La presse, 21 janvier 2003, B. Actuel
[" 2LP0101B0121 B1 mardi 2LP0101B0121 ZALLCALL 67 18:09:13 01/20/03 B 3111232A 2LP0201B0121 B2 mardi 2LP0201B0121 ZALLCALL 67 18:16:15 01/20/03 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 2 1 JANVIER 2003 LONDRES Suite de la page B1 Et pour cause, ajoute-t-il, vu la possibilité aujourd'hui de personnaliser, combiner et télécharger des chansons de façon sélective.« Il en va de même pour la mode », continue Stoute, qui a organisé la semaine dernière à Las Vegas l'une de ces fêtes où, dit-il, les femmes « portaient des survêtements Juicy Couture avec des Manolo Blahnik aux pieds, comme un remix musical.La mode lutte aussi contre les jeunes consommateurs qui sont mieux informés, plus avides de nouveautés et plus rassasiés de produits de marque que jamais.La semaine dernière, Sarah Lerfel, la propriétaire influente de Colette à Paris, a annoncé qu'elle abandonnait les « marques de choc » telles Christian Dior, Yves Saint Laurent et Miu Miu dès le printemps de 2003 pour se concentrer sur des collections de designers moins connus.Mme Lerfel réagit peut-être au sentiment de consommateurs blasés et las de retrouver les mêmes produits partout où ils vont.À Londres, ce n'est vraiment pas le cas.Ici, le monde de la mode est dispersé d'un point de vue non seulement géographique, mais aussi socioculturel.Les designers londoniens reflètent la vraie démographie de ce monde.Vive la bohème Dans les districts de l'Est comme Clerkenwell, Shoreditch et Spitalfields, d'anciens quartiers d'immigrants où les agents de change dépensent aujourd'hui des millions pour de vieilles maisons biscornues, la bohème est de nouveau à la mode.Des magasins comme la boutique Hoxton vendent des jupes paysannes imprimées par Mark Eley et Wakako Kishimoto, de Eley Kishimoto, ainsi que des labels indépendants comme Tatty Devine et House of Jazz.Chez Antoni & Alison, l'équipe de design d'Antoni Burakowski et d'Alison Roberts vend des T-shirts niaisement ironiques et des robes en laine comme celles que portait Myra Hindley, la « meurtrière des landes » récemment décédée, lors de son procès.Ils proposent aussi de gros chandails qui iraient parfaitement à un pêcheur des îles Aran, fanas de Dazed & Confused, ainsi que des vêtement tricotés inspirés par Larry Grayson, comique efféminé d'antan ou par les féministes radicales des années 1970 telles Valerie Solanas, célèbre pour avoir tiré sur Andy Warhol.Rien à voir avec Tom Ford « Ce que nous faisons n'a absolument rien à voir avec Tom Ford », affirme M.Burakowski.Bien qu'il présente à la Fashion Week de Londres et qu'il vende chez Selfridges, Burakowski décrit son plan de carrière modeste et traditionnel comme tout droit sorti de « l'été de l'amour ».« Nous travaillons pour nous-mêmes, sans nous soucier du monde, dit-il.Notre méthode est une sorte d'anarchie, version légère.» Dans de petites poches autour de Carnaby Street à Soho, où les magasins classiques vendent des vêtements aux skaters branchés, des boutiques comme Concrete, the Pineal Eye et Zoltar the Magnificent représentent une autre cohorte de la mode, prête à porter des fringues criblées de vraies balles ou des Tshirts de baseball arborant le simple mot « Palestine ».« Nous ne vendons rien qui n'existe pas déjà », précise Sam Bully, gérant de Zoltar the Magnificent, à propos de T-shirts Mussolini et d'autres habits politiquement incorrects qui trônent dans la boutique.« Je ne suis bien évidemment pas un nazi fasciste, ditil.On présente tout ça parce que c'est manifestement crétin », comme les clients peuvent bien se l'imaginer.« Londres a toujours été une ville de mode », dit Brian Murphy, gérant de Buddhahood, magasin dont les propriétaires sont japonais.Certains designers ont peutêtre, comme l'affirme Murphy, « trahi la cause », mais la volonté de faire de la mode plutôt que simplement fortune reste forte.Nag Nag Nag Un bon exemple de cela, c'est la scène florissante autour du Shoreditch Electricity Showroom, immeuble commercial reconverti avec un bar souterrain dépouillé et un club, le Nag Nag Nag, où la musique de choix est l'électroclash interprété par Peaches, Atomiser et les Ping Pong Bitches, et où le costume de rigueur est un revival du revival des années 1980 : bottes plissées et jeans moulants à la Michael Jackson.L'ironie trempée d'ironie est depuis longtemps un basique du style londonien.L'endroit le plus branché où boire, ces jours-ci, c'est le pub de son père.Le travestisme a également une riche histoire locale, évoquée lors de fêtes électroclash hebdomadaires où les hommes se peignent les ongles et les lèvres en hommage à Leigh Bowery, défunt performer immortalisé en peinture par Lucian Freud et par Boy George dans sa comédie musicale Taboo.Les designers en vue chez Concrete auraient sans doute besoin d'un attaché de presse avant de pouvoir être considérés comme inconnus.Et pourtant deux d'entre eux, Maria Chen Pascual et Robert Cary-Williams, ont des façons de faire radicales avec le tissu (blanchiment, sur-teinture, déchiquetage, voire tir de balles) et une silhouette qui dans toute autre ville leur mériterait des hordes de groupies ou tout au moins un mémoire de maîtrise.Parmi les fans de Williams, on compte des designers comme John Galliano, qui achète ses tenues au gros, ainsi que des célébrités comme Kate Moss et David Beckham.« Il est difficile pour les petites entreprises britanniques de rivaliser » sur un marché dominé par LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton et le groupe Gucci, dit Eley de Eley Kishimoto.Une promenade le long de Westbourne Grove à Notting Hill, où les gros labels dominent dans les chaînes de magasins de marques branchées, le confirme.