La presse, 4 janvier 2003, D. Arts + Spectacles
[" 6LP0101D0104 d1 4 janvier 6LP0101D0104 ZALLCALL 67 20:22:15 01/03/03 B Simplement.Mario Jean 18 au 22 février Théâtre St-Denis 790.1111 Nouveau spectacle 6LP0201D0104 D-2 samedi - ARTS 6LP0201D0104 ZALLCALL 67 20:34:15 01/03/03 B D 2 L A P R E S S E MONT R E A L S AME D I 4 J ANV I E R 2 0 0 3 Liaisons couteuses et bien ennuyeuses TELEVISION l c o u s i n e @ l a p r e s s e .c a On croyait que notre chaine payante Super Ecran avait enfin trouve le moyen d'attirer la clientele avec autre chose que des versions francaises de produits americains.Le jackpot, c'etait une serie de produits francais originaux couteux et jamais diffuses au cinema.Le premier, sur le heros de la Resistance Jean Moulin, avait le grave defaut de manquer completement de scenario.C'etait impossible de se passionner pour le personnage interprete par Francis Huster.Voila que demain arrive Les Liaisons dangereuses, avec la grande Catherine Deneuve dans le role de Madame de Merteuil, cette perverse qui gage avec son copain Valmont qu'ils peuvent tous les deux faire tomber dans leurs bras differents jeunes gens.La condition : ne jamais tomber amoureux soimeme.Le premier role de Deneuve a la tele.On se souvient de la brillante interpretation de Glenn Close et de John Malkovich dans le film de Stephen Frears.Il faudra l'oublier vite si vous voulez essayer de vous passionner pour cette adaptation a la moderne du roman de Chaderlos de Laclos.Ici, les heros roulent en Rolls entre Paris et Saint-Tropez, habitent des palais, voyagent a New York et se refugient dans un loft.La belle vie, sauf qu'ils sont aussi raides que s'ils avaient tous avale un parapluie.Inexpressifs.Sans interet.Meme la jeune Cecile, interpretee par Leelee Sobieski, est incapable de spontaneite.La realisatrice Josee Dayan, qui a signe Le Comte de Monte Cristo et autres oeuvres fringantes pour la tele, a ete absolument incapable de provoquer une seule emotion pour ses personnages.Meme le degout ne vient pas.Decidement, on croyait que Super Ecran allait faire une percee semblable a celle de HBO avec Les Sopranos aux Etats-Unis avec ses nouveaux produits francais.Ce n'est pas encore avec ces Liaisons ennuyeuses .debut demain a 20h, suite les deux semaines suivantes .qu'on va attirer de l'auditoire.Esperons qu'en fevrier, le Napoleon realise par le cineaste quebecois Yves Simoneau va enfin nous persuader que l'abonnement a Super Ecran n'est pas de l'argent jete par les fenetres.En fait, la serie Napoleon semble prometteuse.Alors que le Canada a le douteux honneur d'avoir presente Jean Moulin et Les Liaisons dangereuses en premiere mondiale .parce que les teles francaises n'en veulent pas ?.on sait que Napoleon a eu un succes phenomenal a la tele la-bas.A fevrier donc.Dommage que Super Ecran ait choisi ce mois tres occupe durant les sondages tele.Il faudra rater autre chose.Et pour ajouter l'insulte a l'injure : Les Liaisons dangereuses ont coute 35 millions de dollars canadiens.Des Hommes bien amusants HEUREUSEMENT, le reseau Series + semble, lui, avoir trouve la bonne recette pour attirer du monde.Hommes en quarantaine, qui commence ce soir a 21 h, est la premiere serie quebecoise presentee par ce reseau.Et les trois premiers episodes montres aux journalistes avant Noel ont fait l'unanimite : de la bien bonne tele.Une comedie sexy, pas vulgaire, sur trois copains aux destins differents.Ce soir, vous ferez la connaissance de Francis qui se fait domper par sa femme et essaie de comprendre pourquoi.Aucune vedette dans cette comedie .attendez de decouvrir Sylvain Marcel, que vous reconnaitrez peut-etre car il fait une publicite fort aimee ces temps-ci pour Famili- Prix.Ah ! Ha ! Un auteur inconnu, un realisateur inconnu et vous n'en reviendrez pas que le contenu, le rythme et les blagues soient aussi au point.Il faut dire que ca vient de la maison Cirrus, qui nous a donne La Vie la vie.Demain, les Rolling Stones RDI PRESENTE a compter de demain soir, 20 h, le premier de cinq episodes d'une serie documentaire sur les Rolling Stones, qui regnent sur le rock depuis les annees 1960.On s'etonne que Musi Max n'ait pas presente cette serie.Elle coutait peut-etre trop cher.Catherine Deneuve et Rupert Everett en Madame de Merteuil et Valmont dans une nouvelle adaptation des Liaisons dangereuses.HOMMES EN QUARANTAINE Premiere, ce soir, 21h.En rappel dimanche 22 h et mercredi 19h30.3105979A VOTRE SOIREE DE TELEVISION Sonia Vigneault et Andre Robitaille, qu'on pourra voir dans Hommes en quarantaine.Louise Cousineau 18:00 P - BIBLIOTHECA JUNIOR Debut d'une nouvelle serie animee par Andre Robitaille ou des vedettes racontent les livres qui ont marque leur jeunesse.Ce soir, Genevieve Rioux parle de ses coups de coeur.20:00 \\ - SOIREE SHERLOCK HOLMES Les fans de ce detective anglais vont adorer ce bon petit film ou il rencontre Sigmund Freud, le pere de la psychanalyse, pour resoudre une affaire d'enlevement.Version de The 7 1|2% Solution.Apres, un documentaire sur le heros du 221B, Baker Street.20:30 P - LE PLUS GRAND CABARET DU MONDE Patrick Sebastien recoit Claude Brasseur, entoure notamment d'Yves Duteil et de jongleurs de tout acabit.21:00 - HOMMES EN QUARANTAINE L'evenement de la soiree: debut d'une nouvelle comedie rejouissante et fort bien faite sur les aventures sentimentales de trois copains.Ca commence mal pour l'un d'eux: sa femme le met a la porte.Avec Sylvain Marcel, Andre Robitaille et Pierre Gendron.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO CABLE Le Telejournal Cinema / LE PATIENT ANGLAIS (3) avec Ralph Fiennes, Juliette Binoche Le Telejournal Hockey / Canadiens - Oilers Le TVA 18 heures Cinema / LA VRAIE HISTOIRE DE JACQUES ET LE HARICOT GEANT (4) avec Matthew Modine, Vanessa Redgrave (2/2) Cinema / DES HOMMES D'HONNEUR (4) avec Tom Cruise, Demi Moore Le TVA Le Club des 100 watts Cinema / LES DOUZE TRAVAUX D'ASTERIX (4) Dessins animes Cinema / LA CHAMPIONNE (5) avec Izabela Moldovan, Mircea Diaconu Le Vendredi de Jeanne.Piwi (22:32) Cinema / AUJOURD'HUI OU JAMAIS (4) (23:02) Cinema / LA CREATURE (6) avec Craig T.Nelson, Kim Cattrall Cinema / REFUS DE TUER (5) avec Chow Yun-Fat, Mira Sorvino Sex-shop (23:45) News The Habs.Mysterious Ways Cold Squad the eleventh hour CTV News News Reg.Contact Sat.Report Hockey.Hockey / Devils - Maple Leafs Hockey / Canadiens - Oilers NFL Football / AFC Wildcard: Colts - Jets (16:30) AFC-NFC.NFL Football / Wild Card Playoffs: Falcons - Packers News Will & Grace News CBS News Entertainment this Week Touched by an Angel The District The Agency ER NBC News Stargate SG-1 Dateline Cinema / TWISTER (4) avec Helen Hunt, Bill Paxton (20:20) Sat.Night Lawrence Welk Show As Time.Keeping up.Keeping Mum The Vicar.American Soundtrack / This Land is your Land Cinema / MUTINY ON.(4) BBC News The Editors Business.Mc Laughlin Monarch of the Glen Kiss me Kate High Stakes Kavanagh QC BBC News City Confidential American Justice Cold Case Files Crossing Jordan Third Watch Cold Case Files Bandeapart.Bandeapart.Cirque.Tablo Cinema / LES MYSTERES DE SHERLOCK HOLMES (3) avec Nicol Williamson, Alan Arkin Arts, Minds StarTV .Chronicles Don Giovanni: Leporello's Revenge Love me Tender: A Tribute to Elvis Presley Sex & the City Humour / Une fois c't'un gars - Francois Massicotte Hors Serie / La Vie secrete des geishas Dernier Jour / Natalie Wood Cinema / LE MONDE.(6) .(17:30) Touri Quizz Le RISQ: un reseau.Le role de l'Etat croupier.des arts .l'UQTR Commission scolaire.d'histoire Gilles Houde How'd they do that?Frontiers of Construction Battlebots .it's Made Guinness World Records Primetime Connection .it's Made SOS Vacances Walt Disney .Montagnes Suivez le guide Lonely Planet / Espagne Golfs du monde Le Touriste Mexico VR Avventura .(17:50) .(18:40) Lulu (19:10) .(19:35) Disney's Honey Cinema / A RIVER RUNS THROUGH IT (5) avec Craig Sheffer .(23:05) Cinema (23:20) Drew Carey Seinfeld That '70s Show Cops America's most Wanted Wildest Police Chases Mad TV NFL Football / Wild Card Playoffs: Colts - Jets (16:30) NFL Football / Wild Card Playoffs: Falcons - Packers Inside Ent.Sat.Night Mini-serie / Attila (17:00) Artisans ./ Antonio Lamer Assassinats politiques Cinema / GALLIPOLI (3) avec Mark Lee, Mel Gibson L'Amerique part en guerre Victoria, Secrets of a Queen Ghost.Journey.7 Docs for 7 Films Cinema / PRIDE (4) avec Masahiko Tsugawa, Scott Wilson .Wheels .Homes Obsessions Bar Life Zoo Diaries Dogs, Jobs Matchmaker .Lives Specials / Criminal Deception Sexual Secrets Duo Benezra Chic Planete Max Lounge Musicographie / Bill Wyman Cinema / LADY SINGS THE BLUES (4) avec Diana Ross, Billy Dee Williams Box Office Cimetiere.la peau de Virginie danse Karaoclip Osbourne Dollaraclip Concert Plus / MTV Europe Music Awards 2002 Maroc-zine Corriere.Zoom Noir de monde Paysage.Indo-Mtl.Parsvision Arigato The Agency Teleritmo BBC News Venture >play CBC News Foreign.Sat.Report Mansbridge Rough Cuts Antiques Roadshow Histoires.Culture-choc Journal RDI La vie.rien La Retraite, non merci Le Telejournal L'Epicerie Manu Chao: incognito Zone libre / 11 ans et gardien NFL Football / Series eliminatoires (16:30) Profil Revue Boxe 2002 Avant-match Hockey / Canadiens - Oilers Sydney Fox, l'aventuriere .Raymond Will & Grace Amy Quarantaine Sexe a N.Y.Loi & l'Ordre: crimes sexuels Coroner Da Vinci Close and True Cinema / HEADS (5) avec Jon Cryer, Edward Asner Da Vinci's Inquest II Cinema / FOUR WEDDINGS AND A FUNERAL (4) avec H.Grant First Wave Robot Wars Extreme Odyssey Cinema / FOREVER YOUNG (5) avec Mel Gibson, Elijah Wood Cinema (23:15) Hockeycentral Sportsnetnews Beyond the Glory Best Damn Sports Show.Wrestling: Afterburn Sportsnetnews Best Damn Sports Show.theatre Volt L'Enlevement au serail Cinema / BAPTEME (4) avec Valerie Stroh, Jean-Yves Berteloot Cinema / DETECTIVE (4) Trauma - Life in the ER While you were out Trading Spaces While you were out Trading Spaces Sportscentre .Fights Boxing / Lawrence Clay-Bey - Charles Shufford Sportscentre Cinema (17:00) Por Cite .le meilleur Dilbert Bugs Bunny & Tweety Les Simpson Henri, gang La Clique Quads! Les Simpson South Park Bibliotheca Journal FR2 Ombre.Plein Sud./ Equateur Le plus grand cabaret./ Claude Brasseur, Patrick Bosso Gros Plan V Cinema / L'AVOCATE.(5) Undersea.Great Rivers National Geographic Cinema / DUCK SOUP (2) avec les freres Marx Cinema / IT'S A GIFT (5) avec W.C.Fields Cinema / YOU CAN'T.(3) Jeux de societe Decore ta vie .je le veux! Miracles, vie .le masque Eros et Compagnie Ca sex'plique II Trauma Decideurs L'Express City Mag Money Talks Astro Coeur / Special 2003 Rendez-vous, Guy Lafleur Rendez-vous, Guy Lafleur L'Express Acces.com Real TV Degrassi.Charmed Roswell Buffy.Moville.Freaky.Weird Guinevere.2030CE Vampire.Buffy the Vampire Slayer Fear Vampire.Big Wolf.Robot Wars Monstres mecaniques Les Chroniques du paranormal X Files Le Grand Journal (23:15) 6LP0301D0104 4 janvier d3 6LP0301D0104 ZALLCALL 67 19:52:50 01/03/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 4 J ANV I E R 2 0 0 3 D 3 TÉLÉVISION Les petits riens des Mecs comiques ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale LA RÉALITÉ rejoint parfois la fiction.Ou le contraire.C'est le cas des Mecs comiques.Prenez leur toute nouvelle émission, qui débute mercredi prochain à 20 h, à TQS (making of à 19 h 30).Baptisée 3 X rien, elle donne la vedette à un trio plein d'humour qui animait une émission de télévision à TQS que la direction a retirée des ondes.Les trois mecs se prénomment Louis, Jean-François et Alex.Télé-réalité avec caméras installées partout dans un logement, sauf au-dessus de la cuvette des toilette ?Plutôt « comédie de vie ».Car là s'arrêtent les comparaisons avec les personnages et ceux qui les incarnent.Louis a une copine, mais elle ne s'appelle pas Véronique.Le clone d'Alex Perron est plus hystérique.