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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts + Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-12-28, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101D1228 d1 28 dec 6LP0101D1228 ZALLCALL 67 18:57:23 12/27/02 B Top 50 de l'année Ne manquez pas le Top 50 publié aujourd'hui page D6, dans La Presse.Diffusé mardi le 31 décembre de 12 h à 17 h sur énergie 94.3 ! 6LP0201D1228 D-2 samedi - ARTS 6LP0201D1228 ZALLCALL 67 21:16:23 12/27/02 B D2 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 28 DECEMBRE 2002 ISABELLE MASSE collaboration speciale LE NOM DE Louis Choquette ne vous dit rien ?Normal.On ne pratique pas le metier de realisateur a la television pour etre connu du grand public.Et ce, meme lorsqu'on signe des series aussi populaires et appreciees que Rumeurs, Tabou et 2 Freres.Si on peut mettre un visage sur ceux de Charles Biname (Blanche, Marguerite Volant) et J e a n - C l a u d e Lord (Jasmine, L'Or), c'est que le cinema est partie integrante de leur vie professionnelle.Patrice Sauve, realisateur de l'acclame La Vie la vie, fait dans ce domaine figure d'exception.Les prix remportes par ce dernier aux deux derniers galas des Gemeaux ont-il hausse la notoriete de la profession Pas du tout, repond rapidement Louis Choquette.Et pourtant, on devrait avoir une certaine reconnaissance.Apres tout, comme un auteur, nous ecrivons avec des images.S'il se dit decu de ne pas avoir ete mis en nomination pour la realisation des teleseries 2 Freres et Tabou, ces dernieres annees, il n'est pas amer pour autant.Les scenarios de longs metrages et les projets tele arrivent maintenant de toutes parts.Inutile de dire qu'il ne cesse de tourner.Il n'est pas rare qu'on le pressente pour donner un look, une direction, un ton a une emission ou a une teleserie.Pensez justement a la qualite visuelle et du jeu de Rumeurs, 2 Freres et Tabou.On me dit souvent que je signe les oeuvres, lance-t-il modestement.Mais je ne veux pas rester coince dans un style.Avant Rumeurs, par exemple, je n'avais jamais touche a la comedie.A 38 ans, Louis Choquette qui terminera bientot le tournage des huit episodes de la teleserie Les Aventures tumultueuses de Jack Carter, avec Jean-Nicolas Verreault, un projet ludique , sent qu'il est a l'aube d'une magnifique carriere.Malgre les mauvaises critiques a l'egard de Secret de banlieue, son premier film, l'annee 2002 a ete bonne pour lui.Je suis dans une periode ou je peux choisir et explorer davantage.Je me sens pret pour la nouvelle television.La nouvelle television ?Un medium ou tout est encore a decouvrir, selon Louis Choquette.Bien qu'on ait celebre ses 50 ans cette saison, on n'a pas encore pris conscience de tout son pouvoir.La tele est un laboratoire qui, au Quebec, est hyper vivant, meme s'il y a plein de merde qui se fait.On est en train d'aiguiser nos couteaux.On n'a pas encore exploite 30 % de son potentiel.Il faut tourner et tourner pour decouvrir comment faire de la bonne tele.Louis Choquette ne tarit pas d'eloges sur le medium, meme si l'explorer implique de faire face a des contraintes structurelles, financieres et publicitaires.Meme si le systeme de collecte de subventions annuelles, de Telefilm Canada notamment, le fait grincer des dents.Qu'apprecie-t-il au juste de la television ?Sa puissance.Ce sentiment d'etre justement dans un laboratoire.J'ai le privilege de pousser plus loin, de faire partie d'un groupe de realisateurs qui ont envie d'amener le cinema a la television.Cela dit par quelqu'un qui a mis des annees avant de s'acheter un televiseur ! Qui a d'abord eu un faible pour la geographie avant la realisation.C'est un plaisir de travailler avec des contraintes.Les pauses publicitaires nous poussent a nous adresser aux gens d'une facon particuliere.Combien, par ailleurs, se sont servis de la tele pour changer la societe, aider les gens a prendre conscience d'eux-memes, comme Janette Bertrand ?C'est encore important aujourd'hui, meme si on ne peut plus le faire de la meme facon.Reste que le realisateur ne ferait pas de la tele coute que coute, par simple desir d'explorer ou de garnir son compte en banque.L'inscription d'une seule teleserie du pauvre calibre de Radio a son C.V.lui suffit ! C'est d'abord pour l'histoire que j'accepte de m'impliquer dans un projet.Pour ce qu'un auteur a a dire et a faire dire a ses personnages.Je me targue d'ailleurs d'etre toujours en harmonie avec les auteurs.Louis Choquette aime etre en amont d'un projet.Il faut l'entendre parler de la preproduction de la comedie policiere Les Aventures tumultueuses de Jack Carter, ecrite par Sylvie Lussier et Pierre Poirier (4 et demi et L'Auberge du chien noir).Les personnages ne sont ni tout noirs ni tout blancs.J'ai beaucoup travaille sur les mechants de la serie.Plus je les rends intelligents, plus le heros le devient a son tour.Ca nous a amenes a peaufiner le scenario.Le traitement bande dessinee , inspire du film Snatch (de Guy Ritchie), aurait, au depart, fait tiquer Radio-Canada.qui a finalement demande une suite aux auteurs.Mais le nom, l'opinion et les succes de Louis Choquette n'assurent- ils pas rapidement des reponses positives ?Tout est toujours a recommencer, constate-t-il.Meme si j'ai toujours une joie et un plaisir immenses a le faire, tourner me rend nerveux, car j'ai, chaque fois, un monde a inventer, un univers a creer.Reste a savoir s'il sera de la partie pour la suite de Jack Carter, lui qui preconise la diversite.Il n'a realise que la premiere saison de Tabou et les huit premiers episodes de Rumeurs.Je refuse souvent un nouveau projet, car je ne peux m'impliquer pour trois ans.Rumeurs, par exemple, s'inserait mal dans mon horaire.Par chance, la deuxieme saison de Jack Carter n'est pas prevue avant 2005.Ce qui donnera a Louis Choquette le temps de travailler sur une autre teleserie dont l'action se deroule en milieu carceral.Cela dit, ca me fait mal d'abandonner un bebe, car je mets mes tripes dans chaque projet.C'est une partie de moi que je laisse derriere chaque fois.Les coups de coeur de Louis Choquette > CINEMA : Road to Perdition, de Sam Mendes > CINEMA : Bowling for Columbine, de Michael Moore > MUSIQUE : la bande sonore du film Monster's Ball > MUSIQUE : Peter Gabriel (musique et spectacle) > DANSE : la performance de son grand chum paraplegique Paul Nadler a l'Agora de la danse LOUIS CHOQUETTE Faire tourbillonner la camera Photo REMI LEMEE, La Presse c Louis Choquette a realise des series aussi populaires que Rumeurs, Tabou et 2 Freres.VOTRE SOIREE DE TELEVISION Bernard Landry 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO CABLE Le Telejournal Le Manoir enchante Hockey / Canadiens - Penguins Le Telejournal Nouvelles du sport Cinema / INDOCHINE (4) avec C.Deneuve (22:55) Le TVA 18 heures Cinema / L'ENFANT SACRE DU TIBET (5) avec Eddie Murphy, Charlotte Lewis Cinema / LA BIDASSE (5) avec Goldie Hawn, Eileen Brennan Cinema / NOUS NE SOMMES PAS DES ANGES (5) (23:13) Le Club des 100 watts Cinema / ASTERIX CHEZ LES BRETONS (4) Dessins animes Cinema / UN HOMME PARMI LES LIONS (5) avec Richard Harris, John Michie Pierre Nadeau / Jean Ferre Pierre Nadeau rencontre Cinema / LE VIEIL HOMME ET L'ENFANT (3) avec M.Simon Les Contes de l'histoire sans fin Cinema / SEPT ANS AU TIBET (4) avec Brad Pitt, David Thewlis Cinema (23:45) News The Habs.Cinema / A DAY IN A LIFE (6) avec R.Bull, B.Collentine the eleventh hour CTV News News Reg.Contact Little Men Cold Squad Sat.Report Hockey.Hockey / Canadiens - Penguins Hockey / Maple Leafs - Oilers News ABC News Dharma & Greg Cinema / MRS.DOUBTFIRE (4) avec Robin Williams, Sally Field News Will & Grace NFL Football / Chiefs - Raiders (17:00) Touched by an Angel The District The Agency E.T.News NBC News Stargate SG-1 Fear Factor Saturday Night Live Christmas 2002 Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time.Keeping up.Keeping Mum The Vicar.Rumpole of the Bailey Austin City / Nickel Creek Cinema / FATHER.(5) BBC News The Editors .at Large Mc Laughlin Monarch of the Glen Kiss me Kate High Stakes Kavanagh QC BBC News City Confidential Mansions, Monuments.Behind Closed Doors.Nero Wolfe Bandeapart.Bandeapart.Cirque.Tablo Cinema / LES AVENTURES DE PINOCCHIO (4) avec A.Balestri, N.Manfredi Pinocchio, l'histoire.(22:15) Artiste.Arts, Minds StarTV Studio Musique ancienne A Tribute to Toller Cranston Barbra Streisand: \"Timeless\" Concert Sex and the City Drole de Stephane Rousseau Hors Serie / Inexprimables: petite chronique du sous-vetement Dernier Jour / James Dean Cinema / A LA RECHERCHE.(17:30) Touri Quizz Le RISQ: un reseau.L'Exode des regions .abysses .l'UQTR Commission scolaire.d'histoire Gilles Houde Frontiers of Construction World Wildlife Federation Battlebots .it's Made Guinness World Records Primetime Connection .it's Made SOS Vacances Walt Disney Blanches.Suivez le guide Lonely Planet / Sri Lanka Golfs.Le Touriste Mexico VR Avventura .(17:50) .(18:40) Lulu (19:10) .(19:35) Disney's Honey / .(20:45) Cinema / CURLY SUE (5) avec James Belushi .the Dark Cinema (22:45) Drew Carey Seinfeld That '70s Cops America's most Wanted Wildest Police Chases Mad TV Doc Tremblant Rally 2nd Edition PSI Factor Mutant X Andromeda Inside Ent.Sat.Night Les Civilisations perdues Le Siecle de la guerre Capitales en guerre / Londres Cinema / LES INCORRUPTIBLES (3) avec Kevin Costner, Sean Connery .en guerre Jubilee Day Ghost.Journey.National Geographic Hour Cinema / PT 109 (5) avec Cliff Robertson, Ty Hardin .Wheels .Homes Obsessions Bar Life Zoo Diaries Dogs, Jobs Punch.Girl .Lives Specials Sexual Secrets Duo: Bowie Chic Planete Saturday Night / M.Palin Musicographie / D.Summer Cinema / THANK GOD IT'S FRIDAY (5) avec Ray Vitte Musicographie / D.Summer Box Office Cimetiere des CD retro I.D.Mode .la peau de Osbourne Dollaraclip Concert Plus / Iron Maiden live in Rio Album.Maroc-zine Corriere.Zoom Noir, monde Paysage.Indo-Mtl.Parsvision Arigato The Agency Teleritmo BBC News Venture >play CBC News Foreign.Sat.Report Mansbridge Rough Cuts Antiques Roadshow Histoires.Culture.Journal RDI La vie.rien Pouvoir des stars - America Telejournal La vie.rien Pourquoi on a voulu me tuer Zone libre Sports 30 Avant-match Hockey / Canadiens - Penguins Sports 30 Hors-jeu Hockey Sydney Fox, l'aventuriere .Raymond Will & Grace Amy Les Experts Loi & l'Ordre: crimes sexuels Coroner Da Vinci Close and True Cinema / HARMONY CATS (4) avec Kim Coates, Jim Byrnes Da Vinci's Inquest III Cinema / VERY BAD THINGS (5) avec J.Favreau, C.Diaz First Wave Robot Wars Extreme Odyssey Cinema / UNIVERSAL SOLDIER: THE RETURN (6) Cinema / THE VOID (6) Hockeycentral Sportsnews Curling / M&M Meat Shops Skins - demi-finales Sportsnetnews You Gotta See this .theatre Volt Cinema / LES FEMMES SAVANTES avec J.-H.Gagnon Cinema / SAC DE NOEUDS (5) avec Isabelle Huppert Cinema / PRENOM CARMEN Trauma - Life in the ER While you were out Trading Spaces While you were out Trading Spaces NFL Football / Chiefs - Raiders (16:30) College Football / Alamo Bowl: Colorado - Wisconsin Sportscent.Cinema (17:00) .le meilleur Dilbert Bugs Bunny & Tweety Les Simpson Henri, gang La Clique Quads! Les Simpson South Park .Jardins Journal FR2 La Grande Ecole des fans Concerts internationaux.Plein Sud./ El Salvador Cinema / L'AVOCATE.(5) Undersea.Great Rivers National Geographic Cinema / GONE WITH THE WIND (2) avec Vivien Leigh, Clark Gable Jeux de societe / .celibat Decore ta vie .je le veux! Miracles, vie .le masque Eros et Compagnie Ca sex'plique II Trauma / Du casino.Decideurs L'Express City Mag Money Talks B.Landry Special Damian Chantons Noel avec Renee.Top 50 L'Express Acces.com Mix Mania Hercule contre Ares Dans une galaxie pres de chez vous Moville.Freaky.Weird Guinevere.2030CE Vampire.Buffy the Vampire Slayer Fear Vampire.Big Wolf.Robot Wars Monstres mecaniques Les Chroniques du paranormal X Files Sex-shop (23:15) Le TVA (22:45) Le Grand Journal (22:45) Marc-Andre Lussier 18:30 A ASTERIX CHEZ LES BRETONS Je dis.Une cervoise bien tiede avec un nuage de lait pour accompagner la magique potion.Vous avez vu mon chien petit?19:00 P LA GRANDE ECOLE DES FANS Liane Foly, Pierre Perret, Serge Lama et Axelle Red sont les invites de cette nouvelle mouture de la celebre emission de la tele francaise.20:00 \\ LES AVENTURES DE PINOCCHIO Comment se compare cette version de Luigi Comencini, realisee en 1971, avec la toute recente de Roberto Benigni?20:00 RENDEZ VOUS AVEC.S'il faut en croire la grille horaire de la station communautaire, le premier ministre Bernard Landry serait l'invite de Pierre Marcotte.20:00 X MUSICOGRAPHIE La presentation de cette musicographie consacree a Donna Summer est suivie a 21h de Dieu merci, c'est vendredi, un relent cauchemardesque de l'epoque des boules en miroirs dans laquelle la celebre disco queen, excellente chanteuse au demeurant, demontre des talents de comedienne plus que limites.22:55 a INDOCHINE Catherine Deneuve trouve l'un de ses meilleurs roles (elle fut d'ailleurs selectionnee aux Oscars cette annee-la) dans ce tres beau film de Regis Wargnier.Somptueux.23:00 0 ZONE LIBRE En rediffusion, l'emission consacree au palmares des plus grands succes quebecois de la chanson au cours des 50 dernieres annees.23:30 W SATURDAY NIGHT LIVE En rediffusion, l'emission ou l'animateur invite n'etait nul autre que Robert De Niro.Prestation musicale de Norah Jones. 