité républicaine, votait une loi par laquelle une enveloppe d'un milliard était débloquée pour aider les États à s'informatiser et à fournir rapidement au FBI des renseignements sur d'anciens criminels qui ne devraient pas avoir le droit de posséder une arme.Sur le terrain, pendant que chacun retenait son souffle et redoutait une douzième victime, les forces de l'ordre cachaient mal leur impuissance à traquer le tireur fou qui continue de les défier dans la banlieue de Washington.« Quelques personnes nous disent avoir vu le tireur.Malheureusement, l'obscurité, la distance et leur haut niveau de stress les rendent incapables de nous donner une description claire du suspect, a déclaré en conférence de presse Nancy Demme, capitaine au service de police de Montgomery, au Maryland.Vu la disparité des témoignages, il nous est impossible de rendre public quelque portrait-robot que ce soit.» La police continuait hier de prier les gens de lui transmettre tout indice par l'entremise des lignes d'urgence spécialement créées pour cerner le meurtrier.Si la capitaine Demme a dit au début de la conférence de presse que les autorités étaient persuadées que le tueur agissait seul, elle s'est ensuite rétractée et a dit qu'aucune hypothèse n'était écartée.Pour l'heure, les policiers des trois comtés en cause et le FBI étudient le contenu de diverses caméras de surveillance qui ne cessent de pulluler.Le résidant moyen de la région de Washington serait quotidiennement épié par pas moins de 200 de ces caméras au bureau, au magasin, à la stationservice.Des avions militaires Par ailleurs, des avions militaires dotés d'équipements de surveillance de pointe se tenaient prêts hier à décoller pour patrouiller le ciel de Washington et aider à traquer le tireur.Il s'agit de petits quadrimoteurs similaire à des avions commerciaux, donc peu repérables, et doté de capacités de surveillance nocturne.Le plan prévoit que des pilotes militaires effectueront des vols de reconnaissance accompagnés d'agents de la police fédérale, qui relaieront les informations collectées aux autorités au sol.Le but principal est d'améliorer la communication entre les enquêteurs.Ces avions militaires sophistiqués pourront effectuer de la reconnaissance générale, comme rechercher ou idéalement suivre la camionnette couleur crème qui a été aperçue sur plusieurs lieux de meurtres.Des capteurs infrarouges pourraient également détecter des éclairs de coups de feu au sol.Une certaine hystérie Les conseils donnés aux citoyens par divers services locaux de police ne sont certes pas de nature à rassurer les gens.En Virginie, les policiers encourageaient hier les gens à s'assurer de toujours avoir une couverture dans leur coffre arrière, au cas où ils seraient pris en plein bouchon sur une autoroute après une fusillade.Une sage précaution, en effet, fusillade ou pas, les risques de panne sèche étant décuplés par les citoyens qui ne font maintenant le plein d'essence qu'une fois leur réservoir presque vide.Les parents de la banlieue sont toujours nombreux à faire faire l'école buissonnière à leurs enfants.« Les deux derniers jours, il n'y avait pas plus de 10 enfants à l'arrêt de l'autobus scolaire.Habituellement, il y a deux fois plus de gens », relève Joe Molina, un résidant de Falls Church, en Virginie, où est survenu le meurtre de Linda Franklin lundi.Personne, en banlieue, ne peut se croire à l'abri, comme l'a affirmé le frère de cette dernière victime.« Avant lundi, quand nous parlions de cela, nous en parlions comme si ce genre de choses ne pouvait arriver qu'aux autres.Aussi ne me suis-je pas trop inquiété quand j'ai su que le meurtre s'était passé dans le quartier de ma soeur », a raconté hier Steven Moore.Neuf personnes ont péri depuis le 2 octobre dans la série de meurtres commis dans la banlieue de Washington.Deux autres victimes ont été gravement blessées.Avec la collaboration de l'Associated Press 4LP0301A1017 A3 jeudi 4LP0301A1017 ZALLCALL 67 21:33:26 10/16/02 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 7 O C T O B R E 2 0 0 2 A 3 Centre professionnel de soins capillaires PERTE DE CHEVEUX : 13 ans d'expertise Micheline Grimard infirmière + naturopathie hommes femmes tout âge (514) 289-9762 + Stress + Problèmes de santé chroniques émissions ACTUALITÉS 154de radio LE TIREUR FOU La machine à rumeurs s'emballe LOUISE LEDUC WASHINGTON \u2014 « La police serait à la recherche d'un homme à la peau foncée, de type moyen-oriental ou hispanique », lançaient hier les grands réseaux américains d'information en continu.Ce matin, CNN parlait plutôt d'un homme au teint « olive », verdâtre, quoi, ce qui correspond finalement à une bonne partie de la population de Washington en ces pluvieuses journées d'octobre.À Washington, les journalistes racontent de plus en plus n'importe quoi, à l'instar des citoyens qui sont très nombreux à avoir vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours.En tendant l'oreille, en marchant sur les trottoirs, force est de constater que pas une minute ne passe sans que l'on n'entende au hasard des conversations les mots « tireur » ou « terroriste ».Et chacun d'échafauder sa propre théorie.« Je pense qu'il s'agit d'un Américain, probablement d'un ex-militaire qui a un travail régulier, étant donné qu'il attaque presque toujours le soir, avance William Johnson, avocat de profession.Il est probablement rivé à son téléviseur et sans doute sa folie meurtrière se nourrit-elle de toute l'attention qu'il reçoit.» Un Américain ?Un livreur quelconque ?Rod Royse, fonctionnaire de son état, n'en croit rien.« Avant le meurtre de dimanche, avant que des témoins ne disent avoir vu un homme rentrer précipitamment dans une camionnette blanche, je croyais que l'on avait affaire à deux fous : un tireur et son chauffeur.Maintenant, je crois qu'il s'agit d'un homme, qui agit seul, pour le compte d'une organisation terroriste liée à Al-Qaeda, dans le but de mettre encore plus à mal l'économie américaine.Son ballet est si bien chorégraphié, sa fuite si bien orchestrée, que je crois bien, aussi, qu'il se rend toujours quelques jours à l'avance sur les lieux de sa tuerie suivante pour une répétition générale.Chose certaine, ça va finir dans un bain de sang : il va se faire tirer à un moment donné, et il sera bien content de finir en martyr.» Malgré l'attaque à Bali et malgré la volonté de George W.Bush de dompter Saddam Hussein, la théorie terroriste est peu partagée.Les gens ont encore bien en tête un certain Timothy Mc Veigh, Américain tout ce qu'il y a de plus américain, qui, en 1995, faisait exploser un édifice gouvernemental d'Oklahoma.Le trop-plein de nouvelles locales et internationales n'en finit pas moins en grosse bouillabaisse dans la bouche de certains.« Ça me fait bien rire tout ça.Bush s'apprête à bombarder l'Irak, il jure qu'il finira par trouver Oussama (ben Laden) dans quelque grotte afghane, puis on n'est même pas capable de retrouver le tireur ! » ironise Aquil Rahman qui refuse pour autant de blâmer les policiers, héros du 11 septembre.Un vide à combler Les policiers sont toujours à pied d'oeuvre, mais en disent de moins en moins et espacent les conférences de presse.Résultat : la machine à rumeurs repart.« Le cas est classique : quand les journalistes n'ont plus de nouvelles factuelles à se mettre sous la dent et qu'ils doivent quand même meubler des heures et des heures d'antenne, ils se lancent alors dans la spéculation », relève Leonard Steinhorn, professeur de communication à l'American University de Washington.Il ne blâme pas les grands réseaux pour autant.« Les chaînes en continu remplissent aujourd'hui la même fonction que les anciennes grandes places publiques d'autrefois où les gens de tout un quartier se rassemblaient pour mieux parler pour parler.Va pour le journalisme traditionnel, mais ces chaînes doivent aussi servir aujourd'hui de forum.» Cette nécessité de meubler le temps amènent ces jours-ci en ondes son lot d'agents du FBI à la retraite, mais aussi quelques témoignages- choc, parmi lesquels celui de Thomas Lee Dillon qui, entre 1989 et 1992, a tué cinq pêcheurs ou chasseurs de l'Ohio.Condamné à perpétuité, Thomas Lee Dillon, qui a l'air tout à fait équilibré aujourd'hui, raconte qu'il entendait à l'époque des voix « qui me disaient de tuer, tuer et encore tuer, des gens que je ne connaissais pas ».Brenda Spencer, qui, elle, a terrorisé la Californie en 1979, tuant deux personnes et en blessant sept, avoua lors de son procès avoir tué « pour mettre un peu d'action » dans ses lundis, une journée de la semaine qu'elle trouvait particulièrement pénible.Comme quoi les voies des assassins sont vraiment insondables.Photo REUTERS Nancy Demme, capitaine de la police du comté de Montgomery, et Douglas Duncan, directeur général du même comté, ont été bien peu loquaces, hier en conférence de presse, ce qui a eu pour effet d'alimenter la machine à rumeurs.CAA-Québec recommande à ses membres d'éviter la région de Washington La sortie d'un filmreportée à cause du tueur Agence France-Presse LOS ANGELES \u2014 Hollywood a décidé de reporter indéfiniment la sortie d'un film sur un sniper à cause du tueur mystérieux qui terrorise la région de Washington depuis le 2 octobre, a déclaré hier une porte-parole des studios Twentieth Century Fox.« À la lumière des récents événements, nous retardons la sortie de Phone Booth, a déclaré Flo Grace.Nous n'avons pas encore fixé de nouvelle date.» Fox a estimé que la sortie de Phone Booth pourrait exacerber le climat de psychose dans la région de Washington, où neuf personnes ont été tuées et deux autres blessées depuis début octobre, à chaque fois par le tir d'une seule balle, devant des magasins ou dans des stations-service.Le scénariste du film Larry Cohen a déclaré qu'il voyait des parallèles entre le tueur de Washington et celui du film.« Ils pensent tous les deux qu'ils peuvent contrôler les vies des gens et les frapper quand ils veulent parce qu'ils ont omnipotents », a-til affirmé au Los Angeles Times.« Les films peuvent avoir une influence sur les gens, particulièrement les gens qui sont des malades mentaux », a-t-il ajouté.Phone Booth, mis en scène par Joel Schumacher, pourrait sortir début 2003, a rapporté de son côté le quotidien spécialisé Daily Variety.SOPHIE ALLARD ALORS QUE le tireur fou sévit toujours dans les environs de Washington, CAA-Québec recommande à ses membres d'éviter de traverser le comté de Montgomery et de choisir une route plus sûre.« Comme le tueur n'a toujours pas été capturé, nous croyons qu'il est plus prudent pour nos membres qui se rendent en Floride de contourner la capitale américaine, indique Claire Roy, porte-parole de CAA-Québec.Nous n'émettons aucune directive, mais plutôt des suggestions de routes alternatives intéressantes.Si CAA-Québec a décidé d'aviser les snowbirds du danger potentiel que représentent les environs de Washington, c'est que le tracé routier préféré des Québécois à destination de la Floride \u2014 les routes 87, 287 et 95 \u2014 contourne de très près la ville.« Nous suggérons à nos membres une alternative très intéressante déjà adoptée par bon nombre de voyageurs en automobile, dit Claire Roy.Certes, il faut parcourir 49 kilomètres de plus, mais qu'est-ce qu'une heure ou deux de plus sur un parcours d'environ 30 heures ?» Le tracé routier proposé par CAA-Québec, soit les routes 81, 77 et 26, permet d'éviter la région de Washington tout en offrant aux automobilistes un panorama qui, diton, vaut le déplacement.« Cette solution de rechange peut aussi être plus rassurante pour nos snowbirds dans la mesure où les villes rencontrées au passage sont moins grosses », dit Claire Roy.Cette année, encore très peu de touristes ont quitté le Québec pour le chaud soleil de la Floride.Les clients sont donc peu nombreux à avoir manifesté leur crainte.« Il est encore trop tôt pour mesurer le degré d'inquiétude des touristes québécois puisque ceux-ci préfèrent entreprendre leur périple une fois la première neige tombée », précise Claire Roy.Au CAA-Ontario, on formule les mêmes recommandations et on pousse même plus loin les conseils de sécurité : on conseille de limiter les contacts avec les étrangers et de ne prendre à bord de son véhicule aucun autostoppeur.« Si un individu suspect s'approche de votre automobile, fuyez et alertez la police », indique-t-on dans un communiqué.Environ 450 000 Canadiens passent leurs hivers aux États-Unis.Entre octobre 2001 et mars 2002, 16 000 tracés routiers pour la Floride ont été demandés chez CAAQuébec.Chez Les Ailes de la Mode, jusqu'au 3 novembre 2002, obtenez cette prime avec tout achat de 27$ ou plus de produits Estée Lauder: NOUVEAU Rouge à lèvres Pure Color en 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que les effectifs seront suffisants , a declare la presidente de l'Association des perfusionnistes du Quebec, Claire Caron.Elle a precise que la journee d'etude ayant ete annoncee il y a dix jours, aucune operation n'avait ete prevue pour aujourd'hui.Les perfusionnistes assurent la conduite de la circulation extracorporelle au cours des chirurgies cardiaques et thoraciques.Leur presence est donc essentielle a l'execution de ces operations.Or, il n'y a que 48 perfusionnistes au Quebec, alors que le reseau devrait en compter 18 de plus.La situation s'est deterioree au cours des quatre dernieres annees car 10 perfusionnistes ont quitte le Quebec, vraisemblablement attires par des conditions salariales plus allechantes a l'exterieur de la province.On vit une penurie assez importante, un exode assez important et on risque de le vivre de facon encore plus dramatique, a declare Mme Caron.On veut que le gouvernement regle notre situation pour garder ici les perfusionnistes qui sont en place et eviter une penurie encore plus grande.Mme Caron affirme que ses troupes sont a bout de souffle.Elle estime que le Quebec est l'endroit en Amerique du Nord ou sa profession est la moins reconnue et la plus sous-evaluee, notamment en ce qui concerne la formation et les conditions de travail.Un groupe de travail du ministere de la Sante du Quebec, qui a examine la question et remis son rapport en janvier dernier, a d'ailleurs reconnu plusieurs des doleances des perfusionnistes.Ce groupe de travail a propose un plan d'action pour remedier aux problemes de cette profession, dans lequel il suggerait notamment de se pencher la formation offerte au Quebec et de reexaminer les conditions de remuneration .Depuis, les perfusionnistes se disent ignores par Quebec.Les conditions de travail sont execrables a cause de la penurie, a cause des ecarts salariaux et a cause de la formation , soutient Mme Caron.Actuellement, pour devenir perfusionniste au Quebec, il faut obtenir un certificat (en deux ans) de l'Universite de Montreal, alors que les principaux interesses souhaitent qu'on offre plutot un baccalaureat pour que les finissants puissent etre prets a travailler tout de suite apres avoir quitte les bancs d'ecole.Les conditions salariales des perfusionnistes quebecois seraient de 20 % a 35 % inferieures a celles de leurs collegues du reste du pays.Et il n'y a qu'au Quebec qu'on n'exige pas la presence d'un perfusionniste de plus que le nombre de chirurgies cardiaques et thoraciques en cours dans un hopital.L'Association des chirurgiens cardio-vasculaires et thoraciques du Quebec a hier donne son appui aux demarches des perfusionnistes, qui craignent de perdre 20 collegues supplementaires au cours des cinq prochaines annees si la situation ne s'ameliore pas.Il faut donc s'attendre a une diminution du nombre de chirurgies cardiaques, a prevenu Mme Caron.Les listes d'attente, deja fort importantes, s'allongeront.MARIE-CLAUDE MALBOEUF En eduquant les parents pris dans le tourbillon du divorce, on pourrait diminuer de facon spectaculaire les problemes mentaux et comportementaux de leurs enfants, beaucoup plus a risque d'abandonner l'ecole, d'abuser des drogues ou de l'alcool et de multiplier les partenaires sexuels.Le constat, publie hier dans le prestigieux Journal de l'Association medicale americaine, vient encore accentuer la pression sur le ministre de la Justice du Quebec, Paul Begin, a qui les experts canadiens, puis quebecois, ont plusieurs fois livre le meme message.Depuis 1997, Quebec force les couples decides a se battre en cour a suivre une seance d'information gratuite sur la mediation.Mais ca ne marche pas.On s'y prend trop tard.Les gens qui ne se presentent pas volontairement veulent seulement obtenir le papier requis par la loi pour aller au tribunal , constate Lorraine Filion, qui dirige le Service de mediation et d'expertise des centres jeunesse de Montreal.Bref, estime la travailleuse sociale, il faudrait remplacer cette seance par des seminaires vraiment utiles, sur les besoins et les reactions des enfants, la communication et les familles recomposees.La majorite des parents comprennent tres vite comment leur enfant souffre, ils arretent vite de s'en servir comme messager , assure Mme Filion, dont le programme, unique au Quebec, interesse les experts francais et belges de meme que des parents qui l'appellent de partout en region.Ils sont prets a se deplacer, mais il n'y a pas de place , deplore la directrice du service, qui espere que le ministre Begin suivra la recommandation du Comite de suivi sur l'implantation de la mediation familiale et etendra bientot les cours de co-parentalite a l'ensemble du Quebec.La seule critique des clients, c'est que deux seances de deux heures, c'est trop court , assure le psychologue Harry Timmermans, qui a vu defiler pres de 3000 parents depuis qu'il a lance ses premiers seminaires en 1995.Comme tous les gens qui vivent un choc, les gens qui divorcent sont avides d'informations.Ils achetent des livres, ecoutent des emissions.Ils faut mettre a leur disposition l'experience de ceux qui les ont precedes, les aider a comprendre ce qui se passe pour reorganiser leur famille de facon eclairee.Car le resultat est immediatement palpable, observe le psychologue.La mediation ou l'expertise ordonnee par la cour se deroule beaucoup mieux ensuite.D'apres la derniere etude financee par l'Institut americain de la sante mentale, l'impact est plus profond et plus durable encore.Six ans apres le divorce de leurs parents, seulement 11 % des adolescents ayant ete suivis avec leur mere avaient developpe un probleme de sante mentale, contre 18,4 % des adolescents dont seule la mere avait ete suivie et 23,5 % de ceux dont la mere s'etait contentee d'etudier des livres par ellememe.Il faut rendre ce type de programmes plus disponible , conclut le Dr Irwin Sandler, coauteur de l'etude (qui a permis d'evaluer 214 familles) et professeur de psychologie a l'Universite de l'Arizona.Etre un bon parent n'est pas evident en periode de stress.Pourtant, travailler la relation parent-enfant est peut-etre plus important encore que travailler la relation des deux parents , precise le chercheur, qui connait des dizaines de programmes similaires aux Etats-Unis.