La presse, 22 janvier 2003, B. Actuel
[" 3LP0102B0122 B1 MERCREDI recast 3LP0102B0122 ZALLCALL 67 00:16:09 01/22/03 B LOUISE LEDUC La fin du combat Page 7 Voir AVALANCHES en B2 Suite du dossier en B2 et B3 ACTUEL C A H I E R B | L A P R E S S E | M O N T R É A L | M E R C R E D I 2 2 JA N V I E R 2003 Médias ne vague large de 30 mètres et longue de 100 mètres.C'est l'horrible monstre de neige qui a avalé sept skieurs, lundi vers 10h30, à Revelstoke, à l'est de la Colombie- Britannique.Les sept victimes \u2014 deux de Colombie-Britannique, deux de l'Alberta, deux de la Californie et une du Colorado \u2014 ont été ensevelies sous environ quatre mètres de neige.Il s'agit de l'avalanche la plus meurtrière à survenir au Canada depuis celle de Kangiqsualujjuaq, qui a fait neuf morts dans la région du Norddu- Québec en 1998.«L'asphyxie dans de telles conditions survient très rapidement, a dit hier en conférence de presse Ian Stratham, l'un des premiers ambulanciers arrivé sur les lieux de l'accident.Vous pouvez à peine bouger, vous ne pouvez plus respirer.» Les sept victimes ont été transportées dans un hangar d'hélicoptères converti en morgue de fortune.C'est là que leur décès a été constaté.Au bureau du coroner de la Colombie-Britannique, on confirmait hier que les victimes étaient mortes asphyxiées, et non pas à la suite de blessures.Plus de 24 heures après la tragédie, 20 skieurs de même que des enquêteurs de la Gendarmerie royale du Canada se trouvaient toujours coincés dans un refuge de montagne, le mauvais temps interdisant toute évacuation.Le premier ministre Jean Chrétien s'est associé au deuil des familles des sept victimes, et a remercié les équipes de secouristes qui ont participé aux opérations de sauvetage.L'entreprise Selkirk, qui a organisé le voyage sur le glacier Durrand, a diffusé hier un très laconique communiqué faisant état de la tragédie et signalant qu'une enquête était en cours.Jusqu'ici, l'entreprise n'a pas été montrée du doigt.Le risque d'avalanche, lundi, aurait été modéré.La tragédie frappera sans doute durement la communauté de Revelstoke, dont les 8000 membres vivent essentiellement des industries du bois et du tourisme, mais elle n'est pas la première du genre à survenir dans la région, loin de là.L'histoire de Revelstoke fait en effet état de plusieurs périls blancs.«Entre 1885 et 1911, pas moins de 250 personnes \u2014 essentiellement des constructeurs du chemin de fer du Canadien Pacifique \u2014 ont péri dans la région à la suite d'avalanches », rappelle en entrevue téléphonique Pat Dunn, responsable des programmes d'éducation du parc national Revelstoke.Pendant la seule nuit du 4 mars 1910, une équipe de 58 ouvriers était emportée dans la mort à la suite d'un glissement sur le mont Avalanche.La construction de paravalanches et d'un tunnel ferroviaire en 1916 a cependant réduit le risque d'avalanche.Un sport risqué, toujours «Le risque zéro d'avalanche en montagne est impossible à atteindre, signale Bernard Hétu, professeur de géographie à l'Université du Québec à Rimouski, spécialiste de l'étude des avalanches.La «science» des avalanches demeure en effet bien inexacte.Certaines surviennent toujours sans s'annoncer, et ne pardonnent pas.«Certaines victimes d'avalanches ne sont enterrées que sous 10 ou 15 centimètres de neige, mais de neige si compacte, dure comme du béton, que l'on a bien peu de chances de s'en tirer», poursuit M.Hétu.Les skieurs extrêmes sont de plus en plus conscients des précautions à prendre.Toujours skier en groupe avec des guides d'expérience, apporter une pelle avec soi pour secourir ses compagnons en cas de catastrophe, se séparer en deux groupes pour que les uns puissent aider les autres, toujours dresser, avant de s'élancer sur une piste, un profil de la neige.«Les skieurs hors piste ne devraient pas non plus négliger de s'acheter un émetteur-récepteur.Cet appareil, qui permet de retracer quelqu'un sous la neige, ne coûte que 200$ et peut sauver une vie», note M.Hétu.PÉRIL BLANC Photo BERNARD BRAULT La Presse© Je veux un job! Page 8 Françoise Giroud Jean-Claude Marin Attention aux avalanches: une section interdite aux skieurs du mont Alyeska.L'avalanche de la Colombie-Britannique rappelle que le risque zéro en montagne n'existe pas. 3LP0202B0122 B2 Mercredi 3LP0202B0122 ZALLCALL 67 00:13:55 01/22/03 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 22 JANVIER 2003 AVALANCHE EN COLOMBIE-BRITANNIQUE Et un grandsilence se fit.LOUISE LEDUC Que faire quand on est pris dans le tourbillon d'une avalanche ?Nager, nager dans la neige.Voilà pour la théorie.Dans les faits.« Dans les faits, tout arrive si vite, on est tellement désorienté qu'on n'a pas le temps de penser à quoi que ce soit.La vague t'emporte en quelques secondes et te réduit à un cure-dent ! explique Benny Caron.Le 18 février 2001, au mont Albert, dans le parc de la Gaspésie, Benny Caron participait à un documentaire de planche à neige.L'avalanche qu'il n'a jamais vue venir ne se trouve donc pas qu'immortalisée dans ses souvenirs, mais aussi sur la pellicule de ses collègues des productions Vic Pelletier, qui ont filmé toute la scène.« Les skieurs qui transportent sur leur dos un sac gonflable et qui ont le réflexe de l'ouvrir peuvent s'en tirer.Dans mon cas, je transportais de 45 à 50 livres de matériel.Vous imaginez la panique quand on se sait immobile sur une pente, mais que l'on se voit descendre avec une plaque de neige.J'ai vite été enterré.J'étouffais, il faisait très noir.» La vague de neige s'est heureusement échouée sur des rochers et le choc l'a catapulté des dizaines de mètres dans les airs.Benny Caron a eu de graves entorses aux deux genoux, un poumon décollé, deux côtes cassés et une fracture du nez.Deux ans plus tard, il est de retour sur sa planche.mais fréquente les centres de ski.Plus question de hors-piste ?« Je ne suis jamais retourné skier dans le parc de la Gaspésie, l'occasion ne s'est pas représentée.Je ne sais pas trop comment je réagirais.» Nord-du-Québec Pasha Keelan, de Kangiqsualujjuaq, au Québec, n'a rien oublié non plus de l'avalanche qui s'est invitée sans crier gare au réveillon du jour de l'An, dans une école de sa communauté, en 1998.« Il faisait très froid ce jour-là et il y avait de grandes rafales de neige, raconte-t-elle en entrevue téléphonique.À l'intérieur, c'était la fête, on s'amusait, puis tout d'un coup, on a entendu un grand craquement dans les murs.Ensuite, un lourd silence s'est fait, pendant 10 secondes, avant que chacun se mette à pleurer, à crier, et à courir dans toutes les directions à la recherche de ses proches.Très vite, on a retrouvé des cadavres.» Pasha a tôt fait de retrouver l'une de ses jeunes soeurs, mais la cadette de 8 ans, elle, est restée introuvable pendant de longues minutes.Elle a finalement été secourue, et s'en est tirée avec un peu d'hypothermie.« Les gens ont pelleté, pelleté, dans l'espoir de retrouver l'une des neuf victimes.On a finalement retrouvé une personne qui se trouvait sous la neige depuis quatre heures, se souvient Pierre Gamache, l'un des deux infirmiers de garde à la clinique locale, ce soir-là.» A-t-on entendu un grand bruit, au village, quand l'avalanche s'est produite ?« Il ventait très fort ce soir-là et moi, qui me trouvais à quelques kilomètres de là, je n'ai rien entendu du tout », signale M.Gamache.Ces choses-là ne s'oublient pas, mais la vie à repris à Kangiqsualujjuaq.