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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-10-30, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0101C1030 3LP0101C1030 ZALLCALL 67 21:49:53 10/29/02 B THÉÂTRE Le Salon du livre fête ses 25 ans Entre Crésus et Jésus Martin Faucher met en scène L'Échange de Claudel au TNM collaboration spéciale Ça parle de l'argent qui mène le monde et de la Bourse qui s'effondre.Ça met en vedette un homme d'affaires, une comédienne ésotérique, un Amérindien en quête de ses racines et une de ces « femmes qui aiment trop ».C'est souvent en français, parfois en anglais.Ça traite de la nature qu'on menace, mais aussi de divorce et de blé d'Inde et du dollar qui vaut tout juste 54 cents.Ça s'en prend même au pain qui ne goûte plus rien.C'est tout ça et bien plus, c'est L'Échange de Paul Claudel.et ça a été écrit en 1893 ! Non, il n'y a pas d'erreur typographique, c'est bel et bien en 1893, c'est-à-dire il y a 109 ans et des poussières, qu'un jeune Français de 25 ans promis à la carrière diplomatique et nommé Paul Claudel débarque à Boston pour découvrir le Nouveau Monde, qui lui inspirera la pièce L'Échange, à la fois spirituelle, charnelle et matérielle.Écrite dans une langue au souffle incroyable \u2014 les fans de Claude Gauvreau ou de Wajdi Mouawad comprendront pourquoi ces derniers aimaient autant Claudel \u2014, L'Échange est en quelque sorte un quatuor dramatique dont les instruments sont les voix et les corps de Maxim Gaudette, Macha Limonchik, Markita Boies et Pierre Collin.Et celui qui dirige ce quatuor est Martin Faucher.Grosse année pour le metteur en scène, qui vient d'avoir 40 ans.Début novembre, le théâtre de La Licorne présente des supplémentaires de son excellente mise en scène de La Reine de beauté de Leenane.Quelques jours plus tard, Martin Faucher lui-même remontera sur scène pour danser dans Les Cousins, chorégraphie d'Harold Rhéaume à l'intention du jeune public.Fin janvier, c'est sa version absolument hilarante et pertinente du Menteur de Corneille (qui a d'ailleurs déjà remporté un trophée Masque) qui sera reprise au théâtre Denise-Pelletier.Qu'en sera-t-il de L'Échange, qui précède tout cela, au Théâtre du Nouveau Monde jusqu'au 28 novembre ?Mystère pour le moment.Tout ce que l'on sait, c'est que la pièce lui tenait tellement à coeur qu'il l'a proposée à Lorraine Pintal pour sa première collaboration avec le Théâtre du Nouveau Monde.Or, ironie du sort, après avoir été un auteur porté aux nues jusque dans les années 1970 (le TNM a lui-même présenté du Claudel à six reprises entre 1956 et 1975), Claudel n'est plus que le frère de la sculpteure Camille Claudel pour bien des gens \u2014 « c'est même lui qui l'a fait enfermer, la pauvre », m'at- on déjà rétorqué ! Pour les quelques autres qui associent encore Claudel au théâtre, il est le chantre de la dramaturgie chrétienne, pour ne pas dire carrément catholique, ce qui n'est pas un truc vachement à la mode de nos jours.Alors, pourquoi Claudel aujourd'hui ?« J'ai toujours suivi mes intuitions dans ma vie et celle- là en était une, explique Martin Faucher.La vision poétique de la vie de Claudel me touche depuis que je l'ai lu la première fois.Et quand j'ai relu L'Échange il y a trois ans, j'ai réalisé que c'était véritablement une pièce américaine et un cri d'amour \u2014 le personnage de Marthe, qui fera sans doute sursauter quelques féministes tant elle éprouve un amour absolu pour son Louis, est d'abord une jeune Française qui vient de la campagne et qui est devenue une fugueuse, exilée en Amérique et on the road par amour.Remarque, au-delà de toutes raisons, il y a peut-être aussi le fait que, lorsque j'étais à l'école de théâtre et que j'ai voulu travailler du Claudel, le professeur m'a dit que c'était trop difficile pour moi et que je devais plutôt travailler du Feydeau (rires).» On est loin de Feydeau dans L'Échange.même s'il y est question d'un homme (Louis) qui vend sa femme (Marthe) à un Crésus américain (Thomas) dont la propre épouse (Lechy) s'empressera de séduire Louis.Disons simplement que l'expression « Ciel, mon mari » prend ici un tout autre sens.Un quatuor Markita Boies connaissait bien l'univers de Claudel, notamment pour avoir incarné Marthe dans une version de L'Échange dirigée avec succès par Daniel Roussel en 1990.Cette fois, elle interprète le personnage de la comédienne, Lechy Elbernon.« J'ai l'impression de retourner dans un pays que j'aime, mais 12 ans plus tard, dit-elle.Déjà, à l'école de théâtre, j'avais touché à ce monde claudelien et j'aimais tellement ça ! C'est musical, c'est incantatoire, c'est fou, mais c'est le fun ! Et jouer le personnage de Lechy, quand t'as 48 ans, c'est extraordinaire.Elle incarne l'érotisme noir, la dominance, la méchanceté, le chamanisme et la mort ! Dans L'Échange, les quatre personnages sont comme les quatre points cardinaux de la personnalité de Claudel.Et pour les rendre vivants, nous avons son vocabulaire flamboyant, ces mots qui sont comme une transe, une luminosité.» Le texte est en effet en versets, ces vers qui n'ont « ni rime ni mètre », portés plutôt par la respiration.Maxim Gaudette, lui, sera Louis Laine, le jeune homme mi-Amérindien mi-Blanc qui succombe à la tentation de vendre sa femme.L'Échange l'inspire à ce point qu'il a rédigé luimême un petit texte très beau, qui sera sans doute publié dans le programme : « C'est un pacte, ça dure juste trois actes.C'est riche, c'est féroce, c'est de l'écorce.» En entrevue, le jeune comédien dont le charisme a fait des merveilles tant dans Crime et Châtiment en 2000 que dans Les Trois Mousquetaires en 2001 reconnaît qu'il avait lui aussi des idées préconçues sur Claudel, qui se sont évanouies au contact de la pièce.Quant à Macha Limonchik, qui sera Marthe, elle a également découvert Claudel, « la modernité de son propos et sa poésie très active, liée au souffle, au lyrisme », dit-elle.Enfin, Pierre Collin prendra les traits de l'homme riche, dont le nom est en soi un défi : Thomas Pollock Nageoire.« Et quand on considère la fin de la pièce, conclut Markita Boies, on constate qu'elle est à l'image de la vie de Claudel.Il aurait pu opter pour le spirituel plus païen ou pour le charnel plus aventureux.Mais il a finalement choisi l'argent (Thomas) et l'amour aveugle (Marthe), qui seuls survivent à la confrontation : l'argent, c'est sa vie de diplomate ; l'absolu, c'est la religion catholique.C'est comme aujourd'hui, où les gens choisissent le confort matériel ou d'entrer dans une secte ! C'est contemporain, cette pièce-là, c'est sur-actuel ! » L'ÉCHANGE de Paul Claudel, présentée au Théâtre du Nouveau Monde jusqu'au 28 novembre.Info : 514 866-8668 ou www.tnm.qc.ca Nos critiques des pièces de théâtre à l'affiche sont regroupées à : www.cyberpresse.ca/theatre JOCELYNE LEPAGE IL S'EN est passé des choses en 1977.Il y a eu l'entrée en vigueur de la loi 101, la fondation de l'Union des écrivaines et écrivains du Québec, la création de plusieurs maisons d'édition dont Triptyque et le premier Salon du livre de Montréal dans la forme qu'on lui connaît encore 25 ans plus tard.C'est ce qu'a rappelé hier Éric Ghedin, président du SLM, au cours de la conférence de presse annonçant la programmation du 25e Salon qui se tiendra du 14 au 18 novembre à la Place Bonaventure.Conférence animée encore une fois cette année par Jean Fugère pour qui « la lecture, c'est du bon stock », idée inspirée à l'animateur par une anecdote racontée par Dominique Demers, porte-parole du Salon pour la troisième année.Mme Demers parlait d'un motard qui lisait tranquillement dans un café, ce qui lui permettait, disait-il, de ralentir.En 25 ans, le Salon est passé de 250 à 780 stands, et la centaine d'écrivains participant à l'événement en 1977 s'est multipliée par 10 pour atteindre le nombre de 1250.Le monde de l'édition est prolifique au Québec et, pour M.Ghedin, le SLM a « insufflé un dynamisme certain au milieu littéraire ».En tout cas, les festivals littéraires, les salons du livre et les prix littéraires ont proliféré partout au Québec.Parmi les grands noms les plus attendus au Salon, il y a Margaret Atwood, prix Booker de l'an dernier (Le Tueur aveugle), Dennis Lehane, auteur de polars américains qui a la cote actuellement (Mystic River), Patricia Mac Donald, experte du thriller (Un coupable trop parfait), Olivier Rolin, celui qui n'a pas remporté le Goncourt et dont le Tigre en papier connaît un grand succès en France.On aura aussi la visite de Benoît Peeters, le bédéiste conjoint de Schuiten qui vient de faire paraître une biographie d'Hergé, Mordillo dont tout le monde connaît les dessins et Sokal, qui dessine des polars animés par des animaux.Sans oublier Patrick Raynal, directeur de la célèbre série noire chez Gallimard qui a publié récemment un polar sur Mai 68, et Julos Beaucarne.Du côté des Québécois, les invités d'honneur sont Pierre Morency, Anique Poitras (livres jeunesse) et Patrick Senécal (écrivain de l'épouvante), Élise Turcotte et Claude Villeneuve (éminent écologiste).Pour souligner les 25 ans du Salon, quelques activités nouvelles s'ajoutent à celles que l'on retrouve chaque année.Il y aura, par exemple, 25 000 $ en livres à gagner, des soirées techno pour les 25 ans et moins, un carrefour occupé par 625 livres représentant les 25 livres les plus marquants des 25 dernières années dans 25 catégories.Le choix a été fait par des bibliothécaires de la nouvelle Ville de Montréal qui représente 56 bibliothèques.Cette participation annonce des liens plus étroits dans les années à venir, a dit la directrice des bibliothèques, Louise Laborie.Les classiques reviennent, notamment Gilles Archambault et ses Confidences