« Espérons que Mc Queen et les autres disparaîtront bientôt entièrement sous une montagne de sexe et de paillettes », ajoute-t-il.Ou, tout du moins, que le courant dominant du design finira par faire attention aux designers doués que Londres produit actuellement en surnombre.Le retour d'Anna Wintour, rédactrice en chef de Vogue, à la semaine de mode de Londres, a-t-il marqué le retour de la métropole britannique sur l'écran radar des fashionistas du vaste monde ?LIQUIDATION FIN DE BAIL oo - oo 1307, rue Sainte-Catherine Ouest 4e étage (514) 849-8011 Montréal DERNIÈRES SEMAINES Le PDSF pour une Volvo S60 2.5T AWD/XC70 2003 est de 43 995 $/49 495 $.\u2020Offre temporaire faite par l'intermédiaire des concessionnaires Volvo participants et des Services financiers Automobiles Volvo du Canada sur approbation de crédit.À titre d'exemple, location d'une Volvo S60 2.5T AWD 2003 (incluant groupe premium et peinture métallique): PDSF: 47 545 $/XC70 PDSF: 49 495 $: 549,00 $/599,06 $ par mois, pendant 48 mois, acompte: 2 744,99 $/1 725 $.Le coût total de location est de 26 352,00 $/28 754,88 $.Prix d'achat à l'échéance du bail de 23 640,05 $/26 101,40 $.Le prix peut varier en fonction de l'équipement ajouté.Le premier paiement mensuel et le dépôt de garanti de 650 $/700 $ sont dus au début de la location.Kilométrage limité à 20 000 km par an (frais de 0,16 par kilomètre excédentaire).Taux de location: 3,8 %/4,8 %.Frais de transport et de livraison de 1 100 $, taxes, immatriculation et assurance en sus.Le concessionnaire peut réduire le prix de vente ou de location.\u2020L'offre s'applique à toutes les Volvo S60 2.5T AWD, V70 2.5T AWD et XC70 Cross Country 2003 neuves achetées chez un concessionnaire.Volvo participant, pour une durée limitée, et inclut les accessoires installés par le concessionnaire pour une somme de 1 250 $, installation incluse.Le client peut opter pour un crédit en argent de 750 $, applicable à l'achat d'une S60 AWD/V70 AWD ou XC70 Cross Country au lieu de 1 250 $ en accessoires.L'offre ne s'applique pas à la XC90 et se termine le 31 janvier.Taxes en sus.Certaines conditions s'appliquent.Tous les détails chez votre concessionnaire Volvo.©2003 Automobiles Volvo du Canada Ltée.«Volvo pour la vie» est une marque de commerce de Automobiles Volvo du Canada Ltée.Bouclez toujours votre ceinture de sécurité.Visitez www.volvocanada.com.1 250 $\u2020 d'accessoires.Maintenant de série avec les modèles à traction intégrale.Pour une durée limitée, avec toutes les S60 AWD, V70 AWD et XC70 Cross Country 2003, vous pouvez faire installer 1 250 $\u2020 d'accessoires Volvo authentiques par le concessionnaire.Ajoutez à cela nos taux avantageux de crédit-bail et de financement et vous ne trouverez meilleur moment pour découvrir la traction intégrale de Volvo.Pour en savoir plus long, visitez un concessionnaire Volvo ou le site volvocanada.com SI JAMAIS IL Y A UNE TEMPÊTE, VOUS POURREZ TOUJOURS PRENDRE LES PETITS CHEMINS Montréal UPTOWN VOLVO 4900, rue Paré (514) 737-6666 Saint-Hyacinthe AUTOMOBILES CHICOINE INC.855, rue Johnson (450) 771-2305 Sainte-Agathe FRANKE VOLVO 180, rue Principale (819) 326-4775 Laval VOLVO LAVAL 1430, boul.St-Martin Ouest (450) 667-4960 Saint-Léonard JOHN SCOTTI AUTO LTÉE 4315, boul.Metropolitain Est (514) 725-9394 Brossard VOLVO DE BROSSARD 9405, boul.Taschereau (450) 659-6688 Pointe-Claire VOLVO POINTE-CLAIRE 15, Auto Plaza (514) 630-3666 BIEN ÉQUIPÉE À PARTIR DE 549$ /MOIS.48 MOIS OBTENEZ AUSSI 1250$\u2020 EN ACCESSOIRES VOLVO S60 AWD 2003 VOLVO XC70 AWD 2003 Boîte de vitesse automatique à 5 rapports Geartronic avec mode hiver Moteur turbo de 208 HP Rouage intégral avec régulateur de traction à coupleur électronique (AWD) Toit ouvrant à contrôle électrique Roues en alliage de 16 po Sellerie en cuir et toute une batterie de caractéristiques de sécurité de série.Boîte de vitesse automatique à 5 rapports Geartronic avec mode hiver Moteur turbo de 208 HP Rouage intégral avec régulateur de traction à coupleur électronique (AWD) Toit ouvrant à contrôle électrique Roues en alliage de 16 po Sellerie en cuir et toute une batterie de caractéristiques de sécurité de série.BIEN ÉQUIPÉE À PARTIR DE 599$ /MOIS.48 MOIS OBTENEZ AUSSI 1250$\u2020 EN ACCESSOIRES 3108026A GODBOUT Suite de la page B1 Toujours fabriqués à Saint-Laurent, les produits Diamancel sont distribués à New York, notamment chez Sacks, Nieman Marcus et Nordstrom.À Londres, on les retrouve aux chic comptoirs de Harvey Nichol's.À Paris, ils ont envahi le faubourg Saint-Honoré, les Galeries Lafayette.Sans compter l'Allemagne, les Pays-Bas.Pourtant, Ginette Godbout aura longtemps le coeur gros.« Au Québec, je serai toujours reconnaissante aux Ailes de la mode d'avoir été mon premier foyer adoptif.Mais durant des années, aucune autre boutique n'a voulu de mes articles même s'ils étaient fabriqués au Québec et vendus dans les magasins américains les plus prestigieux.À peu de chose près, je me sentais orpheline en mon propre pays.» Par chance, les choses ont commencé à changer l'automne dernier à la suite de reportages publiés dans certains médias québécois anglophones.Mais Ginette Godbout n'a pas de temps pour les regrets.Depuis peu, une mini-lime de poche Diamancel est distribuée dans les pharmacies québécoises.En février, Diamancel lancera une crème à mains et une crème à pieds, deux soins que, dit-elle, les Américains lui réclament depuis des années.