« Dans l'émission, j'envoie souvent promener Louis, dit ce dernier.Ce que je devrais faire plus souvent dans la vie.Mais depuis qu'il a appris qu'il serait papa, il est devenu hyper-sensible.» Et Jean-François Baril ?« Je suis moins naïf et je n'habite plus chez mes parents », précise l'humoriste de 26 ans qui sera, comme Louis Morissette, bientôt père.Comédie de vie donc, 3 X rien expose aux téléspectateurs, chaque semaine, trois petits riens dans la vie des Mecs comiques.On verra notamment Alex s'interroger sur les pourboires et la blonde de Louis redécorer leur appart, comme bien des filles lorsqu'elles débarquent chez leur amoureux.Fini l'époque des perruques et des imitations livrées sur une scène de six pieds carrés ! Les Mecs font maintenant dans la dramatique comique.Les émissions sont tournées, caméra à l'épaule, partout sauf dans une salle de spectacles.L'époque du fif, du jeune et du macho est révolue.« C'est maintenant plus nuancé, expliquent-ils.Le macho est un gars-gars et le fif.plutôt un gai avec ses problèmes de gai.» Après les Mecs comiques, l'émission, ainsi que celles à COOL et CKOI, ces dernières années, 3 X rien pourrait consolider leur présence dans le paysage humoristique québécois.En plus de montrer aux gens qu'ils sont capables de faire réfléchir sans chercher le rire à tout prix.« Mais nous conservons avant tout notre titre d'humoristes et notre côté irrévérencieux, précise Louis Morissette.Avec 3 X rien, j'ai un sentiment d'aboutissement.Ça me choquait quand les gens s'arrêtaient à la facture visuelle, du temps de la première émission.Ça donnait l'impression que nous étions trois jeunes baveux qui n'avaient rien à dire, alors que nous portons un regard sur la vie.Nous prenons position.» Cette émission, ils en rêvent depuis longtemps.Mais TQS souhaitait d'abord qu'ils se retrouvent sur une scène pour imiter Lise Watier, Céline Dion et « Réné » devant des caméras.« Nous avions l'idée d'une comédie de situation sans rires en canne, de quelque chose de différent », explique Jean-François Baril.« Mais le producteur et TQS pensait plutôt à une émission de sketchs, poursuit Louis Morissette.Comme on voulait se faire connaître, on l'a faite ! » Pour la perdre à peine un an et demi plus tard, malgré la moyenne de 600 000 téléspectateurs.« On pensait faire trois saisons, avoue Louis Morissette.Le diffuseur et le producteur nous ont fait des promesses, pour finalement nous annoncer, à la dernière minute, que l'émission ne reviendrait pas.Cela dit, comme je suis jeune, je me suis senti davantage trahi qu'abattu.Mais on s'est vite assis avec nous pour nous expliquer que notre émission coûtait cher et qu'on cherchait un projet plus grand public.» Ironiquement, 3 X rien est plus dispendieuse que leur première émission.« Mais comme elle entre dans la catégorie des dramatiques et non plus des variétés, nous avons accès aux programmes de subventions », explique Alex Perron.Avec le recul, c'est bon qu'elle ne soit arrivée que maintenant, car il fallait se connaître un peu plus, peaufiner notre écriture et notre jeu.À l'écran, le résultat est exactement ce qu'on avait en tête.» Après la radio, un CD de chansons humoristiques et des contrats en solo (Alex blague à Fun noir à TQS, et Louis, à Tous les matins à Radio- Canada pendant que Jean- François écrit pour l'émission Réal- IT à VRAK.TV), les Mecs comiques reviennent donc en force à la télé.Eux qui en mangent.Le croiriezvous : Louis, le macho, ou plutôt l'ex-macho, aime bien Sex in the City (Sexe à New York).Imaginez Alex ! « La télé, c'est l'ultime, lance Louis Morissette, car on entre dans de nombreux foyers.C'est la façon la plus efficace de toucher.De toute façon, j'ai moins le goût de faire de la tournée, maintenant que j'ai un enfant.» Car c'est en tournée que leur carrière s'est amorcée, il y a six ans et demi.presque en catimini, au Nouveau-Brunswick, après leurs études à l'École nationale de l'humour.C'était l'époque des voyages à trois dans la même voiture, des excès de vitesse et des hôtels bon marché.« Ça nous a donné l'occasion de dormir dans du rococo et du colonial ! se rappelle Alex Perron.On se rendait où on voulait de nous ! On faisait peu de représentations par mois, mais elles arrivaient toutes en même temps.Donc, dans la voiture, on avait les valises dans le visage ! Comme les policiers du Nouveau-Brunswick sont sévères, il a fallu mettre tous nos points d'inaptitude en commun pour se faire un permis de conduire ! » Photo IVANOH DEMERS, La Presse © Avec leur émission 3 X rien les Mecs comiques (Jean-François Baril, Alex Perron et Louis Morissette) veulent prouver au public qu'ils sont capables de faire réfléchir sans chercher le rire à tout prix.22 h Le vendredi de Jeanne Robinson Court métrage avec Louise Laparé et Luc Picard.Une jeune femme rencontre un homme amnésique et se lie d'amitié avec lui.Ce soir.Des liaisons dangereuses ?22 h 30 Piwi Premier court métrage de Jean-Claude Lauzon.Avec Charlotte Laurier et Gaston Lepage.La relation tragique entre un pauvre livreur et une petite fille.18 h Le club des 100 watts Entrevue avec Marina Orsini et dramatique touchante sur les abus sexuels avec Louise Marleau.Réalisation-coordination : Jean-Pierre Morin 3103993A Une fille en parfaite santé pour Véronique Cloutier et Louis Morissette HUGO DUMAS ÇA Y EST, c'est fait.Et un peu plus, c'était le bébé de l'année : l'animatrice et comédienne Véronique Cloutier a accouché jeudi d'une fille en parfaite santé, un peu moins de deux semaines avant la date initialement prévue par les médecins.Selon ce que nous avons pu apprendre, l'accouchement s'est déroulé sans anicroche et autant la nouvelle maman que le nouveau papa, l'humoriste Louis Morissette, se portent à merveille.Joint hier après-midi par La Presse, Guy Cloutier, nouvellement grand-père, a préféré ne pas révéler de détails sur la naissance de sa petite-fille, insistant sur le caractère privé de l'événement.Il a été impossible de parler à Louis Morissette des Mecs comiques, son agente n'ayant pu le joindre hier.Avant le congé des Fêtes, Véronique Cloutier, 28 ans, disait en entrevue vouloir passer un maximum de temps avec son poupon.Elle avait déjà annoncé que ce serait sa dernière saison à la barre de La Fureur et une poignée de réguliers de l'émission (notamment Charles Lafortune, Sophie Prégent, Élyse Marquis et Sébastien Benoît) la remplaceront pour le reste de la saison.L'interprète de Roxanne Labelle dans le film Les Dangereux de Louis Saïa continuera cependant d'animer Véronique dans le trafic à la radio Rock-Détente de Montréal (CITE 107,3) et sera de la suite de Music Hall de Fabienne Larouche cet hiver.Rappelons que Véronique Cloutier aura une nouvelle émission de variétés à Radio-Canada à l'automne.Ce pourrait être un talkshow, ce créneau étant toujours vacant depuis le départ de Patrice L'Écuyer.Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Les nouveaux parents, photographiés à la première des Dangereux, en décembre dernier.Eddy Marnay s'éteint à l'âge de 82 ans Associated Press PARIS \u2014 Parolier de Piaf, Céline Dion, Michel Legrand ou encore Claude François, Eddy Marnay est mort hier matin à l'âge de 82 ans, a-t-on appris auprès de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique.Né en 1920 en Algérie, Edmond Marnay, de son véritable nom, a écrit quelque 4000 chansons pour des artistes aussi prestigieux et éclectiques que Bourvil (La Ballade irlandaise), Claude François (Le Mal-aimé), Marie Laforêt (Yvan, Boris et moi), Mireille Mathieu (Mille Colombes) ou encore Céline Dion (D'amour et d'amitié).Cette dernière avait remporté le prix de la meilleure chanson au Festival de Tokyo en 1982 avec Tellement j'ai d'amour pour toi.Eddy Marnay s'était installé à Paris en 1937 et avait fait partie du petit groupe du Quod Libet avec Léo Ferré.Ensemble, les deux artistes avaient écrit Les Amants de Paris, que chantera Édith Piaf.Au début des années 1960, il était devenu le parolier attitré de Michel Legrand.Ils écriront une centaine de chansons, notamment pour Nana Mouskouri (La Première Rose de l'été ou La Fille d'Ipanema) et la chanteuse américaine Barbra Streisand (De rêve en rêveries, adaptation française de Evergreen).Il avait ensuite collaboré avec, entre autres, Claude François, France Gall, Dalida, Nicole Croisille et Céline Dion, qu'il avait rencontrée au début des années 1980 lorsqu'elle n'avait que 13 ans.Il l'appellera « la voix du bon Dieu ».En 1985, il avait obtenu la consécration en se voyant attribuer le Grand Prix Sacem de la chanson française pour l'ensemble de son oeuvre.Photothèque La Presse Eddy Marnay avec Céline Dion, jeune. 6LP0401D0104 4 janvier D4 6LP0401D0104 ZALLCALL 67 18:54:23 01/03/03 B D4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 JANVIER 2003 LES ZAPARTISTES Le rire qui fait réfléchir CHANTAL GUY collaboration spéciale UNE COMMUNAUTÉ d'esprits sans pensée unique.Ce serait une bonne définition des Zapartistes, ce groupe de jeunes auteurs et comédiens qui font dans l'humour politique.Un genre de plus en plus négligé dans notre industrie du rire, qui fonctionne pourtant à plein régime.Non seulement choisissent-ils un chemin de moins en moins fréquenté, mais ils affichent en plus leurs couleurs : ils sont ouvertement de gauche et indépendantistes.Pas très « vendeur », diraient les messieurs à cravate.C'est pourtant ce qui plaît au public qui se déplace à leurs spectacles au café-théâtre L'Aparté, rue Saint-Denis, là où l'aventure est née en février 2001, avec un cabaret politique portant sur la liberté d'expression.Depuis, six autres cabarets ont été créés sur des thèmes aussi « populaires » que la mondialisation, l'humour comme véhicule politique, les événements du 11 septembre, l'année 2001 et l'indépendance.Le petit dernier, que l'on pourra voir les 10 et 11 janvier au Lion d'Or, s'attaque aux médias.Dans leurs sketches, les mots concentration de la presse, démagogie, propagande, information-spectacle et désinformation prennent vie et deviennent autre chose que des plaintes : ça devient des attaques ! « Parce que l'humour pourrait bien être le cinquième pouvoir », disent-ils.Les Zapartistes étaient presque au complet à L'Aparté lorsque La Presse les a rencontrés.François Parenteau, François Patenaude, Geneviève Rochette, Frédéric Savard, Denis Trudel, Christian Vanasse et Nadine Vincent forment le groupe ; ne manque que Francis Dupuis-Déri.À chaque question, ça discute ferme autour de la table, prouvant hors de tout doute l'absence de consensus qui donne le ton à leurs cabarets.« Le consensus, on en rit », résume Frédéric Savard.Ce sont d'ailleurs ces discussions animées sur l'actualité qui forment le premier matériau de leurs créations.« Il existe une règle au sein des Zapartistes qui oblige chacun à accepter 10 % de blagues qu'il n'approuve pas dans le show », explique Denis Trudel.Sinon, on ne s'en sortirait jamais ! » Avec pour conséquence les réactions contradictoires de leurs auditoires.S'il n'existe pas de consensus à l'intérieur du groupe, imaginez dans la salle ! Car ils ont choisi le beau risque : refuser de « pogner » à tout prix.Et ils ne se sont pas produits uniquement devant des publics d'initiés.Ils se sont promenés un peu partout au Québec, dans les écoles, les cégeps, à l'ATSA, en parallèle (et en rupture !) avec le Festival Juste pour rire, au congrès du PQ et au congrès de la Fédération professionnelle des journalistes.C'est ce dernier contrat qui a donné naissance au Cabaret médiatique des Zapartistes qu'on verra au Lion d'Or.« Notre habitude, quand nous sommes invités quelque part, c'est d'aller dire ce qu'on pense de nos hôtes, affirme Nadine Vincent, propriétaire de L'Aparté et relationniste pour le groupe.Dans la mesure où on n'est pas complaisant avec eux et où on ne s'attaque pas aux individus mais à la mécanique, on a constaté que les journalistes de la FPJQ étaient bien contents qu'on aborde les abus et les contraintes avec lesquels ils travaillent tous les jours.» « Les médias ont un pouvoir très grand, c'est normal qu'on blaste les gros propriétaires », ajoute Denis Trudel.Il faut un sacré culot pour aller rire du premier ministre en sa présence, comme l'a fait dans un sketch François Parenteau au congrès du PQ.