(Mais aucun aussi pousse que les siens, qui prevoyaient 11 rencontres de deux heures.) Au Canada, l'education des parents est desormais obligatoire en Alberta et en Colombie-Britannique : impossible de divorcer sans suivre le cours Parenting After Separation.Le modele a suivre, d'apres le rapport Pour l'amour des enfants, que deposait fin 1998 le Comite mixte special sur la garde et le droit de visite des enfants.Sur le point d'amender la Loi sur le divorce, le ministre de la Justice du Canada, Martin Cauchon, parle plutot de rendre la mediation et l'education des parents plus accessibles pour reduire les dommages associes au divorce .Au Quebec, malgre les recommandations du Comite de suivi, les changements se font neanmoins attendre.On travaille la-dessus , a indique hier l'attachee de presse du ministre Paul Begin, Claude Potvin, tandis que les responsables du programme se desolaient de rester sans nouvelles.Nos collegues de Laval tentent de lancer un programme similaire, mais ils ont du mal , a confie M.Timmermans.Cancer du sein: la tumorectomie aussi efficace que la mastectomie Presse Canadienne BOSTON .Le suivi, sur 20 ans, de femmes atteintes de cancer du sein vient confirmer que l'ablation limitee a la tumeur peut sauver autant de vies que la mastectomie, qui est l'ablation de tout le sein.Le docteur Monica Morrow, une specialiste du cancer du sein de l'Universite Northwestern, a Boston, aux Etats-Unis, soutient que ces conclusions rassurantes devraient finir de convaincre les plus sceptiques.Son article parait aujourd'hui, aux cotes de deux etudes, dans le New England Journal of Medicine.Les etudes, l'une italienne et l'autre americaine, ont demontre un taux de deces similaire apres 20 ans pour d'importants groupes de femmes ayant subi des mastectomies ou l'ablation d'une partie du sein seulement.A la fin des annees 1980, la tumorectomie etait devenue une procedure generalement acceptee, sur le meme pied que la mastectomie, pour les cancers ne s'etant pas propages.Pourtant, l'intervention reduite, qui permet de sauver une partie du sein, n'est pas toujours offerte aux femmes qui pourraient en beneficier.1,8 % de financement a l'achat jusqu'a 48 mois sur toutes les Dodge Caravan SE 2003.Tarifs mensuels pour 48 mois etablis pour la Dodge Caravan SE 2003 avec l'ensemble 28C.Depot de securite (sauf pendant le mois d'octobre) et premier versement exiges a la livraison.Pour usage personnel seulement.Aucun rachat requis.Le concessionnaire peut louer a prix moindre.Le locataire est responsable de l'excedent de kilometrage apres 81 600 km au taux de 15 le kilometre., Sous reserve de l'approbation de Services Financiers Chrysler Canada.Le concessionnaire peut devoir commander ou echanger un vehicule.Offres d'une duree limitee, valables sur les modeles 2003 seulement, et exclusives, qui ne peuvent etre combinees a aucune autre offre a l'exception de la remise aux diplomes et du programme d'aide aux handicapes physiques.Les offres peuvent changer sans preavis.Voyez votre concessionnaire participant pour les details et les conditions.Photos a titre indicatif seulement.Transport et taxe sur le climatiseur (inclus a la location), immatriculation, assurance, droits sur les pneus neufs, frais d'inscription au Registre et taxes en sus.Tests effectues par l'organisme americain National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) pour l'annee 2002 sur la Dodge Grand Caravan 2002.Selon la premiere eventualite.Des conditions s'appliquent.Remise aux diplomes de 500 $ a la location ou de 1 000 $ a l'achat d'un vehicule.Cette offre exclut la Dodge Viper et la Chrysler Prowler.Voyez votre concessionnaire participant pour les details et les conditions.MD Jeep est une marque deposee de Daimler Chrysler Corporation, utilisee sous licence par Daimler Chrysler Canada Inc., une filiale a propriete entiere de Daimler Chrysler Corporation.Portez toujours votre ceinture.La banquette arriere est l'endroit le plus sur pour asseoir les enfants.MD Dodge Caravan SE 2003 EQUIPEE POUR LA FAMILLE: Sacs gonflables avant a 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dernières années.Le coût moyen d'une prescription, qui était de 9,85 $ en 1981, avait atteint 37,44 $ en 2000.L'étude des chercheurs torontois indique en outre que si la tendance se maintient, les Canadiens dépenseront 1,2 milliard pour l'achat d'antidépresseurs en 2005, au coût de 50 $ par prescription.L'ensemble de ces données a été publié dans la revue américaine The Annals of Pharmacotherapy.L'un des coauteurs de l'étude, Michel Hemels, indique que les facteurs à la source de cette spectaculaire hausse des prescriptions sont nombreux.Selon lui, la raison majeure est que les nouveaux antidépresseurs, mis sur le marché au cours des 10 dernières années, sont plus sûrs que leurs ancêtres.« Le mécanisme par lequel ils agissent est légèrement différent et provoque moins d'effets secondaires graves », a-t-il expliqué, précisant que les antidépresseurs qui appartiennent au groupe des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (incluant le célèbre Prozac), seraient les premiers responsables de la hausse des prescriptions au pays.M.Hemels, qui détient une maîtrise en sciences pharmaceutiques, a également expliqué cette hausse par le fait qu'on utilise maintenant les antidépresseurs pour traiter d'autres troubles que la dépression.Ils sont dorénavant prescrits pour des maladies comme la boulimie ou l'anxiété, par exemple.Les chercheurs torontois ne disposent pas de données particulières pour le Québec.En revanche, M.Hemels souligne que la consommation d'antidépresseurs est en hausse dans tous les pays industrialisés.Le Québec n'échappe donc vraisemblablement pas à la tendance.Est-ce dire que le nombre de Canadiens qui gardent le moral est en chute libre ?Pas nécessairement, répond Jacques Bernier, médecin psychiatre à l'hôpital Maisonneuve- Rosemont.L'augmentation de la consommation pourrait aussi s'expliquer par le fait qu'on dépiste mieux la dépression qu'autrefois et qu'on la traite d'une façon plus appropriée.« Est-ce qu'il n'y aurait pas un abus ou une mauvaise utilisation ?Je pense qu'on doit aussi se poser la question, a ajouté le Dr Bernier.C'est la question que chaque médecin doit toujours se poser quand il voit un patient auquel il prescrit des antidépresseurs : se demander si le patient a un bon diagnostic et si on lui donne le bon traitement.» Le Dr Bernier tient par ailleurs à signaler qu'il y a effectivement des gens qui craquent en grand nombre en raison de la nature même de la société d'aujourd'hui.« La dépression est mieux ciblée, mais c'est aussi un mal de notre civilisation, dit-il.Tout le monde va vite tout le temps, il faut être en forme, ne pas faire d'erreurs, etc.Il y a aussi une question de culture en lien avec ça.» Les organismes de santé esquintés par le président de JTI-Macdonald ANDRÉ DUCHESNE DES ORGANISMES très officiels de santé telles la Fondation des maladies du coeur ou la Société canadienne du cancer ont désormais emboîté le pas aux groupes de militants pour répandre des « faussetés » sur l'industrie du tabac, estime le président-directeur général et chef de la direction de JTI-Macdonald, Michel Poirier.« Plusieurs de ces gens font de fausses accusations », a laissé tomber ce dernier hier en répondant aux questions des journalistes en marge d'une allocution qu'il venait de prononcer devant les membres du Cercle canadien de Montréal.Le dirigeant de ce fabricant identifié à la marque « Export A » a donné en exemple les accusations selon lesquelles les compagnies de tabac ciblent les enfants dans leurs campagnes de marketing et le débat sur les effets de la fumée secondaire chez les non-fumeurs.« Le gouvernement a passé en revue 20 ans de documents touchant le marketing de notre compagnie et n'y a pas trouvé un seul exemple où nous aurions ciblé les enfants dans nos campagnes », a-t-il martelé à l'intérieur de son discours sur le thème « L'éthique contre le militantisme : le cas du tabac ».Même la ministre de la Santé du Canada, Anne Mc Lellan, passe dans le tordeur.« Je suis déçu de Santé Canada, a dit M.Poirier.Anne Mc Lellan a fait un commentaire il y a environ une semaine suivant laquelle on refuse, en tant qu'industrie, de coopérer et d'avoir des discussions avec elle.Or, nous lui avons envoyé plusieurs lettres depuis qu'elle est devenue ministre de la Santé pour avoir une rencontre.Il y a sûrement plusieurs points qu'on a en commun.Il y en a d'autres où on va avoir des idées différentes.Mais on n'a jamais eu de réponse à nos demandes.Peut-être y a-t-il eu un malentendu.Présent à la rencontre, un des principaux ténors des militants antitabac, François Damphousse, considère que la sortie de Michel Poirier traduit le niveau de panique qui s'empare des fabricants de cigarettes depuis quelques années.Désespérée, l'industrie tente de se refaire une image, estime ce dernier qui dirige l'antenne québécoise de l'Association pour le droit des non-fumeurs.« L'industrie du tabac s'inquiète énormément de son marché.Au Québec comme au Canada, il y a un déclin très marqué dans l'usage du tabac.Au Québec, c'est passé de 38 %, en 1995, à 24 %, en 2001.On a connu beaucoup de succès dans l'implantation de mesures contre le tabagisme et l'industrie est inquiète.Pour elle, il faut s'assurer que la communauté de la santé ne puisse faire introduire de nouvelles mesures ; elle s'attaque donc à la viabilité de cette communauté.» L'affrontement est le même sur la fumée secondaire.M.Poirier affirme qu'aucune preuve scientifique n'existe quant à la nocivité de la fumée chez les non-fumeurs.M.Damphousse réplique que des documents confidentiels ayant coulé de chez Philip Morris, le fabricant américain de Malboro, illustrent clairement que cette compagnie sait depuis longtemps que cette nocivité existe.M.Poirier s'en est pris aussi aux décisions successives des gouvernements qui ont considérablement hausser les taxes sur le tabac depuis 18 mois.« Le lobby antitabac va vous dire que cela a pour effet d'en diminuer la consommation.N'en croyez rien », dit-il.À ses yeux, les consommateurs vont plutôt se tourner vers des fabricants installés dans les réserves autochtones.Ils n'ont pas à payer de taxes, ne sont soumis à aucun contrôle et sont donc plus susceptibles d'offrir des produits de moins bonne qualité.Il rejette les accusation voulant que son entreprise ait participé à la contrebande dans le passé.Enfin, M.Poirier a mis en garde ses pairs du monde des affaires d'être les prochaines cibles des lobbies anti-cholestérol, anti-voitures sport ou anti-restauration rapide.« Je peux très bien imaginer des militants anti-alcool accuser les brasseries et les distilleries d'avoir caché à leurs clients qu'ils risquent de devenir alcooliques s'ils consommaient de l'alcool », a-t-il lancé.Là-dessus, François Damphousse réplique qu'à l'opposé des industries du tabac, toutes les autres entreprises doivent répondre à des normes de contrôle touchant la fabrication de leurs produits.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Michel Poirier, président-directeur général et chef de la direction de JTI-Macdonald, estime que les organismes de santé ont maintenant emboîté le pas aux groupes de militants pour répandre des « faussetés » sur l'industrie du tabac.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE La chemise velours mille-raies 29.95 notre collection exclusive Texture pure mode du velours de coton.Une chemise à coordonner en taupe, noir, écru, marine, bleu pâle, rouge, moutarde, bordeaux.P.m.g.tg.ttg.Rég.39.95 Chemise carreaux boutons nacrés 29.95 3083329A 4LP0602A1017 a6 jeudi 4LP0602A1017 ZALLCALL 67 23:37:37 10/16/02 B L'Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offre d'une durée limitée réservée aux particuliers, s'appliquant au véhicule neuf sélectionné 2002 en stock suivant : Tracker LX 4x4 (CJ10305/1SJ).Photo à titre indicatif seulement.Rabais applicable à l'achat seulement et ne peut être jumelé à aucune autre offre d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.4x4 LA GRANDE LIQUIDATION 4 000$ DE RÉDUCTION À L'ACHAT Boîte manuelle 5 vitesses avec surmultipliée Boîte de transfert permettant de passer de 2 à 4 roues motrices à la volée 3085850A Il manque 23 000 logements au Québec, selon le FRAPRU KARIM BENESSAIEH LES MESURES fiscales pour relancer la construction de logements ne serviront qu'à mettre des appartements haut de gamme sur le marché, croit le FRAPRU.L'organisme, qui estime qu'il manquerait 23 000 unités locatives au Québec, presse plutôt les gouvernements de venir en aide aux ménages à faible revenu et de financer 8000 nouveaux logements sociaux par année.« Nous rejetons en bloc les mesures fiscales proposées jusqu'ici, déclare Marie-Josée Latour, du FRAPRU.Nous considérons qu'elles aideraient les propriétaires beaucoup plus que les locataires.et ce sont les locataires qui sont victimes de la pénurie.» Le FRAPRU entend défendre cette position ce soir lors des consultations sur le logement social et abordable, qui se tiennent cette semaine dans le cadre d'une commission parlementaire à l'Assemblée nationale.La crise du logement touche à peu près tous les centres urbains du Québec : de Montréal, où on estime la pénurie à 13 200 logements, à Québec, où il faudrait 3000 logements supplémentaires, en passant par 12 autres agglomérations importantes.« Quatrevingt pour cent des locataires québécois sont concernés », résume François Saillant, coordonnateur du FRAPRU.Les mesures fiscales, qui ont toutes pour objet de réduire le coût de construction et de gestion des logements locatifs, ne démontrent jamais qu'elles provoqueraient une hausse de la construction, estime Marie-Josée Latour.Essentiellement mises de l'avant par l'Association provinciale des constructeurs de l'habitation du Québec (APCHQ), ces incitatifs fiscaux ont reçu cet été l'aval de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et de plusieurs villes, dont Montréal.À terme, insiste la porte-parole, les expériences de ce genre dans le monde tendraient à encourager la construction de logements moyen et haut de gamme, « qui verraient le jour de toute façon, pour la plupart.Ça ne règle pas la question du nombre de logements, et encore moins la question de l'accessibilité pour les personnes à faible revenu.» La porte-parole ironise sur le « miraculeux » effet de percolation évoqué à la défense de ces mesures fiscales.En permettant aux plus fortunés d'accéder à des logements plus coûteux, on libérerait ainsi des unités plus accessibles pour les plus pauvres.« L'effet de percolation ne tient pas compte du fait que, quand un logement se libère, il y a de fortes chances que le propriétaire en profite pour augmenter le loyer, estime M.Latour.On trouve ça odieux de dire que ces mesures-là aideraient les ménages à faible revenu.» « Pour nous, c'est simple : si tu veux aider Sarah à se loger, tu fournis un logement à Sarah, pas à Pierre.» Coincée entre deux réalités De son côté, l'APCHQ a dénoncé hier à la commission parlementaire l'inaction des gouvernements en matière d'habitation.La crise actuelle, soutient le mémoire de l'organisme, soulève la question de la pauvreté au Québec, mais aussi le besoin d'assurer un nombre suffisant de logements.Les principales victimes, estime l'association, proviennent de la classe moyenne, coincées entre les plus démunis et les fortunés.La classe moyenne, note-t-on, n'a plus les moyens de financer des programmes d'aide aux quelque 300 000 ménages à faible revenu et n'a même pas elle-même la possibilité d'accéder à la propriété.L'organisme trouve « regrettable » que des mesures puissent être envisagées afin de favoriser l'accession à la propriété pour des ménages à revenus modestes « alors que la classe moyenne a peine à y parvenir ».À mi-chemin du FRAPRU et des associations de propriétaires, l'APCHQ soutient que la solution doit intégrer la construction de logements sociaux et une série de mesures fiscales alléchantes pour la mise en chantier de nouvelles unités locatives.L'organisme plaide en outre pour l'instauration d'une politique globale de l'habitation, qui inclurait la mise sur pied d'un programme permanent d'accession à la propriété.Le recours aux banques alimentaires ne cesse d'augmenter au Canada ISABELLE RODRIGUE de la Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Faire la queue pour pouvoir remplir des ventres vides devient de plus en plus fréquent au Canada, et ce, malgré les promesses des gouvernements de lutter contre la pauvreté.C'est le triste constat que dresse l'Association canadienne des banques alimentaires (ACBA) qui tirait la sonnette d'alarme, hier, à la lumière de récentes données sur la fréquentation des banques alimentaires au pays.Depuis 1997, le nombre de Québécois qui ont recours aux banques alimentaires a augmenté de 11,6 %.Au cours de la dernière année seulement, la fréquentation s'est accrue de 4,6 %.À l'échelle canadienne, les données ne sont guère plus reluisantes.En mars 2002, plus de 747 000 Canadiens ont dû se tourner vers les banques alimentaires pour apaiser leur faim, une hausse de 12,5 % depuis 1997.Depuis 1989, l'augmentation frôle les 100 pour cent.La situation est d'autant plus choquante, note l'ACBA, que pendant la même période, l'économie du pays s'est développée à un rythme soutenu.« Je tiens à souligner que tout cela se produit en pleine prospérité économique », déplore le directeur général de l'ACBA, Charles Seiden, qui s'inquiète de ce que réserve l'avenir.Les statistiques colligées par l'association démontrent de plus un changement au sein des usagers des banques alimentaires, où les familles avec des enfants se retrouvent de plus en plus nombreuses.« Nous avons des enfants affamés, affirme Maryse Lizotte, de Moisson Kamouraska.Les gens ne peuvent se garantir une nourriture suffisante et une nourriture qui est bonne pour leur santé.» Ottawa avait pourtant promis d'éradiquer la pauvreté chez les enfants et d'améliorer le sort des familles.L'ACBA n'hésite pas à accuser le gouvernement fédéral d'avoir baissé les bras et de faire l'hypocrite.Dans le plus récent discours du Trône, le gouvernement libéral répétait son intention de lutter contre la pauvreté au pays, une promesse reprise du livre rouge qui a porté le parti au pouvoir, en 1993.Les organismes qui oeuvrent auprès des plus démunis attendent encore que ces promesses se concrétisent.Mme Lizotte indique que le gouvernement du Québec a fait des efforts notables au cours des derniers mois, notamment en cessant de déduire la Prestation nationale pour enfants des sommes versées en aide sociale.Beaucoup reste à faire, toutefois, pour rendre les banques alimentaires inutiles, comme le souhaite l'ACBA, qui invite les gouvernements à s'engager encore plus à pallier le manque de logements abordables.En moyenne, au Québec, les familles qui dépendent de l'aide sociale doivent consacrer 63 % de leur revenu au logement, de l'argent qui ne peut être consacré à l'alimentation.