« Mon travail passe avant tout, admet- elle.Pour lui, j'ai sacrifié toute vie sociale, toute vie personnelle.La chose qui m'importe le plus au monde, c'est Diamancel.Et la personne que j'aime le plus au monde, c'est ma fille Geneviève.Sans elle, jamais je n'aurais investi autant de patience et de courage dans mon entreprise.Et jamais je n'aurais été aussi avide de réussites.Car c'est d'abord pour ma fille que j'ai voulu bâtir quelque chose.» Pour connaître les points de vente, composer le 1 888 633-9388 3110148A 2LP0301B0121 B3 mardi 2LP0301B0121 ZALLCALL 67 18:11:13 01/20/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 2 1 JANVIER 2003 B3 2LP0401B0121 B-4 MARDI 2LP0401B0121 ZALLCALL 67 20:06:26 01/20/03 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 2 1 JANVIER 2003 JEUX VIDÉO Hommage à St-Hubert ou plagiat de son logo?TRISTAN PÉLOQUIN Entièrement créé dans les studios montréalais d'Ubi Soft, le jeu vidéo Splinter Cell, mettant en vedette un agent secret inspiré d'un livre de Tom Clancy, a créé un certain émoi dans les bureaux administratifs des Rôtisseries St-Hubert.et ce n'est pas parce que les employés y jouaient pendant les heures de bureau.La surprise de St-Hubert vient plutôt d'un dessin fortement inspiré de son propre logo, qu'on retrouve sur une camionnette qui vient sauver le héros à la fin d'une mission quelque peu violente.« Nous avons tellement fait livrer de St-Hubert pendant que nous programmions le jeu, que nous avons voulu le souligner à notre manière.C'est un peu une sorte d'hommage aux livreurs qui nous ont servis des centaines de fois », explique Antoine Dodens, programmeur en chef du jeu.Selon lui, des tonnes de joueurs ont écrit à Ubi Soft pour dire à quel point ils étaient contents de voir un clin d'oeil typiquement québécois dans un jeu vendu un peu partout dans le monde.N'empêche, malgré la publicité gratuite, St-Hubert n'a pas apprécié le geste, que ses administrateurs jugent parfaitement déplacé.« Comme nous sommes une entreprise à vocation familiale, nous faisons énormément d'efforts pour nous dissocier de toute violence.Nous trouvons donc très regrettable qu'Ubi Soft n'ait jamais demandé notre permission avant d'utiliser notre logo », commente Solange Heiss, porte-parole de l'entreprise.Même si le célèbre coq à crête rouge dessiné par les graphistes d'Ubi Soft n'est pas tout à fait identique à celui de St-Hubert (il porte notamment une cravate plutôt qu'un noeud papillon et n'a pas les mêmes yeux), la ressemblance est telle que personne ne peut s'y méprendre.Pour Nathalie Chalifour, avocate spécialisée en droit d'auteur et du divertissement, cette similitude porte un grave préjudice à l'entreprise.« Je n'en reviens tout simplement pas qu'Ubi Soft ait fait une chose semblable, commente-t-elle.Ce n'est rien de moins qu'une atteinte à l'image corporative de l'entreprise.» En conséquence, croit l'avocate, St-Hubert pourrait exiger une part des profits du jeu en dommage et intérêts, ou encore déposer une demande en injonction pour faire retirer le jeu du marché.Au Royaume-Uni, une histoire semblable impliquant British Telecom vient de forcer Sony Play Station à modifier sa superproduction The Getaway.Le jeu raconte l'histoire de Mark Hammond, un homme tout juste sorti de prison pour vol à main armée qui, par une manoeuvre de la pègre londonienne, devient le principal suspect du meurtre de sa femme.Cherchant par tous les moyens à trouver des preuves de son innocence, le héros tente, au cours d'une scène, d'échapper à la police en volant un camion de British Telecom et en revêtant l'uniforme de son employé, avant de se livrer à un véritable massacre dans les rues de Londres.Aucune permission n'a été demandée au préalable et, à la demande de British Telecom, Sony aurait accepté de retirer cette scène du jeu, une mesure coûteuse mais plus avantageuse qu'un long et pénible procès.Ici au Québec, St-Hubert n'a pas l'intention d'aller aussi loin.« Notre comité de direction s'est penché sur la possibilité d'intenter un recours, mais nous avons écarté cette idée, dit Solange Heiss.Nous espérons seulement qu'à l'avenir, Ubi Soft demandera la permission avant d'utiliser notre logo.» Le coq du jeu vidéo Splinter Cell, créé dans les studios d'Ubi Soft à Montréal: entre St-Hubert et St-Ubi. 2LP0501B0121 B-5 MARDI 2LP0501B0121 ZALLCALL 67 19:37:21 01/20/03 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 2 1 J ANV I E R 2 0 0 3 B 5 Tollé autour d'une «taxeauto » à Londres Agence France-Presse LONDRES \u2014 Un lourd péage électronique, qui s'appliquera dans un mois aux automobilistes circulant dans le centre névralgique de Londres, suscite une pluie de critiques qui risquent de menacer cette initiative d'une ampleur inédite destinée à désengorger la capitale.À partir du 17 février, quelque 250 000 véhicules qui entrent chaque jour dans le centre de Londres entre 7h et 18h 30 devront acquitter une taxe quotidienne de cinq livres (environ 12 $ CDN).Le maire de Londres, Ken Livingstone, en a fait son cheval de bataille, assurant que la taxe devrait réduire la circulation de 15 % dans le centre-ville et les temps de trajet de 30 %.Ce projet plutôt impopulaire lui vaut déjà une volée de bois vert.Selon un récent sondage, un automobiliste londonien sur trois se dit prêt à contourner la loi pour ne pas payer la taxe.Ils sont 55 % à penser que l'initiative ne changera rien aux embouteillages interminables aux heures de pointe.Les résidants vivant juste à l'extérieur de la vaste zone concernée par la taxe ont déjà manifesté leurs craintes de voir une explosion du nombre de voitures garées dans leurs quartiers et une baisse des prix immobiliers.L'un des principaux syndicats du secteur public, Unison, a demandé à M.Livingstone de retarder le projet et d'exempter les professionnels du service public comme les infirmières, les enseignants ou les employés des postes.Le syndicat craint des démissions en cascade, ayant calculé que la taxe coûterait 1200 livres (2970 $ CDN) par an par véhicule.Autre obstacle, la technique.Selon un sondage réalisé auprès de 523 ingénieurs par un magazine spécialisé, 43 % d'entre eux pensent que le système très complexe de caméras qui doivent lire automatiquement les plaques d'immatriculation ne fonctionnera pas ou mal.L'actrice britannique Samantha Bond, « Mlle Moneypenny » dans les quatre derniers James Bond, mène la charge de l'un des groupes s'opposant au projet.