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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections 2003
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-03-13, Collections de BAnQ.

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[" 4LP0101B0313 b1 jeu 4LP0101B0313 ZALLCALL 67 23:45:34 03/12/03 B Le PQ part en tête Les libéraux ont toutefois amorcé une lente remontée tandis que l\u2019ADQ recule encore DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Les libéraux de Jean Charest ont amorcé une lente remontée, mais celle-ci n\u2019aurait pas été suffisante pour empêcher le Parti québécois de Bernard Landry de remporter les élections haut la main si des élections générales avaient eu lieu cette semaine.Un sondage CROP réalisé pour La Presse, Le Soleil et The Globe & Mail révèle que le Parti québécois obtient 38 % d\u2019appuis, contre 29 % au PLQ et 21 % à l\u2019ADQ avant répartition des 11 % d\u2019indécis.Après une répartition proportionnelle des indécis, le PQ obtient 43 % contre 32 % au PLQ et 24 % à l\u2019ADQ.Par rapport au sondage express de la mi-février, le PLQ monte de trois points, le PQ de quatre et l\u2019ADQ encaisse une chute de 7 %.CROP propose aussi une répartition des discrets selon leur choix référendaire qui donnerait 42 % au PQ, 34 % au PLQ et 24 % au parti de Mario Dumont.« Tout cela est encourageant pour M.Landry, cela démontre qu\u2019il a eu raison de partir en campagne.Mais il ne faut pas perdre de vue que les 33 prochains jours influenceront le vote », observe Claude Gauthier, spécialiste de CROP.Mais devant les chiffres recueillis, le verdict est clair : si les élections avaient eu lieu cette semaine, « le PQ aurait formé un gouvernement majoritaire ».À cause de la concentration du vote anglophone, le PLQ doit récolter au moins sept points de plus que le PQ pour l\u2019emporter, estime M.Gauthier.Si on observe les tendances sur une plus longue période, on voit une remontée « non négligeable » des libéraux, une croissance rapide des appuis au PQ, mais une descente inexorable de l\u2019ADQ, corroborée par la diminution de la popularité de Mario Dumont, révélée par d\u2019autres questions.L\u2019enquête menée du 4 au 11 mars, auprès de 1000 personnes, comporte une marge d\u2019erreur de 3 points de pourcentage en plus ou en moins 19 fois sur 20.La satisfaction à l\u2019endroit du gouvernement Landry n\u2019a pas bougé depuis la fin février, à 47 %, mais les insatisfaits ont diminué de deux points, à 47 %.Quand il avait déclenché les dernières élections générales en octobre 1998, Lucien Bouchard jouissait d\u2019un taux de satisfaction de 53 %.Au déclenchement des élections de 1998, libéraux et péquistes étaient à égalité, à 45 contre 44 % dans les sondages, un score qu\u2019ils ont retrouvé, à quelques décimales près, après un mois de campagne.Francophones Selon CROP, chez les électeurs francophones, qui décident d\u2019une bonne partie des circonscriptions, le PQ domine largement avec 44 % d\u2019appuis contre 22 % à l\u2019ADQ et 21 % au PLQ.Onze pour cent des électeurs restent discrets.Chez les francophones, la tendance est à la hausse au PQ, qui grimpe de 6 points, les libéraux gagnent 2 points et l\u2019ADQ baisse de 5.Les résultats par régions surprennent.En dépit de l\u2019arrivée de Pierre Bourque, l\u2019ADQ s\u2019effondre dans l\u2019île de Montréal, passant de 21 à 12 % en un mois.Les libéraux gagnent des points dans la métropole, passant de 39 à 43 % tout comme le PQ de 26 à 33 %.Dans la région de Québec, le PLQ encaisse une chute de 27 à 19 %, tandis que l\u2019ADQ perd 4 points à 28 % et que le PQ en gagne 10, à 39 %, des chiffres qu\u2019il faut utiliser avec prudence compte tenu de l\u2019échantillon réduit \u2014 200 personnes de la région de Québec, souligne M.Gauthier.En région, l\u2019ADQ a des problèmes avec 24 % des intentions de vote, un repli de 9 points sur l\u2019enquête précédente, tandis que le PQ en gagne 7 et le PLQ1.Autres textes en page B2.AUJOURD\u2019HUI C\u2019est parti ! Pendant que Mario Dumont parlait àses supporters dans son fief de Rivière-du-Loup hier, Jean Charest lançait sa campagne dans sa circonscription de Sherbrooke.Quant àBernard Landry, il a donné un coup de pouce àAndré Boisclair à Montréal.Page 3 Neuf ans de pouvoir Si vous voulez tout savoir sur les neuf ans de pouvoir du PQ, lisez nos textes.Vous pourrez vous rappeler les hauts et les bas qui ont marqué le règne des trois premiers ministres qui ont gouverné le Québec depuis 1994.Pages 4 et 5 La guerre des pancartes La campagne électorale n\u2019était pas encore commencée que déjàc\u2019était la guerre des pancartes.L\u2019ADQ s\u2019est plainte que les deux autres partis aient trop tôt « placardé le paysage », contrevenant ainsi àla loi.Avait-elle raison ?Page B7 Photo PC L\u2019autocar du Parti québécois sera-t-il le plus rapide ?Selon un sondage CROP, les troupes de Bernard Landry l\u2019auraient emporté aisément si les élections avaient eu lieu cette semaine.YVESBOIS VERT y b o i s v e r @ l a p r e s s e .c a Bernard, la famille, le travail et moi Ah ! Bravo, monsieur le premier ministre.Comme timing c\u2019était fameux.9 h : Bernard Landry s\u2019en va visiter le lieutenant-gouverneur pour dissoudre la chambre.9 h : les chambres des enfants sont à peu près recomposées ; je m\u2019en vais visiter une exposition sur les châteaux forts à la maternelle.Les filles sont déguisées en princesses, mais aucun gars n\u2019a voulu jouer le rôle du prince-pompier, sauf un, les filles ont profité de ce qu\u2019il était un peu affaibli par le rhume pour l\u2019embarquer, ce n\u2019est pas de sa faute.Les autres ont fait des constructions.Cellulaire : « Les élections sont déclenchées, tu nous fais une chronique comme prévu ?» « Oui, oui, je te rappelle, je suis à la maternelle.» 10 h 30 : Bernard Landry fait une conférence de presse.J\u2019arrive chez le dentiste avec les trois enfants.Pendant que le premier est sur la chaise, les deux autres courent dans le couloir.Ils disent qu\u2019ils jouent à l\u2019hôpital.L\u2019endroit est diablement bien choisi.Cellulaire : « Pis, ta chronique ?» « Parle plus fort, je suis chez le dentiste.» « TA CHRONIQUE ! » « Je te rappelle, les enfants jouent à l\u2019hôpital dans le couloir.» Re-cellulaire.La mère desdits enfants.« T\u2019oublies pas d\u2019aller à la patinoire cet après-midi ?» Midi.La mère desdits enfants mange au bureau, le président de la Sun Life est occupé, les groupes de femmes aussi, Bernard Landry part en campagne.Bon, très bien, je dînerai avec les enfants.Midi 48.Le plus jeune est inconsolable, il a perdu la « main en glue » que lui a donnée la dentiste.Ce n\u2019est pas vrai, il ne l\u2019a pas perdue, c\u2019est moi qui l\u2019ai oubliée.Je lui promets de lui en trouver une autre.C\u2019est ma première promesse de la campagne.Tout ça parce que les dentistes d\u2019aujourd\u2019hui ne se contentent plus seulement de donner des brosses à dents.Ils donnent des « mains en glue », un machin fluo collant et gluant en forme de main, d\u2019où le nom, main en glue, et vous lancez ça sur le mur ou sur votre petit frère, et ça reste collé.Ridicule, dites-vous ?Vous direz ça à l\u2019Ordre des dentistes.13 h 10 : je commence à patiner avec 25 parents et 75 élèves.Bernard Landry ne patine pas encore.14 h 30 : j\u2019enlève mes patins.Bernard Landry grimpe dans l\u2019autobus de la campagne.14 h 50 : Bernard Landry révise ses notes pour son discours de ce soir dans Gouin.Je cherche une « main en glue » chez Jean Coutu et Dollarama.Il n\u2019y a plus de mains en glue.Ça n\u2019existe plus, me dit-on.Mais oui, ça existe, j\u2019en avais ce matin ! Cellulaire : « Toujours, la chronique ?» Oui, oui, je travaille là-dessus.« De quoi tu parles ?» Ben.Conciliation travailfamille.« Peux-tu développer ?» Ben voyons, c\u2019est clair ! À part de ça, non, je peux pas développer ! Je sors de l\u2019aréna, je transpire et je cherche une main en glue ! O.K.?C\u2019est quoi une main en glue ?Demande à ton dentiste ! 15 h 10.Les mains en glue sont discontinuées.Ma première promesse non tenue de la campagne.1-0 pour vous, M.Landry.Il est donc 15 h 11, ma chronique n\u2019est pas faite, je vais finir tard, je ne pourrai pas être là pour souper, un de mes fils attend sa main en glue et le pupitre attend ma chronique.D\u2019où le thème « conciliation travail-famille ».C\u2019est 2-0 pour vous, M.Landry.Félicitez vos sondeurs de ma part.Je repasse les journaux du matin.Le budget Marois.Tiens, tiens ! La semaine de quatre jours pour tous, une idée lancée cet hiver par le gouvernement Landry pour séduire les jeunes familles.Bien, voyezvous, la semaine de quatre jours ce ne sera pas pour demain.On s\u2019est rendu compte qu\u2019il fallait peut-être y penser un peu, côté économie.Alors, dans le budget deMme Marois, on garroche 20 millions dans des « projets pilotes ».pour les entreprises de moins de 200 employés.qui veulent s\u2019inscrire.Ça sent le patinage à reculons.Désolé, M.Landry.C\u2019est maintenant 2-1.Au fait, monsieur le premier ministre, si j\u2019ai bien compris, lors de votre congrès, dimanche dernier, vous avez voté en faveur d\u2019une résolution visant à tenter de mieux concilier travail et famille en politique, de manière à attirer plus de femmes en politique, et éventuellement à présenter obligatoirement autant de femmes que d\u2019hommes aux élections.19 h 10.Téléphone de la mère desdits enfants.« Arrives-tu bientôt ?» Où en étions-nous ?Ah oui, mieux concilier travail et famille pour attirer des femmes.J\u2019avoue que ça m\u2019a fait un peu rire.Non pas l\u2019effort, louable quoique un peu naïf, pour rendre la politique plus aimable familialement.Je doute qu\u2019elle le soit jamais réellement, quelles que soient les lois, vu les épluchettes de blé d\u2019Inde, les soiréesbénéfice, les réunions, les voyages à Québec d\u2019un côté, les devoirs, les otites, le patinage, les châteaux, les histoires de l\u2019autre, mais enfin, si l\u2019on peut rendre le métier plus facile à vivre pour les familles, j\u2019applaudis.Non, si je rigole, c\u2019est que d\u2019une part, on nous dit que les hommes doivent partager également les tâches familiales, et de l\u2019autre, on nous dit que si l\u2019on veut harmoniser famille et travail, c\u2019est pour attirer plus de femmes.Et si ça ne fonctionne pas, il s\u2019en trouve pour suggérer des quotas de femmes candidates.Se peut-il qu\u2019il y ait un grand nombre d\u2019hommes, pères de jeunes enfants, qui ne veulent pas faire de la politique pour les mêmes raisons que « les femmes » ?Joseph Facal, ça vous dit quelque chose ?Il me semble que si l\u2019on peut rendre la politique plus praticable familialement, ce devrait être pour tout le monde.Il me semble que si, après avoir fait tout ce qu\u2019on peut, la politique intéresse toujours moins les femmes que les hommes, on n\u2019a pas à leur pousser dans le dos comme des petites filles ou des petits garçons qui ne veulent pas jouer le prince-pompier.Il me semble que c\u2019est 2-2, M.Landry.Là-dessus, si vous le permettez, je vais aller raconter une histoire à mes enfants.Je vous souhaite une excellente campagne.Et plein de conciliation.3117499A C A H I E R B | L A P R E S S E | M O N T R É A L | J E U D I 1 3 M A R S 2003 Gouverner, un sport extrême > Le beauf, le mononcle et votre voisin La chronique de Vincent Marissal page B4 Un bilan des neuf ans de gouvernement du PQ Pages B4 et B5 . 