La presse, 14 novembre 2002, Cahier A
[" 4LP0101A1114 Page A1/14nov, 4LP0101A1114 ZALLCALL 67 08:48:39 11/14/02 B MONTRÉAL JEUDI 14 NOVEMBRE 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN 1 1 9e A N N É E > N O 2 6 > 7 6 P A G E S > 6 C A H I E R S SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ FLORI DE 1,75 $ U.S .Saddam accepte Le retour des inspecteurs de l'ONU repousse l'imminence d'une guerre en Irak Le Canada prend au sérieux les menaces de ben Laden JOËL-DENIS BELLAVANCE e t ANDRÉ DUCHESNE OTTAWA \u2014 Le gouvernement Chrétien prend très au sérieux les menaces de représailles qu'aurait proférées le leader du réseau Al- Qaeda, Oussama ben Laden, contre le Canada sur une bande audio diffusée sur les ondes du réseau de langue arabe Al-Jazira.John Manley Mais il a la ferme intention de continuer à participer à la lutte contre le terrorisme aux côtés des États- Unis, même si le Canada fait partie d'une liste de pays alliés dans la mire des terroristes, a déclaré hier le vice-premier ministre et ministre des Finances, John Manley.Cela dit, le ministère des Affaires étrangères a rappelé à tous les membres des missions canadiennes à l'étranger la nécessité de demeurer vigilant à la suite de la diffusion de ce message dont la voix, selon des analyses préliminaires d'experts américains en renseignement, serait bien celle de ben Laden.Voir MENACES en A2 Autres textes en A3 Photo AP Saddam Hussein (au centre), qui présidait une réunion mixte des instances dirigeantes du parti Baas, hier à Bagdad, a accepté sans condition la venue en Irak des inspecteurs de l'ONU.L'Irak a éloigné hier l'imminence d'une guerre sur son territoire en acceptant sans condition la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur son désarmement et le retour des inspecteurs, dont les premiers devraient partir lundi pour Bagdad.« Nous sommes préparés à recevoir les inspecteurs afin qu'ils puissent remplir leur devoir et s'assurer que l'Irak n'a pas développé d'armes de destruction massive depuis leur départ en 1998 », a écrit le ministre irakien des Affaires étrangères, Naji Sabri, dans une lettre de neuf pages remise au secrétaire général des Nations unies, Kofi Anan.« Le travail des inspecteurs confirmera que l'Irak n'a jamais produit d'armes de destruction massive, nucléaires, chimiques ou biologiques et n'a pas non plus été en possession de telles armes.» Les 15 membres du Conseil de sécurité avaient donné une semaine à l'Irak pour accepter leur résolution.C'est donc avec 48 heures d'avance que le ministre irakien des Affaires étrangères a fait connaître la décision de son pays.La veille, le Parlement irakien avait créé un faux suspense en rejetant le texte onusien.Adoptée à l'unanimité, la résolution 1441 donne à l'Irak une dernière chance de se débarrasser de ses armes de destruction massive tout en l'avertissant de sérieuses conséquences dans le cas où il se déroberait à ses obligations.En vertu de cette résolution, l'Irak a désormais jusqu'au 8 décembre pour faire « une déclaration à jour, exacte et complète » sur tous les aspects de ses programmes d'armements.De leur côté, les équipes d'inspecteurs de l'ONU doivent commencer leur travail de vérification au plus tard le 23 décembre.La décision de l'Irak a été accueillie avec satisfaction par plusieurs pays, dont la Russie, et avec scepticisme par d'autres, dont les États- Unis, qui ont mené la campagne en faveur de l'adoption de la résolution 1441.Par la voix du premier ministre Jean Chrétien, le Canada s'est pour sa part réjoui de la tournure des événements tout en prônant la vigilance.« Nous avons appris avec plaisir que le gouvernement de l'Irak a accepté la résolution 1441 du Conseil de sécurité », a fait savoir le premier ministre dans un communiqué.« En même temps, nous sommes conscients du fait que ce n'est qu'un premier pas.Saddam Hussein a la fâcheuse habitude de recourir à l'obstruction et de se dérober quand il s'agit de se conformer pleinement aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.» Pour Washington, l'Irak doit maintenant traduire ses paroles dans des actes.« Nous ne tolérerons aucune tromperie, duperie ou rouerie », a déclaré le président George W.Bush aux journalistes après une réunion de son cabinet à la Maison-Blanche.Voir SADDAM en A2 Autre texte en A4 Photo AP George W.Bush et le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, ont conféré hier à la Maison- Blanche.Pour en savoir plus sur l'athenticité et le contenu du message attribué à Oussama ben Laden, rendezvous à: www.cyberpresse.ca/oussama Suivez l'évolution de la situation en Irak à: www.cyberpresse.ca/irak Les spécialistes feront une autre journée d'étude en décembre LES COLS BLEUS AU BORD DE LA GRÈVE «On nous prend pour des ti-counes », s'indigne Jean Lapierre Bandes dessinées E2 Bridge E8 Décès E6, E7 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton E2 Forum A15-A17 Horaire spectacles C6 Horaire télévision C2 Horoscope E6 Le monde A12-A14, A18 Loteries A2, A9 Mots croisés E2, S12 Mot mystère E2 Petites annonces - immobilier E4, E5 - marchandises E5 - emplois E5 - automobile E5, E6, E8 - affaires D2 Quoi faire D16 M É T É O Voir page S16 Ciel variable Maximum 8, minimum 1 ALEXANDRE S I R O I S e t PASCALE BRETON TOUT en se montrant ouverts à une reprise des négociations avec le ministre de la Santé, François Legault, les médecins spécialistes laissent clairement entendre qu'ils sont prêts à prendre « les moyens nécessaires » pour avoir gain de cause, à commencer par un nouvel arrêt de travail prévu en décembre.Au terme d'une journée d'étude qui a occasionné le report de 10 000 actes médicaux (voir autre texte en page A9), le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Yves Dugré, a dit hier avoir reçu l'appui des quelque Yves Dugré 3000 membres de sa corporation réunis au Stade olympique.Il a du même souffle annoncé la tenue d'une seconde journée d'étude le 2 décembre.« Les 3000 spécialistes ont confirmé très clairement, unanimement, le mandat que la Fédération avait (.) de prendre tous les moyens pour Voir SPÉCIALISTES en A2 KARIM BENESSAIEH LE « nouveau syndicat » des cols bleus de Montréal a tonné hier soir, et fort.Dans une proportion de 93,6 % les travailleurs ont rejeté les offres de la Ville et accordé à leurs représentants un mandat de déclencher les moyens de pression jugés nécessaires, pouvant aller jusqu'à la grève générale illimitée.Dès ce matin, les cols bleus mettront de la pression sur leur employeur en refusant systématiquem contremaîtres et les chefs d'équipe.De plus, le syndicat a demandé l'intervention de Québec afin qu'un conciliateur soit nommé dans les négociations avec la Ville, taxée de « mauvaise foi » par le président du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal (SCFP-FTQ), Jean Lapierre.Le résultat a été annoncé hier vers 20 h 30 dans un complexe Claude- Robillard largement déserté : Voir COLS BLEUS en A2 Pour renseignements, appelez ( 5 1 4 ) 3 3 6 - 4 4 4 4 Sans frais 1 877 667-2020 Examen de la vue Verres de contact Grand choix de montures exclusives V Vooi r Vi rdo déirté adtiaélsitl asei nlesn se usnuc sccuuccurscrauslarelseale www.greiche-scaff.com RRReeennnssseeeiiigggnnneeezzz-vvvooouuusss sssuuurrr nnnoootttrrreee Plan de protection contre les bris, la perte et le vol.Nouveau 4LP0201A1114 Page A2/14nov, 4LP0201A1114 ZALLCALL 67 08:49:47 11/14/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 4 NOVEMBRE 2002 DEMAIN DANS LA PRESSE Comme un film desannées50 Après Safe qui l'avait fait connaître, Julianne Moore renoue avec le réalisateur Todd Haynes dans son quatrième film, Far from Heaven, campé dans les années 50.Elle y incarne une femme au foyer qui croit vivre le bonheur parfait jusqu'à ce qu'elle apprenne que son mari est homosexuel.L'actrice et le réalisateur expliquent à Isabelle Massé comment ils ont si bien réussi à recréer l'ambiance des films des années 50.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Venez clavarder avec Michel Tremblay en direct du Salon du livre de Montréal, à midi cyberpresse.ca/clavardage > La route du rhum en pleine hécatombe cyberpresse.ca/routedurhum > Clôture du controversé Rendez-Vous national des régions cyberpresse.ca/regions Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 3-2-6 > À quatre chiffres : 9-5-2-9 LOTO 6/49 > 06-07-16-25-40-48 Compl.: 17 > Extra : 206204 SUITES DE LA UNE MENACES Suite de la page A1 SADDAM Suite de la page A1 « L'enregistrement diffusé (mardi) par le réseau Al-Jazira, qui applaudit les attentats terroristes perpétrés et annonce de nouveaux actes de violence, démontre que le terrorisme demeure une menace internationale constante », a déclaré John Manley, de passage à Lethbridge, en Alberta.« Les menaces comme celles-ci ne font que renforcer notre détermination », a ajouté M.Manley, qui est responsable au sein du cabinet de la coordination des efforts du gouvernement reliés à la lutte contre le terrorisme.Selon lui, les Canadiens n'ont pas à prendre des mesures de précautions extraordinaires « pour le moment ».Par contre, les services canadiens de renseignements sont aux aguets afin de déterminer si des mesures particulières doivent être mises en oeuvre pour éviter des attentats.Depuis les attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement fédéral a annoncé des investissements de 7,1 milliards de dollars au cours des prochaines années afin d'améliorer la sécurité aux divers points d'entrée du pays.Les appels d'offres se multiplient en ce sens.Ainsi, le 1er novembre dernier, l'Agence des douanes et du revenu a amorcé sa recherche en vue de se doter d'équipements de détection de matières radioactives et nucléaires dans les ports, tandis que la Défense nationale se propose d'acheter un système de détection et d'identification d'agents biologiques.Outre le Canada, la France, la Grande- Bretagne, l'Italie, l'Allemagne et l'Australie sont visées par les menaces de représailles parce qu'elles travaillent aussi étroitement avec les États-Unis dans la lutte contre le terrorisme.Dans son dernier rapport annuel publié récemment, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a averti le gouvernement Chrétien que des individus appuyant la cause de ben Laden ou approuvant son idéologie sont présents dans plusieurs pays, dont le Canada.Le SCRS a aussi affirmé que le Canada fait partie des cibles potentielles du réseau Al-Qaeda en raison de sa participation à la guerre au terrorisme en Afghanistan aux côtés des États-Unis et des liens étroits que les deux pays entretiennent.« Parce qu'il participe activement et ouvertement à la lutte internationale contre le terrorisme, qu'il est voisin des États-Unis et entretient des relations avec eux, le Canada risque d'être pris pour cible directement ou indirectement par un réseau terroriste », souligne le SCRS dans son rapport annuel.Le directeur de l'organisme, Ward Elcock, a renouvelé cet avertissement vendredi dernier à l'occasion d'une sortie publique à Vancouver.« Les Canadiens ne devraient pas se sentir à l'abri du terrorisme et nous devons demeurer vigilants si nous voulons être en mesure de faire face aux risques », y expliquait-il.Au Canada, c'est la Gendarmerie royale qui est porte-parole des organisations chargées de la protection publique et de la lutte contre le terrorisme.Hier, le sergent Paul Marsh de la GRC a indiqué qu'il n'était pas surpris par ces menaces et que le niveau de veille et de surveillance contre d'éventuels attentats était maintenu.« Nous prenons les mesures nécessaires pour enquêter sur toutes les menaces faites contre le Canada », a-t-il ajouté.Dans la foulée des attentats du 11 septembre aux États-Unis, l'an dernier, le gouvernement fédéral a identifié quelque 500 endroits importants au Canada qui pourraient être une cible de choix des terroristes.Cette liste, compilée par le Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile (BPIEPC), comprend notamment les installations nucléaires, les réseaux de transmission d'électricité, les hôpitaux, les services financiers, les services de transport, les assemblées législatives ainsi que le parlement.Hier, quelques experts consultés par La Presse ont qualifié la menace de sérieuse tout en estimant que le renforcement des mesures de sécurité est adéquat.« On pourrait en faire plus, mais il faut un certain équilibre pour éviter de créer une panique non nécessaire dans la population, ce qui ferait le jeu des terroristes », dit Henri Habib de l'Institut islamique de l'Université Mc Gill.Et d'ajouter, en faisant allusion au président irakien : « S'il choisit de ne pas désarmer, nous le désarmerons.Cela doit être clair pour Saddam Hussein et pour tout le monde.Et s'il choisit de ne pas désarmer, nous aurons avec nous une coalition bien disposée.» Malgré son acceptation officielle de la résolution 1441, l'Irak n'a pas caché son amertume, fustigeant les deux pays responsables du « contenu détestable » du texte onusien.« Les mensonges et les manipulations de l'administration américaine et du gouvernement britannique seront mis en lumière, tandis que le monde verra combien les Irakiens se sont montrés honnêtes et conciliants dans leurs déclarations et dans leurs actes », a écrit le ministre irakien des Affaires étrangères dans sa lettre au secrétaire général de l'ONU.Selon la résolution 1441, tout manquement de l'Irak exposerait celui-ci à de « graves conséquences ».Ces manquements devront immédiatement être portés à l'attention du Conseil de sécurité, qui pourrait conclure à « une violation substantielle » des obligations du régime irakien.Il est probable alors que les États-Unis demanderaient au Conseil de sécurité d'autoriser d'autres pays membres à participer à une opération militaire.Au Caire, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a exprimé le souhait qu'une deuxième guerre du Golfe soit évitée.Selon lui, la décision irakienne « est un développement important sur la voie d'une résolution de la crise irakienne dans le cadre de l'ONU ».Hans Blix, chef de la Commission de contrôle de vérification et d'inspection de l'ONU, et Mohammed El- Baradei, son homologue de l'Agence internationale de l'énergie atomique, devraient se rendre à Bagdad lundi à la tête de la première équipe d'inspecteurs.SPÉCIALISTES Suite de la page A1 réussir la négociation », a déclaré le Dr Dugré.Le succès des pourparlers se traduira, selon lui, par la protection de l'autonomie des médecins et l'amélioration des conditions de travail, y compris la rémunération.Le porte-parole des spécialistes n'a toutefois pas voulu préciser si d'autres moyens de pression risquent d'être envisagés.Les médecins se contenteront pour l'instant de continuer à ne plus participer aux nombreux comités du milieu de la santé qu'ils boudent depuis quelques jours en guise de protestation.Il faudra attendre la seconde journée d'étude pour en savoir plus sur de prochaines actions possibles.« J'espère que d'ici ce temps, le ministre Legault et son gouvernement auront compris que les médecins spécialistes sont décidés, a dit le Dr Dugré.Qu'il y a une mobilisation des médecins et que quand on se mobilise comme ça \u2014 tous les 11 ou 12 ans \u2014, il y a certainement une accumulation de frustration et d'inquiétude et on doit en tenir compte absolument.» Cela dit, les spécialistes semblaient hier enclins à répondre à l'invitation de M.Legault, qui a proposé une reprise des pourparlers.« Je demande sincèrement aux médecins spécialistes, pour le bien de la population, de revenir s'asseoir à la table.Nous avons les mêmes objectifs, nous voulons ensemble donner de meilleurs services à la population et il faut trouver des solutions ensemble », a-t-il dit.Ce à quoi le Dr Dugré s'est empressé de répliquer : « Qu'il m'écrive demain matin et on va être là lundi matin.» Optimiste, le leader des spécialistes a insinué, lorsqu'on lui a demandé jusqu'où ses troupes pourraient aller pour faire valoir leurs revendications, qu'une entente négociée est toujours possible.« J'ose croire que quelqu'un va prendre la responsabilité de régler avec une fédération et des médecins qui sont prêts à négocier », a-t-il lancé.L'écart entre ce que les médecins exigent et ce que Québec semble vouloir concéder est cependant grand.Hier, les spécialistes ont soutenu qu'ils sont exploités par le gouvernement provincial.« Nous, médecins du Québec, sommes exploités.Assez, c'est assez.N'ayons plus peur de le dire », a déclaré le secrétaire de la FMSQ, Richard Leblond.Les spécialistes veulent que Québec fasse grimper leur rémunération de quelque 40 %, dont 7 % annuellement pendant trois ans pour ce qui est des sommes versées directement aux médecins.La balance de l'augmentation serait notamment utilisée pour l'achat d'équipement ou pour diverses mesures comme des congés parentaux.Les piètres conditions de travail, les ratés provoqués par la pénurie dans de nombreuses spécialités et le manque d'accès aux salles d'opération et à l'équipement médical ont également été maintes fois déplorés par les représentants de la FMSQ, qui ont passé la matinée à galvaniser leurs troupes devant les médias.À Québec, le ministre de la Santé, François Legault, n'a pas seulement invité les spécialistes à revenir à la table de négociation.Il a aussi déploré les moyens de pression entrepris hier.Jugeant « déplorable et inacceptable » que quelque 10 000 patients aient vu leurs examens et opérations reportés hier, le ministre a cependant refusé d'envisager pour le moment des mesures extrêmes de la part du gouvernement.Il a fait appel au professionnalisme des médecins.Se disant sensible aux conditions de travail difficiles et au manque de ressources dans les hôpitaux, M.Legault a rappelé qu'il ne pouvait en faire davantage.« Je ne peux pas donner de l'argent que je n'ai pas et quand on demande des 500 millions de dollars, je ne les ai pas », a-t-il dit.Des propos contredits par le Dr Dugré, qui s'est étonné que Québec ait entre autres des fonds pour l'Hippodrome, mais pas pour les spécialistes.Les spécialistes gagnent en moyenne 184 000 $ annuellement et réclament une augmentation salariale équivalent à 60 000 $ par médecin, a estimé le ministre.En tenant compte des congés parentaux et du régime de retraite, les revendications des médecins s'élèvent à 40 % de plus que ce qui leur est actuellement consenti, a-t-il confirmé.Le gouvernement leur a plutôt offert une augmentation salariale de 2 % et la mise en place d'un comité qui devra analyser de façon détaillée l'écart entre les médecins spécialistes et leurs homologues des autres provinces canadiennes et des États-Unis.Commentant le conflit, le premier ministre Bernard Landry a pour sa part invité les diverses parties à faire preuve d'humanisme.« Les médecins spécialistes sont des scientifiques, sans aucun doute essentiels à notre collectivité, mais leur métier comprend aussi des aspects humains et humanitaires.Il ne faudrait d'aucune manière que des gens vulnérables et malades souffrent au moindre degré d'un affrontement qui comporte des dimensions matérielles et matérialistes.C'est l'appel que je fais.» ©2002 Baume & Mercier, Inc.COURBES PRONONCÉES ET LIGNES DROITES SCULPTÉES DANS L'OR OU DANS L'ACIER.PRÉSENTÉE EXCLUSIVEMENT SUR BRACELET EN PEAU D'ALLIGATOR.www.baume-and-mercier.com COLS BLEUS Suite de la page A1 il ne restait que 200 des 4211 cols bleus qui ont participé à l'assemblée.« On nous prend pour des ti-counes, ils nous sous-estiment, ils nous méprisent, ils nous prennent de haut, a déclaré M.Lapierre.J'ai adoré ça pendant les 19 ans où j'ai été président, être pris pour un niaiseux.S'ils nous prennent pour des niaiseux, on va agir en niaiseux.Il a en outre dénoncé les « avocasseries » des négociateurs patronaux dont le seul objectif serait de gagner du temps afin d'aller en arbitrage.