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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-01-16, Collections de BAnQ.

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[" 4LP0101A0116 A1 JEUDI 4LP0101A0116 ZALLCALL 67 22:20:38 01/15/03 B Les pacifistes se mobilisent L'ampleur du mouvement dépasse déjà celle des manifestations contre la guerre au Vietnam MONTRÉAL JEUDI 16 JANVIER 2003 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 1 1 9e A N N É E > N O 8 5 > 6 4 P A G E S > 6 C A H I E R S ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD- OUEST DU QUÉ BEC > GATINE AU-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.CHRÉTIEN CONVOQUE LES PREMIERS MINISTRES L'opposition à une guerre contre l'Irak prend de l'ampleur en Amérique du Nord et devrait connaître un temps fort samedi alors que plus de 100 000 protestataires sont attendus à Washington et que des manifestations similaires se tiendront dans une trentaine de villes canadiennes.« Je suis fier comme Américain que mon fils soit pilote d'hélicoptère avec les marines.Mais je ne suis pas d'accord avec son commandant en chef et ses plans de guerre en Irak », a dit le dirigeant d'une nouvelle organisation de parents de soldats, lors d'une conférence de presse hier à Washington.Lundi, des dizaines d'élèves d'une école secondaire dans un quartier aisé de la capitale avaient séché leurs cours en matinée pour manifester contre la guerre en Irak.« On veut des livres, pas des fusils », « Bombarder l'Irak, c'est passé date depuis 10 ans », disaient des pancartes que ces adolescents brandissaient bruyamment à la sortie de la station de métro près de leur école, sous l'oeil bienveillant de quelques professeurs et parents.À première vue, ces actions d'opposition à une offensive militaire des États-Unis en Irak ne semblent pas peser lourd face au battage médiatique de propos guerriers émanant de Washington.Voir PACIFISTES en A2 PHOTO PC Levant les bras en signe d'apaisement ( ou de reddition?), le premier ministre Jean Chrétien a rencontré les journalistes de la tribune parlementaire pour la première fois de l'année, hier à Ottawa.Il leur a promis de tenir une conférence de presse toutes les six semaines.Ottawa compte redonner un nouvel élan au système de santé Les économies de la «grève » utilisées aux États-Unis G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien a confirmé hier, au cours d'une rare conférence de presse, que sa grande priorité d'ici la fin de son règne en février 2004 demeurait le renouvellement du système de santé canadien.M.Chrétien a du même coup annoncé la date de la tenue de la conférence fédérale-provinciale sur la santé, qui aura lieu dans la capitale fédérale les 4 et 5 février prochains.« Nous tracerons la voie du renouvellement du système de santé pour les années à venir, a-t-il dit devant la presse nationale.Les Canadiens s'attendent à ce que leurs dirigeants travaillent ensemble à moderniser le régime public d'assurance- maladie.Ils s'attendent à ce qu'ils fassent des progrès véritables en vue de leur assurer l'accès à des soins de santé de qualité quand ils en ont besoin, dans le cadre d'un système viable.» Le premier ministre, qui rompait hier avec ses anciennes habitudes en donnant une conférence de presse formelle \u2014 un exercice qu'il entend renouveler toutes les six semaines \u2014 s'est félicité par ailleurs de la vigueur de l'économie et de la création au pays de 560 000 emplois en 2002, le plus grand nombre en une année depuis 1988.Il a de plus profité de l'occasion pour remettre les pendules à l'heure sur la question irakienne.Voir OTTAWA en A2 PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 Le gouvernement Landry n'aura pas à injecter des sommes supplémentaires s'il décide d'envoyer des patients se faire traiter aux États-Unis.Il puisera dans les économies résultant des moyens de pression des médecins spécialistes.À la veille d'une troisième journée d'étude des médecins spécialistes, le ministre de la Santé, François Legault, a déclaré hier que les moyens de pression entrepris par les médecins entraînent le report de 30 à 50 % des rendez-vous en radiologie, le nombre variant selon les hôpitaux.Cette diminution du travail a par conséquent entraîné des économies pour la Régie de l'assurance-maladie du Québec ( RAMQ ).Voir ÉCONOMIES en A2 Des libéraux se tournent vers Manley pour éviter le couronnement de Martin Arts et spectacles C1-C8 - télévision C2 Bandes dessinées E4 Bridge Décès E7 Éditorial A10 Êtes-vous observateur?E5 Feuilleton E4 Forum A11 Horoscope E8 La Presse Affaires D1-D12 Loteries A2, B8 Monde A9 Mots croisés E4, S12 Mot mystère E4 Petites annonces E5 - immobilier E5, E6 - marchandises E6 - emplois E6 - automobile E6, E8 - affaires D5 Quoi faire C6 M É T É O Voir S16 Ensoleillé Maximum -12 > minimum -17 JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Des organisateurs libéraux fidèles à Jean Chrétien encouragent discrètement les principaux donateurs qui ont appuyé le premier ministre dans le passé à sortir leurs chéquiers afin de financer la campagne au leadership du ministre des Finances, John Manley, et d'éviter ainsi un couronnement de Paul Martin comme chef du parti, a appris La Presse.Le retrait inattendu de la course cette semaine du ministre de l'Industrie, Allan Rock, qui était vu comme le candidat disposant de la meilleure organisation après celle de M.Martin, a provoqué une véritable onde de choc chez les libéraux fidèles au premier ministre, qui tentent par tous les moyens d'éviter que l'éternel rival de M.Chrétien soit couronné à la tête du parti en novembre.Des sources libérales ont indiqué hier que M.Chrétien aurait lui-même encouragé certains bailleurs de fonds à délier les cordons de leur bourse afin de donner un coup de pouce financier à son ministre des Finances.Mais un porte-parole du premier ministre, Steven Hogue, a nié ces informations en affirmant que M.Chrétien a la ferme intention de demeurer neutre dans cette course.Durant une rare conférence de presse, hier, à Ottawa, M.Chrétien a déploré la décision de M.Rock en disant qu'il aurait été « un excellent candidat » tout en souhaitant qu'il y ait une véritable course.« C'est très sain d'avoir un débat.J'ai participé à deux congrès.Il incombe aux candidats potentiels de décider.Je crois que si nous avons un bon débat, ce sera bon pour le parti.Mais je ne serai pas de la course.Je ne ferai campagne pour personne.Si on sollicite mon avis, je le donnerai à qui le demandera », at- il déclaré.Sous le couvert de l'anonymat, un stratège du camp de la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, a indiqué à La Presse avoir communiqué avec quelques-uns uns des donateurs qui ont appuyé M.Chrétien dans le passé afin de recueillir des fonds.Mais il s'est fait dire par ces mêmes donateurs « qu'ils n'avaient pas l'intention de se mêler de la course », une façon polie, selon lui, de dire qu'ils ont décidé de financer une autre campagne que celle de Mme Copps, vraisemblablement celle de M.Manley.Mme Copps dispose d'une cagnotte d'environ 500 000 $ à ce jour.Voir MANLEY en A4 PHOTO La Presse John Manley, ministre des Finances Pour renseignements, appelez ( 5 1 4 ) 3 3 6 - 4 4 4 4 Sans frais 1 877 667-2020 Examen de la vue Verres de contact 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déboires financiers des Sénateurs d'Ottawa: cyberpresse.ca/senateurs LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 7-8-9 > À quatre chiffres : 6-5-1-5 LOTO 6/49 > 15-17-25-36-38-45 Compl.: 14 > Extra : 8-0-1-4-8-2 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE PACIFISTES Suite de la page A1 Ces actions locales échappent encore à l'écran radar des grands médias, qui s'en tiennent aux manifestations de grande envergure comme celle annoncée pour le weekend prochain à Washington, ainsi que dans une trentaine de villes canadiennes.N'empêche, ces petites interventions contre la guerre de la part de citoyens ordinaires se multiplient un peu partout aux États-Unis, à un rythme que des militants pacifistes de longue date décrivent comme inégalé depuis l'époque de la guerre au Vietnam, il y a 35 ans.« Une grosse différence cette fois-ci, c'est que ces actions d'opposition à une autre guerre en Irak s'organisent avant même le déclenchement des hostilités, de façon spontanée comme celle de quelques voisins avec des pancartes à un coin de rue.Aussi, ces actions impliquent des gens de toutes les générations, au lieu d'être concentrées parmi les jeunes comme à l'époque du Vietnam », a indiqué Nancy Lessin, permanente syndicale de Lowell, au Massachusetts, et militante antiguerre depuis le Vietnam.Mme Lessin était au prestigieux National Press Club de Washington, hier, pour la conférence de presse de deux récentes organisations qui s'opposent à une prochaine guerre en Irak: « Veterans for Common Sense » et « Military Families Speak Out ».Mère d'un soldat de 26 ans récemment envoyé dans la région du golfe Persique, Nancy Lessin a témoigné d'une voix chargée d'émotion.« Ceux qui parlent le plus à Washington en faveur d'une autre guerre en Irak sont aussi ceux qui n'iront nulle part durant les hostilités.Ce sont les fils et les filles d'autres Américains, résidant ailleurs aux États-Unis, qui feront la guerre.» Nancy Lessin faisait partie d'un groupe d'une dizaine de personnes, dont quelques vétérans de la première guerre contre l'Irak en 1991.Ils ont critiqué hier l'empressement de l'administration Bush à mobiliser des milliers de jeunes soldats pour une offensive qu'elle n'aurait pas réussi à justifier clairement.Le même argument a été repris récemment par des groupes de citoyens opposés à la guerre en Irak.Des gens d'affaires qui se déclarent d'allégeance républicaine ont notamment acheté une page de publicité dans le Wall Street Journal, le plus influent média financier aux États-Unis, pour exprimer leur dissidence.« Nous avons appuyé la guerre du Golfe de 1991.Nous avons appuyé la guerre en Afghanistan.Nous acceptons l'idée d'une guerre justifiée.Toutefois, M.le président, votre guerre en Irak ne passe pas le test, lisait- on dans la publicité.« Nous vous avons appuyé en 2000 avec nos votes et nos contributions financières, alors que vous promettiez d'être humble face au reste du monde.Mais nous nous sentons trahis.Nous voulons être remboursés.Nous voulons qu'on nous rende notre pays.» D'autre part, une organisation d'élus municipaux qui sont opposés à la guerre, « Cities for Peace », a multiplié ses efforts récemment pour faire adopter des résolutions contre la guerre en Irak dans des dizaines de villes de diverses tailles, dans l'ensemble des États-Unis.Ce week-end, plus de 100 000 personnes sont attendues à Washington lors de deux jours de manifestations contre la guerre en Irak: autour de l'imposant édifice du Congrès, samedi, et autour de la Maison-Blanche, dimanche.L'événement est coordonné par la coalition ANSWER ( Act Now to Stop War and End Racism ).Elle avait organisé la grosse manifestation d'octobre dernier qui a attiré plusieurs dizaines de milliers de marcheurs pour la paix autour de la Maison-Blanche.Cet événement avait été décrit comme le plus gros rassemblement pacifiste dans la capitale des États-Unis depuis ceux organisés lors de la guerre du Vietnam.Les dirigeants d'ANSWER prévoient réunir encore plus de monde en fin de semaine, d'autant qu'il s'agira du week-end férié à la mémoire de Martin Luther King, figure de proue de la communauté noire et du mouvement pacifiste des années 60.Aujourd'hui et demain, au moins 220 organisations réparties dans 45 États mettent la dernière main à leurs préparatifs de voyage vers la capitale.On signale aussi que des organisations étudiantes dans quelque 400 universités et collèges d'un peu partout aux États-Unis se sont mobilisées pour envoyer des manifestants à Washington.Au Canada, divers groupes affiliés au « Collectif Échec à la guerre » préparent aussi pour samedi des manifestations contre la guerre en Irak dans une trentaine de villes, dont Montréal et Québec.En conférence de presse hier, l'ex-ministre libéral fédéral, Warren Allmand, a déclaré sans ambages que « la manifestation vise à faire comprendre au gouvernement Chrétien que la population canadienne refuse de participer à l'action militaire des États-Unis contre l'Irak, qui constituerait un retour à la loi de la jungle ».Pour sa part, le porte-parole de l'archevêque de Montréal, Jean-Claude Turcotte, n'y est pas allé par quatre chemins.« Nous nous joignons au Collectif Échec à la guerre pour dénoncer avec force la déclaration récente du ministre de la Défense, John Mc Callum, selon laquelle le Canada pourrait s'engager dans une guerre contre l'Irak, aux côtés des États-Unis, même sans l'appui du Conseil de sécurité de l'ONU », a lancé Brian Mc Donough, directeur de l'Office de la pastorale sociale de l'archevêché de Montréal.« Nous demandons au gouvernement canadien de résister et de dénoncer les pressions politiques et économiques venant des interventionnistes radicaux qui dominent l'administration Bush », a-t-il ajouté.« Nous sommes à l'aube d'une guerrre des pays industrialisés contre l'Irak et nous croyons qu'il est important de mobiliser la population du Québec et du Canada aux dangers de cette guerre sur la population civile de l'Irak déjà exténuée par plus de 12 ans d'embargo », a soutenu M.Mc Donough.Au Québec, les manifestations se tiendront à Québec et Montréal.Il y en aura une à Saint-Jean, Terre-Neuve; à Halifax et Truro, en Nouvelle-Écosse; à Fredericton et Sackville au Nouveau-Brunswick; dans neuf villes ontariennes, dont Ottawa et Toronto; à Winnipeg; dans deux villes de la Saskatchewan; dans trois villes de l'Alberta et huit de la Colombie-Britannique.Avec la collaboration de la Presse Canadienne OTTAWA Suite de la page A1 Il a en effet affirmé que le Canada ne participerait pas à une guerre contre l'Irak en dehors du cadre de l'ONU.Le premier ministre a de plus annoncé que le prochain budget fédéral serait dévoilé dans la troisième ou quatrième semaine de février et qu'il allait présenter à la Chambre des communes une importante réforme du financement des partis politiques pour « contrer la perception que l'argent permet d'acheter une influence indue ».Enfin, Jean Chrétien a réitéré hier sa ferme intention de rester à la barre du gouvernement \u2014 peu importe les circonstances \u2014 jusqu'à la date de sa retraite annoncée, en février 2004.La conférence fédérale-provinciale sur la santé, dont le but premier sera de redonner un nouvel élan au système canadien de santé en tenant compte des diverses recommandations du rapport Romanow et d'autres études récentes en ce domaine, aura donc lieu quelques jours après la rencontre prévue des premiers ministres des provinces le 24 janvier à Toronto.Celle-ci sera consacrée à la stratégie qu'entendent adopter les provinces pour la rencontre avec le premier ministre Chrétien.Roy Romanow, ancien premier ministre de Saskatchewan, a rendu public en novembre dernier son rapport sur le système des soins de santé au Canada.Il recommandait au gouvernement fédéral de maintenir le financement public du système de santé et de lui donner un second souffle en y injectant au cours des trois prochaines années 15,3 milliards de façon « à faire des Canadiens le peuple dont l'état de santé est le meilleur au monde ».Le premier ministre Chrétien a déjà commencé hier à mettre en place quelques balises pour la conférence de février.