« Les Inuits savent admirablement encaisser les chocs.N'empêche, aujourd'hui, quand il fait un temps semblable au jour de l'avalanche, on ne manque pas de le remarquer.» Photothèque Presse Canadienne © Le 2 janvier 1999, une avalanche frappait le village de Kangiqsualujjuaq, dans le Nord-du- Québec.Neuf personnes qui prenaient part àune fête du jour de l'An ont péri quand l'école où elles se trouvaient s'est effondrée sous une montagne de neige.Parmi celles-ci il y avait Charly, le meilleur ami de Sammy Etok (photo).La grande vente Jusqu'à 50% et plus de rabais - Pour elle et lui - 6570, rue Saint-Hubert, Montréal Tél.: (514) 276-3701 Stationnement gratuit à l'arrière Labelle.fourrure@sympatico.ca Fourrures Manteaux de mouton renversé Manteaux de drap Des chercheurs suisses améliorent la prévision des avalanches Associated Press DAVOS \u2014 Des chercheurs suisses ont réalisé une percée dans la prévision des avalanches.Ils ont réussi à modéliser sur ordinateur le transport de la neige par le vent sur les pentes raides qui forme les fameuses « plaques à vent », si instables et si redoutées des skieurs de randonnée.Un nouvel indice a été créé en vue d'évaluer le risque d'avalanches en montagne.L'équipe dirigée par Michael Lehning, de l'Institut fédéral pour l'étude de la neige et des avalanches (ENA) à Davos, a modélisé ce que les scientifiques appellent la saltation, c'est-à-dire la « danse des flocons » qui se baladent et tourbillonnent sur le sol, a annoncé hier le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS).Ce sont ces flocons transportés par les airs qui se déposent sur les pentes abritées et forment des plaques à vent qui n'adhèrent souvent que faiblement à la couche sous-jacente et peuvent décrocher.Ce phénomène contribue également à la formation des « sastrouguis », ces crêtes de neige, plus ou moins hautes, disposées en série comme des vagues.Elles représentent un danger permanent lors des randonnées d'hiver dans les Alpes.« La saltation a été étudiée en détail pour les grains de sables et la formation des dunes, mais le processus se déroule différemment avec les particules de neige », a constaté Michael Lehning.Le modèle mathématique développé par son équipe permet de simuler ce processus de façon plus proche de la réalité.Étant moins élastiques que les grains de sables, les flocons de neige adhèrent davantage les uns aux autres et leur impact éjecte plus rarement d'autres particules de la surface enneigée.Le modèle développé à Davos permet de calculer un indice qui indique, pour des conditions données de météo, de couverture de neige existante et de topographie, combien de centimètres de neige fraîche se déposent sous l'effet du vent sur une pente abritée, en plus des couches provenant des chutes de neige habituelles.« Cet indice constitue donc un instrument supplémentaire pour évaluer le risque d'avalanches en terrain montagneux », a souligné le FNS.Le calcul de l'indice comprend deux étapes principales.On examine d'abord si la vitesse du vent mesurée sur le terrain est assez forte pour éroder la surface de neige.S'il y a érosion, on détermine à quelle vitesse la couche superficielle de neige est érodée et déplacée par le vent.Deux modes de transport sont pris en compte : la saltation, qui se déroule près du sol, et le déplacement en suspension dans l'air à plus grande distance de la surface.Comme la neige enlevée à un endroit se dépose ailleurs, par exemple sur une pente abritée, le modèle convertit ce transport en une quantité de neige déposée à un endroit donné.L'indice donne la moyenne sur six ou 24 heures de la quantité de neige s'accumulant de cette manière.AVALANCHES Suite de la page B1 Bon an mal an, quelque 70 personnes meurent dans des avalanches au Canada.C'est somme toute assez peu si l'on considère que le nombre d'avalanches au pays, annuellement, se compte par dizaines de milliers.Et contrairement à la croyance populaire, les skieurs imprudents ne représentent qu'une minorité de ces victimes.« À Terre-Neuve, par exemple, une quarantaine de personnes sont mortes ces 30 dernières années, alors qu'elles se trouvaient tranquillement dans leur maison dangereusement construites au pied de montagne, près de la mer », poursuit M.Hétu.Autre mythe : les avalanches ne surviennent qu'en haute altitude.Faux, tout à fait faux.« Dans la région de Thetford Mines, par exemple, plusieurs personnes sont mortes en allant faire du traîneau sur les pentes formées par les déchets miniers.Idem pour la côte de sable, à Tadoussac, qui a aussi fait quelques victimes.» Les monts Chic-Chocs, en Gaspésie, de même que les monts Torngat, au Labrador, sont cependant les endroits les plus vulnérables au Québec.Des villages inuits entiers ont d'ailleurs dû être déménagés en raison du risque trop élevé d'avalanches.3110184A 3LP0302B0122 B3 Mercredi 3LP0302B0122 ZALLCALL 67 00:44:15 01/22/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 22 JANVIER 2003 B3 AVALANCHE EN COLOMBIE-BRITANNIQUE Justin Trudeau se souvient Son frère cadet Michel est mort dans une avalanche en Colombie-Britannique en 1998 Entrevue réalisée à la radio CBME FM (Montréal) hier matin ANNA MARIA TREMONTI (animatrice) : Hier, une avalanche est survenue sur les pentes du glacier Durham, en Colombie-Britannique, emportant dans la mort sept adeptes de l'héliski.Quatre des victimes sont canadiennes, trois, américaines.Treize personnes ont été secourues.Cette nouvelle a certainement touché au coeur un Canadien bien connu.En effet, en novembre 1998, Michel, frère cadet de Justin Trudeau, trouvait la mort dans une avalanche tandis qu'il pratiquait du ski hors piste en Colombie-Britannique.Justin s'occupe maintenant de collectes de fonds pour la Canadian Avalanche Association et ce matin, il est avec nous dans notre studio de Montréal.Bonjour.JUSTIN TRUDEAU : Bonjour, Anna Maria.Q J'imagine qu'un événement semblable doit provoquer de bien pénibles souvenirs pour vous.Quelle a été votre réaction lorsque vous avez entendu la nouvelle hier ?R Eh bien ! étant donné l'évolution de la nouvelle, le petit nombre de skieurs, les quelques morts, l'incertitude, les quelques skieurs manquants, ne pas savoir s'ils étaient Américains ou Canadiens, eh bien, toutes ces questions, en tant que membre d'une famille qui a déjà été touchée, je sais ce que c'est et mon coeur est avec ces familles.Elles se disent : notre être cher était là, dans cette région, pratiquant ce genre de sport.Et elles se demandent : est-ce que ce sont eux ?Et elles attendent l'appel de la GRC qui va venir, et qui a été fait au cours de la nuit, j'imagine.Q Qu'avez-vous appris à propos de ce sport depuis la mort de votre propre frère ?R J'ai appris comment ça pouvait être magnifique.J'ai appris à connaître des gens qui pratiquent ce sport, passionnément, qui adorent ça absolument, qui souhaitent que d'autres gens connaissent comment ça peut être incroyablement merveilleux de se retrouver dans la nature vierge, d'admirer, vous savez, Mère Nature dans toute sa splendeur, et de partager certaines de ces pentes avec de bons amis.Mais vous savez, j'ai aussi appris à connaître les risques que ça comporte.Q Vous avez tenté de faire la promotion de la sécurité dans cette région.Qu'avez-vous fait au juste ?R En gros, nous avons fait beaucoup de travail pour rendre les gens plus conscients et pour les amener à penser au fait que les avalanches peuvent être prédites.Au fait aussi qu'on peut les gérer jusqu'à un certain point en assumant vos propres risques, en assurant votre propre sécurité.Nous avons aussi insisté sur l'importance d'être bien informé, d'utiliser l'équipement approprié, d'avoir l'entraînement voulu et de pratiquer ce sport avec intelligence.Q Jusqu'à quel point, selon vous, la majorité des gens sont-ils préparés à pratiquer ce genre de ski dans l'arrière-pays ?R Eh bien ! on distingue deux groupes.Et heureusement, le deuxième groupe est de moins en moins nombreux.Le premier groupe est comme celui dont il est question ici : ils avaient les bons guides, la formation, l'expérience, tous les outils.Alors, quand quelque chose comme ça arrive, 13 personnes s'en sont sorties (je crois que c'est le bon chiffre) alors que tous auraient pu périr, vous savez, à cause de l'ampleur de cette avalanche.Mais le deuxième groupe, celui que j'ai vraiment tenté de sensibiliser, est composé de personnes qui se présentent là parce qu'elles ont vu un film sur le ski extrême.Ils s'achètent une nouvelle planche, et ils veulent juste s'éclater, tenter des choses, repousser les limites, passer sous les cordes, sans comprendre certains des dangers qui les attendent là où il n'y a pas de filet de sécurité pour eux.Q Et il y a encore beaucoup de ça ?R Oui.En gros, le nombre de personnes qui découvrent ce sport et qui repoussent les limites, croît sans cesse.Notre message ne passe pas autant que nous le souhaiterions.Nous le passons quand même bien, mais il