La presse, 15 décembre 2002, F. Lectures
[" 7LP0101F1215 f1 15 dec 7LP0101F1215 ZALLCALL 67 17:46:13 12/14/02 B Un merveilleux conte de Gilles Vigneault Le piano muet Musique de Denis Gougeon Illustrations de Gérard Dubois Coédition SMCQ Jeunesse / ATMA Classique 52 pages livre et cd 24,95 $ 3082484A 7LP0201F1215 f2 lectures 15 déc.7LP0201F1215 ZALLCALL 67 17:55:13 12/14/02 B Autour du Seigneur des Anneaux NOËL Suite de la page F1 Du côté des albums, maintenant.Pour les amateurs de Noël-drôle : Pour Noël, Damien veut un chien, de Dominique Demers, illustré par Hélène Desputeaux (Les 400 coups, dès 3 ans) où le titre dit tout et les illustrations.encore plus ; le charmant Joyeux Noël, ours affamé ! de Don et Audrey Wood (Scholastic, dès 3 ans), où une petite souris qui s'apprête à ouvrir sa tonne de cadeaux s e laisse convaincre que le gros ours affamé du v o i s i n a g e mérite peutêtre lui aussi un présent ; l'hilarant Le Sapin de monsieur Jacobi de Robert Barry (Folio Benjamin, dès 4 ans), où la tête de l'immense sapin du richissime M.Jacobi fera le bonheur d'une multitude de (plus) petites personnes ; Noël, quelle aventure ! de Roser Capdevila et Marie- Agnès Gaudrat (Bayard Jeunesse, dès 3 ans), où l'on suit, pendant un mois, les préparatifs de la grande fête \u2014 avec b e a u c o u p d'humour, de justesse, d ' i n t e l l i - gence et de p s y c h o l o - gie; et le g r a n d e t beau Le Petit p è r e N o ë l d'Anu Stohner et Henrike Wilson (Seuil Jeunesse, dès 4 ans), où le plus petit mais le plus tenace des pères Noël parvient à se trouver un rôle parmi les immenses bonhommes rouges qui parcourent le monde.Pour les amateurs de Noël-profond : le très touchant Une nuit de Noël d ' E m m a - nuelle et Benoît de Saint C h a m a s (Seuil Jeunesse, dès 5 ans), où un vieux fabric a n t d e jouets célèbre chaque année le réveillon avec son fils soldat et, cette année, l a fiancée de ce dernier.sauf que personne, au village, n'a jamais revu le jeune soldat depuis la guerre ; Les Tchoux : L'Étoile de Gérard Moncomble et Pawel Pawlak (Milan, dès 4 ans), où les Tchoux (adorables créatures qui ressemblent à des musaraignes bipèdes port a n t chapeau) prennent soin d'une étoile tombée alors qu'elle filait de l'autre côté du ciel \u2014 là où trois rois regardaient l a voûte céleste ; et La Véritable Histoire de saint Nicolas de Thomas Pion (La Renaissance du Livre, dès 5 ans), où est révélée l'histoire de l'évêque de Myre, faiseur de miracles et sauveur d'enfants.Enfin, pour les grands qui lisent seuls et qui, même s'ils ne croient plus au père Noël, n'attendent pas avec moins d'impatience de se jeter sous le sapin : Le Chien au nez r o u g e, de R o d d y Doyle (Scholastic, dès 9 a n s ) , o ù Flannagan le chien malin doit remplacer Rudolph à la tête du traîneau du père Noël, ce qui donne lieu à un récit totalement d é - janté, pas une seconde politiquement correct, irrésistible et original ; Le Noël du chien de berger de Lucy Daniels (Bayard Poche, dès 9 ans), où Cathy et Jess (deux amis des bêtes que connaissent les habitués de la série « S .O .S .Animaux ») viennent au secours de Tess, chien de berger inj u s t e m e n t accusé de t u e r d e s moutons ; et Le Clan des Sept et les bonhommes de neige, d'Enid Blyton (Bibliothèque Rose, dès 9 ans), peut-être pour faire découvrir à Fiston et Fifille ce que lisaient papa et maman quand ils avaient leur âge \u2014 rendez-vous nostalgie et partage, quoi ! Mais c'est aussi ça, Noël, non ?Les paroles et les images s'envolent, mais les écrits restent.D'accord, c'est peutêtre moins vrai depuis l'apparition de la VHS et du DVD.mais il y a quand même un plaisir certain à approfondir ce dont parlent les paroles-et-images, et cela, les livres le font à merveille.Voici donc, à l'occasion de la sortie du film The Lord of The Rings \u2014 The Two Towers, de Peter Jackson, quelques bouquins qui permettent de se plonger autrement dans cette Terre du Milieu créée par J.R.R.Tolkien.À propos de Tolkien Remarquable biographie de l'auteur du Seigneur des Anneaux, J.R.R.Tolkien : une biographie, de Humphrey Carpenter, avait un défaut : elle était épuisée.Il était indispensable d'y remédier.C'est chose faite et bien faite, notamment grâce à l'apport de Vincent Ferré, spécialiste français de Tolkien, qui a revu le texte, l'a corrigé et l'a mis à jour à partir de la dernière édition anglaise.De plus, un index et des photographies y ont été ajoutés.Pour écrire cette biographie, Humphrey Carpenter a eu accès aux lettres et aux journaux de Tolkien.Lequel, prévient l'auteur, n'aimait pas l'idée d'une biographie.Cependant, il savait que la popularité de son oeuvre l'entraînait irrémédiablement vers cela.Il a donc rencontré Humphrey Carpenter, qui trace de lui un portrait nuancé, allant même jusqu'à évoquer la déception qu'il a eue lors de son premier rendez-vous avec le grand homme.qui, en fait, se révélait n'être qu'un homme.Se déroule ensuite la vie de Tolkien, de sa naissance en Afrique du Sud à sa mort en Angleterre, en passant par son enfance, son amour pour Edith Bratt, ses études, son passage sous les drapeaux, son travail et sa passion pour les langues.Ce, en évitant toute évaluation critique de l'oeuvre de l'homme : c'est de cela que Tolkien se méfiait.J.R.R.TOLKIEN : UNE BIOGRAPHIE Humphrey Carpenter Christian Bourgois Éditeur, 271 pages Autour du film Comme l'an dernier, Le Pré au Clercs offre aux fans des films de Peter Jackson deux albums en couleurs qui en mettent plein la vue, surtout en matière de photos.En ce sens, Le Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours \u2014 Le Livre officiel du film est, visuellement, le plus intéressant : préfacé par Viggo Mortensen, ce grand livre à couverture rigide présente des clichés remarquables des lieux que traversent les membres de la Communauté maintenant dissoute et des personnages qu'ils y rencontrent.Le tout brièvement décrit.Pour un contenu plus substantiel concernant le making-of des longs métrages, c'est vers Le Seigneur des Anneaux : L'Histoire du tournage de la trilogie, de Brian Sibley, qu'il faut se tourner.La reproduction des photos est moins réussie, mais ce défaut est compensé par la foule de faits et d'anecdotes racontés dans ces pages, dont la préface est de sir Ian Mc Kellen, comme l'importation de millions de feuilles en soie venues de Chine pour habiller les arbres de la Terre du Milieu ou l'arrivée tardive de Viggo Mortensen dans la distribution de la trilogie.Attention par contre aux erreurs : par exemple, il est écrit que Peter Jackson a réalisé Bad Taste en 1967 \u2014 précoce, le monsieur, puisqu'il est né en 1961 ! LE SEIGNEUR DES ANNEAUX : LES DEUX TOURS LE LIVRE OFFICIEL DU FILM Jude Fisher Le Pré aux Clercs, 75 pages LE SEIGNEUR DES ANNEAUX : L'HISTOIRE DU TOURNAGE DE LA TRILOGIE Brian Sibley Le Pré aux Clercs, 191 pages Au sujet du phénomène Si la littérature concernant Tolkien et Le Seigneur des Ann e a u x abonde en anglais, il en va autrement en f r a n ç a i s .Mais, là comme ailleurs, les c h o s e s changent.Ainsi, Vincent Ferré a publié l'an dernier le remarquable essai Tolkien : sur les rivages de la terre du milieu.C'était chez Christian Bourgois et le livre, en grand format, n'était peut-être pas à la portée de toutes les bourses.Heureuse nouvelle : i l vient d'être lancé en format poche chez Pocket.Plus d'excuse pour se passer de cet ouvrage intelligent et éclairant qui se présente en deux parties : la première s'attarde aux lieux et aux gens du Seigneur des Anneaux ; la seconde analyse l'omniprésence de la mort dans le roman de Tolkien.En conclusion, un résumé de l'oeuvre, des repères biographiques et la traduction des avant-propos des deux éditions anglaises du livre.Un ouvrage essentiel.Vient également de paraître, aux Presses universitaires de France, l'essai Le Seigneur des anneaux ou la tentation du mal, d'Isabelle Smadja qui, l'an dernier, avait publié Harry Potter, les raisons d'un succès.Disons tout de suite que ce nouveau titre, contrairement au premier, risque de hérisser les fans.Docteur en esthétique et agrégée de philosophie, l'auteure s'interroge sur le pourquoi du succès du roman : proviendrait-il de sa capacité à légitimer, en l'universalisant, l ' a t t r a i t p o u r l a guerre et la mort ?Elle r a p p e l l e \u2014 et ses p r o p o s semblent l e s a p - puyer \u2014les accusations portées envers le livre auquel certains ont reproché de véhiculer une idéologie conservatrice, misogyne et raciste.Bref, à lire et à digérer pour, ensuite, pouvoir en débattre.Mais attention : discussions enflammées en perspective ! TOLKIEN : SUR LES RIVAGES DE LA TERRE DU MILIEU Vincent Ferré Pocket, 353 pages LE SEIGNEUR DES ANNEAUX OU LA TENTATION DU MAL Isabelle Smadja Presses universitaires de France, 133 pages Avant Le Seigneur des Anneaux Le Silmarillion a été publié en 1977.Quatre ans après la mort de J.R.R.Tolkien, qui n'a jamais réussi à faire publier ce livre très cher à son coeur.C'est son fils Christopher, secondé par l'écrivain canadien Guy Gavriel Kay, qui a compilé les nombreux manuscrits laissés par son père afin de les assembler en un récit