« Les Canadiens s'attendent à ce que tout nouvel investissement se traduise par de véritables réformes, a-t-il dit.Et non à ce que le système reste tel quel.Les Canadiens souhaitent un meilleur accès aux soins 24 heures sur 24, sept jours sur sept.Les Canadiens souhaitent un soutien public accru aux services de santé, qu'ils soient fournis dans un hôpital, dans une clinique communautaire ou à la maison.Les Canadiens souhaitent un meilleur accès aux appareils diagnostiques.Et ils souhaitent une plus grande transparence et une plus grande imputabilité de la part de leurs gouvernements quant aux résultats que produisent les investissements dans la santé.» C'est sur ces derniers points que le risque d'une confrontation avec les provinces est grand à la rencontre fédérale-provinciale.Hier, le premier ministre a assuré qu'il n'avait pas l'intention de reculer sur certaines recommandations du rapport Romanow qui préconisent un contrôle plus serré des dépenses des provinces en santé, ce à quoi les provinces se sont opposées.« Il faut respecter les cinq conditions de la Loi sur la santé, a dit Jean Chrétien.Nous parlons de transparence et du devoir de rendre des comptes.Les provinces étaient d'accord avec cela en octobre 2000.Mais s'ils ne veulent pas d'accord.Je crois qu'ils veulent un accord.La population ne veut pas de bagarre; elle veut que nous nous préoccupions de la santé des Canadiens.Et vous me connaissez, je ne suis pas très porté sur les discussions constitutionnelles.» Interrogé sur l'hypothèse que le premier ministre du Québec, Bernard Landry, se serve de la rencontre fédérale-provinciale pour favoriser ses intérêts politiques dans le contexte des prochaines élections provinciales, M.Chrétien a répondu que si M.Landry « voulait faire de la politique sur le dos des malades, il n'en tient qu'à lui.Moi je n'en ferai pas.Je ne fais pas de politique provinciale.» Landry: pas de conditions De son côté à Québec, à l'approche de la conférence des premiers ministres des provinces à Toronto, Bernard Landry a rappelé que les trois partis à l'Assemblée nationale avaient unanimement voté en faveur d'une résolution exigeant que les transferts fédéraux en santé se fassent « sans conditions ».Ces transferts « devront se faire au service des malades non à celui de l'impérialisme du gouvernement central », a-t-il dit.« L'Assemblée a dit que la santé relevait du Québec et que le Québec n'allait pas accepter de condition », a-t-il rappelé, soulignant que Jean Charest et Mario Dumont s'étaient explicitement engagés dans le même sens.Le Québec est contre l'esprit du rapport Romanow, truffé de contrôles et de reddition de comptes.M.Landry n'a pas voulu répliquer à Jean Chrétien qui soulignait que la conférence fédérale-provinciale du début février serait l'occasion de voir si les provinces feront de la politique sur le dos des malades.Et surtout, il s'est bien gardé de prédire sa réaction en cas d'échec des discussions, « la bonne foi se présume, sinon je ferai ce que j'ai à faire », a-t-il dit.« Les malades sont notre préoccupation unique en matière de santé.Ce n'est pas le Québec qui parle, mais tout le monde », a dit M.Landry, soulignant qu'au terme de conférences téléphoniques, il constatait que toutes les provinces « sont sur la même longueur d'onde ».« Le Québec est d'accord avec les grands principes de la Loi canadienne sur la santé; si les objectifs d'Ottawa recoupent les nôtres ce sera une conférence très harmonieuse », a-t-il prédit.Il faudra aussi que les chiffres soient acceptables.Le rapport Séguin soutenait que le Québec est privé de deux milliards par année à cause du déséquilibre fiscal.Avec la collaboration de Denis Lessard à Québec ÉCONOMIES Suite de la page A1 Bloc québécois Précision Elle dispose donc d'une certaine somme dans ses coffres, montant disponible pour faire soigner aux États-Unis des patients cancéreux dont l'état nécessite des traitements en radio-oncologie.« C'est avec ces économies qu'on pourrait financer les traitements qui seraient donnés à l'extérieur du Québec.Il n'est toutefois pas question de réinvestir aux États-Unis, nous voulons réinvestir 1,8 milliard au Québec », a précisé M.Legault.Lorsqu'il a présenté son plan d'action en santé, en novembre dernier, M.Legault a en effet démontré que le réseau requiert l'injection de 1,8 milliard pour faire face aux besoins et continuer de « donner des services de qualité à la population ».Le gouvernement ne dispose toutefois pas de cette somme et « il y aura des décisions cruciales et difficiles à prendre au cours des prochaines semaines », a rappelé hier le ministre de la Santé.Entrepris au mois de novembre dernier, les moyens de pression des médecins spécialistes ont relativement peu d'impact dans les hôpitaux, sauf en ce qui a trait à la radiologie.Il y a quelques jours, l'Association des radio-oncologues du Québec s'était par ailleurs déclarée favorable à ce que Québec fasse traiter des patients en sol américain, refusant toutefois de rejeter la faute sur les médecins spécialistes, affirmant plutôt qu'ils sont débordés.La menace d'une loi diminue Le ton du ministre de la Santé face aux médecins spécialistes s'est cependant adouci depuis le congé des Fêtes.L'adoption d'une loi d'exception n'est pas exclue, mais le gouvernement ne compte pas y recourir tant que les services essentiels seront maintenus, ce qui est le cas actuellement.«Il y a des rendez-vous qui sont remis, il y a des services qui ne sont pas toujours donnés, mais les services essentiels sont donnés et on m'assure que même demain, lors de la journée d'étude, tous les cas urgents seront traités », a affirmé M.Legault.Il a d'ailleurs réitéré son offre à la Fédération des médecins spécialistes du Québec ( FMSQ ) de reprendre les négociations.Il se montre même prêt à bonifier les offres, mais pas au point d'ajouter des centaines de millions, a-t-il prévenu.Le ministre a aussi réitéré son désir de rencontrer personnellement les 34 présidents des différentes associations membres de la FMSQ, notamment le président de l'Association des radiologistes, Gaétan Barrette, afin de leur expliquer la position du gouvernement.« J'espère que la journée d'étude de demain sera la dernière journée d'étude et qu'au cours des prochains jours, les spécialistes vont accepter de revenir à la table de négociation après avoir cessé leurs moyens de pression », a ajouté M.Legault.En incluant la rémunération, les avantages sociaux et les régimes de retraite, les demandes des médecins spécialistes s'élèvent à quelque 800 millions, estime le ministère de la Santé et des Services sociaux alors que l'offre qui est sur la table est de 140 millions.Pour l'heure, le moyen de pression qui préoccupe grandement le ministre est l'enseignement que les spécialistes refusent de donner aux étudiants en médecine.La province connaît une pénurie de médecins et ne peut se permettre de voir la promotion des futurs médecins retardée, a rappelé M.Legault.« J'ai compris, d'après les propos de la viceprésidente de la FMSQ ( Francine Mathieu-Millaire ), qu'on ne laissera pas les étudiants perdre leur session.Je m'attends, j'espère et je suis confiant qu'au cours de la prochaine semaine, on cessera ces moyens de pression auprès des étudiants », a-t-il déclaré, soulignant au passage que même les médecins eux-mêmes se disent gênés par de tels moyens de pression.Les médecins ont cessé l'enseignement aux étudiants depuis le mois de décembre et la situation devient préoccupante au fil des jours, principalement à l'Université de Montréal qui pourrait devoir annuler les activités pédagogiques si la situation ne change pas.Les médecins songent également à cesser l'enseignement aux étudiants de quatrième et cinquième années qui font des stages dans les hôpitaux, ce qui créerait également un véritable casse-tête.Les médecins spécialistes se réunissent aujourd'hui dans le cadre de leur troisième journée d'étude, après celles du 13 novembre et du 2 décembre.La FMSQ tiendra par ailleurs une conférence de presse aujourd'hui à Québec pour faire le point sur la situation.La Presse rapportait dans son numéro de lundi que le Bloc québécois avait mené un sondage démontrant que 40 % des électeurs qui l'appuient comptaient voter pour l'ADQ aux prochaines élections provinciales au Québec.En fait, un tel sondage n'a jamais été réalisé.Ce chiffre est plutôt l'estimation des stratèges de l'ADQ.La Presse regrette la confusion que cette erreur aurait pu causer. 4LP0301A0116 a3 16 4LP0301A0116 ZALLCALL 67 21:13:32 01/15/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 6 JANVIER 2003 A3 ACTUALITÉS SOINS HOSPITALIERS DEMANDEURS D'ASILE Sacré-Coeur dispose de chambres pour VIP Le nombre de détentions grimpe en flèche MARIE-FRANCE LÉGER Annoncé par le gouvernement fédéral, l'élargissement des pouvoirs de détention en matière d'immigration commence à se faire sentir.En un an, le nombre d'emprisonnement a pratiquement doublé au Centre de prévention de l'immigration à Laval.Chaque semaine, a appris La Presse, entre 70 et 80 réfugiés ou illégaux sont détenus, contre seulement une quarantaine avant les actes terroristes du 11 septembre.Autre nouveauté, les femmes comptent maintenant pour le tiers des personnes détenues, avec comme corollaire, le risque que des enfants soient également plus souvent emprisonnés.Les motifs d'incarcérations sont surtout la recherche d'identité ou le contrôle des risques de fuite.Plus exactement, en date du 9 janvier 2003, au Québec, 74 demandeurs d'asile étaient incarcérés à Laval et 24 se trouvaient dans une prison provinciale.À la même date, au Canada, en tout, 524 demandeurs de statut étaient incarcérés, selon des chiffres communiqués au Conseil canadien pour les réfugiés.De ce nombre, 335 sont détenus dans des prisons tandis que 189 attendent dans des centres de détention pour immigrants.Ces chiffres ne font pas la distinction entre les réfugiés et les autres, par exemple les visiteurs qui auraient séjourné illégalement au pays.Mais on sait qu'il s'agit en très grande majorité de demandeurs d'asile.« On constate une augmentation des détentions.C'est surtout une question de financement.Quand les budgets ont été augmentés en décembre 2001 pour des questions de sécurité, on n'a pas vu une hausse des détentions tout de suite.C'est aujourd'hui qu'on le voit », a souligné hier Janet Dench, porte-parole du CCR.Depuis juin dernier, l'élargissement des pouvoirs de détention fait aussi craindre une augmentation des incarcérations d'enfants.Depuis le mois d'octobre, environ 10 enfants sont régulièrement détenus avec leurs parents.« Dans le cas de famille, si le père est incarcéré, nous ne voyons pas pourquoi la mère et l'enfant doivent rester en détention », a déploré Mme Dench.Des enfants seuls incarcérés Les avocats sont inquiets, notamment pour les enfants non accompagnés, même si la nouvelle loi sur l'immigration, entrée en vigueur l'été dernier, ne prévoit des détentions de mineurs non accompagnés que de façon exceptionnelle.L'an dernier, des jeunes Chinois ont été détenus pendant six mois.D'après l'avocate Catherine Gauvreau, d'Actions-Réfugiés Montréal, cette semaine, à Laval, il y a encore des enfants seuls en détention préventive.« Il y en a moins et les périodes de détention sont moins longues, mais il y en a encore.Cette semaine, il y avait des trois jeunes Africains et deux jeunes de la République dominicaine.Ils ont entre 14 et 17 ans.En général, ils sont gardés quelques semaines.« Pour nous, il n'est pas normal d'être en détention pour des questions d'identité.C'est notre position.Le problème, c'est qu'on les détient sous les mêmes critères que les adultes », de dire Me Gauvreau, qui agit comme intervenante auprès des détenus.En juillet dernier, on comptait 19 mineurs non accompagnés en détention à Laval.Selon Catherine Gauvreau, il y aurait environ 11 mineurs non accompagnés emprisonnés actuellement surtout au Québec et en Ontario.Les avocats se demandent où ça va s'arrêter.L'avocat Mitchell Goldberg rappelle que les agents d'immigration ne doivent pas renvoyer des enfants du Canada, sauf s'ils trouvent quelqu'un à l'étranger qui peut les accueillir.« Amnistie internationale révélait qu'aux États-Unis, 5000 enfants étaient incarcérés en 2000 », a-t-il souligné en expliquant qu'avec les restrictions imposées en ce moment aux ressortissants étrangers aux États-Unis, les autorités canadiennes risquaient de se retrouver avec un afflux de demandeurs d'asile d'ici le mois de mai.MARIE-CLAUDE MALBOEUF L'ARGENT n'achète peut-être pas le bonheur mais, dans certains cas, un lit d'hôpital.C'est du moins le cas à l'hôpital du Sacré-Coeur, dans le nord de Montréal, où les grands donateurs courent peu de risques de poireauter sur une civière.La Fondation Péladeau, la Fondation J.A.de Sève et deux particuliers ont en effet financé l'aménagement de quatre chambres privées « améliorées ».Quatre suites où l'espace, les belles couleurs et le mobilier neuf garantissent à leurs proches un séjour plus doux.Un séjour plus doux, mais surtout plus rapide, puisque les contrats signés avec les donateurs précisent que l'hôpital doit tenter de libérer leur chambre dans les 24 heures suivant leur arrivée.Une priorité qui s'achète au gros prix, puisqu'il faut avoir donné au moins un million pour pouvoir exiger l'aménagement d'une suite (au coût de 75 000 $).« Le nom des donateurs est inscrit sur une plaque à l'entrée de leurs chambres.C'est comme s'ils achetaient une suite dans un hôtel, dit une ancienne préposée à l'entretien.Eux, ils n'attendent pas ! Et leurs amis non plus.J'en ai vu faire entrer des vedettes de TVA.» La situation est fort différente pour le commun des mortels, puisque 60 % des gens prêts à payer pour une chambre privée ne peuvent en obtenir une, faute de place.Le président du Conseil de protection des malades, Paul Brunet, s'indigne.« Le privilège de ces puissants est assis sur des infrastructures payées par tout le monde.S'ils veulent un hôpital privé, qu'ils s'en construisent un ! Mais pas sur un terrain payé par nos taxes et encore moins dans un bâtiment payé par nos taxes ! » Les contrats empêchent-ils le Sacré-Coeur de récupérer ces espaces ?La directrice des communications, Christine Daniel, n'est pas en mesure de le préciser.Reste que toutes les chambres sont publiques et que tout le monde en profite, nuance-t-elle.