La presse, 5 janvier 2003, B. Actuel: Santé
[" 7LP0101B0105 B1 DIMANCHE santé 7LP0101B0105 ZALLCALL 67 18:04:36 01/04/03 B Boulimie Anorexie Compulsions Alimentaires 1851, rue Sherbrooke Est, bureau 903, Montréal (Québec) H2K 4L5 www.cliniquebaca.com Tél.: (514) 521-9023 Cell.: (514) 702-9023 Télécopie : (514) 521-1928 3069070 7LP0201B0105 B2 dimanche 7LP0201B0105 ZALLCALL 67 19:26:21 01/04/03 B B 2 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 5 J ANV I E R 2 0 0 3 PARALYSIE Suite de la page B1 « L'IMPUISSANCE » FÉMININE Une création de l'industrie pharmaceutique, selon une revue médicale Même s'il dépend toujours d'un fauteuil roulant et d'un respirateur pour vivre, M.Reeve, qui vient d'avoir 50 ans, a retrouvé la capacité de bouger tous ses doigts des deux mains.De plus, il arrive maintenant à bouger ses articulations pendant qu'il est dans l'eau et peut même pousser avec ses deux jambes.Mais cela ne veut pas dire qu'il soit en mesure de marcher.En fait, il n'est pas capable de soutenir la partie supérieure de son corps, mais il a regagné assez de force musculaire pour faire des mouvements avec ses jambes.« Chris Reeve a défié toutes les hypothèses que l'on avait au sujet de la capacité du cerveau et de la moelle épinière de se remettre après des lésions », déclare le Dr Michael Merzenich, de la faculté de médecine de l'Université de la Californie, à San Francisco.Il est aussi l'un des premiers à avoir fait des recherches sur la plasticité neuronale.« M.Reeve a démontré que faire des exercices de façon intensive, c'est non seulement bénéfique pour le système nerveux qui est en santé, mais c'est aussi bon pour réapprendre au cerveau et à la moelle épinière à fonctionner comme avant.» Ces activités doivent toutefois être adaptées sur mesure, fait valoir le Dr Merzenich.L'exercice doit être pertinent à chaque cas et le programme doit contenir un éventail de composantes que le patient fera de façon intense, étape par étape.Il est souvent nécessaire d'échelonner les exercices sur plusieurs années avant qu'ils n'aient un effet, ajoute-t-il.Puisque ce genre de traitement se trouve toujours au stade expérimental, la plupart des régimes d'assurance- maladie publics et privés aux États-Unis n'acceptent pas d'en rembourser les frais (généralement plus élevés que ceux associés aux traitements habituels de physiothérapie).Selon plusieurs experts, les quelques semaines ou mois de traitements de réadaptation qui sont couverts par la majeure partie des compagnies d'assurances sont rarement suffisants pour le patient.Ces nouvelles idées sur la plasticité cérébrale chez les adultes ont de la difficulté à passer parce que l'optimisme n'est pas toujours de mise dans ce domaine, selon le Dr Bruce Dobkin, expert en réhabilitation à l'Université de la Californie, à Los Angeles.En effet, la majeure partie des patients frappés par des accidents vasculaires cérébraux et des lésions à la moelle épinière atteignent un plateau dans leur réadaptation après un certain nombre de mois.C'est à ce moment qu'on leur dit de retourner à la maison et d'apprendre à vivre avec leur handicap permanent.Il y a une vingtaine d'années, on a commencé à penser différemment sur l'état du système nerveux, selon le Dr John Mc Donald, professeur adjoint de neurologie à l'Université Washington, à St.Louis, au Missouri.C'est lui qui s'occupe de Christopher Reeve.Nous savons maintenant que les synapses qui aident à transmettre les signaux à travers le cerveau sont en constant renouvellement \u2014 elles sont complètement remplacées plusieurs fois au cours de la vie de chaque personne adulte \u2014 ce qui indiquerait que le cerveau est non seulement capable d'apprendre, mais également de se réparer lui-même si on le met au défi avec les bonnes activités.Les défis de Superman Dans bon nombre de cas, il reste des voies nerveuses qui, bien que paralysées, demeurent vivantes après des lésions subies à la colonne vertébrale, selon le Dr Mc Donald.S'il n'y a aucune activité physique subséquente, ces voies s'atrophient et la personne aboutit dans un fauteuil roulant.Mais si on stimule régulièrement les muscles avec des électrodes et qu'on fait des exercices, les voies nerveuses connaissent parfois une revitalisation partielle.Christopher Reeve met au défi toutes les limites acceptées dans ce genre de traitements.D'abord, Ses blessures sont plus graves que celles de la majorité des autres patients faisant la même thérapie (qui sont généralement en mesure de respirer eux-mêmes et qui ne sont pas complètement paralysés).Deuxièmement, l'acteur refuse de capituler.Après l'accident, il a subi des traitements électriques pour maintenir sa masse musculaire et favoriser la circulation.Il a été attaché à une table qui l'a incliné verticalement pour améliorer sa densité osseuse.Il a aussi été suspendu dans un harnais sur un tapis roulant.En 1999, il a commencé un programme intensif d'exercices physiques sur une bicyclette, étendu sur le dos.Au cours de ces séances, il reçoit des stimulations musculaires électriques pour pouvoir pédaler pendant une heure.Après une année de cet exercice, il a recouvré l'usage d'un doigt.« C'est à ce moment que je me suis décidé à augmenter l'intensité de mes exercices, raconte-t-il.Je pense que ce qui s'est passé, c'est que les exercices que j'ai faits pendant une si longue période ont réveillé des circuits en veilleuse dans mon cerveau.» « Ne lâchez pas » Christopher Reeve dit que des scanographies cérébrales ont démontré que 70 % de son corps est maintenant représenté de façon active dans son cerveau, c'est-à-dire que des signaux sensoriels sont acheminés au cortex depuis la périphérie.Quelques autres fonctions corporelles seraient aussi en train de revenir.En augmentant de façon artificielle le niveau de gaz carbonique dans son sang par le biais de son respirateur, les nerfs de son tronc cérébral sont contraints de faire bouger de façon réflexive les muscles de son diaphragme.Ainsi, on exerce le corps afin qu'il respire de nouveau sans aide.Les niveaux élevés de gaz carbonique donnent au cerveau l'impression qu'il est en train de suffoquer, ce qui déclenche des réflexes respiratoires.Obtenir de tels effets peut nécessiter plusieurs années d'exercices, dit Christopher Reeve, qui offre le conseil suivant à ceux qui sont confinés à des fauteuils roulants : « Ne lâchez pas.Retournez aux exercices.Même si rien ne semble changer sur-le-champ, il ne faut surtout pas perdre espoir.Rien n'est impossible.» Agence France-Presse PARIS \u2014 Les firmes pharmaceutiques sont accusées dans une revue médicale britannique d'inventer une nouvelle maladie, l'impuissance ou dysfonction sexuelle féminine, pour créer un nouveau marché lucratif équivalent à celui du Viagra proposé aux hommes affectés de déficiences sexuelles à répétition.Selon le British Medical Journal, ces six dernières années l'industrie pharmaceutique a promu la théorie d'un « dysfonctionnement sexuel féminin » cliniquement confirmé et largement répandu.Nombre