d'écrivains, les tables rondes animées par Fugère, Laurent Laplante ; Danielle Vaillancourt qui s'entretient avec des auteurs jeunesse et la Lecture en cadeau avec Jean-Claude Germain.Voir SALON en C4 Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © L'Échange est un quatuor dramatique dont les instruments sont les voix et les corps de Maxim Gaudette, Macha Limonchik, Markita Boies et Pierre Collin.3067685A 3LP0201C1030 3LP0201C1030 ZALLCALL 67 22:08:50 10/29/02 B C2 LA PRESSE MONTREAL MERCREDI 30 OCTOBRE 2002 TELEVISION l c o u s i n e @ l a p r e s s e .c a Au cours d'une entrevue tres baveuse, le Franc-tireur Richard Martineau donne la parole ce soir .Tele-Quebec, 21 h .a Gilbert Rozon, le grand patron du Festival Juste pour rire.Dans sa premiere question, M.Martineau lui parle de sa reputation de magouilleur et de crosseur.Ce a quoi M.Rozon repond qu'il est aujourd'hui droit comme une barre pour le plaisir d'etre bien dans sa peau.Etes-vous entoure de gens du meme calibre ?demande l'interviewer et, immediatement, M.Rozon en arrive au cas de Micheline Charest, dont Richard Martineau etalera les magouilles fiscales, l'art d'utiliser des prete-noms pour avoir des subventions, les millions investis dans un paradis fiscal, les 25 millions remis au gouvernement et tout le bazar.Elle est responsable, de repondre Gilbert Rozon, pas necessairement coupable.Les complications a l'internationale font qu'on utilise d'autres noms pour ne pas perdre des droits d'auteur.Il l'a engagee dans son empire parce qu'il l'aime et qu'elle a le droit de se refaire un nom.Elle a peut-etre tourne les coins ronds.Si elle est absoute de 75 % des charges contre elle, dit-il, on va se dire qu'on l'a ostracisee trop vite.Il parlera de ses immenses souffrances.Il trouve indigne de Richard Martineau qu'il la juge aussi durement.Gilbert Rozon evoque souvent, dans cette etonnante entrevue, qu'il a beaucoup change en vieillissant.Il raconte qu'il a regrette, 10 ans plus tard, d'avoir dit des horreurs a propos de Paul Gerin-Lajoie et de son systeme d'education.Il n'a pas de liste noire, et l'auteur-comedien Claude Legault, qui a dit publiquement qu'il ne ferait pas affaire avec le tandem Rozon-Charest, pourra toujours travailler pour lui.En vieillissant, dit-il, j'essaie d'aimer mon prochain pour ce qu'il est et non pour ce que je voudrais qu'il soit.Richard Martineau s'exclame : Mais vous etes Mere Teresa ! Sur les grosses subventions accordees a son musee, Gilbert Rozon sort ses arguments de bon avocat : l'immeuble appartient au public, le musee fonctionne et, au Quebec, tous les arts sont subventionnes, a commencer par Tele-Quebec qui diffuse Les Francs-Tireurs.Richard Martineau, en disant qu'il y a plein d'affaires pas clean autour de vous , aborde l'affaire Stephan Bureau.Gilbert Rozon raconte qu'il a propose a Radio-Canada de faire un pilote avec Stephan Bureau.Radio- Canada a accepte, dit-il, parce que le Telejournal, ce n'est pas assez pour Stephan Bureau .La serie devait comprendre 100 artistes d'humour du monde entier.Les deux premiers devaient etre Laurent Gerra .le chum de Lynda Lemay .en France et Denise Filiatrault ici.Deux personnes qui n'ont aucun lien avec l'empire Rozon, precise-t-il.M.Rozon ne voit pas de possibilite de conflit d'interets dans le cas Bureau, puisque c'est lui, dit-il, qui a le plus expose les faits dans l'affaire Cinar.C'est un homme honnete, dit-il.On sait que depuis la publication de cette entente Bureau-Rozon, Stephan Bureau a renonce a cette serie d'entrevues.M.Rozon parlera des accusations portees contre lui par une femme agressee sexuellement au manoir Rouville-Campbell.Il a fini par obtenir une absolution.Les revelations qui etonneront le plus le public concernent Charles Trenet et ses gouts avoues pour les garcons dans la vingtaine.Il n'etait pas pedophile, souligne-t-il.Gilbert Rozon avoue qu'a l'etranger, il a offert de l'argent a des prostitues pour les convaincre de rencontrer Trenet.Il raconte une anecdote salee sur un prostitue saoul qui a fait un scandale dans un diner d'ambassade en criant ce qu'il etait pret a faire pour le plaisir de Charles Trenet.Gilbert Rozon parle des contradictions de la nature humaine.Je suis genereux et cupide.Il a longtemps voulu plaire et etre aime.Aujourd'hui, il ne veut plus faire de compromis.Il avoue que ses affaires allaient bien, que sa reputation remontait et que le fait d'avoir engage Micheline Charest demontre qu'il n'est pas un manipulateur et que ses intentions sont honorables.Il veut prouver son honnetete.Bien sur, la grande question est : allons-nous le croire ?M.Rozon est un redoutable plaideur et un grand seducteur.Cette heure de television passe terriblement vite.L'interviewer ne menage pas l'interviewe.Qui n'en laisse pas passer une.Un duel de fort calibre.Phototheque La Presse Vous gagnera-t-il a sa cause ?Gilbert Rozon en entrevue serree aux Francs-Tireurs, ce soir 21 h.Gilbert Rozon se confesse durant une heure: etonnante emission Les prostitues de Trenet, le contrat de Stephan Bureau, les magouilles de Micheline Charest au menu ENSEMBLE POUR DE BON?ce soir 19h30 Le Monde de Charlotte Ici Radio-Canada 3071747A VOTRE SOIREE DE TELEVISION Louise Cousineau 18:30 K - FLASH Parmi les invites, Gregory Charles sur son premier one man show.18:30 U - LES COPINES Louise Marleau, la femme du premier ministre dans Bunker, y est.19:30 r - ARCAND Une ex-disciple de Rael, la Francaise Dominique St-Hilaire, raconte ses 12 annees dans la secte et devoile le vrai visage du gourou.19:30 P - COMPLEMENT D'ENQUETE L'heure est consacree a l'automobile, les trucs pour nous seduire, la securite plus ou moins efficace, les jeunes qui tuent, etc.20:00 r - TABOU Sarah est revenue a la maison avec son bebe.Manon devrait etre heureuse de ces retrouvailles, mais.20:00 A - LA BOITE NOIRE Une des meilleures emissions de Tele-Quebec cette saison.Trois grands moments visuels: le film de l'assassinat de John F.Kennedy, sorti 12 ans apres Dallas, la lapidation de Trudeau a la St-Jean de 1968 et le pardon du pape a Ali Agca en 1983.20:00 \\ - MAZEPPA Meme si vous n'aimez pas les chevaux, ce film qui raconte la passion du peintre Gericault pour ces betes extraordinaires 21:00 a - TAG Tag ne peut pas se sortir du tourbillon de ses anciens amis et de sa famille.Son copain Santana est crible de balles par des motards, sa soeur est delaissee par le pimp.Bref, ca ne va bien que pour Kevin et Lili qui attendent un bebe.21:00 A - LES FRANCS-TIREURS Gilbert Rozon dans une etonnante entrevue qui fait toute l'emission.Au menu: sa decision d'engager Micheline Charest de Cinar, ses subventions gouvernementales et les services rendus a feu Charles Trenet.(Voir chronique tele).22:30 r - LE GRAND BLOND Invites: Michel Barrette, La Chicane et Marc Beland.Au Club: Chantal Lamarre et Gregory Charles.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO CABLE Ce soir Virginie Le Monde de Charlotte Le Plateau Rumeurs Tag (3/5) Le Telejournal/Le Point / Boris Cyrulnik Nouvelles du sport Cinema (23:25) Le TVA 18 heures Ultimatum Poule aux oeufs d'or Arcand / Exdisciple raelienne Les Poupees russes Emma Le TVA Le grand blond avec un show sournois / Michel Barrette M.Jasmin (23:32) Macaroni tout garni Ramdam Tous contre un Les Choix de Sophie La Boite noire Le Septieme Les Francs-tireurs / Gilbert Rozon Fetes fatales Entree cote court / Quand la vie nous rattrape Les Choix de Sophie Grand Journal (17:00) Flash / Claude Blanchard Fun noir / Levesque et.Les Insolences d'une camera Dominic et Martin Testosterone Sexy Cam Le Grand Journal 110% Voyeur News Access H.Drew Carey The West Wing The Amazing Race 3 Law & Order CTV News News Wheel of.Jeopardy CBC News: Canada Now Road Again This Hour.Queen and Country (4/4) the fifth estate The National The National ZeD (23:25) News ABC News Dharma &.Will & Grace My Wife & Kids G.Lopez The Bachelor II MDs News Night.(23:35) News CBS News E.T.60 Minutes II The Amazing Race 3 Presidio Med Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Ed The West Wing Law & Order Tonight.(23:35) The Newshour Bus.Report .Museums Secrets of the Dead / Black.American Masters / Lon Chaney: A Thousand Faces Scientific American Frontiers Cinema BBC News Nightly Bus.Newshour Art Express .Museums .Museums BBC News Charlie Rose The View Murder, she Wrote Biography / John Ritter American Justice Biography / Manson Women Third Watch Sol et Gobelet Gueule de star Pour l'amour du country Cinema / MAZEPPA (4) avec Bartabas, Miguel Bose Auteur libre Bizart L'Actors./ Gabriel Byrne Videos Road to Avonlea Sir Arthur Conan Doyle's.Chronicles Cinema / WISECRACKS (4) avec P.Diller, W.Goldberg Law & Order Gala Juste pour rire 2000 Performance / Propulsion Mega Construction Biographies / L'Eventreur K 2000 Cinema / PREMONITIONS (6) Introduction to Culture Teccart.Educational Psychology .deficits cognitifs Physiologie et Vieillissement Introduction a la gerontologie Crocodile Hunter / Turtles Daily Planet Wild Discovery / Bear.Rocket Science / Mercury.Disaster Detectives Daily Planet Avventura Vu d'en haut Golfs.Airport Walt Disney .de Grece Guide Debeur SOS Vacances Aventure.au Canada Saveurs.Amanda Show All that Bone.Jett Jackson Boy Meets.the Dark Cinema / THE SCREAM TEAM avec Eric Idle .the Dark Nowhere Man 3rd Rock.Drew Carey Seinfeld That '70s Show Bernie Mac Cedric.Fastlane Birds of Prey Seinfeld Elimidate Global News National Bob &.E.T.Ed Gilmore Girls Presidio Med Global News Sports L'Histoire a la une Presidents: Truman (4/4) Histoire des Etats-Unis JAG Cinema / CHINE, MA DOULEUR (3) avec Guo Liang Yi Historylands Streets of.Tour of Duty Great Train / Travelling City History's Courtroom Chiefs / Poundmaker China Beach Good Dog Pet Project .Homes .Wheels Extra Matchmaker Animal Miracles Zoo Diaries Dogs, Jobs Extra .Homes Max Musique Made in.Chic Planete Musicographie / The Doors Presentation / The Doors - 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s s e .c a Les invasions familiales Je vais rarement sur les plateaux de tournage.Mais lundi, c'était différent.L'équipe des Invasions barbares, nouveau film de Denys Arcand qui met en scène les personnages du Déclin de l'empire américain 15 ans plus tard, avait ouvert son plateau à la presse.