cohérent mais, il ne faut pas se le cacher, extrêmement complexe.Divisé en cinq parties, Le Silmarillion, que Christian Bourgois réédite dans une édition superbe illustrée par Ted Nasmith, suit le destin de la Terre du Milieu, de sa création jusqu'à la lutte de ses habitants contre Sauron, à la fin du Troisième Âge.Autre réédition, toujours chez Christian Bourgois, celle, en un seul volume plutôt qu'en deux, du Livre des Contes perdus \u2014 qui est, en fait, le début de la volumineuse série traitant de l'histoire de la Terre du Milieu (laquelle n'a pas encore été traduite en français).Accompagné d'une somme de notes explicatives, ce bouquin évoque les Valars, la chute des deux arbres de Valinor, l'histoire de Beren et de Luthien, etc.Bref, on le devine : à côté de ces textes-là, Le Seigneur des Anneaux est d'une simplicité enfantine.Ils n'en sont pas moins passionnants.en tout cas, pour les passionnés.LE SILMARILLION J.R.R.Tolkien (illustré par Ted Nasmith) Christian Bourgois éditeur 364 pages LE LIVRE DES CONTES PERDUS J.R.R.Tolkien Christian Bourgois Éditeur 698 pages Au coeur de l'oeuvre Publiée pour la première fois en français, soit 10 ans après son lancement en version originale anglaise, Tolkien : l'encyclopédie illustrée, de Daniel Day, présente une version globale, non seulement de la période couverte par Le Seigneur des Anneaux, mais de 37 000 années couvertes par l'oeuvre de Tolkien.Par l'intermédiaire de 500 entrées placées en ordre alphabétique, l'auteur d'origine canadienne d'adoption, qui a publié plusieurs livres traitant de la Terre du Milieu, aborde, en cinq temps, l'histoire d'un monde tel qu'imaginé par Tolkien : une première partie traite, justement, de l'histoire ; une seconde, de la géographie ; une troisième, de la sociologie ; une quatrième, de l'histoire naturelle ; et une dernière, des personnages.Le tout est illustré au moyen de cartes, d'arbres généalogiques et de dessins originaux.À lire seul, ou en accompagnement à la lecture des textes de Tolkien.TOLKIEN : L'ENCYCLOPÉDIE ILLUSTRÉE David Day Octopus, 280 pages Le monde présenté aux enfants Juste à temps pour Noël, cinq nouveaux livres atterrissent sur les rayons des libraires, cinq documentaires qui ont en commun le désir d'en apprendre aux jeunes un peu plus sur la Terre.D'abord aux Éditions de La Martinière, Les Volcans racontés aux enfants, La Mer racontée aux enfants et La Terre racontée aux enfants, trois ouvrages signés par des auteurs qui ont l'habitude de s'adresser aux grandes personnes.Celui qui porte sur la terre est l'oeuvre de Yann Arthus- Bertrand, à qui l'on doit l'énorme livre La Terre vue du ciel.Avec la série « raconté aux enfants », la maison d'édition française a eu l'ingénieuse idée de reprendre les splendides reportages photographiques de gens qui avaient déjà publié chez elle et de remodeler le tout pour l'offrir dans un format jeunesse.Le résultat est très réussi et les livres plairont tout autant, sinon davantage, aux adultes qui racontent les histoires.L'album consacré aux volcans est signé Philippe Bourseiller, un photographe passé maître dans l'art de capter des images de volcans et de la vie qu'il y a autour.On prend bien soin d'indiquer au préalable comment Philippe s'y prend pour croquer sur le vif des volcans qui se déchaînent et en revenir vivant, quelques bons clichés en banque.Chez Philippe, apprend-t-on, il y a toujours deux sacs de prêts : un pour aller travailler dans un climat chaud, l'autre, dans le froid.Lorsque son contact volcanologue l'appelle pour lui dire qu'un volcan s'apprête à se réveiller, il attrape le bon sac, son matériel photographique et part.Les Volcans racontés aux enfants présente des images percutantes : un Japonais qui s'est réfugié sous un abri alors que le Sakurajima se déchaîne derrière lui, des milliers de flamants roses qui vont pique-niquer près d'un volcan au Kenya, une rivière colorée par des sels volcaniques en Islande.On prend soin de situer le volcan sur la carte du monde et de raconter une petite histoire pour chacun.Une consultation rapide auprès de jeunes lecteurs donne le livre sur la Terre bon premier (avec une note parfaite de cinq étoiles attribuée par un lecteur de huit ans), Les Volcans en deuxième place, suivi de très près par La Mer.Peuples et religions À côté des livres de la Martinière, Religions du monde et Peuples du monde, deux titres qui viennent de paraître au Québec chez Héritage Jeunesse, ont un peu l'air de matériel scolaire.La facture est nettement moins attrayante et les sujets, la religion notamment, n'ont pas émoustillé nos lecteurs-cobayes.Les informations contenues dans Peuples et Religions du monde sont très élémentaires.Elles conviennent à des lecteurs très jeunes.L'ironie de la chose, c'est que les plus jeunes ont moins apprécié les livres parce qu'ils ont l'air moins accessibles, qu'ils contiennent trop d'informations écrites qui risquent de rebuter les 10 ans et moins.La plus grande déception, toutefois, c'est qu'on nous présente les livres comme outils pour une recherche sur Internet.« Avec liens Internet », lit-on sur la couverture de chacun.Ce qui aurait été vraiment génial si on avait fourni une liste de sites à visiter pour avoir plus de renseignements sur un thème en particulier, l'islam ou la Chine, par exemple.Mais le seul site de référence que l'on donne est celui d'Usborne, la maison d'édition qui a originalement fait le livre.Une fois rendu là, il faut choisir l'ouvrage de la maison qui nous intéresse, puis indiquer le numéro de la page pour enfin accéder aux fameux liens.Dans le cas du Grand Nord, on nous réfère à un site du gouvernement canadien et un autre sur l'art inuit.Un peu pauvre comme liens.Pour les États-Unis, on ne donne qu'un seul lien, trois pour la Chine, dont un qui ne contient que des photos.N'importe quel élève du primaire aurait trouvé au moins l'équivalent en un tournemain, sans les albums.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LA TERRE RACONTÉE AUX ENFANTS Hubert Comte, 77 pages LA MER RACONTÉE AUX ENFANTS Philip Plisson, 79 pages LES VOLCANS RACONTÉS AUX ENFANTS Philippe Bourseiller, 75 pages Éditions La Martinière \u0001 \u0001 RELIGIONS DU MONDE (127 pages) et PEUPLES DU MONDE (96 pages) Héritage Jeunesse 7LP0301F1215 f3 lectures 15-12 7LP0301F1215 ZALLCALL 67 17:45:17 12/14/02 B L A P R E S S E MONT R E A L D IMANCHE 1 5 D E C EMB R E 2 0 0 2 L E C T U R E S F 3 POLAR Le declin de l'empire amer ricain NORBERT SPEHNER collaboration speciale nspehner@globetrotter.net Si Mystic River, de Dennis Lehane, a ete le roman policier le plus apprecie de l'ete, il se pourrait bien que La Ville des ombres, de James Grady, soit celui de l'hiver.Cela dit, l'expression roman policier est ici trop reductrice pour designer un livre d'une telle ampleur : un croisement entre le polar traditionnel, la politique-fiction, le thriller et le roman d'espionnage.Trop complexe pour qu'on puisse le resumer, il nous raconte, a travers trois personnages, six annees cruciales de l'histoire americaine : de 1968 a 1974, avec comme toile de fond la guerre du Vietnam, le scandale du Watergate et la chute de la maison Nixon.John Quinn, un jeune flic idealiste, est obsede par la traque d'un mafieux responsable du meurtre d'une call-girl dont notre homme a eu la malchance de decouvrir certains restes sanglants dans un broyeur a ordures.Les hasards de son enquete l'obligent a etre present lors de l'arrestation des plombiers, les cambrioleurs du Watergate.Des lors, son destin est tout trace.Il va croiser les chemins de deux autres purs empetres comme lui dans les mailles de ce scandale politique d'envergure.Nathan Halloway, un marine qui a servi au Vietnam, doit espionner les hommes du president Nixon, a son corps defendant, pour le compte des amiraux du Pentagone, tandis que Vaugh Conner, un collaborateur du Senat, combat ce meme president corrompu avec un zele qui frise l'inconscience.Tous les trois seront pris au piege d'une conspiration qui les depasse.La CIA espionne la Maison-Blanche, qui est deja deja infiltree par le Pentagone et d'autres agences plus ou moins secretes.Cette meme CIA et le FBI se surveillent mutuellement pendant que la mafia de Washington a ses entrees aupres des politiciens et des corps de police.Dans la ville des ombres, la classe politique s'agite : les complots, les coups fourres, les intrigues et les assassinats se succedent a un rythme infernal.Confucius a dit que le poisson pourrissait d'abord par la tete.Ici, c'est toute la bete qui se liquefie en bloc.Fiction, me direz-vous ?Oui et non ! James Grady (Les Trois Jours du condor, Le Fleuve des tenebres) a longuement enquete sur les coulisses de l'affaire du Watergate.Ancien journaliste d'enquete, ex-collaborateur d'un senateur, il a reuni une masse de documents, interroge de nombreux temoins, ce qui lui fait dire que cette fiction pourrait etre plus vraie que toute l'histoire officielle, qui est, elle, une veritable fiction truffee de mensonges .Ses portraits de Henry Kissinger et de Richard Nixon, notamment, sont devastateurs.Que de tels energumenes (je suis poli !) aient pu diriger les Etats- Unis a de quoi nous