y a encore, vous savez, une dizaine de morts par année dans des avalanches au Canada.Q Et comme vous le soulignez, dans cet incident en particulier, tous ces skieurs étaient très expérimentés, leur guide avait beaucoup d'expérience et l'avis d'avalanche ne donnait pas à penser que là où ils iraient, ce serait nécessairement un problème.R Eh bien ! le danger d'avalanche était considéré comme important dans les North Columbia Mountains, c'est-à-dire le secteur où ils se trouvaient.Je veux dire, le danger était présent, il y avait des couches sensibles profondément enfouies sous la neige accumulée où ils se trouvaient.Et c'était assez important pour se montrer prudent.Mais les guides et les skieurs dans cette opération avaient pas mal d'expérience.Alors, ils ont dû faire, vous savez, ce qu'ils pouvaient pour éviter ça.Mais il reste que c'est un sport à haut risque et parfois la loi de la moyenne finit par les rattraper, comme je le sais trop bien.Q Y a-t-il des circonstances au cours desquelles les gens devraient carrément éviter les montagnes et plus souvent qu'ils ne le font présentement ?R Non.On ne souhaite pas instituer le principe de fuir la montagne.Il existe des façons d'aller dans les montagnes dans les pires situations de risque, lorsque le danger d'avalanche est extrême.Il existe des façons de s'y rendre et de vivre des expériences merveilleuses sans se mettre en danger.Je veux dire, il y a des parcours à choisir, des sentiers à emprunter, et il y a moyen de faire ça chaque jour en sécurité.Mais il faut dire qu'il existe des facteurs de risque.Q Je crois comprendre que vous avez suivi une formation en matière de sécurité lorsqu'il y a risque d'avalanche.Quels sont les aspects les plus importants que vous en avez retenu ?R L'un des aspects vraiment importants est le nombre de facteurs susceptibles de causer une avalanche et d'éviter une avalanche.Ça veut dire que vous pouvez prédire de manière passablement précise le danger que présente une pente particulière et si vous vous servez de cette connaissance, vous pouvez être beaucoup plus en sécurité.Je veux dire qu'il y a des façons, en s'informant, de faire en sorte d'être beaucoup plus en sécurité.Q Il y a des tas de gens qui ne rêveraient jamais de pratiquer cette sorte de ski.Qu'est-ce qui, d'après vous, pousse les gens à pratiquer ce sport ?Qu'est-ce qui les incite à courir les risques qu'ils prennent ?R Eh bien ! vous savez, pour certaines personnes, le seul fait de se promener dans un parc est une manière merveilleuse d'établir un lien avec la nature.D'autres vont préférer une longue expédition en canoë ou faire du camping la nuit, là où vous ne décelez aucun signe de civilisation.Pour d'autres, fréquenter les montagnes, où c'est si pur, si imposant et si beau, et c'est le sentiment que ça fait partie du Canada, de la nature sauvage, et de notre identité nationale, eh bien, il y a des gens qui veulent y aller par quel que moyen que ce soit.Que ce soit en ski, en planche à neige, en ski de fond, en bottes de neige, ou pour faire de l'escalade sur des parois de glace, il y a des tas de gens qui souhaitent tout simplement fuir la civilisation pour connaître ce qui est important.Q Vous savez, il me revient toujours à l'esprit ce que vous et votre famille avez dit lorsque votre frère est mort : lorsque les recherches pour retrouver son corps n'ont rien donné, il y avait presque du soulagement, parce qu'il aimait tant le plein air que le laisser partie intégrante de cet endroit merveilleux vous semblait correct à vous et à votre famille.R Eh bien ! vous savez, c'est quelque chose qu'il adorait faire.Il connaissait les risques et il les a assumés lui-même, et vous savez, il est mort en faisant ce qu'il aimait le plus.Bien sûr, c'est encore une tragédie et ce n'est pas une mince consolation que de savoir qu'au moins il ne s'est pas fait heurter par un autobus en traversant la rue.Je veux dire, si son heure était venue, quelle meilleure façon et quel meilleur endroit pour partir.Q Et lorsque vous pensez à ces familles aujourd'hui, qui pleurent les êtres chers disparus dans un si terrible accident, quels mots avez-vous pour elles ?R Eh bien ! j'ai bien peur.(inaudible) famille.Il n'y a pas de réconfort.Il leur faudra du temps, du temps pour s'en remettre, vous savez, rassembler leurs forces en familles, et pour tenter, tenter de regarder le bon côté des choses, mais aujourd'hui, aujourd'hui sera un jour très sombre pour beaucoup de gens, malheureusement.ANNA MARIA TREMONTI : Justin Trudeau, merci.JUSTIN TRUDEAU : Merci.ANNA MARIA TREMONTI : Justin Trudeau.Son frère cadet Michel est mort dans une avalanche en Colombie- Britannique en 1998.Photothèque PC Justin, fils de l'ancien premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau, s'occupe maintenant de collectes de fonds pour la Canadian Avalanche Association.LE FRUIT DE MA DERNIÈRE NUIT BLANCHE DANY BÉDAR « x-bassiste du groupe La Chicane, Dany Bédar nous présente son premier album solo.Mélangeant pop rock, folk et country, il a su créer un album à la hauteur de sa personnalité.Cet auteur-compositeur accompli qui a offert de belles pièces à d'autres artistes nous offre aujourd'hui le fruit de ses nuits blanches ! À écouter le jour ou la nuit ! » Laissez-vous surprendre par nos produits «À Découvrir» Une sélection unique d'oeuvres musicales, littéraires ou interactives choisies par nos disquaires et nos libraires.CD Mélanie Cyr, Acheteur-disques 3111222A 3LP0401B0122 B4 MERCREDI 3LP0401B0122 ZALLCALL 67 19:10:33 01/21/03 B B4 LA PRESSE MONTREAL MERCREDI 22 JANVIER 2003 VACANCES/VOYAGE Ou voyagent leshandicapes?LE POULS DU MARCHE collaboration speciale LORSQUE Andre Leclerc est arrive a l'aeroport de Bangkok, le chauffeur du taxi qu'il avait hele pour se rendre a son hotel n'a pas reussi a faire entrer son fauteuil roulant dans le coffre.La prochaine fois, tu devrais le laisser a la maison , lui a-t-il gentiment conseille en anglais.Andre Leclerc en rit encore.Comme si mon fauteuil etait un meuble encombrant ! s'exclamet- il.Victime (mais il n'aime pas ce mot !) de paralysie cerebrale depuis sa naissance, il dirige Keroul, un organisme qui milite pour rendre les endroits publics et les moyens de transport (taxis compris) accessibles aux handicapes et a tous ceux .aveugles, malentendants, grands obeses, .dont la mobilite est reduite.Pas question pour lui de rester a la maison ! Pourtant, pour les gens qui ne peuvent se deplacer sans leur fauteuil roulant, voyager est une aventure autrement plus hasardeuse que pour le commun des mortels.Hotels sans ascenseur, musees ou theatres depourvus de rampes d'acces, restaurants aux portes trop etroites, toilettes sans barres de soutien.ce n'est la qu'une petite partie des obstacles dresses sur leur chemin.C'est difficile de convaincre les hoteliers, les restaurateurs et les responsables des autres secteurs de l'industrie touristique d'investir pour accueillir les handicapes, parce qu'ils croient que nous sommes tous des gens a faibles revenus qui ne voyagent pas, remarque Andre Leclerc.Mais c'est une idee fausse.Une etude de marche realisee en 1999 par le departement d'etudes urbaines et touristiques de l'UQAM et Leger Marketing a evalue que les personnes a mobilite reduite representaient un marche potentiel de 400 millions pour l'industrie touristique au Canada.Nous ne demandons pas la charite ou la compassion : nous voulons simplement qu'ils nous donnent l'occasion de depenser notre argent.La question de l'accessibilite aux endroits publics ou aux moyens de transport est le premier critere que les handicapes considerent avant de prendre la decision de voyager ou de choisir une destination.On ne trouve, dans le monde, qu'un seul pays ou les etablissements et les lieux publics sont vraiment adaptes : les Etats-Unis.Un handicape qui n'a jamais voyage hesite toujours a partir a l'etranger, meme s'il en a l'envie et les moyens.Dans ce cas, moi, je lui conseille d'aller d'abord en Floride ou il ne sera pas traumatise par sa premiere experience , dit Alain Poitras, conseiller chez Voyages Vasco a Greenfield Park.Quadriplegique depuis un accident de glisse survenu en 1985, Alain