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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-10-31, Collections de BAnQ.

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[" 4LP0102A1031 Page A1/31oct.4LP0102A1031 ZALLCALL 67 00:26:10 10/31/02 B MONTRÉAL JEUDI 31 OCTOBRE 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ 1 19e ANNÉE > NO 1 2 > 7 2 P AG E S > 6 C A H I E R S Manley minimise l'état des surplus d'Ottawa Pauline Marois le qualifie de «Harry Potter des finances publiques» WINONA DANS DE BEAUX DRAPS! LE FENTANYL UTILISÉ À MOSCOU Un gaz 100 fois plus puissant que la morphine MATHIEU PERREAULT LE GOUVERNEMENT russe a admis hier avoir utilisé samedi dernier un anesthésiant 100 fois plus puissant que la morphine, sous forme gazeuse, pour prendre d'assaut le théâtre moscovite où des terroristes tchétchènes tenaient en otage 800 personnes.La substance, le fentanyl, est couramment utilisée dans les salles d'opération nord-américaines, mais sous forme liquide, parce que la forme gazeuse est beaucoup trop dangereuse.Des experts consultés par La Presse estiment que le gouvernement russe a mal géré cette tactique unique au monde.« Le fentanyl a pour effet de causer des nausées et un arrêt respiratoire », a expliqué à La Presse le président de la Société amér i c a i n e d e s anesthésiologistes, le Dr James Cottrell.« Pour cette raison, il faut qu'un patient qui en reçoit soit sous surveillance médicale constante.C'est une substance très dangereuse parce qu'il y a beaucoup de variations individuelles.Sous forme gazeuse, ses effets sont encore plus imprévisibles.Cette incertitude explique que nous ne nous servions du fentanyl que comme antidouleur, pas comme anesthésiant.» L'ex-président du Centre de toxicologie du Québec, Albert Nantel, note que les autorités médicales ont probablement manqué d'antidote.« Ça m'a surpris de savoir qu'il s'agissait de fentanyl, parce que le narcan est un antidote très efficace, dit le toxicologue québécois.Voir GAZ en A2 JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Désirant contrer l'appétit des provinces qui réclament davantage d'argent du fédéral pour financer le régime de soins de santé, le ministre des Finances, John Manley, prévoit de maigres surplus au cours des trois prochaines années, qui forceront Ottawa à la plus grande prudence à cause de la faiblesse de l'économie mondiale.John Manley À moins de trois mois de la conférence des premiers ministres portant uniquement sur la question du financement des soins de santé, M.Manley a indiqué hier que le fédéral affichera un petit surplus d'un milliard de dollars cette année et que l'excédent s'élèvera à 3,1 milliards en 2003-2004 et à 3,5 milliards durant l'exercice financier suivant.À ces surplus, il faudra toutefois ajouter les trois milliards de dollars qui se ront mis dans une réserve annuelle pour éventualités afin de parer aux imprévus, une pratique suspendue lors du dernier budget pour financer diverses mesures pour lutter contre le terrorisme.Mais cette somme, si elle n'est pas utilisée, servira automatiquement à rembourser la Voir MANLEY en A2 Photo AP Accompagnée de son avocat, l'actrice Winona Ryder paraissait bien songeuse à son arrivée dans un tribunal de Los Angeles où elle fait face depuis lundi à des accusations de vol et de vandalisme pour lesquelles elle encourt trois ans de prison.Deux agents de sécurité du grand magasin Saks Fifth Avenue de Beverly Hills sont déjà venus témoigner qu'ils avaient vu la jeune actrice cacher des vêtements \u2014 d'une valeur d'au moins 5500 $US \u2014 dans son sac après en avoir coupé les étiquettes et les alarmes antivol.Une fois arrêtée, elle leur a expliqué qu'elle se livrait à ces larcins pour préparer un rôle, à la suggestion de son réalisateur, et qu'elle avait oublié d'en aviser la direction de Saks.Photo AP Plusieurs parents et amis ont participé hier à une cérémonie funèbre à la mémoire des victimes de la prise d'otages.La pauvreté diminue SOPHIE ALLARD LE NOMBRE de familles à faible revenu n'a jamais été aussi bas au pays en 10 ans, annonce Statistique Canada dans un communiqué sur le revenu familial diffusé hier.Ce sont les enfants et les familles monoparentales ayant à leur tête une femme qui connaissent la plus grande amélioration de leurs conditions.Montréal n'échappe pas à la tendance, mais traîne la patte.En 2000, le revenu après impôt des Canadiens s'est accru pour la cinquième année consécutive.C'est chez les familles monoparentales dirigées par une femme que l'augmentation est la plus notable : le revenu moyen après impôt a fait un bon de 8,4 % par rapport à 1999 pour atteindre 29 081 $.Au Québec, la situation des familles monoparentales ayant une femme à leur tête s'est aussi améliorée, quoique les revenus soient plus faibles que dans l'ensemble du pays.Voir PAUVRETÉ en A4 Consultez la version intégrale de l'énoncé économique de John Manley à: www.cyberpresse.ca/enonce Toutes nos informations sur les affaire des otages de Moscou: www.cyberpresse.ca/moscou Crise politique en Israël Après 20 mois de cohabitation difficile, le gouvernement d'union nationale vole en éclats en Israël.Protestant contre les crédits alloués à la colonisation dans les territoires palestiniens, les cinq ministres travaillistes du cabinet dirigé par Ariel Sharon ont remis hier leur démission en plein débat budgétaire.Cette sortie n'entraînera pas la chute immédiate de Sharon, mais sa fragile coalition de droite ne disposera que d'une très courte majorité.On parle déjà d'élections anticipées au printemps 2003.Voir nos informations en A11 Le contrôle du Congrès américain pourrait se jouer en prolongation Bandes dessinées E2 Bridge E8 Décès E6, E7 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton E2 Forum A13-A15 Horaire spectacles C4 Horaire télévision C2 Horoscope E6 Le monde A0-A12, A16 Loteries A2, A10 Mots croisés E2, S12 Mot mystère E2 Petites annonces - immobilier E4, E5 - marchandises E5 - emplois E5 - automobile E6-E8 - affaires D2 Quoi faire B6 M É T É O Voir page S16 Ciel variable Maximum 5, minimum -1 JOONEED KHAN L'ANCIEN vice-président Walter Mondale a accepté hier de briguer le poste de sénateur du Minnesota à la place de Paul Wellstone, l'élu sortant tué la semaine dernière dans un accident d'avion, ce qui accroît les chances des démocrates de conserver ce siège.Mais la lutte pour le contrôle du Sénat est tellement serrée, et les règles tellement compliquées dans certaines courses, que les Américains pourraient devoir attendre jusqu'en décembre ou janvier les résultats des législatives de mardi prochain.Bref, à l'image des présidentielles de 2000, les législatives de 2002 pourraient aller en prolongation \u2014 et déboucher, selon les analystes, sur un autre gridlock, une impasse exacerbée au niveau du Congrès des États-Unis, notamment à la Chambre haute.Mondale n'est pas sûr d'être élu, d'ailleurs.Avant de dire oui, il avait la faveur des sondages sur le républicain Norm Coleman.Mais les votes par anticipation déjà accordés à Wellstone n'iront pas à Mondale, alors que ceux de Coleman seront comptabilisés.Ceux qui ont voté pour Wellstone, et qui pour la plupart sont partis vers le Sud pour l'hiver, devront se rendre aux urnes au Minnesota en personne mardi s'ils veulent voter pour Mondale.Le Parti démocrate de l'État a demandé aux tribunaux de statuer que d'autres bulletins de vote par anticipation leur soient envoyés.Même incertitude au New Jersey, où le démocrate Robert Toricelli, sénateur sortant, s'est retiré sur une accusation de corruption \u2014 pour être remplacé par un autre retraité, Frank Lautenberg, 78 ans, qui avait « quitté » le Sénat, et la politique, en 2000.Quant à Mondale, qui fut déjà sénateur du Minnesota avant de devenir le vice-président de Jimmy Carter, il est âgé de 74 ans.En Louisiane, la loi requiert qu'un candidat obtienne 50 % des voix pour être élu au Sénat fédéral, faute de quoi les deux premiers finissants doivent s'affronter au cours d'un second tour le 7 décembre.Or, la sénatrice sortante, Mary Landrieu, démocrate, fait autour de 45 % dans les sondages, face à huit rivaux.En Alaska, le sénateur républicain sortant Frank Murkowski brigue le poste de gouverneur.Voir CONGRÈS en A2 Pour renseignements, appelez ( 5 1 4 ) 3 3 6 - 4 4 4 4 Sans frais 1 877 667-2020 Examen de la vue Verres de contact Grand choix de montures exclusives VV o Voioirri rdd édéttéaatiiallssil see nne n ss uuscuccccuucrurssraasllaeele www.greiche-scaff.com RRReeennnssseeeiiigggnnneeezzz-vvvooouuusss sssuuurrr nnnoootttrrreee Offre spéciale Lunettes complètes (Verres et monture) 5900$ Plan de protection contre les bris, la perte et le vol.Nouveau 4LP0201A1031 Page A2/31oct.4LP0201A1031 ZALLCALL 67 23:10:23 10/30/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 1 OCTOBRE 2002 DEMAIN DANS LA PRESSE Sur les traces de Tim Allen Sitôt l'Halloween passée, Noël se manifeste avec la sortie sur grand écran, demain, de Sur les traces du père Noël 2 (The Santa Clause 2).S'il a fallu patienter huit ans pour la suite de ce film qui avait connu un beau succès, c'est que sa vedette, le comédien et humoriste Tim Allen, exigeait un scénario à la hauteur de ses attentes.Marc- André Lussier a rencontré l'homme qui se métamorphose en père Noël, à Boston.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 5-8-0 > À quatre chiffres : 0-0-8-5 LOTO 6/49 > 05-06-13-22-29-46 Compl.: 08 > Extra : 684155 AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Venez fêter l'Halloween avec le romancier Patrick Senécal, spécialiste des cauchemars et des sueurs froides, à midi cyberpresse.ca/clavardage > Découvrez la recette de la semaine de Ricardo Larrivée cyberpresse.ca/ricardo > Que préparer comme menu « terrifiant » pour la soirée d'Halloween ?cyberpresse.ca/halloween Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE MANLEY Suite de la page A1 dette accumulée du fédéral, qui s'élève à 536,5 milliards, a indiqué M.Manley en faisant une mise à jour de la situation économique au pays devant le comité des Finances à Halifax.« Nous maintiendrons le cap et nos objectifs.Nous gérerons avec soin et prudence l'argent des impôts que les Canadiens ont gagné par leur dur labeur.Notre approche doit être la même que celle des familles canadiennes lorsqu'elles cherchent à équilibrer leur budget.Nous devons dépenser de manière avisée et vivre selon nos moyens », a déclaré le ministre.M.Manley, qui doit déposer son tout premier budget en tant que ministre des Finances en février prochain, s'est félicité de voir que l'économie canadienne continue de croître à un rythme solide de 3,4 % cette année malgré le ralentissement économique qui sévit aux États-Unis.Le ministre, qui a décrit le Canada comme le « tigre du Nord » à quelques reprises dans son discours, s'attend d'ailleurs à ce qu'elle continue sur cette lancée en 2003 puisqu'il table sur une croissance de 3,5 %.Malgré tout, le ministre préfère jouer la carte de la prudence lorsqu'il s'agit des surplus, craignant manifestement que la faiblesse de l'économie mondiale, secouée par le repli des marchés boursiers, les retombées des scandales qui ont touché certaines sociétés américaines, la possibilité d'une guerre en Irak et d'autres attentats terroristes, ne gruge la marge de manoeuvre du fédéral.Durant son discours devant les membres du comité des Finances, M.Manley a aussi invoqué certaines initiatives du gouvernement Chrétien, notamment le plan de réduction des impôts de 100 milliards échelonné sur cinq ans et l'accord sur les soins de santé de 23,4 milliards signé il y a deux ans pour expliquer les modestes surplus à venir.« Malgré ces perspectives encourageantes pour le Canada, l'horizon n'est pas sans nuages.Nous devrons composer avec une situation internationale incertaine au cours des prochains mois », a fait valoir M.Manley, qui se donnera, en plus de la réserve de trois milliards, un coussin cumulatif supplémentaire de six milliards de dollars au cours des trois prochaines années afin de parer à toute éventualité.Les partis de l'opposition aux Communes et les provinces n'ont pas tardé à dénoncer hier les prévisions fort conservatrices du ministre Manley.À Québec, la ministre des Finances, Pauline Marois, a qualifié son homologue fédéral de « Harry Potter des finances publiques », une allusion au populaire film mettant en vedette un jeune apprenti sorcier qui utilise ses talents de magicien pour faire échec aux forces du Mal.« Il fait exactement la preuve que nous avions raison sur le déséquilibre fiscal avec les surplus qu'il nous annonce.(.) Il est en train de devenir le Harry Potter des finances publiques.À la fin de l'année, il va faire apparaître de façon magique, tout d'un coup, des surplus.Il va les appliquer à la dette », a dit Mme Marois.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a déclaré que M.Manley emploie la même stratégie que son prédécesseur, Paul Martin, en sousestimant volontairement l'ampleur des excédents afin d'éviter un véritable débat sur leur utilisation et sur le déséquilibre fiscal qui existerait entre Ottawa et les provinces.« Ces prévisions ne tiennent pas la route.(.) Il y a une stratégie derrière tout cela.Cela leur permet de se défiler face à leurs responsabilités », a déclaré M.Duceppe.À titre d'exemple, le gouvernement Chrétien prévoyait dans son dernier budget que le surplus de l'exercice financier 2001-2002, qui a pris fin le 31 mars, serait de 1,5 milliard tout au plus.Or, l'excédent s'est élevé à 8,9 milliards et il a servi à rembourser la dette accumulée.L'Alliance canadienne, qui réclame le dépôt d'un budget cet automne, a aussi mis en doute les prévisions du ministre Manley en affirmant que le gouvernement Chrétien « nage dans l'argent » à un point tel qu'il pourrait à la fois réduire davantage les impôts des contribuables et augmenter les paiements de transfert aux provinces destinés à financer les programmes sociaux tels que la santé.À ce propos, le ministre Manley a indiqué qu'Ottawa tentera de trouver l'argent pour répondre aux besoins des provinces dès le prochain budget en abolissant des programmes fédéraux jugés désuets et en réaffectant les sommes économisées dans la santé, par exemple.« Notre gouvernement fera sa part.Le premier ministre a indiqué que nous collaborerons avec les provinces pour convenir d'un plan à long terme en vue de moderniser le régime d'assurance-maladie et qu'il tiendra une rencontre des premiers ministres au début de l'année.Nous fournirons des ressources pour soutenir la mise en oeuvre de ce plan dans le prochain budget », a-t-il dit.La ministre Pauline Marois a dit juger « intéressante » la nouvelle de nouveaux investissements en santé, mais exige qu'Ottawa transfère au Québec les moyens financiers nécessaires pour assurer lui-même cette responsabilité.La semaine dernière, un comité présidé par le sénateur Michael Kirby a recommandé au fédéral d'injecter au moins cinq milliards de dollars dans le système de soins de santé, quitte à augmenter la TPS ou à prélever une taxe spéciale pour y arriver.La commission sur l'avenir des soins de santé au pays, présidée par Roy Romanow, doit remettre son rapport au gouvernement Chrétien en novembre et devrait aussi proposer que le fédéral délie les cordons de sa bourse pour assurer la pérennité du régime.Chose certaine, le ministre Manley n'a pas l'intention de retomber dans l'ornière des déficits pour financer certains programmes, estimant que la folie des dépenses des années 1970 et 1980 avait mené le pays au bord de la faillite.Avec la collaboration de Mario Cloutier à Québec GAZ Suite de la page A1 L'effet du fentanyl dure plus longtemps que celui de l'antidote, alors il faut en redonner plusieurs fois.Ils en ont probablement manqué.Ça renforce l'idée que ça a été mal planifié.C'était assez évident, en les voyant sortir sur des civières, qu'ils n'avaient pas d'infrastructures appropriées.» Le gaz a été utilisé parce que les terroristes menaçaient de faire sauter des bombes en cas d'attaque policière.Le gaz est responsable de la mort de 117 des 120 otages qui ont perdu la vie au cours du siège de trois jours.C'est la première fois que le gouvernement russe admet que le gaz a tué des otages.Le fentanyl a été particulièrement toxique parce que ces derniers étaient fatigués, déshydratés et mal nourris.Plusieurs analystes pensent qu'il s'agit d'un mélange de fentanyl et d'un composé de la famille des halothanes, aussi utilisés pour les anesthésies médicales \u2014 des tests faits sur les vêtements d'otages allemands ont décelé des traces d'halothane.C'est qu'il n'existe pas sur le marché de forme gazeuse du fentanyl, quoiqu'il ne doive pas être très difficile d'en produire, selon le Dr Cottrell.Le fentanyl n'est pas non plus très volatil sous forme liquide, contrairement à certains des halothanes.Il se peut donc que l'halothane ait servi de « porteur » pour le fentanyl, selon M.Nantel.Des analystes militaires interviewés par l'hebdomadaire britannique New Scientist ont affirmé que le fentanyl existe sous forme gazeuse.Le fait que les experts médicaux ignorent cela indique que la forme gazeuse, probablement en aérosol, du fentanyl est issue de recherches militaires.Le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé que l'utilisation du gaz n'a pas contrevenu à la convention sur l'interdiction des armes chimiques.Selon le Dr Cottrell, joint à New York, exploiter la volatilité des halothanes est « une idée brillante ».L'anesthésiste américain a passé la journée hier à répondre aux médias, pour éviter que des inquiétudes naissent à propos des anesthésies médicales.Le fentanyl liquide est utilisé dans la moitié des chirurgies nécessitant une anesthésie aux États-Unis.« Mais sous la supervision d'un anesthésiste, il n'y a aucun risque », répétait inlassablement le Dr Cottrell.Commission d'enquête À Moscou, la Douma, la Chambre basse du Parlement, a refusé de débattre d'une proposition de loi des députés libéraux sur la création d'une commission d'enquête indépendante afin de déterminer comment le commando tchétchène a pu rentrer, bardé d'armes et d'explosifs, dans le théâtre où se jouait la comédie musicale Nord-Ost.Les dirigeants russes se sont pour leur part félicités de l'arrestation à Copenhague, mardi, d'Akhmed Zakaiev, l'émissaire du président tchétchène Aslan Maskhadov, à la demande des autorités russes qui le soupçonnent d'être impliqué dans la prise d'otages de Moscou.« Zakaiev est soupçonné d'avoir été impliqué dans une série d'attentats terroristes au cours de la période 1996-1999 et est soupçonné d'avoir pris part à l'organisation de la prise d'otages de Moscou », souligne un communiqué de la police danoise.