4LP0202B0313 b2 jeu 4LP0202B0313 ZALLCALL 67 00:25:15 03/13/03 B B2 \u2022 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 3 MARS 2003 Dumont perd des points Landry supplante ses adversaires dans le coeur des électeurs La santé, principalenjeu DENIS LESSARD LA SANTÉ, la santé et toujours la santé.Jean Charest a choisi la bonne cible pour rejoindre les Québécois en ce début de campagne électorale.Selon le dernier sondage CROP, la santé reste, de loin, le principal enjeu de la campagne lancée hier.Ainsi 80 % des gens choisissent ce thème quand on leur demande à deux reprises quel est le principal enjeu de la campagne.L\u2019éducation suit, loin derrière, avec 34 %, suivie du travail et de l\u2019emploi avec 33 %.Les impôts suivent avec 20 %, puis la famille à 15 %.Autre élément intéressant, un répondant sur deux estime désormais que c\u2019est le PQ qui remportera les élections, une augmentation de 18 points par rapport à l\u2019enquête précédente réalisée pour La Presse à la mi-février.Ceux qui croient que la victoire ira au PLQ ne sont plus que 23 %, contre 29 % la dernière fois.Finalement, seulement 8 % des répondants estiment que l\u2019ADQ va l\u2019emporter, deux fois moins que la proportion de ceux qui voyaient, il y a un mois, M.Dumont succéder à Bernard Landry.La souveraineté enregistre une légère baisse, avec 39 % d\u2019appui contre 42 % lors du précédent sondage.Fait à signaler, pas moins de 42 % des gens qui ont l\u2019intention de voter pour le Parti québécois, sont « plutôt ou très défavorables » à la tenue d\u2019un référendum durant un prochain mandat du PQ.Aussi 27 % de ceux qui ont voté OUI en 1995 sont opposés à une autre consultation populaire, dans le prochain mandat, si M.Landry est réélu.DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 L\u2019autocar de la campagne électorale vient à peine de démarrer que Mario Dumont, le chef de l\u2019Action démocratique, paraît mis hors de combat.Jean Charest monte lentement dans le coeur des électeurs, mais Bernard Landry les supplante tous les deux.Quant on leur demande à quel chef ils font « le plus confiance pour diriger le Québec », les Québécois optent à 41 % pour Bernard Landry, à 24 % pour Jean Charest et à 17 % pour Mario Dumont.Un Québécois sur cinq soutient ne pas avoir d\u2019opinion.Pour le chef péquiste, la remontée est étonnante, il obtenait 32 % il y a un mois, neuf points de moins.Jean Charest gagne quatre points, mais Mario Dumont en perd 12 en un mois.Sur un horizon plus long, Bernard Landry a doublé ses appuis depuis la fin du mois de novembre, tandis que Mario Dumont suscite deux fois moins la « confiance » des électeurs que lorsqu\u2019il était à son zénith, en août 2002.Selon Claude Gauthier, analyste de CROP, M.Landry n\u2019a pas eu à subir de conséquences à la suite de ses déclarations controversées sur les « cervelles d\u2019oiseaux » ou sur les « groupes de femmes », en fin de semaine dernière.« C\u2019est une gaffe, il ne faudrait pas qu\u2019il en fasse trop, que le naturel ne revienne pas au galop », conseille toutefois le sondeur.CROP a repris son étude détaillée de la perception des chefs.Quand on leur demande de désigner le chef qui démontre le plus de « leadership », 44 % désignent Bernard Landry, une hausse de 10 points par rapport au mois précédent.Mario Dumont est en chute libre, avec 16 % contre 31 % à la mi-février.Jean Charest, lui, monte de cinq points, à 22 %.Bernard Landry est désormais perçu comme « compétent » par 50 % des électeurs, une hausse de sept points.Jean Char e s t reste à 20 %, mais Mario Dumont baisse de 16 à 11 %.Les volte-face ont nui Les nombreuses volte-face de l\u2019ADQ n\u2019ont clairement pas aidé Mario Dumont : au chapitre de l\u2019honnêteté, il perd 11 points à 23 %, contre 28 % à Bernard Landry et 19 % à Jean Charest.Le tiers des gens se disent indécis quand on leur demande de déterminer qui est le plus honnête des chefs.M.Dumont est aussi en chute sous l\u2019angle de la « sincérité ».Il a 26 % d\u2019appui contre 34% il y a un mois.« Les autres font des gains et lui en perd, cela s\u2019étiole, il n\u2019est plus considéré comme un leader », observe Claude Gauthier.Après avoir traîné son parti pendant des mois, M.Dumont « paraît tomber avec la popularité de l\u2019ADQ », ajoute-t-il.M.Landry paraît désormais le plus sincère avec 38 % et Jean Charest ferme la marche à 19 %.Sous l\u2019angle de la proximité des gens toutefois, Mario Dumont peut trouver un réconfort.Il domine nettement ses adversaires avec 41 % contre 24 % à Bernard Landry et 19 % à Jean Charest.Photo PC © Mario Dumont en compagnie du petit Charles, son fils de 2 ans, lors d\u2019un rassemblement adéquiste, hier à Rivière-du-Loup.Jour 2 > PQ \u2014 Bernard Landry fait un point de presse ce matin à la permanence du parti à Montréal.En compagnie de Linda Goupil, Jean Rochon et Diane Lemieux, il rencontre à midi des représentants du monde de la conciliation travail-famille à l\u2019hôtel Renaissance, fait une conférence de presse au centre de la petite enfance la Voûte enchantée avant de se rendre à la maison de jeunes Magi, dans Bourget, où il prend la parole à 19 h.> PLQ \u2014 Jean Charest présente ce matin son « équipe santé » à la Cité du commerce électronique, à Montréal, fait un point de presse devant l\u2019hôpital Sainte-Justine, présente sa candidate dans Rosemont et termine la soirée au restaurant Le Rustik, à Châteauguay, à l\u2019assemblée d\u2019investiture de Jean-Marc Fournier.> ADQ \u2014 À 8 h 15, Mario Dumont dépose sa fille Angela à l\u2019école Vent et marée de Cacouna.Il fait ensuite une conférence de presse sur la conciliation travail-famille à Rivière-du-Loup en compagnie de la députée Marie Grégoire, rencontre les médias locaux à Rimouski, lance la campagne régionale, visite l\u2019usine Prolam de Cap-Saint- Ignace et conclut la journée avec des militants au bar Le Centre de Montmagny.Une belle bagarre.de sondeurs Selon Léger, les gens veulent du changement DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Les Québécois veulent du changement et ils croient que les libéraux sont les plus aptes à le gérer.Mais ces choix ne se répercutent pas clairement dans les intentions de votes.Selon la plus récente enquête Léger Marketing réalisée pour TVA, et que La Presse a obtenu, libéraux et péquistes sont presque à égalité dans le coeur des Québécois.Avant répartition des 14 % d\u2019indécis, l\u2019enquête de 1008 répondants réalisée entre le 5 et le 9 mars révèle que le PLQ obtient 33 % des intentions de vote, contre 31 % au PQ et 21 % à l\u2019ADQ.Quand il répartit les indécis, le PLQ obtient 38 % contre 36 % au PQ et 25 % à l\u2019ADQ.Ces données diffèrent passablement des constats faits au même moment par CROP, qui donnent le PQ clairement passé devant ses deux adversaires.Chez les francophones, le score que Léger accorde au PQ ressemble à ce qu\u2019observe CROP, le PQ recueille 43 % des voix contre 29 % au PLQ et 27 % à l\u2019ADQ.Le sondage Léger révèle d\u2019autres données, étonnantes, si on les compare aux intentions de vote.Ainsi, 57 % des Québécois souhaitent un changement de gouvernement à Québec contre 35 % qui préfèrent que le gouvernement actuel soit maintenu.Les adéquistes et les libéraux, c\u2019est prévisible, sont les plus favorables au changement, mais aussi les gens du centre du Québec, les non-francophones et les femmes qui souhaitent tous, à plus de 60 %, un changement de gouvernement.Les hommes, en revanche, appuient le changement à 41 % seulement.Quand on leur demande quel parti serait le plus apte à gérer le changement, 51 % optent pour le PLQ contre 39 % pour l\u2019ADQ.Les femmes et les personnes âgées sont les plus favorables aux libéraux, tandis que les hommes, les gens entre 25 et 35 ans, et les professionnels sont les plus enclins à favoriser l\u2019ADQ pour gérer le changement.> Diriez-vous que vous êtes très satisfait(e), plutôt satisfait(e), plutôt insatisfait(e) ou très insatisfait(e) du gouvernement du Québec?% % 4-11 mars 2003 13-24 fév.2003 6-13 fév.2003 16-25 jan.2003 10-18 déc.2002 14-25 nov.2002 ENSEMBLE (n: 1000) SONDAGE > CROP / LA PRESSE / THE GLOBE & MAIL / LE SOLEIL 47 47 43 36 34 33 47 49 54 56 60 63 Satisfaction à l\u2019égard du gouvernement du Québec Les résultats du sondage reposent sur 1000 entrevues téléphoniques effectuées du 4 au 11 mars 2003 dans le cadre du sondage CROP / La Presse / Le Soleil / The Globe & Mail.D\u2019un point de vue statistique, un échantillon de cette taille (n=1000) est précis à 3 points près, 19 fois sur 20.Très/plutôt satisfaits Plutôt/très insatisfaits PLQ PQ ADQ NSP Jean Charest Mario Dumont Bernard Landry Aucun / NSP ENSEMBLE (n: 1000) % % 4-11 mars 2003 13-24 fév.2003 6-13 fév.2003 16-25 jan.2003 10-18 déc.2002 14-25 nov.2002 Référendum 30 oct.1995 58,0 54,0 55,0 58,0 56,0 61,0 50,6 42,0 46,0 45,0 42,0 44,0 39,0 49,4 OUI NON Après répartition > Pour vous, quel devrait être le principal enjeu ou sujet débattu au cours de la prochaine campagne électorale au Québec?ENSEMBLE (n: 1000) % % La santé Le travail, l\u2019emploi Les impôts L\u2019éducation La famille La question de la souveraineté Les régions La question linguistique Autres NSP/Refus 19 23 12 27 9 3 2 2 2 1 62 10 8 7 6 3 1 1 2 1 Principaux enjeux de la prochaine campagne électorale au Québec > S\u2019il y avait des élections provinciales aujourd\u2019hui au Québec, pour lequel des partis suivants voteriez-vous?ENSEMBLE (n: 1000) % 4-11 mars 2003 13-24 fév.2003 6-13 fév.2003 16-25 jan.2003 Élec.du 30 nov.1998 29 26 27 30 44 % 38 32 30 26 43 % 21 25 30 25 12 % 11 15 12 18 \u2014 Évolution des intentions de vote > Si un référendum avait lieu aujourd\u2019hui sur la même question que celle qui a été posée lors du dernier référendum de 1995, c\u2019est-à-dire sur la souveraineté assortie d\u2019une offre de partenariat au reste du Canada, voteriez-vous OUI ou NON?