« Je pense qu'un terrible scénario se profile avec les riches au volant de leur voiture et les pauvres aux prises avec le métro », dit-elle.M.Livingstone, opposé à une privatisation du métro, a promis de consacrer 130 millions de livres (322M $) par an pour améliorer les transports en commun, minés par des années de sous-investissement et totalement saturés aux heures de pointe.Un groupe illégal, les MAD (fous), Motorists Against Detection (automobilistes contre la détection), va plus loin et projette de casser les centaines de nouvelles caméras qui doivent être installées.L'organisation a déjà fait ses preuves dans une campagne de vandalisme contre les nombreux appareils photo à déclencheur automatique servant à épingler les excès de vitesse.« Nous sommes tous des cobayes objet d'une grande expérimentation qui restreindra nos libertés, pas seulement à Londres mais dans tout le Royaume-Uni », a affirmé à l'AFP un porte-parole de MAD sous le pseudonyme de Captain Gatso.Plusieurs villes dont Bath, Birmingham, Édimbourg se disent intéressées par cette taxe et d'autres capitales européennes suivront, a-til affirmé.Singapour ou Oslo ont déjà institué des taxes automobiles mais à une échelle moindre.La société de paris William Hill prédit pour sa part un échec cinglant à cette taxe.Elle parie à 4 contre 1 sa mise à la casse.1.Les placements dans les fonds communs de placement peuvent être assortis de commissions, de commissions de suivi, de frais de gestion et d'autres frais.Prière de lire le prospectus avant d'investir.Les placements dans les fonds communs de placement ne sont pas assurés, leur valeur fluctue souvent, et le rendement passé peut ne pas se reproduire.Offerts par l'intermédiaire des Services d'investissement TD inc.(distributeur principal), Services d'investissement TD Waterhouse Canada inc.(membre du FCPE) et par des courtiers indépendants.2.TD Waterhouse Canada inc.(« TD Waterhouse ») est une filiale de La Banque Toronto-Dominion.TD Waterhouse - Membre du FCPE.\u0001Marque de commerce de La Banque Toronto-Dominion; Gestion de Placements TD Inc.est un usager autorisé ™Morningstar est une marque déposée de Morningstar Research Inc.Asseyez-vous.Appelez-nous au 1 866 235-0005 www.tdcanadatrust.com/francais Des portefeuilles conçus pour presque tous les styles et besoins de placement PGA TD : Une stratégie de placement rigoureuse qui vous aide à atteindre vos objectifs à long terme Choisissez la destination.Nous vous aiderons à l'atteindre.De l'aide pour trouver le bon 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Une course automobile sauvage qui anime régulièrement la nuit les rues de Moscou, en toute illégalité, s'est terminée hier par la défaite de l'unique pilote russe de Formule 1.La compétition de « Street Racing » d'hier matin \u2014 le soleil n'était pas encore levé \u2014 présentait un intérêt particulier, puisque la vedette, Sergueï Zlobine (pilote essayeur de F1 Minardi), défiait les coureurs amateurs du club Drag Race, a rapporté la radio Echo de Moscou.Zlobine a perdu en couvrant le parcours prévu qui passait à proximité de la place Rouge en 25 minutes et 35 secondes, soit neuf minutes de plus que le vainqueur (16 minutes 35 secondes).Mais ce dernier, connu seulement par son prénom, Stas, n'a pas eu le temps de jubiler : selon des témoins, il a été embarqué dans une voiture de police.La direction de la police a toutefois démenti à l'AFP cette arrestation.Zlobine a expliqué sa défaite par le fait qu'il avait observé strictement le code de la route, alors que le contraire est d'usage dans ce genre de compétition, appelée en russe « course sans règles ».Ces courses se déroulent à Moscou depuis plusieurs années.Les conducteurs violent inévitablement le code de la route, mais la police ne peut les interpeller que si elle détient des preuves d'une infraction.Le « Street Racing », qui compte une fédération, se déroule habituellement chaque week-end à Moscou.Son site Internet indique qu'elle envisage d'organiser un championnat national.Par ailleurs, la police italienne a ouvert une enquête pour remonter aux organisateurs de courses de voitures clandestines, après en avoir interrompu une durant la nuit de vendredi à samedi dans un quartier du sud de Rome.Les carabiniers, alertés par des habitants, avaient interrompu une course entre 300 autos aux moteurs trafiqués pouvant atteindre plus de 200 km/h.Environ 2000 personnes assistaient au spectacle inspiré de La Fureur de vivre, le célèbre film avec James Dean, et pariaient sur les courses.Les policiers ont retiré leurs permis de conduire à tous les participants en piste au moment de leur intervention, ainsi que les papiers de leurs voitures.Une trentaine de véhicules ont également été saisis.Les pilotes, âgés de 18 à 30 ans, s'étaient donné rendez-vous sur une ligne droite de 400 m dans le quartier de l'EUR, construit par Mussolini pour l'Exposition universelle