La presse, 24 novembre 2002, B. Actuel - Santé
[" 7LP0101B1124 B1 DIMANCHE santé 7LP0101B1124 ZALLCALL 67 19:28:26 11/23/02 B ÉDITIONS ART GLOBAL Un livre somptueux sur Montréal qui ne ressemble à aucun autre.En vente dans toutes les librairies 3096375A 7LP0201B1124 B2 dimanche 7LP0201B1124 ZALLCALL 67 21:02:24 11/23/02 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2002 Guide du parfait siesteur L I L I A N N E LACROIX VOUS ÊTES VENDU à l'idée de faire une sieste quotidienne au besoin, mais vous voudriez que celleci soit la plus efficace possible.Ne dormez surtout pas trop longtemps, habituellement entre 15 et 20 minutes, et jamais plus de 30 minutes.Sinon, vous risquez de sombrer dans un cycle de sommeil profond dont vous sortiriez difficilement et dans un état d'engourdissement qui n'a rien de rafraîchissant.> Si vous n'êtes pas en situation chronique de privation de sommeil, vous devriez naturellement vous réveiller par vous-mêmes, mais sinon, demandez à quelqu'un de le faire ou utilisez un cadran.> Si vous ne vous endormez pas rapidement malgré votre sensation de fatigue ou même si vous ne vous endormez pas du tout, ne vous inquiétez pas, ce petit repos vous sera profitable de toute façon.> Choisissez idéalement un endroit tranquille et sombre, et si vous le pouvez, allongez-vous ou installezvous le plus confortablement possible.Pas question d'enfiler le pyjama ou de chercher un édredon : une sieste est au sommeil l'équivalent d'une collation, pas un repas cinq services.> Non, les siestes ne s'adressent pas à tout le monde.Une partie de la population ne peut pas faire de sieste.Ou bien ils n'en ressentent pas le besoin ou bien ils en ressortent complètement zombies et peuvent mettre une heure à s'en remettre.Les lève-tôt auraient d'ailleurs une plus grande propension à faire des siestes que les oiseaux de nuit.> De grâce, si vous êtes au volant et que vous vous sentez sur le point de vous assoupir, trouvez un endroit calme et piquez un petit somme.Vaut mieux arriver quelques minutes plus tard que de finir dans le décor.SIESTE Suite de la page B1 Mauvaise réputation Toute revigorante qu'elle soit, la sieste, qu'on associe trop souvent à un moment de paresse, n'a pas bonne réputation.Quand ils se mettent à cogner des clous au travail, certains tenteront par tous les moyens de résister, à coups de café, d'eau dans le visage ou en s'activant encore plus.Ceux qui, vraiment, sentent le coup de barre trop fort, iront plutôt somnoler dans leur auto, chercheront un petit coin discret et pas trop en vue pour s'étendre ou s'accoter, ou s'enfermeront carrément dans un cabinet de toilettes pour fermer les yeux quelques minutes tout en échappant aux regards réprobateurs.Ceux qui s'échappent pour quelques instants le font habituellement assez furtivement : « À l'heure du dîner, certains viennent parfois rattraper un peu de sommeil, admet une infirmière en entreprise dont la salle d'examen peut parfois servir de refuge discret.Mais je suis sûre qu'il y en a qui dorment ailleurs sans trop que ça paraisse.» À Pittsburgh, dans la firme de consultants Deloitte & Touche, la nap room, pièce réservée pour une petite recharge rapide des batteries, a fait le bonheur de bien des employés pendant quelques années.L'an dernier, pourtant, on fermait définitivement le coin de petits sommes : « Certains reportages négatifs ont été diffusés dans les médias, explique Noemi Tomarkin, du service des ressources humaines.C'était mal vu et le directeur des relations publiques a décidé qu'il valait mieux fermer et ce, malgré l'expérience positive.» « C'est ridicule de se cacher ou de se sentir gêné d'avoir sommeil.Le meilleur antidote à la somnolence, ce n'est pas le café, c'est de dormir un peu.Et plus vite on répond à ce besoin, plus réparateur est le sommeil.Après tout, combattre la somnolence réclame beaucoup d'énergie en plus d'augmenter sensiblement les risques d'erreurs », estime le Dr Claudio Stampi, neurologue et directeur de l'Institut de chronobiologie de Boston.La somnolence est d'ailleurs considérée comme l'une des principales causes d'accidents routiers.Un besoin naturel Dans notre société, la sieste, qu'on admet volontiers chez les jeunes enfants ou les personnes âgées, est habituellement limitée aux weeks-ends ou aux vacances pour les travailleurs actifs, et souvent entrevue comme une forme de paresse ou de laisser-aller.Erreur ! estime le Dr Stampi.« C'est un processus normal du corps qui n'est d'ailleurs pas seulement lié au manque de sommeil, dit le spécialiste.Si on regarde l'évolution, le sommeil n'a pas toujours été monophasique.Avec le temps, parce que cela convenait mieux à notre mode de vie, on a appris à concentrer notre sommeil la nuit.Mais la majorité des espèces, tout comme les bébés humains, sont polyphasiques et éprouvent plusieurs fois le besoin de dormir en 24 heures.» Le creux diurne se situe habituellement après le dîner.Rien à voir pourtant avec la nourriture ingurgitée à moins de s'être livré à de véritables débordements.Alors, pourquoi cette envie soudaine de piquer un petit somme ?« Certains avancent l'idée de rythmes semi-circadiens qui connaîtraient un premier creux, le plus important, au moment du sommeil le plus profond de la nuit puis encore une fois dans le jour, habituellement environ 12 heures plus tard », explique le Dr Godbout.En 24 heures, on connaîtrait donc deux creux, un grand correspondant au sommeil profond de la nuit et un autre, nous appelant à la sieste.Pour expliquer le phénomène, le Dr Stampi revient à l'évolution : « Cela a sans doute à voir avec la chaleur, dit-il.