La presse, 2 mars 2003, B. Actuel
[" 7LP0101B0302 B1 DIMANCHE 7LP0101B0302 ZALLCALL 67 20:24:28 03/01/03 B Voir BIO en B5 De carabine et d'air pur Page 6 Souple comme le roseau ! Page 7 C A H I E R B | L A P R E S S E | M O N T R É A L | D I M A N C H E 2 M A R S 2003 Fumée et mauvaises odeurs La chronique de Danielle Perreault, page 4 Élan Salon camping, plein air, chasse et pêche Comment cultiver du bio sans (trop) se fatiguer l fallait s'y attendre.Avec un marché qui ne cesse de s'étendre, il allait certainement s'en trouver pour vouloir sauter dans le train.à la condition de négocier le prix du billet.Il en va ainsi de l'agriculture biologique.Aux États- Unis, une clause glissée en douce à la mifévrier dans le grand cahier des normes sur l'agriculture biologique permet aux éleveurs d'utiliser de la moulée ordinaire (avec pesticides, farines animales et antibiotiques) pour nourrir des animaux dont la viande sera certifiée biologique.Alors, le bio américain n'est plus du «vrai» bio?L'inclusion de cette norme a mis en furie les représentants des producteurs biologiques qui craignent de perdre toute crédibilité face à leurs clients.«Voilà un exemple de quelqu'un qui prend des moyens détournés pour manipuler le gouvernement en se fichant des souhaits des consommateurs», a déclaré la directrice de l'Organic Trade Association (l'organisme qui représente l'industrie des producteurs biologiques), Katherine Di Matteo, au New York Times.Quels sont justement les attentes des consommateurs qui achètent bio?La certification bio garantit, en gros, que les produits ont été cultivés sans pesticides ni engrais chimiques de synthèse et sans le recours à des semences issues du génie génétique (les fameux organismes génétiquement modifiés, OGM).Les animaux, quant à eux, ont été élevés sans antibiotiques ni implants d'hormones de croissance et ont été nourris d'une moulée de grains certifiés biologiques, sans ajout de farines animales.JUDITH LACHAPELLE Photo PC Du poulet certifié biologique nourri avec des antibiotiques?Impossible.sauf aux États-Unis! D'influents producteurs de poulet américains ont tenté d'assouplir les normes de l'agriculture biologique.Question de pouvoir, eux aussi, profiter de la manne.Voir ACCROS en B2 LILIANE LACROIX a drogue lui conférait l'allure d'un tough.Pour Simon, l'avantage n'était pas négligeable.Un peu plus petit que la moyenne, pas sportif pour deux cents, il se faisait «écoeurer» depuis le début du primaire et, maintenant qu'il avait atteint la cinquième année, il en avait plus qu'assez.Une fille de son âge lui a proposé son premier joint.Il avait 11 ans.«Je décollais ben raide avec ça.C'était le fun.Assis sur une chaise gelé et assis sur la même chaise à jeun, je te jure que c'est pas pareil.Et puis, j'avais de nouveaux amis qui fumaient aussi, on commençait à me respecter.» Au début, il fumait une fois par mois.Puis, il est passé à son joint hebdomadaire jusqu'à ce que ça devienne une affaire quotidienne.«Je faisais des gazons et j'avais un compte en banque.Tout y est passé».Est venu le moment où il a manqué d'argent et il s'est alors servi dans la collection de monnaie de ses parents.«Je savais bien qu'ils s'en rendraient compte.Mais je voulais de la drogue et tout suite, alors fuck le reste.» «Souvent, les parents focalisent sur la drogue elle-même», explique Étienne Gaudet, psychoéducateur, intervenant en toxicomanie et auteur de Drogues et adolescence : Réponses aux questions des parents publié aux Éditions de l'Hôpital Sainte- Justine.«La drogue n'est qu'un symptôme.Tant qu'on n'a pas trouvé la source du malaise, rien n'est réglé.» Les notes de Simon ont baissé et baissé.De notes entre 65-80, il est passé à une moyenne de 60, 50 et puis 40.Il a doublé sa première année secondaire et s'est même fait arrêter par la police pour avoir proféré des menaces de mort : «Mon image de gars écoeurez-moi-pas était tellement forte que les profs aimaient mieux me laisser dormir sur mon bureau.Il y avait seulement les cours d'écologie et de géographie que je suivais parce que j'aimais ça.» Le cul-de-sac Même si sa mère et son père se chicanaient un peu trop souvent à son goût, même si son père était un peu trop pris par son travail, Simon sait qu'il vient d'une assez bonne famille.Sa mère a essayé de l'arrêter, de lui parler.Rien n'y fit.«Je l'envoyais promener.» Elle a demandé de l'aide aux services sociaux, qui ont jugé que son cas n'était pas assez grave, pas assez urgent.Son père, assez absent jusque-là à cause de son travail, a même pris deux mois de congé pour rester à la maison et être plus près de son fils, qui en a évidemment profité pour lui servir les reproches qu'il préparait depuis longtemps : «T'es jamais là, alors t'as rien à faire dans le décor.» Ses grands-parents, son oncle ont essayé de s'en mêler, sans résultat : «Je me rendais bien compte que ça n'allait pas, mais je m'en foutais.Je m'étais fait une gang, on était tout le temps dans le parc, on fêtait tous les vendredis et on fumait, on fumait, on fumait.» A C C R O S ?A D O S O U Chez les plus jeunes comme chez les adultes, chaque consommateur excessif de drogue a son histoire.Mais les parents, eux, ont tous la même question : comment agir pour éviter que nos jeunes sombrent dans une dépendance?DANS VOTRE ASSIETTE Tous les parents veulent savoir quoi faire pour que leurs enfants ne tombent pas dans la dépendance.EXPO 150 exposants Démonstrations culinaires, ateliers et dégustations 10 $ à l'entrée (taxes incluses) Gratuit pour les moins de 12 ans Samedi ET dimanche 10 h à 18 h MONTRÉAL 8 et 9 mars Nouveau Palais des Congrès, Métro Place D'Armes QUÉBEC 5 et 6 avril Terminal des Croisières, Espaces Dalhousie LES HUILES, LES VRAIES ! (514) 332-7037 1 877 559-7037 COLLOQUE Conférences passionnantes Dossiers majeurs et d'actualité présentés par des conférenciers de renom.Pour vous inscrire au Colloque, contactez nous ! Samedis 8 mars et 5 avril 9 h à 16 h www.expomangersante.com 3118167A 7LP0201B0302 7LP0201B0302 ZALLCALL 67 21:28:29 03/01/03 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 2 MARS 2003 DÉCOUVERTE C I T A T I O N PROBLÈME d'haleine?L'ail, les oignons, le café et l'alcool n'y seraient peut-être pour rien.Tout serait plutôt la faute des bactéries, certaines protégeant contre l'halitose (terme officiel scientifique pour qualifier la très mauvaise haleine) et d'autres causant les odeurs nauséabondes.Ces nouvelles hypothèses sont exposées dans le numéro de février du Journal of Clinical Microbiology, qui fait état d'une recherche d'une équipe de l'Institut Forsyth à Boston et de l'école de dentisterie de l'Université du Michigan, où on a comparé les bactéries dominantes sur la langue de victimes d'halitose et celles de personnes ayant une haleine fraîche.Les chercheurs ont déterminé que les cinq personnes ayant l'haleine fraîche s'étant soumises à l'étude partageaient une majorité de bactéries similaires.Sauf que la bactérie la plus commune de ces gens, le Streptococcus salivarius, n'était pas présente chez cinq des six personnes atteintes d'halitose.POUR LES inquiétudes causées par des symptômes non identifiés, le Web est une source de réconfort autant que de craintes alarmistes.Un bon site à visiter, www.tamaloo.com.Il traite des symptômes, des maladies, des examens, d'hygiène, de beauté, de nutrition, d'environnement et des critères à sur-veiller lors du choix d'un médecin.Sylvie St-Jacques RAYON X NOUS NE serions que 50 % de la planète à pratiquer l'art du baiser.Dans certains pays d'Afrique, on craint que l'âme s'échappe pendant un baiser.Dans les tribus du Niger, on s'expose à la flagellation pour un baiser en public.Les Pygmées et les Thongas considèrent le baiser comme une atteinte à l'hygiène; les Chinois vivent aussi cette crainte de contamination par la bouche et considèrent le baiser comme obscène lorsqu'il est public.Les Polynésiens se collent visage contre visage pour sentir l'odeur et la chaleur de l'être aimé.Les Inuits et certaines tribus du Pacifique se reniflent tendrement pour s'enivrer de l'odeur de l'autre et, en Inde, le baiser est si choquant qu'il peut même entraîner la censure d'un film.DANS SON numéro de mars, le magazine O (pour Oprah) se penche sur la santé au travail.Des varices causées par les longues heures debout à la sédentarité des emplois de bureau, en passant par le stress, on ratisse le sujet de long en large.Puisque la plupart des gens ne peuvent se permettre de changer d'emploi pour des considérations de santé, on propose des trucs pour rendre son environnement de travail plus sain.«En écartant du chemin les nuages gris, il pourrait y avoir une mine d'or à l'autre bout de l'arc-en-ciel.» Le Dr Donald P.Francis, spécialiste du sida et président de Vax Gen, une société qui cherche à mettre au point un vaccin contre cette maladie.Le Dr Francis a fait ce commentaire aux actionnaires de son entreprise cette semaine après la publication de nouvelles données décevantes globalement mais prometteuses à certains égards, sur l'efficacité de son nouveau vaccin.ACCROS Suite de la page B1 « J'étais toujours gelé comme une bine », ajoute Simon.Qu'est-ce que ses parents auraient pu faire de plus ?Sa réponse sort, nette, précise, sans hésitation : « Ils auraient dû m'arrêter avant, me placer.Dans ces cas-là, il ne faut pas attendre que ce soit grave et qu'on soit rendu dans le chimique.On ne peut pas se dire que ça va se tasser.Le jeune, tu le pognes et tu l'arrêtes.Eux autres n'étaient plus en mesure de le faire.» Il ne s'est jamais rendu au chimique mais il reconnaît qu'il était temps qu'il arrête.