6LP0301D1228 6LP0301D1228 ZALLCALL 67 19:58:11 12/27/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 8 D É C EMB R E 2 0 0 2 D 3 LOUIS-JOSÉ HOUDE L'année des rêves réalisés ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale BELLE PHOTO ! Tel un Adonis, Louis-José Houde s'est livré sans rechigner à toutes les acrobaties devant le photographe de La Presse.C'est qu'il en a maintenant l'habitude.L'humoriste a une quinzaine de séances de photo à son actif en 2002.« J'aime ça.C'est cool.Mais l'environnement doit être relax », ditil.Pas question de faire le beau et le pitre devant une foule.sauf sur une scène.Ce qu'il a fait une soixantaine de fois depuis juin.Depuis qu'il a décidé de présenter son premier vrai one man show.Un spectacle acclamé au Gesù, une émission remarquée à Musique Plus (Dollaraclip), des chron i q u e s f o r t appréciées à Fun noir, à TQS, deux prix au dernier gala des Olivier (dont celui de révélation de l'année).À croire que tous les voeux de Louis- José Houde ont été exaucés cette année ! « Oui ! » répond rapidement celui qui se donnait jusqu'à 30 ans \u2014 il en a 25 \u2014 pour offrir un premier spectacle solo.Pour s'offrir son premier spectacle solo.« J'ai le sentiment du devoir accompli, même si je suis fondamentalement bien et heureux depuis un bail et que je vis bien de mon métier depuis trois ans.Il n'y a pas un soir où je ne me dis pas : Wow, on me paye pour faire un spectacle et 1000 personnes m'attendent.» L'année 2002 fut donc celle des rêves réalisés.L'année des découvertes également.Tant pour Louis- José Houde que pour nous.« Les grandes salles m'intimidaient, avoue celui qui montera sur la scène du Théâtre Saint-Denis 2 les 31 janvier, 1er et 2 février 2003.Je craignais que le contact avec le public ne se fasse pas, alors que c'est primordial.Les gens doivent entrer dans ma bulle.Tout s'est finalement bien déroulé.Je ne pourrais plus m'en passer ! » Louis-José Houde s'est également découvert une voix capricieuse, qui lui joue des tours sur scène.« Comme je crie et que je me donne à fond, j'ai tendance à la perdre (pensez à ces ados qui muent).Les problèmes ont débuté le soir de la première (montréalaise), en octobre, au Gesù.J'ai donc appris à bien respirer, comme les chanteurs.Je fréquente maintenant les magasins d'aliments naturels.» Et s'il parlait un peu moins vite sur scène ?Pas question ! Imaginez Louis-José Houde gavé au Ritalin ! Lancées lentement et clairement, ses réflexions sur les petites activités et habitudes qui meublent notre quotidien auraient soudainement moins d'impact.On aurait moins de plaisir à l'entendre dire que l'index est le Gregory Charles de la main.Celui qui fait tout.Qu'il se lave doucement lorsque le savon est sur le point de briser.Qu'en voiture, il détourne son regard avec un petit sourire gêné lorsqu'il aperçoit un autostoppeur.Un dernier détail sur sa vie privée ?« J'aime faire du lavage, avoue l'humoriste.Le bruit de la sécheuse me détend.Je dois toujours réussir à y lancer un morceau oublié sans qu'elle s'arrête.Quand j'échoue, je suis déçu ! » Répétez maintenant la phrase à la vitesse de l'éclair ! Non, plus vite ! Essoufflé ?Difficile de croire que Louis-José Houde maintient le rythme pendant une heure et demie sur scène, avec un sprint.en début de spectacle ! S'amuser comme un ado Dans un monde idéal, il aimerait trimballer son show pendant trois ans.« C'est possible, comme il ne repose pas sur l'actualité.J'aime être sur la route.Les hôtels, les restos.il n'y a tellement pas de routine ! » Il aimerait aussi, prochainement, se remettre à la batterie, un instrument sur lequel il a frappé intensivement de 13 à 20 ans.Mais contrairement à d'autres collègues, il ne pense pour l'instant, ni au cinéma ni à la France, ni aux États- Unis.Les scènes québécoises et l'animation à la télé le comblent amplement.Comment ne pas apprécier lorsqu'on a carte blanche, comme à Musique Plus ?« J'ai accepté d'animer Dollaraclip parce que j'aimais l'idée d'avoir ma petite émission dans une station qui est un peu champ gauche.Mais j'ai quand même hésité au départ parce que je devais rire du monde, moi qui ne pratique pas un humour de bitchage.C'est un trip créatif écoeurant.D'autant plus que j'aime beaucoup la musique (voir ses coups de coeur 2002).Bon nombre de ceux qui assistent à mon spectacle m'ont découvert à Musique- Plus.L'émission attire des jeunes qui n'écoutent pas forcément Fun noir.» Sur scène, comme dans la vie, l'humoriste aime s'amuser comme un ado, même si les événements des derniers mois exigent qu'ils prennent de plus en plus ses responsabilités.Est-il plus mature qu'en 2001 ?« Je pense que oui.Je gère ma carrière.Je coproduis mon spectacle.Il y a beaucoup d'argent en cause.Je dois, par exemple, me tenir au courant de la vente des billets.Même si je me concentre en ce moment sur ma tournée, je pense à long terme.Je veux tout faire pour que ça dure.» Qu'il pense maintenant REER témoigne de la maturité acquise ces derniers mois.« Je vais bientôt recevoir mon premier chèque de surplus de production (pour son one man show).Ça commence à être sérieux.Je prévois ouvrir quelques comptes ! » Les coups de coeur de Louis-José Houde > MUSIQUE : l'album Break syndical des Cowboys Fringants > LIVRE : le roman Chercher le vent de Guillaume Vigneault > CINÉMA : le coffret DVD de James Bond > MUSIQUE : l'album Riot Act de Pearl Jam > MUSIQUE : la chanson On fait c'qu'on aime (We Want the Sunshine) des Respectables Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Louis-José Houde : « Je veux tout faire pour que ça dure.» 22 h Pierre Nadeau rencontre Entrevue avec le lutteur Jean Ferré.Réalisation : Jean Rousseau Ce soir.18 h Le club des 100 watts Superdébilécoeurant ! Les meilleurs sketches ! Et un jury de 24 jeunes ! Réalisation-coordination : Jean-Pierre Morin 20 h Un homme parmi les lions L'histoire vraie d'un défenseur acharné de la vie sauvage et des lions.Avec Richard Harris.Chasse interdite.3103949A présente le nouveau spectacle du Mise en scène de Daniele Finzi Pasca Design : Éric Beauséjour Photos :Yann Gamblin 4E ÉDITION 13 FÉVRIER AU 2 MARS 2003 Première montréalaise dans le cadre du Prix enfants 50% de réduction! 25, , 26 et 27 févriier Renseignements : (514) 288-9955 / 1 888 477-9955 www.montrealenlumiere.com Avec la participation du : Ministère de la Culture et des Communications Ministère des Affaires municipales et de la Métropole Conseil des arts et des lettres «Le meilleur spectacle du Cirque Éloize.» - La Presse «Des acrobaties qui fascinent jusqu'à couper le souffle » - Variety, Los Angeles « Exceptionnel et bouleversant! » - Le Journal de Montréal «Une véritable fête.» - Voir 3105515A 6LP0402D1228 6LP0402D1228 ZALLCALL 67 19:06:29 12/27/02 B D4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 DÉCEMBRE 2002 DISQUES ALINE KUTAN Une voix qui monte CLAUDE GINGRAS ALINE KUTAN, lorsqu'on est devant elle et qu'on l'écoute parler, se révèle exactement ce qu'elle est à la scène et au concert : exquise.Toute petite, plus jeune que sur ses photos « officielles », un beau visage clair qui n'a rien à cacher, des yeux brillants, un joli sourire sur ces lèvres qui savent si bien chanter, elle se confond en excuses d'être 40 minutes en retard : elle avait mal noté l'heure de notre rendez- vous.Vite, nous parlons d'autre chose.Voilà une dizaine d'années que son nom circule \u2014 en fait, depuis le Concours OSM remporté en 1993.Je ne l'avais jamais interviewée, ni même rencontrée.Née à Istanbul de parents arméniens, elle a grandi à Vancouver où sa famille s'était fixée alors qu'elle avait 10 ans.C'était en 1979.Pendant une dizaine d'années, elle chante dans des concours d'amateurs, gagne de nombreuses bourses et met tout cela à la banque.Un jour, elle entend p a r l e r d'un « professeur extraordinaire » qui enseigne à Québec : Louise André, une ancienne religieuse.Avec ses économies \u2014 et l'aide de ses parents, insiste-telle \u2014, elle traverse le pays et, presque sans savoir un mot de français, s'inscrit chez cette pédagogue recherchée.« Louise André m'a appris à chanter « dans mon corps », naturellement, sans pousser, sans rien fabriquer ; à produire le son comme dans un instrument en bois \u2014 un violon, un basson, un peu à la façon des moines tibétains.» Pour illustrer sa théorie, la jeune vocaliste, se concentrant comme à l'orientale, émet des sons qui, d'abord larges et très graves, montent sans cesse comme en spirale, s'amenuisant jusqu'à des hauteurs stratosphériques où ils deviennent tintements de clochettes.Nous sommes au restaurant.Amusé, j'observe du coin de l'oeil les gens qui, aux tables éloignées, dressent l'oreille, comme si quelque oiseau rare était entré là.Inévitablement, je pense à l'Air des clochettes de Lakmé, de Delibes, l'une des spécialités d'Aline Kutan.Je l'ai entendue chanter l'air à quelques reprises et avais commenté la dimension « humaine » qu'elle donnait à cette page où la plupart des chanteuses s'arrêtent à l'aspect « instrumental ».Elle acquiesce : « Ce sont des clochettes hindoues et donc pleines de symboles.» Qui dit Lakmé dit « soprano coloratura », c'est-à-dire une voix capable de la plus étourdissante virtuosité et de la plus complète liberté au suraigu.C'est exactement ce qu'est Aline Kutan.Cette voix phénoménale lui permet donc d'aborder aussi la poupée mécanique Olympia des Contes d'Hoffmann, d'Offenbach, la Reine de la nuit de Die Zauberflöte (« La Flûte enchantée »), de Mozart, et Zerbinetta d'Ariadne auf Naxos, de Richard Strauss.On peut d'ailleurs entendre sa Zerbinetta dans un live réalisé par Arte Nova au Teatro San Carlo de Naples en février 2000.« Un rôle que j'ai travaillé avec Jacqueline Richard, rappelle-t-elle.Son enseignement part des paroles : le texte d'abord.Les mots, le rythme des mots.Le chant vient de lui-même.J'ai aussi beaucoup appris de Diana Soviero sur la technique \u2014 par exemple, se servir du nez comme résonateur.Maintenant, j'ai un coach régulier à New York : David Morgan.Le nom, peu connu du public, est très respecté dans le monde des chanteurs.» Une voix de quatre octaves La voix d'Aline Kutan couvre presque quatre octaves : elle monte aisément jusqu'au contre-fa, en forçant un peu jusqu'au contre-sol.Là encore, j'ai droit à une démonstration qui, bien qu'à mi-voix, parvient cette fois à l'autre bout du restaurant ! La chanteuse ne veut toutefois pas se cantonner à ce qu'on appelle le « colorature ».