À l'époque où les humains sont apparus, le point le plus chaud de la journée correspondait avec le milieu de la journée et avec une baisse d'énergie qui a conduit à la sieste qui fait d'ailleurs toujours partie du quotidien dans bien des pays chauds.» En se dispersant vers d'autres latitudes, l'humain a délaissé la sieste, mais n'en éprouve pas moins une perte d'énergie plus ou moins importante à ce moment bien précis de la journée.Directrice du laboratoire de chronobiologie de l'Hôpital du Sacré- Coeur et professeur au département de psychiatrie de l'Université de Montréal, Marie Dumont parle de la conjonction de deux processus qui amènent ce creux de mi-journée.« Le processus homéostatique en est un d'équilibre, dit Mme Dumont.S'il y a longtemps qu'on est éveillé, on a plus de chances d'être fatigué.À cela s'ajoute le rythme circadien, contrôlé par une horloge biologique centrale fonctionnant sur un rythme de 24 heures.Quand les deux creux se rencontrent, on sent une baisse de régime et on a envie de dormir.» Si l'envie irrépressible de fermer les yeux vous prend, n'ayez surtout pas de complexes, car vous êtes en bonne compagnie.Siesteurs convaincus, Napoléon, Leonard de Vinci, Johannes Brahms, Albert Einstein, John F.Kennedy et Thomas Edison, par exemple, ne levaient pas le nez sur ce message intérieur.À leur réveil, quelques minutes plus tard, ils étaient frais, détendus et prêts à bouleverser l'univers pendant que le reste du monde continuait de « dormir sur la switch ».AMAIGRISSEMENT MAIGRIR Vous avez vécu plusieurs échecs.Vous voulez comprendre pourquoi.VOUS VOULEZ RÉUSSIR.Une équipe de professionnels (médecin-psychothérapeute, diététiste, éducateur physique) vous attend.Clinique de Médecine et de psychothérapie (514) 252-0898 ESTHÉTIQUE ET ÉLECTROLYSE ACADÉMIE ÉDITHSEREI: Vous voulez des soins en esthétique ou en électrolyse à prix raisonnable ?Appelez l'Académie Édith Serei pour vous faire gâter par nos étudiantes.Soins sur rendez-vous seulement.(514) 849-3035 VÊTEMENTS ADAPTÉS BOUTIQUE 3E ÂGE VÊTEMENTS ADAPTÉS: Pour personnes en perte d'autonomie.Robes, blouses, jupes, sous-vêtements, jaquettes, pantalons, chemises, etc.45B Green, St-Lambert.450-672-8976.Ouvert du lun.au sam.de 10h à 17h., dim.13h à 17h.3096669A 7LP0301B1124 b03 actuel dim 24 nov 7LP0301B1124 ZALLCALL 67 20:53:22 11/23/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2002 B3 Una siesta por favor L I L I A N N E LACROIX « L'IMAGE TYPIQUE du Mexicain couché pour la sieste, c'est un mythe ».Producteur agricole à Saint-Constant, Laurent Cousineau parle d'expérience.Depuis 14 ans, il emploie des travailleurs saisonniers venus des campagnes autour de Mexico.Cette année, ils étaient 53 dont les derniers sont partis vendredi dernier.« Je ne les ai jamais vus dormir dans l'après-midi.Et même si je me suis toujours montré très ouvert, je n'ai jamais eu de demande en ce sens », dit-il.En fait, c'est plutôt lui qui pique parfois du nez, admet-il en riant.« Si je ne fais habituellement pas de somme, c'est à cause de l'horaire chargé.Mais si le rythme de travail diminue ou si la récolte est monotone, je me le permets, car mon corps le réclame.» Originaire de l'état de Guanajuato, Felix Barrera, 45 ans et père de quatre enfants, vient depuis 11 ans récolter le radicchio, le brocoli, le chou-fleur et les céleris-raves dans les champs de M.Cousineau.« Même quand je suis chez moi, au Mexique, je ne dors pas dans le jour, seulement le soir », déclare M.Barrera.Une tradition en voie de disparition, la siesta, même dans les pays latins ?Pas tout à fait.Le Dr Daniel Filipina, omnipraticien spécialisé en neurologie et originaire d'Argentine, explique : « À Buenos Aires, le rythme est frénétique.Les gens travaillent tout le temps et ne dorment pas.Par contre, dans les campagnes, c'est encore courant, comme c'est le cas, par exemple, dans le sud de l'Espagne ou de l'Italie ».Souvent par contre, dans les pays où le soleil tape dur en mi-journée, la sieste peut durer une heure ou deux, le temps d'un cycle complet de sommeil.En fait, la plus grande adaptation, pour le Dr Filipina, fut plutôt l'heure du souper et du coucher.« Encore maintenant, après 15 ans ici, j'ai de la misère.Chez nous, comme à bien des endroits en Europe, on soupe à 21 h et on se couche vers minuit.Quand des amis m'invitent à souper à 18 h, ça me semble beaucoup trop tôt.» Si elle perd du terrain dans certains pays et est disparue complètement des grandes villes, la sieste a tout de même ses défenseurs qui vantent ses mérites : « Quand les gens en découvrent les avantages, ils se montrent plus ouverts », explique le Dr Claudio Stampi, neurologue et directeur de l'Institut de Chronobiologie de Boston qui s'en fait un des champions.Certains faits lui paraissent prometteurs : même si la Suisse n'est pas exactement considérée comme le paradis du farniente, on y estime entre 20 % et 30 % la proportion de la population qui s'adonne régulièrement à la sieste.La Chine ellemême, qui n'est pourtant pas à l'avantgarde de la défense des droits humains, a inscrit dans sa constitution de 1949 le droit à la sieste, nous apprend Bruno Comby dans son livre Éloge de la sieste.Pour les amoureux de la sieste, la cause n'est peut-être pas perdue d'avance.Photothèque La Presse Non ! Ce ne sont pas des Mexicains ! Il s'agit plutôt de deux commis du Chicago Board of Trade qui prennent une petite sieste sans doute bien méritée.EN BREF La fumée secondaire et les bébés SI VOUS ÊTES un parent qui fume, votre fumée pourrait bien endommager les vaisseaux sanguins de votre enfant, conclut une étude autrichienne présentée lors de sessions scientifiques de l'Association américaine du coeur.La fumée secondaire attaquerait en effet les défenses antioxidantes chez les enfants