de Rome prévue en 1942 mais qui n'eut jamais lieu en raison de la guerre.Les enquêteurs ont indiqué qu'ils allaient inspecter de nombreux garages et ateliers où les voitures normales pourraient être « gonflées » en petits bolides, soulignant qu'une telle transformation n'est pas à la portée de tous.L'opération fait suite à une enquête qui a duré un mois au cours de laquelle les carabiniers se sont infiltrés parmi les coureurs et le public, filmant les participants.Taxis jaunes et petits écrans Associated Press NEW YORK \u2014 Les taxis équipés d'une télévision envahissent New York.Le temps d'une course, les clients peuvent désormais suivre les dernières informations ou consulter des guides interactifs sur les restaurants, les bars et les cinémas de la Grosse Pomme.Au total, 178 de ces taxis jaunes nouveau genre participent pour l'heure à un programme pilote pour tester la technologie. 2LP0601B0121 B-6 Mardi 2LP0601B0121 ZALLCALL 67 19:36:21 01/20/03 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 2 1 JANVIER 2003 INSOLITE Une prime en argent pour encourager les élèves assidus et ponctuels Vous allez passer les deux prochaines années à obtenir votre MBA Exécutif.Avant, passez 60 minutes avec nous.Et venez voir pourquoi le MBA Exécutif de Queen's se classe comme le meilleur au Canada selon les cadres supérieurs, les journalistes en économie et les diplômés en études commerciales.(Et il s'obtient ici même à Montréal.) Assistez à une session d'information pour en savoir plus sur ce programme réputé et pour rencontrer de récents diplômés.Visitez le www.execmba.com.Venez voir pourquoi le MBA Exécutif de Queen's est le programme le plus prestigieux à Montréal.Et Toronto.Et Vancouver.Et Calgary\u2026 HORAIRE DES SESSIONS D'INFORMATION Réservations appréciées mais non requises.Communiquez avec nous sans frais au 1 888 EXECMBA (1 888 393-2622).Montréal Mardi, 28 janvier, 12 h 15 à 13 h 15 (lunch) ou 18 h 00 à 19 h 00, hôtel Fairmont Queen Elizabeth, 900, boul.René-Lévesque Ouest Mercredi, 29 janvier, 12 h 15 à 13 h 15 (lunch) ou 18 h 00 à 19 h 00, hôtel Holiday Inn Pointe-Claire, 6700, route Transcanadienne N.B.: LE MBA EXÉCUTIF DE QUEEN'S EST OFFERT EN ANGLAIS SEULEMENT.3111395A Associated Press STOCKHOLM \u2014 Et si, au lieu de sanctionner l'absentéisme et les retards, on récompensait plutôt les lycéens assidus et ponctuels ?C'est la solution surprenante qu'a choisie le directeur d'un lycée privé du sud-ouest de la Suède pour lutter contre l'école buissonnière.Désormais, tout élève qui n'aura manqué aucun cours et qui ne sera jamais arrivé en retard dans le mois recevra 500 couronnes (environ 75 $ ) de la part du Lycée de stylisme de Falkenberg, une ville située à 500 km au sud-ouest de Stockholm, a déclaré le directeur, Bengt Walter.Pour chaque retard ou absence, même justifié, cette « prime » mensuelle sera réduite.Le directeur a expliqué cette décision par le nombre croissant d'élèves retardataires ou absents dans son établissement et, surtout, par le motif de ce manque de ponctualité ou d'assiduité : de plus en plus de lycéens, selon lui, « sèchent » leurs cours pour se rendre à de petits boulots et se faire ainsi de l'argent de poche.Tous les lycéens suédois reçoivent déjà une bourse de 1000 couronnes par mois (environ 175 $), mais le directeur juge cette somme insuffisante.« Les lycéens, aujourd'hui, dépensent beaucoup pour leurs loisirs, souligne M.Walter.Nous voulons faire une contribution économique positive envers les lycéens qui pensent qu'ils n'ont pas assez d'argent et qu'ils doivent travailler pour s'en faire un peu, ce qui enlève et du temps et de l'énergie à l'éducation.» Le septième ciel en tenue d'Adam et Ève Associated Press MIAMI \u2014 Les nudistes vont pouvoir ajouter une nouvelle activité à leur liste : les voyages aériens en tenue d'Adam.Une agence de voyages spécialisée dans les vacances nudistes a affrété un Boeing 727 de 172 places au départ de Miami et à destination de Cancun au Mexique pour mai prochain.Une fois que l'avion aura atteint sa vitesse de croisière, les passagers seront invités à se dénuder.L'agence Castaways Travel établie à Spring, au Texas, présente ce vol comme la première liaison aérienne du monde en petite tenue.L'équipage restera habillé, mais la température en cabine sera ajustée pour le confort des nudistes volants, a précisé le copropriétaire de l'agence de voyages, Jim Bailey.« Les gens cherchent à se détendre, a noté M.Bailey.Dans un environnement nudiste, tout le monde est pareil.» \u2020Financement au taux annuel de 1,9 % offert aux acheteur admissibles par Audi Finance pour un contrat de 48 mois sur tous les véhicules d'année-modèle 2003 livrés à partir des stocks du concessionnaire.Exemple de financement : Un montant de 20 000 $ au taux d'intérêt annuel de 1,9 % correspond à un versement mensuel de 850 $ pendant 24 mois.Coût d'emprunt de 397 $, pour une obligation totale de 20 397 $.Les mensualités et le coût d'emprunt varieront en fonction de la durée, du montant emprunté et de l'acompte ou de l'échange.Livraison avant le 4 février 2003.Demandez les détails à votre concessionnaire.Taux de location fermé offert par Audi Finance chez les concessionnaires participants.Location de 48 mois au taux annuel de 3,72 %, avec acompte de 6 793 $ ou échange équivalent, dépôt de garantie remboursable de 750 $, première mensualité de 648,99 $ et frais de transport de 555 $.Obligation totale découlant du bail : 31 151,52 $.Montant dû au début du bail : 8 746,99 $.Montant calculé en fonction du PDSF de la Audi A6 3.0 berline quattro 2003 de 58 445 $, incluant l'Ensemble supérieur.Autres options en sus.Immatriculation, taxes, inspection de prélivraison, assurances et frais administratifs (y inclus les frais d'inscription, jusqu'à 46 $, au Registre des droits personnels et réels mobiliers) en sus.Livraison avant le 4 février 2003.Frais de 0,25 $/km pour le kilométrage supérieur à 20 000 km par an assumés par le locataire.Contribution du concessionnaire requise pouvant modifier la transaction finale négociée.Demandez les détails au concessionnaire.