« Ces chambres sont utilisées en permanence.On peut même y trouver des gens qui n'ont pas demandé de chambre privée, mais qui doivent être placés en isolement ou qui ont besoin d'équipement particulier.» Quant à la priorité des donateurs, elle n'est pas absolue, assure la porte-parole.« On ne déplacera pas un patient déjà en place si son état clinique ne le permet pas.Et même si la femme d'un donateur accouche, on n'ira pas l'installer dans une suite située en cardiologie ou en pneumologie.» D'après Mme Daniel, les donateurs et leurs proches profitent donc rarement des quatre suites, au maximum deux fois par année.« Et ils payent le tarif de 190 $ par jour (le plafond fixé par le ministère de la Santé) », précise-t-elle.La situation n'en inquiète pas moins une ancienne coordonnatrice aux soins infirmiers de l'hôpital.« Avec les donateurs qui vieillissent, les gardera-t-on plus longtemps au lieu de les envoyer en soins de longue durée ?dit-elle.J'ai peur qu'on prolonge la durée des séjours.Ou bien qu'on s'empêche de fermer une unité parce que ces chambres-là y sont.» Grand luxe au CHUM Douze ans après l'aménagement de la première chambre améliorée, l'hôpital du Sacré-Coeur est en tout cas en train d'en aménager une cinquième, un cheminement totalement opposé à celui du CHUM, qui a plutôt fait marche arrière, affirme son porte-parole André Ménard.La « suite du cardinal Léger » est ainsi disparue de l'Hôtel-Dieu.Tout comme les « suites VIP » de l'hôpital Notre-Dame, qui étaient infiniment plus luxueuses et coûteuses que les chambres du Sacré-Coeur (et qui n'étaient pas associées à un donateur précis).D'après un médecin spécialiste ayant demandé de taire son nom, les chefs d'entreprise étaient prêts à verser jusqu'à 1000 $ ou 1500 $ par jour pour venir y passer un bilan de santé complet ou récupérer d'une opération.Un exercice qui aurait permis à l'hôpital d'amasser jusqu'à quatre ou cinq millions de dollars par an.(À titre de comparaison, la totalité des chambres privées et semi-privées du Sacré-Coeur rapporte 1,8 million.) « Le Ministère comptait là-dessus, affirme ce médecin.Si on avait vendu pour un million de chambres VIP une année, c'était escompté l'année qui suivait.Il fallait aller chercher le même argent à l'extérieur du système.» Hier, M.Ménard, assurait néanmoins que cette époque est totalement révolue et qu'aucune chambre ne coûte plus de 154 $ à Notre-Dame, bien qu'il ne puisse préciser quand les suites de jadis ont été récupérées, ni comment.« Aujourd'hui, on a 184 patients aux services des urgences, dont 87 qui attendent d'être hospitalisés sur une civière.Est-ce qu'il serait logique que le CHUM garde 10 chambres VIP ?» a déclaré le porteparole.Pour le médecin interviewé par La Presse, la réponse est oui.« Cet argent-là est nécessaire, plaide-t-il.Il y a des gens capables de payer et qui veulent payer.Pourquoi refuser leur argent ?Pourquoi se punir ?Dans un système moins constipé, on pourrait en profiter beaucoup plus.Tout le monde aurait accès aux mêmes appareils, aux mêmes médecins.Tout ce qui manquerait aux moins nantis, c'est l'accès à Internet ou aux draps trois couleurs en soie.» PHOTO Pierre Mc Cann, La Presse © Forte d'une expérience hors du commun au Chili, au nord de l'Ontario et du Québec, Nancy Szilbereisz a commencé à travailler au CLSC de Rosemont.Elle s'indigne que l'Université de Montréal l'oblige à renoncer à son poste pour faire un stage non rémunéré dans un autre CLSC.Des infirmières excédées par l'inflexibilité des facultés et des hôpitaux MARIE-CLAUDE MALBOEUF LA FORMATION des infirmières sur le terrain cause de plus en plus de difficultés aux étudiantes et hôpitaux, au point de mettre parfois les patients en danger.Avec des employés obligés de travailler 16 heures par jour pour aller et venir entre leur stage et leur poste habituel.D'autres parachutés aux urgences avant même d'être membres de l'Ordre des infirmières.Et d'autres temporairement arrachés aux soins intensifs ou à la périnatalité, pour y être remplacés par des recrues sans expérience.Excédées, quelque 150 infirmières déjà expérimentées viennent de déposer une pétition à la faculté des sciences infirmières de l'Université de Montréal, où elles tentent de décrocher leur baccalauréat tout en conservant leur emploi à l'hôpital ou au CLSC.Leur but est d'avoir accès à de meilleurs postes et de meilleurs salaires (les bachelières gagnant jusqu'à 10 $/ l'heure de plus que les diplômées du cégep).Mais après trois ans de cours, elles ont toutes les peines du monde à se libérer pour suivre un stage obligatoire de deux mois, dont plusieurs remettent en cause la pertinence.« Je vais être forcé de démissionner pour décrocher mon diplôme parce que l'hôpital refusera mon congé », dénonce Frédéric, 23 ans et infirmier à l'hôpital Pierre-Boucher.« La pénurie est déjà telle que, contrairement à la loi, certains envoient des apprentis infirmiers aux urgences avant même qu'ils aient passé les examens de l'Ordre », dit-il.Postée aux urgences de la Cité de la Santé de Laval, Claudia, 24 ans, craint d'être tout aussi irremplaçable.« Mon patron est compréhensif, mais il devra m'arracher à un milieu où le besoin est criant pour que j'aille là où je n'ai aucun intérêt à aller.C'est absurde ! On joue avec la vie du monde ! » Seize heures par jour D'autres se demandent comment survivre sans salaire pendant huit semaines.« Quand on travaille depuis quelques années, on a des obligations, une famille, une maison.J'ai parlé à des filles complètements épuisées, qui cumulent stage et emploi 16 heures par jour.Ça devient dangereux pour les patients », dénonce Karine, qui travaille au service des soins intensifs de l'hôpital Sainte-Justine.La jeune femme de 23 ans accuse l'Université d'être trop rigide.« Ils ne veulent même pas qu'on quitte le stage une demiheure plus tôt pour arriver au travail à l'heure.C'est déjà assez difficile de tout concilier, avec nos patrons qui nous demandent de faire du temps supplémentaire à tour de bras ! Leur bac est supposément adapté aux professionnels, mais ils nous demandent de faire quelque chose qui ne tient pas compte du tout de la réalité.» Dans ses cours, Karine dit croiser des infirmières de 50 ans, qui donnent des cours au cégep et qui ont déjà vécu toutes les situations imaginables.« Elles veulent leur bac juste pour accéder au poste d'infirmière- chef dans leur hôpital et on les bloque sous prétexte qu'elles n'ont jamais travaillé en CLSC.» Déjà fort appréciée au CLSC de Rosemont \u2014 et forte d'une expérience au Chili, en régions éloignées et en recherche \u2014, Nancy Szilbereisz se sent tout aussi incomprise.« L'Université me dit d'aller travailler gratuitement dans un autre CLSC, alors que je fais des choses super intéressantes ici ! Je ne veux pas perdre mon remplacement », se désolait-elle après des mois de vaines pressions.En entrevue, la vice-doyenne aux études, Jacinthe Pepin, promet néanmoins de réévaluer la pertinence du stage, dont d'autres universités exemptent d'ailleurs les infirmières d'expérience.« Les étudiantes que j'ai rencontrées avaient des arguments intéressants.On peut peut-être trouver des solutions sans attendre la révision du bac », dit-elle.Depuis six mois, un comité s'affaire d'ailleurs à revoir toute la formation clinique des infirmières.« La réalité dans les hôpitaux a changé : il y a une pénurie de personnel alors qu'on a de plus en plus d'étudiantes.La formation clinique est très sous-financée et les stages ne sont pas assez soutenus », explique la doyenne Christine Colin, en précisant qu'un autre comité a toutefois exclut l'idée de rémunérer les stagiaires de premier cycle.« Aucun étudiant de premier cycle n'est rémunéré dans le milieu de la santé, ditelle.Tout ce qu'on peut faire, c'est faciliter leurs conditions de stage.» 4LP0401A0116 a4 jeu 4LP0401A0116 ZALLCALL 67 22:29:49 01/15/03 B GESTIONS DES FORÊTS Le vice-président du Groupe Roche candidat vedette du PLQ à Québec Landry appuie l'idée d'une enquête indépendante DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le premier ministre Bernard Landry voit d'un très bon oeil la requête de Richard Desjardins et Québec est d'ores et déjà favorable à son idée d'une enquête indépendante sur la gestion des forêts québécoises.« J'ai été très impressionné par les gens que j'ai rencontrés en région, des jeunes en particulier qui sont franchement inquiets de la gestion durable de la forêt québécoise ! Moi aussi je suis inquiet, des millions de personnes partagent cette inquiétude.moi le premier », a soutenu hier le premier ministre à l'issue de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, sa première intervention publique de l'année.Avare de détails sur ses intentions électorales, M.Landry a promis que le « comité de suivi du rendez-vous national des régions » aura à faire des propositions sur la question des forêts.« Nous agirons et ce ne sera pas dans le sens de la froideur par rapport à l'inquiétude de M.Desjardins ou de millions d'autres » a-t-il dit.Les probabilités d'une enquête indépendante « sont très hautes car l'inquiétude est très haute », a résumé M.Landry.Après que le vérificateur général eut émis des doutes sur la saine gestion des forêts québécoises et que les jeunes du Parti québécois et M.Desjardins eurent repris ces doléances, le ministre responsable des Ressources naturelles, François Gendron, a accusé le coup.« Je souscris à l'idée qu'il va falloir tenter d'offrir cette sécurité aux citoyens du Québec, qu'il va falloir valider ça par un organisme, une instance, un groupe conseil, une enquête publique », a dit M.Gendron.Il maintient toutefois qu'il n'y a pas de coupe excessive par rapport à la capacité de la forêt de se régénérer.Dans la lettre de M.Desjardins, « il y a au moins 15 erreurs de faits », relève M.Gendron.M.Landry n'a pas manqué de souligner le bilan favorable de l'économie québécoise, qui pour la première fois, a connu \u2014 cinq années de suite \u2014 une performance meilleure que l'ensemble des pays de l'OCDE.La priorité du gouvernement sera ce printemps la conciliation travail-famille, en continuité avec la politique familiale qui a créé 150 000 places de garderie à 5 $, a-t-il soutenu.Brien se discrédite Le premier ministre a minimisé la décision du bloquiste Pierre Brien de passer à l'Action démocratique du Québec.« C'est un coup dur pour l'ADQ qui cultive l'ambiguïté.M.Dumont a été clair à Toronto, quand il a dit que la souveraineté est sortie des écrans radars.C'est un coup dur à la crédibilité et à la carrière de M.Brien.Quand on est souverainiste, on milite dans un parti souverainiste, et non dans un parti qui dit que ce n'est plus à l'ordre du jour.M.Brien vivra avec sa conscience » a lancé M.Landry.« Nous allons faire élire Rémy Trudel dans Rouyn-Noranda », a-t-il prédit.Les débats autour de la défection de Pierre Brien « vont rappeler à tout le monde qu'il y a un parti au Québec qui est souverainiste, qui est courageux et constant » a soutenu M.Landry.Sans donner de détails sur ses intentions électorales \u2014 il a rappelé qu'il avait théoriquement jusqu'à la fin de 2003 pour appeler la population aux urnes \u2014, il s'est réjoui des derniers sondages de décembre, montrant que le PQ avait repris le haut du pavé dans le coeur des électeurs francophones.MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Sam Hamad, vice-président du Groupe Roche, importante firme d'ingénieurs-conseils, a confirmé qu'ils sera candidat pour le Parti libéral aux élections dans la circonscription de Louis-Hébert à Québec.L'homme d'affaires et ingénieur se lance en politique au moment où son employeur fait l'objet d'une enquête d'envergure de la part de Revenu Canada.Le 26 septembre dernier, les enquêteurs de l'agence fédérale ont perquisitionné plusieurs bureaux de Roche, dont celui de Québec, avant de ressortir avec plusieurs caisses de documents fiscaux.Le chef libéral Jean Charest pense qu'il s'agit d'une mésentente sur l'interprétation des lois fiscales.« Ça ne devient pas un obstacle à une candidature et je suis rassuré sur la bonne foi de M.Hamad », a fait savoir le chef du PLQ.Le nouveau candidat vedette libéral a présidé l'an dernier le comité de travail sur le renouvellement de la fonction publique, un emploi non rémunéré pour le compte du Conseil du Trésor.M.Hamad a d'ailleurs été convoité par le PQ, mais c'est finalement le PLQ qui a réussi à le convaincre de faire le saut en politique.Dans le dossier municipal, il a clairement appris le credo libéral qui veut que le citoyen décide du sort des villes fusionnées.Malgré les futures augmentations de l'impôt foncier à Québec, il a indiqué que son parti n'était « pas là pour défusionner, mais pour donner le droit aux citoyens de se prononcer ».Les électeurs auront l'embarras du choix dans cette circonscription de Québec, où l'ancien ministre péquiste Paul Bégin a indiqué qu'il ne se représenterait pas.Le PQ n'a d'ailleurs pas de candidat, mais l'ADQ compte sur son président, le politologue Guy Laforest, tandis que le controversé animateur de radio André Arthur songe à s'y faire élire également.Photo Le Soleil © Sam Hamad Photo PC © Les probabilités d'une enquête indépendante « sont très hautes car l'inquiétude est très haute », a déclaré hier Bernard Landry.Capri de Stanley Chambre à coucher d'inspiration néoclassique en érable miel, avec garnitures noyer et érable madré.L'ensemble 6 pièces comprend : 1 tête de lit très grand format, 2 tables de chevet avec portes, 1 commode triple,1 miroir à trois volets et 1 grande armoire à fronton.Prix cour.16 869$ European Heritage de Stanley Salle à manger 8 pièces en pacanier délavé avec éléments architecturaux, comprenant 1 table à double piètement, 1 buffet deux corps, 2 fauteuils rembourrés et 4 chaises assorties.Pix cour.18 229 $ Regency Mahogany de Baker Salle à manger de style Empire 10 pièces en acajou comprenant 1 table à double piètement et incrustation, 1 buffet 2 corps garni de laiton, 2 fauteuils en soie rayée ivoire et bleu pâle et 6 chaises assorties.Prix cour.75 985 $ Solde 7 995 $ Solde 9 995 $ Solde 34 995 $ Fauteuils d'appoint, divans, bancs et récamiers à cadre en bois apparent PRIX COUR.SOLDE Chaise Louis XIII, damassé ivoire, cadre noyer 579 295 Fauteuil Louis VIII, tapisserie pastel, de France 1295 449 Tabouret de bar à dossier ovale, cadre acajou, imprimé doré/bourgogne 1215 725 Banc à pieds de griffon, acajou foncé, siège damassé ivoire, d'Italie 1379 749 Fauteuil Régence en acajou, tissu blanc cassé et garniture or, de Baker 4985 875 Chaise de dame Victorienne cadre doré/similironce, tapisserie florale rouge/chameau 1579 895 Fauteuil Louis XVI fini craquelé ivoire, imprimé paisley corail, de Drexel Heritage 4295 925 Fauteuil Louis XVI fini ivoire antique, tissu piqué jaune 1849 995 Fauteuil à cadre acajou, imprimé palmier crème 1695 1095 Fauteuil Louis XV fini noyer, tissu olive thème égyptien, de Barrymore 2800 1195 Fauteuil Louis XIII travaillé, cuir similicrocodile cognac, d'Italie 2895 1199 Bergère Louis XV