À 11 h pile, le Musée des beaux-arts de Montréal ressemblait au terminus Voyageur la veille d'un long congé.Chaque pied cube de la salle des miroirs était occupé par un acteur aveuglé par un projecteur et sur lequel était braquée une caméra.Les gens couraient dans toutes les directions en même temps comme des envahisseurs barbares.Pour éviter la cohue, je suis arrivée en retard.Un régisseur de plateau m'a presque tendu un menu pour que j'y choisisse un plat du jour.Un Mitsou all dressed ?Un Stéphane Rousseau sans piments ?Un combo Marie- Josée Croze-Dorothée Berryman ?Je ne suis pas venue pour les acteurs.Je suis venue voir ma mère, lui ai-je répondu.C'était la pure vérité.Ma mère Minou travaille sur Les Invasions barbares depuis plus d'un mois.Pas à titre d'actrice, de figurante ou de critique en résidence.À titre d'attachée de presse.Après plus de 20 ans passés chez les critiques, à se farcir huit films par semaine, elle a sauté la clôture et troqué son esprit critique contre le porte-voix de la promotion.La décision n'était pas d'elle, mais de son employeur.À la fin de l'été dernier, la radio de Radio-Canada lui a signifié qu'elle n'avait plus besoin de ses services ni de ses commentaires en provenance de Cannes, de Berlin ou du cinéma Parisien.Merci, bonsoir, madame.Don't call us, we'll call you.Du jour au lendemain, ma mère s'est retrouvée dans la rue, sans antenne et sans tribune.Passe encore si elle avait été indépendante de fortune, mariée à Bill Gates ou assise sur l'Everest de ses économies.Mais ma mère est une cigale au pays des fourmis.Elle a chanté toute sa vie sans rien mettre de côté.À 70 ans et des poussières, elle n'a pas le choix : elle doit gagner sa vie pour ne pas la finir au carré Viger.Dans un bel élan de générosité, la productrice Denise Robert lui a offert de devenir l'attachée de presse des Invasions barbares, un film qui parle de vieillissement et de mort, des thèmes tout à fait de circonstance pour une critique expérimentée au chômage.En passant, Denise Robert est la seule âme du milieu du cinéma qui ne s'est pas contentée de soupirer « Pauvre Minou » et qui a assorti sa sympathie d'un contrat.C'est tout à son honneur et je l'en remercie du fond du coeur.Pour ce qui est des Invasions barbares, je ne sais pas à quoi le film ressemblera même si ma mère m'assure que le scénario est excellent et que tout baigne sur le plateau.Je sais en revanche qu'on est à des annéeslumière du Déclin de l'empire américain.Il y a 16 ans, à la sortie de ce film-phare qui a marqué un tournant pour le cinéma québécois, nous vivions dans un autre monde.Nous parlions du déclin, mais sans nous douter des abîmes sociaux, politiques et philosophiques dans lesquels il allait nous précipiter.À l'époque, les gens croyaient encore à la société des loisirs et à une retraite précoce devant un plant de tomates ou sur un terrain de golf.Liberté 55 venait d'accrocher sa bannière (ou alors était sur le point de le faire).Seize ans plus tard, Liberté 55 est une mauvaise blague qu'on a envie de rebaptiser Libération conditionnelle 75.Et encore.Les gens de 60 et 70 ans qui, comme ma mère, doivent retourner sur le marché du travail en repoussant indéfiniment l'heure de la retraite, sont légion.Certains parce que leurs économies ou leur caisse de retraite ont été bouffés par les Nortel et les Enron de ce monde.D'autres parce que leur maigre pension ne suffit plus à leur assurer un niveau de vie décent.Pour ce qui est du reste de l'empire américain, ses membres actifs sont encore plus pressés, stressés, pauvres et angoissés qu'avant.Pis encore : la pente déclinante sur laquelle ils sont engagés ne semble pas vouloir se redresser.Malgré cela, en regardant ma mère aller sur le plateau des Invasions barbares, j'ai constaté qu'elle était en forme et qu'elle semblait aussi heureuse qu'un poisson dans l'eau.J'ai en déduit que l'obligation de gagner sa vie à 70 ans avait certains avantages dont celui de garder jeune et pimpant.Si ça se trouve, travailler au lieu de regarder pousser un plant de tomates est peut-être la meilleure façon de combattre les invasions barbares du déclin.UN GARS, UN GALA \u2014 Raymond Villeneuve, 39 ans, pas le felquiste, un autre, est outré.Il a envoyé une lettre aux médias pour se plaindre des farces plates et sexistes de « Guilla », l'animateur du gala de l'ADISQ.Parmi les plus croustillantes, il y a les remarques sur les lolos de Marie-Chantal Toupin et d'Annie Brocoli, l'allusion au violoncelle concupiscent de Jorane, l'insistance sur l'ineptie des paroles de Lynda Lemay, le coup de Jarnac décoché à Marjo perdue sur un highway et la remarque sur la bizoune de Kevin Parent qui, sous l'effet de l'alcool et de la drogue, s'est retrouvée par inadvertance dans la bouche de la meilleure amie de sa blonde.Ayoye ! Dites dans le feu de l'action entre deux remises de prix et une pause publicitaire, ces blagues ne semblent pas avoir froissé outre mesure ces dames.Elles ne s'en sont pas plaintes publiquement, du moins.Dites hors contexte, pourtant, il est vrai que ces blagues sont lourdes et de mauvais goût.De là à en conclure que Guilla est un vil macho et un microcéphale rétrograde et misogyne, il y a un pas que je ne franchirais pas.Surtout après avoir lu Paroles d'hommes où Guilla déclare que les femmes sont plus courageuses, revendicatrices et stimulantes que les hommes dans un couple.Dans le fond, Raymond Villeneuve a tout faux.Guilla n'est pas un monstre.C'est seulement un gars de 40 ans qui essaie de rester dans le coup.Ses blagues ne sont pas inspirées par la haine ou le mépris.Elles sont inspirées par son âge.Comme celles des vieux mononcles.Hétu: une création pour Lanaudière Une grande fête de l'Halloween pour 2003 CLAUDE GINGRAS JACQUES HÉTU confirme la rumeur : il travaille présentement à un triple concerto qui sera créé au Festival international de Lanaudière le 26 juillet par le Trio Hochelaga et l'Orchestre Symphonique de Montréal dirigé par Jacques Lacombe.Le Hochelaga comprend, comme on sait, le pianiste Richard Raymond, la violoniste Anne Robert et le violoncelliste Benoit Loiselle.Hétu ne manque pas de travail.Il doit aussi écrire la pièce imposée de la prochaine compétition vocale du Concours international de Montréal des Jeunesses Musicales, qui se déroulera en 2005.Le Concours a été lancé au printemps dernier avec, précisément, le chant ; la pièce imposée était alors de Denis Gougeon.Le violon suivra le printemps prochain, ensuite le piano au printemps 2004, puis le cycle reprendra en 2005 avec l'art vocal.STÉPHANIE BÉRUBÉ L'Équipe Spectra, à qui l'on doit le Festival international de jazz, les Franco Folies de Montréal et le jeune Festival Montréal en lumière, s'attaque à l'Halloween.Dès l'année prochaine, le groupe spécialisé dans la production de spectacles chapeautera un nouvel événement, La Grande Mascarade, une fête pour adultes qui se tiendra du 29 octobre au 1er novembre 2003 au Vieux-Port et dans le Vieux-Montréal.Un des événements marquants de la fête sera le cortège de la grande sorcière, nouvelle version du défilé qui a été présenté sur l'avenue du Mont-Royal par le groupe Entracte.Les organisateurs de la fête du Plateau Mont-Royal voulaient donner de l'ampleur à leur projet ; ils rêvaient d'une vraie fête entourant l'Halloween.Ils ont donc approché l'Équipe Spectra, maître ès festival.Pour en faire une fête vraiment imposante, la nouvelle alliance Spectra-Entracte a dû abandonner l'idée de festoyer avenue du Mont-Royal pour loger dans un espace plus pratique, le Vieux-Port et le Vieux-Montréal.Durant les quatre jours de la fête, des activités se tiendront sur la place Jacques-Cartier où sera installé un champ de citrouilles.Dans le Vieux-Port, on aménagera notamment un ciné-parc, où seront projetés des films fantastiques et d'horreur.Petite particularité : les véhicules seront fournis ! On peut s'attendre à quelques vieux tacots sur place.Car il planera sur toute la fête une atmosphère de morts et d'épouvante, ce qui fait dire à André l'Heureux du groupe L'Entracte que, même si toute la famille sera conviée à La Grande Mascarade, l'événement s'adresse essentiellement aux adultes.On compte miser beaucoup sur la tradition de l'Halloween comme fête des morts et des revenants.L'autre activité importante déjà prévue, la Virée d'Halloween, permettra à des détenteurs de billets de faire une tournée de spectacles en ville.Avec un seul billet, le festivalier aura accès à plusieurs spectacles différents présentés simultanément dans des salles du centreville.Bien sûr, les propriétés de Spectra, le Métropolis et le Spectrum, seront mises à contribution.On parle aussi du Cabaret du Musée Juste pour rire et des Foufounes Électriques comme escales potentielles dès l'année prochaine.Techno à l'honneur, promet-on.Il est trop tôt, dit-on, pour chiffrer l'événement quant au financement et à la participation des trois ordres de gouvernement qui ont déjà été sollicités.Hier, les organisateurs ont néanmoins présenté leur projet aux médias, en attendant la réponse des gouvernements.Ce soir.20h30 Le Septième Reportage sur le Festival international du cinéma en Abitibi-Témiscamingue.Suivez deux Abitibiens passionnés de cinéma.Réalisation-coordination : Martin Roy 20 h La boîte noire : mémoires de la télévision Le pardon du pape à Ali Agça \u2014 l'assassinat de John F.Kennedy Rozon, dans la fosse du lion.21 h Les francs-tireurs Une heure avec Gilbert Rozon, président du Festival Juste pour rire.Rencontre directe, crue et musclée.3077770A Seul arrivée trop tard pour Hallyday MARC-ANDRÉ LUSSIER PARIS \u2014 D'aucuns auront été surpris par la révélation qu'a faite Luc Plamondon lors de l'émission Zone libre de vendredi dernier.Invité à livrer quelques commentaires sur la chanson Seul, tube de Garou que les Québécois ont placé en deuxième position du palmarès des meilleures chansons des 50 dernières années (derrière Quand les hommes vivront d'amour de Raymond Lévesque, tout de même !), l'auteur de Cindy nous a en effet appris que ladite chanson avait d'abord été écrite pour Johnny Hallyday.Rencontré hier à Paris au moment où il accordait des entrevues pour la sortie de son nouvel album À la vie, à la mort, mais aussi pour promouvoir L'Homme du train, le beau film de Patrice Leconte dans lequel il partage la vedette avec Jean Rochefort, l'interprète de Que je t'aime a confirmé les dires de l'auteur québécois.