des chercheurs qui ont publié ou qui ont participé à des conférences sur ce supposé problème ont des liens financiers avec les firmes pharmaceutiques, souligne le journaliste du magazine Australian Financial Review (afr.com), Ray Moynihan, dans un éditorial du BMJ.Des statistiques douteuses « La création de maladies par l'industrie pharmaceutique n'est pas un nouveau phénomène, mais la fabrication du concept du dysfonctionnement sexuel féminin en est l'exemple le plus récent et le plus évident », note-t-il.Ces « dysfonctions sexuelles » affecteraient 43 % des femmes, selon des chiffres communément avancés et repris avec enthousiasme dans la presse, alors qu'ils sont considérés comme largement exagérés, si ce n'est complètement douteux.La controverse entoure ces tentatives actuelles de médicaliser les problèmes sexuels et d'imposer une normalité dans ce domaine.Mais, s'inquiète le BMJ, le « danger », c'est de faire croire \u2014 avec cette obsession de tout médicaliser \u2014 que le moindre problème sexuel a invariablement une cause physique et qu'il pourra disparaître en avalant une pilule.Plusieurs psychiatres ont élevé la voix pour dénoncer cette façon réductrice d'envisager la sexualité féminine et même masculine.Ainsi, selon la psychiatre Sandra Leiblum (Robert Wood Johnson Medical School, New Jersey) « l'insatisfaction sexuelle et peutêtre l'indifférence existent chez beaucoup de femmes, mais cela ne veut pas dire qu'elles ont une maladie ».D'autres affirment, comme John Bancroft (Kinsey Institute, Indiana) que « l'inhibition du désir est une réaction saine dans bien des situations vécues par les femmes comme le stress, la fatigue ou les comportements menaçants de leurs partenaires ».Le rôle des firmes dans l'élaboration et la promotion de nouvelles maladies devrait faire l'objet de plus de surveillance, conclut l'éditorial.Photothèque AP « Chris Reeve a défié toutes les hypothèses que l'on avait au sujet de la capacité du cerveau et de la moelle épinière de se remettre après des lésions », déclare le Dr Michael Merzenich de la faculté de médecine de l'Université de la Californie, à San Francisco.1.humeur dépressive; 2.diminution de l'intérêt ou du plaisir; 3.perte ou gain de poids; 4.insomnie; 5.fatigue, perte d'énergie; 6.agitation ou ralentissement psychomoteur; 7.sentiment de dévalorisation ou de culpabilité; 8.difficulté à se concentrer ou à prendre des décisions; 9.pensées que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue.HÔPITAL DU SACRÉ-COEUR DE MONTRÉAL RECHERCHE SUR LA DÉPRESSION Vous prenez un antidépresseur depuis plus de 4 semaines et vous et votre médecin avez l'impression que vos symptômes ne se sont pas améliorés.Vous avez au moins 5 des 9 symptômes suivants Vous aimeriez participer à un projet sur la dépression tout en bénéficiant d'un suivi rigoureux avec une équipe universitaire de recherche en santé mentale.Les participants ne doivent pas consommer d'alcool ou de drogue de façon abusive.Vous pouvez contacter la coordonnatrice de recherche, au (514) 594-9229.RONFLEMENT CENTRE DU RONFLEMENT DE MONTRÉAL (514) 327-5060 TRAITEMENTS AU LASER PAR DES OTO-RHINO-LARYNGOLOGISTES www.ronflement.qc.ca ESTHÉTIQUE ET ÉLECTROLYSE ACADÉMIE ÉDITHSEREI: Vous voulez des soins en esthétique ou en électrolyse à prix raisonnable ?Appelez l'Académie Édith Serei pour vous faire gâter par nos étudiantes.Soins sur rendez-vous seulement.(514) 849-3035 PHYSIOTHERAPEUTES ÉPINE DE LENOIR /CALCIFICATION: Fascéite plantaire, tendinite ou bursite calcifiée: traitement à l'iontophorèse.Remboursé par la plupart des assurances.Physio Extra Mtl: (514) 383-8389 /Laval: 450-681-3621 /Lachenaie: 450-964-1740 /Terrebonne: 450-964-5222.LES JEUNES QUI Y EN T RENT, S'EN SOR T EN T ! Les Auberges du coeur du Québec Organismes communautaires d'hébergement pour jeunes en difficulté et sans abri Info : 514.523.8559 7LP0301B0105 b3 diman 7LP0301B0105 ZALLCALL 67 19:54:21 01/04/03 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 5 JANVIER 2003 B3 Prudence avec lesplantes médicinales, dit un scientifique JANICE BILLINGSLEY Health Scout News DANS UNE CRITIQUE générale de la phytothérapie, un scientifique néerlandais affirme qu'une réglementation insuffisante et le manque de rigueur de la recherche scientifique réduisent l'innocuité et l'efficacité des produits de médecine douce, qui prennent de plus en plus de place dans les armoires à pharmacie.Devant la popularité des plantes médicinales non réglementées \u2014 millepertuis, ginkgo biloba, chou palmiste et autres \u2014 les médecins doivent jouer un rôle de conseil plus actif auprès de leurs patients, affirme le pharmacien Peter A.G.M.De Smet, de l'Institut scientifique des pharmaciens néerlandais, à La Haye.« Il est impératif de demander aux patients s'ils font usage de produits naturels, notamment lorsqu'ils se présentent avec un problème de santé inexpliqué.Les cliniciens doivent s'informer des effets potentiels des préparations d'herbes et doivent pouvoir en discuter sans porter de jugement », écrit le pharmacien De Smet dans le New England Journal of Medicine.Son texte critique est accompagné de deux essais qui plaident en faveur de recherches et d'une réglementation accrues du marché de la phytothérapie, en forte croissance.Environ 10 % des Américains consomment des plantes médicinales, selon les U.S.Centers for Disease Control and Prevention.« La vente de plantes médicinales devrait être fondée sur une preuve raisonnable de leur efficacité et de leur innocuité, mais les renseignements sur lesquels les gens se fondent présentement sont ou trompeurs ou erronés », affirme le Dr Donald Marcus, immunologiste au Baylor College of Medicine, au Texas, et auteur de l'un des deux essais.Par ailleurs, dit-il, plusieurs produits à base de plantes contiennent des ingrédients ou des médicaments sous surveillance pharmaceutique non divulgués \u2014 et peut-être dangereux \u2014, et les étiquettes sont avares de renseignements sur d'éventuels effets secondaires.« La question de l'adultération se pose réellement », dit-il, citant en exemple un rapport de 1998 du ministère de la Santé de la Californie selon lequel 32 % des médicaments brevetés en Asie contenaient des substances non déclarées telles que de l'éphédrine, du plomb, du mercure et de l'arsenic.« Les produits à base de plantes devraient avoir des étiquetages précis, avec de véritables mises en garde », dit le Dr Marcus.Le ginkgo est une plante médicinale censée améliorer la mémoire.Toutefois, précise-t-il, il peut avoir un effet sur les plaquettes sanguines et peut être dangereux pour les individus qui prennent des anticoagulants.Et pourtant, l'étiquetage sur la plupart des bouteilles de pilules de ginkgo recommandent seulement que les gens s'informent auprès de leur médecin.Aucune preuve requise Pendant que les médicaments d'ordonnance doivent subir des tests rigoureux avant que leur vente soit autorisée par la U.S.Food and Drug Administration (FDA), les produits à base de plantes sont régis par une loi moins exigeante, le 1994 Dietary Supplement and Health Education Act, qui classe les plantes médicinales parmi les suppléments alimentaires.