« Ces gens-là sont en difficulté.Tant qu'il n'y aura pas de barème plancher pour l'aide sociale, tant qu'il n'y aura pas un salaire minimum convenable pour les travailleurs à faible revenu, il n'y aura pas de sécurité alimentaire », déclare Maryse Lizotte.par BIJOUX - DEPUIS 1954 2195, RUE CRESCENT, MONTREAL (514) 848-0595 PALM BEACH, FL.210 WORTH AVE.www.kaufmanndesuisse.com Collier de diamants Flowing Lines cr ation KAUFMANN de SUISSE 26 000$ Au bout de son rouleau Quelque chose s'est brisé en lui, il est tendu, nerveux au bout, vraiment au bout de son rouleau, je ne le reconnais plus.Il s'énerve pour tout et pour rien.La crispation des traits du visage, ça ne ment pas.Des tremblements des cordes vocales, une boule dans la gorge, ça ne ment pas.Par la transposition du physique au moral, et du moral au physique, nous exprimons tous, à certaines occasions, la nervosité, la tension, le surmenage.Il faut se décontracter et Décontrak-Tin décontracte.Les nerfs à fleur de peau?Décontrak-Tin décontracte.Tendu?Décontrak-Tin décontracte.Dominé par les nerfs?Décontrak-Tin décontracte.Insomnie?Décontrak-Tin décontracte et aide au sommeil.Eh oui! Décontrack-Tin, décontracte.C'est pour ça qu'il a été créé.(DIN : 02239962 émis par Santé Canada).Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 4LP0802A1017 A8 JEUDI 4LP0802A1017 ZALLCALL 67 23:38:39 10/16/02 B A 8 Q U É B E C L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 7 O C T O B R E 2 0 0 2 SOMMET DE LA FRANCOPHONIE Recul de l'ADQ et de son chef Québec veut en interdire l'accès à l'Ontario et au Manitoba L'ACTION démocratique du Québec perd en popularité.C'est ce que révèle un sondage réalisé par le groupe Léger Marketing pour TVA, Le Devoir et The Globe and Mail.Alors qu'en août 2002, 40 % des électeurs semblaient avoir l'intention de voter pour l'ADQ, c'est aujourd'hui 36 %.Le Parti libéral du Québec récolte 32 % des intentions de vote et le Parti québécois 27 %.L'effet Mario Dumont semble aussi faiblir.Lorsqu'on demande aux répondants d'indiquer quel chef de parti ferait le meilleur premier ministre, 34 % répondent Mario Dumont, soit 9 % de moins qu'en août 2002.Bernard Landry semble regagner le coeur des électeurs avec 25 % (20 % en août) des voix tandis que la cote de popularité de Jean Charest reste stable à 20 %.Par ailleurs, 58 % des répondants affirment qu'ils sont insatisfaits du gouvernement en place et 50 % disent que leurs intentions de vote pourraient changer.Le sondage a été réalisé entre le 9 et le 13 octobre auprès de plus d'un millier de répondants.MARIO CLOUTIER BEYROUTH, Liban \u2014 Le gouvernement québécois proposera un resserrement des règles d'admission à la francophonie à l'occasion du 9e Sommet des pays francophones qui s'ouvre demain à Beyrouth, au Liban.Ces nouvelles règles feraient que des provinces canadiennes comme l'Ontario ou le Manitoba ne pourraient pas se joindre à cette organisation internationale.Déjà, le Québec et le Nouveau- Brunswick jouissent de leur propre représentation au sein de la délégation canadienne au Sommet de la francophonie.Québec souhaite toutefois que les nouveaux membres de la francophonie respectent certaines règles plus strictes avant de pouvoir accéder au statut de membre associé ou de plein droit.Les nouveaux critères d'admission, que le Québec souhaite voir adopter, concerneront l'ampleur de la population francophone au sein des pays intéressés, mais aussi l'usage de la langue française dans la vie active, son enseignement et sa vitalité culturelle.Bref, le gouvernement Landry veut s'assurer qu'on dénote chez les futurs membres de la francophonie un véritable « progrès du français » sur leur territoire.En entrevue à La Presse la semaine dernière, la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, déplorait d'ailleurs le fait que l'élargissement de la francophonie ait pris des allures incontrôlées au cours des dernières années sous le règne de Boutros Boutros-Ghali.Mme Beaudoin se questionnait notamment sur le fait qu'un pays comme la Pologne soit membre de l'OIF (Organisation internationale de la francophonie), alors que le français n'y est plus qu'une langue seconde d'enseignement, en perte de popularité.D'autres pays comme la Moldavie et l'Albanie font également partie de la francophonie avec des populations francophones tournant autour de 50 000 personnes.En outre, le Québec compte également poursuivre les discussions sur son projet de « Kyoto de la diversité culturelle » durant les trois jours du Sommet de Beyrouth.L'éventuel traité visant à protéger les productions culturelles et les créateurs pourraient trouver sa niche à l'UNESCO, dont les États- Unis viennent de grossir les rangs après une absence de plusieurs années, ou devenir un traité indépendant comme celui de Kyoto qui réunirait peu à peu les adhésions volontaires des pays intéressés.Chrétien et Landry Les premiers ministres Jean Chrétien et Bernard Landry arrivent aujourd'hui à Beyrouth en vue du Sommet qui commence demain.Plusieurs activités sont prévues à leur horaires respectifs \u2014 M.Landry visitera une école de cirque dirigée par des Québécoises pour venir en aide aux jeunes de la rue, tandis que M.Chrétien se rendra à une exposition de Jean-Paul Lemieux dans un édifice historique \u2014 , et ce n'est que demain matin qu'ils auront un entretien, peu avant la cérémonie d'ouverture de la rencontre internationale qui se terminera dimanche.La délégation québécoise compte une quarantaine de personnes, comparativement aux 175 délégués canadiens et aux 225 Français.Le nombre de délégués québécois équivaut, par ailleurs, à celui des représentations de la Communauté française de Belgique et du Sénégal.Par ailleurs, les nombreuses activités du Sommet de la francophonie se déroulent au centre-ville de Beyrouth au coeur d'une « zone rouge » qui affiche des mesures de sécurité spectaculaires.Dans ce pays situé à 250 kilomètres de l'Irak, voisin d'Israël et où la guerre civile a laissé des traces profondes même après 12 ans de paix, plus de 8500 militaires armés jusqu'aux dents montent la garde dans ce secteur, mais aussi à l'aéroport, où les bagages font l'objet de fouilles minutieuses, et même dans le lobby des hôtels où logent les journalistes.Les Libanais sont vraisemblablement fiers et ravis d'accueillir les milliers de délégués des 55 pays membres de la francophonie chez eux.Mais si c'est la langue française que célèbre Beyrouth cette année, après un report d'un an causé par les événements du 11 septembre 2001, l'accueil des visiteurs à l'aéroport international et dans les hôtels de la capitale libanaise se fait surtout en anglais.« Are you here for the Summit ?» demandait-on hier aux voyageurs arrivant de Paris et de Montréal avant de les diriger vers les douaniers.Après les vérifications d'usage, les souriants organisateurs y allaient d'un étrange, mais néanmoins sincère : « Have a nice time ! » Less ondagesn'ébranlent pas Chares t JOCELYNE RICHER Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Si c'était à refaire, Jean Charest ne modifierait en rien sa stratégie, malgré la montée fulgurante de l'Action démocratique au cours des derniers mois et la chute de popularité de son parti dans les sondages.« On peut toujours refaire l'histoire.Il y a un an, on nous applaudissait pour nos victoires.Sauf que le débat a changé.Tout le monde passe maintenant en deuxième vitesse.J'ai fait mes devoirs », assure le chef libéral, dans une entrevue à la Presse Canadienne, hier.Il dit n'avoir jamais songé à quitter la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) au cours de la dernière année, qui a été très éprouvante pour son parti, et il assure que personne dans son entourage ne lui a montré la porte.« Je n'ai jamais pensé quitter », dit-il, même le 17 juin dernier, lorsque son parti a mordu la poussière dans quatre élections complémentaires.« Personne n'a versé une larme », se rappelle-t-il, en parlant de sa femme, Michelle, et de ses trois enfants, qui avaient mis la main à la pâte pour appuyer les candidats libéraux sur le terrain.« On s'est dit : on repart.C'est tout », dit M.Charest, qui mise sur la constance et la persévérance pour gagner la prochaine élection générale.À ce propos, il ne veut envisager d'autre scénario que celui de la victoire et refuse de songer à quoi ressemblera son sort en cas de défaite.« J'ai souvent lu mon avis de décès politique », ajoute-t-il, faisant référence à sa carrière sur la scène politique fédérale, alors qu'il dirigeait le Parti progressiste-conservateur, dans les années 90, quand le parti était boudé par les électeurs.Celui qui dirige le PLQ depuis 1998 dit que « ceux qui connaissent mon histoire savent que c'est dans le dernier droit que ça se joue », et rappelle que le Parti libéral avait recueilli plus de voix que le Parti québécois, lors de la dernière élection générale, en 1998.Pas de mea-culpa, donc, pour M.Charest, qui apparaissait comme le « sauveur » du parti en 1998, avant de se retrouver au plus mal dans les sondages depuis six mois, loin derrière l'Action démocratique de Mario Dumont.« C'est jamais un parcours parfait.En 1998, on avait pris une décision d'être très présents dans les régions et de faire en sorte que le PLQ puisse refléter fidèlement dans ses politiques les préoccupations des régions.(.) C'est jamais parfait, mais l'essentiel du travail qu'on avait à faire, on l'a fait », a-t-il dit.Offre applicable à toute nouvelle entente de deux ans pour les forfaits de 20 $ ou plus par mois et après crédit postal de 50 $ pour le Nokia 3590 et le Nokia 3320, et de 75 $ pour le Motorola V101.Ce crédit sera appliqué au compte de l'abonné sur réception d'une preuve d'achat.Aucuns frais d'activation (valeur de 35 $ par appareil) pour un temps limité.\u2020Offre de trois mois de temps d'antenne local illimité applicable à certains forfaits seulement.\u2020\u2020 Le Nokia 3320 est un appareil de technologie TDMA.Certaines conditions s'appliquent.Les frais d'accès au système et au service d'urgence 911, les frais d'interurbain et de déplacement, les frais liés aux services additionnels en option, la messagerie texte facturée à l'utilisation, ainsi que les taxes exigibles associées à ces services seront également facturés par mois, pour chaque téléphone.ICQ est une marque de commerce de ICQ inc.Le logo et les marques de commerce GSM sont la propriété de la GSM Association et sont utilisés sous licence.MCRogers Communications inc.Utilisé sous licence.MDAT&T Corp.Utilisé sous licence.CONSULTEZ LE WWW.ROGERS.COM/SANS-FIL, COMPOSEZ LE 1 800 IMAGINE OU RENDEZ-VOUS CHEZ NOS DISTRIBUTEURS ROGERSMC AT&TMD PARTICIPANTS.ACHETEZ EN LIGNE ÉPARGNEZ MONTRÉAL 1104, rue Ste-Catherine O.(514) 877-0090 3573, boul.St-Laurent (514) 288-0600 Centre Eaton (514) 844-6242 2360, rue Notre-Dame O.(514) 983-1666 Place-Ville-Marie (514) 394-0000 8984, boul.de l'Acadie (514) 387-9999 1201, avenue Greene (514) 933-8000 5150, rue Jean-Talon O.(514) 341-2221 5954, boul.Métropolitain E.(514) 257-8826 6224A, rue St-Jacques O.(514) 369-4000 Centre Rockland (514) 735-4086 Place Alexis-Nihon (514) 865-9949 Place Versailles (514) 355-0003 Les Galeries d'Anjou (514) 356-0356 997, rue St-Antoine O.(514) 866-3326 505, boul.de Maisonneuve O.(514) 845-8353 BOUCHERVILLE Promenades Montarville (450) 449-4998 BROSSARD 7005, boul.Taschereau, bur.150 (450) 926-3111 Mail Champlain (450) 671-3300 Place Portobello (450) 671-4744 CANDIAC 87B-4, boul.Marie-Victorin (450) 444-2100 CHÂTEAUGUAY 129, boul.St-Jean-Baptiste (450) 692-2201 DOLLARD-DES-ORMEAUX 3339L, boul.des Sources (514) 683-3333 DRUMMONDVILLE 1565, boul.Lemire (819) 478-0851 965, boul.St-Joseph (819) 478-9977 Promenades Drummondville (819) 475-5024 GATINEAU 360, boul.Maloney O., bur.1 (819) 663-8580 Promenades de l'Outaouais (819) 561-3031 GRANBY 575, boul.Boivin (450) 777-6612 ÎLE-PERROT 15, boul.Don-Quichotte (514) 425-5505 JOLIETTE 517, rue St-Charles-Borromée N.(450) 755-5000 KIRKLAND 2758, boul.St-Charles (514) 428-9000 LASALLE 8457, boul.Newman (514) 368-4000 Carrefour Angrignon (514) 368-4230 LAVAL 2142, boul.des Laurentides (450) 629-6060 379, boul.Curé-Labelle (450) 622-0303 Centre Laval (450) 978-1081 3364, boul.St-Martin O.(450) 682-2640 241C, boul.Samson (450) 969-1771 Carrefour Laval (450) 687-5386 1273, boul.Curé-Labelle (450) 680-1234 LONGUEUIL 1490, chemin de Chambly (450) 442-1566 MAGOG 221, rue Principale O.(819) 843-4455 POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire (514) 695-1554 REPENTIGNY 110, boul.Industriel (450) 581-4666 Les Galeries Rive-Nord (450) 581-7756 ROSEMÈRE 209, boul.Curé-Labelle (514) 971-0707 Place Rosemère (450) 971-2000 SAINT-BRUNO Promenades St-Bruno (450) 653-7472 SAINT-EUSTACHE 360, boul.Arthur-Sauvé (450) 974-9299 SAINT-HYACINTHE Les Galeries St-Hyacinthe (450) 261-9991 SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU Carrefour Richelieu (450) 359-4941 SAINT-JÉRÔME Carrefour du Nord (450) 436-5895 108, boul.du Carrefour (450) 431-2355 SAINT-LAURENT Place Vertu (514) 745-0745 2100, boul.Marcel-Laurin (514) 856-1884 438, rue Isabey, bur.108 (514) 340-1161 SAINT-LÉONARD 4282, boul.Métropolitain E.(514) 593-7333 SHERBROOKE 2980, rue King O.(819) 566-5555 Carrefour de l'Estrie (819) 822-4650 SOREL 2605, chemin Saint-Roch (450) 742-9600 Promenades de Sorel (450) 746-2079 TERREBONNE 1270, boul.Moody, bur.10 (450) 964-1964 Les Galeries de Terrebonne (450) 964-8403 TROIS-RIVIÈRES 5335, boul.des Forges (819) 372-5000 5635, boul.Jean-XXIII (819) 372-5005 Centre Les Rivières (819) 694-6812 VALLEYFIELD Centre Valleyfield (450) 373-0519 VICTORIAVILLE 495, boul.des Bois-Francs Sud (819) 758-8840 Obtenez 2 sans-fil pour 34,99$ Pas cher pour faire plaisir à un être cher 3499$ 0$ 0$ NOKIA 3320 MOTOROLA V101 \u2020\u2020 Plus, ne payez aucuns frais d'activation et parlez sans arrêt jusqu'en 2003\u2020 NOKIA 3590 3083847A Leslibéraux bloquent toujours lesadéquis tes PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 Les libéraux continuent de mettre des bâtons dans les roues de l'Action démocratique du Québec qui demande plus de temps de parole lors de la période de questions, mais acceptent une rencontre pour discuter de la question.Le député de Saguenay, François Corriveau, a fait parvenir une lettre au Parti québécois et au Parti libéral leur demandant une rencontre pour discuter de l'éventualité d'un temps de parole plus grand pour son parti.Mardi, à la reprise des travaux, la présidente de l'Assemblée nationale, Louise Harel, a revu le temps de parole des adéquistes, accordant au chef et à ses quatre députés le droit de poser deux questions aux cinq séances.Cette décision déplaît à l'ADQ ; lorsque Mario Dumont était le seul député, il n'avait droit qu'à une question par trois séances.En chambre hier, le leader du gouvernement, le ministre André Boisclair a indiqué que sa formation politique était favorable à ce que l'ADQ bénéficie d'une question par séance.« Si mon bon ami le leader du gouvernement \u2014 une fois que l'ADQ aura utilisé tous les droits de parole qu'ils (les députés) ont, dans tous ses forums \u2014 veut allonger la période de questions d'une quinzaine de minutes par jour, il y aura de ce côté-ci un consentement », a répliqué le leader de l'opposition, Pierre Paradis.Même si la présidente de l'Assemblée nationale accepte de rencontrer de nouveau les trois formations politiques la semaine prochaine, le député de Saguenay ne se berce pas d'illusions.« Si j'avais une caricature à faire, ce serait de montrer Pierre Paradis qui tient le bâton et M.Boisclair qui met la carotte dessus.Il (M.Boisclair) sait très bien qu'il ne tient pas le bâton, alors la carotte, on ne pourra pas l'attraper.M.Paradis va toujours refuser qu'on prenne la parole parce que ce qu'ils veulent, au PLQ, c'est d'avoir l'exclusivité \u2014 ou presque \u2014 de prendre la majorité du temps de la période de questions », déclare M.Corriveau.Le député de Saguenay a aussi réagi aux reproches de Pierre Paradis qui a mis en lumière le fait que les députés de l'ADQ n'utilisent pas la totalité de leur temps de parole dans les différents forums, notamment dans les commissions parlementaires ou lors de motions à l'Assemblée nationale.« Le français est une langue extraordinaire par le fait qu'on est capable d'être précis, d'être concis et d'exprimer une idée en peu de mots.On n'a pas besoin de prendre 10 minutes seulement que pour prendre 10 minutes », a lancé le député de Saguenay en entrevue à La Presse. 4LP0901A1017 A9 jeudi 4LP0901A1017 ZALLCALL 67 22:16:49 10/16/02 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 7 O C T O B R E 2 0 0 2 Q U É B E C A 9 SURPLUS FÉDÉRAUX Les députés de l'Assemblée nationale en colère «Le gouvernement fédéral va chercher des surplus et plutôt que de les redistribuer, il nous regarde béatement en disant arrangez-vous avec vos troubles», a dénoncé Pauline Marois PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 La décision du gouvernement fédéral de consacrer la totalité de ses surplus au remboursement de la dette provoque la colère des trois formations politiques à l'Assemblée nationale, qui dénoncent Ottawa à l'unisson.En manoeuvrant de la sorte, le gouvernement fédéral fait la preuve qu'il existe réellement un déséquilibre fiscal entre lui et les provinces, même si le gouvernement de Jean Chrétien continue de le nier avec véhémence, a déclaré la ministre des Finances, Pauline Marois.« Le gouvernement fédéral va chercher des surplus et plutôt que de les redistribuer, il nous regarde béatement en disant arrangez-vous avec vos troubles », a dénoncé la ministre.Mme Marois faisait ainsi allusion à la facture de 479 millions de dollars que le provincial vient de recevoir de la part d'Ottawa.« Chez moi, il n'y a actuellement pas de surplus et j'ai un problème à régler de 479 millions à cause d'eux, en raison d'une erreur de prélèvements dans les impôts », a-t-elle rappelé en promettant de mener une bataille contre Ottawa.Le Parti québécois, comme d'ailleurs le Parti libéral et l'Action démocratique du Québec, reconnaît qu'Ottawa se doit d'effectuer le remboursement de sa dette, mais la ministre des Finances a suggéré hier que le fédéral pourrait choisir de redonner la moitié de ses surplus aux provinces et de verser la moitié restante à la dette.