à cadre craquelé ivoire, tissu imprimé bleu ciel 2139 1299 Fauteuil Georgien, cadre acajou travaillé, damas crème/rouge fleuri 2195 1395 Fauteuil d'inspiration Louis XVI, cadre argent antique, imprimé noir/bronze/argent 2725 1695 Chaise Victorienne à dossier piqué, cadre acajou, velours olive pâle, de Heritage 3199 1795 Fauteuil Plantation et repose-pieds assorti, fini craquelé rouge antique, imprimé tigre 3165 1849 Fauteuil à dossier ovale, cadre acajou, imprimé léopard, de Vanguard 3429 1995 Fauteuil Louis XV en noyer antique, cuir ton acajou, d'Italie 3195 1995 Fauteuil piqué et repose-pieds Plantation, cadre acajou rouge, imprimé guépard 3725 2295 Bergère à pieds Queen Anne, cadre biscuit antique, paisley bleu mer pâle 5329 2579 Fauteuil Louis XVI à cadre doré, larges rayures rouge/or, de Sherrill 4289 2795 Canapés, causeuses, fauteuils et repose-pieds traditionnels Chaise-dînette rembourrée, chenille verte, pieds en bois, de Sherrill 1225 425 Chaise-dînette rembourrée, ton brique, pieds en bois et roulettes 1039 529 Chaise de chambre à dossier cannelé, imprimé théière pastel 1275 795 Bergère Chippendale, imprimé tapis persan, ton rubis, de Sherrill 1499 875 Banquette Empire à appuie-bras, chenille à imprimé noir/guirlande bronze 1649 975 Fauteuil club rose antique foncé, jupette en cascade 2479 1049 Causeuse à dossier rond, damas blanc cassé, dossier à coussins 1799 1195 Fauteuil inclinable à dossier piqué, chenille vert sauge pâle, de Bradington Young 2299 1375 Fauteuil club quadrillé vert/rouge/rose, de Vanguard 2599 1595 Bergère à jupette toile de Jouy crème/bleu, de Century 3049 1749 Fauteuil club ton laiton antique, touches petits fruits, de Vanguard 3249 1775 Causeuse à dossier ondulé double, damassé ivoire, de Drexel Heritage 6595 1995 Canapé damassé vert pomme, appuie-bras hauts, coussins contrastants, de Sherrill 4995 2195 Fauteuil club rayé taupe/or, avec appuie-bras Charles of London, de Vanguard 3955 2495 Fauteuil club tapisserie sauge/or/paprika, de Vanguard 4299 2579 Canapé à dossier piqué chenille or, jupette frangée noire et coussins imprimés 4449 2795 Canapé chiné imprimé botanique rose/rouge/vert/crème, de Vanguard 4769 2795 Canapé imprimé toile de Jouy bleu pâle et crème, de Century 5225 2895 Causeuse, chiné floral multicolore, jupette plissée, de Century 5499 3495 Canapé chenille à imprimé or/bleu mer, jupette frangée or, de Sherrill 6795 3795 Canapé à dossier piqué rouge foncé, coussins fleuris contrastants, de Sherrill 7649 4295 Canapé à haut dossier, bronze/rouge/bleu thème vendanges, de Vanguard 8195 4795 Canapés, causeuses, fauteuils inclinables, fauteuils et repose-pieds en cuir Ottomane à coussin, cuir ton gingembre 1725 895 Bergère en cuir tan, pieds Chippendale au fini miel 2539 1095 Fauteuil club contemporain, cuir ton brandy, pieds carrés 2815 1779 Fauteuil club style rétro, cuir tan foncé, garniture cloutée chromée 3679 1995 Fauteuil inclinable en cuir contemporain ton mastic, de Bradington Young 3589 2149 Fauteuil baquet en cuir caramel piqué, garniture cloutée laiton 4439 2195 Fauteuil inclinable à dossier tourné, cuir vert kaki, de Bradington Young 4219 2225 Petit fauteuil club, cuir ton whisky, pieds à pointe 4249 2249 Vendu Ve ndu La vente continue aussi dans notre Boutique Évolution.Voyez notre exquise collection de meubles contemporains aux lignes fluides et pures.Certains articles peuvent être déjà 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Vendu 3104349A MANLEY Suite de la page A1 M.Manley entend donner le véritable coup d'envoi à sa campagne à la fin mars lors d'un important dîner de collecte de fonds à Ottawa qui devrait lui permettre d'empocher environ 1,5 million, toujours selon des informations obtenues par La Presse hier.Les partisans du ministre des Finances, qui lancera sa campagne quelques semaines après le dépôt de son premier budget le mois prochain, sont en train de mettre la dernière main à cet événement qui devrait réunir tout près de 1000 personnes qui auront déboursé 1500 $ chacune.« Ceux qui prédisent qu'il y aura un couronnement se trompent.Nous avons déjà assez d'argent pour payer le loyer jusqu'en novembre », a déclaré un stratège du camp Manley, voulant ainsi illustrer que le ministre disposera d'une bonne cagnotte pour affronter le meneur incontesté dans cette course, M.Martin.En vertu des règles de campagne qui seront adoptées le 25 janvier par la direction du parti, les candidats en lice auront le droit de dépenser entre 3,5 millions et 4 millions durant la campagne.Cela dit, le camp Martin a lancé dès mardi une opération charme auprès des organisateurs de M.Rock d'un bout à l'autre du pays dans l'espoir de consolider davantage son avance dans la course.Les organisateurs ont lancé cette opération quelques heures après que M.Rock eut annoncé son désistement et après avoir obtenu le feu vert des proches collaborateurs du ministre de l'Industrie.« Il y a eu des rencontres, des appels, de Vancouver à Halifax et au Québec.Nous voulons assurer les supporters d'Allan Rock que la campagne Martin est plus que prête à les accueillir », a déclaré un stratège du camp Martin sous le couvert de l'anonymat.« Il y a du monde dans le camp Rock que nous voulions avoir depuis le début.Il ne faut pas voir cela comme un vautour qui encercle le cadavre pour prendre les morceaux.Mais nous avons simplement voulu ouvrir la porte à tout ce monde à l'échelle du pays », a ajouté le stratège.Le camp Copps s'est aussi livré à une telle opération hier mais à plus petite échelle.« Il y a une grosse composante de la campagne de Rock qui était très loyale envers le premier ministre.Alors, on essaie de capitaliser là-dessus un peu », a indiqué un stratège de Mme Copps, qui a entamé une série de discours sur sa vision du pays hier et qui devrait annoncer sa décision à la mi-février.Ce même stratège a d'ailleurs vertement critiqué la manière dont le ministre Rock a fait son annonce mardi.Durant sa conférence de presse, M.Rock a décrit M.Martin comme « l'homme politique le plus populaire au pays » qui dispose d'une organisation nationale « très forte » et qui sera « un candidat très difficile à battre ». 4LP0501A0116 a5 jeu 4LP0501A0116 ZALLCALL 67 21:22:35 01/15/03 B Le mur de la peur La construction d'une clôture de 360 kilomètres entre Israël et la Cisjordanie soulève un grand débat À la veille des élections législatives en Israël, prévues le 28 janvier, notre envoyée spéciale entreprend une série de reportages sur les principaux enjeux entourant le scrutin.JÉRUSALEM \u2014 Une tranchée de sable perce Deir El-Ghussun, petit village agricole du nord de la Cisjordanie.Un bulldozer remue la terre et la déverse dans la benne d'un camion.Sur les collines qui surplombent le chantier, il y a des oliviers et des amandiers.En contrebas, on voit des champs de tomates et de concombres.Dans quelques mois, un mur infranchissable, haut de trois mètres, séparera le verger du champ de légumes.Une clôture qui, une fois achevée, formera une barrière étanche le long des 360 kilomètres de frontière entre Israël et la Cisjordanie.La construction de ce mur soulève un grand débat en Israël et constitue l'un des grands enjeux des élections législatives du 28 janvier.Mais pour les Palestiniens, ce projet est une catastrophe.En deux ans, des kamikazes palestiniens ont tué plus 700 civils israéliens.L'opinion israélienne s'accroche au mur comme à une planche de salut.Dimanche, deux Israéliens ont été tués dans un attentat à Moshav Gadish, dans le nord du pays.« Si la clôture avait été là, l'attentat n'aurait pas eu lieu », a lancé le chef travailliste Amram Mitzna à des étudiants qu'il rencontrait mardi à l'Université hébraïque de Jérusalem.Le Likoud d'Ariel Sharon soutient lui aussi la construction du mur.Mais beaucoup de ses électeurs favorisent les implantations juives en Cisjordanie.Or, celles-ci risquent de se retrouver isolées audelà de la clôture.Alors le Likoud favorise le maintient de l'armée audelà d'un mur qui grugerait le plus de territoires palestiniens, de manière à englober le plus de colonies.Les travaillistes, eux, se disent prêts à évacuer les territoires occupés une fois que la clôture sera érigée.En attendant, le tracé du mur s'aventure déjà largement en territoire palestinien et prive des centaines de Palestiniens de leurs moyens de subsistance.Mauvais rêve C'est le cas de Bilal Ganim, cultivateur de Deir El-Ghussun.En arrivant dans son verger le 8 août dernier, il a trouvé des avis d'expropriation éparpillés sur le sol.« J'ai appris que j'allais me faire confisquer 12 dunums (trois acres) de terres à cause du mur.C'était comme un mauvais rêve.» Officiellement, Bilal Ganin ne perd qu'un sixième de ses terres.Mais les vergers qui lui restent tombent au-delà du périmètre de sécurité.Ils sont hors d'accès pour lui.« Toute ma famille vivait de notre exploitation.Nous étions assez prospères.Maintenant, nous sommes morts.» Comme ses voisins, la famille Ganim n'a reçu aucune compensation.Elle a adressé une demande d'injonction à la Cour suprême d'Israël.La demande a été rejetée, comme toutes les requêtes semblables.Pour des raisons de sécurité.C'est en juin dernier que le gouvernement israélien s'est lancé dans la construction de la « clôture » dont le premier tronçon comptera 115 kilomètres.Il passera entièrement à l'intérieur de la Cisjordanie, affirme Bteselem, organisation israélienne de défense des droits dans les territoires occupés.Le mur a déjà grugé 15 % du territoire municipal de Qalqilya, dans le nord de la Cisjordanie.Mais il y a pire.Les 250 habitants du village d'Al-Daba viennent de recevoir leurs avis d'expropriation.Les 42 maisons du village seront rasées pour faire place au mur.Un autre village de la Cisjordanie, Baka Esharkiye, sera carrément avalé par Israël.Ses 4000 habitants ignorent quel sera leur statut.Israéliens ?Palestiniens ?Ils risquent de se retrouver coincés entre le mur qui les isolera de la Cisjordanie et le checkpoint qui leur interdit l'accès aux territoires israéliens.« Nous sommes en prison avec une peine à vie ! » commente un vieillard édenté, croisé sur la place centrale du village.La clôture coûte cher : environ un million de dollars US par kilomètre.On l'annonce high-tech, munie de dispositifs électroniques.Mais la vingtaine de kilomètres déjà érigés se composent surtout de blocs de béton, surmontés ça et là de barbelés.Abou Dis, c'est une banlieue de Jérusalem en territoire palestinien.Empêcher les habitants d'Abou Dis d'entrer à Jérusalem, c'est comme essayer d'isoler Outremont de Montréal.Israël s'est attaqué à cette tâche il y a trois mois, en bloquant toutes les rues avec des blocs de béton.C'est le début du mur.Aujourd'hui, il est impossible de circuler en auto entre Jérusalem et Abou Dis.Pour passer d'une ville à l'autre, il faut utiliser l'unique point de passage aménagé sur le terrain d'une mosquée.L'arrêt du trafic automobile a donné un coup de mort aux commerces d'Abou Dis : plus personne ne vient dans cette banlieue pour acheter des denrées impossibles à transporter.Le mur est gardé par l'armée israélienne, mais pour l'instant, les contrôles ne sont pas très serrés.Des étudiantes de Jérusalem qui veulent prendre un raccourci pour se rendre à l'Université Al-Quds, à Abou Dis, sautent par-dessus le mur, aidées par des passants, dès que les soldats ont le dos tourné.Mais tous appréhendent le jour où la porte sera barricadée pour de bon et que les hôpitaux et services de Jérusalem deviendront inaccessibles pour les résidants d'Abou Dis.« Ça s'en vient, prévoit un chauffeur d'autobus qui attend ses clients au pied du mur.Le jour où l'Irak sera attaqué, ils vont nous enfermer, c'est sûr.» « Pour moi, le mur n'évoque qu'un mot, note un Palestinien de Tulkarem.C'est la suffocation.» Archives REUTERS © Tant le leader travailliste, Amram Mitzna (à gauche), que le premier ministre et chef du Likoud, Ariel Sharon (à droite), appuient la construction du mur.Cependant, contrairement à la droite au pouvoir, les travaillistes sont prêts à évacuer les territoires occupés une fois que la clôture sera érigée.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE 19.99 ÉPARGNEZ 50% SUR NOTRE PANTALON COTON CHINO SANS PLIS Rég.39.95 8.99 ÉPARGNEZ 40% SUR NOTRE BOXEUR TRAINING COTON ET LYCRA Rég.15.00 19.99 ÉPARGNEZ 50% SUR LES GANTS EN CUIR À DOUBLURE POLAIRE 19.99 ÉPARGNEZ JUSQU'À 66% SUR NOS CHEMISES SPORT EN FLANELLE UNIE Rég.jusqu'à 59.00 299.95 ÉPARGNEZ 55% SUR NOS COMPLETS CLASSE AFFAIRES TROIS-BOUTONS Rég.695.00 79.95 ÉPARGNEZ 48% SUR NOS BLOUSONS EXCURSION EN NYLON À DOUBLURE POLAIRE Rég.155.00 3.99 ÉPARGNEZ 60% SUR UNE SÉLECTION DE BAS ITALIENS EN LAINE TEXTURÉE Rég.10.00 99.95 ÉPARGNEZ 55% SUR LE TROIS-QUARTS DE RANDONNÉE LAINE ET CACHEMIRE Rég.225.00 Rég.39.95 3109949A SOLDATS TUÉS EN AFGHANISTAN Les contrôleurs ont tenté en vain d'empêcher l'attaque Presse Canadienne BASE DE BARKSDALE, Louisiane \u2014 Les responsables des opérations aériennes américaines en Afghanistan n'ont rien pu faire pour protéger les soldats canadiens bombardés par erreur lors d'un exercice nocture parce que la situation s'est dégradée trop rapidement, a raconté hier un haut gradé de l'armée.Le 18 avril dernier, le colonel Larry Stutzriem était au Centre des opérations aériennes de la coalition (CAOC) en Arabie Saoudite lorsqu'il a capté une communication radio urgente entre un contrôleur aérien et un pilote américain.D'après l'officier, le pilote Harry Schmidt aurait reçu l'ordre de ne pas faire feu en attendant d'avoir des détails sur les tirs sol-air dont son collègue William Umbach et lui se croyaient victimes.Quelques instants avant, Schmidt avait demandé la permission d'utiliser son canon de 20 mm.« Tout de suite après, il y a eu un appel du système de contrôle nous avertissant que les pilotes avaient invoqué la légitime défense », a raconté M.Stutzriem lors de l'audience visant à déterminer si les deux responsables de la tragédie seront poursuivis en cour martiale.« Il n'y a rien que le CAOC aurait pu faire, rien pour enclancher le processus.» En tout, moins de trois minutes se sont écoulées entre le moment où Schmidt a aperçu des éclairs en provenance d'une ancienne base d'entraînement d'Al-Qaeda, près de Kandahar, et le moment où il a largué sa bombe de 225 kg sur les troupes canadiennes.S'ils sont poursuivis et reconnus coupables, les deux pilotes américains seront passibles de 64 ans de prison.Nouvelle vague de réfugiés pakistanais MARIE-FRANCE LÉGER DEPUIS dimanche, 78 personnes, dont 65 Pakistanais, sont arrivées à Lacolle dans l'espoir d'obtenir le statut de réfugié au Canada.En 2002, 1850 Pakistanais ont suivi le même chemin pour trouver refuge du côté nord de la frontière.Il s'agit pour la plupart de ressortissants, parfois avec des enfants, ayant séjourné quelques années illégalement aux États-Unis.Depuis le resserrement des politiques envers les arabophones chez nos voisins du Sud, ils craignent d'être arrêtés par les autorités américaines et déportés.