« On a monté un spectacle sur l'indépendance », dit-il.« Un thème dont ils ne parlent pas beaucoup », lance Christian Vanasse en riant.« Ça donne un exutoire aux militants, croit François Parenteau.Selon les blagues, ce n'était pas les mêmes personnes qui riaient dans la salle.Quand j'ai imité Lucien Bouchard, il y avait des gens qui voulaient rire davantage mais qui se retenaient et d'autres qui n'auraient pas voulu rire, mais qui se forçaient ! » Les Zapartistes ne croient pas aux sondages affirmant que les Québécois ne veulent pas entendre parler d'indépendance ni à la mentalité de l'industrie du rire voulant que l'humour politique ne marche plus.« Je ne veux pas varger sur Juste pour rire, mais il n'en reste pas moins que cette industrie a décidé de ce qui marchait et ne marchait pas, et c'est la rentabilité qui prime », croit Geneviève Rochette.« Ils ne sont pas tout seuls là-dedans, puisque les humoristes embarquent et acceptent, ajoute Frédéric Savard.Et que ce soit à la radio, à la télé ou au cinéma, on prend les gens pour des imbéciles qui ne comprendront rien si on entre dans les détails.» « Les médias véhiculent beaucoup cette image que les gens sont devenus apathiques, apolitiques, que ça ne les intéresse plus, renchérit Christian Vanasse.Ça intéresse qui alors ?Juste les politiciens ?Je m'excuse, mais ça touche tout le monde, dans les moindres détails de la vie quotidienne.» « Ce qui est le fun dans nos shows, c'est que les gens qui viennent les voir retrouvent le goût de l'indignation, constate Denis Trudel.Souvent, ils nous disent qu'ils se pensent seuls à trouver que ça n'a pas d'allure quand ils lisent le journal le matin et qu'enfin, dans nos cabarets, on le dit.» « Deux types de public me réjouissent particulièrement, confie François Parenteau.Il y a une catégorie de gens très informés qui déplorent le manque d'humour politique depuis plusieurs années et qui ont abandonné les shows d'humour pour cette raison.L'autre catégorie comprend des gens moins informés, qui soutiennent qu'ils ne s'intéressent pas à la politique et qui retrouvent de l'intérêt après avoir vu notre show.» La preuve que ça marche : le groupe prend de plus en plus de place dans les occupations individuelles de chacun, puisqu'il faut bien vivre.François Parenteau est chroniqueur à Radio-Canada et prof à l'École nationale de l'humour, tout comme Christian Vanasse, membre de la Ligue nationale d'improvisation.François Patenaude est cofondateur et chercheur à l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques, écrit dans le Couac et milite au sein de groupes écologiques.Frédéric Savard écrit pour la télé et la radio, en plus d'être DJ et membre du groupe rock Les Ineffables Tito.Les comédiens Geneviève Rochette et Denis Trudel sont plus connus du grand public, la première ayant joué dans Omertà et Réseaux, le deuxième étant un comédien fétiche de Falardeau (Octobre et 15 février 1839).Ils conviennent qu'il n'est pas toujours facile de concilier l'engagement et la vie de tous les jours.« Rire seulement des autres, c'est plutôt négatif, dit Denis Trudel.Nous tentons de plus en plus de tourner le kodak vers nous autres, de nous demander comment, tous les jours, nous embarquons dans le système, comment nous sommes tous complices à notre façon et comment nous pouvons refuser ça.» Disons que faire partie des Zapartistes est plus qu'un bon début.LE CABARET MÉDIATIQUE DES ZAPARTISTES, les 10 et 11 janvier à 20h30 au Lion d'Or, 1676, rue Ontario Est ; entrée : 15 $.Infos : 514 282-0911.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Les Zapartistes Geneviève Rochette, Nadine Vincent, Christian Vanasse, François Patenaude, Denis Trudel, François Parenteau et Frédéric Savard.Le Bruit des ca Mions dANs la NUIT DE Martin Pouliot MISE EN SCÈNE Michel Bérubé ASSISTÉ DE Nadia Bélanger AVEC Patrick Hivon Isabelle Roy Olivier Morin LES CONCEPTEURS Jean Bard | Claude Accolas Marie-Pierre Fleury | Alain Dauphinais du 14 j AnvieR au 8 f Évri Er 2003 EN COLLABORATION AVEC UNE CRÉATION DU Théâtre d'Aujourd'hui 3900, rue Saint-Denis MÉTRO SHERBROOKE (514) 282-3900 www.theatredaujourdhui.qc.ca DIRECTION René Richard Cyr, Jacques Vézina, Gilles Renaud 3102479A DU 14 JANVIER AU 9 FÉVRIER 2003 ANTONINE MAILLET Mise en scène Guillermo de Andrea avec VIOLA LÉGER Concepteurs : Claude Allain, Mario Bouchard, François Barbeau, Michel Beaulieu, David Ouellet.Réservations (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca Représentations du mardi au vendredi 19h30 samedi 20h30 dimanche 16h DÈS LE 14 JANVIER 3101996A L'avenir vu par les Zapartistes Ce que vous craignez en 2003 ?Vanasse : « Que les États-Unis inventent un nouveau concept : la guerre pré-préventive, qui va leur permettre d'attaquer des pays qui n'existent pas encore.» Savard : « La campagne électorale au Québec.Comment ça va se dérouler, en espérant qu'on arrête de percevoir l'ADQ comme le changement parce que Mario Dumont est jeune.» Rochette : « La naissance d'Ève.Je trouve qu'en ce moment, dans le domaine de la science, il y a non-assistance à l'humanité en danger.Il faut légiférer sur le clonage.» Patenaude : « Les États-Unis en mènent large et Bush est vraiment belliqueux.Ils ont commencé une guerre en Afghanistan et n'ont pas fini leur travail ; ils vont probablement en faire une en Irak ; ça brasse en Palestine et ils se mettent l'ensemble du monde arabe à dos.Ils sont en train de se mettre la planète à dos.» Ce que vous souhaitez pour 2003 ou ce qui vous donne espoir ?Vanasse : « L'imputabilité.Surtout après le scandale d'Enron, car ces méthodes comptables-là existent.Il se prépare partout des Enron ; ça s'en vient ici aussi.Sans parler de tous les scandales de milliards de dollars des ministères fédéraux.Je ne comprends pas que ces gens-là ne soient pas poursuivis et emprisonnés comme les criminels qu'ils sont.Ce n'est pas de l'incompétence, c'est du banditisme.» Trudel : « Que Chrétien profite du fait qu'il ne lui reste qu'un an au pouvoir pour faire plus de déclarations comme celle qu'il a faite à l'ONU en septembre, en laissant entendre que les attentats étaient « peutêtre » (!) causés par la pauvreté dans le monde.» Vincent : « J'ai l'impression qu'il y a un éveil des consciences.Depuis le Sommet de Québec, quand je me suis mise à marcher avec du monde que j'affronte parfois, j'ai eu le sentiment que les gens sont en train de se réapproprier les grandes questions.» Vanasse : « Je vois de plus en plus de gens faire une moue de mépris quand ils voient un 4x4 dans la rue.Avant, c'était cool.» Chantal Guy, collaboration spéciale Suivez-nous .Cornemuse Nouveaux épisodes dès le 6 janvier Lundi au vendredi 17 h 30 / 7 h De nouvelles aventures à la télé ! Et un site web pour le plus grand bonheur des petits avec des trucs et des conseils pour les parents.www.cornemuse.com 3104453A 6LP0501D0104 D-5 samedi - ARTS 6LP0501D0104 ZALLCALL 67 20:00:12 01/03/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 4 J ANV I E R 2 0 0 3 D 5 THÉÂTRE Les premiers pas d'Oreste ANNE-MARIE CLOUTIER collaboration spéciale EN CHIFFRES, le Cycle Tchekhov se résume à sept productions théâtrales (et 230 représentations), quatre lectures publiques, neuf classes de maître, cinq ateliers de recherche, une exposition, trois ans consacrés à l'univers du dramaturge russe.Dans nos souvenirs, il s'inscrit parmi nos belles expériences théâtrales récentes.Aussi, attendions-nous avec fébrilité l'annonce, par le Théâtre de l'Opsis, du sujet de son prochain cycle.Le suspense s'achevait en avril dernier : Oreste et son mythe prendraient la succession.« J'aime la tragédie à en mourir ! » Metteure en scène et directrice générale et artistique de l'Opsis, Luce Pelletier parle d'Oreste avec fougue et simplicité, comme s'il s'agissait d'un ado turbulent dont elle aurait eu la garde.« Il a 18 ans, c'est encore un bébé ! » Il faut dire qu'elle le fréquente depuis longtemps.Aux fins de son spectacle Les Grecques, qu'elle avait monté en 1998, elle avait déjà lu et relu les tragédies grecques à satiété.« J'avais été frappée par l'Oreste d'Euripide.Je trouvais qu'elle tranchait sur les autres, en ce qu'elle a lieu après le meurtre.Les Euménides aussi (la dernière pièce de L'Orestie, la trilogie d'Eschyle), mais les dieux y débattent de la peine que devra purger le meurtrier.Tandis qu'Euripide s'attarde au tourment, à la culpabilité qu'éprouve Oreste.» Recherche intensive Comme pour Tchekhov, la metteure en scène aborde les méandres orestiens par une première phase de recherche intensive, lectures et annotations compulsives à l'appui.« J'y consacre six mois, mais c'est bon pour trois ans ! » Euripide, plutôt qu'Eschyle ou Sophocle, s'est avéré un choix évident.« Si je veux que les gens nous suivent, il faut commencer par le début.Par la présentation des personnages.Par ailleurs, Eschyle et Sophocle sont plus lyriques, ils utilisent beaucoup de choeurs, de chant, etc.Le texte d'Euripide est plus parlé.Et plus parlant.Mais nous avons travaillé à le clarifier encore davantage.» Luce Pelletier signe en effet le texte français de son Oreste.Elle est partie des traductions existantes, a travaillé avec les acteurs en répétition, a élagué certaines scènes.Tout cela, évidemment, dans le but de faciliter notre premier contact avec la plus grande famille dysfonctionnelle recensée.Agamemnon, roi d'Argos, a épousé Clytemnestre, femme redoutable s'il en est une.Non seulement, en l'absence de son mari parti faire la Guerre de Troie, le trompe-t-elle avec Égisthe, mais encore, avec ce dernier, elle assassine son époux à son retour afin de s'emparer du trône.Dans un premier temps, le petit Oreste s'exile en Phocide.Devenu adulte, il rentre chez lui et tue Égisthe et Clytemnestre avec la complicité de sa soeur Électre.Désormais, le matricide est poursuivi par les Érynies, déesses malveillantes qui tentent de le rendre fou.Parallèlement, le peuple argien détermine en assemblée si Oreste doit survivre à son crime.« Oreste renvoie à la violence de notre époque.À la violence chez les jeunes.Je parlais de sa folie aux comédiens en répétition et je me suis rendu compte que nous étions le 6 décembre, l'anniversaire de Polytechnique.L'Oreste d'Euripide parle aussi de démocratie dans son sens fort.C'est le peuple qui s'approprie le pouvoir, l'assemblée est tenue par des hommes et non par des dieux.Et ce n'est jamais tranché.Chacun peut y retrouver sa propre conception du Bien et du Mal.» Il reste qu'Apollon ne peut s'empêcher d'intervenir à la fin de la pièce.C'est plus fort que lui.Au moment de l'entrevue, son sort n'était pas clair.« Qu'allons-nous en faire ?Le garder ?Et sinon, comment finir ?Faire surgir un coryphée ?Si on laisse tout en plan, la pièce s'achève sur la guerre.Le bain de sang.À moins qu'on fasse du dieu un élément comique ?Qu'il tombe du ciel comme une poche de patates ?Il reste encore full questions ! » ORESTE, d'Euripide, au Théâtre Espace GO du 14 janvier au 8 février.Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse © Luce Pelletier parle d'Oreste avec fougue et simplicité, comme s'il s'agissait d'un ado turbulent dont elle aurait eu la garde.ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE CLAUDE LEMELIN DÉCOR ET ACCESSOIRES RICHARD MORIN COSTUMES JUDY JONKER ÉCLAIRAGES MICHEL BEAULIEU MUSIQUE JEAN DEROME MAQUILLAGES CLAUDIE VANDENBROUCQUE PERRUQUES RACHEL TREMBLAY www.tnm.qc.ca RÉSERVATIONS 514.866.8668 DU 7 AU 23 JANVIER AVEC ISABELLE BLAIS + PIERRE CURZI + GILBERT SICOTTE + CATHERINE TRUDEAU + JULIE VINCENT + ALAIN ZOUVI + VALÉRIE BLAIS + FRÉDÉRIC DESAGER + PETER BATAKLIEV + DANNY GAGNÉ + MIRO + CHRISTOPHE RAPIN + JEAN RENÉ + DANIEL ROUSSE LA NUIT DES ROIS DE SHAKESPEARE TRADUCTIONNORMAND CHAURETTE MISE EN SCÈNE DE YVES DESGAGNÉS une communicat i o n d 'orangetango une photo de Jean-François Gratton «UN SPECTACLE GRANDIOSE! TOUT UN FEU D'ARTIFICE ! LE TNM A TRAITÉ SON PUBLIC COMME UN ROI.UN VÉRITABLE CADEAU! » \u2014 SRC, MONTRÉAL CE SOIR «UN COUP DE COEUR\u2026 UNE MISE EN SCÈNE ORIGINALE ET AUDACIEUSE\u2026 UN SPECTACLE LUDIQUE, DES COMÉDIENS MERVEILLEUX» \u2014 R-C / LA PREMIÈRE CHAÎNE, SAMEDI ET RIEN D'AUTRE «\u2026UNE FOIS DE PLUS, LA FÊTE L'EMPORTE\u2026 UN HYMNE À LA JOIE, LUDIQUE ET LIBERTAIRE\u2026 UN DÉBORDEMENT DE GÉNÉROSITÉ ET DE FOLIE, DE FANTAISIE, DE RÊVES ET DE RIRES.» \u2014 LA PRESSE «UNE DÉLIRANTE PRODUCTION! » \u2014 RDI, MILLÉN'ART « C'EST MAGNIFIQUE! \u2026TRÈS LIBRE, TRÈS FESTIF\u2026» \u2014 CKOI, Y'É TROP D'BONNE HEURE « LE DÉLIRE ÉLEVÉ AU GRAND ART.DISTRIBUTION DÉLURÉE, DÉCOR FABULEUX, COSTUMES SOMPTUEUX\u2026 MÉMORABLE! » \u2014 JOURNAL DE MONTRÉAL « DESGAGNÉS SIGNE UN SPECTACLE FESTIF, EXTRAVAGANT, DÉLURÉ, BAROQUE\u2026 COMPLÈTEMENT EXTRAORDINAIRE\u2026» \u2014 LA PREMIÈRE CHAÎNE, MONTRÉAL EXPRESS « TABLEAU DE MAÎTRE\u2026 UN HOMMAGE RÉUSSI À LA FOUGUE DE L'AMOUR ET AU PLAISIR DU JEU.UNE FÊTE POUR LES YEUX ET LA RATE.» \u2014 VOIR « BRIGHT NIGHT\u2026 A HOLIDAY FEAST FOR THE EYES\u2026» \u2014 MIRROR « UN PUR DÉLICE\u2026» \u2014 LA PREMIÈRE CHAÎNE, INDICATIF PRÉSENT SUPPLÉMENTAIRES ! \u2014 866.8668 24 JANVIER - 20 H + 25 JANVIER 15 H ET 20 H 3103359A JUSQU'AU 8 FÉVRIER www.duceppe.com Présenté en collaboration avec L'ouvre-boîte Victor Lanoux mise en scène de Normand Chouinard Rémy Girard décor Claude Goyette costumes Mérédith Caron éclairages Guy Simard musique Michel Smith une comédie de Martine Beaulne SUPPLÉMENTAIRE 26 JANVIER à 14h30 3102699A 6LP0601D0104 4 janvier D6 6LP0601D0104 ZALLCALL 67 20:33:14 01/03/03 B D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 JANVIER 2003 MÉNARD Suite de la page D1 LAURENCE Suite de la page D1 En fait, il y a longtemps que les Rolling Stones ont cessé d'être « le meilleur groupe de rock au monde ».Pire : il y a longtemps qu'ils ont cessé d'être « rock », point à la ligne.Ce n'est pas tout d'avoir l'attitude et les tounes à trois accords.Ce n'est pas tout de se tortiller sur une scène en tirant la langue.Encore faut-il avoir l'oeil du tigre, la haine, l'envie de brusquer les choses.Les Rolling Stones ont construit leur identité sur une image de mauvais garçons.Ils étaient malpolis, mal fringués ; ils avaient des sales tronches, le cheveu long et gras.Ils incarnaient le non-fréquentable, la rébellion, le danger, la décadence.Bref, c'était eux contre le reste du monde.Et ça, c'était rock'n'roll.Que reste-t-il de ces Stones-là ?Où est passé le groupe qui faisait si peur à l'establishment ?Les gars sont depuis longtemps passés de l'autre côté de la clôture, partis rejoindre les millionnaires, les mannequins, le jet-set international et les princes saoudiens.Repus, pleins aux as, reconnus jusqu'à la planète Mars, ils n'ont plus de raison d'en vouloir à personne.Peut-on faire du rock au-delà de la colère ?Tout dépend de son honnêteté, de son humilité et de sa conception de l'authenticité.En ce qui me concerne, les méchants Stones sont devenus une grotesque autoparodie, un déplorable pastiche au goût de bière Budweiser, une usine à fric menée par des types qui se contentent de faire rouler la shoppe et d'entretenir leurs intérêts.Polis, léchés, réglés au quart de tour, leurs spectacles ont désormais plus à voir avec Walt Disney qu'avec le Rock'n'Roll Circus.Si vous voulez du vrai rock, allez donc voir dans les garages, les sous-sols d'église et les petits bars miteux, là où les groupes sont dans la dèche et en veulent.Vous verrez tout ce que les Stones ont perdu : l'urgence, la faim et la spontanéité.Le mythe en chute libre On ne vous resservira pas l'éternel jeu des comparaisons avec les Beatles \u2014 auquel, de plus, les Stones ont rarement été gagnants.Mais il est vrai que les Fab Four ont su préserver leur légende en se séparant au sommet.En continuant au-delà de leur date de péremption, Jagger, Richards, Charlie Watts et Ron Wood ne font que saper leur propre réputation.De fait, à chaque nouveau disque, à chaque nouvelle tournée, c'est le mythe des Stones qui baisse d'une coche.Ici, applaudissements nourris à Brian Jones pour être mort (en 1969) en pleine courbe ascendante.Au guitariste Mick Taylor pour avoir quitté (en 1974) quand le groupe avait encore des choses à dire.Et au bassiste Bill Wyman pour avoir pris sa retraite (en 1993) avant que l'affaire ne tourne vraiment au ridicule.Quel autre mot employer, en effet, lorsque l'on voit ces sexagénaires se prendre pour de fringantes rock stars ?Que dire devant les simagrées de Mick, jadis sexy, aujourd'hui clownesques ?Que penser quand on observe Keith immobile, moitié mort-vivant, sur le bord de casser en deux, ou Charlie Watts battre la mesure de Satisfaction en rêvant du Duke Ellington Orchestra ?Comment y croire lorsque ces pervers pépères à piles longue durée nous ressortent pour la millième fois des chansons qu'ils ont écrites dans la vingtaine, il y a presque 40 ans ?Entre vous et moi, cela n'est plus de la ténacité, c'est de l'acharnement.Sauf que chez les fans \u2014 hélas ! \u2014 on en redemande.Figure stable (en un sens) et rassurante, les Stones incarnent la durée, la survivance, la résurrection.Et tant qu'ils seront encore debout, on pourra croire que les mythiques sixties et glorieuses seventies ne sont pas complètement enterrées.Une illusion d'éternité que les Stones cultivent à souhait, ne serait-ce que pour se rassurer eux-mêmes.En d'autres mots : le syndrome de Peter Pan dans toute sa splendeur.On ne peut pas les blâmer, remarquez.Le succès, la jeunesse, le sex-appeal et le pouvoir sur les foules sont des choses qu'on voudrait éternelles.Mais la vérité, c'est que la fameuse langue des Stones est devenue plus pendante que grimaçante.Toujours bonne pour un logo, mais plus vraiment pour baver l'establishment.Comme disait Romain Gary : au-delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable.Juste avant la tournée de 1972 était sorti le mythique Exile on Main Street, disque double qui avait plutôt décu la critique à l'époque par sa longueur et une certaine confusion dans le son et dans les styles explorés par le groupe.Le magazine Rolling Stone parlait alors d'un rendez-vous manqué avec la maturité.Un révisionnisme bon teint les fait maintenant classer ce disque parmi les cinq meilleurs de tous les temps.Que ferait le pauvre amateur moyen sans les lumières de la critique?Keith Richards, prince des ténèbres et de l'ironie grinçante, dit aujourd'hui que les Stones venaient alors d'inventer le grunge 15 ans avant tout le monde et que personne ne s'en est apercu.Une véritable révolution Revenons au concert de 1972.Entré dans le temple et arrivé à mon siège, première constatation: on voit toute la scène de partout! Détail qui peut paraître aujourd'hui insignifiant, mais qui, à l'époque, constitue une véritable révolution.Plus d'équipement encombrant pour obstruer la vue.Pratiquement tout est suspendu au plafond du Forum.Le plancher de scène lui-même est remarquable.Sur fond blanc, on y distingue deux dragons entrelacés.Nous assistons sans le savoir à l'invention de la tournée rock moderne avec scène adaptée, équipement sur mesure pour le groupe, éclairages sophistiqués et sonorisation enfin à la mesure de ces monstres de béton et d'acier que sont les arénas.Par la suite, chaque tournée des Rolling Stones marquera une nouvelle avancée dans l'art de livrer la musique rock à des foules toujours grandissantes.Pratiquement tous les progrès de la technologie du spectacle y trouveront leur première vitrine.Finalement, le groupe se pointe sur scène et là, vraiment, c'est le choc.Les Stones ont déjà accédé au niveau d'icônes du rock depuis longtemps et j'ai pour la première fois de ma vie l'impression de voir des statues se mettre à bouger.Et les chansons! Ouille! Rien à jeter, que du bonbon.Pourtant, il ne reste rien des hits de leurs débuts dans ce set trop court (même pas une heure).Pas de Satisfaction, pas de Time is on my Side, pas de Get off of my Cloud, pas de Paint it Black et pourtant un grand coup dans la gueule.Le sort de ma vie fut définitivement scellé ce soir-là.La magie du moment, le plaisir partagé, la communion du spectacle étaient si forts que je n'aurais de cesse de les renouveler.Ce qui explique la job que je continue de faire 30 ans plus tard, toujours épicier dans les coulisses du spectacle.Poste que, dans la chaîne de la création, je continue de situer juste au-dessus de celui de critique.L'entêtement à ne pas revenir à Montréal durera 17 ans, transformant plusieurs d'entre nous en fans itinérants de Buffalo à Boston, de Syracuse à Toronto toutes les fois qu'ils reprenaient la route de l'Amérique.Au début des années quatrevingt, les Rolling Stones, minés par des conflits de personnalités acrimonieux entre Jagger et Richards, prendront congé des scènes du monde pendant sept ans.Il faudra attendre leur retour à la scène en 1989 avec la tournée Steel Wheels pour les voir commencer à donner la pleine mesure de leur répertoire.D'extravagants concerts de presque trois heures au cours desquels ils revisitent l'ensemble de leur oeuvre avec, accessoirement, deux ou trois nouvelles chansons tirées d'un récent disque présentant toujours moins d'intérêt pour les vieux fans.Dommage.Ces enregistrements recèlent aussi de jolies pépites.La tournée Licks La présente tournée, Licks est la quatrième depuis ce retour.On sait que Keith Richards adore la scène et qu'il pousse très fort chaque fois qu'il s'agit de repartir sur la route.Il a ça dans le sang, avec tout le reste.J'ai eu la chance, cet automne, d'assister aux trois différentes formules de la tournée qui amène les Stones au Centre Bell.Le spectacle de club à New York, bien que mémorable sous plusieurs aspects, m'a laissé sur ma faim.Il faut dire que la rumeur leur faisait jouer l'intégrale d'Exile on Main Street, ce qui ne fut pas le cas.Trop d'attentes, peutêtre.Le show d'aréna de Boston était le premier de la tournée.Un véritable conventum avec des fans de partout dans le monde.J'avoue que l'importance du moment l'emportait heureusement sur la cohérence pas tout à fait retrouvée du groupe sur scène.Par contre, la production de stade au New Jersey était magnifique de bout en bout.Un set gorgé de trésors dont le point d'orgue s'avéra une version très jammée de Miss You sur la scène secondaire au centre du terrain.J'en rêve encore.Le groupe démontre encore une maîtrise absolue de l'art d'habiter une scène et une ferveur inégalée à cracher ses morceaux.Et, bien entendu, il a fait salle comble partout.Mais plus que jamais, la presse branchée se déchaîne contre les Stones à l'annonce de chaque nouvelle tournée.Comment expliquer pareil divorce entre les goûts du public et cet acharnement de l'opinion « autorisée »?La presse montréalaise n'échappe pas à cette règle.Pierre Foglia, dans ces pages en 1989, avait pourtant, d'un ton agacé, annoncé que ces papys devenaient indécrottables et qu'il faudrait s'y faire.Que dire du commentaire de Richard Martineau, post-boomer omniprésent de Voir qui fait l'intéressant en comparant le Mick Jagger d'aujourd'hui à l'Elvis décadent de la fin?Désinformation.Il n'a qu'à se rendre au show pour s'en rendre compte.Le« jeunisme » galopant dont il fait preuve me semble bien pathétique au vu de la forme indécente qu'affiche Mick Jagger et de la dégaine de monsieur Keith Richards à bientôt 60 ans tous les deux.Si on doit être obsédé par l'âge des membres du groupe, ce serait plutôt au regard de la performance incroyable qu'ils déploient soir après soir.Les Rolling Stones ne sont pas éternels, mais ils donnent encore le meilleur show rock de la planète.Pourquoi