et entraînerait des problèmes avec l'endothélium (couche de cellules qui tapisse l'intérieur des parois du coeur et des vaisseaux), ont découvert les chercheurs.Une malfonctionnement endothélial est un des symptômes précoces d'athérosclérose, qui peut éventuellement mener à la crise cardiaque.Plus l'enfant est exposé à la fumée secondaire et plus les risques apparaissent importants.Parce qu'elles sont souvent plus en contact avec les enfants, c'est la fumée de leur mère bien plus que de leur père qui semble affecter les bébés.Mort au berceau: une explication UN MALFONCTIONNEMENT cardiaque pourrait être la cause de décès inexpliqués chez les très jeunes enfants.Le Dr Michael J.Ackerman, de la Clinique Mayo, qui s'est penché sur des cas de syndrome de mort au berceau a découvert que 5 % des enfants étudiés affichaient des mutations génétiques impliquant une affection cardiaque appelée le syndrome Q-T.Ce syndrome a déjà été ciblé comme la cause de morts subites chez les enfants et les adultes.Chez une personne atteinte de ce syndrome, le coeur se recharge électroniquement trop lentement et d'une façon désorganisée.On croit que l'adrénaline pourrait servir de déclencheur à une crise et éventuellement à un arrêt cardiaque.En attendant que la cause exacte soit définie, on suggère toujours aux parents de nourrissons de le coucher sur le dos, d'éviter de fumer dans leur chambre ou de dormir avec le bébé.Cancer du sein DES CHERCHEURS de Houston ont découvert un marqueur qui pourrait servir à identifier les victimes de la forme la plus foudroyante de cancer du sein, nous apprend le New England Journal of Medicine.De hauts niveaux d'une forme tronquée de la protéine cycline E indiquent en effet de chances de survie moindres tandis qu'un taux plus bas est associée à des taux de survie beaucoup plus élevés.Les cancers les plus mortels ont aussi été associés avec la présence constante de la protéine tandis que dans des cellules normales, la cycline E n'apparaît que pour lui donner le signal de se reproduire.Cette découverte permettrait de mieux cibler le traitement idéal pour chaque patiente.Encore la cigarette SI VOUS AVEZ TENTÉ d'écraser sans grand succès, vous êtes peut-être porteur d'une mutation particulière d'un gène qui vous rend plus sujet aux envies irrépressibles de fumer.C'est ce que révèle une étude publiée dans l'édition courante du magazine Pharmacogenetics.Les fumeurs dont le gène CYP2B6 affiche une variance et une activité réduite ont 1,5 fois plus de chances de recommencer à fumer durant un traitement que les autres fumeurs.De plus, l'étude, réalisée par les chercheurs du Tobacco Use Research Center de l'Université de Pennsylvanie, a permis de découvrir que l'antidépresseur buproprion peut diminuer les effets de cette variation, particulièrement chez les femmes.Ainsi 54 % des fumeuses traitées au buproprion n'ont pas recommencé à fumer pendant le traitement tandis que cette proportion était seulement de 19 % chez les fumeuses qui avaient reçu un placebo.Vieillissement et hormone de croissance L'HORMONE de croissance n'est pas encore la panacée espérée pour nous garder jeunes.Si elle réussit effectivement à augmenter la masse musculaire, à réduire la masse graisseuse et à améliorer les capacités aérobiques, l'hormone a plusieurs effets négatifs (enflure, douleurs arthritiques, syndrome du tunnel carpien et même une intolérance au sucre et l'apparition de diabète.) qui découragent son usage pour le moment.On espérait que le fait d'augmenter les taux d'hormones de croissance et d'hormones sexuelles (estrogène, progestérone et testostérone) chez les personnes vieillissantes renverserait le processus de vieillissement.Ce n'est pas exactement ce qui s'est passé.Et même si la masse musculaire a augmenté, par exemple, la force, elle, n'a pas suivi, laissant supposer que les cellules se sont gorgées d'eau et ont tout bonnement enflé.La recherche a été dirigée par le Dr Richard Spark, directeur de la recherche sur les stéroïdes à l'Hôpital Beth Israel et professeur de médecine à Harvard.Cuisson pour diabétiques Une cuisson lente et à température basse réduit la formation de molécules dommageables aux vaisseaux sanguins et pourrait grandement aider les diabétiques et les cardiaques qui éprouvent des problèmes vasculaires, ont découvert des chercheurs mené par l'endocrinologue Elliot J.Rayfield, de l'École de médecine du Mont Sinai, à New York.Les molécules, surnommées AGEs, ont été associées à des dommages vasculaires et à un pliage anormal des protéines et on croit même qu'elles peuvent empêcher le processus de guérison de plaies.On conseille donc aux diabétiques d'éviter la cuisson au micro-ondes ou au barbecue et de favoriser les aliments qu'on peut braiser ou cuire plus lentement.L'hormone de croissance n'est pas encore la panacée espérée pour nous garder jeunes.Pour protéger bébé, mieux vaut ne pas fumer.Le comédien américain William B.Davis a été surnommé Cancer Man parce qu'il a toujours une cigarette au bec dans la série The X-Files. 7LP0402B1124 7LP0401B1124 7LP0402B1124 ZALLCALL 67 23:46:38 11/23/02 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2002 L'aspirine ou le «Drano» des temps modernes collaboration spéciale Vous êtes nombreux à me demander si vous devriez prendre, tous les jours, une aspirine de bébé (80 mg) pour vous éclaircir le sang.Plusieurs d'entre vous en prennent déjà, puisqu'elle est facilement disponible sur les tablettes de la pharmacie.Mais qui a avantage à la prendre et que fait au juste cette petite pilule ?> Vous êtes un homme en « bonne santé » de 50 ans et plus.