Évolution des intentions de vote à un éventuel référendum > Auquel des trois principaux leaders politiques du Québec associez-vous le plus les qualificatifs suivants: ENSEMBLE (n: 1000) % Compétence 4-11 mars 2003 6-13 fév.2003 Honnêteté 4-11 mars 2003 6-13 fév.2003 Proche des gens 4-11 mars 2003 6-13 fév.2003 Sincérité 4-11 mars 2003 6-13 fév.2003 Leadership 4-11 mars 2003 6-13 fév.2003 20 19 19 15 19 15 19 17 22 17 % 11 16 23 34 41 49 26 34 16 31 % 50 43 28 24 24 19 28 25 44 34 % 19 22 30 27 17 17 27 24 18 18 Perception des leaders politiques Jean Charest Mario Dumont Bernard Landry Aucun / NSP > À quel chef politique faites-vous le plus confiance pour diriger le Québec ?(noms des chefs lus en rotation) ENSEMBLE (n: 1000) % 4-11 mars 2003 6-13 fév.2003 19-24 nov.2002 24 20 20 % 17 29 28 % 41 32 20 % 19 19 32 Chef auquel on fait le plus confiance pour diriger le Québec Climat politique au Québec > S\u2019il y avait des élections provinciales aujourd\u2019hui au Québec, pour lequel des partis suivants voteriez-vous?Intentions de vote selon la langue Avant répartition de la non-réponse d\u2019usage et la région PLQ PQ ADQ ENSEMBLE (n: 1000) % Francophones Non-francophones Île de Montréal Région métropolitaine de Montréal Québec métro Ailleurs en région 21 68 43 22 19 24 % 44 7 33 41 39 40 % 22 15 12 25 28 24 Première mention Deuxième mention % 80 33 20 34 15 6 3 3 4 1 Total des mentions Élections 2003 LA TOURNÉE DES CHEFS 4LP0302B0313 b3 jeu 4LP0302B0313 ZALLCALL 67 00:24:16 03/13/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 3 MARS 2003 \u2022 B3 La confiance règne au sein du PQ Bernard Landry lance la campagne électorale à Montréal PASCALE BRETON La confiance règne au sein du Parti québécois qui a mis la grosse gomme hier soir pour lancer sa campagne électorale à Montréal.C\u2019est dans la circonscription de Gouin que le premier ministre Bernard Landry avait choisi de commencer sa campagne en participant à l\u2019assemblée d\u2019investiture du ministre de l\u2019Environnement, André Boisclair.Une présence symbolique, comme l\u2019a souligné le candidat dans son allocution, puisque c\u2019est le premier ministre lui-même qui lui a vendu sa première carte de membre, il y a 13 ans.« C\u2019est émouvant d\u2019inscrire cette campagne électorale dans l\u2019histoire comme un tournant, comme il y en a eu d\u2019autres, pour arriver à la plénitude de notre destin.Je sais que le 14 avril, j\u2019aurai bien des tâches agréables à accomplir », a lancé le premier ministre en guise d\u2019introduction.Invitant la population à lui faire confiance, il a plus tard lancé : « Vous avez vu ce que j\u2019ai pu faire avec mon équipe en deux ans, sans mandat populaire, imaginez-vous quatre ans avec un fort appui du peuple québécois.» M.Landry a livré son discours accompagné des candidats et ministres de la région de Montréal, dont Diane Lemieux, Richard Legendre, André Boulerice et Rita Dionne-Marsolais.La présidente de l\u2019Assemblée nationale et députée d\u2019Hochelaga-Maisonneuve, Louise Harel, ainsi que le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, étaient aussi présents, en plus de quelque 700 militants, selon les évaluations des organisateurs.Ouvrant la soirée, le chanteur Claude Gauthier a donné le ton des 33 prochains jours en entamant un classique de la chanson québécoise, Le Plus Beau Voyage, illustrant ainsi parfaitement l\u2019esprit des péquistes réunis hier.L\u2019événement s\u2019est d\u2019ailleurs poursuivi tout en chanson avec la participation de Louise Portal, France Castel et Mario Saint-Amand.Dans leur allocution, autant M.Landry que le ministre Boisclair ont ensuite insisté sur les valeurs qui animent le Parti québécois, particulièrement la solidarité.« La trame et les motivations, et les espoirs de cette campagne électorale sont faciles à deviner parce qu\u2019articulés d\u2019une façon très logique et basés sur des convictions profondes qui sont les nôtres.Notre parti est un parti souverainiste, c\u2019est un parti progressiste, c\u2019est un parti social-démocrate et toutes les fois qu\u2019il a eu à gouverner le Québec, il l\u2019a fait en gardant l\u2019oeil sur ses espoirs et sur ses objectifs », a rappelé M.Landry.Après avoir misé sur l\u2019assainissement des finances publiques pendant cinq ans, le PQ souhaite redistribuer la richesse tout en favorisant la conciliation, souvent difficile, entre le travail et la famille, a souligné une nouvelle fois le premier ministre.En prenant la parole quelques minutes plus tôt, le ministre Boisclair avait lui aussi tenté de faire vibrer la fibre de la solidarité, en vantant les acquis sociaux du Québec et les possibilités qui s\u2019offrent aujourd\u2019hui à la jeunesse, tout en écorchant au passage le discours de l\u2019Action démocratique.« Méfions-nous de ceux qui, au profit des modes, des effets de cape et des petites phrases sans sens, voudraient cultiver les pires préjugés et qui voudraient nous rapprocher bien plus du populisme que du progressisme », a-t-il déclaré.La solidarité est enracinée dans l\u2019histoire des Québécois, a souligné M.Boisclair, affirmant : « Nous sommes capables au Québec de faire conjuguer solidarité et responsabilité.C\u2019est mon engagement.» Plus tôt dans la journée, les députés, les ministres et le personnel politique s\u2019étaient donné un dernier rendez-vous devant le parlement, à Québec, pour assister au départ de l\u2019autobus de la campagne.Dans une ambiance bon enfant, certains agitaient leur drapeau fleurdelisé, tandis que les ministres Agnès Maltais, Jean-François Simard et François Gendron ont même poussé la confiance jusqu\u2019à chantonner À partir d\u2019aujourd\u2019hui, demain nous appartient, une ancienne chanson-thème du PQ.Peu avant 14 h 30, le premier ministre Bernard Landry a ensuite quitté le parlement, tout sourire, accompagné de sa conjointe, Chantal Renaud, et de quelques ministres pour monter dans l\u2019autobus qui le mènera aux quatre coins de la province au cours des 33 prochains jours.« On va gagner », a de nouveau scandé la petite foule en agitant des drapeaux, tandis que M.Landry envoyait un dernier signe de la main des marches du véhicule peint à l\u2019effigie du parti, où apparaît en gros plan le visage détendu du premier ministre et le slogan péquiste de la campagne, Restons forts.Le premier ministre et son équipe sillonneront la région métropolitaine au cours des prochains jours.M.Landry participera aujourd\u2019hui à un dîner avec des membres de son organisation, avant de faire un saut en Montérégie demain.Samedi, il sera à Saint-Hyacinthe pour le conseil extraordinaire du PQ, qui doit mener à l\u2019adoption de la plate-forme électorale.Photo PC Le premier ministre salue la foule lors de son arrivée à Montréal, où il a entrepris sa première campagne électorale à la tête du PQ.Dumont accuse Landry de gaspillerl\u2019avenirdes Québécois Jean Charest, « celui qui a sauvé le Canada» en 1995 MARIO CLOUTIER RIVIÈRE-DU-LOUP \u2014 Mario Dumont s\u2019est lancé dans une charge à fond de train contre le gouvernement Landry, qu\u2019il accuse de gaspiller l\u2019avenir des Québécois, en lever de rideau de campagne électorale dans sa circonscription de Rivière-du-Loup, hier soir.Mario Dumont Le chef de l\u2019Action démocratique a montré du doigt le premier ministre pour le « désastre » de la Caisse de dépôt et placement, notamment, mais aussi pour sa gestion du réseau de la santé et des autres sociétés d\u2019État.« Quand un adolescent est sur le bord de compromettre son avenir, sa mère ou son père va lui dire : heille fais pas ça, gaspille pas ton avenir ! Ces gens-là (.) sont en train de gaspiller notre avenir.Estce qu\u2019on peut les laisser faire ?Non, je ne les laisserai pas faire et je compte sur vous pour m\u2019aider à arrêter ça.» Le chef de l\u2019ADQ a ainsi lancé un appel aux militants et à tous ceux qui veulent un « avenir autrement », tel que le dit le slogan de la campagne adéquiste.Les gens doivent s\u2019engager et participer.Pressentant peut-être les résultats désastreux de son parti dans les derniers sondages, M.Dumont a souligné que « les adéquistes ne peuvent pas suivre cette campagne à la télévision ».Ils doivent se lever et aller convaincre, ajoute-t-il.Il leur a demandé d\u2019être responsables et d\u2019agir, de faire des dons : « Vingt piastres, 40 piastres, 100 piastres s\u2019ils sont capables.» « Je compte sur vous pour la campagne », a-t-il dit plutôt deux fois qu\u2019une à une modeste foule de près de 200 militants de Rivièredu- Loup.Lors de l\u2019ouverture des boîtes de scrutin, la victoire récompensera ceux et celles qui ont travaillé le plus fort, a-t-il soutenu.« C\u2019est pas les sondages, les bonnes et les mauvaises nouvelles, les anecdotes du jour.C\u2019est comté par comté, le travail, le travail, le travail de nos gens », a-t-il dit, reprenant l\u2019un des leitmotiv du chef libéral Jean Charest lors de la campagne de 1998.Le chef de l\u2019ADQ a longuement attaqué le gouvernement Landry, notamment au sujet de la Caisse de dépôt, où des choses graves se passent réellement, dit-il.La perte de 8,5 milliards représente l\u2019équivalent du coût de cinq stades olympiques, a-t-il souligné.Il trouve inacceptable de voir le président de la Caisse, Henri-Paul Rousseau, recevoir une prime au rendement malgré tout.M.Dumont s\u2019indigne de voir le premier ministre prendre la chose avec un grain de sel.« Il n\u2019y a pas beaucoup de gens dans la société québécoise qui, aujourd\u2019hui, rient de l\u2019argent qui est disparu de leur Caisse de dépôt », a-t-il affirmé.Le PQ prépare ainsi un avenir fait de « bureaucratie à outrance », selon lui.Il ajoute que le gouvernement a réussi le déficit zéro par des tours de passe-passe puisque « depuis qu\u2019ils ont le déficit zéro, la dette a grimpé de 10 milliards ».Cinquante pour cent du budget de dépenses québécois ira à la santé en 2010, rappelle le chef de l\u2019ADQ.Ce qui signifie que les budgets de l\u2019éducation et des infrastructures seront « écrasés ».Il accuse le PQ et le PLQ également de vouloir sacrifier l\u2019avenir des Québécois en mettant toujours plus d\u2019argent dans la santé.À l\u2019opposé, dit-il, un gouvernement de l\u2019ADQ veut encourager davantage le développement de l\u2019hydroélectricité.