bouder son plaisir?Je conviendrai avec certains que le prix des billets est insensé.En 1972, c'était 7,15$.Aujourd'hui, de 90$ à 300$.La légende se paie très cher.Le public y va par nostalgie?Bien sûr et après?Qui peut témoigner de leur brillant parcours mieux que les originaux?Le temps d'enterrer les Rolling Stones n'est pas arrivé.Longue vie à Keith Richards, Charlie Watts, Mick Jagger et leur ami Ron Wood et merci pour mes 40 belles soirées en leur compagnie.Ah oui! Merci pour la job.aussi.Comment expliquer pareil divorce entre les goûts dupu blic et cet acharnement de l'opinion « autorisée »?www.lapresseaffaires.com, la nouvelle référence en information économique.Bourse en direct, forums, portefeuille personnalisé et plusieurs outils indispensables.306954A 6LP0701D0104 4 janvier D7 6LP0701D0104 ZALLCALL 67 16:47:15 01/03/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 JANVIER 2003 D7 Gérontologie du rock'n'roll Les Stones arrivent à la soixantaine et ils sont les seuls à nourrir la problématique: le rock peut-il survivre à la prime jeunesse?Au milieu du 20e siècle, la riche Amérique a vu sa jeunesse se doter d'une culture nouvelle.Nouvelle et dérangeante à plus d'un égard.Pour les oreilles d'abord : le « bruit » nouveau avait pris nom de « rock'n'roll », une musique \u2014 si tant est que l'on pouvait l'appeler ainsi \u2014 de jeunes Blancs (becs) électrifiés, née de la rencontre de la chanson des collines et des rythmes des champs de coton.Le rock'n'roll dérangeait aussi par ses attributs physiques : si la chevelure gominée n'avait rien de vraiment nouveau, l'extravagance de la tenue de certains, par trop colorée, les faisait ressembler à des « Nègres », il n'y avait pas d'autres mots.La gestuelle dansante était à l'avenant, centrée sur le bas-ventre, très éloignée du siège de la raison.La bonne société et les bons parents souffraient des yeux et des oreilles, mais ils virent bientôt que le « mal » était plus profond.Cette culture nouvelle, avec ses codes et sa « musique du diable », les excluait complètement.Pire : leur autorité était objet de révolte.L'Histoire ne pouvait que constater l'émergence de la première culture « de jeunes ».C'était avant Internet, mais les idées n'en voyageaient pas moins.Le rock'n'roll traversa l'Atlantique et revint au milieu des années 1960, enrichi et augmenté, dans ce qu'on appela la « British invasion ».Les bonnes âmes nord-américaines, qui avaient cru la crise passée avec le recyclage d'Elvis Presley dans le cinéma-balade, devaient désormais endurer des bibittes encore plus outrancières : Beatles, Rolling Stones, Kinks et autres Animals.Pleurant encore son empire perdu, la vieille Angleterre voyait naître une nouvelle caste dont émergeraient plus tard des chevaliers très différents de leurs pairs : Sir Paul (Mc Cartney), Sir Elton (John), Sir Mick (Jagger).Tous les autres sont morts mais, 40 ans plus tard, les Rolling Stones sont encore là à chanter leur insatisfaction.Ils arrivent à la soixantaine et sont les seuls à nourrir la problématique : le rock peut-il survivre à la prime jeunesse ?À quel point un homme devient- il trop vieux \u2014 ou trop riche \u2014 pour rester un rocker ?Pourquoi les bluesmen et les jazzmen jouissent-ils d'un sauf-conduit perpétuel ?Des légendes « Les Rolling Stones sont des légendes et le monde a besoin de légendes », affirme G.Keeter, un professeur de sociologie de l'Appalachian University de la Caroline du Nord, qui s'intéresse à l'impact de la musique populaire.« Les babyboomers, comme les générations d'avant, sont restés attachés à la musique de leur jeunesse, mais la nostalgie n'explique pas tout.La preuve, comme on dit, est dans le pouding : les Stones font de la bonne musique à laquelle les jeunes commencent à s'intéresser parce qu'ils lui reconnaissent la parenté de leur propre musique.» Et le facteur âge, professeur ?« Le rock'n'roll, l'expression principale de la jeune culture des années 1960, a gagné le droit de continuer.Il n'a peut-être pas neuf vies comme les chats, mais il en a au moins deux.Bob Dylan affirme qu'il chantera tant qu'il tiendra sur ses jambes ; Chuck Berry fait toujours des tournées ; B.B.King joue encore du rhythm'n'blues, même avec un pied dans la tombe.Pourquoi ne leur reproche- t-on pas leur âge comme on le fait aux Stones ?Peut-être parce que les Stones font tellement d'argent et de façon si facile.» Ou parce qu'ils donnent l'impression d'être de faux rebelles.« Les Stones n'ont jamais été des rebelles », affirme le journaliste Georges-Hébert Germain, qui, au lendemain de leur show de juillet 1972 au Forum écrivait : « Les Beatles et Dylan ont été sans doute parmi les grands animateurs et les grands inspirateurs de la musique et de la jeunesse des 10 dernières années.Les Stones, eux, n'ont rien animé, n'ont inspiré personne.(.) Pas de recherche à aucun point de vue.Leur musique sera aussi brute, fruste et sauvage d'un bout à l'autre.Ils ne s'engagent à rien, ne se donnent jamais de ligne de conduite ; ils n'ont pas de devoirs, pas d'obligations, pas de liens.Ils se sont abandonnés corps et âme à la vie courante.» Rien d'innocent La vie courante a toujours alimenté le mythe des Stones.Fric et filles pour Mick Jagger, un des grands noms du jet-set international ; dope et musique pour Keith Richards, une force sinon un miracle de la nature.Et très certainement un mythe.« Les Stones, dira Germain, étaient des fils de bourgeois ; jamais ils n'ont eu la naïveté enfantine d'un John Lennon qui, comme les autres Beatles, venait de la classe ouvrière de Liverpool.Les Stones n'avaient rien d'innocent ; pour eux, tout a toujours été matériel à mettre en scène.Même la mort de Brian Jones (le guitariste) semblait stagée.» De toutes les scènes toutefois, c'est sur la vraie, celle des arénas et des stades, que les Stones vivent à la hauteur de leur légende.Peut-être sont-ils en train de prouver que le rock n'a pas d'âge.La question leur survivra.Entre-temps, ces gérontocrates forment encore la plus grosse machine de l'histoire du showbiz.Et, le spectacle fini, ils se roulent de rire jusqu'à la banque en disant « fuck you all » à leurs détracteurs.Qui fait plus rocker que ça ?Photothèque La Presse © Quarante ans plus tard, les Stones chantent encore leur insatisfaction.Ce qui soulève la question : quand un homme devient-il trop vieuxpour rocker ?Nuit en Transylvanie 14 JANVIER, 19 H 30 ANDREY BOREYKO, CHEF D'ORCHESTRE COREY CEROVSEK, VIOLON Un concert inspiré des légendes et du folklore tzigane de cette région, mettant en vedette le violon.Au programme, des oeuvres de: BRAHMS, RAVEL, MONTI, KODÁLY et LISZT.Dans le cadre de la série Les Envolées musicales Air Canada Deux pianos, un concerto 15 JANVIER, 10 H 30 ROLF BERTSCH, CHEF D'ORCHESTRE EN RÉSIDENCE DE L'OSM STÉPHAN SYLVESTRE, PIANO JEAN-PHILIPPE SYLVESTRE, PIANO OEuvres de MOZART et BEETHOVEN dont la célèbre Cinquième symphonie.Dans le cadre de la série Les Matins symphoniques Metro COREY CEROVSEK Soirée Tchaïkovski 21 ET 22 JANVIER, 20 H Le romantisme russe à l'état pur.JACQUES LACOMBE, PREMIER CHEF INVITÉ DE L'OSM MIKHAIL RUDY, PIANO TCHAÏKOVSKI, Concerto pour piano no 1 TCHAÏKOVSKI, Symphonie no 5 KENT NAGANO (514) 842-9951 JACQUES LACOMBE JEAN-PHILIPPE ET STÉPHAN SYLVESTRE osm.ca Vienne, capitale de musique 28 ET 29 JANVIER, 20 H KENT NAGANO, CHEF D'ORCHESTRE BENEDETTO LUPO, PIANO Trois compositeurs, trois styles, un lieu commun : Vienne, ville qui marqua l'histoire de la musique.Kent Nagano, l'un des plus éminents chefs dans le monde, dirigera ce concert.WEBERN, Passacaille opus 1 MOZART, Concerto pour piano no 24 SCHUBERT, Symphonie no 9 «la Grande» Conférence pré-concert, 18 h 30 : Guy Marchand, musicologue 3107060A 6LP0801D0104 6LP0801D0104 ZALLCALL 67 16:56:31 01/03/03 B D8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 JANVIER 2003 En première partie des Stones.le Québec collaboration spéciale SI LES Rolling Stones retiennent généralement des groupes anglosaxons pour assurer la première partie de leurs spectacles, il arrive parfois que des artistes « locaux » se joignent aux plus fameuses têtes d'affiche du rock.Ce sera le cas du groupe Les Respectables dans quelques jours.Mais d'autres Québécois ont aussi partagé la scène avec les Stones.Ils ont pour nom Jenny Rock (à Montréal en 1965), les Hou-Lops (à Paris en 1966) et Éric Lapointe (à Paris en 1995).La princesse du yé-yé En 1965, la chanteuse Jenny Rock règne sur les palmarès québécois.Elle a 19 ans, elle a été élue découverte féminine de l'année au Gala des artistes, elle a remporté le trophée de la meilleure chanteuse yé-yé au Festival du disque, enfin, chacune de ses apparitions à la télé cause une commotion \u2014 elle danse superbement et avec frénésie, elle crie, elle chante, bref elle rocke en titi ! Couronnée « princesse du yéyé », elle a déjà fait la première partie du « roi du twist » Chubby Checker quand il est question qu'elle en fasse autant pour les Rolling Stones.Le 23 avril 1965, à l'aréna Maurice- Richard, elle monte en effet sur scène avant les Stones.« Ce n'était pas facile de faire la première partie des Stones, comparativement aux shows que j'ai donnés avant Chubby Checker et Johnny Hallyday (à la Place des Arts en 1966), expliquet- elle.Dans les deux derniers cas, j'avais pu un peu voler la vedette parce que c'était aussi mon public qui était dans la salle.Mais les Rolling Stones avaient leur public venu les voir, eux, point.Il a fallu que je me démène et que je travaille fort.mais j'ai réussi.J'ai chanté pendant trois quarts d'heure les chansons les plus rock'n'roll et heavy de mon répertoire.« Je n'ai pas vraiment fait connaissance avec les Stones ce soir-là.D'abord, ils jouaient un seul soir à Montréal \u2014 alors que Checker était venu pour une tournée de huit jours et Hallyday, pour neuf jours.C'était donc à peu près impossible d'établir le contact.Mais mon imprésario voulait absolument prendre une photo de moi avec eux et eux ne le voulaient pas.Finalement, ils ont accepté parce qu'ils n'avaient pas vraiment le choix, mon imprésario était très puissant, c'était Ziggy Wiseman, et tu ne disais pas non à Ziggy Wiseman (rires).Et là, Mick Jagger, arrogant, me dit : « You're so short.» (« Tu es tellement petite.») Hé ! Je l'ai regardé dans les yeux et je lui ai répondu : Ce que t'as de plus grand par-dessus moi, je n'en ai pas besoin pour être intelligente, moi ! » « Je suis très contente que les Rolling Stones continuent à faire des shows, tient-elle à préciser.Ça nous a permis, à nous les rockeurs des années 1960, de continuer aussi à faire ce métier et à avoir du fun.» Aujourd'hui, Jenny Rock se produit toujours en spectacle (surtout l'été dans les festivals) et danse toujours assez frénétiquement (sans être essoufflée !).Elle enseigne également l'anglais, le théâtre, la danse et la musique en garderie : « Maintenant, mon public favori a entre 2 et 5 ans », conclut-elle en riant.Le premier groupe rock En mars 1966, les Hou-Lops font la première partie des Rolling Stones à l'Olympia de Paris ! Mais que faisaient donc des Québécois làbas Si on en croit de nombreux experts de la musique des années 1960, les Hou-Lops seraient le tout premier groupe rock québécois digne de ce nom.Formé en 1962 dans les Cantons-de-l'Est, le groupe change de nom en 1964 pour devenir les Têtes blanches (et du coup, ses membres se font décolorer les cheveux), mais doit reprendre son nom d'origine en 1965, à la suite d'une contestation judiciaire des Classels, dont la chevelure blanche est une véritable marque de commerce.Trois des cinq Hou-Lops se nomment Claude, dont le bassiste Jean- Claude Bernard, qui prendra le nom de Christian Bernard pour éviter les quiproquos.