« À 33 ans, je sens ma voix se développer.Même ma voix parlée est plus grave.Inévitablement, avec l'âge, je me dirige vers le « spinto ».Pas le « dramatique » cependant, pas les Leonora de Forza et de Trovatore : ce n'est pas en moi.D'ici une dizaine d'années, je pourrai faire Traviata.Présentement, je travaille Lucia.Parce que je tiens à mes notes hautes, à ma flexibilité vocale, tout en abordant des personnages plus humains.» Pour l'instant, la chanteuse prend quelques semaines de vacances.Elle est mariée à un ingénieur en électricité de 34 ans et le couple, sans enfants, habite Pointe-Claire.En plus du français et de l'anglais, elle parle l'arménien et le turc et est à l'aise en italien et en allemand.Le travail reprend en mars.Ce mois-là, elle devait chanter la Reine de la nuit à l'Opéra de Montréal, mais on l'a libérée de son contrat afin de lui permettre de faire, au même moment, ses débuts à l'Opéra-Bastille.Elle m'explique qu'elle a accepté d'être l'une des Filles-fleurs de Parsifal pour pouvoir, l'année suivante, incarner la Reine de la nuit sur la grande scène parisienne.Ces petits compromis ne la gênent pas.Pour payer ses études, en 1991-93, elle chanta 600 fois dans les choeurs de The Phantom of the Opera ! Les coups de coeur d'Aline Kutan > MUSIQUE : Chants d'Auvergne, de Canteloube, enregistrés par Karina Gauvin > THÉÂTRE : On the Couch with Nora Armani, spectacle à un seul personnage > CINÉMA : Le Festin de Babette, de Gabriel Axel > LITTÉRATURE : Candide, de Voltaire > ARTS PLASTIQUES : Le Baiser, de Rodin Les cinq grands de l'année CLAUDE GINGRAS CETTE ANNÉE encore, notre choix des enregistrements les plus marquants en classique se limitera à cinq titres.En opéra, et contre toute attente, c'est le Pelléas et Mélisande de Wolfgang Holzmair et Anne Sofie von Otter dirigé par Bernard Haitink.Le français du baryton autrichien et de la mezzo suédoise est étonnant et les deux protagonistes, toute la distribution, en fait, apportent au drame de Maeterlinck et Debussy une dimension intense et moderne, encadrés par un Orchestre National de France clair et profond qui suggère jusqu'au décor.Naïve, coff.3 d., V 4923.Bien que réduite en raison de coûts sans cesse croissants, la production en musique symphonique fut encore considérable et nous valut la révélation d'un nouveau spécialiste de Mahler, Benjamin Zander.De son intégrale en cours, avec le Philharmonia de Londres, on retiendra principalement une sixième Symphonie explosive et pleine d'abandon, comportant un inédit, soit deux versions du délirant finale (avec et sans le fameux troisième coup de massue), et augmentée d'une véritable conférence du chef, avec exemples musicaux.Telarc, coff.3 d., CD-80586.Pour les concertos, même phénomène qu'en opéra : des interprètes qui, sans être de culture française, servent avec une chaleureuse précision la musique qui en est issue.L'intégrale des cinq Concertos pour piano de Saint-Saëns à posséder est désormais celle de Stephen Hough et le City of Birmingham Symphony Orchestra dirigé par le Finlandais Sakari Oramo.Un piano tour à tour scintillant, tapageur, ironique et tendre ; un orchestre toujours présent et détaillé.En plus-value : les quatre petites pièces qui complètent le catalogue piano- orchestre du vénérable compositeur.Hyperion, coff.2 d., CDA67331/2.N'oublions pas, au passage, les amateurs de baroque.Ils possèdent déjà, très certainement, l'une des innombrables versions des cél Quatre Saisons de Vivaldi.Pour eux et pour les autres, voici maintenant la plus révolutionnaire de toutes : celle du violoniste Giuliano Carmignola et l'Orchestre Baroque de Venise.Tempi, dynamique, accentuation, ornementation, couleur : tout, ici, est repensé avec une imagination sans bornes.Sony, SK 51352.Enfin, les rééditions.Elles sont habituellement centrées sur un chef d'orchestre, une chanteuse, un pianiste.Un quatuor à cordes y a enfin sa place : le Janacek, de l'ancienne Tchécoslovaquie, qui apporte un art total et une sonorité riche et tranchante à Janacek, justement, à Dvorak, mais aussi à Haydn, Mozart, Beethoven et Brahms.Superbes transferts de gravures de 1956-63.Deutsche Grammophon, coff.7 d., 474 010-2.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Voilà une dizaine d'années que le nom d'Aline Kutan circule ; en fait, depuis le Concours OSM remporté en 1993.DU 14 JANVIER AU 9 FÉVRIER 2003 ANTONINE MAILLET Mise en scène Guillermo de Andrea avec VIOLA LÉGER Concepteurs : Claude Allain, Mario Bouchard, François Barbeau, Michel Beaulieu, David Ouellet.Réservations (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca Représentations du mardi au vendredi 19h30 samedi 20h30 dimanche 16h DÈS LE 14 JANVIER 3101996A Cinq concerts, parmi des douzaines CLAUDE GINGRAS DE JANVIER À DÉCEMBRE, les concerts se sont succédé presque quotidiennement.Une semaine, par exemple, il y en eut 30.Bien sûr, le critique n'a pu assister aux 30.Mais il était là presque tous les soirs de janvier à décembre (parfois même l'après-midi), il a donc entendu plus de musique que quiconque et peut seul établir la liste des cinq événements les plus mémorables.Les voici.> 22 février : la sixième Symphonie de Mahler par Raffi Armenian au pupitre des deux jeunes formations dont il est le titulaire, l'Orchestre du Conservatoire de Montréal et celui de l'Université de Toronto, réunies en une puissante masse de 130 musiciens à l'église Saint-Jean-Baptiste.> 28 mai : Wozzeck, le révolutionnaire opéra d'Alban Berg, dans une version concert de l'Orchestre Symphonique de Montréal animée comme à la scène par un chef inconnu mais génial, Stefan Lano.> 28 juin : Mahler encore, cette fois la gigantesque Symphonie des Mille ouvrant avec un éclat inusité le 25e Festival international de Lanaudière.Sur scène : 400 exécutants vibrant à la baguette d'Eliahu Inbal.Sous un ciel de rêve : 6000 auditeurs.> 9 novembre : Cavalleria rusticana, de Mascagni, et I Pagliacci, de Leoncavallo, dans le traditionnel couplage Cav-Pag devenu le symbole même du vérisme italien et dans une conjugaison voix / jeu / mise en scène / scénographie / orchestre rarement réalisée avec autant de bonheur à l'Opéra de Montréal.> 24 novembre : Hilary Hahn, la géniale petite violoniste américaine de 23 ans, dans ses débuts montréalais, au Ladies' Morning Musical Club.On dit que la perfection n'est pas de ce monde.Mais ce dimanche-là, elle y était à 99,9 pour cent.Le plus célèbre concert du Nouvel An au monde Presented by Attila Glatz Concert Productions.Program and artists are subject to change without notice.Information 1.800.545.7807 www.salutetovienna.com Fabuleux! Charmant! Superbe! L'Orchestre Strauss de Montreal™ Manuel Hernández Silva, chef (Vienne) Soprano: Ursula Targler (Vienne) Ténor: Tomasz Janczak (Pologne) Danse: Les Grands Ballets Canadiens de Montréal Mercredi, 1er janvier, 2003, 14h30 Place des Arts 514.842.2112 Admission 514.790.1245 ou 1.800.361.4595 www.pda.qc.ca Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts présente 3100993A 6LP0501D1228 6LP0501D1228 ZALLCALL 67 16:37:11 12/27/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 8 D É C EMB R E 2 0 0 2 D 5 CÉLINE BONNIER La guerrière au repos ÈVE DUMAS IL FALLAIT BIEN nommer Céline Bonnier « personnalité théâtrale de l'année » pour qu'elle s'éclipse de la scène et décide de s'accorder une première pause en carrière.Après l'année qu'elle a connue, la comédienne aussi active à l'écran que sur les planches, mais toujours intègre et discrète de sa personne, mérite bien son repos de guerrière.L'an 2 de Céline Bonnier a commencé dans l'errance par une tournée à Vancouver du spectacle L'Autre, de Pigeons International, puis une virée à Paris avec le TNM, qui présentait L'Hiver de force à L'Odéon.C'était tout juste après la fin du tournage d'Un homme et son péché.Ensuite, simultanément à son apparition au petit écran dans Le Dernier Chapitre (série pour laquelle elle a remporté un Gémeau), le visage de l'actrice apparaissait six fois plutôt qu'une dans la « fantasmagorie technologique » Les Aveugles, création d'UBU présentée au Musée d'art contemporain.C'était également au mois de mars que l'on voyait l'impudique simulatrice voler le show dans Les Monologues du vagin, en spécialiste ès orgasmeS fémininS.N'en jetez plus ?Reste pourtant sa prestation à Sortie de filles aux Franco Folies, sa performance à la soirée d'ouverture de l'Off Festival de jazz, son rôle de Mélanie dans la série Tag 2, le plus récent spectacle de la compagnie Momentum, La Fête des morts, joué dans un cimetière l'automne dernier, puis un prix spécial de l'Association québécoise des critiques de théâtre pour son esprit d'aventure.S'investir Peut-on en vouloir à Céline Bonnier de « prendre un break » ?« Ce sera la première fois que je ne joue pas au théâtre pendant toute une année, mais ça ne m'angoisse pas, affirme la comédienne.Je n'ai jamais douté de mon intérêt pour le théâtre.C'est vital pour moi.Mais le break est bienvenu.C'est comme être séparé un peu de son amoureux pour mieux y penser.Je veux laisser les choses se déposer en moi.À un moment donné, je vais peut-être écrire, qui sait.Il faut tout simplement que je crée.» « Créer », voilà le mot d'ordre.Même lorsqu'elle attaque une pièce classique (Le Cid), une chanson kitsch (Do you Do you Saint Tropez !), un film populaire (Le Sphynx de Louis Saïa), Céline Bonnier compose toujours.D'abord, elle n'accepte que les engagements qui trouvent une résonance en elle, qu'elle croit instinctivement pouvoir rendre intéressants, tant pour les autres que pour sa propre croissance personnelle.Récemment, elle a chanté pour Louise Portal à l'émission Le Plaisir croît avec l'usage.« On m'a demandé d'interpréter Do You Do You Saint Tropez.J'ai accepté à condition qu'on me laisse la chanter à ma façon.» Elle y est allée d'une version traînante à la Residents (groupe underground californien).« Je ne fais pas les choses de façon ordinaire.Ce n'est pas que je le fasse exprès.C'est que sinon, je m'ennuie.Il faut que je trouve comment chaque chose me touche, me parle.De toute manière, les gens commencent à savoir que je ne ferai jamais les choses comme les autres.Avec l'expérience, t'as moins peur de t'imposer.Tu as confiance en cette couleur-là qui est à toi.» Ce qui n'empêche pas qu'on se heurte parfois à des résistances et qu'on se bute à des ego sensibles.« Certaines personnes trouvent ça fatigant que je m'investisse autant.Ça arrive moins au théâtre parce qu'on a l'habitude de le faire.Mais il y a des réalisateurs, par exemple, qui n'aiment pas que tu remettes les choses en question.Moi, c'est dans ma nature.Je me remets en question, alors je ne vois pas pourquoi je ne remettrais pas en question ce que font les autres.Je ne fais pas ça pour provoquer.C'est comme ça que je travaille.En vieillissant, je dis de plus en plus ce que je pense.» Femme lumineuse Céline Bonnier, l'éternelle gamine sur qui la fin trentaine ne laisse même pas une patte d'oie, se rappelle ses 21 ans.Elle sortait du Conservatoire et aurait voulu voyager dans le temps pour acquérir un peu plus d'assurance.« J'avais hâte de voir comment je serais à 50 ans sur une scène.Je trouve ça intéressant de grandir dans ce métier-là.Notre façon de voir le métier change en vieillissant.Maintenant, quand je vais voir des shows, j'apprécie davantage.Je sens beaucoup cette vitalité du théâtre, cette urgence que doivent avoir les comédiens quand ils habitent cette vie-là \u2014 ou cette mort-là \u2014 sur scène.J'aime mieux l'art quand il y a un commentaire, mais des fois, j'aime tout simplement me faire raconter une histoire.Je suis assez bon public.» Après l'avoir vue en fan désaxée dans Le Vent du Wyoming, en gitane idéaliste dans Lolita, en mère junkie dans L'Enfant-Problème et en victime d'inceste dans Je ne sais plus qui je suis, de Brigitte Haentjens, on s'est souvent imaginé Céline Bonnier en femme torturée, intense, heavy.Bref, un peu à l'image des personnages qu'elle incarne.Les rares « sorties » médiatiques de la comédienne ont rectifié cette impression, la montrant comme une femme entière, équilibrée et même plutôt lumineuse dans le regard qu'elle pose sur la vie.« Dans ma vie personnelle, je me remets de moins en moins en question, bien que j'aie une petite crise de temps en temps.» Même si elle a joué dans le marquant Hamlet-Machine monté par Brigitte Haentjens, qui abordait les questions de l'utilité de l'art et de l'isolement de l'artiste, ces graves interrogations n'empêchent pas la sereine comédienne de dormir.« L'art, ça n'a pas l'air d'être utile pour tout le monde, mais ça l'est pour moi.