« La moitié de ce montant est 4,5 milliards (pour les provinces) et si nous prenons un quart de ça, il reste 1,2 milliard (pour le Québec) que je peux verser dans la lutte contre la pauvreté, pour la santé ou l'enseignement post-secondaire, ou seulement qu'en santé parce que c'est là que les problèmes sont les plus importants », a indiqué Mme Marois à titre d'exemple.Après tout, a-t-elle lancé, « on nous confie la responsabilité des soins et des services de santé, nous sommes soumis à la loi encadrant la livraison de ces services et Ottawa ne donne pas les moyens nécessaires pour le faire ».Le chef de l'opposition, Jean Charest, s'accorde avec la ministre des Finances sur cette question.« Le gouvernement fédéral a raison d'appliquer une partie de ses surplus à la dette parce que la dette fédérale est très grosse, surtout en proportion de la dette que portent les autres gouvernements.(.) Mais une partie doit être versée aux provinces parce qu'il y a un problème de fonds encore plus important, c'est celui de soutenir les services que nous sommes appelés à livrer à l'Assemblée nationale du Québec et dont nous sommes directement responsables », a déclaré M.Charest.Le chef du Parti libéral est cependant d'avis que le fédéral devrait répondre à la demande des provinces en rétablissant le financement au niveau de ce qu'il était en 1994-1995, plutôt que de verser la moitié de ses surplus aux provinces, comme le suggère Mme Marois.« La question du pourcentage peut changer selon le contexte.La moitié des surplus l'an prochain peut devenir un déficit, alors je pense qu'il est important de revenir à l'élément de base, c'est-à-dire de rétablir les transferts au niveau de 1994-1995.» Il existe un consensus au Québec sur la question du déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces et il est temps que le gouvernement fédéral le reconnaisse pour que le Québec puisse s'occuper de façon adéquate de ses champs de compétences, notamment la santé et l'éducation, a de son côté déclaré la député de Berthier et responsable de l'ADQ en matière de finances, Marie Grégoire.« Le fédéral a un examen de conscience à faire, croit la députée de Berthier.Dans les domaines demandés, nous n'avons jamais dit que nous voulions utiliser tous les surplus, mais il a clairement été dit que nous voulions nous entendre sur une formule.Ça n'empêcherait pas de remettre une partie des sous de la dette, mais nous avons droit à notre juste part.» Mme Grégoire préconise une entente du genre de celle qui a été proposée lors du Forum sur le déséquilibre fiscal tenu la semaine dernière à Québec, c'est-à-dire une formule permanente pour calculer les transferts aux provinces.Au moment où la nouvelle des surplus de 8,9 milliards d'Ottawa circulait, l'ancien ministre des Finances, Paul Martin était de passage dans la Vieille Capitale, hier, où il a été invité à commenter la décision de consacrer la totalité des surplus à la dette.« Le gouvernement dépense pendant l'année des (sommes) d'argent pour la santé, les entreprises, les infrastructures et à la fin de l'année, l'argent qui reste, qui n'a pas été dépensé, va à la réduction de la dette.C'est strictement une question de comptabilité », a affirmé M.Martin.Pour une vue d'ensemble du débat sur le déséquilibre fiscal, tapez : www.cyberpresse.ca/fiscal Photothèque PC La ministre Pauline Marois soutient qu'en favorisant le remboursement de la dette au détriment de transferts aux provinces, le fédéral fait la preuve qu'il existe un déséquilibre fiscal.Le président de l'association adéquiste de Berthier démissionne Ses démêlés avec la justice l'ont mis dans l'embarras DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Élu à la mi-septembre président de l'association adéquiste de Berthier, Joseph-Émile Plante a démissionné hier de son poste à la suite d'une vérification faite par La Presse.La nouvelle députée adéquiste de Berthier, Marie Grégoire, avait été informée des démêlés de M.Plante avec la justice il y a quelques années.Mais le militant de 57 ans « ne nous avait pas tout dit », a expliqué hier en fin de journée l'attaché de presse de Mario Dumont, Jean-Luc Benoît.Ironiquement, deux heures avant la démission de M.Plante, Mme Grégoire avait fait à La Presse un plaidoyer bien senti sur le droit à la réhabilitation des gens, « qui ont payé leur dette à la société.Il a été choisi par les militants, il a fait toute la campagne électorale de juin avec l'équipe, sur le terrain », rappelait-elle.M.Plante, longtemps militant au Parti québécois, avait décidé de reprendre du service en politique au moment du déclenchement de l'élection partielle dans Berthier.Il avait été élu président de l'association, il y a un mois.« À partir du moment où quelqu'un est en liberté, qu'il a payé sa dette, il a le droit de pouvoir s'impliquer », a dit Mme Grégoire.Il n'y a pas de surveillance particulière pour scruter le passé des militants, a-t-elle précisé.Dans une entrevue récente, Mario Dumont avait souligné que dans le cas des candidats aux investitures de député, certains contrôles seraient mis en place.Le relationniste, installé depuis quelques années à Saint-Jean-de- Matha, avait été reconnu coupable de fraude, usage de faux et abus de confiance, en novembre 1992, alors qu'il était conseiller politique de la députée péquiste de Marie-Victorin, Cécile Vermette.Il avait été condamné à une amende de 3000 $ après avoir reconnu sa culpabilité.Interrogé par La Presse, le président adéquiste de Berthier a souligné avoir fait part de ses démêlés passés à la députée Grégoire, ainsi qu'à un conseiller proche de Mario Dumont, Éric Montigny.Mais il a reconnu que les dirigeants de l'ADQ n'avaient pas été informés d'autres éléments moins graves de son passé judiciaire.En 1989, juste avant de travailler avec Mme Vermette \u2014 dont il fut le conjoint \u2014, M.Plante avait été reconnu coupable de quatre accusations de voies de fait.« J'ai sacré une claque sur la gueule à un gars », résumait-il hier.Mais il nie avoir été reconnu coupable de port d'arme illégal, autre fait rapporté par les journaux de l'époque.« J'ai tiré un coup de 38 en l'air pour faire peur au gars, mais l'arme était enregistrée, j'avais le permis », précisait- il en fin de journée.Durant les années 1980, M.Plante a été responsable de la sécurité pour le Parti québécois.Les journaux de l'époque révèlent aussi qu'en 1984, M.Plante, qui travaillait au cabinet du ministre du Revenu, Alain Marcoux, avait aidé la police à arrêter un trafiquant de cocaïne de Beloeil.Celui- ci était prêt à fournir de la drogue pour qu'on efface la dette de son père auprès du fisc.Après avoir dit que certains de ses amis étaient intéressés à acheter une livre de drogue, M.Plante avait présenté le fournisseur à ses « amis », deux agents doubles de la section des stupéfiants de la CUM.Dans la lettre de démission qu'il a fait parvenir hier soir au vice-président de l'Association adéquiste de Berthier, Guy Boucher, M.Plante explique qu'il voulait éviter qu'on « utilise mes antécédents pour salir, voire détruire la seule action démocratique qu'il m'ait été donné de voir et de vivre » en 25 ans de militantisme politique.« Sans m'impliquer de la même façon, je serai avec l'ADQ corps et âme jusqu'au bout », ajoute-t-il dans sa lettre.Par ailleurs, l'ADQ a attiré un autre militant au passé trouble récemment.Au congrès de Drummondville, il y a 10 jours, Gaston Clermont, l'ancien chauffeur du premier ministre Lucien Bouchard, faisait une profession de foi au nouveau parti.M.Clermont avait entre 1951 et 1981 été accusé de voies de fait, de recel de pornographie et de grossière indécence, mais Lucien Bouchard s'était porté à la défense de son homme à tout faire quand son passé avait resurgi en 1996 et il était resté un employé du premier ministre.NOUVEAU OFFRE DE LANCEMENT 24 versements égaux SANS FRAIS, SANS INTÉRÊT OU PAYABLE EN OCTOBRE 2003 2208$ /mois 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pour les gouvernements de se serrer les coudes et d'abolir une fois pour toutes les barrières que doivent surmonter beaucoup d'immigrants avant d'accéder au marché canadien du travail.Cette première conférence fédérale- provinciale sur l'immigration tenue au pays depuis 107 ans, qualifiée d'« historique » par le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration du Canada, Denis Coderre, a en effet permis aux participants de dégager un consensus autour de problèmes aussi cruciaux que celui de la reconnaissance des titres de compétence des travailleurs étrangers, celui de la pénurie de travailleurs hautement qualifiés dans plus l'intégration des immigrants et des réfugiés à la société canadienne ou encore celui de l'entrée d'étudiants étrangers au pays.« Notre projet, a déclaré le ministre Coderre, est un projet qui s'appuie sur les besoins du marché du travail.» Le ministre a ainsi annoncé que lui et ses collègues avaient créé un groupe de travail qui devra mettre au point les diverses stratégies avancées au cours de la conférence.Le ministre a souligné que parmi les outils envisagés pour étendre l'immigration à toutes les régions du pays et combler le manque en travailleurs qualifiés qui accable plusieurs d'entre elles, le groupe de travail allait mettre au point son projet d'émission de permis temporaires de trois à cinq ans, qui obligeraient les futurs immigrants choisis pour leurs expertises professionnelles à exercer leurs talents dans une région assignée \u2014 en échange de quoi ils recevraient leurs papiers de résidents permanents à la fin du contrat.Toutes les provinces ont reçu favorablement ce projet, sauf le Québec qui préfère une approche moins coercitive, a fait valoir le ministre de l'Immigration du Québec, Rémy Trudel.Ce dernier a d'ailleurs annoncé qu'il s'était mis d'accord avec son homologue fédéral (voir autre texte) pour former un groupe de travail bilatéral ayant pour objectif de faciliter la venue et l'établissement de travailleurs temporaires et d'étudiants étrangers.Le ministre Coderre a insisté hier d'abord sur la nécessité de régler le problème aigu de la reconnaissance des titres de compétences délivrés à l'étranger.« À quoi me servirait-il d'émettre un permis de travail temporaire à un médecin étranger, a-t-il demandé, si le Collège des médecins ne reconnaît pas sa compétence ?» Les provinces, encouragées par le gouvernement fédéral, ont donc décidé de s'attaquer en priorité à ce problème en élargissant le partenariat dégagé ces deux derniers jours avec Ottawa aux municipalités, aux universités, aux employeurs et, surtout, aux ordres professionnels.Le ministre fédéral et les provinces se sont donnés une année pour régler la question de la reconnaissance professionnelle des immigrants.Ils ont aussi convenu d'accélérer (20 jours) l'entrée des étudiants étrangers, y compris l'obtention du statut permanent s'il y a lieu, d'accélérer le processus d'acceptation des immigrants qualifiés afin de faire face à la concurrence australienne, néo-zélandaise ou américaine.Les participants à la conférence de Winnipeg ont décidé de faire le point sur toutes ces mesures dans un an lors d'une autre rencontre qui aura lieu en Colombie-Britannique.DENNIS BUECKERT Presse canadienne OTTAWA \u2014 Dans un important discours laissant entrevoir l'orientation de son rapport, dont le dépôt est prévu le mois prochain, Roy Romanow rejette l'option d'un rôle accru du secteur privé comme solution aux maux du système canadien de santé.Un régime financé à même les fonds publics est beaucoup plus efficace qu'une approche « marché libre » à l'américaine.Ce type de régime devrait même être élargi à d'autres secteurs, a affirmé hier M.Romanow, qui préside la commission royale d'enquête sur l'avenir du système de santé canadien.« Les systèmes basés sur des assurances privées dépensent beaucoup d'argent sur l'infrastructure complexe requise pour traiter avec les multiples compagnies d'assurances, évaluer les risques, fixer les tarifs, concevoir les programmes d'avantages, étudier les réclamations et rembourser les bénéficiaires.En 1999, les dépenses en santé au Canada, par personne, étaient nettement inférieures à celles des États-Unis, soit l'équivalent de 325 $US \u2014 contre 1150 $US pour chaque Américain.Au Canada, les coûts des services où le secteur privé domine ont grimpé plus rapidement que ceux des services couverts par le système universel public.Ainsi, au cours des 25 dernières années, les coûts des médicaments par personne ont doublé tandis que les coûts des hôpitaux et des médecins sont demeurés stables, a-t-il dit.M.Romanow n'a pas précisé quels secteurs autres que les services médicaux et hospitaliers devraient être inclus dans un système élargi, mais on peut penser à un régime d'assurance-médicaments, ou aux services de soins à domicile.Ottawa et Québec forment un groupe de travail bilatéral G I L L E S TOUPIN WINNIPEG \u2014 Pas de crêpage de chignons, pas de couteaux tirés entre le gouvernement du Québec et celui d'Ottawa lors de la conférence fédérale-provinciale sur l'immigration qui s'est terminée hier dans la capitale du Manitoba.Les ministres Denis Coderre et Rémy Trudel ont même convenu de la formation d'un groupe de travail bilatéral ayant pour objectif de faciliter la venue et l'établissement au Québec de travailleurs temporaires et d'étudiants étrangers.Et même si le ministre de l'Immigration du Québec, Rémy Trudel, a affirmé sa résistance au projet fédéral de création de permis de travail temporaires pour les immigrants de la catégorie des travailleurs qualifiés, cela n'a pas causé les remous auxquels on aurait pu s'attendre dans ce genre de rencontre.C'est que le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Denis Coderre, a affirmé tout au long de la rencontre son respect pour les compétences des provinces en matière d'immigration.« Pour ce qui est du Québec, a alors réagi M.Trudel, il s'agit d'abord de réaffirmer très clairement les responsabilités qui sont celles du Québec depuis 1991, depuis l'entente historique Gagnon-Mc Dougall.Et le Québec a pu entendre très clairement du gouvernement fédéral que ce dernier avait l'intention de continuer à respecter cette pleine responsabilité à l'égard de la sélection, de l'accueil et de l'intégration des immigrants.» Avec quelque 40 000 immigrants par année, le Québec entend conserver en effet toutes les prérogatives que lui confère l'accord Canada- Québec de 1991.Selon cet accord, il appartient au Québec de sélectionner ses immigrants et de les intégrer.C'est en ce sens que la proposition du ministre Coderre de créer un permis temporaire de trois à cinq ans pour les immigrants qualifiés, permis sur lequel le lieu de travail assigné serait consigné, entre en conflit avec le type d'efforts faits en ce sens par Québec pour attirer les immigrants dans les régions.« Pour sa part, explique Rémy Trudel, le Québec a exprimé sa résistance à lier immigration et localisation.La libre circulation des biens et des personnes est une valeur importante pour le Québec, et au Canada je crois.Et dans ce contexte- là, le Québec plaide davantage pour l'efficacité dans la réponse au besoin des entreprises en termes de travailleurs spécialisés, et aussi en faveur de plus de moyens financiers pour les régions et les territoires qui désirent accueillir des personnes qui veulent s'installer au Québec.» Parmi les facteurs les plus importants pour que le Québec atteigne ses objectifs de décentralisation de l'immigration, a également expliqué M.Trudel, il y a les capacités d'accueil des régions.« Si on n'a pas développé de complicité, si on ne s'est pas préparé en région à ce que cela signifie accueillir des immigrants qualifiés, a-t-il dit, à ce que cela signifie faire naître de nouveaux Québécois au Lac-Saint- Jean, en Abitibi-Témiscamingue, en Gaspésie et en Outaouais, alors le taux de succès est moins élevé.» PETITE ENTREPRISE MONTRÉAL Depuis 9 ans, reconnaître l'excellence et contribuer au rayonnement des entreprises d'ici, c'est une question de priorité.Aussi, nous croyons que les succès des uns peuvent être pour les autres une grande source d'inspiration.Félicitations aux équipes gagnantes du Programme de reconnaissance Les PME de la Banque Nationale, région de Montréal.PME PME EUROPELAB INC.Amir Hussein Président EDICIBLE LTÉE Max Dahan Président ORTHOSOFT INC.Louis-Philippe Amiot Président François Girard Directeur marketing et communications Manon Pilon Vice-présidente Roben Dahan Directeur général MONTRÉAL MONTRÉAL MONTRÉAL LA TOUR 3084742A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.3 4 NUMÉRO Tirage du 2002-10-16 Tirage du Tirage du 2002-10-16 Tirage du 2002-10-16 Tirage du 2002-10-16 Complémentaire: Complémentaire: 2002-10-16 (25) (13) Tirage du 2002-10-16 25 000 $ décomposable NUMÉROS non décomposable non décomposable non décomposable 1er numéro 100 000 $ décomposable 3e numéro 50 000 $ décomposable 2e numéro Si vous êtes détenteur d'une sélection boni gagnante (6/6) vous remportez un lot de 1 649 $ et une participation au tirage en direct au match de la Coupe Grey.Pour être admissible à ce tirage, vous devez réclamer votre lot aux bureaux de Loto- Québec avant 16 h 30 le 15 novembre 2002.Un groupe propriétaire d'une sélection gagnante est considéré comme un seul détenteur.SÉLECTIONS BONIS 3087957A 4LP1102A1017 A11jeudi 4LP1102A1017 ZALLCALL 67 23:38:55 10/16/02 B MAUVAIS RÉSULTATS SCOLAIRES DES GARÇONS Les femmes n'y sont pour rien, soutient la FFQ SOPHIE ALLARD ALORS QUE L'ON tente d'expliquer les raisons qui poussent bon nombre de garçons à présenter des résultats scolaires peu reluisants et à quitter hâtivement les bancs de l'école, la Fédération des femmes du Québec réagit : l'importante présence des femmes dans le milieu scolaire n'y est pour rien.Qu'importe, l'idée circule actuellement \u2014 elle a entre autres fait l'objet d'un documentaire présenté à Télé-Québec la semaine dernière \u2014 que l'école trop « féminine » serait un obstacle de taille au cheminement scolaire des garçons.Une hypothèse qui embête profondément la présidente de la FFQ, Vivian Barbot.« C'est très facile d'accuser les femmes du mauvais sort que connaissent les garçons, dit Mme Barbot.Les femmes sont très présentes à l'école et les filles réussissent mieux que les garçons.Il en a toujours été ainsi.Il faut chercher plus loin.» Vivian Barbot craint que cette réflexion sur les problèmes scolaires des garçons ne vienne mettre en péril la mixité dans les écoles.