terrifier.Quant a la morale de cette saga politicopoliciere complexe, elle se resume a deux phrases dont vous decouvrirez toute la portee en lisant cette oeuvre magnifique : L'honneur consiste a bien faire ce que tu as a faire et il fallait bien que quelqu'un le fasse .Comme l'affirme le sage, c'est plus vite dit que fait, surtout a Washington.J'ajouterai que La Ville des ombres est un roman qui se merite.Dans ce labyrinthe narratif, les personnages sont nombreux, les situations complexes, les rebondissements frequents, mais l'effort en vaut la peine.C'est du grand art ! Femmes blanches et romans noirs.L'expression roman noir est de plus en plus galvaudee, diluee, cuisinee a tort et a travers dans une sauce mediatique informe dont le principal ingredient est l'ignorance.Par effet de mode, roman noir est betement devenu synonyme de roman policier alors qu'il n'en represente qu'une facette, la plus dure, la plus realiste, la plus violente.Morale a zero (sic), de Manda Scott, est une authentique oeuvre au noir.Apres trois romans dont l'heroine etait Kellen Stewart, une therapeute lesbienne (l'auteure insiste sur ce detail), elle entame une nouvelle serie avec l'inspectrice Orla Mcleod, qui opere a Glasgow.Ici, pas de vieilles aristocrates anglaises discutant paisiblement de crime autour d'une cup of tea.Ca flingue, ca cogne, ca torture tous azimuts.Des les premieres pages, Orla Mcleod abat trois malfrats au cours d'une operation d'inflitration de la pegre qui a mal tourne.Puis elle prend la fuite, emmenant avec elle un garcon dont la mere a ete tuee pendant la fusillade.Se sentant responsable de son sort, elle est decidee a le proteger coute que coute.Commence alors une traque eprouvante, menee par l'un des plus dangereux criminels d'Europe, qui cherche a mettre la main sur le gamin qui a vu des choses compromettantes.Mais Orla est une battante, une survivante, une tigresse qui n'hesite pas a tirer une balle dans le pied d'un bandit pour le faire parler.Elle est tout aussi capable de jouer du couteau.Je vous epargne les details horribles.C'est sombre, c'est cru, c'est dur et sans concessions, parfois a la limite du supportable.Du roman noir, quoi.pas du bonbon agathachristien pour lecteurs frileux ! Autre heroine de choc, Carol Starkey, du service de deminage de la police de Los Angeles, est le personnage principal de Un ange sans pitie, de Robert Crais, un thriller noir a haute tension qui se lit d'une traite.Suspense garanti ! Crais nous entraine dans un affrontement explosif entre Starkey, reconnue comme etant la meilleure dans son domaine, et un psychopathe nomme Monsieur Rouge, un artificier de genie.C'est un tueur en serie d'un genre particulier : il fait exploser les demineurs en ne s'attaquant qu'aux meilleurs.Carol Starkey est la suivante sur sa liste.Tout un feu d'artifice ! Avec en prime cette petite devinette : comment convaincre une Carol traumatisee, complexee (son corps porte d'affreuses cicatrices) de coucher quand meme avec sa nouvelle flamme ?La solution imaginee par Crais est ingenieuse.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LA VILLE DES OMBRES James Grady Rivages/Thriller, 472 pages \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 MORALE A ZERO Manda Scott Jean-Claude Lattes, 362 pages \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 UN ANGE SANS PITIE Robert Crais Belfond, 388 pages BEAUX LIVRES Mondo Weirdo ALEKSI K .LEPAGE collaboration speciale L'editeur Taschen aime l'art.Tous les arts, sans discrimination, avec un net penchant pour ceux qui ne figureront jamais dans les grandes encyclopedies : le dessin pornographique, le modele reduit, le design industriel, la carte postale, le jeu electronique, le tatouage, l'etiquette de produits, etc.Sa curiosite est sans limite, comme la diversite de ses publications.Les petits livres economiques (entre 12 $ et 15 $) de sa recente collection Icons (versions reduites de grands formats ou mini-florileges inedits) se suivent a un rythme de magazines.Il en sort chaque saison des demi-douzaines, de meme allure.Taschen pense pratique.Commencez des maintenant votre collection ! L'art : Quand doit-on mettre au mot sa majuscule ?Taschen s'en fout.Dans Bizzaro Postcards, on est convie a un veritable parcours psychotronique a travers l'Amerique, de motels quetaines en plages ensoleillees, en passant par les salles de bowling les plus pittoresques du pays.Kitchen Kitsch devrait figurer dans toutes les cuisines branchees ; y sont ramassees pele-mele des etiquettes, souvent hideuses, d'aliments prepares, des affichettes publicitaires et des couvertures de livres de cuisine.Une imagerie tout a fait desuete, aux couleurs criardes qui, etrangement, n'eveillent pas toujours les appetits.Taschen est coquin.Sa petite bibliotheque compte pas mal de bouquins erotiques qui font le bonheur des reveillons intellos.Pin-ups s'adresse a l'homme de bonne education, ou encore au jeunot qui ne connait de l'erotisme que les obscenites de l'Internet et qui apprendra beaucoup sur cette epoque pas si lointaine ou voir une fille toute nue constituait un evenement.Plus edifiants encore sont les livres consacres a l'art erotique du 17e au 20e siecle (la serie Erotica ), qui va de l'illustration libertine .souvent anonyme .jusqu'a Picasso, Dali et Crumb.Plus coriaces, les bouquins d'Eric Stanton .un autre illustrateur cochon, a tendance maso .destines a l'homme qui sait ou est sa place .Doit-on en dire plus ?Les vieux enfants essuieront une larme de nostalgie en feuilletant Robots and Spaceships, petit catalogue de jouets mecaniques que meme le Japon ne sait plus comment fabriquer.Classic Rock Covers celebre la gloire du defunt disque vinyle, alors qu'on pouvait admirer les pochettes sans utiliser une loupe.Dans un esprit semblable, Cars of the 50s presente les superbes voitures du temps ou personne ne s'inquietait de stationnement, moins encore de pollution atmospherique.On ne fait ici qu'effleurer la collection Icons de l'epais catalogue Taschen, tant d'autres choses attendent d'etre decouvertes : Future Perfect, un album de dessins retro-futuristes, Chairs, entierement consacre aux meubles sur lesquels on s'assoit, California, Here I Come, un voyage en images sur la cote Ouest americaine tel qu'il aurait pu etre vecu dans les annees 1950, les oeuvres toujours a la mode de l'artiste culte suisse H.R.Giger, etc.A vous d'y voir, suivant vos appetences culturelles.BEAUX LIVRES Infiniment passionnant JOCELYNE LEPAGE Dieu que l'univers est fascinant.Il y a tout ce que l'on peut voir.Il y a aussi tout ce que l'on ne voit pas, qui est beaucoup plus immense, et que nous offre ce formidable album intitule De l'atome a l'Infini.Au dela du visible.En ces temps de surproduction de beaux livres, rares sont les ouvrages qui ont autant d'impact que celui-la.Y sont presentees 368 photos pleine page qui vont d'elements infiniment petits aux vastes galaxies.Photos prises par les appareils les plus sophistiques qui soient .imagerie par resonance magnetique nucleaire, par exemple, microscope electronique a balayage a haute resolution, microscope a effet tunnel, telescope spatial Hubble, sondes interplanetaires .et qui viennent d'institutions prestigieuses.L'ouvrage est divise en cinq parties, de l'infiniment petit a l'infiniment grand, l'homme se trouvant a mi-chemin entre les objets les plus petits et les plus grands qu'il connaisse , comme l'ecrit David Malin dans l'introduction de ce livre consacre a 95 % aux photos.Photos choisies pour leur choc visuel.C'est ainsi que l'on peut admirer, comme s'il s'agissait d'oeuvres d'art, des particules virales de l'hepatite B, un spermatozoide penetrant un ovule, le duvet d'une feuille ou d'une aile de papillon, des graines de trefle et une tempete de neige, la Lune et les nuages de Neptune, la Voie lactee, un amas de galaxies et la Croix d'Einstein.Chaque photo est presentee et expliquee par une vignette dans la marge.Le livre se termine par un glossaire et un index.Chaque chapitre a droit a une courte presentation et a un tableau donnant les echelles de grandeur de ce qui sera traite.Un formidable ouvrage.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 1.2 AU-DELA DU VISIBLE.DE L'ATOME A L'INFINI.Introduction de David Malin Editions Phaidon, 384 pages, 368 photos Au rythme magnifique du train G I L L E S ST-JEAN Les Publications du Quebec ont lance recemment un recueil absolument magnifique de photos de notre histoire ferroviaire (celle du Quebec, s'entend), de 1859 a 1870.L'auteur de Au rythme du train, Alexander Reford, rappelle d'ailleurs que les chemins de fer canadiens ont vu le jour au Quebec.Le livre s'alimente notamment dans les banques de photos du Canadien National et du Canadien Pacifique et aux Archives nationales du Quebec et du Canada.Au rythme du train devrait occuper une belle place dans les bibliotheques des passionnes de chemin de fer.Compose de plus de 160 belles photos noir et blanc, il montre tout, notamment la construction des chemins de fer et celle des wagons, la refection des locomotives a vapeur aux anciens ateliers Angus, la fabrication des roues de wagons, le travail dans les bureaux des compagnies, des scenes d'accidents ainsi que les gens des chemins de fer.On peut constater que les chemins de fer n'y allaient pas avec le dos de la cuiller question promotion : beaucoup des photos montrees dans le livre ont ete faites par d'excellents photographes dans une perspective publicitaire, et certaines sont carrement des oeuvres d'art.Soit dit en passant, le modeliste ferroviaire a la recherche de scenes interessantes y trouvera amplement de quoi s'inspirer.