« Évidemment, c'est toujours préférable que nos enfants et adolescents ne touchent pas à la drogue.Mais il ne faut pas être trop naïf.Comme l'adolescence est une période de découverte et de curiosité par rapport à ce qui est interdit, il est fort possible que votre enfant expérimente quand même la consommation.Mais expérimenter ne signifie pas nécessairement être accroché.Certains demeureront toujours des consommateurs récréatifs et leur vie ne sera ni réglée ni perturbée par la drogue, déclare M.Gaudet.Ceux-là n'ont pas vraiment de problème.» Les accros Psychiatre parisien, spécialiste en toxicomanie et auteur de Tu ne seras pas accroc mon fils, le Dr Jean- Claude Matysiak abonde dans le même sens : « Il serait bien plus juste de parler d'usage dur ou d'usage doux plutôt que de drogues dures et de drogues douces.» Au-delà des consommateurs récréatifs ou sociaux, il y a donc les autres, qui sont tombés dans la drogue mais qui auraient tout aussi bien pu sombrer dans les jeux vidéo, l'alcool, le sexe, le magasinage à outrance, la religion, etc.Les dépendances sont multiples mais constituent toutes une solution rapide à un mal-être : « Elles permettent d'être dans un autre monde, d'oublier ses troubles relationnels, familiaux, scolaires, financiers.», dit M.Gaudet.D'ailleurs, ajoute-til, si on ne règle pas le problème de fond, on risque fort un transfert d'une dépendance à l'autre.Le jeune drogué deviendra un alcoolique, un joueur problématique, un acheteur compulsif ou un obsédé du travail.« La recherche d'un plaisir immédiat, le jeu avec le risque et le repli sur soi sont trois éléments liés à l'usage des drogues, explique le Dr Matysiak.Or, ce sont aussi trois caractéristiques chez les 15-18 ans ».Cela explique en grande partie l'intérêt des jeunes pour les drogues de toutes sortes : ainsi 32 % des 15-24 ans seraient des consommateurs actuels de drogues illicites (des chiffres extrêmement prudents) comparativement à 5 % chez les adultes.Quelque 15 % des garçons et 19 % des filles en âge d'aller au secondaire (12-18 ans) ont déjà consommé des drogues illicites et de 6 % à 7 % le feraient régulièrement.Quant à l'alcool, 12 % des filles et 20 % des garçons de quatrième et cinquième secondaire disent se saouler souvent.Enfin, entre 6 à 10 % des ados peuvent être décrits comme des consommateurs abusifs de drogues.Un jeune sur 100 en milieu scolaire s'est déjà injecté des drogues.Les chiffres sont québécois mais la réalité est similaire en France.Selon le Dr Matysiak, la drogue peut aussi temporairement résoudre les paradoxes de l'adolescence : « C'est un moyen de s'enfermer dans son monde sans quitter sa famille, de refuser la position d'enfant modèle sans assumer vraiment son indépendance, de risquer sa vie sans vouloir, au fond, réellement mourir.» Depuis des mois, au foyer de groupe spécialisé en toxicomanie qu'il fréquente, Simon travaille sur lui-même, à obtenir notamment assez de confiance personnelle pour ne plus jamais avoir à jouer au tough.À 16 ans maintenant, il croit avoir fait beaucoup de chemin et rêve de devenir entrepreneur.« Je m'aime pas mal plus.Au moins maintenant, je peux utiliser ma tête.Je suis capable de parler avec ma mère sans répondre brusquement, en la respectant.Même si on n'est pas d'accord, on s'assoit et on approfondit ça.Mes parents sont maintenant séparés mais quand je vois mon père, il ne s'absente plus pour faire du temps supplémentaire.Avec tout le monde, mes relations sont plus positives.Même avec mon p'tit frère qui, après une petite déception, a compris que je pourrais continuer à le protéger même si j'étais moins méchant.» Une dérive programmée Des histoires différentes, il y en a autant qu'il y a de jeunes.Celle de Pierrot est tout autre.Élevé depuis sa tendre enfance dans un milieu totalement « poqué », sa dérive était quasiment programmée.« J'avais pas la famille que tout le monde a », dit-il simplement.C'est un énorme euphémisme.Pas de père dans les parages.Sa mère, maniaco-dépressive et très portée sur le spiritisme, la magie blanche et la magie noire, l'a eu à 19 ans, regardait des films à longueur de journée et passait pour carrément bizarre.À tel point qu'un peu plus tard, les autres enfants se voyaient défendre de jouer avec Pierrot.Constamment « sur les pilules », elle lui a vite fait comprendre qu'il devait se débrouiller seul et lui a surtout transmis son attrait pour les choses matérielles.Très tôt, il a eu envie de toutes ces choses qu'il ne pouvait avoir et a expérimenté le meilleur moyen de mettre la main dessus rapidement : le vol.Sa tante consommait de l'héroïne, son cousin était en prison , son oncle habitait encore chez sa mère à 36 ans, complètement dépendant.La petite misère, quoi ! La seule lueur humaine dans tout cela : un conjoint de sa mère, qu'il a quasiment considéré comme un père et avec lequel il a toujours gardé contact.Très vite, il s'est fait une réputation de voleur.Avide de se faire accepter malgré tout, il a compris que la consommation de drogue lui assurait au moins de la compagnie : « Dès le secondaire I, un gars, que je ne connaissais pas, s'est approché et m'a offert un joint.Je trouvais que c'était facile en tabarnouche de se faire des amis.Gelé, je faisais rire tout le monde.» Toujours, il avait été dans des classes spéciales pour jeunes en difficulté.La drogue, évidemment, n'a pas aidé, surtout que la consommation sociale du début a tranquillement évolué vers le chimique.« J'étais même plus capable d'aller au cinéma sans me péter la gueule.» Comme il ne voulait pas que sa mère le voie gelé, il ne rentrait plus chez lui.Sentant tout de même que quelque chose clochait avec son fils, elle l'a envoyé dans un foyer de groupe.Ça n'a pas marché.En mai dernier, alors qu'il rentrait chez lui, il a trouvé sa mère nue et complètement désorganisée qui lui criait de partir, qu'elle ne voulait pas qu'il la voie ainsi.Il est parti.« Maman ne file vraiment pas.» Sans doute trop habituée, la famille n'a pas réagi à son inquiétude.Le lendemain, Pierrot a appris qu'elle s'était suicidée.Connaissant ses habitudes de consommation et de vol, personne n'a voulu le prendre.Il n'avait nulle part où aller.Il est retourné au seul endroit qui lui était ouvert : le foyer de groupe.Il avait 15 ans.Ça n'a pas été tout seul.Lors d'une visite dans son ancien quartier, il a revu ses chums.« Je ne me suis pas beaucoup aidé », admet-il maintenant.Il a recommencé à se droguer.Comme il n'avait plus un sou, il s'est introduit dans un vestiaire de hockey pendant un match et a volé tout ce qu'il a pu trouver : des porte-monnaie, des cellulaires, un peu n'importe quoi.Après quelque temps, la police est remontée jusqu'à lui.Revenu au Centre de jeunes, toute sa détresse a refait surface : « J'ai lâché le morceau, mon enfance, la mort de ma mère, tout.J'avais tellement de honte.» Sa nouvelle drogue Étrangement, l'école, qui avait toujours constitué une source supplémentaire de honte, l'a aidé à s'en sortir : « Je tape des scores de 90.J'ai découvert que finalement, j'étais très intelligent.» Maintenant qu'il a 17 ans, l'idée de sortir bientôt lui fait un peu peur : « Bien sûr que ça me fait peur.Mais il faut que j'aie confiance en moi.Ce que je vise, c'est l'arrêt total de toute consommation.Je n'ai pas le choix.Je ne suis pas capable de prendre une bière sans être saoul, pas capable de toucher un joint sans me geler ben raide, je suis un compulsif, un excessif.Alors, il ne faut plus que j'y touche, un point c'est tout.» Il songe à l'informatique ou peut-être à d'autres domaines.« J'ai beaucoup de potentiel et de la ténacité.Quand tu réussis, tu prends goût à l'école.Le succès aussi, c'est toute une drogue.» Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Étienne Gaudet, psychoéducateur, intervenant en toxicomanie, et auteur de Drogues et adolescence : Réponses aux questions des parents.RONFLEMENT CENTRE DU RONFLEMENT DE MONTRÉAL (514) 327-5060 TRAITEMENTS AU LASER PAR DES OTO-RHINO-LARYNGOLOGISTES www.ronflement.qc.ca SOLDE 5330 Royalmount, Montréal 514.739.4185 1824 Le Corbusier, Laval 450.973.6661 www.casodi.com de 15% à 40% Manufacturier de mobilier de salon SECTIONNELS CAUSEUSES FAUTEUILS CANAPÉ-LITS ET PLUS! GIGI EN CUIR RÉG.$2150 SPÉCIAL $1269 3118694A AMAIGRISSEMENT MAIGRIR Vous avez vécu plusieurs échecs.Vous voulez comprendre pourquoi.VOUS VOULEZ RÉUSSIR.Une équipe de professionnels (médecin-psychothérapeute, diététiste, éducateur physique) vous attend.Clinique de Médecine et de psychothérapie (514) 252-0898 ESTHÉTIQUE ET ÉLECTROLYSE ACADÉMIE ÉDITH SEREI: Vous voulez des soins en esthétique ou en électrolyse à prix raisonnable ?Appelez l'Académie Édith Serei pour vous faire gâter par nos étudiantes.Soins sur rendez-vous seulement.(514) 849-3035 PHYSIOTHERAPEUTES ÉPINE DE LENOIR /CALCIFICATION: Fascéite plantaire, tendinite ou bursite calcifiée: traitement à l'iontophorèse.Remboursé par la plupart des assurances.Physio Extra Mtl: (514) 383-8389 /Laval: 450-681-3621 /Lachenaie: 450-964-1740 /Terrebonne: 450-964-5222.Cette étude s'adresse : Aux femmes de plus de 18 ans; Qui urinent au moins aux deux (2) heures; Qui ont des besoins pressants d'uriner; Et qui ne perdent pas d'urine lors d'effort physique ou à la toux.Si vous voulez participer, contactez J.Bergeron au : (514) 890-8000, poste 35823 HÔPITAL ST-LUC PROJET DE RECHERCHE SUR L'INCONTINENCE URINAIRE ET LES SYMPTÔMES DE VESSIE HYPERACTIVE CHEZ LA FEMME 7LP0301B0302 B3 Dimanche 7LP0301B0302 ZALLCALL 67 19:52:33 03/01/03 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 2 MARS 2003 B3 J'AI TESTÉ Pastilles pour les enfants Pour plusieurs, les souvenirs d'amygdalites d'enfance sont synonymes de crème glacée en plein hiver et de pastilles au goût douteux.Bonne nouvelle : les pastilles Sucrets, un classique contre le mal de gorge, existent désormais en version pour enfants.Leur goût de cerise sucré est nettement plus agréable que les austères saveurs pour adultes.En outre, l'effet d'engourdissement est similaire et l'efficacité est de la partie.En vente en pharmacie pour 2,40$.\u0001 \u0001 \u0001 Papiers mouchoirs L'hiver s'éternise et les enrhumés trouvent leur sort de plus en plus pénible.Qu'à cela ne tienne! Tant qu'à être malade, autant l'être avec classe! Avec ses jolis imprimés, les mouchoirs de marque Caspari vous permetent de dire (sans ouvrir la bouche) que si votre système immunitaire a fléchi, votre moral, lui, garde la tête haute.La vaste panoplie de couleurs et motifs permet à tous les goûts de trouver «mouchoir à son nez ».À offrir à une copine coquette en quarantaine pour cause de grippe, à vos petits neveux et nièces qui les trouveront rigolos ou à stocker en prévision de sorties mondaines par temps sibériens.(En vente en pharmacie et dans certaines Maisons de la presse, 1,75$).