« Ce n'est pas en revenant en arrière qu'on réglera le problème, dit cette ancienne enseignante.Des études ont démontré que les filles ont de meilleurs résultats scolaires lorsqu'elles sont entre elles tandis que du côté des garçons, le tableau n'est pas plus reluisant.Et puis, afin de refléter la société, il est important d'apprendre aux enfants à vivre ensemble, garçons et filles.» Si les garçons semblaient réussir davantage par le passé, c'est que les filles étaient presque absentes des salles de cours, souligne Mme Barbot.« Aujourd'hui, nous pouvons comparer garçons et filles.Nous remarquons une problématique qui existait, mais qui était auparavant invisible.Il faut voir cette différence comme un indice révélateur.Il y a quelque chose qui cloche du côté des garçons.Trouvonsle.Des pistes de solution ?« Je crois qu'il faut offrir un environnement dans lequel l'école est valorisé, estime Mme Barbot.Les parents, tout autant que les enseignants, doivent encourager les enfants à réussir et à aimer l'école.» Elle croit aussi qu'il serait bon de se pencher sur la rémunération des emplois.« Quand un décrocheur peut gagner autant d'argent qu'un universitaire, ce peut être tentant d'accéder rapidement au marché du travail », déplore Mme Barbot.Selon la présidente de la FFQ, il faut avant tout poursuivre les recherches afin de mettre le doigt sur le véritable bobo.« Est-ce qu'il faut entièrement revoir la façon d'enseigner ?Je ne crois pas.Quelques ajustements devraient peut-être être apportés », dit-elle.Pour Vivian Barbot, accuser les femmes de tous les maux des garçons n'augure rien de bon.« Tous les efforts que l'on fait depuis des décennies pour arriver à l'égalité entre les sexes peuvent être anéantis du jour au lendemain, dit-elle.Les femmes réussissent et nous voulons que les hommes réussissent aussi.Si les hommes deviennent confinés au foyer, nous aurons perdu tout notre temps.» Les entreprises font du piratage CONSEILS DE PLACEMENT PLANIFICATION FINANCIÈRE COURTAGE À ESCOMPTE Marque de commerce de La Banque Toronto-Dominion.TD Waterhouse Canada inc., utilisateur autorisé.Courtage à escompte TD Waterhouse, Planification financière TD Waterhouse et Conseils de placement TD Waterhouse sont des divisions de TD Waterhouse Canada inc.« TD Waterhouse », une filiale de La Banque Toronto-Dominion.TD Waterhouse - membre du FCPE.L'évitement ne fait pas partie d'une bonne stratégie de placement à long terme.Pour discuter de vos besoins en placement, composez le 1 877 700-2909 ou visitez www.tdwaterhouse.ca/fr Plusieurs d'entre nous avons souffert des récents soubresauts du marché.Il est donc temps d'étudier des possibilités mieux adaptées au climat actuel, et TD Waterhouse peut vous y aider.D'une part, notre service primé de Courtage à escompte vous propose des milliers de choix de placement, depuis les actions jusqu'aux CPG et aux obligations.Ce service vous donne aussi accès à des outils de recherche dont les plus récents bulletins du marché, des analyses objectives de tierces parties ainsi que des séminaires interactifs traitant de stratégie de placement.D'autre part, si vous recherchez une relation plus étroite avec un conseiller, Conseils de placement TD Waterhouse ou Planification financière TD Waterhouse répondront à vos attentes.Il est temps de faire une étude sérieuse de votre portefeuille et, si vous souhaitez y apporter des changements, nous sommes là pour vous aider.3086260A FRANÇOIS BERGER LE TIERS DES logiciels installés sur les ordinateurs des entreprises du Québec et de l'ensemble du Canada seraient « piratés », a estimé hier un organisme de l'industrie de l'informatique, l'Association canadienne contre le vol de logiciels (ACCVL).Une étude menée par la firme de consultants International Planning and Research (IPR), pour le compte de l'ACCVL, a tenté d'évaluer l'impact du piratage de logiciels dans chaque province canadienne, en utilisant des estimations sur les ventes d'ordinateurs et d'autres estimations sur les ventes de logiciels.L'étude suppose que les entreprises de chaque province installent en général le même type et surtout le même nombre de logiciels sur leurs appareils.Ainsi, lorsque les ventes supposées de logiciels apparaissent moindres que le nombre de nouveaux appareils apparemment installés en 2001, l'étude conclut qu'il y a piratage.Les logiciels importés, des États- Unis surtout, ne sont pas pris en compte.Malgré ses faiblesses méthodologiques (l'utilisation de simples estimations, notamment), l'étude a été présentée hier par l'ACCVL, dont fait partie le géant Microsoft, comme une mesure de l'impact du piratage de logiciels.Cet impact équivaudrait à la perte de ventes au détail valant presque 300 millions $ au Canada, en 2001, pour l'industrie du logiciel.Et plus de 32 000 emplois, dont 20 000 indirects, auraient été perdus l'an dernier à cause de l'installation de logiciels sans licence.Au Québec, les ventes perdues équivaudraient à 53 millions $ et les emplois non créés dépasseraient, pour une seule année, 7300.Le « piratage estimé » varie d'une province à l'autre : de 32,4 % au Québec à 50,8 % à l'Île-du-Prince- Édouard.Nouveau recteur à l'Université Laval MICHÈLE LAFERRIÈRE Le Soleil LE DOYEN de la faculté des sciences et de génie, Michel Pigeon, a été élu recteur de l'Université Laval, hier matin, au terme d'un seul tour de scrutin.Le suspense n'aura donc pas duré longtemps.À 9 h 30, les 135 membres présents d'un collège électoral qui en compte 138 avaient déposé leurs votes.Moins d'une heure plus tard, la responsable des communications de l'Université Laval annonçait aux journalistes que M.Pigeon venait d'être élu avec 69 voix, soit une de plus que la majorité absolue requise de 68.Il faisait face à deux adversaires : Denis Brière, doyen de la faculté de foresterie et de géomatique et Martin Maltais, étudiant- chercheur, qui ont respectivement récolté 43 et 23 votes.M.Pigeon est aussitôt entré en fonction, en promettant de discuter avec les étudiants de l'épineuse question de la hausse des frais afférents et de la création des frais de gestion.3087974A 4LP1201A1017 A12jeudi 4LP1201A1017 ZALLCALL 67 22:16:30 10/16/02 B AFFAIRE GILLES NÉRON La Cour d'appel maintient la condamnation de Radio-Canada et des notaires ROLLANDE PARENT Presse Canadienne APRÈS 11 MOIS de délibérations, la Cour d'appel du Québec a maintenu, hier, la condamnation pour diffamation contre Radio-Canada et la Chambre des notaires du Québec en faveur de l'ex-conseiller en communications Gilles Néron.Elle a toutefois revu à la baisse de quelque 200 000 $ la somme de 2,3 millions accordée précédemment par la Cour supérieure et a réparti différemment les sommes à être payées par Radio-Canada et par les notaires.Sur de nombreux points majeurs, les trois juges n'ont pu s'entendre de sorte que chacun a rédigé son jugement.La plus forte dissidence provient de la juge Louise Otis qui n'a vu aucune faute civile à retenir contre Radio-Canada, mais plutôt un manquement à l'équité.Elle aurait donc rejeté l'action de Gilles Néron contre Radio- Canada pour ne retenir que celle contre la Chambre des notaires dont elle juge la conduite « malicieuse, déraisonnable et excessive, et qui s'est traduite dans une véritable campagne de dénigrement par la publicité démesurée donnée à la terminaison du contrat avec Gilles Néron.» La juge Otis estime que la Chambre a « délibérément » entraîné la ruine de M.Néron, le privant de gagner sa vie et l'obligeant à recourir à la justice pour rétablir sa réputation afin de pouvoir travailler de nouveau.Pour ces abus, la juge Otis prônait le remboursement des frais liés à sa défense contre les notaires, soit un peu moins de 100 000 $.Les juges Louise Mailhot et Morris J.Fish ont refusé de la suivre sur ce terrain.Ce qui a fait dire au principal intéressé, Gilles Néron, que « si tu te fais planter par Radio-Canada et la Chambre des notaires, tu peux espérer avoir une décision huit ans plus tard où on ne prend pas en considération le fait qu'une personne ne peut raisonnablement se représenter seule devant le tribunal et qu'elle ne peut confier son dossier à un électricien ou à un plombier qui coûteraient moins cher qu'un avocat.Malgré cela, on va continuer à dire sur la place publique que l'accès à la justice existe », a-t-il lancé au moment où il rencontrait son avocat Jacques Jeansonne, hier.Au moment des événements à l'origine du litige, en 1994, Gilles Néron travaillait notamment à titre de conseiller en communication pour la Chambre des notaires du Québec.L'émission Le Point diffusait une émission dénonçant le problème des délais dans le traitement des plaintes contre les notaires.M.Néron avait reçu le mandat de demander un droit de réplique, ce qu'il a fait par lettre.Sans y consentir, Le Point diffusait la lettre de M.Néron et le fustigeait au passage.Devant la tournure des événements, la Chambre a mis fin au contrat de M.Néron et en a fait l'annonce par communiqué aux médias, aux notaires, aux ordres professionnels, entre autres.Gilles Néron, acculé à la faillite, a alors engagé une poursuite pour diffamation contre Radio-Canada et la Chambre des notaires.La Cour supérieure a jugé que les notaires avaient causé un tort irréparable à la carrière de M.Néron et que Radio-Canada avait ruiné sa réputation.Maintenant que la décision de la Cour d'appel est tombée, Gilles Néron sort déçu et amer de toute cette aventure, à l'égard de Radio- Canada, de la Chambre des notaires du Québec et du système judiciaire.Il entend consigner tout cela dans un livre auquel il travaille depuis plusieurs mois.Il continuera aussi à donner des conférences dans les universités, à des groupes de journalistes, ici et ailleurs dans le monde.Photothèque La Presse Gilles Néron PROCÈS DES MOTARDS Les accusés ne veulent pas du Centre Gouin CHRISTIANE DESJARDINS « ILS N'ONT RIEN trouvé de bon dans ce palais-là.Installez-le n'importe où, à côté d'un hôpital ou d'une maison de personnes âgées, ils vont toujours trouver quelque chose à redire.C'est un projet un peu spécial qui comporte des accusations graves.On ne fera pas disparaître ça en changeant la couleur du tapis.» Voilà comment le procureur de la Couronne, Jean-Pierre Saint- Jean, a entamé sa plaidoirie, hier, en réponse à une requête « en changement de lieu du procès ou en réaménagement de la salle d'audience » qu'ont présentée au juge Pierre Béliveau les avocats des 16 accusés présumément membres ou associés aux Hells Angels.Le procès des 16 hommes doit se tenir au Centre des services judiciaires Gouin.Ils sont accusés de complots de meurtres, trafic de stupéfiants et gangstérisme.Les avocats de la défense allèguent que leurs clients sont privés de leur droit fondamental à un procès juste et équitable, parce que le palais où ils seront jugés est situé sur le terrain de la prison de Bordeaux, et qu'il est encadré de mesures de sécurité qu'ils jugent extrêmes, voire outrancières.Ils croient que cet état de fait amène le public en général, et les jurés en particulier, à croire que les accusés sont coupables avant même la tenue de leur procès.Ils demandent donc à ce que le procès se tienne au palais de justice de Montréal, comme tout autre procès ordinaire.Les avocats de la défense ont toutefois prévu que le juge pourrait refuser une telle demande, et ils y ont joint une demande subsidiaire, qui est celle de réaménager la salle d'audience existante, à Gouin.À celle-ci, ils reprochent d'abord la vitre blindée qui sépare les accusés du reste de la salle d'audience, ce qui donne l'impression, disent-ils, qu'ils sont tellement dangereux, qu'on doit les mettre dans un « vivarium ».De plus, cette vitre oblige les avocats à s'adresser à leurs clients et vice-versa, à l'aide d'un téléphone, ce qui est peu pratique.D'autre part, ils ne peuvent entendre les bruits ambiants de la salle d'audience, puisque le seul son qui leur parvient est celui des personnes qui parlent dans les micros ouverts.Selon eux, cette vitre devrait tout simplement être enlevée, d'autant plus que les accusés ont les pieds entravés par des chaînes, qu'ils sont fouillés chaque fois qu'ils doivent se présenter, et qu'en conséquence, ils ne pourraient absolument rien faire même s'ils le voulaient.La défense en a aussi contre la place qui est réservée aux jurés, qu'elle juge trop proche de la Couronne, et trop loin d'elle-même.Cette « promiscuité » pourrait donner lieu à une certaine forme de communication, même involontaire, craint la défense.Idem pour la barre des témoins, située sur le « bord de la Couronne ».« Si je fais des grimaces aux jurés, M.le juge, je vous invite à intervenir », de rétorquer Me Saint- Jean.Tout en admettant qu'il n'aurait peut-être pas construit le palais de cette façon-là s'il l'avait fait luimême, le juge Béliveau ne s'est guère montré impressionné par les arguments de la défense.Il a souligné que plusieurs palais se trouvaient dans ou près des prisons au Québec.Le magistrat a toutefois démontré une certaine ouverture en ce qui concerne la vitre blindée.Il se demande s'il n'y aurait pas moyen d'y percer des trous ou de réduire sa hauteur, ce qui donnerait la chance aux accusés d'entendre les bruits ambiants et de communiquer de vive voix avec leurs avocats.Il rendra sa décision plus tard à ce sujet.Par ailleurs, hier, dans une salle d'audience attenante au Centre des services judiciaires Gouin, le juge Pierre Tessier entendait une requête d'ordonnance de non-publication dans le procès présidé par le juge Réjean Paul, et qui regroupe 13 accusés qui font face à des accusations de meurtres.Le juge Tessier doit rendre une décision ce matin au sujet de cette requête dont nous ne pouvons rien dévoiler pour le moment.Suivez l'évolution des procès dans le monde des motards à : www.cyberpresse.ca/hells Photo à titre indicatif seulement.Paiements de location basés sur un contrat de 48 mois pour la SONATA GL 2003 à partir de 259 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 48 mois est de 12 432 $.Comptant de 1 995 $, dépôt de sécurité requis, transport, préparation, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 1,8 % jusqu'à 36 mois.En sus, frais administratifs de 350 $ reliés au contrat de location pour les modèles 2003.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.Option d'achat au terme de la 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1 3 BRÉSIL L'Australie se joint à l'Indonésie pour enquêter sur l'attentat de Bali Le gouverneur fait appel à l'armée pour le bon déroulement du scrutin d'après AP et AFP DJAKARTA \u2014 Pressée de l'extérieur pour qu'elle agisse contre le terrorisme après l'attentat de Bali, l'Indonésie s'est engagée hier à voter une législation plus répressive, et l'Australie, en butte aux pressions intérieures, s'est jointe à une équipe internationale d'enquêteurs pour traquer les auteurs de l'attentat.L'Indonésie et l'Australie ont ainsi décidé d'unir leurs forces pour retrouver les auteurs du carnage, qui a fait près de 200 morts et des centaines de blessés, et qui n'a toujours pas été revendiqué.La police indonésienne a annoncé qu'elle allait arrêter quatre suspects, tous Indonésiens, pour cet attentat, planifié et exécuté de manière « professionnelle », selon les enquêteurs, pour tuer le maximum de personnes.Ces quatre Indonésiens, soumis à des « interrogatoires intensifs » depuis deux jours, vont être formellement arrêtés comme suspects, a annoncé un porte-parole de la police, précisant qu'ils étaient résidants de Bali, mais non d'ethnie balinaise.Le ministre des Affaires étrangères Hassan Wirayuda a indiqué que le gouvernement souhaitait donner à la présidente, Mme Megawati Sukarnoputri, les moyens d'imposer par décret une loi contre le terrorisme bloquée par le Parlement depuis plusieurs mois.Le ministre de la Sécurité, Susilo Bambang Yudhoyono, a toutefois démenti l'existence dans le pays du Jemaah Islamiyah, mouvement islamiste considéré comme proche du réseau Al-Qaeda et largement soupçonné d'être responsable de l'explosion de samedi.L'Indonésien Abou Bakar Bashir, chef présumé du Jemaah Islamiyah, a nié l'existence même du groupe, ainsi que l'implication possible d'Al-Qaeda dans l'explosion.« Il n'y a aucun lien entre Al- Qaeda et l'explosion », a-t-il affirmé aux journalistes.Le ministre australien des Affaires étrangères Alexander Downer s'est entretenu avec son homologue indonésien, et il a précisé que les enquêteurs « ne disposaient d'aucune preuve formelle concernant les responsables » de cet attentat.Son pays, qui a perdu plusieurs dizaines de ses ressortissants, offre une récompense de deux millions de dollars australiens (environ un million de dollars US) pour tout indice permettant l'arrestation des responsables de l'attentat.Il a annoncé la création d'une équipe commune d'enquêteurs australiens et indonésiens, à laquelle d'autres pays ont été invités à participer.L'Australie a envoyé plus de 40 enquêteurs pour assister les experts indonésiens dans leurs recherches.Les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont aussi envoyé des équipes sur place.Selon de premiers éléments disponibles, le professionnalisme de l'attentat tranche avec les méthodes artisanales utilisées dans la plupart des attentats en Indonésie au cours des dernières années.Les terroristes ont utilisé la technique d'un attentat à « double détente », qui nécessite un réglage précis, a expliqué une source proche de l'enquête.Une première explosion à provoqué la panique et attiré le maximum de personnes près du lieu prévu pour l'explosion principale, provoquée quelques secondes après par un véhicule piégé.À l'intérieur, du plastic C4 était apparemment couplé à des bonbonnes de gaz pour provoquer un carnage, selon cette source.Le C4 a été utilisé dans des attentats récents, par les réseaux d'Al-Qaeda.Il a été employé lors de l'attentat contre le destroyer américain USS Cole le 12 octobre 2000 au Yémen.En février, les services secrets de Singapour avaient fait état d'un document de la JI détaillant des projets d'attentats au C4 contre des ambassades à Singapour, Kuala Lumpur et Jakarta.Le quotidien Koran Tempo a évoqué la participation d'une équipe de huit personnes à bord de deux véhicules, qui se sont d'abord arrêtés peu avant le Sari Club, une discothèque très fréquentée, provoquant un embouteillage dans la rue du quartier touristique de Kuta, tout en dégageant la voie devant eux.Les occupants de l'une des camionnettes l'ont alors abandonnée pour monter dans l'autre véhicule qui est parti en trombe, peu avant l'explosion.Les nouvelles de l'enquête sur l'attentat de Bali à www.cyberpresse.ca/bali Agence France-Presse RIO DE JANEIRO \u2014 À 11 jours de l'élection présidentielle, Rio de Janeiro a vécu une autre nuit de violence qui a conduit le gouverneur à demander l'aide de l'armée pour assurer le bon déroulement du scrutin.Des trafiquants ont déclenché plusieurs fusillades dans la nuit de mardi, contre le siège du gouvernement local, un commissariat et des patrouilles de police, et ils ont jeté une grenade devant un centre commercial.Un policier a été tué et un autre blessé.