« Avouez que c'est pas banal pour un groupe québécois : nous autres, on a joué à Paris avant de jouer à Montréal, explique-t-il en riant.C'était en 1964 et c'est même à cette occasion-là qu'on a rencontré pour la première fois les Stones, deux ans avant de faire leur première partie ! » En effet, en 1964, donc avec leurs cheveux blancs, les Hou- Lops / Têtes blanches s'envolent pour l'Europe, où ils ont des contacts importants.Ils se produiront un peu partout, notamment au mythique Golf Drouot, à Paris.Lorsqu'ils sont à Bruxelles, en Belgique, ils apprennent l'arrivée des Stones à l'aéroport.Ils se précipitent donc à l'aéroport et font sensation avec leur chevelure immaculée, tant sur place que lors de la conférence de presse qui suivra.« L'arrivée des Stones était grandiose ; il y avait une cinquantaine de motards qui ouvraient le cortège, se souvient Jean-Claude Bernard.Mais c'était aussi assez comique parce qu'ils se demandaient sérieusement qui on était et pourquoi on était là, à attirer l'attention des journalistes et à leur fait allô de la main (rires).» Deux ans plus tard, en 1966, sous la gouverne de leur imprésario Norman Knight, les Hou-Lops sont de nouveau en Europe.Et cette fois, ils sont à l'Olympia, où ils clôturent la première partie du spectacle des Stones, après les Newbeats (et leur grand succès Bread and Butter) et Wayne Fontana & The Mindbenders (qui chantent Game of Love).« Déjà, ç'avait commencé pas mal rock'n'roll, relate Jean-Claude Bernard.Les Stones étaient arrivés par la porte avant de l'Olympia, boulevard des Capucines, où les attendaient des milliers de fans, retenus par des policiers.Et Brian Jones, qui était encore vivant à l'époque, avait décidé de donner un coup de poing à un policier, ce qui avait produit une mini-émeute (rires).« Le spectacle commence, poursuit Jean-Claude Bernard, et, là, les deux premiers groupes se font huer, et pas qu'un peu ! On rentre sur scène, on avait trois chansons à faire et M.Coquatrix (le célèbre propriétaire de l'Olympia) nous avait dem a n d é d e chanter en anglais, parce qu'on était en pleine British Invasion.On c o m m e n c e d o n c a v e c Treat Her Right \u2014 on n'entend plus rien dans la salle.On fait alors Rip It Up et là, ça commence à bouger.Gilles Rousseau, notre chanteur, décide alors d'aller s a l u e r l e s spectateurs en français \u2014 ç'a été le déclic.On a enchaîné avec Good Lovin' et on a eu une ovation ! Ensuite, les Stones sont arrivés, ils ont chanté deux ou trois chansons, pas plus, et ils ont décidé de quitter l'Olympia ! Ç'a été l'émeute dans la salle, le vandalisme, les banquettes arrachées et lancées sur les murs ! Rock'n'roll pour vrai ! » Les Hou-Lops n'ont pas fait connaissance avec les Stones, qui étaient entourés de gardes du corps et toujours aussi arrogants.Mais Jean-Claude Bernard a réussi à se faire photographier avec Mick Jagger dans le couloir de l'Olympia avant le spectacle, en restant patiemment près de la porte de la loge du chanteur.« Mais nous étions un peu innocents à l'époque, se remémore Jean-Claude Bernard, hilare.On se demandait comment ça se faisait que les Stones avaient l'air « chauds » sans pourtant boire de bière.Et on trouvait que ça sentait le sapinage et les herbages près de leurs loges, on se demandait bien pourquoi (rires) ! » Ensuite, les Hou-Lops sont revenus au Québec, ont fait la première partie des Animals puis mis fin à leurs activités en 1969.Jean- Claude Bernard est entré dans la Sûreté du Québec, dont il est retraité depuis 1996.Et les Hou-Lops se produisent encore, à l'occasion de festivals et de spectacles thématiques.Les « boys » Éric Lapointe étant encore dans l'impossibilité de parler en raison d'une récente opération des cordes vocales, c'est son guitariste, réalisateur, ami et alter ego, Stéphane Dufour, qui a répondu à nos questions.Cela tombe bien : quand il s'agit des Stones, Stéphane est intarissable En 1995, Éric Lapointe est partout.Son premier album, Obsession, lancé en 1994, s'est déjà écoulé à plus de 225 000 exemplaires.Ses spectacles sont organisés par Donald K.Donald, et c'est sans doute Donald Tarlton qui a envoyé l'album d'Éric à Paris, en prévision du spectacle des Stones.Bref, le 30 juin et le 1er juillet 1995, à l'hippodrome de Longchamp, non loin de Paris, et devant environ 100 000 personnes, Éric Lapointe, Stéphane Dufour et le reste du groupe montent sur scène, juste avant Bon Jovi.« Imagine-toi : on arrive là-bas, l'album n'est pas sorti, on n'est pas connu ni du cul ni de la face là-bas, explique Stéphane Dufour.Une chance que le soundman des Stones trippait sur nous autres, il nous a permis de faire un bon soundcheck en après-midi \u2014 en plus, on s'entendait bien avec les roadies des Stones, donc, on a été super bien traité, tout allait plutôt bien.Là, 20 minutes avant d'entrer sur scène, il y a un gars qui nous dit : « Si jamais vous vous faites siffler, vous courez ! » Et il nous explique que la dernière fois, c'était Bryan Adams qui faisait la première partie et qu'il s'était tellement fait huer qu'il avait interrompu son show et sacré son camp ! Hey, on est r e n t r é s u r scène comme cinq gars qui allaient se faire pendre ! «Tu ne les vois pas, les 100 000 personnes, mais tu les entends, poursuit Dufour.Là, on commence.et on n'entend plus personne ! Nous autres, on est surpris, mais eux autres aussi ! On fait trois, quatre tounes.ça n ' a p p l a u d i t pas, mais ça ne hue pas non plus.C'est simple : on était devant les fans purs et durs des Stones, qui ne voulaient rien savoir de personne d'autre.Mais on a réussi notre mission parce qu'on a pu jouer pendant 40 minutes et qu'on nous a pitché seulement une couple de gâteaux et une pomme, sans oublier un gars juste en face de moi qui m'a fait un finger tout le long du show, c'était pas si pire (rires).On était bien fier.Le lendemain, c'était des spectateurs moins fanatiques des Stones, et ç'a été nettement plus le fun.Mais jamais je n'oublierai l'euphorie de jouer avec les Stones, moi, un ti-cul de Montréal, sur la même scène que le plus gros band sur la terre ! Wow ! » Stéphane a été très impressionné par l'organisation des Rolling Stones : « C'est pas une loge, qu'ils ont, c'est une mini-ville, où tu peux faire ton lavage ou commander du homard ! » Ni Éric ni Stéphane n'ont pu parler ou se faire photographier avec le groupe.« Mais c'était super intéressant, voir que les Stones faisaient leur show bien sérieusement, que Mick Jagger fait des étirements avant d'entrer sur scène.et qu'ils étaient pas mal plus nerveux que nous autres (rires).« On est bien content que Les Respectables fassent la première partie, conclut Stéphane.Ce sont des amis, on a toujours trippé sur ce band-là et on espère qu'ils seront aussi bien traités qu'on l'a été par l'équipe des Stones, ils le méritent.Mais je les trouve bien chanceux de se produire à Montréal, devant des spectateurs qui les connaissent et les aiment.En tout cas, Éric et moi, on va être là, c'est sûr ! » En effet, Les Respectables seront les deuxièmes Québécois à se produire en terre montréalaise en première partie des Stones.La première et la seule à ce jour à détenir ce titre, c'était Jenny Rock.C'était en 1965, il y a 38 ans.Photo tirée de l'album Off des Hou-Lops À l'Olympia, en 1966, les Hou-Lops ont réchauffé le terrain pour les Stones.Qui ont causé une émeute.Photothèque La Presse Jenny Rock : trop petite pour Jagger.Tiré de Les Hou-Lops pour toute la vie de Serge Gingras Jean-Claude Bernard, Gilles Rousseau et Jagger : ensemble.pour la photo.Photothèque La Presse Éric Lapointe : moins nerveux que les Stones.Photothèque La Presse Jenny Rock avant les Stones à Montréal : pièce à conviction. 6LP0901D0104 6LP0901D0104 ZALLCALL 67 20:09:31 01/03/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 4 J ANV I E R 2 0 0 3 D 9 Serge Grimaux, Chicoutimien de Prague Le producteur de spectacles a donné aux Stones leur plus forte assistance MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale « QUAND ON était petit, explique en riant Serge Grimaux, il y avait ceux qui aimaient les Beatles et ceux qui aimaient les Rolling Stones.Moi, j'aimais les Beatles.Mais, un jour, en 1975, j'ai rencontré une fille, Danielle Rouleau, qui aimait les Stones et qui m'a emmené les voir en show au Maple Leaf Garden, à Toronto.Quand je suis sorti du show, je lui ai dit : Moi, un jour, je vais produire un show de ce groupelà ! » Originaire de Chicoutimi, Serge Grimaux ne pensait tout de même pas qu'il allait un jour produire un spectacle des Stones devant une assistance de 126 742 fans (« payants », précise-t-il), la plus grosse foule à avoir assisté à un concert des Stones.C'était le 5 août 1995 et c'était.au stade Strahov, à Prague ! Car Serge Grimaux est producteur de spectacles en République tchèque, où il vit depuis 1992 et où il a en outre mis en place Ticket- Pro, le premier réseau de billetterie électronique des pays de l'Est.En fait, Serge Grimaux a eu plus d'une vie : il a été le premier gérant du Spectrum, a longtemps travaillé comme producteur chez Donald K.Donald, été l'imprésario de Michel Pagliaro, été directeur de production du spectacle d'Amnistie internationale à Montréal en 1988.Il est aussi venu à Montréal en 2002 en compagnie du célèbre joueur d'échecs Gary Kasparov afin de défendre l'importance des matchs d'échecs d'envergure internationale.Et tout cela a commencé en 1975, grâce à une fille nommée Danielle Rouleau ! À l'époque, Serge Grimaux travaillait comme vendeur dans un magasin du boulevard Saint-Laurent, dont le propriétaire l'a menacé de le virer s'il allait à Toronto.Grimaux est allé à Toronto, a perdu son job.et s'est fait réembaucher six mois plus tard.En 1995, il a raconté l'anecdote à Mick Jagger, qui l'a trouvée bien bonne et qui a autographié une affiche que Grimaux, pas rancunier, a donnée au fameux propriétaire.Le meilleur show des Stones L'été suivant, il a de nouveau produit les Stones à Prague, cette fois dans un grand parc.C'était le troisième spectacle du groupe qu'il produisait en République tchèque \u2014 outre le show de 1995, il y a eu celui du 22 août 1998, mémorable.« C'était la première fois, en Europe, que le show Bridges to Babylon, qui était conçu pour être donné dans un stade, était « rentré » dans un aréna, l'Agridome, et c'était génial, sans doute le meilleur show des Stones que j'ai vu à ce jour ! » s'exclame un Grimaux enthousiaste, qui affirme simplement que la musique des Stones constitue « la trame sonore \u201d de sa vie.Comment s'arrange-t-il pour le prix des billets, fort élevé, dans un pays où le revenu moyen est relativement faible ?« D'abord, il faut se rappeler que les Stones ont toujours vendu leurs billets plus cher que d'autres et que c'est universel.Ils ont été le premier groupe à vendre des billets à plus de 10 $, justement pour le show It's Only Rock'n'Roll en 1975, au Maple Leaf Garden ! Pour pouvoir fixer un prix abordable sur le marché tchèque, je m'arrange donc pour avoir accès à des lieux qui ont une très, très grande capacité \u2014 100 000 places au minimum.C'est le volume de billets qui me permet d'offrir un prix acceptable en République tchèque.Mais il faut que je les vende tous ! » En 1989, lorsqu'il était encore à Montréal et qu'il s'occupait du spectacle Steel Wheels des Stones au Stade olympique, les 13 et 14 décembre, il a envoyé à la fameuse Danielle Rouleau, dont c'était l'anniversaire, une paire de billets pour des sièges à la cinquième rangée : « Ce n'était pas une boucle qui se bouclait, comme j'en ai eu d'abord peur, mais ç'a changé ma vie, se remémore Serge Grimaux.C'est ce soir-là que je me suis dit que je devrais peut-être arrêter de me demander ce que j'allais faire quand je serais grand (rires).» M.le président Havel Depuis ce soir de décembre 1989, Serge Grimaux est donc devenu grand, producteur et chef d'entreprise, et il a hâte au spectacle des Stones cet été, à Prague, dont les billets seront mis en vente au début de 2003.sur son réseau Ticket Pro, bien sûr.En fait, Serge Grimaux a particulièrement hâte au moment où il entraînera Vaclav Havel dans les coulisses, après le concert.Car l'écrivain Vaclav Havel sera alors redevenu simple citoyen, après avoir été président de son pays au lendemain de la chute du mur de Berlin et de la Révolution de velours.C'est à titre de président de la toute nouvelle République tchèque qu'il avait invité les Stones à venir à Prague en 1990, où ils ont terminé la tournée Urban Jungle Europe 1990 en août \u2014 sauf en Pologne en 1964, les Stones ne s'étaient alors jamais produits dans un pays de l'Europe de l'Est.