\u0001 \u0001 \u0001 Crème soignante pour les mains Certains en mangent dans les restaurants les plus chics.D'autres accrochent leurs têtes au mur de bars à la mode.Les émeus d'Australie sont des bêtes décidément polyvalentes! Maintenant, on utilise même l'huile d'émeu dans les produits pour la peau.La crème pour les mains de marque Emu, conçue par la compagnie québécoise Dundee, est très riche (pour ne pas dire ultra-grasse) et son efficacité côté hydratation est sans équivoque, surtout en ce temps où la peau atteint des records de sécheresse.Son odeur, bien que très légère, est toutefois un peu étrange.Mais elle disparaît presque immédiatement après application.En vente dans les pharmacie et magasins de produits naturels, 19,95$.\u0001 \u0001 \u0001 Vitamines effervescentes Aux gens qui n'aiment pas croquer des comprimés de vitamines à saveur d'orange ou de raisin, ces capsules effervescentes Li Fizz (par la compagnie Lalco) offrent une solution intéressante.Dissoutes dans un demi-litre d'eau, elles se boivent comme un grand verre d'Orangina.ou presque.C'est moins bon que du jus de fruits vitaminé naturellement, mais moins riche en calories.(En vente en pharmacie, 4$) S Y L V I E S T - J A C Q U E S Photo Archives AP Premier conseil aux parents: respirer par le nez.Il ne sert à rien de paniquer et de déclarer la guerre à notre ado à la vue d'un joint, comme celui que fume ce manifestant pour la légalisation du pot.Petit guide à l'usage des parents L I L I A N N E LACROIX QU'IL S'AGISSE de drogues, de cigarettes, d'alcool, de jeu compulsif, d'abus d'Internet, de bouffe ou autre, que faire pour éviter que nos jeunes ne sombrent dans une dépendance ?D'abord, respirer par le nez.Il ne sert à rien de paniquer et de déclarer la guerre à notre ado à la vue d'un joint.Il n'est pas plus utile d'exagérer les méfaits de la drogue devant lui.Comme il en connaît peut-être plus que vous sur le sujet, vous risqueriez de perdre toute crédibilité.En tout temps, conservez le maximum de bon sens.D'abord et avant tout, une question qui peut vous situer : votre adolescent est-il à risque ?Selon Étienne Gaudet, psychoéducateur spécialisé en toxicomanie et auteur de Drogues et adolescence : réponses aux parents, une bonne estime de soi, la réussite scolaire, une famille où la communication est adéquate et les règles claires ainsi qu'une capacité d'affirmation, entre autres choses, servent quasiment de vaccins contre les dépendances.Par contre, les facteurs de risque comprennent les échecs scolaires répétés, un parent toxicomane, une carence affective (agressivité, repli sur soi.), une trop grande permissivité parentale ou au contraire une trop grande rigidité.Si votre adolescent consomme des drogues déjà, demandez-vous si sa consommation perturbe ses résultats scolaires, sa vie familiale, etc.Au moins, cela vous situera sur sa consommation et vous pourrez discuter avec lui avec un minimum de recul.M.Gaudet fait ainsi la différence entre l'explorateur, le social ou l'occasionnel, les habitués faibles ou forts, le surconsommateur, l'abusif et même le surconsommateur abusif.Bien situer votre jeune pourrait vous aider à trouver la bonne approche.Mais l'intervenant précise tout de même : « Dès que la consommation a des conséquences négatives, on parle de consommation problématique.» Essais et erreurs Cela dit, les approches sont aussi variées que les consommateurs, certaines se situant au sein de la famille tandis que d'autres cas réclameront des mesures plus draconiennes.M.Gaudet vous rassure : « Il est normal d'y aller par tâtonnements, par essais et erreurs, par ajustements entre le laisser-aller et le lâcher-prise.» Dans certains cas, par exemple, viser l'usage récréatif est plus réaliste que de tenter de forcer l'arrêt complet, estime le psychiatre parisien Jean-Claude Matysiak.Dans Drogues et adolescence, Étienne Gaudet répond ainsi à de multiples questions des parents et souvent ses réponses directes présentent leur part d'originalité.Dois-je tolérer qu'il consomme à la maison ?« En entérinant son choix, vous vous rendez complice de sa « délinquance » et vous privez votre adolescent d'un des plaisirs de cette période de la vie : s'opposer à l'autorité parentale », répond- il sans détour.Crise d'adolescence et crise parentale Idéalement, essayez de préserver la communication à tout prix.C'est ce qui vous permet d'avoir accès à votre jeune, c'est aussi sa porte d'entrée pour vous demander de l'aide ou des conseils.En tout temps, rappelez-vous en cas de consommation problématique : « Ce n'est pas à cause de la drogue qu'on va mal, c'est parce qu'on va mal qu'on se drogue », souligne le Dr Matysiak, qui ajoute : « On parle souvent de crise d'adolescence, mais on oublie trop facilement la « crise parentale » de cette période.C'est l'époque où toutes nos certitudes sont mises à mal, où nos propres problèmes d'adolescence sont réactivés.» Chose certaine, drogue ou pas, dépendance ou pas, l'adolescence est bien souvent rock'n'roll ! Comme M.Gaudet, le psychiatre français et spécialiste en toxicomanie Jean- Claude Matysiak aborde enfin un aspect essentiel : « Pour une prévention efficace, les adultes doivent eux-mêmes modifier leur comportement face aux produits.Si, à chaque difficulté, conflit ou insomnie, notre enfant nous voit nous ruer vers la pharmacie familiale ou sur les cigarettes ou la bouteille d'alcool, il en concevra sûrement l'idée qu'il existe une solution chimique à tous ses problèmes, toutes ses difficultés.» La vague du jeu Si la drogue vous inquiète, écoutez seulement cette réflexion de M.Gaudet : « La prochaine vague, ce sera le jeu compulsif.Trop souvent, les jeunes essaient de transposer leur dextérité dans les jeux vidéos au jeu de hasard.Même s'ils ne s'agit que de hasard, ils se confortent avec des rituels dans l'idée qu'ils ont un certain contrôle.» Le Dr Matysiak admet d'ailleurs : « Ce fantasme de maîtrise est au coeur de toutes les accoutumances.» Déjà, précise M.Gaudet, 8 % des jeunes seraient des joueurs problématiques.Lectures et Web Pour en savoir plus sur les drogues et les ados, voici quelques suggestions de lectures : D'abord, deux livres où on aborde principalement l'attitude parentale à adopter face à nos jeunes.On y traite aussi de façon concise des diverses drogues et de leurs effets.1.Drogues et adolescence : Réponses aux questions des parents, par Étienne Gaudet, Éditions de l'hôpital Sainte-Justine, 2002, 121 p.2.Tu ne seras pas accroc, mon fils ! Peut-on éviter à nos enfants de devenir dépendants ?Par le Dr Jean-Claude Matysiak, Éditions Albin Michel, 2002, 160 p.Enfin, quelques ouvrages axés principalement sur les drogues elles-mêmes, leurs effets, leur composition, la possibilité de dépendance, etc.1.Drogues.Savoir plus, risquer moins.Ce qu'il faut savoir.Un produit québécois, Produit par le Comité permanent de lutte à la toxicomanie.Publié chez Stanké, 2002.Comme il est bien subventionné, on le vend 1,95 $ dans les grandes pharmacies, 157 p.Très petit format.Excellent rapport qualité-prix.2.Les nouvelles drogues de la génération Rave, par Alain Lallemand et le Dr Pierre Schepens.Parents, que savez-vous ?Publié chez Grasset, 2002, 255 p.On y parle aussi du trafic, de la composition chimique, etc.Si on veut vraiment approfondir.3.Drogues à la carte, par le Dr Michel Hautefeuille, Éditions Payot, 2002.Une présentation des drogues avec un regard sociologique, 245 p.Enfin pour les Internautes, voici l'adresse du site Web du Comité permanent de lutte à la toxicomanie : www.cplt.com.On y trouve à peu près tout : des informations sur la prévention, la réadaptation, la recherche, des liens vers les sites touchant la toxicomanie ainsi que le numéro de téléphone de l'organisme : 514-389-6336.COMPRIMÉS De l'info S.V.P.LES FEMMES aux prises avec le cancer du sein ont moins de problèmes et une meilleure qualité de vie à la suite de leur traitement si elles s'estiment bien informées, a conclu une recherche dirigée par Jacqueline Kerr, chercheure au Registre national du cancer de Munich.Les femmes qui n'avaient pas été suffisamment informées par leur médecin ont plus souvent souffert de dépression, d'anxiété et d'irritabilité et éprouvaient plus de difficulté à poursuivre leurs relations avec leurs amis ou leur famille.De plus, elles avaient moins tendance à prendre part à des activités de loisirs ou à travailler et ce, même cinq ans après le traitement.\u2014 d'après Health Scout News Le café dangereux pourle foetus LA CONSOMMATION importante de café peut entraîner des risques d'accoucher d'un bébé mort-né ou menacer sa survie dans la première année, affirme une étude danoise de l'Hôpital universitaire Aarhus.Il semble que la zone de danger s'installe à la consommation de quatre tasses de café par jour.Ainsi, les femmes qui boivent entre quatre et sept tasses de café quotidiennement affichent un risque de 80% plus élevé de problème tandis que les femmes qui en ingurgitent huit ou plus triplent ce risque.Le Dr Kirsten Wisborg, directeur de l'unité de recherche épidémiologique périnatale de l'hôpital pointe du doigt la caféine, qui resserre les artères de l'utérus, empêchant ainsi le foetus de recevoir la dose normale d'oxygène.\u2014 d'après Health Scout News Diabète et aînés MÊME S'ILS ne souffrent pas d'excès de poids, les aînés sont plus à risque de développer le diabète, révèle une étude de l'Université de Pittsburgh.Des amas importants de graisse logés près des muscles ou des viscères abdominaux semblent constituer l'élément principal de risque pour développer le diabète de type 2 chez les personnes du troisième âge.Alors que le diabète a frappé une personne obèse sur trois (1 homme sur 30 et une femme sur 34), 22% des hommes atteints et 12% des femmes atteintes affichaient un poids normal.L'étude suggère donc que l'obésité ne constituerait pas le seul facteur de risque, mais que la distribution de la graisse serait un élément déterminant pour évaluer le risque.