« Ces personnes n'ont pas de statut légal.Elles expliquent que socialement et économiquement, il est plus difficile de vivre aux États- Unis depuis le 11 septembre.Et surtout, c'est à cause du programme d'enregistrement obligatoire entre le 13 janvier et le 21 février annoncé par les Américains qui concerne tous les adultes de 16 ans et plus en provenance de l'Arabie Saoudite ou de Pakistan », a expliqué hier le directeur du postefrontière de Lacolle, Ronald Blanchet.Ces personnes, bien qu'illégales aux États-Unis depuis un certain temps, posséderaient des passeports pakistanais authentiques.Seulement un petit groupe aurait séjourné quelques jours chez les Américains avant de se présenter à Lacolle.En grande majorité, ces personnes ne seront pas incarcérées en attendant la décision de la Commission de statut de réfugié.La vague des réfugiés pakistanais en provenance des États-Unis a commencé après Noël lorsque 150 Pakistanais ont franchi la frontière dans les derniers jours de décembre. 4LP0601A0116 a6 16 4LP0601A0116 ZALLCALL 67 22:00:59 01/15/03 B Irak: Chrétien contredit son ministre de la Défense JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Jean Chrétien désavoue son ministre de la Défense, John Mc Callum, dans le dossier de l'Irak, en affirmant que le Canada participera à une intervention militaire contre le régime de Saddam Hussein seulement si elle est sanctionnée par les Nations unies.M.Chrétien a tenu à remettre les pendules à l'heure au sujet du rôle que le Canada pourrait jouer en Irak au moment même où ses propres députés s'entre-déchirent sur cette épineuse question depuis une semaine.Le ministre Mc Callum a provoqué ces nouvelles dissensions qui affligent les troupes libérales en suggérant, jeudi dernier, au terme d'une rencontre avec son homologue américain, Donald Rumsfeld, à Washington, que le Canada pourrait participer à une opération militaire aux côtés des États-Unis contre l'Irak sans l'aval des Nations unies.« Nous avons choisi la route de l'ONU.Je ne spécule pas.C'est la décision du gouvernement depuis le début.Ce sont les indications que j'ai données clairement au président Bush l'été dernier.C'est la position du Canada et elle n'a pas changé.Dans le cas de l'Irak, nous nous appuyons sur la résolution 1441.Point final », a déclaré M.Chrétien lors d'une rare conférence de presse.Le premier ministre, qui a promis hier qu'il y aura un débat sur cette question à la Chambre des communes à la reprises des travaux parlementaires le 27 janvier, a ainsi tenté de mettre un terme à la confusion provoquée par les propos du ministre Mc Callum.Devant les journalistes, M.Chrétien a indiqué que M.Mc Callum s'était livré à un exercice de spéculation lorsqu'il a évoqué la semaine dernière une possible participation militaire du Canada contre l'Irak sans l'autorisation de l'ONU.Il a ajouté que son ministre, qui est reconnu pour son franc-parler, a précisé ses propos au cours des dernières heures afin d'éviter toute confusion au sujet de la position du gouvernement.« Il a répondu à une question hypothétique.Il a réfléchi à tout cela et a corrigé le tir depuis.La position du gouvernement a toujours été très claire, a soumis M.Chrétien.Je pense que c'est la position que les Canadiens favorisent et c'est la position que tous les gouvernements canadiens ont prise », a-t-il ajouté.Le chef de l'Alliance canadienne, Stephen Harper, de même que le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, ont soutenu à l'unisson, pour des raisons différentes, que les propos de M.Chrétien ne font qu'alimenter la confusion.« Il est évident qu'à la lumière des propos de M.Chrétien, durant sa conférence de presse, que la position du gouvernement n'est pas claire », a déclaré à La Presse le chef allianciste, Stephen Harper.John Mc Callum À l'instar du gouvernement de George W.Bush, l'Alliance canadienne ne croit pas que les Nations unies doivent autoriser une intervention militaire contre l'Irak si les inspecteurs onusiens confirment que Saddam Hussein dispose d'armes de destruction massive.« Nous voulons résoudre ce problème de manière pacifique.Mais nous devons nous assurer que Saddam Hussein respecte les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui datent du cessez-lefeu de la guerre du Golfe de 1991 », a dit M.Harper.De son côté, le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a fait valoir que M.Chrétien laisse la porte grande ouverte à une participation du Canada dans une intervention militaire dirigée par les États-Unis sans l'accord des Nations unies.« Je pense que M.Chrétien ne fait que maintenir l'ambiguïté sur cette question, d'autant plus qu'il parle d'intervention multilatérale.Cela ne veut pas nécessairement dire avec l'aval du Conseil de sécurité », a déclaré M.Duceppe, soulignant que M.Chrétien pourrait juger que l'OTAN est une institution multinationale valable pour autoriser une intervention.En fait, le Canada a déjà participé à une intervention militaire de l'OTAN au Kosovo en 1999 aux côtés de ses alliés sans l'autorisation préalable des Nations unies.Hier, les États-Unis ont d'ailleurs présenté à l'OTAN leurs demandes pour un éventuel rôle de soutien de l'Alliance atlantique en cas de conflit contre l'Irak, bien qu'aucune des propositions des Américains n'impliquerait un engagement militaire direct de l'OTAN dans une guerre contre le régime de Saddam Hussein.« C'est très significatif de la nouvelle approche du Canada, par rapport aux positions d'il y a quelques semaines, alors que le gouvernement fédéral affirmait qu'une participation canadienne était liée au feu vert de l'ONU.Une approche multilatérale, ça ne veut pas dire nécessairement l'ONU », a dit M.Duceppe.Au cours des derniers jours, plusieurs députés libéraux se sont élevés contre l'idée que le Canada s'allie aux Américains pour une intervention militaire contre l'Irak sans la bénédiction de l'ONU.Une députée de la région de Toronto, Carolyn Parrish, a même menacé de quitter le caucus libéral si le gouvernement Chrétien s'engageait dans cette voie.Le député de la région de Laval, Bernard Patry, président du comité des affaires étrangères des Communes, a fait valoir de son côté que M.Mc Callum est allé « trop loin » la semaine dernière en évoquant la possibilité que le Canada pourrait se joindre à une opération militaire sans mandat des Nations unies.Hier, M.Chrétien, tout en répétant que le Canada favorise une approche « multilatérale », a indiqué que Saddam Hussein seul peut éviter une guerre.« Si M.Saddam Hussein nous dit complètement la vérité et rapidement, nous allons tourner la page.Personne ne veut faire la guerre, pas plus le président des États-Unis que le premier ministre de la Grande-Bretagne ou moi-même.Ce n'est pas la première option », a-t-il commenté.Militants sans frontières SOPHIE ALLARD SUIVANT LA VAGUE d'opposition à la guerre en Irak qui déferle sur le pays, trois militants de Montréal et d'Ottawa s'envoleront le 26 janvier en direction de Bagdad avec, en tête, l'objectif de donner l'heure juste sur la vie irakienne en période de crise et, du même coup, renforcer le sentiment anti- guerre de la population.« Nous considérons primordiale la présence de témoins oculaires sur le terrain, indique Mick Panesar, militant de longue date, enseignant, biologiste et réalisateur d'émissions radio à Ottawa.Si notre présence modeste ne peut faire reculer Bush, elle peut au moins faire réagir les Canadiens.Plusieurs s'inquiètent de la situation internationale.» Les trois volontaires rejoindront l'Équipe de paix pour l'Irak, qui compte entre autres, des Australiens et des Européens.En place depuis septembre 2002, le projet a permis une présence permanente en sol irakien de militants internationaux tout en essayant de prévenir une attaque américano-britannique.« C'est très choquant de penser que des milliers d'innocents pourraient être tués dans une guerre injustifiée.La vie des Irakiens est tout aussi précieuse que celle des Canadiens », lance Mary Foster, qui s'affaire à préparer son séjour de deux semaines.Détenant un maîtrise en sciences politiques de l'Université Mc Gill, Mme Foster a travaillé comme chercheuse dans un centre de recherche pour la paix à Bonn (Allemagne) et dans plusieurs organisations pacifistes.« Les coûts d'une guerre seraient terribles, sans parler des conséquences à long terme sur la population », ajoute-t-elle.Lors de leur séjour \u2014 dont fera aussi partie Lisa Ndejuru, étudiante de Montréal originaire du Rwanda et membre active de l'organisation Voix des femmes pour la paix \u2014, les militants rencontreront des personnes appelées à témoigner de leur quotidien, de leurs craintes et de leur vision du monde.Familles, médecins et professeurs seront notamment invités à prendre la parole.Redéfinissez votre source d'inspiration.La TL 2003.Avec un moteur VTEC de 225 chevaux et une suspension issue de la technologie de course automobile, ne comptez pas sur l'environnement comme principal déclencheur de votre inspiration.Le riche intérieur garni de cuir et le système audio Acura/Bose® viendront compléter l'expérience, ajoutant tout le luxe et le confort voulu.Pour plus de détails, composez le 1 888 9-ACURA-9 ou visitez le www.acura.ca.®Bose est une marque déposée de Bose Corporation.3106446A 4LP0701A0116 a7 actualités jeudi 4LP0701A0116 ZALLCALL 67 22:03:36 01/15/03 B La question des relations raciales place de nouveau Bush dans une position difficile Ensemble complet en percale simple 7995 double 8995 grand 9995 designs assortis Décoration et parures de fenêtres SILHOUETTE DUETTE LUMINETTE Service à domicile Téléphonez-nous pour qu'un de nos conseillers en décoration vous rende visite.C'est gratuit et sans obligation! 331-5260 Tapis grande largeur et carpettes Grand choix de couleurs et styles livraison cadre de lit installation retrait GRATUITE GRATUIT GRATUITE GRATUIT avec ens.de matelas Excalibur de Bain 695 Essuie-main 495 Débarbouillette 295 Ensemble de draps en percale 180 fils au pouce carré Simple 1695 Double 2495 Grand 3495 Très grand 4495 Choisissez parmi 200styles, modèles et couleurs, tous aux prix garantis les plus bas.matelas «payer et emporter», à partir de 4995 Option 1 Nous payons la TPS et la TVQ! 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estimé inconstitutionnel le système de l'Université du Michigan (Nord) visant à favoriser l'admission des étudiants noirs, affirmant qu'il défavorisait les étudiants blancs sur le seul critère de leur race.Cette méthode est connue aux États-Unis sous le nom de « discrimination positive » (« affirmative action »).« Je soutiens fermement la diversité ethnique, notamment dans l'enseignement supérieur.Mais les méthodes utilisées par l'Université du Michigan pour atteindre cet objectif important sont fondamentalement biaisées », a-t-il affirmé au cours d'une allocution à la Maison- Blanche.Le président américain ne veut pourtant pas braquer les minorités ethniques, qu'il veut séduire dans l'optique de l'élection présidentielle de 2004.Mais il est aussi soumis aux fortes pressions des conservateurs de son parti qui vouent la « discrimination positive » aux gémonies.Trent Lott avait été obligé de démissionner de ses fonctions à la fin de décembre, tout en gardant son siège au Sénat, après avoir tenu des propos qui apparaissaient justifier la politique raciste suivie par certains élus du sud des États-Unis jusque dans les années 1960.George W.Bush l'avait désavoué publiquement et indiqué que « toute suggestion selon laquelle la ségrégation dans le passé était acceptable ou positive est insultante et mauvaise ».Mais la portée de ces déclarations auprès des minorités ethniques, notamment les noirs, a déjà été amoindrie par la décision de la Maison-Blanche de demander de nouveau au Congrès de confirmer le juge Charles Pickering, qu'elle a choisi pour siéger dans une juridiction fédérale.Ce juge est dénoncé par plusieurs organisations de défense des libertés civiques comme hostile aux Noirs.Une première tentative de le nommer avait été rejetée par le précédent Congrès où l'opposition démocrate contrôlait le Sénat.Dans le nouveau, issu des élections de novembre, les républicains ont la majorité tant à la Chambre basse qu'à la Chambre haute.Dans l'affaire de l'Université du Michigan, la Maison- Blanche va transmettre aujourd'hui à la Cour suprême un amicus brief, un document que toute entité intéressée peut fournir pour faire valoir son point de vue.La « discrimination positive » est le nom donné aux États-Unis aux politiques favorisant les minorités ethniques, introduites progressivement depuis les années 1940.La Cour suprême avait accepté en décembre, pour la première fois depuis 1978, de se saisir du cas de l'Université du Michigan qui concerne cette législation et son application.Plusieurs États ont déjà choisi de ne plus l'observer comme la Floride et la Californie qui préfèrent encourager la coopération entre les entreprises privées dirigées par des représentants de minorités et l'État.« Nous ne pouvons être satisfaits du nombre actuel d'étudiants issus des minorités ethniques dans les universités américaines », a indiqué George W.Bush hier.« Les dirigeants des universités ont la responsabilité et l'obligation de faire un effort efficace et déterminé pour s'adresser aux étudiants de toutes origines sociales sans pour autant utiliser des quotas inconstitutionnels.Les écoles devraient essayer d'augmenter la diversité de recrutement en considérant un large éventail de facteurs comme le potentiel de l'étudiant et son expérience », a-t-il estimé.Selon l'opposition démocrate, la présidence américaine fait face à « un moment de vérité ».« Elle doit décider si elle est ou non en faveur des droits civiques et de la diversité », a déclaré le chef de la minorité démocrate au Sénat, Tom Daschle.Photo AP © George W.Bush 4LP0801A0116 a8 jeudi 4LP0801A0116 ZALLCALL 67 20:34:31 01/15/03 B PRÉSIDENCE DE LA COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE Ottawa s'oppose au choix de la Libye G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le Canada s'oppose à l'accession de la Libye à la présidence de la Commission des droits de la personne des Nations unies et le gouvernement canadien fera savoir son mécontentement, lundi à Genève, en votant contre ce choix approuvé par tous les pays africains.C'est ce qu'a annoncé hier aprèsmidi le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, au cours d'une conférence téléphonique à laquelle participait La Presse.