« Nous sommes dans une situation où il peut être extradé vers la Russie à certaines conditions », a déclaré la ministre danoise de la Justice Lene Espersen, en soulignant que Copenhague devait avoir « l'assurance qu'il ne risquait pas la peine de mort ».La peine capitale existe en Russie, qui observe cependant un moratoire depuis 1996.Guennadi Seleznyov, le président de la Douma, a souhaité qu'Akhmed Zakaiev, qui a été interpellé mardi soir après la clôture du Congrès tchétchène mondial qui s'est tenu lundi et mardi dans la capitale danoise, soit extradé aussi vite que possible.Le procureur général de Russie a fait parvenir une demande en ce sens aux autorités danoises.Avec la collaboration d'Associated Press N e w L i n e a BRACELET EN ACIER OU LARGE SÉLECTION DE BRACELETS DE CUIR EN SPIRALE, INTERCHANGEABLES www.baume-and-mercier.com $1,550 ©2001 Baume & Mercier, Inc.CONGRÈS Suite de la page A1 S'il est élu, il entend démissionner du Sénat le 2 décembre à midi.Selon une loi, votée juste pour lui permettre de désigner son successeur, disent les démocrates, il devra attendre cinq jours avant de nommer un remplaçant au Sénat.Au Missouri, Mme Jean Carnahan fut nommée au Sénat en 2000 pour servir le mandat posthume accordé par les électeurs à son mari, le gouverneur démocrate Mel Carnahan, tué peu avant le scrutin dans un accident d'avion.Les électeurs de l'État décideront mardi si Mme Carnahan termine ou pas les quatre années qui restent à son mandat.Elle affronte le républicain Jim Talent qui, s'il est élu, prêterait serment immédiatement pour siéger dans le Sénat dit lame-duck (canard boiteux) \u2014 qui reprendra ses travaux après les élections jusqu'à l'entrée en fonction du nouveau Sénat en janvier.Mais la prestation de serment de Talent dépend de l'approbation du vote par le gouverneur du Missouri, Jim Holden, qui est démocrate.« La loi est si vague que Holden pourrait bien se traîner les pieds », estime le politologue Kenneth Warren, cité par l'agence AP.Au Dakota du Sud, le président George W.Bush a lancé un défi au sénateur Tom Daschle, chef de la majorité démocrate sortante, en poussant le républicain John Thune, qui visait le poste de gouverneur, contre le sénateur démocrate sortant Tim Johnson.La bataille est acharnée au point où la justice enquête déjà sur des accusations de fraude lors de l'enregistrement des électeurs et de la procédure de vote par anticipation.Si le résultat est vraiment serré mardi soir, l'élection pourrait être décidée lors d'un dépouillement judiciaire ou devant le comité des règlements du Sénat.Dans un cadre où le contrôle du Sénat est disputé à 49 contre 49, avec un indépendant (le sénateur Jim Jeffords, du Vermont, qui a démissionné comme républicain en 2000, et qui vote démocrate), et un siège vacant, la lutte dans ces six États, et dans quatre ou cinq autres, décidera de l'équilibre des pouvoirs à Washington pour les deux prochaines années.Chose certaine, les analystes interrogés par le webzine MSNBC, le Chicago Sun-Times et USA-Today ne s'attendent pas à ce que mardi, le Sénat ou la Chambre bascule fortement d'un côté ou de l'autre, comme en 1966 sous Lyndon Johnson, en 1982 sous Ronald Reagan, et en 1994 quand Bill Clinton perdit 52 sièges à la Chambre.« Les démocrates n'ont pas pu profiter du recul de l'économie pour provoquer une vague de fond de colère, et les républicains ont enfourché l'appel du président Bush à la guerre au terrorisme pour uniquement conserver leurs acquis », écrit le Sun-Times.Et USA-Today rapporte que le redécoupage électoral de 2002, mené sur la base du recensement décennal et qui a un impact sur l'élection à la Chambre, a été menée de façon tellement « bipartisane » que près de 400 des 435 représentants sortants sont assurés d'être réélus.Dans toute la Californie, un seul des 53 districts est en jeu, un sur 32 au Texas, aucun sur les 29 de New York.Photo AP L'ex-président des États-Unis, Bill Clinton, l'ex-vice- président Walter Mondale et le sénateur Hillary Rodham Clinton, ont assisté mardi à une cérémonie à la mémoire du sénateur démocrate Paul Wellstone, de sa femme, de sa fille et de ses trois proches collaborateurs, morts le 25 octobre dans l'écrasement d'un avion. 4LP0301A1031 a3 31 octobre 4LP0301A1031 ZALLCALL 67 21:05:43 10/30/02 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 3 1 O C T O B R E 2 0 0 2 A 3 ACTUALITÉS ALGÉRIENS SANS STATUT Une dernière chance sous le signe de la conciliation G I L L E S TOUPIN e t MARIO CLOUTIER Les Algériens sans statut du Québec assujettis à des mesures de renvoi auront une nouvelle chance de faire valoir leur dossier et d'obtenir éventuellement un statut de résident permanent grâce à des mesures exceptionnelles annoncées hier par Ottawa et Québec.Le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Denis Coderre, et son homologue du Québec, Rémy Trudel, ont en effet décidé que les 1069 Algériens du Québec menacés d'expulsion pourront, sans quitter le pays, demander à Immigration Canada un certificat de résident permanent pour motifs humanitaires.Une fois cette demande déposée, le ministère fédéral transmettra ensuite celle-ci à Québec, qui délivrera, après l'examen habituel, un certificat de sélection.Ottawa reprendra alors le dossier pour procéder à l'enquête de sécurité et aux examens médicaux.Il émettra ensuite des permis de résident permanent à ceux qui ont rempli les conditions d'acceptation.« Il s'agit donc d'une mesure exceptionnelle pour une situation exceptionnelle, a affirmé le ministre Denis Coderre lors d'une conférence de presse à Ottawa, et qui ne touche que la cohorte des Algériens visés par la levée du moratoire.» Le moratoire instauré en 1997 sur le renvoi des ressortissants algériens qui ne remplissaient pas les conditions du statut de réfugié a été rendu caduc par le gouvernement fédéral le 5 avril dernier.Ce moratoire a été instauré en raison de l'extrême violence politique qui a fait 100 000 morts en Algérie depuis 1991.De son côté, au cours d'une autre conférence de presse à Québec, le ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, Rémy Trudel, a affirmé avoir soumis cette « procédure québécoise particulière » au gouvernement fédéral la semaine dernière dans un « souci de traitement humanitaire ».L'idée est d'évaluer prioritairement en 90 jours les dossiers des ressortissants algériens en tenant compte de leur séjour et de leurs pratiques de vie au Québec.« Je dois noter l'ouverture du gouvernement fédéral à la procédure québécoise suggérée, a déclaré M.Trudel, et la réponse qui nous a été donnée rapidement pour dénouer cette situation qui est, c'est le moins que l'on puisse dire, pénible pour ces personnes vivant en terre québécoise.» Pour la famille algérienne Seddiki- Bourouisa, réfugiée dans une église de Montréal depuis une dizaine de jours pour éviter l'expulsion, les annonces d'hier sont encourageantes.Le ministre Trudel a indiqué qu'il faisait tout pour trouver « une solution heureuse » à ce cas.Les Seddiki-Bourouisa ont un enfant de deux ans, Ahmed, qui est citoyen canadien.En vertu de la « solution humanitaire » concoctée par Ottawa et Québec, la demande du couple pour obtenir le statut de résident permanent sera étudiée d'ici 90 jours sans que ces derniers aient à quitter le pays, contrairement à ce qui est prévu dans la loi.D'ailleurs, dès hier, des fonctionnaires du Québec ont rencontré le couple afin d'entamer les procédures de sélection.D'ici quelques jours, les Seddiki-Bourouisa devraient en principe obtenir un certificat de sélection puisque ces personnes, comme l'a souligné hier le ministre Trudel, « partagent depuis un bon nombre de mois et d'années la vie québécoise ».Les personnes touchées par la mesure d'exception annoncée hier doivent être des ressortissants de l'Algérie, a précisé le ministre Coderre.Leur demande d'asile doit avoir été rejetée par la Commission de l'immigration et du statut de réfugié.Ces Algériens sans statut du Québec devaient également résider au Québec le 5 avril 2002, date de la levée du sursis sur les renvois.Ils doivent de plus faire une demande de résident pour des motifs humanitaires au plus tard trois mois après le rejet de leur demande d'asile ou après la fin de leurs recours judiciaires.Pour pouvoir faire leur demande de résident, ils doivent encore vivre au Québec.« L'entente avec le Québec, a souligné Denis Coderre, vise à ce qu'une personne dont la demande d'asile a été refusée puisse faire sa demande de résident permanent à partir du territoire québécois.La loi est très claire à ce sujet : lorsqu'une personne n'est pas considérée comme réfugiée, elle doit quitter le territoire pour faire une demande de résident permanent au Québec.» M.Coderre a aussi tenu à rappeler que les sans-statut algériens qui ont un dossier criminel ou qui présentent un risque pour la sécurité nationale ne pourront profiter des mesures exceptionnelles annoncées.« C'est la tolérance zéro en ce sens », a lancé le ministre.Il a aussi mis en garde les 149 ressortissants algériens qui n'ont pas encore régularisé leur situation de le faire d'ici le 8 novembre.« S'ils ne le font pas, a-t-il menacé, je comprendrai qu'ils ont quelque chose à cacher et nous procéderons immédiatement, selon la loi, à l'émission de mandats et aux expulsions.» Denis Coderre a insisté sur l'attachement du Canada au processus juridique dans le domaine de l'immigration.Il a dit que la solution présentée hier ne constituait nullement un passe-droit ni une amnistie générale.« La question du maquis et la question de négocier dans les églises, oubliez ça, a-t-il martelé.On n'embarque pas là-dedans.Nous sommes généreux.Nous ne sommes pas naïfs.» Le ministre a enfin précisé que ceux dont les demandes seront refusées pourront faire une demande de protection à Immigration Canada.Ottawa devra alors faire un examen des risques avant le renvoi.Les Algériens de Montréal sceptiques MARIE-FRANCE LÉGER LA FAMILLE Seddiki-Bourouisa a mandaté hier le pasteur Darryl Gray et une représentante du Comité d'aide aux réfugiés pour exprimer son soulagement, mais aussi ses craintes relativement à la décision conjointe des ministres Coderre et Trudel.Hébergée depuis 10 jours dans l'église Union United, dans Saint-Henri, la famille, apparemment épuisée, a en effet préféré parler à son avocat et aux autorités de l'immigration avant de s'adresser aux médias.Même si la famille a exprimé sa joie et se dit plus encouragée que jamais, elle s'inquiète aussi que le sursis de 90 jours annoncé hier soit trop court.« Ils n'ont toujours pas eu une réponse claire.Mais ils ne vont pas non plus rester ici 90 jours.Ils partiront peut-être demain ou à la fin de la semaine », a souligné le pasteur Gray.Il s'est dit attristé que la famille en soit venue à chercher secours dans son église, mais a précisé qu'il était de son devoir de leur offrir ce sanctuaire.« J'encourage les revendicateurs de statut à suivre le processus normal, mais je demande aussi aux Églises d'être plus vigilantes, d'exercer plus d'autorité et de responsabilité morale », a-t-il poursuivi en brandissant un recueil intitulé Sanctuaire pour réfugiés écrit en 1997 par la maison mère de l'Église Unie à Toronto.Nadia Pollaert, du Comité d'aide aux réfugiés, s'est demandé si le délai de trois mois imparti aux Algériens sans statut arrivés au Québec avant le 5 avril était suffisamment long.« Est-ce suffisant pour présenter le dossier humanitaire ?Ce sont souvent des dossiers qui font 10 centimètres d'épaisseur.Et est-ce que les agents d'immigration auront le temps de les regarder ?» a-t-elle demandé.La famille Bourouisa-Seddiki devrait commenter la situation aujourd'hui après avoir reçu conseil de son avocat, Bill Sloan.Le Comité des sans-statut, qui représente quelque 1000 Algériens de Montréal, réagira également ce matin.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Nadia Pollaert, du Comité d'aide aux réfugiés, et le pasteur Darryl Gray se sont adressés aux médias hier au nom de la famille Seddiki-Bourouisa.Exclusivement chez Les Ailes de la Mode, jusqu'au 17 novembre 2002, obtenez cette élégante prime de huit pièces avec tout achat de 35 $ ou plus de produits de beauté Dior, fragrances féminines ou Higher Dior : Rouge Collection, Gueule d'or Mascara Fascination, Noir Eau Démaquillante Fraîcheur No-Age Essentiel - Nutri-sérum rénovateur jeunesse Model Lift - Crème fermeté optimale, FPS 10 J'adore, Eau de Parfum vapo 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juger les suspects dans leur juridiction respective.Et cette bagarre de procédure, dont l'enjeu est devenu l'assurance d'obtenir des peines de mort, avant même le début des procès des deux suspects, inquiète des intervenants américains en justice criminelle.« Avec toutes ces discussions sur l'admissibilité ou non à la peine capitale, selon l'instance judiciaire qui jugerait les suspects en premier, ça risque d'être de plus en plus difficile, sinon impossible, de leur assurer des procès équitables », estime Richard C.Dieter, directeur du Centre d'information sur la peine de mort, à Washington.« Les dirigeants judiciaires dans cette affaire, même le ministre fédéral de la Justice, John Ashcroft, se querellent à propos de procédure pour en venir à des peines de mort le plus rapidement possible.À ce rythme, les futurs avocats de défense des deux suspects auront plein d'arguments pour invoquer l'impossibilité d'un procès équitable ou d'un jury objectif dans la région.Le différend entre les instances judiciaires a pris de l'ampleur depuis mardi après le dépôt d'accusations fédérales d'extorsion et de possession illégale d'armes contre les deux suspects : John Mohammad, un ex-militaire américain de 41 ans, et John Lee Malvo, un émigrant jamaïcain de 17 ans.Ces accusations passibles de la peine capitale font concurrence à celles pour meurtre au premier degré qui avaient été déposées quelques jours plus tôt par le comté de Montgomery au Maryland, un secteur de la banlieue de Washington où six meurtres sont attribués au tireur.Le procureur de la Virginie, où le tireur aurait tué quatre fois dans deux comtés voisins, s'apprête aussi à déposer des accusations de meurtre.Deux autres États, celui de Washington et l'Alabama, ont des accusations de meurtre contre les deux suspects.Mais la gravité des crimes qu'on leur reproche en Virginie et au Maryland fait peu de doute à propos de la primauté de leurs accusations par rapport à celles de l'Alabama et de l'État de Washington.Cependant, les procureurs généraux du Maryland et de la Virginie se font maintenant concurrence à propos de la sévérité de leurs lois sur la peine de mort.Le Maryland restreint la peine capitale aux condamnés adultes alors que la Virginie l'applique à ceux de 16 ans et plus.Ainsi, pour le jeune suspect Malvo, une condamnation pour meurtre en Virginie le rendrait admissible à la peine capitale, contrairement au Maryland où la peine maximale serait l'emprisonnement à vie.Quant au suspect adulte, John Mohammad, une éventuelle sentence de peine de mort au Maryland pourrait être bloquée par un moratoire temporaire sur les exécutions.En outre, le Maryland a très peu utilisé la peine capitale depuis son rétablissement en 1976.Pour leur part, les autorités judiciaires de la Virginie ont exécuté de dizaines de condamnés durant ces 26 années.Le procureur d'État invoque cette sévérité judiciaire pour réclamer les premiers procès des deux suspects.L'intervention mardi du ministre de la Justice, John Ashcroft, l'un des plus ardents défenseurs de la peine capitale au sein de l'administration Bush, a mêlé les cartes encore plus.« Des sentences ultimes doivent absolument être possibles dans cette affaire », a dit M.Ashcroft après que son ministère eut déposé ses accusations.Juridiquement, ces accusations fédérales ont préséance sur celles du Maryland et de la Virginie.Le ministre Ashcroft peut aussi céder cette préséance en faveur de l'un ou l'autre des deux États, selon la gravité des accusations et les sentences souhaitées.Mais la justice criminelle américaine comporte aussi des enjeux politiques locaux et régionaux, alors que la plupart des procureurs d'État et des juges sont élus au suffrage populaire.Et cette politique régionale s'est immiscée fortement dans le cas des deux suspects de l'affaire du tireur meurtrier, déplore Richard C.Dieter, du Centre d'information sur la peine de mort.« Cette affaire criminelle a affecté toute la région de la capitale américaine et elle a suscité une énorme couverture médiatique.Or, des procureurs d'État et des juges dans toute la région seront en élection dès mardi prochain ou d'ici un an ou deux.Ils ont tout intérêt à utiliser l'affaire du tireur pour se faire valoir devant l'opinion publique », selon M.Dieter.Par ailleurs, autre indice de la querelle de juridiction dans cette affaire, le ministère américain de la Justice s'est efforcé hier de nier un article du New York Times indiquant que la prise en charge des deux suspects par des agents fédéraux, peu après leur arrestation la semaine dernière, aurait bousillé l'interrogatoire mené par les policiers du Maryland.Selon les sources du Times, le suspect adulte, John Mohammad, était sur le point de fournir des informations aux enquêteurs et peutêtre même des aveux.Mais depuis leur mise en détention fédérale, Mohammad et son jeune complice présumé auraient refusé presque toute collaboration avec les autorités policières.Publié par la Banque HSBC Canada hsbc.ca 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pourcentage, que ces variations soient négatives ou positives, de l'indice S&P/TSX 60M, D sous réserve d'une augmentation maximale de l'indice de 5 % par trimestre.Cette option rapporte un rendement minimal garanti de 4,5 % à l'échéance, ce qui équivaut à un rendement composé annuel de 1,48 %.Si l'indice n'enregistre aucune progression, aucuns intérêts supplémentaires ne seront versés.Indice américain : Les modalités sont les mêmes que celles de l'indice canadien sauf qu'elles s'appliquent à l'indice S&P 500.MD Cette option rapporte un rendement minimal garanti de 4,0 % à l'échéance, ce qui équivaut à un rendement composé annuel de 1,32 %.Si l'indice n'enregistre aucune progression, aucuns intérêts supplémentaires ne seront versés.Indice international : Le montant des intérêts est lié à un panier composé dans des proportions égales de trois indices internationaux, soit le S&P 500M, D le Dow Jones EURO STOXX 50MD et le Nikkei 225.MD Les intérêts sont établis en tenant compte de la moyenne des rendements enregistrés par les indices au cours des douze derniers mois pendant lesquels le CPG est en vigueur, sous réserve d'un rendement maximal de 21% pour la durée totale du placement.Si les indices n'enregistrent aucune progression, aucuns intérêts supplémentaires ne seront versés.2Vous y trouverez : des précisions sur la façon dont les intérêts sont calculés ainsi que sur les limites ou les circonstances, par exemple relativement au taux d'intérêt maximal, qui pourraient avoir une incidence sur le montant des intérêts et sur l'augmentation des intérêts en fonction des indices, des précisions sur les méthodes d'étalement qui pourraient être utilisées pour déterminer le montant des intérêts, enfin, une description des indices de dépôt ainsi que la date d'échéance du contrat.«Standard & Poor 500MD» et «S&P/TSX 60MD» sont des marques de commerce de The Mc Graw-Hill Companies, Inc.(le promoteur de ces indices).Le «Dow Jones EURO STOXX 50MD», est une marque de commerce de STOXX Limited (le promoteur de cet indice).Ces indices sont utilisés sous licence par la Banque HSBC Canada.Le «Nikkei 225MD» est la marque de service de Nihon Keizai Shimbun, Inc.