À ce titre, les fabricants sont responsables de la véracité des déclarations concernant le produit, mais ils ne sont pas tenus d'en faire la preuve.Depuis cinq ans, la FDA travaille en collaboration avec l'industrie des plantes médicinales à l'élaboration de directives de fabrication plus rigoureuses et obligatoires, disent les auteurs.Ces consultations n'ont pas encore abouti.Dans son essai, le Dr Marcus blâme l'industrie des plantes médicinales pour ce retard et affirme que cette dernière a « constamment bloqué » le projet.Un porte- parole de l'industrie a nié cette allégation.« C'est faux », déclare John Hathcock, vice-président pour la nutrition et la science réglementaire du Council for Responsible Nutrition.Il estime même qu'il y va de l'intérêt des fabricants de médicaments naturels d'avoir des normes de qualité reconnues.« L'industrie demande une réglementation depuis cinq ans, notamment dans le domaine des bonnes pratiques manufacturières », dit-il.M.Hathcock fait d'ailleurs l'éloge de l'étude néerlandaise, qu'il estime « assez équilibrée », avec des critiques assez bien ciblées.Dans l'étude des Pays-Bas, M.De Smet aborde le problème de la mesure de la qualité et de l'efficacité des médicaments naturels et celui d'assurer leur innocuité dans un marché non réglementé.Il passe en revue des dizaines d'études sur quatre plantes médicinales populaires : le ginkgo biloba, employé dans le traitement de la démence ; l'aubépine, recommandée pour l'insuffisance cardiaque ; le chou palmiste, comme traitement de l'enflure de la prostate ; et le millepertuis, contre la dépression.Nombre de ces études font état d'améliorations appréciables des symptômes de ces maladies, mais M.De Smet critique la méthodologie de plusieurs études, soit à cause d'un trop faible nombre de participants, d'une durée trop courte, du fait qu'elles n'utilisent pas de résultats normalisés ou parce qu'elles ne font état que des résultats positifs.Par exemple, dans sa critique des données favorables à l'usage du millepertuis comme traitement de la dépression légère ou modérée, l'auteur cite une étude selon laquelle le taux de réaction positive au millepertuis est de 23 à 55 % supérieur au placebo.Dans la conduite de cette étude, cependant, il n'a trouvé qu'un seul essai sans faille méthodologique, et « même cet essai avait soulevé certaines questions ».Le Dr Marcus, qui invite à ses cours de médecine douce des acupuncteurs, des spécialistes des plantes médicinales et des médecins homéopathes, demeure sceptique face à la phytothérapie.Il croit cependant que les médecins doivent être suffisamment informés et ouverts pour en discuter avec leurs patients.« Je pense que la preuve est très claire.L'emploi des plantes médicinales comporte des dangers considérables et très peu d'avantages » lorsqu'on le compare à l'emploi de médicaments approuvés par la FDA pour la même maladie, dit-il.« Mais les médecins doivent s'informer des thérapies populaires pour être en mesure d'aider les patients.Les gens n'interrogent pas les médecins au sujet des plantes médicinales.Ils les prennent, tout simplement », dit-il.Or, dans un contexte de réglementation déficiente, les médecins doivent aider leurs patients à éviter les pièges d'une mauvaise combinaison de médicaments et de produits à base de plantes, conclut-il.Progression de l'obésité aux États-Unis Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 L'obésité a une nouvelle fois progressé aux États- Unis, touchant désormais plus d'un Américain adulte sur cinq, avec pour corollaire une hausse des cas de diabète qui approchent 8 % de la population, selon des statistiques officielles rendues publiques cette semaine.L'étude annuelle de la population américaine menée par les Centres de contrôle des maladies (CDC) montre que l'obésité chez les adultes est passée de 19,8 % en 2000 à 20,9 % en 2001.Les cas de diabète diagnostiqués chez les adultes sont passés de 7,3 % à 7,9 % durant la même période.Cette progression a touché toutes les tranches de la population adulte, quels que soient le sexe, l'âge, l'origine ethnique ou le niveau d'éducation, ont précisé les CDC, basés à Atlanta (Géorgie), chargés de la surveillance des maladies et de la définition des politiques américaines de santé.Les médecins doivent jouer un rôle plus actif auprès de leurs patients devant la popularité des plantes médicinale non réglementées comme le millepertuis, le ginkgo biloba, le chou palmiste, etc. 7LP0401B0105 5 janvier b4 7LP0401B0105 ZALLCALL 67 19:44:21 01/04/03 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 5 JANVIER 2003 Intoléranceaux sulfites ÊTES-VOUS MALADE ?collaboration spéciale Q J'ai entendu dire que les sulfites peuvent être nuisibles pour la santé.J'aimerais savoir dans quels aliments on en trouve et pourquoi ils sont ajoutés à ces aliments.Quels sont les signes et symptômes d'une allergie ou intolérance aux sulfites ?Est-ce mauvais pour tout le monde ?Et comment peut-on identifier les produits en contenant ?Est-ce toujours écrit sur l'étiquette Francine Boilard, Québec R Les sulfites sont un agent de conservation avec lequel on arrosait jadis allégrement les salades pour maintenir plus longtemps leur couleur et leur fraîcheur.Comme certaines personnes réagissent à ce produit, cette pratique a été abandonnée et un certain contrôle s'est exercé graduellement dans le marché alimentaire.Le Dr Laramée, allergologue, observe auprès de ses patients trois principaux types de réactions.Une exacerbation d'un asthme déjà existant, surtout chez ceux qui avaient du mal à le maîtriser au départ, des symptômes digestifs comme une diarrhée très subite une heure ou deux après l'absorption du produit et des réactions cutanées comme des démangeaisons ou une flambée d'urticaire.Il existe une certaine controverse sur les mécanismes exacts qui entraînent certains symptômes.Il ne s'agirait pas d'une allergie au sens propre du terme parce que les cellules de notre système immunitaire habituellement en cause dans une réaction allergique n'entrent pas en action.On parlera plutôt d'intolérance et non d'allergie.C'est surtout dans le vin qu'on trouve les sulfites en bonne quantité.Ils servent ici à prévenir la prolifération de bactéries.Les vins bas de gamme en contiennent davantage que les vins fins.Le champagne et les spiritueux en seraient exempts.Les vins qui s'affichent « sans agent de conservation » pourraient en contenir quand même une petite quantité à cause de la fermentation naturelle provenant des champignons.Mais, ces infimes quantités ne provoquent habituellement pas de réaction.Car, contrairement aux réactions allergiques qui peuvent survenir à la suite d'une exposition minime au produit allergène, il faut une certaine quantité de sulfites pour avoir des ennuis.Vous pourriez donc très bien tolérer un verre ou deux, mais non le troisième.Chacun a son seuil de tolérance, qui peut varier avec le temps et l'état de santé.Au Québec, la quantité de sulfites n'est pas mentionnée sur les bouteilles de vin.Par contre, l'étiquetage des produits alimentaires mentionne leur présence depuis quelques années.Recherchez les termes « bisulfite de sodium ou de potassium, méta bisulfite de sodium ou de potassium, sulfite de sodium et bioxyde de soufre ».Les sulfites préviennent la décoloration des aliments et sont utilisés surtout pour les fruits séchés et les pommes de terre séchées.On les trouve aussi fréquemment dans les produits de restauration.La bière, les fruits de mer, certaines boissons gazeuses peuvent en contenir.