« Depuis 1989 que je suis négociateur, j'ai vu des négociations ardues, mais jamais un comportement pareil, a déclaré Michel Fontaine, conseiller syndical.Il y a de l'hypocrisie à la table, on nous déclare des choses pour les retirer ensuite.» M.Lapierre a donné en exemple le « merveilleux » règlement intervenu plus tôt cette semaine entre l'Office municipal d'habitation de Montréal et ses 220 cols bleus, dont 70 proviennent de la fusion des municipalités de l'île.Selon cette entente, les nouveaux membres héritent d'augmentations de 3 % à 12 % pour l'harmonisation et tous ont droit à une hausse supplémentaire de 2,5 % pour l'année 2003.L'OMHM, de son côté, estime pouvoir récupérer ces sommes par des gains de productivité, entre autres parce que ses employés vont pouvoir faire de menus travaux de plomberie.Selon Jean Lapierre, l'administration Tremblay a une dernière chance de s'entendre avec ses quelque 7800 cols bleus.« Le message va se rendre clairement qu'on ne tolérera pas le double discours.Gérald Tremblay a une dernière occasion de sauver la ville : sans notre aide, il n'a aucune chance.» Les négociations achoppent sur de nombreux points cruciaux, à commencer par les salaires.La Ville offre un gel pour 2003 et des augmentations de 2 % jusqu'en 2006.Ces augmentations sont conditionnelles à des hausses de productivité et des économies que promet de réaliser le syndicat.C'est cependant au chapitre de l'harmonisation des 29 conventions collectives \u2014 toutes échues depuis mai dernier en vertu de la loi \u2014 que l'affrontement est le plus évident.La Ville a demandé que cet aspect soit mis sur la glace jusqu'en 2004.« Il n'est pas question que nos membres soient traités de façon inéquitable, ça n'a pas de bon sens, dit M.Fontaine.Tout le monde a été augmenté depuis la fusion : les élus gagnent plus, les cadres aussi, seuls les employés restent au même salaire.» Plus tôt dans la journée, le président du conseil exécutif de la Ville, Frank Zampino, avait déclaré ne rien trouver d'anormal à la tenue de cette assemblée où on avait annoncé un vote possible sur un mandat de grève.« Pour nous, ça fait partie du déroulement normal des choses où le syndicat revient devant ses membres pour faire un bilan.Si c'est pour accélérer les négociations, ça me va.Je demeure confiant que les cols bleus vont revenir à la table de négociation, avec comme objectif de part et d'autre d'en arriver à une entente.» Les demandes syndicales, a précisé M.Zampino, n'empêcheront pas la confection du budget 2003 dont on devrait connaître les détails le 28 novembre.« Nous proposons un gel salarial pour l'année prochaine et c'est la base sur laquelle nous préparons le budget.Nous ajusterons ce budget s'il le faut pour refléter ce qui aura été conclu.À Longueuil aussi Par ailleurs, les 600 cols bleus de la Ville de Longueuil ont voté eux aussi hier soir des moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève.« Nous avons d'abord le mandat de reprendre les discussions avec l'employeur, dit Serge Pilote, conseiller syndical au SCFP.Advenant l'impasse, nous agirons.» Les travailleurs manuels avaient décidé plus tôt cette semaine de dénoncer l'attitude « autoritaire » de l'administration du maire Jacques Olivier depuis septembre dernier.« Nous voulions stopper les façons de faire de l'employeur avant que le conflit ne devienne trop lourd », dit M.Pilote.Après de sérieuses discussions avec la partie patronale hier dans la journée, le syndicat est confiant.« L'employeur semble soudainement faire preuve d'ouverture et ce nouveau développement a grandement influencé le vote des membres en faveur d'une proposition modérée », dit M.Pilote. 4LP0302A1114 a3 jeu 4LP0302A1114 ZALLCALL 67 08:47:55 11/14/02 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 4 NOVEMBRE 2002 A3 MENACES DE BEN LADEN Le visage illusoire d'Al-Qaeda Bush poursuit sa guerre JOONEED KHAN OUSSAMA ben Laden est bien vivant.Ronald Noble, directeur général d'Interpol, l'affirmait vendredi.L'authentification hier par des experts américains, de la voix sur une cassette audio qui approuve les récents attentats terroristes du Yémen jusqu'à Bali, et en annonce d'autres, jusqu'au Canada, en est le premier indice \u2014 quoique pas aussi concluant qu'une cassette vidéo.« Je ne suis pas expert en analyse vocale.Mais le style de ben Laden, c'est de se montrer à la télé.Et il n'a jamais attendu si longtemps pour se montrer.Qu'il soit malade ou qu'il ait changé de visage est une bonne idée pour expliquer son choix de l'audio.C'est de la spéculation.Moi, je reste sceptique », a indiqué à La Presse Adam Dolnik, expert du contre-terrorisme à l'Institut d'études internationales de Monterey, en Californie.Mais, que ben Laden soit mort ou vivant, ou qu'il dirige toujours ou non Al-Qaeda, ce réseau terroriste reste actif, de l'avis de nombreux experts américains et européens, cherche à se renforcer, et demeure capable d'activer des cellules dans de 60 à 65 pays pour causer de graves dégâts humains et matériels.« Al-Qaeda s'est reconstitué et entend nous attaquer à nouveau », a dit George Tenet, le directeur de la CIA, devant le Congrès le mois dernier.Selon un récent rapport de l'ONU, les finances du réseau terroriste sont solides.Al-Qaeda recrute maintenant des femmes comme courriers portant argent et messages dans le monde, selon USA Today.Mais le même article cite des documents du FBI qui indiquent que Al-Qaeda ne dispose pas de plus de 200 agents actifs de par le monde.Selon ces documents, la guerre en Afghanistan qui renversa le régime des talibans il y a un an, a détruit les sanctuaires d'Al-Qaeda et dispersé l'organisation dans la clandestinité globale \u2014 avec encore, cependant, quelque 20 000 combattants de divers pays déjà entraînés sur le sol afghan.Et les télécopies, appels téléphoniques et courriels de tous les suspects dans au moins 90 pays sont sous surveillance constante.Là aussi, Adam Dolnik met son bémol.« Ben Laden n'a jamais été le chef effectif d'Al-Qaeda, qui n'est d'ailleurs pas une formation structurée mais plutôt une nébuleuse de groupes dotés de cellules autonomes et compartimentées, qui ont leurs propres dynamiques internes.Et l'idéologie wahhabite d'Al-Qaeda voit le baasisme irakien et le chiisme iranien comme des ennemis mortels.» Selon lui, « l'entourage de Bush a personnalisé le terrorisme en lui donnant le visage de ben Laden ; ça sert bien sa croisade, ça lui a donné un mandat qu'il n'avait pas à son entrée à la Maison-Blanche en janvier 2001, et comme un effet de miroir, la croisade de Bush sert à renforcer Al-Qaeda et l'image de ben Laden ».Avec sa collègue Kimberley Mc Cloud, Adam Dolnik a signé en mai dernier dans le Christian Science Monitor un article appelant à « démythifier Al-Qaeda ».« Les États-Unis et leurs alliés dans la guerre au terrorisme doivent dégonfler l'image d'Al- Qaeda comme un réseau terroriste omniprésent et super-organisé, et l'appeler pour ce qu'il est : une lâche collection de groupes et d'individus qui ne revendique même pas l'appellation d'Al-Qaeda.» L'approche proposée est plus complexe.Comme le soulignent des experts cités par la presse américaine et européenne, « les États-Unis et leurs alliés ne vaincront pas le terrorisme s'ils n'en éliminent pas les racines : ressentiment des musulmans en raison des conflits en Palestine, en Irak, au Cachemire, et les crises sociales et humaines dans les pays pauvres ».La diffusion d'un message enregistré attribué à Oussama ben Laden et qui contient des menaces d'autres attentats contre les États-Unis et ses alliés, dont le Canada, a ramené la « guerre au terrorisme » sous les feux de la rampe dans la capitale américaine.Assez, en tout cas, pour détourner une partie de l'attention accordée à la réponse de l'Irak à la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, que l'administration Bush a accueillie hier avec scepticisme alors que le Pentagone continuait de fourbir ses armes.« Peu importe qui parle dans cet enregistrement, il s'agit certainement d'un rappel au monde entier que nous sommes en guerre », a dit le président George W.Bush avant une réunion de son cabinet.« Le contenu de ce message est sérieux et il devrait rappeler aux Américains et à nos amis et alliés qu'il y a un ennemi actif qui continue de propager la haine et qui est prêt à tuer pour atteindre ses objectifs.Le chef de la Maison-Blanche a tenté ensuite de se faire rassurant en insistant que la guerre au terrorisme faisait des « progrès importants » tous les jours grâce à la collaboration de quelque 90 pays « pour continuer cette chasse à l'homme et intercepter les fonds destinés aux terroristes.» Les principaux services de renseignements américains, la CIA et la NSC (National Security Agency), ne pouvaient encore confirmer hors de tout doute, hier soir, que la voix du message enregistré était vraiment celle d'Oussama ben Laden.Néanmoins, la menace d'autres attentats par le réseau Al-Qaeda contre les États-Unis et des pays alliés semblait faire peu de doute.« Ce message indique leur désir de mener des attaques encore plus graves dans un avenir rapproché », a commenté le directeur de la CIA, George Tenet, à sa sortie d'une rencontre avec un comité du Congrès.Pour sa part, le directeur du FBI, Robert Mueller, qui a grossi considérablement ses moyens antiterroristes depuis le 11 septembre 2001, a indiqué que « ce message devrait nous inciter à être encore plus en état d'alerte devant la possibilité d'attaques futures.Par ailleurs, des porte-parole du gouvernement Bush tentaient de minimiser toute l'importance accordée à Oussama ben Laden par rapport à l'ensemble de la guerre au terrorisme.« C'est un effort considérable qui implique des dizaines de pays et qui va beaucoup plus loin qu'un seul individu », a indiqué Sean Mc Cormack du Conseil national de sécurité, une des plus hautes instances interministérielles à la Maison-Blanche.La diffusion de ce nouveau message de menaces attribué à Oussama ben Laden a provoqué des vagues dans la capitale américaine.Plusieurs analystes en politique et en sécurité internationale suggéraient que ce message pourrait « remettre en contexte » toute la priorité accordée aux préparatifs militaires américains contre Saddam Hussein.« Les citoyens américains et ceux des pays alliés vont s'interroger sur l'urgence des menaces de guerre contre Bagdad alors que celui qui a provoqué la mort de 3000 Américains en septembre 2001 serait encore vivant », a indiqué Daniel Benjamin, analyste au Center for Strategic and International Studies, organisme indépendant à Washington.« Est-ce vraiment plus pressant de détruire le régime et les armes de Saddam Hussein en Irak avant de s'assurer d'avoir mis le réseau terroriste Al- Qaeda hors d'état de nuire ?» s'est demandé M.Benjamin.w w w.l e s a i l e s .c o m CARTE-CADEAU 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Michael, analyste linguistique cité par la BBC qui a travaillé sur d'autres enregistrements du chef d'Al-Qaeda, s'est dit prêt à « jurer devant un tribunal » qu'il s'agissait bel et bien du chef d'Al-Qaeda.Un journaliste de CNN, Peter Bergen, qui a déjà rencontré Oussama ben Laden, s'est dit certain à 98 % qu'il s'agissait bel et bien de sa voix.Par contre, Eric Margolis, journaliste canadien qui suit la « carrière » d'Oussama ben Laden depuis une bonne décennie, doute qu'il s'agisse du véritable auteur du message.Tous conviennent que seule une analyse systématique de la bande permettra d'établir avec certitude qui a raison.Q Comment s'y prendra-t-on pour analyser la bande ?R Il y a deux grands moyens d'authentifier l'enregistrement : l'analyse technique de la structure vocale et l'analyse du contenu du message.Selon Steve Aftergood, de la Fédération des scientifiques américains (FAS), chaque personne s'exprime à l'intérieur d'une fourchette de fréquences et avec des inflexions particulières, qui laissent une sorte d'empreinte vocale, semblable à des empreintes digitales.Pour analyser le contenu, les experts comparent le vocabulaire, la structure du texte, les images utilisées avec les enregistrements qui ont été attribués à Oussama ben Laden dans le passé.Q Quels éléments laissent penser qu'il s'agit bel et bien de la voix d'Oussama ben Laden ?R L'auteur du message félicite les auteurs d'attentats passés, mais ne revendique pas ces actes terroristes \u2014 c'est ce que faisait Oussama ben Laden dans ses messages passés.Les références religieuses ressemblent à celles dont ben Laden fait usage.Notamment l'utilisation du mot « pharaon » pour désigner le président George Bush.Des experts signalent que certains textes coraniques font référence à la « chute du pharaon » pour avertir les leaders arrogants, qui osent mesurer leur pouvoir au pouvoir divin, du sort qui les attend.Et plusieurs affirment avoir simplement reconnu la voix sur la bande.Q Qu'est-ce qui nourrit les doutes ?R Le texte de l'enregistrement est plus simple, moins fleuri que les enregistrements attribués à Oussama ben Laden dans le passé, constate Eric Margolis.« On dirait presque un communiqué de presse », note-t-il.Et les symboles islamiques y sont parsemés avec davantage de parcimonie.Steve Aftergood, de la FAS, souligne que l'on risque de ne jamais connaître le fin mot de l'histoire, puisque l'analyse vocale de la bande sera problématique : il s'agit sûrement d'une copie de mauvaise qualité.Q Et si c'est lui ?R Si la voix appartient bel et bien à Oussama ben Laden, cela signifie d'abord et avant tout qu'il est vivant \u2014 ou du moins qu'il l'était au moment de la prise d'otages à Moscou et de l'attentat à Bali, auxquels il fait allusion.Ce serait la première preuve qu'il a survécu aux derniers bombardements en Afghanistan.La dernière preuve remontait à décembre, alors que les services secrets américains ont capté un message du chef d'Al- Qaeda donnant des ordres à ses troupes.Depuis, plus rien.D'autres messages diffusés par Al-Jazira en septembre et octobre ne faisaient référence qu'à des événements passés et auraient pu avoir été enregistrés il y a longtemps.Le Pentagone a longtemps cru que le Saoudien avait été blessé, et peut-être même tué lors de l'offensive en Afghanistan.Mais la semaine dernière, Ronaldo Noble, secrétaire général d'Interpol, et August Hanning, patron des services secrets allemands, se sont tous deux dits convaincus que ben Laden était toujours en vie et planifiait de nouveaux attentats.Q Vivant et en forme ?R Ça, c'est moins sûr.Un expert japonais de l'analyse vocale a noté que l'auteur du message s'exprime d'une voix rauque et qu'il cherchait son souffle.Les spéculations vont bon train : peut-être Oussama ben Laden souffre-t-il de blessures anciennes.Ou peut-être qu'il est affecté par ses problèmes rénaux.Q Quelle est l'importance de son message ?R Plusieurs experts affirment que le réseau Al- Qaeda, durement affecté par les bombardements en Afghanistan, s'est reconstitué sous une forme nouvelle, plus informe et moins hiérarchisée.« Ce ne sont plus des cellules, mais des électrons libres », selon les mots d'experts français cités par Le Monde.Caché, peutêtre malade, Oussama ben Laden demeure une figure emblématique et sa prestation sur Al-Jazira est propre à redonner du moral à ses troupes.Cela dit, certains analystes pensent que son message comportait peut-être des indications codées donnant des instructions pour les prochains attentats.Et ils rappellent que l'attentat de Bali a eu lieu six jours après la diffusion d'un message du numéro deux d'Al- Qaeda, Ayman Al-Zawahiri. 4LP0401A1114 a4 jeu 4LP0401A1114 ZALLCALL 67 08:50:21 11/14/02 B A 4 L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 4 NO V EMB R E 2 0 0 2 L'IRAK SE PLIE À LA RÉSOLUTION DE L'ONU Gros plan sur les inspections G I L L E S GAUTHIER L'Irak a accepté hier sans condition la résolution 1441 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a été adoptée vendredi dernier et qui durcit le régime des inspections de désarmement sur son territoire.Bagdad avait jusqu'à demain pour exprimer son « intention de respecter pleinement les termes de la résolution ».Voici quelques éléments qu'il faudra avoir à l'esprit au cours des prochains mois.Q Quand les inspections commenceront- elles ?R Le chef de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection de l'ONU (COCOVINU), Hans Blix, et celui de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed El- Baradei, avaient déjà annoncé qu'ils se rendraient en Irak lundi prochain en compagnie d'une équipe d'éclaireurs.Cette dernière mettra en place la « structure opérationnelle » et procédera à des inspections limitées.Les véritables inspections débuteront « environ de une semaine à 10 jours plus tard », précisait hier Melissa Fleming, porte-parole de l'AIEA.Q Quelles seront les étapes suivantes R Selon le résolution 1441, Bagdad doit présenter avant le 8 décembre une déclaration à jour sur ses programmes d'armes chimiques, biologiques et nucléaires et de fabrication de missiles balistiques, ainsi que sur ses productions chimique et biologique à des fins civiles.Dans les 60 jours suivant le début de leur mission, la COCOVINU et l'AIEA doivent tracer un programme de travail et le faire approuver par le Conseil de sécurité.Les premiers rapports des deux organismes doivent être présentés au Conseil au plus tard le 23 février 2003 et les suivants à tous les 120 jours.Q Combien de temps les inspections dureront-elles ?R Mohamed El-Baradei, de l'AIEA, affirmait hier que les inspecteurs auraient besoin de plusieurs mois, voire un an, pour se faire une idée précise au sujet des programmes nucléaires irakiens.Q Quelles sont les autres obligations de l'Irak ?R Il doit permettre aux inspecteurs d'accéder « immédiatement, sans entrave, inconditionnellement et sans restrictions » à la totalité des zones, installations, équipements, documents et moyens de transport qu'ils veulent inspecter.Il ne pourra entraver l'accès « à tous les fonctionnaires » et autres personnes et ne pourra s'opposer à ce que les inspecteurs fassent sortir du pays des témoins et leurs familles, et ce pour éviter qu'ils ne soient l'objet de représailles.Q Qu'advient-il si l'Irak refuse de coopérer ?R La résolution 1441 stipule que la présentation d'informations fausses ou des omissions dans les déclarations irakiennes « et le fait de ne pas se conformer à tout moment » au texte adopté par l'ONU et de « ne pas coopérer pleinement à son application » constitueront « une nouvelle violation substantielle des obligations » de l'Irak et seront signalés au Conseil de sécurité « aux fins d'évaluation ».Q Qui sont les inspecteurs ?R L'ONU a une liste de 220 experts de 44 pays qui ont suivi la formation nécessaire et qui peuvent être envoyés à brève échéance en Irak.Outre des spécialistes en armements et missiles, elle comprend des linguistes ou des personnes qualifiées dans des domaines tels les douanes et les importations.L'ONU estime que 80 experts se trouveront en Irak à tout moment, appuyés par des médecins, pilotes, interprètes et autres, pour un total de 120 à 130 personnes.Photo AFP © Une affiche géante de Saddam Hussein trône dans une artère de Bagdad où passaient deux femmes hier.Publié par la Banque HSBC Canada hsbc.ca CPG marchés boursiers de la HSBC Vous souhaitez investir sur les marchés boursiers internationaux, mais vous êtes préoccupé par le risque que ces marchés comportent?La meilleure solution pour vous pourrait être le CPG marchés boursiers de la HSBC.Le CPG marchés boursiers de la HSBC est lié à un ou des indices boursiers de marchés internationaux.Les variations de ces indices ont une incidence sur le montant des intérêts qui vous est versé.Si le marché enregistre une progression pendant que le CPG est en vigueur, vous réaliserez des revenus d'intérêts jusqu'à concurrence d'un rendement maximal.1 Par ailleurs, même si le marché enregistre une baisse, votre placement initial est garanti et le plein montant du capital vous sera remis à l'échéance.En ce moment, le CPG marchés boursiers de la HSBC est offert selon trois options différentes : l'indice canadien, l'indice américain et l'indice international.Tous ces CPG ont une durée de trois ans et ne sont pas remboursables avant l'échéance.