« Il est tout à fait vrai que cette chanson me fut proposée », reconnaît la supervedette française.« Je l'aimais bien, d'ailleurs.Mais il se trouve qu'au moment où elle est arrivée, je venais tout juste de terminer mon album.Il était donc impossible de l'enregistrer.Par la suite, j'ai rencontré Garou et je lui ai suggéré de l'inclure dans son répertoire parce que j'estimais que Seul était une très bonne chanson.C'est aussi simple que ça ! » Johnny Hallyday DUMOULIN ELECTRONIQUE AUDIOTRONIC STEREO PLUS Le système de lentilles exclusif Super Contrast assure une meilleure mise au point de l'image et réduit la distorsion sur l'ensemble de l'écran.De plus, le niveau de contraste est amélioré pour produire une image d'une qualité sans précédent.Tubes à image à haute luminosité Nouveau VirtualHD avec interpolation adaptée au mouvement en 26 points Six modes de remplissage d'écran 57GWX 2 0 B 51GWX20B TÉLÉVISEUR À PROJECTION DE 51 PO 3 699,99 $ 4 699,99 $ N U M É R I Q U E 3073472A 3LP0401C1030 3LP0401C1030 ZALLCALL 67 20:00:38 10/29/02 B C4 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 30 OCTOBRE 2002 SALON Suite de la page C1 SPECTACLES Cinémas indépendants BALZAC ET LA PETITE TAILLEUSE CHINOISE Cinéma Beaubien: 13h, 15h30, 18h30, 21h45.BOLLYWOOD HOLLYWOOD Cinéma du Parc (2) 17h, 19h, 21h.BOWLING À COLUMBINE: LE JEU DES ARMES Ex-Centris : 14h, 16h30, 19h, 21h20.DENNIS POTTER : A LIFE IN TELEVISION suivi de DOUBLE DARE Cinémathèque québécoise (sallle Fernand- Seguin): 19h.8FEMMES précédé de RONDO POUR UNE TROMPETTE Cinéma Beaubien.Ven: 13h15; lun.au jeu.: 13h15, 18h45.INTERVENTION DIVINE Ex-Centris: 15h30, 17h25, 19h20, 21h30.LA VIE ARRÊTÉE suivi de JACQUES ET NOVEMBRE Cinémathèque québécoise (salle Claude- Jutra): 18h30.MA FEMME EST UNE ACTRICE Cinéma Beaubien: 18h, 21h30.NÈG (LE) Cinéma Beaubien: 12h30, 14h45, 17h15, 19h30, 21h45.PAUL DRIESSEN 111 Cinémathèque québécoise (salle Claude- Jutra): 20h30.POSSESSION Cinéma du Parc (3): 17h15.SECRETARY Cinéma du Parc (1): 17h15, 19h15, 21h15.TEXAS CHAINSAW MASSACRE Cinéma du Parc (3): 21h45.TWO EVIL EYES Cinéma du Parc (3): 19h30.Danse STUDIO DE L'AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Les Petites sociétés, de Jean-Pierre Perreault.Avec Marc Boivin, Lucie Boissinot, Sandra Lapierre, Laurence Lemieux, Sylvain Poirier et Ken Roy: 20h.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Patrick Wedd, organiste: 12h30.CHAPELLE HISTORIQUE DU BONPASTEUR Élisabeth Gallat-Morin et Jean-Pierre Pinson: conférence sur la vie musicale en Nouvelle-France: 20h.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.Quatuor à cordes St.Lawrence.Fantasia on a Theme by Thomas Tallis (Vaughan Williams), Four-Forty (Schaffer), Symphonie no 7 (Beethoven): 20h.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Orchestre Symphonique de Montréal.Corey Hart, chanteur.Week-ends Pop: 20h.SALLE ANDRÉ-MATHIEU (Laval) Orchestre Symphonique de Laval.Dir.Jean- François Rivest.Anita Krause, mezzosoprano.Ouverture de Guerre et Paix (Prokofiev), Kindertotenlieder (Mahler), Symphonie no 5 (Chostakovitch): 20h.Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste- Catherine O.) L'Échange, de Paul Claudel.Mise en scène de Martin Faucher.Avec Maxim Gaudette, Pierre Collin, Macha Limonchik et Markita Boies.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Comme il vous plaira, de Shakespeare.Trad.de Normand Chaurette.Amise en scène de Suzanne Lantagne.Avec Félix a Beaulieu- Duchesneau, Delphine Bievenu, Myriam de Verger, Karine Lagueux, Justin Laramée, Marie-Laurence Moreau, Philippe Racine, Érick Tremblay, Frédérik Zacharek et Marie Ève Pelletier: 20h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) L'Année du chapionnat, de Jason Miller.Mise en scène de Denis Bernard.Trad.de Michel Dumont et Marc Grégoire.Avec Normand D'Amour, Michel Dumont, Michel Laperrière, Roger Léger et Jean-François Pichette.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Hippocampe, de Éric Jean et Pascal Brullemans.Avec Dominic Anctil, Muriel Dutil, Anne-Sylvie Gosselin, Dominique Quesnel, Isabelle Lamontagne, Gaétan Nadeau et Sacha Samar: 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (salle Jean- Claude Germain, 3900, St-Denis) Dévoilement devant notaire, de Dominick Parenteau-Lebeuf.Mise en scène de Marc Béland.Avec Henri Chassé, Nicolas Pinson et Isabelle Roy.Du mar.Au sam., 20h.THÉÂTRE LA LICORNE (4559, Papineau) Le Rire de la mer, de Pierre-Michel Tremblay.Mise en scène de Marie Charlebois.Avec Christian Bégin, Marie Charlebois, Patrice Coquereau, Pier Paquette et Isabelle Vincent.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.Variétés SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Lévesque & Turcotte: 20h.THÉÂTRE LE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Bob Walsh: 20h.SALLE PAULINE-JULIEN (15615, boul.Gouin o.) Divertissements nocturnes pour marionnettes consentantes Prouctyions Kobol Marionnettes: 20h.PARC LAURIER (edifice central, entrée côté nord - Laurier et Christophe-Colomb) Fête des morts, spectacle extérieur.Présentation de Mömentum: 20h15.Relâche les 28 et 29 octobre.BALATTOU (4372, St-Laurent Madou Diarra & Dakan: 21h30: 21h30.THÉÂTRE DE LA VILLE (salle Pratt & Whitney, 150, de Gentilly E., Longueuil) Garyt Kurtz: 20h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Sylvain Cossette: 20h30.Cyberpresse, le site Internet de La Presse sera au Salon avec des auteurs qui clavarderont devant vous et dont le public pourra suivre les échanges sur plusieurs écrans.Parmi ces auteurs : Michel Tremblay, Gaétan Soucy, Mordillo, Olivier Rollin, Pascale Navarro, Marc Boilard, Denis Lazure, Ghislain Taschereau, Serge Chapleau.Et nos journalistes-écrivains Richard Hétu, Sonia Sarfati, Anne Richer.Le prix Grand Public (La Presse et le Salon du livre) revient.Les auteurs sélectionnés par les libraires et parmi lesquels le public est invité à choisir sont, par ordre alphabétique, Nelly Arcan (Putain), Denise Bombardier (Ouf !), Gérard Bouchard (Mistouk), Chrystine Brouillet (Quatre Saisons de Violetta), Marie Laberge (Le Goût du bonheur), Normand Lester (Le Livre noir du Canada anglais), Monique Proulx (Le coeur est un muscle involontaire), Jocelyne Robert (Full sexuel), Gaétan Soucy (Music-Hall) et Michel Tremblay (Bonbons assortis).Le prix d'entrée est de 6 $ pour les adultes, 3 $ pour les étudiants et 4 $ pour les aînés.Gratuit pour les enfants.On se renseigne au salondulivredemontreal.com Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © La porte-parole du Salon du livre, Dominique Demers (à droite), avec Pierre Morency, Anique Poitras et Élise Turcotte.JESZCZE RAZ EN SPECTACLE LE GROUPE QUI A FAIT FUREUR AU GALA DE L'ADISQ DIMANCHE DERNIER! SOUHAIT EXAUCÉ! NOUVELLE SUPPLÉMENTAIRE! BILLETS EN VENTE AU CLUB SODA OU AU (514) 790-1111 27 NOVEMBRE CLUB SODA ALBUM \u201cBALAGANE\u201d DISPONIBLE EN MAGASIN « Jeszcze Raz swingue et envoûte [.] Reste à espérer que le bouche à oreille fera son oeuvre et qu'on pourra retourner faire la fête avec lui avant longtemps.» -Alexandre Vigneault, La Presse « Quand le corps et le coeur exultent.Libératrice joie [.], stupéfiante précision de jeu [.], réjouissant abandon.» -Sylvian Cormier, Le Devoir 3091365A FLASHES Le réalisateur du premier Star Trek est mort JOHN LUCAS, qui est à l'origine de la première série télévisée Star Trek, est mort de leucémie le 19 octobre.L'auteur, producteur et réalisateur avait 83 ans.Dans les années 1960, Lucas a écrit et produit les séries Ben Casey et Medical Center, qui se déroulaient dans le milieu médical.Il s'est également intéressé à la science-fiction et au mystère.Winona Ryder volait pour préparer un rôle L'ACTRICE WINONA Ryder a expliqué aux agents venus l'arrêter pour un vol dans un grand magasin de luxe qu'elle se livrait à ces larcins en vue de préparer un rôle, a raconté un agent de sécurité lors du procès de la jeune actrice lundi à Los Angeles.« Je suis désolée ; mon réalisateur m'a dit de piquer dans les magasins pour un rôle », aurait-elle déclaré, selon le témoignage à charge de Kenneth Evans, employé du grand magasin Saks Fifth Avenue de Beverly Hills, où plusieurs témoins ont vu l'actrice cacher des vêtements dans son sac après en avoir enlevé les étiquettes et les dispositifs antivol.Winona Ryder plaide non coupable des accusations de vol et vandalisme, pour lesquelles elle encourt trois ans de prison.Une peine de prison ferme est toutefois jugée peu probable, car il s'agit d'une première infraction.Une fiction de René Lévesque à Radio-Canada LA CHAÎNE culturelle de Radio- Canada présentera Aux quatre vents, fiction radiophonique de René Lévesque, lue par de nombreux artistes québécois.Enregistrée en octobre 1999, cette fiction radio sera rediffusée vendredi, pour souligner le 15e anniversaire de sa mort.