Étonnamment, on trouve les sulfites comme agents de conservation dans certains médicaments.Mais comme la quantité utilisée est minime, cela ne causerait pas de problème particulier.L'intolérance aux sulfites resterait un problème marginal.Peu d'entre nous en seraient affligés.Le glutamate monosodique Certaines personnes sont intolérantes à ce produit utilisé pour rehausser les saveurs.Il ne s'agit pas ici de réactions allergiques, mais d'effets secondaires désagréables.Ce qu'on appelle le syndrome du restaurant chinois peut provoquer chez la personne sensible d'intenses symptômes qui risquent de la mener directement à l'urgence.S'il est pris en grande quantité, le glutamate monosodique cause des maux de tête, des malaises, une sensation de chaleur et de pression sur la figure et une douleur thoracique.Ces symptômes se présentent habituellement vers la fin du repas et persistent rarement audelà d'une heure, sous leur forme intense.Des maux de tête plus légers peuvent durer quelques heures de plus.Selon les experts, cette intolérance n'est pas fréquente.Au Québec, les restaurants asiatiques avaient la réputation d'utiliser allégrement le glutamate.Pour ceux qui se savent sensibles, vous pouvez toujours demander au propriétaire du restaurant, ici ou à l'étranger, s'il l'utilise dans sa cuisine.Remarquez que le glutamate monosodique se retrouve un peu partout dans les aliments vendus déjà préparés, mais peu nombreux sont ceux qui réagissent à la quantité utilisée.Dépression et millepertuis Le millepertuis a la réputation d'améliorer une humeur un peu dépressive et plusieurs, par temps gris dans leur vie, en feront l'essai.Mais quand la dépression s'installe, on recommande le recours à des antidépresseurs.Ils permettent en quelques semaines de soulager une souffrance plus qu'inutile.Je ne parlerai pas cette fois-ci de l'utilité des antidépresseurs.Je veux seulement vous rappeler d'éviter le millepertuis si vous prenez en même temps des antidépresseurs.La majorité des antidépresseurs utilisés sont de la famille des ISRS (inhibiteurs sélectifs de recaptage de la sérotonine).Ils permettent d'augmenter la sérotonine, qui agit efficacement sur la dépression.Comme le millepertuis agit également en augmentant la sérotonine, vous risquez de vous retrouver avec un syndrome de sérotonine : léthargie, tremblements, vomissements et palpitations.On peut joindre le Dr Danielle Perreault à l'adresse suivante : C.P.63082, Ile-des-Soeurs, H3E 1V6 perreaultmd@videotron.ca Quelques idées pour de bonnes résolutions réalistes LA NUTRITION collaboration spéciale EN CE DÉBUT de nouvelle année, nous sommes nombreux \u2014 encore marqués par les excès de bonne chère et d'alcool du temps des Fêtes \u2014 à prendre des résolutions.Puisque nous sommes en quête d'un idéal inaccessible, ces résolutions commencent souvent par : « À l'avenir, plus jamais ou toujours.» et elles sont impossibles à mettre en oeuvre ou à respecter.Cela dit, cette période de l'année peut quand même servir de prétexte pour l'amorce de changements cruciaux dans certaines de nos habitudes de vie : faire plus d'activité physique, dormir plus, prendre plus de temps pour relaxer, etc.Si vous êtes à court d'idées pour cette année et que vous cherchez désespérément des moyens d'améliorer votre état de santé, voici quelques petites suggestions axées sur la nutrition.Préparer ses dîners plus souvent De plus en plus, nous avons laissé tomber la préparation du repas du midi pour aller manger au restaurant.D'apparence inoffensive, cette habitude peut malheureusement favoriser la prise de poids.Les menus offerts à l'heure du dîner dans les chaînes de restauration rapide et les cafétérias sont en général composés d'une assez grande variété d'aliments, mais la grosseur des portions laisse à désirer.Les portions de féculents (pâtes, pain, riz, pommes de terre) sont exagérées tandis que celles de légumes et de fruits sont insuffisantes.Les méthodes de cuisson employées utilisent trop de matières grasses (surtout la friture !) et ne favorisent pas la rétention des vitamines et des minéraux.En fin de compte, notre corps reçoit trop de calories, de matières grasses et de sucre, et pas assez de vitamines et de minéraux.Certes, la préparation d'un repas à emporter demande plus d'organisation et de temps, mais cela augmente vos chances de manger sainement et d'éviter les carences nutritionnelles.Pour prévenir le découragement, vous pouvez commencer par préparer un repas par semaine et ensuite augmenter graduellement la fréquence hebdomadaire.Boire modérément Nous avons pris l'habitude de consommer plus régulièrement de l'alcool, surtout depuis que nous savons que cela peut être bénéfique pour la santé du coeur.Mais nous oublions parfois tous les autres effets qu'a la consommation d'alcool sur notre organisme.L'alcool agit sur notre comportement et notre métabolisme parce qu'il peut dissoudre les matières grasses.Puisque les membranes cellulaires de notre corps sont composées de chaînes d'acides gras, l'alcool peut facilement modifier leur structure et leurs fonctions.C'est pour cela que l'alcool est employé comme désinfectant : il peut tuer les microorganismes en détruisant leur structure cellulaire.Mais l'action désinfectante de l'alcool ne se limite pas aux bactéries pathogènes.Les gentilles bactéries qui composent la flore microbienne gastro-intestinale sont aussi touchées par la consommation d'alcool.Ces bactéries sont pourtant précieuses, car elles favorisent la digestion et l'absorption de nutriments et stimulent notre système immunitaire.C'est pourquoi, si nous décidons de consommer de l'alcool, mieux vaut le faire avec modération.Pour les femmes, il est recommandé de limiter à environ une à deux portions la consommation quotidienne de vin, de bière ou de spiritueux et pour les hommes, à deux ou trois.Il faut dire aussi que la bière et le vin, qui ont un pourcentage d'alcool moins élevé que les liqueurs fortes (scotch, rhum, vodka, etc.), sont moins difficiles à gérer par notre foie.Cuisiner plus Une autre manière de prendre soin de votre santé est de cuisiner plus souvent.Ainsi, vous courez la chance de réduire votre consommation de sucre, de sel et de matières grasses hydrogénées tout en relaxant Avec les restants d'os, il est très facile de préparer de très bons bouillons peu gras et