Ça me donne espoir dans la vie.Quand je suis allée voir Bowling for Columbine, par exemple, j'étais contente d'être dans un cinéma et non pas dans mon salon parce que je voyais que je n'étais pas seule à avoir besoin de vivre et de comprendre cette chose-là.» Quelques projets Plutôt grégaire, l'artiste ?Par moments, certainement.Il faut l'être un peu pour travailler comme elle le fait au collectif de création Momentum.Tout récemment, avec trois complices, elle participait à des « enlèvements artistiques » ! L'idée était de perpétrer un rapt contre deux membres-spectateurs de la compagnie.Quatre kidnappeurs masqués sont débarqués chez les « victimes », leur ont bandé les yeux, ont simulé une poursuite en voiture, lu des textes, gavé les « otages » de fondue et de belles paroles.Céline Bonnier raffole de ce genre d'initiatives peu médiatisées, mais combien exaltantes et nourrissantes.Si elle n'a pas l'intention de monter sur les planches avant 2004, elle ne boude quand même pas son plaisir et participe à des lectures publiques, à des ateliers du Centre des auteurs dramatiques, à des soirées de poésie (dont une avec Marcel Pomerlo, au studiothéâtre Stella Artois de la Place des Arts, le 29 janvier), au spectacle de clôture de Montréal en lumière, dirigé par Lorraine Pintal et Loui Maufette.On pourrait la revoir dans un autre « objet théâtral » signé Denis Marleau et dans une pièce en janvier 2004.Naturellement, elle continue d'être courtisée par le septième art et la télévision, mais on n'en saura pas plus tant que les contrats ne seront pas signés.Discrète, disait-on ?Les coups de coeur de Céline Bonnier > CINÉMA : Bowling for Columbine, un documentaire de Michael Moore > LITTÉRATURE : Robert des noms propres, d'Amélie Nothomb > DISQUE : La Vallée des réputations, de Jean Leloup > THÉÂTRE : La Bible , du Théâtre du Sous-Marin Jaune > ARCHITECTURE : La Sagrada Familia (et toute la production de Gaudi), à Barcelone Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Après l'année qu'elle a connue, Céline Bonnier mérite bien le repos qu'elle a décidé de s'accorder.Renseignements : (514) 496-4724 1 877 496-4724 www.Centredes Sciencesde Montréal.com Radio-Canada présente AU CENTRE DES SCIENCES DE MONTRÉAL Du 26 décembre 2002 au 5 janvier 2003 (relâche le 1er janvier) Passez derrière l'écran! DE LA GRANDE VISITE.Rencontrez vos vedettes préférées ! De 13 h à 16 h, Pascale Bélanger et Antoine Bertrand (Virginie), Étienne De Passilé (Watatatow), Stéphanie Vecchio (Chatouilles), Bianca Gervais (Le Monde de Charlotte), François-Étienne Paré (RDI Junior) et Raphaël Martini, Maude Provost et Julien Bernier-Pelletier (Ayoye) seront sur place.Votre admission à cet événement vous donne aussi accès aux autres activités du forfait EXPLORATION : · Eurêka! · Technocité · Communication techno cool ! · Ciné-jeu Immersion : REQUINS : Prédateurs ou proies ?· Le Château de Dynamo, nouvelle salle pour les 4 à 7 ans 3105629A 6LP0601D1228 D6 samedi 6LP0601D1228 ZALLCALL 67 19:50:19 12/27/02 B D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 DÉCEMBRE 2002 COWBOYS Suite de la page D1 Sans réinventer la roue au plan musical, ils tricotent un folk-rock enthousiaste teinté de musique traditionnelle \u2014 pensez à une forme actualisée de ce que faisait Paul Piché il y a 25 ans\u2014 capable de rassembler les gens.En fait, ils sont le chaînon manquant entre les cégépiens qui dansent sur les tables dans les boîtes à chanson et les adeptes de stage diving qui carburent au punk californien à la NOFX, Bad Religion et consorts.Comment parviennent-ils à faire vibrer autant de gens différents ?En se servant de leurs têtes et, surtout, de leur langue.Même quand ils chantent des niaiseries, les Cowboys Fringants soignent leurs textes.Détournant son regard de ses petits bobos personnels, Jean- François pose un regard lucide, ironique et ludique sur le monde.Maniant le joual, le sarcasme et l'humour franc comme Plume Latraverse et le commentaire politique comme Dédé Fortin, il pond des textes baveux qui sont de véritables encyclopédies de la culture populaire québécoise.Les deux pieds plantés dans le réel, il parle de sport, de filles et de gros chars.De bière, de pot et de rock'n'roll.D'amour et d'amitié, mais pas comme Céline ou Plamondon.De l'environnement, de la mondialisation et de la démocratie.Et de l'indépendance.Dans En berne, il se désole du naufrage de l'option souverainiste et de la social- démocratie.Dans la version scénique de Toune d'automne, le narrateur accueille sa petite soeur de retour d'un voyage au Canada en lui disant : « Jure-moé donc qu't'es pas devenue fédéraliste, ma p'tite crisse ! » Bref, il s'amuse, il provoque et réveille au passage une certaine idée de la québécitude, tout en se moquant de lui et de nous.La justice et le mot juste « Ça fait longtemps que je voulais écrire des chansons plus engagées, mais je n'étais pas satisfait des premières, expose Jean-François.J'avais plus de facilité avec les chansons à boire, humoristiques ou à personnage.J'avais des choses à dire, mais je n'arrivais pas à trouver les bons mots, à faire une bonne synthèse, un bon texte.Dans une chanson comme ça, il faut que les phrases soient punchées pour que le message passe.» Marie-Annick renchérit : « En ce moment, il y a énormément de bons musiciens et de bons compositeurs, mais très peu de bons auteurs, constate-t-elle.Le monde a de la misère à écrire des textes en français pour que ce soit beau, bon et intéressant.» Le réel talent d'écrivain de Jean-François constitue en effet un atout de taille pour ce jeune groupe en passe de devenir la voix de sa génération.Sans se prendre au sérieux, heureusement.« J'ai ma théorie là-dessus, avance Karl.Les gens s'identifient à nous et chantent les paroles de nos chansons parce qu'ils se disent tous que le groupe marcherait mieux s'ils étaient à ma place.Ils trouvent tous qu'ils ont une meilleure voix que moi.À la limite, si on pouvait avoir des versions karaoke de nos chansons, ce serait super.Je pourrais m'asseoir dans un L-Z-Boy avec une caisse de bière et un micro pour siffler.On va travailler le concept, d'ailleurs.» En attendant, un album live est prévu pour le printemps ou l'été 2003.Les coups de coeur de Marie-Annick Lépine > FILM : Québec-Montréal de Ricardo Trogi : « Parce que c'est un film à petit budget réussi avec de bons dialogues.Je me suis reconnue dans le vieux couple.» > MUSIQUE : Bumcello, au Festival international de jazz de Montréal : « L'utilisation qu'ils font de l'échantillonnage en direct m'a vraiment inspirée.Ils sont deux sur scène et, parfois, on dirait qu'ils sont 18.J'aimerais faire quelque chose comme ça un jour.> DISQUE : Petit Cosmonaute de Jérôme Minière : « Je trouve qu'il écrit bien.J'aime sa musique, parce que c'est plein même quand c'est vide.» Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Les Cowboys Fringants pondent des textes qui sont de véritables encyclopédies de la culture populaire québécoise et rejoignent ainsi un public très large.3106972A 6LP0701D1228 D-7 samedi - ARTS 6LP0701D1228 ZALLCALL 67 19:44:33 12/27/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 8 D É C EMB R E 2 0 0 2 D 7 3080710A LES CHOIX DU BABY-BOOMER Les légendes sont bien vivantes ALAIN DE REPENTIGNY BEAU RETOUR EN FORME de nos héros d'enfance et d'adolescence, en 2002.Pour un Paul Mc Cartney soporifique qui surfe encore et toujours sur ses années de jeunesse et chipote sur la paternité du répertoire Lennon-Mc Cartney, plein d'autres « légendes » s'activent, font des disques marquants et donnent des spectacles réjouissants.À tout seigneur tout honneur, le Boss occupe le premier rang de mon palmarès personnel.Moins pour son spectacle, dont la première n'était pas tout à fait au point l'été dernier, que pour The Rising, le meilleur album de l'année.Springsteen a réussi le tour de force de parler du 11 septembre sans tomber dans le piège de l'opportunisme ou du misérabilisme, mettant sa poésie au service de son humanisme.Et il a eu l'idée de génie d'en confier la réalisation à Brendan O'Brien qui a énergisé ses chansons à coup de petites trouvailles tout en mettant magnifiquement en évidence les couleurs et l'énergie du E Street Band.Un classique.On a bien hâte de le revoir le 19 avril au Centre Bell.J'ai longtemps hésité entre Springsteen et Bryan Ferry.Le disque de Ferry n'a pas la profondeur de The Rising, mais il mêle avec bonheur tout ce que le Britannique a fait de mieux en 30 ans de carrière, depuis des emprunts exquis à Dylan jusqu'à un bijou de chanson écrite avec Brian Eno.Son spectacle était encore meilleur, ludique, jouissif et pourtant d'une précision quasi parfaite qui respectait aussi bien les standards des années 1930 que le rock musclé de Roxy Music.Chapeau ! Dylan, lui, m'a vraiment accroché un sourire.Rien de moins qu'un délice musical ! Un Dylan qui s'investit généreusement dans sa musique, en complicité parfaite avec des musiciens de premier plan.On avait perdu l'habitude.Même félicité chez Rivard qui n'en était pourtant pas à son premier spectacle « intimiste ».Pour la musique, pour nous avoir fait redécouvrir Duncan de Paul Simon, pour l'humour souvent mordant et combien nécessaire de Rivard et, surtout, pour sa générosité.Exemplaire.Maintenant qu'on la voit dans les pubs et qu'on l'applaudit dans les enceintes sportives, on pourrait oublier ce qui a propulsé Diana Krall parmi les superstars : son talent et son naturel.Ce soir-là, son guitariste, essentiel pour la bossa à l'honneur dans The Look of Love, était indisposé et il a pris congé des 8000 spectateurs après trois pièces.Eh bien, Diana Krall a préféré en rire et a improvisé quand il le fallait, avec la complicité d'un public ébahi.Du grand art.Voici en vrac quelques autres coups de coeur qui n'ont malheureusement pu se glisser dans mon Top 5 : l'album (Up) et le spectacle de Peter Gabriel, le 28 novembre au Centre Bell, au service de la musique d'abord et avant tout ; le récital très décontracté de Marianne Faithfull, le 3 juillet, au Festival de jazz ; les p'tits derniers de Jean Leloup (La Vallée des réputations) et Jean-Louis Murat (Le Moujik et sa femme) qui, je le sens, n'ont pas fini de jouer dans ma tête ; et, enfin, le très énergique et tout aussi bordélique \u2014 c'était inévitable \u2014 Outrage aux Sinners que nous a proposé le Coup de coeur francophone, le 16 novembre, au Lion d'or.Le passé a de l'avenir.Photothèque La Presse © Bruce Springsteen a réussi le tour de force de parler du 11 septembre sans tomber dans le piège de l'opportunisme ou du misérabilisme, mettant sa poésie au service de son humanisme.Découvrez le magazine Ricardo En vente dès maintenant GOÛTEZ LA DIFFÉRENCE ! 3106945A 6LP0801D1228 6LP0801D1228 ZALLCALL 67 16:53:17 12/27/02 B D 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 8 D É C EMB R E 2 0 0 2 ALAIN PAIEMENT Revenu pour de bon JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale UN REVENANT, Alain Paiement ?Mais est-il seulement parti ?Lorsqu'on le questionne sur son exil volontaire en Europe, il hésite.Exilé, lui ?« Oui, c'est vrai que j'ai passé 10 ans sur les 20 derniers en Europe », admet-il.Mais c'était avec des pincements au coeur.« Et puis, je revenais à l'occasion.» Ceux qui « consommaient » occasionnellement les arts visuels au milieu des années 90 se souviendront vaguement de son t r a v a i l .Une image morcelée, une architecture déconstruite, des installations sop Paiement ?Un ingénieux photographe.Lui, il aime rappeler que c'est en peinture qu'il a débuté.Peu importe qu'il utilise un pinceau ou une caméra, ses réflexions sont picturales, précise- t-il.« Je joue avec la perception de la réalité.Photographe, peintre ?J'aime mieux le terme « plasticien ».Ce qui m'intéresse, c'est la pensée qui se fait dans le procédé, dans le savoir-faire.» L'an dernier, à la galerie Clark et sous un titre limpide (Refaire surface), il exposait en solo dans sa ville natale pour la première fois en sept ans.De vertigineuses vues en plongée.Puis, 2002 l'a confirmé comme un des plus vigoureux artistes « vivant et travaillant » à Montréal.Participation remarquée à la Biennale, importante mise au point à la galerie de l'UQAM, accompagnée de la première monographie consacrée à son travail.Enfin, le prix Louis-Comtois.Une année charnière ?« Et à bien des égards, constatet- il.J'ai eu une reconnaissance locale après une longue absence, puis il y a cet enfant qui s'en vient (son premier).J'ai toujours été en conflit avec le lieu où je me trouvais.Là, je me sens en paix.Je suis content d'être à Montréal.» Sans qu'il mette une croix sur sa passion pour les voyages, les années de pèlerinage sont chose du passé.L'oeuvre aux nombreux volets exposée à l'UQAM, Parages, dévoile d'ailleurs son nouveau nid vu du ciel, comme sur la lancée de Refaire surface.C'est là, dans cet appartement aux nombreuses pièces, qu'il file le bonheur, qu'il hume le présent et qu'il prépare l'avenir.Et c'est là qu'il a accepté de se livrer.Les lieux, un peu moins bien ordonnés et plus petits que sur pellicule, sont en réaménagement ; Paiement doit transformer son atelier en chambre de bébé.Le réaménagement de sa vie.Indissociables, sa vie et son oeuvre.L'auteure du catalogue Le Monde en chantier, Anne- Marie Ninacs, fondait justement son analyse sur ce constat.Montrer où on est, c'est aussi révéler où on en est, écrit-elle.« Je ne fais pas de statement, nuance pour sa part l'artiste.Je fais juste dire que je ne suis pas seulement de passage.» La chicane avec Montréal, c'est fini.Mouvements descriptifs Alain Paiement ne garde pas d'amertume sur ses années de galère.Mais il sait que rien n'est acquis, lui qui rappelle qu'après son expo au Musée d'art contemporain, en 1994, il a dû revendre son équipement photographique pour survivre.Découragé, il s'était poussé pour la deuxième fois en Europe.