(le promoteur de l'indice).Les promoteurs ainsi cités ne parrainent, n'endossent, ne vendent ni ne font la promotion du CPG marchés boursiers de la HSBC.Les promoteurs n'émettent pas non plus d'avis quant au bien-fondé d'acheter un CPG marchés boursiers de la HSBC.Ils se réservent tous les droits, y compris les droits d'auteur, se rapportant à leurs indices respectifs.Vous pouvez remuer ciel et terre à la recherche de solutions de placement\u2026 ou vous pouvez, tout simplement, communiquer avec nous.3091917A PAUVRETÉ Suite de la page A1 En 2000, les familles monoparentales québécoises ont gagné en moyenne 25 786 $ après impôt pour 23 957 $ en 1999.Même constat à Montréal, où le revenu moyen est passé de 24 849 $ en 1999 à 26 022 $ en 2000.À la Fédération des associations de familles monoparentales du Québec, on s'est dit étonné par ces chiffres.Ces données publiées par Statistique Canada sont tirées de deux enquêtes réalisées en janvier et mai 2001 auprès des ménages canadiens (61 000 personnes), soit l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu et l'Enquête sur les finances des consommateurs.« Puisque ces nouvelles données ne proviennent pas du recensement, il faut les interpréter avec un grain de sel, surtout lorsqu'on les étudie à petite échelle », dit Gaétan Garneau, de Statistique Canada.Statistique Canada brosse un tableau tout aussi positif au regard du nombre d'enfants, en baisse, vivant dans des familles à faible revenu.« En 2000, un enfant sur huit vivait dans une famille à faible revenu (12,5 %), peut-on lire dans le communiqué.Ce taux est parmi les plus faibles estimations enregistrées au cours des 20 dernières années.» En effet, on indique qu'environ 868 000 enfants de moins de 18 ans étaient en situation de faible revenu, soit le plus faible nombre observé depuis 1989 (765 000).« Ce nombre d'enfants équivaut à la population d'Ottawa, c'est énorme ! » lance Laurel Rothman, coordonnatrice nationale de Campagne 2000.L'organisme pancanadien regroupe plus de 85 organismes luttant pour l'élimination de la pauvreté chez les enfants.« Je crois que la bonne situation économique du pays est à l'origine de cette nouvelle donne, poursuit Mme Rothman.Nous avons cependant encore beaucoup de chemin à parcourir pour enrayer la pauvreté infantile.Toujours selon Statistique Canada, l'amélioration générale de l'économie canadienne explique aussi la diminution du nombre de familles à faible revenu.En 2000, 10,9 % de toutes les familles étaient en situation de faible revenu.En 1999, c'était 11,7 %.Le Québec enregistre aussi une légère baisse.Le nombre de familles à faible revenu y est passé de 14,3 % en 1999 à 13,6 % en 2000.Ombre au tableau À Montréal, où la tendance positive se fait aussi sentir, le tableau s'avère un peu moins reluisant.En 2000, 17,9 % (19,8 % en 1999) des familles montréalaises avaient un faible revenu.Par ailleurs, 21,6 % enfants montréalais, soit près de 10 % de plus que les enfants canadiens, vivaient dans des familles à faible revenu en 2000 (22,7 % en 1999).Par ailleurs, si la situation des familles monoparentales ayant une femme à leur tête s'est améliorée, il n'en demeure pas moins que leur revenu moyen après impôt est nettement plus faible (environ 10 000 $ de moins) que celui des familles monoparentales dirigées par un homme, qui est de 39 983 $.À Montréal, 49,1 % des mères seules avaient un faible revenu en 2000.Même si la pauvreté semble connaître un net recul au pays, le rapport entre les revenus après impôt des familles les plus riches et celui des plus pauvres est demeuré stable pendant quatre ans, soit de 1996 à 2000. 4LP0501A1031 A5 JEUDI 4LP0501A1031 ZALLCALL 67 21:32:04 10/30/02 B 34 jours aux urgences Le traitement réservé à un jeune schizophrène à Louis-Hippolyte-La Fontaine suscite l'indignation ALEXANDRE S I R O I S Un hôpital qui offre à ses patients un séjour de plus de 12 heures aux urgences est généralement montré du doigt.Que dire alors dans le cas d'un jeune schizophrène qui est demeuré pas moins de 34 jours aux urgences psychiatriques de l'hôpital Louis-Hippolyte-La Fontaine ?Qu'il faut que ça change, rétorque Monique Choquette, la mère du jeune homme de 23 ans dont elle souhaite taire le nom.« J'ai trouvé ça très long, je voyais que son état se détériorait de plus en plus », a-t-elle indiqué à La Presse, visiblement désabusée.Le jeune schizophrène a fait son entrée aux urgences de l'hôpital psychiatriques le 8 août pour n'en sortir que le 11 septembre.Il serait resté au moins une semaine aux urgences principales, dans un couloir.Il aurait ensuite été transféré dans l'unité de débordement des urgences, où il pouvait partager une chambre et où « c'était un peu mieux, mais pas parfait », selon sa mère.Les parents du jeune homme ont dû exercer de fortes pressions pour qu'il quitte les urgences.Le père a téléphoné « pendant deux jours de temps » à divers intervenants de l'hôpital dont, au bout du compte, la responsable du traitement des plaintes de l'établissement.Leurs efforts ont été récompensés.« Depuis qu'il est dans son unité, ça va de mieux en mieux.On constate l'amélioration d'une semaine à l'autre », a affirmé Mme Choquette, une femme discrète mais déterminée qui habite avec son mari dans une maison jumelée de Montréal-Est, tout près des raffineries.Se battre à chaque fois Mme Choquette estime que son fils n'est pas l'exception qui confirme la règle et que les patients traités aux urgences psychiatriques y passent souvent trop de temps.C'est d'ailleurs la deuxième fois de suite qu'elle doit se démener pour que son fils ait accès à l'unité où il doit être soigné.« Je dirais que c'est dommage parce que ce sont des économies de bouts de chandelles, a-t-elle soutenu.Ils pensent économiser en faisant ça, mais l'état du patient s'aggrave et ça coûte plus cher pour le ramener en santé, dans un état normal.» Si cette mère a décidé de briser le silence, c'est dans l'espoir que la situation s'améliore.« Je veux que ça change.Je me dis que si à chaque hospitalisation, il faut se battre avec eux, ça n'a pas de bon sens.Et je me dis qu'il y a d'autres gens dans la même situation qui ne sont pas capables de se défendre », a-t-elle déclaré.Preuve que la situation est préoccupante, Mme Choquette a rapporté qu'à l'occasion d'une rencontre avec le psychiatre de son fils, le 23 août, le médecin lui aurait suggéré de faire des pressions pour que le jeune homme soit transféré dans l'unité où il devait être admis.Elle n'a d'ailleurs que des bons mots pour les professionnels de l'établissement.« Je tiens à vous dire que le personnel fait tout son possible.Mon fils est bien soigné et bien suivi.Les membres du personnel sont fins, ils répondent à nos questions et à nos appels.C'est du manque d'espace et de ressources que je me plains », a-t-elle déclaré.Un peu trop souvent À l'hôpital Louis-Hippolyte-La Fontaine, on refuse de commenter le cas particulier du fils de Mme Choquette.On insiste d'emblée pour dire qu'à partir du moment où un patient a été transféré dans l'unité de débordement des urgences, il se retrouve « dans un milieu qui est comparable à une unité de soins, avec des chambres et un ratio de personnel qui est comparable à celui des urgences », a souligné la commissaire à la qualité des services et au traitement des plaintes, Élise St-Amand.La directrice des services professionnels, Doris Clerc, a néanmoins admis que la situation aux urgences est « complexe » et que des patients y demeurent « trop souvent » plus longtemps que prévu.« C'est évident que ce n'est pas normal de devoir attendre un lit dans une urgence, que ce soit dans une aire de débordement ou ailleurs.La situation la plus normale, c'est de se retrouver dans une unité d'admissions parce qu'on pense que c'est la meilleure façon d'avoir des soins qui sont vraiment adaptés à nos besoins », at- elle reconnu.« Mais la situation a été telle, au cours des dernières années, qu'effectivement ça arrive un peu trop souvent », a ajouté le Dr Clerc.La directrice des services professionnels a rapporté que l'encombrement aux urgences de l'hôpital augmente en général de 5 % par année, que des lits ont été fermés et qu'il manque de places dans les foyers d'hébergement en santé mentale à Montréal.Or, les ressources financières allouées à l'hôpital, elles, n'ont pas augmenté.« La réalité est cellelà, a-t-elle indiqué.Et ce n'est pas une réalité qui nous plaît.» Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse © Monique Choquette, en a eu assez de voir son fils traîner dans les différentes urgences psychiatriques de Louis-Hippolyte-La Fontaine.Elle a dû exercer plusieurs pressions pour que son fils, entré aux urgences le 8 août, en ressorte finalement le 11 septembre.« J'ai trouvé ça très long, je voyais que son état se détériorait de plus en plus », a-t-elle indiqué à La Presse, visiblement désabusée.LA DOUDOUNE DUVET RÉVERSIBLE 179.95 Nylon entredoublé 70% duvet 30% plumes, elle est entièrement lavable.Une indispensable ! Noir sur bleu.P.m.g.tg.Rég.225.00 Pull 98.00, jeans 59.95 QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE 3091800A Les jeunes médecins réprimandés ALEXANDRE S I R O I S LES JEUNES MÉDECINS qui menacent Québec de favoriser l'exode de la relève médicale ont été hier sèchement réprimandés par leurs pairs, incluant le Collège des médecins, dont le président n'y est pas allé de main morte pour dénoncer l'ultimatum lancé au ministère de la Santé.« C'est honteux qu'un petit groupe de médecins arrive avec une telle idée.Il ne faudrait pas qu'ils oublient que c'est grâce à la société qu'ils sont rendus là et qu'ils doivent ça à la société », a tranché Yves Lamontagne, qui a été réélu récemment à la présidence du Collège des médecins.La veille, en conférence de presse, l'Association des jeunes médecins du Québec a lancé un ultimatum au ministre de la Santé, François Legault.Si ce dernier ne s'engage pas publiquement d'ici deux semaines à faire cesser une série de mesures jugées discriminatoires envers les jeunes médecins, l'Association multipliera les conférences et colloques pour aider ses membres à se trouver un emploi à l'extérieur du Québec.« Je n'ai aucune gêne à leur dire de laisser tomber ça (l'ultimatum).Il n'est pas question que le Collège permette que la population soit prise en otage de cette façon-là et il n'est pas question que quelques individus entachent la crédibilité de la profession », a répliqué le Dr Lamontagne.« D'autant plus qu'on est dans un contexte de pénurie.Ce n'est pas le temps de foutre le camp.Bien au contraire.C'est le temps de se serrer les coudes et de trouver des solutions », a ajouté le président.Le Dr Lamontagne n'a pas souhaité commenter les demandes du groupe de jeunes médecins.Cela relève davantage de leurs syndicats, a-t-il indiqué.Il a toutefois dit estimer que les propos tenus par l'Association des jeunes médecins du Québec et son président, Ziad Nasreddine ne reflètent pas l'opinion de l'ensemble des jeunes médecins.Preuve en est que de nombreux jeunes médecins ont hier pris soin d'affirmer qu'ils ne partagent pas l'avis des troupes du Dr Nasreddine.« Les jeunes médecins résidents que je représente, pour la plupart, se dissocient de ces propos pour ce qui est de l'exode comme solution », a déclaré le président de la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ), Stéphane Ahern.La FMRQ a diffusé hier un communiqué commun avec la Fédération des associations étudiantes en médecine du Québec pour faire savoir qu'il n'est pas question pour eux de « promouvoir l'exode » de leurs quelque 4000 membres.« Pour 4000 jeunes médecins, ce n'est pas la solution », a confirmé M.Ahern.L'ultimatum de l'Association des jeunes médecins du Québec a également été critiqué par la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, qui regroupe plus de 7500 généralistes.« Je ne peux pas être d'accord avec ce moyen de pression.On est en grande pénurie et ça ne viendrait qu'aggraver le problème.D'autre part, je pense que la population en paierait encore une fois durement le prix », a déclaré le président, Renald Dutil, qui dit en revanche souscrire à la majorité des revendications des jeunes médecins.La Jeune Chambre de commerce de Montréal, sans appuyer l'ultimatum du Dr Nasreddine, a pour sa part dit comprendre le ras-le-bol des jeunes médecins.« On comprend l'exaspération, mais on ne cautionne pas la démarche.», a déclaré la présidente, Dominique Anglade.Le Dr Lamontagne a lui aussi dit comprendre « la hargne » actuelle des médecins en réaction à l'adoption, cet été, de la loi d'exception du gouvernement du Québec.Mais pour lui, cette colère ne doit pas masquer les responsabilités des membres de sa profession.« Il ne faut pas laisser la colère nous faire oublier que notre profession est avant tout humaine et humaniste, a-t-il indiqué.Ce n'est pas une question d'argent.Il faut avoir du coeur pour faire de la médecine.» Pour en savoir plus sur la crise des urgences, rendez-vous à www.cyberpresse.ca/urgences 4LP0602A1031 a06 québec jeu 31 octobr 4LP0602A1031 ZALLCALL 67 23:29:55 10/30/02 B A 6 Q U É B E C L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 3 1 O C T O B R E 2 0 0 2 NORMES DU TRAVAIL C'est l'impasse entre Québec et Une réforme de 200 millions les spécialistes DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le gouvernement Landry compte aller de l'avant avec la réforme de la Loi sur les normes du travail promise au printemps dernier, mais hésite à ajouter la possibilité pour les travailleurs d'invoquer le « harcèlement psychologique » pour poursuivre leurs patrons.Selon les informations obtenues hier par La Presse, le ministre du Travail, Jean Rochon, a profité hier de la période de discussion sur les sujets d'actualité au Conseil des ministres pour annoncer ses couleurs.Dès lundi, à son ministère, on finalisera le projet de refonte de la loi sur les normes minimales de travail qui sera déposé à temps pour le 7 novembre.Les projets déposés à ce moment n'ont pas besoin de l'assentiment de l'opposition pour être adoptés.Toutefois il n'est pas acquis que le projet de loi puisse être adopté avant les Fêtes.Peu de changements par rapport aux propositions faites par Québec le printemps dernier.Le ministre Rochon propose un ajout de taille toutefois, qui n'était pas prévu au printemps, le « harcèlement psychologique », un recours qui a soulevé plusieurs questions autour de la table du Conseil hier.Cette possibilité n'est pas totalement inédite, actuellement la Commission des droits de la personne a traité plus de 800 plaintes pour harcèlement psychologique, souvent de nature sexuelle.Mais seules la France et la Belgique prévoient de tels recours dans leurs lois du travail.Dans l'ensemble les propositions prévues par le projet de loi entraîneraient quelque 200 millions de plus de dépenses aux employeurs, une note en soi importante mais qu'il faut mettre en relation avec les 84 milliards de la masse salariale globale au Québec.Parmi les modifications aux propositions du printemps, le projet de loi reviendra en arrière sur le congé de Pâques \u2014 on proposait le vendredi, on reviendra au libre choix entre le vendredi ou le lundi.Mais les avancées importantes du printemps restent, pour l'essentiel.La loi sur les normes devrait s'appliquer à quelque 7000 « gardiens de personnes », des gens qui sans être des aides ménagères sont employés pour prendre soin d'un handicapé ou d'une personne âgée.Il y a un mois, rencontrant les membres du conseil d'administration de la Commission des normes du travail, le ministre Rochon avait souligné que son projet n'irait peut être pas aussi loin qu'il l'avait laissé entendre le printemps dernier.Dans les officines gouvernementales on s'inquiétait des coûts importants entraînés par ces propositions.Mais un document du conseil d'administration de la Commission des normes du travail, obtenu par La Presse, montre que le gouvernement retient pour l'essentiel les propositions faites au printemps par le ministre Rochon.De sources fiables, on a aussi appris que Québec entend maintenir dans son projet de loi les dispositions touchant les travailleurs agricoles, qui auraient droit au taux minimal, au grand dam des producteurs.De plus, on enlèverait la notion de « jour ouvrable » pour déterminer l'admissibilité d'un salarié à une indemnité \u2014 le congé serait payé même s'il ne tombe pas un jour normal d'activité.La période d'absence pour maladie ou accident, de 17 semaines actuellement, serait augmentée à 26 semaines.Bien que peu de personnes soient dans cette situation, on préconise que la Loi sur les normes du travail doit protéger les droits d'un employé \u2014 sa permanence \u2014 pour toute la durée de son congé parental, théoriquement 52 semaines pour une naissance comme pour l'adoption d'un enfant de moins de 18 ans.ALEXANDRE S I R O I S LES NÉGOCIATIONS entre les médecins spécialistes et le ministère de la Santé du Québec, qui allaient bon train au cours des dernières semaines, sont dorénavant dans l'impasse.La Presse a appris que la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) estime qu'une solution négociée est actuellement hors de portée, notamment parce qu'elle juge que Québec persiste à vouloir mettre le milieu médical au pas.Les médecins spécialistes feront connaître publiquement leurs griefs aujourd'hui au cours d'une conférence de presse.L'un des points majeurs sur lesquels les négociations achoppent est le pouvoir d'assignation d'un médecin spécialiste dans une région donnée, dont Québec veut se doter.« C'est la loi 114 prise deux.C'est la loi 114 pour les médecins spécialistes », a expliqué à La Presse une source proche du dossier, faisant référence à la loi d'exception adoptée par Québec en juillet pour forcer les médecins à maintenir les urgences ouvertes.En vertu la loi 114, la régie régionale d'une région comportant un hôpital aux urgences souffrantes peut forcer le médecin d'urgence d'un autre établissement à venir donner un coup de pouce à l'hôpital en détresse.« Un pouvoir d'assignation dans un contexte de pénurie, ça ne donne absolument rien.On ne fait tout simplement que déplacer le problème d'un point X à un point Y », a indiqué la source en question, soulignant que des ratés de ce type ont été rapportés lors de l'application de la loi d'exception adoptée cet été.On se rappellera que deux urgentologues de l'hôpital de l'Enfant- Jésus, à Québec, ont été assignés aux urgences de Jonquière à la mi-septembre.Ayant été convoqué à la dernière minute, l'un des médecins n'avait pu être remplacé pendant deux jours à l'hôpital où il pratique habituellement, qui est un centre tertiaire de traumatologie dont les urgences traitent des cas lourds.Les médecins spécialistes reprochent aussi à Québec de vouloir faire payer une amende à un médecin qui travaille dans une région ou un établissement où, selon les plans régionaux d'effectifs médicaux en place, on n'a pas besoin de spécialistes supplémentaires dans son secteur de pratique.Actuellement, ce sont les régies régionales et les établissements qui doivent veiller à respecter les plans régionaux d'effectifs et qui sont susceptibles d'écoper d'une amende.Les spécialistes ne comprennent pas pourquoi le ministère de la Santé insiste pour changer cette règle qu'il a lui-même élaborée le printemps dernier.