« Audi », « quattro », « A6 » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AVANTAGE AUDI : SERVICES D'ENTRETIEN PÉRIODIQUE SANS FRAIS P E N D A N T 4 ANS OU 80 000 KM 649$ PAR MOIS Neige ne rime plus avec piège.La neige.Quel bonheur quand on est enfant.Les rues se transforment en terrain de jeux.Ce serait dommage que la neige vous oblige maintenant à angoisser et à crisper les mains sur le volant.Grâce à quattroMD, la légendaire traction intégrale permanente qui transfère la puissance motrice aux roues profitant de la meilleure adhérence, vous allez revivre l'époque bénie où chaque tempête de neige provoquait une avalanche de sourires.SUIVRE, JAMAIS.MC LOCATION DE A6 3.0 Taux de financement annuel de 1,9 %\u2020 offert à l'achat de tout nouveau modèle 2003.AUTO STRASSE INC.5905, autoroute Transcanadienne Saint-Laurent (QC) (514) 748-6961 www.autostrasse.com AUTOMOBILES LAUZON 2435, boulevard Chomedey Laval (QC) (450) 688-1120 www.lauzon.qc.ca LES AUTOMOBILES NIQUET 1905, boulevard Sir Wilfrid Laurier Saint-Bruno (QC) (450) 653-1553 www.niquet.com LES AUTOMOBILES POPULAR 5441, rue Saint-Hubert Montréal (QC) (514) 274-5471 www.popular.qc.ca PARK AVENUE AUDI 8755, boulevard Taschereau Brossard (QC) (450) 445-4811 www.parkavenuevw-audi.com 3109937A 2LP0702B0121 b7 jeu 2LP0702B0121 ZALLCALL 67 00:00:15 01/21/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 2 1 JANVIER 2003 B7 SOCIÉTÉ Hollywood aime toujours les contes de fées Le rêve américain d'une richesse instantanée persiste dans les superproductions d'après le New York Times « Tu veux retourner dans le Bronx ?Continue à rêver de rêves impossibles », avertit la mère de l'héroïne dans Maid in Manhattan, quand il semble que sa fille, femme de chambre, a perdu le politicien riche et séduisant qu'elle aime.Merci beaucoup, m'man.Dans ce conte à la Cendrillon, la mère vient de proposer la contremorale de l'histoire.Nous savons que les rêves de Marisa, la femme de chambre, se réaliseront parce qu'elle est Jennifer Lopez, parce que la trajectoire crève les yeux dès les premières minutes du film, et parce que dans les bonnes vieilles productions hollywoodiennes, les personnages centraux transcendent toujours la classe sociale.Ce qui surprend davantage, c'est que cette notion de mobilité sociale ascendante sans effort ou presque (mais contredite par de nombreuses études socio-économiques) soit tenace au point d'exister dans d'autres films, plus intelligents et réalistes, comme Real Women Have Curves.Dans Maid in Manhattan, les personnages sont emmurés dans leur classe.La mère d'Ana, complexe et amère, s'inquiète que la scolarisation de sa fille fasse éclater la famille ; son père, jardinier, a réussi à économiser quelques sous ; sa soeur, propriétaire d'une petite boutique qui fabrique des robes pour de grandes entreprises, reçoit un salaire de misère.Et pourtant, même dans ce film qui lie, de manière réaliste, le statut d'immigrant et la classe ouvrière, on invente un conte de fées pour catapulter l'héroïne dans l'échelle sociale.Elle quitte l'école secondaire, diplôme en main, sans avoir cherché à s'inscrire au collège, mais un enseignant hispanique sympathique de son école secondaire de Beverly Hills (le film n'explique pas comment Ana a abouti là) écrit une lettre à son ami, le recteur de l'Université Columbia, qui accepte par magie Ana à la dernière minute et lui offre une bourse d'études.Ce que ces films révèlent, ce n'est pas seulement le goût immodéré du cinéma pour la fantaisie, que les auditoires espèrent et embrassent, mais aussi le « grand mensonge », soit l'affirmation que les classes sociales ne signifient rien aux États-Unis.Sous la poudre de fée de Maid in Manhattan et le réalisme de Real Women Have Curves, il existe un message semblable : non pas que les États-Unis abritent une société sans classes, mais que les classes sont aussi fluides que l'eau et que la mobilité ascendante se fait sans effort.Cette idée, bien sûr, remonte aux objectifs égalitaires des pères fondateurs.Elle s'est enracinée rapidement dans la mythologie américaine.Alexis de Tocqueville écrivait, en 1840, qu'aux États- Unis, « à tout moment, le serviteur pouvait devenir le maître ».L'amalgame de l'idéalisme américain et des rêves d'une richesse instantanée est irrésistible.Les réalités de l'économie Mais la persistance de cette idée ne tient pas compte des réalités de l'économie contemporaine et des études sur la mobilité sociale.Le politicien aristocratique joué par Ralph Fiennes dans Maid in Manhattan correspond précisément au profil décrit par l'économiste Alan B.Krueger, de l'Université Princeton, dans un article du New York Times (novembre 2002).Selon ce texte, il faut compter en moyenne de cinq à six générations pour que le statut économique d'une famille change, et la richesse a tendance à se perpétuer dans une famille.La richesse ainsi héritée contribue à créer des dynasties politiques comme celles des Bush et du personnage de Fiennes \u2014 membre de la Chambre des représentants, fils de sénateur briguant le siège de son père : pas le genre de gars qui va s'unir à une femme de chambre.Dans une