À l'échéance, l'investisseur reçoit son capital ainsi que les intérêts, le cas échéant.À la HSBC, nous ne sous-estimons pas le pouvoir du savoir à l'échelle locale.C'est pourquoi, vous pouvez vous fier au personnel de nos succursales lorsque vient le moment d'obtenir des conseils et des renseignements sur vos placements.Nous offrons également, par l'entremise du Groupe HSBC au Canada, des fonds communs de placement, des comptes autogérés, des services de courtage de plein exercice et des services de gestion privée.Pour de plus amples renseignements sur le CPG marchés boursiers de la HSBC2 ou sur d'autres solutions de placement qui pourraient vous convenir, veuillez composer le 1 888 310-HSBC (4722) ou visiter notre site Internet à l'adresse hsbc.ca pour connaître les coordonnées de la succursale de la HSBC la plus près de chez vous.1En vigueur à compter du15 octobre 2002.Indice canadien : Le montant des intérêts réalisés représente la somme des variations trimestrielles exprimées en pourcentage, que ces variations soient négatives ou positives, de l'indice S&P/TSX 60M, D sous réserve d'une augmentation maximale de l'indice de 5 % par trimestre.Cette option rapporte un rendement minimal garanti de 4,5 % à l'échéance, ce qui équivaut à un rendement composé annuel de 1,48 %.Si l'indice n'enregistre aucune progression, aucuns intérêts supplémentaires ne seront versés.Indice américain : Les modalités sont les mêmes que celles de l'indice canadien sauf qu'elles s'appliquent à l'indice S&P 500.MD Cette option rapporte un rendement minimal garanti de 4,0 % à l'échéance, ce qui équivaut à un rendement composé annuel de 1,32 %.Si l'indice n'enregistre aucune progression, aucuns intérêts supplémentaires ne seront versés.Indice international : Le montant des intérêts est lié à un panier composé dans des proportions égales de trois indices internationaux, soit le S&P 500M, D le Dow Jones EURO STOXX 50MD et le Nikkei 225.MD Les intérêts sont établis en tenant compte de la moyenne des rendements enregistrés par les indices au cours des douze derniers mois pendant lesquels le CPG est en vigueur, sous réserve d'un rendement maximal de 21% pour la durée totale du placement.Si les indices n'enregistrent aucune progression, aucuns intérêts supplémentaires ne seront versés.2Vous y trouverez : des précisions sur la façon dont les intérêts sont calculés ainsi que sur les limites ou les circonstances, par exemple relativement au taux d'intérêt maximal, qui pourraient avoir une incidence sur le montant des intérêts et sur l'augmentation des intérêts en fonction des indices, des précisions sur les méthodes d'étalement qui pourraient être utilisées pour déterminer le montant des intérêts, enfin, une description des indices de dépôt ainsi que la date d'échéance du contrat.«Standard & Poor 500MD» et «S&P/TSX 60MD» sont des marques de commerce de The Mc Graw-Hill Companies, Inc.(le promoteur de ces indices).Le «Dow Jones EURO STOXX 50MD», est une marque de commerce de STOXX Limited (le promoteur de cet indice).Ces indices sont utilisés sous licence par la Banque HSBC Canada.Le «Nikkei 225MD» est la marque de service de Nihon Keizai Shimbun, Inc.(le promoteur de l'indice).Les promoteurs ainsi cités ne parrainent, n'endossent, ne vendent ni ne font la promotion du CPG marchés boursiers de la HSBC.Les promoteurs n'émettent pas non plus d'avis quant au bien-fondé d'acheter un CPG marchés boursiers de la HSBC.Ils se réservent tous les droits, y compris les droits d'auteur, se rapportant à leurs indices respectifs.Vous pouvez remuer ciel et terre à la recherche de solutions de placement\u2026 ou vous pouvez, tout simplement, communiquer avec nous.3091917A La décision ne surprend pas ANDRÉ DUCHESNE AU COURS d'une conférence sur l'Irak qu'il donnait hier matin, le professeur Henri Habib prédisait que Saddam Hussein se plierait « sans aucun doute » au contenu de la résolution 1441 du Conseil de sécurité de l'ONU.Et il a visé juste.« J'ai poussé un soupir de soulagement en apprenant la nouvelle.Dans le cas contraire, qu'aurait-on dit de mon analyse ?» lance en riant ce professeur émérite de sciences politiques de l'Université Concordia et qui enseigne à l'Institut islamique de Mc Gill.Dans un registre plus sérieux, il dit fonder son analyse sur sa conviction que le président de l'Irak est avant tout un homme fasciné par le pouvoir.L'idéologie ne l'intéresse pas, les principes politiques non plus.« Il aime le pouvoir et en ce sens, le perdre dans la foulée d'une guerre avec les puissances occidentales aurait été un désastre pour lui », constate M.Habib.Pour des raisons tantôt similaires, tantôt plus nuancées, d'autres experts du Moyen-Orient consultés hier par La Presse abondent tous dans le même sens.Ainsi, Rex Brynen, professeur de sciences politiques à Mc Gill, estime que le président irakien n'avait pratiquement aucune marge de manoeuvre face à une résolution du Conseil de sécurité claire, précise, quasiment chirurgicale.« Son contenu ne laisse aucune ambiguïté et les Irakiens devront s'y conformer au risque d'une attaque.» Selon lui, Saddam Hussein a déjà commis d'incroyables erreurs historiques, telles l'invasion du Koweït et la guerre avec le voisin iranien, et il ne voulait pas s'embarquer dans une coûteuse aventure.De plus, observe Jocelyn Coulon, directeur de la division montréalaise du Centre Pearson pour le maintien de la paix, l'unanimité de cette résolution lui donne encore plus de force.Unanimité, mais aussi équilibre.« Elle est contraignante envers l'Irak, mais aussi envers les États-Unis », dit-il.Dans un texte publié samedi dernier dans notre section Forum, M.Coulon rappelait que les Américains avaient « truffé » d'espions l'ancienne Commission d'inspection en Irak (UNSCOM), ce qui avait entraîné l'éclatement de celleci.« Les inspecteurs qui se rendront en Irak dans les prochaines semaines seront plus indépendants.Ils ne seront pas employés de leur pays respectif, mais de l'ONU », note-t-il.Pour Sani Aoun, directeur de recherche à la chaire Raoul-Dandurand d'études stratégiques (UQAM), Saddam Hussein a compris qu'il avait le couteau sur la gorge.En dépit de divergences d'opinions dans le bloc occidental, la résolution 1441 lui a montré la solidité de la coalition.Pour lui, le régime de Saddam Hussein se dirige vers l'effondrement.« La résolution lui enlève toute forme de souveraineté et son régime est fragilisé.Saddam a perdu la guerre avant même de l'avoir déclenchée. 4LP0501A1114 a5 14 nov 4LP0501A1114 ZALLCALL 67 08:52:36 11/14/02 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 4 NO V EMB R E 2 0 0 2 A 5 Pour faire le portrait de son pays dans 10 ans Pour faire le portrait de son pays dans 10 ans, il faut aller dans une université, un matin, à 9h.De préférence une université sans prestige, on ne veut pas faire le portrait d'une élite, mais de la classe moyenne qui peuple le pays.Disons l'Université du Québec en Outaouais, à Gatineau.On choisira des étudiants en administration : ils ont une bonne idée de ce qu'ils veulent faire plus tard.Pourquoi 9h du matin ?Pour rien.C'est tombé comme ça.C'était le cours de gestion de M.Paul Legris, qui est aussi conseiller au recteur.Vous me laissez seul avec vos étudiants M.Legris ?Merci.Il a quitté la classe et je me suis retrouvé face à une trentaine de premières années en administration.Bonjour, je suis journaliste à La Presse, je fais le tour du Québec, je rencontre des gens.Pourquoi vous ?Parce que dans 10 ans, vous serez les petits boss du pays.Ils avaient l'air plus jeunes que leurs 20 ans, mais peut-être que ce que je prenais pour des restes d'enfance étaient des restes de sommeil.Ils étaient encore un peu endormis.Je leur ai dit voilà, le monde marche comme ça, et j'ai dessiné au tableau comment je pense que le monde marche.J'ai ajouté quelques chiffres et je me suis excusé : c'est grosso modo, bien sûr.Vous avez trois possibilités.Vous embarquez.Vous résistez.Ou, troisième possibilité, vous embarquez mais pour résister en même temps, pour aller de l'avant sans laisser personne dans la poussière, pour produire de la richesse, comme ils disent, mais pour la partager.Il y en a un qui a levé la main, j'ai su après qu'il s'appelait Martin, moi monsieur je choisis de foncer, on n'a pas le choix.Qu'est-ce que tu veux dire par foncer ?Full cash, BMW, tout ça.Pourquoi une BMW ?Parce qu'avec une Chevette, on va nulle part, monsieur.Pour faire le portrait de son pays dans 10 ans, faut pas s'énerver et tout peindre en noir au premier accès de désespoir.Oui, Rosie ?Dans 10 ans, j'aurai trois ou quatre enfants, dit Rosie, je serai à la tête d'un centre de santé, il y aura un café, une épicerie, je vivrai au Québec, j'essaierai d'aider les gens qui m'entourent, le bon Dieu prendra soin des autres.Moi, je travaillerai au gouvernement, dit Véronique, j'aurai deux ou trois enfants, je vivrai au Québec avec mon copain, on sera bien.Moi aussi j'aurai deux enfants, dit Christelle qui est d'origine africaine.J'aurai une grande maison, ici au Québec.Je serai cadre supérieure dans une entreprise, très engagée dans mon église.Moi aussi trois ou quatre enfants, dit Mélanie.Je serai directrice des ressources humaines, j'aimerais bien que ce soit dans une base de plein air.Le soir, j'enseignerai le karaté à des jeunes.Je vivrai au Québec, je voyagerai aussi.Pierre-Yves sera gestionnaire en Californie parce qu'il déteste l'hiver.Pierre-Olivier sera à la tête d'une entreprise et mènera, je le cite : « une petite vie tranquille ».Benjamin aura de deux à quatre enfants du côté de Vancouver.Il travaillera pour le gouvernement.Voyez, pas de noir désespoir.Ni de rouge sang.Ni de jaune feu.Pour faire le portrait de son pays dans 10 ans, il suffit d'avoir dans sa palette un peu de beige relatif, du rose et du bleu familial en masse, du brun ordinaire, du violet pour les compromis, et tous les gris en camaïeu pour les choses de la vie.Je leur avais dit vous avez le choix.Foncer.Résister.Changer.Ils m'ont répondu c'est tellement plus simple que ça monsieur : on continue.\u0001 \u0001 \u0001 L'école secondaire publique Nicolas- Gatineau est citée en exemple dans le palmarès 2002 des écoles secondaires de L'actualité, on y fait notamment l'éloge d'un prof de français, exemplairement interactif.Ce n'est pas à l'invitation de celui-là que je me suis rendu, mais à celle d'une autre prof de français de Nicolas-Gatineau, Johanne Hotte : « Je ne sais pas si vous prévoyez rencontrer des gens satisfaits, mais j'aime autant vous dire tout de suite que je suis heureuse d'enseigner le français à des ados, que j'aime leur culture, leur curiosité, leur intelligence, bref, j'aime ma polyvalente de 3000 élèves ».J'ai redouté un instant d'avoir affaire à une jovialiste interactive, mais non, juste une prof qui aime sa job, ses élèves et son école.Vous aimez votre école, la bâtisse, vraiment ?Trouvez pas qu'elle a l'air d'une usine de chaussures en Corée du Nord ?Cela me fait toujours sourire, dit-elle, et elle souriait, quand on parle de ma polyvalente comme d'une aberration, pensez donc, 3000 élèves, quelle horreur ! Eh bien! pas du tout monsieur.C'est comme habiter une grande ville, on n'habite pas son immensité, on vit dans son quartier, sa rue.C'est exactement ainsi que je vis à Nicolas- Gatineau.Je viens de déménager, mais j'ai habité 11 ans la même classe, le même corridor.J'y étais chez moi.Elle aime tout autant sa nouvelle classe et sa nouvelle gang de secondaire deux.Une majorité de fils et filles de fonctionnaires.Milieu relativement aisé, l'Outaouais roule à fond, l'Outaouais est riche en ressources (le fédéral en beurre épais en Outaouais !) et cela transparaît dans l'attitude, l'éveil, la bonne santé des enfants.Je n'ai pas à faire beaucoup de discipline, se félicite Johanne.Ils sont studieux.Le niveau monte, les progrès sont mesurables.Elle tire au hasard un cahier d'exercices.Pour faire exprès ! Tenez, celui-ci est de mes moins bons sujets ! Elle me le donne à parcourir.Je m'attendais au pire : Potable.Pas désorganisé.Si celui-là est un de vos moins bons élèves, effectivement, madame, vous êtes choyée.Vous les faites lire ?Ils ont lu quatre livres depuis la rentrée.Ils ont lu La Révolte des inactifs de Denis Côté, Le Robinson du métro, La Guerre des Patriotes et Le Miniaturiste, une traduction.Ciel ! Je n'en connais aucun ! Ce sont des livres jeunesse.Par contre, dans la boîte, sur cette étagère, des exemplaires d'un livre que connaissez sûrement, Le Grand Cahier d'Agota Kristof.Je n'ose pas le leur distribuer pour l'instant, en France, une institutrice vient de faire scandale en le faisant lire à des élèves de 11 ans, les miens en ont 13, mais je me demande.Certainement pas une jovialiste la petite prof ! Ce Grand Cahier fera des vagues, j'en fais le pari, dans les chaumières de Gatineau.Une grand-mère plus ou moins incestueuse, deux enfants qui jouent avec le squelette de leur maman.holà, on est loin de Harry Machin et autres Petit Prince des bungalows.Elle m'a reconduit en me faisant passer solennellement par la superbe bibliothèque dont elle est fière comme un curé de son église.Elle m'a dit : nous sommes riches monsieur.Il faut savoir l'apprécier.Les haltes-garderies demandent de l'aide SOPHIE ALLARD ALORS QUE les garderies à cinq dollars sont critiquées et que les services de garde manquent, les haltes-garderies rappellent à la ministre de la Famille et de l'Enfance, Linda Goupil, qu'elles se meurent.Pour arriver à sortir la tête de l'eau, elles demandent une aide de 22,4 millions.« Le gouvernement fait fausse route en s'entêtant à développer un modèle de garderie unique, lance Christian Montmarquette, de l'Association des haltes-garderies communautaires du Québec.Les haltes-garderies répondent à une variété de besoins qui ne pourraient être comblés autrement.» Les 140 haltes-garderies du Québec, affiliées à des organismes communautaires, offrent quelque 2000 places pour 8000 enfants selon les besoins ponctuels de parents pour qui les garderies à cinq dollars sont inaccessibles ou inappropriées.Parmi ceux qui frappent à la porte des haltes- garderies, on compte des immigrants qui désirent s'intégrer rapidement, des parents de nouveau-nés, des jeunes mères désespérées, des parents bénéficiant de l'aide sociale désireux de retourner sur les bancs d'école, des travailleurs à temps partiel.« On reçoit des enfants durant une demijournée, d'autres ne sont ici qu'une heure, dit M.Montmarquette.Ça dépanne beaucoup de parents.» Si quelques haltes-garderies offrent des services gratuitement, il en coûte en moyenne un dollar de l'heure pour y faire garder son enfant.Ces places sont menacées, soutient M.Montmarquette, parce que les haltes-garderies ne sont pas reconnues ni financées par le ministère de la Famille et de l'Enfance.Les haltes fonctionnent grâce à des dons de charité, à des partenariats et à des programmes de création d'emplois et autres projets gouvernementaux.« Si la tendance se poursuit, les ressources vont s'épuiser et des places devront être supprimées, craint M.Montmarquette.Nous demandons au gouvernement 2800 $ pour chacun des 8000 enfants accueillis chaque année, soit 22,4 millions.» Déjà, l'an passé, les haltes-garderies criaient à l'aide.Le ministère de la Famille et de l'Enfance s'est alors prononcé contre d'éventuelles fermetures et a dit étudier sérieusement le dossier.Hier, La Presse n'a pu joindre des représentants du ministère.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE 3095312A CENTRES JEUNESSE Beaucoup de jeunes, peu de ressources LOUISE LEDUC DEPUIS TROIS ans, le nombre de signalements reçus à la Direction de la protection de la jeunesse a augmenté de 11 %, pour un total cette année de 55 644.C'est ce qu'a révélé, hier, l'Association des centres jeunesse du Québec dans une conférence de presse qui se voulait une contre-offensive à la mauvaise presse dont elle est souvent l'objet quand des cas d'enfants atrocement martyrisés \u2014 comme les victimes du bourreau de Beaumont \u2014 sont mis au jour.Plutôt que de chiffrer précisément les besoins financiers du réseau, le directeur général de l'Association des centres jeunesse du Québec, Pierre Lamarche, a préféré illustrer les résultats pour le moins décevants obtenus avec les ressources existantes.Les intervenants n'ayant que 1,5 heure à consacrer par semaine à chaque dossier, il s'ensuit un inquiétant « retour dans le système de 28 % des jeunes », note M.Lamarche.C'est dire que pour un enfant sur quatre, la Direction de la protection de la jeunesse n'est rien d'autre qu'une porte tournante par laquelle on sort pour être mieux réintégré à la première crise venue.Le Dr Gilles Fortin, neurologue pédiatre à l'hôpital Sainte-Justine et cofondateur de l'Association des médecins en protection de l'enfance, rappelle qu'un signalement à l'un ou l'autre des centres jeunesse du Québec « n'est pas la fin de l'histoire, mais le début ».« Une fois qu'un cas d'enfant négligé ou en danger nous a été signalé, une fois le diagnostic rendu, encore faut-il être en mesure de traiter l'enfant.Ce n'est pas parce que l'on a parlé à ses parents que le problème est réglé.» Alors qu'avant 1996, Sainte-Justine n'hospitalisait annuellement pas plus de 50 enfants blessés sérieusement par leurs parents, l'hôpital en reçoit aujourd'hui le double.Il faut cependant être prudent avant de faire une adéquation entre l'augmentation des cas et le degré de violence actuel.Peut-être faut-il surtout attribuer la chose à un meilleur dépistage et à une sensibilisation plus grande des citoyens.« Il n'y a pas si longtemps encore, quand un enfant nous arrivait avec une fracture du fémur, on le traitait comme un cas de fracture du fémur, tout simplement, sans rendre compte de ce qui l'avait causé », signale le docteur Fortin.Aujourd'hui, on sait, et il reste maintenant à savoir combien il en coûterait pour réagir sérieusement.La Centrale des syndicats du Québec se réjouit à tout le moins que la situation d'urgence vécue dans les centres jeunesse soit médiatisée.« En février 2002, nous mettions en lumière le fait que les centres jeunesse de la Montérégie dénombraient 153 enfants signalés en attente d'évaluation, et 75 enfants dont la sécurité et le développement étaient compromis, en attente de service, a noté par voie de communiqué la vice-présidente responsable de santé et services sociaux, Louise Chabot.Mais malgré des forums sur les centres jeunesse, malgré une stratégie gouvernementale pour venir en aide aux jeunes en difficulté et à leur famille, malgré de beaux discours politiques sur l'importance des jeunes dans la société, force est de constater que ces jeunes et leurs familles ne reçoivent pas l'aide dont ils ont besoin.» 