« La société d\u2019État que Bernard Landry a aimé développer, c\u2019est Loto- Québec parce que ça rapporte tout de suite.(.) Les profits de Loto- Québec ont plus que doublé pendant que Bernard Landry était en place.» Le chef de l\u2019ADQ a tissé un lien entre la montée de l\u2019ADQ, dans les années 90, et le travail des défricheurs au début du siècle précédent.Son parti, dit-il, veut léguer à ceux qui viennent derrière « quelque chose de mieux ».L\u2019ADQ s\u2019engage, dit-il, à faire en sorte que le gouvernement « vive selon ses moyens ».Mario Dumont veut préparer le vieillissement de la main-d\u2019oeuvre et remettre les « dépenses de la santé sous contrôle ».« Et on ne mettra pas toutes les marges de manoeuvre sur le bienêtre présent, précise-t-il, on va aussi en mettre sur le bien-être futur : c\u2019est de rembourser la dette.» KARIM BENESSAIEH JEAN CHAREST a été présenté comme le sauveur du Canada lors du lancement hier soir de la campagne électorale dans sa circonscription de Sherbrooke.Plus sobrement, le chef libéral s\u2019est plutôt qualifié luimême de « rassembleur », se donnant la tâche d\u2019effacer les divisions issues du référendum de 1995.C\u2019est le leader parlementaire des libéraux, Pierre Paradis, qui s\u2019est lancé dans une envolée oratoire à propos de son chef aux quelque 400 militants entassés dans une salle de réception.Jean Charest, a-t-il affirmé, est quelqu\u2019un qui peut se révéler lorsque les circonstances l\u2019exigent, donnant comme exemple la campagne qu\u2019il avait menée pour le NON en 1995.« Si nous sommes encore ici, comme Québécois et comme Canadiens, c\u2019est qu\u2019à l\u2019occasion du référendum de 1995, il y a quelqu\u2019un qui a sauvé le pays, a déclaré le coloré député de Brome-Missisquoi.Il y a quelqu\u2019un qui a sauvé la province, il y a quelqu\u2019un qui a sauvé les Cantons-de-l\u2019Est.Il y a quelqu\u2019un qui nous a sauvés.C\u2019est Jean Charest.» Ce souvenir, a précisé M.Paradis, devrait pouvoir convaincre les électeurs de la circonscription de choisir Jean Charest.En point de presse peu après, le chef libéral ne s\u2019est pas démonté lorsqu\u2019on lui a rappelé que cette étiquette de « sauveur du Canada » lui avait passablement nui ces dernières années.« Moi, je suis très à l\u2019aise avec le souvenir du référendum de 1995, a-t-il déclaré.Mais un référendum, ça laisse des marques.C\u2019est ce qui m\u2019amène aujourd\u2019hui à vouloir rassembler les Québécois autour d\u2019une vision qui sera partagée par la très grande majorité de nos concitoyens.Je ne veux pas d\u2019un gouvernement qui va nous diviser davantage.» Comme il l\u2019a répété à plusieurs occasions, il souhaite utiliser ses talents de rassembleur dans la circonscription qu\u2019il représente au fédéral ou au provincial depuis 1984 et en faire profiter le Québec.« Je veux diriger un gouvernement qui va être capable de regrouper les Québécois autour d\u2019une cause commune.Ma conviction profonde, c\u2019est que les Québécois veulent que nous travaillions de façon constructive avec le reste du Canada.Ils veulent qu\u2019on se concentre sur des questions cruciales comme la santé, l\u2019éducation.Ils veulent un système qui fonctionne.» Auparavant, M.Charest avait expliqué à ses militants tout le cheminement qu\u2019il a effectué depuis 1998, alors qu\u2019il venait de prendre les rênes du PLQ.« Il n\u2019y a pas un coin du Québec que je n\u2019ai pas fréquenté.J\u2019ai parcouru un long chemin depuis 1998.Et ça n\u2019a pas toujours été facile.Mais c\u2019est un chemin que j\u2019ai parcouru avec émerveillement.» Le chef libéral était entouré de la plupart de ses députés des Cantons-del\u2019Est et, choix symbolique, il a eu droit aux éloges de l\u2019ex-premier ministre Daniel Johnson.Il s\u2019agissait clairement, a expliqué M.Charest, d\u2019une occasion pour M.Johnson de « passer le flambeau d\u2019une génération de libéraux à une autre ».Reprenant le slogan électoral de son parti, le chef de l\u2019opposition a réaffirmé que son parti et luiétaient prêts à prendre le pouvoir.Il a brandi la plate-forme adoptée il y a six mois identifiant les priorités d\u2019un gouvernement libéral, soit des réinvestissements massifs en santé et en éducation, et des baisses d\u2019impôts de 27 %.« Jean Charest a passé cinq ans à sillonner le Québec rang par rang : ces cinq années méritent d\u2019être récompensées, a insisté Pierre Paradis.Il a semé, et correctement.Maintenant, il est temps de passer à la récolte.» Même s\u2019il se dit plus confiant que jamais de remporter les prochaines élections, M.Charest n\u2019aura pas la partie facile dans sa propre circonscription.En 1998, alors nouvellement arrivé de la politique fédérale et au sommet de sa popularité au Québec, le chef libéral avait dû se contenter d\u2019une mince majorité de 907 voix sur la péquiste Marie Malavoy.Celle-ci était de plus handicapée par des révélations sur le fait qu\u2019elle avait utilisé illégalement son droit de vote quelques années plus tôt.Le 14 avril, M.Charest devra de plus se frotter à l\u2019adéquiste Peter Downey, un ancien libéral qui devrait faire mieux que son prédécesseur, Patrick Rouillard, en 1998.Celui-ci, avec 2171 voix, avait alors arraché un maigre 6,8 % des suffrages.Photo PC Le chef du Parti libéral, Jean Charest, en compagnie de son neveu Alexandre, a lancé sa campagne dans sa circonscription de Sherbrooke.«Je suis un être humain et il m\u2019arrive de faire des erreurs.Mais j\u2019aime mieux être franc que dissimulateur et j\u2019aime mieux la langue vivante que la langue de bois.» «Pour moi, le radicalisme, c\u2019est la liste d\u2019attente à Sainte-Justine, qui est radicalement trop élevée ; c\u2019est la taille du gouvernement actuel, le niveau des taxes et des impôts, et une dette de 108 milliards.» « Après neuf ans de régime péquiste, il y a plus de limousines devant l\u2019Assemblée nationale et moins de médecins dans les hôpitaux.Les Québécois ont perdu confiance dans leur système de santé.Aujourd\u2019hui, 100 000 personnes sont sur des listes d\u2019attente.» \u2014 Bernard Landry \u2014 Mario Dumont \u2014 Jean Charest Élections 2003 4LT0401B0313 b4-5 jeu 4LT0401B0313 ZALLCALL 67 22:44:27 03/12/03 B 0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% 45% 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 23-30 septembre 12-20 février 11-18 mars 21-27 avril 13-20 mai 16-22 juin 21-27 août 17-23 septembre 15-21 octobre 30 octobre- 4 novembre 6-11 novembre 19-23 novembre 18-25 février 15-23 avril 19-28 août 9-21 septembre 9-17 décembre 16-26 janvier 17-26 février 16-23 mars 13-21 avril 18-26 mai 15-26 juin 14-24 septembre 19-29 octobre 16-26 novembre 8-14 décembre 18-26 janvier 15-25 février 16-26 mars 19-29 avril 17-28 mai 14-27 juin 16-25 août 14-24 septembre 18-27 octobre 15-25 novembre 7-15 décembre 17-27 janvier 14-24 février 14-24 mars 18-28 avril 16-26 mai 13-26 juin 16-26 août 20 septembre -6 octobre 17-27 octobre 14-25 novembre 10-18 décembre 16-25 janvier 13-25 février 4-11 mars PQ PLQ ADQ PQ PLQ ADQ Les intentions de vote des Québécois D\u2019après les sondages CROP réalisés entre septembre 1997 et aujourd\u2019hui, avant répartition des indécis 2 mars 1998 Le chef de l\u2019opposition et du PLQ, Daniel Johnson, annonce son intention de quitter la vie politique.30 avril 1998 Jean Charest devient officiellement chef du Parti libéral.20 août 1998 Décision de la Cour suprême sur les questions juridiques entourant une éventuelle sécession du Québec.30 novembre 1998 Le Parti québécois décroche un second mandat consécutif avec 42,7 % des suffrages.Les libéraux obtiennent un peu plus (43,7 %), tandis que l\u2019Action démocratique remporte 11,78 % des voix.11 janvier 2001 Lucien Bouchard annonce qu\u2019il démissionne.Début mars 2001 Bernard Landry devient chef du PQ et premier ministre du Québec.12 mars 2003 Lancement de la campagne électorale 15 avril 2002 Élections partielles.François Corriveau de l\u2019ADQ devient député de la circonscription de Saguenay, tandis que le Parti libéral est réélu dans Anjou et Viger.17 juin 2002 Élections partielles.Un vent adéquiste souffle sur Berthier, Joliette et Vimont.Le PQ conserve Lac-Saint-Jean.B4 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 3 MARS 2003 B5 VINCENT MARISSAL v m a r i s s a @ l a p r e s s e .c a Le beauf, le mononcle et votre voisin Photothèque, La Presse © Les trois chefs du Parti québécois, depuis 1994, ont essuyé quelques revers.Jacques Parizeau (à gauche) est resté au pouvoir à peine plus d\u2019un an, Lucien Bouchard a jeté l\u2019éponge en janvier 2001 (au centre) après que ses relations se sont détériorées avec son parti et Bernard Landry (à droite) a dû baisser le ton à quelques reprises, notamment à la suite de l\u2019épisode des « chiffons rouges ».Gouverner, un sport extrême Neuf ans et trois premiers ministres plus tard, le PQ laisse un Québec profondément transformé UÉBEC \u2014 Ils nous ont fait peur, parfois.Et rire, souvent.Mais surtout, ils nous en ont fait voir de toutes les couleurs.Neuf ans et trois premiers mi nistres plus tard, le Parti québécois laisse un Québec profondément transformé, où les garde ries coûtent 5 $ par jour, où les conjoints de même sexe peuvent se marier et où tout le monde est assuré pour ses factures de pharmacie.Mais la liste d\u2019attente à l\u2019hôpital Sainte-Justine compte toujours, comme en 1994, es noms de plus de 3500 enfants.Et depuis l\u2019élection du PQ, plus de 50 000 personnes, l\u2019équivalent de la population de Drummondville, ont quitté leur région.Le Montréalais qui rentrerait chez lui après neuf ans à l\u2019étranger serait passablement dépaysé : l\u2019hôtel de ville de Westmount est un « bureau d\u2019arrondissement » et les commissions scolaires sont linguistiques et non plus confessionnelles.Si notre voyageur a eu la puce à l\u2019oreille, qu\u2019il a croisé par exemple un jeune Québécois en stage en Équateur, plutôt qu\u2019en France ou à New York, qu\u2019il a vu les Cris chanter les louanges du Québec, il aura eu la chance de constater que quelque chose a changé.Il se retrouverait toutefois vite en pays de connaissance.Il est de ces choses aussi immuables que le smoked-meat de Schwartz\u2019s : le feuilleton du toit du Stade olympique n\u2019est pas terminé, les urgences sont toujours aussi bondées et l\u2019état des ponts et des routes aussi déplorable.Surtout, notre globetrotter retrouverait un visage bien connu : Bernard Landry fait depuis plus de 30 ans partie du paysage politique québécois.