« Bonne santé », cela veut surtout dire ici que vous n'avez pas eu de problèmes particuliers avec vos artères.Par exemple : pas d'angine, pas de crise cardiaque.Mais malgré tout, cela ne veut pas dire que vous ne présentez pas de risque de maladie cardiaque.Le seul fait d'être un homme et d'avoir 50 ans ou plus augmente vos risques.Ceux-ci montent en flèche si vous fumez.Pour vous, une aspirine de 80 mg par jour réduit de 25 % le risque d'infarctus (crise cardiaque).Si vous avez déjà fait un infarctus, une aspirine quotidienne de 80 mg réduit de 25 % le risque d'en faire un deuxième.> Vous êtes une femme de 50 ans et plus.L'efficacité de l'aspirine quotidienne n'a pas été démontrée chez les femmes, souligne le Dr André Roussin, interniste au CHUM.Mais si elle n'est pas démontrée, c'est en grande partie dû au fait que les femmes ont peu été incluses dans les études.On peut tout de même croire que vous pourriez en bénéficier.Mais comme chez la femme, le blocage des artères se manifeste à un âge plus avancé que chez l'homme, l'aspirine quotidienne pourrait s'avérer utile plus tard, vers l'âge de 55 ou 60 ans.Probablement plus tôt si vous fumez, si vous êtes diabétique, si vous faites de la haute tension artérielle et que votre taux de cholestérol est élevé.Ce sont tous des facteurs qui augmentent les plaques de débris un peu partout dans les artères.> Vous faites de la haute tension artérielle.Si vous faites de la haute tension artérielle et croyez qu'une aspirine par jour peut vous éviter un caillot au cerveau (Accident vasculaire cérébrale AVC), vous vous trompez.Je vous ai parlé de l'efficacité de l'aspirine pour réduire le blocage des artères qui nourrissent le coeur.Mais pour le blocage des artères qui nourrissent le cerveau, on n'a pas encore prouvé l'efficacité de l'aspirine.Elle reste intéressante pour vos coronaires (artères du coeur) dans la mesure où votre tension artérielle est contrôlée.> Par contre, si vous avez déjà souffert d'un AVC les indications sont très différentes.Il devient très important d'agir sur les plaquettes (une des composantes du sang) qui peuvent se coller sur des défauts des artères.La dose quotidienne d'aspirine recommandée est alors de 160 à 325 mg et elle permet de réduire les récidives de 25 %.Il existe d'autres médicaments qui possèdent des qualités semblables dont le clopidogrel (Plavix).Ces médicaments sont réservés pour les patients intolérants à l'aspirine ou ceux qui sont très à risque.Plusieurs études portant sur des médicaments très spécifiques sont en cours.On espère augmenter l'efficacité de la prévention sans effets secondaires indésirables.Et le Coumadin ?Le Coumadin est un autre médicament qui permet d'éclaircir le sang mais il agit sur d'autres agents que les plaquettes, d'où les prises de sang régulières pour en vérifier l'efficacité.Il est le plus souvent prescrit pour la fibrillation auriculaire (quand le coeur bat de façon irrégulière).Comme le sang est agité de façon anarchique, un caillot peut se former sur la paroi du coeur.Il risque de se détacher, de monter jusqu'au cerveau et de causer un AVC.Pour prévenir un tel événement, l'aspirine ne suffit pas.Puis-je à mon tour vous poser deux questions ?Combien êtesvous à connaître votre tension artérielle ?Si vous souffrez d'hypertension, est-elle contrôlée ?Cinquante mille canadiens souffriront d'un AVC.Le quart en mourront et la moitié des survivants souffriront de handicaps plus ou moins sévères.Le Dr Robert Côté de l'Université Mc Gill estime que la moitié des AVC auraient pu être prévenus avec le contrôle de la tension artérielle.Si vous attendez d'avoir mal à la tête pour voir un médecin et faire prendre votre pression, vous risquez de vous retrouver parmi les malheureuses victimes.Vous êtes 42 % à ne pas savoir que votre tension est élevée.Elle ne cause aucun symptôme jusqu'au jour où vous souffrez de ses conséquences.Et même quand vous le savez, seulement 16 % d'entre vous reçoivent un traitement efficace.Quand on sait que 22 % des gens sont hypertendus, il y a encore beaucoup de travail à faire pour nous les médecins, et une bonne prise de conscience à réaliser pour vous, les patients.On peut joindre le Dr Danielle Perreault à l'adresse suivante : C.P.63082, Ile-des-Soeurs, H3E 1V6 Courriel : perreaultmd@videotron.ca Le prix à payer pour l'irradiation des aliments LA NUTRITION collaboration spéciale Santé Canada s'apprête à nous annoncer, d'ici Noël, que l'irradiation de la viande de poulet et de boeuf sera permise au Canada.Suite à une évaluation exhaustive des nombreuses études scientifiques disponibles, ces aliments seront ajoutés à la liste d'aliments irradiés.Celle-ci inclut déjà les pommes de terre, les oignons, le blé et ses produits dérivés (farine, son et germe), les épices (entières ou moulues) et les préparations d'assaisonnements déshydratés (bouillon de poulet, de boeuf, de légumes, etc.).Aux États-Unis, cela fait déjà plus de quatre ans que ce procédé de conservation est permis pour limiter la contamination de ce type de produits alimentaires (volaille et boeuf) par les micro-organismes.Les Américains emploient aussi ce procédé pour retarder le mûrissement et améliorer la conservation de certains fruits dont la fraise, tomate, cerise, nectarine, pêche, framboise.Pourquoi irradier les aliments ?La plupart du temps, l'usage de l'irradiation a pour but de décontaminer les aliments.Le bombardement des aliments par des rayons gamma réduit considérablement la croissance de bactéries pathogènes et, dans certains cas, empêche la production de toxines.La destruction des insectes et des bactéries présents dans les aliments permet donc de réduire les risques d'intoxication alimentaire et de prolonger la durée de conservation des aliments.Ce sont surtout