« Celui qui serait pénalisé serait un jeune médecin finissant qui n'est peut-être pas très au courant de la réalité et de la complexité de ce qui entoure la nomination des médecins », a-t-on indiqué.Cogeco et André Arthur font appel ROLLANDE PARENT Presse Canadienne LES ADMINISTRATEURS de Cogeco Radio-Télévision et l'animateur de radio André Arthur en appellent d'un jugement rendu contre eux et Métromédia, pour de la diffamation faite sur les ondes de CKVL de Montréal (Métromédia) et de CJMF-FM 93 de Québec (Cogeco) contre l'ancien chef du Parti libéral Daniel Johnson et sa conjointe Suzanne Marcil.Cogeco et M.Arthur avaient été condamnés, le 1er octobre, à verser conjointement au couple Johnson- Marcil plus d'un demi-million de dollars.Métromédia n'en appelle cependant pas de ce jugement.Dans un communiqué transmis hier, les appelants font valoir que la juge Carole Julien a commis des erreurs en ce qui a trait notamment à la responsabilité personnelle des administrateurs.Ils croient que la nature et l'ampleur des dommages accordés soulèvent en outre d'importantes questions pour les entreprises de médias actives au Québec susceptibles d'intéresser la Cour d'appel.La juge Carole Julien de la Cour supérieure avait conclu qu'André Arthur et ses deux ex-employeurs, Cogeco et Métromédia, avaient bel et bien diffamé le couple Johnson- Marcil, à deux reprises, en avril 1998 et à nouveau en septembre 2000.L'essentiel de la diffamation portait sur des subventions gouvernementales accordées au centre de ski Stoneham dont le propriétaire était l'ex-mari de Suzanne Marcil.L'animateur Arthur soutenait en ondes que M.Johnson, alors ministre et président du Conseil du Trésor, était l'auteur des subventions accordées pour les beaux yeux de sa belle Suzanne.La juge avait fait remarquer que Métromédia et Cogeco avaient transigé à l'avance avec André Arthur concernant la responsabilité financière à l'égard des poursuites à venir, tout en payant une prime supplémentaire à leurs assureurs en responsabilité.Elle y avait vu un aveuglement volontaire.Si la juge n'avait retenu aucune faute personnelle des administrateurs de Métromédia, elle avait jugé qu'il en allait autrement pour ceux de Cogeco.1En collaboration avec Lufthansa, membre du réseau Star AllianceMC.3En collaboration avec Alitalia.5En collaboration avec El Al Israel Airlines.Ces tarifs ne sont accessibles qu'à l'occasion de l'achat d'un billet aller-retour, lequel doit refléter l'itinéraire complet.Tarifs en vigueur au moment de la publication.Applicables aux nouvelles réservations seulement.À moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés sur des appareils d'Air Canada ou Jazz Air inc.(faisant affaire sous le nom d'Air Canada JazzMC).Les taxes, les assurances, les redevances de navigation de NAV CANADA, le supplément des frais de carburant lorsque applicables, les frais d'aéroport et le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien jusqu'à 24$ ne sont pas inclus.Les tarifs sont sous l'approbation du gouvernement.Les billets doivent être achetés au plus tard le 12 novembre 2002.Achat sept jours à l'avance.Destinations canadiennes et américaines : les voyages doivent prendre fin au plus tard le 28 février 2003, sauf avis contraire.Des périodes de restrictions sont applicables du 19 au 23 décembre 2002 et du 2 au 5 janvier 2003 inclusivement.Aucune période de restriction n'est applicable aux voyages pour la Floride, le Nevada et Hawaii.Destinations internationales : la dernière date de départ est le 28 février 2003, sauf avis contraire.Des périodes de restrictions sont applicables pour les Caraïbes et le Brésil du 19 au 24 décembre 2002 et du 26 au 29 décembre 2002, direction sud, et du 2 au 7 janvier 2003, direction nord; pour Hong Kong, du 18 au 31 décembre 2002 direction ouest, et du 24 au 31 janvier 2003 direction est ; pour l'Australie, du 17 au 23 décembre 2002 direction sud, et du 1er au 12 janvier 2003 direction nord.Les billets sont totalement non remboursables.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Les tarifs peuvent différer selon la date de départ et de retour.La réduction de 10% pour les aînés est offerte sur les destinations canadiennes pour les personnes ayant 60 ans et plus au moment du départ et ne s'applique pas aux réservations faites en ligne.Une carte d'identité avec photo et date de naissance sera requise lors de l'enregistrement.Séjour minimal et maximal ; d'autres conditions s'appliquent.Offre de milles-bonis Aéroplan : Les membres Aéroplan peuvent accumuler un maximum de 60000 milles Aéroplan.Afin de profiter de cette offre, vous devez être un membre Aéroplan lorsque vous voyagez.Les vols du service Tango par Air Canada ne comptent pas pour l'obtention d'un statut Aéroplan supérieur.L'accumulation de milles Aéroplan varie selon le transporteur aérien.Visitez aeroplan.com pour obtenir tous les renseignements.L'accumulation de milles-bonis Aéroplan s'applique aux classes de réservation J, C, Y et M seulement et est calculée à partir des milles parcourus.L'accumulation de milles-bonis Aéroplan est valable du 9 octobre au 12 décembre 2002 pour les vols assurés par ZIP et du 22 septembre au 12 décembre 2002 pour les vols à quatre chiffres d'Air Canada assurés par ZIP.Offre aux nouveaux membres Aéroplan : S'applique uniquement aux segments de vol permettant l'accumulation de milles Aéroplan.L'offre s'adresse aux nouveaux membres Aéroplan qui adhèrent au programme et qui effectuent leur premier vol aller-retour - ou deux segments de vol - pendant la période promotionnelle.La prime pour le premier vol aller-retour ne sera accordée qu'une seule fois et est non transférable.D'autres conditions s'appliquent.\u2020Classes de réservation permettant l'accumulation de milles Aéroplan seulement.Les taxes, d'autres frais et suppléments, de même que les droits d'atterrissage et de départ, peuvent s'appliquer aux primes-voyages Aéroplan.\u2020\u2020Les milles-privilèges Aéroplan sont calculés à partir des milles réellement parcourus.Jazz Air inc., faisant affaire sous la raison sociale d'Air Canada Jazz.MCAir Canada Jazz et Tango sont des marques de commerce d'Air Canada.MDAéroplan, Service Hospitalité et Air Alliance sont des marques déposées d'Air Canada.Les tarifs sont basés sur un ALLER SIMPLE et sont assujettis à l'achat d'un billet ALLER-RETOUR au départ de Montréal.CANADA: les voyages doivent prendre fin au plus tard le 28 février 2003, sauf avis contraire.(Des périodes de restrictions s'appliquent.) ÉTATS-UNIS : les voyages doivent prendre fin au plus tard le 28 février 2003.(Des périodes de restrictions s'appliquent.) INTERNATIONAL: la dernière date de départ est le 28 février 2003, sauf avis contraire.(Des périodes de restrictions s'appliquent.) Attachez vos tuques.L'hiver arrive.HALIFAX $89$ 12 décembre 2002 TORONTO $99$ MONCTON $144$ ST.JOHN'S (T.-N.) $149$ WINNIPEG $179$ CALGARY $219$ REGINA SASKATOON $219$ EDMONTON $239$ VANCOUVER $249$ VICTORIA $264$ C'est le temps de planifier vos vacances d'hiver.Réservez maintenant.Notre solde de places se termine le 12 novembre 2002.Réservez à aircanada.ca ou destina.ca, notre partenaire en ligne et économisez 10$ (aller-retour) sur les tarifs en solde de toutes nos destinations nord-américaines, des Caraïbes et de la plupart de nos destinations internationales.Appelez votre agent de voyages ou Air Canada au 1 888 247-2262 Service aux personnes malentendantes (ATS) 1 800 361-8071 Les aînés profitent de 10% de réduction sur tous nos vols au Canada.NEW YORK/NEWARK PHILADELPHIE $123$ WASHINGTON, D.C.$132$ ATLANTA $150$ CHICAGO MILWAUKEE $155$ WEST PALM BEACH $166$ MIAMI/TAMPA FORT LAUDERDALE $197$ HOUSTON DALLAS-FORT WORTH $230$ PHOENIX $232$ SAN FRANCISCO $239$ LOS ANGELES SAN DIEGO $273$ FRANCFORT1 MUNICH1/HAMBOURG1 $294$ LONDRES $299$ 31 mars 2003 MADRID $299$ ROME MILAN3 $339$ PARIS $349$ POINTE-À-PITRE $349$ 31 janvier 2003 SÃO PAULO $459$ 31 janvier 2003 TEL-AVIV5 $549$ TOKYO $629$ SYDNEY $824$ POUR ENCORE PLUS D'ÉCONOMIES, RÉSERVEZ EN LIGNE.Cet automne, ramassez des milles AéroplanMD.Profitez de nos aubaines, et voyagez gratuitement plus vite.Obtenez 15000 millesbonis Aéroplan pour un total de 8 segments de vol effectués, soit un vol court-courrier gratuit en Amérique du Nord en Service HospitalitéMD.Obtenez 25000 millesbonis Aéroplan pour un total de 12 segments de vol effectués, soit un vol long-courrier gratuit en Amérique du Nord en Service Hospitalité.Obtenez 60000 millesbonis Aéroplan pour un total de 20 segments de vol effectués, soit un vol long-courrier gratuit entre le Canada et l'Europe en Service Hospitalité.De plus, obtenez 25%\u2020\u2020 de milles-privilèges Aéroplan en prime pour chaque vol admissible effectué.Nouveau membre ?Obtenez 2500 millesbonis Aéroplan en prime lorsque vous adhérez au programme Aéroplan et si vous voyagez pendant la période promotionnelle.Visitez aeroplan.com pour obtenir tous les renseignements.Entre le 8 septembre et le 12 décembre 2002, accumulez jusqu'à 60000 milles-bonis Aéroplan dans toute classe de réservation\u2020 chaque fois que vous effectuez un vol régulier assuré par Air Canada, Air Canada JazzMC, TangoMC par Air Canada ou ZIP, et sur les vols à quatre chiffres d'Air Canada assurés par Air Georgian Limited (faisant affaire sous la raison sociale d'Air AllianceMD), Air Labrador et Central Mountain Air : 3092145A Bijoux - Depuis 1954 2195, rue Crescent, Montréal H3G 2C1 Tél.: (514) 848-0595 À Palm Beach, FL 210 Worth Ave.Pendants Flowing Lines en or jaune ou blanc 18 carats avec citrines, algues marines, péridots et tourmalines www.kaufmanndesuisse.com 4LP0701A1031 a7 jeudi 4LP0701A1031 ZALLCALL 67 21:41:46 10/30/02 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 3 1 O C T O B R E 2 0 0 2 Q U É B E C A 7 La Davie et la «magie» des millions L'opposition s'interroge sur la décision de sauver l'entreprise lévisienne en faillite PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 L'opposition s'interroge sérieusement sur la décision du gouvernement d'allonger des millions de dollars par l'entremise d'Investissement Québec pour relancer le chantier maritime de la Davie, sur la rive sud de Québec, en faillite depuis un an.Au fil des mois, le gouvernement a successivement englouti des millions dans Métaforia, Lavalum, Ultra Vision et Fun Keys Studio, projets qui se sont terminés en queue de poisson ou par une faillite, a rappelé hier le député libéral de Chomedey, Thomas Mulcair.« On a un gouvernement qui croit qu'en intervenant, en saupoudrant de l'argent public partout dans l'entreprise privée, ça fait de la magie.(.) Il faut corriger la situation.L'argent public pour des services au public.Laissez le privé tranquille.Arrêtez de perdre de l'argent dans des entreprises qui sont en faillite comme le chantier de la Davie », a lancé M.Mulcair lors d'une intervention à l'Assemblée nationale hier.Dans le dossier de la Davie, le gouvernement veut soutenir le chantier maritime de Lévis, en faillite depuis octobre 2001, qui cherche à obtenir un contrat avec la compagnie américaine Torch Offshore afin de rénover son navire, le Midnigth Express.Le gouvernement du Québec garantit le contrat de 62 millions, en plus de financer une marge de crédit de 20 millions pour la réalisation des travaux, dont une somme de trois millions immédiatement.Le tout se chiffre à 85 millions.Selon un décret du gouvernement obtenu par le Journal de Québec, le risque total pour le gouvernement pourrait cependant s'élever à 150 millions.Des experts du Conseil du Trésor ont d'ailleurs recommandé au gouvernement de ne pas se lancer dans cette aventure.Ils écrivent notamment qu'il n'existe aucune mise de fonds privée dans le contrat, que des incertitudes subsistent concernant les recours judiciaires liés à la faillite et que c'est le gouvernement du Québec qui, en bout de ligne, devra assumer tous les éventuels coûts de dépassement du projet.Le risque du gouvernement est de l'ordre de cinq millions, a assuré la ministre des Finances, Pauline Marois.« Nous avons fait une proposition de garantie d'une marge de crédit de 20 millions et nous pensons qu'il y a un risque de cinq millions que nous allons contrôler et nous espérons que ce risque ne se réalisera pas.» Il ne s'agit pas de recréer une société d'État, a aussi précisé la ministre en rappelant que l'équivalent de 360 emplois à temps plein seront créés pour la prochaine année avec ce contrat.« Nous avons décidé de soutenir le chantier Davie à cause des travailleurs qui y sont, de l'expertise qui y est et de la possibilité qu'a encore ce chantier de trouver preneur.Nous ne sommes pas actionnaires, nous sommes un bailleur de fonds pour une somme précise avec un risque précis.» À la question du député de Chomedey en chambre, Mme Marois a aussi indiqué qu'à la suite des études réalisées, tant au ministère des Finances qu'au Conseil du Trésor, le gouvernement a convenu « de faire une proposition au chantier Davie qui est très rigoureuse et qui exige une surveillance des sommes allouées et, évidemment, qui ne seront versées que si le chantier a le contrat ».La décision du gouvernement suscite cependant de lourdes interrogations.Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a ainsi parlé de cette nouvelle intervention du gouvernement lors d'une allocution prononcée à Lévis hier dans le cadre d'une activité partisane réunissant quelque 150 personnes.« Il faut travailler sur des vrais dossiers, des vrais projets plutôt que de prendre l'argent public à la veille des élections et de le lancer n'importe comment, comme le fait actuellement le gouvernement péquiste en contradiction avec ses propres règles », a déclaré M.Dumont.Le gouvernement péquiste a fait deux erreurs majeures dans le dossier de la Davie, soutient le chef de l'ADQ.Il a englouti une somme importante dans un projet grandiose et il travaille uniquement sur le plan du financement public au lieu de se concentrer sur ce qui est fondamental selon l'ADQ, c'est-àdire la mise en place, avec le fédéral, d'une politique navale et maritime pour le Québec.« Faire des erreurs dans la vie c'est grave.Faire des erreurs avec l'argent du public c'est très grave.Mais faire des erreurs avec l'argent du public, caler des centaines de millions et ne pas apprendre de ses erreurs et être prêts à le refaire, c'est catastrophique », a lancé M.Dumont.Photo La Presse Hubert Meilleur Hubert Meilleur, candidat de l'ADQ JEAN-PAUL CHARBONNEAU HUBERT MEILLEUR, maire de Mirabel, a annoncé officiellement hier qu'il sera candidat de l'Action démocratique du Québec (ADQ) aux prochaines élections provinciales.Et, selon ses collaborateurs, ce n'est pas par opportunisme, alors que l'ADQ semble avoir le vent dans les voiles, qu'il se joint à la troupe de Mario Dumont.En 1994, même s'il savait que ses chances de gagner étaient minimes, il avait porté les couleurs de l'ADQ dans Argenteuil.Et depuis ce temps, il a toujours entretenu des relations très étroites avec le chef adéquiste.S'il remporte l'assemblée d'investiture, dont la date n'est pas encore fixée, M.Meilleur devrait avoir comme adversaire, dans la nouvelle circonscription de Mirabel, du côté du Parti québécois, une femme qu'il connaît très bien.L'assemblée du PQ a été fixée au 24 novembre.Et actuellement, seule Denise Beaudoin, qui a oeuvré auprès des expropriés de Mirabel lors de la construction de l'aéroport et qui a été attachée politique du député du Bloc québécois, Maurice Dumas, a déposé sa candidature.Il est question que Lysane O'Sullivan, ex-numéro deux de l'ADQ et maintenant présidente de la nouvelle association du PQ de Mirabel, soit aussi tentée de se présenter.Elle a jusqu'au 9 novembre pour le faire.Mme O'Sullivan a quitté l'ADQ en août 2001, parce que son parti ne voulait pas d'un référendum sur la souveraineté.Aux élections municipales de 1987 à Mirabel, elle a été candidate pour l'équipe Meilleur dans le quartier Saint-Benoit.Et elle a été défaite.Lors d'une conférence de presse à Oka, M.Meilleur, qui est maire depuis 1987, a indiqué qu'il était nécessaire que le changement souhaité par les Québécois passe par un nouveau parti politique.« Il faut arrêter que toutes les décisions soient prises par les technocrates du gouvernement.Ce ne sont pas les élus qui mènent à Québec, il est temps que ça change », a-t-il lancé.Il estime également qu'il faut remettre le pouvoir entre les mains des élus locaux et aux régions.« Ce n'est pas vrai, a-t-il poursuivi, que le Québec est seulement Montréal et les villes-centres.Il est urgent de revenir à l'autonomie locale.» Depuis son élection en 1983 comme conseiller municipal, M.Meilleur a été de tous les comités, il fut également membre de la table des préfets de la grande région de Montréal.Il a été un adversaire d'Aéroports de Montréal (ADM) lors de la décision de transférer les vols à Dorval.Les prochaines élections municipales de Mirabel auront lieu en 2003.Et si M.Meilleur est élu au prochain scrutin provincial, qui devrait avoir lieu au printemps, un maire intérimaire sera nommé pour terminer le mandat.Courses sous harnais: Marois évoque une aide hypothétique de Loto-Québec MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Québec n'aidera plus les courses sous harnais à partir du 1er janvier prochain, mais Loto- Québec pourrait peut-être le faire.La ministre Pauline Marois a confirmé hier les informations de La Presse sur la fin de l'aide annuelle directe de 50 millions à l'industrie des courses de chevaux, même si le gouvernement étudie des scénarios de relance qui impliqueraient Loto- Québec.En effet, cette société d'État « pourrait être impliquée », a expliqué la ministre des Finances avant d'ajouter qu'elle ne croyait pas toutefois « que c'est à l'État de soutenir une telle industrie ».En fait, explique- t-on au cabinet de la ministre Marois, cette participation de Loto- Québec serait plutôt « hautement hypothétique ».Le Conseil des ministres a donc décidé d'assurer le prolongement du relèvement des bourses aux propriétaires jusqu'à la fin de décembre 2002.Cette mesure représente une aide gouvernementale totale de sept millions de dollars, dont 5,9 millions pour les bourses, en plus d'une somme d'environ un million, variable selon les besoins mensuels des hippodromes.L'industrie des courses de chevaux génère des revenus de 10 millions par année, tout en avalant plus de 50 millions de fonds publics.La ministre Marois ne critique pas en tant que tel ce soutien accordé par Bernard Landry lorsqu'il était ministre des Finances.Mais, rappelle-t-elle aussi, cette aide devait être temporaire et viser l'autonomie de l'industrie.« Ce n'est pas le cas, mais je crois que ça doit le devenir », a-t-elle souligné avant d'ajouter qu'elle travaille sur « différentes hypothèses pour réorganiser ce secteur et lui permettre de devenir autonome et ne plus dépendre des fonds publics » au-delà du 31 décembre prochain.Québec a retardé cette semaine l'envoi de ce qui sera la dernière portion de l'aide publique à l'industrie des courses sous harnais.La Société nationale du cheval de course (SONACC) menace de fermer les quatre hippodromes encore en activité, soit ceux de Montréal, Québec, Trois-Rivières et Aylmer.La ministre Marois n'a pas voulu précisé hier si, parmi les plans de relance, elle étudie la possibilité de permettre les paris sur les courses dans les dépanneurs.En misant sur 200 dépanneurs, l'industrie entrevoit des recettes possibles de quelques centaines de millions.