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 AU RYTHME DU TRAIN.1859-1970 Alexander Reford Publications du Quebec En fait, toute la collection de ces Publications du Quebec faites d'archives publiques ou privees est interessante et connait un grand succes commercial.On peut les acheter en boitiers qui contiennent trois livres a la fois.Il y est question de Naviguer au temps passe, Des jardins oublies (1860-1960), d'Entre la campagne et la ville, Des forets et des hommes, etc.Les commentaires sont toujours ceux de specialistes qui s'adressent a un grand public.DIANE DUFRESNE en liberte conditionnelle Monument-National 1182 boul.St-Laurent, Mtl Billetterie : (514) 871-2224 St-Laurent ou Place d'Armes 20-21-22 Mars 2003 (514) 790-1245 1 800 361-4595 .Dufresne romantique, Dufresne dechirante , Dufresne rock ! .MARIE-CHRISTINE BLAIS, LA PRESSE 7LP0401F1215 f4 lectures 15-12 7LP0401F1215 ZALLCALL 67 19:39:39 12/14/02 B BEAUX LIVRES On connait la photo Plus que des briques de luxe RIMA ELKOURI Cette fameuse photo du Che, sur la couverture du livre Cuba par Korda, est, parait-il, le cliche le plus reproduit de l'histoire de la photographie.Une image qui a orne les murs de nombreux etudiants des annees 1970 et qui, aujourd'hui, refait surface sur les T-shirts de militants antimondialisation.On connait la photo, mais on connait beaucoup moins son auteur, Alberto Korda, mort l'an dernier a Paris.Au fil des pages de ce livre, on apprend qu'il a commence a gagner sa vie a La Havane en photographiant des emballages de saucisson et des paquets de cafe.Puis, il a fait de la photo de mode, inspire par sa muse, Norka, le mannequin le plus celebre de Cuba.En 1959, sa vie bifurque en meme temps que celle de Cuba.La Havane est en pleine revolution.Korda est appele a devenir le photographe personnel de Fidel Castro.Un matin de mars 1960, il realise ce portrait du Che au regard frondeur.Et dire que ce jour-la, la photo n'a meme pas ete retenue par la redaction du journal Revolucion.Ce n'est qu'apres l'assassinat du Che, en 1967, qu'elle sera reproduite en de millions d'exemplaires.On dit de Korda qu'il aimait Fidel, le Che et les femmes.Le livre Cuba par Korda, rempli de superbes photos inedites, est son testament.A offrir a ceux qui sont fascines par Fidel, le Che et les femmes.\u0001 \u0001 \u0001 1.2 CUBA PAR KORDA Sous la direction de Christophe Loviny Calmann-Levy/ Jazz Editions, Pa ris, 2002 JEROME DELGADO collaboration speciale De nos jours, aucune exposition majeure ne peut porter ce titre sans son precieux catalogue.Avec leurs couvertures rigides, ces briques de luxe sont parfois facheusement trompeuses.Ce qui n'est pas le cas de deux publications de cet automne.Etoffe, debordant du cadre de la peinture, Richelieu, l'art et le pouvoir est bien plus qu'un catalogue d'exposition.Il est un condense de savoirs et de regards sur cette importante periode pour la France, son histoire et son art.Et dirige tous les projecteurs sur le cardinal de Richelieu (1585-1642).Une sorte d'hommage, sans etre grandiloquent, a cet etre avide de pouvoir, centre sur sa personne, mais aux multiples talents.Publie sous la direction d'Hilliard Goldfarb, commissaire de l'actuelle mega exposition presque exclusive au Musee des beaux-arts (une seule autre presentation suit a Cologne), le catalogue renferme une serie de textes signes par des grands specialistes (Marc Fumaroli de l'Academie francaise et autres Sylvain Laveissiere du Musee du Louvre).Precedes d'une vaste introduction (55 pages), les six chapitres abordent en long et en large l'apport, a son epoque, du principal ministre de Louis XIII pendant pres de 20 ans (de 1624 a sa mort).Pour la gloire de Dieu , Pour la gloire de la France , Richelieu et le domaine des idees , les sections ouvrent sur plusieurs themes, le lien restant l'art.La paix se monnayait par un tableau, relate Fumaroli dans Richelieu, patron des arts .L'art etant au coeur de l'interet de Richelieu, le livre le met amplement en valeur, les oeuvres exposees en salle etant ici reproduites accompagnees, chacune, d'un texte explicatif, allant du contexte de sa creation a l'analyse plastique et iconographique.Historiographique, le volumineux document reserve des surprises, dont le texte Richelieu et la Nouvelle-France , de Jacques Mathieu, de l'Universite Laval, qui brise le carcan franco-francais un peu arrogant.Richelieu, l'art et le pouvoir est, sans contredit, un document reference sur le Grand Siecle, rigueur et grandeur etant de mise.C'est peut-etre la son petit defaut : les textes, dans le ton de la these universitaire, manquent parfois de rythme et de lustre, se perdant dans les references a n'en plus finir.Suzor-Cote Beaucoup plus abordable pour le neophyte, sans pour autant perdre sa teneur savante, Suzor-Cote.Lumiere et matiere se limite davantage a n'etre que la prolongation de l'expo homonyme coproduite par le Musee du Quebec et par le Musee des beaux-arts du Canada.Ce n'est pas pour autant ici un mal.L'un comme l'autre etant l'oeuvre d'un seul homme, Laurier Lacroix, on retrouve le meme precepte : celui de mettre a jour les (mauvaises) connaissances au sujet du peintre et sculpteur des Bois-Francs.Cette premiere monographie sur Suzor-Cote (1869-1937) en 30 ans se batit donc selon la structure de l'expo, divisant son oeuvre par themes (paysages d'Arthabaska, paysans, nus.), faisant meme une belle place au tableau d'histoire, genre peu traite par l'artiste.Mais la demonstration ecrite scinde davantage l'ensemble en deux periodes clairement delimitees, celle des debuts, partagee entre le Canada et la France, et celle de la maturite, exclusivement quebecoise (ou canadienne ).Melant habilement analyse d'oeuvres et description biographique, Lacroix, tirant probablement profit de son metier d'enseignant, livre des textes savoureux et instructifs.On apprend, par exemple, le pourquoi de cette appellation a ne pas tenir debout : Marc- Aurele de Foy Suzor-Cote.La disparition de l'accent circonflexe dans Cote s'explique par une volonte de l'artiste de donner plus d'eclat a son nom, en relation avec les prix qu'il espere obtenir pour ses oeuvres .Le catalogue peut etre volumineux, il se lit tout seul.\u0001 \u0001 \u0001 1.2 RICHELIEU, L'ART ET LE POUVOIR Sous la direction d'Hilliard Todd Goldfarb Coedition du Musee des beaux-arts de Montreal et du Wallraf-Richartz-Museum / Fondation Corboud 422 pages \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 SUZOR-COTE.LUMIERE ET MATIERE Laurier Lacroix Coedition du Musee du Quebec, du Musee des beaux-arts du Canada et des Editions de l'Homme 384 pages Un bouquet de suspense, un feu d'artifice et des enigmes passionnantes : LE CADEAU DE NOEL IDEAL ! Albin Michel photo : Bernard Vidal Mary HIGGINS CLARK 3102638A Livre-bibelot CHANTAL GUY La mode est au livre-objet, qu'on laisse trainer sur la table du salon, qu'on feuillette en discutant, qu'on regarde surtout pour les images .Dans le genre, mais en adoptant une approche plus pratique, Marabout propose une petite collection dont les textes ne sont pas depourvus d'interet.Guere plus gros qu'un bloc de papier a notes, ces livres sont concus pour etre lus au hasard, quelques minutes ou plus longtemps si vous en avez envie.Maxi reves et Maxi proverbes chinois sont, a leur facon, des ouvrages de reference.Tous deux sont organises comme un dictionnaire proposant, de A a Z, de courts textes sur des themes varies.Le premier mele l'interpretation de reves a des recits, par des gens celebres ou non, des reves qui les ont marques.Le second enumere plusieurs centaines de proverbes chinois, avec leur source et leur signification.Dans la meme collection, Ze Comique Book reunit plus de 350 dessins humoristiques de Frapar, les meilleurs produits depuis plus de 15 ans par celui qui illustre tous les livres d'humour chez Marabout.Des clins d'oeil, petits mais souvent savoureux.