les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, celles qui allaitent et les personnes dont le système immunitaire est affaibli qui bénéficieront de la décision de Santé Canada.En effet, ce sont eux les plus susceptibles d'être affectés par une contamination microbiologique alimentaire.Le procédé d'irradiation constitue également une alternative intéressante aux traitements chimiques (pesticides et fumigènes) normalement effectués au moment de la récolte et pendant l'entreposage de certains produits alimentaires.L'irradiation peut donc aider à réduire notre exposition aux résidus de produits chimiques qui sont potentiellement cancérigènes.Les effets sur la valeur nutritive Bien sûr, l'irradiation des aliments n'a pas que des bienfaits.Tout comme le traitement thermique (cuisson), ce procédé favorise la dégradation de certains nutriments présents dans nos aliments.Le contenu en vitamine K (responsable de la coagulation), en vitamine E (ayant un pouvoir antioxydant) et en vitamine A (nécessaire à la croissance, la fécondité, la spécialisation des cellules épithéliale, etc.) des aliments est partiellement réduit par l'irradiation.La vitamine C, nécessaire à la synthèse et la réparation de la peau, des tendons et des os et la thiamine (vitamine B1), intrinsèquement impliquée dans le métabolisme énergétique, sont également très sensibles à l'irradiation.Les principales sources de vitamines A, E et K sont les légumes verts et orangés, les choux-fleurs, les huiles végétales (tournesol et soja), les abats, les graisses animales, les produits laitiers, les oeufs, le maïs et le germe de blé.La thiamine et la vitamine C se retrouvent surtout dans les agrumes, les pommes de terre, les brocolis, les baies, les melons, le riz brun, les céréales entières, le porc, et les abats.Ainsi, l'irradiation de la viande risque de nous priver d'une dose significative de vitamine A, E et K et de thiamine provenant des abats et du gras animal.Certains disent que ces pertes de nutriments sont minimes, puisque ces effets sont comparables à ceux occasionnés par la cuisson des aliments.Et de toute manière, les bénéfices qu'apporte l'irradiation sont tels qu'ils compensent grandement pour la réduction du contenu nutritionnel des aliments.Compenser pour les pertes de nutriments Depuis que nous raffinons les céréales en quantités industrielles, nous fortifions les farines.Les effets de l'irradiation peuvent également être compensés par la fortification.Mais notre pouvoir de compensation pour les pertes en nutriments a des limites ! Comment peut-on fortifier des abats ou le gras présent dans la viande ?Et que dire des nutriments synthétiques ajoutés aux aliments ?Supportent- ils aussi bien les effets de la cuisson que ceux incorporés naturellement ?Sont-ils absorbés au niveau de l'intestin aussi efficacement L'irradiation n'est déjà pas un procédé très en vogue : actuellement, les aliments irradiés représentent moins de 0,1 % de toutes les denrées alimentaires.Mon intention n'est pas de ternir la réputation de ce procédé.L'usage de l'irradiation est ingénieux.Il peut réduire efficacement la contamination microbiologique des aliments et ainsi participer à prévenir le décès de milliers de personnes vivant dans les pays du tiers-monde qui n'ont pas accès à l'électricité et aux technologies de réfrigération.Tout de même, à force d'irradier, de couper, de chauffer et d'entreposer les aliments, nous perdons de précieux nutriments dont notre corps à besoin pour sa santé.Quand l'usage de l'irradiation sera plus fréquent, ce problème devra être pris au sérieux.Une fois par mois, la chronique nutrition porte sur vos questions et commentaires.Envoyez-les à : Chronique nutrition La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal, QC H2Y 1K9 Courriel : questiondenutrition@hotmail.com L'auteure de cette chronique hebdomadaire est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec.Logo identifiant les aliments irradiés.Percée dans la lutte contre l'obésité et le diabète Êtes-vous exaspérés de voir votre progéniture si peu pressée de quitter le nid familial?Les jeunes adultes d'aujourd'hui semblent coller davantage à la maison que ceux des générations précédentes.Est-ce parce qu'ils désirent retarder le moment de se prendre en charge?Ou parce qu'ils préfèrent le confort douillet de la maison aux contraintes monétaires liées à l'indépendance?Le statut d'éternels étudiants, sans le sou, est-il à ce point satisfaisant?Difficile pour vous d'exhorter votre petit à prendre la porte! Pourtant, c'est un service à lui rendre.Mais attention! Certaines mesures s'imposent\u2026 D'abord, ne lui montrez pas la porte sans préavis.Commencez à lui inculquer quelques notions d'autonomie, dès son plus jeune âge.Vous pouvez, par exemple, lui expliquer qu'à la fin de ses études, il devra quitter la maison, payer une pension, ou encore, assumer ses dépenses personnelles.Et ce, peu importe votre revenu\u2026 Lorsque son départ est imminent, accompagnez-le dans ses démarches.Le grand jour venu, transformez la corvée du déménagement en un événement agréable et aidez-le à s'installer confortablement pour qu'il se sente bien.Et souvenez-vous\u2026 Ce sont parfois les parents qui retiennent inconsciemment leurs enfants à la maison, par peur de l'intimité qu'engendrerait leur départ! Dimanche 9h30 rediffusion - Samedi 10h30 Judi Richards LES ENFANTS QUI COLLENT.Collaboration de 33009922552255AA d'après Health Scout News Des chercheurs ont identifié un gène lié à la fois au diabète et à l'obésité \u2014 une découverte qui contribue à expliquer les liens entre les deux conditions et qui présente de nouvelles cibles pour les fabricants de médicaments.Leurs