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Pauline Marois 16 MAGASINS BLAINVILLE 1150, boul.Curé-Labelle (450) 433-7886 BROSSARD 6655, boul.Taschereau (450) 678-5333 GATINEAU 550, boul.La Gappe (819) 568-1491 GRANBY 960, rue Principale (450) 777-6611 LAVAL / CHOMEDEY 3615, Autoroute Laval Ouest (450) 973-7733 LONGUEUIL 500, place Trans-Canada (450) 674-9187 PIERREFONDS 14920, boul.Pierrefonds (514) 696-2582 QUÉBEC / VANIER 687, boul.Pierre-Bertrand Sud (418) 687-4270 REPENTIGNY 545, rue Notre-Dame (450) 585-0100 RIMOUSKI 905, rue Lausanne (418) 723-1692 ST-EUSTACHE 232, rue Dubois (450) 473-0211 ST-JÉRÔME 2391, boul.Labelle (450) 436-9814 ST-HYACINTHE 5400, boul.Laurier (450) 774-2901 ST-LUC / ST-JEAN 122, rue Moreau (450) 348-4316 SOREL / TRACY 206, rue du Collège (450) 561-1033 TROIS-RIVIÈRES O.5825, boul.Royal (819) 375-7771 7083$ /mois Tapis roulant Paragon II 1699 99 $ 2208$ /mois Vélo WYNNE 2.1 529 99$ Achat minimum requis de 500 $.Sujet à l'approbation du crédit.Les taxes de vente sont payables à l'achat.Le montant de votre achat sera réparti en 24 versements égaux, sans frais ni intérêt débutant le mois suivant votre achat.Achat minimum requis de 500 $.Sujet à l'approbation du crédit.Les taxes de vente sont payables à l'achat.Aucun paiement aucun intérêt et aucun frais à payer avant le 1er octobre 2003.Notes : Certaines conditions s'appliquent, voir détails en magasin.Photos à titre d'illustration seulement.Les produits et promotions peuvent varier d'un magasin à l'autre.Offres en vigueur jusqu'au 23 novembre 2002.MULTI-STATION C-900 BODY SOLID 549 99 $ 1500S BODY SOLID 939 99 $ 3917$ /mois 2292$ /mois Vélo stationnaire Club Pro CP750 Régulier 299 99$ Rabais de 100 00$ Prix spécial 199 99$ Elliptique 700S 699 99 $ 2917$ /mois 3077291A (514) 843-YOGA(9642) L'INSTITUT DE YOGA ET DE MÉDITATION COURS CONTINUS & ATELIERS DE YOGA PROGRAMME DE FORMATION ET DE CERTIFICATION DE PROFESSEURS DE YOGA 3080149A «Les efforts acharnés de Radlo en vue de procurer une protection contre le risque de perte lui ont permis de produire un rendement supérieur constant et remarquable.» Peter Loach, Directeur général, Recherche sur les fonds, BMO Nesbitt Burns (octobre 2002) ALAN RADLO JOEL TILLINGHAST MAINTENANT DISPONIBLE (VOIR LA PAGE D-04 POUR DE PLUS AMPLES DÉTAILS) Veuillez lire le prospectus d'un fonds et consulter votre spécialiste en placements avant d'investir.Les fonds communs de placement ne sont pas garantis; leur valeur est appelée à fluctuer fréquemment et le rendement passé pourrait ou non être reproduit.Les investisseurs verseront des frais de gestion et des charges et pourraient devoir payer des commissions ou des frais de maintien; de plus, ils pourraient réaliser un profit ou subir une perte.3090575A 4LP0801A1031 A8jeudi 4LP0801A1031 ZALLCALL 67 21:53:45 10/30/02 B CAISSE DE L'ASSURANCE-EMPLOI Des surplus bien utilisés, estime Chrétien JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien estime que son gouvernement peut utiliser en toute légitimité les surplus records de la caisse de l'assurance-emploi pour rembourser la dette accumulée du fédéral puisqu'une telle mesure entraîne une baisse des taux d'intérêt et profite à tous les Canadiens lorsqu'ils consomment.Le premier ministre a ainsi fait peu de cas hier des remontrances de la vérificatrice générale Sheila Fraser, qui soutient qu'Ottawa viole l'esprit de la Loi sur l'assurance- emploi en imposant des taux de cotisation plus élevés que nécessaires aux employés et aux employeurs et en continuant d'accumuler des surplus dans le compte de l'assurance-emploi.Mme Fraser a dénoncé cette pratique, qui a permis au fédéral d'accumuler un surplus de 40 milliards de dollars depuis 1996.Les partis d'opposition ont accusé le gouvernement Chrétien de voler les travailleurs et les chômeurs.Alors que l'Alliance canadienne a réclamé une baisse immédiate des taux de cotisation des employés et des employeurs, le Bloc québécois a soutenu qu'Ottawa se livrait à un véritable détournement du fonds de la caisse de l'assurance-emploi pour payer la dette.M.Chrétien n'a pas pour autant l'intention de mettre fin à cette pratique.« C'est vrai qu'on s'est servi des surplus pour réduire la dette.C'est ce qui permet d'avoir un taux d'intérêt très faible à ce moment-ci.Tous les Canadiens en profitent parce que lorsqu'ils paient leurs hypothèques résidentielles, ils paient moins cher.Les gouvernements provinciaux dépensent moins d'argent pour le service de leur dette et tout le monde bénéficie de la bonne administration de ce gouvernement », a déclaré M.Chrétien.Le premier ministre a aussi fait valoir que la solide croissance de l'économie canadienne depuis 1994 a permis de créer 2,5 millions de nouveaux emplois de sorte que plus de travailleurs ont contribué à la caisse de l'assurance-emploi au cours des neuf dernières années.Il a aussi indiqué que son gouvernement avait graduellement réduit le taux de cotisation, qui était de 3,30 $ pour chaque tranche de 100 $ de gains assurables au moment où les libéraux ont pris le pouvoir, à 2,20 $ aujourd'hui.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, n'est évidemment pas d'accord avec le premier ministre : « On a détourné de l'argent, point à la ligne.Pourquoi taxe-t-on au titre de l'assurance-emploi, plutôt que de dire voilà une taxe, on va taxer au titre de réduction de la dette ?» Selon les calculs de l'actuaire en chef de la Commission de l'assurance- emploi, Michel Bédard, Ottawa aurait en effet besoin d'un excédent d'environ 15 milliards dans le compte de l'assurance-emploi pour subvenir aux besoins des chômeurs au pays durant une récession.En vertu de la Loi sur l'assurance- emploi, il incombe à la Commission de l'assurance-emploi de fixer annuellement les taux de cotisation qui permettent le mieux, au cours d'un cycle économique, d'assurer un apport de revenu suffisant pour couvrir les coûts du programme et maintenir une certaine stabilité des taux.Toutefois, le gouvernement Chrétien a suspendu les pouvoirs de décision de cette commission l'an dernier pour 2002 et 2003 « afin de mener des consultations publiques et de mener une étude » sur la meilleure façon d'établir des taux de cotisation dans l'espoir de faire taire les critiques des partis de l'opposition aux Communes, des travailleurs et des chômeurs au sujet de l'utilisation des surplus de la caisse.Mais ces consultations n'ont toujours pas eu lieu et Mme Fraser, dans son analyse publiée dans les comptes publics, s'inquiète de voir qu'Ottawa n'a toujours pas pris de décision au sujet du surplus acceptable que l'on devrait maintenir dans le compte, du temps requis pour l'atteindre et des autres facteurs à considérer avant d'établir les taux de cotisation.BI RKS D I A M A N T S.depuis1879 1240, Square Phillips 397-2511 Fairview Pointe-Claire Centre Rockland Carrefour Laval Promenades St-Bruno 1 800 682 2622 www.birks.com l'émotion en boîte Tirés de notre collection Classique, en or jaune et blanc : collier, 1 100 $ ; boucles d'oreille, 1 200 $.3091903A LE SALON NATIONAL DE LA FRANCHISE et des OPPORTUNITÉS D'AFFAIRES 2 et 3 Novembre PALAIS DES 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originaires de ces huit pays \u2014 l'Irak, la Libye, l'Iran, le Soudan, la Syrie, le Pakistan, l'Arabie Saoudite et le Yémen \u2014 de « réfléchir sérieusement avant d'entrer aux États-Unis pour quelque raison que ce soit, y compris en transit ».Dans un avertissement pour le moins inhabituel donné mardi, le Ministère explique aux voyageurs nés dans les pays ciblés les mesures d'exception auxquelles ils risquent d'être soumis et les prévient qu'ils s'exposent à des délais aux points de contrôle de l'immigration américaine.S'ils devaient être arrêtés, ils seront soumis aux lois américaines, ce qui peut entraîner des délais « de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois ».En vertu de la nouvelle procédure, entrée en vigueur le 11 septembre dernier, les voyageurs nés dans les huit pays ciblés sont systématiquement fichés lorsqu'ils entrent aux États-Unis.Ils doivent donner leurs empreintes digitales, ils se font photographier et sont interrogés par les agents d'immigration américains.Ces mesures ne causent pas seulement des délais.C'est en vertu de ce nouveau « système national d'enregistrement des entrées et des sorties » qu'un citoyen canadien né en Syrie et possédant la double nationalité, Maher Arar, a été arrêté dans un aéroport new-yorkais et déporté à Damas, sans que le gouvernement canadien n'en ait été avisé.Aux dernières nouvelles, M.Arar est toujours détenu par les autorités syriennes.Citoyens de seconde classe Le nouveau système d'accueil des voyageurs étrangers a fait des remous à la Chambre des communes, hier.Il crée des « citoyens canadiens de seconde classe », s'est offusqué le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Denis Coderre.Le député néo-démocrate Svend Robinson a jugé « incroyable » que le gouvernement canadien reconnaisse implicitement cette discrimination en suggérant aux Canadiens originaires des pays ciblés de ne pas se rendre aux États-Unis.Quant au ministre des Affaires extérieures, Bill Graham, il s'est dit « très préoccupé » par cette histoire et a assuré que « cette question im portante » serait réglée d'ici une semaine.Le Canada fait déjà des enquêtes avant d'accepter des immigrants, il procède à de nouvelles vérifications avant de leur accorder la citoyenneté et il collabore pleinement avec les États-Unis dans des enquêtes ponctuelles, a fait valoir un porte-parole du ministère, Reynald Doiron.En plus d'être contraires aux principes qui fondent la Charte canadienne des droits et libertés, les nouvelles procédures ne servent donc à rien, selon M.Doiron.Le ministre Graham et le secrétaire d'État Colin Powell ont eu des entretiens à ce sujet.M.Powell a promis d'adopter des « assouplissements » pour les Canadiens voyageant aux États-Unis, assure M.Doiron.Mais un porte-parole du département d'État, Richard Boucher, s'est montré plutôt évasif sur cette éventualité, hier.« Notre but est de rendre notre pays plus sûr », a-t-il dit lors d'un point de presse, ajoutant que des « méchants » (bad guys) peuvent traverser la longue frontière que les États-Unis partagent avec le Canada.Les nouvelles procédures aux frontières américaines ont été critiquées non seulement au Canada, mais également aux États-Unis.Human Rights Watch, un organisme de défense des droits de l'homme, les juge discriminatoires.Anwan Hughes, du Comité des avocats pour les droits, a dit à La Presse que cette politique est très inquiétante et qu'elle crée des conditions favorables à des abus.Les voyageurs sont interrogés en absence d'un avocat par des agents d'immigration dotés, depuis 1996, du droit d'expulser les personnes qu'ils jugent inadmissibles aux États-Unis.MARIE-FRANCE LÉGER UN PROBLÈME géographique serait à l'origine de l'arrestation, par les patrouilleurs américains le 11 octobre, du travailleur forestier Michel Jalbert, de Pohénégamook, après qu'il eut fait le plein à la station d'essence Ouellet Gaz Bar, située en territoire américain à la frontière du Maine, sans passer d'abord par le poste frontalier.M.Jalbert, qui allait rejoindre ses compagnons de chasse, se trouve depuis lors derrière les barreaux à Bangor avec une accusation d'entrée illégale aux États-Unis.Malheureusement pour lui, il avait des antécédents judiciaires et transportait une arme de chasse.« Michel est passé en cour le 17 octobre, a expliqué sa conjointe, Chantal Chouinard.On lui a dit qu'il devait rester en prison quatre mois et qu'on allait laisser tomber l'accusation de port d'arme illégale.Comme antécédent, il pense que c'est quand il a cassé les vitres de son école.Mais il croyait que c'était effacé », a-t-elle expliqué.Mme Chouinard est enceinte de quatre mois et le couple a une fillette de cinq ans.Le maire de Pohénégamook, Serge Fortin, a indiqué hier que c'est un problème de géographie, de route mal tracée, et que les autorités américaines ne s'en sont jamais occupées.Il a souligné que les automobilistes québécois qui veulent acheter leur essence moins cher se rendent aux États-Unis chez Ouellet Gaz Bar, avant de passer par le poste frontalier qui se trouve 1,5 kilomètre plus loin.Les autorités américaines ont toujours toléré la situation, ce qui évitait ainsi aux automobilistes de faire un détour seulement pour aller chercher de l'essence.Un patrouilleur zélé Tout aurait pu continuer ainsi n'eût été l'arrivée du patrouilleur Chris Candrell.Selon Serge Fortin, Michel Jalbert a été victime du zèle de ce patrouilleur qui a déjà fait parler de lui dans deux autres cas, notamment celui du camionneur Dany Ouellet, qui est resté une dizaine de jours en prison l'été dernier pour les mêmes raisons.« Il a aussi menacé des enfants à bicyclette qui jouaient du côté américain.Il leur a dit que la prochaine fois, il allait les faire arrêter », a expliqué le maire.L'affaire a rebondi jusqu'à Ottawa cette semaine.Le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, a demandé aux autorités américaines de faire preuve de « retenue » dans ce cas qu'il a qualifié de « malheureux ».Comme d'autres, Michel Jalbert avait l'habitude de faire le plein de cette façon depuis des années, sans jamais être inquiété, a raconté sa conjointe.Le Québécois a bénéficié jusqu'ici d'un avocat de l'aide juridique américaine, mais sa famille lui cherchait hier un autre avocat pour le sortir de là.La Presse a essayé en vain hier, malgré plusieurs tentatives, de parler au responsable des communications pour le poste frontière, le chef patrouilleur-adjoint Bennett.Photothèque La Presse Le ministre des Affaires extérieures du Canada, Bill Graham, s'est dit particulièrement préoccupé par la nouvelle façon de faire des États-Unis, qui soumettent les voyageurs originaires de huit pays du Moyen-Orient à un traitement différent aux frontières.LORSQUE VOUS ÊTES MALADE, LA PROMESSE D'ÉCONOMIES AU RÉSEAU DE LA SANTÉ NE CONTRIBUERA PAS À VOTRE GUÉRISON.INVESTIR PLUS D'UN MILLIARD PAR ANNÉE POUR DÉCOUVRIR LES MEILLEURS MÉDICAMENTS Y CONTRIBUERA.Les compagnies de recherche pharmaceutique du Canada 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traitement de faveur aux réfugiés de la mer haïtiens d'après AFP et AP WASHINGTON \u2014 Les États-unis ont menacé hier de considérer Haïti comme « un État paria » et Jean Bertrand Aristide comme « un président illégitime », alors même que la Maison-Blanche écartait tout traitement de faveur pour les douzaines de boat people haïtiens ayant réussi la veille à gagner à la nage les côtes de Floride près de Miami.« Je pense qu'Aristide est sur le point d'être traité comme un président illégitime et Haïti comme un État paria, si ce n'est par l'Organisation des États américains (OEA), du moins par les États-Unis », a dit l'émissaire américain à l'OEA, Roger Noriega.Aristide n'a pas freiné la corruption, le trafic de la drogue augmente avec la complicité d'éléments de la police, aucun progrès n'a été réalisé dans le désarmement de la population, et il semble que les membres du Conseil électoral provisoire, qui devait être mis en place le 4 novembre, ne seront pas nommés d'ici-là, a-t-il souligné.« Actuellement, 50 % de la cocaïne entrant aux États-Unis transite par Haïti, et ce problème croît », a déclaré Noriega à Washington devant le Dialogue interaméricain, un forum de discussion.Selon lui, le désarmement de la population et la nomination d'un Conseil électoral provisoire « autonome, indépendant, crédible et neutre » sont des éléments essentiels pour organiser des élections libres dans la première moitié de 2003, selon un plan de l'OEA accepté par Aristide.« Les États-Unis ne sont pas prêts à appuyer une autre comédie électorale en Haïti », a affirmé Noriega.Il a déclaré que les élections gagnées par Aristide en l'an 2000 « étaient loin d'être parfaites », mais que les États-Unis le reconnaissent et restent prêts à travailler avec lui « quand il agit de manière responsable ».Washington est le premier fournisseur d'aide bilatérale à Haïti, avec 120 millions de dollars \u2014 ces deux dernières années \u2014 distribués par des organisations religieuses et non gouvernementales.La communauté haïtienne de Floride dénonce entre-temps ce qu'elle voit comme le traitement discriminatoire des autorités à l'égard des quelque 200 réfugiés arrivés illégalement à Miami et qui devraient être refoulés, contrairement aux clandestins cubains.« Il y a le chaos en Haïti, ce n'est pas une démocratie.Nous demandons que les réfugiés soient traités de façon équitable et juste, comme les réfugiés cubains », a dit Jean- Robert Lafortune, de la Haitian- American Grassroots Coalition.Les boat people ont effectué la traversée en 10 jours sur un vieux navire d'une quinzaine de mètres de long.Certains souffraient de légère déshydratation ou de blessures mineures.Hier, 196 réfugiés étaient aux mains de la police dans le centre de détention de Krome, 21 étaient retenus sur un bateau des garde-côtes, et quatre étaient hospitalisés, selon Lafortune.En écartant hier tout traitement de faveur pour ces réfugiés, la Maison- Blanche a souligné qu' « ils sont traités humainement ».« Mais le président sait que son administration fera appliquer la loi », a ajouté le porte-parole Ari Fleischer, en écartant que ces clandestins aient les mêmes droits que les boat people cubains.Les Haïtiens« seront interrogés et leurs cas seront examinés », a indiqué un responsable des services d'immigration (INS), Jim Goldman.Au cours des cinq dernières années, les autorités ont reçu 21 374 demandes d'asile de Haïtiens et seules 1284 ont été accordées, selon la presse de Miami.Le gouverneur de Floride, Jeb Bush, frère du président George W.Bush et qui cherche à se faire réélire le 5 novembre, a assuré quant à lui à des membres de la communauté haïtienne que leurs concitoyens seraient traités de façon juste.Photo AFP Contre la ZLEA Un employé de Mc Donald's s'est armé d'un extincteur pour repousser une militante lors d'une manifestation contre la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), hier à Quito.Divers organismes équatoriens ont organisé une campagne nationale d'opposition au libre-échange à l'occasion de l'ouverture de la réunion des ministres du Commerce des 34 pays participant aux négociations.MAGASIN DE MEUBLES ET D'ÉLECTROMÉNAGERS Prix en vigueur du samedi 2 novembre au samedi 16 novembre 2002, sauf avis contraire maintenant79 9 98 pour le duo Épargnez 50 $ de plus à l'achat du duo GRANDE OUVERTURE LE NOUVEAU MAGASIN DE MEUBLES ET D'ÉLECTROMÉNAGERS SEARS OUVRE SES PORTES LE SAMEDI 2 NOVEMBRE 2002 Duo Kenmore de très grande capacité Rabais 100 $.Laveuse.NO 12202.Rég.549,99.449,99 Rabais 50 $.Sécheuse.NO 62212.Rég.449,99.399,99 \u2018Rég.' est une référence aux prix ordinaires Sears.Prix en vigueur jusqu'au samedi 9 novembre 2002 rabais 50 % Et, ÉPARGNEZ 13% Ensemble SEARS-O-PEDICMD \u2018Diversité Plus' à ressorts intégrés, de la série 1653SY 1 place-TG 2 places.Moelleux ou ferme.Avec ou sans plateau-coussin ou à matelas n'ayant pas besoin d'être retourné.Rég.Sears 1199,98-2599,99.L'ens.Soldé 599,99-1299,99 Les prix varient suivant le style et le format Le plus bas prix de la saison pour le duo maintenant Et, ÉPARGNEZ 13% Rabais 800 $! 