interview, M.Krueger ajoutait : « Les tendances récentes dans la répartition des richesses ont rendu moins probable la mobilité ascendante.» De telles recherches n'ont rien de neuf.Ainsi que l'affirmait Kevin Phillips dans Wealth and Democracy : A Political History of the American Rich, publié l'an dernier, l'écart croissant entre le revenu médian des familles américaines et celui des plus riches suscite un débat national depuis plus d'une décennie.Au tournant du XXIe siècle, dit-il, les États-Unis « étaient devenus la citadelle occidentale de la richesse héritée ».Quand le cinéma décide d'évoquer les classes sociales, cependant, la question est toujours traitée en termes arriérés, simplistes ou fantaisistes.Le film 8 Mile, qui raconte avec réalisme la vie de parc de roulottes du personnage d'Eminem, constitue une anomalie.Les films plus typiques abordent le phénomène de la classe de façon maladroite : à preuve, le drame John Q, dans lequel un ouvrier d'usine (joué par Denzel Washington) prend des otages dans un hôpital jusqu'à ce que son fils obtienne une transplantation cardiaque.On apprend finalement que son fusil n'était pas chargé.Ce qu'il faut en comprendre ?Que la pauvreté est synonyme de bonté et de noblesse ; la richesse, elle, rend les gens méchants.Richesse et méchanceté Dans les comédies, les riches sont partout caricaturés comme des vilains.Ils sont mesquins et étroits d'esprit.Dans Maid in Manhattan, Natasha Richardson incarne une riche vipère qui pourchasse le personnage de Fiennes.Et l'héroïsme de ce dernier réside dans son habilité à mettre de côté sa classe sociale et celle de tous les autres.Il est si terre-à-terre, promène son propre chien comme une personne pauvre et sait apprécier la « vraie » Marisa même après qu'elle a remplacé son tailleur Dolce & Gabbana par son uniforme de femme de chambre.Un rapprochement similaire entre l'argent et la méchanceté s'exprime dans la comédie romantique Sweet Home Alabama, dans laquelle Melanie, la créatrice de mode jouée par Reese Witherspoon, délaisse New York et son riche fiancé pour le pauvre mari qu'elle avait abandonné en Alabama.La vile maman du fiancé (Candice Bergen) est maire de New York.« Que me proposes-tu, maman ?Que je la laisse tomber parce qu'elle est pauvre ?» demande son fils, même si Melanie fraie dans la haute société de Manhattan et n'a jamais vraiment été démunie.« Il n'y a rien de mal à être pauvre, répond sa mère, la mairesse.Je suis élue par des gens pauvres.» Finalement, pendant que Melanie gravit les échelons de la mode, son ex-mari construit avec succès une entreprise de verrerie griffée en Alabama.Mais ça, Melanie l'ignore encore au moment où elle décide qu'elle l'aime toujours.Et si elle avait su qu'il était soudainement fortuné, cela aurait-il diminué la noblesse ses sentiments ?Une exception : Les Soprano Pendant que les personnages du cinéma s'affairent à monter et à descendre l'échelle sociale, certaines séries télévisées proposent un message plus crédible : que la mobilité ascendante progresse un échelon à la fois, et qu'elle est pleine de problèmes et d'anxiétés.Les Soprano constituent sans doute le meilleur exemple : les positions sociales des personnages ont toujours été claires.Tony et Carmela inscrivent fièrement leur fille Meadow à l'Université Columbia, un important pas vers le sommet.Mais contrairement à Ana dans Real Women Have Curves, Meadow Soprano a de riches parents qui payent toutes les factures.Dans une scène douloureusement réaliste, cette saison, les parents de Meadow viennent souper à l'appartement qu'elle partage avec des amies du collège.Il apparaît dès le départ évident que Tony et Carmela s'ajustent mal au milieu avec leurs chaînes en or et leur attitude paroissiale.L'une des colocs a de nobles ancêtres espagnols.« Ma fille est une princesse italienne ; est-ce que ça compte ?» demande Tony.Durant une discussion littéraire, Carmela croit erronément que le critique Leslie Fiedler est une femme.La télévision, contrairement au cinéma, ne peut transformer la vie de ses personnages de séries avec un soulier de vair.Et s'il existe une histoire de héros ouvriers à la télé, de Honeymooners à King of Queens, le réalisme des Soprano reste très rare au petit écran.Dans 8 Mile et Maid of Manhattan, les vedettes ne disparaissent jamais entièrement dans leur personnage.Eminem se fait l'écho de sa propre vie, où le rap lui a permis d'échapper aux usines et parcs de roulottes de Detroit.Maid est construit autour de l'élégance de Jennifer Lopez, qui est elle-même passée d'une famille de la classe moyenne inférieure au statut de grande vedette.Quand le personnage de la femme de chambre porte ses vêtements empruntés et ses bijoux, elle ne ressemble pas à Marisa en déguisement, mais à Jennifer Lopez, la femme aux bagues brillantes et aux vêtements griffés, la fiancée de Ben Affleck.L'importance des personnages humbles obscurcit le message plus profond des films.Pour Eminem et Jennifer Lopez, le succès a été le tremplin qui les a fait passer d'un passé modeste à un statut de célébrité richissime.Quand le cinéma persiste à voir la mobilité sociale comme une simple question d'argent, il se goure.La véritable morale de ces contes de fées, c'est que les Américains peuvent sauter d'une classe à l'autre, mais seulement s'ils deviennent des étoiles du showbiz.Une femme de chambre (Jennifer Lopez) et un politicien (Ralph Fiennes) dans Maid in Manhattan.LAS VEGAS La grandefoiredel'industriedu sexe BRUNO GUGLIELMINETTI collaboration spéciale LAS VEGAS \u2014 Tous les mois de janvier depuis 1999, la gent mondiale du divertissement pour