4LP0601A1114 a6 14 nov 4LP0601A1114 ZALLCALL 67 08:54:50 11/14/02 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 4 NOVEMBRE 2002 RENDEZ-VOUS NATIONAL DES RÉGIONS Le plat de résistance se fait attendre MARIO CLOUTIER e t PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 Les convives au Rendez-Vous des régions commencent à tirer la langue devant le buffet gouvernemental.Personne ne crie famine, mais le menu à la carte concocté par Québec \u2014 comprenant notamment des plats destinés aux jeunes ou aux régions misant sur des créneaux d'excellence \u2014 laissent sur leur faim de plus en plus de régions qui attendent encore le plat de résistance de la décentralisation promis par le premier ministre Landry.Ce débat a duré de longues heures hier au Rendez-Vous, entraînant le report d'un engagement du ministre des Affaires municipales, André Boisclair, sur l'élargissement des pouvoirs des MRC, notamment en développement économique.En fin de journée, le ministre des Régions, Rémy Trudel, a cependant arraché un « consensus historique » sur son engagement de projets pilotes pour expérimenter une décentralisation à la carte au palier local.La députée libérale Nathalie Normandeau estime toutefois que le gouvernement péquiste agit encore selon son principe d'étapisme.Elle croit que la décentralisation est un dossier mûr, alors que le gouvernement ne l'est pas.« On avance d'un pas et on recule de deux, décrit-elle.Il y a un manque de volonté politique flagrant de faire confiance aux régions.Pourtant, ça se résume en une phrase : faites-nous confiance et on va faire nos propres choix en assumant les conséquences.L'Outaouais a créé la surprise avec une proposition unique sur un « véritable pouvoir de décider, d'agir et de dépenser » dévolu aux régions.Essuyant un refus de Québec, le président de la délégation, Francis Whyte, a dit regretter l'approche gouvernementale qui consiste jusqu'ici à saupoudrer un peu à chacun sans s'engager pleinement dans la décentralisation.« On est loin d'être satisfaits de la façon dont ça se passe, dit-il.C'est fastidieux, même s'il y a des choses intéressantes avec la formation professionnelle et le financement de nouveaux centres de transfert technologique.» À ce sujet, le ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, a tiré son épingle du jeu, hier.Devant l'insistance de plusieurs centaines d'élus locaux qui veulent garder leur école de village ouverte, il a aussi annoncé que la commission scolaire devrait obligatoirement consulter la municipalité avant de procéder à la fermeture d'une institution scolaire.De son côté, le président du Conseil du Trésor, Joseph Facal, a promis de redéployer vers les régions 10 % des emplois libérés par les départs d'employés de la fonction publique, soit environ 1200 postes réguliers en 10 ans.Projet ACCORD Le plat principal du jour hier, le projet ACCORD, mijotait dans la marmite gouvernementale depuis longtemps, mais n'est pas issu de la réflexion entourant le Rendez- Vous.Sept régions ont déjà signé une entente qui leur permettra de miser sur leurs forces économiques pour déboucher sur le marché mondial.« La volonté, c'est de turbopropulser l'économie des régions par le développement de filière d'excellence », a commenté le ministre Rémy Trudel.Mais le chef de l'ADQ, Mario Dumont, s'interroge sur le rôle joué par les fonctionnaires montréalais de la SGF dans ces dossiers régionaux.« Pendant qu'on parle de décentralisation, le gouvernement arrive avec une approche où on va avoir un chaperon économique dans les régions.Et l'approche de la SGF, les gens la voient encore comme une opération centralisée.» À cela, le président de la SGF, Claude Blanchet, réplique : « Ce sont les gens des régions qui vont décider ce qu'ils veulent faire.Après ça, la SGF va les aider à bâtir le plan qu'ils se sont donnés.Si on ne travaille pas en collaboration, on n'y arrivera jamais.Les régions ont, par ailleurs, dû s'avouer vaincues hier devant le ministre des Ressources naturelles, François Gendron, sur leur proposition de récupérer une partie des redevances sur les ressources naturelles pour le développement régional.M.Gendron annoncera aujourd'hui la création d'un comité de réflexion sur cette question qui doit faire l'objet d'un « débat national » selon lui.Transport aérien Parmi les autres plats d'accompagnement servis par le gouvernement Landry hier, on retrouve sa politique nationale en matière de transport aérien, attendue depuis plusieurs mois.Québec injectera 9,5 millions au cours des cinq prochaines années pour améliorer la compétitivité des transporteurs, aider au démarrage de nouveaux services aériens et favoriser les liaisons continentales et internationales.Le gouvernement a aussi annoncé une entente de principe avec Air Canada qui accorde le quasi monopole au transporteur.Annuellement, le gouvernement dépense quelque 16 millions en billets d'avion pour ses employés, dont 11,5 millions avec le transporteur.Désormais, Québec achètera pour 2,5 millions de billets de plus à Air Canada, soit 14 millions.L'entente de principe devrait être signée d'ici quelques semaines, espère le ministre délégué au Transport, Jacques Baril, et permettra aussi aux résidants des régions de voyager à moindre coût.En réservant leurs billets sur Internet entre trois et 10 jours à l'avance, ils profiteront ainsi de rabais variant de 40 à 70 %.À la veille de la fin du sommet de trois jours, les forums jeunesse du Québec ont aussi obtenu un pouvoir de décentralisation.Ils bénéficient de 25 millions de plus pour développer des projets régionaux, portant ainsi leur budget à 40 millions et chacun des forums aura désormais le loisir de sélectionner lui-même les projets créateurs d'emploi dans leur région.Auparavant, ce privilège était dévolu au plan national.C'est d'ailleurs un réaménagement de l'enveloppe nationale du Fonds Jeunesse Québec qui a permis de débloquer l'argent.Un compte rendu des travaux au Rendez-Vous des régions à www.cyberpresse.ca/regions Le Témiscouata ne se laissera pas abattre «On est un peuple de défricheurs et on ne lâcherapa s» Estimant qu'il est temps de freiner leur déclin, le gouvernement de Bernard Landry organise, cette semaine, un grand sommet consacré au développement des régions du Québec.La Presse vous présente une série de reportages sur ce sujet qui risque d'être au coeur de la prochaine campagne électorale.NOTRE-DAME-DU-LAC \u2014 Une inscription au-dessus de la porte de l'immeuble abritant l'administration municipale et les locaux de la MRC du Témiscouata, vient, tout de go, saisir le visiteur : « On ne se laissera pas abattre.» C'est la riposte de toute la région à l'annonce du départ de la compagnie d'abattage et de transformation Viandes du Breton, au lendemain de l'incendie qui a détruit ses installations à Notre-Dame-du-Lac.L'entreprise a décidé de reconstruire son usine, mais.à Rivière- du-Loup, chef-lieu de la circonscription voisine, à quelque 70 kilomètres au nord.Ç'a été le choc pour les 450 employés, qui travaillaient au taux horaire moyen de 12 $.Pour éviter que la main-d'oeuvre du Témiscouata ne prenne le chemin des grandes villes de l'ouest, les autorités locales et autres intervenants ont immédiatement mis sur pied un comité de relance.Sa mission : trouver et encourager les projets créateurs d'emplois.L'inscription fixée au-dessus de la porte d'entrée du bâtiment municipal trouve toute sa quintessence dans les propos du directeur général du centre local de développement (CLD), Denis Ouellet, qui lance, au cours d'une entrevue avec La Presse : « C'est ardu, mais on est un peuple de défricheurs qui ne va pas lâcher.Nous sommes très confiants.Finalement, presque personne n'a encore quitté Notre-Dame-du- Lac, sinon une poignée de travailleurs qui ont trouvé autre chose ailleurs.C'est le cas du président du Syndicat des employés de Viandes du Breton, Joël Dubé, qui travaille dans une usine d'abattage d'animaux en Beauce.De façon temporaire, assure-t-on.Des attraits Contrairement à d'autres régions dites éloignées, le Témiscouata offre beaucoup d'attraits pour des promoteurs ou industriels qui voudraient s'y implanter.Notre-Damedu- Lac, le chef-lieu d'une MRC qui compte une vingtaine de municipalités est une localité de près de 2200 personnes qui longe le superbe lac Témiscouata.Un lac d'une longueur de 40 kilomètres qui attire quelque 200 familles de plus en été, dans la seule localité de Notre-Dame-du-Lac.Au point de vue économique, Notre-Damedu- Lac offre manifestement toutes les caractéristiques d'une plaque tournante.Elle est située à une soixantaine de kilomètres de la route 20 ; la route 185 qui y conduit est également la porte d'entrée des provinces maritimes et le Maine est aussi tout proche.Sans compter que les ports de Rivièredu- Loup et de Cacouna ne sont pas très loin.Des atouts majeurs que revendiquent aussi Cabano, au nord, et Dégelis, au sud.On veut attirer une industrie de deuxième et troisième transformation, notamment dans le bois.On s'efforcera de développer le tourisme.« Nous avons la plus belle piste cyclable au monde et nous allons le faire savoir », mentionne Denis Ouellet.Vêtu d'un jeans et d'un chandail, habillement peu courant chez un maire, Paul Voisine, nous reçoit à Notre-Dame-du-Lac, grillant cigarette sur cigarette.C'est le père du chanteur populaire Roch Voisine.Natifs du Nouveau-Brunswick, ils se sont amenés à Notre-Dame-du- Lac en 1963.Le père, enseignant de formation, y avait trouvé un poste de professeur d'anglais qu'il occupe toujours.Rapidement il s'est investi dans la vie publique de sa terre d'accueil.Avec succès puisqu'il y achève son cinquième mandat comme maire.« Probablement le dernier.J'ai donné.Il est temps de laisser la place à d'autres », explique- t-il.Entre-temps, M.Voisine s'occupe du comité de relance avec le préfet de la MRC du Témiscouata, Serge Fortin, le conseiller municipal Magella Beaulieu, et le directeur général du CLD, Denis Ouellet.Exode et chômage Ce qu'ils craignent le plus, c'est l'exode des travailleurs, surtout des jeunes, et celui des cerveaux.Plusieurs jeunes vont étudier dans les grandes villes et décident d'y rester.La formation qu'ils vont y chercher ne trouve souvent pas à s'appliquer dans leur lieu d'origine.C'est ainsi, explique-t-on, que la population du Témiscouata est passée de plus de 30 000 personnes, dans les années 1960, à 22 000 personnes ces dernières années.Au centre local d'emploi (CLE), Denis Landry précise qu'entre 1996 et 2001, la population est passée de 24 000 à 22 000 personnes.Son collègue du CLD (centre local de développement), Denis Ouellet, ajoute que le taux de chômage, dans le Bas-Saint-Laurent, se situe entre 10,5 % et 11 %, alors que dans le Témiscouata, il est à peu près de 18 %.« Avec du Breton, c'était le plein-emploi à Notre-Dame-du- Lac », soupire le maire Voisine.Des 450 employés au service de l'usine, la majorité étaient des citoyens de Notre-Dame-du-Lac.Les autres venaient de diverses localités des alentours.« C'est nettement toute la région qui est affectée », poursuit M.Ouellet.« Celle-là, on ne l'a pas vue venir et nous en sommes restés amers », ajoute M.Voisine, en parlant du départ de l'entreprise du Breton.Viandes du Breton, qui commence la construction de sa nouvelle usine à Rivière-du-Loup, a toujours affirmé qu'elle reprendrait ses activités régulières en mai 2003.Elle espère, selon la porteparole de la compagnie, Lise Beaulieu, réembaucher tout son personnel dans la mesure du possible.« Cela se fera graduellement », ajoute Mme Beaulieu qui ne peut préciser combien seront appelés en mai.Il faut d'abord reconquérir la clientèle.La compagnie a indiqué qu'elle mettrait sur pied un système de transport pour ses employés.Chose certaine, on est plutôt sceptique à Notre-Dame-du-Lac.Le maire Voisine ne croit pas que du Breton embauche plus de 200 ou 250 travailleurs.« Si on construit une usine plus moderne, il me semble évident qu'on pourra fonctionner avec un personnel moindre », croit-il.D'autres, plus optimistes, croient qu'on rappellera autour de 300 ou même 350 travailleurs, mais guère plus.Bref, le comité de relance de l'emploi à Notre-Dame-du-Lac ne compte plus sur du Breton et préfère vendre les charmes de la région pour attirer des promoteurs.« On roule nos manches et on fait tout pour s'en sortir », insiste Denis Ouellet, précisant qu'en région il faut toujours se battre pour l'emploi.Selon le député libéral de la circonscription de Kamouraska, Claude Béchard, les efforts qui sont faits du côté du gouvernement consistent surtout à accélérer le traitement de certains dossiers qui étaient déjà sur la table et qui concernent des projets nécessitant un coup de pouce de l'État.Nous avons appris par ailleurs qu'on veut accélérer la réalisation d'un projet du Domaine Acer, à Auclair, en face de Notre-Dame-du- Lac, projet consistant à produire du vin mousseux et du porto avec la sève d'érable.La secrétaire d'État et déléguée régionale du Bas-Saint-Laurent, Solange Charest, pilote pour sa part plusieurs dossiers susceptibles de venir en aide au Témiscouata.Elle a annoncé des investissements du gouvernement du Québec de près d'un million et demi en deux ans, pour aider à la réalisation d'un certain nombre de petits projets qui combleraient les besoins de ceux qui n'ont pas encore trouvé d'emploi à la suite de l'incendie du printemps dernier.Québec ajoute une somme de 600 000 $ pour assurer l'équilibre budgétaire de la municipalité de Notre-Dame-du- Lac.Il reste encore de gros employeurs, comme l'hôpital, les CLSC, la Vlendyne, une mine d'ardoise qui emploie 220 personnes à Saint-Marc-du-Lac, près de la frontière américaine, les Cercueils du Bas-Saint-Laurent, qui compte plus de 100 employés, à Saint-Juste-du- Lac, la Bastille, fabricant de portes et fenêtres à Pohénégamook, qui fait travailler une centaine de personnes, sans parler de Cabano, ville industrielle voisine où sont implantées des compagnies comme Cascades, Norampac, Bombardier et Boralex.Mais cela ne suffit pas.Photo PC En mai, un incendie a détruit les installations de la compagnie d'abattage et de transformation Viandes du Breton, à Notre-Dame-du-Lac.L'entreprise a décidé de reconstruire son usine à Rivière-du-Loup, 70 km au nord. 4LP0701A1114 a7 mardi 4LP0701A1114 ZALLCALL 67 08:56:44 11/14/02 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 4 NO V EMB R E 2 0 0 2 Q U É B E C A 7 3000$ pour serrer la pince à Mario Dumont Les représentants du secteur pharmaceutique ont été outrés par la demande d'un organisateur de l'ADQ DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Craignant la controverse, Mario Dumont a annulé in extremis, hier, une rencontre privée qu'il devait avoir cet aprèsmidi avec une brochette de multinationales du secteur pharmaceutique à qui un représentant de l'ADQ avait d'abord demandé 3000 $ pour serrer la pince au chef de l'ADQ.« Ce n'est pas notre façon de faire, tous les citoyens ont un accès égal au chef de l'Action démocratique », a soutenu en fin de journée le porte-parole de M.Dumont, Jean-Luc Benoit, interrogé par La Presse.Une heure plus tôt M.Benoit avait pourtant défendu l'idée « d'une rencontre privée » de M.Dumont avec les représentants des compagnies pharmaceutiques : « J'espère que vous allez demander aux libéraux et aux péquistes s'ils font la même chose, il n'y a rien d'illégal làdedans », avait-il lancé.La plupart des grandes entreprises pharmaceutiques qui ont des installations au Québec, Bristol Meyers Squibb, Merck- Frosst, Bayer, Glaxo et Aventis avaient confirmé leur présence à une rencontre privée avec M.Dumont, au Club des Archets, à Joliette, aujourd'hui en marge d'une activité de financement de la députée Sylvie L'Espé rance \u2014 une activité « pour le monde ordinaire » à 150 $ le billet.Habitués à ce genre d'opération, les représentants des compagnies étaient restés éberlués toutefois quand l'organisateur de l'événement leur avait demandé une contribution de 3000 $ pour la caisse électorale de l'ADQ comme prix d'admission pour discuter avec M.Dumont.Devant les doléances des entreprises, on avait réduit la note à 1000 $ et, sur l'invitation faxée il y quelques jours, on avait fixé à 500 $ le billet d'entrée.À titre de comparaison, les gens qui voulaient participer au cocktail-bénéfice du premier ministre du Québec, Bernard Landry, à Québec, il y a deux semaine, devaient donner 200 $ à la caisse du PQ.« C'est mon erreur, j'ai pensé qu'on parlait de six billets », a insisté Frank Majeau, un pharmacien de Joliette \u2014 neveu d'un organisateur conservateur du même nom qui avait défrayé la chronique il y a 10 ans\u2014, qui faisait la collecte de fonds pour la députée L'Espérance, critique de l'ADQ dans le secteur de la santé.Quand on lui rappelle qu'il avait parlé par la suite de 1000 $ à une compagnie, il renchérit : « Je parlais de deux billets.» La version de M.Majeau a été carrément contredite par deux employés de deux firmes multinationales qui, inquiets des conséquences pour leur employeur, ont requis l'anonymat.La facture était bien de 3000 $ par tête à l'origine pour cette rencontre privée avec le chef de l'ADQ.« On nous a dit que M.Dumont serait disponible pour nous dans une salle à part, sans caméra, ni public, en dehors du cocktail de la députée et que ça coûtait 3000 $ par personne, c'était très clair », ont confirmé ces sources d'entreprises différentes.Par la suite, devant le refus, l'ADQ était revenue à la charge en demandant 1000 $ puis 500 $ par personne.En début d'après-midi hier, le cabinet de Mario Dumont avait même fait décaler cette rencontre privée, la faisant passer de 15h à 19h, M.Dumont étant retenu à Québec pour le sommet des régions qui se termine cet après-midi, a-t-on expliqué.Or, après les vérifications faites par La Presse, on a décidé chez Mario Dumont d'annuler immédiatement cette réunion.Pharmaceutiques inquiètes Les représentants de compagnies ne donnent jamais 3000 $ \u2014 la contribution maximale pour un électeur \u2014 à un chef politique, les contributions pour ces rencontres sont toujours de l'ordre de 150 $ ou 200 $, puisqu'il leur faut souvent assister à plusieurs événements politiques dans une année.Mais compte tenu des sondages, les compagnies pharmaceutiques étaient prêtes à allonger cette fois les 500 $ réclamés, tant elles s'inquiètent des conséquences d'une victoire de l'ADQ aux prochaines élections.Le programme de Mario Dumont préconise, pour juguler les coûts de la santé, un virage clair pour les médicaments génériques.Intervenant habituel des assises adéquistes, Joseph Kerba est un farouche partisan des produits génériques.Ce pharmacien, ancien patron de Novopharm, a participé au congrès de l'ADQ à Rivière-du-Loup, en juin dernier, où il a fait une sortie remarquée dans les médias en faveur de cette industrie.On l'a retrouvé participant actif au congrès de l'ADQ à Drummondville cet automne, où les militants ont adopté le programme de leur parti sur la santé.Joint hier, M.Kerba a reconnu être un « conseiller » payé par l'Association des compagnies de produits génériques.« Je suis un membre de l'ADQ, mais aussi du PQ et du PLQ ! » de lancer M.Kerba qui avait multiplié les interventions publiques quand le gouvernement Landry avait revu le programme d'assurance-médicaments le printemps dernier.Sur son site Internet, M.Kerba souligne que sa firme, Kerbapharm propose des services de lobbyisme.