études démontrent une suractivité du gène JNK dans les souris obèses et dans les souris qui reçoivent une diète à haute teneur en gras.Les souris n'ayant pas ce gène sont plus minces et résistent moins à l'insuline.Cette découverte « indique un mécanisme central, vraiment le coeur de la maladie », affirme Dr Gkhan S.Hotamisligil, professeur agrégé de nutrition à la Harvard School of Public Health et auteur principal de l'étude publiée cette semaine dans la revue Nature.Plus de la moitié des adultes américains souffrent de l'obésité et/ou du diabète de Type 2.Par ailleurs, l'obésité compte parmi les principaux facteurs de risque pour cette forme de diabète.Un phénomène appelé « résistance à l'insuline » se trouve au centre de l'obésité et du diabète.L'insuline, une hormone fabriquée par le pancréas qui permet au corps humain de bien traiter le glucose.Les personnes atteintes du diabète de Type 2 ont une résistance à l'insuline : elles produisent l'hormone, mais leur corps ne réagit pas de façon normale.« Ce que cette étude démontre, c'est que le stress cellulaire et l'inflammation qui en résulte, causée par l'obésité, est transformée par cette protéine en résistance à l'insuline chez les diabétiques », dit le Dr Hotamisligil.Il s'agit aussi d'une découverte de rêve pour les entreprises pharmaceutiques, selon le Dr Steven Heymsfield, adjoint au directeur de l'Obesity Research Center de l'hôpital St.Luke's-Roosevelt, à New York.« Maintenant, elles ont une protéine qui semble essentielle au métabolisme de l'insuline et du glucose.Ils peuvent créer des antagonistes ou agonistes de ces gènes ou du récepteur, ce qui pourrait devenir un traitement pour le diabète, dit-il.Les thérapies pourraient être fort intéressantes.» De fait, selon le Dr Hotamisligil, des composés capables de bloquer le cheminement du gène JNK sont déjà en phase de développement, quoiqu'on qu'il y ait pas eu de tests sur des sujets humains.Les analyses préliminaires devraient être connues assez rapidement.« C'est le refrain d'un optimiste », dit le Dr Hotamisligil.Si vous êtes en santé et postménopausée depuis au moins 5 ans, vous pourriez participer à une étude de recherche sur un médicament en investigation.L'étude vise à évaluer un nouveau médicament administré par voie intraveineuse.Les patientes doivent s'attendre à recevoir le médicament par injection intraveineuse tous les 2 ou 3 mois pendant 2 ans.Critères d'admissibilité Les participantes doivent : être âgées de 55 à 80 ans pouvoir prendre du calcium et de la vitamine D être capables de suivre une routine quotidienne de façon autonome pouvoir s'engager pendant une période de 2 ans Si vous êtes intéressée ou désirez obtenir de l'information, veuillez communiquer avec : Centre de Recherche Clinique de Laval Tél.: (450) 688-4340 ÊTES-VOUS ATTEINTE D'OSTÉOPOROSE?21,99 $ Aimez-vous discuter?En vente dans les librairies et les boutiques de jeux.Donnez votre opinion et devinez l'opinion de vos adversaires ! 3087010A 7LP0501B1124 B5 DIMANCHE assiette 7LP0501B1124 ZALLCALL 67 18:24:20 11/23/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2002 B5 7LP0601B1124 b6 dimanche 7LP0601B1124 ZALLCALL 67 20:24:16 11/23/02 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2002 LUNE Suite de la page B1 La colonne des marcheurs s'engage dans le large chemin qui monte à travers l'érablière.Après une centaine de mètres, Fernand commande un arrêt et livre son premier exposé historico-culturel.Il s'agit en réalité d'un petit stratagème qu'il va répéter à intervalle régulier pour garder les marcheurs regroupés et éviter de perdre des brebis dans le décor.Mais Fernand se doit d'être bref, sinon il va y avoir des refroidissements.Puisque nous allons grimper le mont Rougemont et nous rendre jusqu'à la croix qui en illumine le sommet, un peu d'histoire est de mise.En quelle année a été érigée la croix ?Qui était premier ministre à l'époque ?Et, question importante pour ladite époque, qui était alors archevêque du diocèse d'ici, c'est-à-dire de Saint-Hyacinthe ?Réponse : la première croix a été pieusement érigée en 1952 au temps de la Grande Noirceur, c'està- dire sous le règne de Maurice Duplessis.Qui était l'archevêque du coin dans le temps ?Tout le monde n'a pas entendu la réponse, parce que ça placote dans le troupeau, les amis ! Mais Fernand ne réclame pas le silence, il lui suffit de voir ses ouailles bien regroupées.N'empêche que le procédé est fort amusant, car chaque intervention se termine sur une question à laquelle il répondra au prochain arrêt.Cela installe un petit suspense et alimente les conversations.Du Népal à Rougemont On a beau se perdre dans la colonne ambulatoire, il y a toujours la tuque rouge à pompon blanc qui nous ramène à Sylvie, cela fait comme un repère.Il y a quelques années, Reina s'est offert le sentier de l'Annapurna, une randonnée himalayenne d'une dizaine de jours.C'est dire qu'après le Népal, une montérégienne n'est pas si mal.Jusqu'au faîte du mont Rougemont, il y a 2,7 km.Ce n'est pas très long, mais de nuit, l'ambiance est jolie, et il faudra une bonne heure pour arriver au sommet, toujours visible en raison de cette croix illuminée, on l'apprend en cours de route, par 74 ampoules de 60 watts chacune.Détruite je ne sais plus comment en 1968, rebâtie en 1972 avec des pylônes de notre bonne vieille Hydro, lourde de quatre tonnes, transportée au sommet par hélicoptère, la croix a subi des dommages \u2014 un de ses bras est tombé \u2014 lors du verglas de 1998 et ce grand phare dans la nuit a par la suite été éteint pendant deux ans.Le chemin est large et facile, mais il faut regarder où on met les pieds pour ne pas se tourner une cheville sur