À 20 ans, René Lévesque rêvait de devenir écrivain.À la demande de son ami René Constantineau, réalisateur et homme de théâtre, Lévesque avait fait une brève incursion dans l'imaginaire radiophonique.Le texte a été retrouvé une cinquantaine d'années plus tard, à la mort de M.Constantineau.Pour souligner le 15e anniversaire de la mort de René Lévesque et pour faire suite au lancement de l'intégrale en coffret et du livre-disque de la série Point de mire sur René Lévesque, la Chaîne culturelle rediffusera cette fiction.Michel Lemieux revient avec Anima MICHEL LEMIEUX refait surface après 12 ans d'absence sur scène en présentant, le mois prochain, sa dernière création dans la Cité du multimédia.Lemieux remonte donc sur scène dans Anima, nouveau spectacle « mixmédia » créé avec son complice Victor Pilon.Acclamée par la critique lors de sa création aux Jeux du Commonwealth à Manchester, l'été dernier, cette production allie réel et virtuel.Ce spectacle prendra l'affiche à Montréal à la Fonderie Darling du 13 au 23 novembre, dans ce nouvel espace voué à l'art contemporain situé dans la Cité du multimédia.LE MERCREDI 30 OCTOBRE 2002, 20 H 4-40 ET 7 PRÉSENTÉ PAR COMMANDITAIRE PRINCIPAL EN CONCERT CE SOIR ! QUAT UOR ST.LAWRENCE INFO: 982.6038 www.imusici.com 3079722A 3092601A 3LP0501C1030 3LP0501C1030 ZALLCALL 67 21:43:53 10/29/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 30 OCTOBRE 2002 C5 THÉÂTRE LES MÉLODÎNES Portraits de femmes Un petit creux?GUY MARCEAU collaboration spéciale À L'HEURE OÙ nos sociétés de concerts se partagent (à l'arraché) les soirs, week-ends, matinées et aprèsmidi, la Société Pro Musica, en collaboration avec la place des Arts, comble la seule case horaire presque absente du calendrier culturel : l'heure du « lunch », avec Les Mélodînes.Cette sympathique appellation résume à elle seule la nature de la mini série de concerts : « Mélo » pour le joyeux mélange des genres, et « dînes » puisqu'on invite les mélomanes à y dîner à même la salle de concert, ici, l'intime Studio-théâtre Stella Artois de la Place des Arts.Tous les jeudis, depuis le 3 octobre, et jusqu'au 12 décembre, de 12 h 10 à 12 h 50, 135 personnes peuvent casser la croûte en écoutant musiques classique, jazz, blues, et autres.L'idée ne manque pas d'attrait ; une formule aussi simple que concise : en une heure, les mélomanes mangent, écoutent un récital de 45 minutes et repartent ensuite au boulot, question de couper la journée.Avec un mini prix d'entrée de 5 $ (11,75 $ si en plus du billet, vous achetez aussi « la boîte à lunch » \u2014 trois saveurs de sandwich, salade de pâtes, jus de légumes et galette), vous serez le modèle d'une bonne gestion du temps pour votre patron, en plus d'encourager les nombreux talents locaux de la musique de chambre.C'est l'expérience (la totale) à laquelle je me suis livré, fondu anonymement dans une clientèle (c'était complet) majoritairement adulte et d'affaires du centre- ville.Mis à part un certain inconfort à trimballer sa « boîte à lunch » dans l'exiguïté des lieux, et la crainte du bruit que peuvent provoquer des dizaines d'emballages de styro-mousse, des cannettes qu'on ouvre et tutti quanti, la formule fonctionne très bien.Moins de la moitié de l'auditoire cassait la croûte et jamais le bruit n'a dérangé l'écoute.Mais un conseil : arrivez tôt (que les retardataires se sentent visés), par respect pour les musiciens et pour ceux qui arrivent à l'heure.Et de grâce, n'applaudissez pas entre les mouvements, attendez la fin des pièces ; votre débordement d'enthousiasme peut déconcentrer les musiciens.Jeudi dernier, les Mélodînes présentaient la violoniste Brigitte Rolland et la pianiste Carmen Picard dans un court programme : Poème op.25 pour violon et piano de Ernest Chausson, et la Sonate en mi mineur pour violon et piano de Sir Edward Elgar.Dans l'ensemble, si on exclut l'acoustique un peu sèche de la petite salle où les moindres détails (bons comme mauvais) sont audibles, le récital fut assez réussi : une prestation colorée, énergique et efficace de la part de Carmen Picard (mais un piano un peu dur) et, pour la violoniste, un jeu plutôt moyen (presque anémique dans les passages doux) mais tout de même convaincant ailleurs.Pour faire court : 7 sur 10 pour le Chausson et 9 sur 10 pour le Elgar.Sur les 11 récitals prévus au calendrier des Mélodînes, sept sont encore à venir (quelques billets encore disponibles), mais ceux du 31 octobre et du 12 décembre (airs de Noël) affichent déjà complet.On annonce pour le 7 novembre, un récital voix et piano de la soprano Evelyne Piché et la pianiste Myriam Bernard (Mozart, Mendelssohn, Schubert, Brahms, Granados, Fauré, etc.) ; le 14 novembre, le pianiste de jazz Pierre Leduc jouera en solo Gershwin, Carlos Jobim, Ellington, etc.; Carmen Picard revient en solo le 21 novembre, cette fois pour jouer Chopin, Maurice de Séroux et Campbell-Tipton ; le 28 novembre, la flûtiste Nadja Lavoie et la pianiste Renée Lavergne interprètent Kulhau, Doppler et Poulenc, et Maneli Pirzadeh, la pianiste lauréate du Prix d'Europe 2001 (décerné ici !) donnera un récital Haydn, Albeniz et Liszt le 5 décembre.Les Mélodînes reviendront de février à avril pour une série de 12 récitals.On vous garde une place ?LES MÉLODÎNES, tous les jeudis jusqu'au 12 décembre, de 12 h 10 à 12 h 50, au Studio-théâtre Stella Artois de la PDA.Info : (514) 842-2112.ÈVE DUMAS UNE FEMME extraordinaire est « gaspillée » parce qu'elle n'arrive pas à faire sa place dans la bourgeoisie new-yorkaise du début du XXe siècle.Une pièce de théâtre musical racontant la tragique histoire de cette belle Lily risque de connaître le même sort parce que difficile à étiqueter.En finira-t-on jamais avec la marginalisation ?Ceux qui ont lu le roman d'Edith Wharton (1862-1937), The House of Mirth, ou vu le film qu'on en a tiré tout récemment, connaissent déjà le triste destin de l'élégante Lily.Orpheline et sans ressources, elle doit se trouver un riche mari si elle veut continuer à avoir les moyens de vivre dans la société qui l'a vue grandir.La belle « femme à tout plaire », agréable et raffinée comme une geisha, rate pourtant toutes les occasions qui s'offrent à elle et finit ses jours dans la solitude et l'exclusion les plus totales.La dramaturge et metteur en scène Isabelle Cauchy porte ce roman en elle depuis presque 20 ans.La lecture de The House of Mirth est à l'origine de sa décision d'écrire.Elle a voulu faire vivre le magnifique personnage sur scène.Au printemps 1984, Michel Garneau dirigeait à l'Atelier du Centre national des Arts, à Ottawa, une lecture-spectacle de la première mouture de Lily.« Le public était sorti de là complètement charmé, se disant qu'ils verraient probablement la production achevée dans les semaines à venir.» Il ne se doutait certainement pas qu'il aurait à attendre 15 ans et à se déplacer jusqu'à Sherbrooke pour enfin voir la version aboutie de Lily.C'est à l'invitation du compositeur et musicien Michel G.Côté, qui codirige le Petit Théâtre de Sherbrooke avec elle, qu'elle a ressorti le texte du tiroir où il dormait d'un sommeil profond.Porté par cinq comédiens, dont Noémie Godin-Vigneau dans le rôle-titre, et un quatuor à cordes, Lily a vu le jour en 1999.Le texte et la musique furent finalistes au Gala des Masques 2000, mais, manque de bol et de vision à long terme, la production sherbrookoise n'a pas connu le rayonnement qu'on aurait souhaité.Mais la voilà sur les rails, avec une toute nouvelle distribution, dont Catherine Sénart dans le rôletitre.Cette fois-ci, on a prévu le coup.Lily sera présentée à Montréal, au Théâtre Prospero, juste à temps pour CINARS, grande foire du spectacle à laquelle assistent des diffuseurs venant de partout.« Pour moi, présenter cette chose à Prospero, c'est vraiment le plaisir de l'aboutissement.Là, nous sommes vraiment préparés pour une éventuelle tournée, affirme Isabelle Cauchy.Nous avons toujours un problème de définition.Les diffuseurs ne comprennent pas ce qu'on veut dire lorsqu'on parle d'un théâtre musical.Tant qu'ils n'ont pas vu ce que c'est, il y a une crainte.» Inspirée par Kurt Weill (L'Opéra de quat'sous, etc.) et du compositeur new-yorkais Steven Sondheim, la musique est à la fois accompagnement, complément et monologue intérieur.On pense un peu aux Parapluies de Cherbourg.Isabelle Cauchy a confié ses personnages (il y en a des dizaines dans le roman, mais seulement cinq dans la pièce) à des acteurs qui chantent et non à des chanteurs qui ne savent pas jouer.« Il n'y a pas de changements de costumes ni de décors, pas d'accessoires ni de mobilier, mais des projections numérisées et une musique qui n'est pas d'époque.Ce n'est pas une pièce muséale.On est vraiment branchés sur l'oeuvre d'Edith Wharton, même si elle a été hautement réaménagée.» Isabelle Cauchy décrit Lily comme une pièce qui parle de la relation des femmes avec l'argent et du « gaspillage des gens ».