À l'ADQ, l'aspirant candidat doit fournir 1000$ Tous les samedis du mois, séminaire « Comment choisir un cinéma maison » à 11h.9100, boul.Cavendish, St-Laurent 731-2772 www.audiocentre.com Financement sans intérêt aussi disponible.Détails en magasin.Venez faire l'expérience du meilleur cinéma maison au pays ! Solde cinéma maison Rabais extraordinaires sur : Récepteurs cinéma maison Écrans géants Grande sélection de haut-parleurs John Banks président 7 ensembles complets de cinéma maison à partir de 1 3 9 9 $ 3090861A QUÉBEC \u2014 Pour s'assurer de constituer une équipe de candidats sérieux, l'Action démocratique du Québec impose des conditions sévères à ses aspirants candidats, dont celles de fournir 1000 $ et de vendre 50 cartes de membre.Ces deux conditions de base constituent en fait le premier test d'un candidat, explique le chef de l'ADQ, Mario Dumont.« Il faut être réaliste.La personne qui ne réussira pas à avoir 50 membres et à faire une levée de fonds de 1000 $ va avoir de gros problèmes ensuite à monter un comité électoral, à avoir les centaines de bénévoles ainsi que les fonds dont un comité (électoral) a besoin.» Il déclare cependant que la majorité des candidats ne déboursent pas cette somme de leurs poches, mais réussissent plutôt à l'amasser grâce à une collecte de fonds.Ces deux conditions permettent à l'ADQ d'évaluer le potentiel des candidats.Le chef de l'ADQ reconnaît cependant qu'une part de ces 1000 $ sert à financer des enquêtes sur les aspirants candidats, notamment pour vérifier leurs antécédents et s'assurer qu'il n'y aura pas « de mauvaises surprises ».« Nous voulons nous assurer que notre équipe va être digne de confiance.Nous prenons des mesures sévères, importantes, pour nous en assurer », dit-il.par KAUFMANN de SUISSE BIJOUX ET MONTRES - DEPUIS 1954 2195, RUE CRESCENT, MONTRÉAL, H3G 2C1 (514) 848-0595 À PALM BEACH, FL.210 WORTH AVE.www.kaufmanndesuisse.com Bague éternité \u201cFlowing Lines\u201d or 18ct et platine avec diamants (514) 843-YOGA(9642) L'INSTITUT DE YOGA ET DE MÉDITATION COURS CONTINUS & ATELIERS DE YOGA PROGRAMME DE FORMATION ET DE CERTIFICATION DE PROFESSEURS DE YOGA 3080149A 3093784A Ac tion ! Régions Soyez témoin du Rendez-vous national des régions.Entrevues, reportages, débats.Ce soir 22 h 30 Présentation et analyse des faits saillants de la journée.Bilan du Rendez-vous national des régions.Animation : Anne-Marie Dussault Réalisation-coordination : André Lavoie 3093943A La Presse 14 novembre 2002 Page A8 manquante 4LP0902A1114 a9 4LP0902A1114 ZALLCALL 67 08:48:09 11/14/02 B Grève des spécialistes: 1000 interventions reportées ALEXANDRE S I R O I S PLUS DE 1000 interventions chirurgicales auraient vraisemblablement été reportées hier en raison de la journée d'étude des médecins spécialistes.Au total, au-delà de 10 000 actes médicaux auraient été ajournés, ce qui a été vertement critiqué par le Conseil pour la protection des malades « Je trouve ça un peu odieux qu'à bout d'arguments, on finisse par faire payer celui qui ne devrait pas subir les affres d'un conflit, a déclaré le directeur général de l'organisme, Paul Brunet.D'autant plus qu'on ne s'en prend pas à la bonne personne.Parce que cette personne est bien mal organisée pour exercer quelque pression que ce soit.» C'est l'Association des hôpitaux du Québec (AHQ) qui a évalué le nombre d'interventions chirurgicales reportées pour la journée d'hier.« On n'a pas l'heure juste.Ce sont des estimations très grossières », a cependant précisé la porte-parole de l'association, Lisa Massicotte.L'AHQ a simplement divisé le nombre annuel d'opérations pratiquées au Québec par le nombre de jours d'activités régulières des médecins spécialistes.Hier matin, le ministre de la Santé, François Legault, a pour sa part affirmé au cours d'un point de presse que plus de 10 000 patients seraient pénalisés par la journée d'étude des spécialistes.Au ministère de la Santé, en fin de journée, on affirmait que le nombre d'actes ajournés pourrait s'élever à quelque 11 000, soit 7199 consultations, 1456 interventions et 2353 diagnostics.Sur le terrain, les hôpitaux montréalais semblaient tous affectés par la journée d'étude.Y compris les trois établissements du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (le CHUM, composé de l'hôpital Notre-Dame, l'hôpital Saint-Luc et l'Hôtel-Dieu), qui rapportaient « un grand nombre » de cliniques externes fermées.« On vit cette journée-là comme une journée de fin de semaine.C'est-à-dire qu'il y a toujours place pour des opérations urgentes, mais pour ce qui est des opérations électives prévues, elles ont toutes été reportées », a indiqué le porte-parole du CHUM, André Ménard.« On a tout fait pour amoindrir les effets de cette journée d'étude sur nos patients.On a entre autres demandé aux spécialistes de communiquer avec les patients pour leur dire que les cliniques étaient fermées et de s'assurer dans la mesure du possible que les opérations soient reprises le plus rapidement possible », a précisé M.Ménard, qui ne pouvait toutefois pas dire avec précision quand les interventions remises pourront être effectuées.À l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, une soixantaine d'interventions chirurgicales ont été reportées hier, ainsi que 750 rendez-vous, notamment en gastroentérologie, en endocrinologie, en urologie, en dermatologie et en pneumologie.« On les a repoussés, pour la plupart, sur un horizon de six semaines.Pour que cela se fasse avant les Fêtes », a dit le porte-parole de l'établissement, Alain Charbonneau.« Je commence à m'apercevoir que dans le réseau de la santé, les gens, en très grande majorité, sont de bonne foi et veulent aider et soigner, a conclu M.Brunet.Mais je suis obligé de dire, et je ne me ferai probablement pas beaucoup d'amis, qu'il y a toujours quelque chose de plus important que les soins aux malades.C'est-à-dire avant tout gagner, pour moi et mon groupe les meilleures conditions possibles pour être plus heureux dans ce que j'ai à faire.» BI RKS O R .depuis 1879 1240, Square Phillips 397-2511 Fairview Pointe-Claire Centre Rockland Carrefour Laval Promenades St-Bruno 1 800 682 2622 www.birks.com l'émotion en boîte Collier à maillons carrés en or jaune et blanc 18 carats, 2 000 $.3095124A Photo RÉMI LEMÉE, La Presse Le président de la Fédération des médecins spécialistes, le docteur Yves Dugré (au centre), entouré des docteurs Francine Mathieu-Millaire et Richard Leblond, a présidé l'assemblée de ses membres qui se tenait au Stade olympique.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.3 4 NUMÉRO Tirage du 2002-11-13 Tirage du Tirage du 2002-11-13 Tirage du 2002-11-13 Complémentaire: 2002-11-13 (36) Tirage du 2002-11-13 25 000 $ décomposable NUMÉROS 10 lots bonis de 10 000 $ non décomposable non décomposable non décomposables non décomposable 1er numéro 100 000 $ décomposable 3e numéro 50 000 $ décomposable 2e numéro Tirage du 2002-11-13 Complémentaire: (17) 16 MAGASINS BLAINVILLE 1150, boul.Curé-Labelle (450) 433-7886 BROSSARD 6655, boul.Taschereau (450) 678-5333 GATINEAU 550, boul.La Gappe (819) 568-1491 GRANBY 960, rue Principale (450) 777-6611 LAVAL / CHOMEDEY 3615, Autoroute Laval Ouest (450) 973-7733 LONGUEUIL 500, place Trans-Canada (450) 674-9187 PIERREFONDS 14920, boul.Pierrefonds (514) 696-2582 QUÉBEC / VANIER 687, boul.Pierre-Bertrand Sud (418) 687-4270 REPENTIGNY 545, rue Notre-Dame (450) 585-0100 RIMOUSKI 905, rue Lausanne (418) 723-1692 ST-EUSTACHE 232, rue Dubois (450) 473-0211 ST-JÉRÔME 2391, boul.Labelle (450) 436-9814 ST-HYACINTHE 5400, boul.Laurier (450) 774-2901 ST-LUC / ST-JEAN 122, rue Moreau (450) 348-4316 SOREL / TRACY 206, rue du Collège (450) 561-1033 TROIS-RIVIÈRES O.5825, boul.Royal (819) 375-7771 7083$ /mois Tapis roulant Paragon II 1699 99$ 2208$ /mois Vélo WYNNE 2.1 529 99 $ Achat minimum requis de 500 $.Sujet à l'approbation du crédit.Les taxes de vente sont payables à l'achat.Le montant de votre achat sera réparti en 24 versements égaux, sans frais ni intérêt débutant le mois suivant votre achat.Achat minimum requis de 500 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respecter ses objectifs en matière de changements climatiques.Dites-nous ce que vous en pensez.Agir contre les changements climatiques Ensemble, on peut y arriver.3095125A 4LP1001A1114 a10 4LP1001A1114 ZALLCALL 67 08:55:22 11/14/02 B Michel Jalbert est relâché puis de nouveau incarcéré Le procureur américain lui reproche d'avoir eu une arme avec lui et de détenir un casier judiciaire MARIE-CLAUDE MALBOEUF MICHEL JALBERT, ce travailleur forestier qui dépérit en prison depuis un mois pour avoir fait le plein aux États-Unis, a finalement convaincu le tribunal américain de le relâcher en attendant son procès en échange d'une caution de 5000 $US.Mais le père de famille de 32 ans n'est pas près de rentrer dans son village de Pohénégamook \u2014 où l'attendent sa petite fille de cinq ans, Debbie, et sa femme enceinte, Chantail Chouinard \u2014 puisque le procureur général américain a aussitôt interjeté appel de cette décision.Et que l'Immigration, qui n'a pas à respecter la décision des tribunaux, pourrait de toute façon s'entêter à détenir M.Jalbert et adopter la ligne dure, comme elle le fait depuis les attaques terroristes du 11 septembre.Découragée, Chantail Chouinard était en larmes, hier soir, alors qu'elle quittait le palais de justice de Bangor, dans le Maine, où son mari a plaidé non coupable aux trois accusations pesant sur lui.« On est en train de faire une grosse cause sur le dos d'un petit gars qui ne le mérite pas », a renchéri son avocat québécois, Jean- Pierre Rancourt, en soulignant que, même si Michel Jalbert est éventuellement reconnu coupable, il aura croupi plus longtemps à attendre son procès qu'à purger sa peine, qui ne devrait pas dépasser deux ou trois mois.Le procureur général américain reproche à l'homme de 32 ans d'avoir passé la frontière sans s'être présenté aux douanes et, qui plus est, en transportant une arme avec lui alors qu'il détient un casier judiciaire : une infraction passible de 10 ans de prison.Michel Jalbert a pourtant agi comme tous les habitants de son village de Pohénégamook, le 11 octobre dernier, lorsqu'il a rempli le réservoir d'essence de sa jeep au Ouellet Gaz Bar, dont l'entrée est située au Québec et la pompe, aux États-Unis.Il a aussi suivi une coutume officiellement reconnue dans une lettre signée en 1990 par la douane du Maine, consciente que la petite station d'essence est située dans une sorte de cul-de-sac (dont on ne peut sortir sans rentrer au Canada) et que leur poste de douane est lui-même curieusement placé (un kilomètre après la station) en plus de fermer dès 14 h.Michel Jalbert a toutefois commis l'erreur d'oublier son fusil de chasse dans le coffre de sa jeep.Oublié, aussi, que le fait d'avoir déjà été condamné pour une entrée par effraction il y a 12 ans risquait de faire bondir les patrouilleurs de l'Immigration américaine.Ceux-ci affirment d'ailleurs avoir plusieurs fois avisé le jeune homme de faire le plein ailleurs.Et ils estiment n'être pas davantage liés par la lettre de la douane que par la dernière décision de la cour de Bangor.Depuis un mois, le père de famille rebondit donc de prison en prison.Atteint de problèmes d'anxiété et ne parlant pas anglais, il se ronge les sangs tandis que sa femme enceinte maigrit et que sa petite fille accumule les cauchemars.Une histoire qui a indigné l'opinion publique et poussé le ministre des Affaires étrangères à envoyer un émissaire.À Pohénégamook, son beaupère, Gilles Chouinard, commence toutefois à désespérer : « Michel a appelé son frère tantôt.Il était totalement effondré.On venait de lui enlever les menottes, il s'en allait sortir et on les lui a remises.C'est complètement sauvage ! » VENTE DU MANUFACTURIER 2 jours seulement 19,99 $ 59,99 $ 29,99 $ 39,99 $ 49,99 $ Vêtements pour dames d'importation européenne haut de gamme 60 % de rabais du prix de gros et nous payons les taxes RUBY FOO'S HOTEL 7655, boul.Décarie - Chambre Singapore-A Info : (514) 802-0665 / (514) 744-4156 Lundi - mardi les 18 et 19 novembre de 9 h à 21 h Photo CP La femme de Michel Jalbert, Chantail Chouinard, et son père Gérard (au centre) écoutent la réponse du député Paul Crête qui était questionné par les journalistes hier à Bangor dans le Maine.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.2 OCTOBRE 5 OCTOBRE 9 OCTOBRE Si vous détenez une de ces sélections bonis (6/6) du Lotto 6/49 pour un tirage indiqué ci-dessous, réclamez votre lot aux bureaux de Loto- Québec (Montréal ou Québec), avant 16 h 30, le vendredi 15 novembre 2002.Vous serez alors admissible au tirage de 6,49 millions $ à la mi-temps de la Coupe Grey, le 24 novembre 2002.12 OCTOBRE 16 OCTOBRE 19 OCTOBRE 23 OCTOBRE 26 OCTOBRE 30 OCTOBRE www.loto-quebec.com La carte-cadeau électronique La porter partout, ça vous rapporte.www.lesailes.com Vous êtes de celles qui savent compter et qui ont du flair pour reconnaître les 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Agence France-Presse JÉRUSALEM \u2014 Le premier ministre israélien Ariel Sharon a reconnu hier qu'un État palestinien constituait un « fait accompli » et s'est déclaré disposé à conclure un accord de paix avec les Palestiniens.M.Sharon, à qui la deuxième chaîne de télévision privée israélienne demandait si un État palestinien était un fait accompli, a répondu « oui ».« Tous les organes d'un État existent : il y a un président, un gouvernement, des ministres », a-t-il souligné.« En fin de compte, nous parviendrons à un accord et à la paix, car cela constituera la véritable réponse à la situation économique d'Israël », a ajouté le premier ministre.À plusieurs reprises dans le passé, M.Sharon s'est déclaré favorable à la création d'un État palestinien mais sous conditions.En avril 2001, il avait évoqué un tel État en affirmant qu'il ne devrait s'étendre que sur 42 % de la Cisjordanie laissant ainsi intactes les colonies israéliennes d'occupation.Un an après, toutefois, M.Sharon a été désavoué par le comité central du Likoud, son propre parti, qui s'est prononcé contre l'idée même d'un État palestinien à l'initiative de l'ancien premier ministre Benjamin Netanyahu et chef actuel de la diplomatie.Sur le terrain, l'armée israélienne a réoccupé la ville palestinienne de Naplouse en Cisjordanie hier, annonçant son intention d'y rester « sans limite de temps », en riposte à un attentat sanglant.Sur approbation de Services Financiers de Kia Canada.Durée de location de 60 mois pour la Rio et la Spectra et de 48 mois pour la Magentis.1.Modèle 2003 RO5413.Taux de location annuel de 2,86%, 0$ de versement initial.Transport et inspection pré-livraison inclus.Le prix de détail suggéré du fabricant est de 12 350$.2.Modèle 2003 MS7413.Taux de location annuel de 4,66% et 2 750$ de versement initial ou équivalent d'échange.PDSF : 21 895$.3.Modèle 2003 ST5413.Taux de location annuel de 2,08 % et 895$ de versement initial ou équivalent d'échange.Transport et inspection pré-livraison 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Mercosur, le marché commun du Cône Sud regroupant L'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay.\u2014 d'après AFP ITALIE Le pape au parlement JEAN-PAUL II sera aujourd'hui le premier pape dans l'histoire de la République italienne à franchir les portes du parlement, mais au cours de son intervention très attendue, il devrait éviter toute ingérence directe dans la politique intérieure du pays.Cette visite suscite de l'émoi dans les milieux laïques italiens et plusieurs parlementaires de la gauche ont demandé au président de la Chambre des députés, Pier Ferdinando Casini, de s'adresser à Jean-Paul II en tant que « souverain pontife », en renonçant à la formule toute catholique de « Saint-Père » considérée comme trop « obséquieuse ».Ces députés s'inquiètent notamment d'une intervention de Jean-Paul II sur les thèmes concernant le divorce, l'union entre homosexuels, l'avortement et la contraception.\u2014 d'après AFP Samedi de 9 h 30 à 15 h 30 Lun.au vend.de 12 h 30 à 17 h 9250, av.du 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6,05% 7e 6,10% 8e 6,20% 9e 6,25% 10e 7,00% ANNÉES TAUX 3093166A 4LP1301A1114 A-13 JEUDI MONDE 4LP1301A1114 ZALLCALL 67 08:57:32 11/14/02 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 4 NO V EMB R E 2 0 0 2 MOND E A 1 3 ÉTATS-UNIS Accord du Congrès sur le ministère de la Sécurité intérieure JEAN-LOUIS DOUBLET Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 George W.Bush a remporté un nouveau succès en obtenant l'accordd u Congrès sur la création d'un superministère de la Sécurité intérieure destiné à faire face à la menace terroriste visant les États-Unis.Les leaders du Congrès ont confirmé hier après un entretien avec le président Bush à la Maison- Blanche qu'un accord avait été trouvé sur la création de ce ministère.« Cette loi satisfait nos demandes et donne au président l'autorité et la souplesse nécessaire pour protéger les Américains.Nous espérons que le Congrès votera cette loi avant les vacances » de Thanksgiving, à la fin novembre, a souligné hier le porte-parole adjoint de la Maison-Blanche Scott Mc Clellan.Après la victoire de son parti républicain aux élections du 5 novembre, puis le vote à l'unanimité du Conseil de sécurité de l'ONU de la résolution sur l'Irak, cet accord est un nouveau succès pour le président américain.Il avait encore qualifié mardi de « principale priorité » le vote de cette loi.Ce superministère est une pièce essentielle de la stratégie de l'administration Bush dans sa lutte contre le terrorisme.L'accord sur sa création a été annoncé peu après la diffusion d'un message sonore attribué au chef terroriste Oussama ben Laden, lourd de menaces pour les États-Unis et plusieurs pays occidentaux.Le compromis trouvé met fin à de longs mois de blocage.Le Sénat sortant, contrôlé par les démocrates, s'opposait jusqu'à maintenant à certaines dispositions de cette loi, notamment sur les limitations du droit syndical pour les employés de ce nouveau ministère et les pouvoirs octroyés à l'administration présidentielle pour les nommer et les renvoyer.Ce superministère vise à regrouper sous une même ombrelle plusieurs administrations liées à la protection du territoire comme les gardes-côtes, les services secrets, la police des frontières et les services d'intervention d'urgence.Le nombre de ses employés devrait être de l'ordre de 170 000 personnes.Les services de renseignement extérieur (CIA) et la police fédérale (FBI) ne sont toutefois pas concernés.Paradoxalement, ce sont les démocrates qui en avaient lancé l'idée, et principalement le sénateur Joseph Lieberman.Initialement rejetée par l'administration, elle avait ensuite été reprise à son compte par le président Bush.Il en avait fait un des thèmes dominants de la campagne électorale, dénonçant l'opposition des sénateurs démocrates.Il leur avait même reproché de se montrer plus intéressés « par la défense d'intérêts particuliers que par la sécurité du pays ».Cette remarque avait suscité la colère de Tom Daschle, le chef de la majorité démocrate à la Chambre haute.Mais, depuis les élections, le paysage politique a considérablement changé.Les républicains du président Bush ont repris le contrôle du Sénat aux démocrates et accru leur majorité à la Chambre.Le nouveau Congrès ne se réunira qu'en janvier, mais les démocrates n'ont même pas attendu cette échéance pour accorder à George W.Bush ce qu'il voulait.Photo AFP Les sénateurs Tom Daschle (à gauche) et Trent Lott discutent après une rencontre avec le président George W.Bush à la Maison-Blanche.Valide jusqu'au 30 novembre 2000.BEAUBIEN Photos peuvent différer.Valide jusqu'au 14 mai 2002 Valide jusqu'au 21 novembre 2002.PENSEZ Pensez photo Appareil photo numérique Résolution 3,2 millions de pixels Zoom 3X optique équivalent 38-114 mm Utilise carte mémoire XD Mode vidéo 52999$ Boîtier réflex numérique professionnel Résolution 6,17 millions de pixels Objectif interchangeable Accepte carte Smart Media, Compact Flash type I et II et Micro Drive Sensibilité de 100 à 1600 ISO Tiff, RAW, JPEG Interface USB et IEEE 1394 Appareil photo numérique Résolution 3,2 millions de pixels Zoom 6X optique équivalent 38-228 mm Utilise carte mémoire XD Mode Vidéo 69999$ Recevez 50 $ d'impression photo numérique.Incluant carte mémoire 16 Mo et accessoires Recevez 25 $ d'impression photo numérique Finepix A303 Finepix 3800 Incluant carte mémoire 16 Mo et accessoires Recevez 25 $ d'impression photo numérique 9999$ 17999$ Finepix S2 PRO Trépied 390 avec une tête Compact et léger Plaque détachement rapide Trépied 190 CL avec une tête 352-RC Tête en rotule Plaque détachement rapide compact et léger Trépied 3 19999 $ Objectif non inclus Valide jusqu'au 30 novembre 2000.BEAUBIEN Photos peuvent différer.Valide jusqu'au 14 mai 2002 Valide jusqu'au 28 novembre 2002.Le spécialiste au Québec Lite Touch Zoom 70 ws F 65 Lite Touch 130 ED Recevez 50 $ d'impression photo numérique Appareil photo 35 mm compact Zoom Nikon 28-70 mm Mode paysage Flash intégré et réduction anti-yeux rouges 15999 $ Appareil photo réflex 35 mm 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automatique Interface USB 44999 $ Recevez 50 $ d'impression photo numérique Incluant étui, film, courroie et pile Incluant sac photo, courroie et pile Incluant carte mémoire 32 Mo et accessoires Pour un temps limité seulement tqs.qc.ca Le Grand Journal avec Jean-Luc Mongrain 17 h Flash 18 h 30 La rentrée montréalaise de France D'Amour ! Fun noir 19 h Invité : Benoît Brière DOSSIER SPÉCIAL de Sophie Vallerand La DHEA : le marché noir ! (hormone de Jouvence) Santé Canada ignore que l'on peut se procurer ce produit illégal à Montréal.3091708A 4LP1402A1114 A-14 JEUDI MONDE 4LP1402A1114 ZALLCALL 67 08:47:26 11/14/02 B A 1 4 MOND E L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 4 NO V EMB R E 2 0 0 2 À la rescousse de journalistes emprisonnés Chine: le changement de garde est complet La Presse L'ORGANISATION Reporters sans frontières (RSF) tient aujourd'hui sa « journée des parrainages » pour rappeler que 110 journalistes sont actuellement emprisonnés dans 22 pays et que plus de 120 médias et organismes dans le monde les ont « adoptés » pour éviter qu'ils ne soient oubliés et exercer une pression morale sur les gouvernements qui les incarcèrent.