non salés qui peuvent être utilisés comme base pour faire des soupes au légumes et légumineuses.Après avoir fait bouillir les carcasses de viande, de volaille ou de poisson, le liquide est filtré et refroidi.Il faut enlever la couche de gras qui s'accumule à la surface avant d'utiliser le bouillon ou de le congeler.Si vous cherchez un moyen d'avoir des craquelins faibles en sel et en gras hydrogénés, vous pouvez recycler les restants de pain en les faisant griller au four.Et au lieu de manger des muffins « gâteaux » ou des tablettes de chocolat, pourquoi ne pas préparer vous-même des biscuits et des muffins en utilisant de l'avoine, du beurre, des noix et des fruits séchés ?Il n'est pas nécessaire de faire un virage à 180 degrés pour améliorer son alimentation et son état de santé.De petits changements d'habitudes durables sont plus utiles que des décisions hâtives prises au lendemain d'une cuite et qui sont vite oubliées ! Une fois par mois, la chronique nutrition porte sur vos questions et commentaires.Envoyez-les à : Chronique nutrition La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal, Qc H2Y 1K9 questiondenutrition@hotmail.com L'auteure de cette chronique hebdomadaire est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec La déprime ou les blues est un état qui n'a rien à voir avec la dépression.Encore faut-il être en mesure de faire la différence, si on veut aider son ado\u2026 Une sensation de tristesse, à la suite d'un conflit avec un ami, d'une déception amoureuse ou du décès d'un proche, est une émotion tout à fait normale.Par contre, la dépression, bien plus qu'un mauvais moment à passer, modifie le comportement global de la personne de façon beaucoup plus marquée.Chez les jeunes, c'est surtout le manque d'intérêt manifesté pour une activité habituelle qui devrait sonner l'alarme.Deux exemples : un jeune passionné du hockey qui cesse brusquement de s'entraîner sans aucune raison apparente ou encore, une passionnée du cinéma qui ne s'intéresse plus à aucun film dans lequel joue son acteur préféré.Il est donc important, en tant que parent, d'être à l'affût de ces brusques changements de comportement.On se méfiera également des symptômes suivants, lorsqu'ils s'accumulent et persistent : irritabilité, sautes d'humeur, perte d'intérêt ou de plaisir, perte ou gain d'appétit, troubles du sommeil, difficultés scolaires, isolement, etc.Sans s'alarmer au moindre symptôme, la vigilance est de mise, car un jeune en détresse niera souvent son état, de peur d'être jugé.Le rôle incombe donc aux proches de briser l'isolement dans lequel l'enfant se cantonne.Dimanche 9h30 rediffusion - Samedi 10h30 DÉPRESSION OU NONCHALANCE?Collaboration de Sylvie Boucher 3106974A 3107167 Les soûleries deplus en plus populaires Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 La soûlerie est une pratique en forte hausse aux États-Unis, où la fréquence des épisodes d'alcoolisme aigu a augmenté de 35 % entre 1995 et 2001, selon une étude américaine publiée tout récemment.L'alcoolisme dit « épisodique », défini comme la consommation d'au moins cinq boissons alcoolisées au cours d'une même occasion, touche tous les segments de la population adulte, selon l'étude conduite par les Centres de contrôle des maladies (CDC) d'Atlanta (Géorgie).Au total, 73 % des personnes entrant dans cette catégorie étaient d'ordinaire des consommateurs modérés d'alcool.Entre 1993 et 2001, les auteurs estiment que le total annuel d'épisodes d'alcoolisme aigu est passé de 1,2 milliard à 1,5 milliard.Les hommes ont constitué 81 % des adeptes de la « cuite » entre 1995 et 2001, avec un taux de beuverie le plus élevé chez les 18 à 25 ans (31 % du total des épisodes).(514) 843-YOGA(9642) L'INSTITUT DE YOGA ET DE MÉDITATION COURS CONTINUS & ATELIERS DE YOGA PROGRAMME DE FORMATION ET DE CERTIFICATION DE PROFESSEURS DE YOGA 3080149A 7LP0501B0105 b05 actul ven 3 janvier 7LP0501B0105 ZALLCALL 67 20:43:13 01/04/03 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 5 JANVIER 2003 B5 Lawrence Kolb est passé en six mois de la taille 32 à la taille 28 en virevoltant sur des anneaux, sur la plage de Santa Monica.FORME Les seigneurs des anneauxde la plage Pendant que les Québécois font du ski, du patin et de la raquette pour se tenir en forme, des Californiens, s'amusent à faire les Tarzan sur la plage, à Santa Monica.d'après le New York Times SANTA MONICA, Californie \u2014 « Regardez ça ! » dit Lawrence Kolb, en attirant l'attention sur la taille de son jeans trop grand.En six mois, il est passé de la taille 32 à la taille 28.« Et admirez ça, ajoute- t-il, en montrant ses muscles latéraux le long de son dos nu comme s'il s'agissait d'ailes.Avant, je n'entraînais même pas le haut de mon corps.» Lawrence, dont le surnom est l'Indien, n'a pas fait un régime alimentaire miraculeux, pas plus qu'il n'a eu recours à un entraîneur privé.Il vante plutôt les mérites des anneaux en métal installés il y a deux ans au bord de la plage de Santa Monica, près de la jetée, et qui font partie d'un espace de récréation et d'entraînement physique.Ces 10 cercles suspendus à plus de deux mètres du sol ont été aménagés afin de permettre aux gens de se balancer à la Tarzan du premier anneau au dernier pour ensuite retourner au début.Réaliser un tel exploit est plus difficile qu'on pourrait le croire.Bref, il ne s'agit pas d'une installation comme celle que l'on retrouve dans les aires de jeux destinées aux enfants.En fait, c'est plutôt une réplique d'un endroit similaire qui se trouvait jadis sur l'ancienne Muscle Beach, endroit mythique de Santa Monica, municipalité située le long de la plage de Los Angeles.Son aménagement n'a pas fait l'unanimité : les fonctionnaires municipaux responsables de l'évaluation des risques avaient soulevé un vif débat, craignant que la Ville ne soit tenue responsable en cas d'accidents.Une fois installés, les anneaux ont attiré une faune particulière.« Nous sommes une société à part entière », confirme l'Indien, qui est photographe à la pige pour la télévision.« Nous sommes les seigneurs des anneaux.On en profite jusqu'au coucher du soleil, et quelquefois, on revient en pleine nuit, parce qu'il n'y a personne ici.» C'est une situation que ne prévoyait pas la Ville de Santa Monica.On y trouve des adolescents laissés à eux-mêmes, des acteurs à la recherche de contrats, des étudiants étrangers, et beaucoup d'autres.La plupart des gens qui vont là avaient peu de prouesses athlétiques à leur actif, mais après s'être balancés d'un anneau à l'autre pendant presque toute une semaine, ils ont l'air de vrais gymnastes.« On se reconnaît les uns les autres en se donnant la main, dit Jessica Cail, une étudiante en maîtrise, parce qu'elles sont rugueuses à cause des anneaux.» Michael Teisan, un étudiant de 17 ans, exhibe souvent ses mains aux touristes.Elles sont quelques fois recouvertes de rugosités de la grosseur d'un oeuf de caille.Adieu l'angoisse Il se rend au site des anneaux chaque jour de la semaine.Il est souvent au téléphone cellulaire d'une main, pendant qu'il empoigne les anneaux avec l'autre main.