Poitras voyage beaucoup dans le Sud.On ne peut pas s'attendre a trouver des chambres adaptees dans les vieux hotels, mais les nouvelles proprietes en proposent habituellement une demi-douzaine sur une capacite qui va de 600 a 1000 chambres, dit-il.Il n'y a pas de rampes d'acces partout, mais on arrive a se debrouiller en demandant de l'aide et avec un peu de patience : apres tout, on est dans le Sud, le service n'est jamais instantane ! Pour lui, les seules destinations entierement adaptees sont Disney World et les nouveaux super- navires de croisieres des grandes compagnies americaines comme Carnival, Costa, Princess et Royal Caribbean.En Europe, c'est nul ! A Paris, il faut descendre dans un hotel quatre etoiles pour trouver des ascenseurs decents.C'est comme ca dans la plupart des pays europeens a part l'Allemagne et la Scandinavie, qui sont un peu mieux equipees.Ce qui ne signifie pas que l'Europe soit pratiquement interdite aux handicapes qui ne se deplacent qu'en fauteuil roulant.Handitours est un grossiste montrealais qui se specialise dans la clientele des personnes a mobilite restreinte.Lorsque nous avons lance l'entreprise, nous sommes alles faire du reperage en France avec deux handicapes : un qui se deplacait en fauteuil roulant et l'autre en lit roulant , explique le directeur, Pierre Andreani.Cela nous a permis de dresser une liste des hotels, des restaurants et des sites touristiques accessibles dans l'Hexagone.A Paris, par exemple, il existe un centre d'hebergement pour handicapes d'une soixantaine de chambres, dans le 20e arrondissement.Ce qui nous permet meme d'organiser des groupes.Handitours propose aussi des voitures de location adaptees .Pour les autres pays, le grossiste travaille en collaboration avec une agence francaise specialisee, qui s'est constitue un reseau de fournisseurs de prestations touristiques adaptees un peu partout dans le monde.Meme si une chambre accessible ne coute pas plus cher, la plupart des handicapes depenseront deux fois plus que les personnes valides pour voyager a l'etranger.Les quadriplegiques qui n'ont pas l'usage de leurs membres ne peuvent pas voyager seuls , observe Alain Poitras.A moins d'avoir un conjoint ou un ami valide qui peut prendre soin de nous, il faut payer quelqu'un qui nous accompagne.Dans ce cas, le voyage coute au moins deux fois plus cher.Dernierement, j'ai vendu une croisiere en Alaska a une cliente qui ne pouvait se servir que de sa bouche pour actionner les commandes de son fauteuil roulant.Elle avait besoin d'une assistance constante et devait donc, non seulement payer le voyage, mais aussi remunerer l'infirmiere auxiliaire qu'elle avait embauchee pour l'accompagner.Andre Leclerc dirige Keroul, un organisme qui milite pour rendre les endroits publics et les moyens de transport accessibles aux handicapes.Mon forfait-neige Sutton 2003, c'est .69$ .Une nuitee .Un petit-dejeuner .Une journee et demie de remontee en semaine Certaines conditions s'appliquent.p.p./ occ.double.Taxes en sus.Du lundi au jeudi.99$ HOTEL HORIZON 1-877-538-3212 www.hotelhorizoninc.com AUBERGE LE ST-AMOUR 1-888-538-6188 www.innsutton.com CONDOS-HOTEL LE MONTAGNARD 1-888-538-9966 www.montagnard.qc.ca AUBERGE DES APPALACHES 1-877-533-5799 www.auberge-appalaches.com MANOIR SWEETSBURG B&B 450-266-5414 www.tourisme-cantons.qc.ca/ manoirsweetsburg/index.html CONDOS-HOTEL VILLAGE ARCHIMEDE 1-800-363-1226 www.archimede.qc.ca AUBERGE LAKEVIEW 1-800-661-6183 www.quebecweb.com/lakeview www.tourismecantons.qc.ca 1.800.355.5755 1.888.811.4928 1.877.BONJOUR www.bonjourquebec.com 3109285A Grand Salon desvins UNE QUINZAINE de producteurs de vins d'ici reunis sous l'egide de l'Association des vignerons du Quebec en collaboration avec l'Institut de tourisme et d'hotellerie du Quebec, presenteront le dimanche 26 janvier prochain, les produits de chez nous.Il suffira d'acheter sur place son verre au cout de 5 $ pour deguster les vins offerts.On y trouvera des vins des coteaux des Basses-Laurentides, des terres argileuses et chaudes de la Monteregie, des sols caillouteux des Cantons-de-l'Est et meme des vins provenant de Cap Tourmente.Amateurs, vignerons, etudiants en hotellerie pourront profiter de l'occasion pour echanger leurs impressions sur tous ces vins qui ont d'abord ete soumis a l'appreciation d'un jury.Ce Salon des vins quebecois permet a plusieurs artisans de se faire connaitre et le public decouvre des lieux ou s'approvisionner.L'activite se tiendra au 401, rue Rigaud, angle Saint-Denis, metro Sherbrooke, de 11h a 17 h.Info.: (450) 787-3766.ESPAGNOL CUBA www.Culture Cuba.com 5059, rue St-Denis VCC : (514) 982-3330 Cegep : 1 877 511-6655 Laurier Permis du Quebec Sejours linguistiques avec cegep de Drummondville Deductible d'impots, credits Cienfuegos (Faro Luna pres de la plage) Universite de La Havane CENTRALE DE RESERVATIONS 1 888 563-1020 PLANIFIEZ EN LIGNE WWW.TREMBLANT.COM Minimum 3 nuits.Inclus 6 jours consecutifs de ski et 5 nuits d'hebergement.Arrivee le dimanche seulement.Special base sur 4 personnes dans un condo 2 chambres chez Tremblant Sunstar, et sur 2 personnes dans un condo une, deux ou trois chambres a La Place St-Bernard et au Country Inn & Suites By Carlson.Promotions valident jusqu'au 7 fevrier 2003.Taxes et redevances en sus.Cette promotion ne peut etre combinee a aucune autre et peut etre modifiee ou prendre fin sans preavis.UNE ESCAPADE DE QUELQUES JOURS.LA MAGIE D'UNE VIE.REVER 6 JOURS DE SKI POUR LE PRIX DE 4 A PARTIR DE 499$ SEMAINE DE SKI INOUBLIABLE INCLUANT 5 NUITS D'HEBERGEMENT TREMBLANT VOUS PROPOSE 610 ACRES DE TERRAIN SKIABLE, AINSI QU'UN GRAND CHOIX D'HEBERGEMENT A DES PRIX QUI VOUS FERONT 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BEAUCOUP de soldes, encore, pour cette fin de mois de janvier.Dans certains cas, les départs de dernière minute \u2014 ceux de la fin de semaine qui vient \u2014 sont proposés à des prix défiant toute concurrence.En voici quelques exemples.> Puerto Plata (République dominicaine), départ de Dorval le 25 janvier pour une semaine au Dorado Club : 998 $ avec Pregotours (prix régulier : 1499 $).> Puerto Vallarta (Mexique), départs des 24, 25 et 27 janvier pour une semaine au Viva Vallarta : 997 $ avec Nolitours (prix régulier : 1769 $).> Holguin (Cuba), départ de Dorval le 25 janvier pour une semaine au Super Club Breezes Costa Verde : 1059 $ avec Vacances Air Canada (prix régulier : 1759 $).> Varadero (Cuba), départs de Dorval les 25 et 26 janvier pour une semaine au Barcelo Solymar Beach Resort : 1229 $ avec Vacances Air Canada (prix régulier : 1619 $).> San Andres (Colombie), départ le 27 janvier pour une semaine au Decameron San Luis : 1097 $ avec Nolitour (prix régulier : 1409 $).> Panama, départ le 27 janvier pour une semaine au Royal Decameron : 1297 $ avec Nolitour (prix régulier : 1569 $).> Ixtapa (Mexique), départ le 30 janvier pour une semaine au Fontan Ixtapa : 1347 $ avec Nolitour (prix régulier : 1609 $).> Puerto Plata (République dominicaine), départ de Dorval le 30 janvier pour une semaine au Casa Marina Beach & Reef Resort : 899 $ avec Vacances Air Canada (prix régulier : 1369 $).> Varadero (Cuba), départs les 31 janvier, 1er, 2 et 4 février pour une semaine au Arenas Blancas : 1298 $ avec Tours Mont-Royal (prix régulier : 1499 $).> Holguin (Cuba), départ le 2 février pour une semaine au Playa Pesquero : 1398 $ avec Tours Mont-Royal (prix régulier : 1639 $).> Cayo Coco (Cuba), départs tous les dimanches entre le 2 et le 23 février pour une semaine au Melia Cayo Coco : 1398 $ avec Vacances Signature (prix régulier : 1749 $).> Punta Cana (République dominicaine), départs tous les dimanches entre le 2 et le 23 février pour une semaine au Sirenis Tropical : 1698 $ avec Vacances Signature (prix régulier : 1949 $).\u2014 A.D.ANDRÉ DÉSIRONT collaboration spéciale APRÈS 20 ANS de lobbying et de pressions auprès des gouvernements et des membres de l'industrie touristique locale, André Leclerc, directeur général de Kéroul, dresse un constat qui n'a rien d'encourageant : seulement 365 établissements québécois peuvent aisément accueillir une clientèle en fauteuil roulant.Cela, sur un total de 29 000 entreprises \u2014 hôtels, restaurants, attractions, musées.