\u2014 d'après Health Scout Régime informatique UN PROGRAMME expérimental de courriels hebdomadaires contenant des conseils pour bien manger semble aider sensiblement les gens à suivre leur régime, a-t-on découvert à l'Université Berkeley.Ainsi, 83% des 84 volontaires travaillant tous pour une même compagnie ont décidé d'entreprendre des changements dans leur régime alimentaire et 90% d'entre eux ont réussi.Les courriels contenaient à la fois de l'information nutritionnelle et des suggestions pour effectuer de petites améliorations dans sa façon de s'alimenter.Chaque courriel exigeait environ 10 minutes de lectures et le programme durait 12 semaines.Les participants avaient d'abord dû répondre à un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires, s'ils mangeaient à la maison ou au restaurant, la taille de leur famille, etc.Cette information a par la suite été utilisé pour envoyer des messages personnalisés et plus ciblés selon les problématiques et les besoins.\u2014 d'après Health Scout Les hommes mariés font de meilleurs papas LE SCEAU du mariage semble avoir un effet sur les qualités parentales des pères, s'il faut en croire une étude effectuée à l'Université du Maryland.S'ils sont mariés, les beaux-pères seraient aussi présents auprès des enfants de la maisonnée que le sont les pères biologiques.Par contre, comparativement aux pères biologiques mariés, les hommes vivant en concubinage ne seraient pas aussi impliqués auprès des jeunes, même s'il s'agit de leurs propres enfants.\u2014 d'après Health Scout Obésité et origine ethnique PLUS LES GENS sont riches, moins ils risquent de souffrir d'obésité, ont démontré des recherches antérieures.Mais une étude publiée récemment dans la revue Obesity vient toutefois apporter un bémol à cette affirmation qui, semble-t-il, ne vaudra que pour la population caucasienne.Il semble en effet que, chez les Noirs, particulièrement les femmes Afro-Américaines, le règle soit inversée et que, plus le statut socioéconomique est élevé, plus la prévalence de l'obésité tend à s'accroître.Les facteurs environnementaux, biologiques et socioculturels joueraient un rôle inverse dans cette population.\u2014 d'après L'Actualité médicale. 7LP0401B0302 b4 dimanche 7LP0401B0302 ZALLCALL 67 19:33:19 03/01/03 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 MA R S 2 0 0 3 Fumée et mauvaises odeurs ÊTES-VOUS MALADE ?collaboration spéciale Q Plusieurs de mes connaissances même féminines s'étant abstenues de la cigarette depuis quelques années, optent pour le cigare, prétextant le tabac naturel.Peut-on devenir dépendant du cigare ?Est-il aussi néfaste pour les poumons ?Qu'en est-il de la fumée secondaire ?\u2014 Louise Lévesque, Saint-Jean R Désolée, mais le tabac en combustion, qu'il soit sous forme de cigarette ou de cigare, libère de la nicotine, du goudron et 3500 composantes chimiques dont 50 sont cancérigènes.La nature est bien cruelle, n'est-ce pas ?Mais il y a pire.Le cigare et le populaire « cigarillo » contiennent des quantités de nicotine et de goudron plus élevées que la cigarette.C'est un mythe de penser que le cigare ou le cigarillo sont peu nocifs, insiste le Dr Marcel Boulanger de la clinique de traitement du tabagisme du centre Epic.Il ajoute que la fumée secondaire du cigarillo contient, entre autres choses, 20 fois plus de monoxyde de carbone et cinq fois plus de particules respirables que la fumée d'une cigarette en combustion.La combustion d'un seul cigare libère en une demi-heure autant de polluants que 42 cigarettes ! On fume peut-être moins de cigarillos que de cigarettes, mais ça revient au même.Vous pouvez donc dire à vos amies qu'elles se bercent d'illusions.Désodorisants et antisudorifiques Q Dernièrement je lisais un article qui recommandait l'utilisation d'un déodorant plutôt que d'un antisudorifique.On mentionnait que le déodorant permettait au corps de transpirer tout en masquant les odeurs alors que l'antisudorifique empêchait beaucoup le corps de transpirer tout en masquant les odeurs.L'article mentionnait les dangers d'un antisudorifique puisqu'il ne permettait pas au corps d'évacuer normalement toutes les toxines sous les aisselles.Il me vient plusieurs questions dont celle-ci.Quels sont les ingrédients pouvant nous inquiéter chez de tels produits ?R N'en déplaise à certains, les glandes sudoripares sous les bras n'ont aucun rôle héroïque à jouer.Celles-ci ne servent à rien, sinon qu'à réjouir les fabricants d'antisudorifique.Les mauvaises odeurs proviennent du travail de bactéries vivant normalement à la surface de la peau.Elles réagissent avec le liquide visqueux de certaines glandes et produisent des composés azotés qui, eux, sont malodorants.Alors, vous avez deux possibilités : le camouflage avec les désodorisants parfumés ou alors le zigouillage avec les antisudorifiques.L'aluminium contenu dans ces derniers crée un bouchon qui bloque la sortie des gouttes de sueur.Remarquez que la transpiration n'est malodorante que si elle est peu abondante.Une transpiration abondante lave en quelque sorte la zone et empêche les bactéries d'agir.Par contre, l'acidité de la sueur abîme les vêtements.Jusqu'à ce jour, aucune étude n'a établi que l'utilisation de l'aluminium dans les désodorisants pouvait avoir des effets néfastes pour la santé ou contribuer à l'apparition de la maladie d'Alzheimer.J'en profite pour vous indiquer un site Internet qui intéressera tous ceux et celles qui souffrent de transpiration abondante, surtout aux pieds et aux mains.Il s'agit d'une particularité qui cause beaucoup de problèmes à ceux qui en sont affligés.Saviez-vous que la transpiration abondante des pieds est la première cause de pied d'athlète et qu'elle est aussi associée aux ongles incarnés ?Voici l'adresse du site : www.benohanian.com.L'audiologiste L'article du 19 janvier sur la surdité ne mentionnait pas l'existence d'un professionnel important que vous croiserez probablement si vous souffrez de certains problèmes reliés à l'audition.Il s'agit de l'audiologiste, titulaire d'une maîtrise universitaire et spécialiste de l'audition.En plus de poser un diagnostic de surdité, il propose des aides auditives (prothèses, contrôle de l'environnement).Il vous enseigne, de même qu'à votre entourage, des moyens, des attitudes, des façons de faire qui vous permettront de mieux communiquer.Il s'intéresse aussi à la prévention.L'audiologiste travaille dans les centres hospitaliers, les centres de réadaptation, les centres d'hébergement et de soins de longue durée, les directions de la santé publique, les CLSC et en bureau privé.Il peut également enseigner et faire de la recherche.Pour en savoir plus, consultez le site internet de l'Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec à www.ooaq.qc.ca.Téléphone : (514) 282-9123 On peut joindre le Dr Danielle Perreault à l'adresse suivante : C.P.63082, Ile-des-Soeurs, H3E 1V6 perreaultmd@videotron.ca Vive les antioxydants naturels LA NUTRITION collaboration spéciale C'est bien connu : les humains ont besoin d'oxygène dans leur environnement pour se développer et pour vivre.Cette condition, d'apparence anodine, n'est pourtant pas sans conséquences pour notre santé et notre espérance de vie.En effet, l'oxygène essentiel à la vie favorise aussi la formation dans notre corps de composés oxygénés réactifs communément appelés radicaux libres ou oxydants.Utiles à plusieurs égards, ces radicaux libres, s'ils sont trop concentrés dans notre corps, peuvent cependant causer certaines maladies chroniques.Heureusement, mère Nature a pensé à tout ! Elle nous a muni d'enzymes capables de neutraliser ces radicaux libres avant qu'ils ne fassent trop de dommages.Elle a aussi mis à notre disposition des aliments qui contiennent des nutriments ayant des propriétés antioxydantes que nous devrions nous efforcer de manger plus souvent.D'où proviennent les radicaux libres ?Les radicaux libres auxquels notre corps est exposé peuvent provenir de sources diverses.Tout d'abord, il faut savoir que les composés oxygénés réactifs émanent naturellement des activités métaboliques et immunitaires de notre corps.Chaque fois qu'une cellule de notre corps produit de l'énergie à partir des composantes de la nourriture que nous ingérons, des radicaux libres sont générés.Notre système immunitaire aussi en produit.Pour lutter contre les infections bactériennes, il a recours aux radicaux libres, qui peuvent attaquer et détruire les bactéries.D'ailleurs, une grande partie des symptômes liés aux maladies autoimmunes (arthrite rhumatoïde, sclérose en plaques) semblerait être causée par une surproduction de radicaux libres par le système immunitaire.Aujourd'hui, l'environnement est aussi devenu une importante source de radicaux libres.La pollution atmosphérique, les rayons ultraviolets ainsi que certains métaux lourds et déchets toxiques regorgent de ces composés réactifs.Et des radicaux libres émanent aussi de la fumée de tabac.Vieillissement et radicaux libres Les études ont démontré qu'à la longue, une surproduction ou surexposition aux radicaux libres peut causer l'apparition et la progression des maladies liées à l'âge.Il semblerait que la nature instable de ces composés soit responsable de ces effets.Pour se neutraliser, les radicaux libres ont tendance à se lier aux macromolécules biologiques de notre corps, telles les membranes et les molécules d'ADN contenant notre code génétique.