« J'imagine que c'est la sensation de voler qui m'attire.Et lorsque vous venez ici, toutes vos angoisses disparaissent.Vous ne pensez à rien d'autre qu'aux anneaux.» « Mes parents sont contents parce que je suis ici et non pas dans la rue », confie Michael Teisan.En fait, les anneaux sont à l'origine de ses premières expériences de philanthropie.Un jour, Michael, l'Indien et Bruno Angelico parlaient du 11 septembre près des anneaux.C'est à ce moment qu'ils ont décidé d'organiser une soirée bénéfice.Ils ont réussi à convaincre des artistes du Cirque du Soleil et des cascadeurs de cinéma de participer à une représentation sur la plage.Ils ont ramassé 750 $ pour la Croix- Rouge.Les premiers anneaux ont été installés dans les années 1930 à la plage de Santa Monica dans une zone qui a été ensuite connue comme étant la Muscle Beach.« Ce sont les premières heures du mouvement du conditionnement physique », dit Judith Mesiter, qui a supervisé l'aménagement de cette partie de la plage de Santa Monica.« Et plusieurs personnes qui travaillaient à Hollywood et faisaient des cascades allaient à Muscle Beach.» Dans les années 1950, la ville a fait démolir la plupart des installations.Les anneaux sont demeurés, mais ils étaient dans un état lamentable.En 1995, un groupe de retraités qui fréquentaient auparavant Muscle Beach ont commencé à travailler de concert avec la ville pour rénover cette zone.Le projet a finalement été achevé en octobre 2000.Une version pour enfants des anneaux a même été installée.Contrairement aux anciens anneaux, la nouvelle installation a attiré une classe de visiteurs très variée.Au lever du soleil, plusieurs sans-abri qui vont se rafraîchir dans les toilettes situées tout près passent par les anneaux.Dans l'après-midi, les gymnastes en herbe virevoltent au grand plaisir des touristes qui apprennent quelques trucs.Les soirs, on y retrouve des opportunistes qui, munis d'un détecteur de métal, fouillent le sable à la recherche d'argent ou de bijoux.Les magasins de location de bicyclettes et de patins à roulettes du coin ont même commencé à vendre des blocs de craie dont les gymnastes s'enduisent les mains.Ils peuvent vendre jusqu'à 16 blocs par jour.Certains, encore plus sérieux, achètent des accessoires plus sophistiqués, comme des crochets pour les pieds.C'est le cas de Bruno qui aime se balancer la tête en bas.« J'ai mis au point un mouvement que j'ai baptisé Flying Bob, raconte Robert Chapin, qui fait des cascades et de l'escrime dans des films, comme Hook et Army of Darkness.Il en fait la démonstration en se plaçant à l'envers sur l'un des anneaux et en enroulant ses jambes autour des chaînes qui le soutiennent pendant qu'il se balance.Puis, il montre une autre de ses acrobaties, en duo cette fois, en enlevant Jessica avec qui il se balance.Tous les jours, des centaines de résidants de l'endroit et des touristes s'arrêtent pour observer de tels exploits.Quelques-uns d'entre eux succombent même à l'attrait des anneaux.« C'est en train de devenir comme une drogue pour moi », confie Ryan Ashford, étudiant en philosophie de 20 ans.« Avant, je ne m'apercevais même pas qu'ils existaient.Maintenant je viens ici quatre fois par semaine.Il m'arrive même d'en rêver.et d'en faire des cauchemars.» AILLEURS Des millions d'Indiens chiquent du tabac Le nombre de cancers de la bouche grimpe en flèche d'après le New York Times BOMBAY, Inde \u2014 Propulsée par une campagne promotionnelle tousazimuts, une sorte de tabac sans fumée, le gutka, est devenue la coqueluche de millions d'Indiens au cours des deux dernières décennies.Sa popularité est telle que ce tabac à chiquer s'est propagé dans tout le sous-continent indien et même parmi la communauté asiatique en Grande- Bretagne.Ce qui inquiète particulièrement les autorités indiennes, c'est que le gutka se retrouve depuis une dizaine d'années dans la bouche des enfants.C'est facile à comprendre puisqu'il s'agit d'une sorte de gomme à mâcher qui est quelques fois aussi sucrée qu'un bonbon.Mais récemment, ce produit a fait l'objet d'un interdit dans certaines régions de l'Inde.Les jeunes sont devenus de fervents adeptes du gutka, mais ils ont aussi amorcé un mouvement que les médecins auraient préféré ne jamais voir apparaître : une explosion du nombre de cancers de la bouche.Ces nouvelles données (parmi d'autres) ont amené l'État de Maharashtra, qui comprend la ville de Bombay, à prendre des mesures particulières.L'État a promulgué un interdit de cinq ans sur la production, le transport et la possession de gutka.Cette forme de tabac représente un commerce de 45 millions dans cet État.Plusieurs autres États ont pris des mesures similaires, bien que certaines aient été suspendues par des tribunaux.Comme du bonbon En se promenant dans les rues de Bombay, il n'est pas difficile de trouver des jeunes qui chiquent encore du gutka.C'est le cas de Raga Vendra, 19 ans, travailleur pour la compagnie de chemin de fer, qui a commencé à consommer ce produit, il y a huit ans.Il est tout aussi facile de trouver des vendeurs de gutka, comme Ahmed Maqsood, qui dit avoir vu des clients aussi jeunes que des enfants de 6 ans.Le Dr Surendra Shastri, oncologue au Tata Memorial Hospital, premier établissement du pays consacré au cancer, a commencé à remarquer il y a cinq ans que ses patients étaient de plus en plus jeunes, en fait de huit à dix ans plus jeunes.« Des universitaires et des collégiens ont commencé à venir me consulter parce qu'ils avaient des lésions précancéreuses.C'est parce que les jeunes commencent à mâcher du gutka beaucoup plus jeunes », dit-il Une étude menée en 1998 auprès de 1800 garçons de 13, 14 et 15 ans, de toutes les classes sociales, a déterminé que jusqu'à 20 % d'entre eux consommaient de trois à cinq paquets de gutka par jour.Ce produit, un mélange d'ingrédients comprenant du tabac, est habituellement placé à l'intérieur des joues, dégusté, puis craché.Le gutka est une version moderne d'une tradition indienne, transportable et peu coûteux.Plusieurs Indiens ont longtemps chiqué du paan, une feuille de bétel garnie d'un mélange de pâte de lime, d'épices et souvent de tabac.Mais pour obtenir du paan, il fallait se rendre dans une paanwallah (le magasin) et c'était trop salissant pour le transporter.Tout a changé avec le gutka, une version sèche de la préparation, préservée et parfumée avec des agents chimiques, puis emballée.Le gutka peut être consommé partout : au travail, à la maison, à l'école.Et il est vite devenu très populaire.Les ventes de gutka, et ses dérivés sans tabac comme le paan masala, ont maintenant atteint plus de 1,5 milliard annuellement, soit cinq fois plus que durant les années 1990.« Ce qui est à l'origine de l'augmentation soudaine du nombre de cancers de la bouche, c'est cet enrobement de tabac », déclare le Dr A.K.D'Cruz, chirurgien spécialiste au Tata Memorial Hospital.