\u2014 actives dans le secteur du tourisme.« Ma seule consolation, c'est que j'ai du travail assuré pour une bonne cinquantaine d'années », ironise-t-il.C'est seulement à Montréal et à Québec que les personnes se déplaçant en fauteuil roulant ont un choix raisonnable d'hôtels.Dans la métropole, 21 établissements \u2014 sur environ 200 hôtels \u2014 sont classés « accessibles ».À Québec, on en retrouve 16, soit 5 % de tous les hôtels.Le calcul est plus rapide à faire sur la Côte-Nord, aux Îles-de-la-Madeleine et même dans une région touristique par excellence, les Cantons-de-l'Est, puisqu'on n'y retrouve aucun hôtel ni auberge vraiment adaptés aux besoins des hôtes en fauteuil roulant.Ce qui ne veut pas dire que ce soit l'horreur absolue.Dans le guide du « Québec accessible » que Kéroul remet à jour tous les deux ou trois ans, 1800 établissements ou centres d'intérêt sont quand même « partiellement accessibles ».On y retrouve tout de même des éléments irritants.Les lacunes sont ainsi identifiées dans le guide : « dégagement insuffisant au lavabo des toilettes », « seuil de plus de 2,5 cm.», « toilettes sans barre d'appui », « portes trop étroites », etc.Les nouveaux hôtels et restaurants sont généralement « adaptés », parce que le code de construction du Québec impose des normes sévères depuis 2000.« Nous essayons d'inciter les hôteliers et les restaurateurs des établissements plus anciens à rénover leurs salles de bains, par exemple », dit André Leclerc.La facture pour adapter une salle de bains aux besoins des handicapés s'élève à environ 5000 $.« Cette somme est entièrement déductible d'impôt, mais la plupart des entrepreneurs l'ignorent.» Kéroul a réussi à persuader les compagnies d'autocars de s'équiper de véhicules « adaptés ».« Sur VIA Rail, on ne peut encore faire monter qu'un seul fauteuil roulant par wagon et dans les avions, c'est toujours compliqué », constate André Leclerc.Les fauteuils roulants électriques sont alimentés par des batteries de voitures (deux dans la plupart des cas).Comme ces batteries contiennent de l'acide qui, s'il se répandait, pourrait creuser des trous dans la carlingue, il faut les placer dans des caissons étanches qui iront dans la soute.Des caissons qu'il faut réserver à l'avance auprès des transporteurs.Aujourd'hui, Kéroul se bat sur plusieurs fronts : le Montréal souterrain, les établissements culturels (salles de spectacles, festivals.) et le métro.« Il reste quatre métros dans le monde qui ne sont pas accessibles en fauteuil roulant : Marseille, Bucarest, Glasgow et Montréal, remarque André Leclerc.Les deux premiers se préparent à corriger la situation.Montréal sera probablement le dernier métro interdit aux handicapés.» OUTAOUAIS RÉSERVATIONS OU INFORMATION 1-800-265-7822 www.tourisme-outaouais.ca/hiver PLAISIRS GLACÉS CASINO ET DIVERTISSEMENT A FORFAITS HIVER B Une ou 2 nuit(s) d'hébergement Admission au Musée canadien des civilisations (incluant le Musée des enfants) Admission au Théâtre IMAX Repas du midi à la cafétéria du Musée canadien des civilisations Visite du Parc Animalier Oméga Une ou 2 nuit(s) d'hébergement Un ou 2 petit(s)-déjeuner(s) Admission au Musée canadien des civilisations Un souper-buffet au restaurant Banco du Casino du Lac-Leamy Boisson/cocktail au bar La marina du Casino du Lac-Leamy Billet réservé pour le spectacle « Blue Ice » au Théâtre du Casino 20 $ par personne de crédit-chèque au Casino du Lac-Leamy www.bonjourquebec.com Tarifs par adulte (2 adultes par chambre), taxes en sus.Aucun frais additionnel pour 2 enfants.Tarifs par personne (occupation double), taxes en sus.CANAL RIDEAU 1 nuit 2 nuits 1 nuit 2 nuits A 147 $ 230 $ 182 $ 284 $ B HILTON LAC-LEAMY 1 nuit 2 nuits 1 nuit 2 nuits A 135$ 207$ 143 $ 207 $ B RAMADA PLAZA MANOIR DU CASINO 1 nuit 2 nuits 1 nuit 2 nuits A 113 $ 163 $ 134 $ 189 $ B AUBERGE DE LA GARE 3108370A Voyages Optimistes inc.Le spécialiste «CIRCUITS ET 7068, Sherbrooke Est, Montréal CROISIÈRES» (514) 255-8833 1 877-255-8833 Avec nous, pas de surprise! Nos prix incluent les vols, transferts et taxes.SPÉCIALISTE CROISIÈRES - ACCOMPAGNÉES EN FRANÇAIS Grandeur of the Seas - Scandinavie-Russie, 19 au 31 mai 3 399 $ Voyageur ou Navigator - Caraïbes, février 1 399 $ Grandeur of the Seas - Caraïbes, 29 mars, BALCON 1 999 $ Radiance of the Seas - Alaska, 24 et 31 mai, BALCON 2 499 $ Zenith - Amérique du Sud, 26 mars 3 399 $ Zenith - Amérique du Sud + Canal de Panama, 9 avril 3 499 $ Mercury - Riviera Mexicaine, 12 et 19 avril 1 799 $ Mercury - Alaska, 3 au 11 mai 1 799 $ 3102792A 3LP0601B0122 B6 Mercredi 3LP0601B0122 ZALLCALL 67 19:11:29 01/21/03 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 22 JANVIER 2003 MÉDIAS Trois cents ans après sa fondation, la presse russe est sous surveillance Agence France-Presse MOSCOU \u2014 La Russie célébrait la semaine dernière les 300 ans de la fondation de son premier journal, et le Kremlin a saisi l'occasion pour adresser une nouvelle mise en garde aux médias, en liberté de plus en plus surveillée depuis l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine il y a trois ans.Depuis l'élection à la présidence russe de Poutine en mars 2000, les restrictions à l'information se sont multipliées, soulignent les analystes.« Il y a eu plus de poursuites contre des journalistes durant les trois premières années de pouvoir de Poutine que pendant les 10 ans qu'a duré le règne de (son prédécesseur) Boris Eltsine », déclarait récemment Oleg Panfilov, directeur du Centre pour le journalisme en situations extrêmes.À l'occasion du 300e anniversaire du lancement, par le tsar Pierre le Grand, de Vedomosti (les Nouvelles), le 13 janvier 1703, le président Poutine a salué les journalistes et a reconnu devant eux qu'il ne pouvait « pas y avoir d'État démocratique sans accès à l'information ».Mais le ministre de la Presse Mikhaïl Lessine leur a parallèlement adressé un avertissement sans ambiguïté, leur enjoignant de ne pas « mélanger liberté et permissivité » et leur rappelant que la presse avait « une grande responsabilité devant la société ».Mikhaïl Lessine avait déjà joué ces deux dernières années un rôle essentiel dans le changement controversé d'actionnariat et de direction des deux principales chaînes de télévision indépendantes du pays, jusque-là très critiques envers le pouvoir, NTV et TV6 (transformée depuis en TVS).NTV était la chaîne du magnat de la presse Vladimir Goussinski, et TV6, celle de l'homme d'affaires Boris Berezovski, tous deux en délicatesse avec Poutine et aujourd'hui en exil.Pour les observateurs, tout avait été orchestré en sous-main au sommet de l'État.Aujourd'hui, explique le chercheur Iouri Korgoniouk de l'institut Indem, « les nouvelles directions de ces chaînes savent qu'elles doivent leur arrivée au Kremlin et veulent éviter à tout prix de se brouiller avec lui ».Les deux chaînes publiques nationales, la Première Chaîne et Rossia, sont encore plus prudentes, évitant soigneusement toute critique des autorités, particulièrement sur la Tchétchénie, poursuit M.Korgoniouk.Depuis que les autorités refusent aux journalistes de se rendre librement en Tchétchénie, il est devenu pratiquement impossible de couvrir convenablement le conflit dans la république rebelle.Un livre écrit à plusieurs mains par des journalistes russes spécialisés, Le Journalisme militaire contemporain en Russie, paru la semaine dernière, dénonce un climat permanent de secret, de censure et de persécutions à l'encontre des journalistes.Selon l'un des coauteurs, Vadim Soloviov, le ministère de la Défense a donné pour consigne à son service de presse « de donner la préférence aux journaux et magazines qui lèchent les bottes du Ministère ».Un rapport de l'organisation américaine de défense des droits de l'homme Human Rights Watch, paru hier, soulignait quant à lui que l'année 2002 avait vu en Russie la poursuite « des atteintes à la liberté d'expression, le gouvernement sapant les médias indépendants et les services spéciaux persécutant des journalistes et des scientifiques ».Le journaliste militaire Grigori Pasko, qui travaillait sur les déversements en mer de