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meubles et ensembles matelas-sommier sont en solde Et, épargnez 13 % sur presque tous les meubles et ensembles matelas-sommier 3090387A Canadien accusé d'être membre du Hezbollah AP et PC JÉRUSALEM \u2014 Le gouvernement israélien affirme avoir arrêté cet été un Canadien qu'il accuse d'être un haut responsable d'un groupe radical libanais ayant été dépêché en Israël afin d'y organiser des attaques palestiniennes.Agé de 38 ans, Fawzi Ayoub, qui a selon Israël combattu au sein du Hezbollah, a été appréhendé en juin, a fait savoir le bureau du premier ministre israélien.Ayoub est un combattant de haut rang qui a pris part à des opérations au Liban, dont certaines ont fait des victimes parmi les populations civiles, a-t-il été précisé dans un communiqué.Reynald Doiron, porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères, a confirmé que Fawzi Ayoub a été arrêté et que ce dernier était bien un ressortissant canadien.Les autorités israéliennes ont indiqué que l'homme a passé quelques années au Canada, sans toutefois préciser à quel endroit.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.3 4 NUMÉRO Tirage du 2002-10-30 Tirage du Tirage du 2002-10-30 Tirage du 2002-10-30 Complémentaire: 2002-10-30 (11) Tirage du 2002-10-30 25 000 $ décomposable Numéros 10 lots bonis de 10 000 $ non décomposable non décomposable non décomposables non décomposable 1er numéro 2e numéro 3e numéro 100 000 $ décomposable 50 000 $ décomposable Tirage du 2002-10-30 Complémentaire: (08) SÉLECTIONS BONIS Si vous êtes détenteur d'une sélection boni gagnante (6/6), vous remportez un lot de 1 649 $ et une participation au tirage de 6,49 millions de dollars en direct au match de la Coupe Grey.Pour être admissible à ce tirage, vous devez réclamer votre lot aux bureaux de Loto-Québec avant 16 h 30 le 15 novembre 2002. 4LP1101A1031 A-11 JEUDI MONDE 4LP1101A1031 ZALLCALL 67 19:39:37 10/30/02 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 3 1 O C T O B R E 2 0 0 2 MOND E A 1 1 L'IRA suspend les négos sur son désarmement Le gouvernement d'union nationale s'effondre en Israël Agence France-Presse La crise politique va entraîner des élections anticipées BELFAST \u2014 L'Armée républicaine irlandaise (IRA) a aggravé un peu plus la crise que traverse le processus de paix en Irlande du Nord en suspendant hier les négociations sur son désarmement, deux semaines après la suspension par Londres du gouvernement de la province semi-autonome.Dans un communiqué, les chefs de la milice républicaine catholique n'envisageaient en aucun cas un retour à la violence, rappelant que l'organisation clandestine restait « déterminée à oeuvrer pour une paix juste et durable ».Mais si le cessez-le-feu qu'elle observe depuis 1997 demeure en vigueur, l'IRA tient à montrer qu'elle seule détient la clé de son autodestruction, exigée par les dirigeants protestants unionistes et par Londres.« Le gouvernement britannique dit que la responsabilité de la crise actuelle et que toute solution repose sur nous », mais « il y a une volonté d'imposer des ultimatums inacceptables et intenables à l'IRA », dénonce le communiqué de l'armée clandestine, qui porte la signature habituelle du mouvement : P.O.Neill.Martin Mc Guinness, numéro deux du Sinn Féin, l'aile politique de l'IRA, a aussitôt rejeté sur Londres et Dublin la responsabilité de trouver une issue à cette crise.Selon cet ancien chef de l'IRA, le premier ministre britannique, Tony Blair, et son homologue irlandais, Bertie Ahern, « ont l'énorme responsabilité de créer un processus de dialogue pour résoudre le problème dans les prochains jours ou les prochaines semaines ».Mc Guinness, ex-ministre de l'Éducation du gouvernement local, a rendez-vous aujourd'hui avec le nouveau ministre britannique chargé de l'Irlande du Nord, Paul Murphy, pour entamer des pourparlers afin de rétablir le gouvernement et l'assemblée locale.d'après AFP JÉRUSALEM \u2014 En Israël, les cinq ministres travaillistes ont démissionné hier, en plein débat budgétaire, provoquant l'effondrement du gouvernement d'union nationale du premier ministre de droite Ariel Sharon.Coup sur coup, le ministre de la Défense, Binyamin ben Eliezer, le chef de la diplomatie, Shimon Peres, et le ministre de la Culture, Matan Vilnaï, ont annoncé leur départ du gouvernement formé en mars 2001.Ils voulaient protester contre des crédits alloués à la colonisation juive dans les territoires palestiniens.Ils ont été suivis par les ministres de l'Industrie, Dalia Itzik, et du Transport, Ephraim Sneh, privant la coalition de la participation de la deuxième force politique du pays.Ces démissions entrent en vigueur dans 48 heures.Sharon a engagé hier soir des consultations en vue de former un nouveau cabinet, a affirmé le ministre des Télécommunications, Réouven Rivlin.Interrogé par la télévision en tant que futur chef de l'opposition, le ministre démissionaire Ben Eliezer a affirmé vouloir provoquer des élections anticipées, la législature s'achevant à la fin d'octobre 2003.« La semaine prochaine, j'engagerai des consultations avec tous les groupes parlementaires afin de fixer la date des prochaines élections, si possible en mai », a-t-il affirmé.« Aujourd'hui, l'union nationale a éclaté et personne ne comprend pourquoi », avait déclaré plus tôt le ministre des Finances, Silvan Shalom, du parti Likoud de Sharon, à la tribune de la Knesset, le Parlement, qui a finalement voté en première lecture le budget 2003, contesté par les travaillistes.Sharon a déploré devant la Knesset le départ des travaillistes et a accusé Ben Eliezer d'en porter la responsabilité.« Tout le monde connaît l'importance que j'accorde au gouvernement d'union nationale.Tous le monde doit faire preuve d'unité et de responsabilité », a-t-il dit.Évoquant les tractations de dernière minute pour aboutir à un compromis sur le budget, il a précisé avoir refusé que le « débat soit détourné sur quelque chose qui pourrait affecter toute une population (les colons) ».« C'est pour cette raison que tu as provoqué la rupture du gouvernement d'union nationale », a-t-il lancé à l'adresse de Ben Eliezer.Ce dernier avait pris la parole avant le premier ministre.« Nous étions dès le début contre ce budget et pourtant nous avons fait l'impossible pour parvenir à un compromis », a-t-il dit en dénonçant le projet de budget comme antisocial et frappant les couches les plus défavorisées de la société.« Je voulais retirer des avantages sociaux aux colonies mais sans toucher à leur sécurité », a-t-il précisé.La crise avait éclaté en raison de la menace des travaillistes de voter contre le projet de budget si les crédits alloués aux colonies dans les territoires palestiniens n'étaient pas réduits de 150 millions de dollars US à l'instar de toutes les autres dépenses sociales.Le budget d'austérité prévoit des coupes totales de 1,8 milliard de dollars.Selon la radio militaire, Sharon n'a pas l'intention, dans un premier temps, de présenter sa démission, ce qui entraînerait automatiquement la tenue d'élections législatives anticipées dans les 90 jours.Il estime que l'opposition, malgré le renfort des travaillistes, ne sera pas en mesure de mobiliser une majorité absolue de 61 députés sur 120, indispensable pour renverser le gouvernement lors du vote d'une motion de censure, comme celle déposée par le parti de gauche Meretz et qui doit être examinée lundi prochain.Sharon pourrait continuer à gouverner et choisir ensuite entre donner sa démission à la date qui lui convient le mieux ou faire voter une loi sur des élections anticipées qui pourraient avoir lieu dans les six mois, selon les médias israéliens.Les élections sont normalement prévues en octobre 2003. 4LP1201A1031 A-12 JEUDI MONDE 4LP1201A1031 ZALLCALL 67 21:04:40 10/30/02 B Ottawa invite le président du Brésil à participer au Sommet des Amériques Chavez prêt au dialogue, même sur de nouvelles élections au Venezuela G I L L E S PAQUIN MÊME SI le nouveau président du Brésil, Lula da Silva, a des réticences au sujet de la Zone de libreéchange des Amériques (ZLEA), il a intérêt à participer au prochain Sommet pour donner un nouvel élan au volet social de ce projet, estime le ministre des Affaires étrangères du Canada, Bill Graham.« L'idée du Sommet des Amériques, c'est beaucoup plus que la ZLEA.La ZLEA est un élément, les autres traitent de moyens de collaborer en matière de santé, d'environnement, de bonne gouvernance, de justice sociale, etc.», a déclaré hier M.Graham au cours d'un entretien avec l'agence mexicaine Notimex.Selon M.Graham, le premier ministre Jean Chrétien a invité Lula à participer au prochain Sommet des Amériques, au Mexique en mai, pour étudier à fond le programme adopté par les chefs d'État et de gouvernement lors de leur rencontre à Québec l'an dernier.« Je pense que dans ce programme il y a beaucoup de choses qui peuvent retenir l'attention de Lula et de son nouveau gouvernement, .Le Canada aimerait d'ailleurs travailler avec le Brésil sur ces questions », a dit M.Graham.Le Canada a eu une réaction très positive face à l'élection de Lula dimanche dernier et M.Chrétien lui a téléphoné pour le féliciter de sa victoire, ajoute M.Graham.C'est un homme qui a une « expérience incroyable » de la vie brésilienne et qui est « sur la même longueur d'onde » que le Canada en matière de social-démocratie.Le Brésil fait face à de nouveaux défis en ce moment, comme tous les pays de l'hémisphère, et je pense que le gouvernement de Lula a l'expertise, avec ses alliés libéraux, pour bien conduire le pays, estime M.Graham.Le Brésil est un pays très important pour le Canada et une puissance régionale de premier plan, estime le ministre.C'est aussi un partenaire commercial intéressant où sont déjà implantées environ 500 entreprises canadiennes.Agence France-Presse CARACAS \u2014 Le gouvernement du président du Venezuela, Hugo Chavez, a réaffirmé hier sa volonté de dialoguer avec l'opposition sur un « agenda ouvert », n'écartant pas le thème de nouvelles élections et se disant prêt à des « concessions » respectant la Constitution, selon un communiqué.« L'orientation est de débattre sur la base d'un agenda ouvert, sans veto, ni exclusion a priori, où ne soit pas écarté le thème électoral », souligne le gouvernement en affirmant sa « disposition à faire les concessions nécessaires dans le cadre de la Constitution ».Le texte salue le fait que le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), César Gaviria, en mission de médiation depuis dimanche au Venezuela, ait réitéré la veille son rejet de la manifestation organisée depuis une semaine par des officiers rebelles sur une place de Caracas.« Nous considérons l'attitude de M.César Gaviria.et celle de l'organisation qu'il représente comme hautement positive », affirme le gouvernement, estimant que le responsable de l'OEA « donne son plein appui au fonctionnement de l'État de droit au Venezuela ».Le gouvernement se dit « prêt à participer à la Table de dialogue sous les auspices des organismes internationaux (et) où seront abordés tous les thèmes politiques, économiques et sociaux qui intéressent les Vénézuéliens ».« Nous avons bien progressé bien qu'il reste quelques aspects à traiter », a déclaré Gaviria mardi, après avoir rencontré Chavez ainsi que des responsables du gouvernement, de l'Église catholique et de l'opposition.ENDROIT : Hôtel Four Point Dorval 6600, chemin Côte-de-Liesse Tél.: (514) 735-5150 DATE : Le dimanche 3 novembre 2002 INSPECTION À 13 H - ENCAN À 14 H PRÉCISES NOMBREUX MEUBLES D'APPOINT DÉCORATIFS, MAGNIFIQUES TAPIS, GRAVURES DU GROUPE DES 7 EN TIRAGE LIMITÉ ET LUXUEUSEMENT ENCADRÉES, BRONZES REMINGTON, ÉLÉGANTS MIROIRS, PEINTURES À L'HUILE ORIGINALES, ARTICLES DÉCORATIFS POUR LA MAISON, ETC.TAPIS, TAPIS, UNE SUPERBE COLLECTION! 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Consultez les Pages jaunes à la rubrique « Syndics de faillite ».Affiliée à l'Association canadienne des professionnels de l'insolvabilité et de la réorganisation.3091918A Du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis de novembre, de 10 h à 16 h.www.placementsqc.gouv.qc.ca COMPOSEZ LE 1 8 0 0 4 6 3 - 5 2 2 9 Mais je sais combien d'argent j'aurai.Faire une maîtrise ?Des enfants ?Le tour du monde ?J'le sais pas.Sécurité la première année pour les nouveaux fonds REER Flexibilité Croissance 1Boni % OB L IGAT ION S À TA U X P ROGR E S S I F de Taux avantageux garantis pour 10 ans.Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.Plus on les garde longtemps, plus c'est payant.Achat à partir de 1 $ Jusqu'au 1er décembre 2002 Venez nous rencontrer à notre stand Carrefour l'Industrielle-Alliance 977, rue Sainte-Catherine Ouest (voisin de l'entrée du magasin Simons, niveau métro) Lundi au vendredi, de 10 h 30 à 16 h 30 Samedi et dimanche, de 13 h à 16 h 30 1re 2,50% 2e 3,00% 3e 4,00% 4e 4,85% 5e 6,00% 6e 6,05% 7e 6,10% 8e 6,25% 9e 6,50% 10e 7,00% ANNÉES TAUX 3091161A 4LP1301A1031 a13 jeudi 4LP1301A1031 ZALLCALL 67 19:55:40 10/30/02 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 1 OCTOBRE 2002 A13 Des «discrets» adéquistes?Alors que, traditionnellement, les répondants «discrets» penchaient du côté du PLQ, il semble bien qu'on les retrouve maintenant avec l'ADQ PIERRE DROUILLY L'auteur est professeur au département de sociologie de l'UQAM.Nous publions en deux parties, aujourd'hui et demain, l'opinion qu'il nous a fait parvenir.DEPUIS LA MONTÉE, aussi subite qu'imprévue, des intentions de vote pour l'ADQ au printemps dernier, les principaux acteurs politiques péquistes et libéraux, tout comme les commentateurs, journalistes et politologues, attendent que « la baloune adéquiste se dégonfle ».Nous assistons, une fois de plus, à un bel exemple de pensée magique, où l'on prend ses désirs pour la réalité.Un exemple parfait de cette attitude nous a été donné récemment par la présentation du sondage Léger Marketing, paru dans Le Devoir du 17 octobre : à partir d'une baisse de 4 % des intentions de vote de l'ADQ par rapport au sondage précédent, certains journaux ont titré « L'ADQ recule ! » et certains commentateurs de trouver toutes sortes d'explications à ce « non-fait ».Car d'un point de vue statistique (et les sondages sont d'abord un instrument statistique), une baisse de 4 % d'un sondage au suivant est tout simplement non significative.Conclusions hâtives Si un premier sondage nous apprend que le vote adéquiste est à 40 %, cela signifie qu'il se situe probablement (avec une probabilité de 95 %) entre 37 % et 43 % ; si un second sondage nous apprend que ce vote est à 36 %, cela signifie qu'il se situe probablement entre 33 % et 39 % : ces deux intervalles se chevauchant (entre 37 % et 39 %), on ne peut pas conclure que la baisse enregistrée entre les deux soit due à une baisse réelle des intentions de vote.Elle pourrait être simplement due à une variation aléatoire, conséquence de la méthode d'échantillonnage au hasard.C'est là l'essence de la méthode des sondages, qui ne nous fournissent que des renseignements flous, c'est-à-dire enveloppés d'un halo d'incertitude (la fameuse phrase des sondeurs : « la marge d'erreur pour cette enquête est de 3 points de pourcentage 19 fois sur 20 »).Cela ne signifie pas qu'il n'y ait pas eu de baisse, cela signifie qu'on ne peut pas conclure qu'il y en a eu une : en d'autres mots, que la baisse observée n'est pas significative du point de vue statistique.Et commenter une baisse non significative, c'est proprement commenter l'insignifiant.Nous laisserons au lecteur le soin de qualifier le commentaire de l'insignifiant !.Il se pourrait bien que le dernier sondage de Léger Marketing annonce une baisse du vote adéquiste, mais pour arriver à cette conclusion, il faudrait que plusieurs sondages confirment cette baisse.Comme de raison, un sondage CROP publié dans La Presse du 19 octobre, replaçait le vote adéquiste à son niveau antérieur, et disqualifiait du même coup tous les commentaires des analystes qui gagneraient beaucoup en crédibilité à suivre un cours de statistiques élémentaires avant de commenter les sondages.Il aura fallu que Marie Grégoire, nouvelle députée adéquiste de Berthier, rappelle que le sondage de Léger Marketing était dans les marges d'erreur ! Mais sans doute, dans son cas, les cours de statistiques élémentaires du cégep remontent à moins longtemps que pour d'autres commentateurs ! Cet épisode illustre le risque du commentaire ponctuel en matière de sondages, et nous ramène une fois de plus à la nécessité d'une analyse plus globale d'un ensemble de sondages pour en dégager les tendances lourdes de l'opinion publique, plutôt que de s'attarder aux variations minuscules qui ne sont l'effet, pour la plupart, que de la méthode des sondages ellemême.Commençons par le début.Le tableau 1 fournit les résultats des sondages effectués depuis le printemps dernier : il s'agit des résultats bruts, auxquels s'ajoute la catégorie des « discrets », c'est-à-dire des répondants qui refusent de dire pour qui ils voteraient, se déclarant soit indécis, soit ne sachant pas, etc.Nous appelons ces électeurs des répondants « discrets », car dans la plupart des cas leur réponse ne signifie pas une indécision réelle ni une absence d'opinion, mais plutôt un refus de révéler leur opinion politique aux interviewers.Répartir ces répondants discrets au prorata des répondants qui ont exprimé une préférence, c'est faire l'hypothèse que ces répondants discrets ont les mêmes opinions que ceux qui expriment la leur.Sachant que dans les sondages jusqu'à un répondant sur cinq peut se montrer discret, on comprendra facilement que si ces répondants discrets n'ont pas les mêmes opinions que ceux qui expriment leurs préférences, la méthode de la répartition proportionnelle des répondants discrets peut conduire à des conclusions tout à fait erronées.Dans le passé, cette répartition proportionnelle a été la source d'erreurs importantes dans l'appréciation de la force réelle des partis : traditionnellement, depuis 1970, ces électeurs discrets penchaient en réalité davantage pour le PLQ que pour le PQ.Les sondeurs et analystes utilisent chacun, depuis quelques années, leur formule de redressement, basée sur les expériences antérieures, pour pondérer les données brutes des sondages.Mais depuis l'entrée en scène de l'ADQ, sondeurs et analystes sont dans l'embarras : en effet, en attendant la prochaine élection générale, aucune donnée ne permet de suggérer une manière de pondérer, et rien ne permet de penser que ce qui était vrai jadis (plus de discrets au PLQ qu'aux autres partis), le demeure aujourd'hui.Répondants discrets L'été précédant le référendum de 1995, nous avons fait une analyse de tous les sondages publiés durant les campagnes électorales depuis 1970 : cette analyse montrait que, de façon régulière, les répondants discrets penchaient en réalité davantage pour le PLQ que pour le PQ.En fait, la proportion de répondants discrets qui votaient pour le PLQ était généralement proche des