À Paris, où est installé son siège, RSF a particulièrement mis l'accent hier sur cinq pays : la Birmanie, le Kazakhstan, la Chine, Cuba et la Russie.Au cours d'une « opération coup de poing », des journalistes et sympathisants ont effectuée une tournée des cinq ambassades.À chaque endroit, ils ont rebaptisé les rues en leur donnant les noms de journalistes emprisonnés et ont inscrit sur les seuils des bâtiments : « Passé cette frontière, vous entrez dans un pays qui censure l'information ».À la veille du sommet ibéro-américain, qui se tiendra demain et samedi, ils ont désigné l'ambassade de Cuba comme la « prison de Bernardo Arévalo Padrôn », qui purge une peine de six ans de prison après avoir été reconnu coupable d'« outrage ».Interrogé par une radio de Miami, il avait qualifié Fidel Castro et le viceprésident cubain, Carlos Lage, de menteurs parce qu'ils ne respectaient pas selon lui les engagements concernant les droits de l'homme qu'ils avaient pris lors du sommet de 1996.« Emprisonner un journaliste, c'est éliminer un témoin essentiel et menacer le droit de chacun à l'information », rappelle RSF, qui a mis sur pied son programme de parrainage en 1989.La mobilisation, ajoute-t-on, finit par avoir raison des gouvernements répressifs.Bien que l'impact des actions soit difficilement mesurable, le Birman Myo Myint Nyein, qui avait fait l'objet de campagnes de sensibilisation de la part de parrains français et belges, a été libéré deux ans avant la fin de sa peine, « signe que rien n'est inéluctable ».Plus de 20 autres journalistes sont encore incarcérés dans ce pays.Outre la Birmanie, la Chine, l'Érythrée, où l'on reste sans nouvelles de 10 journalistes détenus, l'Iran et le Népal sont « les plus grandes prisons du monde » pour les journalistes : « On peut y passer plusieurs années pour un mot ou une photo.» Signe des temps, 36 « cyberdissidents » sont, selon l'organisation de défense de la liberté de presse, sous les verrous dans plusieurs pays.P H I L I P P E MASSONNET Agence France-Presse PÉKIN \u2014 La quasi-totalité des dirigeants chinois, y compris le président Jiang Zemin, s'apprêtent à quitter le pouvoir en abandonnant la direction du parti communiste qui a modifié sa charte pour permettre l'entrée officielle des capitalistes à l'occasion de son congrès qui s'est terminé aujourd'hui.Chef de l'État et secrétaire général du parti, Jiang, 76 ans, n'a pas été réélu au comité central du Parti, passage obligé pour accéder aux plus hauts postes.La passation du pouvoir devrait avoir lieu demain lorsque son successeur à la tête du parti, le vice-président Hu Jintao, 59 ans, sera élu secrétaire général.En mars prochain, Jiang, au pouvoir depuis 1989, devrait lui transmettre les commandes de l'État.Le départ de Jiang s'accompagne comme prévu de celui de la quasi-totalité de la direction actuelle, à l'exception de Hu.Les numéros deux et trois du parti, le président de l'Assemblée nationale populaire, Li Peng, et le premier ministre Zhu Rongji, prennent aussi leur retraite officielle.Ce passage de la « troisième génération » de dirigeants communistes chinois, les septuagénaires, à la quatrième, celle des sexagénaires, constitue le plus important remaniement politique depuis 13 ans.La composition de la nouvelle équipe dirigeante sera connue demain après un plénum du nouveau comité central, qui donnera une première indication sur l'influence que Jiang pourrait conserver dans les années à venir.Son maintien ou non comme chef des armées sera aussi un facteur important.Accueil des capitalistes L'autre fait marquant du dernier jour du 16e congrès du parti communiste chinois a été la modification de la charte du Parti afin d'y accueillir officiellement les capitalistes.La phrase « le Parti communiste chinois est l'avant garde de la classe ouvrière » a été remplacée par « le parti est l'avant garde de la classe ouvrière chinoise, du peuple chinois et de la nation chinoise ».« Le congrès a approuvé à l'unanimité d'établir l'importante pensée de la triple représentation comme ligne directrice de notre parti au même titre que le marxisme-léninisme, la pensée Mao Tsé-toung et la théorie de Deng Xiaoping », a indiqué l'agence Chine nouvelle.Le parti est également « le noyau dirigeant du socialisme aux couleurs de la Chine et représente les exigences de développement des forces productives avancées », dit la nouvelle charte.Avant de se quitter aujourd'hui sur le coup de midi au son de l'Internationale, les délégués du congrès ont également élu une nouvelle commission de discipline, le gendarme du parti, forte de 121 membres.Le ministre des Finances peut mettre fin à la vente des obligations en tout temps.rendement garanti Nouvelles Obligations d'épargne du Canada achetez vos titres sans tarder.un excellent mode d'épargne.c'est garanti.L'Obligation à prime du Canada est encaissable une fois l'an, à la date anniversaire de l'émission et dans les 30 jours suivants L'Obligation d'épargne du Canada est encaissable en tout temps Aucuns frais Investissement à partir de 100 $ Options REER et FERR applicables aux deux titres Garantie du gouvernement du Canada Placement idéal pour une épargne à l'abri des risques Achat en ligne, par téléphone, par retenues salariales ou dans les institutions bancaires ou financières Émissions 28 et 79 en vente jusqu'au 1er décembre 2002 Les porteurs d'obligations sont priés de noter qu'à partir du 1er décembre 2002 : Les Obligations à prime du Canada de l'émission 10 porteront les taux susmentionnés Les Obligations d'épargne du Canada des émissions 55, 61, 67 et 73 porteront le taux indiqué ci-contre (à gauche) pour acheter directement, consultez www.oec.gc.ca ou composez 1 888 773-9999.2,50% AN 1 3,00% AN 2 4,00% AN 3 4,85% AN 4 OBLIGATION À PRIME DU CANADA ÉMISSION 28 - TAUX ANNUEL COMPOSÉ DE 4,06 % APRÈS 5 ANS 6,00% AN 5 OBLIGATION D'ÉPARGNE DU CANADA 2,00% AN 1 ÉMISSION 79 3095645A IMPORTANT ENCAN PUBLIC DROITS ACQUITTÉS AU CANADA CHARGEMENT K.L.M.NO 074-9476-1984 Marchandise étiquetée en conformité avec la législation de Revenu Canada - Accise et douane concernant les importations et la section B4 (1) (2) de la Loi sur le tarif douanier plus autre marchandise à solder.Faites une offre sur ces tapis persans de qualité noués à la main.Tous garantis authentiques : Qum, Tabriz, Isfahan, Kashan, Sarough, Mashad.Également lot de tapis traditionnels persans et asiatiques.Autres articles comprenant des sculptures en bronze et de magnifiques toiles.FAITES UNE OFFRE SUR DES BIJOUX DE DESIGNER ET DES MONTRES SUISSES SAISIS POUR DÉFAUT DE PAIEMENT.Solitaires, bagues, bracelets, boucles d'oreilles, perles, rubis, émeraudes et une sélection de montres Rolex et autres marques.Tabriz 10 x 13 Laine et soie Montre Rolex Solitaire Bronze Chaque pièce est adéquatement étiquetée.Toutes les marchandises seront remises immédiatement après le paiement.Tous les droits d'importation ont été acquittés au port d'entrée.Identification adéquate exigée à l'inscription.Commission d'achat de 10 % en vigueur.Sous réserve d'ajouts et de retraits.L'encanteur mentionnera quels sont les articles sujets à mise à prix.Les marchands devront prouver sur place qu'ils bénéficient d'une exemption de taxes.Paiement : Amex, Visa, Master Card, comptant Date : dimanche, 17 novembre 2002 Inspection à 13 h Encan à 14 h Endroit ; Hôtel Four Point, Dorval 6600, ch.Côte-de-Liesse Tél.: (514) 735-5150 Toile 6.69ct Jusqu'au 12 déc.2002, obtenez plus de milles Aéroplan en prime ! Cliquez aeroplan.com pour tous les détails.Certaines conditions s'appliquent.tangonomisez ! 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le 16 décembre, 2002.Les modalités et conditions peuvent différer des règlements et conditions tarifaires habituels d'Air Canada.Les billets émis pour les services Tango par Air Canada ne peuvent être utilisés sur les services réguliers d'Air Canada.Les vols sont assurés sur des appareils d'Air Canada (faisant affaire sous le nom de Tango par Air Canada).L'accumulation de milles représente 50% des milles parcourus avec un minimum de 250 milles et ne constituent pas des milles admissibles à l'atteinte d'un statut supérieur.Certaines conditions s'appliquent.Aéroplan est une marque de commerce d'Aéroplan Société en Commandite.TangoMC par Air Canada est une marque de commerce d'Air Canada.189$ Las Vegas À compter du 26 déc.164$ Orlando À compter du 14 déc.164$ Fort Lauderdale À compter du 14 déc.199$ Calgary 229$ Edmonton 239$ Vancouver 89$ Toronto 99$ Thunder Bay 89$ Halifax 149$ Winnipeg 199$ Regina 199$ Saskatoon départ de Montréal tarifs aller simple à partir de Nouveau Nouveau Nouveau 3096489A 4LP1501A1114 A15 jeudi, Forum-Edito 4LP1501A1114 ZALLCALL 67 08:58:55 11/14/02 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 4 NOVEMBRE 2002 A15 Notre eau en danger?Notre appel à tous à la suite de la publication, dimanche dernier, d'extraits du livre L'Or bleu \u2014 L'eau, nouvel enjeu stratégique et commercial (Boréal)nous a valu beaucoup de courriels.Nous en publions ici quelques-uns.Une « dîme » internationale PAR SOLIDARITÉ humaine et écologique, je préconise la création d'un nouveau Fonds mondial de l'eau dont la priorité numéro un serait de garantir un accès gratuit à l'eau potable pour tous les habitants des pays pauvres.Ce fonds serait financé par tous les habitants des pays riches via l'instauration d'une nouvelle « dîme » ou redevance universelle et obligatoire de 10 % sur toute activité commerciale de vente d'eau en bouteille ou autrement.C'est une question élémentaire de justice sociale.DANIEL CLAPIN-PÉPIN Écologiste et professeur à l'École des sciences dela gestion de l'UQAM Marché néo-libéral PERSONNELLEMENT, la gestion de l'eau m'inquiète vraiment.Il semble évident que depuis les 10 dernières années, le principe de bien commun humanitaire est bafoué par une poignée d'entreprises capitalistes.Évidemment, l'eau, source de vie, qui devrait être un bien accessible à tous gratuitement, n'échappe pas aux tentacules du marché néolibéral qui désire transformer notre vie quotidienne en un jeu d'offre et de demande.Il est grand temps que la société civile fasse entendre son inquiétude relativement à une future privatisation de l'eau, car contrairement à ce que les multinationales de l'eau (dont Suez et Vivendi) prétendent, l'avènement d'un tel phénomène n'est pas synonyme de succès.JEAN-FRANÇOIS HACHEY Candiac Utiliser des compteurs POUR SAUVER notre eau en danger, le meilleur moyen serait d'obliger tous les citoyens à utiliser des compteurs.De cette façon, on serait forcé de s'en tenir au minimum d'usage sous peine de subir une augmentation de taxes.De nos jours, c'est à peu près la seule façon de faire entendre raison aux gens.LIGUORI LECLERC Trois-Rivières Donne-moi de cette eau J'OSE ENCORE écrire, mais pour combien de temps ?L'eau qui vient de mon puits est claire et bonne.Je respire l'air pur de la forêt toute proche.L'automne meurt doucement sous mes pas fatigués.Mais la litanie des cours d'eau en danger potentiel ou déjà massacrés me hante et me fait mal.Rivière Rupert, rivière Trois-Pistoles, rivière du Nord, rivière l'Assomption.Québec de nos amours, on est à te détruire.L'eau courante se fige.Bientôt, à nouveau, l'âge de pierre.Mes enfants, je les vois au-dessus du puits vide regarder l'absence de l'eau.Trop tard, aucun dieu ne répondra.JACQUES LÉGER Morin-Heights Les «Arabes» de l'eau?NOTRE INDUSTRIE porcine est en train de contaminer les rivières et les nappes phréatiques dans toute la vallée du Saint- Laurent.La Ville de Thettford Mines cherche de l'eau et le village voisin d'Irlande craint que l'on siphonne sa nappe souterraine.À Oka, les citoyens se battent pour empêcher la compagnie minière locale de contaminer ses eaux souterraines.Près d'Amos, en Abitibi, la multinationale Parmalat et sa filiale Eaux Vives Harricana bénéficient d'un prêt sans intérêt des gouvernements provincial et fédéral pour exploiter et vendre aux États- Unis et en Asie de l'eau embouteillée provenant de la nappe phréatique de Saint- Matthieu.Pas de problème, nous sommes les « Arabes » de l'eau ! Peut-être, mais jusqu'à quand ?PIERRE LECLERC Montréal Comme des enfants LES HUMAINS sont tellement individualistes, ils font comme les enfants et croient que tout va bien.Ils ne se rendent pas encore compte que le seul héritage qu'ils pourront léguer à leurs enfants sera de l'argent.Les arbres, l'eau potable et l'air pur seront d'ici moins de 100 ans en voie de disparition.Avant de penser à faire encore plus d'argent avec l'eau potable, ne devrionsnous pas changer nos habitudes et adopter une nouvelle façon de penser.Si on continue à se regarder le nombril, plus personne ne pourra boire de l'eau potable.Allez-vous agir pour changer la situation ?ISABELLE DUPUIS Montréal On sait qu'une pénurie d'eau douce menace notre planète.Mais au Québec, c'est la qualité de l'eau qui devrait surtout inquiéter : plusieurs municipalités rejettent encore leurs eaux usées directement à la rivière.Le défi de l'or bleu PIERRE-R.TREMBLAY L'auteur habite à Saint-Bruno-de-Montarville.LA TERRE est vraiment assoiffée et la rareté de l'eau pourrait être la cause de conflits majeurs au cours des prochaines années.Le mois dernier, Israël a failli bombarder une prise d'eau construite par le Liban dans le sud du pays sur une rivière s'écoulant dans le Jourdain.La raison : le Liban voulait soutirer plus d'eau que permis par Israël.Je travaille comme consultant en hydrologie et, l'an dernier, je recevais deux ingénieurs du Burkina Fasso à mon bureau.Après avoir discuté avec eux d'un projet de réparation d'un barrage d'irrigation dans le nord de leur pays, j'ai vu que leur regard était attiré par une carte du monde placée sur le mur.Je leur ai demandé ce qu'ils regardaient et ils m'ont répondu qu'ils regardaient le Canada et les Grands Lacs.Ils m'ont alors dit que s'ils avaient une petite partie de cette eau chez eux, ils pourraient développer leur agriculture et satisfaire leurs besoins en eau dans ce pays du Sahel.L'un d'eux s'est alors tourné vers son collègue et lui a demandé si l'armée du Burkina Fasso pourrait envahir le Canada pour venir chercher cette eau.C'était une boutade, mais connaissant la pénurie d'eau dans ce pays, cette boutade pourrait se réaliser dans d'autres contextes.Plus près de nous, l'Alberta et la Saskatchewan subissent une sécheresse sévère depuis deux ans.L'été dernier, les cultivateurs du Québec et de l'Ontario ont envoyé par train des ballots de foin pour nourrir les troupeaux de boeufs.À court terme, cette solution est acceptable, mais à long terme, si la situation persiste, ce n'est pas du foin, mais de l'eau que nous devrons envoyer dans l'Ouest, et à ce moment, quels motifs pourrons-nous invoquer pour refuser ce geste de solidarité entre citoyens d'un même pays.Au cours de l'hiver, les Canadiens se nourrissent de légumes importés du sud de la Californie et du Nouveau-Mexique, deux régions désertiques où l'agriculture a été développée grâce au détournement des eaux du fleuve Colorado.La demande d'eau est si grande dans cette région que d'autres sources doivent être trouvées pour poursuivre l'agriculture, sinon d'autres zones devront être irriguées ailleurs pour alimenter la population du Canada et des États-Unis.Actuellement, le débit équivalent à deux fleuves Saint-Laurent s'écoule par les rivières qui se jettent dans la baie James.L'écologie de la baie James a-t-elle besoin de toute cette eau douce ?Le Canada regorge d'eau douce et la population canadienne devra se prononcer dans les 10 prochaines années sur ce que nous entendons faire de cette richesse parce que la pression des autres pays sera très grande et en particulier celle de notre voisin du Sud.Pour éviter qu'elle ne devienne une marchandise soumise aux lois du marché et pour pouvoir maintenir sa propriété publique, les Canadiens devront peut-être la donner, mais à leurs conditions.C'est le défi de l'or bleu.Des raisons d'être inquiets MICHEL GAUDET L'auteur est un résidant de Dollard-des-Ormeaux et est vice-président de la Coalition pour les alternatives aux pesticides.OUI, J'AI DES CRAINTES sur la qualité de l'eau que l'on boit.J'habite l'arrondissement Dollard-des-Ormeaux/Roxboro, desservi par l'usine de filtration de Pierrefonds ; cette usine dessert environ 125 000 personnes.Notre eau potable contient des pesticides et bien d'autres produits toxiques.La liste est bien longue.On nous dit que chaque substance toxique rencontre les normes.Si on additionne la quantité de chaque produit, est-ce toujours sécuritaire ?Quel est l'effet de synergie du mélange de tous ces produits ?Sans compter qu'on ne fait pas de test pour tous les médicaments qui se retrouvent dans notre eau potable.Je pense en effet qu'une pénurie d'eau douce menace une partie de la planète.Selon les Nations unies, 2,7 milliards d'humains feront face a cette pénurie en 2025.Déjà, aujourd'hui, quelque 1,2 milliard d'humains consomment de l'eau impropre.Un tiers de la population mondiale n'a pas de système d'égout adéquat.Plusieurs grandes villes ne traitent pas leurs eaux usées et on n'a pas à chercher très loin pour en trouver.Laval est un exemple où les eaux usées sont tout simplement rejetées à la rivière.Face à cette situation, je suis inquiet de la menace de privatisation de l'eau.Je crois qu'il est essentiel que l'eau demeure en régie.L'administration actuelle de Montréal a déclaré ne pas vouloir privatiser l'eau.Le ministre Boisclair à déclaré que l'eau était un bien commun, donc qu'elle n'appartient à personne en particulier.Donc, pas question qu'un particulier en vende en quantité industrielle.Mais si un changement de gouvernement survient, est-ce que la politique de l'eau changera aussi ?Ou si on y est forcés par une entente commerciale ?Face à tout ça, nous devons être vigilants constamment.La dernière source d'eau potable au monde?KARINE BERTRAND L'auteure demeure au Mont-Tremblant.VENDRE L'EAU ?L'acheter ?Pourquoi pas ?N'achetons-nous pas des arbres, des fleurs, du sable, des cailloux ?Alors pourquoi ne pas mettre la main au portefeuille pour l'eau également ?C'est autant une ressource naturelle que tout autre élément généreusement offert par Dame Nature.Pardon ?Qu'avez-vous dit ?L'eau est indispensable à la survie des être vivants ?Mais.ce n'est pas une raison pour en abuser au maximum et pour se faire un peu d'argent sur le dos de quelques assoiffés ! Le concept de l'eau en tant que marchandise n'apparaît-t-il pas à ce moment précis où les réserves s'épuisent ?Le manque crée une offre.Et les entrepreneurs ont trouvé le moyen de transformer un élément « gratuit » en un produit payant.Mais soyons honnêtes, le manque a toujours été présent.La soif telle que la connaissent des millions d'Africains ne date pas d'hier.Et ce n'est certainement pas ces gens-là qui ont la capacité de payer pour de l'eau potable.La pénurie d'eau touche maintenant les sociétés dites « industrialisées » qui ont les moyens de passer à la caisse.D'ailleurs, à quoi aurait-il servi de mettre en marché un produit que personne ne peut acheter ?On manque d'« agua » et on le sait.La pollution des eaux par les produits chimiques y est pour beaucoup.Mais le problème de la commercialisation de l'eau ne découle-t-il pas d'un autre problème, plus profondément ancré dans notre société ?Oserais-je l'appeler « capitalisme » ?Nous utilisons l'eau de la même façon que nous magasinons.Nous consommons l'eau avec la même fièvre de consommation qui touche notre société sur tous les autres produits qu'il nous semble indispensable d'acquérir.Il faut sonner l'alarme au niveau mondial, bien sûr, mais il faut d'abord prendre conscience du problème et instaurer les mesures qui s'imposent.Nous avons la chance de vivre dans un pays qui regorge de lacs et de rivières, c'est à nous de veiller à ce que notre eau reste pure et en quantité suffisante pour de nombreuses années encore.Je m'imagine d'ailleurs très bien le Québec étant un jour le seul endroit sur Terre ou L'or bleu sera encore disponible.Pas vous ? 