« Je veux que ce soit clair, a dit M.Graham, que le Canada votera contre la nomination de la Libye lundi le 20 janvier.Nous posons ce geste parce que nous considérons que le bilan des droits de la personne en Libye, pour le moment, n'est pas assez reluisant pour permettre à ce pays d'obtenir cette position à la commission.Le ministre a assuré hier que le Canada accordait la plus grande importance à la Commission des droits de la personne de l'ONU et qu'il devait s'assurer de l'intégrité de l'organisme dans son rôle de promotion des droits de la personne.Malgré cette tentative annoncée du Canada, à l'instar des États- Unis, de bloquer l'accession du régime de Mouammar Kadhafi à la présidence de la Commission pour une année, la Libye pourrait encore lundi recevoir l'appui de la majorité des 53 pays qui siègent à la Commission.Comme l'a expliqué hier M.Graham, la tradition veut que l'élection pour un an à la présidence de la Commission se fasse par un système de rotation entre cinq grands blocs.Cette année, c'est au bloc africain qu'échoit la responsabilité de présider la Commission.Après une campagne bien orchestrée, la Libye a réussi à se gagner l'appui de l'Union africaine et devrait normalement succéder à la présidence actuelle, tenue par la Pologne.Le bloc occidental ne représente en ce moment que 11 pays au sein de l'organisme.Bill Graham a rappelé hier que le 18 décembre dernier, le Canada, en tant que pays chargé de la coordination des pays du bloc occidental, avait écrit à la Commission pour signifier que le bloc occidental ne reconnaissait pas le choix fait par le bloc africain.« Cela ne signifie pas, a ajouté le ministre, que le Canada n'a pas de liens commerciaux ou autres avec la Libye.Nous avons hâte de travailler avec la Libye pour l'aider à améliorer son bilan des droits de la personne.Et nous avons hâte d'établir des relations futures avec la Libye qui ne nous obligeraient plus à rendre nécessaire ce genre de décision à l'avenir.» Le Canada a ouvert en 2001 une mission diplomatique à Tripoli et la Libye a désormais une ambassade et un chargé d'affaires à Ottawa.De nombreuses firmes canadiennes font des affaires en Libye, dont SNC-Lavalin et des compagnies pétrolières de l'Alberta.Le ministre Graham s'est dit conscient hier des intérêts commerciaux « très importants » du Canada en Libye.« Il est clair qu'il y a eu des changements de comportement de la Libye », a admis hier le responsable de la diplomatie canadienne, notamment depuis que Tripoli a accepté d'extrader vers l'Écosse ses deux ressortissants (Ali Mohamed Al-Megrahi et Lamine Kahlifa Fhimah) soupçonnés d'être les auteurs de l'attentat mortel du 21 décembre 1988 contre un Boeing 747 de la Pan Am au dessus de Lockerbie.En 1998, l'ONU levait le fameux embargo de 1992 qui avait mis la Libye au ban de la communauté internationale, justement à la suite de la tragédie de Lockerbie.« Nous ne considérons pas, a conclu Bill Graham, que la Libye a si changé que cela, du moins suffisamment pour permettre à ce pays d'exercer avec crédibilité une position aussi importante que la présidence de la Commission des droits de la personne à Genève.Il se peut très bien que dans le futur, la Libye puisse remplir cette fonction.Mais pour le moment, il nous faut tenir compte de la réalité actuelle.» Photothèque La Presse Le colonel Mouammar Kadhafi 3109673A Encan Public Encan Public Encan Public Encan Public Encan Encan Public Encan Public Encan Public Encan LES AVOCATS D'UN IMPORTATEUR NOUS ONT DONNÉ LE MANDAT DE VENDRE DES TAPIS PERSANS, DES MEUBLES DE LUXE IMPORTÉS ET DES PEINTURES À L'HUILE.Pas de mise à prix ni réserve sur la plupart des articles Nous devons vendre à l'encan le contenu d'un conteneur de 40 pieds.Tous les droits de douane ont été acquittés et les avocats de l'importateur nous ont ordonné de tout vendre à l'encan, pièce par pièce.Stock comprenant meubles italiens, peintures à l'huile originales, impressionnante collection de tapis orientaux faits main, chefs-d'oeuvre en soie, nombreux tapis persans (iraniens) de différentes dimensions allant de 2 pi x 3 pi à 12 pi x 18 pi etc.DIMANCHE 19 JANVIER À 13 H PRÉCISES (INSPECTION À COMPTER DE MIDI) ENCAN PUBLIC PAIEMENT: MASTERCARD, VISA, COMPTANT HÔTEL SHERATON 4 POINTS 6600, CH.CÔTE-DE-LIESSE, ST-LAURENT 3110401A 6529, boul.Décarie, Montréal (coin Plamondon) (514) 344-1400 Lun.- vend.9 h à 18 h, sam.10 h à 17 h, dim.fermé 5805, route Transcanadienne, St-Laurent (Rond point Côte-de-Liesse et Transcanadienne) (514) 748-9500 Lun.- vend.9 h à 18 h, sam.10 h à 17 h, dim.12 h à 17 h Appréciez la différence.RABAIS JUSQU'À 50% POUR UN TEMPS LIMITÉ Canapé Biedermeier 3108329 4LP0901A0116 A9 JEUDI 4LP0901A0116 ZALLCALL 67 22:12:38 01/15/03 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 1 6 J ANV I E R 2 0 0 3 MOND E A 9 IRAK Washington demande l'aide de l'OTAN D'après AFP BRUXELLES \u2014 LES ÉTATS-UNIS ont formellement demandé hier un soutien éventuel de l'OTAN en cas de conflit en Irak, sans impliquer d'engagement militaire direct de l'Alliance.Cette demande a été présentée devant les ambassadeurs des pays membres de l'OTAN réunis au sein du Conseil de l'Atlantique Nord et vise à définir les modalités d'un soutien logistique et militaire éventuel de l'Alliance à une intervention militaire contre Bagdad, a indiqué un responsable de l'OTAN.Aucune de ces propositions n'impliquerait d'engagement direct de troupes, au nom de l'Alliance, dans une guerre en Irak, a souligné ce responsable sous le couvert de l'anonymat.Le porte-parole du département d'État, Richard Boucher, a souligné que les moyens militaires demandés avaient une « nature dissuasive et défensive ».Elles seraient au nombre de six selon des sources concordantes.La demande formelle fait suite à la visite au début de décembre du secrétaire américain adjoint à la Défense, Paul Wolfowitz, au siège de l'Alliance.Il avait suggéré à l'époque un certain nombre d'hypothèses de participation de l'OTAN.Parmi ces options figuraient l'utilisation des moyens collectifs dont dispose l'OTAN, comme les avions radars Awacs, un soutien logistique aux pays qui décideraient à titre individuel d'engager des troupes en Irak, une assistance à la Turquie en cas d'agression par Bagdad et un rôle possible de maintien de la paix à l'issue du conflit.L'utilisation de bases militaires et le survol de l'espace aérien de pays alliés avaient également été mentionnés, tout comme le déploiement de batteries de missiles antimissiles Patriot pour protéger la Turquie, seul pays membre de l'OTAN frontalier de l'Irak.Par ailleurs, la Turquie travaille avec plusieurs pays arabes à un départ en exil de Saddam Hussein pour prévenir une guerre en Irak, ont indiqué hier des diplomates après que le président égyptien, Hosni Moubarak, eut révélé l'existence d'une initiative arabo-turque pour la paix.Ces diplomates arabes, qui ont souhaité conserver l'anonymat, ont précisé que ces efforts étaient principalement une initiative de la Turquie, dont le premier ministre, Abdullah Gul, vient de compléter une tournée dans la région, et impliquaient notamment parmi les pays arabes l'Égypte et l'Arabie Saoudite.Selon cette proposition, Saddam Hussein partirait en exil contre la garantie qu'il ne serait pas l'objet de poursuites américaines ou internationales, ont précisé les mêmes sources.Selon Nabil Abdel Fatah, analyste du Centre d'études stratégiques du journal gouvernemental égyptien Al Ahram, l'hypothèse d'un départ d'Hussein est « invraisemblable ».« Toutes ces tentatives ne seront productives qu'avec une coopération de Saddam Hussein », a-t-il dit, estimant que cette idée est véhiculée « pour permettre aux dirigeants arabes de montrer à leurs opinions publiques qu'ils ont tout fait pour éviter une guerre ».Les efforts régionaux pour éviter une guerre interviennent alors qu'approche la date du 27 janvier.Les directeurs de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection de l'ONU et de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Hans Blix et Mohamed El-Baradei, devront alors présenter au Conseil de sécurité un rapport sur les résultats des deux premiers mois d'inspections.La Turquie, où le chef d'état-major américain est attendu lundi prochain, a annoncé l'installation par précaution d'un camp de 24 000 tentes à la frontière de l'Irak, près de Silopi, pour faire face à un éventuel afflux de réfugiés de ce pays.EXPRESS INTERNATIONAL Venezuela Contacts DES SECTEURS modérés de l'opposition et des représentants du gouvernement du président Hugo Chavez se sont rencontrés à plusieurs reprises dans la plus grande discrétion pour tenter de trouver des formules de sortie de crise.L'une de ces réunions a eu lieu samedi dernier et pour la première fois depuis le début de la confrontation, Chavez a rencontré le dirigeant social- chrétien Eduardo Fernandez, selon le vice-président vénézuelien Jose Vicente Rangel.\u2014 d'après AFP Grande-Bretagne Antimissile LE GOUVERNEMENT britannique devrait rallier le projet américain de défense antimissile, a indiqué hier le ministre de la Défense, Geoff Hoon.Les Américains demandent la modernisation de l'installation radar Fylingdales dans le Yorkshire, qui fait partie d'un réseau disséminé autour du monde et qui sera utilisé pour le repérage d'un missile balistique ennemi, son « suivi » et le guidage d'un missile tueur.\u2014 d'après AFP Côte d'Ivoire Première rencontre LA TABLE ronde réunissant 32 représentants des partis politiques ivoiriens et des trois mouvements rebelles a débuté hier par « un tour de table qui a permis à chaque formation d'exprimer ses revendications ».Ces discussions à huis clos doivent être terminées pour le 24 janvier, avant une conférence des chefs d'États africains à Paris, les 25 et 26 janvier, qui garantira l'éventuel accord qu'espère favoriser la France.\u2014 d'après AFP Colombie Force internationale LE PRÉSIDENT colombien, Alvaro Uribe, a suggéré hier la création d'une force multinationale pour combattre drogue et terrorisme dans le pays andin.Une telle force, navale et aérienne, pourrait être composée d'unités européennes, latino-américaines et américaines, a suggéré le chef de l'État, qui s'est dit d'avis que le problème colombien était peut-être plus grave que celui de l'Irak.\u2014 d'après AFP Congo Atrocités La Mission des Nations unies au Congo a confirmé hier des violations des droits de l'homme \u2014 dont le viol, le cannibalisme, les exécutions sommaires \u2014 perpétrées en Ituri et au Nord-Kivu dans le nord-est de la RDC par des rebelles de plusieurs factions.Les exécutions sommaires ont visé surtout la communauté Nande ainsi que les Pygmées.\u2014 d'après AFP Photo Reuters Trois ans après avoir tenté un putsch contre Jamil Mahuad, un démocrate-chrétien accusé de corruption, le colonel de gauche Lucio Gutierrez, 45 ans, est devenu officiellement hier président de l'Équateur après avoir été élu démocratiquement le 24 novembre.La cérémonie d'investiture a eu lieu hier au parlement de Quito.Une rencontre ministérielle entre les Corées du Nord et du Sud redonne espoir d'après AFP SÉOUL \u2014 Les deux Corées ont décidé hier de se retrouver pour des discussions la semaine prochaine, faisant naître un espoir de percée dans la crise sur le programme nucléaire de Pyongyang.Le Sud a accepté une proposition du Nord de discussions au niveau ministériel du 21 au 24 janvier à Séoul, a fait savoir le ministère sud-coréen de l'Unification.Les entretiens seront les premiers entre Séoul et Pyongyang depuis le début de la confrontation provoquée il y a trois mois autour d'une relance du programme nucléaire du Nord.« Le gouvernement (sud-coréen) va souligner que nous sommes opposés à toute tentative du Nord de mettre au point des armes nucléaires et nous exigerons que ce message soit transmis aux plus hautes autorités », a ajouté un responsable du ministère.Des analystes ont cependant douté d'un résultat, estimant que le Nord chercherait plutôt à utiliser la rencontre pour enfoncer un coin entre Séoul et Washington et accuser les États-Unis de faire obstacle à une réunification.La position traditionnelle de Pyongyang est de dire que la question nucléaire doit être discutée directement avec les États-Unis.La prochaine réunion constituera la neuvième session depuis le sommet historique de juin 2000 entre le président sud-coréen Kim Dae-jung et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il.Par ailleurs, le dialogue de sourd continuait hier entre la Corée du Nord et Washington.Pyongyang a affirmé que l'offre des États-Unis de tenir des discussions pour désamorcer la crise était destinée à tromper l'opinion publique.George W.Bush avait indiqué mardi qu'il pourrait réexaminer le gel de l'aide alimentaire et énergétique américaine à la Corée du Nord si Pyongyang démantelait son programme d'armements nucléaires.Ce dialogue de sourds n'empêche pas le ballet diplomatique de s'accélérer.Le secrétaire d'État adjoint américain James Kelly, en tournée dans la région, a rencontré des hauts responsables chinois, hier à Pékin, pour évoquer la crise nucléaire nord-coréenne.La Russie va aussi peser de tout son poids avec la visite à compter d'aujourd'hui du vice-ministre des Affaires étrangères, Alexandre Lossioukov, à Pyongyang, via Pékin.La Russie peut jouer un rôle important d'intermédiaire dans le règlement de la crise nord-coréenne, estimait hier le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Mohamed El-Baradei, qui se trouvait à Moscou.floride 49$ {c'est le prix, ça.pas la température} d'autres tarifs spéciaux de voyages très avantageux sont offerts jusqu'au 21 avril 2003 Tarifs de chaque trajet basés sur un aller simple, applicables aux nouvelles réservations et les billets sont non remboursables.Les taxes, les redevances de navigation NAV CANADA, les frais d'assurance, de carburant et d'aéroport de même que le droit à la sécurité des passagers du transport aérien jusqu'à 12$ ne sont pas inclus.