À leur tour, les macromolécules sont déstabilisées, ce qui compromet leurs activités.C'est ainsi qu'apparaissent, petit à petit, les maladies cardiovasculaires, les cancers, les maladies neurodégénératives (Alzheimer et Parkinson), les cataractes, etc.Sauvé par les antioxydants Heureusement, notre organisme possède plusieurs mécanismes de défense pour se protéger contre les effets secondaires des radicaux libres.Entre autres, il synthétise des enzymes et utilise des nutriments aux pouvoirs antioxydants.La liste de nutriments aux propriétés antioxydantes comporte des grands classiques comme la vitamine C, la vitamine E, la bêta-carotène et le sélénium.Mais cette liste inclut aussi d'autres composés qui auparavant n'était pas considérés, comme les flavonoïdes, les phytooestrogènes, les composés phénoliques, la capsaïcine et le resvératrol.On trouve beaucoup de vitamine C dans la goyave, le persil, les poivrons, le brocoli, le kiwi, le chou, la papaye, la fraise, le chou-fleur, le cresson, les agrumes, le fenouil et l'épinard.La vitamine E est surtout présente dans le germe des céréales, les huiles végétales, les légumes et le pollen.La viande, le poisson, les céréales et les noix du Brésil sont généralement une excellente source de sélénium.La courgette, la patate sucrée, la tomate, l'abricot, l'avocat, le cantaloup, la cerise, le pamplemousse rouge, le kiwi, la mangue, la pêche, le pruneau, la prune, la rhubarbe, la pastèque, l'asperge, les poivrons, la carotte, le céleri, le maïs, le brocoli, le chou de Bruxelles, le chou frisé, la bette à carde, l'endive, l'épinard, le persil, la laitue, les pois mangetout et la citrouille sont une excellente source de bêta-carotène.La graine de lin et les légumineuses (haricots, lentilles, fèves de soja et produits dérivés, etc.) sont reconnus pour être une excellente source de phyto-oestrogènes.La plupart des fruits et des légumes, le vin rouge et le thé sont une excellente source de flavonoïdes et de composés phénoliques.Les piments forts contiennent de la capsaïcine tandis que le vin rouge, le raisin, le jus de raisin et les arachides fraîches ou sous forme de beurre renferment des quantités intéressantes de resvératrol.Il arrive parfois que ces nutriments soient extraits des aliments ou synthétisés chimiquement et vendus sous formes de suppléments.Pour la plupart de ces isolats de nutriments, cependant, très peu d'études sérieuses ont réussi à démontrer leurs bienfaits.Il semblerait que ces nutriments soient beaucoup plus efficaces lorsqu'ils agissent en synergie avec les autres nutriments présents dans les aliments.Plusieurs professionnels de la santé recommandent la prise de suppléments d'antioxydants afin de réduire l'incidence de certaines maladies reliées au vieillissement, mais ils ne savent pas quels aliments sont riches en antioxydants.Les fruits, les légumes et les légumineuses en sont une excellente source et, comparativement aux suppléments d'antioxydants, les risques associés aux abus sont quasi nuls ! Une fois par mois, la chronique nutrition porte sur vos questions et commentaires.Envoyez-les à : Chronique nutrition La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal, QC H2Y 1K9 questiondenutrition@hotmail.com L'auteure de cette chronique hebdomadaire est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec Retraite active CR5678_6 Vêtements adaptés qui facilitent l'habillement des personnes en perte d'autonomie.Découvrez notre collection www.collectioninnova.com Orthèse prothèse Rive-Sud inc.127, rue Saint-Louis, Lemoyne Parfois une mauvaise posture ou des pieds négligés peuvent entraîner des douleurs insoutenables au dos, aux hanches, aux genoux, aux chevilles et aux pieds.Les orthèses plantaires moulées sur mesure peuvent aider à redresser la situation et à vous offrir une qualité de vie supérieure.Aussi disponibles : Prothèses Appareils orthopédiques Souliers orthopédiques Souliers sur mesure Bas supports Fauteuils roulants Béquilles, cannes, marchettes Avec ce coupon OBTENEZ une analyse GRATUITE de vos pieds et de votre démarche et 30 $ de rabais sur l'achat d'orthèses plantaires.Sur rendez-vous seulement Tél.: (450) 672-0078 Saint-Jean, (450) 348-1916 Granby, (450) 372-5112 Sherbrooke, (819) 564-1450 Montréal (hôpital Sainte-Justine), (450) 672-0078 Joliette (hôpital Joliette), 1 800 363-9406 Prothèses auditives - Piles - Réparations 3238, bl.Taschereau, Greenfield Park (450) 465-8670 1615, bl.Jacques-Cartier, #370 Longueuil (450) 647-1093 JOSEE BOUTHILLIER DENTUROLOGISTE 6632 de Marseille (514) 259-2694 3749 Ontario Est (514) 527-4602 2 adresses pour un beau sourire! 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» La nutritionniste Nathalie Jobin aussi.D'accord, le gras qui fondera emportera son cholestérol dans sa disparition, mais ce n'est pas tout le gras de la viande qui fondera (heureusement d'ailleurs, car le gras, c'est aussi du goût et de la texture !).Mais de là à sous-entendre que la viande, une fois cuite, ne portera plus aucune trace de cholestérol, il ne faut pas charrier.Les poivrons quicoûtent plus cher « VOICI LA VRAIE raison pour laquelle les poivrons rouges sont plus élevés que les verts, nous écrit Denise Morinville, de Piedmont.Le plant de poivrons donne et continue de donner des poivrons si on les enlève encore verts.Si on les laisse mûrir à maturité pour devenir rouges, le plant termine son cycle et la plante ne fournit plus.Donc, la raison pour laquelle le poivron rouge est plus cher, c'est que la production pour d'autres poivrons s'en trouve arrêtée.» Oui et non, ajoute notre chroniqueur horticole Pierre Gingras.Ce n'est pas tant parce que la plante ne fournit plus de poivrons qu'ils coûtent plus cher, mais surtout parce que le producteur doit assumer ce que coûte de garder des poivrons 20 à 30 jours de plus le temps qu'ils deviennent rouges, au lieu de les vendre tout de suite quand ils sont verts.Le risque de pertes est aussi plus grand.Fin du moratoire ?Pas question ! LA DEMANDE de la Fédération des producteurs de porcs du Québec de mettre fin au moratoire interdisant la construction de nouvelles porcheries pour éviter de perdre leur expertise et leur compétitivité a fait bondir certains lecteurs.« Ce n'est certes pas une levée de moratoire qu'il faut, dénonce Catherine Goretta, de la Coalition citoyenne, mais bien une prolongation d'au moins deux années supplémentaires pour faire le ménage des ravages déjà causés (.) » Curieusement, la Fédération a attendu plus d'une semaine avant d'apporter un correctif sur sa position.« Les producteurs de porcs du Québec souhaitent que le moratoire soit levé par le gouvernement selon les échéanciers prévus et pas avant, d'une part, pour permettre au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement de compléter ses travaux et, d'autre part, assurer le maintien et le développement de la production porcine québécoise de façon durable pour l'avenir.» Une question de productivisme « VOUS AVEZ manqué de dénoncer la problématique de fond », écrit Claude Grégoire, président du Comité écologique d'urgence rurale de Bécancour, au sujet de l'article Le gros nuage au-dessus des champs (23 février) sur le sentiment de déprime qui affecte certains agriculteurs.« L'application du modèle productiviste en agriculture est probablement la cause principale du stress dont certains souffrent et qu'un moindre nombre passe au suicide - phénomène, par contre, connu dans presque tous les emplois.Ce modèle est promu par le gouvernement, la Financière Agricole, l'UPA, le grandes sociétés privées (fournisseurs et acheteurs de tout).C'est eux qui profitent et s'il y a déficit, les citoyens sont mis à contribution.Le stress et les suites sont encaissées par certains agriculteurs qui, pour maintes raisons, ne peuvent plus suivre.» Appel à tous LES FAMEUX OGM.Vous êtes producteur agricole ?Vous cultivez des plantes transgéniques ?Ou vous avez choisi de ne pas en cultiver ?Pourquoi ?Faites-nous part de vos réflexions sur le sujet (avantages, inconvénients, questions d'éthique, d'environnement.) par la poste, 7 rue Saint-Jacques, Montréal, (Qc), H2Y 1K9 ; par courriel : judith.lachapelle@lapresse.ca Photo Archives AP Pour qu'ils reçoivent l'appellation bio, les poulet ne doivent être entassés (comme ils le sont sur cette photo !), doivent pouvoir profiter de la lumière du jour et ne doivent pas être nourris de moulée biologique.BIO Suite de la page B1 Ils sont moins entassés que dans les fermes ordinaires, doivent pouvoir profiter de la lumière du jour et ont même un accès à l'extérieur.Toute la gestion de la ferme doit, de plus, suivre des règles contraignantes pour préserver l'environnement.Pour toutes ces raisons, l'agriculture biologique, moins productive, coûte généralement plus cher à exploiter que l'agriculture « industrielle ».Les produits certifiés bio se vendent souvent deux fois plus cher que les aliments « ordinaires », mais les consommateurs sont de plus en plus nombreux à vouloir y mettre le prix pour avoir des aliments qui correspondent à leurs valeurs.La Fieldale Farms Corporation de Géorgie l'a bien compris.Le producteur de poulets a exercé des pressions depuis l'été dernier auprès des autorités chargées de l'élaboration des normes nationales sur l'agriculture biologique.Depuis l'automne dernier \u2014 soit quatre ans après le Québec ! \u2014, les États- Unis sont munis de normes nationales qui régissent l'application d'un sceau « bio ».Auparavant, chaque État avait ses propres règles.La Fieldale Farms Corporation, donc, a mené pendant quatre mois une intense campagne de lobbying pour assouplir les règles nationales parce que, dit-elle, il n'y a pas assez de moulée biologique sur le marché pour répondre aux besoins des éleveurs.Le 13 février, rapporte le New York Times, une clause permettant aux éleveurs de nourrir leurs animaux avec de la moulée « ordinaire » lorsque la moulée bio coûte deux fois plus cher a été ajoutée à la dernière minute dans un projet de loi omnibus sur des dépenses de 397 milliards de dollars voté par le Congrès.La clause, toujours selon le quotidien new-yorkais, a été ajoutée lors d'une réunion tenue à huis clos, où seuls des représentants républicains étaient présents.De plus, la requête de la Fieldale Farms Corporation a été présentée par le représentant républicain de Géorgie, Nathan Deal.qui a bénéficié d'une contribution de 4000 $US des employés de la compagnie lors de la dernière campagne.Le sénateur démocrate du Vermont, auteur du programme des normes sur l'agriculture biologique aux États-Unis, ainsi que son collègue de la Californie étaient furieux.Tout le secteur bio s'est mobilisé pour éviter de voir diluer le caractère unique de ce type d'agriculture pour plaire à quelques gros producteurs.Et tandis que le département américain de l'Agriculture (USDA) ne voyait pas l'intérêt d'intervenir dans le débat, le National Organic Standards Board a écrit à la secrétaire à l'agriculture, Ann M.Veneman, pour l'avertir que la nouvelle clause représente « une grande menace » qui pourrait affecter la confiance des consommateurs envers les nouvelles normes fédérales sur l'agriculture biologique.L'organisme, créé pour conseiller le USDA dans le dossier du bio, qualifie d'« inconscience » l'absence de réaction du département dans cette affaire.Mardi, Mme Veneman a finalement déclaré qu'elle était « préoccupée » par l'introduction de la fameuse clause « qui pourrait affaiblir » les normes fédérales sur le bio.