4LP1601A1114 A16 jeudi, Edito 4LP1601A1114 ZALLCALL 67 08:48:57 11/14/02 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 4 NOVEMBRE 2002 Cette voix! a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Cette voix ! Cette voix d'outretombe, monotone et éraillée.Affaiblie peut-être.Cette voix, croient les spécialistes, c'est celle d'Oussama ben Laden, le chef d'Al-Qaeda.On ne l'avait pas vu ou entendu depuis des mois.On le croyait mort, tout en ayant un petit doute, une crainte certaine.Voilà, il est vivant.Du moins, si l'enregistrement diffusé lundi par Aljazeera est bel et bien authentique.Dans le texte en arabe qu'il met un peu plus de quatre minutes à lire, ben Laden menace les pays qui ont eu le malheur d'appuyer la campagne antiterroriste des États- Unis : « Pourquoi vos gouvernements se sont-ils alliés à l'Amérique pour nous attaquer en Afghanistan, et je cite en particulier la Grande-Bretagne, la France, l'Italie, le Canada, l'Allemagne et l'Australie ?» Le Canada ! Et nous qui nous croyions à l'abri, protégés par notre insignifiance.Voilà qu'Oussama ben Laden nous menace : « Comme vous assassinez, vous serez assassinés, et comme vous bombardez, vous le serez aussi.» Ben Laden vit.Il se peut qu'il soit malade, puisqu'il n'a pas voulu qu'on le filme.Il se peut qu'il ait peur, puisqu'il s'est fait fort discret au cours des derniers mois.Mais il vit.Ce qui veut dire, entre autres, que l'armée et les services secrets les plus puissants du monde, avec la technologie la plus avancée de l'histoire militaire, n'ont pu avoir raison d'un homme.Cela devrait faire réfléchir les faucons de l'administration Bush, eux qui rêvent de renverser un homme bien plus puissant, bien mieux protégé que ben Laden, Saddam Hussein.L'échec est possible, la catastrophe humaine, probable.La survie de ben Laden rend aussi plus crédible le scénario évoqué depuis plusieurs semaines par les services secrets occidentaux, celui d'une réorganisation d'Al- Qaeda, qui serait à nouveau en mesure de monter des attentats d'envergure.Dans l'enregistrement, ben Laden ne s'attribue pas le « mérite » des attentats commis au Yémen, à Karachi, au Koweït, à Bali et à Moscou.Mais il s'y associe, estimant qu'il s'agit de « la réplique des musulmans désireux de défendre leur religion et de répondre aux ordres de Dieu et de leur Prophète ».En Grande-Bretagne, en France, et en Allemagne, et aux États-Unis bien sûr, les gouvernements s'attendent au pire.Le chef des services secrets allemands prévoit des « attaques de grande ampleur ».Le 11 septembre est déjà loin.Il ne faut pas oublier.Le contenu de ce message confirme aussi que le leader d'Al- Qaeda ne cherche pas seulement la « justice » pour les Palestiniens et les enfants irakiens, comme il aime le marmonner.Il veut le triomphe du monde musulman sur le monde chrétien.Il mène une croisade.Cela ressort, notamment, quand il condamne l'Australie pour « sa contribution ignoble à la séparation du Timor oriental ».Or, quel est le crime « ignoble » des Australiens ?D'avoir dirigé la force internationale qui a mis un terme aux massacres des Timorais par les milices appuyées par l'Indonésie ! Pour ben Laden, la volonté d'indépendance massivement exprimée par les Timorais (des chrétiens) importe peu.Ce qui prime, coûte que coûte, c'est la puissance de l'Indonésie, parce que l'Indonésie est musulmane.Que faire ?Partout où les gouvernements et les citoyens faisaient déjà preuve de vigilance, celle-ci doit être redoublée, sans pour autant qu'on cède à la paranoïa.Cela vaut désormais pour nous.Combien croyaient sérieusement qu'un attentat pouvait survenir ici, au Canada, à Montréal ?Ce n'est plus une hypothèse farfelue.Nous sommes une cible.Et nous qui nous croyions à l'abri, protégés par notre insignifiance.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Vivement Jean Charest! AINSI, Bernard Landry dit manquer de fonds pour décentraliser les pouvoirs dans les régions.Pourtant, le PQ a imposé les fusions forcées au coût de plusieurs centaines de millions de dollars, malgré toutes les études sérieuses démontrant que les fusions forcées ne sont pas rentables et mènent inéluctablement à un fiasco financier, dû au monstre bureaucratique qu'elles engendrent et à l'absence de la pression des citoyens pour maintenir des coûts des fonctionnement dans des limites respectables.Il faut rendre hommage au Parti libéral et à son chef, Jean Charest, qui permettra aux citoyens de se prononcer sur l'avenir de leur communauté, contrairement à ce qu'a fait le PQ avec les fusions forcées et plus récemment encore avec Murdochville ! MARTIN L'HEUREUX Baie-d'Urfé À qui la faute?SELON les données de Statistique Canada sur le taux de chômage, Montréal bat Toronto pour la première fois en 15 ans.Ça doit être encore la faute du gouvernement Landry ! MARIELLE PAYETTE Outremont Comme en Ontario?JUSTE UN PETIT commentaire concernant la privatisation (ou semi-privatisation) du système de santé et avec lequel j'aimerais faire un parallèle avec le contexte de déréglementation de l'énergie en Ontario.Des pommes et des oranges ?Pas tout à fait.On nous a expliqué que les prix de l'électricité avaient beaucoup augmenté en Ontario parce que le marché avait subi une baisse de l'offre (centrales nucléaires inopérantes) combinée à une hausse de la demande.Appliquons le même principe à la privatisation (ou déréglementation) du système de santé.Si Mario Dumont devient premier ministre du Québec demain et qu'il privatise une partie du système de santé, qui peut nous assurer que le Québec ne vivra pas la même situation.En fait, tous les ingrédients sont là pour répéter la même situation.Au niveau de l'offre, tout le monde sait déjà qu'on manque de médecin.Au niveau de la demande, la situation est pire.Avec les baby-boomers qui vieillissent, la demande ne fera que croître au cours des 20 prochaines années.À l'instar de l'assurancemédicaments, je suis convaincu qu'au lendemain d'une privatisation du système de santé, les coûts en santé (surtout les coûts du système privé) vont connaître une augmentation substantielle, créant ainsi une médecine à deux vitesses : une pour les pauvres et la classe moyenne (80 % de la population) et une pour la classe moyenne supérieure et la classe riche (20 % de la population).(.) ÉRIC LADOUCEUR Mascouche Le palmarès et Statistique Canada UN ARTICLE d'André Noël publié dans La Presse du 5 novembre laissait entendre que Statistique Canada met en doute la validité du Bulletin des écoles secondaires du Québec produit par l'Institut économique de Montréal et publié par le magazine L'actualité.Or, Statistique Canada n'a pourtant fait aucun commentaire officiel sur le contenu de cette étude.Au contraire, dans une lettre qui nous a été envoyée par Statistique Canada, le directeur général de la direction de l'analyse socioéconomique et commerciale de Statistique Canada, M.Garnett Picot, affirme noir sur blanc : « Statistique Canada n'est ni contre ni pour la publication de tels palmarès comme celui publié par L'actualité et n'a en aucune façon tiré de conclusion sur la qualité ou la pertinence des travaux de l'Institut Fraser et de l'Institut économique de Montréal.» Quant au titre de l'article qui affirmait que notre étude « ne serait que du vent », le chercheur de Statistique Canada qui était abondamment cité dans l'article s'est empressé de nier avoir fait une telle affirmation.« Je n'ai jamais rien dit de tel », a-t-il affirmé sur les ondes de RDI le jour même de la publication de l'article en question.MICHEL KELLY-GAGNON Directeur exécutif Institut économique de Montréal Des faiblesses certaines LE CHERCHEUR de Statistique Canada a clairement évoqué les faiblesses de la méthode utilisée par l'Institut Fraser et l'Institut économique de Montréal pour classer les écoles.Il a expliqué que ce palmarès indique seulement quelles écoles ont le plus d'étudiants forts, et non pas quelles sont les meilleures.En parlant des auteurs, il a dit : « Il y a 80%de l'information qu'ils n'ont pas, et ils font un classement des écoles sur moins de 20 %.» Il a ajouté : « Ce système (de classement) d'écoles ne devrait pas être utilisé par les parents et par les enseignants, ou devrait être utilisé seulement avec des pincettes.» Il a répété exactement la même déclaration au Devoir.Que le sous-titre ait été apprécié ou non, une chose est sûre : l'article le citait avec exactitude.André Noël Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca Oui, mais où?m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Personne ne voulait voir Cactus, un organisme qui distribue des seringues aux toxicomanes, s'installer dans son voisinage.Pendant un an, Cactus s'est cherché un local.Il en a finalement déniché un rue Saint- Hubert, entre le boulevard de Maisonneuve et la rue Ontario, un secteur chaud de la ville, pas très résidentiel ni très huppé.Pourtant, les résidants et les commerçants ont rouspété.Ottawa veut permettre l'implantation de piqueries légales ou « sites d'injection sécuritaires », pour reprendre le jargon des spécialistes, dès 2003.Les accros à la cocaïne et à l'héroïne auraient un local où ils pourraient s'injecter leur drogue avec des seringues propres sous l'oeil vigilant d'un infirmier ou d'un travailleur social.L'idée est intéressante.Le Canada suivrait l'exemple de nombreuses villes européennes qui ont des locaux d'injection depuis plusieurs années.Mais où installer ces locaux ?Quand on constate tous les problèmes que Cactus a eus pour se faire accepter dans un quartier pourtant olé olé, on peut facilement imaginer le psychodrame que déclencherait l'arrivée d'une piquerie, aussi légale soit-elle.\u0001 \u0001 \u0001 Pourquoi installer des locaux d'injection sécuritaires qui fonctionneraient avec la bénédiction de l'État ?Les locaux représentent une façon intelligente d'aider les toxicomanes.Environ 125 000 Canadiens s'injectent des drogues dures dans les veines.À Montréal, plus de 12 000 junkies se shootent à la cocaïne, à l'héroïne ou aux stéroïdes.Plusieurs accros utilisent des seringues souillées.Selon Santé Canada, en 1999, le tiers des nouveaux cas de sida et plus de 60 % de ceux d'hépatite C étaient attribuables aux drogues dures.Ces chiffres ont un coût : près de 10 milliards par année.Plusieurs junkies se piquent dans les parcs ou au détour d'une ruelle et laissent tomber leurs seringues souillées.Ils traînent dans leur sillage une faune marginale qui vit souvent de la prostitution et du crime.Avec les locaux d'injection, les toxicomanes pourraient se procurer des seringues propres et quitter la rue.Il y aurait moins de junkies dans les urgences et moins de victimes d'overdoses.Moins de solitude aussi.Dans les locaux, les accros pourraient trouver un minimum de soutien, respirer entre deux « fix » et grignoter quelques minutes de répit en parlant à un infirmier ou un ex-toxicomane.L'Europe a une bonne longueur d'avance sur le Canada.Plusieurs villes se sont dotées de sites d'injection sécuritaires » comme Genève, Zurich, Amsterdam, Francfort, Madrid, Londres.Un consensus s'établit tranquillement autour de l'utilité de ces lieux.Même l'Association médicale canadienne milite en leur faveur car, note-t-elle, l'expérience européenne est concluante.Au cours de la dernière décennie, le nombre de crimes, d'overdoses et de cas de sida reliés aux drogues a diminué en Suisse et en Allemagne.Pendant ce temps, la situation se détériorait au Canada.Il ne s'agit pas de tracer un portrait idyllique.Les locaux d'injection ont leurs limites et ils ne règlent pas tous les problèmes.Loin de là.Même si des locaux sont créés, les junkies continueront de se piquer dans la rue.Certains cocaïnomanes se shootent une vingtaine de fois par jour.Il serait naïf de penser qu'ils se précipiteront dans un local chaque fois qu'ils auront besoin d'une dose.Les locaux ne sont pas magiques, mais c'est tout de même mieux que de laisser les toxicomanes sans aucune ressource et de se mettre la tête dans le sable en s'imaginant que la répression policière va tout régler.Toutefois, la question reste entière.Où installer ces piqueries ?Une femme active et très engagée LE REPORTAGE sur les dépenses de la lieutenant-gouverneur que vient de diffuser Radio-Canada est un exemple de mauvais journalisme.Rien n'est faux.Tout est seulement incomplet, tendancieux, inutilement malveillant.Il ne présente pas une analyse comptable des dépenses, mais une manipulation des chiffres.Première affirmation : le budget a grimpé de 121 %.Qui comprend ce chiffre ?Il est gros.Il aurait aussi été possible de dire que le budget des dépenses de Mme Thibault a un peu plus que doublé.Tout le monde aurait mieux compris.Pourquoi a-t-il doublé ?Largement parce qu'on y a intégré les dépenses de la sécurité, soit 290 000 $.Cela est dit, mais le journaliste insiste surtout sur la suite de son propos.En mettant sur un même pied une dépense nouvelle de 290 000 $ pour la sécurité et une augmentation du budget des fleurs de 2600 $, on est malveillant.Si on avait été assez honnête pour donner le chiffre du budget total, le public aurait été à même de constater que les autres augmentations sont modérées.Même les augmentations de dépenses en réceptions sont assez modestes.Quant aux dépenses de transport, il aurait fallu, pour être honnête, tenir compte du handicap de Mme Thibault.Mais la vraie question n'est pas là.En choisissant Mme Thibault comme lieutenant-gouverneur, le gouvernement savait qu'il avait choisi une femme active, très engagée dans beaucoup de milieux de la société québécoise et depuis longtemps.Quelqu'un a-t-il déjà fait le moindre reproche au lieutenant-gouverneur ?C'est vrai qu'elle se déplace beaucoup, qu'elle honore de sa présence un très grand nombre d'activités.Pour le plus grand plaisir de ceux qui organisent ces événements et des participants.Elle fait honneur au Québec et aux Québécois.Ses dépenses ont augmenté depuis trois ans ?Qui le lui reproche ?A-t-on regardé aussi le budget de Mme Adrienne Clarkson ?C'est aussi une femme dynamique qui veut donner du sens à sa fonction, encore là pour le plus grand plaisir des gens qui la reçoivent.Je suis sûr que le public est beaucoup moins mesquin que le journaliste.PAUL LAROSE Saint-Laurent Lise Thibault 4LP1702A1114 A17 jeudi, Forum-Edito 4LP1702A1114 ZALLCALL 67 08:48:16 11/14/02 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 4 NOVEMBRE 2002 A17 LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Ben Laden: mort ou vif?Il y a quelque chose qui me chicote dans les derniers messages attribués à Oussama ben Laden.Pourquoi se fait-il entendre par bande audio plutôt que par vidéo ?Car enfin, si ben Laden était toujours vivant, n'aurait-il pas intérêt à être vu plutôt que seulement entendu ?Ne serait-ce pas une bien meilleure façon de narguer les États-Unis que d'apparaître à la télévision ?Depuis les bombardements en Afghanistan, ben Laden ne s'est manifesté que par des enregistrements audio.Pourquoi ?Ne seraitce pas, tout simplement, parce qu'il est plus facile de trafiquer une bande audio qu'une vidéo ?Ne serait-ce pas, tout simplement, parce que ben Laden est mort \u2014 soit des suites d'un bombardement, soit de la maladie rénale qui le forçait à suivre des traitements de dialyse ?Pourquoi les services de renseignements américains ont-ils été si prompts à reconnaître l'authenticité du message diffusé par la chaîne arabe Al-Jazira ?Car après tout, l'expertise, en ce domaine, n'est pas infaillible.Il n'y a pas d'ADN pour la voix, sans compter que l'on dispose de peu de bandes témoins, les vidéos de ben Laden étant rares, et le son défectueux.Si les experts en décryptage audio avaient écouté une cassette de Jean-Guy Moreau imitant René Lévesque, ils n'y auraient vu que du feu.Plus récemment, deux joyeux lurons de CKMF ont piégé les plus grands de ce monde en se faisant passer pour Jean Chrétien.Bref, si une petite société comme le Québec compte tant d'imitateurs, pourquoi n'y aurait-il pas quelques André-Philippe Gagnon dans le réseau Al-Qaeda ?Je ne m'explique pas que la possibilité d'une contre-façon ne soit jamais soulevée.Serait-ce parce que le gouvernement Bush veut laisser courir la rumeur que ben Laden est toujours présent pour maintenir la population sur le pied de guerre ?Ce qui est sûr, cependant, c'est que les réseaux terroristes ont tout intérêt à laisser croire que ben Laden a miraculeusement échappé à l'armée la plus puissante au monde.Cela renforce son aura et sa réputation d'invincibilité auprès des masses arabomusulmanes.Toute religion a ses saints et ses messies.Telle est la fonction que remplit ben Laden.Ce dernier était au départ un leader organisationnel et le grand argentier du réseau.Il en est maintenant la figure charismatique et symbolique, l'équivalent du Christ ressuscité.