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Les billets doivent être achetés au plus tard le 21 janvier 2003.Tous les voyages doivent prendre fin au plus tard le 25 février 2003.Les modalités et conditions peuvent différer des règlements et conditions tarifaires habituels d'Air Canada.Les billets émis pour les services Tango par Air Canada ne peuvent être utilisés sur les services réguliers d'Air Canada.Les vols sont assurés sur des appareils d'Air Canada (faisant affaire sous le nom de Tango par Air Canada).L'accumulation de milles Aéroplan représente 50% des milles parcourus avec un minimum de 250 milles et ne constituent pas des milles admissibles à l'atteinte d'un statut supérieur.Certaines conditions s'appliquent.AéroplanMD est une marque déposée d'Aéroplan Société en Commandite.TangoMC par Air Canada est une marque de commerce d'Air Canada.Difficile de ne pas ressentir toute la chaleur d'un Tango avec des prix aussi incroyablement bas au départ de Montréal à destination de Fort Lauderdale ou Orlando.Sans compter les milles AéroplanMD qui s'additionnent à chaque envolée.Vous n'avez qu'à faire vos réservations d'ici le 21 janvier 2003 et compléter votre séjour jusqu'au 25 février 2003.Réservez dès aujourd'hui au www.voltango.com, communiquez avec votre agent de voyages ou composez le 1 800 315-1390.aller simple partir de 3109880A 4LP1001A0116 a10 jeudi 4LP1001A0116 ZALLCALL 67 19:44:57 01/15/03 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 6 JANVIER 2003 La dernière journée a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Les médecins spécialistes tiennent aujourd'hui une troisième journée d'étude.Il faut que ce soit la dernière.Les moyens de pression des spécialistes ne sont pas à l'origine des débordements dans les urgences, mais ils fragilisent un réseau à bout de forces.Chaque journée d'étude retarde des centaines d'examens et de chirurgies.Enfin, si les médecins poursuivaient encore longtemps leur grève du zèle, la session d'hiver des étudiants en médecine de l'Université de Montréal pourrait être annulée.Des discussions informelles au cours des derniers jours ont permis aux parties de s'approcher d'une entente sur plusieurs points.En particulier, le gouvernement aurait consenti à augmenter de 10 % la rémunération des spécialistes cette année, pour une somme de 150 millions.Pour l'avenir, les parties ont convenu de la création d'un comité chargé d'établir avec précision l'écart entre la rémunération des spécialistes québécois et celle de leurs collègues des autres provinces.Reste un obstacle important : les médecins veulent que Québec s'engage formellement à un rattrapage ; le gouvernement refuse.On comprend le désir des médecins à cet égard.C'est pourtant le gouvernement qui a raison.Il serait imprudent de sa part de prendre un tel engagement, qui aurait un effet d'entraînement sur les autres professions médicales.D'autant plus que personne ne sait dans quel état seront les finances publiques dans trois ou quatre ans.Sur la rémunération, les médecins ont tout de même fait des gains substantiels : dix pour cent d'augmentation sur un an, c'est considérable.Si, comme le dit la publicité de la FMSQ, les spécialistes « défendent » vraiment les patients, il est temps pour eux de ranger les armes.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES L'impuissance Les spécialistes ont-ils raison?Depuis plusieurs années déjà, tout le réseau de la santé a comme priorité des priorités le désengorgement des salles d'urgence.Les données publiées cette semaine démontrent qu'à Montréal, ces efforts ont abouti à un échec lamentable.Un patient sur dix poireaute plus de deux jours dans les couloirs.Convenons que le problème est d'une grande complexité, particulièrement dans le contexte d'une pénurie de médecins et d'infirmières.Dans le contexte aussi où les patients sont de plus en plus âgés.Il faut tout à la fois rénover les salles d'urgence, restructurer les services de première ligne, augmenter le nombre de places en centres d'hébergement pour personnes âgées, accroître la disponibilité des soins à domicile, et changer la culture hospitalière.Les solutions sont connues, et on y travaille avec acharnement et bonne foi.À l'échelle nationale, le gouvernement a tenu un Forum sur la situation dans les urgences il y a trois ans.La rencontre a débouché sur toute une série d'engagements des acteurs du réseau de la santé.De son côté, la régie régionale de Montréal adoptait un plan d'amélioration des services, « Le défi de l'accès », dont un des principaux objectifs était de « régler de façon permanente l'engorgement des salles d'urgence ».On espérait, au bout de quatre années, éliminer tout séjour à l'urgence de plus de 24 heures.Les quatre années ont passé.Où en sommes-nous ?En 1998, 22 % des patients admis dans les urgences de Montréal y restaient plus de 24 heures.Plutôt que de baisser, ce pourcentage a atteint l'an dernier 26 %.Il y a quatre ans, 4 % des patients admis à l'urgence y restaient plus de deux jours.Aujourd'hui, cette proportion a doublé.Bref, tous les efforts, consensus, plans, comités, guides et investissements ont abouti.à une détérioration de la situation ! On en vient à penser que, par nature, le réseau de la santé est absolument incapable de régler les problèmes.Qu'il est impuissant.Si tel est le cas, vaut-il la peine d'y injecter des centaines de millions de dollars de plus ?André Pratte > OUI: au secours! > NON: de la cupidité! AUJOURD'HUI a lieu la troisième journée d'étude des médecins spécialistes.Je n'y serai pas.Je serai de garde à l'hôpital Saint-Luc du CHUM, comme nombre de mes collègues dans d'autres spécialités.Nous savons que ce ne sera pas la première ni la dernière garde très occupée.En effet, la cadence du rythme de travail s'accélère constamment.La demande de consultations de la part des médecins généralistes va croissant.La population vieillit et les moyens thérapeutiques permettent de traiter les problèmes de santé qu'on ne pouvait pas traiter il y a quelques années.Pourquoi je vous raconte cela dans le contexte de la journée d'étude ?C'est que le problème de la médecine spécialisée au Québec est grave et va bien au-delà de la rémunération.Les médecins spécialistes exercent principalement dans les hôpitaux.Or, les conditions de travail y sont déplorables.Dans une journée, je soignerai des patients dans les corridors de l'urgence, je tenterai d'obtenir un rendez-vous pour une résonance magnétique, je tâcherai de trouver un médecin de famille pour une patiente qui n'a plus besoin de soins spécialisés, je téléphonerai à la travailleuse sociale pour savoir quand Mme L.pourra être transférée dans un centre de soins de longue durée pour que je puisse admettre Mme J.Et j'en passe.Les spécialistes vieillissent.Lorsque la moyenne d'âge est de cinquante ans dans une spécialité, on estime qu'elle est « jeune ».et le recrutement de plus en plus difficile.La situation d'un chirurgien qui a passé environ dix ans en formation et qui ne peut opérer qu'une journée par semaine, alors que la liste des patients en attente de chirurgie s'allonge, constitue un vrai scandale à plusieurs niveaux.Donc, pour sauver la médecine spécialisée au Québec, le gouvernement devra s'assurer que les conditions de travail sont adéquates et la rémunération un peu plus compétitive.JANA HAVRANKOVA endocrinologue, hôpital Saint-Luc (CHUM) L'ARROGANCE et les tactiques de négociation de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) dans son bras de fer avec le gouvernement du Québec sont scandaleuses et intolérables.Il est vrai que le système de santé a des ratés et que les médecins spécialistes doivent pouvoir compter sur des ressources et des conditions plus favorables.Toutefois, l'essentiel de leurs revendications porte sur « le rattrapage salarial » d'une catégorie de Québécois qui se situe tout de même au premier 2 % de l'échelle de rémunération de l'ensemble de la population.Leurs méthodes de revendication, qui prennent les plus faibles en otages, les malades, s'apparentent plus aux moyens auxquels les Michel Chartrand du monde syndical ont dû recourir dans le passé pour corriger les véritables iniquités des travailleurs exploités financièrement et dont la santé était souvent menacée par des conditions de travail inhumaines.La cupidité, toujours inacceptable mais certainement plus compréhensible quand on la constate chez des dirigeants d'entreprises dont la motivation fondamentale est de faire des profits, semble être la nouvelle valeur de cette profession jadis si noble.Dans son argumentation sur le rattrapage salarial, la FMSQ oublie de souligner que le coût de la vie pour des professionnels de ce niveau de rémunération est considérablement moindre au Québec qu'ailleurs en Amérique du Nord.Par exemple, si certains médecins mettent à exécution leur menace de s'exiler, ils constateront rapidement que le coût de leurs résidences principales et secondaires sera au moins le triple de celui d'ici.Leur belle maison de 300 000 $ va leur coûter près d'un million à Toronto ou Calgary et encore beaucoup plus s'ils choisissent nos voisins du Sud.Oui, les médecins spécialistes ont fait de longues études coûteuses.Oui, leur compétence doit être reconnue par une rémunération juste.Mais quand la population sait que leurs poches sont déjà très bien garnies, il est difficile d'accepter cette cupidité.ROBERT DESCHENEAUX Saint-Étienne-de-Lévis Fin d'une vague m a u r i c e .j a n n a r d @ l a p r e s s e .c a Dimanche dernier, le président de AOL Time Warner, Steve Case, a démissionné de son poste.Pour plusieurs, ce départ marque la fin du rêve de la convergence, c'est-à-dire ce mariage entre les médias traditionnels, telles la télévision et la presse, et les médias nouveaux, comme le téléphone mobile, l'informatique et l'Internet.Il faut apporter un sérieux bémol à cette conclusion.Il serait bon de reprendre ce que le premier intéressé a dit pour expliquer son geste : « Étant donné que certains actionnaires ne cessaient de faire porter les déboires de l'acquisition sur moi personnellement, j'ai pensé qu'il était préférable que je quitte mon poste.» Car, là comme ailleurs, les actionnaires et les administrateurs qui les représentent ont eu le dernier mot.C'est le cas avec Jean- Marie Messier, chez Vivendi Universal, qui a provoqué le mécontentement de la famille Bronfman.Le principal actionnaire du groupe français a perdu des milliards de dollars à la suite de l'expansion trop rapide de Vivendi.Idem pour Thomas Middelhoff, chez Bertelsmann, qui s'est fait reprocher de coûteuses ambitions dans les nouvelles technologies.Plus près de nous, Jean Monty a dû céder sa place chez BCE à la suite de la ruineuse acquisition de Teleglobe.Steve Case part trois ans après que son entreprise America On Line eut acheté la solide Time Warner et ses prestigieux titres comme les magazines Time et Fortune et le réseau de télé CNN.AOL profitait du prix surévalué de ses actions puisque la Bourse avait fait exploser le cours de tout ce qui touchait de près ou de loin à l'Internet.Au moment de la transaction, les actions de la compagnie valaient 54 $ ; elles cotent à 15,30 $ aujourd'hui.Les difficultés financières des fusions ne remettent pas en question cette expérience comme telle.Pour que le mariage entre les contenus et les contenants (autre définition de la convergence) puisse réussir, deux conditions sont essentielles.Premièrement, du côté de l'utilisateur, le réseau Internet à haut débit devra être généralisé dans une large couche de la population.Or, ce ne sont pas toutes les familles qui peuvent actuellement s'acquitter d'une facture de 50 $ par mois à ce poste.Deuxièmement, du côté des entreprises offrant l'Internet, les revenus de publicité devront augmenter considérablement.La fin de la bulle spéculative dans les technos a coïncidé avec le début du ralentissement de l'économie américaine, recul qui s'était amorcé avant le 11 septembre 2001.L'engouement des jeunes pour le site informatique Napster et le téléchargement de millions de chansons illustrent bien que la convergence s'est avérée un succès d'un point de vue purement technologique.La convergence est née de l'euphorie boursière de la fin des années 1990.En ce sens, une vague vient d'être brisée.Mais, ce modèle d'affaires va se poursuivre même si les premières tentatives ont amené quelques échecs.Pensons au bien commun TOUT LE brouhaha dans les négociations entre la fédération des spécialistes et le gouvernement nous interpelle tous.Il était révélateur d'entendre nos éminents médecins spécialistes nous dire qu'ils font cette journée d'étude par compassion pour les malades.Une drôle de compassion qui consiste à priver dix mille patients de soins appropriés.Et pour une troisième fois ! Or, cette grève du zèle affecte les patients et maintenant les étudiants en médecine qui risquent de perdre leur année ! Votre rattrapage salarial m'apparaît comme votre revendication majeure et la négociation m'apparaît le meilleur moyen de régler ce problème mais dans le respect de vos concitoyens et de leur capacité de payer.Ce qui signifie que ce rattrapage doit se faire sur un grand nombre d'années et espérer garder les citoyens en otages en les privant des services auxquels ils ont droit ne ferait d'exacerber leur haine a votre endroit.On ne peut vous blâmer de vous comparer aux mieux payés en Amérique du Nord, mais vous devez penser à vos concitoyens qui se désâment avec un salaire bien moindre pour régler leurs impôts qui servent à payer vos salaires.C'est ce qu'on appelle le bien commun et la compassion.NORMAND CARRIER Sainte-Julie Le système va àla dérive TOUS LES médecins spécialistes sont très sensibles aux annulations des rendez-vous et des chirurgies causées par les journées d'étude.Je peux comprendre la colère des malades.Il est cependant important que la population du Québec comprenne bien la situation : notre réseau de la santé, qui faisait notre fierté il y a 20 ans, va à la dérive.Combien de rendez- vous et de chirurgies ont été annulés depuis 10 ans à cause des coupures ?Notre lutte actuelle n'a qu'un but : pousser le gouvernement à donner un coup de barre dans la bonne direction afin de sauver notre système de santé.Quand on mentionne que nous voulons de meilleures conditions de pratique, la population doit comprendre que l'objectif de ces demandes est d'améliorer l'environnement de travail : ne plus voir de patients dans les corridors permettra au médecin de rencontrer son patient dans un environnement plus approprié.Assurer un minimum de temps opératoire aux chirurgiens diminuera les listes d'attente.Améliorer nos conditions de travail signifie aussi des équipements de meilleure qualité et des locaux appropriés, au bénéfice également des patients (là où je travaille, j'ai de la difficulté à avoir un bureau pour voir des patients !).Notre lutte actuelle devrait être la lutte de tous les Québécois.PATRICE DROLET médecine interne 4LP1101A0116 a11 jeudi 4LP1101A0116 ZALLCALL 67 19:45:16 01/15/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 6 JANVIER 2003 A 1 1 Pour une Ligue canadienne L'idéal pour notre malheureux hockey professionnel serait d'avoir une ligue nationale composée uniquement de clubs canadiens GEORGES SCHWARTZ L'auteur est journaliste et commentateur sportif.Il est un ancien membre de la Fédération internationale de football et de l'Association olympique canadienne.