« Il est important de maintenir un programme biologique fort qui assure l'intégrité de la certification apposée sur les produits biologiques.La meilleure façon de le faire est de maintenir les normes de l'agriculture biologique telles que l'USDA les a imposées en octobre 2002.» Ouf ! ont soupiré les producteurs biologiques.Ceux-ci se sont dits à la fois soulagés de l'annonce de la secrétaire à l'Agriculture et inquiets du fait que l'USDA ait attendu si longtemps avant de réagir.Les sénateurs démocrates s'apprêtaient donc, à la fin de cette semaine, à casser la clause controversée avec l'appui des sénateurs républicains du Maine, de l'Oregon et du Minnesota, favorables à leur cause.Dehors, le bio ?Mais le débat sur les normes bio aux États-Unis n'est pas clos, note le New York Times.L'exigence selon laquelle les éleveurs bio doivent laisser sortir les animaux à l'extérieur n'est pas interprétée de la même façon dans tous les États.Ainsi, un organisme de certification du Massachusetts a retiré l'automne dernier la certification bio à un producteur d'oeufs parce que, selon l'organisme, l'accès des poules à l'extérieur était insuffisant.Le producteur, George Bass, s'est défendu.« Je pense que nous leur donnons beaucoup d'espace à l'intérieur et que nous leur donnons assez de lumière, elles ne sont pas en cage et nous avons de la moulée 100 % biologique.À mon avis, ce sont les fondements d'un poulailler biologique », a-t-il déclaré au Time.D'ailleurs, au New Hampshire, les éleveurs bio qui ont « une bonne raison » de ne pas envoyer leurs animaux dehors sont dispensés de le faire.M.Bass a contesté la décision de son organisme de certification auprès de l'USDA, qui lui a finalement donné raison.Ses oeufs sont donc toujours certifiés bio.L'organisme de certification du Massachusetts prévoit cependant plaider sa cause à l'USDA sous peu.Au Québec Est-il possible, au Québec, de nourrir des animaux de moulée ordinaire tout en collant une étiquette bio sur la viande ?Non, répond catégoriquement le Conseil d'accréditation du Québec.Le CAQ s'assure notamment que les produits qui se disent bio ont été certifiés par un organisme de certification reconnu.Ainsi, selon le CAQ, la nourriture servie aux animaux dont la viande sera certifiée biologique doit aussi être biologique.« Lorsque des circonstances exceptionnelles (catastrophe naturelle ou tout autre événement majeur imprévisible), rendent impossible de trouver certains éléments de la ration en agriculture biologique, l'organisme de certification peut consentir à un allégement, de telle sorte qu'un pourcentage de la ration des animaux soit d'origine conventionnelle », stipule le CAQ.Un tel allégement, nous écrit Pierre K.Bukusu, du CAQ, doit se faire exclusivement dans les conditions mentionnées ci-dessus et « ne peut être considéré comme une situation permanente et définitive ».« Les catastrophes naturelles ou les événements majeurs imprévisibles sont, comme vous le savez, des faits isolés et non récurrents.» Des questions ?Des commentaires ?judith.lachapelle@lapresse.ca La fin des allergies alimentaires Les Roasted Mix Nuts pourraient provoquer des réactions m p e r r e a u @ l a p r e s s e .c a DES CHERCHEURS veulent utiliser le génie génétique pour éradiquer les allergies alimentaires.La semaine dernière au congrès annuel de l'Association américaine pour l'avancement des sciences, un symposium a présenté les progrès des recherches sur les crevettes, des crustacés que plus d'une personne sur 100 ne peut manger.« Il est certain que nous arriverons à modifier génétiquement des aliments comme les crevettes, les noix ou le soja pour en éliminer les composantes allergènes », a affirmé Samuel Lehrer, un immunologiste de l'Université Tulane de La Nouvelle- Orléans qui a récemment identifié le principale allergène de la crevette.« Cela ne sera pas possible avant plusieurs années, mais nous y arriverons.» En septembre dernier, le département américain de l'Agriculture a dévoilé un nouveau soja génétiquement modifié de manière à empêcher l'expression d'un gène responsable de la fabrication d'une protéine allergène.Des phytologistes de l'Université de l'Alabama et de l'Université du Nebraska cherchent depuis quelques années à faire de même pour les arachides.Le département américain de l'Agriculture travaille aussi sur du latex hypoallergène.« Dans le cas de la crevette, nous ne pourrons pas supprimer la protéine allergène, parce qu'elle fait partie du muscle et a des fonctions importantes, a dit le Dr Lehrer.Mais nous pensons pouvoir inhiber la portion allergène de cette protéine.Les recherches dans ce domaine visent à enrayer la production des 50 à 100 molécules allergènes alimentaires connues.Des noix ou des crevettes hypoallergènes seraient probablement toujours contre- indiquées pour les personnes allergiques, qui souvent ne tolèrent même pas des traces d'allergènes, mais seraient accessibles aux personnes souffrant simplement d'intolérance à ces aliments ; le nombre de personnes développant des allergies alimentaires diminuerait probablement aussi.Chaque année aux États-Unis, environ 150 personnes meurent d'allergies aux noix, et 30 000 ont un choc anaphylactique ; les chiffres sont 10 fois moins élevés pour le Canada.Un phytologiste de l'Université d'État de l'Arizona qui participait au même symposium que le Dr Lehrer a mis en garde contre un enthousiasme excessif à l'idée de crevettes et de noix « sans allergies ».« La commercialisation de ce genre de produits sera pratiquement impossible, a affirmé Charles Arntzen de l'Arizona.Les autorités demanderont des tests très poussés, donc très coûteux, et le risque de poursuites fera reculer la plupart des multinationales.» Par contre, le phytologiste Arntzen estime que ce genre de recherches permettra d'affiner les tests d'allergénicité.Le Dr Lehrer cherche d'ailleurs à modifier génétiquement des souris pour qu'elles aient des réactions allergiques semblables à l'homme.La prétention du génie génétique de venir au secours des victimes d'allergies est paradoxale : l'une des craintes des opposants à la biotechnologie agricole est qu'elle suscite des nouvelles allergies.Le cas d'une molécule allergène de la noix du Brésil qui s'est retrouvée dans du soja génétiquement modifié est souvent cité, même si la molécule avait été détectée bien avant la mise en marché de ce soja, qui n'a jamais quitté les laboratoires de la compagnie Pioneer Hybrid.L'insertion d'un gène de noix dans le soja visait à en améliorer les qualités nutritives.Presse Canadienne OTTAWA \u2014 L'Agence canadienne d'inspection des aliments avise les personnes allergiques aux crevettes, à la seiche, aux graines de sésame, aux protéines de soja et au blé de ne pas consommer les Roasted Mix Nuts de marque Kasugai.Ces noix peuvent contenir des crevettes, de la seiche, des graines de sésame, des protéines de soja et du blé alors que l'étiquette bilingue ou l'étiquette en français apposée sur l'emballage n'en fait pas mention.L'alerte ne concerne que les personnes allergiques aux crevettes, à la seiche, aux graines de sésame, aux protéines de soja et au blé.Les Roasted Mix Nuts de Kasugai, fabriqué par Kasugai Seika Co.Ltd.de Nagoya, au Japon, sont vendues dans des emballages de 110 g portant le CUP 4 901326 011939 peu importe la date de péremption. 7LP0601B0302 B6 dimanche 7LP0601B0302 ZALLCALL 67 19:10:17 03/01/03 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 MA R S 2 0 0 3 Photos MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Sur la ligne de front du vrai Salon camping, plein air, chasse et pêche, on passe à travers un arsenal d'armes à feu et de munitions susceptible de faire baver Al-Qaeda.Sur la photo, Denis Legault et Jean-François Legault explorent les vertus d'une arbalète.Avec ou sans moteur?OXYGÈNE r i c h a r d .c h a r t i e r @ l a p r e s s e .c a Camping, plein air, chasse, pêche.Ça fait beaucoup de choses à mettre dans un salon, fut-il vaste comme le grand hall d'exposition de la Place Bonaventure.Fallait-il absolument ajouter un adjectif pour obtenir Le vrai Salon camping, plein air, chasse et pêche?Personnellement, je n'aurais pas été tenté une minute de le qualifier de faux.Un salon à l'intérieur, c'est un vrai salon.Les promoteurs de l'événement \u2014 qui prend fin aujourd'hui \u2014 pourraient enrichir leur appellation d'aventure, de nautisme, de quad, de cartographie, il leur suffirait, pour ne pas rater un client potentiel, d'éviter le terme écotourisme, même si le néologisme y a son kiosque, parce que là, ça ne ferait pas très sérieux.Le vrai Salon n'a guère dérogé de sa mission originale qui, en 1948, visait ceux qui fréquentaient les forêts, les lacs et les rivières.En ce temps-là, on apportait ou bien sa carabine ou bien sa ligne à pêche pour faire le plein de nature.De nos jours, la tête du client a changé.En fait il n'y a plus une tête, mais plusieurs et pas toutes compatibles.À l'automne, quand je rencontre des types armés dans la forêt, je ne les aime pas et ils ne m'aiment pas.Mais je me garderai ici de (re)commencer la chicane, parce qu'il nous faut désormais vivre sous un même ciel, quand ce n'est pas sous un même toit! La vrai Salon pourrait faire l'objet d'une thèse d'anthropologie tant il est riche en contenu et en diversité.Tout y est, tous y sont.En entrant au vrai Salon, le visiteur est submergé par les embarcations, les chaloupes, les canots, les kayaks.Sur la ligne de front, juste après les VTT géants \u2014 il y en a qui comptent jusqu'à huit roues pour mieux transporter la carcasse d'un buck \u2014 en allant vers la droite, on passe à travers un arsenal d'armes à feu et de munitions susceptible de faire baver Al-Qaeda.Puis il y a les caravanes, qu'on n'appelle plus roulottes.En fait, il y a là des tentes-caravanes qui vous donnent le goût de ne plus jamais faire de camping sauvage de votre vie.J'en ai vu une avec une douche et deux lits queen.Une autre caravane, une vraie, est dotée à l'arrière d'un genre de porte de garage qui permet de transporter commodément votre quad ou vos motos dans ce qui redevient, une fois arrivé dans le fin fond des bois ou à l'autre bout de notre grand et sauvage pays, un salon-de-jour-chambre- à-deux-lits-le-soir.Un frigo presque aussi grand qu'à la maison, une salle de bain complète, une chaîne sonore high tech, un système de climatisation.Hallucinant! Et paraît-il que le modèle qu'on vous montre là est le plus petit que distribue la compagnie Caravane Vaillancourt.Encore un peu plus loin, au-delà des canards de bois des Salons Nationaux des Sportsmen au Canada (oui, c'est vraiment écrit comme ça), mon coeur a commencé à fondre devant une espèce de vélo nautique, croisement en plastique moulé de la bécane et du pédalo, même si l'idée n'est pas complètement nouvelle.Le fabricant, la compagnie Aqua Sport, propose aussi des glissoires flottantes qu'on peut tirer jusqu'au milieu du lac, un hamac aquatique (!) si mes yeux ne m'ont pas trompé, et autres accessoires ludiques pour profiter de nos lacs.