déchets nucléaires par l'armée russe, a ainsi été condamné en décembre 2001 à quatre ans de prison pour espionnage au profit du Japon.L'organisation internationale de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières a désigné récemment la Russie comme l'endroit le plus dangereux au monde pour être un journaliste.Les billets peuvent être achetés au Canada seulement et sont réservés aux résidents canadiens.Les billets doivent être achetés avant le 19 avril 2003 et sont valides pour les arrivées jusqu'au 30 avril 2003.Il faut acheter au moins deux billets Park Hopper Plus de 7 jours à la fois dans le cadre de l'offre spéciale.Si l'une des deux personnes voyageant ensemble est agée entre 3 et 9 ans, le réduction de 50% sera applicable sur le prix du billet le moins cher.Chaque client supplémentaire se verra offrir un rabais de 25% sur son billet Park Hopper Plus de 7 jours dans le cadre de l'offre spéciale.Les billets Park Hopper Plus de 7 jours achetés en vertu de cette offre spéciale doivent être utilisés avant le 15 mai 2003.Les billets Park Hopper Plus de 7 jours achetés à prix régulier ne comportent pas de date d'expiration.Logos, photos et propriétés de Disney: ©Disney Prix par personne en occupation double en ch.std.pour les dates de départs mentionnées.Prix sujets à changements et à la disponibilité au moment de la réservation.Taxes incluses.Contribution au refinancement du fonds collectif des grossistes incluse.Prix en vigueur pour les nouvelles réservations du 22 au 24 janvier 2003.Vols opérés par Air Transat au départ de Montréal.Pour les conditions générales, veuillez consulter la brochure Sud Hiver 2002-2003 de Vacances Air Transat.Détenteur d'un permis du Québec.Billet Park Hopper Orlando PLUS pour 7 jours 1er Adulte 489$ 2ème Adulte 244.50$ 1 semaine 799$ 1er Adulte à partir de 196$ + 153$ taxes 349$ 2ème Adulte à partir de 98$ + 147$ taxes 245$ 1er Enfant (3 à 9 ans) 389$ 2ème Enfant (3 à 9 ans) 194.50$ Vol aller-retour Forfait à Orlando Séjournez dans un hôtel hors site d'Orlando.ÉCONOMISEZ 50% sur le 2e billet ÉCONOMISEZ 50% sur le 2e billet COMPREND: le vol aller-retour, 7 nuits d'hôtel avec petits déjeuners continental et la location de voiture intermédiaire (plan de base).Ajoutez votre billet Park Hopper Plus de 7 jours et profitez de l'offre spéciale ! Deux offres spéciales\u2026 pour un endroit magique.À deux, c'est mieux ! Jusqu'au 1er février 2003, achetez un billet d'avion pour Orlando avec Vacances Air Transat et épargnez 50% sur le deuxième billet.De plus, achetez un billet Park Hopper PLUS de 7 jours et obtenez le deuxième à moitié prix ! Park Inn & Suites \u0001\u00011/2 Contactez votre agent de voyages dès aujourd'hui ! Offre valable pour une durée limitée.Les réservations doivent être faites avant le 1er février 2003 pour un voyage entre le 22 janvier et le 30 avril 2003.Les billets doivent être payés en totalité au moment de la réservation.Dernier départ le 23 avril 2003.Séjour maximum de 30 jours.La réduction de 50% sur le deuxième passager s'applique pour les mêmes dates que le premier billet.Applicable sur les tarifs adulte seulement.Les prix affichés dans les systèmes de réservations reflètent 25% de réduction par passager sur le tarif le plus élevé.Les billets ne sont pas remboursables.Le nombre de sièges est limité à ces tarifs et les places sont sujettes à disponibilité.Les tarifs indiqués s'appliquent pour un aller-retour en classe Économie et sont ceux en vigueur au moment d'aller sous presse et sont valables pour de nouvelles réservations seulement.Tarifs non applicables en Club Transat.Tous les prix sont sujets à changement sans préavis et peuvent varier selon les dates et jours de départ et de retour.Les taxes, supplément Nav Canada, DSPTA, frais et surcharges sont inclus dans les prix indiqués.Pour les départs après le 31 mars 2003, les frais d'amélioration aéroportuaire de 15$ seront ajoutés au tarif de base.Contribution au refinancement du fonds collectif des grossistes non-incluse.Vols opérés par Air Transat.Air Transat et Vacances Air Transat sont membres de Transat A.T.inc.Détenteurs d'un permis du Québec.Départs les jeudis du 6 mars au 10 avril 2003 3109975A 3109085A Offrez-vous la région de Charlevoix et sa tradition touristique riche de plus de 200 ans.Offrez-vous les plus beaux paysages et panoramas, un enneigement exceptionnel, des établissements d'hébergement chaleureux et une culture raffinée.Découvrez nos opportunités de séjour en vous procurant notre nouvelle brochure hiver 2002-2003.200 ans de tradition touristique FORFAIT à partir de par pers.50$ occ.double Association touristique régionale de Charlevoix 1-800-667-2276 www.tourisme-charlevoix.com www.casino-de-charlevoix.com www.bonjourquebec.com 3103355A 3LP0701B0122 B7 Mercredi 3LP0701B0122 ZALLCALL 67 19:10:15 01/21/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 22 JANVIER 2003 B7 Françoise Giroud, EN BREF Une meilleure couverture de l'Irak ?À QUOI ressemblera la couverture médiatique d'une seconde guerre en Irak ?Voilà un sujet qui fait couler beaucoup d'encre aux États-Unis, où la communauté journalistique s'étonne de la nouvelle attitude du Pentagone.Jamais depuis la guerre du Vietnam les journalistes ne jouiront d'autant de liberté pour accomplir leur boulot.Howard Kurtz, chroniqueur médias au Washington Post, remarque que l'attitude du Pentagone \u2014 qui encourage les officiels à collaborer avec la presse \u2014 tranche avec le comportement des militaires pendant la dernière guerre du Golfe (ils bloquaient et retardaient l'envoi des textes et changeaient même certains mots dans les articles).Pendant que bon nombre de journalistes se réjouissent de ce nouveau climat qui leur permettra de suivre les troupes américaines sur le terrain (plutôt que de montrer des graphiques sur un écran cathodique), d'autres s'inquiètent du fait que le Pentagone n'accréditera pas les médias qui veulent couvrir le conflit de façon indépendante.Comment assurer la sécurité de ces journalistes qui refusent de voyager avec les militaires américains ?s'interroge-ton chez nos voisins du Sud.Par ailleurs, le Pentagone a assuré aux journalistes qu'ils pourront utiliser leurs propres moyens de communication ; on les a toutefois averti que les signaux satellite pourront être interrompus dans le but de protéger le mouvement des troupes.Le concept de sécurité sera-t-il utilisé pour censurer la presse ?Les lacunes dans la couverture journalistique du dernier conflit en Irak serviront-elles de leçon cette fois-ci ?La communauté journalistique se dit vigilante.Toronto Star pour débutants COMMENT fidéliser le lectorat de demain ?Voilà une question qui obsède la plupart des grands quotidiens, inquiets de voir leurs fidèles lecteurs vieillir ou carrément déserter les pages de leur journal pour Internet ou la télévision.Après l'expérience de Chicago \u2014 où deux quotidiens ont lancé des tabloïds destinés aux jeunes adultes \u2014 voilà que les rues de Toronto voient apparaître un nouveau titre.Brand New Planet est un hebdomadaire format tabloïd qui s'adresse aux jeunes de 9 à 14 ans (les études commandées par le Star, qui planche depuis deux ans sur le projet, démontreraient que c'est à cet âge qu'il faut habituer les jeunes à la lecture des journaux).Lancé la semaine dernière, Brand New Planet sera inséré chaque jeudi dans 350 000 exemplaires du Star et ce, au cours des quatre prochaines semaines.