« J'ai rencontré beaucoup de gens dans ma vie, explique Serge Grimaux, et Vaclav Havel est l'une des personnes qui m'ont le plus impressionné, par son charisme, sa force, son courage.Il a écrit dernièrement une lettre pour Mick et Keith, que je leur ai remise (voir ci-contre).M.Havel est un copain de Mick Jagger et rien ne va me faire plus plaisir que de leur permettre de se rencontrer de nouveau.» Et tout cela grâce à Danielle Rouleau ! Dire qu'au départ, Serge Grimaux était plus « Beatles »que « Stones ».La lettre de Vaclav Havel aux Stones LE PRÉSIDENT de la République tchèque, Vaclav Havel, a envoyé cette lettre intitulée De Vaclav Havel aux Rolling Stones (via Serge Grimaux) avec amour à Serge Grimaux pour qu'il la fasse parvenir à Mick Jagger et Keith Richards.Monsieur Havel a accepté que nous la reproduisions dans La Presse.En voici la traduction française : Chers Rolling Stones, Mes amis, On me dit que vous pourriez venir à Prague.Quelle merveilleuse nouvelle ! Je serai heureux de vous revoir.La première fois que vous avez joué ici à Prague et m'avez rendu visite, c'était il y a 13 ans.J'ai hâte de vous revoir.Meilleurs souvenirs, Vaclav Havel 31-10-02 RICHELIEU L'ART ET LE POUVOIR j u s q u ' a u 5 j a n v i e r 2 0 0 3 www.mbam.qc.ca Philippe de Champaigne, Triple portrait du cardinal de Richelieu (détail), 1642.© Londres, The National Gallery.Cette exposition est une coproduction du Musée des beaux-arts de Montréal et du Wallraf-Richartz-Museum - Fondation Corboud, de Cologne.AVEC LA COLLABORATION DE «Somptueux regard sur une éminence» Jérôme Delgado, La Presse, Montréal «Un seul regret, cette exposition remarquable ne viendra pas en France.» Anne Muratori-Philip, Le Figaro, France «Richelieu épate la galerie» Vincent Noce, Libération, France «.une exposition à la fois originale, panoramique et pleine de surprises, qui ne laisse personne indifférent.» John Russell, New York Times, New York Dernière chance.Plus que deux jours ! 3100787A Grâce à La Presse et Hôtellerie Champêtre, 10 participants gagneront une paire de billets pour assister à la comédie L'Ouvre-boîte présentée le 4 février 2003 au Théâtre Jean-Duceppe.Goûtez à l'une des meilleures tables du Québec ! De plus, 3 grands gagnants profiteront d'un forfait gastronomique pour 2 personnes comprenant 2 nuits, 2 soupers et 2 petits déjeuners dans l'une des auberges du réseau Hôtellerie Champêtre suivantes : Le Manoir des Érables, l'Auberge Lakeview Inn et l'Hostellerie Rive Gauche.Un duo d'acteurs phénoménal ! Une comédie présentée au Théâtre Jean-Duceppe jusqu'au 8 février.Coupon de participation .cochez si vous désirez recevoir des offres promotionnelles de nos partenaires Quel est le nom de l'auteur de L'Ouvre-boîte?Nom Prénom Âge Adresse App.Ville C.P.Tél.rés.: ( ) ____Tél.trav.: ( ) ____ Pour être valide, le coupon doit être dûment rempli et reçu avant le 17 janvier 2003 à 9 h 30 à : Concours L'Ouvre-boîte, C.P.1029, succ.Desjardins, Montréal, Québec, H5B 1C2.Un coupon par enveloppe.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Aucun achat requis.Ce concours s'adresse aux résidents du Québec âgés de 18 ans et plus.Les règlements du concours sont disponibles à la Compagnie Jean Duceppe et au .La valeur totale des billets de théâtre est de 767,60 $ et la valeur totale des 3 forfaits gastronomiques est de 1900 $.L'ouvre-boîte CONCOURS 3106966A 6LP1001D0104 6LP1001D0104 ZALLCALL 67 16:27:22 01/03/03 B D 1 0 L A P R E S S E MONT R E A L S AME D I 4 J ANV I E R 2 0 0 3 DISQUES CLASSIQUE Quebec et Laval : comme de grands orchestres! SOUL / R&B \u0001\u0001\u0001\u0001 Artistes varies A Cellarfull of Motown Motown / Universal Deux disques de versions rares et fievreuses REMERCIONS les fadas britanniques de Northern Soul pour avoir force la porte des archives de la maison Motown, car n'eut ete leur insistance les 40 joyaux qui ornent ce double album n'auraient peutetre jamais vu le jour puisqu'elles ont ete rejetees de la chaine de montage a succes.Jamais legalement, a tous le moins ; on pouvait trouver, parait-il, des versions pirates de certaines de ces raretes chez des disquaires specialises.C'est notre tour, simples fans, de nous regaler de ces petites bombes soul et R & B inedites que la fougue et le talent brut ont conservees en parfait etat, meme 30 ans plus tard.En deposant le premier des deux disques dans le lecteur, on tombe a genoux en entendant la voix urgente de Barbara Mc Nair fendre les violons sur Baby A Go-Go.On bave sur la moquette devant le pathos rythme de Brenda Holloway (All Your Love) pour se relever lorsqu'emerge un soul-a-go-go instrumental tire par l'orgue et les cuivres des Soul Brothers & Earl Van Dyke.Et on n'en est qu'a la troisieme piece ! Tammi Terrell et son ancien partenaire musical Marvin Gaye, Gladys Knight & The Pips, Stevie Wonder, le groupe maison Funk Brothers, The Temptations, The Velvelettes (et bien davantage !) se retrouvent tous sur cette compilation dont la majorite des titres n'ont jamais ete graves sur vinyle.Nourrissante et intensement groovy, cette compilation jettera des etincelles dans les yeux des fans du fameux label de Hitsville (U.S.A.) et donnera la piqure aux neophytes.Philippe Renaud collaboration speciale CLAUDE GINGRAS DEUX ORCHESTRES dominent les dernieres realisations de la jeune industrie quebecoise du disque.Bien que le plus substantiel des deux programmes soit celui de l'Orchestre Symphonique de Laval, avec, de Dvorak, le Concerto pour violoncelle et la huitieme Symphonie, nous donnerons d'abord la parole a l'Orchestre Symphonique de Quebec.Deux bonnes raisons a cela : l'OSQ celebre son centenaire .seul orchestre canadien a avoir atteint cet age .et son disque est une eclatante reussite d'execution et de prise de son.On regrette simplement que le programme choisi pour ce disque-anniversaire puise a ce qu'il faut bien appeler la musique de seconde importance.100 ans de danses , annonce la pochette, en reference aux 100 ans de l'orchestre.Une anthologie de compositeurs identifies a la Vieille Capitale eut certainement ete plus indiquee.On a prefere un menu a la Boston Pops dont le succes de vente est deja assure.Dans le genre, cependant, il s'agit d'un excellent disque.Yoav Talmi, le chef de l'OSQ depuis 1998, dirige huit des 16 Danses slaves de Dvorak, six des 21 Danses hongroises de Brahms (dont, coincidence, les cinq orchestrees par Dvorak), les sept Danses populaires roumaines de Bartok, et fait une petite place a la musique canadienne, avec la fameuse Danse villageoise de Claude Champagne et Les Diableries, suite de cinq morceaux descriptifs, avec solo de violon, commandee a Francois Dompierre comme piece imposee au Concours international de Montreal de 1979.Dans les pages familieres de Dvorak, Brahms et Bartok, on croit retrouver les grands specialistes de ce repertoire a travers cette direction pleine de dynamisme, de charme et de tendresse et cet orchestre somptueux, souple et detaille.La piece de Champagne, qui suit le groupe Bartok, prolonge a s'y meprendre l'effervescent climat.Et le Dompierre ne souffre aucunement de ce voisinage : au contraire, voici des pieces tres colorees et bien orchestrees, aux forts contrastes soulignes avec art par le violonsolo de l'OSQ, Darren Lowe.Realise au Domaine Forget, l'enregistrement est un miracle de prise de son et confere a l'OSQ une richesse insoupconnee.Bref, a l'aveugle, on pourrait apposer sur ce disque le nom de plusieurs orchestres de niveau international.Dvorak encore, mais, cette fois, des oeuvres dont il faut bien admettre qu'elles pesent plus dans la balance que les aimables Danses slaves : le Concerto pour violoncelle, sans doute le plus beau de tous les concertos destines a cet instrument, et la huitieme Symphonie, plus attachante encore que la fameuse Nouveau Monde.Ici, la concurrence est redoutable : huit versions differentes de Rostropovitch pour le concerto et, pour la symphonie, les authentiques temoignages des plus grands chefs tcheques, Kubelik en tete.Personne, bien sur, n'ira preferer Yegor Dyachkov a Rostropovitch, Jean-Francois Rivest a Kubelik ou l'Orchestre de Laval au Philharmonique Tcheque.Et pourtant.oui, et pourtant, le resultat est ici tres impressionnant.Procedons encore a l'aveugle.Chez Dyachkov, l'attaque, la musicalite et la sensibilite sont celles d'un grand violoncelliste, le commentaire orchestral suit toutes les inflexions du soliste (et jusqu'a ses moindres rubatos et manierismes !) et les interventions des premierspupitres sont impeccables (la flute, a signaler).Occupant seuls la deuxieme moitie du disque, Rivest et Laval se maintiennent au meme niveau de jeu et d'inspiration a travers les quatre mouvements de la symphonie.L'appel de trompette qui lance le finale est legerement faux et il y a un ou deux passages ou les cuivres ecrasent un peu les cordes.Ce sont mes seules reserves.Comme telles, les 36 cordes de Laval forment une phalange compacte et sonore, la sonorite collective est celle d'un orchestre de premier plan, Rivest fait bien chanter tous les themes et complete sa vision par de saisissants reliefs dramatiques.\u0001\u0001\u0001\u00011.2 ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUEBEC Dir.Yoav Talmi Dvorak, Bartok, Champagne, Dompierre, Brahms Analekta, FL 2 3156 \u0001\u0001\u0001\u0001 ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LAVAL Dir.Jean-Francois Rivest Yegor Dyachkov, violoncelliste Dvorak Riche Lieu, RIC 2 9988 3106894A NOUVELLES DU DISQUE Aimard et Beethoven BEETHOVEN reunira deux musiciens specialises jusqu'a present dans des epoques tres opposees.Le pianiste Pierre-Laurent Aimard, dont la carriere est centree sur la musique d'aujourd'hui, et le chef d'orchestre Nikolaus Harnoncourt, venu lentement au romantique apres des annees consacrees au baroque, entreprennent chez Teldec une integrale des cinq Concertos pour piano de Beethoven.On ignore, pour l'instant, avec quel orchestre.L'harmonium de Franck RICERCAR annonce une integrale inhabituelle : les oeuvres pour harmonium de Cesar Franck, jouees par Joris Verdin.De Strauss a Schoenberg CHEZ JADE, l'Ensemble FA a enregistre une groupe de Valses de Johann Strauss arrangees pour petite formation par Schoenberg et ses disciples Berg et Webern.Un opera de Pfitzner DES CINQ operas de Pfitzner, on ne connait que Palestrina.Capriccio en ajoute un autre au catalogue : Der Arme Heinrich, qui est en fait le premier des cinq.Avec Norbert Schmittberg dans le role du pauvre Heinrich du titre.Un live de 2000.Six disques, 34 orgues SPECIALISEE en orgue, la marque allemande Motette celebre son 25e anniversaire avec un coffret de six disques enregistres sur 34 instruments du facteur Aristide Cavaille-Coll.Parmi les organistes qui y figurent, mentionnons Willibald Guggenmos, Daniel Roth et Pierre Pincemaille, tous entendus ici dans la serie d'ete de l'Oratoire.Rappelons que Pincemaille a enregistre il y a trois ans, chez Solstice, les dix Symphonies de Widor sur dix Cavaille-Coll differents.Quatre pianistes QUATRE pianistes francaises d'autrefois sont reunies sur un recent disque de la marque historique Pearl : Blanche Selva, Yvonne Lefebure, Marcelle Meyer et Madeleine de Valmalete.Les gravures datent de 1926-35.Sonates de Scarlatti PIERRE HANTAI entreprend pour la marque francaise Mirare une importante serie consacree aux Sonates pour clavecin de Scarlatti.On n'indique pas