\u0001 \u0001 \u0001 MAXI REVES Antoine Hesse MAXI PROVERBES CHINOIS Patrice Serres ZE COMIQUE BOOK Frapar Editions Marabout, Paris, 2002 Gardez un bon souvenir des douze derniers mois, marque au coin de l'humour et de la virtuosite du trait du caricaturiste de La Presse.120 pages .19,95 $ L'annee CHAPL20E0A2U Boreal www.editionsboreal.qc.ca 3087048A TRAM Design Multimedia presente Une experience ludique et intuitive dans les mondes de l'artiste.DVD-Rom Mac / PC Realise avec l'accord de l'artiste, il reste pour l'instant la reference sur le sujet.Jerome Delgado, La Presse l'hommage qui est rendu au peintre est a la hauteur du personnage Paul Cauchon, Le Devoir 3094890A SCIENCE ET SANTE avec la Clef des Ecritures Mary Baker Eddy www.spirituality.com Un livre de reference pour la vie Spiritualite Bien etre Croissance personnelle Vendu a plus de dix millions d'exemplaires cyberpresse.ca / arts FILL301 7LP0501F1215 f5 lectures dimanche 7LP0501F1215 ZALLCALL 67 22:16:22 12/14/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 5 D É C EMB R E 2 0 0 2 L E C T U R E S F 5 ENTREVUE William Boyd, àlivre ouvert KATIA CHAPOUTIER collaboration spéciale PARIS \u2014 Le dernier William Boyd est un excellent cru.Pour certains, c'est même le meilleur.Nous avons recontré l'auteur, un gentleman qui parle un français parfait avec une pointe d'accent pour nous rappeler sa nationalité britannique.Dans son dernier roman, À Livre ouvert, William Boyd s'amuse.Il mélange réalité et fiction comme on dose savamment les ingrédients d'un pudding.Une recette déjà éprouvée, testée et acclamée par ses lecteurs pour Les Nouvelles Confessions et la monographie de Nate Tate.Cette fois-ci, il a imaginé une autobiographie fictive d'un écrivain raté que l'on dévore de page en page.Aucune indigestion.Seulement du plaisir à l'état pur.La frontière entre la fiction et la réalité tend à s'évanouir au détour d'un chapitre quand Logan Mountstuart, l'anti-héros, rencontre Picasso à Paris, Hemingway en Espagne ou Jackson Pollock à New York.Il traverse le siècle et ses catastrophes, se chamaille avec Virginia Woolf, travaille comme espion pour Ian Fleming et en profite pour devenir le mouton noir du Duc et de la Duchesse de Windsor.On sourit, on se passionne et on en redemande.Rencontre avec un auteur humble et serein.So british ! Q La Presse : Pourquoi raconter l'histoire d'un écrivain raté ?R William Boyd : Les gens qui ont du succès sont bien moins intéressants que ceux qui subissent des échecs.Écrire sur quelqu'un qui ne fait que des best-sellers aurait donné une histoire très vite monotone.J'aime l'idée des montagnes russes.Q Logan Mountstuart a raté sa carrière mais a-t-il raté sa vie ?R Non, je ne pense pas, et lui non plus.À la fin de sa vie, il est fier de tout ce qu'il a vu et tout ce qu'il a vécu.Il est oublié, il n'écrit plus, ses livres sont épuisés mais quand même sa vie a été remarquable.À la fin, quand il regarde des adolescents sur la plage, il a envie quelques instants de redevenir jeune puis il réalise combien sa vie a été intéressante et combien il en est fier.Q Ya-t-il des points communs entre lui et vous ?R Pas tellement.Il y a des points communs sur les endroits et les villes qu'il connaît.Son parcours géographique est proche du mien, je connais l'Afrique, New York, la Suisse, l'Écosse, Paris, etc.Sa philosophie de la vie se rapproche de la mienne.Mais son caractère est différent car je ne suis pas un romancier autobiographique.J'invente vraiment les personnages.Je pique des détails ici et là mais je préfère créer et utiliser mon imagination.Pour moi c'est tellement plus passionnant.Q Comment est-ce qu'on travaille quand on distille des personnages réels tout au long du récit ?R Il y a beaucoup de recherche pour vérifier que ce que j'écris est exact.Je suis un romancier réaliste, donc les détails de la narration doivent être tout à fait authentiques.Si j'écris sur Picasso ou Virginia Woolf, les informations que je donne doivent être justes.Je fais les mêmes recherches sur un personnage que sur un moment historique, un lieu ou n'importe quel paramètre qui permet de créer l'ambiance d'un roman.Q Est-ce que pour vous c'est aussi douloureux d'écrire que pour votre personnage R J'aime écrire alors que lui, il est paresseux.Un rien le détourne de son travail.Je suis bien plus discipliné.J'écris en général entre deux et trois heures par jour, l'après-midi.Après ces trois heures d'écriture, je suis épuisé.J'écris assez vite, je fais environ 2000 mots, c'est-à-dire cinq ou six pages par jour.Mon écriture n'est pas spontanée.J'ai souvent fait deux ans de recherches avant de commencer.J'ai beaucoup réfléchi.Je suis entouré de carnets de note, de plans avec des flèches dans tous les sens.Je suis en fait très organisé.Je connais la fin du roman avant de le commencer.Certains écrivains attendent leur muse, moi pas parce que je trouve cela dangereux, on ne sait jamais quand elle va se montrer.Q Dans votre livre, les écrivains ont un comportement auto-destructeur.R Oui, surtout cette génération d'écrivains britanniques ou américains à laquelle appartiennent Fitzgerald ou Hemingway.Ces gens-là avaient une espèce d'angoisse et de désespoir.Mais on peut être un écrivain épanoui.Il y a des écrivains fous et des écrivains sains.Pareil pour les artistes, pensez à Picasso et à Matisse.Pensez à Mozart et à Brahms.On peut diviser le monde artistique dans ces deux catégories.Q Et vous faites partie de laquelle ?R (rires) J'espère que je ne suis pas trop tourmenté.Ce n'est pas voulu, c'est une malédiction qui vous tombe dessus.C'est mieux d'être Paul Valéry qu'Arthur Rimbaud mais ce n'est pas quelque chose que l'on décide.On naît comme cela.Comme on dit en anglais « Character is destiny ».Q Êtes-vous optimiste ou pessimiste ?R Je suis un optimiste prudent.Je sais très bien que le bonheur est quelque chose de très fragile.Quand on prend cela en compte, on est forcément prudent.Q On compare beaucoup ce roman aux Nouvelles Confessions.R Maintenant, je me rends compte que j'ai fait un triptyque avec Les Nouvelles Confessions, mon petit monographe de Nan Tate et maintenant À Livre Ouvert.Les trois livres ont une frontière floue entre la réalité et la fiction.J'exploite la vérité pour que la fiction gagne en puissance, pour qu'elle devienne plus plausible.Si on pense que Logan est un vrai personnage, alors j'ai réussi.La fiction est en fait une oeuvre d'art qui peut être plus vraie que la vérité.Q On parle même de chef-d'oeuvre.R Je me méfie un peu des critiques, bonnes ou mauvaises.Pour moi, c'est la meilleure chose que je pouvais faire à ce moment précis.J'espère que le prochain sera encore meilleur.Q À quel moment vous avez su que vous seriez écrivain ?R À 14 ans, je voulais être peintre.Mon père s'y est catégoriquement opposé, il faut dire que je viens d'une famille écossaise bourgeoise.Alors à 18 ans, j'ai eu envie de devenir écrivain, parce que j'étais attiré par le mode de vie d'un écrivain, peut-être après avoir vu cela dans un film.Je ne connaissais personne dans le monde littéraire, donc j'ai dû apprendre seul.C'était une vraie ambition, mais j'étais toujours assez prudent car je menais au départ une double carrière, j'écrivais et j'enseignais.Après avoir publié trois livres j'ai laissé tomber ma carrière de professeur.Au départ, mon père n'avait pas confiance en mon choix tout simplement parce qu'il ne connaissait pas ce type de domaine, comme quelqu'un à qui son enfant annonce qu'il veut devenir acteur.Q Quels sont les livres que vous lisez ?R Comme j'ai enseigné la littérature pendant des années, j'ai lu toute la littérature anglaise et pas mal de littérature étrangère.Il y a des romanciers que je relis, ce sont ceux probablement dont je me sens le plus proche et qui exercent une véritable influence.J'aime beaucoup Graham Greene, Tchekhov, Nabokov, Gogol, John Updike.Q Pour passer une soirée, vous avez le choix entre Julian Barnes, Douglas Kennedy et John Irving, qui invitez-vous à dîner ?R Julian Barnes est un ami de longue date, donc je sais que la soirée sera forcément agréable.Notre amitié remonte au début de ma carrière d'écrivain.Il était critique de télévision pour un magazine et quand il a quitté ce poste, je l'ai remplacé.C'est comme cela que nous sommes devenus amis.Cela fait presque 20 ans.Q Votre premier essai au cinéma, La Tranchée, a été une réussite, avez vous d'autres projets ?R Je viens de finir un scénario avec Régis Wargnier qui se passe en Écosse et en Afrique au XIXe siècle.J'ai également terminé un scénario que je vais réaliser moi-même.J'aime réaliser car j'aime beaucoup les acteurs.D'ailleurs, les acteurs de mon premier film sont devenus des amis, on se voit souvent.Beaucoup de mes amis sont metteurs en scène ou producteurs.Je suis peut-être plus à l'aise dans le monde du cinéma que dans le monde de la littérature.J'ai très envie de continuer sur cette route-là, mais c'est très fragile.Et puis cela coûte cher (rires).