un caillou ou glisser sur une plaque de glace, c'est tout de même mieux que de la bouette.Facile, il reste qu'il faut grimper, la pente est parfois respectable, les bottes de marche ne sont pas inutiles et les mollets chauffent tandis que, lentement, se creuse un bel appétit qui trouvera sa raison d'être, au retour, à la table de l'érablière.La croix se rapproche.Cent pieds de hauteur par quarante, pour parler en mesures anglaises comme dans le temps.Le bel objet consomme pour 100 $ d'électricité par mois et son entretien coûte 400 $, par mois aussi.Qui paie la note ?Encore là, on n'a pas tous entendu, mais on a compris : c'est nous.En prenant de l'altitude, on s'émerveille de voir apparaître la plaine étoilée de lumière.Et quand on prend un peu d'avance sur le groupe, la colonne des marcheurs, avec toutes ses frontales, crée une féérie qui se marie bien avec l'environnement.Finalement, cette marche au clair de lune pourrait se faire sans la lune.En revanche, par temps dégagé et sous une belle lune, on n'aurait pas besoin d'éclairer sa route (quoique nos chevilles pourraient être d'un autre avis).Les feux de la terre Au sommet, la récompense de nos efforts est spectaculaire.Comme vue d'un vol de nuit, la terre plagie le ciel et brille des feux de la civilisation.Saint-Césaire, Rougemont, Marieville à nos pieds, Iberville, Saint-Jean, Richelieu, Chambly, les feux de la galaxie montérégienne se font plus intenses vers la droite jusqu'à Montréal, incandescente à l'horizon.Un p'tit coup de cellulaire à Montréal avec ça ?Bonjour maman et fiston, je vous vois de loin ! Sous la croix qui illumine tout le sommet, à 381 mètres au-dessus du niveau de la mer, Fernand entraîne son monde vers un autre point de vue.Du côté de Saint-Hyacinthe et de Beloeil, une grande tache sombre qui semble tout près même si elle est distante de plus d'une dizaine de kilomètres : c'est le mont Saint-Hilaire et son Pain de Sucre parfaitement reconnaissables.Bonjour Mesdames, vous êtes des environs ?« Nous venons de Boisbriand.» Là, un monsieur me demande de faire une petite photo de groupe.Il a comme un accent.« Tu vas l'envoyer là-bas, Esteban ! » Une photo d'Esteban qui vient d'arriver à Montréal il y a quelques semaines.Il pourra écrire à ses proches : « Au sud-est de Montréal s'égrène un chapelet de collines appelées les Montérégiennes.Sur la montagne de Rougemont, on peut voir la grande ville qui brille dans la nuit.» « Hé ! Le groupe de Saint-Laurent, on va faire une photo juste sous la croix ! Les autres, enlevezvous ! » Il règne une joyeuse ambiance tout au cours de la demi-heure passée au sommet.Les taquineries fusent encore lorsque commence la descente vers le souper arrosé de sirop d'érable, de quoi alimenter plus encore la prochaine missive d'Esteban.Tout le monde a l'estomac dans les talons ! Photos MARTIN TREMBLAY, La Presse Au sommet de la montagne de Rougemont, les randonneurs nocturnes sont récompensés de leurs efforts par la féérie de la terre tout en lumière.LORSQUE VOUS ÊTES MALADE, LA PROMESSE D'ÉCONOMIES AU RÉSEAU DE LA SANTÉ NE CONTRIBUERA PAS À VOTRE GUÉRISON.INVESTIR PLUS D'UN MILLIARD PAR ANNÉE POUR DÉCOUVRIR LES MEILLEURS MÉDICAMENTS Y CONTRIBUERA.Les compagnies de recherche pharmaceutique du Canada (Rx&D) découvrent de nouveaux médicaments qui traitent plus efficacement les maladies et nous avons un milliard de façons de vous le prouver! Chaque année, nous investissons plus d'un milliard de dollars pour donner aux patients canadiens des médicaments nouveaux et meilleurs.Pour en savoir plus sur notre engagement visant à améliorer la santé et la qualité de vie des Canadiennes et Canadiens, veuillez visiter notre site Web à l'adresse www.canadapharma.org Les compagnies de recherche pharmaceutique du Canada.Nos chercheurs ont votre santé à coeur et une éventuelle guérison à portée de la main.3092300A Au sommet de la montagne de Rougemont, le randonneur nocturne est récompensé de ses efforts par la féérie de la terre tout en lumière.Le réseau À-Vie-Forme LE RÉSEAU À-VIE-FORME comprend 20 clubs de marche répartis dans 16 villes de la Montérégie.Comme son nom le suggère, ce réseau permet à ses fidèles de pratiquer la randonnée pédestre en mettant l'accent sur la mise en forme.À la montagne de Rougemont, il y a annuellement deux randonnées sous la pleine lune qui se terminent par un repas convivial à l'érablière Mont-Rouge, une cabane à sucre petite et chaleureuse.Le Réseau reste actif tout l'hiver et se concentre sur la marche.À part les sorties au mont Saint-Hilaire et au parc Les Salines de Saint-Hyacinthe, il offre des sorties en milieu urbain (à Saint-Jean, Varennes, Chambly, Saint-Hubert, Longueuil, Saint-Lambert, Sorel- Tracy, etc.).On propose un entraînement de deux heures par semaine comprenant un échauffement en salle, une marche d'une durée d'une heure à une heure dix, puis une récupération en salle, « comme une entrée, un plat principal et un dessert », blague l'entraîneur et guide Fernand Rainville.Les inscrits peuvent s'entraîner dans le club de leur choix.Chaque session (automne, hiver, printemps) s'étend sur 10 à 12 semaines.Le Réseau À-Vie-Forme : 4 5 0 - 9 2 6 - 1 8 5 2 , h t t p : / / pages.infinit.net/marche.On peut s'adresser à la Fédération québécoise de la marche pour connaître les clubs de marche de sa région : 514-252-3157, www.fqmarche.qc.ca. 7LP0701B1124 B7 DIMANCHE elan 7LP0701B1124 ZALLCALL 67 18:25:23 11/23/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2002 B7 7LP0802B1124 B8 DIMANCHE recast 7LP0802B1124 ZALLCALL 67 23:47:18 11/23/02 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 24 NOVEMBRE 2002 LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT ALCAN Titulaire de la bourse Mc Donald, la plus prestigieuse au pays dans la recherche sur les maladies du coeur, le Dr Richard, attaché à l'Université Laval, a posé un jalon important dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires.Le Dr Richard, 33 ans, est très reconnaissant envers ses proches et sa famille.