« Son côté pratique a fait en sorte que les jeunes ont accroché.» Bon nombre de consommateurs appuient les mesures prises contre le gutka, puisqu'ils ne voient pas d'autres moyens de contrôler la dépendance au produit.Même certains vendeurs abondent dans le même sens.C'est le cas de M.Maqsood qui avait le sentiment de vendre des produits toxiques.« Les ingrédients chimiques contenus dans le gutka étaient du vrai poison, reconnaît-il.J'ai vu bon nombre de clients qui ne pouvaient même plus ouvrir la bouche.» Ceux qui étaient contre l'interdiction, les manufacturiers de gutka entre autres, ont soutenu qu'une telle décision équivalait à mettre un doigt sur la brèche d'un barrage qui cède.De très nombreux autres produits du tabac, allant des cigarettes au mishri, une pâte de tabac que plusieurs femmes pauvres en Inde croient bénéfique pour les dents, sont toujours disponibles sur le marché.La plupart des vendeurs de gutka, craignant de fortes amendes, respectent l'interdiction jusqu'à maintenant.Toutefois, ceux qui veulent vraiment s'en procurer n'ont qu'à faire quelques kilomètres jusqu'à l'État voisin où la vente est légale.Et la cigarette?Les manufacturiers de gutka prétendent que l'interdit a été adopté plus pour protéger les compagnies de cigarettes, qui se battent pour gagner des parts de marché, que pour protéger la santé des enfants.C'est pour cette raison que les fabricants de gutka ont commencé à faire diffuser une publicité disant que si leur produit est banni, la cigarette devrait l'être aussi.« Aucun pays dans le monde n'a réussi à faire interdire la vente de cigarettes », fait remarquer le Dr Shastri.Si l'interdiction sur le gutka est possible, c'est grâce à une loi qui permet aux États de bannir des produits alimentaires nocifs, ce qui ne comprend pas les cigarettes.« Les fabricants de gutka affirment que l'interdit va avoir des effets indésirables », poursuit- il.« Je m'en fous \u2014 de 70 à 80 % des enfants n'auront pas accès au marché noir, ou aux contrebandiers.Nous allons aider ainsi les enfants à ne pas en consommer.» Le gutka est perçu par les médecins comme étant insidieux parce qu'il contient tellement d'additifs nocifs, comme du carbonate de magnésium et qu'il est presque donné : à peine quelques cents le paquet.Alors que les fabricants de gutka affirment que le tabac représente une quantité beaucoup moins importante que dans les cigarettes, le Dr Shastri affirme au contraire qu'un seul paquet de gutka contient de trois à quatre fois plus de nicotine et à un coût moindre.Pour les enfants et les adolescents, fumer des cigarettes reste un tabou.Toutefois, le gutka n'est pas autant stigmatisé et, en plus, il est facile d'en consommer sans que les parents s'en rendent compte. 7LP0602B0105 B6 DIMANCHE 7LP0602B0105 ZALLCALL 67 23:51:25 01/04/03 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 5 JANVIER 2003 L'équipe POLOGNE : Krzysztof Wielicki (chef de l'expédition), Jacek Berbeka, Marcin Kaczkan, Piotr Morawski, Jerzy Natkanski, Maciej Pawlikowski, Jan Szulc, Dariusz Zaluski, Bogdan Jankowski, Roman Mazik.PAKISTAN (Hounza) : Aslam Khan, Doulat Amin, Aman Ali Shah, Sarvar Khan, Rehmat Ali.KAZAKHSTAN : Denis Urubko, Vasilij Pivtsov.NÉPAL : Lachhu Baradur, Birbal Tamang.CANADA : Jacques Olek (chef adjoint).GÉORGIE : Guiorgui Torladzé.OUZBÉKISTAN : Ilias Thukvatulin.Lespremières hivernales LES 14 SOMMETS de plus de 8000 mètres sont tous situés dans la chaîne de l'Himalaya au Népal, en Chine (Tibet et Sinkiang) et au Pakistan.Sept de ces cimes ont été atteintes en hiver, chaque fois par des grimpeurs polonais.Une courte liste qui en dit long : EVEREST (9948 mètres), le 17 février 1980 : Krzysztof Wielicki et Leszek Cichy.MANASLU (8156), le 12 janvier 1984 : Maciej Berbeka et Ryszard Gajewski.DHAULAGIRI (8167), le 21 janvier 1985 : Andrzej Czok et Jerzy Kukuczka.CHO OYU (8153), le 12 février 1985 : Maciej Berbeka et Maciej Pawlikowski.KANGCHENJUNGA (8598), le 11 janvier 1986 : Krzysztof Wielicki et Jerzy Kukuczka.ANNAPURNA (8091), 3 février 1987 : Artur Hajzer et Jerzy Kukuczka.LHOTSE (8511), le 31 décembre 1988 : Krzysztof Wielicki.Le printemps des Québécois DU CÔTÉ pakistanais, le K2 recevra en avril la visite de trois autres Québécois alors que Claude-André Nadon (8100 m sur l'Everest en solitaire), Sylvain Geneau et Richard Cartier tenteront l'ascension par la voie Sud-Sud- Ouest, un peu au sud de l'arête classique des Abruzzes.L'équipe compte grimper le massif voisin, Broad Peak (8049 mètres) pour parfaire son acclimatation.Broad Peak est un « petit » 8000 assez peu technique.\u0001 \u0001 \u0001 EN MARS 1988, alors que la première hivernale au K2 s'achevait sur un échec, Maciej Berbeka avait atteint en solitaire ce qu'il croyait être le sommet de Broad Peak.On devait constater par la suite qu'il avait atteint Rocky Summit, le faux sommet, inférieur de quatre mètres seulement au vrai.Cette première hivernale n'a donc pu être homologuée.\u0001 \u0001 \u0001 SEULEMENT 198 personnes sont parvenues au sommet du K2 depuis 1954.Cette annéelà, un an après Hillary à l'Everest, Lino Lacedelli et Bruno Compagnoni ont atteint le sommet convoité depuis 1909.Pour donner une petite idée de la différence qui existe entre le K2 et l'Everest, qu'il suffise de souligner que 182 personnes ont foulé la cime de l'Everest l'an dernier.\u0001 \u0001 \u0001 QUATRE INDIVIDUS, dont un Québécois, se partagent le record d'altitude en hivernale sur le K2, soit 7350 mètres sur la voie des Abruzzes (février 1988) : Jean-François Gagnon, qui faisait cordée avec le Britannique Roger Mear, de même que les Polonais Krzysztof Wielicki et Leszek Cichy.\u2014 R.C.COLLECTION JACQUES OLEK Au cours de l'hiver 1999-2000, une caravane dirigée par le Montréalais Jacques Olek quittait Kashgar, dans le Turkestan chinois, et remontait à dos de chameaux le fleuve Yarkand et ses rives gelées pour une reconnaissance des approches nord du K2.K2: quinze ansplustard.OXYGÈNE r i c h a r d .c h a r t i e r @ l a p r e s s e .c a Ils avaient mis deux ans à préparer, organiser, peaufiner la première hivernale au K2.Dans un climat qui, surtout vers les dernières semaines, frisait la démence.Cette fois-ci, ils n'ont eu que deux semaines.La quête des commanditaires et des appuis a été à l'avenant et le patron montréalais de cette folle cavalcade réglait les affaires au téléphone le pied au plancher : « Les courriels, c'était trop long.Tout se décidait entre 30 secondes et trois minutes », confie Jacques Olek.Mais ce matin, le dimanche 5 janvier 2003, l'exploit administratif accompli, le rideau s'ouvre sur la Grande Assassine assise à califourchon entre le Pakistan et la Chine.Au moment où s'imprime La Presse, l'équipe championne du monde des hivernales s'affaire à installer les premières cordes fixes sur le flanc nord du K2, et ce vieux fou d'Olek passe sa dernière nuit à Montréal.Au moment où vous lisez ces lignes, la vingtaine d'alpinistes venus de Pologne et de l'ex-URSS roupille au camp de base à - 35 oC.Il ne reste plus à ces messieurs qu'environ 70 jours pour arriver