À peu près en face de là, Passe- Montagne a érigé un mur d'escalade dernier cri, en surface similiroche, qui achève de me mettre à l'aise.En m'enfonçant d'un autre cran dans le vrai Salon, je trouve un bonhomme contemplant la piscine qu'on lui a préparée.Quelques kayaks l'attendent et il se demande comment il va s'en sortir.Esquimautage?Oui.Quel est le problème?L'eau.Froide.Le vrai Salon va s'habituer et sans doute continuera-t-il de glisser, tout doucement, vers l'écolo.Pour l'instant, dans un de ses communiqués, le vrai Salon parle d'escamotage en kayak, petit lapsus révélateur.Les régions et leurs associations touristiques (ou certains États voisins et leurs Offices), les compagnies d'aventure douce qui vont bientôt toutes se vanter de pratiquer l'écotourisme, les Scouts du Canada, les rafteurs, les marcheurs, les passionnés côtoient les motorisés, qui le sont tout autant.Marc Gaulin explique le fonctionnement d'un fauteuil roulant fort curieux, baptisé Joëlette, qui permettra à deux handicapés d'atteindre le sommet du Kala Pattar, montagne de 5545 mètres d'altitude située dans le voisinage de l'Everest, au Népal.Les deux voyageurs en question, Gérald Brûlé et Élaine Allard, vont contribuer à leur propulsion en pédalant de leurs bras.Marc sollicite les dons pour permettre la réalisation de cette aventure qui vise aussi à apporter une aide humanitaire dans la région.Le temps presse puisqu'ils partent début avril.D'un bord le motorisé et la poudre à canon, de l'autre le silence et l'air pur, il reste que mon coeur balance.Je n'ai pas le goût de tuer, mais parfois, j'aimerais bien avoir un petit moteur dans le cul, quand j'en ai marre de forcer, quand la côte n'en finit plus de monter, quand j'aurais subitement l'envie de ne plus m'escrimer, de verser un peu dans la dolce vita.Si le centre de tir ne m'attire pas, si le bassin des truites m'indiffère, le bassin de lancer pique ma curiosité.Il y a là un spécialiste de la pêche à la mouche qui peut vous mettre à l'essai et corriger vos défaut.La pêche à la mouche est un art subtil, une technique qui plane audessus de la technique.En tout cas, un jour, si j'ai le temps.J'espérais voir le fameux bateau solaire du club Photon de l'École de technologie supérieure de l'Université du Québec, mais je suis passé trop vite à travers le vrai Salon.N'empêche qu'en voyant la photo sur le communiqué, je pensais que la grande surface derrière le conducteur était une sorte de plate-forme qu'on pouvait amener au milieu du lac pour plonger et se faire bronzer.Ce n'est probablement pas le traitement idéal pour une surface de capteurs solaires.Reste que ça ferait un sacré coup de marketing! Mais je n'ai pas raté le vélo électrique de Vélo-é Liberté.Au poids qu'il a, il vaut mieux qu'il soit doté d'un petit moteur.Apparemment que le deux-roues \u2014 qui ne requiert ni permis de conduire ni casque protecteur et qui se détaille entre 1000$ et 1500$ \u2014 peut atteindre une vitesse de 20-22 km/ h.Le communiqué annonce un véhicule qui permet de «se faufiler et même zigzaguer entre les voitures en plein embouteillage de circulation au centre-ville».Le vrai Salon peut nous agacer comme il peut nous séduire.Mais pas nous laisser indifférent.Les pêcheurs peuvent se rendre compte de visu comment se comporte à 30m sous l'eau le nouvel appat qu'ils veulent acheter avant l'été.Au vrai Salon, il y a des tentes-caravanes qui vous donnent le goût de ne plus jamais faire de camping sauvage de votre vie.MAINTENANT AU PALAIS DES CONGRÈS Un nouveau salon de golf que jamais! MCDO LANCE VOTRE PETIT PRO L'Expogolf - La Presse a pensé à la relève! Sont donc les bienvenus tous les enfants de 6 à 12 ans accompagnés d'un adulte.Et pour rendre leur participation inoubliable, les 1 000 premiers jeunes à se présenter recevront chacun un bâton de golf de marque Powerbilt.Venez donc avec toute la famille à l'aire d'exercice Mc Donald's.Vous verrez, le golf c'est pour tout le monde ! 7, 8, 9 MARS 3121502A FILL179 7LP0701B0302 B7 DIMANCHE 7LP0701B0302 ZALLCALL 67 19:11:16 03/01/03 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 2 MARS 2003 B7 Saviez-vous que > Le lubrifiant naturel à l'intérieur des articulations, la synovie, devient moins épais après des exercices d'étirement.Un avantage intéressant pour les personnes aux prises avec l'arthrite.> On peut être musclé et souple en même temps si, après le travail en contraction musculaire, on étire régulièrement ses muscles.> Les exercices d'étirements améliorent la coordination neuromusculaire car l'influx nerveux circule mieux dans un muscle étiré.De quoi faciliter l'apprentissage de nouveaux mouvements! > La flexibilité est spécifique à chaque articulation.Par exemple, on peut être souple aux hanches mais raides aux épaules.On étirera donc en priorité nos articulations les moins souples.ÉLAN RICHARD CHEVALIER collaboration spéciale Souple comme le roseau! Qui ne connaît pas la fable du chêne et du roseau?Lorsque le vent fou s'amena, le roseau plia mais le chêne cassa.Avec nos muscles, c'est pareil.Souples, ils s'allongent en douceur.Raides, ils se braquent comme si on étirait un vieil élastique.Et s'ils deviennent aussi raides, c'est parce qu'on «oublie» de les étirer de temps à autre.En fin de compte, ils perdent leur élasticité naturelle et ils raccourcissent.Alors, un faux mouvement et crac ! Le muscle court, brutalement étiré, cède et c'est l'élongation musculaire.La raideur musculaire ne fait pas qu'augmenter notre risque de blessures \u2014 ce qui est déjà énorme \u2014 elle limite aussi notre liberté de mouvement, que ce soit pour nous pencher vers l'avant pour ramasser un objet, nous étirer pour agripper un colis haut placé, prendre un élan au golf ou faire une fente avant pour récupérer le volant près du filet de badminton.Des muscles raides deviennent rapidement une entrave à notre «plénitude musculaire ».Même garer son auto devient ardu si on a le cou raide comme l'acier! Plantons un dernier clou: la raideur musculaire est intimement associée aux maux de dos, de tête et aux lumbagos.Aïe! Les atouts du roseau Assez cassé de sucre sur le dos du muscle raide.Parlons un peu du muscle élastique.D'abord, il peut rester souple jusqu'à un âge très respectable si on l'étire régulièrement.Les yogis octogénaires qui «relaxent» en appui sur la tête, les jambes en lotus, en sont la preuve bien vivante! À entretien égal, on perd, en fait, sa force musculaire bien avant sa souplesse.Des muscles souples vous assurent un passage en douce entre le repos et l'activité physique.Par exemple, quelques exercices d'assouplissement avant votre descente en ski alpin donneront de la grâce à vos mouvements, voire une impression de fluidité.Des muscles souples facilitent aussi l'apprentissage de nouveaux gestes parce qu'un muscle souple obéit mieux qu'un muscle raide.En outre, si vous étirez un muscle crispé, le soulagement sera immédiat.Vous vous sentirez moins tendu, plus calme.Enfin, des muscles souples améliorent grandement la posture (plusieurs méthodes d'éducation posturale reposent sur les étirements musculaires) et aussi la respiration parce qu'on a une meilleure conscience des mouvements de la cage thoracique.Comment s'étirer La façon la plus efficace et aussi la plus sûre pour assouplir un muscle consiste à l'étirer lentement, sans élan, jusqu'à l'atteinte de la zone d'étirement (on sent que le muscle est bien étiré mais on ne ressent aucune douleur).On maintien ensuite cette position d'étirement une vingtaine de secondes, sinon plus.Pourquoi autant de secondes direzvous?Parce que si vous étirez vos muscles disons pendant cinq ou six secondes seulement, il n'y a pratiquement pas d'allongement des fibres musculaires.Lors des premières secondes d'un exercice d'étirement le muscle, en effet, résiste à l'étirement de ses fibres (il ignore ce qui lui arrive) en déclenchant un réflexe protecteur (réflexe myotatique).Après quelques secondes ce réflexe disparaît ce qui favorise le relâchement des fibres.Une fois que vous avez maintenu la position d'étirement pendant 20 à 25 secondes, répétez l'étirement au moins une autre fois si vous voulez des résultats tangibles en trois ou quatre semaines.Les groupes musculaires suivants devraient être étirés régulièrement car ils sont souvent sollicités dans la vie de tous les jours, pendant l'exécution de plusieurs exercices de mise en forme ou encore lors de la pratique de plusieurs sports : les muscles du bas du dos, les muscles à l'arrière des cuisses, les muscles des jambes (tendon d'Achille et mollet) et les muscles de la région de l'épaule.Quant aux exercices, il y en a des dizaines que l'on peut faire chez soi.Si vous en connaissez peu, je vous conseille la «bible» en ce domaine, le livre de Bob Anderson, Stretching, publié aux Éditions Quebecor.Maintenant que vous avez lu ce texte, pourquoi ne pas vérifier tout de suite l'effet relaxant d'un exercice d'étirement ?Faites simplement l'exercice illustré sur la photo en tenant la position d'étirement environ 20 secondes et en respirant normalement.Recommencez avec l'autre bras.Vous verrez, vous ressentirez après coup une agréable sensation de détente dans les épaules.La meilleure façon d'étirer un muscle c'est lentement et longuement.Le yoga est une excellente façon de s'étirer.RICHARD CHEVALIER collaboration spéciale BERNARD J'aimerais beaucoup avoir votre opinion sur le programme 5BX de l'Aviation canadienne, comparé à tout autre sport, s'il est pratiqué tous les jours?Est-ce l'équivalent, ou plus ou moins qu'une heure de raquette, de ski de fond ou de marche rapide, qu'une demi-heure de patin à glace, de patin à roues ou de musculation de base pour personnes âgées?