À la suite de ces évènements, le gouverneur de Rio a demandé hier, après une réunion avec des autorités policières, l'aide de l'armée pour assurer le déroulement tranquille du second tour de la présidentielle, le 27 octobre, « J'ai sollicité auprès du Tribunal électoral régional (TRE) l'aide des troupes fédérales », a déclaré le gouverneur, Mme Benedita da Silva, membre du Parti des travailleurs (PT, gauche) de Luiz Inacio Lula da Silva, largement favori pour le second tour (60 % des intentions de vote).Le gouverneur a précisé que les évènements de la nuit avaient commencé vers 21 h 30 après une tentative frustrée d'évasion du pénitencier de sécurité maximim de Bangu-III, situé dans la zone ouest de Rio, et qui abrite quelques 1000 détenus.Arrivés à bord de cinq camionettes et armés de fusils, des trafiquants en liberté ont tenté de libérer deux de leurs chefs incarcérés, ce qui a dégénéré en mutinerie.Photo AFP Des policiers australiens font leur travail d'enquête sur les lieux de l'attentat à la bombe commis dans le quartier touristique de Kuta, à Bali.(514) 843-YOGA(9642) L'INSTITUT DE YOGA ET DE MÉDITATION COURS CONTINUS & ATELIERS DE YOGA PROGRAMME DE FORMATION ET DE CERTIFICATION DE PROFESSEURS DE YOGA 3080149A 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années de la nouvelle législature au cours desquelles ils s'engagent à réduire le chômage et à relancer l'économie.Moins d'un mois après leur courte victoire aux législatives, les plus hauts dirigeants du SPD et des verts ont paraphé un document de 88 pages intitulé « Renouveau, Justice, Durabilité ».Outre l'économie et la politique de l'emploi \u2014 objectif no 1 du nouveau gouvernement dans un pays qui compte quatre millions de chômeurs, soit un peu moins de 10 % de la population active \u2014, les partenaires de la coalition entendent mettre l'accent sur la politique familiale et l'environnement.Après 14 jours de négociations quasi consensuelles entre les deux partis, « nous y sommes arrivés », a lancé avec un brin d'euphorie le chancelier Gerhard Schröder, lors d'une cérémonie en grande pompe dans l'immense halle de verre du musée d'art contemporain Neue Nationalgalerie, au coeur de la capitale allemande.Ce contrat « exigeant, mais réaliste » est marqué par « le contexte de difficulté de croissance économique et d'insécurité », a ajouté le chancelier.La tâche du gouvernement sera « tout sauf facile », a renchéri le leader des verts, Joschka Fischer, reconduit dans ses fonctions de vice-chancelier et de ministre des Affaires étrangères.Les verts, dont le score record aux législatives (8,6 % des voix) a permis la reconduction de la coalition en dépit d'un recul du SPD, se contentent de leurs trois portefeuilles existants, en échange de compétences élargies pour l'Environnement, ainsi que pour celui de l'Agriculture et la Protection des consommateurs.Peu de têtes changent, mais plusieurs portefeuilles sont regroupés, ce qui fait du gouvernement « Schröder bis », avec 13 ministères, le plus petit depuis la naissance de la République fédérale en 1949.d'après AFP et AP WASHINGTON \u2014 La Corée du Nord a admis développer secrètement un programme d'armement nucléaire en violation d'un accord signé en 1994 qui prévoyait le gel de ce programme, a déclaré hier soir la Maison-Blanche, confirmant les propos d'un haut responsable américain.Selon le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Mc Cormack, la Corée du Nord a ainsi rompu dans les faits l'accord signé avec l'ex-président Bill Clinton.« Les États-Unis et nos alliés demandent à la Corée du Nord de se conformer à ses engagements selon le traité de non-prolifération et d'éliminer son programme d'armement nucléaire d'une façon vérifiable », a-t-il ajouté.La révélation de ce programme nord-coréen d'armement nucléaire a abasourdi les hauts responsables de l'administration Bush et risque de geler toute reprise du dialogue entre Pyongyang et Washington.Pour la première fois en deux ans, les États-Unis et la Corée du Nord avaient commencé des discussions portant sur la sécurité, lors d'une visite effectuée en Corée du Nord du 3 au 5 octobre dernier par James Kelly, émissaire de George W.Bush et secrétaire d'État adjoint chargé de l'Asie.C'est lors de ces discussions que la Corée du Nord a informé le responsable américain de ses activités nucléaires.Selon Sean Mc Cormack, Washington consulte ses alliés, la Corée du Sud et le Japon, et évoquera le sujet avec les membres du Congrès américain dans les prochains jours.« Nous cherchons une résolution pacifique de cette situation, a M.Mc Cormack.Cette question représente un enjeu pour tout le monde dans la région et aucune nation pacifique ne veut voir une Corée du Nord dotée de l'arme nucléaire.» De son côté, la Corée du Sud a appelé son voisin du Nord à respecter les accords internationaux antinucléaires et entend soulever cette question lors des discussions bilatérales qui doivent avoir lieu à Pyongyang du 19 au 22 octobre prochains.Selon un haut responsable américain, lors de sa visite en Corée du Nord, James Kelly a évoqué l'éventualité que la Corée du Nord pourrait posséder un programme nucléaire d'uranium enrichi \u2014 qui selon Washington ne peut être utilisé que pour la fabrication d'armes nucléaires.Contre toute attente, la Corée du Nord a alors confirmé à M.Kelly la véracité des allégations américaines, tout en précisant qu'elle ne s'estimait plus tenue par l'accord antinucléaire de 1994.Jusqu'à aujourd'hui, Washington accusait la Corée du Nord de vendre des missiles balistiques à la Syrie, à l'Iran et à d'autres pays, et à plusieurs reprises, les responsables américains ont précisé qu'ils soupçonnaient la Corée du Nord de mettre au point des armes de destruction massive.Valide jusqu'au 30 novembre 2000.BEAUBIEN Photos peuvent différer.Valide jusqu'au 14 mai 2002 Valide jusqu'au 30 octobre 2002.L.L.Lozeau présente sa 2e édition FESTIN du GRAND CHEF 18, 19 et 20 octobre L'unique salon d'équipement photographique au Québec.Venez voir et découvrir les toutes dernières nouveautés en produits photographiques, vidéos, imprimantes et accessoires.Plus de 18 manufacturiers! 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C'est notre façon de dire merci à presque 2 000 000 de voyageurs qui ont fait de nous le service aérien à bas prix le plus populaire au Canada.Faites vite un pas de tango du côté de voltango.com à l'occasion de notre premier anniversaire.Hâtez-vous, car ces tarifs ne seront plus offerts après le 31 octobre 2002! 89$ Thunder Bay Toronto 149$ Winnipeg 199$ Calgary 89$ Halifax tarifs aller simple à partir de 179$ Saskatoon Regina 209$ Edmonton 219$ Vancouver Voyager le 1 novembre au 13 décembre, 2002.3088954A 4LP1501A1017 a15 jeudi 4LP1501A1017 ZALLCALL 67 20:30:42 10/16/02 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 7 OCTOBRE 2002 A15 La gouvernance en question Il faut repenser au complet la façon dont les administrateurs d'entreprises sont choisis YVAN ALLAIRE e t MIHAELA FIRSIROTU Les auteurs sont respectivement professeur émérite et professeur de stratégie à l'UQAM.La question est simple : comment un petit groupe de personnes, travaillant à temps partiel, peut-il arriver à surveiller et contrôler les agissements et décisions des gestionnaires d'une grande entreprise ?Les procédures et mécanismes mis au point pour atteindre cet objectif sont rassemblés sous l'étiquette de « gouvernance des entreprises » ou, plus correctement, « régie d'entreprises ».Depuis dix ans au moins, une pléthore de comités d'experts a produit des listes de recommandations pour améliorer la « gouvernance des entreprises ».Certains investisseurs institutionnels, surtout aux États-Unis, en ont fait leur cheval de bataille ; ils ont fait la promotion de mesures précises de « gouvernance » que devrait adopter toute entreprise comme condition préalable à un investissement de leur part.Jusqu'en décembre 2001, ce thème de la « gouvernance », bien qu'important, était pour l'entreprise l'équivalent d'un léger mal de dents.Puis survinrent Enron, et les autres, les malversations et les déconfitures ! Où étaient donc les administrateurs ?Comment n'ont-ils pu se rendre compte de ce qui se passait ?Qui sont les responsables de ces fiascos ?Le mal de dent devint une grave infection ; l'industrie de la gouvernance prit son envol.Le Globe and Mail, dans son édition du 7 octobre 2002, publie une étude sur la qualité de la gouvernance dans les entreprises canadiennes.L'étude attribue une note (entre 0 et 100) à chaque entreprise.Cette note mesure à quel point l'entreprise respecte un ensemble de règles et de pratiques, considérées comme des attributs d'une saine gouvernance d'entreprises.Les scores obtenus par les 270 entreprises canadiennes retenues pour l'étude, varient entre 36 % et 96 %.En fait, si on établit à 60 % la note de passage, presque la moitié des entreprises (133) aurait échoué l'examen.Utile, cet exercice ?Nul doute que les entreprises peuvent améliorer leur processus formel de gouvernance en adoptant certaines des mesures proposées.Cependant, l'hypothèse sous-jacente, implicite, veut qu'en adoptant ce train de mesures, en améliorant son score, une entreprise éviterait les situations du type Enron et Worldcom.Voyons un peu.Nous avons soumis les pratiques de gouvernance de ces deux entreprises à la grille d'évaluation du Globe and Mail.Voici les résultats > Enron (en février-mars 2001), score : 85 %, rang : 14/270.> World Com (en mars 2002), score : 84 %, rang : 17/270.Ces deux entreprises se seraient classées parmi l'élite, de véritables modèles de « bonne » gouvernance.Ce résultat est surprenant ?Pas vraiment.Depuis plusieurs années, les investisseurs américains insistent pour que les entreprises publiques adoptent un ensemble de procédures et de mesures, jugées indispensable à la « bonne » gouvernance.Les entreprises américaines, pour satisfaire aux attentes de leurs importants investisseurs, ont religieusement mis en place toutes ces procédures et mesures.Cette adhésion formelle, ou proforma, aux principes d'une meilleure gouvernance, ces prescriptions, toujours les mêmes, pour atténuer les symptômes plutôt que corriger les causes, tout cela s'avéra sans effet et sans grande valeur pour empêcher les actes malfaisants de certains dirigeants.Gouvernance et rendement Nous nous sommes demandés si un bon score sur l'échelle du Globe and Mail était associé à un fort rendement du titre et viceversa.En tant qu'investisseurs, que préférez vous : un bon score de gouvernance ou un bon rendement ?(« Les deux » n'est pas une réponse admissible !) Voyons ce que disent les données.Les 25 sociétés ayant obtenu le meilleur score (et dont les titres étaient en Bourse depuis au moins 5 ans) montrent un rendement moyen (excluant les dividendes) de 2,2 % pour la période de 5 ans se terminant le 10 octobre 2002 ; Les 25 entreprises ayant obtenu le pire score ont fourni un rendement moyen de 28,2 %.Peut-être que cinq ans, c'est trop court pour bien ressentir l'effet d'une « bonne » gouvernance.Allons pour dix ans.Les 25 sociétés ayant obtenu le meilleur score affichent en moyenne un rendement de 150,8 % sur 10 ans.Les 25 entreprises ayant reçu les pires scores montrent, en moyenne, un rendement de 220,7 %.Le Globe and Mail est particulièrement sévère pour le sous-groupe des entreprises « contrôlées par une famille » ; ces entreprises, nombreuses au Canada, sont souvent en infraction des règles de « bonne » gouvernance conçues pour les entreprises à l'actionnariat large et diffus.Le Globe and Mail met en lumière le faible score de dix de ces entreprises « au contrôle familial », parmi lesquelles on trouve Rogers Communications, Power Corp., Cogeco, Astral Media et ainsi de suite.Voyons quelle a été la performance de ces entreprises.Pour la période de 5 ans se terminant le 10 octobre 2002 leur rendement a été en moyenne de 34,5 % , soit quelque vingt fois supérieur au rendement des 25 entreprises les mieux « gouvernées ».Sur une période de 10 ans, ces entreprises « familiales » ont produit en moyenne un rendement de 155,2 %, soit une performance sensiblement meilleure que celle des 25 premiers de classe.Toutefois, on pourrait avancer l'argument que les résultats économiques passés ne sont pas un bon indicateur de la valeur d'une « bonne » gouvernance, que celle-ci sert à protéger les actionnaires contre les malversations, les surprises désagréables et les tractations comptables frauduleuses.Un tel résultat serait hautement souhaitable mais les scores exemplaires pour la gouvernance chez Enron et Worldcom, quelques mois à peine avant leur faillite, jettent un sérieux doute sur la valeur d'« assurance tout risque » de ces règles formelles de « bonne » gouvernance.Des solutions ?La véritable gouvernance d'entreprises, efficace et créatrice de valeur pour les actionnaires (mais jamais à l'épreuve d'une fraude délibérée), dépend de quatre attributs ; appelons- les les quatre « C » de la gouvernance d'entreprise : COMPÉTENCE : pas seulement une expérience générale du monde des affaires mais une connaissance profonde des enjeux économiques et stratégiques de la société, l'accès à l'information pertinente, une capacité à jauger les dirigeants et principaux cadres.CARACTÈRE : le conseil doit compter sur des individus qui ne sont pas facilement intimidés par les consensus de groupe, par les règles de conformité, qui évitent les faveurs et bénéfices pouvant compromettre leur habileté à jouer pleinement leur rôle ; des personnes qui ont leur franc-parler, qui valorisent les échanges nets et candides.CLIMAT : les membres du conseil créent un climat favorable aux discussions de fond des enjeux de la société ; ils ne sont pas prisonniers des ordres du jour formels et programmés Ces trois attributs essentiels ne se mesurent pas, ni ne peuvent être facilement évalués, sur la base de données publiques.Tout système de scoring, de cases à cocher, ne peut rendre compte de ces aspects de la gouvernance.COMPENSATION : « rémunération » serait le terme juste, mais.Pour le type de personne que l'on souhaite recruter et le temps qu'elle doive investir selon cette conception du rôle d'administrateur, les systèmes de rémunération actuels sont inadéquats ; mais nous rencontrons ici un autre dilemme de la gouvernance.Si l'on paie les administrateurs à leur juste valeur, n'est-il pas dangereux que ceux-ci, pour protéger ce revenu, montrent une certaine complaisance envers la direction de l'entreprise sur des sujets comme la rémunération des dirigeants ?L'argument nous semble faible mais il est souvent invoqué.De toute manière, les principes que nous avons établis, ne seront pas adoptés tant que les gestionnaires des entreprises auront beaucoup à dire sur le choix des administrateurs.C'est pourquoi nous croyons qu'il faut repenser la façon dont les administrateurs sont choisis.Tout actionnaire détenant plus de 5 % des actions devrait nommer un administrateur de son choix au conseil, en assumer la rémunération et les frais d'assurance contre les poursuites.Sauf lorsqu'un actionnaire détient le contrôle (c'est à dire plus de 50 %), les actionnaires n'auraient droit qu'à un représentant quel que soit le pourcentage détenu au delà de 5 %.Les autres (petits) actionnaires continueraient d'élire un nombre proportionnel d'administrateurs selon les procédures habituelles.Le conseil compterait alors des administrateurs choisis soigneusement par des actionnaires qui ont de fortes sommes en jeu.Ces administrateurs, payés à leur juste valeur et dont la performance est évaluée par leur mandant, auraient la motivation pour investir le temps nécessaire et intervenir en temps opportun pour aider l'entreprise à créer une réelle valeur économique.PHOTO NEWSCOM Au centre, l'ex-contrôleur de gestion de World Com, David Myers, menotté, est escorté par des policiers après qu'il se fut constitué prisonnier, en août dernier.« Tout actionnaire détenant plus de 5 % des actions devrait nommer un administrateur de son choix au conseil d'administration d'une entreprise.» L'argent ne pousse pas dans les arbres.JACQUES JOBIN L'auteur est économiste et sociologue.Pour un économiste aguerri, la lecture quotidienne des journaux peut devenir un exercice pénible.La quantité de jugements, d'analyses ou d'opinions qui virent littéralement la science économique sens dessus dessous est tout simplement phénoménal.Je me suis habitué à ce genre d'énormités depuis quelque temps même si l'envie d'intervenir vigoureusement est toujours présente.Mais cette fois, c'en est trop.Deux exemples dans La Presse du mercredi 16 octobre m'ont fait exploser de frustration.Premièrement, une nouvelle chaire à l'UQAM, la Chaire Économie et Justice, est introduite de la façon suivante.« Du déménagement des usines automobiles vers le Mexique à la faillite des petits producteurs de café ou de riz dans des pays développement à cause des subventions massives à l'agriculture des États-Unis, les conséquences sociales de la libéralisation des marchés sont nombreuses et parfois tragiques.La mondialisation, phénomène inévitable nous disent les décideurs, a ses effets pervers, tout le monde l'admet aujourd'hui.» Deuxièmement, la Commission parlementaire sur le logement social a entendu le FRAPRU sur la nécessité de construire des logements sociaux.