À LIRE OUVERT.LES CARNETS INTIMES DE LOGAN MOUNTSTUART William Boyd Le Seuil, 526 pages William Boyd 3079069A Le Lac de glace John Farrow Un roman policier efficace dont l'action se déroule à Montréal.Une histoire costaude écrite sous un pseudonyme par un de nos plus grands auteurs, Trevor Ferguson.La Cité des dieux sauvages Isabel Allende Un récit d'aventures qui a pour thèmes principaux la tolérance et le respect de l'individu.Le nouveau roman d'Isabel Allende a été conçu pour être lu à tout âge et par tous publics.Je n'ai pas peur Niccolò Ammaniti Tendre et cruel comme l'enfance.Je vous le recommande.Ce n'est pas le genre de bouquins qui vous tombent des mains.René Homier-Roy C'est bien meilleur le matin Les ombres errantes PRIX GONCOURT 2002 Pascal Quignard C'est un jongleur.Nous sommes émerveillés par son art, son adresse.Quignard est aussi un poète magicien.Jacques Folch-Ribas, La Presse www.hachette.qc.ca 3102879A 7LP0601F1215 F6 dim 7LP0601F1215 ZALLCALL 67 17:55:35 12/14/02 B F6 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 5 DÉCEMBRE 2002 SCIENCES EN BREF La fin de l'excision ?LA VICTOIRE peut-être la plus importante du Sommet de Johannesburg, en septembre, est également celle qui a été la moins remarquée : une entente internationale visant à interdire l'excision.Cette pratique, qui consiste à couper le clitoris des jeunes filles, est considérée dans certaines cultures comme un rite de passage à l'âge adulte.Elle toucherait encore deux millions de personnes par année, dans plusieurs régions de l'Afrique, de l'Asie et du Moyen-Orient, selon l'Organisation mondiale de la santé.L'entente, signée à Johannesburg par des représentants de plus de 190 pays, prévoit que les services de santé doivent se conformer « aux droits de l'homme et aux libertés fondamentales ».Ce qui, mine de rien, est un ajout d'importancepar rapport à la version initiale de l'entente, qui se contentait de dire que les services de santé doivent être offerts « conformément aux lois nationales et aux valeurs culturelles et religieuses ».Cette dernière formulation laissait la porte toute grande ouverte à l'excision au nom du respect de la culture de chacun.Cela dit, dans l'immédiat, l'impact que cette entente aura sur les deux millions de jeunes femmes promises à ce sort au cours de la prochaine année est douteux.Dans plusieurs pays, le gouvernement central interdisait d'ores et déjà l'excision, ce qui n'empêchait pas les autorités régionales de fermer les yeux.Le chant de la grenouille LA GRENOUILLE a beaucoup de qualités, mais la variété de ses chants \u2014 un terme poli pour ses croassements \u2014 n'en fait pas partie.D'où la surprise de biologistes américains et chinois qui, dans la province d'Anhui, en Chine, ont récemment découvert une grenouille dont le répertoire est à ce point varié que 12 heures d'enregistrement des chants de 21 mâles ne montrent aucune répétition.Le record précédent, qui consistait en 28 chants d'appel différents de la part d'une grenouille de Madagascar, a donc été largement battu.La bestiole, de son nom latin Amolops tormotus, est à ce point polyvalente qu'au début, alors qu'ils cherchaient la source de ces sons, les biologistes pensaient avoir affaire à un.oiseau.Un double sac vocal contribuerait à cette virtuosité, mais n'explique pas tout, lit-on dans la revue allemande Naturwissenschaften Trop d'infos tue l'info EN NOTRE ÈRE de surabondance d'informations, de nombreux professionnels se plaignent que le fait d'être submergés d'information leur nuit plutôt que de les aider.Voilà qu'une tendance similaire se dessine en génétique : le déluge de données venues des quatre coins du monde, à mesure qu'on achève le décodage des gènes de l'humain et de centaines d'autres bestioles, ralentit carrément la recherche.Selon un rapport produit par une firme suisse de services financiers, UBS Warburg, personne ne doute qu'à long terme (plus d'une décennie), ces informations nouvelles déboucheront sur de multiples découvertes en médecine et en pharmacologie.Mais à court terme, autant les chercheurs que l'industrie se demandent encore comment s'ajuster et quoi faire avec tout ça.Selon UBS, les données sur le génome pourraient ajouter jusqu'à deux ans, et 290 millions de dollars américains, au processus normal de création d'un médicament par une compagnie.Le scepticisme avec Harry Potter LA VAGUE Harry Potter n'en finit plus de faire des émules chez les jeunes et les moins jeunes.C'est pourquoi le physicien français Henri Broch a écrit à son tour un petit traité de sorcellerie.qui démontre que le paranormal n'existe pas ! Ce professeur de zététique et fervent défenseur de la pensée rationnelle connaît même, avec son ouvrage, Devenez sorcier, devenez savant, un véritable succès de librairie.Lévitation, cuillères tordues à distance et autres phénomènes paranormaux sont analysés sous l'angle de la physique.Un week-end à mesurer la gravité PRÈS d'un siècle plus tard, Einstein ne vieillit pas : des astronomes ont passé toute une fin de semaine à tester sa fameuse théorie de la relativité.Et comment ont-ils fait cela ?En profitant d'un événement astronomique rare : un alignement de deux planètes, la Terre et Jupiter, avec un groupe d'étoiles lointaines.Le tout dans le but, littéralement, de « peser » la gravité.Il faut se rappeler ici un des éléments de base des travaux d'Einstein.C'est que dans notre univers, un objet très massif « pèse » de tout son poids sur tout ce qui l'entoure, y compris la lumière, un peu comme une roche déposée sur une feuille de papier déforme ce papier.Avec pour résultat qu'un rayon de lumière passant à proximité de cet objet sera légèrement dévié.À partir de là, on peut déduire qu'il est possible de mesurer le poids d'un objet en observant les déviations de la lumière.Simple en théorie, mais terriblement compliqué en pratique puisque la lumière ne se courbe tout de même pas énormément.Et même lorsqu'elle le fait, pour l'observer, il faut que nous soyons directement en face de cette lumière et qu'il y ait un objet massif entre nous deux.C'est là qu'intervient Jupiter, planète la plus massive de notre voisinage.Ce qu'ont fait nos astronomes, d'un réseau d'observatoires situé aux Îles Vierges, à Hawaii, et en Allemagne, c'est de regarder droit dans les yeux un quasar.En mesurant la courbure de la lumière et la courbure des ondes radio émises par cet objet extrêmement puissant, lorsque Jupiter passe entre lui et nous, on devrait pouvoir en déduire tout plein de choses.Ce n'est pas que ces savants s'attendent à une quelconque surprise : rien ne laisse prévoir que les ondes se comportent d'une façon différente de celle prévue par les astronomes et les physiciens depuis Einstein.Mais encore faut-il le mesurer pour en être sûr.Et s'il arrivait une surprise, Einstein se retournerait peut-être dans sa tombe.Agence Science-Presse Photo AFP © Des inspecteurs de l'ONU arrivent aux installation militaires de Muthanna, dans le désert iraquien, à quelque 250 km au nord de Bagdad.Le pays de Saddam passé au peigne fin Une technologie de pointe au service des inspecteurs de l'ONU Agence Science-Presse De nouvelles technologies pourraient aider les inspecteurs des Nations unies, depuis leur visite précédente en Irak il y a quatre ans.Et rendre encore plus difficile la dissimulation de ces mythiques armes « de destruction massive ».En voici une liste.> Un analyseur portatif d'acides nucléiques, qui peut détecter, assure-t-on, la présence dans l'air de la quantité la plus microscopique de bacille du charbon ou de bactéries suspectes en 15 minutes, si on se trouve dans le bon laboratoire : il s'agit ni plus ni moins d'un laboratoire miniature (poids : 1 kilo) d'analyse de l'ADN des micro-organismes, mis au point au laboratoire californien Lawrence Livermore.> Des radars plus perfectionnés et plus maniables qui peuvent détecter de l'équipement dissimulé sous le sol jusqu'à une profondeur de 30 mètres.> Des satellites-espions, qui fourniront des images encore plus détaillées qu'il y a quatre ans d'un bâtiment avant et après le passage des inspecteurs \u2014 question de vérifier s'il n'y aurait pas eu un mouvement anormalement élevé de camions juste avant ou juste après le passage des étrangers.> Des détecteurs portatifs de rayons X et des spectromètres, destinés à identifier des composés métalliques précis et des éléments radioactifs \u2014 et capables de détecter ceux-ci même si des composés radioactifs ne sont plus dans la pièce.> De l'équipement varié pour analyser l'air, l'eau et la végétation à la recherche de résidus suspects pouvant être associés à des expériences nucléaires, biologiques ou chimiques.C'est ce qu'ont entre les mains la centaine d'experts envoyés sous l'égide de l'Organisation des Nations unies.Les inspecteurs doivent envoyer un premier rapport au Conseil de sécurité des Nations unies à la mi-février au plus tard.Les nouvelles technologies permettront de gagner du temps, mais rien ne remplace l'expérience humaine, comme l'explique au quotidien britannique The Guardian l'un de ces inspecteurs, Mark Gwozdecky, de l'Agence internationale de l'énergie atomique.« Une personne expérimentée peut entrer dans un bâtiment et immédiatement avoir des signaux d'alarme qui résonnent dans sa tête : des choses qui ont l'air trop neuves, une fraîche couche de peinture, cet appareil qui ne devrait pas être là à côté des autres.» Les inspecteurs, dont la plupart des noms ne sont pas dévoilés, proviennent généralement d'une liste de 44 pays et peuvent aussi bien être chimistes que physiciens, ingénieurs, microbiologistes, analystes de données et même linguistes.L'Irak affirme ne détenir aucune arme chimique, biologique ou nucléaire, pas plus que des missiles d'une portée supérieure à 150 kilomètres, ainsi que le prévoit l'interdiction d'armes de destruction massive décrétée par les Nations unies en 1991.Les inspections avaient été entreprises à partir de cette date, mais avaient été interrompues en décembre 1998, avant une campagne de raids aériens américains et britanniques.