deux tiers lors des élections et des trois quarts lors des référendums.Comme la très grande majorité des répondants discrets sont en fait des électeurs libéraux, toute variation du nombre de répondants discrets d'un sondage à l'autre, doit se refléter par une variation inverse des intentions de vote au PLQ : c'est ce que nous avons appelé « l'effet miroir », les courbes des intentions de vote au PLQ et de la proportion de répondants discrets étant symétriques, comme le reflet l'une de l'autre dans un miroir.Le phénomène était particulièrement net durant la campagne référendaire de 1995, et a permis, avec une pondération « réaliste » des répondants discrets d'anticiper la très faible victoire du NON, alors qu'en chiffres bruts la plupart des sondages (et tous ceux des deux dernières semaines de campagne) donnaient le OUI gagnant par une bonne marge.Le graphique ci-joint, qui donne les résultats des sondages disponibles depuis le début mai, illustre parfaitement cet « effet miroir », mais il montre maintenant que cet effet joue en faveur de l'ADQ plutôt que du PLQ.Lorsque dans un sondage le nombre de discrets est plus élevé, l'ADQ connaît une moins bonne performance, et inversement lorsque le nombre de discrets est moins élevé, l'ADQ connaît une meilleure performance : les deux courbes, ADQ et discrets, varient en sens inverse pratiquement sans exception, alors que les variations des courbes PLQ et PQ ne semblent pas corrélées avec celle des discrets.Ce résultat, qui peut sembler à première vue surprenant, s'explique à la lumière d'une analyse plus fine de l'opinion publique.Les électeurs qui passent à l'ADQ, en provenance du PLQ et du PQ, sont des électeurs centristes sur le plan constitutionnel.Fédéralistes modérés et souverainistes modérés ou même indifférents, ils se caractérisent souvent par un plus faible intérêt pour la politique, un moindre niveau d'information, bref un certain apolitisme : ce sont aussi les électeurs qui changent le plus d'opinion (les derniers sondages l'ont montré), qui sont parfois indécis, et parmi lesquels se recrutent davantage de discrets.Ces derniers sont donc potentiellement davantage des voteurs de l'ADQ que d'autres partis.En fait, on pourrait conduire l'analyse plus loin.Parmi les électeurs non-francophones, qui sont très massivement portés à voter libéral, l'effet miroir joue encore en faveur des libéraux ; tandis que chez les électeurs francophones, l'effet miroir joue encore plus clairement en faveur de l'ADQ.Malheureusement, nous ne pouvons pas estimer quelles sont les proportions de répondants discrets qu'il faudrait attribuer à chaque parti politique, et à l'ADQ en particulier, car pour faire ce calibrage il faudrait pouvoir comparer les sondages actuels avec les résultats d'une élection : c'est donc seulement au lendemain de la prochaine élection que l'on pourra faire ce calcul.L'utilisation, de manière exploratoire, des résultats des élections partielles du 17 juin, extrapolés à la grandeur du Québec, dans ce calcul, semble indiquer qu'il faut effectivement attribuer une plus forte proportion de répondants discrets à l'ADQ, mais pas dans des proportions aussi fortes qu'on le faisait jadis pour le PLQ.Dans l'impossibilité pratique de faire des estimés précis, mais compte tenu de la remarque précédente, il nous semble donc justifié maintenant d'utiliser une répartition proportionnelle des répondants discrets pour estimer la force réelle des partis politiques à travers les sondages.Toutefois, ceci ne résout pas complètement le problème, comme les élections de 1998 nous l'avaient appris : même une pondération qui semblait judicieuse n'a pas permis d'arriver à des estimations correctes du vote final.C'est ce que nous verrons demain.DEMAIN : L'ADQ majoritaire PHOTOTHÈQUE, La Presse Mario Dumont (à gauche) et Bernard Landry (à droite) étaient tout sourire, à la suite de la tenue du forum sur le déséquilibre fiscal, au début du mois d'octobre.« Depuis l'entrée en scène de l'ADQ, sondeurs et analystes sont dans l'embarras .» Les partisans adéquistes se caractérisent souvent par un plus faible intérêt pour la politique, un certain apolitisme. 4LP1401A1031 a14 jeudi 4LP1401A1031 ZALLCALL 67 19:53:37 10/30/02 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 1 OCTOBRE 2002 Parti avec la caisse m a u r i c e .j a n n a r d @ l a p r e s s e .c a Encore une fois, la vérificatrice générale du Canada vient de dénoncer un abus de pouvoir du gouvernement fédéral : l'accumulation record des surplus dans la caisse de l'assuranceemploi.L'excédent accumulé depuis 1996 s'élève à 40 milliards de dollars et Mme Sheila Fraser estime que cette pratique du gouvernement Chrétien frise l'illégalité.Elle a raison et elle n'est pas la seule à le croire puisque depuis plusieurs années employeurs, syndicats, économistes et partis d'opposition trouvent odieux l'agissement des libéraux.Selon l'actuaire en chef de la Commission de l'assuranceemploi, le solde nécessaire au compte pour aider les chômeurs lors d'une récession se situe à 15 milliards.Conserver des surplus au-delà de ce montant revient à imposer des taux de cotisation plus élevés que nécessaire aux employés et aux employeurs.Comme il s'agit de son deuxième avertissement, la vérificatrice générale s'impatiente : « Je presse le gouvernement de mettre fin à ce problème qui traîne depuis quelque temps déjà », déclare celle-ci dans un rapport trimestriel.Plusieurs diront que la pratique fédérale qui est reprochée a permis tout de même de réduire le déficit budgétaire plus rapidement que prévu.Ne pas utiliser les surplus de la caisse de l'assurance-emploi amènerait le gouvernement à trouver d'autres sources d'impôt.Sheila Fraser soutient que le surplus budgétaire de 8,9 milliards d'Ottawa l'an dernier aurait été réduit de quatre milliards sans l'excédent du compte de l'assurancechômage.Le taux de cotisation des employés à la caisse de l'assuranceemploi s'élève à 2,20 $ pour chaque tranche de 100 $ de gains assurables.Les employeurs versent 1,4 fois ce montant, soit 3,08 $.Une baisse de 20 cents du taux de cotisation réduit le compte de l'assurance- emploi de 1,6 milliard et par ricochet les recettes totales du gouvernement.Mais, il faut réaliser que cette somme se retrouverait dans les poches des travailleurs et des employeurs et ultérieurement dans le circuit économique.Mieux encore, une baisse du taux de cotisation réduit le coût de production des entreprises, notamment les frais de main-d'oeuvre, les rendant ainsi plus concurrentielles.Hier, dans sa mise à jour financière et économique, le ministre des Finances John Manley n'a pas glissé un mot des commentaires de la Vérificatrice.Le ministre a indiqué que le gouvernement dégagerait pour cette année fiscale un excédent budgétaire de 1 milliard et pour l'an prochain, de 3 milliards.Ces chiffres tiennent compte d'une réserve pour éventualités de 3 milliards et d'une mesure de prudence économique.Pour le compte de l'assurance-emploi, M.Manley prévoit un surplus de 5 milliards cette année.L'actuaire de la Commission estime que le taux de cotisation devrait être ramené à 1,75 $ par 100 $ de gains assurables.Le gouvernement fédéral a promis des consultations publiques sur cette question.Le Comité permanent des Finances de la Chambre des communes croit aussi qu'il faut réévaluer la façon de fixer le taux de cotisation.La Vérificatrice générale vient de redire que le gouvernement ne respecte pas la loi.Que faut-il de plus ?Il est temps de passer à l'action : les surplus de la caisse de l'assurance-emploi doivent servir d'abord aux travailleurs qui se retrouvent en chômage.La vérificatrice générale vient de redire que le gouvernement ne respecte pas la loi.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Un problème mal posé Madame Elkouri, IL ME semble qu'on pose mal le problème.Je ne crois pas que les femmes aient une quelconque responsabilité dans le retard des jeunes garçons.Mais, selon moi, la question devrait être : est-ce que notre système d'éducation traite d'une façon équitable les jeunes garçons et filles en fonction de leurs différences ?Car il est évident que les garçons agissent et réagissent à l'univers qui les entoure d'une façon différente des filles.Or, notre système nous démontre que non.Pourtant, au lieu d'admettre le problème, vous contestez le fait qu'on « blâme les filles », qu'on considère que leur réussite « est un raté », et « qu'après des siècles passés dans l'ombre, les filles ont pris leur place, qu'il serait inquiétant de s'en inquiéter ».Je crois que vous inversez le problème.On ne s'inquiète pas de la réussite des filles, mais des difficultés des garçons.On ne blâme pas les filles, on blâme un système qui est mieux adapté pour un sexe que pour l'autre.GUILLAUME-PIERRE MICHAUD Les Québécois en ont marre L'ARTICLE en page A3 de l'édition de ce matin, titré « Je veux participer à ce nouveau pays », nous présente le nouveau ministre de la Justice du Québec, Normand Jutras.Beaucoup de vos lecteurs ont sans doute remarqué que monsieur Jutras n'y fait aucune référence à ses importantes nouvelles responsabilités.Tout ce que nous pouvons lire dans cet article traite de la ferveur souverainiste du nouveau titulaire de la Justice.Celui-ci ne semble pas comprendre qu'une substantielle majorité de Québécois en ont marre d'entendre parler de la souveraineté et sont plus intéressés à savoir ce que le ministre fera une fois en poste.J'ai l'impression que Jean Charest et Mario Dumont se frottent les mains d'aise chaque fois qu'un ministre péquiste parle de ses ambitions souverainistes plutôt que de travailler à gérer ses dossiers.Il y en a qui ne comprendront jamais.RENÉ MIGLIERINA Analyse juste M.Pratte, VOTRE ANALYSE est très juste et la grande majorité des médecins est sûrement d'accord avec vous.À preuve, ils sont encore présents dans les établissements et les cliniques aujourd'hui.Sans mettre en doute la bonne volonté de ses dirigeants, l'AJMQ n'est qu'un syndicat (au sens large) dont la représentativité au sein du corps médical en exercice reste limitée et il faut se questionner sur l'espace médiatique qu'on lui accorde.Vous savez sans doute que la FMOQ elle-même est loin de faire l'unanimité au sein de ses membres.Par ailleurs, contrairement à Terre-Neuve, ce qui retarde les tests et chirurgies au Québec, ce sont les décisions administratives en fonction des budgets des établissements bien plus que le manque de personnel.Aucun moyen de pression n'a cours présentement.Au contraire, les médecins se font bien souvent l'avocat de leur patient en tentant de faire rapprocher un examen ou devancer un rendez-vous en spécialité en appelant eux-mêmes les personnes concernées, lorsqu'ils le jugent justifié.Pour ce qui est de l'avidité des médecins envers l'argent, expliquez-moi pourquoi le manque d'effectifs en régions éloignées persiste malgré le fait que ce soit jusqu' à 45 % plus payant d'y pratiquer qu'en région métropolitaine (-30 % et + 15 %).En ce qui concerne le respect des médecins par la population, je ne miserais pas sur ce qu'il en reste considérant les commentaires entendus dans la foulée de l'application de la loi 114.Sans nier qu'une bonne part de responsabilité revient aux médecins eux-mêmes (en partie par leur attitude personnelle et par celle de leurs fédérations et associations) force est de reconnaître que le ministre Legault mine leur crédibilité par ses propos à leur égard.CLAUDE FRÉCHETTE médecin, Joliette Mépris des médecins M.Pratte, VOTRE MÉPRIS de la profession de médecin est désolant (« Le devoir des médecins », 30 octobre).Je ne suis pas médecin, mais j'approuve pleinement leur position et, si j'étais médecin, j'aurais (malheureusement) quitté le Québec depuis un bon moment (et pas pour le salaire mais pour les conditions de travail).On ne peut pas traiter des professionnels comme des concierges, et si on le fait il ne faut pas s'étonner qu'ils s'en offusquent.De toutes façons, l'association des jeunes médecins n'a pas besoin d'inciter les médecins à quitter le Québec, le gouvernement le fait très bien.SÉBASTIEN SAUVÉ professeur, Université de Montréal Adieu veau, vache, cochon, couvée! m r o y @ l a p r e s s e .c a Il faut croire que les vieilles inimitiés ne s'apaisent jamais totalement, comme chez ces vieilles familles paysannes qui transmettent les conflits ancestraux de génération en génération.Revoici le coq gaulois et le lion britannique sur le sentier de la guerre.À Bruxelles, il y a une semaine, le président et le premier ministre, Jacques Chirac et Tony Blair, se sont échangé des noms d'oiseaux, tant et si bien que les cartons d'invitation pour le sommet franco-britannique du début décembre ont été envoyés au compostage.La pomme de discorde : la reconduction de la politique agricole commune (PAC) sur laquelle la France et l'Allemagne se sont entendues \u2014 derrière la grange, à l'abri du regard de la Grande-Bretagne.Il n'y a vraiment rien de nouveau sous le soleil.Depuis qu'on parle d'Europe unifiée, les Gaulois et les Angles se sont toujours crêpé le chignon sur le thème bucolique des produits de la ferme.Ainsi, on a eu droit à des guerres du mouton en 1979 et 1986.Au conflit de la dinde en 1981.Au long et pénible contentieux du boeuf \u2014 de sa compagne pour être précis : la vache folle \u2014 entre 1996 et 2002.Sans parler de diverses prises de bec autour de la PAC, justement, de 1982 à nos jours.En réalité, la célèbre anguille est sous la non moins célèbre roche.Derrière la question des subsides agricoles (dont les paysans français profitent au-delà de toute mesure), en effet, c'est le niveau de contribution aux finances de l'Union européenne qui, d'une part, est en jeu.Et si on veut creuser plus profondément encore, le problème récurrent est celui d'une île britannique ne se rattachant qu'à grand peine à un continent historiquement façonné par la France et l'Allemagne, justement.Un continent construit par deux métropoles qui, malgré les guerres effrayantes qu'elle se sont livrées, ont souvent été singulièrement proches l'une de l'autre, notamment sur les plans intellectuel et politique ou sur l'« identité » européenne.À bien des points de vue, la Grande-Bretagne est l'éternel outsider \u2014 on le voit bien au sujet de l'Irak : la City londonienne est amarrée de l'autre côté de l'Atlantique Du front tout le tour de la tête LE JUGE Jean-Guy Boilard a vraiment du front tout le tour de la tête : il y a quelques mois, il abandonnait son travail parce qu'il ne se croyait plus crédible devant la magistrature qui lui faisait des reproches sur son travail.Il disait que si ses patrons n'avaient plus confiance en lui, il ne se sentait plus capable d'être juge ; et, du même coup, il annulait le procès du siècle qui a coûté aux contribuables une fortune.Je crois que le gouvernement a raison : s'il ne sentait plus la confiance de ses patrons, il y a quelques mois, cela n'a pas changé aujourd'hui.Il devrait donc, à 67 ans, prendre sa retraite comme la majorité des Québécois l'ont fait avant lui.Il ne sera pas sur la paille, ne vous en faites pas : il recevra une prime de départ, probablement, et une grosse pension (plus que nos salaires respectifs).Donc, personne ne pleurera son départ.Qu'il aille faire griller son ego sur les plages de la Floride, personne ne déchirera sa chemise sur la place publique.Oh ! non personne.ANDRÉ BEAUCHAMP Manque de jugement À DEUX reprises, le juge Boilard a démontré qu'il a manqué de jugement : en se désistant du procès des Hells Angels et, maintenant, en demandant de remonter sur le banc.M.le juge, vous nous avez coûté des millions de dollars.Assez, c'est assez, reprenez le chemin de la retraite, définitive cette fois.ANDRÉ BOUCHARD Une volonté commune La tâche de recoller les pots cassés dans le dossier des négociations avec les Innus ne doit pas être laissée au seul Guy Chevrette.Les politiciens pourraient puissamment contribuer à calmer le jeu, à diminuer l'audience et les espoirs des extrémistes, en évitant que la question ne devienne un enjeu électoral.Les trois partis provinciaux doivent faire clairement savoir qu'ils partagent la volonté de conclure un traité avec les Innus de la Côte- Nord et du Saguenay sur la base des principes définis par l'« Approche commune ».Qu'ils ne laisseront pas les cris de certains faire dérailler un processus qui est fondamental pour l'avenir du Québec.MM.Landry et Charest ont été très clairs sur ce point, M.Dumont beaucoup moins.Afin d'éliminer toute ambiguïté, les trois chefs devraient se rendre ensemble dans les régions concernées pour affirmer solennellement leur résolution commune de négocier ce traité.La démarche serait inusitée.Ce serait celle de politiciens préoccupés avant tout par l'intérêt supérieur du Québec.André Pratte Jean-Guy Boilard 4LP1501A1031 a15 jeudi 4LP1501A1031 ZALLCALL 67 22:11:33 10/30/02 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 3 1 OCTOBRE 2002 A15 Santé et ADQ: trois cas LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Les propositions adéquistes visant l'introduction du privé en matière de santé sont très contestées; le «père» de ces propositions, le Dr Stephen Morgan, nous en propose des applications concrètes.Le retour des caribous STEPHEN MORGAN M.Morgan est médecin.Il est l'un des auteurs des propositions de l'ADQ en matière de santé.LES PROPOSITIONS de l'ADQ visant la réduction des listes d'attente en chirurgie ont suscité la controverse.Afin d'aider les citoyens à mieux comprendre cet aspect de notre programme, je présente ici le cheminement de trois cas représentatifs, dans le système de santé actuel, puis dans le système tel que notre parti l'envisage.Il s'agit de trois personnes présentant une douleur au membre inférieur de cause différente et pour qui la maladie apporte une souffrance et un handicap significatifs.Cas no 1 : Odette Odette a 35 ans.Depuis trois ans, sa jambe droite la fait souffrir.Au début ce n'était pas trop incommodant mais peu à peu, la douleur s'est aggravée.Elle a consulté un médecin, qui a confirmé la présence de grosses varices et lui a proposé un doppler pour éliminer un blocage dans les veines profondes.Anxieuse, elle a dû attendre deux mois pour cet examen mais, heureusement, celui-ci n'a pas montré de blocage en profondeur.Elle a donc été référée à un chirurgien : encore deux mois d'attente.Finalement, l'espoir renaît.Elle rencontre le Dr B.qui lui confirme qu'une simple opération d'une heure pourra la soulager complètement.Seulement, l'attente est de deux ans.Odette choisit alors de s'adresser au privé.On peut l'opérer d'ici deux semaines.Le chirurgien et l'anesthésiste sont payés par la RAMQ, mais elle devra débourser 350 dollars pour payer les frais de personnel, les fournitures, la salle de réveil.Le jour même de cette visite, une infirmière lui explique comment se passe la chirurgie, à quoi elle peut s'attendre après.Elle répond à ses questions : combien de jours sans travailler ?Combien de temps avant de faire du vélo ?Le jour de l'intervention, elle se rend à la clinique.Sa soeur Claire qui l'accompagne peut s'installer dans un salon où elle écoute une cassette vidéo sur l'intervention.L'opération dure 40 minutes.Odette est amenée en salle de réveil où elle est gardée deux heures.