Émotions fortes S\u2019il est vrai que la vie politique carbure aux rebondissements, aux émotions fortes, le Québec est en excellente santé depuis près de 10 ans.Les deux mandats libéraux précédents avaient l\u2019allure d\u2019un long fleuve tranquille avant les cataractes du régime péquiste.Jeu de stratégie sous Robert Bourassa, la « gouvernance », nouveau mot à la mode, fait, depuis 1994, partie des sports extrêmes.Il faut dire que le mandat du PQ avait débuté sur les chapeaux de roues.Jacques Parizeau, arrivé au pouvoir le 12 septembre 1994, promettait de tenir son référendum dans la première année.Douze mois fébriles où les Québécois ont eu droit à un téléroman quotidien.Le budget Campeau qui proposait « la souveraineté ou des taxes » et les commissions sur la souveraineté.D\u2019Ottawa, Lucien Bouchard imposa son « virage » pour la souveraineté-partenariat.Un référendum fut lancé pour le 30 octobre, avec comme fond de scène les querelles sur le financement des manifestations fédéralistes de Montréal et les prestations de serment en vrac de nouveaux citoyens canadiens.Le NON l\u2019emporta de justesse, avec une majorité de 54 288 voix.Jacques Parizeau démissionna le lendemain.Bien qu\u2019en 1994, toute l\u2019attention ait portésur le calendrier constitutionnel, les embardées ont été nombreuses.Marie Malavoy dut démissionner de son poste de ministre pour avoir voté illégalement.Rita Dionne- Marsolais fut rétrogradée pour une nomination malheureuse.Monique Simard vit son élection contestée.Après un rapport accablant du vérificateur général, Richard Le Hir, responsable de la « Restructuration » du Québec indépendant, dut tirer sa révérence.Pendant ce temps, Jean Rochon mettait en place le virage ambulatoire, il « réinventait la santé » selon l\u2019expression de l\u2019époque, opération délicate qui entraînera la fermeture de nombreux hôpitaux.Rita Dionne-Marsolais avait annoncé que le PQ mettait au rancart le projet de toit fixe du Stade.La suite fut une comédie d\u2019erreurs : le nouveau toit de toile creva cinq ans plus tard et on nage encore dans les poursuites judiciaires.Jacques Parizeau relégua aux oubliettes le projet Grande-Baleine, l\u2019aménagement des rivières Eastmain et Rupert, que la paix des Braves, signée à la fin de l\u2019an dernier, remit subitement au goût du jour.Lucien Bouchard « ose » En janvier 1996, Lucien Bouchard arrive sans opposition à la tête du Parti québécois, avec la promesse « d\u2019oser » ce qui n\u2019avait jamais été fait.Il tint parole.Des les premiers jours de son mandat, l\u2019ex-bras droit de Brian Mulroney, qui ne sera jamais accepté par l\u2019aile orthodoxe du PQ, promet de faire de l\u2019atteinte du déficit zéro son premier objectif.La table est mise, et pour longtemps.Les agences new-yorkaises d\u2019évaluation de crédit ont depuis longtemps dans la mire le Québec qui, déjà lourdement déficitaire, s\u2019était payé une année supplémentaire de dépenses importantes pour préparer le référendum.D\u2019entrée de jeu, Lucien Bouchard convoquera un « sommet » où patrons et syndiqués accepteront une cure minceur, sur trois ans, des finances publiques.À l\u2019automne, une autre grand-messe a lieu, où M.Bouchard tentera de faire la paix avec les anglophones et les démunis.C\u2019est là qu\u2019on annonça le programme, bien squelettique encore, des garderies à 5 $.Il causa des maux de tête : le financement manqua rapidement.On avait sous-évalué la cohorte des enfants qui, gardés au noir, réintégraient le réseau officiel.Autre promesse problématique, le régime d\u2019assurance-médicaments.Libéraux et péquistes l\u2019avaient promis en 1994.Ajusté en vitesse au printemps 1996 après la décision des assureurs privés de ne pas y participer, le régime fut longtemps source de déficits.Québec dut finalement tripler la cotisation pour maintenir le paquebot à flot.Les personnes âgées, qui ne payaient pas leurs médicaments avant, ont depuis déboursé près de 2 milliards.Signe des temps, Québec sortira des milliers de machines à sous illégales des bars, pour les remplacer par celles de Loto-Québec.Paul Bégin réforme les tribunaux administratifs.Louise Harel fait adopter en novembre 1996 la loi sur l\u2019équité salariale, pour laquelle Bernard Landry était loin d\u2019être chaud.Elle concéda toutefois de long délais d\u2019application.Les relations se détériorent Pendant ce temps, les relations entre Lucien Bouchard et son parti commencent à se détériorer.Le nouveau chef doit mettre tout son poids dans la balance pour convaincre ses troupes de ne pas revenir à l\u2019unilinguisme français dans l\u2019affichage.C\u2019est le congrès « du miroir » où Lucien Bouchard dit qu\u2019il ne pourrait plus se regarder dans la glace s\u2019il cautionnait une loi qui prohibe une langue.Les péquistes donneront un camouflet à leur charismatique leader alors que seulement trois délégués sur quatre l\u2019appuieront lors d\u2019un vote de confiance.Outré, il claquera la porte des assises et laissera, quelques heures, planer le doute sur son avenir politique.C\u2019est aussi l\u2019époque des « conditions gagnantes » nécessaires pour la tenue d\u2019un autre référendum, la formule dénichée par M.Bouchard pour reporter l\u2019échéance.Les années Bouchard fourmillent de ces effets de toge.Quand Ottawa annonce qu\u2019il portera en Cour suprême une référence sur le droit de sécession du Québec, il met son Conseil des ministres sur le pied de guerre et on évoque même une élection anticipée.Les relations avec le gouvernement Chrétien oscillent du chaud au froid, au gré des élections.Avancée aussi historique qu\u2019oubliée, le Parlement vote un amendement à la Constitution, permettant la mise en place de commissions scolaires linguistiques.Pressé de se lancer en campagne, Ottawa accédera aussi à une vieille demande du Québec, la délégation des pouvoirs en matière de formation de la main-d\u2019oeuvre.Aux Finances, Bernard Landry atteint l\u2019équilibre budgétaire un an avant l\u2019échéance prévue.On met en place une « super-Société générale de financement », vaste réorganisation que promettront de démolir les libéraux aux élections qui suivent.Charest débarque à Québec En mars 1998, le rideau tombe sur Daniel Johnson et Jean Charest débarque d\u2019Ottawa pour le remplacer.Lucien Bouchard, au faîte de sa popularité depuis le grand verglas de janvier, voit subitement son étoile pâlir.À l\u2019automne, une subite embellie dans les sondages lui permet d\u2019appuyer sur l\u2019accélérateur et de prendre de court son adversaire en déclenchant des élections générales.Sinon, le ciel, ou tout au moins un rapport dévastateur sur les conséquences de l\u2019assurancemédicaments lui tomberont sur la tête.Mais Jean Charest, lui, devra se défendre d\u2019imiter la tendance de droite de Mike Harris.Au scrutin de novembre, M.Charest aura un peu plus de voix, mais Lucien Bouchard beaucoup plus de circonscriptions.La table est mise pour l\u2019une des plus importantes réformes de Lucien Bouchard : les fusions municipales.Déjà, dans le précédent mandat, il fallut racler 500 millions de dépenses dans les budgets des villes.Un comité présidé par un ancien mandarin, Denis Bédard, prône la mise en place d\u2019un nouvel ordre régional de gouvernement et des regroupements municipaux.Le maire de Montréal, Pierre Bourque, y va de son projet « une île une ville ».La formule est d\u2019abord tournée en ridicule par Lucien Bouchard, qui la fera pourtant sienne quelques mois plus tard.Du même souffle, on regroupe les villes autour de Québec, Jonquière et Chicoutimi qui s\u2019appelleront Saguenay et Hull et Aylmer se fusionneront avec Gatineau.Pendant ce temps, Emploi-Québec bat de l\u2019aile ; les problèmes d\u2019arrimage entre la formation et les budgets plongent dans l\u2019embarras la ministre Diane Lemieux.Mais rien ne va plus entre Lucien Bouchard et l\u2019aile radicale de son parti.Voyant leur option piquer du nez, les souverainistes multiplient des scénarios de sauvetage.Du « gradualisme » à la « sortie de secours » de Jean-François Lisée, les stratégies foisonnent.Une motion de blâme de l\u2019Assemblée nationale, à l\u2019endroit du vétéran Yves Michaud, divise les péquistes.Déjà, les élections fédérales de l\u2019automne 2000 avaient été une douche d\u2019eau froide pour les souverainistes, les libéraux de Jean Chrétien obtenant plus de voix que le Bloc québécois au Québec.Bouchard abandonne Conscient de l\u2019impasse, Lucien Bouchard jette l\u2019éponge en janvier 2001.Tout de suite, Bernard Landry claque des talons.Après quelques semaines de tergiversations, Pauline Marois doit déclarer forfait, François Legault étant passé dans le camp adverse.Elle restera à la condition d\u2019obtenir la main haute sur les Finances.D\u2019entrée de jeu, Bernard Landry fait une embardée.C\u2019est l\u2019affaire des « chiffons rouges ».Sa façon de décrire l\u2019unifolié heurtera les fédéralistes.Baissant le ton, il navigua sans problème au cours de la première année.Le Sommet des Amériques, en avril, fait découvrir un leader plus pondéré.On exclut les clauses discriminatoires des conventions collectives et on permet « l\u2019union civile » entre conjoints de même sexe.En prime, on leur accorde le droit d\u2019adopter des enfants.Bernard Landry soupèse ses chances de gagner les élections.Il cherche des formules qui lui permettraient de déjouer le mauvais sort qui, depuis 1960, frappe tous les gouvernements qui cherchent un troisième mandat.En 2002, c\u2019est, subitement, la déroute.Une longue série de tuiles s\u2019abattent sur Bernard Landry.Les relations entre un de ses proches lieutenants, Gilles Baril, et un lobbyiste bien connu au PQ, André Desroches, plongent le gouvernement dans l\u2019embarras.M.Baril démissionne, suivi de peu par Raymond Bréard, directeur général du PQ, ancien associé du lobbyiste.Forcé de réagir, le gouvernement adopte une loi pour encadrer l\u2019activité des démarcheurs.Déconfiture Dans la tourmente, Bernard Landry déclenche un remaniement mal préparé.Avec 36 ministres, il a le plus gros cabinet de l\u2019histoire, une erreur qu\u2019il finira par reconnaître.Seconde bévue, il force les départs des vétérans Guy Chevrette et Jacques Brassard.La recrue David Levine, ministre non élu, subira une défaite amère dans Berthier, la circonscription laissée vacante par Gilles Baril.Quatre partielles perdues sur cinq, montée fulgurante de l\u2019ADQ : le printemps des surprises sera suivi de l\u2019automne noir.Les sondages sont autant de gifles pour le PQ à qui on prédit la disparition.Au terme de longues négociations, Bernard Landry signe la paix des Braves, avec le leader cri Ted Moses, passage obligé à l\u2019exploitation d\u2019importantes rivières du Nord québécois.Une révolte de palais, autour de Pauline Marois, force le départ de Claude H.Roy, comme chef de cabinet.Sa remplaçante, Brigitte Pelletier, fait consensus.En conflit avec M.Roy, Yves Martin claque la porte puis accepte de revenir pour préparer la prochaine campagne.Depuis le début de l\u2019année, les événements se précipitent, au rythme cardiaque d\u2019un premier ministre qui a, pour garder la forme, adopté la marche rapide.Ce n\u2019est pas que le pas accéléré soit un sport extrême pour un homme qui a eu 66 ans la semaine dernière.Diriger un gouvernement du PQ est un sport bien plus périlleux.Q En janvier 1996, Lucien Bouchard arrive sans opposition à la tête du Parti québécois, avec la promesse « d\u2019oser » ce qui n\u2019avait jamais été fait.Il tint parole.Arrivé au pouvoir, Parizeau promet de tenir un référendum dès la première année.Douze mois fébriles où les Québécois ont eu droit à un téléroman quotidien.D\u2019entrée de jeu, Bernard Landry fait une embardée.C\u2019est l\u2019affaire des « chiffons rouges ».