À compter du 13 février, il sera également distribué dans les écoles et les bibliothèques publiques ainsi que dans certains lieux fréquentés par les jeunes comme des salles de cinéma, des musées et des salles de spectacle.Une expérience à surveiller.La convergence en chiffres ON PARLE beaucoup de convergence, mais on évalue rarement ses effets.Avec Cossette Media, le magazine Infopresse se livre ce mois-ci à un exercice intéressant : une fois toutes leurs propriétés combinées (télévision, radio, magazines, journaux), quelle part de la population adulte francophone québécoise chaque grande propriété rejoint-elle ?Personne ne sera étonné d'apprendre que c'est Quebecor qui rejoint le plus grand nombre (26 %) suivi d'Astral Media (18 %), Cogeco (11 %) et Radio-Canada (11 %).Dans le même numéro, on peut lire une entrevue avec Pierre Karl Péladeau, président de Quebecor, qui explique la stratégie de son entreprise en matière de convergence, une approche qui repose avant tout sur l'instinct puisque comme le dit lui-même PKP : « Je n'ai pas de stratégie.Je ne suis pas comme ces dirigeants qui s'entourent d'une cohorte de conseillers et d'experts pour prendre des décisions.Quebecor est connu pour son opportunisme : quand une bonne occasion se présente, on la regarde et on la saisit.» D'autres entreprises média exposent leur vision de la convergence : du côté d'Astral, on a créé une division (Astral Media Mix) chargée de planifier des campagnes qui se déclinent dans plusieurs médias (radio, télé affichage.).Chez Transcontinental, on se déclare anticonvergence et on se dit plutôt à la recherche de partenariat.Un dossier fort intéressant pour tous ceux qui s'intéressent à l'industrie des médias.Précision LA SEMAINE dernière, j'écrivais que Diane Bérard était la première femme à diriger le mensuel Commerce.C'était sans compter Danielle Thibault, qui fut rédactrice en chef du magazine de 1993 jusqu'à son décès, subit, le 6 mai 1996.Mea culpa.\u2014 Nathalie Collard la fin ducombat Celle qui écrivait « La jeunesse est courte.C'est la vie qui est longue », s'est éteinte à Paris à 86 ans.Journaliste, écrivain, femme politique, le parcours de Françoise Giroud restera celui d'une femme hors pair.KATIA CHAPOUTIER collaboration spéciale «Si tu avances, tu meurs ; si tu recules, tu meurs.Alors, pourquoi reculer ?» Ce proverbe zoulou mis en exergue de son livre autobiographique Leçons particulières (Fayard, 1990) résume à lui seul la vie de Françoise Giroud.Dès sa naissance à Genève le 21 septembre 1916, l'existence s'annonce difficile.Son père, désespéré d'avoir une deuxième fille et non un fils la rejette.« En me voyant, il a dit Quel malheur ! et il m'a repoussée.La légende veut qu'il m'ait fait tomber.En tout cas je ne m'en suis jamais remise », écrira-t-elle plus tard.Des années durant, elle s'emploie à faire oublier sa condition de fille.Quand on la qualifie de « garçon manqué », elle ne retient que le mot « manqué ».Là où certaines auraient déposé les armes, elle, au contraire va trouver la force de devenir une femme hors pair.À 16 ans, elle devient scripte pour le réalisateur Marc Allégret puis enchaîne plusieurs longs métrages pour finalement devenir assistante metteur en scène en 1937.Quand la guerre éclate, tout naturellement elle s'engage dans la Résistance.En même temps, elle propose des contes à Hervé Mille, directeur de Paris-Soir, quotidien parisien exilé à Lyon.Il l'engage comme journaliste pour couvrir les actualités du spectacle et lui apprend les bases d'un métier qu'elle aimera toujours.« De toutes mes vies, c'est celle de journaliste que je préfère », dira-t-elle souvent.Et puis il y a ce bébé qu'elle ne veut pas, dont elle écrira « Ce petit garçon non désiré m'a déconstruite.Je me détestais de ne pas l'aimer.Plus tard, je l'ai trop aimé.Je ne l'ai jamais bien aimé.(.) Du jour où il est né, j'ai marché avec une pierre autour du cou.» Une histoire qui finit mal des années plus tard quand ce garçon devenu étudiant meurt accidentellement.Un décès dont elle ne se remettra jamais.En 1944, elle est arrêtée par la Gestapo et se retrouve emprisonnée.De justesse, elle échappe à la déportation.Contrairement à sa soeur, Douce, qu'elle adore.À la fin de la guerre, la direction du magazine Elle lui est confiée.« Comment décrire l'année 45 ?Délivrance et effervescence, semelles de bois, tickets d'alimentation, pénurie générale, mais joie de vivre (.) Elle ouvre ses ailes.Nous sommes une poignée, entassées dans deux bureaux (.) J'attends un bébé qui prend de la place, le monstre.N'importe ! Nous sommes petites mais nous voyons grand.» (Préface du livre Elle les années 1945-2000, aux éditions Filipacchi) Un deuxième bébé, donc, une fille.Un mari.Le magazine marche bien.Et puis en 1951, a lieu LA rencontre.Avec JJSS, Jean-Jacques Servan-Schreiber.Début d'une grande complicité sentimentale et professionnelle.Elle quitte Elle pour monter avec lui le premier magazine d'actualités français L'Express inspiré du Time.Dans les couloirs, on croise de grandes plumes, François Mauriac pour ne citer que lui.À travers ce journal, elle milite avec beaucoup de conviction pour l'émancipation des femmes.L'année 1974 est celle de la trahison.JJSS vend le magazine.« Quand Jean- Jacques a vendu L'Express, j'ai eu l'impression d'avoir un fils en prison.Je ne lui ai jamais pardonné », confie-t-elle la même année.C'est le temps de commencer une nouvelle vie, une nouvelle carrière.On la sait de gauche et pourtant c'est aux côtés d'un président de la république de droite qu'elle se lance dans la politique.Valéry Giscard d'Estaing lui propose de devenir secrétaire d'État chargée de la condition féminine.Elle accepte en partie parce qu'il lui a assuré de légaliser l'avortement.À ses détracteurs, elle répondra : « C'est le challenge que me proposait Giscard qui m'intéressait.Le féminisme à ce que je sache, n'est ni de droite ni de gauche.En 1981, elle appelle à voter Mitterrand.Puis en 1983, elle sort son premier roman Le Bon Plaisir.C'est l'histoire d'un président de la République qui cache l'existence d'un enfant naturel.Pirouette du destin, la fiction est publiée aux éditions Mazarine (prénom de la fille cachée de Mitterrand), le monde politique comprend l'allusion.Le grand public ne saisira le clin d'oeil qu'une quinzaine d'années plus tard.C'est aussi l'année où elle devient éditorialiste au Nouvel Observateur.Selon l'hebdomadaire, elle « est restée active jusqu'à ces derniers jours affirmant que rendre sa copie chaque semaine était indispensable pour rythmer sa vie.» Active, elle l'était.Outre son éditorial hebdomadaire, elle venait de terminer un livre, Les Taches du léopard.Elle sortait tous les soirs chez des amis ou au spectacle.Il y a six ans, elle déclarait dans une entrevue accordée au Monde : « Vieillir, c'est dégoûtant, c'est obscène.Pour moi c'est arrivé vers 70 ans.Avant j'étais comme une jeep, je ne connaissais pas la fatigue.» En 2001, dans son livre On ne peut pas être heureux tout le temps, elle avoue : « Un jour, on se découvre une petite chose molle, fragile et fripée ; l'oreille dure, le pas incertain, le souffle court, la mémoire à trous, dialoguant avec son chat un dimanche de solitude.Cela s'appelle vieillir et c'est un pur scandale.» Elle redoutait particulièrement de perdre ses capacités intellectuelles.Il n'en sera rien.Le jeudi 16 janvier après la représentation du spectacle La Belle et la Bête, ce « pas incertain » lui vaut une mauvaise chute dont elle meurt le dimanche suivant.Comme le soulignait le quotidien le Monde : « Françoise Giroud avait volontiers la dent dure et détestait les embaumements.Elle se moquait par avance de ceux qu'on allait lui réserver, en écrivant, dans son portrait d'Alma Mahler (Alma Mahler ou l'art d'être aimée, Robert Laffont 1988) : Les vivants ont peur des morts.C'est pourquoi ils disent immanquablement du bien de ceux qui viennent de disparaître.» Photothèque La Presse © Françoise Giroud, en 1981, à l'époque où elle appelait à voter Mitterrand.Les réactions à son décès de la classe politique française > Le président Jacques Chirac : « Femme de culture, de conviction et d'engagement, (elle) aura symbolisé l'aspiration des femmes à tenir toute la place qui leur revient dans notre société.Elle a contribué à l'évolution de la société française vers plus de modernisme, d'équilibre et d'équité.».> L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing : « Elle laisse à la fois une oeuvre comme une personne qui a ouvert à deux battants la porte de la vie de la France au rôle des femmes, mais aussi comme quelqu'un qui a une oeuvre d'écriture, de journaliste tout à fait remarquable.» > Le ministre de la Culture Jean- Jacques Aillagon : C'était « une femme d'engagement » et « une amie chère » à qui « jusqu'au bout, rien de ce qui est humain (n'aura) été étranger ».