« L'organisme (FRAPRU) affirme qu'il est possible de renverser la tendance d'ici cinq ans en annonçant la mise en chantier annuelle de 8000 logements sociaux.Les coûts de ce chantier, évalués à 400 millions $ pour les gouvernements, pourraient être amortis par les emplois qui seraient alors créés.» La mondialisation Prenons la première, la méchante mondialisation qui engendre des effets pervers.Peut-être que la mondialisation engendre effectivement des effets pervers mais ce ne sont certainement pas ceux décrits ci-haut.La définition de la mondialisation est naturellement sujette à interprétation mais peu de gens contesteront qu'au coeur de ce phénomène se trouve un effort de réduction des contraintes à l'échange économique à travers le monde.Les barrières tarifaires et non tarifaires étouffent ces échanges.La chute de ces barrières est donc un élément essentiel à la mondialisation mais elle reste insuffisante.En effet, on aura beau ouvrir les frontières aux produits importés, encore faut-il éviter de protéger les producteurs locaux.Les subventions massives à l'agriculture sont précisément des barrières aux échanges internationaux.On subventionne les agriculteurs nationaux pour éviter que les agriculteurs d'autres pays aient accès au marché local par des prix plus bas.Ainsi, ces subventions sont utilisées précisément pour contrer la mondialisation et non l'inverse ! L'illusion Dans le deuxième cas, l'illusion est plus sournoise.On entend souvent ce genre d'argument pour justifier une présence accrue de l'État dans l'économie.Alors poussons l'argument plus loin.Pourquoi l'État n'investirait pas 500 millions ou deux milliards ou cent milliards dans des logements sociaux ou dans une autoroute à douze voies entre Sept Îles et Fermont ?Cela créerait des emplois, de la richesse, de la croissance économique.Qu'est-ce qui empêche les États de faire ce genre de dépenses utiles ?L'erreur réside dans la source de fonds : où l'État prendra-til les sommes nécessaires à créer ces emplois Il y a trois façons : une augmentation des impôts ou l'emprunt ou, pour des États avec une banque centrale, imprimer de l'argent.Pour faire une histoire courte, peu importe où l'État prendra l'argent, il n'y aura pas création de richesse mais uniquement un transfert de richesse.Si on utilise l'emprunt c'est un transfert entre générations, si on augmente les impôts, c'est un transfert entre contribuables et si on utilise la planche à billets, c'est un transfert entre prêteurs et emprunteurs.On peut être en faveur de ce transfert, surtout si on en est le récipiendaire, mais il est complètement faux de prétendre que l'État va récupérer cet argent avec les emplois créés.Mon père avait l'habitude de dire que l'argent ne pousse pas dans les arbres.Il avait bien raison.L'éducation économique des Québécois restant à faire, cette sage expression constitue un excellent départ. 4LP1601A1017 a16 jeudi 4LP1601A1017 ZALLCALL 67 20:32:39 10/16/02 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 7 OCTOBRE 2002 Le tueur et le cirque a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a «Ceci n'est pas un spectacle ! », s'est emporté le chef de police du comté de Montgomery lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il avait un message à transmettre au tueur, en direct.Nombreux sont ceux qui, à l'instar du chef Charles Moose, ont dénoncé les excès des médias dans l'affaire du tireur fou, auteur de neuf meurtres en deux semaines dans la région de Washington.Ces critiques ne sont pas fondées.En autant qu'on puisse en juger à distance, les médias font à Washington un travail utile.Les médias d'aujourd'hui sont bruyants et encombrants.Dès que se produit le moindre événement d'importance, les cars de reportage arrivent, on plante des tentes, on installe les caméras.Le moindre voisin est interrogé, les questions et les spéculations fusent.Même si tous les journalistes se comportaient en parfaits gentlemen, la machine serait désordonnée et intimidante.En bout de ligne, l'information produite est-elle généralement de qualité ?Est-elle nécessaire ?Oui, et oui, doit-on répondre dans ce casci.En de telles circonstances, il y a presque toujours des dérapages.L'information continue, par sa nature même, est presque un dérapage permanent.En consacrant tout son temps à l'événement de l'heure, elle en gonfle inévitablement l'importance.La série de meurtres de Washington accapare toutes les énergies de CNN, et une personne qui reste branchée pendant des heures à cette chaîne trouvera évidemment la dose excessive.En outre, comme ces chaînes ont du temps à remplir, et qu'il ne se passe pas grand-chose entre les meurtres, on comble avec des spéculations de toutes sortes.Chaque petit détail nouveau prend alors des proportions considérables.Cela dit et déploré, si CNN en beurrait moins épais, le tueur cesserait- il de tuer ?Le travail des policiers serait-il plus efficace ?Non, et non.En 1888, les journaux londoniens ont suivi dans tous leurs détails scabreux les meurtres de Jack L'Éventreur.La fascination des médias pour ce genre d'affaires n'est pas nouvelle, et elle a une source facilement identifiable : l'intérêt populaire.Lorsqu'un homme se promène dans votre voisinage et tire sur tout ce qui bouge, vous voulez naturellement en savoir plus, et vous cherchez à comprendre.Le black-out est tout simplement impossible.Si CNN n'en parle pas, le tueur collectionnera les articles de journaux.Si seuls les journaux à sensation en parlent, il se nourrira de ceux-là.L'important, c'est que les journalistes livrent une information exacte, ne sombrent pas dans le voyeurisme, et ne sèment pas la panique.En général, à Washington, ces dérives semblent avoir été évitées.Si panique il y a, elle est amplement justifiée par les faits.Quant aux policiers, leur attitude à l'égard des médias, dans cette affaire comme dans d'autres affaires du genre, est très ambiguë.En même temps qu'il accuse les reporters de vouloir mener l'enquête à sa place, le chef Moose s'en remet à eux pour diffuser le numéro de téléphone devant permettre au public de fournir des indices utiles, de même que les photos des fameuses camionnettes blanches.L'armée, sans doute dans l'espoir d'intimider le tueur, se fait un plaisir de faire savoir aux journalistes qu'elle compte surveiller la région du haut des airs.La police aime les médias quand ils peuvent l'aider dans ses enquêtes, voire quand ils se laissent aisément manipuler.Mais la nature de la bête médiatique la rend difficile à dompter, et c'est fort bien ainsi.Il serait malsain, même dans les cas les plus délicats, que le travail des policiers ne soit pas l'objet de la vigilance des journalistes.Ce droit de vigilance qui appartient à la presse se double évidemment de devoirs et de responsabilités, qu'il faut sans cesse lui rappeler.C'est de vies humaines qu'il s'agit ici, pas de scoops ou de cotes d'écoute.Lorsqu'un homme se promène dans votre voisinage et tire sur tout ce qui bouge, vous voulez naturellement en savoir plus.Paul Bordeleau, collaboration spéciale Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES De la démagogie IL FAUT être complètement démagogue pour critiquer le gouvernement fédéral pour sa décision d'utiliser les surplus budgétaires afin de faire baisser la dette du pays.Les bloquistes et péquistes devraient peut-être prendre des cours de budget 101 pour savoir comment gérer leur argent.Tous les spécialistes vous diront qu'il est toujours préférable de rembourser ses dettes sur le plan personnel.Est-ce différent pour un souverainiste ?Et nous nous demandons toujours pourquoi nous sommes les plus taxés en Amérique du Nord.MICHEL DROUIN Westmount Le gros bon sens LA PRÉSENTE fait suite à l'article intitulé « Coderre veut révolutionner l'immigration » dans La Presse d'hier.Le ministre Coderre a trouvé une brillante solution pour repeupler le Canada et c'est d'en augmenter l'immigration.Je ne suis pas contre l'immigration, mais qu'estce qu'on fait ici pour aider les familles qui élèvent des enfants ?La réponse est pas grand'chose, vous n'avez qu'à demander à ceux qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts pour avoir eu le courage d'avoir des enfants.Il aurait été cent fois préférable que le gouvernement veuille révolutionner les lois et programmes actuels pour favoriser la famille.C'est la volonté politique et le gros bon sens qui manquent à ce gouvernement.HÉLÈNE BRASSEUR Kirkland Un Sénat québécois ?QUE DE fois n'avons-nous pas entendu « chialer » contre le Sénat canadien, accusant les sénateurs de ne rien faire, et même de dormir, pendant les sessions.Voulons-nous reproduire ce que nous déplorons ailleurs ?Comme plusieurs Québécois je m'oppose très fortement à cette nouvelle structure.Au Québec, nous souffrons de « structurite aiguë » des régies régionales, des CLSC et autres.Y a-t-il plus d'efficacité pour cela ?Le nombre de comités est-il en conformité avec la qualité des services offerts aux citoyens ?Nous avons des députés dans chaque région.Font-ils leur ouvrage ?Se préoccupent-ils des problèmes de leur comté ?Sontils à l'écoute des citoyens ?65 % des gens ont voté pour la fermeture de Murdochville.Entretiennent-ils des liens étroits avec les groupes communautaires ?Tout est là.Comment les députés s'acquittent-ils de leur mandat ?Ils sont élus pour s'occuper du « vrai monde ».Je pense qu'il ne sert à rien de multiplier les paliers de gouvernement.De plus, ça va coûter encore de l'argent aux contribuables, déjà étranglés par les impôts et taxes de toutes sortes.MARIE-FRANCE LEGAULT Québec Le jeu d'un seul homme « LE PARTI québécois jouera son existence à l'occasion des prochaines élections générales » (Le Soleil, 12 octobre) a reconnu le premier ministre Bernard Landry.S'il est vrai que notre société évolue constamment et je crois que c'est un fait, pourquoi alors son avenir ne devrait reposer que sur le jugement d'un seul individu ?Si le premier ministre désire sauver son parti et/ou ralentir la vague adéquiste, il n'a qu'à amener la proportionnelle.Cette idée a déjà été suggérée il y a plus d'un an dans un livre intitulé « La Place du Québec dans une Amérique de Régions \u2014 Le Pouvoir du Citoyen ».L'auteur de ce court essai, Yves Leclerc, luimême membre du PQ sera l'invité à la Commission sur la Réforme parlementaire en janvier prochain, commission organisée par messieurs Jean-Pierre Charbonneau et André Larocque.Ce qui est malheureux c'est que la prochaine élection, si elle survient au printemps 2003, dissoudra cette commission.Autant le vote proportionnel n'était pas à l'avantage des anciens partis politiques mais en faveur de l'ADQ, autant, après l'élection, nous assisterons à la situation contraire.Les deux vieux partis réclameront assurément la proportionnelle et l'ADQ ne sera plus intéressée à réactiver la commission sur la Réforme.Les grands perdants seront la population et la démocratie en général.MARIO DESLANDES Québec Maudite mode ! OUI MAUDITE mode ! Mais.Cher monsieur Raynald Bergeron.Je suis entièrement d'accord avec vous (La Presse, 13 octobre).Étant un professeur à la retraite je comprends très bien votre gêne et votre inquiétude devant ces jeunes filles dont la façon de s'habiller (on devrait plutôt dire : de se déshabiller) leur est dictée par Britny Spears et compagnie.Si les étudiantes peuvent si impunément enlever, ou raccourcir leurs vêtements, c'est qu'il y a des Directions qui ne mettent pas les leurs.Ils ne mettent pas leurs culottes.J'aimerais bien savoir quelle réponse on donnerait à la question suivante : « Comment se fait-il qu'on refuse ces vêtements dans les clubs de golf et qu'on les accepte dans les maisons d'enseignement ?» CLAUDE CHARETTE professeur retraité de la CECM Saint-Placide Leçon de démocratie Ce ne sont pas des soldats en armes qu'il faut envoyer en Irak, mais plutôt une armée de politologues munis de bloc-notes ! Car, de toute évidence, ce pays possède un niveau de conscience citoyenne ainsi qu'une maîtrise des techniques de consultation populaire vraiment enviables.On a surtout retenu que le « oui » à Saddam Hussein (lequel hérite ainsi d'un nouveau mandat de sept ans à la présidence) a emporté l'adhésion de 100 % des Irakiens ayant voté, une hausse de 0,04 % par rapport au référendum de 1995.Mais, en vérité, l'autre chiffre rendu public est encore plus impressionnant : celui du taux de participation, lui aussi de 100 %, puisque chacun des 11 445 638 électeurs inscrits s'est prononcé.On a honte lorsqu'on pense que, aux élections scolaires, par exemple, il arrive que seulement 8 % des francophones montréalais prennent la peine de se rendre aux urnes \u2014 et encore divisent-ils étourdiment leurs votes entre plusieurs candidats.Mario Roy OPINION Les médias absents Un beau rêve LE MARDI 15 octobre dernier, je suis allée au Palais des congrès assister à la conférence d'Hubert Reeves intitulée Kyoto : c'est le temps d'agir.C'est lors de la période de questions que j'ai remarqué avec étonnement que les médias étaient presque tous absents.Nous faut-il supposer que les changements climatiques et la gouvernance écologique ne sauraient rivaliser avec le sensationnalisme entourant les méfaits d'un tueur en série à Washington ?Quelle tristesse de constater que nous, tueurs en parallèle qui charcutons notre planète pour le grand bien de l'économie, n'arriverons jamais à déclencher une paranoïa collective à échelle planétaire en ce qui a trait à l'environnement et que les catastrophes potentielles (mais bien imminentes) qui nous attendent ne réussiraient pas à vendre des nouvelles, peu importe leur forme.JOSÉE MASSE Lanoraie LIONEL GARIÉPY L'auteur est un retraité lavallois.MARIO DUMONT premier ministre du Québec et Bernard Lord premier ministre du Canada.Oh là là.Serait-ce trop beau pour être vrai ?Certainement non, car il est grand temps que nous prenions ce genre de décision.Ce dont nous avons besoin, c'est d'un changement profond tant à Québec qu'à Ottawa.Quand nos gouvernements prennent 16 ans pour décider de la question du virage à droite sur les feux rouges, comment pensez-vous qu'ils peuvent régler les vrais problèmes en santé ou en éducation Quand on tolère depuis plusieurs années qu'il y ait plus de cinq millions de numéros d'assurance-sociale (NAS) en trop au Canada, quand toutes les provinces disent d'une même voix qu'il existe un déséquilibre fiscal, ne pensez-vous pas qu'il est temps de faire le ménage ?Et que dire des libéraux provinciaux qui sont assez irresponsables pour nous promettre cinq milliards de réduction d'impôts.À Québec, confions les rennes du pouvoir à un parti politique qui n'a pas peur des changements, de réduire le nombre de fonctionnaires qui ne « fonctionnent » plus, de permettre au privé d'épauler le système public de santé au lieu de le tolérer secrètement et, surtout, de responsabiliser les citoyens qui on appris depuis des générations à toujours faire régler leurs problèmes par le gouvernement.J'ai été péquiste plus de 25 ans, j'ai cru qu'un jour l'on pourrait se donner un pays.Après deux référendums, il est devenu clair que ce rêve ne se réalisera jamais.Hubert Reeves 4LP1701A1017 a17 jeudi 4LP1701A1017 ZALLCALL 67 20:35:39 10/16/02 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 7 OCTOBRE 2002 A17 LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Députés ou enfants gâtés?Mario Dumont est fâché parce que sa députation n'aura pas droit à plus de deux interventions par cinq périodes de questions.L'enfant gâté se rebiffe : si on ne le laisse pas parler autant qu'il le veut à l'Assemblée nationale, lui et ses députés déserteront le parlement pour aller faire campagne sur le terrain.C'est peu de dire que M.Dumont a été l'enfant gâté de l'Assemblée nationale.Le gouvernement du Parti québécois l'a comblé de privilèges parlementaires sans rapport avec son statut d'unique député de son parti, parce que le PQ voulait l'amener dans le camp du Oui en prévision du référendum et parce que les péquistes s'imaginaient que l'ADQ ne nuisait qu'aux libéraux.Tout a changé depuis que l'ADQ est devenue l'ennemi numéro un du PQ.La présidente de l'Assemblée nationale applique donc le règlement à la lettre.Pour obtenir davantage de temps de parole, l'ADQ devrait avoir 12 députés ou avoir obtenu 20 % des suffrages lors d'une élection générale.Où est le problème ?Le problème, c'est plutôt la légèreté avec laquelle les adéquistes envisagent leur rôle parlementaire.Ainsi, l'ADQ a refusé de participer à la commission qui étudie le projet de loi sur la pauvreté \u2014 à peu près le seul projet important de la session d'automne ! Pourquoi ?Parce que la présence de l'ADQ à la commission n'a pas encore été entérinée officiellement par les deux autres partis.un problème de détail, à l'évidence, qui aurait été corrigé en deux minutes.Mais la députée Marie Grégoire d'opiner gravement qu'elle n'y participera pas parce qu'elle ne voudrait pas que l'attention se porte sur sa présence plutôt que sur « l'essence du dossier » ! M'est avis que la vraie raison pour laquelle l'ADQ a préféré s'abstraire du débat, c'est qu'elle ne sait pas encore quelle position prendre sur ce projet de loi.Les députés adéquistes n'ont pas été élus pour passer leur temps en campagne électorale mais pour représenter leurs commettants à l'Assemblée nationale.En refusant de remplir leur mandat à temps plein, ils feraient preuve d'une immaturité stupéfiante.\u0001 \u0001 \u0001 UNE AUTRE CHRÉTIENNERIE.Décidément, Jean Chrétien n'en rate pas une, et l'on dirait qu'il devient de plus en plus hargneux, à mesure qu'il se dirige vers la porte de sortie que ses propres troupes lui ont désignée.Il s'en va, mais de force et à reculons, obsédé par ses anciennes rancoeurs.Sa dernière sortie nous ramène à l'époque où il accusait les « séparatisses » de n'être motivés que par le désir de se promener en limousines « avec le flag su'l hood ».Cette fois, c'est au modeste réseau de délégations étrangères que s'en prend le premier ministre fédéral.Au lieu de se plaindre de manquer d'argent pour la santé, que le Québec ferme donc ses « supposées-ambassades », lance-t-il, avec ce simplisme grossier qui lui est coutumier.L'affirmation est ridicule \u2014 le budget des délégations est une goutte d'eau dans celui de l'État québécois \u2014, et surtout insultante.M.Chrétien traite le gouvernement québécois comme une bande de potentats d'une république de bananes, assoiffés d'honneurs et de tapis rouges.Comme si les délégations, qui s'occupent d'immigration, de commerce et d'échanges culturels, n'étaient que de vaniteuses vitrines ! Comme s'il était anormal que la seule province francophone du Canada tienne à se ménager une place particulière sur la scène internationale ! Toute la classe politique québécoise, incluant le patronat, le monde syndical et les partis d'opposition, réclame un transfert de points d'impôt pour mettre fin à un déséquilibre fiscal qu'Ottawa s'obstine à nier, mais qui est flagrant, et dont souffrent d'ailleurs toutes les provinces.N'est-il pas anormal que les gouvernements qui assument au quotidien les dépenses les plus vitales \u2014 précisément celles qui, comme dans la santé, croissent à un rythme exponentiel \u2014 manquent de sous alors que le fédéral nage dans les surplus ?À ces arguments rationnels, le premier ministre n'a rien d'autre à répliquer qu'une boutade suintant le mépris.et il a en outre le culot d'affirmer que si le fédéral a des surplus, c'est qu'il « gère mieux ses finances que le Québec » ! Quoi ?Après le scandale des commandites, après l'affaire des hélicoptères et des Challengers, après les incroyables gaspillages dévoilés chaque année par le Vérificateur général ?C'est à mourir de rire.