À ce moment, les inspecteurs se plaignaient fréquemment d'obstruction et de harcèlement de la part de leurs vis-à-vis irakiens, et Bagdad s'était opposé à leur retour, les accusant de s'être livrés à de l'espionnage.Allégations « en partie justifiées », avait dû reconnaître le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan.Cette fois, par contre, la tension est beaucoup plus élevée, le monde entier étant conscient qu'un dérapage du côté irakien pourrait devenir le prétexte attendu par le président des États-Unis pour lancer une attaque.Et les prétextes pourraient être nombreux, compte tenu de l'immensité du pays (432 162 kilomètres carrés).Plus de 1000 emplacements sont sur la liste des priorités, des usines aux laboratoires médicaux en passant par les résidences des dignitaires.Ce qui fait autant d'endroits où une porte fermée aux inspecteurs pendant une demi-heure pourrait devenir le prétexte attendu.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Le paranormal à la Harry Potter n'existe pas, selon le physicien français Henri Broch.Photo AFP © Des soldats iraquiens ferment aux journalistes la porte du centre de recherche nucléaire de Tuwaitha, à une vingtaine de kilomètres au sud de Bagdad.Des scientifiques contre la guerre CERTAINS scientifiques se mobilisent à leur tour contre la guerre.Un organisme international appelé Medact, Médecins contre la guerre nucléaire, prédit qu'une invasion de l'Irak pourrait entraîner jusqu'à 250 000 morts.pendant les trois premiers mois seulement.Et ce, sans même qu'il soit nécessaire d'envisager dans le calcul ces armes chimiques, biologiques ou nucléaires \u2014 d'aucuns craignent de voir l'Irak les employer.La plupart des morts seraient des civils irakiens tués par les bombardements, estiment les auteurs de l'étude, appartenant à la branche britannique de Medact.Leur prévision « optimiste » fait état de « seulement » 50 000 morts.« Il y aura un très grand impact à court terme et un impact encore plus profond à long terme.» Le rapport a fait peu de bruit du côté américain de l'Atlantique : interrogé sur ce scénario, le stratège politique en chef du gouvernement Bush, Karl Rove, a répondu au New York Times qu'il se sentait davantage préoccupé « par les 3000 personnes qui sont mortes le 11 septembre ».Le rapport de Medact www.medact.org/tbx/pages/sub.cfm ?id=556 7LP0701F1215 f7 15 dec 7LP0701F1215 ZALLCALL 67 17:45:35 12/14/02 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 5 D É C EMB R E 2 0 0 2 F 7 - Tu en as mis du temps! me chuchote-t-elle.Je m'assois à côté d'elle après avoir dérangé au moins dix personnes.J'ai envie de crier, mais je murmure sèchement: - François-Martin Paradis est un don Juan de pacotille! - Chut! fait un cinéphile dans la rangée derrière nous.Enragée, je me retourne: - Les nerfs! Le film n'est même pas commencé! CHAPITRE 82 L'héroïne du film a vieilli et se remémore ce départ qui avait eu lieu lorsqu'elle était encore adolescente.Sur le bateau qui l'éloignait de son amant, on entendait un air de Chopin.elle avait pleuré parce qu'elle avait pensé à cet homme.et elle n'avait pas été sûre tout à coup de ne pas l'avoir aimé d'un amour qu'elle n'avait pas vu parce qu'il s'était perdu dans l'histoire comme l'eau dans le sable et qu'elle le retrouvait seulement maintenant à cet instant de la musique.- Mais qu'est-ce que tu as, Sara?me demande Greta.Pourquoi cette réplique me chavire- t-elle à ce point?.elle n'avait pas été sûre tout à coup de ne pas l'avoir aimé d'un amour qu'elle n'avait pas vu parce qu'il s'était perdu dans l'histoire.- Je ne sais pas.des milliers de kilomètres pour un chevalier bienveillant, mais pas un coin de rue pour un don Juan!» Véronique me salue d'un léger mouvement de tête.Je ne sais pas ce qui me retient de lui apprendre que son Roméo me faisait la cour pendant qu'elle s'ennuyait de lui, à Val-d'Or.FM se tourne vers elle: - Sara étudie avec moi.Un silence bref mais lourd s'installe.Véronique regarde sa montre.Je suis mal à l'aise.Et très fâchée.- Bon.Je vais y aller si je ne veux pas manquer le début du film, dis-je.- On y va?dit Véronique.- À bientôt, Sara! ajoute-t-il.J'ai le goût de le mordre.Je regarde le couple s'éloigner.FM enfouit les mains dans ses poches.Véronique s'accroche à son bras.J'entre dans la salle bondée.Il fait noir.Je vois rouge.On peut lire à l'écran: VOICI MAINTENANT VOTRE PROGRAMME PRINCIPAL.Je cherche Greta.- 83 - Après sa grimace, j'ai enfin droit au résumé du film que nous verrons: - Une adolescente devient la maîtresse d'un homme qu'elle n'aime pas.Enfin, elle dit ne pas l'aimer.Sara, tu peux accélérer le pas?On va manquer le début! En tout cas, si elle l'aime, elle ne s'en rend pas compte.Et quand elle s'en aperçoit, il est trop tard.Le sujet convient à madame?ajoute-t-elle en prenant ses grands airs.Il y a foule ce soir à La Rétrospective.Essoufflée, je dis à Greta: - Choisis les places, je te retrouve dans la salle.La patience est un art.J'exerce la mienne en me joignant à la file qui attend aux toilettes des dames.Une fille arrive en même temps que moi.Nous nous heurtons.- Excuse-moi, disons-nous simultanément.Nos regards se croisent.Je la laisse passer devant.Elle me remercie.Elle sort au même moment que moi.Elle le rejoint.Il l'attendait près du téléphone.Elle le prend par la main.J'ai un pincement au coeur.En se retournant, il m'aperçoit.La surprise assombrit son visage pendant quelques secondes seulement.- Sara Lemieux! Il a prononcé mon nom en venant vers moi.Elle lui emboîte le pas.- Salut, FM pour les intimes! Si François-Martin patine intérieurement, il le fait avec beaucoup d'aisance extérieure.- Véronique, je te présente Sara.Sara, Véronique, mon amie.Sa Belle d'Abitibi, qui lui a fait la «grande» surprise de débarquer à Montréal.C'est tellement, tellement touchant! Je dis bonjour à la blonde de FM en pensant: «Moi aussi, je ferais À S U I V R E Éditions Québec Amérique www.quebec-amerique.com © 2000 Éditions Québec Amérique Inc.ROM15DE LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMICJJMMM 7LP0801F1215 f08 dimanche 15 décembre 7LP0801F1215 ZALLCALL 67 20:26:15 12/14/02 B F8 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 5 DÉCEMBRE 2002 Trois autres perroquets interdits de commerce À TIRE D'AILE Trois espèces de perroquets se sont ajoutées récemment à la liste mondiale des oiseaux sauvages interdits de commerce : l'amazone à tête jaune, l'amazone à nuque d'or et l'ara de Coulon.Pour l'amazone à tête jaune, cette protection arrive plutôt tardivement, explique Eduardo Inigo-Elias, spécialiste des perroquets et responsable du Programme de conservation des espèces d'oiseaux néotropicales au laboratoire d'ornithologie de l'Université Cornell, à Ithaca (New York).Répandu au Mexique, au Belize, au Guatemala et au Honduras, ce perroquet a beaucoup souffert des prélèvements en nature.Depuis les années 1970, la population a baissé de 90 % dans ces pays et l'effectif actuels ne dépassent guère les 7000 oiseaux.Plus encore, autant chez l'amazone à nuque d'or (du sud du Mexique jusqu'au nordouest du Costa Rica) que chez l'ara de Coulon (de l'est du Pérou à l'ouest du Brésil, au sud jusqu'au nord-ouest de la Bolivie), la destruction des habitats vient compliquer davantage la survie de ces espèces prisées comme animal de compagnie en raison de leur beauté et de leur habileté à parler.Les adultes ont été capturés par milliers et les petits ont été soustraits de leurs nids en grand nombre par les braconniers.Or, ces oiseaux produisent peu de petits, ils atteignent leur maturité sexuelle souvent vers l'âge de 3 ans et leurs parents doivent s'en occuper longtemps.Autant de facteurs qui accentuent leur déclin.Ces perroquets figurent dorénavant à l'appendice no 1 de CITES (Convention on International Trade in Endangered Species of Wildlife and Fauna), qui interdit le commerce des espèces désignées à moins d'une exemption exceptionnelle, par exemple à des fins scientifiques.On retrouve environ 170 espèces d'oiseaux, dont 13 amazones, sept aras et une vingtaine d'autres espèces de perroquets.Pourtant, les deux amazones étaient déjà classées sous l'appendice no 2 depuis 1980, ce qui permettait leur commercialisation dans la mesure où les captures ne nuisaient pas à la survie de l'espèce.Mais la réglementation est sous la responsabilité du pays exportateur, qui délivre les permis appropriés.Voilà qui démontre à quel point les accords de CITES auxquels adhèrent 158 pays comportent beaucoup de failles, insiste le spécialiste de Cornell, qui a travaillé pendant 18 mois avec le Mexique, le Brésil, le Costa Rica et l'Allemagne à l'élaboration des nouvelles propositions adoptées à la réunion des membres de CITES à la fin de novembre, au Chili.« Contrairement à ce l'on croit souvent, CITES ne vise pas à protéger les espèces menacées.Il s'agit avant tout d'un accord commercial international sous l'égide des Nations unies, explique Eduardo Inigo-Elias.D'ailleurs, lors d'une récente réunion à Genève, le secrétariat responsable de l'application de la convention a même voulu retirer le terme « en danger » (endangered) du nom de l'accord.Heureusement, la proposition n'a pas passé.Cette attitude explique aussi pourquoi, après avoir été interdit durant 10 ans, le commerce de l'ivoire d'éléphant vient à nouveau d'être permis dans certains pays.» L'expert mentionne en outre que ce sont les pays qui doivent déterminer si la population d'une espèce est suffisamment importante pour permettre des prélèvements en nature.Souvent, ils sont peu préoccupés par le problème ou n'ont pas les moyens de faire les recensements.