« La fuite », après « la gloire locale », résume-t-il.Là-bas, il a poursuivi sa route, prenant un projet à la fois, sans plan de carrière.Tout en gardant ses obsessions : l'exploration de l'espace architectural par une présentation frontale, aplatie.Et cartographiée selon de discrets collages.Le résultat est toujours étonnant : vue réaliste mais illusoire parce qu'impossible à capter en un seul clic.Plusieurs prises de vue.L'art de Paiement est basé sur ça : l'écoulement du temps.Rien d'inusité en photographie, direz-vous, dont le processus est lié à la durée.Mais pour celui qui a déjà décortiqué en mille images la Tour de l'horloge du Vieux-Montréal \u2014 l'oeuvre Dead on Time (Work in Progress), 1990 \u2014, cet intérêt dépasse la technique.Pour ce grand migrateur, le temps implique des déplacements.Visuels comme physiques.« Je fais presque de l'archéologie, je propose des mouvements descriptifs.Un balayage cartographique.» Dans Parages, la cartographie déborde de son logement.Le deuxième immense panneau est une représentation aussi détaillée du monde qui fourmille au rez-dechaussée de ce triplex du boulevard Saint-Laurent.En l'occurrence, une boulangerie.Et à l'extrémité gauche du panneau surgit la foule agitée de ce jour de juin.Partisans du football brésilien, les gens célébraient la victoire de la Seleçao en finale de la Coupe du monde 2002.Pour Alain Paiement, qui a tendu une perche au-dessus de la rue à partir de son balcon, cette vue très élargie du rez-de-chaussée lui a donné l'occasion de parler du temps de bien de façons.« La boulangerie comme symbole, dit-il.Le pain quotidien est un élément primitif, un témoin de la transformation de la matière organique.C'est un exemple d'une macroéconomie, artisanale, mise en danger par la mondialisation.» Ici, la mondialisation est illustrée par l'événement sportif.Le Mondial, que l'artiste avoue avoir suivi de près, est exploité au maximum en contraste avec la fabrication du pain : espace public / espace privé, travail versus fête, mais aussi petite et grande histoire.« Par son étendue, la composition évoque le tableau historique et contraste avec cet événement sans grande valeur », commente-t-il.Politisé, Alain Paiement dit l'être devenu en Europe.Dans sa démarche, il est rendu là, la scène de la boulangerie ayant déclenché quelque chose de plus social.Mais avant d'en voir les résultats, ce sont ses liens avec le milieu architectural qui seront encore exposés.Bénéficiant actuellement d'une résidence de création au Centre canadien d'architecture, il élabore un projet à partir des archives, qui sera dévoilé au printemps.Et puis, il espère concrétiser des pourparlers avec un bureau d'architectes.Un très gros, avance-t-il le plus secrètement possible.La quarantaine entamée, de retour pour de bon dans sa ville, Alain Paiement est-il enfin sorti de l'auberge ?L'année qui achève le laisse croire.Les coups de coeur d'Alain Paiement > CINÉMA : Bowling for Columbine, de Michael Moore > EXPO : Archéologie de l'imaginaire, Herzog & de Meuron, Centre canadien d'architecture > LIVRE : Anything, un essai tiré d'un colloque sur l'architecture, The MIT Press > MUSIQUE : Jump Leads, de Fila Brazilia > THÉÂTRE : L'Hiver de force, de Réjean Ducharme, TNM Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © L'année 2002 a confirmé Alain Paiement comme l'un des plus vigoureux artistes «vivant et travaillant » à Montréal.690, Sherbrooke O., Mtl.Métro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca LUILA MODE AU MASCUL IN LA MODE, LA VANITÉ ET L'IDÉAL MASCULIN, UN REGARD SUR TROIS SIÈCLES DU 17 MAI 2002 AU 5 JANVIER 2003 DERNIÈRE SEMAINE ! F.F.Rolland, Montréal, Québec, 1895, Les Archives photographiques Notman 3105880A RICHELIEU L'ART ET LE POUVOIR j u s q u ' a u 5 j a n v i e r 2 0 0 3 www.mbam.qc.ca Philippe de Champaigne, Triple portrait du cardinal de Richelieu (détail), 1642.© Londres, The National Gallery.Cette exposition est une coproduction du Musée des beaux-arts de Montréal et du Wallraf-Richartz-Museum - Fondation Corboud, de Cologne.AVEC LA COLLABORATION DE «Somptueux regard sur une éminence» Jérôme Delgado, La Presse, Montréal «Un seul regret, cette exposition remarquable ne viendra pas en France.» Anne Muratori-Philip, Le Figaro, France «Richelieu épate la galerie» Vincent Noce, Libération, France «.une exposition à la fois originale, panoramique et pleine de surprises, qui ne laisse personne indifférent.» John Russell, New York Times, New York Dernière chance.Plus qu'une semaine! 3100786A 6LP0901D1228 6LP0901D1228 ZALLCALL 67 16:32:18 12/27/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 8 D É C EMB R E 2 0 0 2 D 9 ROGER SINHA Heureux mélange des genres STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale « MA FEMME a peur qu'il devienne joueur de hockey ! » s'exclame en riant le chorégraphe montréalais Roger Sinha en parlant de son fils, Damien.Il est vrai que quand les parents sont tous deux danseurs.Le petit Damien a fait son entrée dans le monde en février dernier, quelques jours seulement avant la première de Loha et de Thok à l'Agora de la danse.Voilà peut-être la source du petit supplément d'âme qui planait dans la salle ce soir-là, quelque chose qui illuminait encore davantage la magnifique danse du chorégraphe, subtil mélange de danse cont e m p o r a i n e , d'arts martiaux et de Bharatanatyam.« J'ai quitté l'hôpital à 5 h du matin.Le lendemain, retour à l'hôpital, puis répétition générale, et retour à l'hôpital avant à l'Agora pour la première.Certainement la semaine la plus inoubliable de ma vie ! » avoue le chorégraphe d'un naturel intense.Né en Angleterre d'une mère arménienne et d'un père indien, Sinha, élevé au Canada à l'occidentale, aura longtemps honte de la couleur de sa peau, le racisme y étant pour quelque chose.Ceinture noire de karaté, formé en ballet et en danse contemporaine, il a 30 ans lorsqu'il pose le pied pour la première fois dans une classe de Bharatanatyam.Plonger ainsi au coeur de cet art lui permet non seulement de se réconcilier peu à peu avec ses racines, mais d'emprunter très librement au vocabulaire de cette danse classique indienne pour insuffler à ses créations une couleur à nulle autre pareille.Au fil des expérimentations, le vocabulaire indien se mêle à sa technique contemporaine, mais le duo Loha et le quatuor Thok (qui signifient respectivement « acier » et « peau » en bengali) marquent un passage important.Tout dans ces deux oeuvres éblouissantes et intenses, basées sur un vocabulaire riche et expressif, contribue à dépayser le spectateur, sans jamais tomber dans l'exotisme surranné.La chimie des corps Le travail tout en finesse de la tête, des bras, des doigts et des pieds, qui martèlent le sol selon des rythmes incroyables, coule de source dans les mouvements amples et profonds du torse et des hanches.La présence captivante de la danseuse Natasha Bakht nimbe Loha d'un charme tout particulier.Son énergie forte et fragile s'harmonise parfaitement avec celle plus dense de Sinha.Lorsqu'ils dansent à l'unisson, le temps semble suspendre son vol.Thok mise encore davantage sur cette chimie des corps qui se « parlent » et s'attirent.Maintenant que Sinha maîtrise ce mélange des genres, il désire changer de cap.Le chorégraphe de 43 ans travaille en ce moment sur une nouvelle oeuvre de groupe, moins abstraite et plus théâtrale, un style qu'il possède moins (on pense notamment à Glace noire, une oeuvre sur la drogue qui avait peu plu).« Quand je m'attaque à un thème fort et spécifique, on dirait que je n'arrive pas à le porter avec autant de conviction.J'espère vraiment m'améliorer avec l'aide d'un conseiller artistique.» L'oeuvre ramènera aussi la notion de risque.« Nous prenons tous des risques émotifs, explique-t-il, mais quand je mets une chemise trempée d'eau bouillante sur ma peau, dans Burning Skin par exemple, je prends un risque bien réel.Ma réflexion porte aussi sur le danger auquel on fait face quand on monte sur scène, sur celui qui règne dans notre société depuis le 11 septembre.» explique le chorégraphe, qui avoue que l'idée de risque artistique prend une autre dimension depuis qu'il a une petite famille.« Avant, toutes mes énergies étaient canalisées dans le travail, ajoute-t-il, mais maintenant, je pourrais tout quitter demain s'il ne me permettait plus de faire vivre ma famille.Je songe même à ne plus danser moi-même et à me concentrer sur la création, pour ne plus être obligé de m'absenter longtemps en tournée.» Les coups de coeur de Roger Sinha > LIVRE : The Poison Wood Bible, de Barbara Kingsglover > CINÉMA : The Believer, écrit et réalisé par Henry Bean > CINÉMA : The Lord Of The Rings - The Fellowship Of The Ring, du réalisateur Peter Jackson > DANSE : Odyssia, de la chorégraphe Irèni Stamou Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Le chorégraphe Roger Sinha voit les choses autrement depuis la naissance de son fils.Djembés (Tam Tam), objets, bijoux PORTES OUVERTES, ESSAI GRATUIT: 7 & 9 janv, 03 à 18h30 École de danses & de percussions africaines: Expositions, salle de spectacle, studio de répétition 910 Jean-Talon Est, métro Jean-Talon www.afrique-en-mouvement.ca Boutique: Centre d'arts africains : Danses africaines & Gumboots Percussions NOUVEAUTÉS: Danses: Baladi, Hip Hop, Salsa Artisanat & Chansons africaines (514) 270-6914 3105216A S.Cosgrove R.Richard J.-P.Riopelle 4, rue Saint-Paul Est Vieux-Montréal QC H2Y 1G1 (514) 393-1999 www.yveslaroche.com 3102270 Peintures: P.-V.Beaulieu L.Bellefleur Corno 3105849A 3105846A 6LP1001D1228 6LP1001D1228 ZALLCALL 67 18:48:31 12/27/02 B D10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 DÉCEMBRE 2002 LES DISQUES DE L'ANNÉE ANGLO FRANCO Orfèvres de la pop et du rock Les délires de Katerine tout en haut ALEXANDRE VIGNEAULT L'IMPRESSIONNANTE quantité de disques francophones parus en octobre et en novembre suffisait à créer un embouteillage monstre dans mon lecteur laser cet automne.Outre les Déry, Leloup, Muzion et quelques autres, on a eu droit à toute une série de chanteuses pop plus ou moins calquées sur le modèle « célinien ».Des brunes, des blondes et au moins une rousse.Elles s'appellent Cindy Daniel, Stéphanie Leblanc, Martine Bolduc, Ima, Marie-Pier Perreault ou Stéphanie Therrien.Jamais entendu parler ?Elles risquent fort de demeurer dans l'ombre en 2003, à moins que Natasha St-Pier et Gabrielle Destroismaisons se plantent.De l'autre côté de l'océan, ceux qui ne craquent pas pour les chanteurs en voix en provenance du Québec optent plutôt pour le « filet » de voix.On s'est extasié ici et là sur les Benjamin Biolay, Keren Ann, Julie B.Bonnie, Vincent Delerm et autres faiseurs de chanson, un peu déprimés.Permettez-moi de passer outre cette « nouvelle chanson française » pour m'extasier quelques instants sur de plus vieux routiers.Dick Annegarn m'a beaucoup impressionné avec Un' ombre, mais j'ai surtout craqué pour ce cher monsieur Katerine et les pissantes rêveries qu'il fait swinguer jusqu'au 8ème ciel.Sur fond de jazz, de funk, de pop, de drum'n bass léger et de musique électronique, il a peint une irrésistible bande dessinée onirique, psychédélique, comique, scatologique et névrotique.Supercalifragilistique expedelilicieux, rien de moins ! Sur L'Imprudence, Bashung propose un tout autre voyage.Une plongée en apnée dans tout ce que la noirceur a de lumineux.Détaché du rock, de la chanson, de tout ce qui ressemble à de la pop, il étend son territoire aux musiques contemporaines et (un peu) électroniques.Le voilà à l'avant-garde de tout ce qui se fait en chanson française.Son album est difficile à apprivoiser \u2014 ce n'est jamais le bon moment de l'écouter \u2014, mais tout simplement admirable.Sabot-de-Vénus, premier album d'Ève Cournoyer, se veut l'antidote à la pop conformiste et sans personnalité.L'inverse de toutes les chanteuses québécoises nommées plus haut.Farouchement indépendante, elle a enregistré son album toute seule dans son salon et même dans sa salle de bain.Résultat ?De la chanson urbaine, un peu bordélique, mordante et authentique sur le plan musical et poétique.La preuve qu'avec du talent et de la patience, on peut faire de petits miracles.Entre Le Moujik et sa femme, Murat choisit leur fille, c'est sûr.Plus libidineux que jamais, il se dit convaincu qu'il « vaut