«Mes parents trouvent encore que les chercheurs ne sont pas très bien payés, mais ils sont très fiers de moi et très contents.» Dr Darren Richard Photos DIDIER DEBUSSCHÈRE J E A N - PAU L S O U L I É rofesseur adjoint à la faculté de médecine de l'Université Laval, attaché à l'unité de recherche en néphrologiehypertension du Centre de recherche de l'Hôtel-Dieu de Québec, le Dr Darren Richard vient de recevoir la bourse Mc Donald, la plus prestigieuse au Canada dans le domaine des recherches sur les maladies du coeur.Le Dr Richard est aussi lauréat du prix Jonathan Ballon de la Fondation des maladies du coeur.La bourse Mc Donald, qui va assurer le salaire du jeune chercheur de 33 ans pendant les cinq prochaines années, lui a été remise dans le cadre du dernier congrès canadien sur la santé cardiovasculaire, tenu à Edmonton à la fin du mois d'octobre.La Presse souligne la reconnaissance par la communauté scientifique de la qualité des travaux du Dr Darren Richard ainsi que l'hommage rendu à son enthousiasme de chercheur scientifique et le nomme la Personnalité de la semaine.Le titre qui coiffe les travaux du Dr Darren Richard peut paraître quelque peu hermétique: Les hormones vaso-actives et l'hypoxie dans le contrôle de l'angiogenèse.Passionné par son sujet, le Dr Richard explique: «L'hypoxie, c'est le manque d'oxygène pour des cellules.Ça les stimule, elles vont faire un appel de sang, et de nouveaux vaisseaux vont leur amener oxygène et nutriments.C'est l'angiogenèse.Le système n'est pas tout à fait à point, les cellules meurent.Mais il arrive que des vaisseaux se forment, c'est ce qu'on veut stimuler».Né à Shédiac, au Nouveau-Brunswick, Acadien par son père, Anglo par sa mère, Darren Richard obtient un diplôme en sciences de la santé à l'Université de Moncton, puis un baccalauréat es sciences (biochimie).Il va à l'Université de Sherbrooke faire une maîtrise en pharmacologie, puis son doctorat.«J'ai commencé à faire de la recherche au cours d'un stage d'été à l'Université de Moncton, raconte le Dr Richard.C'est à ce moment là que je me suis embarqué.J'avais 22 ans et on m'a encouragé, particulièrement le Dr Triscille Massé du département de nutrition, un de mes mentors.Elle s'est beaucoup occupée de moi.Elle m'a dit: tu devrais faire de la recherche.Je faisais des études en sciences de la santé, puis en pharmacie, mais j'ai vite réalisé que je ne voulais pas vendre des pilules, pas plus que je ne voulais soigner les gens comme médecin.Je voulais être un scientifique, sans savoir encore à quel niveau.» Après sa thèse de doctorat, qu'il fait sous la direction du Dr Gaétan Guillemette, de l'Université de Sherbrooke, Darren Richard va faire des études postdoctorales à Nice, en France, sous la direction du Dr Jacques Pouysségur qui fait des recherches sur le cancer.«Les maladies rénales que nous étudions à l'unité de néphrologie-hypertension de Laval, dirigée par le Dr Marcel Lebel, affectent souvent le coeur.Mon projet est orienté vers l'hypertension, une complication présente dans les deux cas.À Nice, avec le Dr Pouysségur, les recherches portaient sur les besoins en oxygène des cellules cancéreuses qui sont les mieux adaptées et qui vont survivre.L'angiogenèse tumorale est un sujet très hot dans les recherches sur le cancer.Son blocage pourrait traiter le cancer.» La vie d'un jeune chercheur scientifique, telle que décrite avec beaucoup d'humour par le Dr Darren Richard, ça commence par la recherche de bourses pour assurer la survie du chercheur.«Je dois beaucoup de remerciements à Albert et à Ann Richard, mes parents.Pendant que deux de mes frères informaticiens avaient des emplois bien payés, que le dernier de mes frères travaillait pour Irving, tous les trois au Nouveau- Brunswick ou à Ottawa, ils m'ont aidé, moi, le fils inquiétant, toujours à la recherche de bourses pendant six années, à aller étudier hors de leur province, et même hors du Canada.» «Mes parents trouvent encore que les chercheurs ne sont pas très bien payés, mais ils sont très fiers de moi et très contents.Je dois aussi beaucoup à ma femme, Tania Riendeau, de Sherbrooke.Elle fait de la recherche légale et travaille dans un bureau qui s'occupe de rénovation cadastrale.Elle adore fouiller dans les archives.Plus il y a de poussière, plus elle aime ça.Mais elle m'a quand même suivi à Nice pendant mes quatre années d'études postdoctorales et elle est d'une grande patience quand je passe de longues heures au laboratoire.» Les bourses, le Dr Richard en a trouvées, et il tient à en remercier les Fondations des maladies du coeur du Québec et du Canada.C'est grâce à ces deux organismes qu'il a pu poursuivre ses études, au doctorat et postdoctorales, et financer ses travaux de recherche.«La meilleure recherche cardiovasculaire au Canada se fait au Québec, dit-il.Et pourtant les chercheurs en Ontario peuvent recevoir de cinq à 10 fois plus d'argent qu'au Québec.Il est important de rétrécir cette marge.» Un problème sérieux qui ne lui fait pas perdre son sens de l'humour.Quand ses amis et pourvoyeurs de fonds de la Fondation des maladies du coeur du Québec lui ont appris qu'il était la Personnalité de la semaine, le Dr Darren Richard s'est écrié: «Pas la semaine où Saku Koivu vient de marquer trois buts en une partie! C'est extraordinaire!» 3068933A "]
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