« Imaginez, un grand pays comme le Mexique n'a que 20 agents de la faune pour surveiller le territoire.Les opposants aux restrictions commerciales soutiennent d'ailleurs que la capture d'oiseaux sauvages permet d'assurer un revenu aux populations.Dans la réalité, il s'agit de peccadilles par rapport à l'argent réalisé par les commerçants ou les trafiquants.Certains perroquets peuvent valoir 35 000 $US sur le marché ».Sans oublier que les problèmes de corruption sont endémiques dans plusieurs pays d'Amérique latine.Selon les données de CITES, seulement dans la famille des amazones, un groupe qui compte une trentaine d'espèces, pas moins de 730 000 ont été exportés de 1980 à 1999.Le « blanchiment » de perroquets Dès qu'un oiseau est inscrit à l'appendice no 1 de la convention CITES, il devient illégal de vendre des individus capturés en nature.C'est là que les braconniers et les experts en « blanchiment » d'oiseaux se mettent à l'oeuvre.Au même titre qu'on lave de l'argent sale, on fait aussi le « lavage » d'oiseaux acquis illégalement.Il faut rappeler que tout oiseau issu d'un élevage peut être vendu.Une échappatoire qui fait souvent l'affaire des trafiquants.Dans les années 1990, le propriétaire réputé d'un centre d'élevage de perroquets des États-Unis a été condamné à 23 ans de prison pour avoir importé illégalement, au cours des années, 700 aras hyacinthes, ce grand perroquet entièrement bleu du sud du Brésil, une espèce devenue extrêmement rare dans son habitat naturel.Il y a une quinzaine d'années, on avait arrêté à l'aéroport de Los Angeles un passeur qui s'était enveloppé de capsules de plastique qui contenaient 150 oeufs de cacatoès.«Ce genre de méfaits existe toujours, notamment chez les trafiquants d'oiseaux de proie comme le gerfaut », insiste M.Inigo-Elias.Rappelons que, depuis 1992, les États-Unis interdisent l'importation de tout oiseau sauvage.Critique à l'endroit de la convention internationale, il explique que non seulement le monde a le devoir de protéger ces oiseaux malmenés par le commerce international, mais que cette protection est aussi rentable d'un point de vue économique pour les pays qui protègent leur patrimoine aviaire.Les retombées économiques résultant des voyages ornithologiques se chiffreraient à plus de 80 milliards par année dans le monde.L'expert du laboratoire d'ornithologie insiste aussi sur les nombreuses espèces d'oiseaux qui ne sont l'objet d'aucune protection de CITES, parce qu'on ignore simplement leur statut et que leur commercialisation est méconnue.C'est le cas notamment du passerin nonpareil, une espèce vivement colorée que l'on trouve dans le sud des États-Unis mais qui migre au Mexique jusqu'à Panama de même qu'aux Antilles.Non seulement, s'agit-il d'un oiseau de compagnie fort populaire là où il passe l'hiver, mais le passerin y est capturé allègrement à des fins commerciales.L'an dernier, plus de 12 000 d'entre eux ont été exportés dans le monde, plus particulièrement au Japon, en Hollande, en Italie, en Espagne, et dans une moindre mesure, au Royaume-Uni.Responsable de l'application de la convention au Québec pour le Service canadien de la faune, André Bujold estime que l'accord a le mérite d'être efficace, du moins en ce qui regarde l'appendice no 1.Quant aux oiseaux sur l'appendice no 2, les transactions légales sont enregistrées, ce qui permet de suivre en partie l'évolution des prélèvements.Pour en savoir davantage sur la convention www.cites.org CITES au Canada www.cites.ec.gc.ca Le passerin nonpareil, une espèce du sud des États-Unis et une des plus colorées sur le continent, est l'objet d'un commerce intensif au Mexique et en Amérique centrale (cette illustration tirée du volume Les oiseaux de l'est de l'Amérique du Nord par Roger Tory Peterson; éd.Broquet, reproduite avec l'aimable autorisation de l'éditeur.) Jeunes amazones à tête jaune saisis par les douaniers américains au Texas le long de la frontière du Mexique.Perchée sur le rebord de la boîte (en bas à droite), une amazone à nuque d'or.À gauche, d'autres oisillons amazones à tête jaune saisis le long de la frontière américaine.LE CARNET D'OBSERVATION Des nouvelles de la marmaille SI LES PERROQUETS gris d'Afrique sont toujours classés parmi les meilleurs parleurs dans le monde des oiseaux, mon Gri-Gri déplumé est plutôt dans la moyenne à ce chapitre.Récemment, il a fait une autre association de mots qui m'a plutôt impressionné.Il avait déjà l'habitude de faire « glou-glou-glou » lorsqu'on versait de l'eau dans un verre, quand on buvait à la bouteille ou encore quand le robinet coulait.Puis, récemment, à quelques reprises, après avoir oublié de placer son abreuvoir sur son perchoir, je lui ai demandé s'il voulait de l'eau.« Glou-glou-glou », a-t-il répondu.Malheureusement, le seul problème de Gri-Gri n'est toujours pas résolu.Il continue à se déplumer et il arrache souvent ses plumes dès qu'elles font leur apparition.Parfois, l'opération fait même un bruit qui donne des frissons.Sa santé n'est pas menacée pour autant et il est toujours de bonne humeur.Son poids est constant, au gramme près, ce qui est bon signe.Pour sa part, ma calopsitte élégante a fait un nouveau mais bref séjour à l'hôpital vétérinaire pour mieux cerner ses problèmes intestinaux, des graines non digérées étant toujours présentes dans ses fientes.Il semble toutefois que la situation, qui pourrait être attribuable en partie à la vieillesse, se résorbe.Bobino est un oiseau récupéré à la suite d'une fugue.Elle pourrait être âgée d'une dizaine d'années sinon plus.Elle est toujours active et bien en voix, parfois un peu trop.Un dernier mot sur les perroquets gris.Vous pourrez accédez à plusieurs informations intéressantes sur www.africangreys.com et à des dizaines d'anecdotes sur www.africanature.com.Attention toutefois.Le danger croit avec l'usage.À lire toutes les anecdotes sur le gris d'Afrique, vous risquez de vous laissez séduire.En voici une.Après plusieurs essais, Jules finit par installer un nouvel abreuvoir dans la cage de son perroquet gris.L'oiseau se met à examiner attentivement l'objet et finit par boire quelques gouttes à l'extrémité de l'embout de métal.Et le volatile de regarder son maître en lançant : « Ça marche ! » Petits cadeaux Temps des Fêtes, temps des cadeaux, temps des nouveaux calendriers et agendas aux couleurs d'oiseaux.Côté calendrier, notons celui de la maison Utilis qui, nous présente les photos de Michel Sokolyk sur les oiseaux du Québec, et celui de l'éditeur ontarien Wyman, qui nous offre aussi une dizaine de volatiles rencontrés chez nous de même que deux espèces typiquement de l'Ouest.Mon attention a cependant été attirée par ce cliché exceptionnel d'un lagopède des saules (notre photo) réalisé par le photographe Rolf Kopfle.Dans le domaine des agendas, les amateurs seront sans doute attirés par celui de l'éditeur Broquet, Les oiseaux du Québec, de Suzanne Brûlotte, qui signe conseils et photos.Mais si vous voulez offrir ou encore vous offrir un cadeau exceptionnel, cliquez www.amazon.ca et commandez le coffret de vidéocassettes The Life of Birds de la BBC animé par David Attenborough, un documentaire diffusé en 1997 (le DVD vient de sortir), une dizaine d'heures de pur ravissement, un document exceptionnel filmé dans le monde entier, des images spectaculaires, souvent inédites.Le chapitre sur les oiseaux parleurs et imitateurs est impressionnant, notamment cet oiseau-lyre qui nous imite en quelques secondes le déclic d'un appareil photo, l'alarme d'une voiture, le bruit d'une scie mécanique qui démarre et le craquement de l'arbre qui tombe peu après.La dernière cassette nous montre aussi comment certaines séquences du documentaire ont été réalisées.Au début de décembre, la série était en solde au prix de 63,79 $.Il y avait aussi une réduction additionnelle pour ceux qui achetaient en même temps une autre série remarquable réalisée également par la BBC et Attenborough, The private Life of Plants.Ces documents seront impossibles à obtenir à temps pour Noël, du moins par le courrier normal.Mais vous ne perdrez rien pour attendre.Signalons aussi que la série sur les oiseaux a donné lieu à la publication d'un volume aussi édité par la BBC et qui porte le même titre.Les photos sont souvent incroyables et le texte est fort instructif.Pour les petits, voici une nouvelle parution, Qui hiberne, qui hiverne, de Serge Garnier, un volume sympathique sur la vie sauvage en rapport avec notre climat.Les oiseaux y occupent une bonne place et on montre notamment comment fabriquer une mangeoire, une baignoire et comment réussir à amener les oiseaux à manger dans sa main.Publié par Joey Cornu éditeur, 127 pages, 23,95 $.Le lagopède des rochers du calendrier Wyman."]
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