mieux jouir ici-bas » et « tenir le bonheur par la queue ».En voilà un qui sait « bander mou », comme dirait Dany Laferrière, puisqu'il réinvente un rock minimal et désabusé, qu'on savoure longuement.L'an 2002 appartient de toute évidence aux Cowboys Fringants.Break Syndical démontre 10 fois plutôt qu'une le pouvoir fédérateur d'une chanson sensée, sensible et bien construite.En dignes admirateurs de Plume, ils ont aussi compris qu'on peut baver tout le monde à condition de les faire rire.d'eux et des autres.Dans un palmarès de 10 échelons, il y aurait eu de la place pour les Vulgaires Machins (Aimer le mal), Martin Léon (Kiki BBQ), Yann Perreau (Western romance) et Jérôme Minière (Petit Cosmonaute).ALEXANDRE VIGNEAULT « LE ROCK n'était pas mort, il était juste ben saoul, écrasé dans un coin », m'a déjà expliqué le bassiste des Vipères, groupe de rock garage originaire de Québec.Hasard planifié ou coïncidence : depuis que la presse britannique s'est entichée des Strokes, à l'automne 2001, on s'est efforcé de faire croire à la résurrection du rock.D'une certaine façon, l'an 2002 fut rock.Des White Stripes aux Hives en passant par The Vines, Black Rebel Motorcycle Club ou Interpol, aux États-Unis, en Angleterre ou en Australie, des jeunes énervés ont décrété qu'il était encore cool d'empoigner une sixcordes et de faire des tounes de trois minutes et demie.Pendant quelque temps, j'ai suivi, galvanisé par ces décharges de guitares simples, directes et frénétiques.Après quelques mois, je suis retombé dans les bras d'orfèvres de la pop qui créent en marge des courants dominants, même s'ils gravissent parfois les échelons supérieurs des palmarès.En toute subjectivité, le deuxième album de Coldplay s'est lentement immiscé dans mon quotidien, jusqu'à devenir le plus important locataire de mon lecteur laser \u2014 avec celui de Jeszcze Raz, mais ça, c'est une autre histoire.Des mélodies apparemment inoffensives et des arrangements soignés qui s'imposent en douceur, un vague à l'âme réconfortant, tout ça assemblé sans faute de goût donne un rock à la fois intime, ambitieux et goûteux.Ne sachant plus trop quand espérer un nouvel album de Portishead, un solo (ou presque) de Beth Gibbons s'annonçait comme un succédané intéressant.Hors du cocon bleu gris tissé avec Geoff Barrows, l'envoûtante chanteuse a fait équipe avec Rustin Man (alias Paul Webb, anciennement de Talk Talk) et accouché d'un pur bijou.Loin de tout ce que Portishead a de glauque et de tendu, elle cale sa voix sur des mélodies cristallines, qui flirtent parfois avec un jazz quinquagénaire.Out Of Season est beau et frais comme un matin brumeux.Dans le sillage de Mutations, disque épuré paru en 1998, Beck a une fois de plus réinventé ses racines country-folk.Sauf que sur Sea Change, il transmute un immense chagrin d'amour en une pop élégante où coulent les violons, l'harmonica et une voix profondément blessée.Rien pour mettre de la joie dans les chaumières.Son disque serait plutôt à classer parmi ceux qu'on écoute le soir, toutes lumières éteintes.Comme le dernier album de Sinéad O'Connor, d'ailleurs, où elle ranime avec brio de vieilles chansons irlandaises.Quinze ans après The Lion & The Cobra, je n'y peux rien, je trouve encore qu'elle possède l'une des voix les plus bouleversantes de la planète pop.Dans le genre mollo, le deuxième disque du poète acadien Fredric Gary Comeau (Hungry Ghosts), se compare aisément à tous les autres susmentionnés.Puisqu'on a souvent besoin d'un coup de pied dans le derrière pour faire le ménage, j'opte plutôt pour Queens Of The Stone Age.Dans le genre rock lourd et intelligent \u2014 un créneau dans lequel System Of A Down s'est aussi démarqué cette année, avec Steal This Album \u2014 leur Songs for the Deaf a de quoi combler les oreilles exigeantes qui ont aussi envie de planer.Photothèque La Presse Quelques-uns de nos coups de coeur (dans le sens des aiguilles d'une montre) : Coldplay, Ève Cournoyer, Wayne Shorter, Sinéad O'Connor et Ruben Blades.JAZZ MUSIQUES DU MONDE D'abord l'Europe Plus mondialisées que jamais ALAIN BRUNET 2002 A-T-ELLE été une bonne et heureuse année de jazz ?Pas mal, somme toute.Évidemment, il m'apparaît impossible de recenser tout ce qui s'est concocté sur la planète jazz, ses réseaux ne cessant de se multiplier.Mais bon.allons-y de ces coups de coeur.Plusieurs expressions européennes ont marqué l'année qui s'achève, plus spécialement au plan de la singularité et du raffinement.La Suissesse Suzanne Abbuehl a écrit à elle seule un chapitre entier de chant jazz au féminin.April est un grand disque de jazz (jazz de chambre, dans le cas qui nous occupe), révélant une voix simple et pure qui se fond dans un environnement sonore des plus intimes, explorant un répertoire profondément original, mettant en relief des poésies propices au sens, propices au son.D'Oslo, le guitariste Eivind Aarset a installé son poste d'observation au confluent de la musique électronique et du jazz joués en temps réel, produisant à mon sens le plus solide et le plus concluant des amalgames cette année.Le deuxième volet de sa formation Électronique noire a, d'ailleurs, été magnifiquement rendu au Gesù en juillet dernier.Le même Gesù nous a révélé un pianiste exceptionnel, le plus prometteur qu'il m'ait été donné d'observer en 2002 : fluide, rapide, souple, usant de brillants concepts harmoniques, Baptiste Trotignon a l'étoffe des grands.On imagine sa cote monter à la hauteur d'autres révélations européennes, tels son compatriote Jean-Michel Pilc ou le Suédois Esbjörn Svensson.Le jazz des aînés peut radoter, on en convient, mais il se trouve des créateurs pour nous rappeler que l'âge avancé n'est pas toujours synonyme de réminiscence ou de redondance.Mort au début de décembre, Mal Waldron nous avait enregistré cette année un fabuleux testament pianistique avec l'aide du contrebassiste Jean- Jacques Avenel et du saxophoniste Steve Lacy.Jusqu'à la fin, le pianiste aura manifesté une musicalité exceptionnelle, doublée d'un sens de l'aventure hors du commun.Chacune des pièces de One More Time est une histoire en soi, chacune témoigne de superbes explorations harmoniques à travers d'aussi splendides progressions dramatiques.Enfin, en 2002, on a évoqué sur disque le meilleur concert de jazz livré en 2001.Trop souvent enclin à un certain mutisme sur scène, le saxophoniste virtuose et compositeur d'exception Wayne Shorter a donné le meilleur de lui-même, appuyé par une formation acoustique d'un niveau exceptionnel.Challengé à chaque mesure par le pianiste Danilo Perez, le contrebassiste John Paticucci et le batteur Brian Blade, il nous avait comblés de cohérence et de créativité, puisant dans son passé, son présent et son avenir.En témoigne ce Footprints Live, dont le seul défaut est de n'avoir pas livré un seul extrait de la mémorable escale montréalaise (au Festival international de jazz de Montréal) de cette tournée immortalisée sur disque.ALAIN BRUNET PLUS QUE jamais en 2002, la mondialisation des patrimoines musicaux et leurs actualisations récentes nous auront plongés dans un ensemble infini de découvertes que cette humble sélection ne prétend pas résumer.Ce qui ne vous empêchera pas d'apprécier les disques ici sélectionnés.Au chapitre des grandes traditions, la Pakistanaise Abida Parveen s'est révélée à une couche supplémentaire de mélomanes occidentaux dont je suis.La maîtrise dont fait preuve cette chanteuse exceptionnelle, la presque transe que suscitent ses emportements vocaux, la spiritualité qui se dégage des textes soufis qu'elle interprète passionnément, la capacité de la dame à fédérer l'excellence musicale de la Grande Inde d'avant les clivages ethno-politico-religieux, son pouvoir d'abandon, son indéniable puissance sont autant de facteurs qui me mènent à vous recommander Visal, un disque tout simplement exceptionnel.Autre disque de haute tenue, le Mundo de Ruben Blades est le deuxième d'une phase de grande maîtrise.Après nous avoir renversés avec Tiempos, le « Newyoricain » d'origine panaméenne en remet avec un disque d'ouverture sur les cultures ayant traversé la chanson latino-américaine, du flamenco andalou au folklore celte ! Ses collaborateurs de l'ensemble Editus et autres nombreux invités ont ainsi contribué à une oeuvre véritable, suite d'aventures orchestrales qui pourrait bien acquérir le statut de classique.La renaissance de l'afrobeat, un style lancé par le Nigerian Fela Anikulapo Kuti au tournant des années 70, a connu des moments de grâce lors des séances d'enregistrement de la compilation Red Hot + Riot, dont les recettes servent à la recherche sur le sida \u2014 dont est mort Fela.Participent à ce grand disque de groove la fine fleur de la culture afro-américaine (D'Angelo, Macy Gray, Me Shell Ndegéocello, Blackalicious, Talib Kweli, Roy Hargrove, etc.), la descendance Anikulapo Kuti (Femi, Funke, Yeni), sans compter l'Afro-Britannique Sade Adu, les Africains Cheikh Lô, Ray Lema, Baaba Maal et autres Tony Allen.Paysan du Wassoulou transplanté à Bamako, où il a longtemps survécu en y conduisant des autocars, le Malien Issa Bagayogo est devenu « Techno Issa », un surnom en phase avec ses actualisations patrimoniales.Non seulement ce quadragénaire manie-t-il habilement le kamalé ngoni, harpe- luth à six cordes montée sur une tige de bambou et une calebasse, mais encore s'est-il frotté aux nouvelles technologies pour ainsi moderniser son folklore.Enfin, le Cubain X Alfonso nous a donné un aperçu fascinant de ce qui s'imaginera à La Havane en cette ère numérique.Son hommage rendu au mythique Beny Moré, chanteur des chanteurs dans l'île de la musique (1919-1963), s'avère à la fois un projet de recherche électroacoustique, une aventure de groove, une mixture idéale de cultures et d'époques.Le boléro y devient hip hop, le hip hop s'y transforme en rumba, la rumba se mue en techno, voilà autant d'ingrédients révélateurs d'un disque fondateur.Voir Électro & Hip Hop en page D12 6DU1101D1228 ARTS SPECTACLES¸ 6DU1101D1228 ZALLCALL 67 23:26:26 12/27/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 DÉCEMBRE 2002 D 1 1 Programme de location des Services financiers Hyundai pour une Accent GS 3 portes 2003 neuve, PDSF à partir de 12 395 $; une Elantra GL 2003 neuve, PDSF à partir de 15 295 $; une Sonata GL 2003 neuve, PDSF à partir de 21 595 $; une Tiburon 2003 neuve, PDSF à partir de 19 995 $; un Santa Fe GL 4 cyl.2003 neuf à traction avant, PDSF à partir de 21 050 $.Taux d'intérêt annuel de 3,50 %/3,01 %/3,27 %/6,28 %/5,38 %, mensualités de 159 $/199 $/279 $/299 $/229 $ pour 60/60/48/48/48 mois, sans obligation au terme du contrat de location.Coût total de location de 9540 $/11 940 $/ 13 392 $/14 352 $/10 992 $.Option d'achat de 5011 $/5552 $/10 282 $/10 080 $/10 092 $.Comptant de 0 $/0 $/0 $/0 $/2995 $, première mensualité exigée.Dépôt de sécurité de 0 $ pour tous les modèles.Frais de transport et de préparation inclus pour les Accent, Elantra et Tiburon, en sus pour les Sonata et Santa Fe.Taxes, frais d'immatriculation et frais d'acquisition de location de 350 $ en sus.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.PDSF d'une Accent GS 3 portes 2003 à partir de 12 395 $; d'une Elantra GL 2003 à partir de 15 295 $; d'une Sonata GL 2003 à partir de 21 595 $; d'une Tiburon 2003 à partir de 19 995 $; d'un Santa Fe GL 4 cyl.2003 à traction avant à partir de 21 050 $.Frais de transport, d'immatriculation, de préparation et taxes en sus des PDSF.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.\u2020Aucun paiement pour 90 jours pour le financement à l'achat de tous modèles.Aucuns frais d'intérêt pour les premiers 60 jours à partir de la date de prise de possession du véhicule par son propriétaire.Après 60 jours, les intérêts commencent à s'accumuler et l'acheteur doit payer ensuite mensuellement le capital et les intérêts pour la période stipulée au contrat.Taux annuel de financement à l'achat de 0 % pour tous les modèles Accent 2003, certains modèles Tiburon 2003 sélectionnés et tous les Santa Fe 2003 pour 24 ou 36 mois et jusqu'à 48 mois pour les berlines Elantra 2003 et Sonata 2003.Exemple de financement : 10 000 $ à un taux annuel de 0 %/0 % équivaut à des mensualités de 277,80 $/208,33 $ pour 36/48 mois.Coût de prêt de 0 $/0 $, pour une obligation totale de 10 000 $/10 000 $.Les offres de location et de financement à l'achat sont d'une durée limitée, sur approbation du crédit, et ne peuvent être combinées à aucune autre offre.Voir le concessionnaire pour les détails.