À midi, elle se sent capable de quitter.Le chirurgien et l'anesthésiste l'examinent et autorisent le congé, et Claire la ramène chez elle.Pour quelques jours, Claire demeure avec Odette mais après une semaine, Odette a repris le travail.Elle n'a plus mal.Elle reverra son chirurgien dans un mois : tout a bien réussi.Cas no 2 : Claude Claude a 50 ans.Travailleur autonome, il est agent d'immeubles.La demande est forte et il gagne suffisamment pour faire bien vivre sa femme et ses deux enfants.Seulement, depuis 6 mois, sa jambe droite lui fait mal.De plus en plus mal.Son médecin a confirmé une hernie discale, et il a vu un neurochirurgien qui lui a fait faire une résonance magnétique et commencé des traitements de physiothérapie.Après trois mois de traitement, cela ne va pas mieux.Sa jambe lui fait de plus en plus mal.Il revoit son chirurgien qui conclut à la nécessité d'opérer.Seulement, l'attente est de six mois dans le secteur public.Claude a de gros contrats en vue et ne peut plus travailler.Il demande s'il peut utiliser le secteur privé.Le chirurgien l'informe que le coût administratif, fixé par l'État, pour cette intervention, est de 1500 dollars.Le chirurgien et l'anesthésiste sont payés par la RAMQ.La clinique loue à l'année une salle d'opération à l'hôpital.Avant, trois des six salles étaient fermées.Maintenant elle sont toutes ouvertes : trois cliniques différentes en font la location.Une partie du montant payé par Claude est versé à l'hôpital pour la location.Le reste sert à payer le personnel et les fournitures.Trois jours après que le chirurgien ait posé l'indication, Claude est admis à l'hôpital et opéré le même jour.L'intervention dure 90 minutes.Il séjourne quatre jours à l'hôpital, puis reçoit son congé.Trois semaines plus tard, il rencontre un client qui veut faire l'achat d'une maison.Cas no 3 : Marie Marie a 65 ans.Sa hanche lui fait mal depuis 5 ans.Au début, ses anti-inflammatoires la soulageaient, mais depuis un an c'est intolérable.Les examens de radiologie ont confirmé une « arthrose dégénérative ».Son état de santé est excellent par ailleurs.Elle a vu un orthopédiste qui lui a confirmé qu'un remplacement de sa hanche par une prothèse la soulagerait de sa douleur et lui rendrait sa mobilité.Seulement, l'attente est de 9 mois, parce que l'hôpital n'a pas assez de budget pour les prothèses qui coûtent 2200 dollars chacune.Quelle ironie ! Elle est en excellente santé mais elle peut à peine marcher.Même aller faire son marché est un supplice.Et puis, devoir marcher avec une canne la gêne.Elle a l'impression qu'on la prend en pitié.Son chirurgien lui offre d'être opérée plus rapidement si elle accepte de faire une contribution aux frais administratifs.Le tarif fixé par l'État pour cette intervention est de 4500 dollars, incluant le personnel, la prothèse et les autres fournitures.Le chirurgien et l'anesthésiste sont payés par l'État.Elle accepte.Deux semaines plus tard, elle est admise à l'hôpital.Elle aussi profitera d'une salle d'opération qui était fermée auparavant.Son chirurgien orthopédiste, qui avant opérait une journée par semaine, opère maintenant trois jours par semaine.Les deux autres jours sont consacrés à la consultation.De plus, il est aidé pour l'opération par une infirmière spécialisée en intervention orthopédique.L'opération dure deux heures, puis Marie est amenée en salle de réveil.En fin de journée, elle est transférée à l'étage d'orthopédie.Après quatre jours à l'hôpital, on juge qu'elle va bien et elle quitte pour l'hôpital de convalescence où, pendant 10 jours, la physiothérapie l'aidera à récupérer sa mobilité.Je souhaite que ces exemples permettront de clarifier certains aspects de la discussion en cours sur l'attente en chirurgie.Caribous, orthodoxes, radicaux, purs et durs.On les a baptisés de tous les noms, mais chaque fois il s'agissait du même phénomène qui affecte cycliquement le Parti québécois : le conflit entre les souverainistes patients (ou passifs) et les souverainistes militants.L'affrontement se reproduit avec la régularité d'un métronome depuis les débuts du PQ, particulièrement lorsqu'une odeur de défaite flotte au-dessus du parti.Aussi sûrement que l'hiver succède à l'automne, on peut alors s'attendre à ce que les modérés, à l'écoute de l'opinion publique, mettent le pied sur le frein.tandis que les militants tenteront désespérément de faire redémarrer la voiture en poussant dessus.Par définition (à la seule exception du bref règne de Jacques Parizeau), ce sont les modérés qui sont au pouvoir, et donc au volant.Mais autant « l'aile gouvernementale » doit suivre les sondages qui lui indiquent l'humeur de la population, autant elle doit être sensible à ce que pensent les militants.Car ces derniers, loin d'être la mouche du coche, sont, pour poursuivre la métaphore, l'équivalent de l'essence qu'on met dans le moteur.Ils sont aussi, au sens moral du terme, l'essence du parti.\u0001 \u0001 \u0001 Dans la foulée de la démission-choc de Paul Bégin, le dernier des « caribous » à siéger au Conseil des ministres, nombreux sont les observateurs qui enjoignent au PQ de renoncer, à toutes fins utiles, à sa raison d'être.On lui recommande d'éliminer de l'article Un de son programme l'engagement de promouvoir activement la souveraineté, à tout le moins de le diluer de manière à ce que l'évocation de la souveraineté ne soit plus qu'un projet à très long terme.Il se trouve aussi des péquistes pour souhaiter la même chose, dans l'espoir (bien illusoire) que cela leur permettrait de s'accrocher au pouvoir.Mais c'est aussi irréaliste que de demander au NPD de laisser tomber le socialisme et de se transformer en un second parti libéral, sous prétexte que les idéaux de gauche sont moins populaires qu'il y a 20 ans.On oublie que les partis politiques existent non pas seulement pour prendre le pouvoir, mais pour faire avancer des débats et diffuser des idées.Quel intérêt aurait donc le PQ à devenir un clone de l'ADQ ?Car c'est exactement ce qu'il deviendrait s'il décidait officiellement de placer son option au congélateur.Mario Dumont n'a jamais dit qu'il ne redeviendrait pas souverainiste un jour, il a simplement dit qu'il ne voulait pas entendre parler de la question nationale au moins pour les prochaines années.Dépendant des circonstances, et à condition bien sûr que l'idée remonte dans les sondages, il pourrait y revenir.La souveraineté, bannie du garde-manger du PLQ, reste donc au fond du congélateur de l'ADQ.Mais ne serait-il pas normal qu'à côté d'un parti fédéraliste et d'un parti semi-fédéraliste, il existe au Québec un parti franchement souverainiste \u2014 et assez fermement souverainiste pour s'engager à promouvoir cette option s'il revient au pouvoir ?Même si la plupart de ses partisans sont velléitaires, la souveraineté n'est tout de même pas une option marginale au Québec ! On peut estimer, grosso modo, qu'environ 20 % de l'électorat est convaincu de la nécessité de la souveraineté, et qu'un autre 20 % y est favorable en principe, mais sans passion ni sentiment d'urgence.On ne voit même pas quel intérêt électoral le PQ pourrait trouver à changer son fusil d'épaule.Non seulement perdrait-il du coup au moins la moitié de ses militants \u2014 précisément ceux qui sont les plus convaincus et les plus désintéressés \u2014 mais il perdrait en plus sa crédibilité.On aurait tôt fait de l'accuser d'opportunisme.Tout le monde est tombé à bras raccourcis sur le dos de Mario Dumont quand il a (plus ou moins) fait marche arrière sur le taux d'imposition uniforme.Qu'est-ce qu'on entendrait si les péquistes commençaient à reculer sur leur option fondamentale ! \u0001 \u0001 \u0001 De toute façon, l'heure des grands choix n'est pas arrivée pour le PQ.Ce genre de débat ne se fait que dans l'opposition.Évidemment, c'est là que le PQ risque fort de se retrouver d'ici quelques mois.À ce moment- là, il y aura, d'un côté, ceux qui, sous le coup de la défaite, voudront réviser l'orientation social-démocrate et souverainiste du parti, et, de l'autre côté, ceux qui voudront retourner au credo initial et reprendre la voie militante, les deux courants étant incarnés par des candidats au leadership.Le plus ironique, c'est que tant les « caribous » que les « modérés » auront mal diagnostiqué les causes de leur défaite.Car en vérité, si le PQ est battu aux prochaines élections, ce ne sera ni à cause de la social-démocratie ni à cause de la souveraineté.Après tout, le parti a été porté au pouvoir quatre fois par une population qui n'était pas plus socialdémocrate et souverainiste qu'aujourd'hui.C'est, avant toute chose, la lassitude et le désir de changement qui motive actuellement les électeurs, autrement dit l'inéluctable syndrome du deuxième mandat.PHOTOTHÈQUE, La Presse Le Dr Stephen Morgan TÉMOIGNAGE Perdre ses parents.BRUNO MASSON L'auteur est un des deux fils de l'ancien éditeur adjoint et vice-président de La Presse, Claude Masson, décédé le 31 octobre 1999, lors de l'écrasement d'un avion d'Egyptair.IL Y A de ça trois ans, j'apprenais, en plein dans mon sommeil, que l'avion à bord duquel mes deux parents prenaient place venait de tomber dans l'océan Atlantique.Nous ne sommes jamais préparés pour de tels chocs.Leur départ tragique, brutal, et inattendu, m'a foudroyé.Depuis le 31 octobre 1999, ma vie n'est plus et ne sera plus jamais la même ; leur départ a changé ma vie, radicalement, profondément.Ce fut un dur coup, une déstabilisation complète ; la plus grande séparation de toute ma vie.Pour moi, qui ai toujours été un éternel positif, j'ai pensé pendant longtemps ne plus pouvoir être réellement heureux à nouveau, les occasions de vrai bonheur étant bien rares.Accepter la vie sans eux m'a pris beaucoup de temps.Un deuil est ainsi fait que même si la plaie se soigne, la cicatrice laisse des marques profondes à jamais.Je veux que vous sachiez, Claude et Jeannine, comment vous me manquez, les deux.Vous êtes les êtres les plus extraordinaires qu'il m'ait été donné de rencontrer ; tellement de bonté, d'amabilité, d'humilité, de droiture, de sourires, de sacrifices, d'altruisme.J'aurais aimé vous parler de vive voix avant votre départ, vous serrer bien fort, vous toucher, vous embrasser.Je donnerais tout pour pouvoir passer seulement une petite journée avec vous.J'aurais aussi aimé parler davantage de la vie avec vous, de votre jeunesse, de votre amour, de vos rêves, de vos opinions, de tout et de rien.La nature de votre départ a rendu tout cela impossible, le destin en a voulu autrement.Le message, pour nous, est qu'il faut se souvenir des bons moments, retenir les valeurs enseignées.Leur mort a été pour moi l'élément déclencheur d'une profonde réflexion sur les valeurs importantes de la vie, sur la mort, sur le but réel de l'existence ; j'ai eu le sentiment bizarre d'avoir perdu beaucoup de repères et d'avoir à repenser l'ensemble de ma vie.Je dois avouer que j'étais auparavant une personne ambitieuse, carriériste, consacrant beaucoup de temps et d'énergie à ma vie professionnelle en sacrifiant souvent ma vie personnelle, y négligeant au passage mes parents.Je veux maintenant profiter davantage de chaque jour de cette courte vie, aller à l'essentiel ; on n'a pas de temps à perdre avec les querelles et les choses inutiles, je veux faire ce que j'aime vraiment faire, passer plus de temps avec mes proches et mes amis, essayer d'être une meilleure personne, avoir plus de plaisir dans mon travail que seuls les impératifs de performance, de stress et de dollars.et bien sûr, m'offrir de petits bonheurs quotidiens.Lorsque je pense aux événements quotidiens de violence, à la soif de pouvoir et d'argent de notre monde, à la rapidité dévorante de la vie, aux déchirements familiaux, à la guerre, je crois que les valeurs humaines de compassion, de paix, d'écoute, de compréhension et de don de soi aux autres de Claude et Jeannine sont un baume et une grande leçon pour moi et pour nous tous.Je terminerai sur un de tes écrits, mon cher Claude : « Mais la Vie, avec un grand V, doit venir de nous, de chacun de nous parce que c'est chaque être humain qui fait le monde, qui forme la société dans laquelle nous existons.Au-delà des bienfaits matériels, physiques, intellectuels, c'est bien en soimême, dans son for intérieur, seul avec notre coeur, que nous pouvons rechercher et découvrir le vrai bonheur d'être, le bonheur de vivre.» PHOTOTHÈQUE, La Presse Jeannine et Claude Masson 4LP1601A1031 A-16 JEUDI MONDE 4LP1601A1031 ZALLCALL 67 21:49:49 10/30/02 B ZIMBABWE ÉQUATEUR Les dirigeants des fermiers blancs démissionnent Un colonel de gauche favori de la présidentielle JACQUES THOMET Agence France-Presse QUITO \u2014 Le colonel de gauche et ex-putchiste Lucio Gutierrez est largement favori de la présidentielle en Équateur avant le second tour du 24 novembre, avec 49 % contre 29 % à Alvaro Noboa (droite) selon un sondage.Réalisée le 27 octobre auprès d'un échantillon national de 1260 électeurs, avec une marge d'erreur de 3 %, cette enquête sur les deux candidats restés en lice a été publiée mardi à Quito par l'institut Cedatos-Gallup.De plus, 16 % des personnes consultées comptent voter blanc ou nul, et les 6 % restants n'ont pas encore arrêté leur choix, selon le même sondage.Ce scrutin présidentiel est le premier depuis le coup d'État du 20 janvier 2000 contre le démocrate-chrétien Jamil Mahuad, renversé par la mobilisation populaire des Indiens à Quito contre un pouvoir alors qualifié de « corrompu ».Arrivé en tête du premier tour le 20 octobre avec 20,77 %, contre 17,33 % au magnat de la banane Alvaro Noboa, un populiste milliardaire, Lucio Gutierrez, 45 ans, est soutenu par les Indiens, en majorité d'origine quetchua, qui représentent près de 40 % des 12,1 millions d'Équatoriens.Surprise des élections, cet ancien participant au putsch contre Jamil Mahuad avait annoncé lundi son intention, s'il est élu, de former un gouvernement d'union nationale, composé y compris d'Indiens, dans un pays où flotte un racisme sous-jacent à l'égard de nations présentes depuis 12 000 ans au pied de ses 99 volcans, au coeur des Andes.Ce sondage a été réalisé avant le ralliement lundi soir à « Lucio », son surnom en Équateur, de l'ancien président Abdala Bucaram (populiste de gauche), réfugié au Panama depuis 1997 après avoir été taxé d'incapacité mentale par le Congrès, et destitué de ses fonctions un an après son élection.Son frère Jacobo Bucaram, fidèle à sa cause et candidat le 20 octobre, avait obtenu 11,86 % des suffrages.Lucio Gutierrez « sera le nouveau président de l'Équateur par la volonté des pauvres de la patrie », a affirmé Abdala Bucaram à la presse par téléphone depuis Panama.Alvaro Noboa, 51 ans, est considéré par ses aversaires comme un milliardaire sans programme, sinon celui de faire du pays andin « un royaume de Dieu sans impôts » selon ses propres termes, éprouvant une évidente difficulté à exprimer des convictions autres que celles du pouvoir de l'argent.Aucun des principaux partis traditionnels, dont tous les candidats ont été battus au premier tour, n'a apporté son appui à l'un ou à l'autre des deux candidats encore en lice.La formation social-chrétienne de Xavier Neira et le parti social-démocrate de Rodrigo Borja ont laissé le libre choix aux 8,1 millions d'électeurs de plus de 18 ans pour le scrutin du 24 novembre.Dans un évident souci de gommer son image de « révolutionnaire » véhiculée par ses positions en faveur du règlement prioritaire de la « dette sociale » pour les 80 % de pauvres que compte le pays, Lucio Gutierrez veut rassurer la finance internationale avant même sa possible élection.L'ancien putschiste s'est rendu à Miami, pour une rencontre avec des banquiers, puis à New York, pour des contacts avec des investisseurs étrangers, et à Washington DC.Agence France-Presse HARARE \u2014 La démission des deux principaux responsables du Syndicat des fermiers commerciaux du Zimbabwe (CFU) illustre les divisions de la petite communauté des fermiers blancs face la réforme agraire du président Robert Mugabe pour redistribuer leurs terres à la majorité noire.Colin Cloete et David Hasluck, président et directeur du CFU, syndicat qui regroupe les quelque 4500 fermiers blancs du pays, ont remis mardi leur démission, le premier « pour raisons personnelles », le second sans explication, a annoncé hier le CFU.Cloete avait été élu à la présidence du syndicat en août 2001 tandis que Hasluck occupait son poste de directeur depuis 1984.Leurs remplaçants seront élus lors d'une réunion du Conseil du CFU le 26 novembre.Cloete et Hasluck étaient considérés comme des « modérés » prônant le dialogue avec le gouvernement du président Mugabe, qui a imposé en février 2000 une réforme agraire afin de redistribuer à la majorité noire les terres appartenant à la minorité blanche, soit 15 millions d'hectares.Cette réforme a été mise en place précipitamment pour, selon Mugabe, corriger les injustices et déséquilibres hérités de la colonisation britannique, puisque 70 % des terres les plus fertiles appartenaient encore alors aux Blancs 22 ans après l'indépendance.Elle s'est accompagnée de violences sur les fermes occupées par des partisans du pouvoir \u2014 11 fermiers tués, ouvriers jetés à la rue, bétail et récoltes détruits \u2014 et près de 3000 fermiers blancs ont été contraints ou vont devoir quitter bientôt leurs exploitations, sans compensation du gouvernement.Face à cette situation, la politique de dialogue prônée par Cloete et Hasluck était de plus en plus contestée au sein du syndicat.« Leur démission est ce que demandaient les fermiers qui veulent des dirigeants qui soient des hommes de principe », a déclaré, sous couvert de l'anonymat, un des membres de la direction du syndicat au quotidien The Daily News, proche de l'opposition.En août, des membres du CFU avaient décidé de quitter le syndicat pour créer une nouvelle association de défense des fermiers blancs, Justice pour l'agriculture (JAG), favorable à une politique nettement plus ferme à l'égard du gouvernement Mugabe.Mais quelle que soit l'attitude des fermiers blancs à l'égard du pouvoir, leur cause apparaît perdue : leurs terres ont presque toutes été redistribuées à 300 000 familles noires et leur seul espoir est désormais d'essayer d'obtenir des compensations financières.Il y a deux semaines, Hasluck avait pour la première fois accusé le premier ministre britannique, Tony Blair, de ne pas avoir « accepté » de reconnaître les responsabilités historiques de la Grande-Bretagne.« Le gouvernement britannique a totalement rejeté les compensations pour la terre basées sur notre histoire » coloniale, avait-il dit, ajoutant : « Depuis que mon président (Mugabe) et Tony Blair ont rompu sur le plan diplomatique, les choses se sont aggravées pour nous.» « Surpris » par cette déclaration de la part d'un représentant de fermiers considérés jusqu'alors comme étroitement liés à l'ancienne puissance coloniale, Mugabe les avait alors appelés à « rejoindre » son combat pour obtenir de Londres des compensations pour leurs terres redistribuées.Échangez vos points auprès de plus de 60 compagnies aériennes dans le monde.(Demandez-la maintenant et obtenez 7 500 points en prime.) 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