Élections 2003 Trois partis bien distincts, trois chefs aussi différents dans leur cheminement, leur génération et leurs opinions.Mario Dumont, 32 ans, Jean Charest, 44 ans, et Bernard Landry, 66 ans, trois hommes dont, curieusement, la propension vers la droite est inversement proportionnelle à la courbe d\u2019âge.Le cliché voulant que « peu importe pour qui on vote, c\u2019est du pareil au même » devrait être banni durant cette campagne électorale 2003 au Québec.Bref portrait des trois membres de la famille qui rêvent de diriger le clan.Le beauf Jean Charest, c\u2019est un peu votre beau-frère.Il est dans votre entourage depuis longtemps.Toujours là, sans toutefois n\u2019avoir jamais été proche.Vous le connaissez depuis des années, sans vraiment le connaître.Il est toujours de vos réunions de famille, mais il y a longtemps que vous ne le remarquez même plus.En fait, les préjugés que vous entretenez à son égard ont toujours été plus profonds que les rares conversations que vous avez pu avoir avec lui.Vous n\u2019avez rien contre, mais rien pour non plus.Vos relations sont teintées d\u2019une certaine indifférence.Ce n\u2019est pas à lui que vous pensez pour présider les conseils de famille quand les choses deviennent sérieuses.Pourtant, son entrée dans le petit cercle familial, il y a cinq ans, s\u2019est fait par la grande porte.Vous l\u2019aviez déjà vu avant, à de rares occasions bien spéciales, et vous en aviez gardé un souvenir plutôt positif.Vous l\u2019attendiez donc avec un mélange de curiosité et d\u2019impatience.Mais vous avez été déçu.Vous avez la désagréable impression qu\u2019il ne s\u2019est jamais vraiment intégré à la famille, que, dans le fond, il préférerait être ailleurs.De fait, il vient d\u2019ailleurs, d\u2019Ottawa en fait, et c\u2019est un peu ce que vous lui reprochez.C\u2019est l\u2019homme des Anglais, chuchotez-vous parfois dans la famille.Il a fait une belle carrière chez les Anglais, des gens que vous connaissez peu et dont vous vous méfiez.Il était populaire « là-bas » et c\u2019est ce qui le rend suspect à vos yeux.Vous savez qu\u2019il est aussi à l\u2019aise en anglais qu\u2019en français, ce qui ne plaît pas à tout le monde dans la famille.Certains lui reprochent d\u2019avoir souvent l\u2019air fâché, d\u2019autres, d\u2019être trop mou.Même sa coiffure soulève critiques et sarcasmes.Pourtant, il a changé.Depuis quelques années, il a fait des efforts sincères pour mieux vous connaître.Il s\u2019est beaucoup intéressé à la famille, il a visité tout le monde dans toutes les régions, il a écouté les gens, a montré de l\u2019empathie pour leurs problèmes et a même proposé modestement quelques solutions qui mériteraient qu\u2019on s\u2019y arrête.Décidément, il a du chemin à faire pour être un jour accepté à la grande table familiale.Et il ne lui reste que 32 jours pour vous convaincre.Mononcle Bernard Bernard Landry est dans le paysage politique québécois depuis plus de 30 ans.Vous l\u2019avez perdu de vue pendant quelque temps, dans les années quatrevingt, mais il est revenu.En fait, il n\u2019est jamais bien loin.Mais même s\u2019il est présent depuis toujours, vous saviez peu de chose de lui parce qu\u2019il était toujours dans l\u2019ombre de quelqu\u2019un de plus grand.Il était déjà là, derrière le père spirituel René Lévesque.On l\u2019a vu aussi pendant des années au côté de son modèle, Jacques Parizeau.Puis, il a été le commandant en second d\u2019un autre général, Lucien Bouchard.Il est là depuis si longtemps, comme un vieil oncle prêt à prendre la place quand le patriarche disparaît.Et depuis le temps qu\u2019il attendait de s\u2019asseoir au bout de la table, il s\u2019en donne à coeur joie et n\u2019entend céder la place à personne.Surtout qu\u2019il est en pleine forme.Il a une nouvelle blonde et ne se lasse pas de sa nouvelle popularité dans la famille.À la table familiale, Bernard Landry est le mononcle qui manie le verbe comme un séminariste et que l\u2019on écoute toujours avec plaisir trouver de nouvelles tournures de phrases savantes pour expliquer des choses que le reste de la tablée résumerait plutôt en trois mots.Il y a eu quelques engueulades mémorables autour de la table depuis qu\u2019il trône et quelques-uns sont même partis en claquant la porte, mais dans l\u2019ensemble, la famille se porte plutôt bien depuis qu\u2019il dirige ses destinées.On le respecte parce qu\u2019il est brillant, parce qu\u2019il parle de concepts économiques difficiles, mais il est aussi impulsif et parfois un peu hargneux quand on lui coupe la parole entre deux bouchées.Et puis, parfois, mononcle Bernard s\u2019échappe et dit une grossièreté.Ça embarrasse tout le monde, mais on ne semble pas lui en garder rancune.Votre voisin Un petit exercice de mémoire : ça fait combien de temps que vous n\u2019avez pas parlé politique avec votre voisin ?Allez, un petit effort, profitez de la prochaine bordée de neige pour aller pelleter un peu avec lui et, subtilement, introduire le sujet.Après tout, votre voisin est charmant, vif, jeune, de commerce agréable et doté d\u2019un bon sens de l\u2019humour.Parlez-lui des impôts, il vous dira qu\u2019il en paye trop, que l\u2019État gaspille son argent et qu\u2019il est temps de faire un grand ménage dans la machine.Les fonctionnaires ?Justement, voilà le problème.Ils sont trop nombreux.Ils ne travaillent pas assez et sont assis sur leur steak à cause de leur sécurité d\u2019emploi.L\u2019école où vont ses enfants est minable, les profs sont démotivés, mais il n\u2019a pas le choix de les envoyer là.L\u2019État devrait lui verser directement les fonds pour l\u2019éducation de ses enfants, il choisirait lui-même la meilleure école pour eux.Même chose pour la garderie du petit dernier.Parlant de ses enfants, il s\u2019inquiète de la dette que le Québec leur prépare.Astronomique poids sur de frêles épaules.Faut y voir et vite, mais le gouvernement se fout éperdument de la dette, dénonce-t-il.Et sa vieille mère qui s\u2019est cassé une hanche la semaine dernière en tombant sur une plaque de glace, pourquoi ne pourrait-il pas payer de sa poche pour la faire soigner plus vite ?Après tout, c\u2019est son argent, et ça ne brime personne.Ça vous dit quelque chose ?Votre voisin, c\u2019est Mario Dumont.Reste à savoir si vous éliriez votre voisin premier ministre du Québec.Vous avez un mois pour décider. 4LP0601B0313 b6 jeu 4LP0601B0313 ZALLCALL 67 22:16:20 03/12/03 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 3 MARS 2003 Les tiers partis peuvent faire toute la différence PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 La campagne qui s\u2019amorce promet d\u2019être riche en rebondissements puisque c\u2019est la première fois, depuis l\u2019élection d\u2019un premier gouvernement péquiste en 1976 que le Québec vivra une véritable lutte à trois.L\u2019histoire politique de la province révèle d\u2019ailleurs que même si les tiers partis ont eu généralement bien peu d\u2019influence au bout du compte sur le parquet de l\u2019Assemblée nationale, ils ont joué un rôle majeur dans nombre de campagnes électorales.Après avoir été complètement rayée de la carte en 1973, l\u2019Union nationale a fait un retour trois ans plus tard sous la houlette de Rodrigue Biron.En faisant élire un contingent de 11 députés, cette formation politique a surtout contribué à la victoire du Parti québécois de René Lévesque.À cette époque, M.Biron avait fait campagne contre la loi 22 de Robert Bourassa, qui faisait du français la langue officielle du Québec et obligeait les enfants allophones à réussir un test d\u2019anglais pour étudier dans cette langue, ce qui mécontentait les anglophones et la communauté italienne, notamment.« En promettant de revenir à la loi 63, l\u2019Union nationale a créé une interférence dans la logistique habituelle et a permis de faire la différence dans beaucoup de circonscriptions, explique Gilles Gallichan, bibliothécaire à l\u2019Assemblée nationale.Nous avons assisté à la présence d\u2019un parti qui n\u2019a pas fait élire beaucoup de députés, mais qui a brouillé les cartes.» Cette division du vote pourrait se reproduire cette année, à une échelle différente : les sondages montrent en effet que le Parti québécois et l\u2019Action démocratique du Québec se partagent les intentions de vote de l\u2019électorat francophone alors qu\u2019historiquement, le Parti libéral du Québec reçoit l\u2019appui d\u2019une majorité d\u2019anglophones.Rares, les troisièmes mandats Depuis Maurice Duplessis \u2014 gouvernement auquel l\u2019ADQ a comparé le Parti québécois récemment \u2014 aucun parti n\u2019a réussi à obtenir trois mandats consécutifs au Québec, comme tentent actuellement de le faire les péquistes.Élu la première fois en 1936, le chef de l\u2019Union nationale Maurice Duplessis, battu en 1939, avait par la suite réussi à gagner le coeur de l\u2019électorat en 1944, 1948, 1952 et 1956.Depuis, aucun parti n\u2019a réussi à obtenir plus de deux mandats consécutifs.