« Il y a des références qui sont un peu datées et qui font rire, mais peut-on vraiment affirmer que les choses ont changé ?Nous sommes toujours pris dans le même système de valeurs.Les personnages de la pièce sont d'apparence bien nantis, mais personne n'est vraiment heureux.Qui peut arriver à s'épanouir dans ce système-là ?» Certainement pas les femmes exigeantes, complexes et intègres comme Lily.Edith Wharton avait elle-même connu quelques difficultés à faire accepter ses aspirations par sa famille et son entourage.Produit de la haute société new-yorkaise, elle a dû faire fi de l'interdiction d'écrire que lui imposait son rang et, naturellement, son sexe.Amie de Henry James, elle a connu un bien plus grand succès de librairie que l'auteur d'Un portrait de femme et a décuplé sa fortune avec ses romans et nouvelles.Elle fut la première femme à remporter un prix Pulitzer, pour L'Âge de l'innocence (1920).Comme bien des écrivaines, son oeuvre a quelque peu sombré dans l'oubli, avant d'être réhabilitée par les féministes.Les marginaux peuvent donc toujours avoir un peu d'espoir.LILY, d'Isabelle Cauchy, est présentée au théâtre Prospero jusqu'au 16 novembre.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Isabelle Roy et Catherine Sénart dans Lily, d'Isabelle Cauchy.THÉÂTRE Le MEG àl'heure Que reste-t-il de nos amours?des bilans ÈVE DUMAS L'HEURE EST grave.Les hommes préfèrent prendre leur pied avec une machine qu'avec des êtres en chair en os.Les thanatologues assouvissent leurs désirs avec leurs « clients ».Les chiens, aux abois, se suicident à la douzaine.Rien ne va plus dans l'univers de John Mighton.Toujours méconnu au Québec, malgré le film que Robert Lepage a tourné à partir de sa pièce Possible Worlds, le dramaturge canadien-anglais a trouvé en l'Ange- Éléphant un complice qui pourrait l'aider à faire une petite percée dans le ROC (Rest of Canada).Mais la salle intime du théâtre Prospero n'est pas le TNM.Aussi serait-il étonnant que la petite production de cette tout aussi petite compagnie fasse découvrir au grand public l'écriture de John Mighton.Même si on passe un très bon moment en leur compagnie.Le propos macabre et « déviant » de Corps et âme a de quoi effrayer le commun des mortels ; or, il n'y a rien de vulgaire dans la pièce de Mighton ni dans le traitement qu'en fait L'Ange-Éléphant.Robert Reid a opté pour une mise en scène presque réaliste, peut-être pour ne pas en rajouter à l'étrangeté de l'affaire.Jane (Brigitte St-Aubin) a beau enfourcher ses cadavres (comme la Sandra du film Kissed, de Lynne Stopkewich) et Henry (Christophe Rapin) se transformer en obsédé du cybersexe, les images ne sont jamais crues ni choquantes.Les rapports entre les personnages sont au contraire cliniques, calculés, malgré la sensualité insufflée par le personnage de Sally (Marie-Hélène Fortin), dernière survivante des humains sensibles et charnels.Le jeu est sobre, précis, mais non moins enveloppé de mystère.Les comédiens sont allumés.Une lueur lucide et malicieuse anime leurs regards.Les mouvements scéniques fluides semblent réglés au quart de tour.Le comédien Christophe Rapin donne l'impression d'être particulièrement à l'aise avec le niveau d'interprétation qui se pratique au sein de la compagnie et emprunte à la biomécanique de Meyerhold.Le choix du niveau de langue s'avère toutefois moins heureux.Les personnages s'expriment dans un français artificiel \u2014 « on dirait un épisode de Dallas doublé ! » faisait remarquer mon voisin \u2014, à la limite du maniéré, ce qui crée une distance intéressante, mais agace drôlement lorsque les comédiens retrouvent accidentellement leur accent québécois.Ce problème n'est pas exclusif à Corps et âme, mais à bien des productions québécoises récentes.N'y aurait-il pas moyen, sans verser dans le joual, de donner aux personnages des accents plus naturels ?Retour à la sobriété pour le décor, qui s'insère bien dans l'espace restreint de la salle souterraine.D'un côté, un mur bleu pâle rappelle l'hôpital et le salon funéraire.De l'autre, un mur orange, une causeuse et un bouddha nous transportent dans une maison.D'un côté, donc, le domaine de Jane, de l'autre, celui du couple en péril formé par Henry et Sally.Deux univers, un seul parquet.Les frontières finissent naturellement par s'estomper à mesure que les valeurs se confrontent et s'affrontent.Qui, de la nécrophile ou du cyberérotomane, est le plus déviant ?demande John Mighton.Les chiens peuvent bien être déprimés.Quand tout contact humain disparaîtra, où trouveront-ils affection et réconfort ?CORPS ET ÂME de John Mighton.Traduction et mise en scène : Robert Reid.Avec Marie-Hélène Fortin, Sylvie Laplante, Charles Préfontaine, Christophe Rapin et Brigitte St-Aubin.Direction de production et régie : Cybèle Landry.Scénographie : Normand Hamel et Robert Reid.Éclairages : Ana Cappelluto.Costumes : Véronic Denis.Accessoires : Alexandre Landry.Une production de L'Ange-Éléphant présentée à la salle intime du théâtre Prospero jusqu'au 16 novembre.P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale Malgré l'absence de véritable tête d'affiche, le Montréal Électronique Groove a réussi à attirer les mélomanes curieux.Avec ses 7000 entrées à la SAT, au Club Soda et lors des soirées « du commanditaire » au Jello Bar, au Tokyo Bar et au Unity II, le MEG a trouvé « son public assidu », déduit Mustapha Terki, cofondateur et directeur artistique de l'événement, qui reconnaît aussi que quelques ajustements devront être nécessaires en vue de la cinquième tenue de l'événement, laquelle se déroulera du 22 au 25 octobre 2003.« Il nous faudra équilibrer les soirées, entre les différents lieux \u2014 notamment la SAT et le Club Soda \u2014 et préciser la direction musicale des différents programmes de la soirée », constate Terki.C'est que certaines soirées du MEG ont peiné à attirer les masses ; si la soirée inaugurale du mercredi a satisfait les organisateurs, celle du jeudi (aussi à la SAT) n'a pas connu une grande affluence.Le vendredi soir a été bon pour le Club Soda, mais la SAT est restée plutôt tranquille.Toutefois, au fil d'arrivée, les deux salles étaient bondées pour la soirée du samedi \u2014 une soirée étirée d'une heure en raison du passage à l'heure avancée de l'Est.Pas toujours facile de séduire les amateurs de musique électronique avec ces affiches éclectiques.À ce titre, l'éclatante réussite de la soirée du samedi devrait inspirer les organisateurs.À la SAT, un auditoire distinct (les fans de techno-électroclash) assistait à la performance de Reuben Wu de Ladytron ; une tout autre faune pouvait être observée au Club Soda, où ont triomphé les Éloi Brunelle (avec un concert inédit) et l'Helvète Luciano.Dépourvu de tête d'affiche, ce quatrième MEG, mais tout de même auréolé de la présence de Swayzak, chouchous des amateurs de house léché qui ont livré une bonne prestation malgré des difficultés techniques.Notons aussi, entres autres bons coups, les prestations de UHT (trio français de jazz-drum & bass dans la veine de Roni Size), du DJ Britannique Ewan Pearson, du tandem M83, de Jack de Marseille et d'Alice & the Serial Numbers.Enfin, dans l'optique de « réseautage » chère aux organisateurs du MEG, la présence de journalistes et de promoteurs européens et américains soulignait l'importance de cette dynamique d'échange qui permet aux artistes d'ici de se faire entendre hors de nos frontières.Une philosophie de travail qui sera appliquée encore cette année avec la tournée MEG-Europe, et qui solidifie, par la même occasion, les liens entre les différents acteurs montréalais, comme en témoigne d'ailleurs la nouvelle association entre la SAT et le MEG.Qui, de la nécrophile ou du cyberérotomane, est le plus déviant ?C'est l'étrange question que semble nous poser John Mighton dans Corps et âme. 3LP0602C1030 3LP0602C1030 ZALLCALL 67 00:37:46 10/30/02 B C6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 30 OCTOBRE 2002 CINÉMA Latour: un pianiste à suivre Jackass domine le box-office UN PUBLIC jeune et masculin a porté Jackass : The Movie à la première place du box-office nordaméricain du week-end dernier.À peine sortie, la version grand écran de la défunte émission trash de MTV, dont les stars relèvent les défis les plus débiles ou risqués, a récolté 22,8 millions $ US.Le film détrôné : The Ring, avec Naomi Watts, qui glisse à la deuxième place.Toujours au rayon des frissons, Ghost Ship démarre à la troisième place avec 11,5 millions.Julianna Margulies et Gabriel Byrne dirigent une équipe de secouristes qui découvre un paquebot hanté.The Truth About Charlie, remake de Charade signé Jonathan Demme, n'a pas réussi à se loger parmi les 10 productions les plus populaires.CLAUDE GINGRAS LE TITRE Halloween sur les affiches a valu hier soir une forte assistance à l'Orchestre Métropolitain.Mais il fallait aussi construire un programme à partir de ce « thème ».Même si le lien avec fantômes et sorcières n'était pas toujours clair, Yannick Nézet-Séguin, le jeune chef du « Met », parvint à établir un menu acceptable, assorti de projections sur grand écran.La réussite du concert fut, à mon sens, le Burleske de Richard Strauss tel que joué par Jean-François Latour.Le talent de ce jeune pianiste montréalais nous est déjà bien connu.À 26 ans maintenant, et après quatre années d'études à Baltimore avec Leon Fleisher, il semble se diriger vers une carrière importante.En attendant qu'un concerto de Beethoven ou de Brahms nous en dise davantage sur lui, voici, déjà, ce Burleske pleinement réalisé à tous égards.Ce scherzo où le piano est presque continuellement sollicité (22 minutes hier soir ; d'autres le font plus vite encore, et donc en moins de temps) demande une technique très complète, une force physique énorme, des trilles d'une absolue clarté et beaucoup d'imagination.Latour possède tout cela.Son jeu scintillant rappelle Fleisher et son humour, sa tendresse, sa poésie sont le fait d'un vrai musicien.Et il fut parfaitement secondé par Nézet- Séguin et tout l'orchestre, timbales bien en vedette.Deux remarques : l'ordre du programme avait été modifié et le titre « Burlesque » utilisé hier soir n'est pas de Strauss.Le « Met » parut faible en cordes dans le Dukas, mais Nézet-S.y souligna bien le grand apaisement final.Dans le Saint-Saëns, le solo de violon « désaccordé » de Denise Lupien éclipsa presque l'orchestre.Celui-ci se ressaisit dans la version originale du Moussorgsky.Très, très fort ; très, très rapide.Nézet-S.nous avait avertis au micro.Très, très long aussi : je préfère l'arrangement de Rimsky-K.La pièce « mini » de M.Mariner est une nullité que je ne comprends pas Nézet-S.d'avoir acceptée.Passe encore pour le Phantom, qu'il avait d ' a i l l e u r s pris la peine de mémoris e r .Cette musique est des plus banales, mais l'orchestre y sonnait bien et le titre avait beaucoup joué au box-office.ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL.Chef d'orchestre : Yannick Nézet-Séguin.Soliste : Jean-François Latour, pianiste.Hier soir, salle Maisonneuve de la Place des Arts.Programme : « L'Apprenti sorcier » (1897) - Dukas « Aftermath » (2000) - Mariner « Burleske », pour piano et orchestre (1885-86, rév.1890) - Strauss « Danse macabre », op.40 (1874-75 ) - Saint-Saëns « Ivanova noch na lisoi gore » (« Nuit de la Saint-Jean sur le Mont Chauve ») (version originale : 1867) - Moussorgsky Extraits de « The Phantom of the Opera » (1986) - Lloyd Webber LE TRANSPORTEUR (13+) Mer.& Jeu.9:20 QUÉBEC-MONTRÉAL \u0001 (13+) Mer.& Jeu.12:45,3:20,6:45,9:15 ESPIONS EN HERBES 2: L'ÎLE DES RÊVES ENVOLÉS (G) Mer.& Jeu.12:05 LE MARIAGE DE L'ANNÉE (G) Mer.& Jeu.12:30,6:30 LA TURBULENCE DES FLUIDES\u0001(G) Mer.& Jeu.12:50,3:50,6:45,9:25 8 FEMMES \u0001 (G) Mer.& Jeu.1:10,4:10,7:00,9:35 MONSIEUR BATIGNOLE \u0001 (G) Mer.& Jeu.1:10,3:45,7:05,9:45 DRAGON ROUGE \u0001 (16+) Mer.& Jeu.12:00,3:10,6:40,9:35 DES HOMMES DE MAINS (13+) Mer.& Jeu.3:00,9:05 LE CERCLE\u0001(13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.12:15,1:20, 3:05,4:00,6:40,7:10,9:20,9:50 Jeu.12:15,1:20,3:05,4:00,6:40,9:20,9:50 FORMULE 51 (13+) Mer.2:35,4:55,7:20,9:45 Jeu.2:35,4:55,9:45 PARADIS \u0001 (G) Mer.& Jeu.1:20,4:00,6:50,9:10 FILLES PERDUES, CHEVEUX GRAS\u0001 (G)Mer.& Jeu.1:05,3:45,6:30,9:05 LIONS DE CANNES 2002 Mer.& Jeu.1:00,3:00,5:00,7:30,9:30 BALZAC ET LA PETITE TAILLEUSE CHINOISE \u0001 (G) Mer.& Jeu.1:00,4:05,7:00,9:40 LA VÉRITÉ À PROPOS DE CHARLIE\u0001 (G)Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.12:10,2:40,5:05,7:30,9:55 IVRE D'AMOUR \u0001 (13+) Mer.& Jeu.12:20,2:50,5:10,7:25,9:50 VAISSEAU FANTÔME\u0001 (13+) Mer.& Jeu.12:10,2:30,4:55,7:15,9:40 LES MORSURES DE L'AUBE \u0001 (13+) Mer.& Jeu.12:15,2:45,5:15,7:35,9:55 LE PETIT STUART 2 (G) Mer.1:15 LE MARIAGE DE L'ANNÉE (G) Mer.12:50,3:05,5:15,7:25,9:40 Jeu.7:25,9:40 SWEET HOME ALABAMA (v.française)(G) Mer.1:20,3:50,6:55,9:20 LE SMOCKING(G) Mer.& Jeu.7:15,9:45 DRAGON ROUGE (16+) Mer.1:30,4:15,7:05,9:45 Jeu.7:05,9:45 BÉCASSINE: LE TRÉSOR VIKING(G) Mer.12:30,2:30,4:30 DES HOMMES DE MAINS (13+) Mer.4:00,7:20,9:35 Jeu.7:20,9:35 FORMULE 51 (13+) Mer.1:10,3:20,5:25,7:30,9:40 Jeu.7:30,9:40 L'EXPÉRIENCE (16+) Mer.1:25,4:10,7:10,9:45 Jeu.7:10,9:45 ABANDON(v.française) (G) Mer.12:45,3:00,5:05,7:20,9:35 LE CERCLE (13+) Mer.12:35,2:55,5:10,7:30,9:50 Jeu.7:30,9:50 À LA DÉRIVE (G) Mer.12:55,3:00,5:00,7:00,9:15 Jeu.7:00,9:15 VAISSEAU FANTÔME (13+) Mer.12:40,2:50,5:15,7:25,9:30 Jeu.7:25,9:30 MY BIG FAT GREEK WEDDING \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:25,9:35 RED DRAGON \u0001 (16+) Mer.& Jeu.9:05 TUCK EVERLASTING \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:10,9:10 WHITE OLEANDER \u0001 (G) Mer.& Jeu.6:55,9:20 THE RING \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:05,9:25 DAS EXPERIMENT \u0001 (16+) Mer.& Jeu.6:45 ABANDON \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:00,9:15 GHOST SHIP \u0001 (13+) Mer.& Jeu.6:50,8:55 JACKASS THE MOVIE \u0001 (18+) Mer.& Jeu.7:15,9:30 8 FEMMES (G) Mer.1:40,4:10,6:50,9:15 Jeu.6:50,9:15 LE SMOCKING(G) Mer.1:30,6:55 Jeu.6:55 DRAGON ROUGE (16+) Mer.1:35,4:15,7:00,9:35 Jeu.7:00,9:35 RED DRAGON (16+) Mer.1:00,3:35,6:50,9:25 Jeu.6:50,9:25 KNOCKAROUND GUYS (13+) Mer.1:05,3:10,5:10,7:20,9:40 Jeu.7:20,9:40 DES HOMMES DE MAINS (13+) Mer.1:20,3:20,5:15,7:10,9:35 Jeu.7:10,9:35 THE TRANSPORTER (13+) Mer.& Jeu.9:20 FORMULE 51 (13+) Mer.12:55,3:00,5:00,7:05 Jeu.7:05 FORMULA 51 (13+) Mer.1:15,3:30,5:30,7:35,9:50 Jeu.7:35,9:50 MONSIEUR BATIGNOLE (G) Mer.3:45,9:10 Jeu.9:10 LE CERCLE (13+) Mer.12:50,3:05,5:20,7:30,9:45 Jeu.7:30,9:45 VAISSEAU FANTÔME (13+) Mer.1:10,3:15,5:20,7:25,9:30 Jeu.7:25,9:30 LA VÉRITÉ À PROPOS DE CHARLIE (G)Laissez-passer refusés Mer.12:50,3:05,5:25,7:40,9:55 Jeu.7:40,9:55 THE TRUTH ABOUT CHARLIE (G) Laissez-passer refusés Mer.1:00,3:25,5:30,7:45,10:00 Jeu.7:45,10:00 LA TURBULENCE DES FLUIDES (G) Mer.& Jeu.6:55,9:20 8 FEMMES (G) Mer.& Jeu.7:00,9:20 MONSIEUR BATIGNOLE (G) Mer.& Jeu.7:10,9:25 SWEET HOME ALABAMA (v.française) (G) Mer.& Jeu.7:00,9:15 ABANDON (v.française) (G) Mer.& Jeu.7:15,9:30 FILLES PERDUES, CHEVEUX GRAS (G) Mer.& Jeu.7:20,9:35 LES MORSURES DE L'AUBE (13+) Mer.& Jeu.7:20,9:35 8 FEMMES (G) Mer.& Jeu.1:15,3:45,7:05,9:35 SWEET HOME ALABAMA (v.française) (G) Mer.& Jeu.1:35,3:55,7:25,9:50 DRAGON ROUGE (16+) Mer.& Jeu.1:00,3:35,7:00,9:35 MA FEMME EST UNE ACTRICE (G) Mer.& Jeu.1:15,3:20,5:20,7:30,9:40 DES HOMMES DE MAINS (13+) Mer.& Jeu.1:20,5:30,7:35 LE CERCLE (13+) Mer.& Jeu.1:00,3:15,5:25,7:35,9:45 FORMULE 51 (13+) Mer.& Jeu.3:25,9:40 L'EXPÉRIENCE (16+) Mer.& Jeu.12:55,3:30,7:00,9:30 ABANDON (v.française) (G) Mer.& Jeu.1:05,3:15,5:20,7:30,9:50 VAISSEAU FANTÔME (13+) Mer.& Jeu.1:05,3:10,5:10,7:10,9:10 LE NEG' (G) Mer.& Jeu.1:10,3:20,5:25,7:25,9:25 SWEET HOME ALABAMA (v.française) (G) Mer.& Jeu.7:00,9:20 LE SMOCKING(G) Mer.& Jeu.7:30 DRAGON ROUGE (16+) Mer.& Jeu.6:50,9:25 DES HOMMES DE MAINS (13+) Mer.& Jeu.7:10,9:30 L'EXPÉRIENCE (16+) Mer.& Jeu.6:50,9:20 FORMULE 51 (13+) Mer.& Jeu.9:35 LE CERCLE (13+) Mer.& Jeu.7:00,9:25 VAISSEAU FANTÔME (13+) Mer.& Jeu.7:30,9:40 UNE SECRET DE BANLIEUE (13+) Mer.& Jeu.7:20,9:40 SWEET HOME ALABAMA (v.française) (G) Mer.& Jeu.7:05,9:45 LE SMOCKING(G) Mer.& Jeu.7:30 DRAGON ROUGE (16+) Mer.& Jeu.7:00,9:40 DES HOMMES DE MAINS (13+) Mer.& Jeu.7:20,9:30 FORMULE 51 (13+) Mer.& Jeu.9:55 À LA DÉRIVE (G) Mer.& Jeu.7:10,9:20 VAISSEAU FANTÔME (13+) Mer.& Jeu.7:25,9:50 LE CERCLE (13+) Mer.& Jeu.7:15,9:35 DRAGON ROUGE (16+) Mer.& Jeu.7:00,9:25 DES HOMMES DE MAINS (13+) Mer.& Jeu.7:10,9:15 LE TRANSPORTEUR (13+) Mer.& Jeu.9:35 FORMULE 51(13+) Mer.& Jeu.7:30 LE CERCLE (13+)Mer.& Jeu.7:20,9:20 VAISSEAU FANTÔME (13+) Mer.& Jeu.7:25,9:30 MY BIG FAT GREEK WEDDING (G) Mer.& Jeu.7:10,9:10 THE TUXEDO\u0001(G) Mer.& Jeu.7:15 SWEET HOME ALABAMA (G) Mer.7:05,9:30 Jeu.9:30 RED DRAGON \u0001 (16+) Mer.& Jeu.7:00,9:40 THE TRANSPORTER \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:30,9:25 KNOCKAROUND GUYS \u0001 (13+) Mer.& Jeu.9:45 THE TRUTH ABOUT CHARLIE\u0001 (G) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:40,9:50 GHOST SHIP\u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:20,9:20 SWEET HOME ALABAMA (v.française) (G) Mer.& Jeu.1:05,3:15,6:50,9:15 DRAGON ROUGE (16+) Mer.& Jeu.1:00,3:40,7:05,9:35 DES HOMMES DE MAINS (13+) Mer.& Jeu.1:15,3:45,7:15,9:40 L'EXPÉRIENCE (16+) Mer.& Jeu.12:55,3:30,6:55,9:30 LE CERCLE (13+) Mer.& Jeu.1:20, 3:35,7:10,9:35 FORMULE 51 (13+) Mer.& Jeu.1:10,3:20,7:20,9:25 ABANDON (v.française) (G) Mer.& Jeu.1:20,3:25,7:00,9:10 VAISSEAU FANTÔME (13+) Mer.& Jeu.1:25,3:25,7:25,9:20 ESPIONS EN HERBES 2: L'ÎLE DES RÊVES ENVOLÉS \u0001 (G) Mer.& Jeu.12:15,2:25,4:35 XXX \u0001 (v.française) (13+) Mer.& Jeu.6:50 PHOTO OBSESSION \u0001(v.française) (13+) Mer.& Jeu.9:35 SWEET HOME ALABAMA\u0001 (v.française) (G) Mer.& Jeu.7:05,9:30 LE SMOCKING\u0001(G) Mer.& Jeu.7:05,9:25 HISTOIRE DE PEN \u0001 (13+) Mer.& Jeu.6:55,9:30 RED DRAGON \u0001 (16+) Mer.& Jeu.6:50,9:25 DRAGON ROUGE\u0001(16+) Mer.& Jeu.6:50,9:25 DES HOMMES DE MAINS\u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:10,9:15 LE TRANSPORTEUR \u0001 (13+) Mer.& Jeu.6:55,9:00 FORMULE 51\u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:00,9:15 L'EXPÉRIENCE \u0001 (16+) Mer.& Jeu.6:50,9:30 ABANDON \u0001 (v.française) (G) Mer.& Jeu.7:05,9:25 LE NEG' \u0001(G) Mer.& Jeu.7:00,9:10 LE CERCLE \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:00,9:35 IVRE D'AMOUR \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:10,9:30 LES MORSURES DE L'AUBE\u0001(13+) Mer.& Jeu.7:05,9:20 VAISSEAU FANTÔME \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:00,9:20 DES HOMMES DE MAINS\u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:10,9:10 DRAGON ROUGE\u0001(16+) Mer.& Jeu.7:05,9:40 ECKS CONTRE SEVER: AFFRONTEMENT MORTEL\u0001 (13+) Mer.& Jeu.9:20 LE TRANSPORTEUR \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:15,9:15 L'OBSÉDÉE\u0001(13+)Mer.& Jeu.7:20 XXX\u0001 (13+)Mer.& Jeu.7:15,9:40 VAISSEAU FANTÔME \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:05,9:05 HORAIRE VALIDE DU OCTOBRE 30 AU OCTOBRE 31 3091051A Photothèque La Presse Jean-François Latour 3091098 COMPOSEZ VOTRE PROPRE FORFAIT 115$ 4 SPECTACLES 89$ 3 SPECTACLES 65$ 2 SPECTACLES Frais de service en sus.Frais de service en sus.Frais de service en sus.Théâtre St-Denis 790.1111 790.1111 18 au 20 février 03 Mario Jean 790.1111 22 et 23 novembre 02 Enregistré pour la télévision.Patrick Huard 790.1111 27 au 30 novembre 02 Claudine Mercier 790.1111 8 au 10 avril 03 Martin Matte www.riezencore.com 3086954A 3LP0701C1030 3LP0701C1030 ZALLCALL 67 21:48:48 10/29/02 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 3 0 O C T O B R E 2 0 0 2 C 7 Carole Fréchette savoure son «indépendance » ÈVE DUMAS CAROLE FRÉCHETTE est la deuxième lauréate du prix Elinore et Lou Siminovitch en théâtre, la plus importante récompense annuelle du genre au Canada, remise depuis 2001.La dramaturge québécoise récoltait les honneurs au théâtre Hart House de l'Université de Toronto, lundi, devant plus de 400 personnes.D'une valeur de 100 000 $, le prix doit être partagé entre la lauréate et une protégée de son choix.Ainsi, la jeune auteur Geneviève Billette (Crime contre l'humanité, Le Goûteur et Le Pays des genoux) recevra 25 000 $ du montant total.L'an dernier, le metteur en scène Daniel Brooks avait partagé son prix avec Chris Abraham, un jeune metteur en scène, scénographe et dramaturge.