« Par son exemple et son action, elle a fait partie de ces femmes qui ont fait avancer (.) la cause des libertés, celle de l'égalité, entre les femmes et les hommes mais aussi entre toutes les composantes de la société française.» > Le premier ministre Jean-Pierre Raffarin : « L'exigence de sa plume, la chaleur de sa voix, ses regards au laser faisaient d'elle un fil rouge entre l'actualité et la pensée.» 3LP0801B0122 B8 Mercredi 3LP0801B0122 ZALLCALL 67 19:07:16 01/21/03 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 2 J ANV I E R 2 0 0 3 BI RKS Fins bijoux et cadeaux.depuis 1879 Fairview Pointe-Claire 514-697-5180 Centre Rockland 514-341-5426 Carrefour Laval 450-688-3431 Promenades St-Bruno 450-461-0011 1 800 682 2622 www.birks.com évaluation de bijoux Découvrez la valeur exacte de vos joyaux.Veuillez téléphoner pour prendre rendez-vous avec un gemmologiste Birks.Des frais d'évaluation s'appliquent.Le 28 janvier au Centre Rockland Le 29 janvier aux Promenades St-Bruno Le 30 janvier à Fairview Pointe-Claire Le 31 janvier au Carrefour Laval 3111401A PORTRAIT Chercher un emploien tutu Un résidant de Delson tente le tout pour le tout NICOLAS BÉRUBÉ JEAN-CLAUDE Marin est « écoeuré » parce qu'il cherche un emploi et n'en trouve pas.« Je suis tanné, TANNÉ ! dit-il.Je ne demande pas la lune : je veux travailler.J'ai une femme et deux enfants, et je suis écoeuré de manger du baloney.ÉCOEURÉ ! Je suis prêt à tout pour me trouver une job.» M.Marin a entrepris de joindre le geste à la parole : depuis ce matin, il arpente les trottoirs du centre- ville vêtu d'un tutu, d'une perruque rose et d'un énorme soutiengorge assorti.Il arbore deux panneaux d'homme-sandwich qu'il a lui-même confectionnés où on peut lire qu'il cherche un emploi de dessinateur en bâtiment.L'idée, dit-il, est de capter l'attention des gens jusqu'à ce qu'un employeur remarque sa volonté et son zèle, et décide de lui donner sa chance.« Le costume, c'est mon truc de marketing, dit-il.Je l'ai souvent mis à l'Halloween, c'est un costume qui pogne.Il faut le voir pour le croire.Une ballerine-sandwich de 350 livres en plein centre-ville, c'est le genre de chose qui ne passe pas inaperçu.» C'est après s'être rendu à une énième entrevue infructueuse il y a deux semaines que M.Marin, 40 ans, résidant de Delson, a décidé que le temps était venu de passer aux choses sérieuses.« Je ne suis pas un gars gêné, dit-il.Quand j'étais plus jeune, je rêvais de devenir comédien.Là, c'est un peu ça que je fais.Et si quelqu'un veut me donner une job de comédien, je vais la prendre.» M.Marin a passé la majeure partie de sa vie à travailler comme camionneur.Il possédait son propre camion et travaillait le jour, le soir et les fins de semaine jusqu'en 1995, quand un burnout l'a cloué au lit.« J'étais vidé, je dormais 18 heures par jour, j'ai planté », dit-il.Ce fut le début d'une longue dérive financière, durant laquelle Hydro- Québec lui a coupé l'électricité et la banque a saisi sa maison.Qu'à cela ne tienne, M.Marin a progressivement retrouvé la santé, et est retourné aux études en 1998.Mille huit cents heures de formation plus tard, il obtenait son diplôme de dessinateur en bâtiment et décrochait un emploi dans la PME d'un ami.Mais il est redevenu chômeur en avril 2001 lorsque l'entreprise en question a fermé ses portes.« Le truck, c'est pas pour moi » M.Marin souligne que sa conjointe a été « une véritable sainte » pour réussir à le supporter durant les moments difficiles.« Je suis un gars chanceux d'être épaulé comme ça.Vraiment, je ne sais pas ce qu'il me serait arrivé si je n'avais pas eu ma femme et mes deux gars pour m'aider à remonter la pente.» Aujourd'hui, M.Marin affirme qu'il en a assez d'envoyer ses C.V.à gauche et à droite sans succès.« Les employeurs demandent trois ans d'expérience, dit-il.Mais comment tu fais pour aller chercher de l'expérience si tout le monde demande trois ans ?« C'est pour ne pas retourner derrière le volant que je fais des pieds et des mains pour me trouver un emploi, dit-il.Le truck, ce n'est pas pour moi, c'est un métier qui me détruit la vie.Ma passion, c'est le dessin et c'est ça que j'ai envie de faire.Je trouve ça dur de changer de carrière à 40 ans, mais je vais tout faire pour que ça marche.Si le stratagème de la ballerinesandwich devait échouer, M.Marin affirme qu'il poussera l'idée plus loin.« Je vais mettre mes pancartes sur ma voiture, et je vais me promener à travers la ville habillé en ballerine.Je vais le faire jusqu'à temps que quelqu'un dise : Ce gros fou-là, je vais lui donner sa chance ! » En attendant, il se promène à pied au centre-ville et il espère que son initiative sera remarquée.Et vite.« Mon costume de ballerine n'est pas isolé, dit-il.À -20, c'est pas chaud.» On peut joindre Jean-Claude Marin à : jcma@videotron.ca Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Jean-Claude Marin, dans son costume de ballerine mal isolé, est accompagné sur la photo de sa conjointe Martine Aubut et de ses deux fils, Jean-François, 10 ans, et Frederic, 8 ans.NE014M103 © 2003.Sears Canada Inc.PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU SAMEDI 1er FÉVRIER 2003 maintenant 99998 pour le duo LAVEUSE ET SÉCHEUSE KENMOREMD DE SUPER CAPACITÉ Rabais 60 $.Laveuse 3,2 pi3.Agitateur Dual-ActionMD.No 23662.Rég.Sears 649,99.589,99 Rabais 50 $.Sécheuse 7 pi3.Wrinkle GuardMD 30 minutes.No 62662.Rég.Sears 519,99.469,99 Épargnez 60 $ de plus à l'achat du duo Le rabais supplémentaire de 60 $ est inclus dans le prix du duo Laveuses et sécheuses de Sears.record de ventes au Canada D'après des sondages indépendants dans tout le pays, en vigueur au moment de la préparation de la publicité Avec la carte Sears, pas de paiement avant 1 an pour tous les gros appareils ménagers Pas de paiement avant janvier 2004 avec la carte Sears seulement, sur approbation de votre crédit.Achat minimum: 200 $.Tous les frais et taxes applicables sont payables au moment de l'achat.À l'exclusion des articles de nos magasins de liquidation, des achats par catalogue et sur le site Web.Renseignez-vous.Les formules de paiement et modalités peuvent être modifiées ou supprimées sans préavis.Renseignez-vous au sujet d'autres facilités de paiement.Il y a des magasins Sears près de chez vous Gros appareils ménagers disponibles dans les magasins suivants: Amos Magasin-concession d'Amos (819) 732-6451 Deux-Montagnes Les Promenades Deux-Montagnes (450) 491-5000 Drummondville Les Promenades de Drummondville (819) 478-1381 Granby Les Galeries de Granby (450) 375-5770 Joliette Magasin-concession de Joliette (450) 759-3900 Mont Laurier Magasin-concession de Mont Laurier (819) 623-4100 Montréal Magasin de meubles et d'électroménagers d'Anjou Langelier et Jean Talon (514) 254-4213 Magasin de meubles et d'électroménagers de Brossard Boulevard Taschereau et boulevard Napoléon (450) 678-9066 Magasin de meubles et d'électroménagers Sears de Lachenaie Montée des Pionniers et sortie 95 de l'autoroute 40 (450) 654-9966 Magasin de meubles et d'électroménagers de La Salle Boul.Newman et Boul.Senkus (514) 365-5070 Carrefour Laval (450) 682-1200 Mail Champlain Brossard (450) 465-1000 Magasin de meubles et d'électroménagers de Laval Boulevard Curé Labelle et autoroute 440 (450) 682-0495 Les Galeries d'Anjou (514) 353-7770 Place Vertu (514) 335-7770 Promenades St-Bruno (450) 441-6603 Magasin de meubles et d'électroménagers de St.-Bruno Autoroute 30 et autoroute 116 (450) 653-4064 St-Jérôme (450) 432-2110 Pointe Claire Centre Fairview Pointe Claire (514) 694-8815 Magasin de meubles et d'électroménagers de Pointe Claire Boul.des Sources et autoroute Transcanadienne (514) 694-3984 Repentigny Les Galeries Rive Nord (450) 582-5532 Rosemère Place Rosemère (450)433-1001 Rouyn Magasin-consession de Rouyn (819) 764-5151 Sorel Les Promenades de Sorel (450) 746-2508 St-Hyacinthe Magasin-concession de St-Hyacinthe (450) 773-6601 St-Jean Le Carrefour Richelieu St-Jean (450) 349-2651 St.Jérôme Le Carrefour du Nord (450) 432-2110 Val d'Or Magasin-concession de Val d'Or (819) 825-3181 Valleyfield Magasin-concession de Valleyfield (450) 371-3050 Victoriaville La Grande Place des Bois Francs (819) 357-4000 3107880A "]
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