« Avant, c\u2019était presque la norme de faire plusieurs mandats, souligne M.Gallichan.Les libéraux ont réussi maintes et maintes fois puisqu\u2019ils ont été 40 ans au pouvoir sans interruption, ce qui correspond à 10 mandats consécutifs.» Au cours des dernières années, l\u2019apparition de nombreux petits tiers partis sur le bulletin de vote \u2014 c\u2019est le cas notamment du Parti communiste, du Parti égalité et du Bloc pot \u2014 a aussi changé la donne.Même s\u2019il n\u2019est pas impossible d\u2019obtenir un troisième mandat, comme l\u2019a démontré le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, aux élections de novembre 2000, c\u2019est plus difficile, croit le bibliothécaire.Les sondages des derniers mois ont aussi laissé présager, l\u2019espace de quelque temps, la possibilité que l\u2019Assemblée nationale soit dirigée par un gouvernement minoritaire, mais le phénomène serait très surprenant.Jamais la population n\u2019a élu un gouvernement minoritaire dans l\u2019histoire du Québec.« La seule fois que le Québec a connu un gouvernement minoritaire, c\u2019est en 1878, avec le gouvernement libéral de Henri Joly de Lotbinière », rappelle M.Gallichan.Le lieutenant-gouverneur avait alors voulu forcer la démission du gouvernement et c\u2019est l\u2019opposition qui avait pris momentanément le pouvoir avant que des élections ne soient déclenchées.Le gouvernement et l\u2019opposition ont alors obtenu le même nombre de sièges, tandis que le seul député indépendant a été élu président de la Chambre.« Le président s\u2019est trouvé à tenir en place le gouvernement.Normalement, il ne vote pas, mais dans ce cas, chaque fois qu\u2019il y avait un vote, c\u2019était égal, alors le député indépendant devait voter et par devoir, il se sentait tenu de maintenir le gouvernement en place pour ne pas provoquer de crise gouvernementale », explique M.Gallichan.Cette situation a duré un an et demi.Par la suite, le chef de l\u2019opposition, Joseph-Adolphe Chapleau, a convaincu quelques députés de changer le camp et a ainsi réussi à renverser le gouvernement.Photothèque La Presse © Sous la houlette de Rodrigue Biron, l\u2019Union nationale avait connu un sursaut en 1973, faisant élire 11 députés.\u2022 La Financière Sun Life a été créée à Montréal en 1865 et y a rapidement imposé sa présence, dans une industrie jusque-là dominée par les compagnies d\u2019assurance américaines et britanniques.\u2022 En 1914, la Financière Sun Life a érigé son édifice de la rue Metcalfe, qui demeure l\u2019un des plus célèbres ouvrages architecturaux de la ville.La Financière Sun Life y occupe toujours des espaces de bureau de plus de 350000 pieds carrés.\u2022 Un Conseil de planification stratégique pour le Québec est chargé de coordonner nos activités d\u2019exploitation au Québec et est aussi le porte-étendard des valeurs de notre entreprise.Ce Conseil est formé de sept hauts dirigeants représentant la division des régimes collectifs de retraite, la division des garanties collectives, les services juridiques, les ressources humaines, les communications et relations publiques, les placements, les Services financiers Clarica et Clarica Investco.\u2022 Depuis sa fusion avec Clarica, qui est devenue officielle en mai 2002, la Financière Sun Life regroupe 1500 employés et près de 1000 conseillers en sécurité financière au Québec, ainsi que 18 centres financiers répartis dans les divers pôles économiques de la province.\u2022 La Financière Sun Life sert 1500000 Québécoises et Québécois, sous les marques de commerce Financière Sun Life et Clarica.Elle se classe au deuxième rang des assureurs de personnes au Québec, toutes catégories confondues, ses primes et cotisations totalisant plus d\u2019un milliard de dollars par an dans la province.Elle est bonne première sur les marchés de l\u2019assurance-vie collective, de l\u2019assurance-vie individuelle et des rentes individuelles au Québec.\u2022 La Financière Sun Life verse des prestations d\u2019une valeur annuelle de plus d\u2019un milliard de dollars à des Québécoises et Québécois en vertu de ses régimes d\u2019assurance et de retraite.\u2022 La Financière Sun Life figure également parmi les acteurs majeurs de l\u2019économie québécoise à titre d\u2019investisseur institutionnel.\u2022 La Financière Sun Life distribue annuellement, au Québec, plus de 1,5 million de dollars en dons et commandites, surtout dans les domaines de la santé, du bien-être et de la culture.La Financière Sun Life est fière de contribuer à l\u2019essor de la collectivité québécoise et s\u2019enorgueillit de la confiance que les Québécoises et Québécois lui témoignent depuis 138 ans.Nous réitérons nos remerciements à nos employés, nos clients et nos collaborateurs pour la confiance qu\u2019ils nous témoignent.Donald A.Stewart Président du Conseil et chef de la Direction Robert M.Astley Président, Financière Sun Life Canada La Financière Sun Life un joueur important dans l\u2019économie québécoise La Financière Sun Life a toujours joué un rôle de premier plan dans le marché des services financiers au Québec.Les présents faits soulignent notre passé prestigieux au Québec et la solidité qui nous distingue depuis nos modestes débuts au XIXe siècle jusqu\u2019à maintenant.3126188A Les résultats de 1998 Formations Nombre Pourcentage politiques de députés du vote PQ 76 42,7 % PLQ 48 43,7 % ADQ 1 11,78 % Autres 0 1,8 % À la dissolution de l\u2019Assemblée nationale Formations Nombre politiques de députés PQ 67 PLQ 50 ADQ 5 Indépendants1 2 Vacant2 1 1 Paul Bégin et Jean-Claude Gobé 2Matthias Rioux, Matane 3116725 Élections 2003 4LP0701B0313 b7 jeu 4LP0701B0313 ZALLCALL 67 22:28:21 03/12/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 3 MARS 2003 B7 GUERRE DE L\u2019AFFICHAGE L\u2019ADQ se plaint que le PQ et le PLQ n\u2019aient pas respecté la consigne MARIE-CLAUDE GIRARD Avant même que la campagne ne soit officiellement annoncée, péquistes et libéraux ont commencé à tapisser le Québec de leurs affiches électorales, a dénoncé hier l\u2019Action démocratique du Québec, soulignant que cette façon de faire enfreint les règlements municipaux.« Je trouve ça très regrettable qu\u2019avant même que les élections ne soient entamées, on commence à enfreindre les règlements existants », a commenté hier le président du comité électoral de l\u2019ADQ, Jacques Gauthier.« C\u2019est le genre de comportement qui ne devrait pas affecter le débat démocratique.» Avenue Laurier, hier matin, les photos du candidat péquiste Daniel Turp se multipliaient sur les poteaux.Plus nombreuses encore, les affiches de sa collègue Marilyse Lapierre étaient bien visibles à Outremont.Les publicités d\u2019Amir Khadir, candidat de l\u2019Union des forces progressistes dans Mercier, étaient également installées avenue du Mont-Royal en fin d\u2019après-midi hier.De même, les portraits du chef libéral Jean Charest se sont multipliés à Sherbrooke alors que luimême a déjà dénoncé l\u2019affichage trop rapide lors des élections partielles, rappelle Jacques Gauthier.« J\u2019ignore s\u2019ils se sont parlé, mais la consigne semble avoir été la même chez les deux vieux partis.Nous, on va le faire en toute légalité.Pas parce qu\u2019on n\u2019est pas prêts, mais parce qu\u2019on respecte les règles.» Rien dans la loi électorale n\u2019empêche les partis de commencer l\u2019affichage avant le début de la période électorale, qui a commencé officiellement à minuit et une la nuit dernière, précise-t-on au bureau du Directeur général des élections.Par contre, les partis n\u2019obtiendront les remboursements liés aux dépenses d\u2019affichage que pour la période officielle.Les partis doivent aussi s\u2019abstenir de faire publier ou diffuser des publicités électorales du 13 au 19 mars inclusivement.Du côté de la Ville de Montréal, on ne se souvient pas que des partis provinciaux aient été poursuivis pour avoir affiché leurs pancartes avant l\u2019heure.Les règlements municipaux limitant l\u2019affichage à Montréal sont levés dès le début officiel de la campagne.Mais la Ville s\u2019intéresse davantage aux affiches dangereuses ou qui menacent la visibilité qu\u2019à l\u2019heure à laquelle elles sont installées.Photos MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Ces poseurs d\u2019affiches de l\u2019ADQ reprenaient un peu de temps perdu hier après-midi dans le nord de Montréal.Le sociologue Pierre Drouilly prévoit un balayage péquiste EN BREF Bourque vante l\u2019hydroélectricité L\u2019EX-MAIRE de Montréal et candidat de l\u2019ADQ dans Bourget, Pierre Bourque, estime que le Québec devrait développer intelligemment le potentiel hydroélectrique.De passage à Shawinigan, hier, il a dénoncé l\u2019inaction et l\u2019improvisation du gouvernement péquiste en matière de développement hydroélectrique au cours des 10 dernières années.Pierre Bourque a livré aux journalistes un exposé théorique sur la nécessité de mieux gérer les sources d\u2019énergie, d\u2019envisager un commerce d\u2019électricité plus actif et de remettre sur la table des grands projets hydroélectriques dans le nord du Québec.Porte- parole adéquiste en matière de développement économique, Pierre Bourque se lançait dans une tournée du Québec qui le conduira dans une dizaine de régions.Le Nouvelliste Charest s\u2019affiche avant le coupde départ L\u2019ORGANISATION de Jean Charest s\u2019est attiré les foudres de ses adversaires en procédant, dès mardi soir, au placardage de ses affiches sur le territoire de Sherbrooke alors que le déclenchement de la campagne électorale n\u2019a eu lieu officiellement que le lendemain.Tant du côté de l\u2019Action démocratique (ADQ) que du Parti québécois (PQ), on s\u2019est élevé contre cette pratique qui, selon eux, constitue une infraction à la loi électorale.L\u2019attaque la plus virulente est venue du candidat de l\u2019Action démocratique, Peter Downey, qui a accusé l\u2019organisation Charest de bafouer la loi et les fondements de la démocratie.Théoriquement, et selon les termes de la loi, l\u2019affichage ne doit commencer que lorsque le décret ordonnant la dissolution de l\u2019Assemblée nationale reçoit la sanction royale de la part du lieutenant-gouverneur, ce qui n\u2019a eu lieu que le lendemain.La Tribune L\u2019Outaouais en rouge ?TAPISSÉ de rouge écarlate depuis des lustres, tant au provincial qu\u2019au fédéral, la région de l\u2019Outaouais ne semble pas en voie de changer de teinte, au terme des 33 jours d\u2019une campagne électorale lancée hier.« Il n\u2019y a pas de raison de croire, a priori, que les libéraux ne pourront pas conserver tous leurs sièges », estime François-Pierre Gingras, professeur de sciences politiques à l\u2019Université d\u2019Ottawa.