\u2020\u2020Source : A.F.I.A.C., ventes de janvier à octobre 2002.159$ 0$ PAR MOIS/ 60 MOIS LOUEZ À PARTIR DE TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS.DE COMPTANT 0$ DE DÉPÔT DE SÉCURITÉ 199$ 0$ PAR MOIS/ 60 MOIS LOUEZ À PARTIR DE TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS.DE COMPTANT 0$ DE DÉPÔT DE SÉCURITÉ 279$ 0$ PAR MOIS/ 48 MOIS LOUEZ À PARTIR DE DE COMPTANT 0$ DE DÉPÔT DE SÉCURITÉ 299$ 0$ PAR MOIS/ 48 MOIS LOUEZ À PARTIR DE DE COMPTANT 0$ DE DÉPÔT DE SÉCURITÉ 229$ PAR MOIS/ 48 MOIS LOUEZ À PARTIR DE 0$ DE DÉPÔT DE SÉCURITÉ LE SOLDE DES FÊTES BAT SON PLEIN! 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\u2014 le meilleur est à souhaiter pour 2003.Décloisonnement Côté hip hop, le mot d'ordre était « décloisonnement ».Si l'année 2002 a d'abord été celle des producteurs (The Neptunes et Timbaland en tête), musicalement, l'Amérique rap s'imprègne d'influences rock, funk, jazz, électronique, soul, à tel point qu'on a désormais du mal à différencier ces genres.Tant mieux : le hip hop est probablement le domaine musical le plus progressif de l'heure.Mentions très spéciales à Missy E, dont le dernier album, Under Construction, mérite de figurer sur ce Top 5 pour sa production avant-gardiste (Timbaland), idem pour The Roots, Talib Kweli, Antipop Consortium.Enfin, en 2002, les voix féminines (Missy E, Tweet, India.arie.) ont introduit un son plus audacieux.Notre coup de coeur ?L'album de la jeune Britannique Ms.Dynamite.Essentiel.Enfin, impossible de passer sous silence Eminem, qui a outrageusement dominé l'année hip hop avec la parution l'été dernier de The Eminem Show (6e meilleur vendeur anglo de l'année au Québec, 600 000 exemplaires vendus au pays, meilleur vendeur de l'année aux États-Unis avec six millions d'exemplaires écoulés) et le film dans lequel il défend, avec conviction, le rôle principal (8 Mile).Et tout ça sans faire de scandales ! Photothèque PIERRE CÔTÉ, La Presse © Avec My Way, Marc Leclerc, alias Akufen, a réussi un brillant alliage de sophistication et de grooves accessibles qui représentent la frange la plus à gauche du panorama de la musique électronique.1 1 ALL THE THINGS SHE SAID T.A.T.U.6 2 JENNY FROM THE BLOCK JENNIFER LOPEZ 5 3 I'M WITH YOU AVRIL LAVIGNE 2 4 LOSE YOURSELF EMINEM 3 5 I'M GONNA GETCHA GOOD SHANIA TWAIN 7 6 IN THIS LIFE CHANTAL KREVIAZUK 4 7 DIE ANOTHER DAY MADONNA 10 8 BEAUTIFUL CHRISTINA AGUILERA 8 9 INNOCENT OUR LADY PEACE 12 10 DISEASE MATCHBOX TWENTY 9 11 ELECTRICAL STORM U2 14 12 MISUNDERSTOOD BON JOVI 11 13 BY MYSELF ROCH VOISINE 17 14 FEEL ROBBIE WILLIAMS 16 15 COME INTO MY WORLD KYLIE MINOGUE 13 16 I AM MINE PEARL JAM 19 17 I'M STILL HERE JOHN RZEZNIK 15 18 THE GAME OF LOVE SANTANA feat.MICHELLE BRANCH 18 19 DON'T STOP ROLLING STONES 20 20 HEY SEXY LADY SHAGGY SEMAINE DERNIÈRE CETTE SEMAINE TOP 20 ANGLOPHONE TOP 10 FRANCOPHONE Le grand décompte énergie anglophone demain de 10 h à midi avec Anne-Marie Withenshaw et P.Y.Le grand décompte énergie francophone demain de 18 h à 19 h avec Mélanie Gagné GaGNez un des 3 DVD des \u201cGRANDES GUEULES LE SHOW\u201c Complétez ce coupon et postez-le à énergie 94.3.Tirage le vendredi 3 janvier 2003.Visitez : radioenergie.com ou cyberpresse.ca Nom: Adresse : Tél.: Cochez cette case si vous ne désirez pas profiter d'offres promotionnelles.Postez à : Concours \u201c DVD Grandes Gueules \u201c, 1717, boulevard René-Lévesque Est, bureau 120, Montréal (Québec) H2L 4T9 (règlements disponibles à énergie 94.3, fac similés non acceptés) 1 1 ON FAIT C'QU'ON AIME LES RESPECTABLES 4 2 LA BALLADE À TORONTO JEAN LELOUP 2 3 MAO BOY! INDOCHINE 6 4 DEPUIS MARC DÉRY 5 5 MON ROI MITSOU 3 6 DANS TON CIEL MARIE-CHANTAL TOUPIN 8 7 MON PLUS BEAU RÊVE JONATHAN ET ÉLOI PAINCHAUD 10 8 L'HIVER APPROCHE LES COWBOYS FRINGUANTS 11 9 DEPUIS QUE T'ES PARTI BRUNO PELLETIER 7 10 DANS UN SPOUTNIK DANIEL BÉLANGER SEMAINE DERNIÈRE CETTE SEMAINE À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) Auj., 15h et 20h ; dim., 15h, Scrooge, conte fantaisiste tiré de A Christmas Carol, de Charles Dickens.Adapt.de Jean-Guy Legault.Avec Marc Bélanger, Geneviève Bélisle, Vincent Bilodeau, Simon Boudreault, Jean-Marc Dalphond, Nancy Gauthier, Joël Melançon, Anne Paquet, Pascal Parent, Catherine Ruel, Gabriel Sabourin, Geneviève Simard et Blaise Tardif.THÉÂTRE DE MARIEVILLE Auj., 13h30, Noël au monastère, de Serge Turbide.Avec Jean Faber, Claude Steben, Serge Turbide, Septimiu Sever et Mario Lejeune.Pour enfants MAISON DES ARTS DE LAVAL (1395, boul.de la Concorde O., Laval) Dim.et lun., 15h, Le Nombril, idée originale de Jean Cummings et Hélène Ducharme.Mise en scène de Sylvain Massé(marionnettes).THÉA« TRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Dim., 15h30, Jeux de rêves.Présentation du Théâtre Sans Fil.(6 ans et plus) THÉÂTRE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Auj.et dim., 14h, Macaroni tout garni (3 à 7 ans) Danse PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Auj., dim.et lun., 14h, Casse-Noisette, chorégraphie de Fernand Nault.Musique de Tchaïkovski.Musique PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Mer., 14h30, Orchestre Strauss de Montréal.Dir.Manuel Hernandez Silva.Ursula Targler, soprano, Tomasz Janczak, ténor, et danseurs de ballet.Hommage à Vienne.Variétés USINE C(1345, av.Lalonde) Ven., 19h30, Élément Cirque.CASINO DE MONTRÉAL Viva Casino ! : 21h.sauf lun.CABARET MUSIC-HALL (2111, St-Laurent) Auj., 19h ; dim.et lun., 20h30, Le Joyeux Noël brun des Denis Drolet.CLUB SODA (1225, St-Laurent) Auj., 21h, Mes Aïeux.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 21h, DJ Bobo la gachette et DJ Carcajou.BALATTOU (4372, St-Laurent) Mar., dès 21h, réveillon Trop piquant tropical.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., dim.et mar., dès 20h, Yanik Pépin et Félix Leroux.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., lun.et mar., dès 20h, groupe ALAIN-François et Gilbert Lauzon.LE LION D'OR (1676, Ontario E.) Auj., 20h, 3 Briques dans un coffre àgants , avec Mathieu Leduc, Jean-Dominic Leduc, Vincent Piétracoup, Éric Shaw et Joël Montpetit.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj.et mar., Michel Lévesque et Richard Lachapelle ; jeu.et ven., Michel Lévesque et René Buisson : 21h.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj.et mar., 22h, Marie-France.L'INTER POOL (10215, St-Laurent) Mar., 22h, The Ramblers.ALIZÉ (900, Ontario E.) Auj., Extreme Suprime Science ; dim., Syncronicity : dès 21h ; mar., 22h, la famille Zon.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, Jean Viau ; dim., 21h, Rocky Chouinard ; lun., 21h30, Tomas Jensen.PUB ST.PAUL (1224, St-Paul E.) Auj., 20h, groupe Zone51.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., dès 17h, Quartette Joito ; mar., dès minuit, Dave Turner, Greg Amirault et Andre White.AILLEURS (2316, Beaubien E.) Jeu., 20h, Julie Salvador.O PATRO VYS (356, Mont-Royal E.) Auj., 21h, Nancy Martienz, Tim Jackson, sakip Bey et Jim Hillman ; mar., 22h, les Séquelles.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., Chris Millington ; mar., Beau Kavanagh et The Boken Hearted : dès 21h.SALLE ANDRÉ-MATHIEU (475, boul.de l'Avenir, Laval) Auj., dim.et lun., 15h et 19h, Alain Choquette.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Benoit Paquette.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, Galt O., Sherbrooke) Auj., 20h30, les Tubes.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL (185, Ste-Catherine O.) Expositions Sam Taylor-Wood, Le corps et ses absences, Place àla magie ! Les années 40, 50 et 60 au Québec et Nadine Norman - Je suis disponible.Et vous ?.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380, Sherbrooke O.) Expositions Richelieu : l'art et le pouvoir, Regards sur l'itinérance : le baroque revisité par des adolescents , Jessica Diamond, Éros, et OEuvres gravées de Rembrandt de la collection du Musée des beaux-arts du Canada.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin.Du mar.au dim., de 11h à 17h.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baille) Expositions Lumière artificielle et Herzog & de Meuron : Archéologie de l'imaginaire.Du mar.au dim., de 11h à 18h ; jeu., de 11h à 21h.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, boul.de Maisonneuve E.) Exposition Signé Lenica - Affiches de cinéma.Du mar.au ven., de 12h à 21h ; sam.et dim., de 17h à 21h.ESPACE VOX (350, St-Paul E.) OEuvres de Vera Greenwood et Pascal Grandmaison.GALERIE CRÉATIV'ART (880, Henri-Bourassa E.) Petits formats.Mer., jeu., de 12h à 21h ; ven., sam., de 12h à 17h.GALERIE D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Auj., de 11h à 17h ; lun., mar., de 10h à 18h, oeuvres d'Armand Tatossian R.C.A.GALERIE D'AVIGNON (102, Laurier O.) OEuvres de Janice Mason Steeves, Henry W.Jones, Aaron Fink, Léa Rivière et Catherine Young Bates.GALERIE DES ARTISANS DU MEUBLE QUÉBÉCOIS (88, St-Paul E.) Exposition Noël 2002 - Scènes de Nativité - Jésus de cire - Villages de Noël.Du lun.au ven., de 10h à 17h ; sam., dim., de 13h à 17h.GALERIE BRIGITTE DESROCHES (2110, Crescent) Oeuvres de L.Ayotte, Beaulieu, S.Cosgrove, J.-P.Lemieux, H.Masson, R.Mount, R.Richard, G.Roberts et A.Rousseau.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Photographies d'Allan Edgar.Du mar.au ven., de 13h à 18h ; sam., dim., de 13h à 16h.GALERIE ENTRE CADRE (4897, St-Laurent) Exposition Nature.humaine, sculptures et peintures de Louiselle Tanguay.GALERIE ESPACE VERRE (1200, Mill) Oeuvres de Bruno Andrus, Gérald Collard, Laura Donefer, Susan Edgerley, Michèle Lapointe, Michel Leclerc, Élisabeth Marier, Mario Paré, Donald Robertson, John Paul Robinson, Paul Schwieder et Michel Vincent.Du lun.au ven., de 9h à 17h.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) OEuvres de Chantale Jean, Paule Lagacé, Marie-Andrée Leblond, Patrick Rodrigue, Pierre Tougas, Andrée Vézina, Yu Xiaotang, Lucienne Zegray et Francine Laurin.Jusqu'au 31 décembre.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Oeuvres de Frank Temi, Karoly Szert et Albric Soly.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) OEuvres de J.C.Mayodon et Barbara Mc Givern.Jusqu'au 31 décembre.GALERIE 1637 (1637, Sherbrooke O.) Exposition Premier plaisir de Noël.GALERIE CLAUDE THÉBERGE (2018, St-Hubert) OEuvres de Claude Théberge.Du mar.au ven., de 14h à 18h ; sam., dim., de 13h à 17h.GALERIE TM (460, Ste-Catherine O., espace 300) Exposition Requiem, oeuvres de Carla B.Guttmann.Du mer.au sam., de 12h à 17h.(Fermé du 25 décembre au 7 janvier).GALERIE TURENNE INC.(1474, Sherbrooke O.) Peintures de P.G.Dubois et tableaux anciens.GALERIE ZEKE (3955, St-Laurent) Oeuvres d'Antoine Claes.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART (1460, Sherbrooke O.) Sculptures Inuit.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) OEuvres de Lacroix, Nadeau, Morency et Anait.Du lun.au sam., de 10h à 18h ; dim., de 12h à 17h.Jusqu'au 30 décembre. 6LP1301D1228 6LP1301D1228 ZALLCALL 67 18:39:23 12/27/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 DÉCEMBRE 2002 D13 LA BOTTINE SOURIANTE Dernier tour de magie «bottinienne »?ALEXANDRE VIGNEAULT « Êtes-vous prêts à vous brasser le patrimoine ?» a lancé Yves Lambert à environ 1000 personnes venues brûler leur trop-plein de tourtière au Spectrum.Jeudi soir, comme chaque année depuis presque 10 ans, le groupe québécois s'illustrant le plus hors du Québec entreprenait la dernière partie de sa tournée du temps des Fêtes.La série de concerts revêt un intérêt particulier, puisqu'il s'agit du dernier tour de piste de deux piliers de la Bottine Souriante : Michel Bordeleau et Yves Lambert.Venus en couple ou en troupe \u2014 plus on est de fous, plus on rit \u2014 les fans du groupe n'ont pas attendu la permission du sympathique monsieur Lambert pour swinguer.Le parterre grouillant de monde s'est mis en danser dès le Medley des éboulements, première chanson d'une longue et enthousiasmante soirée.Quant aux gars de la Bottine, ils auront sans doute le coeur gros sur le coup de minuit, mardi prochain, mais ils semblaient déterminés à prendre leur pied jusqu'à la fin.Même s'il avait l'air un peu fatigué, Yves Lambert a mordu à pleines dents dans ses chansons à répondre.Michel Bordeleau, souriant malgré plusieurs ennuis techniques, semblait d'humeur légère et affichait son plaisir.Tout comme les sept autres.Toute la bande avait laissé ses problèmes dans la loge, pour laisser parler la musique.Puisque la tournée actuelle s'appelle Anthologie, la Bottine a fait un tour d'horizon de son répertoire.De Cordial, son dernier disque studio, à des chansons datant du début des années 1980, l'époque d'André Marchand, comme La Ziguezon (réenregistrée en 2001 sous le titre Le P'tit Porte-clés).Le violoniste André Brunet a chanté La Parenté, tandis que Michel Bordeleau a notamment porté l'excellente Martin de la chasse-galerie.Les incontournables étaient bien sûr au programme.La foule s'est levée d'un bond, à la demande d'Yves Lambert, pour danser sur La Poule à Colin (Le Lanlire), « l'hymne païen » le plus célèbre de la Bottine.Puis on a eu notre dose de reels : celui de Pointe-au-Pic (excellent !), celui de Jos Cormier et celui des quatre fers en l'air.L'un des grands moments de la première partie du concert fut sans aucun doute le Set à Ubert, où les cuivres (Jean Fréchette, André Verreault, Robert Ellis et Jocelyn Lapointe) s'en sont donné à coeur joie.Comme c'est la coutume aussi, la danseuse Sandy Silva a ajouté son coup de talon à la solide rythmique de Michel Bordeleau.En deuxième partie, on a fait un petit tour dans le Paris métissé d'aujourd'hui avec leur version arabisante de Dans Paris y'a une brune.Ensuite, ce fut La Grondeuse.