\u0001 \u0001 \u0001 Remarquez, dans les faits, il n'est guère important que la voix, sur la bande audio dévoilée mardi, soit celle de ben Laden.Qu'il soit mort ou vivant est une question secondaire.S'il est mort ou trop malade pour diriger le réseau, d'autres prendront sa place.ou l'ont déjà prise.Al-Qaeda a été affaibli, mais ses « cellules dormantes » existent toujours, et il faudrait être bien optimiste pour croire qu'il n'y en a pas au Canada.Que les récents attentats au Yémen, à Bali ou ailleurs aient été le fait d'Al-Qaeda ou d'un autre réseau, le résultat est le même, et s'alimente à la même source \u2014 au délire antioccidental du fondamentalisme islamiste.Ben Laden ou pas, ces mouvements continueront de semer la terreur.Ce fut le tort du président Bush que de « personnaliser » son combat contre le terrorisme et de reprendre la rhétorique des films de cow-boy en promettant de capturer ben Laden « mort ou vif ».Comme si l'élimination d'un seul homme allait régler le problème ! M.Bush commet la même erreur à propos de l'Irak quand il s'en prend obsessionnellement à « Saddam ».D'accord, cet homme est un dictateur, mais il n'est quand même pas tout seul ! Et si, demain, Saddam Hussein mourait d'une crise cardiaque ?Si l'un de ses fils ou l'un de ses généraux reprenait le flambeau ?Si les scientifiques qui ont mis au point les armements meurtriers qu'abrite ce pays continuaient leur travail ?Bush se retrouverait Gros-Jean comme devant, face à un Irak sans Saddam, mais inchangé.\u0001 \u0001 \u0001 Peu importe, donc, l'auteur du message attribué à ben Laden.On sait qu'il provient d'un réseau terroriste, et son contenu est terrifiant car l'un de ses objectifs est manifestement d'aiguillonner les terroristes terrés ici et là et de leur indiquer des cibles.Pour la première fois, Al-Qaeda élargit son champ de bataille au-delà de ses ennemis habituels (Israël et les États-Unis).L'an dernier, ben Laden semblait obsédé par le destin de l'Arabie Saoudite.Aujourd'hui, l'imprécateur prend sous son aile la cause tchétchène et celle des terroristes indonésiens.On vise maintenant nommément la France, l'Allemagne, l'Australie, l'Italie, la Grande- Bretagne.et le Canada \u2014 en somme les principaux alliés des États-Unis, sans égard au fait que le président Schröder s'est dissocié des États-Unis, sans égard non plus à l'antiaméricanisme virulent d'une bonne partie des élites canadiennes.Mais l'antiaméricanisme n'achète pas la paix, car ce que vise cette « jihad » va bien audelà de l'administration Bush.C'est un ensemble de valeurs, un mode de vie, bref une civilisation.La diffusion du message aura au moins eu un aspect positif si elle force les Canadiens qui ne se sentaient pas concernés par le 9-11 à sortir de leur cocon douillet et à retomber sur terre.Photo Presse Canadienne Notre régime parlementaire est un produit de l'histoire qui remonte à aussi loin que 1791.Un mauvais moment La réforme de nos institutions démocratiques est un sujet trop fondamental pour qu'on prenne des décisions à la légère HENRI BRUN L'auteur est avocat et professeur de droit constitutionn el.Nous publions en deux parties, aujourd'hui et demain, le texte qu'il nous a fait parvenir, alors que siège cette semaine à Montréal le Comité directeur des états généraux sur la réforme des institutions démocratiques.LORS DU DERNIER remaniement ministériel, le premier ministre a confié à un ministre la responsabilité de la réforme électorale et parlementaire.Ce mandat fut par la suite élargi, pour devenir celui de « la Réforme des institutions démocratiques ».Fin mars 2002, le ministre responsable annonçait la création d'un Secrétariat à la réforme des institutions démocratiques et il faisait savoir que lui-même et le premier ministre « envisagent que dans un avenir prochain » le droit constitutionnel québécois soit radicalement transformé.Un « document de réflexion populaire », lancé au début de l'automne et assorti du titre racoleur Le pouvoir aux citoyens et aux citoyennes, suggère pour l'essentiel le remplacement du régime parlementaire façonné au Québec depuis 1791 par le régime présidentiel américain, l'introduction du mode de scrutin proportionnel et la multiplication des possibilités de référendums.Dans son introduction, le ministre se fait toutefois rassurant à l'effet que « .rien ne serait pire que d'ouvrir le grand chantier de nos institutions démocratiques dans la bousculade et la précipitation ».Par la suite, une commission a été mise sur pied pour parcourir le Québec, la Commission de l'Assemblée nationale sur les institutions s'est faite elle-même itinérante, un autre document de consultation a été produit sur le mode de scrutin et des « états généraux » ont été annoncés pour février 2003.Tant d'agitation laisse perplexe.Il n'est pas facile en effet de savoir si l'on a affaire à une politique du gouvernement, que celuici veut mettre en oeuvre « dans un avenir prochain », ou à la chimère d'un ministre qu'on laisse courir.Il reste que le ministre, fin octobre, peut-être stimulé par quelques chroniqueurs et commentateurs, envoyait des signaux au PLQ et à l'ADQ afin que ceux-ci permettent au gouvernement d'accomplir ses réformes avant les prochaines élections générales.Quoi qu'il en soit au juste, les modifications constitutionnelles envisagées sont à ce point capitales et radicales qu'il est inconcevable qu'elles puissent être opérées en fin de mandat par un gouvernement qui ne traitait aucunement de ces questions dans le programme grâce auquel il s'est fait réélire il y quatre ans.Les décisions qu'impliquent ces changements constitutionnels ne sont pas moins importantes en effet que celle de retirer le Québec de la fédération canadienne : leur objet se situe au coeur de ce qu'est la démocratie.Or il est loin d'être évident qu'il soit souhaitable qu'elles soient prises.Régime parlementaire ou régime présidentiel ?Le premier impératif qui devrait s'imposer à l'esprit au sujet du choix d'un régime constitutionnel donné est celui du respect de la logique intrinsèque de ce régime.Ainsi, par exemple, l'idée de faire élire le premier ministre par l'ensemble de l'électorat est tout simplement inconciliable avec le régime parlementaire.Alors que l'on se plaint d'une évolution de ce régime qui favorise le gouvernement au détriment du Parlement, il est bien difficile de voir en quoi une légitimité gouvernementale indépendante du Parlement pourrait contribuer à valoriser le rôle du Parlement.Le régime parlementaire est un produit de l'histoire.De l'histoire de l'Angleterre, certes, mais cela ne peut être considéré au Québec comme un signe d'aliénation puisqu'il est aussi le fruit d'une histoire du Québec qui remonte aussi loin que 1791.Ce régime parlementaire est essentiellement un régime de collaboration (plutôt que de séparation) entre le Parlement qui fait les lois et le gouvernement qui gouverne sous les lois.Chacun des deux dispose d'un ensemble de moyens d'action sur l'autre, de façon à ce que l'État ne puisse jamais se trouver en panne.Tant que le gouvernement jouit de l'appui du Parlement, ce qui est régulier lorsque la majorité parlementaire est du même parti que le gouvernement, l'État fonctionne.Lorsque tel n'est plus le cas, le gouvernement doit démissionner, par application du principe de la responsabilité ministérielle.Mais le gouvernement peut également, de son côté, dissoudre en tout temps le Parlement pour que l'électorat arbitre par des élections générales un différend qui l'oppose au Parlement.Par cet ensemble de moyens d'action réciproques le régime parlementaire cherche à concilier la souveraineté collective (la démocratie) et l'efficacité de l'État.Il fait en sorte que le gouvernement y jouisse de moyens lui permettant, jusqu'à un certain point, d'imposer sa volonté au Parlement.À défaut de quoi la collectivité est appelée à trancher.Le reproche le plus souvent adressé au régime parlementaire est celui d'avoir évolué dans le sens d'un déséquilibre, en faveur du gouvernement, qui est tel qu'il laisse le Parlement et ses membres, les députés, en situation de désoeuvrement.Ce reproche est en réalité doublement mal fondé.Il l'est d'abord en ce qu'il minimise injustement le rôle actuel des députés, y compris ceux du parti gouvernemental.En plus de représenter les intérêts de leurs électeurs, ceux-ci exercent leur influence sur le gouvernement à l'occasion des réunions fréquentes du caucus des députés du parti et ils jouent un rôle actif en commission parlementaire.Les députés de l'opposition, quant à eux, questionnent et critiquent constamment le gouvernement en Chambre et leurs propos sont nourris tant par la presse que par les instances de contrôle que s'est données le Parlement au fil des ans (Protecteur du citoyen, Vérificateur général, commission des droits.).L'opposition officielle jouit en régime parlementaire d'un statut juridique et de moyens d'action tout à fait enviables.Laisser entendre que le Parlement ne joue aucun rôle significatif dans le processus d'adoption des lois et dans le processus de contrôle de l'activité gouvernementale n'est tout simplement pas conforme à la réalité.Futilité du Parlement Plus fondamentalement, ce reproche concernant une supposée vacuité ou futilité du Parlement et de ses membres est sans fondement dans la mesure où il est adressé au régime parlementaire plutôt qu'aux façons de faire des partis et aux comportements des députés eux-mêmes.Ce reproche, en effet, est exprimé en lien avec ce qu'on appelle la discipline de parti : puisqu'en régime parlementaire le gouvernement doit toujours jouir de la confiance du Parlement, en raison du principe de la responsabilité ministérielle, le gouvernement serait automatiquement forcé de démissionner s'il devait subir un vote négatif en Chambre ; partant, les députés gouvernementaux doivent nécessairement tous voter selon la ligne indiquée par le parti afin d'éliminer autant que possible les risques de voir le gouvernement placé en situation de devoir démissionner.Cette vue des choses, qui incrimine le régime parlementaire, n'a en réalité aucun fondement en droit constitutionnel contemporain.Seul le vote du budget et le vote explicite d'une motion de censure (ou de non-confiance) à l'endroit du gouvernement oblige aujourd'hui celui-ci à remettre sa démission.Toute autre défaite du gouvernement en Chambre ne pourrait, à la limite, que requérir la vérification de son sens à cet égard à l'aide d'une motion de confiance.Ce qu'il y aurait lieu de dénoncer en ce qui regarde la discipline de parti n'est pas le régime parlementaire, mais bien plutôt la frilosité des partis et le manque de courage de députés en attente d'une limousine ministérielle.C'est l'existence d'une discipline de parti trop constante et trop rigoureuse qui pose problème, non la continuation du régime parlementaire.En régime présidentiel, le Parlement et le gouvernement sont séparés en ce sens que chacun tire directement ses pouvoirs de la Constitution et sa légitimité de l'électorat.Aussi les moyens d'action de l'un sur l'autre sont-ils plus restreints qu'en régime parlementaire : entre autres, le Parlement ne peut faire tomber le gouvernement (par un vote de non-confiance) et le gouvernement ne peut dissoudre le Parlement (en déclenchant des élections générales).Cette séparation des pouvoirs est cependant relative.Elle n'empêche en rien que la discipline de parti y sévisse au Parlement.La discipline de parti est affaire de comportement et non affaire de régime constitutionnel.Quand la majorité parlementaire est du même parti que le gouvernement, la pratique du présidentialisme ressemble à la pratique du parlementarisme.Quand à l'inverse le Parlement est dominé par un parti autre que le parti gouvernemental, la collectivité risque de devoir se contenter d'un État minimal, dont l'intervention socioéconomique ne peut être que problématique.Pour la nation la plus puissante du monde, les États-Unis, cette situation peut peut-être convenir, d'autant plus que l'inaccomplisssement en matière socioéconomique semble y être plutôt bienvenue.Mais pour un petit peuple qui doit subir la mondialisation à travers un fédéralisme étouffant, il est moins évident qu'un État gendarme puisse répondre à l'appel d'une justice sociale respectable.Or, on nous suggère ce que les États-Unis eux-mêmes n'ont jamais osé envisager sérieusement, soit d'assortir ce régime présidentiel d'un mode de scrutin proportionnel.DEMAIN : Scrutin majoritaire ou scrutin proportionnel ?Ce qu'il y aurait lieu de dénoncer n'est pas le régime parlementaire, mais bien plutôt la frilosité des partis et le manque de courage de députés en attente d'une limousine ministérielle.Le parlement de Québec 4LP1801A1114 A-18 JEUDI MONDE 4LP1801A1114 ZALLCALL 67 08:59:19 11/14/02 B Lutte antiterroriste:récompense de 5 millions Hausse des violations des droits de l'homme au Guatemala Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Les États-Unis offrent une récompense de cinq millions de dollars à qui les aidera à démanteler un réseau terroriste dans le monde, a annoncé hier un responsable américain.Les Américains « offrent une récompense jusqu'à cinq millions de dollars pour toute information conduisant au démantèlement de systèmes pour financer une organisa tion terroriste », a déclaré un soussecrétaire au Trésor, Jimmy Gurule.Cette somme peut aussi servir à récompenser « les informations conduisant à l'arrestation ou à l'inculpation de gens qui ont préparé ou participé à un acte de terrorisme contre des Américians », a-t-il dit.Agence France-Presse GUATEMALA \u2014 La Mission des Nations unies chargée de la vérification des accords de paix au Guatemala (MINUGUA) a dénoncé hier l'augmentation des violations des droits de l'homme entre juillet 2001 et juin 2002.Selon le chef de la MINUGUA, l'Allemand Tom Koenigs, ce treizième rapport délivré par l'organisation montre que « les cas de violations des droits de l'homme sont en augmentation et (que) la situation est particulièrement critique ».« L'agravation de la situation est due à la faiblesse des institutions en charge de la sécurité et du maintien de l'ordre public », a estimé M.Koenigs.Tom Koenigs a indiqué que 484 cas de menaces proférées contre des rep d'associations de défense des d r o i t s d e l'homme, des syndicalistes et des fonctionnaires du pouvoir judiciaire avaient été enregistrés.Entre 2000 et 2001, seulement 132 plaintes avaient été déposées.La MINIGUA a répertorié d'autre part quelque 155 cas de menaces de mort contre des personnes appartenant à ces différents secteurs.Le rapport indique également que 341 violations des droits de la personne ont impliqué des fonctionnaires de la Police nationale civile (PNC) et que dans 54 cas, des plaintes avaient été déposées pour dénoncer l'usage excessif de la violence par les forces de l'ordre.Selon M.Koenigs, « les cas dénonçant des traitements dégradants ou inhumains de la part des forces de l'ordre sont en augmentation de 128 % ».La MINUGUA a constaté une intensification des lynchages dans plusieurs provinces à forte concentration indienne.Depuis janvier 2002, 47 scènes de lynchage ont eu lieu dans le pays, faisant 19 morts et 84 blessés.Concernant l'application des accords de paix signés en 1996, la MINUGUA estime que les avancées « sont très irrégulières ».« Des promesses faites depuis deux ans n'ont pas été tenues et le gouvernement doit faire des efforts dans plusieurs domaines, notamment en enquêtant et sanctionnant les fonctionnaires impliqués dans des cas de violations des droits de l'homme », a expliqué M.Koenigs.Comme pour confirmer les inquiétudes de l'ONU, l'ex-dictateur E f r a i n Rios Montt a été réélu hier pour la quatrième année consécutive à la présidence du Congrés guatemaltèque.Rios Montt, âgé de 75 ans, a été élu avec les 62 voix du Front républicain guatémaltèque (FRG) dont il a été le fondateur et qui détient la majorité des 113 sièges qui composent le Congrès.L'ancien général, qui a gouverné d'une main de fer le Guatemala de mars 1982 à août 1983 à la suite d'un coup d'État, a annoncé ces dernières semaines son intention de se présenter à l'élection présidentielle en octobre 2003.Cible de dénonciations pour violations des droits de l'homme de la part d'associations humanitaires guatémaltèques, Rios Montt s'est vu refuser sa candidature à deux reprises, en 1995 et 1999.Chaque fois, le Tribunal suprême électoral et la Cour constitutionnelle ont refusé son inscription, justifiant leur décision par un article de la Constitution approuvé en 1985 selon lequel les personnalités arrivées au pouvoir à la faveur d'un coup d'État ne peuvent pasprendre part à l'élection présidentielle.La guerre civile au Guatemala a fait 200 000 morts et disparus entre 1960 et 1996.Avis d'audience publique.Trans Canada Pipe Lines Limited.Demande visant les droits et le tarif de 2003 L'Office national de l'énergie (l'Office) a diffusé l'ordonnance d'audience RH-1-2002, et les instructions connexes, concernant une demande que Trans Canada Pipe Lines Limited (le demandeur) a déposée aux termes de la partie IV de la Loi sur l'Office national de l'énergie pour solliciter des ordonnances visant à fixer et à approuver les droits que Trans Canada pourra exiger au titre des services de transport offerts sur son réseau principal au cours de la période allant du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2003.On peut consulter une copie de la demande, pendant les heures normales d'affaires, dans les bureaux du demandeur, à la bibliothèque de l'Office et sur le site Internet de l'Office, au www.neb-one.gc.ca.L'Office a décidé de convoquer une audience publique orale afin d'examiner la demande.L'audience doit débuter le lundi 24 février 2003.Le lieu et l'heure de commencement de l'audience n'ont pas encore été déterminés; une annonce suivra.L'audience visera à recueillir la preuve et les points de vue des parties intéressées au sujet de la demande.Toute personne intéressée à participer à l'audience devrait consulter les instructions détaillées de l'Office sur l'instance (RH-1-2002).Pour obtenir ces instructions, on peut appeler l'Office sans frais au 1-800-899-1265 en précisant qu'il s'agit de l'instance RH-1-2002.On peut aussi consulter les renseignements sur le site Internet de l'Office au www.neb-one.gc.ca (cliquer sur « Consulter les documents de réglementation », sous la rubrique « Transport, droits et tarifs », cliquer sur « Groupe 1 - gaz », puis sur « Trans Canada Pipe Lines Limited » et « 2002-09-16 Demande concernant les droits et le tarif du réseau principal pour 2003 »).Toute personne désireuse d'intervenir dans cette instance doit déposer un document d'intervention auprès du secrétaire de l'Office au plus tard le 19 novembre 2002, à midi (heure des Rocheuses), et en signifier une copie au demandeur à l'adresse suivante : Mme Céline Bélanger Téléphone : (403) 920-7184 Vice-présidente principale Télécopieur : (403) 920-2347 Stratégie de réglementation Trans Canada Pipe Lines Limited 450, Première Rue S.-O.Calgary (Alberta) T2P 5H1 Le demandeur fournira à chaque intervenant une copie de sa demande, des modifications apportées à cette dernière et de tous les documents connexes.Les personnes qui souhaitent uniquement présenter des commentaires sur la demande peuvent le faire au moyen d'une lettre déposée auprès du secrétaire de l'Office (secrétaire) au plus tard le 10 février 2003.Michel L.Mantha Secrétaire Office national de l'énergie 444, Septième Avenue S.-O.Calgary (Alberta) T2P 0X8 Télécopieur : (403) 292-5503 www.transcanada.com Du possible au réel 3096302A L'ex-dictateur Rios Montt.Consultez votre agent de voyage ou visitez notre site Internet www.airfrance.com/ca 3081249A "]
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