au sommet.Curieuse époque, tout de même.Il y a 34 ans que nous n'allons plus sur la Lune et, tandis que le troisième millénaire s'installe, notre mer la Terre, ce petit océan bleu et presque rond perdu aux confins de la Galaxie, garde jalousement vierges quelques-uns de ses plus beaux lopins.Le sommet du K2 l'hiver en est un.Zéro pour le tourisme Cette montagne est le deuxième sommet en importance au monde.Mais, faut-il le répéter, elle est considérée comme la plus dangereuse et la plus difficile à escalader, sans parler de ses marches d'approche, infernale du côté pakistanais (sud), extraterrestre de l'autre.Ici, pas de Club Merde au pied de la dent, pas de colonne de touristes qui atteignent le sommet entre midi et 15 heures au son des bouteilles d'oxygène qui s'entrechoquent.Le K2 est une pyramide franche de 8611 mètres.Elle tue le plus souvent avec son gros orteil, dans les 100 derniers mètres, à l'arrivée, quand le mot victoire a déjà été prononcé.Plusieurs grands noms de l'alpinisme sont emprisonnés dans ses glaciers.Il y a quelques mois, l'Américain Ed Viesturs, un vétéran du tragique printemps de 1996 à l'Everest, était de passage à Montréal.Interrogé sur la possibilité qu'un jour le sommet du K2 soit atteint en hiver, il a répondu que les chances étaient réelles tant que les Polonais seraient dans le coup.Il n'y a pas là d'inflation verbale.Qu'on en juge : toutes les premières en hivernale sur les sommets de 8000 mètres ont été réussies sans exception par des Polonais.Même s'il était Chinois, Jacques Olek aurait été obligé de réunir les meilleurs Polonais disponibles pour mettre un tant soit peu les chances de son bord.Cinq des membres de la première hivernale au K2 (1987-1988) ont péri dans la même hécatombe à l'Everest en 1989.La moitié de l'effectif d'alors n'est plus, ce qui inclut le grand Jerzy Kukuczka, tombé quelques mois plus tard au Lhotse voisin.Le maître Andrzej Zawada est mort dans un lit d'hôpital, il y a deux ans, emporté par un cancer, et le battant Krzysztof Wielicki a dû accepter de prendre le relais.L'association avec les ex-Soviétiques dans la composition de l'équipe d'escalade n'a rien à voir avec les solidarités du défunt communisme.Wielicki est allé chercher deux Kazakhs, un Ouzbek et un Géorgien qui ont déjà grimpé avec les Polonais.La composition du groupe annonce également des Hounzas, des Népalais et des Chinois « parce que les cuisiniers, qui peuvent porter le moral de la troupe dans les moments les plus difficiles, et les porteurs d'altitude sont des membres à part entière de l'expédition ».« Avec les vétérans de la première hivernale et les jeunes grimpeurs de grand calibre, c'est la dernière fois qu'on réunit ce métissage au pied d'une montagne, estime Olek.Wielicki grimpe toujours à 52 ans.» Quinze ans plus tard Est-ce aussi la dernière tentative en hivernale au K2 avant longtemps ?Peut-être bien, car l'hivernale qui commence n'est que la deuxième dans cet enfer congelé.En 15 ans.Les Japonais ont tenté une approche par le côté sud, au début des années 1990, mais ils n'ont pas réussi à franchir le glacier du Baltoro, qui est au K2 ce que le Khumbu est à l'Everest, mais en plus cochon.Chose sûre, le sommet hivernal de Godwin-Austen (Chogolisa, Montgomery), comme on l'appelle également, va se faire prier.La tentative sera menée sur l'arête nord, qui forme une échine exposée aux vents, sans replis ni abris, sur un dénivelé de près de 3500 mètres.En 1987-1988, les membres de la première hivernale au K2 n'avaient eu droit qu'à cinq jours de beau temps en 89 jours alors qu'il leur aurait fallu, en surplus de la chance, au moins deux jours cléments d'affilée.Jacques Olek ne se laisse pas voir dans les sentiers battus.Le subversif propriétaire des magasins Blacks International publiait récemment une publicité pleine page dans un quotidien montréalais pour annoncer la tenue de son expé sous le titre « Dans la vie certains grimpent, d'autres plongent ».Sur fond de marche en altitude, il ne se gênait pas pour écrire : « Je me réjouis autant de l'ascension possible du K2 par notre équipe cet hiver que de la chute de Monsanto.» Il en rajoutait en précisant que le géant américain, qui affiche des résultats désastreux, avait produit les 72 millions de litres d'agent orange répandus sur le Vietnam entre 1962 et 1970, « ce qui a causé des malformations monstrueuses chez 500 000 bébés vietnamiens et provoqué de nombreuses maladies incurables chez 800 000 adultes ».Vol de nuit Pendant son vol vers le bout du monde, la nuit prochaine, l'original Olek pourra rêver doucement en se disant qu'il sera dans quelques jours le seul humain à avoir fait les deux reconnaissances et participé aux deux hivernales au K2.À 58 ans, le chef adjoint de l'expédition K2 ne grimpe pas, son rôle étant surtout de « réparer les pots cassés ».Ce qui n'est pas rien.À l'amorce de la première hivernale au K2, soutenue par 526 porteurs, la colonne avait cassé à Urdukas, à la jonction de deux glaciers géants, à moins de 12 kilomètres du camp de base.Mais l'expédition avait quand même eu lieu.« C'est pire qu'une improvisation ! » À rouler de jour et de nuit, M.Olek ne sait pas toujours où il en est rendu.Récemment, en proie à un mal de dos \u2014 « la machine vieillit » \u2014, il faisait le cochon pendu au cimetière où il court chaque jour clandestinement avec son chien.Or, la branche à laquelle il s'était accroché s'est rompue.Pendant sa chute, il s'est dit : « Jusqu'ici, tout va bien.» Tendon amoché à une épaule, poitrine noircie par un épanchement, hernie qu'il a fallu faire opérer à une hanche, « miracle, ma cinquième lombaire ne m'a plus ennuyé.J'étais prêt pour le K2 » ! « Dommage que tu ne sois pas tombé dans un trou déjà tout prêt », lui a lancé sa femme, qui n'est pas en reste pour les mots d'esprit.Atterrissage à Bishkek (anciennement Frunze), capitale de la Kirghizie, autocar jusqu'à Kashgar chez les Ouïgours du Turkestan chinois, jeep jusqu'à Mazar, aux confins du désert de Takla Makan dans le Sinkiang, puis à dos de chameau pour rejoindre les boys.Dans deux semaines, Jacques Olek sera au bout du monde, coorganisateur d'une patente dont les chances de réussite se situent « entre un demi et un pour cent ».Ce qui est mieux que rien.On pourra suivre les péripéties de l'Expédition K2 par un lien sur les sites Internet www.blacksinternational.com et www.netiak2.onet.pl Dans l'ordre habituel, Jacques Olek et un chameau au cours de la mission de reconnaissance des approches nord du K2 à l'hiver 1999-2000.Découvrez le magazine Ricardo En vente dès Incluant toutes les recettes de l'émission maintenant GOÛTEZ LA DIFFÉRENCE ! FILL08 7LP0701B0105 B7 DIMANCHE elan 7LP0701B0105 ZALLCALL 67 18:09:14 01/04/03 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 5 JANVIER 2003 B7 7LP0801B0105 B8 DIMANCHE perso 7LP0801B0105 ZALLCALL 67 18:04:17 01/04/03 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 5 J ANV I E R 2 0 0 3 3068933A "]
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