\u0001 \u0001 \u0001 Les surplus fédéraux se chiffrent à 8,9 milliards.C'est énorme.Il ne serait que justice que l'essentiel de cette somme revienne aux provinces, dont les budgets ont été durement amputés par le gouvernement Chrétien, lorsqu'il a bravement entrepris de réduire son déficit sur le dos des provinces.Mais non.Ottawa choisit plutôt de réduire la dette, intention louable en principe mais qui ne répond pas aux intérêts actuels des citoyens qui ont vu leurs services publics se détériorer dans des secteurs cruciaux.Sans compter que « l'argent de poche » d'Ottawa est bien plus élevé qu'il n'y paraît.De combien de milliards en plus le gouvernement Chrétien pourrait-il disposer, s'il ne s'acharnait depuis des années à multiplier les initiatives coûteuses qui ne servent qu'à hausser sa visibilité dans des domaines de compétence provinciale ?PHOTO CP Des femmes manifestaient leur appui à Saddam Hussein, à la veille du référendum de mardi.L'autre guerre Alors que le gouvernement américain planifie son invasion en Irak, le cyberespace est déjà la scène de combats BENOÎT GAGNON L'auteur est chercheur à la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques (http:// www.dandurand.u qam.ca) et un des coauteurs du collectif « Repenser la sécurité », publié chez Fidès le mois dernier.NOUS SOMMES en 1991.La guerre du Golfe fait rage.Cinq pirates informatiques hollandais s'introduisent dans 34 ordinateurs du Pentagone.Ils récupèrent et filtrent toutes les données qui peuvent contenir des mots clefs importants comme « nucléaire », « armement », « missile », « Patriotes ».Ainsi, ils trouvent l'emplacement exact de plusieurs détachements américains, le type d'armements qu'ils transportent, les capacités des batteries de missiles Patriotes et les mouvements des navires américains dans la région du Golfe.Quelques semaines plus tard, les informations obtenues sont proposées au gouvernement Hussein contre une somme d'argent.Le gouvernement Hussein, craignant un piège, refuse cette proposition.Les Américains finissent par être avertis des activités de ces pirates par le biais d'un agent britannique.Toutefois, les autorités américaines ne peuvent rien y faire, car la loi hollandaise de l'époque ne considère pas l'intrusion informatique comme une activité illégale.Ce scénario peut sembler tenir d'une fiction digne du romancier Tom Clancy.Néanmoins, il s'est réellement produit.Depuis, le gouvernement américain est très sensibilisé aux conséquences éventuelles de « cyberattaques ».Plusieurs spécialistes ont même fait référence à la possibilité d'un « Pearl Harbor informatique » en devenir.Or, les analyses des événements du 11 septembre dernier ont montré la possibilité que des terroristes s'infiltrent dans des systèmes informatiques pour s'emparer de données critiques, ou tout simplement pour faire des dégâts informatiques paralysant des secteurs clefs comme les transports ou l'énergie.Jusqu'à présent, les scénarios catastrophes ne se sont pas encore produits.L'année 2002 fut toutefois très mouvementée sur la scène de la sécurité informatique internationale.En effet, d'une manière globale, le nombre de « cyberagressions » est fortement en hausse pour l'année 2002.En fait, si la tendance se maintient, nous nous dirigeons vers une année record.Selon le mi2g (http : mi2g.com/cgi/mi2g/ home\u2014page.php), une firme britannique d'analystes en sécurité informatique, 30 839 cyberattaques furent enregistrées dans les huit premiers mois de l'année 2002, alors que pour toute l'année 2001, 31 322 attaques informatiques furent répertoriées.La firme prévoit donc, selon des évaluations conservatrices, qu'il y aura un total d'environ 45 000 cyberattaques pour l'année 2002.Les hackers attaquent Deux facteurs importants sont imputables à la montée en puissance du nombre de cyberattaques cette année.Tout d'abord, le conflit israélo-palestinien s'est grandement envenimé ces derniers mois.La violence du conflit s'est répercutée sur Internet.En conséquence, de nombreux hackers israéliens et palestiniens s'y affrontent en perpétrant diverses cyberattaques sur des sites qui sont liés, de près ou de loin, aux intérêts d'un des deux camps.Le second facteur contribuant vigoureusement à la montée du nombre de cyberattaques pour 2002 est la volonté américaine d'envahir l'Irak.En août dernier, alors que les rumeurs d'une invasion américaine en Irak se faisaient de plus en plus fortes, le nombre de cyberattaques a grimpé en flèche.Un total de 5580 cyberattaques a été consigné, dont 1120 qui ont été perpétrées la seule journée du 18 août.Une grande partie de ces cyberattaques contenaient des revendications politiques antiaméricaines ou s'opposant à une invasion contre l'Irak.La commémoration des événements du 11 septembre 2001 a d'ailleurs été utilisée par des pirates informatiques pour faire passer leur message politique.Du 8 au 11 septembre dernier, le macro-groupe de hackers pro-islamistes Unix Security Guard (USG) \u2014 comprenant les groupes rD, Inkubus, Egyptian Fighter, Linux Lover, Hein et Shell Code \u2014 a effectué de nombreuses cyberattaques agressives contre des sites Internet affiliés aux intérêts américains.En détruisant plusieurs sites hébergés par le réseau AOL Time Warner, les pirates voulaient critiquer la politique de l'administration américaine et sa volonté d'aller en Irak.La situation s'envenime Depuis, la situation ne cesse de s'envenimer.Plus la pression américaine se fait forte contre l'Irak, plus les cyberattaques sont nombreuses et virulentes.Le mois de septembre a été la scène d'un véritable carnage informatique : environ 9011 cyberattaques ont été déclarées causant des dommages d'environ 300 millions de dollars américains.Et ces opérations de « masshack » (lire massacre), ne semblent pas vouloir se résorber.La première semaine du mois d'octobre 2002 seulement, plus de 2574 cyberattaques ont été perpétrées aux États-Unis et en Grande-Bretagne.De ces cyberagressions, 1266 sont le fruit du USG.Ce « cybergénocide » a causé environ 60 millions de dollars américains de dégâts informatiques.Il est également à noter que plusieurs groupes de hackers proislamistes, dont le groupe Iron Guards, un sous-groupe du clan UNITY (http : www.ummah.net/ unity), ont menacé les États-Unis de mener des opérations de « cybersuicide » contre leurs intérêts dans le cyberespace.Contrairement aux hackers des cyberattaques standards, les « cyberkamikazes » chercheront à faire le plus de dommages possible, sans se soucier des traces qu'ils pourraient laisser sur les réseaux piratés et sans craindre de se faire attraper.Or, habituellement, les pirates du Net prennent grand soin d'effacer leurs traces avant de sortir d'un réseau informatique dans lequel ils ont pénétré.Tout porte donc à croire qu'une cyberguerre est déclarée entre les intérêts américains et certains supporters de la cause islamiste et, par extension, la cause irakienne.En conséquence, il y a fort à parier que les autorités américaines, ou des groupes de hackers américains, finiront par agir, eux aussi, dans le cyberespace afin de contrer ces groupes se disant proislamistes.Il est même vraisemblable que le gouvernement américain se prépare à riposter à une cyberattaque irakienne.Si des cyberagressions se sont déjà produites en 1991, alors que les cyberattaques étaient encore un phénomène embryonnaire, nul doute qu'il est maintenant très répandu et que les autorités américaines devront encore y faire face.En attendant, le monde de la sécurité informatique retient son souffle en espérant qu'une cyberguerre globale, dont l'épicentre serait le conflit américano-irakien, ne se déclare pas et ne cause pas des milliards de dollars de dégâts.Divers groupes de hackers se déclarant pro-islamistes et pro-Irak attaquent différents intérêts occidentaux présents dans le cyberespace.La franco «funny» DJAMEL BENYEKHLEF L'auteur est un professeur retraité.EXCUSEZ LE TITRE qui coiffe le présent texte et qui est quelque peu irrévérencieux.Mais il vise à attirer l'attention pour souligner la conférence des pays francophones qui se tient à partir de demain à Beyrouth.Nulle intention dans mon propos de me moquer de cet événement culturo-économico- politique, mais on ne peut s'empêcher d'essayer de comprendre le pourquoi d'une telle manifestation.La francophonie, ensemble de pays qui utilisent le français de diverses façons dans les relations entre les citoyens et l'administration et dans l'enseignement, serait-on tenté de dire, mais il en va autrement quand on songe que certains pays en font partie alors que cette langue n'est parlée que par une infime partie de la population.Dans d'autres États, comme la Bulgarie, l'Égypte ou le Viêt-nam, le français reste la langue d'une petite élite intellectuelle.La francophonie est-elle un club sélect un peu vieille France qui continue de croire que le XVIIIe siècle ne se terminera jamais ?Est-ce une organisation à caractère économique qui favorise les échanges entre ses pays membres, un patchwork néo-colonial qui ressert les mêmes plats mais cette fois assaisonné de « politically correct », une union culturelle où les échanges ne se font que dans un sens, c'est-à-dire de l'Hexagone vers les ex-colonies parce que la France préfère s'abreuver aux sources anglo- saxonnes et ignore totalement les productions dites francophones dans le domaine de la littérature, du cinéma, du théâtre, de la peinture et d'autres arts ?Une petite exception : la musique populaire, et encore là, il faut y apporter un bémol.Dans le domaine de l'éducation, très peu d'étudiants étrangers en provenance de pays francophones sont admis dans les universités françaises.En politique étrangère, un fossé énorme sépare la France des pays francophones à l'exception de la Belgique, de la Suisse, du Canada-Québec.Bien sûr que les fonctionnaires qui oeuvrent dans cette organisation peuvent vous inonder de statistiques pour bien montrer le sérieux de cet ensemble francophone, mais derrière ces chiffres, il y a une réalité qui saute aux yeux de ceux et celles qui constatent que le fossé continue de s'élargir et de se creuser en même temps.La langue ne suffit pas La langue ne suffit pas, hélas, pour créer des liens qui permettent de promouvoir une véritable coopération.Il y a un fossé culturel difficile à combler, bien que les linguistes affirment avec raison que la langue porte en elle des valeurs communes aux locuteurs de cet idiome.C'est là où le politique doit céder le pas au culturel pour qu'il y ait une véritable coopération dans tous les domaines et dans tous les sens.On attend encore, depuis les années soixante que le politique cède le témoin au culturel.Hélas, jusqu'à maintenant, c'est un leurre qui fleure les bons sentiments, mais on ne fait pas de grande politique avec de bons sentiments. 4LP1802A1017 A-18 JEUDI MONDE 4LP1802A1017 ZALLCALL 67 23:54:29 10/16/02 B A 1 8 MOND E L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 7 O C T O B R E 2 0 0 2 EXPRESS INTERNATIONAL Palestine Violences etcabinet UN PALESTINIEN a été tué et 15 autres ont été blessés par des tirs israéliens hier à Rafah, dans la bande de Gaza, alors que le président Yasser Arafat s'apprêtait à annoncer la formation de son nouveau gouvernement.Au nord d'Israël, la tension est montée d'un cran avec l'inauguration par les autorités libanaises d'une station de pompage des eaux du Ouazzani, une rivière au Liban du Sud qu'Israël considère comme un « casus belli ».Les Palestiniens ont démenti entretemps un quelconque retrait israélien de la ville d'Hébron.Mais l'armée israélienne a rasé deux colonies sauvages en Cisjordanie, malgré l'opposition d'un millier de colons.\u2014 d'après AFP Côte d'Ivoire Négos ett irs LES MILITAIRES opposés au régime du président Laurent Gbagbo ont affirmé hier qu'ils étaient prêts à discuter avec la CEDEAO de la reprise des négociations pour une cessation des hostilités.« Nous devons nous voir avec la délégation de la Communauté économique des États d'Afrique de l'ouest et la délégation sénégalaise », a déclaré par téléphone l'adjudant Tuho Fozié, un des porte-parole des mutins, sans révéler le lieu où il se trouve.Gendarmes et policiers ivoiriens ont échangé des tirs hier soir pendant des dizaines de minutes près d'un bâtiment de la police à Abidjan, a-ton appris auprès des services de sécurité.\u2014 d'après AFP RDCongo Ottawa inquiet LE CANADA s'est déclaré hier profondément inquiet de la reprise des hostilités dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et a appelé à la cessation immédiate des combats.Les tirs ont repris dimanche dans le Sud-Kivu, frontalier du Rwanda, entre les rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, soutenu par le Rwanda) et les milices pro-gouvernementales Maï-Maï alliées aux combattants banyamulenge (tutsis congolais).« Ces affrontements font obstruction à un retour de la paix et à la conclusion du dialogue inter-congolais », a déclaré le ministre canadien des Affaires étrangères Bill Graham dans un communiqué.\u2014 d'après AFP Pakistan Attentats et tractations HUIT COLIS piégés, dont cinq ont pu être désamorcés à temps, ont visé hier les services de sécurité de Karachi, le grand port du sud du Pakistan, faisant neuf blessés, a annoncé la police.Tous les colis piégés portaient l'inscription « ceci est un cadeau de la MMA », ont précisé des sources policières.La Muttahida Majlis- e-Amal (MMA), alliance de six partis islamistes, a eu 45 sièges à l'Assemblée nationale aux législatives de jeudi dernier.Sarfarz Ahmed, porte-parole de la MMA, a démenti que son mouvement soit impliqué dans ces attentats.Les tractations se poursuivent dans les milieux politiques pour la formation d'un gouvernement.\u2014 d'après AFP Irak: Bush s'impatiente contre le refus de la France de lui donner le feu vert En cas d'attaque irakienne, les États-Unis laisseront Israël riposter JOONEED KHAN Le président George W.Bush a signé hier la résolution du Congrès américain lui donnant le feu vert pour attaquer l'Irak au besoin, et il s'est impatienté des lenteurs de l'ONU où la France, avec l'appui des 117 pays non alignés, lui refuse son aval.Recevant par ailleurs le premier ministre israélien Ariel Sharon pour la septième fois à la Maison-Blanche, Bush a reconnu à Israël le droit de répliquer à une éventuelle attaque irakienne.« Si l'Irak attaquait Israël, je suis sûr qu'il y aurait une réponse appropriée.Je pense que le premier ministre (Sharon) répondrait, car il a le droit de se défendre », a-t-il dit.À Bagdad, le président Saddam Hussein était réélu triomphalement pour un nouveau mandat présidentiel de sept ans, avec 100 % des voix et 100 % de participation.Ce plébiscite en faveur du président Saddam Hussein « ne change rien au fait qu'il faut une inspection qui détermine que l'Irak ne pose pas une menace à la sécurité dans la région », a déclaré le ministre canadien des Affaires étrangères, Bill Graham.Le ton entre Washington et Paris s'est durci hier après que le président Jacques Chirac eut affirmé, à Alexandrie, que « la France, membre permanent du Conseil de sécurité, prendra ses responsabilités » aux Nations unies afin d'éviter une guerre dont le Moyen-Orient « n'a pas besoin ».Dans l'entourage de Chirac, on précisait que la France n'excluait aucune solution militaire dans le cadre de l'ONU, dans l'hypohèse de manquements graves de l'Irak à ses obligations vis-à-vis des inspecteurs en désarmement de l'ONU.Mais le secrétaire d'État américain Colin Powell faisait savoir qu'il avait décidé de « faire preuve de la plus grande fermeté » à l'égard de Paris.Powell a eu hier une conversation téléphonique avec son homologue français Dominique de Villepin pour lui transmettre l'impatience de Washington, et lui dire « qu'il est maintenant temps que la France agisse », a-t-on appris au secrétariat d'État.Le secrétaire d'État américain et la ministre française de la Défense Michèle Alliot- Marie, qui se sont rencontrés hier soir, ont affirmé toutefois avoir eu de « bonnes discussions » sur l'Irak et s'être séparés en s'embrassant.Le ton restait toutefois dur dans l'entourage de Powell.Mme Alliot-Marie rencontre aujourd'hui son homologue américain Donald Rumsfeld et la conseillère Condoleezza Rice, ainsi que le vice-président américain Dick Cheney.Powell a fait savoir à Mme Alliot-Marie que Washington « voulait que tout soit bouclé le plus tôt possible » et qu'une résolution du Conseil de sécurité devait « envoyer un ferme message à Bagdad, pour dire que l'Irak devait désarmer ou subir les conséquences », a indiqué un responsable américain rendant compte des entretiens.À l'ONU, le secrétaire général Kofi Annan a ouvert hier le débat public obtenu par les pays non alignés en demandant, devant un Conseil de sécurité profondément divisé, qu'une « dernière chance » soit accordée au régime irakien.Durant plus de cinq heures, 21 orateurs ont pris la parole pour, à la quasi-unanimité, souhaiter que la possibilité soit donnée à l'Irak de prouver qu'il est sincère lorsqu'il affirme être prêt à recevoir inconditionnellement les inspecteurs en désarmement.Même le Koweït et l'Iran, deux pays qui ont souffert directement de l'aventurisme militaire de Saddam Hussein, se sont opposés à une action armée contre leur puissant voisin.Ce débat, demandé par l'Afrique du Sud au nom des non-alignés, ne sera pas suivi d'un vote et, techniquement, ces discours n'ont pas d'influence directe sur les travaux du conseil, dont les 15 membres restent libres d'assumer les positions de leur choix.Il complique cependant la tâche des États-Unis, et de leur allié britannique, en faisant apparaître qu'une large majorité de la communauté internationale ne souhaite pas leur donner le blanc-seing qu'ils demandent.La plus large majorité apparaît s'être ralliée à la position de la France, de la Russie et de la Chine, qui ont fait savoir que, s'ils sont d'accord pour une nouvelle résolution renforçant le régime des inspections, la décision d'employer la force doit rester de la seule responsabilité du Conseil de sécurité.Les cinq membres permanents du conseil, comme leurs 10 collègues élus pour deux ans, doivent prendre la parole aujourd'hui en fin de débat, après une vingtaine d'autres orateurs inscrits.Suivez l'évolution du conflit entre les États-Unis et l'Irak à : www.cyberpresse.ca/irak Photo AFP Les Irakiens célèbrent à Bagdad le plébiscite en faveur du président Saddam Hussein, reporté au pouvoir avec 100 %des voix pour un nouveau mandat de sept ans.Le 22 décembre 1992, l'Assemblée générale des Nations Unies proclamait le 17 octobre Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté.la force de réussir La volonté d'agir Le gouvernement s'y est engagé.Parce que la pauvreté n'est pas une fatalité, c'est avec la volonté d'agir de tous et chacun que nous réussirons à bâtir une société sans pauvreté.3088816A "]
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