« Ce qui va être intéressant, ajoute- t-il, c\u2019est de voir dans quelle mesure l\u2019ADQ va réussir, ou à tout le moins essayer, de brouiller les cartes en diminuant les majorités libérales.» Traditionnellement, plus on se dirige vers l\u2019ouest de la région, plus les appuis au Parti québécois sont importants.C\u2019est pour cette raison que, d\u2019élections en élections, la circonscription de Papineau est considérée comme la plus « prenable » pour les troupes souverainistes.Le Droit MARIE-FRANCE LÉGER UNE PREMIÈRE projection à chaud dresse un portrait électoral final à peu près semblable à celui de 1998 : les péquistes majoritaires, les libéraux obtenant une pluralité de voix et les adéquistes.réduits à la personne de Mario Dumont.Le sociologue Pierre Drouilly, qui se spécialise depuis de nombreuses années dans les prévisions quant au nombre d\u2019élus de part et d\u2019autre grâce aux résultats des sondages, en arrive cette fois-ci à un scénario triomphal pour le PQ avec 86 députés, décevant pour les libéraux avec 38, et lamentable pour l\u2019Action démocratique qui retournerait à la case départ avec un seul député, Mario Dumont.Le sociologue précise toutefois que la projection, basée sur les résultats du sondage CROP publié aujourd\u2019hui dans nos pages, est à prendre avec des pincettes.« Le PQ est tellement en avance.C\u2019est invraisemblable.On arrive à 86 députés.Là, je pense que ce sont les souverainistes modérés qui sont repassés au PQ.Avec notre mode de scrutin, il rafle tout », a commenté M.Drouilly hier en soulignant que le prochain sondage verrait tout de même une remontée des libéraux.Le sociologue et professeur à l\u2019UQAM applique la même méthode d\u2019année en année pour faire ses prévisions.Elle consiste à estimer à partir d\u2019un sondage donné et des résultats des élections précédentes la répartition des futurs élus sur la carte électorale à l\u2019aide notamment des comportements électoraux des différents groupes sociaux.Les chiffres du sondage CROP donnent après répartition des indécis 43 % des intentions de vote au PQ, 32 % au PLQ et 24 % à l\u2019ADQ.Par rapport au dernier CROP, réalisé à la mi-février, le PQ gagne quatre points, le PLQ un, alors que l\u2019ADQ recule de cinq points.Tout n\u2019est pas joué, loin de là, car 45 % des répondants affirment qu\u2019ils peuvent encore changer d\u2019avis.Et les prévisions de M.Drouilly n\u2019ont rien de définitif.« Je serais prudent.Ce sont des données préliminaires.Mais selon moi, l\u2019ADQ va continuer à reculer.Jean Charest l\u2019a déjà compris, d\u2019ailleurs.Il a habilement ignoré l\u2019ADQ hier à l\u2019ouverture de la campagne », a souligné l\u2019analyste, qui s\u2019attend à une bataille finale entre libéraux et péquistes.Photo ROBERT NADON, Archives La Presse © Le sociologue Pierre Drouilly, qui se spécialise depuis de nombreuses années dans les prévisions quant au nombre d\u2019élus grâce aux résultats des sondages, en arrive à un scénario triomphal pour le PQ.Chrétien votera libéral.mais ne se mêlera pas de la campagne G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Ce n\u2019est pas l\u2019appui le plus chaud qu\u2019ait reçu de mémoire d\u2019homme un candidat au poste de premier ministre du Québec, mais c\u2019est un appui quand même.Jean Chrétien n\u2019a surpris personne hier lorsqu\u2019il a déclaré qu\u2019il voterait en faveur du parti de Jean Charest lors du scrutin du 14 avril.« Ah, bien moi, je vote libéral ! Ça finit là.Je m\u2019en mêle pas », a-t-il rétorqué aux journalistes qui voulaient savoir s\u2019il ferait campagne au Québec au cours des prochains jours.Son protégé, le ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, a été beaucoup plus loquace.« On ne s\u2019en mêle pas en tant que gouvernement, a-t-il dit, mais on est des libéraux et on prend pour les libéraux.Hier, Mme Marois a fait un budget où les deux tiers de ses nouvelles dépenses \u2014 je tiens à le dire aux Québécois \u2014 venaient des transferts fédéraux.Est-ce qu\u2019elle vous l\u2019a dit ?Bien sûr que non, parce qu\u2019elle veut que le Québec se sépare du Canada.« Ça ira tellement mieux à Québec, a ajouté M.Dion, lorsqu\u2019on aura un gouvernement qui croit dans le Canada.M.Charest ne sera pas toujours d\u2019accord avec nous.On le sait très bien.Son parti est un parti indépendant, fier de son indépendance, mais ce n\u2019est pas un parti indépendantiste qui veut se séparer du Canada.Il veut améliorer le Québec dans le Canada et améliorer le Canada avec le Québec.Et c\u2019est pour cela que l\u2019on envisage à Québec avec beaucoup d\u2019enthousiasme un gouvernement qui croit dans le Canada.Ce sera bon pour tous les Québécois.» De son côté, la présidente du Conseil du Trésor, Lucienne Robillard, a déclaré qu\u2019elle était à la disposition de ses collègues libéraux du Québec.Elle estime que ces derniers ont « de très bonnes chances » de sortir de l\u2019opposition le 14 avril.« Parce qu\u2019ils ont un très bon programme, très bien ficelé », ditelle.Mme Robillard a conclu en disant que Jean Charest « avait fait ses devoirs au fil des ans » et qu\u2019il avait une très bonne équipe autour de lui pour mener à bien son projet politique au Québec.Photothèque Reuters © Photo PIERRE CÔTÉ, Archives La Presse © Jean Chrétien et Stéphane Dion Élections 2003 4LP0801B0313 b8 jeu 4LP0801B0313 ZALLCALL 67 22:40:21 03/12/03 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1 3 MARS 2003 Aubaine la Baie 12999 ensemble de bagages Air Canada, 4 pièces \u2022 Entièrement doublés \u2022 Roues alignées \u2022 Verrouillage à bouton-poussoir \u2022 Nécessaire de toilette En noir ou vert.Polyester à 1 200 deniers.Garantie de 10 ans.Seulement @ la Baie.Aubaine la Baie 12999 ensemble de bagages Optima d\u2019Atlantic, 3 pièces \u2022 Entièrement doublés \u2022 Roues alignées \u2022 Verrouillage à bouton-poussoir En noir ou bleu cobalt.Polyester à 1 800 deniers.Garantie de 5 ans.Seulement @ la Baie.Aubaine la Baie 12999 ensemble de bagages American Tourister, 3 pièces \u2022 Entièrement doublés \u2022 Roues alignées \u2022 Verrouillage à bouton-poussoir En noir ou rouge.Polyester à 1 200 deniers.Garantie de 5 ans.Seulement @ la Baie.50 % de rabais bagages Rhapsody V de Samsonite \u2022 Fourre-tout à roulettes Ord.220 $.Solde 109,99 $ \u2022 Bagage de cabine vertical, 51 cm Ord.250 $.Solde 124,99 $ \u2022 Valise verticale extensible à complets, 61 cm Ord.270 $.Solde 134,99 $ \u2022 Valise verticale extensible à complets, 66 cm Ord.300 $.Solde 149,99 $ \u2022 Valise verticale extensible à complets, 76 cm Ord.320 $.Solde 159,99 $ En noir ou vert.Polyester Fibrelock à 3 000 deniers.Seulement @ la BaieGarantie de 10 ans.55 % de rabais bagages Continental III d\u2019American Tourister \u2022 Fourre-tout à bandoulière Ord.80 $.Solde 35,99 $ \u2022 Fourre-tout à cosmétiques Ord.220 $.Solde 98,99 $ \u2022 Valise verticale extensible, 53 cm Ord.250 $.Solde 112,49 $ \u2022 Valise verticale extensible à complets, 61 cm Ord.285 $.Solde 128,19 $ \u2022 Valise verticale extensible à complets, 66 cm Ord.320 $.Solde 143,99 $ \u2022 Valise verticale extensible à complets, 74 cm Ord.350 $.Solde 157,49 $ \u2022 Housse à vêtements sur roulettes Ord.350 $.Solde 151,49 $ En noir ou vert forêt 2.Polyester robuste à 1 800 deniers.Valises verticales extensibles.Seulement @ la Baie.Garantie de 20 ans.55 % de rabais bagages Odyssey d\u2019Air Canada \u2022 Fourre-tout Ord.65 $.Solde 29,25 $ \u2022 Bagage de cabine vertical, 53 cm Ord.170 $.Solde 76,49 $ \u2022 Valise verticale extensible, 66 cm Ord.190 $.Solde 85,49 $ \u2022 Valise verticale extensible, 74 cm Ord.220 $.Solde 98,99 $ En noir ou gris 2 tons.Polyester robuste à 1 200 deniers.Garantie de 10 ans.EN VIGUEUR jusqu\u2019au dimanche 23 mars! chaque jour chaque jour chaque jour encore plus OBTENEZ JUSQU\u2019À 50 % PLUS DE POINTS* EN UTILISANT CONJOINTEMENT VOTRE CARTE DE CRÉDIT HBC ET VOTRE CARTE PRIMES HBC.*Certaines exceptions s\u2019appliquent.Précisions en magasin.3125890A LUTTE ANTITABAC Le modèle canadien et la résistance américaine CHARLES CÔTÉ LES GALERIES des horreurs que sont les étalages canadiens de cigarettes pourraient bien se multiplier partout sur la planète, à moins que le gouvernement américain ne parvienne à faire dérailler le projet de Convention-cadre internationale pour la lutte antitabac.Cette convention, dont l\u2019ébauche a été adoptée le 1er mars après deux an et demi de négociations, sera soumise à l\u2019adoption de l\u2019Assemblée mondiale de la santé, organe décisionnel de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS), en mai prochain.Une fois adoptée, elle entrera en vigueur peu de temps après avoir été ratifiée par 40 pays.Elle pourrait alors étendre à toute la planète une solution inspirée directement de la réglementation canadienne : montrer de façon très graphique, avec des pictogrammes, les dangers du tabac.Depuis 2001, les paquets vendus au Canada doivent porter sur la moitié de leur surface des messages graphiques sur les méfaits du tabac.Les photos écoeurantes de gencives malades ou de poumons atteints de cancer ont prouvé leur efficacité depuis deux ans et intéressent beaucoup les pays du tiers-monde, où se concentrent les efforts de marketing des géants du tabac.La Convention rendra obligatoire « des mises en garde sanitaires claires sous forme de texte ou de pictogrammes, ou associant texte et pictogrammes » qui « devront occuper au moins 30 % mais de préférence 50 % ou plus » des paquets de cigarettes.« Le standard canadien est devenu le standard mondial, affirme Rod Cunningham, de la Société canadienne du cancer, qui a suivi les négociations de près.C\u2019est une intervention qui ne coûte presque rien et qui est très efficace.Dans les pays en développement, où il n\u2019y a pas d\u2019argent, que les gens ne lisent pas et où la connaissance des dangers du tabac n\u2019est pas développée, c\u2019est exactement le genre de mesure qu\u2019il faut.» Patti Lynn, de l\u2019organisme américain InFact, qui fait partie de la coalition antitabac étasunienne, estime elle aussi que « l\u2019approche canadienne en matière d\u2019étiquetage a suscité beaucoup d\u2019intérêt » et qu\u2019il y a « de bonnes chances que d\u2019autres pays suivent l\u2019exemple canadien ».Ce n\u2019est pas le seul aspect de cette convention, mais c\u2019est peut-être celui qui a le plus de dents.Par exemple, le principe de responsabilité des fabricants de tabac pour les dommages à la santé n\u2019y est pas reconnu.Par ailleurs, le chapitre visant l\u2019abolition de la publicité du tabac comporte plusieurs exceptions.3125755A 3121834 "]
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