« Quand on joue pour les Anglais, on l'appelle The Grondeuse, a précisé Yves Lambert.Ils ne comprennent rien pareil ! » Nous non plus d'ailleurs.Puis, il a invité Lucifer à descendre sur terre pour faire le ménage parmi les politiciens véreux, les banquiers trop gourmands et ceux qui copient des fichiers mp3 sans payer.Prélude bien sûr à leur version moderne du Démon sort de l'enfer, qu'Oscar Thiffault a lui aussi chanté jadis.La table était mise pour une longue veillée ! La magie « bottinienne » agit encore une fois, n'en doutez pas.Même que ça rend un peu triste de savoir que le groupe s'apprête à tourner une page importante de son histoire.Du moins, Michel Bordeleau et Yves Lambert pourront rentrer à la maison avec le sentiment du devoir accompli.Leur vision éclatée et enlevante de la musique traditionnelle a été amplement célébrée ici et à l'étranger.En plus, elle a fait des petits, dont Les Batinses, qui portent le flambeau avec imagination et talent.Une nouvelle vie commence pour la Bottine au lendemain du jour de l'An.Un gros défi attend Régent Archambault, Jean Fréchette, André Verreault, Robert Ellis, Jocelyn Lapointe, André Brunet et Pierre Bélisle.Un défi encore plus grand attend ceux qui remplaceront les démissionnaires.Porter le chapeau d'Yves Lambert et chausser les souliers de Michel Bordeleau n'est pas une mince affaire.LA BOTTINE SOURIANTE, au Spectrum jusqu'au 31 décembre (à guichets fermés) Photo MARTIN CHAMBERLAND © Toute la bande de la Bottine Souriante avait laissé ses problèmes dans la loge jeudi soir pour laisser parler la musique.On voit ici Yves Lambert, Sandy Silva et André Brunet.EXPOSITION Rencontre gourmande avec Massimo Guerrera NICOLE ALLARD Le Soleil J'AI RENCONTRÉ Massimo Guerrera il y a 10 ans en cherchant à documenter sa démarche de jeune artiste prometteur.Aurais-je pu imaginer que son discours d'alors sur les nourritures terrestres, thème emprunté aux célèbres écrits d'André Gide, laissait présager l'expérience de Darboral ?L'art de Massimo Guerrera se situe quelque part entre l'installation, la performance et le happening.Ses sujets de prédilection : vous et moi, quiconque ose s'aventurer dans l'étrange atelier-laboratoire qu'il aménage depuis quelques semaines au Musée du Québec.Non que nous y soyons réduits à l'état de cobayes, mais nous sommes avalés, absorbés, digérés subrepticement et sans douleur dans ce qu'il nomme son « corps-maison ».Une « plate-forme poétique » ouverte à tous vents qui se meuble, s'enrichit et se transforme au gré des nombreuses allées et venues.Même si je connaissais un peu la teneur de ce projet expérimental amorcé en 1999 et présenté pour la première fois à Québec, la vue des contenants de plastique empilés, des feuilles d'isolant styrofoam appuyées aux murs, les mille et un objets aux formes incertaines jonchant le sol, les plats et récipients de toutes sortes où gisent des restes de nourriture (fruits, noyaux, pépins, etc.) m'indiquent que j'ai dû manquer quelque banquet que l'on s'apprête à desservir.Mais l'artiste, en hôte attentionné, me rassure.Tout ce désordre est voulu.Il est le fait du public invité à manger, discuter et qui, même en son absence, se rend complice de l'« oeuvre » en jouant avec l'espace, en manipulant son contenu hétéroclite et parfois en inventant des gestes dont les traces sont conservées.Tout en déambulant sur les tapis moelleux, il me désigne des modelages, moulages ou autres sculptures de plâtre, de céramique, de cire et de pâte d'amande rappelant quelques organes du corps humain.Ici, la forme biomorphique est née d'un serrement de la main dans la matière molle ; là, de la pose d'un pied.Ailleurs, comme dans ce pouf hérissé de noyaux d'olives, résidus de repas anciens, c'est l'empreinte d'une étreinte.Avec des nouilles alphabet, quelqu'un a même écrit un poème.Un autre a dessiné les volutes d'un mandala avec des écales d'arachide et des noyaux de pêche.Et ce faux gâteau de silicone trônant sur une table qui attise ma faim de son onctueux crémage synthétique.« J'utilise la métaphore de la nourriture pour mettre en forme et rendre tangible le fonctionnement du corps psychologique, psychique ou émotif dans ses rapports d'ouverture et de fermeture avec les autres, m'explique-t-il.J'essaie de montrer que ce qui s'inscrit dans la matière s'inscrit aussi dans la matière psychique.» À la fin, bien assise sur les coussins douillets à la recherche d'indices révélateurs dans les albums de dessins et de photos où sont consignées les archives de rencontres antérieures et les pensées qu'elles ont fait naître à l'artiste au jour le jour, je tombe sur ce passage : « Darboral est une cosmologie à dimension variable, une cuisine de pâte-parole qui essaie d'être attentive à tous les êtres et éléments qui la foulent et la traversent.» DARBORAL, de Massimo Guerrera, jusqu'au 12 janvier 2003 au Musée du Québec.Photo MARTIN CHAMBERLAND © Le nouveau duo Les Denis Drolet, qui repousse les frontières de l'humour absurde, présentait jeudi la première de ses cinq soirées du temps des Fêtes.LES DENIS DROLET Noyeux Joël! P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale UN NOËL BRUN, brun comme ces ridicules habits dont ils s'affublent.Jeudi soir, les Denis Drolet, nouveau duo qui repousse les frontières de l'humour absurde, ont présenté la première de leurs cinq soirées du temps des Fêtes, accompagnés de leurs deux complices humoristes, de leur orchestre (Les P'tits Jeunes Hommes), du danseur Justtobuymylove et du chanteur Dumas, invité spécial de cette soirée sens dessus dessous.Le décor de la scène du Cabaret est plutôt bancal, mais convient tout à fait au duo d'humoristes de Saint- Jérôme : quelques chapelets de petites lumières de circonstance, trois Rois mages en plastique sortis de la boîte de « retours au fournisseur » du Canadian Tire, et les instruments à l'arrière.Il sera brun foncé, ce Noël des Denis Drolet \u2014 Denis et Denis, au cas où vous vous demandiez quels étaient leurs noms.D'emblée, convenons que l'humour des Denis Drolet n'est pas à la portée de toutes les rates.S'ils découlent de la grande tradition de l'humour absurde québécois \u2014 dans la lignée de Paul & Paul \u2014, les Denis Drolet portent leur humour atypique à un autre niveau de conscience, lequel ne s'encombre pas du deuxième degré qu'affectionnait le trio de Claude Meunier, Serge Thériault et Jacques Grisé.Faire le moins de sens possible : c'en est poétique.Naïf, plus souvent qu'autrement inoffensif, et radicalement différent de celui des humoristes qui ont l'habitude des supplémentaires au Théâtre Saint-Denis.Et justement, ils se servent de cette poésie comique pour composer les fameuses chansons qui les ont mis au monde publiquement \u2014 Fantastique, premier extrait de leur album éponyme, s'est même hissé en première position de CKOI, la station de radio où les fans ont pu les découvrir (à l'émission Y'é trop d'bonne heure).Ainsi, il est assez cocasse de compter les deux secondes et quart qui s'écoulent entre les « punchs » et la réaction du public.De l'humour contre-culture, de l'humour à gauche, fignolé et songé dans son genre (on sent le travail d'écriture derrière ces gags d'apparence spontanés) façon Frères Brosse de l'an 2000.Bref, faut avoir l'esprit ouvert (ou quelques verres dans le nez) pour s'amuser avec les Drolet.Car on s'amuse pour vrai \u2014 mais si ! Le Noël brun des Drolet est composé de deux parties : une première de sketches, une seconde de chansons entrecoupées de gags.Pour ceux qui \u2014 comme moi \u2014 avaient manqué leurs spectacles l'été dernier, pendant le Festival Juste pour rire, c'est l'occasion de les découvrir autrement qu'en musique.Et la première partie, d'une quarantaine de minutes, sera celle qui déclenchera le plus de rires dans la salle.Et ça va de gags gavés de non-sens et pourtant irrésistibles : on apprend que Dominique Michel est un modem, la raison qui a poussé Michael Jackson à brasser son bébé sur un balcon en Allemagne, en passant par les numéros fort réussis du Spécial Noël de Monsieur Chartier, du père Noël (blasé et sans son costume.) qui répond au courrier et du vendeur de bois.Ces derniers sont d'ailleurs respectivement joués par les complices Zipper Tatoo et Jean-Thomas.Suit la partie musicale, moins punchée, mais tout aussi bien exécutée (bons arrangements, orchestre efficace, des grooves parfois très accrocheurs !), laquelle s'avère plus divertissante, à mon humble avis, que la simple écoute de leur album dans le confort de son salon.Car au-delà des paroles débiles, il y a l'interprétation des Drolet : le guitariste barbu qui, avec son air sérieux, est presque inquiétant (il fait d'ailleurs un très instable M.Chartier) et l'autre Denis, plein d'empathie, souriant comme une baleine, des rayons de soleil dans le regard.On ne comprend pas tout ce qu'ils chantent puisque bien souvent, ils chantent (et parlent) tous deux en même temps.Mais ça, c'est à cause de Jonathan Fusée qui les avait pognés dans un party pour leur dire, d'une voix grave : « Parlez en même temps ! » Vous avez le goût d'un spectacle du temps des Fêtes différent ?Nous vous suggérons sans gêne ce premier spectacle des Denis Drolet, paire d'humoristes en développement aux gags à retardement.Tiens, ça rime.LE JOYEUX NOËL BRUN DES DENIS DROLET, au Cabaret Photo RÉMI LEMÉE La Presse © Music-Hall jusqu'au 30 décembre ; info : 514 845-2014.Massimo Guerrera au coeur de son exposition Darboral. 6DU1401D1228 ARTS SPECTACLES¸ 6DU1401D1228 ZALLCALL 67 23:25:42 12/27/02 B D14 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 28 DÉCEMBRE 2002 N'ayez pas peur de l'hiver! Programme de location au détail de Toyota Canada inc.SUR APPROBATION DE CRÉDIT PAR TOYOTA CRÉDIT INC., immatriculation, assurances et taxes en sus.1 Offres de location au détail valables sur les modèles Camry LE 2003 (BE32KP AA) et Camry SE (BE38KP AA) neufs en stock.Première mensualité de 0 $ (Camry LE et SE) e t dépôt de sécurité de 0$ (Camry LE et SE) exigibles au moment de la livraison.(Le comptant demandé pour la Camry SE est de 4 966 $.) Franchise annuelle de 24 000 km.Frais de 10¢ (Camry LE et SE) du kilomètre excédentaire.Le rabais aux diplômés (jusqu'à 1 000 $ de remise) peut différer selon le modèle.Cotes de consommation (ville/route) basées sur l'année modèle 2003 pour le moteur indiqué.Photo à titre indicatif seulement.Offres d'une durée limitée.Détails chez votre concessionnaire Toyota participant.Équipement supplémentaire de la : Roues de 16 po en alliage d'aluminium Suspension sport Aileron arrière Volant et levier de vitesse gainés de cuir Garniture de tableau de bord en aluminium Calandre de style sport Phares antibrouillards Camry SE 2003 Passez en mode sport pour seulement 22,17$1 de plus par mois Camry LE 2003 par mois / location 48 mois1 Transport et préparation inclus Option 0 $ comptant également 259$ dépôt 0$de sécurité première 0$mensualité Équipement de série : Moteur VVT-i 2,4 litres de 157 ch.Véhicule à émissions ultra faibles (ULEV) Transmission AUTOMATIQUE Consommation: 10,1/ 6,9 L/ 100km ville/route Radiocassette AM-FM avec lecteur CD et 6 haut-parleurs Climatiseur Régulateur de vitesse Rétroviseurs extérieurs chauffants à télécommande assistée Groupe électrique Système d'accueil sans clé Camry LE 2003 3103221A "]
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