À une température de -30, c'est mieux avec 5BX à l'intérieur et à -10 je pense que c'est mieux à l'extérieur.Qu'en dites-vous ?Si vous aviez à choisir un exercice, lequel serait le meilleur?Merci de vos bons conseils toujours très judicieux.RICHARD Si vous faites le 5BX depuis un bon bout de temps, que vous suivez à la lettre la progression proposée et que vous ne ressentez ni douleur ni malaise quand vous faites les cinq exercices du programme, continuez si ça vous fait du bien.Il est certain que ce programme va améliorer votre vigueur musculaire.Après tout, il a été conçu par et pour des militaires.Il reste que les 11 minutes que dure le programme ne peuvent pas être comparées à une heure de ski de fond ou de musculation.En fait, on recommande aujourd'hui au moins 30 minutes d'activités physiques modérées par jour.Le 5 BX jumelé à 20 minutes de marche rapide serait alors une bonne combinaison.Je dois aussi vous dire que l'Aviation royale canadienne a supprimé son programme 5BX il y a de cela 25 ans parce que certains exercices présentaient des risques élevés de blessures s'ils étaient mal exécutés.C'est le cas notamment de l'exercice 1 (flexion du tronc avec prise d'élan).Quant à votre dernière question, il m'est difficile d'y répondre puisque les cinq exercices du 5BX forment un tout.D'ailleurs, d'ici peu, je présenterai dans le cadre de cette chronique, un miniprogramme de mise en forme (un espèce de ménage du printemps pour le corps) que je pourrais qualifier de version moderne du 5BX.DOMINIQUE DAGENAIS J'apprécie beaucoup votre vision à long terme sur la santé et l'importance de l'exercice pour la conserver (article du 16 février 2003).Je lis aujourd'hui dans La Presse les faits saillants du nouveau budget fédéral et je ne peux que déplorer le peu d'argent investi en prévention.Je constate à nouveau que l'on «éteint des feux», sans plus, avec les sommes proposées.Je ne vois rien là-dedans qui encourage ou supporte la population à acquérir ou maintenir de bonnes habitudes de vie.Comme les statistiques le démontrent, les personnes actives, qui s'alimentent bien, qui gèrent leur stress adéquatement, coûtent moins cher en soins de santé.Pourquoi alors ne pas mettre en place davantage d'incitatifs en ce sens?En guise d'exemple, si j'étais ministre, j'abolirais les frais exigés pour aller marcher dans un parc ou pour utiliser les pistes cyclables, de ski de fond.Je rendrais déductibles d'impôt les débours favorisant une bonne santé: abonnement à un «gym», remontée mécanique de ski alpin, frais d'inscription pour les jeunes au hockey.Il en serait de même pour les frais engagés lors de consultations auprès de certains professionnels de la santé: psychologues, diététiste, etc.Des gestes à caractère préventif faits aujourd'hui sont assurément des investissements profitables à long terme.Je souhaite que nos politiciens en soient davantage conscients! RICHARD Toute la question est là: est-ce qu'on veut seulement guérir ou si on veut aussi prévenir?Le hic avec la prévention (primaire), c'est qu'elle porte fruit à long terme.Voilà un gros obstacle quand le discours actuel sur la santé porte exclusivement ou presque sur des solutions à court terme.Appel aux lecteurs et aux lectrices : à la lumière d'études récentes, je prépare un article sur l'effet positif de l'exercice chez les enfants «hyperactifs».S'il y en a parmi vous qui ont pu constater un tel effet sur leur enfant, pourriez-vous communiquer avec moi en envoyant un courriel à actuel@lapresse.ca ou en écrivant à La Presse, chronique Élan, 7 rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9 LE COURRIER DE RICHARD VOUS VOULEZ poser des questions à Richard Chevalier sur le conditionnement physique ?Expédiez un courriel à actuel@lapresse.ca ou envoyez une lettre au 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9.Richard ne peut malheureusement répondre à toutes les demandes.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse© Photo PC 7LP0801B0302 B8 DIMANCHE perso 7LP0801B0302 ZALLCALL 67 20:25:24 03/01/03 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 2 MARS 2003 3068933A LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT ALCAN Le couturier est le seul créateur d'ici à avoir été sélectionné pour présenter sa collection Homme 2003-2004 au Salon du prêt-à-porter de Paris.Philippe Dubuc n'a pas lésiné sur les moyens pour surprendre son public.«C'est le début d'un rêve, et c'est comme ça que j'ai voulu commencer une carrière internationale qui va faire circuler la griffe Dubuc.» Philippe Dubuc Photo : ROBERT MAILLOUX , La Presse JEAN-PAUL SOULIÉ e Salon du prêt-à-porter de Paris, qui se tient chaque année à la fin du mois de janvier, est un événement majeur dans le monde de la mode.Il est organisé par la puissante Chambre syndicale au cours de la Semaine de la mode, très courue par les médias et surtout par les agents de vente de toutes les grandes capitales de la planète.Son calendrier officiel comptait cette année un invité spécial: le couturier québécois Philippe Dubuc, seul créateur d'ici à avoir été sélectionné pour présenter sa collection Homme 2003-2004.La présentation du couturier montréalais en a mis plein la vue au public qui se pressait dans la salle Soufflot, au Carrousel du Louvre.Dubuc n'avait pas lésiné sur les moyens.Les mannequins ont défilé sur un tapis de neige fraîche, avec en fond sonore l'appel de loups dans le lointain.Les spectateurs, conquis, ont retrouvé dans les créations les bouleaux blancs et les forêts sombres, mais aussi les façades des grands immeubles modernes où béton, verre et métal accrochent la lumière.Philippe Dubuc a 36 ans et sa griffe existe depuis neuf ans.Fervent résidant du Plateau, il a établi ses bureaux et son atelier sur l'avenue du Mont-Royal et sa boutique montréalaise, rue Saint-Denis.Il a maintenant une salle d'exposition à New-York, vend à Tokyo comme à Toronto et vient de s'établir sur le marché européen avec une antenne à Paris.Depuis ses débuts, en 1994, le Dubucstyle a obtenu 10 Griffes d'or et deux Prix de création de la Fondation Matinée.Philippe Dubuc a en outre été le seul Canadien sélectionné par le Royal Victoria & Albert Museum pour l'exposition Men in skirts à Londres en 2002, aux côtés de Jean Paul Gaultier, Paul Smith et Vivienne Westwood.Dubuc est aussi le seul ambassadeur canadien de la marque de champagne Moët & Chandon, un des fleurons du plus grand groupe de luxe français, LVMH, de Bernard Arnaud.La Presse salue l'émergence de la griffe Dubuc sur la scène mondiale et son grand succès à la Semaine de la mode de Paris et nomme son créateur et designer Philippe Dubuc Personnalité de la semaine.«Le thème de ma collection automne-hiver 2003-04, c'est le «chasseur urbain».J'aime la neige, les forêts, mais aussi l'architecture moderne, les grands immeubles, explique Philippe Dubuc.Dans «chasseur urbain», il y a la conquête de quelqu'un ou de quelque chose, ce que je vis constamment.C'est le début d'un rêve, et c'est comme ça que j'ai voulu commencer une carrière internationale qui va faire circuler la griffe Dubuc.» Né à Sainte-Thérèse, Philippe n'a jamais vu sa mère coudre.Il a vécu avec elle dans l'environnement du monde des arts, du cinéma, mais pas de la mode.Son père travaillait dans le marketing , loin de la mode.Pourtant, dès le cours secondaire, il se signale par l'originalité de ses tenues: jamais comme tout le monde, plutôt extravagant.«Moi, je portais mes t-shirts sur la tête, je n'avais rien de stylish, mais dans les autobus qui me conduisaient au collège Marie- Victorin, les gens me regardaient.» Il va faire l'école de mode du collège Marie-Victorin, mais aussi une année à l'école de théâtre du cégep Lionel- Groulx, en conception de costumes et scénographie.«Si je n'avais pas lancé ma griffe, en 1994, c'est ce que j'aurais aimé faire.» Mais l'idée de faire sa marque comme designer va l'emporter.«J'ai commencé dans mon deux et demi, tout seul, avec mes rouleaux de tissus sous mon lit escamotable, dit-il en riant.J'avais trois jobs en même temps: j'enseignais à Marie-Victorin, j'étais consultant pour un ancien employeur et je créais mes modèles.Un an plus tard, j'ai retrouvé une amie d'enfance, Marie- Claude Gravel, qui revenait de Prague.Elle a embarqué avec moi, elle fait la mise en marché et supervise l'administration.J'aime toutes les facettes de l'entrepreneuriat.Souvent les jeunes se posent des questions sur ce qu'est ce métier.Il faut qu'ils sachent qu'une griffe, ça doit être une réussite à tous points de vue, dans les bureaux, les ateliers comme dans les boutiques.Aujourd'hui, nous employons 15 personnes.Ça n'a pas été un succès immédiat.On travaille la griffe depuis neuf ans, mais pour moi ça a passé comme une année.D'ailleurs je ne regarde jamais en arrière: je travaille à ma prochaine collection, toujours dans le présent et le futur.Il faut surtout savoir critiquer son propre travail.» Dans sa boutique de la rue Saint- Denis au décor dépouillé, où on cherche vainement des sièges pour se poser, Philippe Dubuc montre les secrets de ses créations, les trompel'oeil qu'il affectionne particulièrement, des chemises dotées d'un faux gilet, des pans arrière surimposés pour laisser tomber bien droit les fentes des vestes.Il fait toucher ses tissus préférés, les cotons mais aussi le lin enduit d'uréthane et, pour la collection féminine, une soie à l'aspect imperméable de tissus de K-Way, des froissés, des rayures irrégulières.Il vante aussi la minutie de la finition intérieure de tous ses vêtements.«Ici, on parle d'un style et d'un produit uniques pour des gens uniques.» Et il se félicite que les artistes qui participent aux grands galas, les Jutra, l'ADISC et autres, portent maintenant des tenues griffées, une vitrine extraordinaire pour les créateurs."]
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