combien il y aura de disques ; il ne s'agira cependant pas d'une integrale des 555 pieces.Chung et Scriabine APRES UN DISQUE d'oeuvres de Ligeti, chez Dynamic, la jeune pianiste montrealaise Lucille Chung signe, pour la meme marque, un programme Scriabine.Anniversaire Jongen LE 50e ANNIVERSAIRE de la mort du compositeur belge Joseph Jongen (1873-1953) sera marque par la publication de six disques sous l'etiquette Cypres, de Belgique.On y retrouvera notamment toutes les melodies avec orchestre, chantees par la soprano Mariette Kemmer avec l'Orchestre Philharmonique de Monte- Carlo dirige par Pierre Bartholomee.ECOLES Creez.et liberez votre esprit COURS D'ART Cours debutant janv.et fev.Debutant, intermediaire, avance peinture dessin aquarelle joaillerie vitrail ceramique poterie sculpture et plus encore Aussi, programme pour jeunesse et ados apres l'ecole et le samedi CENTRE DES ARTS VISUELS www.centredesartsvisuels.ca brochure gratuite 350 av.Victoria 488-9558 Metro Vendome INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT 3104325A ECOLES Djembes (Tam Tam), objets, bijoux PORTES OUVERTES, ESSAI GRATUIT: 7 & 9 janv, 03 a 18h30 Ecole de danses & de percussions africaines: Expositions, salle de spectacle, studio de repetition 910 Jean-Talon Est, metro Jean-Talon www.afrique-en-mouvement.ca Boutique: Centre d'arts africains : Danses africaines & Gumboots Percussions NOUVEAUTES: Danses: Baladi, Hip Hop, Salsa Artisanat & Chansons africaines (514) 270-6914 3105216A cours de tango argentin de tous les niveaux HI VER 200 3 professeurs d'experience PRIX pour etudiants et membres UDA photo: michael slobodian cours GRATUIT les 7, 8 et 10 janvier a 19h00 telephonez pour reserver vos places www.total.net/~stutango 1447 Bleury, metro place des arts 514 844 2786 3102460A 6LP1101D0104 6LP1101D0104 ZALLCALL 67 13:16:17 01/06/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 JANVIER 2003 D 1 1 VENTES D'ALBUMS AUX ÉTATS-UNIS Vivendi obtient la part du lion d'après Bloomberg LOS ANGELES \u2014 La division musique de Vivendi Universal a vendu plus de disques compacts que ses concurrents aux États-Unis en 2002, année au cours de laquelle les ventes de l'industrie ont chuté de 8,8 %.C'est la deuxième année de suite que les ventes globales de disques sont en baisse.Ainsi, Vivendi Universal Music Group a porté sa part de marché des ventes de disques actuels et en catalogue à 28,8 %, selon Nielsen Sound Scan, qui suit les ventes de musique au détail aux États-Unis.Warner Music Group, de AOL Time Warner, vient au 2e rang avec 15,9 % du marché, suivi de Sony Music Entertainment, de Sony Corp.Les ventes de musique ont baissé au cours des dernières années en raison du téléchargement gratuit que les internautes peuvent faire grâce à des services tels Kazaa et Morpheus, qui font mal à l'industrie.Pour sa part, Vivendi a tiré parti, l'an dernier, de la popularité du rappeur Eminem, dont le Eminem Show a été le plus vendu aux États-Unis en 2002.« De toute évidence, Universal Music, de Vivendi, est en tête, mais ils doivent continuer à trouver de nouveaux talents, sans quoi ils risquent d'être surpassés », soutient Xavier Courtois, analyste chez le courtier parisien ETC.« La question du piratage constitue encore un gros problème, et il n'y a aucune solution en vue », ajoute-t-il.Hier, à la Bourse de Paris, le titre de Vivendi a gagné 1,6 %, à 16,66 euros.Le titre a cependant plongé de 75 % l'an dernier.L'action de EMI Group s'est appréciée de 2 pence à 144 pence à la Bourse de Londres.Revenus en baisse Selon Sound Scan, les ventes totales de disques compacts aux États-Unis l'année dernière (jusqu'au 29 décembre en fait) ont baissé à 649,5 millions (1 milliard canadien), contre 712 millions en 2001 (1,1 milliard canadien).Les ventes totales de disques avaient déjà baissé de 2,8 % en 2001.La division BMG, de Bertelsmann, se classe au 4e rang avec 14,8 % du marché, suivie de EMI avec 8,4 %.L'accroissement de la part de marché n'a pas contribué à la croissance des ventes de Universal Music Group au cours des neuf premiers mois de l'année.Ainsi, les revenus de cette division ont baissé de 5 % à 4,2 milliards d'euros (6,9 milliards canadiens) au cours de cette période, annonçait Vivendi en novembre dernier.Mais Universal a fait des gains grâce au disque Nellyville, du rappeur Nelly, qui a terminé au deuxième rang des albums s'étant le mieux vendus, avec 4,92 millions d'exemplaires.8 Mile, de Universal, bande sonore du film mettant Eminem en vedette, s'est classé au 5e rang ; Ashanti, de l'artiste du même nom, s'est classé 7e ; et Up ! de la chanteuse Shania Twain a terminé au 9e rang, selon Sound Scan.La plupart des compagnies de médias ont pâti l'an dernier d'une baisse des revenus tirés de la publicité et des dépenses des consommateurs.Jean-René Fourtou, PDG de Vivendi, a vendu la division impression de la compagnie pour réduire la dette.Sous la gouverne de l'ancien PDG Jean- Marie Messier, Vivendi avait mis la main sur Universal Music Group dans le cadre de l'acquisition de Seagram, en l'an 2000, une affaire de 30 milliards de dollars américains.M.Messier a été évincé l'an dernier parce que sa stratégie ne s'est pas traduite par des profits.Pour sa part, M.Fourtou projette de conserver certaines activités dans le monde des médias acquises par son prédécesseur pour susciter une certaine croissance.À L'AFFICHE CETTE SEMAINE Théâtre SALLE FRED-BARRY DU THÉÂTRE DENISEPELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) Dès mar., 19h30, Les Oiseaux du mercredi, de Marc- Antoine Cyr.Mise en scène de Reynald Robinson.Avec Émilie Bibeau, Stéphanie C.Blais, Caroline Bouchard, Bénédicte Décary, David-Alexandre Després, Sébastien Doge, François Gadbois, Benoît Mc Ginnis et Sophie Vaillancourt.Présentation du Théâtre Paulin.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.L'Ange- Gardien, L'Assomption) Auj., 20h, Icitte ou bedon ailleurs, de Clément St-Jean.Mise en scène, de Michel Ritchot.Musique de Christian Chevalier.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 16h, Choeur de la Cathédrale.Dir.Patrick Wedd.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Jeu., 20h, Ensemble Caprice.Dir.Matthias Maute.Daniel Taaylor, haute-contre.Van Eyck, Monteverdi, Vivaldi, Hotteterre, Handel, Purcell.Ven., 20h, Quatuor Franz- Joseph.Quatuors op.1 no 3, op.33 nop 1, op.20 no 2 (Haydn).Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Ven., 10h et 13h, Tara au théâtre de l'océan, de Sébastien Harrisson.Mise en scène de Ghyslain Filion.(8 à 11 ans) THÉÂTRE OUTREMONT (1248, Bernard O.) Hugo et le Dragon, film de Philippe Baylaucq.Production de René Chénier.Sam.et dim., 14h.(3 ans et plus).Aussi exposition des marionnettes dufilm dans le foyer du théâtre.THÉÂTRE DES DEUX RIVES (30, boul.Séminaire, St- Jean-sur-Richelieu) Dim., 14h, Macaroni tout garni.(6 à 8 ans) Variétés PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Auj., 19h et 21h30, Jerry Seinfeld.USINE C(1345, av.Lalonde) Auj.et dim., 19h30, Élément Cirque.CASINO DE MONTRÉAL Auj.et dim., 21h, Viva Casino!.Supplémentaires du 8 au 26 janvier.CENTRE BELL Mer., 20h, les Rolling Stones.PETIT CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 21h, soirée hip-hop DJ Archi.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 20h30, Maximum 80 DJ La Grange; lun., 20h30, Cabaret Arioso; mer., 21h, Poxy.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Dim., 20h, Pena Flamenca ; mer., 21h, Christian Malette ; ven., 21h, Jean-François Lessard.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., dès 20h, groupe De Seeds eet Karl Millette.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., Michel Lévesque et René Buisson; jeu.et ven., Steve Forget et Yan Parenteau: 21h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Auj., Junk Yard Dogs; dim., les dimanches à Mimi avec invités; jeu., le Mile-End Quartet; ven., Balthazar: 22h.ALIZÉ (900, Ontario E.) Auj., dès 21h, BBL et invités ; lun., 20h, Ligue d'improvisation Globale ; jeu., 21h, Martin Rodrigue.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, Jean Viau; dim., 21h, Rocky Chouinard; lun., 21h30, Tomas Jensen; mar., 21h30, Bonjour Nostalgie, avec Raphaël Torr.SOFA (451, Rachel E.) Auj., 22h, Michelle Sweenay.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, la Volée d'Castors.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL (185, Ste-Catherine O.) Expositions Sam Taylor-Wood, Le corps et ses absences, Place à la magie ! Les années 40, 50 et 60 au Québec et Nadine Norman - Je suis disponible.Et vous ?.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380, Sherbrooke O.) Au, j.et dim., de 11h à 18h, exposition Richelieu : l'art et le pouvoir.Expositions Regards sur l'itinérance: le baroque revisité par des adolescents, Jessica Diamond, Éros, et OEuvres gravées de Rembrandt de la collection du Musée des beaux-arts du Canada.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin.Du mar.au dim., de 11h à 17h.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Dès mar., oeuvrese de Ronnie Wood.Tous les jours de midi à 21h.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baille) Expositions Lumière artificielle et Herzog & de Meuron : Archéologie de l'imaginaire.Dumar.audim., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 21h.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, boul.de Maisonneuve E.) Exposition Signé Lenica - Affiches de cinéma.Dumar.au ven., de 12h à 21h; sam.et dim., de 17h à 21h.ÉDIFICE BELGO (372, Ste-Catherine O., espace 306) Dès mer., peintures de Nicolas Fleming et Dan Brault.ESPACE VOX (350, St-Paul E.) OEuvres de Vera Greenwood et Pascal Grandmaison.Jusqu'au 19 janvier.GALERIE CRÉATIV'ART (880, Henri-Bourassa E.) Petits formats.Mer., jeu., de 12h à 21h; ven., sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 18 janvier.GALERIE D'AVIGNON (102, Laurier O.) OEuvres de Janice Mason Steeves, Henry W.Jones, Aaron Fink, Léa Rivière et Catherine Young Bates.GALERIE DES ARTISANS DU MEUBLE QUÉBÉCOIS (88, St-Paul E.) Exposition Noël 2002 - Scènes de Nativité - Jésus de cire - Villages de Noël.Dulu n.auven., de 10h à 17h; sam., dim., de 13h à 17h.Jusqu'au 12 janvier.GALERIE BRIGITTE DESROCHES (2110, Crescent) Oeuvres de L.Ayotte, Beaulieu, S.Cosgrove, J.-P.Lemieux, H.Masson, R.Mount, R.Richard, G.Roberts et A.Rousseau.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Auj.et dim., de 13h à 16h, photographies d'Allan Edgar.GALERIE ENTRE CADRE (4897, St-Laurent) OEuvres des artistes de la galerie.GALERIE ESPACE VERRE (1200, Mill) Oeuvres de Bruno Andrus, Gérald Collard, Laura Donefer, Susan Edgerley, Michèle Lapointe, Michel Leclerc, Élisabeth Marier, Mario Paré, Donald Robertson, John Paul Robinson, Paul Schwieder et Michel Vincent.Du lun.au ven., de 9h à 17h.Jusqu'au 16 janvier.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Oeuvres de Frank Temi, Karoly Szert et Albric Soly.GALERIE SYLVIANE POIRIER ART CONTEMPORAINE (372, Ste-Catherine O., espace 234) Dès mer., oeuvres de Michael Merrill et Martin Pichette.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Dès mer., peintures de Sophie Carrier.GALERIE 1637 (1637, Sherbrooke O.) Exposition Premier plaisir de Noël.Jusqu'au 12 janvier.GALERIE CLAUDE THÉBERGE (2018, St-Hubert) OEuvres de Claude Théberge.Du mar.au ven., de 14h à 18h; sam., dim., de 13h à 17h.GALERIE TM (460, Ste-Catherine O., espace 300) Exposition Requiem, oeuvres de Carla B.Guttmann.Du mer.au sam., de 12h à 17h.(Fermé jusqu'au 7 janvier).Jusqu'au 18 janvier.GALERIE TURENNE INC.(1474, Sherbrooke O.) Peintures de P.G.Dubois et tableaux anciens.GALERIE ZEKE (3955, St-Laurent) Auj.et dim., oeuvres d'Antoine Claes.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART (1460, Sherbrooke O.) Sculptures Inuit.Jusqu'au 11 janvier. La Presse 4 janvier 2003 Page 12 manquante "]
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