« Je trouve que c'est une idée très généreuse de la part des fondateurs de ce prix, affirmait Carole Fréchette, en entrevue téléphonique à son retour de Toronto, hier après-midi.Je me sens d'autant plus honorée que j'ai moi-même le plaisir de redonner.J'avais carte blanche.J'ai voulu encourager cette jeune femme dont j'ai vu toutes les pièces.» La compétition s'étend d'un océan à l'autre.Sur la liste des 35 candidats figuraient, entre autres, les noms de Michel Marc Bouchard, Daniel Danis, Suzanne Lebeau, Jasmine Dubé, David Fennario, Daniel Mc Ivor, David Young, Brad Fraser et Maureen Hunter.« Je suis très fière d'avoir été choisie parmi tous ces dramaturges, déclarait Mme Fréchette.Je ne savais pas du tout quelles étaient mes chances dans ce contexte-là.» La lauréate est impatiente de replonger dans l'écriture d'une nouvelle pièce de théâtre, en toute liberté et en toute indépendance.Mais, d'ici là, elle travaille à l'adaptation cinématographique de sa pièce Le Collier d'Hélène, qui a déjà donné lieu à plusieurs productions étrangères dans la dernière année, comme bon nombre de ses autres pièces.Mentionnons que l'auteure de La Peau d'Élisa, des Sept Jours de Simon Labrosse et de Violette sur la terre, notamment, a déjà remporté le prix du Gouverneur général en 1995 et le prix Chalmers en 1998 pour Les Quatre Morts de Marie.Sa pièce Jean et Béatrice est en nomination pour le prix du Gouverneur général, dans la catégorie théâtre.Les gagnants seront connus le 12 novembre.Décerné annuellement, le prix Siminovitch est accordé en alternance à un metteur en scène, à un dramaturge et à un scénographe à mi-carrière, dont l'apport au théâtre canadien est digne de mention.Il porte les noms d'un éminent scientifique canadien et de sa regrettée épouse, la dramaturge Elinore Siminovitch.Le jury était présidé par le metteur en scène Bill Glassco et composé des gens de théâtre suivants : Nicola Lipman, Leonard Mc Hardy, John Murrel et Maryse Warda.Photothèque La Presse Le metteur en scène Mauricio Garcia Lozano avait déjà monté Jean et Béatrice à Montréal.Jean et Béatrice revu et corrigé.à la mexicaine Photo PC Carole Fréchette, heureuse lauréate du prix Elinore et Lou Siminovitch en théâtre, a utilisé la carte blanche dont elle disposait pour récompenser à son tour la jeune auteur Geneviève Billette.B R I G I T T E MORISSETTE collaboration spéciale MEXICO \u2014 Jean-Juan est un chasseur de primes, Béatrice-Beatriz, une âme solitaire qui cherche l'homme de sa vie.Ils vont se connaître au 33e étage d'un immeuble abandonné et sans ascenseur ; car Beatriz a posé une petite annonce dans la rue comme on annonce une vente-débarras : « Jeune héritière n'ayant jamais pu aimer personne, ni même son chat, cherche homme capable de la divertir, l'émouvoir, la séduire.» Juan tente sa chance et arrive à bout de souffle aux pieds de Beatriz.Il s'ensuit un huis clos d'un subtil désespoir, ponctué d'ironie sur la condition féminine, et dont Juan finira par se libérer dans une fuite éperdue qui sonne l'écroulement de la vie rêvée de Beatriz.Conclusion ponctuée, telle une secousse sismique, par la chute de deux paniers de pommes roulant avec fracas sur la scène et l'écroulement du mur caché derrière une étagère remplie de bouteilles vides qui s'écrasent dans un choc de plastique.Le décor est le même que celui conçu par le Théâtre d'Aujourd'hui où la pièce a été créée, au printemps dernier.Mais on jurerait qu'il a été confectionné spécialement pour un Mexique où l'eau embouteillée et l'accumulation du plastique indestructible composent une inquiétante réalité.Après avoir séduit une première fois le public mexicain avec Les Trois Morts de Marie, Carole Fréchette et sa dernière pièce traduite en espagnol s'attirent une critique élogieuse et un public réceptif.La pièce est présentée les lundis et mardis \u2014 depuis la mi-août jusqu'à la mi-décembre \u2014 dans une petite salle d'un centre théâtral ayant échappé par miracle à un complexe de multi-cinémas.Mauricio Garcia Lozano fait coup double, renforçant son attirance pour le théâtre québécois puisqu'il a d'abord monté la pièce en français au Théâtre d'Aujourd'hui.Loin de confiner à la répétition, reprendre la pièce en espagnol lui a permis de l'approfondir et d'y apporter une dimension nouvelle.« J'ai monté la pièce à Montréal en un temps record, confesse-t-il, avec des acteurs pressés par une tournée.J'ai apprécié l'ouverture de ces comédiens, leur rapidité, leur assurance.À Mexico, j'ai eu 10 semaines, mais j'ai recommencé à zéro.Le rythme est moins rapide, on va plus en profondeur.» Mauricio Garcia estime que l'expression des comédiens mexicains est plus nuancée, plus complexe, plus humaine dans ses contradictions mêmes.Il est vrai qu'il a eu le temps de réfléchir à ses propres sentiments.« J'ai compris, confesse-t-il, que l'amour n'est pas un destin, mais une recherche, un voyage.Ce n'est pas une fin mais un moyen.» La pièce durait l h 25 à Montréal, elle s'étire sur l h 40 à Mexico.On aurait pu s'attendre à l'inverse, vu le débit accéléré des Mexicains de la capitale.Mauricio Garcia trouve pourtant que le rythme de la pièce était trop rapide dans sa version montréalaise.Le metteur en scène de Juan y Beatriz a voulu donner à l'oeuvre de Carole Fréchette « un ton réaliste dans un contexte surréaliste ».Il y réussit entièrement.Olga Harmony, la doyenne des critiques de Mexico, ne ménage pas ses éloges dans le quotidien La Jornada : « Le talent du metteur en scène met en parfaite évidence les qualités du texte : étincelant, tendre, violent, désespéré.Les acteurs, Lisa Owen et Carlos Aragon, sont connus des publics de cinéma et de télévision.Aragon participe même régulièrement à la ligue d'improvisation que le Mexique comme la France a empruntée au Québec.Dans un autre article, Michelle Solano résume ses impressions dans cet éloge flatteur pour Carole Fréchette : « Une théâtralité absolue, des moments magnifiques .surpassant le jeu des acteurs et la plasticité de la pièce.» Association des concessionnaires KIA du grand Montréal Faites vite ! Ils décollent rapidement ! 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Gustav, pour les besoins de la cause, reçoit la visite d'un prétendu journaliste ou admirateur qui en sait un peu trop sur sa vie privée.Les événements évoqués sont présentés sous forme de retours en arrière, dans une seconde aire de jeu, sorte de « deuxième réalité », justement.On peut difficilement donner plus de détails sur l'action de la pièce sans gâcher le « plaisir » du spectateur potentiel.Ainsi tenonsnous- en à ce court synopsis et ajoutons tout simplement qu'il y a quelque chose de la légende de Faust dans la première pièce d'Alexandre Marine, qui cite justement Goethe au nombre de ses influences dramaturgiques.La conscience de l'artiste et la valeur de l'art (et de l'âme) sont au centre de l'oeuvre.Jusqu'ici, le metteur en scène, professeur et directeur du Théâtre Deuxième Réalité s'en était tenu aux pièces des autres : Hoffman, Shakespeare, Dostoïevski, Brecht et Tchekhov, notamment.Il a voulu explorer l'écriture dramatique, qu'il a pratiquée dans sa langue natale, le russe, tout en s'assurant la collaboration de l'excellente Anne- Catherine Lebeau pour traduire le texte en français.Si le résultat est plus faible que lorsqu'il appose sa griffe à des écritures plus expérimentées, le style est reconnaissable, dans son authenticité et sa maîtrise rythmique.Comme dans Ne jetez pas de cendre par terre, d'Elena Skorokhodova, le début de la pièce est auréolé de mystère et d'étrangeté, centré sur un échange entre deux personnages dont on met du temps à saisir les motivations.L'atmosphère est presque « lynchienne ».Mais à l'instar des plus récents films du réalisateur de Blue Velvet et de Lost Highway, les choses se dérèglent, pour ne pas dire dégénèrent, progressivement.Du suspense on passe au burlesque le plus total avant de finir dans la tragédie, façon série B.Alexandre Marine a choisi pour interpréter sa pièce une excellente distribution, composée de Paul Ahmarani, Karyne Lemieux, Vitali Makarov et Igor Ovadis.Malgré le talent qu'on leur connaît, ils ne sont pas au sommet de leur art dans cette production.Appelés à changer régulièrement de registre, les comédiens ne savent pas toujours sur quel pied danser.Le soir de la première, jeudi dernier, on n'avait pas encore trouvé la cadence.Le spectacle, dont on donne seulement 10 représentations, n'a pas beaucoup de temps pour atteindre sa vitesse de croisière.Ce serait de toute manière plutôt étonnant qu'un rythme impeccable rachète complètement les longueurs du texte.LE SILENCE 2 d'Alexandre Marine.Traduction : Anne-Catherine Lebeau.Mise en scène : Alexandre Marine.Avec Paul Ahmarani, Igor Ovadis, Karyne Lemieux et Vitali Makarov.Décors et costumes : Valentina Komolova.Une production du Théâtre Deuxième Réalité présentée au Théâtre La Chapelle jusqu'au 3 novembre.Appelés à changer régulièrement de registre, les comédiens composant l'excellente distribution du Silence 2, dont Paul Ahmarani et Karyne Lemieux, ne savent pas toujours sur quel pied danser."]
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