adultes se donne rendez-vous à Las Vegas à l'occasion de l'AVN Adult Entertainment Expo.Présenté cette année du 9 au 12 janvier, cet immense marché du sexe est avant tout une grande célébration de l'industrie.Une fête qui permet aux gens des studios (producteurs, acteurs) et de l'industrie en général de brasser des affaires.Mais ce qui fait l'originalité de cette foire, c'est la présence du grand public, qui représente environ 60 % des visiteurs.Pour certains admirateurs, l'endroit est tout simplement le lieu idéal pour rencontrer la vedette de ses rêves.Apothéose de ce grand jamboree pour adultes, la soirée des AVN Awards est un peu l'équivalent « X » des Oscars.Cette soirée tant attendue honore les réalisateurs, les équipes de production et les stars de tous sexes qui ont fait des flammèches pendant l'année.Comme à Hollywood, remporter le prix de la meilleure actrice peut changer l'allure d'une carrière.L'actrice Jewel De Nyle en sait quelque chose : en cinq ans, elle a mis la main sur plus de 20 AVN Awards.« La possibilité de mettre son titre de meilleure actrice porno de l'année sur le boîtier de son prochain film fait toute une différence.Entre deux boîtes, le consommateur choisira toujours la valeur sûre, celle qui a été entérinée par les pairs de l'industrie comme étant la meilleure dans le domaine.» Des entreprises du Québec Attardons-nous au hall d'exposition de l'AVN Adult Entertainment Expo.Les producteurs de films occupent 80 % de sa superficie.Cependant, les pourvoyeurs de services et de produits liés à l'industrie du film « X » arrivent toujours en plus grand nombre d'année en année.C'est le cas du fabricant de cartes et d'articles érotiques de Montréal, Créations Ozzé.Cette année, l'entreprise québécoise a tenté l'expérience d'une incursion dans ce haut lieu de l'industrie du divertissement pour adulte.Plusieurs visiteurs trouveront certaines images trop sages, mais tous reconnaîtront l'originalité des créations québécoises.Reviendront-ils l'an prochain ?Seul le carnet de commandes permettra de répondre à cette question dans les prochains mois.Croisé dans le dédale des stands, Thierry Bégin, de l'entreprise montréalaise Eau Zone Huiles & Fragrances, mieux connu pour ses cosmétiques érotiques Shunga haute gamme.Le genre de produits que l'on imagine bien être utilisés par les personnages de la nouvelliste William St-Hilaire.Pour cette entreprise qui fait dans l'huile aphrodisiaque et les crèmes de massage sensuelles, il n'est pas question de venir exposer ici.Le directeur des comptes profite plutôt de la foire pour renforcer des relations d'affaires et établir de nouvelles associations commerciales avec des maisons de production de films qui exploitent dorénavant sa gamme de produits pour adultes, en marge de la production vidéo.Pour certains exposants, ce salon devient un rendez-vous inévitable avec l'industrie.C'est le cas de Matt Mc Mullen, inventeur des Realdolls.Depuis des années, ce créateur de poupées sexuelles haut de gamme se contentait de sa petite affaire par le truchement d'Internet avant de découvrir que des grandes entreprises du sexe se sont inspirées de son concept de poupées plus vraies que nature et en ont fait de piètres imitations.C'en était trop.Mc Mullen a décidé de venir à cette foire, pour la toute première fois, afin de montrer et clamer haut et fort qu'il était le premier concepteur de ces poupées d'amour.Pour lui, c'est devenu une question de reconnaissance du milieu et des amateurs.À environ 10 000 $ la poupée, Matt Mc Mullen convaincra sans doute les visiteurs de son originalité, mais il n'aura peut-être pas à droit à leur argent.Dans tout ce cirque, il ne faut pas oublier les entreprises qui présentent des nouveautés.Et celle qui aura probablement attiré le plus l'attention cette année, c'est l'expérience du groupe européen Private.Son PDG a même fait le voyage de Barcelone pour présenter aux gens de l'industrie et de la presse son tout nouveau magazine multimédia pour adultes Private PDA.Une publication spécifiquement produite à l'intention des utilisateurs d'ordinateurs de poche Pocket PC, où l'on trouve vidéos, photos, histoires et jeux, tous adaptés dans un petit format propre à l'ordinateur de poche.Malgré tout le flafla, tout le tape-à-l'oeil, toutes ces vedettes prêtes à offrir leur image au premier photographe, tous les extraits de films projetés d'un stand à l'autre, l'AVN Adult Expo nous laisse avec ce sentiment que l'argent y est peut-être plus important que le sexe.Lorsqu'on intercepte au passage la conversation de deux habitués de l'industrie, on découvre vite que les cachets versés aux vedettes sont la préoccupation première.Viennent ensuite la performance et les attributs des acteurs.Photo BRUNO GUGLIELMINETTI, collaboration spéciale Matt Mc Mullen entouré de ses poupées Realdolls. 2DU0801B0121 MARDIÀ 2DU0801B0121 ZALLCALL 67 17:56:13 01/20/03 B maintenant 3999 et 4999 PEIGNOIRS AUTOMNEHIVER POUR ELLE PRIX ORIGINAUX 69 $ ET 90 $.30% de rabais additionnel PORTEFEUILLES ET SACS À MAIN POUR ELLE PRIX DÉJÀ RÉDUITS JUSQU'À 50 %.À PARTIR DE 14,99 $.SUR NOS DERNIERS PRIX ÉTIQUETÉS.40% de rabais TENUES D'EXTÉRIEUR AUTOMNE-HIVER POUR ELLE 30% de rabais additionnel CHAUSSURES ET BOTTES À PRIX DE LIQUIDATION PRIX DÉJÀ RÉDUITS JUSQU'À 50 % SUR NOS DERNIERS PRIX ÉTIQUETÉS.70% de rabais ARTICLES DE NOËL: ARBRES, LUMIÈRES, DÉCORATIONS, PAPIERCADEAU, CARTES SOUS BOÎTE, PANIERS-CADEAUX, BOUGIES, LINGE DE TABLE, COODONNÉS POUR LACUISINE ETCOUSSINS DÉCORATIFS jusqu'à 60% de rabais MEUBLES DE SÉJOUR ET DUOS-SOMMEIL À PRIX DE 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