À PART UN utopique partage des revenus assorti d'un plafond salarial qui civiliseraient la LNH, l'idéal pour notre malheureux hockey professionnel serait d'avoir une ligue nationale composée uniquement de clubs canadiens, ayant accès aux meilleurs joueurs canadiens.Ligue sous la juridiction d'une fédération nationale de hockey, dont les pouvoirs s'étendraient sur l'ensemble des pratiquants de ce sport au Canada, entraîneurs et arbitres inclus, ainsi que sur l'application des règles du jeu.Ce qui lui donnerait les moyens d'assurer que notre hockey, des catégories de jeunes à l'élite professionnelle, serait celui désiré par les Canadiens et non celui décidé par l'industrie sportive américaine.Ce scénario peut sembler irréaliste, et pourtant c'est ainsi que cela se passe en Finlande, en Russie, en Suède et en République tchèque, dont les sélections nationales constituent une formidable opposition au niveau mondial.Volonté politique Pour sauver le hockey canadien de ses dérives mercantiles, il faut la volonté politique d'entreprendre une démarche qui bouleverse l'ordre établi.Cette volonté s'est déjà manifestée \u2014 assez maladroitement \u2014 mais elle ne demande qu'un moyen acceptable pour s'exprimer à nouveau.Or, qui dit intervention politique radicale, dit sensibilisation du milieu concerné et du public.Soit en premier lieu, aborder l'étape ultrasensible de convaincre les meilleurs joueurs canadiens d'accepter leur rapatriement, pour sauver le hockey professionnel au pays.Si, chez les principales vedettes, la fibre patriotique l'emporte sur l'appât du gain maximum, le milieu suivra et le public s'habituera.Il resterait alors à convaincre les Américains.Tant que les clubs canadiens représentent encore une fraction notable de la LNH (6 sur 30), et tant que les joueurs canadiens restent encore majoritaires (53 % de l'effectif), la négociation pourrait s'amorcer sur une base raisonnable avec la LNH.Mais si, ne répondant à aucune autorité sportive supérieure, elle et son association de joueurs refusaient tout arrangement, il faudrait alors négocier au niveau gouvernemental entre les États- Unis et le Canada.En 1979, le Labor Department (ministère du Travail) américain avait soumis un projet de loi pour limiter le nombre d'athlètes professionnels étrangers évoluant aux États- Unis.Il fut rejeté, mais en 1991 il y eut une autre tentative, cette fois pour restreindre les présences en sol américain d'athlètes et d'artistes.Là encore, la loi ne vit pas le jour.Il n'en reste pas moins que l'intention existe, et qu'une démarche légitime du gouvernement canadien serait sans doute favorablement accueillie par certains lobbies américains.Le plan L'entente avec le Labor Department de Washington devrait reposer sur le principe de réduire la mobilité des joueurs canadiens, selon deux règlements complémentaires : > Au Canada, l'un donnerait les premiers choix aux clubs canadiens sur les joueurs canadiens, dès son application et lors des repêchages annuels.Mais il leur interdirait de choisir des joueurs étrangers.> Aux États-Unis, le second limiterait le nombre de joueurs canadiens pouvant être engagés par les clubs américains, avec accès seulement à ceux non retenus par les clubs du Canada.Limitation compensée par l'exclusivité sur les joueurs européens et américains.Une telle entente paraîtra tyrannique aux joueurs canadiens, mais ils ne sauraient en contester l'importance pour le pays.Elle donnerait priorité aux valeurs collectives sur l'égoïsme individuel.Évidemment, dans un marché partiellement libéré de la surenchère américaine, les salaires seraient à la mesure du marché canadien.Encore qu'il serait malsain d'offrir moins aux meilleurs joueurs restés au Canada, qu'aux laissés pour compte jouant aux États-Unis.Et si les joueurs acceptent de faire leur part, alors sera-t-il temps pour les divers niveaux de gouvernement d'apporter une aide financière.L'application de ces règlements s'effectuerait simplement : le Canada n'émettrait plus de permis de travail aux joueurs étrangers, tandis que les États-Unis auraient la même attitude à l'égard des joueurs canadiens repêchés par des clubs canadiens.D'autres modalités resteraient, bien sûr, à négocier.LNH ou LCH ?Le choix d'utiliser uniquement des joueurs canadiens pourrait à la rigueur s'appliquer à une division canadienne de la LNH, comme au temps de l'AMH.Cette option intermédiaire permettrait aux clubs canadiens de continuer à bénéficier des retombées économiques du marché américain.Mais aideraitelle à sauver les Sénateurs d'Ottawa et, qui sait, à relancer les Nordiques de Québec et les Jets de Winnipeg, comme l'assurerait une ligue canadienne de hockey ?Cela mérite une sérieuse étude de faisabilité, mais tout autre choix qu'une ligue canadienne entraînerait une perte irrémédiable d'indépendance.Quelle que soit l'option choisie, elle permettrait au club canadien ayant obtenu le plus haut rang au classement de la saison régulière d'être couronné « champion du Canada ».Un titre inusité, inconnu dans nos sports professionnels, et dont l'absence contribue efficacement à la dilution de l'identité nationale.Une fédération de hockey, dont les pouvoirs s'étendraient sur tous les aspects de ce sport au Canada, devrait relever le défi posé par la progression des nations de pointe.En intégrant les meilleurs techniciens du hockey professionnel aux chercheurs universitaires, afin d'établir un programme de perfectionnement pour entraîneurs d'élite.En regroupant toutes les compétences : administrateurs, techniciens, joueurs, arbitres, propriétaires et commanditaires, pour travailler au progrès de ce sport.En décidant de la participation sérieuse du Canada au Championnat mondial et aux Jeux olympiques.Ainsi les joueurs tireraient profit d'une situation qui, en échange d'un certain contrôle des salaires, leur garantirait un encadrement compétitif, technique et sécuritaire, supérieur à ce qu'ils connaissent actuellement.Pour sauver le hockey canadien, il faut la volonté politique de bouleverser l'ordre établi.Le hockey au Canada: la fin?Le plus haut niveau LORSQUE JE regarde un sport, j'aime voir le plus haut niveau possible.Au tennis, je ne regarde que les tournois du Grand Chelem.Au baseball, je ne regarde que les ligues majeures.Si j'étais amateur de football, j'ignorerais la LCF au profit de la LNF.Mon sport de choix est le hockey.Je choisis donc, évidemment, la LNH.La création d'une ligue exclusivement canadienne de hockey me pousserait immédiatement à décrocher.Je ne suivrais pas une ligue américaine, car plusieurs des meilleurs joueurs mondiaux y seraient absents.Je me désintéresserais simplement de la question.N'a-t-on pas appris une leçon lors de l'assimilation de la WHA ?Les Nordiques et les Oilers, entre autres, avaient leur place à l'échelle mondiale.Ils ont aidé la LNH par leur dynamisme et le spectacle offert.Faut-il revenir en arrière, pour finalement répéter la même expérience et refusionner des ligues plus tard, parce qu'on n'a rien appris ?Le hockey est un sport trop faible pour qu'il soit partitionné.MARIO LAROUCHE Gatineau Au Canada ! CE QUI REND un événement sportif intéressant, (que ce soit au hockey, au baseball, au football, etc.), c'est l'équilibre des forces et les chances à peu près égales pour l'une et l'autre équipe de l'emporter.L'anxiété, la surprise, la déception, la joie sont parmi les émotions que nous vivons lors d'une joute.Vous avez sûrement déjà regardé un vidéo d'un match dont vous connaissiez le résultat.« C'est-tu assez plate ?» Je possède quatre billets de saison pour les Alouettes depuis quatre ans.Quel bonheur ! On se rencontre, et ce à un prix abordable (en dollars canadiens), au stade Molson pour assister à du football professionnel très compétitif.À la lueur de ce succès et connaissant les difficultés financières auxquelles font face nos équipes canadiennes évoluant dans un marché de GROS $ américains, il est grand temps que l'on se prenne en main et que l'on bâtisse une ligue canadienne de hockey et de baseball.MICHEL DOUCET Lasalle Pas d'avenir SELON MOI, le sport professionnel n'a pas d'avenir au Canada, pour la bonne raison que c'est devenu trop onéreux et que le talent est trop dilué.Dans le passé, dans une équipe comme le Canadien, il y avait 60 % de joueurs talentueux, et 40 % de joueurs de soutien.Aujourd'hui, il y a un, deux, trois joueurs talentueux par équipe, soit environ 10 % et ensuite viennent les joueurs de soutien, soit environ 30 % à 40 %, et la balance, ce sont des « pousseux de puck ».Les parties de hockey sont devenues ennuyantes et ne sont plus intéressantes à regarder.Si jamais on décidait d'avoir une ligue canadienne, on aurait 50 % de pousseux de puck et 50 % de pousseux tout court.RENÉ P.CARIGNAN Seulement un sport.NON, NOS gouvernements ne devraient pas venir en aide à quelque sport que ce soit.Nos taxes ne doivent pas servir à financer une entreprise mal administrée.Mal administré le hockey parce qu'il paie des salaires faramineux aux joueurs.Quand on dit qu'un hockeyeur gagne plus qu'un premier ministre, ce n'est pas peu dire.On n'a pas besoin d'un diplôme universitaire pour pousser ou arrêter une rondelle de caoutchouc.Je ne dis pas que tous les joueurs ne sont pas instruits, loin de moi cette pensée.Mais reste que le hockey est un jeu d'équipe, contrairement à d'autres sports comme le golf ou le tennis.Le joueur de golf ou de tennis doit performer seul et est loin de gagner le salaire d'un hockeyeur (exception faite de Tiger Woods, peut-être) tandis que le joueur d'un sport d'équipe est à la merci de la performance de ses coéquipiers.Si l'équipe joue bien, tout le monde gagne.Si l'équipe joue mal, tout le monde perd.Le sport devrait rester un sport et non une entreprise commerciale.RAYMOND POIRIER Montréal De la démesure UNE INDUSTRIE qui ne contrôle pas ses dépenses et où ça devient une vraie farce de surpayer les joueurs (qui en réalité gagnent davantage que nos politiciens, preneurs de décisions), ne devrait pas exister.Tout ça sous prétexte que les joueurs ont une carrière trop courte.C'est de la démesure, car le salaire annuel d'un joueur moyen correspond à celui de toute une vie d'un individu qui travaillera pendant 40 ans avec un salaire moyen de 40 000 $ ! Un journaliste avait fait le calcul suivant pour le Canadien cette année : salaire moyen à la SECONDE par joueur.42 $ ! Nous sommes trop loin de Maurice Richard dans tous les aspects de cette discipline.MARIO SAVARIA Verdun Trop cher ! QUAND ON essaie d'expliquer les déboires du sport professionnel, il faut se dire que, au-delà du simple fait que les salaires soient trop élevés, il y a surtout que la société des loisirs a évolué considérablement.On a infiniment plus de choix pour dépenser son argent maintenant, qu'on en avait il y a 50, 25 ou même 10 ans.Bien sûr, le coût des billets a augmenté de façon drastique, et entre payer 250 $ pour aller voir les Canadiens c.Columbus ou bien aller voir les Rolling Stones au parterre.ou un gala d'Interbox avec Éric Lucas, ringside ! Poser la question, c'est y répondre ! Mais l'amateur de hockey que je suis, le Québécois qui vit dans un pays nordique, dans un environnement qui fut le berceau du hockey, se rappelant les soirées endiablées de Ti-Guy Lafleur, les prouesses de Peter Stastny, de Bossy, de Ray Bourque, de Lemieux, ne se fait pas à l'idée de voir ce sport national aller mourir chez nos voisins du sud, dans des villes où les lézards courent autour des arénas construits à coups de centaines de millions.C'est une épitaphe dorée, mais c'est un cimetière quand même ! NELSON BEAUDET Trois-Rivières Pas de pitié! MAIS QUE SE passe-t-il donc aujourd'hui dans notre société ?Il n'y a pas que le réseau de la santé qui soit malade et engorgé.Bien des gens installés sur leur piédestal de dollars américains sont incapables de voir la réalité des gens ordinaires.Mais aujourd'hui, encore une fois, j'ai honte d'être un contribuable canadien et de voir la société s'apitoyer sur le sort des équipes de la LNH.Pourquoi José Théodore mérite-t-il 25 millions et pas un docteur ou une infirmière qui sauvent des vies ?Ces derniers ne poussent pas une petite rondelle noire mais bien des patients sur des civières.Pourquoi plusieurs familles ne mettent-elles pas trois repas sur leur table à chaque jour ?Les familles monoparentales ne méritent-elles pas un salaire elles aussi ?Que méritez-vous de plus que nous, Oh dieu de l'Olympe de la LNH ?Vous les dieux du poussage de rondelle, des bâtons élevés et de la mise en échec ?Ne me demandez pas de vous prendre en pitié messieurs, oh que non ! GUY LAJOIE La Prairie Maudit argent IL Y A 10 ans que je préconise et que j'ai eu l'idée de créer une ligue de hockey, de baseball, de football sans les Américains et leur maudit argent.Nous avons un succès sans contredit au football, pourquoi ne pas faire la même chose en changeant certains règlements, en enlevant la ligue rouge par exemple, en jouant à quatre joueurs seulement.Oui, il faut absolument laisser les Américains seuls et fonctionner avec nos sous à nous.Que nous soyons un cran inférieur, cela ne dérangera pas le hockey et les gens sont prêts à participer en grand nombre.Les gouvernements n'ont pas à venir en aide au hockey ou au baseball.Ils ont d'autres tâches plus importantes à remplir, dont la santé.Ottawa cette année, Edmonton l'an prochain, Calgary ensuite, etc.MARC CHIASSON 4DU1201A0116 JEUDIÀ 4DU1201A0116 ZALLCALL 67 13:58:53 01/15/03 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 6 JANVIER 2003 Un choix déterminant Choisir votre université est une décision déterminante pour votre avenir.D'où l'importance d'être accepté à l'université de votre choix, une université qui vous propose le programme le plus apte à vous mener à la réussite, quelle que soit votre définition du succès.Un choix évident Choisir l'un de nos 230 programmes de baccalauréat, de certificat, de diplôme de 2e cycle, de maîtrise et de doctorat dans des domaines aussi diversifiés que les lettres et sciences humaines, les sciences sociales, les sciences naturelles, la gestion, le génie et l'informatique ou les beaux-arts, c'est choisir une formation reconnue au pays comme à l'étranger.Le choix de Concordia Les étudiants choisissent Concordia parce qu'ils savent qu'elle offre une formation pratique, ancrée dans la réalité du marché.Ils viennent aussi pour son ambiance chaleureuse et la disponibilité de ses professeurs, pour sa diversité culturelle et sa souplesse, garantes d'une expérience universitaire unique en son genre.Le choix pour l'avenir Grâce à la générosité de milliers de donateurs dont bon nombre sont diplômés de Concordia, l'Université a entamé un plan d'investissement d'envergure afin de moderniser ses installations au cours des trois prochaines années.Elle offrira ainsi à ses étudiants et aux générations à venir des conditions d'apprentissage optimales dont on parlera d'un bout à l'autre du Canada.Pour vous aider à choisir Étudiants, parents, conseillers pédagogiques, vous voulez tous faire le bon choix ou donner de bons conseils.Nous aussi.N'hésitez pas à communiquer avec nous.Bien choisir pour bien réussir.Parlons-en ensemble.L'an dernier, 24 246 étudiants ont choisi Concordia 1455, boul.de Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3G 1M8 Tél.: (514) 848-2668 Téléc.: (514) 848-2621 Site Internet : www.concordia.ca Futurs étudiants! Journée d'information surf @ Concordia : le 1er février 2003 au campus Sir George Williams (centre-ville).Rencontre avec les représentants des facultés, les conseillers à l'admission et le personnel des Services aux étudiants.Vous pourrez même faire votre demande d'admission en ligne! Tous les renseignements sur place.Elida Arrizza Étudiante de 1er cycle Spécialisation - création numérique Landry Houndolo Étudiant de 1er cycle Majeure en gestion internationale 3110283A "]
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